Polémique autour des propos du porte-parole du gouvernement sur le décès de Mamadou Moustapha Ba : Madiambal Diagne réagit vivement

La sortie du porte-parole du gouvernement, Moustapha Sarré, continue de faire des vagues au sein de l’opinion publique. En réaction à ses propos jugés ambigus sur les circonstances du décès de l’ancien ministre des Finances, Mamadou Moustapha Ba, le journaliste Madiambal Diagne n’a pas tardé à exprimer son indignation.

Dans un tweet publié mercredi, Madiambal Diagne a critiqué la teneur des déclarations de Moustapha Sarré, estimant qu’elles laissaient entendre que les autorités françaises — pays où le défunt est décédé — auraient couvert un acte criminel.

« Cette affirmation, du porte-parole du gouvernement du Sénégal, laisserait croire que les autorités de la France, pays où Moustapha Ba est mort, auraient fermé les yeux sur un meurtre ! », a écrit le journaliste, visiblement préoccupé par la gravité d’une telle insinuation.

Face à la polémique, Moustapha Sarré a tenté de nuancer ses propos à travers un post sur les réseaux sociaux, évoquant des manipulations et une mauvaise interprétation de ses déclarations. Pourtant, l’affaire continue de susciter de vives réactions, et son nom reste au cœur des discussions.

Plus inquiétant encore, les avocats de la veuve de Mamadou Moustapha Ba ont réclamé l’audition immédiate du porte-parole du gouvernement, exigeant qu’il fournisse les preuves de ses allégations. Ils estiment que de tels propos, s’ils ne sont pas étayés, sont de nature à semer le doute et à blesser la mémoire du défunt ainsi que sa famille.

Cette affaire met une fois de plus en lumière la responsabilité des autorités publiques dans la maîtrise de leur communication, surtout lorsqu’il s’agit de sujets aussi sensibles que le décès d’une personnalité publique.

Alors que l’émotion reste vive, une clarification officielle du gouvernement est attendue pour calmer les esprits et éviter tout malentendu diplomatique ou judiciaire.

Conseil des ministres du 19 mars : Trois grandes priorités fixées par le gouvernement

Réuni ce mardi 19 mars, le Conseil des ministres s’est penché sur trois axes majeurs pour accélérer les réformes structurelles et répondre aux attentes sociales pressantes : la relance des chantiers publics, l’emploi des jeunes et la modernisation du système des retraites.

Relance des chantiers publics : remettre l’État bâtisseur en mouvement

Le président de la République a exprimé sa volonté de donner un nouveau souffle aux projets d’infrastructures. Il a ainsi instruit le gouvernement de recenser et relancer tous les chantiers publics inachevés, en priorisant ceux à fort impact pour les populations.

Une évaluation approfondie des grands programmes de développement territorial, notamment le PUDC, PROMOVILLES, PNDL et PUMA, est également prévue afin d’identifier les axes d’amélioration.

Par ailleurs, l’État entend optimiser le fonctionnement des agences publiques telles que l’ACBEP, l’ADM et l’AGETIP, en vue d’accroître leur efficacité opérationnelle.

Emploi des jeunes : une nouvelle impulsion attendue

Face au défi crucial de l’insertion professionnelle, le gouvernement a annoncé une accélération des initiatives en faveur de l’emploi des jeunes, avec un accent particulier sur l’entrepreneuriat et l’auto-emploi.

Le président a fixé un délai de fin avril 2025 pour la finalisation d’une nouvelle politique nationale de l’emploi, plus adaptée aux réalités économiques et aux aspirations de la jeunesse.

Un nouveau système d’information sur l’emploi sera également mis en place, dans une logique de meilleure coordination des offres, des dispositifs de formation et des besoins du marché.

Modernisation des retraites : vers un système plus juste et plus équitable

Le troisième axe prioritaire concerne la réforme en profondeur du système de retraite. Le gouvernement prévoit la création d’un code unique de sécurité sociale, afin d’assurer une meilleure traçabilité des droits et cotisations.

Il est également prévu une revalorisation des petites pensions, mesure très attendue par les retraités aux revenus modestes. Enfin, une retraite complémentaire par capitalisation sera introduite, pour permettre aux actifs de se constituer une épargne en plus de la pension de base.

Kaolack : Le CCA et le projet PASNEEG 2 en croisade contre les violences basées sur le genre en milieu scolaire

À Kaolack, le projet PASNEEG 2 et le Centre Conseil pour Adolescents (CCA) ont tenu, ce mercredi, une audience de dialogue intergénérationnel sur les violences basées sur le genre (VBG) en milieu scolaire. La rencontre s’est tenue au CEM Tafsir Miniane Sarr, dans la commune de Kaolack.

Organisée à l’initiative du Centre Ados de Kaolack, en partenariat avec le Projet d’Appui à la Stratégie Nationale pour l’Égalité et l’Équité de Genre (PASNEEG 2), cette activité vise à sensibiliser les élèves sur les conséquences des violences et à promouvoir un environnement scolaire sûr et inclusif.

Moustapha Khol, coordonnateur du Centre Ados de Kaolack, a salué l’implication du ministère de la Famille et des Solidarités dans cette mission de sensibilisation :

« Nos actions sont principalement axées sur la prévention et les dialogues communautaires. Avec le projet PASNEEG 2, nous partageons cette dynamique de sensibilisation contre les violences basées sur le genre. Nous remercions tous les partenaires qui ont contribué à la réussite de cette journée : le censeur, les panélistes ainsi que les parents d’élèves. »

Présent à la rencontre, François Daouda Gueye, expert en genre et renforcement des capacités au sein du PASNEEG 2, a rappelé que cette activité s’inscrit dans une démarche préventive visant à autonomiser les jeunes et leur offrir un cadre sécurisé :

« Ce dialogue intergénérationnel permet de porter la discussion au niveau communautaire. Il est essentiel d’informer les élèves sur les conséquences des violences basées sur le genre et de promouvoir le leadership chez les jeunes, afin qu’ils deviennent des adultes responsables, capables d’aider ceux qui en ont besoin. »

Le principal du CEM Tafsir Miniane Sarr, Moussa Ndiaye, s’est également félicité de la tenue de cette journée, soulignant l’importance de sensibiliser les élèves à ces problématiques :

« Les collèges accueillent des adolescents et des adolescentes qui doivent être formés sur ces questions essentielles. Aujourd’hui, nos élèves ont eu l’opportunité d’acquérir de nouvelles compétences grâce à l’intervention d’acteurs issus de divers domaines. Un enfant victime de violences n’est pas en mesure de se concentrer en classe. Sensibiliser les élèves, leur fournir des outils pour faire face à ces situations, permet d’améliorer leur bien-être et leurs performances scolaires. »

Le président de l’Association des Parents d’Élèves, Awdi Sarré, a salué cette initiative, qu’il juge pertinente et opportune :

« C’est une journée de sensibilisation, mais aussi un choix judicieux d’établissement, car nous avons toujours œuvré dans la lutte contre les violences en milieu scolaire. Ces élèves doivent être formés aux notions de discipline et de citoyenneté pour mieux s’intégrer dans la société. »

Les élèves et les enseignants présents ont accueilli cette initiative avec enthousiasme. Ndeye Tening Dione, élève en classe de troisième et présidente du gouvernement scolaire du CEM Tafsir Miniane Sarr, a exprimé sa gratitude envers les organisateurs :

« Je suis ravie de voir ces acteurs venir nous sensibiliser sur les différentes formes de violences. C’est une véritable action de prévention et un apprentissage très utile pour nous. »

La journée a été rythmée par des discours, des échanges interactifs et des pièces de théâtre de sensibilisation. À travers cette rencontre, les organisateurs espèrent impulser un changement durable en milieu scolaire et dans les communautés, afin que chaque élève puisse évoluer dans un environnement sécurisé, propice à son épanouissement.

Kaffrine – Éducation religieuse : Lancement des travaux de construction d’un internat pour enfants handicapés et orphelins, une initiative de Oustaz Mouhamed Gora Top

Un nouveau pas vers une éducation inclusive et religieuse vient d’être franchi à Kaffrine. Oustaz Mouhamed Gora Top a procédé, ce mardi, à la pose de la première pierre d’un internat destiné aux enfants handicapés et orphelins, dans le quartier Daraou Salam Médina Baye, dans la commune de Kaffrine.

Cet ambitieux projet s’inscrit dans une volonté de faciliter l’accès à l’enseignement arabo-islamique pour les enfants issus de milieux défavorisés. « Les internats permettent aux enfants d’accéder à un enseignement arabo-islamique de qualité, dispensé par des maîtres coraniques qualifiés en sciences islamiques, en langue arabe, et parfois même en matières académiques classiques », a expliqué Oustaz Mouhamed Gora Top, initiateur du projet.

Selon lui, ces centres d’hébergement favorisent non seulement l’éducation religieuse, mais aussi la formation morale et spirituelle des jeunes pensionnaires. « Ils offrent un cadre de vie propice à la discipline religieuse, à la mémorisation du Coran et à l’apprentissage des valeurs islamiques. Cela contribue à former des individus ancrés dans les traditions islamiques, avec une forte éthique morale », a-t-il ajouté.

La situation des enfants orphelins et handicapés au Sénégal reste préoccupante. Entre pauvreté, conflits familiaux, effets du changement climatique et migrations, ces enfants vivent souvent dans des conditions de grande précarité, sans accès à une éducation de qualité ni à des soins de santé adéquats.

« Beaucoup d’enfants sont pris en charge tant bien que mal par des familles élargies. Pour nous, les orphelinats, les centres d’accueil et les internats représentent des solutions concrètes à cette problématique. C’est pourquoi nous avons décidé de mettre en place cet internat », a souligné Oustaz Mouhamed Gora Top.

Il a également lancé un appel à la mobilisation collective, impliquant l’État, les ONG, les familles et l’ensemble de la société civile. « La prise en charge des enfants orphelins et handicapés doit être une responsabilité partagée. Ensemble, nous pouvons offrir un avenir meilleur à cette couche vulnérable de la société », a-t-il plaidé lors de la cérémonie de lancement des travaux.

Décès de Moustapha Ba en France : le gouvernement évoque une mort suspecte et une affaire d’État

Le Sénégal est sous le choc après l’annonce du décès de l’ancien ministre de l’Économie et des Finances, Moustapha Ba, retrouvé mort en France dans des circonstances jugées suspectes. L’information a été rendue publique par le porte-parole du gouvernement sénégalais, Amadou Moustapha Ndieck Sarré, lors d’une activité organisée par la Jeunesse Patriotique Sénégalaise (JPS) à Mbao.

« Il a été tué dans des conditions troubles », a affirmé M. Sarré, avant de soulever un pan délicat de cette affaire : « Ils ont menti sur les chiffres, ils ont menti au peuple sénégalais et aux partenaires. Lors de sa rencontre avec le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, Moustapha Ba leur a révélé que les chiffres n’étaient pas exacts. »

Selon les déclarations du porte-parole, l’ancien ministre aurait récemment confié aux plus hautes autorités que les données économiques présentées sous le précédent régime étaient falsifiées, mettant en lumière une possible manipulation des finances publiques. Cette révélation aurait pu représenter un tournant majeur dans la gestion des affaires économiques du pays.

Le gouvernement affirme vouloir faire toute la lumière sur cette affaire, qui suscite déjà de nombreuses interrogations. Une enquête serait en cours pour élucider les circonstances du décès, et les autorités sénégalaises envisageraient de demander la coopération de la justice française.

L’opinion publique, quant à elle, s’interroge sur les implications de ces révélations et sur les intérêts que Moustapha Ba aurait pu déranger. Ce décès, désormais érigé en affaire d’État, risque d’avoir des répercussions politiques et judiciaires majeures dans les semaines à venir.

Affaire du prêt non remboursé : Moustapha Diop, seul contre tous devant la commission ad hoc

L’audition du député-maire de Louga, Moustapha Diop, devant la commission ad hoc de l’Assemblée nationale, a pris des allures de bras de fer politique et judiciaire. Accusé par l’inspectrice du Trésor Tabaski Ngom d’un prêt non remboursé, l’élu a choisi d’affronter seul les membres de la commission, sans avocat ni accompagnant, affichant une sérénité assumée.

Présent dès 14h30, soit une demi-heure avant l’heure officielle de convocation, Moustapha Diop a voulu donner le ton : celui d’un homme déterminé à s’expliquer, sans faux-fuyants. Pendant plus de deux heures, il a répondu aux questions des parlementaires, sans esquive. « Je me suis présenté seul, sans avocat, prêt à répondre à toutes les questions », a-t-il confié dans un entretien exclusif accordé à L’Observateur, soulignant ainsi sa volonté de transparence.

Mais l’audition a révélé une première zone d’ombre : l’écart entre le montant évoqué par la plaignante — 700 millions de FCFA — et celui mentionné dans le rapport de la commission — 300 millions. Une contradiction que Moustapha Diop n’a pas manqué de relever : « Quand j’ai demandé des preuves, ils m’ont répondu qu’elle avait déclaré que je l’avais maraboutée. C’est très léger comme argument », a-t-il ironisé.

Autre point de friction : la volonté de la commission de lever son immunité parlementaire. « On m’a dit que j’étais entendu à titre de simple témoin. Mais alors, pourquoi vouloir lever mon immunité alors que je suis prêt à répondre à la justice ? », s’interroge-t-il. Une position qu’il assume pleinement, allant jusqu’à proposer lui-même de renoncer à cette protection : « Je suis prêt à lever mon inviolabilité pour répondre directement », a-t-il martelé.

Moustapha Diop veut faire de cette affaire un exemple de sa transparence et de sa bonne foi. En refusant tout accompagnement juridique, il entend prouver qu’il n’a rien à cacher. Mais cette posture suffira-t-elle à apaiser les tensions ou à convaincre la commission de l’abandonner à la seule justice ?

Pour l’instant, le mystère demeure entier. La commission ad hoc poursuivra-t-elle la procédure de levée d’immunité ? La justice s’en saisira-t-elle rapidement ? En attendant, cette confrontation n’a fait qu’épaissir les zones d’ombre d’un dossier aux allures de duel judiciaire inévitable.

Aly Akhdar, restaurateur libanais, encourt 12 ans de prison pour le meurtre d’un client à Dakar

L’affaire Aly Akhdar secoue le milieu judiciaire dakarois. Le restaurateur libanais, accusé du meurtre de son client Hamad, risque 12 ans de réclusion criminelle si la Chambre criminelle du Tribunal hors classe de Dakar suit les réquisitions du parquet. Le parquet a également requis trois ans de prison pour des faits de proxénétisme.

Les faits remontent à une nuit dramatique au sein de l’établissement tenu par l’accusé. Selon le récit rapporté par le journal L’Observateur, tout aurait commencé par une discussion entre Aly Akhdar et Hamad, un habitué des lieux. Les deux hommes échangeaient sur divers sujets, notamment la recherche d’une compagne pour ce dernier. La conversation aurait dérapé après que Hamad aurait fait une proposition jugée déplacée par le restaurateur, demandant notamment si la femme de ce dernier, Joumana Mattar, pouvait lui accorder une danse, comme cela aurait été le cas la veille avec un autre client chinois.

Choqué par les propos jugés insultants et dégradants sur les femmes libanaises, Aly Akhdar reconnaît avoir violemment réagi. Il raconte avoir d’abord bousculé la table, provoquant une altercation physique. Après être tombé, il se serait relevé pour frapper Hamad avec une queue de billard. Dans un accès de colère, il s’est ensuite dirigé vers la cuisine, où il s’est emparé d’un pilon avec lequel il a porté plusieurs coups à la poitrine, au visage et à la tête de la victime, qui s’est écroulée en se vidant de son sang.

L’accusé, qui a plaidé non coupable à l’audience tenue mardi, nie toute préméditation. La défense soutient qu’il s’agirait d’un acte de colère incontrôlée et plaide pour un acquittement.

Mais le dossier ne s’arrête pas là. Aly Akhdar est également poursuivi pour proxénétisme. Il a reconnu avoir organisé des soirées privées pour un ressortissant chinois, au cours desquelles des femmes – « pas toutes professionnelles », selon ses termes – étaient rémunérées pour leur présence.

L’avocat de la partie civile, Me Ciré Clédor Ly, demande une requalification des faits en assassinat, estimant qu’il s’agit d’un acte volontaire et prémédité. Il réclame également 300 millions de FCFA en guise de dommages et intérêts pour la famille de la victime.

L’affaire, placée en délibéré, sera tranchée le 15 avril prochain. D’ici là, le sort d’Aly Akhdar reste suspendu à la décision du tribunal, dans ce dossier mêlant jalousie, colère et accusations de proxénétisme.

Parcelles Assainies : Saisie de 66 kg de chanvre indien par la police

La Brigade de recherche du Commissariat d’arrondissement des Parcelles Assainies a frappé un grand coup dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. Le mardi 18 mars 2025, aux environs de 19 heures, les limiers ont procédé à l’interpellation de S. M., un individu bien connu des services de police, en possession d’une importante quantité de drogue.

L’opération a été déclenchée suite à une information anonyme. Une descente a été effectuée au domicile du suspect, où une fouille minutieuse a permis la découverte de quatre sacs soigneusement dissimulés, contenant au total soixante-six (66) kilogrammes de chanvre indien.

Au cours de son interrogatoire, S. M. a reconnu être le propriétaire de la drogue saisie. Il a été placé en garde à vue pour détention et trafic de chanvre indien. La marchandise prohibée a été consignée au poste de police pour les besoins de l’enquête.

Dakar : Six mois de prison requis contre l’activiste Ardo Gningue pour des propos jugés injurieux

Le parquet du tribunal de grande instance hors classe de Dakar a requis une peine de six mois de prison, dont trois mois ferme, contre l’activiste Ardo Gningue. Ce dernier est poursuivi pour des propos jugés injurieux et contraires aux bonnes mœurs.

Selon le ministère public, l’activiste aurait utilisé le mot « thiapa », une expression considérée comme péjorative et attentatoire à la décence publique. « Ce sont des propos qui sont contraires à nos bonnes mœurs », a soutenu le procureur lors de l’audience. Il a également estimé que les déclarations de l’activiste relevaient d’une volonté manifeste de faire le buzz.

Le parquet a ainsi demandé au tribunal de condamner Ardo Gningue à une peine exemplaire afin, selon lui, de décourager ce genre de dérives sur la place publique.

Le délibéré est attendu pour le 26 mars prochain. D’ici là, l’affaire continue de susciter des réactions, notamment sur les réseaux sociaux, où le débat est relancé sur la liberté d’expression et les limites du discours public.

Fadel Barro interpelle le gouvernement sur les urgences nationales

Invité de l’émission Infos matin diffusée ce mercredi 19 mars sur la TFM, Fadel Barro s’est exprimé sur les grandes questions qui agitent l’actualité nationale. L’ancien coordonnateur du mouvement citoyen Y’en a marre et actuel leader du mouvement Jammi Gox Yi a profité de cette tribune pour délivrer un message fort aux autorités en place.

Face aux journalistes, Fadel Barro a insisté sur la nécessité de faire toute la lumière sur les émeutes qui ont secoué le Sénégal entre mars 2021 et 2024. Selon lui, ces épisodes douloureux de violence sociale et politique ne doivent pas rester sans suite. « Il est impératif de comprendre ce qui s’est réellement passé, d’identifier les responsabilités et d’en tirer toutes les conséquences », a-t-il martelé.

Le militant citoyen a également interpellé le gouvernement sur les urgences auxquelles font face les populations. Il estime que le régime du Président Bassirou Diomaye Faye doit agir rapidement pour répondre aux attentes pressantes des Sénégalais. « Le pays fait face à des défis multiples, les citoyens attendent des réponses concrètes. Nous ne sommes pas encore sortis du tunnel », a-t-il affirmé.

Dans un contexte marqué par une forte attente en matière de gouvernance, de justice sociale et de redressement économique, cette sortie de Fadel Barro sonne comme un rappel à l’ordre. Il appelle à une action gouvernementale plus vigoureuse et plus proche des préoccupations réelles des citoyens.

Rond-point Tableau Ferraille : un point noir routier qui inquiète toujours

Le rond-point de Tableau Ferraille, situé sur la route de Yarakh, continue de faire parler de lui, mais pour de mauvaises raisons. Ce carrefour stratégique, par lequel transitent de nombreux poids lourds en provenance du port de Dakar, est devenu un véritable cauchemar pour les usagers. Le 18 mars dernier, un nouvel accident impliquant un camion est venu allonger une liste déjà préoccupante : il s’agit du 15ᵉ accident recensé à cet endroit, selon les informations relayées par IGFM.

La cause de ces accidents répétitifs semble claire pour de nombreux observateurs : une conception défaillante du rond-point. Les camions, souvent très chargés, sont contraints d’effectuer un virage brusque à droite, ce qui entraîne régulièrement une perte d’équilibre. Résultat : des véhicules renversés, des dégâts matériels importants et, parfois, des blessés.

Malgré les nombreuses alertes lancées aux autorités compétentes, aucune solution concrète n’a encore été apportée. Un statu quo qui inquiète fortement les riverains, contraints de vivre dans l’angoisse permanente d’un nouvel accident.

Mbacké Seck, président de l’Association Code Écologie, tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. « Il est impératif de repenser le tracé de ce rond-point pour garantir la sécurité des usagers, en particulier les conducteurs de poids lourds », plaide-t-il. Il propose une révision complète de l’infrastructure, avec un aménagement adapté aux contraintes du trafic lourd en provenance du port.

En attendant une éventuelle reconfiguration du site, les habitants des environs redoublent de vigilance. Certains n’hésitent plus à installer eux-mêmes des dispositifs de signalisation artisanaux pour prévenir les conducteurs du danger imminent.

Le rond-point de Tableau Ferraille est devenu un symbole de l’urbanisme mal pensé, dont les conséquences peuvent être lourdes. Il reste désormais à savoir si les autorités entendront enfin les appels à l’action avant qu’un drame plus grave ne survienne.

Mame Boye Diao brille sur le plateau de “After Ndogou” : une analyse lucide des réformes foncières et un plaidoyer pour l’apaisement politique

L’émission politique « After Ndogou » a encore une fois tenu toutes ses promesses, avec comme invité de marque Mame Boye Diao. L’ancien directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) a captivé l’audience par une intervention d’une grande profondeur, mêlant expertise technique et vision politique.

Au cœur des échanges : la réforme foncière, sujet brûlant porté par le duo Sonko-Diomaye à travers leur doctrine « Jubb Jubbal Jubbanti ». Mame Boye Diao, tout en saluant la pertinence de l’initiative, a mis en garde contre une mise en œuvre précipitée qui pourrait fragiliser les équilibres déjà instables du secteur. Il a insisté sur la nécessité d’une réforme rigoureuse, concertée et ancrée dans les réalités du terrain.

Face à des figures emblématiques du débat télévisé comme Ngoné Saliou Diop, Pape Ousmane Cissé, ou encore le juriste Pape Moussa Sow, Mame Boye Diao a démontré une parfaite maîtrise des enjeux du foncier et du cadastre sénégalais. Une performance saluée par les internautes, dont les commentaires élogieux sur le live ont confirmé la pertinence et la clarté de ses propos.

Sur le terrain politique, l’ex-DG du CDC n’a pas éludé les questions sensibles. Il a plaidé pour une loi d’amnistie et pour l’usage encadré des restrictions de sortie du territoire, des mécanismes qu’il perçoit comme des leviers de réconciliation nationale. Un message d’apaisement qui tranche avec les discours clivants de certains segments de l’opposition.

Affaire des 700 millions : Moustapha Diop clame son innocence et répond à Tabaski Ngom

Au lendemain de son passage devant la commission Ad hoc, ce mardi, le député-maire de Louga, Moustapha Diop, est monté au créneau pour défendre son honneur face aux accusations de détournement présumé de plus de 700 millions de francs CFA. S’exprimant sur les ondes de la RFM, l’élu a vigoureusement nié toute implication dans cette affaire, tout en répondant aux graves allégations formulées par Tabaski Ngom.

« La dame dit m’avoir prêté de l’argent et elle n’a montré aucune décharge. Elle dit être maraboutée. Ce qui est sûr et certain, je ne dois de l’argent à personne. En plus, une dette n’est pas un crime. Mais je répète, je ne dois absolument rien à personne », a déclaré Moustapha Diop, balayant ainsi d’un revers de main toutes les accusations portées contre lui.

L’affaire a pris une tournure encore plus polémique après la diffusion d’un message audio adressé par Tabaski Ngom à l’avocat Me Bamba Cissé. Dans cet enregistrement, la dame accuse frontalement le député de l’avoir maraboutée, tout en exprimant sa profonde détresse : « Je ne laisserai pas ce Moustapha Diop gâcher ma vie. Il m’a maraboutée et ridiculisée devant tout le monde et si aujourd’hui il tente de rejoindre le Pastef pour une issue, je serai capable de lui tirer une balle quitte à ce que j’y laisse ma vie. »

Des propos inquiétants qui jettent une lumière crue sur une affaire mêlant soupçons financiers, accusations mystiques et tensions politiques.

Pour l’heure, la commission Ad hoc poursuit son travail et l’Assemblée nationale devrait se prononcer prochainement sur la suite à donner à ce dossier explosif. En attendant, Moustapha Diop, visiblement déterminé à laver son honneur, rejette catégoriquement toutes les charges qui pèsent sur lui.

FMI au Sénégal : mission technique à Dakar après les révélations de la Cour des comptes sur la dette publique

Un mois après la publication du rapport explosif de la Cour des comptes sur la gestion des finances publiques sous la présidence de Macky Sall, une mission technique du Fonds Monétaire International (FMI) est arrivée à Dakar ce mardi 18 mars 2025. Conduite par Eddy Gemayel, chef de division du FMI, et Majdi Debbich, représentant résident de l’institution au Sénégal, cette délégation a entamé une série de consultations avec les autorités économiques et financières du pays.

Les ministres de l’Économie, Abdourahmane Sarr, et des Finances, Cheikh Diba, ont accueilli les représentants du FMI pour examiner en détail les conclusions alarmantes de l’audit publié le 12 février dernier. Ce rapport de la Cour des comptes a révélé une sous-estimation massive de la dette publique sénégalaise, dont le niveau réel serait proche de 100 % du PIB à fin 2023 — soit environ 4 700 milliards de F CFA — contre les 25 % initialement annoncés par l’ancien régime. À titre de comparaison, le taux d’endettement du pays était de 54,71 % du PIB en 2018.

Cette divergence majeure a provoqué une onde de choc au sein des partenaires financiers du Sénégal. Dès septembre 2024, le Premier ministre Ousmane Sonko avait alerté sur une manipulation des chiffres, dénonçant la volonté de l’ancien pouvoir de masquer la gravité de la situation aux citoyens et aux bailleurs internationaux.

Le FMI, déjà alerté par son département juridique et fiscal, a diligenté cette mission technique pour analyser les conclusions du rapport de la Cour des comptes. « Nous ne remettons pas en cause l’audit, mais nous devons appliquer nos processus d’examen habituels, surtout sur des dossiers aussi sensibles », a précisé un porte-parole de l’institution.

L’enjeu est crucial : le Sénégal, confronté à d’importants besoins de liquidités, espère une reprise rapide de la coopération avec le Fonds. Le programme initial de 1,8 milliard de dollars avait été suspendu après un premier décaissement de 770,5 millions. La reprise des décaissements est aujourd’hui une priorité pour le gouvernement.

Une nouvelle mission du FMI est attendue avant le conseil d’administration de l’institution prévu en juin 2025, qui devrait statuer sur un éventuel nouvel accord financier avec Dakar. Toutefois, plusieurs partenaires diplomatiques du Sénégal plaident pour une dérogation exceptionnelle permettant un décaissement anticipé dès la fin avril, afin de soulager l’économie nationale, en difficulté depuis plusieurs mois.

Culture / Série Mindset : Une plongée authentique dans les défis et les ambitions de la jeunesse urbaine

“Défis et ambitions de la jeunesse urbaine, tout en mettant en avant des personnages forts et diversifiés, loin des stéréotypes habituels.” C’est ainsi que Jimmy Libam, réalisateur de la série Mindset, résume l’âme de son projet, diffusé sur la chaîne BET. Lors d’un entretien accordé à notre rédaction, il a partagé son enthousiasme et les coulisses d’un projet mûri pendant quatre longues années.

Pour Jimmy Libam, Mindset n’est pas seulement une série ; c’est l’aboutissement d’un parcours de persévérance et de passion. « La clé du succès, c’est la patience et la persévérance », affirme-t-il. En tant que producteur, il évoque son amour pour la culture, l’image et le besoin de représentativité dans le paysage audiovisuel. « Il fallait que je concrétise ce projet. Il y avait une demande, un besoin d’expression pour des profils souvent ignorés à l’écran. »

L’un des plus grands défis rencontrés par le réalisateur reste le financement. Pour un producteur indépendant, mobiliser les ressources nécessaires n’a pas été une mince affaire. « Si c’était une grande production américaine ou sénégalaise, le projet aurait pu se faire en quatre mois. Nous, il nous a fallu quatre ans. » Malgré cela, l’équipe a réussi à construire un projet solide, visuellement et scénaristiquement abouti.

Au-delà de la réalisation, Jimmy Libam insiste sur la nécessité d’élever le niveau de qualité dans les séries africaines, tant sur le plan visuel que sur le contenu narratif. « L’histoire peut être racontée de différentes manières. Nous, membres de la diaspora, voulons apporter un nouveau style de cinéma au monde entier. »

Mais le chemin ne s’arrête pas à la production. « Réaliser, c’est difficile. Trouver un canal de diffusion, c’est encore plus dur. » Après de nombreux échanges avec différents diffuseurs, Mindset a réussi à se frayer un chemin jusqu’à BET, une chaîne américaine de renom. « Il a fallu convaincre d’abord les Américains, puis les Sud-Africains. »

Pour Jimmy Libam, ramener le projet en Afrique était une évidence. Représenter la diaspora à travers un contenu enraciné dans les réalités africaines était une ambition claire. Le choix du Sénégal ne s’est pas fait au hasard. « Le Sénégal est aujourd’hui un leader dans le domaine des séries. Sa production locale est riche et dynamique. » Il souligne également l’influence grandissante de maisons de production comme Marodi, qui ont su conquérir les publics au-delà des frontières.

À travers Mindset, Jimmy Libam souhaite transmettre un message fort : celui de la diversité, de la résilience et de l’ambition des jeunes issus des milieux urbains. En mettant en avant des personnages authentiques, loin des clichés, il espère inspirer une nouvelle génération de créateurs et de spectateurs.

État civil au Sénégal : Plus de 400 000 élèves sans acte de naissance, le gouvernement sonne l’alerte

Le Premier ministre Ousmane Sonko a présidé, ce mardi, une importante réunion interministérielle consacrée à l’état civil au Sénégal. Cette rencontre a permis de dresser un diagnostic sans concession d’un secteur en crise, avec des conséquences alarmantes sur les droits fondamentaux des citoyens, notamment des enfants.

L’un des constats les plus préoccupants révélés lors de cette réunion est le nombre d’élèves du préscolaire et de l’élémentaire ne disposant pas d’acte de naissance. En 2024, ce sont 409 789 enfants qui sont recensés dans le secteur de l’Éducation sans ce document essentiel, compromettant ainsi leur parcours scolaire et leur accès à d’autres droits civiques et sociaux.

Cette situation est en grande partie due à une absence de coordination entre les acteurs étatiques et non étatiques, à un coût élevé des jugements supplétifs et des audiences foraines, mais également à des infrastructures inadaptées dans de nombreux centres d’état civil, aussi bien à l’intérieur du pays que pour les Sénégalais de la diaspora.

L’analyse présentée au chef du gouvernement met également en lumière d’autres défaillances systémiques : le manque de notification des naissances et des décès, le défaut d’interopérabilité entre les services de l’état civil, de la santé et de la famille, ainsi que le manque de personnel qualifié et motivé dans les centres d’état civil, souvent confrontés à une pénurie de ressources humaines formées et correctement rémunérées.

Le phénomène de la fraude documentaire n’est pas en reste. Selon la Direction de l’Automatisation des Fichiers (DAF), 1,72 % des demandes de cartes nationales d’identité ont été rejetées pour cause de faux extraits de naissance. Une statistique révélatrice d’un système vulnérable aux manipulations, qui menace la crédibilité des documents administratifs nationaux.

Autre point préoccupant : le faible taux d’enregistrement des mariages et des décès, particulièrement dans les régions de Kolda, Sédhiou et Kaffrine, où les pratiques informelles et les difficultés d’accès aux centres d’état civil freinent la régularisation des actes.

Face à ce tableau sombre, le gouvernement semble déterminé à réformer en profondeur le système de l’état civil, en misant sur la digitalisation, la formation du personnel, la modernisation des infrastructures et une meilleure coordination interinstitutionnelle.

Lutte sénégalaise : Vers une relance encadrée après des semaines de suspension

Après plusieurs semaines d’interruption due à des problèmes sécuritaires, la lutte sénégalaise semble entrevoir un nouvel élan. Selon la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS), une réunion stratégique décisive est prévue ce mardi 18 mars 2025, à l’initiative de la ministre des Sports, Khady Diène Gaye. L’objectif : poser les bases d’une reprise encadrée et sécurisée des combats dans l’arène nationale.

Depuis le 18 février, date de la suspension de la couverture sécuritaire, les acteurs de ce sport traditionnel emblématique attendent des réponses claires sur l’avenir de la saison. La réunion regroupera plusieurs parties prenantes : le président du Comité national de gestion (CNG) de la lutte, des représentants du secteur, ainsi que des délégués des ministères de l’Intérieur et des Forces armées.

Cette rencontre vise à évaluer les conditions de sécurité nécessaires pour une reprise effective des combats, tout en adoptant des mesures concrètes pour lutter contre les violences et l’indiscipline qui gangrènent ce sport depuis quelques années. L’objectif est double : restaurer l’image de la lutte sénégalaise et rassurer les amateurs, de plus en plus préoccupés par les incidents survenus lors des dernières manifestations.

Les passionnés espèrent des décisions fortes, capables d’assainir durablement le milieu, d’assurer la sécurité des compétitions et de permettre un retour serein du public dans les arènes. Pour eux, la lutte ne se résume pas à un simple spectacle sportif, mais représente un pan important de la culture et de l’identité nationale.

Y’en a marre dénonce la loi d’amnistie : « Une mascarade, contraire au Jub Jubbal Jubanti »

Le mouvement citoyen Y’en a marre hausse le ton contre le projet de loi d’amnistie actuellement au cœur des débats politiques. Lors d’une conférence de presse tenue ce week-end, les membres du collectif ont exprimé avec fermeté leur opposition à toute forme de loi d’interprétation ou d’amnistie partielle, exigeant son abrogation totale.

Thiat, l’un des leaders emblématiques du mouvement, n’a pas mâché ses mots. Très critique envers le régime en place, il a rappelé les engagements pris par les autorités, notamment en matière de rupture et de transparence. « Cette loi est une mascarade. Ces politiciens doivent nous respecter. Il faut arrêter. Cette loi est contraire au Jub Jubbal Jubanti. Elle ne doit pas passer », a-t-il déclaré avec vigueur.

Le rappeur engagé a également tenu à rappeler les promesses faites par le pouvoir à l’arrivée du nouveau régime. « Vous nous avez promis l’abrogation totale, donc respectez votre promesse sinon vous aurez le peuple en face », a-t-il averti.

Pour Y’en a marre, cette loi, au lieu d’apporter la réconciliation ou de tourner une page de l’histoire politique du pays, risque plutôt de raviver les tensions et de creuser davantage le fossé entre les citoyens et les institutions.

Mamoudou Ibra Kane dénonce la loi interprétative de l’amnistie et affiche son soutien aux FDS

Le journaliste et président du mouvement Demain c’est maintenant, Mamoudou Ibra Kane, a exprimé son soutien sans réserve aux forces de défense et de sécurité (FDS) du Sénégal, dans un contexte marqué par la proposition de loi interprétative de l’amnistie, actuellement au cœur des débats politiques et citoyens.

À travers un tweet engagé, il a fustigé ce qu’il considère comme une dérive législative inquiétante, susceptible de fragiliser l’autorité et la légitimité des forces de sécurité. « J’exprime ma pleine, agissante et fraternelle SOLIDARITÉ aux FDS du Sénégal. Ce serait un GRAVE PRÉCÉDENT, si la proposition de loi interprétative de la loi d’amnistie vise les VAILLANTS VEILLEURS DE NUIT ET DE JOUR sur notre SÉCURITÉ et l’INTÉGRITÉ de notre TERRITOIRE », a-t-il déclaré.

Pour Mamoudou Ibra Kane, la sortie de crise actuelle ne peut se faire au prix d’un effacement sélectif des responsabilités. Il appelle à une démarche fondée sur “la vérité, la réconciliation et la mémoire”, afin d’honorer les victimes des événements douloureux survenus entre mars 2021 et février 2024. Il rejette avec fermeté toute idée de justice à double vitesse : « La justice sélective n’est pas la JUSTICE », a-t-il martelé.

Par ailleurs, le journaliste n’a pas manqué d’égratigner la récente communication du gouvernement sur la migration circulaire. Il a dénoncé une mise en scène déplacée autour du départ de travailleurs agricoles sénégalais vers l’Espagne. « La communication du gouvernement sur la MIGRATION CIRCULAIRE pose problème. Qu’est-ce qu’il y a de glorieux à afficher l’image de “17 OUVRIERS AGRICOLES (qui) S’ENVOLENT POUR L’ESPAGNE”, drapeau national à la main. Comme si le Sénégal allait à la Coupe du monde de football », a-t-il ironisé.

Selon lui, cette politique d’emploi à l’étranger ne saurait constituer une solution durable au chômage. Il s’interroge également sur les véritables ambitions du pays en matière de développement agricole. « Cette politique d’emploi à travers des ‘ouvriers agricoles’ à l’étranger n’est pas un remède efficace. Et notre agriculture dans tout cela ? Pour une souveraineté alimentaire, il faudra repasser », a-t-il conclu.

Renforcement des relations Sénégal-Mauritanie : Yassine Fall en mission diplomatique à Nouakchott

La ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères du Sénégal, Yassine Fall, a effectué ce lundi une visite officielle en Mauritanie, dans le but de raffermir les liens bilatéraux entre les deux pays et de défendre les intérêts des Sénégalais établis sur le territoire mauritanien.

Au cours de son séjour à Nouakchott, Mme Fall a été reçue en audience par le président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani, à qui elle a transmis un message du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye. Elle a précisé que la réponse de la Mauritanie à cette missive officielle sera d’abord soumise au chef de l’État sénégalais avant toute communication publique.

Cette visite intervient dans un contexte marqué par une vague d’expulsions de migrants en situation irrégulière en Mauritanie, une situation qui suscite l’inquiétude au Sénégal. Le gouvernement sénégalais avait d’ailleurs récemment exprimé son indignation face au traitement réservé à certains de ses ressortissants dans le cadre de cette campagne de répression contre les candidats à l’émigration.

Soucieuse de clarifier la situation des Sénégalais vivant en Mauritanie, Yassine Fall a obtenu des assurances quant à la distinction désormais opérée entre les Sénégalais résidant légalement et les migrants en transit. Cette mesure vise à mieux protéger les droits des Sénégalais établis en Mauritanie et à éviter les amalgames.

La ministre a également eu un échange avec la communauté sénégalaise à Nouakchott. Elle a pris connaissance de leurs préoccupations quotidiennes et leur a réaffirmé le soutien indéfectible du gouvernement sénégalais. Par ailleurs, elle a indiqué que les autorités mauritaniennes ont soumis une proposition de nouvelles modalités pour l’obtention de la carte de séjour, actuellement à l’étude à Dakar.

Essam al-Dalis, haut responsable du Hamas à Gaza, tué dans une frappe israélienne

Le Hamas a annoncé, mardi, la mort d’Essam al-Dalis, chef du gouvernement du mouvement islamiste dans la bande de Gaza, lors de frappes aériennes israéliennes. L’information a été communiquée dans un communiqué officiel de condoléances diffusé par le Hamas, confirmant également le décès de trois autres hauts responsables.

Parmi les victimes figurent également le général Mahmoud Abou Watfa, ministre adjoint de l’Intérieur, ainsi que le général Bahjat Abou Sultan, directeur général des services de sécurité intérieure. Le quatrième nom n’a pas encore été révélé publiquement.

L’armée israélienne n’a pas immédiatement réagi à ces annonces. Depuis le début du conflit déclenché après l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, les opérations militaires se sont intensifiées, avec des frappes ciblées visant les infrastructures du mouvement et ses cadres dirigeants.

La disparition d’Essam al-Dalis représente un revers significatif pour l’organisation islamiste, déjà confrontée à une pression militaire croissante. Al-Dalis était une figure clé de la gestion administrative du Hamas dans l’enclave, jouant un rôle central dans la coordination des affaires gouvernementales depuis plusieurs années.

Sur le terrain, les combats se poursuivent, et la situation humanitaire à Gaza reste extrêmement préoccupante. Les frappes israéliennes, combinées au blocus en cours, ont aggravé la crise, laissant la population civile dans une détresse croissante. Les appels internationaux à une désescalade et à l’ouverture de corridors humanitaires se multiplient, sans qu’une issue politique ne se profile à court terme.

Crise au sein du notariat sénégalais : des professionnels dénoncent le népotisme et réclament une réforme en profondeur

Un vent de fronde souffle sur la Chambre des notaires du Sénégal. Dans un manifeste rendu public ce lundi 17 mars, un collectif de notaires a vigoureusement dénoncé ce qu’il qualifie de « pratiques de népotisme, de parachutage et de parrainage » au sein de l’institution, selon le journal L’AS.

Les auteurs de cette sortie pointent du doigt une gestion opaque et discriminatoire de l’accès à la profession. « Le notariat sénégalais a de tout temps été confronté à un problème d’accès à la profession imposé par des personnes qui en assurent la gestion au niveau de la Chambre des notaires », écrivent-ils, regrettant un système verrouillé par des intérêts particuliers au détriment de la transparence et de l’égalité des chances.

Les notaires frondeurs rappellent qu’avant 2013 — date de l’organisation du premier concours d’accès à la profession — l’entrée dans le notariat était régie par des choix personnels effectués par les titulaires de charges, privilégiant leurs proches ou des personnes sous leur influence. Une situation qui, selon eux, a longtemps écarté des candidats méritants sans relations ni parrains.

Ils déplorent par ailleurs que, malgré l’organisation d’un second concours dix ans plus tard, les vieilles pratiques persistent. Sur les 30 personnes admises (20 au concours direct et 10 au concours professionnel), l’intégration dans les cabinets s’est faite de manière inéquitable : « 20 stagiaires issus du même concours n’ont pas les mêmes dates d’inscription sur le registre alors qu’ils ont réussi au même concours », dénoncent-ils, mettant en cause des retards délibérés dans leur prise de fonction.

Le manifeste fustige aussi des tentatives d’imposer des individus ayant échoué au premier concours ou refusé de s’y représenter. Ces derniers, soutenus par certains membres influents de la Chambre, estiment, selon les signataires, qu’ils ont un droit automatique à être nommés notaires en raison de leur ancienneté. Une revendication jugée inadmissible par les auteurs du manifeste, qui y voient une nouvelle manœuvre pour contourner les règles de mérite et d’équité.

Ils mettent également en garde contre une valorisation injustifiée de certains diplômes étrangers, notamment le diplôme supérieur français, qui, selon eux, ne devrait pas être considéré comme référence unique pour accéder à la profession au Sénégal.

Face à cette situation, les notaires contestataires interpellent directement les plus hautes autorités de l’État. Ils demandent au président Bassirou Diomaye Faye et au Premier ministre Ousmane Sonko de prendre en main le projet de loi portant statut des notaires, avant son adoption par l’Assemblée nationale, afin de « soustraire toutes les voies d’accès projetées par une simple poignée de notaires ».

Ils rappellent également un précédent fâcheux : « Vous avez été une fois abusés à travers le décret n°2024-1181 par lequel vous avez nommé une personne aux fonctions de notaire alors qu’elle ne remplissait pas les conditions requises », dénoncent-ils, appelant à plus de vigilance dans les futures nominations.

Ce cri d’alerte souligne la nécessité d’une réforme en profondeur du système d’accès au notariat au Sénégal. Pour les signataires, seule une procédure transparente, fondée sur le mérite et ouverte à tous les candidats qualifiés, permettra de redorer le blason d’une profession aujourd’hui fragilisée par des pratiques jugées « d’un autre âge ».

Bakel : Le fils du maire à la tête d’un gang démantelé après une série de cambriolages

Un fait divers secoue la commune de Bakel. Selon les informations rapportées par L’Observateur et reprises par Seneweb, B. S., fils du maire de la ville, serait le cerveau d’un gang qui a semé la terreur ces derniers mois. Lui et ses complices ont été arrêtés par la gendarmerie après une série de cambriolages ciblant des personnalités locales.

Dans la nuit de mercredi à jeudi dernier, le groupe a notamment cambriolé les domiciles du préfet de Bakel, de son adjoint ainsi que celui du coordonnateur de l’ONG GRDR. Les malfaiteurs ont emporté des téléviseurs chez le préfet et deux motos au domicile du représentant de l’ONG.

L’enquête menée par la gendarmerie a rapidement permis d’identifier les membres du gang. B. S., déjà connu du fichier judiciaire, a été interpellé et n’a pas tardé à dénoncer ses complices. Ces derniers ont tenté de fuir en se jetant dans le fleuve, mais ils ont été rattrapés par les forces de l’ordre.

Lors de leur arrestation, deux kilogrammes de chanvre indien ont également été saisis. Les individus sont poursuivis pour association de malfaiteurs, vols en réunion et détention de produits stupéfiants. Leur déferrement au parquet de Tambacounda était prévu ce lundi 17 mars.

Affaire Didier Badji et Fulbert Sambou : les auditions s’intensifient, une nouvelle convocation annoncée

Les développements se poursuivent dans l’enquête sur la disparition mystérieuse des sous-officiers Didier Badji et Fulbert Sambou. Après l’audition, ce lundi, d’Ibrahima Sall, président de l’Association pour le soutien et la réinsertion sociale des détenus (Asred), une nouvelle convocation est annoncée, selon Les Échos.

C’est au tour d’Ahmed Suzanne Camara, responsable de l’Alliance pour la République (Apr), ancien parti au pouvoir, d’être entendu par la Section de recherches (Sr) de la gendarmerie. Cette convocation s’inscrit dans le cadre de l’instruction ouverte sur cette affaire qui suscite toujours de nombreuses interrogations.

Pour rappel, le sergent Fulbert Sambou et l’adjudant-chef Didier Badji avaient été portés disparus le 18 novembre 2022. Le corps sans vie de Fulbert Sambou avait été repêché cinq jours plus tard au large du Cap Manuel. Depuis, aucune trace de Didier Badji n’a été retrouvée, renforçant le mystère entourant cette affaire.

La famille de l’adjudant-chef Didier Badji avait déposé une plainte visant notamment Ahmed Suzanne Camara, Bah Diakhaté, l’activiste Baatou Deugue (sur Facebook), ainsi que X. Ils sont accusés d’avoir publiquement suggéré un lien entre la disparition des deux sous-officiers et l’arrestation du journaliste Pape Alé Niang, survenue à la même période.

Levée d’immunité parlementaire : Moustapha Diop auditionné cet après-midi par la commission Ad hoc

Le député-maire de Louga, Moustapha Diop, sera auditionné ce lundi après-midi par la commission Ad hoc de l’Assemblée nationale, chargée d’examiner la demande de levée de son immunité parlementaire. Cette étape cruciale s’inscrit dans le cadre d’une affaire judiciaire retentissante dans laquelle l’édile de Louga est cité.

Selon plusieurs sources médiatiques, Moustapha Diop aurait décidé de répondre personnellement à la convocation et de se défendre devant ses collègues parlementaires. Une posture qui traduit sa volonté d’éclairer les zones d’ombre de ce dossier aux multiples ramifications.

L’ancien ministre est en effet soupçonné d’être impliqué dans un présumé détournement de fonds publics d’un montant estimé à plus de 700 millions de francs CFA. Une affaire désormais connue sous le nom de « Tabaski Ngom », du nom d’une inspectrice du Trésor actuellement placée sous mandat de dépôt. Cette dernière est poursuivie pour association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux, détournement de deniers publics, accès frauduleux à un système informatique et entrave à un système informatique.

La commission Ad hoc, composée de onze membres – dont neuf issus du groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes, un représentant de la coalition Takku Wallu Sénégal et un député non-inscrit – devra, à l’issue de l’audition, formuler un avis sur la levée de l’immunité parlementaire de Moustapha Diop, condition sine qua non à l’ouverture de poursuites judiciaires contre lui.

Trafic de migrants : un vaste réseau démantelé dans le Saloum, le maire de Dionewar parmi les suspects

Une affaire de trafic de migrants d’envergure secoue la région du Saloum. Selon les révélations du journal Libération, la gendarmerie de Foundiougne a mis fin aux agissements d’un réseau criminel bien structuré, actif depuis plusieurs années, et à l’origine de nombreux départs clandestins par pirogues depuis les îles du Saloum.

Au cœur de cette organisation mafieuse se trouve un nom qui fait grand bruit : le maire de Dionewar, qui doit être déféré ce jour devant le parquet financier de Dakar, en compagnie de plusieurs complices. L’enquête menée par les gendarmes a permis de mettre à nu les rouages de ce réseau, impliquant des individus aux profils divers.

Parmi les personnes interpellées figurent Lassana Sarr (45 ans), L. D. (42 ans, maçon né à Falia), Ab. S. (22 ans, pêcheur né à Joal), Ab. F. (24 ans, électricien né à Darou Mbossé), O. S. (32 ans, pêcheur né à Palmarin Ngallou), P. S. D. (52 ans, ouvrier demeurant à Palmarin), et M. Nd. (37 ans, ouvrier né à Bakel). Ils sont tous poursuivis pour association de malfaiteurs, trafic de migrants, mise en danger de la vie d’autrui et escroquerie.

Les investigations ont notamment été relancées après l’interception spectaculaire de 241 migrants au large de Bassar, dans la commune de Bassoul. Un coup de filet qui a permis de révéler les méthodes bien rodées du réseau. Chaque membre avait une fonction spécifique : recrutement, logistique, convoyage. Des réquisitions téléphoniques ont prouvé que Lassana Sarr supervisait activement les opérations, échangeant avec ses complices pour s’assurer du bon déroulement des départs.

L’enquête a aussi mis en lumière le côté lucratif de ce trafic. Les candidats à l’émigration illégale déboursaient entre 300 000 et 400 000 FCFA pour tenter la traversée. Une des personnes impliquées a reconnu avoir confié 5 millions de FCFA, fruit des dernières contributions, à une femme résidant à Mbour. Celle-ci, dont la bonne foi a été confirmée, a été relâchée après 24 heures de garde à vue.

Malgré des preuves accablantes, certains suspects, dont Lassana Sarr, ont tenté de minimiser leur rôle, avançant même qu’ils cherchaient simplement des avocats pour les mis en cause — une ligne de défense jugée peu crédible par les enquêteurs.

Présidentielle 2025 en Côte d’Ivoire : La double nationalité de Tidjane Thiam, un obstacle juridique à ses ambitions ?

À huit mois de la présidentielle ivoirienne, l’avenir politique de Tidjane Thiam demeure suspendu à une question de droit : sa double nationalité. Le président du PDCI-RDA, perçu par beaucoup comme une figure de renouveau, pourrait bien voir ses ambitions présidentielles contrariées par des contraintes légales liées à sa nationalité française.

Tidjane Thiam a officiellement annoncé début février avoir entamé une procédure pour renoncer à sa nationalité française, condition sine qua non pour briguer la magistrature suprême en Côte d’Ivoire. La Constitution exige en effet que tout candidat à la présidentielle soit exclusivement ivoirien. Mais à quelques mois de la convention du PDCI, au cours de laquelle sera désigné le candidat du parti, l’incertitude demeure : la procédure de renonciation sera-t-elle finalisée à temps ?

Pendant ce temps, son principal challenger au sein du parti, Jean-Louis Billon, semble avoir pris une longueur d’avance. Il a déjà obtenu, le 7 mars dernier, un décret officialisant sa perte de nationalité française.

Même si Tidjane Thiam parvient à abandonner sa nationalité française avant la convention et à s’imposer comme candidat du PDCI, un autre obstacle juridique pourrait se dresser devant lui : l’article 48 du Code de la nationalité ivoirienne. Ce texte stipule qu’un Ivoirien majeur perd automatiquement sa nationalité ivoirienne s’il acquiert volontairement une nationalité étrangère.

C’est justement ce point qui alimente la polémique. Pour Thiam, cette disposition ne devrait pas prévaloir sur les principes constitutionnels. Lors d’une rencontre avec les militants du PDCI de Zanzan, il a fustigé cet article qu’il qualifie de « sombre » :

« La Constitution est au-dessus de la loi. […] Ne laissez pas les gens qui ne respectent pas la Constitution vous complexer avec un article 48 sombre que personne ne connaît. »

La réplique du pouvoir : « Sombre article 48, est-ce que c’est nous ? »

Les propos de Tidjane Thiam n’ont pas tardé à susciter la réplique du camp présidentiel. Le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, l’a accusé de ternir l’héritage du président Félix Houphouët-Boigny, sous le mandat duquel l’article 48 a été adopté.

« Pourquoi veut-il insulter la mémoire du président Félix Houphouët-Boigny ? […] Quand il parle, il parle avec tellement de conviction qu’on a l’impression que tout ce qu’il dit est vrai. »

Pour tenter d’éteindre la polémique, l’avocat de Tidjane Thiam, Me Blessy Jean Chrysostome, a affirmé que son client était français par filiation, et non par naturalisation. Une nuance cruciale, car l’article 48 concerne l’acquisition volontaire d’une nationalité étrangère.

Mais cette version est contredite par le site Afrik Soir, qui affirme détenir la preuve d’une naturalisation en bonne et due forme. Le média cite un décret de naturalisation du 24 février 1987, publié au Journal Officiel français le 1er mars de la même année, dans lequel figurerait le nom de Tidjane Thiam.

Si cette information se confirme, elle pourrait considérablement fragiliser sa légitimité juridique à se porter candidat en 2025.

Le flou persistant autour du statut juridique de Tidjane Thiam risque de peser lourd dans les prochaines semaines, tant au sein du PDCI que sur la scène politique nationale. Entre interprétations juridiques, batailles médiatiques et considérations stratégiques, c’est tout l’avenir de la candidature de Thiam qui se joue.

Affaire Lat Diop : Mouhamed Diop maintient ses accusations devant le juge

L’affaire impliquant l’ancien ministre des Sports, Lat Diop, continue de faire des vagues. Ce lundi 17 mars, Ouhamed Diop, l’un des principaux accusateurs dans ce dossier, a été auditionné par le juge d’instruction, selon les informations rapportées par le journal Les Échos dans sa parution de ce mardi 18 mars.

D’après la même source, Ouhamed Diop a réitéré l’ensemble de ses déclarations faites lors de l’enquête préliminaire. Il a confirmé, sans se rétracter, toutes les accusations portées contre Lat Diop devant le magistrat instructeur. Un fait jugé « curieux » par certains observateurs : malgré le poids de ses révélations, Ouhamed Diop a pu regagner librement son domicile après l’audition.

Par ailleurs, l’ancien ministre Lat Diop reste toujours en détention. Son audience, qui était initialement programmée pour ce mardi 18 mars, a finalement été reportée à une date ultérieure, sans qu’aucune précision n’ait été donnée sur les motifs de ce renvoi.

Ziguinchor : 99 900 000 FCFA mobilisés par la DGPSN pour accompagner 666 personnes déplacées de retour

Ce lundi 17 mars 2025 est marqué à Ziguinchor par deux activités majeures : le renforcement des capacités des acteurs de la protection sociale et la mise à disposition de transferts monétaires pour 666 personnes déplacées de retour, en raison du conflit casamançais qui a décimé le tissu économique local et provoqué de nombreuses victimes et déplacements de population. Cette initiative est portée par la Délégation générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale (DGPSN).

« Cette cérémonie, qui nous réunit, intervient dans un contexte international et national marqué par une conjoncture économique très difficile qui n’épargne aucun pays. Mais malgré cette situation, les autorités ont décidé d’accompagner le retour des personnes déplacées ici présentes en leur allouant une subvention de 150 000 FCFA chacune. Au total, 666 personnes de la région de Ziguinchor bénéficieront de cet appui, soit un montant global de 99 900 000 FCFA », a déclaré le délégué général à la Protection sociale et à la Solidarité nationale, Matar Séne, lors du lancement officiel de l’opération à Niassya, dans le département de Ziguinchor. La cérémonie s’est déroulée en présence du gouverneur de Ziguinchor, Mor Talla Tine, des autorités administratives, des chefs de service et des populations locales.

Selon Matar Séne, « cette cérémonie nous permet d’écrire ensemble une nouvelle page pour le retour définitif de la paix, et, par là, jeter les bases de l’émergence de la grande Casamance naturelle ».

Il a également indiqué que « le gouvernement travaille d’arrache-pied pour mettre en place toutes les conditions nécessaires afin de faciliter un retour paisible des populations déplacées à cause du conflit en Casamance. Cette opération d’appui de la DGPSN n’est qu’un début, car d’autres accompagnements, portés par diverses structures de l’État, suivront. La DGPSN prévoit notamment d’intervenir très prochainement dans la région de Ziguinchor pour soutenir les ménages agricoles, les éleveurs et les pêcheurs vulnérables dans le cadre du Programme de Résilience Agricole (PRA) ».

« Ce programme vise à faciliter l’accès des ménages vulnérables aux intrants et au petit matériel agricole », a-t-il précisé.

Le gouverneur de Ziguinchor, Mor Talla Tine, s’est réjoui de cette initiative : « Je me félicite de cet appui qui s’inscrit dans le cadre du volet social et qui se concrétise par un transfert de 150 000 FCFA par ménage bénéficiaire. » Il a précisé que 666 ménages ont été identifiés dans la région de Ziguinchor, ajoutant que d’autres activités similaires seront poursuivies en collaboration avec les partenaires techniques et financiers.

Avant de procéder au lancement officiel dans la commune de Niassya, le délégué général à la Protection sociale et à la Solidarité nationale, Matar Séne, a participé à l’ouverture d’un atelier de renforcement des capacités des acteurs de la protection sociale, présidé par l’adjoint au gouverneur de Ziguinchor. Cet atelier, prévu pour deux jours, réunit les acteurs régionaux du secteur.

« Cet atelier est une opportunité idéale pour approfondir notre compréhension des concepts fondamentaux de la protection sociale, partager les orientations de la politique nationale, et fournir des informations pratiques sur les programmes en cours. Cette rencontre est également un moment d’échanges pour harmoniser les concepts, renforcer la synergie des interventions et actualiser les connaissances sur les problématiques liées à la protection sociale », a souligné Matar Séne.

Pour sa part, l’adjoint au gouverneur chargé du développement, Alsény Bangoura, a rappelé que « la protection sociale est au cœur du développement humain et constitue une priorité majeure du gouvernement sénégalais. Elle touche toutes les dimensions de notre vie quotidienne. Notre engagement est clair : personne ne doit être laissé pour compte ».

« Face aux défis économiques, sanitaires et sociaux, il est crucial de renforcer nos mécanismes d’intervention sociale pour garantir à chaque citoyen des chances égales de réussite et d’épanouissement. À travers des programmes spécifiques, tels que les bourses familiales, la couverture sanitaire universelle, et les initiatives de soutien aux femmes et aux jeunes (filets sociaux), nous jetons les bases d’une société plus équitable, juste et inclusive », a-t-il ajouté.

Il a également insisté sur l’importance de la mobilisation de tous les acteurs : « Ces efforts ne seront véritablement efficaces que si nous travaillons main dans la main avec toutes les parties prenantes. C’est pourquoi j’ai tenu à ce que cette rencontre réunisse les acteurs clés de la région, afin d’échanger sur les concepts fondamentaux, la politique nationale de protection sociale et les programmes en cours ou à venir. Il est aussi essentiel d’évaluer l’implication des acteurs régionaux dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de protection sociale. »

« Ensemble, faisons en sorte que chaque enfant puisse aller à l’école, que chaque famille ait accès à des soins médicaux de qualité, et que chaque jeune trouve sa place dans le tissu économique du pays. La protection sociale n’est pas seulement une responsabilité gouvernementale, c’est aussi un engagement citoyen, un devoir moral et une opportunité pour chacun d’être acteur du changement positif de notre société », a-t-il conclu.

Escroquerie de près de 100 millions FCFA : l’homme d’affaires Boris St. Gbegnon face à la justice financière

L’affaire fait grand bruit dans les milieux économiques et judiciaires. Boris St. Gbegnon, homme d’affaires influent établi au Sénégal, a été déféré devant le parquet judiciaire financier pour une affaire d’escroquerie et de blanchiment de capitaux portant sur près de 100 millions de FCFA. Les faits, révélés par L’Observateur, mettent en lumière une escroquerie savamment orchestrée au détriment de l’homme d’affaires français Iv. Kabalane.

Tout commence par une relation d’amitié nouée en France entre Boris St. Gbegnon et Iv. Kabalane, alors étudiants. Les deux hommes gardent de solides liens au fil des années. Une proximité qui va, plus tard, servir de levier à un montage frauduleux. Installé au Sénégal, Boris crée deux entreprises : Al Amine Logistiques, spécialisée dans le transit, et Nob Prestation, axée sur les systèmes informatiques. Face à des difficultés financières, il se tourne vers son vieil ami pour solliciter un appui financier.

En juin 2024, Boris demande un premier prêt de 100 000 euros à Kabalane, soit environ 65,6 millions FCFA. Pour rassurer ce dernier, il évoque l’intervention d’un notaire, Me Grégory Piraud, censé encadrer la transaction, et met en hypothèque un appartement situé à Castres (France). Convaincu, Iv. Kabalane effectue le virement le 25 juin 2024, avec la promesse d’un remboursement au plus tard le 6 janvier 2025.

Le 4 novembre 2024, Boris revient à la charge avec une nouvelle demande : 48 200 euros supplémentaires (environ 31,6 millions FCFA). Pour crédibiliser la requête, il envoie à son ami un mail prétendument signé du même notaire. Sauf qu’il s’agit d’une adresse falsifiée – gregory.piraud@notaires-de-france.com – très proche de l’originale, un détail que Kabalane ne remarque pas. Le virement est exécuté, portant le montant total soutiré à 148 200 euros, soit près de 97 millions FCFA.

Lorsque l’échéance de remboursement arrive en janvier 2025, Boris disparaît des radars. Devant les multiples tentatives infructueuses pour le joindre, Kabalane entame des démarches judiciaires en France. Il découvre alors que le bien immobilier mis en garantie avait déjà été hypothéqué auprès du Crédit Agricole, et qu’il avait également été proposé à d’autres créanciers. Pire encore, le mail du notaire était un faux, sans aucun cachet ni contact téléphonique.

Une plainte est parallèlement déposée au Sénégal par le mandataire d’Iv. Kabalane, N. Wehbeh. La Division des investigations criminelles (DIC) est saisie de l’affaire. L’enquête aboutit à l’arrestation de Boris St. Gbegnon. En garde à vue, ce dernier admet avoir reçu les fonds et reconnaît les faits. Il tente néanmoins de se défendre en affirmant que son ami était au courant de l’état de l’hypothèque.

Le 7 mars 2025, Boris St. Gbegnon a été présenté au parquet judiciaire financier pour les chefs d’accusation de faux et usage de faux, escroquerie et blanchiment de capitaux. L’affaire pourrait connaître de nouveaux rebondissements dans les prochains jours, tant les ramifications de cette escroquerie paraissent multiples.

Kaolack/Kahone : 8ème édition de la « Journée du talibé sans mendicité » — Une initiative de la présidente régionale des Badjen Gox, Anta Dia Ly

Dans de nombreuses régions du monde, des milliers d’enfants vivent dans une grande précarité, privés de vêtements adéquats lors des grandes célébrations. Face à cette réalité, la présidente régionale des Badjen Gox de Kaolack, Anta Dia Ly, avec l’appui de ses partenaires tels que West Africa Sénégal, la direction régionale de la santé de Kaolack, la Senelec, la compagnie d’assurance PA, Transvis, la coordinatrice de l’ANCS de Kaolack et le Village SOS, a distribué des habits neufs à 132 enfants talibés pour leur permettre de célébrer la Korité dans la dignité et sans souci.

« Chaque année, à cette période, nous organisons ce genre d’événement en distribuant des vêtements neufs aux enfants issus de familles en difficulté, afin d’éviter toute forme de discrimination. Cette année, nous avons doté 132 enfants talibés de la commune de Kahone. Nous en sommes à notre 8ème édition », a expliqué Anta Dia Ly.

Elle a souligné que cette action vise avant tout à redonner de la dignité aux enfants :

« Un simple vêtement peut transformer leur quotidien, leur permettre d’aller aux daaras sans honte, à l’image de ceux issus de familles plus aisées. Nous travaillons directement avec les daaras pour identifier les besoins et difficultés rencontrés au sein de ces temples du savoir. Le cadre de vie des daaras doit être sain, les blocs sanitaires fonctionnels. C’est pourquoi nous plaçons l’enfant au centre de nos actions, avec pour slogan : “Taxawu Talibés” ».

La mendicité des enfants talibés pendant le Ramadan est un phénomène particulièrement visible au Sénégal. Déjà présente tout au long de l’année, cette pratique prend davantage d’ampleur pendant le mois sacré, notamment en raison de la générosité accrue des fidèles musulmans, motivés par la zakât et la sadaka.

Pour y faire face, Anta Dia Ly a lancé l’initiative « Journée sans mendicité », marquée par la préparation et la distribution de repas copieux au niveau des différents daaras de la commune de Kahone :

« Durant cette journée, aucun talibé n’a le droit de mendier. Nous devons tous aider les enfants talibés pendant le Ramadan, car c’est un acte hautement méritoire », a-t-elle précisé.

Les bénéficiaires ont salué l’initiative de Madame Anta Dia Ly, exprimant leur profonde reconnaissance envers elle et ses partenaires pour leur engagement en faveur de l’éducation religieuse et du bien-être des enfants. Ils ont également souligné son soutien constant dans d’autres domaines essentiels : financement pour la rénovation des daaras, fourniture de produits détergents, programmes de couverture maladie universelle, et enrôlement à l’état civil.

Assane Diao choisit le Sénégal : « Je suis fier de défendre les couleurs de mon pays »

Le jeune ailier prometteur Assane Diao, 19 ans, a officiellement décidé de représenter le Sénégal sur la scène internationale, tournant ainsi une page importante de sa carrière. Après avoir porté les couleurs de l’Espagne dans les catégories de jeunes, le joueur a fait le choix du cœur en optant pour ses racines sénégalaises.

À son arrivée à l’aéroport de Dakar, le joueur n’a pas caché son émotion : « Je suis très heureux d’être ici. Toute ma famille est fière, et moi aussi. On continue de travailler et à s’améliorer. »

Ce choix, bien que fort, n’a pas été facile à prendre. Diao a grandi en Espagne et y a construit une partie de son identité sportive. « C’est un choix difficile car j’aime l’Espagne et le Sénégal, mais le Sénégal est meilleur pour moi et nous l’avons choisi avec ma famille », a-t-il confié.

L’attente était grande du côté des supporters sénégalais, qui espéraient voir le jeune talent rejoindre la Tanière. Une attente à laquelle Diao a répondu avec détermination : « Tout le monde voulait que je vienne défendre nos couleurs, je l’ai fait et je suis fier. »

Malgré cette transition vers la sélection sénégalaise, le jeune joueur n’oublie pas son parcours en Espagne. « Je remercie l’Espagne pour ce qu’ils m’ont donné », a-t-il déclaré, soulignant la reconnaissance envers le pays qui l’a vu éclore.

Avec ce choix symbolique, Assane Diao vient renforcer les rangs des Lions de la Teranga, et incarne une nouvelle génération de talents diasporiques fiers de renouer avec leurs origines. Son arrivée dans le groupe national est perçue comme un atout de taille pour l’avenir du football sénégalais.

L’Armée sénégalaise lance un nouveau système de retraite par capitalisation pour ses personnels

Dans une démarche visant à renforcer la protection sociale de ses effectifs, l’État-major général des Armées du Sénégal a mis en place un nouveau système de retraite par capitalisation au profit des personnels des forces armées et de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers. Cette initiative sociale, saluée par de nombreux observateurs, marque une avancée significative dans l’amélioration des conditions de vie des militaires après leur service actif.

Selon les informations relayées par la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA), ce mécanisme repose sur le principe de solidarité intergénérationnelle, un fondement clé qui permettra de garantir une sécurité financière accrue aux retraités du secteur militaire.

L’objectif affiché est clair : offrir aux militaires des revenus plus conséquents une fois à la retraite, leur permettant ainsi de faire face aux exigences de la vie après leur carrière. Ce dispositif se veut également une réponse aux nombreuses difficultés que rencontrent souvent les anciens soldats après avoir servi la Nation.

Au-delà de son impact financier, ce système de retraite par capitalisation traduit l’engagement fort des autorités militaires et étatiques à mieux prendre en charge les hommes et les femmes en uniforme. Il s’inscrit dans une dynamique globale de modernisation de la politique sociale des forces de défense et de sécurité.

Justice : Pokola Baldé condamné à un mois de prison ferme, Pikine se mobilise en soutien

Le lutteur Pokola Baldé a comparu devant le Tribunal de Pikine-Guédiawaye, suscitant une forte mobilisation populaire. Après six jours de détention, le verdict est tombé : l’athlète a été condamné à un mois de prison ferme, assorti de six mois de sursis.

Très attendu, ce procès a retenu l’attention de la communauté locale, notamment des amateurs de lutte traditionnelle, qui avaient les yeux rivés sur cette affaire. En effet, Pokola Baldé devait se préparer pour un prochain combat face à Diène Kairé, une affiche qui cristallise déjà les passions dans l’arène sénégalaise.

Devant le tribunal, de nombreux habitants de Pikine se sont rassemblés pour témoigner leur soutien au lutteur. Cette mobilisation citoyenne, marquée par des chants, des pancartes et des slogans de solidarité, illustre l’attachement profond du quartier à l’un de ses champions.

L’information a été relayée par le site Kawtef, qui souligne l’impact de cette décision judiciaire dans la vie sportive locale et la frustration de nombreux supporters, craignant que cette incarcération ne compromette la préparation de Pokola pour son duel très attendu.

Thiès : Vives tensions au Collège Privé Saint Gabriel après l’exclusion massive d’élèves voilées

Thiès, lundi 17 mars 2025 – Une vive tension a secoué ce matin le Collège Privé Saint Gabriel de Thiès, où une foule nombreuse de parents d’élèves s’est rassemblée devant les grilles de l’établissement. En cause, une décision jugée arbitraire et discriminatoire : l’exclusion en masse d’élèves, principalement des filles portant le voile.

Dès les premières heures de la matinée, des dizaines de parents, visiblement indignés, ont pris d’assaut les lieux pour exiger des explications. Selon leurs témoignages, les responsables de l’école auraient interdit l’accès aux élèves voilées, les obligeant à quitter l’enceinte de l’établissement.

« L’école a refusé l’accès à toutes les filles voilées de l’établissement, sans préavis ni dialogue. C’est incompréhensible et inacceptable », s’est insurgé un père de famille, très remonté contre la décision.

Les parents dénoncent une mesure brutale qui remet en cause la liberté religieuse et le droit à l’éducation. « Ce sont nos enfants, ce sont des élèves assidues, et voilà qu’on les prive d’école simplement à cause de leur voile. Où allons-nous ? », s’est interrogée une mère, les larmes aux yeux.

Pour l’instant, la direction de l’établissement n’a pas officiellement communiqué sur les raisons précises de cette exclusion massive. Cependant, certaines sources internes évoquent une volonté de l’administration de faire respecter un règlement intérieur qui interdirait les signes religieux ostensibles.

Une décision qui ne passe pas du tout auprès des parents, qui réclament une rencontre d’urgence avec la direction ainsi qu’une intervention des autorités académiques.

Agnam : Le Conseil municipal vote le budget en l’absence de Farba Ngom et réclame sa libération

La commune d’Agnam traverse une période inédite depuis l’incarcération de son maire, Mouhamadou Farba Ngom, survenue le 28 février dernier. Malgré cette absence marquante, le Conseil municipal a tenu à exprimer son soutien indéfectible à l’édile en votant, à l’unanimité et sans débat, le budget communal lors de sa session ordinaire.

Dans une atmosphère empreinte de solidarité et de contestation, les conseillers municipaux ont pris cette décision exceptionnelle comme un geste symbolique envers leur maire, actuellement détenu à la prison de Rebeuss, à plus de 570 kilomètres de sa mairie. « À l’unanimité, tous les conseillers étaient présents. Nous avons voté un budget sans débat, car la situation que nous vivons aujourd’hui avec l’arrestation de notre maire est inacceptable », a expliqué Harouna Ndom, conseiller municipal.

La session a également été l’occasion pour les élus locaux de dénoncer vigoureusement ce qu’ils considèrent comme une détention politique. Pour eux, l’arrestation de Farba Ngom est perçue comme un règlement de comptes politique visant à affaiblir une figure influente du Fouta. Le Conseil municipal n’a pas manqué de pointer du doigt le président de Pastef, Ousmane Sonko, l’accusant d’être à l’origine de cette situation.

« Vouloir récupérer l’électorat de la région de Matam en mettant Monsieur Farba Ngom en prison, en arrêtant le chantier de l’hôpital de Ourossogui, celui de l’université Souleymane Niang de Matam, ainsi que la route de Dande Mayo et d’autres projets, tout en espérant obtenir le soutien du Fouta, c’est impossible », a déclaré Abdou Aziz Diop, adjoint au maire.

Selon les élus, c’est la première fois depuis l’élection de Farba Ngom en 2014 que le Conseil municipal se réunit sans lui. Cette situation inédite a renforcé la détermination des conseillers à défendre leur maire et à réclamer sa libération immédiate, alors que la commune, comme le reste du pays, fait face aux défis socio-économiques, particulièrement durant cette période de Ramadan.

Coût réel du TER : Ousmane Sonko avait raison, le scandale financier éclate au grand jour

Le Train Express Régional (TER), longtemps présenté comme un symbole de modernité et de développement sous le régime de Macky Sall, refait surface dans le débat public. Et cette fois, les révélations confirment ce que l’opposition, notamment Ousmane Sonko, n’a cessé de dénoncer depuis des années : un montage financier opaque et un coût astronomique, bien au-delà des chiffres officiels initialement communiqués.

En effet, lors de l’émission « Opinion », le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens (MITTA) a dévoilé ce que beaucoup soupçonnaient déjà : le coût réel du TER s’élève à 1 200 milliards de FCFA, hors taxes, bien loin des 500 milliards annoncés à l’époque par l’ancien régime. Ce chiffre vient confirmer les alertes répétées d’Ousmane Sonko, alors opposant, qui avait mis en garde contre une surfacturation dissimulée et une gestion non transparente de ce projet.

Plus grave encore, le ministre a révélé que le contrat entre l’État du Sénégal et les entreprises cocontractantes avait été “bunkerisé”, c’est-à-dire sécurisé au point que le seuil de rentabilité est garanti. En clair, si le TER n’atteint pas ses objectifs financiers, c’est l’État du Sénégal – donc le contribuable – qui paiera la différence, assurant ainsi aux partenaires privés une rentabilité automatique, quelle que soit la performance du projet. Une clause qui révèle la nature déséquilibrée et dangereusement léonine de ce contrat.

Dans le même temps, un autre projet ferroviaire, jugé plus stratégique et utile pour le pays, a été abandonné. Yakham Diémé a révélé qu’un contrat avait été signé avec une entreprise turque pour la construction d’une voie ferrée à écartement standard reliant Dakar à Tambacounda, avec un port de transit. L’objectif était notamment de réduire les accidents de la route et de désengorger le trafic des camions maliens. Mais ce projet a été mis aux oubliettes, malgré un coût similaire à celui du TER, mais avec un impact économique et logistique beaucoup plus important.

Pour Ousmane Sonko, le TER n’est rien d’autre qu’un scandale financier d’État. Il l’avait déjà déclaré avec force : « Nous avons très tôt dit que le montage financier du Train express régional est un scandale. Au moment où l’État parlait de 500 milliards, j’ai démontré que nous étions à 1 200 milliards de FCFA. Et pour inaugurer le TER, la France a imposé à Macky Sall un nouvel avenant de 150 millions d’euros (environ 98 milliards de FCFA). »

Macky Sall invité par le Roi Salmane pour rompre le jeûne à La Mecque

L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, a été l’invité d’honneur du Roi Salmane ben Abdelaziz Al Saoud pour rompre le jeûne à La Mecque. Un geste empreint de considération et de solennité qui témoigne des liens étroits entre le Royaume d’Arabie saoudite et le Sénégal.

Selon une source proche du protocole, le roi Salmane a personnellement tenu à partager ce moment spirituel avec son hôte de marque. Il a quitté Riyad pour se rendre à La Mecque, afin d’y accueillir Macky Sall et rompre ensemble le jeûne du jour sacré.

Pour marquer cet honneur, un hélicoptère spécialement affrété par le roi a été mobilisé pour transporter Macky Sall de Djeddah à La Mecque. Un accueil qualifié de « royal » à tous points de vue, selon la même source, soulignant le caractère exceptionnel de cette invitation.

Ce geste hautement symbolique s’inscrit dans le cadre des relations de fraternité et de respect mutuel entre les deux pays, mais aussi dans une dimension spirituelle forte en ce mois béni de Ramadan.

Premier départ de travailleurs saisonniers vers l’Espagne : 70 ouvriers agricoles quittent le Sénégal

Le premier vol transportant 70 travailleurs saisonniers sénégalais a décollé ce dimanche 16 mars de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD), à destination de l’Espagne. Cette opération marque le début d’un processus de déploiement de main-d’œuvre agricole sénégalaise dans le cadre d’un programme de migration circulaire entre les deux pays.

D’autres vols sont prévus au cours du mois d’avril pour acheminer les travailleurs restants, sélectionnés parmi des milliers de candidats à travers le territoire national.

L’annonce du dépôt des candidatures avait suscité un vif engouement, provoquant une forte affluence devant les Bureaux d’accueil et d’orientation (BAO) installés dans certaines régions. Ce désordre a conduit le ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères à mettre en place un système d’inscription en ligne afin de mieux encadrer le processus et désengorger les points physiques d’enregistrement.

Ce programme de recrutement de travailleurs saisonniers s’inscrit dans le cadre d’une coopération bilatérale visant à offrir des opportunités d’emploi aux jeunes sénégalais, tout en répondant aux besoins de main-d’œuvre du secteur agricole espagnol, notamment durant les périodes de récolte.

Khardiata Tandian placée sous mandat de dépôt pour falsification de lettre de recommandation attribuée à Ousmane Sonko

L’affaire fait grand bruit. Khardiata Tandian, ancienne cheffe du service juridique et partenariat de l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex), a été placée sous mandat de dépôt vendredi dernier, après avoir reconnu avoir fabriqué une fausse lettre de recommandation qu’elle avait attribuée au Premier ministre, Ousmane Sonko.

Selon les informations du journal Libération, dans son édition de ce lundi 17 mars, la mise en cause a elle-même reconnu les faits devant les enquêteurs de la Division des investigations criminelles (DIC). Cette lettre frauduleuse était adressée à l’administrateur du Fonds d’appui à l’investissement des Sénégalais de l’extérieur (FAISE), afin d’obtenir sa nomination en tant que conseillère spéciale et directrice de l’appui à l’investissement et aux projets.

Devant les enquêteurs, Khardiata Tandian a assumé l’entière responsabilité de ses actes : « Je n’ai aucun complice. J’ai agi toute seule dans cette affaire. D’ailleurs, c’est moi-même qui ai déposé le document au FAISE pour ne pas impliquer une autre personne », a-t-elle déclaré.

Elle a également tenté de justifier son acte, évoquant une situation personnelle difficile : « J’ai agi de la sorte parce que, suite à ma sortie de prison, je suis restée sans emploi depuis lors. J’ai choisi le FAISE parce qu’il a certaines missions identiques avec l’Asepex. Je ne pouvais plus rester à la maison sans rien faire car ma mère est malade. Je demande pardon et sollicite la clémence. C’était une erreur. »

Pour rappel, Khardiata Tandian avait déjà été renvoyée de l’Asepex à la suite d’une affaire de trafic présumé de passeports de service.

Par ailleurs, C. Z. Sy, de la société « Cachet Express », présumé complice, a été placé sous contrôle judiciaire. Il est soupçonné d’avoir fourni les cachets ayant servi à la confection de la fausse lettre. Toutefois, Libération rapporte que sa « bonne foi a été établie » au cours de l’enquête.

L’affaire suit désormais son cours devant la justice.

Mbour / Nécrologie : La communauté mandingue perd l’un de ses gardiens du patrimoine culturel

La communauté mandingue, et plus largement tout le Sénégal, vient de perdre ce jour l’un de ses plus éminents gardiens du patrimoine mandingue. Selon une source digne de foi, en l’occurrence Dame Seck, inspecteur de l’éducation, il s’agit de Daouda Daffé, figure emblématique de la ville de Mbour. Il laisse derrière lui un héritage culturel inestimable, nourri par la profondeur de ses savoirs et la richesse de ses pratiques ancestrales.

Artiste virtuose du tam-tam, il maîtrisait le “Jambadoŋ”, la danse aux feuilles, avec une dextérité rare. À chaque battement, il insufflait une mémoire vivante, une histoire transmise de génération en génération. À travers son art, il était un véritable passeur de traditions, un conteur des âmes et des époques, ancrant ainsi la culture mandingue dans la conscience collective.

Au-delà de son talent musical, Daouda Daffé s’est distingué par son engagement indéfectible en faveur de la perpétuation des rites initiatiques, notamment celui de la circoncision traditionnelle, qu’il considérait comme un fondement structurant de l’identité et de la transmission des valeurs au sein de la société. Il savait que ces pratiques rituelles ne sont pas de simples vestiges du passé, mais des piliers de l’éducation et de la cohésion sociale, reliant les générations et fortifiant les liens communautaires.

Homme de sagesse et de parole, il a su défendre et valoriser ces traditions dans un monde en constante mutation, convaincu que l’équilibre entre modernité et héritage ancestral est la clé d’un développement culturel harmonieux. Son décès est une grande perte pour la communauté de Mbour et pour tous ceux qui reconnaissent la valeur inestimable des traditions orales et artistiques africaines.

C’est tout un Sénégal qui prie pour que son âme repose en paix et que son œuvre continue d’inspirer ceux qui, après lui, auront la charge de porter haut l’étendard de notre patrimoine.

À noter que la prière mortuaire est prévue demain à 11 heures à la mosquée près du terrain Super Rail, après le poste Courant, suivie de l’inhumation à Darou Salaam.

Éducation : Un geste de solidarité et d’engagement envers les étudiants de la commune de Tivaouane Peulh, Niague et Niacoulrab par un natif de la localité

L’Amicale des Étudiants Ressortissants de Tivaouane Peulh (ADERTP) a eu l’honneur de recevoir Dr Amath Wade, responsable politique au quartier Niague et membre de la coalition Diomaye Président. Ce dernier a effectué une visite de solidarité et de partage à ladite Amicale, qui siège à l’appartement situé à Ouest Foire.

« Nous avons l’habitude de mener cette activité depuis plus de dix ans : aller à la rencontre de nos frères et sœurs étudiants de Tivaouane Peulh, Niague et Niacoulrab. Lors de cette visite, j’ai également rappelé aux étudiants l’importance de la solidarité et du partage. Nous leur avons ainsi apporté des denrées alimentaires destinées à soutenir les étudiants de la commune. Ce geste témoigne de notre engagement constant envers leur bien-être », a expliqué Dr Amath Wade.

Soutenir les étudiants est en effet un acte citoyen qui contribue au développement de la société. L’éducation est un moteur essentiel du progrès, et aider les étudiants – que ce soit financièrement, moralement ou académiquement – favorise l’émergence d’une jeunesse plus compétente et engagée. « C’est une responsabilité collective qui profite à toute la société, car une jeunesse bien formée et soutenue est un gage d’avenir meilleur », a-t-il ajouté.

Les étudiants bénéficiaires ont salué l’initiative de Dr Wade, soulignant que faciliter la restauration des étudiants est une action louable. Dans de nombreux pays, y compris au Sénégal, les étudiants font face à des difficultés financières qui impactent leur alimentation. Des mesures comme la subvention des repas, la création de cantines universitaires accessibles ou encore la promotion de partenariats avec des restaurants locaux peuvent grandement améliorer leur quotidien.

Ce type d’initiative mérite d’être encouragé et soutenu par les autorités, ainsi que par tous les acteurs du secteur de l’éducation.

Joal : 36 migrants irréguliers interpellés à la lagune de Mbodiène, deux convoyeurs arrêtés

Une opération de la brigade de gendarmerie de Joal a permis de mettre la main sur un groupe de 36 migrants irréguliers à la lagune de Mbodiène, dans la région de Thiès. Parmi les personnes interpellées figurent 13 filles, 4 enfants et un bébé, selon les informations rapportées par emedia.

L’intervention des forces de l’ordre a également conduit à l’arrestation de deux convoyeurs présumés. Une pirogue taxi ainsi qu’un moteur hors-bord de 15 chevaux, utilisés pour transporter les migrants vers une grande embarcation en haute mer, ont été saisis au cours de l’opération.

Les migrants interpellés sont originaires de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest : 19 viennent de Guinée, 13 du Sénégal, 2 de la Gambie et 2 de la Côte d’Ivoire. Ils ont été conduits à la brigade de gendarmerie de Joal où ils sont actuellement entendus.

Une enquête a été ouverte pour tenter de localiser la grande pirogue encore en mer, qui devait vraisemblablement assurer la traversée vers l’Europe. Cette opération s’inscrit dans le cadre du renforcement de la lutte contre l’émigration irrégulière, un phénomène en recrudescence ces derniers mois le long des côtes sénégalaises.

Les autorités réitèrent leur engagement à démanteler les réseaux de trafic de migrants et à sécuriser les zones côtières souvent utilisées comme points de départ vers l’Espagne, notamment les îles Canaries.

Interdiction de sortie du territoire : Mansour Faye dénonce une “grande farce” et interpelle le ministre de l’Intérieur

L’ancien ministre des Transports sous le régime de Macky Sall, Mansour Faye, est monté au créneau pour exprimer son indignation après avoir été interdit de sortie du territoire national. Dans une publication virulente, il n’a pas mâché ses mots, qualifiant cette décision des autorités sénégalaises de « grande farce ».

L’ex-maire de Saint-Louis ne comprend pas cette mesure qu’il juge sans fondement légal ni décision judiciaire préalable. Mais au-delà de son propre cas, Mansour Faye dit s’interroger sur l’attitude du nouveau ministre de l’Intérieur, le Général Jean Baptiste Tine.

« Ce qui me pose véritablement problème et qui m’intrigue, c’est l’attitude du ministre de l’Intérieur », déclare-t-il, visiblement surpris qu’un homme de la trempe du Général Tine puisse exécuter une telle décision.

Mansour Faye se dit choqué qu’un haut gradé de la gendarmerie, respecté pour son parcours et ses responsabilités, puisse se plier à ce qu’il qualifie d’« ordres d’apprentis-dictateurs ». Il fustige une décision prise, selon lui, en dehors de tout cadre légal.

« Un Général de la gendarmerie qui a eu à gravir les échelons sans l’aide de personne et à exercer de hautes fonctions dans ce que nous avons de plus cher et de plus respectable dans le monde, puisse accepter que des apprentis-dictateurs lui fassent exécuter une aussi sale besogne. Et ce, sans aucune base légale, sans aucune décision judiciaire à lui fournie », a-t-il martelé.

Ces propos s’inscrivent dans un contexte de tension politique croissante, à quelques jours de l’élection présidentielle. Plusieurs responsables de l’ancien régime disent faire l’objet de mesures restrictives, qu’ils jugent arbitraires.

Pour l’heure, aucune réaction officielle n’a été enregistrée du côté des autorités concernées. Mais cette sortie de Mansour Faye risque d’alimenter davantage les débats autour de la gouvernance sécuritaire et du respect des libertés individuelles en cette période sensible.

Kaolack / Société : Le parti APRODEL propose et demande à l’État de réagir face à la recrudescence des drames en mer

Face à la recrudescence des drames en mer, le parti APRODEL réitère sa position et appelle l’État à réagir. Le décès tragique de plusieurs jeunes Sénégalais en mer pousse l’APRODEL à préconiser des mesures fermes contre ce fléau, tout en lançant un appel pour une vaste campagne de démobilisation des jeunes, selon un communiqué qui nous est parvenu.

Le parti APRODEL, dirigé par son président Moussa Fall, s’est fendu d’un communiqué à la suite de la découverte macabre de corps de jeunes migrants sénégalais à Ouakam. « L’APRODEL s’indigne devant cette situation dramatique. Nous appelons les autorités à multiplier les efforts pour freiner ce fléau », peut-on y lire.

Le parti propose, au-delà des stratégies nationales de lutte, la mise en place d’une ligue sous-régionale à travers une coopération renforcée entre les États limitrophes afin d’endiguer ce phénomène. « En d’autres termes, les promoteurs de ces voyages sans retour doivent être soumis à des peines criminelles exemplaires. Ces mesures coercitives permettront, sans doute, de dissuader ces réseaux de trafiquants de la mer », précise le document.

Toujours selon l’APRODEL, il est impératif d’organiser une campagne de démobilisation des jeunes à travers des assises nationales sur l’immigration clandestine, présidées par le Président de la République et l’ensemble du gouvernement.

Moussa Fall et ses camarades estiment que ces assises seraient une occasion de rassembler les associations de jeunes, les artisans, les communautés de pêcheurs, les étudiants, les organisations de lutte contre ce phénomène, la société civile, les partenaires au développement ainsi que les corps diplomatiques des pays de la sous-région.

Kaolack : l’association CAES au chevet des femmes détenues de la Maison d’Arrêt et de Correction

L’Association Conscience Agissante pour l’Entraide Sociale (CAES), engagée dans l’entraide et le soutien communautaire, s’est une nouvelle fois illustrée par un acte de solidarité à l’endroit des femmes détenues de la Maison d’Arrêt et de Correction (MAC) de Kaolack.

« Cette structure a été créée en 2015, après la présentation d’un riche rapport d’activités aux autorités administratives et judiciaires. À la suite de cela, nous avons reçu un document administratif (récépissé) attestant de notre statut d’association à envergure nationale, délivré par la direction territoriale nationale », a rappelé Mme Madjiguène Diouf, présidente de l’association.

Depuis sa création, CAES mène des actions sociales dans tout le pays. À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, l’association a tenu à marquer sa présence auprès des femmes incarcérées à Kaolack. Ces actions traduisent l’engagement constant des membres de l’association – femmes et hommes – pour l’amélioration des conditions de vie des détenues et la promotion de leurs droits fondamentaux.

« Le développement inclusif des femmes détenues est un enjeu majeur pour leur réinsertion sociale et économique. Cela passe par des initiatives qui prennent en compte leurs besoins spécifiques, en leur offrant des opportunités de formation, d’autonomisation et de dignité. C’est dans cette optique que notre association intervient dans les maisons d’arrêt et de correction. L’année dernière, nous étions au Camp pénal de Koutal, où nous avons mené des activités similaires », a souligné Mme Diouf.

Présent lors de cette cérémonie, le directeur régional de l’administration pénitentiaire pour les régions de Kaolack, Fatick et Kaffrine, inspecteur Omar Diop, a salué à sa juste valeur l’acte de solidarité posé par CAES, notamment en ce mois béni de Ramadan et dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes.

« Les femmes détenues, bien qu’étant privées de liberté, restent des membres à part entière de la société. Ce type de soutien contribue non seulement à améliorer leurs conditions de vie, mais facilite aussi leur réinsertion sociale une fois sorties de prison », a déclaré l’inspecteur Diop.

Il a également souligné l’évolution de la fonction de la peine depuis les années 2000 : « Aujourd’hui, nous avons compris la nécessité d’impliquer des acteurs externes dans la préparation de la réinsertion des détenus. L’administration pénitentiaire ne peut plus agir seule ; elle a besoin de l’appui des bonnes volontés pour renforcer l’accompagnement des personnes incarcérées. »

Migration clandestine : Amnesty International Sénégal appelle à durcir les peines contre les convoyeurs et les parents impliqués

À la suite de l’interception de deux pirogues transportant 450 migrants irréguliers entre Fimela et Joal, Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, a lancé un appel fort aux autorités sénégalaises pour un durcissement des peines contre les convoyeurs et les parents de mineurs embarqués dans ces tentatives périlleuses de migration.

« Le Sénégal n’est pas un pays en guerre. Il n’y a ni famine, ni catastrophe naturelle. Les peines de prison doivent être durcies pour ceux et celles qui, convoyeurs et parents, mettent en danger la vie des enfants et des mineurs en les embarquant dans les pirogues de la mort », a-t-il écrit dans une déclaration rendue publique ce vendredi.

Cette réaction intervient après une importante opération des forces de sécurité sénégalaises qui ont intercepté deux pirogues en partance pour l’Espagne. La première embarcation, arrêtée au large de Fimela, transportait 250 personnes. La seconde, interceptée à Joal, comptait 200 passagers. Parmi les migrants figurent de nombreuses femmes et enfants, ce qui renforce l’inquiétude des autorités et des organisations de défense des droits humains.

Ces interceptions relancent le débat sur les causes profondes de l’émigration clandestine, malgré les multiples campagnes de sensibilisation sur les dangers de ces traversées. Si certains évoquent le chômage, la pauvreté ou le manque de perspectives, Seydi Gassama estime que cela ne saurait justifier le sacrifice de vies humaines, en particulier celles des plus vulnérables.

Le directeur d’Amnesty International Sénégal insiste également sur la responsabilité des familles et des réseaux clandestins qui alimentent ce phénomène, souvent au mépris des lois et des risques encourus.

Les autorités sénégalaises, de leur côté, poursuivent leurs efforts pour renforcer la surveillance côtière et démanteler les réseaux de trafic de migrants, tout en appelant à une coopération accrue avec les pays partenaires pour lutter contre ce fléau.

Aminata Touré traduit Aliou Diouf en justice pour diffamation

L’Envoyée spéciale du président de la République, Aminata Touré, a décidé de passer à l’action judiciaire. Fidèle à sa promesse, elle a officiellement servi une citation directe à Aliou Diouf, responsable de la République des Valeurs (RV), formation politique dirigée par Thierno Alassane Sall.

La procédure a été enclenchée après des déclarations jugées diffamatoires formulées par Aliou Diouf à l’encontre de Mme Touré. Selon les informations recueillies, c’est un huissier de justice qui s’est chargé de remettre la citation au mis en cause, à Thiès, marquant ainsi le début d’une procédure judiciaire pour diffamation.

Dans sa plainte, Aminata Touré reproche à Aliou Diouf des propos portant gravement atteinte à son image et à son honneur. Elle entend ainsi faire valoir ses droits devant les juridictions compétentes, estimant que de telles accusations ne sauraient rester sans suite.

Cette affaire intervient dans un contexte politique marqué par des tensions verbales entre acteurs issus de différentes obédiences. Elle relance par ailleurs le débat sur les limites de la liberté d’expression dans l’espace politique sénégalais, entre droit à la critique et respect de la réputation des personnes publiques.

Le camp de la République des Valeurs n’a pour l’instant pas officiellement réagi à cette assignation, mais il est fort probable que cette affaire alimente encore les joutes politiques dans les jours à venir.

Nouvelle arrestation de Khardiata Tandian pour faux et usage de faux : une récidive troublante

Déjà éclaboussée en 2022 par une affaire de faux passeports, Khardiata Tandian est de nouveau dans la tourmente judiciaire. Elle vient d’être arrêtée pour avoir tenté de décrocher un poste de directrice au Fonds d’appui à l’investissement des Sénégalais de l’extérieur (FAISE), à l’aide d’une fausse lettre de recommandation attribuée au Premier ministre Ousmane Sonko.

Selon les premiers éléments de l’enquête, Khardiata Tandian aurait monté tout un stratagème, avec la complicité d’un marabout actuellement en fuite, pour se faire passer pour une certaine « Madame Ba de la Primature ». Grâce à cette fausse identité, elle a introduit une lettre de recommandation falsifiée auprès du directeur général du FAISE, espérant ainsi obtenir le poste convoité.

Mais c’était sans compter sur la vigilance de Khoureichi Thiam, administrateur directeur général du FAISE. Avant de donner suite à la demande, ce dernier a pris soin de vérifier l’authenticité de la lettre auprès de la Primature. La supercherie a aussitôt été révélée, et le Premier ministre Ousmane Sonko, mis devant les faits, a promptement saisi la justice.

L’enquête menée par la Division des Investigations Criminelles (DIC) s’est rapidement accélérée. Les images de vidéosurveillance du siège du FAISE montrent Khardiata Tandian elle-même déposant la lettre frauduleuse, le 3 mars dernier à 14h30.

Placée en garde à vue, elle a reconnu avoir agi sous une fausse identité et a cité un certain Chérif Zeynil Abidin Sy, gérant de la société « Cachet Express », comme complice. Ce dernier aurait admis avoir confectionné plusieurs documents falsifiés à la demande de Tandian.

Khardiata Tandian et Chérif Zeynil Abidin Sy ont été déférés au parquet et font désormais face à de lourdes charges : faux et usage de faux en écritures publiques, usurpation d’identité et complicité. Parallèlement, les enquêteurs poursuivent leurs efforts pour retrouver le marabout impliqué dans cette affaire.

Cette nouvelle affaire vient ternir un peu plus l’image de Khardiata Tandian, dont le passé judiciaire déjà entaché soulève des inquiétudes. Elle met également en lumière les failles dans les procédures de nomination aux postes publics, et relance le débat sur la nécessité de renforcer les mécanismes de vérification dans les administrations publiques.

Visite de courtoisie à Touba : Serigne Mountakha Mbacké adresse un vibrant témoignage au président Bassirou Diomaye Faye

Ce samedi matin, la ville sainte de Touba a accueilli le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, venu présenter ses condoléances suite au rappel à Dieu de plusieurs dignitaires religieux survenu en ce début d’année 2025. Une visite empreinte de recueillement, mais aussi de fortes charges symboliques et spirituelles.

Au cours de cette visite, le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, a tenu à adresser un témoignage poignant à l’endroit du Chef de l’État. Dans un discours sobre mais chargé de spiritualité, le guide religieux a exprimé son estime pour le président Diomaye Faye, mettant en avant les valeurs de foi et de proximité avec Dieu.

« Tous ceux dont je suis sûr de leur foi et de leur croyance en Dieu, je les porte dans le fond du cœur. Je ne pouvais ne pas vous dire, j’en prends Dieu comme témoin. Je n’ai qu’une seule destinée, c’est aimer Dieu. J’aime dès lors, tous ceux qui me sont semblables », a déclaré Serigne Mountakha Mbacké, sous les regards attentifs des fidèles et des officiels présents.

Ce témoignage, fort et symbolique, a été perçu comme une marque de bénédiction à l’égard du président Diomaye Faye, dans un contexte où les relations entre le pouvoir politique et les autorités religieuses restent essentielles au Sénégal.

La visite du président à Touba s’est déroulée dans la sobriété et le respect des traditions mourides, illustrant une volonté d’ancrage dans les valeurs spirituelles qui façonnent le tissu social sénégalais.

Lutte contre les inondations : la Mairie de Kaolack implique les populations

La Direction de la Prévention et de la Gestion des Inondations (DPGI), en partenariat avec la Mairie de Kaolack représentée par l’adjointe au maire, Ndéye Madjiguen Diouf, chargée de l’assainissement et du nettoiement, a organisé une caravane de sensibilisation sur le système géographique appliqué à la cartographie des surfaces inondables et des risques d’inondation au Sénégal.

Cette campagne vise à informer la population sur les zones inondables à travers l’ensemble du territoire sénégalais.

« Nous avons lancé cette journée de sensibilisation à la suite d’une séance de formation organisée récemment à Dakar, dans le cadre du Programme intégré de gestion des inondations du Sénégal, en partenariat avec le Programme de gestion des inondations au Sénégal. Nous avons bénéficié d’un renforcement de capacités en matière de gestion des inondations, que nous souhaitons désormais démultiplier auprès des populations afin qu’elles puissent acquérir les connaissances nécessaires dans la lutte contre les inondations », a expliqué Ndéye Madjiguen Diouf, adjointe au maire de la commune de Kaolack.

Ainsi, les populations auront à leur disposition des outils leur permettant d’accéder à toutes les informations nécessaires, ainsi qu’à la cartographie des zones à risque, via une application dénommée « Moytu Mbënd ».

« Les inondations à Kaolack constituent un problème récurrent, affectant gravement la qualité de vie des habitants et perturbant les activités économiques locales. Plusieurs facteurs, à la fois naturels et anthropiques, contribuent à ce phénomène. Pour y faire face, nous appelons les populations à éviter l’occupation des zones non constructibles et à respecter les plans d’urbanisme », a-t-elle ajouté.

La caravane s’est rendue dans les quartiers de Sam et Thioffack, en collaboration avec les délégués de quartier. Un forum de sensibilisation sur les risques d’inondation sera également organisé ce dimanche au niveau du bassin de rétention, afin de mobiliser et d’impliquer davantage les populations dans la prévention et la lutte contre ce fléau.

Adéane / Éducation : La mairie dote les écoles en fournitures scolaires d’une valeur de 9.350.000 FCFA

Dans le cadre du transfert de compétences aux collectivités territoriales, conformément à la loi n° 96-06 du 22 mars 1996 portant Code des collectivités locales, la commune d’Adéane, dans la région de Ziguinchor, continue de s’illustrer dans le domaine de l’éducation. Ce transfert vise à rapprocher la gestion du système éducatif des réalités locales et à renforcer l’implication des acteurs communautaires.

C’est dans cette dynamique que le maire de la commune d’Adéane, Harouna Sonko, a procédé ce mercredi à la remise d’un important lot de fournitures scolaires, notamment des imprimantes, d’une valeur globale de 9.350.000 FCFA, aux établissements scolaires de la commune.

« J’ai procédé cet après-midi à la remise d’un lot d’imprimantes d’une valeur de 9.350.000 FCFA aux établissements scolaires de la commune d’Adéane. Je voudrais saisir cette occasion pour féliciter et remercier tous les enseignants et enseignantes ainsi que les parents d’élèves pour les efforts inlassables qu’ils déploient quotidiennement afin d’inculquer à nos enfants le culte de l’excellence et de la performance », a déclaré le maire Harouna Sonko.

Il a également salué les résultats obtenus par les élèves aux différents examens, notamment au CFEE, qu’il qualifie de « preuve suffisante de l’engagement des acteurs pour l’excellence ».

« Soyez rassurés qu’en vertu de notre devoir légal de participer à la gestion et à l’administration des écoles élémentaires, préscolaires, daaras… nous ne ménagerons aucun effort pour vous accompagner », a-t-il assuré.

Avant de conclure, Harouna Sonko a tenu à adresser un mot de gratitude à ses collaborateurs : « Merci du fond du cœur à toute mon équipe municipale pour son engagement constant en faveur du bien-être des enfants. »

Mansour Faye alerte sur une hausse imminente des prix de l’électricité, du carburant et du gaz

Saint-Louis, Sénégal – Le maire de Saint-Louis et responsable de l’Alliance pour la République (APR), Mansour Faye, a récemment tiré la sonnette d’alarme sur une possible augmentation des prix de l’électricité, du carburant et du gaz dans les prochains jours. Une annonce qui suscite déjà des inquiétudes au sein de la population sénégalaise, confrontée à une conjoncture économique difficile.

Dans une déclaration publique, l’ancien ministre a averti que ces produits essentiels à la vie quotidienne pourraient connaître une « hausse sensible », tout en accusant le gouvernement en place de préparer l’opinion en invoquant des « exigences économiques » et des « ajustements structurels » pour tenter de justifier ces augmentations.

Mansour Faye n’a pas mâché ses mots, estimant que cette perspective risque d’aggraver les conditions de vie déjà précaires de nombreux Sénégalais. « Les citoyens sont à bout. Toute nouvelle hausse des prix ne ferait qu’attiser leur frustration et nourrir un profond sentiment de découragement », a-t-il déclaré.

Il a également pointé du doigt l’inefficacité des autorités actuelles, qu’il accuse de ne proposer aucune solution concrète face à la crise sociale et économique qui s’aggrave. Allant plus loin dans ses critiques, le responsable de l’APR a fustigé la gestion de certains secteurs stratégiques du pays, évoquant notamment la situation du port autonome de Dakar, qu’il considère comme « laissé à l’abandon ».

Ce discours intervient dans un contexte de tensions sociales croissantes, où le pouvoir d’achat des ménages est mis à rude épreuve, et où les attentes de solutions tangibles se font de plus en plus pressantes.

Lutte sénégalaise : Décès de Mame Ndiambane Diom, une légende tire sa révérence

La lutte sénégalaise est en deuil. L’ancienne gloire Mame Ndiambane Diom est décédée ce vendredi, aux environs de 10 heures, à l’hôpital de Foundiougne, dans la région de Fatick. La nouvelle de sa disparition a plongé le monde sportif sénégalais dans une profonde tristesse.

Figure emblématique et pilier de l’écurie Sine Saloum, Mame Ndiambane Diom a marqué de son empreinte l’histoire de la lutte sénégalaise. Avec une carrière riche et brillante, il a su s’imposer sur les arènes nationales en affrontant les plus grands noms de la discipline, parmi lesquels Tapha Guèye, Mouhamed Aly, Lac de Guier, Ndiaga Diop, entre autres. Son talent, son courage et son esprit de combativité ont fait de lui une véritable légende, respectée par ses pairs et admirée par de nombreux amateurs de lutte.

Au-delà de ses performances sportives, Mame Ndiambane Diom restera dans les mémoires comme un homme profondément attaché aux valeurs de discipline, d’honneur et de transmission. Il a porté haut les couleurs de son écurie et inspiré plusieurs générations de jeunes lutteurs.

L’inhumation de Mame Ndiambane Diom aura lieu ce vendredi à 17 heures à Mbam, son village natal. La communauté sportive, ses proches et ses admirateurs sont attendus en nombre pour lui rendre un dernier hommage digne de son parcours exceptionnel.

Que son âme repose en paix.

Sénégal – Adhésion à la BERD : Aïssata Tall Sall exprime ses réserves

L’adhésion prochaine du Sénégal à la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) suscite des interrogations au sein de l’hémicycle. Lors des débats parlementaires, la présidente du groupe Takku-Wallu, Aïssata Tall Sall, a tenu à marquer ses réserves face à cette démarche, mettant en garde contre les implications d’un tel partenariat financier.

Selon l’ancienne ministre des Affaires étrangères, la BERD entretient des liens étroits avec les grandes institutions financières internationales. « Cette banque est liée au Fonds Monétaire International (FMI) et à la Banque Mondiale (BM). L’audit entre la BERD et le FMI montre que ce sont des instances qui collaborent et coopèrent étroitement », a-t-elle affirmé devant les députés.

Pour Aïssata Tall Sall, cette coopération pourrait porter atteinte à la souveraineté financière du pays. Elle estime que l’adhésion à la BERD risque de restreindre la marge de manœuvre du Sénégal en matière d’emprunts. « On n’est pas tout à fait libre ni indépendant pour emprunter comme on le souhaite et dans les conditions que l’on désire », a-t-elle insisté, mettant en lumière les risques potentiels d’un alignement sur des politiques économiques dictées par des partenaires extérieurs.

Tout en reconnaissant l’importance des financements pour soutenir le développement national, la députée a appelé à la prudence, soulignant la nécessité de préserver les intérêts souverains du Sénégal dans ses relations avec les institutions financières internationales.

L’adhésion à la BERD, qui vise à diversifier les sources de financement du pays, reste néanmoins défendue par le gouvernement, qui y voit une opportunité d’accéder à des ressources complémentaires pour accompagner les projets structurants.

Levée de l’immunité parlementaire : une commission ad hoc officiellement constituée pour statuer sur le cas de Moustapha Diop

L’Assemblée nationale a franchi une étape cruciale ce vendredi 14 mars 2025 en procédant à la mise en place d’une commission ad hoc chargée d’examiner la demande de levée de l’immunité parlementaire du député Moustapha Diop. Cette décision fait suite à une requête du ministre de la Justice, Me Ousmane Diagne, dans le cadre d’une enquête judiciaire sur un présumé détournement de fonds publics.

Composée de 11 membres, la commission reflète fidèlement la configuration actuelle de l’hémicycle. Sans surprise, la mouvance présidentielle, dominée par le parti PASTEF, y détient une large majorité avec neuf représentants, contre seulement deux pour l’opposition. Une répartition qui pourrait peser lourd dans la suite de la procédure.

Moustapha Diop, maire de Louga et ancien ministre, est dans le viseur de la justice pour un détournement présumé de 700 millions de francs CFA au sein de l’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels (Aprosi). C’est le Pool judiciaire financier qui, après avoir lancé les investigations, a saisi le ministère de la Justice, lequel a ensuite transmis la demande à l’Assemblée nationale.

La commission ad hoc aura pour mission d’examiner les éléments de la requête, d’auditionner éventuellement le député concerné, et de formuler un rapport à l’attention de l’Assemblée plénière, qui statuera in fine sur la levée ou non de l’immunité parlementaire de M. Diop.

Cette affaire, qui intervient dans un contexte de lutte renforcée contre la corruption et la mal gouvernance, pourrait marquer un tournant dans les rapports entre le pouvoir exécutif et les représentants du peuple, souvent accusés de bénéficier d’un bouclier judiciaire. Le déroulement de la procédure sera suivi de près, tant pour ses implications politiques que pour son impact sur la crédibilité des institutions.

Recensement fiscal à Dakar : la DGID élargit son champ d’action, la population s’interroge

Dans le cadre de sa stratégie de modernisation et d’élargissement de l’assiette fiscale, la Direction Générale des Impôts et des Domaines (DGID) a lancé une vaste opération de recensement dans plusieurs quartiers de Dakar. Cette initiative vise à identifier de manière exhaustive les propriétaires de biens immobiliers afin de les intégrer dans une nouvelle base de données fiscale, en prévision d’une imposition future.

L’opération, d’une ampleur inédite, s’inscrit dans une politique plus large de mobilisation des ressources internes. En effet, les autorités fiscales sénégalaises cherchent à accroître les recettes de l’État dans un contexte de pression budgétaire croissante.

Les agents de la DGID sillonnent les rues de la capitale pour recueillir des informations détaillées. Une fiche consultée par nos soins révèle la profondeur du dispositif :

• Identification du propriétaire : nom, prénom, date et lieu de naissance, numéro de carte nationale d’identité (CNI).

• Informations sur le bien immobilier : adresse, numéro de téléphone, identification des occupants, étage occupé, type d’occupation (résidentielle ou professionnelle), NINEA, date d’occupation, montant du loyer mensuel et annuel, superficie, observations.

• Données spécifiques : en cas d’absence dans le fichier fiscal, les informations personnelles sont relevées ; si le NINEA fait défaut, cela est également notifié. Pour les biens à usage professionnel, la nature de l’activité est précisée.

Si cette opération traduit la volonté des autorités de moderniser le système fiscal et de lutter contre l’évasion, elle n’en demeure pas moins source d’inquiétudes pour une partie de la population. Dans un climat économique difficile, où de nombreux ménages peinent à faire face aux dépenses courantes, la perspective d’une nouvelle pression fiscale est loin de faire l’unanimité.

Des voix s’élèvent déjà pour exprimer des craintes sur les effets de cette réforme. Certains redoutent une hausse généralisée des impôts, d’autres dénoncent un manque de communication sur les objectifs réels de l’opération. Le risque de tensions sociales n’est pas à écarter, surtout si les mesures à venir sont perçues comme injustes ou inadaptées au contexte actuel.

Face à ces interrogations, l’adhésion de la population apparaît comme un enjeu central. Pour que cette réforme soit comprise et acceptée, la DGID devra redoubler d’efforts en matière de sensibilisation et de transparence. Il s’agira de démontrer que cette opération ne vise pas uniquement à alourdir la charge fiscale, mais à instaurer une meilleure équité et une juste contribution de tous au financement des services publics.

Santé fragile en détention : les avocats de Lat Diop tirent la sonnette d’alarme

Incarcéré depuis septembre dernier dans la cellule 42 de la prison de Rebeuss, Lat Diop, ancien Directeur général de la Loterie nationale sénégalaise (Lonase) et ex-ministre des Sports, voit son état de santé se détériorer. C’est du moins ce qu’alertent ses avocats, repris par le quotidien L’Observateur, qui s’inquiètent de la dégradation progressive de son état physique depuis son placement sous mandat de dépôt.

Poursuivi pour un présumé détournement de deniers publics estimé à 8 milliards de francs CFA, Lat Diop fait l’objet d’une inculpation par le juge du Parquet financier, Idrissa Diarra. Face à la situation sanitaire de leur client, ses conseils ont introduit une requête sollicitant la désignation d’un médecin pour procéder à une expertise médicale. Objectif : évaluer si son état de santé reste compatible avec la détention en milieu carcéral.

Selon les informations relayées par L’Observateur, deux perspectives pourraient se dessiner : soit l’obtention d’une liberté provisoire pour raisons médicales, soit un transfert vers le pavillon spécial de l’hôpital Aristide Le Dantec, destiné aux détenus nécessitant une prise en charge médicale plus soutenue.

En attendant une réponse des autorités judiciaires, les avocats de Lat Diop prennent déjà certaines précautions. Ils envisagent — si ce n’est déjà acté — de restreindre drastiquement le nombre de visites accordées à leur client. Désormais, seules sa famille proche et ses conseillers auront accès à lui.

Ligue des Champions : l’Atlético de Madrid éliminé dans la polémique, le penalty de Julian Alvarez au cœur du scandale

L’Atlético de Madrid a vécu une désillusion cruelle ce mardi soir en Ligue des champions, éliminé par le Real Madrid à l’issue d’une séance de tirs au but tendue et marquée par une décision arbitrale qui fait grand bruit. Au cœur de la polémique : le penalty annulé de Julian Alvarez, jugé irrégulier par l’arbitre Szymon Marciniak après consultation de la VAR.

Alors que les deux équipes étaient à égalité après les prolongations, la séance de tirs au but a offert son lot de rebondissements. Julian Alvarez, désigné pour frapper un des tirs décisifs pour les Colchoneros, a vu sa tentative annulée dans des circonstances controversées. Selon l’arbitre, l’attaquant argentin aurait touché le ballon deux fois : une première fois avec son pied gauche, puis involontairement avec le droit, avant que celui-ci n’entre dans les filets.

Une interprétation basée sur un point précis du règlement UEFA et FIFA : « Lors d’un tir au but, le joueur ne peut toucher le ballon une seconde fois avant qu’un autre joueur ne l’ait touché, sauf en cas de rebond légitime. » Dans ce cas, la double touche constatée a suffi à invalider le tir.

La décision a immédiatement suscité l’ire des joueurs de Diego Simeone et des supporters de l’Atlético, qui dénoncent une injustice flagrante. Certains évoquent même un arbitrage « biaisé », allant jusqu’à rebaptiser le Real Madrid en « Real Vardrid », en référence à une supposée aide récurrente de l’assistance vidéo.

Diego Simeone, visiblement frustré en conférence de presse, a laissé entendre que « ce genre de décisions n’arrive pas contre toutes les équipes ». Une pique à peine voilée, renforcée par le sentiment d’injustice palpable au sein du vestiaire madrilène.

De son côté, Julian Alvarez est resté stoïque sur le terrain, mais aurait confié dans les vestiaires son incompréhension face à cette décision : « Je n’ai pas eu l’impression d’avoir touché deux fois le ballon », aurait-il dit selon Marca. Le champion du monde 2022 aurait également ajouté auprès de ses proches, selon Cadena SER : « J’ai glissé, mais je n’ai rien remarqué. »

Les images de l’action n’ont pas aidé à apaiser les débats. Si certains plans semblent appuyer la thèse de la double touche, d’autres laissent planer le doute. Aucun ralenti n’a offert une preuve irréfutable, laissant le champ libre aux spéculations et à la colère des supporters rojiblancos.

Pendant ce temps, les supporters du Real savourent une nouvelle qualification acquise dans la douleur, mais qui laisse derrière elle une traînée de polémique dans un derby madrilène une fois encore sous haute tension.

Mansour Faye charge le régime Diomaye-Sonko : « Je suis un homme libre, digne et loyal »

L’ancien ministre Mansour Faye, par ailleurs frère de l’ex-Première Dame du Sénégal, sort de sa réserve et lance une nouvelle salve contre le régime en place. Dans un long post publié ce jeudi 13 mars 2025 sur Facebook, l’ex-haut responsable du régime de Macky Sall s’en est vivement pris au président Bassirou Diomaye Faye et à son Premier ministre Ousmane Sonko, qu’il surnomme ironiquement « SAS demi-dieu ».

Mansour Faye ne mâche pas ses mots. Il déclare être « un homme libre, digne et loyal », rejetant toute accusation de lâcheté, de vol ou de mensonge. Se défendant de toute malversation durant son passage au gouvernement, il insiste sur sa conscience tranquille et son sens du devoir : « Je me suis acquitté de mes missions ministérielles avec rigueur, sérieux et sérénité », affirme-t-il.

Son opposition au pouvoir actuel, dit-il, n’est pas guidée par une animosité personnelle, mais par une conviction forte : « Le peuple s’est trompé de choix et a besoin de boussole pour mieux cerner et comprendre ce qui se passe actuellement dans notre pays ».

Dans son message, l’ancien ministre alerte sur une possible flambée des prix de produits de première nécessité. Selon lui, « dans quelques jours (ou semaines), l’électricité, le carburant et le gaz […] pourraient connaître une hausse sensible ». Il anticipe une tentative de justification de ces augmentations par des raisons économiques, tout en défendant la gestion du régime précédent qu’il juge plus habile face aux contraintes financières.

Pour Mansour Faye, le régime Diomaye-Sonko manque cruellement d’expérience, de compétence et de capacité à résister aux exigences des institutions financières internationales : « Ils ont envie de dire non ! Mais ils n’ont malheureusement ni le génie nécessaire, ni la compétence pour trouver une alternative ».

L’ancien ministre évoque un affaiblissement de l’économie nationale, citant le port de Dakar qui, selon lui, « a déjà perdu l’essentiel de son volume d’activités ». Il critique également le recours accru aux autorités religieuses, que les actuels dirigeants avaient pourtant vilipendées par le passé.

Au-delà de la critique, Mansour Faye lance un avertissement au président Diomaye : « SAS demi-dieu est en train de lui faire un ‘weur nombo’, un encerclement », fustigeant la mise en place d’une « administration SONKO », d’une « justice SONKISTE » et d’un « parlement aux ordres ». À l’en croire, cela pourrait conduire à une mise à l’écart progressive du président Faye au sein même de son pouvoir.

Mansour Faye conclut son message par une posture de résilience : « Physiquement, moralement, je me suis préparé à toutes les éventualités […] Jamais, je ne flancherai ». Il appelle à une prise de conscience nationale pour redresser la trajectoire du Sénégal, tout en réaffirmant son attachement aux valeurs républicaines : « Que vive le Sénégal et que survive la démocratie ! »

“Les choix de Pape Thiaw : voici les Lions convoqués”

Le sélectionneur national Pape Thiaw a dévoilé sa liste des joueurs convoqués pour les prochaines échéances de l’équipe du Sénégal. Une sélection marquée par des choix forts, entre retours attendus, confirmations et quelques surprises. Alors que les Lions se préparent à relever de nouveaux défis sur la scène continentale, cette liste reflète les ambitions du staff technique et la volonté d’aligner une équipe compétitive.

Sécurité sur les chantiers : le RNES appelle les entrepreneurs à plus de vigilance et de responsabilité

Face à la recrudescence des accidents mortels sur les chantiers du secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP), le Réseau National des Entrepreneurs du Sénégal (RNES) tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué rendu public, son président, Mamadou Thiam, appelle les acteurs du secteur à renforcer les mesures de sécurité et à assurer une meilleure protection des ouvriers.

« Le non-respect des normes techniques et environnementales est l’une des causes principales des accidents du travail », déplore Mamadou Thiam. Le président du RNES insiste sur la responsabilité des chefs de chantiers et des entrepreneurs, les exhortant à faire preuve de vigilance et à mettre en place toutes les mesures nécessaires pour sécuriser les lieux de travail.

Le RNES recommande également aux entreprises du secteur de souscrire des assurances pour leurs ouvriers, rappelant que ces derniers exercent souvent dans des conditions précaires. « Un pays se construit à travers des infrastructures fiables et durables. Pour ce faire, il est essentiel de penser à la protection de ces artisans qui ont des familles derrière eux », souligne le communiqué.

Dans une démarche proactive, le RNES prévoit l’organisation de sessions de formation et de sensibilisation destinées aux professionnels du BTP. Ces activités visent à renforcer les capacités des acteurs en matière de sécurité au travail et de respect des normes techniques.

Enfin, le Réseau National des Entrepreneurs du Sénégal adresse ses condoléances aux familles des victimes et réaffirme son engagement à œuvrer pour des conditions de travail plus sûres, en conformité avec les réglementations en vigueur.

Massamba Dieng nommé Directeur Général du Budget : une nouvelle ère après le décès d’Abdou Diouf

Le Président de la République a procédé ce mercredi 13 mars à une nomination majeure au sein de l’appareil étatique. À l’issue du Conseil des ministres, Monsieur Massamba Dieng, magistrat conseiller en service à la Cour des comptes, a été nommé Directeur Général du Budget au Ministère des Finances et du Budget. Il succède à Monsieur Abdou Diouf, récemment décédé de manière soudaine, laissant derrière lui un poste stratégique et une empreinte marquée par le professionnalisme et la rigueur.

Le communiqué officiel indique clairement : « Monsieur Massamba Dieng, magistrat conseiller en service à la Cour des comptes, est nommé Directeur général du budget au ministère des Finances et du Budget. »

Cette décision intervient dans un contexte délicat pour les finances publiques, encore marqué par l’émotion suscitée par la disparition d’Abdou Diouf, dont la compétence et l’engagement avaient fait l’unanimité au sein de l’administration et au-delà.

La nomination de Massamba Dieng est perçue comme un choix stratégique, tant il est reconnu pour son expertise en gestion publique, sa maîtrise des mécanismes budgétaires et son expérience dans le contrôle et l’audit des finances publiques. Sa connaissance fine des rouages de l’État, acquise au sein de la Cour des comptes, devrait lui permettre de relever les défis liés à la gestion budgétaire dans un contexte économique national exigeant.

Avec cette nouvelle nomination, les autorités réaffirment leur volonté de consolider les finances publiques dans la transparence et la rigueur, tout en assurant la continuité des réformes engagées. Massamba Dieng aura la lourde tâche de maintenir le cap, tout en insufflant une nouvelle dynamique dans la conduite des politiques budgétaires de l’État.

Litige fiscal autour des projets pétroliers et gaziers : le fisc sénégalais réclame plus de 49 milliards FCFA à trois entreprises

Le bras de fer entre l’administration fiscale sénégalaise et trois entreprises gravitant autour des projets pétroliers et gaziers de Sangomar et GTA s’intensifie. Selon les révélations du journal Libération, l’État entend recouvrer la somme colossale de 49,061 milliards de FCFA, dans une bataille judiciaire désormais portée devant les tribunaux.

Woodside Sénégal : un différend fiscal de 41 milliards de FCFA

Au cœur de ce contentieux figure Woodside Sénégal, opérateur du champ pétrolier de Sangomar. À la suite d’un contrôle fiscal rigoureux, l’administration fiscale a adressé une réclamation de 41,467 milliards de FCFA à la filiale du géant australien.

Afin de suspendre le recouvrement forcé, Woodside a sollicité un sursis de paiement sur 40,061 milliards de FCFA, obtenu grâce à un acte de garantie autonome délivré par Citibank Sénégal, en date du 3 juillet 2024. Le bras de fer judiciaire est loin d’être terminé : l’entreprise devra présenter sa réplique le 20 mars 2025, après le renvoi de l’audience initialement prévue le 6 mars.

Air Consulting Sarl : une retenue à la source non appliquée qui coûte cher

Deuxième dossier dans le viseur du fisc : Air Consulting Sarl, une société prestataire dans le secteur du gaz, notamment sur le projet GTA. L’entreprise est accusée de ne pas avoir appliqué la retenue à la source sur les salaires de ses agents expatriés, entre septembre 2022 et juillet 2023.

L’addition est salée : 4,1 milliards de FCFA réclamés par l’administration fiscale. Là encore, le dossier a été renvoyé au 20 mars 2025, aucune avancée significative n’ayant été enregistrée lors de la première audience.

Eiffage Génie Civil Marine Sénégal : un litige en voie de conciliation ?

Enfin, Eiffage Génie Civil Marine Sénégal (EGCM Sénégal), également impliquée dans le projet GTA, fait face à une réclamation fiscale de 4,9 milliards de FCFA. À l’issue d’un contrôle comptable portant sur la période de juillet 2022 à juin 2023, plusieurs griefs ont été formulés par le fisc, dont certains ont été abandonnés, ramenant le montant final à cette somme.

Ziguinchor – Promouvoir la consolidation de la paix en Casamance : USOFORAL met sur la table 637 millions de francs CFA dans le cadre de son projet « Kassumay »

« Le coût global du projet Kassumay est de 637 millions de FCFA, dont un apport de USOFORAL assez considérable de plus de 10 millions de FCFA dans le cadre du projet, pour une durée de 2 ans et 6 mois, soit 30 mois, pour les communes de Djibidione et Oulampane, concernant 14 villages », a indiqué Oumou Aminata Dramé, chargée de projets au Comité Régional des Femmes pour la Paix en Casamance (USOFORAL), en marge de la réunion du comité régional de pilotage du plan spécial 2024-2025 pour le retour des déplacés en Casamance et la présentation du projet Kassumay, ce mercredi 12 mars 2025.

« Dans le cadre de ce projet, il est prévu la consolidation de la paix, l’accompagnement des populations au retour avec la construction de 50 maisons, 50 latrines, 7 points d’eau, notamment des mini-forages, mais aussi des installations sanitaires au niveau des structures communautaires comme les écoles et les postes de santé », a-t-elle ajouté.

Le responsable de projet à USOFORAL a expliqué : « Par rapport à ce que nous avons déjà entendu, des bénéficiaires d’abord, mais aussi des autorités qui ont pris part à cet atelier, c’est un sentiment de satisfaction pour nous. Mais aussi un sentiment de devoir redoubler d’efforts pour faire comprendre que nous sommes conscientes qu’il y a un besoin fort qui se fait sentir aujourd’hui dans les deux communes choisies pour le projet ».

L’adjoint au gouverneur de région en charge du développement, Alsény Bangoura, qui a piloté la rencontre, a tenu à expliquer les raisons de la tenue de la réunion : « Aujourd’hui, nous sommes réunis pour étudier ensemble avec le comité élargi le projet Kassumay, porté par l’organisation USOFORAL, une organisation de la société civile composée de femmes, de braves dames de la région de Ziguinchor, qui ont voulu participer à leur manière à la consolidation de la paix au niveau de la région de Ziguinchor et, de manière générale, en Casamance ».

Selon lui, « Cette réunion a également permis de revenir sur le ciblage des projets, non seulement de l’État, mais également sur le ciblage des interventions des partenaires au développement, notamment les associations communautaires de base et les ONG. Cette réunion permet donc de faire un ciblage cohérent afin que les interventions se fassent de manière ciblée, en fonction des besoins identifiés dans les zones les plus reculées de la région, notamment dans les villages concernés par le Plan Diomaye pour la Casamance, qui sont des villages de retour ».

Il précise tout de même : « Déjà, on peut dire qu’il y a des structures de l’État, notamment le ministère de la Microfinance et de l’Économie Sociale et Solidaire. Nous avons également le PUMA (Programme d’urgence pour la modernisation des axes et territoires frontaliers), ainsi que la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale. Tous ces programmes et structures de l’État ont pris en compte les besoins des populations de retour dans le cadre du Plan Diomaye. Mais à côté de ces structures étatiques, il y a également cette frange de la société civile, consciente de son rôle dans la consolidation de la paix. Cela n’enlève en rien le rôle des collectivités territoriales, qui doivent continuer de jouer leur rôle d’accompagnement, et surtout de prise en charge des domaines de compétences transférées », a-t-il conclu.

À travers son projet Kassumay, USOFORAL apporte sa contribution au Plan Diomaye pour la Casamance.

Alexis SAGNA

Nomination en suspens : le cas Samba Ndiaye, une énigme non résolue

Le dossier Samba Ndiaye semble désormais relégué au second plan, malgré les remous qu’il avait suscités au sein de l’opinion publique. Ancien opposant farouche au Pastef, connu pour ses critiques virulentes contre la formation politique aujourd’hui au pouvoir, l’homme avait fini par surprendre en ralliant le camp du changement, appelant au départ de l’ex-président Macky Sall.

C’est dans ce contexte que Samba Ndiaye avait été désigné président du conseil d’administration (PCA) de la Société nationale des habitations à loyer modéré (SN-HLM). Une nomination qui, jusque-là, n’a jamais été effective. Dans une sortie médiatique sur 7TV, il a confié ne toujours pas avoir pris fonction. « Depuis ma nomination, je n’ai pas fait de passation de service. Le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko ne m’ont pas contacté. J’ai pris l’initiative de me renseigner, mais on m’a signifié que mon décret n’était pas encore signé », a-t-il déclaré.

Cette situation soulève plusieurs interrogations. Pourquoi un décret annoncé comme acquis tarde-t-il à se matérialiser ? Y a-t-il des blocages administratifs ou des considérations politiques en jeu ?

D’autant plus que, dans une récente déclaration publique, le Premier ministre Ousmane Sonko avait assuré que le dossier était désormais « réglé » et qu’il n’y aurait « pas de décret » – une formule énigmatique qui laisse planer le doute sur le sort réel de cette nomination. S’agit-il d’un revirement, d’un changement de cap, ou simplement d’une décision officieuse de geler cette désignation ?

En attendant, Samba Ndiaye, qui semble toujours dans l’expectative, se retrouve dans une position ambiguë : désigné, mais sans pouvoir exercer. Un cas symptomatique des zones d’ombre qui entourent parfois les mécanismes de gouvernance, même dans un contexte de rupture politique annoncée.

Affaire des 125 milliards : Tahirou Sarr propose une nouvelle caution de 419 milliards pour recouvrer la liberté

L’homme d’affaires Tahirou Sarr revient à la charge dans le dossier explosif des 125 milliards de francs CFA, dans lequel il est actuellement sous mandat de dépôt. Après une première tentative infructueuse, il a formulé une nouvelle proposition de caution estimée cette fois-ci à 419 milliards de francs CFA, dans l’espoir d’obtenir une libération provisoire.

Selon les informations révélées ce jeudi 13 mars par L’Observateur, cette nouvelle offre a été soumise à l’Agent judiciaire de l’État. Elle intervient après le rejet d’une première proposition de 408 milliards, jugée insuffisante par le magistrat instructeur qui avait alors décidé de placer Tahirou Sarr en détention préventive.

Dans cette nouvelle proposition de garantie, l’homme d’affaires met en avant un ensemble d’actifs d’une valeur totale de 419 milliards FCFA. Il s’agit notamment d’un terrain situé à Mbane, estimé à 394 milliards de francs CFA, d’un chèque certifié d’un montant de 11 milliards et de deux immeubles évalués ensemble à 14 milliards. Soit une surenchère de 11 milliards par rapport à son offre précédente.

L’Observateur revient également sur l’historique du terrain de Mbane, pièce maîtresse de cette offre de caution. Ce bien foncier appartenait autrefois à un ancien ministre du régime socialiste, avant d’être hypothéqué pour garantir un emprunt bancaire. Suite à un défaut de remboursement, la banque s’en est saisie puis l’a vendu aux enchères. C’est par cette voie judiciaire que Tahirou Sarr en est devenu le propriétaire.

Afin de consolider son dossier, ses avocats ont joint plusieurs rapports d’expertise attestant de la valeur marchande des biens mis en garantie. Mais un obstacle majeur pourrait compromettre cette tentative : une partie de ces actifs, notamment le terrain de Mbane, fait déjà l’objet d’une saisie conservatoire par l’État. Un élément juridique qui pourrait peser lourd dans l’appréciation du magistrat instructeur.

Foncier : l’État annule plusieurs attributions irrégulières et lotissements illégaux

Lors du Conseil des ministres tenu ce mardi 12 mars 2024, le gouvernement a annoncé une série de mesures correctives majeures pour mettre fin aux abus dans la gestion du foncier, notamment dans le domaine public maritime et plusieurs zones de lotissement à travers le pays.

Selon le communiqué officiel, le Premier ministre a mis en place, sur instruction du chef de l’État, un comité chargé d’examiner les irrégularités foncières recensées. « Des analyses approfondies ont été menées et des mesures correctives ont été prises », souligne le document.

Parmi les décisions phares figure l’annulation des lotissements illégaux de EOGN et EOGN-Extension, implantés sur une zone militaire, ce qui constitue une violation grave des normes de sécurité et d’aménagement du territoire. Le plan directeur d’urbanisme de la nouvelle ville de Thiès a également été annulé, en raison d’irrégularités relevées dans son élaboration.

Le gouvernement a aussi procédé à l’annulation de plusieurs attributions irrégulières, notamment :

• des parcelles situées au hangar des pèlerins,

• les logements d’astreinte de l’ASECNA,

• le site en face de l’ANACIM,

• ainsi qu’une dizaine de parcelles sur titre privé, attribuées en dehors des procédures légales.

Ces décisions s’inscrivent dans une volonté affichée des autorités de remettre de l’ordre dans le secteur foncier, souvent gangrené par des pratiques opaques et des intérêts particuliers. Elles traduisent également l’engagement de l’État à préserver les zones stratégiques et les biens publics contre toute forme de spoliation.

Thierno Alassane Sall fustige l’approche de PASTEF sur l’amnistie : « Une justice à deux vitesses »

Le député Thierno Alassane Sall monte au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme une dérive dangereuse dans la gestion de la loi d’amnistie. En réaction à la posture du parti PASTEF, qu’il accuse de promouvoir une amnistie sélective, le leader du mouvement République des Valeurs alerte sur les risques d’une justice biaisée au profit d’intérêts politiques.

Selon lui, une amnistie partielle, ciblant uniquement certains acteurs jugés « politiquement légitimes », revient à instaurer une justice à deux vitesses, inéquitable et source de frustration. « Une amnistie sélective est pire qu’une amnistie totale, car elle établit une distinction entre bons criminels et délinquants (ceux ayant une motivation politique) et mauvais criminels et délinquants (les autres) », a-t-il martelé.

Pour Thierno Alassane Sall, l’idée d’une abrogation partielle ou d’une réécriture de la loi d’amnistie ne change rien à l’essentiel : il s’agirait toujours d’une approche politique biaisée. « Abroger partiellement, rapporter, interpréter, réécrire… La terminologie change, mais la volonté reste la même : PASTEF prône une justice à deux vitesses », dénonce-t-il.

Face à cette situation, le député plaide pour une abrogation pure et simple de la loi d’amnistie, qu’il qualifie de revendication populaire et de condition incontournable pour garantir la stabilité nationale. À ses yeux, seule une justice équitable et non instrumentalisée permettra de restaurer la confiance des citoyens dans les institutions.

Lutte contre le trafic international de drogues : Plus de 2,6 tonnes de cocaïne incinérées par les Douanes sénégalaises

Dans le cadre de la lutte contre le trafic international de drogues, l’Administration des Douanes sénégalaises a procédé, ce mercredi 12 mars 2025, à une importante opération d’incinération de stupéfiants. L’événement s’est déroulé dans les fours de la cimenterie SOCOCIM, en présence du Gouverneur de la région de Dakar, du Préfet du département de Rufisque, du Directeur des Opérations douanières (DOD), Ousmane Kane, ainsi que des représentants des Forces de Défense et de Sécurité.

Au total, 2605,16 kilogrammes de cocaïne ont été détruits, soit une contrevaleur estimée à plus de 208 milliards de francs CFA. Cette quantité record résulte de plusieurs saisies opérées au cours de l’année 2024 par les unités douanières déployées sur l’ensemble du territoire national.

Le Directeur des Opérations douanières, Ousmane Kane, a salué les efforts conjugués des agents douaniers, tout en mettant en avant le rôle déterminant joué par les autorités étatiques, les moyens logistiques renforcés, ainsi que la coopération avec les autres Forces de Défense et de Sécurité et les partenaires internationaux, notamment l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC). « L’Administration des Douanes reste pleinement engagée dans la lutte contre le trafic de drogues », a-t-il déclaré, appelant également les populations à renforcer leur collaboration avec les services douaniers pour une action encore plus efficace.

L’opération a également été marquée par l’intervention de Madame Digou Yala Mathilde Sadio, Adjoint au Gouverneur de la région de Dakar, chargée du Développement. Elle a souligné la portée hautement symbolique de cette incinération, reflet de l’engagement constant de l’État à éradiquer ce fléau. « Cet acte démontre la volonté ferme des autorités à combattre sans relâche le trafic de drogues », a-t-elle affirmé, saluant la synergie entre les différentes structures de l’État.

Les Directeurs régionaux des Douanes de Dakar-Port et Dakar-Ouest, ainsi que le Chef de la Subdivision de Tambacounda – dont les unités sont à l’origine de plus de la moitié des saisies – ont également pris part à cette opération exemplaire.

Proposition de loi interprétative sur l’amnistie : Me El Hadji Omar Youm fustige une “justice des vainqueurs”

La récente proposition de loi portant interprétation de la loi d’amnistie du 13 mars 2024 continue de faire couler beaucoup d’encre. Dans une sortie virulente sur Facebook, Me El Hadji Omar Youm, figure politique de premier plan, n’a pas mâché ses mots pour dénoncer ce qu’il qualifie de “manœuvre cynique et honteuse”, visant à blanchir les responsables de violences politiques.

On nous avait promis l’abrogation de la loi d’amnistie…

En lieu et place on nous sert une indigeste loi interprétative. Cette proposition de loi interprétant la loi d’amnistie du 13 mars 2024 n’est ni plus ni moins que l’aveu des crimes et délits commis par certains membres de PASTEF durant les périodes incriminées. C’est l’aveu de la bêtise et du cynisme politique. Le plan insurrectionnel est ouvertement assumé à travers ce projet qui démontre, s’il en était encore besoin, que c’est le PASTEF qui était demandeur intéressé à l’amnistie.

Le plus hilarant dans cette proposition est qu’elle cherche, exclusivement, à protéger des délinquants, les acteurs de violences, d’injures, de propos haineux, outrageants, de meurtres , pourfendeurs de la République .

Ceux-là sont définitivement, « anoblis » par leurs commanditaires et complices alors que les hommes et les femmes qui ont cherché, vaillamment, à défendre la République, à la sauvegarder sont isolés, indexés et exposés…

C’est la vraie justice des vainqueurs; sélective, hideuse et amorale comme l’est « la prime à la casse » dénommée grossièrement indemnisation.
Quelle honte! Quelle souillure! Quel triste anniversaire!

Sénégal : Les Douanes s’apprêtent à incinérer une importante quantité de cocaïne saisie en 2024

Les autorités douanières du Sénégal procéderont ce mercredi à la destruction d’une importante quantité de cocaïne, saisie au cours de diverses opérations menées tout au long de l’année 2024. L’opération, qui se déroulera dans les installations de Sococim Industries à Rufisque, sera réalisée dans un four à haute température afin de garantir la destruction totale des substances illicites.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre le trafic de stupéfiants. Elle vise non seulement à éliminer de manière sécurisée les drogues saisies, mais également à adresser un message clair et ferme aux réseaux criminels : les autorités sénégalaises sont pleinement engagées à éradiquer le commerce illégal de stupéfiants sur l’ensemble du territoire.

La cérémonie d’incinération sera placée sous la supervision de plusieurs autorités de premier plan, notamment le gouverneur de la région de Dakar, le directeur des opérations douanières, ainsi que divers représentants des services de sécurité et de régulation. Un protocole strict sera observé tout au long de l’opération, avec une attention particulière portée à la réduction de l’impact environnemental de la destruction.

Selon un communiqué officiel relayé par Sud Quotidien, cette démarche s’inscrit dans une volonté plus large de renforcer la sécurité publique et de préserver la santé des populations. Le Sénégal, qui fait face à des défis liés à son positionnement stratégique dans les routes du trafic international, multiplie les efforts à travers des saisies régulières, le développement de capacités opérationnelles renforcées et une coopération étroite avec les partenaires internationaux.

Cette incinération marque ainsi une nouvelle étape symbolique dans la lutte contre les drogues illicites, réaffirmant la détermination des forces de sécurité à assainir le territoire national. En plus de l’aspect opérationnel, cette action revêt une dimension pédagogique et dissuasive, témoignant de la volonté des autorités de faire front contre les réseaux criminels.

Augustin Senghor écarté du Conseil de la FIFA et démissionne de la CAF : quel avenir à la tête de la FSF ?

Ce mercredi, la Confédération africaine de football (CAF) a procédé à l’élection de ses membres du Comité exécutif et de ses représentants au Conseil de la FIFA. Un scrutin décisif, mais au goût amer pour Augustin Senghor, président de la Fédération sénégalaise de football (FSF). Le dirigeant sénégalais a essuyé un revers cinglant en ne récoltant que 13 voix, très loin derrière le Marocain Fouzi Lekjaa, plébiscité avec 49 voix.

Ce résultat marque un net désaveu pour Senghor, qui espérait intégrer l’instance mondiale du football. Dans la foulée de cette défaite, il a annoncé sa démission immédiate de son poste de premier vice-président de la CAF, qu’il occupait depuis mars 2021. Un départ aussi brusque que symbolique, qui met fin à plusieurs années d’implication active au sein des instances dirigeantes du football africain.

La décision d’Augustin Senghor surprend autant par sa rapidité que par sa portée. Figure influente du football continental, l’ancien maire de Gorée avait gravi les échelons de la CAF avec constance, jusqu’à devenir un des piliers de l’organisation. Mais cette défaite électorale semble avoir accéléré un désengagement plus profond.

Reste désormais une question centrale : Augustin Senghor sera-t-il candidat à sa propre succession à la présidence de la FSF ? Pour l’heure, l’intéressé garde le silence, entretenant le flou sur ses intentions. Après quatre mandats à la tête de la Fédération sénégalaise, son avenir à la barre du football national semble plus incertain que jamais.

Dans les coulisses, certains évoquent une lassitude, d’autres un possible repositionnement stratégique. Mais une chose est sûre : cette défaite au niveau continental pourrait rebattre les cartes à l’échelle nationale. Alors que la FSF devrait bientôt ouvrir la voie à de nouvelles échéances électorales, la question de la succession d’Augustin Senghor s’invite désormais au cœur des débats.

Si Augustin Senghor venait à ne pas briguer un nouveau mandat, ce serait un tournant majeur pour le football sénégalais. L’homme a marqué de son empreinte les dernières décennies, avec à la clé, des succès notables comme le premier sacre continental des Lions en 2022. Mais son retrait éventuel ouvrirait une nouvelle ère, où plusieurs figures pourraient se positionner pour prendre le relais.

Affaire Tabaski Ngom : Vers la levée de l’immunité parlementaire de Moustapha Diop

Sous instruction du ministre de la Justice, Ousmane Diagne, l’Assemblée nationale a entamé la procédure de levée de l’immunité parlementaire du député Moustapha Diop, ancien ministre et maire de Louga. L’élu de la 15e législature, porté par la coalition Takku Wallu Sénégal dirigée par l’ex-président Macky Sall, est cité dans l’affaire dite « Tabaski Ngom ».

Cette affaire, qui secoue l’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels (Aprosi), a déjà conduit à l’arrestation en janvier 2025 d’une inspectrice du Trésor. Celle-ci, ancienne agent-comptable de l’Aprosi, est poursuivie pour un présumé détournement de deniers publics et placée sous mandat de dépôt. Le magistrat instructeur du Pool judiciaire financier (PJF) souhaite désormais entendre Moustapha Diop dans le cadre de cette procédure.

Du côté de l’ancien ministre, l’heure semble à l’apaisement. « Moustapha Diop est prêt. Il est calme et très serein. Il est même détendu », confie un proche à Les Échos, avant d’ajouter : « Il est soulagé. Depuis le temps qu’on l’envoie à la guillotine, comme si des adversaires voulaient l’exterminer, il aura enfin l’occasion de s’expliquer et de montrer qu’il est blanc comme neige. »

Selon ses proches, Moustapha Diop aurait même exprimé son souhait d’être auditionné, avec ou sans la levée de son immunité parlementaire. Mais son avocat s’y serait opposé, estimant qu’il fallait respecter les procédures légales en vigueur.

Interrogé par Les Échos, le même interlocuteur balaie toute implication de l’ancien ministre dans les faits reprochés à l’inspectrice du Trésor. « Tout cela n’est que du vent. Jusqu’à l’extinction du soleil, personne ne pourra prouver un quelconque lien financier entre cette dame et Moustapha Diop. Il n’y a ni reconnaissance de dette ni échange d’argent entre eux », affirme-t-il.

Syrie : Washington soutient un accord historique entre Damas et les FDS pour l’unité nationale

Les États-Unis ont exprimé, mardi, leur soutien à un accord politique majeur signé entre le président syrien Ahmed al-Charaa et Ferhad Abdi Sahin, leader du groupe PKK/YPG/FDS. Cet accord, présenté comme une étape cruciale pour la stabilité en Syrie, vise à intégrer l’ensemble des institutions civiles et militaires de l’administration autonome kurde du nord-est du pays dans les structures étatiques syriennes.

Dans un communiqué officiel, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a salué cette avancée. « Les États-Unis réaffirment leur soutien à une transition politique qui montre une gouvernance crédible et non sectaire comme le meilleur moyen d’éviter davantage de conflits », a-t-il déclaré. Il a également souligné les préoccupations persistantes concernant les violences ciblant certaines minorités, assurant que Washington continuerait de suivre attentivement la situation sur le terrain.

L’accord, confirmé lundi par la présidence syrienne, marque une volonté affirmée du pouvoir central de renforcer l’unité nationale et de prévenir toute fragmentation territoriale. Il prévoit notamment l’intégration des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, au sein des forces armées et des institutions de la République arabe syrienne.

Selon les autorités syriennes, cette fusion des structures est perçue comme une démarche de réconciliation et de consolidation de l’État, après plus d’une décennie de conflit ayant profondément divisé le pays.

Assemblée nationale : vers une abrogation partielle de la loi d’amnistie – Un débat relancé autour des motivations politiques

Les députés feront leur retour à l’Assemblée nationale le 2 avril prochain pour examiner une proposition de loi d’abrogation partielle de la loi d’amnistie, initiée par Amadou Ba, député de la majorité. Ce texte, qui suscite déjà des remous dans l’hémicycle et dans l’opinion publique, a reçu un avis favorable du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, sans aucune observation, selon des informations rapportées par Vox Pop.

La commission technique en charge de l’examen préliminaire de la proposition de loi se réunira dès le 21 mars, a annoncé le président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye, marquant ainsi une volonté d’accélérer le processus parlementaire.

Le député Amadou Ba, porteur du texte, a tenu à préciser les motivations qui sous-tendent sa démarche. Selon lui, l’intention du législateur originel a été parfois mal interprétée. Il affirme que la loi d’amnistie n’avait pas pour but de laisser impunies des infractions de droit commun n’ayant aucun lien avec des faits à caractère politique. Il a également tenu à rappeler que la loi ne visait pas à exclure la reconnaissance des droits des victimes, une précision importante dans le contexte des critiques exprimées depuis l’adoption de cette amnistie.

Cependant, cette initiative n’est pas sans provoquer de vives réactions. Le député Thierno Alassane Sall a dénoncé une démarche partisane, affirmant que « Pastef veut protéger ses militants et livrer les autres ». Cette déclaration laisse entrevoir un débat tendu à venir, où les lignes de fracture politique risquent de se renforcer.

Cette abrogation partielle de la loi d’amnistie relance donc la réflexion sur la portée et les limites de la justice transitionnelle au Sénégal. Elle pose surtout la question du traitement équitable des faits amnistiés et des responsabilités individuelles, dans un contexte où la volonté de rupture affichée par le nouveau pouvoir est scrutée de près.

Dakar 2026 : L’État mobilise un milliard de francs CFA pour la préparation des athlètes sénégalais

En perspective des Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, la ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, Khady Diène Gaye, a rencontré ce mardi les directeurs techniques nationaux des différentes fédérations sportives. Cette rencontre, placée sous le signe de la planification stratégique, marque une étape importante dans la préparation des athlètes sénégalais.

À cette occasion, la ministre a annoncé la mobilisation d’un budget d’un milliard de francs CFA par l’État du Sénégal. Cette enveloppe vise à accompagner la montée en puissance des jeunes talents sénégalais en vue de cet événement historique, le premier du genre organisé sur le continent africain.

« Un budget d’un milliard a été mobilisé pour la préparation des athlètes en vue des JOJ 2026. Il est aussi prévu des bourses d’élite pour certains athlètes », a souligné Khady Diène Gaye, insistant sur l’importance d’un encadrement rigoureux et d’une stratégie de performance.

Cette démarche entre dans le cadre d’un plan de préparation structuré, qui prévoit notamment la mise en place de stages de haut niveau, des compétitions de préparation et un suivi personnalisé pour les athlètes les plus prometteurs. La ministre a également insisté sur la collaboration étroite entre les fédérations, les entraîneurs et les institutions sportives pour garantir une participation sénégalaise compétitive à ces jeux.

Interdiction de sortie du territoire pour Mansour Faye : les membres de l’APR dénoncent un abus de pouvoir inacceptable

L’Alliance pour la République (APR) a tenu, ce mardi, une conférence de presse au siège du parti pour dénoncer l’interdiction de sortie du territoire imposée à l’ancien ministre Mansour Faye. Plusieurs responsables et militants étaient présents, notamment l’ancien président de l’Assemblée nationale Amadou Mame Diop, Diegui Diop, Mamadou Kassé (ancien directeur général de la Sicap), Mamadou Massaly, entre autres.

L’honorable Samba Ndong, militant de l’APR et porte-parole du jour, a relaté les faits : l’ancien ministre se rendait à l’Aéroport international Blaise Diagne pour embarquer sur un vol à destination de Djeddah, via Paris, dans le cadre de l’accomplissement de la Oumra (petit pèlerinage à La Mecque). Il prévoyait également de rendre visite à sa mère. Mais un agent de la Police de l’air lui a signifié une interdiction de voyage, sur ordre d’une “autorité supérieure”.

Selon Samba Ndong, cette mesure constitue une violation flagrante des droits de Mansour Faye en tant que citoyen libre, droits garantis par la Constitution sénégalaise. Il a affirmé que cette affaire n’est pas un cas isolé, mais s’inscrit dans une série de dérives autoritaires. Plusieurs personnalités, dont d’anciens ministres et des hommes d’affaires supposés proches de l’ancien pouvoir, auraient déjà subi des restrictions similaires. Or, à ce jour, Mansour Faye ne fait l’objet d’aucune enquête, accusation ni procédure judiciaire. En droit, rien ne justifie une telle interdiction.

C’est pourquoi l’Alliance pour la République dénonce solennellement et avec la plus grande fermeté ce qu’elle qualifie de coup de force perpétré par un pouvoir aux abois, qui afficherait, selon elle, son incompétence sans honte.

« Vous vivez, avec nous, la situation actuelle du Sénégal. Notre pays traverse l’un des moments les plus sombres de son histoire. Une clique s’est emparée du pouvoir et entend gouverner par la terreur, en bâillonnant les libertés démocratiques et en réprimant toutes les revendications et mobilisations sociales. Sans aucun doute, c’est sur des bases exclusivement politiques, voire politiciennes, que le pouvoir s’attaque à notre camarade Mansour Faye, comme il l’a déjà fait avec Farba Ngom et Tahirou Sarr, injustement emprisonnés, à qui nous renouvelons notre soutien total », a déclaré l’honorable Samba Ndong.

Pour l’APR, cette attaque contre Mansour Faye est clairement motivée par des considérations politiques. Elle dénonce une tentative d’intimidation orchestrée par un pouvoir qui ne tolère pas la contradiction. Le Premier ministre, qui concentre selon eux tous les pouvoirs, se sentirait offensé par les prises de position de Mansour Faye, lequel n’hésite pas à alerter sur les dangers qui guettent le pays.

« Après avoir agressé hier de hauts responsables de notre parti, le pouvoir s’en prend aujourd’hui au camarade Mansour Faye. À travers lui, c’est le président Macky Sall et l’ensemble de notre parti, l’Alliance pour la République, qui sont visés. Le Premier ministre, qui confisque tous les pouvoirs au Sénégal, semble mal supporter les prises de parole du camarade Mansour Faye, qui s’efforce de montrer aux Sénégalais qu’avec ce régime, notre pays court un très grave danger. Ce faisant, il règle ses comptes en usant de la force contre le droit. »

Pour toutes ces raisons, l’Alliance pour la République lance une alerte solennelle à toutes les organisations de la société civile engagées pour le respect des droits de l’homme, aux partis politiques ainsi qu’à l’opinion publique nationale et internationale, sur ce qu’elle qualifie de dérive fasciste du pouvoir en place au Sénégal.

Cyberattaque à Dakar : le groupe « Mauritania Hackers » divulgue des données sensibles d’un célèbre hôtel

Une nouvelle cyberattaque met en lumière les vulnérabilités croissantes du système de sécurité des entreprises au Sénégal. Le groupe de hackers connu sous le nom de « Mauritania Hackers » a revendiqué la diffusion de données confidentielles appartenant à un célèbre établissement hôtelier de Dakar, révélant des informations fiscales et financières particulièrement sensibles.

Selon les premiers éléments disponibles, les documents piratés contiennent des détails sur les obligations fiscales de l’hôtel auprès de la Direction Générale des Impôts et des Domaines (DGID). Parmi les données exposées figurent notamment des déclarations de Contribution Économique Locale (CEL) sur la valeur ajoutée, ainsi que des échanges administratifs avec le Centre des Moyennes Entreprises (CME) de Dakar.

Les pirates ont également mis en ligne des correspondances adressées au chef du bureau de recouvrement, dans lesquelles l’établissement hôtelier sollicite un moratoire pour échelonner une dette fiscale importante. Des documents qui révèlent les difficultés financières rencontrées par l’hôtel, accentuées par des travaux de rénovation, un contexte économique tendu et des pressions bancaires persistantes.

Cet établissement, autrefois salué pour son rôle crucial durant la pandémie de COVID-19 — en accueillant des cas suspects lorsque les hôpitaux étaient saturés — traverse visiblement une phase délicate, tant sur le plan opérationnel que financier.

Cette attaque intervient dans un contexte régional marqué par la recrudescence des cyberattaques visant des structures publiques comme privées. Le groupe Mauritania Hackers, déjà impliqué dans plusieurs incidents similaires en Afrique de l’Ouest, semble avoir exploité des failles de sécurité informatique pour accéder à ces informations confidentielles.

Si l’ampleur réelle de la fuite reste à déterminer, cet épisode remet en question la capacité des entreprises sénégalaises à sécuriser leurs données sensibles, à l’heure où les menaces cybernétiques deviennent de plus en plus sophistiquées.

Ce nouveau piratage met en évidence la nécessité urgente pour les structures privées de renforcer leurs systèmes de protection des données, notamment à travers des audits de sécurité réguliers, une meilleure formation du personnel et l’adoption de protocoles robustes de cybersécurité.

Crise économique et tensions sociales : Gueum Sa Bopp tire à boulets rouges sur le régime Diomaye-Sonko

Depuis l’installation du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko, les critiques de l’opposition ne cessent de s’intensifier. Ce lundi 11 mars 2025, c’est la coalition Gueum Sa Bopp Les Jambaars qui est montée au créneau pour dénoncer ce qu’elle qualifie de « dérive inquiétante » du nouveau régime. Dans une déclaration virulente, les cadres du mouvement ont dressé un tableau sombre de la situation économique et sociale du pays.

Au cœur de la charge portée par Gueum Sa Bopp, l’économie nationale, que le mouvement considère comme en « chute libre ». Moussa Niang, membre influent de la cellule des cadres de la coalition, a pointé du doigt une série de « dysfonctionnements graves » dans la gouvernance actuelle.

« À l’heure où le pouvoir d’achat se dégrade, où les licenciements s’enchaînent dans les directions et agences publiques, il serait urgent que le pouvoir en place se penche sur une économie qui agonise, en grande partie à cause des déclarations inappropriées du chef du gouvernement », a-t-il fustigé.

Le cadre politique n’a pas manqué de souligner l’impact de cette situation sur les ménages, notamment en cette période de ramadan, marquée par une flambée des prix des denrées de première nécessité.

La coalition accuse le régime Diomaye-Sonko d’avoir failli à sa mission, en dépit des espoirs nourris par une grande partie de la population lors de leur arrivée au pouvoir. Selon Gueum Sa Bopp, les décisions gouvernementales manquent de clarté et d’efficacité face à la crise sociale.

« Le Premier ministre se comporte comme un despote masqué », a lancé Moussa Niang, dénonçant l’absence de solutions concrètes aux revendications qui émanent de plusieurs secteurs clés : enseignement, santé, travailleurs du port autonome de Dakar, de l’AIBD, de la Lonase, du CDC, sans oublier les paysans victimes d’une mauvaise campagne agricole et les jeunes confrontés à un chômage persistant.

Gueum Sa Bopp ne s’est pas limité aux aspects économiques et sociaux. La coalition a aussi critiqué la gestion politique du régime, allant jusqu’à déclarer que « la prouesse de Pastef est d’avoir réussi à compter plus de prisonniers politiques que de réalisations en un an de pouvoir ».

Une accusation lourde, qui s’inscrit dans une dénonciation plus large d’un climat jugé liberticide. « La dictature ne passera pas », ont martelé les responsables du mouvement, visiblement déterminés à maintenir la pression sur le gouvernement.

Aïssatou Ndiaye de APR dénonce un « acharnement judiciaire » contre ses membres et appelle à la mobilisation

Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi après-midi, les responsables politiques de l’Alliance pour la République (APR) ont vivement réagi face aux poursuites judiciaires visant certains cadres de leur formation politique. Aïssatou Ndiaye, plus connue sous le nom d’Aïssatou Ndiafatte, a pris la parole pour dénoncer ce qu’elle considère comme une campagne de harcèlement orchestrée par le nouveau régime contre les dignitaires de l’ancien gouvernement.

« Nous devons mettre un terme aux combats de salon. Après Farba Ngom, ils sont prêts à s’en prendre à notre camarade Mansour Faye. Nous n’allons pas céder face à cette intimidation », a-t-elle martelé devant les journalistes.

Selon elle, ces actions judiciaires n’ont rien d’anodin et s’inscrivent dans une volonté manifeste d’écarter politiquement les figures influentes de l’APR. Elle a par ailleurs appelé les militants et sympathisants à se mobiliser en soutien aux responsables visés.

Ce point de presse intervient dans un contexte politique tendu, marqué par une série de convocations et de procédures judiciaires impliquant plusieurs anciens ministres et proches de l’ex-président. Pour l’APR, cette situation traduit une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

Ramadan au Sénégal : 10e jour de jeûne observé ce mardi 11 mars

Ce mardi 11 mars 2025 marque le 10e jour du mois sacré du Ramadan pour la majorité des musulmans du Sénégal. En ce mois béni, les fidèles poursuivent leur jeûne avec ferveur et dévotion, rythmés par les moments sacrés du Kheudeu (dernier repas avant l’aube) et de l’Iftar (rupture du jeûne).

Pour cette journée, l’heure de la rupture du jeûne est fixée à 19h20, après une longue journée d’abstinence débutée à l’aube. Les musulmans ont ainsi observé le jeûne depuis le lever de l’aurore, après avoir pris leur Kheudeu avant 06h04, suivi de la prière de Fajr à 6h19, qui marque officiellement le début du jeûne quotidien.

Comme chaque année, les horaires de ces deux moments importants varient progressivement tout au long du mois, en fonction des changements de la durée du jour et du cycle solaire. Les fidèles s’y adaptent au fil des jours, entre prières, méditation, partage et solidarité.

Le mois de Ramadan, au-delà de son caractère spirituel, reste aussi un moment de cohésion sociale, de recueillement et de soutien aux plus démunis. À travers le pays, de nombreuses initiatives communautaires se mettent en place pour offrir des repas de Kheudeu et d’Iftar, notamment dans les mosquées, les quartiers ou via des associations caritatives.

Alors que le mois sacré se poursuit, les fidèles redoublent d’efforts dans leurs pratiques religieuses, espérant obtenir les bienfaits et la miséricorde divine durant cette période spirituellement intense.

Mimi Touré tacle Mansour Faye : « Le procureur poursuivrait qui si les auteurs de carnages financiers prenaient la fuite ? »

L’ancienne ministre de la Justice, Aminata Touré, n’a pas manqué l’occasion de commenter l’actualité brûlante autour de Mansour Faye. Ce dernier, ex-ministre des Transports et proche de l’ancien président Macky Sall, a été interdit de sortie du territoire national ce lundi à l’aéroport Blaise Diagne de Diass, sur instruction des autorités judiciaires.

C’est dans ce contexte que la présidente du Mouvement pour l’Intégrité, le Mérite et l’Indépendance (MIMI) a réagi avec fermeté, soulignant la nécessité de faire toute la lumière sur les scandales financiers supposés qui ont marqué les dernières années de gouvernance.

« L’article 33 du Code de procédure pénale stipule clairement que si une enquête est ouverte, le procureur procède ou fait procéder à tous les actes utiles à la recherche et à la poursuite des infractions à la loi pénale », a rappelé Aminata Touré dans une déclaration publique.

Dans un ton incisif, l’ex-cheffe du gouvernement a poursuivi : « Si les auteurs de carnages financiers sur nos deniers publics prennent la fuite (Yolékou), le procureur poursuivrait qui alors ? » Une pique à peine voilée à l’endroit de Mansour Faye, dont le nom revient de plus en plus dans les soupçons de malversations.

Affaire Mansour Faye : Seydi Gassama critique une interdiction de sortie du territoire sans notification préalable

L’interdiction de sortie du territoire imposée à l’ancien ministre Mansour Faye continue de susciter des réactions. Alors qu’il s’apprêtait à voyager à l’étranger, Mansour Faye a été bloqué à l’aéroport, une décision qu’il qualifie d’injustifiée, affirmant n’être visé par aucune procédure judiciaire.

Cette mesure, jugée arbitraire par certains observateurs, a été fermement critiquée par Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal. Dans une déclaration, il a dénoncé le manque de transparence et l’absence de notification préalable de la décision.

« Le ministère de l’Intérieur doit informer, par tout moyen, les personnes concernées par une mesure d’interdiction de sortie du territoire et leur notifier la décision afin qu’elles puissent exercer des recours. Le Jub Jubal Jubanti, c’est aussi rompre avec les pratiques du passé », a-t-il souligné.

Cette sortie de Seydi Gassama interpelle sur les procédures administratives mises en œuvre par les autorités, dans un contexte où le nouveau pouvoir prône la rupture et une gouvernance fondée sur l’état de droit. Pour plusieurs voix de la société civile, cette affaire illustre la nécessité d’instaurer des mécanismes transparents et respectueux des droits fondamentaux, notamment celui de circuler librement.

Convention Sénégal-Maroc sur le transfèrement des détenus : Aïssata Tall Sall démonte les spéculations sur Macky Sall

L’Assemblée nationale du Sénégal a entamé l’examen en plénière du projet de loi ratifiant la Convention d’assistance aux détenus et de transfèrement des condamnés entre le Sénégal et le Maroc. Mais au-delà du contenu juridique du texte, une controverse alimente les débats : celle de l’éventuelle extradition de l’ancien président Macky Sall, actuellement installé au Maroc.

Face à cette polémique, Aïssata Tall Sall, ancienne garde des Sceaux et députée, a tenu à recadrer les discussions avec fermeté et ironie. « Arrêtez les rumeurs ! Macky Sall restera au Maroc tant que ce sera sa volonté, et il reviendra au Sénégal quand il le voudra », a-t-elle martelé devant l’hémicycle.

Dans une charge piquante contre ceux qui lient le texte à la situation de l’ex-chef de l’État, l’ancienne ministre de la Justice a dénoncé des interprétations juridiques hasardeuses : « Pourquoi subitement, il se retrouve au centre de cette discussion ? Parce qu’au Sénégal, des soi-disant juristes, aussi compétents que le médecin du Malade imaginaire, parlent sans rien connaître au droit », a-t-elle ironisé, déclenchant des réactions dans l’assemblée.

Elle a également rappelé qu’un communiqué officiel de la présidente de la Commission avait déjà précisé que Macky Sall n’était en rien concerné par cette convention. « La rumeur a enflé ici, et au Maroc, ils ont peint Macky sur leurs murs pour lui souhaiter la bienvenue. Ça suffit ! », a-t-elle ajouté, visiblement agacée par les spéculations persistantes.

Défendant son vote en faveur de la ratification, Aïssata Tall Sall a recentré le débat sur la portée humanitaire de l’accord. « Être en prison loin de chez soi, c’est une double peine », a-t-elle plaidé, évoquant le sort des nombreux Sénégalais détenus dans les établissements pénitentiaires marocains.

Répondant également aux critiques sur le retard de cette ratification, bien que la convention ait été signée en 2004, la députée a souligné que les considérations diplomatiques évoluent avec le temps : « Pourquoi maintenant et pas avant ? Les relations internationales et la diplomatie dictent le tempo. À l’époque, était-ce notre intérêt ? »

Forte de son expérience, elle a témoigné de la situation des détenus sénégalais lors de ses visites dans les prisons marocaines. « Je sais combien de nos compatriotes y étaient. Aujourd’hui, les priorités ont changé », a-t-elle conclu.

Le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit le président de la BOAD : Un partenariat renforcé pour l’agenda Sénégal 2050

Ce mardi, le Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, a accordé une audience au Président de la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD), Monsieur Serge Ekué, au Palais de la République.

Au cours de cette rencontre, Monsieur Ekué est venu réaffirmer la volonté de la BOAD d’accompagner le Sénégal dans la mise en œuvre de son ambitieux programme de développement : l’agenda Sénégal 2050. Cette feuille de route stratégique vise à bâtir un Sénégal prospère, inclusif et résilient à l’horizon 2050.

La BOAD, fidèle à sa mission d’appui au développement économique et social des États membres de l’UEMOA, entend renforcer son partenariat avec le Sénégal à travers des investissements ciblés dans des secteurs clés. Il s’agit notamment de l’agriculture, des infrastructures, de l’énergie, des logements sociaux et de l’emploi des jeunes.

Le chef de l’État a salué cette démarche et exprimé sa volonté de bâtir une coopération dynamique et orientée vers des résultats concrets pour améliorer les conditions de vie des populations.

Sénégal : L’Assemblée nationale désigne ses représentants au Parlement de la CEDEAO

L’Assemblée nationale sénégalaise a procédé, ce mardi 11 mars 2025, à la désignation de ses représentants au Parlement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Cette étape importante marque un nouveau tournant dans l’engagement du Sénégal au sein de l’instance parlementaire régionale, chargée de renforcer l’intégration et la coopération entre les pays membres.

Une équipe composée de titulaires et de suppléants a été élue pour porter la voix du Sénégal et défendre les intérêts du pays dans les débats communautaires. Parmi les membres titulaires, figurent des personnalités bien connues de la scène politique et sociale : Guy Marius Sagna, Fatou Ba, Fatma Gueye, Amdiatou Diaby, Ismaïla Abdou Wane et Mamadou Mory Diaw.

Ces représentants seront appuyés par des suppléants, prêts à assurer la relève en cas de besoin : Saliou Dione, Ndeye Awa Dieng, Anta Dia, Daouda Ndiaye, Awa Sonko et Barane Fofana.

Cette composition reflète une volonté d’équilibre entre expérience politique, représentation territoriale et diversité socioprofessionnelle. Elle vise à doter le Sénégal d’une délégation solide et proactive au sein du Parlement de la CEDEAO, une institution clé dans la promotion de la démocratie, des droits humains et de la bonne gouvernance en Afrique de l’Ouest.

Les représentants sénégalais auront pour mission de participer activement aux sessions parlementaires, de formuler des recommandations politiques, de contribuer à l’harmonisation des législations régionales et de veiller aux intérêts stratégiques du pays dans les décisions communautaires.

Cette désignation intervient dans un contexte régional marqué par des défis politiques, économiques et sécuritaires, mais aussi par de nouvelles dynamiques d’intégration. Le Sénégal entend ainsi jouer pleinement son rôle dans la construction d’une CEDEAO plus forte, plus inclusive et tournée vers l’avenir.

Menace d’expulsion à la cité Fayçal : Aliou Sall apporte des clarifications

Dans sa dernière parution, le quotidien L’As a rapporté une menace d’expulsion qui pèserait sur certains anciens hauts fonctionnaires logés à la cité Fayçal. L’article évoquait notamment des bénéficiaires de baux attribués dans cette cité, parmi lesquels figurait l’ancien maire de Guédiawaye, Aliou Sall.

Toutefois, ce dernier a tenu à apporter un démenti formel, clarifiant sa situation et prenant ses distances avec cette affaire. Selon ses explications, s’il a effectivement habité la cité Fayçal dans le passé, il n’en demeure pas moins qu’il a depuis longtemps restitué le bail qui lui avait été attribué.

Aliou Sall précise d’ailleurs que la villa qu’il occupait a été réattribuée à Maguette Sène, actuel député-maire de la commune de Malicounda. Ainsi, il n’est en aucune manière concerné par la menace d’expulsion ni impliqué dans le collectif mis en place pour défendre les droits des bénéficiaires actuels.

Suite à ces clarifications, le journal L’As a présenté ses excuses à Aliou Sall ainsi qu’à ses lecteurs, reconnaissant une erreur dans son traitement initial de l’information. Une correction a été publiée afin de rétablir la vérité sur l’implication de l’ancien maire de Guédiawaye dans cette affaire.

Incohérences dans l’affaire Mansour Faye : La sortie de Marieme Faye Sall sème le doute

L’affaire de l’interdiction de voyage opposée à l’ancien ministre Mansour Faye prend une nouvelle tournure, après la sortie médiatique de sa sœur, l’ancienne Première dame Marieme Faye Sall. Invitée sur les ondes de la RFM, cette dernière a tenté de défendre son frère en affirmant que celui-ci se rendait en France pour rendre visite à leur mère malade.

Une déclaration qui suscite déjà la polémique, car elle entre en contradiction flagrante avec la version officielle donnée par l’intéressé lui-même. Dans un communiqué diffusé peu après l’incident, Mansour Faye avait en effet expliqué que son déplacement était motivé par un petit pèlerinage à La Mecque, via Paris et Djeddah. À aucun moment, il n’a évoqué un quelconque déplacement pour des raisons familiales ou médicales.

Cette dissonance dans la communication soulève de nombreuses interrogations. Était-ce une simple erreur de Marieme Faye Sall ? Ou s’agit-il d’une tentative volontaire de susciter la compassion de l’opinion publique en détournant l’attention du véritable objectif du voyage ? Quoi qu’il en soit, cette maladresse vient fragiliser davantage la défense de l’ancien ministre, qui se pose en victime d’une interdiction de sortie du territoire sans fondement juridique.

Le flou entourant cette affaire contribue à renforcer les suspicions. Si Mansour Faye ne fait l’objet d’aucune procédure judiciaire en cours, pourquoi lui a-t-on interdit de quitter le territoire national ? L’incohérence entre les deux versions laisse planer le doute et donne du grain à moudre à ceux qui soupçonnent des enjeux plus profonds derrière cet incident.

Dans un contexte politique encore tendu, ces contradictions risquent de relancer les spéculations sur d’éventuelles enquêtes en préparation ou sur des règlements de comptes politiques. En attendant une clarification officielle des autorités compétentes, cette affaire continue de faire couler beaucoup d’encre.

Affaire Farba Ngom : Une nouvelle stratégie de défense avec une nouvelle offre de cautionnement déposée auprès de l’AJE

Dans son édition de ce mardi 11 mars, L’Observateur révèle une nouvelle tournure dans l’affaire judiciaire impliquant Farba Ngom. Le maire des Agnam, poursuivi pour escroquerie de deniers publics, association de malfaiteurs et blanchiment de capitaux, cherche une nouvelle fois à obtenir une mise en liberté provisoire.

Selon le quotidien du Groupe Futurs Médias (GFM), la défense de Farba Ngom a déposé ce lundi une nouvelle requête, formulant une offre de cautionnement, non plus auprès du magistrat instructeur, mais cette fois à l’Agent judiciaire de l’État (AJE). Une manœuvre qui marque un changement de stratégie de la part de ses avocats.

Cette nouvelle démarche intervient après le rejet de la première caution proposée par la défense. Celle-ci était composée de titres fonciers estimés à 34 milliards de francs CFA, destinés à couvrir les 31 milliards mis en cause dans le premier dossier. Toutefois, L’Observateur rapporte que ces montants ont été saisis à titre conservatoire par l’État, rendant ainsi la caution inopérante aux yeux du magistrat instructeur.

Des sources judiciaires citées par le journal indiquent même que seuls 20 millions de francs CFA auraient été retrouvés dans les comptes bancaires saisis. Un montant jugé insuffisant pour justifier la mise en liberté provisoire de l’ancien député et proche de l’ancien pouvoir.

Face à cette impasse, les avocats de Farba Ngom ont revu leur copie. Selon L’Obs, cette nouvelle requête auprès de l’AJE vise à rouvrir la voie à une nouvelle demande de mise en liberté provisoire, cette fois devant le Pool judiciaire financier (PJF), particulièrement dans le cadre du second dossier dans lequel leur client est également poursuivi.

Ce deuxième volet de l’affaire porte sur un montant encore plus important : 91 milliards de francs CFA. Farba Ngom y est cette fois accusé de complicité de détournement de fonds, un dossier dans lequel Tahirou Sarr est considéré comme le principal mis en cause.

Pour renforcer leur position, les avocats de Farba Ngom s’appuient désormais sur la caution colossale de 394 milliards de francs CFA fournie par Tahirou Sarr. Une manière, peut-être, de démontrer la capacité à garantir les montants en jeu, et de convaincre les autorités judiciaires d’accéder à une demande de liberté provisoire.

Licenciement de 103 camionneurs aux ICS : les chauffeurs dénoncent une décision injuste et réclament leur réintégration

103 chauffeurs ont été licenciés par les Industries Chimiques du Sénégal (ICS), une décision qui suscite la colère et l’incompréhension chez les concernés. Ces derniers ont fait face à la presse ce lundi pour dénoncer ce qu’ils qualifient de traitement injuste et pour exiger leur réintégration immédiate au sein de la société.

Abdou Kane, porte-parole des chauffeurs, est revenu sur leur parcours au sein des ICS. Selon lui, la plupart des chauffeurs ont été enrôlés directement par la société dès leur arrivée en 2018. Cependant, au fil des années, ils auraient été redirigés vers un prestataire externe, une situation qu’ils rejettent fermement.

« Nous nous considérons comme des travailleurs permanents des ICS. Nous refusons catégoriquement d’être des employés d’une autre structure. Nous exigeons notre réintégration et des contrats en bonne et due forme », a martelé Abdou Kane.

Les chauffeurs dénoncent également l’absence d’équipements de protection adéquats et appellent la direction à améliorer leurs conditions de travail.

Malgré leur frustration, les chauffeurs se disent ouverts au dialogue avec la direction. « Nous voulons une solution pacifique. Le dialogue reste notre priorité », ont-ils assuré.

À noter que des représentants de l’Union des routiers ont pris part à cette rencontre avec la presse, affichant leur solidarité avec les chauffeurs licenciés.

Le président de l’Assemblée nationale reçoit le bureau national de la Ligue des Imams et Prédicateurs du Sénégal

Ce lundi 10 mars, le président de l’Assemblée nationale, Monsieur El Malick Ndiaye, a accordé une audience au bureau national de la Ligue des Imams et Prédicateurs du Sénégal (LIPS), conduit par son président, Imam Ahmed Dame Ndiaye. Cette rencontre s’est tenue dans un climat empreint de respect et de fraternité, témoignant de l’importance accordée au dialogue entre les institutions républicaines et les guides religieux.

Les Imams ont exprimé leur profonde gratitude pour cette audience, saluant l’esprit d’ouverture du président de l’Assemblée nationale, déterminé à faire de cette institution une véritable « maison du peuple », où les préoccupations des citoyens sont entendues et prises en compte.

Au cours des échanges, El Malick Ndiaye a évoqué plusieurs questions d’actualité, notamment la situation économique du pays. Il a présenté les principales conclusions du rapport de la Cour des comptes sur l’état des finances publiques et s’est longuement exprimé sur la problématique des licenciements dans le secteur public. Toutefois, il a tenu à rassurer ses interlocuteurs en soulignant que des mesures correctives ont été mises en œuvre par le gouvernement, et que des signes d’amélioration commencent à se faire sentir.

Ces explications ont été bien accueillies par les membres de la LIPS, qui se sont dits rassurés. Ils ont adressé leurs félicitations au président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, ainsi qu’au Premier ministre Ousmane Sonko, pour les efforts déployés afin de redresser la situation du pays.

Le président de l’Assemblée a également mis en lumière le rôle fondamental des Imams dans la société sénégalaise. Par leur autorité spirituelle et leur influence morale, ils constituent des acteurs clés du maintien de la cohésion sociale, de la paix et de l’harmonie au sein des communautés.

Enfin, El Malick Ndiaye a insisté sur la nécessité d’un dialogue permanent entre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel, condition indispensable à une gouvernance apaisée, inclusive et durable.

Cette rencontre marque une nouvelle étape dans le renforcement des liens entre les institutions de la République et les représentants religieux, au service du bien commun.

L’activiste Ardo Gningue placé en garde à vue après son audition à la Division spéciale de cybersécurité

Convoqué ce lundi par la Division spéciale de cybersécurité (DSC), l’activiste Ardo Gningue a été placé en garde à vue à l’issue de son audition. Il est reproché à ce dernier des propos jugés contraires aux bonnes mœurs, diffusés sur sa page Facebook.

Selon des informations obtenues par Seneweb, c’est le procureur de la République qui s’est autosaisi du dossier, en raison de la teneur des publications de l’activiste sur les réseaux sociaux. Lors de son interrogatoire, Ardo Gningue a assumé l’intégralité de ses écrits, tout en affirmant n’avoir insulté personne.

Sauf changement de dernière minute, il devrait être présenté, ce mardi, devant le procureur qui décidera des suites à donner à cette affaire.

L’interpellation d’Ardo Gningue suscite déjà de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, notamment parmi ses partisans, qui dénoncent une atteinte à la liberté d’expression. En attendant, le sort de l’activiste repose désormais entre les mains du parquet.

Kaolack : Journée mondiale de la femme — “Découverte d’une femme leader : Madame Ndiouck Mbaye plaide pour une meilleure condition de vie des femmes rurales”

À l’occasion de la Journée mondiale de la femme, la ville de Kaolack a mis à l’honneur une figure emblématique du leadership féminin : Madame Ndiouck Mbaye, présidente de la Fédération Nationale des Femmes Rurales du Sénégal (FNFRS). Cette organisation, qu’elle a fondée en 1998, œuvre pour améliorer l’accès des femmes rurales à la terre, aux semences, aux intrants et au matériel agricole, dans le but de transformer durablement leurs conditions de vie.

Ancienne secrétaire d’administration à la gouvernance de Kaolack, Madame Mbaye a marqué l’histoire en devenant la première femme à occuper le poste de chef de cabinet d’un gouverneur de région au Sénégal. En 2002, elle crée également le Mouvement International pour un Sénégal Entreprenant (MISE), une initiative dédiée à la promotion de l’entrepreneuriat et à l’autonomisation économique des femmes.

Son principal combat reste l’autonomisation inclusive de la femme rurale. C’est dans ce sens qu’elle interpelle les autorités étatiques, appelant à l’organisation d’assises nationales sur l’agriculture et le foncier, afin de restituer aux femmes rurales leurs droits et d’améliorer leur accès aux ressources nécessaires à leurs activités.

Selon elle, les femmes rurales continuent de faire face à des défis majeurs, notamment un accès limité aux ressources économiques et une faible participation politique, malgré leur rôle crucial dans la sécurité alimentaire, l’agriculture et le développement communautaire.

Des solutions concrètes pour améliorer leur condition :

• Renforcer l’accès à l’éducation et à la formation :

Promouvoir des programmes d’éducation de base et technique adaptés aux besoins des femmes rurales, incluant l’alphabétisation, la formation professionnelle en agriculture et en entrepreneuriat.

• Sensibilisation aux droits : Mener des campagnes d’information sur les droits économiques et sociaux des femmes rurales.

• Faciliter l’accès aux ressources économiques :

Mettre en place des programmes de microcrédit et des subventions ciblées pour aider les femmes à créer et développer des activités génératrices de revenus.

• Accès à la terre et aux équipements agricoles :

Réformer les lois foncières afin de garantir aux femmes un droit égal à la propriété foncière et leur fournir des équipements modernes à des prix subventionnés.

• Améliorer les services de santé et de protection sociale :

Déployer des centres de santé mobiles et former des agents de santé communautaires pour répondre aux besoins spécifiques des femmes rurales.

• Promouvoir l’entrepreneuriat féminin :

Encourager la création de coopératives agricoles et artisanales dirigées par des femmes pour faciliter l’accès au marché et aux opportunités économiques.

« Ces solutions nécessitent des partenariats solides entre les gouvernements, les ONG, les institutions financières et les communautés locales. La clé réside dans une approche intégrée qui prend en compte les réalités spécifiques des femmes rurales », a conclu Madame Ndiouck Mbaye, présidente de la Fédération Nationale des Femmes Rurales du Sénégal.

9e jour du Ramadan au Sénégal : les fidèles poursuivent leur jeûne dans la ferveur

Ce lundi 10 mars 2025 marque le 9e jour du mois sacré du Ramadan pour la majorité des musulmans au Sénégal. Comme chaque jour, les fidèles ont entamé leur jeûne à l’aube, dans une atmosphère de recueillement et de spiritualité, rythmée par les prières, la lecture du Coran et les actes de solidarité.

Le dernier repas avant l’aube, appelé Kheudeu, devait être pris avant 06h04, tandis que le début effectif du jeûne (Fajr) était fixé à 06h19. Après une journée d’abstinence, aussi bien alimentaire que comportementale, la rupture du jeûne (Iftar) est prévue à 19h20 ce soir.

Les horaires du Kheudeu et de l’Iftar évolueront graduellement tout au long du mois, en fonction de la durée du jour, qui s’allonge ou se raccourcit selon les cycles solaires. Cette progression est suivie attentivement par les fidèles, qui ajustent quotidiennement leur pratique en fonction du calendrier lunaire et des recommandations des autorités religieuses.

Dans les foyers sénégalais, l’ambiance est marquée par le partage et la convivialité. De nombreux gestes de solidarité se multiplient à travers des distributions de repas, de dattes, d’eau ou encore des aides aux familles démunies, illustrant l’esprit de générosité propre à ce mois béni.

Le Ramadan se poursuit ainsi dans une atmosphère de piété, de patience et de dévotion, avec l’espoir d’en tirer les bienfaits spirituels et sociaux qu’il incarne.

Sénégal : Alerte sur une faille de cybersécurité dans le secteur financier

Une alerte préoccupante secoue actuellement le secteur financier sénégalais. Un groupe se faisant appeler “Mauritania Hackers” affirme avoir infiltré les systèmes informatiques de plusieurs institutions bancaires ainsi que d’entreprises spécialisées dans la cybersécurité. Cette situation soulève de vives inquiétudes alors que le pays poursuit sa transition vers la finance numérique.

L’Afrique de l’Ouest, et le Sénégal en particulier, connaît une transformation digitale rapide de ses services financiers. Applications mobiles, paiements électroniques et services bancaires en ligne ont révolutionné les usages, offrant davantage de commodité aux usagers. Toutefois, cette numérisation fulgurante semble attirer de plus en plus l’attention de cybercriminels désireux d’exploiter les failles encore présentes dans les systèmes.

Si les revendications du groupe pirate se confirment, les conséquences pourraient être très lourdes. Parmi les menaces les plus sérieuses :

• Fuite massive de données : Les informations personnelles et bancaires des clients risquent d’être compromises.

• Interruption des services financiers : Une attaque informatique pourrait paralyser les services bancaires, causant des désagréments majeurs.

• Pertes financières : Aussi bien pour les établissements que pour les clients, des pertes directes ou indirectes pourraient survenir.

Face à cette menace, les experts en cybersécurité appellent à une réaction rapide et coordonnée. Pour les institutions financières, plusieurs mesures s’imposent :

• Réaliser des audits de sécurité réguliers pour détecter les vulnérabilités ;

• Former continuellement le personnel aux bonnes pratiques de cybersécurité ;

• Renforcer les infrastructures numériques pour mieux protéger les données sensibles ;

• Mettre à jour systématiquement les logiciels et systèmes informatiques.

Les utilisateurs, eux aussi, doivent adopter des gestes simples mais efficaces :

• Utiliser des mots de passe complexes et différents pour chaque service ;

• Activer l’authentification à deux facteurs ;

• Surveiller régulièrement l’activité de leurs comptes ;

• Se méfier des tentatives de phishing et autres arnaques en ligne.

Ces incidents présumés rappellent l’urgence d’un renforcement des normes de sécurité dans le secteur bancaire. Les autorités financières régionales travaillent déjà à l’élaboration de directives plus rigoureuses pour sécuriser l’écosystème numérique.

Alors que le Sénégal et la sous-région poursuivent leur transition vers une économie numérique, la cybersécurité doit désormais figurer parmi les priorités stratégiques. Car si la digitalisation offre des opportunités, elle ne saurait se faire au détriment de la sécurité des usagers et de la stabilité du système financier.

Guy Marius Sagna alerte sur les violations des droits des Sénégalais en Mauritanie : une mission parlementaire proposée

Le député Guy Marius Sagna a exprimé sa vive inquiétude face aux informations préoccupantes en provenance de la République islamique de Mauritanie, faisant état de violations des droits humains et d’une montée de la xénophobie visant des ressortissants ouest-africains, notamment sénégalais, maliens et ivoiriens.

Selon plusieurs rapports, des migrants africains, dont des Sénégalais, seraient victimes d’arrestations arbitraires et d’expulsions menées dans des conditions jugées inhumaines. Si ces faits venaient à être confirmés, ils constitueraient de graves atteintes aux droits fondamentaux des migrants vivant sur le territoire mauritanien.

Tout en reconnaissant la souveraineté de la Mauritanie, Guy Marius Sagna a tenu à souligner que cette situation ne saurait laisser le Sénégal indifférent. « La Mauritanie est un État souverain qui a le droit de définir ses propres règles, et les Sénégalais qui choisissent de s’y rendre doivent les respecter. Cependant, nous ne pouvons rester indifférents face aux traitements qui leur sont réservés », a-t-il déclaré.

Face à ces allégations préoccupantes, le député propose la mise en place d’une mission d’information parlementaire chargée d’évaluer les conditions de vie des Sénégalais et d’autres migrants ouest-africains en Mauritanie. Cette mission permettrait de recueillir des témoignages directs et des éléments concrets afin d’éclairer les autorités sénégalaises sur la réalité du terrain. « Il est essentiel que nous ayons des informations fiables et précises pour orienter les actions à mener », a-t-il insisté.

Par ailleurs, Guy Marius Sagna a annoncé son intention d’interpeller le gouvernement sénégalais sur cette crise. Il exhorte les autorités à entreprendre des démarches diplomatiques et politiques fortes pour garantir la sécurité et le respect des droits des Sénégalais établis en Mauritanie. « Nous ne pouvons fermer les yeux sur le sort de nos compatriotes », a-t-il martelé, appelant à une réaction rapide et ferme des instances concernées.

Alors que la situation des migrants africains devient de plus en plus préoccupante dans plusieurs pays de la sous-région, l’appel de Guy Marius Sagna vient rappeler l’urgence d’une réponse concertée, fondée sur la protection des droits humains et la solidarité africaine.

Bourses de sécurité familiales : le programme n’est pas suspendu, rassure le ministère de la Famille

Le ministère de la Famille et des Solidarités a tenu à rassurer les bénéficiaires du programme national de bourses de sécurité familiales. Contrairement aux rumeurs persistantes sur une éventuelle suspension, les autorités affirment que le programme se poursuit, même si un processus d’évaluation et de mise à jour est actuellement en cours.

Invité sur les ondes de la RFM ce lundi, El Hadji Ndiogou Diouf, secrétaire général du ministère, a déclaré : « Je ne pense pas qu’il y a une décision formelle, en tout cas je n’en suis pas informé, de suspension du programme national de bourses de sécurité familiales. » Il a expliqué que le retard constaté dans le paiement des bourses ne signifie nullement un arrêt du programme.

Selon lui, des arriérés de paiement couvrant quatre trimestres sont en cours de régularisation. « Cela ne veut pas dire qu’on a suspendu. C’est un problème de paiement de bourses qui se passe habituellement dans beaucoup de programmes sociaux de ce genre, mais qu’on est en train de régulariser pour pouvoir pérenniser et renforcer ce programme », a-t-il précisé.

Le programme est adossé au Registre national unique (RNU), une base de données qui permet de cibler les bénéficiaires. Ce registre fait actuellement l’objet d’une mise à jour et d’une extension visant à atteindre un million de ménages. « Le travail de mise à jour et d’extension est pratiquement terminé. On est en train de faire les dernières validations. Ce registre va désormais servir de base à toutes les politiques de protection sociale », a conclu M. Diouf.

Le ministère appelle ainsi à la patience et à la confiance, en assurant que tous les paiements dus seront effectués dans les meilleurs délais et que le programme, loin d’être abandonné, est en phase de renforcement.

Vers un pape noir ? L’espoir porté par Mgr Benjamin Ndiaye

L’Afrique, terre de foi et de ferveur chrétienne, pourrait-elle un jour voir l’un de ses fils accéder au trône de Saint Pierre ? Cette question, encore impensable pour certains il y a quelques décennies, s’impose aujourd’hui avec de plus en plus d’acuité. Invité de la RTS ce dimanche, Mgr Benjamin Ndiaye, ancien archevêque de Dakar, n’a pas éludé le sujet. Au contraire, il s’en est emparé avec un enthousiasme assumé.

« Moi, j’en rêve honnêtement », a-t-il confié. Un rêve nourri par la vitalité de l’Église africaine, le dynamisme de ses communautés, et la profondeur de la foi vécue au quotidien sur le continent. Pour Mgr Ndiaye, ce rêve est aussi chargé d’une symbolique forte : « L’homme noir a subi tant d’injustices dans l’histoire, qu’un pape noir aurait une portée prophétique. Je crois profondément que c’est possible. »

Même s’il rappelle que le choix du souverain pontife revient exclusivement au Collège des cardinaux, l’ancien archevêque de Dakar invite à l’espérance : « À la grâce de Dieu, signons pour un pape noir ! Prions pour que cela arrive. Pourquoi pas ? »

Cette prise de position, à la fois audacieuse et pleine d’espérance, trouve un écho particulier dans une Église universelle qui cherche à mieux refléter sa diversité. Alors que de plus en plus de cardinaux africains accèdent à des postes stratégiques au sein de la Curie romaine, l’hypothèse d’un pape noir n’est plus une utopie. Elle est une possibilité.

Me Moussa Diop tire à boulets rouges sur le tandem Diomaye-Sonko : « Une pagaille au sommet de l’État »

Dans une vidéo postée sur le réseau X (anciennement Twitter) et largement relayée ce lundi par L’Observateur, Me Moussa Diop, président du mouvement And Gor Yi/Jotna, n’a pas mâché ses mots à l’encontre du duo exécutif Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko. L’ancien directeur général de Dakar Dem Dikk dresse un tableau alarmant de la gouvernance actuelle, dénonçant ce qu’il qualifie de « graves incohérences » dans la gestion des finances publiques du Sénégal.

Au cœur de ses critiques : la mauvaise gestion du foncier et l’opacité des mécanismes de répartition des fonds communs. Me Diop fustige également l’administration des Douanes, qu’il estime inefficace et dépourvue de transparence, appelant à une réforme en profondeur du secteur et à une révision des procédures de traitement, souvent éloignées du principe de mérite.

L’homme politique s’inquiète surtout de l’évolution vertigineuse de la dette publique, qu’il juge préoccupante. Il déplore le fait que malgré l’héritage budgétaire difficile laissé par l’ancien régime, le gouvernement actuel poursuit dans la même logique d’endettement. « En 2024, la dette dépasse déjà 4 000 milliards FCFA, et pourrait atteindre près de 5 000 milliards en 2025 si rien n’est fait », alerte-t-il.

Me Moussa Diop remet également en question la transparence dans l’utilisation de ces emprunts, exigeant des éclaircissements clairs à l’endroit des citoyens sénégalais. « Il est inadmissible que les Sénégalais ne soient pas informés de la destination de ces sommes colossales », martèle-t-il.

L’avocat appelle à une reddition des comptes plus large, qui ne se limiterait pas aux responsables de l’ancien régime, mais s’étendrait également à des institutions comme la BCEAO. Il met en lumière les zones d’ombre entourant le rapport de la Cour des comptes, indiquant que le document n’aurait pas été signé par l’ensemble des présidents de chambre. Pour lui, cet épisode est symptomatique d’« une pagaille au sommet de l’État ».

À travers cette sortie musclée, Me Moussa Diop tente de sonner l’alerte sur les dérives qu’il attribue à la gestion du tandem Diomaye-Sonko, tout en se positionnant en vigie politique face à ce qu’il considère comme une dérive budgétaire inquiétante et un déficit de gouvernance.

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