Le bras de fer entre And Gueusseum et les autorités sanitaires se poursuit. Dans un document rendu public ce dimanche 4 octobre 2026, le Directoire national de l’Alliance annonce la mise en œuvre d’un 17e plan d’action, motivé par la persistance, selon les syndicats, de plusieurs engagements pris par l’État mais qui n’auraient toujours pas connu une concrétisation effective.
And Gueusseum revient notamment sur les accords bilatéraux signés les 25 mars et 10 mai 2022 avec le gouvernement. Ces accords portaient notamment sur les plans de carrière, le régime indemnitaire et les augmentations salariales. Ils étaient intervenus au terme de neuf mois de mobilisation syndicale et de dix-sept plans d’action.
Quatre ans après la signature de ces engagements, l’Alliance estime que plusieurs points importants restent encore en suspens. Malgré les relances, les rencontres avec les autorités et les différentes assurances données au fil des discussions, trois dossiers majeurs demeureraient, selon elle, sans matérialisation effective.
Pour And Gueusseum, cette situation soulève une nouvelle fois la question du respect des engagements pris dans le cadre du dialogue social et de la capacité des parties à traduire les accords signés en mesures concrètes.
La rencontre tenue le 1er octobre 2026 avec le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique a pourtant permis, selon l’Alliance, de renouveler plusieurs assurances. Parmi les engagements évoqués figurent notamment l’intégration des techniciens supérieurs dans la hiérarchie A2, la mise en place de formations complémentaires au profit des aides sociaux ainsi que des infirmiers et infirmières d’État, mais également la délivrance de diplômes qui seraient en attente depuis plusieurs années.
Ces annonces ne suffisent toutefois pas à calmer les revendications des syndicats. And Gueusseum estime que plusieurs dossiers transversaux restent toujours bloqués. L’Alliance cite notamment le régime indemnitaire, le statut du personnel des collectivités territoriales, la question foncière ainsi que la retraite à 65 ans.
Pour les responsables syndicaux, ces questions dépassent le seul cadre du ministère de la Santé et nécessitent des arbitrages interministériels ainsi qu’une intervention au plus haut niveau de l’État. C’est dans ce contexte que l’Alliance a sollicité une audience auprès du Premier ministre.
Cette rencontre est présentée comme une étape importante pour tenter de lever les blocages persistants et obtenir une feuille de route claire concernant la mise en œuvre des accords conclus avec le gouvernement.
En attendant une éventuelle réponse à cette demande d’audience, And Gueusseum a décidé de renforcer la pression à travers un nouveau mouvement de grève. Une grève totale de 48 heures est ainsi prévue les jeudi 15 et vendredi 16 octobre 2026 sur l’ensemble du territoire national.
Cette nouvelle mobilisation sera accompagnée du maintien de plusieurs autres actions syndicales. L’Alliance annonce notamment la poursuite de la rétention des données sanitaires et sociales, ainsi que l’organisation d’assemblées générales dans les différentes structures afin de renforcer la mobilisation et d’informer davantage les travailleurs sur les enjeux de la lutte.
Le boycott de certaines activités est également maintenu. Il concerne notamment les réunions de coordination et de supervision ainsi que les activités extra-muros du Programme national de lutte contre la tuberculose.
And Gueusseum prévoit par ailleurs une évaluation de ce 17e plan d’action dès le lendemain de la grève. Le Directoire national doit se réunir le samedi 17 octobre 2026 afin d’examiner le niveau de mobilisation, d’évaluer les résultats obtenus et de décider des suites à donner au mouvement.
Malgré ce nouveau durcissement, l’Alliance affirme ne pas fermer la porte au dialogue. Elle dit rester attachée à une sortie négociée de la crise, mais considère désormais que le dialogue doit être accompagné d’actes concrets et de la matérialisation effective des engagements déjà pris.
À travers ce 17e plan d’action, And Gueusseum entend donc maintenir la pression sur le gouvernement tout en laissant ouverte la possibilité de discussions avec les autorités. Pour l’organisation syndicale, l’enjeu est désormais de passer des promesses et des assurances à la mise en œuvre effective des accords conclus depuis 2022.






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