Sur la route reliant l’Afrique de l’Ouest aux îles Canaries, les détections ont baissé de 45 %, pour atteindre environ 7 100 en neuf mois. Frontex attribue cette évolution aux mesures de prévention prises par la Mauritanie, puis par le Sénégal et la Gambie avec l’Espagne et l’Union européenne. Les ressortissants sénégalais, gambiens et marocains figurent parmi les nationalités les plus recensées sur cet itinéraire.
La tendance demeure cependant instable. En septembre, les détections sur la traversée atlantique vers les Canaries ont quadruplé par rapport à août, atteignant 1 900. Le directeur exécutif de Frontex, Hans Leijtens, souligne que les réseaux de passeurs ne disparaissent pas lorsque les passages diminuent, mais peuvent attendre puis changer de route.
Le bilan humain reste lourd : l’Organisation internationale pour les migrations estime que près de 2 000 personnes ont péri en Méditerranée depuis le début de l’année. Frontex relève par ailleurs que l’instabilité au Sahel continue d’alimenter les mouvements vers l’Atlantique et la Méditerranée occidentale.






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