Boya SA, filiale sénégalaise du groupe Fortuna Mining, a inauguré mercredi ses nouveaux locaux à Dakar. Cette étape marque son passage de l'exploration à l'exploitation commerciale de l'or au Sénégal, rapporte Le Soleil.
L'entreprise développe notamment le projet Diamba Sud, dans la région de Kédougou, récemment renforcé par l'acquisition du projet Boto. Entre 150 et 170 milliards de francs CFA ont déjà été investis dans la construction de la mine.
Souveraineté et transformation locale
Présidant la cérémonie, le ministre des Mines et de la Géologie, Cheikhou Oumar Seck, a résumé la politique de l'État en deux priorités : « la souveraineté sur nos ressources et la transformation locale ». Il a annoncé que le nouveau code minier est en phase finale de bouclage et que les décrets relatifs au fonds de réhabilitation et au contenu local ont été finalisés. Selon lui, la dynamique de transformation locale concernera aussi l'orpaillage artisanal, les phosphates et le fer, avec pour objectif une industrie sidérurgique.
Le président de la Chambre des mines du Sénégal, Ousmane Mbaye, a qualifié ce siège de « signal fort de confiance dans le potentiel de notre pays ». Il a appelé à « passer progressivement d'une logique d'extraction à une logique de création de valeur », en renforçant les capacités nationales et les partenariats avec les entreprises sénégalaises.
Le président du Comité national de l'ITIE, Thialy Faye, a rappelé quatre exigences pour les projets du Sénégal oriental : le contenu local, l'emploi qualifié, le développement territorial et la transparence financière. « Nous encourageons Fortuna et Boya à inscrire leur développement dans une démarche fondée sur la transparence et le dialogue », a-t-il déclaré.






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