Le gouvernement entend poursuivre les réformes dans le secteur des transports en s’appuyant sur la concertation et la stabilité sociale. C’est le message porté par le ministre des Transports terrestres et aériens, Abdou Lahat Ndiaye, qui a dressé le bilan des engagements pris dans son département. « Nos résultats n’auraient pas été possibles sans un climat social apaisé », a-t-il souligné, insistant sur le rôle du dialogue dans la résolution des tensions et l’amélioration du fonctionnement du secteur.
Dans le transport routier, les avancées enregistrées témoignent, selon le ministre, de la dynamique engagée à la suite des États généraux du secteur. Au 30 septembre 2026, 29 actions sur les 34 prévues dans le volet concerné étaient engagées, soit un taux de 85,3 %. Ces mesures s’inscrivent dans un plan d’action opérationnel global comprenant 83 actions destinées à mettre en œuvre les recommandations issues de ces concertations.
Pour Abdou Lahat Ndiaye, les rencontres avec les acteurs socioprofessionnels ont permis de poser les bases d’une transformation rapide et profonde du transport public. Cette démarche vise notamment à renforcer la concertation entre les pouvoirs publics et les professionnels, dans un secteur où les revendications sociales et les difficultés d’organisation peuvent régulièrement perturber les activités.
Le ministre a également rendu hommage à une personnalité du secteur ayant contribué à l’apaisement du climat social. Il a présenté, au nom du gouvernement, ses condoléances à la famille du défunt ainsi qu’aux acteurs professionnels qui lui étaient affiliés. Cet hommage s’inscrit dans la volonté des autorités de préserver les acquis du dialogue et de consolider les relations entre les différents intervenants du transport routier.
Au-delà des actions déjà engagées, l’exécutif ambitionne de construire un pacte de stabilité sociale durable dans le secteur. L’objectif est de créer les conditions d’une collaboration plus régulière entre l’État, les organisations syndicales et les professionnels, afin d’accompagner les réformes et de limiter les perturbations susceptibles d’affecter les usagers.
Dans le secteur ferroviaire, Abdou Lahat Ndiaye a annoncé le règlement des passifs sociaux liés à la liquidation de la Société nationale des chemins de fer du Sénégal. Une solution définitive aurait ainsi été apportée aux revendications des anciens travailleurs, grâce à la mobilisation de ressources financières inscrites dans les lois de finances.
Le dispositif repose sur une enveloppe de 2 milliards de francs CFA prévue dans la loi de finances rectificative de 2025, complétée par un milliard de francs CFA inscrit dans la loi de finances initiale de 2026. Au total, trois milliards de francs CFA ont donc été mobilisés pour répondre à ces engagements sociaux. Cette mesure marque une étape importante dans le traitement du dossier des anciens cheminots, dont les revendications étaient liées aux conséquences de la liquidation de leur ancienne société.
Sur le volet aérien, le ministre a reconnu l’existence de tensions sociales au cours des derniers jours sur la plateforme aéroportuaire. Toutefois, les discussions engagées avec les représentants syndicaux ont permis, selon lui, de rétablir la stabilité. Les rencontres organisées les 25 septembre et 9 octobre 2026 ont notamment contribué à renouer le dialogue et à apaiser la situation.
À travers ce bilan, Abdou Lahat Ndiaye entend mettre en évidence les effets de la concertation dans la conduite des politiques publiques liées aux transports. Si les taux d’engagement des actions routières et le règlement des passifs sociaux dans le ferroviaire constituent des avancées annoncées par le ministère, la consolidation de ces acquis dépendra de la poursuite du dialogue avec les travailleurs et les organisations professionnelles.
Pour les autorités, l’enjeu est désormais de transformer cet apaisement en stabilité durable, tout en accélérant les réformes engagées dans les différents modes de transport. Un défi qui suppose de concilier les impératifs de modernisation du secteur, les attentes des professionnels et la continuité du service offert aux usagers.






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