À Ziguinchor, l'eau du robinet nourrit les récriminations : pression en berne dans plusieurs quartiers, qualité mise en doute, factures jugées trop lourdes. Face aux délégués de quartier et à des consommateurs, réunis lors d'une rencontre d'échanges, la Sen'Eau a mis sur la table une série de réponses, à commencer par un renforcement de la production.
Le directeur territorial Sud-Est de la société, Oumar Sarr, dont la zone couvre les régions de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou, a annoncé la construction de deux forages d'une capacité de 200 m³ par heure chacun. S'y ajoute la réhabilitation de l'ancienne usine de Néma, censée fournir 150 m³ par heure supplémentaires. Objectif affiché : mettre fin d'ici fin 2026 aux baisses de pression signalées notamment à Diabir, Kenya et Kassor Extension. À plus long terme, un transfert d'eau depuis Yatakunda est envisagé à l'horizon 2035.
Sur la qualité, le responsable s'est voulu rassurant. « Une eau ne peut être déclarée potable sans analyses préalables », a-t-il déclaré, précisant que la nappe de Ziguinchor exige un traitement spécifique. Selon lui, les problèmes de fer signalés début 2025 sont en grande partie résolus, et les épisodes d'eau rougeâtre ou à forte odeur de chlore restent limités, survenant surtout après des travaux sur le réseau.
Les usagers, eux, attendent des gestes concrets. Délégué du quartier Kandé Alassane, Mamadou Cissé a évoqué des factures jugées excessives, en particulier pour des ménages de retraités, et réclamé des facilités de paiement ainsi que davantage de branchements sociaux.






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