Macky Sall cède sa place à Abdou Mbow à l’Assemblée nationale

L’ancien président sénégalais Macky Sall, qui a dirigé le pays de 2012 à 2024, pourrait bien ne pas siéger à l’Assemblée nationale malgré sa récente élection en tant que député. Lors des élections législatives du 17 novembre dernier, il avait mené la liste de la coalition Takku Wallu Sénégal, laquelle a réussi à obtenir 16 sièges au sein de l’hémicycle, se plaçant ainsi en deuxième position.

Cependant, des sources proches de l’ancien chef d’État indiquent qu’il pourrait renoncer à son siège, laissant la place à Abdou Mbow, numéro deux sur la liste. Ce dernier, ancien vice-président de l’Assemblée nationale et fidèle compagnon politique de Macky Sall, serait donc appelé à représenter la coalition dans les débats parlementaires.

Ces élections marquent également un tournant majeur dans l’histoire politique sénégalaise. Avec 130 sièges, le parti Pastef a écrasé ses adversaires, s’octroyant une large majorité à l’Assemblée nationale. Cette victoire conforte la position dominante de la formation politique qui avait déjà remporté la présidentielle plus tôt cette année.

Pour Takku Wallu Sénégal, ces résultats sont un revers, bien qu’ils aient réussi à se maintenir comme la principale force d’opposition. Cette situation illustre la reconfiguration du paysage politique sénégalais, avec une montée en puissance de Pastef, qui semble désormais imprimer sa marque sur les institutions du pays.

La possible absence de Macky Sall à l’Assemblée nationale soulève des interrogations sur son rôle futur dans la vie politique sénégalaise. Après avoir dirigé le pays pendant 12 ans, son retrait progressif semble se confirmer, même si certains observateurs estiment qu’il pourrait jouer un rôle en coulisses pour appuyer sa coalition.

Quant à Abdou Mbow, il devra s’imposer comme une voix forte dans une Assemblée largement dominée par Pastef. Les débats promettent d’être intenses, dans un contexte où le Sénégal traverse des mutations politiques profondes.

Ces législatives ouvrent ainsi une nouvelle ère politique, où le rapport de force entre la majorité écrasante de Pastef et l’opposition menée par Takku Wallu Sénégal déterminera l’avenir du pays.

Adama Gaye entendu à la DIC : un nouvel épisode dans un climat politique tendu

Le journaliste sénégalais Adama Gaye a été convoqué ce mercredi 22 novembre 2024 par la Division des Investigations Criminelles (DIC). Accompagné de son avocat, Me Seydou Diagne, il s’est présenté dans les locaux de la police judiciaire, affirmant être en bonne santé et n’avoir enfreint aucune loi.

Quelques heures avant sa convocation, Adama Gaye a pris la parole sur sa page Facebook pour dénoncer ce qu’il qualifie de dérive autocratique du régime sénégalais. Il a exprimé son indignation face à la situation politique et économique actuelle du pays. « Je pardonne aux forces, souvent juvéniles, mais aussi à d’autres, adultes, qui tentent de manipuler une opinion publique heureusement avertie », a-t-il écrit, accusant certains acteurs d’instrumentaliser la justice pour servir des intérêts politiques.

Cette convocation intervient dans un climat politique et social particulièrement tendu au Sénégal. La gouvernance du pays fait l’objet de nombreuses critiques, tant sur le plan économique que politique. Adama Gaye, connu pour ses prises de position tranchées et ses critiques envers le pouvoir en place, n’a pas hésité à qualifier cette procédure de tentative d’intimidation visant à museler les voix dissidentes.

Il a également dénoncé l’implication de figures politiques et sécuritaires qu’il accuse de détourner l’attention des véritables enjeux nationaux, tels que la crise économique et sociale qui frappe le pays.

Adama Gaye n’en est pas à sa première confrontation avec les autorités sénégalaises. Il avait déjà été arrêté et détenu par le passé, dans des circonstances similaires, pour des propos jugés dérangeants par le pouvoir. Cette nouvelle convocation soulève des interrogations sur l’état des libertés publiques dans le pays et sur l’utilisation des institutions judiciaires pour étouffer les critiques.

En dépit de cette convocation, le journaliste a réaffirmé son engagement à défendre ses convictions. Il a également appelé à une prise de conscience collective face à ce qu’il considère comme une dérive autoritaire.

La suite de cette affaire sera suivie de près, tant par les observateurs locaux qu’internationaux, alors que le Sénégal, autrefois salué pour sa stabilité démocratique, semble s’enfoncer dans des tensions politiques croissantes.

Affrontements entre forces de l’ordre et étudiants à l’Université Assane Seck de Ziguinchor

Ziguinchor, la capitale méridionale du Sénégal, a été le théâtre de tensions ce mercredi alors que les forces de l’ordre ont affronté des étudiants en grève illimitée de l’Université Assane Seck (UASZ). Ces derniers protestaient contre leurs conditions de vie et d’études jugées insuffisantes, réclamant également le respect des engagements pris par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Depuis plusieurs jours, les étudiants de l’UASZ dénoncent des conditions de vie précaires sur le campus, notamment des problèmes liés à l’insuffisance des logements, des équipements pédagogiques inadaptés et un accès limité aux bourses. Les grévistes réclament également une meilleure prise en charge sociale, citant l’absence de soutien psychologique, sanitaire et financier pour de nombreux étudiants en difficulté.

À cela s’ajoute une demande pressante pour que les engagements annoncés par le ministère soient respectés, notamment en ce qui concerne les infrastructures promises et les réformes du système de bourses.

La journée de protestation a dégénéré lorsque les forces de l’ordre ont été appelées pour disperser les manifestants. Des affrontements ont éclaté, entraînant des échanges de jets de pierres et de gaz lacrymogènes aux abords du campus universitaire. Selon plusieurs témoins, certains étudiants auraient été blessés lors des échauffourées.

« Nous sommes fatigués de promettre des négociations sans jamais rien obtenir. Nous exigeons des actes concrets, pas seulement des discours », a déclaré un représentant du collectif des étudiants grévistes.

La situation à l’UASZ reflète une crise plus large qui touche l’enseignement supérieur au Sénégal. De nombreuses universités du pays font face à des défis similaires, notamment des infrastructures insuffisantes pour accueillir le nombre croissant d’étudiants, des retards dans le paiement des bourses et des conditions d’études souvent inadaptées.

Les autorités n’ont pour l’instant pas répondu publiquement aux revendications des étudiants de Ziguinchor. Cependant, cette montée des tensions met en lumière une fois de plus les défis structurels auxquels le système éducatif sénégalais est confronté.

Alors que les étudiants poursuivent leur mouvement de grève, la situation reste tendue à Ziguinchor. Une intervention des autorités semble urgente pour désamorcer la crise et éviter que la violence ne s’intensifie. Dans un contexte où l’éducation est un moteur clé du développement, ces revendications pourraient bien redéfinir les priorités du gouvernement dans le secteur de l’enseignement supérieur.

Nous continuerons à suivre cette affaire.

Déblocage des comptes des entreprises de presse : entre soulagement et scepticisme

Le secteur de la presse sénégalaise, en proie à de nombreuses difficultés économiques, a accueilli avec soulagement l’annonce du Directeur général des Impôts et Domaines (DGID), Abdoulaye Diagne, concernant le déblocage des comptes bancaires des entreprises de presse. Toutefois, cette décision, saluée comme salutaire par le président du Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS), Mamadou Ibra Kane, suscite également des interrogations.

Dans un communiqué officiel, Mamadou Ibra Kane a confirmé que le DGID a instruit ses services pour débloquer les comptes bancaires des entreprises concernées, une mesure qui pourrait apporter un répit à ces acteurs essentiels de l’information. « Les comptes des entreprises de presse ont été débloqués selon les instructions qu’il a données à ses services », a déclaré le président du CDEPS.

Cette décision intervient dans un contexte où les difficultés financières des médias se sont accrues, mettant en péril la survie de nombreuses rédactions. Ces blocages, en raison d’arriérés fiscaux, avaient aggravé la précarité du secteur, déjà fragilisé par une baisse des recettes publicitaires et des ventes.

Cependant, sur les ondes de la Radio Futurs Médias (RFM), Mamadou Ibra Kane a émis des réserves quant à l’effectivité de cette décision. Il a insisté sur le fait que, bien que l’annonce ait été faite, la mesure n’est pas encore opérationnelle. Cette situation laisse planer un doute sur les délais de mise en œuvre, alors que les entreprises de presse espèrent un déblocage rapide pour reprendre leurs activités normalement.

Mamadou Ibra Kane ne manque pas d’exprimer son scepticisme quant à la démarche des autorités fiscales. Selon lui, il pourrait y avoir une intention sous-jacente visant à « étouffer les entreprises de presse ». Cette déclaration traduit une méfiance persistante entre les acteurs de la presse et certaines institutions étatiques, dans un contexte où la liberté de la presse est perçue comme étant sous pression.

Face à cette situation, le président du CDEPS appelle les autorités à adopter une approche plus constructive pour soutenir un secteur vital à la démocratie. Il exhorte également les entreprises de presse à renforcer leur gestion interne et à respecter leurs obligations fiscales pour éviter de telles situations à l’avenir.

Cette annonce, bien qu’encourageante, met en lumière les tensions persistantes entre les médias et les autorités fiscales au Sénégal. Si elle est mise en œuvre, la mesure pourrait représenter un premier pas vers une relation apaisée, mais il reste à voir si les engagements seront tenus dans les jours à venir.

Lancement des travaux de rénovation de la Grande Mosquée de Touba : un appel à l’unité et à la solidarité des Mourides

Serigne Mountakha Mbacké, Khalife général des Mourides, a officiellement annoncé le lancement prochain des travaux de rénovation et d’embellissement de la Grande Mosquée de Touba. Lors d’une déclaration solennelle, le guide spirituel de la confrérie a invité les disciples mourides à se mobiliser pleinement pour soutenir ce projet historique, un hommage vibrant à l’héritage spirituel de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, fondateur du mouridisme.

La Grande Mosquée de Touba, véritable emblème du mouridisme, est au cœur de la vie spirituelle et sociale de la communauté. Construit sous l’impulsion des premiers disciples de Cheikh Ahmadou Bamba, cet édifice incarne à la fois la foi, l’histoire et les valeurs de persévérance de la confrérie. Conscient de l’importance de cet héritage, Serigne Mountakha Mbacké a souligné que les travaux visent non seulement à entretenir le lieu, mais également à le magnifier pour les générations futures.

« La Grande Mosquée est le symbole de notre unité et de notre engagement spirituel. Elle doit refléter l’excellence que prônait Cheikh Ahmadou Bamba », a déclaré le Khalife.

Le guide spirituel de Darou Miname a exhorté les Mourides à s’unir pour contribuer financièrement et matériellement à cette entreprise ambitieuse. « Chaque contribution, aussi modeste soit-elle, sera une pierre ajoutée à l’édifice. Ce projet est le nôtre, et il reflète notre amour pour le fondateur de notre confrérie », a-t-il insisté.

Des comités locaux et internationaux seront mobilisés pour coordonner les efforts et recueillir les fonds nécessaires. Cet appel s’adresse également à la diaspora mouride, qui joue un rôle clé dans le financement des projets d’envergure pour la confrérie.

Au-delà de la rénovation, l’ambition du Khalife est d’inscrire la Grande Mosquée dans une vision moderne tout en respectant son essence spirituelle. Les travaux incluront l’amélioration des infrastructures, des systèmes d’éclairage et de sonorisation, ainsi que l’embellissement des espaces intérieurs et extérieurs.

Ce projet s’inscrit dans une tradition de grandes réalisations initiées par les précédents Khalifes, renforçant le rôle central de Touba dans la vie religieuse et culturelle du Sénégal.

Le Khalife a conclu son discours en rappelant que ce projet est avant tout une opportunité pour les Mourides de témoigner de leur foi et de leur solidarité. « En nous unissant autour de cet objectif commun, nous prouvons que l’héritage de Cheikh Ahmadou Bamba demeure vivant et vibrant à travers nos actes. »

La communauté mouride répondra-t-elle à cet appel avec la ferveur et l’engagement qui la caractérisent ? Les jours à venir promettent de témoigner d’une mobilisation exemplaire autour de cette initiative majeure.

Journée mondiale de la pêche : « La sardinelle fait partie des espèces migratrices, partagées au niveau de l’Afrique de l’Ouest », selon Sidya Diouf

À l’instar de la communauté internationale, le Sénégal célèbre, ce 21 novembre, la Journée internationale de la pêche. À l’Institut Universitaire de Pêche et d’Aquaculture (IUPA) de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, la commémoration s’est tenue en présence du doyen de la faculté des Sciences et Techniques, représentant le Professeur Aminata Niang Diène, Rectrice de l’UCAD, ainsi que de professionnels, d’experts du secteur et de M. Sidya Diouf, représentant le ministre des Pêches.

Lors de cette journée, les participants ont insisté sur l’importance d’une gestion concertée, au niveau régional, des stocks de sardinelle. Cet événement a également été l’occasion pour le représentant du ministre de souligner la rareté croissante de cette espèce.

Selon Alassane Sarr, directeur de l’IUPA, la gestion de la sardinelle est complexe car cette espèce migratrice est partagée par plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, notamment le Sénégal, la Mauritanie, le Maroc, la Gambie et la Guinée-Bissau. Chaque pays, en fonction de ses objectifs et priorités, met en place des stratégies pour maximiser ses captures, ce qui complique une gestion concertée.

Sidya Diouf, chef de la division pêche artisanale à la direction des pêches maritimes, a ajouté :
« On ne peut pas parler de stocks de sardinelle pour le Sénégal uniquement, car il s’agit d’un stock sous-régional. Il y a quelques années, cette espèce était la plus accessible en termes de prix et la plus commercialisée sur le marché national. »

Cependant, la situation actuelle est marquée par une raréfaction de la sardinelle, qui devient de plus en plus chère, rendant son accès difficile pour de nombreuses familles. « Avec le niveau de vie des Sénégalais, on ne mange plus de poisson, et même si on en mange, ce n’est peut-être pas du bon poisson », a-t-il regretté.

La chaîne de distribution de la sardinelle emploie un grand nombre de personnes, parmi lesquelles des pêcheurs artisanaux, des mareyeurs et des femmes transformatrices. Sidya Diouf a insisté sur l’importance de cette ressource pour les populations locales :
« Parler de cette espèce revêt une importance capitale, car elle était autrefois consommée jusqu’au fin fond du Sénégal. »

La sardinelle est une espèce très sensible aux variations climatiques, notamment à la température et à l’acidification des océans, ce qui accentue sa migration. Selon M. Diouf, outre la nécessité d’une gestion concertée, il est impératif de réhabiliter les écosystèmes dégradés pour préserver cette ressource.

Alassane Sarr a pour sa part insisté sur la surexploitation des ressources halieutiques, un problème majeur pour le secteur de la pêche au Sénégal. Il a souligné que des mesures isolées prises par un seul pays ne suffisent pas : « Cela nécessite d’avoir des organes de gestion et des discussions entre les différents partenaires, car les intérêts des pays ne sont pas toujours alignés. »

La Journée mondiale de la pêche a permis de rappeler l’importance cruciale de cette ressource pour les économies et les populations locales, tout en pointant les défis à relever pour une gestion durable et équitable. Il est désormais impératif que les pays de la sous-région collaborent étroitement pour préserver la sardinelle, une espèce essentielle pour la sécurité alimentaire et le développement socio-économique de l’Afrique de l’Ouest.

Résultats provisoires des élections législatives : Pastef en tête avec 130 députés, suivi de TAKKU WALLU SENEGAL et DIAM AK NJARIN

Le parti au pouvoir au Sénégal a remporté plus des trois quarts des sièges de députés lors des législatives du dimanche 17 novembre 2024, selon Abdoulaye Ba, président de la Commission nationale de recensement des votes.

Lors d’une conférence de presse nationale et internationale tenue ce jeudi 21 novembre 2024, les membres de la commission, dirigés par Abdoulaye Ba, également président de la Cour d’appel de Dakar, ont annoncé les résultats provisoires. La déclaration a été faite dans la salle 4 du tribunal de Dakar, en présence de trois autres magistrats.

Le Pastef, parti au pouvoir depuis l’élection présidentielle du 24 mars dernier, a obtenu 130 des 165 sièges à pourvoir, s’assurant ainsi une majorité écrasante. Cette victoire lui permet de mettre en œuvre son programme de rupture et de justice sociale, selon les résultats provisoires annoncés par la commission.

Résultats provisoires par coalition :

  • PASTEF : 130 députés
  • TAKKU WALLU SENEGAL (TWS) : 16 députés
  • COALITION DIAM AK NJARIN : 7 députés
  • COALITION SAMM SA KAADU : 3 députés
  • LA MARCHE DES TERRITOIRES ANDU-NAWLE : 2 députés
  • SÉNÉGAAL KESE : 1 député
  • LES NATIONALISTES JËL LIÑU MÓOM : 1 député
  • COALITION AND BEESAL SENEGAL (ABS) : 1 député
  • COALITION SOPI SÉNÉGAL : 1 député
  • COALITION FARLU : 1 député
  • AND CI KOOLUTE NGUIR SÉNÉGAL (AKS) : 1 député
  • COALITION PÔLE ALTERNATIF KIRAAY AK NATANGUE – 3e VOIE : 1 député

Prochaines étapes

Ces résultats deviendront définitifs une fois validés par le Conseil constitutionnel. Celui-ci dispose de cinq jours pour les proclamer, sous réserve d’éventuelles contestations.

Contexte

Avec cette majorité confortable, le Pastef consolide son contrôle sur l’Assemblée nationale, ce qui devrait lui permettre de mettre en œuvre son programme politique sans difficulté majeure.

Les opérateurs téléphoniques sommés de se conformer à la tarification réglementaire par l’ARTP

L’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) a adressé une mise en demeure formelle aux opérateurs téléphoniques opérant au Sénégal, notamment Sonatel, Expresso, Sirius Telecom et Sahl. Selon le journal Libération, ces entreprises sont accusées de ne pas respecter les règles de tarification fixées par le régulateur, en violation des articles 29 et 30 du Code des communications électroniques.

En septembre dernier, l’ARTP, dirigée par Dahirou Thiam, a lancé une vaste campagne de contrôle visant à vérifier la conformité des tarifs appliqués aux services voix, SMS, Data, ainsi qu’aux forfaits Internet et offres groupées. À l’issue de cette initiative, plusieurs irrégularités ont été relevées. Dans une lettre de mise en demeure envoyée aux opérateurs concernés, le directeur général de l’ARTP a souligné :
« À l’issue de cette campagne, nous avons constaté plusieurs cas de non-conformité. (…) Ces faits constituent un manquement à l’obligation d’assurer une tarification juste des services utilisés. »

L’ARTP exige des opérateurs incriminés qu’ils se conforment dans un délai de 30 jours aux dispositions réglementaires. Le régulateur rappelle également l’obligation qui leur incombe d’assurer une transparence totale vis-à-vis des consommateurs. Cette démarche vise à garantir que les utilisateurs bénéficient de services facturés à des tarifs équitables et conformes aux normes en vigueur.

Les opérateurs de téléphonie n’ont pas encore réagi officiellement à cette mise en demeure. Cependant, cette décision intervient dans un contexte où de nombreuses voix s’élèvent contre les coûts jugés élevés des services de télécommunication au Sénégal. Cette intervention de l’ARTP pourrait donc être perçue comme un signal fort en faveur des droits des consommateurs.

Reste à voir si cette mise en demeure suffira à rétablir une conformité totale dans les pratiques tarifaires des opérateurs concernés. Dans le cas contraire, des sanctions pourraient être envisagées, conformément au cadre juridique en vigueur.

Adama Gaye convoqué à la DIC : un mystère autour des raisons de la convocation

Le journaliste et analyste Adama Gaye a annoncé ce jeudi qu’il a été convoqué à 16h par la Division des investigations criminelles (DIC), sans qu’aucune raison ne lui soit précisée. Dans une déclaration publique, il a interpellé l’opinion nationale et internationale, incluant la communauté diplomatique, religieuse et les médias, sur cette convocation qu’il qualifie de suspecte.

Des propos controversés à l’origine ?
Bien que les motifs exacts de la convocation restent inconnus, certains observateurs estiment qu’elle pourrait être liée aux déclarations faites par Adama Gaye la veille sur la chaîne Sen TV. Lors de cette intervention, il avait évoqué le décès de l’ancien ministre Mamadou Moustapha Ba, affirmant que ce dernier aurait été « éliminé parce qu’il allait probablement révéler des choses ».

Ces propos, considérés comme graves, pourraient avoir suscité des remous, notamment dans les cercles politiques et sécuritaires. Adama Gaye, connu pour ses positions critiques envers le pouvoir, n’en est pas à sa première altercation avec les autorités.

Un appel à la vigilance et à la transparence
Dans son message, le journaliste a exhorté les Sénégalais et la communauté internationale à rester attentifs face à cette situation, suggérant que sa convocation pourrait s’inscrire dans un contexte de restriction de la liberté d’expression.

Pour l’heure, la DIC n’a pas communiqué sur le sujet, laissant planer un flou autour des motivations réelles de cet appel. Ce développement intervient dans un climat politique tendu, marqué par des interrogations sur la gestion des libertés publiques et les tensions entre opposants et autorités.

Adama Gaye sera-t-il interrogé uniquement à propos de ses déclarations ou d’autres dossiers viendront-ils s’ajouter à cette convocation ? L’affaire suscite déjà une vive curiosité dans l’opinion, et le journaliste promet de s’exprimer davantage après son passage à la DIC.

Aminata Touré exhorte les jeunes Sénégalais à entreprendre lors de la Semaine internationale de l’entrepreneuriat

À l’occasion de la Semaine internationale de l’entrepreneuriat, célébrée au Sénégal et dans plus de 200 pays à travers le monde, Aminata Touré, haute représentante du président de la République, a adressé un message d’encouragement aux jeunes Sénégalais, et plus particulièrement aux jeunes filles, les incitant à se tourner vers l’entrepreneuriat.

Dans une déclaration marquante, elle a souligné l’importance d’exploiter les talents et la résilience des jeunes pour stimuler la croissance économique du pays. « J’encourage les jeunes, en particulier les filles, à entreprendre en exploitant leurs talents et leur résilience pour contribuer à la croissance économique de notre pays », a-t-elle affirmé, mettant en avant l’impact crucial de l’entrepreneuriat dans le développement économique et social.

Aminata Touré a également rappelé le rôle central des petites et micro-entreprises dans l’essor des nations aujourd’hui développées. « Les petites et micro-entreprises ont impulsé significativement la croissance économique et le bien-être social de nombreux pays aujourd’hui développés », a-t-elle ajouté, insistant sur le potentiel transformateur de ces initiatives dans la lutte contre le chômage et la réduction des inégalités.

La Semaine internationale de l’entrepreneuriat est un événement annuel qui mobilise plus de 200 nations pour promouvoir l’entrepreneuriat comme moteur de développement économique et social. Au Sénégal, cet événement constitue une plateforme d’échange et de sensibilisation destinée à encourager les jeunes à prendre leur destin en main, en se tournant vers l’innovation et l’autonomisation économique.

L’entrepreneuriat féminin : une priorité nationale

Le message d’Aminata Touré résonne particulièrement dans un contexte où le Sénégal multiplie les initiatives pour promouvoir l’entrepreneuriat féminin. Des programmes tels que le Fonds d’Appui à l’Investissement des Sénégalais de l’Extérieur (FAISE) ou encore les plateformes de micro-finance visent à soutenir les femmes entrepreneures dans la création et le développement de leurs projets.

En adressant un appel spécifique aux filles, Aminata Touré met en lumière l’urgence d’impliquer davantage les femmes dans le tissu économique national. Ces dernières représentent une force vive souvent sous-exploitée mais indispensable pour une croissance inclusive et durable.

Un appel à l’action

Le message de la haute représentante du président invite à une prise de conscience collective : les jeunes, et particulièrement les jeunes filles, disposent des atouts nécessaires pour relever les défis économiques et sociaux du pays. Dans un monde où l’innovation et l’audace sont des facteurs clés de réussite, l’entrepreneuriat apparaît comme une solution porteuse d’espoir et de transformation.

Avec ce discours, Aminata Touré confirme son engagement pour une jeunesse sénégalaise dynamique et entreprenante, prête à construire un avenir meilleur pour elle-même et pour le Sénégal tout entier.

Le président de Stam Global Business, « Amir Abo », placé sous mandat de dépôt pour escroquerie présumée

Le président de Stam Global Business, connu sous le nom d’Amir Abo, est au cœur d’une affaire judiciaire retentissante. L’homme d’affaires a été placé sous mandat de dépôt par un juge du Pool judiciaire financier (Pjf), à la suite de plusieurs plaintes pour escroquerie.

Selon des informations rapportées par le journal Libération, trois plaintes ont été déposées contre lui, impliquant des montants significatifs et des personnalités de renom.

Une première plainte de 100 millions FCFA

La première plainte émane d’une dame nommée Tall, qui accuse Amir Abo de lui devoir 100 millions de francs CFA. Lors de son audition par la Division des investigations criminelles (Dic), l’homme d’affaires aurait nié les faits tout en acceptant de rembourser cette somme. Malgré cette tentative d’arrangement, le litige ne s’est pas apaisé.

Pierre Goudiaby « Atépa » et Gélongal dans la mêlée

Peu après, l’architecte Pierre Goudiaby Atépa a déposé plainte contre Amir Abo, l’accusant d’une « escroquerie au service » portant sur 400 millions de francs CFA. Le célèbre groupe musical Gélongal, quant à lui, reproche à l’homme d’affaires de les avoir engagés pour des productions audiovisuelles qui n’ont jamais été réalisées.

Une défense affirmée

Amir Abo rejette les accusations portées par Tall et Atépa, affirmant qu’elles sont infondées. Concernant les griefs de Gélongal, aucune précision n’a été donnée par le journal Libération sur sa position. Toutefois, le mis en cause prévoit de riposter en déposant des plaintes contre ses accusateurs. Il affirme disposer d’enregistrements audio qui, selon lui, pourraient démontrer son innocence.

Cette affaire, impliquant des montants cumulés de plusieurs centaines de millions de francs CFA, suscite un grand intérêt et soulève de nombreuses interrogations sur la gestion des relations contractuelles dans le milieu des affaires. L’évolution judiciaire de ce dossier sera scrutée de près.

Kaolack/ Concertations nationale sur l’assainissement et de l’eau pour une politique inclusive et durable ( Cheikh Baye Mbaye Niasse Alkaolackhi)

Le rendez-vous est pris ! Les 21, 22 et 23 novembre 2024, Kaolack accueillera les Concertations Nationales sur l’Eau et l’Assainissement (#CNEA). Cette initiative, portée par le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement (#MHA), reflète la vision d’un Sénégal durable et prospère, plaçant l’eau et l’assainissement au cœur des priorités nationales.

En tant que petit-fils de Cheikh Ibrahim Niass, éminent panafricaniste et père fondateur de Médina Baye, je tiens à rappeler son héritage inestimable, qui inspire les générations présentes à œuvrer pour le développement humain et spirituel de notre nation, en particulier dans la région de Kaolack.

De plus, je suis Coordinateur du Mouvement National des Domou Daara Patriotes (MODDAP) pour le département de Kaolack, ainsi que chargé de communication de PASTEF Médina Baye. À travers ces responsabilités, je m’engage activement dans les campagnes de sensibilisation et de mobilisation autour des enjeux prioritaires de notre nation, en soutenant pleinement la vision de Son Excellence, le Président de la République.

Cet événement est aussi une occasion de réfléchir aux solutions pour résoudre les problèmes d’accès à l’eau qui affectent gravement notre région. Par exemple, lors du Mouloud international de Médina Baye, nous avons constaté avec regret un manque d’eau criant, impactant les nombreux pèlerins et habitants présents. Cela montre l’urgence d’investir dans des infrastructures durables pour prévenir de telles situations.

Par ailleurs, il est essentiel de mieux gérer les eaux pluviales, souvent gaspillées, en les récupérant pour créer des bassins de rétention. Ces bassins permettraient de développer des cultures maraîchères et céréalières hors saison, contribuant à la souveraineté alimentaire et à la relance de la production agricole dans le bassin arachidier. Ces efforts sont particulièrement importants face aux défis posés par la salinisation des nappes phréatiques et les faibles rendements agricoles actuels.

Nous félicitons Son Excellence le Président de la République du Sénégal pour cette initiative visionnaire et pour avoir choisi Kaolack comme lieu de lancement de ce programme ambitieux dans le cadre de la division 2050. Ce choix stratégique confirme le rôle central de Kaolack dans le développement durable de notre nation et son potentiel à devenir un modèle de résilience et d’innovation agricole.

Kaolack, région stratégique et berceau de spiritualité, est honorée de recevoir le Président pour cette étape clé du développement durable, en harmonie avec l’héritage africain et les ambitions modernes de notre nation.

Signé : Cheikh Baye Mbaye Niass al Kaolackhi
Coordinateur du MODDAP – Département de Kaolack
Chargé de communication de PASTEF Médina Baye

Zahra Iyane Thiam critique les félicitations présidentielles adressées à Ousmane Sonko : un précédent controversé

Dans une déclaration publiée sur la plateforme X, Zahra Iyane Thiam, proche de l’ancien Premier ministre Amadou Ba, a vivement critiqué l’attitude du président Bassirou Diomaye Faye suite à ses félicitations adressées au leader de Pastef, Ousmane Sonko. Ces félicitations, exprimées lors du Conseil des ministres, marquent selon elle une rupture avec la tradition républicaine du Sénégal.

Lors des dernières élections législatives, bien que le camp présidentiel soit sorti largement victorieux, le chef de l’État a tenu à saluer la performance d’Ousmane Sonko. Cette initiative a été perçue par Zahra Iyane Thiam comme une preuve d’inélégance et de parti pris. « Jamais, dans notre histoire politique, un parti politique n’a été félicité en Conseil des ministres après une élection », a-t-elle dénoncé dans son message.

Selon elle, si le président avait à cœur de commenter les résultats, il aurait été plus juste de féliciter l’ensemble des listes participantes, surtout dans un contexte où la majorité des candidats avaient eux-mêmes reconnu la victoire du pouvoir en place par courtoisie républicaine.

Cette prise de position relance le débat sur le rôle et l’impartialité du président de la République dans le paysage politique sénégalais. Zahra Iyane Thiam souligne que les institutions devraient se garder de favoriser une partie au détriment des autres, notamment dans un contexte de polarisation politique croissante.

En félicitant un adversaire politique comme Ousmane Sonko, le président Bassirou Diomaye Faye semble vouloir envoyer un message d’ouverture. Cependant, cette démarche est interprétée par certains, comme Zahra Iyane Thiam, comme une manière de brouiller les lignes entre le rôle présidentiel et l’engagement partisan.

Alors que les réactions continuent de fuser, cette controverse met en lumière les tensions persistantes entre les différents camps politiques et souligne l’importance de maintenir une stricte neutralité institutionnelle pour préserver la confiance des citoyens dans le processus démocratique.

La DGID lève le blocage des comptes des entreprises de presse au Sénégal

La Direction générale des impôts et domaines (DGID) a annoncé la levée du blocage des comptes des entreprises de presse qui faisaient face à cette mesure en raison de dettes fiscales non réglées. Cette décision marque une avancée significative dans les relations entre l’administration fiscale et les acteurs du secteur des médias.

La bonne nouvelle a été communiquée par Mamadou Ibra Kane, président du Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (CDEPS), dans une déclaration relayée par Les Échos. Selon lui, Abdoulaye Diagne, directeur général de la DGID, a confirmé que des instructions avaient été données pour débloquer les comptes des entreprises concernées.

Mamadou Ibra Kane a invité les responsables des entreprises de presse à se rapprocher de leurs centres fiscaux respectifs pour obtenir la mainlevée officielle de leurs comptes. « En principe, cela devrait être effectif pour tout le monde », a-t-il déclaré, tout en demandant aux chefs d’entreprises de signaler les éventuels cas non résolus afin que des mesures soient prises.

Il a également souligné la disponibilité d’Abdoulaye Diagne à résoudre les situations encore en suspens : « M. Diagne reste à mon écoute pour régulariser la situation », a-t-il ajouté, insistant sur l’importance de ce dialogue pour le bon fonctionnement du secteur.

La mesure de blocage des comptes avait suscité des inquiétudes dans le monde des médias, déjà confronté à des défis économiques importants. Cette levée de sanctions représente un soulagement pour les entreprises de presse, qui pourront désormais retrouver leur pleine capacité opérationnelle.

Cette décision met en lumière la nécessité d’un équilibre entre l’obligation fiscale et la survie économique d’un secteur stratégique pour la démocratie sénégalaise. Elle reflète également l’importance du dialogue entre les autorités et les organisations professionnelles pour trouver des solutions aux défis communs.

Vers une reprise des activités normales
Cette initiative de la DGID devrait permettre aux entreprises concernées de reprendre leurs activités dans des conditions normales, tout en continuant à travailler sur la régularisation de leur situation fiscale. Le secteur des médias, pilier de l’information et de la démocratie, espère désormais un climat plus propice à son développement.

Kaolack / Législatives 2024 : Baye Mbaye Niasse, coordonnateur du « MODDAP », salue la maturité du peuple sénégalais et félicite le parti PASTEF pour ses brillants résultats

Cheikh Baye Mbaye Niasse, responsable politique du parti PASTEF à Médina Baye et coordonnateur du Mouvement National des Domou Daaras Patriotes (MODDAP), s’est exprimé sur la victoire du PASTEF lors des élections législatives anticipées du 17 novembre 2024. Dans une déclaration à la presse, il a salué la souveraine volonté du peuple sénégalais et félicité le PASTEF pour sa large victoire.

« Un choix souverain du peuple sénégalais »

M. Niasse a déclaré :

Il a également souligné le rôle fédérateur qu’il a joué au sein du PASTEF dans la ville de Kaolack, notamment grâce aux stratégies mises en place et au soutien des partenaires locaux, tels que la directrice de la Case des Tout-Petits, Diamila Ibrahima Diallo, et le secrétaire général de la Sones, Aliou Badara Sy. Ces derniers ont mis à disposition des moyens logistiques, facilitant ainsi les rencontres avec les différents acteurs locaux.

Une Assemblée nationale de rupture

Cheikh Baye Mbaye Niasse a insisté sur la nécessité pour cette nouvelle Assemblée nationale de se concentrer sur la construction nationale :

Il a exhorté l’ensemble des Sénégalais à œuvrer ensemble pour bâtir un Sénégal stable, dynamique et profondément ancré dans les valeurs nationales.

Gratitude et engagement pour l’avenir

M. Niasse a exprimé sa gratitude envers les militants et sympathisants du PASTEF, en particulier ceux de Médina Baye, pour leur engagement durant la campagne électorale :

Kaolack au cœur des Concertations Nationales sur l’eau et l’assainissement

Abordant les enjeux stratégiques de Kaolack, Baye Mbaye Niasse a salué le choix de la ville comme lieu des Concertations Nationales sur le secteur de l’eau et de l’assainissement, prévues du 21 au 23 novembre 2024. Ces rencontres s’inscrivent dans la vision du président Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko, visant à garantir l’accès universel à une eau de qualité et à des services d’assainissement pour tous.

Il a conclu en soulignant l’importance d’une gouvernance participative pour une gestion durable et équitable des ressources en eau.

Par ces propos, Cheikh Baye Mbaye Niasse a réaffirmé son engagement à œuvrer pour le développement de Kaolack et du Sénégal dans son ensemble.

Culture / Gestion de la SODAV : Le SYNAPROCS exige une AG extraordinaire pour la révision des textes de la SODAV

Très en colère ce mercredi soir dans les locaux de la Confédération des Syndicats Autonomes (CSA), le Syndicat National des Artistes et Professionnels de la Culture du Sénégal (SYNAPROCS) a vivement dénoncé la gestion non transparente de la SODAV (Société de Gestion Collective du Droit d’Auteur et des Droits Voisins). Selon le secrétaire général du SYNAPROCS, TiTi, une révision des textes de cette structure est devenue inévitable. Le syndicat réclame la convocation d’une assemblée générale extraordinaire pour réviser les statuts jugés antidémocratiques de la SODAV, qui, selon eux, portent atteinte aux intérêts des artistes et acteurs culturels.

TiTi, secrétaire général du SYNAPROCS, a déclaré :

Il a rappelé que la propriété intellectuelle ne se limite pas à un concept juridique, mais représente le fruit du travail acharné des artistes. Pourtant, ces derniers se retrouvent souvent dépossédés des fruits de leur labeur.

Selon TiTi, il est impératif de reconnaître la culture comme un pilier essentiel de la société sénégalaise.

Il a également appelé à la mise en place de mécanismes transparents et équitables pour la collecte et la distribution des redevances issues de la copie privée.

Le porte-parole du SYNAPROCS, Bigue Diakhou, a salué la signature du décret portant rémunération pour copie privée par le Chef de l’État, tout en dénonçant l’inefficacité de la Commission Copie Privée de la SODAV. Le SYNAPROCS exige la mise en place d’une nouvelle commission, juste et rigoureuse, pour mieux servir les intérêts des artistes et ayants droit.

Le syndicat réclame la dissolution de la SODAV, considérant qu’elle ne remplit pas son mandat de gestion efficace et transparente des droits d’auteur.

Ibrahima Guèye, secrétaire général adjoint de la CSA, a apporté son soutien aux revendications du SYNAPROCS.

Le SYNAPROCS, avec le soutien de la CSA, appelle tous les travailleurs affiliés et les professionnels de la culture à se mobiliser pour garantir une gestion équitable des droits d’auteur au Sénégal.

Reug Reug frappe fort et vise Francis Ngannou : un combat à 15 millions de dollars en préparation

Le monde des sports de combat est en effervescence depuis la récente victoire de Reug Reug au One Championship. En dominant Anatoliy Malykhin, champion du monde des poids lourds, le lutteur sénégalais a franchi une étape majeure dans sa carrière et s’affirme désormais comme une étoile montante des arts martiaux mixtes (MMA). Mais l’ambition de Reug Reug ne s’arrête pas là : il vise désormais Francis Ngannou, l’une des plus grandes figures de l’histoire du MMA, actuellement engagé avec la Professional Fighters League (PFL).

Dans une interview accordée à Eric Fave TV, Reug Reug a révélé être en discussions avancées avec des promoteurs espagnols pour organiser un combat hors du commun contre Ngannou. Selon ses déclarations, une offre phénoménale de 15 millions de dollars (environ 9,3 milliards de FCFA) aurait été mise sur la table. Dans cette proposition, Francis Ngannou toucherait 10 millions de dollars (6 milliards de FCFA), tandis que Reug Reug empocherait 5 millions de dollars (3 milliards de FCFA).

Cette somme dépasse de loin l’offre formulée précédemment par Aziz Ndiaye, célèbre promoteur sénégalais, qui avait proposé un budget de 1,5 milliard de FCFA pour organiser un combat similaire. Avec cette nouvelle proposition, les promoteurs européens cherchent à positionner cet affrontement comme un événement mondial.

Reug Reug : un champion au sommet de sa forme

Depuis son passage à la lutte sénégalaise traditionnelle, Reug Reug a su se réinventer dans le MMA, enchaînant les victoires spectaculaires. Sa récente domination face à Anatoliy Malykhin a marqué les esprits et consolidé sa réputation sur la scène internationale. Confiant et porté par une dynamique positive, le lutteur semble prêt à relever des défis encore plus audacieux.

Francis Ngannou : une légende en ligne de mire

Francis Ngannou, ancien champion des poids lourds de l’UFC et figure emblématique du MMA mondial, représente un adversaire de taille pour Reug Reug. Avec sa puissance de frappe légendaire et son expérience des grandes scènes, Ngannou serait sans aucun doute le test ultime pour le lutteur sénégalais.

Un affrontement qui fait rêver

Si ce combat venait à se concrétiser, il pourrait marquer l’histoire du MMA africain et mondial. Ce duel mettrait en lumière deux styles, deux parcours et deux personnalités emblématiques des sports de combat.

Pour l’instant, les négociations se poursuivent, mais l’excitation monte déjà chez les fans. Ce potentiel affrontement entre Reug Reug et Francis Ngannou s’annonce comme un événement qui transcenderait le cadre sportif pour devenir un véritable phénomène culturel et médiatique.

Le Pastef remporte une large victoire aux législatives sénégalaises : Jean-Luc Mélenchon félicite le peuple sénégalais

Le Sénégal a connu un tournant politique majeur avec la victoire écrasante du Pastef (Patriotes du Sénégal pour le Travail, l’Éthique et la Fraternité) lors des élections législatives. Selon les dernières estimations, le parti d’Ousmane Sonko, leader de l’opposition, pourrait obtenir entre 119 et 129 sièges à l’Assemblée nationale, sur les 163 disponibles. Une performance qui offre au Pastef une majorité confortable pour mettre en œuvre son programme politique.

Cette victoire n’a pas laissé indifférent Jean-Luc Mélenchon, leader du mouvement français La France Insoumise. Proche d’Ousmane Sonko, qu’il avait rencontré lors d’une visite au Sénégal, Mélenchon a salué cette réussite sur sa page X (anciennement Twitter).

« Très large victoire du Pastef pour les législatives au Sénégal. Chaleureuses félicitations au peuple sénégalais, qui n’a écouté que lui-même et a donné une leçon de liberté au monde entier. En avant pour la nouvelle étape de la révolution citoyenne au Sénégal !« , a-t-il écrit, exprimant son soutien au mouvement citoyen qui a propulsé Sonko et son parti au sommet.

La campagne législative, marquée par des débats passionnés et des enjeux cruciaux, a confirmé le désir de renouveau exprimé par une grande partie de la population sénégalaise. Depuis des mois, le Pastef incarnait une alternative face au régime en place, s’appuyant sur un discours de rupture, de justice sociale et de lutte contre la corruption.

Ce résultat est également le fruit d’un contexte politique tendu, où Ousmane Sonko a affronté de multiples controverses et obstacles, notamment des accusations judiciaires qui avaient mené à son exclusion des dernières élections présidentielles. Malgré ces défis, son parti a su mobiliser largement, notamment parmi les jeunes et les milieux populaires.

Jean-Luc Mélenchon n’est pas le seul à avoir réagi à cette victoire. De nombreuses figures politiques et organisations panafricaines ont salué l’expression démocratique des Sénégalais. Mélenchon, qui partage avec Sonko une vision critique du néolibéralisme et une volonté de justice sociale, avait déjà affirmé son admiration pour le leader du Pastef.

Cette victoire pourrait également redéfinir les relations politiques entre le Sénégal et certains pays occidentaux, notamment la France, souvent perçue comme un acteur influent dans la région.

Avec une majorité parlementaire, le Pastef a désormais les coudées franches pour concrétiser ses promesses de campagne. Parmi les priorités annoncées figurent la réforme des institutions, une meilleure redistribution des ressources, et la lutte contre les inégalités économiques.

Cependant, la tâche ne sera pas simple. Le climat socio-politique reste fragile, et la communauté internationale observera avec attention la mise en œuvre des réformes promises.

Cette victoire est avant tout celle d’un peuple en quête de changement, marquant une étape décisive dans l’histoire politique du Sénégal. Quant à Ousmane Sonko et le Pastef, ils portent désormais les espoirs d’une grande majorité de Sénégalais sur leurs épaules.

Kaolack : Baba Ndiaye se félicite de la victoire écrasante du Pastef aux élections législatives du 17 novembre 2024

Le Pastef a réalisé un triomphe historique lors des élections législatives anticipées du 17 novembre 2024, en remportant la majorité des votes dans l’ensemble des centres électoraux du Sénégal, à l’image de la région de Kaolack. Ce résultat exceptionnel est attribué à la mobilisation sans précédent de ses responsables et de ses alliés, qui ont joué un rôle décisif pour assurer cette victoire éclatante.

Parmi ces acteurs, Baba Ndiaye, ancien président du Conseil départemental de Kaolack, s’est distingué par son implication active. Réagissant face à la presse, il a exprimé sa satisfaction et salué l’engagement des militants :

Baba Ndiaye a également lancé un appel à l’action :

En tant que président honoraire du Conseil départemental de Kaolack et président du Conseil de surveillance de l’ACBEP, Baba Ndiaye s’est pleinement engagé, mobilisant militants et sympathisants pour soutenir la liste Pastef dans le Saloum et à travers tout le Sénégal.

Ismaila Madior Fall plaide pour une réforme du calendrier électoral et du régime politique sénégalais

L’ancien ministre de la Justice et constitutionnaliste, Pr. Ismaila Madior Fall, a tiré trois grandes leçons des élections législatives anticipées au Sénégal. Dans une analyse approfondie, il a proposé des réformes visant à renforcer la démocratie et la stabilité politique du pays, tout en appelant à une meilleure harmonisation des échéances électorales et à une révision du régime politique sénégalais.

Pr. Ismaila Madior Fall suggère une harmonisation des durées des mandats présidentiels et législatifs, accompagnée d’une organisation simultanée de ces élections. Selon lui, cette mesure, qui rappelle les pratiques des années 60 et 80 au Sénégal, permettrait de garantir une plus grande cohérence dans les choix des électeurs et de réduire les tensions électorales.
« Le réflexe conservateur du peuple sénégalais, qui tend à donner une majorité parlementaire au président élu, devrait être institutionnalisé par un réaménagement du calendrier républicain », a-t-il affirmé. Cela permettrait également d’économiser sept mois d’incertitudes et de polarisation politique.

Abordant les résultats de la coalition Pastef d’Ousmane Sonko, Ismaila Madior Fall s’interroge sur l’architecture du régime présidentiel sénégalais. Il qualifie d’« incongruité » le fait que la personnalité ayant la faveur des électeurs ne puisse accéder à la magistrature suprême en raison du mode actuel de gouvernance.
Pour y remédier, il préconise une révision constitutionnelle afin de mieux aligner les attentes des citoyens avec la structure de l’exécutif. Cette réforme viserait à favoriser l’harmonie entre les institutions et à consolider la stabilité politique.

Enfin, Pr. Fall propose que les affaires judiciaires impliquant des candidats favoris à une élection soient suspendues jusqu’après le scrutin. Il s’appuie notamment sur la jurisprudence récente de la Cour suprême des États-Unis, qui a suspendu des poursuites contre des candidats en période électorale.
Cette proposition intervient dans un contexte marqué par la disqualification judiciaire d’Ousmane Sonko, candidat phare des dernières élections. Pour le professeur, cette situation a fortement impacté le paysage politique et soulève des interrogations sur les conditions d’éligibilité au Sénégal. Il appelle ainsi les acteurs politiques et la société civile à trouver un consensus sur cette question sensible.

Ces réflexions traduisent une volonté de renforcer la démocratie sénégalaise en tenant compte des réalités politiques actuelles. Ismaila Madior Fall invite à conjuguer expertise constitutionnelle et art de gouverner pour faire évoluer le système politique en faveur de la stabilité et de l’efficacité.

Alors que les débats autour de la réforme des institutions se multiplient, ces propositions pourraient alimenter les discussions sur l’avenir politique du Sénégal, un pays souvent présenté comme un modèle de démocratie en Afrique.

Incendie dévastateur au marché central de Thiès : des pertes estimées à plus de 100 millions de FCFA

Un incendie d’une rare intensité s’est déclaré ce matin, vers 5 heures, au marché central de Thiès, précisément dans le secteur Petersen Roukkou Disquette. Les flammes, alimentées par des conditions défavorables, ont ravagé une trentaine de cantines, causant d’énormes dégâts matériels.

Selon les premières estimations recueillies auprès des victimes, les pertes s’élèveraient à plus d’une centaine de millions de FCFA. Ces chiffres traduisent l’ampleur du désastre, laissant de nombreux commerçants dans une situation critique. « Tout est parti en fumée, nous avons perdu nos moyens de subsistance », déplore un des marchands touchés.

Les sapeurs-pompiers, rapidement mobilisés, ont rencontré des difficultés pour maîtriser les flammes en raison de la promiscuité des lieux et des branchements électriques anarchiques. Ces installations précaires, fréquentes dans les marchés urbains, ont non seulement aggravé l’incendie, mais également ralenti les opérations de secours.

Les premières informations laissent entendre qu’un court-circuit serait à l’origine de cet incendie. Cet incident relance le débat sur les mesures de sécurité et la gestion des infrastructures électriques dans les espaces marchands.

Face à l’ampleur de la catastrophe, des voix s’élèvent pour appeler à une mobilisation des autorités locales et nationales. Des commerçants demandent une assistance urgente pour reconstruire leurs cantines et reprendre leurs activités. En parallèle, cet événement tragique met en lumière la nécessité de réformes pour sécuriser les marchés et prévenir de tels drames à l’avenir.

Le marché central de Thiès, qui est un poumon économique pour la ville, tente désormais de panser ses blessures, alors que les commerçants espèrent des mesures rapides pour leur venir en aide.

Tensions à Bambey : le ministre de la Microfinance dénonce des incidents lors de la caravane de célébration

Le département de Bambey a été le théâtre d’un incident regrettable dimanche soir, lors de la caravane organisée pour célébrer la victoire électorale du parti au pouvoir, Pastef. Dr Alioune Dione, ministre de la Microfinance, a exprimé son indignation face à cet événement qu’il qualifie « d’inacceptable ».

Dans des propos relayés par Vox Populi, le ministre a souligné l’importance de maintenir un engagement politique respectueux et pacifique. « Nous devons tous nous rappeler que notre objectif commun est de servir notre pays et nos concitoyens avec intégrité et respect. Les actes de violences et les insultes n’ont pas leur place dans notre engagement politique », a-t-il déclaré.

Selon les proches du ministre, l’incident s’est produit aux alentours de 22h, lorsque le cortège de la caravane traversait Bambey. Une voiture transportant Madame Aïda Mbodj, directrice de la Délégation générale à l’entreprenariat rapide des femmes et des jeunes (DER/FJ), aurait tenté de dépasser celle du ministre pour prendre la tête du cortège. Une manœuvre qui a déclenché une altercation entre les agents de sécurité de Mme Mbodj et des membres de la Jeunesse patriotique sénégalaise (JPS) de Bambey, une structure affiliée au parti Pastef.

Selon le témoignage des proches de Dr Dione, cet affrontement a causé un blessé : Abdou Aziz Mbengue, chauffeur de l’une des voitures de campagne.

Au-delà de l’altercation physique, l’incident a également été marqué par des échanges verbaux tendus. Les proches du ministre accusent Mme Mbodj d’avoir proféré des insultes à son encontre, en présence de plusieurs militants. Malgré cela, Dr Alioune Dione aurait choisi de ne pas répondre à ces provocations, selon ses collaborateurs.

Face à cette situation, le ministre appelle au calme et à la responsabilité des acteurs politiques. « Nous devons éviter que ce type d’incidents entache nos efforts pour un Sénégal uni et pacifique. Les rivalités politiques ne doivent jamais dégénérer en violence », a-t-il conclu.

Cet épisode met en lumière les tensions qui peuvent éclater même dans des contextes festifs, soulignant la nécessité d’un dialogue apaisé et respectueux au sein de la classe politique sénégalaise.

Ayib Daffé sur la présidence de l’Assemblée nationale : « Une question interne à Pastef »

Invité ce mercredi matin sur Radio Sénégal International, Ayib Daffé, secrétaire général du Pastef, a clarifié les positions de son parti concernant la potentielle désignation d’Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale. Face aux spéculations, il a prôné la retenue et rappelé que ce débat reste strictement interne à leur formation politique.

« Cette question relève exclusivement d’un règlement interne au sein de notre parti. Ceux qui anticipent sur ce débat devraient éviter de s’immiscer dans nos discussions actuelles », a affirmé M. Daffé.

Éloignant le débat des questions personnelles, le parlementaire a insisté sur les priorités urgentes du Pastef. « Parmi nos principaux défis figurent l’adoption du budget et la création d’une Haute Cour de justice, une exigence légale incontournable », a-t-il rappelé. Cette institution, selon lui, permettra d’assurer une meilleure reddition des comptes et de renforcer l’État de droit.

Profitant de cette tribune, Ayib Daffé a salué le parcours d’Ousmane Sonko, qui a siégé à l’Assemblée nationale entre 2017 et 2022. Il a décrit un homme politique ayant marqué une rupture avec les pratiques traditionnelles, grâce à sa rigueur dans le contrôle de l’action gouvernementale et son engagement pour les intérêts du peuple.

« Sonko a affirmé des positions claires et su exercer un contrôle rigoureux des politiques publiques. Il incarne cette dynamique de changement que nous voulons prolonger », a déclaré le secrétaire général.

Dans cette perspective de renouvellement, Ayib Daffé a proposé des réformes pour renforcer la transparence et l’efficacité des débats parlementaires. Parmi ses idées phares, il a suggéré d’ouvrir les séances plénières aux journalistes pour mieux relayer les échanges entre députés et membres du gouvernement.

« Nous aspirons à une véritable rupture avec les pratiques du passé. L’Assemblée nationale ne doit pas être une simple extension du parti au pouvoir, mais le véritable garant du projet national », a-t-il souligné.

En conclusion, Ayib Daffé a réitéré l’engagement du Pastef à transformer l’Assemblée nationale en un espace démocratique et transparent, capable de répondre aux attentes des citoyens. La proposition de réforme s’inscrit dans cette volonté de rupture avec une gestion perçue comme trop centralisée et partisane.

Ainsi, le Pastef semble se préparer à imposer sa vision d’une gouvernance parlementaire plus ouverte, tout en renforçant ses piliers internes pour faire face aux défis politiques à venir.

Déclaration de patrimoine : un débat relancé au Sénégal sur la transparence des ministres

La question de la transparence dans la vie publique refait surface au Sénégal, notamment en ce qui concerne les déclarations de patrimoine des membres du gouvernement. Alors que la fortune du président de la République est rendue publique par le Conseil constitutionnel, celle des ministres, y compris le Premier ministre, reste confidentielle. Cette situation soulève de nombreuses interrogations et critiques, tant au sein de la société civile que parmi les militants de la transparence.

Une obligation légale limitée
Selon la cheffe de la division réception et traitement des déclarations de patrimoine de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), Aminatou Diop, la loi actuelle ne permet pas à l’Ofnac de publier le contenu des déclarations. Ces documents, bien qu’exigés par la loi, restent confidentiels. « L’Ofnac n’a pas les prérogatives de rendre public le contenu des déclarations de patrimoine, que ce soit à l’entrée ou à la sortie d’un assujetti », a-t-elle rappelé lors d’un séminaire de formation organisé par l’Ofnac en collaboration avec Amnesty International.

Babacar Bâ, vice-président de l’Ofnac, a abondé dans le même sens, tout en ouvrant la voie à un éventuel changement. « Si les Sénégalais jugent nécessaire d’aller vers la publication de ces données, il faudra modifier la loi. » Il a souligné que ce qui s’applique au président de la République pourrait tout aussi bien s’étendre aux membres du gouvernement, si une réforme législative était engagée.

Une incohérence dénoncée
Pour certains observateurs, comme l’ancien député Doudou Wade, les dispositions actuelles relèvent de l’incohérence. « Le président de la République fait sa déclaration de patrimoine auprès du Conseil constitutionnel, qui est obligé de la rendre publique. Comment voulez-vous, dans ce contexte, protéger son Premier ministre et ses ministres ? Ça n’a pas de sens », a-t-il déclaré.

Les critiques pointent également le risque d’un manque de transparence qui pourrait nuire à la confiance des citoyens envers leurs dirigeants. Selon les militants de la lutte contre la corruption, une telle opacité laisse planer des doutes sur la probité des ministres et du Premier ministre.

Un enjeu de plaidoyer citoyen
La publication des déclarations de patrimoine des membres du gouvernement pourrait être un levier important pour renforcer la lutte contre la corruption au Sénégal. Mais comme l’a souligné Babacar Bâ, tout dépendra de la volonté politique et de la mobilisation citoyenne pour pousser à une réforme législative.

Pour l’instant, le débat reste ouvert. Les associations de lutte contre la corruption, comme Amnesty International, continuent de plaider pour des mesures plus strictes et une transparence accrue. Dans un pays où la reddition des comptes est un enjeu central, l’évolution de ce dossier pourrait marquer un tournant dans les efforts pour assainir la gouvernance publique.

Élections législatives au Sénégal : la Commission nationale de recensement des votes entame ses travaux

La Commission nationale de recensement des votes a démarré ce mercredi 20 novembre ses travaux au palais de justice de Dakar, marquant une étape clé dans la validation des résultats provisoires des élections législatives.

Selon les premières tendances, la coalition Pastef se démarque largement, obtenant plus de 130 sièges sur les 165 que compte l’Assemblée nationale. Ce résultat, s’il est confirmé, octroie une majorité absolue à cette coalition, consolidant ainsi son influence sur la scène politique sénégalaise.

Derrière Pastef, la coalition Takku – Wallu Sénégal se positionne avec 16 sièges, tandis que Jamm Akk Njarin en obtient 7. Ces résultats traduisent une nette domination de Pastef, laissant peu de marge aux autres forces politiques pour peser dans les futures décisions parlementaires.

Plusieurs autres coalitions se sont retrouvées avec un seul siège gagné. Ce résultat fragmenté pour ces formations reflète la difficulté pour les petites coalitions d’émerger face à des partis mieux organisés et dotés de bases électorales plus solides.

La Commission nationale de recensement des votes a désormais la tâche délicate de valider ces résultats et de statuer sur d’éventuelles contestations. Les annonces officielles sont attendues avec impatience par les partis politiques et les citoyens sénégalais.

Ces élections marquent une étape décisive pour l’avenir politique du Sénégal. La nette avance de Pastef confirme une volonté de changement exprimée par une majorité d’électeurs, mais les défis restent nombreux pour maintenir un équilibre dans un paysage politique désormais dominé par une seule coalition.

Sénégal : Entre défis financiers et promesses de rupture, le duo Faye-Sonko face à un avenir incertain

L’alternance politique tant espérée au Sénégal s’est concrétisée avec l’arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye comme président et de son Premier ministre, Ousmane Sonko. Ce tandem, porté par une vague d’espoir populaire, particulièrement chez les jeunes, s’engage à répondre aux aspirations d’une majorité de Sénégalais. Cependant, le poids financier légué par le précédent régime et les attentes sociales pressantes annoncent un mandat périlleux.

Entre 2024 et 2029, le Sénégal devra rembourser près de 18 milliards de dollars (environ 11 000 milliards de francs CFA) à ses créanciers. Cet endettement, fruit des ambitions de « l’émergence » prônée par le gouvernement précédent, pose des questions cruciales sur la viabilité économique et la capacité du pays à tenir ses engagements internationaux tout en finançant ses priorités nationales.

Le service de la dette absorbera une part significative des ressources publiques, limitant ainsi les marges de manœuvre pour investir dans les secteurs sociaux et économiques clés. Dans ce contexte, toute promesse de transformation radicale sera mise à l’épreuve de cette réalité budgétaire contraignante.

Le duo Faye-Sonko s’est imposé en articulant un discours tourné vers les préoccupations de la jeunesse et des couches les plus vulnérables. L’emploi, l’éducation, la santé et la bonne gouvernance figurent parmi les priorités de leur programme. Ce discours, soutenu par des engagements en faveur de la transparence et de la lutte contre la corruption, a su capter l’attention et la confiance de nombreux Sénégalais.

La jeunesse, qui a été au cœur de la mobilisation politique, attend des résultats concrets. L’emploi reste un défi majeur dans un pays où le chômage et le sous-emploi frappent durement. Des politiques audacieuses sont attendues pour transformer le potentiel démographique en un véritable moteur de croissance inclusive.

Toutefois, l’équation sera complexe. Comment financer des réformes ambitieuses sans alourdir davantage la dette publique ? Comment concilier les attentes sociales pressantes avec les exigences des créanciers internationaux ? Ces questions mettent en lumière le dilemme auquel sera confronté le gouvernement Faye-Sonko : mener des ruptures majeures tout en gérant un héritage économique accablant.

Ndongo Sylla, économiste sénégalais, souligne avec justesse que cet héritage financier est le revers de la médaille d’un modèle de développement basé sur des investissements souvent mal calibrés et peu inclusifs. Il prévient que la réussite du nouveau régime dépendra de sa capacité à rétablir la confiance en la gestion publique et à mobiliser efficacement les ressources internes.

L’élection de Bassirou Diomaye Faye et d’Ousmane Sonko ouvre une nouvelle page pour le Sénégal. Le duo, perçu comme porteur d’un vent de changement, devra naviguer entre ambitions progressistes et contraintes économiques.

Les Sénégalais, et particulièrement les jeunes, attendent des actes. Ils espèrent que cette alternance sera synonyme d’une véritable transformation socioéconomique, à même de briser les cycles de précarité et d’injustice. La tâche sera immense, mais l’opportunité d’écrire une nouvelle histoire pour le Sénégal est bien réelle.

L’avenir du pays repose désormais sur la capacité du gouvernement à répondre aux attentes et à transformer les espoirs en réalisations concrètes. Une mission à la fois exaltante et périlleuse.

Porokhane : L’Association Bët-Set/L’Aurore forme 20 jeunes en entrepreneuriat en deux jours

Dans le cadre de son programme « Tok-Tek-Tekki » (Rester, Entreprendre et Réussir), l’Association Bët-Set/L’Aurore a organisé un atelier de deux jours à Porokhane pour former 20 jeunes à l’entrepreneuriat. Ce programme s’inscrit dans l’axe 1 du Plan Stratégique Triennal de Développement de l’association et s’aligne également sur l’axe 2 de la Stratégie Nationale de Développement (SND), intitulé « Capital humain de qualité et équité sociale », qui vise à bâtir un système d’éducation et de formation professionnelle et technique de qualité dans le cadre de la Vision 2050.

« Malgré les efforts de l’État du Sénégal et des partenaires au développement pour favoriser l’emploi des jeunes, le taux de chômage ne cesse de croître, atteignant 21,6 % en 2024 contre 18,6 % à la même période en 2023, soit une augmentation de 3 points de pourcentage », a déclaré Bouna Mané, président de l’Association Bët-Set/L’Aurore.

M. Mané a souligné que la formation professionnelle et technique (FPT) peine à capter une part importante des élèves sortant de l’enseignement général. En 2023, seulement 10,09 % des jeunes y accédaient, bien loin de l’objectif de 30 % fixé pour 2025. Cette situation s’explique par :

  • Le manque de promotion des centres de formation professionnelle.
  • Un problème d’accès à l’information, dû à un déficit de sensibilisation et d’orientation : 60 % des jeunes ne sont pas informés des projets et programmes qui leur sont dédiés.

De plus, les entreprises dirigées par des jeunes de moins de 35 ans cessent majoritairement leurs activités en moins de cinq ans après leur démarrage.

La région de Kaolack, bien qu’étant un bassin économique stratégique grâce à son potentiel arachidier et au développement des chaînes de valeur agricoles, n’est pas épargnée par ces défis. Les dispositifs d’accompagnement à l’insertion des jeunes ne produisent pas toujours les résultats attendus. Actuellement, seulement 3 % des jeunes de Kaolack bénéficient de formations professionnelles et techniques, un chiffre bien en deçà des objectifs de 30 % à l’horizon 2030.

C’est pour répondre à ces enjeux que l’Association Bët-Set/L’Aurore, en collaboration avec ses partenaires (le ministère de l’Emploi, de la Formation Professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Insertion – M.E.F.P.A.I, l’Initiative FiT ! Sénégal, et le CFP de Porokhane), a organisé cet atelier.

« Dans le cadre de la Semaine nationale de l’entrepreneuriat, nous avons voulu promouvoir la formation professionnelle, technique et l’emploi des jeunes à travers l’entrepreneuriat. Ces deux jours d’activités visent à sensibiliser et à former ces jeunes pour leur permettre de saisir les opportunités qui leur sont offertes et de devenir des acteurs du développement économique », a conclu Bouna Mané lors de la cérémonie d’ouverture.

La CEDEAO salue le bon déroulement des élections législatives au Sénégal

La Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dans un communiqué de presse publié à l’issue des élections législatives du 17 novembre dernier, a félicité le Sénégal pour le déroulement pacifique et organisé du scrutin. La mission conjointe d’observation électorale CEDEAO-Union Africaine, dirigée par l’ambassadeur Francis Alex TSEGAH, a mis en avant le comportement exemplaire des électeurs et des parties prenantes tout au long du processus.

Selon la mission d’observation, le scrutin s’est tenu dans une atmosphère largement pacifique, permettant aux électeurs d’exercer librement leur droit de vote. « Le sens élevé du patriotisme et le comportement pacifique des citoyens sont à saluer », indique le rapport.

La mission a également souligné l’efficacité des organes de gestion des élections, dont le travail a permis une organisation fluide des opérations le jour du scrutin. Elle a félicité les acteurs politiques pour leur fair-play, certains ayant reconnu la victoire du parti en tête avant même l’annonce officielle des résultats.

Tout en applaudissant les avancées démocratiques, la CEDEAO a formulé des recommandations pour renforcer davantage le processus électoral sénégalais. Parmi les points soulevés :

  • Accessibilité des bureaux de vote : Certains sites (20,52 % des bureaux) étaient difficiles d’accès pour les personnes à mobilité réduite et les personnes vivant avec un handicap. La mission insiste sur la nécessité de mettre en place des infrastructures adaptées pour garantir une participation inclusive.
  • Adoption d’un bulletin unique : La CEDEAO propose d’introduire un bulletin de vote unique regroupant tous les candidats et partis en lice. Cette mesure pourrait non seulement réduire les coûts liés à l’impression des bulletins multiples, mais également simplifier le processus de vote.

La mission conjointe a tenu à remercier le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, le gouvernement et le peuple sénégalais pour leur accueil chaleureux et les excellentes conditions mises à sa disposition. Elle a également réitéré son engagement à suivre de près les prochaines étapes, notamment l’agrégation, l’annonce et la validation des résultats.

Ce scrutin législatif confirme une fois de plus la solidité des institutions démocratiques du Sénégal, tout en mettant en lumière les marges d’amélioration pour renforcer l’inclusivité et l’efficacité du processus électoral.

Élections législatives au Sénégal : Aly Ngouille Ndiaye félicite le Pastef et appelle à un avenir inclusif

L’ancien ministre de l’Intérieur et maire de Linguère, Aly Ngouille Ndiaye, a adressé ses félicitations au parti Pastef/Les Patriotes et à son leader Ousmane Sonko. Dans une publication sur sa page Facebook, il a salué la confiance et l’espoir que le peuple sénégalais place en cette formation politique, au vu des premières tendances des résultats électoraux.

« Au vu des tendances qui reflètent la confiance et l’espoir que le peuple sénégalais place en vous, je tiens à féliciter le Pastef et son président Ousmane Sonko », a écrit Aly Ngouille Ndiaye. Ces propos illustrent la reconnaissance d’un tournant significatif dans le paysage politique sénégalais, marqué par une montée en puissance du Pastef.

En tant que président du PSD AK Ndiariniou Rewmi, Aly Ngouille Ndiaye a également encouragé les responsables du parti présidentiel à rester engagés et déterminés face aux défis du pays. Il a souligné l’importance du dialogue et de la justice pour ouvrir une nouvelle page de l’histoire nationale. « Que cette nouvelle page de l’histoire de notre pays soit marquée par le dialogue, la justice et le développement inclusif pour le Sénégal », a-t-il ajouté.

Dans la commune de Linguère, les premières tendances confirment la victoire de la coalition Pastef, qui a obtenu 29 096 voix. La coalition Takku Wallu se place en deuxième position avec 21 991 voix, suivie par la coalition Jàmm ak Njarin, qui totalise 10 684 voix. Ces résultats traduisent un basculement électoral dans une localité traditionnellement associée à d’autres forces politiques.

La progression du Pastef et les appels à un dialogue national posent les bases d’une reconfiguration politique au Sénégal. Le message d’Aly Ngouille Ndiaye, marqué par un ton rassembleur, pourrait contribuer à instaurer un climat propice à des réformes durables et à une gouvernance inclusive.

Avec ces élections, le Sénégal amorce une période de transition politique qui sera scrutée par les citoyens et la communauté internationale, dans l’attente de réponses concrètes aux défis socio-économiques du pays.

Ousmane Sonko : rester Premier ministre ou viser l’Assemblée nationale ?

Depuis son accession au poste de Premier ministre, Ousmane Sonko incarne une figure centrale de l’exécutif sénégalais. Mais ce rôle très exposé, où il fait face à toutes les critiques adressées au gouvernement, au régime et à l’État, soulève des interrogations sur sa pérennité dans cette fonction. Selon le journal L’Info, son avenir politique pourrait être mieux servi à la tête de l’Assemblée nationale, une fonction tout aussi prestigieuse et stratégique.

Être Premier ministre, c’est travailler dans l’ombre du Président, un exercice délicat pour une personnalité aussi affirmée qu’Ousmane Sonko. Certains observateurs estiment qu’il pourrait entrer en dualité avec le Chef de l’État, Diomaye Faye, ce qui compliquerait l’harmonie institutionnelle. Ce potentiel conflit, amplifié par les divergences de style et de vision, pourrait fragiliser le fonctionnement du gouvernement et sa propre carrière politique.

Le poste de Président de l’Assemblée nationale, deuxième personnalité de l’État, offrirait à Ousmane Sonko un espace de liberté politique bien plus vaste. Depuis ce perchoir, il pourrait s’exprimer avec force et conduire des initiatives en phase avec ses ambitions. Sans être directement sous l’autorité du Président, il aurait l’opportunité de jouer un rôle d’arbitre, voire de contrepoids institutionnel, tout en consolidant son influence sur la scène politique sénégalaise.

Cependant, quitter la Primature pourrait fragiliser le projet gouvernemental qu’il pilote depuis huit mois. Ousmane Sonko a lui-même posé les premiers jalons de ce programme ambitieux, porté par sa vision et son autorité. Abandonner ce poste pourrait entraîner un ralentissement ou un changement de cap, au risque de décevoir ses partisans.

Le choix entre conserver le poste de Premier ministre ou briguer la présidence de l’Assemblée nationale sera crucial pour Ousmane Sonko. Ce dilemme illustre les complexités du jeu politique sénégalais, où chaque position offre des opportunités, mais impose aussi des limites. Quelle que soit sa décision, elle marquera un tournant dans sa carrière et influencera durablement la trajectoire du pays.

Ballon d’Or Africain 2024 : cinq finalistes, une compétition de haut vol

Le football africain retient son souffle en attendant la remise du Ballon d’Or Africain 2024, prévue pour le 16 décembre prochain au Maroc. Cette année, les cinq finalistes en lice illustrent à la fois la diversité et le talent éclatant du continent. Retour sur le parcours exceptionnel de ces joueurs, dont les performances ont marqué la saison.

L’attaquant d’Atalanta Bergame, Ademola Lookman, apparaît comme le grand favori pour cette édition. Auteur d’une saison exceptionnelle, il s’est illustré par sa régularité et son influence décisive sur le terrain. En club, Lookman a guidé l’Atalanta vers un triomphe en Europa League, signant notamment un triplé mémorable en finale. Avec son équipe nationale, il a également brillé, atteignant la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Ses dribbles incisifs et sa capacité à débloquer les situations complexes en font un candidat incontournable.

Sehrou Guirassy, l’attaquant prolifique de Dortmund, figure également parmi les prétendants sérieux au titre. Avec 28 buts inscrits en Bundesliga sous le maillot de Stuttgart avant son transfert, Guirassy a réalisé une saison digne des plus grands buteurs. En sélection nationale, il a également fait parler la poudre, marquant six fois en trois matchs de qualification pour la CAN. Sa capacité à enchaîner les performances de haut niveau fait de lui un concurrent redoutable.

Le jeune Simon Adingra s’impose comme l’une des étoiles montantes du football africain. Vainqueur de la CAN avec la Côte d’Ivoire, l’attaquant de Brighton en Premier League a brillé par sa créativité et son impact décisif dans les moments-clés. Son talent, déjà reconnu en club comme en sélection, pourrait bien lui permettre de décrocher cette distinction prestigieuse.

Achraf Hakimi, défenseur du Paris Saint-Germain, reste une valeur sûre du football africain. Malgré une CAN décevante pour le Maroc, le latéral polyvalent a été l’un des piliers du PSG, avec lequel il a remporté le championnat de France. Reconnu pour son intelligence de jeu et sa régularité, Hakimi continue d’élever le niveau du football africain sur la scène internationale.

Seul gardien présent dans cette liste, Ronwen Williams a impressionné par ses performances remarquables cette année. Le portier sud-africain a joué un rôle crucial lors de la CAN, notamment en arrêtant quatre penalties lors de la séance de tirs au but en quart de finale face au Cap-Vert. Son leadership et ses arrêts spectaculaires en font un candidat unique pour cette récompense.

Avec des profils aussi diversifiés, le choix du vainqueur s’annonce complexe. Chaque finaliste a marqué l’année 2024 de son empreinte, que ce soit par ses performances en club ou ses exploits avec sa sélection. Le verdict sera rendu lors d’une cérémonie grandiose le 16 décembre, où le football africain célébrera ses héros.

Le Ballon d’Or Africain 2024 promet de couronner non seulement un joueur, mais également le symbole de la passion et de l’excellence qui caractérisent le football sur le continent.

Pastef remporte les législatives : une victoire historique et des attentes élevées

Le 17 novembre 2024 marque un tournant décisif dans l’histoire politique du Sénégal. Le parti Pastef, mené par Ousmane Sonko, est sorti vainqueur des élections législatives avec une majorité confortable à l’Assemblée nationale, renforçant ainsi sa capacité à mettre en œuvre son programme. Invité de RFM Matin ce mardi, le journaliste et analyste politique Cheikh Yérim Seck a livré trois analyses sur cette victoire, mettant en lumière ses implications pour la démocratie sénégalaise et les défis à venir.

Pour Cheikh Yérim Seck, cette victoire illustre la solidité et la maturité politique des Sénégalais. Selon lui, la sérénité observée après les élections est une belle image de la démocratie sénégalaise. « C’est devenu naturel pour les Sénégalais, mais c’est une victoire. Au lendemain de chaque élection, les gens vont tranquillement vaquer à leurs occupations », a-t-il souligné, saluant ainsi la stabilité et la résilience du pays face aux transitions politiques.

Le journaliste a également replacé cette victoire dans une perspective historique. Il rappelle que les Sénégalais ont pour habitude de donner une majorité parlementaire au président élu. « En 2017, Macky Sall avait 136 députés. Abdoulaye Wade en avait obtenu plus de 120, alors que l’Assemblée comptait moins de sièges à l’époque », a-t-il expliqué. Dans ce contexte, la victoire de Pastef ne fait que s’inscrire dans une tradition démocratique bien ancrée.

Au-delà de la victoire électorale, Cheikh Yérim Seck met en avant le message clair envoyé par les Sénégalais : ils souhaitent que Pastef mette en œuvre le programme promis. « Le peuple a donné à Pastef les moyens de ses ambitions. Ils doivent désormais viser juste dans des secteurs clés comme le travail, la santé, l’éducation et la sécurité alimentaire », a-t-il déclaré.

Pour Pastef et son leader Ousmane Sonko, le temps des promesses est révolu. La majorité parlementaire obtenue confère au parti une responsabilité accrue. « Avant, ils avaient un pistolet sans balle. Maintenant, le peuple leur a donné des balles. Ils n’ont plus d’excuses », a ironisé Cheikh Yérim Seck, en appelant à des résultats concrets.

Cette victoire conforte la place de Pastef sur l’échiquier politique sénégalais, mais ouvre également une nouvelle ère, marquée par de grandes attentes. Les mois à venir seront décisifs pour juger la capacité du parti à transformer cette confiance populaire en actions concrètes pour le développement du pays.

Reug Reug et les Lions de la Teranga : Une soirée de fierté nationale au Stade Me Abdoulaye Wade

Ce mardi soir, le Stade Me Abdoulaye Wade de Diamniadio vibrera sous l’émotion et la fierté nationale. En marge du match de l’équipe nationale sénégalaise contre le Burundi, comptant pour les qualifications internationales, une figure emblématique du sport sénégalais fera une apparition spéciale. Reug Reug, champion du monde des poids lourds du ONE Championship MMA, sera l’invité d’honneur de cette soirée exceptionnelle.

Reug Reug, de son vrai nom Oumar Kane, est devenu un symbole d’excellence sportive et d’ambition pour tout un pays. Sa récente conquête du titre mondial en MMA a marqué les esprits et renforcé sa stature de héros national. Ce soir, devant des milliers de supporters, il présentera sa ceinture de champion aux Lions de la Teranga et à leurs fidèles fans.

Ce moment promet d’être l’un des temps forts de la soirée, mêlant deux disciplines qui, bien que différentes, unissent les Sénégalais sous le même drapeau. La reconnaissance de Reug Reug vient non seulement saluer ses exploits, mais également inspirer une nouvelle génération d’athlètes sénégalais.

Cette soirée sera une célébration du sport sénégalais sous toutes ses formes. Sur le terrain, les Lions chercheront à décrocher une victoire cruciale dans leur campagne de qualification. Hors du terrain, Reug Reug incarnera l’excellence et la persévérance, deux valeurs partagées par les athlètes sénégalais, toutes disciplines confondues.

Pour les supporters présents au stade, ce sera l’occasion d’assister à une double célébration : encourager leur équipe nationale et saluer un champion qui porte haut les couleurs du Sénégal sur la scène internationale.

Cette initiative de réunir Reug Reug et les Lions de la Teranga est un symbole puissant de l’unité nationale autour du sport. Alors que le Sénégal continue de briller sur la scène internationale, cette rencontre démontre que le succès d’un athlète peut inspirer et galvaniser toute une nation.

En conclusion, ce mardi soir s’annonce mémorable pour les passionnés de sport et de patriotisme. Entre la détermination des Lions sur le terrain et l’éclat de la ceinture de Reug Reug, les Sénégalais vivront un moment de communion unique, preuve que le Sénégal, dans toute sa diversité sportive, est une terre de champions.

Rendez-vous à 19h au Stade Me Abdoulaye Wade de Diamniadio pour une soirée de fierté et de célébration nationale !

Scandale à l’Ambassade du Sénégal au Canada : des milliards évaporés dans les méandres de la corruption

L’affaire éclate comme une bombe dans le paysage diplomatique sénégalais. Une enquête approfondie menée par l’Inspection générale d’État (IGE) met en lumière un scandale financier d’une ampleur inédite au sein de l’ambassade du Sénégal à Ottawa. Entre détournements de fonds, destruction de documents comptables et gestion hasardeuse, les révélations laissent planer l’ombre d’une corruption systémique.

Tout commence en 2019, lorsque l’ambassade confie à une société nommée Ace Building un marché de 3,5 milliards de francs CFA pour la rénovation de son ancien siège. Mais très vite, les zones d’ombre se multiplient. Selon l’IGE, la société a été choisie sans respecter les procédures légales de passation de marché, un manquement grave aux règles de transparence.

En plus de cette réfection coûteuse, Ace Building aurait facturé 36,9 millions de francs CFA pour des travaux d’architecture. Et comme si cela ne suffisait pas, l’entreprise aurait également loué à l’ambassade un hangar inexistant pour le stockage de matériel. Les loyers, intégralement payés, s’élèvent à des montants faramineux pour une infrastructure qui n’a jamais vu le jour.

Mais le scandale ne s’arrête pas là. Lors de l’audit, l’IGE découvre que tous les documents comptables de 2019 ont été détruits, sous prétexte qu’ils auraient été contaminés par l’amiante lors des travaux. Quant aux archives des années suivantes (2020 à 2023), elles semblent s’être évaporées sans laisser de trace.

La nouvelle équipe diplomatique, en quête de transparence, n’a trouvé qu’un vide sidérant. Cette absence de preuves alimente les soupçons et rend l’enquête encore plus complexe.

L’agent judiciaire de l’État a déposé une plainte pour détournement de fonds publics et escroquerie. Une enquête judiciaire est en cours pour tenter de démêler cette affaire qui pourrait n’être que la partie visible d’un iceberg.

Les implications de ce scandale sont lourdes pour l’image du Sénégal. Comment une telle malversation a-t-elle pu se dérouler sans contrôle au sein d’une institution diplomatique majeure ? Ce scandale met en lumière les failles du système de gestion et de contrôle des ambassades sénégalaises à l’étranger.

Alors que le Sénégal cherche à renforcer sa diplomatie et à attirer les investissements étrangers, cette affaire ternit la réputation de l’État. L’IGE exhorte les autorités à renforcer les mécanismes de contrôle et à traduire en justice les responsables de ces actes répréhensibles.

Mais au-delà des sanctions, cette crise pose une question fondamentale : le Sénégal parviendra-t-il à éradiquer la corruption au sein de ses institutions ? Alors que l’enquête avance, le pays est suspendu à une résolution rapide et exemplaire de ce scandale, qui sape la crédibilité de l’État à l’international.

Le verdict de cette affaire pourrait bien marquer un tournant décisif dans la lutte contre la corruption au Sénégal, ou au contraire, révéler l’ampleur des défis à surmonter.

Sénégal-Burundi : Une réunion stratégique des cadres des Lions avec Augustin Senghor avant le dernier match des qualifications à la CAN 2025

À la veille du match opposant le Sénégal au Burundi, ce mardi 19 novembre, dans le cadre de la dernière journée des qualifications pour la Coupe d’Afrique des Nations 2025, un événement intrigant s’est déroulé en marge de l’entraînement des Lions de la Téranga au stade Abdoulaye-Wade.

Une réunion discrète s’est tenue dans l’enceinte du stade entre le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Augustin Senghor, et sept cadres de l’équipe nationale, tous anciens ou actuels capitaines. Selon Les Échos, cette rencontre a réuni Kalidou Koulibaly, Sadio Mané, Abdou Diallo, Idrissa Gana Guèye, Ismaïla Sarr, Abdoulaye Seck et Édouard Mendy. Le point commun entre ces joueurs ? Ils ont tous eu l’honneur de porter le brassard de capitaine des Lions.

Malgré les spéculations sur l’ordre du jour de cette réunion, aucune information officielle n’a filtré. Cependant, les journalistes présents n’ont noté aucun signe de tension ou d’inquiétude sur les visages des joueurs à l’issue de la rencontre. Selon Les Échos, « Augustin Senghor a peut-être dû tenir un discours rassurant puisqu’aucun visage n’est sorti crispé ou déconcerté ».

Cette réunion pourrait avoir pour but de renforcer la cohésion du groupe avant un match décisif ou d’échanger sur des questions stratégiques liées à la gestion de l’équipe en vue de la CAN 2025. Avec des cadres comme Sadio Mané et Kalidou Koulibaly présents, il est probable que les discussions aient porté sur des enjeux importants pour l’avenir des Lions.

Après cet échange, les sept joueurs ont rejoint le reste de l’équipe dans le bus, sous les regards intrigués des observateurs. L’atmosphère, selon les témoins, semblait détendue, signe que cette réunion n’a rien de dramatique.

Alors que les Lions s’apprêtent à affronter le Burundi, cette initiative du président de la FSF démontre l’importance d’un leadership partagé au sein de l’équipe. Les cadres, en tant que piliers du vestiaire, jouent un rôle clé dans la dynamique collective, et ces rencontres pourraient être déterminantes pour maintenir la motivation et la sérénité du groupe.

Le match de ce mardi sera une occasion pour les Lions de confirmer leur statut de favori et de peaufiner leur préparation en vue de la CAN 2025. Avec une équipe soudée et un leadership renforcé, le Sénégal semble prêt à relever les défis à venir.

Rendez-vous au stade Abdoulaye-Wade pour voir si cette réunion aura eu un impact sur la performance des Lions face au Burundi.

Législatives anticipées au Sénégal : Pastef largement en tête, en attendant les résultats officiels

Les élections législatives anticipées du 17 novembre dernier ont marqué un tournant dans le paysage politique sénégalais. Alors que la Commission nationale de recensement des votes entame demain, 20 novembre, à 10 heures, à la salle 4 du palais de justice de Dakar, le dépouillement officiel des résultats, les premières tendances indiquent une victoire éclatante du parti Pastef dirigé par Ousmane Sonko.

Selon les projections issues des urnes et rapportées par le journal Le Témoin, Pastef aurait remporté une majorité écrasante, raflant 41 des 46 départements du Sénégal. Cela se traduirait par une majorité parlementaire estimée à 131 députés, confirmant l’élan populaire derrière le parti.

Cette victoire, si elle est confirmée, marquera une nouvelle phase dans la politique sénégalaise, avec une nette prise de pouvoir par un parti d’opposition, autrefois marginalisé.

Derrière Pastef, la coalition Takku Wallu, menée par l’ancien président Macky Sall, se positionne en deuxième place avec seulement 16 députés. Une performance décevante pour l’ancien chef d’État, qui peine visiblement à mobiliser un électorat autrefois acquis à sa cause.

En troisième position, la liste Jamm ak Njariñ de l’ancien Premier ministre Amadou Bâ, quant à elle, ne décroche que sept sièges. Ce score, bien que modeste, souligne la fragmentation de l’opposition face à la montée en puissance de Pastef.

La Commission nationale de recensement des votes, présidée par des magistrats, a pour mission de compiler les données des commissions départementales et de proclamer officiellement les résultats. Ces travaux détermineront la répartition définitive des sièges à l’Assemblée nationale et valideront les tendances observées depuis dimanche.

Cette élection législative anticipée pourrait redessiner le paysage institutionnel du Sénégal. Une majorité absolue pour Pastef offrirait à Ousmane Sonko une latitude politique considérable, notamment dans l’adoption de lois et la conduite des réformes. Cependant, cette montée en puissance suscite également des interrogations sur la gestion de l’après-victoire et sur la capacité de Pastef à maintenir une cohésion nationale dans un contexte parfois tendu.

Le Sénégal retient son souffle dans l’attente des résultats officiels, qui pourraient sceller un tournant historique dans la gouvernance du pays.

Victoire de Pastef : « Ensemble C’est Possible » liste déjà les attentes

Après la brillante victoire de la liste Pastef dans tout le Saloum, le président du mouvement « Ensemble C’est Possible » a salué la forte mobilisation des populations, tout en rappelant les nombreux espoirs nourris. Bien que le programme « Sénégal 2050 » propose de nombreuses réalisations, le jeune politique n’a pas manqué de souligner les urgences à traiter.

« Il convient de féliciter particulièrement le parti PASTEF, dirigé par le président Ousmane Sonko, pour cette belle victoire qui symbolise notre aspiration collective à un avenir meilleur. Je tiens également à remercier les militants et sympathisants du mouvement national Ensemble C’est Possible, qui ont su unir leurs efforts pour soutenir PASTEF, une initiative bénéfique pour le Sénégal. Nous encourageons le Président de la République et son gouvernement à s’engager pleinement pour améliorer le quotidien des Sénégalais, en suivant l’agenda de transformation Sénégal 2050, afin de bâtir un pays prospère, juste et souverain. Aux futurs députés qui porteront nos espoirs et nos aspirations, ce changement que nous appelons de nos vœux est désormais à portée de main et reflète notre volonté commune de construire un Sénégal nouveau, tourné vers un avenir meilleur », a-t-il déclaré.

« Nous avons eu l’occasion de recueillir de nombreuses doléances des populations, qu’elles soient des zones urbaines ou rurales du Sénégal. Au-delà du manque de pistes de production, l’électricité reste un rêve pour certains villages, qui n’ont toujours pas accès à ce service depuis les indépendances. La disponibilité de semences de qualité et d’engrais suffisants avant l’hivernage sont, entre autres, des demandes que nous avons notées », a expliqué Moustapha Junior Thiam.

Le président du mouvement Ensemble C’est Possible espère que les problèmes d’eau à forte teneur en sel ou en iode seront bientôt résolus dans le Saloum grâce au transfert d’eau douce prévu dans le cadre du projet des autoroutes de l’eau, conduit par le ministère de l’Hydraulique. « Des concertations sur l’eau et l’assainissement sont prévues à Kaolack du 21 au 23 novembre 2024, sous la présidence de Bassirou Diomaye Diakhar Faye, président de la République. Ces rencontres rassembleront tous les acteurs clés du secteur pour élaborer une nouvelle politique nationale visant à garantir un accès équitable et durable à l’eau et aux services d’assainissement pour tous les Sénégalais », a-t-il ajouté.

Ces concertations visent également à « soutenir les objectifs de la Vision Sénégal 2050, les Objectifs de Développement Durable (ODD) pour 2030, ainsi que la Vision africaine de l’eau à l’horizon 2063″. L’un des résultats attendus est l’élaboration d’un document stratégique qui orientera les investissements et les projets d’infrastructure dans ce domaine. Le choix de Kaolack, au cœur du bassin arachidier, « souligne la volonté du gouvernement d’intégrer des considérations de justice sociale et d’équité territoriale dans les politiques publiques », a détaillé le président du mouvement Ensemble C’est Possible.

Pour conclure, M. Moustapha Junior Thiam a rappelé que la Sonacos de Kaolack ainsi que le Domitexka de Kahone ont déjà rouvert leurs portes. En plus de l’aménagement du port et des opportunités offertes par le tourisme religieux, le chef de file de Ensemble C’est Possible croit fermement que le pôle Centre retrouvera son lustre d’antan, au grand bonheur des populations.

Enfin, concernant l’organisation transparente du scrutin du 17 novembre, il a adressé ses félicitations à l’administration territoriale sénégalaise ainsi qu’au ministère de l’Intérieur, qui ont une fois de plus permis au Sénégal de préserver son rang de vitrine de la démocratie en Afrique.

Gossas: Adama Diallo, candidat de «Andu Nawlé», gagne le département

Dans le département de Gossas, le seul siège en compétition a été gagné par Adama Diallo, candidat titulaire de « Andu Nawlé », la marche des territoires. Il est donné vainqueur dans 4 communes (Gossas, Colobane, Ndiéné Lagane et Patar Lia). M. Diallo n’a perdu que les communes de Mbar et de Ouadiour. Andu Nawlé a obtenu 10379 voix dans l’ensemble du département contre 9385 pour Pastef.

Une victoire fêtée par le maire de Gossas et ses inconditionnels dès 21 heures. Ils ont organisé une caravane qui a sillonné les principales artères de la commune. Devant la Mairie où la caravane a marqué un arrêt, Adama Diallo a remercié les populations du département de Gossas qui lui ont encore fait confiance. Il a salué la posture de l’ensemble des maires et du président du Conseil départemental qui ont soutenu sa candidature.

Sénégal : Les législatives anticipées se déroulent dans le calme et la transparence, selon la CENA

La Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) a exprimé sa satisfaction quant au bon déroulement des élections législatives anticipées qui ont eu lieu le dimanche 17 novembre 2024. Dans un communiqué parvenu à la presse, l’institution a salué le climat pacifique qui a prévalu tout au long de cette journée électorale, aussi bien sur le territoire national qu’à l’étranger.

Les bureaux de vote ont ouvert dès 8 heures du matin et ont accueilli les électeurs jusqu’à 18 heures. Selon la CENA, le scrutin s’est déroulé sans incidents majeurs, reflétant une fois de plus l’attachement des citoyens sénégalais aux valeurs démocratiques. L’organisation s’est félicitée du civisme exemplaire des électeurs, qui se sont mobilisés pour accomplir leur devoir de vote dans une ambiance sereine.

La CENA a tenu à rendre hommage aux forces de défense et de sécurité, dont la présence était assurée dans l’ensemble des lieux de vote. « Leur contribution a permis de garantir le bon déroulement du scrutin, en veillant à la sécurité des électeurs et du personnel électoral », précise le communiqué.

L’institution a également salué le comportement des différents candidats, de leurs partisans et des mandataires présents dans les bureaux de vote. La transparence et l’esprit démocratique dont ont fait preuve ces acteurs ont facilité le dépouillement des bulletins dans une atmosphère de sérénité.

Les missions d’observation, tant nationales qu’internationales, ont joué un rôle clé dans le suivi du scrutin. La CENA a exprimé sa reconnaissance envers ces observateurs pour leur vigilance et leur engagement sur le terrain. « Leurs constats confirment une fois de plus l’ancrage du Sénégal dans le camp des démocraties majeures », souligne l’institution.

Cette élection législative anticipée marque une étape importante dans la vie politique sénégalaise. En saluant l’ensemble des parties prenantes, la CENA met en avant la maturité démocratique du Sénégal, démontrée par la participation active et pacifique des citoyens.

Alors que le processus de compilation des résultats suit son cours, la transparence et le calme qui ont caractérisé ce scrutin sont perçus comme des signes positifs pour l’avenir politique du pays.

En attendant les résultats définitifs, les observateurs s’accordent déjà à dire que le Sénégal a, une fois de plus, prouvé sa capacité à organiser des élections libres et transparentes, consolidant ainsi sa position de modèle démocratique sur le continent africain.

Qualifications CAN 2025 : Sénégal-Burundi, le dernier acte décisif pour les Lions

Le Sénégal affronte ce mardi 18 novembre l’équipe du Burundi au stade Abdoulaye-Wade de Diamniadio pour le dernier match de la phase de qualifications de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025. Une rencontre attendue par les supporters, car elle déterminera la clôture du parcours des Lions dans le groupe L, où ils trônent actuellement en tête.

Les hommes de Pape Thiaw ont effectué leur dernière séance d’entraînement dimanche sur le terrain annexe du stade, à deux jours de la rencontre. Toutefois, si le sourire était de mise chez le sélectionneur intérimaire, il a dû composer avec une mauvaise nouvelle : Boulaye Dia, l’attaquant de la Lazio de Rome, est forfait. Déjà absent lors du match contre le Burkina Faso (1-1), Dia souffre d’un accès palustre qui l’a contraint à rentrer en Italie pour continuer sa convalescence. Le club romain a confirmé cette information, relayée par L’Observateur.

Malgré cette absence de taille, trois bonnes nouvelles sont venues redonner espoir au staff et aux supporters. Le premier retour notable est celui de Lamine Camara, milieu de terrain de l’AS Monaco, qui avait manqué le match contre les Étalons du Burkina Faso en raison d’une blessure aux adducteurs. Camara s’est entraîné normalement lors des dernières séances, et il a même été soumis à des exercices d’explosivité, signe de sa remise en forme.

Les deux autres retours sont ceux de Krépin Diatta et El Hadji Malick Diouf, respectivement pensionnaires de Monaco et du Slavia Prague. Diatta, touché au genou, et Diouf, blessé à la cheville, avaient été ménagés en fin de semaine dernière. Cependant, ils ont tous deux participé à la séance de dimanche, démontrant leur disponibilité pour la confrontation face au Burundi.

Avec ces retours dans le groupe, le Sénégal aborde ce match avec confiance, malgré l’absence de Boulaye Dia. L’équipe reste déterminée à confirmer sa position de leader du groupe L et à finir ces qualifications sur une note positive.

Le coup d’envoi sera donné à 19h GMT, et le stade Abdoulaye-Wade s’annonce prêt à vibrer pour cette ultime rencontre. Une victoire permettrait aux Lions de conforter leur place et de poursuivre leur préparation pour la CAN 2025 avec sérénité.

La rencontre sera scrutée par les observateurs et les supporters, qui espèrent voir une équipe sénégalaise dominatrice et inspirée. Tous les regards sont désormais tournés vers Diamniadio pour ce dernier acte qui promet d’être intense.

Kaour / Élections législatives anticipées 2024 : Résultats du parti PASTEF dans la commune (909 voix, soit 61,37 %)

C’est un véritable raz-de-marée pour PASTEF dans la commune de Kaour, département de Goudomp, à l’exception du village de Singhère, d’où est originaire Souleymane Ndiaye, ancien directeur du SAPCO, lors du scrutin législatif de ce dimanche. Le parti PASTEF s’est emparé de tous les bureaux de vote des villages rattachés à la commune.

Au niveau de la commune de Kaour, PASTEF a obtenu 909 voix, soit 61,37 %, suivi de Mankoo Liguèye Sénégal avec 301 voix (20,32 %), Takku Wallu Sénégal avec 104 voix (7,02 %), et les autres partis ont enregistré un total de 167 voix (11,29 %), selon les déclarations de Malamine Biaye.

« Un grand merci à l’ensemble des militants, sympathisants et parents. Leur courage et leur engagement ont porté notre vision. Ensemble, nous avons prouvé que l’unité et la solidarité peuvent mener à de grandes victoires. Cette victoire marque le début d’une nouvelle étape pour PASTEF. Nous avons la responsabilité de transformer cette confiance en actions concrètes et de continuer à défendre les intérêts de notre peuple. Nous devons rester mobilisés et travailler ensemble pour bâtir un Sénégal plus juste, plus transparent et une commune équitable », a déclaré Malamine Biaye, responsable politique communal du parti PASTEF.

« Félicitations à Pastef : Un message d’unité et de reconnaissance de la coalition Takku Wallu Sénégal »

Je voudrais, en mon nom personnel et en celui des leaders et membres de la Coalition Takku Wallu Sénégal, féliciter la Coalition Pastef pour sa victoire à l’issue des élections législatives de ce dimanche 17 novembre 2024.

Le peuple souverain s’est clairement exprimé, confirmant une fois de plus sa maturité politique, son attachement aux valeurs républicaines et à la démocratie, socles de notre cohésion sociale et de notre vivre-ensemble.

Je voudrais dans le même élan remercier tous mes compatriotes sans exclusive, hommes, femmes, jeunes des villes, du monde rural et de la diaspora, et exprimer ma profonde gratitude à tous ceux qui ont bien voulu porter leurs suffrages sur la liste que j’ai eu l’honneur de diriger.

Nous restons un grand peuple, une grande nation.

Nous sommes parce que le Sénégal est.

Merci à tous.

Que Dieu bénisse le Sénégal.

Discours de Victoire : Ensemble, une Victoire Historique pour Pastef et le Sénégal !

Chers amis, chers membres de Pastef,**

Je me tiens devant vous aujourd’hui avec une immense gratitude et une profonde émotion. Nous avons remporté une victoire éclatante, et cela n’aurait pas été possible sans chacun d’entre vous.

Tout d’abord, je tiens à remercier nos électeurs. Votre confiance et votre soutien sont le véritable moteur de notre mouvement. Grâce à vous, nous avons pu obtenir

Pastef : 234 voix

  • Defar sa gokh : 1 voix
  • Sama sa kadu : 4 voix
  • Koolute ngir Sénégal : 1 voix
  • Jotali kaddu askan bi : 1 voix
  • Takku wallu : 13 voix
  • Les restes zero pour un total de 41 candidats
    dans notre bureau de vote, un résultat qui témoigne de votre adhésion à nos valeurs et à notre vision pour un avenir meilleur. Vous avez fait entendre votre voix, et nous vous en sommes infiniment reconnaissants.

Je voudrais également saluer le travail acharné de notre équipe de campagne. Chaque membre, chaque sympathisant a contribué à cette réussite. Votre dévouement, votre passion et votre détermination ont été essentiels. Vous avez parcouru les rues, discuté avec vos voisins, et partagé notre message. Grâce à vous, nous avons pu atteindre ce résultat exceptionnel.

À nos candidats et à tous ceux qui ont soutenu notre mouvement, un grand merci. Votre courage et votre engagement à porter notre vision sont une source d’inspiration pour nous tous. Ensemble, nous avons prouvé que l’unité et la solidarité peuvent mener à de grandes victoires.

Cette victoire est le début d’une nouvelle étape pour Pastef. Nous avons la responsabilité de transformer cette confiance en actions concrètes et de continuer à défendre les intérêts de notre peuple. Nous devons rester mobilisés et travailler ensemble pour bâtir un Sénégal plus juste, plus transparent et plus équitable.

Ensemble, nous avons les moyens de réaliser de grands changements. Je vous invite donc à poursuivre cet élan et à rester engagés.

Merci encore à tous pour votre soutien, votre confiance et votre détermination. Ensemble, nous allons de l’avant !

Vive Pastef, vive les patriotes!

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES : LA COMMISSION NATIONALE DES DROITS DE L’HOMME DÉPLOIE 50 OBSERVATEURS

La présidente de la Commission nationale des droits de l’homme du Sénégal (CNDHS) s’est exprimée ce midi lors d’une conférence de presse sur le monitoring électoral. Les Institutions nationales des droits de l’homme (INDH) et les Organisations de la société civile (OSC), en collaboration avec la CNDHS, jouent un rôle important pour garantir des élections législatives libres et transparentes. Au cours de cette rencontre, Amsatou Sow Sidibé a félicité le Directeur général de la Direction générale des élections, M. Biram Sène, qui a réussi en quelques mois à organiser des élections claires, libres et transparentes. « Il peut y avoir quelques critiques, mais ces élections sont bien gérées », a-t-elle affirmé. Selon M. Sène, certains désagréments rencontrés pendant ces élections sont dus, non pas à l’administration, mais aux représentants des bureaux de vote.

Elle a mentionné le partenariat avec le Think Tank Africajom Center et le Haut Commissariat aux droits de l’homme (HCDH/BRAO) pour débattre autour du thème de l’organisation des élections législatives et de la transparence attendue. La professeure a également exprimé sa gratitude envers les acteurs de la société civile et les autres institutions internationales pour leur implication dans le bon déroulement de ces élections.

Jacob Seck Ngom, chargé de programme à la Commission nationale des droits de l’homme, a informé que la commission a déployé 50 observateurs sur le terrain et a mis en place un projet de suivi médiatique pour détecter tout discours de haine dans les médias, ainsi que pour évaluer la participation des femmes et des jeunes. Il a également évoqué la problématique des inondations causées par la crue du fleuve Sénégal, précisant que la commission a adressé ses recommandations au Président de la République pour garantir le bon déroulement du scrutin dans les zones affectées. Selon lui, le scrutin se déroule comme prévu par la commission et les autorités étatiques. Il a également noté une forte participation des personnes âgées et une présence significative des représentants des partis politiques dans les bureaux de vote.

Le Directeur général des élections, M. Biram Sène, a admis des retards dans l’ouverture de certains bureaux de vote. Il a expliqué : « Parfois, il y a des désagréments, mais ils sont dus, non pas à l’administration, mais aux représentants des bureaux de vote, qui tardent à se présenter à l’heure. Nous insistons beaucoup auprès des formations politiques pour leur demander de venir une heure avant 8 heures, l’heure d’ouverture officielle. Avec 41 listes, si vous arrivez à 8 heures, il est certain que vous accuserez un retard de 30 minutes à une heure pour organiser le bureau. »

Par ailleurs, le directeur général des élections a assuré que l’État du Sénégal a pris toutes les dispositions nécessaires pour un plan de contingence : « Nous disposons de véhicules prêts à déployer tout le matériel nécessaire dans les bureaux de vote, des bulletins jusqu’aux petits équipements. Ces véhicules interviennent dans certaines zones stratégiques. De plus, il y a des réserves de matériel de vote au niveau des préfectures. »

« Bougane Gueye Dany félicite le Pastef et réitère son engagement pour l’opposition »

Chers compatriotes,
Gueum Sa Bopp Les Jambars félicite M. Ousmane Sonko et le Pastef.

Les Sénégalais ont voté et confirmé leur choix du 24 mars dernier. Je remercie mes camarades de Samm Sa Kaddu pour l’engagement et la détermination manifestées durant la campagne. Nous en tirons toutes les conséquences et réitérons notre ancrage dans l’opposition.

J’exhorte le camp présidentiel à désormais se pencher sur la satisfaction des besoins des Sénégalais.

Fier de la démocratie Sénégalaise et heureux du comportement des militants et sympathisants de Gueum Sa Bopp « les Jambars ». Des défis importants nous attendent, nous sommes décidés à les relever pour le bonheur du Sénégal, objet de notre engagement.

Bougane Gueye Dany
Président de Gueum Sa Bopp Les Jambars

Législatives : Barthélémy Dias battu dans son propre bureau de vote à Mermoz

Le verdict des urnes commence à tomber pour les élections législatives, et les résultats préliminaires réservent déjà des surprises inattendues, même pour les candidats les plus en vue. À Mermoz, plus précisément à l’école Mass Massaer Niane, le maire de Dakar, Barthélémy Dias, a essuyé une défaite dans son propre fief, laissant place à une première désillusion.

Dans le bureau numéro 1 de l’école Mass Massaer Niane, Barthélémy Dias n’a pas réussi à séduire une majorité des électeurs. Selon des résultats rapportés par la RFM, la coalition de Dias a récolté 138 voix, tandis que Pastef, le parti d’opposition, a pris l’avantage avec 172 voix. Un camouflet pour le maire qui, malgré son poids politique dans la commune, n’a pu éviter cette déconvenue.

Au-delà du bureau numéro 1, la tendance semble avoir penché en faveur de Pastef dans l’ensemble du centre de vote. Sur les 10 bureaux que compte l’école Mass Massaer Niane, Barthélémy Dias n’a réussi à remporter que le bureau numéro 8, avec 167 voix contre 156 voix pour Pastef. Un résultat serré mais qui ne suffit pas à renverser la tendance générale.

Cette défaite dans son propre centre de vote pourrait être un signal d’alarme pour Barthélémy Dias, qui comptait sur son influence locale pour asseoir sa légitimité dans ces élections législatives. Le fait de perdre dans son propre fief pourrait bien avoir un impact sur le moral des troupes et la dynamique de sa campagne à l’échelle de la circonscription de Dakar.

Ces législatives s’annoncent cruciales pour déterminer la future configuration de l’Assemblée nationale, et chaque voix compte pour Barthélémy Dias, qui espérait mobiliser massivement ses partisans. Cette défaite partielle pourrait bien indiquer un changement de rapport de force, notamment avec la montée en puissance de Pastef, qui semble avoir su capter l’attention des électeurs, même dans des zones traditionnellement acquises aux leaders de la coalition au pouvoir.

Bien que ces résultats préliminaires ne soient qu’une partie du tableau, ils envoient un message fort sur l’état des forces en présence. Le dépouillement se poursuit dans d’autres bureaux de vote, et il reste à voir si cette tendance se confirmera à l’échelle de la commune, voire de la région de Dakar. Quoi qu’il en soit, les premières effluves de ces législatives laissent présager une bataille électorale serrée et disputée.

Barthélémy Dias parviendra-t-il à inverser la tendance et mobiliser son électorat dans les autres localités ? Réponse dans les heures et jours à venir, lorsque les résultats finaux seront proclamés.

Victoire écrasante de Pastef au Centre de vote Grand Médine : Amadou Ba défait dans son propre bureau

Les premiers résultats des élections législatives au centre de vote Grand Médine continuent de tomber, et les tendances semblent confirmer une domination écrasante de la coalition Pastef, dirigée par Ousmane Sonko. Les chiffres jusqu’ici publiés indiquent une avance considérable pour Pastef, marquant ainsi une défaite marquante pour Amadou Ba, leader de la coalition Jamm ak Ndierigne, qui a pourtant voté dans ce même centre.

Le revers est d’autant plus symbolique pour Amadou Ba, qui a été défait dans son propre bureau de vote, le bureau numéro 8. Les résultats révèlent une victoire nette de Pastef avec 193 voix, laissant loin derrière la coalition Samm sa Kaddu qui récolte 73 voix, tandis que Jamm ak Ndierigne n’obtient qu’un score négligeable.

Les tendances observées au bureau numéro 8 se confirment également dans d’autres bureaux du centre de Grand Médine. Par exemple, au bureau numéro 5, Pastef enregistre une performance impressionnante avec 218 voix. La coalition Samm sa Kaddu suit avec 79 voix, loin devant Jamm ak Ndierigne qui ne parvient à obtenir que 9 voix. Le camp Takku Wallu, quant à lui, n’obtient que 4 voix, illustrant sa faible pénétration dans cette zone.

En attendant la publication complète des résultats des autres bureaux de vote, les chiffres disponibles jusqu’à présent pointent vers une victoire écrasante de la coalition dirigée par Ousmane Sonko. Cette situation constitue un signal fort pour la suite des élections et marque un coup dur pour Amadou Ba, dont le propre électorat semble avoir basculé massivement vers Pastef.

Ces résultats préliminaires reflètent une dynamique de changement au sein de l’électorat sénégalais, notamment dans la commune de Grand Médine. Le vote semble avoir pris une tournure protestataire contre la coalition Jamm ak Ndierigne, qui peine à s’imposer face à l’élan de popularité de Pastef et de son leader charismatique Ousmane Sonko.

Les résultats définitifs des autres bureaux de vote sont attendus avec impatience, mais la tendance actuelle montre clairement que le vent semble souffler en faveur de Pastef, marquant ainsi un tournant significatif dans cette élection.

Législatives 2024 à Ziguinchor : une large victoire pour Pastef dans plusieurs bureaux de vote

Les premières tendances des élections législatives de 2024 à Ziguinchor confirment l’assise populaire de la coalition Pastef dans cette région. Les résultats provisoires provenant de plusieurs bureaux de vote de la ville montrent une nette avance pour les Patriotes, dirigés par Ousmane Sonko, natif de Ziguinchor et figure emblématique de cette formation politique.

Dans le bureau de vote Boucotte Sud Nema, sur 183 votants, la coalition Pastef a recueilli 165 voix, confirmant sa domination dans ce secteur. Le reste des suffrages s’est réparti de la manière suivante : Takku Wallu Sénégal a obtenu 6 voix, et Jamm ak Njeringg s’est vu attribuer 4 voix.

La tendance se confirme également dans le bureau de vote Boucotte Ouest, où Pastef a enregistré une performance similaire. Sur 196 votants, la coalition a récolté 146 voix, loin devant ses adversaires. Jamm Ak Njering s’est contenté de 13 voix, tandis que Takku Wallu Sénégal a comptabilisé 12 voix. La coalition Samm Sa Kaddu a, quant à elle, obtenu 7 voix.

Ces résultats confirment Ziguinchor comme un bastion solide pour Ousmane Sonko, chef de file de la coalition Pastef. En effet, la mobilisation importante en faveur des Patriotes témoigne de la popularité persistante de Sonko, malgré le contexte politique tendu et les récents événements qui ont marqué la scène politique nationale.

La participation dans les bureaux de vote mentionnés démontre un engagement citoyen notable. Dans une ville qui a souvent été le théâtre de tensions politiques, cette mobilisation pacifique est un signe encourageant pour le processus démocratique.

Les résultats finaux des élections législatives sont attendus dans les prochains jours, mais il est clair que Pastef réalise déjà une percée significative à Ziguinchor. Si ces tendances se confirment à l’échelle nationale, la coalition pourrait jouer un rôle déterminant dans la nouvelle configuration de l’Assemblée nationale.

À suivre : Les résultats complets de la ville de Ziguinchor et des autres localités du pays, ainsi que les réactions des différentes coalitions face à ces premières tendances.

À HLM 86, les graphistes déclarent la guerre au franc CFA

Au Sénégal, le combat pour la sortie du franc CFA est devenu une réalité tangible. En témoignent les murs des HLM 86, ornés d’un énorme graffiti qui ne passe pas inaperçu. Juste au-dessus de l’œuvre, on peut lire clairement : « Sortie du FCFA ». Un message qui souligne que, sans sa propre monnaie, l’Afrique ne pourra jamais atteindre une véritable souveraineté financière. Les passants peuvent ainsi contempler ce slogan tout au long de la journée.

Cette œuvre dénonce non seulement le franc CFA, perçu comme une monnaie coloniale et impérialiste, mais ouvre également la voie à une réflexion sur la création d’une monnaie commune, symbole de souveraineté et d’indépendance pour la Confédération des États du Sahel (AES). L’AES entend démontrer que l’Afrique est prête à imposer sa propre politique économique et monétaire face aux anciens impérialistes.

Thierno Bocoum, candidat de Samm Sa Kaddu, déplore une faible participation électorale et appelle les citoyens à voter massivement

Thierno Bocoum, leader du mouvement AGIR et candidat de la coalition Samm Sa Kaddu, a exprimé ses inquiétudes concernant la faible participation électorale lors des élections législatives de ce dimanche. Il s’est rendu au centre de vote HLM Grand Médine, situé aux Parcelles Assainies, où il a voté sans rencontrer les longues files d’attente habituelles, un signe, selon lui, d’une mobilisation insuffisante des électeurs.

Dans sa déclaration après avoir voté, Thierno Bocoum a fait part de son inquiétude : « C’est la première fois que je viens dans ce centre sans faire la queue. Je suis venu et j’ai voté tranquillement. Cela veut dire que les Sénégalais ne sont pas sortis pour le moment. » Cette observation soulève des questions sur le niveau de participation à ces élections pourtant cruciales pour le renouvellement de l’Assemblée nationale.

Conscient de l’importance de cette journée pour la démocratie sénégalaise, Thierno Bocoum a exhorté les électeurs à exercer leur devoir civique. « Ces élections sont importantes pour la démocratie, ils devront choisir leurs représentants. On appelle tout le monde à sortir massivement dans la paix et la sérénité pour accomplir leur devoir citoyen. Nous demandons à tout le monde de sortir et de choisir leurs députés », a-t-il déclaré avec insistance.

Le candidat n’a pas manqué d’évoquer les préoccupations concernant la transparence du scrutin, faisant allusion à des déclarations et rumeurs qui pourraient entacher le processus électoral. « Il y a un des candidats qui a dit qu’il peut donner des injonctions au ministre de la Justice. Il y a des rumeurs qui circulent sur des arrestations de certains candidats. Nous demandons à l’administration des élections libres et transparentes », a martelé Thierno Bocoum.

Ces élections législatives interviennent dans un contexte politique tendu, où la transparence et l’équité du processus sont au centre des préoccupations. Les appels à une mobilisation massive et pacifique des citoyens, comme celui de Thierno Bocoum, visent à renforcer la légitimité du vote et à éviter toute contestation ultérieure des résultats.

En attendant les premiers chiffres officiels de la participation, les acteurs politiques multiplient les appels à la mobilisation. La journée s’annonce décisive pour déterminer l’avenir de la représentation parlementaire au Sénégal.

Élections législatives au Sénégal : Ousmane Sonko vote tôt et appelle à une participation massive et pacifique

Ousmane Sonko, Premier ministre et président du parti Pastef, a créé la surprise ce matin en se rendant dès l’ouverture des bureaux de vote pour accomplir son devoir citoyen lors des élections législatives au Sénégal. Ce geste symbolique, inhabituel pour un leader politique sénégalais, témoigne de son engagement à mobiliser les électeurs et à encourager une participation massive à ce scrutin souvent perçu comme moins important que l’élection présidentielle.

Entouré de partisans et face aux médias, Sonko a exhorté les Sénégalais à se rendre aux urnes en grand nombre, insistant sur l’importance cruciale de ce vote pour l’avenir du pays. « D’habitude, le taux de participation est beaucoup plus faible pour les élections législatives que pour la présidentielle. Mais aujourd’hui, plus que jamais, il est crucial que chaque citoyen prenne part à ce processus », a-t-il déclaré. Pour Sonko, ces élections constituent une opportunité clé pour les citoyens de faire entendre leur voix et d’influencer la composition du futur parlement, élément essentiel de la vie politique et institutionnelle du Sénégal.

En choisissant de voter dès l’ouverture des bureaux, Sonko entend marquer l’importance de ce scrutin. « Ces élections sont tout aussi importantes que le scrutin présidentiel du 24 mars. Nous devons tous comprendre que notre avenir se joue ici, et c’est pour cela que j’ai voulu être parmi les premiers à venir voter », a-t-il expliqué.

Dans un contexte de tensions politiques exacerbées, notamment entre les partis de l’opposition et ceux du pouvoir, Ousmane Sonko a lancé un appel à la sérénité et à la paix. « Nous serions les seuls perdants si le vote ne se déroulait pas dans le calme », a-t-il averti, soulignant que la démocratie ne peut s’épanouir que dans un climat de stabilité et de respect mutuel. « Dans une démocratie, il n’y a pas de place pour la violence. La démocratie s’exprime dans la paix et la stabilité », a-t-il insisté.

Sonko a rappelé que le vote est l’occasion pour chaque citoyen de choisir librement son représentant, sans pression ni intimidation. « Chacun présente son programme durant la campagne, et c’est le peuple, le jour du scrutin, qui doit choisir librement. C’est ça la démocratie, et il n’y a pas de place pour la violence. »

Ces élections législatives revêtent une importance particulière dans le contexte politique actuel du Sénégal, car elles détermineront la composition de l’Assemblée nationale, laquelle jouera un rôle clé dans l’orientation politique du pays, notamment à l’approche de l’élection présidentielle prévue pour mars 2024. Sonko a insisté sur la nécessité de garantir l’intégrité du processus électoral. « Le rôle des observateurs et des autorités compétentes est crucial pour assurer que tout se passe dans la transparence et la sérénité », a-t-il affirmé.

Le leader du Pastef a conclu en réitérant son appel à une participation massive et à un scrutin pacifique, insistant sur l’importance du respect du choix des citoyens. « Chacun doit pouvoir voter librement et sereinement, sans pression, ni intimidation. Le choix des citoyens doit être respecté », a-t-il martelé.

Alors que la journée électorale se poursuit, les Sénégalais attendent avec attention les premiers résultats et espèrent que ce scrutin, marqué par des enjeux élevés et un climat de tensions, se déroulera dans le calme et la transparence, renforçant ainsi la démocratie sénégalaise.

Liberté provisoire pour le colonel Cheikh Sarr : décision du juge dans l’affaire Dora Gaye et Zakiloulahi Sow

Le colonel de la Gendarmerie, Cheikh Sarr, a été remis en liberté provisoire ce samedi, suite à une décision du juge du 3e cabinet. Cette mesure fait suite à une demande formulée par ses avocats, plaidant pour une suspension de sa détention.

Cheikh Sarr était poursuivi pour complicité d’escroquerie dans le cadre de l’affaire opposant Dora Gaye et Zakiloulahi Sow, une affaire qui avait fait couler beaucoup d’encre en raison de ses implications complexes et des personnalités impliquées. Les détails de l’affaire restent flous, mais elle concerne une présumée escroquerie qui aurait impliqué des transactions financières importantes et des manipulations d’actifs.

Pour la défense de Cheikh Sarr, cette mise en liberté provisoire représente une première victoire dans ce dossier, mais elle reste prudente quant à la suite des événements. Les avocats du colonel ont insisté sur l’innocence de leur client, arguant que sa détention provisoire n’était pas justifiée par les éléments du dossier.

« C’est une décision qui montre que la justice a pris en compte nos arguments, » a déclaré un membre de l’équipe juridique de Cheikh Sarr. « Nous restons confiants pour la suite et nous continuerons à défendre la bonne foi et l’intégrité de notre client. »

Malgré cette décision, le dossier reste ouvert et le colonel Cheikh Sarr n’est pas encore définitivement blanchi des accusations portées contre lui. Le juge du 3e cabinet a tenu à rappeler que la mise en liberté provisoire ne constitue pas une relaxe, mais une suspension de la détention dans l’attente des prochains développements de l’enquête.

La libération provisoire du colonel a suscité diverses réactions. Certains estiment qu’elle pourrait influencer l’opinion publique, qui se montrait de plus en plus critique à l’égard des procédures judiciaires dans cette affaire. D’autres, en revanche, y voient une simple application de la loi et du principe de la présomption d’innocence.

La sortie de Cheikh Sarr de prison pourrait relancer le débat sur la transparence et la diligence dans les affaires judiciaires au Sénégal, particulièrement lorsque des figures de l’autorité publique sont impliquées.

L’affaire reprendra dans les semaines à venir avec de nouvelles audiences prévues. Les avocats des parties adverses, notamment ceux de Dora Gaye et de Zakiloulahi Sow, n’ont pour l’instant pas réagi officiellement à cette décision. Le procès devrait se poursuivre avec une attention accrue de la presse et du public, compte tenu de la notoriété des protagonistes.

En attendant, le colonel Cheikh Sarr reste sous contrôle judiciaire, avec des restrictions qui lui ont été imposées par le tribunal, notamment l’interdiction de quitter le territoire national sans autorisation.

Bassirou Diomaye Faye : Une arrivée symbolique à Ndiaganiao pour accomplir son devoir civique

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, est arrivé ce samedi soir à Ndiaganiao, dans la région de Thiès, pour participer aux élections de ce dimanche 17 novembre 2024. Le chef de l’État, toujours soucieux de ses engagements civiques, a tenu à accomplir son devoir de citoyen dans sa ville natale, soulignant ainsi l’importance qu’il accorde aux valeurs démocratiques et à l’implication personnelle dans les processus électoraux.

À son arrivée à Ndiaganiao, Bassirou Diomaye Faye a posé un acte fort et symbolique. Avant d’entrer dans sa résidence, il s’est retourné pour saluer chaleureusement les habitants venus l’accueillir. Ce geste, simple mais plein de significations, montre une fois de plus l’attachement du Président à sa communauté d’origine. Les témoins sur place ont salué ce moment de proximité et de considération, qui rappelle les qualités humaines de l’homme d’État, fidèle à ses racines.

Le retour à Ndiaganiao pour voter n’est pas seulement un acte de routine pour le Président Faye ; c’est une démonstration de sa volonté de servir d’exemple en matière de civisme. À la veille d’une journée électorale, ce geste se veut inspirant pour les citoyens, les incitant à exercer leur droit de vote et à participer activement à la vie démocratique du pays.

Le Président Bassirou Diomaye Faye incarne ainsi une vision de la politique ancrée dans le respect des traditions et des valeurs citoyennes, tout en restant ouvert sur le monde et engagé dans le développement régional. Sa présence à Ndiaganiao et son retour de Guinée-Bissau sont des symboles forts qui marquent l’actualité nationale et témoignent de sa proximité avec le peuple, même dans les moments les plus officiels.

Visite officielle : Le Président Bassirou Diomaye Faye célèbre le 51e anniversaire de l’indépendance de la Guinée-Bissau aux côtés du Général Umaro Sissoco Embaló

Le Président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a répondu favorablement à l’invitation de son homologue bissau-guinéen, le Général Umaro Sissoco Embaló, pour participer aux festivités marquant le 51e anniversaire de l’indépendance de la Guinée-Bissau. Cet événement, empreint de symbolisme, coïncidait également avec le centenaire d’Amílcar Cabral, figure emblématique de la lutte pour l’indépendance, et la Journée des Forces Armées du pays.

Dans une déclaration sur son compte X (anciennement Twitter), le chef de l’État sénégalais a exprimé toute son émotion et son honneur d’avoir pris part à cette journée commémorative : « À l’invitation de mon frère et homologue, le Général Umaro Sissoco Embaló, j’ai participé ce jour à la célébration du 51e anniversaire de l’indépendance de la Guinée-Bissau, coïncidant avec le centenaire d’Amílcar Cabral et à la Journée des Forces Armées. Une journée de mémoire, d’unité et d’amitié entre nos peuples ».

Les festivités ont été marquées par une série d’événements solennels et culturels, visant à rendre hommage aux héros de la lutte pour l’indépendance. Amílcar Cabral, leader visionnaire et père fondateur de la Guinée-Bissau moderne, a été particulièrement mis à l’honneur. Né il y a tout juste un siècle, Cabral est reconnu pour son rôle décisif dans la libération des peuples de Guinée-Bissau et du Cap-Vert du joug colonial portugais.

La célébration a également inclus un défilé militaire impressionnant, symbolisant la force et l’engagement des Forces Armées bissau-guinéennes. Cet événement a permis de rappeler le chemin parcouru depuis l’indépendance proclamée le 24 septembre 1973, une date historique qui a changé à jamais le destin du pays.

La présence du Président Faye à cette commémoration témoigne des liens forts et historiques entre le Sénégal et la Guinée-Bissau. Les deux nations partagent une frontière commune, mais surtout, une histoire entrelacée par la lutte pour l’émancipation africaine. Au-delà des aspects protocolaires, cette visite s’inscrit dans un cadre de renforcement de la coopération bilatérale, en matière de sécurité, de développement économique et de promotion des échanges culturels.

Les échanges entre les deux chefs d’État ont également porté sur des sujets d’intérêt commun, notamment la stabilité régionale et la lutte contre les défis transfrontaliers. Le Sénégal et la Guinée-Bissau, membres de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), jouent un rôle central dans la promotion de la paix et du développement durable dans la sous-région.

La commémoration du centenaire d’Amílcar Cabral a servi de toile de fond pour réaffirmer l’importance des valeurs de liberté, de justice et de solidarité entre les peuples africains. Cabral, figure du panafricanisme, demeure une source d’inspiration pour de nombreux dirigeants actuels, dont le Président Bassirou Diomaye Faye, qui se montre engagé dans la promotion des idéaux d’unité africaine.

Dans un contexte mondial marqué par des tensions géopolitiques, cette célébration a été l’occasion de réaffirmer l’importance de l’unité et de la coopération entre les pays africains pour surmonter les défis contemporains.

En conclusion, la visite du Président sénégalais en Guinée-Bissau pour le 51e anniversaire de l’indépendance représente un geste fort, soulignant l’importance des relations fraternelles et de la coopération régionale. À travers cet événement, le Sénégal et la Guinée-Bissau réaffirment leur engagement commun à bâtir un avenir de paix et de prospérité pour leurs peuples respectifs.

Tension sur le plateau de Jakaarlo Bi : altercation entre Boubacar Camara et Badara Gadiaga

L’émission Jakaarlo Bi, diffusée sur la TFM, a connu une soirée tendue ce vendredi avec un échange houleux entre Boubacar Camara, leader du mouvement Jengu Tabax et soutien de Pastef, et le chroniqueur de la chaîne, Badara Gadiaga. L’incident s’est produit lors d’un débat où les esprits se sont rapidement échauffés, nécessitant l’intervention du modérateur de l’émission, Abdoulaye Der, pour apaiser les tensions.

Tout a commencé lorsque Badara Gadiaga a interpellé Boubacar Camara sur sa position politique, en lui reprochant de ne pas assumer son rôle d’opposant. « Vous venez sur ce plateau sous les habits d’opposant sans l’assumer… » a lancé Boubacar Camara, visiblement agacé par les propos du chroniqueur. La réplique de ce dernier n’a pas tardé : « Ce que vous devez éviter, c’est d’être l’envoyé spécial de ces politiciens que vous avez critiqués il y a quelques mois… ».

Après cet échange verbal tendu, l’atmosphère sur le plateau s’est alourdie. À la fin de l’émission, des membres de la sécurité accompagnant Boubacar Camara ont tenté de s’introduire sur le plateau. Selon plusieurs témoins, ces hommes ont proféré des menaces à l’encontre de Badara Gadiaga, visiblement en réponse aux propos tenus pendant l’émission. Il a fallu l’intervention de la sécurité de la TFM pour éconduire cette dizaine de personnes, qui semblaient animées par un esprit d’intimidation.

Face à cette situation inquiétante, il a été proposé à Badara Gadiaga de changer d’itinéraire pour quitter les locaux de la TFM, afin d’éviter tout risque de confrontation. Le chroniqueur a refusé cette proposition, déclarant qu’il passerait par la porte principale comme à son habitude, malgré la menace qui pesait sur lui. Cette position a été perçue comme un acte de défiance face aux intimidations.

Cet incident sur le plateau de Jakaarlo Bi révèle une escalade de la violence verbale et des tensions politiques dans les débats télévisés au Sénégal. La montée de l’intolérance et des menaces physiques à l’encontre des journalistes et chroniqueurs pose des questions sur la liberté d’expression et la sécurité des acteurs médiatiques. L’affaire suscite déjà de vives réactions sur les réseaux sociaux, où de nombreuses voix s’élèvent pour condamner ces méthodes d’intimidation.

L’épisode met également en lumière la polarisation du débat politique sénégalais, notamment avec la montée de tensions entre les soutiens des différents camps, à l’approche des échéances électorales. La question de l’impartialité et de l’engagement des chroniqueurs est également soulevée, pointant du doigt le difficile équilibre entre analyse politique et militantisme déguisé.

Pour l’heure, ni Boubacar Camara ni la TFM n’ont officiellement réagi à l’incident. Les téléspectateurs et observateurs s’interrogent sur les répercussions de cet événement, alors que la liberté d’expression et la sérénité des débats publics semblent de plus en plus menacées.

Polémique autour du décès de l’ancien ministre des Finances Mamadou Moustapha Bâ : Abdou Mbow appelle à une meilleure gestion

Le décès récent de l’ancien ministre des Finances et du Budget, Mamadou Moustapha Bâ, continue de susciter des réactions au sein de la classe politique sénégalaise. Abdou Mbow, ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar, s’est exprimé sur la polémique entourant cette disparition, mettant en avant des dysfonctionnements et des fuites d’informations regrettables.

Dans une interview accordée au journal Source A, Abdou Mbow a tenu à rendre hommage à Mamadou Moustapha Bâ, rappelant les qualités d’un homme qu’il décrit comme « serviable » et « grand pédagogue ». Il a souligné l’impact positif de l’ancien ministre, aussi bien sur la scène nationale qu’internationale, en tant que figure respectée.

Cependant, l’hommage rendu par Abdou Mbow ne s’est pas fait sans une critique ouverte de la manière dont l’affaire a été gérée par les autorités. « Je crois que cette affaire aurait dû être mieux gérée », a-t-il déploré, pointant du doigt les difficultés rencontrées par la famille du défunt pour récupérer le corps, une situation qui aurait, selon lui, pu être évitée avec une meilleure coordination des services de l’État.

Abdou Mbow, investi aux législatives sur la liste de la coalition Takku Wallu Sénégal dirigée par l’ancien président Macky Sall, a également exprimé ses préoccupations concernant les informations divulguées dans la presse. « Concernant le décès de Mamadou Moustapha Bâ, je pense que la Justice doit faire son travail. Mais si nous avons des dirigeants responsables, ils doivent tout mettre en œuvre pour que certaines informations ne fuitent pas, car elles peuvent choquer », a-t-il affirmé.

Pour le responsable politique, la priorité aurait dû être de préserver la dignité du défunt et d’épargner la famille de situations éprouvantes. Il a appelé les dirigeants à faire preuve de plus de retenue et de responsabilité dans de tels moments de deuil national. « C’était un homme très respecté ici et au niveau international. Donc, il fallait épargner les populations et surtout sa famille », a conclu Abdou Mbow.

Cette déclaration s’inscrit dans un contexte tendu, marqué par une certaine cacophonie au sommet de l’État, alimentant les spéculations et les débats sur la gestion de ce dossier sensible. La sortie d’Abdou Mbow pourrait relancer le débat sur la responsabilité des autorités et sur la nécessité d’une gestion plus rigoureuse des affaires touchant à la vie privée et à l’intimité des familles des hauts responsables décédés.

En attendant, la classe politique continue de rendre hommage à Mamadou Moustapha Bâ, saluant son parcours exemplaire et son engagement au service de la nation.

Élections législatives anticipées au Sénégal : le dispositif est prêt pour le scrutin du 17 novembre

Ce vendredi marque la fin de la campagne électorale pour les législatives anticipées de ce dimanche 17 novembre. Plus de 7 millions d’électeurs sont attendus aux urnes pour élire les 165 députés de la 15e législature de l’Assemblée nationale. À la veille de ce scrutin historique, le Directeur général des élections (DGE), Biram Sène, se montre confiant quant à la logistique mise en place et assure que toutes les dispositions ont été prises pour un déroulement fluide des opérations électorales.

Dans un entretien accordé au quotidien Le Soleil, Biram Sène a affirmé que le matériel électoral, incluant les bulletins de vote et autres documents nécessaires, a été entièrement acheminé vers les autorités administratives des différentes régions du pays, ainsi que dans les représentations diplomatiques à l’étranger. « Nous sommes fin prêts sur le plan de la logistique. Tout le matériel électoral est mis à la disposition des autorités administratives », a-t-il déclaré.

Cette préparation s’inscrit dans une approche proactive adoptée par la DGE, basée sur l’anticipation. Dès la dissolution de l’Assemblée nationale le 12 septembre dernier par le Président Bassirou Diomaye Faye, la DGE a établi un chronogramme précis pour s’assurer du bon déroulement des opérations. Selon Sène, « notre style de management, c’est l’anticipation pour chaque élection ».

Consciente des défis posés par les récentes crues du fleuve Sénégal, la DGE a prévu des mesures spécifiques pour garantir le droit de vote des électeurs déplacés. « Des pirogues ainsi que des véhicules seront mobilisés toute la journée pour assurer la navette entre les lieux de recasement et les lieux de vote », assure le Directeur général. Cette initiative vise à minimiser l’impact des inondations et à permettre à chaque citoyen de participer au scrutin.

Une des grandes nouveautés de ce scrutin est l’introduction de la consultation en ligne du fichier électoral et de la carte électorale. Cette innovation vise à faciliter l’accès à l’information pour les électeurs et à renforcer la transparence du processus. « Nous devons permettre aux citoyens de disposer d’informations fiables sur les activités de la DGE, particulièrement sur le déroulement des différentes étapes du processus électoral », souligne Biram Sène.

Le magistrat, qui a précédemment occupé le poste de directeur de la formation et de la communication à la DGE, dévoile également une vision ambitieuse pour l’avenir, avec la digitalisation complète des opérations électorales. Parmi les perspectives envisagées figurent la révision des listes électorales, le parrainage, le dépôt des dossiers de candidature et la gestion des résultats via des plateformes numériques.

Ces élections législatives, organisées de manière anticipée suite à la dissolution de l’Assemblée nationale, représentent un défi important pour la DGE. Toutefois, Biram Sène se montre confiant quant à la capacité des autorités à garantir un processus électoral inclusif, transparent et sécurisé. Le succès de cette élection pourrait marquer une étape décisive dans la modernisation du système électoral sénégalais, en s’appuyant sur une logistique maîtrisée et une digitalisation progressive.

Les électeurs sont désormais appelés à se rendre massivement aux urnes ce dimanche pour choisir leurs représentants, dans un climat espéré calme et serein. Le Sénégal, souvent cité comme un modèle de démocratie en Afrique de l’Ouest, est à nouveau à l’épreuve de sa capacité à organiser des élections libres et transparentes, dans un contexte politique marqué par des tensions croissantes.

L’avenir de la 15e législature se joue ce 17 novembre, et tous les regards seront tournés vers le déroulement de ce scrutin crucial pour la stabilité politique du pays.

Kahone : Absence des commissions domaniale et des marchés, la population s’inquiète

Les habitants de la commune de Kahone, dans le département de Kaolack, ont exprimé leur mécontentement ce vendredi 15 novembre, face à la gestion du maire Fatou Sène. Cette dernière n’a toujours pas mis en place les commissions domaniale et des marchés, contrairement aux pratiques habituelles de la politique locale. Selon les habitants, la mairie dispose traditionnellement de ces commissions, chargées de la gestion des biens fonciers et des marchés, pour assurer une gestion plus transparente et collective. Toutefois, cette fois-ci, le maire a choisi de conserver la gestion de ces secteurs sensibles, sans déléguer de responsabilités spécifiques, ce qui suscite de vives critiques et des inquiétudes concernant la transparence de l’administration municipale.

Les habitants soulignent qu’il s’agit d’une première dans l’histoire politique de Kahone et dénoncent un manque de transparence flagrant de la part du maire Fatou Sène. Cette situation, perçue comme un refus d’impliquer d’autres élus ou de partager la gestion des affaires publiques, est vécue comme une rupture avec la tradition démocratique locale et un recul en matière de gouvernance participative.

Face à cette situation, la population de Kahone interpelle directement le président de la République, demandant son intervention pour que des mesures soient prises et que des commissions soient créées afin de garantir une gestion équitable et transparente. Les habitants estiment que le maire devrait s’appuyer sur ses adjoints et autres conseillers municipaux pour assurer une administration ouverte et en adéquation avec les attentes de la population.

Ils demandent également que le chef de l’État encourage le maire de Kahone à instaurer ces commissions, afin de préserver la confiance des citoyens et de garantir une gestion claire et équitable des affaires publiques dans la commune. De plus, ils réclament un audit exhaustif du foncier, un secteur qui attire l’appétit vorace des spéculateurs, au détriment des populations autochtones et des riverains du bras de mer, en particulier le Saloum.

Pour conclure, les protestataires s’interrogent sur l’état de vétusté du parc automobile de la mairie. Ils se demandent comment une institution aussi prestigieuse peut être privée de véhicule de fonction depuis des mois, obligeant les employés à emprunter des motos Jakarta, avec tous les risques que cela comporte.

Sénégal : Une Croissance Encourageante des Recettes Fiscales Malgré des Défis Budgétaires

Au 30 septembre 2024, les recettes fiscales du Sénégal ont atteint 2 642,9 milliards de FCFA, soit une hausse de 8,3 % par rapport à la même période en 2023, d’après les données fournies par le ministère de l’Économie et des Finances. Cette progression significative a été qualifiée de « encourageante » par le professeur Magaye Gaye, malgré un contexte économique marqué par des tensions budgétaires persistantes.

Le rapport de conjoncture de la Direction générale de la Planification et des Politiques économiques indique une amélioration notable des ressources globales (hors dons en capital), estimées à 2 780,5 milliards de FCFA. Cette augmentation de 6,6 % en glissement annuel est en grande partie attribuable à la hausse des recettes fiscales, qui ont progressé de 8,3 %, soit un supplément de 202,3 milliards de FCFA par rapport à 2023.

Selon le professeur Magaye Gaye, ces résultats sont positifs pour la gestion macroéconomique du pays, mais le Sénégal doit encore faire face à des défis budgétaires importants. « Il est essentiel de renforcer un État stratège capable de réduire les dépenses inutiles, dégager des marges budgétaires et accroître ses recettes fiscales », a-t-il déclaré.

Avec un taux de pression fiscale de 19 %, le Sénégal se positionne bien au-dessus de la moyenne de 14 % observée dans la zone UEMOA. Cette différence s’explique par une diversité de prélèvements fiscaux imposés aux entreprises, qui doivent gérer en moyenne 53 taxes, contre 36 en Afrique subsaharienne. Bien que cette situation puisse entraîner des fermetures d’entreprises et des pertes d’emplois, le professeur Gaye estime qu’il s’agit plutôt d’un effort de mobilisation des recettes que d’une véritable augmentation de la pression fiscale.

Les recettes fiscales ont été stimulées par une progression de l’impôt sur le revenu, de la TVA intérieure hors pétrole, ainsi que des taxes liées au commerce extérieur. Par exemple, la TVA à l’importation a augmenté de 31,4 milliards de FCFA, atteignant 481,1 milliards de FCFA, tandis que les droits de port ont progressé de 21,8 milliards de FCFA, atteignant 280,9 milliards de FCFA.

En outre, l’amélioration de la balance commerciale, soutenue par une augmentation des exportations d’or et de pétrole, a contribué à renforcer les recettes fiscales du pays. Cependant, le professeur Gaye appelle le gouvernement à maintenir cette dynamique en élargissant l’assiette fiscale et en assurant une gestion transparente des finances publiques.

Le rapport met également en avant une maîtrise des dépenses publiques, qui s’élevaient à 3 390,5 milliards de FCFA à fin septembre 2024, contre 3 291,9 milliards de FCFA à la même période en 2023, soit une augmentation modérée de 3,0 %. Les dépenses de fonctionnement ont diminué de 10,1 %, représentant une réduction de 134,3 milliards de FCFA. Les investissements financés sur ressources internes ont également baissé de 39,7 %.

Pour pérenniser ces résultats, le professeur Gaye recommande une restructuration de l’endettement dans la zone UEMOA et une meilleure maîtrise des dépenses salariales, qui s’élèvent à 1 063,1 milliards de FCFA et 567,8 milliards de FCFA respectivement. Il estime que ces mesures sont nécessaires pour garantir une gestion budgétaire efficace tout en préservant les acquis de la progression fiscale actuelle.

En somme, bien que les résultats soient prometteurs, ils soulignent la nécessité pour le Sénégal de poursuivre ses efforts en matière de gestion des ressources publiques, afin de renforcer sa résilience économique dans un contexte mondial incertain.

Mike Tyson s’incline face à Jake Paul : La légende des poids lourds dépassée par la nouvelle génération

Dans une soirée à la fois étrange et spectaculaire, Mike Tyson, 58 ans, a fait son retour sur le ring face à Jake Paul, star de YouTube devenue boxeur, lors d’un combat qui a captivé des millions de spectateurs. Organisé par Jake Paul lui-même via sa société de promotion, l’événement diffusé en direct sur Netflix avait tout d’un show à l’américaine, mêlant sport, nostalgie et divertissement.

Dès le coup d’envoi, Tyson a montré qu’il n’avait rien perdu de sa puissance légendaire. Les deux premiers rounds ont vu l’ancien champion des poids lourds imposer son rythme, envoyant des coups puissants et précis, rappelant aux fans les heures de gloire de « Iron Mike ». Pourtant, l’âge et le manque d’endurance ont rapidement rattrapé le boxeur. À partir de la troisième reprise, Tyson a accusé le coup, peinant à suivre le rythme effréné imposé par son adversaire.

Jake Paul, conscient de la fatigue de son adversaire, a profité de l’ouverture. Un enchaînement de crochets et de jabs bien placés a marqué le tournant du combat, permettant à Paul de prendre l’ascendant. Les juges ont rendu leur verdict à l’unanimité, déclarant Jake Paul vainqueur d’un combat qui restera dans les annales pour son caractère atypique.

Jake Paul n’a pas manqué de saluer son adversaire : « C’est un tel honneur. Mike Tyson est une légende, le plus grand de l’histoire. Il m’a inspiré et ce combat a été aussi dur que je m’y attendais », a-t-il déclaré après le match. Visiblement ému, Paul a pris le temps de remercier Tyson, une icône du sport qu’il admirait depuis son enfance.

De son côté, Mike Tyson s’est montré satisfait malgré la défaite : « Je suis heureux. Je n’ai rien à prouver à personne d’autre qu’à moi-même », a-t-il confié. Interrogé sur son avenir et la possibilité de refaire un autre combat professionnel, Tyson a laissé planer le doute : « Je ne sais pas, ça dépend. »

Ce combat, premier retour officiel de Tyson dans un ring professionnel depuis 2005, soulève de nombreuses questions sur l’évolution de la boxe et la popularité croissante des célébrités devenues boxeurs. La soirée a attiré une audience massive sur Netflix, preuve que la formule d’un mélange entre sport de haut niveau et spectacle populaire continue de captiver le public.

Pour Jake Paul, cette victoire est une nouvelle étape dans son ascension fulgurante dans le monde de la boxe, lui permettant de solidifier son statut de boxeur sérieux et non plus simplement de « YouTuber ». Pour Tyson, c’est un rappel poignant de son passé glorieux, mais aussi une preuve qu’il reste une figure centrale et admirée de ce sport, même à 58 ans.

La question de savoir si Mike Tyson remontera sur le ring reste en suspens. Sa performance, bien que marquée par une baisse de régime, montre que la passion du combat ne l’a pas quitté. Quant à Jake Paul, ce succès face à une légende ne manquera pas de renforcer sa popularité et d’attirer d’autres opportunités lucratives.

Ce combat, symbole de la rencontre entre deux générations, laisse entrevoir un futur intéressant pour le monde de la boxe, où les frontières entre sport traditionnel et show-business sont de plus en plus floues.

Colonel Cheikh Sarr : Enquête en cours et demande de liberté provisoire dans l’affaire Doro Gaye

L’affaire Doro Gaye continue de faire couler beaucoup d’encre au Sénégal. Le colonel Cheikh Sarr, ancien chef de la Section de recherches de la gendarmerie, est au cœur des débats depuis son inculpation et son placement sous mandat de dépôt. Les dernières informations révélées par le quotidien Les Échos indiquent que le colonel a déposé une demande de mise en liberté provisoire. Cette requête a été transmise au juge d’instruction du troisième cabinet, en charge du dossier, jeudi dernier, soit trois jours après son audition sur le fond.

La demande de mise en liberté provisoire du colonel Cheikh Sarr met désormais le juge d’instruction face à une décision délicate. Selon la procédure, le magistrat doit d’abord consulter le procureur avant de statuer sur la requête. Cette étape est cruciale, car elle déterminera si l’officier pourra attendre la suite de l’enquête en liberté ou s’il restera en détention.

Le colonel Sarr est cité dans une affaire d’escroquerie foncière impliquant des ventes de baux sur le site de l’ancien Aéroport international Léopold Sédar Senghor (AILSS). Le préjudice total est estimé à environ 1,2 milliard de francs CFA, selon la plainte déposée par Zakiroulahi Sow, PDG de la société Cim-Translog Suarln. Le plaignant affirme que l’officier de gendarmerie aurait perçu une commission de 400 millions de francs CFA. Une accusation que le colonel Cheikh Sarr réfute fermement, assurant n’avoir aucun lien avec cette opération frauduleuse.

Dans cette affaire, Doro Gaye, le principal suspect, bénéficie pour sa part d’une liberté provisoire assortie d’un contrôle judiciaire. Cette décision de la justice a surpris plus d’un, d’autant que le montant de l’escroquerie alléguée est considérable. Certains observateurs estiment que cette différence de traitement pourrait être un signe de l’évolution de l’enquête et des nouvelles informations recueillies par les enquêteurs.

L’affaire met en lumière les complexités des transactions foncières au Sénégal, notamment sur des sites stratégiques comme celui de l’ancien AILSS, un terrain qui attise les convoitises depuis sa fermeture. Le nom du colonel Cheikh Sarr, figure emblématique de la gendarmerie sénégalaise, associé à une telle affaire, suscite l’attention médiatique et pose des questions sur d’éventuelles complicités à haut niveau.

Le dépôt de la demande de mise en liberté provisoire pourrait marquer un tournant dans cette affaire. Toutefois, le dernier mot revient désormais au juge d’instruction, qui devra statuer après consultation avec le procureur.

Le Sénégal suit de près l’évolution de cette affaire qui met en exergue les défis liés à la gestion du foncier dans le pays. Si la demande du colonel Sarr est acceptée, cela pourrait relancer le débat sur la transparence et l’équité dans le traitement judiciaire de cas impliquant des personnalités influentes.

Analyse : Les Enjeux Politiques du Scrutin Législatif du 17 Novembre selon Cheikh Yérim Seck

À l’approche des élections législatives du 17 novembre, les analyses politiques se multiplient pour tenter de déceler les dynamiques qui pourraient redéfinir le paysage politique sénégalais. Le journaliste et chroniqueur Cheikh Yérim Seck, connu pour ses interventions incisives, a partagé son analyse sur le plateau de la 7TV, soulignant les conséquences potentiellement lourdes pour Barthélémy Dias et la coalition Sam sa Kaddu, notamment dans le département clé de Dakar.

« Il joue gros », a martelé Cheikh Yérim Seck en évoquant Barthélémy Dias, tête de liste de la coalition Sam sa Kaddu. Selon lui, une défaite à Dakar serait plus qu’un simple revers électoral. Ce serait un coup dur pour la carrière politique de Dias, mais aussi pour l’équilibre des forces dans la capitale sénégalaise, qui a une importance stratégique particulière. En effet, une perte de ce département pourrait ouvrir la voie à une reprise par le parti Pastef d’Ousmane Sonko, récemment interdit mais toujours très influent sur la scène politique.

Selon Seck, la perte de Dakar signifierait que « Pastef va récupérer la mairie ». En d’autres termes, Barthélémy Dias risquerait de perdre son emprise sur la capitale au profit de la mouvance politique de Sonko, qui pourrait proposer une délégation spéciale pour remplacer le maire en exercice. Cette éventualité est particulièrement significative dans le contexte actuel de tensions politiques accrues, où l’opposition menée par Sonko continue de mobiliser ses partisans malgré les obstacles juridiques et politiques.

Toutefois, Cheikh Yérim Seck a également tempéré ses propos en mentionnant que l’avenir de Barthélémy Dias pourrait être influencé par une décision du président de la République. « Le chef de l’État peut ne pas signer », a-t-il souligné, laissant entendre que Macky Sall pourrait refuser de valider une proposition de remplacement de Dias par une délégation spéciale. Cette décision serait cruciale, car elle pourrait à la fois sauvegarder la position de Dias et créer une nouvelle source de tension entre l’exécutif et l’opposition.

En résumé, Cheikh Yérim Seck met en lumière des enjeux qui vont bien au-delà d’une simple bataille électorale. Le scrutin législatif du 17 novembre est perçu comme un tournant potentiellement décisif pour plusieurs figures politiques clés, notamment Barthélémy Dias, dont l’avenir politique pourrait être bouleversé par les résultats dans le département de Dakar. Pour l’opposition, notamment le mouvement Pastef, c’est une occasion de regagner du terrain et de renforcer sa présence sur l’échiquier politique sénégalais.

Le jeu des alliances, les décisions présidentielles et la mobilisation des électeurs feront de cette élection un véritable baromètre pour mesurer l’évolution des rapports de force au Sénégal. Les prochains jours seront déterminants pour savoir si la prédiction de Cheikh Yérim Seck se réalisera, ou si Barthélémy Dias parviendra à conserver sa position dans une capitale où la lutte politique s’annonce acharnée.

Polémique Ousmane Sonko-Tahirou Sarr : Souleymane Allou Diallo, le Migrant, recadre le nationaliste

La campagne électorale pour les élections législatives du 17 novembre 2024 tire à sa fin. C’est l’occasion saisie par le lanceur d’alerte sur les questions de migration pour saluer l’accalmie, la paix et l’esprit de dépassement qui règnent ces dernières quarante-huit heures dans la circonscription du département de Dakar. Il appelle les Sénégalais de tous bords politiques à la sérénité et à aller voter dans le calme. Ce vendredi 15 novembre, face à la presse nationale et internationale, Souleymane Allou Diallo a dénoncé les propos de Tahirou Sarr, qu’il considère comme des déclarations à caractère racial.

Monsieur le Président de l’ONG Otra Africa a saisi cette occasion pour condamner les propos raciaux et haineux tenus par notre compatriote à l’égard des pays voisins. Ces déclarations, selon lui, n’ont pas leur place dans l’espace de liberté d’expression au Sénégal. Il s’insurge contre la diabolisation des frères africains, perçus comme des « envahisseurs » privant les jeunes Sénégalais d’opportunités d’emploi. Il a demandé l’arrêt des propos diffamatoires tenus par l’animateur de la ligne extrême droite, pointant du doigt les incohérences dans le programme du nationaliste, et a souligné l’arrogance dont il fait preuve. Le défenseur des migrants se demande comment un responsable du ministère de l’Intérieur peut ignorer l’existence d’une division des visas à la Direction de la Surveillance Territoriale (DST) pour la délivrance des visas à l’entrée du Sénégal. Il a également précisé que c’est au niveau de la Direction de la Police des Étrangers à Dieuppeul que les étrangers et les ressortissants non-CEDEAO régularisent leurs cartes de séjour au Sénégal.

Monsieur Souleymane Allou Diallo, très en verve, est revenu sur le débat entre le Président Ousmane Sonko et le leader des nationalistes, demandé par ce dernier, qu’il juge sans intérêt et sans valeur ajoutée pour notre démocratie. Il conseille à l’extrémiste de revoir son discours populiste et incohérent, tant dans la forme que dans le fond. Il rappelle que certains propos de l’activiste montrent une ignorance totale des lois et règlements du pays ainsi que de la conduite des relations internationales.

L’analyste consultant a salué la sortie rassurante du Président de la coalition PASTEF, qui a brisé le silence sur les attaques xénophobes et discriminatoires dont sont victimes de nombreux étrangers vivant parmi nous, notamment les Peuls de Guinée et les Libano-Syriens.

M. Diallo, le patron de l’ONG Otra Africa, a conclu son discours en lançant un appel aux responsables politiques, aux leaders d’opinion et aux chefs religieux, les invitant à se mobiliser pour condamner de tels propos qui, selon lui, ternissent l’image du Sénégal, pays d’accueil et de la Teranga.

Scandale à la Société Générale Sénégal : L’affaire de détournement prend de l’ampleur

L’affaire de détournement de fonds à la Société Générale Sénégal (SGS) continue de secouer le secteur bancaire sénégalais, avec des révélations et des rebondissements qui jettent une lumière crue sur les failles dans le système de contrôle interne de l’institution. Alors que l’enquête suit son cours, six nouvelles inculpations ont été annoncées cette semaine, élargissant ainsi le cercle des accusés autour de l’expert bancaire Amadou Dicko, le principal suspect.

Arrêté et placé sous mandat de dépôt en septembre 2024, Amadou Dicko est accusé de faux, escroquerie et blanchiment de capitaux. Les premiers éléments de l’enquête laissaient entrevoir un préjudice de 1,911 milliard de FCFA. Cependant, une réévaluation récente a porté ce montant à 3,4 milliards de FCFA, accentuant l’ampleur du scandale. Ce détournement de fonds, qui s’étale sur plusieurs années, met en lumière des défaillances notables dans les mécanismes de supervision de l’une des principales banques du pays.

Selon des sources proches du dossier, une délégation judiciaire a permis à la Division des Investigations Criminelles (DIC) d’interpeller six nouvelles personnes liées à Dicko. Parmi elles, on trouve des proches du suspect, dont son frère, des voisins, ainsi que des partenaires commerciaux. Ces individus auraient servi de relais pour les virements frauduleuxorchestrés par Dicko, prétendument dans l’incapacité de recevoir directement les fonds sur ses comptes personnels.

Les accusés ont tenté de se défendre en affirmant que Dicko, de par sa position à la banque, leur aurait assuré que les fonds provenaient de transactions légitimes, nécessitant un passage par leurs comptes pour des raisons administratives. Cependant, cette ligne de défense n’a pas suffi à les dédouaner, bien que la justice ait opté pour des mesures moins coercitives : certains ont été placés sous bracelet électronique, tandis que d’autres sont soumis à un contrôle judiciaire, en attente des suites de l’enquête.

Ce scandale met en exergue des vulnérabilités inquiétantes dans le secteur bancaire sénégalais, notamment en matière de contrôle interne et de supervision des transactions. La Société Générale Sénégal, qui figure parmi les principaux établissements financiers du pays, est aujourd’hui au cœur d’une tempête médiatique. Le préjudice colossal et la multiplication des complices supposés soulignent une défaillance systémique, remettant en question la fiabilité des dispositifs anti-fraude et la diligence des audits internes.

Les observateurs s’accordent à dire que ce scandale pourrait avoir des conséquences graves pour la réputation de la SGSet, par extension, pour l’ensemble du secteur bancaire. La confiance des clients, déjà fragilisée par les précédents cas de fraude, risque de subir un coup dur. Les investisseurs et partenaires financiers pourraient également revoir leur positionnement face à une institution désormais entachée par ce scandale.

Alors que l’instruction judiciaire se poursuit, la société sénégalaise attend avec impatience la suite des événements. Les révélations récentes indiquent que le réseau de complicité pourrait s’étendre encore, et des figures de plus haut rang pourraient être impliquées. La question centrale reste désormais : jusqu’où ira cette enquête et quelles autres révélations viendront encore ébranler le secteur bancaire ?

En attendant, l’affaire Dicko continue de faire couler beaucoup d’encre, et les Sénégalais, tout comme les acteurs du secteur financier, suivent attentivement chaque nouvelle étape de cette enquête retentissante.

Hommage à Mamadou Moustapha Ba : Doudou Ka appelle à rebaptiser une avenue en son honneur

Le décès de Mamadou Moustapha Ba, ancien ministre des Finances et du Budget du Sénégal, survenu en France le 4 novembre dernier, a suscité une vague d’émotion et de témoignages à travers le pays. Parmi les nombreuses voix rendant hommage à cet homme d’État remarquable, celle de Doudou Ka, ancien ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération sous la présidence de Macky Sall, s’est distinguée par la force de son propos.

Dans un vibrant message publié sur les réseaux sociaux, Doudou Ka a exprimé sa profonde tristesse et son respect pour la mémoire de Mamadou Moustapha Ba, saluant son dévouement et son engagement exemplaire envers le développement du Sénégal. « L’héritage de Mamadou Moustapha Ba restera une source d’inspiration incandescente pour guider nos ambitions individuelles et collectives pour la construction du Sénégal du futur », a-t-il déclaré.

Pour honorer durablement la mémoire de celui qu’il décrit comme un « immense serviteur de l’État », Doudou Ka a lancé un appel aux autorités locales. Il a proposé aux maires de Dakar et de Dakar-Plateau, Barthélémy Toye Dias et Alioune Ndoye, de renommer l’avenue Carde en hommage à Mamadou Moustapha Ba. Située au cœur de la capitale sénégalaise, l’avenue Carde est un lieu emblématique de l’administration économique et financière du pays, que l’ancien ministre affectionnait particulièrement.

« C’est le plus éloquent hommage que la Nation pourrait lui rendre », a insisté Doudou Ka. Ce geste symbolique permettrait de perpétuer le souvenir de Mamadou Moustapha Ba, tout en rappelant aux générations futures son apport inestimable à la gestion des finances publiques et à la modernisation de l’économie sénégalaise.

Le message de Doudou Ka témoigne de l’affection et du respect profonds que suscitait Mamadou Moustapha Ba parmi ses pairs et au sein de la classe politique sénégalaise. « Je salue la mémoire de cet immense serviteur du Sénégal et m’incline devant cet exceptionnel homme d’État. Adieu, « Grand Moustapha ». Que la terre de notre Saloum commun te soit légère », a conclu Doudou Ka, dans un message chargé d’émotion.

La proposition de rebaptiser l’avenue Carde a d’ores et déjà trouvé écho auprès de nombreux Sénégalais, qui voient en cette initiative un hommage mérité à une figure clé de l’administration publique. Si cette demande venait à être acceptée, elle marquerait une reconnaissance officielle du parcours exemplaire de Mamadou Moustapha Ba et de son dévouement inébranlable à la cause nationale.

La nation sénégalaise, en deuil, se souvient aujourd’hui d’un homme qui a consacré sa vie au service public et qui laisse derrière lui un héritage inspirant pour les générations futures.

Sécurité publique : la police nationale lance une opération coup de poing et interpelle 337 individus à travers le pays

Dans la nuit de jeudi à vendredi, la police nationale a mené une vaste opération de sécurité sur l’ensemble du territoire sénégalais, sous la supervision de la Direction de la Sécurité publique (DSP). Ce dispositif, visant à assurer la protection des personnes et des biens, s’est appuyé sur un maillage physique dense, la prévention et des actions de dissuasion.

337 interpellations, plusieurs infractions relevées

Au terme de cette opération d’envergure, 337 individus ont été interpellés par les forces de l’ordre. Les chefs d’accusation varient selon les cas, incluant :

  • Ivresse publique et manifeste : 28 personnes ont été appréhendées pour état d’ébriété sur la voie publique.
  • Enquêtes en cours : 18 personnes ont été retenues pour nécessités d’enquête.
  • Détention de drogue : 5 individus pour détention de chanvre indien et un pour possession de drogue dure.
  • Offre et cession de chanvre indien : 4 individus arrêtés.
  • Usage de produit cellulosique : 3 interpellations.
  • Rixes et violences : 8 individus ont été arrêtés pour des bagarres sur la voie publique, et un autre pour coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail (ITT) de 30 jours.
  • Vols et délits divers : Plusieurs arrestations ont été effectuées pour vol, tentative de vol et vol avec effraction.

Saisies et infractions routières

En plus des interpellations, la police a saisi un kilogramme et 18 cornets de chanvre indien ainsi que deux boules de haschisch. Ces produits stupéfiants étaient destinés à la vente illégale, représentant un succès notable pour les forces de l’ordre dans leur lutte contre le trafic de drogue.

Concernant la sécurité routière, des contrôles ont conduit à la mise en fourrière de 35 véhicules et l’immobilisation de 21 motos pour diverses infractions.

Une opération saluée par la population

Cette opération de grande envergure témoigne de l’engagement des forces de sécurité à renforcer la quiétude sur l’ensemble du territoire national. Sous l’égide de la Direction de la Sécurité publique, les éléments de la police nationale ont démontré leur efficacité et leur réactivité face aux divers défis sécuritaires.

Les autorités ont d’ores et déjà annoncé que d’autres opérations similaires seront menées dans les semaines à venir, afin de maintenir la pression sur les délinquants et garantir une meilleure sécurité pour tous les citoyens.

Élections législatives au Sénégal : Ousmane Sonko annonce une offensive décisive pour la coalition Pastef

À quelques jours des élections législatives cruciales prévues ce dimanche, la tension monte dans les rangs des partis politiques sénégalais. Ousmane Sonko, leader de la coalition Pastef/Les Patriotes, a galvanisé ses partisans lors d’un rassemblement à Grand Yoff, annonçant une véritable démonstration de force lors du scrutin. Devant une foule dense composée de militants et de nombreux jeunes, il a mis en garde l’opposition, affirmant que ce rendez-vous électoral pourrait marquer un tournant majeur dans le paysage politique sénégalais.

« Nous nous acheminons vers un rendez-vous décisif dans le déroulement de notre programme gouvernemental », a déclaré Ousmane Sonko. Il a rappelé que, si l’élection présidentielle passée a permis à son camp de remporter une victoire significative, elle n’est qu’une étape dans la mise en œuvre de son agenda politique à long terme. « L’élection présidentielle dernière était importante, mais elle ne suffit pas. Il faut que ces élections législatives soient respectées car, elles nous permettront de poursuivre le travail vers 2050 », a ajouté le leader de Pastef, soulignant l’importance stratégique des législatives pour asseoir sa vision de développement pour le pays.

Ousmane Sonko a également insisté sur l’implication de la jeunesse dans le processus électoral. Dans un contexte où de nombreux jeunes hésitent à participer aux élections, le leader de Pastef a lancé un appel pressant : « Jeunes, allez récupérer vos cartes d’électeurs. Votre voix est cruciale pour faire avancer le changement que nous avons amorcé. » Cet appel témoigne de l’importance accordée par Sonko à la mobilisation des jeunes, un segment de la population souvent perçu comme le fer de lance de son mouvement.

Mais Ousmane Sonko ne s’est pas contenté de viser une majorité simple à l’Assemblée nationale. Il a exprimé clairement son ambition de réduire l’opposition à « sa plus simple expression », se montrant particulièrement offensif à l’égard de ses adversaires politiques. « Nous savons qu’après les élections, beaucoup d’entre eux vont raser les murs. Ils n’auront plus droit au chapitre », a lancé le leader, anticipant une débâcle de l’opposition au lendemain des législatives.

Le discours d’Ousmane Sonko montre une détermination sans faille à obtenir une majorité écrasante à l’Assemblée nationale. Avec une telle majorité, la coalition Pastef pourrait avancer ses réformes sans obstacle majeur, consolidant ainsi le pouvoir du parti et facilitant la mise en œuvre de son programme de gouvernance. Pour Sonko, ce scrutin représente bien plus qu’une simple élection : c’est une étape clé dans la construction de sa vision pour le Sénégal à horizon 2050.

À quelques jours du scrutin, l’intensité de la campagne électorale ne cesse de croître. Le message d’Ousmane Sonko est clair : il veut non seulement remporter ces élections, mais aussi affaiblir durablement ses opposants. Reste à voir si cet appel trouvera écho auprès des électeurs, en particulier les jeunes, qui pourraient jouer un rôle déterminant dans l’issue de cette bataille politique.

Les prochaines heures seront décisives pour la coalition Pastef/Les Patriotes, tandis que l’opposition se prépare à un affrontement électoral qui pourrait redéfinir l’avenir politique du Sénégal.

Kaolack : L’Association Handicap FormÉduc sensibilise les personnes handicapées sur le processus électoral pour les législatives du 17 novembre 2024

Après un atelier interrégional réunissant les régions de Kaolack, Ziguinchor, Dakar, Saint-Louis et Thiès dans le cadre du programme Nietti Élections, financé par le National Democratic Institute (NDI), une composante spécifique dédiée aux personnes handicapées a été mise en œuvre par l’Association Handicap FormÉduc. Dans ce cadre, six forums sont organisés dans la région de Kaolack, avec pour objectif de renforcer la participation politique et civique des personnes handicapées en vue des élections législatives anticipées du 17 novembre 2024.

« Nous avons organisé des forums dans les trois départements de la région de Kaolack : Paoskoto, Keur Baka, Koutal, Nganick, ainsi que dans la commune de Kaolack. À chaque étape, nous avons constaté une forte participation, incluant les personnes handicapées », a expliqué Mamadou Kébé, chargé de projet à Handicap FormÉduc, lors du forum tenu ce jeudi dans la commune de Kaolack.

Le projet Nietti Élections vise à sensibiliser les personnes handicapées sur l’éducation civique et électorale en amont des élections législatives anticipées. « Les bilans sont satisfaisants, car dans chaque commune visitée, les associations de personnes handicapées et la population ont salué l’initiative. Les participants ont bien compris les explications données sur le processus électoral, notamment en ce qui concerne l’inscription des personnes handicapées sur les listes électorales et leurs droits lors du vote, conformément au Code électoral de 2021 », a ajouté M. Kébé.

L’article L-38 permet aux personnes handicapées de signaler leur handicap lors de l’inscription sur les listes électorales, et l’article L-39 leur garantit une priorité le jour du scrutin, leur permettant d’éviter la file d’attente. « Un autre avantage est prévu par l’article L-80, qui permet aux personnes handicapées d’être assistées dans les bureaux de vote, soit par le président du bureau de vote, un membre du bureau, ou une personne de leur choix, » a précisé M. Kébé.

« Nous espérons que les autorités respecteront les droits des personnes handicapées le jour du scrutin, et qu’elles éviteront toute forme de violence susceptible de mettre en danger cette population vulnérable, » a conclu Mamadou Kébé, chargé de projet à l’association FormÉduc.

Cheikh Gadiaga auditionné par la DIC : ses déclarations controversées sur la mort de Mamadou Moustapha Bâ suscitent l’intérêt des enquêteurs

L’affaire prend une nouvelle tournure. Selon le quotidien L’AS, Cheikh Gadiaga, chroniqueur controversé, a été convoqué et auditionné par la Division des investigations criminelles (DIC) dans la soirée du jeudi 14 novembre. Cette convocation fait suite à ses récentes déclarations chocs sur le décès de Mamadou Moustapha Bâ, ancien ministre des Finances et du Budget.

Invité sur le plateau de l’émission Balance diffusée sur Walfadjri, Cheikh Gadiaga a créé la surprise en affirmant que Mamadou Moustapha Bâ aurait été « liquidé ». Interrogé par l’animateur sur la nature suspecte de la mort de l’ancien ministre, Gadiaga a répondu sans détour par l’affirmative, laissant entendre que ce décès pourrait ne pas être naturel.

Ces propos ont attiré l’attention des autorités, incitant la DIC à réagir promptement. Selon L’AS, Gadiaga a été interrogé pendant plusieurs heures. Les enquêteurs cherchent à comprendre les fondements de ces accusations, ainsi que les sources d’information de Gadiaga. Ses déclarations, jugées graves, pourraient avoir des conséquences judiciaires si elles s’avèrent infondées ou diffamatoires.

La mort de Mamadou Moustapha Bâ a suscité de nombreuses interrogations dans l’opinion publique. Cet ancien haut responsable avait occupé des postes stratégiques dans l’appareil d’État et était reconnu pour son expertise dans les finances publiques. Son décès, survenu de manière inattendue, a laissé place à de nombreuses spéculations, alimentées par les réseaux sociaux et les commentateurs comme Gadiaga.

Pour l’instant, aucun détail supplémentaire n’a été communiqué par les autorités sur la suite de l’enquête ou sur une éventuelle inculpation de Gadiaga. Cependant, cette audition montre que les autorités prennent au sérieux les accusations qui peuvent porter atteinte à l’intégrité d’une personnalité publique, surtout lorsqu’elles sont diffusées sur une plateforme médiatique.

Cheikh Gadiaga n’en est pas à sa première controverse. Connu pour ses prises de position tranchées et souvent polémiques, il s’est déjà retrouvé au cœur de plusieurs affaires médiatiques. Cette nouvelle sortie pourrait encore une fois renforcer son image d’agitateur de la scène médiatique sénégalaise.

Les prochaines heures s’annoncent décisives pour savoir si l’affaire restera au stade de l’interrogatoire ou si des poursuites judiciaires seront engagées. En attendant, les propos de Cheikh Gadiaga continuent de faire réagir sur les réseaux sociaux, où les avis sont partagés entre ceux qui appellent à une enquête approfondie et ceux qui dénoncent une tentative de manipulation de l’opinion publique.

Mamadou Ndoye Bane abandonne les poursuites contre Souhaibou Diop : Fin d’un litige judiciaire

L’affaire opposant Mamadou Ndoye Bane, maire de Pire, à l’animateur Souhaibou Diop de Walf TV a pris une tournure inattendue. D’après les informations de nos confrères du journal Les Echos, Mamadou Ndoye Bane a décidé de se désister, mettant ainsi un terme à la procédure judiciaire qu’il avait engagée pour diffamation et injures.

À l’origine de cette affaire, des propos tenus par Souhaibou Diop sur le réseau social TikTok, dans lesquels il accusait Mamadou Ndoye Bane d’entretenir un réseau de femmes aux mœurs légères, en échange de fortes sommes d’argent. Diop avait également affirmé que le maire de Pire nourrissait une haine profonde envers Ousmane Sonko, leader de l’opposition, et son entourage. Pour Ndoye Bane, ces déclarations publiques constituaient une atteinte grave à son honneur, sa réputation et son intégrité en tant que maire et père de famille.

Dans sa plainte déposée devant le tribunal correctionnel de Dakar, Ndoye Bane exigeait 30 millions de F CFA en dommages et intérêts pour le préjudice subi, ainsi que la contrainte par corps maximale en cas de condamnation de l’animateur de Walf TV.

Le mercredi 13 novembre 2024, lors de l’audience, l’avocat de Mamadou Ndoye Bane, Me Aboubacry Barro, a annoncé le désistement de son client. Cette décision a surpris plus d’un observateur, compte tenu de la virulence des accusations portées et de la somme réclamée initialement. Suite à cette déclaration, le juge a acté l’extinction de l’action publique, clôturant ainsi le dossier.

Les raisons de ce désistement soudain n’ont pas été clairement évoquées, mais il est possible que Mamadou Ndoye Bane ait souhaité éviter une longue bataille judiciaire ou cherché à apaiser les tensions. Cette décision pourrait également être interprétée comme un signe de réconciliation ou un geste d’apaisement, dans un contexte politique tendu où les polémiques se multiplient.

Cette affaire rappelle les tensions récurrentes entre personnalités publiques et médias, notamment sur les réseaux sociaux, où les propos peuvent rapidement devenir viraux et avoir des répercussions judiciaires. Elle pose également la question des limites de la liberté d’expression, de la diffamation et de la protection de l’honneur des figures publiques.

En mettant fin à cette procédure, Mamadou Ndoye Bane a peut-être choisi la voie de la sagesse, mais cette affaire restera sans doute dans les mémoires comme un exemple des défis posés par la communication numérique et l’impact des réseaux sociaux sur la vie publique.

Politique au Sénégal : Farba Ngom réagit aux propos d’Ousmane Sonko à Agnam

Dans un contexte électoral tendu, le passage du cortège de Ousmane Sonko à Agnam, fief historique de Farba Ngom, a suscité une réaction marquée de ce dernier. Le député, ancien allié et lieutenant du président Macky Sall, est enfin sorti de sa réserve face aux attaques de la tête de liste de Pastef.

Farba Ngom a débuté sa prise de parole en dénonçant les propos de Sonko. « Vous êtes venus jusqu’ici à Agnam pour dire du mal de moi, en affirmant que ce sera ma dernière élection. Ce n’est pas vrai », a-t-il déclaré avec assurance, répondant ainsi aux rumeurs propagées par l’opposant. En continuant sur sa lancée, le député a rappelé à son adversaire que « passer deux jours à Matam ne suffit pas à renverser la tendance ».

Fidèle à son style provocateur, Farba Ngom n’a pas manqué de rappeler son ancrage politique dans la région de Matam. « Ici, c’est le fief de Macky Sall », a-t-il martelé. Selon lui, aucun des responsables présents dans la région ne peut être influencé ou acheté par les adversaires politiques. « Il ne reste que 72 heures pour vous montrer que le département est solidement acquis à Macky Sall », a-t-il affirmé, avec la conviction que Sonko sera battu à Matam et sur l’ensemble du territoire national.

Farba Ngom a également évoqué l’avenir politique du pays, prédisant une défaite pour Ousmane Sonko et envisageant la formation d’un gouvernement d’union nationale. « Dimanche, vous serez battu à Matam, au Sénégal, et il y aura un gouvernement d’union nationale. En ce moment, on va vous renvoyer de la Primature », a-t-il lancé avec défiance, faisant allusion à la probable perte de pouvoir de Sonko.

Conscient des différences de parcours entre lui et Ousmane Sonko, Farba Ngom a conclu en reconnaissant la supériorité académique de son adversaire tout en se posant en mentor politique. « Vous avez certes beaucoup plus de diplômes que moi, mais je peux dire qu’en politique, je suis votre maître », a-t-il ironisé, affirmant sa longue expérience et son expertise sur le terrain.

Cette sortie de Farba Ngom intervient dans un climat de campagne où les échanges verbaux entre les différents candidats se multiplient. La région de Matam, perçue comme un bastion de la coalition de l’ancien président Macky Sall, pourrait bien être le théâtre d’un affrontement décisif dans le cadre de ces élections.

L’attente est palpable à quelques jours du scrutin, et la confrontation entre Ousmane Sonko et Farba Ngom s’annonce comme un des moments forts de cette élection. La population de Matam reste divisée, tandis que les déclarations des deux camps continuent d’alimenter les débats.

Farba Ngom : « Fier d’être griot de père en fils, je suis là par la grâce de Dieu »

A l’occasion de son grand meeting de clôture organisé ce jeudi à Agnam, son fief politique, Farba Ngom n’a pas mâché ses mots. Le candidat investi sur la liste nationale de la coalition Takku Wallu Sénégal a profité de cet événement pour répondre avec force et fierté aux remarques faites par le Premier ministre Ousmane Sonko.

Sans détour, Farba Ngom a revendiqué ses racines culturelles. « Toi, Ousmane Sonko, tu as pris la parole pour dire que je suis griot. Moi, le griot que je suis, j’en suis très fier », a lancé Farba Ngom devant une foule acquise à sa cause. « Je suis griot de père et de mère, et mes épouses sont aussi des griottes. Toutes mes filles se marieront également avec des griots », a-t-il poursuivi, exprimant avec assurance son attachement à la tradition et à son héritage familial.

L’homme politique n’a pas manqué de rappeler que c’est « Dieu qui dispose et qui décide ». « Aujourd’hui, Dieu a décidé que c’est Farba Ngom qui est là, et je sais que j’ai réussi. Parce que tu parles de moi dans tes meetings et rencontres politiques », a-t-il déclaré, voyant dans l’évocation de son nom une reconnaissance de son importance sur la scène politique nationale.

En réaffirmant son identité de griot, Farba Ngom renverse ainsi ce qui aurait pu être une critique en un hommage à ses origines. Ce discours résonne comme un rappel de la place centrale des griots dans la société sénégalaise, en tant que gardiens de la tradition orale et figures d’autorité respectées.

Cette sortie intervient dans un contexte de campagne électorale tendue, où les discours se radicalisent à mesure que les élections approchent. Farba Ngom, qui s’est toujours montré proche de la base et fier de ses origines, a une fois de plus démontré sa capacité à mobiliser et galvaniser ses partisans. En choisissant de célébrer son héritage griotique plutôt que de s’en distancer, il envoie un message fort à ses adversaires : sa légitimité politique ne dépend pas seulement de son statut, mais aussi de sa connexion profonde avec ses racines et sa communauté.

Le meeting d’Agnam marque ainsi une étape clé de cette campagne, où Farba Ngom a su imposer sa voix et sa présence, rappelant qu’au-delà des étiquettes et des stéréotypes, il reste un acteur incontournable de la politique sénégalaise.

Tahirou Sarr réplique à Ousmane Sonko : « Je ne laisserai personne ternir mon image »

Dans une conférence de presse tenue hier, Tahirou Sarr, candidat de la coalition Diomaye Président, n’a pas hésité à exprimer sa frustration face aux critiques d’Ousmane Sonko et de son parti, le Pastef. Se présentant comme le défenseur des intérêts nationaux, Sarr a livré des propos virulents contre l’ancien maire de Ziguinchor, qu’il accuse de mensonges et de manipulation.

Tahirou Sarr a réaffirmé son engagement en faveur d’un discours nationaliste, assurant qu’il ne reculera devant aucune pression. « Je ne suis intéressé que par la vérité. Mon discours n’a pas changé et ne changera jamais », a-t-il martelé devant la presse. Pour lui, la nécessité de défendre les Sénégalais face à une supposée menace étrangère est une priorité absolue.

Il a par ailleurs renouvelé sa proposition controversée d’instaurer une carte de séjour pour les étrangers, qu’il juge essentielle pour contrôler l’immigration au Sénégal. Répondant aux accusations d’Ousmane Sonko, qui aurait critiqué cette mesure, Sarr a rétorqué : « Ceux qui prétendent que Pastef propose la carte de séjour mentent. Qu’ils montrent des preuves. Ils mentent tous, y compris Ousmane Sonko ! »

Tahirou Sarr n’a pas mâché ses mots, accusant le Pastef de plagiat : « Ils ont copié mon programme. C’est de la lâcheté ! », a-t-il affirmé avec véhémence. Selon lui, Ousmane Sonko et son parti tentent de s’approprier des idées qu’il a formulées bien avant. Il estime également que ces tentatives de copier son programme visent à le discréditer auprès des Sénégalais : « Ils essaient de me mettre en mal avec le peuple, mais je ne céderai pas ! »

À l’approche des élections législatives, Sarr a profité de sa prise de parole pour dénoncer des manœuvres visant à nuire à sa candidature. Il accuse Sonko d’avoir tenté de l’intimider pour l’empêcher de déposer sa liste : « Avant les élections, il m’a appelé pour exiger que je lui parle avant de déposer ma liste. Il voulait me prendre en photo pour me décrédibiliser. »

Malgré ces tensions, Tahirou Sarr affirme rester fidèle à la coalition Diomaye Président et préfère, selon ses mots, « se battre de l’intérieur ». Il se dit convaincu que le Pastef ressent une pression intense face à une probable défaite aux législatives, ce qui expliquerait ces attaques répétées.

Les déclarations de Tahirou Sarr risquent de susciter des réactions contrastées au sein de la classe politique et de la société civile. Alors que certains pourraient saluer sa posture nationaliste et son discours direct, d’autres pourraient y voir une escalade de la xénophobie et une rhétorique populiste destinée à attirer l’électorat le plus conservateur.

En tout état de cause, Tahirou Sarr semble déterminé à maintenir le cap et à défendre sa vision sans compromis. La campagne électorale s’annonce donc houleuse, avec des affrontements verbaux qui ne manqueront pas d’alimenter le débat public dans les semaines à venir.

Violences électorales : « Farlu Jotna » dénonce vivement

« Farlu Jotna – Forces vives du Sénégal » dénonce avec la plus grande fermeté, par la voix de son président, le Professeur Elhadj Malick Kane, les actes de violence perpétrés depuis le début de la campagne législative, « notamment le lundi 11 novembre dernier à Saint-Louis, par les hommes de main de Barthélémy Dias contre les militants du PASTEF ».

« Les intimidations physiques ou verbales sont à proscrire du débat politique dans un État démocratique mûr comme le nôtre. Nous devons montrer au monde que notre pays fait désormais partie du club privilégié des démocraties responsables », lit-on dans un communiqué rendu public ce jeudi. Le texte ajoute : « ces attaques ignobles révèlent la vacuité du programme de la clique réunie autour de Dias, une alliance de bric et de broc, dont les membres ne partagent ni valeurs, ni projet ».

Le Professeur Malick Kane et ses camarades ajoutent : « Contrairement à cette alliance opportuniste mue par le seul désir d’occuper le pouvoir, le PASTEF défend un projet de société porteur d’espoir pour nos jeunes, nos femmes, nos entrepreneurs, nos agriculteurs et nos compatriotes en général, et propose les bases d’un nouveau Sénégal plus dynamique, plus compétitif et plus juste ».

Dans la même lancée, le Professeur Elhadj Malick Kane, président de « Farlu Jotna – Forces vives du Sénégal », invite le PASTEF ainsi que le Président de la République, Bassirou Diomaye Diahar Faye, et le Premier ministre, Ousmane Sonko, à ne pas se laisser détourner l’attention par des actes malveillants. Au contraire, il les exhorte à demeurer unis pour être en capacité d’appliquer leur programme dès le lendemain des élections nationales. « Les Sénégalais ont hâte de voir se déployer le projet de transformation systémique du Sénégal », conclut le document.

A. Saleh

5ᵉ Journée des Qualifications pour la CAN MAROC 2025

BURKINA FASO / SÉNÉGAL : 0-1

Le Sénégal Surclasse le Burkina Faso

Ce derby ouest-africain entre le Burkina Faso et le Sénégal, qui s’est déroulé au stade du 26 Mars à Bamako, s’inscrivait dans le cadre de la 5ᵉ journée des éliminatoires de la CAN 2025. Cependant, le match n’avait pas d’enjeu réel, puisque les deux équipes, considérées comme les grandes favorites du groupe L, étaient déjà qualifiées, avec 10 points chacune. Pour le Sénégal, l’objectif, clairement affiché par l’entraîneur intérimaire Pape Thiaw ainsi que par les cadres de l’équipe, était de s’assurer la première place. Bien que les Lions aient entamé le match de manière convaincante, la rencontre a été difficile et engagée. C’est finalement Habib Diarra qui a marqué l’unique but de la partie sur un tir magistral à la 84ᵉ minute.

Première Mi-Temps : Dominée mais Infructueuse

Dès le début du match, les Lions ont imposé leur rythme. Ils ont contrôlé le jeu durant les 20 premières minutes, avec un Ilimane Ndiaye particulièrement brillant et créatif. Les coéquipiers de Sadio Mané ont obtenu quatre corners, sans toutefois parvenir à concrétiser leurs occasions. Malgré une nette domination, l’équipe a péché dans la finition et manqué d’intensité. Par ailleurs, la défense sénégalaise a montré des signes de faiblesse, permettant aux Étalons de se créer deux occasions nettes.

Seconde Mi-Temps : Sous Tension

La deuxième période a été marquée par de nombreuses pertes de balle, révélant un manque de coordination entre les lignes. Kalidou Koulibaly, Pape Gueye et Nicolas Jackson ont eu du mal à retrouver leur niveau habituel. Pape Thiaw a effectué des changements à la 63ᵉ minute en faisant entrer Habib Diarra et Cherif Ndiaye, ce qui a apporté un nouvel élan à l’équipe. Finalement, à la 84ᵉ minute, Habib Diarra a profité d’un espace à l’entrée de la surface pour réaliser une frappe somptueuse qui a permis au Sénégal de prendre l’avantage. Malgré la pression des Étalons en fin de match, la défense sénégalaise, soutenue par le gardien Édouard Mendy, a tenu bon et a repoussé deux occasions dangereuses.

Débriefing

  • Pour ce derby ouest-africain, il est important de noter que le Burkina Faso jouait sans plusieurs de ses cadres, dont le capitaine Bertrand Traoré, Dango Ouattara, Mohamed Konaté, Hervé Koffi, Gustavo Sangaré et Abdoul Kader Ouattara, tous absents pour cause de blessure.
  • La défense sénégalaise n’a pas été rassurante, et cela a été aggravé par l’absence d’un bloc équipe cohérent. Heureusement, Édouard Mendy a réalisé des arrêts décisifs pour sauver son équipe à deux reprises.
  • Les joueurs de Pape Thiaw et de son adjoint Teddy Pellerin n’ont pas rassuré. Le niveau de jeu des Lions a considérablement baissé. Contre des équipes plus expérimentées, le Sénégal risque de rencontrer des difficultés. L’équipe a semblé manquer de rage, de panache et de consistance. Il reste encore beaucoup de travail pour construire une équipe moderne et compétitive. Le Sénégal doit renforcer sa cohésion tactique et sa détermination avant la CAN 2025.

Tops

  • Édouard Mendy : Auteur de deux arrêts décisifs, il a sauvé l’équipe lors des moments critiques.
  • Krépin Diatta : De retour dans l’équipe, il a montré une belle combativité et a remporté de nombreux duels.

Flops

  • Nicolas Jackson et Ismaïla Sarr : Ils ont été inexistants. Ismaïla Sarr traverse une période de doute et manque de confiance.
  • El Hadji Malick Diouf : Bien qu’il ait fourni beaucoup d’efforts, il a souvent pris de mauvaises décisions.

En conclusion, l’équipe n’a pas rassuré, ni par sa créativité ni par son engagement à défendre son statut de première nation africaine de football (classement FIFA depuis 36 mois).

Réforme sociale, économique, lutte contre la migration irrégulière : Mme Dia Awa Cheikh Mbengue de Bunt-Bi et ses alliés tirent des conclusions et prônent la fin de la migration irrégulière.

Dans le cadre de la campagne électorale en vue des élections législatives du 17 novembre 2024, les candidats de la liste UNION CITOYENNE BUNT-BI ont parcouru toutes les régions du Sénégal pour recueillir les préoccupations, attentes et exigences des populations concernant la 15ᵉ législature et les politiques publiques. En tant que députés élus du peuple, leur mission principale est de représenter les citoyens à l’Assemblée nationale. Mme Awa Cheikh Mbengue et ses collègues ont présenté ci-dessous les axes fondamentaux de leur programme législatif, tirés des conclusions de l’écoute active des populations. Selon elle, les jeunes et les femmes sont une priorité pour la liste Bunt-Bi, notamment pour freiner la migration irrégulière qui tue notre jeunesse.

En entamant son discours, Mme Dia Awa Cheikh Mbengue a exprimé son engagement, ainsi que celui de la coalition, en faveur d’élections pacifiques et sereines. Elle a appelé à un climat politique apaisé, essentiel pour garantir la transparence et la crédibilité du processus électoral. « Je suis allée dans d’autres pays que le Sénégal, mais ce que je vois ici, dans un pays de démocratie et de dialogue comme le Sénégal, c’est désolant de vivre certaines situations à l’approche des élections. Je le dénonce avec la dernière énergie. Je me demande s’il n’y a pas d’autre privilège que d’être un(e) représentant(e) de la population sénégalaise à l’Assemblée nationale… », a-t-elle déclaré.

Propositions :

  1. Réforme de la décentralisation :
    • L’abrogation de l’Acte III de la décentralisation et son remplacement par un Acte Unique de la décentralisation et de la déconcentration. Mme Mbengue propose une réforme profonde avec la création de cinq méga-régions autonomes (Grand Ouest, Grand Est, Grand Centre, Grand Nord, Grand Sud). Ces régions seraient dotées de ressources financières propres et d’institutions administratives autonomes pour mieux répondre aux besoins locaux. L’objectif est d’éviter que les citoyens des régions éloignées, comme Tambacounda, soient obligés de se rendre à Dakar pour des soins de santé ou d’autres services essentiels.
  2. Représentation authentique du peuple :
    • Une représentativité réelle garantissant que l’Assemblée nationale reflète la diversité des opinions et des besoins de la population, avec des députés à l’écoute des citoyens.
  3. Indépendance vis-à-vis de l’Exécutif :
    • Une législature forte, composée de députés non affiliés aux partis politiques dominants, pour éviter que les décisions soient dictées par l’exécutif, assurant ainsi un meilleur contrôle démocratique.
  4. Propositions de lois innovantes :
    • La liste Citoyenne Bunt-Bi propose des lois pour lutter contre l’émigration irrégulière, en s’appuyant sur une compréhension approfondie des enjeux. Ces mesures incluent des solutions concrètes pour répondre aux préoccupations des jeunes et des communautés vulnérables.
    • Réformer le code de la famille, jugé obsolète, pour mieux répondre aux réalités actuelles, y compris un rééquilibrage des prestations familiales.
  5. Économie et industrialisation :
    • Légiférer sur le portefeuille de l’État pour permettre à ce dernier de jouer un rôle moteur dans l’économie nationale. L’industrialisation est vue comme un levier crucial pour stimuler l’économie, notamment en attirant de grandes entreprises industrielles dans les régions, créant ainsi des emplois et des opportunités économiques.
  6. Promotion de la migration circulaire :
    • Mme Awa Cheikh Mbengue prône la mise en place d’un système de migration circulaire, permettant aux jeunes d’obtenir un contrat de travail sécurisé à l’étranger avant de quitter le Sénégal. Cette mesure vise à garantir des conditions de travail décentes et à éviter les drames liés aux migrations clandestines.
  7. Renforcement du dialogue social :
    • Une assemblée représentative favorise le dialogue avec toutes les parties prenantes, y compris les organisations de la société civile, permettant de co-construire des solutions aux défis migratoires.

En conclusion, Mme Dia Awa Cheikh Mbengue a exprimé sa profonde tristesse suite au décès de l’ancien ministre des Finances, Mouhamadou Moustapha Ba : « C’était un homme d’État exceptionnel, généreux, affable, et d’une dimension unique. Que Dieu l’accueille dans son paradis éternel ! » a-t-elle conclu.

Crise dans le Secteur Médias au Sénégal : Les Acteurs de la Presse Dénoncent une Atteinte à la Liberté d’Expression

Au Sénégal, le secteur de la presse traverse une période de tension vive alors que le ministère de la Communication, des télécommunications et de l’économie numérique a annoncé la mise en place d’une nouvelle réglementation controversée. Cette mesure, visant à établir une liste officielle des médias « reconnus » d’ici le 30 novembre 2024, suscite une vague de protestations de la part des acteurs du secteur. Mamadou Ibra Kane, président du Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (Cdeps), qualifie cette initiative de « forfaiture » et d’« atteinte grave à la liberté d’expression ».

L’arrêté ministériel du 1er octobre 2024 impose un processus d’enregistrement et de validation des entreprises de presse. Si l’enregistrement peut être perçu comme une démarche administrative légale, la validation, selon Mamadou Ibra Kane, constitue une entorse à la Constitution sénégalaise de 2000 et au Code de la presse. « Au Sénégal, la création d’un média est libre et ne nécessite aucune autorisation préalable de l’État », rappelle le président du Cdeps, dénonçant ainsi une tentative de régulation qu’il juge « illégale » et « sans fondement ».

Le droit à la liberté de la presse est en effet garanti par la Constitution sénégalaise, qui consacre le principe de libre création des entreprises de médias. Pour Mamadou Ibra Kane, cette nouvelle réglementation remet en question cette liberté fondamentale et constitue une tentative déguisée de contrôle étatique du secteur.

L’un des points les plus critiqués par le Cdeps est l’absence de concertation préalable avec les acteurs de la presse. La plateforme numérique d’enregistrement, introduite par le ministère, devait initialement faire l’objet de discussions avec les représentants du secteur. Cependant, selon M. Kane, ces consultations n’ont jamais eu lieu, et la mise en place de cette plateforme est perçue comme une décision unilatérale imposée par l’autorité publique. « Au lieu d’un outil au service de la presse, nous faisons face à une structure imposée qui se substitue au libre droit de création des médias », s’insurge le président du Cdeps.

L’arrêté ministériel impose aux entreprises de presse de nouvelles conditions, dont la possession d’un capital social, l’obtention d’un numéro d’identification national (Ninea) et une inscription au Registre du commerce. Ces exigences sont jugées inadaptées par les acteurs du secteur, qui les considèrent contraires aux dispositions en vigueur dans le Code de la presse. Pour Mamadou Ibra Kane, ces mesures risquent d’exclure de nombreuses petites structures médiatiques et de restreindre la diversité du paysage médiatique sénégalais.

Le Cdeps n’entend pas rester inactif face à cette réglementation qu’il qualifie de « liberticide ». Mamadou Ibra Kane promet une lutte acharnée sur le terrain juridique et politique pour faire annuler l’arrêté ministériel. « Nous n’allons pas nous laisser faire », affirme-t-il, soulignant que cette initiative menace non seulement la liberté de la presse, mais également la liberté d’expression, considérée comme une conquête essentielle du peuple sénégalais.

Cette crise survient dans un contexte déjà tendu pour la presse sénégalaise, marquée par des défis économiques et des pressions croissantes. Le spectre d’une mise sous tutelle du secteur inquiète les acteurs, qui redoutent une réduction de l’indépendance éditoriale et un contrôle accru des autorités sur les contenus médiatiques. L’initiative du ministère de la Communication est perçue par beaucoup comme une tentative de régulation excessive qui pourrait avoir des conséquences néfastes pour la liberté d’informer et le pluralisme des opinions.

L’avenir de la presse indépendante au Sénégal apparaît donc incertain. Alors que le Cdeps prépare une riposte juridique, l’issue de ce bras de fer pourrait bien déterminer l’évolution des relations entre l’État et les médias dans les années à venir. Pour l’instant, c’est tout un secteur qui reste mobilisé, déterminé à défendre ses droits et à préserver les acquis de la liberté de la presse.

Affaire Pierre Goudiaby «Atépa» vs. Adama Gaye : Un procès sous haute tension

Le tribunal correctionnel de Dakar se prépare à examiner une affaire particulièrement suivie au Sénégal : le litige opposant l’architecte de renom Pierre Goudiaby «Atépa» au journaliste controversé Adama Gaye. Le procès est prévu pour le 27 novembre prochain, après une première audience tenue ce mercredi qui a fixé le montant de la consignation à 50 000 francs CFA, selon le quotidien Les Échos.

À l’origine de cette affaire, une plainte déposée par Pierre Goudiaby «Atépa», qui accuse Adama Gaye de diffamation. Le célèbre architecte réclame 100 millions de francs CFA en dommages et intérêts, estimant que les propos tenus par le journaliste ont porté gravement atteinte à son honneur et à sa réputation. Les accusations d’Adama Gaye ont principalement été publiées sur Facebook, où il aurait insinué que le ministère de l’Urbanisme est désormais sous le contrôle de Pierre Goudiaby. Selon lui, le ministre de l’Urbanisme, Balla Moussa Fofana, agirait sous les ordres de l’architecte, ce qui laisse entendre une influence indue dans la gestion des affaires publiques.

En plus de ces allégations, Adama Gaye aurait évoqué un scandale présumé impliquant la Maison du Sénégal aux États-Unis, dans lequel Pierre Goudiaby serait mêlé. Cette accusation, largement relayée sur les réseaux sociaux, aurait contribué à ternir l’image de l’architecte, d’où sa décision de porter l’affaire devant la justice.

Le procès s’annonce tendu et attire déjà l’attention du public et des médias, compte tenu du profil des deux protagonistes. D’un côté, Pierre Goudiaby «Atépa», figure emblématique de l’architecture sénégalaise, connu pour ses projets ambitieux et sa proximité avec certaines sphères politiques ; de l’autre, Adama Gaye, journaliste réputé pour ses prises de position critiques et ses révélations souvent controversées.

Cette affaire met également en lumière la question de la liberté d’expression au Sénégal, face aux accusations de diffamation qui deviennent récurrentes dans le paysage médiatique. Si le tribunal donne raison à Pierre Goudiaby, cela pourrait marquer un précédent en matière de gestion des conflits entre personnalités publiques et journalistes.

En attendant l’audience du 27 novembre, les observateurs s’interrogent sur l’issue de ce procès. Les avocats des deux parties se préparent pour une bataille juridique intense, avec des arguments qui devraient tourner autour de la liberté d’expression, des responsabilités des journalistes, et des limites de la diffamation.

Quel que soit le verdict, ce procès est déjà perçu comme un test pour la justice sénégalaise, appelée à trancher dans une affaire où se mêlent questions d’éthique, de pouvoir et de réputation.

Le rendez-vous est donc pris pour le 27 novembre au tribunal correctionnel de Dakar, avec une forte attente du public pour un dénouement éclairant sur les enjeux de cette affaire.

Interdiction de la circulation interrégionale au Sénégal à la veille des législatives

À quelques jours des élections législatives prévues ce dimanche, le ministre de l’Intérieur, Jean-Baptiste Tine, a pris une mesure significative en annonçant l’interdiction de la circulation interrégionale sur toute l’étendue du territoire. L’arrêté, publié ce mercredi et relayé par plusieurs médias, précise que cette mesure sera en vigueur du samedi 16 novembre à minuit jusqu’au dimanche 17 novembre à minuit.

Cette décision intervient dans un contexte électoral marqué par une tension croissante et des préoccupations liées à la sécurité publique. En interdisant la circulation interrégionale, les autorités visent à limiter les déplacements de masse susceptibles de perturber le bon déroulement du scrutin. Selon des sources proches du ministère de l’Intérieur, cette mesure a pour but de prévenir d’éventuels troubles et d’assurer une meilleure coordination des forces de l’ordre dans tout le pays.

L’arrêté ministériel précise toutefois que certaines catégories de véhicules seront exemptées de cette interdiction. Les véhicules des forces de défense et de sécurité, ceux de secours ainsi que les ambulances pourront circuler librement pendant la période concernée. En outre, des dérogations spéciales pourront être accordées aux particuliers pour des raisons jugées urgentes ou indispensables. Les demandes devront être soumises au ministère de l’Intérieur, qui se chargera d’évaluer chaque cas.

Cette décision pourrait avoir des conséquences importantes sur la participation des électeurs aux législatives, notamment pour ceux qui doivent se déplacer entre les régions pour voter. Toutefois, le ministère de l’Intérieur assure que cette mesure vise avant tout à garantir la sécurité et la transparence du processus électoral.

Les partis politiques et les observateurs nationaux et internationaux surveilleront de près la mise en œuvre de cette interdiction, tout en appelant les citoyens à respecter les consignes des autorités.

Ces législatives interviennent dans un climat politique tendu, marqué par des manifestations sporadiques et des tensions entre partisans des différents camps. Les autorités ont multiplié les appels au calme et à la responsabilité citoyenne, exhortant les Sénégalais à faire preuve de civisme durant cette période cruciale pour l’avenir du pays.

Il reste à voir comment cette interdiction sera perçue par la population et si elle permettra d’assurer un déroulement pacifique des élections ce dimanche.

Affaire Keur Yeurmandé : trois accusés portés disparus, Ndella Madior Diouf en difficulté

Dans un rebondissement inattendu de l’affaire Keur Yeurmandé, trois collaborateurs de Ndella Madior Diouf ont disparu après avoir été placés sous liberté provisoire. Cette affaire, qui secoue le Sénégal depuis plusieurs mois, s’alourdit d’un nouvel élément troublant, mettant en péril la situation juridique de la femme d’affaires.

Cheikh Tidiane Ndiaye, Djiby Sow et El Hadji Sène, respectivement assistant personnel, gardien de la pouponnière et animateur à la radio Saphir FM, sont désormais introuvables. Accusés d’avoir enterré discrètement deux nourrissons décédés à Keur Yeurmandé, les trois hommes avaient été arrêtés en même temps que Ndella Madior Diouf. Ils avaient ensuite bénéficié d’une liberté provisoire. Mais leur fuite apparente vient changer la donne dans cette enquête complexe.

Selon des informations publiées par Les Échos dans son édition de ce jeudi, le magistrat chargé de l’affaire a constaté l’absence des trois prévenus. Un procès-verbal de carence sera rédigé par le greffier et contresigné par le juge d’instruction, marquant officiellement leur statut de fugitifs. Ce développement ajoute une couche d’incertitude et d’inquiétude à une affaire déjà sensible.

Pour Ndella Madior Diouf, toujours en détention, cette nouvelle est un coup dur. Ses demandes répétées de liberté provisoire, la dernière remontant au 30 octobre, ont toutes été rejetées par le juge. La disparition de ses trois collaborateurs pourrait compliquer davantage sa situation. Le magistrat pourrait en effet se montrer plus réticent à accorder une libération provisoire, craignant que l’ancienne présentatrice de télévision ne prenne la fuite à son tour.

La disparition de Cheikh Tidiane Ndiaye, Djiby Sow et El Hadji Sène soulève de nombreuses questions. Comment ces derniers ont-ils pu échapper à la vigilance des autorités ? Sont-ils partis de leur propre chef, ou ont-ils reçu des pressions extérieures ? Pour l’instant, les enquêteurs restent discrets sur les circonstances exactes de cette fuite.

En attendant, la détention de Ndella Madior Diouf se prolonge et la pression monte. Le public suit avec attention cette affaire qui mêle scandale, accusations graves et disparitions inexpliquées, dans un contexte où la confiance dans le système judiciaire est mise à l’épreuve.

L’affaire Keur Yeurmandé n’a pas fini de faire parler d’elle. La disparition des trois collaborateurs de Ndella Madior Diouf pourrait bien marquer un tournant dans l’enquête, et mettre en péril la défense de la femme d’affaires. Pour l’heure, le sort de ces disparus reste un mystère, et les spéculations vont bon train.

Kaour / Élections législatives anticipées 2024 : Le PASTEF Singhère annonce une majorité écrasante

Le chargé de communication de PASTEF à Kaour, Ismaïla Biaye, s’est exprimé devant des milliers de militants lors d’un meeting organisé ce week-end à Singhère, dans le département de Goudomp. La commune de Kaour occupe une place centrale dans les programmes de développement du nouveau régime.

Ismaïla Biaye, qui est également chargé de communication de la JPS départementale, a profité de l’occasion pour appeler tous les habitants de la commune à s’unir autour du ministre Olivier Boucal, afin de collaborer main dans la main pour propulser le département de Goudomp sur la voie du développement sous la direction du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko.

« Nous nous engageons à remporter ces élections législatives du 17 novembre 2024 pour donner une majorité écrasante au PASTEF, afin de gouverner le pays de manière démocratique et inclusive. Nous sensibilisons les populations de la commune de Kaour à ne pas prêter attention à ceux qui disent que « le Sénégal est en difficulté, que la jeunesse est déçue, que la vie est chère, etc. » Notre stratégie est d’aller directement à la rencontre des populations, plutôt que de mobiliser les militants avec de l’argent.

Ne faites pas l’erreur de ne pas voter pour la liste de PASTEF si vous souhaitez un véritable changement », a-t-il souligné.

Le responsable politique de PASTEF Singhère, également directeur de campagne au niveau communal, a conclu en invitant la population à faire confiance au parti PASTEF pour instaurer une Assemblée nationale de rupture.

Scandale foncier à Dakar : Tahirou Sarr et des responsables publics impliqués dans une fraude de grande envergure

L’affaire fait grand bruit dans la capitale sénégalaise. Tahirou Sarr, un homme d’affaires influent, se retrouve au cœur d’une vaste affaire de fraude foncière et de détournement de fonds, révélée par la Sûreté urbaine de Dakar. Selon le journal L’Observateur, Sarr aurait orchestré un complot impliquant des membres de l’administration sénégalaise pour détourner des fonds publics via des transactions foncières frauduleuses, ciblant particulièrement des terres situées à Ngor.

Les faits remontent à 2014, lorsqu’un groupe de familles héritières de terres à Ngor a été approché pour vendre trois titres fonciers. Ces familles, prudentes, avaient sollicité les services d’un avocat de renom pour sécuriser la transaction. Cependant, cet avocat, qui aurait dû représenter leurs intérêts, aurait trahi leur confiance. D’après les informations obtenues, il se serait allié secrètement à Tahirou Sarr ainsi qu’à des figures influentes, dont Mamour Diallo, l’ancien Directeur des Domaines, et plusieurs hauts responsables administratifs.

Ensemble, ils auraient mis en place une fausse procédure d’expropriation pour utilité publique, dissimulant ainsi un vaste détournement de fonds. Un procès-verbal de conciliation falsifié a été présenté aux familles, leur promettant une compensation de 700 millions de francs CFA. Cependant, les fonds n’ont jamais été versés, et les documents remis aux familles étaient des faux.

Après avoir découvert l’escroquerie, les familles spoliées ont déposé plainte, révélant l’ampleur de la fraude. L’enquête, confiée à l’inspecteur Bara Sangharé, a mis en lumière un réseau complexe de pratiques illégales impliquant des responsables publics de haut rang. Le procureur, confronté aux nombreuses incohérences du dossier, a décidé de transférer l’affaire au juge d’instruction pour des investigations plus approfondies.

Les investigations en cours ont permis de révéler des anomalies majeures dans le processus de vente et d’expropriation des terres. Le juge d’instruction, face à l’ampleur des irrégularités, pourrait procéder à de nouvelles arrestations. Cette affaire met à nu un véritable système de corruption au sein de l’administration sénégalaise, avec des responsables publics utilisant leur position pour enrichissement personnel au détriment des citoyens.

Le scandale qui entoure Tahirou Sarr et ses complices présumés suscite une vive indignation au sein de l’opinion publique. Plusieurs organisations de la société civile ont appelé à une enquête impartiale et à des sanctions sévères contre tous les acteurs impliqués dans cette fraude. Le procès à venir sera suivi de près, tant par les médias que par les citoyens, impatients de voir justice rendue.

Pour l’heure, l’enquête se poursuit, et les sénégalais attendent des réponses claires sur ce dossier qui expose des failles profondes dans la gestion des terres et l’intégrité de l’administration publique.

Ousmane Sonko à Guédiawaye : Réfuter le Nationalisme au Profit du Patriotisme

Hier à Guédiawaye, Ousmane Sonko, le président du parti Pastef, a une nouvelle fois capté l’attention de la foule lors de son meeting. Cependant, un élément inhabituel a marqué cette apparition publique : contrairement à son habitude de s’adresser debout à ses partisans, c’est assis qu’il a choisi de s’exprimer. Cette posture a peut-être symbolisé une volonté d’apaisement, tandis qu’il abordait des sujets sensibles, notamment la question du nationalisme, largement défendue par certains candidats, dont Tahirou Sarr.

Le débat sur le nationalisme s’est intensifié à l’approche des élections, certains candidats adoptant un discours prônant la protection identitaire, voire la méfiance à l’égard des étrangers. Sonko a saisi l’occasion pour clarifier sa position. Selon lui, il est primordial de distinguer le patriotisme, qui consiste à aimer son pays et à vouloir son développement, du nationalisme, qu’il qualifie de réducteur et dangereux car souvent utilisé pour dresser une partie de la population contre une autre.

« Le patriotisme, c’est défendre les intérêts de la nation en incluant tous ses fils et filles, qu’ils soient nés ici ou ailleurs. Le nationalisme, au contraire, devient vite une arme de division », a-t-il déclaré.

Dans un effort pour contrer la désinformation, Sonko a cité les chiffres de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). Selon ces données, le Sénégal compte environ 207 000 étrangers, soit seulement 1,1 % de la population totale. Il a également dénoncé les rumeurs affirmant que le pays compterait 3 millions de personnes d’origine peule, une affirmation qu’il a qualifiée de fausse et manipulatrice.

Ces chiffres visent à apaiser les tensions et à déconstruire un discours de peur face à l’étranger. Pour Sonko, l’usage de données vérifiées est crucial pour rétablir la vérité et éviter la stigmatisation de certaines communautés.

Sonko a rappelé que le peuple sénégalais a toujours été un peuple de voyageurs et d’émigrés. Selon ses estimations, entre 750 000 et 900 000 Sénégalais vivent actuellement à l’étranger. Il a souligné l’incohérence de rejeter les étrangers vivant au Sénégal, alors même que de nombreux Sénégalais bénéficient de l’hospitalité d’autres nations.

« Comment pouvons-nous critiquer la présence d’étrangers sur notre sol alors que nous sommes nous-mêmes des invités dans tant de pays ? » a-t-il interrogé. Cette réflexion a été accueillie par des applaudissements nourris, marquant un soutien appuyé de la foule à cette vision d’ouverture.

Ousmane Sonko a ainsi choisi de faire passer un message d’unité nationale, rappelant que le Sénégal a toujours été une terre d’accueil et de tolérance. Il a exhorté les Sénégalais à ne pas tomber dans le piège des discours identitaires et xénophobes, qui, selon lui, ne profitent qu’à ceux qui cherchent à diviser pour mieux régner.

En fin de discours, il a conclu : « Notre force réside dans notre diversité et notre capacité à vivre ensemble, quelles que soient nos différences. Refusons le discours de haine, restons unis et construisons un Sénégal inclusif pour tous. »

Avec ce meeting à Guédiawaye, Ousmane Sonko continue de s’affirmer comme un défenseur d’un Sénégal ouvert et solidaire, se posant en contrepoids face à une montée des discours nationalistes dans le paysage politique actuel.

Amadou Bâ recadre Ousmane Sonko : « Les ministères de souveraineté obéissent au Chef de l’État avant tout »

En pleine campagne électorale, alors que la tension monte à l’approche des élections, Amadou Bâ, tête de liste de Jamm ak Njarin, n’a pas manqué l’occasion de recadrer son principal adversaire, Ousmane Sonko, tête de liste de Pastef.

Lors d’un récent meeting, Amadou Bâ a tenu à rappeler l’importance de la hiérarchie dans la gestion des ministères de souveraineté. Selon lui, ces ministères, qui incluent les portefeuilles clés comme la Défense, l’Intérieur, et la Justice, n’obéissent qu’aux ordres du Chef de l’État en priorité. « C’est le Président qui nomme et les ministres ont l’obligation de lui rendre compte avant d’exécuter une instruction, quelle qu’elle soit et d’où qu’elle vienne », a affirmé Amadou Bâ avec fermeté.

Dans une pique subtile mais directe, Amadou Bâ a mis en garde Ousmane Sonko contre une éventuelle confusion des rôles s’il venait à occuper le poste de Premier ministre tout en restant le leader charismatique du Pastef. « Il faut qu’Ousmane Sonko, Premier ministre, ne soit pas en conflit avec Ousmane Sonko, président de Pastef », a-t-il lancé, faisant allusion aux potentiels conflits d’intérêts qui pourraient survenir si Sonko devait jongler entre ses responsabilités gouvernementales et ses engagements partisans.

Cette déclaration d’Amadou Bâ intervient dans un contexte où la campagne électorale est marquée par une polarisation accrue entre les différentes coalitions. Les propos du leader de Jamm ak Njarin témoignent de la volonté de recentrer le débat sur le respect des institutions et des processus établis, face à un Ousmane Sonko qui ne cesse de revendiquer un changement radical dans la gouvernance du pays.

Les prochains jours s’annoncent décisifs pour les deux camps, et il reste à voir comment Ousmane Sonko répondra à cette mise en garde de son adversaire.

Ousmane Sonko dénonce une collusion entre la classe politique, la presse et la société civile lors d’un meeting à Guédiawaye

Lors d’un meeting organisé par le parti Pastef à Guédiawaye, Ousmane Sonko a une nouvelle fois pris la parole pour critiquer vigoureusement ce qu’il appelle le « système » qu’il s’engage à combattre. Le leader des Patriotes n’a pas mâché ses mots en s’en prenant à une classe politique qu’il qualifie de corrompue, mais également à une partie de la presse et de la société civile sénégalaise.

Face à une foule de partisans, Sonko a rappelé aux militants de son parti que le « système » qu’ils combattent n’est pas encore mort. « Ce que je veux rappeler aux Patriotes, c’est que nous faisons face à un système qui n’est pas encore mort », a-t-il déclaré, dénonçant ainsi l’élite politique qui, selon lui, continue de perpétuer des pratiques qu’il juge répréhensibles. Sonko estime que cette classe politique s’appuie sur une partie de la presse et de la société civile, qu’il accuse d’être corrompues et manipulatrices.

Le leader de Pastef n’a pas épargné une frange de la société civile, qu’il décrit comme étant active seulement pendant les périodes électorales. Il accuse ces acteurs de profiter de la situation pour obtenir des financements étrangers, tout en manipulant l’opinion publique. « Les partenaires de la société civile qui sont à l’étranger profitent de la période électorale pour se frotter les mains », a-t-il affirmé. Selon Sonko, certains membres de la société civile n’hésitent pas à se rendre au Palais de la République pour remplir leurs poches, une pratique qu’il promet de faire cesser.

Dans son discours, Ousmane Sonko a également dénoncé ce qu’il appelle la dilapidation des fonds publics par les élites politiques et leurs alliés dans la société civile. Il a averti que sous sa direction, de telles pratiques ne seraient plus tolérées. « Nous n’allons plus permettre que l’argent du contribuable soit gaspillé », a-t-il martelé devant ses partisans, appelant à une gestion plus transparente et responsable des ressources de l’État.

Le meeting de Guédiawaye a rassemblé une foule importante de militants de Pastef, venus écouter les déclarations du leader du parti. Ce rassemblement montre que malgré les difficultés rencontrées par Ousmane Sonko, notamment ses démêlés judiciaires et les interdictions de manifester, il conserve une base militante solide et mobilisée. Pour ses partisans, Sonko incarne l’espoir d’un changement profond dans le paysage politique sénégalais.

Ce discours s’inscrit dans une stratégie de campagne offensive, où Sonko tente de galvaniser ses militants en pointant du doigt des pratiques qu’il dénonce depuis longtemps. En s’attaquant à la classe politique traditionnelle, aux médias qu’il juge complaisants, et à une société civile qu’il accuse de connivence, Ousmane Sonko se positionne une fois de plus comme le principal opposant au pouvoir en place et au « système » qu’il promet de démanteler.

L’avenir dira si cette rhétorique suffira à maintenir l’engouement de ses partisans et à convaincre une frange plus large de l’électorat sénégalais. Pour l’heure, il semble résolu à continuer son combat contre ce qu’il considère être une oligarchie ancrée dans le paysage politique du Sénégal.

Ousmane Sonko appelle à une meilleure gestion des marchands ambulants à Keur Massar

Lors de la campagne électorale pour les élections législatives, Ousmane Sonko, tête de liste du parti Pastef, a tenu un discours à Keur Massar, un quartier populaire de la banlieue de Dakar. S’adressant à une foule majoritairement composée de jeunes marchands ambulants, il a mis en avant un discours empreint de calme et d’empathie, prônant une meilleure gestion des activités informelles, souvent dominées par les jeunes en quête de revenus.

Dans son intervention, Ousmane Sonko a plaidé pour une approche plus humaine de la gestion des marchands ambulants, demandant aux autorités locales de faire preuve de tolérance. « Il faut soutenir ces jeunes qui cherchent à gagner dignement leur vie en vendant dans la rue. Il ne faut pas les chasser, mais plutôt chercher à les encadrer en attendant de trouver une solution à leur situation », a déclaré le leader de Pastef. Cette déclaration a été bien accueillie par les jeunes commerçants, souvent confrontés aux opérations de déguerpissement des autorités municipales.

Sonko a également présenté une solution concrète pour mieux encadrer le commerce informel : l’aménagement d’un centre commercial dédié. Il propose de raser une partie de la Foire de Dakar afin de construire une infrastructure capable d’accueillir un grand nombre de marchands ambulants. Ce projet vise à offrir un espace sécurisé et adapté aux jeunes vendeurs, leur permettant ainsi de mener leurs activités dans des conditions plus dignes et respectueuses des normes en vigueur.

« Nous devons penser à des solutions durables pour ces jeunes qui n’ont souvent pas d’autre choix que de vendre dans la rue pour subvenir à leurs besoins. Ce centre commercial permettra de réguler le commerce informel tout en assurant un cadre de travail sécurisé », a expliqué Sonko.

Cependant, le leader de Pastef a tenu à marquer son désaccord avec certaines pratiques liées à l’installation anarchique de points de vente, notamment aux abords des établissements scolaires et des hôpitaux. « Désormais, nous n’accepterons plus que des points de vente soient installés devant ou aux alentours des écoles et des hôpitaux. Ces pratiques vont à l’encontre des normes de sécurité et d’un cadre de vie sain », a-t-il affirmé fermement.

Cette position illustre la volonté d’Ousmane Sonko de trouver un équilibre entre le soutien aux jeunes entrepreneurs du secteur informel et la nécessité de maintenir l’ordre et la sécurité publique. Il propose ainsi une gestion plus rigoureuse, tout en évitant une répression systématique des activités informelles, souvent source de tensions sociales.

En se positionnant comme le défenseur des jeunes marchands ambulants, Sonko cherche à attirer un électorat sensible aux problématiques socio-économiques de la banlieue dakaroise. Son discours à Keur Massar s’inscrit dans une stratégie plus large visant à mobiliser les jeunes, un groupe démographique clé dans la dynamique électorale sénégalaise.

Alors que la campagne pour les législatives bat son plein, Ousmane Sonko semble miser sur une approche pragmatique et inclusive, promettant des solutions concrètes et immédiates aux préoccupations des citoyens. Les réactions à ses propositions ne se sont pas fait attendre, et il reste à voir si ces engagements sauront convaincre les électeurs le jour du scrutin.

Campagne électorale/Soutien au Pastef : Le lieutenant du ministre Alioune Sarr à Médina mobilise ses militants pour une majorité absolue à l’Assemblée nationale

À quelques jours de la fin de la campagne électorale, le responsable politique de l’Alliance pour le Sénégal, Babacar Gueye, montre sa force à Médina, apportant un soutien significatif à la tête de liste du Pastef, Ousmane Sonko. En présence de son leader de parti, le ministre Alioune Sarr, M. Gueye affirme que, pour la stabilité du pays, le président Bassirou Diomaye Faye doit obtenir la majorité à l’Assemblée nationale. Selon le ministre Alioune Sarr, président du parti Alliance pour le Sénégal, cette majorité doit être absolue afin que le président Bassirou Diomaye Faye puisse mettre en œuvre ses engagements, notamment les réformes agricoles et industrielles alignées sur la vision Sénégal 2050.

« Nous appelons la population à accorder une large majorité au Président de la République, car nous considérons que le Sénégal est à un tournant historique. Depuis 1960, aucun chef d’État n’a jamais eu de minorité à l’Assemblée nationale. Une majorité confortable doit donc être accordée au président Bassirou Diomaye Faye pour garantir la stabilité du pays », a déclaré Babacar Gueye.

Selon le ministre Alioune Sarr, l’Alliance pour le Sénégal est présente dans les 45 départements du Sénégal ainsi que dans la diaspora. Il est essentiel de préparer les militants pour cette élection législative ainsi que pour les élections locales à venir, dans l’objectif de conquérir le pouvoir local. Il en va de l’intérêt du pays, qui a besoin de stabilité et de cohérence, afin que le président élu le 24 mars puisse dresser un bilan positif à l’issue des cinq ans de son mandat. Une majorité confortable est indispensable pour permettre au Président de la République de mener à bien des réformes agricoles et industrielles, en accord avec la vision Sénégal 2050.

« L’Alliance pour le Sénégal est fermement convaincue que la violence n’a pas sa place dans un processus démocratique. Nous lançons un appel à la responsabilité et à la retenue. La mise en péril de la stabilité et de la paix sociale ne bénéficie à personne. Ceux qui sont à l’origine des violences doivent comprendre que cette situation pourrait également les affecter », a précisé le ministre.

« La jeunesse doit savoir que ses véritables soutiens sont ses parents, pas les réseaux sociaux. Dans le monde, les plus riches sont ceux qui innovent, créant des plateformes comme Facebook, Twitter et WhatsApp. Ici au Sénégal, certains se distinguent par des performances d’insultes en ligne. C’est pourquoi j’appelle les jeunes à respecter les valeurs et la culture de notre pays. Nos mères sont nos références. Si vous, jeunes, respectez vos mères, les chefs religieux et les dignitaires, et que vous développez vos compétences, vous deviendrez d’excellents citoyens », a ajouté le ministre.

Babacar Gueye, responsable de l’Alliance pour le Sénégal à Médina, a conclu en réaffirmant son engagement et sa détermination à servir sa localité : « Je suis un digne fils de Médina. Avec mon expérience aux côtés du président Alioune Sarr pendant des années, je me suis battu et je continuerai à me battre pour diriger la commune de Médina. Les dirigeants actuels ne sont pas plus compétents que nous, et Médina a besoin de changement », a-t-il affirmé.

Ndoffane Laguèn : Cérémonie de démarrage de la récolte d’un champ dédié à l’éducation nationale

La plupart des enfants vivant en milieu rural, issus de familles démunies, souffrent souvent de la faim, et le manque de nourriture ou l’absence de cantine scolaire reste un problème crucial. C’est pour cette raison que l’inspecteur d’académie sortant, Siaka Goudiaby, a initié la création d’un champ dédié à l’éducation nationale dans l’inspection d’académie de Kaolack.

Ce n’est plus un secret : certains élèves doivent parcourir plusieurs kilomètres à pied chaque jour pour se rendre à l’école. Les conséquences négatives sont doubles. D’un côté, la malnutrition entraîne un retard dans le développement des enfants, et de l’autre, elle réduit considérablement leur capacité de concentration pendant les cours, a souligné l’inspecteur de l’éducation, Moustapha Ndiaye, au nom de l’inspecteur d’académie de Kaolack, Samba Diakhaté.

En prenant la parole, le président régional de l’association des parents d’élèves de Kaolack, Alphonse Diégane Thiaré, a salué cette initiative des autorités éducatives, notamment de l’inspecteur d’académie sortant, Siaka Goudiaby, qui a compris que les élèves ne doivent pas rester affamés à l’école. Toutefois, M. Thiaré a invité les parents d’élèves à investir dans l’éducation de leurs enfants, comme l’ont fait Siaka Goudiaby et son successeur, Samba Diakhaté.

« Pour concrétiser la volonté du président Bassirou Diomaye Faye, de son Premier ministre Ousmane Sonko, et du ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, l’inspecteur d’académie sortant, Siaka Goudiaby, a jugé nécessaire de mettre en place un champ d’arachide et de maïs dans la zone de Ndoffane Laguèn », a expliqué Moustapha Ndiaye.

Selon l’inspecteur de l’éducation, ce champ représente la contribution de la communauté éducative de Kaolack à l’effort national pour atteindre les objectifs de souveraineté alimentaire. Après la mutation de Siaka Goudiaby à l’inspection d’académie de Louga, son successeur, Samba Diakhaté, a pris le relais et fait de ce champ une priorité pour l’académie de Kaolack.

C’est lors de la cérémonie de démarrage de la récolte, ce mercredi, que Moustapha Ndiaye a souligné l’importance de ce projet pour soutenir les élèves et renforcer la sécurité alimentaire dans la région.

Nioro plongée dans la tristesse lors de l’arrivée du corps de Mamadou Moustapha Ba

L’arrivée du cortège funèbre transportant le corps de l’ancien ministre des Finances, Mamadou Moustapha Ba, a plongé la ville de Nioro dans une atmosphère de profonde tristesse. Le domicile familial du défunt, où les proches et amis étaient rassemblés, a été envahi par l’émotion dès l’apparition du corbillard.

Les femmes présentes n’ont pu contenir leur chagrin, exprimant leur douleur par des pleurs et des cris déchirants. Pour certaines, le choc a été insupportable, provoquant des évanouissements. D’autres semblaient suffoquer sous le poids de leur peine, comme frappées de convulsions incontrôlables. La scène était d’une intensité émotionnelle telle que les sapeurs-pompiers de Nioro, appelés en urgence, ont dû intervenir à plusieurs reprises pour venir en aide aux personnes en crise. Leur intervention a permis de transporter celles en détresse vers des structures médicales pour des soins d’urgence.

Malgré cette atmosphère de deuil palpable, les proches et amis du défunt se sont réunis dans la dignité, attendant avec recueillement la levée du corps. Celle-ci est prévue à la grande mosquée de Nioro après la prière de 17 heures. La cérémonie religieuse, marquée par la présence de nombreux dignitaires et anonymes venus rendre un dernier hommage, témoigne de l’impact et de l’estime dont jouissait Moustapha Ba au sein de la communauté.

Le corps de Mamadou Moustapha Ba a été transporté par le corbillard du Centre des Œuvres des Douanes sénégalaises, un geste symbolique qui souligne son engagement et ses services rendus à l’État tout au long de sa carrière. La vue du corbillard a suscité une vive émotion parmi la foule, marquant le début des cérémonies funéraires dans une atmosphère empreinte de solennité et de recueillement.

Le décès de Mamadou Moustapha Ba laisse un vide immense dans le cœur de ses proches et de tous ceux qui ont eu la chance de le connaître. Sa disparition est une perte pour le pays, qui perd un homme d’État respecté et dévoué.

Pour suivre le déroulement des funérailles et voir les images poignantes, consultez les reportages publiés par nos confrères de Le Soleil.

Noah Fadiga, victime d’une myocardite, subira l’implantation d’un défibrillateur : La Gantoise rassure sur sa santé

Dimanche dernier, la scène a glacé le sang des spectateurs : Noah Fadiga, joueur sénégalais de La Gantoise, s’est effondré en plein match face au Standard de Liège. Après avoir été transporté d’urgence à l’hôpital, le diagnostic est tombé : le défenseur souffre d’une myocardite, une inflammation du muscle cardiaque qui peut entraîner des troubles du rythme cardiaque.

Dans un communiqué publié ce mercredi, La Gantoise a tenu à informer le public de l’évolution de l’état de santé de Fadiga et des mesures qui vont être prises pour assurer sa sécurité. Le club a annoncé que le joueur allait se faire implanter un défibrillateur cardiaque sous-cutané à titre préventif. Ce dispositif est conçu pour surveiller en permanence le rythme cardiaque et intervenir immédiatement en cas d’arythmie grave, minimisant ainsi les risques de récidive.

Le club a également clarifié la situation en précisant que cette myocardite est une affection nouvelle pour Noah Fadiga et qu’elle n’a aucun lien avec ses antécédents familiaux. « Un éventuel problème héréditaire a déjà été exclu il y a un an et demi. La myocardite peut survenir chez tout le monde, sans distinction », a déclaré La Gantoise, rappelant ainsi que ce type d’inflammation peut toucher même les athlètes en pleine santé.

Pour Noah Fadiga, ce diagnostic est un coup dur. L’international sénégalais, âgé de 24 ans, n’avait jamais rencontré de problèmes cardiaques jusque-là. L’implantation d’un défibrillateur est une décision prudente, mais elle représente un tournant dans sa carrière. Cet incident rappelle le cas d’autres footballeurs tels que Christian Eriksen, qui avait également subi l’implantation d’un dispositif similaire après un malaise cardiaque en plein match lors de l’Euro 2020.

Depuis l’incident, les messages de soutien affluent de la part des supporters, de ses coéquipiers, ainsi que de la Fédération sénégalaise de football. La Gantoise a souligné dans son communiqué l’importance du soutien moral pour Fadiga et sa famille en cette période difficile. Le club est déterminé à l’accompagner dans son rétablissement et à lui offrir les meilleures conditions possibles pour son retour.

Pour l’instant, il est évident que Noah Fadiga devra s’éloigner des terrains le temps de son rétablissement et de l’adaptation à ce nouvel équipement médical. Sa reprise sportive dépendra de l’évolution de son état de santé, et aucune date n’a été avancée quant à un potentiel retour à la compétition.

Cet épisode rappelle la fragilité de la santé, même chez les athlètes d’élite, et met en lumière l’importance des dispositifs de prévention et de suivi médical dans le sport de haut niveau. Noah Fadiga devra désormais faire face à cette nouvelle réalité, mais il peut compter sur le soutien indéfectible de son entourage, de son club, et de ses fans pour surmonter cette épreuve.

« Madiambal Diagne : Un Appel à l’Engagement Citoyen pour Sauver la République »

Chères compatriotes, chers compatriotes, 

Il existe deux manières de considérer un engagement en politique : celle qui sollicite l’ascenseur social redoutable par lequel il est possible de se réaliser à titre personnel, en s’appuyant sur les leviers du pouvoir. Et puis, l’autre, l’aboutissement d’une carrière honorable, un accomplissement personnel qui commande de payer à son pays le tribut que l’on estime lui devoir. 
J’ai le privilège d’être un enfant de la Nation auquel l’État sénégalais, en complément de l’éducation familiale, a prodigué soins et instruction. Au final, la République m’a remis les outils qui m’ont permis de surmonter tout au long de mon itinéraire, les aléas de l’existence, tout en cultivant les principes qui fondent l’honnête homme, le chef de famille digne et le citoyen intègre. 
C’est assurément au regard de tout ce que je dois à mon pays que je m’engage aujourd’hui en politique, après avoir mené une respectable carrière professionnelle comme fonctionnaire, journaliste et administrateur de sociétés. 
Comme administrateur de sociétés, fonction moins exposée, en dépit des doutes et rumeurs, il n’a jamais été prouvé par mes détracteurs que j’aie commis des malversations ou en ai été le complice. Mieux, en dépit de ma proximité avec les plus hautes autorités de notre pays, depuis plusieurs décennies, je n’ai jamais bénéficié d’un quelconque privilège indu. 
En illustration, les péripéties de mon dernier voyage : je fus bloqué à l’aéroport et sommé de restituer un prétendu passeport diplomatique. Peine perdue : jamais je n’ai accepté de détenir ce genre de document de voyage, considérant que ni mon statut ni l’idée que je me fais de la République ne me l’autorisaient. 
Comme journaliste, de reporter à mes débuts, je suis devenu éditeur de presse, et fus le président de l’Union internationale de la Presse francophone (UPF) durant plusieurs mandats. Le dernier, que je n’avais pas l’intention de briguer, m’ayant été imposé par mes pairs pour sauver une institution en péril, seulement une année après que j’en ai remis les clés à ma successeure. 
J’ai pu remettre l’Upf dans le sens de la bonne marche avant de démissionner, pour répondre à l’appel de notre Patrie, parce que l’heure est grave. 
Le feu gagne tous les étages de la République
J’ai décidé de m’engager en politique, en ce moment précis, non pas pour y briguer une respectabilité ainsi qu’une relative fortune que j’ai acquises à la sueur de mon front, et construites brique après brique, à force de travail acharné depuis plusieurs décennies. 
Si j’ai enlevé ma casquette d’administrateur de sociétés et de journaliste, ce n’est pas pour me revêtir de l’élégant boubou du politicien en mal de reconnaissance, mais plutôt enfiler la tenue du pompier. 
Celle qui sied à la situation, parce que le feu a gagné tous les étages de la République. 
La menace rampante du fascisme allié aux extrémismes rétrogrades que je dénonce depuis une décennie, est devenue une tragique réalité. L’ennemi est dans nos murs, en train de saper les fondements de l’État de Droit, les institutions de la République et même l’essence de notre commune volonté de vivre ensemble. 
La violence psychologique, verbale et physique a envahi la vie publique, pollué l’espace politique et tient lieu de mode de gouvernance depuis sept interminables mois. 
J’ai donc décidé de m’investir aux côtés du Président Amadou Bâ, tête de liste de la coalition Jamm Ak Njariñ, principalement pour la similitude des valeurs que nous incarnons et défendons : celles qui fondent la Nation, respectent la République, consolident l’État de Droit de même que la Démocratie et promeuvent la probité, la compétence, le travail et le mérite. 
J’ai battu campagne en essayant de faire montre de pédagogie à l’endroit des électeurs et plus généralement, de mes compatriotes. Hormis les invitations des médias auxquelles je me suis fait un devoir de répondre, je suis allé à la rencontre du Sénégal profond, pour écouter sa respiration et entendre ses doléances afin de traduire fidèlement ses aspirations en actes. 
La coalition Jamm Ak Njariñ, à l’image de son leader, est restée tout au long de cette campagne dans les limites de la bienséance bien sénégalaise. Nous regrettons qu’il n’en fût pas le cas pour toutes les listes de candidats, dont l’une fait peser de sérieuses menaces sur le processus électoral et la transparence du scrutin. 
Nous en appelons à la vigilance et la lucidité de chacun d’entre vous afin que l’ordre républicain soit restauré au terme de ces élections législatives anticipées du 17 novembre 2024. 
Pour ce qui concerne la coalition Jamm Ak Njariñ, notre mission est de bannir de l’espace public la médiocrité, la vulgarité et la fourberie pour que l’excellence puisse regagner sa place dans la vie publique et surtout dans l’architecture républicaine. 
Nous n’y arriverons pas sans vous, chères compatriotes et chers compatriotes, de tous âges, tous sexes, toutes cultures, toutes confessions que nous appelons à voter massivement le 17 novembre 2024 pour que cesse enfin le cauchemar. 
Vive la Nation ! 
Vive la République ! 
Vive le Sénégal ! 
Madiambal DIAGNE

Affaire Ameth Ndoye et Abdoulaye Sow : le verdict rendu par le tribunal des flagrants délits de Dakar

Le tribunal des flagrants délits de Dakar a rendu son verdict concernant l’affaire opposant Ameth Ndoye, chroniqueur, et Abdoulaye Sow, policier. Les deux prévenus ont été reconnus coupables des faits qui leur étaient reprochés, mais ont bénéficié de décisions différentes du magistrat.

En effet, le juge a dispensé Abdoulaye Sow de peine, une décision qui signifie que, bien qu’il soit déclaré coupable, il ne sera pas sanctionné par une peine. Par ailleurs, cette condamnation ne sera pas mentionnée sur son casier judiciaire, préservant ainsi son dossier administratif. Cette décision laisse entendre que le tribunal a tenu compte de circonstances atténuantes ou d’une volonté d’éviter des répercussions professionnelles pour le policier.

Du côté d’Ameth Ndoye, le chroniqueur a écopé d’une peine de prison ferme de 15 jours. Cependant, ayant déjà passé cette période en détention provisoire, il a été immédiatement remis en liberté. Ce verdict, quoique modéré, marque la fin d’un séjour carcéral qui avait déjà suscité l’attention du public et des médias.

Cette affaire, qui a fait couler beaucoup d’encre, met en lumière la complexité des rapports entre citoyens et forces de l’ordre, ainsi que la nécessité d’une justice impartiale. Le jugement rendu semble avoir voulu équilibrer la reconnaissance des faits tout en tenant compte de la situation particulière de chacun des prévenus.

Ce dénouement soulève toutefois des interrogations parmi l’opinion publique sur l’application des peines et l’égalité de traitement, notamment en ce qui concerne les représentants de l’État.

Contentieux fiscal entre l’État du Sénégal et Woodside : un bras de fer autour de 40 milliards de FCFA

Le conflit fiscal entre l’État sénégalais et Woodside Energy, opérateur du champ pétrolier de Sangomar, prend une nouvelle tournure. Le dossier a été à nouveau renvoyé, cette fois au 5 décembre, après une audience tenue le 7 novembre dernier. Au cœur de cette bataille judiciaire se trouvent des enjeux colossaux : une créance fiscale de 40,061 milliards de FCFA que le Fisc réclame à Woodside, sur fond de tensions croissantes entre les deux parties.

L’affaire remonte à juin 2024, lorsque la Direction générale des impôts et des domaines (DGID) a adressé une notification officielle à Woodside, exigeant le paiement de cette somme importante. Face à cette demande, l’opérateur pétrolier australien a obtenu, par une ordonnance judiciaire datée du 6 septembre, un sursis de recouvrement. Cependant, cette suspension temporaire n’a pas été accordée sans contrepartie.

Selon les informations du quotidien Libération, Woodside a dû fournir des garanties financières conséquentes, équivalentes à la totalité de la créance contestée. Ces garanties, d’un montant exact de 40,061 milliards de FCFA, ont été assurées par Citibank Sénégal via un acte de garantie autonome daté du 31 juillet 2024. Ce dépôt colossal a été confirmé par une quittance de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), émise le 1er août, assurant à l’État sénégalais une couverture totale en cas de dénouement défavorable pour Woodside.

Avant l’obtention du sursis, le Trésor sénégalais avait pris des mesures coercitives pour récupérer les fonds. Dès le 21 juin 2024, un Avis à tiers détenteur (ATD) avait été émis par la DGID, déclenchant des saisies sur plusieurs comptes bancaires de Woodside. Ces opérations avaient permis de prélever des montants partiels, à savoir 962 millions de FCFAet 443 millions de FCFA, sur les comptes de la société chez Citibank Sénégal.

Ces prélèvements forcés témoignent de l’intensité du bras de fer entre le Fisc sénégalais et l’opérateur pétrolier. D’un côté, l’État cherche à défendre ses intérêts financiers et à imposer une fiscalité rigoureuse sur les ressources pétrolières, tandis que de l’autre, Woodside conteste la légitimité de cette créance et revendique le respect de ses droits contractuels et légaux.

Le report de l’audience au 5 décembre offre à Woodside une fenêtre supplémentaire pour affiner ses arguments juridiques. Ce délai est également scruté par les observateurs économiques, les acteurs du secteur énergétique, et les partenaires financiers, qui suivent de près cette affaire aux répercussions potentiellement importantes sur le climat des affaires au Sénégal.

Au-delà du litige fiscal, cette affaire soulève des questions plus larges sur la fiscalité appliquée aux opérateurs pétroliers internationaux dans le pays. Les recettes issues de l’exploitation du champ de Sangomar sont essentielles pour le Sénégal, qui espère diversifier ses sources de revenus et booster son économie grâce à l’exploitation des hydrocarbures.

L’issue de ce litige pourrait ainsi marquer un tournant, non seulement pour les relations entre l’État et les compagnies pétrolières, mais aussi pour la stratégie fiscale du Sénégal face aux multinationales. Quoi qu’il en soit, le dossier promet d’être âprement disputé devant le Tribunal, chaque partie restant fermement campée sur ses positions.

Burkina Faso – Sénégal : Duel au sommet pour la suprématie du groupe L

Ce jeudi 14 novembre, le Burkina Faso et le Sénégal s’affrontent pour un match crucial dans le cadre de la 5e journée des qualifications pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025. Bien que les deux équipes soient déjà qualifiées, cette rencontre revêt une importance capitale : la première place du groupe L est en jeu.

Les Lions de la Téranga sont attendus ce mercredi 13 novembre à Bamako, au Mali, où se déroulera la confrontation. Le vol vers la capitale malienne, qui durera moins de deux heures, permettra aux joueurs de rejoindre rapidement leur destination et de se préparer sereinement pour le match. À leur arrivée, les hommes de Pape Thiaw, sélectionneur intérimaire du Sénégal, effectueront une séance d’entraînement sur la pelouse du Stade du 26-Mars, à partir de 19 heures, soit à la même heure que le coup d’envoi prévu pour le lendemain.

Selon les informations relayées par le quotidien sportif Record, les 26 joueurs convoqués auront une dernière séance de préparation, dont seules les 15 premières minutes seront ouvertes à la presse. Cette courte fenêtre permettra aux médias de capturer quelques images et de ressentir l’ambiance au sein du groupe, avant que l’équipe technique ne travaille à huis clos pour peaufiner sa stratégie.

Le sélectionneur Pape Thiaw, qui assure l’intérim depuis la mise à l’écart d’Aliou Cissé, doit s’appuyer sur l’expérience de ses cadres tout en intégrant de nouveaux talents pour tenter de remporter cette rencontre décisive.

Actuellement, les Étalons du Burkina Faso occupent la tête du groupe L avec 10 points et une différence de buts de +7. Ils devancent de justesse le Sénégal, également à 10 points, mais avec une différence de buts de +6. Ce match s’annonce donc comme un véritable duel au sommet pour la suprématie du groupe.

Le Burkina Faso, emmené par ses stars évoluant dans les championnats européens, tentera de maintenir sa position de leader. De leur côté, les Lions de la Téranga auront à cœur de confirmer leur statut de champions en titre et de démontrer leur supériorité sur la scène africaine.

La rivalité entre le Sénégal et le Burkina Faso promet un affrontement intense et disputé. Les deux équipes sont en pleine forme et disposent de joueurs talentueux capables de faire basculer la rencontre à tout moment. Les supporters, malgré la distance, suivront avec passion ce choc qui pourrait donner un avant-goût de ce qui les attend lors de la phase finale de la CAN 2025.

Rendez-vous donc ce jeudi 14 novembre au Stade du 26-Mars de Bamako pour ce face-à-face tant attendu entre les Étalons et les Lions, où seule la victoire pourra départager ces deux géants du football africain.

Double meurtre de Pikine Technopole : Indignation autour de la mise en liberté provisoire de Nabou Lèye

Dans une affaire qui continue de secouer l’opinion publique sénégalaise, la décision de mise en liberté provisoire de Nabou Lèye, l’une des personnes inculpées dans le cadre de l’enquête sur le double meurtre de Pikine Technopole, suscite incompréhension et colère. Rappelons que les danseurs Abdou Aziz Ba, connu sous le nom de scène « Aziz Dabala », et Boubacar Gano, alias « Waly », ont été retrouvés morts, poignardés, dans leur appartement en août dernier. Parmi les sept individus mis en cause, Nabou Lèye bénéficie désormais d’une liberté sous contrôle judiciaire, une décision rendue publique le 21 octobre.

Pour les familles des victimes, cette libération provisoire est un véritable coup de tonnerre. Leur avocat, Me Cheikh Khoureyssi Bâ, a exprimé leur indignation, soulignant une décision précipitée alors que l’enquête est encore loin d’être close. Selon l’Observateur, cette liberté reste cependant conditionnée : une absence de signature dans le registre de contrôle judiciaire pourrait entraîner une révocation immédiate de l’ordonnance.

Me Babacar Niang, agrégé des Facultés de droit et expert en matière judiciaire, a émis des réserves quant à la légitimité de cette décision. Il a rappelé que « le juge intérimaire ne prend généralement pas de décisions importantes afin de ne pas compromettre le bon déroulement de l’enquête ». Il a également souligné le contexte de bouleversements au sein de la magistrature, avec la récente mutation du juge du cabinet d’instruction n°1, laissant momentanément le poste vacant. « C’est une décision risquée, car le juge suppléant agit souvent sous les directives du juge titulaire », a déclaré Me Niang, ajoutant que l’absence de ce dernier pourrait engendrer une confusion procédurale.

Autre point de friction : l’audition sur le fond de Nabou Lèye n’a pas encore eu lieu. Selon Me Niang, cette étape est cruciale avant toute décision de mise en liberté provisoire. Le retard dans l’audition serait dû à un surplus de travail au niveau du tribunal de Pikine-Guédiawaye, où les cabinets d’instruction sont submergés de dossiers en attente. L’Observateur a indiqué qu’une convocation imminente est prévue pour auditionner Nabou Lèye sur le fond, suggérant que cette étape pourrait éclaircir plusieurs zones d’ombre de l’enquête.

Pour les familles des victimes, cette libération provisoire est une nouvelle épreuve, perçue comme un manque de considération pour la gravité des faits. Elles craignent que cette décision n’entrave le processus judiciaire et qu’elle ne donne l’impression d’un relâchement dans la quête de justice. « La douleur de perdre un être cher est amplifiée par l’impression que la justice n’a pas encore pris la pleine mesure de l’atrocité du crime », a déclaré un proche des victimes.

Cette affaire met en lumière des failles potentielles dans le système judiciaire, notamment en période de transition au sein de la magistrature. La complexité du dossier, combinée aux lourdeurs administratives et au manque de ressources, pourrait retarder davantage le processus judiciaire. Pourtant, comme le rappelle un cadre du parquet : « Tout juge peut gérer tout dossier », laissant espérer une accélération prochaine de la procédure.

Pour l’heure, la libération provisoire de Nabou Lèye reste conditionnée, et l’audition sur le fond s’annonce déterminante pour la suite de l’enquête. L’opinion publique, tout comme les familles des victimes, attend avec impatience que justice soit rendue dans cette affaire douloureuse qui a bouleversé le Sénégal.

Bah Diakhaté sauvé par la loi d’amnistie face à une nouvelle plainte du Colonel Abdourahim Kébé

Ce mardi, une affaire opposant Bah Diakhaté, activiste proche de l’Alliance pour la République (APR), et le Colonel Abdourahim Kébé a été évoquée devant le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye. Selon les informations rapportées par Les Échos, l’activiste républicain n’a pas comparu, étant actuellement hors du pays d’après les déclarations de son avocat, Me Cheikh Khoureyssi Bâ.

Le mis en cause, Bah Diakhaté, a bénéficié des dispositions de la récente loi d’amnistie, adoptée pour effacer les condamnations liées aux événements politiques et à des faits d’expression publique. Cette loi, qui a récemment suscité de vifs débats au Sénégal, a permis d’interrompre la procédure judiciaire engagée par le Colonel Abdourahim Kébé. Selon son avocat, la loi protège son client des poursuites dans cette affaire, ce qui a conduit à la fin de l’audience sans comparution du prévenu.

Pour rappel, Bah Diakhaté a purgé une peine de trois mois de prison ferme à la suite de ses propos jugés outrageants envers le Premier ministre Ousmane Sonko. Condamné en mai dernier, il avait été placé sous mandat de dépôt et jugé en flagrant délit aux côtés de l’imam Cheikh Tidiane Ndao. Cette affaire avait fait grand bruit, mettant en lumière la virulence des discours politiques et les tensions exacerbées dans le paysage sénégalais.

Cependant, l’activiste n’est pas encore tiré d’affaire. Alors qu’il purgeait sa peine, il a été extrait de sa cellule par les autorités et conduit dans les locaux de la Division des investigations criminelles (DIC). Cette fois-ci, il s’agit d’une nouvelle plainte déposée par Ababacar Mboup, ancien coordonnateur du mouvement « And Samm Jikko Yi », pour diffamation et diffusion de fausses nouvelles.

La plainte d’Ababacar Mboup souligne l’opposition virulente de certains acteurs de la société civile et politique contre Bah Diakhaté, connu pour ses prises de position acerbes en faveur du régime de l’APR. L’affaire intervient dans un contexte politique tendu, où les accusations de diffamation et de diffusion de fausses nouvelles sont devenues des armes courantes dans les batailles judiciaires opposant activistes et politiciens.

La décision d’amnistie dans ce cas particulier relance le débat sur l’impact de cette loi controversée, critiquée par certains comme un outil de réconciliation politique, mais perçue par d’autres comme une protection accordée aux proches du pouvoir. La suite des événements sera scrutée avec attention, alors que le climat politique sénégalais reste sous tension à l’approche des échéances électorales.

Cette affaire illustre une fois de plus les dérives du discours politique au Sénégal et le recours fréquent à la justice pour trancher des différends opposant figures publiques et activistes. Si la loi d’amnistie a permis à Bah Diakhaté d’échapper pour l’instant à de nouvelles poursuites, elle soulève des questions sur l’équité du système judiciaire et le traitement des affaires à caractère politique.

Vision Socialiste rejette l’adhésion au Pastef : « Il s’agit d’une fausse information, une manipulation grotesque… » déclare Mme Aissatou Diagne

Vision Socialiste, structure des cadres du Parti Socialiste, dirigée par sa coordonnatrice Mme Aissatou Diagne, dément formellement cette allégation. Le Parti Socialiste est engagé dans la coalition JAMM AK NJARIGN pour les législatives. Les cadres du parti ne sauraient déroger à cette ligne, respectent la directive officielle et réaffirment leur ancrage dans le PS. Nous défendons des valeurs et des principes qui sous-tendent nos actions.

Campagne électorale / Visite de proximité : La commune d’arrondissement de Méouane dit « Oui » à Mme Dia Awa Cheikh Mbengue

Dans le cadre de la campagne pour les élections législatives du 17 novembre 2024, Mme Dia Awa Cheikh Mbengue, investie en deuxième position sur la liste Citoyenne Bunt-Bi, a effectué une série de visites dans 13 villages de la commune d’arrondissement de Méouane.

Cette initiative s’inscrit dans une démarche visant à sensibiliser la population sur les enjeux de l’émigration irrégulière et à proposer des solutions concrètes, telles que l’émigration circulaire.

Les échanges ont été enrichissants, permettant aux habitants d’exprimer leurs préoccupations et leurs attentes. La journée s’est conclue par un grand rassemblement à Tivaouane, quartier Kogne Diagua, qui a réuni une foule nombreuse, témoignant ainsi de l’engagement et de l’adhésion des populations locales en faveur de la liste Citoyenne Bunt-Bi.

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