Le bras de fer politique autour du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 se poursuit au sommet de l’État. Après la sortie médiatique d’Ousmane Sonko, ce lundi 19 octobre 2026, sur la gestion des finances publiques et les orientations budgétaires du gouvernement, le ministre de l’Énergie et du Pétrole, Dr Abdourahmane Diouf, est monté au créneau pour contester le bilan du leader de Pastef durant ses 26 mois passés à la Primature.
Dans une publication sur Facebook, Dr Abdourahmane Diouf a vivement réagi aux critiques formulées par Ousmane Sonko à l’égard des choix budgétaires du gouvernement. Le ministre n’a pas hésité à remettre en question la portée des propositions avancées par le chef de Pastef, en l’invitant à rendre compte de son propre passage à la tête du gouvernement.
« Les conseilleurs ne sont pas les payeurs ! Et qu’a-t-il fait de tous ces “bons conseils” durant 26 mois à la Primature ? Rien ! Nada ! Dara ! Touss ! », a-t-il lancé, dans une déclaration au ton particulièrement offensif.
À travers cette réaction, le ministre de l’Énergie et du Pétrole entend opposer aux critiques actuelles d’Ousmane Sonko le bilan de son action lorsqu’il occupait les fonctions de Premier ministre. Son intervention s’inscrit dans un contexte de tensions politiques autour de la conduite des finances publiques et des arbitrages retenus dans le cadre du budget de l’État.
Plus tôt dans la journée, Ousmane Sonko avait animé un point de presse consacré notamment à la loi de finances rectificative pour l’exercice 2026. À cette occasion, le leader de Pastef a exprimé ses réserves sur les orientations budgétaires défendues par le gouvernement et annoncé que son parti ne voterait pas le projet de LFR 2026 en l’absence d’un encadrement des fonds politiques.
Cette position ouvre un nouveau front dans le débat sur la transparence et le contrôle des dépenses publiques. En conditionnant le vote de son parti à la mise en place de règles encadrant les fonds politiques, Ousmane Sonko place cette question au cœur des discussions parlementaires autour du texte budgétaire.
La réaction de Dr Abdourahmane Diouf déplace toutefois le débat sur le terrain du bilan et de la responsabilité politique. En mettant en cause les résultats des 26 mois d’Ousmane Sonko à la Primature, le ministre oppose aux exigences formulées par le chef de Pastef la nécessité, selon lui, de confronter les propositions aux réalisations concrètes.






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