Lutte contre les inondations : la Mairie de Kaolack implique les populations

La Direction de la Prévention et de la Gestion des Inondations (DPGI), en partenariat avec la Mairie de Kaolack représentée par l’adjointe au maire, Ndéye Madjiguen Diouf, chargée de l’assainissement et du nettoiement, a organisé une caravane de sensibilisation sur le système géographique appliqué à la cartographie des surfaces inondables et des risques d’inondation au Sénégal.

Cette campagne vise à informer la population sur les zones inondables à travers l’ensemble du territoire sénégalais.

« Nous avons lancé cette journée de sensibilisation à la suite d’une séance de formation organisée récemment à Dakar, dans le cadre du Programme intégré de gestion des inondations du Sénégal, en partenariat avec le Programme de gestion des inondations au Sénégal. Nous avons bénéficié d’un renforcement de capacités en matière de gestion des inondations, que nous souhaitons désormais démultiplier auprès des populations afin qu’elles puissent acquérir les connaissances nécessaires dans la lutte contre les inondations », a expliqué Ndéye Madjiguen Diouf, adjointe au maire de la commune de Kaolack.

Ainsi, les populations auront à leur disposition des outils leur permettant d’accéder à toutes les informations nécessaires, ainsi qu’à la cartographie des zones à risque, via une application dénommée « Moytu Mbënd ».

« Les inondations à Kaolack constituent un problème récurrent, affectant gravement la qualité de vie des habitants et perturbant les activités économiques locales. Plusieurs facteurs, à la fois naturels et anthropiques, contribuent à ce phénomène. Pour y faire face, nous appelons les populations à éviter l’occupation des zones non constructibles et à respecter les plans d’urbanisme », a-t-elle ajouté.

La caravane s’est rendue dans les quartiers de Sam et Thioffack, en collaboration avec les délégués de quartier. Un forum de sensibilisation sur les risques d’inondation sera également organisé ce dimanche au niveau du bassin de rétention, afin de mobiliser et d’impliquer davantage les populations dans la prévention et la lutte contre ce fléau.

Adéane / Éducation : La mairie dote les écoles en fournitures scolaires d’une valeur de 9.350.000 FCFA

Dans le cadre du transfert de compétences aux collectivités territoriales, conformément à la loi n° 96-06 du 22 mars 1996 portant Code des collectivités locales, la commune d’Adéane, dans la région de Ziguinchor, continue de s’illustrer dans le domaine de l’éducation. Ce transfert vise à rapprocher la gestion du système éducatif des réalités locales et à renforcer l’implication des acteurs communautaires.

C’est dans cette dynamique que le maire de la commune d’Adéane, Harouna Sonko, a procédé ce mercredi à la remise d’un important lot de fournitures scolaires, notamment des imprimantes, d’une valeur globale de 9.350.000 FCFA, aux établissements scolaires de la commune.

« J’ai procédé cet après-midi à la remise d’un lot d’imprimantes d’une valeur de 9.350.000 FCFA aux établissements scolaires de la commune d’Adéane. Je voudrais saisir cette occasion pour féliciter et remercier tous les enseignants et enseignantes ainsi que les parents d’élèves pour les efforts inlassables qu’ils déploient quotidiennement afin d’inculquer à nos enfants le culte de l’excellence et de la performance », a déclaré le maire Harouna Sonko.

Il a également salué les résultats obtenus par les élèves aux différents examens, notamment au CFEE, qu’il qualifie de « preuve suffisante de l’engagement des acteurs pour l’excellence ».

« Soyez rassurés qu’en vertu de notre devoir légal de participer à la gestion et à l’administration des écoles élémentaires, préscolaires, daaras… nous ne ménagerons aucun effort pour vous accompagner », a-t-il assuré.

Avant de conclure, Harouna Sonko a tenu à adresser un mot de gratitude à ses collaborateurs : « Merci du fond du cœur à toute mon équipe municipale pour son engagement constant en faveur du bien-être des enfants. »

Mansour Faye alerte sur une hausse imminente des prix de l’électricité, du carburant et du gaz

Saint-Louis, Sénégal – Le maire de Saint-Louis et responsable de l’Alliance pour la République (APR), Mansour Faye, a récemment tiré la sonnette d’alarme sur une possible augmentation des prix de l’électricité, du carburant et du gaz dans les prochains jours. Une annonce qui suscite déjà des inquiétudes au sein de la population sénégalaise, confrontée à une conjoncture économique difficile.

Dans une déclaration publique, l’ancien ministre a averti que ces produits essentiels à la vie quotidienne pourraient connaître une « hausse sensible », tout en accusant le gouvernement en place de préparer l’opinion en invoquant des « exigences économiques » et des « ajustements structurels » pour tenter de justifier ces augmentations.

Mansour Faye n’a pas mâché ses mots, estimant que cette perspective risque d’aggraver les conditions de vie déjà précaires de nombreux Sénégalais. « Les citoyens sont à bout. Toute nouvelle hausse des prix ne ferait qu’attiser leur frustration et nourrir un profond sentiment de découragement », a-t-il déclaré.

Il a également pointé du doigt l’inefficacité des autorités actuelles, qu’il accuse de ne proposer aucune solution concrète face à la crise sociale et économique qui s’aggrave. Allant plus loin dans ses critiques, le responsable de l’APR a fustigé la gestion de certains secteurs stratégiques du pays, évoquant notamment la situation du port autonome de Dakar, qu’il considère comme « laissé à l’abandon ».

Ce discours intervient dans un contexte de tensions sociales croissantes, où le pouvoir d’achat des ménages est mis à rude épreuve, et où les attentes de solutions tangibles se font de plus en plus pressantes.

Lutte sénégalaise : Décès de Mame Ndiambane Diom, une légende tire sa révérence

La lutte sénégalaise est en deuil. L’ancienne gloire Mame Ndiambane Diom est décédée ce vendredi, aux environs de 10 heures, à l’hôpital de Foundiougne, dans la région de Fatick. La nouvelle de sa disparition a plongé le monde sportif sénégalais dans une profonde tristesse.

Figure emblématique et pilier de l’écurie Sine Saloum, Mame Ndiambane Diom a marqué de son empreinte l’histoire de la lutte sénégalaise. Avec une carrière riche et brillante, il a su s’imposer sur les arènes nationales en affrontant les plus grands noms de la discipline, parmi lesquels Tapha Guèye, Mouhamed Aly, Lac de Guier, Ndiaga Diop, entre autres. Son talent, son courage et son esprit de combativité ont fait de lui une véritable légende, respectée par ses pairs et admirée par de nombreux amateurs de lutte.

Au-delà de ses performances sportives, Mame Ndiambane Diom restera dans les mémoires comme un homme profondément attaché aux valeurs de discipline, d’honneur et de transmission. Il a porté haut les couleurs de son écurie et inspiré plusieurs générations de jeunes lutteurs.

L’inhumation de Mame Ndiambane Diom aura lieu ce vendredi à 17 heures à Mbam, son village natal. La communauté sportive, ses proches et ses admirateurs sont attendus en nombre pour lui rendre un dernier hommage digne de son parcours exceptionnel.

Que son âme repose en paix.

Sénégal – Adhésion à la BERD : Aïssata Tall Sall exprime ses réserves

L’adhésion prochaine du Sénégal à la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) suscite des interrogations au sein de l’hémicycle. Lors des débats parlementaires, la présidente du groupe Takku-Wallu, Aïssata Tall Sall, a tenu à marquer ses réserves face à cette démarche, mettant en garde contre les implications d’un tel partenariat financier.

Selon l’ancienne ministre des Affaires étrangères, la BERD entretient des liens étroits avec les grandes institutions financières internationales. « Cette banque est liée au Fonds Monétaire International (FMI) et à la Banque Mondiale (BM). L’audit entre la BERD et le FMI montre que ce sont des instances qui collaborent et coopèrent étroitement », a-t-elle affirmé devant les députés.

Pour Aïssata Tall Sall, cette coopération pourrait porter atteinte à la souveraineté financière du pays. Elle estime que l’adhésion à la BERD risque de restreindre la marge de manœuvre du Sénégal en matière d’emprunts. « On n’est pas tout à fait libre ni indépendant pour emprunter comme on le souhaite et dans les conditions que l’on désire », a-t-elle insisté, mettant en lumière les risques potentiels d’un alignement sur des politiques économiques dictées par des partenaires extérieurs.

Tout en reconnaissant l’importance des financements pour soutenir le développement national, la députée a appelé à la prudence, soulignant la nécessité de préserver les intérêts souverains du Sénégal dans ses relations avec les institutions financières internationales.

L’adhésion à la BERD, qui vise à diversifier les sources de financement du pays, reste néanmoins défendue par le gouvernement, qui y voit une opportunité d’accéder à des ressources complémentaires pour accompagner les projets structurants.

Levée de l’immunité parlementaire : une commission ad hoc officiellement constituée pour statuer sur le cas de Moustapha Diop

L’Assemblée nationale a franchi une étape cruciale ce vendredi 14 mars 2025 en procédant à la mise en place d’une commission ad hoc chargée d’examiner la demande de levée de l’immunité parlementaire du député Moustapha Diop. Cette décision fait suite à une requête du ministre de la Justice, Me Ousmane Diagne, dans le cadre d’une enquête judiciaire sur un présumé détournement de fonds publics.

Composée de 11 membres, la commission reflète fidèlement la configuration actuelle de l’hémicycle. Sans surprise, la mouvance présidentielle, dominée par le parti PASTEF, y détient une large majorité avec neuf représentants, contre seulement deux pour l’opposition. Une répartition qui pourrait peser lourd dans la suite de la procédure.

Moustapha Diop, maire de Louga et ancien ministre, est dans le viseur de la justice pour un détournement présumé de 700 millions de francs CFA au sein de l’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels (Aprosi). C’est le Pool judiciaire financier qui, après avoir lancé les investigations, a saisi le ministère de la Justice, lequel a ensuite transmis la demande à l’Assemblée nationale.

La commission ad hoc aura pour mission d’examiner les éléments de la requête, d’auditionner éventuellement le député concerné, et de formuler un rapport à l’attention de l’Assemblée plénière, qui statuera in fine sur la levée ou non de l’immunité parlementaire de M. Diop.

Cette affaire, qui intervient dans un contexte de lutte renforcée contre la corruption et la mal gouvernance, pourrait marquer un tournant dans les rapports entre le pouvoir exécutif et les représentants du peuple, souvent accusés de bénéficier d’un bouclier judiciaire. Le déroulement de la procédure sera suivi de près, tant pour ses implications politiques que pour son impact sur la crédibilité des institutions.

Recensement fiscal à Dakar : la DGID élargit son champ d’action, la population s’interroge

Dans le cadre de sa stratégie de modernisation et d’élargissement de l’assiette fiscale, la Direction Générale des Impôts et des Domaines (DGID) a lancé une vaste opération de recensement dans plusieurs quartiers de Dakar. Cette initiative vise à identifier de manière exhaustive les propriétaires de biens immobiliers afin de les intégrer dans une nouvelle base de données fiscale, en prévision d’une imposition future.

L’opération, d’une ampleur inédite, s’inscrit dans une politique plus large de mobilisation des ressources internes. En effet, les autorités fiscales sénégalaises cherchent à accroître les recettes de l’État dans un contexte de pression budgétaire croissante.

Les agents de la DGID sillonnent les rues de la capitale pour recueillir des informations détaillées. Une fiche consultée par nos soins révèle la profondeur du dispositif :

• Identification du propriétaire : nom, prénom, date et lieu de naissance, numéro de carte nationale d’identité (CNI).

• Informations sur le bien immobilier : adresse, numéro de téléphone, identification des occupants, étage occupé, type d’occupation (résidentielle ou professionnelle), NINEA, date d’occupation, montant du loyer mensuel et annuel, superficie, observations.

• Données spécifiques : en cas d’absence dans le fichier fiscal, les informations personnelles sont relevées ; si le NINEA fait défaut, cela est également notifié. Pour les biens à usage professionnel, la nature de l’activité est précisée.

Si cette opération traduit la volonté des autorités de moderniser le système fiscal et de lutter contre l’évasion, elle n’en demeure pas moins source d’inquiétudes pour une partie de la population. Dans un climat économique difficile, où de nombreux ménages peinent à faire face aux dépenses courantes, la perspective d’une nouvelle pression fiscale est loin de faire l’unanimité.

Des voix s’élèvent déjà pour exprimer des craintes sur les effets de cette réforme. Certains redoutent une hausse généralisée des impôts, d’autres dénoncent un manque de communication sur les objectifs réels de l’opération. Le risque de tensions sociales n’est pas à écarter, surtout si les mesures à venir sont perçues comme injustes ou inadaptées au contexte actuel.

Face à ces interrogations, l’adhésion de la population apparaît comme un enjeu central. Pour que cette réforme soit comprise et acceptée, la DGID devra redoubler d’efforts en matière de sensibilisation et de transparence. Il s’agira de démontrer que cette opération ne vise pas uniquement à alourdir la charge fiscale, mais à instaurer une meilleure équité et une juste contribution de tous au financement des services publics.

Santé fragile en détention : les avocats de Lat Diop tirent la sonnette d’alarme

Incarcéré depuis septembre dernier dans la cellule 42 de la prison de Rebeuss, Lat Diop, ancien Directeur général de la Loterie nationale sénégalaise (Lonase) et ex-ministre des Sports, voit son état de santé se détériorer. C’est du moins ce qu’alertent ses avocats, repris par le quotidien L’Observateur, qui s’inquiètent de la dégradation progressive de son état physique depuis son placement sous mandat de dépôt.

Poursuivi pour un présumé détournement de deniers publics estimé à 8 milliards de francs CFA, Lat Diop fait l’objet d’une inculpation par le juge du Parquet financier, Idrissa Diarra. Face à la situation sanitaire de leur client, ses conseils ont introduit une requête sollicitant la désignation d’un médecin pour procéder à une expertise médicale. Objectif : évaluer si son état de santé reste compatible avec la détention en milieu carcéral.

Selon les informations relayées par L’Observateur, deux perspectives pourraient se dessiner : soit l’obtention d’une liberté provisoire pour raisons médicales, soit un transfert vers le pavillon spécial de l’hôpital Aristide Le Dantec, destiné aux détenus nécessitant une prise en charge médicale plus soutenue.

En attendant une réponse des autorités judiciaires, les avocats de Lat Diop prennent déjà certaines précautions. Ils envisagent — si ce n’est déjà acté — de restreindre drastiquement le nombre de visites accordées à leur client. Désormais, seules sa famille proche et ses conseillers auront accès à lui.

Ligue des Champions : l’Atlético de Madrid éliminé dans la polémique, le penalty de Julian Alvarez au cœur du scandale

L’Atlético de Madrid a vécu une désillusion cruelle ce mardi soir en Ligue des champions, éliminé par le Real Madrid à l’issue d’une séance de tirs au but tendue et marquée par une décision arbitrale qui fait grand bruit. Au cœur de la polémique : le penalty annulé de Julian Alvarez, jugé irrégulier par l’arbitre Szymon Marciniak après consultation de la VAR.

Alors que les deux équipes étaient à égalité après les prolongations, la séance de tirs au but a offert son lot de rebondissements. Julian Alvarez, désigné pour frapper un des tirs décisifs pour les Colchoneros, a vu sa tentative annulée dans des circonstances controversées. Selon l’arbitre, l’attaquant argentin aurait touché le ballon deux fois : une première fois avec son pied gauche, puis involontairement avec le droit, avant que celui-ci n’entre dans les filets.

Une interprétation basée sur un point précis du règlement UEFA et FIFA : « Lors d’un tir au but, le joueur ne peut toucher le ballon une seconde fois avant qu’un autre joueur ne l’ait touché, sauf en cas de rebond légitime. » Dans ce cas, la double touche constatée a suffi à invalider le tir.

La décision a immédiatement suscité l’ire des joueurs de Diego Simeone et des supporters de l’Atlético, qui dénoncent une injustice flagrante. Certains évoquent même un arbitrage « biaisé », allant jusqu’à rebaptiser le Real Madrid en « Real Vardrid », en référence à une supposée aide récurrente de l’assistance vidéo.

Diego Simeone, visiblement frustré en conférence de presse, a laissé entendre que « ce genre de décisions n’arrive pas contre toutes les équipes ». Une pique à peine voilée, renforcée par le sentiment d’injustice palpable au sein du vestiaire madrilène.

De son côté, Julian Alvarez est resté stoïque sur le terrain, mais aurait confié dans les vestiaires son incompréhension face à cette décision : « Je n’ai pas eu l’impression d’avoir touché deux fois le ballon », aurait-il dit selon Marca. Le champion du monde 2022 aurait également ajouté auprès de ses proches, selon Cadena SER : « J’ai glissé, mais je n’ai rien remarqué. »

Les images de l’action n’ont pas aidé à apaiser les débats. Si certains plans semblent appuyer la thèse de la double touche, d’autres laissent planer le doute. Aucun ralenti n’a offert une preuve irréfutable, laissant le champ libre aux spéculations et à la colère des supporters rojiblancos.

Pendant ce temps, les supporters du Real savourent une nouvelle qualification acquise dans la douleur, mais qui laisse derrière elle une traînée de polémique dans un derby madrilène une fois encore sous haute tension.

Mansour Faye charge le régime Diomaye-Sonko : « Je suis un homme libre, digne et loyal »

L’ancien ministre Mansour Faye, par ailleurs frère de l’ex-Première Dame du Sénégal, sort de sa réserve et lance une nouvelle salve contre le régime en place. Dans un long post publié ce jeudi 13 mars 2025 sur Facebook, l’ex-haut responsable du régime de Macky Sall s’en est vivement pris au président Bassirou Diomaye Faye et à son Premier ministre Ousmane Sonko, qu’il surnomme ironiquement « SAS demi-dieu ».

Mansour Faye ne mâche pas ses mots. Il déclare être « un homme libre, digne et loyal », rejetant toute accusation de lâcheté, de vol ou de mensonge. Se défendant de toute malversation durant son passage au gouvernement, il insiste sur sa conscience tranquille et son sens du devoir : « Je me suis acquitté de mes missions ministérielles avec rigueur, sérieux et sérénité », affirme-t-il.

Son opposition au pouvoir actuel, dit-il, n’est pas guidée par une animosité personnelle, mais par une conviction forte : « Le peuple s’est trompé de choix et a besoin de boussole pour mieux cerner et comprendre ce qui se passe actuellement dans notre pays ».

Dans son message, l’ancien ministre alerte sur une possible flambée des prix de produits de première nécessité. Selon lui, « dans quelques jours (ou semaines), l’électricité, le carburant et le gaz […] pourraient connaître une hausse sensible ». Il anticipe une tentative de justification de ces augmentations par des raisons économiques, tout en défendant la gestion du régime précédent qu’il juge plus habile face aux contraintes financières.

Pour Mansour Faye, le régime Diomaye-Sonko manque cruellement d’expérience, de compétence et de capacité à résister aux exigences des institutions financières internationales : « Ils ont envie de dire non ! Mais ils n’ont malheureusement ni le génie nécessaire, ni la compétence pour trouver une alternative ».

L’ancien ministre évoque un affaiblissement de l’économie nationale, citant le port de Dakar qui, selon lui, « a déjà perdu l’essentiel de son volume d’activités ». Il critique également le recours accru aux autorités religieuses, que les actuels dirigeants avaient pourtant vilipendées par le passé.

Au-delà de la critique, Mansour Faye lance un avertissement au président Diomaye : « SAS demi-dieu est en train de lui faire un ‘weur nombo’, un encerclement », fustigeant la mise en place d’une « administration SONKO », d’une « justice SONKISTE » et d’un « parlement aux ordres ». À l’en croire, cela pourrait conduire à une mise à l’écart progressive du président Faye au sein même de son pouvoir.

Mansour Faye conclut son message par une posture de résilience : « Physiquement, moralement, je me suis préparé à toutes les éventualités […] Jamais, je ne flancherai ». Il appelle à une prise de conscience nationale pour redresser la trajectoire du Sénégal, tout en réaffirmant son attachement aux valeurs républicaines : « Que vive le Sénégal et que survive la démocratie ! »

“Les choix de Pape Thiaw : voici les Lions convoqués”

Le sélectionneur national Pape Thiaw a dévoilé sa liste des joueurs convoqués pour les prochaines échéances de l’équipe du Sénégal. Une sélection marquée par des choix forts, entre retours attendus, confirmations et quelques surprises. Alors que les Lions se préparent à relever de nouveaux défis sur la scène continentale, cette liste reflète les ambitions du staff technique et la volonté d’aligner une équipe compétitive.

Sécurité sur les chantiers : le RNES appelle les entrepreneurs à plus de vigilance et de responsabilité

Face à la recrudescence des accidents mortels sur les chantiers du secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP), le Réseau National des Entrepreneurs du Sénégal (RNES) tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué rendu public, son président, Mamadou Thiam, appelle les acteurs du secteur à renforcer les mesures de sécurité et à assurer une meilleure protection des ouvriers.

« Le non-respect des normes techniques et environnementales est l’une des causes principales des accidents du travail », déplore Mamadou Thiam. Le président du RNES insiste sur la responsabilité des chefs de chantiers et des entrepreneurs, les exhortant à faire preuve de vigilance et à mettre en place toutes les mesures nécessaires pour sécuriser les lieux de travail.

Le RNES recommande également aux entreprises du secteur de souscrire des assurances pour leurs ouvriers, rappelant que ces derniers exercent souvent dans des conditions précaires. « Un pays se construit à travers des infrastructures fiables et durables. Pour ce faire, il est essentiel de penser à la protection de ces artisans qui ont des familles derrière eux », souligne le communiqué.

Dans une démarche proactive, le RNES prévoit l’organisation de sessions de formation et de sensibilisation destinées aux professionnels du BTP. Ces activités visent à renforcer les capacités des acteurs en matière de sécurité au travail et de respect des normes techniques.

Enfin, le Réseau National des Entrepreneurs du Sénégal adresse ses condoléances aux familles des victimes et réaffirme son engagement à œuvrer pour des conditions de travail plus sûres, en conformité avec les réglementations en vigueur.

Massamba Dieng nommé Directeur Général du Budget : une nouvelle ère après le décès d’Abdou Diouf

Le Président de la République a procédé ce mercredi 13 mars à une nomination majeure au sein de l’appareil étatique. À l’issue du Conseil des ministres, Monsieur Massamba Dieng, magistrat conseiller en service à la Cour des comptes, a été nommé Directeur Général du Budget au Ministère des Finances et du Budget. Il succède à Monsieur Abdou Diouf, récemment décédé de manière soudaine, laissant derrière lui un poste stratégique et une empreinte marquée par le professionnalisme et la rigueur.

Le communiqué officiel indique clairement : « Monsieur Massamba Dieng, magistrat conseiller en service à la Cour des comptes, est nommé Directeur général du budget au ministère des Finances et du Budget. »

Cette décision intervient dans un contexte délicat pour les finances publiques, encore marqué par l’émotion suscitée par la disparition d’Abdou Diouf, dont la compétence et l’engagement avaient fait l’unanimité au sein de l’administration et au-delà.

La nomination de Massamba Dieng est perçue comme un choix stratégique, tant il est reconnu pour son expertise en gestion publique, sa maîtrise des mécanismes budgétaires et son expérience dans le contrôle et l’audit des finances publiques. Sa connaissance fine des rouages de l’État, acquise au sein de la Cour des comptes, devrait lui permettre de relever les défis liés à la gestion budgétaire dans un contexte économique national exigeant.

Avec cette nouvelle nomination, les autorités réaffirment leur volonté de consolider les finances publiques dans la transparence et la rigueur, tout en assurant la continuité des réformes engagées. Massamba Dieng aura la lourde tâche de maintenir le cap, tout en insufflant une nouvelle dynamique dans la conduite des politiques budgétaires de l’État.

Litige fiscal autour des projets pétroliers et gaziers : le fisc sénégalais réclame plus de 49 milliards FCFA à trois entreprises

Le bras de fer entre l’administration fiscale sénégalaise et trois entreprises gravitant autour des projets pétroliers et gaziers de Sangomar et GTA s’intensifie. Selon les révélations du journal Libération, l’État entend recouvrer la somme colossale de 49,061 milliards de FCFA, dans une bataille judiciaire désormais portée devant les tribunaux.

Woodside Sénégal : un différend fiscal de 41 milliards de FCFA

Au cœur de ce contentieux figure Woodside Sénégal, opérateur du champ pétrolier de Sangomar. À la suite d’un contrôle fiscal rigoureux, l’administration fiscale a adressé une réclamation de 41,467 milliards de FCFA à la filiale du géant australien.

Afin de suspendre le recouvrement forcé, Woodside a sollicité un sursis de paiement sur 40,061 milliards de FCFA, obtenu grâce à un acte de garantie autonome délivré par Citibank Sénégal, en date du 3 juillet 2024. Le bras de fer judiciaire est loin d’être terminé : l’entreprise devra présenter sa réplique le 20 mars 2025, après le renvoi de l’audience initialement prévue le 6 mars.

Air Consulting Sarl : une retenue à la source non appliquée qui coûte cher

Deuxième dossier dans le viseur du fisc : Air Consulting Sarl, une société prestataire dans le secteur du gaz, notamment sur le projet GTA. L’entreprise est accusée de ne pas avoir appliqué la retenue à la source sur les salaires de ses agents expatriés, entre septembre 2022 et juillet 2023.

L’addition est salée : 4,1 milliards de FCFA réclamés par l’administration fiscale. Là encore, le dossier a été renvoyé au 20 mars 2025, aucune avancée significative n’ayant été enregistrée lors de la première audience.

Eiffage Génie Civil Marine Sénégal : un litige en voie de conciliation ?

Enfin, Eiffage Génie Civil Marine Sénégal (EGCM Sénégal), également impliquée dans le projet GTA, fait face à une réclamation fiscale de 4,9 milliards de FCFA. À l’issue d’un contrôle comptable portant sur la période de juillet 2022 à juin 2023, plusieurs griefs ont été formulés par le fisc, dont certains ont été abandonnés, ramenant le montant final à cette somme.

Ziguinchor – Promouvoir la consolidation de la paix en Casamance : USOFORAL met sur la table 637 millions de francs CFA dans le cadre de son projet « Kassumay »

« Le coût global du projet Kassumay est de 637 millions de FCFA, dont un apport de USOFORAL assez considérable de plus de 10 millions de FCFA dans le cadre du projet, pour une durée de 2 ans et 6 mois, soit 30 mois, pour les communes de Djibidione et Oulampane, concernant 14 villages », a indiqué Oumou Aminata Dramé, chargée de projets au Comité Régional des Femmes pour la Paix en Casamance (USOFORAL), en marge de la réunion du comité régional de pilotage du plan spécial 2024-2025 pour le retour des déplacés en Casamance et la présentation du projet Kassumay, ce mercredi 12 mars 2025.

« Dans le cadre de ce projet, il est prévu la consolidation de la paix, l’accompagnement des populations au retour avec la construction de 50 maisons, 50 latrines, 7 points d’eau, notamment des mini-forages, mais aussi des installations sanitaires au niveau des structures communautaires comme les écoles et les postes de santé », a-t-elle ajouté.

Le responsable de projet à USOFORAL a expliqué : « Par rapport à ce que nous avons déjà entendu, des bénéficiaires d’abord, mais aussi des autorités qui ont pris part à cet atelier, c’est un sentiment de satisfaction pour nous. Mais aussi un sentiment de devoir redoubler d’efforts pour faire comprendre que nous sommes conscientes qu’il y a un besoin fort qui se fait sentir aujourd’hui dans les deux communes choisies pour le projet ».

L’adjoint au gouverneur de région en charge du développement, Alsény Bangoura, qui a piloté la rencontre, a tenu à expliquer les raisons de la tenue de la réunion : « Aujourd’hui, nous sommes réunis pour étudier ensemble avec le comité élargi le projet Kassumay, porté par l’organisation USOFORAL, une organisation de la société civile composée de femmes, de braves dames de la région de Ziguinchor, qui ont voulu participer à leur manière à la consolidation de la paix au niveau de la région de Ziguinchor et, de manière générale, en Casamance ».

Selon lui, « Cette réunion a également permis de revenir sur le ciblage des projets, non seulement de l’État, mais également sur le ciblage des interventions des partenaires au développement, notamment les associations communautaires de base et les ONG. Cette réunion permet donc de faire un ciblage cohérent afin que les interventions se fassent de manière ciblée, en fonction des besoins identifiés dans les zones les plus reculées de la région, notamment dans les villages concernés par le Plan Diomaye pour la Casamance, qui sont des villages de retour ».

Il précise tout de même : « Déjà, on peut dire qu’il y a des structures de l’État, notamment le ministère de la Microfinance et de l’Économie Sociale et Solidaire. Nous avons également le PUMA (Programme d’urgence pour la modernisation des axes et territoires frontaliers), ainsi que la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale. Tous ces programmes et structures de l’État ont pris en compte les besoins des populations de retour dans le cadre du Plan Diomaye. Mais à côté de ces structures étatiques, il y a également cette frange de la société civile, consciente de son rôle dans la consolidation de la paix. Cela n’enlève en rien le rôle des collectivités territoriales, qui doivent continuer de jouer leur rôle d’accompagnement, et surtout de prise en charge des domaines de compétences transférées », a-t-il conclu.

À travers son projet Kassumay, USOFORAL apporte sa contribution au Plan Diomaye pour la Casamance.

Alexis SAGNA

Nomination en suspens : le cas Samba Ndiaye, une énigme non résolue

Le dossier Samba Ndiaye semble désormais relégué au second plan, malgré les remous qu’il avait suscités au sein de l’opinion publique. Ancien opposant farouche au Pastef, connu pour ses critiques virulentes contre la formation politique aujourd’hui au pouvoir, l’homme avait fini par surprendre en ralliant le camp du changement, appelant au départ de l’ex-président Macky Sall.

C’est dans ce contexte que Samba Ndiaye avait été désigné président du conseil d’administration (PCA) de la Société nationale des habitations à loyer modéré (SN-HLM). Une nomination qui, jusque-là, n’a jamais été effective. Dans une sortie médiatique sur 7TV, il a confié ne toujours pas avoir pris fonction. « Depuis ma nomination, je n’ai pas fait de passation de service. Le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko ne m’ont pas contacté. J’ai pris l’initiative de me renseigner, mais on m’a signifié que mon décret n’était pas encore signé », a-t-il déclaré.

Cette situation soulève plusieurs interrogations. Pourquoi un décret annoncé comme acquis tarde-t-il à se matérialiser ? Y a-t-il des blocages administratifs ou des considérations politiques en jeu ?

D’autant plus que, dans une récente déclaration publique, le Premier ministre Ousmane Sonko avait assuré que le dossier était désormais « réglé » et qu’il n’y aurait « pas de décret » – une formule énigmatique qui laisse planer le doute sur le sort réel de cette nomination. S’agit-il d’un revirement, d’un changement de cap, ou simplement d’une décision officieuse de geler cette désignation ?

En attendant, Samba Ndiaye, qui semble toujours dans l’expectative, se retrouve dans une position ambiguë : désigné, mais sans pouvoir exercer. Un cas symptomatique des zones d’ombre qui entourent parfois les mécanismes de gouvernance, même dans un contexte de rupture politique annoncée.

Affaire des 125 milliards : Tahirou Sarr propose une nouvelle caution de 419 milliards pour recouvrer la liberté

L’homme d’affaires Tahirou Sarr revient à la charge dans le dossier explosif des 125 milliards de francs CFA, dans lequel il est actuellement sous mandat de dépôt. Après une première tentative infructueuse, il a formulé une nouvelle proposition de caution estimée cette fois-ci à 419 milliards de francs CFA, dans l’espoir d’obtenir une libération provisoire.

Selon les informations révélées ce jeudi 13 mars par L’Observateur, cette nouvelle offre a été soumise à l’Agent judiciaire de l’État. Elle intervient après le rejet d’une première proposition de 408 milliards, jugée insuffisante par le magistrat instructeur qui avait alors décidé de placer Tahirou Sarr en détention préventive.

Dans cette nouvelle proposition de garantie, l’homme d’affaires met en avant un ensemble d’actifs d’une valeur totale de 419 milliards FCFA. Il s’agit notamment d’un terrain situé à Mbane, estimé à 394 milliards de francs CFA, d’un chèque certifié d’un montant de 11 milliards et de deux immeubles évalués ensemble à 14 milliards. Soit une surenchère de 11 milliards par rapport à son offre précédente.

L’Observateur revient également sur l’historique du terrain de Mbane, pièce maîtresse de cette offre de caution. Ce bien foncier appartenait autrefois à un ancien ministre du régime socialiste, avant d’être hypothéqué pour garantir un emprunt bancaire. Suite à un défaut de remboursement, la banque s’en est saisie puis l’a vendu aux enchères. C’est par cette voie judiciaire que Tahirou Sarr en est devenu le propriétaire.

Afin de consolider son dossier, ses avocats ont joint plusieurs rapports d’expertise attestant de la valeur marchande des biens mis en garantie. Mais un obstacle majeur pourrait compromettre cette tentative : une partie de ces actifs, notamment le terrain de Mbane, fait déjà l’objet d’une saisie conservatoire par l’État. Un élément juridique qui pourrait peser lourd dans l’appréciation du magistrat instructeur.

Foncier : l’État annule plusieurs attributions irrégulières et lotissements illégaux

Lors du Conseil des ministres tenu ce mardi 12 mars 2024, le gouvernement a annoncé une série de mesures correctives majeures pour mettre fin aux abus dans la gestion du foncier, notamment dans le domaine public maritime et plusieurs zones de lotissement à travers le pays.

Selon le communiqué officiel, le Premier ministre a mis en place, sur instruction du chef de l’État, un comité chargé d’examiner les irrégularités foncières recensées. « Des analyses approfondies ont été menées et des mesures correctives ont été prises », souligne le document.

Parmi les décisions phares figure l’annulation des lotissements illégaux de EOGN et EOGN-Extension, implantés sur une zone militaire, ce qui constitue une violation grave des normes de sécurité et d’aménagement du territoire. Le plan directeur d’urbanisme de la nouvelle ville de Thiès a également été annulé, en raison d’irrégularités relevées dans son élaboration.

Le gouvernement a aussi procédé à l’annulation de plusieurs attributions irrégulières, notamment :

• des parcelles situées au hangar des pèlerins,

• les logements d’astreinte de l’ASECNA,

• le site en face de l’ANACIM,

• ainsi qu’une dizaine de parcelles sur titre privé, attribuées en dehors des procédures légales.

Ces décisions s’inscrivent dans une volonté affichée des autorités de remettre de l’ordre dans le secteur foncier, souvent gangrené par des pratiques opaques et des intérêts particuliers. Elles traduisent également l’engagement de l’État à préserver les zones stratégiques et les biens publics contre toute forme de spoliation.

Thierno Alassane Sall fustige l’approche de PASTEF sur l’amnistie : « Une justice à deux vitesses »

Le député Thierno Alassane Sall monte au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme une dérive dangereuse dans la gestion de la loi d’amnistie. En réaction à la posture du parti PASTEF, qu’il accuse de promouvoir une amnistie sélective, le leader du mouvement République des Valeurs alerte sur les risques d’une justice biaisée au profit d’intérêts politiques.

Selon lui, une amnistie partielle, ciblant uniquement certains acteurs jugés « politiquement légitimes », revient à instaurer une justice à deux vitesses, inéquitable et source de frustration. « Une amnistie sélective est pire qu’une amnistie totale, car elle établit une distinction entre bons criminels et délinquants (ceux ayant une motivation politique) et mauvais criminels et délinquants (les autres) », a-t-il martelé.

Pour Thierno Alassane Sall, l’idée d’une abrogation partielle ou d’une réécriture de la loi d’amnistie ne change rien à l’essentiel : il s’agirait toujours d’une approche politique biaisée. « Abroger partiellement, rapporter, interpréter, réécrire… La terminologie change, mais la volonté reste la même : PASTEF prône une justice à deux vitesses », dénonce-t-il.

Face à cette situation, le député plaide pour une abrogation pure et simple de la loi d’amnistie, qu’il qualifie de revendication populaire et de condition incontournable pour garantir la stabilité nationale. À ses yeux, seule une justice équitable et non instrumentalisée permettra de restaurer la confiance des citoyens dans les institutions.

Lutte contre le trafic international de drogues : Plus de 2,6 tonnes de cocaïne incinérées par les Douanes sénégalaises

Dans le cadre de la lutte contre le trafic international de drogues, l’Administration des Douanes sénégalaises a procédé, ce mercredi 12 mars 2025, à une importante opération d’incinération de stupéfiants. L’événement s’est déroulé dans les fours de la cimenterie SOCOCIM, en présence du Gouverneur de la région de Dakar, du Préfet du département de Rufisque, du Directeur des Opérations douanières (DOD), Ousmane Kane, ainsi que des représentants des Forces de Défense et de Sécurité.

Au total, 2605,16 kilogrammes de cocaïne ont été détruits, soit une contrevaleur estimée à plus de 208 milliards de francs CFA. Cette quantité record résulte de plusieurs saisies opérées au cours de l’année 2024 par les unités douanières déployées sur l’ensemble du territoire national.

Le Directeur des Opérations douanières, Ousmane Kane, a salué les efforts conjugués des agents douaniers, tout en mettant en avant le rôle déterminant joué par les autorités étatiques, les moyens logistiques renforcés, ainsi que la coopération avec les autres Forces de Défense et de Sécurité et les partenaires internationaux, notamment l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC). « L’Administration des Douanes reste pleinement engagée dans la lutte contre le trafic de drogues », a-t-il déclaré, appelant également les populations à renforcer leur collaboration avec les services douaniers pour une action encore plus efficace.

L’opération a également été marquée par l’intervention de Madame Digou Yala Mathilde Sadio, Adjoint au Gouverneur de la région de Dakar, chargée du Développement. Elle a souligné la portée hautement symbolique de cette incinération, reflet de l’engagement constant de l’État à éradiquer ce fléau. « Cet acte démontre la volonté ferme des autorités à combattre sans relâche le trafic de drogues », a-t-elle affirmé, saluant la synergie entre les différentes structures de l’État.

Les Directeurs régionaux des Douanes de Dakar-Port et Dakar-Ouest, ainsi que le Chef de la Subdivision de Tambacounda – dont les unités sont à l’origine de plus de la moitié des saisies – ont également pris part à cette opération exemplaire.

Proposition de loi interprétative sur l’amnistie : Me El Hadji Omar Youm fustige une “justice des vainqueurs”

La récente proposition de loi portant interprétation de la loi d’amnistie du 13 mars 2024 continue de faire couler beaucoup d’encre. Dans une sortie virulente sur Facebook, Me El Hadji Omar Youm, figure politique de premier plan, n’a pas mâché ses mots pour dénoncer ce qu’il qualifie de “manœuvre cynique et honteuse”, visant à blanchir les responsables de violences politiques.

On nous avait promis l’abrogation de la loi d’amnistie…

En lieu et place on nous sert une indigeste loi interprétative. Cette proposition de loi interprétant la loi d’amnistie du 13 mars 2024 n’est ni plus ni moins que l’aveu des crimes et délits commis par certains membres de PASTEF durant les périodes incriminées. C’est l’aveu de la bêtise et du cynisme politique. Le plan insurrectionnel est ouvertement assumé à travers ce projet qui démontre, s’il en était encore besoin, que c’est le PASTEF qui était demandeur intéressé à l’amnistie.

Le plus hilarant dans cette proposition est qu’elle cherche, exclusivement, à protéger des délinquants, les acteurs de violences, d’injures, de propos haineux, outrageants, de meurtres , pourfendeurs de la République .

Ceux-là sont définitivement, « anoblis » par leurs commanditaires et complices alors que les hommes et les femmes qui ont cherché, vaillamment, à défendre la République, à la sauvegarder sont isolés, indexés et exposés…

C’est la vraie justice des vainqueurs; sélective, hideuse et amorale comme l’est « la prime à la casse » dénommée grossièrement indemnisation.
Quelle honte! Quelle souillure! Quel triste anniversaire!

Sénégal : Les Douanes s’apprêtent à incinérer une importante quantité de cocaïne saisie en 2024

Les autorités douanières du Sénégal procéderont ce mercredi à la destruction d’une importante quantité de cocaïne, saisie au cours de diverses opérations menées tout au long de l’année 2024. L’opération, qui se déroulera dans les installations de Sococim Industries à Rufisque, sera réalisée dans un four à haute température afin de garantir la destruction totale des substances illicites.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre le trafic de stupéfiants. Elle vise non seulement à éliminer de manière sécurisée les drogues saisies, mais également à adresser un message clair et ferme aux réseaux criminels : les autorités sénégalaises sont pleinement engagées à éradiquer le commerce illégal de stupéfiants sur l’ensemble du territoire.

La cérémonie d’incinération sera placée sous la supervision de plusieurs autorités de premier plan, notamment le gouverneur de la région de Dakar, le directeur des opérations douanières, ainsi que divers représentants des services de sécurité et de régulation. Un protocole strict sera observé tout au long de l’opération, avec une attention particulière portée à la réduction de l’impact environnemental de la destruction.

Selon un communiqué officiel relayé par Sud Quotidien, cette démarche s’inscrit dans une volonté plus large de renforcer la sécurité publique et de préserver la santé des populations. Le Sénégal, qui fait face à des défis liés à son positionnement stratégique dans les routes du trafic international, multiplie les efforts à travers des saisies régulières, le développement de capacités opérationnelles renforcées et une coopération étroite avec les partenaires internationaux.

Cette incinération marque ainsi une nouvelle étape symbolique dans la lutte contre les drogues illicites, réaffirmant la détermination des forces de sécurité à assainir le territoire national. En plus de l’aspect opérationnel, cette action revêt une dimension pédagogique et dissuasive, témoignant de la volonté des autorités de faire front contre les réseaux criminels.

Augustin Senghor écarté du Conseil de la FIFA et démissionne de la CAF : quel avenir à la tête de la FSF ?

Ce mercredi, la Confédération africaine de football (CAF) a procédé à l’élection de ses membres du Comité exécutif et de ses représentants au Conseil de la FIFA. Un scrutin décisif, mais au goût amer pour Augustin Senghor, président de la Fédération sénégalaise de football (FSF). Le dirigeant sénégalais a essuyé un revers cinglant en ne récoltant que 13 voix, très loin derrière le Marocain Fouzi Lekjaa, plébiscité avec 49 voix.

Ce résultat marque un net désaveu pour Senghor, qui espérait intégrer l’instance mondiale du football. Dans la foulée de cette défaite, il a annoncé sa démission immédiate de son poste de premier vice-président de la CAF, qu’il occupait depuis mars 2021. Un départ aussi brusque que symbolique, qui met fin à plusieurs années d’implication active au sein des instances dirigeantes du football africain.

La décision d’Augustin Senghor surprend autant par sa rapidité que par sa portée. Figure influente du football continental, l’ancien maire de Gorée avait gravi les échelons de la CAF avec constance, jusqu’à devenir un des piliers de l’organisation. Mais cette défaite électorale semble avoir accéléré un désengagement plus profond.

Reste désormais une question centrale : Augustin Senghor sera-t-il candidat à sa propre succession à la présidence de la FSF ? Pour l’heure, l’intéressé garde le silence, entretenant le flou sur ses intentions. Après quatre mandats à la tête de la Fédération sénégalaise, son avenir à la barre du football national semble plus incertain que jamais.

Dans les coulisses, certains évoquent une lassitude, d’autres un possible repositionnement stratégique. Mais une chose est sûre : cette défaite au niveau continental pourrait rebattre les cartes à l’échelle nationale. Alors que la FSF devrait bientôt ouvrir la voie à de nouvelles échéances électorales, la question de la succession d’Augustin Senghor s’invite désormais au cœur des débats.

Si Augustin Senghor venait à ne pas briguer un nouveau mandat, ce serait un tournant majeur pour le football sénégalais. L’homme a marqué de son empreinte les dernières décennies, avec à la clé, des succès notables comme le premier sacre continental des Lions en 2022. Mais son retrait éventuel ouvrirait une nouvelle ère, où plusieurs figures pourraient se positionner pour prendre le relais.

Affaire Tabaski Ngom : Vers la levée de l’immunité parlementaire de Moustapha Diop

Sous instruction du ministre de la Justice, Ousmane Diagne, l’Assemblée nationale a entamé la procédure de levée de l’immunité parlementaire du député Moustapha Diop, ancien ministre et maire de Louga. L’élu de la 15e législature, porté par la coalition Takku Wallu Sénégal dirigée par l’ex-président Macky Sall, est cité dans l’affaire dite « Tabaski Ngom ».

Cette affaire, qui secoue l’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels (Aprosi), a déjà conduit à l’arrestation en janvier 2025 d’une inspectrice du Trésor. Celle-ci, ancienne agent-comptable de l’Aprosi, est poursuivie pour un présumé détournement de deniers publics et placée sous mandat de dépôt. Le magistrat instructeur du Pool judiciaire financier (PJF) souhaite désormais entendre Moustapha Diop dans le cadre de cette procédure.

Du côté de l’ancien ministre, l’heure semble à l’apaisement. « Moustapha Diop est prêt. Il est calme et très serein. Il est même détendu », confie un proche à Les Échos, avant d’ajouter : « Il est soulagé. Depuis le temps qu’on l’envoie à la guillotine, comme si des adversaires voulaient l’exterminer, il aura enfin l’occasion de s’expliquer et de montrer qu’il est blanc comme neige. »

Selon ses proches, Moustapha Diop aurait même exprimé son souhait d’être auditionné, avec ou sans la levée de son immunité parlementaire. Mais son avocat s’y serait opposé, estimant qu’il fallait respecter les procédures légales en vigueur.

Interrogé par Les Échos, le même interlocuteur balaie toute implication de l’ancien ministre dans les faits reprochés à l’inspectrice du Trésor. « Tout cela n’est que du vent. Jusqu’à l’extinction du soleil, personne ne pourra prouver un quelconque lien financier entre cette dame et Moustapha Diop. Il n’y a ni reconnaissance de dette ni échange d’argent entre eux », affirme-t-il.

Syrie : Washington soutient un accord historique entre Damas et les FDS pour l’unité nationale

Les États-Unis ont exprimé, mardi, leur soutien à un accord politique majeur signé entre le président syrien Ahmed al-Charaa et Ferhad Abdi Sahin, leader du groupe PKK/YPG/FDS. Cet accord, présenté comme une étape cruciale pour la stabilité en Syrie, vise à intégrer l’ensemble des institutions civiles et militaires de l’administration autonome kurde du nord-est du pays dans les structures étatiques syriennes.

Dans un communiqué officiel, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a salué cette avancée. « Les États-Unis réaffirment leur soutien à une transition politique qui montre une gouvernance crédible et non sectaire comme le meilleur moyen d’éviter davantage de conflits », a-t-il déclaré. Il a également souligné les préoccupations persistantes concernant les violences ciblant certaines minorités, assurant que Washington continuerait de suivre attentivement la situation sur le terrain.

L’accord, confirmé lundi par la présidence syrienne, marque une volonté affirmée du pouvoir central de renforcer l’unité nationale et de prévenir toute fragmentation territoriale. Il prévoit notamment l’intégration des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, au sein des forces armées et des institutions de la République arabe syrienne.

Selon les autorités syriennes, cette fusion des structures est perçue comme une démarche de réconciliation et de consolidation de l’État, après plus d’une décennie de conflit ayant profondément divisé le pays.

Assemblée nationale : vers une abrogation partielle de la loi d’amnistie – Un débat relancé autour des motivations politiques

Les députés feront leur retour à l’Assemblée nationale le 2 avril prochain pour examiner une proposition de loi d’abrogation partielle de la loi d’amnistie, initiée par Amadou Ba, député de la majorité. Ce texte, qui suscite déjà des remous dans l’hémicycle et dans l’opinion publique, a reçu un avis favorable du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, sans aucune observation, selon des informations rapportées par Vox Pop.

La commission technique en charge de l’examen préliminaire de la proposition de loi se réunira dès le 21 mars, a annoncé le président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye, marquant ainsi une volonté d’accélérer le processus parlementaire.

Le député Amadou Ba, porteur du texte, a tenu à préciser les motivations qui sous-tendent sa démarche. Selon lui, l’intention du législateur originel a été parfois mal interprétée. Il affirme que la loi d’amnistie n’avait pas pour but de laisser impunies des infractions de droit commun n’ayant aucun lien avec des faits à caractère politique. Il a également tenu à rappeler que la loi ne visait pas à exclure la reconnaissance des droits des victimes, une précision importante dans le contexte des critiques exprimées depuis l’adoption de cette amnistie.

Cependant, cette initiative n’est pas sans provoquer de vives réactions. Le député Thierno Alassane Sall a dénoncé une démarche partisane, affirmant que « Pastef veut protéger ses militants et livrer les autres ». Cette déclaration laisse entrevoir un débat tendu à venir, où les lignes de fracture politique risquent de se renforcer.

Cette abrogation partielle de la loi d’amnistie relance donc la réflexion sur la portée et les limites de la justice transitionnelle au Sénégal. Elle pose surtout la question du traitement équitable des faits amnistiés et des responsabilités individuelles, dans un contexte où la volonté de rupture affichée par le nouveau pouvoir est scrutée de près.

Dakar 2026 : L’État mobilise un milliard de francs CFA pour la préparation des athlètes sénégalais

En perspective des Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, la ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, Khady Diène Gaye, a rencontré ce mardi les directeurs techniques nationaux des différentes fédérations sportives. Cette rencontre, placée sous le signe de la planification stratégique, marque une étape importante dans la préparation des athlètes sénégalais.

À cette occasion, la ministre a annoncé la mobilisation d’un budget d’un milliard de francs CFA par l’État du Sénégal. Cette enveloppe vise à accompagner la montée en puissance des jeunes talents sénégalais en vue de cet événement historique, le premier du genre organisé sur le continent africain.

« Un budget d’un milliard a été mobilisé pour la préparation des athlètes en vue des JOJ 2026. Il est aussi prévu des bourses d’élite pour certains athlètes », a souligné Khady Diène Gaye, insistant sur l’importance d’un encadrement rigoureux et d’une stratégie de performance.

Cette démarche entre dans le cadre d’un plan de préparation structuré, qui prévoit notamment la mise en place de stages de haut niveau, des compétitions de préparation et un suivi personnalisé pour les athlètes les plus prometteurs. La ministre a également insisté sur la collaboration étroite entre les fédérations, les entraîneurs et les institutions sportives pour garantir une participation sénégalaise compétitive à ces jeux.

Interdiction de sortie du territoire pour Mansour Faye : les membres de l’APR dénoncent un abus de pouvoir inacceptable

L’Alliance pour la République (APR) a tenu, ce mardi, une conférence de presse au siège du parti pour dénoncer l’interdiction de sortie du territoire imposée à l’ancien ministre Mansour Faye. Plusieurs responsables et militants étaient présents, notamment l’ancien président de l’Assemblée nationale Amadou Mame Diop, Diegui Diop, Mamadou Kassé (ancien directeur général de la Sicap), Mamadou Massaly, entre autres.

L’honorable Samba Ndong, militant de l’APR et porte-parole du jour, a relaté les faits : l’ancien ministre se rendait à l’Aéroport international Blaise Diagne pour embarquer sur un vol à destination de Djeddah, via Paris, dans le cadre de l’accomplissement de la Oumra (petit pèlerinage à La Mecque). Il prévoyait également de rendre visite à sa mère. Mais un agent de la Police de l’air lui a signifié une interdiction de voyage, sur ordre d’une “autorité supérieure”.

Selon Samba Ndong, cette mesure constitue une violation flagrante des droits de Mansour Faye en tant que citoyen libre, droits garantis par la Constitution sénégalaise. Il a affirmé que cette affaire n’est pas un cas isolé, mais s’inscrit dans une série de dérives autoritaires. Plusieurs personnalités, dont d’anciens ministres et des hommes d’affaires supposés proches de l’ancien pouvoir, auraient déjà subi des restrictions similaires. Or, à ce jour, Mansour Faye ne fait l’objet d’aucune enquête, accusation ni procédure judiciaire. En droit, rien ne justifie une telle interdiction.

C’est pourquoi l’Alliance pour la République dénonce solennellement et avec la plus grande fermeté ce qu’elle qualifie de coup de force perpétré par un pouvoir aux abois, qui afficherait, selon elle, son incompétence sans honte.

« Vous vivez, avec nous, la situation actuelle du Sénégal. Notre pays traverse l’un des moments les plus sombres de son histoire. Une clique s’est emparée du pouvoir et entend gouverner par la terreur, en bâillonnant les libertés démocratiques et en réprimant toutes les revendications et mobilisations sociales. Sans aucun doute, c’est sur des bases exclusivement politiques, voire politiciennes, que le pouvoir s’attaque à notre camarade Mansour Faye, comme il l’a déjà fait avec Farba Ngom et Tahirou Sarr, injustement emprisonnés, à qui nous renouvelons notre soutien total », a déclaré l’honorable Samba Ndong.

Pour l’APR, cette attaque contre Mansour Faye est clairement motivée par des considérations politiques. Elle dénonce une tentative d’intimidation orchestrée par un pouvoir qui ne tolère pas la contradiction. Le Premier ministre, qui concentre selon eux tous les pouvoirs, se sentirait offensé par les prises de position de Mansour Faye, lequel n’hésite pas à alerter sur les dangers qui guettent le pays.

« Après avoir agressé hier de hauts responsables de notre parti, le pouvoir s’en prend aujourd’hui au camarade Mansour Faye. À travers lui, c’est le président Macky Sall et l’ensemble de notre parti, l’Alliance pour la République, qui sont visés. Le Premier ministre, qui confisque tous les pouvoirs au Sénégal, semble mal supporter les prises de parole du camarade Mansour Faye, qui s’efforce de montrer aux Sénégalais qu’avec ce régime, notre pays court un très grave danger. Ce faisant, il règle ses comptes en usant de la force contre le droit. »

Pour toutes ces raisons, l’Alliance pour la République lance une alerte solennelle à toutes les organisations de la société civile engagées pour le respect des droits de l’homme, aux partis politiques ainsi qu’à l’opinion publique nationale et internationale, sur ce qu’elle qualifie de dérive fasciste du pouvoir en place au Sénégal.

Cyberattaque à Dakar : le groupe « Mauritania Hackers » divulgue des données sensibles d’un célèbre hôtel

Une nouvelle cyberattaque met en lumière les vulnérabilités croissantes du système de sécurité des entreprises au Sénégal. Le groupe de hackers connu sous le nom de « Mauritania Hackers » a revendiqué la diffusion de données confidentielles appartenant à un célèbre établissement hôtelier de Dakar, révélant des informations fiscales et financières particulièrement sensibles.

Selon les premiers éléments disponibles, les documents piratés contiennent des détails sur les obligations fiscales de l’hôtel auprès de la Direction Générale des Impôts et des Domaines (DGID). Parmi les données exposées figurent notamment des déclarations de Contribution Économique Locale (CEL) sur la valeur ajoutée, ainsi que des échanges administratifs avec le Centre des Moyennes Entreprises (CME) de Dakar.

Les pirates ont également mis en ligne des correspondances adressées au chef du bureau de recouvrement, dans lesquelles l’établissement hôtelier sollicite un moratoire pour échelonner une dette fiscale importante. Des documents qui révèlent les difficultés financières rencontrées par l’hôtel, accentuées par des travaux de rénovation, un contexte économique tendu et des pressions bancaires persistantes.

Cet établissement, autrefois salué pour son rôle crucial durant la pandémie de COVID-19 — en accueillant des cas suspects lorsque les hôpitaux étaient saturés — traverse visiblement une phase délicate, tant sur le plan opérationnel que financier.

Cette attaque intervient dans un contexte régional marqué par la recrudescence des cyberattaques visant des structures publiques comme privées. Le groupe Mauritania Hackers, déjà impliqué dans plusieurs incidents similaires en Afrique de l’Ouest, semble avoir exploité des failles de sécurité informatique pour accéder à ces informations confidentielles.

Si l’ampleur réelle de la fuite reste à déterminer, cet épisode remet en question la capacité des entreprises sénégalaises à sécuriser leurs données sensibles, à l’heure où les menaces cybernétiques deviennent de plus en plus sophistiquées.

Ce nouveau piratage met en évidence la nécessité urgente pour les structures privées de renforcer leurs systèmes de protection des données, notamment à travers des audits de sécurité réguliers, une meilleure formation du personnel et l’adoption de protocoles robustes de cybersécurité.

Crise économique et tensions sociales : Gueum Sa Bopp tire à boulets rouges sur le régime Diomaye-Sonko

Depuis l’installation du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko, les critiques de l’opposition ne cessent de s’intensifier. Ce lundi 11 mars 2025, c’est la coalition Gueum Sa Bopp Les Jambaars qui est montée au créneau pour dénoncer ce qu’elle qualifie de « dérive inquiétante » du nouveau régime. Dans une déclaration virulente, les cadres du mouvement ont dressé un tableau sombre de la situation économique et sociale du pays.

Au cœur de la charge portée par Gueum Sa Bopp, l’économie nationale, que le mouvement considère comme en « chute libre ». Moussa Niang, membre influent de la cellule des cadres de la coalition, a pointé du doigt une série de « dysfonctionnements graves » dans la gouvernance actuelle.

« À l’heure où le pouvoir d’achat se dégrade, où les licenciements s’enchaînent dans les directions et agences publiques, il serait urgent que le pouvoir en place se penche sur une économie qui agonise, en grande partie à cause des déclarations inappropriées du chef du gouvernement », a-t-il fustigé.

Le cadre politique n’a pas manqué de souligner l’impact de cette situation sur les ménages, notamment en cette période de ramadan, marquée par une flambée des prix des denrées de première nécessité.

La coalition accuse le régime Diomaye-Sonko d’avoir failli à sa mission, en dépit des espoirs nourris par une grande partie de la population lors de leur arrivée au pouvoir. Selon Gueum Sa Bopp, les décisions gouvernementales manquent de clarté et d’efficacité face à la crise sociale.

« Le Premier ministre se comporte comme un despote masqué », a lancé Moussa Niang, dénonçant l’absence de solutions concrètes aux revendications qui émanent de plusieurs secteurs clés : enseignement, santé, travailleurs du port autonome de Dakar, de l’AIBD, de la Lonase, du CDC, sans oublier les paysans victimes d’une mauvaise campagne agricole et les jeunes confrontés à un chômage persistant.

Gueum Sa Bopp ne s’est pas limité aux aspects économiques et sociaux. La coalition a aussi critiqué la gestion politique du régime, allant jusqu’à déclarer que « la prouesse de Pastef est d’avoir réussi à compter plus de prisonniers politiques que de réalisations en un an de pouvoir ».

Une accusation lourde, qui s’inscrit dans une dénonciation plus large d’un climat jugé liberticide. « La dictature ne passera pas », ont martelé les responsables du mouvement, visiblement déterminés à maintenir la pression sur le gouvernement.

Aïssatou Ndiaye de APR dénonce un « acharnement judiciaire » contre ses membres et appelle à la mobilisation

Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi après-midi, les responsables politiques de l’Alliance pour la République (APR) ont vivement réagi face aux poursuites judiciaires visant certains cadres de leur formation politique. Aïssatou Ndiaye, plus connue sous le nom d’Aïssatou Ndiafatte, a pris la parole pour dénoncer ce qu’elle considère comme une campagne de harcèlement orchestrée par le nouveau régime contre les dignitaires de l’ancien gouvernement.

« Nous devons mettre un terme aux combats de salon. Après Farba Ngom, ils sont prêts à s’en prendre à notre camarade Mansour Faye. Nous n’allons pas céder face à cette intimidation », a-t-elle martelé devant les journalistes.

Selon elle, ces actions judiciaires n’ont rien d’anodin et s’inscrivent dans une volonté manifeste d’écarter politiquement les figures influentes de l’APR. Elle a par ailleurs appelé les militants et sympathisants à se mobiliser en soutien aux responsables visés.

Ce point de presse intervient dans un contexte politique tendu, marqué par une série de convocations et de procédures judiciaires impliquant plusieurs anciens ministres et proches de l’ex-président. Pour l’APR, cette situation traduit une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

Ramadan au Sénégal : 10e jour de jeûne observé ce mardi 11 mars

Ce mardi 11 mars 2025 marque le 10e jour du mois sacré du Ramadan pour la majorité des musulmans du Sénégal. En ce mois béni, les fidèles poursuivent leur jeûne avec ferveur et dévotion, rythmés par les moments sacrés du Kheudeu (dernier repas avant l’aube) et de l’Iftar (rupture du jeûne).

Pour cette journée, l’heure de la rupture du jeûne est fixée à 19h20, après une longue journée d’abstinence débutée à l’aube. Les musulmans ont ainsi observé le jeûne depuis le lever de l’aurore, après avoir pris leur Kheudeu avant 06h04, suivi de la prière de Fajr à 6h19, qui marque officiellement le début du jeûne quotidien.

Comme chaque année, les horaires de ces deux moments importants varient progressivement tout au long du mois, en fonction des changements de la durée du jour et du cycle solaire. Les fidèles s’y adaptent au fil des jours, entre prières, méditation, partage et solidarité.

Le mois de Ramadan, au-delà de son caractère spirituel, reste aussi un moment de cohésion sociale, de recueillement et de soutien aux plus démunis. À travers le pays, de nombreuses initiatives communautaires se mettent en place pour offrir des repas de Kheudeu et d’Iftar, notamment dans les mosquées, les quartiers ou via des associations caritatives.

Alors que le mois sacré se poursuit, les fidèles redoublent d’efforts dans leurs pratiques religieuses, espérant obtenir les bienfaits et la miséricorde divine durant cette période spirituellement intense.

Mimi Touré tacle Mansour Faye : « Le procureur poursuivrait qui si les auteurs de carnages financiers prenaient la fuite ? »

L’ancienne ministre de la Justice, Aminata Touré, n’a pas manqué l’occasion de commenter l’actualité brûlante autour de Mansour Faye. Ce dernier, ex-ministre des Transports et proche de l’ancien président Macky Sall, a été interdit de sortie du territoire national ce lundi à l’aéroport Blaise Diagne de Diass, sur instruction des autorités judiciaires.

C’est dans ce contexte que la présidente du Mouvement pour l’Intégrité, le Mérite et l’Indépendance (MIMI) a réagi avec fermeté, soulignant la nécessité de faire toute la lumière sur les scandales financiers supposés qui ont marqué les dernières années de gouvernance.

« L’article 33 du Code de procédure pénale stipule clairement que si une enquête est ouverte, le procureur procède ou fait procéder à tous les actes utiles à la recherche et à la poursuite des infractions à la loi pénale », a rappelé Aminata Touré dans une déclaration publique.

Dans un ton incisif, l’ex-cheffe du gouvernement a poursuivi : « Si les auteurs de carnages financiers sur nos deniers publics prennent la fuite (Yolékou), le procureur poursuivrait qui alors ? » Une pique à peine voilée à l’endroit de Mansour Faye, dont le nom revient de plus en plus dans les soupçons de malversations.

Affaire Mansour Faye : Seydi Gassama critique une interdiction de sortie du territoire sans notification préalable

L’interdiction de sortie du territoire imposée à l’ancien ministre Mansour Faye continue de susciter des réactions. Alors qu’il s’apprêtait à voyager à l’étranger, Mansour Faye a été bloqué à l’aéroport, une décision qu’il qualifie d’injustifiée, affirmant n’être visé par aucune procédure judiciaire.

Cette mesure, jugée arbitraire par certains observateurs, a été fermement critiquée par Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal. Dans une déclaration, il a dénoncé le manque de transparence et l’absence de notification préalable de la décision.

« Le ministère de l’Intérieur doit informer, par tout moyen, les personnes concernées par une mesure d’interdiction de sortie du territoire et leur notifier la décision afin qu’elles puissent exercer des recours. Le Jub Jubal Jubanti, c’est aussi rompre avec les pratiques du passé », a-t-il souligné.

Cette sortie de Seydi Gassama interpelle sur les procédures administratives mises en œuvre par les autorités, dans un contexte où le nouveau pouvoir prône la rupture et une gouvernance fondée sur l’état de droit. Pour plusieurs voix de la société civile, cette affaire illustre la nécessité d’instaurer des mécanismes transparents et respectueux des droits fondamentaux, notamment celui de circuler librement.

Convention Sénégal-Maroc sur le transfèrement des détenus : Aïssata Tall Sall démonte les spéculations sur Macky Sall

L’Assemblée nationale du Sénégal a entamé l’examen en plénière du projet de loi ratifiant la Convention d’assistance aux détenus et de transfèrement des condamnés entre le Sénégal et le Maroc. Mais au-delà du contenu juridique du texte, une controverse alimente les débats : celle de l’éventuelle extradition de l’ancien président Macky Sall, actuellement installé au Maroc.

Face à cette polémique, Aïssata Tall Sall, ancienne garde des Sceaux et députée, a tenu à recadrer les discussions avec fermeté et ironie. « Arrêtez les rumeurs ! Macky Sall restera au Maroc tant que ce sera sa volonté, et il reviendra au Sénégal quand il le voudra », a-t-elle martelé devant l’hémicycle.

Dans une charge piquante contre ceux qui lient le texte à la situation de l’ex-chef de l’État, l’ancienne ministre de la Justice a dénoncé des interprétations juridiques hasardeuses : « Pourquoi subitement, il se retrouve au centre de cette discussion ? Parce qu’au Sénégal, des soi-disant juristes, aussi compétents que le médecin du Malade imaginaire, parlent sans rien connaître au droit », a-t-elle ironisé, déclenchant des réactions dans l’assemblée.

Elle a également rappelé qu’un communiqué officiel de la présidente de la Commission avait déjà précisé que Macky Sall n’était en rien concerné par cette convention. « La rumeur a enflé ici, et au Maroc, ils ont peint Macky sur leurs murs pour lui souhaiter la bienvenue. Ça suffit ! », a-t-elle ajouté, visiblement agacée par les spéculations persistantes.

Défendant son vote en faveur de la ratification, Aïssata Tall Sall a recentré le débat sur la portée humanitaire de l’accord. « Être en prison loin de chez soi, c’est une double peine », a-t-elle plaidé, évoquant le sort des nombreux Sénégalais détenus dans les établissements pénitentiaires marocains.

Répondant également aux critiques sur le retard de cette ratification, bien que la convention ait été signée en 2004, la députée a souligné que les considérations diplomatiques évoluent avec le temps : « Pourquoi maintenant et pas avant ? Les relations internationales et la diplomatie dictent le tempo. À l’époque, était-ce notre intérêt ? »

Forte de son expérience, elle a témoigné de la situation des détenus sénégalais lors de ses visites dans les prisons marocaines. « Je sais combien de nos compatriotes y étaient. Aujourd’hui, les priorités ont changé », a-t-elle conclu.

Le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit le président de la BOAD : Un partenariat renforcé pour l’agenda Sénégal 2050

Ce mardi, le Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, a accordé une audience au Président de la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD), Monsieur Serge Ekué, au Palais de la République.

Au cours de cette rencontre, Monsieur Ekué est venu réaffirmer la volonté de la BOAD d’accompagner le Sénégal dans la mise en œuvre de son ambitieux programme de développement : l’agenda Sénégal 2050. Cette feuille de route stratégique vise à bâtir un Sénégal prospère, inclusif et résilient à l’horizon 2050.

La BOAD, fidèle à sa mission d’appui au développement économique et social des États membres de l’UEMOA, entend renforcer son partenariat avec le Sénégal à travers des investissements ciblés dans des secteurs clés. Il s’agit notamment de l’agriculture, des infrastructures, de l’énergie, des logements sociaux et de l’emploi des jeunes.

Le chef de l’État a salué cette démarche et exprimé sa volonté de bâtir une coopération dynamique et orientée vers des résultats concrets pour améliorer les conditions de vie des populations.

Sénégal : L’Assemblée nationale désigne ses représentants au Parlement de la CEDEAO

L’Assemblée nationale sénégalaise a procédé, ce mardi 11 mars 2025, à la désignation de ses représentants au Parlement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Cette étape importante marque un nouveau tournant dans l’engagement du Sénégal au sein de l’instance parlementaire régionale, chargée de renforcer l’intégration et la coopération entre les pays membres.

Une équipe composée de titulaires et de suppléants a été élue pour porter la voix du Sénégal et défendre les intérêts du pays dans les débats communautaires. Parmi les membres titulaires, figurent des personnalités bien connues de la scène politique et sociale : Guy Marius Sagna, Fatou Ba, Fatma Gueye, Amdiatou Diaby, Ismaïla Abdou Wane et Mamadou Mory Diaw.

Ces représentants seront appuyés par des suppléants, prêts à assurer la relève en cas de besoin : Saliou Dione, Ndeye Awa Dieng, Anta Dia, Daouda Ndiaye, Awa Sonko et Barane Fofana.

Cette composition reflète une volonté d’équilibre entre expérience politique, représentation territoriale et diversité socioprofessionnelle. Elle vise à doter le Sénégal d’une délégation solide et proactive au sein du Parlement de la CEDEAO, une institution clé dans la promotion de la démocratie, des droits humains et de la bonne gouvernance en Afrique de l’Ouest.

Les représentants sénégalais auront pour mission de participer activement aux sessions parlementaires, de formuler des recommandations politiques, de contribuer à l’harmonisation des législations régionales et de veiller aux intérêts stratégiques du pays dans les décisions communautaires.

Cette désignation intervient dans un contexte régional marqué par des défis politiques, économiques et sécuritaires, mais aussi par de nouvelles dynamiques d’intégration. Le Sénégal entend ainsi jouer pleinement son rôle dans la construction d’une CEDEAO plus forte, plus inclusive et tournée vers l’avenir.

Menace d’expulsion à la cité Fayçal : Aliou Sall apporte des clarifications

Dans sa dernière parution, le quotidien L’As a rapporté une menace d’expulsion qui pèserait sur certains anciens hauts fonctionnaires logés à la cité Fayçal. L’article évoquait notamment des bénéficiaires de baux attribués dans cette cité, parmi lesquels figurait l’ancien maire de Guédiawaye, Aliou Sall.

Toutefois, ce dernier a tenu à apporter un démenti formel, clarifiant sa situation et prenant ses distances avec cette affaire. Selon ses explications, s’il a effectivement habité la cité Fayçal dans le passé, il n’en demeure pas moins qu’il a depuis longtemps restitué le bail qui lui avait été attribué.

Aliou Sall précise d’ailleurs que la villa qu’il occupait a été réattribuée à Maguette Sène, actuel député-maire de la commune de Malicounda. Ainsi, il n’est en aucune manière concerné par la menace d’expulsion ni impliqué dans le collectif mis en place pour défendre les droits des bénéficiaires actuels.

Suite à ces clarifications, le journal L’As a présenté ses excuses à Aliou Sall ainsi qu’à ses lecteurs, reconnaissant une erreur dans son traitement initial de l’information. Une correction a été publiée afin de rétablir la vérité sur l’implication de l’ancien maire de Guédiawaye dans cette affaire.

Incohérences dans l’affaire Mansour Faye : La sortie de Marieme Faye Sall sème le doute

L’affaire de l’interdiction de voyage opposée à l’ancien ministre Mansour Faye prend une nouvelle tournure, après la sortie médiatique de sa sœur, l’ancienne Première dame Marieme Faye Sall. Invitée sur les ondes de la RFM, cette dernière a tenté de défendre son frère en affirmant que celui-ci se rendait en France pour rendre visite à leur mère malade.

Une déclaration qui suscite déjà la polémique, car elle entre en contradiction flagrante avec la version officielle donnée par l’intéressé lui-même. Dans un communiqué diffusé peu après l’incident, Mansour Faye avait en effet expliqué que son déplacement était motivé par un petit pèlerinage à La Mecque, via Paris et Djeddah. À aucun moment, il n’a évoqué un quelconque déplacement pour des raisons familiales ou médicales.

Cette dissonance dans la communication soulève de nombreuses interrogations. Était-ce une simple erreur de Marieme Faye Sall ? Ou s’agit-il d’une tentative volontaire de susciter la compassion de l’opinion publique en détournant l’attention du véritable objectif du voyage ? Quoi qu’il en soit, cette maladresse vient fragiliser davantage la défense de l’ancien ministre, qui se pose en victime d’une interdiction de sortie du territoire sans fondement juridique.

Le flou entourant cette affaire contribue à renforcer les suspicions. Si Mansour Faye ne fait l’objet d’aucune procédure judiciaire en cours, pourquoi lui a-t-on interdit de quitter le territoire national ? L’incohérence entre les deux versions laisse planer le doute et donne du grain à moudre à ceux qui soupçonnent des enjeux plus profonds derrière cet incident.

Dans un contexte politique encore tendu, ces contradictions risquent de relancer les spéculations sur d’éventuelles enquêtes en préparation ou sur des règlements de comptes politiques. En attendant une clarification officielle des autorités compétentes, cette affaire continue de faire couler beaucoup d’encre.

Affaire Farba Ngom : Une nouvelle stratégie de défense avec une nouvelle offre de cautionnement déposée auprès de l’AJE

Dans son édition de ce mardi 11 mars, L’Observateur révèle une nouvelle tournure dans l’affaire judiciaire impliquant Farba Ngom. Le maire des Agnam, poursuivi pour escroquerie de deniers publics, association de malfaiteurs et blanchiment de capitaux, cherche une nouvelle fois à obtenir une mise en liberté provisoire.

Selon le quotidien du Groupe Futurs Médias (GFM), la défense de Farba Ngom a déposé ce lundi une nouvelle requête, formulant une offre de cautionnement, non plus auprès du magistrat instructeur, mais cette fois à l’Agent judiciaire de l’État (AJE). Une manœuvre qui marque un changement de stratégie de la part de ses avocats.

Cette nouvelle démarche intervient après le rejet de la première caution proposée par la défense. Celle-ci était composée de titres fonciers estimés à 34 milliards de francs CFA, destinés à couvrir les 31 milliards mis en cause dans le premier dossier. Toutefois, L’Observateur rapporte que ces montants ont été saisis à titre conservatoire par l’État, rendant ainsi la caution inopérante aux yeux du magistrat instructeur.

Des sources judiciaires citées par le journal indiquent même que seuls 20 millions de francs CFA auraient été retrouvés dans les comptes bancaires saisis. Un montant jugé insuffisant pour justifier la mise en liberté provisoire de l’ancien député et proche de l’ancien pouvoir.

Face à cette impasse, les avocats de Farba Ngom ont revu leur copie. Selon L’Obs, cette nouvelle requête auprès de l’AJE vise à rouvrir la voie à une nouvelle demande de mise en liberté provisoire, cette fois devant le Pool judiciaire financier (PJF), particulièrement dans le cadre du second dossier dans lequel leur client est également poursuivi.

Ce deuxième volet de l’affaire porte sur un montant encore plus important : 91 milliards de francs CFA. Farba Ngom y est cette fois accusé de complicité de détournement de fonds, un dossier dans lequel Tahirou Sarr est considéré comme le principal mis en cause.

Pour renforcer leur position, les avocats de Farba Ngom s’appuient désormais sur la caution colossale de 394 milliards de francs CFA fournie par Tahirou Sarr. Une manière, peut-être, de démontrer la capacité à garantir les montants en jeu, et de convaincre les autorités judiciaires d’accéder à une demande de liberté provisoire.

Licenciement de 103 camionneurs aux ICS : les chauffeurs dénoncent une décision injuste et réclament leur réintégration

103 chauffeurs ont été licenciés par les Industries Chimiques du Sénégal (ICS), une décision qui suscite la colère et l’incompréhension chez les concernés. Ces derniers ont fait face à la presse ce lundi pour dénoncer ce qu’ils qualifient de traitement injuste et pour exiger leur réintégration immédiate au sein de la société.

Abdou Kane, porte-parole des chauffeurs, est revenu sur leur parcours au sein des ICS. Selon lui, la plupart des chauffeurs ont été enrôlés directement par la société dès leur arrivée en 2018. Cependant, au fil des années, ils auraient été redirigés vers un prestataire externe, une situation qu’ils rejettent fermement.

« Nous nous considérons comme des travailleurs permanents des ICS. Nous refusons catégoriquement d’être des employés d’une autre structure. Nous exigeons notre réintégration et des contrats en bonne et due forme », a martelé Abdou Kane.

Les chauffeurs dénoncent également l’absence d’équipements de protection adéquats et appellent la direction à améliorer leurs conditions de travail.

Malgré leur frustration, les chauffeurs se disent ouverts au dialogue avec la direction. « Nous voulons une solution pacifique. Le dialogue reste notre priorité », ont-ils assuré.

À noter que des représentants de l’Union des routiers ont pris part à cette rencontre avec la presse, affichant leur solidarité avec les chauffeurs licenciés.

Le président de l’Assemblée nationale reçoit le bureau national de la Ligue des Imams et Prédicateurs du Sénégal

Ce lundi 10 mars, le président de l’Assemblée nationale, Monsieur El Malick Ndiaye, a accordé une audience au bureau national de la Ligue des Imams et Prédicateurs du Sénégal (LIPS), conduit par son président, Imam Ahmed Dame Ndiaye. Cette rencontre s’est tenue dans un climat empreint de respect et de fraternité, témoignant de l’importance accordée au dialogue entre les institutions républicaines et les guides religieux.

Les Imams ont exprimé leur profonde gratitude pour cette audience, saluant l’esprit d’ouverture du président de l’Assemblée nationale, déterminé à faire de cette institution une véritable « maison du peuple », où les préoccupations des citoyens sont entendues et prises en compte.

Au cours des échanges, El Malick Ndiaye a évoqué plusieurs questions d’actualité, notamment la situation économique du pays. Il a présenté les principales conclusions du rapport de la Cour des comptes sur l’état des finances publiques et s’est longuement exprimé sur la problématique des licenciements dans le secteur public. Toutefois, il a tenu à rassurer ses interlocuteurs en soulignant que des mesures correctives ont été mises en œuvre par le gouvernement, et que des signes d’amélioration commencent à se faire sentir.

Ces explications ont été bien accueillies par les membres de la LIPS, qui se sont dits rassurés. Ils ont adressé leurs félicitations au président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, ainsi qu’au Premier ministre Ousmane Sonko, pour les efforts déployés afin de redresser la situation du pays.

Le président de l’Assemblée a également mis en lumière le rôle fondamental des Imams dans la société sénégalaise. Par leur autorité spirituelle et leur influence morale, ils constituent des acteurs clés du maintien de la cohésion sociale, de la paix et de l’harmonie au sein des communautés.

Enfin, El Malick Ndiaye a insisté sur la nécessité d’un dialogue permanent entre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel, condition indispensable à une gouvernance apaisée, inclusive et durable.

Cette rencontre marque une nouvelle étape dans le renforcement des liens entre les institutions de la République et les représentants religieux, au service du bien commun.

L’activiste Ardo Gningue placé en garde à vue après son audition à la Division spéciale de cybersécurité

Convoqué ce lundi par la Division spéciale de cybersécurité (DSC), l’activiste Ardo Gningue a été placé en garde à vue à l’issue de son audition. Il est reproché à ce dernier des propos jugés contraires aux bonnes mœurs, diffusés sur sa page Facebook.

Selon des informations obtenues par Seneweb, c’est le procureur de la République qui s’est autosaisi du dossier, en raison de la teneur des publications de l’activiste sur les réseaux sociaux. Lors de son interrogatoire, Ardo Gningue a assumé l’intégralité de ses écrits, tout en affirmant n’avoir insulté personne.

Sauf changement de dernière minute, il devrait être présenté, ce mardi, devant le procureur qui décidera des suites à donner à cette affaire.

L’interpellation d’Ardo Gningue suscite déjà de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, notamment parmi ses partisans, qui dénoncent une atteinte à la liberté d’expression. En attendant, le sort de l’activiste repose désormais entre les mains du parquet.

Kaolack : Journée mondiale de la femme — “Découverte d’une femme leader : Madame Ndiouck Mbaye plaide pour une meilleure condition de vie des femmes rurales”

À l’occasion de la Journée mondiale de la femme, la ville de Kaolack a mis à l’honneur une figure emblématique du leadership féminin : Madame Ndiouck Mbaye, présidente de la Fédération Nationale des Femmes Rurales du Sénégal (FNFRS). Cette organisation, qu’elle a fondée en 1998, œuvre pour améliorer l’accès des femmes rurales à la terre, aux semences, aux intrants et au matériel agricole, dans le but de transformer durablement leurs conditions de vie.

Ancienne secrétaire d’administration à la gouvernance de Kaolack, Madame Mbaye a marqué l’histoire en devenant la première femme à occuper le poste de chef de cabinet d’un gouverneur de région au Sénégal. En 2002, elle crée également le Mouvement International pour un Sénégal Entreprenant (MISE), une initiative dédiée à la promotion de l’entrepreneuriat et à l’autonomisation économique des femmes.

Son principal combat reste l’autonomisation inclusive de la femme rurale. C’est dans ce sens qu’elle interpelle les autorités étatiques, appelant à l’organisation d’assises nationales sur l’agriculture et le foncier, afin de restituer aux femmes rurales leurs droits et d’améliorer leur accès aux ressources nécessaires à leurs activités.

Selon elle, les femmes rurales continuent de faire face à des défis majeurs, notamment un accès limité aux ressources économiques et une faible participation politique, malgré leur rôle crucial dans la sécurité alimentaire, l’agriculture et le développement communautaire.

Des solutions concrètes pour améliorer leur condition :

• Renforcer l’accès à l’éducation et à la formation :

Promouvoir des programmes d’éducation de base et technique adaptés aux besoins des femmes rurales, incluant l’alphabétisation, la formation professionnelle en agriculture et en entrepreneuriat.

• Sensibilisation aux droits : Mener des campagnes d’information sur les droits économiques et sociaux des femmes rurales.

• Faciliter l’accès aux ressources économiques :

Mettre en place des programmes de microcrédit et des subventions ciblées pour aider les femmes à créer et développer des activités génératrices de revenus.

• Accès à la terre et aux équipements agricoles :

Réformer les lois foncières afin de garantir aux femmes un droit égal à la propriété foncière et leur fournir des équipements modernes à des prix subventionnés.

• Améliorer les services de santé et de protection sociale :

Déployer des centres de santé mobiles et former des agents de santé communautaires pour répondre aux besoins spécifiques des femmes rurales.

• Promouvoir l’entrepreneuriat féminin :

Encourager la création de coopératives agricoles et artisanales dirigées par des femmes pour faciliter l’accès au marché et aux opportunités économiques.

« Ces solutions nécessitent des partenariats solides entre les gouvernements, les ONG, les institutions financières et les communautés locales. La clé réside dans une approche intégrée qui prend en compte les réalités spécifiques des femmes rurales », a conclu Madame Ndiouck Mbaye, présidente de la Fédération Nationale des Femmes Rurales du Sénégal.

9e jour du Ramadan au Sénégal : les fidèles poursuivent leur jeûne dans la ferveur

Ce lundi 10 mars 2025 marque le 9e jour du mois sacré du Ramadan pour la majorité des musulmans au Sénégal. Comme chaque jour, les fidèles ont entamé leur jeûne à l’aube, dans une atmosphère de recueillement et de spiritualité, rythmée par les prières, la lecture du Coran et les actes de solidarité.

Le dernier repas avant l’aube, appelé Kheudeu, devait être pris avant 06h04, tandis que le début effectif du jeûne (Fajr) était fixé à 06h19. Après une journée d’abstinence, aussi bien alimentaire que comportementale, la rupture du jeûne (Iftar) est prévue à 19h20 ce soir.

Les horaires du Kheudeu et de l’Iftar évolueront graduellement tout au long du mois, en fonction de la durée du jour, qui s’allonge ou se raccourcit selon les cycles solaires. Cette progression est suivie attentivement par les fidèles, qui ajustent quotidiennement leur pratique en fonction du calendrier lunaire et des recommandations des autorités religieuses.

Dans les foyers sénégalais, l’ambiance est marquée par le partage et la convivialité. De nombreux gestes de solidarité se multiplient à travers des distributions de repas, de dattes, d’eau ou encore des aides aux familles démunies, illustrant l’esprit de générosité propre à ce mois béni.

Le Ramadan se poursuit ainsi dans une atmosphère de piété, de patience et de dévotion, avec l’espoir d’en tirer les bienfaits spirituels et sociaux qu’il incarne.

Sénégal : Alerte sur une faille de cybersécurité dans le secteur financier

Une alerte préoccupante secoue actuellement le secteur financier sénégalais. Un groupe se faisant appeler “Mauritania Hackers” affirme avoir infiltré les systèmes informatiques de plusieurs institutions bancaires ainsi que d’entreprises spécialisées dans la cybersécurité. Cette situation soulève de vives inquiétudes alors que le pays poursuit sa transition vers la finance numérique.

L’Afrique de l’Ouest, et le Sénégal en particulier, connaît une transformation digitale rapide de ses services financiers. Applications mobiles, paiements électroniques et services bancaires en ligne ont révolutionné les usages, offrant davantage de commodité aux usagers. Toutefois, cette numérisation fulgurante semble attirer de plus en plus l’attention de cybercriminels désireux d’exploiter les failles encore présentes dans les systèmes.

Si les revendications du groupe pirate se confirment, les conséquences pourraient être très lourdes. Parmi les menaces les plus sérieuses :

• Fuite massive de données : Les informations personnelles et bancaires des clients risquent d’être compromises.

• Interruption des services financiers : Une attaque informatique pourrait paralyser les services bancaires, causant des désagréments majeurs.

• Pertes financières : Aussi bien pour les établissements que pour les clients, des pertes directes ou indirectes pourraient survenir.

Face à cette menace, les experts en cybersécurité appellent à une réaction rapide et coordonnée. Pour les institutions financières, plusieurs mesures s’imposent :

• Réaliser des audits de sécurité réguliers pour détecter les vulnérabilités ;

• Former continuellement le personnel aux bonnes pratiques de cybersécurité ;

• Renforcer les infrastructures numériques pour mieux protéger les données sensibles ;

• Mettre à jour systématiquement les logiciels et systèmes informatiques.

Les utilisateurs, eux aussi, doivent adopter des gestes simples mais efficaces :

• Utiliser des mots de passe complexes et différents pour chaque service ;

• Activer l’authentification à deux facteurs ;

• Surveiller régulièrement l’activité de leurs comptes ;

• Se méfier des tentatives de phishing et autres arnaques en ligne.

Ces incidents présumés rappellent l’urgence d’un renforcement des normes de sécurité dans le secteur bancaire. Les autorités financières régionales travaillent déjà à l’élaboration de directives plus rigoureuses pour sécuriser l’écosystème numérique.

Alors que le Sénégal et la sous-région poursuivent leur transition vers une économie numérique, la cybersécurité doit désormais figurer parmi les priorités stratégiques. Car si la digitalisation offre des opportunités, elle ne saurait se faire au détriment de la sécurité des usagers et de la stabilité du système financier.

Guy Marius Sagna alerte sur les violations des droits des Sénégalais en Mauritanie : une mission parlementaire proposée

Le député Guy Marius Sagna a exprimé sa vive inquiétude face aux informations préoccupantes en provenance de la République islamique de Mauritanie, faisant état de violations des droits humains et d’une montée de la xénophobie visant des ressortissants ouest-africains, notamment sénégalais, maliens et ivoiriens.

Selon plusieurs rapports, des migrants africains, dont des Sénégalais, seraient victimes d’arrestations arbitraires et d’expulsions menées dans des conditions jugées inhumaines. Si ces faits venaient à être confirmés, ils constitueraient de graves atteintes aux droits fondamentaux des migrants vivant sur le territoire mauritanien.

Tout en reconnaissant la souveraineté de la Mauritanie, Guy Marius Sagna a tenu à souligner que cette situation ne saurait laisser le Sénégal indifférent. « La Mauritanie est un État souverain qui a le droit de définir ses propres règles, et les Sénégalais qui choisissent de s’y rendre doivent les respecter. Cependant, nous ne pouvons rester indifférents face aux traitements qui leur sont réservés », a-t-il déclaré.

Face à ces allégations préoccupantes, le député propose la mise en place d’une mission d’information parlementaire chargée d’évaluer les conditions de vie des Sénégalais et d’autres migrants ouest-africains en Mauritanie. Cette mission permettrait de recueillir des témoignages directs et des éléments concrets afin d’éclairer les autorités sénégalaises sur la réalité du terrain. « Il est essentiel que nous ayons des informations fiables et précises pour orienter les actions à mener », a-t-il insisté.

Par ailleurs, Guy Marius Sagna a annoncé son intention d’interpeller le gouvernement sénégalais sur cette crise. Il exhorte les autorités à entreprendre des démarches diplomatiques et politiques fortes pour garantir la sécurité et le respect des droits des Sénégalais établis en Mauritanie. « Nous ne pouvons fermer les yeux sur le sort de nos compatriotes », a-t-il martelé, appelant à une réaction rapide et ferme des instances concernées.

Alors que la situation des migrants africains devient de plus en plus préoccupante dans plusieurs pays de la sous-région, l’appel de Guy Marius Sagna vient rappeler l’urgence d’une réponse concertée, fondée sur la protection des droits humains et la solidarité africaine.

Bourses de sécurité familiales : le programme n’est pas suspendu, rassure le ministère de la Famille

Le ministère de la Famille et des Solidarités a tenu à rassurer les bénéficiaires du programme national de bourses de sécurité familiales. Contrairement aux rumeurs persistantes sur une éventuelle suspension, les autorités affirment que le programme se poursuit, même si un processus d’évaluation et de mise à jour est actuellement en cours.

Invité sur les ondes de la RFM ce lundi, El Hadji Ndiogou Diouf, secrétaire général du ministère, a déclaré : « Je ne pense pas qu’il y a une décision formelle, en tout cas je n’en suis pas informé, de suspension du programme national de bourses de sécurité familiales. » Il a expliqué que le retard constaté dans le paiement des bourses ne signifie nullement un arrêt du programme.

Selon lui, des arriérés de paiement couvrant quatre trimestres sont en cours de régularisation. « Cela ne veut pas dire qu’on a suspendu. C’est un problème de paiement de bourses qui se passe habituellement dans beaucoup de programmes sociaux de ce genre, mais qu’on est en train de régulariser pour pouvoir pérenniser et renforcer ce programme », a-t-il précisé.

Le programme est adossé au Registre national unique (RNU), une base de données qui permet de cibler les bénéficiaires. Ce registre fait actuellement l’objet d’une mise à jour et d’une extension visant à atteindre un million de ménages. « Le travail de mise à jour et d’extension est pratiquement terminé. On est en train de faire les dernières validations. Ce registre va désormais servir de base à toutes les politiques de protection sociale », a conclu M. Diouf.

Le ministère appelle ainsi à la patience et à la confiance, en assurant que tous les paiements dus seront effectués dans les meilleurs délais et que le programme, loin d’être abandonné, est en phase de renforcement.

Vers un pape noir ? L’espoir porté par Mgr Benjamin Ndiaye

L’Afrique, terre de foi et de ferveur chrétienne, pourrait-elle un jour voir l’un de ses fils accéder au trône de Saint Pierre ? Cette question, encore impensable pour certains il y a quelques décennies, s’impose aujourd’hui avec de plus en plus d’acuité. Invité de la RTS ce dimanche, Mgr Benjamin Ndiaye, ancien archevêque de Dakar, n’a pas éludé le sujet. Au contraire, il s’en est emparé avec un enthousiasme assumé.

« Moi, j’en rêve honnêtement », a-t-il confié. Un rêve nourri par la vitalité de l’Église africaine, le dynamisme de ses communautés, et la profondeur de la foi vécue au quotidien sur le continent. Pour Mgr Ndiaye, ce rêve est aussi chargé d’une symbolique forte : « L’homme noir a subi tant d’injustices dans l’histoire, qu’un pape noir aurait une portée prophétique. Je crois profondément que c’est possible. »

Même s’il rappelle que le choix du souverain pontife revient exclusivement au Collège des cardinaux, l’ancien archevêque de Dakar invite à l’espérance : « À la grâce de Dieu, signons pour un pape noir ! Prions pour que cela arrive. Pourquoi pas ? »

Cette prise de position, à la fois audacieuse et pleine d’espérance, trouve un écho particulier dans une Église universelle qui cherche à mieux refléter sa diversité. Alors que de plus en plus de cardinaux africains accèdent à des postes stratégiques au sein de la Curie romaine, l’hypothèse d’un pape noir n’est plus une utopie. Elle est une possibilité.

Me Moussa Diop tire à boulets rouges sur le tandem Diomaye-Sonko : « Une pagaille au sommet de l’État »

Dans une vidéo postée sur le réseau X (anciennement Twitter) et largement relayée ce lundi par L’Observateur, Me Moussa Diop, président du mouvement And Gor Yi/Jotna, n’a pas mâché ses mots à l’encontre du duo exécutif Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko. L’ancien directeur général de Dakar Dem Dikk dresse un tableau alarmant de la gouvernance actuelle, dénonçant ce qu’il qualifie de « graves incohérences » dans la gestion des finances publiques du Sénégal.

Au cœur de ses critiques : la mauvaise gestion du foncier et l’opacité des mécanismes de répartition des fonds communs. Me Diop fustige également l’administration des Douanes, qu’il estime inefficace et dépourvue de transparence, appelant à une réforme en profondeur du secteur et à une révision des procédures de traitement, souvent éloignées du principe de mérite.

L’homme politique s’inquiète surtout de l’évolution vertigineuse de la dette publique, qu’il juge préoccupante. Il déplore le fait que malgré l’héritage budgétaire difficile laissé par l’ancien régime, le gouvernement actuel poursuit dans la même logique d’endettement. « En 2024, la dette dépasse déjà 4 000 milliards FCFA, et pourrait atteindre près de 5 000 milliards en 2025 si rien n’est fait », alerte-t-il.

Me Moussa Diop remet également en question la transparence dans l’utilisation de ces emprunts, exigeant des éclaircissements clairs à l’endroit des citoyens sénégalais. « Il est inadmissible que les Sénégalais ne soient pas informés de la destination de ces sommes colossales », martèle-t-il.

L’avocat appelle à une reddition des comptes plus large, qui ne se limiterait pas aux responsables de l’ancien régime, mais s’étendrait également à des institutions comme la BCEAO. Il met en lumière les zones d’ombre entourant le rapport de la Cour des comptes, indiquant que le document n’aurait pas été signé par l’ensemble des présidents de chambre. Pour lui, cet épisode est symptomatique d’« une pagaille au sommet de l’État ».

À travers cette sortie musclée, Me Moussa Diop tente de sonner l’alerte sur les dérives qu’il attribue à la gestion du tandem Diomaye-Sonko, tout en se positionnant en vigie politique face à ce qu’il considère comme une dérive budgétaire inquiétante et un déficit de gouvernance.

Cité Fayçal : la Sogepa somme 52 familles de quitter les lieux, Alioune Tine monte au créneau

La tension monte à la Cité Fayçal. La Société de gestion et d’exploitation du patrimoine bâti de l’État (Sogepa) a récemment adressé une sommation à 52 familles occupant des villas dans ce quartier résidentiel, leur intimant l’ordre de libérer les lieux d’ici août 2025. En cause : des baux emphytéotiques que la Sogepa juge « illégaux » car ne respectant pas la réglementation en vigueur.

Selon la société publique, ces occupants ne disposeraient pas de titres valides, malgré leur installation souvent ancienne et régulière. Une décision qui suscite une vive polémique et réveille les tensions autour de la gestion du patrimoine immobilier de l’État.

Contacté par plusieurs résidents inquiets, le défenseur des droits humains Alioune Tine a réagi avec fermeté. Il dénonce une injonction brutale et juridiquement contestable. « Il faut que la notion de continuité de l’État ait un sens. Ce n’est pas la première fois que des hauts fonctionnaires bénéficient de tels avantages. Cela existait déjà sous Senghor », a-t-il déclaré, soulignant le caractère historique de ces attributions.

Pour Alioune Tine, cette décision risque de créer un précédent dangereux en remettant en cause des droits acquis au fil du temps. « Dans la récupération des biens immobiliers de l’État, il est essentiel de faire preuve de discernement, surtout dans le cas de la Cité Fayçal », plaide-t-il.

Le défenseur des droits appelle les autorités à reconsidérer leur approche et à privilégier une solution concertée. « Il ne faut pas revenir sur des engagements de l’État. Une telle décision pourrait créer une rupture de confiance entre les citoyens et l’administration », alerte-t-il.

De leur côté, les familles concernées s’estiment lésées et se disent prêtes à engager un bras de fer juridique pour faire valoir leurs droits. L’affaire de la Cité Fayçal pourrait ainsi s’inviter sur le terrain judiciaire, voire politique, si aucune médiation n’est trouvée.

Enquête sur des conventions entre l’État du Sénégal et le cabinet Lazareff Le Bars : le parquet financier ouvre une information judiciaire

Une nouvelle affaire secoue les sphères politico-financières du Sénégal. Selon le journal Libération, une enquête a été ouverte par le parquet financier concernant les conventions signées entre l’État du Sénégal, sous la présidence de Macky Sall, et le prestigieux cabinet français Lazareff Le Bars, spécialisé dans l’arbitrage international, les contentieux et le conseil juridique et fiscal en Afrique.

Au cœur de cette enquête : des soupçons de blanchiment de capitaux. L’Agent judiciaire de l’État (AJE) s’est d’ailleurs constitué partie civile dans ce dossier, ce qui témoigne de la gravité des faits présumés.

D’après les informations relayées par Libération dans son édition du lundi 10 mars, les autorités judiciaires s’intéressent à une série de virements effectués depuis le Trésor public sénégalais au profit du cabinet français, pour un montant global de 6 milliards 736 millions 215 mille 61 francs CFA, répartis entre avril 2018 et avril 2024.

Plus troublant encore : la dernière transaction recensée aurait été réalisée le 2 avril 2024, jour même de la passation de pouvoir entre le président sortant Macky Sall et son successeur Bassirou Diomaye Faye, fraîchement investi après avoir prêté serment. Ce timing particulier a visiblement renforcé les interrogations du parquet.

Les investigations en cours devraient permettre de déterminer la nature exacte des prestations fournies par le cabinet Lazareff Le Bars, d’identifier les bénéficiaires finaux des fonds et d’évaluer la conformité des contrats avec les règles de la commande publique.

L’affaire pourrait donc rebondir dans les prochains jours, avec d’éventuelles convocations et auditions. Elle intervient dans un contexte de transition politique où les nouvelles autorités semblent vouloir renforcer la transparence dans la gestion des ressources publiques et faire toute la lumière sur certaines pratiques de l’ancien régime.

Manifestation de soutien à Tahirou Sarr prévue à Oréfondé

Une manifestation de soutien à Tahirou Sarr est annoncée à Oréfondé, a-t-on appris ce lundi via la RFM. Une marche pacifique est prévue pour le 13 mars prochain, à l’initiative de proches et sympathisants de l’homme d’affaires récemment mis en cause dans une affaire financière de grande envergure.

Tahirou Sarr a été entendu le jeudi 27 février dernier par le collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier (PJF), dans le cadre de l’enquête sur des transactions jugées suspectes, évaluées à 125 milliards de francs CFA. Ce dossier, révélé par un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), a conduit à l’incarcération de plusieurs personnalités.

Présenté comme l’un des complices du député Mouhamadou Ngom, dit Farba, également écroué dans cette affaire, Tahirou Sarr a été placé sous mandat de dépôt. Son entourage dénonce une procédure jugée expéditive et appelle à une mobilisation pour exiger sa libération.

La marche du 13 mars devrait ainsi rassembler de nombreux soutiens dans la localité d’Oréfondé, dans une ambiance que les organisateurs veulent pacifique mais déterminée. Ils comptent faire entendre leur voix face à ce qu’ils considèrent comme une injustice.

Affaire Doro Gaye – Colonel Cheikh Sarr : la justice poursuit les investigations

Les poursuites judiciaires visant l’homme d’affaires Doro Gaye et le colonel Cheikh Sarr se poursuivent. La chambre d’accusation a récemment rejeté la requête introduite par l’ancien chef de la Section de recherches de Colobane, qui sollicitait l’annulation de la procédure judiciaire le concernant. Selon le journal Les Échos, cette décision confirme la volonté des autorités judiciaires d’aller au fond du dossier.

L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée par Zakiroulah Sow, qui accuse Doro Gaye d’escroquerie dans une transaction immobilière portant sur un terrain situé aux abords de l’aéroport militaire Léopold Sédar Senghor, dont la valeur est estimée à 1,2 milliard de francs CFA. Selon la partie plaignante, l’homme d’affaires se serait indûment enrichi dans cette opération.

Le colonel Cheikh Sarr, quant à lui, est soupçonné d’avoir perçu une somme de 400 millions de francs CFA dans cette affaire. Bien qu’il ait toujours clamé n’avoir joué qu’un rôle d’intermédiaire entre les deux parties, l’officier de gendarmerie avait été placé sous mandat de dépôt avant de bénéficier d’une liberté provisoire. Il avait ensuite déposé une requête pour faire annuler la procédure, invoquant un vice de forme et affirmant que la partie civile ne l’avait jamais cité dans la plainte. Des arguments qui n’ont pas convaincu la chambre d’accusation, laquelle a suivi les réquisitions du parquet en rejetant sa demande.

De son côté, Doro Gaye se trouve actuellement hors du territoire sénégalais. Arrêté puis relâché à Paris, en France, il s’était rendu à l’étranger en violation des conditions de sa liberté provisoire. Son extradition serait désormais à l’étude, selon les informations disponibles.

L’affaire, qui mêle gros enjeux financiers et implications judiciaires de haut niveau, continue ainsi d’alimenter les débats, en attendant de nouveaux développements judiciaires dans les prochaines semaines.

Kaolack : Médina Baye en deuil — Cheikh Mouhamadoul Bachir, fils de El Hadji Mouhamad Zeynabou Abdoulaye Niass, n’est plus

Le décès de Cheikh Mouhamadoul Bachir est survenu ce dimanche 09 mars 2025 à la clinique Lamp Fall de Kaolack, des suites d’une maladie.

Le rappel à Dieu de ce grand érudit, homme d’une sagesse remarquable et d’une expérience exceptionnelle, plonge toute la communauté musulmane dans une profonde tristesse.

Qu’Allah, dans Sa miséricorde infinie, l’accueille en Son Paradis et soit pleinement satisfait de lui.

Nous présentons nos sincères condoléances à toute la Oummah islamique, en particulier au Khalife général de la Faydatidianya, Cheikh Mouhamadoul Mahi Ibrahima Niass.

Le M2S alerte sur la dégradation socio-économique et interpelle le gouvernement

Dans un contexte marqué par des difficultés économiques croissantes, le Mouvement pour Sauver le Sénégal (M2S) tire la sonnette d’alarme sur la détérioration continue des conditions de vie des populations. Dans un communiqué rendu public ce dimanche, le mouvement déplore l’incapacité du gouvernement à répondre aux attentes fondamentales des citoyens, notamment en matière de nourriture, d’éducation, de logement et de soins de santé.

Le M2S fustige également une série de licenciements qu’il qualifie « d’excessifs » dans plusieurs entités publiques stratégiques telles que le Port Autonome de Dakar, la RTS, le CDC et l’AIBD. Selon le mouvement, ces mesures ne font qu’exacerber les tensions sociales dans un climat déjà tendu. Il demande, par conséquent, l’arrêt immédiat de ces licenciements qu’il considère comme une source d’instabilité.

Dans sa déclaration, le M2S se montre également très critique à l’égard du PASTEF, parti aujourd’hui au pouvoir. Celui-ci, selon le mouvement, semble avoir trahi les espoirs placés en lui : « Le PASTEF passe des solutions aux lamentations, des projets aux procès, de la reddition de comptes aux règlements de comptes, et transforme un pays en ruines en une bamboula pastéfienne caractérisée par un train de vie dispendieux », fustige le communiqué.

Le mouvement brosse un tableau sombre de la situation nationale : chômage des jeunes persistant, insécurité croissante, climat social tendu, paralysie du secteur du BTP, tensions dans l’éducation, et détresse des populations vulnérables. Il dénonce également une justice jugée « sélective et sous influence », marquée par « l’arrestation d’adversaires politiques dont le seul tort serait de posséder une fortune considérable ».

Face à cette situation préoccupante, le M2S appelle à une gouvernance plus responsable et inclusive. Il recommande « une attention accrue, une souplesse et une sagesse dans la prise de décision, un dialogue permanent sur les problèmes sensibles, une acceptation humble de l’actif et du passif hérités des prédécesseurs, ainsi qu’un optimisme modéré pour remplacer le pessimisme ambiant ».

À travers cet appel, le Mouvement pour Sauver le Sénégal invite les autorités à recentrer leur action autour des urgences nationales et des préoccupations réelles des citoyens, loin des querelles politiques et des effets d’annonce.

Sénégal – Enseignement supérieur : une victoire historique pour les enseignants-chercheurs avec la signature du décret sur la réversion des pensions

Le 7 mars 2025 restera une date marquante dans l’histoire de l’enseignement supérieur sénégalais. Après de longues années de revendications, de luttes syndicales et de négociations acharnées, le Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) a obtenu une avancée majeure : la signature du décret sur la réversion des pensions de retraite et l’intégration de la prime de recherche dans le calcul des pensions des enseignants-chercheurs et chercheurs des universités publiques.

Cette signature vient concrétiser le protocole d’accord conclu le 6 janvier 2023 entre le SAES et le gouvernement. Elle constitue une véritable réparation d’une injustice de longue date envers les ayants-droit des enseignants-chercheurs décédés. Jusqu’ici, les veuves, veufs et orphelins ne percevaient qu’un montant dérisoire équivalant à 13 % du salaire net du défunt, malgré la revalorisation de la pension de retraite à un taux de remplacement de 85 % obtenue lors de l’accord historique du 15 mars 2018.

Le combat du SAES s’est intensifié ces derniers mois, notamment avec la menace d’une grève au début de l’année 2025. C’est sous cette pression que les autorités ont finalement acté la signature du décret. Ce dernier permet désormais la réversion effective des pensions aux ayants-cause, tout en intégrant la prime de recherche dans le calcul des pensions de retraite. Une mesure saluée unanimement par le SAES, qui y voit une victoire morale et sociale, fruit d’une mobilisation sans relâche.

Dans un communiqué, le syndicat a exprimé sa satisfaction, tout en appelant à maintenir la vigilance. En effet, d’autres points essentiels du protocole restent encore à concrétiser : la construction d’infrastructures sociales et pédagogiques dans les universités, le recrutement massif d’enseignants-chercheurs pour combler le déficit en personnel permanent, ainsi que des réformes structurelles dans la gouvernance et le financement de la recherche.

Par cette avancée, le SAES réaffirme son rôle central dans la défense des intérêts des enseignants-chercheurs et sa détermination à œuvrer pour un enseignement supérieur plus équitable, plus stable et plus performant au Sénégal.

Société / Ramadan : L’Association Découverte Araignée Têtue renforce ses actions d’aide alimentaire à travers le pays

Comme chaque année, l’Association Découverte Araignée Têtue intensifie ses actions d’aide alimentaire durant le mois béni de Ramadan, en faveur de toutes les personnes dans le besoin : orphelins, talibés, familles démunies, sans distinction d’origine ou de confession. L’aide humanitaire est en effet une tradition que l’association perpétue depuis sa création pendant le mois de Ramadan.

Durant cette période, la structure prévoit de se mobiliser dans plusieurs villes du pays, en déployant des actions de solidarité destinées à des centaines de milliers de personnes vulnérables, notamment les enfants en situation défavorable.

« Pour notre première activité de ce mois de Ramadan 2025, baptisée Journée de solidarité, nous avons programmé des distributions de colis ou de coupons alimentaires, de vêtements et d’enveloppes financières à Yoff Ndeungagne, le vendredi 21 mars », a indiqué la présidente de l’association, Seynabou Lô, dans un communiqué transmis à la presse.

Elle a souligné que les besoins restent immenses, comme en témoignent les résultats des enquêtes menées au sein des communautés. « La faim et la soif sont une réalité pour des millions de personnes. C’est pourquoi notre association se doit d’agir sans relâche, que ce soit dans l’urgence ou dans une démarche durable », a-t-elle insisté.

Mme Lô a par ailleurs lancé un appel à la générosité du public pour accompagner ces actions en faveur des populations démunies : « C’est grâce à votre soutien que nous pouvons continuer à fournir de l’aide alimentaire et pérenniser nos initiatives de solidarité. »

Kaolack / Journée internationale des droits des femmes : La présidente régionale de l’association ForÉduc plaide pour un soutien inclusif aux femmes handicapées

Le 8 mars marque une journée symbolique et essentielle pour les femmes du monde entier : la Journée internationale des droits des femmes.

« Nous rendons hommage à toutes les femmes courageuses qui se battent chaque jour pour réaliser leurs rêves, en particulier celles en situation de handicap. Nous saluons les réalisations remarquables des femmes handicapées, les défis supplémentaires qu’elles doivent surmonter et les contributions précieuses qu’elles apportent à leurs communautés », a déclaré Rokhya Dia, présidente régionale de l’association ForÉduc, section Kaolack.

Elle a souligné que les femmes handicapées font face à des obstacles multiples dans l’accès à la formation et à l’emploi, du fait de leur double vulnérabilité liée au genre et au handicap. « Plaider pour leur formation, c’est revendiquer des programmes adaptés, inclusifs et accessibles, qui tiennent compte de leurs besoins spécifiques », a-t-elle indiqué.

Concernant la formation professionnelle, Mme Dia a formulé des recommandations claires :

« Nous souhaitons que l’État mette en place des formations axées sur les compétences recherchées sur le marché du travail, accompagnées d’un suivi personnalisé. Il est également essentiel de soutenir financièrement les femmes entrepreneures handicapées afin de lever les barrières économiques et de favoriser leur autonomie. »

Elle a également salué les efforts du gouvernement sénégalais, sous la présidence de Macky Sall, en faveur de l’inclusion sociale et économique des personnes en situation de handicap, à travers plusieurs dispositifs tels que :

• La Carte d’Égalité des Chances (CEC), lancée en 2015, destinée à identifier les personnes handicapées et leur garantir un accès aux prestations sociales ;

• Les programmes d’autonomisation et de filets sociaux ;

• Les initiatives locales en faveur de l’autonomisation des femmes.

« Ces initiatives s’inscrivent dans la vision du président Macky Sall pour l’autonomisation économique des femmes, et témoignent de l’engagement du gouvernement envers l’inclusion. Cependant, nous exhortons les autorités à renforcer davantage ces dispositifs afin que les femmes handicapées puissent pleinement jouer leur rôle de leaders dans la société », a plaidé Mme Rokhya Dia lors de sa rencontre avec la presse ce dimanche.

Économies sur les factures d’électricité : La présidente du RENAFF, Mme Sokhna Fall Diawara, visite et sensibilise les Badianou Gokh

Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, la présidente du Réseau National des Femmes Frigoristes du Sénégal (RENAFF), Mme Sokhna Fall Diawara, a mené une campagne de sensibilisation auprès des Badianou Gokh sur les moyens d’économiser sur les factures d’électricité. Elle a également mis en lumière l’importance de l’implication des femmes dans le secteur de la réfrigération et de la climatisation.

Mme Diawara a salué les compétences et la détermination des femmes frigoristes, soulignant qu’elles jouent un rôle essentiel dans le développement durable du Sénégal. Elle a appelé à un soutien accru des autorités et des entreprises pour faciliter l’accès des femmes à des formations spécialisées et à des opportunités d’emploi dans ce secteur encore largement dominé par les hommes.

Elle a également insisté sur la nécessité de briser les stéréotypes de genre et de promouvoir l’égalité des chances pour toutes les femmes, en particulier dans les métiers techniques. Selon elle, le secteur de la réfrigération et de la climatisation revêt une importance capitale pour le développement socio-économique du pays.

Mme Diawara a également évoqué les nombreux défis auxquels les femmes frigoristes font face : obstacles à l’insertion professionnelle, accès limité au financement, et difficultés liées à l’entrepreneuriat. Elle a lancé un appel pressant aux autorités publiques et aux chefs d’entreprise pour faciliter l’accès aux ressources financières et encourager la création d’entreprises dans ce domaine.

Pour sa part, Mme Mame Aïda Boye, porte-parole des Badianou Gokh, a salué l’initiative du RENAFF. « Nous, les Badianou Gokh, sommes certes très actives dans le domaine de la santé, mais notre mission ne s’y limite pas. Cette sensibilisation arrive à point nommé, car les familles souffrent de l’augmentation des factures d’électricité. En tant qu’actrices de proximité, nous pouvons jouer un rôle crucial dans la sensibilisation des ménages », a-t-elle affirmé.

Mme Sokhna Fall Diawara a également déploré le fait que le RENAFF, malgré ses plus de 200 membres, reste encore peu connu du grand public. Elle a ainsi lancé un appel aux autorités, aux chefs d’entreprise et aux donneurs d’ordre pour accorder davantage de confiance aux femmes frigoristes. Selon elle, ces dernières sont tout aussi compétentes que leurs homologues masculins et méritent pleinement leur place dans ce secteur stratégique.

Kaolack : Deux associations de boulangers, CNBS et ABRK, boycottent la grève nationale annoncée par le RBS

Un arrêt total de la production de pain a été annoncé par le Regroupement des Boulangers du Sénégal (RBS) pour les 18 et 19 mars 2025. Cependant, les membres de l’Association des Boulangers de la Région de Kaolack (ABRK), affiliée à la Fédération Nationale des Boulangers du Sénégal, ne partagent pas cette décision.

Malgré les motifs avancés par le RBS, notamment le non-respect des engagements pris par les autorités et l’absence de réponse à leurs préoccupations malgré plusieurs démarches (demandes d’audience, courriers), les boulangers de Kaolack estiment que la situation économique du secteur, bien que difficile, nécessite un dialogue plutôt qu’une grève.

Une position en décalage avec le RBS

Face à la décision d’un arrêt total de la production de pain, Médoune Sarr, président de l’Association des Boulangers de la Région de Kaolack, a précisé lors d’un entretien accordé à notre correspondant permanent :

“Nous avons appris ce matin, à travers la presse, que le Regroupement des Boulangers du Sénégal (RBS) a décidé d’une grève nationale du 18 au 19 mars. Pour nous, membres de l’Association des Boulangers de Kaolack, nous n’allons pas suivre cette grève pour plusieurs raisons.”

Il rappelle que les boulangers de Kaolack ont récemment rencontré le ministre du Commerce, qui a fait un travail remarquable et leur a promis des solutions adaptées à leurs préoccupations.

“Ce que nous demandons à l’État du Sénégal, c’est une vérité des prix, sans compter sur les subventions. Le coût du diesel, le prix de la farine, tout doit être clarifié. Si nous dépendons des subventions, le problème persistera toujours.”

Un dialogue en cours avec les autorités locales

Médoune Sarr souligne également que les boulangers de Kaolack entretiennent de bonnes relations avec les autorités locales et sont en pleine préparation d’une assise régionale sur la boulangerie, initiée par le chef de service régional du commerce intérieur.

“Nous avons des problèmes, certes, mais puisque l’autorité nous tend la main, notre devoir est de l’écouter.”

Le Collectif National des Boulangers du Sénégal (CNBS) également opposé à la grève

Moustapha Mbodji, représentant régional du CNBS à Kaolack, abonde dans le même sens :

“Tout le monde sait que la crise financière au Sénégal est marquée par plusieurs défis économiques et sociaux, aggravés par des facteurs internes et externes. L’augmentation du coût de la vie touche durement les ménages, en particulier les plus vulnérables. Cette crise coïncide avec le mois de Ramadan. Il n’est donc pas question pour nous d’aller en grève.”

Pour le CNBS, l’objectif est d’accompagner la population face aux difficultés économiques plutôt que de les aggraver par une interruption de la production de pain.

Ainsi, alors que le RBS maintient son appel à la grève nationale, les boulangers de Kaolack, représentés par l’ABRK et le CNBS, préfèrent poursuivre le dialogue avec les autorités afin de trouver des solutions durables à la crise qui frappe leur secteur.

Kaolack : Les femmes plaident pour leur autonomisation

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée ce vendredi 7 mars 2025, les femmes de la région de Kaolack, sous la coordination de Madame le Préfet de Guinguinéo, ont posé des actes forts pour faire entendre leurs revendications.

La journée a été marquée par la remise d’un mémorandum au gouverneur de Kaolack, Mamadou Mactar Watt. Ce document, destiné au président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, met en avant des demandes prioritaires : accès au foncier, participation aux commissions agricoles, professionnalisation des agricultrices et des éleveuses, ainsi que le renforcement des unités de transformation laitière.

Par ailleurs, plusieurs actions concrètes ont rythmé l’événement, notamment des consultations médicales gratuites, un don de médicaments et la distribution de produits de première nécessité aux détenues de la maison d’arrêt et de correction de Kaolack.

En parallèle, des panels ont permis d’échanger sur des thèmes cruciaux tels que le leadership féminin, l’entrepreneuriat et l’autonomisation des femmes et des filles. Cette mobilisation témoigne de la détermination des femmes à renforcer leur rôle dans le développement de la région.

Ardo Gningue convoqué par la Cybercriminalité : l’activiste brise le silence

L’activiste Ardo Gningue a enfin réagi à sa convocation par la Division spéciale de la Cybercriminalité. Après plusieurs jours de silence, il a pris la parole ce samedi pour clarifier sa position et annoncer qu’il se rendra devant les enquêteurs ce lundi à 10h.

Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, il a déclaré : « J’ai été convoqué, et ce lundi à 10h inch’Allah, je répondrai à la convocation de la Cybercriminalité. » Par ces mots, Ardo Gningue met fin aux nombreuses interrogations sur son absence de réaction initiale et montre sa volonté de se conformer à la demande des autorités.

À ce stade, les raisons exactes de cette convocation n’ont pas été officiellement précisées. Toutefois, l’annonce de cette procédure a déjà déclenché de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, où les spéculations vont bon train quant à la nature de l’affaire et aux motifs de l’enquête.

Certaines hypothèses évoquent un éventuel lien avec ses prises de position souvent tranchées sur des sujets sensibles, tandis que d’autres y voient une nouvelle illustration des tensions entre certaines figures de la société civile et les autorités.

Alors que l’attente grandit autour de cette convocation, les partisans d’Ardo Gningue suivent de près l’évolution de la situation. Son audition devant la Division spéciale de la Cybercriminalité pourrait apporter des éclaircissements sur les faits qui lui sont reprochés.

Badara Gadiaga sur les rumeurs d’extradition de Macky Sall : « Son rayonnement international dérange »

Alors que des rumeurs circulent sur une possible extradition de l’ancien président Macky Sall, le chroniqueur Badara Gadiaga a vivement réagi, dénonçant ce qu’il considère comme une tentative de décrédibilisation d’un leader dont l’influence dépasse les frontières du Sénégal.

Dans une déclaration récente, Badara Gadiaga a souligné que le succès international de l’ancien chef de l’État semble déranger certains acteurs politiques du pays. « J’ai remarqué que quand Macky Sall rayonne sur le plan international, cela dérange certains au Sénégal », a-t-il affirmé. Il a rappelé que l’ancien président a récemment été choisi par plusieurs chefs d’État africains pour les représenter dans des discussions d’envergure, un fait qu’il juge révélateur de l’estime dont bénéficie Macky Sall à l’échelle continentale.

Cependant, cette reconnaissance ne semble pas être du goût de tout le monde. « J’ai vu un grand leader du pouvoir assimiler cela à une provocation de l’ancien chef de l’État. C’est grave », a ajouté Badara Gadiaga, critiquant l’attitude de certains responsables sénégalais face à l’influence persistante de Macky Sall.

Le chroniqueur n’a pas hésité à pointer du doigt ce qu’il perçoit comme une faiblesse de la diplomatie actuelle. Selon lui, le ministre des Affaires étrangères n’a pas su imposer son leadership sur la scène internationale, tandis que le Premier ministre ne parvient pas à asseoir son influence au-delà du Mali et de la Mauritanie. « Que des présidents africains adoubent Macky Sall et que cela dérange certains, ils ont un problème », a-t-il conclu.

Ces déclarations viennent s’ajouter à un climat politique déjà tendu, où l’avenir de l’ancien président Macky Sall continue de faire débat. Ses détracteurs et ses partisans s’opposent sur la portée de son héritage et sur son rôle actuel dans la diplomatie africaine. Reste à voir si ces tensions donneront lieu à de nouvelles polémiques dans les semaines à venir.

Farba Ngom à Rebeuss : Une affluence record pour le député-maire des Agnam

Détenu depuis le 27 février dans le cadre de l’affaire des 125 milliards de francs CFA, le député-maire des Agnam, Mouhamadou Ngom alias Farba Ngom, suscite une mobilisation impressionnante à la prison de Rebeuss. Logé dans la chambre 42 avec Lat Diop, ancien Directeur général de la Lonase, l’influent responsable de l’Alliance pour la République (APR) a reçu une vague de visiteurs sans précédent lors du dernier jour de visite.

Selon des sources proches de l’établissement pénitentiaire, c’est une foule considérable qui s’est pressée aux portes de la prison pour voir Farba Ngom. « C’était un monde fou qui tenait à le voir. Et comme l’administration pénitentiaire ne peut rien faire, tout ce beau monde a été admis à voir le maire des Agnam », confie une source au journal Les Échos.

Ce flux impressionnant de visiteurs témoigne de l’influence et de la popularité du parlementaire, proche de l’ancien président Macky Sall. Connu pour son rôle clé dans l’APR et son influence dans le nord du pays, Farba Ngom semble conserver un soutien indéfectible, malgré les lourdes accusations qui pèsent sur lui.

Cette situation soulève néanmoins des interrogations sur la gestion des visites en milieu carcéral. L’administration pénitentiaire, souvent critiquée pour des conditions strictes d’accès aux détenus, a dû faire face à une affluence exceptionnelle pour ce détenu particulier. Une situation qui pourrait relancer le débat sur le traitement différencié de certains prisonniers influents.

En attendant l’évolution de son dossier judiciaire, Farba Ngom continue de démontrer qu’il reste un acteur politique de premier plan, même derrière les barreaux.

Journée internationale des droits des femmes : Emmanuel Macron plaide pour une mobilisation constante face aux inégalités

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, ce samedi 8 mars, le président français Emmanuel Macron a réaffirmé son engagement en faveur de l’égalité femmes-hommes, la qualifiant de « droit inaliénable et universel ». Dans un message publié sur son compte X (ex-Twitter), le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’une mobilisation permanente pour garantir les droits des femmes à travers le monde.

« J’ai fait de l’égalité une grande cause de mes quinquennats et la France porte cette exigence avec force sur la scène internationale », a-t-il déclaré, appelant à faire de chaque jour un 8 mars symbolique.

Dans le même élan, le Premier ministre François Bayrou a adressé un message de solidarité aux femmes vivant dans des contextes de forte répression. « Nos pensées, notre souci, nos messages, notre sollicitude doivent être dirigés vers les petites filles et les femmes d’Iran et d’Afghanistan interdites de sortir, interdites de vivre libres », a-t-il écrit sur X, soulignant la nécessité d’une mobilisation internationale pour défendre les femmes privées de leurs libertés fondamentales.

Cette journée a été marquée par d’importantes mobilisations féministes dans plusieurs villes françaises. Une coalition regroupant une cinquantaine d’organisations, dont des syndicats comme la CGT, la CFDT et Solidaires, a organisé des marches dans plus d’une centaine de villes pour réclamer des actions concrètes en faveur des droits des femmes, notamment dans le monde professionnel.

À Paris, une marche féministe radicale, initialement interdite par la préfecture, a finalement été autorisée par la justice, selon l’Agence Anadolu. Des milliers de personnes, dont des militants pro-palestiniens, y ont participé pour dénoncer les inégalités salariales, les violences sexistes et la montée des discours masculinistes.

Les organisations féministes alertent sur une recrudescence des discours masculinistes et des remises en question des acquis en matière de droits des femmes, notamment dans le cadre des débats politiques et sur les réseaux sociaux. Elles appellent les gouvernements à renforcer leur engagement pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, et garantir l’accès des femmes à leurs droits fondamentaux.

Si des avancées ont été obtenues ces dernières années, l’égalité femmes-hommes demeure un défi mondial. Le message d’Emmanuel Macron, tout comme les mobilisations observées ce 8 mars, rappelle que la lutte pour les droits des femmes ne se limite pas à une journée, mais nécessite une mobilisation quotidienne face aux inégalités persistantes.

Fin de mission de Pape Mada Ndour à la présidence : Un départ avec polémique

L’ex-Chef de Cabinet exprime sa gratitude et renouvelle son engagement pour le Sénégal

Depuis la diffusion de l’information relative à la fin de mes fonctions, les Sénégalais, de tous horizons, me témoignent leur soutien. Je les remercie du fond du cœur. Je voudrais simplement préciser que cette décision du Président de la République n’est en rien liée à ma dernière sortie médiatique, émission pour laquelle, avant d’entrer en contact avec le journaliste, j’avais reçu l’accord du Président de la République et, à la suite de laquelle, j’ai reçu les félicitations de Monsieur le Premier Ministre, qui en avait vu des extraits.

Je remercie tout d’abord chaleureusement Monsieur le Président de la République de m’avoir choisi, parmi tous les Sénégalais, pour être son Chef de Cabinet et, ainsi, l’un de ses plus proches collaborateurs. Je le remercie ensuite de m’avoir donné l’opportunité, en tant que commis de l’administration, d’être au sommet de l’État. Je le remercie enfin de m’avoir écouté durant de longues heures parfois, consulté, et partagé avec moi des moments uniques. Je connais sa détermination à conduire le Sénégal à bon port et suis certain de ses capacités à y parvenir.

Naturellement, je reste disponible, aux côtés de tous les Sénégalais et avec mes frères de parti, pour contribuer à la réalisation du projet, là où le devoir m’appellera.

Ramadan Mubarak ! Alhamdoulillah alakoulihal.

Papa Mada NDOUR

Parlement International Paix et Tolérance : la députée Maréme Mbacké décroche un sommet dédié aux femmes

La 12ᵉ session plénière du Parlement International Paix et Tolérance s’est achevée à Genève, en Suisse, les 3 et 4 mars 2025. Présidée par S.E. Ahmed bin Mohammed Al Jarwan, président du Conseil Mondial pour la Tolérance et la Paix, et S.E. Djangarang Epainete, député de la République du Tchad, cette rencontre internationale visait à promouvoir une culture mondiale de tolérance et de paix.

Composé de membres issus des parlements nationaux du monde entier, le Parlement se consacre à l’examen des évolutions mondiales en matière de tolérance et de paix, ainsi qu’à la formulation de recommandations pour faire face aux défis émergents. Le Sénégal a été représenté par l’honorable députée Maréme Mbacké.

Lors de son intervention, Maréme Mbacké a tenu à transmettre « les salutations distinguées » de S.E. El Malick Ndiaye, président de l’Assemblée nationale du Sénégal, ainsi que de l’ensemble des députés de la 15ᵉ législature.

Elle a mis en avant le modèle exemplaire de tolérance que représente le Sénégal, un pays où cohabitent pacifiquement plusieurs ethnies et religions. « Notre population est composée à plus de 95 % de musulmans. Pourtant, notre premier président, Léopold Sédar Senghor, était un chrétien soutenu par des chefs religieux musulmans. Ses deux successeurs sont musulmans et ont, respectivement, des épouses chrétiennes », a-t-elle rappelé.

Le Sénégal est également reconnu pour sa stabilité et sa culture du dialogue. Un atout que la députée a tenu à souligner : « Notre pays est le plus pacifique de la sous-région ouest-africaine. Le seul conflit que nous avons connu, dans la partie sud du pays, est en voie de résolution avec la signature d’un accord entre le MFDS et l’État du Sénégal, sous la présidence de S.E. Bassirou Diomaye Faye », s’est-elle réjouie. Maréme Mbacké a ainsi succédé à l’ancien ministre et parlementaire Pape Sagna Mbaye dans la représentation du Sénégal au sein du Parlement International Paix et Tolérance.

Fervente défenseuse des droits des femmes, Maréme Mbacké a plaidé en faveur d’une meilleure prise en compte de cette catégorie vulnérable. Grâce à ses efforts, elle a réussi à convaincre le président S.E. Ahmed bin Mohammed Al Jarwan d’initier un sommet exclusivement dédié aux femmes.

Ce sommet, inspiré de celui de Pékin (Beijing), se tiendra en Afrique au cours de l’année 2025. Selon Maréme Mbacké, « la paix est importante pour tous, mais elle est primordiale pour les femmes et les enfants ».

Au cours de cette session, le Parlement a fermement condamné la violence comme moyen de résolution des conflits. Il a préconisé des mesures favorisant la réconciliation, la cohésion sociale et le développement durable.

Dans sa déclaration finale, l’assemblée a exhorté les gouvernements, les parlements et les organisations internationales à faire du dialogue, de la coopération et de l’ouverture les piliers fondamentaux de la construction d’un avenir plus pacifique et durable pour les générations futures.

La charte du Parlement International Paix et Tolérance est aujourd’hui signée par 110 pays à travers le monde. Pour rappel, cette entité constitue l’organe parlementaire du Conseil Global pour la Tolérance et la Paix (CGTP). Elle regroupe des membres de parlements nationaux engagés dans l’analyse des évolutions mondiales en matière de tolérance et de paix, ainsi que dans l’élaboration de recommandations adaptées aux défis émergents.

Guinée-Bissau : Umaro Sissoco Embalo avance les élections au 23 novembre 2025 dans un climat de crise politique

Le président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embalo, a avancé au 23 novembre 2025 la date des élections présidentielle et législatives anticipées, initialement prévues pour le 30 novembre. Cette décision a été annoncée dans un décret présidentiel publié vendredi, après une rencontre avec certains partis politiques à Bissau visant à établir un consensus sur la tenue des scrutins.

Si la réunion de vendredi a réuni des formations politiques proches du pouvoir ou peu représentatives, la principale coalition d’opposition, Pai Terra Ranka, dirigée par Domingos Simões Pereira, a brillé par son absence. Cette dernière conteste la légitimité de M. Embalo, affirmant que son mandat de cinq ans s’est achevé le 27 février 2025.

Exilé au Portugal pour des raisons de sécurité, M. Pereira a dénoncé une tentative du président sortant de “gagner du temps”. Il estime que les élections auraient dû être organisées avant février 2025 afin qu’un nouveau président soit investi à la fin du mandat constitutionnel.

L’opposition avait appelé à une “paralysie” du pays le 27 février pour contester le maintien de M. Embalo au pouvoir, mais la mobilisation n’a pas eu d’impact significatif, notamment à Bissau, où un important dispositif sécuritaire avait été mis en place.

La Guinée-Bissau traverse une nouvelle phase d’instabilité depuis la dissolution du Parlement en décembre 2023 par M. Embalo, trois jours après des affrontements armés qu’il a qualifiés de tentative de coup d’État. Il avait alors fixé des législatives anticipées au 24 novembre 2024, avant de les reporter sine die, invoquant des contraintes logistiques et financières.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a tenté d’intervenir en envoyant une mission à Bissau du 21 au 28 février pour favoriser un dialogue entre les acteurs politiques. Mais cette initiative a tourné court : M. Embalo a expulsé la mission, déclarant à l’AFP que “la Guinée-Bissau n’est pas une République bananière”.

En parallèle à cette crise, Umaro Sissoco Embalo a officiellement annoncé sa candidature à un second mandat, confirmant ainsi sa volonté de rester au pouvoir. Son principal rival, Domingos Simões Pereira, devrait également être candidat malgré son exil, alimentant une bataille politique à l’issue incertaine.

Mansour Faye charge le régime en place : “Le Sénégal va mal”

L’ancien ministre et maire de Saint-Louis, Mansour Faye, a sévèrement critiqué le régime actuel, l’accusant d’être responsable de la dégradation économique et sociale du pays. Dans une déclaration au vitriol, il pointe du doigt l’incapacité du pouvoir à gérer la situation et appelle à un retour à l’expertise de l’ancien président Macky Sall.

“Le Sénégal va mal” : une critique sans concession

Selon Mansour Faye, le Sénégal traverse une crise profonde qui touche tous les secteurs. “Le mal est partout, et l’environnement économique, déjà au plus bas, ne cesse de se dégrader”, déplore-t-il. L’ancien ministre attribue cette situation à “SAS”, qu’il décrit comme un “demi-dieu” ayant sacrifié le pays pour des intérêts personnels et un ego surdimensionné. “Sans parler de son incompétence, de ses carences et de sa soif de vengeance injustifiée !”, insiste-t-il.

Le maire de Saint-Louis appelle le président Bassirou Diomaye Faye à prendre ses responsabilités et à s’éloigner d’Ousmane Sonko, qu’il considère comme l’homme de l’échec. “Celui qu’il nomme SAS, le ‘demi-dieu’, a échoué, hélas, et ne se relèvera jamais”, martèle-t-il. Mansour Faye estime que la seule solution pour redresser le pays serait que le président “se tourne vers Macky Sall pour qu’il l’épaule et le conseille”.

Selon lui, en douze ans de pouvoir, Macky Sall a su “mettre le pays sur les rampes de l’émergence”, tandis que la nouvelle gouvernance met en péril les acquis économiques et sociaux.

Mansour Faye fustige particulièrement la gestion des finances publiques par le gouvernement en place. “La sortie ratée de Sonko sur les finances publiques va occasionner des conséquences désastreuses et dévastatrices sur le panier de la ménagère, déjà mal en point”, avertit-il.

Il met en garde contre une aggravation de la précarité pour la population et évoque la baisse de la note du Sénégal par les agences de notation, un signe inquiétant pour l’économie nationale. “Cette situation, artificiellement engendrée par l’incurie du pouvoir, limite la marge de manœuvre de l’État pour investir dans des projets sociaux tels que la santé et l’éducation, ou dans des projets d’infrastructures”, alerte-t-il.

Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte où plusieurs figures de l’ancien régime expriment leur scepticisme face aux orientations économiques et politiques du gouvernement. Alors que la coalition au pouvoir se défend d’un “nettoyage” nécessaire pour une gouvernance transparente, l’opposition y voit une volonté de déstabilisation qui pourrait plonger le pays dans une crise plus profonde.

Sénégal : Les pêcheurs de Saint-Louis dénoncent une fuite de gaz sur le projet GTA et alertent sur un désastre écologique

Une fuite de gaz a été détectée sur le site du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA), situé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie. Tandis que l’ampleur et les conséquences exactes de cet incident restent floues, les pêcheurs artisanaux de Saint-Louis, notamment ceux de Guet Ndar, tirent la sonnette d’alarme. Face à ce qu’ils considèrent comme un « silence inacceptable » des autorités et des exploitants du projet, ils expriment leur profonde inquiétude quant aux dangers pour l’écosystème marin et les communautés côtières.

Déjà confrontés à la réduction de leurs zones de pêche en raison de l’exploitation gazière, les pêcheurs de Guet Ndar voient dans cette fuite une nouvelle menace pour leur activité et leur survie. « Après nous avoir volé DIATARA, aujourd’hui, c’est notre santé, nos ressources et nos vies qui sont en danger », dénonce l’Association des pêcheurs artisanaux à la ligne de Saint-Louis dans un communiqué.

Les impacts potentiels de cette fuite sur l’environnement marin suscitent une vive inquiétude. Le gaz qui s’échappe dans l’air et dans l’eau pourrait gravement perturber la biodiversité du littoral de Saint-Louis, déjà soumis à diverses pressions environnementales. La contamination des ressources halieutiques et de la chaîne alimentaire marine menace directement l’économie locale, fortement dépendante de la pêche artisanale.

Au-delà de la fuite, l’association pointe également du doigt la pratique du torchage sur le projet GTA. Cette technique, qui consiste à brûler le gaz excédentaire, rejette d’importantes quantités de dioxyde de carbone et de méthane, un gaz à effet de serre particulièrement nocif pour le climat.

« Ce torchage n’est pas seulement une aberration écologique, c’est aussi une attaque contre la santé publique », dénoncent les pêcheurs, soulignant que les populations vivant sur la Langue de Barbarie sont directement exposées aux émissions toxiques.

Les conséquences sanitaires pourraient être graves : maladies respiratoires, irritations et autres pathologies liées à l’inhalation de particules nocives. Face à ces risques, l’association exige l’arrêt immédiat du torchage et une évaluation complète des impacts environnementaux et sanitaires du projet.

Face à cette crise environnementale et sociale, les pêcheurs de Saint-Louis formulent plusieurs revendications. Ils demandent en priorité une enquête indépendante et transparente afin de mesurer l’ampleur de la fuite de gaz et ses répercussions sur l’environnement et la santé publique.

L’association appelle également les citoyens, les organisations du secteur de la pêche et la société civile à se mobiliser pour exiger vérité et justice. « Nos vies, notre environnement et notre avenir valent plus que les profits d’une poignée de multinationales », martèlent-ils, déterminés à ne pas laisser cette affaire sous silence.

Le Train Express Régional (TER) : Une Infrastructure Déficitaire en Attente d’Extension

Trois ans après son lancement, le Train Express Régional (TER) de Dakar continue de rouler à perte. Cette réalité, longtemps évoquée en coulisses, a été confirmée par le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, lors d’une visite ce jeudi. Selon lui, les recettes générées par l’exploitation du TER ne couvrent qu’environ 60 % des dépenses, obligeant l’État à combler un déficit financier conséquent.

Le ministre a révélé que l’État prend en charge un gap financier qui s’élève à environ 18 milliards de francs CFA par an, soit un total de 54 milliards CFA sur les trois dernières années. Cette situation s’explique notamment par le fait que le TER ne joue pas encore pleinement son rôle de liaison régionale. Conçu initialement pour désenclaver les zones périphériques de Dakar et relier plusieurs régions du pays, le TER est aujourd’hui limité à un trajet urbain et périurbain, ce qui réduit considérablement sa rentabilité.

Face à cette situation, Yankhoba Diémé insiste sur la nécessité d’accélérer la phase 2 du projet, qui prévoit une extension du réseau vers d’autres régions du Sénégal. Cette expansion permettrait d’augmenter le nombre de passagers et d’accroître les recettes d’exploitation, réduisant ainsi la dépendance du TER aux subventions de l’État.

« Il faut réussir la phase d’embrayage qui consiste à mener le TER à sa vraie vocation. Pour ce faire, il faut la phase 2, mais aussi penser à l’étendre davantage pour qu’il puisse toucher les régions », a souligné le ministre.

L’autre enjeu majeur pour la viabilité du TER concerne le contrat d’exploitation signé avec la SNCF, qui arrive à échéance en 2026. L’État sénégalais se prépare déjà à une renégociation afin d’obtenir des conditions plus favorables et d’optimiser les coûts d’exploitation du train.

Malgré les défis financiers, le gouvernement reste déterminé à poursuivre le projet. Pour les autorités, il ne s’agit pas de remettre en question l’existence du TER, mais de le repositionner pour qu’il puisse pleinement jouer son rôle de transport interrégional et contribuer à la modernisation du réseau ferroviaire sénégalais.

Tensions à Keur Massar : La construction d’une préfecture sur un terrain de football suscite la colère des habitants

La commune de Keur Massar est en proie à une vive tension depuis l’annonce de la construction d’une préfecture sur le terrain de football Aiguillon, situé à l’Unité 4 des Parcelles Assainies. Ce projet, porté par l’État, suscite une opposition farouche des habitants, qui dénoncent la disparition d’un espace vital pour la jeunesse locale.

Le terrain Aiguillon constitue l’un des rares espaces de loisirs et de sport pour les jeunes de Keur Massar. De nombreuses écoles y organisent leurs séances d’éducation physique et sportive (EPS), et plusieurs équipes locales l’utilisent pour leurs entraînements et compétitions. Sa disparition au profit d’un bâtiment administratif est perçue comme une privation injuste pour la communauté.

« Ce terrain est essentiel pour nous. Nos enfants n’ont pas d’autres endroits où jouer et s’épanouir », déclare un habitant en colère. « Nous ne sommes pas contre la construction d’une préfecture, mais pas ici ! », ajoute un autre.

Face à la grogne populaire, les maires de Keur Massar Nord et de Keur Massar Sud se sont rangés du côté des riverains. Ils dénoncent un projet imposé sans concertation avec la population locale.

« Nous soutenons nos administrés dans leur volonté de préserver cet espace. Il est primordial que l’État prenne en compte leurs doléances et trouve une alternative », a déclaré un des édiles.

Craignant des affrontements, les autorités ont déployé un important dispositif sécuritaire autour du chantier. Les habitants, déterminés à empêcher la réalisation du projet, multiplient les mobilisations.

Certains manifestants promettent d’intensifier leur lutte jusqu’à l’abandon du projet ou la proposition d’un site alternatif. Pour eux, la priorité doit être donnée aux infrastructures de loisirs pour les jeunes, dans une commune où les espaces publics sont déjà rares.

Face à la montée des tensions, des voix s’élèvent pour appeler au dialogue entre les autorités étatiques et les populations locales. Une médiation pourrait être envisagée afin de trouver un compromis.

Cambriolage à la direction informatique du Trésor : l’enquête s’accélère

L’enquête sur le cambriolage des locaux de la direction de l’informatique du Trésor public, situé au 15, Rue Malenfant, au centre-ville de Dakar, connaît des avancées significatives. Selon L’Observateur, les auditions ont débuté ce jeudi 6 mars, marquant une nouvelle étape dans l’enquête menée par la Sûreté urbaine.

D’après le journal du Groupe Futurs Médias (GFM), les enquêteurs ont entendu plusieurs cadres de la direction concernée, dont la responsable des lieux. Ces derniers ont été soumis à une série de questions portant principalement sur la nature des données contenues dans les ordinateurs dérobés.

En plus du personnel, les forces de l’ordre ont également auditionné l’agent de police A. Goudiaby, de la 9e Compagnie du Groupement mobile d’intervention (GMI), ainsi que le vigile J. M. Niakh, chargé de la surveillance des locaux durant la nuit du cambriolage. Malgré ces interrogatoires approfondis, toutes les personnes entendues sont ressorties libres.

En parallèle des auditions, la Sûreté urbaine a engagé une autre phase clé de son enquête : l’exploitation des images de vidéosurveillance. Les enquêteurs analysent non seulement les caméras installées au sein de la direction de l’informatique du Trésor, mais aussi celles d’un commerce multiservice situé en face du bâtiment. Ces images pourraient fournir des indices précieux sur les auteurs du cambriolage.

Pour rappel, les faits se sont déroulés dans la nuit du 2 au 3 mars. Les malfaiteurs ont ciblé les bureaux 18, 20 et 22, situés au deuxième étage d’un immeuble de trois niveaux. Ils ont emporté trois ordinateurs, dont deux portables, ainsi qu’une somme de 200 000 francs CFA.

Les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour identifier les responsables et déterminer si le vol visait des informations sensibles contenues dans les équipements informatiques subtilisés.

Macky Sall au Maroc : une fausse rumeur d’expulsion démentie

Depuis mercredi, des informations circulant sur certains médias et réseaux sociaux prétendaient que le Maroc aurait demandé à l’ancien président sénégalais Macky Sall de quitter son territoire. Toutefois, après vérification, il s’avère que cette rumeur est totalement infondée.

Selon Confidentiel Afrique, qui cite des sources proches du cabinet royal marocain, aucune demande d’extradition n’a été formulée par Dakar, et aucune procédure administrative ou pénale n’est en cours contre Macky Sall au Maroc.

Une source marocaine citée par le média affirme : « C’est vous qui me l’apprenez, je ne sais pas vraiment d’où vient cette information. À l’heure où je vous parle, aucune procédure administrative ou pénale allant dans le sens d’extrader Macky Sall vers Dakar n’est à l’ordre du jour. »

Le Maroc considère toujours l’ancien président sénégalais comme un « résident de marque », bénéficiant d’un accueil digne de son statut, en raison de ses liens privilégiés avec le roi Mohammed VI et le peuple marocain.

L’origine de cette rumeur remonterait au site mauritanien Cridem.org, avant d’être reprise par plusieurs médias sénégalais. Certains observateurs estiment que cette fausse information pourrait être une tentative de fragiliser les relations diplomatiques entre le Maroc et le Sénégal, qui ont toujours été au beau fixe.

Cette polémique intervient alors que plusieurs anciens dignitaires du régime de Macky Sall font l’objet d’enquêtes sur des dossiers financiers sensibles au Sénégal. Cependant, le Maroc a choisi de garder ses distances avec ces affaires, adoptant une posture diplomatique stable avec Dakar.

Pour l’instant, Macky Sall continue de résider au Maroc, où il est accueilli en tant qu’ancien chef d’État sénégalais et allié historique du royaume chérifien.

Abdoul Mbaye interpelle le gouvernement sur la transparence des dépenses agricoles

L’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye a récemment pris la parole pour exiger des éclaircissements sur l’utilisation des fonds alloués à la campagne agricole. Dans un post publié sur sa page Facebook, il a interpellé le gouvernement sur l’efficacité des 50 milliards de francs CFA engagés pour soutenir l’agriculture, appelant à une évaluation rigoureuse des résultats obtenus.

Dans son message, Abdoul Mbaye insiste sur la nécessité de rendre des comptes aux citoyens concernant l’impact réel de ces investissements. « S’il vous plaît messieurs, donnez des informations sur les résultats de la campagne agricole afin que nous puissions apprécier l’efficacité de la dépense de plus de 50 milliards annoncée lors du conseil interministériel pour la financer », a-t-il écrit.

Cette déclaration intervient dans un contexte où plusieurs acteurs du secteur agricole expriment des préoccupations quant à la distribution des intrants, la productivité et les conditions difficiles auxquelles font face les agriculteurs.

Au-delà du bilan de la campagne actuelle, l’ancien chef du gouvernement met également en avant l’urgence de préparer les prochaines campagnes agricoles. « Mais surtout pour évaluer les besoins et la détresse actuels du monde paysan. Également pour mieux préparer leur campagne 2025-2026 car il est grand temps ! », a-t-il ajouté.

Cet appel traduit une inquiétude plus large sur la situation du monde rural, notamment en raison des aléas climatiques, du coût des engrais et de l’accès aux financements. Abdoul Mbaye souligne ainsi la nécessité d’une planification plus efficace et d’une meilleure anticipation des défis à venir.

Cette sortie d’Abdoul Mbaye s’inscrit dans un débat plus large sur la gestion des finances publiques et la transparence dans l’utilisation des ressources allouées aux secteurs stratégiques du pays. La question de l’efficacité des dépenses publiques, notamment dans l’agriculture, revient régulièrement dans l’actualité, avec des interrogations sur l’impact réel des investissements annoncés.

Kaolack : Le personnel féminin des forces de l’ordre et de sécurité célèbre la Journée mondiale de la femme

Le personnel féminin des forces de l’ordre et de sécurité de Kaolack a célébré l’édition 2025 de la Journée mondiale de la femme, ce jeudi, au Camp militaire Sémith Djim Diouf. Le thème retenu cette année était « Pour toutes les femmes et filles : droit à l’égalité et autonomisation ».

Cette activité à caractère social, organisée de manière tournante, vise à promouvoir la cohésion et l’esprit de communication au sein de la famille militaire. La cérémonie a été présidée par le colonel Elhadji Omar Faye, commandant de l’École Nationale des Sous-Officiers d’Active (ENSOA), représentant le colonel commandant de la zone militaire n°3, empêché.

Un engagement pour l’égalité et l’autonomisation des femmes

S’exprimant lors de l’événement, l’adjudant Awa Dieng, point focal genre de la zone militaire n°3, a souligné l’importance du thème choisi :

« Nous célébrons aujourd’hui la Journée mondiale de la femme avec l’ensemble du personnel féminin des forces de l’ordre et de sécurité. Le choix du thème national “Pour toutes les femmes et filles : droit à l’égalité et autonomisation” est pertinent dans un contexte où la quête de l’égalité de genre demeure un enjeu majeur. Il appelle à des actions concrètes pour promouvoir l’égalité des droits et libérer le potentiel des femmes. L’autonomisation des générations futures, notamment des jeunes femmes et adolescentes, est au cœur de cette vision. Il s’agit de leur donner les moyens de devenir des catalyseurs d’un changement durable. »

Elle a également insisté sur l’importance de cette célébration pour renforcer la cohésion sociale et professionnelle au sein des forces de l’ordre et de sécurité.

Un bilan sur l’intégration des femmes dans les forces de défense et de sécurité

Le colonel Elhadji Omar Faye, commandant de l’ENSOA et représentant du colonel Diouma Sow, commandant de la zone militaire n°3, a salué l’organisation de cette journée et les réflexions menées à cette occasion :

« Au nom du colonel commandant de la zone militaire n°3, Diouma Sow, je tiens à magnifier l’organisation de cette Journée internationale de la femme au sein de la zone militaire n°3. Cette journée a été une opportunité pour organiser des conférences sur l’intégration des femmes dans les forces de défense et de sécurité. Nous avons revisité les opportunités et défis liés au projet “LSI” dans le cadre de la stratégie genre du ministère des Forces armées. Nous avons également abordé les contraintes socio-culturelles qui peuvent freiner l’intégration des femmes dans ces corps et la nécessité de prendre en compte ces réalités à tous les niveaux pour une intégration efficace. »

Des conférences et échanges enrichissants

À l’occasion de cette célébration, plusieurs exposés ont été présentés sur des thématiques telles que :

• Présentation de la stratégie sectorielle genre des forces armées

• Défis et opportunités pour les femmes dans les forces de défense et de sécurité

• Les contraintes socio-culturelles face aux obligations professionnelles des femmes militaires et policières

Ces discussions ont permis d’éclairer le personnel sur les enjeux liés à l’égalité des sexes dans les forces de l’ordre et de sécurité, tout en mettant en avant les progrès réalisés et les défis à relever.

Sénégal : Un député exige une enquête parlementaire sur un marché d’armement controversé

Une nouvelle polémique éclate autour d’un marché d’armement de 45 milliards FCFA signé en 2022 entre le Ministère de l’Environnement et l’homme d’affaires nigérien Aboubakar Hima, alias « Petit Boubé ». Ce lundi, le député Babacar Ndiaye, membre du parti Pastef, a déposé une résolution à l’Assemblée nationale pour la création d’une commission d’enquête parlementaire.

L’élu s’interroge sur la pertinence de cette acquisition pour un ministère dont la mission principale est la protection de l’environnement. L’arsenal prévu – fusils d’assaut, munitions, véhicules blindés et drones – semble disproportionné pour les agents des Eaux et Forêts, traditionnellement chargés de la lutte contre le braconnage et la préservation des ressources naturelles.

Mais au-delà du caractère inadapté de l’équipement, plusieurs zones d’ombre entourent ce contrat. D’abord, le fournisseur choisi, Aboubakar Hima, est une figure controversée, visée par plusieurs enquêtes internationales pour des affaires de corruption et de détournement de fonds dans le cadre de marchés d’armement en Afrique de l’Ouest. Ensuite, et surtout, malgré l’énorme somme engagée, aucun des équipements commandés n’a été livré.

Pour Babacar Ndiaye, cette affaire soulève de sérieuses questions sur la transparence du processus et l’opportunité d’un tel achat par un ministère qui n’a pas vocation à gérer des acquisitions militaires. Il estime que cette responsabilité aurait dû revenir au Ministère des Forces armées, qui aurait pu placer le marché sous le régime du « Secret Défense » si nécessaire.

Face à ces interrogations, le député appelle l’Assemblée nationale à faire toute la lumière sur cette affaire et à identifier d’éventuelles responsabilités. Cette initiative parlementaire risque de relancer le débat sur la gestion des fonds publics et la gouvernance dans les marchés d’armement au Sénégal.

Incident à la Direction de l’Informatique du Trésor : Le SUTT rassure sur la sécurité des données

Dans un communiqué publié ce mardi 4 mars 2025, le Syndicat Unique des Travailleurs du Trésor (SUTT) a réagi à un article paru à la Une du journal L’Observateur, concernant un incident survenu à la Direction de l’informatique du Trésor public. Le syndicat tient à clarifier les faits et à rassurer l’opinion publique sur la sécurité du système de gestion de la trésorerie.

Selon le SUTT, l’incident, survenu dans la nuit du dimanche 2 mars, concerne un vol mineur de matériel sans grande valeur. Contrairement à certaines spéculations, cet événement n’a eu aucun impact sur le fonctionnement du système informatique ni sur la gestion des finances publiques.

Face aux inquiétudes soulevées par cet incident, le syndicat a tenu à rappeler que les données du Trésor sont protégées par des serveurs hautement sécurisés, dotés de technologies de pointe et de protocoles de protection avancés. « Ces installations sont quasi-inaccessibles et garantissent une fiabilité totale du système de gestion », précise le communiqué du SUTT.

Par ailleurs, une enquête a été ouverte par les autorités compétentes afin d’éclaircir les circonstances exactes du vol et d’identifier les éventuels responsables.

Le SUTT invite la population et les acteurs économiques à rester sereins, assurant que toutes les mesures nécessaires sont prises pour garantir la sécurité des informations et des biens du Trésor public.

Cet incident, bien que mineur, rappelle l’importance de la vigilance et du renforcement des dispositifs de surveillance au sein des infrastructures stratégiques du pays.

Macky Sall sommé de quitter le Maroc ? Une rumeur qui divise

Selon des informations récentes, les autorités marocaines auraient discrètement informé l’ancien président sénégalais, Macky Sall, qu’il n’était plus le bienvenu sur leur territoire et qu’il devait quitter le pays. 

En réaction à ces allégations, Pape Malick Ndour, ancien ministre et membre de l’Alliance pour la République (APR), a exprimé des doutes quant à la véracité de ces informations. Il s’interroge sur les bases légales d’une éventuelle demande d’extradition de Macky Sall par le Sénégal, soulignant qu’un président ne peut être poursuivi que pour haute trahison et que Macky Sall n’a pas été mis en accusation. Il considère ces rumeurs comme une tentative de ternir l’image et le leadership de l’ancien président.

Il est important de noter que ces informations proviennent principalement de sources non officielles et qu’aucune confirmation officielle n’a été faite à ce jour.

Thiadiaye : Trois ans de prison pour Théophile Diouf, l’escroc des handicapés

C’est une affaire qui révolte l’opinion publique. Théophile Diouf, directeur du Centre des handicapés de Thiadiaye, a été reconnu coupable d’avoir escroqué 427 personnes en situation de handicap, leur extorquant plus de 27 millions de FCFA sous couvert de financements fictifs. Son stratagème, bien rodé, consistait à promettre des aides financières provenant de prétendus partenaires canadiens en échange de frais d’adhésion.

Mais après des mois d’attente sans voir le moindre centime, ses victimes ont compris qu’elles avaient été dupées. L’affaire éclate lorsque certaines d’entre elles découvrent, par le biais de la presse, que Théophile Diouf était déjà incarcéré à la prison de Mbour pour une autre escroquerie.

D’après les révélations du journal L’Observateur, ce n’est pas la première fois que Théophile Diouf se livre à de telles manœuvres frauduleuses. Malgré plusieurs condamnations, il a réussi à tromper à nouveau des centaines de personnes, notamment à Mbour et Thiadiaye. En janvier 2023, lors d’une rencontre de l’Association des personnes vivant avec un handicap de Gandiaye, il convainc 102 personnes en situation de handicap de verser plus de 5 millions de FCFA. Il réitère ensuite son escroquerie à Thiadiaye, avec la complicité présumée de Pape Ndongo Ndiaye, secrétaire général de l’Association des handicapés de la zone, escroquant cette fois-ci 325 victimes pour un montant de 22 millions de FCFA.

Confronté aux accusations, Théophile Diouf tente de se dédouaner, affirmant avoir remis l’argent à une certaine Hélène, une prétendue partenaire canadienne. Cependant, il est incapable de fournir la moindre preuve de cette transaction. Son argumentaire vacille devant le tribunal de grande instance de Mbour, qui finit par le condamner à trois ans de prison ferme.

Mais la peine ne s’arrête pas là. L’escroc devra également rembourser l’intégralité des sommes détournées et verser des dommages et intérêts à certaines victimes, dont 2 millions de FCFA à Ndèye Madeleine Ndiaye et 5 millions de FCFA à Pape Ndongo Ndiaye.

Si cette condamnation met un coup d’arrêt aux agissements de Théophile Diouf, elle soulève toutefois une question préoccupante : comment un récidiviste notoire a-t-il pu continuer à arnaquer des centaines de personnes sans être inquiété plus tôt ? Ce scandale met en lumière la nécessité d’un renforcement des mécanismes de contrôle et de suivi des individus condamnés pour escroquerie, afin de mieux protéger les populations vulnérables contre ce type d’abus.

Farba Ngom et Tahirou Sarr sous mandat de dépôt : Une affaire de détournement aux enjeux colossaux

L’affaire Farba Ngom et Tahirou Sarr secoue le paysage politico-financier sénégalais. Placés sous mandat de dépôt fin février 2025, le maire des Agnam et l’homme d’affaires font face à de lourdes accusations de détournement de fonds publics, d’escroquerie, d’association de malfaiteurs et de blanchiment de capitaux. Avec des montants astronomiques en jeu, le dossier s’annonce explosif et pourrait déboucher sur des peines sévères si les faits sont avérés.

Les enquêtes du Pool judiciaire financier (PJF) et de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) ont mis en lumière plusieurs affaires impliquant les deux hommes :

• Farba Ngom est cité dans une escroquerie présumée de 31,8 milliards de FCFA et une complicité dans un détournement de 91,6 milliards de FCFA.

• Tahirou Sarr est accusé d’avoir détourné 25,3 milliards de FCFA dans une première affaire et 91,6 milliards de FCFA dans une seconde, où il serait le principal instigateur d’un réseau de blanchiment de capitaux.

Les infractions reprochées relèvent de manœuvres frauduleuses, d’une organisation criminelle et de tentatives de dissimulation de fonds illicites. L’ampleur des sommes détournées a conduit le juge d’instruction à refuser toute mise en liberté provisoire, malgré une tentative de cautionnement de 11 milliards de FCFA en chèque et de titres fonciers évalués à 394 milliards proposée par Tahirou Sarr.

Le Code pénal sénégalais prévoit des peines lourdes pour les infractions reprochées :

• Association de malfaiteurs (article 238) : 5 à 10 ans de réclusion criminelle, voire 20 ans en cas de bande organisée.

• Escroquerie sur les deniers publics (article 152) : Jusqu’à 10 ans de prison et une amende équivalente au préjudice pour un élu comme Farba Ngom. Avec des circonstances aggravantes, la peine peut atteindre 20 ans de travaux forcés.

• Blanchiment de capitaux (article 431-1) : 5 à 10 ans d’emprisonnement et une amende pouvant aller jusqu’au double des sommes blanchies, soit potentiellement 183,2 milliards de FCFA dans le cas des 91,6 milliards en cause.

• Confiscation des biens (article 154) : En l’absence de restitution des fonds, les titres fonciers et comptes bancaires des accusés pourraient être saisis.

Si leur culpabilité est établie, Farba Ngom et Tahirou Sarr risquent des peines cumulées dépassant 20 ans, voire 30 ans en cas de condamnations distinctes pour chaque chef d’accusation.

Dans un contexte de lutte anticorruption renforcée sous le régime Faye-Sonko, cette affaire est suivie de près par l’opinion publique. La justice pourrait chercher à frapper fort en prononçant des sanctions exemplaires contre ces figures influentes.

De leur côté, les avocats des accusés dénoncent une cabale politique et une volonté du pouvoir de neutraliser des adversaires gênants. Ils pointent notamment les cautions proposées par Tahirou Sarr (plus de 400 milliards de FCFA) comme preuve de leur volonté de coopération. Cependant, le Collège des juges d’instruction, sous la présidence d’Idrissa Diarra, reste ferme et refuse toute clémence pour l’instant.

L’issue de cette affaire dépendra des preuves apportées par le parquet financier et de la capacité des avocats à démonter les accusations. Un procès retentissant se profile, avec des répercussions politiques et économiques majeures.

Drame au terminus du BRT de Guédiawaye : Un taximan s’effondre et meurt sur place

Un fait tragique s’est produit ce matin, aux environs de 8 heures, au terminus du Bus Rapid Transit (BRT) de Guédiawaye. Sous les yeux médusés des passants, un chauffeur de taxi, identifié comme Moussa Ba, s’est effondré au sol après être sorti de son véhicule. Malgré l’intervention rapide des secours, il a été déclaré mort peu après.

Le drame s’est déroulé à proximité d’une station-service, en face de la Préfecture de Pikine-Guédiawaye. Le taximan, au volant de son véhicule immatriculé DK-0119-S, venait tout juste de se garer lorsqu’il a ouvert sa portière et mis pied à terre. Soudainement, il s’est écroulé lourdement sur la chaussée, provoquant l’émoi des passants présents sur les lieux.

Plusieurs témoins, choqués, se sont précipités pour lui porter assistance. Malheureusement, ils ont rapidement constaté que l’homme ne réagissait plus. Alertés, les sapeurs-pompiers, dont la caserne se trouve non loin de là, sont intervenus en urgence. Mais il était déjà trop tard. Son corps a été transporté à l’hôpital Dalal Jamm, où son décès a été officiellement constaté.

Pour l’heure, les causes exactes de la mort de Moussa Ba restent inconnues. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances précises du drame. Selon les documents retrouvés sur lui, le défunt serait né le 15 novembre 1988 à Yeumbeul.

Toutefois, ses proches demeurent introuvables. Les autorités ont lancé un appel à toute personne disposant d’informations permettant d’identifier et de contacter sa famille.

Trump met en garde le Hamas et exige la libération des otages

Le président des États-Unis, Donald Trump, a lancé un avertissement ferme au Hamas, exigeant la libération immédiate des otages toujours détenus à Gaza. Dans un message diffusé sur son réseau social Truth et relayé par Radio-Canada, il a affirmé que c’était le « dernier avertissement » et a exigé la restitution des corps des victimes.

Dans son message, Trump a réitéré son soutien inconditionnel à Israël, déclarant : « J’envoie à Israël tout ce dont ils ont besoin pour finir le travail, aucun membre du Hamas ne sera en sécurité si vous ne faites pas ce que je dis. » Il a également conseillé aux chefs du Hamas de quitter Gaza « tant qu’ils pouvaient encore le faire. »

Il s’est aussi adressé directement à la population gazaouie, affirmant qu’un « bel avenir » l’attendait, mais à condition que les otages soient libérés. « Si vous gardez des otages, vous êtes morts ! Prenez une bonne décision », a-t-il martelé en lettres capitales, insistant sur la nécessité d’une réponse immédiate.

Ce n’est pas la première fois que Trump adopte une posture menaçante envers Gaza. Depuis son retour sur la scène politique, il a multiplié les déclarations musclées à l’égard du Hamas, notamment en janvier avant son investiture et en février dernier, promettant des représailles sévères si les otages n’étaient pas relâchés.

En réponse, Salama Marouf, chef du bureau de presse du gouvernement à Gaza, a rejeté les accusations américaines et dénoncé l’occupation israélienne comme étant la véritable cause du conflit. Il a également évoqué les tensions croissantes en Cisjordanie et à Jérusalem comme preuves de l’injustice subie par le peuple palestinien.

Le conflit israélo-palestinien continue de susciter un vif intérêt au Sénégal, un pays connu pour son engagement en faveur du dialogue et de la paix au Moyen-Orient. Dakar a toujours plaidé pour une solution négociée et le respect des droits du peuple palestinien, tout en entretenant des relations diplomatiques avec les différentes parties concernées.

Alors que la situation reste tendue, l’appel de Trump risque d’alimenter encore davantage les tensions, renforçant les divisions et les incertitudes sur l’avenir du conflit.

Cambriolage à la direction de l’informatique du Trésor public : des ordinateurs contenant des données sensibles emportés

La direction de l’informatique du Trésor public, située au 15, Rue Malenfant, au centre-ville de Dakar, a été la cible d’un cambriolage dans la nuit du lundi 3 mars. Selon des informations relayées par L’Observateur dans son édition du jeudi 6 mars, les malfaiteurs ont ciblé les bureaux 18, 20 et 22, situés au deuxième étage de l’immeuble R+3.

D’après les premiers éléments de l’enquête, les cambrioleurs ont emporté trois ordinateurs, dont deux portables, ainsi qu’une somme de 200 000 francs CFA. Les enquêteurs de la Sûreté urbaine (SU) de Dakar, appuyés par la Division de la police technique et scientifique, se sont rapidement déployés sur les lieux pour effectuer les constatations d’usage.

Les premières analyses laissent penser que les malfaiteurs avaient une parfaite connaissance des lieux. Selon L’Observateur, les cambrioleurs ont précisément ciblé des ordinateurs connectés au serveur central de la direction, où sont stockées des informations financières sensibles du Trésor public. Une hypothèse qui alimente les soupçons d’un « cambriolage sur commande ».

Les enquêteurs ont déjà commencé à auditionner plusieurs personnes susceptibles de leur fournir des informations utiles. Parmi elles, le vigile J. M. Niakh, un agent du GMI du nom de A. Goudiaby, en service la nuit du cambriolage, ainsi que M. Badji, qui a découvert l’effraction.

Les images des caméras de surveillance de la direction et d’un commerce voisin ont été exploitées, mais un obstacle de taille complique l’enquête : les empreintes laissées par les cambrioleurs auraient été accidentellement effacées par le personnel d’entretien des locaux.

Au sein du Trésor public, certains estiment que ce cambriolage n’est pas le fruit du hasard, mais bien une opération ciblée. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour identifier les auteurs de cette intrusion et comprendre les véritables motivations derrière ce vol, qui pourrait avoir des implications sur la sécurité des données financières de l’État.

Réhabilitation de Mbeubeuss : Vers une transformation écologique avec le programme Promoged

La célèbre décharge de Mbeubeuss amorce une transformation radicale avec le lancement d’un ambitieux projet de réhabilitation, inscrit dans le cadre du Programme de modernisation de la gestion des déchets solides (Promoged). Ce projet, financé à hauteur de 46 milliards de FCFA, vise à métamorphoser 40 hectares du site en un vaste parc écologique doté d’un lac et d’aires de loisirs, offrant ainsi un cadre de vie plus sain aux habitants de la région.

La première phase des travaux, prévue sur 14 mois, se concentre sur la réhabilitation d’une partie du site, marquant ainsi une étape décisive dans la gestion durable des déchets à Dakar. À terme, la seconde phase concernera les 60 hectares restants, avec pour objectif la disparition définitive de la décharge et la mise en place d’un système moderne et écologique de traitement des déchets.

Par ailleurs, un centre de tri intégré verra le jour afin d’optimiser le recyclage et la valorisation des déchets. En complément, un centre d’enfouissement technique sera implanté à Bambilor pour assurer une gestion plus efficace et respectueuse de l’environnement.

Lors d’une visite sur le site, le ministre de l’Urbanisme, Moussa Bala Fofana, a souligné l’importance de ce projet, initié par le président de la République. Selon lui, cette initiative s’inscrit dans une volonté de modernisation et d’amélioration du cadre de vie des populations. « Nous voulons faire de Mbeubeuss un souvenir du passé et offrir aux Dakarois un environnement plus sain », a-t-il déclaré.

Ce projet marque une avancée majeure dans la politique environnementale du pays et représente une réponse aux défis liés à la gestion des déchets. Une fois achevée, cette transformation fera de Mbeubeuss un exemple de réhabilitation écologique en Afrique de l’Ouest.

Crise contractuelle à Génération Foot : Serigne Fallou Diouf saisit la CNRL pour abus de confiance

Le centre de formation sénégalais Génération Foot est à nouveau au cœur d’un conflit contractuel, cette fois impliquant le jeune champion d’Afrique U17, Serigne Fallou Diouf. Le joueur et son entourage accusent le club d’abus de confiance, de falsification de documents et d’actes non conformes aux règlements de la FIFA. Une affaire qui sera examinée par la Chambre nationale de résolution des litiges (CNRL) de la Fédération sénégalaise de football ce vendredi 7 mars 2025, sauf report.

Selon les informations révélées par Dsports et relayées par Senego, l’affaire a été portée devant la CNRL par une plainte adressée le 26 février 2025. Serigne Fallou Diouf reproche à Génération Foot de lui avoir soumis trois versions différentes de son contrat :

1. Un contrat non signé et non homologué

2. Un contrat homologué de cinq ans (2023-2028)

3. Un contrat homologué de deux ans (2023-2025)

Pour le joueur et son entourage, notamment son père Mamadou Diouf, seul le contrat de deux ans signé en octobre 2023 est valide. Sur cette base, l’international U17 sénégalais considère que son engagement avec Génération Foot prend fin en 2025 et a donc adressé, le 24 février dernier, un courrier au club pour signifier son intention de ne pas renouveler son bail.

Face à cette déclaration, Génération Foot a réagi le 25 février par un courrier expliquant que le contrat présenté par le joueur ne correspondait pas à celui enregistré auprès de la Ligue sénégalaise de football professionnel (LSFP). Selon le club, Serigne Fallou Diouf et son père auraient signé un contrat initial de trois ans (2023-2026), avec une prolongation automatique de deux ans en cas de non-transfert, portant ainsi la durée totale à cinq ans (2023-2028).

« Lors de la signature de votre contrat, votre père et vous-même avez signé un engagement d’une durée de trois ans avec une prolongation automatique de deux années supplémentaires. Ainsi, votre contrat couvre les saisons 2023-2024, 2024-2025 et 2025-2026. (…) En cas de non-transfert du joueur lors de sa dernière année de contrat, celui-ci est prolongé de deux années supplémentaires couvrant les saisons 2026-2027 et 2027-2028 », précise le courrier de Génération Foot.

Cette affaire vient s’ajouter aux tensions récentes ayant entouré le transfert d’Amara Diouf à Metz, qui avait également suscité des interrogations sur la gestion contractuelle des jeunes talents à Génération Foot. Avec ce nouveau litige, la crédibilité du club et sa gestion des contrats des jeunes joueurs risquent d’être encore davantage scrutées par les instances nationales et internationales.

Le dossier Serigne Fallou Diouf sera examiné par la CNRL ce vendredi 7 mars 2025, sauf report à la demande de Génération Foot. Une décision attendue avec impatience, tant par le joueur que par le club, dans un contexte où les questions de transparence et de respect des règlements prennent de plus en plus d’importance dans le football sénégalais.

Scandale à l’UCAD : Un vaste réseau de falsification de notes mis au jour

Un scandale de falsification de notes secoue l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), plus précisément la Faculté des Lettres. Un réseau bien organisé, impliquant des échanges d’argent et de faveurs sexuelles, a été découvert, entraînant l’ouverture d’une enquête judiciaire.

Au cœur de cette affaire, Doudou Faye, ancien contractuel chargé de la gestion des notes, et Victor Mathieu Moundor Diouf, étudiant en Master II, sont accusés d’avoir orchestré une fraude massive. Selon les premiers éléments de l’enquête, Doudou Faye aurait proposé à des étudiants d’augmenter leurs moyennes en échange de sommes d’argent ou d’autres faveurs. De son côté, Victor Mathieu Moundor Diouf jouait le rôle d’intermédiaire, recrutant des étudiants intéressés et percevant une commission pour chaque transaction conclue.

Doudou Faye est actuellement en fuite et fait l’objet d’un mandat d’arrêt international depuis novembre 2024. En revanche, son complice présumé, Victor Mathieu Moundor Diouf, a été interpellé à son retour d’Allemagne et a reconnu les faits. Ses aveux ont permis aux enquêteurs de remonter la chaîne de fraude et d’identifier plusieurs étudiants ayant bénéficié du système. Une liste a été transmise aux autorités académiques, qui envisagent déjà des sanctions sévères.

Les étudiants impliqués risquent non seulement des sanctions disciplinaires, allant jusqu’à l’exclusion de l’université, mais aussi des poursuites judiciaires. L’UCAD, soucieuse de préserver son image, entend prendre des mesures exemplaires pour éviter que de tels faits ne se reproduisent.

Ce scandale met en lumière les dérives possibles dans le système universitaire et pose la question de l’intégrité académique. Il rappelle également la nécessité d’un renforcement des contrôles et d’une vigilance accrue pour garantir l’équité et la crédibilité des diplômes délivrés par l’UCAD.

Audience du Directeur Général de l’AEME avec le Ministre des Forces Armées

Mme Mame Coumba NDIAYE, Directeur général de l’Agence pour l’Économie et la Maîtrise de l’Énergie (AEME), accompagnée de sa délégation, a été reçue en audience ce mardi 4 mars 2025 par Monsieur le Ministre des Forces Armées, le Général Birame DIOP.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des missions de l’AEME, qui accompagne les différentes administrations dans la réduction de leur consommation et de leurs dépenses énergétiques. Les discussions ont notamment porté sur les actions suivantes :

• L’optimisation énergétique préalable au dimensionnement des installations solaires ;

• La réalisation de diagnostics énergétiques et l’installation de systèmes digitalisés de gestion de la climatisation ;

• L’intégration des spécifications techniques et constructives d’efficacité énergétique dans les bâtiments, infrastructures et installations énergétiques des Forces Armées ;

• Le renforcement des capacités et la sensibilisation à l’utilisation rationnelle de l’énergie.

Convaincu des enjeux liés à l’efficacité énergétique, le Général Birame DIOP a exprimé son entière adhésion à cette collaboration, soulignant l’importance du rôle de l’AEME dans cette dynamique.

Un cadre global de partenariat sera mis en place sous l’égide du Ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines afin d’assurer la mise en œuvre durable de ces différentes actions.

Thierno Alassane Sall n’a pas le niveau de Mme Aminata Touré et cherche à se faire entendre en l’attaquant.

Il n’a ni son expérience encore moins de son expertise. Sans les nominations de Macky Sall Thierno Alassane Sall serait un obscur inconnu.

Comme dit l’adage, les méchants envient et haïssent ; c’est leur manière d’admirer.

La haine sans cause de Thierno Alassane Sall envers Mme Aminata Touré est une forme d’admiration maladive.

Thierno Alassane Sall est malade du coeur, aucun cardiologue ne peut le soigner, il a le coeur qui saigne face à ceux qu’il admire

Ces anciens camarades de l’APR de Thies le connaissent bien il a toujours ruiné leurs chances de gagner à toute élection par sa haine maladive envers tous ceux qu’il voyait comme des concurrents.

Madame Aminata Touré n’est pas votre concurrent Thierno Alassane, elle fut votre patronne dans le gouvernement et vous êtes aussi admiratif de son parcours à l’International.

Vous avez oublié que complètement isolé après vous être querellé avec toute l’opposition Mme Aminata Touré est venu vous chercher à votre siège pour vous amener être membre du F24 ? Les membres de la délégation qui l’accompagnaient sont là pour en témoigner. Vous étiez tout sourire ce jour là et vous vous êtes joint à la dynamique unitaire du F24 ce jour là.

Mme Aminata Touré a passé 17 mois au Cese et a été auditer pendant 3 ans. Ni Aminata Tall qui l’a précédé ni Idrissa Seck qui l’a succédé n’ont été audités. Macky Sall malgré son acharnement n’a pu rien faire contre elle. Rien. Elle n’a pas un seul m2 du foncier de l’Etat. Mme Aminata Touré est une honnête citoyenne ne vous en déplaise!
En fait Thierno Alassane Sall a une haine contre tous ceux qui ont réussi là où il a echoué.

Thierno Alassane Sall est aussi un lâche, s’il est courageux qu’il suspende son immunité parlementaire et vienne répéter publiquement les accusations de ses jeunes derrière qui il se cache. Si c’est un homme qu’il le fasse quand ses jeunes seront attrait à la barre du Tribunal.

BOCAR FAYE, coordonnateur Jeunesse MIMI2024.

Kaolack : ADIK appelle à la mobilisation le 18 mars 2025 pour son procès contre Sérigne Mboup

C’est au mois d’août 2023 que nous avons été informés du décaissement d’une somme conséquente, ce qui nous a permis de déposer une plainte sur la table du procureur du tribunal de grande instance de Kaolack. Cette plainte visait nommément M. Sérigne Mboup, maire de la commune de Kaolack, ainsi que ses collaborateurs, pour des faits présumés de détournement de deniers publics, d’escroquerie portant sur des fonds publics, de faux et usage de faux, entre autres infractions pénales et financières.

“La plainte a été instruite normalement par le procureur, qui a transmis le dossier à la Gendarmerie nationale sénégalaise pour enquête. Après plusieurs mois d’investigations, nous avons été informés de la suspension de la procédure sur ordre du procureur”, a expliqué ce mercredi, face à la presse, Babacar Sadikh Bitèye, président de l’Alliance pour la Défense des Intérêts de Kaolack (ADIK).

Selon lui, cette suspension résulterait, d’après leurs sources, de consignes venues “d’en haut”. “Face à cette situation, nous avons décidé de passer à la vitesse supérieure en servant des citations directes à Sérigne Mboup et à ses acolytes. Cependant, cette initiative a été entravée par de nombreuses lenteurs administratives. Nous avions entamé cette procédure en mars 2023, mais ce n’est qu’en juin que nous avons reçu la première convocation relative à cette citation directe”, a-t-il poursuivi.

L’ADIK rappelle également à l’opinion nationale et internationale que l’huissier chargé de la procédure et le parquet, qui devait enrôler le dossier, ont déclaré que certaines pièces justificatives avaient été perdues. Heureusement, une copie de ces documents avait été sauvegardée sur une clé USB et remise à la justice ainsi qu’aux avocats de M. Mboup.

“Le 21 dernier, nous étions au tribunal. Malgré des tentatives d’obstruction, nous avons obtenu gain de cause contre Sérigne Mboup. L’article 252 du Code des collectivités territoriales, qui a été évoqué pour tenter de déplacer l’affaire sur le terrain civil, ne s’applique pas ici, car nous sommes bien dans un cadre pénal. Nous saluons le professionnalisme du parquet, dirigé par le procureur, qui a su faire respecter le droit”, a ajouté Babacar Sadikh Bitèye.

De son côté, Thierno Birahim Thiobane, membre de l’ADIK, a tenu à renouveler la confiance du mouvement en la justice sénégalaise. “Nous savons d’avance que l’équité et l’impartialité prévaudront le 18 mars, lors du verdict qui sera prononcé. Ce procès n’a rien de politique ; il s’inscrit dans le cadre de l’exercice citoyen, institutionnalisé depuis 2016. C’est pourquoi nous appelons à la mobilisation de tous les Kaolackois. Ce combat est celui de tous, et non seulement de l’ADIK”, a-t-il conclu.

BCEAO : Une croissance économique stable et des mobilisations financières en hausse dans l’UMOA

Le comité de politique monétaire de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) s’est réuni ce mercredi en session ordinaire pour analyser la conjoncture économique mondiale et régionale. À l’issue des discussions, le gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou, a dressé un bilan globalement positif de la situation économique dans l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA).

Dans un environnement économique mondial marqué par des incertitudes et un ralentissement de la croissance (autour de 3 % selon le FMI), l’UMOA affiche des performances encourageantes. Le taux de croissance de l’Union devrait atteindre environ 3,2 % en 2024 et 2025, confirmant la résilience des économies de la région.

Cette dynamique est portée par une augmentation des volumes d’activité et une mobilisation croissante des ressources financières par les États membres. Selon Jean-Claude Kassi Brou, « rien que sur les eurobonds, les pays de l’Union ont mobilisé plus de 2 400 milliards de francs CFA en 2024 », témoignant ainsi de la confiance des investisseurs et de la solidité des économies de la région.

L’évolution favorable des prix des principaux produits d’exportation de l’UMOA – notamment le cacao, l’or et le coton – devrait avoir un impact positif sur la balance commerciale des pays concernés. La hausse des cours de ces matières premières renforce les revenus des États et pourrait stimuler les investissements dans les secteurs stratégiques.

Autre élément clé de cette réunion : la baisse des prix de l’énergie. Selon le comité de politique monétaire, cette évolution devrait contribuer à une réduction progressive des pressions inflationnistes dans la région. Cette tendance est une bonne nouvelle pour les ménages et les entreprises, qui pourraient voir leurs coûts de production et de consommation allégés.

Malgré ces indicateurs positifs, la BCEAO reste attentive aux défis macroéconomiques, notamment les incertitudes liées à la conjoncture internationale et les fluctuations des marchés financiers. Le comité de politique monétaire continuera de suivre de près l’évolution de la situation afin d’adopter les mesures nécessaires pour maintenir la stabilité financière et favoriser une croissance durable dans l’Union.

En conclusion, cette réunion du comité de politique monétaire a mis en lumière une trajectoire économique relativement stable pour l’UMOA, soutenue par une bonne gestion financière et une conjoncture internationale favorable à certaines exportations. Reste à voir comment ces tendances évolueront dans les mois à venir.

Abdoulaye Ndiaye condamné à six mois de prison pour diffusion de fausses nouvelles

Le tribunal des flagrants délits de Dakar a condamné, ce mercredi 5 mars 2025, Abdoulaye Ndiaye à six mois de prison, dont trois mois ferme, et à une amende de 200 000 F CFA. Le chargé de communication de Farba Ngom était poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles et propos contraires aux bonnes mœurs.

Lors d’un live sur les réseaux sociaux avec l’influenceur Kaliphone, Abdoulaye Ndiaye avait avancé plusieurs affirmations qui lui ont valu des poursuites judiciaires. Il avait notamment attribué l’arrestation de Samuel Sarr à une prétendue volonté de l’État de bloquer un projet de centrale électrique. Il avait également accusé le gouvernement d’entraver les projets de développement à Matam et reproché à Ousmane Sonko d’utiliser l’avion présidentiel.

Face aux juges, le prévenu a reconnu les faits tout en précisant qu’il s’agissait de déclarations à caractère politique. « Je ne pensais pas que l’on pouvait me reprocher ces propos, puisqu’Ousmane Sonko disait pareil sans être inquiété », a-t-il expliqué avant de présenter des excuses : « Je demande pardon », a-t-il répété à plusieurs reprises.

Le procureur a estimé que ces déclarations allaient au-delà du simple débat politique et constituaient une atteinte à la cohésion nationale. Il a requis une peine de six mois de prison, dont trois mois ferme, pour sanctionner les faits.

De son côté, l’avocat de la défense, Me Ousmane Thiam, a reconnu que son client avait tenu des propos excessifs, mais a plaidé pour la clémence du tribunal.

Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur et condamné Abdoulaye Ndiaye à six mois de prison, dont trois mois ferme, assortis d’une amende de 200 000 F CFA.

Cette décision s’inscrit dans un contexte où les autorités multiplient les poursuites contre les discours jugés nuisibles à l’ordre public, notamment sur les réseaux sociaux.

Fuite de gaz sur le gisement GTA : une menace écologique et économique préoccupante

Nouakchott, 5 mars 2025 – Un point de presse organisé dans la capitale mauritanienne a mis en lumière les préoccupations croissantes liées à la fuite de gaz sur le gisement Grand Tortue Ahmeyim (GTA), situé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie. Bien que les autorités assurent que la fuite est désormais maîtrisée et que son impact est « minime », plusieurs acteurs environnementaux et économiques restent sceptiques quant aux conséquences réelles de l’incident.

Béchir ould Ahmed, président de la Fédération Nationale des Pêcheurs (FNP) section Sud, a exprimé ses craintes face aux dégâts potentiels de cette fuite sur les fonds marins. Selon lui, la région est déjà fortement affectée par des problèmes environnementaux et climatiques, et un incident de cette nature pourrait aggraver la situation. « Nous avons besoin de plus de transparence sur l’ampleur réelle des dégâts », a-t-il insisté, soulignant l’importance des fonds marins pour l’économie locale et la biodiversité.

L’ONG Zakia, par la voix de son Secrétaire Général Bécaye Samba Sy, a quant à elle alerté sur les conséquences dramatiques de la fuite de gaz sur l’écosystème marin. « Le méthane est un gaz à effet de serre particulièrement puissant, et sa libération dans l’atmosphère aggrave le réchauffement climatique. De plus, les fuites de gaz naturel menacent directement les espèces marines en perturbant leur habitat », a-t-il expliqué.

Au-delà de la biodiversité, c’est aussi la subsistance des communautés côtières qui est en jeu. De nombreuses familles vivant de la pêche craignent que la pollution de l’eau et la contamination des ressources marines affectent leur quotidien. La région dépend fortement de la pêche artisanale, et une détérioration de la qualité des eaux pourrait entraîner des pertes économiques considérables.

Les autorités sénégalaises et mauritaniennes ainsi que les entreprises impliquées dans l’exploitation du gisement sont appelées à prendre des mesures urgentes pour limiter les conséquences de cette fuite. Une enquête approfondie est nécessaire pour évaluer les dégâts réels et envisager des solutions pour prévenir de futurs incidents.

Si la fuite est officiellement maîtrisée, son impact à long terme reste une source d’inquiétude. Les acteurs environnementaux et les experts insistent sur la nécessité de renforcer les contrôles et les réglementations afin de protéger l’environnement et les populations locales contre les risques liés à l’exploitation des ressources naturelles.

Tensions politiques au Sénégal : Bassirou Kébé défend Macky Sall face aux accusations du gouvernement

Les tensions politiques continuent de s’intensifier au Sénégal, alimentées par les déclarations chocs autour de l’ancien président Macky Sall. Invité de l’émission Salam Sénégal sur Radio Sénégal, Bassirou Kébé, président du mouvement Liggey Sunu Reew et membre de l’Alliance pour la République (APR), a vivement réagi aux rumeurs faisant état d’une possible convocation de Macky Sall par la justice.

Cette hypothèse, soulevée par Amadou Moustapha Ndjekk Sarré, ministre et porte-parole du gouvernement, est perçue par Bassirou Kébé comme un « projet voué à l’échec ». Selon lui, une telle démarche relèverait davantage d’un « règlement de comptes » politique que d’une véritable volonté de justice.

Dans son intervention, Bassirou Kébé a tenu à réfuter toute implication de l’ancien président dans les irrégularités signalées par la Cour des Comptes. « Ils s’accrochent sur le rapport, mais il ne cite personne et ne parle pas de détournements », a-t-il martelé. Il a insisté sur le fait que les anomalies relevées par l’institution ne constituent en rien des preuves de malversations, mais plutôt des irrégularités comptables courantes dans la gestion des finances publiques.

Le débat s’est encore envenimé après que Moustapha Ndjekk Sarré a qualifié Macky Sall de « chef de gang ». Des propos vivement dénoncés par Bassirou Kébé, qui y voit une atteinte non seulement à l’ancien président, mais aussi à l’ensemble de ceux qui ont servi sous son régime. « Cela voudrait dire que moi, Bassirou Kébé, je suis un gangster », a-t-il ironisé, fustigeant ce qu’il considère comme une dérive verbale du gouvernement actuel.

Bassirou Kébé a également regretté une communication qu’il juge « chaotique », affirmant qu’elle nuit non seulement au climat politique national, mais aussi à l’image du Sénégal sur la scène internationale.

Ces échanges musclés traduisent la persistance des clivages entre les partisans de Macky Sall et le gouvernement en place. Alors que l’actuel régime tente de marquer une rupture avec l’ancienne administration, les proches de l’ex-président dénoncent une chasse aux sorcières motivée par des intérêts politiques.

Affaire des agents fictifs à l’APS : un détournement de 12 millions de FCFA par mois découvert

Un vaste scandale financier éclabousse l’Agence de Presse Sénégalaise (APS), où 139 agents fictifs ont été démasqués, selon les conclusions d’un rapport cité par Le Témoin. Ces employés fantômes, bien que n’exerçant aucune fonction, continuaient à percevoir des salaires indûment. Cette fraude représentait un détournement estimé à 12 millions de FCFA chaque mois.

L’enquête a révélé un système bien rodé permettant à des individus de percevoir des salaires sans jamais travailler. Ce type de fraude, courant dans certaines administrations, prive l’État de ressources précieuses et impacte directement le bon fonctionnement des institutions publiques.

Cette révélation risque d’entraîner des mesures disciplinaires et judiciaires. Les autorités compétentes pourraient diligenter une enquête plus approfondie pour identifier les responsables de ce détournement et prendre des sanctions exemplaires.

Ce scandale relance le débat sur la gestion des ressources humaines dans les administrations publiques et la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle pour éviter de telles dérives. Il rappelle également l’importance d’une gouvernance rigoureuse pour garantir une utilisation optimale des fonds publics.

Amara Traoré suspendu pour deux matchs : la Commission de discipline maintient sa décision

L’entraîneur de la Linguère de Saint-Louis, Amara Traoré, a été suspendu pour deux matchs par la Commission de discipline de la Ligue sénégalaise de football professionnel (LSFP). Cette sanction fait suite à son exclusion à la 90ᵉ minute du match opposant son équipe à Wallydaan lors de la 15ᵉ journée de Ligue 1.

Selon le rapport officiel, l’ancien sélectionneur des Lions aurait manifesté son mécontentement en frappant du pied une chaise avant de bousculer un officiel. Un comportement jugé inapproprié par la LSFP, qui a décidé de l’interdire de vestiaires et de banc de touche pour les deux prochaines rencontres de championnat.

De son côté, Amara Traoré rejette cette version des faits. Dans un rapport adressé à la Commission de discipline, il affirme ne pas reconnaître les accusations portées contre lui. Il explique que son geste était un simple élan de frustration envers l’un de ses joueurs et non un acte d’agressivité envers un officiel. Concernant l’arbitre venu évaluer la situation, il assure lui avoir dit : « Si cela mérite un carton, donne-le-moi. »

Malgré ses explications, la Commission de discipline a confirmé la sanction, s’appuyant sur les règlements en vigueur. Amara Traoré devra donc suivre les deux prochaines rencontres de son équipe depuis les tribunes, une absence qui pourrait peser sur la Linguère de Saint-Louis, actuellement en lutte pour améliorer son classement en Ligue 1.

Discours fleuve de Trump au Congrès : ambitions présidentielles et ouverture sur l’Ukraine

Dans un climat politique tendu, le président Donald Trump a prononcé, le 4 mars 2025, un discours de près de 1h40 devant le Congrès américain, établissant ainsi le record du plus long discours présidentiel devant cette assemblée. Dès le début de son allocution, il a affirmé : « Nous ne faisons que commencer », promettant un retour en force des États-Unis « comme le monde n’en a jamais connu et n’en connaîtra peut-être jamais plus ».

L’ex-président a ouvert son discours en abordant des thèmes de grande envergure, affirmant avoir été « sauvé par Dieu pour rendre sa grandeur à l’Amérique ». Cette déclaration reflète un sentiment de revanche et de résilience, alors qu’il se positionne pour une nouvelle campagne présidentielle.

Concernant le conflit en Ukraine, Trump a révélé avoir reçu une lettre du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, dans laquelle ce dernier exprime la volonté de l’Ukraine de s’engager dans des négociations de paix. Zelensky a écrit : « Mon équipe et moi-même sommes prêts à travailler sous la direction énergique du président Trump pour obtenir une paix durable. Nous apprécions vraiment tout ce que l’Amérique a fait pour aider l’Ukraine à maintenir sa souveraineté et son indépendance ». Trump a exprimé sa profonde appréciation pour ce geste du président ukrainien, ajoutant qu’il venait tout juste de recevoir la lettre.

Ce discours a également été marqué par des tensions au sein du Congrès. Des élus démocrates ont exprimé leur mécontentement, certains protestant ouvertement et quittant la salle. Notamment, le représentant Al Green a été expulsé après avoir manifesté pendant l’allocution présidentielle. 

La réaction internationale à la lettre de Zelensky a été notable. Le Kremlin a salué positivement cette initiative, bien que des questions subsistent quant aux modalités des négociations, notamment en raison d’un décret ukrainien de 2022 interdisant les pourparlers avec le président russe Vladimir Poutine. 

En somme, ce discours de Donald Trump a non seulement mis en lumière ses ambitions pour l’avenir des États-Unis, mais a également ouvert la voie à de potentielles négociations pour une paix durable en Ukraine, suscitant des réactions diverses tant sur la scène nationale qu’internationale.

Polémique politique : Ngagne Demba Touré durcit le ton contre Macky Sall

La scène politique sénégalaise est en ébullition après les propos du ministre porte-parole du gouvernement contre l’ancien président Macky Sall. Alors que ces déclarations ont suscité de vives réactions, le directeur général de la Somisen, Ngagne Demba Touré, estime que ces critiques restent encore trop modérées au regard des actes posés par l’ex-chef de l’État.

Invité dans l’émission Quartier Général, Ngagne Demba Touré a vigoureusement défendu les propos de Moustapha Sarré, tout en affirmant qu’ils auraient pu être encore plus virulents. Selon lui, qualifier Macky Sall de « chef de gang » serait même une expression trop « légère » par rapport à ce qu’il considère comme des actes relevant du « banditisme pur et dur ».

« Tout le monde est témoin de ce que nous avons vécu dans ce pays. Si on traite Macky Sall de chef de gang, certains s’indignent sans pour autant mesurer la gravité des actes qu’il a posés », a-t-il martelé.

Ngagne Demba Touré ne s’est pas arrêté là. Il a également évoqué la question de la responsabilité des anciens présidents, dénonçant une forme d’impunité en Afrique. « Ce n’est pas parce qu’un individu a été président de la République qu’il est exempt de toute responsabilité. Cela doit cesser en Afrique. Dans les pays avancés, d’anciens chefs d’État ont été poursuivis et condamnés par la justice », a-t-il souligné.

Ces propos interviennent dans un climat politique déjà tendu, où la question d’éventuelles poursuites judiciaires contre Macky Sall continue d’alimenter le débat. Reste à savoir si ces déclarations provoqueront une escalade ou si elles seront suivies d’actes concrets sur le plan judiciaire.

Incendie au siège de Taxawu Sénégal : Khalifa Sall dénonce l’inaction de la justice

Le leader de Taxawu Sénégal, Khalifa Sall, s’est rendu dans les locaux de la Section de recherches afin de s’informer sur l’état d’avancement de l’enquête relative à l’incendie du siège de son parti. L’ancien maire de Dakar, dont les propos ont été rapportés par Les Échos, déplore un manque de progrès dans l’affaire malgré l’existence de preuves.

« Malgré l’existence de preuves, l’enquête reste au point mort », a déclaré Khalifa Sall, manifestant ainsi son mécontentement face à ce qu’il considère comme une lenteur injustifiée des investigations. Cet incendie, survenu dans un contexte politique tendu, suscite des interrogations quant à l’implication éventuelle d’acteurs politiques ou d’individus cherchant à intimider l’opposition.

L’ancien édile de Dakar n’a pas manqué de souligner une certaine inégalité dans le traitement des affaires judiciaires. « Certains dossiers avancent à une vitesse fulgurante lorsqu’ils concernent des opposants ou des activistes, pendant que d’autres restent en l’état. Cette inégalité devant la justice est inacceptable », a-t-il dénoncé, mettant en cause une possible partialité dans l’administration de la justice.

Khalifa Sall, qui coordonne également le Front pour la défense de la démocratie (FDD), une nouvelle coalition de l’opposition, exhorte les autorités judiciaires à accélérer les investigations et à garantir que les responsables soient identifiés et punis. « Les autorités en charge du dossier doivent faire preuve de davantage de célérité et de diligence afin que les coupables soient sanctionnés à la hauteur de leurs actes », a-t-il insisté.

Ce nouvel épisode vient alimenter les tensions entre l’opposition et le pouvoir, à quelques semaines d’échéances politiques cruciales. L’issue de l’enquête, si elle aboutit, pourrait avoir des répercussions majeures sur la scène politique sénégalaise.

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