Le Cadre unitaire de l'islam au Sénégal (CUDIS) hausse le ton. Dans un communiqué relayé par PressAfrik, l'organisation religieuse dénonce la montée des discours de haine, de la désinformation et des propos xénophobes visant les communautés étrangères vivant au Sénégal.
Pour le CUDIS, ces dérives sont contraires à la foi, à l'histoire et à la culture du pays. « Le Sénégal restera une terre d'hospitalité, de fraternité et de métissage », affirme le communiqué, qui présente la Teranga non comme un slogan, mais comme une valeur religieuse, une éthique sociale et un engagement de civilisation.
« Ne laissons pas la haine s'installer »
L'organisation rappelle que de nombreux Sénégalais sont accueillis dans d'autres pays africains : « Comment pourrions-nous, dès lors, tolérer que d'autres Africains soient traités chez nous comme des indésirables ? » Elle demande aussi aux étrangers établis au Sénégal de respecter strictement les lois de la République.
Le CUDIS exhorte l'État à sanctionner sévèrement les dérives et condamne « tout discours de haine, d'exclusion ou de stigmatisation ». Il appelle guides religieux, médias, jeunes et autorités à se mobiliser, et annonce une « Semaine du Vivre-ensemble » qui doit aboutir à la signature d'un Pacte national. « Ne laissons pas la haine s'installer dans nos cœurs, dans nos discours et dans nos rues », conclut-il.






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