Malade depuis le Gamou de Ndiassane, célébré le 1er septembre dernier, Serigne Bouh Khalifa a été inhumé ce dimanche à Ndankh, berceau de la Khadra Kountiyou au Sénégal.
Affectueusement appelé « Bouh Khalifa », le défunt guide religieux incarnait une génération de responsables religieux ouverts, engagés et profondément attachés aux valeurs d’un Islam fondé sur la paix, la tolérance et le dialogue.
Représentant du Khalife général des Khadres dans le département de Guédiawaye et conseiller spécial chargé des affaires extérieures, Serigne Bouh Mouhamed Kounta était également le responsable moral du Dahira Xam Sa Diné de la Cité Fadia, à Dakar. Il y dispensait depuis plusieurs années un enseignement religieux axé sur la connaissance, l’éducation et la citoyenneté.
Son engagement dépassait largement le cadre de la confrérie khadria. Vice-président du Cadre unitaire de l’islam au Sénégal (CUDIS), il s’était particulièrement investi dans la recherche de l’unité entre les musulmans et dans la mutualisation des efforts en faveur du développement du pays.
Homme de dialogue et de médiation, il avait également présidé le Conseil interreligieux du Sénégal pour la paix, une structure engagée dans la promotion du vivre-ensemble entre les différentes communautés religieuses du pays.
Son expertise dans les questions religieuses lui avait aussi valu d’être porté à la tête de la coordination de la Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire (CONACOC), une instance chargée de déterminer les grandes dates du calendrier musulman au Sénégal. Dans cette fonction, il était reconnu pour sa sagesse, sa rigueur et son sens de la concertation.
Son rayonnement dépassait également les frontières sénégalaises. Serigne Bouh Mouhamed Kounta était membre de la Fondation Mohammed VI des oulémas africains, institution engagée dans la promotion d’un Islam modéré et dans le renforcement des liens entre les oulémas du continent.
À travers ses prêches, ses actions de médiation et son implication dans la diplomatie religieuse, « Bouh Khalifa » s’était imposé comme une figure de dialogue entre les générations, les communautés religieuses et les peuples.






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