Au moins huit personnes, essentiellement des femmes et des enfants, ont été tuées le lundi 12 octobre 2026 lors de bombardements aériens ayant visé le village de Zanakoro, dans la région de Ségou, au Mali. Selon des informations recueillies par Radio France internationale (RFI) auprès d’habitants, de témoins et de représentants communautaires, les frappes ont également fait une dizaine de blessés graves. Certaines sources locales avancent un bilan plus lourd, faisant état de dix décès.
Les témoignages recueillis sur place décrivent une scène de désolation. Des habitations ont été détruites ou fortement endommagées, tandis que des familles entières ont été contraintes de fuir dans la brousse pour échapper aux bombardements. Des images diffusées par des habitants montrent notamment de jeunes enfants grièvement brûlés, allongés sur des tissus étendus à même le sol, loin de leurs maisons. D’autres images font état de corps sans vie, retrouvés au milieu des décombres.
D’après les informations rapportées par RFI, les victimes sont principalement des femmes et des enfants, parmi lesquels trois petites filles âgées de moins de dix ans. Une femme enceinte figure également parmi les personnes tuées. Le bilan humain pourrait toutefois évoluer, compte tenu de la gravité des blessures et des difficultés rencontrées par les habitants pour porter secours aux victimes dans les heures ayant suivi les frappes.
Les bombardements se seraient produits en fin de matinée, alors que le village venait d’abriter une cérémonie de baptême. Selon plusieurs témoignages recueillis par RFI, deux avions ont survolé la localité avant de larguer successivement huit ou neuf bombes. Les explosions auraient touché plusieurs secteurs du village, provoquant la destruction de nombreuses habitations et semant la panique parmi les habitants.
Une femme présente à Zanakoro au moment des faits a raconté à RFI, lors d’un entretien en mandenkan et en fulfulde, les circonstances de cette attaque. « Nous venions de finir une cérémonie de baptême. Il y a eu des bombes partout, le village est détruit », a-t-elle témoigné. Selon elle, les habitants ont immédiatement pris la fuite et se sont dispersés dans la brousse, sans pouvoir retrouver leurs proches dans l’immédiat.
Le retour au calme n’est intervenu que dans l’après-midi, lorsque des jeunes ont commencé à rechercher les personnes dispersées. Malgré cela, une partie de la population demeure réfugiée dans la brousse ou dans les villages voisins, par crainte de nouvelles frappes et en raison de la destruction de leurs habitations.
Ces événements surviennent dans une zone où les groupes jihadistes sont particulièrement actifs. Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, est notamment présent dans cette partie du territoire malien, où les forces armées poursuivent leurs opérations contre les groupes armés.
Toutefois, les informations disponibles sur les bombardements de Zanakoro font état de victimes exclusivement civiles, essentiellement des femmes et des enfants. Aucun élément communiqué publiquement ne permet, à ce stade, d’établir avec précision les circonstances de l’opération, les cibles visées ou les raisons ayant conduit aux frappes.
L’armée malienne n’a publié aucune communication officielle sur ces bombardements. Sollicitée par RFI pour apporter des éclaircissements sur les faits, elle n’a pas donné suite aux demandes du média. Une source sécuritaire malienne a néanmoins confirmé que « des vies ont été fauchées », sans fournir davantage de détails sur le déroulement de l’opération ni sur le bilan humain.






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