Convoqué le jeudi 8 octobre 2026 par la Commission d’enquête parlementaire chargée d’examiner les cessions d’immeubles du patrimoine bâti de l’État, l’ancien ministre Abdou Karim Fofana ne sera finalement entendu que le lundi 12 octobre. Dans un communiqué, l’ancien directeur général de l’Agence de gestion du patrimoine bâti de l’État (AGPBE) a tenu à apporter des éclaircissements sur les circonstances de sa convocation et sur le report de son audition.
Selon Abdou Karim Fofana, la convocation lui est parvenue dans l’après-midi du jeudi 8 octobre, alors que son audition était initialement prévue le même jour. Face à cette situation, il affirme avoir immédiatement pris contact avec le président de la Commission d’enquête parlementaire afin de lui faire part de sa disponibilité à répondre aux questions des députés.
« La convocation de la Commission d’enquête parlementaire sur les cessions d’immeubles du patrimoine bâti de l’État m’est parvenue le jeudi 8 octobre dans l’après-midi, pour une audition prévue le même jour », explique-t-il dans son communiqué.
L’ancien ministre précise avoir proposé de se présenter devant les parlementaires dans l’après-midi, si le calendrier des travaux le permettait, ou, à défaut, le vendredi 9 octobre. Toutefois, compte tenu de l’organisation et du déroulement des auditions déjà programmées, la Commission lui a proposé une nouvelle date, fixée au lundi 12 octobre 2026.
Cette échéance a été retenue d’un commun accord entre les deux parties, assure Abdou Karim Fofana, qui écarte ainsi toute idée de refus de comparaître ou de volonté de se soustraire aux travaux de la Commission. L’ancien responsable indique qu’il répondra aux interrogations des députés lors de son audition.
« J’y répondrai à l’ensemble des questions des honorables députés », a-t-il affirmé, réitérant sa disposition à contribuer aux travaux parlementaires portant sur la gestion et les cessions d’immeubles appartenant à l’État.
Au-delà des précisions apportées sur le calendrier de son audition, Abdou Karim Fofana a également tenu à rappeler sa conception de la responsabilité des anciens responsables publics devant les institutions de la République. Pour lui, l’exercice de redevabilité ne saurait être perçu comme une contrainte, mais comme une obligation inhérente à toute personne ayant exercé des responsabilités au service de l’État.
« Rendre compte de sa gestion devant la Représentation nationale n’est pas une contrainte : c’est l’exigence de toute personne ayant servi l’État », souligne-t-il.
La Commission d’enquête parlementaire poursuit ses investigations sur les conditions de cession d’immeubles relevant du patrimoine bâti de l’État. Ces travaux visent notamment à recueillir les explications des anciens et actuels responsables impliqués dans la gestion de ce patrimoine immobilier public.
Le jeudi 8 octobre 2026, la Commission a ainsi entendu Yaya Abdoul Kane, ancien directeur général de l’AGPBE et de la Société de gestion du patrimoine bâti de l’État (SOGEPA). Son audition s’inscrit dans le cadre des vérifications engagées par les députés sur les modalités de gestion et de cession des biens immobiliers publics.
Le même jour, les parlementaires ont également auditionné Elimane Pouye, qui a dirigé la SOGEPA de mai 2024 à septembre 2026. Ces auditions successives témoignent de la volonté de la Commission de recueillir les témoignages des différents responsables ayant participé, à des périodes distinctes, à la gestion du patrimoine bâti de l’État.
L’audition annoncée d’Abdou Karim Fofana, prévue le lundi 12 octobre, constituera une nouvelle étape de ces travaux. Son passage devant les députés devrait permettre à la Commission de recueillir sa version des faits et ses explications sur les dossiers relevant de sa période de responsabilité.






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