Il y a un an jour pour jour, le 12 octobre 2025, Andry Rajoelina quittait Madagascar à bord d'un avion militaire français, après un passage par l'île Sainte-Marie. Le pays était alors secoué depuis le 25 septembre par un mouvement de jeunes, la « Gen Z », parti des coupures d'eau et d'électricité.
Quelques jours plus tard, il était destitué par l'Assemblée nationale, et le colonel Michael Randrianirina, chef de l'unité militaire Capsat ralliée aux manifestants, était investi « président de la Refondation » le 17 octobre. L'Union africaine a suspendu Madagascar.
Les nouvelles autorités ont ensuite retiré à Andry Rajoelina la nationalité malgache, au motif qu'il avait acquis la nationalité française en 2014. Une décision qui l'empêche de se présenter aux futures élections. Le colonel Randrianirina a dit souhaiter qu'il soit jugé à Madagascar.
Depuis, l'ancien président s'exprime rarement. Il a adressé un message d'apaisement au Nouvel An, puis est réapparu en février au royaume d'Eswatini, reçu par le roi Mswati III, dans ce qui a été perçu comme une opération de lobbying auprès de l'Union africaine. Son entourage dénonce un renversement anticonstitutionnel, tandis que plusieurs de ses opposants, rentrés d'exil, occupent désormais le devant de la scène.






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