Journée internationale des droits de l’homme : Les défis de la présidente de la CNDHS, Asmatou Sow Sidibé

La Communauté internationale célèbre le 10 décembre de chaque année la Journée internationale des droits de l’homme, en raison de l’adoption en 1948, à cette date, par l’Assemblée générale de l’ONU, de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH). La Commission nationale des droits de l’homme du Sénégal (CNDHS), ainsi que ses partenaires techniques et financiers et la société civile, se joignent à la communauté internationale pour commémorer cet événement important. Cette année, la célébration a eu lieu le mardi 10 décembre 2024, à l’hôtel Pullman de Dakar, sous le thème « La place des droits humains dans la vision 2050 : agenda national de transformation… ».

Lors de cet événement, la présidente Asmatou Sow Sidibé a rappelé que la défense des droits de l’homme est une responsabilité collective qui nécessite un engagement constant de chacun pour veiller au respect et à la mise en œuvre des droits garantis par différents instruments. Alioune Tine, un acteur majeur de la société civile, a souligné que le défi des droits humains, du respect de la démocratie et de l’État de droit face à l’exercice du pouvoir est une réalité préoccupante.

« La commission sénégalaise des droits de l’homme est une institution indépendante mise en place pour accompagner les autorités à respecter les droits des personnes, qui sont le fondement de notre humanité collective. Cela transcende toutes les différences et nous unit dans notre quête d’égalité, d’équité et de respect de la dignité humaine« , a déclaré Mme Sidibé. Elle a également insisté sur l’importance d’accorder une attention particulière aux catégories vulnérables, notamment les femmes, les jeunes, les demandeurs d’asile, les réfugiés, les migrants, les personnes déplacées internes, les populations autochtones, les personnes âgées et les personnes handicapées.

Alioune Tine a fait part de ses réflexions concernant l’exercice du pouvoir et le respect des droits de l’homme au Sénégal. « En tant que société civile, nous observons aujourd’hui un défi majeur : le respect des droits humains, de la démocratie et de l’État de droit face à l’exercice du pouvoir », a-t-il déclaré. Il a souligné que depuis 2021, le pays a vécu des tensions liées à la lutte pour le pouvoir, ce qui a mis à mal les normes démocratiques et les droits de l’homme.

M. Robert, représentant de M. Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies, a affirmé que les droits humains concernent chacun d’entre nous. Il a énuméré les droits essentiels, tels que vivre en sécurité, avoir accès à la nourriture et à l’eau potable, bénéficier de soins de santé, d’une éducation, d’un travail décent et d’un salaire minimum viable, ainsi que vivre en paix et être libre d’exprimer ses opinions.

Monsieur Jean-Marc Pisani, l’ambassadeur de l’Union européenne au Sénégal, a salué l’initiative de la CNDHS. Selon lui, la démarche de réflexion sur la place des droits de l’homme dans le cadre de Vision Sénégal 2050 est essentielle. Ce nouveau référentiel des politiques publiques propose une feuille de route ambitieuse pour un modèle de développement durable, inclusif et respectueux des droits humains. Il met l’accent sur des piliers tels que l’éducation, la santé, la réduction des inégalités et la protection de l’environnement.

Pour conclure, Asmatou Sow Sidibé a lancé un appel à l’action : « Engageons-nous tous à agir, que ce soit en plaidant pour le changement, en soutenant les communautés vulnérables ou en amplifiant la voix de ceux qui sont réduits au silence. Ensemble, nous pouvons faire des droits de l’homme plus que des idéaux, elles peuvent devenir des réalités quotidiennes. Pour un meilleur avenir ! »

Rencontre entre les Présidents Bassirou Diomaye Faye et Abdelmadjid Tebboune : vers un partenariat renforcé

Nouakchott, 10 décembre 2024 – En marge de la Conférence africaine sur l’éducation, la jeunesse et l’employabilité, le Président de la République Bassirou Diomaye Faye a eu un entretien fructueux avec son homologue algérien, Abdelmadjid Tebboune.

Cette rencontre bilatérale a été l’occasion pour les deux dirigeants de réaffirmer leur engagement commun à renforcer les relations de coopération entre le Sénégal et l’Algérie. Au centre des discussions figuraient des thématiques stratégiques telles que l’éducation, la jeunesse et l’employabilité, des domaines cruciaux pour le développement durable des deux nations.

Le Président Bassirou Diomaye Faye a salué la qualité des relations historiques entre les deux pays, tout en exprimant son souhait d’approfondir les partenariats dans des secteurs clés comme l’économie, la culture, et les échanges académiques. De son côté, le Président Abdelmadjid Tebboune a insisté sur l’importance d’une coopération sud-sud, mettant en avant la nécessité de mutualiser les efforts pour relever les défis communs du continent africain.

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de renforcement des liens diplomatiques et de consolidation des relations économiques et sociales entre le Sénégal et l’Algérie. Les deux chefs d’État se sont engagés à initier des projets concrets pour stimuler les échanges entre leurs pays, notamment à travers des partenariats éducatifs et des initiatives en faveur de la jeunesse.

La conférence, qui a rassemblé de nombreux dirigeants africains, experts et organisations internationales, a offert une plateforme idéale pour promouvoir des solutions innovantes en matière d’éducation et d’employabilité, dans un continent où la jeunesse représente une ressource inestimable pour le futur.

En conclusion, cette rencontre a marqué une étape importante dans le rapprochement entre Dakar et Alger, promettant de nouvelles perspectives pour un partenariat durable au service des deux peuples.

Ousmane Sonko échange avec Amadou Hott, candidat à la présidence de la BAD

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a reçu Amadou Hott, candidat officiel du Sénégal à la présidence de la Banque Africaine de Développement (BAD).

Lors de cette rencontre conviviale et constructive, les discussions ont porté sur les progrès de la candidature de M. Hott, soutenue par le Président de la République et l’ensemble du gouvernement sénégalais. Amadou Hott a présenté les prochaines étapes de sa campagne et exprimé sa gratitude envers les autorités pour leur mobilisation en faveur de sa candidature.

Le soutien affirmé des plus hautes instances du pays témoigne de l’importance stratégique que revêt cette élection pour le Sénégal. La BAD, institution clé pour le développement du continent africain, offre une plateforme majeure pour promouvoir des projets ambitieux et inclusifs.

Avec cette candidature, le Sénégal espère jouer un rôle de premier plan dans la promotion des politiques économiques et sociales en Afrique.

Conférence de l’Union Africaine à Nouakchott : construire une Afrique résiliente et dynamique grâce à l’éducation et l’employabilité

La capitale mauritanienne, Nouakchott, a accueilli l’ouverture de la Conférence de l’Union Africaine sur l’Éducation, la Jeunesse et l’Employabilité, un événement d’une importance cruciale pour l’avenir du continent africain. Placée sous la présidence de Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, Président de la République islamique de Mauritanie et Président en exercice de l’Union africaine, la conférence a rassemblé une pléiade de personnalités influentes.

Parmi elles, le Président Bassirou Diomaye Faye, des ministres de l’Éducation et des Finances, ainsi que des experts et représentants de la société civile, se sont réunis autour du thème central : « Éduquer et qualifier l’Afrique pour le 21e siècle ».

Prenant la parole lors de cette rencontre, le Président Faye a mis en exergue le rôle central des jeunes Africains dans le développement du continent. « Les jeunes, qui représentent plus de 60 % de la population africaine, ne sont pas seulement notre avenir, mais également notre présent », a-t-il affirmé avec conviction.

Il a souligné l’importance d’une éducation inclusive et de qualité pour briser les cycles de pauvreté, en insistant particulièrement sur les besoins des jeunes filles et des communautés rurales souvent laissées pour compte. Selon lui, « investir dans l’éducation, c’est investir dans un avenir où l’Afrique pourra répondre à ses propres défis avec des solutions africaines ».

Dans un appel vibrant, le Président Faye a exhorté les chefs d’État africains à travailler ensemble pour bâtir une économie capable de répondre aux aspirations de la jeunesse et de retenir ses talents. Il a plaidé pour des politiques favorisant l’innovation, l’entrepreneuriat et la formation professionnelle, afin de transformer la jeunesse en moteur de croissance et de résilience pour le continent.

La conférence de Nouakchott marque un tournant dans les efforts africains pour aligner les stratégies éducatives sur les besoins réels du marché du travail. Les débats, riches et diversifiés, se concentreront sur des solutions pratiques pour améliorer les systèmes éducatifs, promouvoir l’accès aux technologies et développer des politiques publiques favorisant l’emploi des jeunes.

Ce sommet, placé sous le signe de l’espoir et de l’unité, montre que l’Afrique est résolue à faire de sa jeunesse un levier de transformation et un pilier pour le développement durable.

Kaolack : Coopération bilatérale entre le Sénégal et le Qatar – Cheikh Baye Mbaye Niasse ALKAOLACKI salue le leadership du président sénégalais

« Un pays que je respecte profondément, car il a joué un rôle significatif dans ma vie. Je garde des souvenirs mémorables de mon séjour à l’université du Qatar pour mes études en langue arabe. Aujourd’hui, en 2024, 20 ans après, je ressens une immense fierté en voyant les liens solides qui unissent notre Nation au Royaume du Qatar sous le leadership de Son Altesse Sheikh Tamim Ben Hamad Al Thani », a déclaré Cheikh Baye Mbaye Niasse ALKAOLACKI.

Il a également salué Son Excellence Monsieur le Président Bassirou Diomaye Faye, qu’il qualifie de jeune leader prometteur et porteur d’espoir pour le Sénégal, ainsi que son Premier ministre, Ousmane Sonko, décrit comme un homme de sagesse, loyal et panafricaniste, connu depuis 2018 dans le cadre du PASTEF.

Le guide religieux a mis en exergue le discours empreint de panafricanisme et de patriotisme du président sénégalais, un discours qui, selon lui, reflète les qualités d’un véritable chef d’État. Ce discours ouvrirait des opportunités importantes pour le Sénégal, notamment dans le cadre du partenariat avec le Qatar.

« J’en appelle au ministre sénégalais de l’intégration africaine et des affaires étrangères afin de prendre des mesures pragmatiques pour renforcer cette coopération bilatérale. Il est temps pour nos autorités de traduire cette relation en actes concrets, permettant au Sénégal de bénéficier des opportunités dans divers domaines tels que l’agriculture, l’énergie et les partenariats public-privé », a-t-il ajouté.

Cheikh Baye Mbaye Niasse ALKAOLACKI a également évoqué la situation préoccupante du port de Kaolack. « Plusieurs années se sont écoulées depuis le lancement des travaux de dragage du fleuve et de réhabilitation du port par le président Macky Sall, qui avait promis de restituer à Kaolack sa vocation portuaire. Cependant, force est de constater que, jusqu’à présent, les choses ne bougent pas », a-t-il déploré.

Il a souligné l’importance stratégique et économique de ce projet pour la région de Kaolack et a dénoncé l’arrêt des travaux, qui, selon lui, a été décidé au profit du port de Foundiougne.

« La région de Kaolack, avec ses immenses potentialités économiques, attend ce projet depuis longtemps pour connaître un véritable décollage économique. Face à cette situation, je plaide pour une solution définitive. Je propose que les nouvelles autorités confient les travaux de dragage et de réhabilitation du port de Kaolack aux Qatariens. Cela serait dans l’intérêt de tout un peuple », a conclu Cheikh Baye Mbaye Niasse ALKAOLACKI.

Ce plaidoyer vise à mettre en lumière l’urgence de concrétiser les engagements pris en faveur du développement de Kaolack, tout en renforçant les relations bilatérales avec le Qatar.

Scandale familial : quand l’héritage devient un terrain de trahison et de fraude

Un drame familial mêlant argent, pouvoir et trahison a éclaté au grand jour, secouant les cercles politiques et économiques du Sénégal. Au centre de ce scandale, Habibou Thimbo, maire de Semmé et oncle de l’ancien président Macky Sall, ainsi que sa cousine, Aïssatou Ngaido. Tous deux ont été placés sous mandat de dépôt pour des accusations de détournement d’héritage et de manipulation frauduleuse.

Le dossier concerne l’héritage de feu Demba Boubou, un riche diamantaire ayant laissé derrière lui un patrimoine conséquent, notamment des biens immobiliers de grande valeur. De son vivant, Demba Boubou avait confié la gestion de ses biens à Habibou Thimbo, un opérateur économique influent. Mais à sa mort, des suspicions de détournement et de spoliation ont commencé à émerger.

Les héritiers légitimes, dont la veuve de Demba Boubou, accusent Thimbo et Ngaido d’avoir orchestré un stratagème visant à les écarter et à s’approprier les biens du défunt. Selon les plaignants, le duo aurait prétendu que les immeubles étaient inutilisables et en mauvais état tout en continuant à en percevoir d’importants loyers pendant des années.

Dans un premier temps, Thimbo et Ngaido ont tenté de discréditer la veuve de Demba Boubou, l’accusant d’avoir falsifié un certificat de mariage pour accéder aux biens. Mais cette manœuvre a échoué face à des preuves solides : un certificat de mariage authentique et un mandat signé par tous les ayants droit légitimes.

Les investigations ont mis en lumière une gestion opaque et frauduleuse des biens immobiliers, notamment la dissimulation de revenus locatifs importants, au détriment des héritiers. Ce double jeu a exacerbé les tensions au sein de la famille, poussant les ayants droit à déposer une plainte officielle.

Ce scandale aurait pu être étouffé en raison des liens familiaux de Habibou Thimbo avec l’ancien président Macky Sall. Cependant, l’arrivée d’un nouveau procureur, Saliou Dicko, à Pikine-Guédiawaye, a changé la donne. Refusant toute pression ou interférence politique, il a relancé le dossier et ordonné la mise en détention des deux accusés.

La mise sous mandat de dépôt de Habibou Thimbo et Aïssatou Ngaido marque un tournant. Non seulement elle ternit l’image d’un acteur politique et économique influent, mais elle envoie également un signal fort sur l’importance de l’impartialité de la justice.

Pour les ayants droit de feu Demba Boubou, cette procédure est un pas vers la restitution de leur héritage et la réparation des injustices subies. Cependant, le procès à venir sera déterminant pour éclaircir les zones d’ombre de cette affaire et pour établir les responsabilités de chacun.

Ce scandale illustre une vérité universelle : ni le pouvoir, ni les liens familiaux ne peuvent garantir une impunité absolue. La justice, bien que parfois lente ou influencée, finit par rattraper ceux qui abusent de leur position. Cette affaire, bien qu’emplie de douleur pour les familles impliquées, pourrait devenir un exemple pour d’autres victimes d’injustices patrimoniales.

En attendant le verdict, les regards sont tournés vers le tribunal qui aura la lourde tâche de rendre justice dans cette affaire mêlant trahison, cupidité et abus de pouvoir.

Mort de Bassirou Diop : les résultats de l’autopsie confirment une cardiomyopathie hypertrophique décompensée

Les conclusions de l’autopsie de Bassirou Diop, garde rapproché du maire de Dakar Barthélémy Dias, ont été révélées. Le rapport, effectué au laboratoire d’anatomie et de cytologie pathologiques de l’hôpital Idrissa Pouye de Grand Yoff, a permis de préciser les causes du décès.

Les résultats de l’autopsie

Le document indique plusieurs anomalies observées lors de l’examen du corps :

  • Une contusion à la pommette droite, suggérant un traumatisme mineur.
  • Une cardiomégalie (augmentation anormale du volume du cœur) pesant 500 g, accompagnée d’une hypertrophie du myocarde.
  • Un œdème pulmonaire, avec un poids disproportionné entre le poumon droit (12 g) et le poumon gauche (1 100 g).
  • Une hépatomégalie « muxade », soit une augmentation significative du volume du foie, pesant 2 800 g.
  • Une congestion cérébrale, associée à d’autres signes de surcharge liquidienne.

De plus, l’analyse rapide d’un fragment pulmonaire par cryotomie a révélé des caractéristiques correspondant à un « poumon cardiaque », un signe typique des pathologies cardiaques chroniques.

Une cause médicale confirmée

L’autopsie conclut à une cardiomyopathie hypertrophique décompensée comme cause principale du décès. Cette affection cardiaque, caractérisée par un épaississement anormal du muscle cardiaque, peut entraîner une insuffisance cardiaque et, dans certains cas, un décès soudain.

Une disparition qui suscite des interrogations

Le décès de Bassirou Diop intervient dans un contexte tendu, en raison de ses fonctions en tant que garde du corps de Barthélémy Dias, figure politique de premier plan au Sénégal. Bien que les résultats de l’autopsie mettent en évidence une cause naturelle, les circonstances entourant sa mort continuent de susciter des interrogations dans l’opinion publique.

Ces résultats devraient permettre de faire avancer les discussions, tant sur le plan judiciaire que dans le débat public, tout en éclairant les proches et les responsables sur les véritables causes de cette tragédie.

Malick Gakou : Entre convalescence et résilience après l’attaque de Koungheul

Victime d’une attaque en pleine campagne électorale pour les législatives du 17 novembre dernier, Malick Gakou, leader du Grand Parti et allié de la coalition au pouvoir, se remet progressivement de ses blessures. Lors de l’incident survenu à Koungheul, une étape clé de la caravane du parti Pastef, M. Gakou a subi une double fracture ouverte au bras après avoir été touché par un projectile.

Dans un entretien exclusif accordé à L’Observateur ce mardi 10 décembre, l’ancien ministre a donné des nouvelles de son état de santé et partagé ses réflexions sur cette épreuve.

« Sur le plan physique, je suis encore en convalescence bien que des douleurs persistantes me rappellent constamment cet épisode malheureux durant lequel j’ai reçu une pierre et perdu beaucoup de sang », a confié Malick Gakou. Son récit témoigne de la violence de l’attaque et des séquelles qu’il continue de subir, près d’un mois après les faits.

Cependant, loin de se laisser abattre, le leader politique voit dans cette épreuve une source de résilience. « Psychologiquement, je dirais que cela m’a surtout renforcé », affirme-t-il. Pour Malick Gakou, ces épreuves sont inhérentes à son combat pour une démocratie renforcée et un état de droit. « Cet événement est une preuve supplémentaire parmi les nombreuses que j’ai déjà subies dans notre combat pour l’avènement d’une démocratie renforcée, d’un état de droit et du développement harmonieux de notre pays », ajoute-t-il avec détermination.

Cette attaque, qui s’inscrit dans un contexte de tensions électorales, soulève des questions sur la sécurité des acteurs politiques en campagne. Bien que Malick Gakou n’ait pas directement accusé un groupe précis, l’incident reflète les défis auxquels sont confrontés les leaders politiques dans un climat de polarisation croissante.

Malgré les douleurs physiques et les cicatrices psychologiques, Malick Gakou affirme sa volonté de continuer son engagement politique. Ce drame, selon lui, ne fera que le pousser à redoubler d’efforts pour défendre ses convictions et œuvrer pour un Sénégal plus juste et pacifié.

Pour beaucoup, son parcours reste un témoignage de courage face à l’adversité et de fidélité à ses idéaux.

Ahmed Sylla et le renouveau politique au Sénégal : un message d’espoir pour l’Afrique

Comédien et humoriste bien connu, Ahmed Sylla, né à Nantes et issu de parents sénégalais, a toujours gardé un lien fort avec ses origines. Son attachement au Sénégal s’est révélé publiquement en juin 2023, lorsque des violences éclatèrent entre manifestants pro-Ousmane Sonko et forces de l’ordre. À l’époque, il avait pris position sur ses réseaux sociaux, appelant le gouvernement sénégalais à œuvrer « dans l’intérêt du peuple ».

Aujourd’hui, la transition politique amorcée par l’arrivée au pouvoir du duo Diomaye Faye et Ousmane Sonko semble susciter chez lui un profond optimisme. Lors d’une récente interview diffusée sur une chaîne YouTube de grande audience, Ahmed Sylla s’est exprimé avec enthousiasme :

Ces paroles témoignent de l’espoir que l’artiste place dans cette nouvelle ère pour le Sénégal. Selon lui, cette transition politique incarne bien plus qu’un changement de dirigeants. Elle offre une opportunité d’émancipation et de transformation profonde, non seulement pour le Sénégal, mais pour tout le continent africain.

Bien que sa carrière soit centrée sur le théâtre et le stand-up, Ahmed Sylla ne reste pas indifférent aux enjeux sociopolitiques qui touchent ses racines. À plusieurs reprises, il a utilisé sa notoriété pour sensibiliser ses fans sur des sujets tels que la justice sociale ou l’importance de la solidarité au sein des diasporas africaines.

Son soutien implicite aux idéaux de changement portés par Diomaye Faye et Ousmane Sonko reflète une tendance croissante parmi les membres de la diaspora africaine : celle de suivre de près, et parfois d’influencer, les transformations politiques dans leurs pays d’origine.

Avec l’avènement de ce nouveau duo à la tête du Sénégal, beaucoup partagent l’optimisme d’Ahmed Sylla. Si les défis restent nombreux – de la gestion économique aux tensions sociales –, cette transition suscite des attentes inédites. L’humoriste semble convaincu que cette dynamique peut résonner au-delà des frontières sénégalaises et inspirer d’autres pays africains.

En tant que figure publique, Ahmed Sylla incarne un pont entre deux mondes : celui de la diaspora et celui de ses racines. Par son discours, il rappelle l’importance pour les Afro-descendants de continuer à dialoguer avec leurs pays d’origine, tout en portant un regard critique et constructif sur leur avenir.

Avec cette prise de parole, Ahmed Sylla rejoint le cercle grandissant de personnalités qui, bien que résidant à l’étranger, contribuent à façonner le récit d’une Afrique tournée vers le progrès et l’émancipation.

Décès de Bassirou Diop : controverses autour des circonstances de sa mort en détention

Le décès de Bassirou Diop, membre de la garde rapprochée de Barthélémy Dias, survenu en détention le 7 décembre dernier, suscite une vive polémique. Tandis que l’autopsie, ordonnée par le procureur de Saint-Louis, conclut à une mort naturelle, cette version est contestée par Barthélémy Dias, qui exige des éclaircissements sur les conditions de détention et de suivi médical de son collaborateur.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, Bassirou Diop s’était plaint de douleurs lombaires persistantes depuis plusieurs jours. Le 4 décembre, il avait informé ses proches de l’intensification de ses douleurs. Le lendemain, il fut admis à l’infirmerie de la prison de Saint-Louis, où il resta sous perfusion de 10 heures à 19 heures avant d’être renvoyé en cellule.

C’est le 6 décembre au matin, alors qu’il se trouvait dans sa cellule, qu’il aurait été pris d’un malaise respiratoire sévère. Alertés, les responsables de la prison l’ont rapidement transféré à l’infirmerie, puis à l’hôpital régional de Saint-Louis. Malgré la prise en charge du Dr Ali Diakhaté, il succomba le lendemain.

Face aux interrogations soulevées, le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Saint-Louis a ordonné une enquête. La police locale a été mobilisée pour établir les faits et déterminer si les conditions de détention ou une éventuelle négligence médicale auraient pu contribuer au décès.

La famille du défunt, informée officiellement par le magistrat instructeur, a dépêché des représentants pour obtenir des précisions sur le déroulement de l’enquête et les modalités de restitution de la dépouille.

Barthélémy Dias, maire de Dakar et employeur de Bassirou Diop, a vigoureusement contesté les conclusions de l’autopsie. Il demande des explications sur les circonstances ayant conduit à son décès et sur l’absence présumée d’un suivi médical adapté, malgré les plaintes exprimées par le défunt.

« Les autorités doivent assumer leurs responsabilités. Ce décès n’aurait jamais dû arriver », a-t-il déclaré dans une intervention publique, exigeant que justice soit rendue et que l’enquête se déroule en toute transparence.

La dépouille de Bassirou Diop sera inhumée ce mardi 10 décembre, dans un climat de tensions palpables. Ce drame relance le débat sur les conditions de détention dans les prisons sénégalaises et le traitement médical réservé aux détenus.

Les résultats de l’enquête en cours seront déterminants pour établir la vérité et répondre aux nombreuses questions soulevées par cette affaire.

Modou Lo confirmé vainqueur : la fin d’un bras de fer judiciaire retentissant

Lundi 9 décembre 2024 restera gravé dans les annales de la lutte sénégalaise. Le Comité d’appel, sous la présidence de Malick Ngom, a tranché définitivement en faveur de Modou Lo dans l’affaire qui l’opposait à Siteu. Cette décision met un point final à une bataille juridique acharnée qui a suivi leur confrontation sur l’arène.

Le combat, initialement remporté par Modou Lo, avait fait l’objet d’une contestation de l’école de lutte Lamsar, dirigée par Pere Max, le manager de Siteu. Ce dernier avait dénoncé une prétendue injustice lors du duel, soutenant que des erreurs d’arbitrage avaient faussé le résultat. Cependant, les analyses des vidéos ont clairement confirmé que Siteu avait quitté l’aire de combat, une infraction majeure selon les règles de la lutte sénégalaise.

Le Comité d’appel a rappelé que toute sortie de l’aire de combat est synonyme de sanction immédiate, et que la décision de l’arbitre reste souveraine. Ainsi, bien que l’appel ait été jugé recevable sur la forme, il a été rejeté sur le fond pour absence de preuves solides.

Malgré ses multiples recours et déclarations médiatiques, Pere Max n’a pu faire fléchir le verdict initial. Cette nouvelle confirmation représente un coup dur pour l’école Lamsar et ses supporters. Le manager de Siteu, qui avait promis d’aller jusqu’au bout pour défendre son lutteur, doit désormais accepter cette issue.

Avec cette décision, Modou Lo s’impose non seulement comme un champion dans l’arène, mais aussi comme un athlète capable de faire face à la pression médiatique et judiciaire. Sa victoire est désormais incontestable, et ses fans célèbrent cette reconnaissance officielle de sa supériorité face à Siteu.

Ce combat, marqué par des rebondissements sur le ring et en dehors, restera un moment fort de l’histoire de la lutte sénégalaise. Il témoigne de l’importance des règles et de la souveraineté des arbitres dans ce sport, mais aussi de l’impact de la justice sur les décisions contestées.

Le dernier mot revient donc à l’arène, où Modou Lo a prouvé qu’il était le roi. Une leçon pour tous les acteurs de la lutte, rappelant que seul le respect des règles peut mener à la victoire.

Radiation de Barthélémy Dias : Me Ngagne Demba Touré s’explique sur les bases légales

Suite au point de presse de Barthélémy Dias, Me Ngagne Demba Touré, avocat, a tenu à éclaircir les raisons juridiques ayant conduit à la radiation de l’actuel maire de Dakar de l’Assemblée nationale. Se référant aux dispositions de la Constitution sénégalaise et au règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il a précisé que cette décision repose sur des bases légales solides.

D’après Me Touré, la radiation de Barthélémy Dias découle principalement de l’application de deux textes fondamentaux :

  1. L’article 61 alinéa final de la Constitution :
    Il stipule que « le membre de l’Assemblée nationale qui fait l’objet d’une condamnation définitive est radié de la liste des parlementaires sur demande du ministre de la Justice ».
  2. L’article 51 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale :
    Cet article reprend une disposition similaire, précisant que « le député qui fait l’objet d’une condamnation pénale définitive est radié de la liste des députés de l’Assemblée nationale sur demande du ministre de la Justice ».

Ces deux textes ont été invoqués pour justifier la radiation de Barthélémy Dias, conformément aux procédures établies.

La condamnation définitive de Barthélémy Dias, confirmée par la Cour suprême du Sénégal, est au cœur de cette décision. L’arrêt n°76 rendu le 22 décembre 2023 a rejeté le pourvoi formé par M. Dias, confirmant ainsi le verdict de la Cour d’appel de Dakar. Ce dernier avait été condamné à deux ans de prison, dont six mois ferme, pour coups mortels ayant entraîné la mort de Ndiaga Diouf. À cela s’ajoute une obligation de payer 25 millions de francs CFA en dommages et intérêts à la famille de la victime.

Ce jugement est issu d’une affaire qui remonte à décembre 2011, lors d’une altercation violente au siège de la mairie de Mermoz-Sacré-Cœur, qui avait coûté la vie à Ndiaga Diouf.

La radiation de Barthélémy Dias de l’Assemblée nationale marque un tournant dans sa carrière politique et soulève des débats au sein de l’opinion publique sénégalaise. D’un côté, certains estiment que cette décision illustre le respect des lois et des institutions du pays. D’un autre côté, des voix critiques y voient une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

En conclusion, la radiation de Barthélémy Dias repose sur une interprétation stricte des textes légaux en vigueur, comme l’a rappelé Me Ngagne Demba Touré. Cette affaire rappelle les liens étroits entre justice et politique au Sénégal, tout en suscitant de vives réactions dans les sphères publiques et politiques.

Barthélémy Dias accuse la BIP de violences ayant entraîné un décès

Le maire de Dakar, Barthélémy Dias, n’a pas mâché ses mots lors de ses récentes déclarations, accusant la Brigade d’Intervention Polyvalente (BIP) de violences à l’encontre des membres de la sécurité de la coalition « Sam sa Kaddu ». Ces actes, selon lui, ont conduit au décès tragique de Bassirou Diop, agent de sécurité, à Saint-Louis, quelques jours après avoir été détenu.

Lors d’une conférence de presse, Barthélémy Dias a dénoncé ce qu’il considère comme une tentative délibérée de saboter sa campagne électorale à Dakar. « Sur 41 convois, un seul a été arrêté, et c’était le nôtre. L’objectif était clair : empêcher Barth de battre campagne à Dakar », a-t-il affirmé. Selon le maire, les instructions données aux forces de sécurité visaient spécifiquement son arrestation et celle de son équipe.

Dias a également souligné que les forces de la BIP auraient ouvert le feu sur les membres de la sécurité de sa coalition, causant plusieurs blessures graves. Il affirme que ces actes de violence sont bien documentés et qu’il dispose de preuves qu’il entend soumettre à la justice. « Le procureur de la République est saisi, car les preuves sont là », a-t-il martelé avec insistance.

Bassirou Diop, un agent de sécurité affilié à la coalition « Sam sa Kaddu », aurait succombé à ses blessures après sa détention à Saint-Louis. Barthélémy Dias considère cet événement comme une conséquence directe des actions de la BIP. Il a également réfuté les allégations selon lesquelles son convoi utilisait une ambulance à des fins autres que médicales, précisant qu’elle servait exclusivement à des urgences de santé.

Le maire de Dakar appelle les autorités judiciaires à agir face à ce qu’il qualifie de dérives graves. Ces accusations surviennent dans un contexte de tension politique grandissante à Dakar, alors que la campagne électorale bat son plein.

L’affaire, désormais entre les mains du procureur, promet d’alimenter les débats politiques et judiciaires dans les jours à venir, tandis que les partisans de Barthélémy Dias réclament justice pour Bassirou Diop.

Barthélemy Dias dénonce un « règlement de comptes » après sa radiation de l’Assemblée nationale

Barthélemy Dias, maire de Dakar, a tenu une conférence de presse pour réagir à plusieurs questions, notamment sa récente radiation de l’Assemblée nationale. Le ton était ferme et accusateur, le leader politique estimant être victime d’une cabale politique orchestrée par le nouveau régime en place.

Pour Barthélemy Dias, cette décision s’inscrit dans une logique de vengeance et de déstabilisation politique. « Ce qu’ils veulent, c’est la mairie de Dakar. Mais nous ne l’accepterons pas. Ils peuvent auditer autant qu’ils veulent la mairie, jamais je ne serai épinglé. Je suis maire depuis 15 ans et je n’ai jamais été épinglé », a-t-il affirmé avec conviction.

Le maire de Dakar estime que cette radiation s’ajoute à une série de pressions politiques, notamment dans l’affaire Ndiaga Diop. Il rappelle que certains envisagent de recourir à une contrainte par corps pour le placer en détention et ainsi provoquer sa révocation. « Vous n’êtes pas élus pour combattre Barthélemy Dias. Occupez-vous des problèmes des Sénégalais et lâchez-moi les baskets. Je vous donne rendez-vous en 2029 », a-t-il lancé avec défi.

Bien qu’il ne compte pas siéger à l’Assemblée nationale, Barthélemy Dias a annoncé qu’il déposerait un recours pour contester sa radiation. Il souligne que sa condamnation, prononcée en 2017, dépasse désormais le délai de cinq ans et ne devrait donc plus justifier son exclusion.

Cette sortie médiatique marque une nouvelle étape dans le bras de fer entre Barthélemy Dias et le régime en place, un conflit qui pourrait redéfinir le paysage politique de Dakar et du Sénégal.

Kaolack : Vers une meilleure inclusion des personnes handicapées

Le directeur régional de l’Action Sociale de Kaolack, Saër Seck, appelle les autorités territoriales à renforcer l’autonomisation des personnes en situation de handicap à travers des initiatives porteuses de plus-value.

En marge d’une cérémonie dédiée aux personnes handicapées de Kaolack, Saër Seck a rappelé l’importance de la Semaine nationale du handicap, instituée au Sénégal dans le cadre de la Loi d’orientation sociale de 2010. Cet événement constitue un moment clé pour évaluer les politiques publiques en matière de protection sociale, identifier les besoins des personnes handicapées et relever les défis persistants.

Le directeur régional a souligné plusieurs avancées, notamment le déploiement de la Carte d’Égalité des Chances. À Kaolack, 5 870 personnes en sont détentrices, et 4 999 bénéficient également du programme de bourses de sécurité familiale. Par ailleurs, 872 d’entre elles sont enrôlées dans le dispositif de couverture maladie universelle. Cependant, Saër Seck reconnaît que ces chiffres restent insuffisants au regard des besoins réels.

Les efforts en matière d’éducation inclusive sont également notables avec l’existence d’écoles adaptées, mais ces infrastructures doivent être renforcées pour garantir à tous les enfants en situation de handicap un accès équitable à l’éducation.

Pour le directeur régional, l’assistance sociale seule ne suffit plus : l’autonomisation doit être au cœur des stratégies. Il préconise des actions concrètes pour encourager la formation, l’accès à l’emploi et le développement de projets économiques pour les personnes handicapées.

Il a également insisté sur l’importance du rôle des collectivités territoriales dans ce processus, en tirant parti du transfert de compétences en matière de santé et de protection sociale. « Les collectivités disposent souvent de lignes budgétaires telles que secours aux indigents, mais celles-ci restent axées sur l’assistance. Il faut évoluer vers un modèle qui mise sur l’autonomisation », a-t-il déclaré.

Un autre défi évoqué par Saër Seck concerne les difficultés liées au retrait des cartes d’Égalité des Chances. Des dizaines de cartes sont encore non récupérées à cause de problèmes de contact avec les bénéficiaires. Le directeur appelle à la mobilisation des associations et des maires pour identifier et informer les personnes concernées.

En conclusion, Saër Seck invite toutes les parties prenantes – autorités territoriales, agences étatiques, associations – à conjuguer leurs efforts pour répondre aux besoins des personnes handicapées. Le passage à un modèle axé sur l’autonomisation, en lieu et place de l’assistance, est essentiel pour permettre une inclusion véritable et durable.

Barthélémy Dias annonce son refus de siéger à l’Assemblée nationale

Ce lundi, lors d’un point de presse, Barthélémy Dias, maire de la ville de Dakar, a clarifié sa position concernant son mandat de député à l’Assemblée nationale. Suite à sa radiation confirmée, il a réaffirmé son refus catégorique de siéger pour la 15e législature, évoquant même une démission envisagée dès le départ.

« Je n’ai jamais souhaité siéger à l’Assemblée nationale pour cette 15e législature, et je l’avais déjà indiqué », a-t-il déclaré devant la presse. Selon le maire, cette démission aurait dû être enregistrée dès l’ouverture et l’installation de l’Assemblée. Dias a également exprimé sa satisfaction de voir Pape Djibril Fall le remplacer à l’hémicycle.

Barthélémy Dias a justifié son choix par des raisons personnelles et a évoqué sa condamnation définitive en 2017 par la cour d’appel. « Pour des raisons personnelles, je ne suis pas intéressé à siéger dans cette soi-disant 15e législature », a-t-il affirmé avec fermeté, rejetant toute volonté de participer aux travaux parlementaires actuels.

Cette déclaration marque un tournant dans la carrière politique de Barthélémy Dias, qui reste toutefois engagé dans ses fonctions de maire de Dakar. Sa prise de position pourrait également susciter des débats sur le fonctionnement et la représentativité au sein de l’Assemblée nationale.

Avec cette décision, Pape Djibril Fall prend désormais la relève en tant que député. Ce remplacement reflète une transition politique, mais pose également des questions sur la gestion des mandats électifs et les conflits d’intérêts potentiels. Pour Barthélémy Dias, le choix est clair : se consacrer pleinement à ses responsabilités locales plutôt qu’à un mandat qu’il n’a jamais souhaité assumer.

La déclaration du maire de Dakar pourrait ouvrir un nouveau chapitre dans sa carrière politique et dans les dynamiques parlementaires du Sénégal.

Libération provisoire de Dieynaba Ndiaye alias Diéwo : un épilogue controversé d’une affaire judiciaire au Sénégal

Dieynaba Ndiaye, connue sous le surnom de Diéwo, a bénéficié d’une liberté provisoire après près de deux mois de détention. L’épouse du Dr Mbacké, un médecin bien connu, avait été condamnée en octobre 2024 à trois mois de prison ferme et à une amende de 4 millions de FCFA. Les charges retenues contre elle incluaient la collecte illicite de données à caractère personnel et la diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs, après avoir filmé son ex-mari sous la douche et partagé la vidéo sur son statut WhatsApp.

Cette affaire, largement médiatisée, a suscité une vive émotion et une forte mobilisation des collectifs de femmes, d’organisations citoyennes et d’associations de défense des droits des femmes. Ces dernières ont dénoncé une justice perçue comme inéquitable, surtout après la condamnation plus clémente de Dr Mbacké. Ce dernier, inculpé pour coups et blessures volontaires sur son épouse, a écopé de moins d’un mois de prison.

« La disproportion entre les peines est frappante. Ce verdict renforce le sentiment d’une justice patriarcale qui punit plus sévèrement les femmes que les hommes dans des affaires domestiques », a déclaré une militante féministe lors d’un rassemblement à Dakar.

L’origine de cette affaire remonte à des tensions conjugales entre Diéwo et son ex-mari, exacerbées par des actes réciproques de violence et d’humiliation. Alors que Dr Mbacké avait été reconnu coupable de violences physiques, la diffusion des images par Diéwo a été jugée plus grave par les tribunaux, ce qui a conduit à une peine plus lourde à son encontre.

Pour les partisans de Diéwo, cette affaire met en lumière le double standard dans le traitement des hommes et des femmes face à la justice sénégalaise. Pour d’autres, elle pose aussi des questions éthiques liées au respect de la vie privée et à l’utilisation des réseaux sociaux comme outil de vengeance.

La liberté provisoire de Dieynaba Ndiaye marque une étape importante dans cette affaire, mais elle ne signifie pas pour autant la fin des polémiques. Des voix s’élèvent pour demander une révision des lois régissant les infractions numériques et une sensibilisation accrue sur les conséquences légales de la violence domestique, qu’elle soit physique ou psychologique.

Cette affaire illustre les défis complexes auxquels est confrontée la justice sénégalaise dans un contexte où les violences conjugales et les atteintes à la vie privée continuent d’alimenter les débats. Elle appelle à une réflexion plus large sur l’équité dans l’application des peines et sur la protection des droits de toutes les parties, au-delà des genres et des statuts sociaux.

En attendant, Dieynaba Ndiaye retrouve sa liberté, mais la bataille judiciaire et sociale qu’elle incarne reste d’actualité dans les esprits.

Carlou D : Entre gloire et douleur, un parcours marqué par le sacrifice et l’amour filial

Le 9 décembre 2024, dans un entretien accordé au journal L’Observateur, Carlou D revient sur un épisode marquant de sa vie : le sacre au concours RFI Découvertes, survenu il y a plus de 20 ans. Ce moment de gloire, partagé avec le groupe Positive Black Soul (PBS), reste à jamais teinté de tristesse, car il coïncidait avec la disparition de sa mère.

Ce jour-là, Carlou D se retrouve face à un dilemme cruel : jouer en finale au Centre Culturel Français (aujourd’hui Institut Français) ou être au chevet de sa mère, gravement malade. L’artiste opte pour la scène, avec l’espoir de gagner afin de pouvoir mieux subvenir aux besoins de sa mère.

Malgré cette décision motivée par l’amour et la responsabilité, Carlou D confie avoir longtemps regretté son choix. Cependant, avec le recul, il accepte cette épreuve comme une volonté divine.

Un adieu bouleversant

À l’aube du lendemain, alors qu’il franchit enfin la porte de la chambre d’hôpital, sa mère rend son dernier souffle.

Cet événement est devenu une source d’inspiration et un moteur pour le chanteur. Depuis, il rend hommage à cette femme qu’il qualifie de «guerrière». Ses filles portent toutes le prénom Dior, en hommage à leur grand-mère. Même sa guitare fétiche porte ce nom, un symbole de l’amour indéfectible qui lie Carlou D à celle qui l’a porté.

Cette année marque les 20 ans de musique de Carlou D, un artiste désormais emblématique de la scène sénégalaise. Les festivités pour célébrer cet anniversaire ont débuté le 4 août dernier au Radisson et s’achèveront en apothéose le 31 décembre au Terrou-Bi.

Avec des chansons mêlant rythmes traditionnels et sonorités modernes, Carlou D a su conquérir le cœur de son public. Ses textes, souvent empreints de spiritualité et d’engagement, reflètent son parcours : celui d’un homme habité par la foi, le souvenir et l’amour du prochain.

Carlou D reste un exemple de résilience et de dévouement, prouvant que la musique peut être à la fois une arme et un refuge face aux épreuves de la vie.

Le CDEPS dénonce des abus dans la publication de la liste des médias conformes au Code de la presse

Le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) a saisi la Cour Suprême pour demander l’annulation des arrêtés du ministre de la Communication relatifs à la publication de la liste des médias conformes au Code de la presse. Cette action juridique reflète les préoccupations grandissantes du patronat de presse face à ce qu’il qualifie d’abus de pouvoir et de menace sur la liberté d’expression au Sénégal.

Selon Mamadou Ibra Kane, membre influent du CDEPS, les médias concernés ont été confrontés à un délai de 72 heures pour compléter leurs dossiers, une période qu’il estime insuffisante. « Ce délai, qui incluait même les médias déjà enregistrés et ayant reçu des notifications pour compléter leur dossier, s’est avéré impraticable. Ces notifications, pour certaines, sont arrivées très tardivement, le jeudi et le vendredi, alors que le délai expirait déjà », a-t-il expliqué.

Cette situation a conduit plusieurs médias à ne pas pouvoir finaliser leurs démarches administratives à temps, les plaçant ainsi dans une position délicate face aux autorités.

Le CDEPS reproche également au ministère de la Communication de dépasser ses prérogatives. « Le rôle du ministère devrait se limiter à l’enregistrement des entreprises de presse. Or, il s’arroge le droit, de manière illégale, de déclarer quelles entreprises ou quels médias sont légaux », s’est insurgé Mamadou Ibra Kane.

Cette pratique, perçue comme un contrôle arbitraire, est dénoncée par les professionnels des médias comme une atteinte à la liberté de la presse, pourtant garantie par la Constitution sénégalaise et les traités internationaux signés par le pays.

Le CDEPS redoute que ces mesures restrictives ne compromettent la pluralité de l’information au Sénégal. La publication de la liste des médias conformes au Code de la presse pourrait être perçue comme un moyen de marginaliser certains acteurs, au profit de médias jugés plus « alignés » avec les autorités.

Pour rappel, le Code de la presse, adopté en 2017, a été salué pour ses avancées dans la régulation du secteur médiatique, mais critiqué pour certaines dispositions considérées comme restrictives.

Face à cette impasse, le CDEPS appelle à un dialogue ouvert entre les acteurs de la presse et le ministère de la Communication. L’objectif serait de garantir un cadre légal clair, équitable et respectueux des principes démocratiques.

Cette affaire met en lumière les tensions persistantes entre le gouvernement et les professionnels des médias au Sénégal, dans un contexte où la liberté de la presse reste un pilier essentiel de la démocratie.

Samuel Sarr face à une expertise financière décisive : les enjeux du dossier de 8 milliards de francs CFA

L’affaire Samuel Sarr, ancien directeur général de West African Energy (WAE), connaît un tournant décisif. Sous mandat de dépôt pour abus de biens sociaux à hauteur de 8 milliards de francs CFA, il fait face à une troisième expertise comptable qui pourrait peser lourdement dans le verdict final.

Selon L’Observateur, un expert-comptable a été mandaté par le juge du deuxième cabinet pour analyser les documents financiers et contractuels de l’affaire. Cette mission s’étendra sur 30 jours, au cours desquels l’expert examinera les états financiers, relevés bancaires, rapports d’audit et contrats liés à West African Energy. La provision allouée à cette mission, d’un montant de 20 millions de francs CFA, sera prise en charge par la partie civile, représentée par Moustapha Ndiaye, actionnaire au sein de WAE et plaignant dans cette affaire.

Cette nouvelle expertise, troisième du genre, vise à trancher entre les conclusions contradictoires des deux précédentes. Samuel Sarr avait notamment contesté les conclusions du cabinet Mazars, qui avaient pointé des irrégularités dans sa gestion, et avait obtenu une contre-expertise rejetant ces résultats. Le magistrat instructeur a donc décidé de lancer une nouvelle analyse indépendante pour départager les parties.

Pendant que l’expert-comptable entame sa mission, les avocats de Samuel Sarr préparent une demande de liberté provisoire. Ils réclament que leur client bénéficie des mêmes conditions de défense que ses accusateurs, soulignant qu’une plainte de l’ex-ministre contre Moustapha Ndiaye pour usurpation de fonction est également en cours.

Cette démarche témoigne de la complexité juridique de l’affaire. Si Samuel Sarr est accusé d’abus de biens sociaux, il rejette catégoriquement ces accusations et considère que cette nouvelle expertise pourrait jouer en sa faveur.

Cette affaire met en lumière les défis liés à la gestion des grandes entreprises au Sénégal et les responsabilités des dirigeants face aux actionnaires. L’issue de ce dossier aura des implications non seulement sur la carrière de Samuel Sarr, mais également sur l’image et le fonctionnement de West African Energy.

Le rapport attendu dans un mois pourrait influencer la décision du juge, qu’il s’agisse de maintenir le prévenu en détention ou de le relâcher sous certaines conditions. D’ici là, la tension reste palpable entre les parties.

La justice, en quête de vérité, devra peser avec prudence chaque élément de preuve pour rendre une décision qui fasse éclater la lumière sur cette affaire à fort enjeu économique et judiciaire.

Barthélémy Dias face à la menace de la contrainte par corps

Barthélémy Dias, maire de Dakar et figure politique influente au Sénégal, traverse une période particulièrement délicate. Déjà déchu de son poste de député suite à sa condamnation dans l’affaire Ndiaga Diouf, il pourrait également perdre sa liberté si la procédure de contrainte par corps est appliquée.

La Cour suprême a récemment confirmé une peine de deux ans de prison, dont six mois ferme, contre Barthélémy Dias dans le cadre de l’affaire Ndiaga Diouf, du nom de ce jeune homme tué lors d’affrontements politiques en 2011. En plus de cette condamnation, Dias est sommé de verser 25 millions de francs CFA à la famille de la victime, à titre de dommages et intérêts.

Cependant, l’avocat de la famille, Me Pape Mor Niang, affirme que l’huissier chargé de recouvrer cette somme n’a trouvé aucun bien ou compte bancaire en possession de l’intéressé. « Un procès-verbal de carence a été dressé, et nous avons tous les documents nécessaires pour engager la contrainte par corps », a déclaré Me Niang au journal Les Échos.

Pour la famille de Ndiaga Diouf, qui exige justice et réparation, la contrainte par corps semble être le dernier moyen de récupérer la somme due. Cette procédure, prévue par le droit sénégalais, permet d’incarcérer un débiteur qui n’honore pas ses obligations financières. Me Niang souligne que la décision de la Cour suprême étant définitive, aucune voie de recours n’est désormais possible pour Barthélémy Dias.

Alors que cette affaire judiciaire prend un tournant dramatique, Barthélémy Dias, connu pour ses prises de position tranchées, se retrouve dans une situation périlleuse. La menace de perdre sa liberté pourrait non seulement entacher davantage son image politique, mais également affaiblir sa position au sein de l’arène politique sénégalaise.

Cette affaire relance le débat sur l’application de la contrainte par corps au Sénégal, souvent critiquée comme une mesure archaïque, mais qui reste un outil légal pour contraindre au paiement des dettes. La situation de Barthélémy Dias illustre une fois de plus les tensions entre justice, politique et opinion publique dans un pays où ces domaines s’entrelacent souvent.

Alors que la famille de Ndiaga Diouf réclame justice, les prochains jours seront déterminants pour Barthélémy Dias. La mise en œuvre de la contrainte par corps, si elle se concrétise, marquerait un tournant décisif dans cette affaire, déjà lourde de conséquences politiques et personnelles.

Incidents au Stade Abdoulaye Wade : une soirée sportive gâchée par des violences

Le match opposant l’ASC Jaraaf à l’USM Alger, comptant pour la deuxième journée de la phase de groupes de la Coupe de la Confédération africaine de football (CAF), a pris une tournure regrettable ce dimanche au stade Abdoulaye Wade. Si la rencontre s’est soldée par un score nul et vierge (0-0), l’attention a malheureusement été détournée par de graves incidents ayant éclaté à la fin du match.

Dès les premières minutes, une poignée de supporters algériens a attiré l’attention par un comportement provocateur. Fumigènes, pétards et dégradations des sièges ont marqué une attitude jugée incompréhensible par le public et les forces de l’ordre. Malgré la diplomatie affichée par les policiers sénégalais, les provocations ont continué. À la reprise de la seconde période, les fumigènes ont refait leur apparition, forçant les autorités à intervenir à plusieurs reprises.

La tension a atteint son paroxysme à la fin de la rencontre. Des insultes et provocations directes envers les forces de l’ordre ont dégénéré en altercations physiques. En réaction, des supporters sénégalais présents dans le stade sont intervenus, transformant les gradins en une scène chaotique.

Parmi les victimes de ces violences, certains joueurs de l’USM Alger, qui tentaient de calmer les tensions, ont été blessés. En conférence de presse, l’entraîneur du club algérien, Nabil Maaloul, a exprimé sa déception :

La situation déjà tendue a été aggravée en conférence de presse, lorsqu’un officiel de la CAF a empêché un journaliste de poser une question en arabe. L’entraîneur Maaloul a vivement réagi, dénonçant ce qu’il a perçu comme un manque de respect :

Sur le plan sportif, le Jaraaf de Dakar a décroché son premier point dans la compétition. Après une défaite initiale face à l’ASEC Mimosas (0-2), les Médinois espéraient mieux devant leur public. Cependant, l’efficacité offensive leur a manqué face à une équipe de l’USM Alger bien organisée.

Ces incidents, bien que regrettables, mettent en lumière des enjeux plus larges autour de la gestion des foules, du respect mutuel entre supporters et des responsabilités des instances dirigeantes. Alors que le football doit unir, ce genre de débordements rappelle l’importance d’une meilleure sensibilisation et de mesures adaptées pour garantir la sécurité et l’esprit sportif dans les stades.

La CAF devra sans doute enquêter sur ces événements afin de prendre des mesures à la hauteur des enjeux, pour protéger non seulement les joueurs, mais également les supporters qui viennent célébrer leur passion pour le football.

Mort de Bassirou Diop en détention : des accusations de torture émergent

L’autopsie du corps de Bassirou Diop, membre de l’équipe de sécurité de Barthélémy Toyes Dias, est prévue ce lundi 9 décembre. Ce décès survenu en détention suscite de vives réactions et alimente une controverse autour des conditions de détention au Sénégal.

Bassirou Diop est décédé samedi dernier alors qu’il se trouvait en prison, après avoir été arrêté lors des affrontements de Saint-Louis survenus pendant la campagne électorale des élections législatives du 17 novembre 2024. Ces heurts avaient opposé des partisans de différentes coalitions politiques, provoquant une série d’arrestations, dont celle de 80 personnes liées aux troubles.

Son avocat, Me El Hadj Diouf, accuse ouvertement les autorités pénitentiaires de torture. « Bassirou Diop a subi des sévices inhumains en prison, ce qui a conduit à sa mort », a-t-il déclaré. Cette déclaration relance le débat sur les allégations de brutalité et d’abus dans les centres de détention du pays.

Les autorités judiciaires, pour leur part, affirment avoir ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de cette mort. L’autopsie prévue ce lundi pourrait fournir des éléments déterminants pour faire la lumière sur les faits.

Ce drame s’inscrit dans un contexte politique tendu au Sénégal, marqué par des affrontements violents et des arrestations massives lors des dernières élections. La mort de Bassirou Diop risque d’aggraver les tensions entre le pouvoir et l’opposition, notamment autour de Barthélémy Toyes Dias, une figure politique controversée et régulièrement ciblée par les autorités.

Les organisations de défense des droits de l’homme suivent de près cette affaire et appellent à une enquête indépendante. « Il est impératif que la lumière soit faite sur cette mort en détention. Si les accusations de torture sont avérées, les responsables doivent être traduits en justice », a déclaré un porte-parole d’Amnesty International Sénégal.

L’opinion publique, déjà marquée par les récents troubles, reste divisée entre indignation et scepticisme face à ces accusations. Pendant ce temps, les proches de Bassirou Diop réclament justice, affirmant qu’il a été arrêté de manière arbitraire et qu’il était innocent des faits qui lui étaient reprochés.

Cette affaire pourrait bien devenir un test majeur pour le système judiciaire sénégalais, appelé à démontrer son impartialité et sa capacité à rendre justice dans un climat politique sous haute tension.

El Malick Ndiaye, nouveau président de l’Assemblée nationale : un début de mandat sous le signe de la continuité et de l’écoute

El Malick Ndiaye, fraîchement élu président de l’Assemblée nationale, a marqué le début de son mandat par une démarche hautement symbolique. En effet, il a entrepris une série de visites de courtoisie auprès de ses prédécesseurs, une initiative qui reflète sa volonté de s’inscrire dans une tradition de dialogue et de continuité institutionnelle.

Selon un communiqué officiel, le président El Malick Ndiaye a rencontré Moustapha Niasse, Mamadou Seck, Pape Diop et Cheikh Abdou Khadre Cissokho, tous anciens présidents de l’Hémicycle. Ces entretiens, qualifiés de cordiaux et constructifs, ont permis au nouveau leader parlementaire de recueillir des conseils précieux et de recevoir les bénédictions de ces figures emblématiques du paysage politique sénégalais.

Lors de ces échanges, El Malick Ndiaye a exprimé sa détermination à moderniser l’institution parlementaire et à la rendre davantage en phase avec les enjeux contemporains. « Ces échanges ont offert l’opportunité de recueillir des conseils avisés et de recevoir leurs prières pour la réussite de son mandat », précise le communiqué.

En engageant un dialogue avec ses prédécesseurs, le président souhaite poser les bases d’un leadership rassembleur et inclusif, marqué par l’écoute et la collaboration. Cette démarche témoigne également de son ambition de renforcer le rôle de l’Assemblée nationale dans les préoccupations des citoyens, en faisant d’elle une institution au service du développement et de la démocratie.

Cette initiative a été largement saluée par les observateurs politiques et les citoyens, qui y voient un signe de respect envers les acteurs ayant marqué l’histoire parlementaire du Sénégal. Ce geste pourrait augurer un mandat placé sous le signe de la cohésion, de l’innovation et de l’efficacité.

Alors que les défis s’annoncent nombreux, El Malick Ndiaye semble déterminé à insuffler un souffle nouveau à l’Assemblée nationale. Son début de mandat, marqué par cette démarche symbolique, laisse entrevoir un leadership fondé sur la concertation et l’action pour le bien commun.

En posant ces premiers jalons, le président de l’Assemblée nationale ambitionne de donner un nouvel élan à cette institution clé du fonctionnement démocratique, tout en restant fidèle aux valeurs de continuité et de respect des héritages institutionnels.

Lat Diop face à la justice : décision cruciale attendue ce mercredi

L’ancien directeur général de la Loterie nationale sénégalaise (Lonase) et ex-ministre des Sports, Lat Diop, est attendu ce mercredi 11 décembre devant la Chambre d’accusation financière. En détention depuis septembre dernier, il espère que cette audience marquera un tournant décisif dans sa bataille judiciaire.

Lat Diop est poursuivi pour extorsion de fonds et détournement de deniers publics portant sur une somme colossale de 8 milliards de francs CFA. Ces accusations font suite à une dénonciation de Mouhamed Dieng, patron de 1XBet au Sénégal, qui l’accuse de pratiques illicites durant son mandat à la Lonase.

L’audience de mercredi vise à examiner deux recours déposés par les avocats de Lat Diop. Le premier conteste la validité de la procédure à son encontre, dénonçant un vice de forme. Le second vise à obtenir la main levée sur ses comptes bancaires, gelés dans le cadre de l’enquête.

Selon le quotidien Les Échos, l’équipe de défense de l’ancien ministre devra déployer des arguments solides pour convaincre les juges de la Chambre d’accusation. Une décision favorable pourrait entraîner l’annulation des poursuites ou, à tout le moins, un assouplissement des mesures prises contre lui.

Depuis son incarcération, Lat Diop attendait cette occasion avec impatience, voyant dans cette audience une lueur d’espoir pour rétablir sa situation. Si les recours aboutissent, cela pourrait lui permettre de sortir de prison et de reprendre le contrôle de ses avoirs financiers. À l’inverse, une décision défavorable renforcerait les charges qui pèsent contre lui.

Pour rappel, ces accusations s’inscrivent dans un contexte de lutte accrue contre la corruption et le détournement de fonds publics au Sénégal, une priorité affichée par les autorités judiciaires.

Le verdict de cette audience est donc très attendu, non seulement par Lat Diop et ses proches, mais également par l’opinion publique, curieuse de connaître le sort de l’une des figures politiques emblématiques du pays.

Les Douanes sénégalaises frappent fort contre le trafic illicite en haute mer

Les unités de la subdivision des douanes du littoral Sud, relevant de la Direction régionale des unités maritimes, ont intensifié leur lutte contre le trafic illicite sur les eaux sénégalaises. Entre fin novembre et début décembre 2024, des saisies spectaculaires ont été réalisées, permettant d’intercepter d’importantes quantités de produits prohibés pour une contrevaleur totale dépassant 103 millions de francs CFA.

Saisies record dans les eaux du littoral Sud

Entre Niodior, Guéréo et Sendou, la brigade fluviomaritime de Fimela a d’abord intercepté 293 kg de chanvre indien emballés en dix colis. Deux jours plus tard, la même unité mettait la main sur 114 kg supplémentaires. Ces opérations ont également conduit à la saisie de 82 cartons de faux médicaments, composés principalement d’aphrodisiaques et d’antalgiques, pour une valeur totale de 67 millions de francs CFA.

Dans le delta du Saloum, les agents de la brigade maritime de Toubacouta ont déjoué une tentative d’introduction de 570 kg de chanvre indien, estimés à 34 millions de francs CFA. Au cours de cette intervention, menée près de l’île aux Oiseaux, deux pirogues et deux moteurs ont également été saisis. Par ailleurs, des flacons de paracétamol injectable ont été confisqués lors d’une précédente opération, portant la valeur des faux médicaments à plus de 6 millions de francs CFA.

Un combat acharné contre les trafics

Selon le communiqué de la Division de la communication et des relations publiques des douanes, ces récentes saisies s’inscrivent dans une stratégie globale de lutte contre la criminalité transnationale organisée. Depuis le début de l’année 2024, les unités maritimes de Mbour, Joal, Fimela, Foundiougne, Toubacouta et Cap Skirring ont intercepté des marchandises prohibées d’une valeur totale de 1,335 milliard de francs CFA, incluant :

  • 3,4 tonnes de chanvre indien,
  • 4 tonnes de faux médicaments,
  • 26 tonnes de cuisses de poulet prohibées.

Des moyens renforcés pour des opérations ciblées

Face à la recrudescence des trafics illicites en mer, la Douane sénégalaise s’est dotée de moyens navals performants et a renforcé la formation de ses agents pour mieux surveiller les frontières maritimes. « Ces efforts visent à barrer la route à la criminalité transnationale organisée par voie maritime », souligne le communiqué.

Appel à la collaboration citoyenne

En conclusion, la Direction générale des Douanes invite les populations locales à soutenir ses efforts en signalant toute activité suspecte. Cette collaboration est essentielle pour protéger le territoire national contre les effets dévastateurs des trafics illicites.

Avec ces interventions ciblées, la douane sénégalaise réaffirme son rôle de premier rempart contre les réseaux criminels opérant par voie maritime, contribuant ainsi à la sécurité économique et sanitaire du pays.

Radiation de Barthelemy Diaz de l’AN : La résistance face à la tyrannie est un devoir.

Lors de la Présidentielle, le Conseil constitutionnel avait déjà disqualifié Sonko pour condamnation définitive.
Non à une justice sélective des vainqueurs.
Bougane Guéye :

Après la commande publique lancée par Ousmane sonko à travers la justice sénégalaise lors de la campagne pour les législatives, Barthélemy Diaz vient de faire l’objet d’une radiation pure et simple de l’Assemblée Nationale.

Quel coup de jarnac au peuple sénégalais ! Qui aurait cru à une telle entorse à la légitimité populaire, socle ultime de la démocratie, sous la gouvernance d’Ousmane Sonko solidaire avec son Ministre de la Justice décidé à se racheter après les remontrances publiques de son chef. J’aurais pu dire quel reniement de classe exceptionnelle de la part de celui qui accusait il n’y a guère quelques mois le Président Macky Sall de vouloir arracher à Barthélemy Diaz ses mandats de député et de maire de la ville de Dakar. Il s’agit là d’une violence inhumaine et d’une méchanceté exacerbée qu’Ousmane Sonko exerce à l’argües des adversaires politiques et de tous les médias indépendants à travers son appareil judicaire et ses forces de sécurité.
Notre curiosité est d’autant plus manifeste que la présence douteuse de la tête de liste de PASTEF sur les listes électorales est encore de l’ordre des innombrables mystères que nous cherchons à déchiffrer pour trois raisons essentielles :
d’abord “ La dégradation civique sera encourue du jour où la condamnation sera devenue irrévocable et, en cas de condamnation par contumace, du jour de l’accomplissement de mesures de publicité prévues à l’article 360 du Code de Procédure pénale. Ousmane Sonko, notre Premier Ministre est-il en dehors du champs d’application de l’article 23 du code pénal ?
Que le Ministre de la Justice et celui de l’Intérieur nous répondent au nom de la reddition des comptes et du droit d’interpellation citoyenne qui fondent notre système démocratique.

Ensuite, compte non tenu des dispositions des articles L29 et suivants, il est curieux de justifier la dérobade des autorités administratives compétentes parmi lesquels le Ministre de la Justice tenu en vertu des dispositions de l’article L49 d’initier la procédure de radiation d’office pour l’électeur inscrit qui a perdu son statut suite à une décision de justice. A moins que Ousmane Sonko n’ait été sur la liste électorale avant les législatives. Toute omission par le Ministre de la Justice, dans un cas d’espèce, requiert l’ouverture d’une enquête qui pourrait l’exposer au manquement à sa charge. En lieu et place, nous avons assisté à un miracle que de constater sans pouvoir y accéder : Ousmane Sonko a exercé un droit de vote.

Enfin, l’outrecuidance sera poussée au summum avec l’interprétation stricte par le Conseil Constitutionnel des dispositions de l’article LO 182 qui énumère la liste limitative des titulaires du droit de saisine. Pourtant un usage de l’article LO 184 offrait de bonnes perspectives en faveur de la recevabilité du recours des mandataires des listes de candidats si nous partons de l’hypothèse que cette liste est un acte du Ministre de l’intérieur contestable et susceptible de recours devant le Conseil Constitutionnel.

Illisible dans sa trajectoire, le Conseil Constitutionnel subitement minimaliste avec une interprétation stricte de l’article LO 182, avait pourtant réaffirmé,avec force, insistance et sans ambage, sa plénitude de compétence en matière électorale. En effet, dans sa décision No 5 du 2 mars 1993 récemment confirmée par sa décision No 5/E/2024, le même Conseil déclarait que “ni le silence de la loi ni l’insuffisance de ses dispositions”, ne l’autorisent “ à s’abstenir de régler le différend porté devant lui; qu’il doit se prononcer par une décision en recourant, au besoin, aux principes généraux du droit, à la pratique, à l’équité et à toute autre règle compatible avec la sauvegarde de l’Etat de Droit et avec l’intérêt commun.” Est- il besoin de rappeler que les règles relatives aux inéligibilités sont d’ordre public et tombent sous les missions de régulation et de moralisation de la vie publique dudit Conseil qui participent’ en retour, a la sauvegarde de l’Etat de droit et de l’intérêt commun. Le Conseil a t’il manqué de courage pour assumer les conséquences politiques de son indépendance juridictionnelle?

En définitive, il nous est très difficile de comprendre le silence du Conseil constitutionnel dont la décision no 5/E/2024 a déjà établi “qu’Ousmane Sonko se trouve définitivement condamné à une peine d’emprisonnement de 6 mois avec sursis; que cette condamnation le rend inéligible pour une durée de 5 ans ”. Je dirai avec sarcasme que la computation du délai de 5 ans ne peut se faire qu’avec l’horloge du Conseil qui emprunte les fuseaux horaires de la Primature et du Palais et non celui de la république.

Ce faisant, je dirais à l’opposition, à la société civile dans sa diversité ainsi que les médias indépendants, Que la résistance face à la tyrannie est un devoir. L’on ne peut radier Barthélemy dont la candidature a été validée par le Conseil Constitutionnel et sanctionnée par le peuple souverain sans violer la constitution.

D’une part, toute référence à l’article 61 de la Constitution serait contestable au regard de son objet qui fixe plutôt le régime juridique de la radiation du député qui fait l’objet de condamnation pénale définitive survenue en cours de législature et non celui qui a survécu au contrôle du Conseil Constitutionnel. D’autre part, soumettre Barthélemy seul aux exigences de l’article 61 pendant que Ousmane Sonko jouit d’une suspension de mandat serait une rupture manifeste d’égalité en violation de l’article premier et 7 de la Constitution.

La république du Sénégal sombre pour la première fois de son histoire dans l’aménagement “d’une clause implicite de l’individu le plus privilégié”: Ousmane destiné à la dégradation civique suivant les dispositions du code pénale, sous le coup d’une ordonnance de renvoi et promu à la tête du Gouvernement sans enquêtes de moralité s’érige en maître de poursuites sous l’œil complice de son ancien militant devenu Président.

En conséquence:
1-J’exhorte l’opposition parlementaire à saisir formellement le Ministre de la justice pour le retrait de son acte unilatéral constitutif d’excès de pouvoir et de prendre toute mesure utile pour donner effet à l’ordonnance de jugement dans l’affaire Adji Sarr encore valide en vertu du code de procédure pénale;

2-j’encourage l’opposition parlementaire à demander au Président de l’Assemblée Nationale la communication de toutes les lettres de démission et/ou suspension de mandat de député en toute transparence;

3-J’invite tous les partis d’opposition, les médias indépendants à explorer la mise en place d’un Front Unique de Restauration de la Démocratie et de Protection des libertés fondamentales;

4- Je me joins à tous ceux qui sont disposés à œuvrer par tous les moyens constitutionnels et démocratiques pour la restauration de l’égalité citoyenne et la fin des privilèges juridictionnels indus et inacceptables aménagés en faveur d’un seul homme depuis 2021.

Enfin, j’invite les intellectuels du pays à de larges et inclusives consultations pour explorer les réponses stratégiques et politiques afin d’éviter à notre cher pays le statut d’un État Voyou qui ruinerait des siècles
d’investissements inter générationnels.

Bougane Guéye
Mouvement Gueum Sa Bopp «les jambaars »

PRÉSENCE MILITAIRE FRANÇAISE AU SÉNÉGAL

« Farlu Jotna–Forces vives du Sénégal » veut tourner la page d’une époque révolue

Le mouvement « Farlu Jotna – Forces vives du Sénégal », est pour le départ définitif de l’armée française du Sénégal. Pr Malick Kane et ses camarades pensent qu’il est temps que la nation prenne son destin en main « en tournant définitivement la page du colonialisme ». Mais, ils demandent cependant de ne pas, rompre tout lien avec la France. Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye a annoncé, le 28 novembre dernier, la fin de la présence militaire française au Sénégal. Ce qui, selon le Professeur Elhadj Malick Kane, Président « Farlu Jotna – Forces vives du Sénégal », « signifiera à terme le départ des 350 soldats encore engagés » au Sénégal. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction ce dimanche, Pr Kane et ses camarades trouvent que cette demande ne résulte pas d’une décision arbitraire ni d’un coup de tête du Président Faye, mais est le fruit d’un long processus remontant aux indépendances.
« Après plus de 60 ans d’indépendance et un fonctionnement démocratique des institutions sans discontinuer depuis cette période, il est temps que notre nation prenne son destin en main en tournant définitivement la page du colonialisme et en assurant lui-même, comme tout pays souverain, sa propre sécurité », lit-on dans un document rendu public ce dimanche par le Professeur Elhadj Malick Kane, président « Farlu Jotna – Forces vives du Sénégal ». Poursuivant, la communiqué d’ajouter: « pour garantir son intégrité territoriale ainsi que la paix à l’intérieur de ses frontières, le Sénégal est doté d’une armée et d’une gendarmerie modernes et bien équipées. Engagée dans de nombreuses missions de la paix à travers le monde pour les Nations Unies, l’armée sénégalaise est reconnue pour ses qualités. Elle pourra largement assurer la sécurité des Sénégalaises et Sénégalais ».
Selon toujours le professeur Elhadj Malick Kane, si cette présence de l’armée française est clairement anachronique, il ne faut, cependant, pas couper tout lien avec la France. « Nous ne pouvons pas effacer notre histoire commune. Nous devons entretenir le partenariat privilégié qui nous lie avec ce pays tant sur les plans culturels, économiques, industriels, de la recherche et de la formation. Nous devons également nouer des relations avec d’autres Etats pour faire entendre notre voix et privilégier nos intérêts », a conclu le Pr Kane et ses camarades.

A. Saleh

Kaolack : Lancement des activités du Mouvement pour le Développement de Thioffack (MDT)

Le Mouvement pour le Développement de Thioffack (MDT) a officiellement lancé ses activités avec pour ambition de promouvoir le civisme, la citoyenneté, et l’émergence dans les cinq zones du quartier Thioffack, situé dans la commune de Kaolack.

« Notre mission est de renforcer le civisme, le patriotisme et la citoyenneté, tout en luttant contre les différents défis qui entravent le développement de Thioffack. Nous aspirons également à promouvoir une gouvernance locale exemplaire pour améliorer les conditions de vie de nos concitoyens », a déclaré Tamsir Ndiaye, président du mouvement, lors de l’assemblée générale de lancement.

Au cours de cette rencontre, Tamsir Ndiaye a présenté une feuille de route ambitieuse visant à transformer les cinq zones du quartier. Parmi les priorités figurent la création d’un marché et d’un lycée, ainsi que la résolution des problèmes d’approvisionnement en eau dans certaines parties de Thioffack. Ces initiatives seront menées en collaboration avec les autorités étatiques et territoriales de Kaolack.

M. Ndiaye a également insisté sur l’importance de l’implication des populations locales :
« Il est crucial que chacun s’engage activement dans la vie de notre quartier. Le changement commence par une prise de conscience collective. Ensemble, nous pouvons transformer Thioffack. »

Outre ses objectifs principaux, le MDT se donne pour mission d’informer, d’assister et de défendre les populations locales. Cet engagement de proximité a été salué par de nombreux habitants, qui reconnaissent les efforts constants de Tamsir Ndiaye en faveur du développement de Thioffack.

Avec une mobilisation importante lors de cette assemblée, le Mouvement pour le Développement de Thioffack semble bien positionné pour entamer son travail de transformation durable au service de la communauté.

La jeunesse toujours en péril : des salles de classe aux terrains de jeu

Par Hamidou Thiaw

Au Sénégal, la jeunesse continue d’être reléguée au second plan. Fatiguée de cette marginalisation, une partie d’entre elle avait décidé de prendre son destin en main, allant jusqu’à porter sa génération au pouvoir. Mais quelle désillusion !

Les mêmes négligences reprochées à l’ancien régime persistent : bourses payées avec des mois de retard, salles de classe dans un état de vétusté alarmant, et rares aires de jeu cédées à des investisseurs étrangers.

Aujourd’hui encore, ce retard chronique dans le paiement des bourses a exacerbé la colère des étudiants. Cela s’est traduit, entre autres, par la destruction de véhicules sur le campus de l’université Assane Seck de Ziguinchor, un acte désespéré qui a conduit à la fermeture du campus social.

En tant que président du parti MPR, je tiens également à dénoncer un autre fait grave : la disparition progressive des espaces de loisirs pour la jeunesse. Au Sénégal, les terrains de jeu sont déjà rares, mais voir des multinationales comme Auchan s’approprier le terrain de basket de Ouakam est inacceptable. Où est la rupture promise par ce régime ?

Personnellement, je n’ai jamais cru en cette rupture. Entre les nominations basées sur le clientélisme et la continuité des pratiques dénoncées par le passé, il est clair que le changement reste illusoire. Comment espérer une véritable transformation avec un système ancré dans les mêmes fonctionnements depuis des décennies ?

Il est urgent que la jeunesse cesse d’être sacrifiée sur l’autel des intérêts personnels et qu’un véritable programme soit mis en place pour répondre à ses besoins et aspirations.

Bachar al-Assad quitte le pouvoir et la Syrie après une défaite militaire majeure : un tournant historique pour la région

Dimanche, le Kremlin a annoncé que le président syrien, Bachar al-Assad, avait démissionné de son poste et quitté la Syrie. Cette décision intervient à la suite d’une offensive fulgurante menée par des groupes rebelles, incluant des factions islamistes radicales, qui a sévèrement affaibli l’armée syrienne.

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a confirmé cette information dans une déclaration officielle :
« Suite aux négociations entre Bachar al-Assad et un certain nombre de participants au conflit armé sur le territoire de la Syrie, il a décidé de démissionner de son poste présidentiel et a quitté le pays, en donnant l’instruction de procéder au transfert du pouvoir de manière pacifique. »

Cette annonce marque un tournant décisif dans le conflit syrien, qui dure depuis 2011. Pendant plus de dix ans, Bachar al-Assad a résisté à une opposition multiforme, soutenu militairement et politiquement par ses alliés, notamment la Russie et l’Iran. Cependant, cette démission semble indiquer que même ce soutien ne pouvait compenser les pertes récentes subies par son armée face à une offensive combinée des forces rebelles.

Le départ d’Assad soulève plusieurs questions quant à l’avenir du pays. Sa sortie pourrait ouvrir la voie à des négociations de paix, mais elle laisse également craindre une intensification des luttes de pouvoir entre les différentes factions présentes sur le terrain.

Selon le Kremlin, Bachar al-Assad aurait donné des instructions pour assurer un transfert pacifique du pouvoir. Toutefois, les détails de ces négociations restent flous. On ignore qui pourrait prendre les rênes de la Syrie à court terme, ni comment les forces rebelles et les acteurs internationaux réagiront à cette nouvelle donne.

Le départ de Bachar al-Assad pourrait transformer les dynamiques géopolitiques dans la région. Les alliés traditionnels du régime, tels que la Russie et l’Iran, devront ajuster leur stratégie, tandis que les pays occidentaux et leurs partenaires régionaux, qui appelaient depuis longtemps à son départ, pourraient voir cela comme une opportunité pour relancer les pourparlers de paix.

Cependant, des inquiétudes subsistent quant à la montée en puissance des groupes islamistes radicaux, qui pourraient exploiter ce vide de pouvoir.

Alors que Bachar al-Assad quitte la scène politique, la Syrie reste à un carrefour. Ce départ pourrait amorcer une nouvelle phase dans l’histoire du pays, mais il reste à voir si cette transition conduira à la paix ou à une fragmentation accrue.

La communauté internationale et les acteurs locaux devront agir rapidement pour éviter un vide de pouvoir qui pourrait aggraver une situation humanitaire déjà catastrophique.

Syrie : la chute du régime de Bachar al-Assad et l’incertitude de l’après

Après près de 25 ans d’un règne autoritaire, Bachar al-Assad, souvent qualifié de « tyran », a quitté la Syrie, laissant derrière lui un pays ravagé par la guerre et une capitale, Damas, aux mains des forces rebelles. Cet événement marque un tournant majeur dans l’histoire récente de la Syrie, après plus d’une décennie de conflit sanglant qui a coûté la vie à des centaines de milliers de personnes et déplacé des millions d’autres.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), Bachar al-Assad aurait quitté Damas à bord d’un avion privé dans la nuit de samedi à 22 heures (19 heures GMT). La destination exacte reste inconnue, bien que des spéculations pointent vers trois options : la Russie, soutien militaire et diplomatique majeur du régime ; l’Iran, allié clé sur le terrain ; ou encore les Émirats arabes unis, qui avaient rétabli leurs relations avec Damas en 2018.

Cette fuite s’est déroulée en parallèle d’une offensive fulgurante des groupes rebelles, qui ont conquis successivement les grandes villes syriennes, notamment Alep, Homs et Hama, avant d’entrer dans la capitale. Selon des témoins, les forces gouvernementales à Damas se sont dispersées dans la confusion.

Avec la disparition soudaine de son chef, l’armée syrienne a cessé toute résistance notable. Des soldats ont abandonné leurs postes, retirant leurs uniformes, tandis que des véhicules militaires ont été laissés à l’abandon dans plusieurs quartiers de la capitale. Des témoignages font état de militaires rassemblés près de barrages désormais contrôlés par les rebelles.

Depuis 2011, le conflit a drastiquement affaibli l’armée syrienne, qui a perdu près de la moitié de ses 300 000 soldats d’avant-guerre. Malgré le soutien de ses alliés russes et iraniens, la capacité de défense du régime s’est révélée insuffisante face à l’offensive organisée des rebelles. Même le Hezbollah, allié pro-iranien, a évacué ses positions stratégiques près de Damas et de la frontière libanaise.

Dans ce contexte chaotique, les rebelles ont proclamé une « nouvelle ère » en Syrie. Pour éviter une désintégration complète de l’État, le Premier ministre sortant s’est déclaré prêt à coopérer pour une transition pacifique. Par ailleurs, le commandant en chef de la coalition rebelle Hayat Tahrir al-Sham (HTS) a appelé ses forces à respecter les institutions publiques, soulignant l’importance d’une transition ordonnée.

Cependant, la tâche qui attend la Syrie est titanesque. Fragmenté par la guerre, le pays doit faire face à des défis immenses : rétablir un État fonctionnel, garantir la sécurité, et reconstruire ses infrastructures. « Le défi principal aujourd’hui, c’est de sortir d’une phase de chaos et de fragmentation », souligne Mohanad Hage Ali, chercheur au centre Carnegie pour le Moyen-Orient.

Les premières déclarations des forces rebelles laissent entrevoir un désir de justice et d’unité. Selon plusieurs observateurs, les insurgés ont été attentifs à maintenir de bonnes relations avec les minorités et à traiter leurs prisonniers avec respect. Si cette approche persiste, elle pourrait poser les bases d’une réconciliation nationale.

Cependant, la reconstruction de la Syrie dépendra aussi du soutien de la communauté internationale, d’autant que les intérêts divergents des puissances régionales et mondiales impliquées dans le conflit pourraient ralentir le processus.

La chute de Bachar al-Assad marque un moment historique pour la Syrie, mais l’avenir du pays reste incertain. Tandis que les Syriens exilés envisagent un possible retour, le pays se trouve à un carrefour : sombrer dans le chaos ou amorcer une transition vers une paix durable. Tout dépendra de la capacité des nouveaux dirigeants à surmonter les divisions et à reconstruire un État capable de répondre aux aspirations de son peuple.

Bassirou Diomaye Faye au Forum de Doha : une vision ambitieuse pour le Sénégal et l’Afrique

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a marqué la clôture de son séjour à Doha en participant ce dimanche au prestigieux Forum de Doha. Dans son intervention, il a livré un message fort et inspirant, mettant en lumière sa vision d’un Sénégal et d’une Afrique résilients, ambitieux, et ouverts sur le monde.

Sur la scène du Forum, le chef de l’État a souligné le rôle central des jeunes dans la construction de l’avenir du Sénégal et de l’Afrique. « Malgré les défis auxquels nous sommes confrontés, nous devons écrire l’avenir avec ambition et détermination », a-t-il déclaré. Bassirou Diomaye Faye a également insisté sur l’importance d’une approche décomplexée face aux problématiques globales, plaçant la jeunesse au cœur des solutions innovantes et durables.

La cellule de communication de la présidence, via un post sur la plateforme X (anciennement Twitter), a salué cette prise de parole, mettant en avant l’image d’un leader visionnaire et engagé.

Avant son passage au Qatar, le président sénégalais avait entamé son déplacement le 4 décembre dernier par une visite aux Émirats arabes unis. Ce voyage s’inscrit dans une dynamique de renforcement des partenariats stratégiques entre le Sénégal et ces nations du Golfe, dans des domaines variés tels que l’économie, les infrastructures, et la technologie.

Ce déplacement a permis de consolider la position du Sénégal sur la scène internationale, tout en attirant des opportunités d’investissement favorables au développement national.

Le chef de l’État devrait regagner Dakar au plus tard ce lundi 9 décembre 2024. Son retour sera scruté de près, notamment alors que des enjeux majeurs attendent son gouvernement, allant des questions de gouvernance économique aux préparatifs pour les grandes échéances politiques et sociales à venir.

Par cette intervention au Forum de Doha, Bassirou Diomaye Faye continue de façonner l’image d’un Sénégal tourné vers l’avenir, porté par une jeunesse ambitieuse et des partenariats internationaux solides.

Fatick/Sécurité : Cérémonie de clôture de la manœuvre nationale « Saloum 2024 » dans les zones de Kaolack et Fatick

Le ministre des Forces armées, le général Biram Diop, a présidé ce samedi à Toubacouta (région de Fatick) la cérémonie de clôture de la manœuvre nationale appelée Saloum 2024. Cet exercice s’est déroulé dans les zones de Fatick et Kaolack.

« Après Saloum 2018Falémé 2020Ferlo 2022, l’État-Major Général des Armées, en collaboration avec les autres forces de défense et de sécurité, a tenu à organiser Saloum 2024. L’objectif de cette manœuvre, comme pour les précédentes, est de tester les capacités de nos forces de défense et de sécurité, notamment en termes d’équipements, afin de les évaluer par la suite. Il s’agit également de mettre en œuvre et d’évaluer les concepts d’emploi, les doctrines d’emploi ainsi que les règles d’engagement. Ces exercices permettent surtout de se familiariser avec le terrain, un aspect essentiel de l’entraînement, car cela prépare nos forces à réagir efficacement en cas de crise, en maîtrisant le terrain », a expliqué le général Biram Diop, ministre des Forces armées.

Il a ajouté que cette manœuvre offre également une opportunité aux forces de défense et de sécurité de mener des activités au profit des populations, dans le cadre des actions civilo-militaires.

« Cette année, nous avons installé à Sokone un hôpital militaire de campagne, qui fonctionne depuis plusieurs jours. Cet hôpital a permis de consulter et de soigner gratuitement plus de 1 307 personnes. En plus de cette action humanitaire, nous avons également réhabilité une école dans la zone », a précisé le général Biram Diop lors de la cérémonie de clôture.

Kaolack célèbre la Journée internationale des personnes handicapées sous le thème : « Ensemble pour une inclusion sociale et durable »

Ce samedi 7 décembre 2024, Kaolack a célébré la Semaine internationale des personnes handicapées. L’événement s’est tenu en présence du directeur régional de l’Action sociale de Kaolack, M. Saër Seck, et du maire de la commune, M. Sérigne Mboup, parrain de l’activité.

Sidy Fall, président de l’association Mbolloo Moy Doolé, a expliqué les objectifs de cette rencontre :

Il a souligné le retard considérable dont souffrent les personnes handicapées par rapport aux autres citoyens, tout en exprimant son optimisme envers le régime actuel, qui a inclus cette cause dans sa feuille de route.

L’engagement du maire Sérigne Mboup

M. Fall a également salué le soutien constant du maire de Kaolack, Sérigne Mboup, envers cette cause :

Il a toutefois rappelé l’importance de transformer les promesses en actions concrètes :

Un appel aux autorités et aux députés

En conclusion, Sidy Fall a lancé un appel pressant aux nouvelles autorités pour qu’elles répondent aux besoins urgents des personnes handicapées :

Cette journée a été l’occasion de rappeler l’importance de l’inclusion sociale et de la solidarité pour bâtir une société plus équitable et durable.

Mort de Bassirou Diop : Barthélémy Dias dénonce une répression politique au Sénégal

Dans un communiqué transmis ce matin, le maire de Dakar, Barthélémy Dias, a annoncé avec émotion et indignation le décès de Bassirou Diop, un membre de son équipe de sécurité, survenu à la prison de Saint-Louis. Ce drame intervient dans un contexte politique tendu marqué par des tensions entre l’opposition et le pouvoir en place.

Un décès dans des conditions controversées
Bassirou Diop, arrêté avec 83 autres membres de la sécurité du maire lors d’une opération menée par la Brigade d’Intervention Polyvalente (BIP), est la seconde victime liée à ce dossier, selon Barthélémy Dias. « C’est avec une immense tristesse et une profonde indignation que nous annonçons la mort de Bassirou Diop dans les geôles du pouvoir actuel », a déclaré le maire, dénonçant une « arrestation barbare » et un « acharnement politique ».

Il a également rappelé le décès du père d’un autre membre de sa sécurité, survenu en chemin pour assister au procès de son fils, qu’il qualifie de « pseudo procès politique ».

Un appel à la mobilisation
Barthélémy Dias a utilisé des mots forts pour dénoncer une « répression systématique » et une « instrumentalisation des institutions à des fins politiques ». Il appelle à la libération immédiate et sans condition de toutes les personnes détenues, y compris les membres de son équipe de sécurité.

Le maire de Dakar a également exprimé sa solidarité envers les familles endeuillées, tout en invitant les citoyens à l’unité face à ce qu’il considère comme une dérive autoritaire. « Ensemble, marchons et restons concentrés sur l’essentiel », a-t-il conclu dans son appel à la mobilisation.

Un contexte politique explosif
Cette annonce intervient alors que le climat politique au Sénégal reste particulièrement tendu, marqué par des arrestations de figures de l’opposition et des manifestations réprimées. Ces événements soulèvent des interrogations sur l’état des libertés démocratiques et le respect des droits humains dans le pays.

L’affaire Bassirou Diop symbolise, selon ses soutiens, le coût humain d’une crise politique qui semble s’intensifier. Les appels à la mobilisation populaire pour « défendre la démocratie et la justice sociale » se multiplient, rendant incertain l’apaisement de cette situation conflictuelle.

Quelles suites ?
Alors que les autorités n’ont pas encore réagi à cette déclaration, les regards se tournent vers les réactions de la société civile et des partenaires internationaux. La mort de Bassirou Diop pourrait devenir un catalyseur pour de nouvelles mobilisations et relancer les débats sur la gouvernance et les libertés au Sénégal.

Audience entre Bassirou Diomaye Faye et Karim Wade : un signal politique fort dans un contexte sénégalais en mutation

Le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, en visite officielle au Qatar, a surpris l’opinion publique en annonçant une rencontre avec Karim Wade, ancien ministre et figure influente de la scène politique sénégalaise. Cette audience, révélée par le chef de l’État lui-même sur ses réseaux sociaux, a immédiatement suscité de nombreuses réactions et interrogations quant à ses implications.

Dans une déclaration publique, le président Bassirou Diomaye Faye a indiqué que les discussions avec Karim Wade avaient porté sur « la situation politique, économique et sociale » du Sénégal. Bien que peu d’éléments concrets n’aient filtré, il a décrit ces échanges comme étant « constructifs », laissant entrevoir une possible évolution dans les rapports politiques au sein du pays.

Cette rencontre interpelle dans un contexte national marqué par des tensions sociales et des recompositions politiques. Elle alimente également les spéculations sur un éventuel rapprochement entre le pouvoir actuel et certains opposants de poids, à l’instar de Karim Wade, longtemps exilé et toujours influent auprès de certains segments de l’électorat sénégalais.

Cette audience s’inscrit dans un paysage politique sénégalais en pleine ébullition. Alors que les échéances électorales se profilent, les alliances se forment et se déforment, et les stratégies des principaux acteurs politiques s’affinent. Karim Wade, fils de l’ancien président Abdoulaye Wade, reste une figure emblématique malgré les controverses qui ont marqué sa carrière. Son retour dans l’arène politique est perçu par beaucoup comme une tentative de réaffirmer son influence.

Pour Bassirou Diomaye Faye, ce geste pourrait être interprété comme une volonté d’apaisement ou de dialogue avec les acteurs politiques majeurs, y compris ceux issus de l’opposition. Cela pourrait également refléter une stratégie visant à renforcer sa position face à des défis politiques internes et à répondre aux aspirations d’une population en quête de stabilité et de réformes.

Cette rencontre avec Karim Wade pourrait être perçue comme un signal d’ouverture envoyé à l’opposition sénégalaise. Toutefois, sans détails précis sur le contenu des échanges ou sur les décisions éventuelles qui pourraient en découler, il est difficile d’en évaluer l’impact concret. Les observateurs restent prudents, soulignant que cet entretien pourrait autant relever d’un geste symbolique que d’une véritable démarche politique.

Alors que les Sénégalais scrutent chaque mouvement de leurs leaders politiques, cette audience entre Bassirou Diomaye Faye et Karim Wade ne manquera pas de marquer les esprits. Elle laisse entrevoir des recompositions possibles, tout en soulignant les défis majeurs auxquels le Sénégal fait face, notamment en matière de gouvernance, de dialogue national et de développement économique.

Dans l’attente de précisions ou d’actes concrets qui pourraient découler de cette rencontre, une question demeure : cette initiative marquera-t-elle un tournant dans la scène politique sénégalaise, ou restera-t-elle un simple épisode dans un contexte en constante évolution ?

Kaolack : Journées culturelles d’intégration et de valorisation des cultures locales, une initiative de l’ASDES

« Nous organisons aujourd’hui une journée culturelle, un volet essentiel de notre programme et un pilier central dans notre démarche contre la soudure et l’endettement. Nous pensons qu’il est impossible de se développer sans accorder une place centrale à la culture. C’est pourquoi, chaque année, avec nos partenaires, nous organisons des journées culturelles pour mettre en valeur les richesses culturelles des zones où nous intervenons. Cela permet aux populations et aux acteurs de s’approprier les valeurs culturelles de leurs communautés, susceptibles de contribuer au développement local », a expliqué Djibril Thiam, coordonnateur national d’Action de Carême Suisse au Sénégal.

Ce programme est déployé dans 11 des 14 régions du Sénégal. La calebasse de solidarité, une initiative phare, représente une stratégie globale visant à regrouper les forces des communautés pour lutter contre la soudure et l’endettement.

« Sur le plan national, nous comptons 2 200 calebasses de solidarité, regroupant environ 70 000 membres, dont 90 % sont des femmes. L’importance de cette stratégie réside dans la solidarité, perçue comme un élément essentiel du développement communautaire », a ajouté M. Thiam.

Il a également annoncé la fin d’un programme en 2024 et l’élaboration d’un nouveau plan pour la période 2025-2028. « Notre objectif est d’étendre notre couverture à l’ensemble des régions du Sénégal et d’augmenter le nombre de bénéficiaires de 70 000 à au moins 110 000. Nous sommes convaincus que les communautés locales disposent du potentiel nécessaire pour organiser et développer davantage la stratégie de la calebasse de solidarité. »

L’ASDES (Association Sénégalaise pour le Développement Économique et Social) est un partenaire clé de ce programme. « Dans notre dispositif de financement appelé cluster, nous sélectionnons des partenaires dynamiques, et l’ASDES s’est toujours distinguée par son efficacité. Elle intervient dans plusieurs communes du pays et enregistre un grand nombre de bénéficiaires, notamment dans la région de Kaolack », a conclu M. Thiam.

Ce projet illustre l’importance de conjuguer culture et développement dans une dynamique solidaire pour un avenir durable.

Diaspora en Danger / l’Appel au soutien de Sophie Diatta ndiaye

Sophie Diatta Ndiaye, mère de trois enfants vivant en Italie, traverse une épreuve judiciaire depuis trois ans maintenant. particulièrement éprouvante qui pourrait conduire à une condamnation de trois ans de prison. Sophie, dont l’un des enfants est en situation de handicap, fait face à ce combat tout en exerçant ses responsabilités en tant que vice-coordinatrice du parti Pastef Italie.

Son engagement citoyen et militant l’a poussée à participer à une manifestation le 5 mars 2021 devant le consulat général du Sénégal à Milan, où elle a exprimé, avec conviction, les préoccupations de nombreux Sénégalais résidant en Italie. Cependant, cette action courageuse a déclenché une série de complications judiciaires qui pèsent lourdement sur sa vie personnelle et familiale.

En dépit de ces défis, Sophie continue de lutter avec force et dignité, soutenue par sa communauté et des sympathisants. Aujourd’hui, elle a besoin du soutien indéfectible des autorités sénégalaises pour assurer un procès équitable et obtenir une aide juridique et morale.

Il est crucial que les autorités interviennent rapidement et fermement pour protéger les droits de Sophie Diatta Ndiaye, symbole des épreuves rencontrées par de nombreux membres de la diaspora. La mobilisation autour de cette affaire est essentielle non seulement pour Sophie et sa famille, mais aussi pour affirmer la volonté du Sénégal de défendre ses citoyens, où qu’ils se trouvent.
Rejoignez-nous le 10 décembre au tribunal de Milan pour montrer notre solidarité. Votre soutien est crucial pour défendre nos droits et notre dignité.

Ibrahima Biaye Coordinateur Pastef Provincia Cuneo

« Radiation de Barthélemy Dias : Un appel à la résistance contre la justice sélective et les privilèges indus » ,Bougane Gueye Dany

Radiation de Barthelemy Diaz de l’AN :
La résistance face à la tyrannie est un devoir.
Lors de la Présidentielle, le conseil constitutionnel avait déjà disqualifié Sonko pour condamnation définitive.
Non à une justice sélective des vainqueurs.
Bougane Guéye :

Après la commande publique lancée par Ousmane sonko à travers la justice sénégalaise lors de la campagne pour les législatives, Barthélemy Diaz vient de faire l’objet d’une radiation pure et simple de l’Assemblée Nationale.

Quel coup de jarnac au peuple sénégalais qui aurait cru à une telle entorse à la légitimité populaire, socle ultime de la démocratie, sous la gouvernance d’Ousmane Sonko solidaire avec son Ministre de la Justice. J’aurais pu dire quel reniement de classe exceptionnel de la part de celui qui accusait il n’y a guère quelques mois le Président Macky Sall de vouloir arracher à Barthélemy Diaz ses mandats de député et de maire de la ville de Dakar. Il s’agit là d’une violence d’une rare intensité et méchanceté qu’Ousmane exerce à l’argües des adversaires potitiques et des tous la média indépendants, à travers son appareil judicaire et ses forces de sécurité.
Notre curiosité est d’autan plus manifeste que la présence douteuse de la tête de liste de PASTEF sur les listes électorales est encore de l’ordre des innombrables mystères que nous cherchons à déchiffrer pour trois raisons essentielles.
D’abord “ La dégradation civique sera encourue du jour ou la condamnation sera devenue irrévocable et, en cas de condamnation par contumace, du jour l’accomplissement mesures de publicité prévues à l’article 360 du Code de Procédure pénale, Ousmane Sonko, notre Premier Ministre est il en dehors du champs d’application de l’article 23 du code pénal ?
Que le Ministre de la Justice et celui de l’Intérieur nous répondent au nom de la reddition des comptes et du droit d’interpellation citoyenne qui fondent notre système démocratique.

Ensuite, compte non tenue des dispositions des articles L29 et suivants il est curieux de justifier la dérobade des autorités administratives compétentes parmi lesquels le Ministre de la Justice tenu en vertu des dispositions de l’article L49 d’initier la procédure de radiation d’office pour l’électeur inscrit qui a perdu son statut suite à une décision de justice. A moins que Ousmane Sonko n’ait été sur la liste électorale avant les législatives, toute omission par le Ministre de la Justice une telle procédure devant un cas d’ouverture pourrait l’exposer au manquement à sa charge. En lieu et place, nous avons assisté à un miracle que de constater sans pouvoir y accéder Ousmane Sonko exercer un droit de vote.

Enfin, l’outrecuidance sera poussée au summum avec l’interprétation stricte par le Conseil Constitutionnel des dispositions de l’article LO 182 qui énumère limitative les titulaires du droit de saisine. Pourtant un usage de l’article LO 184 offrait de bonnes perspectives en faveur de la recevabilité du recours des mandataires des listes de candidats si nous partons de l’hypothèse que cette liste est un acte du Ministre de l’intérieur contestable et susceptible de recours devant le Conseil Constitutionnel.

Illisible dans sa trajectoire, le Conseil Constitutionnel subitement minimaliste avec une interprétation stricte de l’article LO 182, avait pourtant réaffirmé,avec force, insistance et sans ambage, sa plénitudes de compétence en matière électorale. En effet, dans sa décision No 5 du 2 mars 1993 récemment confirmée par sa décision No 5/E/2024, le même Conseil déclarait que “ni le silence de la loi ni l’insuffisance de ses dispositions”, ne l’autorisent “ à s’abstenir de régler le différend porté devant lui; qu’il doit se prononcer par une décision en recourant, au besoin, aux principes généraux du droit, à la pratique, à l’équité et à toute autre règle compatible avec la sauvegarde de l’Etat de Droit et avec l’intérêt commun.” Est il besoin de rappeler que les règles relatives aux inéligibilités sont d’ordre public et tombent sous les missions de régulation et de moralisation de la vie publique dudit Conseil qui participent’ en retour, a la sauvegarde de l’Etat de droit et de l’intérêt commun. Le Conseil a t’il manqué de courage pour assumer les conséquences politiques de son indépendance juridictionnelle?

En définitive, il nous est très difficile de comprendre le silence du Conseil constitutionnel dont la décision no 5/E/2024 a déjà établi “qu’Ousmane Sonko se trouve définitivement condamné à une peine d’emprisonnement de 6 mois avec sursis; que cette condamnation le rend inéligible pour une durée de 5 ans ”. Je dirais avec sarcasme que la computation du délai de 5 ans ne peut se faire qu’avec l’horloge du Conseil qui emprunte les fuseaux horaires de la Primature et du Palais et non celui de la république.

Ce faisant, je dirais à l’opposition, à la société civile dans sa diversité ainsi les media indépendants, que la résistance face à la tyrannie est un devoir. L’on ne peut radié Barthélemy dont la candidature a été validée par le Conseil Conseil Constitutionnel et sanctionnée par le peuple souverain sans violer la constitution.

D’une part, toute référence à l’article 61 de la Constitution serait contestable au regard de son objet qui fixe plutôt le régime juridique de la radiation du député qui fait l’objet de condamnation pénale définitive survenue en cours de législature et non celui qui a survécu au contrôle du Conseil Constitutionnel. D’autre part soumettre Barthélemy seul aux exigences de l’article 61 pendant que Ousmane jouit d’une suspension de mandat serait une rupture manifeste d’égalité en violation de l’article premier et 7 de la Constitution.

La république du Sénégal sombre pour la première fois de son histoire dans l’aménagement “d’une clause implicite de l’individu le plus privilégié”: Ousmane destiné à la dégradation civique suivant les dispositions du code pénale, sous le coup d’une ordonnance de renvoi et promu à la tête du Gouvernement sans enquêtes de moralité s’érige en maître de poursuites sous l’œil complice de son ancien militant devenu Président.

En conséquence:
1-J’exhorte l’opposition parlementaire à saisir formellement le Ministre de la justice pour le retrait son acte unilatéral constitutif d’excès de pouvoir et de prendre toute mesure utile pour donner effet à l’ordonnance de jugement dans l’affaire Adji Sarr encore valide en vertu du code de procédure pénale;

2-j’encourage l’opposition parlementaire à demander au Président de l’Assemblée Nationale la communication de toutes les lettres de démission et/ou suspension de mandat de député en toute transparence;

3-J’invite tous les partis d’opposition, les média indépendants à explorer la mise en place d’un Front Unique de Restauration de la Démocratie et de Protection des libertés fondamentales;

4- Je me joint à tous ceux qui sont disposer à œuvrer par tous les moyens constitutionnels et démocratiques pour la restauration de l’égalité citoyenne et la fin des privilèges juridictionnels indus et inacceptables aménagés en faveur d’un seul homme depuis 2021.

Enfin j’invite les intellectuels du pays à de larges et inclusives consultations pour explorer les réponses stratégiques et politiques afin d’éviter à notre cher pays le statut d’un État Voyou qui ruinerait des siècles d’investissements intergénérationnels.

Bougane Guéye
Mouvement Gueum Sa Bopp «les jambaars »

Le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit Abdou Lakhad Diallo lors du Forum de Doha

Doha, Qatar – Dans le cadre du prestigieux Forum de Doha, qui réunit chaque année des dirigeants mondiaux, des décideurs et des personnalités influentes, le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a accordé une audience spéciale à Abdou Lakhad Diallo, l’international sénégalais et champion d’Afrique 2022.

Cette rencontre symbolique, tenue en marge des discussions officielles, témoigne de l’importance que le chef de l’État accorde aux figures sportives sénégalaises qui continuent de briller sur la scène internationale. Abdou Lakhad Diallo, pilier de la défense des Lions de la Teranga, s’est illustré lors de la victoire historique du Sénégal à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2022.

Durant l’audience, le Président Faye a salué le parcours exceptionnel du joueur, en soulignant son rôle clé dans l’unité et la fierté nationale. « Vous incarnez les valeurs de persévérance et d’excellence qui inspirent notre jeunesse. Votre succès n’est pas seulement une victoire pour le football, mais aussi un symbole d’espoir pour tout le Sénégal », a déclaré le chef de l’État.

De son côté, Abdou Lakhad Diallo a exprimé sa gratitude pour cette reconnaissance. « C’est un honneur d’être reçu par le Président et de voir les efforts des sportifs sénégalais reconnus au plus haut niveau. Cela nous motive à continuer de donner le meilleur pour notre pays », a-t-il confié.

Cette rencontre s’inscrit dans une volonté affirmée du gouvernement sénégalais de valoriser ses talents sportifs et de renforcer les liens entre les différentes sphères de la société, qu’elles soient politiques, culturelles ou sportives. Elle rappelle également le rôle central du sport dans la diplomatie et le rayonnement international du Sénégal.

Le Forum de Doha, qui se poursuit jusqu’à la fin de la semaine, devrait permettre au Sénégal de nouer de nouveaux partenariats stratégiques, tout en mettant en lumière l’engagement du pays pour une coopération internationale renforcée.

Scandale à Pikine : L’oncle de l’ancien président Macky Sall et sa cousine en garde à vue pour détournement de biens

Un scandale impliquant des membres de la famille de l’ancien président Macky Sall secoue actuellement le Sénégal. Habibou Thimbo, ancien président du conseil d’administration de Dakar Dem Dikk et maire APR de Semmé, a été placé en garde à vue ce week-end. Il est accusé, en compagnie de sa cousine Aïssatou Ngaido, d’avoir détourné des biens immobiliers appartenant à feu Demba Boubou, un riche diamantaire.

Selon les plaignants, Demba Boubou avait confié la gestion de plusieurs de ses biens immobiliers à Habibou Thimbo, opérateur économique reconnu. Cependant, ce dernier, de connivence avec Aïssatou Ngaido, aurait tenté de s’approprier ces biens. Ils ont notamment accusé à tort l’épouse du défunt d’avoir fabriqué un faux certificat de mariage pour revendiquer ces propriétés.

Les investigations ont révélé que l’épouse de Demba Boubou dispose d’un certificat de mariage authentique et d’un mandat valide signé par tous les ayants droit du défunt. Pire encore, Habibou Thimbo et sa complice auraient prétendu que les immeubles du diamantaire étaient inutilisables, tout en continuant à percevoir des loyers pendant plusieurs années.

Le dossier, marqué par des lenteurs suspectes, avait initialement été traité sous forme de renseignement judiciaire, probablement en raison des liens de parenté entre Habibou Thimbo et l’ancien président Macky Sall. Toutefois, un nouveau souffle a été donné à l’affaire avec l’intervention du procureur de Pikine-Guédiawaye, Saliou Dicko, qui a ordonné l’arrestation des accusés.

Déférés devant la justice, Habibou Thimbo et Aïssatou Ngaido sont actuellement en retour de parquet en attendant leur jugement.

Cette affaire, qui mêle abus de pouvoir, détournement de fonds et manipulation, risque d’avoir des répercussions sur le plan politique, en particulier pour l’APR, le parti au pouvoir durant les mandats de Macky Sall. Elle soulève également des questions sur l’impunité et la gestion des affaires judiciaires impliquant des personnalités influentes.

L’opinion publique suit avec attention le dénouement de ce dossier, qui pourrait marquer un tournant dans la lutte contre la corruption au Sénégal.

Radiation de Barthélémy Dias : l’ATEL dénonce une « série de forfaitures » du pouvoir Pastef

Dans un communiqué virulent, l’Alliance pour la Transparence, l’Équité et les Libertés (ATEL) a exprimé son indignation face à la radiation de Barthélémy Dias de l’Assemblée nationale. Pour cette coalition, qui regroupe divers partis et organisations, cette décision s’inscrit dans une logique qu’elle qualifie de « politiquement illégitime et moralement intolérable », menée par ce qu’elle appelle le « pouvoir Sonko-Diomaye ».

L’ATEL pointe du doigt une incohérence flagrante dans la gestion politique actuelle. Selon l’organisation, le gouvernement, qui avait validé la légalité de la candidature de Barthélémy Dias pour les dernières élections législatives, choisit aujourd’hui de le radier de son poste de député. L’ATEL affirme que cette décision ne repose sur aucun élément nouveau, si ce n’est la nécessité de protéger, selon eux, « une autre candidature jugée illégale, celle de Ousmane Sonko ».

Cette radiation serait le dernier épisode d’un processus électoral émaillé de manœuvres douteuses. L’ATEL évoque notamment la « rétention des décisions du Conseil constitutionnel », la répression ciblée des violences électorales, et les arrestations arbitraires de journalistes et d’opposants politiques.

Dans son communiqué, l’ATEL dresse un réquisitoire sévère contre le gouvernement dirigé par le parti Pastef, l’accusant d’avoir trahi ses engagements. « Incapable de tenir ses promesses démagogiques, le pouvoir Pastef ne peut ni ne veut gouverner que dans la répression et la violation systématique des libertés individuelles et collectives », peut-on lire.

Pour l’ATEL, cette répression se manifeste non seulement par la radiation de Barthélémy Dias, mais aussi par une stratégie plus large visant à museler l’opposition et à limiter les libertés démocratiques, notamment la liberté d’expression.

Face à cette situation, les membres de l’ATEL ont décidé de renforcer leur engagement en transformant leur organisation en Alliance pour la Transparence, l’Équité et les Libertés. Cette nouvelle structure ambitionne d’organiser des mobilisations à grande échelle pour défendre les libertés fondamentales et résister à ce qu’elle considère comme une dérive autoritaire du pouvoir en place.

L’ATEL se donne pour mission de fédérer toutes les forces démocratiques du pays afin de préserver les acquis démocratiques et garantir un espace politique où les droits des citoyens, notamment la liberté d’expression, seront pleinement respectés.

Pour l’heure, la réaction du gouvernement Pastef à ces accusations reste attendue, mais l’intensification de la contestation par l’ATEL promet de maintenir la pression sur le pouvoir.

Vers un Partenariat Stratégique : Rencontre entre Président Bassirou Diomaye Faye et l’Émir du Qatar à Doha

À Doha, j’ai eu le plaisir de rencontrer Son Altesse Sheikh Tamim bin Hamad Al Thani, Émir du Qatar.

Nos échanges ont porté sur le renforcement des relations bilatérales, la promotion d’investissements stratégiques et la coopération pour relever les défis régionaux et globaux.

Ensemble, nous avons convenu d’œuvrer pour un partenariat durable, fondé sur la paix, le développement et une vision commune de l’avenir.

Radiation de Barthélémy Dias : un règlement de comptes politique selon Moundiaye Cissé

La récente radiation de Barthélémy Dias de la fonction publique suscite des réactions variées, notamment celle de Moundiaye Cissé, directeur de l’ONG 3D. S’exprimant sur les ondes de la RFM, Cissé estime que cette décision est davantage motivée par des considérations politiques qu’une simple application de la loi.

Selon Moundiaye Cissé, cette radiation n’a surpris personne, pas même Barthélémy Dias lui-même. « C’est une décision à laquelle il s’attendait depuis l’ère Macky Sall. Il avait même déclaré que ce qui l’intéressait le plus, c’était son poste de maire. C’est malgré tout une situation regrettable », a-t-il expliqué.

Le directeur de l’ONG 3D considère que cette décision est la continuation des tensions politiques issues de la dernière campagne électorale. « Il y a encore des blessures qui ne se sont pas cicatrisées. Cette radiation en est une preuve », a-t-il ajouté.

Bien que Moundiaye Cissé reconnaisse qu’aucune loi n’a été violée dans cette décision, il pointe du doigt son caractère politique. « Cette radiation ne pouvait avoir lieu sans l’intervention du ministre de la Justice. Sous le régime de Macky Sall, Aïssata Tall Sall, alors ministre de la Justice, n’avait pas pris cette décision. Mais aujourd’hui, ce régime a choisi d’agir ainsi », a-t-il souligné, rappelant que le régime actuel avait autrefois soutenu Barthélémy Dias.

Pour Moundiaye Cissé, cette radiation est bien plus qu’un simple acte administratif : elle reflète un règlement de comptes entre Barthélémy Dias et le régime en place. Elle pourrait, selon lui, exacerber davantage les tensions politiques dans le pays.

Alors que les réactions continuent de se multiplier, la décision de radier Barthélémy Dias suscite un débat sur l’utilisation des outils administratifs pour régler des différends politiques, une pratique qui risque de polariser encore plus l’espace politique sénégalais.

Dr Abdourahman Diouf plaide pour une gouvernance responsable et une université inclusive au Sénégal

Dans un contexte marqué par des tensions au sein des universités sénégalaises, le Dr Abdourahman Diouf, Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, a pris la parole pour clarifier la position du gouvernement et appeler à la responsabilité collective. Lors de son intervention, il a abordé plusieurs points clés, notamment le droit de grève, la gouvernance universitaire et la nécessité de bâtir un système inclusif pour tous.

Le ministre a commencé par reconnaître le droit de grève des étudiants, un acquis démocratique inscrit dans la Constitution. Évoquant son propre passé d’étudiant gréviste, il a exprimé sa compréhension des revendications tout en déplorant les récentes manifestations violentes.

Il a également rappelé la volonté du gouvernement d’améliorer les conditions d’étude à travers des programmes d’urgence, affirmant :

Dr Diouf a insisté sur l’autonomie des universités, expliquant que leur gestion relève des conseils académiques, composés de représentants des étudiants, des syndicats, des enseignants-chercheurs et autres acteurs. Ces instances prennent les décisions collégiales nécessaires à la gestion et à la sécurité des campus.

Prenant l’exemple de l’Université Assane Seck de Ziguinchor, fermée temporairement pour des raisons de sécurité, il a souligné la priorité accordée à la préservation de la vie humaine :

Dans un discours empreint de pédagogie, le ministre a exhorté les étudiants à respecter les droits de leurs pairs, notamment le droit à l’inscription, malgré les défis liés à la saturation des infrastructures.

Il a réaffirmé l’objectif commun de construire une université moderne, inclusive et tournée vers l’avenir, tout en s’engageant à poursuivre les réformes nécessaires pour assurer le bien-être des étudiants et la stabilité du système universitaire.

Le Dr Abdourahman Diouf a conclu en appelant à la responsabilité partagée entre le gouvernement, les universités et les étudiants pour maintenir un climat de stabilité et de progrès. Face aux critiques et tensions, il a exprimé son engagement indéfectible à œuvrer pour une éducation supérieure de qualité au Sénégal.

Cet appel à l’unité et à la gouvernance responsable marque une étape importante dans la gestion des crises universitaires et trace les contours d’une université tournée vers l’excellence et l’inclusion.

Le Président Bassirou Diomaye Faye en tournée aux Émirats arabes unis et au Qatar : une diplomatie fructueuse au service du Sénégal

Du 4 au 6 décembre, le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a effectué une visite officielle aux Émirats arabes unis, marquée par des rencontres diplomatiques, des échanges avec la diaspora sénégalaise, et des initiatives stratégiques pour l’avenir du pays. À l’issue de cette étape, il s’est rendu au Qatar pour participer à la 22e édition du Forum de Doha, un rendez-vous incontournable sur les enjeux mondiaux.

Lors de son séjour aux Émirats arabes unis, le Président Faye a rencontré la communauté sénégalaise basée dans ce pays. Au cours de cette rencontre chaleureuse, il a pris le temps d’écouter les préoccupations et attentes des Sénégalais vivant à l’étranger, tout en saluant leur dynamisme et leur rôle en tant qu’ambassadeurs du Sénégal à l’international.
Dans un esprit de renforcement des liens entre le pays et sa diaspora, le Chef de l’État a annoncé la mise en place prochaine d’une Journée de la Diaspora, une initiative destinée à célébrer les contributions des Sénégalais expatriés au développement national.

Le Président sénégalais a également multiplié les rencontres avec les autorités émiraties et les investisseurs, renforçant les liens entre les deux nations. Parmi les étapes marquantes de cette visite figurent :

  • La visite de sites emblématiques, tels que la Grande Mosquée Sheikh Zayed et le Musée du Louvre d’Abou Dhabi, symboles de la culture et de l’excellence émiratie.
  • L’hommage solennel à Wahat Al Karama, où le Président Faye, en présence du Président des Émirats, Sheikh Theyab Bin Mohamed Bin Zayed Al Nahyan, a honoré les sacrifices des Émiratis tombés dans l’exercice de leurs fonctions.

Dans le domaine de l’éducation, le Chef de l’État a visité Alef Education, une entreprise pionnière en technologies éducatives basées sur l’intelligence artificielle. Cette collaboration prometteuse pourrait transformer le système éducatif sénégalais, notamment en intégrant les daaras au sein d’un cadre formel et moderne, tout en favorisant un apprentissage personnalisé. Cette initiative s’inscrit dans la lignée des engagements pris lors de la Journée nationale des daaras, tenue à Dakar en novembre dernier.

Après les Émirats arabes unis, Bassirou Diomaye Faye a rejoint le Qatar pour participer au prestigieux Forum de Doha, sur invitation de l’Émir Sheikh Tamim bin Hamad Al Thani. Du 6 au 8 décembre, cet événement réunit des leaders mondiaux autour de grands défis contemporains tels que la gouvernance, la sécurité internationale, et le développement durable.

La participation du Sénégal à ce sommet constitue une opportunité de porter haut les aspirations et la vision du pays sur des questions globales, tout en renforçant sa coopération avec des partenaires stratégiques.

Ce séjour du Président Bassirou Diomaye Faye aux Émirats arabes unis et au Qatar illustre une diplomatie proactive, mêlant proximité avec la diaspora, consolidation des partenariats économiques, et engagement sur la scène internationale. Ces initiatives s’inscrivent dans la dynamique de modernisation et d’ouverture que le Sénégal entend poursuivre pour relever les défis du développement et asseoir son rayonnement mondial.

Thierno Bocoum dénonce la radiation de Barthélémy Dias : « Une décision politique et injuste »

L’ancien parlementaire Thierno Bocoum a vivement réagi à la radiation de Barthélémy Dias de l’Assemblée nationale, qualifiant cette décision de « pure méchanceté ». Dans une vidéo publiée récemment, le leader de la coalition Samm Sa Kaddu a exprimé son indignation, estimant que cette mesure n’a qu’un objectif : « éliminer un adversaire politique ».

Le bureau de l’Assemblée nationale a annoncé la radiation de Barthélémy Dias, suscitant une vive polémique dans l’opinion publique. Pour Thierno Bocoum, cette décision s’inscrit dans une logique de fragilisation des institutions démocratiques du Sénégal. « Logique pour logique, si Barthélémy Dias est radié, il aurait fallu appliquer la même rigueur à d’autres responsables politiques dans des situations similaires », a-t-il déclaré.

Pour étayer ses propos, Bocoum a évoqué le cas du leader de Pastef, Ousmane Sonko, dont la condamnation définitive l’a rendu inéligible pendant cinq ans. Cependant, le ministre de l’Intérieur n’a pas transmis cette décision au Conseil constitutionnel, permettant ainsi à Sonko de rester un acteur politique central malgré son statut juridique controversé.

« Si le gouvernement avait suivi cette même logique, Ousmane Sonko aurait été écarté. Mais ici, nous voyons que Barthélémy Dias est visé de manière délibérée. Cela montre que nous ne sommes pas dans un État de droit équitable », a-t-il ajouté.

Thierno Bocoum conclut en dénonçant ce qu’il considère comme une instrumentalisation des institutions pour écarter des opposants politiques. « Cette décision est un coup porté à notre démocratie. Elle démontre une volonté d’affaiblir les voix dissidentes au lieu de renforcer le débat politique dans le respect des règles de l’État de droit », a-t-il martelé.

Cette prise de position s’inscrit dans un contexte de tension politique accrue au Sénégal, où de nombreux observateurs dénoncent une polarisation croissante et une utilisation stratégique des institutions pour des fins politiques. Le débat autour de la radiation de Barthélémy Dias risque de continuer à alimenter les discussions sur la transparence et l’équité dans la gestion des affaires publiques.

M. Ndiaye, DG de Kingroch Mining, déféré pour une affaire de fraude foncière et financière

Le directeur général de Kingroch Mining, M. Ndiaye, se retrouve au centre d’une affaire judiciaire retentissante. Selon le journal Libération, il a été déféré au parquet après son arrestation à l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD). L’homme d’affaires a été intercepté par la Division des investigations criminelles (DIC) alors qu’il tentait de quitter le territoire sénégalais.

Les accusations qui pèsent sur lui concernent des manœuvres frauduleuses ayant permis de s’approprier un terrain de plusieurs hectares situé sur la Petite Côte, appartenant à un particulier. Toujours d’après Libération, M. Ndiaye aurait ensuite utilisé ce terrain comme garantie pour obtenir un prêt de 600 millions de francs CFA auprès de la Banque des institutions mutualistes d’Afrique de l’Ouest (Bimao).

Dans le cadre de l’enquête, le directeur général de la Bimao, Mbaye Dione, a également été entendu en qualité de témoin. La plainte a été déposée par le propriétaire légitime du terrain, mettant en lumière des pratiques douteuses à la croisée des secteurs foncier et bancaire.

Cette affaire suscite une vive réaction dans les milieux économiques et juridiques, tant elle illustre les enjeux liés à la gestion du foncier au Sénégal. Pour l’heure, l’enquête se poursuit, et la justice devra établir les responsabilités dans cette affaire aux multiples ramifications.

Barthélemy Dias, maire de Dakar, déchu de son mandat de député, mais toujours engagé

Ce vendredi 6 décembre, Barthélemy Dias, maire de Dakar et figure politique de premier plan, a vu son mandat de député révoqué par décision du ministre de la Justice, une conséquence directe de sa condamnation dans l’affaire Ndiaga Diouf. Cette révocation survient dans un contexte politique tendu, où Dias continue de défendre ses positions, tout en assumant ses fonctions municipales avec fermeté.

Barthélemy Dias a été condamné à deux ans de prison, dont six mois ferme, dans le cadre de l’affaire Ndiaga Diouf, une affaire remontant à 2011 et qui a marqué le paysage politique sénégalais. En décembre 2023, la Cour suprême avait rejeté son pourvoi, rendant la condamnation définitive. Cette décision a entraîné automatiquement sa déchéance en tant que député, conformément à la loi sénégalaise.

Malgré cette situation, Barthélemy Dias n’a pas hésité à afficher sa détermination. « Je ne réponds pas à des enfantillages ! », a-t-il déclaré, manifestant son refus de se laisser distraire par cette tourmente judiciaire et politique.

Le même jour, en début de soirée, Barthélemy Dias a présidé le lancement de la 28e édition de la Coupe d’Afrique féminine des clubs champions de basket, qui se déroule du 6 au 15 décembre 2024 au stadium Marius Ndiaye, à Dakar. L’ASC Ville de Dakar, équipe municipale soutenue par la ville, participe à ce tournoi continental, témoignant de l’engagement du maire pour le rayonnement sportif de la capitale sénégalaise.

En dépit des difficultés, Dias reste fidèle à ses responsabilités en tant que maire et continue d’assurer des actions concrètes au profit de sa commune.

Barthélemy Dias, tête de liste de la coalition Sàmm sa Kàddu lors des dernières législatives anticipées, est un acteur clé du paysage politique sénégalais. Sa révocation en tant que député pourrait affecter son influence sur la scène nationale, mais son ancrage local à Dakar et son rôle actif au sein de l’opposition lui permettent de maintenir une certaine visibilité.

Alors que ses adversaires politiques exploitent cette décision judiciaire pour fragiliser sa position, Barthélemy Dias semble résolu à ne pas céder. Son avenir politique reste toutefois incertain, à mesure que s’approchent les échéances électorales majeures, notamment les élections locales et la présidentielle.

La situation de Barthélemy Dias reflète les tensions politiques et judiciaires qui marquent la scène sénégalaise, où les frontières entre justice et politique restent souvent floues. En attendant, le maire de Dakar, fidèle à son style combatif, continue de défendre son bilan tout en affrontant les défis qui se dressent sur son chemin.

Kaolack : Le service régional du commerce interpelle neuf opérateurs pour non-respect du prix de l’arachide fixé par l’État

Dans le cadre de la commercialisation des produits agricoles, notamment de l’arachide, dans la région de Kaolack, le service régional du commerce est chargé de veiller à l’application des mesures étatiques, en particulier celle relative au prix plancher de l’arachide fixé à 305 francs CFA le kilogramme.

S’exprimant face à la presse ce vendredi, Adama Mbaye, commissaire aux enquêtes économiques et chef du service régional du commerce de Kaolack, a tenu à éclaircir la situation :
« Il y a beaucoup de rumeurs indiquant que ce prix n’est pas respecté. De nombreux points de collecte ont été cités, mais la plupart ne concernent pas la région de Kaolack. Cependant, nous avons envoyé trois brigades sur le terrain pour évaluer la situation. Cela nous a permis de prendre en flagrant délit neuf opérateurs à Porokhane, dans le département de Nioro du Rip, qui achetaient les arachides à des prix inférieurs au plancher. Les prix pratiqués allaient de 295 à 300 francs CFA le kilogramme. »

Saisies et convocation des opérateurs

M. Mbaye a précisé que le matériel des contrevenants, composé notamment de plateaux et de bascules, a été saisi, et des convocations leur ont été délivrées.
« Lorsqu’ils répondront à ces convocations, nous appliquerons la réglementation en vigueur, ce qui inclut la fixation de montants qu’ils devront payer. Par ailleurs, nous avons également la possibilité d’enclencher des procédures judiciaires, mais pour le moment, nous n’en sommes pas encore là. »

Appel à la collaboration de la population

Adama Mbaye a appelé les populations à collaborer avec les services étatiques pour inciter les opérateurs économiques à respecter le prix plancher fixé par l’État, qui est, selon lui, équitable pour toutes les parties : les paysans, les opérateurs et les huiliers.

« Le prix de 305 francs CFA le kilogramme a été fixé pour arranger tout le monde. L’État a beaucoup fait pour assurer le bon déroulement de la campagne agricole, notamment en subventionnant les engrais, les semences et le matériel agricole. Dans ce sens, nous devons tous respecter ce prix. »

Enfin, il a exhorté les citoyens à dénoncer les pratiques illicites observées, afin de garantir le respect des mesures en place.

Radiation de Barthélémy Dias : Taxawu Senegaal dénonce une « justice à géométrie variable »

Dans un communiqué transmis ce jour, la plateforme politique Taxawu Senegaal a exprimé sa « vive indignation » face à la radiation de Barthélémy Toye Dias, Député-maire de Dakar, de l’Assemblée nationale. Une décision qu’elle considère comme « une atteinte grave aux principes fondamentaux de la démocratie » et une remise en cause du suffrage populaire.

Taxawu Senegaal a rappelé que la candidature de Barthélémy Dias avait été validée par le Conseil constitutionnel, conformément à la loi. « Toute contestation de son mandat est une remise en cause directe de l’autorité du peuple sénégalais », souligne le communiqué, insistant sur la légitimité conférée par les urnes. Selon la plateforme, cette décision de radiation « bafoue non seulement la volonté populaire mais également le socle de l’État de droit ».

La plateforme dénonce une application « à géométrie variable » des règles juridiques, pointant une disparité dans le traitement des cas judiciaires impliquant des figures politiques. Elle met en exergue l’absence de sanction similaire contre Ousmane Sonko, bien qu’il ait été condamné par la Cour suprême à six mois de prison avec sursis dans une affaire de diffamation. Taxawu Senegaal s’interroge sur cette « mansuétude surprenante » à l’égard de Sonko, alors que Barthélémy Dias fait l’objet d’une « célérité implacable » dans l’application des sanctions.

Dans son communiqué, Taxawu Senegaal n’a pas mâché ses mots, qualifiant cette radiation de tentative de « museler une voix libre et légitime ». La plateforme avertit sur les dangers d’une telle justice « instrumentalisée au profit d’intérêts partisans », estimant qu’elle menace les fondements de la démocratie sénégalaise.

Réaffirmant son soutien à Barthélémy Dias, Taxawu Senegaal annonce qu’elle explorera « toutes les voies de recours légales, nationales comme internationales » pour rétablir les droits du maire de Dakar. « La démocratie appartient au peuple, et non aux calculs partisans », conclut-elle, promettant de rester ferme dans son engagement pour la justice et la transparence.

Cette affaire vient raviver les tensions politiques dans un contexte déjà marqué par des contestations autour de l’indépendance des institutions et de l’équité dans l’application des lois. Le Sénégal, souvent cité comme un modèle démocratique en Afrique, fait face à des défis croissants en matière de gouvernance et de respect des principes démocratiques.

Installation de la 15e législature : Assainissement dans la presse, le président du mouvement « Ensemble C’est Possible » s’exprime

Moustapha Junior Thiam, président du mouvement Ensemble C’est Possible, s’est prononcé sur l’actualité nationale. Figure de proue parmi les artisans de la victoire éclatante de Pastef lors des élections législatives anticipées de novembre, le jeune cadre politique a partagé son point de vue sur plusieurs sujets brûlants.

Installation de la nouvelle Assemblée nationale

« Tout d’abord, nous saluons la diligence dont ont fait preuve son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, président de la République, et son Premier ministre, Ousmane Sonko, pour l’installation de l’Assemblée nationale. Nous magnifions également le choix porté sur un quadragénaire pour présider l’hémicycle, en la personne de Malick Ndiaye. Cela illustre clairement que le nouveau régime incarne la rupture en promouvant la jeunesse à des postes stratégiques au sein de l’État », a déclaré Moustapha Junior Thiam.

Adoption rapide des lois de finances

« Malgré une campagne électorale intense et des délais très courts, le gouvernement du président Ousmane Sonko a réussi à adopter en Conseil des ministres, le 3 décembre dernier, le projet de loi de finances initiale (LFI) 2025 ainsi que le projet de loi de finances rectificative (LFR) 2024. Ainsi, l’Assemblée nationale siégera bientôt pour voter le budget avant le 31 décembre, conformément aux engagements du régime en place », a-t-il ajouté.

Régularisation du secteur de la presse

Réagissant aux débats suscités par la récente déclaration du ministre de la Communication concernant la publication de la liste des médias reconnus par l’État, M. Thiam prône le dialogue et la concertation pour trouver un consensus. « L’État a besoin de la presse pour vulgariser ses projets et programmes, car ces derniers ont une mission d’intérêt public. Toutefois, la presse doit également comprendre que la régularisation de ce secteur est une question de sécurité nationale et de viabilité. Cela permettra au gouvernement de mieux accompagner les médias dans leurs efforts de développement », a-t-il conclu.

Radiation de Barthélemy Dias : une menace pour la démocratie sénégalaise ?

La radiation de Barthélemy Dias de l’Assemblée nationale continue de susciter de vives réactions au sein de la société civile sénégalaise. Parmi les voix qui s’élèvent pour dénoncer cette décision, celle d’Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom Center, a particulièrement retenu l’attention. Dans un tweet publié récemment, il exprime son profond désaccord avec cette mesure, qu’il considère comme une atteinte aux principes fondamentaux de la démocratie.

Alioune Tine rappelle que Barthélemy Dias, en tant que figure emblématique de l’opposition sénégalaise, a vu sa candidature validée, a mené campagne et a été élu à l’Assemblée nationale de manière démocratique. « Il a été élu comme tous les autres députés. La cohérence juridique, politique et le simple bon sens imposent de respecter le mandat que le peuple lui a confié souverainement », martèle-t-il.

En effet, la radiation de Barthélemy Dias intervient dans un contexte de tensions politiques croissantes au Sénégal, où plusieurs leaders de l’opposition se disent victimes de manœuvres visant à les « liquider politiquement ». Cette situation soulève des inquiétudes quant à l’état de la démocratie sénégalaise, souvent citée comme un modèle en Afrique de l’Ouest.

Pour Alioune Tine, cette décision pourrait constituer un « coup dur pour la démocratie sénégalaise ». Il estime qu’écarter un élu légitimement choisi par les citoyens revient à nier leur volonté souveraine. Une telle pratique, selon lui, risque de fragiliser davantage le climat politique et d’entacher la crédibilité des institutions.

Ce n’est pas la première fois que la société civile alerte sur des atteintes potentielles aux principes démocratiques dans le pays. Ces dernières années, le Sénégal a été le théâtre de manifestations dénonçant des décisions jugées autoritaires ou contraires aux libertés publiques.

Face à cette situation, Alioune Tine appelle les autorités à faire preuve de « cohérence juridique et politique » pour garantir le respect des droits des élus et, par extension, celui des citoyens. Il exhorte également les différentes parties prenantes à trouver une issue conforme aux principes démocratiques qui ont toujours prévalu au Sénégal.

Alors que le pays se prépare à des échéances électorales majeures, la gestion de cette affaire sera déterminante pour l’avenir de la démocratie sénégalaise. La radiation de Barthélemy Dias pourrait bien devenir un symbole de la lutte pour le respect des droits politiques et institutionnels dans un contexte marqué par des tensions croissantes entre pouvoir et opposition.

Dans ce climat de polarisation, le cas Barthélemy Dias s’inscrit dans une dynamique plus large de questionnement sur l’indépendance des institutions et la place des acteurs politiques dans le paysage démocratique sénégalais. Les jours à venir seront cruciaux pour déterminer si cette radiation sera maintenue ou si des ajustements seront envisagés pour apaiser les tensions.

Installation de la 15e Législature : un modèle de démocratie salué par Yankhoba Diémé

L’installation des membres de la 15e législature de l’Assemblée nationale s’est déroulée sous le signe de la démocratie et de la transparence. C’est ce qu’a affirmé Yankhoba Diémé, ministre chargé des Relations avec les institutions, saluant le bon déroulement de cet événement marquant de la vie politique sénégalaise.

Un processus démocratique exemplaire
Dans un contexte politique souvent sous tension, la transition institutionnelle opérée lors de cette session a été qualifiée d’exemplaire par le ministre. « Les choses se sont déroulées sans heurts, en toute démocratie et en toute transparence. Cela appelle à une satisfaction de la part de chaque Sénégalais », a déclaré Yankhoba Diémé, insistant sur l’importance de cet accomplissement pour le pays.

Des acteurs politiques félicités
Le ministre a tenu à souligner le rôle central des acteurs impliqués dans cette réussite, à commencer par le doyen d’âge Alla Kane, qui a dirigé les travaux d’installation avec sérénité et impartialité. Il a également salué le nouveau président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, qui, selon lui, « a brillamment pris les rênes sans interruption » et posé les bases d’un mandat prometteur dès ses premiers pas.

Un appel à la collaboration pour relever les défis
Yankhoba Diémé n’a pas manqué de féliciter les députés de cette nouvelle législature, les appelant à œuvrer dans un esprit de collaboration pour répondre aux attentes des citoyens sénégalais. « L’Assemblée nationale est un espace de débat et de décisions pour le bien commun. Il est essentiel que tous travaillent ensemble pour relever les défis auxquels notre pays est confronté », a-t-il déclaré.

Ce discours optimiste reflète une volonté de renforcer les institutions démocratiques du Sénégal, tout en encourageant les acteurs politiques à s’unir pour faire avancer le pays dans un contexte global marqué par des défis sociaux et économiques majeurs.

Chers compatriotes,

Suite à la radiation prononcée par l’Assemblée Nationale de la tête de liste SAM SA KADDU, ma position sur la dite liste passe.

Devant le peuple sénégalais auquel mon attachement est connu de tous, j’avais pris l’engagement que j’allais remettre ce poste s’il me revenait du fait de ma démission de cette coalition et de mon soutien à la liste Pastef dirigée par le Président Ousmane SONKO.
Je tiens donc à respecter la parole donnée qui m’est très chère.

Ainsi je démissionne du poste de député tout en souhaitant un excellent mandat aux parlementaires et au Président de l’Assemblée Nationale à qui je transmets également mes très sincères félicitations.

Je renouvelle tout mon soutien au Président de la République Bassirou Diomaye FAYE et au Premier ministre, Président de Pastef Ousmane SONKO avec qui j’ai partagé tous les combats politiques de ces trois dernières années pour la démocratie et les libertés avec tous les sacrifices possibles.

Ensemble pour une réussite de la mission .

JUB – JUBAL – JUBBANTI

Cordialement

Déthié FALL,
Président du PRP

Radiation de Barthélemy Dias : une décision du Bureau de l’Assemblée nationale du Sénégal

Le Bureau de l’Assemblée nationale du Sénégal, présidé par El Malick Ndiaye, a officiellement acté, ce jeudi, la radiation du député Barthélemy Toye Dias, élu sous la bannière de la coalition Samm Sa Kaddù. Cette décision intervient en application des dispositions du dernier alinéa de l’article 61 de la Constitution sénégalaise et de l’article 51 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

La radiation de Barthélemy Dias a été engagée à la suite d’une demande formelle du ministre de la Justice, qui a adressé une lettre au Bureau de l’Assemblée nationale. Selon le président de l’Assemblée, cette démarche a été soigneusement étudiée lors de la réunion du Bureau, avant de conduire à cette décision.

L’article 61 de la Constitution précise les conditions dans lesquelles un député peut perdre son mandat, notamment en cas d’incompatibilités ou de condamnations judiciaires définitives. De son côté, l’article 51 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale offre des précisions sur les modalités d’application de ces mesures, notamment dans ses dispositions finales.

Cette radiation risque de susciter des débats au sein de l’opinion publique et dans les cercles politiques. Barthélemy Dias, connu pour son franc-parler et ses positions critiques, est une figure emblématique de l’opposition sénégalaise. Cette décision pourrait ainsi être perçue comme une manœuvre politique par ses partisans, tandis que ses détracteurs pourraient y voir une application stricte des lois en vigueur.

La radiation de Barthélemy Dias ouvre la voie à des interrogations sur la suite de son engagement politique et sur les implications de cette décision pour la coalition Samm Sa Kaddù. De son côté, l’Assemblée nationale devra probablement se préparer à des contestations, voire des recours, sur la légitimité de cette décision.

Ce développement souligne une fois de plus les tensions politiques au Sénégal, où l’équilibre entre pouvoir et opposition reste un enjeu majeur.

Religion : Préparatifs de la 2ème édition de la « Nuit du Prophète Muhammad (PSL) » initiée par Mouhamed Diaby Gassama

La 2ème édition de la Nuit du Prophète Muhammad (PSL) est prévue en décembre 2024 à la Cité Cora Fall, dans la région de Dakar. En marge des préparatifs, un Comité Départemental de Développement (CDD) s’est tenu aujourd’hui à la préfecture de Rufisque, sous la présidence du préfet Maguette Dioum, afin d’assurer la réussite de cet événement religieux.

Lors de ce CDD, le préfet du département a donné des assurances au comité d’organisation de la Nuit du Prophète Muhammad (PSL). Selon Maguette Dioum, « les préoccupations du guide religieux ont été bien recueillies. Cela nous a permis de passer en revue plusieurs secteurs afin de prendre en compte les attentes de l’initiateur et du comité d’organisation. Nos supérieurs nous ont demandé de prendre toutes les dispositions nécessaires pour un bon déroulement du Gamou. »

Matar Camara, coordonnateur du comité d’organisation, a exprimé sa gratitude envers les autorités pour leur soutien. Il a également salué l’engagement des talibés et de toute la communauté musulmane. « Cela fait deux ans que nous célébrons ce Gamou, communément appelé Nuit du Prophète Muhammad (PSL). Nous remercions toutes les autorités pour leur accompagnement, ainsi que les talibés et la communauté musulmane pour leur mobilisation. »

Cet événement initié par Mouhamed Diaby Gassama s’inscrit dans une démarche spirituelle et culturelle, visant à honorer la mémoire du Prophète Muhammad (PSL) tout en renforçant la cohésion au sein de la communauté musulmane.

Retour possible de Pape Djibril Fall à l’Assemblée nationale : un nouvel épisode dans le feuilleton politique sénégalais

La scène politique sénégalaise est en ébullition avec la possible réintégration de Pape Djibril Fall à l’Assemblée nationale. Ce rebondissement intervient dans un contexte marqué par la révocation imminente de Barthélémy Dias, actuel maire de Dakar et tête de liste nationale de la coalition Sam Sa Kaddu.

En décembre 2023, la Cour suprême de Dakar avait confirmé la condamnation de Barthélémy Dias à deux ans de prison, dont six mois avec sursis, pour son rôle dans l’affaire Ndiaga Diouf. Cette condamnation a relancé le débat sur son éligibilité à siéger à l’Assemblée nationale.

Conformément à la loi sénégalaise, une révocation nécessitait une intervention du Garde des Sceaux pour initier le processus, ce qui a été fait récemment. Désormais, la balle est dans le camp de l’Assemblée nationale, où la pression pour entériner cette décision se fait de plus en plus sentir.

Si la révocation de Barthélémy Dias est confirmée, son siège deviendra vacant, entraînant une redistribution selon les règles de la coalition Sam Sa Kaddu, qui avait obtenu trois sièges lors des législatives de novembre 2024.

En théorie, Déthié Fall, cinquième sur la liste nationale, serait le remplaçant naturel. Cependant, son retrait public de la coalition avant les élections et son soutien affiché à la liste Pastef/Les Patriotes le disqualifient de facto. De plus, Déthié Fall a déjà affirmé qu’il ne siégerait pas sous la bannière de Sam Sa Kaddu.

Avec le désistement de Déthié Fall, le chemin semble dégagé pour Pape Djibril Fall, classé septième sur la liste. Ce dernier, ancien député de la 14e législature et leader du mouvement Les Serviteurs, pourrait retrouver son siège à l’hémicycle.

Son retour marquerait un tournant important, à la fois pour sa carrière politique et pour la coalition Sam Sa Kaddu, qui bénéficierait d’une figure reconnue pour renforcer sa position à l’Assemblée.

Cette affaire soulève des questions fondamentales sur le fonctionnement des institutions démocratiques au Sénégal, notamment sur la gestion des incompatibilités judiciaires et des transferts de sièges au sein des coalitions. Le cas de Barthélémy Dias, emblématique de ces enjeux, risque de laisser des traces durables dans le paysage politique national.

Pour Pape Djibril Fall, ce retour constituerait une opportunité de consolider son influence et de porter à nouveau ses idées au sein de l’hémicycle. Reste à savoir si cette réintégration sera formellement confirmée dans les semaines à venir. Une chose est sûre : le feuilleton politique sénégalais est loin d’être terminé.

Abdoulaye Mamadou Guissé et ses complices inculpés pour escroquerie et blanchiment

L’affaire Omart City Sénégal prend une nouvelle tournure. Abdoulaye Mamadou Guissé, président de cette structure, ainsi que deux de ses collaborateurs, Pape Boubacar Camara, son directeur de cabinet, et Khady Faye, prétendument présentée comme la tante du Président du Pastef, Bassirou Diomaye Faye, ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt par le juge du deuxième cabinet du tribunal de Pikine-Guédiawaye.

Selon les informations rapportées par le journal Libération, ces individus font face à de lourdes accusations, notamment association de malfaiteurs, escroquerie et blanchiment de capitaux. Ces charges s’inscrivent dans le cadre d’une enquête portant sur un vaste projet de logements sociaux piloté par Omart City Sénégal.

Outre cette inculpation, Abdoulaye Mamadou Guissé est également sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par le doyen des juges du tribunal de Diourbel. Cette autre procédure, en lien avec des faits similaires, vient alourdir son dossier judiciaire.

L’arrestation de Guissé a eu lieu samedi dernier, opérée par les gendarmes de la brigade de la Zone franche. Elle marque une étape cruciale dans l’enquête en cours. Les autorités cherchent à élucider les mécanismes d’un projet immobilier soupçonné de dissimuler des pratiques frauduleuses.

L’affaire met également en lumière les pratiques présumées de manipulation et de tromperie, comme en témoigne le rôle controversé de Khady Faye, présentée de manière fallacieuse comme proche de figures politiques influentes.

Ces développements interviennent dans un contexte où la lutte contre la corruption et le blanchiment de capitaux s’intensifie au Sénégal. Cette affaire pourrait dévoiler des ramifications plus larges, impliquant potentiellement d’autres acteurs dans le secteur de l’immobilier.

Les prochaines étapes judiciaires seront scrutées de près, alors que les prévenus sont désormais entre les mains de la justice. Affaire à suivre.

Énergie au Sénégal : Vers la fin de la location du bateau électrique turc « Aysegul Sultan » ?

Le contrat de location du bateau électrique turc Aysegul Sultan, signé en 2021 pour une durée de cinq ans au coût de 16,3 milliards FCFA, arrive à terme. Propriété de la société turque Karpower, ce navire fournit actuellement 240 MW, soit 15 % de la production électrique de la Senelec. Cependant, des tensions internes et des enjeux stratégiques autour de la production énergétique pourraient remettre en question son avenir dans le mix énergétique sénégalais.

Au cœur de ces discussions, la centrale de West African Energy (WAE) pourrait jouer un rôle déterminant. Capable d’injecter 25 % de l’électricité produite par la Senelec, cette centrale représente une alternative crédible au bateau turc. L’ex-Directeur général de la WAE, Samuel Sarr, avait déjà exprimé son intention de rompre le contrat de location, estimant que la montée en puissance de la WAE rendait cette solution coûteuse et obsolète.

Cependant, la situation est compliquée par des conflits internes entre les actionnaires de la WAE, notamment Moustapha Ndiaye, Abdoulaye Dia et Khadim Bâ. Ces tensions ont conduit à l’arrestation de Samuel Sarr, accusé de détournement de fonds à hauteur de 8,17 milliards FCFA, et à une série de négociations pour résoudre les différends.

Les autorités sénégalaises doivent également composer avec la société turque Calix, qui cherche à renforcer son implication dans la gestion de la WAE. Profitant des tensions entre actionnaires, les Turcs ambitionnent de consolider leur influence, notamment à travers un protocole de gestion proposé par l’African Financial Corporation (AFC), principal bailleur de fonds de la centrale. Ce document, intitulé Service Agreement, a été vivement critiqué par Samuel Sarr, qui y voyait une tentative de céder trop de contrôle à des intérêts étrangers.

Les autorités sénégalaises, sous la houlette du Premier ministre Ousmane Sonko, multiplient les rencontres avec les parties prenantes, y compris l’homme d’affaires Harouna Dia, pour trouver une solution à ce conflit.

Le maintien ou non du Aysegul Sultan dans le réseau électrique sénégalais dépendra de plusieurs facteurs : la résolution des différends au sein de la WAE, la capacité de la centrale à assurer une production stable et suffisante, et la volonté politique de réduire la dépendance à des solutions importées.

Sous la direction de Papa Toby Gaye, actuel Directeur général de la Senelec, le contrat initialement signé par son prédécesseur Papa Mademba Bitèye n’a pas été remis en cause, malgré les critiques sur son coût. Cependant, avec l’échéance imminente et la pression pour une gestion plus nationale de l’énergie, des décisions stratégiques s’imposent.

La fin de la location du Aysegul Sultan pourrait marquer un tournant dans la politique énergétique du Sénégal, en renforçant l’indépendance énergétique du pays tout en réduisant les coûts liés à des solutions provisoires. Les prochains mois seront décisifs pour savoir si le Sénégal est prêt à franchir cette étape.

Kabirou Mbodje face à la justice : ses ex-associés réclament 30 milliards F CFA de dédommagements

L’affaire dite Wari, opposant Kabirou Mbodje, patron de la célèbre société de transfert d’argent, à ses anciens collaborateurs, Malick Fall, Seyni Camara et Cheikh Tagué, a été de nouveau examinée ce lundi 2 décembre 2024 par la Cour d’appel de Dakar. Ce dossier, qui a marqué le monde des affaires sénégalais, porte sur des accusations d’abus de biens sociaux.

Jugé par défaut, Kabirou Mbodje n’a pas permis à ses avocats de s’exprimer devant la Cour. En revanche, les parties civiles, représentées par leurs conseils, ont fait valoir leurs arguments pour demander une révision à la hausse des dommages et intérêts initialement fixés à 5 milliards F CFA. Me Seydou Diagne, l’un de leurs avocats, réclame désormais 30 milliards F CFA, estimant que ce montant est proportionnel au préjudice subi par ses clients.

Son confrère, Me Baboucar Cissé, a appuyé cette demande en soulignant que ses clients, tous d’anciens cadres ayant quitté de prestigieuses banques, avaient misé sur Wari pour créer une entreprise innovante. Selon lui, la gestion frauduleuse de Kabirou Mbodje leur aurait causé un manque à gagner colossal.

Les origines de cette affaire remontent à 2013, lorsque Kabirou Mbodje aurait procédé à une augmentation de capital qui aurait réduit drastiquement les parts des plaignants, initialement de 39 %, à seulement 3 %. Cette manœuvre, qualifiée de frauduleuse par ses ex-associés, s’accompagnerait, selon eux, d’autres irrégularités telles que la falsification des états financiers et la dissimulation du capital de 2012.

Les plaignants affirment que Kabirou Mbodje se serait également octroyé 8 % du chiffre d’affaires, soit une somme estimée à 5 milliards F CFA, tout en causant un préjudice global de 22 milliards F CFA à leurs entreprises, Wari et Interactive.

Déjà condamné en première instance le 24 novembre 2021 à 2 ans de prison, dont 6 mois ferme, Kabirou Mbodje fait face à une demande de confirmation de ce verdict par le procureur général. Ce dernier a estimé, au même titre que les avocats des parties civiles, que les faits d’abus de biens sociaux sont bel et bien caractérisés.

Après les échanges d’arguments, la Cour d’appel de Dakar a fixé son délibéré au 6 janvier 2025. Cette décision sera particulièrement attendue dans les milieux économiques et juridiques, tant l’affaire Wari illustre les enjeux de gouvernance et de transparence dans les entreprises sénégalaises.

En attendant, les accusations portées contre Kabirou Mbodje continuent de ternir l’image de l’un des pionniers du transfert d’argent en Afrique, autrefois salué pour son succès entrepreneurial.

Barthélemy Dias face à la perte imminente de son mandat de député

Barthélemy Dias, maire de Dakar et figure politique majeure au Sénégal, pourrait prochainement perdre son mandat de député. Selon une source proche du groupe parlementaire de la majorité, l’Assemblée nationale a été officiellement saisie pour statuer sur sa révocation. Cette procédure intervient après une série d’actions judiciaires ayant conduit à sa condamnation.

Le cas de Barthélemy Dias remonte à l’affaire Ndiaga Diouf, un événement tragique datant de 2011. Dias avait été accusé dans le cadre de cette affaire, qui avait suscité un large débat sur la violence politique au Sénégal. En première instance, il avait été condamné à deux ans de prison, dont six mois ferme, et à verser 25 millions de FCFA de dommages et intérêts à la famille de la victime. Cette peine avait été confirmée par la Cour d’appel, avant que son pourvoi devant la Cour suprême ne soit rejeté, rendant la décision définitive.

Avec ce rejet, Barthélemy Dias se retrouve dans une situation délicate. Selon les dispositions légales, un élu condamné de manière définitive peut perdre son mandat parlementaire. L’Assemblée nationale doit maintenant se prononcer sur cette révocation, une étape qui pourrait marquer un tournant dans sa carrière politique.

Cette affaire n’est pas seulement une question juridique, mais également politique. Barthélemy Dias est connu pour être un fervent opposant à la majorité actuelle et un proche allié de Khalifa Sall, ancien maire de Dakar également confronté à des déboires judiciaires. La perte de son mandat pourrait avoir des répercussions importantes sur l’opposition sénégalaise, à l’approche des élections de 2024.

En attendant la décision de l’Assemblée, Barthélemy Dias continue de remplir ses fonctions de maire de Dakar. Cependant, cette éventuelle révocation pourrait non seulement affecter son mandat parlementaire, mais également fragiliser sa position au sein de la sphère politique nationale.

Alors que cette affaire polarise l’opinion publique, elle met en lumière les tensions croissantes entre les institutions judiciaires et politiques au Sénégal, dans un contexte de préparation aux prochaines échéances électorales.

Rebondissement dans l’affaire Samuel Sarr : les tensions autour du projet West Africa Energy s’intensifient

Un nouvel épisode vient s’ajouter à l’affaire Samuel Sarr, avec l’implication directe du Premier ministre Ousmane Sonko. Ce jeudi, le chef du gouvernement a rencontré le patron de la société turque Çalik Enerji, au cœur du litige financier qui ébranle le projet de centrale électrique de 300 MW au Cap des Biches, à Rufisque.

Le projet, porté par la société West Africa Energy (WAE), fondée par des hommes d’affaires sénégalais, est réalisé en partenariat avec Çalik Enerji et General Electric (GE). Il s’agit d’un projet stratégique visant à répondre à la demande croissante en énergie au Sénégal. Cependant, les dissensions entre actionnaires ont gravement affecté sa mise en œuvre.

Les tensions sont montées d’un cran lorsque Çalik Enerji a réclamé une indemnisation de plus de 60 millions d’euros (environ 39 milliards de francs CFA) auprès des actionnaires de WAE, dont Harouna Dia et d’autres associés. La société turque accuse ses partenaires sénégalais de manquements contractuels ayant compromis l’avancement du projet.

Samuel Sarr, ancien ministre de l’Énergie et acteur clé de WAE, se retrouve au cœur de cette tourmente. Accusé d’abus de biens sociaux portant sur 8 milliards de francs CFA, il a été arrêté à la suite d’une plainte déposée par Moustapha Ndiaye, actionnaire et autoproclamé président du Conseil d’administration de WAE. Ce titre, contesté par Samuel Sarr, est l’un des nombreux points de discorde dans ce dossier explosif.

Transféré au pavillon spécial de l’hôpital Aristide Le Dantec en raison de problèmes de santé, Samuel Sarr affirme être la cible d’un règlement de comptes orchestré par des acteurs puissants, dont le patron de Çalik Enerji. Selon le journal L’AS, ce dernier jouerait un rôle central dans les démarches ayant conduit à l’arrestation de l’ex-ministre.

Face à cette situation complexe, le Premier ministre Ousmane Sonko s’est impliqué directement. Lors de son audience avec le patron de Çalik Enerji, l’objectif était clair : mieux comprendre les contours du litige afin de trouver une issue favorable pour le Sénégal. Cette médiation est d’autant plus cruciale que le projet de centrale électrique est essentiel pour l’autonomie énergétique du pays.

Alors que les tensions internes continuent de miner la crédibilité de WAE, le projet énergétique phare reste en suspens. L’issue de ce conflit dépendra largement de la capacité des différentes parties à trouver un terrain d’entente.

En attendant, le sort de Samuel Sarr, la viabilité du partenariat avec Çalik Enerji, et l’avenir de la centrale électrique restent des questions en suspens, avec des enjeux colossaux pour le secteur énergétique sénégalais.

Abdoulaye Mamadou Guissé placé sous mandat de dépôt pour escroquerie dans une affaire de logements sociaux

Le président de l’Omart City Sénégal, Abdoulaye Mamadou Guissé, a été placé sous mandat de dépôt ce jeudi par le juge d’instruction, après son interpellation samedi dernier par la Gendarmerie de la Zone Franche Industrielle. Il est accusé d’avoir orchestré une vaste opération d’escroquerie sous le couvert d’un projet de logements sociaux.

L’Omart City Sénégal s’était illustrée en promettant des logements sociaux accessibles, exigeant une contribution modeste de 5 500 à 6 000 francs CFA par personne. Une initiative qui, sur le papier, semblait répondre aux besoins pressants d’un grand nombre de citoyens sénégalais à faible revenu. Cependant, la crédibilité de ce projet reposait sur une stratégie douteuse : le recours à Khady Faye, présentée comme un membre proche de la famille du président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

Lors des campagnes d’enrôlement, Abdoulaye Mamadou Guissé aurait qualifié Khady Faye de “badianou Diomaye” (tante de Diomaye), une appellation destinée à rassurer les candidats potentiels et à renforcer la confiance dans le projet.

Les choses ont pris une tournure dramatique lorsque des plaintes ont émergé, dénonçant un manque de transparence et de concrétisation dans le projet. Les autorités, alertées, ont ouvert une enquête qui a conduit à l’interpellation d’Abdoulaye Mamadou Guissé.

Accusé d’escroquerie et d’abus de confiance, Guissé est désormais placé sous mandat de dépôt, alors que les investigations se poursuivent. Les enquêteurs cherchent à déterminer l’étendue de l’escroquerie, ainsi que le rôle précis de Khady Faye dans cette affaire.

Cette affaire met en lumière les risques liés à l’exploitation des vulnérabilités des populations les plus démunies. En l’absence de preuves concrètes sur la viabilité de certains projets, de nombreux citoyens se retrouvent pris au piège de promesses qui ne sont jamais tenues.

En attendant le verdict de la justice, cette affaire rappelle l’importance de la vigilance face aux offres trop alléchantes et l’urgence d’un encadrement rigoureux des initiatives se présentant comme sociales ou caritatives.

Saisie de 8 tonnes de produits impropres à Vélingara : un coup de filet pour la santé publique

Le service départemental d’hygiène de Vélingara a frappé un grand coup en saisissant huit tonnes de produits impropres à la consommation dans les commerces de la commune et des localités environnantes. Sous la direction de l’adjudant Pathé Baldé, chef de la brigade départementale d’hygiène, cette opération vise à préserver la santé des populations en éliminant des produits périmés ou non conformes du circuit de consommation.

Un engagement pour la santé publique
Contacté par téléphone, l’adjudant Pathé Baldé a expliqué que cette saisie s’inscrit dans une démarche proactive de prévention. « Notre souci demeure la prévention de la santé des populations avec des opérations de contrôle dans les boutiques », a-t-il déclaré. Selon lui, certains commerçants s’accrochent à des pratiques anciennes et illégales qu’il a fermement décidé d’éradiquer.

Sanctions et sensibilisation
Lorsque des infractions sont constatées, les commerçants fautifs sont convoqués et sanctionnés. « Si un commerçant est fautif, il paie en fonction de l’infraction. Nous délivrons un reçu pour payer directement au trésor », a précisé l’adjudant. Ces sanctions financières s’accompagnent d’une sensibilisation sur les dangers que représentent les produits impropres pour la santé des consommateurs.

Une vigilance accrue dans une zone transfrontalière
Situé à la croisée des chemins entre la Gambie, la Guinée-Bissau et la Guinée-Conakry, Vélingara est une zone stratégique où circulent de nombreux produits. Pour l’adjudant Pathé Baldé, cette position géographique exige une vigilance renforcée afin de contrer l’introduction et la distribution de marchandises dangereuses pour la santé publique.

Cette action coup de poing illustre la détermination des autorités locales à protéger les populations des risques sanitaires. Elle rappelle également l’importance d’un commerce responsable et conforme aux normes en vigueur. Les consommateurs, quant à eux, sont invités à redoubler de vigilance en vérifiant systématiquement les dates de péremption et la qualité des produits qu’ils achètent.

Abdoulaye Mamadou Guissé incarcéré pour escroquerie et blanchiment de capitaux

Abdoulaye Mamadou Guissé, président d’Omart City Sénégal, a passé sa première nuit en prison après avoir été inculpé et placé sous mandat de dépôt ce jeudi par le juge d’instruction du 2ᵉ cabinet du Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye. Accompagné de son avocat, Me Abdou Dialy Kane, il fait face à des accusations graves liées à des activités présumées d’escroquerie et de blanchiment de capitaux.

Omart City Sénégal s’était illustrée à travers un projet de logements sociaux, proposant des inscriptions moyennant 5 500 ou 6 000 francs CFA pour frais de dossier. Ce programme avait attiré de nombreux candidats à travers plusieurs régions du Sénégal. Cependant, des plaintes et dénonciations de victimes présumées ont conduit à l’arrestation d’Abdoulaye Mamadou Guissé le samedi dernier par les gendarmes de la Brigade territoriale de la Zone Franche Industrielle.

L’affaire prend une ampleur nationale. En effet, Abdoulaye Mamadou Guissé était également recherché par la Section de Recherches de Saint-Louis et le commissariat central de Diourbel dans le cadre d’une délégation judiciaire émise par le juge d’instruction du Tribunal de Grande Instance du Baol. Ces recherches s’inscrivaient dans la même enquête liée à des soupçons d’escroquerie à grande échelle et de blanchiment de capitaux.

À ce stade, l’instruction judiciaire devra déterminer les responsabilités dans ce qui apparaît comme une vaste affaire d’arnaque. Les victimes espèrent obtenir justice et des éclaircissements sur l’usage des fonds collectés dans le cadre de ce projet controversé.

Cette affaire souligne une fois de plus la nécessité d’une meilleure régulation des initiatives immobilières et sociales afin de protéger les citoyens contre d’éventuelles dérives. Le président d’Omart City Sénégal reste présumé innocent jusqu’à preuve du contraire.

Kaolack / Économie : Les agents licenciés du marché Médina Baye réclament 5 mois de salaires impayés

Le Programme de Modernisation et de Gestion des Marchés (PROMOGEM), créé en 2021, a pour mission de doter chaque collectivité de structures marchandes modernes, sécurisées et respectueuses de l’environnement. Ce programme vise à stabiliser et à promouvoir la prospérité économique du pays tout en accompagnant la transformation du secteur informel. Cela inclut la formalisation et l’intégration des marchands ambulants dans une dynamique de développement inclusif. PROMOGEM offre également des infrastructures adaptées pour renforcer la résilience et la compétitivité des acteurs du commerce dans un contexte économique en mutation.

Cependant, de nombreux travailleurs contractuels de ce programme se retrouvent aujourd’hui dans une situation critique. À Kaolack, les agents du marché de la cité religieuse de Médina Baye vivent dans un désarroi total. Sans salaire depuis huit mois, ces travailleurs ont organisé un point de presse ce mercredi pour exprimer leur désarroi.

Au total, 39 agents chargés du gardiennage et du nettoiement du centre commercial Mame Astou Diankha de Médina Baye ont été licenciés par PROMOGEM. Ces travailleurs, majoritairement des femmes, réclament leurs arriérés de salaire, qui s’élèvent à plus de 18 millions de FCFA pour cinq mois.

Fatou Lam, porte-parole des agents licenciés, a dénoncé cette situation lors de la conférence de presse. « Ils nous doivent cinq mois de salaire. Le licenciement est abusif. La coordonnatrice du PROMOGEM n’applique pas le principe de ‘Jub, jubbal, jubanti’ [équité, continuité et transparence]. Elle nous remplace par d’autres agents sans explication », a-t-elle déclaré.

Face à ces injustices, les agents sollicitent l’intervention des autorités, notamment le Président Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre Ousmane Sonko et le Khalife général de Médina Baye, pour trouver une solution à leur problème.

Le ministère des Finances dément une prétendue levée de fonds infructueuse

Le ministère des Finances et du Budget a vigoureusement réfuté les informations circulant sur une prétendue levée de fonds infructueuse sur le marché financier régional. Dans un communiqué publié récemment, il a démenti toute opération de ce type réalisée le 29 novembre dernier, affirmant que ces rumeurs sont sans fondement.

Le ministère a également prévenu qu’il envisageait de possibles poursuites judiciaires contre les auteurs de ces allégations, qu’il juge « susceptibles de nuire à la réputation du Sénégal et à la confiance de ses partenaires financiers ».

Le communiqué souligne que les interventions du Sénégal sur le marché régional des titres publics sont organisées selon un calendrier prévisionnel établi au début de l’année. Ce calendrier, élaboré en collaboration avec l’Agence Umoa-Titres en février 2024, est ensuite transmis aux investisseurs. Cependant, il est précisé que ce document est purement indicatif et peut être ajusté en fonction des besoins et des opportunités sur le marché.

Le ministère a tenu à rappeler l’engagement du Sénégal en faveur de la transparence et de la rigueur dans ses opérations financières, tout en soulignant la confiance renouvelée de ses partenaires dans sa gestion économique.

Cette mise au point intervient dans un contexte où des informations erronées peuvent avoir des conséquences significatives sur la perception des marchés et des investisseurs. Le ministère a donc insisté sur l’importance de vérifier les faits avant de diffuser des informations susceptibles de porter atteinte à la stabilité économique et à l’image du Sénégal.

Cette réaction ferme vise à rétablir la vérité et à garantir un climat de confiance pour les prochaines opérations financières du pays sur le marché régional.

Renforcement des liens entre le Sénégal et les Émirats arabes unis : Une coopération tournée vers l’avenir

Abou Dhabi a été le théâtre d’une rencontre marquante ce jeudi entre Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, Président de la République du Sénégal, et Son Altesse Sheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan, Président des Émirats arabes unis. Ce rendez-vous diplomatique a mis en lumière la volonté des deux nations de bâtir un partenariat stratégique renforcé et durable.

Lors de cet entretien, les deux leaders ont réaffirmé leur engagement à développer les relations bilatérales en s’appuyant sur des domaines stratégiques tels que l’énergie, le numérique, l’éducation et l’agriculture. Ces secteurs, jugés prioritaires, représentent des leviers essentiels pour relever les défis mondiaux et favoriser le développement socio-économique.

Le Président Faye et Sheikh Mohamed bin Zayed ont convenu de lancer des initiatives ambitieuses pour répondre aux enjeux majeurs de leurs pays respectifs. Parmi les objectifs identifiés figurent :

  • La transition énergétique durable : promouvoir des projets communs axés sur les énergies renouvelables afin de réduire l’empreinte carbone et d’assurer une production énergétique stable et écologique.
  • L’innovation et la transformation numérique : intensifier la connectivité et introduire des technologies de pointe pour moderniser les infrastructures numériques.
  • L’éducation et la formation des jeunes : établir des programmes de coopération pour développer les compétences et préparer une jeunesse compétitive à l’échelle mondiale.
  • La sécurité alimentaire et l’agriculture : favoriser le partage de savoir-faire et la mise en œuvre de technologies agricoles pour garantir une production durable et améliorer la sécurité alimentaire.

Cette rencontre augure une ère nouvelle pour les relations entre le Sénégal et les Émirats arabes unis. En unissant leurs forces, les deux pays visent non seulement à répondre aux besoins de leurs populations respectives, mais aussi à devenir des modèles de coopération Sud-Sud.

« Le Sénégal et les Émirats partagent une ambition commune : construire des partenariats innovants et durables pour relever ensemble les défis mondiaux », a déclaré le Président Faye à l’issue de l’entretien.

Avec des échanges qui s’intensifient, ce partenariat stratégique ouvre la voie à de nouvelles opportunités économiques et diplomatiques pour les deux nations. Les projets annoncés reflètent une volonté commune d’investir dans l’avenir, tout en respectant les priorités nationales et internationales en matière de développement durable.

Kaolack/Éducation : Inauguration des nouveaux locaux du Daara Interne-Externe de l’I.I.A.A

Comme son nom l’indique, le Daara Al Quran Interne-Externe de l’Institut Islamique Africaine-Américaine est une école coranique de dernière génération, initialement construite en 1984 par feu Cheikh Imam Hassan Cissé (RTA).

Cet établissement prestigieux, doté de toutes les commodités modernes, accueille des pensionnaires venant de divers pays d’Afrique et d’Amérique, notamment le Sénégal, le Mali, le Togo, le Burkina Faso, le Soudan, le Nigéria, le Cameroun, le Tchad et les États-Unis.

Grâce au soutien financier des talibés américains de feu Cheikh Imam Hassan Cissé, regroupés au sein de l’association « NASRUL ELMI », le Daara a récemment été entièrement réhabilité et équipé. Ce projet s’inscrit dans une volonté de préserver l’héritage de ce grand homme.

L’inauguration officielle a eu lieu ce mercredi 4 décembre 2024, sous la présidence de Cheikh Mahy Aliou Cissé, directeur général de l’Institut Islamique Africaine-Américaine, en présence du préfet du département de Kaolack, Latyr Ndiaye, ainsi que des membres de la famille de feu Cheikh Imam Hassan Cissé, des parents d’élèves, des élèves de l’institut et des apprenants du Daara.

L’établissement rénové comprend désormais cinq nouvelles salles de mémorisation du Saint Coran, un bloc sanitaire moderne, une salle informatique, des bureaux, une cuisine équipée, ainsi que des espaces spécialement aménagés pour les ablutions.

Les parents d’élèves n’ont pas manqué de saluer cette infrastructure, qu’ils qualifient de véritable bijou. Selon les responsables du Daara, l’objectif est d’assurer aux apprenants une mémorisation complète du Coran, tout en leur offrant une éducation islamique de haute qualité.

Prenant la parole au nom de l’État, le préfet de Kaolack, Latyr Ndiaye, a souligné l’importance de cette réalisation :

Il a également ajouté que le Daara contribuera à former des citoyens non seulement instruits mais également porteurs de valeurs positives, favorisant ainsi un fort sentiment de citoyenneté à l’échelle locale, nationale et internationale.

Abdoul Mbaye plaide pour une presse libre et met en garde contre les excès

Le leader de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT), Abdoul Mbaye, a pris position ce mercredi en faveur de la liberté de la presse, un pilier fondamental de la démocratie. Dans une publication sur ses réseaux sociaux, il a exhorté les nouvelles autorités sénégalaises à garantir l’indépendance des médias, conformément à la Constitution et aux acquis démocratiques du pays.

« Au risque de me répéter : évitons les excès face aux souffrances économiques en cours et à venir… ou le Sénégal le paiera cher. Laissez la presse libre conformément à notre Constitution et à nos acquis démocratiques. Combattez la fausse information avant tout par la vérité dite », a écrit Abdoul Mbaye.

Cette déclaration intervient dans un contexte tendu où le ministère de la Communication a récemment publié une liste officielle des médias reconnus par le gouvernement. Selon le ministère, cette initiative vise à lutter contre la désinformation et les discours de haine.

Cependant, cette démarche n’a pas manqué de susciter des réactions. L’Association des Patrons de Presse (APPEL) a vivement dénoncé cette décision, qu’elle perçoit comme une atteinte à la liberté de la presse et une tentative de contrôle des médias.

Si la lutte contre les fake news est une préoccupation mondiale, la méthode adoptée par le gouvernement sénégalais soulève des interrogations. Pour les défenseurs de la liberté de la presse, il s’agit d’un glissement dangereux qui pourrait restreindre le droit à l’information et affaiblir le rôle critique des médias dans une démocratie.

Abdoul Mbaye, dans sa prise de position, semble partager ces inquiétudes en appelant à privilégier la vérité comme arme contre les fausses informations, plutôt que des restrictions pouvant s’apparenter à une censure.

La situation met en lumière le défi de trouver un équilibre entre la régulation nécessaire pour préserver l’intégrité de l’information et la protection des libertés fondamentales. Les prochaines réactions des autorités et des acteurs médiatiques seront déterminantes pour l’avenir de la liberté de la presse au Sénégal.

Reste à savoir si le dialogue pourra s’ouvrir entre les différentes parties prenantes pour apaiser les tensions et garantir un environnement médiatique à la fois libre et responsable.

Tragédie à Mbour : Un incendie ravageur emporte six membres d’une famille

Dans la nuit du 4 au 5 décembre, un incendie d’une rare violence a coûté la vie à six membres d’une même famille dans la ville de Mbour, plongeant la communauté dans une profonde consternation. Ce drame, dont les causes restent pour l’heure inconnues, fait l’objet d’une enquête minutieuse ouverte par la police afin de déterminer les circonstances exactes de la tragédie.

Les victimes, issues de la même famille, comptent parmi elles Moussa Sow, un homme de 31 ans dont le profil suscite l’attention des enquêteurs. La communauté, ébranlée par cette perte, a rapidement exprimé son soutien aux proches des défunts tout en appelant à des éclaircissements pour comprendre l’origine de ce drame.

Selon des informations rapportées par Source A, Moussa Sow souffrait de troubles mentaux et aurait été impliqué dans un précédent incident il y a deux ans. À l’époque, un feu s’était déclaré dans sa chambre alors qu’il fumait, causant des dégâts matériels sans faire de victimes. Cette révélation relance les interrogations sur un possible lien entre ses comportements à risque et l’incendie meurtrier.

Les autorités privilégient pour l’instant plusieurs hypothèses, dont celle d’un accident domestique. Les comportements imprudents, notamment liés à l’usage de produits inflammables ou à la manipulation de cigarettes, sont examinés avec attention. Les enquêteurs s’efforcent également de déterminer si d’autres facteurs externes ont pu contribuer au sinistre.

Les proches des victimes, en deuil, demandent des réponses claires et rapides sur cette tragédie qui a marqué les esprits à Mbour. « Nous espérons que l’enquête permettra de faire la lumière sur ce qui s’est réellement passé », confie un membre de la famille.

En attendant les conclusions officielles, cet incendie rappelle l’importance de renforcer les mesures de prévention contre les risques domestiques. À Mbour, le souvenir des victimes restera gravé, tandis que la communauté espère tourner la page de cette douloureuse épreuve avec des réponses à ses questions.

Ndella Madior Diouf : un espoir de liberté dans une affaire aux lourdes accusations

Après un an d’incarcération au Camp pénal de Liberté 6, Ndella Madior Diouf, fondatrice de la pouponnière Keur Yeurmandé, entrevoit une lueur d’espoir. Le 10 décembre prochain, la Chambre d’accusation examinera une nouvelle requête de mise en liberté provisoire introduite par ses avocats. Cette audience, cruciale pour la prévenue, pourrait déterminer son sort avant un procès qui s’annonce complexe et très médiatisé.

Arrêtée le 28 décembre 2023, Ndella Madior Diouf fait face à des charges particulièrement graves : traite de personnes, exercice illégal de médecine, privation de soins ayant entraîné la mort, mise en danger de la vie d’autrui, et obtention illégale de certificats d’inhumation.

L’affaire prend racine dans une vidéo glaçante devenue virale. On y voit un nourrisson agonisant, son corps amaigri témoignant d’une situation alarmante. Cette séquence a déclenché une vague d’indignation nationale et internationale, accompagnée d’une pétition exigeant la fermeture de la pouponnière située à Sacré-Cœur 3, à Dakar.

Six jours après la diffusion de cette vidéo, Ndella Madior Diouf a été interpellée par la Brigade de protection de la Sûreté urbaine. Depuis, elle vit sous mandat de dépôt, dénonçant des conditions carcérales qu’elle juge inhumaines et oppressantes.

Face aux accusations, l’équipe juridique de Ndella Madior Diouf, dirigée par Me Aboubacry Barro, a déployé tous les recours possibles. Les demandes de mise en liberté provisoire ou de placement sous bracelet électronique ont été rejetées à plusieurs reprises, renforçant la pression sur la défense.

« Elle ne renonce pas et continue de solliciter tous les moyens légaux pour sortir des quatre murs oppressants du Camp pénal », a déclaré son avocat. L’audience du 10 décembre représente donc une ultime chance avant le procès.

La fermeture de Keur Yeurmandé a révélé de graves dysfonctionnements dans la gestion des établissements accueillant des enfants vulnérables. Avant sa fermeture, la pouponnière hébergeait 48 nourrissons, dont certains présentaient des signes de malnutrition et des troubles de santé alarmants.

Selon l’Agence nationale de la Petite enfance, qui a pris en charge les enfants, l’établissement opérait sans autorisation administrative. Cette situation soulève des interrogations sur le manque de régulation et de contrôle des structures destinées à accueillir les enfants en difficulté.

À mesure que l’audience approche, l’affaire divise profondément l’opinion publique. Tandis que certains plaident pour la clémence en insistant sur le contexte difficile dans lequel évolue Keur Yeurmandé, d’autres estiment que les accusations sont trop graves pour envisager une liberté provisoire.

Pour Ndella Madior Diouf, cette audience est une opportunité cruciale de présenter sa version des faits et de convaincre la justice d’un éventuel sursis en attendant son procès.

Au-delà de son aspect judiciaire, cette affaire met en lumière les carences structurelles dans la prise en charge des enfants vulnérables au Sénégal. Elle interpelle sur la responsabilité des autorités dans la supervision des établissements et sur les pressions exercées par une opinion publique révoltée.

La décision de la Chambre d’accusation, attendue avec impatience, pourrait non seulement bouleverser la vie de Ndella Madior Diouf mais aussi établir un précédent pour la régulation des structures similaires dans le pays.

Le Président Bassirou Diomaye Faye en visite officielle aux Émirats arabes unis : culture et coopération au cœur des échanges

le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a entamé une visite officielle aux Émirats arabes unis, une étape significative dans le renforcement des relations bilatérales entre les deux nations. Cette journée a été marquée par des visites à deux sites emblématiques, témoignant de la richesse culturelle et des ambitions globales des Émirats.

La première étape du Chef de l’État sénégalais a été consacrée à la grande mosquée Sheikh Zayed, située à Abou Dhabi. Ce chef-d’œuvre architectural, considéré comme l’un des monuments les plus spectaculaires du monde musulman, symbolise à la fois la foi et l’ouverture. La mosquée, réputée pour sa blancheur éclatante et ses détails artistiques minutieux, attire chaque année des millions de visiteurs.

Lors de cette visite, le Président Faye a exprimé son admiration pour ce lieu emblématique, qui incarne le dialogue entre spiritualité, art et architecture.

Le second moment fort de cette journée fut la visite du musée du Louvre Abou Dhabi. Ce site, fruit d’un partenariat unique entre la France et les Émirats arabes unis, reflète l’ambition de rassembler les cultures du monde dans un espace de dialogue et d’échange.

Accompagné de dignitaires locaux, le Président a pu découvrir des œuvres issues des quatre coins du globe, témoignages des interactions entre les civilisations au fil des siècles. Il a salué cette initiative comme un exemple de coopération internationale et un modèle à suivre pour promouvoir l’art et la culture en tant que moteurs de rapprochement entre les peuples.

Au-delà de l’aspect culturel, cette visite s’inscrit dans une dynamique de renforcement des relations diplomatiques et économiques entre le Sénégal et les Émirats arabes unis. Les discussions entre les deux parties portent notamment sur des projets de coopération dans les domaines des infrastructures, de l’énergie et du tourisme, des secteurs clés pour le développement du Sénégal.

Dans une déclaration, le Président Bassirou Diomaye Faye a souligné l’importance de ce partenariat stratégique :

Cette visite, riche en symboles et en perspectives, témoigne de la volonté des deux nations d’approfondir leurs liens dans une logique de respect mutuel et de partenariat durable.

Macky Sall plaide pour un financement équitable de l’action climatique au Forum Saudi Green Initiative

L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, a pris part, ce mercredi 4 décembre 2024, au Forum Saudi Green Initiative à Riyad, en Arabie saoudite. Cet événement mondial, consacré au changement climatique, a rassemblé des décideurs, experts et militants engagés dans la lutte contre les dérèglements climatiques.

Dans un message publié sur X (anciennement Twitter), Macky Sall a exprimé sa gratitude envers les autorités saoudiennes pour leur invitation à participer à un panel portant sur le financement de l’adaptation climatique. Cette thématique, cruciale pour les pays en développement, a été l’occasion pour l’ancien chef de l’État sénégalais de souligner les défis et opportunités liés au financement des initiatives climatiques, en particulier en Afrique.

Lors de son intervention, Macky Sall a plaidé pour un renforcement des capacités africaines dans la maîtrise des mécanismes de financement climatique. Il a notamment insisté sur la transparence et l’équité dans le marché des crédits carbone, un instrument clé pour encourager les réductions d’émissions de gaz à effet de serre. Selon lui, une meilleure compréhension et gestion de ces outils permettraient aux pays africains de maximiser les bénéfices tout en contribuant activement à la transition énergétique mondiale.

« L’Afrique, bien que faiblement émettrice de gaz à effet de serre, est l’une des régions les plus touchées par les conséquences du changement climatique. Il est impératif de garantir l’équité et la transparence dans les mécanismes de financement pour que nos pays puissent faire face à ces défis, » a-t-il déclaré.

La participation de Macky Sall à ce forum témoigne de son engagement continu sur les questions de développement durable et de résilience climatique, même après avoir quitté la présidence sénégalaise. Son plaidoyer s’inscrit dans une dynamique plus large visant à intégrer les préoccupations africaines dans les grandes discussions mondiales sur l’environnement.

En marge du forum, d’autres acteurs ont également salué l’initiative saoudienne pour son rôle dans la promotion de projets concrets en faveur de la préservation de l’environnement et de l’adaptation climatique.

Le Forum Saudi Green Initiative continue d’être un espace stratégique pour discuter de solutions globales aux défis environnementaux, et la participation active des leaders africains comme Macky Sall renforce l’importance d’une approche inclusive et équitable face à ces enjeux.

Marie Lô, fille du chanteur Ismaïla Lô, condamnée à 22 mois de prison ferme

Le Tribunal correctionnel de Dakar a rendu son verdict ce jeudi dans une affaire qui a suscité l’attention du public sénégalais. Marie Lô, fille du célèbre chanteur Ismaïla Lô, a été condamnée à 22 mois de prison ferme pour escroquerie. Elle devra également s’acquitter d’une amende d’environ 600 millions de francs CFA, selon des informations relayées par la Radio Futurs Médias (RFM).

Une affaire d’escroquerie de grande ampleur
Placée sous mandat de dépôt depuis le 30 août 2023, Marie Lô était accusée d’avoir orchestré des opérations frauduleuses portant sur un montant total dépassant 500 millions de francs CFA. Ces manœuvres illégales auraient gravement impacté les finances de plusieurs partenaires commerciaux, laissant derrière elles des victimes dans une situation économique précaire.

Un verdict attendu
Le procès a été marqué par des débats houleux entre les parties, les avocats des victimes réclamant des réparations conséquentes pour leurs clients. Finalement, le tribunal a statué en faveur d’une peine exemplaire, à la fois sur le plan pénal et financier.

Conséquences pour la famille Lô
Cette condamnation est un coup dur pour la famille Lô, dont le patriarche, Ismaïla Lô, est une icône de la musique africaine. Connu pour ses chansons engagées et son influence dans le monde artistique, le chanteur n’a pour l’instant fait aucune déclaration publique sur cette affaire.

Cette condamnation illustre une fois de plus la volonté des autorités judiciaires sénégalaises de lutter contre les crimes économiques et financiers, quels que soient les profils des accusés. Affaire à suivre pour les prochains développements, notamment en ce qui concerne le paiement de l’amende imposée.

Découverte macabre au Technopole : un homme retrouvé mort dans un canal

Le corps sans vie de Serigne Nd., un homme âgé d’une quarantaine d’années, a été découvert mercredi 4 décembre dans un canal à ciel ouvert situé près du Technopole. La victime, portée disparue depuis plusieurs jours, aurait vraisemblablement fait une chute accidentelle selon les premières constatations.

Samedi dernier, Serigne Nd. quitte son domicile pour l’une de ses promenades habituelles près de l’Arène nationale. Mais contrairement à ses habitudes, il ne rentre pas chez lui. Inquiets, les membres de sa famille signalent sa disparition au commissariat de Pikine-Nord après avoir vainement tenté de le retrouver dans les environs.

Quatre jours plus tard, la découverte d’un corps flottant dans un canal à ciel ouvert mobilise les sapeurs-pompiers et la police locale. Alertée, la famille de Serigne Nd. se rend sur les lieux et identifie formellement la dépouille. Le corps, extrait par les secours, ne présentait aucune trace apparente de blessure, renforçant l’hypothèse d’une chute accidentelle. Cependant, une enquête a été ouverte pour éclaircir les circonstances du drame.

La dépouille a été acheminée à l’Hôpital général de Grand-Yoff pour autopsie. Les résultats devraient permettre de déterminer avec plus de précision les causes de la mort.

La disparition et la mort tragique de Serigne Nd. ont suscité une vive émotion dans son entourage. Décrit comme un homme tranquille, il souffrait d’une maladie dont la nature n’a pas été révélée, selon les informations rapportées par Les Échos.

Cette tragédie relance le débat sur la sécurisation des zones inondées et les dangers que représentent les canaux à ciel ouvert dans les périphéries urbaines.

L’enquête en cours devrait permettre d’éclairer davantage cette affaire qui continue d’interpeller.

Aminata Touré plaide pour une révision de la loi d’amnistie : « Pas de réconciliation sans justice »

Dans une interview accordée à Jeune Afrique, Aminata Touré, ancienne Première ministre du Sénégal et actuelle haute représentante du chef de l’État, s’est exprimée sur la récente loi d’amnistie adoptée par le gouvernement. Ce texte controversé, qui bénéficie notamment au président Bassirou Diomaye Faye et au Premier ministre Ousmane Sonko, fait l’objet de vives critiques. Mme Touré a exprimé des réserves quant à sa portée et appelé à une révision pour garantir la justice, en particulier dans les cas de crimes de sang.

Interrogée sur les accusations portées contre les bénéficiaires de la loi, Aminata Touré a dénoncé des poursuites qu’elle qualifie de « sans fondement ». Selon elle, ces accusations ont été utilisées pour discréditer des figures politiques de premier plan. Toutefois, elle n’a pas éludé les débats sur la responsabilité des autorités dans la gestion des violences politiques.

« Il n’a aucun sens de parler de poursuites dans ces cas, car elles reposaient sur des bases fictives », a-t-elle affirmé.

Mme Touré a également souligné les lacunes de la loi d’amnistie, notamment en ce qui concerne les crimes de sang commis dans un contexte de troubles sociopolitiques. « Tous les crimes de sang doivent être élucidés, surtout lorsque les victimes ne faisaient qu’exercer leur droit constitutionnel », a-t-elle insisté.

Elle a appelé à un réexamen de cette loi, jugeant inadmissible que des actes graves puissent être effacés sans qu’une justice véritable ne soit rendue aux victimes et à leurs familles. « L’amnistie ne doit pas couvrir les crimes de sang. Il ne peut y avoir d’apaisement et de réconciliation sans justice », a-t-elle conclu.

Les déclarations d’Aminata Touré viennent alimenter un débat national déjà brûlant. La loi d’amnistie, adoptée dans un contexte de tensions politiques, a pour objectif affiché de favoriser l’apaisement et la réconciliation. Toutefois, pour une partie de la société civile et des défenseurs des droits humains, cette mesure risque de consacrer une impunité dangereuse.

Les propos de Mme Touré posent la question de l’équilibre entre justice et réconciliation. Si l’amnistie vise à tourner la page des divisions politiques, sa mise en œuvre pourrait devenir une source de nouvelles tensions si les crimes les plus graves sont passés sous silence.

Alors que le Sénégal traverse une période cruciale pour son avenir démocratique, les appels à une justice équitable et transparente résonnent de plus en plus fort. Aminata Touré, par sa position tranchée, s’affirme comme une voix incontournable dans ce débat. Reste à savoir si ses recommandations seront prises en compte par les autorités en place.

Affrontements à l’UCAD : Les étudiants de Master réclament leurs bourses, le paiement reporté à février 2025

Dans une déclaration faite sur RFM Soir, Jean Diatta a expliqué que les étudiants en question font partie d’un collectif de retardataires. « Ces personnes se sont inscrites après le mois de septembre ou au cours de ce mois. Elles font partie des 20 000 retardataires au niveau national, dont 4 000 se trouvent à l’UCAD », a-t-il précisé. Les inscriptions étant encore ouvertes dans plusieurs universités, un traitement global des dossiers est privilégié.

Le directeur a fixé le 20 décembre comme date limite pour la transmission des notes par les universités. Après cette étape, un bilan exhaustif sera établi pour déterminer les modalités de paiement.

M. Diatta a indiqué que les retardataires sont généralement pris en charge dans le cadre du budget de l’année suivante. « Dans ce cas précis, le paiement se fera au mois de février 2025 », a-t-il déclaré, tout en déplorant les mouvements de contestation. « Nous ne comprenons pas pourquoi certains adoptent ce type de comportements alors que les procédures sont claires », a-t-il ajouté.

Ce nouvel épisode de tension à l’UCAD reflète une situation devenue récurrente dans les universités sénégalaises, où les retards de bourses engendrent souvent des mouvements de protestation. Les étudiants, en proie à des difficultés financières, dénoncent une gestion qu’ils jugent peu rigoureuse, tandis que les autorités invoquent des contraintes administratives et budgétaires.

En attendant la résolution de cette crise, les étudiants de Master concernés devront patienter encore plusieurs mois, ce qui risque d’alimenter davantage les frustrations.

Anta Babacar Ngom Diack interpelle le gouvernement sur la régulation des organes de presse

La députée Anta Babacar Ngom Diack, soucieuse de transparence et de justice dans le secteur des médias, a adressé des questions écrites au ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, par le biais du Président de l’Assemblée nationale, Monsieur El Hadj Malick Ndiaye. Cette démarche vise à clarifier les critères et les mécanismes ayant conduit à la publication de la liste des organes de presse « conformes » à la réglementation en vigueur, une décision qui alimente les débats dans les milieux médiatiques et l’opinion publique.

Dans une lettre adressée à l’Assemblée nationale, la parlementaire a exprimé son souci d’obtenir des réponses documentées et précises pour éclairer les nombreuses interrogations soulevées par les acteurs du secteur. « Ces questions s’inscrivent dans un contexte où la publication de la liste des organes de presse dits conformes à la réglementation en vigueur suscite de nombreuses interrogations, tant parmi les acteurs du secteur que dans l’opinion publique », a-t-elle déclaré, rappelant qu’elle agit en tant que représentante du peuple et en réponse aux doléances des professionnels des médias.

Sept questions pour des réponses claires

Dans ses questions, Anta Babacar Ngom Diack s’intéresse à plusieurs aspects fondamentaux :

  1. Critères de conformité : La députée demande des précisions sur les critères définis par la législation sénégalaise pour établir la conformité des organes de presse, ainsi que sur leur validation par les instances compétentes.
  2. Transparence des mécanismes de sélection : Elle interroge le ministre sur les mécanismes garantissant l’impartialité et la transparence dans la sélection des organes de presse, notamment pour ceux éligibles à des partenariats publics ou des subventions étatiques.
  3. Concertation avec les acteurs du secteur : La députée veut savoir si les acteurs de la presse, notamment le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS), ont été impliqués dans l’élaboration de la plateforme d’enregistrement des organes de presse.
  4. Traitement des cas non conformes : Elle demande des éclaircissements sur les mesures mises en place pour accompagner les organes non conformes, ainsi que sur les mécanismes d’appel ou de recours pour ces derniers.
  5. Respect des droits constitutionnels : Anta Babacar Ngom Diack questionne le respect des libertés fondamentales telles que la liberté d’opinion et le pluralisme des médias dans les critères de conformité appliqués.
  6. Impact sur l’écosystème médiatique : La députée s’inquiète des conséquences potentielles de cette réforme sur les médias émergents et les radios communautaires souvent confrontés à des défis financiers.
  7. Suivi et évaluation : Enfin, elle demande des précisions sur les mécanismes prévus pour assurer la mise en œuvre équitable des mesures et sur la planification d’évaluations périodiques.

Un secteur médiatique en attente de clarté

Cette initiative met en lumière les préoccupations croissantes autour de la régulation des médias au Sénégal, où le pluralisme et l’indépendance des organes de presse sont souvent perçus comme essentiels à la vitalité démocratique.

Pour Anta Babacar Ngom Diack, cette démarche vise à garantir que les réformes dans le secteur des médias respectent les droits constitutionnels et assurent un traitement équitable des différents acteurs. La balle est désormais dans le camp du gouvernement, qui devra répondre à ces interrogations et rassurer les professionnels des médias ainsi que le grand public.

Vers une alimentation saine : une priorité pour contrer les maladies non-transmissibles au Sénégal

Face à l’augmentation alarmante des maladies non-transmissibles (MNT) telles que le diabète et l’hypertension artérielle au Sénégal, les experts en nutrition tirent la sonnette d’alarme. Cette tendance s’inscrit dans un contexte mondial où la malnutrition persiste sous ses deux formes : la sous-alimentation et les excès alimentaires. Lors d’un symposium organisé par le Programme alimentaire mondial (PAM) en collaboration avec l’Association de nutrition et d’alimentation du Sénégal (ANAS), le professeur Adama Diouf a insisté sur l’urgence d’instaurer des systèmes alimentaires durables.

« L’approche alimentaire est une solution durable pour garantir un régime alimentaire sain et prévenir ces maladies », a déclaré le professeur Diouf, secrétaire générale de l’ANAS. Elle souligne que les choix alimentaires des populations sont fortement influencés par leur environnement alimentaire, souvent saturé de produits malsains riches en sel, en sucre, en matières grasses et en additifs.

Ces aliments, omniprésents dans les circuits de distribution, contribuent à la montée des maladies chroniques. Selon le professeur, il est impératif de transformer les systèmes alimentaires pour instaurer des environnements favorables à une alimentation équilibrée, diversifiée et accessible à tous.

Pour répondre aux défis actuels, l’ANAS et le PAM s’engagent à promouvoir les produits locaux, sains et nutritifs. Le professeur Diouf insiste sur l’importance de soutenir les entrepreneurs locaux pour rendre ces aliments plus accessibles et abordables :
« Le potentiel est là, mais il faut lever les barrières d’accessibilité. Les populations ne peuvent pas toujours trouver ou acheter ces produits dans leur environnement immédiat. »

En plus de garantir une alimentation saine, la valorisation des produits locaux renforce les économies rurales et préserve les traditions culinaires. Les solutions durables proposées incluent la sensibilisation des populations aux bienfaits des produits locaux et le développement de circuits de distribution adaptés.

Depuis le Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires en 2021, les gouvernements ont réaffirmé leur engagement pour transformer les systèmes alimentaires. Selon le professeur Diouf, ce changement passe par :

  • La mise en place de politiques incitatives pour encourager la production et la consommation de produits locaux.
  • La réduction de l’accès aux produits alimentaires malsains.
  • La sensibilisation accrue sur les risques liés à une alimentation déséquilibrée.

Au-delà de la question alimentaire, les MNT pèsent lourdement sur les systèmes de santé. La prévention par une alimentation saine représente une stratégie essentielle pour réduire cette charge. Toutefois, pour réussir, cette approche nécessite une synergie entre les autorités publiques, les organisations internationales, les acteurs locaux et les populations.

En conclusion, garantir une alimentation saine et accessible au Sénégal est un défi majeur mais réalisable. La collaboration entre institutions telles que l’ANAS et le PAM ouvre la voie à des solutions concrètes pour transformer les systèmes alimentaires, protéger la santé des populations et promouvoir le développement économique durable.

El Malick Ndiaye officiellement installé à la tête de l’Assemblée nationale

Le mercredi 4 décembre, l’Assemblée nationale du Sénégal a officiellement tourné une page de son histoire avec la passation de service entre le nouveau président, Monsieur El Malick Ndiaye, et son prédécesseur, Monsieur Amadou Mame Diop. Cette rencontre, marquée par le respect de la tradition républicaine, s’est déroulée dans un climat empreint de courtoisie et de responsabilité, selon les services de communication de l’hémicycle.

Lors de cette passation, un état des lieux détaillé de l’Assemblée nationale a été présenté, incluant un bilan des dossiers en cours. Cette démarche vise à garantir une continuité institutionnelle dans la gestion des affaires parlementaires. Le président sortant, Amadou Mame Diop, a transmis officiellement les dossiers stratégiques à son successeur, témoignant de son engagement envers la stabilité de l’institution.

Dans un message adressé au peuple sénégalais avant la cérémonie, le nouveau président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a réitéré son ambition de moderniser et dynamiser l’institution parlementaire. Il a affirmé son intention de faire de l’Assemblée un espace en phase avec les préoccupations des citoyens. « Nous devons répondre plus efficacement aux défis majeurs de notre pays, en instaurant un dialogue constructif et inclusif, » a-t-il déclaré.

Le président Ndiaye souhaite orienter son mandat vers des réformes qui renforcent la transparence, l’efficacité législative et l’interaction entre les élus et leurs mandants. Cette approche pourrait également inclure une modernisation des outils de travail parlementaire et une meilleure communication sur les activités de l’Assemblée nationale.

Avec cette transition, El Malick Ndiaye prend les rênes d’une institution centrale pour la démocratie sénégalaise, à un moment où les attentes des citoyens sont particulièrement élevées face aux défis socio-économiques et politiques du pays.

Le Sénégal ouvre ainsi une nouvelle ère parlementaire, sous la direction d’un président déterminé à faire de l’Assemblée nationale un pilier fort de la République.

Le Sénégal en demi-finale de la CAN Handball 2024 : une victoire éclatante contre le Cameroun

Les Lionnes du Sénégal continuent d’écrire leur histoire dans la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de Handball 2024. En quarts de finale, ce mercredi, elles ont triomphé du Cameroun avec une victoire nette de 26 à 19, assurant ainsi leur place dans le dernier carré.

Sous la houlette de l’entraîneur Yassine Messaoudi, les Sénégalaises ont maîtrisé leur sujet tout au long de la rencontre, affichant une performance solide des deux côtés du terrain. Dès le premier acte, les Lionnes ont pris l’ascendant sur leurs adversaires en s’imposant 12 à 9. Une avance qu’elles ont su non seulement préserver, mais amplifier lors de la deuxième mi-temps, remportée 14 à 10.

Cette victoire témoigne de la cohésion et de la discipline tactique de l’équipe sénégalaise, qui a su neutraliser les atouts offensifs des Camerounaises tout en exploitant efficacement ses propres forces.

Avec cette qualification en demi-finale, le Sénégal se rapproche de son objectif : décrocher le titre continental. La prochaine étape s’annonce tout aussi cruciale, et les Lionnes devront redoubler d’efforts pour confirmer leur statut de prétendantes sérieuses au sacre.

La ferveur autour de cette équipe grandit de match en match, et les supporters sénégalais peuvent espérer une nouvelle performance éclatante lors de la prochaine rencontre. Le Sénégal continue de rugir dans cette CAN 2024, déterminé à atteindre les sommets.

Prochaine étape

Le Sénégal affrontera en demi-finale un adversaire de taille, encore à déterminer. Une chose est certaine : les Lionnes ont toutes les cartes en main pour aller au bout de cette compétition.

Score final : Sénégal 26 – 19 Cameroun
Mi-temps : Sénégal 12 – 9 Cameroun
Deuxième mi-temps : Sénégal 14 – 10 Cameroun

Sangomar : Un tournant majeur pour l’industrie pétrolière sénégalaise

Le développement du site pétrolier de Sangomar marque une étape décisive dans l’histoire énergétique du Sénégal. En atteignant des performances exceptionnelles en novembre 2024, ce projet illustre les ambitions grandissantes du pays sur la scène pétrolière internationale.

Tous les puits de production de Sangomar sont désormais opérationnels, permettant d’atteindre des niveaux de production optimaux. Ce développement témoigne d’une maîtrise technologique et d’une gestion rigoureuse, ouvrant la voie à une exploitation durable. L’objectif fixé de 100 000 barils de pétrole brut par jour est en bonne voie, consolidant ainsi la place du Sénégal dans le secteur énergétique mondial.

Le mois de novembre 2024 a été particulièrement prolifique avec une production totale de 2,94 millions de barils de pétrole brut. Parmi cette production, 2,89 millions de barils ont été exportés vers les marchés internationaux, répartis en trois cargaisons. Ces résultats reflètent non seulement l’efficacité des infrastructures de Sangomar, mais aussi la demande croissante pour le pétrole sénégalais sur le marché mondial.

Avec ces performances, Sangomar joue un rôle clé dans la diversification de l’économie sénégalaise. Le secteur pétrolier, jusqu’ici peu exploité, devient un levier stratégique pour le développement national. Les revenus générés par la production et l’exportation de pétrole brut offrent des opportunités pour financer des projets d’infrastructure, d’éducation, et de santé, tout en renforçant la souveraineté énergétique du pays.

Le succès de Sangomar en novembre 2024 n’est qu’un début. Avec un objectif de production toujours plus ambitieux et une stratégie alignée sur les standards internationaux, le Sénégal pourrait bientôt devenir un acteur incontournable sur le marché pétrolier. Ce projet incarne une transition vers une économie plus diversifiée, soutenue par des ressources naturelles valorisées de manière stratégique.

En consolidant sa place parmi les producteurs de pétrole africains, le Sénégal ouvre un nouveau chapitre prometteur de son développement économique, tout en s’affirmant comme un partenaire clé dans la fourniture d’énergie à l’échelle mondiale. Le site de Sangomar, véritable vitrine du potentiel sénégalais, est en passe de transformer durablement le paysage énergétique et économique du pays.

Kaolack : Une randonnée pédestre pour lancer les activités du sport scolaire

Une randonnée pédestre marquant le lancement des activités du sport scolaire a été organisée par l’Inspection d’académie (IA) de Kaolack ce mercredi 4 décembre 2024. Placée sous le thème : « Sport : une éducation aux valeurs citoyennes », cette activité a réuni tous les acteurs de l’éducation, notamment les Inspections de l’éducation et de la formation (IEF) du département et de la commune de Kaolack, l’Inspection d’académie de Kaolack, les forces de défense et de sécurité, ainsi que les élèves des différentes écoles de la commune.

« Nous sommes à notre 2ᵉ édition depuis l’installation de la fédération, et aujourd’hui, nous sommes passés en ligue académique. Comme vous le savez, cette randonnée pédestre, qui marque le démarrage de nos activités sportives, a pour thème le sport : une éducation aux valeurs citoyennes. Cela vise à montrer aux enfants qu’ils doivent être des modèles, des exemples en matière de citoyenneté. Ils doivent également comprendre que le sport est un moment de communion, de solidarité et d’entente, mais cela ne doit pas servir de prétexte pour négliger leurs études. L’objectif est d’allier sport et études », a expliqué Moustapha Ndiaye, inspecteur de l’éducation chargé du cycle fondamental à l’Inspection d’académie de Kaolack, représentant l’inspecteur d’académie Samba Diakhaté, empêché.

Les disciplines à pratiquer incluent les sports collectifs comme le football, le basketball, le volleyball, et le handball. Des disciplines individuelles telles que la lutte et l’athlétisme seront également au programme, entre autres. L’École sénégalaise de la Gambie participera à ces activités, tout comme les autres établissements scolaires relevant de l’Inspection d’académie de Kaolack, a rappelé M. Ndiaye.

« Durant la compétition, nous aurons des phases préliminaires, départementales, et régionales, qui aboutiront à une finale régionale. Ce que nous attendons avant tout, c’est de la discipline et de la réussite. L’appel que nous lançons aux encadreurs est d’être bienveillants envers les enfants, de les accompagner pour qu’ils développent de bonnes compétences en sport et de se rendre disponibles pour eux », a conclu Moustapha Ndiaye.

Maïmouna Ndour Faye dénonce l’exclusion de 7TV et AZ Actu des médias officiels : Appel à plus de transparence

Lors d’une conférence de presse tenue ce 4 décembre, Maïmouna Ndour Faye, directrice générale de la chaîne 7TV, a exprimé son profond désarroi face à l’exclusion de son média ainsi que du site en ligne AZ Actu de la liste des médias officiels publiée par le ministère de la Communication. Un acte qu’elle juge injustifié et contraire à la reconnaissance et au respect que méritent ces plateformes.

Avec émotion, Mme Ndour Faye a retracé le chemin parcouru par 7TV depuis sa création en 2018. Elle a souligné que toutes les démarches légales avaient été scrupuleusement suivies, avec l’approbation des institutions compétentes telles que le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA), l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) et le ministère de tutelle. « Nous avons respecté toutes les normes exigées pour opérer légalement et de manière professionnelle », a-t-elle affirmé.

Cependant, malgré ces efforts, le groupe aurait dû faire face à des obstacles constants, qu’elle qualifie de tentatives de marginalisation. Elle a évoqué les difficultés structurelles et financières rencontrées par sa chaîne, en dépit de sa volonté de proposer un contenu de qualité et d’être un acteur majeur dans le paysage audiovisuel sénégalais.

Dans un ton déterminé, Maïmouna Ndour Faye a lancé un appel à plus de transparence et d’équité dans les relations entre le ministère et les médias. Selon elle, l’intégrité du secteur audiovisuel ne saurait être préservée sans un dialogue inclusif et des règles du jeu claires pour tous.

« 7TV et AZ Actu se sont toujours engagés à respecter les normes du métier et à contribuer à la professionnalisation des médias au Sénégal. Cette mise à l’écart est incompréhensible et ne reflète pas notre contribution réelle au secteur », a-t-elle déclaré.

Ce plaidoyer met en lumière les défis auxquels sont confrontés certains médias indépendants dans leur quête de reconnaissance et de survie dans un écosystème parfois hostile. Pour Maïmouna Ndour Faye, l’exclusion de sa chaîne et du site AZ Actu n’est pas seulement une injustice envers ses équipes, mais aussi une entrave à la pluralité d’expression dans le pays.

Elle a conclu en réaffirmant son engagement à poursuivre le combat pour un paysage médiatique juste et équilibré, tout en espérant une révision de cette décision par le ministère concerné.

Cette situation suscite un débat plus large sur le traitement des médias indépendants au Sénégal et les réformes nécessaires pour garantir une représentation équitable de toutes les voix dans l’espace public.

Maimouna Ndour Faye rétablit la vérité sur l’affaire Prodac : « J’ai été blanchie »

La directrice générale de la 7Tv, Maimouna Ndour Faye, a clarifié sa position ce mercredi matin face à la presse, dans le cadre de l’affaire Prodac (Programme des domaines agricoles communautaires). Accusée par certains confrères d’avoir financé la création de la 7Tv avec des fonds issus de ce programme, elle a fermement réfuté ces allégations, documents à l’appui.

Un séminaire sous contrat
Lors de son intervention, Maimouna Ndour Faye a rappelé que les faits remontent à l’époque où Mame Mbaye Niang était ministre de la Jeunesse, tutelle du Prodac. « On m’a demandé d’organiser un séminaire d’imprégnation des médias sur le Prodac », a-t-elle expliqué. Ce contrat, d’un montant total de 63 millions de francs CFA, a été réparti entre plusieurs médias. Elle a détaillé : « J’ai payé 9 millions à la Tfm, 2 millions à la Sen Tv, 2,9 millions à Walfadjri, et d’autres montants à d’autres médias. »

Une enquête qui disculpe
Maimouna Ndour Faye a également souligné qu’une enquête approfondie, menée par la Division des investigations criminelles (Dic), a prouvé son innocence. « On m’a demandé de fournir des justificatifs concernant cette affaire. J’ai présenté toutes les factures, les listes des journalistes présents et les autres documents nécessaires. J’ai été blanchie », a-t-elle assuré.

Selon elle, les enquêteurs eux-mêmes se sont interrogés sur les raisons de sa citation dans cette affaire. « Je ne fais même pas partie du dossier pénal. Un pré-rapport a confirmé ma non-implication », a-t-elle ajouté avec soulagement.

Une mise au point attendue
Pour la patronne de 3M Universel, cette mise au point était nécessaire pour mettre fin à des rumeurs persistantes. « J’avais tellement hâte que cette affaire soit éclaircie, et c’est désormais chose faite », a-t-elle conclu.

Ce nouvel éclairage sur l’affaire Prodac démontre une fois de plus l’importance de vérifier les faits avant d’accuser, surtout dans un secteur aussi sensible que celui des médias.

Bassirou Diomaye Faye en visite officielle aux Émirats et attendu au Forum de Doha

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a entamé ce mercredi 4 décembre une visite officielle aux Émirats Arabes Unis. Cette visite intervient à l’invitation du président des Émirats, Sheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan. Elle marque une étape importante dans le renforcement des relations bilatérales entre les deux pays, axées sur la coopération économique, les échanges culturels et le dialogue stratégique.

Durant son séjour, le chef de l’État s’entretiendra avec de hauts responsables émiratis sur des questions clés, notamment les investissements dans les infrastructures, les énergies renouvelables, et les partenariats dans des secteurs stratégiques. Cette visite, qui s’achèvera le vendredi 6 décembre, est également l’occasion de promouvoir les opportunités économiques et les atouts de son pays sur la scène internationale.

À l’issue de sa visite aux Émirats, Bassirou Diomaye Faye se rendra au Qatar pour participer au Forum de Doha, prévu du 6 au 8 décembre 2024. Ce forum international réunit des dirigeants mondiaux, des experts et des acteurs économiques pour discuter des défis globaux liés à la gouvernance, à la sécurité et au développement durable.

Invité par l’Émir du Qatar, Sheikh Tamim bin Hamad Al Thani, le président Faye interviendra lors de plusieurs panels, partageant sa vision sur les enjeux globaux tout en mettant en lumière les priorités de son pays en matière de sécurité régionale et de transition écologique.

Ce déplacement reflète l’engagement de Bassirou Diomaye Faye à promouvoir une diplomatie active et à participer aux débats internationaux pour relever les défis contemporains. Il réaffirme également l’ambition de son pays de s’inscrire comme un acteur clé sur la scène mondiale, en renforçant ses partenariats stratégiques et en participant activement aux discussions sur des solutions innovantes et durables.

Ces deux étapes marquent une intensification des engagements internationaux du président Faye, qui place la coopération et le dialogue multilatéral au cœur de son action diplomatique. Les résultats attendus de ces rencontres seront scrutés, tant sur le plan des retombées économiques que sur celui de l’affirmation de son pays comme un interlocuteur crédible et influent dans les grandes instances internationales.

La communauté internationale reste attentive à ces initiatives, qui témoignent d’une volonté de renforcer la paix, la stabilité et le développement à l’échelle régionale et mondiale.

La lutte sénégalaise perd une icône : hommage à Ambroise Sarr

La lutte sénégalaise est en deuil après la disparition d’Ambroise Sarr, ancien champion de l’écurie sérère et figure emblématique de la discipline. Originaire de Palmarin, ce lutteur au talent exceptionnel laisse derrière lui un héritage impressionnant dans le monde sportif sénégalais et africain.

Ambroise Sarr a débuté sa carrière dans les mbapatt, ces séances de lutte traditionnelle pratiquées dans les villages. Ces moments de convivialité et de compétition ont forgé son tempérament et ses premières victoires ont rapidement attiré l’attention. Débarqué à Dakar avec une ambition sans limite, il s’est imposé grâce à sa détermination, son courage et une technique exceptionnelle en lutte simple.

Il a marqué l’histoire aux côtés de légendes comme Mouhamed Ndiaye, alias « Robert Diouf », Manga 2 et bien d’autres figures de l’écurie sérère. Surnommé pour certains le technicien de Palmarin, Ambroise Sarr a su marier la finesse technique et la force brute, devenant une icône de la lutte.

Ambroise Sarr est l’un des rares athlètes sénégalais à avoir participé à cinq Olympiades, un exploit rare. Il a concouru à quatre reprises comme athlète et a participé à une cinquième en tant qu’entraîneur de l’équipe nationale de lutte.

En lutte libre et gréco-romaine, il a décroché pas moins de dix médailles d’or africaines, inscrivant son nom parmi les plus grands champions du continent. Ces victoires témoignent non seulement de son talent, mais aussi de son rôle dans la promotion et l’évolution de la lutte sénégalaise à l’international.

À la fin de sa carrière en tant qu’athlète, Ambroise Sarr s’est reconverti avec succès en entraîneur de l’équipe nationale de lutte simple. Il a transmis son savoir et son expertise à une nouvelle génération de lutteurs, contribuant à maintenir la suprématie sénégalaise au niveau continental.

Grâce à son leadership et à ses stratégies avisées, il a mené l’équipe nationale à de nombreux titres, consolidant sa réputation de technicien hors pair.

Le décès d’Ambroise Sarr marque une grande perte pour le Sénégal et pour le monde sportif. Il incarnait la discipline, le travail acharné et l’amour pour une tradition qui unit les Sénégalais.

Son nom restera gravé dans les mémoires comme celui d’un homme qui a non seulement excellé sur les arènes, mais qui a également transmis des valeurs humaines et sportives aux générations futures.

Au-delà du champion, le Sénégal perd un mentor et un ambassadeur de son patrimoine culturel et sportif. Que son âme repose en paix.

Saisie record de cocaïne à Koungheul : Les douanes sénégalaises démantèlent un réseau international

Les douanes sénégalaises ont réalisé un coup de filet majeur ce dimanche sur l’axe Koungheul-Kaffrine. Les agents de la brigade mobile de Koungheul, subdivision de Kaffrine, ont intercepté un véhicule transportant une cargaison de 210 plaquettes de cocaïne, d’une valeur estimée à 18,8 milliards de francs CFA. Cette saisie marque un tournant dans la lutte contre les réseaux de trafic international de drogue.

L’interception a eu lieu lors d’un contrôle routinier. Le véhicule suspect, un pick-up L200 mono cabine, en provenance du Mali, transportait deux moutons, un détail qui a éveillé les soupçons des douaniers en poste. En examinant le véhicule de plus près, les agents ont remarqué une anomalie au niveau de la carrosserie, notamment une déformation sur la masse de charge. Après un contrôle approfondi, une cachette aménagée entre le châssis et la benne a révélé les 210 plaquettes de drogue soigneusement dissimulées.

Le conducteur, identifié comme S. Sangaré, un Malien né en 1989, a été immédiatement interpellé. Lors de son interrogatoire, il a déclaré ignorer la nature de la cargaison, affirmant qu’il avait simplement été rémunéré à hauteur de 75 000 francs CFA pour transporter le véhicule jusqu’au garage malien du Port de Dakar. Cependant, cette défense n’a pas convaincu les enquêteurs, qui soupçonnent son implication dans un réseau organisé.

L’enquête, menée par le Pool judiciaire financier, a mis en lumière un réseau criminel transfrontalier, avec des ramifications au Mali, point de départ de la cargaison, et au Sénégal, utilisé comme zone de transit. Cette saisie, l’une des plus importantes enregistrées récemment, témoigne de l’intensification des efforts des autorités sénégalaises pour lutter contre le trafic de drogue, un fléau qui menace la stabilité de la région.

Cette opération illustre le rôle crucial des douanes dans la protection des frontières sénégalaises et la lutte contre les trafics illicites. Elle démontre également l’importance de la coopération entre les forces de sécurité des pays de la sous-région pour démanteler les réseaux criminels internationaux.

En attendant les conclusions de l’enquête, cette saisie record envoie un message clair : le Sénégal reste déterminé à protéger son territoire contre toutes les formes de criminalité organisée.

Polémique autour de la liste des médias reconnus : entre régularisation et incompréhensions

La publication récente de la liste provisoire des 112 médias reconnus par le ministère de la Communication suscite des débats houleux au sein du paysage médiatique sénégalais. Alors que cette initiative vise à assainir et réguler le secteur, elle laisse un goût amer à plusieurs journalistes et acteurs de la presse, notamment au sein du Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (CDEPS), dont plusieurs membres sont absents de cette liste.

Pour Ousmane Sow, journaliste au journal Le Quotidien, cette démarche est à la fois nécessaire et regrettable. Bien que son média ne figure pas dans la liste provisoire, il reconnaît l’importance de régulariser le secteur. Cependant, il critique la manière dont cela a été fait :

Il souligne par ailleurs les difficultés financières que traversent bon nombre d’entreprises de presse, avec des comptes bancaires bloqués, des arriérés de salaires et l’absence de certains journaux sur le marché.

De son côté, Pape Mamadou Diéry Diallo, journaliste dans un média en ligne depuis plus de dix ans, considère la publication de cette liste comme un pas dans la bonne direction. Il appelle toutefois le ministère à appliquer rigoureusement le Code de la presse, y compris pour les médias reconnus.

Diallo invite également les médias recalés à se conformer aux exigences, soulignant l’importance d’un cadre normatif dans une démocratie :

Alassane Baldé, journaliste à Sen TV, partage cet avis en insistant sur la nécessité d’un secteur assaini. Toutefois, il déplore l’absence de dialogue entre le ministère et le CDEPS, ce qui, selon lui, nuit à l’application des mesures.

Pour Baldé, cette situation pourrait également être liée aux tensions historiques entre certains médias et les autorités politiques.

En attendant une régularisation définitive, la polémique enfle. La directrice de 7TV, Maïmouna Ndour Faye, a convoqué la presse pour une conférence, ajoutant une nouvelle voix au débat.

Si l’assainissement du secteur est salué par plusieurs acteurs, la méthode employée reste vivement critiquée. Pour nombre de professionnels, la pérennité et la crédibilité de la presse sénégalaise passent par un dialogue constructif entre l’État et les acteurs du secteur, dans le respect des principes de transparence et d’équité.

L’avenir dira si cette initiative marquera un tournant positif ou si elle creusera davantage les dissensions au sein de la presse sénégalaise.

Birima Mangara : entre accusations et volonté de transparence, une affaire sous haute tension

L’ancien ministre Birima Mangara, fraîchement élu député, est au cœur d’une affaire qui mêle enjeux judiciaires et implications politiques. Convoqué puis auditionné par la Brigade de recherches de Faidherbe, il a été libéré sous conditions, tout en restant à la disposition des enquêteurs. Retour sur une affaire qui suscite un vif intérêt dans l’opinion publique sénégalaise.

Vendredi dernier, Birima Mangara, ancien ministre sous Macky Sall et nouvellement élu député, avait initialement manqué à l’appel de la gendarmerie. Ce n’est que mardi qu’il s’est finalement présenté pour répondre à deux plaintes distinctes.

La première concerne un litige foncier, un sujet particulièrement sensible au Sénégal où les conflits de terrains sont souvent complexes. La seconde plainte porte sur une affaire impliquant des véhicules liés à un membre de sa coalition politique.

Après plusieurs heures d’interrogatoire, Mangara a été relâché. Mais son sort reste suspendu à la décision du procureur de la République, à qui le dossier a été transmis.

Dans un communiqué relayé par plusieurs médias, dont L’Observateur, Birima Mangara a tenu à rassurer l’opinion publique sur sa volonté de collaborer pleinement avec la justice. Il a notamment déclaré :

Ce positionnement, à la fois audacieux et risqué, marque une prise de distance par rapport à une pratique courante chez les responsables politiques, souvent tentés d’invoquer leur immunité pour se soustraire à la justice.

L’évolution de cette affaire dépend désormais des décisions du procureur de la République. Deux options se dessinent : une éventuelle traduction de l’affaire devant les tribunaux ou un classement sans suite.

Pour l’opinion publique, cette affaire est un test de la capacité de la justice sénégalaise à traiter des dossiers impliquant des personnalités influentes, dans un contexte où la défiance envers les institutions reste élevée.

La position adoptée par Birima Mangara reflète une volonté de préserver son image publique et celle de sa famille politique. Cependant, les défis qu’il affronte sont loin d’être anodins. Ce cas met en lumière les tensions récurrentes entre les responsabilités politiques et les exigences d’une justice impartiale.

Pour l’heure, la question reste ouverte : l’ancien ministre parviendra-t-il à sortir indemne de cette tempête ? Une chose est sûre, le dénouement de ce feuilleton politico-judiciaire sera suivi de près par une opinion publique attentive et des acteurs politiques souvent prompts à exploiter les failles de leurs adversaires.

L’affaire Birima Mangara rappelle que la justice, lorsqu’elle est impliquée dans des affaires politiques, doit s’évertuer à rester au-dessus des suspicions. Une tâche complexe, mais essentielle pour consolider la confiance des citoyens dans l’État de droit.

Harouna Dia reçu par Ousmane Sonko : la crise au sein de West African Energy au cœur des discussions

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a reçu en audience l’homme d’affaires Harouna Dia, vendredi dernier, pour discuter de la situation tendue au sein de la société West African Energy (WAE). Cette rencontre, révélée par L’Observateur dans son édition de ce mercredi 4 décembre, intervient dans un contexte marqué par une crise profonde opposant les actionnaires de cette entreprise stratégique.

West African Energy, qui pilote un projet de centrale électrique d’un coût estimé à 283 milliards de francs CFA, est aujourd’hui paralysée par des dissensions internes. Ce projet, achevé à 95 %, joue un rôle central dans la quête de souveraineté énergétique du Sénégal, mais il est désormais miné par une bataille juridique et financière entre ses actionnaires.

Au centre de la discorde, Samuel Sarr, ancien ministre de l’Énergie et ex-directeur général de WAE, a été placé sous mandat de dépôt. Il est poursuivi pour abus de biens sociaux portant sur 8 milliards de francs CFA, à la suite d’une plainte déposée par Moustapha Ndiaye, actionnaire et président du conseil d’administration autoproclamé.

Samuel Sarr, contestant ce titre à Moustapha Ndiaye, a contre-attaqué en saisissant la justice pour usurpation de fonction. Il prévoit également de contester devant le Tribunal de commerce la désignation d’Abdou Karim Diop comme directeur général intérimaire, une décision prise par Ndiaye.

Face à cette situation explosive, Harouna Dia, actionnaire majeur de WAE, a sollicité une rencontre avec le Premier ministre pour évoquer les impacts de cette crise. Lors de l’audience, il a exprimé ses inquiétudes concernant l’arrestation de Samuel Sarr, qu’il considère comme un facteur de retard pour l’achèvement de la centrale. Selon Dia, ce projet est essentiel non seulement pour renforcer l’indépendance énergétique du Sénégal, mais aussi pour garantir que les bénéfices restent dans le pays.

Le chef du gouvernement, attentif à ces préoccupations, a réitéré son engagement en faveur de la souveraineté nationale, en particulier dans le domaine de l’énergie. Toutefois, Ousmane Sonko a fermement souligné son respect pour l’indépendance de la justice et a exclu toute intervention dans une affaire en cours devant les tribunaux.

« Le respect de l’État de droit est primordial », aurait déclaré le Premier ministre, tout en promettant de veiller à la sauvegarde des intérêts stratégiques du Sénégal si ceux-ci venaient à être compromis.

Alors que la justice est désormais impliquée, l’avenir de la centrale électrique de WAE reste incertain. Ce projet, considéré comme un pilier du développement énergétique du pays, risque de subir de nouveaux retards si les tensions internes persistent.

En attendant, la posture de neutralité adoptée par Ousmane Sonko laisse entrevoir un message clair : la résolution de ce conflit repose désormais sur les voies judiciaires, et non sur des interventions politiques.

Ousmane Sonko prépare sa déclaration de politique générale : une priorité pour le gouvernement

Lors du Conseil des ministres tenu ce mercredi, le Premier ministre Ousmane Sonko a affiché sa détermination à finaliser sa Déclaration de politique générale (DPG), un exercice institutionnel incontournable qu’il souhaite présenter dans les plus brefs délais devant la nouvelle Assemblée nationale.

Selon le communiqué officiel, M. Sonko a demandé au ministre, Secrétaire général du Gouvernement, de coordonner les travaux liés à ce document stratégique. Cette étape s’inscrit dans un contexte politique tendu, marqué par de vifs débats autour de la relation entre le chef du gouvernement et une Assemblée désormais dominée par l’opposition. Il convient de rappeler que M. Sonko avait jusqu’ici évité cet exercice, suscitant de nombreuses controverses.

La Déclaration de politique générale constitue un moment clé dans la gouvernance, permettant au Premier ministre de décliner les priorités de son action et d’engager la confiance des parlementaires. La décision de M. Sonko de s’y atteler reflète une volonté d’apaisement et de dialogue institutionnel, bien que les tensions politiques restent palpables.

En parallèle, Ousmane Sonko a exhorté les membres de son gouvernement à anticiper l’année budgétaire 2025, en mettant l’accent sur les dossiers prioritaires. Il a demandé à chaque ministère de concevoir un plan d’actions pour le premier semestre 2025, afin de garantir une exécution optimale des projets de développement.

Cette démarche s’inscrit dans un contexte économique et social exigeant, où les attentes des citoyens sont fortes, notamment en matière de lutte contre la précarité, de création d’emplois et d’accès aux services publics.

La présentation de la Déclaration de politique générale devant l’Assemblée sera un test politique majeur pour Ousmane Sonko et son gouvernement. Au-delà des enjeux parlementaires, elle constituera une occasion de clarifier les priorités de son mandat et de rallier un soutien, aussi bien auprès des élus que de l’opinion publique.

Les prochaines semaines seront décisives pour évaluer la capacité du gouvernement à surmonter les défis institutionnels et économiques qui se dressent sur sa route.

Adoption des projets de Loi de Finances rectificative 2024 et initiale 2025 : le Parlement accélère le processus

Le gouvernement a marqué une étape clé dans la gestion des finances publiques ce mardi, avec l’adoption, en Conseil des ministres exceptionnel, des projets de Loi de Finances rectificative pour l’année 2024 et de Loi de Finances initiale pour 2025. Ces projets, essentiels pour la stabilité économique du pays, seront soumis au Parlement, qui s’est engagé à accélérer leur examen en vue d’un vote avant le 31 décembre.

La Loi de Finances initiale fixe, pour une année donnée, les priorités budgétaires de l’État. Elle détermine la nature, le montant et l’affectation des ressources ainsi que des charges, tout en garantissant l’équilibre financier. En revanche, la Loi de Finances rectificative, également appelée « collectif budgétaire », intervient en cours d’exercice pour ajuster les prévisions budgétaires initiales en fonction de l’évolution de la conjoncture économique. Elle peut corriger à la hausse ou à la baisse les dépenses et recettes, reflétant ainsi les réalités économiques et financières du moment.

Avec l’installation récente de la nouvelle législature, le Parlement se mobilise pour respecter le calendrier serré de l’examen des projets de loi. Le défi est d’aboutir à une adoption définitive avant le 31 décembre, afin de garantir une exécution budgétaire fluide dès le début de l’année 2025.

Le président de l’Assemblée nationale a annoncé un programme intensif de sessions plénières et de travaux en commission, destiné à analyser et débattre des différents volets budgétaires. Cette mobilisation s’inscrit dans une volonté de transparence et d’efficacité, tout en répondant aux attentes des citoyens et des partenaires économiques.

L’ajustement des prévisions budgétaires intervient dans un contexte économique marqué par des défis, notamment liés aux fluctuations des prix des matières premières, à l’inflation et à la gestion de la dette publique. Le gouvernement s’efforce de concilier rigueur budgétaire et investissements stratégiques, notamment dans les secteurs prioritaires comme l’éducation, la santé, les infrastructures et la transition énergétique.

L’adoption rapide de ces lois de finances est cruciale pour assurer la stabilité financière de l’État. Elle permettra de maintenir la confiance des investisseurs, de garantir la continuité des projets en cours et de préserver les services publics essentiels.

Le Parlement, désormais au centre des débats, devra trouver un consensus autour des priorités nationales, tout en intégrant les impératifs de maîtrise des finances publiques et de relance économique.

Les projets de loi seront débattus dans les prochains jours en commission parlementaire, avant d’être soumis au vote en plénière. La société civile, les experts économiques et les médias suivent de près ce processus, qui conditionnera les grandes orientations du pays pour l’année à venir.

Avec ce nouveau cycle budgétaire, l’État ambitionne de poser les bases d’une gestion plus efficace et adaptée aux enjeux économiques actuels. Reste à voir si le Parlement relèvera le défi dans les délais impartis.

Compte rendu du Conseil des ministres du mardi 3 décembre 2024

Le Président de la République a commencé son discours en félicitant les députés de la 15ᵉ législature, installée le 2 décembre 2024. Il a adressé des félicitations spéciales à Monsieur Malick Ndiaye, nouveau Président de l’Assemblée nationale et ancien Ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens, ainsi qu’aux autres membres du Bureau parlementaire.

Le chef de l’État a ensuite insisté sur l’importance de la collaboration entre le Gouvernement, dirigé par le Premier Ministre, et l’Assemblée nationale.

A la suite du réaménagement du Gouvernement, le Chef de l’Etat a félicité le Premier Ministre, Monsieur Ousmane SONKO, qui continue sa mission de Chef du Gouvernement, Monsieur Abass FALL, nouveau Ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions et Monsieur Yankhoba DIEME, nouveau Ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, et tous les Ministres et Secrétaires d’Etat confirmés à leurs postes. L’Etat engage une phase cruciale de la gouvernance du Sénégal.

Cette période de redressement et de reconstruction nationale, nécessite écoute, proximité, pragmatisme, efficacité, efficience, transparence et exemplarité dans la conduite de l’action publique, à la lumière des objectifs temporels de l’agenda national de Transformation à l’horizon 2050. Le Président de la République a, dès lors, exhorté le Gouvernement à se concentrer sur l’essentiel, à rester un Gouvernement de solutions, de consensus et de résultats dans la prise en charge des besoins et aspirations des populations, notamment des jeunes, cibles prioritaires des programmes et projets publics.

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A la suite du réaménagement du Gouvernement, le Chef de l’Etat a félicité le Premier Ministre, Monsieur Ousmane SONKO, qui continue sa mission de Chef du Gouvernement, Monsieur Abass FALL, nouveau Ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions et Monsieur Yankhoba DIEME, nouveau Ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, et tous les Ministres et Secrétaires d’Etat confirmés à leurs postes. L’Etat engage une phase cruciale de la gouvernance du Sénégal.

Cette période de redressement et de reconstruction nationale, nécessite écoute, proximité, pragmatisme, efficacité, efficience, transparence et exemplarité dans la conduite de l’action publique, à la lumière des objectifs temporels de l’agenda national de Transformation à l’horizon 2050. Le Président de la République a, dès lors, exhorté le Gouvernement à se concentrer sur l’essentiel, à rester un Gouvernement de solutions, de consensus et de résultats dans la prise en charge des besoins et aspirations des populations, notamment des jeunes, cibles prioritaires des programmes et projets publics.

Le Chef de l’Etat est revenu sur les cérémonies marquant la commémoration du 80ème anniversaire du « Massacre de Thiaroye », qui ont connu un succès national et international exceptionnel. Il a adressé ses remerciements aux Chefs d’Etat et aux délégations étrangères ayant participé aux manifestations. Il a félicité le Premier Ministre et son Gouvernement, le Comité de commémoration dirigé par le Professeur Mamadou DIOUF et les membres dudit Comité, les Forces armées et toutes les personnes qui, de près ou de loin, ont réalisé un travail remarquable. Ce qui a contribué à la réussite de l’organisation de cette première commémoration. Cet évènement douloureux nous rappelle une exigence de restauration de la vérité historique sur les faits désormais consacrés par le terme consensuel : « Massacre de Thiaroye ».

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Pour vivifier la mémoire de ces vaillants tirailleurs africains, il a rappelé au 1 Gouvernement, sa décision d’instituer dans le calendrier républicain, la date du 1er décembre de chaque année, journée de commémoration du « Massacre des Tirailleurs de Thiaroye 44 ». Dans le même esprit, il a demandé au Premier Ministre et au Ministre des Forces armées de proposer un cadre réglementaire relatif au Musée-Mémoire-Cimetière de Thiaroye. Il a également invité le Gouvernement à renforcer le rôle du Comité de commémoration dans ses missions de recherche et de vulgarisation scolaire et universitaire de la mémoire collective sur cette séquence majeure de l’histoire du continent.

Revenant sur le bilan et les perspectives de la journée nationale des « Daara », le Président de la République a félicité le Ministre de l’Education nationale, les Chefs religieux et la communauté des « daara » dans toutes ses composantes pour la parfaite organisation et le succès de la troisième édition de la journée nationale des « Daara ».

Il a demandé au Ministre de l’Education nationale et à toutes les parties prenantes de préparer la tenue prochaine des Assises nationales sur les « daara » afin de mettre en œuvre à partir de 2025 une nouvelle feuille de route consensuelle pour asseoir le développement, sur tous les plans, des « daara » au Sénégal. Abordant la question de l’application intégrale du Code pastoral et de la relance de l’élevage, le Chef de l’Etat a demandé au Premier Ministre et au Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage de relancer l’organisation de la Journée nationale de l’Elevage.

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Cette manifestation nationale de référence, doit demeurer un moment de concertation et de dialogue privilégié entre l’Etat et les acteurs de l’Elevage, mais également une instance inclusive d’évaluation et d’accélération de la transformation du sous-secteur. Il a invité le Ministre en charge de l’Elevage, en relation avec le Ministre des Finances et du Budget, de relancer le financement du sous-secteur de l’Elevage avec un renforcement significatif des ressources et des mécanismes opératoires du Fonds de Stabulation (FONSTAB).

Enfin, le Président de la République a évoqué la visite de travail qu’effectue au Sénégal le Président de la République gabonaise, le Général de Brigade Brice Oligui NGUEMA, accompagné d’une forte délégation ministérielle. Plusieurs axes pour le renforcement de la coopération et des partenariats entre nos deux pays ont été particulièrement retenus (éducation, formation, sécurité et défense, développement du secteur privé etc). Il a demandé au Ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères d’assurer la coordination de ces dossiers prioritaires avec les Ministres concernés. A l’entame de sa communication, le Premier Ministre a remercié Monsieur le Président de la République pour sa confiance renouvelée à son endroit et aux membres du Gouvernement.

Ce qui constitue un témoignage éloquent de la qualité du travail réalisé, sous ses orientations, durant ces huit premiers mois de son magistère. Il a souhaité plein succès au nouveau Ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions. Après avoir relevé l’impérieuse nécessité pour le Gouvernement d’être en permanence guidé par la culture de la gestion axée sur les résultats, le Premier Ministre a appelé les Ministres et Secrétaires d’Etat à prendre en charge les défis immenses attachés à la mise en œuvre de l’Agenda 2050 de transformation systémique du Sénégal.

Dans ce cadre, le Premier Ministre a demandé au Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, de coordonner les travaux de finalisation de sa Déclaration de Politique générale qu’il compte effectuer dans les 2 plus brefs délais devant la nouvelle Assemblée nationale. Par ailleurs, le Premier Ministre a exhorté les Ministres à engager l’année budgétaire 2025, en accordant une priorité aux dossiers les plus urgents. À cet effet, chaque ministère est instruit d’élaborer un plan d’actions pour le premier semestre 2025.

Dans ce sillage, le Premier Ministre a rappelé aux membres du Gouvernement l’importance à accorder à une parfaite planification des grandes échéances du programme de travail de leurs départements ministériels respectifs. Il a également demandé à faire l’évaluation des ressources humaines disponibles comparativement aux cibles de performances de leurs ministères.

Enfin, le Premier Ministre a informé le Conseil du plan de travail, d’ici au mois d’avril 2025, du Comité de commémoration du Massacre des tirailleurs sénégalais à Thiaroye le 1er décembre 1944. Ce qui coïncidera avec la présentation à Monsieur le Président de la République d’un livre blanc. Dans ce processus, le Premier Ministre a souligné l’importance capitale que constitue la réalisation de travaux de vérification, par des outils technologiques appropriés, des lieux d’inhumation déclarés ou présumés sur la base des recherches et des témoignages recueillis.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES,

Le Conseil a examiné et adopté:

Le Projet de Loi de Finances rectificative 2024 ;
Le Projet de Loi de Finances initiale 2025.
Le Ministre de la Formation Professionnelle, Porte-Parole du Gouvernement Amadou Moustapha Njekk SARRE.

Kaolack / Agriculture : La DRDR salue l’initiative de PROVALE-CV pour regrouper les maraîchers en union

« Les acteurs de base doivent se mobiliser pour s’organiser. Je pense que s’ils décident de se regrouper en union, ce serait une bonne chose afin de mieux accompagner l’État dans sa feuille de route, qui accorde actuellement une importance particulière aux organisations, » a expliqué Moussa Ndiaye, responsable des coopératives au niveau de la DRDR (Direction régionale du développement rural) de Kaolack.

Il a ajouté : « Il est normal qu’ils se solidarisent davantage dans leurs actions quotidiennes pour faire face aux difficultés. La situation dans le sous-secteur agricole, notamment le maraîchage, est préoccupante dans la région. Les maraîchers rencontrent de nombreux obstacles, notamment pour accéder aux intrants et mener à bien leurs activités quotidiennes. »

La salinisation constitue l’un des principaux freins au développement agricole dans la région. Elle affecte directement les plantes en provoquant une carence en nutriments, ce qui perturbe leur germination, leur croissance végétative et leur développement reproductif. « Aujourd’hui, dans le Saloum, cette salinisation s’intensifie, entraînant une baisse des rendements agricoles et menaçant ainsi le sous-secteur du maraîchage, » a alerté M. Ndiaye.

Il a également rappelé que les Directions régionales du développement rural ont pour mission de suivre l’évolution du secteur agricole, de proposer des politiques adaptées aux besoins locaux, et de créer des conditions favorables à l’atteinte des objectifs de développement.

« Si aujourd’hui ces organisations ont jugé nécessaire de se regrouper en union avec l’appui de PROVALE-CV, nous ne pouvons que saluer cette initiative, » a-t-il déclaré.

Ces propos ont été tenus en marge de l’atelier d’échange sur les enjeux et contraintes du sous-secteur de l’agriculture, organisé ce mardi à Kaolack.

La controverse autour de la liste des médias conformes au Code de la presse : le CDEPS monte au créneau

Le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) a exprimé son indignation ce mardi lors d’un point de presse tenu à la Maison de la Presse. Au cœur de la polémique : la publication récente par le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique d’une liste de médias considérés comme conformes au Code de la presse, un acte dénoncé comme unilatéral et excluant par le CDEPS.

Mamoudou Ibra Kane, président du CDEPS, n’a pas mâché ses mots : « Cette liste, publiée sans concertation, trahit l’objectif initial du Code de la presse. Il ne s’agit pas de créer des divisions artificielles, mais de professionnaliser et structurer notre secteur. »

Adopté en 2017 après plusieurs années de consultations, le Code de la presse avait pour but de renforcer les normes professionnelles tout en garantissant les droits fondamentaux des journalistes. Cependant, la publication de cette liste est perçue par de nombreux acteurs du secteur comme une manœuvre qui pourrait marginaliser certains médias, accentuant les tensions dans un environnement déjà confronté à des défis économiques et politiques.

Cette décision intervient à un moment où la presse sénégalaise se trouve sous pression. Les journalistes dénoncent régulièrement des entraves à leur liberté, allant des pressions politiques aux difficultés financières en passant par un manque de soutien structurel. Selon le CDEPS, la liste publiée par le ministère pourrait aggraver ces difficultés, notamment en remettant en question la légitimité de certains organes de presse.

L’affaire relance une question essentielle : quel rôle l’État doit-il jouer dans la régulation du secteur médiatique ? Si un encadrement est nécessaire pour garantir le respect des normes professionnelles, beaucoup craignent que cela ne serve de prétexte pour un contrôle politique.

Le CDEPS appelle à une révision inclusive de la démarche. « Nous ne sommes pas opposés à la régulation, mais celle-ci doit se faire dans un esprit de concertation et non d’exclusion », a ajouté Mamoudou Ibra Kane.

Face aux critiques, le ministère de la Communication est désormais invité à justifier sa démarche et à proposer une voie de dialogue. La crise actuelle pourrait être l’occasion de réévaluer les mécanismes de mise en œuvre du Code de la presse afin de renforcer une presse sénégalaise libre, professionnelle et résiliente.

Dans un secteur où les défis sont nombreux, la concertation et la transparence restent les clés pour restaurer la confiance des acteurs et garantir l’avenir d’une presse forte et indépendante au Sénégal.

Controverse autour de l’exclusion de Le Quotidien et d’autres médias de la liste des médias reconnus par l’État

La récente publication par le gouvernement sénégalais d’une liste des médias reconnus continue de susciter de vives réactions dans le paysage médiatique du pays. Parmi les voix les plus critiques, celle de Madiambal Diagne, patron d’Avenir Communication et directeur du journal Le Quotidien, s’est élevée contre une décision qu’il qualifie d’ »illégale ».

Dans un message publié sur le réseau social X, l’homme de presse n’a pas mâché ses mots, dénonçant une tentative d’exclusion délibérée de son journal, qu’il qualifie de « référence » au Sénégal. « Tout le monde aura remarqué que Le Quotidien, ce journal de référence, ne fait plus partie des médias reconnus au Sénégal par le régime Pastef. Le ridicule est poussé aussi loin pour réserver le même sort à D Media et à la 7 TV. Nous refusons d’accepter une telle décision illégale« , a-t-il déclaré.

Madiambal Diagne, tout en manifestant son soutien aux acteurs des médias exclus, a également attaqué le gouvernement dirigé par Ousmane Sonko, qu’il accuse d’arbitraire et de partialité. « Nous ne militons que pour l’ordre et la concorde, mais face à votre arbitraire, nous combattrons« , a-t-il ajouté.

Cette prise de position a été soutenue par Mamadou Ibra Kane, président du Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (CDEPS), qui s’est dit « scandalisé » lors d’une conférence de presse tenue hier. Kane a dénoncé les déclarations récentes du ministre de la Communication et critiqué la démarche ayant conduit à l’élaboration de cette liste controversée.

Pour Mamadou Ibra Kane, cette exclusion est une atteinte grave à la liberté de la presse et à la diversité des voix dans l’espace public. « Il est inacceptable qu’un gouvernement, quelle que soit son orientation politique, s’arroge le droit de définir quels médias sont dignes de reconnaissance. Cela met en péril la démocratie et l’équilibre de l’information au Sénégal« , a-t-il déclaré.

Cette controverse intervient dans un contexte déjà tendu entre le pouvoir actuel et plusieurs organes de presse, accusés par certains membres du gouvernement d’être partiaux dans leur traitement de l’actualité. La décision d’exclure certains médias soulève des questions sur l’indépendance et la pluralité de l’information, des principes fondamentaux garantis par la Constitution sénégalaise.

Face à ces critiques, le ministère de la Communication n’a pas encore fourni d’explications détaillées sur les critères ayant guidé l’élaboration de cette liste, laissant planer des doutes sur la transparence et l’objectivité du processus.

La situation reste donc tendue, et plusieurs observateurs appellent à un dialogue inclusif entre le gouvernement et les acteurs du secteur des médias pour apaiser les tensions et réaffirmer les principes démocratiques du Sénégal.

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