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Politique

Malick Gackou : un parcours politique contesté à Guédiawaye

Le débat politique local s’est récemment ravivé autour de Malick Gackou, ancien maire de Guédiawaye et leader politique.

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Malick Gackou : un parcours politique contesté à Guédiawaye

Guédiawaye, octobre 2026 – Le débat politique local s’est récemment ravivé autour de Malick Gackou, ancien maire de Guédiawaye et leader politique. Dans une déclaration signée par le Dr Mamoudou Ba, dit « Madou Domou Gounass », responsable du parti Kiiraay à Guédiawaye, l’opposant est interpellé sur son bilan, ses choix politiques et ses alliances successives.

En 2009, après son élection à la mairie de Guédiawaye, Malick Gackou avait choisi de siéger au Conseil régional de Dakar. Une décision qu’il aurait lui-même qualifiée de « grosse erreur » en 2019. Pour ses détracteurs, ce choix a laissé un goût amer chez certains habitants, qui attendaient de lui un engagement total au service de la commune.

En 2022, Malick Gackou a apporté son soutien à Ahmed Aïdara, présenté comme son « poulain », qui a remporté la mairie de Guédiawaye. Toutefois, selon ses critiques, les résultats concrets attendus par les populations tarderaient à se matérialiser.

La déclaration évoque également les cas de Sham Notaire et d’Aminata Kanté, à travers lesquels les auteurs dénoncent une stratégie de soutien politique suivie, selon eux, d’un retrait lorsque les difficultés surviennent.

La présidentielle de 2024 constitue un autre point central de la déclaration. Selon les chiffres avancés par ses auteurs, Malick Gackou n’aurait recueilli que 1 007 voix à Guédiawaye, soit moins de 1 % des suffrages exprimés dans la commune.

Pour ses détracteurs, ce résultat traduit un recul de son influence politique locale et soulève des interrogations sur sa capacité à s’imposer durablement dans le paysage politique de Guédiawaye. Ils estiment, dans ce contexte, que l’ancien maire doit lui aussi accepter que son parcours et ses prises de position soient soumis à l’appréciation des citoyens.

La déclaration établit par ailleurs un parallèle avec Aminata Touré, ancienne Première ministre et ancienne présidente du Conseil économique, social et environnemental, aujourd’hui engagée dans la supervision du parti Kiiraay.

Les auteurs considèrent que, si le parcours et les choix de Mme Touré peuvent faire l’objet de critiques, Malick Gackou ne saurait se soustraire à la même exigence d’évaluation. À leurs yeux, les responsables politiques doivent accepter que leurs actes, leurs alliances et leurs résultats soient examinés au même titre que leurs discours.

« La politique n’est pas un tribunal à sens unique », rappellent les signataires de la déclaration. À travers cette formule, ils défendent le droit des citoyens de Guédiawaye à demander des comptes à leurs dirigeants et à interroger leurs choix politiques.

Ils estiment également que les attaques personnelles ne sauraient tenir lieu de bilan et que les débats politiques gagneraient à porter davantage sur les réalisations, les engagements pris et les résultats obtenus au bénéfice des populations.

À l’approche des prochaines échéances électorales, les auteurs de la déclaration adressent un message aux différents acteurs politiques de Guédiawaye. « Guédiawaye jugera chacun sur ses actes, pas sur ses discours », affirment-ils.

Ils concluent en rappelant que la commune « n’appartient à personne » et que nul responsable politique ne peut revendiquer un soutien inconditionnel des populations. Pour eux, la légitimité politique doit se mesurer à l’aune des résultats, de la constance des engagements et de la capacité à répondre aux attentes des citoyens.


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