Le collectif « Les Amis de Omar SARR » a dénoncé, ce vendredi à Mbour, ce qu’il considère comme une détention abusive de l’homme d’affaires et lanceur d’alerte Omar SARR, arrêté le 24 septembre 2026, trois jours avant le baptême de son fils. Ses soutiens s’inquiètent notamment de l’absence d’audition devant le juge d’instruction, alors que l’intéressé est détenu depuis plus de dix jours.
L’arrestation d’Omar SARR serait liée à la publication d’une vidéo dans laquelle il dénonçait la pollution de l’air à Sandiara. Selon les préoccupations relayées par les habitants, cette pollution pourrait être associée à plusieurs problèmes de santé, notamment des fausses couches à répétition, des décès soudains chez les personnes âgées et une recrudescence des maladies respiratoires chez les enfants.
Dans sa déclaration, le collectif déplore que l’homme d’affaires n’ait toujours pas été entendu par le juge d’instruction du deuxième cabinet du Tribunal de grande instance de Mbour, plus de dix jours après son arrestation.
Selon ses membres, le magistrat instructeur serait parti en congé six jours après l’interpellation d’Omar SARR, laissant ainsi le dossier en suspens pour une durée d’un mois. Une situation que le collectif juge préoccupante, dans la mesure où le détenu demeure privé d’une audition devant le magistrat chargé de son dossier.
Les soutiens d’Omar SARR dénoncent une situation qu’ils estiment « déplorable et contraire aux principes d’une justice diligente ». Ils pointent également du doigt l’absence de remplacement du magistrat pendant son congé, alors que les juridictions font face à des difficultés liées à la surpopulation carcérale et à l’engorgement des cabinets d’instruction.
Face à cette situation, le collectif appelle les autorités judiciaires à prendre les mesures nécessaires pour permettre un traitement diligent du dossier et garantir le droit de toute personne détenue à être entendue dans des délais raisonnables.
Au-delà du cas d’Omar SARR, ses soutiens soulèvent la question de la protection de la liberté d’expression et des lanceurs d’alerte engagés dans la dénonciation des atteintes présumées à l’environnement. Ils estiment que les personnes qui alertent sur les risques environnementaux et sanitaires doivent pouvoir s’exprimer sans que leurs préoccupations soient négligées.
« Un pays qui aspire à l’émergence ne peut transiger avec la liberté de ses citoyens », martèle le collectif, qui appelle à une réaction des autorités judiciaires afin que la situation d’Omar SARR connaisse une évolution rapide.






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