Crise à la Grande Mosquée de Sicap Baobab-Karack-Amitié : Fermeture pour troubles à l’ordre public

La communauté musulmane des quartiers Sicap Baobab, Karack et Amitié est plongée dans l’incertitude depuis la fermeture, pour une durée indéterminée, de leur Grande mosquée. Ce lieu de culte emblématique, théâtre d’un conflit religieux vieux de plus de deux ans, a été contraint de suspendre ses activités par décision administrative. Un arrêté du sous-préfet des Almadies, en date du 2 mai 2025 (n°270/AA/SPA), évoque un « risque réel de troubles à l’ordre public » pour justifier cette mesure drastique.

À l’origine de cette crise, un bras de fer persistant entre deux figures religieuses locales : El Hadji Khalifa Babacar Ndiaye et Oumar Ndoye. Malgré les efforts de médiation menés en 2023 par l’Association nationale des Imams du Sénégal (Anis), le différend a refait surface avec violence. L’imam Ratib Ousmane Diop, installé par feu Mame Abdou Aziz Sy Dabakh, avait pourtant été confirmé à la tête de la mosquée, tandis que les Imams Ndiaye et Ndoye étaient désignés comme suppléants.

Mais l’équilibre fragile instauré par cette médiation n’a tenu que quelques mois. En mars 2025, la tension a culminé lorsque de jeunes fidèles, réputés proches de l’ancien maire Barthélémy T. Dias, ont tenté de bloquer la direction de la prière de Korité par l’Imam Khalifa Ndiaye. Malgré l’intervention de la police, c’est finalement l’Imam Oumar Ndoye qui avait dirigé la prière, en violation de l’accord initial.

Le dernier rebondissement s’est produit le vendredi 2 mai 2025, lorsque l’imam Ratib Ousmane Diop a publiquement interdit à El Hadji Khalifa Babacar Ndiaye d’officier dans l’enceinte de la mosquée. Cette annonce, faite en pleine prière, a provoqué des remous parmi les fidèles, choqués par la tournure des événements. L’Imam Khalifa Ndiaye, récusant cette décision, a immédiatement saisi le sous-préfet des Almadies et le commissaire de police de Dieuppeul pour annoncer son intention de diriger la prière de l’après-midi, malgré l’interdiction.

Face à la menace d’un affrontement entre fidèles, les autorités ont convoqué une réunion de crise. Celle-ci s’est soldée par la fermeture pure et simple de la mosquée. Dès lors, un dispositif policier a été déployé aux alentours du lieu saint pour prévenir tout débordement.

Alors que la communauté reste sous le choc, certains appellent déjà à une nouvelle médiation. Des voix s’élèvent pour que l’ANIS reprenne son rôle d’arbitre, en réunissant les parties prenantes pour rétablir la paix et la cohésion. L’objectif : sortir de cette impasse qui empêche les fidèles de pratiquer leur religion dans la sérénité.

Kaolack / Éducation : Les principaux de collèges à l’école de la gestion administrative, financière et des ressources humaines

Dans le cadre de la réforme continue du système éducatif sénégalais, une session de formation s’est tenue ce vendredi 2 mai 2025 à Kaolack, réunissant les principaux de collèges venus des quatre Inspections de l’Éducation et de la Formation (IEF) relevant de l’Inspection d’Académie (IA) de Kaolack.

Cette session de deux jours, initiée par le Collectif des Chefs d’Établissement avec l’appui de l’IA et des quatre IEF (Kaolack commune, Kaolack département, Guinguinéo et Nioro du Rip), vise à renforcer les compétences des chefs d’établissement en matière de gestion administrative, pédagogique, financière et en ressources humaines. Au total, 92 principaux de collèges, un représentant des écoles privées, un du BTS, ainsi qu’un représentant des écoles catholiques prennent part à cette rencontre.

« Chaque année, nous élaborons un Plan de Travail Annuel (PTA). Le premier point de ce plan consiste à organiser une formation initiale pour les chefs d’établissement, notamment les nouveaux promus à la rentrée. Nous demandons à l’IA de prendre en charge cette formation. Cette seconde phase est axée sur la gestion financière, matérielle, administrative, ainsi que sur la gestion des ressources humaines », a expliqué Jacques Diouf, président du Collectif des Chefs d’Établissement de la région de Kaolack.

Il a également souligné une problématique majeure : « Au Sénégal, il n’existe pas encore d’école de formation pour les chefs d’établissement. Pourtant, ces derniers sont souvent d’anciens enseignants qui, du jour au lendemain, se retrouvent promus à des postes de responsabilité. S’ils ne sont pas formés ou s’ils ne maîtrisent pas les tâches à accomplir, il sera difficile d’atteindre l’excellence scolaire. »

Selon M. Diouf, le collectif joue un rôle fondamental dans le système éducatif : « Le Collectif des Chefs d’Établissement est un partenaire des IA et des IEF. C’est une structure d’accompagnement et d’alerte qui permet de faire remonter les dysfonctionnements constatés sur le terrain auprès de la hiérarchie, que ce soit les IEF, l’IA, les parents d’élèves ou le ministère. »

Il a conclu en insistant : « Ils sont au total 92 principaux de collèges, 2 directeurs de BTS, 1 représentant des écoles privées et 1 des écoles catholiques. Cela prouve que pour avoir une école de qualité, cela doit être un travail collectif. »

Présent à cette session, l’inspecteur Moustapha Ndiaye, représentant de l’IA Samba Diakhaté, a salué cette initiative qu’il juge venue à point nommé. « Très souvent, en tant que chef d’établissement, on est tenu de respecter les textes. Mais il faut savoir les appliquer avec souplesse, car une rigueur excessive peut engendrer des conflits, et là où il y a conflit, l’échec n’est jamais loin. C’est pourquoi ces principaux de collèges doivent être accompagnés par de telles formations », a-t-il souligné.

Levée de l’immunité parlementaire de Ndeye Saly Diop : 52 millions de FCFA au cœur d’une affaire de justification financière

Ce vendredi 2 mai 2025, l’Assemblée nationale a été le théâtre d’un moment crucial dans le cadre de la reddition des comptes liés à la gestion du Fonds de riposte contre la Covid-19. Face aux députés, le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a officiellement sollicité la levée de l’immunité parlementaire de l’ancienne ministre de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des enfants, Ndeye Saly Diop. Motif : l’implication présumée de cette dernière dans des irrégularités financières portant sur un montant global de 52 223 300 FCFA.

Cette requête du Garde des Sceaux fait suite aux conclusions du rapport de la Cour des comptes sur la gestion des fonds Covid-19. Selon les enquêteurs financiers, l’ancienne ministre aurait perçu 150 millions de FCFA de crédits. Mais les justificatifs fournis pour un montant de 36 147 500 FCFA sont apparus comme étant les mêmes que ceux déjà présentés dans le cadre d’autres opérations d’aide et de secours, soulevant de sérieux soupçons de redondance et de falsification documentaire.

Pire encore, la Cour des comptes a mis en lumière que plusieurs bénéficiaires supposés de ces aides portaient les mêmes noms, prénoms, numéros de cartes d’identité et parfois même les mêmes adresses. Pourtant, les montants reçus variaient d’un dossier à l’autre, pour une valeur totale estimée à 52 223 300 FCFA.

Lors de son audition, le Directeur de l’administration générale et de l’équipement (DAG) a reconnu que certains des soi-disant bénéficiaires étaient en réalité des fournisseurs. Il a également révélé qu’une partie du fonds, soit 22 367 300 FCFA, avait été distribuée comme appui financier aux agents du ministère, sur instruction de l’autorité, sans précision ni pièce justificative.

Par ailleurs, un montant de 4 828 500 FCFA reste totalement injustifié, selon les vérificateurs de la Cour des comptes. En définitive, celle-ci conclut que le ministère, à travers son DAG, n’a pu produire aucune pièce justificative pour justifier les dépenses à hauteur de plus de 52 millions de FCFA.

Alors que le gouvernement affiche sa volonté de lutter contre l’impunité et pour une gouvernance vertueuse, cette affaire relance le débat sur la gestion des ressources publiques, surtout dans le contexte sensible d’une crise sanitaire mondiale. La balle est désormais dans le camp de l’Assemblée nationale, appelée à se prononcer sur la levée d’immunité, première étape vers une éventuelle poursuite judiciaire.

Levée de l’immunité parlementaire de Moustapha Diop : la justice sénégalaise resserre l’étau autour des anciens ministres

L’Assemblée nationale du Sénégal a voté la levée de l’immunité parlementaire de Moustapha Diop, ancien ministre du Développement industriel et actuel député-maire de Louga. Cette décision intervient dans le cadre de l’enquête sur la gestion du Fonds Force Covid-19, un fonds spécial mis en place pour faire face aux conséquences sanitaires et économiques de la pandémie.

Moustapha Diop est soupçonné de détournement de deniers publics portant sur un montant de 2,5 milliards de francs CFA. Une accusation grave, qui marque une nouvelle étape dans les enquêtes visant plusieurs anciens responsables du régime de l’ex-président Macky Sall.

Réagissant à la levée de son immunité, Moustapha Diop a minimisé les faits qui lui sont reprochés, qualifiant la somme en question de « modique ». « Les 2,5 milliards, c’est 0,025 % des fonds. C’est comme prendre une tasse d’eau de la mer », a-t-il déclaré, avant de s’interroger : « Où sont ceux qui avaient 500 milliards, 400, 300 milliards. Pourquoi moi ? »

Cette sortie a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux et dans les médias. Beaucoup y voient une tentative de relativiser la gravité des faits ou de détourner l’attention, alors que la justice tente d’établir les responsabilités dans la gestion opaque du fonds.

Avec la levée de son immunité parlementaire, Moustapha Diop pourra désormais être entendu par les autorités judiciaires. Il pourrait être traduit devant la Haute Cour de justice, la juridiction compétente pour juger les membres du gouvernement pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de reddition des comptes, dans lequel plusieurs anciens ministres sont dans le viseur de la justice. Le gouvernement actuel affirme vouloir faire toute la lumière sur l’utilisation des 1 000 milliards de francs CFA mobilisés pendant la crise sanitaire.

Pour de nombreux Sénégalais, cette série d’enquêtes marque un tournant dans la lutte contre la corruption et l’impunité. La gestion du Fonds Force Covid-19 avait déjà fait l’objet de rapports accablants de la Cour des comptes, dénonçant de graves irrégularités dans l’attribution de marchés et l’utilisation des fonds.

Alors que l’opinion publique attend des actes forts, l’affaire Moustapha Diop pourrait faire figure de test pour les institutions judiciaires et politiques du pays. Elle pose également la question de la responsabilité collective dans la gestion des ressources publiques en période de crise.

Affaire à suivre.

“Na Dougou” de Mia Guissé : un but ou un blasphème ?

Il y a des chansons qui font danser, d’autres qui font penser. Et puis, parfois, surgit un ovni sonore comme « Titulaire » de Mia Guissé, qui ne se contente ni de faire bouger les hanches ni de stimuler les neurones, mais qui fait comparaître — au tribunal de l’opinion publique.

Le refrain, « Na dougou » (“qu’il entre”), est devenu un cri de guerre pour certains, un signal d’alarme pour d’autres. L’artiste, pour sa défense, sort la carte du football : na dougou, c’est le ballon qui entre, pas le démon. Pourtant, dans un pays où les métaphores ne sont jamais innocentes, le malentendu est devenu viral.

Mame Matar Guèye de l’ONG Jamra, jamais en retard quand il s’agit de condamner les dérapages culturels, y voit une passe en profondeur vers Sodome et Gomorrhe. L’un voit un but, l’autre voit un gouffre. Et la chanson devient le terrain d’un match idéologique : liberté artistique contre décence publique.

Ironie du timing : Mia a publié le morceau à la veille du choc Barça–Inter. Hasard ou vision ? Elle aurait, selon ses fans, “marqué” avant le coup d’envoi. Visionnaire ou provocatrice ? La réponse dépend du poste qu’on occupe sur le terrain : attaquant culturel ou défenseur des valeurs.

Mais si la chanson choque, ce n’est pas seulement pour ses paroles, c’est pour son combo explosif : texte suggestif, tenues osées, chorégraphie sensuelle. L’ensemble ressemble à une déclaration d’indépendance artistique… signée dans un night-club.

La réplique de Jamra ne s’est pas fait attendre : accusation de pornographie verbale, appel à la censure, et menace d’une mise hors-jeu définitive pour Mia Guissé. Mais le paradoxe est là : des contenus bien plus crus inondent les plateformes, en anglais, en français, sans provoquer autant de cris d’orfraie. Ce qui dérange ici, c’est que le vice parle wolof — une langue supposée porter la sagesse, pas l’audace.

Quant à la famille de l’artiste, elle crie à la chasse aux sorcières morales. Mais en coulisse, certains murmurent : défendre la liberté d’expression, oui… mais n’aurait-il pas fallu rappeler à Mia que même sur un terrain de foot, on porte au moins un short — fut-il métaphorique ?

Alors, “Na dougou”, hymne générationnel ou provocation gratuite ? À chacun son interprétation. Mais une chose est sûre : Mia Guissé a marqué. En pleine lucarne.

Président Bassirou Diomaye Faye en route pour Libreville pour l’investiture de Brice Oligui Nguema

Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce vendredi matin pour Libreville, où il prendra part à la cérémonie d’investiture de son homologue gabonais, Brice Oligui Nguema, prévue ce samedi 3 mai. À son départ, il a été salué par le Premier ministre, Ousmane Sonko.

Kaolack / Fête du 1er Mai : La Coalition des Centrales Syndicales énumère ses préoccupations et remet un cahier de doléances au Gouverneur

À l’occasion de la fête du 1er Mai, les travailleurs de la capitale du Saloum, regroupés au sein de cinq centrales syndicales affiliées à la CSI — la CNTS/FC, l’UDST, l’UNSAS, la CSA et la CNTS — ont célébré la Journée internationale du travail dans une dynamique d’unité syndicale et de continuité dans les revendications.

Les syndicalistes ont organisé une marche à travers les artères de la ville, avant de remettre un cahier de doléances à l’adjoint au gouverneur chargé du développement.

Selon Ngagne Siry Lo Diop, secrétaire générale de l’Union régionale de la CNTS de Kaolack et coordonnatrice de la coalition des cinq centrales syndicales affiliées à la CSI dans la région, « nous célébrons le 1er Mai dans un contexte d’unité syndicale. Nos préoccupations sont nombreuses, car plusieurs secteurs rencontrent d’énormes difficultés. Dans le secteur de l’éducation, par exemple, les décisionnaires attendent toujours leur régularisation. Dans le secteur de l’eau, notamment chez Flex’eau, des licenciements ont été enregistrés. Le secteur du gardiennage, celui de la boulangerie, entre autres, sont également confrontés à de nombreux problèmes. Tous ces points ont été intégrés dans le cahier de doléances remis au gouverneur », a-t-elle déclaré.

En réponse, l’adjoint au gouverneur de Kaolack en charge du développement, Mamadou Habib Camara, a rassuré les syndicalistes quant à la prise en compte de leurs revendications. « Ce document, fruit de réflexions partagées, exprime les attentes, les préoccupations et les revendications légitimes des travailleuses et travailleurs de notre région. Qu’il s’agisse de meilleures conditions de travail, de justice sociale, de sécurité au travail ou de revalorisation salariale, je mesure l’importance des points que vous avez soulevés. Je tiens à vous assurer que ce cahier fera l’objet d’une étude minutieuse. Un CRD spécial lui sera consacré. À son issue, les doléances pouvant être satisfaites au niveau régional le seront, s’il plaît à Dieu. Quant aux autres, elles seront transmises aux autorités compétentes au niveau national », a-t-il déclaré.

1er Mai : L’UDEN départemental de Kaolack prône une revalorisation salariale et une politique éducative sérieuse

En ce 1er mai, journée de solidarité internationale des travailleurs et travailleuses, les membres de l’Union Démocratique des Enseignantes et Enseignants du Sénégal (UDEN) du département de Kaolack se sont réunis pour célébrer les luttes des travailleurs du monde entier, mais aussi pour réaffirmer leur engagement à défendre les droits des enseignantes et enseignants, et œuvrer pour une éducation de qualité pour tous.

« Aujourd’hui, nous ne célébrons pas seulement le travail, mais aussi la dignité des travailleurs, en particulier celle des enseignantes et enseignants, véritables architectes de l’avenir de notre pays. Ce sont eux qui, chaque jour, transmettent le savoir, forment les citoyens de demain et participent activement à l’édification de notre Nation », a souligné Abdoulaye Dia, Secrétaire général départemental de l’UDEN à Kaolack, par ailleurs membre du bureau national chargé du suivi des revendications.

Il a rappelé que le 1er mai est à la fois une journée de lutte et d’espoir, un moment pour honorer la mémoire de ceux qui ont payé de leur engagement afin que les travailleurs d’aujourd’hui puissent jouir de droits et de protections sociales. « Nous poursuivons leurs luttes avec détermination. Il est impératif que nous nous levions ensemble pour un système éducatif plus juste, plus équitable, et surtout plus respectueux de ceux qui œuvrent quotidiennement pour sa réussite », a-t-il déclaré.

M. Dia a également dénoncé les nombreux défis auxquels les enseignants sont confrontés au Sénégal : sous-rémunération, manque de moyens pour exercer dans de bonnes conditions, surcharge des programmes, absence de formation continue et reconnaissance institutionnelle insuffisante. « Ces problèmes ne sont pas nouveaux, mais ils se font de plus en plus pressants », a-t-il insisté.

Face à cette situation préoccupante, l’UDEN départemental de Kaolack appelle les nouvelles autorités à prendre des mesures urgentes et concrètes pour répondre aux revendications légitimes du corps enseignant. « Il est grand temps d’instaurer une politique éducative sérieuse, ambitieuse, et de reconnaître à leur juste valeur celles et ceux qui portent l’éducation nationale à bout de bras », a plaidé le syndicat.

L’UDEN réaffirme ainsi son engagement à poursuivre le combat pour une revalorisation salariale décente, des conditions de travail dignes et la reconnaissance pleine et entière du rôle fondamental des enseignants dans la société.

Kaolack – Fête du Travail : l’UDEN hausse le ton face aux lenteurs administratives

À l’occasion de la célébration de la fête du Travail ce jeudi 1er mai 2025, l’Union démocratique des enseignants et enseignantes du Sénégal (UDEN), affiliée à l’UNSAS, section Kaolack 1, a vivement dénoncé les nombreux dysfonctionnements qui minent le système éducatif, en particulier dans la région de Kaolack.

Le secrétaire général de la section, Omar Diallo, entouré de ses camarades, a profité de cette journée symbolique pour dresser un tableau sombre de la situation des travailleurs de l’éducation. « Le paiement des rappels de primes, les indemnités de logement, les heures supplémentaires non versées… Autant de revendications qui restent sans suite », a-t-il déploré.

Parmi les points soulevés, le syndicat insiste sur la régularisation des actes administratifs : avancements, intégrations, titularisations, validation des diplômes… autant de procédures qui traînent depuis des années. « Nous avons des enseignants qui attendent leurs rappels depuis cinq ans, d’autres ne sont toujours pas intégrés dans la fonction publique. C’est inacceptable », a dénoncé M. Diallo.

À cela s’ajoute la dégradation des conditions de travail : manque d’infrastructures scolaires, classes surchargées, équipements pédagogiques insuffisants… Une situation qui, selon le syndicat, compromet la qualité de l’enseignement et démotive les professionnels du secteur. « Ces blocages administratifs ont des conséquences graves : démotivation, baisse de rendement, et parfois même des abandons de poste », a-t-il alerté.

Pour l’UDEN, les promesses faites par les autorités restent largement insuffisantes. Le syndicat menace de durcir le ton si aucune mesure concrète n’est prise avant la fin de l’année scolaire. « Nous n’excluons pas de boycotter les examens », a averti M. Diallo.

Pikine : Mme Dieye Amy Mara, fidèle alliée du Président Diomaye Faye, pilote une opération de dons alimentaires

Dans un élan de solidarité et d’engagement citoyen, une vaste opération de distribution de denrées alimentaires s’est tenue ce week-end à Pikine. L’événement, marrainé par Mme Dieye Amy Mara, figure montante de la scène politique et militante engagée aux côtés du Président Bassirou Diomaye Faye, a mobilisé une foule nombreuse venue saluer ce geste de générosité.

Femme de terrain, proche des réalités sociales et soucieuse du bien-être des populations, Mme Dieye Amy Mara a réaffirmé à cette occasion sa vision d’une politique de proximité, en cohérence avec les idéaux de rupture, de justice sociale et de souveraineté prônés par le Président Diomaye Faye.

« Cette opération n’est pas qu’un simple acte humanitaire. Elle traduit une volonté politique claire : celle de rester proche du peuple, de répondre à ses besoins urgents et de traduire en actes concrets les engagements du Président », a-t-elle déclaré devant la presse.

La distribution, qui a ciblé plusieurs Daaras (écoles coraniques), a mis en avant une nouvelle manière de faire de la politique : plus humaine, plus attentive, plus ancrée dans les réalités du terrain. Pour Mme Dieye, il ne s’agit pas seulement d’accompagner les populations en période difficile, mais aussi de construire avec elles les bases d’un changement durable.

Les organisateurs et bénéficiaires ont salué le leadership et l’engagement constant de celle qui est aujourd’hui perçue comme l’une des voix féminines les plus crédibles de la mouvance présidentielle dans le département de Kaolack, et qui apparaît comme un choix pertinent pour le fauteuil municipal.

À travers ce geste fort, Mme Dieye Amy Mara confirme sa place stratégique dans le dispositif politique du pouvoir en place, et réaffirme sa détermination à faire du social une priorité de l’action publique.

Visite de travail : la Commission de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Infrastructures et des Transports de l’Assemblée nationale reçue au FDTT

Le Fonds de Développement des Transports Terrestres (FDTT) a accueilli, ce mercredi 30 avril 2025, dans ses locaux, les députés de la Commission de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Infrastructures et des Transports de l’Assemblée nationale.

En marge de cette visite, le président de ladite commission, le député Oumar Sy, a souligné que cette démarche s’inscrit dans la mission de l’Assemblée nationale de contrôle de l’action gouvernementale, tout en accompagnant les structures techniques de l’État dans leurs missions.

« La commission poursuit ses visites auprès des bras techniques de l’État avec l’objectif de mieux comprendre leurs missions, leurs contraintes et leurs perspectives, et d’identifier les possibilités de les accompagner dans le cadre législatif. Nous portons également des plaidoyers pour leur permettre d’atteindre efficacement leurs objectifs. Ce que nous avons retenu aujourd’hui, ce sont essentiellement des problématiques liées à la disponibilité des ressources financières permettant au Fonds de Développement des Transports Terrestres de mener à bien ses missions », a expliqué le député.

Il a également lancé un appel à l’État du Sénégal pour qu’il dote cette structure des moyens nécessaires à l’accomplissement de ses tâches :

« L’État a initié des sources de financement pour ces entités. On peut évoquer deux décrets actuellement en attente, qui constituent des obstacles au FDTT pour disposer des ressources financières nécessaires. Il s’agit notamment du décret relatif aux redevances issues du secteur du transport terrestre : cartes grises, visites techniques, permis de conduire… Ce sont autant de niches qui devraient permettre à cette structure de mobiliser des ressources financières importantes. Mais, à ce jour, cela n’est pas encore effectif. C’est pourquoi nous lançons un appel pour que l’État permette à cette structure de se développer et de remplir pleinement ses missions. »

Cette visite de travail a également permis aux parlementaires d’échanger sur le renouvellement du parc automobile dans les secteurs du transport urbain et du transport de marchandises, ainsi que sur les infrastructures routières. Des projets de renouvellement auxquels tient particulièrement M. Bara Sow, administrateur du FDTT.

« Nous avons discuté avec la mission parlementaire du contexte de création du Fonds, né du constat d’un manque criant de ressources dans le secteur des transports. L’objectif était de soutenir les acteurs dans la modernisation des systèmes de transport public, en mettant en place des mécanismes de garantie pour les accompagner dans l’acquisition de nouveaux véhicules. Ce qui permettra à la population sénégalaise de bénéficier de meilleures conditions de déplacement. Le Fonds vise aussi à accompagner les projets structurants de l’État pour la modernisation globale du transport terrestre », a déclaré M. Sow.

Revenant sur les contraintes majeures auxquelles fait face le Fonds, il a insisté sur la question cruciale des financements :

« Dès sa création, le FDTT a rencontré de grandes difficultés à recouvrer l’entièreté des ressources prévues. Cela a freiné son expansion et la réalisation de ses missions. Mais, avec l’arrivée des nouvelles autorités, des démarches ont été entreprises pour doter le Fonds de moyens. La venue de la commission parlementaire a été une opportunité de porter ce plaidoyer. Les députés ont bien compris l’importance vitale du recouvrement de ces ressources pour moderniser un système de transport public aujourd’hui très vétuste, qui nécessite une profonde réforme », a-t-il conclu.

A.Saleh

L’affaire Farba Ngom : un bras de fer judiciaire aux allures de tempête politique

L’étau judiciaire se resserre autour de Farba Ngom, figure emblématique de l’Alliance pour la République (APR) et maire de la commune des Agnam. Incarcéré depuis le 27 février 2025, il fait face à une cascade d’accusations, dont les plus graves portent sur des faits présumés d’association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux et escroquerie portant sur des fonds publics estimés à 31 milliards de francs CFA. Ce mardi 29 avril, l’homme politique a de nouveau été extrait de sa cellule pour être entendu par le doyen des juges du Pool judiciaire financier, Idrissa Diarra. Une audition courte mais tendue, au cours de laquelle de nouveaux chefs d’inculpation lui ont été notifiés.

Selon le réquisitoire du parquet financier, Farba Ngom est soupçonné d’avoir, entre 2020 et 2024, acquis, dissimulé, transféré ou utilisé des biens issus d’un crime ou délit, le tout « en bande criminelle organisée ». Des accusations lourdes, étayées par un rapport explosif de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), qui évoque des transactions suspectes pour un montant astronomique de 125 milliards de francs CFA.

L’audition de mardi n’aura duré qu’une dizaine de minutes. Mais elle aura été marquée par une montée de tension spectaculaire. Farba Ngom, visiblement ébranlé par la tournure de l’enquête et l’arrestation de plusieurs de ses proches, dont ses frères Birane et Ismaïla Ngom, a laissé éclater sa colère dans le bureau du juge. Selon SourceA, il aurait lancé, dans un accès d’émotion :

« Il ne vous reste qu’à aller chercher ma mère. Vous n’avez qu’à l’amener. Pour ma part, je suis prêt à vivre dignement cette épreuve qui n’est rien d’autre qu’une cabale politique montée contre ma personne et les membres de ma famille. »

Cette déclaration virulente témoigne de l’état d’esprit d’un homme qui se sent acculé, voire trahi par le système auquel il a longtemps appartenu.

L’affaire prend désormais une ampleur nationale. D’autres figures politiques issues de l’ancien régime sont également citées dans l’enquête, notamment Amadou Sall, fils de l’ancien président Macky Sall, ainsi que Ndèye Seynabou Ndiaye et Abdou Karim Mbacké. Le nom de Tahirou Sarr, également mentionné dans le rapport de la Centif, revient avec insistance. Il doit être entendu dans les prochaines heures.

Malgré les tentatives de la défense, la justice reste inflexible. Le cautionnement proposé pour obtenir une liberté provisoire a été rejeté par le juge. L’enquête semble appelée à s’étendre encore, avec de nouvelles interpellations en perspective.

Au-delà de la personne de Farba Ngom, c’est tout un système qui est dans le viseur de la justice. Pour les proches de l’ancien député-maire, cette procédure judiciaire s’apparente à un règlement de comptes politique, destiné à écarter un homme jugé trop influent dans l’espace politique hérité du Mackyisme. Pour les nouvelles autorités, en revanche, il s’agit d’un test grandeur nature de leur volonté de rupture, de transparence et de lutte contre la corruption.

Fraude au Trésor public : La DIC démantèle un réseau et arrête deux suspects

La Division des investigations criminelles (DIC) a frappé un grand coup dans la lutte contre la fraude financière en mettant la main sur un réseau spécialisé dans la falsification de chèques du Trésor public. Deux individus ont été arrêtés et déférés au parquet : Makhtar Seye, un chef d’entreprise âgé de 47 ans, et Omar Ba, un agent de recouvrement du Trésor de 40 ans.

Selon les révélations du journal Libération, les faits remontent à décembre 2023, lorsqu’une tentative d’encaissement d’un chèque frauduleux d’un montant de 500 millions de francs CFA a attiré l’attention des autorités. Le stratagème était particulièrement audacieux : une commission de 40 % était proposée à deux hommes d’affaires pour faciliter l’opération.

Makhtar Seye, présenté comme le cerveau du réseau, se faisait passer pour un haut responsable de l’administration, allant jusqu’à imiter la voix du Trésorier général lors d’échanges téléphoniques pour donner du crédit à l’arnaque. Son complice présumé, Omar Ba, intervenait de l’intérieur du système. Il est soupçonné d’avoir émis le chèque falsifié, profitant de son accès aux outils de l’administration pour maquiller les documents.

Les deux hommes sont désormais poursuivis pour association de malfaiteurs, escroquerie, faux et usage de faux en écritures publiques, ainsi que blanchiment de capitaux. L’enquête se poursuit pour déterminer si d’autres complices ou opérations similaires sont à découvrir.

Ouagadougou : grande mobilisation populaire en soutien à la junte et au capitaine Ibrahim Traoré

Ouagadougou,Plusieurs milliers de personnes ont envahi mercredi la place de la Nation, au cœur de la capitale burkinabè, pour exprimer leur soutien au capitaine Ibrahim Traoré et au régime militaire en place. Cette mobilisation intervient quelques jours seulement après que les autorités ont affirmé avoir déjoué un “grand complot” contre le pouvoir.

À l’appel de la Coordination nationale des associations de veille citoyenne (CNAVC), proche du régime, les manifestants ont scandé des slogans hostiles à l’impérialisme et affirmé leur attachement à la souveraineté nationale. Pancartes à la main, ils arboraient des messages explicites : « Soutien total au président Ibrahim Traoré et au peuple du Burkina Faso », « À bas l’impérialisme et ses valets locaux » ou encore « Vive la résistance anti-impérialiste ».

Des drapeaux burkinabè, russes et ceux de l’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, flottaient au-dessus de la foule, aux côtés de posters géants du capitaine Traoré, devenu chef de l’État à la suite d’un coup d’État en septembre 2022.

Un contexte de tensions régionales et internationales

Cette démonstration de force survient dans un climat marqué par de fortes tensions diplomatiques. Le 21 avril, le gouvernement burkinabè a annoncé avoir mis en échec un complot de grande envergure, présenté comme une tentative de coup d’État, orchestrée depuis l’étranger. Les autorités ont particulièrement pointé du doigt la Côte d’Ivoire, qu’elles soupçonnent d’héberger des opposants. Une accusation catégoriquement rejetée par Abidjan.

Au cours du rassemblement, la CNAVC a également fustigé les déclarations du général américain Michael Langley, commandant d’Africom, qui aurait accusé le président Traoré de détourner les réserves d’or du pays à des fins personnelles. « C’est un meeting de soutien au capitaine Traoré, mais aussi une dénonciation ferme des propos mensongers du général américain », a déclaré Adama Kima, un des organisateurs, lors d’une intervention retransmise en direct sur la télévision nationale.

Une ligne politique claire : rupture avec l’Occident, rapprochement avec Moscou

Depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Traoré, le Burkina Faso, à l’instar du Mali et du Niger, a entrepris une rupture progressive avec ses anciens partenaires occidentaux, notamment la France, pour se tourner vers la Russie. Ce changement d’orientation s’inscrit dans une volonté affichée de reconquête de la souveraineté nationale et de lutte contre le terrorisme qui continue de sévir dans la région sahélienne.

À l’occasion de ce que la CNAVC a qualifié de « Journée mondiale de soutien au Burkina Faso », un des porte-parole du mouvement a lancé un message fort : « Nous, peuples épris de justice et de souveraineté, affirmons notre solidarité indéfectible avec la lutte héroïque du peuple burkinabè pour son émancipation. »

Corruption foncière autour du projet de palais de justice de Pikine/Guédiawaye : révélations, dénégations et premières auditions

Dans une affaire de corruption aux ramifications multiples, l’ancien ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, est dans le viseur de la Haute cour de justice, soupçonné d’avoir perçu un pot-de-vin dans le cadre du projet de construction du palais de justice de Pikine/Guédiawaye. L’affaire, révélée par L’Observateur, implique également deux anciens directeurs des Domaines, Mame Boye Diao et Mamadou Guèye, auditionnés récemment à la Division des investigations criminelles (DIC).

Un projet au cœur des soupçons

Tout commence en 2020, lorsqu’un terrain de 2 hectares, 85 ares et 14 centiares est affecté au ministère de la Justice pour accueillir un complexe judiciaire incluant un Centre de casiers judiciaires, un Centre médico-social, un Centre de surveillance de bracelets électroniques et le palais de justice de la localité. Toutefois, un décret de juin 2021 réduit cette assiette à 2 hectares, réservant le reste — soit 85 ares et 14 centiares — à un lotissement privé de 36 parcelles, baptisé lotissement « J ».

C’est cette modification du plan d’urbanisme et l’attribution des parcelles qui sont aujourd’hui au cœur d’un scandale mêlant corruption, usage abusif de données personnelles, et attribution douteuse de titres fonciers.

50 millions de francs CFA et un accord rompu

Cheikh Guèye, directeur général de Technologie Consulting Service (TCS), a affirmé devant les enquêteurs avoir signé un protocole avec Ismaïla Madior Fall. L’accord prévoyait la construction, à ses frais, du Centre de surveillance de bracelets électroniques, en échange de 9598 m² du terrain public. Mais tout bascule lorsqu’il affirme que l’ancien ministre lui a demandé 250 millions FCFA en espèces pour finaliser le protocole, dont 50 millions auraient été remis dans son bureau, en présence d’un haut cadre du ministère.

Guèye affirme que, face à son refus de verser les 200 millions restants, le ministre a rompu l’accord et lui a restitué les 50 millions. Ces déclarations ont été corroborées par Mohamed Anas El Bachir Wane, alors directeur des Constructions au ministère.

Face à ces accusations, Ismaïla Madior Fall s’est défendu sur le plateau de la 7TV, évoquant un don gracieux qu’il aurait refusé.

Mame Boye Diao et les cinq lots offerts

L’attention s’est ensuite portée sur les anciens directeurs des Domaines. Mame Boye Diao (en poste de 2019 à 2023) a reconnu avoir signé la liste des bénéficiaires des 36 parcelles du lotissement « J ». Il affirme cependant que le projet de lotissement émane du défunt directeur de l’urbanisme, Oumar Sow. Diao déclare avoir lui-même reçu cinq lots qu’il dit avoir distribués à des amis proches, dont K. Diakhaté, M. Kâ et I. Ndiaye.

Cependant, plusieurs bénéficiaires figurant sur cette liste ont déclaré n’avoir jamais été informés de ces attributions, ni sollicité de parcelle. Cinq d’entre eux ont même porté plainte contre X pour usage frauduleux de leurs données personnelles.

Mamadou Guèye : un successeur sur la défensive

Son successeur, Mamadou Guèye, directeur des Domaines d’avril 2023 à 2024, se retrouve également impliqué. Il est accusé par Diao d’avoir signé les baux douteux des parcelles du lotissement « J ». Devant les enquêteurs, Guèye a reconnu avoir notifié les attributions en se basant sur le plan d’urbanisme modifié, tout en insistant qu’il n’a pas délivré de baux ni reçu de terrain. Il précise ne pas connaître personnellement les bénéficiaires.

Une affaire explosive aux implications politiques

L’affaire continue de prendre de l’ampleur, entre révélations accablantes, déclarations contradictoires et auditions en série. Les autorités judiciaires pourraient bientôt franchir un nouveau cap, avec l’ouverture d’une information judiciaire ou des inculpations éventuelles.

Enquête sur les 125 milliards de FCFA : Amadou Sall convoqué par la justice pour un transfert douteux de 10 milliards

L’affaire des 125 milliards de FCFA de transactions suspectes connaît un nouveau rebondissement. Selon le quotidien L’Observateur, Amadou Sall, fils de l’ancien président Macky Sall, est convoqué le 7 mai prochain par le pool judiciaire dans le cadre de cette enquête tentaculaire menée par la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).

Le nom d’Amadou Sall apparaît dans un transfert jugé douteux de 10 milliards de FCFA, impliquant la société Woodrose Investment Ltd, enregistrée en Côte d’Ivoire. Un élément troublant mis en lumière par L’Obs dans son édition du mercredi 30 avril : la gérante de la société, Ndèye Seynabou Ndiaye, aurait donné une procuration à Amadou Sall pour gérer le compte bancaire de Woodrose, logé à la NSIA.

Ce compte fait partie des nombreuses opérations financières passées au crible par la CENTIF. L’absence de Mme Ndiaye, actuellement hors du pays, pourrait toutefois ralentir l’avancée de l’instruction, selon des sources proches du dossier citées par le journal du Groupe futurs médias (GFM).

De son côté, l’entourage d’Amadou Sall tente de désamorcer les soupçons en expliquant que les fonds en question proviennent de la vente d’un terrain que lui aurait offert son père. Cette transaction aurait été supervisée par Farba Ngom, un proche de l’ancien président Macky Sall, lui aussi cité dans cette vaste enquête sur des flux financiers suspects.

Scandale au GIGN : Deux gendarmes sénégalais radiés pour vol de denrées au Palais présidentiel gambien

Un scandale éclabousse le Groupement d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN) du Sénégal, déployé en Gambie depuis 2017 pour assurer la sécurité du président Adama Barrow. Deux éléments de ce contingent, un officier supérieur et un sous-officier, ont été récemment rapatriés, puis radiés pour des faits de vol et de revente de denrées alimentaires destinées au palais présidentiel de Banjul.

Selon des informations rapportées par le journal L’Observateur, il s’agit du commandant I. Diop, chef de la sécurité rapprochée du président gambien, et du gendarme Senghor, gestionnaire du magasin du Palais. Tous deux sont accusés d’avoir organisé un système de détournement et de commercialisation de produits alimentaires réservés à la consommation du chef de l’État gambien.

L’affaire a éclaté lorsqu’il a été constaté que des denrées provenant habituellement des cuisines du palais se retrouvaient sur le marché local. Une enquête ouverte à la demande officielle des autorités gambiennes a permis de retracer l’origine des marchandises jusqu’au stock du palais présidentiel. Les investigations ont révélé un trafic régulier orchestré depuis l’intérieur même de la présidence.

Face aux enquêteurs, Senghor aurait reconnu les faits, admettant avoir sorti frauduleusement des quantités importantes de produits alimentaires qu’il revendait à des commerçants locaux. Il aurait aussi affirmé avoir agi à plusieurs reprises sur instruction de son supérieur, le commandant Diop, qui, lui, nie toute implication.

Les autorités sénégalaises, informées par leurs homologues gambiens, ont procédé à la convocation des deux gendarmes, avant de les rapatrier à Dakar. Des sanctions disciplinaires ont été rapidement prises : Senghor a été radié des rangs en janvier 2025, suivi par Diop en mars. Le premier a toutefois introduit un recours devant la Cour suprême du Sénégal pour contester sa radiation.

Kaolack / Éducation – Revue Annuelle du Secteur Éducatif : La Résorption des Abris Provisoires et la Scolarisation des Filles au Cœur des Échanges

L’Inspection d’Académie (IA) de Kaolack a tenu, ce mardi 29 avril 2025, sa Revue annuelle du secteur de l’éducation. Ce rendez-vous phare du calendrier éducatif régional a rassemblé inspecteurs, chefs d’établissement, partenaires techniques, représentants syndicaux, ONG, ainsi que les autorités administratives et territoriales. L’objectif : faire le point sur les performances, les défis et les perspectives du système éducatif dans la région.

Dans son discours d’ouverture, l’Inspecteur d’Académie, M. Samba Diakhaté, a salué l’engagement de tous les acteurs éducatifs, malgré les contraintes budgétaires et les défis liés à l’environnement scolaire.

« La revue du secteur de l’éducation et de la formation constitue un espace de dialogue essentiel où les indicateurs clés sont analysés pour favoriser une meilleure implication des communautés et des acteurs à la base. Il faut se féliciter de l’introduction de nouveaux indicateurs, notamment sur le niveau des violences en milieu scolaire, la prise en compte du handicap, ainsi que la contribution des ménages et des collectivités territoriales », a déclaré M. Diakhaté.

Il a également tenu à souligner les efforts des collectivités territoriales, qui jouent un rôle crucial dans le soutien au secteur éducatif. Malgré quelques difficultés, des avancées notables ont été enregistrées dans le suivi du financement par les différents acteurs.

« C’est un début encourageant, mais il faudra renforcer cette dynamique à l’avenir », a-t-il ajouté.

Concernant les résultats scolaires, l’inspecteur a noté des performances globalement satisfaisantes au niveau élémentaire, tout en reconnaissant la persistance d’un taux de redoublement élevé. Aux examens, les résultats varient : un léger recul a été observé au baccalauréat technique, tandis que le taux de réussite au BFEM reste stable, bien qu’en deçà des attentes.

Un accent particulier a été mis sur la scolarisation des filles, avec des avancées notables.

« La parité est aujourd’hui autour de 1,30 % en faveur des filles. Elles affichent de bonnes moyennes et une maîtrise satisfaisante des compétences. Cela pose cependant la question préoccupante de l’abandon scolaire chez les garçons », a souligné l’inspecteur.

Prenant la parole à son tour, le Gouverneur de la région de Kaolack, M. Mouhamed Moctar Watt, a insisté sur l’importance de cette rencontre comme outil d’évaluation du système éducatif régional et d’identification des insuffisances dans la mise en œuvre des politiques publiques.

« Malgré des motifs de satisfaction dans certains domaines, nous avons constaté que Kaolack reste, pour certains indicateurs, en deçà de la moyenne nationale. Cela appelle une réflexion approfondie sur les problèmes qui entravent le bon déroulement des enseignements/apprentissages », a-t-il déclaré.

Parmi les défis majeurs relevés : le déficit en personnel enseignant, un problème partagé par plusieurs régions du pays. Le Gouverneur a également insisté sur la nécessité de résorber les abris provisoires. À ce sujet, un programme est en cours, piloté par l’Inspection d’Académie et ses services rattachés, avec l’espoir de réaliser des progrès significatifs dans les prochaines années.

Enfin, il a conclu par un appel à la diversification des profils scolaires :

« Il est urgent de réorienter nos efforts vers les filières scientifiques et technologiques, si nous voulons relever les défis du développement et répondre aux enjeux contemporains. »

Kaolack : La mairie réclame la restitution des biens de Mouhamed Ndiaye Rahma, ancien ministre-conseiller

La tension est palpable à la mairie de Kaolack, où les autorités municipales exigent la restitution de biens publics supposément détenus par Mouhamed Ndiaye Rahma, ancien ministre-conseiller. Ce dernier est accusé d’avoir conservé plusieurs équipements et documents appartenant à la collectivité locale.

« Lors de la campagne électorale de 2022, le maire de la commune de Kaolack avait soumis aux Kaolackois son programme “Setal, Suxali Saam”, qui avait largement suscité l’adhésion des populations. Cependant, aucun effort réel n’a été entrepris pour traduire ce slogan en actes, notamment en ce qui concerne la résiliation du contrat de marché bloqué portant sur des biens appartenant à la commune », a expliqué Mbaye Ngom, Secrétaire général de la commune de Kaolack.

Selon lui, le maire actuel, Serigne Mboup, a engagé des procédures judiciaires afin de récupérer des biens que la commune aurait été illégalement dépossédée. Une plainte avait d’ailleurs été déposée auparavant par la maire sortante, Madame Mariama Sarr, concernant notamment un immeuble situé à Médina Baye et un terrain de 20 hectares situé au quartier Lyndiane. Cette affaire remonte à 2021.

Après l’annulation de la décision du président de la cour d’appel de Kaolack par la Cour suprême, la municipalité a décidé de relancer l’affaire, a ajouté M. Ngom, face à la presse ce lundi dans les locaux de la commune.

« Nous interpellons la justice et alertons les nouvelles autorités sur les pratiques de transhumance politique, soupçonnées de servir à échapper à des poursuites », a conclu Mbaye Ngom.

Journée d’Intégration des Étudiants Talibés de Baye à l’UCAD : Une Présence Remarquée de Madame Amy Marra Dieye

La communauté estudiantine de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a vibré ce jour au rythme de la Journée d’intégration des étudiants talibés de Baye. Cette rencontre, placée sous le signe du partage, de la fraternité et de la spiritualité, a rassemblé de nombreux étudiants venus des quatre coins du pays.

Madame Amy Marra Dieye, figure respectée et engagée, a honoré de sa présence cet événement majeur. Par sa disponibilité et son soutien indéfectible, elle a témoigné de l’importance qu’elle accorde à la jeunesse ainsi qu’à la formation académique et spirituelle des talibés de Baye. Son accompagnement chaleureux a été unanimement salué par les participants, renforçant les liens intergénérationnels et rappelant les valeurs d’entraide chères à la tradition de Médina Baye.

À travers son engagement constant, Madame Amy Marra Dieye a réaffirmé que l’éducation et l’intégration sociale constituent des piliers essentiels pour bâtir une communauté forte, solidaire et tournée vers l’avenir.

Arrestation de l’étudiant sénégalais Malick Diop en Ukraine : des ONG dénoncent une grave atteinte aux droits humains

L’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) et le Mouvement International d’Apostolat des Milieux Sociaux Indépendants (MIAMSI Sénégal) ont exprimé leur vive inquiétude suite à l’arrestation de Malick Diop, un étudiant sénégalais interpellé par les forces ukrainiennes dans des circonstances jugées opaques.

Selon les informations relayées par ces deux organisations de la société civile, Malick Diop, bénéficiaire d’une bourse de l’État sénégalais, poursuit ses études en Russie. Sa présence en Ukraine n’aurait, selon elles, aucun lien avec les hostilités en cours. Cette situation soulève de nombreuses interrogations quant aux motifs réels de son arrestation.

Dans un communiqué conjoint, l’ADHA et le MIAMSI dénoncent une « atteinte grave aux droits humains », en évoquant notamment les violations présumées des normes internationales de protection des personnes. Elles rappellent que des instruments tels que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Convention de Genève sur les prisonniers de guerre ainsi que la Convention internationale contre le mercenariat garantissent le droit à la liberté, à la sécurité, et à une reconnaissance juridique pour toute personne, y compris en temps de guerre.

Face à cette situation préoccupante, les deux ONG appellent avec insistance les autorités sénégalaises, en particulier le président de la République, à engager « sans délai » des démarches diplomatiques et juridiques afin d’obtenir la libération immédiate et inconditionnelle de Malick Diop. Elles exhortent également l’Ukraine à respecter ses engagements internationaux, notamment en matière de traitement des personnes détenues dans le cadre de conflits armés.

L’ADHA et le MIAMSI élargissent leur appel à la communauté internationale. Elles demandent à des institutions comme la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ainsi qu’au Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme de se mobiliser pour assurer la protection des droits fondamentaux de l’étudiant sénégalais.

Vers une issue favorable pour les Policiers Adjoints Volontaires récemment libérés

Une avancée significative semble se dessiner pour les Policiers Adjoints Volontaires (PAV) récemment libérés de leurs fonctions par le ministère de l’Intérieur. En effet, la Direction Générale de la Police Nationale a adressé, ce lundi 28 avril 2025, un message au Directeur Général du Groupement Mobile d’Intervention (GMI), dont Dakaractu a pu obtenir copie.

Dans cette note, il est demandé au responsable du GMI d’informer sans délai les Policiers Adjoints Volontaires de la 7e Génération, actuellement sous son autorité, ainsi que ceux issus de la 1ère Cohorte récemment libérés, de constituer un complément de dossier sous huitaine. Cette démarche pourrait marquer un tournant décisif en faveur de ces agents, qui réclament depuis plusieurs mois une régularisation de leur situation professionnelle.

Cette demande de complément de dossier est perçue comme un signal fort en vue d’une probable réintégration ou d’une nouvelle orientation administrative pour ces jeunes volontaires qui ont servi avec engagement au sein des forces de sécurité.

Bien que les autorités n’aient pas encore officiellement communiqué sur la finalité de cette mesure, de nombreuses voix s’élèvent pour saluer cette initiative, qui laisse entrevoir une issue favorable pour ces agents longtemps plongés dans l’incertitude.

Tragédie à Guédiawaye : décès d’Idrissa Khalifa Diène et vives tensions autour du centre hospitalier Roi Baudouin

Le centre hospitalier Roi Baudouin de Guédiawaye a exprimé sa profonde tristesse suite au décès tragique d’Idrissa Khalifa Diène, un jeune footballeur plein d’avenir, survenu le mercredi 23 avril. Ce drame a bouleversé la commune de Médina Gounass et relancé les débats sur la qualité et la réactivité du système de santé au Sénégal, notamment en matière d’urgence médicale.

Selon un communiqué émis par l’établissement hospitalier, Idrissa Khalifa Diène a été pris en charge dès son arrivée en ambulance pour une première évaluation médicale. Toutefois, l’absence d’un scanner opérationnel sur place a conduit les médecins à recommander un transfert vers un autre centre mieux équipé. Malheureusement, le jeune sportif a succombé à ses blessures avant que ce transfert ne puisse être effectué.

Dans le sillage de cette tragédie, un sentiment d’injustice et d’abandon a gagné la population. De nombreux témoignages affirment qu’une prise en charge plus rapide et des équipements adéquats auraient pu lui sauver la vie. La douleur s’est rapidement transformée en colère : des tensions ont éclaté aux abords de l’hôpital, traduisant la frustration des habitants face à ce qu’ils perçoivent comme un énième manquement du système de santé.

Le journal L’Observateur rapporte que huit personnes ont été interpellées lors de ces incidents et devaient être jugées en comparution immédiate par le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye. Un signal fort, alors que les autorités cherchent à contenir la situation.

De leur côté, les responsables sanitaires ont réaffirmé leur engagement à améliorer la qualité de la prise en charge dans les établissements hospitaliers. Ils ont appelé au calme et à la coopération des citoyens afin d’éviter que de telles scènes ne se reproduisent.

Thierno Alassane Sall en France : Rencontre stratégique avec les responsables de la coordination RV

En déplacement en France depuis vendredi dernier, l’honorable député Thierno Alassane Sall a rencontré les responsables de la coordination de son parti, République des Valeurs (RV), pour une réunion stratégique de haute importance. Cette visite s’inscrit dans un contexte politique tendu au Sénégal, marqué par des préoccupations économiques et sociales grandissantes.

Selon Mamoudou BA, adjoint coordinateur de RV France, cette rencontre répondait à une urgence : celle de faire le point sur la situation actuelle du pays et d’explorer de nouvelles approches pour renforcer la présence et l’impact électoral du parti, notamment au sein de la diaspora. Joint par téléphone, M. BA a souligné que « l’incapacité criante du nouveau régime à répondre aux attentes populaires, les vagues inquiétantes de licenciements, la flambée des prix, la détresse des pêcheurs, la situation incertaine des étudiants, sans oublier la récente décision du Conseil constitutionnel », figuraient parmi les sujets brûlants débattus.

Au-delà des préoccupations nationales, la réunion a également permis de faire un focus sur les réalités vécues par les Sénégalais de l’extérieur. « Il s’agit aussi pour nous d’une occasion de discuter du quotidien réel des Sénégalais de la diaspora, de leurs difficultés de tous les jours », a insisté M. BA.

La séance de travail s’est achevée sur une note spirituelle et solennelle : la prière de l’Asr, dirigée par Thierno Alassane Sall en personne. Une prière fervente, dédiée au peuple sénégalais dans toute sa diversité, avec une pensée spéciale pour la diaspora, « ces bâtisseurs silencieux qui, de loin, continuent de porter le Sénégal dans leur cœur ».

Revalorisation des salaires des travailleurs domestiques au Sénégal : une avancée sociale majeure pour 2025

Le ministère du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les institutions a franchi une étape importante dans la protection sociale des travailleurs domestiques au Sénégal. Par un arrêté en date du 25 avril 2025, signé par le ministre Abass Fall, les salaires minima catégoriels de cette catégorie de travailleurs ont été significativement revalorisés, mettant fin à une grille salariale en vigueur depuis 2009.

Cette revalorisation marque une hausse notable des rémunérations mensuelles, avec des augmentations différenciées selon les catégories professionnelles. Par exemple, le salaire de la 1re catégorie passe de 42 714 F CFA à 64 223 F CFA, tandis que celui de la 7e catégorie grimpe de 53 318 F CFA à 76 996 F CFA. Ces montants constituent désormais les nouveaux planchers salariaux pour les employeurs de travailleurs domestiques.

La décision s’appuie sur plusieurs textes réglementaires récents, notamment le décret n°2023-1710, relatif au salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) et au salaire minimum agricole garanti (SMAG). Elle s’inscrit dans un effort plus large du gouvernement visant à garantir des conditions de travail dignes et à renforcer la protection des travailleurs vulnérables.

En plus de fixer de nouveaux seuils salariaux, l’arrêté abroge officiellement celui du 31 décembre 2009, qui était devenu obsolète face à l’évolution du coût de la vie et des standards sociaux. Le directeur général du Travail et de la Sécurité sociale est chargé de veiller à l’application stricte de cette mesure, qui sera publiée au Journal officiel.

Cette revalorisation s’inscrit dans une dynamique gouvernementale plus large de justice sociale et de reconnaissance du rôle essentiel que jouent les travailleurs domestiques dans la société. Longtemps marginalisés dans les politiques de rémunération, ces derniers bénéficient enfin d’une mesure qui tient compte de leur contribution quotidienne dans les foyers sénégalais.

La décision du Conseil Constitutionnel ravive les tensions politiques à l’approche du dialogue national

La décision du Conseil constitutionnel sénégalais, déclarant non conforme à la Constitution la loi interprétative de l’amnistie, continue de secouer la scène politique nationale. À moins d’un mois du dialogue national prévu le 18 mai par le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, les clivages s’accentuent entre la majorité présidentielle et une opposition fragmentée.

Lors d’une conférence de presse tenue dimanche, la coalition « Diomaye Président » est montée au créneau pour saluer cette décision qu’elle qualifie de « victoire politique et morale ». Dans une atmosphère tendue, le Premier ministre Ousmane Sonko a désigné une partie de l’opposition comme de simples « résidus », une expression qui a provoqué de vives réactions sur l’échiquier politique.

La figure politique Aïda Mbodji, entourée du ministre Moustapha Guirassy, de Me Abdoulaye Tine et de la députée Mame Diarra Fam, a exprimé son soutien sans réserve à la décision du Conseil constitutionnel. Selon elle, le considérant 31 du texte juridique représente un tournant majeur dans la consolidation de l’État de droit au Sénégal. « Le Sénégal privilégie désormais la justice à l’impunité », a-t-elle affirmé, balayant d’un revers de main les critiques venant de l’opposition.

Me Abdoulaye Tine, pour sa part, a salué une « démarche victorieuse », qui permet d’éclairer les Sénégalais sur les responsabilités liées aux violences ayant secoué le pays entre mars 2021 et juin 2023. Il a cependant appelé à la prudence, en soulignant que les poursuites pour meurtres ne devaient pas être teintées de considérations politiques.

Le Directeur général du Port autonome de Dakar, Waly Diouf Bodian, figure montante de l’aile dure du Pastef, a utilisé cette tribune pour renouveler son appel à la dissolution de l’OFNAC (Office national de lutte contre la fraude et la corruption). Il accuse l’institution d’être devenue un « siège de l’enrichissement illicite », et propose de transférer ses compétences au Parquet financier ou, à défaut, de la supprimer purement et simplement.

« On ne développe pas un pays sans justice », a-t-il martelé, soulignant l’importance d’un appareil judiciaire fort et crédible pour instaurer une gouvernance transparente et responsable.

Face à ces attaques, l’opposition tente de se repositionner. Bien que qualifiée de « moribonde » par certains membres du pouvoir, elle conserve une base militante active et continue de dénoncer ce qu’elle perçoit comme une instrumentalisation de la justice.

La décision du Conseil constitutionnel pourrait ouvrir la voie à de potentielles poursuites contre des figures politiques liées aux événements violents de ces dernières années, exacerbant davantage une tension politique déjà palpable.

Le 18 mai prochain, le président Diomaye Faye entend réunir l’ensemble des forces vives de la nation pour un dialogue national. Toutefois, dans ce climat chargé, la tenue de ce dialogue risque d’être compromise si les rancœurs actuelles ne sont pas apaisées. La réconciliation nationale, tant prônée, reste un objectif difficilement atteignable sans un minimum de consensus sur les règles du jeu démocratique.

Cinq anciens ministres de Macky Sall dans le viseur de la justice : vers une mise en accusation devant la Haute Cour

La tempête judiciaire qui secoue l’après-Macky Sall s’intensifie. Le parquet, par l’intermédiaire du ministre de la Justice, a officiellement saisi l’Assemblée nationale pour engager la procédure de mise en accusation de cinq anciens ministres du régime sortant devant la Haute Cour de justice. Cette initiative marque une étape décisive dans les enquêtes sur la gestion des fonds publics, notamment ceux destinés à la riposte contre la pandémie de Covid-19.

Parmi les personnalités visées figurent Ndèye Saly Diop, Moustapha Diop, Sophie Gladima, Mansour Faye et Ismaïla Madior Fall. Les quatre premiers sont directement impliqués dans l’affaire de la gestion controversée du fonds Force Covid-19, tandis que le dernier, ex-ministre de la Justice, est soupçonné d’avoir trempé dans une affaire de corruption distincte.

Avant toute mise en accusation, un préalable s’impose : la levée de l’immunité parlementaire de Ndèye Saly Diop et Moustapha Diop, actuellement députés. Selon le quotidien Les Échos, la décision sera prise ce vendredi. Leurs collègues parlementaires devront se prononcer sur cette étape-clé pour permettre à la justice de poursuivre ses investigations.

Ancienne ministre de la Femme, Ndèye Saly Diop est accusée de n’avoir pas justifié 52 millions de francs CFA sur les 150 millions mis à sa disposition dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Une autre charge, plus insolite, lui est reprochée : l’installation de deux climatiseurs à son domicile, financés par des fonds publics, selon les révélations du journal.

Quant à Moustapha Diop, ex-ministre du Développement industriel, il doit répondre d’un trou de 930 millions de francs CFA, dont les justificatifs seraient introuvables. La gravité de l’affaire est renforcée par la mise sous mandat de dépôt de plusieurs anciens collaborateurs de son ministère : la Dage, le gestionnaire et son chauffeur.

Sophie Gladima et Mansour Faye, également cités dans l’affaire Force Covid-19, attendent que le processus judiciaire les concernant suive son cours. Pour sa part, Ismaïla Madior Fall devra faire face à une enquête autour d’un dossier de corruption encore peu détaillé dans les médias, mais suffisamment sérieux pour justifier une saisine de la Haute Cour.

Cette procédure de traduction devant la Haute Cour de justice, rare dans l’histoire institutionnelle du Sénégal, constitue un test de vérité pour les nouvelles autorités dirigées par le président Bassirou Diomaye Faye. Elle est également une réponse à l’exigence de transparence et de reddition des comptes portée par les électeurs.

Ngoloum : L’humanité au bord de la soif, bétail en détresse — une crise silencieuse aux lourdes conséquences

Dans plusieurs localités du Sénégal, l’eau, source de vie, se fait de plus en plus rare. C’est le cas du village de Ngoloum, situé dans le département de Guinguinéo, région de Kaolack. La crise de l’eau qui y sévit ne menace pas seulement l’accès à la boisson, elle met également en péril le bétail, la survie humaine et la sécurité alimentaire. Face à cette situation, le collectif des ressortissants de Ngoloum vivant dans d’autres régions a décidé de tirer la sonnette d’alarme.

« Depuis la fête de la Korité, Ngoloum est confronté à un sérieux problème d’eau lié à la panne récurrente du forage. Comme vous le savez, l’État du Sénégal a confié la gestion des forages ruraux à la société Flexeau. Mais force est de constater que cette entreprise peine à assurer convenablement sa mission. Elle se contente de collecter les ressources des populations sans investir efficacement dans les infrastructures », a dénoncé Tamsir Bakhoum, coordonnateur du collectif Ngoloum contre COVID-19.

Selon lui, malgré plusieurs interpellations adressées à Flexeau, ce n’est que récemment que des pompes de secours ont été acheminées sur place. « Mais nous savons tous que cela ne réglera pas le problème. Le forage est complètement à l’arrêt depuis des semaines, et les populations ne peuvent pas vivre sans eau », a-t-il alerté.

Face à l’urgence, le collectif a sollicité l’appui de leurs relations dans divers secteurs. Grâce à ces contacts, ils ont pu attirer l’attention du directeur de l’OFOR, qui a répondu favorablement en envoyant une citerne d’eau. « Nous saluons cet appui, mais une seule citerne ne peut suffire à alimenter un village de plus de 6 000 habitants », regrette Tamsir Bakhoum.

Il ajoute : « Nos mères, nos épouses et l’ensemble des habitants de Ngoloum nous ont interpellés pour savoir ce que les fils du village pouvaient faire face à cette crise. Nous avons encore contacté Flexeau, qui nous a répondu que c’est Senelec qui aurait endommagé leurs équipements, provoquant la panne de plusieurs machines, alors qu’ils n’avaient plus de pièces de rechange en stock. De plus, l’État leur doit une importante somme d’argent, ce qui freine leurs capacités d’intervention ».

Alors que la société déclare ne plus pouvoir réagir de manière urgente, l’OFOR a été de nouveau sollicité, notamment à travers des intermédiaires, afin de dépêcher une nouvelle citerne d’eau après la cérémonie religieuse de la Daaka de Médina Gounass.

« Nous interpellons le Président de la République et son Premier ministre. Ils n’ont pas le droit de tourner le dos à cette population en détresse », a martelé M. Bakhoum.

Car au-delà des souffrances humaines, les animaux domestiques sont également frappés de plein fouet par cette pénurie. L’accès à l’eau devient un enjeu de survie pour le bétail, menaçant directement l’activité pastorale.

« En plus de l’élevage, l’agriculture est notre principale activité. Sans eau, pas d’agriculture. Et sans agriculture, il n’y a pas de vie ici », a-t-il conclu.

Kaolack / Politique : La jeunesse régionale et départementale de l’AFP jubile suite à la nomination de Mbaye Dione

Le successeur de Moustapha Niasse à la tête de l’Alliance des Forces de Progrès (AFP) est désormais connu. Il s’agit de Mbaye Dione, député-maire de Ngoundiane, officiellement désigné ce 26 avril 2025 à Dakar, lors du 3e congrès ordinaire du parti.

À Kaolack, cette nomination a été accueillie avec enthousiasme, notamment par la jeunesse régionale et départementale de l’AFP. Diarry Sow, responsable de cette frange du parti, n’a pas caché sa satisfaction :

« Pour nous, cette nomination vient couronner un long parcours politique marqué par la proximité avec les populations, l’engagement sur le terrain et une loyauté sans faille envers les idéaux du parti. C’est une fierté pour tout le pays. Mbaye Dione a toujours été aux côtés des jeunes, des femmes et des agriculteurs. Il mérite amplement cette reconnaissance. »

Elle a également exprimé l’espoir que ce nouveau leadership impulsera des projets de développement dans des secteurs stratégiques comme l’emploi des jeunes, l’agriculture et les infrastructures.

À sa sortie de l’assemblée générale, jointe par téléphone par notre correspondant permanent à Kaolack, Diarry Sow a salué « la promesse de rassemblement » formulée par Mbaye Dione :

« Il a promis de rester au service de la communauté, avec humilité et détermination, en appelant à l’unité et au travail collectif pour relever les défis qui attendent notre pays. »

En perspective des élections présidentielles de 2029, Diarry Sow annonce déjà la couleur :

« Nous allons intensifier nos mobilisations pour soutenir la candidature de Mbaye Dione, à travers des meetings, des campagnes de sensibilisation et des actions de proximité. Nous allons redoubler d’efforts pour convaincre et rallier le plus grand nombre. »

Elle conclut avec conviction :

« Nous croyons en lui, car il incarne nos aspirations et notre avenir. Notre stratégie est de toucher la jeunesse dans tous les coins du pays. Par la proximité et l’écoute, nous allons y parvenir. »

La jeunesse AFP de Kaolack entend ainsi jouer un rôle central dans cette nouvelle dynamique, avec l’ambition de porter haut la candidature de leur nouveau leader.

Traduit devant la Commission Juridique et Disciplinaire de la FSKDA : le Président de la Ligue de Dakar dénonce une dérive autoritaire et la persécution des lanceurs d’alerte

C’est une charge d’une rare intensité que le président de la Ligue régionale de karaté de Dakar, Bescaye Diop, a adressée à la Commission juridique et disciplinaire de la Fédération sénégalaise de karaté et disciplines associées (FSKDA). Dans une communication rendue publique, il accuse frontalement cette instance d’avoir trahi sa mission première : garantir la justice, l’éthique et la légalité au sein du karaté sénégalais.

Une commission devenue “instrument de persécution”

Selon M. Diop, la Commission juridique et disciplinaire ne serait plus qu’un outil de règlements de comptes politiques internes, agissant avec une partialité flagrante à l’encontre des lanceurs d’alerte. Il dénonce son silence complice face aux nombreuses irrégularités et exactions commises en interne par le bureau fédéral : suspensions arbitraires, insultes publiques, exclusions sans fondement légal, entre autres.

Dans son document, Bescaye Diop énumère douze faits majeurs illustrant l’inaction de la commission. Parmi eux : la suspension illégale de responsables de ligue, le silence sur de graves accusations de détournement de fonds publics, des propos diffamatoires tenus par des membres du bureau fédéral, la nomination illégitime d’un président intérimaire à la tête de la Ligue de Dakar, l’inaction face aux inculpations judiciaires visant certains membres de la fédération, et le refus d’organiser une Assemblée générale extraordinaire, malgré la volonté exprimée par plus des deux tiers des clubs.

“Une faillite morale”

Pour le président de la Ligue de Dakar, la commission n’a jamais assumé son rôle de médiateur ni tenté de prévenir les conflits. Pire encore, elle est accusée d’avoir tourné le dos aux principes fondamentaux du sport et de la justice. « Elle est inexistante dans la défense de la justice, inutile dans la sauvegarde de l’éthique, et complice des dérives de la Fédération contre les lanceurs d’alerte », affirme-t-il avec fermeté.

Des alertes transmises aux plus hautes autorités

Dans sa note, Bescaye Diop indique avoir saisi l’OFNAC, le conseiller spécial du Premier ministre en charge des affaires sportives, ainsi que la ministre des Sports, au sujet des manquements graves de cette commission. Il appelle à une réaction forte de l’État, invoquant la nécessité de protéger les lanceurs d’alerte, désormais inscrite dans les priorités nationales.

Un engagement renouvelé pour la transparence

Face à cette situation qu’il qualifie de catastrophique pour la crédibilité du karaté sénégalais, M. Diop se dit plus déterminé que jamais à défendre la vérité, la justice et les valeurs du sport. Il se démarque clairement de toute forme de malversation, de fraude ou de compromission : « Je ne serai jamais un malfaiteur. Je ne ferai jamais partie d’une association de malfaiteurs. (…) Je suis, et je resterai, du côté de la justice, de la vérité, et des karatékas intègres. »

“Une crise profonde qui appelle à une réforme”

Cette déclaration intervient dans un contexte de tension extrême entre certaines ligues régionales et la direction fédérale. La demande de transparence, relayée depuis plusieurs mois par de nombreux acteurs du karaté, semble désormais prendre une dimension plus politique et institutionnelle.

La crise qui secoue actuellement la FSKDA pourrait bien s’intensifier dans les prochains jours, à mesure que les autorités étatiques et les partenaires du sport sénégalais réagiront à cette dénonciation publique.

Washington, nouveau théâtre de la rivalité entre le régime de Diomaye et l’ombre de Macky Sall

La rivalité politique sénégalaise a franchi les frontières nationales pour se transporter jusqu’à Washington D.C., au cœur même des institutions financières internationales. Cette semaine, les réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale ont servi de décor à un affrontement diplomatique inédit entre le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye et les réseaux de son prédécesseur Macky Sall.

Si le président Diomaye Faye avait déjà affirmé que Macky Sall continuait d’influencer les affaires du pays depuis les coulisses, la scène internationale vient de lui donner raison. Selon les révélations du Quotidien, une délégation ministérielle sénégalaise officielle, conduite par le ministre de l’Économie Cheikh Diba, a bel et bien croisé à Washington une équipe parallèle composée d’anciens cadres de l’Alliance pour la République (APR), mandatée par l’ex-président Macky Sall. Leur mission : défendre, auprès de Mme Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI, un contre-rapport sur la gestion économique du pays entre 2019 et 2023.

Ce document, élaboré par le parti de l’ancien président, vise à répondre point par point aux accusations de malversations et de falsifications des comptes publics soulevées par la Cour des comptes et le nouveau pouvoir. Il avait déjà été soumis à la représentation du FMI à Dakar lors d’une rencontre entre des responsables de l’APR, dont Pape Malick Ndour, et des techniciens du Fonds.

Au cœur de cette offensive diplomatique de l’ombre, un nom ressort : Hamidou Anne. Proche de Macky Sall, ce dernier s’impose comme l’un des piliers du dispositif mis en place pour maintenir l’influence de l’ancien régime. Déjà actif auprès de la Commission européenne ces derniers mois, il poursuit inlassablement sa stratégie de « rétablissement de la vérité », version APR, sur la santé économique du Sénégal en fin de magistère.

Cette double présence sénégalaise dans les cercles du FMI soulève plusieurs interrogations. D’une part, elle met en lumière une fracture profonde entre le régime actuel et celui qui l’a précédé. D’autre part, elle interroge sur la perception qu’ont les bailleurs de fonds de cette cacophonie diplomatique. Le FMI, historiquement en phase avec la gouvernance de Macky Sall, pourrait-il être tenté de privilégier les anciens interlocuteurs, mieux connus, plus rodés aux mécanismes internationaux ?

Le gouvernement de Diomaye Faye, en quête urgente de soutien financier dans un contexte économique tendu, devra convaincre que sa version de la situation est la plus crédible. Mais il pourrait bien être contraint, à terme, de composer avec l’héritage diplomatique de Macky Sall et les réseaux toujours actifs de l’APR.

Ismaïla Madior Fall brise le silence sur l’affaire de corruption : « Je n’ai jamais accepté les 50 millions »

Invité de l’émission MNF sur la 7TV, l’ancien ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, est sorti de son silence pour la première fois depuis l’éclatement de l’affaire de présumée corruption dans laquelle son nom est cité. Une sortie médiatique très attendue, dans un contexte où l’ancien garde des Sceaux pourrait être poursuivi devant la Haute Cour de Justice.

D’entrée, Ismaïla Madior Fall a tenu à préciser que c’est l’actuel ministre de la Justice qui a initié les enquêtes menant potentiellement à son renvoi devant cette juridiction d’exception. « Je ne suis pas surpris », a-t-il déclaré, affirmant avoir eu vent de deux dossiers en cours le concernant : le premier lié à la supposée affaire de corruption, et le second, au programme de bracelets électroniques, confié au Parquet judiciaire financier (PJF).

Revenant sur les faits, l’ex-ministre a expliqué que l’affaire trouve son origine dans le projet de mise en place des bracelets électroniques, initié lors de son passage au ministère de la Justice. Il raconte avoir identifié un site de 8 000 m² près du tribunal de Guédiawaye, dont une portion de 1 000 m² devait servir à l’implantation d’un centre de surveillance.

Le projet, évalué à environ 600 millions de francs CFA, devait être partiellement financé par un mécanisme de « dation en paiement », une formule juridique permettant à l’État de régler une partie de la somme — entre 150 et 200 millions de francs CFA — en nature. « Je ne connaissais même pas le responsable de la construction. C’est le directeur des constructions des palais de justice qui m’a mis en contact avec lui », précise-t-il.

Mais rapidement, le projet a connu un blocage. Ismaïla Madior Fall explique avoir été alerté par les Impôts et Domaines que l’opérateur avait gagé le terrain auprès d’une banque. Constatant la stagnation, il a pris la décision d’annuler le projet ainsi que le bail.

Un épisode controversé concerne une somme de 50 millions de francs CFA que l’entrepreneur aurait prétendument remise à l’ancien ministre. À ce propos, Ismaïla Madior Fall se montre catégorique : « Je n’ai en aucun cas accepté cet argent. Il voulait généreusement me les offrir, mais je les ai refusés diplomatiquement. Nous n’avons jamais parlé d’argent », insiste-t-il.

Il ajoute que sa successeure au ministère, Me Aïssata Tall Sall, a été informée de l’ensemble du dossier, et c’est à cette occasion que l’entrepreneur aurait évoqué ce montant. « Il s’agit d’une opération de valorisation foncière qui a mal tourné, menée avec un opérateur qui n’avait ni la capacité technique ni les moyens financiers », conclut-il.

Alors que la justice poursuit son travail, cette sortie médiatique marque une étape importante dans la défense d’Ismaïla Madior Fall, qui clame son innocence face à une affaire au parfum de scandale.

Affaire des 125 milliards FCFA : Demba Ngom et Aziz Kane fixés sur leur sort lundi prochain

Dans le cadre d’une enquête sur des transactions financières suspectes estimées à 125 milliards de francs CFA, Demba Ngom, frère de Farba Ngom, maire des Agnam, et Aziz Kane seront fixés sur leur sort lundi prochain. Les deux hommes ont été déférés vendredi dernier par la Division des investigations criminelles (DIC), après avoir bénéficié d’un retour de parquet. Cette procédure s’inscrit dans le cadre d’une délégation judiciaire consécutive à une alerte de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).

Selon les informations rapportées par L’Observateur, l’enquête préliminaire a permis de découvrir la somme de 100 millions de francs CFA dans un coffre-fort lors d’une perquisition au domicile de Demba Ngom aux Almadies. Face aux enquêteurs, ce dernier a tenté de justifier l’origine de cette somme, affirmant qu’elle n’avait aucun lien avec son frère, Farba Ngom. Il a présenté des relevés de compte et divers documents bancaires à l’appui de sa défense.

Demba Ngom a expliqué exercer des activités commerciales depuis les années 1990 dans la sous-région, notamment la vente d’huile au Burkina Faso, d’électroménager en Côte d’Ivoire, et de produits phytosanitaires au Gabon. Il a précisé être arrivé à Dakar le 26 février 2025 dans le but d’assister son frère, pensant que ce dernier pourrait bénéficier d’une liberté provisoire après avoir payé une caution.

Cependant, ces déclarations n’ont pas suffi à convaincre les enquêteurs de la DIC, qui ont poursuivi leurs investigations. Celles-ci ont mené à l’arrestation d’Aziz Kane, également impliqué dans le dossier. Le coffre-fort contenant les 100 millions de francs CFA a été mis sous scellé, en attendant les suites judiciaires.

La décision du parquet concernant le sort de Demba Ngom et d’Aziz Kane est attendue pour ce lundi. Cette affaire suscite un vif intérêt, notamment en raison du lien familial entre Demba Ngom et une figure politique influente. Les prochains jours s’annoncent décisifs dans cette enquête aux ramifications financières complexes.

Malem Hodar : Deux ans sans eau à Mbané, les populations expriment leur désarroi

Depuis deux longues années, les habitants du village de Mbané, situé dans la commune de Ndioum, département de Malem Hodar, vivent une situation alarmante. Avec une population de 1 125 habitants, le village fait face à une pénurie d’eau chronique : aucune goutte ne coule des robinets depuis 24 mois.

« Pendant toutes ces périodes, c’est la débrouille quotidienne pour trouver une goutte d’eau », confie Modou Ndao, fils du chef du village de Mbané.

Les habitants ne sont pas restés silencieux face à cette situation. « Les autorités locales ont été alertées à plusieurs reprises. Des lettres ont été envoyées, des réunions tenues. Mais jusqu’ici, aucune solution durable n’a été trouvée. Depuis deux ans, rien ne bouge », déplore Modou Ndao.

Face à l’inaction des autorités, les villageois ont dû prendre les choses en main. Ils ont organisé des collectes de fonds pour réaménager le puits du village. Mais cette initiative reste limitée face à l’ampleur du problème.

Deux ans sans eau potable dans les foyers, c’est une atteinte grave à la dignité humaine. Les habitants de Mbané demandent simplement ce qui leur revient de droit : un accès à l’eau potable. Ils espèrent que ce cri du cœur trouvera enfin un écho auprès des autorités compétentes.

Présidentielle 2025 en Côte d’Ivoire : la RADDHO alerte sur l’exclusion de Tidjane Thiam et appelle au dialogue

À l’approche de l’élection présidentielle prévue en octobre 2025 en Côte d’Ivoire, les tensions politiques prennent une tournure préoccupante. Dans un communiqué publié récemment, la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) a exprimé de vives inquiétudes face à la situation préélectorale, marquée notamment par l’exclusion controversée de Tidjane Thiam de la liste électorale.

Candidat du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et principal opposant au pouvoir en place, Tidjane Thiam est au centre d’un bras de fer politico-juridique. Une décision judiciaire rendue le 22 avril 2025 a invalidé son inscription sur la liste électorale, provoquant une onde de choc au sein de l’opposition et des organisations de défense des droits humains.

Selon la RADDHO, cette décision constitue un « précédent dangereux », d’autant plus qu’elle est intervenue après la perte de la nationalité française par Tidjane Thiam en mars 2025. L’organisation craint que cette situation ne fasse de lui un apatride, un statut qui, selon elle, soulève de graves préoccupations au regard des normes internationales.

Le président de l’Observatoire Ivoirien des Droits de l’Homme (OIDH) a pour sa part estimé que cette exclusion ouvre un contentieux juridique complexe, mettant en question la nationalité ivoirienne de Thiam. Il a aussi rappelé que, conformément à l’article 12 du Code électoral ivoirien, les décisions juridictionnelles en matière d’inscription sur la liste électorale sont définitives et sans appel.

Face à ces évolutions, la RADDHO a exprimé :

Sa vive inquiétude quant à une atmosphère politique tendue, susceptible de compromettre la transparence et la paix autour du scrutin ; Son regret face à ce qu’elle considère comme une instrumentalisation de la justice à des fins politiques ; Un appel au dialogue entre tous les acteurs politiques et sociaux afin de parvenir à un consensus sur la participation des candidats de l’opposition, dans l’intérêt de la stabilité et de la démocratie ; Une exhortation au “génie ivoirien”, à l’ouverture et à l’hospitalité du peuple pour prévenir toute forme de division, de discrimination ou d’exclusion.

La RADDHO a également rappelé les engagements pris par la Côte d’Ivoire lors de la 37e session ordinaire de la Conférence de l’Union Africaine, notamment en faveur du Protocole à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples relatif au droit à une nationalité et à l’éradication de l’apatridie, adopté en février 2024.

Enfin, l’organisation invite les autorités ivoiriennes à garantir une compétition électorale ouverte, respectueuse des principes démocratiques, permettant à tous les citoyens d’exprimer librement leur suffrage. Elle appelle également la CEDEAO et l’Union Africaine à intervenir en médiateurs pour éviter une crise politique majeure dans un pays encore marqué par les séquelles des conflits passés.

Assemblée nationale : Séance plénière prévue ce lundi pour statuer sur l’immunité de deux députés

Les députés de l’Assemblée nationale sont convoqués en séance plénière ce lundi 28 avril 2025 à 10 heures. L’annonce a été faite ce jeudi à travers un communiqué officiel de l’hémicycle. L’ordre du jour porte sur l’examen de projets de résolutions visant à constituer des Commissions ad hoc chargées d’étudier la demande de levée de l’immunité parlementaire des députés Moustapha Diop et Salimata Diop.

Les deux parlementaires, anciens ministres sous la présidence de Macky Sall, sont poursuivis dans le cadre de la gestion des Fonds Force Covid-19, un programme mis en place en 2020 pour faire face aux conséquences sanitaires, économiques et sociales de la pandémie. Selon des sources proches du dossier, des irrégularités financières ont été relevées lors d’un audit de la Cour des comptes, impliquant les deux anciens responsables gouvernementaux.

La constitution des Commissions ad hoc marque la première étape de la procédure parlementaire qui pourrait aboutir à la levée de leur immunité, condition préalable à toute poursuite judiciaire. Cette séance plénière s’annonce donc décisive pour la suite des investigations sur ce dossier emblématique de la lutte contre la mauvaise gestion des deniers publics.

Décision du Conseil constitutionnel sur la loi interprétative : Pape Alé Niang salue un tournant pour l’État de droit au Sénégal

La décision récente du Conseil constitutionnel du Sénégal rejetant la loi interprétative visant à réviser la loi d’amnistie continue de provoquer une vague de réactions dans le pays. Parmi les voix les plus marquantes, celle de Pape Alé Niang, journaliste et Directeur général de la RTS, a retenu l’attention. Dans une publication sur son compte X (anciennement Twitter), il a salué le courage des sept sages du Conseil constitutionnel et souligné l’impératif de vérité pour guérir les blessures du passé.

Selon Pape Alé Niang, cette décision marque une rupture avec les habitudes du Conseil, longtemps perçu comme frileux face aux dossiers politiques sensibles. « Il faut, au fond, se féliciter de la décision rendue par les 7 sages, pour la simple raison que le Conseil constitutionnel avait habitué les Sénégalais à cette vieille rengaine de se déclarer incompétent », écrit-il.

Le journaliste met en lumière un point fondamental soulevé par les « puristes du droit » : une loi interprétative a pour unique fonction de clarifier un texte existant, sans en modifier la portée. Or, en tentant de réinterpréter la loi d’amnistie, le projet législatif s’est heurté à la Constitution. Le Conseil a notamment rappelé qu’aucune disposition nationale ne saurait justifier l’impunité pour des crimes relevant du droit international.

Ces crimes, présumés commis entre 2021 et 2024 — une période que Pape Alé Niang qualifie de « barbarie humaine » — sont, par essence, imprescriptibles. Le Sénégal, lié par ses engagements internationaux, ne peut les effacer par une simple loi d’amnistie.

Pour le patron de la RTS, cette décision ouvre la voie à une nouvelle dynamique institutionnelle : « une ère où des magistrats indépendants et courageux tranchent selon le droit et non selon les injonctions politiques ». Une évolution qui, selon lui, constitue une bouffée d’oxygène pour l’État de droit sénégalais, encore fragile après trois années de fortes tensions politiques et sociales.

Insistant sur l’impératif de justice, Pape Alé Niang rappelle que « personne ne peut pardonner sans connaître la vérité ». La quête de vérité sur cette période sombre n’est pas, selon lui, une forme de vengeance mais un devoir de mémoire et de justice envers les victimes.

En établissant un lien entre le climat de tension dans l’espace politique et les blessures non cicatrisées du passé, il alerte sur les risques de division persistante. « Seul un processus de justice équitable peut engendrer un apaisement durable », conclut-il, appelant à une réconciliation fondée sur la vérité, et non sur l’oubli.

Affaire des Fonds Covid : Moustapha Diop se rend à la justice et est écroué pour un détournement de 930 millions de Fcfa

Dans un développement majeur de l’affaire des Fonds Covid, Moustapha Diop, ancien responsable au ministère du Développement industriel, a surpris tout le monde en se livrant spontanément à la justice, mettant fin à plusieurs jours de rumeurs sur sa cavale. Présumé en fuite, il a finalement comparu hier devant le juge du deuxième cabinet, en compagnie de son avocat. À l’issue de l’audition, il a été inculpé pour détournement de fonds publics portant sur la somme colossale de 930 millions de Fcfa et placé sous mandat de dépôt. Il a passé sa première nuit derrière les barreaux, marquant ainsi un tournant décisif dans cette enquête à tiroirs.

Cette affaire, qui ébranle progressivement les sphères administratives, n’en est pas à ses premières révélations. Avant Moustapha Diop, Ndèye Aminata Loum, ancienne directrice de l’Agence de gestion et de coopération (Dage), ainsi que Bamba Amar, avaient déjà été inculpés pour des faits similaires. Ces arrestations en cascade dévoilent un vaste réseau de malversations, dont les ramifications semblent s’étendre à plusieurs ministères et agences liés à la gestion des fonds d’urgence durant la pandémie.

Le même jour, un autre nom est venu s’ajouter à la liste : Aliou Sow, ancien Dage du ministère du Développement communautaire. Lui aussi a été visé par la justice, bien que son sort ait été plus clément. Il a été assigné à résidence sous bracelet électronique, une mesure que certains observateurs expliquent par les garanties financières fournies par des importateurs de riz, dont le rôle dans cette affaire intrigue.

La justice sénégalaise semble déterminée à faire toute la lumière sur les détournements présumés autour des fonds destinés à atténuer les impacts de la crise sanitaire. Avec la multiplication des inculpations, cette enquête pourrait encore réserver de nouvelles surprises, alors que l’opinion publique réclame transparence et reddition de comptes dans la gestion des ressources publiques.

Affaire Doro Gaye : l’extradition suspendue, la justice sénégalaise face à un nouveau défi

L’enquête judiciaire ouverte au Sénégal contre l’homme d’affaires Doro Gaye connaît un nouveau rebondissement. Le principal mis en cause, actuellement en France, continue d’échapper à la justice sénégalaise malgré une demande d’extradition formulée par le juge d’instruction en charge du dossier. Selon des informations relayées par Les Échos, la Cour d’appel de Paris a renvoyé l’examen de cette requête au 9 juillet prochain, prolongeant ainsi l’incertitude autour de cette affaire à fort enjeu.

L’affaire remonte à une plainte déposée par l’homme d’affaires Zakiroulah Sow, qui accuse Doro Gaye de lui avoir extorqué la somme de 1,2 milliard de francs CFA dans le cadre d’une transaction foncière sur le site de l’ancien Aéroport international Léopold Sédar Senghor (AILSS). Inculpé puis placé sous mandat de dépôt, Doro Gaye avait fini par reconnaître les faits, avant de signer un protocole d’accord dans lequel il s’engageait à rembourser progressivement la somme.

Sur la base de cet accord, il avait bénéficié d’une liberté provisoire sous contrôle judiciaire. Mais un signalement de la partie civile, alléguant le non-respect des engagements de paiement, a entraîné la révocation de ce contrôle judiciaire, décision que la défense conteste vivement.

Depuis son départ vers la France, Doro Gaye demeure libre, bien que toujours soumis à des mesures judiciaires. La justice sénégalaise a formulé une demande d’extradition, mais les avocats de l’homme d’affaires ont contre-attaqué devant la justice française. Ils dénoncent des « irrégularités » dans la révocation du contrôle judiciaire, estimant qu’aucune clause ne prévoyait explicitement une telle sanction en cas de non-paiement.

Le 26 mars dernier, la défense a déposé ses écritures devant la Cour d’appel de Paris, et le Parquet général français a demandé un délai pour y répondre, provoquant un renvoi de l’audience au 9 juillet. Cette échéance sera décisive pour déterminer si Doro Gaye devra, oui ou non, retourner au Sénégal pour répondre de ses actes devant la justice.

En attendant, l’homme d’affaires reste libre en Europe, tandis que la partie civile continue de réclamer justice et remboursement. Le recours en annulation de la révocation du contrôle judiciaire, toujours pendant, complique davantage le travail du magistrat sénégalais, qui voit son instruction freinée par les lenteurs de la coopération judiciaire internationale.

L’issue de l’audience prévue à Paris pourrait marquer un tournant crucial dans ce dossier aux multiples ramifications, mêlant enjeux financiers, procédures transfrontalières et batailles juridiques de haute intensité.

Kaolack / Viabilisation du littoral de Koundam : la Mairie met en avant les avantages

Koundam, ce n’est pas seulement un lieu de baignade. C’est aussi une mémoire vivante, un patrimoine naturel et humain fragile qu’il convient de préserver.

C’est dans cette perspective que les autorités municipales de la commune de Kaolack ont envisagé l’aménagement du littoral de ce quartier emblématique. Une visite de terrain a ainsi été effectuée ce mardi, en présence des services techniques de la municipalité. L’occasion pour Madame Ndiaya Mbow, première adjointe au maire, de revenir sur les nombreux avantages liés à la viabilisation du littoral de Koundam.

Selon elle, cet aménagement permettra d’améliorer les infrastructures, rendant la plage plus attrayante pour les populations. Le développement des équipements pourra également générer des emplois dans divers secteurs tels que la construction, l’hôtellerie, la restauration, ainsi que dans les services liés au tourisme.

Madame Ndiaya Mbow a également souligné que la valorisation de la plage, dans une logique de développement durable, contribuera à la protection de l’environnement et à la sensibilisation à la conservation des ressources naturelles.

En attirant davantage de visiteurs, les commerces locaux pourraient voir leur chiffre d’affaires augmenter, ce qui participerait à la dynamisation de l’économie locale. Enfin, une plage bien aménagée pourrait servir de cadre à des événements culturels, des festivals ou d’autres manifestations, renforçant ainsi le lien social et l’animation communautaire, a-t-elle conclu.

Dépenses au ministère de l’Éducation nationale : le député Guy Marius Sagna interpelle Moustapha Guirassy

Depuis plusieurs jours, l’opinion publique s’interroge sur une série de dépenses jugées controversées au ministère de l’Éducation nationale. C’est dans ce contexte que le député Guy Marius Sagna a décidé de poser des questions directes et précises au ministre en charge de ce département stratégique, Moustapha Guirassy. Dans une démarche de transparence, l’élu souhaite des éclaircissements sur l’usage des deniers publics dans un secteur aussi sensible que l’éducation.

Parmi les dépenses pointées du doigt, l’achat d’un salon de bureau pour un montant de deux millions de francs CFA attire particulièrement l’attention. Selon les informations relayées, le mobilier trouvé par Moustapha Guirassy à son arrivée au ministère était en excellent état, quasiment neuf. Pourquoi alors dépenser une telle somme pour le remplacer ? Cette décision soulève des interrogations sur la gestion des ressources allouées à l’administration de l’Éducation nationale, surtout dans un contexte où de nombreuses écoles manquent de matériel de base.

Autre achat polémique : un tapis iranien qui aurait coûté un million de francs CFA. Le choix d’un tel article de luxe pour un usage ministériel est perçu par certains comme un signe de déconnexion avec les réalités du système éducatif. Guy Marius Sagna pose la question que beaucoup se posent : cet investissement était-il réellement nécessaire et pertinent au regard des priorités du ministère ?

Dans la même veine, l’acquisition de matériel de petit-déjeuner pour un montant de 650 000 francs CFA a également été évoquée. Là encore, le député s’interroge sur la justification d’une telle dépense. Est-ce une dépense courante dans l’administration ou un abus de confort au détriment des urgences éducatives ?

Au-delà des achats, une pratique plus inquiétante est soulevée : celle de la « régularisation ». Selon le député, cette méthode consisterait à prétexter une urgence pour attribuer un marché public sans appel d’offres, en fabriquant des justificatifs a posteriori. « Monsieur le ministre, pratiquez-vous le phénomène de la “régularisation” ? », interroge Guy Marius Sagna, qui appelle à une clarification sur la transparence dans l’attribution des marchés au sein du ministère.

Face à ces interpellations, l’opinion publique attend une réaction claire du ministre Moustapha Guirassy. Ces dépenses, si elles sont confirmées, risquent de ternir l’image d’un département déjà confronté à de nombreux défis, notamment l’amélioration des conditions d’apprentissage, la formation des enseignants et la lutte contre les inégalités scolaires.

Ismaïla Madior Fall au cœur d’une nouvelle affaire : des soupçons de corruption planent sur l’ancien ministre de la Justice

Le nom d’Ismaïla Madior Fall, ancien ministre de la Justice et figure emblématique du régime de Macky Sall, refait surface de manière inattendue dans l’actualité judiciaire sénégalaise. Contrairement aux premières rumeurs qui le liaient à l’affaire du fonds Force Covid-19, c’est dans un tout autre dossier que l’universitaire et homme politique est désormais cité.

Selon les informations révélées par le quotidien Libération, Ismaïla Madior Fall serait soupçonné de faits présumés de corruption survenus lors de son passage au ministère de la Justice. L’enquête, qui serait actuellement en cours, s’appuierait sur un témoignage jugé accablant livré par un entrepreneur. Ce dernier aurait mis en cause l’ancien ministre dans des pratiques illicites liées à l’attribution de marchés publics.

Les accusations ne s’arrêtent pas là. Toujours selon la même source, les déclarations du directeur des constructions des Palais de justice viendraient appuyer les soupçons, renforçant ainsi la gravité des faits reprochés. Ces éléments semblent avoir suffi à enclencher une enquête plus approfondie, dans un contexte où les nouvelles autorités s’engagent à lutter contre l’impunité et à faire toute la lumière sur la gestion passée.

Ismaïla Madior Fall n’est pas un inconnu de la scène politique. Professeur de droit constitutionnel, il a occupé plusieurs fonctions de premier plan : ministre de la Justice, ministre des Affaires étrangères, directeur de cabinet du président de la République et conseiller spécial de Macky Sall. Sa proximité avec l’ancien chef de l’État et son influence dans les sphères décisionnelles en font une figure centrale du précédent régime.

Cette mise en cause jette une ombre sur la réputation d’un homme longtemps perçu comme un intellectuel rigoureux, porteur d’une certaine éthique républicaine. Pour l’heure, Ismaïla Madior Fall n’a pas encore réagi publiquement à ces nouvelles accusations. Mais dans un climat politique tendu, cette affaire pourrait bien marquer un tournant dans la dynamique de reddition des comptes engagée par les autorités actuelles.

Affaire à suivre.

Fatou Kiné Cissé retourne en prison : inculpée pour diffusion de fausses nouvelles

Après plusieurs allers-retours au parquet, le sort de Fatou Kiné Cissé a été définitivement scellé. La présidente-directrice générale de « Tahar Projets » a été inculpée et placée sous mandat de dépôt par le doyen des juges, révèle Libération dans son édition de ce jeudi. Arrêtée par la Section de recherches (SR) de Dakar, elle était déjà sous contrôle judiciaire pour des faits similaires, avant de retourner derrière les barreaux hier.

Fatou Kiné Cissé s’était récemment illustrée lors d’une apparition très controversée sur la chaîne YouTube Sans Limites TV. Se présentant comme une « vendeuse d’armes », elle y avait tenu des propos jugés extrêmement graves, allant jusqu’à évoquer une menace pesant sur la sécurité du Président de la République et du Premier ministre. Selon elle, cette situation découlerait de la promotion d’un officier de la gendarmerie qu’elle soupçonne d’être proche de l’ancien Président Macky Sall et du général Moussa Fall, ex-haut commandant de la gendarmerie.

Les autorités judiciaires ont ouvert une information judiciaire à son encontre pour diffusion de fausses nouvelles, atteinte à la sûreté publique, diffamation et mise en danger de la stabilité des institutions. Au cours de son audition, Fatou Kiné Cissé a tenté de tempérer ses propos, affirmant qu’il ne s’agissait que d’un avis personnel. Invitée à nommer l’officier en question, elle s’est abstenue, déclarant que cela lui aurait causé des problèmes dans le passé.

Quant aux preuves appuyant ses déclarations, elle s’est contentée de citer des articles publiés sur le site Africa Intelligence, sans fournir d’éléments matériels concrets.

Déjà connue pour des déclarations polémiques, Fatou Kiné Cissé s’enfonce dans une spirale judiciaire qui pourrait lui coûter cher. Ce nouveau rebondissement vient confirmer la fermeté des autorités face à la diffusion de fausses informations, surtout lorsqu’elles sont de nature à troubler l’ordre public et à ébranler les institutions.

Redressement, transparence et transformation : Le Gouvernement Sonko dévoile les grands axes de son action

Dans un contexte marqué par une situation critique des finances publiques, le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a annoncé, lors du Conseil des ministres tenu ce mercredi, l’imminente présentation d’un plan structuré de relance économique. Cette feuille de route ambitieuse, adossée à l’Agenda national de Transformation systémique, se veut une réponse globale et cohérente aux défis économiques, sociaux et institutionnels du pays.

Selon le porte-parole du gouvernement, Amadou Moustapha Njekk Sarré, ce plan sera présenté dans les prochains jours non seulement au peuple sénégalais, mais aussi aux partenaires techniques et financiers du pays. Il s’agira d’un document « structuré, détaillé et chiffré », qui marquera le début d’une nouvelle phase de gouvernance économique fondée sur la rigueur, la responsabilité et la souveraineté.

Le chef du gouvernement a réaffirmé que l’opération de reddition de comptes actuellement en cours est une priorité inscrite dans les engagements électoraux du Président de la République. Cette démarche de transparence, jugée essentielle dans une démocratie, vise à rétablir la confiance entre les institutions et les citoyens.

« Un tel exercice doit aller de pair avec la mise en œuvre des actions requises pour bâtir une patrie forte, souveraine et prospère, portée par un sursaut national », a insisté Ousmane Sonko. Il s’agit, selon lui, de concilier justice et relance économique, sans sacrifier ni l’une ni l’autre.

Le gouvernement mise ainsi sur une dynamique de rupture : rompre avec les pratiques de gestion opaques, tout en jetant les bases d’un modèle de développement plus équitable, plus résilient et plus autonome. Ce plan de relance, qui s’annonce comme une pièce maîtresse de la gouvernance Sonko, devrait préciser les secteurs prioritaires, les leviers de financement et les mécanismes d’évaluation.

À quelques semaines du centième jour du nouveau régime, le ton est donné : redressement, transparence et transformation systémique seront les maîtres-mots de cette nouvelle ère. Reste à voir si les promesses sauront se traduire par des résultats concrets sur le terrain.

Le Conseil constitutionnel censure partiellement la loi d’amnistie adoptée le 2 avril 2025

Le Conseil constitutionnel a rendu publique ce mercredi sa décision concernant le recours déposé par 24 députés de l’opposition contre la loi n°08/2025, adoptée le 2 avril dernier par l’Assemblée nationale. Cette loi, qui visait à accorder une amnistie large à certains faits liés à l’exercice de libertés publiques, a été partiellement censurée par la haute juridiction.

Dans son délibéré, le Conseil a jugé que l’article premier de la loi est contraire à la Constitution, notamment son deuxième alinéa. Celui-ci prévoyait que des actes considérés comme criminels au regard du droit international — tels que l’assassinat, le meurtre, la torture, les actes de barbarie ou encore les traitements inhumains, cruels et dégradants — puissent faire l’objet d’une amnistie s’ils étaient commis dans le cadre de l’exercice d’une liberté publique ou d’un droit démocratique.

Pour le Conseil, cette disposition est incompatible avec les engagements constitutionnels du pays, notamment en matière de respect des droits fondamentaux et des conventions internationales ratifiées. « L’alinéa 2 de l’article premier de la loi n°08/2025 du 2 avril 2025 viole la Constitution », affirme clairement la décision.

Le Conseil précise par ailleurs qu’il n’a relevé aucun autre motif d’inconstitutionnalité concernant les autres dispositions de la loi. Cela signifie que le reste du texte peut, en théorie, entrer en vigueur après que le Parlement aura procédé aux modifications requises, sauf si une nouvelle saisine intervient.

Cette décision constitue un revers important pour la majorité présidentielle, à l’origine de cette initiative législative controversée, et une victoire partielle pour l’opposition, qui contestait une tentative de « blanchiment politique » de certains faits graves.

Renforcement de la coopération : Le Sénégal échange avec la Banque mondiale pour intensifier les appuis au développement

Dans le cadre de la poursuite des échanges avec les partenaires techniques et financiers, une délégation sénégalaise conduite par le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, s’est entretenue avec le vice-président Afrique de l’Ouest et du Centre de la Banque mondiale, Ousmane Diagana. La rencontre, rapportée par Libération, a vu la participation de plusieurs directeurs sectoriels et a porté sur le renforcement du partenariat stratégique entre le Sénégal et l’institution de Bretton Woods.

Au cœur des discussions, l’état d’avancement des réformes engagées par le Sénégal en matière de gestion des finances publiques. Le ministre Cheikh Diba a mis en exergue les efforts du gouvernement, notamment à travers les programmes de réforme soutenus par la Banque mondiale et actuellement en cours de formulation. Il a aussi salué les progrès notables en matière de mobilisation des ressources endogènes, soulignant le succès de l’appel public à l’épargne lancé sur le marché financier sous-régional.

De son côté, Ousmane Diagana a réaffirmé la disponibilité de la Banque mondiale à accompagner le Sénégal dans ses ambitions de développement. Il a indiqué qu’un appui budgétaire pourrait être finalisé d’ici la fin de l’année 2025, marquant ainsi un signal fort de l’engagement de la Banque à soutenir les politiques publiques sénégalaises.

Les deux parties ont également abordé la nécessité d’un alignement stratégique plus étroit, notamment dans le cadre de la revue du portefeuille de projets en cours. L’objectif est de mieux arrimer l’action de la Banque mondiale à la Vision Sénégal 2050, qui constitue la boussole du développement à long terme du pays. Cette dynamique vise à accélérer l’exécution des projets prioritaires, tout en assurant un meilleur équilibre entre l’impact socio-économique et l’efficience des investissements.

Abdoulaye Saydou Sow met en garde contre une politisation des poursuites judiciaires

Lors de son passage dans l’émission “Salam Sénégal”, l’ancien ministre Abdoulaye Saydou Sow a pris position sur les récentes arrestations visant plusieurs figures du régime précédent, exprimant des réserves quant à la manière dont certaines procédures judiciaires sont menées. Bien qu’il réaffirme son attachement au principe de la redevabilité, il alerte sur les dérives possibles si la justice devient un instrument politique.

Le maire de Kaffrine a notamment cité les cas de Lat Diop et Farba Ngom, affirmant qu’ils ne devraient pas être assimilés à de simples questions de reddition de comptes. Selon lui, il est essentiel de respecter les droits fondamentaux de chaque citoyen, quelle que soit sa position politique. Il a ainsi lancé un appel à la retenue et à l’impartialité dans le traitement des dossiers :

« Il ne faut pas en faire une affaire politique pour éliminer des adversaires », a-t-il martelé.

Abdoulaye Saydou Sow a également mis en garde contre les conséquences d’un cycle de règlements de comptes politiques, soulignant que cette approche serait contre-productive :

« Si c’est pour harceler des adversaires, cela n’a aucun effet durable. D’autres émergeront nécessairement », a-t-il affirmé.

Son intervention s’inscrit dans un contexte de vives tensions entre l’actuelle administration et les anciens dignitaires du régime de Macky Sall, certains étant poursuivis pour détournement de fonds ou mauvaise gestion.

En rappelant que la justice doit rester indépendante, Abdoulaye Saydou Sow invite au respect des principes démocratiques pour garantir la stabilité du pays et la confiance des citoyens dans les institutions.

Lac de Guiers 2 condamné pour escroquerie au visa : un champion de l’arène dans les filets de la justice

Le monde de la lutte sénégalaise est secoué par une affaire judiciaire impliquant l’un de ses ténors. Pape Abdou Cissé, plus connu sous le nom de Lac de Guiers 2, a été condamné ce mardi à un an de prison, dont trois mois ferme, pour une affaire d’escroquerie au visa. Le lutteur, membre de l’écurie Walo, devra également rembourser la somme de 5,6 millions de francs CFA aux 18 victimes identifiées dans cette affaire.

Le parquet avait requis une peine d’un an ferme, mais le tribunal a finalement opté pour une peine mixte. Ayant déjà passé six mois en détention préventive, le lutteur est désormais libre, sa peine ayant été considérée comme purgée. Toutefois, le dossier judiciaire laisse une tache sur l’image de l’athlète, autrefois perçu comme un modèle de réussite.

L’affaire a éclaté après plusieurs plaintes de candidats à l’émigration, qui affirment avoir versé des sommes importantes à Lac de Guiers 2 dans l’espoir de se rendre en France, prétendument pour assister à l’un de ses combats. Selon les déclarations au tribunal, le lutteur aurait perçu 53 millions de francs CFA.

Bien qu’il ait reconnu avoir encaissé l’argent, Lac de Guiers 2 a plaidé non coupable, affirmant n’avoir eu aucune intention frauduleuse. « Je voulais seulement les aider », a-t-il déclaré, tentant de rejeter la responsabilité sur son co-prévenu, surnommé Salam, présenté comme son préparateur mystique. « Si j’étais un escroc, je ne les aurais pas invités chez moi, et je n’aurais pas fait de vidéo », a-t-il soutenu. Pourtant, plusieurs victimes ont déclaré lui avoir remis l’argent en main propre.

Le procureur n’a pas manqué de souligner que Lac de Guiers 2 avait utilisé sa notoriété pour tromper la vigilance des victimes, leur laissant croire qu’il avait des facilités pour leur faire obtenir des visas. Un abus de confiance aggravé par sa position de figure publique dans l’arène sénégalaise.

Cette affaire vient jeter une ombre sur la lutte traditionnelle, sport très populaire au Sénégal, souvent considéré comme un ascenseur social. Pour les amateurs comme pour les jeunes admirateurs du champion, cette condamnation soulève des questions sur les responsabilités morales des personnalités sportives et sur les dérives liées à leur influence.

Tragédie de Pâques à Guédiawaye : une fête entre jeunes vire au drame sanglant

Ce qui devait être une simple soirée de célébration s’est transformé en cauchemar pour les habitants de Guédiawaye. Dans la nuit du dimanche de Pâques, une violente altercation entre deux jeunes du quartier a viré au drame, laissant une famille en deuil et un quartier sous le choc.

Les faits se sont déroulés chez la famille Mendy, où plusieurs jeunes du quartier s’étaient réunis pour fêter Pâques. L’alcool et les stupéfiants étaient de la partie, créant une ambiance explosive. Parmi les invités figurait Abou Kel, récemment libéré après deux ans de détention pour agression. Son retour dans le quartier n’est pas passé inaperçu.

Selon des témoins cités par L’Observateur, une violente dispute a éclaté entre Abou Kel et un autre jeune, Mass Sèye. L’objet du différend ? Le partage d’un butin douteux, dont un mouton volé. Les tensions montent, et dans un moment de rage, Abou Kel aurait brisé une bouteille en verre avant d’asséner un coup fatal à l’avant-bras de Mass Sèye, sectionnant une veine.

L’hémorragie est rapide et massive. Malgré une tentative désespérée de le transporter en taxi vers l’hôpital Roi Baudouin, le jeune homme succombe à ses blessures avant même d’arriver aux urgences.

La panique s’empare des lieux. Les autres convives prennent la fuite, abandonnant le chauffeur de taxi seul avec le corps de la victime. C’est ce dernier qui alertera les autorités. La police centrale de Guédiawaye ouvre aussitôt une enquête. La sœur d’Abou Kel est interpellée pour les besoins de l’investigation, mais le principal suspect reste introuvable.

La nouvelle de la mort brutale de Mass Sèye embrase rapidement le quartier. Des proches du défunt, en colère, s’en prennent à la maison des Mendy, désormais vide. La famille, redoutant des représailles, a quitté les lieux dès le matin suivant.

Le corps de la victime a été transféré à l’hôpital Idrissa Pouye (ex-CTO) pour autopsie. Sa famille, bouleversée, attend les conclusions médicales et l’autorisation d’inhumer.

Ce drame met une fois de plus en lumière les dérives de certaines soirées festives entre jeunes, souvent marquées par l’abus d’alcool, de drogues, et une violence incontrôlée. La commune de Guédiawaye, encore sous le choc, attend que justice soit rendue pour Mass Sèye. Quant à Abou Kel, une traque est en cours pour le retrouver.

Saint-Louis : une vidéo virale met en cause des gendarmes, une enquête ouverte

Une vidéo largement relayée depuis ce matin sur les réseaux sociaux agite l’opinion publique. Tournée dans le département de Saint-Louis, elle montre une altercation tendue entre trois gendarmes en service de circulation routière et des automobilistes étrangers. Les images, bien que partielles, laissent entrevoir une scène conflictuelle qui soulève des interrogations sur la conduite des forces de l’ordre.

La séquence a provoqué une vague d’indignation et de commentaires critiques en ligne, poussant le Haut-commandement de la Gendarmerie nationale à réagir promptement. Dans un communiqué publié ce jour, l’institution affirme avoir « pris connaissance de la vidéo virale » et annonce l’ouverture immédiate d’une enquête de commandement.

« Les trois gendarmes identifiés feront l’objet d’investigations internes pour situer les responsabilités », indique le document officiel. Le communiqué insiste sur le fait que « le comportement observé est aux antipodes des règles d’éthique et de déontologie professionnelle qui guident l’action de la Gendarmerie ».

L’institution rappelle que ses missions, notamment dans le domaine de la circulation routière, reposent sur des principes fondamentaux : prévention, régulation, sensibilisation, surveillance active et, en dernier recours, répression. Toute déviation, précise-t-elle, constitue une « atteinte grave aux valeurs de la Gendarmerie » et pourrait entraîner des « sanctions sévères et exemplaires » si les faits sont confirmés.

Le fait que les automobilistes soient de nationalité étrangère donne une dimension diplomatique et éthique supplémentaire à l’affaire. De nombreux observateurs, analystes et internautes appellent à une réforme des pratiques policières, demandant plus de transparence, de formation et de contrôle dans les interventions sur la voie publique.

En réponse à la polémique, le Haut-commandement a également annoncé des mesures immédiates : le renforcement des dispositifs de contrôle interne, de supervision et de surveillance sur toutes les opérations de police routière. Objectif affiché : garantir le respect strict des droits humains et des principes de l’État de droit.

Mbour endeuillée par la mort tragique de Sounkar Mendy, agent de la Senelec électrocuté en plein service

La ville de Mbour est plongée dans la tristesse depuis dimanche dernier, suite à la mort tragique de Sounkar Mendy, un agent de la Senelec âgé de 40 ans. L’homme a perdu la vie après avoir été électrocuté lors d’une intervention sur un poteau électrique dans le quartier de Gandigal. Ce drame a profondément bouleversé ses proches, ses collègues et l’ensemble de la communauté, qui peinent encore à accepter cette perte brutale.

Selon les premiers éléments recueillis sur place, Sounkar Mendy faisait partie d’une équipe d’intervention dépêchée par la Senelec pour résoudre des dysfonctionnements sur le réseau électrique local. Toutefois, d’après les témoignages de ses collègues présents au moment des faits, le technicien ne disposait pas de tout le matériel de sécurité requis pour accomplir sa mission en toute sûreté. Cette défaillance aurait été déterminante dans la survenue de l’accident.

Alors qu’il travaillait en hauteur sur un poteau de moyenne tension, Sounkar Mendy a été mortellement surpris par une décharge électrique, provoquée par des fils sous tension. Le choc l’a violemment projeté au sol, causant des blessures fatales. Malgré l’intervention rapide des collègues et l’arrivée des secours — gendarmes et sapeurs-pompiers — il était déjà trop tard. Son corps sans vie a été transporté à la morgue de l’hôpital Thierno Mouhamadoul Mansour Barro pour autopsie.

La nouvelle de sa disparition a provoqué une vive émotion au sein de la Senelec et dans tout le département de Mbour. De nombreux habitants, collègues et membres de la famille ont exprimé leur douleur, saluant la mémoire d’un homme engagé, professionnel et apprécié de tous.

Ce drame relance une fois de plus le débat sur les conditions de travail des agents sur le terrain et la nécessité de renforcer les mesures de sécurité pour prévenir de telles tragédies.

Assemblée nationale : Malick Ndiaye enclenche la procédure contre les anciens ministres impliqués dans la gestion du Fonds Covid-19

L’Assemblée nationale du Sénégal a été le théâtre de deux réunions décisives convoquées par son président, Malick Ndiaye. Selon L’Observateur, le Bureau de l’Assemblée puis la Conférence des présidents ont été réunis pour examiner une demande sensible émanant des autorités judiciaires : l’ouverture d’une procédure contre d’anciens membres du gouvernement dans le cadre de l’enquête sur la gestion du Fonds force Covid-19.

L’affaire fait grand bruit dans le landerneau politique. Le Parquet général, à l’origine de la requête, a transmis aux instances parlementaires les dossiers de cinq anciens ministres soupçonnés de mauvaise gestion des fonds destinés à la lutte contre la pandémie. Parmi eux figurent Mansour Faye, ex-ministre du Développement communautaire et de l’Équité sociale, et Moustapha Diop, ancien ministre du Développement industriel et des PME — deux proches de l’ancien président Macky Sall. D’après L’Observateur, ils devraient être les premiers à être entendus par la Haute Cour de justice.

Lors de sa dernière sortie médiatique, le Parquet de Dakar avait confirmé avoir transmis les documents à l’Assemblée. Une étape cruciale qui a été officiellement notifiée au Bureau parlementaire par Malick Ndiaye, marquant ainsi le début d’un processus juridique exceptionnel.

La Conférence des présidents, qui s’est réunie dans la foulée, doit désormais fixer les grandes lignes du calendrier parlementaire. Il s’agira notamment de déterminer la date de convocation de la Commission des Lois, chargée d’examiner les dossiers transmis, ainsi que celle de la plénière. Lors de cette dernière, les députés seront appelés à voter sur le projet de résolution visant à autoriser la mise en accusation des anciens ministres devant la Haute Cour de justice.

Cette affaire, aux répercussions potentiellement explosives, marque un tournant dans la lutte contre l’impunité et la reddition des comptes au plus haut sommet de l’État. Le Sénégal, désormais engagé sur la voie de la transparence, attend avec attention la suite de cette procédure inédite.

MBOUR

L’insertion des jeunes au cœur du projet “Un Talibé, Un Métier”

À Mbour, une lueur d’espoir s’allume pour des centaines de jeunes issus des daaras, souvent laissés en marge du système éducatif classique. En effet, sous l’impulsion du Dr Waly Diallo, Directeur général de l’Institut de Formation Technique (IFT) de Mbour, un projet d’envergure a vu le jour : “Un Talibé, Un Métier”, une initiative audacieuse de réinvention sociale, d’éducation transformatrice et d’insertion professionnelle inclusive.

« Le pari est clair : faire de la formation technique et professionnelle un levier d’émancipation pour les jeunes talibés, en leur offrant des compétences concrètes et reconnues, taillées sur mesure pour les besoins du marché local », a déclaré Dr Diallo. Il a ajouté : « Dans un contexte où l’émigration irrégulière, le chômage endémique et la précarité menacent l’avenir de la jeunesse, cette approche propose une alternative crédible, humaine, enracinée et durable. »

Selon le maître d’œuvre du programme, la première édition du Forum “Un Talibé, Un Métier” est prévue le 10 mai 2025 à Mbour. « Placé sous le Haut Patronage de l’Ambassade d’Irak, sous le marrainage de l’Ambassadrice du Ghana, et avec la participation de pays invités comme la Mauritanie, la Côte d’Ivoire et le Cameroun, cet événement est bien plus qu’un rendez-vous local : c’est un manifeste pour une nouvelle vision de l’inclusion. Le moment fort du forum sera sans doute la remise symbolique des premiers diplômes à des jeunes talibés ayant suivi une formation gratuite à l’IFT », a indiqué Dr Waly Diallo.

À travers cette initiative, Dr Waly Diallo démontre que l’avenir des jeunes ne se joue pas seulement dans les discours, mais dans des actions concrètes, structurantes et réplicables. Plus qu’un forum, c’est une déclaration d’engagement : chaque jeune a droit à un avenir digne, et chaque territoire a le pouvoir de le lui offrir.

A.Saleh

Coopération Sud-Sud : la diversité et la qualité des produits africains mises en valeur pour une intégration économique réussie

La Foire Internationale des Produits Africains (FIPA) se tiendra à Dakar du 22 mai au 1er juin 2025, au Monument de la Renaissance Africaine. Cet événement, en constante évolution, franchit un nouveau cap cette année avec plusieurs innovations stratégiques, selon l’initiatrice Fatou Fabira Dramé.

« Tout d’abord, l’événement intégrera une exposition virtuelle ainsi qu’une plateforme de vente en ligne, permettant aux entreprises africaines d’atteindre un public mondial et de prolonger l’impact de la foire au-delà de sa durée physique », a expliqué Fatou Fabira Dramé, commissaire générale de la FIPA. Elle précise que cette nouveauté ouvrira de nouvelles opportunités commerciales et facilitera la participation d’exposants et d’acheteurs ne pouvant se déplacer.

« La FIPA n’est pas seulement un événement commercial. C’est aussi un rendez-vous scientifique, culturel et touristique. Cette année, 35 pays africains et étrangers y participeront, contre 30 l’année dernière », a ajouté Mme Fabira Dramé, également présidente de la plateforme Baay Sa Waar.

Elle insiste sur le fait que la FIPA contribue fortement à la promotion du made in Africa, en particulier à la visibilité des entrepreneurs sénégalais : « Cela participe activement au développement de notre pays, car nos entrepreneurs y trouvent leur place. Chaque année, la FIPA favorise aussi l’employabilité des jeunes et des femmes. »

Pour cette sixième édition, le thème retenu est : « L’intégration économique : un levier essentiel de développement et de souveraineté pour renforcer la coopération Sud-Sud ».

« Ce thème met l’accent sur l’intégration économique africaine et, plus concrètement, sur la manière dont la FIPA contribue à renforcer cette intégration en favorisant les échanges intra-africains. Il s’agit d’un événement qui s’inscrit pleinement dans la dynamique de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) », a conclu la commissaire générale.

A.Saleh

Dialogue politique au Sénégal : Waly Diouf Bodian favorable à des discussions avec Macky Sall, sous condition

Le directeur général du Port autonome de Dakar, Waly Diouf Bodian, par ailleurs membre du parti Pastef, s’est exprimé ce lundi en faveur d’un dialogue entre l’ancien président Macky Sall et le nouveau régime dirigé par le président Bassirou Diomaye Faye. Une position rendue publique à travers un message publié sur sa page Facebook, dans lequel il interpelle le fondateur d’AfricaJom Center, Alioune Tine.

« Alioune Tine, nous acceptons des pourparlers entre le nouveau régime et Macky Sall au palais de la République. Proposez-lui et revenez-nous », a-t-il écrit, tout en posant une condition préalable : le retour de l’ancien chef de l’État sur le territoire national.

Cette sortie intervient dans un contexte de transition politique sensible, marqué par l’arrivée au pouvoir d’une nouvelle génération de dirigeants. Le climat reste tendu entre l’ancien régime et les nouvelles autorités, notamment en raison de la volonté affichée par ces dernières de faire la lumière sur la gestion passée à travers un processus de reddition des comptes.

En s’adressant à Alioune Tine, acteur reconnu de la société civile et figure respectée dans les milieux de médiation, Waly Diouf Bodian semble vouloir ouvrir la voie à une désescalade, tout en maintenant une exigence de responsabilité et de transparence.

Angleterre : le Président Fondateur de Médina International Business se spécialise en langue internationale

Le Président Fondateur de Médina International Business, Mouhamed Nazir Seck, a entamé une session de formation en langue anglaise en Angleterre. À l’instar de tout grand leader, ce chef d’entreprise souhaite approfondir sa maîtrise linguistique afin de s’ouvrir davantage au monde. Cette démarche traduit sa volonté de renforcer ses compétences pour favoriser l’expansion de ses relations et de ses affaires à l’échelle internationale.

Suivant l’exemple de son guide spirituel et modèle, Cheikh Ibrahima Niass (qu’Allah soit satisfait de Lui), Mouhamed Nazir Seck veut prouver que la quête du savoir n’a ni limites, ni âge. Dans le monde exigeant de l’entrepreneuriat, seule la volonté de progresser intellectuellement permet de se distinguer.

L’anglais, langue officielle ou co-officielle dans près de 60 pays, est parlé aujourd’hui par environ 1,6 milliard de personnes à travers le globe, dont près de 400 millions de locuteurs natifs. Ce n’est donc pas un hasard si cette langue s’impose comme un outil incontournable de communication internationale.

Par cette initiative, le Président Fondateur de Médina International Business s’illustre une fois de plus dans le sillage de la jeunesse de Médina Baye, pionnière dans la quête d’opportunités et d’excellence, au service de la sainte cité de Baye Niass.

Kaolack : 40 acteurs économiques formés sur l’accès à la justice grâce à une initiative d’OSIDEA et de la GIZ

Quarante acteurs économiques du département de Kaolack ont bénéficié d’un renforcement de capacités sur l’accès à la justice. Cette initiative est portée par l’Observatoire de Suivi des Indicateurs de Développement Économique en Afrique (OSIDEA), en partenariat avec la Coopération allemande GIZ.

« Comme vous le savez, cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’appui à l’amélioration de l’accès à la justice pour les acteurs économiques au Sénégal. Ce projet, en collaboration avec la GIZ, cible principalement quatre régions : Kaolack, Saint-Louis, Ziguinchor et Dakar. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des initiatives déjà menées dans tous les départements de Dakar, à Ziguinchor et dans une partie de Saint-Louis. Nous poursuivrons les activités dans les autres zones concernées dans les prochains jours », a expliqué Aliou Ndiaye, coordonnateur du programme OSIDEA.

Ce projet s’adresse aux acteurs économiques, notamment les jeunes et les femmes, et vise à renforcer leur accès à la justice. « Aujourd’hui, on parle beaucoup d’entrepreneuriat, et l’accent est souvent mis sur l’accès au financement. Cependant, les questions liées à la justice sont souvent reléguées au second plan. Nous avons donc estimé qu’il est essentiel que les entrepreneurs disposent de compétences et d’outils en matière d’accès à la justice, mais aussi sur les aspects liés à la formalisation de leurs activités », a ajouté M. Ndiaye.

Concernant le choix de Kaolack, il a précisé : « Cette ville est considérée comme un carrefour stratégique et un pôle économique important du Sénégal. Située au centre-ouest du pays, elle relie plusieurs autres régions, ce qui en fait un point de passage incontournable pour les échanges. »

La rencontre a réuni 40 acteurs économiques, principalement des jeunes et des femmes impliqués dans des activités génératrices de revenus. Elle vise à créer un cadre de réflexion, d’échange et de partage d’expériences. Un ciblage pertinent, selon le coordonnateur d’OSIDEA, qui permettra au projet de gagner en viabilité et d’atteindre ses objectifs.

Décès du Pape François : l’émotion profonde du Khalife de Bambilor

Suite au décès du Souverain Pontife, le Pape François, ce lundi de Pâques au Vatican, le Khalife général de Bambilor, Thierno Amadou Tidiane Ba, a adressé un message émouvant à Sa Sainteté le Collège des Cardinaux, à la Secrétairerie d’État du Saint-Siège, à la Conférence épiscopale du Sénégal, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté catholique mondiale.

« Au nom d’Allah, Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux.

C’est avec le cœur lourd mais la foi intacte que je m’adresse, en ce lundi sacré de Pâques, à la communauté catholique du Sénégal et du monde, ainsi qu’au Saint-Siège, pour présenter mes condoléances les plus profondes, suite au rappel à Dieu de Sa Sainteté le Pape François. Un homme d’exception, un frère en humanité, un artisan de paix », a déclaré Thierno Amadou Tidiane Ba dans un communiqué rendu public.

Poursuivant, le guide religieux ajoute :

« La nouvelle de son rappel à Dieu, ce lundi de Pâques, m’a profondément bouleversé. Elle a touché bien des âmes. Depuis l’annonce, d’innombrables messages me sont parvenus, de toutes les régions du Sénégal et du monde, émanant de fidèles musulmans, chrétiens et d’autres confessions. Tous expriment leur chagrin et leur volonté de partager cette peine avec nos frères et sœurs catholiques. »

Selon lui, ce deuil est partagé bien au-delà des murs du Vatican :

« Il touche les cœurs des croyants sincères du monde entier. Sa Sainteté le Pape François n’était pas seulement le chef spirituel de l’Église catholique. Il fut, en notre époque troublée, un phare de conscience, une voix de paix, un témoin vivant de la miséricorde et du dialogue. Son humilité, son engagement en faveur des pauvres, des exilés, des peuples blessés par la guerre et la haine resteront à jamais gravés dans l’histoire des hommes justes. »

Évoquant un souvenir personnel, le Khalife se rappelle leur rencontre au Vatican en octobre 2022 :

« Ce jour-là, il ne s’agissait pas simplement d’une audience. C’était un moment de fraternité sincère, un appel silencieux à faire ensemble l’histoire de la paix. Son regard, sa poignée de main, ses paroles ont confirmé ce que j’avais toujours perçu chez lui : une volonté ferme de bâtir des ponts là où d’autres élevaient des murs. »

Au nom de la communauté musulmane du Sénégal, de l’ensemble des confréries soufies, de son ONG Fawzi Wa Nadjati, et en tant que Khalife de Bambilor, Thierno Amadou Tidiane Ba s’incline devant la mémoire de cet « homme rare ».

« J’adresse mes condoléances les plus sincères et les plus fraternelles à l’Église catholique du Sénégal, dont je salue le rôle inlassable dans le vivre-ensemble national ; à la famille pontificale et au Saint-Siège, qui perd un guide mais lègue au monde un héritage spirituel lumineux ; à tous les fidèles catholiques du monde, que je tiens dans mes prières en ce moment d’épreuve.

Son legs doit aujourd’hui devenir une école : une école de paix, de retenue, d’écoute et de dialogue sincère. Ce que le Pape François a commencé par la foi et l’humilité, à nous de le continuer par la conviction et l’action. Les responsables religieux, les décideurs politiques, les intellectuels et tous les peuples doivent puiser dans son héritage une nouvelle force pour repenser un monde plus solidaire, plus spirituel, plus juste. »

Enfin, s’adressant à la jeunesse du monde, il lance un appel vibrant :

« Regardez l’exemple de cet homme : sa douceur face à la violence, sa parole face au tumulte, sa foi face à l’indifférence. Il a montré que l’autorité morale pouvait guider les peuples sans jamais blesser, que la grandeur spirituelle était compatible avec la simplicité humaine. À nous de porter ce flambeau. »

Le message se conclut par un hommage personnel et poignant :

« Cher Pape, cher Ami,

Tu as accompli ta mission de manière impériale.

Tu as aimé sans calcul, parlé sans juger, prié pour l’humanité entière.

Ton souffle demeure.

Ton silence désormais habite nos consciences.

Et ton nom, aux côtés de ceux qui ont aimé la paix plus que leur propre renommée, brillera à jamais.

Et que la fraternité que tu as semée germe dans nos cœurs. »

Thierno Amadou Tidiane Ba

Khalife de Bambilor

Procédure de mise en accusation : Mansour Faye et Moustapha Diop dans le viseur de l’Assemblée nationale

L’Assemblée nationale sénégalaise s’apprête à franchir un cap important dans le cadre de la reddition des comptes prônée par le président Bassirou Diomaye Faye. Selon des informations révélées par L’Observateur, une procédure de mise en accusation visant deux anciens ministres du régime précédent s’ouvre cette semaine. Mansour Faye, ancien ministre du Développement communautaire, de l’Équité sociale et territoriale, et Moustapha Diop, ex-ministre du Développement industriel et des Petites et moyennes industries, sont les premiers à être concernés par cette démarche judiciaire.

Cette initiative parlementaire s’inscrit dans le prolongement de l’enquête sur la gestion des 740 milliards de FCFA mobilisés dans le cadre de la lutte contre les effets de la pandémie de Covid-19. La Cour des comptes avait, dans son rapport, soulevé de nombreuses irrégularités dans l’utilisation de ces fonds, notamment des marchés fictifs, des décaissements jugés irréguliers, ainsi que des paiements pour des prestations jamais réalisées.

La procédure parlementaire s’ouvre par la convocation du Bureau de l’Assemblée nationale, suivie de celle de la Conférence des présidents. Ces deux étapes institutionnelles permettront la désignation des membres de la Commission des lois, qui jouera un rôle clé avant l’ouverture des sessions plénières prévues dès le début de la semaine prochaine.

Les deux anciens ministres devront ensuite être entendus par la Commission d’instruction de la Haute Cour de justice, seule habilitée à juger d’anciens membres du gouvernement pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions. Leur audition portera sur des faits précis mis en lumière par les investigations de la Cour des comptes.

Lors d’une récente conférence de presse conjointe du Procureur général, du Procureur de la République et du Parquet financier, il a été confirmé que les dossiers de cinq anciens ministres ont été transmis à l’Assemblée nationale. Cette première vague, cependant, ne concerne que Mansour Faye et Moustapha Diop.

Les chefs d’inculpation potentiels sont lourds : détournement de deniers publics, escroquerie portant sur des fonds publics, concussion et corruption. D’autres ministères tels que ceux des Mines, de la Santé, de la Femme et de la Famille, figurent également parmi ceux visés par les rapports transmis, laissant présager d’autres procédures à venir.

Avec cette procédure inédite sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye, le Sénégal entre dans une nouvelle ère de gouvernance, où les principes de transparence et de redevabilité semblent vouloir s’imposer. Cette affaire sera sans nul doute un test majeur pour les institutions républicaines, mais aussi pour la crédibilité de la promesse de rupture portée par le nouveau régime.

Enquête sur des marchés fictifs : Le projet Agropole Nord dans le viseur du parquet financier

Dans le cadre de la reddition des comptes et de la lutte contre la corruption, le parquet financier a ouvert une enquête portant sur de supposés marchés fictifs liés au projet Agropole Nord, implanté dans la région de Saint-Louis. C’est ce que révèle le journal Libération, qui indique que l’affaire a été confiée à la Section de recherches (SR) de Saint-Louis.

L’objectif de cette enquête est de faire toute la lumière sur des dépenses jugées anormalement élevées, alors que peu de résultats concrets sont visibles sur le terrain. Le projet Agropole Nord, censé dynamiser l’agriculture et l’agro-industrie dans cette partie du pays, semble avoir été freiné par de nombreuses irrégularités administratives et financières.

Parmi les personnes visées par l’enquête figurent un ancien directeur administratif et financier du projet ainsi que plusieurs fournisseurs. Ils devraient être entendus par le parquet dans les jours à venir, précise Libération. L’issue de ces auditions pourrait sceller leur sort et, potentiellement, aboutir à des poursuites judiciaires.

Ce dossier s’inscrit dans une stratégie plus large de renforcement de la transparence dans la gestion des ressources publiques. Le contrôle s’étend désormais à d’autres régions comme Thiès et Colobane, dans le cadre d’un processus de décentralisation du contrôle des finances publiques.

Les autorités judiciaires semblent déterminées à assainir la gestion des projets publics, dans un contexte où les exigences de redevabilité et de bonne gouvernance sont de plus en plus fortes au sein de l’opinion publique.

Affaire des fonds Force Covid-19 : Un chauffeur du ministère inculpé pour détournement de 930 millions F CFA

Dans le cadre de l’enquête sur la gestion des fonds Force Covid-19, Mouhamadou Bamba Amar, chauffeur au ministère du Développement industriel et des Petites et moyennes entreprises, a été placé sous mandat de dépôt par le juge du 2e cabinet du tribunal de Dakar. Il est poursuivi pour un détournement présumé portant sur la somme de 930 millions F CFA.

Bien qu’il conteste les faits qui lui sont reprochés, Bamba Amar a été inculpé pour détournement de deniers publics. Selon ses déclarations, il n’aurait été qu’un simple exécutant, chargé par Moustapha Diop, le gestionnaire de compte aujourd’hui en fuite, d’aller retirer des chèques à la banque BOA. Il affirme que tous les chèques en question portaient la signature de Moustapha Diop.

Ses avocats, Maîtres Cheikh Ahmadou Bamba Fall et Seny Ndione, ont soutenu cette ligne de défense, soulignant que leur client n’a fait qu’obéir à des instructions hiérarchiques. Malgré cette plaidoirie, le magistrat instructeur a décidé de l’inculper et de le placer en détention.

D’après des informations obtenues par Seneweb, Mouhamadou Bamba Amar envisage de déposer une demande de mise en liberté provisoire, assortie d’une caution, dans l’espoir de retrouver sa liberté en attendant la suite de la procédure judiciaire.

Cette nouvelle arrestation relance le débat sur la traçabilité des fonds alloués à la lutte contre la pandémie de Covid-19, un sujet qui continue de susciter de vives réactions au sein de l’opinion publique sénégalaise.

Kaffrine / Incendie : Le village de Mbané réduit en cendres

Un silence pesant règne en ce lundi 21 avril 2025, vers 17 heures. Le village de Mbané, situé dans la région de Kaffrine, commune de Ndioum Ngaint, a été ravagé par un incendie d’une violence inouïe. Les flammes ont tout emporté : plus de huit maisons, des vivres, du bétail, entre autres, ont été réduits en cendres, selon nos sources.

« On n’a rien pu sauver. Le feu est parti d’une case et, en quelques minutes, c’était l’enfer », raconte Alioune Badara Diop, un proche des victimes, les larmes aux yeux. Plusieurs familles passeront la nuit à la belle étoile, désormais sans abri. Le vent violent qui soufflait ce jour-là a fortement contribué à la propagation rapide du feu.

Aucune perte humaine n’est à déplorer, mais les dégâts matériels sont considérables. « Le village est totalement détruit », confirme Badara Ndao, l’un des notables de Mbané. « C’est la première fois que nous vivons une telle catastrophe. Nous avons besoin d’aide », a-t-il lancé.

Les besoins sont immenses : vivres, vêtements, abris temporaires, semences, et surtout un accompagnement psychologique pour les sinistrés. Cette tragédie risque également de perturber le système éducatif, certains enfants ayant perdu leurs fournitures scolaires dans l’incendie.

L’heure est à l’urgence, mais aussi à la reconstruction. Les habitants espèrent que cette catastrophe sera l’occasion de mettre en place des solutions durables pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise, a plaidé M. Ndao.

DÉCÈS DU PAPE FRANÇOIS

Une vague d’émotion profonde au Sénégal

Le décès du Souverain Pontife, ce lundi de Pâques, a suscité une vague d’émotion et un flot de réactions à travers tout le Sénégal. Le Chef de l’État, son Premier ministre ainsi que plusieurs responsables politiques et religieux ont unanimement salué la mémoire d’un homme qui aura profondément marqué l’Église catholique par sa simplicité, son humilité et son engagement constant auprès des plus vulnérables.

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a exprimé lundi sur la plateforme X sa “grande tristesse” à l’annonce de la disparition de Sa Sainteté le Pape François. Dans un message empreint de respect et de solennité, le chef de l’État a rendu hommage à “une figure spirituelle majeure de notre époque”.

« Le monde perd une figure spirituelle majeure », a-t-il déclaré, saluant l’impact universel du Saint-Père, bien au-delà des frontières religieuses. Le président Faye a notamment mis en exergue l’engagement du Pape François en faveur des plus démunis et son appel constant au dialogue entre les peuples et les religions.

« Par son engagement en faveur des plus vulnérables et son appel constant au dialogue entre les peuples et les religions, il aura incarné une espérance vivante pour des millions de croyants et d’hommes de bonne volonté », a-t-il ajouté.

De son côté, le Premier ministre Ousmane Sonko a également tenu à saluer la mémoire d’un “éminent membre de l’humanité” et d’un “fervent défenseur de la justice et de la paix dans le monde”.

« Je suis persuadé que son message universaliste et humaniste résonnera encore longtemps dans nos esprits », a affirmé le chef du gouvernement.

Parmi les réactions religieuses notables, celle du chef religieux Sérigne Abdou Baye Cheikh Khady Mbacké de Darou Mouhty a également été marquante. Il a exprimé avec tristesse et émotion sa compassion face à cette perte immense.

« L’illustre disparu aura marqué l’histoire. Dans la grande famille abrahamique, il présidait avec une douce autorité et un humanisme conciliant la communauté catholique. En cette triste circonstance, je voudrais exprimer aux croyants du monde, et singulièrement à nos frères chrétiens du Sénégal, d’Afrique et d’ailleurs, mes sincères condoléances, accompagnées de ma fraternelle compassion », a-t-il déclaré.

« Sa disparition endeuille sans nul doute le monde entier, mais laisse orphelins les personnes en situation de précarité, ainsi que toutes celles et ceux épris de paix et de justice, dans un monde où le respect mutuel et la fraternité restent des piliers essentiels pour l’épanouissement de l’humanité. »

Pour rappel, bien que convalescent après une grave pneumonie, le Pape François était apparu ce dimanche, peu après 10h, au balcon de la basilique Saint-Pierre de Rome pour prononcer sa traditionnelle bénédiction Urbi et Orbi (« à la ville et au monde »). Son décès a été officiellement annoncé ce lundi 21 avril 2025, jour de Pâques, par les services de communication du Vatican.

Décédé à 7h35 au Vatican, à l’âge de 88 ans, le Souverain Pontife reçoit un hommage mondial. Sur les réseaux sociaux, les réactions sont unanimes, saluant un homme épris de paix et de justice. En Italie, la Serie A a suspendu tous ses matchs du jour en sa mémoire. En France, la cathédrale Notre-Dame de Paris a fait retentir 88 coups de cloche en hommage au chef de l’Église catholique.

Né Jorge Mario Bergoglio à Buenos Aires, il était le premier pape jésuite et latino-américain. Élu en 2013, il aura dirigé l’Église catholique pendant plus de douze ans, marquant son pontificat par une volonté constante de réforme, un engagement sans faille envers les plus démunis, la protection de l’environnement et le dialogue interreligieux.

Ses obsèques auront lieu à la basilique Saint-Pierre de Rome. Ce décès met fin à un pontificat résolument tourné vers une Église plus proche des réalités contemporaines, plus modeste et engagée.

En attendant l’élection d’un nouveau pape, c’est le cardinal irlandais Kevin Farrell, âgé de 77 ans, qui assurera les affaires courantes en tant que Camerlingue de la Sainte Église romaine. Un conclave devrait être convoqué dans un peu plus de deux semaines pour désigner le successeur du Pape François.

Aly Saleh

Khelcom Biram : Inauguration du nouveau complexe sportif offert par Eiffage Conception, évalué à 15 millions de francs CFA

C’est dans une ambiance festive qu’a eu lieu l’inauguration tant attendue du complexe sportif de la commune de Khelcom Biram, en présence du Sous-Préfet de l’arrondissement de Mbadakhoune (région de Kaolack), des représentants de Eiffage Conception, des autorités locales, des sportifs, des jeunes et des habitants de la commune.

Un outil au service de la jeunesse

Dans son discours, le maire Diarraf Alassane Ndao a salué le soutien de Eiffage Conception :

« C’est un investissement stratégique pour le développement du sport au niveau départemental, voire régional, et pour l’insertion socio-économique des jeunes. »

Il a également insisté sur l’importance de la pratique sportive pour la santé, l’éducation et la cohésion sociale.

« C’est une activité de réception d’un complexe sportif offert par le groupe Eiffage Conception. Ce qui est très important, c’est qu’il s’agit d’une première dans la région, mais également dans le département de Guinguinéo. Ce bijou a été chaleureusement accueilli par la population de Khelcom Biram et des localités environnantes. C’est un complexe ouvert à tous. Nous remercions vivement Eiffage Conception, qui a répondu favorablement à ma requête dans le cadre de leur politique de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). »

Concernant la gestion du complexe, le maire a annoncé la création d’un comité chargé de son entretien. Il a également tenu à rappeler que ce projet, évalué à 15 millions de francs CFA, est un investissement majeur à destination des jeunes.

Un engagement pour le développement local

Abdoul Aziz Ndiaye, directeur de la Qualité, Sécurité et Environnement chez Eiffage Conception, a lui aussi pris la parole :

« Nous avons répondu favorablement à la demande de Monsieur le Maire de Khelcom Biram, Diarraf Alassane Ndao, dans le cadre de notre politique RSE. Nous sommes aujourd’hui très heureux de réceptionner ce complexe sportif. C’est une première pour Eiffage Conception dans cette zone, et nous comptons pérenniser ce genre d’actions à travers le pays, au profit des populations. »

Décès du pape François : le Vatican annonce la fin d’un pontificat historique

Vatican, lundi 21 avril 2025 – Le pape François est décédé ce matin à 7h35 à l’âge de 88 ans, a annoncé le Vatican dans un communiqué empreint de solennité et d’émotion. Le cardinal camerlingue Kevin Farrell a confirmé la nouvelle depuis la chapelle de la résidence Sainte-Marthe, où vivait le souverain pontife.

« Chers frères et sœurs, c’est avec une profonde tristesse que je dois annoncer le décès de notre Saint-Père François. Ce matin à 7h35, l’évêque de Rome, François, est revenu à la maison du Père », a déclaré le cardinal, le visage grave. « Il nous a appris à vivre les valeurs de l’Évangile avec fidélité, courage et amour universel, en particulier en faveur des plus pauvres et des plus marginalisés. »

Le pape argentin, né Jorge Mario Bergoglio, s’est éteint un mois après une hospitalisation de 38 jours due à une pneumonie bilatérale sévère, la plus longue de son pontificat entamé en 2013. Malgré la fragilité de sa santé, le pontife avait repris ses apparitions publiques ces derniers jours, fidèle à sa volonté d’être au plus près des fidèles.

Dimanche, lors des célébrations de Pâques sur la place Saint-Pierre, le pape François était apparu très affaibli, incapable de lire entièrement son message pascal, qu’il avait dû déléguer à un collaborateur. Visiblement éprouvé, il avait néanmoins tenu à saluer la foule, offrant un dernier bain de foule en papamobile sous les applaudissements des milliers de fidèles venus prier pour lui.

Le pape François laisse derrière lui un héritage profondément marqué par son engagement en faveur des plus démunis, de la justice sociale, de l’environnement et du dialogue interreligieux. Premier pape jésuite, premier venu d’Amérique latine, il a su inscrire son pontificat dans une volonté de réforme et de proximité, parfois au prix de tensions au sein de l’institution.

Le Vatican devrait bientôt annoncer les détails des obsèques, ainsi que les étapes du conclave qui réunira les cardinaux du monde entier pour désigner son successeur. D’ici là, le monde catholique est en deuil, saluant la mémoire d’un homme qui a voulu être un « pasteur avec l’odeur de ses brebis », fidèle jusqu’au bout à sa mission.

Affaire Fonds COVID-19 : Mansour Faye sort du silence et dénonce une “véritable forfaiture”

Dans une déclaration ferme et documentée, l’ancien ministre Mansour Faye a réagi aux accusations de surfacturation liées à l’acquisition des denrées alimentaires dans le cadre du Programme de Résilience Économique et Sociale (PRES), mis en place lors de la pandémie de COVID-19.

Face à ce qu’il qualifie de “mensonges orchestrés par certains Pastefiens et leurs sbires”, Mansour Faye affirme vouloir rétablir la vérité sur les conditions d’exécution des marchés publics pendant cette période exceptionnelle. Il rappelle que dans le contexte d’urgence sanitaire, un décret présidentiel (n°2020-781 du 18 mars 2020) avait suspendu les procédures classiques du Code des marchés publics, permettant le recours à des mécanismes accélérés comme l’entente directe.

Malgré cette marge de manœuvre, Mansour Faye précise avoir volontairement opté pour un appel d’offres, pour “plus de transparence et de prudence”. Cette procédure a été encadrée par l’ARMP, avec la publication des appels dans la presse nationale dès le 1er avril 2020, suivie d’une attribution transparente des marchés à plusieurs fournisseurs de riz, parmi lesquels Avantis, AFRI & CO, Bembouck et CCMN.

Une chaîne de distribution sécurisée et structurée

Le dispositif logistique mis en place, selon ses précisions, impliquait des acteurs de premier plan : le Commissariat à la Sécurité Alimentaire, les forces armées, la gendarmerie, les gouverneurs et l’administration territoriale. “Toutes les livraisons ont été sécurisées et suivies jusqu’au point de chute”, affirme-t-il.

Quant aux paiements, il souligne que ceux-ci étaient gérés de manière centralisée par un gestionnaire désigné au ministère des Finances, en collaboration avec le DAGE, qui n’a agi que sur justificatif et validation. “La Cour des comptes n’évoque d’ailleurs que des irrégularités de procédure, et non des détournements”, martèle-t-il, en citant les pages 102 et 103 du rapport.

La fameuse “surfacturation” soulevée par le vérificateur est, selon lui, une “véritable forfaiture”. Il appelle à ne pas laisser la désinformation dicter l’opinion publique, et insiste sur l’importance de replacer les faits dans leur contexte.

À travers cette sortie, Mansour Faye entend défendre son honneur, mais aussi éclairer les citoyens sur les réalités de la gestion d’une crise sans précédent. Il met en garde contre les récupérations politiques d’un dossier aussi sensible que la gestion des fonds COVID, soulignant l’enjeu : préserver l’intégrité de l’État et la confiance des citoyens.

Kaolack / Sports : Mbossé Coumba Djiguen accueille la 8e édition du Championnat National de Football Unifié

À l’instar des autres régions du Sénégal, la ville de Mbossé Coumba Djiguen, à Kaolack, abrite la 8e édition du Championnat National de Football Unifié, une initiative portée par Special Olympics Sénégal en faveur des enfants présentant une déficience intellectuelle.

Ces enfants, dont le développement cognitif est inférieur à la moyenne, rencontrent des difficultés dans l’apprentissage scolaire, le langage, la motricité ainsi que dans les interactions sociales et émotionnelles. Ils nécessitent donc un encadrement éducatif adapté. Conformément à la Convention relative aux droits des personnes handicapées, ils ont droit à une éducation, à des soins, à la protection contre la discrimination et à une vie digne.

C’est cette vision inclusive que partage Special Olympics Sénégal, une organisation à but non lucratif qui milite pour l’inclusion des personnes ayant une déficience intellectuelle à travers le sport. Elle est présente dans plusieurs villes du pays, dont Dakar, Mbour, Thiès, Kolda, Ziguinchor, Bignona, Kaolack, Saint-Louis, Richard-Toll et Foundiougne. La structure leur offre l’occasion de développer leur forme physique, de faire preuve de courage, de vivre des moments de joie et de participer à des échanges enrichissants.

Ce dimanche 20 avril, le stade Lamine Guèye de Kaolack a accueilli la première journée du Championnat National de Football Unifié, pôle centre. Selon Malang Badji, responsable de l’équipe de football du sous-programme de Kaolack et par ailleurs responsable adjoint national de la commission football :

« Nous en sommes à la 8e édition de ce championnat divisé en trois pôles : le pôle Sud (Ziguinchor, Kolda, Bignona), le pôle Centre (Kaolack, Mbour, Saint-Louis et le site Léopold Sédar Senghor de Dakar), et le pôle Ouest (Dakar avec les sites de Iba Mar Diop, Keur Massar, Yeumbeul et Pikine). »

La deuxième journée du pôle centre est prévue le 18 mai à Saint-Louis.

L’objectif de ce championnat est de valoriser les aptitudes physiques et sportives des personnes ayant une déficience intellectuelle, mais aussi de contribuer à l’émergence d’une société inclusive, respectueuse des différences.

M. Badji a également salué l’implication des autorités locales :

Le système de qualification prévoit que le premier de chaque pôle accède directement aux demi-finales. Une quatrième place est réservée au meilleur deuxième parmi les trois pôles, selon un ratio de matchs joués, car le nombre d’équipes varie : 3 à Ziguinchor, 4 à Kaolack et 4 à Dakar.

« La prise en charge des équipes est assurée par la direction nationale. À Kaolack, la mairie nous soutient chaque fois que nous la sollicitons, tout comme la ligue régionale de football. »

Toutefois, il a lancé un appel appuyé :

« Notre principal problème reste l’absence d’un siège dédié. Étant donné la spécificité de notre public cible, il est indispensable que nous disposions d’un espace stable et adapté, à l’image des autres structures. »

Special Olympics Sénégal continue ainsi de démontrer que le sport est un puissant vecteur d’inclusion, de dépassement de soi et de cohésion sociale.

Éducation / Un projet de 450 millions de francs CFA pour la construction d’un complexe islamique à Thicate Diéry

Un vent d’espoir souffle sur la communauté musulmane de Thicate Diéry, dans la commune de Latmingué (département de Kaolack). Ce samedi 19 avril 2025, les autorités religieuses, administratives et locales se sont réunies pour assister à la pose de la première pierre d’un complexe islamique, marquant ainsi le lancement officiel d’un projet d’envergure au cœur de cette localité.

Estimé à 450 millions de francs CFA, le complexe comprendra une mosquée, des salles de classe, des logements pour les enseignants, un espace de jeux, ainsi qu’un espace réservé aux femmes, appelé “ndeye daaras”.

Une vision éducative et sociale intégrée

« Ce projet vise à promouvoir l’éducation religieuse, le savoir et la cohésion sociale à Thicate Diéry », a déclaré Mouhamed Dicko, président de l’association Tchikat Diéry Thia Kanam. « Nous mettons l’accent sur une éducation intégrée : enseignement religieux, savoirs académiques et compétences pratiques. L’idée, c’est de former des citoyens équilibrés, utiles à la société », a-t-il ajouté.

En plaçant la foi au cœur de l’action sociale et éducative, ce complexe islamique ambitionne de donner un nouvel élan à la communauté, tout en promouvant les valeurs de justice, de partage et de développement durable.

Un engagement local fort

Le maire de la commune de Latmingué, présent à la cérémonie, a salué cette initiative citoyenne : « Comme vous le savez, l’éducation et la formation sont des compétences transférées aux collectivités territoriales. Nous rendons grâce à Allah, Le Tout-Puissant, car la commune de Latmingué est engagée dans ces domaines. Investir dans le capital humain est, à mon sens, l’un des meilleurs investissements. C’est ce qu’a compris l’association Tchikat Diéry Thia Kanam. La commune accompagnera ce projet avec fierté. »

La reconnaissance des autorités de l’État

Le sous-préfet de l’arrondissement de Koumbal, Djidiack Kitane, a, quant à lui, exprimé sa reconnaissance envers l’association : « L’association Tchikat Thia Kanam donne aujourd’hui corps et âme à ce précieux bijou. Elle a toujours œuvré pour le développement de sa localité, que ce soit dans l’électrification, la santé ou l’éducation. Notre présence ici témoigne de celle de l’État du Sénégal, pour encourager cette dynamique et inciter d’autres à suivre cet exemple de générosité. »

La pose de cette première pierre marque ainsi le début d’un projet porteur d’avenir pour la jeunesse et l’ensemble des habitants de Thicate Diéry.

Fatou Kiné Cissé déférée pour diffusion de fausses nouvelles et atteinte à la sûreté de l’État

La PDG de « Tahar Projects », Fatou Kiné Cissé, a été déférée hier, jeudi, devant le parquet de Dakar après son arrestation par la Section de recherches (SR) de la gendarmerie. Elle est poursuivie pour diffusion de fausses nouvelles, atteinte à la sûreté publique, atteinte à la stabilité des institutions, ainsi que pour diffamation.

Tout est parti d’une intervention controversée de Mme Cissé sur la chaîne YouTube Sans Limites TV. Lors de cette sortie très médiatisée, elle s’est présentée comme une « vendeuse d’armes » avant de faire des déclarations jugées particulièrement graves par les autorités. Elle a notamment affirmé que la sécurité du président de la République et du Premier ministre était menacée. La raison ? Selon elle, un haut officier de la gendarmerie — dont elle n’a pas voulu divulguer le nom — aurait été promu malgré ses supposées accointances avec l’ancien président Macky Sall et le général Moussa Fall, ex-haut commandant de la gendarmerie nationale.

Convoquée par les éléments de la SR, Fatou Kiné Cissé n’a pas été en mesure d’apporter la moindre preuve concrète à l’appui de ses allégations. Interrogée sur l’identité de l’officier en question, elle a refusé de répondre, avançant que parler publiquement de ce sujet pourrait mettre sa vie en danger. Elle a tout de même renvoyé les enquêteurs vers des publications du site Africa Intelligence, sans fournir de document officiel ou de contenu vérifiable tiré de ces articles.

Les enquêteurs considèrent que ses propos relèvent de la manipulation de l’opinion et constituent une tentative de semer le trouble dans un contexte politique et sécuritaire déjà sensible. Pour l’heure, l’affaire est entre les mains du parquet, qui devra décider de la suite à donner à cette procédure judiciaire.

Cette affaire soulève une nouvelle fois la question de la responsabilité des personnalités publiques et des influenceurs sur les réseaux sociaux, dans un contexte où la diffusion d’informations non vérifiées peut avoir de lourdes conséquences.

Robert Bourgi prend la défense de Macky Sall : « Il ne voulait pas d’un 3e mandat »

L’avocat et conseiller politique Robert Bourgi est monté au créneau pour défendre son ami, l’ancien président sénégalais Macky Sall, face aux critiques et aux poursuites que ce dernier subit depuis l’alternance politique au Sénégal. Dans une sortie remarquée, Bourgi a dénoncé ce qu’il qualifie de « chasse aux sorcières » et a tenu à rétablir, selon lui, certaines vérités sur les intentions de l’ex-chef de l’État.

« Macky Sall ne voulait pas d’un 3e mandat », a affirmé Robert Bourgi, soulignant que le président sortant avait, bien avant l’annonce officielle, exprimé son choix de ne pas briguer un autre mandat. Il raconte : « Le 24 juin 2023, au Palais, Macky Sall m’a dit : ‘Robert, je ne serai pas candidat à un 3e mandat. Ne le dis qu’au seul président Sarkozy.’ Ce dernier en a été informé dès le lendemain, tout comme le président Emmanuel Macron ».

Des révélations qui viennent contredire les accusations portées par certains opposants, qui soupçonnaient Macky Sall d’avoir longtemps entretenu l’ambiguïté pour affaiblir ses adversaires. Pour Bourgi, il ne fait aucun doute que l’ancien président avait pris la décision de quitter le pouvoir, et ce, bien avant de l’annoncer publiquement.

L’homme de réseaux, connu pour sa proximité avec plusieurs chefs d’État africains et français, déplore néanmoins les violences qui ont entaché la dernière année du régime Sall. Il évoque notamment la répression des manifestations et les pertes humaines : « Je regrette profondément les 80 morts. C’est la seule ombre au tableau. »

Mais fidèle à sa vision de la politique en Afrique, Robert Bourgi lance un appel au dépassement : « En terre africaine, le pardon n’est pas un vain mot. »

Cette sortie intervient dans un contexte où les autorités sénégalaises actuelles multiplient les audits et procédures contre d’anciens responsables du régime précédent, suscitant débats et divisions dans l’opinion.

Scandale à l’Anamo : L’enquête bouclée, 17 personnes poursuivies pour détournement de fonds publics

L’enquête de la Section de recherches de Thiès sur le scandale financier ayant secoué l’Agence nationale pour la Maison de l’outil (Anamo) est désormais bouclée. Selon les révélations du journal L’Observateur dans son édition du samedi 19 avril, 17 personnes, dont Omar Ndiaye, ancien Directeur administratif et financier (DAF), sont poursuivies pour détournement de deniers publics.

Le dossier porte sur la gestion opaque des fonds issus du Fonds Force Covid-19, destinés initialement à financer des programmes de formation professionnelle pour les jeunes. Ces projets devaient être exécutés à travers des procédures simplifiées, notamment les Demandes de renseignements et de prix (DRP). Toutefois, peu de ces initiatives ont effectivement vu le jour, alors que des montants importants ont transité entre l’agence et des prestataires douteux.

Devant les enquêteurs, Omar Ndiaye a tenté de se décharger de toute responsabilité, pointant du doigt l’ancien Directeur général de l’Anamo, Maodo Malick Mbaye. « Seul le DG avait le pouvoir de signature pour les marchés publics », a-t-il déclaré. Un argument difficile à vérifier, puisque Mbaye est actuellement introuvable. Des sources rapportent qu’il résiderait au Maroc, rendant toute tentative d’audition pour le moment impossible.

Parmi les prestataires mis en cause, plusieurs ont admis avoir reçu des paiements sans jamais exécuter les prestations convenues. Le cas le plus emblématique est celui de Bassirou Fall, déjà cité dans un précédent scandale lié au Fonds Force Covid-19. Ce dernier, après avoir remboursé 11 millions de francs CFA et été placé sous contrôle judiciaire, est de nouveau en garde à vue pour un autre détournement estimé à 18 millions de francs CFA.

Les personnes impliquées ont été déférées ce vendredi au parquet financier, mais un retour de parquet a été décidé. Leur sort sera définitivement connu le mardi 22 avril, date à laquelle la justice devrait rendre son verdict.

Ce nouveau scandale, qui éclabousse une structure censée promouvoir l’autonomisation des jeunes à travers la formation professionnelle, relance les débats sur la transparence dans la gestion des fonds publics, en particulier ceux mobilisés dans le cadre de la riposte contre la pandémie.

L’affaire du Fonds Covid : vers une mise en accusation de l’ex-ministre Mansour Faye

L’affaire du Fonds de riposte contre le Covid-19 au Sénégal refait surface avec une intensité nouvelle. L’ancien ministre du Développement communautaire, Mansour Faye, se retrouve aujourd’hui au cœur d’une procédure judiciaire imminente. Selon des informations rapportées par Jeune Afrique, la commission des Lois de l’Assemblée nationale s’apprête à enclencher une procédure de mise en accusation à son encontre.

En cause : un décaissement suspect de 399 millions de francs CFA, effectué en 2020 alors que le pays faisait face aux conséquences sanitaires et économiques de la pandémie. À l’époque, Mansour Faye était chargé de superviser l’attribution des aides destinées aux populations vulnérables. Mais ce retrait massif de fonds intrigue, notamment parce qu’il aurait été réalisé sans le cadre légal d’une caisse d’avance, pourtant exigé pour tout décaissement de deniers publics.

Auditionné ce jeudi par la Division des investigations criminelles (DIC), l’ancien ministre a passé plusieurs heures entre les mains des enquêteurs. Par ailleurs, il est désormais sous le coup d’une interdiction de sortie du territoire, une mesure qui reflète la gravité avec laquelle les autorités judiciaires traitent ce dossier.

Les conclusions de la Cour des comptes, publiées précédemment, avaient déjà révélé de nombreuses irrégularités dans la gestion du Fonds Covid. Le cas de Mansour Faye, en particulier, avait été pointé du doigt pour des manquements aux règles de transparence et de traçabilité des fonds.

À mesure que l’enquête progresse, l’éventualité d’une comparution devant la Haute Cour de justice se précise. Mansour Faye pourrait être convoqué à nouveau dans les prochains jours pour des interrogatoires plus approfondis. Cette affaire, emblématique des dérives potentielles dans la gestion de fonds publics en période de crise, pourrait bien marquer un tournant dans la lutte contre l’impunité au sommet de l’État.

Le Conseil constitutionnel nie toute demande d’avis de Macky Sall sur une troisième candidature

Le Conseil constitutionnel sénégalais a apporté une clarification majeure dans le débat autour d’une éventuelle demande d’avis de l’ancien président Macky Sall concernant une troisième candidature à l’élection présidentielle. Dans une réponse officielle, l’institution affirme n’avoir jamais été saisie d’une telle requête, écartant ainsi les rumeurs persistantes sur une démarche supposément entreprise durant le dernier mandat de l’ancien chef de l’État.

Cette mise au point fait suite à une lettre adressée le 14 avril 2025 par Amadou Bâ, député et vice-président de l’Assemblée nationale. Dans sa correspondance, l’élu demandait au Conseil constitutionnel de clarifier si Macky Sall avait, oui ou non, sollicité un avis sur la possibilité d’un troisième mandat. La démarche du parlementaire faisait écho à des propos attribués à feu Mamadou Badio Camara, ancien président du Conseil constitutionnel, laissant entendre qu’une telle demande aurait été introduite par l’ex-président.

Face à ces interrogations, le Conseil constitutionnel a réagi avec fermeté. « Les recherches effectuées au greffe et dans les archives du Conseil constitutionnel ne révèlent pas l’existence d’une telle demande d’avis », a précisé l’institution. Une déclaration sans équivoque qui vient refermer un chapitre controversé de la vie politique nationale, marqué par les débats houleux sur la légalité et la légitimité d’une troisième candidature de Macky Sall.

Ce démenti formel vient donc dissiper les zones d’ombre et calmer les spéculations qui ont nourri une partie du discours politique ces dernières années, à la veille comme à l’issue de la présidentielle de 2024. Il remet aussi en lumière la nécessité de transparence et de rigueur institutionnelle dans les processus électoraux et les prises de décision liées à la Constitution.

En confirmant l’absence de toute demande formelle, le Conseil constitutionnel clôt ainsi une polémique persistante, rappelant par la même occasion son rôle de gardien impartial des règles fondamentales de la République.

Le Président Bassirou Diomaye Faye renforce les relations diplomatiques entre le Sénégal et l’Arabie Saoudite

Dans le cadre de son engagement à consolider les relations diplomatiques et économiques entre le Sénégal et l’Arabie Saoudite, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a adressé une lettre au prince héritier saoudien, Mohammed bin Salman bin Abdulaziz Al Saud. L’information a été rendue publique par l’Agence de Presse Sénégalaise (APS).

Cette correspondance présidentielle a été remise le jeudi 17 avril 2025 au vice-ministre saoudien des Affaires étrangères, Waleed ElKhereiji, par l’ambassadeur du Sénégal en Arabie Saoudite, Biram Mbagnick Diagne. C’est ce qu’a rapporté l’Agence de Presse Saoudienne (SPA), confirmant ainsi la poursuite du dialogue diplomatique de haut niveau entre les deux pays.

Lors de cette rencontre officielle, les deux diplomates ont passé en revue l’état actuel des relations bilatérales, tout en explorant de nouvelles opportunités de coopération dans plusieurs domaines stratégiques. Les échanges ont également porté sur des sujets d’intérêt commun, dans un esprit de collaboration mutuelle et de volonté partagée de renforcer les liens historiques entre Dakar et Riyad.

Ce geste diplomatique s’inscrit dans une dynamique plus large de repositionnement international du Sénégal, à travers le renforcement de partenariats avec les grandes puissances du monde arabe et musulman. L’Arabie Saoudite, partenaire de longue date du Sénégal, joue un rôle clé dans les investissements économiques, la coopération religieuse et les projets de développement infrastructurel.

La lettre du président Faye constitue ainsi un signal fort de la volonté de son gouvernement d’insuffler une nouvelle dynamique à la diplomatie sénégalaise, en misant sur des partenariats stratégiques et durables.

Sénégal – FMI : Vers un nouveau programme de financement retardé par des données économiques erronées

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé qu’aucune décision ne serait prise avant mai concernant la dérogation sollicitée par le Sénégal, en raison de données économiques jugées erronées. L’information, relayée par Les Échos citant Reuters, compromet les ambitions du pays de conclure un nouveau programme de financement d’ici juin.

Selon Les Échos, ce report vient freiner les discussions sur un nouveau partenariat financier entre Dakar et l’institution de Bretton Woods. Edward Gemayel, chef de mission du FMI au Sénégal, a précisé que les négociations sur un éventuel nouveau programme ne pourront débuter qu’après que la question de la dérogation sera tranchée. Ce processus pourrait ainsi ne commencer qu’en juin ou juillet.

En toile de fond, le FMI attend encore deux éléments essentiels : d’une part, les données définitives sur la dette publique sénégalaise, et d’autre part, un consensus sur les mesures correctives à mettre en œuvre pour restaurer la fiabilité des statistiques économiques. Le manque de clarté dans les chiffres a soulevé des inquiétudes quant à la transparence budgétaire et la gestion des finances publiques.

Pour sa part, le ministère sénégalais des Finances se veut rassurant. Il affirme que les autorités travaillent activement à corriger les incohérences signalées et à répondre aux exigences du FMI. Ces efforts visent à présenter une situation conforme lors des prochaines réunions de printemps du Fonds.

Ce contretemps intervient à un moment crucial pour l’économie sénégalaise, qui fait face à des défis budgétaires accrus, alors que le pays espérait bénéficier rapidement d’un nouveau soutien du FMI pour stabiliser ses finances et soutenir ses ambitions de relance.

En attendant une clarification sur ces données, l’avenir du partenariat financier entre le Sénégal et le FMI reste suspendu à la régularisation de la situation et à la transparence des indicateurs macroéconomiques.

Mamoudou Ibra Kane sur l’affaire du Fonds Force-Covid 19 : “Le temps de l’opinion ne doit pas écraser celui de la justice”

Dans un contexte politique et judiciaire tendu, le journaliste Mamoudou Ibra Kane a pris la parole sur X (ancien Twitter) pour livrer une analyse ferme et nuancée de l’affaire du Fonds Force-Covid 19, un scandale de détournement présumé de fonds publics destiné à la lutte contre la pandémie.

Sans jamais citer de noms, mais avec une plume acérée, il dénonce la pression grandissante de l’opinion publique sur l’appareil judiciaire. « Le temps de l’opinion s’impose au temps de la justice », écrit-il, en regrettant que l’émotion collective prenne parfois le pas sur la rigueur des procédures et l’indépendance des institutions.

Ironique, il lâche : « Tous au poteau ! », comme pour illustrer un climat de chasse aux sorcières généralisée. Mais il nuance rapidement en rappelant une vérité politique propre au Sénégal : « De la prison, on peut aller au palais, et vice versa. » Une référence implicite à des trajectoires politiques contrastées dans l’histoire contemporaine du pays — mais sans viser ni Abdoulaye Wade, ni Nelson Mandela, précise-t-il.

Si Mamoudou Ibra Kane se dit favorable à la redevabilité et à la reddition des comptes, il insiste sur une condition essentielle : que la justice reste sereine, méthodique, et à l’abri de toute instrumentalisation. Il juge inadmissible que certains aient pu s’enrichir sur le dos de la souffrance collective, mais estime que le traitement de cette affaire doit être exemplaire, non pas seulement dans ses verdicts, mais aussi dans la manière dont elle est instruite.

Une prise de position qui appelle à la réflexion, dans un pays où les lignes entre justice, politique et opinion publique semblent de plus en plus mouvantes.

Kaolack- Procès Mairie contre l’ADIK: acquittée, la municipalité va ester en justice les initiateurs.

Ce jeudi 17 avril, l’équipe municipale de la commune de Kaolack représentée par son Secrétaire général et l’ensemble du Conseil municipal ont pris acte de la décision du Tribunal de Grande Instance de Kaolack du 15 Avril 2025 dans l’affaire l’ayant opposé aux soi-disants membres de l’Alliance pour la Défense des Intérêts de kaolack ( ADIK) en ces termes au fond sur l’action publique.

 » Relaxe les prévenus en application de l’article 457 du CCP sur l’action civile. En la forme, reçoit les constitutions de parties civiles des sieurs Ababacar Sérigne Mbaye Niass et autres. Au fond, les déboutent de leur demande comme non fondée..Mets les dépenses à la charge des parties civiles fixe la contrainte par corps au maximum  » s’est exprimé le secrétaire général de la Mairie de Kaolack, M. Mbaye Ngom sur l’affaire opposant le maire Serigne Mboup et le mouvement dénommé  » ADIK », concernant la gestion des derniers publics.

 » Depuis la victoire éclatante du Maire Serigne Mboup consacrant son élection à la tête de la municipalité de Kaolack avec un score écrasant de 64%, ses adversaires politiques ont du mal à digérer cette défaite cuisante  » a déclaré Mbaye Ngom, Secrétaire général de la Mairie.  » Certains militants de l’ancien régime de l’APR qui sont tapis dans l’ombre et qui essayent de déstabiliser le maire et l’institution municipale pour sauvegarder des intérêts qu’ils ont acquis de manière illégale ne sont pas de repos » continue-t-il.

 » Ces militants de l’APR qui se déclarent de PASTEF doivent être démasqués et remis à leurs places puisque c’est eux les véritables problèmes de Kaolack qu’ils ont pillé et dépossédé de ces terres et marchés de façon frauduleuse, a rappelé M. Ngom.
 » Nous prenons acte de leurs agissements et nous les mettrons devant leur responsabilité le moment venu car nous ne sommes guidés que par la transparence et nous sommes loin des revanches. Ces politiciens perdants ont accusé à tort le Maire Sérigne Mboup et ses collaborateurs de vol en réunion, d’escroquerie et de faux et usage de faux et détournement de deniers publics  » a-t-il dénoncé.

 » Ayant comme seul objectif de salir la réputation du Maire, ils ont porté plainte en utilisant la citation directe qui oblige la personne citée à comparaître directement devant le tribunal après que leur première plainte a été suspendue par le Procureur de la République qui est plus habilité et plus censé à poursuivre n’importe quel citoyen auteur ou présumé auteur d’une infraction pénale. Cette démarche à elle seule prouve que les intéressés sont plutôt guidés par une volonté de salir la réputation que de contrôler ou de juger la gestion des derniers publics par le maire  » a mentionné le Secrétaire général de la Mairie de Kaolack.

Fort heureusement la politique n’ est pas entrée par la porte dans le prétoire pour en sortir le droit par la fenêtre, malgré l’occasion qui leur était offerte devant la barre d’apporter tous les éléments de preuves de leurs accusations ces derniers ont été incapables d’apporter la moindre preuve de leurs suppositions et leurs questionnements.  » le Tribunal a rejeté leur demande de dommages et intérêts comme mal fondée tout en relaxant les personnes citées dans cette affaire. Face à cette tournure qui leur est certe défavorable, le Maire Serigne Mboup prend acte et se réserve le droit de faire toute action qu’il jugera opportune le moment venu  » a conclu Mbaye Ngom.

Abdou Nguer face à la justice : retour de parquet et mise en instruction pour diffusion de fausses nouvelles

Le chroniqueur sénégalais Abdou Nguer a été présenté au procureur ce mercredi 16 avril après avoir été arrêté par la Section de recherches pour diffusion de fausses nouvelles. Toutefois, il a fait l’objet d’un retour de parquet. D’après les informations rapportées par Libération, il sera fixé sur son sort ce jeudi, en même temps qu’un autre mis en cause dans cette affaire, un certain A. N. Diaw.

Selon le journal, le ministère public a décidé de transmettre le dossier au juge du troisième cabinet, enclenchant ainsi une procédure d’instruction. Dans son réquisitoire introductif, le parquet a requis l’émission d’un mandat de dépôt contre Abdou Nguer.

Le motif de cette interpellation repose sur une publication diffusée sur le compte TikTok « Abdou Nguer seul », contenant la phrase : « Le peuple réclame une autopsie du défunt Badio Camara. » Une déclaration jugée sensible, surtout dans un contexte marqué par de récents décès de hautes personnalités et une certaine crispation politique.

Devant les enquêteurs, Abdou Nguer a nié toute implication dans cette publication. Il a affirmé ne pas être l’auteur du contenu incriminé et a expliqué qu’il ne s’exprime pas en français, langue dans laquelle la phrase a été rédigée. Il a aussi précisé que ses seuls comptes officiels sur TikTok sont « Abdou Nguer officiel » et « Awa Nguer ».

Par ailleurs, interrogé sur ses propos antérieurs suggérant une insécurité grandissante au Sénégal, le chroniqueur a indiqué qu’il ne faisait que commenter l’actualité, citant notamment le décès de Badio Camara, les déclarations controversées du porte-parole du gouvernement sur la mort de l’ancien ministre Moustapha Bâ, celle du directeur du budget ou encore le cambriolage du Trésor public.

Les investigations ont permis d’identifier le véritable propriétaire du compte « Abdou Nguer seul » : A. N. Diaw. Lui aussi déféré au parquet, il a reconnu être un fan d’Abdou Nguer, tout en affirmant ne pas le connaître personnellement. Il a expliqué avoir simplement partagé des vidéos du chroniqueur, et que le commentaire litigieux provenait d’un abonné dont il aurait capturé la réaction avant de la publier, sans mesurer l’impact de son geste.

Ce jeudi, les deux mis en cause devraient être fixés sur leur sort, alors que l’affaire continue de susciter un vif intérêt sur les réseaux sociaux et dans l’opinion publique.

Fonds de soutien aux artistes : Léonce Nzally se dédouane et charge la hiérarchie

Auditionné par la DIC, l’ancien Dage du ministère de la Culture rejette toute responsabilité sur l’absence de justificatifs pour plus d’un milliard de francs CFA.

L’affaire des fonds non justifiés au ministère de la Culture continue de faire des vagues. Devant les enquêteurs de la Division des investigations criminelles (DIC), Léonce Nzally, ancien Directeur de l’administration générale et de l’équipement (Dage), a tenté de se laver de tout soupçon concernant la non-production de justificatifs pour une enveloppe de 1,120 milliard de francs CFA, dont 530 millions destinés, selon lui, aux « ténors de la musique sénégalaise ».

D’après les informations relayées par le journal Libération, Léonce Nzally soutient que la Cour des comptes s’est trompée sur certains éléments. Il affirme que l’argent a été réparti entre plusieurs bénéficiaires : la Sodav (1 milliard), le Réseau national des communicateurs traditionnels (50 millions), le sous-secteur Mode et Stylisme (50 millions), et le Patrimoine historique (20 millions).

Toujours selon ses déclarations, la Sodav aurait reversé 470 millions de F CFA aux ayants droit, et remis au ministère les pièces justificatives ainsi qu’un chèque de 530 millions, représentant la somme non utilisée.

Mais c’est sur cette dernière somme que l’affaire se corse. Léonce Nzally explique que le ministre de la Culture d’alors, Abdoulaye Diop, aurait informé le président Macky Sall de la situation par courrier, précisant qu’un reliquat de 530 millions n’avait pas été distribué. Ce dernier aurait ensuite répondu par l’envoi d’une liste de « ténors » de la musique sénégalaise à qui redistribuer l’argent, chaque nom étant associé à un montant spécifique.

L’ancien Dage affirme n’avoir joué aucun rôle dans cette opération. Il dit n’avoir reçu ni la liste complète ni les pièces justificatives. Toutefois, il déclare avoir pu retracer 308 millions de francs CFA répartis entre 18 artistes et la Mutuelle de santé des artistes.

Face à la disparité de 222 millions, il a indiqué que la liste dont il dispose n’est pas exhaustive et a invité les enquêteurs à se rapprocher de la Direction des arts pour obtenir des informations complètes.

L’affaire met en lumière une gestion pour le moins floue des fonds publics censés soutenir la culture. Si les investigations se poursuivent, cette audition soulève une question centrale : qui sont les véritables bénéficiaires des fonds, et où sont passées les pièces justificatives manquantes ?

Une affaire à suivre, au croisement de la culture, de la politique et de la reddition des comptes.

L’affaire Force Covid-19 : L’étau judiciaire se resserre autour de Mansour Faye

Le dossier relatif à la gestion des fonds Force Covid-19 connaît un nouveau tournant. D’après des informations publiées par le journal Libération, le Procureur général a officiellement saisi la justice en vue de poursuites contre Mansour Faye, ancien ministre et figure politique influente du régime précédent. Cette initiative judiciaire marque une étape décisive dans le traitement de ce dossier emblématique de la reddition des comptes.

Qualifié de « justiciable de la Haute Cour de Justice », Mansour Faye bénéficie d’un statut particulier en vertu de l’article 101 de la Constitution sénégalaise. Celui-ci stipule que les anciens ministres ne peuvent être jugés que par cette juridiction d’exception, et uniquement pour des actes accomplis dans l’exercice de leurs fonctions et constitutifs de crimes ou délits.

En parallèle, le ministre de l’Intérieur a notifié à l’ancien ministre une interdiction de sortie du territoire national. Cette mesure conservatoire s’appuie sur l’article 245 du Code de procédure pénale, qui permet à l’autorité judiciaire d’imposer des restrictions à une personne susceptible de compromettre le bon déroulement d’une enquête.

Le Procureur général justifie cette interdiction par « des risques d’entraves au fonctionnement de la justice », une notion reconnue dans le droit pénal sénégalais pour encadrer ce type de décisions préventives. Il s’agit, selon toute vraisemblance, de garantir la sérénité de l’instruction, dans un dossier hautement sensible sur le plan politique et symbolique.

Cette nouvelle étape confirme la volonté affichée par les autorités judiciaires de faire la lumière sur l’utilisation des ressources publiques mobilisées durant la crise sanitaire. Dans un contexte national où les appels à la transparence et à la reddition des comptes se multiplient, la procédure engagée contre Mansour Faye pourrait faire jurisprudence.

Alors que l’opinion attend des résultats concrets dans ce dossier, l’évolution de l’affaire sera scrutée de près, tant par les citoyens que par la classe politique. Reste à savoir si la Haute Cour de Justice, rarement saisie dans l’histoire du pays, sera effectivement activée pour juger un ancien membre de l’exécutif. Une première dans le Sénégal post-pandémie ?

Licenciement des 312 policiers : Papa Djibril Fall réaffirme son soutien indéfectible

Le député Papa Djibril Fall a reçu ce mercredi une délégation des 312 policiers récemment radiés des effectifs. Cette rencontre, tenue dans un climat à la fois solennel et empreint d’émotion, s’inscrit dans le prolongement des plaidoyers menés par le parlementaire pour dénoncer ce qu’il qualifie de « licenciement injuste et abusif ».

Les agents concernés, visiblement affectés par la situation, sont venus exprimer directement leurs préoccupations et leur détresse, face à une décision administrative qui bouleverse leur vie professionnelle et familiale. Selon plusieurs témoignages recueillis, ces policiers affirment n’avoir bénéficié d’aucune procédure équitable, ni de possibilité de défense avant leur radiation.

À l’issue de la rencontre, Papa Djibril Fall a réitéré son engagement à leurs côtés. « Je leur ai encore une fois affirmé ma détermination à poursuivre ce combat, afin qu’ils soient rétablis dans leurs droits dans les meilleurs délais », a-t-il déclaré. Il a également insisté sur la nécessité de replacer la justice sociale au cœur de l’action publique, rappelant que « ces hommes ont servi la République, souvent dans des conditions difficiles ».

Le député, connu pour ses prises de position sur les questions de gouvernance et de justice, entend désormais porter ce dossier au sein des instances parlementaires. Il envisage également de mobiliser l’opinion publique pour faire pression sur les autorités compétentes.

Tange Tandian libéré mais placé sous contrôle judiciaire : son passeport confisqué

Après une convocation par la Division des Investigations Criminelles (DIC) et une audition suivie d’un défèrement ce mercredi devant le Tribunal de Dakar, Tange Tandian a finalement retrouvé la liberté. Toutefois, cette liberté reste conditionnelle : l’animateur est placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de sortie du territoire et confiscation de son passeport, comme l’a indiqué son avocat, Me Amadou Aly Kane.

Poursuivi pour détournement de deniers publics et faux en écritures publiques, Tange Tandian nie fermement les faits qui lui sont reprochés. Selon Me Kane, son client n’a jamais été le bénéficiaire des 73 millions de FCFA au cœur de l’enquête. Ce montant était, selon la défense, destiné à soutenir l’organisation des musiciens et artistes du Sénégal.

« Ils étaient 554 bénéficiaires et toute l’utilisation a été justifiée », a assuré l’avocat, qui souligne que la traçabilité des fonds a été démontrée.

Cette affaire, qui met en lumière la gestion des financements publics alloués au secteur culturel, pourrait connaître de nouveaux rebondissements dans les prochains jours. En attendant, Tange Tandian devra se soumettre aux obligations de son contrôle judiciaire dans l’attente de la suite de la procédure judiciaire.

Affaire Force Covid-19 : Mamadou Ngom Niang placé sous contrôle judiciaire, il met en cause Matar Bâ

Dans le cadre de l’enquête sur la gestion des fonds alloués au ministère des Sports durant la pandémie de Covid-19, Mamadou Ngom Niang, ancien Directeur de l’administration générale et de l’équipement (Dage) dudit ministère, a été placé sous contrôle judiciaire après son audition par la Division des investigations criminelles (DIC). Il a été déféré au parquet puis libéré contre le versement d’une caution de 150 millions de francs CFA.

Selon les informations révélées par le journal Libération dans son édition du jeudi 17 avril, Mamadou Ngom Niang a affirmé face aux enquêteurs qu’il n’était qu’un exécutant, suivant les ordres de son supérieur hiérarchique de l’époque, Matar Bâ, ministre des Sports durant la période visée. Il a insisté sur le fait que tous les décaissements opérés dans le cadre des fonds Force Covid-19 l’ont été sur instruction directe de ce dernier.

D’après ses déclarations, le ministère des Finances avait alloué au département des Sports un montant de 400 millions de francs CFA, inscrit dans la rubrique « Transferts courants », destiné à soutenir les associations et groupements sportifs. Mamadou Ngom Niang a souligné que le ministère des Sports ne disposait pas de compte de dépôt au niveau du Trésor, ce qui impliquait une gestion particulière des fonds.

Il a également rapporté qu’à l’issue d’une réunion entre son département, le Comité national olympique, et le directeur des activités physiques et scolaires de l’époque, Mamadou Fall, un tableau de répartition des fonds lui aurait été transmis par Matar Bâ en personne. Ce document précisait les montants à attribuer à chaque structure bénéficiaire.

« Tous les décaissements de fonds effectués ont été ordonnés par Matar Bâ et répartis conformément à ses instructions », aurait-il affirmé devant les enquêteurs, selon Libération.

L’enquête suit son cours alors que d’autres personnalités pourraient être entendues dans ce dossier sensible qui s’inscrit dans le cadre plus large de la reddition des comptes autour de la gestion des fonds Force Covid-19.

Ameth Ndoye dément toute convocation à la DIC

Depuis quelques heures, le nom d’Ameth Ndoye circule sur les réseaux sociaux, accompagné de rumeurs faisant état d’une prétendue convocation à la Division des Investigations Criminelles (DIC). Des informations qui ont rapidement enflammé la toile, suscitant interrogations et spéculations.

Joint par téléphone, le chroniqueur a tenu à clarifier la situation. « Je n’ai reçu aucune convocation », a-t-il déclaré, visiblement surpris par l’ampleur prise par cette rumeur. « Je ne suis au courant de rien », a-t-il ajouté, coupant court aux insinuations qui laissent entendre qu’il serait impliqué dans une affaire nécessitant l’intervention de la DIC.

Pour l’instant, aucune source officielle n’a confirmé ou infirmé l’information. Du côté des autorités policières, aucun communiqué n’a été publié pour éclairer l’opinion.

En attendant plus de clarté sur cette affaire, Ameth Ndoye, connu pour ses prises de parole médiatiques, continue d’exercer ses activités habituelles.

Tragédie en Chine : le footballeur gabonais Aaron Boupendza décède à 28 ans après une chute du 11e étage

Le monde du football est en deuil. L’international gabonais Aaron Boupendza est décédé en Chine à l’âge de 28 ans, après une chute tragique du 11e étage d’un immeuble. L’attaquant, qui portait les couleurs du Zhejiang FC depuis janvier 2025, laisse derrière lui une carrière marquée par son talent, sa combativité et des passages remarqués dans plusieurs clubs en Europe et en Asie.

Selon les premières informations relayées par les médias locaux, les circonstances de sa mort restent encore floues. Une enquête a été ouverte par les autorités chinoises pour déterminer les causes exactes du drame. Si aucune piste n’est pour l’instant écartée, l’hypothèse d’un suicide est sérieusement envisagée.

Natif de Moanda, Boupendza s’était révélé au grand public lors de son passage en Turquie sous les couleurs de Hatayspor, où il avait terminé meilleur buteur du championnat lors de la saison 2020-2021. Son parcours l’a ensuite conduit au Qatar, aux États-Unis avec le FC Cincinnati, puis en Roumanie au Rapid Bucarest, avant de rejoindre la Super League chinoise.

Au niveau international, Aaron Boupendza comptait plusieurs sélections avec les Panthères du Gabon, aux côtés notamment de Pierre-Emerick Aubameyang. Son style explosif et son flair devant le but en avaient fait l’un des grands espoirs du football gabonais.

Sa disparition brutale provoque une onde de choc au Gabon et dans le monde du sport. De nombreuses personnalités du football, des clubs et des supporters ont déjà exprimé leur tristesse sur les réseaux sociaux, saluant la mémoire d’un joueur talentueux et d’un homme discret mais apprécié.

En attendant les résultats de l’enquête, ses proches et ses fans espèrent des éclaircissements sur les circonstances de ce drame. Une chose est sûre : Aaron Boupendza laissera une empreinte indélébile dans le cœur de ceux qui ont suivi sa carrière et admiré son parcours.

Farba Senghor soutient la proposition de Guy Marius Sagna : Vers une mise en accusation de Macky Sall ?

L’ancien ministre et fidèle compagnon d’Abdoulaye Wade, Farba Senghor, fait un retour remarqué sur la scène politique. Dans une publication relayée par le journal Les Échos, l’ex-dirigeant libéral s’est clairement aligné avec la position du député Guy Marius Sagna, qui a récemment proposé la mise en accusation de l’ancien président Macky Sall pour haute trahison.

Sur sa page Facebook, Farba Senghor a exprimé son adhésion à cette initiative, en reprenant l’idée défendue par le parlementaire membre du parti Pastef. Une prise de position qui sonne comme un soutien de taille à un dossier hautement symbolique et potentiellement explosif pour la classe politique sénégalaise. Pour Senghor, Macky Sall doit répondre de sa gestion du pouvoir devant la Haute Cour de Justice, l’instance compétente pour juger les anciens chefs d’État pour des faits commis durant l’exercice de leurs fonctions.

Cette sortie marque également le retour de Farba Senghor dans le débat public après une longue période de silence. Connu pour ses prises de position tranchées et son franc-parler, l’ancien ministre tente, semble-t-il, de reprendre sa place dans le paysage politique national à un moment où les lignes bougent au Sénégal, avec une nouvelle alternance politique et une demande de justice et de transparence de plus en plus forte.

La convergence entre une figure de l’ancien régime libéral et un député de la nouvelle opposition radicale pourrait bien ouvrir une nouvelle séquence dans la vie politique sénégalaise, où les alliances inattendues deviennent possibles autour de questions de reddition des comptes et de justice. Reste à voir si cette proposition ira au-delà du symbole pour déboucher sur une réelle procédure institutionnelle.

Affaire des fonds Force Covid : 25 ordres d’arrestation émis, plusieurs hauts responsables déférés

L’affaire des fonds Force Covid continue de secouer l’appareil administratif sénégalais. Selon les informations du journal Libération de ce mercredi 16 avril, le procureur de la République, Ibrahima Ndoye, a émis pas moins de 25 ordres d’arrestation dans le cadre de cette vaste enquête portant sur un présumé détournement de fonds publics destinés à la lutte contre la pandémie de Covid-19.

Déférés hier mardi devant le parquet, une première vague de 15 personnes a été placée en garde à vue. À cette liste se sont ajoutés Léonce Nzally, ancien Directeur de l’Administration générale et de l’Équipement (DAGE) du ministère de la Culture, ainsi que Demba Mody Tandian alias Tange, actuel directeur exécutif de l’Omarts (Office des musiques et des arts du Sénégal), tous deux également visés par un retour de parquet.

Parmi les mis en cause figure aussi Alassane Diallo, ancien DAGE du ministère des Mines. Bien que localisé au Maroc, sa conduite a été ordonnée par le parquet, ce qui laisse entrevoir une procédure d’extradition en cours.

Par ailleurs, Mamadou Sène, ex-DAGE du ministère de la Jeunesse, et son frère ont été interpellés dans une autre affaire liée à un détournement présumé au ministère de la Microfinance. Tous deux ont été placés sous contrôle judiciaire.

Le secteur de la santé n’échappe pas non plus à cette vague d’arrestations. Ont été appréhendés mardi : le directeur de la prévention, le DAGE du ministère de la Santé, ainsi que les directeurs des hôpitaux de Dalal Jamm et de Pikine.

Ces développements marquent un tournant important dans la traque des responsabilités liées à la gestion des fonds mobilisés pour faire face à la pandémie. Le parquet semble déterminé à faire toute la lumière sur cette affaire qui touche plusieurs départements ministériels et structures publiques.

Fonds Force Covid-19 : l’ancien Dage du ministère des Mines introuvable, un fournisseur arrêté

L’enquête sur les détournements présumés liés à la gestion des fonds Force Covid-19 prend une tournure plus sérieuse. Le procureur de la République a ouvert une information judiciaire et confié l’affaire à la Division des investigations criminelles (DIC), qui a immédiatement lancé une vaste opération de convocations et d’arrestations ce mardi 15 avril.

Parmi les principaux suspects figurent plusieurs Dage (Directeurs de l’administration générale et de l’équipement) ayant servi dans des ministères sous l’ancien régime. Mais un nom attire particulièrement l’attention des enquêteurs : celui d’Alassane Diallo, ancien Dage du ministère des Mines et de la Géologie. Problème, ce dernier reste introuvable. Selon des informations rapportées par le journal Les Échos, Alassane Diallo aurait quitté le territoire national « depuis belle lurette ». Autrement dit, il aurait « pris la poudre d’escampette » bien avant que les choses ne se corsent.

Dans ce même dossier, un fournisseur lié au ministère des Mines a été interpellé et déféré au parquet ce lundi. Toujours selon Les Échos, ce dernier serait disposé à rembourser « rubis sur l’ongle » la somme de près de 70 millions de francs CFA qui lui est reprochée.

La traque aux auteurs de détournements présumés s’intensifie donc, sous fond de volonté affirmée des autorités actuelles de faire toute la lumière sur l’utilisation des fonds mobilisés durant la pandémie. Reste à savoir si Alassane Diallo pourra être rattrapé par la justice sénégalaise… ou s’il continuera d’échapper aux mailles du filet.

Présidence du Conseil de Surveillance de l’ACBEP : Baba Ndiaye part avec les honneurs

La passation de service entre Baba Ndiaye et Ousmane Kébé à la présidence du Conseil de Surveillance (PCS) de l’Agence de Construction des Bâtiments et Édifices Publics (ACBEP) du Sénégal a eu lieu ce mardi, au siège de ladite structure. La cérémonie, empreinte d’émotion, s’est déroulée sous la supervision de l’inspecteur des affaires administratives et financières, El Hadji Mamadou Guéye, accompagné de l’inspecteur interne Abdoulaye Fam.

Après douze (12) années de bons et loyaux services, l’ancien président du Conseil départemental de Kaolack, par ailleurs Ambassadeur africain du Coaching Territorial, quitte ses fonctions avec le sentiment du devoir accompli.

« Nous adressons nos plus vifs remerciements à M. Baba Ndiaye. Nous lui souhaitons bon vent après ces douze années de compagnonnage. C’est un homme humble, affable et compétent, qui a marqué l’agence par ses actes nobles. Son mandat a été exemplaire à tous points de vue ; son leadership continuera de nous inspirer », a déclaré Mme Fatou Diagne Seck, porte-parole du personnel de l’agence.

Le Secrétaire général de l’ACBEP a également salué les compétences et les hautes qualités humaines du président sortant : « Depuis sa nomination en 2013, M. Baba Ndiaye n’a cessé d’imprimer sa marque de manière positive. Des avancées significatives sont à mettre à son actif, notamment la validation de documents importants, le contrat de performance de l’agence et l’accord d’établissement. Si aujourd’hui l’ACBEP est citée en exemple, c’est en grande partie grâce à son génie. Il est un homme du sérail doublé d’un régulateur social », a affirmé Moustapha Thiam.

Pour le Directeur général de l’ACBEP, M. Baye Niass, le PCS sortant a largement contribué à asseoir les bases solides de la structure : « En huit à neuf mois, le président Baba Ndiaye a mené des actions dignes d’éloges. Nous avons beaucoup appris à ses côtés. C’est un homme efficace, perspicace, humble, digne, intègre et doté d’une grande capacité d’écoute. Ses conseils ont été utiles et précieux », a-t-il souligné. Il a également invité l’ensemble des agents à soutenir le nouveau président, M. Ousmane Kébé, afin de redorer ensemble le blason de l’institution.

De son côté, M. Baba Ndiaye a adressé ses vives félicitations à son successeur, Ousmane Kébé, professeur de mathématiques et responsable de Pastef à Keur Massar. Celui qui a soutenu la liste de Pastef dans son fief politique de Kaolack ainsi que dans ses terres d’origine du Djolof, s’est dit prêt à continuer à apporter ses conseils pour une ACBEP toujours plus performante. Selon lui, soutenir le référentiel des politiques publiques inscrit dans l’agenda de transformation Vision Sénégal 2050 est à la fois un objectif et un impératif pour tout citoyen sénégalais.

Des personnalités telles qu’Amadou Sène Niang, expert en développement territorial, Senghane Mbaye, cadre à la SENELEC, et bien d’autres, présentes à la cérémonie, n’ont pas tari d’éloges envers le PCS sortant. À leurs yeux, M. Baba Ndiaye demeure une valeur sûre pour la réussite de l’agenda de transformation initié par le Président Diomaye et son Premier ministre, Ousmane Sonko.

Cette cérémonie a également été l’occasion d’accueillir chaleureusement M. Ousmane Kébé, nouveau président du Conseil de Surveillance, dont l’expérience, le sens de l’écoute et l’esprit d’équipe constituent des atouts essentiels pour relever les défis à venir.

Poursuite des enquêtes sur les Fonds Force Covid-19 : Tange Tandian déféré au Tribunal de Dakar

Les investigations autour de la gestion des Fonds Force Covid-19 se poursuivent avec intensité. Ce mardi 15 avril, Tange Tandian, figure connue du monde médiatique sénégalais, a été convoqué à la Division des Investigations Criminelles (DIC) dans le cadre de cette affaire qui continue de faire des vagues au sein de l’opinion publique.

Selon des informations obtenues par Dakaractu, après son audition par les enquêteurs, Tange Tandian a été déféré au Tribunal de Dakar. Il serait impliqué dans la gestion d’une enveloppe de 73 millions de francs CFA, allouée dans le cadre du Fonds Force Covid-19, destiné à faire face à la crise sanitaire liée à la pandémie.

Les enquêteurs s’intéressent particulièrement à la traçabilité et à l’utilisation des fonds qui auraient été affectés à des activités de communication et de sensibilisation durant cette période critique. Les autorités cherchent à établir si les ressources ont été utilisées conformément aux objectifs fixés, ou si des irrégularités ont entaché leur gestion.

Cette nouvelle interpellation s’inscrit dans une série d’actions entreprises par la justice sénégalaise pour faire toute la lumière sur les conditions d’exécution du Fonds Force Covid-19, mis en place en 2020 pour soutenir les secteurs les plus touchés par la pandémie.

Le nom de Tange Tandian vient ainsi s’ajouter à une liste déjà longue de personnalités convoquées ou arrêtées dans le cadre de ce dossier, marquant une volonté manifeste des autorités judiciaires de renforcer la transparence et la reddition des comptes.

Vers une mise en accusation de Macky Sall pour haute trahison : Guy Marius Sagna enclenche la procédure

Une promesse de campagne d’Ousmane Sonko vient de prendre une tournure institutionnelle majeure. Le député Guy Marius Sagna, figure de proue du parti Pastef, a officiellement proposé une résolution portant mise en accusation de l’ancien président Macky Sall pour haute trahison devant la Haute cour de justice.

Dans une correspondance adressée au président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, le parlementaire s’appuie sur l’article 101, alinéa 1, de la Constitution sénégalaise, qui stipule que « le Président de la République n’est responsable des actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions qu’en cas de haute trahison ».

Guy Marius Sagna ancre sa démarche sur le dernier rapport de la Cour des comptes. Ce document met en lumière une gestion jugée catastrophique des finances publiques sous le magistère de Macky Sall, notamment une dette publique largement sous-évaluée et des pratiques budgétaires qualifiées de « carnage financier ». Des faits qui, selon le député, constituent des manquements graves à la probité et à la responsabilité républicaine, justifiant l’ouverture d’une procédure de haute trahison.

Pour que cette mise en accusation aboutisse, la résolution devra recueillir la majorité des trois cinquièmes des membres de l’Assemblée nationale, comme le prévoit l’article 101 de la Constitution. Une majorité qualifiée qui nécessitera un large consensus au-delà des rangs de Pastef et de ses alliés.

La démarche de Guy Marius Sagna s’inscrit dans la continuité des engagements de rupture portés par le nouveau pouvoir. Elle marque aussi une volonté affirmée de solder les comptes du passé et d’instaurer une ère de reddition des comptes, promise par Ousmane Sonko pendant la campagne pour les législatives.

Si la résolution est adoptée, Macky Sall pourrait devenir le premier ancien président de la République du Sénégal à être jugé pour haute trahison. Une première dans l’histoire politique du pays, aux répercussions potentiellement considérables.

Flou autour de l’intégration de 60 Policiers Adjoints Volontaires admis au concours de la Police nationale

Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, dirigé par Jean Baptiste Tine, a officiellement mis fin, au début du mois d’avril, à l’engagement de la première cohorte de Policiers Adjoints Volontaires (PAV) de la septième génération. Composée de 312 agents, cette cohorte voit ainsi son contrat arrivé à terme, suscitant une vague de réactions au sein de l’opinion publique et dans les rangs des intéressés. Au cœur des préoccupations : le sort d’une soixantaine d’agents admis au concours de la Police nationale session 2023, toujours en attente d’intégration.

Ces 60 agents, parmi les 312 PAV concernés, avaient réussi avec succès le concours professionnel leur ouvrant les portes du corps des agents de police. Pourtant, malgré cette réussite, ils n’ont pas encore été intégrés à la direction de la formation, étape pourtant attendue après la fin de leur engagement volontaire.

Selon des documents administratifs consultés par Dakaractu, cette possibilité de passer le concours était bel et bien prévue. Une note datée du 17 octobre 2022, adressée au directeur du Groupement Mobile d’Intervention (GMI), faisait suite à un communiqué du 4 octobre et à une note complémentaire du 11 octobre de la même année. Elle précisait que les PAV souhaitant participer au concours professionnel devaient déposer un dossier par voie hiérarchique comprenant, entre autres, une copie certifiée de leur carte nationale d’identité et une demande manuscrite adressée au ministre de l’Intérieur.

La directive, transmise à l’époque au directeur général de la Police nationale, Seydou Bocar Yague, ouvrait ainsi clairement la voie aux candidatures des PAV. Ces derniers espéraient qu’en réussissant le concours, ils seraient naturellement intégrés à la Police nationale à l’issue de leur service volontaire.

Le décret présidentiel du 20 septembre 2021, signé par l’ancien chef de l’État Macky Sall, apporte un fondement légal à leurs attentes. Dans son chapitre III, il stipule que « les Policiers Adjoints Volontaires, anciens auxiliaires de police, ayant accompli deux (2) ans dans leur corps d’origine, peuvent faire le concours professionnel des agents de police, sous réserve de l’autorisation écrite de l’autorité d’emploi. »

Tous les éléments semblent donc réunis pour que ces 60 agents puissent être intégrés. Certains sont titulaires de diplômes supérieurs (masters, licences, baccalauréats), d’autres sont d’anciens militaires disposant de diplômes comme le BFEM ou le CFEE. Leur profil répond aux critères exigés, et leur admission au concours atteste de leur mérite.

Mais alors que leur contrat a pris fin, ces agents restent dans l’incertitude totale. Aucune directive claire ne semble avoir été donnée concernant leur intégration effective. Une situation qui soulève des interrogations sur la continuité administrative au sein du ministère, mais aussi sur la volonté politique de respecter les engagements pris sous l’ancienne administration.

Pour la nouvelle équipe dirigeante, ce dossier constitue un test en matière de gestion des ressources humaines, de respect des droits acquis, et de justice sociale. La régularisation de ces 60 agents permettrait non seulement de valoriser l’effort consenti par ces jeunes durant leur engagement volontaire, mais aussi de renforcer les effectifs de la Police nationale avec des profils déjà formés et expérimentés.

Affaire Abdou Nguer : Le véritable propriétaire du compte TikTok interpellé, la défense réclame la libération du chroniqueur

Un tournant majeur est survenu ce lundi dans l’affaire du chroniqueur Abdou Nguer, placé en garde à vue depuis plusieurs jours dans le cadre d’une enquête pour diffusion de fausses nouvelles. Alors que la polémique enflait autour de l’implication supposée de Nguer dans la gestion d’un compte TikTok baptisé « Abdou Nguer seul », les enquêteurs ont interpellé le véritable détenteur du compte à Thiès, relançant le débat sur la légitimité de la détention du chroniqueur.

Selon les déclarations de son avocat, Me El Hadj Diouf, Abdou Nguer a nié de manière catégorique toute implication dans la création ou l’administration du compte incriminé. « Il ne connaît pas cette personne, il n’a jamais eu accès à ce compte », a déclaré Me Diouf. Ces déclarations ont conduit les enquêteurs à orienter leurs investigations vers Thiès, où ils ont localisé et appréhendé l’individu derrière le compte. Celui-ci a été conduit dans les locaux de la Section de Recherches pour être auditionné.

Malgré cette avancée, Abdou Nguer demeure en garde à vue et doit être présenté ce mardi au parquet. Une situation que son avocat juge incohérente. « Pourquoi maintenir mon client en détention alors que le véritable propriétaire du compte est désormais identifié ? », s’interroge Me Diouf. Il soutient que les propos tenus par son client n’ont rien de mensonger : « Abdou Nguer n’a rien inventé. Il s’est contenté de relater des faits connus de tous. »

La tension monte également dans les milieux médiatiques. Oumar Ndiaye, journaliste à Source A TV, a dénoncé ce qu’il appelle un « acharnement » à l’encontre du chroniqueur. Selon lui, le maintien en garde à vue d’Abdou Nguer est injustifié et suscite des interrogations sur les motivations réelles derrière cette procédure.

La balle est désormais dans le camp du parquet, qui devra décider s’il poursuit Abdou Nguer ou s’il ordonne sa libération. Ce nouveau développement pourrait bien influencer le cours de l’enquête, alors que la question de la responsabilité numérique demeure au cœur du dossier.

Drame à Keur Ndiaye Lô : une domestique guinéenne sauvagement tuée dans l’appartement de sa patronne

Une scène macabre a bouleversé les habitants de la cité Khalifa Ababacar Sy, à Keur Ndiaye Lô, près de Rufisque, dimanche dernier. Une femme de ménage d’origine guinéenne, Kinda Bâ, a été retrouvée morte dans des conditions atroces dans l’appartement de sa patronne.

Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur, la victime, âgée d’une trentaine d’années, aurait reçu plusieurs coups de couteau, notamment au niveau du cou, laissant présager une mort violente. C’est sa mère, inquiète de ne plus avoir de nouvelles, qui a fait la macabre découverte aux environs de 19 heures.

Les premiers éléments de l’enquête, confiée aux services de gendarmerie appuyés par la police scientifique, laissent penser à une tentative de viol ayant dégénéré. La victime aurait opposé une forte résistance à son agresseur, ce qui aurait conduit à son assassinat. Des traces de blessures profondes ont été relevées sur son corps, notamment une plaie béante au cou.

L’enquête révèle que Kinda Bâ était seule dans l’appartement au moment des faits. Employée depuis trois mois, elle n’avait signalé aucun conflit particulier. Aucune trace d’effraction ou de vol n’a été constatée, renforçant l’hypothèse d’un crime prémédité.

Mère de deux enfants et veuve, Kinda Bâ était originaire de Pita, en Guinée. Sa disparition tragique a plongé sa famille et le quartier dans une profonde tristesse. Pour l’heure, aucune arrestation n’a été effectuée, mais les investigations se poursuivent activement pour retrouver l’auteur de ce crime odieux.

Ce drame remet une fois de plus sur la table la question de la sécurité des travailleuses domestiques, souvent isolées et vulnérables.

Sénégal et Allemagne rendent hommage à Helmut Buschmeyer (Joro) : un an après son décès

Aujourd’hui, le monde entier rend hommage à Helmut Buschmeyer, affectueusement surnommé “Joro”, président de la Fondation Caritas Osnabrück et co-président d’honneur de l’association Jokoo Sénégal/Deutschland. Un an après son décès, sa mémoire reste vive au Sénégal, où son engagement et sa générosité ont profondément marqué les esprits.

“Helmut était bien plus qu’un bienfaiteur : c’était un véritable ange gardien pour les personnes handicapées, en particulier les enfants. Son dévouement a permis d’illuminer des vies, en facilitant l’accès à l’éducation et en luttant contre l’exclusion à travers des actions concrètes”, a déclaré Vieux Guédel Mbodji, président de l’Association nationale Jokoo Sénégal/Deutschland.

En ce jour d’anniversaire, l’association invite toutes celles et ceux qui ont connu et aimé Helmut à prier pour le repos de son âme. “Que nos pensées reconnaissantes accompagnent son héritage. Repose en paix, cher Joro, cher ami, cher grand frère”, a-t-il ajouté avec émotion.

Depuis plusieurs années, l’association Jokoo Sénégal/Deutschland œuvre sans relâche pour le développement local, l’éducation et la solidarité envers les personnes en situation de vulnérabilité. Fondée par des personnes engagées et conscientes des défis rencontrés par les communautés rurales et urbaines du Sénégal, elle multiplie les actions concrètes sur le terrain.

Parmi ses nombreuses réalisations, on peut citer la distribution de matériel scolaire dans plusieurs écoles, ainsi que le soutien aux enfants en situation de handicap ou défavorisés, notamment à travers des programmes de parrainage et de dons.

C’est ce travail, nourri par la vision et l’engagement de Helmut Buschmeyer, que ses partenaires et amis poursuivent aujourd’hui avec foi et détermination.

Justice et enrichissement illicite : Waly Diouf Bodian appelle à une réforme de l’OFNAC pour juger les anciens dignitaires du régime Sall

Keur Massar, Sénégal – Le directeur général du Port autonome de Dakar, Waly Diouf Bodian, a lancé un appel sans détour aux nouvelles autorités : pour traduire en justice les anciens responsables de l’Alliance pour la République (APR), il faut impérativement réformer l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC).

Lors d’un meeting politique tenu ce week-end à Keur Massar, Bodian, membre du parti au pouvoir, a estimé que l’actuel cadre juridique entrave la volonté de rendre justice au peuple sénégalais. « C’est très facile à faire. Il faut aller à l’Assemblée modifier la loi qui régit l’OFNAC, pour rapatrier la compétence en matière d’enrichissement illicite au Parquet financier, soit dissoudre l’OFNAC », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par L’Observateur.

Selon lui, le président sortant Macky Sall a savamment verrouillé le système avant de quitter le pouvoir. En cause : la loi 2024-06 du 9 février 2024, adoptée dans les derniers mois de son mandat, qui confère désormais à l’OFNAC l’exclusivité sur les dossiers d’enrichissement illicite. « Macky Sall, avant de partir, a protégé l’APR, mais les gens ne le savent pas. Il l’a fait grâce à cette loi et en y nommant Serigne Bassirou Guèye », affirme Bodian.

Il estime en outre que les rapports des corps de contrôle, souvent utilisés par les anciens responsables de l’APR comme preuve de leur probité, « ne les épinglent pas d’une manière assez grave ». Ce qui, selon lui, rend encore plus nécessaire une réorientation de la stratégie judiciaire.

Dans ses déclarations, Waly Diouf Bodian s’en est violemment pris au président de l’OFNAC, Serigne Bassirou Guèye, qu’il accuse de passivité. « Il ne bougera pas le plus petit doigt pour poursuivre les compagnons de Macky Sall suspectés d’enrichissement illicite », déplore-t-il.

Pour lui, Guèye n’est pas en phase avec les nouvelles autorités et leur « Projet », qui, selon ses mots, va bien au-delà de l’économie pour inclure une « forte demande de justice » exprimée par les Sénégalais.

Waly Diouf Bodian appelle donc à une action rapide de l’Assemblée nationale, où la majorité parlementaire est favorable au nouveau pouvoir. « Nous pouvons le dégager parce que nous avons une majorité confortable à l’Assemblée nationale. Il ne faut pas qu’on oublie que le système est encore là », a-t-il averti.

Disparition de Moustapha Diop : Le Sénégal pleure une légende du cinéma et de la télévision

C’est avec une immense tristesse que nous avons appris le rappel à Dieu de Moustapha Diop, figure emblématique du cinéma et de la télévision sénégalaise. Son départ laisse un vide immense dans le paysage culturel national, tant il a marqué des générations par son talent, sa prestance, et son engagement pour l’art et la transmission des valeurs à travers l’écran.

Acteur au charisme rare, Moustapha Diop a su traverser les époques et imposer son empreinte dans des rôles qui resteront gravés dans la mémoire collective. Des séries télévisées aux grandes productions cinématographiques, il a incarné avec justesse et émotion des personnages forts, profondément ancrés dans la réalité sénégalaise.

Au-delà de sa carrière d’acteur, Moustapha Diop était aussi un mentor pour beaucoup de jeunes artistes. Il a contribué à l’émergence de nombreux talents, partageant avec générosité son expérience et sa passion pour le métier.

Aujourd’hui, le monde de la culture est en deuil. Les hommages affluent de toutes parts, saluant l’homme de conviction, le professionnel rigoureux, mais aussi l’ami fidèle et discret qu’il était.

Nous prions pour le repos de son âme et adressons nos condoléances les plus attristées à sa famille, ses proches, ainsi qu’à toute la communauté artistique sénégalaise.

Qu’Allah, dans Son infinie miséricorde, l’accueille au paradis céleste et lui accorde le repos éternel.

Repose en paix, Moustapha Diop. Ta lumière continuera de briller à travers tes œuvres.

Affaire foncière : Le Jaaraf de Ouakam, Youssou Ndoye, convoqué à la DIC ce lundi

Le Jaaraf de Ouakam, Youssou Ndoye, est attendu ce lundi 14 avril 2025 à la Division des investigations criminelles (DIC) dans le cadre d’un différend foncier qui alimente les débats dans la commune.

Selon des sources proches du dossier, cette convocation fait suite à une plainte liée à la gestion ou à l’attribution de terres situées dans la zone de Ouakam, où les tensions foncières sont récurrentes. Le dignitaire coutumier, figure influente dans la collectivité lébou, se rendra à la DIC accompagné de son avocat.

Pour le moment, peu d’éléments ont filtré sur la nature exacte des faits qui lui sont reprochés. Toutefois, cette audition suscite une vive attention au sein de la communauté, d’autant plus que le Jaaraf joue un rôle central dans la gestion des terres ancestrales.

L’affaire, qui mêle tradition et justice moderne, pourrait révéler des enjeux plus larges autour de la gouvernance foncière à Ouakam, une commune de plus en plus convoitée en raison de sa position stratégique dans la capitale.

Bougane Guéye Dany convoqué par la Brigade de Recherches de Faidherbe dans une affaire de vente de véhicule

Selon des informations relayées par Seneweb, Bougane Guéye Dany, président du mouvement Gueum Sa Bopp et PDG du groupe DMédia, a été convoqué par la Brigade de Recherches (BR) de Faidherbe dans le cadre d’une affaire de vente de véhicule. L’homme politique et homme d’affaires ne s’est pas encore présenté devant les enquêteurs, étant actuellement hors du pays, d’après des sources proches du dossier.

L’affaire en question serait liée à une plainte déposée par le fils d’un défunt milliardaire. Ce dernier aurait confié son véhicule à un ami pour les vacances. À son insu, l’ami en question aurait profité de cette confiance pour vendre le véhicule à Bougane Guéye.

À son retour au Sénégal, le propriétaire légitime a saisi la Brigade de Recherches de Dakar afin de récupérer son bien. C’est dans ce cadre que les gendarmes ont tenté de remettre une convocation à Bougane Guéye. En l’absence de ce dernier, un de ses proches a assuré aux enquêteurs qu’il répondra à la convocation dès son retour au Sénégal.

Contrairement à certaines rumeurs largement partagées sur les réseaux sociaux, Bougane Guéye Dany n’est pas activement recherché par les forces de l’ordre. Il est uniquement convoqué pour s’expliquer dans cette affaire.

L’évolution de cette procédure sera scrutée de près, surtout dans un contexte où Bougane Guéye reste une figure politique et médiatique influente au Sénégal.

Kaolack / Inauguration de deux nouvelles salles de classe à l’École inclusive Sérigne Aliou Cissé : Une initiative portée par un fils du quartier

L’École publique élémentaire inclusive Sérigne Aliou Cissé, située dans le quartier Sam à Kaolack, a célébré, ce samedi 12 avril 2025, l’inauguration officielle de deux nouvelles salles de classe. La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités locales, des organisations partenaires, des enseignants, des parents d’élèves et de nombreux membres de la communauté éducative.

Ces infrastructures ont été entièrement reconstruites grâce au soutien du président du Conseil départemental de Kaolack, M. Ahmeth Youssouf Benzalloum, lui-même natif du quartier. Ce geste marque une étape importante dans l’amélioration des conditions d’apprentissage, notamment pour les enfants en situation de handicap.

« L’inclusion commence par l’infrastructure. Chaque enfant mérite une éducation de qualité, peu importe ses capacités », a déclaré M. Benzalloum. Les nouvelles salles sont en effet équipées de rampes d’accès, facilitant l’intégration des élèves à besoins spécifiques.

Très attaché à cet établissement où il a fait ses premiers pas scolaires, M. Benzalloum a tenu à exprimer son émotion :

« L’école Sérigne Aliou Cissé, où j’ai obtenu mon certificat de fin d’études primaires, occupe une place particulière dans mon cœur. C’est ce temple du savoir qui m’a formé, et aujourd’hui, je me dois de lui rendre hommage en m’engageant au service du peuple », a-t-il confié.

Avant leur réhabilitation, les deux salles de classe étaient dans un état de délabrement avancé : murs fissurés, toitures effondrées, mettant en danger la sécurité des élèves. Leur rénovation représente donc une véritable bouffée d’oxygène pour l’établissement et toute la communauté scolaire.

Il convient également de saluer l’engagement exemplaire de la jeunesse du quartier Sam, qui s’est activement mobilisée pour accompagner les travaux.

La cérémonie, marquée par la coupure du ruban symbolique sous les applaudissements nourris de l’assistance, a vu la participation des autorités éducatives de la commune, des enseignants, des parents d’élèves et des élèves eux-mêmes.

La directrice de l’école, Madame Salla Sall, a exprimé sa profonde gratitude au nom de l’ensemble du personnel et du Comité de Gestion de l’École (CGE), soulignant la collaboration de tous les acteurs pour la réussite de ce projet collectif.

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