Le Front pour la défense de la République (FDR) s'invite dans le débat sur le front social. Dans une déclaration rapportée par Seneweb, la coalition de l'opposition exhorte le gouvernement à engager un véritable dialogue avec les organisations syndicales, plutôt que de recourir à des mesures qu'elle juge autoritaires.
Réquisitions et militaires dans le viseur
Le FDR critique notamment le recours aux réquisitions de travailleurs et le recours à des militaires pour assurer le service de Dakar Dem Dikk (DDD) pendant les mouvements de grève. Pour l'opposition, ces choix traduisent un refus de la concertation et fragilisent les droits garantis par le Code du travail. Ces critiques relèvent de la position du FDR et n'ont pas été commentées en détail par le gouvernement.
La coalition rappelle que les syndicats ont observé plusieurs mots d'ordre ces derniers mois, dont une grève de 24 heures en juillet puis un mouvement de 72 heures en octobre, signe selon elle d'un malaise profond dans le monde du travail.
Les institutions et la LFR en question
Le FDR a également élargi sa critique à l'examen de la loi de finances rectificative. Il affirme que les institutions seraient « absorbées par leurs rapports de force » internes, au détriment des préoccupations des citoyens. La coalition reproche en outre à la majorité Pastef d'avoir voté sans modification des codes qu'elle dénonçait auparavant, et qualifie les commissions d'enquête parlementaires de « grosse comédie ». Autant d'accusations formulées par l'opposition, que la majorité conteste habituellement en mettant en avant ses réformes.
Pour le FDR, seule une concertation sincère entre l'État, les syndicats et le patronat permettra de restaurer un climat social apaisé.






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