Liberté provisoire pour Abdou Nguer après une comparution très attendue à Dakar

Le chroniqueur Abdou Nguer a comparu ce vendredi 20 mars 2026 devant le tribunal des flagrants délits de Dakar, dans une affaire qui a suscité une vive attention au sein de l’opinion publique. À l’issue de l’audience, il a été remis en liberté, mettant fin à plusieurs semaines de détention sous mandat de dépôt.

Initialement prévu à une date antérieure avant d’être renvoyé, le procès s’est finalement tenu ce jour dans un contexte marqué par de nombreux débats autour de la liberté d’expression. Cette comparution constitue une étape importante dans un dossier qui, depuis son déclenchement, n’a cessé d’alimenter discussions et prises de position dans les milieux médiatiques, universitaires et politiques.

Placée en détention depuis le 18 février, la figure médiatique était poursuivie en raison de ses déclarations publiques liées à une affaire survenue à Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Ses prises de parole faisaient suite à la diffusion d’un communiqué du parquet portant sur le décès de l’étudiant Abdoulaye Ba.

Selon les informations communiquées par le procureur de la République, l’étudiant, inscrit en deuxième année de médecine, aurait perdu la vie après une chute du quatrième étage du pavillon F du campus social. Une version officielle que le chroniqueur avait publiquement remise en question, exprimant des doutes et des critiques à l’égard des conclusions avancées par les autorités judiciaires.

Ces déclarations, jugées contraires à la communication institutionnelle du parquet, ont conduit à son interpellation puis à son placement sous mandat de dépôt. L’affaire a rapidement pris une dimension nationale, cristallisant les tensions autour de la question des limites de la critique publique des institutions, notamment judiciaires.

Durant les semaines ayant précédé l’audience, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer ou soutenir la démarche des autorités. Certains acteurs de la société civile et du monde médiatique ont évoqué une atteinte à la liberté d’expression, tandis que d’autres ont insisté sur la ضرورة de préserver l’autorité des institutions et d’éviter la diffusion d’informations jugées sensibles ou non vérifiées.

La remise en liberté du chroniqueur, décidée à l’issue de cette audience, marque un tournant dans cette affaire sans pour autant clore le débat qu’elle a suscité. Elle intervient dans un climat où la question de l’équilibre entre liberté d’expression et respect des institutions demeure plus que jamais d’actualité au Sénégal.

Mbacké : un conducteur de Jakarta agressé à l’arme blanche, le suspect sauvé de justesse d’un lynchage

Le Commissariat urbain de Mbacké a procédé, dans la nuit du mardi 17 mars 2026, à l’interpellation d’un individu soupçonné de vol avec violence et usage d’arme blanche. Les faits se sont déroulés aux alentours de 23 heures dans le quartier Darou Salam, à proximité des cimetières, selon une source policière.

D’après les informations recueillies, la victime, un conducteur de moto Jakarta, avait pris en charge le suspect comme client. Au cours du trajet, ce dernier lui aurait demandé de s’arrêter dans une zone peu éclairée. Profitant de l’isolement des lieux et d’un moment d’inattention du conducteur, l’agresseur serait passé à l’acte.

Il aurait d’abord porté un coup à la hanche de la victime à l’aide d’un tesson de bouteille, avant de brandir une machette qu’il dissimulait sous ses vêtements. Sous la menace de cette arme, le conducteur n’a eu d’autre choix que d’abandonner son engin.

Cependant, les cris de détresse de la victime ont rapidement attiré l’attention des riverains. Alertés par la situation, plusieurs habitants du quartier se sont mobilisés et ont tenté de maîtriser l’assaillant. Pris de panique face à cette réaction, le suspect a essayé de se réfugier dans un bâtiment en construction situé non loin des lieux de l’agression.

Rattrapé par la foule, il a été violemment pris à partie, échappant de peu à un lynchage grâce à l’intervention rapide des éléments de la Brigade de Recherche. Les forces de l’ordre ont réussi à l’extraire des mains des habitants et à rétablir le calme.

Blessé lors de cette altercation avec la population, le mis en cause a été conduit au centre de santé de Mbacké où il a reçu les premiers soins. Il a ensuite été placé en garde à vue pour les besoins de l’enquête.

Police nationale : vaste mouvement de commissaires pour un redéploiement stratégique sur l’ensemble du territoire

Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a engagé, ce jeudi, un important mouvement de réaffectation au sein des cadres supérieurs de la Police nationale. Actée par la décision n° 00002951 signée par le ministre en charge du département, sur proposition du Directeur général de la Police nationale, cette réorganisation concerne près d’une trentaine de commissaires principaux et commissaires appelés à occuper de nouvelles fonctions à travers le pays.

Ce vaste redéploiement, effectif dès sa signature, s’inscrit dans une logique de réajustement stratégique des dispositifs sécuritaires. Il vise à renforcer l’efficacité opérationnelle des services de police à travers une redistribution des responsabilités dans les commissariats centraux, les commissariats d’arrondissement, les services régionaux de renseignements généraux ainsi que certaines structures spécialisées.

Parmi les changements les plus significatifs figure la permutation entre deux figures importantes de la police. Le commissaire principal Daouda Bodian quitte le commissariat central de Guédiawaye pour prendre la tête du commissariat spécial de Touba, un poste hautement sensible en raison du statut particulier de la ville. Dans le même mouvement, le commissaire principal Diégane Sène effectue le trajet inverse en prenant les commandes du commissariat central de Guédiawaye.

Dans les régions du sud, le commissaire principal Tafsir Mouhamed Diop, jusque-là en service à la Direction de la Sécurité publique, est nommé chef du Service régional de Sécurité publique de Sédhiou. Il est rejoint dans cette dynamique de redéploiement par le commissaire principal Ibrahima Diallo, de retour d’une mission en République centrafricaine, qui prend la direction du même service dans la région de Kolda.

Sur le plan institutionnel, plusieurs profils expérimentés sont orientés vers des structures stratégiques. La commissaire principale Bintou Doumbia est ainsi nommée adjointe au directeur du Comité interministériel de lutte contre la drogue. De son côté, la commissaire Aissatou Fall, également de retour de mission internationale, est portée à la tête de la Division de la Police des étrangers au sein de la Direction de la Police des étrangers et des titres de voyages. Quant à la commissaire Khady Fall, en mission en République démocratique du Congo, elle est mise à disposition du Comité interministériel de lutte contre la migration irrégulière.

Le mouvement concerne également les services de renseignements généraux, avec des rotations notables à la tête de plusieurs services régionaux. Les régions de Louga, Fatick, Sédhiou, Kolda et Matam sont particulièrement touchées par ces changements. Dans ce cadre, le commissaire Cheikh Sidy Anta Touré est nommé chef du service régional des renseignements généraux de Louga, tandis que Daouda Diouf est redéployé à Fatick.

Dans la région de Dakar, plusieurs commissariats d’arrondissement enregistrent également de nouveaux responsables. Alioune Fall prend les commandes du commissariat d’arrondissement de Pikine après son passage à Mbacké. Il est remplacé à Pikine par Senghane Ndiaye, qui est pour sa part redéployé à Malika. Alexandre Dénango Sarré est affecté à Yeumbeul, tandis que Moussa Fall rejoint le commissariat de l’Unité 15 des Parcelles Assainies.

Kaolack – Médinatoul Diélany : L’imam Omar Ndiaye face aux défis sociaux et moraux, un discours sans détour à la Korité

À Kaolack, plus précisément à Médinatoul Diélany, la prière de la Korité, célébrée ce vendredi 20 mars 2026, a été marquée par un sermon profond et engagé de l’imam Omar Ndiaye, devant une foule nombreuse de fidèles venus célébrer la fin du mois béni de Ramadan.

Dans une atmosphère empreinte de recueillement, le guide religieux a d’emblée invité les musulmans à ne pas reléguer les enseignements du Ramadan au passé.

« Le Ramadan est une école de discipline, de foi et de patience. Mais la véritable réussite réside dans notre capacité à préserver ces valeurs dans notre quotidien », a-t-il martelé, appelant à une continuité spirituelle après le jeûne.

L’imam Omar Ndiaye a également insisté sur l’urgence de consolider la paix et l’unité au sein de la communauté musulmane. Dans un contexte marqué par des divergences, notamment sur la célébration de la Korité, il a exhorté les fidèles à faire preuve de tolérance et à éviter tout jugement hâtif sur les différentes tarikhas.

« L’islam nous enseigne le respect mutuel et le dialogue. La division ne doit pas avoir sa place parmi nous », a-t-il souligné avec fermeté.

Abordant la situation socio-économique actuelle, marquée par la cherté de la vie, l’imam n’a pas caché sa préoccupation. Il a appelé à une mobilisation collective, impliquant à la fois les autorités et les citoyens, afin d’améliorer les conditions de vie des populations.

Sur le plan social, le sermon a été un vibrant plaidoyer pour la solidarité. Le guide religieux a exhorté les fidèles à poursuivre les actions de partage au-delà du Ramadan, en particulier envers les plus vulnérables. Il a notamment insisté sur le soutien aux orphelins en cette période de Korité, rappelant que l’entraide constitue un pilier fondamental de l’islam.

Évoquant certaines questions sensibles de société, l’imam a tenu à rappeler les fondements religieux tout en appelant à une attitude responsable, centrée sur la préparation spirituelle de chaque croyant pour l’au-delà, sans stigmatisation ni dérive dans les jugements.

S’agissant de la question de l’homosexualité dans l’islam, qui suscite depuis plusieurs années des débats à la fois théologiques, sociaux et culturels, il a rappelé la position classique de la tradition islamique. Ancrée dans des textes anciens, cette question continue d’alimenter les réflexions au sein des sociétés musulmanes contemporaines.

Dans la tradition islamique, les références à l’homosexualité trouvent principalement leur origine dans le récit du prophète Loth, évoqué à plusieurs reprises dans le Coran. Ce texte relate l’histoire d’un peuple accusé de pratiques jugées contraires aux normes morales, entraînant, selon la tradition, sa destruction. Dans ce contexte, l’imam Omar Ndiaye a exprimé ses préoccupations face à ce qu’il considère comme une dérive des valeurs. Lors de son intervention, il a invité les fidèles à s’en éloigner et à se conformer aux enseignements religieux.

Par ailleurs, il a attiré l’attention sur la construction de la mosquée locale, précisant qu’aucun appui extérieur, notamment de bailleurs ou d’ONG, n’a été enregistré à ce jour. Un appel a ainsi été lancé à la générosité des fidèles pour soutenir ce projet religieux et communautaire.

Le sermon s’est achevé par des prières ferventes pour la paix, la stabilité et la prospérité du Sénégal, avec un appel fort à chaque citoyen à devenir un artisan de paix dans son environnement.

Ce message, à la fois spirituel et social, a profondément marqué les fidèles venus nombreux à Médinatoul Diélany pour célébrer la Korité, dans un esprit de foi renouvelée et d’engagement communautaire renforcé.

ONU : la Fayda Tidjania plaide pour une candidature africaine portée par Macky Sall

Le soutien affiché par la Fayda Tidjania à la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies dépasse le simple registre religieux pour s’inscrire dans une dynamique géopolitique plus large.

À travers cette déclaration, le Khalife général et les disciples de la confrérie mettent en avant la nécessité d’un leadership africain à la tête de l’institution onusienne. Dans un contexte international marqué par des recompositions et des tensions multiformes, ils estiment que le moment est opportun pour le continent de faire entendre sa voix au plus haut niveau.

Ce positionnement traduit également le rôle croissant des autorités religieuses dans les débats d’intérêt national et international. En apportant leur appui à Macky Sall, elles participent à la construction d’un consensus autour d’une candidature présentée comme crédible sur la scène diplomatique.

L’argumentaire développé insiste sur l’expérience de l’ancien chef de l’État, notamment dans la gestion des affaires publiques et son implication dans plusieurs initiatives africaines. Mais au-delà du profil individuel, c’est surtout la question de la représentativité qui est posée : celle d’un continent encore sous-représenté dans les sphères décisionnelles mondiales.

En filigrane, la déclaration de la Fayda Tidjania met en lumière les attentes africaines vis-à-vis de l’Organisation des nations unies , notamment en matière de réforme de la gouvernance globale, d’équité dans les relations internationales et de prise en compte des priorités du Sud.

Enfin, cet appel à la mobilisation des États africains souligne un défi majeur : celui de l’unité diplomatique du continent. Car si la candidature de Macky Sall suscite des soutiens, sa concrétisation dépendra largement de la capacité des pays africains à parler d’une seule voix dans les instances internationales.

Ainsi, plus qu’un simple soutien religieux, cette prise de position apparaît comme une interpellation politique et stratégique, invitant l’Afrique à peser davantage dans la redéfinition de l’ordre mondial.

Crise au PDCI-RDA : une nouvelle bataille judiciaire autour de la présidence de Tidjane Thiam

Une nouvelle procédure judiciaire vient raviver les tensions internes au sein du Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA). À l’approche du 80e anniversaire de la formation politique, prévu le 9 avril, un cadre du parti a saisi la justice pour faire constater la vacance du poste de président, actuellement occupé par Tidjane Thiam.

À l’origine de cette assignation, Charles Abié Tchétché, membre du Bureau politique du parti, qui conteste la capacité de Tidjane Thiam à exercer pleinement ses fonctions. Selon lui, l’actuel président du PDCI-RDA se trouve en France depuis environ un an, une situation qu’il considère incompatible avec les exigences statutaires de la direction du parti. S’appuyant sur l’article 40 des textes internes, il estime que cette absence prolongée place Tidjane Thiam dans une impossibilité matérielle d’assumer ses responsabilités, notamment celles de convoquer et de présider les réunions statutaires.

Dans son argumentaire, le plaignant évoque également des conséquences directes de cette absence sur le fonctionnement du parti. Il fait état de défections multiples parmi les militants et cadres, qu’il attribue à un manque de leadership effectif. Il dénonce en outre une instabilité dans la prise de décision, évoquant des orientations adoptées un jour puis annulées le lendemain, traduisant selon lui une gouvernance fragilisée. Pour ce responsable basé à Gagnoa, la situation actuelle s’apparente à un empêchement absolu du président à diriger la formation politique.

Cette action judiciaire n’est toutefois pas sans précédent. L’année dernière déjà, après la radiation de Tidjane Thiam des listes électorales, des recours similaires avaient été engagés pour contester sa légitimité à la tête du PDCI-RDA. Face à cette contestation, l’ancien banquier avait choisi de démissionner avant d’être réélu à l’issue d’un congrès extraordinaire organisé en urgence, consolidant ainsi sa position à la tête du parti.

Au sein du PDCI-RDA, certains cadres affichent leur sérénité face à cette nouvelle offensive judiciaire. L’un d’eux estime que cette assignation a peu de chances d’aboutir, soulignant que plusieurs arguments avancés ont déjà été rejetés par la justice lors de précédentes procédures. Selon cette source, la solidité juridique de la présidence de Tidjane Thiam demeure intacte, malgré les contestations internes.

Trafic de drogue à Niacoulrab : la police saisit 108 kg de chanvre indien et interpelle deux suspects

Une importante opération menée par la Brigade Régionale des Stupéfiants a permis de démanteler un réseau actif de trafic de drogue dans la localité de Niacoulrab, dans la région de Dakar, le 18 mars 2026. L’intervention, qui s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants, a abouti à l’arrestation de deux individus et à la saisie d’une quantité significative de chanvre indien, estimée à 108 kilogrammes.

Selon les informations communiquées par la Police, cette opération fait suite à l’exploitation d’un renseignement opérationnel jugé fiable. Celui-ci signalait l’existence d’une habitation suspecte, transformée en un véritable centre de stockage et de conditionnement de drogue par des individus bien connus des services de sécurité pour leur implication dans des activités illicites. Face à la gravité des faits signalés, un dispositif de surveillance discret a été mis en place afin de confirmer les informations et d’identifier les personnes impliquées.

Les agents ont ainsi procédé à une filature minutieuse et ont rapidement constaté des mouvements inhabituels et fréquents autour du domicile ciblé. Ces allées et venues répétées ont renforcé les soupçons quant à l’existence d’un réseau structuré opérant depuis ce lieu. L’intervention a été déclenchée au moment opportun, après l’interpellation d’un individu sortant de la maison en possession de trois kilogrammes de chanvre indien.

Cette arrestation a servi de point de départ à une opération d’assaut menée par les forces de l’ordre. La perquisition du domicile a permis de découvrir une quantité supplémentaire de 105 kilogrammes de drogue, soigneusement dissimulée et conditionnée en colis et en blocs. Au total, les saisies s’élèvent à 108 kilogrammes, confirmant l’ampleur des activités de ce réseau.

Au-delà de la drogue, les policiers ont également mis la main sur plusieurs éléments attestant de l’organisation logistique du trafic. Une somme de 255 000 francs CFA a été saisie, ainsi que trois téléphones portables utilisés pour la coordination des opérations. Une moto de marque Beverly, considérée comme un véhicule de liaison, a également été récupérée. À cela s’ajoute un ensemble de matériel destiné au conditionnement de la drogue, ainsi que des documents d’état civil dont l’exploitation pourrait permettre de remonter d’éventuelles ramifications du réseau.

Les deux suspects interpellés ont été placés en garde à vue pour les besoins de l’enquête. Quant à la drogue et aux objets saisis, ils ont été mis sous scellés. Les investigations se poursuivent afin d’identifier d’éventuels complices et de démanteler entièrement ce réseau qui illustre une fois de plus la persistance du trafic de stupéfiants dans la région de Dakar.

Diversification des partenaires économiques : un enjeu stratégique pour la résilience du Sénégal

Dans une économie ouverte comme celle du Sénégal, les relations commerciales et financières avec l’extérieur jouent un rôle central dans le fonctionnement global de l’activité économique. L’approvisionnement en biens essentiels, l’accès aux investissements étrangers, les financements internationaux ainsi que les débouchés à l’exportation structurent profondément les dynamiques de croissance. Toutefois, lorsque ces relations reposent sur un nombre restreint de partenaires, l’économie devient particulièrement vulnérable aux chocs extérieurs. Dans ce contexte, la diversification des échanges apparaît comme une nécessité stratégique pour renforcer l’autonomie économique et atténuer les effets des crises internationales.

L’analyse des statistiques du commerce extérieur met en évidence une concentration persistante des échanges autour de quelques zones géographiques. L’Union européenne demeure un partenaire incontournable pour le Sénégal, tant pour les importations que pour les exportations. Parallèlement, des pays comme la Chine, l’Inde ou encore certains États du Moyen-Orient occupent une place croissante dans l’approvisionnement en produits manufacturés, en équipements et en ressources énergétiques. Cette configuration, bien qu’efficace en période de stabilité, expose néanmoins l’économie sénégalaise à des risques importants en cas de perturbations globales. Les tensions observées lors de la pandémie de Covid-19 ou encore la flambée des prix de l’énergie ont illustré la fragilité des chaînes d’approvisionnement fortement dépendantes de quelques partenaires.

La problématique de la concentration ne se limite pas aux échanges commerciaux. Elle concerne également les sources de financement. Une dépendance excessive à l’égard d’un nombre limité de bailleurs ou de marchés financiers réduit les marges de manœuvre des États, notamment en période de resserrement des conditions financières internationales. Dans un tel contexte, les pays qui ne disposent pas d’alternatives suffisantes se voient contraints d’accepter des conditions de financement plus coûteuses ou de reporter des projets structurants. Dès lors, l’élargissement des partenaires financiers, incluant les institutions régionales, les investisseurs privés et de nouveaux partenaires bilatéraux, constitue un levier essentiel pour mieux répartir les risques et renforcer la souveraineté économique.

La diversification des partenaires se pose également avec acuité en matière de débouchés à l’exportation. Une économie qui dépend d’un nombre limité de marchés reste exposée aux fluctuations de la demande, aux barrières commerciales ou aux changements réglementaires. Dans cette perspective, le développement des échanges intra-africains offre des perspectives prometteuses. La mise en œuvre de la Zone de libre échange continentale africaine ouvre de nouvelles opportunités pour élargir les marchés, stimuler les exportations et réduire la dépendance vis-à-vis des partenaires traditionnels. Une intégration régionale plus poussée peut également favoriser la transformation locale des produits et le développement de chaînes de valeur diversifiées, contribuant ainsi à une industrialisation plus inclusive.

Cependant, la diversification ne peut être envisagée comme une simple orientation politique décrétée. Elle suppose des transformations structurelles profondes. L’amélioration de la compétitivité des entreprises, le renforcement des infrastructures logistiques et la capacité à produire des biens conformes aux exigences de différents marchés sont autant de conditions indispensables. En l’absence de ces prérequis, les échanges tendent naturellement à se concentrer vers les partenaires les plus accessibles ou les plus compétitifs. La stratégie de diversification doit donc s’inscrire dans une vision économique globale intégrant l’industrialisation, la promotion des exportations et l’intégration régionale.

Mbao : une importante saisie de juvéniles de poissons relance l’alerte sur la pêche illicite

Une opération conjointe de surveillance menée ce jeudi 19 mars 2026 à Mbao a permis la saisie d’une importante quantité de juvéniles de poissons, révélant une nouvelle fois la persistance de pratiques de pêche illicites sur le littoral sénégalais. Cette intervention, conduite par l’Aire Marine Protégée de Gorée en collaboration avec le Service régional des pêches , s’inscrit dans le cadre des missions de contrôle et de préservation des ressources halieutiques.

Sur le terrain, les agents ont découvert des captures composées en grande partie de poissons n’ayant pas atteint la taille minimale réglementaire. Une infraction jugée particulièrement grave par les autorités, dans la mesure où elle compromet directement le renouvellement des stocks et fragilise l’équilibre des écosystèmes marins. En s’attaquant aux juvéniles, ces pratiques réduisent les capacités de reproduction des espèces et menacent à terme la durabilité de toute la filière pêche, essentielle à l’économie et à la sécurité alimentaire du pays.

Alertées, plusieurs structures étatiques se sont rapidement mobilisées. Des responsables de la Direction des Aires Marines Communautaires Protégées et de la Direction des Pêches maritimes se sont rendus sur les lieux afin de constater les faits et d’évaluer l’ampleur de la saisie. Cette descente a également permis de poser les premières bases des mesures à prendre, tant sur le plan administratif que judiciaire.

Dans un communiqué, le Ministère de l’Environnement et de la Transition Écologique a indiqué que des procédures ont été immédiatement enclenchées contre les personnes impliquées, conformément aux dispositions légales en vigueur. Les autorités entendent ainsi envoyer un signal fort face à la recrudescence de ces pratiques qui mettent en péril les efforts de gestion durable des ressources marines.

Au-delà de la répression, les services compétents insistent sur la nécessité d’une prise de conscience collective. Ils rappellent que la protection des ressources halieutiques ne relève pas uniquement de l’État, mais engage l’ensemble des acteurs du secteur, notamment les pêcheurs, mareyeurs et commerçants. Le respect des normes, notamment celles liées à la taille minimale de capture, demeure un levier essentiel pour garantir la pérennité des activités de pêche au Sénégal.

Kaffrine : Le nafila d’Oustaz Malick Segnane, un levier de transmission spirituelle et de cohésion communautaire

À Kaffrine, la cérémonie de clôture du nafila initié par Oustaz Malick Segnane a dépassé le simple cadre d’un rassemblement religieux pour s’imposer comme un moment fort de transmission des valeurs islamiques et de consolidation du tissu social.

Durant plusieurs jours, fidèles, maîtres coraniques et autorités locales se sont réunis autour du Saint Coran, dans une dynamique alliant spiritualité, éducation religieuse et engagement communautaire. Récitals, séances d’enseignement et invocations ont rythmé cette rencontre, mettant en lumière le rôle central des daaras et des guides religieux dans la formation morale des jeunes générations.

La présence de personnalités religieuses et coutumières, notamment Cheikh Moustapha Mbacké, ainsi que de responsables locaux, a illustré l’importance accordée à ce type d’initiatives dans la préservation des valeurs spirituelles et culturelles au sein de la société.

Dans son intervention, Oustaz Thiam, de Médina Baye, a insisté sur la nécessité de renforcer l’apprentissage et la mémorisation du Coran, qu’il considère comme un rempart contre les dérives sociales et une boussole pour les croyants. Il a particulièrement mis en exergue la responsabilité des éducateurs religieux dans la transmission d’un islam fondé sur la paix, la discipline et le savoir.

Au-delà de la dimension spirituelle, cette cérémonie a également servi de cadre de retrouvailles et de dialogue entre les différentes composantes de la communauté, favorisant ainsi la cohésion sociale et le vivre-ensemble.

En clôture, des prières ont été formulées pour la stabilité du pays, la paix durable et la prospérité des populations, inscrivant cette initiative dans une perspective plus large de contribution au développement harmonieux de la société.

Rénovation du pont de Cambérène : Déthié Fall annonce des sanctions contre les entreprises défaillantes

En déplacement ce jeudi 19 mars sur le site de la VDN2, le ministre des Infrastructures, Déthié Fall, a officiellement lancé les travaux de rénovation du talus du pont de Cambérène, récemment affaissé. Cette intervention vise à sécuriser l’ouvrage et à prévenir tout risque pour les usagers, dans un contexte où la dégradation de certaines infrastructures suscite de vives inquiétudes.

Face à la presse, le ministre a profité de cette visite pour adresser un message ferme aux entreprises en charge de l’exécution des marchés publics. Insistant sur l’exigence de qualité et de rigueur dans la réalisation des travaux, il a dénoncé les manquements constatés sur certains chantiers, qu’il juge inacceptables au regard des ressources mobilisées par l’État.

Déthié Fall a ainsi annoncé son intention de saisir, dès la semaine prochaine, Autorité de régulation des marchés publics afin que des sanctions soient prises à l’encontre des entreprises défaillantes. Selon lui, ces dernières s’exposent à des mesures d’exclusion de la commande publique pouvant aller de deux à cinq ans, voire davantage, en fonction de la gravité des irrégularités relevées.

Le ministre a martelé que l’État ne saurait tolérer des pratiques compromettant la qualité des infrastructures financées par l’argent public. « On ne peut pas laisser aux entreprises la latitude de faire ce qu’elles veulent avec l’argent du contribuable », a-t-il déclaré, réaffirmant la volonté des autorités de renforcer le contrôle et la transparence dans la gestion des projets publics.

Crise autour de la CAN 2025 : échanges apaisés entre la FSF et la CAF malgré un climat tendu

La décision de la Confédération africain de football (CAF) de retirer au Sénégal son titre de la CAN 2025 pour l’attribuer au Maroc continue de susciter de vives réactions, mais ouvre également la voie à des échanges diplomatiques au sommet du football africain. Dans ce contexte particulièrement sensible, le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Abdoulaye Fall, s’est entretenu avec le président de la CAF, Patrice Motsepe.

D’après le journaliste ivoirien Malick Traore, cette discussion s’est déroulée dans un climat plutôt cordial, en dépit de la tension née de la décision du jury d’appel de la CAF. Ce dialogue entre les deux responsables intervient à un moment charnière, alors que la contestation sénégalaise prend une tournure juridique et institutionnelle.

Selon les informations rapportées, Abdoulaye Falla tenu à saluer l’engagement de Patrice Motsepe en faveur du respect strict du droit et des règlements de la CAF. Pour le patron du football sénégalais, cette posture est essentielle afin de préserver la crédibilité des compétitions africaines et garantir que cette crise puisse, à terme, contribuer à renforcer la gouvernance du football sur le continent.

De son côté, le président de la CAF a récemment affiché une position d’ouverture en se disant prêt à se conformer à la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS), saisi par la FSF. Cette déclaration marque une étape importante dans ce dossier, en reconnaissant implicitement le rôle déterminant de la juridiction sportive internationale dans le règlement du litige.

Lors de sa prise de parole, Patrice Motsepe a également insisté sur la nécessité de garantir l’équité au sein des instances de la CAF, indépendamment des nations concernées. Un message qui se veut rassurant dans un contexte où plusieurs voix, à travers le continent, s’interrogent sur la transparence et l’impartialité des décisions prises.

Sénégal : La FSF rejette la décision de la CAF et se prépare à saisir le TAS

Face à la presse ce jeudi, le président de la Fédération sénégalaise de football a fermement rejeté la décision du jury de la Confédération africaine de football qui a attribué la victoire sur tapis vert au Maroc, remettant ainsi en cause le sacre du Sénégal lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025.

Pour le président de la FSF, les faits sur le terrain sont clairs et sans ambiguïté. Selon lui, le Sénégal a remporté la finale après les prolongations sur le score d’un but à zéro, profitant notamment de l’échec d’un penalty adverse en cours de partie. À l’issue de la rencontre, les Lions avaient reçu leurs médailles, leur trophée ainsi que leur prize money, ce qui, selon le dirigeant, clos l’affaire.

Un autre point crucial soulevé par le président de la FSF concerne l’absence de réserves formulées par la partie adverse au moment des faits. Il a rappelé que toute contestation relative au déroulement d’un match doit être consignée sous forme de réserves, ce qui, selon lui, fragilise juridiquement la démarche marocaine depuis l’origine. Il a également précisé que la Fédération sénégalaise avait, dans un premier temps, choisi de ne pas faire appel de la première décision rendue, qu’elle avait pourtant jugée recevable, estimant qu’il convenait d’en prendre acte. C’est l’appel introduit par le camp adverse qui a conduit à la décision contestée de ce jeudi.

Malgré ce revers institutionnel, le président de la FSF a affiché un ton combatif et confiant sur le fond. Il a affirmé que, sur le plan du droit, le Sénégal ne peut pas perdre ce match sur tapis vert et que le titre ne peut être retiré au pays. Pour défendre les intérêts de la Fédération, il a annoncé la constitution d’un pool d’avocats sénégalais et africains qui sera commis devant le Tribunal arbitral du sport, l’instance internationale compétente pour trancher ce type de litige. La liste complète des avocats sera publiée dans les prochains jours, a-t-il ajouté.

Lutte contre la criminalité transfrontalière : importante saisie de drogue à Kaolack

Dans le cadre du renforcement de la lutte contre la criminalité transfrontalière organisée, les éléments de la Brigade Régionale des Stupéfiants (BRS) de Kaolack, relevant de l’OCRTIS, ont réalisé une opération d’envergure ayant permis la saisie d’une importante quantité de drogue dans le département de Guinguinéo.

L’intervention s’est déroulée dans la nuit, aux environs de 00h55, précisément au niveau du village de Gagnick. Les enquêteurs, engagés dans une mission de surveillance et de contrôle ciblé, ont intercepté un individu suspect qui circulait à bord d’une moto de type Jakarta. Le comportement du conducteur ainsi que les circonstances de son déplacement ont immédiatement éveillé les soupçons des agents sur le terrain.

Soumis à une fouille rigoureuse, le suspect a été trouvé en possession d’un colis dont le contenu s’est révélé particulièrement compromettant. Après vérification et pesée officielle, les éléments de la brigade ont confirmé qu’il s’agissait de chanvre indien, pour un poids total de 25 kilogrammes. Cette saisie constitue un coup dur porté aux réseaux de trafic opérant dans cette zone stratégique, souvent utilisée comme axe de transit.

Le mis en cause a été aussitôt interpellé et placé en garde à vue pour les besoins de l’enquête. Les investigations se poursuivent afin d’identifier d’éventuels complices et de remonter la filière d’approvisionnement et de distribution de cette drogue.

Trafic de drogue à Mbour : plus de 800 kg de chanvre indien saisis, sept individus interpellés

Dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants, la Brigade de Recherches de Mbour a mené une série d’opérations ayant permis la saisie de plus de 800 kilogrammes de chanvre indien et l’interpellation de plusieurs individus impliqués dans un réseau structuré, selon un communiqué de la Police.

Les faits se sont déroulés entre le 15 et le 18 mars 2026 dans la zone de Mbour, notamment dans la localité de Nguékokh. Le mardi 17 mars, des éléments de la brigade, en patrouille, ont exploité un renseignement faisant état de l’existence d’un important réseau de trafic de drogue. Les investigations engagées ont rapidement permis d’établir avec précision que ce réseau venait de réceptionner une importante quantité de chanvre indien, soigneusement dissimulée dans une maison servant de planque.

Une opération a alors été déclenchée par les gendarmes, aboutissant à l’arrestation en flagrant délit de cinq individus. La perquisition des lieux a permis de mettre la main sur 330 kilogrammes de chanvre indien ainsi que deux véhicules utilisés, selon les enquêteurs, dans les activités illicites du réseau.

Cette intervention s’inscrit dans la continuité d’une première opération menée deux jours plus tôt, le 15 mars 2026. À cette date, la Brigade de Recherches de Mbour avait déjà exploité le même renseignement pour intercepter une cargaison de 510 kilogrammes de chanvre indien en provenance de la Casamance, à proximité de la frontière avec la Gambie. Lors de cette opération, deux individus, présentés comme le propriétaire présumé de la marchandise et le piroguier chargé de son transport, avaient été arrêtés.

D’après les premiers éléments de l’enquête, ces derniers auraient reconnu agir pour le compte d’un réseau organisé, impliqué dans l’acheminement et la distribution de drogue à grande échelle. Les différentes saisies opérées en l’espace de quelques jours confirment ainsi l’existence d’un circuit structuré, bien implanté dans la zone.

Au total, ce sont donc plus de 800 kilogrammes de chanvre indien qui ont été retirés du circuit de distribution, ainsi que sept individus interpellés dans le cadre de ces opérations successives.

Déchéance du Sénégal de son titre de la CAN 2025 : les voies de recours juridiques pour renverser la décision de la CAF

La décision de la Confédération africain de football de déchoir le Sénégal de son titre de champion d’Afrique continue de susciter une vive controverse sur le continent. Intervenue dans la soirée du mardi 17 mars, soit près de deux mois après la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, cette sanction au profit du Maroc a provoqué une onde de choc dans le monde sportif sénégalais et au-delà. Face à cette situation inédite, les analyses juridiques se multiplient pour envisager les recours possibles.

Dans un entretien accordé à PressAfrik, le professeur Abdoulaye Sakho, universitaire et expert en droit du sport, a livré une lecture claire des enjeux et des options qui s’offrent à la Fédération sénégalaise de football. Selon lui, le recours envisagé devant le Tribunal arbitral du sport constitue une étape essentielle, mais ne garantit pas à lui seul la suspension immédiate de la décision prise par l’instance africaine.

L’expert insiste sur un point fondamental : la saisine du TAS n’a pas d’effet suspensif automatique. Autrement dit, la CAF reste en droit de poursuivre l’exécution de sa décision, y compris en organisant une éventuelle cérémonie de remise du trophée au Maroc, malgré la contestation introduite par le Sénégal. Une situation qui pourrait créer un fait accompli difficile à renverser sur le plan symbolique, même en cas de victoire juridique ultérieure.

Toutefois, le professeur Sakho souligne que le droit du sport offre des mécanismes pour éviter un tel scénario. Il recommande à la Fédération sénégalaise de football d’agir avec célérité, notamment en introduisant une demande de mesures conservatoires auprès du président de la chambre d’appel du TAS. Cette procédure vise à obtenir, dans un délai très court, la suspension de l’exécution de la décision contestée.

Si une telle suspension est accordée, elle permettrait de geler la situation jusqu’au jugement définitif. Concrètement, le trophée resterait entre les mains du Sénégal et son statut de vainqueur serait maintenu provisoirement. Une démarche stratégique qui pourrait s’avérer déterminante dans cette bataille juridique.

Au-delà de l’urgence procédurale, l’universitaire affiche un certain optimisme quant à l’issue du dossier. En se basant sur la jurisprudence et les pratiques du TAS, il estime que les chances de voir la décision de la CAF réformée sont réelles, à condition que le dossier sénégalais soit solidement défendu.

Cette affaire trouve son origine dans la finale de la CAN disputée le 18 janvier 2026. Lors de cette rencontre, les joueurs sénégalais avaient quitté la pelouse pendant plus d’un quart d’heure pour protester contre des décisions arbitrales jugées défavorables, notamment un but refusé et un penalty controversé. Ils étaient ensuite revenus sur le terrain pour finalement remporter le match après prolongations.

C’est précisément cet épisode qui a servi de fondement à la sanction de la CAF. L’instance s’est appuyée sur l’article 84 de ses règlements, qui prévoit l’exclusion d’une équipe en cas d’abandon de match ou de refus de jouer. Une interprétation contestée par de nombreux observateurs, qui soulignent que le match avait bien repris et été mené à son terme.

CAF : la décision de déchoir le Sénégal secoue l’Afrique et divise ses dirigeants

La décision de la Confédération africain de football de retirer au Sénégal son titre de champion d’Afrique continue de provoquer une onde de choc à travers tout le continent. Depuis l’annonce officielle rendue par la commission d’appel de l’instance dirigeante du football africain, l’émotion, l’incompréhension et parfois même l’indignation dominent les réactions des acteurs du monde sportif.

Au cœur de cette controverse, la finale de la dernière Coupe d’Afrique des Nations, marquée par des incidents dont les répercussions semblent aujourd’hui dépasser largement le cadre sportif. En décidant de déchoir le Sénégal de son sacre pour attribuer le titre au Maroc, la CAF a ouvert une crise de confiance sans précédent, remettant en question la crédibilité de ses décisions et la transparence de ses procédures disciplinaires.

Dans plusieurs pays africains, dirigeants, anciens joueurs et observateurs du football expriment leurs doutes quant à la gestion de ce dossier. Parmi les voix les plus marquantes figure celle de Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football. Selon des révélations du journal L’Equipe, l’ancien attaquant a partagé en privé ses préoccupations avec plusieurs présidents de fédérations africaines.

Dans ses messages, Samuel Eta’o s’interroge ouvertement sur les conséquences d’une telle décision pour l’image du football africain. Il pose notamment la question de la confiance des supporters envers leur instance dirigeante, mais aussi celle de la légitimité de la CAF elle-même. Pour lui, l’enjeu dépasse le simple cadre d’un titre attribué ou retiré : il s’agit de préserver la crédibilité d’une institution déjà fragilisée par des critiques récurrentes.

Cette prise de position, bien que formulée dans un cadre privé, traduit un malaise profond au sein des instances du football africain. Elle illustre également les divisions qui pourraient émerger entre fédérations nationales face à une décision jugée par certains comme précipitée ou insuffisamment justifiée.

Au Sénégal, la nouvelle a suscité une vive réaction, aussi bien du côté des autorités que des supporters, pour qui cette sanction apparaît comme une injustice. Le sentiment d’avoir été lésé alimente un débat intense sur les critères ayant conduit à cette décision et sur les voies de recours encore possibles.

Flambée du pétrole : le Brent bondit sous l’effet des tensions au Moyen-Orient

Le marché pétrolier mondial connaît une brusque montée de tension ce jeudi, marquée par une forte hausse des prix du brut, alimentée par les inquiétudes croissantes autour de la sécurité des infrastructures énergétiques au Moyen-Orient. Le baril de Brent, principale référence sur le marché international, a enregistré une progression spectaculaire de près de 10 %, franchissant la barre des 118 dollars dans les échanges matinaux.

Vers 09h35 GMT, le Brent de la mer du Nord s’échangeait à 118,03 dollars, après avoir brièvement dépassé ce seuil avec une hausse supérieure à 10 %. Cette envolée traduit une nervosité accrue des investisseurs face aux risques de perturbation de l’approvisionnement mondial en pétrole. De son côté, le baril de West Texas Intermediate, référence américaine, affichait une hausse plus modérée mais significative de 2,59 %, atteignant 98,81 dollars.

Cette poussée des prix intervient dans un contexte géopolitique particulièrement tendu. La veille, une attaque menée par Israël a ciblé une importante installation gazière iranienne située dans le Golfe, un acte qui a ravivé les craintes d’une escalade militaire dans une région stratégique pour la production énergétique mondiale. En réaction, les Gardiens de la Révolution iraniens ont exprimé leur intention d’intensifier leurs frappes contre des infrastructures énergétiques dans le Golfe, faisant planer la menace d’une aggravation du conflit.

Ces développements suscitent de vives inquiétudes sur les marchés, où les acteurs redoutent une perturbation durable des flux d’hydrocarbures. Le Moyen-Orient, qui concentre une part essentielle de la production et du transit du pétrole, demeure particulièrement vulnérable à toute escalade militaire. Une extension des attaques pourrait affecter non seulement les capacités de production, mais aussi les routes maritimes stratégiques, notamment dans le détroit d’Ormuz, par où transite une part importante du pétrole mondial.

Dans ce climat d’incertitude, les investisseurs se replient vers des actifs jugés plus sûrs, tandis que les prix de l’énergie réagissent immédiatement à la moindre menace sur l’offre. La volatilité observée ce jeudi pourrait ainsi se prolonger dans les prochains jours, en fonction de l’évolution de la situation sécuritaire dans la région.

Accès à l’eau potable au Sénégal : Bassirou Diomaye Faye accélère les réformes et les projets hydrauliques

Lors du Conseil des ministres tenu le mercredi 18 mars, le président de la République Bassirou Diomaye Faye a placé la question de l’accès à l’eau potable au cœur des priorités gouvernementales. Dans un contexte marqué par des besoins croissants en infrastructures hydrauliques, tant en milieu urbain que rural, le chef de l’État a insisté sur l’urgence d’accélérer la mise en œuvre des projets et programmes en cours à travers tout le territoire national.

Rappelant que l’eau constitue un levier fondamental du développement économique et social, il a exhorté le Premier ministre Ousmane Sonko ainsi que le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement à veiller à une exécution plus rapide, mais surtout plus efficace des chantiers engagés. L’objectif affiché est de réduire significativement les disparités d’accès à l’eau potable, encore perceptibles dans plusieurs localités du pays.

Dans cette dynamique, le président de la République a également appelé à l’élaboration d’un nouveau schéma directeur hydraulique. Ce document stratégique devra permettre d’assurer une meilleure articulation entre les différents projets existants et à venir, tout en garantissant un maillage cohérent et optimal du territoire en infrastructures hydrauliques fonctionnelles. Une telle approche vise à éviter les duplications, à maximiser les investissements et à répondre de manière durable aux besoins des populations.

Le chef de l’État a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de renforcer la gouvernance du secteur. À ce titre, il a demandé au ministre en charge de l’Hydraulique d’intensifier l’évaluation et la révision des délégations de service public de l’eau potable. L’accent a été mis sur l’importance d’une meilleure coordination entre les acteurs clés du secteur, notamment SONES et OFOR, ainsi que les différents concessionnaires. Cette synergie devra se traduire par la mise en place de contrats de performance plus rigoureux, assortis d’objectifs clairs et de mécanismes de suivi renforcés.

Dans le même sillage, le président a évoqué la nécessité d’adapter les règles d’organisation et de fonctionnement du sous-secteur de l’hydraulique urbaine. Cette réforme apparaît d’autant plus cruciale dans la perspective de la mise en service prochaine d’unités de dessalement, qui devraient contribuer à diversifier les sources d’approvisionnement en eau, notamment dans les zones confrontées à un stress hydrique accru.

Enfin, Bassirou Diomaye Faye a fixé un cap précis en demandant la finalisation, d’ici fin 2026, des études relatives au Projet des Autoroutes de l’Eau. Ce projet structurant ambitionne de renforcer la distribution et le transfert des ressources hydriques à l’échelle nationale. Parallèlement, il a appelé à une révision du cadre juridique du secteur de l’eau et de sa régulation, afin de mieux l’adapter aux enjeux actuels et futurs.

Le vacarme populiste n’est pas un projet pour Kaolack

À Kaolack, le débat public mérite mieux que le tumulte organisé auquel certains tentent aujourd’hui de le réduire.

Il ne s’agit pas de sanctuariser un bilan ni de soustraire l’action municipale à la critique. Toute gestion publique appelle l’évaluation, la discussion et, lorsque cela est justifié, la contradiction. Mais encore faut-il distinguer la critique sérieuse de sa déformation.

Ce qui est à l’œuvre dans la séquence actuelle visant le Maire de Kaolack, ne relève pas d’une exigence démocratique rigoureuse. Il s’agit d’une méthode. Une méthode désormais bien identifiée : installer le soupçon avant les faits, substituer l’effet de tribune à l’analyse, et faire de la répétition une tentative de vérité. Une marque déposée du populisme pastéfien.

À Kaolack, cette mécanique ne trompe personne. Elle ne cherche pas à éclairer. Elle cherche à occuper. Elle ne construit pas un argument. Elle fabrique une impression.

Le populisme pastéfien excelle dans cet exercice. Il simplifie ce qu’il ne maîtrise pas, dramatise ce qu’il ne démontre pas et conteste ce qu’il n’a pas encore prouvé pouvoir remplacer. Il donne à voir une énergie constante, mais cette énergie, à y regarder de près, tourne sur elle-même : beaucoup d’affirmations, peu de fondations.

Le résultat est connu. Le débat se brouille, la parole publique se fragilise, et la critique elle-même perd en crédibilité à force d’être utilisée comme un instrument et non comme une exigence.

Il est pourtant une ligne simple qui devrait s’imposer : la critique n’a de valeur que lorsqu’elle repose sur des faits établis, une méthode claire et une capacité à proposer autre chose que le rejet.

À défaut, elle devient ce qu’elle prétend combattre : une forme d’irresponsabilité.
Il ne s’agit donc pas ici de défendre un bilan. Il s’agit de refuser une dérive. Car ce qui est en jeu dépasse les personnes : c’est la qualité même du débat public à Kaolack.

Une ville ne se gouverne pas par insinuation. Elle ne se construit pas par agitation. Elle ne se dirige pas par accumulation de soupçons.

Kaolack mérite un débat à la hauteur de ses enjeux. Pas un concours de décibels.
Et certaines méthodes, parce qu’elles reposent sur la confusion, l’exagération et le soupçon sans rigueur, doivent être nommées clairement : non pas une alternative, mais une impasse.

Dr Abdourahmane Ba
Citoyen de la ville de Kaolack, Sénégal
Président Think Tank FOYRE
Expert en Evaluation des Politiques Publiques, Evidence, Management et Stratégie de Développement

Solidarité et engagement communautaire : le Mouvement “Sébi la Deukk” réussit sa journée de dons 2026

Le président du Mouvement “Sébi la Deukk”, Ameth Ndoye, a exprimé une profonde satisfaction à la suite du franc succès enregistré lors de l’édition 2026 de leur journée de dons et de solidarité. Organisée dans un esprit de partage, d’entraide et de fraternité, cette initiative s’inscrit dans une dynamique d’accompagnement des populations et de soutien aux structures religieuses.

L’événement a connu une mobilisation remarquable, réunissant autour d’un même idéal des autorités religieuses, politiques et coutumières, mais également des membres du mouvement, des partenaires ainsi que des groupements de femmes et de jeunes. Cette forte participation témoigne de l’importance accordée aux valeurs de solidarité et de cohésion sociale dans la communauté.

Au cœur de cette journée, de nombreux dons en nature ont été distribués aux bénéficiaires. Il s’agissait notamment de kits alimentaires, d’équipements divers et de matériaux de construction destinés à appuyer les structures religieuses et à améliorer les conditions de vie des populations. À travers ces actions concrètes, le mouvement entend renforcer les liens sociaux et promouvoir une culture de l’entraide durable.

L’événement a également été marqué par un moment fort en émotion avec l’hommage solennel rendu à Oustaz Cheikh Ndour, une figure emblématique de l’éducation religieuse. Son engagement et son dévouement ont profondément influencé la formation spirituelle et morale de nombreuses générations. Il est reconnu pour avoir transmis avec rigueur et constance les valeurs fondamentales de l’Islam, notamment la foi, la discipline, le respect, la solidarité et l’amour du prochain.

Nominations en Conseil des ministres : plusieurs changements dans l’administration publique

Le gouvernement a procédé à une série de nominations importantes au sein de plusieurs ministères, marquant un renouvellement notable dans l’administration publique sénégalaise. Ces décisions concernent notamment les secteurs de l’Intérieur, de l’Enseignement supérieur, de l’Éducation nationale, de la Santé ainsi que de la Culture.

Au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Cyprien Diene, instituteur de formation, quitte ses fonctions d’adjoint au sous-préfet de l’arrondissement de Sesséne, dans le département de Mbour. Il est désormais nommé adjoint au sous-préfet de l’arrondissement de Jaxaay, dans le département de Keur Massar. Il remplace à ce poste Kany Balla Doumbia, appelé à d’autres responsabilités.

Dans le secteur de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Insa Seck, enseignant-chercheur, est nommé directeur de l’Institut supérieur d’Enseignement professionnel de Mbacké. Cette nomination s’inscrit dans une dynamique de renforcement de l’encadrement académique et professionnel dans les établissements de formation.

Du côté du ministère de l’Éducation nationale, deux nominations majeures ont été enregistrées. Maïmouna Soude Souare, inspectrice de l’enseignement élémentaire, devient secrétaire général de la Commission nationale pour l’Unesco. Elle succède à Aliou Ly, admis à faire valoir ses droits à la retraite. Par ailleurs, Mansor Fall, précédemment proviseur du lycée de Dahra, est nommé directeur des Équipements scolaires, en remplacement d’Abdoulaye Sy.

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique concentre la majorité des changements avec plusieurs nominations stratégiques. Bineta Diabel Bâ Mbacké est désignée directrice du Centre hospitalier national Cheikh Ahmadoul Khadim de Touba, en remplacement de Mouhamadou Moustapha Sourang, admis à la retraite. Elle cède son poste de directrice de l’hôpital Ndamatou de Touba à Ibrahima Tito Tamba.

Dans la même dynamique, Moustapha Diedhiou est nommé directeur du Service d’Assistance Médicale d’Urgence, succédant à Abdallah Wade, également admis à la retraite. Fallou Niang accède au poste de directeur général des Établissements de santé, remplaçant Fatou Mbaye Sylla, tandis que Makha Danfakha prend la direction du Centre hospitalier régional de Kolda, en remplacement de Fallou Niang.

Toujours dans le secteur sanitaire, Abdou Sarr est nommé directeur du Centre hospitalier national d’Enfants Albert Royer de Dakar. Alassane Tall devient directeur de l’Institut d’Hygiène sociale ex-Polyclinique. Aissatou Sougou est promue directrice générale de l’Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique, en remplacement d’Alioune Ibnou Abou Talib Diouf.

Par ailleurs, Fatou Bara Ndione est nommée directrice des Équipements et de la Maintenance au ministère de la Santé, un poste jusque-là vacant. Henriette Cécile Diop et El Hadji Magatte Seck sont, quant à eux, nommés inspecteurs techniques de la Santé.

Enfin, au ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Ousmane Sane est désigné président du Conseil d’administration du Grand Théâtre national Doudou Ndiaye Coumba Rose. Il remplace Landing Mbessane Seck.

CAN 2025 : le Sénégal conteste la décision de la CAF, Bassirou Diomaye Faye pose un acte symbolique fort

La décision de Confe de retirer au Sénégal son titre de champion d’Afrique 2025 pour l’attribuer au Maroc continue de provoquer une onde de choc à l’échelle nationale et internationale. Depuis l’annonce de cette mesure controversée, les réactions se multiplient, traduisant une vive incompréhension et une indignation largement partagée au sein de l’opinion publique sénégalaise et au-delà.

Au sommet de l’État, Bassirou Diomaye Faye est sorti de sa réserve pour exprimer sa position. Le chef de l’État a opté pour un geste hautement symbolique en modifiant la photo de profil de sa page Facebook officielle. L’image publiée montre le trophée de la Coupe d’Afrique des nations soigneusement conservé dans l’armoire de son bureau présidentiel. À travers cet acte, le président envoie un message clair : pour lui, cette coupe reste et demeurera au Sénégal, en dépit de la décision de l’instance dirigeante du football africain.

Cette posture s’inscrit dans la ligne défendue par les autorités sénégalaises. Dans un communiqué rendu public mercredi, le gouvernement a fermement rejeté la décision de la CAF, qu’il qualifie de « tentative de dépossession injustifiée ». Les autorités dénoncent une mesure qu’elles jugent non seulement inéquitable, mais également entachée de zones d’ombre. Dans ce contexte, elles ont officiellement appelé à l’ouverture d’une enquête internationale indépendante, évoquant des soupçons de corruption au sein des instances dirigeantes du football continental.

Sur le plan sportif et juridique, la riposte s’organise également. La Fédération Sénégalaise de football a annoncé son intention de contester cette décision devant le Tribunal arbitral du sport . Cette démarche vise à faire annuler la sanction et à rétablir le Sénégal dans ses droits, dans une affaire qui pourrait désormais se jouer sur le terrain du droit sportif international.

COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 18 MARS 2026

Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 18 mars 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :

Célébration de la fête de Korité

Le Président de la République, débutant sa communication par l’évocation du mois béni de Ramadan qui tire à sa fin, adresse ses félicitations et vœux à la Oumah islamique, à l’occasion de la célébration de la fête de Korité, prévue au cours de la présente semaine. Après avoir prié, avec l’ensemble de la Nation, pour un Sénégal prospère et solidaire dans un monde de paix, il demande au Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique de veiller au déroulement adéquat des cérémonies de prières de l’Aïd El Fitr sur l’étendue du territoire national. 

En outre, il demande au Gouvernement d’améliorer la fluidité de la circulation et de renforcer la sécurité des transports sur les différents axes routiers et autoroutiers.

Dans ce sillage, il présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes de l’accident survenu le lundi passé sur la route nationale N° 06 entre Tambacounda et Gouloumbou, avant de souhaiter prompt rétablissement aux blessés.

Il réitère également ses directives relatives aux mesures préventives, en vue d’assurer l’approvisionnement correct du pays en hydrocarbures, denrées et produits de consommation courante, tout en maintenant la stabilité des prix.

Accélération de la mise en œuvre de projets et programmes hydrauliques

Rappelant le caractère prioritaire de l’approvisionnement en eau potable des populations, le Chef de l’Etat demande au Premier Ministre et au Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement de veiller à l’accélération de la mise en œuvre de l’ensemble des projets et programmes hydrauliques dans les centres urbains et en milieu rural. Il indique l’importance d’élaborer et de déployer un nouveau schéma directeur hydraulique, assurant à la fois une complémentarité des projets et un maillage optimal du territoire national en réseaux, ouvrages et infrastructures hydrauliques fonctionnels.

Le Président de la République engage le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement à intensifier le processus d’évaluation et de révision des délégations de service public de l’eau potable, en veillant à la synergie des actions entre la SONES, l’OFOR et les concessionnaires, soutenue par des contrats de performance rénovés et exigeants. En outre, il souligne l’urgence de travailler à l’adaptation des règles d’organisation et de fonctionnement du sous-secteur de l’hydraulique urbaine, notamment avec la mise en service prochaine et le lancement des unités de dessalement. 

Enfin, le Chef de l’Etat demande au Premier Ministre et au Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement de finaliser les études nécessaires à l’amorçage de l’exécution, avant la fin de l’année 2026, du Projet des Autoroutes de l’Eau et la révision du cadre juridique relatif au secteur de l’Eau et à sa régulation.

Préservation durable du patrimoine forestier national et revitalisation de la politique forestière

Le Président de la République fait observer que les forêts, représentant une composante essentielle de la biodiversité, constituent un patrimoine national inestimable, dont la préservation appelle l’exécution d’une politique d’encadrement et de valorisation.  A cet effet, il demande d’intensifier la lutte contre les trafics de bois ainsi que les efforts de reboisement, de reforestation et de classement de nouvelles forêts dans toutes les zones éco-géographiques. Dans cette dynamique, il donne instruction au Gouvernement d’élargir le spectre d’intervention, de relever le niveau des objectifs de reboisement assignés à l’Agence sénégalaise de la Reforestation et de la Grande Muraille verte et de renforcer les ressources humaines et les moyens logistiques affectés aux directions nationales chargées des Eaux et Forêts et des Parcs nationaux. 

Le Président de la République souligne l’urgence de réorganiser l’exploitation forestière, dans une perspective de renforcement de la stratégie nationale et des plans d’actions pour la conservation de la biodiversité et de définir une nouvelle politique de gouvernance des parcs nationaux visant l’entretien professionnel des espaces, la préservation de la faune et de la flore ainsi que l’amélioration de l’attrait touristique.

Pour finir, il prescrit au Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique de prendre les dispositions en vue d’accélérer l’exécution du Plan spécial de Sauvegarde et de Valorisation de la Forêt classée de Mbao.

Préparatifs de la fête nationale

Le Président de la République estime que la fête nationale est un moment de communion et d’exaltation de notre vivre ensemble dans la paix et la solidarité. Il rappelle que le projet collectif pour un Sénégal souverain, juste et prospère, appelle en permanence au sursaut national, à la consolidation de la cohésion sociale et de l’Etat de droit ainsi qu’au renforcement d’une citoyenneté active et constructive pour le développement, avec la mobilisation de la jeunesse et des forces de défense et de sécurité.

C’est dans cet esprit d’engagement patriotique, selon le Chef de l’Etat, que le Sénégal va célébrer, le 04 avril 2026, le 66ème anniversaire de son accession à la souveraineté internationale, dont il présidera le Grand défilé civil et militaire à Thiès, en présence de l’ensemble des corps constitués. Ainsi, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement de veiller au bon déroulement des festivités, défilés et célébrations, à Thiès et dans les autres régions du Sénégal, avec la participation des populations, des élèves et de toutes les forces vives de la Nation.

Suivi de la décision du Jury d’Appel de la CAF concernant le titre de Champion d’Afrique du Sénégal

Le Président de la République affirme que le Sénégal constate avec regret et indignation la décision du Jury d’Appel de la CAF retirant le titre de Champion d’Afrique 2025 à l’équipe nationale de Football. Face à cette décision inédite, il demande au Gouvernement, notamment au Ministre chargé des Sports, de prendre toutes les dispositions rapides et indiquées, avec la Fédération sénégalaise de Football, afin de déposer les recours appropriés devant le Tribunal arbitral du Sport.

Agenda du Président de la République

Le Chef de l’Etat informe le Conseil qu’il effectuera une visite officielle au Royaume d’Espagne, à l’invitation du Roi Felipe VI, du 24 au 26 mars 2026.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE

Monsieur le Premier Ministre a présenté sa communication sur les points suivants : 

Gestion durable du secteur de l’Emploi

Pour le Premier Ministre, la gestion durable de l’emploi est essentielle dans la vie économique et sociale de la Nation, afin de garantir à chaque Sénégalais la possibilité d’accéder à un emploi décent et durable. Il a fait remarquer que le secteur de l’Emploi est confronté à des crises cycliques générées principalement par le problème d’insertion des demandeurs d’emplois. Il a mis en exergue le faible niveau de qualification des ressources humaines, découlant de l’insuffisance de l’offre du fait de la faiblesse des activités des entreprises et de la valorisation insuffisante de secteurs à fort potentiel, pourvoyeurs d’emploi.

Le Premier Ministre a également noté l’inadéquation entre la formation et l’emploi, la faible employabilité, l’inefficacité du dispositif de financement, d’encadrement et d’accompagnement et les contraintes liées au Code du Travail. 

Il évoque les mesures prises par le Gouvernement, en initiant un processus inclusif d’élaboration d’une Politique nationale de l’Emploi, qui prendra en compte la rationalisation des structures de gouvernance, et en renforçant la Convention nationale État-Employeurs ainsi que les dispositions sur l’apprentissage et la formation duale. 

Au demeurant, le Gouvernement s’est engagé à mettre en œuvre le Pacte de Stabilité sociale, outre la signature du décret portant Statut général des fonctionnaires des Collectivités territoriales ainsi que celui fixant le montant de l’indemnité forfaitaire accordée aux agents non-fonctionnaires des collectivités territoriales. A cela s’ajoute la généralisation de l’indemnité de logement. 

Le Premier Ministre a estimé que le renouveau de l’emploi sera porté par le développement des filières stratégiques, la relance des travaux de réalisation d’infrastructures, la mise en place des agropoles et le développement du tissu industriel.  Dans ce cadre, le Gouvernement s’emploiera, notamment, à la finalisation et à l’adoption de la loi d’orientation sur l’emploi, à la réforme du Code du Travail et de la Sécurité sociale, à l’évaluation et au renforcement organisationnel et financier de la Convention nationale État-Employeurs et à la rationalisation des structures en charge de la promotion de l’emploi. 

Le Premier Ministre a aussi annoncé le renforcement du lien emploi et formation, la mutualisation et l’optimisation des structures, interventions et ressources, la mise en place d’une grande coalition pour l’emploi, le développement de l’emploi local dans les pôles territoires, la mise en place de projets de travaux à haute intensité de main d’œuvre (HIMO).

Il a, enfin, indiqué le renforcement des Pôles Emploi et la mise en place des Centres d’Initiatives pour l’Emploi local (CIEL) au niveau de chaque département, ainsi que des Missions locales pour l’Emploi et l’Entrepreneuriat au niveau de chaque commune.

Redressement de la Compagnie Air Sénégal

Le Premier Ministre a rappelé des décisions arrêtées lors du Conseil interministériel du O3 avril 2025, sur la base desquelles a été élaboré le plan d’urgence de redressement global comprenant la reconstitution des fonds propres, la recapitalisation, le refinancement et la réalisation d’un audit financier et organisationnel complet.

Suite à la réunion qu’il a présidée le lundi 16 mars 2026, en présence des ministres concernés, il a annoncé les décisions qu’il a prises avant de réaffirmer la ferme volonté du Gouvernement de soutenir Air Sénégal SA et AIBD SA, dans leur redressement et leur repositionnement durable au cœur de la stratégie nationale du transport aérien.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES

Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait une communication sur la réforme de troisième génération du service public de l’eau. 

Le Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique a fait une communication sur l’organisation du 6ème Congrès mondial des Aires marines protégées. 

Le Ministre de l’Industrie et du Commerce a fait une communication sur la situation du marché et la commercialisation de l’arachide. 

Le Ministre de la Jeunesse et des Sports a fait une communication sur la préparation de la Semaine nationale de la Jeunesse, édition 2026.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

Le Conseil a examiné et adopté le projet de décret fixant les modalités relatives au découpage et à la nomenclature des blocs du bassin sédimentaire du Sénégal.

AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Au titre du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique

  • Monsieur Cyprien DIENE, Instituteur, matricule de solde n° 519 112/K, précédemment Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Sesséne, Département de Mbour, est nommé Adjoint au Sous-Préfet de l’Arrondissement de Jaxaay, Département de Keur Massar, en remplacement de Monsieur Kany Balla DOUMBIA, appelé à d’autres fonctions.

Au titre du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation :

  • Monsieur Insa SECK, Enseignant-Chercheur, matricule de solde n° 107 487/E, est nommé Directeur de l’Institut supérieur d’Enseignement professionnel (ISEP) de Mbacké.

Au titre du Ministère de l’Éducation nationale :

  • Madame Maïmouna Soude SOUARE, Inspectrice de l’Enseignement élémentaire, matricule de solde n° 631 504/E, est nommée Secrétaire général de la Commission nationale pour l’Unesco, en remplacement de Monsieur Aliou LY, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
  • Monsieur Mansor FALL, Professeur de l’Enseignement secondaire, matricule de solde n° 637 272/M, précédemment Proviseur du Lycée de Dahra, est nommé Directeur des Equipements scolaires, en remplacement de Monsieur Abdoulaye SY.

Au titre du Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique

  • Madame Bineta Diabel Bâ MBACKE, titulaire d’un Doctorat en Médecine et d’un Master en Administration des Services de Santé, précédemment Directeur de l’Hôpital Ndamatou de Touba, est nommée Directeur du Centre Hospitalier National Cheikh Ahmadoul Khadim de Touba, en remplacement de Monsieur Mouhamadou Moustapha SOURANG, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
  • Monsieur Ibrahima Tito TAMBA, titulaire d’un Doctorat en Médecine et d’un Master en Administration des Services de Santé, est nommé Directeur de l’Hôpital Ndamatou de Touba, en remplacement de Madame Bineta Diabel Bâ MBACKE, appelée à d’autres fonctions ;
  • Monsieur Moustapha DIEDHIOU, Médecin Anesthésiste Réanimateur, Maître de Conférences Agrégé, est nommé Directeur du Service d’Assistance Médicale d’Urgence (SAMU), en remplacement de Monsieur Abdallah WADE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
  • Monsieur Fallou NIANG, titulaire d’un Doctorat en Médecine et d’un Master en Administration des Services de Santé, précédemment Directeur du Centre Hospitalier Régional de Kolda, est nommé Directeur général des Établissements de Santé, en remplacement de Madame Fatou Mbaye SYLLA ;
  • Monsieur Makha DANFAKHA, titulaire d’un Doctorat en Médecine et d’un Master en Santé Publique, est nommé Directeur du Centre Hospitalier Régional de Kolda, en remplacement de Monsieur Fallou NIANG, appelé à d’autres fonctions ; 
  • Monsieur Abdou SARR, titulaire d’un Doctorat en Médecine et d’un Master en Économie de la santé, est nommée Directeur du Centre Hospitalier National d’Enfants Albert Royer de Dakar, en remplacement de Madame Issa Tall DIOP ;
  • Monsieur Alassane TALL, titulaire d’un Doctorat en Médecine et d’un diplôme en Santé Publique, est nommé Directeur de l’Institut d’Hygiène sociale ex-Polyclinique, en remplacement de Monsieur Abdoulaye KANE ;
  • Madame Aissatou SOUGOU, titulaire d’un diplôme de Doctorat en Pharmacie et d’un Master en Économie de la Santé et en Santé publique, est nommée Directeur Général de l’Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique (ARP), en remplacement de Monsieur Alioune Ibnou Abou Talib DIOUF ; 
  • Madame Fatou Bara NDIONE, Ingénieure biomédicale, matricule de solde n° 613 850/E, est nommée Directeur des Équipements et de la Maintenance au Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, poste vacant ;
  • Madame Henriette Cécile DIOP, titulaire d’un Doctorat en Médecine, Spécialiste en Santé publique, matricule de solde 713 134/G, est nommée Inspecteur technique de la Santé au Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique ;
  • Monsieur El Hadji Magatte SECK, titulaire d’un Doctorat en Médecine, Gestionnaire des Services de Santé, matricule de solde n° 609 547/G, est nommé Inspecteur technique de la Santé au Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.

Au titre du Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme

  • Monsieur Ousmane SANE, Diplômé en Informatique de Gestion, est nommé Président du Conseil d’Administration du Grand Théâtre national Doudou Ndiaye Coumba Rose, en remplacement de Monsieur Landing Mbessane SECK. 

Marie Rose Khady Fatou FAYE,

Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre,

Chargée des Relations avec les Institutions,

Porte-parole du Gouvernement

Grand Théâtre national : Kilifeu écarté de la présidence du Conseil d’administration, Ousmane Sané nommé

Le paysage institutionnel culturel sénégalais connaît un nouveau réaménagement. Landing Mbessane Seck, plus connu du grand public sous le nom de Kilifeu, n’est plus Président du Conseil d’Administration du Grand Théâtre national Doudou Ndiaye Coumba Rose. La décision a été entérinée lors du Conseil des ministres tenu ce mercredi 18 mars 2026.

Selon le communiqué officiel, il est remplacé à ce poste stratégique par Ousmane Sané, présenté comme diplômé en Informatique de Gestion. « Monsieur Ousmane SANE, Diplômé en Informatique de Gestion, est nommé Président du Conseil d’Administration du Grand Théâtre national Doudou Ndiaye Coumba Rose, en remplacement de Monsieur Landing Mbessane SECK », précise le document.

Cette nomination marque un tournant dans la gouvernance de cette institution culturelle majeure du Sénégal, dédiée à la promotion des arts et du patrimoine. Le Grand Théâtre national Doudou Ndiaye Coumba Rose, du nom du célèbre maître tambour-major sénégalais, joue un rôle central dans la valorisation de la création artistique nationale et africaine.

Figure connue du mouvement Y’en a marre et du paysage artistique sénégalais, Kilifeu avait été porté à la tête du Conseil d’administration dans un contexte de renouvellement des élites culturelles. Son départ intervient dans une période où plusieurs ajustements sont observés au sein des structures publiques, traduisant une volonté des autorités de redynamiser certains secteurs clés.

L’arrivée d’Ousmane Sané ouvre ainsi une nouvelle phase pour l’institution. Son profil, axé sur la gestion et les outils informatiques, pourrait s’inscrire dans une dynamique de modernisation de la gouvernance et d’optimisation des performances administratives du Grand Théâtre.

Refus de liberté provisoire : Khadim Ba maintenu en détention à la veille de la Korité

La chambre d’accusation financière a tranché, ce mercredi 18 mars 2026, en défaveur de Khadim Ba. Saisie des différentes requêtes introduites par ses avocats, la juridiction a décidé de rejeter à la fois la demande de mise en liberté provisoire et les exceptions de nullité soulevées par la défense. Une décision qui prolonge ainsi la détention du directeur général de Locafrique, incarcéré depuis septembre 2024.

Ce nouveau revers judiciaire intervient dans un contexte particulièrement sensible pour le prévenu, qui ne pourra pas passer la fête de la Korité auprès de sa famille. Placé sous mandat de dépôt depuis plus de dix-huit mois, Khadim Ba reste détenu au pavillon spécial, notamment en raison de son état de santé.

Dans cette affaire, le dirigeant est poursuivi pour infraction à la réglementation des changes. Les faits qui lui sont reprochés porteraient sur des montants estimés à plusieurs milliards de francs CFA. L’enquête en cours vise à faire la lumière sur l’ampleur exacte des flux financiers incriminés ainsi que sur les éventuels mécanismes utilisés.

Lors de l’audience précédente, les conseils de Khadim Ba, parmi lesquels Mes Seydou Diagne, Souleymane Soumaré et Ciré Clédor Ly, avaient plaidé avec insistance en faveur de la remise en liberté de leur client, tout en soulevant plusieurs exceptions de nullité. Ces démarches visaient à contester la régularité de la procédure engagée contre lui. À l’issue des débats, la juridiction avait mis sa décision en délibéré avant de rendre son verdict ce mercredi.

Malgré ces multiples tentatives, aucune demande de sortie n’a, à ce jour, reçu une suite favorable. La décision de la chambre d’accusation financière confirme ainsi la volonté de la justice de poursuivre les investigations en maintenant le principal mis en cause à disposition des autorités judiciaires.

Kaffrine : Laylatoul Qadr, un moment de renforcement du tissu social à Ngayéne

À l’occasion de la Nuit du Destin (Laylatoul Qadr), la localité de Ngayéne, dans la région de Kaffrine, a offert l’image d’une communauté profondément unie autour de la foi et des valeurs de solidarité.

Au-delà de son caractère strictement religieux, cette veillée a surtout été marquée par une forte cohésion sociale. Des fidèles venus de plusieurs villages environnants — Ngayéne Sabah, Kathial, Diokoul, Dioly Mandakh ou encore Ndougoubène — ont convergé vers les lieux de prière, illustrant un attachement collectif aux traditions spirituelles.

La Grande Mosquée de Kaffrine et les foyers religieux de Ngayéne ont ainsi servi de cadres d’expression d’une fraternité vivante, sous la conduite de l’imam ratib Cheikh Ahmed Tidiane Ndao. La présence de plusieurs figures religieuses de la région a renforcé la portée de l’événement, transformant cette nuit en un véritable moment de communion intercommunautaire.

L’un des temps forts a été la conférence religieuse animée par Mame Gor Ndao, dont le message, axé sur les valeurs de paix, d’entraide et de responsabilité sociale, a trouvé un écho particulier auprès des fidèles.

Dans ce contexte, la famille de Magaye Hawa Gaye s’est distinguée par son rôle fédérateur. Son engagement dans l’organisation a permis de mobiliser largement au-delà du cercle familial, contribuant à faire de cette nuit un espace de rencontre entre différentes sensibilités religieuses et sociales.

Les chiffres avancés par les organisateurs — 30 lectures complètes du Coran et 41 récitations de la sourate Yassine — traduisent non seulement l’intensité spirituelle de la nuit, mais aussi la discipline collective des participants.

Plus qu’un simple rendez-vous religieux, cette célébration de Laylatoul Qadr à Ngayéne apparaît ainsi comme un levier de consolidation du vivre-ensemble, dans une région où les initiatives communautaires jouent un rôle essentiel dans la préservation de la paix sociale.

Cybercriminalité à Dakar : une vaste arnaque par phishing détourne plus de 27 millions de FCFA

À Dakar, ce qui semblait n’être qu’une simple démarche de sécurité en ligne a viré au cauchemar pour plusieurs clients de Société Générale Sénégal. Une opération de cybercriminalité d’une grande sophistication a permis à un réseau bien organisé de siphonner plus de 27 millions de FCFA en un temps record, plongeant les victimes dans l’incompréhension et l’inquiétude.

L’affaire éclate lorsque plusieurs clients, alertés par des mouvements suspects sur leurs comptes, prennent contact avec leur banque. Très vite, le constat est sans appel : des retraits et des transferts ont été effectués à leur insu. Les fonds, transférés vers des plateformes de mobile money, deviennent alors difficiles à tracer immédiatement, compliquant les premières tentatives de récupération.

Au cœur de cette fraude se trouve une technique de phishing particulièrement bien exécutée. Les victimes ont reçu des courriels frauduleux reproduisant fidèlement les communications officielles de leur banque. Logos, charte graphique, ton institutionnel, tout était conçu pour inspirer confiance. Sous prétexte de sécuriser leur compte ou de vérifier une opération suspecte, les clients étaient incités à cliquer sur un lien. Ce lien les redirigeait vers un faux site internet, réplique presque parfaite de l’interface bancaire. En y renseignant leurs identifiants, ils donnaient sans le savoir un accès direct à leurs comptes aux cybercriminels.

Une fois les informations récupérées, les fraudeurs agissaient avec une rapidité déconcertante. En quelques minutes seulement, ils prenaient le contrôle des comptes et transféraient les fonds vers des circuits parallèles. L’un des comptes utilisés dans cette opération a enregistré à lui seul plus de 15 millions de FCFA de transactions en quelques semaines, révélant l’ampleur du dispositif mis en place.

Face à la multiplication des plaintes, la Division spéciale de cybersécurité a ouvert une enquête approfondie. Les investigations ont rapidement mis en évidence un réseau structuré, reposant sur des identités fictives, des comptes frauduleux et des circuits financiers élaborés pour brouiller les pistes et retarder les interventions des autorités.

Les enquêteurs ont finalement localisé plusieurs suspects dans différentes zones de la banlieue dakaroise, notamment à Guédiawaye, Tivaouane-Peulh, Yeumbeul et Les Maristes. Une opération coordonnée a permis l’interpellation de 19 individus. À l’issue de leur audition et de l’exploitation des éléments saisis, 14 personnes, toutes de nationalité nigériane, ont été déférées devant le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye. Cinq autres ont été relâchées faute de preuves suffisantes.

Les perquisitions menées dans le cadre de cette affaire ont permis la saisie de 29 téléphones portables et de 8 ordinateurs. Ces équipements ont révélé l’étendue des activités du réseau, qui ne se limitait pas au phishing bancaire. Certains suspects seraient également impliqués dans des escroqueries sentimentales et d’autres formes d’arnaques en ligne visant des victimes bien au-delà des frontières sénégalaises.

Pour les clients touchés, les conséquences dépassent largement la perte financière. C’est la confiance dans les outils numériques du quotidien qui est profondément ébranlée. Un simple email, devenu banal dans les usages modernes, s’est transformé en un piège redoutable, démontrant la capacité des cybercriminels à exploiter les failles humaines autant que technologiques.

CAN 2025 : Idrissa Gana Guèye appelle à la dignité et au soutien des supporters détenus

Au lendemain des sanctions infligées par la Confédération africaine de football (CAF) au Sénégal, Idrissa Gana Gueye a brisé le silence avec des mots empreints d’émotion et de gravité. Le milieu de terrain des Lions a tenu à replacer le débat au-delà de la polémique sportive, dans un contexte marqué par des conséquences humaines particulièrement sensibles.

Alors que la décision de l’instance dirigeante du football africain continue de susciter incompréhension et indignation au Sénégal, le joueur a relativisé l’importance des distinctions sportives. Selon lui, les titres, trophées et médailles ne représentent qu’une dimension éphémère du football, bien loin des réalités vécues par certains supporters sénégalais actuellement en difficulté. À travers cette prise de parole, il a voulu rappeler que l’essentiel réside ailleurs, notamment dans la sécurité et le bien-être des individus.

Ses propos font directement écho à la situation préoccupante des 18 supporters sénégalais toujours détenus au Maroc. Ces derniers ont été condamnés pour des faits qualifiés de hooliganisme, à la suite des incidents survenus lors de la finale disputée à Rabat. Les peines prononcées, allant de trois mois à un an de prison, ont profondément marqué l’opinion publique sénégalaise. Sans les nommer explicitement, Gana Guèye a adressé un message de soutien à ces supporters ainsi qu’à leurs familles, soulignant implicitement la dimension humaine de cette crise.

Dans son intervention, l’international sénégalais a également tenu à rendre hommage à l’attitude du peuple sénégalais face à cette épreuve. Il a salué une nation restée digne malgré la controverse et la déception, mettant en avant les valeurs de solidarité et de résilience qui caractérisent la société sénégalaise. La référence à la Téranga, symbole d’hospitalité et de générosité, s’inscrit dans cette volonté de rappeler l’identité profonde du pays, même dans l’adversité.

Malgré l’amertume liée aux décisions prises par la CAF, le joueur conserve une certaine sérénité. Il affirme que l’expérience vécue lors de cette finale restera gravée dans la mémoire collective des Lions, indépendamment des verdicts officiels. Pour lui, ce vécu partagé constitue une vérité que personne ne pourra effacer.

Harcèlement des Lions : la polémique autour de la finale de la CAN 2025 dégénère

La décision de la Confédération Africaine de Football d’attribuer la victoire de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 au Maroc sur tapis vert continue de provoquer une onde de choc dans le monde du football africain. Annoncée dans la soirée du 17 mars, cette décision controversée, prise au détriment du Sénégal, a suscité une vague d’indignation, aussi bien chez les supporters que chez les acteurs du football.

Très rapidement, plusieurs joueurs de la sélection sénégalaise ont réagi sur les réseaux sociaux, exprimant leur incompréhension et leur frustration face à ce verdict jugé injuste par une large partie de l’opinion. Mais ce qui n’était au départ qu’un débat sportif s’est transformé en une situation beaucoup plus préoccupante.

Selon RMC Sport, des individus malveillants ont publié sur les réseaux sociaux les numéros de téléphone personnels de certains joueurs sénégalais. Cette divulgation massive d’informations privées a immédiatement déclenché une vague de harcèlement d’une rare intensité. En quelques heures seulement, les Lions ont été submergés par des appels incessants et des messages haineux.

Les joueurs concernés ont ainsi été pris pour cibles par des internautes particulièrement virulents, multipliant insultes, menaces et propos déplacés. Cette campagne de harcèlement a duré plusieurs heures, plongeant les victimes dans une situation de stress et d’insécurité, bien au-delà du cadre sportif.

Ce dérapage met en lumière les dérives de l’utilisation des réseaux sociaux dans des contextes de forte tension émotionnelle. Si la passion du football peut expliquer certaines réactions à chaud, la diffusion d’informations personnelles et le harcèlement qui en découle constituent des actes graves, susceptibles de poursuites judiciaires.

Du côté des autorités sportives sénégalaises, comme de la Fédération Sénégalaise de Football , la situation est suivie de près. Des mesures pourraient être envisagées pour protéger les joueurs et identifier les auteurs de ces actes. Cette affaire intervient dans un climat déjà tendu, alors que le Sénégal conteste officiellement la décision de la CAF et envisage un recours devant les instances compétentes.

CAN 2025 : la polémique enfle après la décision de la CAF, Augustin Senghor monte au créneau

La décision de la Confédération Africaine de Football de retirer le titre de champion d’Afrique au Sénégal pour l’attribuer au Maroc sur tapis vert continue de provoquer une onde de choc dans le monde du football africain. Alors que l’instance continentale a entériné une victoire marocaine sur le score de 3-0, les réactions se multiplient et traduisent une profonde incompréhension au sein de l’opinion sportive sénégalaise.

Parmi les premières voix à s’élever figure Augustin Senghor, ancien président de la Fédération sénégalaise de football et membre du comité exécutif de la CAF. Dans une déclaration particulièrement ferme, le dirigeant n’a pas mâché ses mots, dénonçant une décision qu’il juge en totale contradiction avec les principes fondamentaux du jeu. Selon lui, l’instance dirigeante du football africain a outrepassé ses prérogatives en se substituant à l’arbitre de la finale, remettant ainsi en cause le verdict sportif issu du terrain.

Cette sortie marque un tournant dans la gestion de cette crise, tant par sa virulence que par le statut de son auteur au sein même de la CAF. En mettant en doute la régularité du processus ayant conduit à cette décision, Augustin Senghor soulève une question centrale : celle du respect des lois du jeu et de l’intégrité des compétitions. Pour lui, une telle décision ne peut être interprétée autrement que comme une entorse grave aux règles établies.

Au-delà de la contestation juridique et sportive, le responsable sénégalais a également insisté sur la dimension symbolique de ce verdict. Il affirme que, malgré la décision officielle, le Sénégal restera aux yeux de nombreux observateurs le véritable vainqueur de la compétition. Cette notion de “victoire morale” trouve un écho particulier dans un contexte où de nombreux supporters et acteurs du football expriment leur frustration face à ce qu’ils perçoivent comme une injustice.

Dans un ton résolument déterminé, il a conclu en affirmant que le Sénégal conservera son trophée, quelles que soient les suites de cette affaire. Une déclaration forte qui illustre l’ampleur de la fracture entre les instances dirigeantes et une partie des acteurs du football africain. Pour Augustin Senghor, cette situation dépasse le cadre d’un simple litige sportif et constitue un précédent dangereux pour la crédibilité des compétitions organisées sur le continent.

Transport routier : l’État déploie des solutions concrètes pour apaiser les tensions et renforcer la sécurité

Le Ministère des Transports terrestres et aériens a franchi une nouvelle étape dans sa volonté de répondre aux préoccupations persistantes des acteurs du transport routier. À l’issue de concertations engagées avec les organisations syndicales et les services techniques concernés, les autorités ont annoncé, dans un communiqué daté du 17 mars 2026, une série de mesures destinées à améliorer à la fois les conditions d’exploitation du secteur et la sécurité sur les routes.

Au cœur de ces annonces figure le déploiement imminent d’un banc mobile pour la visite technique des véhicules. Ce dispositif innovant, qui sera opérationnel à partir de la deuxième quinzaine du mois d’avril 2026, marque une avancée significative dans la décentralisation des services techniques. Il sera progressivement mis en place dans plusieurs régions éloignées de Dakar, notamment Kédougou, Tambacounda, Ziguinchor, Kolda, Sédhiou, Matam, Saint-Louis, Louga, Kaffrine et Kaolack.

L’objectif est clair : rapprocher l’administration des usagers et réduire les contraintes logistiques pesant sur les transporteurs. Grâce à ce mécanisme, les contrôles techniques pourront être effectués directement sur place, dans les zones concernées. Cette mesure s’inscrit particulièrement dans le cadre de l’opération de rappel des minibus de 12 à 19 places, qui se poursuivra jusqu’au mois de mai 2026. Elle permettra ainsi d’éviter aux professionnels de longs déplacements vers la capitale, souvent coûteux et chronophages.

Les autorités soulignent que cette initiative vise à concilier deux impératifs majeurs : garantir un haut niveau de sécurité routière tout en tenant compte des réalités opérationnelles du secteur du transport. Elle traduit également une volonté de modernisation et d’adaptation des services publics aux besoins des citoyens.

Par ailleurs, le ministère a annoncé la création d’un comité ad hoc chargé d’examiner en profondeur les préoccupations exprimées par les acteurs du secteur. Ce cadre de concertation réunira les services techniques de l’État, les organisations syndicales ainsi que les représentants des transporteurs et des professionnels de la route.

Ce comité aura pour mission d’analyser plusieurs points sensibles qui suscitent des tensions, notamment les contrôles routiers jugés parfois excessifs, l’interdiction de circulation nocturne des transports publics entre minuit et cinq heures du matin, ainsi que les problématiques liées à la concurrence dans le secteur. Cette dernière inclut les relations entre taxis traditionnels, services de VTC et transports informels, dans un contexte de mutation rapide des modes de mobilité.

À travers ce dispositif, les autorités entendent privilégier une approche inclusive et participative. L’objectif est de parvenir à des solutions consensuelles, équilibrées et applicables, fondées sur une évaluation rigoureuse des mesures existantes et des réalités du terrain.

CAN 2025 : le Maroc sacré sur tapis vert après l’invalidation de la victoire du Sénégal

Coup de théâtre dans le football africain. Deux mois après une finale épique remportée par le Sénégal face au Maroc à l’issue des prolongations, la Confédération africaine de football a finalement tranché en faveur des Lions de l’Atlas. Dans une décision rendue publique par le Jury d’Appel de la CAF, la victoire sénégalaise a été purement et simplement annulée, offrant ainsi le trophée continental au Maroc sur tapis vert.

Au cœur de cette décision se trouve un incident survenu lors de la finale de la CAN 2025. Selon les conclusions de l’instance disciplinaire, les joueurs sénégalais auraient quitté la pelouse au moment d’un penalty décisif accordé au Maroc et tiré par Brahim Diaz. Ce geste a été interprété comme un abandon de match, ce qui constitue une infraction grave au règlement de la compétition.

En se basant sur l’article 84 du règlement de la Coupe d’Afrique des Nations, le Jury d’Appel a estimé que les conditions étaient réunies pour déclarer le Sénégal forfait. Par conséquent, le match est homologué sur le score de 3-0 en faveur du Maroc, conformément aux dispositions en vigueur en cas de forfait d’une équipe.

Dans son communiqué, la CAF précise que cette décision vise à faire respecter strictement les règles et à garantir l’intégrité des compétitions africaines. Elle souligne également que le comportement des équipes sur le terrain doit rester conforme aux principes du fair-play et aux obligations réglementaires.

Cette annonce provoque déjà une onde de choc dans le monde du football africain, notamment au Sénégal où la victoire des Lions de la Teranga avait suscité une immense ferveur populaire. Du côté marocain, cette décision vient récompenser une équipe qui avait déjà montré un niveau de jeu élevé tout au long du tournoi.

Fonds d’appui à la presse : Babacar Ba appelle à plus de transparence et de contrôle dans la gestion des ressources publiques

La question de la gestion du Fonds d’appui au développement de la presse continue d’alimenter le débat public au Sénégal. Dans une contribution rendue publique, Babacar Ba, membre du Forum du Justiciable, plaide pour une gestion rigoureuse et transparente de ces ressources publiques destinées à soutenir le secteur des médias.

Selon lui, ce fonds, constitué de deniers publics appartenant au peuple sénégalais, doit être administré avec la plus grande transparence. Il estime qu’un contrôle strict doit être exercé sur son utilisation afin de s’assurer que les ressources allouées servent effectivement à renforcer le secteur de la presse et à soutenir les médias dans leur mission d’information.

Dans cette perspective, Babacar Ba souligne l’importance de publier la liste exhaustive des médias et organes de presse ayant bénéficié du Fonds d’appui au développement de la presse, ainsi que les montants attribués à chaque structure. Pour le responsable du Forum du Justiciable, cette transparence est essentielle pour garantir la confiance du public et éviter toute suspicion autour de la gestion de ces fonds.

Il appelle également les organes de contrôle compétents à procéder à des vérifications approfondies concernant les conditions d’attribution de ces ressources. Ces contrôles devraient notamment porter sur le respect des engagements pris par les bénéficiaires auprès de l’Institution de Prévoyance Retraite du Sénégal (IPRES) et de la Direction générale des Impôts et Domaines (DGID). Selon Babacar Ba, ces obligations administratives et fiscales font partie des critères essentiels qui conditionnent l’accès aux financements publics destinés aux entreprises de presse.

Par ailleurs, il insiste sur la nécessité de vérifier systématiquement l’existence de contrats de travail déclarés et déposés auprès de l’Inspection du travail. Une telle démarche permettrait de s’assurer que les fonds publics ne servent pas uniquement à combler les difficultés financières des entreprises de presse, mais qu’ils contribuent réellement à la professionnalisation du secteur et à l’amélioration des conditions de travail des journalistes et des autres professionnels des médias.

Pour Babacar Ba, l’objectif du Fonds d’appui doit aller bien au-delà du simple soutien financier aux organes de presse. Il doit également favoriser la création d’emplois, renforcer la protection sociale des travailleurs des médias et contribuer à structurer un secteur médiatique plus solide et plus responsable.

En définitive, le président du Forum du Justiciable rappelle que la gestion de ce fonds doit être exemplaire, car il s’agit de ressources publiques appartenant à l’ensemble des citoyens. À ses yeux, chaque franc investi dans ce dispositif doit participer au développement d’une presse libre, responsable et indépendante, capable de jouer pleinement son rôle dans la consolidation de la démocratie sénégalaise.

Coopération sanitaire : le Sénégal renforce son partenariat avec Roche dans la lutte contre le cancer

Le Président de la République a accordé, ce mardi, une audience à Eugene Nwoke, Directeur général de Roche pour l’Afrique francophone, venu à la tête d’une importante délégation du groupe. Il était accompagné du Professeur Souleymane Mboup, figure reconnue du monde médical et scientifique au Sénégal.

Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans une dynamique de renforcement des relations entre le Sénégal et le géant pharmaceutique, avec un accent particulier sur la lutte contre le cancer, un enjeu de santé publique majeur dans le pays comme à l’échelle du continent africain. Les discussions ont permis d’explorer de nouvelles pistes de collaboration, notamment en matière d’accès aux soins, d’innovation thérapeutique et de modernisation des dispositifs de prise en charge.

Au cœur des échanges, les perspectives d’un partenariat structurant visant à couvrir l’ensemble du continuum de soins ont été largement abordées. De la prévention au traitement, en passant par le diagnostic précoce, cette coopération ambitionne de mettre en place une approche intégrée et cohérente. L’objectif est d’améliorer significativement les chances de survie des patients tout en réduisant les inégalités d’accès aux services de santé spécialisés.

Un volet important de cette collaboration concerne également le renforcement des capacités du système sanitaire sénégalais. Il s’agit notamment de former davantage de professionnels de santé, de soutenir le transfert de compétences et de favoriser l’émergence d’une expertise locale solide dans la prise en charge des pathologies oncologiques. Cette dimension est jugée essentielle pour garantir la durabilité et l’efficacité des actions engagées.

À travers cette initiative, le Sénégal réaffirme sa volonté de bâtir un système de santé plus performant, accessible et résilient, en phase avec les besoins réels des populations. Ce partenariat avec Roche illustre également l’importance des synergies entre les pouvoirs publics et les acteurs privés dans la mise en œuvre de solutions innovantes et adaptées aux défis sanitaires contemporains.

Pacte national de stabilité sociale : Ousmane Sonko relance le dialogue entre État, syndicats et patronat

Le Premier ministre Ousmane Sonko a présidé ce mardi une réunion stratégique du comité de pilotage du Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable, marquant ainsi une nouvelle étape dans la volonté des autorités de consolider le dialogue social au Sénégal.

Cette rencontre d’envergure a réuni autour de la même table des acteurs clés du monde du travail et de l’économie, notamment des représentants du gouvernement, des centrales syndicales et des organisations patronales. L’objectif affiché est clair : instaurer un climat social apaisé et durable, indispensable à la stabilité économique et au développement du pays.

Aux côtés du chef du gouvernement figuraient plusieurs membres influents de l’exécutif, dont les ministres en charge des Finances, du Travail et de la Fonction publique. La présidente du Haut Conseil du Dialogue Social a également pris part aux échanges, témoignant du rôle central de cette institution dans la régulation des relations professionnelles et la prévention des conflits sociaux.

Au cœur des discussions, la nécessité de rendre opérationnel l’un des principaux organes de suivi et d’évaluation du pacte. Ce comité de pilotage, désormais activé, se veut un cadre permanent de concertation où les préoccupations des travailleurs pourront être examinées en parallèle des exigences liées à la compétitivité économique. Il s’agit d’un mécanisme de régulation qui vise à anticiper les tensions sociales tout en favorisant des compromis équilibrés.

Les centrales syndicales et les organisations d’employeurs les plus représentatives, membres de cette instance, ont ainsi été invitées à exprimer leurs priorités et leurs attentes. Les revendications liées aux conditions de travail, au pouvoir d’achat ou encore à la protection sociale ont été évoquées, dans un contexte où les défis économiques exigent des réponses concertées et pragmatiques.

Pour le gouvernement, l’enjeu dépasse la simple gestion des revendications sociales. Il s’agit de bâtir un modèle de gouvernance fondé sur le dialogue, la confiance et la responsabilité partagée. En conciliant les aspirations légitimes des travailleurs avec les impératifs de croissance et de création de richesses, les autorités entendent poser les bases d’un développement inclusif et durable.

Explosion mortelle à Sindian : trois militaires sénégalais perdent la vie lors d’une opération de sécurisation

Un grave accident a endeuillé les Forces armées sénégalaises ce mardi 17 mars 2026, au petit matin, dans le nord de Sindian, au sein de la Zone militaire n°5. Une explosion accidentelle survenue en pleine mission a coûté la vie à trois militaires, selon un communiqué de la Direction de l’information et des relations publiques des Armées (DIRPA).

Le drame s’est produit alors que les soldats étaient engagés dans une opération de destruction de champs de chanvre indien, le long de la frontière avec la Gambie. Cette mission s’inscrit dans une vaste offensive lancée depuis plus d’une semaine pour démanteler les réseaux criminels impliqués dans la culture et le trafic de stupéfiants, souvent liés à des bandes armées opérant dans cette zone sensible.

Outre les pertes humaines, l’explosion a également fait trois blessés parmi les militaires. Ces derniers ont été rapidement évacués vers des structures médicales pour une prise en charge appropriée. Aucune précision n’a été donnée à ce stade sur la gravité de leurs blessures.

Cet accident tragique met en lumière les risques élevés auxquels sont confrontées les forces de défense dans leurs opérations de sécurisation, notamment dans des zones où les groupes armés et les activités illicites sont solidement implantés. La destruction des cultures de chanvre indien constitue en effet un enjeu stratégique, tant pour assécher les sources de financement des réseaux criminels que pour rétablir l’autorité de l’État dans ces territoires.

Malgré ce revers douloureux, l’armée sénégalaise a réaffirmé sa détermination à poursuivre les opérations en cours. Les autorités militaires entendent intensifier les actions visant à neutraliser les groupes armés et à éradiquer l’économie illicite liée au trafic de stupéfiants, dans le but de garantir durablement la sécurité des populations locales.

République du Congo : Denis Sassou-Nguesso réélu avec 94,82 % des voix pour un cinquième mandat

Le président sortant Denis Sassou-Nguesso a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle organisée le dimanche 15 mars 2026 en République du Congo. Les résultats officiels, rendus publics ce mardi 17 mars par le ministre de l’Intérieur Raymond Mboulou, créditent le chef de l’État de 94,82 % des suffrages exprimés, avec un taux de participation annoncé à 84,65 %.

Ce score très largement majoritaire permet à Denis Sassou-Nguesso d’entamer un cinquième mandat consécutif à la tête du pays. Le scrutin, qui concernait environ 2,6 millions d’électeurs, s’est déroulé sur l’ensemble du territoire, notamment dans la capitale Brazzaville ainsi que dans les principales villes et localités du pays.

Face au président sortant, plusieurs candidats étaient en lice, mais aucun n’est parvenu à rivaliser de manière significative. Son principal adversaire, Mabio Mavoungou Zinga, ancien député et inspecteur des douanes à la retraite, n’a recueilli qu’environ 1,48 % des voix, illustrant l’ampleur de l’écart avec le candidat sortant.

La proclamation des résultats est intervenue à l’issue du dépouillement des procès-verbaux transmis par les différents bureaux de vote. Conformément au cadre légal en vigueur, les candidats disposent d’un délai pour introduire d’éventuels recours. La validation définitive revient à la Cour constitutionnelle, qui devra examiner les contestations avant de publier les résultats officiels finaux.

À 82 ans, Denis Sassou-Nguesso demeure l’une des figures politiques les plus anciennes du continent africain. Il dirige le pays depuis 1997, après un premier passage au pouvoir entre 1979 et 1992. Son long parcours à la tête de l’État totalise ainsi plus de quatre décennies, marquées par une influence politique durable dans le paysage congolais.

Sa candidature à cette nouvelle élection a été rendue possible par la révision constitutionnelle adoptée en 2015. Cette réforme a supprimé la limitation du nombre de mandats présidentiels ainsi que la limite d’âge pour les candidats à la magistrature suprême, ouvrant la voie à sa participation aux scrutins successifs.

La campagne électorale, qui s’est tenue entre la fin février et la mi-mars 2026, a vu la participation de plusieurs candidats indépendants et de formations politiques. Toutefois, une partie de l’opposition a choisi de boycotter le processus électoral, estimant que les conditions d’une compétition équitable n’étaient pas réunies.

Le jour du vote, certaines organisations de la société civile et des observateurs ont signalé des difficultés logistiques dans plusieurs bureaux ainsi qu’une coupure d’internet à l’échelle nationale. Malgré ces signalements, les autorités ont affirmé que le scrutin s’était déroulé globalement dans le calme et dans le respect des procédures électorales.

Diourbel : Marie Khone Faye plaide pour l’éducation des filles et l’autonomisation économique des femmes

En visite dans la région de Diourbel, la Première Dame Marie Khone Faye a réaffirmé son engagement en faveur de l’éducation des filles et du renforcement économique des femmes, qu’elle considère comme des leviers essentiels pour bâtir une société plus juste et prospère.

La journée a débuté par une étape symbolique au Lycée scientifique d’excellence de Diourbel, un établissement reconnu pour la qualité de son enseignement et son orientation vers les disciplines scientifiques. Accompagnée du ministre de l’Éducation nationale, la Première Dame a pris le temps d’échanger avec les élèves dans une atmosphère empreinte de proximité et d’encouragement. Elle a salué leur engagement, leur rigueur et leur ambition, tout en les invitant à persévérer dans leurs efforts et à cultiver un esprit de leadership, indispensable pour relever les défis de demain.

Ce moment d’échange a également été marqué par un geste concret en faveur de l’accès à l’éducation. Des bourses d’études ont été attribuées à plusieurs jeunes filles grâce au soutien de la Fondation Merck. Ces aides ciblent prioritairement des élèves issues de milieux défavorisés et visent à lever les obstacles financiers qui freinent souvent la poursuite de leur scolarité. Les bénéficiaires ont été sélectionnées selon des critères combinant excellence académique et situation socio-économique, traduisant une volonté d’équité et de justice sociale.

Au-delà de l’éducation, la visite a mis en lumière un autre axe majeur de l’engagement de la Première Dame : l’autonomisation économique des femmes. Elle s’est ainsi rendue à la rencontre de femmes transformatrices du monde rural, actrices essentielles de la valorisation des productions locales. À cette occasion, du matériel de transformation leur a été remis afin de renforcer leurs capacités de production et d’améliorer la qualité de leurs produits.

Ces équipements concernent notamment la transformation des céréales, des fruits, des légumes ainsi que des ressources halieutiques, des secteurs clés pour l’économie locale. En soutenant ces initiatives, il s’agit non seulement d’accroître les revenus des ménages, mais aussi de contribuer à la sécurité alimentaire et à la dynamisation des économies rurales.

Affaire Farba Ngom : la Cour suprême au cœur d’un bras de fer judiciaire décisif

Le contentieux judiciaire impliquant Farba Ngom franchit une étape déterminante, avec l’entrée en scène de la Cour suprême du Senegal appelée à trancher un différend aux implications à la fois juridiques et politiques. Selon les informations rapportées par le quotidien Les Échos, le dossier est désormais en état d’être jugé, après l’achèvement des échanges écrits entre les différentes parties.

À l’origine de cette nouvelle séquence judiciaire, le pourvoi en cassation introduit par le Parquet général financier contre la décision ayant placé le maire d’Agnam sous contrôle judiciaire. Une initiative qui traduit la ferme volonté du ministère public de remettre en cause une décision jugée contestable au regard des dispositions légales en vigueur. Face à cette offensive, les avocats de Farba Ngom ont rapidement réagi en déposant leur mémoire en réponse, réfutant méthodiquement les arguments avancés par le parquet.

La procédure a ainsi atteint un point charnière. Tous les éléments étant désormais versés au dossier, il appartient à la Chambre pénale de la Cour suprême de fixer une date d’audience afin d’examiner le recours. Cette audience s’annonce particulièrement attendue, tant elle pourrait redéfinir les contours de l’interprétation du droit dans les affaires financières sensibles.

Au cœur du litige se trouve une décision antérieure de la Chambre d’accusation financière , qui avait ordonné le placement sous contrôle judiciaire de Farba Ngom tout en relevant des éléments jugés favorables à sa défense, allant jusqu’à un blanchiment partiel. Une position que le parquet conteste avec vigueur, estimant qu’elle ne repose pas sur une application rigoureuse des textes.

Le recours en cassation s’articule autour d’un point juridique central : la violation alléguée de l’article 140 du Code de procédure pénale. Ce texte encadre strictement les conditions dans lesquelles une liberté provisoire peut être accordée. Il évoque notamment la nécessité d’un remboursement préalable des fonds en cause, d’une consignation, de l’existence de contestations sérieuses ou encore de considérations médicales incompatibles avec la détention.

Pour le ministère public, aucune de ces conditions ne serait véritablement remplie dans le cas du député-maire d’Agnam, ce qui justifierait, selon lui, une remise en cause de la décision attaquée. Une analyse que rejette fermement la défense, qui soutient que la juridiction précédente a agi dans le strict respect des exigences légales, en tenant compte des éléments du dossier.

Kaolack – Médina Laïty : entre héritage spirituel et défis de développement, le plaidoyer d’un village rural

Dans la commune de Keur Socé, dans le département de Kaolack, le village de Médina Laïty, également appelé Keur Mamadou Ba, reste profondément attaché à son héritage spirituel tout en faisant face à de nombreux défis liés au développement et à l’accès aux infrastructures de base.

Fondé vers les années 1950 par le guide religieux Thierno Mamadou Ba, le village tire son nom d’une histoire marquée par la cohabitation entre communautés. À l’origine baptisé Médinatoul Mounawara, il prendra plus tard le nom de Médina Laïty, en hommage à un notable sérère vivant dans les environs.

Aujourd’hui, la localité est majoritairement habitée par des Peulhs du Fouta, des Peulhs du Diéry et des Sérères, une diversité qui témoigne d’une longue tradition de vivre-ensemble.

Selon le chef du village, Moustapha Ba, l’histoire et la spiritualité occupent une place centrale dans la vie des habitants. Chaque année, la célébration de la Laylat al-Qadr constitue un moment de grande ferveur religieuse, rassemblant les fils du village venus de différentes régions du pays.

« Depuis la fondation du village, cette nuit est célébrée ici. C’est une tradition que nous avons héritée de nos ancêtres et que nous devons préserver », explique-t-il.

Cependant, au-delà de cet héritage spirituel, les populations doivent composer avec un manque criant d’infrastructures. La question sanitaire demeure l’une des principales préoccupations des habitants. Le village ne dispose pas d’un poste de santé fonctionnel, obligeant les malades à se rendre dans les localités voisines en cas d’urgence.

« Nous disposons d’une structure sanitaire installée dans une maison, mais cela reste insuffisant. Les femmes enceintes et les malades sont souvent évacués vers d’autres villages », déplore le chef du village.

L’enclavement constitue également un autre obstacle majeur au développement de la localité. Pendant l’hivernage, l’accès à Médina Laïty devient particulièrement difficile en raison de l’état des pistes rurales.

Face à cette situation, Moustapha Ba lance un appel aux autorités publiques pour la construction d’un poste de santé moderne, l’amélioration des voies d’accès et le renforcement des infrastructures de base.

Malgré ces difficultés, les habitants de Médina Laïty restent attachés à leur village et nourrissent l’espoir de voir leur localité bénéficier d’un accompagnement plus soutenu en matière de développement.

Entre foi, solidarité et aspirations au progrès, Médina Laïty incarne ainsi la réalité de nombreuses communautés rurales sénégalaises en quête de meilleures conditions de vie.

Scandale présumé de corruption au ministère des Affaires étrangères : un réseau de falsification d’actes d’état civil démantelé à Dakar

Un présumé scandale de corruption ébranle actuellement le bureau des législations chargé des documents administratifs du ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur. L’affaire, révélée par le quotidien L’Observateur, a connu un tournant décisif avec le déferrement de 14 personnes devant le parquet, le lundi 16 mars.

Selon les informations disponibles, l’enquête a été menée par la Sections de recherches de Colobane, basée à Dakar. Les investigations ont permis de mettre au jour un vaste réseau de faussaires opérant au sein même de l’administration publique. Ce réseau impliquerait à la fois des agents des Force de défense et de sécurité et des fonctionnaires en poste dans le ministère concerné.

À l’origine de l’affaire, les enquêteurs ont découvert des irrégularités dans la délivrance de documents administratifs, notamment des actes d’état civil. Les suspects sont accusés d’avoir organisé un système bien structuré de falsification de documents officiels au niveau de l’annexe du ministère, facilitant ainsi la production et l’utilisation de faux papiers.

Face à la gravité des faits, le procureur de la République a pris des mesures fermes, notamment en émettant des mandats d’arrêt visant certains agents des forces de l’ordre soupçonnés d’être impliqués dans ce réseau. Cette décision souligne la volonté des autorités judiciaires de faire toute la lumière sur cette affaire et de situer les responsabilités, quel que soit le statut des personnes concernées.

Les mis en cause sont poursuivis pour plusieurs chefs d’accusation lourds, dont association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écriture publique authentique, ainsi que corruption. Ces infractions, particulièrement graves, mettent en lumière les failles potentielles dans les mécanismes de contrôle administratif et soulèvent des inquiétudes quant à l’intégrité de certains services publics.

Crise ouverte à la Fédération sénégalaise de football : le Comex s’enlise dans les tensions et les accusations

La scène décrite par le quotidien L’Observateur a de quoi surprendre, tant elle tranche avec l’image habituellement renvoyée par les instances dirigeantes du football. La dernière réunion du Comité exécutif de la Fédération Sénégalaise de Football aurait viré à un affrontement verbal d’une rare intensité, révélant des fractures profondes au sommet de l’institution.

Selon les informations rapportées, la tension a atteint son paroxysme lorsqu’un échange particulièrement virulent a opposé Bacary Cissé à Pape Sidy Lô. Excédé, le premier aurait publiquement insulté le second, l’accusant de manœuvres en coulisses et de propagation de rumeurs. Cette sortie, jugée extrêmement grave par plusieurs témoins, a plongé la salle dans la stupeur. Si la réaction de Pape Sidy Lô est restée mesurée sur le moment, il aurait néanmoins décidé d’engager des poursuites pour diffamation, signe que la crise dépasse désormais le cadre interne de la fédération.

Mais cet incident n’est que la manifestation la plus visible d’un malaise plus large. Toujours selon les mêmes sources, la réunion s’est progressivement transformée en une véritable arène d’affrontements personnels. Des échanges houleux ont notamment opposé Amadou Kane au secrétaire général Abdoulaye Sow, chacun accusant l’autre de mensonge dans un climat de suspicion généralisée. L’intervention de Yaya Balde n’a fait qu’envenimer la situation, celui-ci allant jusqu’à remettre en cause la légitimité de certains participants, dans des propos accompagnés de menaces jugées particulièrement inquiétantes.

Ce dérapage collectif met en lumière une crise de gouvernance qui semble s’installer durablement au sein de la Fédération. Plusieurs membres dénoncent une gestion jugée opaque et excessivement centralisée, où les décisions seraient prises par un cercle restreint sans réelle concertation. Le manque de communication entre les différentes commissions est également pointé du doigt, certains responsables affirmant être tenus à l’écart des processus décisionnels, découvrant des choix stratégiques en même temps que l’opinion publique.

Au cœur de ces tensions se trouvent également des désaccords persistants sur des dossiers sensibles. La gestion de la Coupe d’Afrique des nations, notamment autour du nombre d’invités, des primes et des indemnités, alimente les frustrations. D’autres points de crispation concernent le coût de certaines opérations, comme le match amical contre le Pérou ou encore la location du Stade de France, jugée excessive par certains membres. Les polémiques liées à la billetterie du match Sénégal-Gambie et le projet de déménagement du siège de la Fédération à la Cité Keur Gorgui viennent ajouter à un climat déjà délétère.

Kaffrine : Abdoulaye Wilane entre condoléances, solidarité et plaidoyer social

Le président du Conseil départemental de Kaffrine, Abdoulaye Wilane , a fait face à la presse ce lundi pour se prononcer sur plusieurs questions d’actualité locale, nationale et internationale.

Condoléances à la famille d’Astou Ba

En début d’intervention, il a présenté ses condoléances à la famille de la défunte adjointe au maire de Kaffrine, Astou Ba. Il a salué la mémoire de la disparue tout en exprimant sa compassion à ses proches et à l’ensemble de la population de Kaffrine.

Solidarité avec les victimes des incendies

Le responsable politique a également exprimé sa solidarité envers les victimes des incendies survenus dans plusieurs villages de la région ainsi qu’au marché central de Kaffrine.

À cette occasion, il a plaidé pour la mise en place de réformes et de mesures préventives afin d’éviter la répétition de tels drames. Il a par ailleurs appelé le gouvernement à manifester une solidarité nationale en apportant un soutien aux personnes sinistrées.

Appui aux populations en période de Ramadan

Abdoulaye Wilane a indiqué que le Conseil départemental de Kaffrine a déjà apporté son soutien à certaines populations, notamment celles de Kheinde, durant ce mois béni de Ramadan, avec l’appui des conseillers départementaux.

Plaidoyer pour des vivres de soudure

Abordant la question de la campagne agricole, il a invité l’État à prévoir des vivres de soudure pour les paysans. Selon lui, de nombreuses populations rurales traversent actuellement une période difficile.

Appel à la responsabilité dans le débat public

Revenant sur la polémique liée à la mort récente d’un militaire en Casamance, il a appelé les acteurs politiques à faire preuve de retenue et de responsabilité dans leurs prises de position et dans le débat public.

Regard sur la situation internationale

Enfin, évoquant la situation internationale marquée par les tensions entre Iran, Israël et les États Unis , il a invité le peuple sénégalais à garder son calme et à faire preuve de discernement face aux débats liés à ces événements.

Scandale présumé de mœurs : une 42e arrestation relance l’affaire impliquant Pape Cheikh Diallo

L’affaire dite du présumé scandale homosexuel qui secoue le Sénégal connaît un nouveau rebondissement avec l’arrestation d’un 42e suspect par la Brigade de recherches de Keur Massar, intervenue le 16 mars 2026. Cette interpellation s’inscrit dans le prolongement des révélations faites par le ressortissant camerounais « Steph », identifié comme un acteur central du dossier et déjà arrêté en tant que 41e personne mise en cause.

Selon les éléments de l’enquête relayés par le journal Libération, le nouveau suspect serait un membre de l’entourage professionnel de « Steph ». Placé en garde à vue, il fait face à de lourdes charges, notamment association de malfaiteurs, actes contre nature, transmission volontaire du VIH, blanchiment de capitaux et trafic de drogue. Des accusations graves qui traduisent l’ampleur et la complexité de ce dossier désormais tentaculaire.

L’arrestation de cet individu fait suite à l’exploitation approfondie de matériel informatique et téléphonique saisi lors de précédentes perquisitions. Les enquêteurs auraient ainsi pu remonter certaines pistes, mettant en lumière un réseau structuré et des interactions régulières entre plusieurs protagonistes.

Au cours de son audition, le suspect aurait livré des déclarations compromettantes. Il aurait affirmé avoir joué un rôle précis auprès de Pape Cheikh Diallo, se présentant comme son proxénète attitré. À ce titre, il aurait été chargé de lui trouver des partenaires via une plateforme de rencontres spécialisée, dont l’identité n’a pas été rendue publique. Le mis en cause aurait également reconnu avoir entretenu à plusieurs reprises des relations sexuelles avec l’animateur, se décrivant lui-même comme l’un de ses amants.

Ces révélations, si elles venaient à être confirmées par l’enquête, pourraient considérablement alourdir les implications dans cette affaire déjà très médiatisée. Elles soulèvent également des interrogations sur l’existence d’un réseau organisé mêlant pratiques sexuelles clandestines, flux financiers suspects et activités criminelles connexes.

Kaffrine face à une crise rurale multidimensionnelle : Abdoulaye Wilane alerte sur l’urgence économique et alimentaire

Le président du Conseil départemental de Kaffrine, Abdoulaye Wilane , a dressé un constat alarmant de la situation socio-économique dans cette région du centre du Sénégal. À l’occasion de la validation du plan annuel d’investissement, l’élu local a mis en lumière les difficultés croissantes auxquelles font face les populations rurales, entre crise agricole, menaces sur l’élevage et préoccupations sécuritaires.

Au cœur de son intervention, la campagne de commercialisation de l’arachide apparaît comme l’un des principaux sujets d’inquiétude. Dans plusieurs zones de la région de Kaffrine, les producteurs peinent à écouler leurs récoltes dans des conditions satisfaisantes. Faute d’acheteurs proposant des prix rémunérateurs, les stocks s’accumulent dans les champs, exposés aux aléas climatiques et aux risques de vol. Cette situation pousse certains agriculteurs à veiller jour et nuit sur leur production, dans l’espoir de préserver le fruit de leur travail.

Confrontés à des besoins financiers urgents, de nombreux paysans se résignent à céder leurs récoltes à des prix largement en dessous des coûts de production. Une vente à perte qui fragilise davantage des exploitations déjà vulnérables et compromet la prochaine saison agricole. Cette crise de la filière arachidière, pilier de l’économie locale, illustre les limites structurelles du système de commercialisation et la dépendance persistante des producteurs à des circuits peu régulés.

Parallèlement, une autre menace se profile à l’horizon : celle d’une crise fourragère. Selon Abdoulaye Vilane, la vente massive de foin observée ces dernières semaines constitue un signal préoccupant. Pour faire face aux difficultés économiques, de nombreux éleveurs et charretiers écoulent leurs réserves de fourrage sur les marchés, réduisant ainsi les capacités d’alimentation du bétail pour les mois à venir. Ce phénomène, aggravé par la recrudescence des feux de brousse, pourrait entraîner une période de soudure précoce, mettant en péril le cheptel et les moyens de subsistance des éleveurs.

Sur le plan sécuritaire, le président du Conseil départemental a également évoqué la montée du trafic de drogue, notamment de chanvre indien. La position géographique de Kaffrine, proche de zones sensibles comme la Gambie et la Casamance, en fait un point de passage stratégique pour certains réseaux. Cette situation suscite des inquiétudes quant aux répercussions possibles sur la stabilité locale, notamment en termes de violences et de criminalité. L’élu a toutefois salué l’engagement des forces de défense et de sécurité, appelant à renforcer la vigilance collective.

Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques influant sur les coûts du transport et des importations, Abdoulaye Vilane a insisté sur la nécessité pour le Sénégal de renforcer sa souveraineté alimentaire. Il a appelé à une mobilisation accrue autour de la production céréalière, estimant que le pays doit réduire sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur pour garantir sa sécurité alimentaire.

Frappes israéliennes présumées à Téhéran : des hauts responsables iraniens ciblés selon Tel-Aviv

Selon des informations relayées par plusieurs médias israéliens, l’armée israélienne aurait mené dans la nuit du 16 au 17 mars 2026 une opération militaire d’envergure visant des figures majeures de l’appareil sécuritaire iranien. Ces affirmations, qui reposent principalement sur des déclarations officielles israéliennes, n’ont pas été confirmées de manière indépendante par les autorités iraniennes, entretenant ainsi une zone d’incertitude autour des événements.

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a annoncé mardi matin lors d’une conférence de presse que l’opération aurait notamment visé Ali Larijani, actuel secrétaire du Conseil national de sécurité iranien et figure influente du paysage politique iranien. Selon ses déclarations, ce dernier aurait été tué dans une frappe ciblée alors qu’il se trouvait dans un appartement à Téhéran, en compagnie de son fils. Le ministre a présenté cette action comme une mesure visant à neutraliser des responsables étroitement liés aux structures sécuritaires iraniennes.

Dans le même temps, l’armée israélienne a indiqué dans un communiqué que Gholamréza Soleimani, commandant de la milice Bassidj, aurait également été visé et tué lors d’une frappe aérienne distincte dans la capitale iranienne. Cette milice, intégrée au système des Gardiens de la Révolution, joue un rôle central dans le maintien de l’ordre et l’encadrement idéologique en Iran, notamment auprès de la jeunesse.

D’après la chaîne publique israélienne Kan, l’opération aurait initialement été planifiée pour être exécutée dans la nuit de dimanche à lundi, avant d’être reportée à la dernière minute pour des raisons non précisées. Elle aurait ensuite été menée avec l’appui de services de renseignement, dans le but de frapper des personnalités occupant des positions stratégiques au sein de l’État iranien. Ces frappes s’inscriraient dans une série d’actions ciblées contre des responsables liés aux Gardiens de la Révolution et aux structures sécuritaires iraniennes.

Figure politique de premier plan, Ali Larijani a occupé par le passé le poste de président du Parlement iranien et a joué un rôle clé dans les questions de sécurité nationale et de diplomatie. Reconnu pour son influence dans les relations internationales de l’Iran, il a été impliqué dans plusieurs phases de transition politique majeures. De son côté, Gholamréza Soleimani dirigeait le Bassidj, une organisation de volontaires islamistes disposant d’un large réseau au sein de la société iranienne et des institutions publiques.

Le bureau du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé que ces frappes s’inscrivent dans une stratégie assumée de ciblage des hauts responsables iraniens. Selon cette source, l’objectif est de porter atteinte aux capacités de commandement et de coordination du régime iranien dans le domaine sécuritaire.

Gestion des ressources naturelles : Oumar Youm défie Ousmane Sonko et critique la communication gouvernementale

Invité de l’émission Quartier Général, Me Oumar Youm a livré une analyse sans concession de la gestion des ressources naturelles au Sénégal, en mettant particulièrement l’accent sur les secteurs pétrolier et minier. L’ancien ministre des Forces armées sous le régime de Macky Sall s’est montré très critique à l’égard de la communication actuelle des autorités, qu’il juge inadaptée et potentiellement dangereuse pour l’image du pays.

Dès l’entame de son intervention, il a tenu à rappeler que la question du pétrole au Sénégal ne date pas d’aujourd’hui. Selon lui, les premières grandes annonces autour de la découverte et de l’exploitation des hydrocarbures remontent à 2016, une période durant laquelle l’État sénégalais avait déjà engagé des réformes importantes pour encadrer le secteur. Il insiste sur le fait que des mécanismes de transparence et de sécurisation des investissements avaient été mis en place afin de rassurer les partenaires internationaux.

Abordant la question sensible des contrats pétroliers, Oumar Youm a voulu rétablir ce qu’il considère comme une vérité historique souvent déformée dans le débat public. Il a affirmé que les accords conclus avec Woodside Énergie remontent à 2004, sous la présidence de Abdoulaye Wade, et non à l’ère de Macky Sall. À ses yeux, cette précision est essentielle pour éviter toute confusion ou instrumentalisation politique autour de ces contrats stratégiques.

L’ancien ministre a également rejeté l’idée selon laquelle les contrats pétroliers pourraient être manipulés ou modifiés de manière arbitraire. Il a expliqué que ce type d’accord est strictement encadré par le code pétrolier, qui définit des règles claires ainsi que des dispositifs incitatifs destinés à attirer les investisseurs étrangers. Dans ce cadre, il estime que toute affirmation évoquant une possible “manipulation” traduit une méconnaissance du fonctionnement du secteur.

C’est surtout la communication des autorités actuelles qui suscite son inquiétude. Oumar Youm s’est alarmé du ton adopté par certains responsables politiques lorsqu’ils évoquent la possibilité de renégocier les contrats pétroliers. Il rappelle que toute déclaration officielle est scrutée de près par les bailleurs de fonds, les investisseurs et les partenaires internationaux. À ce titre, il souligne l’existence de clauses de stabilité prévues par la législation, notamment dans le code pétrolier, qui visent à protéger les investissements contre des changements brusques ou unilatéraux.

Selon lui, évoquer publiquement une renégociation forcée pourrait envoyer un signal négatif et fragiliser la confiance des investisseurs. Il n’a pas hésité à mettre en doute la maîtrise de ces sujets par certains membres du gouvernement, évoquant soit un manque de compréhension, soit des arrière-pensées politiques. Pour Oumar Youm, il est juridiquement impossible d’imposer une renégociation par la contrainte dans un cadre international, où les engagements contractuels sont protégés.

Dans la même dynamique, il a défendu le rôle du secteur privé dans le développement économique. Il a insisté sur le fait qu’un État ne doit pas entraver la capacité des entreprises à générer des profits, mais plutôt créer un environnement favorable à leur croissance. À ses yeux, une pression excessive sur les opérateurs économiques pourrait nuire à l’attractivité du Sénégal et ternir son image sur la scène internationale.

Le point culminant de son intervention reste toutefois son adresse directe au Premier ministre Ousmane Sonko. Oumar Youm l’a publiquement défié à un débat sur la question pétrolière, l’invitant à expliquer concrètement ce que le Sénégal a pu obtenir dans les négociations grâce au cadre légal en vigueur. Il s’est dit prêt à confronter ses arguments devant les journalistes, dans un échange qu’il souhaite transparent et basé sur les faits.

Reconnaissance universitaire

Ahmed Thiam parmi les figures inspirantes mises à l’honneur par l’Université de Montréal

Dans le cadre d’une campagne de sensibilisation contre le racisme, l’Universite de Montréal a choisi de mettre en avant plusieurs personnalités reconnues pour leur engagement et leur parcours inspirant. Parmi elles figure Ahmed Thiam, médecin et chercheur sénégalais en santé publique, salué pour l’excellence de son parcours académique et son implication sociale.

Soucieuse de promouvoir la diversité et de valoriser les parcours porteurs de valeurs humaines et citoyennes, l’Université de Montréal a récemment sélectionné plusieurs membres de sa communauté pour incarner les principes de respect, d’inclusion et de justice sociale. Ahmed Thiam fait partie des profils retenus dans le cadre de cette campagne institutionnelle organisée à l’occasion de la Semaine de prévention du racisme 2026.

Réagissant à cette distinction, Ahmed Thiam s’est dit profondément touché par cette reconnaissance.

« Je suis profondément honoré et reconnaissant d’avoir été choisi parmi les personnes les plus inspirantes de la communauté montréalaise », a-t-il déclaré.

Médecin de formation et chercheur en santé publique, Ahmed Thiam s’est distingué par un parcours académique marqué par la rigueur scientifique et l’engagement. Formé à la fois à l’Universite Cheikh Anta Diop de Dakar et à l’Universite de Montréal , il appartient à cette génération de chercheurs africains qui participent activement à la production de connaissances au sein des grandes institutions universitaires internationales.

Ses travaux de recherche portent notamment sur l’amélioration de la surveillance des infections graves et sur le développement d’outils analytiques permettant d’identifier les populations les plus exposées aux risques sanitaires. À travers ces recherches, il ambitionne de fournir des données probantes susceptibles d’orienter les politiques publiques et de contribuer au renforcement des systèmes de santé.

Au-delà de la recherche, l’engagement d’Ahmed Thiam s’exprime également sur le plan communautaire et universitaire. Durant son passage à l’École de santé publique de l’Universite de Montréal , il a joué un rôle actif dans la vie étudiante. En tant que président de l’Association étudiante de l’École de santé publique, il a initié et soutenu plusieurs actions axées sur l’entraide, le mentorat et la sensibilisation aux enjeux sociaux et culturels.

Cette reconnaissance de l’Universite Montréal s’inscrit ainsi dans la continuité d’un parcours où se conjuguent excellence académique, engagement communautaire et réflexion sur les questions d’équité et de justice sociale.

Pour Ahmed Thiam, la lutte contre le racisme constitue un pilier essentiel de cette démarche.

« La lutte contre le racisme est importante pour moi, parce qu’elle nous permet de construire une société où le respect, la dignité et l’égalité sont au cœur de nos interactions. »

À travers cette campagne, officiellement lancée à la mi-mars, l’Universite de Montréal entend rappeler l’importance de mettre en lumière des trajectoires individuelles qui contribuent à bâtir des milieux universitaires plus inclusifs, plus équitables et ouverts sur la diversité.

Khady SAMB

Journaliste et doctorante en anthropologie médicale à l’Universite de Laval.

Commerce extérieur : les exportations du Sénégal chutent de moitié en janvier mais restent en hausse sur un an

Le commerce extérieur du Sénégal entame l’année 2026 sur une dynamique contrastée. Après un mois de décembre particulièrement performant, les exportations sénégalaises ont connu une forte contraction en janvier. Les dernières données publiées par Agence nationale de la statistique et de la démographie indiquent que les ventes à l’international se sont établies à 412,6 milliards de FCFA, soit une baisse spectaculaire de près de 50 % par rapport aux 825,3 milliards enregistrés un mois plus tôt.

Cette chute mensuelle peut paraître préoccupante à première vue, mais une lecture sur une période plus longue montre une tendance plus encourageante. En effet, comparées au mois de janvier 2025, les exportations du Sénégal affichent une progression de 7,8 %. Cette évolution suggère que, malgré la volatilité mensuelle observée en début d’année, les performances globales du commerce extérieur sénégalais restent orientées à la hausse.

Le recul observé en janvier s’explique en grande partie par le ralentissement des exportations dans plusieurs secteurs clés de l’économie, notamment dans les industries extractives et énergétiques. Le secteur aurifère a particulièrement pesé sur la balance commerciale. Les ventes d’or non monétaire ont connu une chute importante, passant de 206,8 milliards de FCFA en décembre à seulement 70,2 milliards en janvier. Cette baisse significative a fortement contribué à la contraction globale des exportations.

Le secteur des hydrocarbures a également enregistré un fléchissement notable. Les exportations de produits pétroliers raffinés ont diminué, passant de 90,4 milliards de FCFA en décembre à 65,6 milliards en janvier. Dans le même temps, les expéditions de gaz naturel liquéfié ont également reculé pour s’établir à 14,6 milliards de FCFA. Ces évolutions témoignent d’un ralentissement temporaire dans un secteur énergétique pourtant stratégique pour l’économie nationale.

Malgré ces contre-performances, certains segments ont montré une capacité de résistance qui a permis d’atténuer l’ampleur du recul global. Les exportations d’huile brute de pétrole se sont notamment distinguées par une progression significative. Leur valeur est passée de 106,3 milliards de FCFA en décembre à 135,0 milliards en janvier, illustrant la montée en puissance progressive de la production pétrolière du pays.

Le secteur agroalimentaire et horticole a également joué un rôle stabilisateur dans la structure des exportations. Les préparations pour soupes, potages et bouillons ont fait une percée remarquée en générant 9,3 milliards de FCFA d’exportations, alors que ces produits n’avaient enregistré aucune vente à l’international le mois précédent. De leur côté, les légumes frais ont vu leurs expéditions plus que doubler pour atteindre 7,0 milliards de FCFA.

Dette publique : le Sénégal mobilise plus de 268 milliards FCFA sur le marché régional pour honorer ses échéances de mars

L’État du Sénégal a finalement réussi à honorer ses échéances financières du mois de mars, notamment celles liées à sa dette internationale. Toutefois, pour y parvenir, les autorités ont intensifié leurs interventions sur le marché régional des titres publics au cours de la semaine dernière. Au total, ces différentes opérations ont permis de mobiliser au moins 268,2 milliards de FCFA, un volume significatif qui témoigne de la pression exercée sur la trésorerie publique.

La dernière opération en date a été bouclée le jeudi 13 mars avec une levée de 110 milliards de FCFA. Cette mobilisation s’est faite à travers un Bon assimilable du Trésor d’une maturité de 350 jours. L’émission a suscité un intérêt important de la part des investisseurs, avec des soumissions atteignant 149 milliards de FCFA, soit un taux de couverture de 149 %. Les fonds retenus proviennent essentiellement de trois pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. La Côte d’Ivoire arrive en tête avec 59,3 milliards de FCFA, suivie du Sénégal avec 49,6 milliards de FCFA, tandis que le Bénin a contribué à hauteur de 929 millions de FCFA.

Quelques jours plus tôt, le Trésor sénégalais avait déjà mené une autre opération d’envergure, clôturée le 9 mars, soit quatre jours avant l’échéance sensible du 13 mars. Cette levée a permis de mobiliser 108,2 milliards de FCFA. Dans le détail, l’État a obtenu 22,4 milliards de FCFA à travers un Bon assimilable du Trésor de 364 jours et 85,8 milliards de FCFA via une Obligation assimilable du Trésor d’une maturité de trois ans.

Le même jour, une autre opération a permis de lever 50 milliards de FCFA supplémentaires sur un Bon assimilable du Trésor de 364 jours. Fait notable, les propositions formulées sur les Obligations assimilables du Trésor de trois et cinq ans, qui représentaient pourtant 31,9 milliards de FCFA, n’ont pas été retenues. Ce choix, qui peut sembler surprenant à première vue, a suscité des interrogations parmi les spécialistes des finances publiques.

Selon l’économiste Amath Ndiaye, cette configuration révèle une forte préférence pour les maturités très courtes. Il souligne que les 50 milliards retenus lors de l’adjudication du 9 mars l’ont été exclusivement sur des titres à 364 jours, alors que les offres sur des obligations de trois et cinq ans ont été écartées. Une telle orientation signifie que le financement obtenu par l’État s’appuie majoritairement sur des instruments à court terme, ce qui peut accentuer le risque de refinancement à l’avenir.

En effet, lorsque la dette est contractée sur des durées relativement brèves, l’émetteur doit revenir rapidement sur le marché pour rembourser ou renouveler ses engagements. Cette dépendance accrue au refinancement peut devenir problématique si les conditions du marché se durcissent ou si la confiance des investisseurs se détériore.

Dans une analyse publiée récemment, Amath Ndiaye estime que l’examen des opérations du 9 mars sur le marché régional des titres publics révèle une évolution des comportements des investisseurs. Si le Sénégal continue d’accéder au financement, les conditions deviennent progressivement plus prudentes. L’économiste évoque ainsi plusieurs signaux qui pourraient traduire un affaiblissement progressif de la confiance des investisseurs à l’égard des émissions souveraines du pays.

Un autre élément relevé par l’analyste concerne le calendrier des opérations. L’adjudication du 9 mars ne figurait pas dans le programme initialement soumis à l’agence UMOA-Titres, l’institution chargée d’organiser les émissions de titres publics sur le marché régional. Dans l’univers des marchés financiers, une opération réalisée hors calendrier est souvent interprétée comme un signe de tension de trésorerie, l’émetteur étant contraint de mobiliser rapidement des liquidités pour faire face à des obligations immédiates.

Falsification de documents au ministère des Affaires étrangères : un réseau présumé devant le parquet de Dakar

Une affaire présumée de corruption et de falsification de documents administratifs secoue depuis plusieurs jours le ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères. L’enquête, ouverte à la suite d’informations faisant état de pratiques frauduleuses, porte sur un réseau supposé impliqué dans la fabrication et l’utilisation de faux documents au sein du bureau de législation.

L’affaire a connu un nouveau développement ce lundi avec la présentation devant le parquet de Dakar de plusieurs personnes soupçonnées d’être impliquées dans ce système. Parmi les mis en cause figurent des agents appartenant aux forces de défense et de sécurité ainsi que des agents du ministère concerné. Leur comparution marque une étape importante dans la procédure judiciaire engagée pour faire la lumière sur ce dossier qui met en cause l’intégrité de certains services administratifs.

Les personnes citées dans cette affaire sont B. Sadio, O. Kantèye, A. Sèye, L. Ndiaye, Cheikh K. Sadio, M. D. Sidibé, M. Guèye, D. Thomas, M. D. Wane, O. Diouf, G. Nzaly et A. Adji. Selon les premiers éléments de l’enquête, ces individus seraient impliqués dans un système de falsification d’actes d’état civil mis en place au niveau d’une annexe du ministère.

D’après des informations relayées par le site d’actualité Seneweb, le procureur de la République a également délivré un mandat d’arrêt à l’encontre d’un membre des forces de défense et de sécurité soupçonné d’avoir joué un rôle dans ce réseau. Les autorités judiciaires poursuivent ainsi les investigations afin d’identifier toutes les personnes impliquées et de déterminer l’ampleur réelle des faits reprochés.

L’opération ayant permis de démanteler ce réseau présumé aurait été menée par les éléments de la Section de recherches de Colobane. Les enquêteurs auraient découvert un dispositif organisé permettant la production et l’utilisation de faux documents administratifs, notamment des actes d’état civil, susceptibles d’être utilisés dans différentes procédures administratives.

Les mis en cause sont poursuivis pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écriture publique authentique. Ces infractions sont considérées comme particulièrement graves, car elles portent atteinte à la crédibilité des documents officiels et au fonctionnement régulier de l’administration.

Selon les informations disponibles, une information judiciaire devrait être ouverte dans les prochains jours afin de permettre l’approfondissement des investigations. Cette procédure permettra notamment à un juge d’instruction d’examiner les éléments du dossier, d’entendre les différents protagonistes et de déterminer les responsabilités de chacun.

Supporters sénégalais détenus au Maroc : l’audience en appel renvoyée au 30 mars

Les dix-huit supporters sénégalais arrêtés au Maroc après les incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 devront encore patienter avant d’être fixés sur leur sort. La cour d’appel de Rabat, qui devait examiner leur dossier ce lundi 16 mars, a finalement décidé de renvoyer l’audience au 30 mars prochain. Ce report vise à permettre aux avocats de la défense de disposer du temps nécessaire pour examiner l’ensemble des pièces du dossier et préparer leurs plaidoiries.

Cette affaire remonte à la finale de la CAN 2025 qui opposait le Maroc au Sénégal et qui avait été marquée par des incidents impliquant certains supporters. À la suite de ces événements, plusieurs ressortissants sénégalais avaient été interpellés par les autorités marocaines puis traduits en justice. Le 19 février dernier, le tribunal de première instance de Rabat avait rendu son verdict en condamnant les dix-huit supporters à des peines de prison ferme allant de trois mois à un an. Les faits retenus contre eux portent notamment sur des accusations de violences, de jets de projectiles et d’envahissement de terrain.

Après cette décision, la défense estimait que la procédure judiciaire était pratiquement arrivée à son terme. Toutefois, l’affaire a pris une nouvelle tournure lorsque le parquet marocain ainsi que la partie civile ont décidé d’interjeter appel du jugement rendu en première instance. Cette démarche a surpris les avocats des supporters sénégalais qui pensaient que les délais légaux pour contester la décision étaient déjà expirés.

L’avocat des détenus, Patrick Kabou, conteste d’ailleurs la recevabilité de cet appel. Selon lui, le parquet et la partie civile auraient déposé leur recours hors délai. Il affirme que la législation en vigueur prévoit un délai de dix jours pour interjeter appel après le prononcé du jugement. Or, d’après son analyse, ce délai aurait expiré le 5 mars, rendant ainsi la procédure d’appel juridiquement discutable.

Dans ce contexte, la défense entend profiter du renvoi de l’audience pour préparer une stratégie visant à soulever cette question de recevabilité devant la cour d’appel. Les avocats souhaitent également analyser en détail les éléments du dossier afin de contester certains faits reprochés à leurs clients et plaider en faveur d’un allègement, voire d’une annulation des peines prononcées.

Collision meurtrière à Nétéboulou : sept morts et plus de quarante blessés dans un choc entre deux véhicules de transport

La région de Tambacounda a été secouée par un grave accident de la circulation survenu à hauteur de Nétéboulou, faisant au moins sept morts et plus de quarante blessés selon un bilan provisoire. Le drame s’est produit à la suite d’une collision frontale entre deux véhicules de transport de passagers circulant sur cet axe très fréquenté.

D’après les premières informations recueillies sur place, l’accident implique un minicar de type « Cheikhou Chérifou » qui assurait la liaison entre Dakar et la Guinée , et un bus en provenance de Gouloumbou en direction de la ville de Tabamcounda. La collision s’est produite dans une zone réputée dangereuse, marquée par des virages et une circulation souvent dense.

Selon plusieurs témoignages de passagers et de riverains, le minicar aurait tenté un dépassement jugé imprudent à l’approche d’un virage. Cette manœuvre l’aurait placé directement sur la trajectoire du bus arrivant en sens inverse. L’impact, particulièrement violent, n’a laissé que très peu de chances aux occupants des véhicules, provoquant d’importants dégâts matériels et un lourd bilan humain.

Les équipes de secours se sont rapidement mobilisées après l’alerte. Des sapeurs-pompiers et des agents de santé ont été dépêchés sur les lieux pour porter assistance aux victimes. Les blessés ont été évacués d’urgence vers les structures sanitaires de Tambacounda afin de recevoir les soins nécessaires. Plusieurs d’entre eux seraient dans un état grave, ce qui fait craindre une aggravation du bilan dans les prochaines heures.

Les forces de défense et de sécurité ont également effectué les constatations d’usage sur les lieux de l’accident afin de reconstituer les circonstances exactes du drame. Une enquête a été ouverte pour déterminer les responsabilités et établir les causes précises de cette collision meurtrière.

Ce nouvel accident relance une fois de plus le débat sur la sécurité routière dans cette partie du pays. Les habitants de la zone et les usagers de la route dénoncent depuis longtemps la dangerosité de ce tronçon, où les dépassements risqués et l’excès de vitesse sont souvent pointés du doigt. Ils appellent les autorités à renforcer les mesures de prévention, notamment par une meilleure signalisation, des contrôles routiers plus fréquents et des campagnes de sensibilisation destinées aux conducteurs.

Rupture avec Pastef : Cheikh Omar Diagne dénonce une dérive idéologique et accuse le pouvoir de privilégier le parti à la patrie

Le secrétaire général du Rassemblement pour la Vérité And Ci Degg (RV/ACD), Cheikh Oumar Diagne, a officialisé ce matin une rupture nette avec le Parti des Patriotes Africains du Sénégal pour le Travail, l’Ethique et la Fraternité (Pastef), lors d’une conférence de presse au cours de laquelle il a tenu à clarifier sa position politique et celle de ses partisans.

Face aux critiques de certains observateurs qui lui reprochent d’avoir soutenu le parti aujourd’hui au pouvoir, le leader du RV/ACD a assumé pleinement son engagement passé. Selon lui, son soutien à Pastef s’inscrivait avant tout dans une logique de principes et de convictions, et non dans une quelconque stratégie opportuniste. « Je ne regrette pas d’avoir soutenu le Pastef, car je l’ai fait pour mes principes », a-t-il déclaré, estimant que son combat d’alors était motivé par une vision politique fondée sur la souveraineté nationale et la défense des intérêts du Sénégal.

Toutefois, Cheikh Omar Diagne considère aujourd’hui que le mouvement qu’il avait accompagné a profondément changé d’orientation. Il évoque une déviation idéologique qui, selon lui, s’est progressivement installée depuis l’accession du parti au pouvoir. À ses yeux, Pastef aurait abandonné le combat pour la souveraineté, qui constituait pourtant le socle de son projet politique initial et la principale raison de l’engagement de nombreux militants.

Le leader du RV/ACD estime que cette transformation s’exprime désormais par une logique partisane qu’il résume dans une formule particulièrement critique : « le Parti avant la Patrie ». Une orientation qu’il rejette catégoriquement. Pour lui, la nation doit toujours primer sur les intérêts d’une formation politique, quelle qu’elle soit. Il insiste sur le fait que la patrie doit demeurer la référence suprême dans toute action publique.

Dans la même dynamique, Cheikh Omar Diagne a vivement dénoncé ce qu’il qualifie de dérive vers un « Parti-État ». Selon lui, ce modèle constitue une trahison des aspirations populaires qui avaient porté le mouvement au pouvoir. Il considère que la confusion entre l’appareil d’État et les intérêts d’un parti politique affaiblit la démocratie et remet en cause les principes de gouvernance que le Pastef défendait lorsqu’il était dans l’opposition.

Le responsable politique a également pointé ce qu’il perçoit comme une contradiction majeure entre les discours tenus par les dirigeants actuels avant leur accession au pouvoir et leurs pratiques actuelles. Il a dénoncé un écart qu’il juge « béant » entre les promesses faites aux Sénégalais et la gestion du pouvoir aujourd’hui.

Pour Cheikh Omar Diagne, cette incohérence fragilise la crédibilité des dirigeants et alimente le désenchantement d’une partie de l’opinion publique. Il estime que le peuple sénégalais mérite une gouvernance fidèle aux engagements pris et respectueuse des principes qui avaient suscité l’espoir d’un changement profond.

ASER : Thierno Alassane Sall réclame la lumière sur le présumé scandale des 37 milliards FCFA

Le président du parti La République des Valeurs, Thierno Alassane Sall, a de nouveau interpellé les autorités sénégalaises sur le dossier lié à l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), évoquant un présumé scandale financier portant sur un montant de 37 milliards de FCFA. L’ancien ministre appelle le gouvernement à apporter des explications claires sur cette affaire qu’il juge insuffisamment abordée dans les communications officielles.

Prenant la parole publiquement, le député a critiqué ce qu’il considère comme un manque d’avancées concrètes dans la mise en œuvre du projet d’électrification rurale concerné, malgré les annonces faites par les autorités. Selon lui, les explications fournies jusqu’à présent ne permettent pas de répondre aux nombreuses interrogations qui persistent dans l’opinion publique.

Dans son intervention, Thierno Alassane Sall a notamment réagi aux propos du Premier ministre, Ousmane Sonko, qui avait évoqué lors d’une conférence de presse une renégociation du projet par l’ASER afin d’y intégrer 500 villages supplémentaires. Pour le leader de La République des Valeurs, cet argument ne répond pas au problème de fond. Il estime que l’essentiel reste le démarrage effectif des travaux sur le terrain.

« Dans la conférence de presse, Ousmane Sonko a semblé dire que l’ASER a renégocié pour avoir dans les projets 500 villages de plus. Mais qu’ils aient 1000 villages de plus, 2000 villages de plus, peu importe, il faut que le travail démarre », a-t-il déclaré, soulignant que les populations attendent des résultats concrets plutôt que des annonces.

Pour illustrer sa critique, Thierno Alassane Sall a utilisé une métaphore comparant la situation à celle d’un entrepreneur chargé de construire un immeuble de vingt étages, payé à l’avance mais qui, près de deux ans plus tard, n’aurait toujours rien réalisé. Selon lui, cette image reflète l’incompréhension face à un projet financé mais qui n’a pas encore produit de résultats visibles.

Il a ainsi expliqué que dans un tel cas, le propriétaire du projet se retrouverait avec un terrain toujours vide dix-neuf mois après avoir versé l’argent à l’entrepreneur. « C’est comme si l’entrepreneur qui devait vous faire un bâtiment de 20 étages, vous lui avez remis votre argent. Dix-neuf mois après, vous n’avez rien trouvé qu’un terrain nu. Vous l’avez au téléphone parce que l’entrepreneur n’est pas ici. Vous n’arrivez même pas à le voir, il est ailleurs. Et vous lui dites, ne vous en faites pas, vous serez contents quand j’aurai terminé. On avait négocié 20 étages, mais je vais vous faire 22 étages, avec une piscine au toit. Mais qu’il commence d’abord, qu’il creuse, qu’il amène les matériaux… L’argent a disparu », a-t-il affirmé.

Dans la suite de son intervention, le député a directement interpellé le Premier ministre et le gouvernement sur la gestion de ce dossier. Il s’est interrogé sur l’absence, selon lui, d’explications précises concernant la destination des fonds engagés dans ce projet d’électrification rurale.

« Pourquoi le Premier ministre ne dit pas que l’argent a disparu ? Pourquoi ne dit-il pas quelles sont les mesures qu’ils ont entreprises ? », a-t-il lancé, appelant les autorités à clarifier la situation.

Thierno Alassane Sall affirme par ailleurs que la disparition des fonds serait déjà documentée par plusieurs éléments. Il évoque notamment une mention de la banque espagnole Banco Santander ainsi qu’une ordonnance rendue par la Cour Suprême du Senegal , qu’il considère comme des indices renforçant les soupçons autour de ce dossier.

Face à cette situation, le président de La République des Valeurs estime que l’État devrait adopter une position plus ferme. Il appelle notamment les autorités à mettre l’entreprise concernée en demeure de s’expliquer sur la destination des fonds et, si nécessaire, à engager des procédures judiciaires pour établir les responsabilités.

Enfin, Thierno Alassane Sall a averti que son parti n’excluait pas de porter l’affaire au niveau international si aucune réponse satisfaisante n’était obtenue au Sénégal. Selon lui, cette option pourrait être envisagée notamment en Espagne, pays où certains éléments du dossier seraient liés.

Congrès électif de Pastef : le parti au pouvoir fixe le cap du 6 juin 2026 à Dakar

Le Parti Patriote africain du Sénégal pour le travail, l’égalité et la fraternité (Pastef), actuellement au pouvoir, franchit une nouvelle étape dans sa structuration politique. Dans un communiqué rendu public tard dans la soirée du dimanche 15 mars, la formation dirigée par Ousmane Sonko a annoncé l’organisation de son tout premier congrès électif le 6 juin 2026 à Dakar.

Cette décision a été prise à l’issue d’une session ordinaire convoquée par le leader du parti. Cette rencontre interne a permis aux responsables de Pastef d’engager les préparatifs d’un rendez-vous politique majeur, appelé à marquer une étape importante dans la consolidation de l’appareil du parti depuis son accession au pouvoir.

Selon le communiqué, ce congrès aura pour missions principales l’élection du président du parti ainsi que l’adoption de grandes orientations politiques qui devront guider l’action de la formation pour les six prochaines années. Le document précise que ces orientations viseront notamment à accompagner et soutenir le processus de transformation systémique du Sénégal, une ambition régulièrement mise en avant par les dirigeants du parti.

L’organisation de ce congrès électif intervient dans un contexte politique marqué par la recomposition des forces autour du pouvoir. Parallèlement aux initiatives internes de Pastef, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, multiplie en effet les consultations et les rencontres avec différents acteurs politiques et sociaux dans le cadre de la dynamique de la coalition Diomaye Président.

Cette coalition, qui avait porté la candidature de Bassirou Diomaye Faye lors de l’élection présidentielle, est progressivement réactivée et structurée dans la perspective des prochaines échéances électorales. Les discussions en cours visent notamment à préparer les élections législatives prévues en 2027 ainsi que la présidentielle de 2029.

Dans ce contexte, le congrès annoncé par Pastef pourrait jouer un rôle stratégique. Il devrait permettre au parti de clarifier sa ligne politique, de consolider son organisation interne et de définir les priorités qui encadreront son action politique durant les années à venir.

Au-delà de l’élection du président du parti, ce rendez-vous est également attendu comme un moment de mobilisation des militants et de réaffirmation du projet politique porté par Pastef depuis sa création. Pour de nombreux observateurs, il pourrait aussi servir de plateforme pour affiner la stratégie du parti au pouvoir dans la perspective des prochaines batailles électorales.

Saisie spectaculaire de plus d’un milliard de Fcfa en billets noirs à Diofior

Une importante opération menée par les Douanes sénégalaises a permis de mettre la main sur une somme colossale de 1 001 057 125 Fcfa en billets noirs dans une maison située à Diofior, dans le département de Fatick. Cette intervention, conduite par la Brigade mobile des Douanes de Kaolack en collaboration avec le Poste des Douanes de Keur Moussa, illustre la vigilance et la coordination renforcée des services douaniers dans la lutte contre les trafics illicites.

Selon les informations recueillies, l’opération s’inscrit dans le cadre des actions intensifiées de la Douane visant à démanteler les réseaux impliqués dans la circulation et la manipulation de billets noirs. Les agents ont agi sur la base de renseignements précis faisant état d’activités suspectes dans une maison de la localité de Diofior. Après une opération de surveillance et de vérification, les douaniers ont procédé à une descente sur les lieux qui a permis de découvrir cette importante quantité de billets noirs soigneusement dissimulés.

La somme saisie s’élève exactement à 1 001 057 125 francs CFA. Les billets noirs sont généralement utilisés dans des escroqueries connues sous le nom d’arnaque au “wash wash”, un procédé frauduleux consistant à faire croire à l’existence de billets authentiques recouverts d’un produit chimique et nécessitant un traitement spécial pour retrouver leur véritable apparence. Ce type de pratique sert souvent à tromper des victimes en leur faisant croire à une opération lucrative.

Cette saisie intervient quelques jours seulement après une autre opération menée dans la même zone qui avait déjà permis aux services douaniers de récupérer 730 millions de francs CFA en billets noirs. La répétition de ces découvertes dans le même secteur laisse penser à l’existence d’un réseau bien organisé opérant dans la région.

Les autorités douanières soulignent que ces résultats sont le fruit d’une collaboration étroite entre les différentes unités et d’un travail de renseignement approfondi. Elles réaffirment leur détermination à poursuivre les opérations de contrôle et de démantèlement des circuits de fraude monétaire, afin de protéger l’économie nationale et de prévenir les escroqueries financières.

Une enquête a été ouverte afin d’identifier toutes les personnes impliquées dans cette affaire et de déterminer l’origine exacte de ces billets noirs. Les investigations devraient également permettre de remonter les éventuelles ramifications du réseau, tant au niveau national qu’international.

Pastef : des retards constatés dans le versement des 10 % de cotisations des responsables du parti dirigé par Ousmane Sonko

Au sein du parti Pastef, une règle interne impose à tous les responsables nommés ou élus sous sa bannière de reverser chaque mois 10 % de leurs revenus au parti. Cette disposition concerne notamment les ministres, députés, directeurs généraux, présidents de conseils d’administration, maires et autres responsables patriotes occupant des fonctions dans les institutions de l’État.

Cette contribution financière est considérée comme un mécanisme de solidarité et de fonctionnement interne destiné à soutenir les activités politiques du parti dirigé par Ousmane Sonko. Toutefois, selon des informations rapportées par le journal Les Échos , les versements ne seraient pas effectués avec la régularité attendue par la direction du parti.

La question des cotisations a d’ailleurs été abordée lors de récentes rencontres entre le leader de Pastef et plusieurs cadres de la formation politique durant le week-end. Au cours de ces échanges, la direction aurait insisté sur la nécessité pour les responsables concernés de respecter leurs engagements financiers envers le parti.

Toujours selon la même source, un rappel ferme aurait été adressé aux responsables accusant des retards. Il leur aurait été demandé de régulariser leur situation dans les meilleurs délais afin de se conformer à la règle interne qui lie les membres exerçant des fonctions publiques au parti.

Course au secrétariat général de l’ONU : Macky Sall face à quatre candidats lors d’auditions décisives en avril

Le processus de sélection du prochain secrétaire général de Organisation des Nations Unies entrera dans une phase déterminante à partir de la semaine du 20 avril prochain. Selon le quotidien Libération , les candidats en lice seront auditionnés publiquement conformément à la procédure adoptée ces dernières années pour renforcer la transparence dans la désignation du chef de l’organisation internationale.

Chaque prétendant disposera d’une période d’environ trois heures pour défendre sa candidature. Durant ce temps, il devra exposer sa vision pour l’avenir de l’ONU, répondre aux questions des États membres et dialoguer avec des représentants de la société civile. Ces auditions constituent une étape cruciale du processus, car elles permettent aux diplomates et aux observateurs internationaux d’évaluer les capacités de leadership, les orientations politiques et les priorités stratégiques des candidats.

Cette étape sera particulièrement scrutée pour Macky Sall, ancien président du Sénégal, qui figure parmi les prétendants à la succession de l’actuel secrétaire général de l’ONU, Antonio Gutierrez. La candidature de l’ex-chef de l’État sénégalais a été officiellement présentée par le Burundi, une démarche qui illustre le soutien diplomatique dont il bénéficie dans certaines capitales africaines.

Face à lui, quatre autres personnalités issues de différentes régions du monde sont également engagées dans cette course pour diriger l’organisation internationale. Parmi elles figure l’Argentin Rafael Grossi, diplomate expérimenté et actuel directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, reconnu pour son rôle dans les dossiers sensibles liés au nucléaire civil.

La Chilienne Michelle Bachelet fait également partie des prétendants. Ancienne présidente de son pays et ex-haute-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, elle dispose d’une solide expérience politique et d’une longue carrière au sein des institutions internationales.

La Costaricienne Rebeca Grynspan figure aussi parmi les candidates. Actuelle secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), elle est reconnue pour son expertise dans les questions économiques et de développement.

Enfin, la Maldivienne Virginia Gamba complète la liste des prétendants. Spécialiste des questions de paix et de sécurité, elle occupe actuellement le poste de représentante spéciale du secrétaire général pour les enfants et les conflits armés.

Affaire Pape Cheikh Diallo : un Camerounais présenté comme son proxénète présumé arrêté, l’enquête s’élargit

L’enquête judiciaire autour de l’affaire de mœurs impliquant l’animateur sénégalais Pape Cheikh Diallo continue de révéler de nouveaux éléments. Les investigations menées par la Brigade de recherches de Keur Massar ont récemment franchi une nouvelle étape avec l’arrestation d’un suspect présenté comme l’un des maillons importants du dossier.

Selon des informations rapportées par le quotidien Libération, une quarante-et-unième personne a été interpellée dans le cadre de cette enquête ouverte depuis le mois de février. Le dossier, qualifié de particulièrement complexe par les enquêteurs, porte notamment sur des faits présumés d’association de malfaiteurs, d’actes contre nature, de transmission volontaire du VIH, de blanchiment de capitaux et de trafic de drogue.

Le dernier suspect arrêté est un ressortissant camerounais nommé Stéphan, âgé d’une quarantaine d’années. Dans certains cercles, il serait connu sous les pseudonymes de Modou G. ou Steph. Placé en garde à vue par les gendarmes de la Brigade de recherches de Keur Massar, il aurait livré des déclarations jugées particulièrement sensibles après l’exploitation de matériel informatique et téléphonique saisi dans le cadre de l’enquête.

Au cours de son audition, le suspect aurait reconnu avoir joué un rôle spécifique auprès de l’animateur. D’après les éléments de l’enquête, il se serait présenté comme une personne chargée de lui trouver des partenaires via une plateforme de rencontre spécialisée dont le nom n’a pas été révélé. Le pseudonyme Modou G. ferait d’ailleurs référence à cette application utilisée pour entrer en contact avec différents profils.

Les déclarations du Camerounais ne se seraient pas limitées à ce rôle présumé d’intermédiaire. Toujours selon les informations relayées par Libération, il aurait également reconnu avoir entretenu à plusieurs reprises des relations sexuelles avec l’animateur, se présentant lui-même comme l’un de ses anciens partenaires.

Ces révélations s’ajoutent à plusieurs témoignages recueillis ces dernières semaines par les enquêteurs. Parmi les personnes déjà arrêtées figure notamment un étudiant nommé Saliou Diallo, qui aurait lui aussi reconnu avoir entretenu une relation intime avec l’animateur.

Dans le même dossier, un autre suspect, Fallou Diop, aurait expliqué aux enquêteurs avoir fait la connaissance de Pape Cheikh Diallo dans une salle de fitness que fréquentait régulièrement l’animateur. Leur relation se serait ensuite poursuivie dans un cadre plus privé.

Les investigations ont également mis en cause Doudou Lamine Dieng, un agent de banque qui avait été déféré en même temps que l’animateur. Selon les enquêteurs, sa déposition irait dans le même sens que celles d’autres personnes entendues dans l’affaire.

Un autre individu cité dans le dossier, Ibrahima Magib Seck, aurait lui aussi confirmé certains éléments. Bien qu’il se soit présenté comme « passif » dans ses déclarations, il aurait reconnu avoir participé à plusieurs soirées privées organisées au domicile de l’animateur, situé dans le quartier des Mamelles à Dakar.

Au fil des auditions et des arrestations, les gendarmes de la Brigade de recherches de Keur Massar disent progressivement reconstituer les contours d’un réseau complexe. Les éléments recueillis évoqueraient des relations clandestines, des rencontres organisées et des soirées privées autour desquelles graviteraient plusieurs personnes.

Course au secrétariat général de l’ONU : Macky Sall face à quatre candidats lors d’auditions décisives en avril

Le processus de sélection du prochain secrétaire général de Organisation des Nations Unies entrera dans une phase déterminante à partir de la semaine du 20 avril prochain. Selon le quotidien Libération , les candidats en lice seront auditionnés publiquement conformément à la procédure adoptée ces dernières années pour renforcer la transparence dans la désignation du chef de l’organisation internationale.

Chaque prétendant disposera d’une période d’environ trois heures pour défendre sa candidature. Durant ce temps, il devra exposer sa vision pour l’avenir de l’ONU, répondre aux questions des États membres et dialoguer avec des représentants de la société civile. Ces auditions constituent une étape cruciale du processus, car elles permettent aux diplomates et aux observateurs internationaux d’évaluer les capacités de leadership, les orientations politiques et les priorités stratégiques des candidats.

Cette étape sera particulièrement scrutée pour Macky Sall, ancien président du Sénégal, qui figure parmi les prétendants à la succession de l’actuel secrétaire général de l’ONU, Antonio Gutierrez. La candidature de l’ex-chef de l’État sénégalais a été officiellement présentée par le Burundi, une démarche qui illustre le soutien diplomatique dont il bénéficie dans certaines capitales africaines.

Face à lui, quatre autres personnalités issues de différentes régions du monde sont également engagées dans cette course pour diriger l’organisation internationale. Parmi elles figure l’Argentin Rafael Grossi, diplomate expérimenté et actuel directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, reconnu pour son rôle dans les dossiers sensibles liés au nucléaire civil.

La Chilienne Michelle Bachelet fait également partie des prétendants. Ancienne présidente de son pays et ex-haute-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, elle dispose d’une solide expérience politique et d’une longue carrière au sein des institutions internationales.

La Costaricienne Rebeca Grynspan figure aussi parmi les candidates. Actuelle secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), elle est reconnue pour son expertise dans les questions économiques et de développement.

Enfin, la Maldivienne Virginia Gamba complète la liste des prétendants. Spécialiste des questions de paix et de sécurité, elle occupe actuellement le poste de représentante spéciale du secrétaire général pour les enfants et les conflits armés.

Ndogou politique : Ousmane Sonko réaffirme son maintien à la Primature et prépare les échéances de 2027 et 2029

Réunis autour d’un ndogou organisé ce samedi par l’Alliance Patriotique pour le Travail et l’Éthique (APTE), les alliés d’Ousmane Sonko ont assisté à une prise de parole très attendue du Premier ministre. Loin d’être une simple rencontre conviviale du mois de Ramadan, l’événement s’est transformé en véritable moment de clarification politique, durant lequel le leader de Pastef a tracé les grandes lignes de sa stratégie pour les années à venir.

La rencontre s’est ouverte par une intervention d’Aïda Mbodj, figure politique et membre influente de cette dynamique d’alliance. Après cette introduction, Ousmane Sonko a pris la parole devant ses partenaires politiques pour livrer un discours structuré autour de plusieurs axes majeurs qui traduisent clairement sa volonté de consolider son espace politique tout en préparant les échéances électorales futures.

Le Premier ministre a d’abord tenu à répondre aux spéculations qui agitent depuis plusieurs semaines les cercles politiques concernant son éventuel départ du gouvernement. Sur cette question, il s’est montré catégorique. Ousmane Sonko a affirmé qu’il ne démissionnera pas de ses fonctions de chef du gouvernement. Selon lui, seul le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, dispose du pouvoir constitutionnel de mettre fin à ses fonctions de Premier ministre. Par cette déclaration, il semble vouloir mettre un terme aux appels, parfois venus de l’intérieur même de la majorité présidentielle, qui évoquent la nécessité d’un remaniement ou d’un retrait volontaire.

Cette position traduit également la volonté du président de Pastef de conserver une pleine marge de manœuvre politique. Ousmane Sonko entend en effet poursuivre l’organisation et la structuration de ses alliances politiques dans la perspective de la présidentielle de 2029. À cet égard, l’Alliance Patriotique pour le Travail et l’Éthique apparaît de plus en plus comme un cadre stratégique destiné à fédérer ses soutiens et à préparer l’avenir.

Le Premier ministre a d’ailleurs replacé cette démarche dans la continuité de la stratégie d’alliances qui a toujours caractérisé son parcours politique. Il a rappelé qu’en 2017, son mouvement avait participé à la coalition Ndaw Askan Wi. Deux ans plus tard, lors de l’élection présidentielle de 2019, Pastef avait noué des alliances notamment avec le MRDS et plusieurs autres formations politiques. En 2022, le parti avait rejoint la coalition Yewwi Askan Wi, avant de participer en 2024 à la coalition Diomaye Président qui a porté Bassirou Diomaye Faye à la magistrature suprême.

Seules les élections législatives de 2024 avaient constitué une exception dans cette logique d’alliance, Pastef ayant alors choisi de se présenter seul afin de sécuriser une majorité parlementaire solide à l’Assemblée nationale.

Au-delà des échéances nationales, Ousmane Sonko a également fixé un objectif politique immédiat pour les prochaines élections locales prévues en 2027. Le Premier ministre ambitionne, avec ses alliés, de remporter l’ensemble des mairies du pays. Cette stratégie territoriale vise à renforcer l’implantation locale de son camp politique et à consolider les bases électorales avant toute nouvelle confrontation nationale.

Enfin, le chef du gouvernement a abordé la question sensible d’une éventuelle dissolution de l’Assemblée nationale, un sujet qui alimente régulièrement le débat politique. Sans s’opposer frontalement à cette hypothèse, Ousmane Sonko a néanmoins tenu à rappeler qu’il dispose lui aussi d’une coalition structurée. Ce rappel a été interprété comme un avertissement politique à peine voilé, laissant entendre que toute décision de dissolution pourrait modifier l’équilibre interne de la majorité et ouvrir un nouveau rapport de force politique.

Libération provisoire de Farba Ngom : Babacar Ba évoque des interrogations juridiques autour de l’opposition du procureur financier

Le débat sur la libération provisoire de Farba Ngom continue de susciter de nombreuses réactions dans les milieux judiciaires et politiques. Au cœur des discussions figure l’opposition formulée par le procureur financier à cette mesure, une position que certains acteurs de la société civile jugent juridiquement discutable. C’est notamment le cas de Babacar Ba, président du Forum du justiciable , qui estime que cette opposition soulève des interrogations au regard des dispositions du droit pénal sénégalais.

Selon lui, le juge d’instruction du Pool judiciaire financier aurait constaté l’existence de « contestations sérieuses » dans le dossier concernant Farba Ngom. Or, explique-t-il, le Code de procédure pénale est explicite sur ce point. L’article 140 prévoit en effet que le mandat de dépôt ne demeure plus obligatoire lorsque de telles contestations sont établies et reconnues par le magistrat instructeur.

Babacar Ba rappelle que le rôle du juge d’instruction consiste précisément à analyser les éléments du dossier de manière approfondie et contradictoire afin de déterminer si la détention provisoire reste nécessaire ou si les garanties présentées par la personne mise en cause permettent d’envisager une remise en liberté provisoire. Dans cette logique, lorsque le magistrat instructeur conclut à l’existence de contestations sérieuses justifiant une libération provisoire, cette appréciation relève de son pouvoir souverain d’analyse des faits et des éléments juridiques.

Le président du Forum du justiciable estime ainsi que l’intervention du parquet ne devrait pas avoir pour effet de neutraliser la décision prise par le juge d’instruction. À ses yeux, une telle situation pourrait être interprétée comme une remise en cause du principe fondamental de séparation des fonctions entre l’instruction et la poursuite, un principe qui structure l’organisation de la procédure pénale.

Dans son analyse, Babacar Ba soutient que l’opposition du procureur financier ne saurait juridiquement prévaloir sur l’appréciation du juge d’instruction dès lors que celui-ci a reconnu l’existence de contestations sérieuses au sens de l’article 140 du Code de procédure pénale. Il considère que le respect du principe de séparation des fonctions impose que la décision de mise en liberté provisoire, lorsqu’elle repose sur des garanties légales et procédurales suffisantes, puisse être exécutée sans entrave.

Il met également en garde contre les conséquences qu’une persistance de l’opposition du parquet pourrait entraîner. Selon lui, une telle attitude, si elle n’est pas fondée juridiquement, risquerait non seulement de porter atteinte aux droits fondamentaux de la défense, mais aussi d’affaiblir la crédibilité de l’institution judiciaire.

Accidents impliquant les “Cheikhou Chérifou” : El Malick Ndiaye annonce des mesures fermes pour mettre fin à l’hécatombe

Le Président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye , est sorti de son silence face à la multiplication inquiétante des accidents de la route impliquant les véhicules communément appelés « Cheikhou Chérifou ». S’exprimant avec fermeté, il a qualifié la situation d’inacceptable et a assuré que les pouvoirs publics travaillent activement à l’adoption de mesures fortes pour protéger les usagers de la route.

Fort de son expérience d’ancien ministre des Transports, le chef du Parlement a apporté des éclairages techniques sur ce phénomène qui suscite une vive inquiétude au sein de l’opinion publique. Selon lui, le véritable problème ne réside pas dans l’importation de ces véhicules, mais plutôt dans les transformations mécaniques réalisées une fois qu’ils arrivent sur le territoire sénégalais.

Dans la plupart des cas, ces voitures proviennent de pays où la conduite se fait à droite, ce qui signifie que le volant se trouve du côté droit du véhicule. Or, au Sénégal, la circulation se fait avec un volant positionné à gauche. Pour s’adapter aux normes locales, certains propriétaires procèdent donc à une modification du système de direction afin de déplacer la colonne de direction vers la gauche.

C’est précisément cette transformation que El Malick Ndiaye considère comme particulièrement dangereuse. Selon lui, ces interventions sont très souvent effectuées de manière artisanale, sans respect strict des normes techniques et de sécurité. Cette pratique fragilise la structure même du véhicule, notamment le châssis et le système de direction, qui sont des éléments essentiels pour garantir la stabilité et la maîtrise du véhicule sur la route.

Le président de l’Assemblée nationale estime que ces modifications mécaniques mal réalisées peuvent gravement altérer la précision de la direction et le comportement du véhicule en circulation. Dans certaines situations critiques, notamment lors des dépassements ou des manœuvres brusques, cette instabilité mécanique peut entraîner une perte de contrôle du véhicule, ce qui expliquerait pourquoi ces voitures sont souvent impliquées dans des accidents spectaculaires, se terminant parfois par des renversements sur la chaussée.

Face à cette situation qu’il juge alarmante, El Malick Ndiaye a tenu un discours particulièrement ferme sur la nécessité d’agir rapidement. Il a insisté sur le fait que la sécurité routière doit être une priorité nationale et que l’État ne peut plus tolérer que des vies soient perdues dans des conditions évitables.

Dans cette optique, il a annoncé que le pouvoir législatif et l’exécutif travailleront de concert afin de renforcer le cadre juridique et les mécanismes de contrôle liés à l’importation et à la transformation des véhicules. L’objectif sera notamment de mieux encadrer les modifications techniques réalisées sur ces automobiles et de renforcer les inspections pour s’assurer qu’elles respectent les normes de sécurité en vigueur.

Le président du Parlement a également laissé entendre que de nouvelles mesures pourraient être adoptées afin de mettre fin aux pratiques de bricolage mécanique qui exposent les conducteurs et les passagers à des risques importants. Ces mesures pourraient inclure un durcissement des contrôles techniques, des sanctions plus sévères contre les transformations illégales ainsi qu’un suivi plus rigoureux des véhicules importés.

Très préoccupé par les pertes humaines liées à ces accidents, El Malick Ndiaye a lancé un appel solennel pour une réaction forte de l’État. Selon lui, il est impératif de mettre fin à cette situation qui endeuille régulièrement des familles sénégalaises.

« L’État va prendre des mesures générales, parce que nous n’accepterons pas que des gens meurent comme des mouches dans des accidents impliquant des “Cheikhou Chérifou” », a-t-il déclaré avec gravité.

Faux monnayage : importante saisie de billets noirs d’une valeur de plus d’un milliard de FCFA dans les îles du Saloum

La lutte contre le faux monnayage dans la zone centre du pays vient d’enregistrer une avancée majeure. Les services des douanes ont réalisé une importante opération qui a permis la saisie d’un lot considérable de billets noirs, d’une valeur estimée à plus d’un milliard de francs CFA, dans le secteur des îles du Saloum.

L’intervention a été menée le samedi 14 mars 2026 vers 16 heures par les agents de la Subdivision des douanes de Kaolack, appuyés par les éléments des Brigades mobiles des douanes ainsi que ceux du Poste des douanes de Keur Moussa. L’opération s’est déroulée dans le rayon Djifère – Fimela – Dionewar, une zone stratégique régulièrement surveillée par les autorités douanières dans le cadre de la lutte contre les trafics illicites.

Au terme de cette intervention, les douaniers ont mis la main sur un total de 695 coupures de billets noirs de 100 dollars américains et 2 931 coupures de billets noirs de 500 euros. La contrevaleur globale de ces faux billets est estimée à 1 001 057 125 francs CFA. Selon les services douaniers, il s’agit de l’une des saisies les plus importantes enregistrées dans cette zone depuis le lancement des opérations ciblées contre les réseaux de faussaires.

Cette réussite est le résultat de l’exploitation d’un renseignement précis par les services compétents. Les enquêteurs ont mis en place un dispositif discret de surveillance et de filature afin de suivre les mouvements suspects liés à cette opération criminelle. Les investigations ont permis d’établir qu’un réseau préparait une opération de lavage de billets noirs, planifiée depuis un pays frontalier, avec l’objectif d’écouler les faux billets dans les îles du Saloum.

Les opérations de surveillance ont finalement conduit les agents à Dioffior, dans la région de Fatick, où trois individus ont été interpellés alors qu’ils étaient en possession des coupures litigieuses. Les suspects ont immédiatement été placés en garde à vue afin de permettre aux enquêteurs d’approfondir les investigations et d’identifier d’éventuelles complicités au sein du réseau.

Selon les informations disponibles, les trois mis en cause devraient être déférés dans les prochaines heures devant le parquet de Kaolack. Les autorités judiciaires devront alors se prononcer sur les suites à donner à cette affaire qui s’inscrit dans un contexte de recrudescence des tentatives de circulation de faux billets dans certaines zones du pays.

Cette nouvelle saisie s’inscrit dans la continuité d’autres opérations récemment menées dans la même zone. Celles-ci avaient déjà permis aux services douaniers de réaliser des prises évaluées à environ 730 millions de francs CFA, confirmant l’existence de réseaux organisés cherchant à exploiter les zones côtières et insulaires pour leurs activités illicites.

Observation du croissant lunaire : l’ASPA évoque une possible apparition dès le 19 mars au Sénégal

L’Association Sénégalaise pour la Promotion de l’Astronomie (ASPA) a livré ses prévisions concernant l’observation du croissant lunaire marquant la fin du Ramadan 2026. Selon les données astronomiques analysées par l’association, la première apparition du croissant pourrait être envisageable dans la soirée du jeudi 19 mars, sous réserve de conditions météorologiques favorables et d’un ciel parfaitement dégagé.

D’après les spécialistes, la conjonction géocentrique — moment précis où la Lune se positionne entre la Terre et le Soleil — interviendra ce jeudi 19 mars à 1h23 temps universel coordonné (UTC). Cette étape marque le début astronomique du nouveau cycle lunaire. Toutefois, même si la conjonction constitue un repère scientifique important, elle ne garantit pas automatiquement la visibilité du croissant à l’œil nu, celle-ci dépendant de plusieurs paramètres comme l’âge de la Lune, sa hauteur dans le ciel, l’écart avec le Soleil et la clarté de l’horizon.

Pour la soirée du jeudi 19 mars à Dakar, les calculs indiquent que le Soleil se couchera à 19h21 tandis que la Lune disparaîtra à 19h56. Le satellite naturel restera donc visible environ 35 minutes après le coucher du Soleil, une durée considérée comme relativement courte pour une observation aisée. À ce moment-là, le croissant lunaire aura un âge d’environ 17 heures et 58 minutes seulement. Sa surface éclairée ne dépassera pas 1 %, avec une altitude estimée à 6,4 degrés au-dessus de l’horizon et une élongation d’environ 10,02 degrés par rapport au Soleil.

Ces paramètres sont jugés techniquement limites par les astronomes. Cela signifie qu’une observation à l’œil nu pourrait être possible, mais uniquement dans les zones bénéficiant d’une atmosphère très limpide et d’un horizon parfaitement dégagé. L’ASPA souligne cependant que l’utilisation d’instruments optiques, comme des jumelles ou des télescopes, augmenterait considérablement les chances de repérer le très fin croissant lunaire.

Les spécialistes précisent également que ces données sont calculées pour la ville de Dakar mais restent globalement valables pour l’ensemble du territoire sénégalais. En effet, la capitale présente un coucher du soleil légèrement plus précoce que dans certaines autres régions du pays, ce qui signifie que les conditions d’observation pourraient être marginalement plus favorables ailleurs.

En revanche, toute tentative d’observation le mercredi 18 mars est exclue d’un point de vue astronomique. Ce jour-là, la Lune se couchera avant le Soleil, ce qui rendra impossible toute détection du premier croissant, même à l’aide d’instruments sophistiqués.

Selon l’ASPA, la visibilité du croissant lunaire deviendra nettement plus facile le vendredi 20 mars 2026. Ce soir-là, la Lune se couchera à 20h53, soit environ une heure et trente-deux minutes après le Soleil. L’astre aura alors un âge supérieur à une journée et demie et sa surface éclairée atteindra environ 4 %. À ce stade, le croissant sera suffisamment développé et lumineux pour être observé sans difficulté dans la plupart des régions du pays.

L’association recommande enfin aux observateurs de porter leur regard vers l’horizon Ouest au moment du crépuscule. Le croissant lunaire devrait apparaître légèrement à gauche et au-dessus de l’endroit où le Soleil disparaît. Pour maximiser les chances de succès, il est conseillé d’identifier à l’avance des repères visuels sur l’horizon avant la tombée complète de la nuit.

Kaolack : deux individus arrêtés avec huit kilogrammes de chanvre indien par la Brigade régionale des stupéfiants

La Brigade régionale des stupéfiants de Kaolack a procédé, le 13 mars 2026, à l’interpellation de deux individus dans le cadre d’une opération de lutte contre le trafic de drogue menée dans la capitale du Saloum. Cette intervention ciblée a également permis la saisie d’une importante quantité de chanvre indien ainsi que du matériel servant à la distribution des produits illicites.

Selon les informations recueillies, la première intervention s’est déroulée vers 16 heures 30 dans le quartier Parcelles Assainies. Les éléments de la Brigade régionale des stupéfiants ont investi la zone après avoir exploité des renseignements faisant état d’activités suspectes liées à la vente de drogue. Sur place, les policiers ont réussi à interpeller un premier suspect présumé impliqué dans le trafic.

Moins d’une demi-heure plus tard, soit aux environs de 17 heures, les enquêteurs ont poursuivi leur opération dans un autre secteur de la ville. Une seconde descente a ainsi été menée au quartier Camp des Gardes où un autre individu a été appréhendé dans le cadre de la même affaire.

La fouille et les investigations effectuées lors de ces deux interventions ont permis aux policiers de mettre la main sur une quantité significative de drogue destinée à la commercialisation. Au total, huit kilogrammes de chanvre indien ont été saisis, en plus de cent six cornets déjà conditionnés pour la vente au détail. Les agents ont également récupéré un motocycle de marque Jakarta qui, selon les premiers éléments de l’enquête, servait à assurer la distribution rapide des produits auprès des clients.

Vol d’un motocycle à Grand-Yoff : un suspect arrêté avec l’engin déjà démonté

Le Commissariat d’Arrondissement de Grand-Yoff a procédé à l’interpellation d’un individu impliqué dans une affaire d’association de malfaiteurs, de vol en réunion commis la nuit et de recel. Cette arrestation fait suite à une plainte déposée par un commerçant victime du vol de son motocycle.

Les faits remontent à la nuit du mardi au mercredi 12 mars 2026. Ce jour-là, un commerçant s’est présenté au commissariat pour signaler la disparition de son motocycle de marque ADV, estimé à environ 4 500 000 FCFA. L’engin avait été subtilisé dans des circonstances nocturnes, laissant supposer l’implication d’un groupe organisé.

Après la réception de la plainte, les enquêteurs ont rapidement ouvert une investigation. Les recherches techniques menées par les éléments du commissariat ont permis de localiser le motocycle dans le quartier Grand-Yoff 1, non loin de l’agence PAMECAS. Les policiers se sont aussitôt rendus sur les lieux pour procéder à des vérifications.

Sur place, les agents ont découvert le motocycle dissimulé sous une bâche à l’intérieur d’un enclos. L’examen de l’engin a révélé que plusieurs pièces avaient déjà été retirées. Parmi les composants démontés figuraient notamment les blocs optiques, le boîtier CDI ainsi que la plaque d’immatriculation, signe que les auteurs tentaient probablement de rendre le véhicule difficilement identifiable ou de le revendre en pièces détachées.

La poursuite des investigations a permis d’identifier un suspect principal. Les policiers l’ont interpellé dans sa chambre située au quatrième étage d’un immeuble du secteur.

Entendu par les enquêteurs, le mis en cause a tenté de se dédouaner en affirmant avoir acheté la moto pour la somme de 900 000 FCFA auprès de deux individus rencontrés à Sud-Foire, quelques heures seulement après le vol. Il a reconnu avoir effectué cette transaction sans aucun document administratif ni clé de contact, ce qui a renforcé les soupçons des enquêteurs quant à l’origine frauduleuse du véhicule.

Le suspect a été placé en garde à vue pour association de malfaiteurs, vol en réunion commis la nuit et recel. Quant au motocycle, il a été immobilisé au siège du commissariat en attendant d’être restitué à son propriétaire légitime.

L’APR Défend la Candidature de son Président au Poste de Secrétaire Général des Nations Unies

Alors que la candidature de l’ancien président sénégalais au poste de Secrétaire général des Nations Unies continue de provoquer des réactions contrastées, l’Alliance Pour la République a organisé une conférence de presse ce samedi afin de clarifier le cadre de cette démarche et de rappeler le bilan de son président.

Lors de cette rencontre avec la presse, les responsables du parti ont réaffirmé leur soutien total à la candidature, soulignant qu’elle bénéficie de l’appui de l’Union africaine et de soutiens politiques et civiques significatifs tant au Sénégal que sur le continent. Ils ont tenu à replacer cette initiative dans son contexte diplomatique, alors que le gouvernement actuel a officiellement pris ses distances vis-à-vis de cette démarche.

Pour les représentants du parti, cette prise de distance du pouvoir traduit surtout une posture politique interne plutôt qu’une appréciation objective des enjeux internationaux. Ils rappellent que la candidature de l’ancien président s’inscrit dans une trajectoire de leadership africain construite au fil de douze années à la tête du pays, période marquée par une forte présence sur la scène internationale, notamment à la tête de l’Union africaine et du G20. Selon eux, la crédibilité d’un État repose sur la constance de ses engagements, faisant implicitement le lien entre la stabilité institutionnelle héritée du régime sortant et la légitimité internationale de son président.

Sénégal : Une moisson historique de médailles au Salon international des inventions de Genève

Le Sénégal a inscrit son nom dans l’histoire de la 51ᵉ édition du Salon international des inventions de Genève en réussissant un exploit remarquable : toutes les inventions présentées par sa délégation ont été récompensées. Les huit projets sénégalais ont décroché une médaille, qu’elle soit d’or, d’argent ou de bronze, faisant du pays le seul représentant d’Afrique de l’Ouest à obtenir une telle reconnaissance lors de ce rendez-vous mondial de l’innovation et de la technologie.

Sous la direction du professeur Dathe, les inventeurs ont dédié cette réussite au président Bassirou Diomaye Faye et au Premier ministre Ousmane Sonko, tout en saluant le soutien apporté par le ministre de l’Enseignement supérieur, Daouda Ngom, à l’écosystème national de l’innovation.

Parmi les performances les plus marquantes, le professeur Diouma Kobor, directeur général de l’ANER, a remporté la médaille d’or grâce à un procédé de nanotexturation du silicium révolutionnaire. Cette innovation permet d’augmenter considérablement le rendement des panneaux solaires en réduisant la réflexion lumineuse à seulement 3 %, garantissant un taux d’absorption d’énergie supérieur à 97 %.

Dans le domaine numérique, Maguette Sylla s’est distingué avec deux projets novateurs. Le premier, « Tera by Weccat SAS », est une borne intelligente capable d’agréger les portefeuilles crypto-mobiles via la technologie NFC. Le second, « Quitus », est un assistant biométrique destiné aux établissements scolaires, automatisant le suivi des élèves et l’alerte des parents par SMS.

L’engagement social et environnemental a également été mis en avant dans les distinctions sénégalaises. Souleymane Ciss a été récompensé pour « Sunu Plastic Odyssey », un réseau de micro-usines low-tech transformant les déchets plastiques en matériaux de construction tels que des pavés ou des tuiles, avec un objectif de création de 150 emplois. Dans le secteur de la santé, Mor Talla Ndiaye a présenté « Kaarangue », une poubelle intelligente qui automatise le tri des déchets biomédicaux afin de réduire les risques d’infection dans les hôpitaux. L’ingénieur Alioune Ndiaye a, quant à lui, été distingué pour son séchoir solaire alimentaire intelligent et connecté, offrant une solution technologique avancée pour la transformation agroalimentaire sur le continent.

Scandale de l’électrification rurale : une procédure judiciaire internationale ouverte contre AEE Power EPC

Lors d’une conférence de presse tenue dimanche, le député Thierno Alassane Sall a révélé l’ouverture d’une procédure judiciaire à Madrid contre la société espagnole AEE Power EPC et contre X, dans le cadre du scandale présumé lié au contrat d’électrification rurale de l’ASER. Lors de son intervention, il a vivement critiqué l’inaction persistante du gouvernement sénégalais et dressé un réquisitoire sévère contre la gestion des affaires publiques et l’opacité entourant plusieurs dossiers stratégiques.

Le député a précisé que la plainte déposée en Espagne a conduit, le 24 février 2026, à l’ouverture d’une procédure intitulée « Diligencias Previas 140/2026 ». Les juridictions espagnoles ont déjà pris des mesures concrètes : un courrier officiel a été adressé à AEE Power EPC pour qu’elle justifie, dans un délai de dix jours, l’utilisation des fonds reçus dans le cadre du contrat, tandis qu’un second courrier a été envoyé à la Banco Santander S.A., banque ayant financé l’opération, afin de transmettre au tribunal les informations dont elle dispose sur la destination de ces fonds. Cette démarche internationale intervient après qu’une plainte ait été déposée dès le 16 octobre 2025 auprès du Pool judiciaire financier au Sénégal, dont les investigations avaient été confiées à la Section de recherches de la Gendarmerie. Six mois plus tard, aucune information officielle n’avait été communiquée aux plaignants sur l’état des diligences entreprises.

Le cœur de l’affaire concerne un contrat d’un montant de plus de 91 milliards de francs CFA, soit environ 140 millions d’euros, liant l’Agence sénégalaise d’électrification rurale à la société espagnole AEE Power EPC pour un vaste projet d’électrification rurale. Selon le député, près de 40 % du montant total ont déjà été décaissés et plus de la moitié du délai contractuel est écoulée, tandis que moins de 1,5 % des travaux ont été réalisés sur le terrain. Des ressources publiques considérables ont donc été engagées sans contrepartie visible. Thierno Alassane Sall a également souligné que la banque financeuse avait exprimé dès septembre 2024 ses inquiétudes, préoccupations rappelées dans une ordonnance de la Cour suprême, mais que malgré ces alertes répétées, aucune action concrète n’a été prise par le gouvernement pour sanctionner l’entreprise défaillante. Ni mise en demeure, ni poursuites, ni activation de la garantie de la SONAC n’ont été initiées.

Le député a dénoncé l’attitude du gouvernement qu’il qualifie de déni et de diversion. Selon lui, il a fallu attendre le communiqué du Conseil des ministres du 11 mars 2026 pour voir apparaître ce qu’il considère comme la première allusion officielle au dossier, formulée de manière imprécise. Le Premier ministre, lors d’une déclaration le 12 mars, a évoqué des « éventuels progrès » dans le dossier sans jamais préciser le sort des 37 milliards de francs CFA déjà décaissés ni établir clairement les responsabilités. Pour Thierno Alassane Sall, le gouvernement, qui se réclame de la rupture et de la transparence, a choisi de masquer l’absence de démarrage des travaux, cherchant plutôt à rejeter la responsabilité sur le ministère des Finances et l’administration des Douanes.

Kaolack – Le Coran à l’honneur à Médina Baye : un Libyen remporte la 13ᵉ édition du Grand Prix Cheikh Ibrahima Niass

Dans une atmosphère empreinte de spiritualité et d’émotion, l’esplanade de Médina Baye a vibré au rythme des versets coraniques à l’occasion de la 13ᵉ édition du Grand Prix International Cheikh Ibrahima Niass, dédié au récital du Saint Coran. Organisée ce 25ᵉ jour du Ramadan 2026, cette grande rencontre religieuse a réuni 156 candidats venus de 36 pays, confirmant une fois de plus la dimension universelle de l’héritage spirituel du vénéré guide religieux.

Durant plusieurs jours, les voix mélodieuses des récitants ont porté la parole divine, captivant fidèles, érudits et autorités religieuses. Au terme de la compétition, le Libyen Mouhamed Faoud Elghah Wadji a remporté la première place, s’adjugeant le prestigieux trophée et une récompense de 10 millions de francs CFA. La deuxième place est revenue à Bachir Muhamed As, de la RCA, également récompensé de 5 millions de francs CFA, tandis que le Sénégalais Mahy Touré a complété le podium avec une troisième place assortie d’une prime de 3 millions de francs CFA. Chacun des autres finalistes a reçu 200 000 francs CFA.

Présidant la cérémonie, le président du comité d’organisation, Cheikh Abdoul Malick Ibrahima Niasse, a rappelé la portée spirituelle et éducative de ce concours international. Selon lui, cet événement vise avant tout à promouvoir la mémorisation et la récitation du Saint Coran, tout en cultivant chez les jeunes musulmans l’amour du Livre sacré et le respect des règles du tajwid.

« Ce concours s’inscrit dans une dimension religieuse, éducative et sociale. Il encourage la jeunesse à apprendre et à mémoriser le Coran tout en perpétuant l’héritage spirituel de Cheikh Ibrahima Niass, dont l’influence dépasse largement les frontières du Sénégal », a-t-il souligné, annonçant par ailleurs un projet de construction d’un siège dédié à l’organisation de ce grand rendez-vous coranique.

Cette édition a également été marquée par un hommage appuyé à feu Cheikh Tahirou Ousmane Bothi, éminent savant et moukhadam basé au Nigeria, dont l’engagement pour la diffusion du savoir islamique continue d’inspirer de nombreuses générations.

Représentant l’Inspecteur d’Académie de Kaolack, Moustapha Ndiaye, secrétaire général de l’inspection académique, a pour sa part mis en lumière la place de l’éducation religieuse dans le système éducatif sénégalais. Il a rappelé que, dans un pays profondément attaché à ses valeurs spirituelles, les autorités s’efforcent de concilier la laïcité de l’État avec l’importance de la formation morale et religieuse des jeunes.

À travers cette compétition qui rassemble des participants venus d’Afrique, d’Asie, d’Europe et des Amériques, Médina Baye confirme son statut de haut lieu de rayonnement spirituel et de promotion du Saint Coran. Bien plus qu’un simple concours, ce rendez-vous international incarne une communion de foi, de savoir et de fraternité autour du Livre sacré de l’islam.

Saraya : deux violentes agressions enregistrées sur des sites d’orpaillage

Deux affaires de violences ont été signalées ces derniers jours dans le département de Saraya, situé dans la région de Kédougou. Les incidents se sont produits dans des zones d’orpaillage, des espaces souvent marqués par une forte concentration de travailleurs venus de plusieurs pays de la sous-région et où les tensions peuvent rapidement dégénérer.

La première agression s’est déroulée dans le village de Dambala, localité située dans la commune de Missirah Sirimana. D’après les informations recueillies sur place, un jeune ressortissant malien âgé de 18 ans est accusé d’avoir poignardé un vendeur de tangana de nationalité burkinabé à la suite d’un différend portant sur une dette de 500 francs CFA.

Selon plusieurs témoignages, le jeune homme devait cette somme au vendeur pour de la nourriture consommée auparavant. Lorsqu’il s’est présenté pour acheter à nouveau du tangana, il aurait remis un billet de 1 000 francs CFA pour payer un repas coûtant 500 francs. Le vendeur aurait alors décidé de retenir la monnaie afin de récupérer la dette que lui devait le jeune client. Cette décision aurait provoqué une vive altercation entre les deux hommes.

Toujours selon les témoins, le jeune Malien aurait tenté de reprendre l’argent directement dans le tiroir du vendeur, sans y parvenir. Après cet échec, il se serait éloigné des lieux avant de revenir quelques instants plus tard muni d’un couteau. Dans un accès de colère, il aurait asséné un coup de couteau au niveau de l’abdomen du vendeur.

Grièvement blessée, la victime a été rapidement évacuée vers l’hôpital régional de Kédougou pour recevoir des soins d’urgence. Informés des faits, les éléments de la brigade territoriale de Saraya se sont rendus sur place et ont procédé à l’interpellation du présumé auteur. Le jeune homme a été placé en garde à vue pour coups et blessures volontaires et une enquête a été ouverte afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cette agression.

Un second incident violent a également été signalé à Kharakhéna, dans la commune de Bembou, toujours dans le département de Saraya. Dans cette affaire, un jeune ressortissant guinéen âgé de 26 ans est accusé d’avoir violemment agressé un autre jeune homme à la suite d’une dispute liée à un téléphone portable.

Les informations recueillies indiquent qu’une altercation aurait éclaté entre les deux individus au sujet de cet appareil. La dispute aurait rapidement dégénéré. Au cours de l’affrontement, le suspect aurait saisi une brique avec laquelle il aurait assommé son adversaire, le frappant violemment à la tête.

La victime, gravement blessée et ayant perdu connaissance, a d’abord été transportée à l’hôpital régional de Kédougou. Face à la gravité de son état, les médecins ont décidé de son évacuation vers l’hôpital de Tambacounda afin qu’il puisse bénéficier d’une prise en charge médicale plus spécialisée.

L’auteur présumé de l’agression a été interpellé par les éléments de la brigade territoriale de Saraya. Comme dans la première affaire, il a été placé en garde à vue pour coups et blessures volontaires en attendant les suites judiciaires.

Selon plusieurs sources locales, ce type de violences n’est pas rare dans certaines zones d’orpaillage de la région de Kédougou. Ces sites, qui attirent de nombreux travailleurs venus du Sénégal et des pays voisins, sont parfois le théâtre de tensions liées à l’argent, aux dettes, aux vols ou à des différends personnels.

Des acteurs locaux évoquent également l’influence de la consommation de stupéfiants et de médicaments détournés de leur usage médical, notamment le tramadol, souvent cité comme un facteur aggravant dans plusieurs cas de violences enregistrés dans les zones minières.

Kolda : un vaste programme de cartographie du secteur privé et des chaînes de valeur annoncé après la Korité

Un important programme de cartographie et de monographie du secteur privé ainsi que des chaînes de valeur sera bientôt lancé dans la région de Kolda. L’initiative, qui doit démarrer après la fête de la Korité, a été présentée lors d’une réunion d’information et de partage tenue vendredi dernier avec les acteurs territoriaux de la région.

Ce projet est porté par le Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération dans le cadre du Programme Accélération Compétitivité et Emplois. Il est mis en œuvre en collaboration avec l’Agence Nationale de l’Aménagement du Territoire (ANAT). L’objectif principal de cette démarche est de mieux comprendre l’organisation du secteur privé local et d’identifier les principales chaînes de valeur qui structurent l’économie de la région.

La rencontre avec les acteurs territoriaux a permis d’expliquer les ambitions du programme, qui vise à produire des données fiables et actualisées sur les activités économiques locales. Ces informations devraient permettre aux pouvoirs publics de mieux orienter les politiques d’investissement, de compétitivité et de création d’emplois, tout en renforçant l’attractivité économique de la région.

Dans cette perspective, l’ANAT sera chargée de conduire une enquête de terrain approfondie auprès des acteurs économiques. Cette opération consistera notamment à collecter des informations détaillées sur les entreprises, les filières de production, les circuits de commercialisation ainsi que les dynamiques économiques locales.

Les autorités territoriales ont toutefois attiré l’attention sur certaines particularités qui caractérisent l’économie de la région de Kolda. Elles ont notamment insisté sur l’importance de prendre en compte le phénomène de l’économie transfrontalière, très présent dans cette zone située à proximité de plusieurs frontières sous-régionales.

Selon le gouverneur adjoint de la région, Bonaventure Kalamo, l’économie locale ne se limite pas aux filières traditionnelles que sont l’agriculture, l’élevage et l’agroforesterie. À côté de ces secteurs structurants, se développe également un réseau dense d’activités liées au transport et au commerce transfrontaliers.

Ces échanges économiques s’organisent en grande partie autour des marchés hebdomadaires sous-régionaux, véritables lieux de rencontre entre les populations de pays voisins. Dans ces espaces commerciaux, les transactions sont particulièrement dynamiques et contribuent de manière significative à la vitalité économique de la région.

Cependant, une grande partie de ces flux commerciaux évolue encore en dehors des circuits formels. Cette situation rend difficile l’évaluation précise des revenus générés par ces activités ainsi que leur contribution réelle à la création d’emplois formalisés.

Le gouverneur adjoint a ainsi souligné que cette réalité complique le suivi et le traçage des ressources économiques issues de ces échanges. Pour cette raison, il a invité l’ANAT à intégrer pleinement la dimension transfrontalière dans l’enquête qui sera menée dans la région.

Selon lui, une telle approche permettra de disposer d’une photographie plus fidèle du tissu économique local et de mieux comprendre les dynamiques qui animent les activités commerciales et productives dans cette partie du pays.

Frappes de drones : l’Iran affirme avoir ciblé des installations sécuritaires en Israël

Les tensions régionales connaissent une nouvelle escalade après l’annonce par l’armée iranienne d’une série de frappes de drones visant des installations sécuritaires en Israël. Selon un communiqué relayé par l’agence officielle iranienne IRNA, ces opérations auraient ciblé plusieurs structures liées aux forces de sécurité israéliennes.

Dans sa communication, l’armée iranienne affirme avoir mené des attaques contre des « centres de sécurité et quartiers généraux de la police du régime sioniste ». Les autorités militaires iraniennes présentent ces frappes comme des opérations ciblées contre des infrastructures stratégiques du dispositif sécuritaire israélien.

Parmi les sites mentionnés figure notamment l’unité spéciale Lahav 433. Cette unité d’élite de la police israélienne est souvent comparée au Federal Bureau of Investigation des États-Unis en raison de son rôle central dans les enquêtes criminelles majeures, notamment celles liées à la corruption, au crime organisé et aux menaces sécuritaires complexes.

Le communiqué iranien évoque également une frappe dirigée contre un centre de communications par satellite. Les autorités militaires de Téhéran affirment que ces installations jouent un rôle important dans la coordination des opérations sécuritaires et dans la transmission d’informations stratégiques.

Selon les informations fournies par l’armée iranienne, ces opérations ont été menées à l’aide de « puissantes attaques de drones ». Les responsables militaires indiquent que ces frappes s’inscrivent dans une stratégie visant des infrastructures considérées comme sensibles par la République islamique.

Pour l’heure, aucune confirmation officielle de ces frappes n’a été communiquée par les autorités israéliennes, et l’ampleur exacte des dégâts ou des éventuelles victimes reste inconnue. Dans ce contexte de tensions persistantes au Moyen-Orient, ce type d’annonces contribue à alimenter les inquiétudes quant à un possible élargissement du conflit dans la région.

Les observateurs estiment que ces déclarations s’inscrivent dans une guerre de communication qui accompagne souvent les confrontations indirectes entre l’Iran et Israël, deux puissances régionales engagées depuis plusieurs années dans une rivalité stratégique marquée par des opérations clandestines, des frappes ciblées et des accusations réciproques.

Renégociation des contrats pétroliers : l’expert Ibrahima Bachir Dramé met en garde contre une communication sensible

La récente communication du Premier ministre Ousmane Sonko sur la renégociation des contrats pétroliers continue de susciter de nombreuses réactions dans le secteur énergétique au Sénégal. Si la volonté de transparence affichée par les autorités est saluée par certains observateurs, elle soulève également des interrogations chez plusieurs spécialistes du domaine. Invité de l’émission « LR du Temps », l’expert pétrolier Ibrahima Bachir Drame a estimé que cette question constitue un exercice particulièrement délicat pour l’État.

Selon lui, la démarche visant à informer les citoyens sur les enjeux liés aux ressources naturelles est compréhensible dans un contexte où les attentes de la population sont fortes. Toutefois, il rappelle que l’industrie pétrolière obéit à des règles spécifiques, notamment en matière de confidentialité des négociations. Dans ce secteur hautement stratégique, les discussions contractuelles entre États et compagnies pétrolières sont généralement entourées d’une grande discrétion afin de préserver les intérêts économiques et diplomatiques des parties concernées.

Pour l’expert, évoquer publiquement la renégociation de contrats déjà signés comporte des risques importants pour la perception du pays sur la scène internationale. Il estime que ce type de communication peut être interprété par certains investisseurs comme un signal d’incertitude ou d’instabilité dans le cadre réglementaire. Or, dans l’industrie pétrolière, la confiance et la prévisibilité des politiques publiques constituent des éléments essentiels pour attirer et sécuriser les investissements.

Dans son analyse, il explique que les grandes compagnies pétrolières mènent toujours des études approfondies avant de s’engager dans un projet d’exploration ou de production. Ces entreprises examinent notamment la stabilité politique, la solidité des institutions, la fiabilité du cadre juridique ainsi que l’environnement global des affaires dans le pays concerné. Elles suivent également de près l’actualité nationale, les débats publics et les réactions des populations face aux politiques énergétiques.

Dans ce contexte, toute déclaration officielle relative à une éventuelle renégociation des contrats peut influencer les analyses stratégiques des investisseurs. Selon Ibrahima Bachir Drame, ces éléments d’information sont intégrés dans les évaluations de risques réalisées par les entreprises avant de mobiliser des capitaux importants dans un projet pétrolier ou gazier.

L’expert estime ainsi que la communication autour d’un dossier aussi sensible aurait pu être conduite de manière différente. À ses yeux, une approche plus technique et institutionnelle aurait permis de mieux encadrer le message adressé au public et aux partenaires internationaux. Il suggère notamment que des structures spécialisées du secteur énergétique puissent jouer un rôle central dans ce type de prise de parole.

Dans cette perspective, il évoque le rôle stratégique que pourraient assumer des institutions comme Petrosen ou encore COS-PETROGAZ. Ces organismes disposent, selon lui, de l’expertise technique nécessaire pour expliquer les enjeux liés aux contrats pétroliers tout en respectant les impératifs de confidentialité propres à l’industrie. Une communication portée par ces structures aurait pu, d’après lui, adopter un ton plus mesuré et rassurant pour les marchés.

Le débat intervient alors que le Sénégal entre progressivement dans une nouvelle phase de son développement économique avec le démarrage de la production pétrolière et gazière. Les ressources énergétiques découvertes ces dernières années suscitent de grands espoirs en matière de croissance, de création d’emplois et d’amélioration des finances publiques. Toutefois, leur gestion exige une gouvernance rigoureuse et une communication maîtrisée afin de concilier transparence démocratique et attractivité pour les investisseurs.

Commune des HLM : bras de fer autour du stade municipal

Un conflit ouvert oppose désormais le comité de gestion du stade municipal de la Commune des HLM au maire, Moustapha Diop. Lors d’un point de presse tenu ce week-end, Mouhamed Gning, membre du comité, a dénoncé ce qu’il qualifie de « tentative de récupération forcée » du terrain par l’édile.

Un comité aux résultats financiers solides

Selon M. Gning, le comité, mis en place il y a un an par les conseillers municipaux, a généré un chiffre d’affaires de 112 millions de FCFA. Il souligne que l’ancien directeur général, nommé par le maire lui-même, n’avait réalisé que 47 millions de FCFA en 16 mois, une gestion que les membres actuels jugent « nébuleuse ».

Le comité affirme également avoir investi près de 30 millions de FCFA dans l’achat d’un gazon synthétique de dernière génération pour le stade. Il indique aussi avoir versé 20 millions de FCFA à la perception municipale, subventionné l’équipe locale de football à hauteur de 7 millions de FCFA et soutenu la discipline du basketball avec 500 000 FCFA.

Soupçons et tensions

De son côté, le maire Moustapha Diop chercherait à reprendre le contrôle du stade afin de le confier à une autre entité. Une décision que le comité considère comme opaque et potentiellement motivée par des « affaires douteuses ». Les membres affirment qu’ils ne céderont pas la gestion de l’infrastructure.

Vers une escalade

Le comité annonce qu’il adressera dès lundi des correspondances aux autorités compétentes. En l’absence de solution d’ici samedi, une marche de protestation sera organisée, suivie d’autres actions.

« En tout cas, nous ne laisserons jamais le maire gérer le stade municipal », a martelé Mouhamed Gning.

Khalifa Ababacar Sall annonce son retour dans le débat politique et appelle à la construction d’une alternative crédible

Après deux années de retrait volontaire de la scène publique, le leader de Taxawu Sénégal, Khalifa Ababacar Sall, a annoncé son intention de reprendre pleinement sa place dans le débat politique national. L’ancien maire de Dakar a lancé ce signal lors de la cérémonie de clôture d’un cycle d’activités organisé par la jeunesse de son mouvement, une initiative qui a permis à de jeunes militants de parcourir Dakar ainsi que plusieurs régions du pays afin d’aller à la rencontre des populations.

Ces rencontres de terrain ont, selon lui, permis de mesurer l’état d’esprit des citoyens et de recueillir leurs préoccupations quotidiennes. Khalifa Ababacar Sall affirme partager le constat dressé par les jeunes militants de Taxawu Sénégal à l’issue de cette tournée. D’après lui, les Sénégalais traversent actuellement une période particulièrement difficile. Il estime que les témoignages recueillis sur le terrain reflètent une réalité sociale marquée par des difficultés économiques et des frustrations grandissantes. Pour l’ancien maire de Dakar, cette démarche a permis de mettre en lumière des préoccupations souvent absentes des discours officiels et des cercles décisionnels.

La rencontre a également été l’occasion d’un débat approfondi autour des modèles politiques qui structurent l’histoire et l’avenir du Sénégal. Les échanges ont notamment porté sur l’opposition entre populisme et socialisme démocratique. Plusieurs intervenants ont participé à cette réflexion, notamment le docteur Moussa Taye et l’essayiste Hamidou Anne. Leurs analyses ont retenu l’attention de Khalifa Ababacar Sall, qui a salué la pertinence des contributions apportées au débat.

Les deux panélistes ont rappelé que le socialisme démocratique a joué un rôle central dans la construction de l’État sénégalais depuis l’indépendance. Ils ont évoqué l’héritage politique des présidents Léopold Sédar Senghor et Abdou Diouf, dont les politiques ont largement façonné les institutions et les orientations économiques du pays. Khalifa Ababacar Sall a reconnu que les régimes libéraux qui leur ont succédé ont également participé à la consolidation de ces acquis institutionnels et démocratiques. Toutefois, les intervenants ont également établi un parallèle critique avec ce qu’ils qualifient de populisme pour analyser la gestion actuelle du pouvoir.

Au-delà des considérations doctrinales, Khalifa Ababacar Sall est également revenu sur son propre parcours politique et sur les alliances qu’il a nouées avec d’autres forces de l’opposition entre 2021 et 2023. Il a rappelé que l’histoire politique du Sénégal montre que les alternances au pouvoir n’ont jamais été possibles sans une union des forces opposées au régime en place. Pour lui, cette réalité constitue un principe fondamental de la vie politique nationale.

Dans cette perspective, le président de Taxawu Sénégal appelle désormais à la reconstruction d’une opposition solide, cohérente et capable de proposer une alternative crédible au pouvoir en place. Selon lui, après plusieurs alternances politiques, il devient indispensable de dépasser les simples logiques de contestation pour construire un véritable projet politique alternatif.

Khalifa Ababacar Sall a également tenu à expliquer les raisons de son absence prolongée du débat public depuis l’installation des nouvelles autorités à la tête du pays. Il affirme que ce retrait résultait d’un choix volontaire et réfléchi. L’ancien maire de Dakar explique avoir voulu laisser au nouveau régime le temps nécessaire pour s’installer et s’approprier les rouages de l’État, estimant que les nouvelles autorités avaient besoin d’une période d’apprentissage et d’adaptation pour faire face aux responsabilités de la gestion publique.

Il précise ainsi s’être imposé un silence politique de vingt-quatre mois afin de ne pas interférer dans cette phase de transition. Selon lui, ce délai devait permettre au pouvoir en place de démontrer sa capacité à gouverner avant d’être soumis à une évaluation politique plus poussée.

Aujourd’hui, cette période étant arrivée à son terme, Khalifa Ababacar Sall estime que le moment est venu pour lui de reprendre la parole et de participer activement aux discussions sur l’avenir du Sénégal. Il annonce son intention d’évaluer l’action du gouvernement et de contribuer à la réflexion nationale sur les perspectives politiques, économiques et sociales du pays.

Kaolack – Médinatoul Diélany : solidarité en action pendant le Ramadan, 125 fauteuils roulants remis aux personnes handicapées

À Médinatoul Diélany, dans la région de Kaolack, la solidarité islamique s’est matérialisée ce samedi par un geste fort en faveur des personnes en situation de handicap. Sous l’impulsion de Cheikh Ibrahima Diallo, fils du défunt guide religieux Cheikh Mouhidine Samba Diallo, 125 fauteuils roulants ont été remis à des bénéficiaires venus de plusieurs localités de la région.

Cette initiative sociale, organisée en plein mois de Ramadan, s’inscrit dans une dynamique spirituelle prônant l’entraide, la compassion et le soutien aux couches les plus vulnérables de la société. Devant les fidèles, talibés et bénéficiaires réunis pour la cérémonie, Cheikh Ibrahima Diallo a rappelé que l’islam accorde une place centrale à la dignité humaine et à l’assistance aux personnes éprouvées par la vie.

Au total, 183 demandes ont été enregistrées par les organisateurs, mais seuls 125 fauteuils roulants ont pu être distribués lors de cette première phase. Une situation qui témoigne de l’ampleur des besoins exprimés par les personnes en situation de handicap dans la région.

Profitant de l’occasion, le guide religieux a également invité les fidèles à méditer sur la portée spirituelle des dix derniers jours du Ramadan, période marquée par la recherche de Laylatoul Qadr (la Nuit du Destin), une nuit de bénédictions et de pardon dans la tradition islamique.

Dans son message, Cheikh Ibrahima Diallo a insisté sur la nécessité pour les talibés de rester fidèles aux enseignements du Prophète Mohammed (PSL) et de perpétuer l’héritage spirituel et social laissé par Cheikh Mouhidine Samba Diallo. Selon lui, la remise de ces fauteuils roulants illustre concrètement les valeurs de solidarité, de compassion et de partage que l’islam encourage envers les plus fragiles.

Le khalife a également appelé les bénéficiaires à utiliser ce matériel de manière responsable et à ne pas le revendre, rappelant que ces équipements sont destinés à améliorer leur mobilité et leurs conditions de vie.

Enfin, il a invité les fidèles à faire preuve de retenue dans leurs publications sur les réseaux sociaux, notamment celles attribuant des qualificatifs excessifs à son défunt père. Selon lui, l’humilité et la mesure doivent rester au cœur des discours religieux.

À travers cette action sociale, la cité religieuse de Médinatoul Diélany réaffirme ainsi son engagement à conjuguer spiritualité et solidarité, dans le respect des valeurs islamiques d’entraide et de fraternité.

Repères religieux et identité : Cheikh Abdourahmane Ndao Al Karim sensibilise la jeunesse à Kaffrine

La salle de la mairie de Kaffrine a abrité, ce samedi, une conférence religieuse sur le thème : « Jeunesse, identité et repères religieux face aux débats sur le genre ». Animée par le guide religieux Cheikh Abdourahmane Ndao Al Karim, la rencontre a été l’occasion d’appeler la jeunesse à prendre la religion, notamment l’Islam, comme principal repère face à la dégradation des mœurs.

Selon lui, l’avenir d’une nation repose sur une jeunesse bien éduquée, dotée de valeurs morales solides et d’ambitions élevées. Il a ainsi invité les jeunes à s’appuyer sur l’islam et, plus largement, sur la religion pour orienter leur vie.

La conférence, organisée par l’organisation KaffEvens à la mairie de Kaffrine, s’est tenue en présence du khalife général du Ndoucoumane, Cheikh Ibrahima Ba, ainsi que de plusieurs autorités religieuses et locales.

À cette occasion, Cheikh Abdourahmane Ndao Al Karim a exhorté les jeunes à privilégier le travail et l’apprentissage d’un métier. Il les a également encouragés à respecter leurs parents, à poursuivre leurs études, à faire preuve de discipline et à cultiver une bonne éducation.

Le guide religieux leur a aussi recommandé d’éviter certaines dérives liées aux réseaux sociaux, de respecter les guides religieux et de renforcer leur amour pour le Prophète Muhammad.

Prenant la parole, le président de KaffEvens, Dame Tall, a remercié le marabout pour sa disponibilité et son accompagnement dans l’organisation de cette conférence.

La rencontre a également été marquée par des prestations de zakirs issus de différentes confréries, qui ont chanté les louanges du Prophète. La famille Gadji a, pour sa part, animé la cérémonie avec des zikrs traditionnels dédiés à Ibrahim Niass.

La conférence s’est terminée par des prières formulées pour le Senegal et pour toute la Oummah islamique.

FSF : la nomination du nouveau Directeur technique national attendue le 16 mars

La Fédération Sénégalaise de Football s’apprête à tourner une page importante de son organisation technique avec la désignation imminente d’un nouveau Directeur technique national (DTN). L’instance dirigeante du football sénégalais a annoncé que la décision finale concernant ce poste stratégique sera rendue publique le lundi 16 mars 2026.

Ce calendrier intervient après le départ de Mayacine Mar, qui a occupé la fonction de Directeur technique national pendant plus d’une décennie, de 2012 à 2025. Durant son mandat, il a joué un rôle majeur dans la structuration du football sénégalais, notamment dans le développement de la formation, l’encadrement technique des sélections nationales et la mise en place de programmes visant à renforcer les performances des équipes du pays sur la scène continentale et internationale.

Dans un communiqué adressé à l’opinion publique, la Fédération Sénégalaise de Football a précisé que la publication du nom du nouveau DTN a été reportée en raison du décalage de la réunion du Comité exécutif. Initialement attendue plus tôt, cette réunion décisive se tiendra finalement le 16 mars 2026, date à laquelle les membres du Comité exécutif devront entériner le choix final.

Le processus de sélection a suscité un vif intérêt au sein du milieu du football. Au total, trente-huit dossiers de candidature ont été reçus par l’instance faîtière. Après une première phase d’examen, cinq candidats ont été retenus sur la liste finale. Ces profils, jugés les plus qualifiés, ont été soumis à une analyse approfondie avant la décision finale qui doit être validée par le Comité exécutif.

Le poste de Directeur technique national revêt une importance stratégique pour l’avenir du football sénégalais. Le titulaire de cette fonction aura notamment la responsabilité de définir et de piloter la politique technique nationale, d’encadrer les programmes de formation des entraîneurs, de coordonner les différentes directions techniques et de contribuer au développement du football à la base.

Affaire des “billets noirs” : dix ans de prison requis contre l’ex-commandant Ibrahima Chimère Barro

Le tribunal correctionnel de Pikine-Guédiawaye a examiné une affaire de présumée contrefaçon de signes monétaires impliquant l’ancien commandant de l’armée Ibrahima Chimère Barro et trois autres prévenus. Au terme des débats, le parquet a requis une peine de dix ans de prison ferme contre l’officier radié de l’armée, assortie d’une amende de 20 millions de francs CFA. Des sanctions similaires ont également été demandées à l’encontre de ses co-accusés.

Les faits remontent à l’année 2023, à la suite d’une opération de la gendarmerie menée dans la commune de Keur Massar. Selon l’accusation, les quatre hommes seraient impliqués dans un réseau organisé spécialisé dans le trafic de « billets noirs », une pratique frauduleuse consistant à faire croire à l’existence de billets de banque noircis qu’il serait possible de « laver » pour les transformer en véritables coupures.

D’après les éléments présentés par le parquet, Ibrahima Chimère Barro aurait joué un rôle central dans cette organisation. L’ancien officier est présenté comme le détenteur principal du stock de faux billets. Hubert Assogba aurait, quant à lui, servi d’intermédiaire en se chargeant de la prospection et du démarchage auprès de potentielles victimes. Les deux autres prévenus, Mbacké Sow Ndiaye, étudiant, et Mamadou Fatou Ndiaye, agent des Postes, auraient été chargés des opérations de lavage et de mise en circulation des billets supposés contrefaits.

L’enquête a été déclenchée après des renseignements ayant conduit les gendarmes à intervenir à Keur Massar. Au cours de cette opération, les enquêteurs affirment avoir saisi une sacoche contenant du matériel jugé compromettant, susceptible d’être utilisé dans les opérations de manipulation et de transformation des billets noirs.

Cependant, lors de leur comparution devant le tribunal, les quatre accusés ont adopté une ligne de défense commune en rejetant catégoriquement les accusations portées contre eux. Ibrahima Chimère Barro a affirmé que les aveux qu’il avait initialement faits au cours de l’enquête avaient été obtenus sous pression. Il a expliqué avoir reconnu les faits après qu’un supérieur lui aurait assuré qu’une telle démarche permettrait de régler rapidement l’affaire.

Les autres prévenus ont également nié toute implication dans un réseau de faux monnayage. Ils ont soutenu qu’ils n’avaient jamais participé à des activités liées à la fabrication, au lavage ou à la circulation de billets noirs.

Les avocats de la défense ont pour leur part vivement contesté la solidité du dossier présenté par l’accusation. Selon eux, l’affaire reposerait sur des éléments insuffisants et souffrirait de nombreuses lacunes. Ils ont notamment souligné l’absence de scellés présentés au tribunal et le manque d’expertise technique permettant de confirmer que les billets saisis étaient effectivement des contrefaçons.

Malgré ces arguments, le parquet est resté ferme dans ses réquisitions. Le ministère public estime que les éléments de l’enquête permettent d’établir l’existence d’un réseau structuré de trafic de faux billets et considère que les quatre hommes doivent être reconnus coupables des faits qui leur sont reprochés.

Ports régionaux : bras de fer entre les Chambres de commerce de Kaolack et Ziguinchor et le Port autonome de Dakar

La tension s’intensifie entre les Chambres de commerce et d’industrie de Kaolack et de Ziguinchor et le Port autonome de Dakar, sur fond de désaccord autour de la gestion des infrastructures portuaires régionales. Les deux institutions consulaires dénoncent une tentative de reprise de gestion qu’elles jugent soudaine et unilatérale de la part de la direction du port dakarois. Face à ce qu’elles considèrent comme une menace pour leurs prérogatives et pour l’équilibre du fonctionnement des services portuaires locaux, elles appellent l’État à intervenir rapidement afin d’arbitrer le différend.

Dans une déclaration ferme, les représentants des chambres consulaires expriment leur vive inquiétude face à ce qu’ils perçoivent comme une mise à l’écart injustifiée dans la gouvernance portuaire. Selon eux, les infrastructures portuaires de Kaolack et de Ziguinchor ne peuvent être administrées de manière centralisée sans tenir compte des réalités économiques locales. Ils rappellent que ces ports ont été développés et animés depuis plusieurs décennies grâce à l’implication directe des acteurs économiques régionaux, sous la coordination des chambres de commerce qui en assurent une grande partie de l’exploitation.

Au cœur de la polémique se trouve l’application d’un décret signé sous la présidence de Macky Sall. D’après plusieurs opérateurs économiques, ce texte serait aujourd’hui interprété de manière divergente par les différentes parties. Certains y voient la base juridique permettant au Port autonome de Dakar de reprendre la gestion de ces infrastructures portuaires régionales, tandis que les chambres consulaires estiment que ce décret ne saurait justifier une telle centralisation.

Intervenant sur les ondes d’iRadio, l’opérateur économique basé à Ziguinchor, Aboubacar Camara, a vivement critiqué la démarche attribuée à la direction du port de Dakar. Pour lui, cette volonté de reprise de gestion ne tient pas compte de l’histoire ni des efforts consentis par les structures locales pour développer ces installations portuaires.

Il a notamment évoqué l’ancienneté des infrastructures pour illustrer son propos. Selon lui, certaines installations portent encore l’inscription de l’année 1940 sur leurs bâtiments, ce qui témoigne de leur existence bien avant certaines décisions administratives récentes. À ses yeux, cela démontre que ces ports font partie du patrimoine économique local et ne peuvent être traités comme de simples extensions administratives dépendant exclusivement de Dakar.

Aboubacar Camara affirme également que le décret signé sous Macky Sall avait suscité des interrogations dès sa publication en raison de sa complexité et de sa difficulté d’application. Il soutient que ce texte aurait pu être contesté ou réexaminé si les circonstances politiques de l’époque avaient évolué différemment. Selon lui, les autorités consulaires de Kaolack auraient pu entreprendre des démarches pour obtenir sa révision.

Au-delà de l’aspect juridique, les acteurs économiques des deux régions considèrent que la question touche également à un enjeu de justice et de reconnaissance du travail accompli par les structures consulaires locales. Ils estiment que ces chambres de commerce ont joué un rôle déterminant dans l’animation économique, l’organisation des activités portuaires et l’accompagnement des opérateurs qui utilisent ces infrastructures.

Aboubacar Camara a également rappelé les engagements du nouveau pouvoir en matière de gouvernance équitable. Il s’est référé au slogan du président de la République, qui prône les principes de Jub, Jubeul et Jubeunti, pour souligner ce qu’il considère comme une contradiction entre ces valeurs et la situation actuelle. Selon lui, l’injustice commence lorsque l’on retire à des structures locales ce qu’elles ont contribué à construire et à développer.

Pour les opérateurs économiques, la priorité devrait plutôt être d’identifier les insuffisances des infrastructures portuaires et de renforcer leur développement à travers des investissements et des partenariats. Ils plaident pour une approche collaborative qui associerait les autorités portuaires nationales, les chambres consulaires et les acteurs économiques régionaux afin d’améliorer la performance de ces ports stratégiques.

Face à cette situation, les Chambres de commerce et d’industrie de Kaolack et de Ziguinchor affichent leur détermination à défendre leurs prérogatives. Elles appellent à l’ouverture rapide d’un dialogue constructif avec la direction du Port autonome de Dakar afin de trouver une solution concertée à ce différend.

Renégociation des contrats extractifs : Babacar Ba alerte sur l’opacité des revenus pétroliers

Alors que le gouvernement sénégalais s’engage dans une phase déterminante de renégociation des contrats dans le secteur extractif, des voix s’élèvent pour appeler à une vigilance accrue sur la gestion des revenus tirés des ressources naturelles. C’est dans ce contexte que Babacar Ba, président du Forum du Justiciable, a exprimé ses préoccupations concernant la traçabilité des parts revenant à l’État du Sénégal.

Invité sur les ondes de la RFM, Babacar Ba a d’abord salué la volonté politique affichée par les autorités sénégalaises de revoir les conventions et contrats liant l’État aux compagnies opérant dans les secteurs stratégiques. Selon lui, cette dynamique constitue une étape importante dans la défense des intérêts nationaux et mérite d’être encouragée.

« Par rapport à la renégociation des conventions et des contrats signés par l’État du Sénégal dans le secteur stratégique, je pense que cette renégociation est une excellente chose et nous encourageons vivement le Premier ministre Ousmane Sonko et son gouvernement à continuer sur cette dynamique », a-t-il déclaré.

Cependant, au-delà de la renégociation des contrats, le président du Forum du Justiciable insiste sur la nécessité d’une gestion rigoureuse et transparente des revenus générés par l’exploitation des ressources naturelles. Il estime que les efforts engagés par l’État doivent impérativement s’accompagner d’un mécanisme clair de suivi et de traçabilité des recettes provenant notamment du pétrole, du gaz, des mines et du zircon.

Babacar Ba s’appuie notamment sur les dernières données publiées par l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives pour souligner des lacunes qu’il qualifie de préoccupantes dans la gestion des revenus de l’année écoulée. Selon lui, certaines informations essentielles relatives aux parts de l’État issues de l’exploitation pétrolière ne figurent pas dans les documents officiels de déclaration.

« Il faudrait que cet exercice de renégociation des contrats soit quand même suivi par une gestion transparente des produits issus, par exemple, de l’exploitation des hydrocarbures comme le pétrole, le gaz, les mines, le zircon. J’insiste sur la transparence parce que ce qui s’est passé en 2024 sur la gestion des parts revenant à l’État du Sénégal est catastrophique », a-t-il martelé.

D’après ses explications, le rapport de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives indique que les parts revenant à l’État du Sénégal issues de l’exploitation pétrolière ne seraient pas clairement retracées dans les documents déclaratifs. Une situation qui soulève des interrogations sur la transparence des flux financiers dans ce secteur stratégique.

Babacar Ba affirme notamment que ces parts ne figurent ni dans les formulaires de déclaration de Woodside, ni dans ceux de Petrosen, et ne sont pas davantage visibles dans les rapports trimestriels d’exécution. Cette absence d’information, selon lui, constitue une faille importante dans le dispositif de suivi des revenus extractifs.

Un autre point d’inquiétude soulevé par le président du Forum du Justiciable concerne le mécanisme d’épargne destiné aux générations futures. Conformément aux dispositions prévues dans la gouvernance des revenus pétroliers, une part des recettes, estimée à 10 %, doit être versée dans un fonds intergénérationnel destiné à préserver les ressources financières pour les générations à venir.

Or, Babacar Ba déplore un manque de visibilité sur l’effectivité de ce mécanisme. Selon lui, aucune information claire ne permet actuellement de savoir si ces ressources ont effectivement été versées dans ce fonds ni comment elles sont gérées.

« Aujourd’hui, nous n’avons aucune visibilité également par rapport à ces 10 % qu’on doit verser au fonds intergénérationnel », a-t-il regretté.

Pour le Forum du Justiciable, la renégociation des contrats extractifs peut constituer un levier important pour renforcer les bénéfices économiques du pays. Toutefois, l’organisation estime que cette démarche doit impérativement s’accompagner d’une gouvernance exemplaire et d’une transparence totale dans la gestion des revenus.

Corniche-Ouest : un ressortissant étranger arrêté pour vente présumée de brochettes de chats

Une affaire pour le moins troublante s’est produite sur la Corniche-Ouest de Dakar où un ressortissant étranger âgé de 26 ans, identifié sous les initiales J. A. Godwin, a été arrêté puis déféré au parquet par les éléments du commissariat du Point E. Il est poursuivi pour vente de viande impropre à la consommation, mise en danger de la santé publique, vagabondage et séjour irrégulier sur le territoire sénégalais.

Les faits remontent au 12 mars dernier aux environs de 14 heures. Selon les informations rapportées par le quotidien Libération, le comportement du suspect avait déjà attiré l’attention de certains habitués de la Corniche-Ouest. Un témoin, intrigué par les déplacements fréquents du jeune homme qui se rendait presque quotidiennement vers les rochers avec un sac, a décidé de le suivre discrètement afin de comprendre ce qu’il faisait réellement.

C’est au cours de cette filature improvisée que le témoin a découvert une scène particulièrement choquante. Il a surpris le suspect en train d’égorger un chat à l’aide d’un tesson de bouteille. À quelques mètres de là, un second animal gisait déjà au sol, manifestement mort. Face à la gravité de la situation, le témoin n’a pas tardé à alerter un policier qui se trouvait dans les environs.

Le fonctionnaire de police est immédiatement intervenu et a procédé à l’interpellation du suspect. L’enquête ouverte dans la foulée a permis de mettre au jour une activité beaucoup plus préoccupante. D’après plusieurs témoignages recueillis sur place, J. A. Godwin préparait régulièrement des brochettes qu’il proposait à la vente aux passants et aux usagers de la Corniche-Ouest.

Fait troublant, le policier qui a procédé à l’arrestation a lui-même déclaré avoir déjà acheté et consommé ces brochettes par le passé, ignorant totalement l’origine de la viande utilisée. Cette révélation a renforcé les soupçons des enquêteurs quant à une possible commercialisation de viande provenant des chats abattus par le suspect.

Lors de son audition, J. A. Godwin a reconnu avoir tué les animaux, mais il a tenté de minimiser les faits en affirmant que la viande était destinée uniquement à sa consommation personnelle. Une version qui n’a toutefois pas convaincu les enquêteurs. En effet, plusieurs témoignages concordants indiquent qu’il exerçait une activité de vendeur ambulant en proposant des brochettes aux promeneurs et aux automobilistes fréquentant la Corniche-Ouest.

Au terme de l’enquête préliminaire, le ressortissant étranger a été placé en garde à vue avant d’être déféré au parquet. Il devra désormais répondre devant la justice des accusations de vente de viande impropre à la consommation, de mise en danger de la santé publique, mais également de vagabondage et de séjour irrégulier au Sénégal.

Réseau présumé de rendez-vous homosexuels à Dakar : un étudiant de 25 ans placé sous mandat de dépôt

L’enquête sur le présumé réseau de rendez-vous homosexuels démantelé à Dakar connaît un nouveau développement judiciaire avec l’inculpation et l’incarcération d’un nouvel individu. Il s’agit de l’étudiant El Hadj Samba Der, âgé de 25 ans, arrêté par la Brigade de recherches de Dakar et placé sous mandat de dépôt par le doyen des juges après son inculpation pour association de malfaiteurs et actes contre nature.

Selon les informations rapportées par le quotidien Libération, le jeune homme a passé sa première nuit en détention après sa présentation devant le magistrat instructeur, qui a décidé de son placement en prison dans le cadre de l’information judiciaire ouverte sur cette affaire.

Cette arrestation s’inscrit dans le prolongement d’une enquête plus large menée par la Brigade de recherches à la suite de renseignements faisant état de l’existence d’un réseau supposé actif dans l’organisation de rendez-vous homosexuels à Dakar. Le parquet avait alors ordonné l’ouverture d’investigations approfondies afin d’identifier les personnes impliquées dans ces activités présumées.

Avant l’arrestation d’El Hadj Samba Der, deux autres personnes avaient déjà été interpellées puis incarcérées dans le cadre de cette procédure. Il s’agit d’Omar Sall, un étudiant de 23 ans, et de Stéphane Gabriel Preira, un restaurateur âgé de 35 ans. Tous deux avaient été placés sous mandat de dépôt après leur inculpation par le juge d’instruction saisi du dossier.

Les investigations menées par les gendarmes ont notamment mis en lumière le rôle présumé joué par El Hadj Samba Der dans ce réseau virtuel. D’après les éléments recueillis par les enquêteurs, il utilisait sur les réseaux sociaux le pseudonyme Sandra, identité numérique à partir de laquelle il échangeait régulièrement avec d’autres utilisateurs.

Toujours selon les informations rapportées par Libération, il entretenait des discussions fréquentes sur TikTok avant de poursuivre les échanges sur WhatsApp avec un utilisateur se présentant sous le surnom de Zoman. Les enquêteurs ont par la suite établi que ce compte appartenait à Omar Sall, déjà placé en détention dans le cadre de la même affaire.

Les investigations ont également révélé que le compte Zoman diffusait régulièrement des contenus à caractère homosexuel sur les réseaux sociaux, ce qui a attiré l’attention des enquêteurs dans le cadre de leur surveillance numérique.

Lors de son audition par les gendarmes, El Hadj Samba Der aurait contesté les accusations portées contre lui, niant avoir commis des actes contre nature. Malgré ces dénégations, les investigations techniques menées sur ses appareils électroniques auraient permis de découvrir plusieurs éléments considérés comme compromettants par les enquêteurs.

Les gendarmes affirment notamment avoir retrouvé des échanges de messages suggérant l’existence d’une relation virtuelle avancée entre les utilisateurs Sandra et Zoman. Certains de ces messages évoqueraient même l’organisation d’une rencontre physique dans la perspective de relations sexuelles.

Toujours selon les informations issues de l’enquête, plusieurs vidéos à caractère intime auraient également été retrouvées dans le téléphone du mis en cause. Les enquêteurs indiquent que ces contenus auraient été envoyés à différents correspondants via des applications de messagerie, en plus d’un volume important de fichiers similaires conservés dans son appareil.

Décès d’un détenu à la MAC de Mbour : interrogations et tensions autour de la prise en charge sanitaire

Le décès d’un détenu à la Maison d’Arrêt et de Correction de Mbour a provoqué une vive émotion au sein de l’établissement pénitentiaire et relancé le débat sur les conditions de prise en charge médicale des personnes privées de liberté. L’homme, identifié sous le nom de Fallou Ndiaye, était pensionnaire de la chambre 12 au moment des faits.

Selon plusieurs sources concordantes, le détenu souffrait d’une maladie dont l’état se serait progressivement aggravé. Des informations indiquent que les autorités pénitentiaires auraient été alertées de sa situation sanitaire. Toutefois, la prise en charge médicale n’aurait pas été effectuée à temps, ce qui alimente aujourd’hui les interrogations et les accusations de négligence.

Toujours selon ces mêmes sources, certains détenus estiment qu’une intervention plus rapide aurait pu permettre d’éviter l’issue fatale. La nouvelle du décès de Fallou Ndiaye a rapidement circulé à l’intérieur de la prison, provoquant une forte émotion parmi les pensionnaires. Des tensions ont été signalées entre certains détenus et l’administration pénitentiaire, traduisant un climat de colère et d’incompréhension face à ce drame.

Pour l’heure, les circonstances exactes du décès restent encore floues. Aucune communication officielle n’a été faite pour confirmer les informations qui circulent ni pour préciser les causes médicales ayant conduit à la mort du détenu. Plusieurs tentatives ont été effectuées pour joindre les autorités pénitentiaires afin d’obtenir leur version des faits, mais elles sont restées sans réponse jusqu’à présent.

Face à cette situation, plusieurs voix commencent déjà à réclamer l’ouverture d’une enquête afin d’établir clairement les responsabilités. Les appels visent notamment à déterminer si toutes les procédures sanitaires prévues dans le cadre de la prise en charge des détenus malades ont été respectées.

Ce décès remet également au centre des préoccupations la question de l’accès aux soins dans les établissements pénitentiaires du pays. Depuis plusieurs années, des organisations de défense des droits humains alertent régulièrement sur les difficultés rencontrées par les détenus pour bénéficier d’un suivi médical rapide et adapté, notamment en raison du manque de personnel sanitaire, d’équipements et parfois de procédures d’évacuation jugées trop lentes.

Keur Massar : la solidarité au cœur du Ndogou Social Patriotique

Le 13 mars 2026, le terrain Yékini de Keur Massar a vibré au rythme de la troisième édition du Ndogou Social Patriotique, une initiative sociale et politique qui s’impose désormais comme un rendez-vous incontournable du vivre-ensemble.

Porté par M. Apolinaire Amadou Diatta, responsable politique de Pastef dans le département, ce projet vise à renforcer la cohésion sociale tout en apportant un soutien concret aux familles les plus démunies.

Dans une ambiance conviviale, des centaines de personnes se sont réunies autour d’un repas partagé, symbole de solidarité et de fraternité. L’événement ne se limite pas à un simple geste alimentaire : il traduit une volonté politique d’inscrire la générosité et l’entraide dans le quotidien des habitants de Keur Massar.

Pour M. Diatta, « le Ndogou Social Patriotique est une promesse d’un Sénégal plus solidaire, où chaque citoyen trouve sa place et bénéficie de l’attention de la communauté ».

Au-delà du repas, cette édition a été marquée par des actions de sensibilisation sur la nécessité de renforcer les liens sociaux et de promouvoir une citoyenneté active. Les bénéficiaires, majoritairement issus de familles vulnérables, ont exprimé leur gratitude face à cette initiative qui leur permet de vivre le mois de Ramadan dans la dignité.

Le Ndogou Social Patriotique s’affirme ainsi comme une démarche citoyenne et politique inscrite dans une vision de long terme : bâtir un Sénégal où la solidarité n’est pas un slogan, mais une réalité vécue au quotidien. À Keur Massar, cette troisième édition a démontré que l’union et le partage restent les piliers d’une société plus juste et plus humaine.

Ramadan et Carême : la Ville de Dakar poursuit ses gestes sociaux

Après la commune des Parcelles Assainies, c’est au tour de la commune de Grand-Yoff de bénéficier d’une nouvelle action sociale. Le comité de pilotage de la Ville de Dakar a procédé à la distribution de 1 500 kits de “ngogou” à la population locale, ce vendredi 13 mars 2026, un geste largement salué par les habitants.

Selon la coordinatrice de la formation au niveau de la Ville de Dakar, tous les produits distribués sont issus des activités des bénéficiaires des formations mises en place par la municipalité. Ces formations, notamment en pâtisserie et en transformation de produits locaux, permettent aux jeunes de développer des compétences pratiques et de contribuer directement à l’économie locale.

Cette initiative illustre l’importance que le maire de la Ville de Dakar, Abasse Fall, accorde à l’insertion et à l’autonomisation des jeunes.

Toutefois, il est à noter que le maire de la commune de Grand-Yoff, Madiop Diop, n’a pas pris part à cette cérémonie.

Mobilisation religieuse à Ndioum : 124 « kamils » du Coran récités pour la libération de Farba Ngom

La mobilisation en faveur de Farba Ngom continue de prendre de l’ampleur dans le Fouta. Ce vendredi, une importante journée de récital du Saint Coran a été organisée dans la ville de Ndioum pour prier en faveur du maire des Agnam, incarcéré depuis près d’un an. L’initiative, portée par Cheikh Oumar Anne, a réuni plusieurs autorités religieuses, des notables ainsi que de nombreux fidèles venus de différentes localités de la vallée du fleuve Sénégal.

La rencontre spirituelle s’est déroulée dans un climat de recueillement et de solidarité. De nombreuses figures religieuses ont répondu à l’appel des organisateurs. Parmi elles figurait notamment Thierno Mountaga Tall, venu représenter la famille de El Hadj Omar Tall au niveau du département de Podor. Étaient également présents Thierno Madani Hassirou Tall et plusieurs autres guides et érudits religieux issus de différentes localités du Fouta. Parents, amis et sympathisants ont également effectué le déplacement depuis plusieurs communes pour participer à cette journée de prières.

Au cours de la cérémonie, les participants ont procédé à la récitation collective de 124 « kamils » du Saint Coran. Dans la tradition musulmane, un kamil correspond à la récitation complète du Coran. Ce moment spirituel s’est voulu une grande invocation collective afin de demander à Dieu la libération de Farba Ngom. Pour les organisateurs, cette mobilisation traduit la reconnaissance et la solidarité d’une partie des populations du Fouta envers celui qu’elles considèrent comme un bienfaiteur de la communauté et un soutien actif aux initiatives religieuses et sociales dans la région.

S’adressant à la presse à l’issue de la cérémonie, Cheikh Oumar Anne s’est félicité de la forte mobilisation enregistrée lors de cette journée. Il a particulièrement salué la présence de représentants de familles religieuses venues de plusieurs zones du nord du pays, notamment des départements de Podor, Dagana, Linguère ainsi que de la région de Matam. Selon lui, la date choisie pour organiser cette rencontre spirituelle n’était pas le fruit du hasard.

Il a expliqué que la journée s’est tenue un vendredi 13, une date à laquelle il attribue une signification particulière dans la symbolique islamique. Selon lui, le nombre 13 renvoie au mot « Ahad », qui signifie « l’Unique », en référence à Dieu. Il a également rappelé que le vendredi occupe une place centrale dans la tradition musulmane en tant que jour béni et privilégié pour les prières et les invocations. C’est donc dans cet esprit que les participants ont choisi de s’adresser à Dieu afin de solliciter son intervention dans la situation de Farba Ngom.

Au-delà de la dimension religieuse de la rencontre, Cheikh Oumar Anne a également livré une lecture politique de l’affaire. Tout en réaffirmant sa confiance dans les institutions judiciaires, il a estimé que le dossier de Farba Ngom dépasse le cadre strictement judiciaire.

Selon lui, la justice n’est pas encore intervenue dans le fond de cette affaire. Il considère que la situation relève davantage d’une décision politique que d’une procédure judiciaire ordinaire. Dans ses déclarations, il a directement mis en cause les autorités actuellement au pouvoir, citant notamment le Premier ministre Ousmane Sonko et le président de la République Bassirou Diomaye Faye ainsi que leur gouvernement.

L’ancien ministre a affirmé que, selon lui, le combat politique contre Farba Ngom serait porté par le Premier ministre et soutenu par les autorités actuelles. Dans le même temps, il a invité les députés à faire preuve de prudence concernant les questions liées à la levée de l’immunité parlementaire. Il estime que les décisions prises aujourd’hui dans ce domaine pourraient avoir des conséquences politiques importantes à l’avenir.

Malgré ces critiques à l’égard du pouvoir, Cheikh Oumar Anne a insisté sur le choix des populations du Fouta de privilégier une démarche spirituelle. Pour lui, la prière demeure la principale voie pour espérer une issue favorable dans cette affaire. Il a ainsi souligné que le rôle des croyants reste d’implorer Dieu afin que Farba Ngom retrouve la liberté.

Maladies rénales au Sénégal : des centres de dialyse insuffisants face à une demande croissante

Le Sénégal fait face à une pression grandissante dans la prise en charge des maladies rénales. Malgré les efforts engagés ces dernières années pour étendre les infrastructures médicales, le nombre de patients nécessitant une hémodialyse dépasse largement les capacités d’accueil du système de santé. Selon les données communiquées par le directeur de la Santé, Ousmane Cissé, le pays compte actuellement quarante centres d’hémodialyse répartis sur l’ensemble du territoire national, alors que la liste d’attente dépasse désormais deux mille patients.

Le réseau national de prise en charge se compose de vingt-six centres installés dans des établissements publics et de quatorze structures privées. À ces infrastructures s’ajoutent trois centres dédiés à l’hémodialyse péritonéale ainsi que deux unités spécialisées dans la greffe rénale. Malgré cette organisation, les besoins restent largement supérieurs aux capacités existantes, ce qui accentue les difficultés pour les patients souffrant d’insuffisance rénale chronique.

Cette situation préoccupante a été particulièrement mise en lumière lors de la célébration de la Journée mondiale du rein. L’événement a servi de cadre de sensibilisation sur l’ampleur des maladies rénales et sur la nécessité de renforcer les stratégies de prévention. Le thème retenu cette année met l’accent sur la protection de la santé rénale pour tous, tout en intégrant les enjeux environnementaux liés à la préservation de la planète.

Au Sénégal, la prise en charge de l’insuffisance rénale reste confrontée à de lourdes contraintes financières pour les patients et leurs familles. Dans le secteur public, le coût d’une séance de dialyse est fixé à trente-cinq mille francs CFA grâce à la subvention du kit de dialyse par l’État. Toutefois, ce montant demeure difficilement supportable pour de nombreux ménages, d’autant plus que les patients doivent souvent subir plusieurs séances par semaine pour maintenir leur état de santé. Dans les cliniques privées, la situation est encore plus difficile, puisque le tarif d’une séance peut atteindre soixante-cinq mille francs CFA.

Le directeur de la Santé a rappelé que ces coûts élevés illustrent la lourdeur financière que représentent les traitements pour les familles, même avec l’appui de l’État. Il a insisté sur la nécessité de renforcer les actions de prévention afin de réduire le nombre de nouveaux cas et d’éviter l’aggravation des pathologies rénales.

Au-delà des questions financières et des limites en matière d’équipements, le système souffre également d’un manque important de ressources humaines qualifiées. Le centre Khalifa Ababacar Sall de Liberté à Dakar constitue un exemple révélateur de ces difficultés. Dans cette structure, un seul néphrologue doit assurer la supervision de quarante générateurs de dialyse et le suivi médical de cent cinquante patients.

La médecin-chef du centre, Aminata Ndiaye, estime que cette situation est loin d’être viable pour assurer une prise en charge de qualité. Selon elle, chaque centre devrait disposer d’au moins trois néphrologues afin de répondre correctement aux besoins des malades. Elle souligne également que le bon fonctionnement d’un service de dialyse ne dépend pas uniquement des spécialistes en néphrologie, mais exige aussi la présence de médecins généralistes, d’infirmiers formés à la dialyse, de techniciens supérieurs et d’un personnel de soutien compétent.

Conventions industrielles et ralentissement du BTP : les cimentiers défendent leur rôle dans l’économie sénégalaise

Les entreprises cimentières opérant au Sénégal ont réagi à la récente communication du Premier ministre Ousmane Sonko, dans un contexte marqué par les discussions autour des conventions liant l’État aux grandes entreprises industrielles. À travers un communiqué, les acteurs du secteur ont souhaité apporter des précisions sur leur contribution à l’économie nationale et sur les mécanismes encadrant leurs investissements.

Selon les cimentiers, le secteur du bâtiment et des travaux publics traverse depuis près de deux ans une phase de ralentissement qui impacte l’ensemble de la chaîne de valeur de la construction. Cette situation affecte également l’activité des cimenteries, qui constituent un maillon essentiel de l’écosystème du BTP et dont la production dépend largement du rythme des projets d’infrastructures et de construction.

Les industriels rappellent que la production de ciment demeure stratégique pour le développement du pays. Elle intervient directement dans la réalisation de nombreuses infrastructures publiques et privées, notamment les routes, les logements, les écoles, les hôpitaux ainsi que différents équipements collectifs nécessaires à la croissance économique et à l’amélioration des conditions de vie des populations.

Dans leur communication, les entreprises mettent également en avant l’ampleur des investissements réalisés ces dernières années. Elles indiquent que plus de 600 milliards de francs CFA ont été injectés dans le secteur au cours des cinq dernières années afin de renforcer les capacités industrielles, moderniser les installations et soutenir la croissance de la production nationale.

Au-delà de l’investissement industriel, les cimentiers insistent aussi sur leur contribution sociale et économique. Selon eux, leurs activités génèrent plus de 10 000 emplois directs et indirects. Ces emplois concernent notamment les secteurs du transport, de la distribution, de la logistique et de la construction, qui gravitent autour de l’industrie du ciment. Les entreprises affirment également participer à la formation professionnelle de jeunes Sénégalais et soutenir diverses initiatives sociales et économiques dans les zones où leurs usines sont implantées.

Concernant les avantages fiscaux évoqués dans le débat public, les entreprises du secteur précisent qu’ils résultent de mécanismes incitatifs mis en place par l’État pour encourager les investissements industriels. Elles expliquent que ces avantages découlent de conventions signées conformément aux dispositions du Code minier du Sénégal en vigueur au moment de l’installation des cimenteries. Ces accords comportent notamment des clauses de stabilisation destinées à sécuriser les investissements réalisés sur le long terme.

Les cimentiers indiquent également que leurs contrats ont récemment fait l’objet d’audits menés par les autorités compétentes. Selon eux, les entreprises ont pleinement coopéré avec ces procédures en fournissant toutes les informations et documents nécessaires à l’examen de leurs activités et des conventions signées avec l’État.

Toutefois, les industriels soulignent que les rapports finaux issus de ces audits n’ont pas encore été rendus publics. Ils estiment que les conclusions devraient être présentées dans un cadre officiel afin de permettre une analyse objective des engagements respectifs des différentes parties. Dans le même temps, ils considèrent que les discussions administratives en cours ne devraient pas remettre en cause les investissements industriels déjà réalisés.

Dans un environnement international marqué par des tensions géopolitiques et une augmentation des coûts de l’énergie, du transport et des matières premières, les entreprises du secteur alertent également sur les pressions croissantes qui pèsent sur les coûts de production. Elles estiment que ces facteurs externes peuvent avoir des répercussions sur l’ensemble de la chaîne de production et sur l’équilibre du marché.

Face à ces défis, les cimentiers plaident pour le maintien d’un climat stable et favorable à l’investissement industriel. Selon eux, un environnement économique prévisible est essentiel pour soutenir la croissance du secteur, encourager de nouveaux investissements et préserver le pouvoir d’achat des populations.

Politique – « Entre tradition et pouvoir : la symbolique du “LEUL” dans le discours de Bassirou Diomaye Faye » ( Dr Oumar Mboup)

Le Président de la République Bassirou Diomaye Faye a profité de l’AG de la coalition Diomaye Président pour nous parler. Nous a-t-il parlé d’ailleurs? Informe-t-il? Avertit-il ? Menace-t-il? Se révèle-t-il?Que traduit, en réalité, sa déclaration bruissante de 1993? En résumé, il a dit ceci : C’est en 1993 que j’ai fait le bois sacré.
Déclaration ou declamation?Alors faisons attention pour ne pas confondre la question initiale de la question essentielle.

Parfois, j’ai compris pourquoi on insulte certains continents,certains gens, certains humains, certaines races, certaines couleurs?
Le Président BDF a parlé de « LEUL ». C’est du Bachir de langue à langue. Loin de nous inviter autour des sens de la traduction ou de la fumisterie des mots, il serait difficile de traduire le sérère en wolof, en français. Il serait aussi difficile de transposer le sens des mots de Jerusalem à Ndiaganiao. Il se serait, au fond, insensé qu’un Président de la République parle de son peuple, si gratuitement si insensément de circoncision.Se serait bête d’y croire!

L’autre Président des autres n’avait aucune considération enverd son peuple qu’il traita de veau.Mais l’insondable politesse éducative du Président BDF ne peut tomber jamais si bas. Évidemment, il ne parle pas de circoncision( le mot est en français). Il ne parle pas non plus de xaraf( le mot est en wolof).Il ne parle pas, enfin, d’ablation qui est le sens général et insensé qu’on veut transférer au propos profond de notre Président.BDF n’est pas un juif. Il faut le dire en passant.La circoncision ou l’ablation n’est pas d’origine islamique,mais juive. Le LEUL de BDF est par delà des faits historiques. Il ne se raconte pas, il se symbolise.

Son 1993 n’est pas n’importe quel bois sacré. Loin des yeux de la femme. Loin des danses exhibitionnistes. Loin de la fumisterie des temps modernes. Son 1993 c’est le 1993 des Selbés, des Koumaahs, des kalemaas, de Roog, c’est aride. Au-delà de toutes les expériences et des expérimentations qui font d’un homme la traduction de toute sa virilité, son 1993, s’il tient à nous le rappeler, il ne nous raconte pas une histoire. Il se pose et s’impose en guerrier. C’est vrai, même pour une érections, il faut se préparer. Son 1993 est une défiance en rapport avec son statut ou sa posture actuelle de Président de la République du Sénégal.1993 lui a permis de savoir son hier, son aujourd’hui et son demain. Il est parfaitement dans la prédestination.Qui veut le connaître n’a qu’à demander 1993 qui garde le secret de toute sa vie? Mais, puisqu’il en a parlé avec assurance, alors, il est sûr de son mandat de Président de la République. Méfiez-vous pour la suite. Il ne le dit pas. Ce sont les koumahs et les saltigués qui le disent. Il nous invite à aller chez lui pour en savoir davantage sur lui. Il est un béni de 1993. Sans 1993, son devenir n’existe pas.Totalement, il a raison de dire qu’il est le gardien des valeurs.

Le Sénégal est un Sénégal de valeurs. Un pays de croyances.La croyances socratique, la croyance païenne et peut-être la croyance de tous ces Gaarabous-Garabous qui ternissent et souillent l’image de notre République. Finalement, Le Président de la République BDF nous dit simplement ceci: restons humain et restons homme tout court.

Kaolack – Transport routier : les professionnels protestent contre les restrictions et les visites techniques

À l’approche du 29 mars 2026, le secteur du transport routier au Sénégal se dirige vers une nouvelle zone de turbulences. Réunis à Kaolack, les membres de la Fédération des syndicats des transports routiers, en brassards rouges, ont annoncé une grève de 72 heures pour protester contre plusieurs mesures qu’ils jugent pénalisantes pour leur activité.

Cette mobilisation pourrait avoir des répercussions importantes sur les déplacements des populations et sur le transport des marchandises à travers le pays. Les transporteurs dénoncent notamment la concurrence jugée déloyale de certains véhicules particuliers utilisés comme taxis sans licence officielle.

Au cœur des revendications figure également la question des visites techniques des véhicules. Les syndicats critiquent la centralisation de ces contrôles à Dakar, une mesure qu’ils estiment difficilement applicable pour des milliers de véhicules provenant de différentes régions.

Selon le secrétaire général de la fédération, Fallou Samb, près de 6 800 véhicules, dont des minibus et des Toyota « Yass » assurant le transport interurbain, sont concernés par cette obligation. Une situation qui pourrait engendrer des embouteillages administratifs et immobiliser de nombreux véhicules pendant plusieurs jours.

Les transporteurs dénoncent aussi l’interdiction de circuler la nuit, en vigueur depuis plusieurs années. Ils estiment que cette mesure entraîne des pertes financières importantes pour les professionnels du secteur.

Au-delà des questions administratives, les syndicats évoquent également les problèmes de sécurité auxquels sont confrontés les camionneurs sur le corridor Dakar–Bamako, un axe stratégique pour le commerce sous-régional.

Face à ces préoccupations, la fédération appelle les autorités à ouvrir un dialogue afin d’éviter une paralysie du secteur. Si aucune solution n’est trouvée d’ici là, la grève annoncée pourrait perturber fortement la mobilité des citoyens et l’approvisionnement des marchés.

Régularisation administrative des enseignants : l’État précise les pièces à fournir après les nouveaux décrets

Le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public, Olivier Boucal, a officiellement communiqué, le 12 mars 2026, la nomenclature des pièces à fournir pour la régularisation administrative des agents de l’État concernés par les nouveaux décrets relatifs au statut des enseignants. Cette démarche s’inscrit dans la mise en œuvre des décrets n°2026-65 et n°2026-66 du 27 janvier 2026, qui révisent respectivement le statut particulier du cadre des fonctionnaires de l’enseignement et le régime applicable aux agents non fonctionnaires de l’État.

Dans une correspondance adressée au ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, le ministre de la Fonction publique détaille les modalités de constitution des dossiers administratifs destinés à mettre en conformité la situation des enseignants avec les nouvelles dispositions réglementaires. L’objectif est de clarifier les procédures et d’accélérer la régularisation administrative d’un grand nombre d’agents du système éducatif.

La première catégorie visée concerne les enseignants engagés qui ont obtenu leur diplôme avant l’âge de trente-cinq ans. Pour ces agents, la constitution du dossier doit comprendre une demande manuscrite accompagnée d’une photocopie certifiée conforme des diplômes ou des arrêtés. Les intéressés doivent également joindre leur acte d’engagement ou de reclassement, le premier ordre de service les affectant à leur premier poste, un état détaillé des services effectués ainsi que leur dernière situation administrative. À ces documents s’ajoute une copie légalisée du certificat de nationalité sénégalaise. Cette procédure vise principalement à actualiser le parcours administratif des enseignants ayant intégré le système éducatif sous certaines conditions de diplôme avant la limite d’âge fixée par les textes.

La deuxième catégorie concerne les enseignants non fonctionnaires qui sont toujours en attente de reclassement administratif. Pour ces derniers, le dossier doit inclure une demande manuscrite accompagnée de l’arrêté du certificat d’aptitude pédagogique ou d’une photocopie certifiée conforme du diplôme. Les agents doivent également fournir leur acte d’engagement ou de reclassement, leur dernière situation administrative, le premier ordre de service les ayant affectés à leur premier poste ainsi que l’état des services effectués. Ces documents constituent les éléments indispensables pour permettre aux autorités administratives de déclencher et de finaliser le processus de reclassement attendu par ces agents.

Une procédure plus allégée est prévue pour la troisième catégorie, qui regroupe les enseignants non fonctionnaires ayant déjà bénéficié d’un reclassement. Pour ces agents, les pièces exigées se limitent à une demande manuscrite, l’arrêté du certificat d’aptitude pédagogique ou la photocopie certifiée conforme du diplôme, l’acte de reclassement ainsi que la dernière situation administrative. Cette simplification vise à accélérer la mise à jour des dossiers sans imposer des formalités supplémentaires à des enseignants dont la situation a déjà été en partie régularisée.

La coordination technique de cette opération a été confiée au directeur général de la Fonction publique, Ousmane Dieng, qui supervisera le traitement administratif des dossiers et le suivi de la procédure. Les autorités précisent par ailleurs que l’ensemble des informations relatives à cette opération de régularisation est également disponible sur le site officiel du ministère de la Fonction publique.

Orpaillage clandestin : le GARSI 1 de Kidira démantèle un site illégal à Soréto sur la Falémé

Le Groupement d’action rapide de surveillance et d’intervention (GARSI 1) basé à Kidira a mené, ce jeudi, une opération d’envergure contre l’orpaillage clandestin dans l’est du Sénégal. L’intervention s’est déroulée à Soréto, un site situé sur les rives de la Falémé, dans le département de Bakel, une zone régulièrement confrontée à l’exploitation illégale de l’or.

Selon des sources sécuritaires, l’opération a permis de démanteler un site d’exploitation clandestine qui fonctionnait avec plusieurs équipements destinés à l’extraction artisanale de l’or. Sur place, les éléments du GARSI ont procédé à la destruction de trois dragues utilisées pour aspirer les sédiments du lit du fleuve afin d’en extraire les particules aurifères.

Les forces de sécurité ont également saisi un important lot de matériel servant aux activités d’orpaillage. Parmi les équipements récupérés figurent des groupes électrogènes, des pompes à eau, des batteries ainsi que divers outils utilisés dans le processus d’extraction. Ces installations permettent généralement aux exploitants illégaux de travailler de manière continue, souvent à l’écart de tout contrôle administratif ou environnemental.

Cette intervention s’inscrit dans le cadre des opérations régulières menées par les forces de défense et de sécurité pour lutter contre l’exploitation illégale des ressources minières dans la zone frontalière de la Falémé. Depuis plusieurs années, cette région attire de nombreux orpailleurs clandestins en raison de la présence de gisements aurifères, ce qui entraîne des activités souvent incontrôlées.

Les autorités pointent notamment les risques environnementaux et sécuritaires liés à ces pratiques. L’utilisation de dragues et d’autres équipements motorisés modifie le lit des cours d’eau, provoque une dégradation des berges et peut contaminer l’écosystème, notamment lorsque des produits chimiques sont utilisés dans le processus d’extraction.

Au-delà de l’impact écologique, l’orpaillage clandestin constitue également un enjeu de sécurité dans certaines localités de l’est du pays. La présence d’exploitants illégaux, parfois venus de pays voisins, favorise l’installation de campements informels et peut alimenter des circuits économiques parallèles échappant au contrôle de l’État.

Face à cette situation, les autorités sénégalaises ont intensifié ces dernières années les opérations de démantèlement de sites clandestins, en particulier le long de la Falémé et dans plusieurs zones aurifères de la région de Bakel. Les unités du GARSI, spécialisées dans les interventions en zones sensibles, jouent un rôle central dans cette stratégie de sécurisation et de préservation des ressources naturelles.

Dessalement de l’eau de mer aux Mamelles : le gouvernement rassure les pêcheurs et annonce des mesures d’accompagnement

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, s’est rendu jeudi sur le chantier du projet de dessalement d’eau de mer des Mamelles, situé à Ouakam, en compagnie de la ministre de la Pêche, Fatou Diouf, et du ministre de la Santé, Ibrahima Sy. Cette visite de terrain avait pour objectif d’évaluer l’état d’avancement des travaux, mais également d’apaiser les inquiétudes exprimées par les communautés de pêcheurs vivant et travaillant sur ce littoral stratégique de la capitale sénégalaise.

La présence simultanée de trois membres du gouvernement sur le site illustre la dimension transversale du projet et la volonté des autorités d’adopter une approche concertée. Face aux préoccupations des acteurs locaux, notamment les pêcheurs et les mareyeurs qui redoutent les conséquences de l’installation de l’usine sur leurs activités, les ministres ont tenu à rappeler l’importance du dialogue et de la collaboration entre les différentes parties prenantes.

La ministre de la Pêche a insisté sur cette démarche collective en soulignant que l’action gouvernementale repose sur une coordination étroite entre les différents départements ministériels. Selon elle, la réussite d’un projet d’une telle envergure dépend aussi de l’adhésion des populations concernées. Elle a ainsi indiqué que les autorités souhaitent intégrer pleinement les communautés locales dans la mise en œuvre du projet, d’autant plus que l’infrastructure sera implantée au cœur d’un village traditionnellement tourné vers la pêche.

Afin de limiter les impacts potentiels de l’usine de dessalement sur les activités halieutiques, plusieurs mesures d’accompagnement ont été annoncées. Parmi celles-ci figure la construction d’une fabrique de glace capable de produire jusqu’à dix tonnes par jour. Cette infrastructure permettra d’améliorer considérablement les conditions de conservation des produits de la mer, un enjeu majeur pour les pêcheurs et les mareyeurs qui doivent souvent faire face à des pertes importantes liées à l’absence de chaîne du froid.

Dans la même dynamique, des tricycles isothermes seront mis à la disposition des mareyeurs afin de faciliter le transport du poisson tout en garantissant une meilleure conservation. Cette initiative vise à renforcer la chaîne de distribution des produits halieutiques et à améliorer les revenus des acteurs du secteur.

Le projet prévoit également la mise en place de récifs artificiels en mer. Ces structures, immergées dans des zones stratégiques, ont pour objectif de favoriser la régénération des stocks de poissons en créant des habitats propices à la reproduction et à la croissance des espèces marines. En multipliant les zones de ponte et de frayère, ces récifs devraient contribuer à soutenir la biodiversité marine et à maintenir l’activité de pêche dans la zone.

Parallèlement à ces mesures, le ministère de la Pêche a engagé la réhabilitation du quai de pêche de Ouakam. Les travaux, qui viennent de démarrer, portent notamment sur la reconstruction du quai existant, l’aménagement de chambres froides destinées au stockage du poisson et la construction d’une nouvelle fabrique de glace. Cette modernisation des infrastructures vise à améliorer les conditions de travail des pêcheurs et à renforcer les capacités de conservation et de commercialisation des produits de la mer.

L’ensemble de ces initiatives représente un investissement global estimé à 735 millions de francs CFA. Sur ce montant, 435 millions de francs CFA sont consacrés à la réhabilitation du quai de pêche de Ouakam, tandis que 300 millions de francs CFA financeront les mesures d’accompagnement prévues dans le cadre du projet de dessalement, sous la responsabilité du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

Relance du rail : l’État sénégalais s’attaque à la récupération du patrimoine ferroviaire

Le gouverneur de Thiès-Est, Saër Ndao, a annoncé que les autorités sénégalaises ont engagé un processus de restauration du patrimoine des chemins de fer, dans le cadre de la stratégie de relance du transport ferroviaire national. Cette initiative vise à remettre en état les infrastructures ferroviaires existantes tout en récupérant les emprises occupées illégalement au fil des années.

Dans un entretien accordé à l’Agence de presse sénégalaise (APS), le gouverneur a expliqué que les pouvoirs publics travaillent actuellement à la réhabilitation du patrimoine lié aux rails, considéré comme un préalable indispensable à la relance du réseau ferroviaire. Selon lui, l’ambition des autorités dépasse la simple remise en service de certaines lignes : il s’agit d’une reprise globale du réseau, accompagnée d’une politique de développement et de modernisation du transport par train.

Saër Ndao a indiqué que cette opération intervient après plusieurs années de léthargie du secteur ferroviaire. Durant cette période d’inactivité, une partie importante du patrimoine appartenant aux chemins de fer a été progressivement occupée ou exploitée de manière irrégulière par des particuliers. Le gouverneur souligne que ces occupations concernent non seulement les rails eux-mêmes, mais aussi les emprises ferroviaires situées de part et d’autre des lignes.

Il rappelle que ces emprises constituent un élément stratégique du patrimoine ferroviaire, car elles garantissent la sécurité et le fonctionnement normal des trains. Leur occupation anarchique complique aujourd’hui les perspectives de réhabilitation et de relance du réseau. Pour les autorités, la récupération de ces espaces est donc une étape incontournable afin de permettre la circulation des trains dans des conditions conformes aux normes de sécurité.

Le gouverneur de Thiès-Est s’est également alarmé de la nature des constructions qui ont été érigées le long des rails au fil des années. Il a expliqué que de nombreuses habitations se sont installées directement en bordure des voies, certaines étant même ouvertes sur les rails. Une situation qu’il qualifie d’anormale au regard de l’histoire et des règles qui ont toujours encadré l’exploitation ferroviaire au Sénégal.

Selon Saër Ndao, dans l’histoire des chemins de fer sénégalais, les habitations n’ont jamais été construites de manière à donner directement sur les rails. Cette configuration pose aujourd’hui des problèmes de sécurité majeurs, aussi bien pour les populations que pour les futures activités ferroviaires. Elle illustre, d’après lui, l’ampleur du désordre qui s’est installé durant les années de ralentissement du secteur.

Face à cette situation, les autorités entendent procéder à un travail de restauration et de réorganisation du patrimoine ferroviaire. Cette démarche devrait permettre de clarifier la situation foncière des emprises, de sécuriser les rails et de préparer le terrain pour une relance durable du transport ferroviaire dans le pays.

La région de Thiès, historiquement considérée comme le cœur du réseau ferroviaire sénégalais, occupe une place stratégique dans ce processus. La ville abrite en effet d’importantes infrastructures ferroviaires héritées de l’époque coloniale, notamment des ateliers et des installations techniques qui ont longtemps servi de centre névralgique pour l’exploitation du rail.

Préavis de grève et marche annoncée : le Front syndical pour la défense du travail hausse le ton contre les licenciements et les ponctions sur salaires

Le Front syndical pour la défense du travail a exprimé sa vive inquiétude face à la situation sociale dans plusieurs secteurs, notamment celui de l’éducation. Lors d’un point de presse tenu le 12 mars 2026, à Dakar, la plateforme syndicale dirigée par Mody Guiro, secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal, a dénoncé ce qu’elle considère comme une dégradation préoccupante du climat social, marquée par des licenciements jugés abusifs et des sanctions financières contre des enseignants grévistes.

Face à cette situation, le Front syndical a annoncé le dépôt d’un préavis de grève ainsi que l’organisation d’une marche pacifique prévue le 08 avril prochain. Ces actions, selon ses responsables, visent à attirer l’attention des autorités sur les difficultés rencontrées par de nombreux travailleurs et à exiger le respect des engagements pris dans le cadre du dialogue social.

Prenant la parole devant la presse, Mody Guiro a vivement critiqué les ponctions opérées sur les salaires des enseignants ayant observé des mouvements de grève. Pour lui, ces mesures sont non seulement injustes, mais constituent également une forme de manque de considération envers les professionnels de l’éducation. Il a souligné que ces derniers jouent un rôle fondamental dans le fonctionnement et la pérennité du système éducatif sénégalais.

Le responsable syndical a également exprimé sa préoccupation face à ce qu’il qualifie de multiplication alarmante des licenciements dans plusieurs secteurs d’activité. Selon lui, certains travailleurs seraient victimes de décisions arbitraires sans protection suffisante de leurs droits. Il a aussi pointé du doigt ce qu’il considère comme une impunité dont bénéficieraient certaines multinationales opérant au Sénégal, accusées de ne pas toujours respecter les règles en matière de droit du travail.

Pour Mody Guiro et les organisations syndicales membres du Front, cette situation traduit une remise en cause de l’esprit du Pacte national de stabilité sociale signé entre l’État, les organisations syndicales et le patronat. Ce pacte, censé instaurer un climat de confiance et de concertation permanente entre les différentes parties, repose selon lui sur le respect mutuel des engagements et sur la promotion d’un dialogue social sincère et constructif.

Le leader syndical estime cependant que cet esprit de coopération est aujourd’hui fragilisé. Il a déclaré que les décisions prises récemment dans certains secteurs donnent l’impression d’un éloignement des principes qui avaient guidé la signature de cet accord, ce qui risque, selon lui, d’alimenter davantage les tensions sociales.

Dans ce contexte, le Front syndical pour la défense du travail formule plusieurs revendications. Les organisations syndicales exigent notamment l’arrêt immédiat des licenciements qu’elles jugent abusifs, la protection effective des emplois ainsi que la réintégration sans délai des travailleurs qui auraient été injustement licenciés.

Les syndicalistes réclament également l’application effective du protocole d’accord signé le 10 juillet 2025 entre le gouvernement et les collectivités territoriales. Selon eux, la mise en œuvre de cet engagement constitue une étape essentielle pour apaiser le climat social et rétablir la confiance entre les travailleurs, l’État et les employeurs.

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