La revue des titres / Le Dakarois Quotidien n•75 du Lundi 08 /01/24
Auteur/autrice : Le Dakarois
Inondations en Libye: la catastrophe de Derna aurait pu être évitée, concluent les experts
En Libye, les résultats de l’enquête judiciaire sur la catastrophe de Derna ont été rendues publiques en milieu de semaine. Des inondations monstre ont dévasté une grande partie de la ville du Nord-est libyen les 10 et 11 septembre et ont fait 4540 morts, selon le dernier décompte.
Les 25 experts sont unanimes, a déclaré le procureur général Al-Siddiq Al-Sour. Les barrages qui ont cédé à Derna en septembre dernier étaient fragiles. C’est la négligence qui a mené à la catastrophe, a-t-il résumé. Elle aurait pu être évitée si les recommandations faites depuis 2003 d’entretenir ces barrages et d’en construire un troisième, avaient été appliquées.
Au lendemain de la catastrophe, le parquet libyen avait refusé une enquête internationale, estimant que la justice libyenne pouvait s’en charger. Seize personnalités avaient été mises en cause et quatorze avaient été incarcérées, dont le maire de Derna et les dirigeants de l’autorité de gestion des eaux et du département des barrages de Derna. Ils n’ont pas apporté la preuve qu’ils n’étaient pas responsables, a déclaré Al-Siddiq Al-Sour, avant de conclure que tous les officiels en charge des barrages à travers le pays depuis 2003 étaient responsables de cette catastrophe à des degrés divers.
Selon le dernier décompte officiel, les inondations qui ont détruit une grande partie de la ville de Derna ont fait 4540 morts, libyens et étrangers.
rfi
Prix des Maillots des Lions: la Fédération Sénégalaise de Football exagère-t-elle ?
Les maillots officiels de l’équipe nationale du Sénégal, les Lions de la Teranga, sont au cœur d’une polémique alors que la Fédération Sénégalaise de Football fixe leur prix à 45 000 FCFA. Cette décision suscite des interrogations et des critiques quant à l’accessibilité des équipements de soutien pour les fans.
Alors que les maillots de football sont souvent des symboles de fierté nationale et de soutien aux équipes, certains estiment que le prix fixé par la Fédération est excessif, excluant ainsi de nombreux supporters. La question de savoir si cette tarification est justifiée ou si elle constitue une barrière pour les fans passionnés se pose désormais.
La Fédération Sénégalaise de Football n’a pas encore répondu aux critiques, mais l’opinion publique exprime déjà sa déception quant à la possible exclusion de nombreux supporters de l’opportunité de porter fièrement les couleurs nationales.
Restez informés pour plus de détails sur cette controverse autour du coût des maillots des Lions, un débat qui soulève des questions sur la relation entre les fédérations sportives et les supporters engagés.
Le Dakarois Quotidien N°075 – du 08/01/24
Niger: le Premier ministre demande le report de la rencontre prévue le 10 janvier avec la Cédéao
La rencontre pour la poursuite du dialogue prévue mercredi à Niamey entre la délégation de la médiation de la Cédéao et le Niger n’aura plus lieu. Dans un courrier officiel dont RFI a obtenu copie, le Premier ministre nigérien demande le report de cette rencontre au 25 janvier le temps pour la junte nigérienne d’organiser un Forum de dialogue national.
Cette décision de la junte nigérienne peut être qualifiée de « changement de ton ».
Le mois dernier lors d’une première visite à Niamey , la délégation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest était plutôt satisfaite. Les premières discussions avaient notamment tourné autour de la durée de la transition.
Après le dialogue national
À la fin des travaux, les envoyés de la Cédéao avait même officiellement déclaré : « Nous nous sommes entendus sur le contenu et le timing de la transition ». Après avoir rendu compte leur mission au président du Nigéria, Bola Tinubu, président en exercice de la Cédéao, ces émissaires devaient revenir au Niger ce mercredi pour poursuivre les discussions. Finalement , ils attendront la tenue d’un dialogue national au Niger.
« Voici ce que les forces vives ont décidé »
Au cours de cette rencontre qui se veut inclusive mais qui en réalité sera scrupuleusement contrôlée par la junte, la durée de la transition, les tâches à accomplir avant l’organisation d’éventuelles élections seront définies. C’est désormais après ces travaux que Niamey veut rencontrer la délégation de l’organisation régionale pour probablement lui dire : « Voici ce que les forces vives ont décidé ».
RFI
La Somalie «annule» l’accord maritime entre l’Éthiopie et le Somaliland
Les tensions montent dans la Corne de l’Afrique. Le président somalien a annoncé samedi 6 janvier au soir avoir signé une loi pour « annuler » un accord maritime entre l’Éthiopie et la région séparatiste du Somaliland. Ce dernier s’est autoproclamé indépendant de la Somalie, en 1991, mais n’est pas reconnu par la communauté internationale.
Signé le 1er janvier, le protocole d’accord signé entre le Somaliland et l’Éthiopie doit accorder un accès maritime à Addis-Abeba, mais Mogadiscio le juge « illégal » et allant à l’encontre de sa souveraineté. « Cette loi illustre notre détermination à protéger notre unité, notre souveraineté et notre intégrité territoriale », a déclaré sur X (ex-Twitter) le président somalien Hassan Sheikh Mohamud. Une loi qui « annule », selon lui, le protocole d’accord entre Addis-Abeba et Hargeisa, qu’il considère comme « illégal ».
La portée de cette loi semble toutefois symbolique. La région séparatiste du Somaliland a son propre gouvernement depuis 1991, imprime sa propre monnaie et délivre ses propres passeports. Bien que la Somalie conteste fortement sa revendication d’indépendance, elle a en réalité peu de mainmise sur les affaires de l’État autoproclamé. L’absence de reconnaissance internationale maintient toutefois le Somaliland dans un certain isolement.
Le compromis signé le 1er janvier entend octroyer à l’Éthiopie, pays enclavé, un accès à une bande de vingt kilomètres sur les côtes du Somaliland pour une durée de 50 ans. Hargeisa a affirmé qu’en échange, l’Éthiopie reconnaîtrait officiellement le Somaliland comme État indépendant. Addis-Abeba ne l’a pas confirmé, mais a indiqué dans un communiqué « qu’une évaluation approfondie » serait menée pour prendre position.
Dès son annonce, le protocole d’accord a été vivement rejeté par Mogadiscio qui a dénoncé un « acte d’agression ».
Cette hausse des tensions inquiète aussi la communauté internationale. Les États-Unis, l’Union européenne, l’Union africaine, mais aussi la Ligue arabe, l’Égypte ou encore la Turquie ont appelé au respect de la souveraineté de la Somalie.
Le Soudan compte six millions de déplacés, un «record» mondial
Au Soudan, les chiffres de la situation humanitaire donnent le tournis après neuf mois de guerre. Jeudi, l’agence de coordination de l’ONU Ocha a indiqué qu’il avait aujourd’hui près de 6 millions de déplacés et 1,3 million de réfugiés. Des chiffres en forte hausse depuis un mois alors que l’aide humanitaire peine à atteindre les populations dans le besoin, avec un budget insuffisant.
Selon Ocha, le Soudan détient actuellement le record mondial du nombre de déplacés. Des chiffres en constante hausse. Ils sont 500 000 de plus qu’il y a un mois.
Ces populations sont réparties sur plus de 6200 sites à travers les 18 États du Soudan. En décembre, Ocha a même comptabilisé plus de 230 000 personnes ayant dû fuir une seconde fois, dans les régions d’Al-Jazira, Sennar et le Nil Blanc à cause de l’extension des combats…
Pour les humanitaires, aider tout le monde est impossible. Insécurité, pillage, réseaux en panne, blocages bureaucratiques, manque d’argent, de matériel et de ressources humaines sont autant d’obstacles à la distribution de l’aide. S’ajoutent à cela les pénuries d’essence, empêchant le mouvement des agences, la conservation des produits ou la fourniture d’eau…
Depuis avril, 163 organisations ont pu fournir de l’aide à cinq millions de personnes, alors que cette année, 25 millions de Soudanais auront besoin de soutien selon Martin Griffiths. Le sous-secrétaire de l’ONU aux affaires humanitaires a exigé que « la communauté internationale prenne des actions décisives et immédiates » en 2024. Selon lui, l’intensification des combats « rend les populations hors de portée ». Les distributions à travers les zones de conflits ont dû être stoppées, alors que les violations massives des droits de l’homme se poursuivent.
Enfin, le volet financier complique un peu plus la tâche. Les humanitaires avaient évalué les besoins à 2,5 milliards de dollars l’an dernier. Or seuls 40% du budget ont pu être atteints.
CRI DE CŒUR POUR LES FANZONES AU SENEGAL
Je voudrais à l’entame de mes propos remercier Son Excellence le Président Macky SALL qui, de par sa vision éclairée, avait opté par le canal de son ministère du sport à financer les FANEZONES pour la retransmission gratuite de la coupe du monde dans les 46 départements du Sénégal. Cette mesure phare prise pour le rayonnement du sport caractérise par ricochet la volonté politique dudit ministère de permettre à tout un chacun de se sentir mieux sénégalais sans en avoir à dépenser un centime pour suivre les matchs. Aujourd’hui, force est de constater que la RTS et son complice la société SD consulting dirigée par un propriétaire d’un site internet populaire (Serigne DIAGNE) cherchent vaille que vaille à mettre en péril la volonté politique du chef de l’Etat. C’est dans ce sillage que nous dénonçons avec la dernière énergie cette volonté manifeste de la RTS et son complice de saboter l’esprit « FANZONE
SENEGAL ».
Cet esprit Fanzone qui permettait à tous les sénégalais de suivre la coupe d’Afrique des nations là où ils se trouvaient sur le territoire sénégalais et ce, sans contrainte majeure était une aubaine pour ne pas dire un service d’intérêt général.
Vous constaterez chers sénégalais et sénégalaises au même titre que nous, que si aujourd’hui la RTS en tant que chaine publique sénégalaise se permet de s’immixer dans l’évènementiel pour autoriser à toute personne désireuse d’en avoir de payer directement à une entreprise privée (SD Consulting), cela engendrerait un préjudice énorme pour les amateurs de foot. Or, FANZONE a une mission de service public qui vise à toucher le maximum de sénégalais qui n’ont pas les moyens de bénéficier du service payant. Si l’Etat prenait en charge les FANZONES, c’est juste pour donner à chaque sénégalais la chance de s’épanouir. Cette volonté étatique mérite d’être soutenue et encouragée par l’ensemble des citoyens sénégalais, soucieux du développement économique et sportif.
Par conséquent, nous ne pouvons pas laisser la RTS et son complice contournaient cette volonté saine de l’Etat du Sénégal d’aider le peuple sénégalais et ce, pour en faire une affaire privée sans prendre au préalable les dispositions nécessaires pour une large diffusion dans les coins les plus reculés voir névralgiques du pays. A qui profite cette mascarade ?
Chers citoyens sénégalais, nous dénonçons férocement cette mesure inopportune et insoupçonnée prise par la RTS et son complice et qui ne se justifie nulle part.
Nous comptons à cet effet lancer une pétition sur le plan national pour alerter et aviser les sénégalais et sénégalaises qui sont favorables à FANZONE et qui ont toujours bénéficiés des bons et loyaux services de retransmission gratuite offerte par FANZONE.
Pour dire entre autre que c’est l’argent des sénégalais, financés par l’Etat et ce, pour le compte des sénégalais.
Par conséquent, le service fourni doit être gratuit pour les sénégalais et sénégalaises sans contrepartie aucune comme l’ont si bien voulu la RTS et le propriétaire du site internet Serigne Diagne qui n’a aucune compétence dans l’évènementiel.
Nous nous inscrivons en faux par rapport à la volonté d’accaparement de la RTS des droits attachés à l’évènementiel (droit de visionnage public) et non aux droits d’exploitation terrestre, de commercialisation des services qui sont censés être gratuits pour le peuple sénégalais
Aly MANE
Citoyen Sénégalais-Honorable député
« Affaire des Fanzones : Aly Mané Dénonce le Monopole de la RTS et Prépare une Riposte Judiciaire »
Dans un récent rebondissement médiatique, l’entreprise SD Consulting a émis une mise en demeure à l’adresse d’Aly Mané, gérant de Global Com, l’incitant à suspendre ses initiatives visant des partenariats commerciaux liés aux Fanzones pour la CAN 2023. Cependant, Aly Mané réfute vigoureusement ces allégations, dénonçant simultanément le monopole exercé par la RTS et annonçant une riposte judiciaire dès lundi.
Dans une déclaration, Aly Mané exprime son étonnement face à cette mise en demeure, soulignant qu’aucun contrat n’a été signé entre les parties impliquées. Il a immédiatement engagé ses conseillers juridiques pour protéger sa réputation et ses intérêts.
Au cœur de cette controverse, Aly Mané questionne ouvertement le monopole détenu par la RTS, titulaire exclusif des droits terrestres des matchs de football de la CAN au Sénégal. Il souligne également le protocole d’accord entre la RTS et SD Consulting, évoquant des centaines de millions de francs CFA d’argent public, sans qu’aucun appel d’offres ou de consultation ne soit apparent.
Le député pointe du doigt l’absence de transparence dans l’attribution des droits d’exploitation exclusive des Fanzones à SD Consulting, dénonçant vigoureusement cette situation. Il mentionne notamment l’implication de l’État dans cette affaire, soulignant le rôle du ministère des Sports dans l’installation des Fanzones à travers le pays avec le soutien financier de centaines de millions de francs CFA.
Aly Mané met en lumière une problématique mondiale, soulignant que partout ailleurs, ce sont des sociétés qui prennent en charge l’organisation des Fanzones, soit par responsabilité sociale, soit par des partenariats avec des collectivités locales. Il critique également le fait que la RTS exige des Sénégalais le paiement de droits de retransmission pour accéder aux Fanzones.
Face à cette situation, le député annonce son intention d’écrire à la CAF pour dénoncer ces pratiques, tout en envoyant des missives à la RTS, au ministère de la Communication, et à d’autres parties prenantes pour exprimer son mécontentement et dénoncer cette prétendue injustice.
Malgré les multiples tentatives, les sollicitations pour obtenir une réaction de Racine Talla, Directeur général de la RTS, sont restées sans réponse.
La situation demeure tendue, et le lundi prochain s’annonce comme le point de départ d’une bataille judiciaire visant à éclaircir les zones d’ombre entourant cette affaire complexe. Source SÉNÉGAL
La tanière de lions au complet : Gana Gueye rejoint l’équipe pour la CAN
La tanière des lions est désormais au complet avec l’arrivée tant attendue d’Idrissa Gana Gueye. Le milieu de terrain dynamique rejoint l’équipe nationale, renforçant ainsi la formation sénégalaise en préparation pour la Coupe d’Afrique des Nations.
L’annonce de l’arrivée de Gana Gueye a été accueillie avec joie par les supporters, qui attendaient avec impatience de voir l’équipe au complet pour le tournoi continental. Sa présence apporte une expérience précieuse et une énergie positive à la tanière, renforçant davantage les ambitions des Lions de la Teranga à la CAN.
Avec Gana Gueye parmi eux, les joueurs sénégalais sont prêts à relever le défi et à donner le meilleur d’eux-mêmes sur le terrain. Les supporters sont maintenant impatients de voir la synergie de l’équipe à l’œuvre lors de la compétition.
Restez connectés pour toutes les actualités et suivez de près la campagne des Lions à la CAN. La tanière sénégalaise, désormais au complet, aspire à marquer l’histoire du football africain.



Appel à la compréhension : Samuel Eto’o devrait accorder de la clémence à Mughe
La situation autour de la participation du jeune ailier droit de l’Olympique de Marseille, Mughe, aux matchs de l’équipe a suscité des discussions passionnées. Alors que le président de la Fecafoot, Samuel Eto’o Fils, n’a pas encore autorisé la participation de Mughe, certains expriment l’idée que la compréhension et la clémence devraient prévaloir dans cette situation.
L’appel à la compréhension s’appuie sur le précédent établi par Eto’o lui-même, qui a accordé à Onana la possibilité de rester avec son club jusqu’à une date ultérieure. Il est suggéré qu’Eto’o adopte la même approche bienveillante envers Mughe, en reconnaissant l’engagement du jeune joueur envers son club et en le libérant pour qu’il puisse participer aux matchs avec l’OM.
La défense des couleurs nationales est comparée à revêtir la tunique d’un soldat prêt à aller au front, et la sincérité de Mughe dans cette affaire est saluée. Certains estiment que le jeune ailier de l’OM devrait être remercié plutôt que de subir des restrictions qui pourraient limiter son engagement.
L’appel souligne également que libérer Mughe pourrait être bénéfique pour le Cameroun lors de compétitions futures, telles que la CAN 2025 ou la Coupe du Monde 2026. La clé de l’avenir réside dans la compréhension et la clémence, et en tant que leader, Eto’o est encouragé à traiter Mughe comme son propre fils.
Cet appel vise à promouvoir une approche compréhensive et constructive dans cette situation délicate, soulignant que le leadership implique également la capacité à être compréhensif. La décision finale de Samuel Eto’o Fils reste très attendue dans cette affaire.
Mauritanie accroche la Tunisie en match amical (0-0) avec une présence Sénégalaise marquée
L’équipe nationale de Mauritanie, comprenant au moins cinq joueurs sénégalais dans sa composition, a tenu en échec la Tunisie lors d’un match amical passionnant qui s’est terminé sur un score de 0-0. Cette performance impressionnante souligne la progression de l’équipe mauritanienne, qui a réussi à résister à une Tunisie qui avait récemment battu la France lors de la Coupe du Monde 2022 (1-0).
Onze de départ de la Mauritanie avec des joueurs sénégalais :
Gardien : Babacar Ndiaye
Défenseurs : Bâ, Ndiaye
Milieux : Gassama
Attaquants : Thiam, Koita
La Mauritanie, emmenée par cette équipe diversifiée, se prépare pour son premier match contre le Burkina Faso le 16 janvier à 15h. La Tunisie, quant à elle, affrontera la Namibie le même jour à 18h.
Cette performance équilibrée en match amical suscite l’enthousiasme des supporters mauritaniens et sénégalais, tout en soulignant la qualité croissante du football dans la région. Les attentes sont élevées pour ces équipes à l’approche de la compétition officielle. Restez connectés pour les dernières actualités et analyses lors du début de la CAN 2024.

Supporters des lions : Demande pressante à Pathé Ciss de céder le numéro 11 à Illimane Ndiaye pour la CAN 2024
Après la révélation des numéros attribués aux joueurs des Lions en vue de la CAN 2024, une demande émanant des fervents supporters de l’équipe nationale sénégalaise est claire : Pathé Ciss, milieu défensif, devrait céder le numéro 11 à Illimane Ndiaye, suscitant une discussion animée parmi les fans.
Le numéro 11 a une signification particulière dans le monde du football et est souvent associé à des légendes du jeu. Au Sénégal, il rappelle instantanément El Hadji Diouf, tandis qu’au Brésil, il est synonyme de Romario. Les supporters estiment que ce numéro emblématique devrait être confié à Illimane Ndiaye, en reconnaissance de ses mérites.
Illimane Ndiaye, un joueur méritant, incarnerait selon les supporters les qualités associées au numéro 11. Par ailleurs, le numéro 13, associé à Lamine Diatta, un joueur défensif comme Pathé Ciss, a été mentionné dans la discussion.
Les commentaires des supporters reflètent le poids symbolique des numéros de maillot dans le football, et certains ont exprimé avec humour et passion leur opinion sur les réseaux sociaux. La pression est palpable, et les supporters espèrent que la demande sera entendue avant le début de la compétition.
Bonne chance aux Lions pour la CAN 2024, et que le choix des numéros de maillot contribue à la réussite de l’équipe sur le terrain.
Victoire Éclatante du Mali : 6-2 contre la Guinée-Bissau à la CAN 2024
L’équipe nationale du Mali a signé une victoire impressionnante lors de son premier match à la Coupe d’Afrique des Nations 2024 en écrasant la Guinée-Bissau sur le score de 6 à 2. Les Aigles du Mali ont fait preuve de puissance offensive et de maîtrise tactique tout au long du match.
Composition de l’équipe malienne :
Gardien : Djigui Diarra (Young Africans/Tanzanie)
Défenseurs : Falaye Sacko (Montpellier/France), Kiki Kouyaté (Montpellier/France), Moussa Diarra (Toulouse/France), Mamadou Fofana (Amiens/France)
Milieux : Yves Bissouma (Tottenham/Angleterre), Lassana Coulibaly (Salernitana/Italie), Amadou Haidara (Leipzig/Allemagne)
Attaquants : Kamory Doumbia (Brest/France), Youssouf Niakaté (Banni Yas/Émirats arabes unis), Sekou Koita (RB Salzburg/Autriche)
Le Mali a dominé chaque aspect du jeu, avec une performance exceptionnelle de son attaque et une défense solide. La Guinée-Bissau, de son côté, doit maintenant se préparer pour son prochain match contre la Côte d’Ivoire le 13 janvier à 21h.
Le Mali poursuivra sa campagne à la CAN 2024 avec un match contre l’Afrique du Sud le 16 janvier à 21h. Les fans de football sont impatients de voir si l’équipe malienne maintiendra cette impressionnante dynamique tout au long du tournoi. Restez connectés pour les dernières actualités et analyses de la CAN 2024.





Kalidou Koulibaly, Le pilier inébranlable de la défense Sénégalaise : prêt pour sa 4e Coupe d’Afrique consécutive
Kalidou Koulibaly, le défenseur émérite de l’équipe nationale du Sénégal, est prêt à relever le défi de sa quatrième Coupe d’Afrique consécutive à l’âge de 31 ans. Désormais capitaine des Lions indomptables de la Teranga, Koulibaly est devenu le patron incontesté de la défense sénégalaise, jouant un rôle clé dans la stabilité de l’équipe au fil des ans.
Depuis 2017, Kalidou Koulibaly est devenu un titulaire indiscutable dans l’axe de la défense, formant des paires solides avec différents coéquipiers. Sa constance et son leadership ont été mis en évidence par les duos suivants lors des précédentes Coupes d’Afrique :
CAN 2017 : Kalidou Koulibaly / Kara Mbodji
CAN 2019 : Kalidou Koulibaly / Salif Sané
CAN 2021 : Kalidou Koulibaly / Abdou Diallo
CAN 2023 : Kalidou Koulibaly / Moussa Niakhate
Parmi ces axes centraux, chaque paire a contribué à la solidité défensive de l’équipe, mais lequel vous semble le plus solide selon vous ? Les fans de football et les analystes attendent avec impatience de voir comment Kalidou Koulibaly guidera la défense sénégalaise lors de cette compétition cruciale. Restez connectés pour des analyses détaillées et une couverture complète de la CAN 2023.

16 buts marqués en 03 matchs : la Côte d’Ivoire bande les muscles avant la CAN
Au vu de son effectif mais surtout de la physionomie de ses 03 derniers matchs, on peut dire que la Côte d’Ivoire fait partie des favoris de cette Can 2024.
9-0 contre les Seychelles , 0-2 contre la Gambie et 5-1 contre la Sierra Leone 5-1, c’est au total 16 buts marqués pour un seul encaissé.
L’équipe de Gasset est en plein régime contrairement au Cameroun qui peine à battre la Lybie (1-1) qui a commencé à jouer au foot en 2012.
Gasset en optant pour un jeu offensif ne fait pas comme Aliou Cissé qui nous met 03 milieux défensifs incapables de casser les lignes. Au moment où le Sénégal se fait peur face à une modeste équipe du Togo (0-0), les Ivoiriens eux ne tremblent pas lorsqu’il s’agit de sortir la chicote.
Nul besoin de parler de la RDC qui s’est faite battre par le (1-0). En clair, Gasset montre aux Sénégalais qu’une grande équipe doit avoir un grand coach!



Après avoir écrasé les Seychelles 9-0, la Côte d’Ivoire martyrise la Sierra-Leone (5-1)
Les éléphants de Côte d’Ivoire ont récidivé face à la Sierra Leone (5-1) grâce des buts de Diomandé (18e), Kessie (36e), Bamba (38e), Boga (48e) et Amani (84e). La Sierra Leone a réduit le score à la 86e (5-1).
Comme onze de départ, il y avait Fofana (Angers) dans les buts. En défense, on retrouvait Singo (Monaco) sur l’aile droite et Konan (Al Nassr) sur l’aile gauche. Dans l’axe, il y avait Diomandé (Sporting Lisbonne) et Ndicka (As Rome).
Au milieu, il y avait Seko Fofana (Al Nassr), Kessie (Al Ahly) et Sangharé (Nottingham Forest). En attaque, on retrouvait Bamba (Celta Vigo), Krasso (Étoile Rouge Belgrade) et Boga (Nice).
À la 46e minute, Odilon (Bayern Leverkusen) remplaçait Diomandé, Boly (Nottingham Forest) prenait la place de Ndicka.
À la 63e minute, Pépé (Trabonzspor) remplaçait Krasso, Aurier (Nottingham Forest) prenait la place de Konan, Karim Konaté (Red Bull Salzbourg) la place de Sangaré, Omar Diakité (Reims) la place de Singo.
À la 76e minute, Gradel (Gaziantep) prenait la place de Boga, Seri (Hull City) la place de Kessié, Cristian Kouamé (Fiorentina) la place de Bamba, Amani (Union Saint-Galloise) la place de Seko Fofana.
Ce qui démontre encore une fois la profondeur du banc Ivoirien !






Assaut du Capitole: trois ans après, trois suspects arrêtés en Floride
La police fédérale américaine a annoncé ce samedi 6 janvier l’arrestation de trois personnes activement recherchées pour leur participation à l’assaut du Capitole, le 6 janvier 2021.
Ils passeront finalement le troisième anniversaire de leur participation à l’invasion du Capitole derrière les barreaux. Jonathan Pollock, sa sœur Olivia et Joseph Hutchinson ont été interpellés tôt ce samedi dans un ranch à Groveland, en Floride, où ils se cachaient. Ils comparaîtront lundi devant un tribunal fédéral de la ville d’Ocala, située au centre de la péninsule. Les trois suspects sont poursuivis notamment pour agression de fonctionnaires, trouble à l’ordre public dans l’enceinte du Capitole et intrusion violente sans autorisation.
Pourtant, jusqu’ici, Jonathan Pollock avait réussi à être indétectable. La police offrait une prime de 30 000 dollars pour toute information permettant de localiser ce soudeur âgé de 24 ans « considéré armé et dangereux ». Sa sœur Olivia et Joseph Hutchinson, employé du magasin d’armes que tient la famille Pollock, étaient quant à eux recherchés depuis mars dernier. Le duo avait été relâché en attendant son procès, mais s’était enfui, précise notre correspondante à New York, Carrie Nooten.
Une enquête tentaculaire
Le FBI n’a pas encore donné de détails sur leur capture, mais il n’a pas manqué communiquer sur cette arrestation symbolique qui montre combien l’agence fédérale est mobilisée dans cette enquête tentaculaire toujours en cours. En 35 mois, les autorités américaines ont inculpé plus de 1 200 personnes, dans quasiment les 50 États du pays, pour leur participation à l’insurrection du 6 janvier 2021 qui visait à empêcher la certification de la victoire du démocrate Joe Biden à la présidentielle du 3 novembre 2020. Plus de la moitié ont été condamnées. L’un des rares émeutiers à avoir quitté le pays en mars 2022 a demandé l’asile à la Biélorussie.
Donald Trump n’a jamais reconnu sa défaite à cette élection et nie vigoureusement avoir incité ses partisans à attaquer le siège du Congrès. La question centrale de sa responsabilité dans cet événement historique, de laquelle pourrait découler son éventuelle inéligibilité à la présidentielle de 2024, sera examinée le 8 février par la Cour suprême. Il reste pour l’instant le grand favori des primaires républicaines.
Selon un sondage publié cette semaine, réalisé conjointement par le Washington Post et l’Université du Maryland, 39% d’Américains estiment que l’assaut du Capitole a résulté d’un complot ourdi par le FBI.
(RFI avec AFP)
Macky Sall réaffirme son engagement à protéger l’héritage de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké
Le Président de la République, Macky Sall, a pris part ce samedi à la cérémonie de clôture du patrimoine de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, fondateur du mouridisme. Lors de cet événement, le chef de l’État a exprimé fermement sa volonté de protéger l’héritage spirituel contre les maux contemporains tels que l’ignorance, l’obscurantisme, la violence physique et verbale, l’extrémisme, la manipulation et le dénigrement inacceptable des confréries.
« Face à des courants de pensée et des forces déterminés à remettre en cause notre pratique de l’islam en s’attaquant à nos confréries, c’est une tendance qu’il faut prendre très au sérieux et qu’il faut combattre fermement », a déclaré le Président Sall. Il a appelé à une détermination supérieure pour protéger cet héritage spirituel.
Face à ce qu’il considère comme des contre-valeurs, Macky Sall a lancé un appel à l’unité, appelant à un front commun pour défendre haut et fort le patrimoine spirituel historique et le transmettre aux générations futures. « C’est un appel que je lance d’ailleurs à toutes nos confréries, dans l’esprit de mon message à la nation à l’occasion du nouvel An », a-t-il ajouté. La déclaration du Président met en lumière l’importance de préserver les valeurs religieuses et spirituelles dans un contexte où celles-ci sont parfois remises en question.


Voici les numéros officiels des Lions pour la CAN 2024 !
Gardiens :
Édouard Mendy (Al-Ahli/SAO) 16
Seny Dieng (Middlesbrough/ANG) 1
Défenseurs :
Youssouf Sabaly (Betis Séville/ESP) 21
Krépin Diatta (AS Monaco) 15
Kalidou Koulibaly (Al-Hilal/SAO) 3
Moussa Niakhaté (Nottingham Forest/ANG) 19
Abdou Diallo (Al-Arabi/QAT) 22
Formose Mendy (FC Lorient) 2
Abdoulaye Ndiaye (Estac Troyes) 27
Abdoulaye Seck (Maccabi Haïfa/ISR) 4
Fodé Ballo-Touré (Fulham/ANG) 12
Ismail Jakobs (AS Monaco) 14
Milieux :
Lamine Camara (FC Metz) 25
Pape Matar Sarr (Tottenham/ANG) 17
Cheikhou Kouyaté (Nottingham Forest/ANG) 8
Nampalys Mendy (RC Lens) 6
Pape Gueye (Olympique de Marseille) 26
Pathé Ciss (Rayo Vallecano/ESP) 11
Idrissa Gueye (Everton/ANG) 5
Attaquants :
Nicolas Jackson (Chelsea/ANG) 7
Abdallah Sima (Rangers/ÉCO) 24
Habib Diallo (Al-Shabab/SAO) 20
Iliman Ndiaye (Olympique de Marseille) 13
Ismaïla Sarr (Olympique de Marseille) 18
Sadio Mané (Al-Nassr/SAO) 10
Boulaye Dia (Salernitana/ITA) 9

Renfort pour les Lions : Youssouf Sabaly Rejoint la Tanière ce Samedi Soir
les Lions, enregistre un nouveau renfort ce samedi soir avec l’arrivée de Youssouf Sabaly dans la tanière. L’équipe se rapproche ainsi de la complétion de son effectif en vue des prochains défis.
Le défenseur talentueux, Youssouf Sabaly, a rejoint ses coéquipiers, renforçant ainsi la solidité de l’équipe pour les compétitions à venir. Sa présence apportera une expertise supplémentaire à la défense sénégalaise, déjà reconnue pour sa robustesse.
Avec l’arrivée de Youssouf Sabaly, seul Idrissa Gana Gueye manque désormais à l’appel. Les fans de football du Sénégal attendent avec impatience l’annonce de sa participation, complétant ainsi la formation des Lions.
La tanière vibre d’énergie positive avec l’arrivée de nouveaux talents et la réunion de l’équipe nationale en préparation pour les prochains défis internationaux. Restez connectés pour toutes les mises à jour sur la composition finale de l’équipe sénégalaise et ses performances à venir.



(Vidéo) Un Miracle à Ngada Yelle : Une Chèvre donne naissance à un agneau
Une nouvelle extraordinaire émanant du village de Ngada Yelle émerveille la communauté locale et suscite l’étonnement : une chèvre a donné naissance à un agneau, créant ainsi une scène qui défie toute explication rationnelle.
Les habitants du village, ainsi que les éleveurs et les curieux, sont témoins d’un phénomène inhabituel alors que la chèvre, normalement destinée à mettre bas des chevreaux, a mis au monde un agneau. L’événement a été salué comme un miracle par la population locale, qui a du mal à expliquer ce prodige.
Les nouvelles se sont rapidement répandues dans la région, attirant l’attention des médias locaux. Les responsables du village ont exprimé leur étonnement face à cette situation exceptionnelle, soulignant que cela défie les lois naturelles de la reproduction animale.
Les habitants se rassemblent pour observer et célébrer ce phénomène extraordinaire, considéré par beaucoup comme un signe divin ou une bénédiction pour le village. Des autorités locales ont été contactées pour enquêter davantage sur cet événement unique et pour recueillir des témoignages des personnes présentes lors de cet accouchement inhabituel.
Cet événement mystérieux a déjà suscité des discussions animées au sein de la communauté et au-delà, laissant les gens se demander s’il s’agit d’un simple hasard ou d’un miracle inexplicable. Les éleveurs, vétérinaires et experts locaux sont sollicités pour fournir des explications sur ce phénomène rare qui demeure, pour l’instant, enveloppé de mystère. Restez connectés pour les mises à jour sur cet événement étonnant qui continue d’intriguer et de captiver la communauté de Ngada Yelle.
Au Tchad, le siège de la DDS rasé, la «piscine» d’Hissène Habré encore présente
Le siège de la Direction de la documentation et de la sécurité (DDS), police politique du régime d’Hissène Habré, a été démoli. La plus célèbre prison politique est en revanche toujours là.
Plusieurs témoins ont observé la semaine dernière la présence d’un bulldozer sur le site de la « piscine » et du siège de la Direction de la documentation et de la sécurité. Selon nos informations, si le bâtiment de la DDS a bien été détruit, celui de la piscine ne l’est finalement pas, contrairement à ce qui avait été rapporté à RFI dans un premier temps.
Pour le vérifier, Me Jacqueline Moudeïna, avocate principale des victimes du régime Habré, a été invitée à se rendre sur place ce samedi matin, dans l’enceinte de la présidence tchadienne, par le secrétaire général de la présidence, Mahamat Ahmat Alhabo. Elle a retrouvé ce bâtiment semi-enterré complètement délabré, mais a pu constater qu’il avait été épargné par les bulldozers. Autour, l’ancien siège à l’abandon de la Direction de la documentation et de la sécurité et ses annexes ont, eux, bien été rasés.
Si l’association des victimes du régime d’Hissène Habré a cru à la destruction totale du complexe, et a alerté les ONG de défense des droits de l’homme et RFI, c’est parce que de la rue, de loin, la silhouette de la piscine est difficilement visible. Ce qui a induit en erreur ses représentants, reconnaissent-ils aujourd’hui. « Quand on vient de la ville, évidemment, vous ne voyez pas la piscine du tout. Vous voyez un terrain complètement plat. On peut penser que la piscine a été rasée, parce que le bâtiment de la DDS est plus haut », justifie Jacqueline Moudeïna.
Les victimes, à l’instar du député de la transition Clément Abaïfouta, ancien président de l’association des victimes du régime d’Hissène Habré, craignaient qu’elle ne soit détruite comme la DDS. Clément Abaïfouta avait écrit au président Mahamat Idriss Déby pour demander l’arrêt des travaux et rappeler les promesses faites aux victimes, des résolutions de la conférence nationale de 1993 à celles du dialogue de 2022, de transformer le lieu en musée. Ce qu’avait également décidé la justice tchadienne lors de la condamnation de vingt anciens tortionnaires du régime en 2015. « Des travaux avaient été ordonnés par Idriss Déby et des fonds décaissés, mais rien n’a été fait et l’argent est parti ailleurs », déplore Clément Abaïfouta. Jacqueline Moudeïna rappelle ce samedi que c’est l’ensemble des bâtiments qui devait être transformé en musée ou en site mémoriel. Elle demande donc aux autorités de sauver ce qui peut l’être, et dit ne pas avoir obtenu de réponse quant à l’utilisation prochaine du terrain. « Le bureau de la DDS a servi à enregistrer tous ceux qui étaient arrêtés, et dans ce bureau, il y a plusieurs salles, dont des salles de tortures. Une fois que les gens avaient été torturés, ils étaient envoyés à la piscine, érigée en prison. »
Dans les années 1980, la DDS avait transformé cette piscine datant de l’époque coloniale en lieu de détention et de torture. Des milliers de personnes y ont laissé la vie, et les exactions qui y ont été commises ont permis en 2016 la condamnation d’Hissène Habré pour crimes contre l’humanité lors d’un procès historique à Dakar.
Les autorités n’ont jusqu’à présent pas communiqué sur le sujet. La présidence souhaiterait utiliser cet espace pour construire un parking ou un nouveau bâtiment. Les survivants, eux, voient cette destruction comme un nouvel affront aux victimes, et rappellent que les indemnisations promises lors du procès d’Hissène Habré – quelque 82 millions de francs CFA – n’ont toujours pas été versées. Ils ont donc saisi la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. Le combat n’est pas terminé.
rfi
Burkina Faso: ponction sur tous les salaires, ministres compris, pour financer l’effort de guerre
Les sommes collectées serviront notamment à alimenter le « fonds de soutien patriotique » pour l’équipement des forces armées nationales engagées sur les différents théâtres des opérations, selon Aboubakar Nacanabo, le ministre en charge des Finances.
Un pour cent de moins sur tous les salaires, qu’ils soient publics ou privés, et 25% de moins sur toutes les primes des fonctionnaires des différents ministères. « Il faut en finir vite avec cette guerre et nous demandons véritablement l’accompagnement des travailleurs », a expliqué vendredi Aboubacar Nacanabo, le ministre l’Économie et des Finances à la sortie du Conseil des ministres.
Cette mesure avait déjà été proposée il y a un an, mais les syndicats s’y étaient opposés, arguant que les contributions à l’effort de guerre devaient se faire sur la base du volontariat. Le gouvernement y avait renoncé. Les syndicats n’ont pas encore réagi à cette annonce. Pour donner l’exemple, le salaire des ministres est également amputé de 5%, comme c’est déjà le cas depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré.
Le ministre de l’Économie annonce de surcroit une taxe de 2% sur le bénéfice net des entreprises. Tout cet argent servira, selon le gouvernement, à améliorer l’équipement des forces de défense et de sécurité et à augmenter les primes des Volontaires pour la défense de la patrie, prime qui va passer de 60 à 80 000 francs CFA (de 90 à 120 euros).
rfi
Élections générales de 2026 au Bénin: la Cour constitutionnelle veut un autre calendrier électoral
Dans un arrêt rendu jeudi 4 janvier et diffusé un jour plus tard, la Cour constitutionnelle invite l’Assemblée nationale à modifier le code électoral béninois. Car les dates retenues pour élire et installer députés et maires compromettent la délivrance des parrainages dans les délais.
Tout est parti d’une requête d’un citoyen. Certains politologues et l’opposant Candide Azannaï avaient attiré l’attention sur un chevauchement du calendrier électoral de 2026. Les parrainages, délivrés par les maires et les députés sont obligatoires pour tout candidat à l’élection présidentielle. En 2026, les élections communales et législatives sont organisées simultanément suivies de l’élection présidentielle trois mois après.
Réactions attendues
L’élection des nouveaux députés et des maires ainsi que leur entrée en fonction nous amènent au 15 février 2026. À cette date, le dépôt des candidatures pour l’élection présidentielle serait déjà clos. La délivrance des parrainages dans les délais serait compromise. D’où cette demande de correction demandée par la Cour, elle n’est pas accompagnée de délai pour l’instant. On attend la réaction des partis d’opposition, 24 heures après l’arrêt, les poids lourds ne s’étaient pas encore exprimés.
les avocats et les proches d’Ousmane Sonko préparent la riposte
Après deux nouveaux revers cette semaine – sa condamnation confirmée à six mois de prison pour diffamation et le refus du Conseil constitutionnel d’examiner son dossier de candidature –, les alliés de l’opposant emprisonné envisagent tous les recours possibles. Pour eux, leur candidat n’est pas encore hors-jeu.
Les avocats d’Ousmane Sonko annoncent déjà une réclamation face au refus du Conseil constitutionnel d’examiner son dossier de candidature à la présidentielle de février prochain, au motif qu’il serait incomplet. Le Conseil n’a pas indiqué quelles pièces n’étaient pas conformes. Il pourrait s’agir de sa fiche de parrainage ou de son attestation de dépôt de caution à la Caisse de dépôts et consignations.
Concernant la décision de la Cour suprême de jeudi qui confirme sa condamnation à six mois de prison avec sursis pour diffamation et qui devrait entraîner son inéligibilité, les avocats de l’opposant ont prévu de déposer un rabat d’arrêt auprès de la Cour, c’est-à-dire une demande d’annulation de la décision pour des questions de forme. Dans les deux cas, les avocats d’Ousmane Sonko attendent d’être notifiés officiellement des décisions pour engager leurs réclamations la semaine prochaine.
Malgré ces deux revers majeurs, l’ex-Pastef, le parti de l’opposant, reste mobilisé derrière son leader. S’il venait à être définitivement écarté de la course à la présidentielle, le plan B serait toujours Birame Souleye Diop, également derrière les barreaux.
Les médias évoquaient ces derniers jours un plan C, en la personne de l’ancien ministre Habib Sy qui a été parrainé par des députés de l’ex-Pastef. Ce n’est pas le cas, réplique El Malick Ndiaye, porte-parole du parti dissous. L’idée est simplement de multiplier les candidatures de membres de la coalition d’opposition Yewwi Askan Wi pour avoir un candidat face à la mouvance présidentielle le 25 février. Ousmane Sonko reste leur candidat « jusqu’au terminus ».
rfi
Disparition de 5 Commandos Marins lors d’une opération anti-drogue : Recherches intensives en cours
Le Patrouilleur WALO confronté à un sabotage lors de l’interception d’un navire suspecté de trafic international de stupéfiants au large de Dakar.
Une opération anti-drogue menée par les forces maritimes sénégalaises a pris une tournure tragique avec la disparition de cinq commandos marins. L’annonce a été faite par le Colonel Moussa Koulibaly, Directeur de l’information et des Relations publiques des Armées, et est disponible en détail sur Le Dakarois.
Selon le communiqué rendu public aujourd’hui, le Patrouilleur de haute mer WALO a intercepté un navire suspecté de trafic international de stupéfiants au large de Dakar. Une équipe d’intervention des commandos marins a été déployée à bord pour une fouille approfondie. Cependant, une action de sabotage, consistant en l’ouverture des vannes du navire, a été constatée.
L’objectif présumé de cette action était de couler le navire afin d’effacer toute preuve de son chargement illicite. Les secours coordonnés par le WALO ont permis de récupérer sept membres de l’équipe d’intervention et les dix membres de l’équipage du navire suspect.
Cependant, cinq commandos marins restent portés disparus à ce jour. Le Colonel Moussa Koulibaly a déclaré : « Les recherches sont en cours, et toutes les ressources nécessaires sont mobilisées pour retrouver nos camarades disparus. »
L’incident souligne les risques auxquels sont confrontées les forces de sécurité lorsqu’elles s’attaquent aux réseaux de trafic international de drogue. Les autorités restent déterminées à mener des opérations anti-drogue malgré les défis, et des enquêtes approfondies sont prévues pour élucider les circonstances entourant cette tragédie. Restez informés sur Le Dakarois pour les dernières mises à jour sur cet événement en cours.

Communiqué – Attention: Les informations électorales sur le site de la CENA ne sont pas à jour
La Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) du Sénégal met en garde les citoyens contre l’utilisation des informations actuellement disponibles sur son site internet en ce qui concerne l’inscription sur le fichier électoral pour l’élection présidentielle de 2024. Un message audio viral incitant à la vérification a circulé sur les réseaux sociaux, mais la CENA souligne que les données en ligne ne sont pas encore mises à jour, provenant des élections législatives de 2022. Il est fortement déconseillé aux électeurs d’utiliser ces informations, et la commission s’engage à fournir des données actualisées dès que possible. Restez attentifs aux communications officielles pour garantir des élections transparentes et crédibles.
COMMUNIQUÉ
Un message audio, devenu viral sur les réseaux sociaux, incite les citoyens sénégalais à vérifier leur inscription sur le fichier électoral via le site internet de la CENA (Commission Électorale Nationale Autonome). Cependant, la CENA met en garde contre l’utilisation des données actuellement disponibles, soulignant qu’elles ne sont pas encore mises à jour pour l’élection présidentielle de 2024.
La commission déconseille fortement aux électeurs d’utiliser les informations actuellement sur le site, car celles-ci concernaient les élections législatives de 2022. Ces données peuvent être incomplètes et erronées, notamment en ce qui concerne les lieux et bureaux de vote.
La CENA assure que les données actualisées seront mises à la disposition des électeurs dès que possible. Il est donc crucial pour les citoyens de patienter avant de vérifier leur inscription, afin d’éviter toute confusion ou erreur dans le processus électoral.
La commission rappelle l’importance de suivre les annonces officielles pour garantir des informations fiables et à jour concernant les élections. Restez informés et restez attentifs aux communications officielles de la CENA pour des élections transparentes et crédibles.
Fait à Dakar le 6 janvier 2024.

Le Dakarois Quotidien N°074 – du 06 et 07/01/24
Rejet de la candidature de Sonko : Le message d’El Malick Ndiaye aux sénégalais
Le secrétaire national à la communication de l’ex-pastef, El Malick Ndiaye est monté au créneau dans la soirée de ce vendredi 05 janvier suite à la décision du conseil constitutionnel sur la candidature de Ousmane Sonko.
Face à ce rejet du dossier de candidature au motif que son dossier était incomplet, El Malick en compagnie des leaders alliés pour soutenir Sonko dénonce et appelle à la mobilisation pour »une victoire éclatante de leur leader ».
» Une décision non fondée qui participe au complot national pour écarter le chef de l’opposition sénégalaise, le candidat favori. » a-t-il lancé d’emblée
Le camp de Sonko garde espoir et avertit les »ennemis » parce que selon El Malick »il n’y a plus d’adversité mais de l’animosité. Donc nous appelons les militants à rester mobiliser. Le président Ousmane Sonko, seul a le dernier mot. Donc restez à son écoute et allez retirer vos cartes, c’est le plus important. (…) Restez debout pour barrer la route à ce régime mafieux » a t-il conclu
Pour rappel, Le président du Conseil constitutionnel leur a notifié que « les dossiers, les courriers qui les accompagnaient et les pièces annexées ont été reçus, vérifiés par la commission qui a conclu qu’il manquait une pièce et que le dossier de candidature était incomplet »
Le Premier Ministre Amadou Ba lance les travaux de la piste Wack Ngouna – Velingara à Nioro
Le Premier ministre du Sénégal, Amadou Ba, a inauguré le début des travaux de la piste de production Wack Ngouna-Ndiayène Mamath-Mbayène-Keur Samba Kâ-Keur Seydou-Vélingara, d’une longueur de 19 km, dans le département de Nioro. Le projet, d’un coût global de 968 364 938 francs CFA, vise à améliorer l’infrastructure routière dans la région.
La cérémonie de lancement a eu lieu en présence d’une délégation importante, comprenant notamment les ministres Amadou Moustapha Ba, Mansour Faye, et Thérèse Faye. Le projet, financé dans le cadre du Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (PUMA), devrait être achevé en 8 mois.
Le Premier ministre a souligné l’importance de cette nouvelle infrastructure pour la mobilité des personnes et des biens, ainsi que son impact positif sur les activités agricoles des femmes de la région. La visite des réalisations du PUMA à Nioro montre l’engagement continu du gouvernement en matière de développement des infrastructures et de désenclavement des régions frontalières.
Après cette étape à Nioro, Amadou Ba prévoit également une visite en Gambie, soulignant ainsi la volonté du gouvernement de renforcer les liens et la coopération régionale.



Mame Mbaye Niang : « J’ai pu trouver la résilience nécessaire pour affronter les mensonges et les calomnies »
Aprés que la Cour suprême a confirmé, hier, la peine de six mois assortis du sursis infligée à Ousmane Sonko, la partie civile Mame Mbaye Niang, est revenu sur cette procédure. Dans une note, il revient sur ces moments où l’adversité semblait « insurmontable ». « Avec la foi en bandoulière, une force et du réconfort que lui ont accordé sa famille », Mame Mbaye Niang, a transmis « un message de gratitude aux partisans de la vérité ». Seneweb vous livre l’intégralité du texte.
« Je voudrais tout d’abord rendre grâce à Dieu qui, dans les moments où l’adversité semblait insurmontable, m’a accordé la foi, la force et le réconfort. Dans l’épreuve, la confiance en la justice divine et la promesse de victoire garantie aux partisans de la vérité, ont été mes piliers.
C’est grâce à cette conviction profonde que j’ai pu trouver la résilience nécessaire pour affronter les mensonges et les calomnies qui ont terni mon honorabilité ainsi que celle de ma famille.Aujourd’hui, je me tiens devant vous avec un sentiment de profonde gratitude. J’ai été diffamé, insulté, mais grâce à la justesse de ma cause, la vérité a finalement prévalu devant les tribunaux. Cet épisode de ma vie a renforcé ma foi en Dieu et mon ancrage dans les valeurs et principes que prône la République sénégalaise. En outre, je tiens à témoigner ma reconnaissance à ma tendre épouse, ma famille, mes proches, mes sympathisants et mes vaillants avocats pour leur soutien infaillible et leur amour inégalé qu’ils m’ont porté tout au long de cette épreuve. Leur présence constante, leurs mots d’encouragement et leur solidarité ont été pour moi une source de motivation et la clé de ma résilience et de mon triomphe. Puisse le Tout Puissant les
gratifier à la hauteur de leurs actes. Amine.En tant que citoyen, je suis également honoré par le soutien de mes compatriotes qui, fort de leur héritage et des valeurs nobles qui fondent notre société, ont exigé sans parti pris, la manifestation de la vérité en suivant avec intérêt tout le processus judiciaire et refusant de se laisser influencer par les rumeurs et les manipulations. Votre soutien a été un témoignage éloquent de notre unité en tant que nation.Je voudrais aussi, rendre un vibrant hommage à nos brillants magistrats qui ont encore affirmé leur indépendance en dépit des pressions et manœuvres. Je crois fermement que la justice, le respect des droits et de la dignité humaine, l’équité et la fraternité sont les fondements de notre démocratie qui garantissent sa vitalité et l’égalité des citoyens en droits et en devoirs. Ainsi, la justice dans une république démocratique est rendue par les cours et tribunaux.
Donc toute manœuvre tendant à les osciller s’avère périlleuse. Le rappel étant bénéfique au doué de raison, je terminerai avec le verset 8 de la sourate cinq la table qui invite à être du côté de la vérité de quelque bord d’où qu’elle jaillisse fût-il de celui de notre plus farouche adversaire. « Ô les croyants ! Soyez stricts (dans vos devoirs) envers Allah et (soyez) des témoins équitables. Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injustes. Pratiquez l’équité : cela est plus proche de la piété. Et craignez Allah. Car Allah est certes Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites ». Que la paix soit avec celui qui suit le droit chemin. Je vous remercie infiniment », témoigne Mame Mbaye Niang.
avec Seneweb
Libye: le gouvernement d’union nationale annonce l’arrestation de l’émir local de l’État Islamique
En Libye, le gouvernement d’union nationale a annoncé ce 4 janvier 2024 avoir arrêté Hashem Abu Sidra, le principal chef de la branche libyenne de l’État islamique.
C’est la force de dissuasion du ministère de l’Intérieur du gouvernement d’union nationale à Tripoli qui l’annonce sur sa page facebook : l’émir libyen de l’organisation État Islamique (EI) a été arrêté.
Disparu depuis des années suite à sa fuite de la ville côtière de Syrte, alors capitale en 2016 de la wilaya de la Libye de l’EI, cette arrestation est une réussite pour les forces sécuritaires. L’annonce de l’arrestation a eu lieu ce 4 janvier 2024.
Elle avait été faite auparavant mais était restée secrète pour faciliter l’arrestation d’autres membres de l’organisation État Islamique en Libye.
Un avis de recherche avait été déposé contre le dénommé Hashem Abu Sidra alias « Khoubaib », pour terrorisme et implication dans des crimes menaçant la sécurité de l’État libyen.
Originaire de la ville de Derna, il a été nommé émir des frontières de la wilaya libyenne, et chargé en conséquence d’acheminer les membres de l’organisation vers la Libye, d’organiser leur séjour et leurs déplacements entre les villes, avant de devenir l’émir de l’État islamique dans ce pays.
Principal responsable du massacre de 21 coptes égyptiens
Il est le principal responsable du massacre de 21 coptes égyptiens qui s’est produit en 2015 sur la côte de Syrte. Les victimes ont été sauvagement égorgées et leurs photos ont fait à l’époque le tour du monde.
Il a participé à la guerre de Syrte avant d’y échapper fin 2016 avec la défaite de l’EI.
Il est décrit comme l’un des hommes les plus dangereux de cette organisation. Très actif, il a ensuite essayé de réorganiser les rangs de l’État Islamique dans le désert libyen.
Selon le ministère de l’Intérieur de Tripoli, il a été arrêté lors d’une opération sécuritaire « très minutieuse », alors qu’il s’était déplacé du sud libyen vers la capitale Tripoli. Les autorités indiquent qu’elles diffuseront ses aveux très prochainement et que tous les responsables de l’organisation État Islamique en Libye sont désormais, soit morts, soit en prison et en passe d’être jugés.

Crue du fleuve Congo: à Kinshasa, des quartiers entiers toujours sous les eaux
En République démocratique du Congo (RDC), plusieurs provinces sont affectées par des inondations suite à des pluies exceptionnelles ces derniers mois et à une crue du fleuve Congo. À Kinshasa, des habitants de la commune de Ngaliema tentent en ce début d’année 2024 de composer tant bien que mal avec cette montée des eaux. Certains doivent se résoudre à quitter leur domicile. Reportage.
En République démocratique du Congo (RDC), le fleuve Congo est sorti de son lit dans plusieurs zones du pays. Les inondations touchent plusieurs provinces comme l’Équateur, le Kongo-central ou encore Kinshasa. Dans la capitale, plusieurs quartiers ont les pieds dans l’eau. Une situation que le pays n’avait pas connue depuis les années 1960, selon la Régie des voies fluviales.
La commune de Ngaliema, située à l’ouest de la ville, fait partie des lieux particulièrement touchés par la montée des eaux, dans la capitale. Dans le quartier Kinsuka pécheur, RFI a pu constater cette montée à un niveau tel que les différents habitants du quartier disent n’en avoir jamais connu. « C’est une catastrophe », confie Simon Mbuyi Munange, le chef de ce quartier.
Ce sont les habitations qui se trouvent au bord du fleuve qui sont principalement touchées, comme celle de Micheline. Elle était en train, ce vendredi matin, de rassembler ses affaires pour quitter son domicile, « son paradis », comme elle le qualifie. « Ici, normalement, on regarde le fleuve couler et c’est apaisant. Maintenant, je ne peux plus vivre ici. Hier, notre maison n’avait pas encore d’eau, mais ce matin, au réveil, nous étions les pieds dans l’eau ». Des amis sont venus l’aider à déménager. « Je pense que ce sera un déménagement définitif, je ne pense pas revenir ici ».
Des commerçants dépités
Plusieurs commerces aussi le long des rives sont sous les eaux. Au complexe touristique Kinsuka Beach, la piscine se confond presque avec le fleuve et la grande salle de réception sur pilotis est entièrement submergée. Une situation difficile pour son gérant : « Vous le voyiez ? Normalement, nous, on a une jolie plage de sable, une plage naturelle. Et là, la plage a disparu, la terrasse est touchée. On avait mis des sacs de sable pour lutter contre l’érosion, mais là, ça ne sert plus à rien. » Il ajoute que le restaurant tente de rester ouvert, car en cette période de vacances, c’est un lieu assez prisé des Kinois, mais le cœur n’y est plus trop.
Des quartiers plus éloignés ont été aussi inondés par cette montée des eaux. C’est le cas de Pompage. Ici, les deux petites rivières qui se jettent sur le fleuve Congo sont aussi sorties de leur lit. Sous le saute-mouton pompage, plusieurs rues sont désormais inaccessibles, sous l’eau. Le petit pont qui permet d’habitude de traverser est submergé. Il faut donc trouver d’autre solution, explique Michel-Ange, un riverain : « Au début, on pouvait traverser sur le dos des personnes puis l’eau est encore montée. Désormais, ce sont de petites pirogues de fortune ».
Si Michel-Ange a pu passer aujourd’hui, c’est parce qu’il avait assez d’argent pour payer. Ce n’est pas le cas de Junior qui se retrouve bloqué. « Je ne peux plus faire mon business avec toute cette eau. C’est terrible ». Les affaires tournent mal aussi pour Gédéon. Il tient une petite boutique de bureautique. Pour l’instant, l’eau s’arrête à sa porte, mais le mal est déjà fait : « Comme la route est fermée, il n’y a plus de voiture, peu de piétons, donc les gens ne viennent plus dans mon magasin. » Et pour ce commerçant, le changement climatique a son rôle dans ces inondations. « On sait que c’est mondial, ce n’est pas juste ici. On a plus de pluies et donc plus d’inondations. »
Si beaucoup d’habitants de ces quartiers ont déjà quitté leur habitation, pour les autres, c’est toujours l’inquiétude puisque le fleuve continue, disent-ils, de monter chaque jour encore un peu plus. Ce qui n’est pas habituel au mois de janvier où, normalement, le niveau commence à baisser avec l’arrivée de la saison sèche.


Turquie : Le Président de l’Adana Demirspor Réfute les Allégations de Mbaye Niang
Le président de l’Adana Demirspor, Murat Sancak, a vivement réagi aux déclarations de l’attaquant sénégalais Mbaye Niang, qui avait évoqué des retards de paiement dans un entretien avec le journal L’Equipe. Sancak a catégoriquement nié ces allégations, qualifiant les propos de Niang de mensonges.
Dans sa réponse, Sancak a déclaré : « Vous mentez ! On ne vous doit qu’un euro d’arriérés de salaire. Si vous aviez des créances, vous auriez pu résilier votre contrat et partir. C’est pourquoi, lorsque vous avez dit que vous vouliez partir, nous vous avons répondu : ‘apportez vos frais de transfert et partez’. Bonne chance, nous attendons les offres avec impatience. »
Les affirmations de Mbaye Niang ont jeté une lumière crue sur la tension présumée entre le joueur et le club turc. Niang avait également exprimé son désir de retourner en Ligue 1, qualifiant cela de priorité en raison de sa familiarité avec le championnat français et de ses performances passées.
La controverse met en évidence les complexités des relations entre les joueurs et les clubs, mettant en évidence la nécessité d’une communication transparente pour éviter les malentendus et les litiges. La réaction du président Sancak souligne la sensibilité entourant ces questions financières dans le monde du football professionnel. La saga entre Mbaye Niang et l’Adana Demirspor pourrait potentiellement influencer le marché des transferts, avec Niang cherchant apparemment une nouvelle opportunité en Ligue
Angleterre: Klopp Espère un Retour Précoce pour Salah lors de la CAN
L’entraîneur de Liverpool, Jurgen Klopp, a partagé avec humour ses espoirs de voir Mohamed Salah, la star de l’équipe, revenir rapidement de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Salah, co-meilleur buteur de la Premier League, s’apprête à rejoindre l’équipe nationale égyptienne pour le tournoi, suscitant des inquiétudes quant à son absence lors de matchs cruciaux pour Liverpool.
Jurgen Klopp, l’entraîneur charismatique de Liverpool, n’a pas mâché ses mots lorsqu’on lui a demandé son avis sur le départ imminent de Mohamed Salah pour la CAN. Alors que Salah se prépare à représenter l’Égypte dans le prestigieux tournoi continental, Klopp a plaisanté en exprimant son souhait ironique de voir l’Égypte éliminée précocement.
« Si je disais que je lui souhaitais bonne chance, ce serait mentir », a déclaré Klopp avec un sourire taquin. « D’un point de vue personnel, je serais heureux qu’il soit éliminé dès la phase de groupes, mais c’est sûrement impossible, ils peuvent passer et gagner (la CAN). »
L’humour de Klopp n’a pas caché sa préoccupation quant à la contribution manquante de Salah dans des matchs cruciaux pour Liverpool, en particulier le face-à-face contre Arsenal début février. Klopp a admis qu’il préférait que Salah revienne rapidement, même s’il a reconnu la qualité de l’équipe égyptienne.
« Je lui ai dit ‘bonne chance, et reviens en forme’, on doit faire avec et on va faire avec », a assuré Klopp.
L’absence de Salah représente un défi pour Klopp, qui doit maintenant trouver des alternatives pour le côté droit de son attaque. Liverpool est en tête du classement de la Premier League, et l’absence temporaire de leur meilleur buteur pourrait influencer leur dynamique en tête du championnat.
« On a plusieurs options offensives qui peuvent toutes jouer sur ce côté. Personne ne peut jouer comme ‘Mo’, ce n’est pas possible, on doit juste utiliser les joueurs avec leurs qualités », a déclaré Klopp.
Les prochains matchs de Liverpool, en l’absence de Salah, seront un test crucial pour l’équipe de Klopp alors qu’ils cherchent à maintenir leur avance en tête de la Premier League. La CAN en Côte d’Ivoire du 13 janvier au 11 février sera suivie de près par les fans de Liverpool, qui espèrent le retour rapide de Salah pour renforcer l’équipe dans la course au titre.
La revue des titres / Le Dakarois Quotidien n•73 du Vendredi 05 /01/24
La revue des titres / Le Dakarois Quotidien n•73 du Vendredi 05 /01/24
Le Dakarois Quotidien N°073 – du 05/01/24:
Verdict de la Cour Suprême : Mame Mbaye Niang Élimine Sonko de la Présidentielle
Affaire Sonko-Mame Mbaye Niang: la Cour Suprême maintient toutes les charges sur Sonko et annule la contrainte par Corps
La Cour Suprême du Sénégal a rendu son verdict dans l’affaire opposant Ousmane Sonko à Mame Mbaye Niang, maintenant toutes les charges contre le leader de l’ex Pastef. De manière significative, la Cour a également annulé la contrainte par corps, apportant un nouveau développement à cette journée cruciale.
Journée décisive pour l’avenir politique d’Ousmane Sonko, la Cour Suprême du Sénégal a pris une décision qui maintient toutes les charges contre le leader de l’ex Pastef dans l’affaire l’opposant à Mame Mbaye Niang. Cette annonce, faite devant une audience attentive, a des implications majeures sur le paysage politique sénégalais à l’approche des élections présidentielles.
La Cour Suprême a ainsi confirmé la validité de la condamnation en appel à six mois de prison avec sursis et 200 millions de francs CFA de dommages et intérêts. Cependant, un élément marquant de cette décision est l’annulation de la contrainte par corps, une mesure coercitive qui aurait pu avoir des conséquences importantes sur la liberté d’Ousmane Sonko.
Cette décision ajoute un nouveau chapitre à l’affaire, suscitant des réactions diverses au sein de la population sénégalaise. Les partisans d’Ousmane Sonko pourraient trouver un certain soulagement dans l’annulation de la contrainte par corps, bien que la confirmation des charges pèse toujours sur son avenir politique.
La tension persiste dans le pays, avec des implications potentielles sur le scrutin présidentiel à venir. La réaction du leader de l’ex Pastef, ainsi que celle de ses partisans et de la classe politique en général, sera scrutée de près dans les prochains jours, tandis que le Sénégal s’apprête à vivre une période politique déterminante. Restez à l’écoute pour des mises à jour en direct et une analyse approfondie de ce développement inattendu.
La CAF augmente de 40% les récompenses pour la CAN Côte d’Ivoire 2024 !
La Confédération Africaine de Football (CAF) annonce une augmentation significative des prix pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations en Côte d’Ivoire, offrant une motivation financière accrue aux équipes participantes.
La Confédération Africaine de Football (CAF) a récemment dévoilé une augmentation substantielle des récompenses pour les équipes participant à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies en Côte d’Ivoire. Cette décision vise à accroître l’attrait et à reconnaître l’engagement des équipes participant à cet événement prestigieux.
Le vainqueur de la 34e édition de la CAN recevra une récompense impressionnante de 7 000 000 USD, soit une augmentation significative de 40% par rapport à la précédente édition. Cette somme équivaut à plus de 4 milliards de FCFA, représentant ainsi l’une des récompenses les plus importantes de l’histoire de la compétition.
Le finaliste, quant à lui, empochera 4 000 000 USD, soit plus de 2,4 milliards de FCFA, constituant également une augmentation substantielle par rapport aux éditions précédentes. Les demi-finalistes bénéficieront d’une récompense de 2 500 000 USD chacun, soit plus de 1,5 milliard de FCFA, tandis que les équipes atteignant les quarts de finale recevront 1 300 000 USD chacune, soit plus de 780 millions de FCFA.
Le Président de la CAF, Dr Patrice Motsepe, s’est exprimé sur cette décision, soulignant les progrès significatifs réalisés par l’organisation au cours des deux dernières années pour augmenter les dotations financières de toutes ses compétitions majeures, dont la CAN. Il a également souligné que cette augmentation vise à contribuer au développement du football et à bénéficier à toutes les parties prenantes du football, tout en soutenant les associations membres dans leur administration.
En résumé, les récompenses revues à la hausse pour la CAN Côte d’Ivoire 2024 témoignent de l’engagement de la CAF envers l’amélioration continue du football sur le continent africain et offrent une incitation financière significative aux équipes participantes pour exceller lors de cette compétition prestigieuse.
Coup dur pour le Nigeria à neuf jours du début de la CAN : Wilfred Ndidi forfait
À seulement neuf jours de son premier match contre la Guinée équatoriale, le Nigeria perd son milieu de terrain clé, Wilfred Ndidi, en raison d’une blessure. Le sélectionneur José Peseiro fait appel au jeune Alhassani Yusuf pour le remplacer dans l’effectif des Super Eagles.
À l’approche du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), le Nigeria subit un coup dur avec la déclaration de forfait de son milieu de terrain expérimenté, Wilfred Ndidi. La Fédération nigériane de football a confirmé la nouvelle, jetant ainsi une ombre sur la campagne des Super Eagles.
Avec 53 sélections à son actif, Ndidi est un pilier de l’équipe nationale nigériane, apportant son expérience et son talent au milieu de terrain. Sa blessure survient à un moment crucial, à neuf jours seulement du premier match de poule contre la Guinée équatoriale.
Le sélectionneur portugais du Nigeria, José Peseiro, doit maintenant trouver une solution pour remplacer le vide laissé par Ndidi. Pour pallier cette perte importante, Peseiro a fait appel à Alhassani Yusuf, un jeune joueur de 23 ans évoluant à l’Antwerp en Belgique. Cette convocation est une première pour Yusuf en équipe nationale, et il aura la lourde tâche de remplacer le talent et l’influence de Ndidi dans le milieu de terrain.
La déception de ne pas voir Ndidi sur le terrain lors de la CAN est partagée par les fans nigérians, qui reconnaissent le rôle crucial qu’il joue au sein de l’équipe. Alors que l’équipe se prépare pour le tournoi continental, l’adaptation rapide de Yusuf et sa capacité à combler le vide seront des éléments clés pour le Nigeria dans cette compétition majeure.
La CAN s’annonce donc comme un défi encore plus grand pour les Super Eagles, qui devront s’adapter rapidement à cette absence inattendue et continuer à viser la victoire malgré ce revers. Restez connectés pour plus d’informations sur l’évolution de la situation et les performances de l’équipe nigériane lors de la CAN.
Ligue 2 : CNEPS Excellence en quête de sa 4ème victoire d’affilée face au DUC
La 11ème journée de la Ligue 2 s’annonce passionnante, avec le leader CNEPS Excellence cherchant à maintenir sa dynamique victorieuse contre le DUC, tandis que d’autres équipes visent des points cruciaux pour leur progression au classement.
La Ligue 2 sénégalaise entre dans un nouveau chapitre avec la 11ème journée, et les enjeux sont élevés pour les équipes cherchant à consolider leur position ou à remonter au classement.
CNEPS Excellence vs DUC : Le Leader en Quête d’une 4ème Victoire d’Affilée
Au stade Maniang Soumaré, le leader incontesté, CNEPS Excellence de Thiès, accueillera l’équipe du DUC dans l’espoir de décrocher sa 4ème victoire consécutive. Forts de leur forme actuelle, les Thiessois partent largement favoris face à des étudiants déterminés à jouer les trouble-fête.
Wallydaan chez la Lanterne Rouge Demba Diop FC
Deuxième au classement avec 17 points, Wallydaan se rend chez la lanterne rouge, Demba Diop FC. En quête de trois points pour maintenir la pression sur CNEPS, Wallydaan affrontera une équipe de Demba Diop FC qui tentera de surprendre les pronostics et de remonter au classement.
Oslo F.A en Quête de Rédemption contre l’AS Douane
Après avoir été accroché lors de la journée précédente par Niarry Tally, Oslo F.A vise la victoire face à l’AS Douane pour rester dans la course au titre. Les académiciens ne peuvent se permettre d’erreur et doivent revenir sur le chemin de la victoire pour rester au contact du duo CNEPS-Wallydaan.
Choc des Ambitieux : Amitié FC contre AJEL de Rufisque
Au stade Maniang Soumaré, Amitié FC (4ème, 16 pts) accueille AJEL de Rufisque (5ème, 14 pts) dans un choc entre deux équipes ambitieuses aspirant à la montée. Les deux formations visent les trois points pour s’installer sur le podium de la Ligue 2.
Ndiambour Doit se Relever Face à Thiès FC
Le Ndiambour, leader en début de saison, doit se relever après deux défaites et un match nul. Les Lougatois reçoivent Thiès FC (12ème, 10 pts) et n’ont pas droit à l’erreur s’ils veulent maintenir leurs chances de monter en Ligue 1.
Autres Confrontations :
- Niarry Tally (6ème, 14 pts) accueille Keur Madior (13ème, 8 pts) à domicile, tandis que HLM de Dakar (10ème, 10 pts) reçoit la Renaissance Sportive de Yoff (11ème, 10 pts).
Cette 11ème journée promet des affrontements captivants, des rebondissements et des défis majeurs pour les équipes de la Ligue 2 sénégalaise. Restez connectés pour des mises à jour et une couverture complète de ces rencontres cruciales.
Journée cruciale en Ligue 1 : Génération Foot affronte le leader DSC, Teungueth FC reçoit l’AS Pikine
La 11ème journée de la Ligue 1 sénégalaise promet des duels décisifs, notamment le choc entre Génération Foot et Dakar-Sacré Cœur, tandis que Teungueth FC accueillera l’AS Pikine dans une rencontre stratégique.
La Ligue 1 sénégalaise entre dans une phase cruciale avec la 11ème journée, offrant des rencontres de haut niveau et des enjeux significatifs pour les équipes en compétition.
Le Choc des Académiciens : Génération Foot contre Dakar-Sacré Cœur
Au stade Lat Dior, les projecteurs seront braqués sur le duel entre Génération Foot, premier relégable cherchant à échapper à la zone rouge, et Dakar-Sacré Cœur, leader incontesté de la Ligue 1. Génération Foot vise les trois points pour sortir de la zone de relégation, tandis que DSC cherche à préserver son invincibilité et à consolider sa position en tête du classement.
Teungueth FC contre AS Pikine : Un Affrontement Stratégique
À Ngalandou Diouf, Teungueth FC, en quête de rédemption après sa première défaite face au Casa Sports, recevra l’AS Pikine. Les Rufisquois chercheront à rebondir et à reprendre leur marche en avant contre une équipe d’AS Pikine déterminée à marquer des points importants.
Autres Affiches de la 11ème Journée :
Jamono Fatick contre Jaraaf : Au stade Massène Sène, le Jaraaf, en quête de la première place, affrontera Jamono Fatick qui cherche à mettre fin à deux défaites consécutives.
Linguère contre US Gorée : À domicile, la Linguère accueillera l’US Gorée pour un choc de positionnement entre deux équipes en quête de continuité après des victoires successives.
Guédiawaye FC contre Diambars FC : Au stade Amadou Barry, Guédiawaye FC tentera de remporter les trois points face à Diambars, qui souhaite se reprendre après deux défaites consécutives.
US Ouakam contre Sonacos : L’US Ouakam, battue lors de la précédente journée, cherchera à se reprendre en accueillant Sonacos.
Stade de Mbour contre Casa Sports : En bas du classement, Casa Sports, lanterne rouge, tentera de remonter en affrontant Stade de Mbour.
Cette 11ème journée promet des rebondissements et des émotions intenses. Restez connectés pour une couverture complète de ces rencontres capitales qui auront des répercussions majeures sur la dynamique du championnat.
(Live)Affaire Sonko – Mame Mbaye Niang : Délibération de la cour suprême
Affaire Sonko – Mame Mbaye Niang : Délibération de la cour suprême
Tragédie à Tackoyel (Podor) : Un charretier abattu par des douaniers lors d’une course poursuite
Une intervention douanière à Tackoyel (Podor) a viré au drame lorsque des agents ont ouvert le feu sur un charretier, Amadou Mbaye Diop, suspecté de transporter des produits frauduleux. Le tragique incident a coûté la vie à l’homme, atteint de deux balles lors d’une confrontation.
La paisible localité de Tackoyel, située dans la région de Podor, a été le théâtre d’un événement tragique ce jeudi 4 janvier. Des agents de la Douane ont ouvert le feu sur un charretier du nom d’Amadou Mbaye Diop, provoquant sa mort sur le coup.
L’incident s’est déroulé au terme d’une course poursuite tendue, où les douaniers suspectaient le charretier de transporter des produits frauduleux dans sa charrette. La confrontation a pris une tournure dramatique lorsque les agents ont décidé d’utiliser leurs armes à feu.
Amadou Mbaye Diop, touché par deux balles, n’a pas survécu à ses blessures. L’homme est décédé sur les lieux du drame, laissant derrière lui des interrogations sur les circonstances exactes de l’intervention des douaniers et sur les motifs de l’utilisation de la force létale.
Plus d’informations sur cet incident tragique seront disponibles au fur et à mesure du développement de l’enquête. Les autorités compétentes devront élucider les détails de cette confrontation qui a abouti à la perte d’une vie humaine. Cette tragédie soulève également des questions sur les protocoles d’intervention des forces de l’ordre et la nécessité d’une enquête approfondie pour faire la lumière sur les événements ayant conduit à cette issue fatale. Restez à l’écoute pour des mises à jour sur cette affaire en cours.
Affaire Sonko/Mbaye Niang : Requête pour Cassation du Parquet Général à la Cour Suprême
Le Parquet général sollicite la cassation de la condamnation d’Ousmane Sonko par la Cour d’Appel, arguant la violation de l’article 711 du code de procédure pénale. La Cour Suprême sénégalaise, qui statue aujourd’hui, pourrait redéfinir l’avenir politique de l’opposant.
Le feuilleton judiciaire opposant Ousmane Sonko à Mame Mbaye Niang connaît un nouveau rebondissement alors que le Parquet général a requis la cassation de l’arrêt rendu le 8 mai 2023 par la Cour d’Appel. Cette décision avait condamné Ousmane Sonko à une peine d’emprisonnement de 6 mois avec sursis et à verser 200 millions FCFA en dommages et intérêts.
L’Avocat général a soulevé une violation de l’article 711 du code de procédure pénale, affirmant que la Cour d’Appel n’avait pas la compétence pour requalifier le statut de Mame Mbaye Niang. Celui-ci avait saisi la justice non pas en tant que ministre, mais en tant qu’ingénieur en aviation civile. Cette argumentation met en lumière des considérations procédurales essentielles qui pourraient influencer le sort de cette affaire.
La Cour Suprême sénégalaise, scène de l’ultime acte judiciaire dans cette saga, est actuellement saisie de l’affaire. La décision qu’elle rendra ce jeudi pourrait non seulement redéfinir le sort d’Ousmane Sonko mais également impacter sa participation à la présidentielle prévue le 25 février.
L’audience, qui s’est déroulée en présence des avocats des deux parties, a été marquée par la délibération attentive des juges de la Cour Suprême. La décision tant attendue sera rendue à 22h, ouvrant une nouvelle page dans le destin politique d’Ousmane Sonko et déterminant si l’opposant pourra concourir à la plus haute fonction présidentielle. Restez informés pour les derniers développements de cette affaire qui captivent l’attention nationale et internationale.
Inauguration du nouveau pôle Médical de Matlaboul Fawzeyni à Touba : Un jalon majeur pour la Santé au Sénégal
La Ministre de la Santé et de l’Action sociale, Dr Marie Khémesse Ngom Ndiaye, a présidé l’inauguration du nouveau pôle médical à l’hôpital Matlaboul Fawzeini de Touba. Un événement marquant, symbole d’une vision présidentielle pour un accès universel à des services de santé de qualité.
Touba, ville sainte du Sénégal, a connu un moment historique ce jeudi 4 janvier 2024 avec l’inauguration du nouveau pôle médical du Centre Hospitalier National Matlaboul Fawzeini. La cérémonie a été présidée par la Ministre de la Santé et de l’Action sociale, Dr Marie Khémesse Ngom Ndiaye, en présence de nombreuses personnalités, des autorités locales, des chefs religieux, des élus, des notables, du personnel socio-sanitaire, des acteurs communautaires, et des populations.
Cet événement marque une étape significative dans l’histoire de la santé au Sénégal. Le Centre Hospitalier National Matlaboul Fawzeini, construit par la communauté mouride il y a 20 ans, était déjà une référence en matière de soins de santé. Cependant, confronté aux défis du temps et à une demande croissante, le Ministère de la Santé et de l’Action sociale a pris l’initiative d’étendre ses services avec ce nouveau pôle médical.
Le nouveau bâtiment, érigé sur cinq niveaux, abrite des services cruciaux tels que la chirurgie, la maternité, le bloc opératoire et la réanimation. Cette extension est une réponse aux besoins croissants de la population, renforçant les capacités de prise en charge du centre hospitalier.
La Ministre de la Santé, Dr Marie Khémesse Ngom Ndiaye, a souligné l’importance de ce projet dans la vision présidentielle axée sur « Un Sénégal où tous les individus, tous les ménages et toutes les collectivités bénéficient d’un accès universel à des services de santé et d’action sociale de qualité sans aucune forme d’exclusion. »
Les avantages majeurs de ce nouveau pôle médical comprennent une augmentation significative de la capacité d’accueil, passant à 340 lits et 11 salles opératoires, la mise en place d’équipements de dernière génération, une amélioration de l’hôtellerie, et le désengorgement des services d’urgence et de la maternité.
La Ministre a exprimé sa gratitude envers le Fonds Souverain d’Investissement Stratégique (FONSIS), un partenaire essentiel dans la réalisation de projets structurants. Elle a également salué le dévouement du personnel de l’hôpital et a sollicité les prières du Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, pour la réussite continue de cette institution de santé.
Cette inauguration marque un jalon majeur dans la mission du Sénégal pour garantir des soins de santé accessibles et de qualité à l’ensemble de sa population, reflétant ainsi l’engagement envers le bien-être et la santé de tous.


Me Ciré Clédor Ly dénonce une « liquidation politique orchestrée par le chef de l’État » dans l’affaire Sonko-Mame Mbaye Niang
L’avocat de Ousmane Sonko, Me Ciré Clédor Ly, a vivement critiqué la gestion politique de l’affaire opposant son client à Mame Mbaye Niang. En suspendant l’audience, il a déclaré que ce dossier a été malmené, violant les principes de présomption d’innocence, de droit à un procès équitable et d’égalité des armes. Ly affirme que ce procès vise uniquement à liquider un adversaire politique, orchestré selon lui par le Chef de l’État. Le procès en cassation, prévu pour le 4 janvier à la Cour Suprême, reste sous tension, les avocats de Sonko demandant aux juges de surseoir à statuer en soulevant l’exception d’inconstitutionnalité.
Un candidat à la présidentielle arrêté par la Dic pour fraude au parrainage au Conseil Constitutionnel
Dans un rebondissement choquant, Thierno Cissé, candidat de la coalition Major 2024, a été appréhendé par la Division des Investigations Criminelles (Dic) alors qu’il s’apprêtait à passer à la 76e position pour les vérifications des parrainages au Conseil Constitutionnel. La fraude alléguée concerne une fausse liste de 13 députés qui auraient prétendument parrainé sa candidature. Restez informés pour plus de détails sur cette affaire en développement.
Vérification de parrainages : Les candidats retenus, ceux qui sont en attente, les recalés
le point complet sur le processus de vérification des parrainages au Conseil constitutionnel.
Les candidats retenus
Boubacar Camara
Déthié Fall
Cheikh Tidiane Dièye
Daouda Ndiaye
Karim Wade
Habib Sy
Anta Babacar Ngom
Khalifa Sall
Amadou Ba
Les candidats qui doivent régulariser
Rose Wardini (31.000)
Idrissa Seck (5.800)
El Hadj Moustapha Diouf (3791)
Serigne Mboup (13.000)
Pape Djibril Fall (13.000 et 03 régions)
Aliou Mamadou Dia (202 à Diourbel)
Malick Gakou (3.449)
Mamadou Lamine Diallo (5.199) Mahammed Boun Dionne (7.817)
Serigne Gueye Diop (13.228 et 02 régions)
Aly Ngouille Ndiaye (1009)
Souleymane Ndéné Ndiaye (18.669)
Rose Wardini (31.000)
Idrissa Seck (5.800)
El Hadj Moustapha Diouf (3791)
Serigne Mboup (13.000)
Pape Djibril Fall (13.000 et 03 régions)
Aliou Mamadou Dia (202 à Diourbel)
Malick Gakou (3.449)
Mamadou Lamine Diallo (5.199) Mahammed Boun Dionne (7.817)
Serigne Gueye Diop (13.228 et 02 régions)
Abdoul Mbaye (13 771)
Aly Ngouille Ndiaye (1009)
Souleymane Ndéné Ndiaye (18.669)
Aminata Touré (19 000)
Mame Boye Diao (11 953)
Bassirou Diomaye Faye (4000)
Abdourakhmane Diouf (14 000)
Les candidats éliminés
Abdoulaye Sylla
Cheikh Hadjibou Soumaré
Ousmane Kane
Dr Cheikh Tidiane Gadio
Papa Eugène Barbier
Mouhamed Ben Diop
Malick Gueye
Mouhamed El Habib Tounkara
Mary Teuw Niane
Aminata Assome Diatta
Papa Macodou Diop
Samba Ndiaye
Mbacké Sarr
Alioune Sarr
Ibrahima
Hamidou Deme
Cheikh Bamba Dièye
Oumar Sylla
Cheikh Abdou Mbacké Bara Doly
Jean Baptiste Diouf
Charles Émile Abdou Ciss
Khadim Diop Birima Mangara
Amdy Diallo
El Hadji Ibrahima Mbow
Ndiack Lakh
Ibrahima Datte
Mouhamadou Lamine Gueye
Aly Lame
Adama Faye
Mouhamadou Madana Kane
Al Housseynou Ba
Aliou Camara
Babacar Diop
El Hadji Ibrahima Sall
Papa Momar Ngom
Assane Kâ
Mamadou Diop Decroix
Thione Niang
Sheikh Alassane Sène
Ibrahima Abou Nguette
Al Hassane Niang
Amadou Seck
Abdou Khadre Sall
Ndongo Ndiaye
Alpha Thiam
Taxaaw Setlu : Sadio Mané, un philanthrope au service de sa communauté
Pas besoin d’écrire pour faire comprendre. Il suffit juste de jeter un regard pour se rendre à l’évidence que l’homme transforme le quotidien de son village natal, Bambali à la vitesse de la lumière. Après l’inauguration du stade de foot de Bambali, ce mercredi 03 janvier 2024, le double ballon d’or africain rentre dans le panthéon des grands hommes de sa terre natale. Ainsi, il concrétise un rêve devenu réalité et fais de sa vie, une source d’inspiration pour les autres.
Voici un exemple de citoyen modèle, qui loin des regards réalise des choses surprenantes sans bruit dans la bienfaisance. Il passe inaperçu, comme rappelait Amélie Nothomb dans Péplum, »Rien ne passe aussi inaperçu que le Bien, puisque le Bien véritable ne dit pas son nom – s’il le dit, il cesse d’être le Bien, il devient de la propagande ».
Pour mémoire, l’international sénégalais, pensionnaire du club saoudien Al Nassr a déjà à son actif un hôpital de 455 000 £ qu’il a financé en 2021, qui dessert 34 villages voisins. Une école secondaire de 250 000 £ à Bambali, qui compte plus de 2 000 habitants. Il offre à chaque famille du village un forfait de soutien mensuel de 70 € (57 £). Mané donne également des moyens aux meilleurs élèves du lycée du village. Sans oublier la mosquée et une station-service.
Ce n’est pas un hasard qu’il devenait le premier lauréat du « Prix Socrates » à la cérémonie du Ballon d’Or 2022. Une consécration créée par le Groupe L’Équipe et Peace and Sport pour récompenser les meilleures actions solidaires menées par des footballeurs engagés.
Bonne chance chance Gaindé pour la CAN !
Le Dakarois Quotidien N°072 – du 04/01/24
Collision d’avions sur l’aéroport de Tokyo-Haneda au Japon: une enquête est ouverte
Le Japan Transport Safety Board, le Bureau japonais de sécurité des Transports, une agence gouvernementale, a commencé son enquête après la collision, hier, entre un Airbus A 350 de Japan Airlines et un avion des garde-côtes japonais sur le tarmac de l’aéroport de Tokyo-Haneda. Des experts du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) français et de son équivalent britannique participeront à l’enquête dans la mesure où l’avion a été construit en France et ses moteurs Rolls Royce en Grande-Bretagne. Airbus qui a envoyé des spécialistes à Tokyo apportera une assistance technique au Bureau japonais qui dirige l’enquête.
Les enquêteurs vont se pencher sur les causes de la collision au sol entre les deux avions, un mois après que l’industrie aérienne mondiale a entendu de nouveau avertissements sur la sécurité des pistes.
En provenance de Sapporo, mardi vers 18 h heure locale, l’Airbus A 350 de Japan Airlines se posait sur la piste ou commençait à s’avancer l’avion des garde-côtes, un Bombardier Dash 8.
« La question est de savoir si l’avion des garde-côtes était sur la piste et si oui, pourquoi ? » s’interroge Paul Hayes, le directeur de la sécurité aérienne pour le cabinet de consultants Ascend. D’après un porte-parole de Japan Airlines, l’Airbus A 350 avait reçu l’autorisation d’atterrir. Il a ajouté que les échanges entre l’équipage et la tour de contrôle font encore l’objet d’investigations.
« Les pilotes de l’Airbus ont-ils vu, de nuit, l’appareil des gardes-côtes s’avancer sur la piste ? » se demande un autre expert. La Flight Safety Foundation, une organisation indépendante spécialisée dans la sécurité de l’aviation, a mis en garde sur le risque de collision sur piste à mesure que le ciel devient plus encombre.
La collision au sol entre deux Boeing 747 à Tenerife en 1977, tuant 783 personnes, reste le pire accident mortel de l’aviation.
Évacuation rapide
Les 379 passagers et membres d’équipage de l’avion de Japan Airlines qui a pris feu sur le tarmac de l’aéroport ont été évacués sains et saufs. Cinq des six occupants de l’appareil des garde-côtes ont trouvé la mort. Les experts ont salué la rapidité de l’évacuation de l’Airbus A 350.
Japan Airlines entraîne ses équipes à évacuer les passagers en moins de 90 secondes. Ils étaient 367 à bord du gros-porteur japonais.
RFI
Recours devant le Conseil Constitutionnel : La Coalition Jeuf ak Thione Niang dénonce des incohérences et revendique l’équité procédurale
La Coalition Jeuf ak Thione Niang ne se laisse pas intimider et affirme son engagement pour une « équité procédurale » après le rejet de la candidature de Thione Niang par la Commission de Contrôle des parrainages. Un recours a été déposé pour contester cette décision, soulignant l’injustice et l’inadmissibilité de la situation.
Dans un communiqué signé par le secrétaire général et reçu le 3 janvier, la coalition insiste sur la nécessité d’un réexamen rigoureux et impartial de la clé et du fichier, exigeant transparence et respect strict des procédures démocratiques. La décision du Conseil de ne pas contrôler la candidature malgré la conformité de la clé au format exigé est qualifiée d’affront à la justice.
Les membres de la Coalition Jeuf ak Thione Niang dénoncent une situation incompréhensible et injuste, soulignant que la clé de parrainage, regroupant plus de 52 000 soutiens légitimes, a été jugée inexploitable malgré sa conformité visuelle. Ils considèrent cette contradiction comme non seulement injuste mais également inadmissible.
La coalition affirme sa mobilisation pour garantir un processus électoral juste et équitable, soulignant que la voix du peuple sénégalais ne doit pas être étouffée par des incohérences procédurales. La Coalition Jeuf ak Thione Niang reste résolue à défendre les principes démocratiques et à veiller à ce que chaque parrainage compte, malgré le rejet initial de la candidature de Thione Niang par la Commission de Contrôle des parrainages.
La revue des titres / Le Dakarois Quotidien n•71 du Mercredi 03 /01/24
Le Dakarois Quotidien N°071 – du 03/01/24
La revue des titres / Le Dakarois Quotidien n•70 du Mardi 02 /01/24
Tension au MPCL : Bagarre entre Gadio Fils et le porte-parole, la question de la succession en suspens
Au sein du Mouvement des Patriotes pour le Changement et la Libération (MPCL), une scène de tension a éclaté lors d’une réunion du directoire de campagne de Cheikh Tidjane Gadio, candidat à l’élection présidentielle. La confrontation, ayant impliqué le fils de Gadio et le porte-parole du parti, le Professeur Louis Ibrahima Mango, soulève des interrogations sur la gestion interne du parti et la question de la succession.
Les faits se sont déroulés au siège du MPCL, où des membres du directoire de campagne étaient réunis pour résoudre la problématique du nombre de parrains requis par le Conseil constitutionnel. Cependant, la situation a dégénéré lorsque des reproches ont été adressés à Gadio-fils, l’accusant d’interférences excessives dans les affaires du parti et d’imposer ses règles.
Selon des sources présentes, le comportement jugé autoritaire de Gadio-fils au sein du parti suscite des inquiétudes parmi les membres du MPCL. Certains comparent son attitude à celle de Karim Wade, soulignant une possible volonté de s’immiscer dans les décisions du parti.
La question cruciale qui se pose est de savoir si Cheikh Tidjane Gadio adopte une attitude similaire à celle d’Abdoulaye Wade en cherchant à imposer son fils au sein du parti. Cette situation met en lumière les enjeux liés à la succession au sein du MPCL et soulève des interrogations sur la manière dont le leadership est exercé au sein de la formation politique.
L’implication directe de Gadio-fils dans les affaires du parti remet en question la stabilité interne du MPCL et soulève des préoccupations quant à la direction future du mouvement. La gestion de cette tension interne sera cruciale pour l’avenir du parti et pour la crédibilité de Cheikh Tidjane Gadio en tant que candidat présidentiel.
Le Dakarois Quotidien N°070 – du 02/01/24
Lutte – Modou Lô conserve sa couronne avec brio en terrassant Boy Niang 2
Le monde de la lutte sénégalaise a été secoué par un affrontement épique entre Modou Lô et Boy Niang 2, qui s’est conclu par la victoire éclatante de Modou Lô à l’Arène Nationale ce 1er janvier. Modou Lô, déjà acclamé pour sa victoire sur Ama Baldé il y a quelques mois, a une fois de plus prouvé sa supériorité en terrassant son adversaire de Pikine dans un combat d’une intensité remarquable.
L’Arène Nationale a été le théâtre d’un spectacle mémorable alors que Modou Lô, le Roc des Parcelles Assainies, a affiché sa maîtrise de la lutte sénégalaise. Son triomphe sur Boy Niang 2 consolide sa position en tant que Roi incontesté de l’Arène, laissant une empreinte indélébile dans l’histoire de la lutte au Sénégal.
Le combat a été marqué par des mouvements stratégiques, des prises impressionnantes, et une détermination féroce des deux lutteurs. Modou Lô, par sa technique et sa puissance, a réussi à prendre le dessus sur son adversaire, confirmant ainsi sa réputation de champion inébranlable.
Cette victoire remarquable de Modou Lô ajoute une nouvelle page à son parcours exceptionnel dans le monde de la lutte sénégalaise. Les fans et les passionnés reconnaissent son talent exceptionnel et son statut de figure emblématique de ce sport ancestral.
L’événement de ce 1er janvier restera gravé dans les mémoires comme un moment majeur de la lutte sénégalaise, et Modou Lô continuera à être célébré pour sa bravoure, sa technique impeccable, et son règne indétrônable dans l’Arène Nationale.
Mobilisation massive à Grand Yoff : Mamadou Sidibé lance son mouvement en faveur d’Amadou Ba
La scène politique à Grand Yoff s’est animée le samedi 30 décembre lors du lancement du « MOUVEMENT AND NAATAL SUÑU ASKAN -MANA » dirigé par Mamadou Sidibé, recteur de l’Université de Matam et fervent soutien du candidat Amadou Ba. La mobilisation exceptionnelle de la population témoigne de l’enthousiasme suscité par cet événement.
Les militants et sympathisants ont répondu en masse à l’appel de Mamadou Sidibé, tous engagés à œuvrer pour la victoire d’Amadou Ba lors des élections prévues le 25 février 2024. Le Professeur Sidibé, désormais à la tête de ce mouvement, a souligné l’importance de l’unité d’action pour assurer le succès de leur candidat.
Prônant l’harmonie au sein de la coalition Benno Book Yakaar, Mamadou Sidibé a rendu hommage aux militants et sympathisants, exprimant sa gratitude pour la mobilisation exceptionnelle à Grand Yoff. Il a également appelé à la résolution des incompréhensions entre les responsables pour renforcer l’efficacité de leur mouvement.
La soirée a été marquée par les discours des représentants d’Amadou Ba, dont Cheikh Bakhoum, mettant en garde contre le populisme et soulignant l’urgence de continuité du Plan Sénégal Émergent (PSE). Les responsables politiques de la majorité présidentielle ont mis en avant les enjeux cruciaux liés à cette élection.
En conclusion, le Professeur Mamadou Sidibé s’est félicité du succès de la cérémonie de lancement, exprimant sa reconnaissance envers les habitants de Grand Yoff. Ce rassemblement prometteur souligne la détermination du mouvement à contribuer activement à la campagne électorale et à soutenir Amadou Ba dans sa quête pour la présidence.
avec seneweb
Macky Sall annonce la création d’une Fondation dédiée à la paix et au développement post-mandat
Le Président Macky Sall, a récemment partagé sa vision pour l’après-pouvoir lors de son discours du 31 décembre 2023. Au-delà de l’offre d’Emmanuel Macron pour un poste d’envoyé spécial du Pacte de Paris pour la Planète et les Peuples (4P), Sall a dévoilé un projet significatif.
Après la transmission du pouvoir, le Président envisage de mettre en place une Fondation axée sur la paix, le dialogue et le développement. Cette initiative reflète son engagement continu envers des causes qui lui tiennent à cœur.
Les domaines clés de la Fondation comprennent la promotion de la coexistence pacifique entre les peuples, le dialogue des cultures et des civilisations, le développement durable et inclusif, la justice climatique, le financement de la santé, en mettant particulièrement l’accent sur la santé maternelle et infantile. Sall prévoit également de soutenir la jeunesse, de contribuer au développement des infrastructures en Afrique et de s’investir dans la réforme de la gouvernance mondiale.
Cette décision démontre non seulement la prévoyance du Président Macky Sall, mais aussi son engagement envers des initiatives humanitaires et socio-économiques après son mandat. La création de cette Fondation témoigne de sa volonté de laisser un impact positif durable dans des domaines cruciaux pour le bien-être global. La coexistence pacifique, le développement durable et la santé, entre autres, sont des piliers essentiels qui peuvent bénéficier de l’expérience et de l’engagement continu du Président.
En résumé, Macky Sall trace une voie inspirante pour son avenir post-politique en canalisant son énergie et son influence vers des projets philanthropiques. Sa Fondation promet d’être un acteur clé dans la promotion de la paix, du dialogue et du développement, laissant ainsi un héritage significatif au-delà de son temps au pouvoir.
Bilan et Ambitions : Macky Sall présente les réussites et les perspectives du Sénégal Émergent dans son discours du Nouvel An
Mes chers compatriotes d’ici et de la diaspora,
Depuis 2012, je sacrifie devant vous au rituel du message à la nation pour vous présenter mes vœux à l’occasion du nouvel an.
Ce soir, je vous ferai en même temps mes adieux, puisque c’est le dernier message solennel de fin d’année que je vous adresse.
En communion avec vous, mes pensées vont d’abord vers nos regrettés disparus. Je prie pour qu’ils reposent en paix, et souhaite prompt rétablissement à nos malades.
Cette année, notre pays a connu de graves violences, ayant causé des morts et des blessés, la destruction de biens publics et privés, dont des lieux de culte, des consulats et ambassades, des établissements scolaires et universitaires ; en plus d’une cyber attaque contre des sites stratégiques de l’Etat et de services vitaux, tels que l’eau et l’électricité, et un attentat mortel au cocktail Molotov contre un bus.
Mais l’Etat a tenu bon, la justice suit son cours et nous gardons le cap dans l’œuvre de construction nationale et de développement économique et social.
C’est l’occasion pour moi de saluer la contribution précieuse que mes illustres prédécesseurs, les Présidents Léopold Sedar Senghor, Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, y ont apportée.
Bâtissant sur leur legs, j’ai engagé avec vous la transformation structurelle de notre pays pour accélérer notre marche vers le Sénégal émergent.
Nos progrès sont réels et visibles à travers tout le pays. Les faits et chiffres parlent d’eux-mêmes. Le gouvernement publiera prochainement le bilan de nos réalisations.
A titre illustratif, notre taux de croissance qui était régulièrement au-dessus de 6% avant la pandémie de COVID-19, est projeté à 9,2% avec l’exploitation prochaine de nos ressources gazières et pétrolières.
Notre budget national est passé de 2344 milliards de fcfa en 2012, à 7003 milliards pour 2024 ; ce qui nous a permis d’investir dans tous les secteurs productifs pour dessiner progressivement le visage du Sénégal émergent.
Nous sommes sur le chemin de l’émergence avec la densification de nos infrastructures routières et autoroutières, et la modernisation de notre système de transport urbain et interurbain.
En 2012, notre linéaire routier était de 1500 km contre 2900 en 2023.
De 32 km d’autoroutes, nous en sommes à 189, et bientôt 500 Km, à la fin des chantiers Mbour-Fatick-Kaolack, et Dakar-Tivaouane-Saint-Louis.
La 2e phase du TER, Diamniadio-Aéroport international Blaise Diagne s’achève dans quelques mois, et une commande de 7 nouveaux trains s’ajoutera aux 15 actuels.
Le BRT sera inauguré ce 14 janvier, avec une flotte de 121 bus électriques, alimentés par voie solaire, et climatisés, avec Wifi à bord.
A terme, le personnel du BRT sera composé d’au moins 35% de femmes, dont des conductrices.
Dakar Dem Dikk a fait peau neuve, avec 370 bus de dernière génération.
Le Sénégal émergent, c’est le lancement prochain du premier satellite de notre pays, conçu et réalisé par nos propres ingénieurs ; ce sont nos aéroports régionaux réhabilités, au Cap Skirring, à Kaolack, Kédougou, Sédhiou, Tambacounda, Saint-Louis, en attendant la livraison en 2024 des chantiers de Kolda, Linguère, Ourossogui-Matam et Ziguinchor.
Le Sénégal émergent, ce sont nos parcs industriels et nos zones économiques spéciales ; nos nouvelles infrastructures sportives : le Dakar Arena, l’Arène nationale de lutte, le Stade Président Abdoulaye Wade et les chantiers des Jeux Olympiques de la Jeunesse de 2026.
Le Sénégal émergent, ce sont nos hôpitaux clefs en main à Touba, Kaffrine, Sédhiou, Kédougou, Agnam et tous les chantiers en cours à Ourossogui, Saint-Louis, Tivaouane et Dakar, notamment la Polyclinique de l’hôpital Principal et le nouvel hôpital Aristide Le Dantec ; ce sont les performances remarquables de notre corps médical, qui a réalisé, pour la première fois cette année, une séparation de bébés siamois, des transplantations rénales et un traitement endovasculaire.
Le Sénégal émergent, ce sont nos nouvelles centrales électriques à énergie propre, entre autres à Bokhole, Malicounda, Taïba Ndiaye, Méouane, Mérina Dakhar et Kahone.
Avec seulement 500 MW et un réseau vétuste de 501 km de lignes électriques, les coupures d’électricité étaient longues et fréquentes avant 2012, jusqu’à occasionner des émeutes.
Aujourd’hui, nous avons plus que triplé nos capacités électriques, avec 1787 MW, et un réseau de lignes porté à 1552 km.
Nombre de nos localités qui vivaient dans l’obscurité sont maintenant éclairées ; le taux d’électrification rurale étant passé de 27% en 2012 à 61% en 2023.
Avec l’exploitation prochaine de nos ressources gazières et pétrolières, nous réaliserons à l’horizon 2025 l’accès universel à l’électricité à des coûts plus abordables.
Dans le secteur vital de l’eau, nous avons multiplié les forages en milieu rural avec la première phase du PUDC, et construit une 3e usine à Keur Momar Sarr.
Notre taux d’accès à l’eau potable est passé à 98% en milieu urbain et périurbain et à 96% en milieu rural.
L’accès universel est désormais à notre portée, avec deux projets de dessalement d’eau de mer : un en construction aux Mamelles de Ouakam, et un autre en cours de montage technique et financier, plus la 2e phase des forages du PUDC qui va démarrer en début 2024.
Nos efforts ont également porté sur les trois piliers de notre stratégie de souveraineté alimentaire : l’agriculture, dont le budget a plus que doublé entre 2012 et 2023, la pêche et l’élevage.
Ces trois secteurs continuent de bénéficier de financements massifs, pour les infrastructures et équipements, les intrants, la transformation des produits, les gilets, pirogues et moteurs, les cultures fourragères et l’amélioration génétique des espèces végétales et animales.
Il en est de même pour la culture et l’artisanat, où s’expriment le talent et le génie créateur de notre peuple.
Avec le Fonds de Développement des Cultures Urbaines et des Industries créatives, et le Fonds de Promotion de l’Industrie Cinématographique et Audiovisuelle, nous soutenons nos artistes, hommes et femmes de culture.
En outre, je lancerai prochainement le chantier du Mémorial de Gorée.
Et en faveur de nos artisans, nous avons créé de nouveaux villages artisanaux à Bambey, Fatick, Kaffrine, Kébémer, Linguère et Tivaouane ; les chantiers de Kédougou, Matam et Vélingara étant en cours de finition.
S’y ajoute la Zone d’activités des mécaniciens et professionnels de l’automobile, avec 488 ateliers établis sur 60 hectares.
Nos mécaniciens et autres professionnels de l’automobile y trouvent un cadre de travail moderne et organisé, générant plus de 5000 emplois, qui pourrait être dupliqué dans les autres régions.
Mes chers compatriotes,
Dans notre quête du mieux-être, j’ai constamment à l’esprit le souci d’équité territoriale et de justice sociale, pour que personne ne soit laissé en rade.
Tous nos terroirs sont d’égale dignité ; et chacun de nous mérite une vie décente. C’est cela le Sénégal de tous, le Sénégal pour tous.
Je pense au Sénégal qui se réveille tôt, travaille dur et se couche tard. Je pense au Sénégal des mains laborieuses, qui vit à la sueur de son front. Je pense au Sénégal des petits revenus et des familles démunies.
Voilà pourquoi j’ai mis en place des instruments d’équité territoriale et d’inclusion sociale comme le Programme d’urgence de développement communautaire, le Programme de modernisation des axes et territoires frontaliers, le Programme de modernisation des villes, le Programme XËYU NDAW ÑI, la Délégation à l’entreprenariat rapide des femmes et des jeunes, le 3 FPT, les Domaines agricoles communautaires, la Couverture sanitaire universelle et les Bourses de sécurité familiale, dont l’allocation est passée de 25 000 à 35 000 fcfa.
Je suis heureux d’annoncer que j’ai renouvelé pour trois ans le Programme XËYU NDAW ÑI, portant sur 82 000 emplois jeunes pour un montant de 450 milliards de fcfa.
Grâce à ces tous ces instruments actifs sur l’étendue du territoire national, nous avons amélioré le cadre de vie de nos villes, construit et réhabilité des lieux de cultes, créé des emplois et autres activités génératrices de revenus.
Nous avons financé des milliers de jeunes et femmes porteurs de projets, dont 250 000 attributaires de prêts de la DER/FJ.
Nous avons permis à des millions de bénéficiaires d’accéder à des services sociaux de base, y compris la couverture sanitaire, dont le taux est passé de 20% en 2013 à 53,2% en 2023.
De Thiéyène à Bagaya, de Fissel à Saré Liou, de Diallocounda à Waalidiala, entre autres centaines de localités, nous avons désenclavé des pans entiers du territoire national, apporté de l’eau et de l’électricité, équipé des structures de santé, et octroyé des matériels pour l’allègement des travaux des femmes.
En même temps, l’Etat continue de soutenir les ménages et les travailleurs. En plus de la hausse générale des salaires dans la fonction publique, nous soutenons les prix des denrées de première nécessité, du transport, de l’eau et de l’énergie, dont la subvention, à elle seule, s’élève cette année à plus de 600 milliards de fcfa.
Mes chers compatriotes,
Alors que la science et la technologie dessinent les nouvelles frontières entre les nations, l’éducation et la formation, qui occupent le premier poste budgétaire de notre pays, restent une priorité élevée des politiques publiques.
Du primaire au secondaire, nous avons considérablement élargi la carte scolaire, recruté 40 000 enseignants et porté les salaires à un niveau sans précédent.
De même, conformément aux conclusions de la Journée nationale du 16 décembre, l’Etat poursuit son soutien à la communauté éducative des daaras dont l’apport multiséculaire à la formation spirituelle de notre peuple est inestimable.
Cependant, à l’ère des technologies de pointe, dont l’intelligence artificielle constitue la dernière manifestation, il nous faut améliorer les performances de notre système éducatif et l’adapter aux réalités de notre temps.
Nous devons former plus de ressources humaines dans les sciences, les techniques et l’apprentissage des métiers.
C’est le sens de la création des Lycées d’excellence, des Classes préparatoires aux grandes écoles, des Instituts supérieurs d’enseignement professionnel et des Centres de formation technique et professionnelle.
Et c’est aussi l’une des vocations du 3FPT, qui a financé entre 2016 et 2023 la formation de 400 000 jeunes et femmes dans diverses filières : les métiers du bâtiment, l’électromécanique, le transport, la fibre optique et l’agroalimentaire entre autres.
Nos efforts pour l’Enseignement supérieur restent également constants.
De l’indépendance à 2012, soit 52 ans, notre pays comptait deux universités : Cheikh Anta Diop à Dakar, et Gaston Berger à Saint-Louis, et trois Centres universitaires régionaux (CUR) à Bambèye, Thiès et Ziguinchor.
Sur une décennie, nous avons érigé les Centres universitaires régionaux en Universités logées dans leurs propres locaux, et construit trois nouvelles universités : Amadou Makhtar Mbow, El Hdj Ibrahima Niasse du Sine Saloum, l’Université numérique Cheikh Hamidou Kane ; sans compter le Campus franco-sénégalais.
Je rappelle également que la construction des Universités Souleymane Niang de Matam et du Sénégal oriental démarre en janvier.
En même temps, nous avons beaucoup investi dans les équipements pédagogiques, le recrutement d’enseignants, la revalorisation du traitement et autres avantages des personnels, toutes catégories confondues, et la construction d’infrastructures d’hébergement et de restauration des étudiants.
Et chaque année, l’Etat octroie plus de 82 milliards de fcfa en bourses et aides aux étudiants.
Pour tous ces efforts, parmi bien d’autres au bénéfice de notre système éducatif, nos enfants méritent des années scolaires et universitaires plus stables et plus studieuses. Il y va de leur avenir et de celui de la nation.
Cet avenir, c’est avec toute notre jeunesse que nous le construirons, en lui offrant plus de possibilités de formation adaptée au marché du travail, et plus d’opportunités d’emplois et autres activités génératrices de revenus. C’est un de nos défis du présent et de la prochaine décennie.
L’avenir de notre jeunesse, c’est ici, chez nous, qu’il se réalise, pas dans les mirages tragiques des réseaux de l’émigration clandestine qui arnaquent nos jeunes et leurs familles.
Ce soir, mes chers compatriotes, je voudrais aussi vous dire, de façon insistante et solennelle, combien il importe de préserver la paix, la sécurité et la stabilité de notre pays.
La paix revient en Casamance, comme l’illustre la cérémonie d’incinération des armes le 23 décembre dernier à Mamatoro.
A la faveur de l’accalmie générale et des efforts de reconstruction en cours, tous ceux qui acceptent de déposer les armes ont leur place au sein de la nation.
C’est l’occasion pour moi de saluer et remercier nos Forces de défense et de sécurité, toutes composantes confondues, pour leur engagement professionnel et patriotique.
Avec la montée des périls, nous avons considérablement renforcé leurs effectifs et moyens opérationnels, en plus de l’amélioration de la condition du soldat, y compris les pensions des blessés et mutilés de guerre.
Dans un monde de conflits et de violence sous toutes ses formes, les temps sont troubles et incertains. Nous devons sans cesse nous convaincre que rien n’est définitivement acquis.
Tout peut basculer quand la paix est rompue, quand l’extrémisme, le populisme et la manipulation s’emparent des esprits, banalisent la violence, et imposent le faux à la place du vrai.
L’extrémisme, la manipulation et le populisme sont les ennemis mortels de la démocratie, de l’Etat, de la République et de la nation.
C’est pourquoi j’appelle instamment à la préservation de notre vivre ensemble, pour que notre pays reste une nation unie dans sa diversité, dans la paix, la sécurité, la stabilité et la protection de notre héritage spirituel et socioculturel.
A présent, mes chers compatriotes, je voudrais vous remercier et vous dire ma gratitude.
Quand je sollicitais vos suffrages en février 2012, je n’avais plus aucun mandat électif.
Par deux fois et à une majorité confortable, vous m’avez investi de votre confiance. C’est un honneur suprême en démocratie.
Cet honneur, je l’ai toujours considéré non comme une source de privilèges, mais comme une éminente responsabilité et un devoir sacré d’être à votre service, de travailler jour et nuit pour mériter votre confiance.
Toute œuvre humaine est imparfaite. Mais quels que soient les critères d’évaluation, le Sénégal de 2023 est sans commune mesure avec le Sénégal de 2012.
Je suis fier d’avoir réalisé avec vous cette séquence de notre histoire ; un legs qui témoignera pour nous demain.
En allant à votre rencontre, j’ai appris à mieux connaitre et mieux aimer notre pays, d’un amour inconditionnel et inépuisable.
Voilà pourquoi je ferai de sorte que l’élection présidentielle du 25 février 2024 se déroule, comme les précédentes, de façon paisible et dans les meilleures conditions d’organisation.
J’invite tous les candidats à œuvrer dans le même esprit. Tous, ensemble, allons aux urnes dans le calme, la sérénité et le fair-play.
Et le 2 avril 2024 s’il plait à Dieu, je transmettrai le pouvoir à mon successeur.
Je resterai ensuite disponible et de bonne volonté, car j’ai le Sénégal chevillé au corps ; et j’ai le Sénégal au cœur.
Mon cœur battra toujours pour notre pays, parce que ce qui nous lie -notre histoire et notre destin communs- transcende mes fonctions officielles.
Ainsi, après la transmission du pouvoir, je mettrai en place une Fondation dédiée à la paix, au dialogue et au développement, pour continuer à m’investir dans des causes qui me sont chères : la coexistence pacifique des peuples, le dialogue des cultures et des civilisations, le développement durable et inclusif, la justice climatique, le financement de la santé, en particulier la santé maternelle et infantile, le soutien à la jeunesse, le développement des infrastructures en Afrique et la réforme de la gouvernance mondiale, qui a mobilisé avec succès notre diplomatie lors de mon mandat à la tête de l’Union africaine.
D’ici là, mes chers compatriotes, continuons notre marche commune, main dans la main, pour un Sénégal uni et prospère, dans la paix, la sécurité et la stabilité.
Je vous dis merci du fond du cœur de m’avoir honoré de votre confiance pour servir notre pays.
Je vous renouvelle mes sentiments de profonde affection.
A toutes et à tous, j’adresse mes vœux ardents de paix, de bonne santé, de bien-être et de réussite. Que Dieu veille sur notre cher Sénégal. Bonsoir et déwenéti.
Progrès énergétiques et hydrauliques : Macky Sall annonce un avenir prometteur pour le Sénégal
Le Président sénégalais, Macky Sall, a tracé une vision prometteuse pour le pays, mettant en avant la prochaine exploitation des ressources gazières et pétrolières comme un catalyseur pour atteindre l’accès universel à l’électricité à des coûts plus abordables d’ici 2025. Dans le secteur crucial de l’eau, il a souligné les efforts déployés, notamment la multiplication des forages en milieu rural dans le cadre du Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC) et la construction d’une troisième usine à Keur Momar Sarr.
La perspective de l’exploitation des ressources gazières et pétrolières représente une étape majeure pour le Sénégal. Macky Sall a affirmé que cette avancée permettra d’atteindre l’accès universel à l’électricité d’ici 2025, offrant ainsi une source d’énergie plus abordable pour tous. Ce progrès économique est non seulement crucial pour la croissance nationale, mais il apporte également une réponse aux besoins énergétiques croissants de la population.
Dans le domaine de l’eau, le Président a mis en lumière les initiatives entreprises pour renforcer l’accès à l’eau potable, en particulier en milieu rural. La multiplication des forages grâce à la première phase du Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC) témoigne de l’engagement du gouvernement à améliorer la qualité de vie des communautés éloignées.
La construction d’une troisième usine à Keur Momar Sarr renforce la capacité du Sénégal à assurer un approvisionnement stable en eau potable, répondant ainsi aux besoins croissants de la population. Cette infrastructure stratégique contribuera à relever les défis liés à la distribution de l’eau, assurant ainsi un accès fiable et durable à cette ressource vitale.
Ces avancées dans les secteurs de l’énergie et de l’eau reflètent l’engagement du Sénégal envers un développement équilibré et durable. Les projets annoncés par Macky Sall définissent une trajectoire positive pour l’avenir du pays, où l’accès à l’énergie et à l’eau constitue un socle essentiel pour la prospérité et le bien-être de la population.
Ambition spatiale et modernisation des infrastructures : Macky Sall dévoile les jalons du Sénégal émergent
Le Président sénégalais, Macky Sall, a dévoilé des perspectives ambitieuses pour le Sénégal émergent, mettant en avant le lancement imminent du premier satellite du pays, conçu et réalisé par des ingénieurs locaux. Dans son discours, il a également souligné la réhabilitation des aéroports régionaux, jetant ainsi les bases d’une nouvelle ère pour le développement technologique et l’infrastructure du pays.
L’annonce du lancement prochain du premier satellite sénégalais marque une avancée significative dans le domaine spatial. La conception et la réalisation par des ingénieurs nationaux témoignent de la montée en puissance des compétences locales dans des domaines technologiques de pointe. Cette réalisation prometteuse ouvre la voie à une participation accrue du Sénégal dans le secteur spatial.
Parallèlement, la modernisation des aéroports régionaux réaffirme l’engagement du Sénégal envers le développement infrastructural pour soutenir la connectivité et le développement économique à l’échelle régionale. Les aéroports réhabilités à Cap Skirring, Kaolack, Kédougou, Sédhiou, Tambacounda, et Saint-Louis renforceront les liens entre les différentes régions du pays.
Les projets en cours, tels que la livraison prévue en 2024 des chantiers de Kolda, Linguère, Ourossogui-Matam, et Ziguinchor, témoignent de la vision à long terme du Sénégal émergent. La modernisation de ces infrastructures favorisera la croissance économique, stimulera les échanges commerciaux et renforcera l’accessibilité à travers tout le pays.
L’ensemble de ces initiatives reflète la détermination du Sénégal à se positionner comme un acteur majeur dans les domaines de la technologie spatiale et de l’infrastructure moderne. En investissant dans ces secteurs clés, le pays pose les jalons pour un avenir innovant et prospère, contribuant ainsi à sa transformation en une nation émergente.
Bilan alarmant de l’année écoulée : Macky Sall dénonce les graves violences et les attaques au Sénégal
Le Président sénégalais, Macky Sall, a dressé un bilan alarmant de l’année écoulée, soulignant les graves violences qui ont secoué le pays, causant des pertes humaines, des blessés et la destruction de biens publics et privés. Dans son discours, le chef d’État a évoqué des attaques contre des lieux de culte, des consulats, des ambassades, des établissements scolaires et universitaires.
Cette année a été marquée par des événements tragiques, avec des perturbations majeures causées par des actes de violence. Macky Sall a déploré la perte de vies humaines, les blessés, ainsi que les dégâts matériels considérables résultant de ces violences.
Des lieux de culte, symboles de la diversité religieuse du Sénégal, ont été touchés, mettant en évidence une menace contre la paix sociale et la coexistence pacifique. De plus, des attaques contre des consulats, ambassades, et des établissements éducatifs ont eu des répercussions sur la stabilité et la normalité de la vie quotidienne.
L’impact s’est également étendu aux infrastructures vitales, avec une cyberattaque contre des sites stratégiques de l’État, touchant des services essentiels tels que l’eau et l’électricité. De plus, un attentat mortel au cocktail Molotov contre un bus a ajouté une dimension tragique aux événements de cette année.
Le Président a souligné la nécessité d’une réponse concertée pour restaurer la sécurité et la stabilité dans le pays. Les autorités devront travailler de manière coordonnée pour prévenir de tels actes de violence à l’avenir, tout en garantissant la protection des citoyens et de leurs biens.
Alors que le Sénégal fait face à ces défis, l’appel à l’unité nationale et à la tolérance devient d’autant plus crucial pour préserver la paix et la prospérité dans le pays.
Vers l’émergence : Macky Sall met en avant la densification des infrastructures de transport au Sénégal
Le Président sénégalais, Macky Sall, a souligné le progrès significatif vers l’émergence économique du pays, mettant en avant la densification des infrastructures routières et autoroutières, ainsi que la modernisation du système de transport urbain et interurbain.
D’après le chef d’État, « nous sommes sur le chemin de l’émergence avec la densification de nos infrastructures routières et autoroutières, et la modernisation de notre système de transport urbain et interurbain. » Cette déclaration met en évidence l’engagement continu envers le développement des infrastructures pour stimuler la croissance économique.
La densification des infrastructures routières et autoroutières revêt une importance stratégique pour améliorer la connectivité nationale, facilitant ainsi le mouvement des personnes et des marchandises. Ces améliorations renforcent également l’efficacité du transport interurbain, contribuant ainsi à une économie plus intégrée.
L’accent mis sur la modernisation du système de transport urbain et interurbain souligne la volonté de créer des solutions de déplacement plus efficaces et durables. Des investissements dans des modes de transport novateurs et respectueux de l’environnement contribuent à l’amélioration de la qualité de vie des citoyens.
Les avancées dans le domaine des infrastructures de transport ne se limitent pas seulement à faciliter la mobilité, mais elles stimulent également l’activité économique en réduisant les coûts de logistique et en favorisant l’accessibilité aux différentes régions du pays.
Cette démarche s’inscrit dans la vision plus large du Sénégal visant à devenir une économie émergente, capable de rivaliser sur la scène mondiale. Alors que le pays s’engage résolument sur cette voie, l’investissement dans les infrastructures de transport joue un rôle central dans la construction d’un avenir plus dynamique et prospère.
Évolution éducative : Macky Sall souligne la croissance du réseau universitaire sénégalais
Le Président sénégalais, Macky Sall, a mis en évidence la transformation significative du paysage éducatif depuis l’indépendance jusqu’à 2012, soulignant une expansion marquée du réseau universitaire sénégalais.
Dans son discours récent, le chef d’État a rappelé qu’entre l’indépendance en 1960 et 2012, soit sur une période de 52 ans, le Sénégal comptait seulement deux universités, à savoir Cheikh Anta Diop et Gaston Berger. Trois Centres universitaires régionaux (CUR) à Bambèye, Thiès et Ziguinchor complétaient le paysage éducatif à cette époque.
Cette remarque met en évidence l’ampleur des changements intervenus dans le secteur de l’enseignement supérieur au cours de ces années. La croissance du nombre d’élèves d’institutions éducatives reflète l’engagement envers le développement de l’éducation supérieure et l’expansion de l’accès à cette étape cruciale du parcours éducatif.
L’ajout d’universités et de centres universitaires régionaux témoigne de la vision stratégique pour diversifier et étendre les opportunités d’éducation supérieure à travers le pays. Cette expansion s’aligne sur l’objectif plus large de doter le Sénégal d’une main-d’œuvre qualifiée et compétente, essentielle pour la croissance économique et le développement national.
Les étapes franchies depuis 2012 illustrent la volonté politique de renforcer le secteur éducatif. Les investissements dans de nouvelles infrastructures et la diversification des programmes académiques ont ouvert des horizons éducatifs plus vastes pour la jeunesse sénégalaise.
Alors que le pays continue son engagement en faveur de l’éducation, l’évolution du réseau universitaire reflète la détermination à offrir des opportunités éducatives élargies, contribuant ainsi à la formation de citoyens compétents et au progrès national.
Engagement pour l’éducation : Macky Sall appelle à des années scolaires stables et studieuses
Le Président sénégalais, Macky Sall, a souligné son engagement envers l’amélioration du système éducatif du pays, affirmant que les efforts déployés doivent conduire à des années scolaires et universitaires plus stables et propices à l’apprentissage.
D’après le chef d’État, « pour tous ces efforts, parmi bien d’autres au bénéfice de notre système éducatif, nos enfants méritent des années scolaires et universitaires plus stables et plus studieuses. Il y va de leur avenir et de celui de la nation. » Cette déclaration met en lumière l’importance cruciale de l’éducation pour le développement durable du Sénégal.
Les réformes entreprises pour renforcer le système éducatif sénégalais reflètent la volonté de créer un environnement d’apprentissage plus propice et stable. Macky Sall met l’accent sur l’importance d’une éducation de qualité pour assurer le futur des jeunes générations et contribuer à la prospérité nationale.
Cet appel à des années scolaires et universitaires plus stables met en avant la vision du président pour une éducation qui prépare les jeunes à relever les défis du monde moderne. Il encourage également la stabilité dans le calendrier académique, favorisant ainsi un environnement propice à la concentration et à l’épanouissement intellectuel.
L’engagement en faveur de l’éducation est une pierre angulaire du développement national, et Macky Sall rappelle que les réformes entreprises ont pour objectif d’offrir aux jeunes Sénégalais les outils nécessaires pour construire un avenir prospère.
Alors que le Sénégal poursuit ses efforts en matière d’éducation, les aspirations du président visent à élever le niveau éducatif et à garantir que chaque enfant ait la possibilité de réaliser son plein potentiel, contribuant ainsi au développement durable du pays.
Progrès significatifs sous la présidence de Macky Sall : L’électrification rurale atteint 61% en 2023
Dans un discours du 31 Décembre 2023, le Président sénégalais, Macky Sall, a mis en lumière les réalisations notables dans le domaine de l’électrification rurale, soulignant que de nombreuses localités autrefois plongées dans l’obscurité bénéficient désormais d’un accès à l’électricité.
Le chef d’État a déclaré avec satisfaction : « Nombre de nos localités qui vivaient dans l’obscurité sont maintenant éclairées ; le taux d’électrification rurale étant passé de 27% en 2012 à 61% en 2023. » Cette affirmation met en évidence une avancée significative au cours de son mandat présidentiel.
Les progrès dans le secteur de l’électrification rurale témoignent des efforts déployés pour améliorer la qualité de vie des communautés éloignées. Cette augmentation du taux d’électrification ouvre de nouvelles perspectives économiques, éducatives et sociales pour les habitants des zones rurales.
L’investissement dans l’électrification rurale a des implications positives sur divers aspects, favorisant le développement local, renforçant l’accès à l’éducation, et stimulant les opportunités économiques. Les localités qui étaient auparavant exclues du réseau électrique national bénéficient désormais d’une connectivité essentielle.
Le passage de 27% à 61% en matière d’électrification rurale reflète l’engagement envers une croissance inclusive et durable. Ces avancées représentent un pas significatif vers la réduction des inégalités entre les zones urbaines et rurales, contribuant ainsi à l’amélioration globale du niveau de vie dans tout le pays.
Les résultats obtenus témoignent du dynamisme du programme présidentiel et soulignent l’importance d’investir dans les infrastructures pour stimuler le développement à travers le pays. Alors que le Sénégal avance vers l’avenir, ces progrès dans l’électrification rurale ouvrent la voie à un avenir plus éclairé et prometteur pour toutes ses communautés.
Violent incendie à l’ancienne gare routière de Touba : D’énormes dégâts matériels, 45 cantines consumées
Une tragédie s’est abattue sur l’ancienne gare routière de Touba, située au quartier Darou Marnane, suite à un violent incendie qui a engendré d’énormes dégâts matériels. Des pièces détachées, des cantines, et même deux véhicules ont été réduits en cendres, laissant un paysage de désolation.
Selon les témoignages recueillis par Seneweb, l’origine du sinistre serait un soudeur métallique qui effectuait des travaux sur place. L’incendie a rapidement pris de l’ampleur, provoquant la destruction de biens matériels précieux.
Les sapeurs-pompiers, appuyés par des citoyens et des agents de la Croix Rouge de Mbacké, ont agi rapidement pour maîtriser les flammes. Bien que le bilan global des dégâts ne soit pas encore connu, une première estimation fait état de 45 cantines contenant des pièces détachées qui ont été consumées par le feu.
Le Lieutenant-colonel Aly Cissé, commandant du Groupement d’incendie et de secours n° 2 regroupant les régions de Thiès et de Diourbel, a déclaré lors d’une conférence de presse que malgré l’importance des dégâts, aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée.
Il a précisé : « Nous avons été alertés vers 12h47 pour feu d’atelier de pièces détachées. Le premier engin s’est présenté à 12h49. Vu la situation et le développement rapide du feu, il a automatiquement demandé le renfort des moyens provenant de Diourbel, de Darou Mousty. Tous ces moyens engagés nous ont permis de circonscrire puis maîtriser le feu. »
La collaboration entre les services de secours a été cruciale pour contenir l’incendie. Les véhicules de Fass Barigo et de Gossas étaient également en route pour prêter main-forte.
L’impact de cet incendie suscite l’émoi dans la communauté, tandis que les enquêtes se poursuivent pour déterminer les causes exactes du sinistre et évaluer l’étendue des pertes matérielles.
Fin de règne pour la terreur de la petite-côte : Daouda Sarr, agresseur en série, arrêté
Ce samedi matin, les forces de l’ordre ont mis fin au règne de terreur de Daouda Sarr, redoutable agresseur sévissant sur la petite-côte du Sénégal. L’arrestation, opérée par les éléments du commissariat urbain de Saly, s’est déroulée avec la saisie du pistolet utilisé par le caïd.
Daouda Sarr ciblait principalement les résidences des ressortissants étrangers, semant la terreur à Malicounda, Somone, Saly et Ngaparou. Son modus operandi violent a atteint son paroxysme dans la nuit du 24 décembre, lorsqu’il a agressé un couple français résidant à Ngaparou.
Armé d’un pistolet et d’un couteau, l’agresseur a dérobé une somme de 150 000 F CFA, trois téléphones portables (dont un iPhone 12 Pro Max, un iPhone 6 et un iPhone 8), une chaîne avec deux alliances en or, deux iPads, deux montres et deux chaînes en argent.
L’arrestation de Daouda Sarr a été rendue possible grâce aux caméras de surveillance installées dans la résidence des victimes. Alertés, les gendarmes ont ouvert une enquête qui a conduit à l’identification formelle du criminel.
Les forces de l’ordre, notamment la Brigade de Recherches de Saly, ont agi rapidement pour mettre fin à la cavale de l’auteur du braquage. Les éléments du commissariat urbain de Saly ont réussi à appréhender Daouda Sarr ce matin, saisissant son pistolet.
Actuellement en garde à vue, Daouda Sarr et son présumé complice font l’objet d’une enquête approfondie. Les victimes se succèdent au commissariat, déposant leurs plaintes contre le criminel.
À la fin de l’enquête de la police, Daouda Sarr sera remis entre les mains de la gendarmerie pour une nouvelle procédure. L’agresseur en série a causé des ravages parmi les forces de l’ordre et la population de Ngaparou, Somone, Malicounda, et d’autres régions de la petite-côte.
Alors que la nouvelle de l’arrestation se propage, un soulagement palpable envahit la petite-côte, marquant la fin de la menace que représentait Daouda Sarr. Les unités de la compagnie de Gendarmerie de Mbour ont renforcé leurs opérations de sécurisation pour garantir la sécurité des citoyens à l’approche du nouvel an.
Opération de sécurisation en Casamance : L’armée inflige un sérieux revers au trafic de drogue
Dans le cadre de ses efforts continus de sécurisation, l’armée nationale du Sénégal a frappé durement le trafic de drogue opérant dans le Nord Sindian. Les opérations récentes ont conduit au démantèlement de plusieurs bases utilisées par les combattants dissidents du Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC) à Katimpeu, dans la commune d’Oulampane.
Hier, vendredi, les forces armées, également appelées diambars, ont effectué des fouilles approfondies, aboutissant à l’arrestation de 13 individus. Parallèlement, une quantité significative de chanvre indien a été saisie, stockée et conditionnée dans diverses maisons de Katimpeu, selon des sources sécuritaires.
Ces actions ne se limitent pas à la répression immédiate, mais visent également à éliminer toutes les réserves servant de bases économiques à la culture du chanvre indien. Les opérations en cours soulignent l’engagement ferme des autorités à lutter contre le trafic de drogue et à assurer la sécurité dans la région.
La collaboration entre les forces armées et les autorités locales est essentielle pour faire face à ces défis persistants, et ces récentes avancées témoignent de la détermination à créer un environnement plus sûr et pacifié dans la région de Casamance.
Invalidation de la Candidature de Mary Teuw Niane par le Conseil Constitutionnel
Le Conseil constitutionnel a tranché ce samedi 30 décembre en invalidant la candidature du professeur Mary Teuw Niane pour l’élection présidentielle. La décision a été motivée par « plus de vingt-huit mille parrains non reconnus ».
Cette annonce met fin à une période d’incertitude qui a entouré la candidature de Mary Teuw Niane, qui a exprimé sa gratitude envers tous ceux qui ont soutenu son projet de « transformation nationale » au cours des huit derniers mois.
Cette décision du Conseil constitutionnel souligne l’importance du processus de parrainage dans le cadre des élections présidentielles au Sénégal, et la rigueur avec laquelle les critères sont évalués. La course à la présidentielle continue avec les candidats dont les dossiers ont été validés par les instances compétentes.
La revue des titres / Le Dakarois Quotidien n•69 du Samedi 30 /12/23 au Lundi 01/01/24
La revue des titres / Le Dakarois Quotidien n•69 du Samedi 30 /12/23 au Lundi 01/01/24
Le Dakarois Quotidien N°069 – du 30/12/23 au 01/01/24
Grève annoncée des boulangers au Sénégal face à la hausse des coûts des intrants
Les boulangers du Sénégal ont tenu un point de presse hier pour exprimer leurs préoccupations face à la situation économique difficile du secteur. La Fédération nationale des boulangers du Sénégal (Fnbs) et le Regroupement des boulangers du Sénégal (Rbs) ont exposé une série de doléances, dénonçant notamment la hausse des coûts des intrants tels que la levure, le gasoil, l’électricité et le sel.
Les représentants des boulangers ont également souligné la non-application de la réglementation et ses répercussions sur le prix et le poids du pain. Face à l’absence de réponse de la part des autorités, les boulangers ont annoncé leur intention d’organiser des journées de grève, débutant avant le 15 janvier 2024.
Amadou Gaye, président de la Fnbs, a rappelé qu’une conférence de presse avait été tenue le 17 octobre 2023 pour alerter sur la situation, mais que l’État n’avait pas répondu aux revendications du secteur. Il a déploré l’incapacité de l’État à assurer la survie du secteur et a insisté sur la détermination des boulangers à faire grève, exigeant une augmentation d’au moins 50 francs CFA sur le prix du pain.
Cette annonce souligne les tensions croissantes dans le secteur de la boulangerie au Sénégal, confronté à des défis économiques majeurs qui affectent la rentabilité des entreprises et suscitent des préoccupations quant à la viabilité du secteur.
Interdiction du Meeting d’investiture de Sonko : Le Préfet de Dakar évoque trois motifs majeurs
Le meeting d’investiture d’Ousmane Sonko, candidat à la présidentielle, prévu ce samedi au Terrain Acapes des Parcelles-Assainies, a été interdit par le préfet de Dakar. Cette décision, officialisée par un arrêté, repose sur trois motifs principaux, selon des sources de Ledakarois.
Le document officiel cite les raisons suivantes :
1 Menace de troubles à l’ordre public : Le préfet évoque la possibilité de troubles qui pourraient perturber la paix et la sécurité publiques pendant le meeting d’investiture.
2 Entrave à la libre circulation des personnes et des biens : L’arrêté souligne que la tenue du meeting pourrait entraîner des difficultés en termes de circulation, compromettant ainsi la libre circulation des citoyens et des biens dans la région.
3 Risque d’infiltrations de personnes mal intentionnées : Le préfet exprime également des préoccupations quant à la sécurité de l’événement, en évoquant un risque d’infiltration de personnes aux intentions malveillantes.
Le commissariat central de Dakar a reçu la charge de veiller à une application stricte de cette mesure d’interdiction. Cette décision a des implications importantes dans le contexte électoral actuel, soulignant les tensions et les préoccupations liées à la sécurité et à l’ordre public dans la région de Dakar.
Marseille décimé par les départs pour la CAN : Gattuso face à un sérieux défi en Janvier
L’Olympique de Marseille, déjà éprouvé par des blessures dans son effectif, devra faire face à un sérieux défi en janvier avec le départ de huit joueurs clés pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Parmi eux, les milieux de terrain Azzedine Ounahi et Pape Gueye, tous deux considérés comme des titulaires potentiels sous la direction de l’entraîneur Gennaro Gattuso, s’ajoutent à la liste des absences.
La blessure de Valentin Rongier vient encore compliquer la situation pour Gattuso, qui se retrouve ainsi privé de plusieurs options au milieu de terrain. La liste des joueurs marseillais partant pour la CAN comprend Mbemba (RDC), Mughe (Cameroun), Ngapandouetnbu (Cameroun), Harit (Maroc), Ounahi (Maroc), Pape Gueye (Sénégal), Ismaila Sarr (Sénégal).
Avec la perspective de perdre ces huit joueurs clés, les dirigeants de l’OM pourraient être contraints d’explorer le marché des transferts de janvier pour trouver des remplaçants capables de pallier ces nombreuses absences. Gattuso sera confronté à la tâche délicate de maintenir la cohésion de son équipe et de trouver des solutions efficaces pendant cette période délicate.
La situation met en lumière les défis auxquels sont confrontés les clubs européens lors des compétitions internationales, où la perte de joueurs clés peut avoir un impact significatif sur la dynamique de l’équipe. La gestion de l’effectif et les choix tactiques de Gattuso seront scrutés de près alors que Marseille cherche à maintenir sa position dans la compétition nationale en dépit de ces nombreuses absences.
Élection Présidentielle 2024 : Mamadou Badio Camara révèle les coulisses des 93 dossiers au greffe du Conseil Constitutionnel
Le greffe du Conseil Constitutionnel a été le théâtre de l’activité intense alors que 93 dossiers de candidature pour l’élection présidentielle du 25 février 2024 ont été déposés. Mamadou Badio Camara, président de la commission de contrôle du parrainage, a levé le voile sur les procédures suivies au moment du dépôt des dossiers.
Lors de la réception des dossiers, le greffe du Conseil Constitutionnel réalise un inventaire des pièces déposées, réceptionnant les cartons contenant les listes de parrainage version papier et le fichier électoral de ces mêmes listes de parrainage, explique le juge. Il précise que, à ce stade, il ne s’agit pas encore d’un contrôle, mais plutôt de constater ce qui a été déposé par le représentant du candidat.
Parmi les 93 dossiers reçus, quatre contiennent une liste de parrainage de députés, un candidat a été parrainé par des maires et présidents de conseils départementaux, tandis que les autres 88 candidats ont opté pour le parrainage citoyen.
Mamadou Badio Camara a souligné que tous les 93 dossiers déposés seront concernés par le tirage au sort. Cependant, seuls ceux présentant les 9 pièces exigées à l’article 121 du Code électoral et comprenant un nombre de parrains au moins égal au minimum requis feront l’objet d’un contrôle de parrainage. Cette mesure vise à ne pas entraver les candidatures en évitant les risques d’éliminations liés à des doublons externes.
Il est crucial de noter que l’obtention du nombre requis de parrainages validés est une condition nécessaire mais non suffisante à la recevabilité des candidatures. Celles-ci sont également soumises aux conditions de fond prévues par l’article 28 de la Constitution et aux autres conditions de l’article L121 du Code électoral, a précisé le président de la Commission.
Au moment de la rédaction de cet article, les représentants sont en train de vérifier les enveloppes de leur candidat et de les déposer dans l’urne pour le tirage au sort, marquant ainsi une étape cruciale dans le processus électoral en cours.
La revue des titres / Le Dakarois Quotidien n•68 du Vendredi 29 /12/23
CHEIKH ANTA DIOP ET LE PROJET DE STATOLOGIE AFRICAINE
CONTRIBUTION SUR LE CENTENAIRE
« N’est-il pas temps d’amorcer une science africaine de l’Etat et des institutions publiques que l’on peut désigner par l’expression de statologie (de status, Etat et logos, science) africaine ? ».
Telle est la question que s’est posé le camerounais Bipoun-Youm durant le colloque sur la problématique de l’Etat en Afrique Noire. Une question dont la réponse a beaucoup intéressé l’homme de science Cheikh Anta Diop. Ce dernier a, dans ses différentes productions, divulguer ce qui doit être la nature d’un Etat puissant pour ce 21ème siècle. Parce que, pour cette ère cosmique, le choix entre l’éléphant et l’herbe s’impose.
Dans une émission à la CTV au Cameroun, Cheikh Anta Diop laissait entendre : « j’ai la conviction que nos Etats nains géographiquement et démographiquement ne sont pas capables de faire face aux nécessités de l’ère cosmique. ».
La démographie et la géographie ont un rôle géopolitique particulier à jouer pour la puissance d’un Etat au 21e siècle. Les faits actuels du monde le prouvent entièrement. Cheikh Anta Diop a été un avant-gardiste pour le peuple africain. Il savait que nos micro-Etat hérités de la colonisation ne pourraient en aucun cas faire face aux défis de cette ère. Dans Nations Nègres et Culture, l’homme de science écrit : « il devient donc clair que c’est seulement l’existence d’Etats Africains indépendants fédérés au sein d’un Gouvernement central démocratique, des côtes libyques de la Méditerranée au cap de l’Océan Atlantique à l’Océan Indien, qui permettra aux Africains de s’épanouir pleinement et de donner toute leur mesure dans les différents domaines de la création, de se faire respecter – voire aimer- de tuer toutes les formes de paternalisme, de faire tourner une page de la philosophie, de faire progresser l’humanité en rendant possible une fraternisation entre les peuples qui deviendra alors d’autant plus facile qu’elle s’établira entre Etats indépendants au même degré et non plus entre dominants et dominés. ». Il est donc clair que l’homme de science avait sonné l’alarme, quant aux Etats africains lilliputiens hérités de la colonisation qui sont congénitalement fragiles, stériles et incapables de répondre aux besoins de la majorité africaine. Pour Cheikh Anta Diop, il faut donc « cesser de tromper les masses par des rafistolages mineurs » et « faire basculer définitivement l’Afrique Noire sur la pente de son destin fédéral. ».
La statologie africaine devait, à cette époque et aujourd’hui aussi, éviter le risque de sud-américaniser le continent. Le sous-continent sud-américain, en refusant d’adopter l’approche de Simone Bolivar, a vécu une « prolifération de petite Etats dictatoriaux sans liens organiques, éphémères, affligés d’une faiblesse chronique, gouvernés par la terreur à l’aide d’une police hypertrophiée, mais sous la domination économique de l’étranger, qui tirerait ainsi les ficelles à partir d’une simple ambassade. » Aujourd’hui, l’Afrique, tout comme l’Amérique du Sud des siècles passés, fait face à une instabilité politique chronique. Les Etats sont fragiles, ce qui justifie le fait que ces deux parties ont connu le plus grand nombre de coups d’Etat dans le monde. Malgré les interminables ressources dont la nature a dotées ces deux territoires, les aspirations les plus légitimes des masses restent sans réponses concrètes. L’espoir n’y demeure pratiquement plus, les jeunes empruntent souvent des issues dangereuses pour une aventure meilleure. Pourtant les messages salvateurs de l’Amérique du Sud et de l’Afrique ont été respectivement portés par Simone de Bolivar et Cheikh Anta Diop.
La chance de l’Afrique, c’est d’avoir Les fondements Economiques et culturels d’un Etat fédéral d’Afrique Noire. « C’est tout un programme ». L’Afrique puissante ne pourra pas se passer de cette œuvre.
Loin des objectifs mineurs et des théories développementalistes qui ont été à la base des combats africains depuis les indépendances inachevées : émergence, développement, lutte contre la pauvreté et le sous-développement, etc., Cheikh Anta Diop a jeté les bases de la statologie africaine. Une science africaine de l’Etat dont la réalisation lancera le processus qui mène vers une puissance africaine.
En ce 21e siècle, soit on est puissant, soit on est à la merci des puissances. Pas plus que ça. Comme l’a affirmé le Pr Théophile Obenga : « Quand les éléphants se battent, c’est l’herbe qui souffre… Le choix de l’Afrique est simple : devenir éléphant à son tour ou rester l’herbe d’un terrain vague de l’Histoire. ». Tellement vrai que l’actualité nous montre une Afrique qui souffre économiquement d’une guerre qui se passe dans d’autres continents.
En affirmant que « nos Etats nains démographiquement et géographiquement ne sont pas capable de faire face aux nécessités de l’ère cosmique », Cheikh Anta montre que les Etats modernes dans ce monde de géant doivent être vastes démographiquement et géographiquement. Des Etats qui seront capables de se défendre, de tendre progressivement vers la souveraineté. Il est certain, et comme il l’affirmait : « Au siècle de la conquête de la lune et du système solaire, un continent qui ne peut assurer sa propre sécurité militaire, qui ne contrôle pas en particulier son espace atmosphérique et cosmique, n’est pas indépendant et ne peut pas se développer. »
Les illustrations ne manquent pas. Prenons par exemple les pays les plus peuplés du monde, à savoir la Chine et l’Inde. Ils sont, avec les USA, les actuelles puissances économiques de notre planète. En plus, la « chine à elle seule fournit plus d’ingénieurs que tout l’occident réuni » pour paraphraser le camerounais Yamb Ntimba. Dans les deux décennies à venir, l’Inde sera un sérieux prétendant pour être le pays le plus puissant du monde. Avec leurs populations de plus d’un milliard 400 millions de personnes, ces pays sont dotés d’une capacité de production inestimable, des ingénieurs dans plusieurs domaines, d’interminables cerveaux pour réfléchir, un marché puissant, … Les Chinois à leur tour sont en train de conquérir le monde au même titre que leurs produits. Ce qui assure une incommensurable course de capitaux vers la Chine. L’Inde aussi n’est pas en reste.
Par ailleurs, les espaces économiques chinois et américains sont plus viables vue leurs superficies importantes qui dépassent les 9 millions de km². Ce qui n’est pas le cas pour l’Inde qui a une superficie de 3 287 590 km², malgré que le pays soit présentement le plus populaire au monde. La Russie à elle seule fait 17 075 200 km² pour une population moyennant importante. C’est aussi le cas du Canada qui, avec une superficie qui frôle les 10 millions de km² cherche toujours sa population.
Nul donc ne songe à ignorer l’importance d’une vaste démographie réunie autour d’un Etat vaste géographiquement. C’est la condition sine qua none pour exister dans ce monde géant. Kwamé Nkrumah donne un simple exemple : « Tout le monde peut prendre modèle sur les USA, en les comparant aux républiques sud-américaines balkanisées. ».
Il est donc certain, comme l’affirme mon Professeur et Maître José Do Nascimento, qu’il « n’y a aucun dessein idéologique qui traverse l’œuvre de Cheikh Anta Diop ». C’est ce terrain scientifique qui a généré son approche avant-gardiste. Déjà, dès 1952, il préconisait le repeuplement de l’Afrique. Il savait ce que la forte démographie pourrait représenter dans un « Etat Africain puissant qui s’étendrait sur la quasi-totalité du continent, dont les frontières iraient de la Méditerranée libyque au Cap et de l’Océan Atlantique à l’Océan Indien. ». Cet Etat là, comme il le soutient, « aura à vendre sur le marché international ses produits en excédent et à y acheter ce dont il manque le plus, tout en évitant de subir la pression d’un monstre économique quelconque. Considérant le degré de PUISSANCE qu’atteindra un tel Etat il ne dépendrait économiquement des autres qu’autant que ces derniers dépendraient de lui. ». Cet Etat se servira de ces huit zones naturelles à vocation industrielle et tant d’autres pour rendre effectif un « schéma général d’industrialisation ». Il résoudra définitivement le problème du sahel, du sahara, de la RDC, … Les dés sont jetés…
Ainsi, les occidentaux, conscients des atouts de la forte démographe africaine en gestation, essayent d’imposer une politique de limitation des naissances souvent au niveau macro, souvent par le biais des ruses de certaines ONG. Celles ci passent par les propositions de méthodes contraceptives pour soi-disant espacer les naissances, avec souvent la participation d’organismes communautaires de base qui ignorent profondément les enjeux. En vérité, ces pratiques sont faites à dessein. Pourtant, nos mamans et grand-mères savaient espacer les naissances sans pour autant faire recours à ces méthodes contraceptives. L’histoire a donné raison à celui qui affirmait à propos des naissances que : « une bouche supplémentaire, c’est aussi deux bras de plus ». Surtout, c’est un cerveau de plus pour réfléchir. Ainsi, la thèse malthusienne est erronée et dépassée par notre monde.
Quand on vous parle de forte démographie, rappelez-les que la population chinoise de 2022 est similaire à celle de toute l’Afrique réunie, alors que le continent africain est trois fois plus grand que la Chine. Pareillement pour l’Inde qui est neuf fois plus petit que l’Afrique.
L’enjeu de l’heure exige une formation intense et abrégée pour des raisons d’efficiences. La compréhension des urgences a poussé l’homme à insister sur la « formation des cadres techniques ». Et comme il le chantait : « l’éducation doit réveiller le bâtisseur de Nation et le Génie Créateur qui dorment dans chaque africain ». Et cet idéal « suppose une réforme qui mette l’accent sur la rationalité, sur les facultés créatrices de l’individu et sur l’indépendance intellectuelle. ». C’est cette élite africaine formée qui aura « le devoir impérieux, inéluctable, de doter farouchement tout le continent, sans distinction de frontières politiques, d’une technique industrielle, seule garantie de la sécurité de vivre dans le monde atomique. ». La plus grande richesse que peut se doter un pays est l’être humain. Le but de la renaissance africaine, que T. Obenga définit comme étant « une dynamique politique » qui doit « embrasser librement et totalement la vision et le projet de l’Etat fédéral africain » , est l’épanouissement du capital humain africain dans le plus grand respect de la dignité humaine.
Jean Marc Ela n’affirmait-t-il pas que « Cheikh Anta Diop n’est tourné vers le passé que parce que l’avenir de l’homme africain est sa préoccupation profonde. ». C’est ce qui m’amène à dire qu’en prouvant d’une part la parenté linguistique et génétique entre l’Egypte ancienne et l’Afrique subsaharienne et d’autre part la parenté des langues africaines entre elles, Cheikh Anta Diop réconcilie les civilisations africaines avec l’Histoire. Il met ainsi en évidence et de manière irréfutable le « lien conducteur ». La propulsion de cette vérité scientifique, de cette conscience historique africaine commune est indispensable pour assurer la cohésion dans un Etat fédéral africain. Comme il l’affirme, « sans la conscience historique, les peuples ne peuvent pas être appelés à de grandes destinées. » . Dans civilisation ou Barbarie, il écrit : « Le facteur historique est le ciment culturel qui unit les éléments disparates d’un peuple pour en faire un tout, par le biais du sentiment de continuité historique vécu par l’ensemble de la collectivité (…) L’essentiel pour le peuple, est de retrouver le fil conducteur qui le relie à son passé ancestral le plus lointain possible. ».
Alioune Diop nous dit : « une civilisation est une âme, une conscience, une foi. C’est une longue affinité entre des communautés et un terroir, une certaine connivence personnelle avec l’histoire, une identité politique. ». L’Afrique, reconciliée avec ses civilisations, donc son âme, doit saisir ce ciment pour bâtir une puissance africaine.
Malgré toutes les opportunités qui se présentent à l’Afrique, le continent se contente des « rafistolages mineurs ». Les gouvernants africains répondent aux sommets des prédateurs en rangs dispersés. Chacun cherche sa part du gâteau africain, rembourré par des ressources incommensurables dont la nature a doté l’Afrique. Des sommets pays-continents qui font inlassablement l’affaire des puissants. C’est toujours « l’herbe qui en souffre ».
De l’autre, l’Afrique postcoloniale n’a pas pris en compte cette vérité scientifique qui est valable même pour tout le monde : « l’organisation rationnelle des économies africaines ne peut pas précéder l’organisation politique de l’Afrique ». Les tentatives de mener jusqu’ici des intégrations africaines n’ont pas donné les fruits escomptés. L’OUA, limitée a été remplacée par l’UA. Cette dernière est même souvent attaquée par les masses africaines éprises de justice sociale. Plus de cinquante Etats réunis, incapables de poser des jalons pour le salut de l’Afrique. En ce 21e siècle, il est impensable que le continent africain puisse connaitre plus de 600 millions d’africains qui n’ont pas accès à l’électricité. Les autres intégrations elles aussi ne convainquent pas. Cette thèse est aussi valable pour les autres contrées du monde, notamment l’Amérique du Sud. En effet, la communauté ANDINE souffre d’un faible taux de commerce à l’intérieur de la zone et le MERCOSUR voit le Paraguay et l’Uruguay souffrir de la supériorité du Brésil et de l’Argentine. Ainsi, la pertinence en 2008 de procéder à la création de l’UNASUR a vu, dix ans après, la décision de la moitié des pays à suspendre leurs participations. Les projets de marché commun, même celui de l’UMA, peinent à se concrétiser un peu partout dans le monde. L’intégration économique ne précède pas l’intégration politique.
Les organismes internationaux eux aussi ne font qu’enfoncer la situation. Ils roulent pour des fins. La prolifération actuelle de l’émigration irrégulière est l’échec de cette théorie dite de mondialisation. Elle demeure jusque-là « un conflit d’intérêts économiques et commerciaux » pour parler comme Obenga. Un conflit où tous les pays faibles resteraient téléspectateurs. Pour éviter ce fait, Cheikh Anta Diop disait dès 1954 que dans un monde d’interdépendance, nous devons « éviter À TOUT PRIX de dépendre des autres plus qu’ils ne dépendent de nous, car il s’ensuivrait, automatiquement, des liens unilatéraux de colonisation et d’exploitation ». Il est donc nécessaire et urgent de faire basculer l’Afrique sur la pente de son destin fédéral comme l’a préconisé l’homme de science, l’envoyé de dieu pour porter le message salvateur au peuple africain. L’œuvre de Cheikh Anta ouvre de manière scientifique et organisée les portes de la statologie africaine. Saisissons-la ! Ce n’est pas trop tard, mais il faut faire vite.
« L’Africain qui nous a compris est celui-là qui, après la lecture de nos ouvrages, aura senti naître en lui un autre homme, animé d’une conscience historique, un vrai Créateur, un Prométhée porteur d’une nouvelle civilisation et parfaitement conscient de ce que la terre entière doit à son génie ancestral dans tous les domaines de la science, de la culture et de la religion. » a-t-il écrit dans Civilisation ou Barbarie. Cheikh Anta s’est énormément intéressé sur l’urgence de veiller à la construction de la personnalité de l’homme africain, de sa formation et à son « assimilation à la pensée scientifique moderne » . Tout juste après la soutenance de sa thèse, il déclare : « Je vais rentrer définitivement en Afrique Noire dès la semaine prochaine. J’essaierai de contribuer à l’impulsion de la recherche scientifique, aussi bien dans le domaine des sciences humaines que dans le domaine des sciences exactes. »
L’impulsion des sciences au sein des masses africaines demeurait une profonde préoccupation pour l’homme de science. On peut même se permettre d’affirmer que sa citation la plus utilisée est la suivante : « formez-vous, armez-vous de sciences jusqu’aux dents. ». Evidemment, la formation est la meilleure issue pour la construction de notre personnalité. Se former maintenant pour « être à l’avant-garde de la libération du continent » et s’évertuer à le verser sur la pente de son destin fédéral.
Se former de manière encyclopédique, surtout en prenant repère sur lui. Amady Ali Dieng dit de Cheikh : « il savait que le système est un tout. Et pour l’attaquer, il fallait le faire sous tous les plans ». D’où la quintessence de chercher énormément pour venir servir le continent dans la plus grande intégrité. En chacun de nous, dort « un colosse, un bâtisseur de nation ». Réveillons ce colosse !
Nous devons donc sortir de l’attentisme parce que « les évènements ne s’accomplissent pas par la force des choses, mais parce qu’il existe des hommes qui agissent. ». Et s’emparer de ces deux réponses à la question de savoir quelles sont nos armes ? : « Organisation, organisation et toujours, organisation, sous toutes ses formes ». L’autre réponse c’est la « Discipline ».
Cet homme africain à construire doit « aspirer au triomphe de la notion d’espèce humaine dans les esprits et dans les consciences ». Il doit « rééduquer sa perception de l’être humain, pour qu’elle se détache de l’apparence raciale et se polarise sur l’humain débarrassé de toutes coordonnées ethniques. ». Cet africain conscient « doit se dégager de tout préjugé ethnique et acquérir une nouvelle forme de vanité ». Il doit enfin éviter « de se livrer à des critiques religieuses ».
L’immensité de l’œuvre de Cheikh Anta Diop est un fait. Cela a une seule justification : il est venu sur cette terre pour apporter le message salvateur au peuple africain.
Beaucoup prennent des repères dans cette œuvre pour valider n’importe quelle thèse qui participerait au salut de l’homme africain. Par exemple, Amady Aly Dieng soutient qu’il « partage intégralement la vision économique de Cheikh Anta Diop ». Marcien Towa s’en est lui aussi servi pour traiter La problématique de la philosophie en Afrique. Léandre Serge Moyen l’utilise pour développer une Lecture juridique de la pensée de Cheikh Anta Diop ; l’auteur affirme quelque part que « le caractère encyclopédique de cette œuvre devrait militer en faveur d’un examen juridique sérieux des thèmes attachés à la science du droit que l’auteur a abordés (…) Des concepts chers à Cheikh Anta Diop tels que la souveraineté, l’égalité, la solidarité, l’unité, le fédéralisme, etc, ont recueilli les suffrages des juristes. ». Le Pr Bienvenu Romuald Gobert de Relire le Droit International économique à la lumière de la problématique diopienne du développement de l’Afrique : De l’ordre colonial à la souveraineté d’un Etat fédéral. Jean Marc Ela parle de L’honneur de penser. Le Pr Boubacar Camara a cité l’homme de science trois fois dans son livre qui souhaite Construire le Sénégal du futur. Pour ne citer que ceux-là.
Cheikh Anta Diop a 100 ans de vie ininterrompue. D’autres 100 ans sont en gestation. L’homme a, durant son séjour terreste, vaincu la mort.
MAMADOU FATY TOP , étudiant – chercheur
Le laboratoire Carbone 14 de Cheikh Anta Diop, un des héritages de l’historien panafricain
À l’occasion du centenaire de Cheikh Anta Diop, célébré du 21 au 29 décembre – date de naissance de l’historien et scientifique sénégalais –, le laboratoire Carbone 14 à l’Université Cheikh Anta Diopa a ouvert ses portes au public à Dakar. Que reste-t-il aujourd’hui de l’héritage de Cheikh Anta Diop ?
Les enfants s’agglutinent autour du banc de synthèse du laboratoire Carbone 14 de Cheikh Anta Diop. Fondé par le célèbre scientifique et historien – mais aussi homme politique – en 1966, il s’agit du premier laboratoire africain qui fait de la datation des événements, c’est-à-dire qui analyse des objets comme des coquillages, du bois ou des ossements afin de connaître leur âge. Ces travaux ont permis de revoir et de réhabiliter l’histoire de l’Afrique, berceau de l’humanité.
Les enfants observent avec fascination les tubes de verre et fioles où passait le gaz produit par la combustion des objets issus de fouilles archéologiques qui étaient ensuite analysés, afin de quantifier le carbone 14 qu’ils contenaient.
Alpha Omar Diallo est ingénieur, il s’occupe de la visite du laboratoire transformé en musée : « On peut prendre l’exemple du bois, du charbon de bois, des ossements et ainsi de suite, explique-t-il aux enfants. On essaye de connaître la quantité de carbone qu’il y a dans l’élément, depuis sa mort. Mais une fois que l’individu meurt, sa quantité de carbone commence à diminuer. Tous les 5 730, la quantité initiale se divise par deux. Ça peut aller jusqu’à 50 000 ans. À partir de là, il est difficile de détecter le carbone, car il aura complètement disparu. »
Une « force de proposition » sur les questions environnementales
Cheikh Anta Diop est le premier à utiliser cette technique en Afrique. Et ces résultats lui permettront de réécrire et de s’approprier l’histoire du continent. Nouhou Diaby est le directeur par intérim du laboratoire : « La création de ce laboratoire, qui était le premier en Afrique, a beaucoup contribué à la datation et à la confirmation que l’Afrique est le berceau de l’humanité, explique-t-il. Il a conforté l’idée que les premiers hommes et les premières civilisations étaient nés en Afrique. C’est grâce à ces travaux que cela a pu être mis en évidence. »
Dans une salle fermée à double tour, une autre machine plus petite et moderne est utilisée par les chercheurs. Aujourd’hui, le laboratoire s’intéresse aussi aux questions environnementales, comme à la quantification de la pollution dans la ville de Dakar ou dans les eaux souterraines de la capitale. Ceci, toujours en utilisant la même technique au carbone 14. « La moule ou les poissons incorporent beaucoup de pollution, décrit l’ingénieur Alpha Omar Diallo. Nous, à travers ces différents animaux aquatiques, on peut déterminer la quantité de pollution dans l’eau. Cela aide à la prise de décision : ce qui nous intéresse, c’est d’éclairer la lanterne des décideurs, être une force de proposition sur plusieurs thématiques comme la pollution atmosphérique, la pollution des eaux, la pureté de certains produits… »
Mis à l’arrêt à la mort de Cheikh Anta Diop en 1986, le laboratoire Carbone 14 a repris du service au début des années 2000.
RFI
Réaction du collectif de défense d’Ousmane Sonko : Pourvoi en Cassation de l’État, une manœuvre tardive sous le feu des critiques
Le Collectif de Défense de Monsieur Ousmane Sonko a vivement réagi à la notification du pourvoi en cassation de l’État du Sénégal, dénonçant le timing tardif de cette démarche juridique et exprimant des inquiétudes quant à son impact sur la préservation des principes démocratiques. Dans un communiqué, le collectif a souligné la responsabilité historique du Conseil Constitutionnel et critiqué l’État pour ses tentatives présumées de décrédibiliser l’institution judiciaire.
La libération d’Ousmane Sonko, détenu dans le cadre de poursuites judiciaires, est présentée par le collectif comme une exigence sociale et un impératif démocratique en vue de garantir une élection transparente et paisible. Les membres du collectif estiment que l’État tente de prolonger la détention de Sonko afin d’influencer le processus électoral à venir.
La notification du pourvoi en cassation par l’État du Sénégal a suscité des réactions vives, mettant en lumière les enjeux importants qui entourent cette affaire. Le collectif dénonce le caractère tardif de cette procédure, affirmant que cela soulève des questions quant à la sincérité des intentions de l’État dans ce dossier.
Le communiqué insiste sur la nécessité de respecter les droits fondamentaux, la justice et la démocratie dans le traitement du cas d’Ousmane Sonko. Il appelle également à la vigilance de la société civile et des citoyens face à ce qu’il considère comme des manœuvres visant à compromettre l’intégrité du processus démocratique.
Alors que le pourvoi en cassation s’inscrit comme l’ultime recours dans cette affaire, l’issue de cette bataille judiciaire revêt une importance particulière dans le contexte pré-électoral du Sénégal. Le collectif continue de plaider pour la libération d’Ousmane Sonko et met en garde contre toute tentative d’entrave à la justice et aux principes démocratiques.
Abdou Karim SALL Mobilise les Masses à Orkadiéré : « Amadou BA, Inshallah, 5e Président du Sénégal »
Le stade municipal d’Orkadiéré a été le théâtre d’un méga meeting politique exceptionnel ce jeudi 28 décembre 2023, marqué par la présence imposante d’Abdou Karim SALL, surnommé « l’homme aux trois bases » (Mbao, Orkadiéré, et Diaspora). L’événement visait à confirmer la candidature du Premier ministre Amadou BA à l’élection présidentielle de l’année prochaine, et a battu tous les records de mobilisation dans la commune du département de Kanel, région de Matam. Abdou Karim SALL, considéré comme l’un des acteurs majeurs de la scène politique sénégalaise, a suscité une adhésion massive lors de ce rassemblement, soulignant ainsi son pouvoir de mobilisation et son influence au sein de la population. Des milliers de militants et sympathisants, venus d’Orkadiéré et des villages environnants, ont exprimé leur soutien indéfectible à Amadou BA, seul candidat de la grande coalition Benno Bokk Yakaar pour les élections à venir. Dans son discours passionné, Abdou Karim SALL a déclaré avec assurance que « la commune d’Orkadiéré a déjà gagné l’élection présidentielle de 2024 ». Il a prédit une « victoire nette et sans bavure » pour Amadou BA le 25 février prochain, soulignant ainsi la confiance inébranlable envers le futur Président du Sénégal. Le maire de Mbao a exprimé sa conviction que le choix d’Amadou BA comme candidat de l’APR et de la coalition BBY était l’œuvre ingénieuse du Président Macky SALL. Il a souligné l’approbation déjà obtenue à Mbao et dans la diaspora, ajoutant maintenant celle d’Orkadiéré, affirmant que le Sénégal entier dira « oui » au soir du 25 février 2024, Inshallah. Abdou Karim SALL a exprimé sa gratitude envers le Président Macky SALL et a assuré son engagement à accompagner Amadou BA jusqu’au palais de la République. Des personnalités politiques éminentes telles que Abdou Abel THIAM et Amadou Kane DIALLO étaient présentes à la tribune officielle, soulignant l’importance de cet événement politico-médiatique. La réussite de cette mobilisation impressionnante ne semble pas suffire pour Abdou Karim SALL, qui annonce d’autres événements politiques majeurs dans les jours et semaines à venir, témoignant de son intention de maintenir le momentum jusqu’aux élections présidentielles. La ferveur et la détermination affichées lors de ce meeting laissent entrevoir un paysage politique animé à l’approche du scrutin crucial de 2024.
Le dakarois quotidien


























Alger-Bamako : rien ne va plus ?
DÉCRYPTAGE. Les tensions entre l’Algérie et le Mali interviennent alors que la situation dans le nord du Mali se dégrade.
C’est un épisode de tension inédite qui se déroule actuellement entre Alger et Bamako. Mercredi 20 décembre, le ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a annoncé avoir convoqué l’ambassadeur d’Algérie à Bamako pour « élever une vive protestation du gouvernement de la République du Mali, suite aux récents actes inamicaux posés par les autorités algériennes, sous le couvert du processus de paix au Mali », précise le communiqué de la diplomatie malienne.
« Ingérence »
La même source ne s’arrête pas là : « À cette occasion, le ministre a souligné que les rencontres récurrentes, aux niveaux les plus élevés en Algérie, et sans la moindre information ou implication des Autorités maliennes, d’une part avec des personnes connues pour leur hostilité au gouvernement malien, et d’autre part avec certains mouvements signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, ayant choisi le camp des terroristes, sont de nature à entacher les bonnes relations entre les deux pays ». Bamako dénonce dans ce communiqué « une ingérence dans les affaires intérieures du Mali » et a « invité la partie algérienne à privilégier la voie de la concertation avec les autorités maliennes, seules légitimes pour entretenir des échanges d’État à État avec les partenaires du Mali ».
L’imam « opposant » à Alger
Cette sortie intervient à peine 24 heures après une audience accordée par le président algérien Abdelmadjid Tebboune à l’imam de la confrérie Kountia, Mahmoud Dicko. Ce puissant leader politico-religieux était à la tête du mouvement de contestation qui a précédé le renversement du président civil Ibrahim Boubacar Keïta par les militaires en 2020. Depuis, il a multiplié les signes de désaccords avec le nouveau pouvoir de Bamako et leurs plans de transition politique. Le site d’information Mali Web, commente : « [Alger] n’a à aucun moment abordé les raisons qui l’ont poussée à accueillir l’imam Mahmoud Dicko, opposant à l’actuel pouvoir au Mali, et qui n’a rien à voir avec les mouvements touaregs, puisqu’il appartient à l’ethnie peule. Vu que ce dernier a été reçu publiquement par le président algérien Abdelmadjid Tebboune, flanqué du chef des renseignements extérieurs algériens, le général Djebbar M’henna, les autorités maliennes ont toutes les raisons de croire qu’Alger est en train de leur préparer un nouveau mauvais coup. »
La réplique de Dicko
De son côté, l’imam Mahmoud Dicko a indiqué, dans une vidéo, que sa visite à Alger était un « un geste honorifique du président algérien, qui a fait ériger une mosquée imposante. Dans cette perspective, le président souhaite impliquer Mahmoud Dicko dans la gestion de ce lieu de culte, destiné non seulement à l’adoration de Dieu, mais également à l’organisation de grandes rencontres sur des questions d’intérêt sous-régional ». L’imam a également précisé qu’il a été « sollicité de la même manière que les autorités de la transition par le président algérien. Il a participé à des discussions sur le climat tendu entre les autorités de la transition et les groupes armés signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. L’objectif de ces discussions est de favoriser une résolution pacifique », rapporte un média malien.
Ambassadeurs rappelés
À la suite du communiqué des Affaires étrangères maliennes, leurs homologues algériens ont réagi en convoquant, à leur tour, l’ambassadeur malien à Alger, jeudi 21 décembre. « Il a été rappelé au diplomate malien le communiqué du MAE en date du 13 décembre 2023, lorsque l’Algérie avait exhorté l’ensemble des parties maliennes à réaffirmer leur engagement à exécuter l’accord de paix et de réconciliation issu du processus d’Alger », lit-on dans le communiqué des Affaires étrangères algériennes. « L’ambassadeur malien à Alger a été tenu informé que les dernières réunions tenues avec les chefs des mouvements signataires de l’accord de paix étaient pleinement conformes au texte et à l’esprit de ce communiqué. Dans ce contexte, [le chef de la diplomatie algérienne] M. Attaf a émis le vœu de voir le gouvernement malien, lequel a réaffirmé son attachement à la mise en œuvre de cet accord, adhérer aux efforts que l’Algérie déploie à présent de telle sorte à insuffler une nouvelle dynamique au processus », poursuit le communiqué algérien.
Vendredi, les deux ambassadeurs ont été rappelés ce vendredi dans leurs pays, « pour consultations », manière diplomatique pour signifier que la colère ne s’apaise pas des deux côtés.
Tensions au Nord-Mali
Ce désynchronisme entre Alger et Bamako intervient alors que la situation au nord du Mali se dégrade, avec la reprise des affrontements entre groupes armés et l’armée malienne, dans le contexte du retrait de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma). Dans ce climat tendu, Alger tente, laborieusement, de sauver ce qu’il peut être sauvé de l’accord d’Alger. Un processus de paix soumis aux soubresauts de la politique interne malienne. Selon d’autres observateurs, le récent rapprochement entre Bamako et Rabat aurait irrité Alger. Le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop a effectué, cette semaine, une visite au Maroc, participant notamment à la Réunion ministérielle de coordination sur « l’Initiative internationale du roi Mohammed VI pour favoriser l’accès des pays du Sahel à l’Océan Atlantique ».
Lepoint
Présidentielle 2024 : où en sont les candidatures ?
ÉTAPE. 79 personnes ont déposé leur candidature à la présidentielle de février 2024. Désormais, c’est au Conseil constitutionnel de trancher.
es lignes bougent à un peu plus de deux mois du scrutin qui fera élire la ou le prochain président sénégalais. Le nombre de dossiers déposés au Conseil constitutionnel n’est pas rendu public, mais le journal quotidien Le Soleil explique que la Caisse des dépôts et consignations, organe qui réceptionne les chèques de caution de 30 millions de francs CFA (45 000 euros) nécessaires à la candidature à la présidentielle, a comptabilisé pas moins de 79 dossiers.
Parmi ces candidatures figurent celles des principaux favoris du scrutin du 25 février 2024 : Amadou Ba, membre de la coalition au pouvoir et actuel Premier ministre du Sénégal, l’opposant emprisonné Ousmane Sonko, l’ancien maire de Dakar Khalifa Sall, Karim Wade (fils de l’ex-président Abdoulaye Wade) et Idrissa Seck, arrivé deuxième à la présidentielle de 2019.
Le Premier ministre Amadou Ba candidat pour l’APR
Président depuis 2012, l’actuel chef de l’État, Macky Sall, a annoncé en juillet qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat. Il a désigné Amadou Ba, 62 ans, pour représenter la majorité. Ce dernier s’est engagé à mener le pays vers « le progrès » et « pour plus de paix et de prospérité », lors de son investiture. Chef du gouvernement depuis septembre 2022, ministre des Affaires étrangères jusqu’en 2020 et ministre de l’Économie et des Finances de 2013 à 2019, Amadou Ba est un inspecteur des impôts sorti de l’École nationale d’administration et de magistrature de Dakar. Des dissidents du parti présidentiel parmi lesquels l’ex-Premier ministre Mahammed Dionne et l’ancien ministre Aly Ngouille Ndiaye ont aussi annoncé leur candidature à la présidentielle.
En détention, Ousmane Sonko maintient sa candidature
L’autre dossier qui suscite l’intérêt général est celui de l’opposant Ousmane Sonko. L’administration sénégalaise a refusé de délivrer les documents nécessaires pour une candidature au mandataire de cet opposant arrivé troisième lors de la présidentielle de 2019. Il est le personnage central d’un bras de fer de plus de deux ans avec l’État qui a donné lieu à plusieurs épisodes de troubles meurtriers. Bien qu’empêtré dans plusieurs affaires judiciaires, Ousmane Sonko, 49 ans, a toutefois déposé sa candidature au Conseil constitutionnel, a affirmé à l’AFP un responsable de la cellule de communication de son parti, Ousseynou Ly, sans plus de précisions.
Emprisonné depuis fin juillet sous différents chefs d’inculpation, dont appel à l’insurrection, Ousmane Sonko continue de dénoncer cette affaire et d’autres dans lesquelles il a été mis en cause, comme des complots visant à l’écarter de la présidentielle. Mi-décembre, un juge a relancé sa candidature en ordonnant sa réinscription sur les listes électorales, confirmant une décision rendue en octobre par le tribunal de Ziguinchor qui avait été cassée par la Cour suprême. L’agent judiciaire de l’État a déposé mardi le pourvoi en cassation contre cette décision, selon Le Soleil. Pour s’assurer de sa présence dans la course à la présidence, le parti de Sonko, les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), dissous l’été dernier, a déposé deux candidatures, en parallèle, celle de son numéro deux, Bassirou Diomaye Faye, en prison depuis avril 2023, ainsi que celle de Habib Sy.
Karim Wade et Khalifa Sall ont aussi déposé leur candidature
Une autre candidature a suscité l’attention des Sénégalais, celle de l’opposant Karim Wade, 55 ans, fils et ancien ministre de l’ex-président Abdoulaye Wade (2000-2012). Il a déposé sa candidature le week-end dernier, a indiqué son mandataire Maguette Sy. « Je suis heureux de vous annoncer que mon dossier de candidature à l’élection présidentielle du 25 février prochain a été déposé aujourd’hui au Conseil constitutionnel. Un pas de plus, ensemble, vers un avenir meilleur pour le Sénégal », a écrit de son côté l’opposant sur X (ex-Twitter), qui vit en exil. Son parti, le Parti démocratique sénégalais (PDS), a désigné Karim Wade comme son candidat à la présidentielle du 25 février, désignation qu’il a acceptée de longue date.
Mais les interrogations subsistent sur les implications légales d’une condamnation ancienne de Karim Wade et sur sa capacité à rentrer au pays. En effet, Wade a été condamné en 2015 à six ans de prison ferme pour enrichissement illicite. Détenu pendant plus de trois ans, il a été gracié en 2016 par le président Macky Sall, et vit depuis en exil, le Qatar étant communément cité comme un de ses lieux de résidence. Sa condamnation l’a empêché d’être candidat à la présidentielle de 2019, remportée par Macky Sall.
L’Assemblée nationale a voté en août une loi rendant son éligibilité à Karim Wade ainsi qu’à une autre figure de l’opposition et ancien maire de Dakar, Khalifa Sall, à la suite d’un dialogue politique initié par le président Sall et boycotté par une partie de l’opposition. Khalifa Sall, qui n’a aucun lien de parenté avec le président, a été reconnu coupable en 2018 de faux en écriture et d’escroquerie, et condamné à cinq ans de prison. Emprisonné en 2017, il a recouvré la liberté en 2019 après avoir également bénéficié d’une grâce présidentielle.
Reste pour tous ces prétendants – parmi lesquels plusieurs femmes – de passer le fatidique filtre du parrainage, celui qui risque bien de révéler des surprises comme en 2019. Le Conseil constitutionnel doit annoncer la liste des candidats retenus à la présidentielle au plus tard le 20 janvier. La précampagne et la campagne débuteront respectivement les 5 janvier et 4 février 2024, a indiqué dans un communiqué mardi le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA).
Par Le Point Afrique
Étudiants étrangers en France : les chiffres à connaître
LE CHIFFRE DE LA SEMAINE. Les étudiants étrangers sont environ 400 000 en France, soit 13 % des effectifs de l’enseignement supérieur. La moitié d’entre eux sont originaires du continent africain.
Selon les données de Campus France, 392 630 étudiants étrangers étaient inscrits dans l’enseignement supérieur français lors de l’année scolaire 2021-2022, un nombre en hausse de 21 % en cinq ans et qui représente 13 % de la totalité des effectifs étudiants.
Les universités en accueillent 256 220, soit 65 %, les écoles de commerce 54 556 (14 %) et les écoles d’ingénieurs 28 329 (7 %). L’Île-de-France regroupe plus du tiers des étudiants étrangers (35 %), devant l’Auvergne-Rhône-Alpes (12 %), l’Occitanie (9 %), le Grand Est (8 %) et les Hauts-de-France (7 %).
Le budget mensuel moyen des étudiants internationaux présents en France s’établit à 867 euros, dont 413 euros consacrés au loyer et 181 euros aux frais de la vie quotidienne (vêtements, alimentation). Ils s’acquittent par ailleurs en moyenne de 2 822 euros de frais de scolarité et près de la moitié (48 %) d’entre eux effectuent au moins un travail durant leur séjour d’études.
Un étudiant étranger sur deux (51 %) inscrit à l’université l’est au niveau licence (51 %), 41 % au niveau master et 8 % au niveau doctorat. Les sciences exactes sont les disciplines les plus choisies par les étudiants étrangers (32 %), devant les lettres, langues et sciences humaines et sociales (30 %). Viennent ensuite l’économie (18 %), le droit et la science politique (11 %) et la santé (8 %).
L’Afrique du Nord et le Moyen-Orient (ANMO) constituent la première zone d’origine des étudiants étrangers présents en France (29 %), devant l’Europe (25 %), l’Afrique subsaharienne (23 %), l’Asie-Océanie (13 %) et les Amériques (8 %). Dans le détail, le Maroc est le premier pays d’origine (46 371 étudiants), devant l’Algérie (31 032), la Chine (27 479) et l’Italie (19 185).
Dans les écoles de commerce, les étudiants chinois représentent 19 % des effectifs d’étudiants étrangers, devant les étudiants marocains (14 %) et indiens (7 %). Dans les écoles d’ingénieurs, les étudiants marocains représentent 21 % des effectifs d’étudiants étrangers, suivis par les étudiants chinois (10 %), tunisiens et camerounais (5 %).
lepoint
Le Dakarois Quotidien N°068 – du 29/12/23
LIVE – Mega Meeting de soutien à Amadou Ba , Abdou Karim Sall mobilise Orkadiéré Abdou Karim SALL
Mega Meeting de soutien à Amadou Ba , Abdou Karim Sall mobilise Orkadiéré Abdou Karim SALL
Affaire de la Pouponnière Keur Yeurmandé : Ndella Madior Diouf Placée en Prison en Attendant l’Instruction du Dossier
Dans un tournant décisif de l’affaire de la pouponnière Keur Yeurmandé, Ndella Madior Diouf a été placée sous mandat de dépôt ce jeudi 28 décembre. La propriétaire de l’établissement controversé passera désormais du temps en prison en attendant que son dossier soit instruit.
Les charges retenues contre elle sont graves et variées. Ndella Madior Diouf est inculpée de faits tels que l’homicide involontaire, la maltraitance d’enfants, la mise en danger de la vie d’autrui, l’exercice illégal de la profession de médecin, l’ouverture et l’exploitation d’une pouponnière sans autorisation administrative, ainsi que la traite de personnes, entre autres.
L’inculpation de Ndella Madior Diouf intervient dans le contexte d’une perquisition menée à la pouponnière, révélant des pratiques présumées illégales et mettant en lumière des conditions inappropriées pour les enfants résidant dans l’établissement.
Cette décision de la justice souligne la gravité des accusations pesant sur Ndella Madior Diouf et met en évidence l’importance de l’enquête à venir pour faire toute la lumière sur les allégations de crimes et de mauvais traitements. L’affaire de la pouponnière Keur Yeurmandé a suscité une attention considérable, soulevant des questions cruciales sur la protection des enfants et la nécessité de réglementations strictes pour les établissements de ce type.
Nous suivrons de près le développement de cette affaire et fournirons des mises à jour au fur et à mesure que de nouvelles informations seront disponibles.
La revue des titres / Le Dakarois Quotidien n•67 du Jeudi 28 /12/23
Le Dakarois Quotidien N°067 – du 28/12/23
Séminaire sur les JOJ Dakar 2026 : Vers une collaboration renforcée entre le COJOJ, l’ANPS et la presse sportive
Le Comité d’organisation des quatrièmes Jeux olympiques de la jeunesse (COJOJ), de concert avec l’Association nationale de la presse sportive (ANPS), a organisé, ce mercredi 27 décembre 2023, à l’hôtel Fleur de Lys, un séminaire de partage sur les JOJ Dakar 2026 avec la presse sportive. Une journée pleine qui a démarré par une cérémonie d’ouverture. Une opportunité pour Abdoulaye Thiam, président de l’ANPS et de AIPS Afrique, de revenir sur le contexte de l’organisation de ces joutes. Pour lui, le 8 août 2018, lors de la 133e session du Comité international olympique (CIO), restera à jamais gravé dans l’histoire du sport avec la désignation de Dakar pour accueillir les JOJ. À Buenos Aires, en Argentine, le pays de la Teranga venait d’être la 4e nation à pouvoir abriter ces épreuves, au détriment de la Tunisie, du Botswana et du Nigéria.
« Pierre Corneille ne disait-il pas qu’ « aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années ». Le Sénégal est certes un petit pays de par sa superficie (196.722 km2, 35ème sur 54), mais regorge en son sein, des hommes et des femmes de valeur qui ne cessent d’inscrire ces 7 lettres sur le marbre de la postérité. A l’image de Amadou Barry, des juges Kéba Mbaye, Youssoupha Ndiaye et des présidents Lamine Diack, Abdoulaye Sèye «Moreau» et Mamadou Diagna Ndiaye, devenus, tous, «immortels» parce qu’ayant siégé au sein du CIO. Toutefois, c’est à ce dernier, Diagna, comme l’appellent affectueusement ses proches, qu’il reviendra l’honneur de réussir un tel challenge : avoir le courage de présenter la candidature du Sénégal, en mettant l’accent sur trois villes (Dakar, Diamniadio et Saly) tout en arrimant sa motivation sur le Plan Sénégal Emergent dans sa conquête de l’Olympe », a-t-il dit.
« C’est à Mamadou Diagna Ndiaye que nous devons ce défi mondial »
Pour le directeur de publication de Sud Quotidien, c’est fort de ce consensus de partage que le président du CNOSS, Mamadou Diagna Ndiaye, a réuni la presse sportive pour les briefer sur les efforts consentis et de l’enjeu des JOJ. Il espère tout de même qu’une telle rencontre pourra se tenir périodiquement pour tenir informée l’opinion nationale et internationale. Une doléance qui a été prise en compte. En réponse, Ibrahima Wade, coordonnateur du COJOJ, a assuré de la tenue d’un « Média Tour africain ». Mieux, il y aura une session du genre tous les six mois pour dire où ils en sont. Chaque trimestre, il y a aura des visites de chantier sur le terrain.
Le non moins vice-président du CNOSS a salué, lui aussi, l’œuvre du président Mamadou Diagna Ndiaye. « C’est à lui que nous devons ce défi mondial, une première en Afrique. Je voudrais lui rendre une fière chandelle, lui témoigner notre reconnaissance. Je remercie l’équipe, au quotidien, qui n’a pas baissé les bras depuis la désignation du Sénégal. Notre rencontre est possible parce que votre président, Abdoulaye Thiam, au-delà des simples couvertures, veut que nous ayons un moment de partage, d’informations… Personne, dans cette salle, connait c’est quoi l’olympisme, les JO… Nous sommes dans un processus d’apprentissage. C’est pourquoi, nous nous formons régulièrement », a-t-il signifié, convaincu que ce n’est pas de la responsabilité de Diagna Ndiaye de faire les Jeux, mais de la responsabilité collective de tous les Sénégalais voire les Africains.
À leur suite, à l’image des experts de l’Ageroute, en charge des travaux de construction/réhabilitation des infrastructures sportives dont le stade Iba Mar Diop et la piscine olympique nationale, des parties prenantes à l’organisation ont fait le point sur le travail. Cécile Faye, secrétaire générale aadjointe du CNOSS et directrice de la planification de la coordination au COJOJ, a ouvert le bal en abordant le thème de l’olympisme et de la philosophie de l’olympisme. Elle a sensibilisé les journalistes sportifs qui sont appelés à parler le même langage, expliquer aux Sénégalais ce vers quoi nous allons, avec les termes qui sied. Elle a ensuite tracé l’histoire des Jeux, des Jeux de l’antiquité, il y a 3000 ans, à Olympie, en Grèce, aux Jeux olympiques modernes que nous devons à Pierre de Coubertin depuis 1894.
35 sports, 4676 athlètes, 14 jours de compétition
Sa présentation est suivie de deux vidéos traitant des valeurs de l’olympisme et du processus ayant abouti à la désignation du Sénégal. Ibrahima Wade est revenu à la charge pour expliquer le principe de la co-construction. Dès leur retour de Buenos Aires, en novembre 2018, les membres du COJOJ ont travaillé avec des équipes d’experts (111), avec des groupes de travail dirigés, entre autres, par le Pr Abdoulaye Sakho, Dr Abdallah Wade, Dr Mame Diarra Beye, et des équipes de la Police et de la Gendarmerie. Il estime que « Dakar » était prêt à livrer les Jeux en 2022 mais la pandémie de Covid-19 a fait repousser l’échéance en 2026, de commun accord entre le gouvernement, la mairie de Dakar et le CIO. Le COJOJ étant crée sur la base de ces trois membres fondateurs. Les communes de Saly et Diamniadio sont membres associés du Comité d’organisation. Un avenant au contrat a été signé après le report, a-t-il précisé.
La visite-surprise de Diagna Ndiaye
À son tour, Balla Dièye, directeur des sports pour les COJOJ, a rappelé que Dakar 2026 bat le record en termes de sports (35). 4676 athlètes de 41 disciplines sont attendus, 5000 volontaires pour 14 jours de compétition. Chargé de la conformité de la compétition sportive, de placer l’environnement optimal pour les athlètes, les entraînements, le président de la Fédération sénégalaise de Taekwondo a présenté les différents sites. À Diamniadio. des compétitions de cyclisme, badminton, taekwondo, tennis de table, futsal, gymnastique rythmique se dérouleront entre le stade Abdoulaye Wade, Dakar Arena, le Centre des Expositions et le centre d’équitation. Autre illustration, Saly Beach Est, Saly Beach Ouest et le Golf de Saly (18 trous) abriteront des tournois de golf, penthelon modern, thriathlon, volleyball, beach wrestling, Canoe, rowing, sailing…
Le département des Sports a mutualisé au maximum, d’après Balla Dièye. C’est pourquoi, le beach wrestling se fera à Saly et non à l’Arène nationale. Quant à Fanta Dialo, directrice de la Formation et de la mobilisation de la jeunesse, elle a insisté sur les valeurs de l’olympisme et mis en exergue les efforts fournis depuis l’étape de la désignation de Dakar. Son coup de cœur est l’organisation du Festival Dakar en Jeux. Un projet qui a bouclé sa deuxième édition et qui a séduit le CIO de par sa parfaite organisation.
La série de présentations a été clôturée par le speech sur les événements clés de la communication globale des JOJ. Avant de donner leurs conclusions, les membres du Comité ont annoncé la visite-surprise de Mamadou Diagna Ndiaye. Entouré de Baidy Agne (président de la Fédération de Golf et du CNP, Louis Lamotte et autres, le patron du CNOSS a salué le rôle de la presse sportive, donné un aperçu des décisions du Conseil présidentiel d’hier avant de répondre à quelques questions. Autre annonce, 5 membres de l’ANPS dont 3 femmes reporters vont subir une formation pour devenir « sport reporter ». L’ANPS a enfin signé un protocole d’accord avec le COJOJ.
Conseil présidentiel sur les JOJ : les assurances de Mamadou Diagna Ndiaye à 1040 jours de l’événement.
Le chef de l’État Macky Sall a présidé hier un Conseil présidentiel sur les Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026. Une occasion solenelle pour le président du CNOSS et patron du Comité d’organisation des JOJ de faire le points sur les préparatifs. « Cet événement, une première en Afrique, portera à jamais votre empreinte mémorielle, pour avoir conduit la délégation sénégalaise à Buenos Aires, en octobre 2018. Depuis le retour d’Argentine, vous avez suivi la préparation et je vous ai régulièrement entretenu des évolutions du projet et recueilli vos orientations. À plusieurs occasions, à Dakar, à Lausanne, à New York, vos rencontres avec le Président du CIO Thomas Bach vous ont permis d’apprécier ensemble l’état de préparatifs, et d’avoir une parfaite convergence de vues sur les grands sujets olympiques », a dit d’emblée Mamadou Diagna Ndiaye.
« Dans la période qui a suivi le report des jeux du fait de la pandémie de Covid 19, des activités soutenues ont rythmé notre agenda et un point d’étape sur la préparation des Jeux a fait l’objet de présentations régulières devant la famille du sport et de l’olympisme : en juillet 2021 lors de la 138ème session du CIO à Tokyo ; en octobre 2022 à l’occasion de la 4ème réunion de la Commission de Coordination du CIO pour les JOJ Dakar 2026, en visioconférence ; en décembre 2022 à Lausanne devant les membres de la Commission Exécutive du CIO ; en septembre 2023 à la 5ème réunion de la Commission de Coordination du CIO pour les JOJ Dakar 2026, en visioconférence ; le 16 octobre 2023 lors de la 141ème session du CIO à Mumbai en Inde ; et tout dernièrement, le 30 novembre 2023 à Paris devant les membres de la Commission Exécutive du CIO. Ces différentes instances du CIO ont pu apprécier le travail réalisé et noter les jalons importants qui ont été franchis, concernant notamment l’actualisation du Plan d’Edition ; l’optimisation du Programme Sportif ; les travaux de construction/réhabilitation des Sites et des Infrastructures destinés à accueillir les jeux ; le portage par la Jeunesse locale. Les JOJ Dakar 2026 s’inscrivent dans la ligne de la Vision qui place la Jeunesse et le Sport au cœur des dynamiques », a-t-il ajouté.
Aux yeux du président du COJOJ, pour réussir ce pari, la co-création entre Dakar 2026 et le CIO demeure en vigueur. « C’est autour de ce principe que se sont poursuivis : l’implication continue de toutes les parties prenantes au Sénégal ; et la consolidation des partenariats avec les membres de la famille olympique, l’ACNO, l’ACNOA, l’ASOIF, les Fédérations Internationales, les autres Comités d’Organisation, etc. La collaboration avec Beijing 2022, Paris 2024, Milano Cortina 2026, la France, la République Populaire de Chine, l’Union Européenne, constituent de solides gages de succès et d’héritage. Au cours du mois de janvier 2024, en réponse aux invitations des Présidents des Comités Olympiques, je serai en visite au Japon, en Corée et en Chine, pour consolider des engagements pris notamment avec la partie chinoise, qui nous apporte un soutien considérable pour la cérémonie d’ouverture en 2026″, a-t-il appris avant poursuivre : » Nous sommes à 1040 jours de l’ouverture des JOJ Dakar 2026. Si nous avons pu, jusqu’ici, être au rendez-vous à chacune des étapes passées, c’est parce que nous avons pu bénéficier, grâce à vos orientations, de l’accompagnement du Premier Ministre et des Ministres, en particulier de ceux dont les départements sont au premier plan : le Ministre des Sports, dont les services participent de façon assidue aux réunions du Comité Directeur et aux autres activités de terrain à travers le Secrétariat Général, la Direction du Sport de Haut Niveau, la Direction des Activités physiques et sportives, le Direction de la Formation ; le Ministre des Finances et du Budget qui a donné toutes les instructions pour le respect des engagements pris avec le CIO ; le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, avec la mobilisation et l’implication de tout le réseau diplomatique et consulaire pour la promotion des JOJ 2026, avec qui nous avons revisité notre partenariat il y a quelques jours ; le Ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement qui assure : d’une part, à travers l’Ageroute, la Maitrise d’Ouvrage Déléguée des travaux de construction/réhabilitation des sites sportifs financés par l’Agence française de Développement, qui ont déjà démarré sur le terrain ; d’autre part, à travers le CETUD et la SENTER, le Plan de Transport et de Mobilité des JOJ 2026. Les autres départements ministériels comme le ministère de l’Intérieur, le ministère des Forces Armées, le ministère du Tourisme et des Loisirs, le ministère de la Jeunesse, de l’Entreprenariat et de l’Emploi, le ministère de l’Education nationale, le ministère de la Culture et du Patrimoine historique, etc., jouent également un rôle déterminant dans la mise en œuvre du projet. »
La revue des titres / Le Dakarois Quotidien n•66 du Mercredi 27 /12/23
La revue des titres / Le Dakarois Quotidien n•66 du Mercredi 27 /12/23
Le Dakarois Quotidien N°066 – du 27/12/23
La revue des titres / Le Dakarois Quotidien n•65 du Mardi 26 /12/23
TIVAOUANE: Scandale foncier sur plus de 2.000 ha
Hier, le Maire de Tivaouane, Diop SY a tenu une réunion avec les populations de ces 06 localités pour apporter une solution à cette crise qui risque de provoquer l’irréparable.
Des promoteurs immobiliers ont mobilisé des engins pour terrasser une superficie de plus de 2.000 hectares dans le département de Tivaouane.
Seulement, les propriétaires de ces domaines fonciers n’ont pas été informés. Et ils n’ont pas été dédommagés. Plus grave encore, les promoteurs ont détruit des champs d’autrui, raser une forêt sans l’aval des Eaux et Forêts. Des cimetières situés dans la zone ont été profanés par les conducteurs d’engins. Plusieurs investissements privés ont été saccagés par les engins envoyés sur les sites par les promoteurs.
Après l’extension de la superficie communale de Tivaouane par Me Abdoulaye WADE sur 7.000 hectares, des projets devraient être édifiés sur les sites. Seulement, les propriétaires n’ont pas été associés dans le processus d’expropriation. Pire encore, les activités agricoles menées sur les sites ont été totalement détruites.
Des promoteurs de connivence avec le Maire de Tivaouane ont démarré leurs activités sur les sites.
D’ailleurs hier, le Maire Monsieur Diop Sy a tenu une réunion à Yadjine Kaw en présence de l’ensemble des chefs de villages, chefs de quartier, les propriétaires, chefs religieux, la jeunesse, les femmes etc… Les villageois se sont fortement mobilisés pour démontrer leur opposition au projet initié par la Mairie mais aussi pour manifester leur désapprobation face à la démarche.
Devant les villageois, Diop SY a plaidé pour la conciliation. Il a exposé les projets prévus. Il s’agit entre autre d’une route qui va partir de Touba Toul pour passer à Keur Bamba Ndoye pour venir à Aynoumadi vers Pire. Il y aura aussi une université vers Keur Bamba Ndoye plus un Centre technologique, des lotissements à usage d’habitation. Toutefois, le Maire n’avait pas impliqué les villageois en amont dans ce projet. Mieux encore, les projets énumérés sont négligeables par rapport à l’ampleur de la superficie ciblée. Jusqu’à hier, les villageois n’ont pas vu le projet d’aménagement prévu, ni le décret d’extension de la commune de Tivaouane encore moins un programme sérieux devant justifier leur expropriation ni le document de délibération de la mairie. Or en matière d’expropriation, la loi est assez claire aussi bien pour cause d’utilité publique que privée.
Dans le schéma d’indemnisation prévue par le Maire, les populations n’ont pas donné leur accord. Hier, on a assisté à un blocage dans les négociations entre Diop Sy et les propriétaires qui ont rejeté le plan de dédommage proposé par le Maire.
Ainsi, DIOP SY a décidé de suspendre les aménagements qui concernent les propriétaires qui ont refusé sa proposition d’indemnisation.
Hier après la réunion, des enseignants qui devraient être casés dans la zone, ont été aperçus sur le site. Ils auraient appris que les villageois s’opposent au projet.
Le Directeur de l’Urbanisme, des Domaines du département de Tivaouane sont interpelés par les populations. Tout laisse croire que la Mairie de Tivaouane a mis les charrues avant les bœufs. Il faut alors une large concertation entre les différentes parties pour éviter que l’irréparable ne se produise dans cette zone. Déjà, les populations ont failli s’en prendre aux conducteurs d’engins convoyés sur les sites. Ces derniers ont fui pour échapper au lynchage des populations très en colère.
Rappelons que dans le passé, sous le magistère de Diagne Sy Mbengue, il y avait eu une divergence oncière dans la même zone. A l’époque, un projet dénommé EVENTS a été prévu à Yadjine par le onseil Municipal de Tivaouane. Mais, les habitants de Yadjine avait exigé une large concertation entres les propriétaires des champs et la Mairie de Tivaouane avant d’entamer une nouvelle rocédure de lotissements à usage d’habitation.
Il faut rappeler qu’en 2011, le Président de la République du Sénégal, Me Abdoulaye Wade voulant participer à la modernisation de la ville de Tivaouane, par un programme spécial, avait décidé d’augmenter le périmètre communal de Tivaouane de 7000 hectares.
Il semble que ce projet de la Mairie de Tivaouane entre dans cette logique. Seulement, les populations ne demandent qu’à être associées, informées et indemnisées dans les normes respectant leur droit en tant que propriétaires.
Dakartimes