La lutte contre le cancer doit rester au cœur des priorités sanitaires du Sénégal. Lors du Conseil des ministres tenu ce mercredi 30 septembre 2026, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a appelé à renforcer la mobilisation nationale contre cette maladie, en insistant particulièrement sur la prévention, l’accès aux traitements et la prise en charge des patients.
À l’approche du mois consacré à la campagne « Octobre Rose », le chef de l’État a salué l’engagement des acteurs impliqués dans la lutte contre les cancers, notamment la Ligue sénégalaise contre le cancer (LISCA), les organisateurs et les différents partenaires de cette initiative dédiée principalement à la sensibilisation et au dépistage des cancers féminins.
Pour Bassirou Diomaye Faye, cette mobilisation doit toutefois s’inscrire dans une démarche plus large et durable. Le président de la République a ainsi demandé au ministre de la Santé et de l’Hygiène publique de veiller à la mise en œuvre inclusive du Plan national de lutte contre le cancer. Cette stratégie devra notamment accorder une place systématique à la prévention, avec des actions à déployer directement auprès des communautés et en collaboration avec les différents partenaires.
L’accent mis sur la prévention traduit la volonté des autorités de renforcer la sensibilisation des populations aux facteurs de risque, au dépistage précoce et aux comportements permettant de réduire l’impact de la maladie. Le chef de l’État souhaite ainsi que la lutte contre le cancer ne se limite pas à la prise en charge médicale des cas déjà diagnostiqués, mais qu’elle repose également sur une politique de prévention mieux structurée et davantage ancrée dans les territoires.
La question de l’accès aux soins a également été au centre des orientations présidentielles. Le gouvernement devra examiner les modalités permettant d’améliorer de manière continue l’accès des personnes atteintes de cancer aux traitements et aux médicaments. Une attention particulière devra être accordée aux enfants malades, dont la prise en charge doit, selon les instructions présidentielles, être optimisée.
Cette exigence intervient alors que l’accès aux traitements, leur disponibilité et leur coût constituent des enjeux majeurs dans la prise en charge du cancer. L’amélioration du parcours de soins apparaît ainsi comme un autre axe important de la politique nationale de lutte contre la maladie, aux côtés du dépistage et de la prévention.
Le président de la République a enfin accordé une attention particulière aux infrastructures spécialisées. Il a demandé au Premier ministre de prendre toutes les dispositions urgentes nécessaires à la finalisation des travaux et à la mise en service rapide du Centre national d’oncologie en cours de construction à Diamniadio.






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