Terrorisme en Afrique : Washington veut une présence militaire réduite et des partenaires qui en font plus
La Maison-Blanche a publié sa stratégie de contre-terrorisme pour 2026, qui décrit une menace djihadiste « résurgente » sur le continent. Le Sahel et l’Afrique de l’Ouest figurent parmi les zones citées, avec à la clé une demande de « partage du fardeau » adressée aux États de la région.
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La Maison-Blanche a rendu publique sa stratégie nationale de contre-terrorisme pour 2026. Le document réserve une place notable à l’Afrique, où il décrit une « menace terroriste résurgente », et dessine une inflexion de la politique américaine sur le continent.
Selon ce texte, ce qui subsiste de l’État islamique et d’Al-Qaïda s’est replié vers des territoires échappant au contrôle des États. Sont nommément cités l’Afrique de l’Ouest, le Sahel, le bassin du lac Tchad, le Mozambique, le Soudan et la Somalie. Deux missions sont assignées aux forces de sécurité : empêcher ces groupes de se doter d’une base d’où ils pourraient frapper les intérêts américains, et protéger les chrétiens, que le document dit « massacrés » par ces organisations.
Côté moyens, il n’est pas question d’un retour à des déploiements massifs. Washington entend conserver une « présence militaire légère » et réclame un « partage du fardeau » : aux pays de la région d’assumer une part plus importante de leur propre sécurité. Une exigence qui concerne au premier chef les États ouest-africains et sahéliens, situés dans les zones jugées les plus exposées.
Sur le plan diplomatique, l’administration américaine dit vouloir rebâtir des relations bilatérales avec les gouvernements locaux, en rupture avec des approches qu’elle qualifie elle-même de « néocoloniales ». Elle affiche par ailleurs sa fermeté face aux persécutions religieuses.
Le document lie enfin sécurité et commerce. Il cite en exemple l’accord de paix conclu entre le Rwanda et la République démocratique du Congo, présenté comme celui « du président Trump », pour soutenir que la stabilité conditionne la prospérité. Reste à savoir comment ces orientations se traduiront concrètement dans les capitales africaines concernées.






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