Au Mali, la mission de recoudre le tissu national repose en grande partie sur un homme : le général Ismaël Wagué, ministre d'État chargé de la Réconciliation. Visage connu des Maliens depuis août 2020, quand il annonçait à la télévision la chute du président Ibrahim Boubacar Keïta au nom des militaires, il fait partie du premier cercle du général Assimi Goïta.
Nommé à la Réconciliation dès octobre 2020, il a d'abord été chargé de l'application de l'Accord pour la paix issu du processus d'Alger, avant que les autorités de transition ne le dénoncent en janvier 2024. Depuis, il pilote une approche dite « endogène » du dialogue.
Pour mener cette mission, le ministre mobilise un réseau étendu : officiers de l'armée, chefs coutumiers et communautaires, leaders religieux, mais aussi influenceurs actifs sur les réseaux sociaux. Une stratégie destinée à porter le discours officiel jusque dans les zones touchées par l'insécurité et à maintenir des canaux de discussion avec les communautés.
Sanctionné par la Cédéao en 2021 puis par l'Union européenne, Ismaël Wagué reste l'un des piliers du pouvoir militaire, dans un contexte sécuritaire toujours très tendu.






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