Ministère de la fonction publique: 𝐕𝐚𝐥𝐢𝐝𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐒𝐭𝐫𝐚𝐭é𝐠𝐢𝐞 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐢𝐧𝐮𝐞 : 𝐔𝐧 𝐭𝐨𝐮𝐫𝐧𝐚𝐧𝐭 𝐝é𝐜𝐢𝐬𝐢𝐟 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥’𝐀𝐝𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬é𝐧é𝐠𝐚𝐥𝐚𝐢𝐬𝐞

Le Ministre de la Fonction publique et de la Réforme du Service public, Olivier Boucal , a présidé à Dakar, ce lundi 30 Décrmbre 2024 en présence de M. Amadou Moustapha Njekk Sarre, Ministre de la Formation professionnelle et technique, un atelier historique de partage et de validation de la Stratégie nationale de formation continue des agents de l’État (SNFC 2025-2029).

𝗨𝗻 𝗼𝘂𝘁𝗶𝗹 𝗶𝗻é𝗱𝗶𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹’𝗔𝗱𝗺𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝘀é𝗻é𝗴𝗮𝗹𝗮𝗶𝘀𝗲

Selon le document , cette stratégie ambitieuse, est fruit d’une démarche inclusive, marque un tournant majeur. Elle vise à garantir une formation continue annuelle pour chaque agent public, en renforçant leurs compétences afin de mieux répondre aux défis de la gestion publique et des attentes des citoyens.

𝗗𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗶𝗼𝗿𝗶𝘁é𝘀 𝗮𝗹𝗶𝗴𝗻é𝗲𝘀 𝘀𝘂𝗿 𝗩𝗶𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗦é𝗻é𝗴𝗮𝗹 𝟮𝟬𝟱𝟬

Conçue pour moderniser et professionnaliser la gestion des ressources humaines de l’État, cette initiative intègre les principes du « Jub, Jubal, Jubanti », prônant la transparence et la performance. Elle s’inscrit pleinement dans la transformation systémique souhaitée par l’Agenda Vision Sénégal 2050.

𝗨𝗻 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗲𝗻𝗮𝗿𝗶𝗮𝘁 𝗳𝗼𝗿𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗱𝗲𝘀 𝗿é𝘀𝘂𝗹𝘁𝗮𝘁𝘀 𝗰𝗼𝗻𝗰𝗿𝗲𝘁𝘀

La mise en œuvre de cette stratégie nécessitera une collaboration étroite entre les différents ministères, les agents de l’État, les prestataires de formation et les partenaires techniques et financiers. L’objectif : une Administration performante et au service de tous.

Le Ministre de la Fonction publique a rappelé son ambition de rendre la formation accessible à tous les agents, du personnel d’encadrement aux opérationnels. Pour lui, « aucun agent public ne doit passer une année sans bénéficier d’une formation ».

M. Amadou Moustapha Njekk Sarre, Ministre de la Formation professionnelle et technique de son côté, a réitéré l’engagement de son département à soutenir cette dynamique, en offrant des formations initiales et continues diversifiées, adaptées aux besoins de l’Administration et respectant les principes d’équité territoriale et sociale.

Avec cette stratégie, le Sénégal franchit une étape cruciale vers une Administration efficace, équitable et résolument tournée vers l’avenir.
Ministère de la Formation professionnelle et technique

 » SNFC2025_2029
FormationContinue
Vision2050″

Kaolack : L’état de délabrement de l’école de Médina Baye, cri de cœur des anciens élèves de 1970-1977

La situation déplorable de l’école élémentaire El Hadji Ibrahima Niasse de Médina Baye, construite en 1961, inquiète profondément certaines populations. Parmi elles, les anciens élèves des années 1970 à 1977, alarmés par l’état de délabrement avancé de cet établissement, ont décidé de passer à l’action en rénovant une salle de classe dans un premier temps.

« Nous sommes les anciens élèves de l’école élémentaire de Médina Baye, promotion 1970-1977. Pour ma part, j’ai fréquenté ce temple du savoir de 1975 à 1977, et nous avons été particulièrement marqués par notre instituteur, M. Niang, qui fut également directeur de l’école. Quarante ans après, nous avons décidé de lui rendre hommage en nous regroupant sous l’association des “Anciens élèves de M. Niang”. À l’occasion d’un pèlerinage dans cet établissement qui nous a tant donné, nous avons découvert que la salle de classe que nous occupions est aujourd’hui dans un état de délabrement total », explique Daouda Thialaw Diop, coordonnateur de l’association.

Face à cette situation, l’association a décidé de se mobiliser et de cotiser pour rénover cette salle de classe. « Nous avons collecté une somme de 1 050 000 FCFA, ce qui nous a permis de lancer les travaux de rénovation, bien que le budget nécessaire soit de 1 200 000 FCFA. Cette somme a servi à carreler la salle, réparer les portes et fenêtres, refaire le tableau noir, et partiellement réhabiliter la toiture. Malheureusement, le montant collecté n’a pas suffi à achever les travaux, notamment pour la toiture », ajoute M. Diop.

Cependant, la réhabilitation d’une seule salle de classe laisse en suspens le sort des neuf autres salles, elles aussi en piteux état. Les anciens élèves appellent donc à la mobilisation des bonnes volontés, des anciens élèves et des autorités éducatives et étatiques pour sauver cet établissement.

« Deux salles de classe et le bureau du directeur ont été rénovés et ventilés grâce au fils d’une de nos camarades de classe, qui a financé ces travaux en hommage à sa mère. Quant à nous, les anciens élèves, nous avons décidé de nommer la salle que nous venons de rénover “Salle M. Niang”, en mémoire de cet ancien directeur, que la terre lui soit légère », souligne le coordonnateur.

Conscients du poids des années sur cet établissement, les anciens élèves s’engagent à poursuivre cette action de rénovation, mais avec l’appui de toutes les bonnes volontés. « Cela s’inscrit dans les principes des nouvelles autorités du pays, qui encouragent la participation citoyenne au développement de la cité et au financement des services publics, car l’État ne peut pas tout faire », conclut M. Diop.

Lors de cette cérémonie de rénovation, organisée ce lundi, les enseignants, parents d’élèves et populations locales ont exprimé leurs craintes face à l’état très avancé de délabrement des neuf autres classes de l’école. En effet, malgré les nombreuses doléances adressées depuis plusieurs années aux autorités étatiques et éducatives de la région de Kaolack, ces appels sont restés sans réponse.

Le Forum Civil en session à Saly : Bilan, perspectives et exigences pour une gouvernance transparente et inclusive

Le Bureau Exécutif du Forum Civil, réuni à Saly, a passé en revue ses priorités pour l’année 2024, tout en esquissant les grandes lignes de sa stratégie pour les années à venir. Au cœur des discussions figuraient des enjeux liés à la gouvernance publique, la lutte contre la corruption, la transparence dans le secteur extractif, et l’intégrité électorale.

Le Bureau Exécutif a exprimé sa satisfaction quant à la contribution du Forum Civil au débat public, tant à travers les interventions de son Coordonnateur général, M. Birahime Seck, que celles de ses sections territoriales. L’organisation s’est engagée à redoubler de vigilance pour renforcer le contrôle citoyen de l’action publique et défendre les intérêts des populations. À ce titre, elle a exhorté le gouvernement à clarifier les activités du « Comité chargé de proposer une assistance aux ex-détenus et autres victimes de la période pré-électorale », créé par arrêté ministériel en juillet 2024.

Le Forum Civil a salué la volonté du gouvernement de réformer le Code général des impôts et a appelé à la mise en place de commissions inclusives. L’objectif est d’assurer une réelle appropriation du principe de consentement à l’impôt par l’ensemble des citoyens, tout en évitant les écueils d’un système bureaucratique inefficace. Ces réformes s’inscrivent dans une vision globale de lutte contre les flux financiers illicites et de promotion de réformes fiscales justes.

Concernant l’état d’avancement de ses projets et programmes, le Forum Civil a noté avec satisfaction une excellente performance. Le Bureau Exécutif a adressé ses félicitations à M. Birahime Seck pour son leadership et son engagement indéfectible, ainsi qu’à l’ensemble des membres de l’organisation pour leur dévouement. Les initiatives portant sur la taxation des produits du tabac, la mobilisation des ressources publiques, et la gouvernance des finances publiques ont été particulièrement mises en avant.

Dans le cadre de la vie interne de l’organisation, le Bureau Exécutif a acté le processus de renouvellement de ses instances. Un comité a été créé pour préparer l’Assemblée générale prévue au plus tard en septembre 2025. Ce comité aura pour mission de proposer des réformes des textes et du cadre de gouvernance afin de hisser l’organisation aux meilleurs standards internationaux.

Tout en se réjouissant des avancées réalisées, le Bureau Exécutif a rappelé les défis qui se posent au Forum Civil, notamment en termes de développement organisationnel et de dimension territoriale. L’organisation a réitéré son engagement à consolider la démocratie, l’État de droit, et la transparence dans la gestion des affaires publiques.

Cybersécurité : Deux individus arrêtés pour intrusion dans le réseau de la Sonatel

La Division spéciale de la cybersécurité (DSC) a récemment démantelé un réseau de cybercriminels impliqués dans une fraude massive à la suite d’une plainte déposée par la Sonatel. Selon le journal Libération, deux suspects, dont un ressortissant djiboutien, ont été interpellés, marquant une avancée significative dans la lutte contre les crimes liés aux technologies de l’information au Sénégal.

Les arrestations ont eu lieu à la Médina, où les enquêteurs ont effectué une perquisition. Sur place, 59 cartes SIM Orange, trois modems de connexion, et un modem à puces ont été saisis. Ces équipements étaient utilisés pour détourner des messages SMS de notification, une manœuvre qui a causé des pertes financières importantes à la Sonatel.

Les malfaiteurs utilisaient des Simbox pour détourner des messages de notification envoyés aux utilisateurs, notamment lors des opérations de réinitialisation de mot de passe ou via des applications populaires telles que TikTok, WhatsApp, et LinkedIn. Ces messages, facturés à 10 francs CFA au lieu du tarif légal de 65,565 francs CFA, étaient acheminés par des opérateurs locaux, ce qui a permis aux fraudeurs de réduire drastiquement les coûts tout en engrangeant des bénéfices illicites.

Entre mai 2023 et mai 2024, la Sonatel a enregistré un préjudice évalué à 96 954 646 francs CFA, selon les estimations communiquées par Libération.

Cette affaire met en lumière les défis croissants auxquels les entreprises de télécommunications font face dans un contexte de digitalisation accrue. L’utilisation de technologies telles que les Simbox pour contourner les normes légales représente une menace importante non seulement pour les opérateurs économiques, mais aussi pour les utilisateurs finaux, exposés à des risques de violation de leurs données personnelles.

La Sonatel, principale victime de cette fraude, a réaffirmé son engagement à renforcer ses mécanismes de sécurité pour prévenir ce type d’infractions à l’avenir. En collaboration avec les autorités compétentes, l’opérateur travaille activement à l’identification des failles exploitées par les cybercriminels.

L’arrestation de ces deux individus constitue un message clair pour les auteurs d’activités illicites dans le domaine des télécommunications. Les autorités sénégalaises, en étroite collaboration avec les entreprises du secteur, entendent maintenir une vigilance accrue pour lutter contre ces pratiques qui nuisent à l’économie nationale.

DPG : « L’articulation des politiques sectorielles au référentiel Sénégal 2050 est une bonne nouvelle », magnifie Omar Diop

M. Omar Diop a salué la pertinence de la Déclaration de Politique Générale (DPG) présentée par le Premier ministre Ousmane Sonko ce vendredi 27 décembre devant l’Assemblée nationale. Selon lui, la bonne articulation des politiques sectorielles avec le nouveau référentiel, à savoir l’Agenda National de Transformation Sénégal 2050, constitue une avancée majeure pour le pays.

« Dans sa déclaration, le Premier ministre a mis en avant les marqueurs clés du nouveau référentiel des politiques publiques, l’Agenda National de Transformation Sénégal 2050. L’ambition des nouvelles autorités est de promouvoir un développement endogène et durable, porté par un secteur privé national fort, avec des territoires responsabilisés, viables et compétitifs, tout en jetant les bases de notre souveraineté », a expliqué M. Diop, spécialiste en intelligence économique et en stratégies.

Pour M. Diop, cette approche exige une rupture systémique, qui repose sur une bonne articulation des politiques sectorielles avec la doctrine du nouveau référentiel. Les Lettres de Politique Sectorielle (LPS) des différents ministères doivent ainsi intégrer les marqueurs clés suivants :

• La subdivision du territoire national en huit pôles de développement.

• Le renforcement des interventions du gouvernement pour développer le capital humain, assurer l’accès universel aux services sociaux de base, et élargir les programmes d’équité sociale.

• La transformation des ressources naturelles grâce à une politique d’industrialisation.

• Le développement des villes secondaires, afin d’en faire des épicentres des différents pôles de développement.

• La souveraineté, à travers une vision holistique et structurée.

La Banque de la Diaspora, un projet ambitieux

M. Omar Diop a également applaudi la création de la Banque de la Diaspora, un projet rendu possible grâce à la signature d’un partenariat entre la BNDE et la fintech Kopar Express. Cette banque permettra aux Sénégalais de la diaspora d’ouvrir des comptes à distance, d’effectuer des transactions et de participer au financement de projets publics.

« Beaucoup de nos compatriotes vivant à l’étranger font face à de grandes difficultés et paient des commissions exorbitantes aux banques étrangères. La création de cette institution financière permettra à l’État de capter des liquidités tout en facilitant, pour nos frères de la diaspora, l’accès au logement grâce aux politiques développées par le gouvernement », a-t-il précisé.

Par ailleurs, M. Diop a salué l’intégration des daaras (écoles coraniques) dans le système éducatif national, une mesure qu’il qualifie d’avancée capitale pour un enseignement inclusif.

« Le Sénégal ne peut se priver de la contribution des daaras, qui jouent un rôle essentiel dans la formation de milliers d’enfants. La modernisation de ces écoles, à travers des infrastructures adaptées et des programmes harmonisés avec l’enseignement classique, favorisera l’épanouissement d’une jeunesse équilibrée, porteuse des valeurs culturelles et spirituelles de notre pays », a-t-il souligné.

Enfin, l’auteur du livre Sénégal de mes rêves rappelle qu’il faudra beaucoup de résilience et de patience aux populations sénégalaises pour accompagner cette dynamique de transformation.

« Les fruits des sacrifices consentis aujourd’hui ne seront perceptibles que sur le long terme. Mais cette transformation est essentielle pour un avenir prospère et souverain », a conclu M. Omar Diop.

Dinguiraye : Le collectif “Flèx Eau Dégage” réclame le départ de la société Flèche Eau dans la zone

Le collectif Flèx Eau Dégage, après plusieurs interventions médiatiques dénonçant la mauvaise gestion de la société Flèx Eau, continue de réclamer son départ. La société est accusée de ne pas respecter les clauses du contrat d’affermage signé avec l’Office des Forages Ruraux (OFOR), portant sur la production et la distribution d’eau en milieu rural. Ce dimanche, les membres du collectif ont tenu une conférence de presse pour informer les autorités étatiques et territoriales de leur volonté de poursuivre leur combat.

Une gestion décriée et jugée inadmissible

Lors de son intervention, Mamadou Ndiaye, porte-parole du collectif, a expliqué l’origine de leur dénomination Flèx Eau Dégage :

« Nous avons choisi ce nom parce que cette société porte atteinte à la santé des populations, à leur cadre de vie et surtout à leurs droits. Les populations ont un droit légitime à l’accès à une eau de qualité. Pourtant, Flèx Eau nous impose des frais exorbitants, notamment une somme de 65 000 francs CFA pour un branchement dit “social”. Ce montant est tout simplement inadmissible. »

Il a également dénoncé l’exploitation abusive des ressources naturelles de la localité :

« Ils utilisent nos ressources, notamment l’énergie solaire, à travers des panneaux installés dans notre localité pour pomper l’eau. Pourtant, les coûts étaient bien plus abordables avant. À l’époque où les populations géraient elles-mêmes leur destin, le mètre cube d’eau était vendu à 225 francs CFA. Aujourd’hui, ce tarif est passé à 250 francs CFA. »

Omar Thiam, un autre responsable du collectif, a ajouté :

« Nous sommes également confrontés à des risques sanitaires graves, car le château d’eau est dans un état de délabrement avancé. Il peut s’effondrer à tout moment. Lorsque Flèx Eau affirme que tout fonctionne correctement, c’est un mensonge flagrant. Nous consommons une eau de mauvaise qualité et subissons des factures qui hantent les populations. »

Des mesures concrètes envisagées

Face à ces constats, le collectif exige que la gestion des forages soit confiée à l’ASUFOR (Association des Usagers des Forages). Une pétition sera lancée pour exiger le départ de Flèx Eau.

« Cette pétition sera déposée auprès du préfet, du sous-préfet et des services de l’hydraulique. Ce sera notre plan A. Si aucune solution n’est trouvée, nous organiserons une marche pacifique », a déclaré Omar Thiam.

Il a également souligné les problèmes liés à la qualité des branchements dans certaines localités, aggravant davantage les difficultés des habitants :

« Nous ne voulons plus de cette société qui a montré son incompétence et son mépris pour les populations locales. »

Déterminé à obtenir gain de cause, le collectif Flèx Eau Dégage affirme qu’il ne reculera devant rien tant que ses revendications ne seront pas satisfaites.

Macky Sall se retire des fonctions actives au sein de l’APR : un tournant historique pour le parti

L’ancien président de la République du Sénégal, Macky Sall, a décidé de prendre du recul dans ses fonctions politiques au sein de l’Alliance pour la République (APR). L’annonce a été confirmée par l’intéressé lui-même dans un entretien accordé à la revue ConfidentielDakar, relayée par DakarActu. Désormais président d’honneur du parti, Macky Sall demande à être déchargé des tâches quotidiennes et souhaite se consacrer davantage à ses engagements internationaux.

Cette décision, bien que majeure, ne surprend pas totalement les observateurs. Lors du congrès extraordinaire de décembre 2023, des réformes importantes dans l’organisation de l’APR avaient été évoquées, laissant présager ce changement. Depuis la fin de son mandat présidentiel, Macky Sall avait progressivement amorcé une transition, tout en continuant à peser dans les orientations stratégiques du parti.

Cependant, la décision de se mettre en retrait actif marque un véritable tournant. Un petit comité a été réuni discrètement la semaine dernière à sa demande pour élaborer un schéma d’organisation permettant au parti de fonctionner sans sa supervision directe. Parmi les pistes envisagées figure l’instauration d’un secrétariat permanent chargé de la gestion quotidienne du parti, ainsi que la désignation d’un coordinateur pour piloter les activités en l’absence de Macky Sall.

Le retrait de Macky Sall soulève de nombreux défis pour l’APR. L’ancien président a été la figure centrale et le principal artisan des succès électoraux du parti depuis sa création. Son départ de la scène active laisse un vide que ses proches collaborateurs auront du mal à combler.

Par ailleurs, la désignation d’un coordinateur pour assurer la continuité des activités risque de provoquer des tensions internes. Plusieurs figures influentes du parti nourrissent des ambitions personnelles, et la question de la succession pourrait exacerber les rivalités.

Un congrès prévu en début d’année 2025 devrait entériner ces changements structurels et institutionnaliser le rôle de président d’honneur de Macky Sall. Ce rendez-vous s’annonce crucial pour l’avenir de l’APR, qui devra démontrer sa capacité à se réinventer sans son leader historique aux commandes.

Si Macky Sall se retire des responsabilités actives au sein de l’APR, il ne quitte pas pour autant la scène politique. Selon des proches, il entend consacrer son temps à des activités internationales, notamment dans des initiatives diplomatiques et de développement. Son expertise et son réseau international pourraient faire de lui un acteur influent sur la scène mondiale, tout en continuant de suivre l’évolution du paysage politique sénégalais.

Guinguinéo : L’ASC Juboo remporte la Coupe du Maire de Ndiago

La commune de Ndiago, dans le département de Guinguinéo, a vibré ce samedi lors de la finale de la Coupe du Maire, organisée au stade municipal. Ce moment fort du sport local a vu l’ASC Juboo triompher face à Mac de Sakhagne au terme d’un match serré. Après un score de parité (1-1) au terme du temps réglementaire, les deux équipes ont été départagées lors de l’épreuve des tirs au but, où l’ASC Juboo s’est imposée 4-2.

Présent lors de cet événement, le maire de la commune de Ndiago, Balla Sall, a profité de l’occasion pour réitérer son engagement envers la jeunesse et le développement local. « C’est grâce au conseil municipal que nous avons pu augmenter les subventions de 1 à 2 millions de francs CFA, en plus des appuis personnels que j’ai réalisés », a-t-il déclaré.

Les récompenses aux équipes participantes ont été variées, comprenant des trophées pour les catégories cadettes et seniors, des enveloppes financières, ainsi que des équipements tels que des jeux de ballons et des maillots. « Notre devoir, c’est d’accompagner la jeunesse de la commune », a affirmé le maire.

À la tête de la commune depuis 2014, Balla Sall a rappelé son objectif principal : doter Ndiago d’infrastructures sportives modernes. Il prévoit ainsi de renforcer les capacités du stade municipal en rénovant les murs, en construisant des tribunes et en le rendant multifonctionnel. « Nous allons identifier les manquements pour en faire un lieu digne de nos ambitions », a-t-il promis.

Au-delà du sport, le maire a dressé un bilan des actions réalisées pour le développement de la commune. Parmi celles-ci, le financement des projets de jeunes et de femmes dans le cadre de leur autonomisation, ainsi que la réhabilitation des pistes communautaires, notamment l’axe Kahone-Gniby, grâce au soutien de l’État. À ce jour, 24 kilomètres sur les 60 que compte la commune ont été bitumés, facilitant ainsi la circulation entre les 9 communes du département.

Cependant, Balla Sall a également souligné certains défis majeurs, notamment dans les domaines de l’électrification et du Programme d’Appui aux Communes et Agglomérations du Sénégal (PACASEN). « Notre plaidoyer s’adresse aux nouvelles autorités et aux partenaires pour renforcer les fonds de dotation et soutenir les programmes communautaires et le PNDL. C’est la clé pour un développement inclusif du département de Guinguinéo », a-t-il insisté.

Le maire a conclu en réaffirmant sa volonté de poursuivre les efforts pour désenclaver totalement la commune et finaliser d’autres projets avant la fin de son mandat. Avec l’appui des partenaires et des autorités, Ndiago ambitionne de devenir un modèle de développement local axé sur l’inclusion et la modernisation des infrastructures.

Le Sénégal mise sur les Diaspora-bonds pour financer ses projets et alléger sa dette

Face à une dette publique représentant 80 % du PIB et des taux d’intérêts internationaux dépassant 7 %, le nouveau gouvernement sénégalais, dirigé par Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye, propose une solution innovante : les Diaspora-bonds. Inspirée par le potentiel économique considérable des Sénégalais de l’extérieur, cette initiative ambitionne de mobiliser une partie des fonds envoyés par la diaspora pour financer des projets stratégiques à l’échelle nationale.

En 2023, les transferts de la diaspora sénégalaise vers le pays ont atteint 1 600 milliards de francs CFA, soit près du double des aides publiques au développement (APD) reçues de partenaires internationaux. Ces fonds, jusqu’ici majoritairement orientés vers la consommation courante et les projets immobiliers individuels, pourraient désormais contribuer directement au financement de projets nationaux dans des secteurs clés comme l’éducation, la santé ou les infrastructures.

Selon Babacar Sané Ba, ancien banquier d’affaires et désormais ambassadeur en charge des partenariats économiques au ministère de l’Intégration africaine, les Diaspora-bonds représentent une avancée significative vers une souveraineté économique. « C’est une opportunité de transformer une partie des ressources issues de la diaspora en investissements productifs, tout en réduisant notre dépendance vis-à-vis des financements extérieurs », explique-t-il.

Le principe est simple : les Sénégalais résidant à l’étranger pourront souscrire à ces obligations et suivre de près les projets financés. Cette transparence, combinée à une forte implication des souscripteurs, est conçue pour garantir la confiance et l’efficacité de l’initiative.

Ce n’est pas la première fois que la diaspora sénégalaise est sollicitée pour financer des projets. En 2019, la Banque de l’Habitat du Sénégal (BHS) avait levé 22,8 milliards FCFA via des souscriptions de Sénégalais résidant dans 26 pays, dépassant ainsi son objectif initial de 20 milliards FCFA. Les fonds avaient permis de financer des projets immobiliers à Diamniadio et près du lac Rose.

Fort de ce précédent, le gouvernement espère reproduire ce succès à plus grande échelle, cette fois-ci pour des projets d’intérêt général.

Cependant, plusieurs questions restent en suspens. Comment garantir une gestion rigoureuse des fonds et éviter les risques de détournements ou d’inefficacité dans l’exécution des projets ? Quelle sera la rentabilité offerte aux souscripteurs ? Ces interrogations, cruciales pour attirer l’adhésion de la diaspora, devront trouver des réponses claires et concrètes.

Avec cette initiative, le gouvernement espère capitaliser sur le fort attachement de la diaspora sénégalaise à son pays d’origine. Au-delà de leur soutien économique, les Sénégalais de l’extérieur jouent depuis longtemps un rôle clé dans le développement du pays. Les Diaspora-bonds, s’ils sont bien gérés, pourraient renforcer ce lien et ouvrir une nouvelle ère dans le financement des projets nationaux.

Déclaration de Politique Générale du Premier Ministre : “Ensemble, C’est Possible” en phase avec les réformes

Face à la presse ce dimanche à Wack Ngouna, dans le département de Nioro, le mouvement “Ensemble, C’est Possible” a salué avec enthousiasme la Déclaration de Politique Générale (DPG) du Premier ministre. Les partisans du Président Moustapha Junior Thiam ont tenu à exprimer tout leur soutien aux orientations fortes et audacieuses de M. Ousmane Sonko, marquant un tournant décisif pour l’avenir du Sénégal.

“ L’annonce de la généralisation de l’enseignement de l’anglais dès l’école élémentaire, associée à une valorisation renforcée des langues nationales, est une avancée majeure. Dans un monde globalisé où la maîtrise d’une langue étrangère comme l’anglais est un atout stratégique, cette mesure permettra à nos enfants d’avoir plus d’opportunités et d’ouverture, tout en restant ancrés dans leur identité culturelle”, a déclaré le Président du Mouvement “Ensemble, C’est Possible”.

M. Thiam a ajouté que l’intégration des langues nationales est une reconnaissance de la richesse culturelle du Sénégal. “Lire et écrire dans nos langues locales renforcera non seulement l’apprentissage, mais également l’estime de soi. Nous saluons cette initiative qui contribuera à rapprocher l’école des réalités socioculturelles du pays”, a-t-il souligné.

Les membres du mouvement “Ensemble, C’est Possible” se disent pleinement en phase avec le Premier ministre dans sa volonté de soumettre un projet de loi de programmation militaire à l’horizon 2035 pour redimensionner et moderniser les Forces de défense et de sécurité du Sénégal. Selon eux, cette décision stratégique est courageuse compte tenu de la situation géopolitique qui se profile dans la sous-région.

“Le Sénégal doit pouvoir garantir sa souveraineté et assurer la sécurité de ses citoyens sans dépendre des puissances étrangères, car cela symbolise une marche vers l’autodétermination”, ont-ils affirmé.

Le mouvement a également salué l’intégration des daaras (écoles coraniques) dans le système éducatif national. “Cette réforme constitue une avancée capitale pour un enseignement plus inclusif. Le Sénégal ne peut se priver de la contribution de ces structures éducatives qui jouent un rôle clé dans la formation de milliers d’enfants.

Assurer la modernisation des daaras à travers des infrastructures adaptées et des programmes harmonisés avec l’enseignement classique favorisera l’épanouissement d’une jeunesse équilibrée, porteuse des valeurs culturelles et spirituelles de notre pays”, a argumenté M. Thiam.

Le mouvement “Ensemble, C’est Possible” s’engage à accompagner ces réformes et à mobiliser la société pour leur succès. “Nous croyons que ces mesures reflètent une volonté de rupture positive et ouvrent de nouvelles perspectives pour un Sénégal prospère, souverain et uni. Ainsi, nous invitons toutes les forces vives de la Nation à soutenir ces initiatives qui contribueront à construire un avenir meilleur pour les générations futures”, a déclaré le leader du mouvement.

Le Mouvement a également soutenu le vote du budget sans débat, prévu par l’article 86 de la Constitution, comme étant une solution incontournable pour sauver le budget avant le 31 décembre 2024. Moustapha Junior Thiam et ses camarades ont appelé à privilégier l’intérêt supérieur de la nation, exhortant la classe politique, tant du pouvoir que de l’opposition, à faire preuve de responsabilité.

“Ensemble, C’est Possible” conclut en réitérant son soutien aux réformes et en se positionnant comme un acteur clé pour un Sénégal résolument tourné vers l’avenir.

Adoption du PLFI 2025 et installation de la Haute Cour de Justice : une journée historique à l’Assemblée nationale

En ce samedi 28 décembre 2024, l’Assemblée nationale du Sénégal a marqué une double avancée majeure. En séance plénière, les députés ont adopté sans débat le Projet de Loi de Finances Initiale (PLFI) 2025, et ont procédé, dans la même dynamique, à l’installation de la Haute Cour de Justice.

Conformément à l’article 86, alinéa 6 de la Constitution, le PLFI 2025 a été adopté sans débat après que le Premier ministre a engagé la motion de confiance pour son Gouvernement. Ce mécanisme constitutionnel, rarement utilisé, illustre la volonté de l’Exécutif d’accélérer l’adoption de cet outil budgétaire essentiel pour l’année à venir.

Le vote électronique s’est déroulé dans de bonnes conditions, reflétant une forte adhésion des parlementaires : sur les 146 députés votants, 140 ont approuvé le texte, quatre se sont abstenus, et seulement deux ont voté contre.

Le PLFI 2025 est un document stratégique qui définit les grandes orientations budgétaires du pays pour l’année à venir, aligné sur les priorités gouvernementales présentées par le Premier ministre dans sa Déclaration de Politique Générale (DPG) le 27 décembre 2024.

Installation de la Haute Cour de Justice

Dans le même élan, l’Assemblée nationale a procédé à l’installation des membres de la Haute Cour de Justice, un organe juridique crucial pour juger les actes commis par les membres de l’Exécutif dans l’exercice de leurs fonctions.

Cette institution est désormais composée de huit membres titulaires et huit suppléants, soigneusement sélectionnés pour leurs compétences et leur intégrité. Les membres titulaires nouvellement investis sont :

• Alioune Ndao

• Ramatoulaye Bodian

• Youngar Dione

• Amadou Ba (n°2)

• Rokhy Ndiaye

• Ayib Daffé

• Daba Waniane

• Abdou Mbow

Les membres suppléants incluent :

• Samba Dang

• Oulimata Sidibé

• Elhadj Ababacar Tambédou

• Fatou Diop Cissé

• Mouramani Kaba Diakité

• Marie Hélène Diouf

• Mayabé Mbaye

• Fatou Sow

La cérémonie d’installation a atteint son apogée lorsque les membres ont prêté serment, s’engageant à exercer leurs fonctions avec impartialité et rigueur. Le Président de l’Assemblée nationale, Son Excellence El Malick Ndiaye, a ensuite officiellement déclaré leur prise de fonction.

Ces avancées viennent clôturer une semaine marquée par des débats intenses autour de la Déclaration de Politique Générale (DPG) du Premier ministre, tenue le vendredi 27 décembre 2024. Lors de cet exercice, le chef du Gouvernement a détaillé les principaux axes du programme gouvernemental, répondant aux préoccupations des parlementaires sur des questions économiques, sociales et environnementales.

L’adoption du PLFI 2025 et l’installation de la Haute Cour de Justice illustrent la vitalité des institutions sénégalaises et la volonté du Gouvernement d’aller de l’avant dans la mise en œuvre de ses priorités. Ces étapes marquent une nouvelle phase dans la gouvernance du pays, avec un budget validé pour répondre aux défis de 2025 et une Haute Cour de Justice prête à assumer ses responsabilités.

L’opinion publique attend désormais de voir comment ces mesures seront traduites en actions concrètes, à la hauteur des attentes des citoyens.

Le Teranga Reggae Festival : une nouvelle ère pour le reggae au Sénégal

Le reggae sénégalais franchit une étape historique avec la tenue de la première édition du Teranga Reggae Festival, prévue ce 28 décembre 2024 au prestigieux Grand Théâtre Doudou Ndiaye Coumba Rose à Dakar. Cet événement inédit promet d’être un rendez-vous majeur pour les amateurs de reggae et de musique engagée.

Le festival tire son nom de la célèbre “teranga”, un mot wolof qui symbolise l’hospitalité et la convivialité, des valeurs profondément ancrées dans la culture sénégalaise. Ce choix illustre la mission de l’événement : rassembler des artistes locaux et internationaux, tout en créant un espace d’échange, de partage et de communion.

Pour cette première édition, le Teranga Reggae Festival accueillera des figures emblématiques de la scène reggae sénégalaise, ainsi que l’artiste guinéen Takana Zion, invité d’honneur. Véritable icône du reggae africain, il incarne parfaitement l’engagement et l’universalité de cette musique.

Le festival ne se limite pas à une série de concerts. Il ambitionne de devenir une véritable plateforme de promotion pour les jeunes artistes qui souhaitent se faire une place dans l’univers du reggae. Par ailleurs, un hommage particulier sera rendu aux pionniers du mouvement reggae au Sénégal et au-delà, pour célébrer leur contribution à la culture musicale mondiale.

En plus des performances musicales, le Teranga Reggae Festival offrira une immersion culturelle complète. Les visiteurs pourront découvrir des stands d’artisanat, participer à des expositions artistiques, et assister à des panels portant sur des thématiques fondamentales du reggae, comme l’unité africaine, la lutte contre les injustices sociales, et la préservation de l’environnement.

Le choix du Grand Théâtre Doudou Ndiaye Coumba Rose, un haut lieu de l’excellence artistique au Sénégal, confère une dimension symbolique forte à l’événement. Ce cadre prestigieux est parfaitement adapté pour célébrer une musique qui transcende les frontières culturelles et générationnelles.

Le Teranga Reggae Festival ne se limite pas à une simple célébration musicale. Il s’inscrit dans une démarche plus large visant à sensibiliser les jeunes générations et à promouvoir les valeurs universelles du reggae dans la société sénégalaise. Des ateliers et conférences, en collaboration avec des organisations locales, viendront compléter le programme.

Avec cette initiative, les organisateurs espèrent faire du Teranga Reggae Festival un événement annuel incontournable, et ainsi renforcer la position du Sénégal comme un acteur majeur de la scène reggae en Afrique et dans le monde.

Adoption du budget 2025 : Un processus controversé à l’Assemblée nationale

Ce samedi, l’Assemblée nationale a adopté la loi de finances pour l’année 2025 dans un contexte marqué par des tensions politiques et des désaccords sur la procédure. La lecture du rapport, suivie de l’annonce par le président de l’Assemblée nationale, a confirmé l’adoption du budget, mais non sans soulever des interrogations au sein des parlementaires.

Le groupe de la majorité présidentielle a invoqué l’article 86 alinéa 6 de la Constitution, selon lequel le Premier ministre peut engager la responsabilité du gouvernement sur une loi de finances par une lettre adressée au bureau de l’Assemblée nationale. Cette disposition permet, en l’absence d’une Motion de censure déposée par l’opposition, l’adoption automatique de la loi sans débat. Le Premier ministre a, en effet, exercé cette prérogative dans une lettre adressée au président de l’Assemblée nationale.

Cependant, cette démarche a suscité une vive controverse. L’opposition parlementaire, bien que silencieuse sur le dépôt d’une Motion de censure, dénonce une manœuvre antidémocratique qui réduit au silence les débats parlementaires essentiels pour l’analyse du budget. Abdou Mbow, député, a souligné l’illégalité présumée de la procédure, citant notamment l’absence physique du Premier ministre, Ousmane Sonko, qui devait défendre le projet de loi devant l’Assemblée.

Pour certains observateurs, cette absence pose un problème constitutionnel et pourrait entacher la légitimité de l’adoption de la loi de finances. « Le rôle du Premier ministre est crucial dans la défense et la justification des choix budgétaires. Son absence prive les parlementaires et la nation d’explications claires sur les orientations budgétaires pour l’année 2025 », a affirmé un analyste politique.

De son côté, la majorité présidentielle reste ferme sur la régularité de la procédure. « L’article 86 alinéa 6 de la Constitution est clair : en l’absence d’une Motion de censure, la loi est adoptée automatiquement. L’opposition avait les moyens constitutionnels d’intervenir et ne l’a pas fait », a déclaré un membre influent de la coalition au pouvoir.

Cette situation illustre une fois de plus les profondes divisions au sein de l’hémicycle sénégalais, où les confrontations politiques prennent souvent le pas sur les débats de fond. Si le budget 2025 est désormais adopté, le processus pourrait continuer de faire l’objet de contestations juridiques ou politiques dans les semaines à venir.

Enlèvement du Khalife Général de la Famille Omarienne au Mali : Thierno Amadou Hady Tall kidnappé par des hommes armés

Dans un incident alarmant survenu ce jeudi, Thierno Amadou Hady Tall, Khalife Général de la Famille Omarienne au Mali, a été enlevé par des hommes armés à Diabidiala, près de Nioro du Sahel. Ce rapt suscite une vive inquiétude parmi les fidèles et les communautés locales.

Selon des témoins oculaires, l’incident s’est produit alors que le Khalife revenait d’une ziara dans un village voisin. Son convoi a été intercepté par des individus lourdement armés qui ont ouvert le feu sur son véhicule. Thierno Amadou Hady Tall aurait été blessé légèrement au pied par un projectile.

Les assaillants ont relâché les autres passagers présents dans le convoi, mais ont emmené le Khalife vers une destination encore inconnue.

La correspondante de la RFM, qui a rapporté l’information sur une plateforme dédiée aux journalistes de la région de Kaolack, indique que la situation est suivie de près par les autorités locales et les forces de sécurité maliennes. Ces dernières n’ont pour l’instant publié aucun communiqué officiel concernant cet enlèvement.

Thierno Amadou Hady Tall, figure spirituelle de grande importance, est un descendant de l’érudit et guide religieux El Hadj Omar Tall, fondateur de la Tijaniyya Omarienne. Son enlèvement pourrait avoir des répercussions sur les relations sociales et religieuses dans la région.

Pour l’heure, les motivations des assaillants restent inconnues, bien que les enlèvements dans cette région du Sahel soient souvent attribués à des groupes armés opérant dans un contexte de conflit prolongé.

Les fidèles de la confrérie et les autorités religieuses appellent à la libération immédiate du Khalife et prient pour sa sécurité. Une mobilisation générale est attendue dans les jours à venir afin de réclamer sa libération et de réaffirmer leur solidarité face à cet acte grave.

La Déclaration de Politique Générale (DPG) du Premier ministre Ousmane Sonko : Le port de Kaolack laissé en suspens

Le Premier ministre Ousmane Sonko a présenté ce vendredi sa Déclaration de Politique Générale (DPG) devant l’Assemblée nationale, exposant les grandes orientations de l’action gouvernementale. Cette déclaration s’inscrit dans le cadre du Référentiel des Politiques Publiques Sénégal 2050, un plan stratégique destiné à guider le développement du pays pour les vingt-cinq prochaines années. Si cette présentation a souligné des projets ambitieux dans divers secteurs, le port de Kaolack, pourtant crucial pour l’économie régionale et nationale, n’a pas été évoqué, suscitant des préoccupations parmi les populations locales.

Cheikh Baye Mbaye Niass, figure locale et entrepreneur agricole, a exprimé son inquiétude quant à cette omission. Dans une lettre adressée au Premier ministre, il a rappelé que le port de Kaolack constitue un levier économique majeur pour le Sine-Saloum et une infrastructure clé pour le commerce avec des pays voisins comme le Mali et le Burkina Faso. Ce port est essentiel pour le désenclavement de la région et le renforcement des échanges économiques sous-régionaux.

Cheikh Baye Mbaye Niass a tenu à souligner les sacrifices consentis par les populations locales, notamment les jeunes, les familles religieuses, et les leaders patriotiques, pour promouvoir ce projet. Malgré les menaces, les intimidations et les tentatives de diabolisation, les habitants de Kaolack ont maintenu leur engagement pour voir le port devenir une réalité.

Il a également évoqué le rôle déterminant d’Insignia, descendante de Cheikh Ibrahima Niass, qui s’est distinguée par son courage face aux menaces de mort et aux persécutions subies dans sa défense du projet. Par ailleurs, l’absence prolongée de MC Niass, un autre acteur clé de ce dossier, exilé depuis deux ans aux États-Unis pour des raisons de sécurité, a été rappelée. Malgré ces épreuves, son engagement envers le développement de Kaolack et du Sénégal demeure intact.

Dans sa déclaration, Cheikh Baye Mbaye Niass a insisté sur l’importance stratégique de projets comme le port de Kaolack et la transformation de l’aérodrome local en un aéroport international. De telles infrastructures renforceraient non seulement l’économie régionale, mais elles contribueraient également au rayonnement international de Médina Baye, un centre spirituel de renommée mondiale.

En tant que coordinateur du Mouvement des Domou Dara Patriotes du département de Kaolack, Cheikh Baye Mbaye Niass a appelé le Premier ministre Ousmane Sonko et le gouvernement à intégrer ces projets dans les priorités nationales. Il a également réaffirmé son soutien à la vision de transformation portée par le Référentiel Sénégal 2050, tout en rappelant les enseignements de Cheikh Ibrahima Niass : « L’avenir de tout pays repose sur sa jeunesse, mais sur une jeunesse engagée et courageuse. »

Les populations de Kaolack espèrent que le gouvernement tiendra compte de leurs attentes et des efforts consentis pour le port et les autres projets structurants de la région. Ces infrastructures, une fois réalisées, pourraient non seulement changer le visage du Sine-Saloum, mais également contribuer au développement économique et à l’intégration sous-régionale du Sénégal. Le message de Cheikh Baye Mbaye Niass est clair : l’unité, le courage et la détermination restent les piliers pour bâtir un Sénégal prospère et inclusif.

Keur Madiabel : L’Association Ahloul Qur’an veut un enseignement-apprentissage participatif et inclusif dans les Daaras

Il s’est tenu une assemblée générale de renouvellement du bureau de l’Association Ahloul Qur’an de Keur Madiabel, dans le département de Nioro du Rip. Ce fut une occasion pour la structure de tirer un bilan satisfaisant de ses activités et de définir de nouvelles perspectives pour atteindre les objectifs qu’elle s’est assignés.

« Nous envisageons d’abord d’organiser périodiquement des rencontres axées sur l’enseignement coranique et de la Sunnah. Nous allons également travailler à ce que tous les Daaras situés à Keur Madiabel et dans ses environs adoptent une vision globale afin que cet enseignement soit participatif et inclusif », a déclaré l’Imam Moustapha Guèye Kébé, vice-président de l’Association Ahloul Qur’an.

Face aux difficultés constatées dans les Daaras de la localité, l’association ambitionne de relever plusieurs défis, notamment dans la réorganisation de leur gestion, la communication, la formation des éducateurs, et surtout dans l’implication de la communauté. « Il est important que la communauté comprenne que les Daaras sont à son service », a souligné l’Imam Kébé.

L’association espère également des résultats concrets pour les 43 Daaras que compte la localité. « Notre objectif est d’enseigner aux enfants non seulement la langue arabe et le Coran, mais également de lier apprentissage et éducation. Cela, tout en tenant compte des nouvelles orientations mondiales », a ajouté l’Imam Kébé.

En outre, l’association prévoit de prendre en charge les aspects médicaux des enfants des Daaras ainsi que de leurs enseignants en les enrôlant dans des mutuelles de santé. « Nous invitons également les autorités étatiques à intégrer les Daaras dans le programme de Couverture Sanitaire Universelle (CSU) récemment mis en place. Ce programme de soins gratuits aurait un impact positif considérable dans les Daaras. »

L’Imam Moustapha Guèye Kébé a conclu en soulignant l’importance du partenariat avec la CSU pour accompagner l’écosystème des Daaras en zone rurale, comme à Keur Madiabel, et pour leur permettre de disposer d’une assurance maladie à moindre coût.

Déclaration de politique générale : Aïssata Tall Sall interpelle le Premier ministre sur les attentes du peuple

Lors de la déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre devant l’Assemblée nationale, Aïssata Tall Sall, présidente du groupe parlementaire Takku Wallu (opposition) et ancienne ministre des Affaires étrangères, a marqué les esprits par une intervention aussi incisive que symbolique.

D’entrée de jeu, elle n’a pas manqué de souligner le long délai qui a séparé la nomination du Premier ministre et sa première comparution devant les parlementaires. « Enfin, vous voilà ! », a-t-elle lancé, rappelant que malgré les dispositions de l’article 55 de la Constitution et l’engagement écrit du président de la République, il avait tardé à se présenter.

Aïssata Tall Sall a toutefois exprimé sa satisfaction de voir le chef du gouvernement enfin répondre à cette obligation républicaine, tout en mettant l’accent sur les attentes urgentes des Sénégalais. « Vous venez après des élections […] Vous avez en main tous les leviers de la politique économique et sociale du Sénégal. Et les attentes sont grandes, Monsieur le Premier ministre, le peuple est pressé et il a raison d’être pressé », a-t-elle déclaré.

La députée n’a pas manqué de rappeler que les réformes économiques et sociales doivent répondre rapidement aux préoccupations quotidiennes des populations, notamment dans un contexte de crise mondiale marqué par l’inflation et les inégalités sociales grandissantes.

S’exprimant sur le fond de la déclaration de politique générale, l’avocate-députée a émis des critiques sur le contenu du projet gouvernemental. Elle a qualifié la présentation du Premier ministre de « déclamation » et a estimé que des lacunes majeures subsistent dans l’agenda national de développement, en particulier dans le cadre du projet « Sénégal 2050 ».

« Nous avons lu ce projet attentivement. Il contient beaucoup de promesses, mais aussi beaucoup de lacunes », a-t-elle affirmé, appelant à un examen rigoureux des failles pour éviter toute désillusion.

Aïssata Tall Sall a également mis en garde contre deux dangers majeurs qui, selon elle, menacent l’efficacité du projet gouvernemental : la simplification excessive des politiques proposées et la tentation de faire des promesses contradictoires. « Le monde n’est pas manichéen. […] Attention à ne pas tout promettre, une chose et son contraire. Cela s’appelle tout simplement l’hypocrisie », a-t-elle averti.

Débat sur les étrangers au Sénégal : Tahirou Sarr relance la polémique

Lors de son intervention à l’Assemblée nationale à l’occasion de la Déclaration de Politique Générale (DPG), le député Tahirou Sarr a ravivé le débat sur la présence des étrangers au Sénégal. En interpellant le Premier ministre, il a fait référence à une déclaration controversée de l’ancien candidat Ousmane Sonko durant la campagne électorale, qui avait affirmé que le Sénégal ne comptait que 207 791 étrangers. “Croyez-vous toujours qu’il n’y a que 207 791 étrangers au Sénégal ?”, a-t-il lancé, réitérant sa position critique sur la gestion de ce sujet sensible.

Nationaliste assumé, Tahirou Sarr a plaidé en faveur de l’instauration d’une carte de séjour pour les étrangers résidant sur le territoire sénégalais. Selon lui, cette mesure permettrait une meilleure gestion et un meilleur contrôle des flux migratoires. Il propose un système différencié, avec des cartes à court, moyen et long terme pour ceux dont le séjour dépasse 21 jours. Cette solution, selon le député, constituerait “la meilleure option” pour concilier souveraineté nationale et ouverture aux étrangers.

Tahirou Sarr a également abordé le sujet sensible de la réciprocité des visas, qui fait l’objet de débats depuis plusieurs années. Pour le député, la mise en place de règles claires sur l’accès des étrangers au Sénégal et des Sénégalais à d’autres pays serait un pas vers une gestion équitable et souveraine des migrations.

Le député a par ailleurs alerté sur ce qu’il considère comme une “spoliation de l’état civil”. Pour lui, il est impératif de mettre en place un fichier national différenciant les étrangers des nationaux. Une telle mesure, soutient-il, permettrait de protéger l’identité nationale et de garantir une meilleure traçabilité administrative.

Les propos de Tahirou Sarr interviennent dans un contexte de tensions politiques et sociales autour de la question de la souveraineté et de la gestion des étrangers au Sénégal. Si certains saluent son franc-parler et ses propositions, d’autres craignent que ces discours alimentent un sentiment de rejet envers les étrangers, dans un pays historiquement reconnu pour son hospitalité et son ouverture.

Déclaration de Politique Générale : “Le Premier ministre a tout dit, il n’a rien oublié”, selon Moustapha Junior Thiam

Le président du mouvement Ensemble C’est Possible, Moustapha Junior Thiam, a salué le contenu de la Déclaration de Politique Générale présentée par le Premier ministre Ousmane Sonko ce 27 décembre à l’Assemblée nationale. Selon lui, cette déclaration a abordé les questions essentielles, notamment dans des secteurs stratégiques tels que l’agriculture, l’emploi des jeunes, la défense de l’intégrité territoriale et la diplomatie.

Moustapha Junior Thiam a particulièrement insisté sur la nécessité de sécuriser les périmètres agricoles pour faire face à la pression foncière croissante. “La sécurisation des exploitations agricoles est essentielle pour garantir la sécurité alimentaire, surtout dans un contexte de forte croissance démographique au Sénégal et en Afrique en général. Cela permet également de protéger le pays contre les fluctuations des prix sur les marchés internationaux. Sur ce point, le Premier ministre a été clair et exhaustif. Il a tout dit, il n’a rien oublié”, a affirmé M. Thiam.

Il estime que le développement de l’agriculture et la transformation des produits agro-industriels constituent des leviers importants pour booster l’emploi des jeunes et renforcer l’économie nationale.

Pour Moustapha Junior Thiam, seuls des investissements domestiques solides peuvent soutenir une véritable souveraineté économique. “Élargir les sources de financement endogènes, notamment en incitant les citoyens à investir dans des projets et entreprises à participation, est une solution durable. Cette approche fait de l’Agenda National de Transformation Sénégal 2050 un document original et prometteur”, a-t-il souligné.

La fermeture des bases militaires étrangères et l’application du principe de réciprocité pour la délivrance de visas aux ressortissants de certains pays figurent également parmi les mesures phares évoquées par le Premier ministre. Moustapha Junior Thiam a applaudi cette orientation, qui met en avant la souveraineté nationale et la sécurité du territoire.

“Nous magnifions les discussions prévues avec les pays des catégories B (pays dont les ressortissants n’ont pas besoin de visa pour entrer au Sénégal) et C (pays nécessitant un visa d’entrée), en vue d’exiger la gratuité des visas pour les Sénégalais. Ces mesures, bien que sécuritaires, reflètent la nécessité de préserver l’intégrité territoriale”, a conclu M. Thiam.

Cette déclaration de Moustapha Junior Thiam illustre un soutien sans réserve à la vision exposée par le Premier ministre, qu’il qualifie de réaliste et ambitieuse pour répondre aux défis actuels du Sénégal.

Kaolack/Transport : 22 véhicules appelés “Cheikhoul Chérif” saisis par les forces de l’ordre

Dans le cadre de leurs opérations de contrôle routier, la brigade territoriale de Kaolack a saisi au total 22 véhicules communément appelés “Cheikhoul Chérif” pour non-conformité aux réglementations en vigueur. Cette situation, qui aurait un impact négatif sur l’économie du secteur du transport dans la région, a poussé plusieurs responsables du secteur à intervenir pour comprendre les raisons de ces saisies.

Ainsi, le président régional des transporteurs de Kaolack, Pape Babacar Ndour, accompagné de Yoro Diouf, président régional des exploitants de carrières, de Sérigne Kouta, secrétaire général du Syndicat national des chauffeurs autonomes du Sénégal (SYNACS), et d’autres responsables du transport, s’est rendu sur les lieux pour s’enquérir de la situation.

“Hier, nous avons accompagné notre président régional des transporteurs du Sénégal, Pape Babacar Ndour, au service régional des Mines pour discuter d’un problème affectant notre secteur. Il s’agit de la saisie de 22 véhicules appelés Cheikhoul Chérif. Ces véhicules sont actuellement stationnés à la brigade territoriale de Kaolack”, a expliqué Yoro Diouf, également 2e vice-président du regroupement national des gros porteurs, lors d’une déclaration à la presse ce vendredi.

Selon M. Diouf, les forces de l’ordre reprochent à ces véhicules de transporter un nombre de passagers supérieur à celui inscrit sur leur carte grise. Cependant, les chauffeurs des véhicules concernés contestent ces accusations. “Si la carte grise indique une capacité de 19 places et que nous transportons 19 passagers, il n’y a pas de surcharge”, ont-ils affirmé.

Pour clarifier la situation, les responsables du transport se sont tournés vers le service régional des Mines, qui a précisé que les véhicules concernés sont initialement conçus pour transporter un maximum de 14 passagers, chauffeur inclus. “Les véhicules, lors de leur importation de Chine, avaient une capacité initiale de 8 à 12 places. Ce sont les chauffeurs qui ont modifié cette capacité pour atteindre 19 places”, a révélé Yoro Diouf.

Le président régional des transporteurs, Pape Babacar Ndour, a plaidé auprès des forces de l’ordre pour un délai d’un mois afin de permettre aux chauffeurs de se conformer aux normes. “Nous demandons la bienveillance des autorités afin de donner aux chauffeurs le temps de remettre leurs véhicules en conformité avec leur capacité d’origine”, a-t-il déclaré.

Enfin, M. Diouf a appelé le service régional des Mines à renforcer son contrôle sur les modifications apportées aux véhicules importés. “Le service régional des Mines doit veiller à ce que les normes soient respectées afin d’éviter de tels conflits entre les forces de l’ordre et les chauffeurs”, a-t-il conclu.

Cette affaire met en lumière les défis liés à la conformité des véhicules et à la sécurité des passagers dans le secteur du transport à Kaolack, avec des implications importantes pour l’économie locale.

Ousmane Sonko présente une feuille de route ambitieuse pour le Sénégal : paix, développement durable et sécurité au cœur des priorités

Ce vendredi 27 décembre, le Premier ministre Ousmane Sonko a marqué un tournant dans l’agenda politique sénégalais en dévoilant une vision ambitieuse lors de sa Déclaration de Politique Générale (DPG) devant l’Assemblée nationale. Structurée autour de trois axes majeurs – la paix, le développement durable et la sécurité – cette feuille de route s’appuie sur des projets stratégiques, notamment le « Plan Spécial Diomaye pour la Casamance 2024-2025 », ainsi que sur des initiatives de transition énergétique et de coopération panafricaine renforcée.

Au cœur de son discours, Ousmane Sonko a réaffirmé son engagement pour une résolution définitive du conflit en Casamance, région marquée par plus de quatre décennies de troubles. Le “Plan Spécial Diomaye”, doté d’un budget de 54 milliards de FCFA, est la pierre angulaire de cette politique. Ce plan prévoit :

• La création de comités régionaux inclusifs dans les régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda, pour assurer une gestion participative des initiatives.

• Le financement des opérations de déminage afin de libérer les terres agricoles et de garantir la sécurité des populations.

• Le renforcement des capacités locales, visant à soutenir les communautés touchées par le conflit.

• Un accompagnement spécifique pour le retour et la réinsertion des déplacés dans des conditions dignes.

En parallèle, l’Agence nationale pour la Relance des Activités économiques en Casamance (ANRAC) bénéficiera d’un renforcement de ses moyens, pour garantir une relance socio-économique durable.

Ousmane Sonko a également insisté sur l’urgence climatique et la nécessité de bâtir un Sénégal résilient face aux défis environnementaux. Parmi les initiatives phares annoncées :

• Le Programme National d’Aménagement Durable et de Résilience des Zones Côtières, visant à contrer l’érosion côtière et à protéger les écosystèmes.

• L’objectif d’atteindre un mix énergétique composé à 40 % d’énergies renouvelables d’ici 2030, avec un accent particulier sur l’accès universel à l’électricité.

• Une réforme du secteur de l’assainissement et de la gestion foncière, incluant la modernisation des infrastructures urbaines et rurales pour favoriser un développement inclusif.

Ces projets témoignent d’une volonté de concilier développement économique et préservation des ressources naturelles.

Dans un contexte régional marqué par l’instabilité, le Premier ministre a mis l’accent sur la sécurité, qu’il a qualifiée de “préalable indispensable à tout projet de développement”. Un plan de transformation des forces de défense et de sécurité a été annoncé, accompagné d’une loi de programmation militaire à l’horizon 2035, pour renforcer la capacité de réponse face aux menaces actuelles.

Sur le plan diplomatique, Ousmane Sonko ambitionne de positionner le Sénégal comme un acteur clé de l’intégration africaine. Le gouvernement s’engage à jouer un rôle de premier plan dans les initiatives de la CEDEAO et de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf), afin de promouvoir une coopération économique et politique renforcée entre les nations africaines.

Cette déclaration, saluée par une partie de l’Assemblée nationale, a néanmoins soulevé des interrogations sur la faisabilité et le financement de ces ambitieux projets. Ousmane Sonko devra non seulement mobiliser des ressources, mais aussi faire face aux attentes croissantes d’une population en quête de résultats concrets.

Samuel Sarr reste en détention : sa demande de liberté provisoire rejetée

Le ciel ne s’éclaircit pas pour Samuel Sarr. Selon le journal Libération, l’ancien ministre de l’Énergie sous le régime de Me Abdoulaye Wade, actuellement directeur général de West African Energy (WAE), demeure en détention. Arrêté le 28 novembre dernier et placé sous mandat de dépôt pour des accusations d’abus de biens sociaux portant sur une somme colossale de 8 milliards de francs CFA, Samuel Sarr a vu sa demande de liberté provisoire rejetée.

Le Parquet et le magistrat instructeur ont décidé de s’opposer fermement à cette requête, souligne le journal. Cette décision maintient l’ex-ministre derrière les barreaux, plongeant ainsi davantage son dossier dans l’incertitude.

Cependant, les avocats de Samuel Sarr ne baissent pas les bras. Toujours selon Libération, la défense prévoit de faire appel devant la Chambre d’accusation pour contester cette décision. Cette démarche, qui s’inscrit dans le cadre légal, montre que ses avocats restent déterminés à obtenir une révision de sa situation judiciaire.

Pour rappel, l’affaire tourne autour d’une gestion financière controversée à la tête de West African Energy. Ces accusations, si elles sont avérées, mettent en lumière des pratiques de détournement dans un secteur crucial pour l’économie et l’énergie au Sénégal.

Déclaration de politique générale : Ousmane Sonko annonce des mesures phares pour la diplomatie et les Sénégalais de l’extérieur

Dans le cadre de sa déclaration de politique générale, le Premier ministre Ousmane Sonko a détaillé les grandes orientations du gouvernement en matière de gestion des questions migratoires, de politique extérieure et de renforcement des droits des Sénégalais de la diaspora. Ces annonces témoignent de la volonté du Sénégal de mieux s’insérer dans les dynamiques régionales et internationales, tout en veillant à protéger les intérêts de ses citoyens.

L’un des points saillants de cette déclaration concerne la politique de réciprocité des visas. Le Premier ministre a réaffirmé l’intention du gouvernement d’exiger des visas aux ressortissants de pays qui appliquent des mesures similaires aux citoyens sénégalais. « Nous engagerons des discussions avec les pays de catégorie A et B afin d’exiger le visa gratuit pour nos ressortissants, dans le cadre de cette réciprocité, et avec les pays dont les procédures actuelles pénalisent nos compatriotes », a précisé Ousmane Sonko.

Par ailleurs, la validité des passeports sénégalais sera portée à dix ans, une mesure qui vise à simplifier la vie des citoyens et à réduire les démarches administratives pour la diaspora. Cette réforme s’accompagnera de la nomination de magistrats de liaison, qui auront pour mission de conseiller les Sénégalais dans leurs procédures légales à l’étranger.

Le gouvernement prévoit également de lancer un vaste recensement des Sénégalais de l’extérieur. Cette initiative vise à mieux cerner leur potentiel économique, social et culturel, afin de les intégrer pleinement dans les politiques publiques. Un organe consultatif sera créé et rattaché directement à la Primature pour conseiller les autorités sur les questions spécifiques touchant les membres de la diaspora.

Ousmane Sonko a également annoncé un renforcement de l’interconnexion avec les pays de la sous-région ouest-africaine, notamment à travers une révision des partenariats bilatéraux avec les États voisins.

Sur le plan diplomatique, le Premier ministre a mis en avant l’ambition du Sénégal de jouer un rôle moteur en Afrique. Il a annoncé la prochaine ratification du Protocole de Malabo, qui vise à renforcer le Parlement panafricain en tant qu’institution clé du continent. Tous les traités et protocoles régionaux auxquels le Sénégal est partie seront passés en revue pour assurer leur conformité avec la législation nationale.

« Nous allons promouvoir une collaboration plus étroite avec les pays africains pour bâtir un continent plus uni et mieux intégré », a-t-il déclaré. Cette vision s’inscrit dans une stratégie globale qui vise à repositionner le Sénégal comme un acteur clé sur la scène internationale.

Avec ces mesures, le gouvernement de Ousmane Sonko affiche sa détermination à moderniser la gestion des flux migratoires, à renforcer les droits de la diaspora sénégalaise et à accroître l’influence du Sénégal en Afrique et dans le monde. Ces réformes, qui mêlent pragmatisme et ambition, s’inscrivent dans une vision à long terme pour un Sénégal plus fort, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de ses frontières.

Ousmane Sonko annonce un projet de loi pour abroger l’amnistie et faire éclater la vérité sur les crimes de 2021-2024

Lors de sa première Déclaration de Politique Générale ce vendredi 27 décembre devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre Ousmane Sonko a pris une position ferme sur un sujet sensible : l’amnistie accordée en mars 2024 pour effacer les crimes commis entre 2021 et 2024 sous le régime de l’ancien président Macky Sall. Cette loi avait permis à plusieurs personnalités politiques, dont lui-même et le président Bassirou Diomaye Faye, de retrouver leur liberté après des périodes tumultueuses marquées par des tensions politiques et sociales.

Désormais à la tête du gouvernement, Ousmane Sonko a annoncé le dépôt imminent d’un projet de loi visant à rapporter cette mesure d’amnistie. « Il sera proposé à votre illustre assemblée un projet de loi rapportant la loi d’amnistie votée le 6 mars 2024 par la précédente législature, pour que toute la lumière soit enfin faite et les responsabilités établies, de quelques bords qu’elles se situent », a-t-il déclaré, sous les regards attentifs des députés.

Dans son discours, le Premier ministre a insisté sur la nécessité d’instaurer une justice équitable et transparente pour réconcilier le pays avec son passé récent. « Aucun sentiment de revanche ne nous anime, loin de là ! Il s’agit uniquement de justice, pilier sans lequel aucune paix sociale ne peut être garantie », a-t-il martelé.

Ousmane Sonko a également pris soin de dissiper les craintes d’une possible « chasse aux sorcières » visant des acteurs de l’ancien régime. Selon lui, la démarche se veut constructive et vise à établir les faits pour restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions. « Ce projet de loi n’est pas une vengeance, mais une exigence de vérité et de justice », a-t-il précisé.

Cette annonce marque un tournant politique majeur et suscite déjà des réactions contrastées dans le paysage politique et au sein de la société civile. Si certains saluent une démarche courageuse en faveur de la vérité et de la justice, d’autres y voient un risque de raviver les tensions politiques et sociales dans un pays encore marqué par les troubles de ces dernières années.

Pour rappel, la loi d’amnistie adoptée en mars 2024 avait suscité de vifs débats. Ses détracteurs dénonçaient une mesure visant à protéger des personnalités politiques impliquées dans des affaires judiciaires, tandis que ses partisans la considéraient comme une étape nécessaire pour apaiser le climat politique et éviter de nouvelles confrontations.

Avec cette initiative, Ousmane Sonko et son gouvernement prennent le pari de miser sur la justice comme levier de réconciliation nationale. Il reste à voir si le projet de loi sera adopté par l’Assemblée nationale et quelles en seront les répercussions sur la scène politique sénégalaise.

Dans un contexte où la confiance dans les institutions reste fragile, la décision d’abroger l’amnistie pourrait devenir un test crucial pour la gouvernance d’Ousmane Sonko et sa capacité à rassembler autour d’un projet commun de justice et de vérité.

La Banque mondiale et l’IFC soutiennent le programme « Vision Sénégal 2050 » avec un investissement de 85 millions d’euros

La Banque mondiale, via sa filiale Société financière internationale (IFC), a annoncé un investissement majeur de 85 millions d’euros, soit environ 55 milliards de FCFA, pour appuyer deux initiatives clés inscrites dans le programme national de développement « Vision Sénégal 2050 ». Ces financements, dévoilés à l’occasion de la visite de Makhtar Diop, directeur général de l’IFC, visent à soutenir le développement économique et social tout en générant des emplois durables.

L’investissement comprend deux volets principaux :

1. Un prêt vert de 75 millions d’euros (environ 49 milliards de FCFA) pour Sococim Industries

Ce financement vise à moderniser les opérations de l’un des plus grands producteurs de ciment du Sénégal, en mettant l’accent sur la réduction de l’empreinte carbone. Grâce à l’utilisation de technologies innovantes et de combustibles alternatifs comme la biomasse, ce projet permettra de diminuer les émissions de gaz à effet de serre de 312 000 tonnes équivalent CO2 par an d’ici 2030. Cette initiative contribue également à résoudre la crise du logement au Sénégal en augmentant la production de ciment écologique.

2. Un prêt de 10 millions d’euros (plus de 6 milliards de FCFA) pour le Groupe hôtelier Azalaï

Destiné à soutenir le développement régional de cette chaîne hôtelière ouest-africaine, ce financement permettra de renforcer le secteur touristique sénégalais. Parmi les projets clés, on note l’ouverture de l’Hôtel Azalaï Dakar, la réhabilitation de l’Hôtel Azalaï Indépendance à Ouagadougou (Burkina Faso), et la rénovation du Grand Hôtel Bamako à Bamako (Mali). Ce prêt vise aussi à satisfaire les besoins en fonds de roulement du groupe.

Selon l’IFC, ces investissements auront un impact direct sur la création d’emplois formels, tant directs qu’indirects, tout en favorisant le développement des chaînes d’approvisionnement locales. Ce soutien sera particulièrement bénéfique pour les petites et moyennes entreprises (PME), moteurs de l’économie nationale.

Makhtar Diop a salué ces initiatives, affirmant qu’elles reflètent l’engagement de l’IFC à promouvoir une croissance économique inclusive et durable. « En investissant dans des secteurs stratégiques tels que le tourisme et l’industrie manufacturière, nous posons les bases d’un secteur privé plus fort et résilient, créant ainsi des opportunités et améliorant le niveau de vie des Sénégalais », a-t-il déclaré.

Ces financements s’inscrivent dans le cadre de « Vision Sénégal 2050 », une stratégie nationale ambitieuse portée par les autorités sénégalaises pour bâtir une économie compétitive, durable et résiliente. L’IFC, en partenariat avec l’IDA (Association internationale de développement), réitère son soutien à cette vision à travers des mécanismes de financement mixte et des projets à fort impact économique et social.

Rejet d’une manifestation des “Jeunes de Dakar avec Barth” : vers la création d’un collectif citoyen

Le mouvement citoyen Les jeunes de Dakar avec Barth a vu sa déclaration de manifestation pacifique, prévue ce vendredi 27 décembre, rejetée par le préfet de Dakar. Dans une notification officielle, les autorités préfectorales ont motivé cette décision par le non-respect des délais réglementaires prévus par la loi. En effet, les déclarants n’ont pas respecté le délai de dépôt de la déclaration, fixé entre trois jours francs au moins et quinze jours francs au plus avant la tenue de l’événement.

Face à ce rejet, le mouvement a annoncé avoir pris acte de la décision préfectorale. Dans un communiqué, il a également souligné avoir entamé des discussions avec les autorités coutumières et traditionnelles de Dakar, ainsi qu’avec des organisations de la société civile et des partis politiques. Ces démarches, qualifiées de constructives par le mouvement, ont abouti à la création d’un nouveau collectif citoyen baptisé Touche pas à mon maire.

Ce collectif, qui regroupe les forces vives de la capitale sénégalaise, entend défendre ce qu’il considère comme étant “le choix démocratique des Dakarois”. Selon ses initiateurs, cette initiative vise à mobiliser les citoyens pour préserver la légitimité et l’intégrité de la gestion municipale de Dakar.

Dans la foulée, Touche pas à mon maire a annoncé avoir déposé une nouvelle déclaration de manifestation auprès du préfet pour une mobilisation prévue le 31 décembre 2024 à Dakar. Cette manifestation aura pour objectif de réaffirmer leur soutien au maire de Dakar, Barthélémy Dias, et de défendre les acquis démocratiques de la ville.

Le collectif invite d’ores et déjà les Dakarois, ainsi que l’ensemble des citoyens, à se mobiliser en masse pour cette nouvelle démonstration de solidarité et de soutien. La date du 31 décembre pourrait donc marquer un moment fort de l’expression citoyenne à Dakar, alors que les tensions politiques et sociales restent vives.

Déclaration de Politique Générale : Ousmane Sonko face aux parlementaires de la 15e législature

Ce vendredi 27 décembre 2024, le Premier ministre Ousmane Sonko est attendu devant les députés de la 15e législature pour sa très attendue Déclaration de Politique Générale (DPG). Cette rencontre, marquant un moment crucial de la vie politique nationale, débutera officiellement à 10 heures dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, sous la présidence d’El Malick Ndiaye, président de l’Assemblée.

Dès les premières heures de la matinée, les préparatifs battaient leur plein. À 8h30, les journalistes avaient commencé à s’installer dans les gradins dédiés à la presse, tandis que les parlementaires arrivaient progressivement. Une dizaine de députés étaient déjà sur place, attendant l’arrivée de leurs collègues pour le démarrage de la session.

La Déclaration de Politique Générale est un exercice constitutionnel qui permet au Premier ministre d’exposer les grandes lignes de son programme et de ses priorités gouvernementales devant les représentants du peuple. Pour Ousmane Sonko, cet exercice constitue une opportunité de défendre sa vision pour le Sénégal, tout en répondant aux attentes des citoyens et des parlementaires.

Au cours de cette session, le chef du gouvernement exposera les actions entreprises depuis sa prise de fonction, tout en présentant ses projets pour l’année à venir. Les défis économiques, sociaux, et environnementaux devraient figurer en bonne place dans son discours, au même titre que les grandes réformes attendues dans les secteurs clés comme l’éducation, la santé, et les infrastructures.

Selon le programme communiqué, après la déclaration prévue à 10 heures, une pause sera observée en raison de la prière du vendredi. Cette interruption permettra aux députés et au public de se recueillir avant de reprendre les travaux dans l’après-midi.

La seconde partie de la journée sera consacrée aux débats entre le Premier ministre et les groupes parlementaires. Chaque groupe disposera de temps pour interroger, commenter ou critiquer les annonces du chef du gouvernement. Ces échanges, qui dureront environ quatre heures, seront supervisés par le président de l’Assemblée nationale. Enfin, Ousmane Sonko prendra de nouveau la parole pour répondre aux interpellations des députés et fournir des éclaircissements sur les points soulevés.

Ce face-à-face entre le Premier ministre et les parlementaires représente un moment fort de la démocratie sénégalaise. Il s’agit non seulement d’un exercice de transparence, mais également d’une tribune où les groupes parlementaires pourront exprimer leurs attentes, leurs critiques et leurs préoccupations.

Pour Ousmane Sonko, cette DPG intervient dans un contexte politique marqué par des tensions sociales et des défis économiques importants. Ses réponses aux députés seront déterminantes pour asseoir la légitimité de son gouvernement et rallier un maximum de soutiens autour de son programme.

Le pays tout entier suivra avec attention cet événement, qui donnera des indications précieuses sur l’orientation de l’action gouvernementale pour les mois à venir. Plus qu’un simple discours, cette journée s’annonce comme un véritable test pour le Premier ministre, qui devra convaincre non seulement les parlementaires, mais également les Sénégalais.

Affaire Samuel Ahmet Sarr : La Cellule Panafricaine de Communication du LSS dénonce l’injustice et exige sa libération

Suite à l’arrestation de Samuel Ahmet Sarr, la Cellule Panafricaine de Communication du Libéralisme Social Sénégalais (LSS) a tenu une conférence de presse ce jeudi pour s’exprimer sur cette affaire.

Dans un communiqué rendu public, la Cellule Panafricaine de Communication (CPC) a exprimé son indignation face à ce qu’elle qualifie d’arrestation arbitraire de Samuel Sarr, un entrepreneur visionnaire, ancien ministre de l’Énergie du Sénégal (2007-2012), et acteur clé dans la transformation énergétique de l’Afrique de l’Ouest. Selon la CPC, “cette arrestation constitue un grave recul démocratique et une menace pour le développement économique et énergétique du Sénégal.”

Samuel Sarr : un visionnaire au service de l’Afrique

Figure emblématique du secteur énergétique africain, Samuel Sarr a marqué durablement l’économie sénégalaise à travers des projets structurants. Après son passage au gouvernement, il a fondé West African Energy (WAE), une entreprise qui incarne une nouvelle ère énergétique au Sénégal et dans la sous-région.

La CPC rappelle que WAE est à l’origine de la construction de la centrale électrique de Cap des Biches, un projet de 366 MW utilisant du gaz naturel liquéfié (GNL) pour produire une énergie propre et abordable. Estimé à 283 milliards de francs CFA (432 millions d’euros), ce projet représente 25 % de la puissance installée au Sénégal. Il est déjà réalisé à 80 % pour le cycle combiné et 98 % pour le cycle simple.

Un projet au service de la nation

La CPC a également souligné les retombées positives du projet West African Energy :

1. Amélioration de l’accès à l’énergie : La centrale de Cap des Biches fournit une énergie fiable à des milliers de foyers et d’entreprises, réduisant considérablement les coupures d’électricité.

2. Réduction des coûts énergétiques : L’utilisation du gaz naturel diminue les coûts de production, permettant d’offrir des tarifs compétitifs aux consommateurs.

3. Création d’emplois : Environ 1 200 emplois directs ont été générés, notamment dans les domaines de la construction et de la maintenance.

4. Impact environnemental positif : La transition vers une énergie plus propre contribue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, alignant ainsi le Sénégal avec ses engagements climatiques.

Une arrestation controversée

Malgré ces réalisations impressionnantes, Samuel Sarr fait face à des accusations d’abus de biens sociaux portées par des actionnaires sénégalais minoritaires. La CPC, appuyée par les membres du LSS, considère ces accusations comme infondées et estime qu’elles risquent de compromettre l’achèvement d’un projet stratégique pour le Sénégal.

Le communiqué rappelle que Samuel Sarr a mobilisé près de 300 milliards de francs CFA auprès d’institutions financières africaines pour la réalisation de la centrale de Cap des Biches. Selon la CPC, “ces accusations portent atteinte à l’image d’un entrepreneur africain et constituent une injustice grave.”

Un appel à la libération immédiate

Les membres du LSS dénoncent fermement cette situation et exigent la libération immédiate et inconditionnelle de Samuel Ahmet Sarr. Pour eux, son emprisonnement constitue une entrave au progrès économique et énergétique du Sénégal, ainsi qu’un affront aux principes de justice et de démocratie.

Francis Mvemba évite la prison grâce à l’intervention de sa sœur Elvira

Francis Mvemba, homme politique et homme d’affaires congolais, s’est retrouvé au cœur d’une affaire d’escroquerie qui aurait pu lui coûter une peine de prison ferme au Sénégal. L’homme a été arrêté par la gendarmerie de Ngaparou suite à une plainte du directeur de l’hôtel Petit Paradis, où il séjournait depuis plusieurs jours sans avoir réglé l’intégralité de sa facture.

Tout commence lorsque Francis Mvemba réserve trois nuits au Petit Paradis. Toutefois, son séjour s’éternise et il est transféré dans une suite avec baignoire. Malgré ce confort supplémentaire, il n’a réglé que 900 000 F CFA sur une facture totale de 4 523 000 F CFA, incluant les repas et autres services en chambre. Après plusieurs tentatives infructueuses pour recouvrer les 3 623 000 F CFA restants, El Hadj Serigne Niang, responsable de l’établissement, décide de porter plainte.

Lors de son audience devant le tribunal des flagrants délits, Mvemba conteste les accusations et affirme attendre un virement pour régler sa dette. « Je ne refusais pas de payer. Je voulais juste gagner du temps pour recevoir l’argent », a-t-il déclaré devant le juge. Cependant, le procureur a rappelé que son incapacité à régler la facture au moment des faits constitue une infraction.

L’histoire prend un tournant lorsque la sœur de Francis Mvemba, Elvira, décide de s’impliquer pour régler la somme due. Passant par un ami de son frère, elle réussit à payer l’intégralité des frais avant que la situation ne dégénère davantage. Grâce à cette intervention, Francis Mvemba échappe à la prison ferme mais reste condamné à trois mois de prison avec sursis.

Le juge, tout en prononçant la sentence, a tenu à rappeler la gravité de l’affaire : « Lorsque vous consommez, vous devez payer. En tant qu’homme politique avec des ambitions pour diriger un pays, vous devez faire preuve d’exemplarité, surtout à l’étranger. »

Francis Mvemba, connu pour ses aspirations politiques en République démocratique du Congo, a vu son image ternie par cette affaire. Cette mésaventure met en lumière les responsabilités et les attentes qui pèsent sur une figure publique.

AG de la Coalition DIONNE 2024

Mahamadou Moustapha Diagne remplace Boun Abdallah Dionne

La Coalition Dionne 2024 change de nom et devient la Coalition D.J.O.N.E (Démocrates Justes et Ouverts pour une Nation de l’Éthique). Elle a tenu, ce jeudi 26 décembre, à Thiés, à huis clos son Assemblée générale au cours de laquelle Mouhamadou Moustapha Diagne a été désigné coordonnateur national. Les compagnons de l’ancien Premier ministre Mohammed Boun Abdallah Dionne ont aussi rendu publique une déclaration finale.

« Les compagnons de toujours et héritiers naturels des valeurs prônées par Mahammed Boun Abdallah Dionne se sont réunis en Assemblée générale à Thiès ce jeudi 26 Décembre 2024. À l’issue des travaux, l’Assemblée générale a pris les résolutions suivantes : la relance des activités, l’orientation commune pour toute position de la coalition sur les questions d’intérêt national, la mise en place d’une nouvelle direction, le déploiement dans tous les départements du Sénégal et de la Diaspora, la remobilisation des militants pour une reprise accrue des activités d’animation et de massification », lit-on dans une déclaration rendue publique qui précise que « ces résolutions ainsi évacuées, les décisions phares ci-après ont été adoptées : premièrement, Ia coalition DIONNE 2024 est remplacée par la coalition dénommée « Coalition DJONE » (Démocrates Justes et Ouverts pour une Nation de l’Éthique). Deuxièmement, Monsieur Mohamed Moustapha Diagne a été désigné coordonnateur national de la coalition DJONE. Troisièmement, sur le registre politique, constatant une divergence dans les orientations et les positions prises par certains membres participants à l’assemblée générale, les uns ayant soutenu le pouvoir, les autres l’opposition pendant les élections législatives, le débat sur la nécessité d’une orientation commune a été posé et débattu. Et après d’âpres discussions mais dans un esprit démocratique, l’assemblée a donné mandat à la nouvelle direction pour engager des discussions constructives avec d’autres coalitions ou partis afin de nouer un partenariat fécond en tenant compte de l’intérêt exclusif du Sénégal. Et enfin, l’ensemble des leaders de la coalition ont réitéré leur engagement à œuvrer pour pérenniser les idéaux et convictions fortes incarnés par Mahammed Boun Abdallah Dionne pour un Sénégal imbu d’éthique, juste, réconcilié, libre et prospère ».

A rappeler que le nouveau coordonnateur national, qui hérite du poste de l’ancien premier ministre, était lors de la dernière présidentielle, le directeur de campagne de Dionne 2024. A noter aussi qu’au cours de l’Assemblée générale de la coalition DJONE, Boubacar Yatassay a été désigné Vice coordonnateur, chargé de la stratégie financière, tandis que le poste de Vice coordonnateur chargé de la médiation et de la résolution des conflits ainsi que le poste de Président du comité stratégique sont revenus à Abass Badiane, alors que Mamadou Biguine Guéye est choisi comme
Porte-parole national, entre autres.

A.Saleh

Diary Sow : un parcours d’exception malgré les défis de l’exil

Devenue célèbre après sa mystérieuse disparition en France en 2021, Diary Sow, l’étudiante sénégalaise à l’itinéraire singulier, revient sur le devant de la scène, non plus comme une figure de polémique, mais comme un exemple de résilience et de réussite. Actuellement au Sénégal, elle s’apprête à écrire un nouveau chapitre de sa vie, marqué par des projets ambitieux et un regard lucide sur les réalités de la vie à l’étranger.

Après avoir marqué les esprits en tant que meilleure élève du Sénégal, Diary Sow a poursuivi des études d’élite en classe préparatoire au prestigieux Lycée Louis-le-Grand à Paris. Ce parcours, exigeant sur le plan académique et personnel, l’a menée à intégrer une école d’ingénierie, où elle se spécialise actuellement en data et intelligence artificielle, un domaine au cœur des innovations de demain.

Mais son expérience à l’étranger n’a pas été sans embûches. Lors d’un entretien avec la RFM, Diary Sow a évoqué les difficultés rencontrées : « Il y a eu des moments très difficiles, remplis de doutes et d’interrogations. On se retrouve souvent plongé dans une société qui n’est pas la nôtre, sans véritable accompagnement. Le décalage culturel, parfois exacerbé par des problèmes de racisme, peut être un véritable choc. »

Malgré ces défis, la jeune femme de 23 ans n’a pas perdu de vue son désir d’aider les autres. Consciente des obstacles auxquels sont confrontés de nombreux étudiants africains à l’étranger, Diary Sow envisage de créer une fondation. Cette initiative, encore en gestation, vise à accompagner les étudiants boursiers dans leurs démarches pour intégrer les universités européennes, en leur offrant un soutien financier, moral et pratique.

À travers ce projet, Diary Sow souhaite apporter des solutions concrètes à des problématiques qu’elle connaît intimement. « Beaucoup d’entre nous arrivent en Europe pleins de rêves, mais se heurtent à des réalités difficiles. Si je peux, à ma manière, alléger ce parcours pour d’autres, je le ferai avec joie », a-t-elle affirmé.

En parallèle de ses études et de son projet de fondation, Diary Sow continue de s’impliquer dans l’écriture, un domaine qu’elle chérit depuis longtemps. Son premier roman, Je pars, publié peu après son retour en 2021, avait déjà donné un aperçu de son talent littéraire. Elle ne cache pas son désir de poursuivre dans cette voie, en explorant de nouvelles thématiques liées à l’identité, l’exil et la quête de soi.

Indemnisation des manifestants:  » je respecte les tirailleurs, mais je ne respecte pas les traîtres  » martèle Hamidou Thiaw. 

Le gouvernement prévoit d’indemniser 1 875 victimes des manifestations politiques préélectorales, avec une enveloppe de 5 milliards de FCFA. Le Président du parti En Marche pour la Renaissance ( MPR ), M. Hamidou Thiaw n’est pas d’accord avec l’indemnisation des manifestants des événements politiques préélectorales, et l’a dit sans gants face à la presse.

 » Je ne peux respecter ceux qui ont détruit les biens publics des Sénégalais sous prétexte de défendre une supposée cause. Oui, des violences ont eu lieu lors de manifestations de soutien à un leader politique, celui du Pastef. En bravant les interdictions de manifester, certains ont causé des destructions affectant les biens d’autres Sénégalais, dont beaucoup n’étaient même pas concernés par cette politique. Ces actes de vandalisme et d’incivisme sont inacceptables et méritent une condamnation ferme  » a martelé le leader du parti En Marche pour la Renaissance ( MPR).

M. Thiaw de continuer en expliquant que nous assistons aujourd’hui à un paradoxe troublant : ces individus sont indemnisés et parfois même récompensés par le nouveau gouvernement. Ce geste envoie un message préoccupant, suggérant qu’au Sénégal, des actes d’incivisme peuvent être encouragés ou rémunérés.

 » Pendant ce temps, les citoyens honnêtes qui travaillent dur et créent des emplois subissent des contrôles fiscaux intensifiés, tandis que les familles vulnérables ne reçoivent plus leurs allocations dans les délais. Les retards dans le paiement des bourses d’études pour nos jeunes s’accumulent, et le budget alloué à la santé est réduit. Je ne peux accepter ni respecter une telle approche, qui ternit l’image de notre pays et compromet son avenir  » a-t-il conclu. 

Le Jaraaf de Dakar lourdement sanctionné par la CAF : huis clos et amende salée

Réuni le 19 décembre 2024, le jury disciplinaire de la Confédération Africaine de Football (CAF) a décidé de frapper fort contre le Jaraaf de Dakar. Le club sénégalais a été lourdement sanctionné à la suite des incidents survenus lors de son match de Coupe CAF contre l’USM Alger, le 8 décembre dernier, au Stade Abdoulaye Wade de Diamniadio.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, le club de la Médina devra disputer ses quatre prochains matchs à domicile à huis clos, dont deux avec sursis. Une amende de 50 000 dollars (environ 31,5 millions de FCFA) lui a également été infligée. Cependant, la CAF a décidé de suspendre la moitié de cette somme (15,7 millions de FCFA), qui ne sera exigible qu’en cas de récidive dans un délai de 12 mois.

Les deux matchs à huis clos sous sursis s’activeront également automatiquement si des incidents similaires se reproduisent au cours de cette période. Le Jaraaf dispose désormais de 60 jours pour régler l’amende, faute de quoi des sanctions supplémentaires pourraient être imposées par l’instance dirigeante du football africain.

Le club peut encore contester la décision. Selon les règlements de la CAF, le Jaraaf dispose de trois jours pour annoncer son intention d’interjeter appel et de dix jours pour entamer officiellement la procédure. Passé ce délai, les sanctions deviendront définitives et exécutoires. Une situation qui place le club dans une position délicate, alors que ses performances en compétitions continentales sont déjà sous pression.

Cette sanction intervient dans un contexte difficile pour le Jaraaf. Déjà marqué par sa première défaite de la saison en championnat de Ligue 1, le 19 décembre dernier contre l’US Gorée (0-2), le club voit désormais son parcours en Coupe CAF compromis par cette lourde pénalité. L’entraîneur du Jaraaf, Malick Daf, avait exprimé sa frustration après le match contre l’USM Alger, se disant préoccupé par les incidents survenus et les conséquences disciplinaires possibles. Ses craintes se sont finalement confirmées.

Avec cette décision, la CAF envoie un signal fort sur sa tolérance zéro face aux violences et débordements dans les compétitions africaines. Le Jaraaf, pour sa part, devra revoir sa gestion des matchs à haut risque afin de prévenir de tels incidents à l’avenir. Au-delà des répercussions sportives, ces sanctions représentent également un coup financier important pour le club, qui devra mobiliser des ressources pour régler l’amende tout en poursuivant ses objectifs en championnat et sur la scène africaine.

“Vers une Nouvelle Gouvernance au Sénégal : La déclaration de politique générale comme tournant décisif”

Une DPG pour une nouvelle ère au Sénégal 

Le 27 décembre 2024 constitue un moment charnière pour le Sénégal, avec la présentation de la Déclaration de Politique Générale (DPG) par le Premier ministre Ousmane Sonko devant la 15e législature, largement dominée par la liste PASTEF élue en novembre 2024. Cet exercice intervient dans un contexte de rupture profonde avec le passé, marqué par l’échec du Plan Sénégal Émergent (PSE) et les défis budgétaires et économiques mis en lumière par la Loi de Finances Rectificative (LFR) 2024. La DPG symbolisera ainsi la clôture d’un cycle de gouvernance inefficace et l’ouverture d’une nouvelle ère de politiques publiques, appuyée par la Stratégie Nationale de Développement (SND) 2025-2029.

La LFR 2024, présentée par le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, illustre les dysfonctionnements structurels qui ont caractérisé la gestion économique sous le PSE. Avec un budget initial fixé à 7 053,6 milliards de FCFA, le Sénégal a dû réviser ses prévisions face à une baisse de 839,1 milliards de FCFA des recettes budgétaires, conséquence d’une mobilisation insuffisante des ressources internes et externes. Parallèlement, les dépenses ont augmenté de 682,9 milliards de FCFA, principalement pour répondre aux besoins urgents dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture et de la gestion des inondations. Ces ajustements témoignent d’une inadéquation persistante entre les ambitions affichées et la réalité des capacités économiques.

Le déficit budgétaire, révisé à 2 362,2 milliards de FCFA, soit 11,6 % du PIB, dépasse largement le plafond communautaire de 3 % fixé par l’UEMOA et reflète une gestion publique du PSE qui a privilégié des subventions coûteuses et des dépenses mal planifiées. Les subventions énergétiques, par exemple, ont mobilisé 289 milliards de FCFA supplémentaires pour compenser les échecs et pertes de la Senelec, tandis que 73,675 milliards de FCFA ont été alloués à l’agriculture pour apurer des arriérés. Ces choix, bien que justifiés par des urgences conjoncturelles, ont accru la dépendance du Sénégal aux emprunts, avec un financement du déficit prévu à hauteur de 2 138,3 milliards de FCFA.

Ce contexte budgétaire a des implications directes sur les perspectives économiques. La croissance du PIB pour 2024 a été révisée à 6,7 %, loin des 9,2 % initialement projetés par le PSE, en raison de chocs exogènes, de tensions sociopolitiques et d’un ralentissement des moteurs économiques grippés du PSE. La pression fiscale, quant à elle, a chuté à 17,8 %, contre une prévision de 19,4 % et expose les difficultés à élargir la base fiscale et à mobiliser les ressources nécessaires pour financer les priorités nationales. Ces indicateurs renforcent la conclusion que le PSE, en dépit de ses ambitions, n’a pas su répondre aux besoins structurels d’une économie en quête de transformation.

La DPG du 27 décembre s’inscrit donc dans une volonté claire de tourner la page du PSE et d’inaugurer une nouvelle ère guidée par la Vision 2050 et la SND 2025-2029. Cette stratégie ambitionne de corriger les déséquilibres identifiés, notamment en privilégiant une gestion budgétaire rigoureuse et une allocation plus équitable des ressources. La territorialisation des politiques publiques, l’accent sur le capital humain et le développement durable figurent parmi les piliers de cette nouvelle vision. La légitimité politique acquise par la majorité parlementaire PASTEF offre une opportunité unique pour engager ces réformes structurelles indispensables.

La présentation de la DPG revêt une importance particulière, car elle constituera non seulement un exercice de projection stratégique, mais aussi un moment de clarification sur les priorités du gouvernement. Elle permettra d’ancrer les ambitions budgétaires et économiques dans une trajectoire plus réaliste et cohérente, tout en traduisant les attentes populaires en actions concrètes. Ce jour marquera l’entrée officielle du Sénégal dans une phase de refondation institutionnelle, économique et sociale pour mettre en œuvre les leçons tirées des échecs du PSE.

Le 27 décembre 2024 ne sera pas simplement le jour où le Premier ministre Ousmane Sonko exposera sa vision devant la 15e législature ; ce sera également le moment où le Sénégal affirmera sa volonté de rompre avec un cycle d’instabilité budgétaire et de politiques inefficaces. Cette DPG, en s’appuyant sur les enseignements de la LFR 2024 et les orientations de la SND 2025-2029, pourrait poser les bases d’un renouveau tant attendu, axé sur la souveraineté économique, la justice sociale et une gouvernance responsable.

Dr. Abdourahmane Ba

Expert en Evaluation des politiques publiques

Président du mouvement ESSOR

Scandale à l’Ambassade du Sénégal à Ottawa : entre primes injustifiées et contrats douteux

Un rapport explosif de l’Inspection générale d’État (IGE), relayé par le quotidien Libération, met en lumière des pratiques de gestion douteuses au sein de l’Ambassade du Sénégal à Ottawa, couvrant la période de 2019 à 2023. Les révélations, allant de primes astronomiques versées de manière illégale à des contrats suspects, ont déclenché une enquête judiciaire, semant le trouble au sein de cette représentation diplomatique sénégalaise.

L’un des cas les plus frappants concerne I. Top, un jardinier employé par l’ambassade depuis 2011. Ce dernier aurait perçu, de manière illégale, une prime de 25,468 millions de FCFA. Cette somme astronomique, pour un poste aussi modeste, a rapidement attiré l’attention des inspecteurs de l’IGE.

« Aucune trace comptable de ce paiement n’a été retrouvée par l’IGE, ce qui en dit long sur l’opacité de cette gestion », indique le rapport cité par Libération.

Ce cas, qualifié de symptomatique, met en évidence des pratiques profondément opaques et un laxisme alarmant dans la gestion des fonds publics. Le jardinier est désormais perçu comme le symbole d’un système défaillant qui doit être réformé de fond en comble.

Outre l’affaire du jardinier, l’enquête de l’IGE révèle des opérations financières suspectes avec une entreprise dénommée Ace Building. Bien que les détails des contrats entre cette société et l’ambassade n’aient pas encore été rendus publics, les inspecteurs pointent un non-respect des procédures et un usage des fonds publics difficilement justifiable.

Ces irrégularités témoignent d’une gestion laxiste, voire intentionnellement opaque, au sein de l’administration diplomatique.

Ces révélations ont porté un coup dur à l’image de l’Ambassade du Sénégal à Ottawa, censée incarner l’intégrité et la rigueur de l’État sénégalais à l’étranger. Ce scandale risque d’entacher durablement la réputation de la diplomatie sénégalaise.

Selon plusieurs analystes, l’affaire pourrait révéler l’existence d’un système de détournement bien organisé, impliquant possiblement plusieurs acteurs au sein de l’administration. Des fonds publics, destinés à promouvoir les intérêts du Sénégal au Canada, auraient été utilisés à des fins personnelles, compromettant les missions de la représentation.

Face à cette crise, la réaction de l’État sénégalais sera scrutée de près. La plainte déposée par l’agent judiciaire de l’État et l’implication de l’IGE témoignent de la gravité de la situation.

Pour de nombreux observateurs, ce scandale pourrait être une opportunité de repenser les mécanismes de contrôle au sein des ambassades sénégalaises. Une réforme en profondeur des pratiques diplomatiques et de la gestion des fonds publics semble désormais inévitable.

L’affaire est désormais entre les mains de la justice. Alors que les investigations se poursuivent, la population sénégalaise attend des réponses claires et des mesures concrètes pour rétablir la transparence dans les institutions publiques.

Suspense autour de la tenue du conseil municipal de Dakar : le préfet garde le mystère

Le conseil municipal de la ville de Dakar, initialement repoussé de 72 heures pour se conformer aux textes réglementaires, est aujourd’hui au centre de toutes les attentions. Mais à quelques heures de l’échéance, la tenue de cette session reste incertaine, suspendue à la décision du préfet.

Selon les informations rapportées par Les Echos, aucun document officiel n’a été communiqué jusqu’à présent pour annoncer si le conseil pourra bel et bien se tenir ou non. Cette situation plonge élus et citoyens dans une attente pleine de tension.

« Autoriser ou ne pas autoriser, telle est la question », résume Les Echos. L’absence de notification pourrait-elle signifier un feu vert implicite de la part du préfet ? Certains membres du conseil municipal le pensent. « Lorsqu’il a souhaité annuler la semaine dernière, il nous avait informés par un document officiel. Or, jusqu’à ce moment précis, nous n’avons reçu aucune décision ou notification de sa part. On peut donc présager, sauf revirement de dernière minute cet après-midi, que le conseil municipal aura lieu. Et c’est tout ce que nous souhaitons », confie un conseiller municipal sous couvert d’anonymat.

Cette interprétation reste cependant incertaine, car le préfet peut intervenir à tout moment pour trancher. En attendant, Dakar retient son souffle. Pour les observateurs, l’issue de ce bras de fer administratif pourrait avoir des répercussions importantes sur la gestion des affaires municipales, déjà marquées par des tensions ces derniers mois.

Air Sénégal : Le vol périlleux vers le redressement

Dans son dossier exclusif intitulé « Redressement sous tension », le journal L’Observateur met en lumière les graves difficultés auxquelles fait face Air Sénégal, la compagnie aérienne nationale. Avec une dette abyssale de 100 milliards de francs CFA et un capital social limité à 40 milliards de francs CFA, la situation financière de l’entreprise est alarmante. Alors que Tidiane Ndiaye vient d’être nommé à la tête de la compagnie, les espoirs de relance s’accompagnent de nombreux défis structurels.

Air Sénégal croule sous un passif économique accablant. Selon L’Observateur, la dette se divise en deux catégories principales :

• 75 milliards de francs CFA dus à des structures publiques telles que l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) et la Redevance pour le Développement des Infrastructures Aéroportuaires (RDIA).

• 25 milliards de francs CFA de créances privées jugées critiques.

Si certains experts soulignent que l’essentiel des dettes est interne, d’autres alertent sur l’insuffisance du capital social de la compagnie, qui rend impossible un développement durable.

Un ancien directeur général de la compagnie appelle à des mesures radicales :

« L’État doit impérativement augmenter le capital de la compagnie ou ouvrir la porte à des investisseurs privés. Sans recapitalisation, Air Sénégal ne pourra jamais rivaliser avec ses concurrents. »

Au-delà de ses problèmes financiers, Air Sénégal est également victime de dysfonctionnements dans sa gestion. Avec 600 employés pour une flotte de seulement cinq avions, le ratio d’un avion pour 150 employés dépasse largement les standards internationaux. Cette surcharge de personnel alourdit les charges fixes de l’entreprise et limite sa compétitivité.

Le nouveau directeur général, Tidiane Ndiaye, est face à un défi majeur : réduire les effectifs tout en optimisant les ressources. Toutefois, ces réformes nécessaires risquent de rencontrer une forte opposition sociale, menaçant davantage la stabilité de la compagnie.

Le rôle de l’État sera déterminant pour sortir Air Sénégal de cette impasse. À l’image de l’intervention du gouvernement français pour sauver Air France, le Sénégal devra envisager une recapitalisation massive ou une restructuration profonde.

Cependant, les changements fréquents à la direction – un nouveau directeur général tous les quatre ans – n’ont jusqu’ici produit aucun résultat tangible. Cette instabilité décisionnelle, combinée à l’absence de stratégie cohérente, a contribué à la dégradation continue de la situation.

Alors que Tidiane Ndiaye dévoile les premières pistes de son plan de redressement, l’avenir d’Air Sénégal reste suspendu à plusieurs conditions. Une recapitalisation par l’État, une gestion plus rigoureuse des ressources et une restructuration audacieuse du personnel sont autant de mesures nécessaires pour sauver la compagnie nationale.

Toutefois, ces solutions impliquent des sacrifices sociaux et financiers qui pourraient s’avérer politiquement délicats.

« Le redressement d’Air Sénégal ne se fera pas par des incantations, mais par des actions concrètes. Le nouveau directeur général devra faire preuve de courage et d’innovation pour sortir la compagnie de ce gouffre », rappelle un expert du secteur.

Air Sénégal est aujourd’hui à la croisée des chemins. Si des mesures urgentes ne sont pas prises, la compagnie pourrait voir ses ambitions de devenir un acteur clé dans le ciel africain s’effondrer définitivement.

Loi de Finances 2025 : Un passage inédit sans débat à l’Assemblée nationale ?

La Loi de Finances initiale (LFI) 2025 pourrait bien être adoptée sans passer par le traditionnel débat en plénière, marquant ainsi un tournant inédit dans l’histoire parlementaire du Sénégal. Cette manœuvre, rendue possible par l’utilisation de l’article 86 de la Constitution, illustre une nouvelle dynamique au sein des institutions législatives.

Le Premier ministre Ousmane Sonko s’apprête à prononcer sa Déclaration de politique générale (DPG) ce vendredi 27 décembre devant l’Assemblée nationale. À cette occasion, il devrait également engager la responsabilité de son gouvernement sur le vote du projet de loi de finances 2025. Cette démarche, prévue par l’article 86, permet au gouvernement de faire adopter un projet de loi sans débat, sauf si une motion de censure est votée dans les 24 heures.

Ce choix stratégique s’explique par un impératif temporel. Le gouvernement doit respecter la date limite du 31 décembre pour l’adoption du Budget. Soumettre le projet aux députés en plénière aurait rendu impossible le respect de ce délai.

Avec une majorité de 130 députés sur 165 à l’Assemblée nationale, le parti Pastef et ses alliés disposent d’une position dominante. Cette configuration rend hautement improbable l’éventualité d’une motion de censure. Une telle motion requiert non seulement la signature d’au moins un dixième des députés, mais également son adoption par une majorité absolue, ce qui semble hors de portée pour l’opposition.

Si cette procédure aboutit, ce sera la première fois qu’un Budget sera adopté sans débat à l’Assemblée nationale. Cette situation reflète les marges de manœuvre qu’offre la Constitution au gouvernement, mais soulève aussi des questions sur l’équilibre des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif.

Adopté par la commission des finances et du contrôle budgétaire, le projet de LFI 2025 suit donc une voie express vers son adoption. Certains observateurs y voient un moyen pragmatique de garantir la stabilité institutionnelle, tandis que d’autres dénoncent une marginalisation du rôle des parlementaires dans le processus budgétaire.

Cette démarche s’inscrit également dans un contexte où Ousmane Sonko semble vouloir imprimer sa marque à la tête du gouvernement. En utilisant l’article 86, il montre sa détermination à accélérer les réformes et à éviter les blocages institutionnels.

Guinée : les Forces vives appellent à la mobilisation contre la junte au pouvoir

La Guinée est à nouveau secouée par des tensions politiques majeures, alors que les Forces vives de Guinée (FVG), un collectif réunissant les principaux partis d’opposition et des organisations de la société civile, ont annoncé une série de manifestations à partir du 6 janvier 2024. Ces mobilisations visent à dénoncer le régime militaire en place et à réclamer une transition vers un pouvoir civil.

Dans un communiqué publié ce mercredi, le collectif a appelé « l’ensemble des citoyens guinéens, civils et militaires, de l’intérieur comme de l’extérieur, à se mobiliser avec la plus grande combativité ». Les manifestations débuteront à Conakry avant de s’étendre aux principales préfectures de l’intérieur du pays. Les FVG ont également annoncé qu’ils ne reconnaissaient plus la légitimité de la junte dirigée par le général Mamadi Doumbouya depuis le 31 décembre, date marquant la fin de la période de transition initialement fixée.

Près de trois ans après le coup d’État du 5 septembre 2021 qui a renversé Alpha Condé, les espoirs d’un retour à l’ordre constitutionnel semblent s’éloigner. Sous la pression de la communauté internationale, le régime militaire s’était engagé à organiser un référendum constitutionnel avant la fin de 2023 et à transférer le pouvoir à un gouvernement civil d’ici fin 2024. Mais ces engagements restent à ce jour non tenus, provoquant une frustration croissante parmi la population et les acteurs politiques.

Les accusations à l’encontre de la junte sont lourdes. Selon les FVG, plus de 60 manifestants ont été tués lors de rassemblements pacifiques depuis le début de la transition, et deux figures majeures de la société civile ont disparu. Ces violations des droits humains, combinées à l’absence de réformes concrètes, alimentent la défiance envers le régime militaire.

Les appels à manifester interviennent dans un contexte où la répression des mouvements sociaux est systématique. Les précédents rassemblements ont souvent été violemment dispersés par les forces de sécurité, faisant de nombreuses victimes. Les observateurs craignent donc une nouvelle escalade des tensions.

Sur le plan international, la junte guinéenne fait face à des pressions croissantes de la part de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union africaine, et des partenaires européens et américains. Ces derniers exigent un calendrier clair pour la transition et condamnent les atteintes aux droits fondamentaux.

La situation en Guinée rappelle les crises politiques qui secouent d’autres pays de la région, où des transitions militaires peinent à déboucher sur des régimes démocratiques. La mobilisation des FVG constitue un défi direct à la junte, mais l’issue de ce bras de fer reste incertaine. Si la junte persiste dans son refus de céder le pouvoir, le risque d’une instabilité prolongée s’accroît, mettant en péril l’avenir du pays.

“Gestion de Djibril Sonko à Ziguinchor : Le FRAPP dénonce un bilan désastreux”

Il y a quelques mois, Djibril Sonko, adjoint, remplaçait Ousmane Sonko à la tête de la Mairie de Ziguinchor. Cependant, sa gestion a été dénoncée par le collectif Frapp de Ziguinchor. 

Dans un communiqué reçu à Seneweb, Frapp reproche à l’édile de la ville d’avoir trahi la population de Ziguinchor. Les activistes ont même énuméré 8 points qui, selon eux, traduisent l’échec du maire Djibril Sonko. Voici l’intégralité de leur communiqué. 

« Le Maire de Ziguinchor, un échec pour les attentes des populations !

La population de Ziguinchor, qui a porté haut le parti PASTEF Les Patriotes, se sent trahie par l’inaction et le manque de résultats visibles de la gestion de Monsieur Djibril Sonko à la tête de la mairie. Après avoir dressé un état des lieux, il est évident que rien n’a changé depuis son arrivée, et il est grand temps de tirer la sonnette d’alarme.

Nous rappelons au Maire Djibril Sonko que les attentes des populations sont immenses, et que leur patience a atteint ses limites. Si vous n’avez pas les compétences requises pour gérer efficacement cette mairie, il serait judicieux d’en tirer les conclusions et de remettre cette institution à des mains plus compétentes.

Un maire se doit de travailler en équipe pour le bien-être de ses administrés. Or, votre méfiance envers vos adjoints a rendu leur présence inutile, et vous semblez ignorer qu’une commune ne se gère pas de manière unilatérale.

Voici quelques points qui traduisent l’échec criant de votre gestion :

1. Le marché Saint-Maure en inondation chronique, affectant les commerçants et les riverains,

2. Le mur de clôture du cimetière de Santhiaba délabré, un mépris pour la mémoire des défunts,

3. La question des lotissements suspendus, pénalisant les habitants en quête de logement,

4. Le manque d’éclairage public dans plusieurs quartiers, compromettant la sécurité des citoyens,

5. L’absence de grands travaux structurants, qui auraient dû être amorcés pour le développement de la ville,

6. Les délégations de signature non attribuées, paralysant le fonctionnement administratif,

7. Le mur de clôture de l’école Boulotte Est délabré, mettant en danger les élèves,

8. Les inondations persistantes à Belfort, un problème non résolu malgré les nombreuses alertes.

La population de Ziguinchor est en droit de se demander : où passe le budget de la commune ?

En conclusion, il apparaît clairement que Monsieur Djibril Sonko n’a ni la compétence ni la volonté de répondre aux aspirations des Ziguinchorois. Nous exigeons une gestion transparente, efficace et au service des habitants. Il est temps que cela change !

Le FRAPP Ziguinchor reste mobilisé pour défendre les intérêts des populations.

Cheikh SY Almakhtoum Coordonnateur FRAPP Ziguinchor »

Kaolack : L’état de la route Lamarame-Ndiédieng totalement dégradée, les populations dénoncent l’oubli de leur commune

L’axe Ndiédieng-Lamarame reste une doléance récurrente depuis l’indépendance. En effet, ce tronçon de 9 km n’a jamais bénéficié de travaux de réhabilitation ou de goudronnage malgré les multiples appels des populations. “Depuis cette période, aucun des gouvernements qui se sont succédé n’a apporté de solutions adéquates aux attentes des habitants. Beaucoup de démarches ont été entreprises, notamment des marches pacifiques et des rencontres avec des responsables en qui nous avions placé nos espoirs. Mais, malheureusement, jusqu’à présent, le problème demeure sans solution”, a déclaré Malick Fall, 2e adjoint au maire de la commune de Ndiédieng.

Il rappelle également que, sous le régime de l’ancien président Macky Sall, le programme social de désenclavement avait inclus Ndiédieng. Cependant, aucun kilomètre de l’axe Ndiédieng-Lamarame n’a été goudronné en 2024.

La dégradation avancée des routes reliant Lamarame, Ndiédieng et Passy empêche les habitants de se déplacer librement, affectant gravement leur quotidien. “Cet état des routes impacte négativement le développement de notre localité ainsi que les activités économiques de la population”, souligne M. Fall.

La situation est particulièrement préoccupante pour les cultivateurs locaux. “L’état des routes ne permet pas l’écoulement des produits agricoles vers les autres villes. Pourtant, la commune de Ndiédieng constitue un carrefour stratégique reliant plusieurs localités, comme Saloum Diané et Keur Socé. Aujourd’hui, elle est pratiquement coupée de ces zones à cause de l’état désastreux des voies de communication”, déplore l’adjoint au maire.

La majorité des routes de cette zone sont devenues impraticables, ce qui accentue l’enclavement de la commune. Les habitants appellent donc les nouvelles autorités à entreprendre des travaux urgents afin de désenclaver la région et de leur permettre d’acheminer leurs produits agricoles.

Régulation des médias au Sénégal : 690 déclarations enregistrées, mais seulement 112 médias reconnus pour l’instant

Le ministère de la Communication du Sénégal poursuit son processus de régulation des médias en vue d’assurer une conformité aux dispositions légales et réglementaires. Dans un communiqué publié récemment, le ministère a révélé que 307 nouvelles déclarations ont été enregistrées sur sa plateforme après l’expiration du délai de 72 heures imparti aux opérateurs de médias pour régulariser leur situation. Ce chiffre porte à 690 le nombre total de déclarations reçues depuis le début du processus.

Cependant, malgré cet afflux de déclarations, le nombre de médias officiellement reconnus reste pour l’heure fixé à 112, comme l’a annoncé le ministre Alioune Sall lors de la publication de la liste provisoire. Cette situation s’explique par plusieurs irrégularités constatées au sein des entreprises de médias déclarées.

Le ministère de la Communication a identifié plusieurs infractions graves, notamment :

• La cession illégale des autorisations d’exploitation de certains médias audiovisuels, en violation flagrante du Code de la presse.

• L’absence de signature du cahier des charges et des conventions obligatoires pour les Web TV, compromettant leur conformité réglementaire.

Ces manquements traduisent, selon le ministère, une nécessité d’approfondir les vérifications afin de garantir un secteur médiatique respectueux des lois et transparent dans son fonctionnement.

Pour résoudre ces problèmes, le ministère a fait appel à l’expertise du Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) et du Ministère du Travail pour mener des investigations supplémentaires. Ces vérifications permettront de distinguer les médias qui remplissent les critères requis de ceux qui opèrent en dehors du cadre légal.

La publication de la liste finale des médias conformes sera effectuée une fois les vérifications achevées. Ce processus, selon les autorités, vise à garantir un paysage médiatique professionnel et structuré, tout en renforçant la crédibilité des organes de presse au Sénégal.

Ce contrôle rigoureux intervient dans un contexte où la régulation des médias est cruciale pour garantir leur indépendance et leur conformité aux exigences du métier. Toutefois, il soulève également des questions quant à la liberté de la presse et la pluralité des opinions dans le pays.

Bassirou Diomaye Faye présidera sa première rentrée solennelle des Cours et Tribunaux

La rentrée solennelle des Cours et Tribunaux pour l’année judiciaire 2025 sera marquée par une grande première. Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, présidera cette cérémonie emblématique le mardi 16 janvier à la Cour suprême, selon l’Agence de presse sénégalaise (APS). Cet événement, réunissant magistrats, avocats, universitaires et acteurs du système judiciaire, mettra en lumière un thème de grande actualité : « Droit de grève et préservation de l’ordre public ».

Le choix du thème reflète les défis croissants auxquels le Sénégal est confronté en matière d’équilibre entre l’exercice des libertés fondamentales et la nécessité de maintenir la paix sociale. La question du droit de grève, inscrit dans la Constitution, s’est posée avec acuité ces dernières années, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des transports. Parallèlement, la préservation de l’ordre public demeure une priorité pour éviter des troubles pouvant paralyser le pays.

Cette rentrée des Cours et Tribunaux sera ainsi l’occasion d’explorer les mécanismes juridiques et institutionnels permettant d’harmoniser ces deux impératifs, dans un contexte où les revendications sociales et les tensions sociopolitiques sont de plus en plus récurrentes.

En sa qualité de garant des institutions, le président Bassirou Diomaye Faye prononcera un discours attendu, dans lequel il devrait évoquer sa vision pour le système judiciaire sénégalais. Depuis son accession au pouvoir, il a mis l’accent sur la modernisation de la justice et le renforcement de son indépendance. Cette rentrée solennelle sera une plateforme idéale pour réaffirmer son engagement en faveur d’une justice équitable et accessible à tous.

La rentrée des Cours et Tribunaux est une tradition qui permet de dresser un bilan de l’année écoulée tout en annonçant les priorités pour l’année à venir. Elle est également l’occasion pour les acteurs du secteur judiciaire de débattre des grandes questions de droit, en présence d’experts et de personnalités publiques.

Tirailleurs sénégalais : une polémique autour de leurs sacrifices et héritages

Une vive polémique secoue l’opinion publique depuis les récents propos tenus par Cheikh Oumar Diagne, ministre chargé de l’Administration et de l’Équipement à la présidence. Ce dernier a qualifié les tirailleurs sénégalais de “traîtres” en affirmant qu’ils “se sont battus contre leurs frères”. Ces déclarations, perçues comme un affront à la mémoire des soldats africains enrôlés par la France dans ses guerres coloniales, ont suscité une indignation générale.

Les descendants des tirailleurs sénégalais n’ont pas tardé à réagir. Ils ont dénoncé des propos jugés insultants envers la mémoire de leurs aïeux, dont les sacrifices ont marqué l’histoire. Les petits-fils des tirailleurs ont annoncé leur intention de porter plainte contre le ministre pour “propos diffamatoires”. À travers cette démarche, ils souhaitent défendre l’honneur de ces soldats qui, selon eux, ont été des victimes des systèmes coloniaux plutôt que des complices.

Face à la controverse, Cheikh Oumar Diagne n’a pas fait marche arrière. Dans une déclaration, il a réitéré ses propos, reprochant aux tirailleurs sénégalais d’avoir accepté d’être instrumentalisés pour réprimer les populations opprimées dans des zones comme l’Algérie durant la guerre d’indépendance. “Il est important de reconnaître que ces hommes ont aussi servi un système colonial qui opprimait leurs propres frères africains”, a-t-il insisté.

Le journaliste et directeur général de la RTS, Pape Alé Niang, a exprimé une position opposée à celle du ministre. Sur le réseau social X (anciennement Twitter), il a partagé le livre d’Anthony Guyon intitulé “Les tirailleurs sénégalais : de l’indigène au soldat, de 1857 à nos jours”. En légende, il a écrit un message simple mais lourd de sens : “RESPECT ! Un point c’est tout !”. Cette réaction exprime clairement son désaccord avec les propos du ministre et rend hommage à ces hommes souvent contraints de combattre dans des contextes qu’ils ne maîtrisaient pas.

La polémique autour des tirailleurs sénégalais met en lumière des tensions entre deux lectures historiques : celle qui considère ces soldats comme des héros ayant payé le prix fort dans des guerres qui ne les concernaient pas directement, et celle qui pointe leur rôle dans la répression des luttes d’émancipation sur le continent africain.

Pour de nombreux historiens, il est essentiel de replacer ces hommes dans leur contexte : recrutés de force ou attirés par des promesses de meilleures conditions de vie, les tirailleurs étaient souvent des victimes d’un système colonial oppressif. À ce titre, certains estiment que les critiques à leur encontre devraient s’adresser davantage aux responsables de ce système qu’aux soldats eux-mêmes.

Les déclarations de Cheikh Oumar Diagne et les réactions qui ont suivi montrent que le sujet des tirailleurs sénégalais reste sensible au Sénégal et en Afrique. Cette controverse rappelle l’importance de traiter avec précaution les mémoires collectives et de reconnaître la complexité des trajectoires historiques.

Guinguinéo : Les acteurs de la CSU dénoncent les manquements dans la Couverture Sanitaire Universelle

Depuis l’arrivée du régime du tandem “Diomaye-Sonko” à la tête du pays, la dénomination de l’Agence Nationale de la Couverture Maladie Universelle (CMU) a été changée en Agence Sénégalaise de la Couverture Sanitaire Universelle (Sen-CSU), par le décret n° 2024-832 du 27 mars 2024. Ce décret fixe également les règles d’organisation et de fonctionnement de cette nouvelle entité. Cependant, depuis sa mise en place, des critiques sur sa gestion émergent, notamment dans le département de Guinguinéo, région de Kaolack.

“De la couverture maladie universelle à la couverture sanitaire universelle, le brouillard n’a fait que trop durer. Sur les bases de la CMU devait renaître la CSU, avec des attentes accrues pour les populations des secteurs informel et rural”, a expliqué Mamadou Ba, vice-président du conseil d’administration de la mutuelle de santé départementale de Guinguinéo, lors d’une conférence de presse.

Mamadou Ba a rappelé que la CMU, en ce qui concerne l’assurance maladie, était bien soutenue par les mutuelles de santé communautaires réparties sur tout le territoire national. Toutefois, malgré les performances enregistrées entre 2018 et 2022, notamment en termes de subventions promises par l’État (qui s’élèvent à 24 milliards de francs CFA), de nombreux défis persistent.

En 2013, l’État avait entrepris une réforme portant sur la départementalisation de l’assurance maladie, mais aucune mesure d’accompagnement n’avait été mise en place pour soutenir les mutuelles de santé. “Aujourd’hui, plusieurs interrogations subsistent : quel sera le nouveau format des cotisations pour les bénéficiaires ? La subvention va-t-elle cesser ? Quelle sera la place des mutuelles de santé dans le nouveau dispositif de la CSU ?” s’est interrogé Mamadou Ba.

De plus, les subventions attendues pour l’année 2023 tardent encore à être versées, ce qui impacte considérablement le fonctionnement des mutuelles de santé. Dans le département de Guinguinéo, bien que les populations et les collectivités locales aient largement adopté et soutenu le programme, certaines prestations commencent à être suspendues en raison du manque de ressources.

Malgré ces défis, les prestataires de soins, notamment les postes de santé, centres de santé et pharmacies, continuent de collaborer étroitement avec les mutuelles. Cependant, Mamadou Ba exprime son inquiétude : “Nous, mutualistes de santé communautaires, sommes déboussolés. L’État, à travers la délégation de gestion, entend prendre directement en charge une partie importante de nos bénéficiaires, notamment ceux des bourses familiales et des cartes d’égalité des chances.”

En outre, Mamadou Ba déplore le manque de dialogue entre les acteurs impliqués dans la mise en œuvre de la CSU, une situation qui freine l’amélioration de ce programme crucial pour les populations vulnérables.

Les acteurs des mutuelles de santé appellent les nouvelles autorités à faire preuve de diligence et à clarifier les modalités de gestion de la CSU. “Nous espérons que la subvention de 2023 sera versée rapidement et que des mesures concrètes seront prises pour garantir la pérennité de ce programme de protection sociale essentiel”, conclut Mamadou Ba.

Ainsi, alors que la transition de la CMU vers la CSU était censée renforcer le système de couverture sociale, elle semble pour l’instant engendrer davantage de questionnements et d’incertitudes parmi les bénéficiaires et les acteurs locaux.

Haïti : Deux journalistes tués lors d’une attaque de gangs à Port-au-Prince

Mardi 24 décembre, deux journalistes haïtiens, Markenzy Nathoux et Jimmy Jean, ont été tués lors d’une fusillade perpétrée par des membres d’un gang dans le centre-ville de Port-au-Prince, selon le Collectif des médias en ligne (Cmel). L’incident s’est produit alors qu’ils couvraient la réouverture de l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH), également connu sous le nom d’Hôpital général, fermé depuis février en raison de violences similaires.

La fusillade a éclaté dans une zone de forte insécurité dominée par la coalition de gangs “Viv Ansanm” (Vivre ensemble). Selon les premiers éléments, les assaillants ont ouvert le feu à l’intérieur de l’hôpital, semant la panique parmi les journalistes, les patients et les travailleurs présents. “Des journalistes blessés lors d’une attaque armée des bandits (…) à l’intérieur du bâtiment. C’est la panique totale au centre-ville”, a rapporté Gazette Haïti sur X (anciennement Twitter), en publiant des images choquantes de victimes blessées au sol.

D’autres journalistes, également touchés par les tirs, reçoivent actuellement des soins dans un hôpital public situé à Delmas, une commune voisine de Port-au-Prince.

L’HUEH, principal établissement hospitalier public de la capitale, avait été fermé le 29 février dernier après avoir été ciblé par une attaque de “Viv Ansanm”. Le gang, connu pour ses actes violents et son contrôle de plusieurs quartiers de Port-au-Prince, avait également incendié la semaine dernière l’hôpital privé Bernard Mevs, l’un des centres hospitaliers les plus importants de la ville, causant d’importants dégâts matériels mais sans faire de victimes.

Cette nouvelle attaque illustre l’insécurité croissante dans la capitale haïtienne, où les gangs armés opèrent en toute impunité. Depuis plus d’un mois, plusieurs quartiers de Port-au-Prince ont été le théâtre d’exactions, de pillages et d’enlèvements.

Haïti, pays parmi les plus pauvres des Caraïbes, est en proie à une instabilité chronique exacerbée par l’influence des gangs armés. Début décembre, les Nations Unies ont rapporté qu’au moins 207 personnes avaient été massacrées lors d’attaques orchestrées par un puissant chef de gang contre des fidèles vaudou.

En réponse à cette spirale de violence, une mission multinationale d’appui à la police haïtienne, menée par le Kenya et soutenue par l’ONU et les États-Unis, a été déployée en août. Cependant, cette force n’a pas encore réussi à enrayer les activités criminelles des gangs, responsables de meurtres, viols, pillages et enlèvements contre rançon.

Outre les exactions contre les civils, les gangs s’en prennent également à des infrastructures vitales. En novembre, des attaques ont contraint à la fermeture temporaire de l’aéroport international de Port-au-Prince au trafic commercial.

Polémique à Mbacke : un groupe WhatsApp appelle à la violence contre les Baye Fall suite à une rumeur, Waly Seck reporte son concert

Un climat de tension s’est installé à Touba et ses environs après la diffusion d’une rumeur sur une prétendue interdiction imposée aux habitants de la cité religieuse de se rendre au concert du chanteur Waly Seck. Ce spectacle, initialement prévu le 25 décembre à Mbacké, a finalement été reporté face à la controverse.

Un groupe WhatsApp dénommé « And Khékh Baye Fall yi », comptant plus de 300 membres, a vu le jour dans ce contexte. Les participants, principalement des jeunes de Touba, appelaient à une mobilisation contre les Baye Fall, accusés à tort d’être à l’origine de cette interdiction. Dans des messages vocaux ayant fuité, certains membres allaient jusqu’à suggérer des actions violentes, notamment l’utilisation de cocktails Molotov, pour attaquer les Baye Fall chargés de veiller au respect des interdictions dans la ville.

Cependant, les Baye Fall ont démenti toute implication dans cette rumeur. Selon un responsable des opérations interrogé , aucune mesure n’a été prise pour interdire aux habitants de Touba d’assister au concert à Mbacké. « Cette rumeur n’émane pas de nous. Nous veillons simplement au respect des interdictions au sein de Touba, notamment les activités folkloriques ou les rassemblements qui pourraient troubler la sacralité de la cité », a précisé cette source. Il a rappelé que les efforts des Baye Fall s’inscrivent dans le respect des volontés de Serigne Mountakha Bachir Mbacké, Khalife général des Mourides.

La polémique a pris une telle ampleur que Waly Seck a choisi de reporter son spectacle à une date ultérieure, dans le souci d’apaiser les tensions et de préserver la sérénité de la région. Ce report est également perçu comme un geste de respect envers les valeurs religieuses et les sensibilités locales.

Enseignement supérieur : Dénonciation de la procédure budgétaire à l’Université Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niass (USSEIN) pour le budget 2025

Depuis quelque temps, l’Université Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niass (USSEIN) multiplie les alertes pour attirer l’attention des nouvelles autorités sur les difficultés qu’elle traverse. Cependant, ces appels semblent rester lettre morte. En effet, sur un budget de 2,5 milliards de francs CFA, l’USSEIN n’a obtenu qu’une rallonge budgétaire de 130 millions en fin d’année 2024, un montant jugé largement insuffisant.

Selon le communiqué publié par la coordination du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) de l’USSEIN :

« Depuis son démarrage en 2019, l’USSEIN fait face à un déficit budgétaire chronique, ce qui est regrettable pour une université à vocation professionnalisante et agricole, ayant pour mission de relever le défi de l’autosuffisance alimentaire. L’année budgétaire 2024 a été particulièrement critique : le budget alloué n’a même pas permis de couvrir les dépenses prioritaires incompressibles. L’administration a été contrainte de budgétiser les salaires sur une durée de neuf mois, réduisant drastiquement le montant consacré à la pédagogie. »

En fin d’année 2024, une rallonge de 200 millions de francs CFA a été attribuée à l’USSEIN, mais cette somme a été amputée de 70 millions par la suite, aggravant davantage la situation. Ce manque de moyens a eu pour conséquence le report du recrutement de 12 enseignants-chercheurs initialement prévu pour le second semestre de 2024. Leur intégration ne sera finalement effective qu’en janvier 2025.

Pour l’année 2025, les autorités étatiques, notamment le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) et le Ministère des Finances, ont décidé de maintenir le maigre budget de 2,5 milliards, complété par les 130 millions de rallonge obtenus en fin d’année 2024.

La coordination SAES-USSEIN critique fortement les pratiques de l’administration rectorale, qu’elle accuse de « contourner les instances universitaires ». D’après le syndicat, « l’administration a proposé un budget pour validation au Conseil d’Administration (CA) de façon unilatérale, sans consultation préalable des instances pédagogiques et sans prévoir de financements pour les quatre UFR (Unités de Formation et de Recherche). »

« Ce budget insignifiant de 2,5 milliards, consolidé par une rallonge dérisoire, est insuffisant pour couvrir les salaires sur douze mois ou financer correctement les charges pédagogiques et autres dépenses incompressibles. Ces pratiques ne respectent pas l’autonomie des instances universitaires et négligent la pédagogie, qui est pourtant la raison d’être d’une université. »

La coordination du SAES-USSEIN appelle les représentants du syndicat à dénoncer cette situation lors du Conseil d’Administration prévu le 30 décembre 2024. Elle invite également les membres du CA à refuser de voter un budget qui :

• Ne tient pas compte des besoins pédagogiques ;

• Ne garantit pas le paiement des salaires sur une année entière.

Pour les enseignants de l’USSEIN, ces difficultés financières récurrentes risquent de compromettre la mission fondamentale de l’université, qui est de former des cadres capables de répondre aux défis du développement agricole et de l’autosuffisance alimentaire au Sénégal. Ils demandent une correction immédiate de ces pratiques, tout en réaffirmant leur engagement pour la défense de l’autonomie universitaire et des droits pédagogiques.

Finale de la 1ère édition du concours Gov’Athon : le Premier ministre distingue son ministre le plus performant

Lors de la finale de la 1ère édition du concours Gov’Athon 2024, organisée ce lundi, le Premier ministre Ousmane Sonko a exprimé publiquement ses félicitations à l’égard de M. Olivier Boucal, ministre de la Fonction publique et de la Réforme du service public. Dans une déclaration marquée par une rare emphase, le chef du gouvernement n’a pas tari d’éloges sur l’initiative portée par ce dernier.

« Je ne terminerai pas sans féliciter M. le ministre de la Fonction publique et de la Réforme du service public. Sans vouloir froisser mes autres ministres, je crois que, depuis huit mois que nous sommes arrivés aux affaires, je viens de vivre la meilleure initiative gouvernementale », a affirmé le Premier ministre.

M. Sonko a également souligné le caractère prometteur de cette action, insistant sur son potentiel immense pour le développement du pays et son rôle en tant que source d’espoir pour un avenir meilleur.

Grâce à cette initiative, M. Olivier Boucal semble avoir gagné la confiance et le respect de l’exécutif. Cette reconnaissance publique, rare de la part du Premier ministre, fera certainement des heureux au ministère de la Fonction publique et renforcera son image au sein de l’administration.

Barthélémy Dias radié du Parlement : le Conseil constitutionnel se déclare incompétent

Barthélémy Dias, maire de Dakar et figure de proue de l’opposition sénégalaise, a officiellement perdu son siège à l’Assemblée nationale, une décision confirmée le 6 décembre 2024 par le président de l’institution, El Hadj Malick Ndiaye. Cette radiation découle d’une condamnation judiciaire définitive liée à une affaire remontant aux tensions électorales de 2011. Alors qu’il contestait cette révocation devant le Conseil constitutionnel, ce dernier s’est récemment déclaré incompétent pour traiter le recours déposé par l’élu, laissant peu de perspectives juridiques pour un réexamen de sa situation.

La radiation de Barthélémy Dias a été décidée lors d’une réunion du bureau de l’Assemblée nationale tenue le 5 décembre 2024. Selon le président de l’Assemblée, cette décision s’appuie sur l’article 61 de la Constitution sénégalaise ainsi que sur l’article 51 du règlement intérieur du Parlement. Ces dispositions stipulent qu’un député condamné par une décision judiciaire définitive peut être révoqué. Le ministère de la Justice a donc formellement saisi l’Assemblée pour appliquer cette disposition, ce qui a conduit à la perte du mandat parlementaire de Dias.

La radiation de Barthélémy Dias suscite une vive polémique dans les milieux politiques sénégalais. Pour ses partisans, cette révocation est une manœuvre politique destinée à affaiblir l’un des leaders les plus influents de l’opposition. Selon eux, elle s’inscrit dans une stratégie plus large de marginalisation des figures critiques au sein des institutions.

Pour ses détracteurs, la décision est simplement l’application des textes légaux et ne saurait être interprétée comme une injustice ou une persécution politique. « Nul n’est au-dessus des lois, quelles que soient ses fonctions ou son influence », a déclaré un député de la majorité.

Dans l’espoir de contester cette décision, Barthélémy Dias avait saisi le Conseil constitutionnel pour examiner la légalité de sa radiation. Mais ce dernier a récemment déclaré qu’il n’était pas compétent pour traiter le dossier. Cette position, bien que conforme aux prérogatives de l’institution, limite considérablement les recours possibles pour le maire de Dakar.

Barthélémy Dias, connu pour son franc-parler et son engagement dans la lutte pour une gouvernance plus transparente, n’a pas tardé à réagir. Dans une déclaration publique, il a dénoncé ce qu’il qualifie de « mascarade judiciaire » et a appelé ses partisans à rester mobilisés face à ce qu’il perçoit comme une dérive autoritaire.

La radiation de Barthélémy Dias du Parlement représente un coup dur pour son parcours politique, mais elle ne met pas nécessairement fin à sa carrière. Toujours en poste comme maire de Dakar, Dias pourrait capitaliser sur son rôle au niveau local pour maintenir son influence et mobiliser ses partisans.

Le président Bassirou Diomaye Faye honore Reug Reug et Mouhamed Tafsir Ba pour leurs exploits internationaux

Le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a accordé une audience spéciale, ce mardi 24 décembre, aux champions Omar Kane, plus connu sous le nom de Reug Reug, et Mouhamed Tafsir Ba. Ces deux icônes sénégalaises des sports de combat ont été décorées du titre de Chevalier de l’Ordre du Mérite pour leurs parcours exceptionnels et leurs récentes victoires internationales.

Reug Reug, champion du monde des poids lourds en MMA, et Mouhamed Tafsir Ba, sacré champion du monde en kickboxing, ont été reçus au Palais de la République. “J’ai eu le plaisir de recevoir en audience nos compatriotes Omar Kane alias Reug Reug et Mouhamed Tafsir Ba, respectivement champion du monde de MMA et de Kickboxing, que j’ai élevés au rang de Chevalier de l’Ordre du Mérite”, a annoncé le président sur son compte X (anciennement Twitter).

Cette reconnaissance, selon le chef de l’État, est un hommage non seulement aux prouesses individuelles de ces deux athlètes, mais également à l’ensemble des disciplines de combat. “Leur parcours exemplaire mérite cette distinction. À travers eux, c’est l’ensemble des sports de combat que j’ai voulu honorer, en leur réitérant le soutien de l’État”, a-t-il ajouté.

Ce geste témoigne de la volonté du gouvernement de promouvoir et de valoriser les talents sportifs nationaux, tout en encourageant les générations futures à embrasser les valeurs de travail, de discipline et de dépassement de soi.

Les deux champions, émus par cette distinction, ont exprimé leur gratitude envers le président et le peuple sénégalais. “C’est un honneur pour nous de représenter notre pays à l’international et de recevoir cette reconnaissance au plus haut niveau”, a déclaré Reug Reug.

Aïssata Tall Sall critique la Loi de Finances Rectificative : « Une LFR illégale et incohérente »

Lors de l’examen de la Loi de Finances Rectificative (LFR) par l’Assemblée nationale, la présidente du groupe parlementaire Takku Takku Wallu, Me Aïssata Tall Sall, n’a pas mâché ses mots pour exprimer son désaccord. Elle a dénoncé une loi qu’elle juge « illégale » et en décalage avec les réalités économiques et les attentes du peuple sénégalais.

Dans une déclaration marquée par son ton incisif, Me Tall Sall a mis en lumière ce qu’elle considère comme une mauvaise gestion des priorités dans la répartition budgétaire. « Pourquoi, quand vous me demandez de serrer la ceinture, vous demandez des dépenses qui sont des dépenses de fonctionnement ? » s’est-elle insurgée. Selon elle, ces dépenses, qualifiées de « dépenses de prestige », n’apportent rien de concret pour améliorer le quotidien des Sénégalais.

Elle précise que ces dépenses concernent principalement le confort des institutions et des responsables : « C’est le bureau, c’est le matériel, c’est tout ce qui vous rend heureux », a-t-elle déclaré, visiblement exaspérée.

La députée a également critiqué le timing de la présentation de cette LFR. En place depuis neuf mois, elle s’interroge sur les raisons pour lesquelles ce projet n’a été soumis que maintenant, en plein exercice budgétaire. « Une loi de finances n’est pas avant l’exercice, elle n’est pas à la fin de l’exercice, elle est pendant l’exercice. Pourquoi attendre si longtemps ? », a-t-elle demandé au ministre des Finances.

Aïssata Tall Sall a par ailleurs pointé du doigt des contradictions dans les prévisions budgétaires du gouvernement. « Vous nous dites que le déficit sera à 3% d’ici 2027, mais dans le projet Sénégal 2050, il est indiqué que ce même déficit sera réduit à 3% dès l’année prochaine. Qui devons-nous croire ? », a-t-elle lancé, soulevant des doutes sur la crédibilité des chiffres avancés par le ministère des Finances.

Ces critiques s’inscrivent dans un contexte où la LFR est perçue comme un outil pour ajuster les finances publiques face aux nouvelles contraintes économiques. Cependant, pour Me Tall Sall, ce projet semble davantage orienté vers le confort des décideurs que vers une véritable relance économique. Elle appelle ainsi à plus de transparence et à une meilleure prise en compte des besoins réels des citoyens.

Kaolack : Les postiers en sit-in ce mardi, réclament deux mois de salaires impayés

Les travailleurs de la Poste de Kaolack ont organisé un sit-in ce mardi pour protester contre le non-paiement de leurs salaires des mois de novembre et décembre. Cette situation, dénoncée depuis des mois, plonge les employés dans des conditions de vie extrêmement difficiles.

Selon Moustapha Thiam, secrétaire général adjoint du syndicat des travailleurs de la Poste et des Télécommunications, cette crise résulte des problèmes financiers chroniques de la Poste, imputables, selon lui, à une mauvaise gouvernance. “Nous sommes dans une situation où la dignité des postiers est piétinée, et leur fierté d’appartenir à la Poste s’effrite. Aujourd’hui, ce sont nos enfants, vulnérables, qui en subissent les conséquences. Cette situation est la conséquence de difficultés financières dues à une mal gouvernance dénoncée depuis longtemps par les postiers”, a-t-il déclaré.

Il a également interpellé les autorités étatiques, rappelant qu’elles étaient présentes aux côtés des postiers lorsqu’ils alertaient sur ces problèmes. “Nous les invitons à apporter des solutions urgentes à cette affaire. Sinon, elles vont nous entendre sur d’autres plans”, a-t-il averti.

Moustapha Thiam a aussi souligné le manque de concrétisation des promesses de l’État concernant la restructuration de la Poste. “Dans le cadre de cette restructuration, l’État avait promis des initiatives innovantes pour régler définitivement les problèmes des agents des postes à travers le pays. Mais jusqu’ici, rien n’a été fait”, a-t-il ajouté.

Il a rappelé les répercussions dramatiques de cette situation sur les familles des postiers : “Un père ou une mère de famille qui a travaillé pendant des mois sans être payé ne peut pas répondre à ses besoins essentiels comme le loyer, la scolarisation des enfants ou les dépenses quotidiennes.”

Les travailleurs de la Poste demandent donc une réaction rapide et des solutions concrètes pour mettre fin à cette crise qui compromet leur survie et celle de leurs familles.

Démission de Mbaye Dione : Une décision actée par l’Assemblée nationale

Le député Mbaye Dione a officiellement démissionné de son poste de directeur général de la Banque des institutions mutualistes d’Afrique de l’Ouest (Bimao). Cette décision a été constatée et annoncée par le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, lors de la séance plénière de ce mardi 24 décembre 2024, consacrée à l’examen du projet de loi 15/2024 portant loi de finances rectificative (LFR).

La démission de Mbaye Dione fait suite à l’interpellation du député Guy Marius Sagna, qui, le 14 décembre dernier, avait attiré l’attention sur une incompatibilité potentielle entre les fonctions exercées par Mbaye Dione et son mandat de député. En s’appuyant sur l’article 113 du règlement de l’Assemblée nationale, Guy Marius Sagna avait rappelé que les fonctions de direction exercées dans des entreprises ou institutions bénéficiant d’avantages assurés par l’État ou une collectivité publique sont incompatibles avec le mandat parlementaire.

Cet article précise notamment que des fonctions telles que celles de directeur général, administrateur délégué ou chef d’entreprise ne peuvent être cumulées avec un mandat de député lorsque l’entité concernée bénéficie directement ou indirectement de subventions ou garanties publiques, sauf si ces avantages découlent d’une législation ou réglementation générale. La Bimao, en tant qu’institution financière régionale, entre dans ce cadre d’incompatibilité.

Le bureau de l’Assemblée nationale, réuni le 19 décembre, a pris acte de la démission de Mbaye Dione, qui a ainsi choisi de se conformer à la réglementation en vigueur. Cette décision met fin à la polémique et témoigne de l’application stricte des règles encadrant les fonctions des parlementaires sénégalais.

Ngor-Almadies : Un gérant d’appartements meublés arrêté pour espionnage de clients

Un scandale d’espionnage secoue le quartier résidentiel de Ngor-Almadies à Dakar. S. Diallo, gérant de cinq appartements meublés dans cette zone huppée, a été arrêté par la Division spéciale de la cybersécurité (DSC) pour atteinte grave à la vie privée de ses clients. Une enquête approfondie a révélé un système élaboré de surveillance clandestine mis en place par le suspect, qui aurait secrètement filmé des couples dans leur intimité.

Selon le journal L’Observateur, l’exploitation du téléphone portable de l’accusé a permis de découvrir plus d’une centaine de vidéos compromettantes montrant des scènes intimes impliquant divers couples. Diallo avait dissimulé des caméras dans chaque pièce de ses appartements, soigneusement positionnées pour capturer des vues dégagées des lits. Ces dispositifs de surveillance étaient connectés à son téléphone, lui permettant de visionner à distance les ébats de ses clients en temps réel.

Les autorités ont identifié plus de cinquante couples filmés à leur insu, dont une dizaine de clients réguliers apparaissant à plusieurs reprises avec différentes partenaires. Ce système de voyeurisme, installé à l’insu des occupants, constitue une violation flagrante de leur vie privée et soulève des inquiétudes sur les mesures de sécurité dans les établissements d’hébergement temporaire à Dakar.

Malgré ses dénégations, S. Diallo a été déféré vendredi dernier devant le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Dakar. Il devra répondre des accusations portées contre lui, notamment l’installation de dispositifs de surveillance sans consentement et l’atteinte à la vie privée.

Ce scandale a suscité une vive indignation dans l’opinion publique et relance le débat sur la protection des droits des locataires, en particulier dans des quartiers prisés comme Ngor-Almadies. Les autorités judiciaires devraient, dans les jours à venir, décider de la suite à donner à cette affaire qui met en lumière les dérives possibles dans le secteur de la location d’appartements meublés.

Explosion meurtrière dans une usine de munitions en Turquie : au moins 12 morts

Une explosion dévastatrice survenue ce mardi 24 décembre a coûté la vie à au moins 12 personnes et blessé 4 autres dans une usine de munitions située dans la province de Balikesir, au nord-ouest de la Turquie. L’incident, qualifié de “dysfonctionnement technique” par les autorités, s’est produit peu avant 8h30 (heure locale), provoquant des dégâts considérables et une onde de choc qui a en partie détruit l’usine.

Le gouverneur de Balikesir, Ismail Ustaoglu, a confirmé le décès de douze employés et indiqué que les blessés avaient été hospitalisés, sans que leur état de santé ne soit jugé critique. Les pompiers ont rapidement maîtrisé l’incendie déclenché par l’explosion, permettant l’évacuation complète des lieux.

Des images relayées par les médias locaux montrent des panneaux de métal déformés et des éclats de verre projetés aux alentours du site. L’usine, spécialisée dans la production de munitions et d’explosifs à usage civil, est située à un kilomètre du village le plus proche. Bien que la piste du sabotage ait été écartée, une enquête a été ouverte pour déterminer les causes précises de l’incident.

Cette usine n’en est pas à son premier drame. En 2009 et 2014, deux explosions s’y étaient déjà produites, causant la mort de deux personnes et blessant une quarantaine d’autres. Plus récemment, en juin 2023, une explosion dans une usine d’explosifs à Ankara avait fait cinq morts, tandis qu’un accident dans une usine de feux d’artifice à Sakarya, en juillet 2020, avait entraîné la mort de sept personnes et blessé près de 130.

Ce nouvel incident met en lumière les risques persistants dans les installations industrielles en Turquie, notamment celles impliquant des matériaux dangereux. Les autorités turques sont appelées à renforcer les mesures de sécurité pour prévenir de telles tragédies.

Alors que le pays est encore sous le choc, l’explosion de Balikesir suscite une réflexion sur les normes de sécurité dans les industries sensibles, ainsi que sur l’impact humain et environnemental de ces accidents.

Le projet de la grosse discorde à Kabatoki

Ce matin du 24 decembre 2024 à Kabatoki, Kaolack, depuis la toiture de mon immeuble, en examinant attentivement le site du projet de parking de gros porteurs du Maire (voir photo), je n’ai pu m’empêcher de partager quelques analyses surtout en direction de l’administration communale de Kaolack. Ce qui frappe, c’est qu’on voit le début de construction du mur de clôture de l’emprise du projet alors que le Maire disait hier à la télé (7TV) qu’il va d’abord demander une autorisation de construire. C’est grave.

Le projet d’installation d’une gare de gros porteurs à Kabatoki, sous l’égide de la mairie de Kaolack, Serigne Mboup, révèle de graves lacunes en matière de planification et de gouvernance. L’attribution de trois hectares de terrain à un projet manifestement incompatible avec son environnement immédiat illustre une gestion improvisée, marquée par l’absence d’études préalables solides. Ce terrain, initialement réservé pour l’extension d’un collège et la construction d’un lycée, répond à des besoins éducatifs cruciaux. L’ignorance des aspirations des populations locales, malgré leurs démarches répétées, met en évidence un mépris des principes de concertation et de transparence qui devraient guider les actions de la mairie.

Sur le plan technique, ce projet présente de sérieuses insuffisances. Les normes internationales relatives aux infrastructures pour gros porteurs exigent une distance minimale de 300 mètres des zones sensibles, comme les établissements scolaires, et l’installation de barrières végétales denses pour réduire les risques liés à la pollution atmosphérique et sonore. Or, le site choisi est situé à seulement 150 mètres d’une école publique. Les camions stationnés ou en transit émettront des polluants tels que les particules fines et des oxydes d’azote, ce qui exposera les élèves à des effets néfastes sur leur santé. De plus, les nuisances sonores constantes, qui vont dépasser certainement les 50 dB recommandés par l’OMS en journée, perturberont les activités pédagogiques et le bien-être des résidents.

L’impact social de ce projet est tout aussi préoccupant. La circulation accrue de poids lourds dans une zone résidentielle et scolaire augmente considérablement les risques d’accidents et mettra en danger les élèves et les familles. La dégradation de la qualité de vie des habitants de Kabatoki alimente un mécontentement légitime et exacerbe une perception déjà négative de la gestion municipale. Par ailleurs, l’absence dans le projet de barrières végétales ou de zones tampons pour atténuer les nuisances reflète un manque flagrant de mesures d’atténuation, alors que celles-ci sont des standards dans de tels projets.

Dans son mémorandum qui nous est parvenu, le Collectif pour la Défense des Intérêts de Kabatoki souligne un conflit d’intérêts évident, le Maire étant également président de la Chambre de Commerce bénéficiaire du terrain. Cette situation entache la crédibilité des décisions municipales. L’aveu du Maire de méconnaître l’emplacement exact du terrain lors de la délibération est un indicateur inquiétant de l’amateurisme dans la gestion foncière locale. De plus, l’absence d’une étude d’impact environnemental et social, pourtant essentielle dans ce type de projet, témoigne d’un pilotage à vue préoccupant.

Le plan stratégique communal 2035, élaboré dans l’urgence avant les élections présidentielles de mars 2024, est désormais obsolète avec l’adoption de la vision présidentielle 2050 et la stratégie nationale de développement 2025-2029. Ce projet s’inscrit dans une continuité de décisions improvisées, déconnectées des priorités nationales et locales. Il illustre une administration communale incapable d’articuler ses projets avec une vision cohérente, ce qui contribue à l’exaspération des populations qui se sentent ignorées.

L’alignement à la Vision 2050, qui met l’accent sur un aménagement durable et l’intégration des territoires dans une stratégie de pôles compétitifs, est essentiel pour garantir la pertinence et la durabilité des infrastructures à Kaolack. Ce nouveau cadre stratégique des politiques publique au Sénégal vise à faire de la région un centre névralgique agro-industriel, doté d’infrastructures portuaires et aéroportuaires, soutenu par une extension de l’autoroute à péage et du corridor régional de la CEDEAO. Cependant, en l’absence d’un plan d’aménagement urbain actualisé et en cohérence avec ces ambitions nationales, le projet actuel risque de ne pas jouer un rôle important dans l’objectif de faire de Kaolack un moteur économique régional. La mise à jour du plan stratégique communal, en collaboration avec les autorités compétentes, est impérative pour assurer une cohérence avec les perspectives nationales et locales.

Il est aussi impératif de reconsidérer ce projet sous tous ses aspects. Un tel projet doit être discuté, étudié sérieusement, et certainement relocalisé sur un site éloigné des zones résidentielles et scolaires, conformément aux normes internationales et locales. Cela implique la réalisation d’une étude de faisabilité sérieuse, prenant en compte les contraintes environnementales, les impacts sociaux, et les exigences techniques. L’intégration de zones tampons végétalisées et de systèmes de gestion des déchets renforcera également la durabilité du projet.

Au total, cette controverse est une opportunité pour la mairie de revoir ses pratiques. Une gouvernance transparente et participative, appuyée par des études rigoureuses, est essentielle pour restaurer la confiance des citoyens et garantir que l’intérêt collectif prévaut sur les intérêts privés. Les revendications des populations de Kabatoki rappellent que toute infrastructure doit respecter les principes de justice sociale, d’équité, et de protection environnementale, sans quoi les projets, même ambitieux, risquent de se heurter à une opposition légitime et durable.

Dr. Abdourahmane Ba
Ingénieur Statisticien, Expert en Évaluation des politiques publiques
Président du mouvement ESSOR

Indemnisation des victimes des manifestations : l’État du Sénégal alloue 5 milliards de FCFA dans le projet de loi rectificative 2024

L’État du Sénégal a décidé d’accorder un soutien financier aux victimes des récentes manifestations politiques préélectorales. Cette mesure s’inscrit dans le cadre du projet de loi 15/2024 portant loi de finances rectificative de l’année 2024, actuellement en discussion à l’Assemblée nationale.

Lors de la séance de défense du projet de loi, tenue ce mardi, le ministre des Finances et du Budget a détaillé les dispositions budgétaires prévues à cet effet. Initialement fixé à 8 milliards de FCFA, le montant destiné à l’indemnisation des victimes a été ramené à 5 milliards de FCFA. Cette réduction a été rendue possible grâce aux efforts de rationalisation engagés par le ministère de l’Intérieur, a expliqué le ministre.

Ce fonds d’indemnisation est destiné à apporter un soutien aux familles des personnes ayant perdu la vie ou subi des dommages matériels et corporels lors des manifestations qui ont marqué le climat politique de ces derniers mois. Les manifestations, souvent émaillées de violences, avaient éclaté dans plusieurs régions du pays dans le contexte tendu des préparatifs pour l’élection présidentielle de 2024.

Selon le ministre, cette décision traduit la volonté de l’État de montrer sa solidarité envers les citoyens touchés par ces événements, tout en veillant à une gestion optimale des ressources publiques. Les débats autour du projet de loi rectificative se poursuivent, les députés étant appelés à voter sur l’ensemble des mesures budgétaires qu’il contient.

En dehors de l’indemnisation des victimes, le projet de loi rectificative intègre d’autres ajustements budgétaires en lien avec les priorités de l’année, notamment dans les secteurs de la sécurité, de l’éducation et de l’infrastructure.

Sénégal : le ministre de la Justice invite à une rationalisation des mandats de dépôt pour lutter contre la surpopulation carcérale

Dans une circulaire confidentielle datée du 8 novembre, le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a demandé aux procureurs et magistrats du Sénégal de limiter l’usage des mandats de dépôt, en réponse à la crise aiguë de surpopulation carcérale qui frappe les établissements pénitentiaires du pays. Cette instruction vise à rééquilibrer les pratiques judiciaires pour respecter les normes légales et internationales en matière de détention.

Dans son courrier, le Garde des Sceaux a souligné l’urgence de la situation, illustrant son propos par des données préoccupantes. À la prison centrale de Rebeuss, à Dakar, on comptait 3 257 détenus au 10 septembre 2024 pour une capacité de 1 800 places, soit un taux d’occupation de plus de 180 %. La Maison d’arrêt et de correction de Thiès, quant à elle, hébergeait 1 223 prisonniers au 16 octobre, alors qu’elle n’est conçue que pour 632 personnes.

Le ministre a averti que cette surpopulation généralisée rend quasiment impossible le respect des standards internationaux sur les conditions de détention. « Les établissements pénitentiaires ont depuis longtemps atteint leur capacité », écrit-il, évoquant des difficultés majeures pour héberger dignement les détenus.

Pour répondre à cette crise, Ousmane Diagne appelle à une application stricte et rationnelle des mandats de dépôt, qui ne devraient être prononcés qu’en dernier recours, lorsqu’ils sont « strictement indispensables ». Il exhorte les procureurs généraux, les procureurs de la République et les délégués du procureur à en faire un usage exceptionnel, en particulier pour des infractions mineures.

Dans sa circulaire, le ministre a dressé une liste des infractions pour lesquelles le mandat de dépôt ne doit pas être privilégié, sauf en cas de gravité avérée ou d’absence de garanties de représentation en justice. Ces infractions incluent :

• La détention et l’usage de chanvre indien ;

• Les violences et voies de fait ;

• Le vol simple ;

• L’escroquerie, l’abus de confiance et d’autres infractions financières mineures.

Il encourage également le recours à la médiation pénale pour les infractions financières graves, lorsque le préjudice est significatif mais que les conditions de règlement à l’amiable sont réunies.

Entre le 20 et le 30 septembre dernier, 461 mandats de dépôt ont été prononcés, selon les chiffres cités par le ministre. La plupart de ces prévenus ont été orientés vers Rebeuss, aggravant une situation déjà critique. Ousmane Diagne a pointé du doigt les juges d’instruction comme principaux responsables de ces décisions.

Cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large de réforme du système judiciaire et carcéral sénégalais. Face à la crise, le ministre de la Justice tente de conjuguer respect des droits humains et efficacité judiciaire. La rationalisation des mandats de dépôt pourrait, à court terme, soulager les prisons sénégalaises, mais elle met également en lumière l’urgence d’une réforme structurelle pour améliorer les conditions de détention et le fonctionnement de la justice.

Kaolack : La communauté Mandingue salue le leadership du président Baba Ndiaye, ancien président du Conseil départemental

Le président Baba Ndiaye, invité par la Direction des Affaires Économiques et Sociales de l’ONU, a récemment participé à une rencontre internationale tenue à Tanger, au Maroc, du 9 au 14 décembre. Cette rencontre a été une opportunité pour le Président du Conseil de Surveillance de l’Agence de Construction des Bâtiments et Édifices Publics (ACBEP) et Ambassadeur Africain du Coaching Territorial de présenter le projet « Vision Sénégal 2050 » et d’échanger sur le futur de l’Afrique.

Dans le cadre du Forum Africain des Managers Territoriaux (FAMT), un panel a été organisé par la Direction des Affaires Économiques et Sociales de l’ONU sur le futur de la gouvernance en Afrique, en lien avec la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) et l’Agenda 2063 de l’Union Africaine. Baba Ndiaye a été convié comme panéliste, aux côtés de représentants de 26 nationalités africaines. Lors de son intervention, il a partagé la vision économique et politique du Sénégal pour l’avenir, à travers le projet « Vision Sénégal 2050 », une initiative portée par le Président Bassirou Diomaye Faye et mise en œuvre par le Premier ministre Ousmane Sonko.

La communauté Mandingue de Kaolack, lors de sa rencontre annuelle tenue ce lundi dans le quartier Ndorong, a salué le leadership de Baba Ndiaye. L’ancien président du Conseil départemental de Kaolack a été félicité pour ses réalisations dans les domaines éducatif et social, ainsi que pour son soutien aux groupements féminins pour leur autonomisation et aux étudiants de la région, le tout dans une grande discrétion.

Lors de cette rencontre, la communauté Mandingue a également exprimé sa gratitude envers le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, qu’elle félicite pour leurs brillants résultats aux dernières élections législatives. La communauté a rappelé que Baba Ndiaye a joué un rôle clé dans ces succès grâce à sa popularité et son franc-parler à Kaolack.

Enfin, la communauté Mandingue a invité les autorités, notamment le président et son Premier ministre, à accorder une attention particulière à des hommes compétents comme Baba Ndiaye, estimant que le Sénégal a besoin de leaders stratégiques pour avancer. Elle a également affirmé sa détermination à soutenir le parti PASTEF lors des prochaines élections municipales, espérant une victoire éclatante.

Cheikh Oumar Diagne et la polémique sur les tirailleurs sénégalais : un appel à une relecture critique de l’histoire

Dans une récente déclaration qui a suscité un large débat public, Cheikh Oumar Diagne a choisi de revenir sur ses propos concernant les tirailleurs sénégalais. L’intellectuel sénégalais, accusé de dénigrer la mémoire de ces soldats africains ayant servi la France durant la période coloniale, a tenu à clarifier ses intentions et à inviter à une relecture critique de l’histoire, dénuée d’émotions et de polémiques stériles.

Cheikh Oumar Diagne rappelle que le corps des tirailleurs sénégalais, créé en 1857 par décret de Napoléon III à la demande de Louis Faidherbe, servait initialement à consolider les ambitions coloniales françaises en Afrique. Ces soldats, souvent recrutés de manière forcée ou sous des promesses de rémunération et de reconnaissance, ont été impliqués dans des expéditions militaires visant à maintenir l’ordre colonial et à réprimer les résistances locales. Diagne met en avant ce rôle ambigu, soulignant que les tirailleurs étaient le « bras armé » de l’administration coloniale française.

« Comment peut-on détester Louis Faidherbe pour ce qu’il a fait, mais aimer ceux qui exécutaient ses ordres ? » interroge-t-il. Il pousse ainsi à une réflexion plus nuancée sur le rôle historique de ces soldats, entre héroïsme militaire et collaboration involontaire avec une puissance oppressive.

Dans sa déclaration, Cheikh Oumar Diagne précise qu’il n’a jamais remis en question la dignité des tirailleurs ni nié leurs sacrifices. Toutefois, il distingue entre la commémoration des tirailleurs eux-mêmes et celle des massacres coloniaux qu’ils ont parfois subis. Le 1er décembre, jour de commémoration du massacre de Thiaroye (1944), il affirme avoir voulu souligner l’acte « lâche et ingrat » de la France envers ces soldats africains. Pour lui, cette commémoration devrait être une victoire contre le déni occidental et non une simple glorification des tirailleurs sans critique de leur rôle historique.

Diagne appelle à une relecture « décomplexée » de l’histoire coloniale sénégalaise. Selon lui, il faut classer les différents acteurs de la colonisation : les résistants, qu’il qualifie de « héros », les collaborateurs qu’il considère comme des « traîtres », et les neutres. « Où placer les tirailleurs dans cette typologie ? » demande-t-il à ses interlocuteurs, les invitant à dépasser les émotions pour engager un débat basé sur des faits historiques.

Il rappelle également que les premiers soldats africains au service de la France étaient souvent des anciens esclaves reconvertis, utilisés pour sécuriser les intérêts commerciaux français. Pour lui, l’histoire des tirailleurs ne peut être dissociée du contexte de domination coloniale, et toute tentative d’idéalisation risque d’occulter des vérités fondamentales.

Cheikh Oumar Diagne dénonce par ailleurs ce qu’il appelle la « fabrique de la polémique » dans le débat public sénégalais. Selon lui, ses propos ont été sortis de leur contexte pour alimenter des controverses inutiles, empêchant ainsi un véritable échange d’idées. Il invite ses détracteurs à visionner l’intégralité de son interview diffusée sur Fafa TV avant de formuler des jugements hâtifs.

La question des tirailleurs sénégalais reste un sujet sensible au Sénégal et dans les anciens territoires colonisés. Pour Cheikh Oumar Diagne, la mémoire collective ne peut se construire que sur une base historique solide et sans tabous. Tout en rendant hommage aux sacrifices des tirailleurs, il appelle à reconnaître les ambiguïtés de leur rôle dans l’histoire coloniale afin de mieux comprendre le passé et de tirer les leçons nécessaires pour l’avenir.

Sénégal : Plainte déposée contre un sit-in féministe prévu le 31 décembre 2024

Un collectif composé d’organisations sénégalaises et de figures religieuses a officiellement déposé, ce lundi 23 décembre 2024, une plainte auprès du Procureur de la République pour s’opposer à un sit-in annoncé par un groupe de féministes. Ce rassemblement, prévu le 31 décembre, vise à dénoncer la “culture du viol” et à réclamer l’application effective du Protocole de Maputo, un texte juridique adopté par l’Union africaine pour la protection des droits des femmes.

Mené par Mame Mactar Guèye, vice-président de l’ONG Jamra, et soutenu par d’autres personnalités telles qu’Adama Mboup (Coalition pour la Défense des Valeurs Morales – CDVM), Imam El Hadji Aliou Dia (DKWH) et Imam El Hadji Lamine Diagne (DMKS), le collectif affirme que la forme choisie pour ce sit-in est en contradiction avec les lois et les valeurs socio-culturelles du Sénégal.

En effet, les organisatrices du mouvement féministe prévoient une manifestation inspirée du modèle des Femen, où des femmes protesteraient en public, entièrement nues. Les plaignants considèrent cette action comme une atteinte grave aux “bonnes mœurs” et une violation des articles 318 et 324 du Code pénal sénégalais, qui répriment l’outrage public à la pudeur et l’incitation à des comportements contraires à la moralité publique.

Selon eux, un tel événement pourrait non seulement heurter la sensibilité des citoyens, mais également troubler l’ordre public, surtout en cette période festive de fin d’année marquée par des préoccupations de stabilité sociale et de tranquillité.

Dans leur plainte, le collectif insiste sur l’importance de préserver les valeurs socio-culturelles du pays et d’éviter ce qu’ils qualifient de “destruction de la cellule familiale” et de “dégrégation de l’image de la femme sénégalaise”. Ils dénoncent une initiative visant, selon eux, à “imposer des pratiques étrangères” en contradiction avec l’identité nationale et les traditions locales.

“Nous respectons le droit à la liberté d’expression, mais cette liberté ne peut se faire au détriment des bonnes mœurs et de l’ordre public”, a déclaré Mame Mactar Guèye, porte-parole du collectif.

Les militantes féministes à l’origine du sit-in souhaitent attirer l’attention sur des problématiques urgentes telles que la “culture du viol”, une expression dénonçant l’impunité et la banalisation des violences sexuelles, ainsi que le non-respect du Protocole de Maputo. Ce texte, adopté en 2003, encourage les États membres de l’Union africaine à garantir les droits fondamentaux des femmes, notamment en matière de santé reproductive et de lutte contre les violences basées sur le genre.

Cependant, le mode de protestation choisi semble diviser l’opinion publique. Si certains saluent le courage des organisatrices pour mettre en lumière des sujets souvent occultés, d’autres, comme le collectif plaignant, y voient une provocation inacceptable.

Les plaignants exhortent le Procureur de la République à agir en amont pour interdire la tenue de ce sit-in, arguant qu’il constitue une menace pour la paix sociale. Pour l’heure, aucune décision officielle n’a été communiquée, mais cette affaire suscite déjà un vif débat au sein de l’opinion publique, entre défense de la liberté d’expression et préservation des valeurs culturelles et religieuses du pays.

Kaolack : Incendie au marché Guedji – Badou Ndour plaide pour un recensement inclusif et transparent des dégâts

Suite au violent incendie survenu dans la nuit du samedi dernier au marché Guedji de Kaolack, Badou Ndour, président du Mouvement pour le Développement Inclusif du Sénégal, accompagné d’une forte délégation, s’est rendu ce lundi auprès des commerçants sinistrés pour leur exprimer sa solidarité et sa compassion.

« Cet incident est naturellement très malheureux, car non seulement les dégâts matériels sont énormes, mais il intervient également dans un contexte de crise économique qui affecte déjà fortement l’activité de ces commerçants », a-t-il déclaré.

En tant qu’acteur de développement, Badou Ndour a proposé des mesures préventives pour éviter que ces incendies, devenus récurrents au marché central de Kaolack, ne se reproduisent. Il a également exprimé son désaccord avec l’idée d’une reconstruction directe du marché par l’État :

« Il est grand temps de se pencher sérieusement sur l’état de nos marchés et sur leur entretien. La reconstruction du marché Guedji par l’État ne me semble pas être la meilleure option. Cela pourrait créer des tensions ou des conflits internes entre les commerçants au moment où ils recevront leurs clés. La solution, selon nous, serait de les accompagner financièrement afin qu’ils puissent eux-mêmes reconstruire leurs cantines », a-t-il suggéré.

Le président du Mouvement pour le Développement Inclusif du Sénégal a également appelé à une mobilisation des ressources régionales et nationales pour soutenir ces commerçants dans la reprise de leurs activités. Il s’est dit réconforté par la visite des autorités locales et des bonnes volontés, tout en saluant le travail des sapeurs-pompiers.

« Ces derniers ont apporté leur expertise pour éteindre l’incendie et continuent de surveiller les lieux », a-t-il affirmé.

Enfin, Badou Ndour a insisté sur la nécessité d’un recensement des dégâts causés par l’incendie, réalisé dans un esprit d’inclusion et de transparence, afin de garantir une gestion équitable et efficace des aides.

Taïba Niassène : Le cri de cœur du maire face au retard dans la mise en œuvre du plan directeur d’assainissement

Le maire de la commune de Taïba Niassène, dans le département de Nioro du Rip, Mouhamadou Habib Niasse, a exprimé, lundi, son regret concernant la mise en œuvre tardive du Plan Directeur d’Assainissement (PDA) de sa collectivité territoriale.

« La mise en œuvre du Plan Directeur d’Assainissement, qui était envisagée depuis 2022, tarde à être effective. On nous dit qu’il est encore dans les procédures de passation de marchés », a-t-il déclaré. Il a rappelé que Taïba Niassène est une cité religieuse de grande importance.

Le maire s’est exprimé lors du Comité Régional de Développement (CRD) consacré aux préparatifs du Gamou annuel de Taïba Niassène, prévu le 15 janvier prochain. « Nos moyens étant très limités, nous sollicitons l’appui de l’ensemble des services de l’État, surtout dans les domaines de l’éclairage public, de la salubrité et des questions sécuritaires », a-t-il ajouté.

Bien que la cité religieuse bénéficie des différents programmes de l’État du Sénégal, Mouhamadou Habib Niasse déplore néanmoins l’insuffisance des interventions publiques. « Nous exhortons les autorités à prendre davantage en compte le statut de cité religieuse de Taïba Niassène, qui a une envergure internationale », a plaidé l’élu local.

Abdoulaye Sylla face à une nouvelle affaire judiciaire : 2 750 kilogrammes d’or au cœur des interrogations

Le député sénégalais Abdoulaye Sylla est de nouveau au centre d’une affaire judiciaire, cette fois concernant une cargaison suspectée de 2 750 kilogrammes d’or, qui aurait été illégalement exportée hors du territoire national. Convoqué ce lundi 23 décembre par la Direction des enquêtes douanières à Dakar, le parlementaire a répondu aux questions des agents de la Douane sénégalaise, accompagné de son équipe juridique.

Contrairement à ce que permet son statut, Abdoulaye Sylla n’a pas invoqué son immunité parlementaire pour éviter cette audition. Durant plusieurs heures, il a été entendu par les soldats de l’économie sur cette affaire qualifiée de « sensible » par des sources proches du dossier. Si les détails de l’interrogatoire n’ont pas été dévoilés, cette audition marque un tournant dans une affaire qui suscite déjà de vives réactions.

Cette affaire d’exportation présumée illégale d’or a d’abord été révélée par la presse, enflammant l’opinion publique et alimentant les débats sur les implications d’un tel trafic. L’accusation portant sur une cargaison de cette ampleur pose de nombreuses questions, notamment sur les réseaux impliqués et les mécanismes ayant permis un éventuel contournement des contrôles douaniers.

Abdoulaye Sylla, déjà connu pour avoir été mêlé à des controverses judiciaires par le passé, se retrouve une nouvelle fois dans une position délicate. Toutefois, malgré la gravité des accusations, il est ressorti libre après son audition, ce qui laisse planer une incertitude sur la suite des événements.

Cette affaire met également en lumière le rôle de la Douane sénégalaise dans la lutte contre le trafic illicite. La direction des enquêtes douanières, en charge de cette investigation, est sous pression pour élucider cette affaire et établir les responsabilités.

Pour le moment, Abdoulaye Sylla n’a pas officiellement réagi aux accusations. Ses avocats, eux, adoptent une posture prudente, insistant sur la présomption d’innocence dont bénéficie leur client. Si aucune inculpation n’a encore été prononcée, les observateurs s’attendent à ce que l’affaire prenne une tournure judiciaire plus formelle dans les jours ou semaines à venir.

Massacre de Thiaroye : la mémoire des tirailleurs sénégalais divise au sommet de l’État

Le Sénégal a célébré, le 1ᵉʳ décembre 2024, le 80ᵉ anniversaire du massacre de Thiaroye, une tragédie survenue en 1944, où des tirailleurs sénégalais furent massacrés par l’armée coloniale française pour avoir réclamé leurs droits après leur retour du front. Cette commémoration, présidée par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a été marquée par des annonces historiques visant à honorer la mémoire des victimes et réhabiliter cette page sombre de l’histoire coloniale. Pourtant, ces initiatives présidentielles viennent d’être ébranlées par des propos controversés d’un proche collaborateur : Cheikh Omar Diagne, ministre conseiller et Directeur des moyens généraux à la présidence.

Lors de la cérémonie, le président Bassirou Diomaye Faye a prononcé un discours émouvant, dans lequel il a dévoilé une série de mesures ambitieuses pour restaurer l’honneur des tirailleurs sénégalais. Parmi ces annonces figurent l’érection d’un mémorial à Thiaroye, la revalorisation des pensions des descendants des victimes et le lancement d’une campagne nationale de sensibilisation sur cet épisode tragique. Le président a également appelé les Sénégalais à se souvenir de ces soldats souvent enrôlés sous contrainte et à reconnaître leur sacrifice.

Ces annonces ont été largement saluées, tant par la société civile que par les historiens. Beaucoup y voient un geste fort pour renforcer la conscience nationale et faire face aux blessures laissées par la colonisation. « C’est une initiative qui montre que l’État prend enfin ses responsabilités envers ceux qui ont été abandonnés à leur sort pendant des décennies », a déclaré l’historien Mamadou Diop, spécialiste de la période coloniale.

Cependant, cette démarche présidentielle a été éclipsée par une polémique déclenchée par Cheikh Omar Diagne. Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, ce ministre conseiller a tenu des propos jugés révisionnistes et offensants. Il a qualifié les tirailleurs sénégalais de « traîtres » et estimé qu’ils « ne méritent pas d’être célébrés ». Selon lui, bien que ces soldats aient été enrôlés sous contrainte, ils auraient participé à l’oppression de leurs propres compatriotes au service de l’armée coloniale française.

« Ils ont combattu pour une cause qui n’était pas la leur. Ils ont porté l’uniforme de l’oppresseur et se sont retournés contre leurs propres frères africains. Comment pouvons-nous les honorer aujourd’hui ? », aurait-il déclaré dans cette vidéo, dont l’origine et la date d’enregistrement restent incertaines.

Ces propos ont suscité une vive indignation au sein de l’opinion publique et de la classe politique. Plusieurs organisations de défense des droits humains et de la mémoire historique ont dénoncé des « déclarations irresponsables » et exigé des clarifications de la part du gouvernement. Pour Sokhna Ndiaye, présidente de l’Association des descendants des tirailleurs sénégalais, ces propos « trahissent l’engagement de l’État à rétablir la vérité et à rendre justice à ceux qui ont été injustement sacrifiés ».

Dans les cercles politiques, la position de Cheikh Omar Diagne crée un malaise. Certains estiment que ces déclarations ternissent l’image du gouvernement et mettent en péril les efforts du président Faye pour réconcilier les Sénégalais avec leur histoire. « Ces propos sont inacceptables, d’autant plus qu’ils viennent de quelqu’un qui occupe une position influente dans l’entourage présidentiel », a réagi un député de l’opposition.

Face à la controverse, la présidence n’a pour l’instant publié aucun communiqué officiel. Toutefois, des sources proches de l’entourage présidentiel affirment que le chef de l’État serait profondément contrarié par les propos de son conseiller. Certains observateurs estiment qu’une sanction ou un rappel à l’ordre pourrait être envisagé pour dissiper les tensions et rassurer l’opinion publique.

Cette controverse illustre les tensions persistantes autour de la mémoire des tirailleurs sénégalais, symboles à la fois du sacrifice et des injustices de l’époque coloniale. Elle pose également des questions plus larges sur la manière dont le Sénégal souhaite se réapproprier son histoire et en tirer les leçons pour l’avenir.

Mercato d’hiver 2025 : un cadre temporaire inédit instauré par la FIFA après le verdict de la CJUE

Le mercato d’hiver 2025, qui s’ouvrira le 1er janvier pour se clôturer le 3 février, débute sous un contexte marqué par une réforme temporaire annoncée par la FIFA. Cette décision, rendue publique ce lundi, vise à répondre aux enjeux soulevés par un verdict historique de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) dans une affaire impliquant l’ancien international français Lassana Diarra.

Le 4 octobre dernier, la CJUE a tranché en faveur de Lassana Diarra dans son litige avec la FIFA, une bataille juridique de près de dix ans. Ce conflit découle d’une réclamation de 20 millions d’euros formulée par le Lokomotiv Moscou après la résiliation de son contrat. La CJUE a estimé que les règles établies par la FIFA entravaient la libre circulation des joueurs professionnels, un principe fondamental au sein de l’Union européenne.

Ce jugement a mis en lumière des lacunes dans le système actuel de régulation des transferts. Entre indemnités disproportionnées, responsabilités partagées et incertitudes pour les joueurs, l’affaire Diarra a révélé un besoin urgent de clarification et de réforme dans le cadre des transferts internationaux.

Pour éviter de nouveaux litiges et garantir la stabilité du marché des transferts, la FIFA a rapidement réagi en introduisant un cadre réglementaire provisoire pour la période hivernale. Ces mesures concernent quatre aspects clés :

1. Indemnités de rupture de contrat : Une limitation plus stricte des montants réclamés lors des résiliations, pour éviter des demandes excessives comme celle rencontrée par Diarra.

2. Responsabilité conjointe des clubs : En cas de litige, les clubs cédants et acquéreurs pourront être co-responsables pour garantir un traitement plus équitable des différends.

3. Incitations à la rupture : Les primes ou pressions visant à forcer la rupture d’un contrat seront encadrées plus strictement.

4. Certificats internationaux de transfert (CIT) : Une procédure accélérée sera mise en place pour éviter des blocages administratifs susceptibles de nuire aux carrières des joueurs.

Selon un communiqué de la FIFA, ces ajustements visent à « instaurer davantage de clarté et de stabilité dans une période de transferts cruciale pour les clubs et les joueurs ».

Bien que ces réformes soient présentées comme temporaires, elles marquent un tournant dans l’histoire récente des transferts. Elles illustrent la volonté de la FIFA de réagir rapidement face aux évolutions juridiques et économiques du football mondial. Toutefois, des zones d’ombre subsistent quant à leur pérennité et à leur efficacité à long terme.

Le mercato d’hiver 2025 pourrait ainsi devenir un véritable laboratoire pour tester ces nouvelles règles. Les clubs, de leur côté, s’apprêtent à naviguer dans cet environnement inédit pour ajuster leurs effectifs à mi-saison.

L’impact de l’affaire Lassana Diarra dépasse largement son cadre individuel. Elle pose des questions fondamentales sur l’équilibre des pouvoirs entre joueurs, clubs et institutions. Avec ce verdict, la CJUE rappelle que les règles sportives doivent se conformer aux principes fondamentaux du droit européen, notamment en matière de libre circulation des travailleurs.

Pour le football professionnel, cette décision et les mesures temporaires de la FIFA ouvrent la voie à une réflexion plus large sur la régulation des transferts. Alors que le marché hivernal s’annonce intense, tous les regards seront tournés vers les premières applications concrètes de ces ajustements.

Vers une réforme du transport public : le Sénégal adopte des mesures conservatoires pour la sécurité routière

Dans le cadre de la transformation rapide et intégrale du transport public au Sénégal, le gouvernement a décidé d’organiser des États généraux des Transports publics. Cette initiative vise à établir un consensus indispensable pour réformer ce secteur stratégique. Cependant, en attendant la mise en œuvre de ces nouvelles mesures, le Premier ministre a validé un ensemble de dispositions conservatoires destinées à renforcer immédiatement la prévention et la sécurité routières. Ces mesures, issues d’une réunion interministérielle tenue le 8 août 2024, seront appliquées sans délai.

Les premières mesures conservatoires visent à intensifier le contrôle routier et à durcir les sanctions pour les infractions au Code de la route. Parmi les actions prioritaires figurent :

• Réactivation des commissions régionales pour le retrait et la restitution des permis de conduire, avec l’obligation pour les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) de transmettre systématiquement les permis des contrevenants à ces commissions.

• Rapports mensuels : chaque commission devra produire un rapport mensuel destiné au ministère des Transports terrestres pour un suivi rigoureux.

• Application stricte des sanctions prévues par le Code de la route, notamment sur les excès de vitesse, les dépassements dangereux, les surcharges de bagages, le transport mixte, les surnombres de passagers, ainsi que les défaillances techniques (pneumatiques, pare-brise, rétroviseurs, etc.).

Concernant les deux-roues, qui représentent une part importante des accidents de la route, des mesures spécifiques ont été adoptées :

• Immatriculation obligatoire pour toutes les motos de cylindrée supérieure à 49 cc. Une période de gratuité de trois mois pour l’immatriculation des motos déjà dédouanées et en règle a été instaurée, à l’exclusion des frais de plaque.

• Sanctions systématiques contre les comportements dangereux : circulation sur les trottoirs, non-respect des stops, feux tricolores, ou sens giratoires, rodéos urbains, circulation en sens interdit, et non-port du casque.

• Interdiction stricte de transporter plus de deux personnes sur une moto.

Libération des emprises et préservation des infrastructures routières

Pour améliorer la circulation et protéger les infrastructures, le gouvernement a ordonné :

• La libération des routes à grande circulation (nationales, régionales et départementales) et de leurs dépendances (voies, trottoirs, etc.) des occupations anarchiques, y compris les panneaux publicitaires non autorisés.

• La désoccupation des ponts, passerelles, et exutoires naturels des eaux pluviales pour préserver leur fonctionnalité et éviter des inondations ou déséquilibres structurels.

Ces mesures conservatoires, bien qu’urgentes et immédiates, s’inscrivent dans une stratégie globale visant à réformer le transport public sénégalais. Les États généraux des Transports publics, qui seront organisés prochainement, devront approfondir cette dynamique en impliquant toutes les parties prenantes.

En renforçant à court terme la sécurité et la prévention, tout en engageant des réformes de fond, le gouvernement entend poser les bases d’un système de transport public moderne, sûr et adapté aux besoins croissants de la population.

Réforme administrative : le gouvernement sénégalais s’engage à moderniser le service public

Lors de la première édition du concours inter-universitaire dédié aux étudiants, tenue ce lundi au Centre International de Conférences Abdou Diouf (CICAD), le Premier ministre, M. Ousmane Sonko, a réaffirmé l’engagement du gouvernement sénégalais à réformer en profondeur l’administration publique. Dans son discours, le chef du gouvernement a exprimé sa volonté de faire de l’assainissement de l’administration un combat prioritaire pour les mois à venir.

Le Premier ministre a souligné les nombreuses failles qui minent aujourd’hui l’administration sénégalaise. “Je puis vous assurer que le plus grand combat pour les prochains mois est celui de l’assainissement de notre administration, qui souffre de beaucoup de maux liés à la qualité du service à l’usager”, a déclaré M. Sonko devant un parterre d’étudiants, d’académiciens et de responsables gouvernementaux.

Cette déclaration intervient dans un contexte où les citoyens dénoncent régulièrement les lenteurs administratives, le manque de professionnalisme de certains agents publics, et l’absence de mécanismes efficaces pour répondre aux besoins des usagers.

M. Sonko a attribué ces dysfonctionnements à plusieurs facteurs structurels. Selon lui, la formation initiale des agents publics est insuffisante et ne correspond pas toujours aux exigences modernes de la gouvernance. “C’est lié certainement à la formation à la base, à la pratique de l’administration encore cantonale où l’usager est considéré comme redevable alors qu’on parle de services à l’usager”, a-t-il expliqué.

Le Premier ministre a également déploré le décalage persistant entre les objectifs de développement national et la structure actuelle de l’administration publique. “Il faut que cette administration redevienne une administration du développement. Elle ne l’est pas ou elle ne l’est pas suffisamment aujourd’hui”, a-t-il ajouté.

Pour le chef du gouvernement, l’objectif est clair : repositionner l’administration publique comme un outil au service du citoyen et non l’inverse. “Il faut que l’administration redevienne un outil au service du citoyen”, a insisté M. Sonko. Cette ambition s’inscrit dans un processus global de modernisation qui vise à améliorer la transparence, la performance et l’accessibilité des services publics.

Organisé au CICAD, ce concours inter-universitaire, qui réunit les meilleurs étudiants des établissements d’enseignement supérieur du pays, symbolise l’importance accordée à la jeunesse et à l’éducation dans le développement du Sénégal. À travers cet événement, le gouvernement entend promouvoir l’excellence et encourager les initiatives innovantes qui pourraient inspirer les réformes futures.

Macky Sall dépose plainte contre X après la diffusion de faux relevés bancaires

L’ancien président sénégalais Macky Sall a déposé une plainte contre X le 23 décembre 2024 auprès du procureur de la République près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar. Cette démarche intervient à la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux de prétendus relevés bancaires à son nom, évoquant un compte à la HSBC de Singapour crédité d’un milliard de dollars. Après des vérifications approfondies, ces documents se sont révélés être des faux.

Le quotidien sénégalais Le Soleil, via son service de vérification des faits, a enquêté sur l’authenticité des documents. La HSBC de Singapour, directement sollicitée, a confirmé leur caractère frauduleux en déclarant : « Ce document n’est pas légitime. » De nombreuses anomalies renforcent cette conclusion, notamment :

Ces incohérences, détectées dès les premières analyses, ont mis en évidence une manipulation visant à discréditer Macky Sall, personnalité politique de premier plan au Sénégal.

Macky Sall, connu pour sa fermeté face aux campagnes de désinformation, a décidé d’agir en justice pour faire la lumière sur cette affaire. Me Antoine Vey, avocat de l’ancien président, a précisé dans un entretien avec Jeune Afrique que cette plainte marque le début d’une stratégie juridique plus large. « Macky Sall est décidé à ne plus rien laisser passer », a-t-il déclaré.

Me Vey, habitué des dossiers complexes, s’est illustré par le passé en défendant des figures politiques internationales, comme l’ancien président français Nicolas Sarkozy dans l’affaire dite du « téléphone Bismuth ». Cette expertise renforcera sans doute la défense de Macky Sall face à cette tentative de déstabilisation.

Malgré les preuves de falsification, ces faux documents ont largement circulé sur les réseaux sociaux, alimentant débats et polémiques. Les accusations, bien qu’infondées, ont fait les choux gras de certaines plateformes en ligne. Cependant, l’absence de relais par les médias traditionnels, qui se sont appuyés sur des investigations fiables, a permis d’éviter une amplification démesurée.

Cette affaire relance néanmoins le débat sur les dangers de la désinformation et son impact sur les personnalités publiques. Alors que les réseaux sociaux deviennent de plus en plus un terrain propice aux manipulations, Macky Sall semble résolu à ne plus tolérer de telles atteintes à sa réputation.

Aliou Mamadou Dia : Retour à la diplomatie après la présidentielle de 2024

Candidat malheureux à l’élection présidentielle sénégalaise de 2024 sous les couleurs du Parti pour l’Unité et le Rassemblement (PUR), Aliou Mamadou Dia a rapidement rebondi. Après avoir échoué à briguer la magistrature suprême, il retourne à ses anciennes fonctions en tant que représentant résident du Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD) au Libéria.

Selon le quotidien Les Échos, cette nomination marque un tournant dans la carrière de l’ancien candidat, qui retrouve ainsi la scène internationale où il avait déjà acquis une solide expérience. Aliou Mamadou Dia, connu pour son engagement en faveur du développement durable et de la gouvernance inclusive, reprend donc les rênes d’une mission cruciale dans un pays en pleine reconstruction économique et sociale.

Ce retour à la diplomatie met en lumière une réalité souvent évoquée par feu Abdoulaye Wade, ancien président du Sénégal, surnommé « Gorgui national » : « La politique n’est pas un métier, il faut travailler, beaucoup travailler, toujours travailler. » En effet, pour Aliou Mamadou Dia, l’échec électoral n’a pas signifié la fin de son parcours professionnel ou de son engagement pour le développement.

Au Libéria, Aliou Mamadou Dia devra gérer des projets complexes, allant du renforcement des institutions publiques à la lutte contre la pauvreté, en passant par des initiatives visant à promouvoir la paix et l’égalité. Cette nomination illustre également l’importance des compétences et de l’expertise qu’il a su développer tout au long de sa carrière.

Lat Diop saisit la Cour suprême : un dernier recours pour obtenir sa liberté

Après avoir vu ses deux recours rejetés par la Chambre d’accusation du Pool judiciaire financier, l’ancien ministre des Sports et directeur général de la Lonase, Lat Diop, se tourne vers la Cour suprême pour tenter d’infirmer la décision de la juridiction d’instruction du second degré. Selon le journal Les Échos, l’affaire a pris une nouvelle tournure ce lundi 23 décembre 2024, avec le dépôt de ce recours présenté comme la dernière chance pour le principal concerné.

Placés sous mandat de dépôt en septembre dernier, Lat Diop est accusé d’extorsion de fonds et de détournement de deniers publics, des charges lourdes qui l’ont conduit en détention et ont entraîné le gel de ses comptes bancaires. Ses avocats espèrent que ce recours permettra non seulement de remettre leur client en liberté, mais aussi d’obtenir la main levée sur les avoirs saisis.

Les conseils de Lat Diop dénoncent des irrégularités dans la procédure ayant conduit à l’incarcération de leur client. Ils assurent que la forclusion invoquée par la Chambre d’accusation, qui avait rejeté leurs requêtes, est injustifiée, soutenant que leurs recours ont été introduits dans les délais impartis. De plus, ils pointent du doigt une garde à vue prolongée de manière illégale, affirmant que leur client a été retenu 17 heures de plus que la durée légale.

Depuis le début de cette affaire, l’équipe juridique de Lat Diop ne ménage pas ses efforts pour démontrer ce qu’elle considère comme des violations flagrantes des droits de leur client. Ce recours à la Cour suprême constitue une étape décisive dans leur stratégie de défense. « Nous avons bon espoir que la Haute juridiction reconnaisse les erreurs de procédure et ordonne la libération de Lat Diop », confie une source proche de l’équipe.

La décision de la Cour suprême est désormais attendue avec impatience, d’autant plus que ce recours est perçu comme l’ultime tentative pour Lat Diop de recouvrer sa liberté avant un éventuel procès. En attendant, l’ancien ministre reste incarcéré, et son sort continue de diviser l’opinion publique.

Cette affaire illustre une fois de plus les tensions entourant les accusations de corruption au Sénégal. Si certains saluent la rigueur des autorités judiciaires dans leur combat contre les détournements de fonds publics, d’autres estiment que ces poursuites peuvent être instrumentalisées à des fins politiques. Lat Diop, connu pour ses fonctions politiques et administratives de premier plan, est désormais au cœur d’une bataille judiciaire qui pourrait marquer un tournant dans sa carrière.

Incendie à Yoff : l’hypermarché Exclusive ravagé par les flammes

Un violent incendie a complètement détruit l’hypermarché Exclusive situé à Yoff ce matin, semant la panique dans le quartier et laissant les résidents de la Cité Biagui et de la Cité ASECNA dans l’obscurité. Le feu s’est déclaré aux environs de 5 heures du matin, au niveau du Chicken Masters, avant de se propager à une vitesse alarmante à travers l’établissement.

Les flammes, attisées par des matériaux hautement inflammables tels que des textiles, des ustensiles et des décorations en plastique stockés aux premier et deuxième étages, ont ravagé la devanture de l’hypermarché avant d’engloutir l’intérieur. Les explosions répétées de certains matériaux ont amplifié l’intensité du feu, mettant à rude épreuve les efforts des sapeurs-pompiers.

Face à l’ampleur de l’incendie, une dizaine de camions-citernes des sapeurs-pompiers ont été dépêchés sur les lieux pour contenir les flammes et empêcher leur propagation aux commerces et bâtiments voisins. Les opérations de lutte contre le sinistre ont duré plusieurs heures, la fumée épaisse étant visible à plusieurs kilomètres à la ronde.

En plus des dégâts matériels majeurs, l’incendie a causé des perturbations dans les quartiers environnants. L’alimentation électrique a été coupée à titre préventif, plongeant la Cité Biagui et la Cité ASECNA dans le noir dès les premières heures du jour. Les résidents, inquiets de l’ampleur du feu, ont été contraints de quitter temporairement leurs maisons, certains redoutant une éventuelle propagation.

Pour l’instant, l’origine exacte de l’incendie reste inconnue. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes du sinistre. Aucun bilan humain n’a été communiqué à cette heure, mais les pertes matérielles sont estimées à plusieurs millions de francs CFA. Les propriétaires des commerces touchés par l’incendie tentent déjà d’évaluer l’étendue des dégâts.

Affaire Ibrahima Dramé : Un scandale au sommet de la Gendarmerie nationale

Un véritable séisme judiciaire pourrait frapper la Gendarmerie nationale sénégalaise. Radié de ses fonctions, emprisonné et accusé de complot contre l’État, l’ancien commandant du deuxième escadron de la garde présidentielle, Ibrahima Dramé, s’attaque aujourd’hui à ses anciens supérieurs. Une plainte explosive a été déposée contre le Général Moussa Fall, ex-Haut Commandant de la Gendarmerie nationale et Directeur de la Justice militaire, ainsi que contre d’autres collaborateurs. Les accusations sont graves : kidnapping, harcèlement et tortures.

Selon le journal L’Observateur, c’est une affaire qui pourrait mettre à nu des pratiques préoccupantes au sein de l’institution militaire. À travers un soit-transmis n°7264 émanant du Procureur de la République, daté du 8 novembre 2024, le commissariat de Rebeuss a été saisi des plaintes déposées par Ibrahima Dramé depuis la Maison d’arrêt de Rebeuss, où il purge une peine pour complot contre l’autorité de l’État et outrage à un commandant de la force publique.

L’ancien officier accuse le Général Moussa Fall d’avoir orchestré une procédure disciplinaire biaisée et marquée par de nombreuses irrégularités, ce qui a conduit à sa radiation des cadres de la Gendarmerie nationale. Selon ses déclarations, cette sanction administrative serait basée sur des accusations infondées.

Le récit d’Ibrahima Dramé sur son interpellation est glaçant. Dans la nuit du 23 février 2024, il aurait été arrêté dans le village reculé de Mandégane, en Casamance, avant d’être transféré à Dakar. Il affirme que ce transfert a été accompagné de sévices corporels infligés par des membres de la Section de recherches de Ziguinchor, agissant sous les ordres d’un certain Commandant Ndiouck. Ces accusations de violences physiques et psychologiques pourraient aggraver le dossier pour les personnes mises en cause.

Pour l’ex-commandant, cette affaire dépasse le simple cadre disciplinaire. Il y voit la manifestation d’un système répressif orchestré par la haute hiérarchie militaire sous le régime du président Macky Sall, visant à réduire au silence les voix dissidentes au sein des forces armées. Ces allégations, si elles se confirment, pourraient ouvrir une boîte de Pandore sur les pratiques internes de la Gendarmerie nationale.

Ce scandale met en lumière des enjeux cruciaux pour la justice sénégalaise. Les accusations portées par Ibrahima Dramé sont d’une gravité exceptionnelle et pourraient entraîner des conséquences lourdes pour les responsables militaires impliqués. Cette affaire, encore entourée de zones d’ombre, est suivie de près par les observateurs nationaux et internationaux.

L’histoire, loin d’être close, promet de révéler davantage de secrets sur les pratiques internes de l’institution militaire. Elle pourrait également provoquer un véritable bouleversement dans les rapports de force entre les autorités militaires et la justice civile.

Pour les défenseurs des droits humains, cette affaire constitue un test décisif pour la démocratie sénégalaise. Une enquête indépendante, transparente et rigoureuse sera essentielle pour faire toute la lumière sur les accusations portées et garantir que justice soit rendue.

Crise entre l’AES et la Cedeao : Une rupture consommée ?

Les tensions entre l’Alliance des États du Sahel (AES) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) prennent une nouvelle tournure. Le Mali, le Niger et le Burkina Faso, regroupés sous l’AES et gouvernés par des régimes militaires hostiles à la France, ont fermement rejeté le délai de six mois accordé par la Cedeao pour revenir sur leur décision de quitter l’organisation régionale.

En janvier 2024, les trois pays sahéliens ont officialisé leur volonté de se retirer de la Cedeao, qu’ils accusent d’être un instrument de domination de l’ancienne puissance coloniale française. Cette annonce est survenue dans un contexte marqué par une montée des tensions entre ces régimes militaires et la communauté internationale, en particulier la France, qu’ils jugent responsable d’ingérences multiples dans leurs affaires internes.

Lors d’un sommet tenu récemment à Abuja, la Cedeao a pourtant laissé une porte ouverte à ces pays en leur accordant un délai de rétractation de six mois après leur départ officiel prévu pour fin janvier 2025. Selon le président de la Commission de la Cedeao, cette période transitoire, qui s’étendra jusqu’au 29 juillet 2025, vise à maintenir le dialogue et à favoriser un retour des trois États dans le giron régional.

Cependant, dans un communiqué signé par Assimi Goïta, chef de la junte malienne, l’AES a dénoncé cette initiative, qualifiée de « tentative de déstabilisation » orchestrée par des « agendas étrangers » et soutenue par une minorité de chefs d’État de la région.

Les dirigeants des trois États sahéliens ont réaffirmé que leur décision de quitter la Cedeao était « irréversible » et ont rejeté toute mesure unilatérale prise par l’organisation régionale. Ils y voient une manœuvre visant à affaiblir leur projet politique et militaire commun, marqué par une alliance étroite avec des puissances comme la Russie.

Le communiqué de l’AES accuse également la France et ses alliés régionaux de chercher à saboter les efforts d’émancipation des pays sahéliens. Ces régimes militaires, qui ont expulsé les forces françaises de leurs territoires, dénoncent une ingérence visant à freiner leur coopération croissante dans les domaines militaire et économique.

Face à cette crise, certains États membres de la Cedeao, notamment le Sénégal et le Togo, tentent de jouer les médiateurs pour ramener le Mali, le Niger et le Burkina Faso au sein de l’organisation. Mais les efforts de conciliation semblent vains face à l’intransigeance des trois pays de l’AES, qui privilégient une nouvelle voie de coopération entre eux.

Parallèlement, ces pays sahéliens intensifient leur lutte contre les groupes jihadistes actifs dans la région, en s’appuyant sur des alliances stratégiques avec des puissances comme la Russie. Leur projet, axé sur une souveraineté renforcée, est présenté comme une alternative aux mécanismes traditionnels de la région, jugés inefficaces et biaisés.

La crise entre l’AES et la Cedeao met en lumière les fractures profondes qui traversent l’Afrique de l’Ouest. Elle pose également la question de la pertinence des organisations régionales face à des régimes en quête de nouveaux partenariats globaux.

Kaolack : Incendie au marché Guedji, le président du Mouvement “Kaolack Droit au Devant” sur les lieux

Dans la nuit du samedi au dimanche, un incendie dévastateur s’est déclaré au marché Guedji de Kaolack, ravageant plus d’une centaine de cantines. Suite à ce drame, le président du Mouvement “Kaolack Droit au Devant”, Ass Khalifa Niasse, s’est rendu sur les lieux ce dimanche pour apporter son soutien aux sinistrés.

“Nous avons été informés de l’incendie qui s’est produit entre 22h et 23h au marché Guedji. Ce que nous avons constaté sur place est alarmant : de nombreux biens, des marchandises et d’autres équipements sont partis en fumée. En tant que fils de la commune, il était de notre devoir de venir soutenir les sinistrés et partager leur douleur. Ici, plusieurs millions ont été réduits en cendres”, a déclaré Ass Khalifa Niasse.

Lors de cette visite, le leader du mouvement a échangé avec les commerçants touchés par cette tragédie. Après avoir écouté leurs préoccupations, il a tenu à les rassurer quant à l’arrivée prochaine de soutiens pour les aider à surmonter cette épreuve. En guise de solidarité, Ass Khalifa Niasse a offert une somme importante aux commerçants ayant perdu leurs biens dans l’incendie.

Le petit-fils de Mame Baye Niasse a également profité de l’occasion pour interpeller les nouvelles autorités du pays. “Le marché de Kaolack est l’un des plus grands marchés de la sous-région. Cependant, il mérite un programme spécial de modernisation pour prévenir ces drames récurrents qui entravent l’activité commerciale de nombreux citoyens. Je lance un appel non seulement aux autorités étatiques mais aussi aux autorités territoriales et aux bonnes volontés pour venir en aide à ces pères et mères de famille qui traversent une période difficile”, a plaidé Ass Khalifa Niasse.

Ce geste de solidarité, combiné à son appel à une meilleure prise en charge des infrastructures commerciales de Kaolack, reflète l’engagement du président du Mouvement “Kaolack Droit au Devant” à défendre les intérêts des habitants de la ville.

Secteur informel : L’Union des Commerçants en Équipement et Technologies de Bureautique du Sénégal (UCOTEBS) se fixe des défis pour le développement et la structuration du secteur

La Chambre de Commerce de Dakar a abrité, ce samedi 21 décembre 2024, le lancement officiel des activités de l’Union des Commerçants en Équipement et Technologies de Bureautique du Sénégal (UCOTEBS). Cet événement a été l’occasion pour les membres de l’association de renforcer leur synergie avec la Chambre de Commerce de Dakar.

Selon Modou Niang, vice-président de l’association, ce lancement marque une étape importante pour l’UCOTEBS, ouvrant la porte à une collaboration avec cette structure étatique essentielle pour tous les commerçants. Il a affirmé que l’association a de nombreux défis à relever et qu’une tournée nationale sera bientôt organisée pour fédérer les acteurs du secteur. L’objectif est de transformer l’UCOTEBS en une structure nationale, et non plus régionale.

Des opportunités pour les commerçants

« Le commerce est un atout important pour la Chambre de Commerce, tout comme pour le ministère du Commerce, qui est notre tutelle. C’est pourquoi nous avons choisi de lancer nos activités dans cette maison qui nous est dédiée. Aujourd’hui, nous procédons à notre lancement officiel avec des débats, des échanges et des partenariats. Le président de la Chambre de Commerce nous a orientés vers une voie prometteuse, nous assurant que les portes de cette institution nous resteront ouvertes. Nous pourrons ainsi bénéficier de formations et d’informations qui nous aideront à redynamiser notre secteur.

L’UCOTEBS a pour mission de fédérer l’ensemble de ses membres, c’est-à-dire les acteurs du commerce dans les différents domaines affiliés à l’association. Nous avons décidé de nous regrouper pour relever ensemble les défis qui jalonnent notre parcours. Nous allons former nos membres dans des domaines tels que l’informatique, l’électroménager, la bureautique, etc. », a déclaré Modou Niang.

Des défis multiples et une volonté de modernisation

De son côté, le secrétaire général national de l’UCOTEBS, Serigne Saliou Ndao, a souligné l’ampleur des défis à relever, notamment en matière de modernisation et de formation des membres de l’association. « Parmi les commerçants, certains n’ont pas eu la chance de faire des études, et d’autres n’ont reçu aucune formation. Cependant, les nouvelles autorités nous encouragent à aller vers la formalisation. Aujourd’hui, cela devient notre credo : nous former et acquérir les compétences nécessaires pour nous conformer aux exigences de l’État.

Les défis sont multiples. Nous allons les identifier, les analyser et proposer des solutions adaptées. La formation est un axe prioritaire, car elle permet de mieux répondre aux besoins du marché et de s’intégrer dans une économie en pleine évolution », a-t-il ajouté.

Une ambition nationale

Modou Niang a conclu en affirmant que l’UCOTEBS ambitionne de représenter tous les commerçants du Sénégal. « Dans les jours à venir, nous allons créer des comités régionaux. Nous travaillerons avec sérieux et sincérité pour fédérer un maximum de membres et d’associations autour de l’UCOTEBS. Nous voulons faire en sorte que l’association ne soit pas uniquement dédiée aux commerçants de Dakar, mais qu’elle devienne une structure nationale, au service de tous les commerçants du Sénégal. »

Ce lancement marque ainsi le début d’un processus de structuration et de professionnalisation du secteur informel, avec l’ambition d’améliorer les conditions de travail des commerçants et de contribuer à leur intégration dans l’économie formelle.

Le Syndicat Démocratique des Travailleurs de l’Administration (SDTA) réclame des réformes et interpelle les autorités

C’est avec une colère noire que le Syndicat Démocratique des Travailleurs de l’Administration (SDTA) a tenu une conférence de presse ce samedi matin, au siège de la centrale syndicale CSA. Les membres du syndicat ont exigé la généralisation de l’indemnité de logement afin de promouvoir une équité socioprofessionnelle. Ils ont également dénoncé les mauvaises conditions de travail, le retard dans la délivrance des titres de propriété des terrains acquis par les agents de l’administration sur le site de Mbour IV à Thiès, ainsi que la non-mutualisation des moyens de transport.

Au cours de cette rencontre, M. Birima Ndiaye, secrétaire général du SDTA, a exposé les principales doléances du syndicat :

1. Généralisation de l’indemnité de logement : Le SDTA demande que tous les travailleurs de l’administration bénéficient de cette indemnité pour garantir une justice sociale et professionnelle.

2. Délivrance des titres de propriété : Les agents de l’administration ayant acquis des terrains à Mbour IV, à Thiès, attendent toujours leurs titres de propriété. Le syndicat exhorte les autorités à accélérer ce processus.

3. Conditions de travail à Diamniadio : M. Ndiaye a déploré les conditions difficiles dans lesquelles travaillent les agents. Concernant le transport, le syndicat réclame une mutualisation des moyens de déplacement pour les différents ministères, avec la création de lignes adaptées aux destinations des agents.

4. Restauration sur le lieu de travail : Le SDTA demande une augmentation de la dotation en tickets subventionnés, passant de 20 à 100 tickets par mois, en raison de la hausse des prix des repas, qui atteignent en moyenne 3 000 FCFA l’unité. Par ailleurs, le syndicat souhaite être impliqué dans le contrôle de la qualité des aliments et l’organisation des échanges entre tickets, argent et denrées alimentaires dans les restaurants et supérettes.

5. Recrutement des contractuels : Le syndicat appelle à l’intégration dans la fonction publique des contractuels ayant au moins deux ans d’ancienneté. Il demande également une prise en compte de l’expérience et de la formation professionnelle dans les recrutements, tout en dénonçant les contrats fictifs ou irréguliers.

6. Harmonisation des cotisations sociales : Le SDTA propose la création de bureaux consolidés entre l’IPRES et la Caisse de Sécurité Sociale pour un meilleur contrôle des versements des cotisations des travailleurs.

M. Ndiaye a affirmé l’engagement du SDTA à établir un partenariat sincère, dynamique et durable avec l’État sur toutes les questions relatives aux droits des travailleurs de l’administration.

« Nous voulons un dialogue constructif pour le bien-être des travailleurs et le bon fonctionnement de l’administration », a-t-il souligné.

M. Ndiaye a conclu en saluant la posture favorable des autorités, notamment du Premier ministre Ousmane Sonko et du président Mamadou Diomaye Faye, qui, selon lui, comprennent les préoccupations syndicales, étant eux-mêmes issus du milieu syndical.

« Nous avons bon espoir que les revendications des travailleurs seront entendues et prises en charge dans les meilleurs délais », a-t-il affirmé.

Le SDTA reste mobilisé pour défendre les intérêts des travailleurs de l’administration sénégalaise et attend des actions concrètes de la part des autorités.

Kabatoki en colère : Le CDIK dénonce la gestion foncière du maire Serigne Mboup

Le Collectif pour la Défense des Intérêts de Kabatoki (CDIK) a exprimé son indignation face à ce qu’il qualifie de « dérives » dans la gestion foncière de la commune de Kaolack sous l’administration du maire Serigne Mboup. Une délibération adoptée le 26 septembre 2024 par le conseil municipal, attribuant un terrain de 3 hectares à la Chambre de Commerce dirigée par le maire, est au cœur des critiques. Pour le CDIK, cet acte constitue un « conflit d’intérêts flagrant » et trahit les principes de transparence et d’équité.

Le terrain en question, situé derrière le Collège d’Enseignement Moyen (CEM) de Kabatoki, a longtemps été réservé par la communauté éducative pour l’extension de l’établissement et la construction d’un lycée mixte. Selon le CDIK, les démarches menées par l’Association des Parents d’Élèves et les multiples correspondances adressées aux autorités municipales sont restées sans réponse. Contre toute attente, le conseil municipal a opté pour l’attribution de cette parcelle à la Chambre de Commerce pour un projet de zone d’activités économiques ou d’aire de stationnement pour camions.

Cette décision suscite la colère des habitants de Kabatoki, qui la jugent incompatible avec un environnement scolaire. Le CDIK alerte sur les risques majeurs d’insécurité et les nuisances que ce projet pourrait engendrer pour les élèves et les résidents.

Dans une déclaration officielle, le CDIK a exigé l’annulation immédiate de la délibération du 26 septembre 2024. Le collectif demande également la relocalisation du projet proposé dans une zone plus appropriée, loin des établissements scolaires et des habitations. Pour les membres du CDIK, cette situation est un « mépris des droits des populations de Kabatoki » et une violation des principes de démocratie participative.

Le collectif appelle à une transparence totale dans le processus de lotissement en cours. Il réclame notamment la publication du plan de lotissement, l’implication active du conseil de quartier, et des garanties d’équité dans l’attribution des parcelles.

Le CDIK insiste sur la nécessité de préserver le terrain pour l’extension du CEM et la construction d’un lycée mixte, projets jugés prioritaires pour l’avenir de la jeunesse locale. Selon eux, une délibération datant de 1998 garantissait déjà ces droits, et son rétablissement pourrait mettre fin à la crise.

Le collectif a interpellé les autorités étatiques, notamment le Ministère des Collectivités Territoriales, le Premier ministre et le Président de la République, afin qu’ils interviennent d’urgence pour protéger les intérêts des populations de Kabatoki. Il dénonce également l’exclusion du délégué de quartier et du conseil de quartier dans la prise de décisions impactant la communauté.

Le CDIK n’a pas manqué de relever une incohérence lors du vote de la délibération : le maire Serigne Mboup aurait avoué ne pas connaître l’emplacement exact du terrain dans le titre foncier 913. Une situation qui, selon le collectif, illustre la gravité et l’ampleur des dysfonctionnements.

Dans son communiqué, le CDIK affirme rester mobilisé jusqu’à ce que ses revendications soient satisfaites. « Ce combat n’est pas seulement celui d’une communauté, mais celui de la justice, de la transparence et de la dignité », a conclu le collectif.

Barthélémy Dias dénonce l’opacité dans l’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 : “Dakar mérite un héritage”

Hier, lors d’une réunion du conseil municipal, le maire de Dakar, Barthélémy Dias, a exprimé avec fermeté son mécontentement face à la gestion des fonds et l’absence de retombées pour la ville dans le cadre de l’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) 2026. Se disant outré par la marginalisation de la mairie de Dakar dans les décisions du Comité d’Organisation des JOJ (COJOJ), il a dénoncé une opacité qu’il qualifie de “scandale”.

Barthélémy Dias a révélé que le financement de 112 millions d’euros (environ 80 milliards de FCFA) a été obtenu grâce à la candidature de Dakar, alors portée par l’ancien maire Khalifa Sall, incarcéré à l’époque. Pourtant, selon lui, la ville de Dakar n’a aucune visibilité sur l’utilisation de ces fonds ni sur les projets prévus pour améliorer les infrastructures locales.

“Si la mairie de Dakar n’avait pas candidaté, il n’y aurait pas de Jeux Olympiques de la Jeunesse. Mais aujourd’hui, cette ville qui a permis de décrocher ces jeux n’a aucun euro ni aucune garantie de bénéficier d’un héritage tangible,” a martelé le maire, visiblement frustré.

Pour Barthélémy Dias, l’organisation des Jeux Olympiques dans une ville doit avant tout laisser un héritage durable en termes d’infrastructures et de projets structurants. Il a cité en exemple Paris, hôte des Jeux Olympiques 2024, où des lignes de métro et de tramway supplémentaires ainsi que des logements sociaux issus du village olympique marquent l’héritage laissé à la ville.

Cependant, pour Dakar, il déplore un manque de vision claire et de projets d’envergure. Les trois propositions soumises par la mairie – l’aménagement de la corniche des HLM, du boulevard de la Gueule Tapée et l’extension de la VDN – ont été rejetées par le COJOJ.

“Nous demandons des projets raisonnables : transformer des espaces en parcours sportifs, aménager des infrastructures pour les habitants. Ce ne sont pas des exigences extravagantes, mais même cela, ils le refusent,” a-t-il déploré.

Au-delà des infrastructures, le maire a également critiqué l’absence d’implication des fédérations sportives sénégalaises et des ligues locales dans l’organisation des Jeux. “Si vous les laissez faire, le Sénégal sera le premier pays à organiser des Jeux Olympiques et à rafler zéro médaille,” a-t-il prévenu, pointant du doigt une mauvaise préparation sur le plan sportif.

Barthélémy Dias a également fustigé le manque de collaboration entre le COJOJ et la ville de Dakar, dénonçant une approche isolée qui exclut la mairie de la planification et de la prise de décision.

Face à ce qu’il considère comme une marginalisation injuste, Barthélémy Dias a appelé à un sursaut collectif pour exiger que Dakar, en tant que ville candidate, soit respectée et bénéficie d’un véritable héritage.

“Il est temps que le CIO (Comité International Olympique) soit informé. Dakar a candidaté, pas le CNOSS (Comité National Olympique et Sportif Sénégalais). Dakar doit être considérée et respectée,” a-t-il conclu, tout en annonçant qu’il communiquera davantage sur ce qu’il qualifie de “scandale” dans les prochains jours.

Ces déclarations interviennent dans un contexte où le Sénégal s’apprête à accueillir pour la première fois un événement olympique. Cependant, les critiques de Barthélémy Dias risquent de raviver les tensions entre la mairie de Dakar, le COJOJ et d’autres acteurs impliqués dans l’organisation. Pour les habitants de Dakar, la question de savoir si les JOJ 2026 laisseront un véritable impact positif sur la ville reste entière.

La décision du préfet de Dakar contestée par le Dr Yaya Niang : une mauvaise application du Code électoral ?

Le Dr Yaya Niang, enseignant-chercheur en droit public à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, a exprimé son désaccord avec la décision du préfet de Dakar, qui a notifié à Barthélémy Dias sa « démission » en tant que conseiller municipal et, par conséquent, en tant que maire de Dakar. Selon le juriste, cette décision repose sur une mauvaise interprétation de l’article L. 277 du Code électoral.

Dans un texte détaillé, le Dr Niang a rappelé que l’article L. 277 du Code électoral, utilisé pour justifier cette décision, appartient au chapitre intitulé « Des conditions d’éligibilité, d’inéligibilité et d’incompatibilité ». Ce chapitre, explique-t-il, énumère de manière limitative les cas d’inéligibilité dans ses articles 272, 273 et 274.

« L’article 277 indique qu’un conseiller municipal peut être considéré comme démissionnaire lorsqu’il se trouve dans un cas d’inéligibilité prévu par la loi. Il fallait donc vérifier si M. Dias se retrouvait dans l’un des cas d’inéligibilité mentionnés dans les articles précédents, qui sont limitativement énumérés », a-t-il précisé.

Or, selon le juriste, Barthélémy Dias ne correspond à aucun des cas énumérés par ces dispositions. Le préfet aurait donc élargi l’interprétation de l’inéligibilité en se référant aux articles 29 et 30 du Code électoral. Cependant, le Dr Niang rappelle que ces articles ne prévoient pas une inéligibilité automatique.

Pour le Dr Niang, l’inéligibilité est une compétence qui relève exclusivement du juge électoral. « C’est ce même juge qui, après examen, avait conclu à l’éligibilité du candidat. C’est donc également à lui de constater une éventuelle inéligibilité après l’acquisition du mandat », a-t-il souligné.

En conclusion, le juriste estime que le préfet a outrepassé ses prérogatives en cherchant à se substituer au juge électoral. Cette prise de position relance le débat sur les limites des pouvoirs de l’administration et sur la nécessité de respecter la séparation des compétences entre les autorités administratives et judiciaires.

Kaolack : Le MEEFAS liste ses attentes à l’État du Sénégal

Depuis l’indépendance du Sénégal, la place des arabophones dans les instances décisionnelles et administratives a été marginalisée. Bien que la langue arabe soit un pilier de notre patrimoine culturel et religieux, les diplômés issus de cette filière ont souvent été laissés à l’écart des postes de responsabilité, dénoncent les arabophones membres du Mouvement National des Élèves et Étudiants Franco-Arabe du Sénégal (MEEFAS), lors d’une conférence de presse ce dimanche.

 » Aujourd’hui, sous le nouveau régime dirigé par Son Excellence le Président Bassirou Diomaye Faye, il est essentiel d’œuvrer pour une véritable inclusion des arabophones dans la gestion des affaires publiques. Le système éducatif sénégalais a historiquement favorisé la langue française, reléguant les diplômés en arabe à des rôles périphériques », a expliqué Mactar Fall, président national du Mouvement National des Élèves et Étudiants Franco-Arabe du Sénégal.

Cette marginalisation a nourri des préjugés qui considèrent les diplômés en arabe comme moins aptes à diriger ou à occuper des postes de leadership. Pourtant, ces diplômés possèdent des compétences uniques, notamment en termes de culture, de langue et de compréhension des enjeux religieux et sociaux. Il est donc crucial de changer cette perception et de reconnaître la valeur ajoutée des arabophones dans la gestion publique, a rappelé M. Fall.

« L’un des défis majeurs reste l’intégration des diplômés de la langue arabe dans les sphères décisionnelles. Leur participation dans les ministères, les collectivités territoriales et autres instances publiques permettrait de diversifier les points de vue et de mieux répondre aux attentes des citoyens. Une telle inclusion renforcerait la gouvernance et garantirait une meilleure représentativité, surtout en tenant compte des réalités culturelles et religieuses du pays. En réhabilitant ces diplômés, le Sénégal pourrait bénéficier de nouvelles approches pour ses défis contemporains », a précisé le président du MEEFAS.

De plus, l’enseignement arabo-islamique, qui joue un rôle central dans la formation des jeunes générations, mérite une attention particulière. Pour garantir la qualité de cet enseignement, il est essentiel de choisir des responsables compétents, proches des réalités du terrain. « Très souvent, les choix des responsables dans ce domaine ont été influencés par des considérations politiques, ce qui a conduit à des dérives. Il est donc impératif de privilégier des interlocuteurs qui comprennent véritablement les besoins du terrain et qui sont à même d’assurer un enseignement de qualité », a-t-il souligné.

La récente création d’une direction chargée des affaires religieuses et de l’insertion des diplômés de la langue arabe est une initiative encourageante. Cependant, pour qu’elle soit réellement efficace, cette direction doit être dotée de moyens financiers et humains suffisants. « Il ne suffit pas de créer une structure administrative ; il faut lui donner les outils nécessaires pour réaliser sa mission. Des actions concrètes doivent être entreprises pour faciliter l’insertion professionnelle des diplômés et garantir leur intégration dans les différents secteurs de la société sénégalaise », a souhaité M. Fall.

« Pour que le Sénégal avance vers un avenir plus juste et plus équitable, il est impératif de valoriser les talents des diplômés de la langue arabe. Sous le leadership de Son Excellence le Président Bassirou Diomaye Faye, le pays a une occasion unique de réformer en profondeur son approche de l’inclusion. Une telle réforme garantirait une gouvernance plus représentative, en mettant l’accent sur la diversité linguistique et culturelle du pays. Cela permettrait au Sénégal de renforcer son unité et d’ouvrir la voie à un avenir prospère et harmonieux pour tous », a conclu le président national du MEEFAS.

Poutine menace l’Ukraine de nouvelles « destructions » après une attaque de drones sur le territoire russe

Le président russe, Vladimir Poutine, a réitéré ce dimanche sa promesse de riposter avec des « destructions encore plus importantes » en Ukraine, à la suite d’une attaque de drones attribuée à Kiev. Cet incident a touché la ville de Kazan, située dans le centre de la Russie, à environ 1 000 kilomètres de la frontière ukrainienne.

Une frappe sur Kazan sans victimes humaines
L’attaque, survenue samedi, a visé des immeubles résidentiels dans cette ville. Les autorités locales ont indiqué que les dégâts matériels étaient significatifs, mais qu’aucune victime n’avait été recensée. Bien que Moscou accuse l’Ukraine, Kiev n’a pas revendiqué l’attaque.

Lors d’une déclaration publique, Vladimir Poutine a vivement réagi à cet événement. « Quiconque tente de détruire quelque chose dans notre pays […] devra faire face à des destructions encore bien plus importantes dans son propre pays », a-t-il averti. Le président russe n’a pas précisé quelles actions pourraient être entreprises, mais ses paroles laissent présager une intensification des frappes contre les infrastructures ukrainiennes.

Cette déclaration s’inscrit dans un contexte de guerre où les attaques réciproques sur les territoires russes et ukrainiens se sont multipliées ces derniers mois. Moscou a récemment intensifié ses frappes contre des infrastructures énergétiques et civiles en Ukraine, laissant des millions de personnes dans le froid et l’obscurité en plein hiver. De son côté, Kiev s’est également dotée de capacités offensives de longue portée, visant des installations stratégiques en territoire russe.

L’incident de Kazan marque une nouvelle étape dans ce conflit, car cette ville, bien que située loin des lignes de front, n’avait jusqu’à présent pas été la cible d’attaques. Ce type d’opérations, s’il est confirmé qu’elles sont orchestrées par l’Ukraine, témoigne d’une stratégie visant à démontrer que n’importe quel point du territoire russe peut être vulnérable.

Alors que les dirigeants échangent menaces et représailles, les populations civiles, de part et d’autre de la frontière, continuent de subir les conséquences directes de cette guerre. En Russie, les attaques de drones suscitent une inquiétude croissante parmi les habitants des régions jusqu’alors considérées comme sûres. En Ukraine, les frappes massives de Moscou continuent de provoquer des destructions, des coupures d’électricité et des pertes humaines importantes.

Les propos de Vladimir Poutine s’ajoutent aux appels de certains dirigeants internationaux à une désescalade du conflit. Toutefois, les événements récents montrent que la dynamique actuelle est marquée par une intensification des hostilités. La communauté internationale craint qu’une surenchère dans les représailles ne conduise à une escalade encore plus grave, avec des implications au-delà des frontières de l’Ukraine et de la Russie.

Barthélemy Dias participe à la Retraite du Conseil Municipal de Dakar

Malgré sa destitution récente, l’ancien maire de Dakar, Barthélemy Dias, a marqué sa présence lors de la « Retraite du Conseil Municipal de Dakar », un événement qui s’est tenu du 19 au 22 décembre. Cet événement stratégique, organisé sous le thème « Se mettre en ordre de marche pour 2025 », avait pour objectif de dresser le bilan de l’année 2024 et de définir une feuille de route ambitieuse pour répondre aux attentes des habitants de la capitale sénégalaise.

Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, Barthélemy Dias a réaffirmé son engagement pour un Dakar inclusif. « Ensemble, nous restons engagés pour un Dakar plus inclusif, vert et dynamique », a-t-il écrit, appelant les acteurs municipaux à unir leurs forces pour bâtir un avenir meilleur pour la ville.

Cette retraite a permis aux membres du Conseil Municipal de discuter des priorités pour 2025, notamment en matière d’environnement, d’infrastructures et de développement social. Les participants ont également saisi cette occasion pour réfléchir aux défis rencontrés en 2024 et identifier des solutions concrètes.

La vision défendue par Dias, malgré son éviction, reste fidèle à ses valeurs : un Dakar où chaque citoyen trouve sa place, où la durabilité écologique est une priorité, et où le développement économique est à la fois inclusif et harmonieux.

Pour de nombreux observateurs, la participation de l’ancien maire à cet événement traduit sa détermination à continuer d’être une figure influente dans la vie politique dakaroise. En attendant les prochaines échéances électorales, il semble vouloir rester un acteur clé du développement de la capitale.

La Retraite du Conseil Municipal de Dakar a ainsi offert un moment crucial pour aligner les objectifs des élus et tracer une trajectoire ambitieuse pour l’avenir de la ville. Reste à voir si les résolutions prises au cours de ces journées se concrétiseront pour répondre aux attentes des Dakarois en 2025.

Gorée/Sports : Le journaliste sportif Abdoulaye Diagne honoré lors du centenaire de l’USG

À l’occasion des festivités marquant le centenaire de l’Union Sportive de Gorée (USG), le journaliste sportif Abdoulaye Diagne, correspondant du journal Le Record, a été honoré aujourd’hui par le club centenaire, représenté par son président, Me Augustin Senghor. La cérémonie s’est tenue sur la place publique de l’île de Gorée.

Pour valoriser un citoyen engagé au service de son pays, l’USG a choisi Abdoulaye Diagne, journaliste chevronné, qui a consacré toute sa vie à la promotion du sport et au développement de sa ville natale, Kaolack. L’événement a été une occasion de rendre hommage à cet homme d’envergure internationale pour les services rendus à son pays, à travers son professionnalisme et son engagement citoyen.

La presse de Kaolack salue unanimement le parcours exemplaire de cet homme. Selon Me Augustin Senghor, Abdoulaye Diagne incarne l’engagement et le professionnalisme dans le domaine sportif. « La nouvelle génération mérite de connaître cet homme dont tout le monde parle, un homme qui s’est sacrifié pour son pays et qui continue de servir. De son vivant, il mérite d’être célébré et magnifié », a déclaré le président de l’USG.

Ses confrères ont également salué son ouverture d’esprit, sa générosité et son parcours exceptionnel. Abdoulaye Diagne reste une figure emblématique qui inspire non seulement le milieu sportif mais aussi la société en général.

Kaolack : Le plaidoyer de l’Association Enfants Soleil Monde aux autorités de la région

« Enfants Soleil Monde » est une association dédiée à l’assistance des enfants en situation de handicap, œuvrant pour l’amélioration de leurs conditions de vie. Parmi les bénéficiaires, on compte notamment les enfants atteints d’autisme, de trisomie 21 et d’infirmité motrice cérébrale (IMC) », a expliqué Madame Maguette Mbodji Diallo, présidente de la section de Kaolack.

L’objectif de l’association « Enfants Soleil Monde » est de promouvoir l’inclusion de cette catégorie vulnérable en leur facilitant l’accès aux soins médicaux, paramédicaux, scolaires et professionnels. Cette initiative est portée par des parents d’enfants handicapés, engagés pour la cause de leurs enfants.

« Enfants Soleil Monde » est une organisation internationale dirigée au niveau national par Sokhna Adama Ndao, qui a joué un rôle majeur dans l’installation d’antennes régionales. La structure prévoit d’ouvrir un centre spécialisé à Kaolack pour l’année scolaire 2025-2026. Ce centre inclura une école spécialisée pour l’éducation des enfants handicapés ainsi qu’une infirmerie.

« Vu l’importance de cette initiative, nous appelons à la mobilisation des bonnes volontés, des autorités administratives, locales et éducatives pour soutenir sa construction. L’association a déjà obtenu un terrain grâce au concours d’une bonne volonté », a plaidé Madame Diallo.

La cérémonie de célébration de l’arbre de Noël, dédiée aux enfants en situation de handicap, s’inscrit dans le cadre des actions traditionnelles de l’association pour le bien-être social et l’intégration de cette couche vulnérable.

« Cette cérémonie vise à attirer l’attention de la société en général, et en particulier des autorités locales et gouvernementales, pour qu’elles portent un regard nouveau sur ces enfants en situation de handicap : un regard d’amour », a déclaré Ibrahima Vieux Diagne, personne ressource de l’association.

Il a également souligné l’importance de cette initiative à Kaolack, qui ne date que de quelques mois : « Il faut que tout le monde se mobilise pour soutenir cette association. J’en appelle aux autorités administratives, religieuses et politiques pour rejoindre ‘Enfants Soleil Monde’ afin d’aider ces enfants à s’épanouir, à bénéficier d’une éducation spéciale et d’une prise en charge sanitaire adaptée. Ces enfants nécessitent une approche bio-psycho-sociale et un accompagnement constant », a-t-il ajouté.

Ce plaidoyer, lancé en marge de la cérémonie de l’arbre de Noël, reflète l’engagement de « Enfants Soleil Monde » à changer le regard de la société sur les enfants en situation de handicap et à leur offrir les moyens nécessaires pour s’épanouir pleinement.

Aminata Touré plaide pour l’instauration d’une Haute Cour de justice et un audit des fonds Covid-19

Dans une interview accordée au quotidien Le Soleil, l’ancienne Première ministre du Sénégal, Aminata Touré, a insisté sur la nécessité de créer une Haute Cour de justice. Cet organe, selon elle, est indispensable pour poursuivre les responsables impliqués dans des détournements de fonds publics.

L’ex-cheffe du gouvernement a mis en lumière les irrégularités présumées liées à la gestion des 1000 milliards de francs CFA alloués à la lutte contre la pandémie de Covid-19. Ces fonds, initialement destinés à protéger les populations et relancer l’économie nationale, auraient été détournés, accuse-t-elle, pour servir des intérêts privés.

Mme Touré a explicitement pointé du doigt l’ancien président Macky Sall, qu’elle accuse d’avoir facilité ou toléré ces malversations financières. Elle appelle à un audit approfondi pour faire toute la lumière sur l’utilisation de ces fonds.

Plaidant pour une justice impartiale, Aminata Touré a souligné l’importance de traduire en justice les anciens ministres impliqués dans ces détournements. « Personne ne devrait être au-dessus de la loi, pas même les anciens chefs d’État ou membres de leur gouvernement », a-t-elle martelé.

Selon elle, l’instauration de la Haute Cour de justice par l’Assemblée nationale est un préalable essentiel pour garantir que les responsables des malversations présumées répondent de leurs actes.

Pour Aminata Touré, ce combat judiciaire représente une opportunité unique de restaurer la confiance des citoyens envers les institutions publiques. Elle estime que la lutte contre la corruption est un pilier fondamental pour la consolidation de l’État de droit au Sénégal.

Avec ces déclarations, l’ancienne Première ministre s’impose une nouvelle fois comme une figure de proue dans la lutte pour la transparence et la justice, au moment où les citoyens réclament davantage de responsabilité de la part de leurs dirigeants.

Un montant exorbitant pour le site de la présidence : Ousseynou Ly dénonce une gestion contestable

Lors de son passage sur le plateau de Seneweb, Ousseynou Ly, porte-parole de la présidence de la République, a révélé des informations troublantes sur la gestion passée du pôle communication de l’institution. Il a notamment pointé du doigt les dépenses excessives liées à l’entretien du site internet officiel de la présidence.

« Chaque année, 85 000 euros, soit environ 54 millions de FCFA, étaient versés à une entreprise étrangère uniquement pour la maintenance du site internet de la présidence », a-t-il déclaré. Cette révélation suscite des interrogations sur la pertinence de ces montants et sur les choix opérés par l’ancien régime.

Selon M. Ly, cette somme exorbitante illustre une mauvaise gestion des ressources publiques. Il a souligné l’absence d’un recours à des compétences locales pour un travail qui, selon lui, aurait pu être réalisé à moindre coût au Sénégal. « Avec les talents que nous avons ici, il est inconcevable de dépenser une telle somme à l’étranger », a-t-il insisté.

Ces déclarations viennent alimenter le débat sur l’utilisation des fonds publics, un sujet qui divise l’opinion publique. Pour de nombreux observateurs, cette situation reflète une dépendance excessive aux prestataires étrangers dans des domaines où le pays dispose pourtant d’expertise locale.

Ces révélations pourraient pousser les autorités actuelles à repenser leur stratégie en matière de gestion de la communication numérique. Ousseynou Ly a d’ailleurs laissé entendre que des efforts sont en cours pour rationaliser les dépenses publiques et valoriser les compétences nationales.

« Nous travaillons à bâtir un système plus efficace et moins coûteux, avec une implication accrue de nos experts locaux », a-t-il affirmé.

Pour les citoyens, cette annonce est perçue comme un pas vers plus de transparence et une meilleure gestion des ressources publiques. Reste à savoir si des audits approfondis seront menés pour déterminer les responsabilités et éviter que de telles pratiques ne se reproduisent à l’avenir.

Cette polémique rappelle l’importance de la bonne gouvernance et de la transparence dans l’utilisation des deniers publics. Dans un contexte où le Sénégal s’efforce de moderniser ses institutions, cette affaire pourrait servir de point de départ à des réformes nécessaires pour restaurer la confiance entre les gouvernants et les citoyens.

Abdoulaye Diouf Sarr sur le rapport de la Cour des comptes : « Je ne suis pas concerné par une quelconque information judiciaire »

L’ancien ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, a tenu à clarifier sa position concernant le rapport controversé de la Cour des comptes sur la gestion des fonds destinés à la lutte contre la pandémie de Covid-19. Dans une interview accordée au journal L’Observateur, il a rejeté toute implication dans une affaire de malversation.

« Vous n’avez peut-être pas lu le rapport. Mon nom n’a jamais été cité dans le rapport de la Cour des comptes pour une malversation financière ou autre », a-t-il affirmé, mettant ainsi un terme aux spéculations à son sujet.

Selon Abdoulaye Diouf Sarr, le ministère de la Santé qu’il a dirigé n’a fait l’objet d’aucune demande d’ouverture d’information judiciaire. Il reconnaît toutefois un « cas isolé » impliquant un comptable de l’hôpital de Kaffrine, mais insiste sur le fait que cela ne concerne ni lui, ni son administration.

Ces précisions interviennent alors que le rapport de la Cour des comptes a suscité une large indignation, notamment en raison des irrégularités relevées dans l’utilisation des fonds Covid-19. Plusieurs personnalités et institutions sont citées dans ce document, alimentant les débats sur la transparence dans la gestion des finances publiques.

Abdoulaye Diouf Sarr, ancien responsable de l’Alliance pour la République (APR), semble ainsi vouloir se dissocier des polémiques qui entourent ce rapport. En rappelant que son nom n’apparaît pas dans les accusations de la Cour des comptes, il cherche à protéger son image et à éteindre toute controverse.

Ousmane Sonko accueilli à Banjul par Adama Barrow : Un nouvel élan pour les relations Sénégal-Gambie

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a été reçu avec les honneurs ce jeudi à la State House de Banjul par le Président gambien, Adama Barrow. Cette rencontre, empreinte de cordialité et de fraternité, symbolise un tournant prometteur dans les relations bilatérales entre les deux pays voisins.

Lors de leur entretien, les deux dirigeants ont abordé des sujets cruciaux, tels que la sécurité transfrontalière, l’intégration économique régionale, ainsi que les projets de développement communs. En ces temps marqués par des défis régionaux croissants, la volonté de coopération mutuelle apparaît comme une réponse stratégique pour relever ensemble les enjeux auxquels font face le Sénégal et la Gambie.

Ousmane Sonko a souligné l’importance de renforcer les liens historiques et culturels entre les deux peuples. « Le Sénégal et la Gambie partagent une histoire, une géographie et une destinée communes. Il est de notre devoir de consolider cette amitié pour assurer un avenir prospère à nos populations », a-t-il déclaré. Il a également insisté sur la nécessité d’une collaboration accrue dans des domaines stratégiques tels que le commerce, la culture et les infrastructures transfrontalières.

De son côté, le Président Adama Barrow a salué les efforts constants du Sénégal pour promouvoir la stabilité en Afrique de l’Ouest. « La Gambie et le Sénégal sont comme deux branches d’un même arbre. Notre collaboration est essentielle pour le développement de notre région », a-t-il affirmé. Adama Barrow a également réitéré l’engagement de son pays à travailler main dans la main avec le Sénégal pour relever les défis liés à la paix et à la prospérité dans la sous-région.

Cette visite officielle du Premier ministre sénégalais s’inscrit dans une dynamique plus large visant à renforcer les liens diplomatiques et économiques entre Dakar et Banjul. Elle témoigne de la volonté commune des deux nations d’œuvrer pour un avenir marqué par une coopération mutuellement bénéfique.

Ndeye Khady Ndiaye réclame son procès en appel dans l’affaire Sweet Beauty

Condamnée à deux ans de prison ferme et à verser 20 millions de francs CFA à Adji Sarr par le Tribunal de Grande Instance de Dakar, Ndeye Khady Ndiaye, propriétaire de l’institut Sweet Beauty, veut tourner la page. Cela fait 18 mois que son appel reste en attente d’un examen par la Cour d’appel, une situation qui pèse lourdement sur elle, selon son avocat, Me Bassirou Baldé.

Dans une déclaration récente, l’avocat a confirmé avoir saisi le parquet général pour demander l’enrôlement du dossier. « C’est une démarche légitime. Ma cliente souhaite que cette affaire soit programmée afin qu’elle puisse être entendue par la Cour d’appel. Elle ne veut plus continuer à vivre sous le poids de cette condamnation », a-t-il expliqué.

Me Baldé a également souligné que Ndeye Khady Ndiaye ne bénéficie pas de la récente loi d’amnistie qui a permis à d’autres accusés de voir leurs condamnations annulées. Elle réclame donc un procès en appel pour faire valoir ses droits et obtenir une révision de sa condamnation.

Cette affaire, qui a suscité une forte médiatisation au Sénégal, reste sensible. La propriétaire de Sweet Beauty espère que la Cour d’appel agira rapidement pour clore un chapitre éprouvant de sa vie. Les prochains jours seront déterminants pour savoir si sa requête sera entendue.

Halte aux dérives policières : le cri d’alarme du Syndicat Unique des Travailleurs Municipaux (SUDTM)

Le Syndicat Unique des Travailleurs Municipaux (SUDTM) a tiré la sonnette d’alarme face à une situation préoccupante qui sévit à la mairie de Dakar. À travers un communiqué, l’organisation syndicale a dénoncé avec véhémence les récents agissements des forces de l’ordre, qu’elle qualifie de dérives policières.

Le SUDTM s’insurge contre des scènes choquantes qui ont marqué l’opinion publique. « Nous avons tous vu des images montrant des forces de l’ordre en train de défoncer avec une violence inouïe les portes de la salle de réunion, envahir les lieux pour empêcher la tenue d’une conférence de presse convoquée par le maire », souligne le syndicat dans son communiqué. Cette intrusion violente, suivie du refus d’accès à la mairie pour le conseil municipal et ses agents, est jugée inacceptable.

Le syndicat s’interroge : « Comment peut-on interdire à des citoyens, et a fortiori à un maire, l’accès à un hôtel de ville ? » Une question d’autant plus pertinente que tout retard dans le fonctionnement des services municipaux, notamment dans le paiement des salaires, pourrait être lourd de conséquences pour les agents municipaux.

Le SUDTM pointe également du doigt une application sélective des lois par les autorités. Il déplore que si une certaine célérité est observée pour exécuter des décisions défavorables au maire, les revendications des travailleurs continuent, elles, d’être ignorées. Le syndicat rappelle notamment l’existence de la loi 2011-08 du 30 mars 2011 portant statut de la Fonction Publique Locale. Cette loi, bien que votée et ses décrets d’application publiés, reste inappliquée à ce jour. L’article 29 de cette loi prévoit pourtant une augmentation substantielle des salaires des travailleurs des collectivités territoriales, à l’instar de leurs homologues du secteur public.

« Malgré une longue grève menée par les travailleurs des collectivités territoriales, les autorités continuent de faire la sourde oreille », déplore le syndicat. Il fustige également la manière « cavalière » avec laquelle les agents municipaux ont été empêchés d’accéder à leur lieu de travail.

Face à ces injustices, le SUDTM appelle les forces de l’ordre à la retenue et exhorte les autorités à garantir le respect strict des droits des travailleurs. L’organisation syndicale invite également ses partenaires, notamment la coalition And Gueusseum et la Fédération Générale des Travailleurs du Sénégal (FGTS-B), à rester vigilants et à défendre les droits légitimes des travailleurs municipaux.

Elle met en avant l’importance de la co-construction et de la co-responsabilité, prônées par la FGTS-B, tout en réaffirmant la centralité du travailleur dans toute démarche sociale et politique.

Kaolack : Célébration de la fête patronale du Génie – Sainte Barbe

La célébration de la Sainte Barbe, fête patronale du Génie, s’est tenue ce vendredi sous la présidence du colonel Diouma Sow, commandant de la zone militaire numéro 3 (Kaolack, Fatick et Kaffrine). Le thème de cette édition portait sur : « Évolution du concept armée-nation et adaptation aux politiques publiques de développement : enjeux, défis, perspectives pour le génie militaire. »

Un hommage aux traditions et aux anciens
« Ce matin, nous avons célébré la journée de cohésion des sapeurs. Une célébration qui s’inscrit dans le cadre de la commémoration de la Sainte Barbe, organisée chaque premier mercredi du mois de décembre. Cette année, elle a été célébrée le 4 décembre 2024 à Bargny », a expliqué le lieutenant-colonel Sérigne Aliou Faye, chef de corps du 1er bataillon de Génie.

Toutefois, en raison des contraintes de déplacement pour certains anciens sapeurs, le commandement du Génie a décidé que cette fête puisse être célébrée localement tout au long du mois de décembre. À Kaolack, cette journée s’est traduite par un repas de cohésion accompagné de prestations culturelles.

Perpétuer les traditions et honorer les anciens
La cérémonie a également été l’occasion de rendre un vibrant hommage aux anciens et aux retraités de 2023-2024, à qui des cadeaux ont été remis en signe de reconnaissance. « Cette fête nous permet de perpétuer les traditions du Génie. Parmi ces traditions, il y a la troupe théâtrale « Djadji », née sur les chantiers après les indépendances. Face aux conditions souvent difficiles, les sapeurs ont commencé à jouer des sketches et à présenter des prestations culturelles selon leurs groupes ethniques », a ajouté le lieutenant-colonel Faye.

La célébration a ainsi été marquée par des prestations de trois ballets : un ballet Lébou, un ballet Sérère et un ballet Diola, ainsi qu’une pièce théâtrale humoristique intitulée « Sapeurs au chantier ». Celle-ci illustre les réalités des chantiers et l’adaptation des jeunes officiers formés à l’étranger aux spécificités locales.

Le Génie : entre arme et service
Le lieutenant-colonel Faye a rappelé que les sapeurs du Génie se distinguent par leur polyvalence. « Le Génie allie à la fois une fonction d’arme et de service. Nous combattons en première ligne avec les unités de mêlée tout en construisant et entretenant des infrastructures. Nous intervenons également dans les situations d’urgence, comme lors des inondations ou de la crue du fleuve Sénégal, avec la construction d’une digue au quartier de Darou », a-t-il souligné.

Le rôle clé du 1er bataillon du Génie dans la zone militaire n°3
Présidant la cérémonie, le colonel Diouma Sow a salué le travail du 1er bataillon du Génie, malgré un contexte marqué par des contraintes de calendrier et la perte récente d’un camarade, le sapeur mineur Awa Fall.

Le colonel Sow a détaillé les contributions du bataillon à travers trois axes :

  1. Une coopération renforcée avec les autorités administratives, locales et les populations des localités de la zone.
  2. Un rôle fédérateur dans la réalisation de grands travaux au profit des unités de la zone.
  3. Une belle image des forces armées illustrée, par exemple, par la construction de l’école primaire de Taïba Némanding.

En conclusion, il a souligné l’importance pour les sapeurs de maintenir leur double compétence en tant que militaires et techniciens, pour honorer l’héritage du Génie et le transmettre aux générations futures.

Deux hommes condamnés pour violences et outrage envers un policier à Saly Portudal

Le Tribunal de grande instance de Mbour a tranché dans une affaire impliquant le chauffeur Ablaye Samb et le commerçant Mouhamed Diouf, tous deux reconnus coupables d’outrage et de violences envers un policier en pleine circulation à Saly Portudal. L’incident, survenu début novembre 2024, avait fait grand bruit dans cette commune touristique.

Aux alentours de 16 heures, sur une route particulièrement embouteillée de Saly, le chauffeur Ablaye Samb avait immobilisé son véhicule au milieu de la chaussée, provoquant un embouteillage massif. Le policier Diémé, chargé de réguler la circulation, intervient pour exiger que le véhicule soit déplacé. Mais face à l’interpellation, le chauffeur refuse catégoriquement, déclenchant un échange tendu. Les esprits s’échauffent rapidement, et Ablaye Samb en vient à insulter et agresser physiquement l’agent de police.

Sous les regards médusés des passants, la situation dégénère en une bagarre, nécessitant l’intervention de riverains pour séparer les deux hommes. Pendant ce temps, Mouhamed Diouf, un commerçant présent sur les lieux, filme la scène avec son téléphone portable, ce qui attise encore davantage les tensions.

Le policier, s’apercevant que la scène était enregistrée, confisque l’appareil du commerçant avant de signaler les faits au commissariat de Saly Portudal. Ablaye Samb et Mouhamed Diouf sont placés en garde à vue, puis déférés au tribunal.

Lors de leur comparution, les deux prévenus ont présenté des excuses au tribunal. Ablaye Samb a affirmé avoir agi sous le coup de la colère, accusant le policier d’avoir « usé de propos irrespectueux » en saisissant ses papiers. Mouhamed Diouf, quant à lui, a expliqué avoir filmé la scène pour « garder une preuve » des événements.

Le procureur a fustigé le comportement des deux hommes, estimant leur attitude incompatible avec le respect dû aux forces de l’ordre. Il a requis une peine de trois mois de prison ferme pour le chauffeur et l’application de la loi pour le commerçant.

Le tribunal a finalement condamné Ablaye Samb à trois mois de prison ferme pour outrage, rébellion et violences envers un agent en service. Mouhamed Diouf, pour sa part, a écopé d’une peine de trois mois de prison avec sursis pour avoir filmé sans autorisation une scène compromettant un agent en exercice.

Cette affaire met en lumière la nécessité de respecter les forces de sécurité dans l’exercice de leurs fonctions, un message que la justice sénégalaise souhaite marteler à travers ces sanctions. Pour le policier agressé, cette décision constitue une reconnaissance de son droit à intervenir dans le cadre de ses missions.

Sénégal : La Somisen lance un audit financier sur les actifs miniers de l’État

Dans un effort de transparence et de gestion optimale des ressources, la Société des Mines du Sénégal (Somisen), dirigée par Ngagne Demba Touré, a initié un audit financier approfondi sur les participations de l’État dans les entreprises minières opérant sur le territoire national. Cette démarche, rapportée par le journal Libération, vise à faire la lumière sur la gestion des actifs publics dans le secteur stratégique des mines.

Selon les informations relayées, une correspondance a été envoyée à toutes les entreprises concernées afin de collecter les documents nécessaires à cette analyse. Depuis juin dernier, la Somisen a entrepris une évaluation minutieuse de l’état des actions détenues par l’État dans ces entreprises minières.

Les premières conclusions de l’audit révèlent que l’État sénégalais détient des parts dans 14 sociétés minières. Cependant, ces participations, déjà jugées faibles, ne bénéficient pas d’une valorisation adéquate.

Le rapport provisoire pointe du doigt des pratiques financières et conventionnelles qui limitent les retombées économiques pour l’État. Dans la majorité des cas, le Sénégal n’a perçu aucun dividende, ou alors des montants jugés dérisoires, malgré les richesses considérables générées par les exploitations minières.

« Cette part de l’État dans les opérations minières, déjà faible, n’est pas valorisée », souligne le document. Cette situation interroge sur l’efficacité des accords signés et la capacité du pays à maximiser les retombées de ses ressources naturelles.

L’objectif de cet audit est de fournir un rapport détaillé aux autorités compétentes pour permettre une prise de décisions éclairées sur les mesures à adopter. La Somisen entend jouer un rôle de premier plan dans la gestion stratégique des ressources minières pour le développement économique du pays.

Cet audit s’inscrit dans une dynamique plus large de réforme du secteur minier, afin de renforcer la transparence et de garantir une juste rétribution des richesses nationales pour le bénéfice des citoyens sénégalais. Les conclusions finales de ce travail pourraient marquer un tournant dans la gestion des ressources naturelles du Sénégal.

Révision de la Constitution : Une controverse éclate autour de la suppression du CESE et du HCCT

Le samedi 14 décembre dernier, une révision constitutionnelle a été adoptée, actant la suppression de deux institutions consultatives, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) et le Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT). Cette décision, portée par le président de la République Bassirou Diomaye Faye, vise à réduire les dépenses publiques en supprimant ces institutions jugées « budgétivores ». Cependant, cette initiative suscite une vive controverse juridique.

L’ancien parlementaire Doudou Wade, repris par Les Échos, a soulevé ce qu’il qualifie de « grosse faille » dans la procédure suivie pour adopter cette réforme. Selon lui, le décret présidentiel n°2024-3404 signé le 11 décembre, qui ordonne la présentation du projet de révision, ne mentionne pas explicitement le choix de soumettre le projet uniquement à l’Assemblée nationale.

Pour étayer ses propos, Doudou Wade cite l’article 103 de la Constitution. Celui-ci précise que l’initiative de révision peut être prise par le président de la République ou les députés. Toutefois, deux conditions sont exigées pour valider la révision :

  1. L’adoption par l’Assemblée nationale suivant la procédure prévue à l’article 71.
  2. L’approbation par référendum, sauf si le président de la République décide de se limiter à un vote parlementaire réunissant une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés.

Selon M. Wade, l’absence de mention explicite dans le décret présidentiel concernant le recours exclusif à l’Assemblée nationale pose problème. « Étant donné que [Bassirou Diomaye Faye] n’a pas spécifié dans son décret le besoin de se limiter à la seule Assemblée nationale, il doit convoquer le corps électoral pour approbation du projet de loi de révision », affirme-t-il.

Cette omission pourrait, selon les détracteurs du projet, invalider la procédure suivie pour cette révision constitutionnelle. Pour Doudou Wade, la tenue d’un référendum s’impose pour respecter pleinement la lettre et l’esprit de la Constitution.

D’autres acteurs politiques et juristes pourraient également se saisir de cette question, accentuant la pression sur le gouvernement pour clarifier ou rectifier la procédure.

Francis Mvemba, ancien candidat à la présidentielle en RDC, placé sous mandat de dépôt à Mbour pour filouterie d’hébergement

L’homme d’affaires congolais et ancien candidat à l’élection présidentielle de 2018 en République démocratique du Congo (RDC), Francis Mvemba, se trouve actuellement incarcéré à la prison de Mbour, au Sénégal. Cette situation fait suite à une plainte déposée par le propriétaire d’un hôtel de la Petite-Côte, pour des impayés estimés à plus de 2,7 millions de francs CFA.

Selon les informations recueillies par Seneweb, Francis Mvemba avait séjourné à la « Villa Petit Paradis » entre le 26 novembre et le 17 décembre dernier. D’abord logé dans une suite avec piscine privée, il aurait ensuite changé pour une autre suite équipée d’une baignoire. À la fin de son séjour, les frais s’élevaient à 3,623 millions de francs CFA.

Toutefois, l’homme politique congolais n’a réglé qu’une avance de 900 000 francs CFA, laissant un solde impayé de 2,723 millions de francs CFA. Malgré les relances répétées du propriétaire, aucune solution n’a été trouvée, ce qui a poussé ce dernier à déposer une plainte auprès de la brigade de proximité de Ngaparou.

Interpellé et entendu par les gendarmes, Francis Mvemba a reconnu les faits. Il a néanmoins sollicité un délai pour régler le montant dû. Cette demande n’a pas empêché son arrestation pour « filouterie d’hébergement et d’aliments », une infraction passible de sanctions au Sénégal.

Déféré au tribunal de Mbour le mercredi 19 décembre, Francis Mvemba a été placé sous mandat de dépôt par le procureur. Sa situation juridique est désormais entre les mains de la justice sénégalaise.

Francis Mvemba n’est pas inconnu du grand public. Homme d’affaires influent et ancien prétendant à la présidence de la RDC, il avait déjà attiré l’attention des médias pour son ambition politique et son train de vie luxueux. En 2018, un reportage réalisé par Le Parisien mettait en lumière son ascension et ses projets pour son pays.

Cette affaire relance les débats sur les obligations des personnalités publiques, notamment à l’étranger, et sur leur gestion des engagements financiers. Pour Francis Mvemba, ce nouvel épisode judiciaire pourrait ternir davantage son image, déjà sujette à diverses polémiques.

Kaolack / Incendie dévastateur à Ngane : la famille Senghor perd tous ses biens

Un grave incendie s’est déclaré ce vendredi 20 décembre 2024, aux environs de 1h du matin, au domicile de la famille Senghor à Ngane, dans la commune de Dya.

Les flammes ont ravagé les vivres alimentaires, les vêtements, les ustensiles, de l’argent, du foin, ainsi que des poules .

Cet incident a réveillé toute la population, la plongeant dans un profond désarroi.

Le Sénégal prépare l’arrivée du Premier ministre Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale

L’Assemblée nationale du Sénégal se mobilise pour accueillir le Premier ministre Ousmane Sonko, qui présentera sa Déclaration de politique générale (DPG) le mercredi 27 décembre 2023. Cet événement crucial marque une étape importante pour le chef du gouvernement, qui aura l’opportunité de décliner sa vision et ses priorités pour le pays.

Selon des informations rapportées par le journal Les Échos, une réunion de la conférence des présidents est prévue trois jours avant cette date, soit le mardi 24 décembre. Cette rencontre vise à organiser les débats et à préparer dans les moindres détails l’arrivée du Premier ministre devant l’Assemblée nationale.

La Déclaration de politique générale, exercice solennel et stratégique, permet au chef du gouvernement de présenter son programme aux parlementaires et de solliciter leur confiance. Cet échange entre l’exécutif et le législatif s’annonce d’autant plus attendu dans un contexte marqué par des défis socio-économiques et politiques.

Le journaliste de Les Échos souligne l’importance de cette étape préparatoire dans le cadre de l’organisation des débats. Cette réunion permettra notamment de définir les modalités d’intervention et d’assurer le bon déroulement de cette session parlementaire.

L’intervention d’Ousmane Sonko est très attendue, tant par les députés que par la population sénégalaise, qui espère des mesures concrètes pour répondre aux préoccupations nationales. Les regards sont donc tournés vers cette date charnière qui pourrait redéfinir les priorités et les orientations stratégiques du gouvernement.

Barthélémy Dias Accuse Ousmane Sonko et Défend son Bilan à la Mairie de Dakar

Dans une déclaration publique faite ce jeudi soir, Barthélémy Dias, récemment destitué de ses fonctions à la tête de la mairie de Dakar, a vivement dénoncé ce qu’il considère comme une campagne d’hostilité orchestrée par Ousmane Sonko et ses partisans. L’ancien maire n’a pas mâché ses mots, pointant directement du doigt le leader du parti Pastef, qu’il accuse d’avoir joué un rôle central dans sa destitution.

Barthélémy Dias n’a pas hésité à rappeler des incidents qu’il attribue aux partisans de Sonko lors de la dernière campagne électorale. Selon lui, ces derniers auraient organisé des manifestations provocantes devant son domicile. « Durant la campagne, ses partisans sont venus devant ma maison et ont déconné. J’irai moi aussi chez lui. Pas pour les mêmes raisons, mais pour lui montrer ce qu’est le travail », a-t-il déclaré avec fermeté, marquant une nouvelle escalade dans les tensions politiques entre les deux figures.

Face à la tourmente politique, Barthélémy Dias s’est appliqué à défendre son bilan en tant que maire de Dakar, soulignant les projets d’aménagement urbain qu’il a entrepris. Parmi ces réalisations, il a mentionné les travaux effectués dans plusieurs quartiers, notamment à la Cité Keur Gorgui, où résidait Ousmane Sonko. « Quand il habitait à la Cité Keur Gorgui, il n’y avait pas de route qui traversait devant sa maison. Même ses fils sauront que Barthélémy Dias, maire de Dakar, a travaillé pour Dakar », a-t-il affirmé, insistant sur son impact concret sur la vie des Dakarois.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de rivalité politique de plus en plus tendue entre Barthélémy Dias et Ousmane Sonko. Les tensions entre les deux hommes illustrent les fractures au sein de l’opposition sénégalaise, à l’approche d’échéances politiques cruciales.

Alors que le débat s’intensifie, la scène politique sénégalaise semble s’engager dans une phase de confrontation ouverte, où les accusations et les répliques risquent de se multiplier. Reste à voir si cette querelle entre leaders aura des conséquences sur l’avenir de l’opposition et sur le paysage politique national.

Quitter la version mobile