Sénégal : Les rapports de l’IGE dévoilent des dossiers sensibles sur la gestion de l’État

Les premiers rapports de l’Inspection Générale d’État (IGE) sous le régime du président Bassirou Diomaye Faye commencent à être transmis à la présidence. Selon des informations révélées par Libération ce lundi, plusieurs dossiers mettant en cause la gestion de certaines structures publiques sont sur la table du chef de l’État. Et contrairement aux craintes d’un possible enterrement des enquêtes, ces rapports devraient faire l’objet d’un suivi rigoureux.

Parmi les dossiers explosifs figurant dans les rapports de l’IGE, l’un concerne les exonérations fiscales accordées ces dernières années. Le président Faye a ordonné une mission spécifique pour faire la lumière sur ces allégements fiscaux, qui pourraient avoir causé un manque à gagner important pour l’État.

L’enquête vise à établir si certaines exonérations ont été accordées dans des conditions opaques, favorisant potentiellement des intérêts privés au détriment des finances publiques. Ce dossier, qui implique potentiellement plusieurs administrations et entreprises, pourrait provoquer une onde de choc dans la sphère politico-économique du pays.

En plus de l’affaire des exonérations fiscales, une enquête approfondie est en cours sur la gestion des ressources humaines à la Direction générale des impôts et des domaines (DGID). Cette mission pourrait révéler des pratiques irrégulières en matière de recrutement, d’avancements ou d’octroi d’avantages indus à certains agents.

D’autres structures publiques pourraient également être concernées par des enquêtes similaires, l’IGE ayant reçu pour mandat d’auditer plusieurs institutions clés du pays.

Le président Diomaye Faye, qui a fait de la lutte contre la corruption et de la bonne gouvernance un pilier de son programme, semble déterminé à aller jusqu’au bout de ces investigations. L’ouverture de ces dossiers sensibles pourrait marquer un tournant dans la gestion de l’État sénégalais, avec une volonté affirmée de rompre avec certaines pratiques du passé.

Cependant, la publication des résultats de ces enquêtes et les éventuelles sanctions qui en découleront seront le véritable test de la volonté politique du nouveau régime. La gestion de ces dossiers explosifs pourrait aussi provoquer des tensions avec certains acteurs économiques et politiques influents.

Ziguinchor : Le maire de Niamone accusé de contourner le Code des collectivités territoriales pour imposer un dépotoir contesté à Boutoumol

“Tantôt, ils ont biaisé la procédure d’une collectivité locale, je suis ici pour le confirmer”, a déclaré Marie Jeanne Denfa, conseillère municipale de la commune de Niamone.

Elle s’est exprimée en marge d’une marche pacifique tenue le samedi 8 février 2025 par les populations de Boutoumol, opposées à l’implantation d’un dépotoir d’ordures dans leur quartier. Boutoumol est un village de la commune de Niamone, situé dans le département de Bignona.

Selon elle, le maire de Niamone n’a pas respecté la procédure légale qui encadre la prise de décisions de cette nature.

“Si la procédure a été biaisée, c’est parce qu’aucune discussion n’a eu lieu en Conseil municipal”, a-t-elle affirmé, ajoutant que cela constitue “une faute grave”, car le maire Atab Badji n’a pas obtenu l’autorisation de l’organe délibérant.

“Il y a deux organes : l’organe délibérant et l’organe exécutif. Le maire peut exécuter, mais il faut d’abord que l’organe délibérant vote. Or, rien de tout cela n’a été fait”, a-t-elle expliqué.

“C’est un protocole signé entre les maires de Niamone et de Ziguinchor. Si aujourd’hui, le maire Atab Badji accepte ce projet, c’est parce qu’il veut renforcer ses liens avec le maire de Ziguinchor, qui est proche d’Ousmane Sonko. Et cela, nous allons le refuser. Si c’était une question politique, j’aurais soutenu le maire de Ziguinchor, Djibril Sonko, puisqu’il appartient au même parti politique, le Pastef.”

Elle a tenu à souligner que la population n’est pas opposée à la création d’un dépotoir, mais demande une concertation :

“Nous ne disons pas que nous ne voulons pas de dépotoir, mais le maire doit discuter avec la population pour trouver un autre emplacement qui conviendrait à tout le monde. À Boutoumol, le dépotoir se trouve à quelques mètres de l’école élémentaire.”

Le docteur Lamine Diédhiou a expliqué les motivations de leur marche pacifique, suivie d’un point de presse :

“Nous lançons un cri du cœur aux autorités pour qu’elles interviennent et arrêtent ce projet. Nous voulons que le village retrouve sa quiétude et que nous puissions vivre en paix. C’est la raison de notre mobilisation aujourd’hui, et nous appelons tout le peuple sénégalais à nous soutenir. Nous sommes prêts à nous battre, à nous sacrifier jusqu’au dernier des hommes, jusqu’à la dernière des femmes. Nous ferons tout pour que cette poubelle soit fermée. Ceux qui ont signé ce contrat en cachette doivent assumer leurs responsabilités. Ce n’est pas au village de payer pour de petits calculs mesquins”, a-t-il dénoncé.

Mohamed Tendeng, président de la jeunesse de Tobor, a également témoigné des conséquences néfastes du projet :

“Depuis quelques semaines, la population de Tobor, particulièrement celle de Boutoumol, souffre énormément. Les conséquences sont désastreuses : les chiens meurent, les moutons meurent, et les habitants sont envahis par les mouches et les moustiques. Avant l’installation de ce dépôt, nous n’en avions pas autant”, a-t-il déclaré.

Il a averti que si aucune solution n’est trouvée, la population passera à l’action :

“Nous allons barrer la route si rien n’est fait. Nous sommes prêts à en assumer les conséquences, car nous savons que nous sommes dans notre droit et que nous défendons la vérité.”

Alexis Sagna

Mboula : L’accès à l’eau, le bitumage de la bretelle Kamb-Mboula et la revitalisation des vallées fossiles au cœur des préoccupations

Les habitants de Mboula, dans le département de Linguère, ont une nouvelle fois exprimé leurs doléances à l’occasion de la 103ᵉ édition du Gamou de Mboula, qui s’est tenue le samedi 8 février 2025. L’accès à l’eau potable, le bitumage de la route Kamb-Mboula et la revitalisation des vallées fossiles figurent parmi leurs principales revendications.

L’un des problèmes majeurs soulevés est le manque d’eau potable dans la localité. Selon El Hadji Cheikh Mbengue, porte-parole de la famille Mbengue et coordonnateur des activités du Gamou, cette revendication est ancienne et reste sans réponse des autorités compétentes. Depuis plus de cinq ans, les habitants réclament un accès à cette ressource vitale.

Un espoir est toutefois né avec l’implantation récente d’un forage dans la zone. Cependant, cet ouvrage ne peut pas encore être exploité faute d’un château d’eau. Pour répondre aux besoins en eau lors du Gamou, des citernes ont été mises à la disposition des populations. Face à cette situation, El Hadji Cheikh Mbengue a lancé un appel pressant au ministre de l’Hydraulique pour que Mboula, cité religieuse de Mame Abdoulaye Mbengue, soit enfin approvisionnée en eau potable. En attendant, les habitants doivent parcourir de longues distances, jusqu’à Mboynane ou d’autres localités voisines, pour s’approvisionner, souvent dans des conditions difficiles.

Autre demande cruciale : le bitumage de la route reliant Kamb à Mboula. Cette infrastructure, indispensable pour le désenclavement de la localité, est une promesse qui tarde à se concrétiser. El Hadji Cheikh Mbengue a toutefois rappelé les engagements pris par El Malick Ndiaye lorsqu’il était ministre des Infrastructures. Aujourd’hui président de l’Assemblée nationale, ce dernier reste un interlocuteur clé pour les populations qui espèrent voir ce projet aboutir dans les meilleurs délais.

Les habitants de Mboula plaident également pour la revitalisation des vallées fossiles afin de permettre un écoulement permanent de l’eau douce. Cette initiative, selon El Hadji Cheikh Mbengue, favoriserait le développement de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, contribuant ainsi à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire dans la région.

Malgré ces défis, l’organisation du Gamou de Mboula a été une réussite. El Hadji Cheikh Mbengue a tenu à remercier les nouvelles autorités, notamment le préfet de Linguère et le sous-préfet de Yang-Yang, pour leur implication dans la bonne tenue de cet événement religieux.

Sénégal – Mauritanie : Deuxième édition de l’Opération MUSTAKARA pour sécuriser les eaux transfrontalières

Les 7 et 8 février 2025, les marines sénégalaise et mauritanienne ont mené la deuxième édition de l’opération conjointe MUSTAKARA, visant à renforcer la coopération sécuritaire dans les eaux maritimes partagées. Cette initiative, pilotée par les deux forces navales, s’inscrit dans une dynamique de collaboration accrue face aux défis sécuritaires dans la région.

Selon la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA), cette deuxième édition de l’opération MUSTAKARA a permis de consolider l’interopérabilité entre les marines des deux pays. Les manœuvres ont inclus des patrouilles conjointes, des exercices tactiques en mer et des simulations de lutte contre les menaces maritimes, notamment la pêche illégale, la piraterie et le trafic illicite.

Les exercices ont offert aux équipages sénégalais et mauritaniens une opportunité unique de partager leurs compétences et d’améliorer leur coordination dans des situations opérationnelles variées. L’objectif principal de ces manœuvres était de tester et d’optimiser les capacités d’intervention des deux marines face aux défis sécuritaires croissants dans la région.

En renforçant leur coopération militaire, le Sénégal et la Mauritanie démontrent leur engagement commun à assurer la sécurité et la souveraineté de leurs eaux territoriales. L’opération MUSTAKARA s’inscrit ainsi dans une volonté plus large de collaboration régionale en matière de défense et de sécurité maritime.

Arrestation de l’influenceur Mame Thierno Fall alias “The King” : soupçons de charlatanisme et de blanchiment de capitaux

L’influenceur Mame Thierno Fall, plus connu sous le pseudonyme “The King”, a été placé en garde à vue par la Section de Recherches (SR) de Colobane. Son arrestation fait suite à la diffusion d’une vidéo devenue virale, dans laquelle il exhibait un sac contenant, selon ses dires, 500 millions de francs CFA en espèces.

Dans cette séquence largement partagée sur les réseaux sociaux, “The King” affichait ostensiblement une somme colossale en billets de banque, suscitant de nombreuses interrogations et réactions indignées. Face à l’ampleur du tollé provoqué par cette mise en scène, le procureur de la République a ordonné l’ouverture d’une enquête, confiant le dossier aux enquêteurs de la Section de Recherches.

Lors de la perquisition menée par les forces de l’ordre, seules une trentaine de millions de francs CFA ont été retrouvées, bien loin des 500 millions annoncés dans la vidéo. Une vérification de l’authenticité des billets saisis est en cours afin de déterminer s’il s’agit d’argent réel ou de faux billets utilisés à des fins de mise en scène.

Le profil de Mame Thierno Fall, qui se présente également comme un charlatan offrant divers services mystiques, a renforcé les soupçons des autorités. Les enquêteurs cherchent à établir l’origine des fonds et à déterminer si des infractions liées au blanchiment d’argent ou à des pratiques frauduleuses peuvent être retenues contre lui.

Affaire Pape Sané : Le chroniqueur de Walf TV convoqué par la DIC après ses révélations sur un scandale financier

Le chroniqueur de Walf TV, Pape Sané, est convoqué ce lundi par la Division des investigations criminelles (DIC) suite à une déclaration controversée impliquant un ministre de la République dans un scandale financier de plusieurs milliards de francs CFA. Le procureur de la République s’est auto-saisi de l’affaire et a ordonné l’ouverture d’une enquête pour faire la lumière sur ces allégations.

Cette convocation intervient après une vive polémique suscitée par les propos de Pape Sané, qui a affirmé détenir des informations compromettantes sur un membre du gouvernement. Le procureur a réagi en demandant à la DIC de mener des investigations approfondies pour vérifier la véracité de ces accusations.

Ce n’est pas la première fois que Pape Sané se retrouve au cœur d’une controverse judiciaire. En novembre 2023, il avait été placé en garde à vue par la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane pour “diffusion de fausses nouvelles”, suite à une publication sur sa page Facebook rendant hommage à l’ancien Haut Commandant de la Gendarmerie nationale, le Général Jean Baptiste Tine. Après plusieurs jours de détention, il avait été inculpé et placé sous contrôle judiciaire par le Doyen des juges. 

La Coordination des Associations de Presse (CAP) avait alors exprimé sa préoccupation face à la recrudescence des arrestations de journalistes, appelant les autorités à respecter la liberté d’expression et à privilégier le dialogue en cas de litige avec les professionnels des médias. 

La nouvelle convocation de Pape Sané par la DIC relance le débat sur la liberté de la presse au Sénégal et sur les limites de l’expression journalistique, notamment lorsqu’il s’agit d’accusations graves impliquant des personnalités publiques. Les résultats de l’enquête en cours détermineront les suites judiciaires de cette affaire.

Tragique accident sur la route de Dakar : Un motard perd la vie près de Km50

Un grave accident de la route s’est produit ce samedi aux environs de 20 heures, près du point kilométrique 50 (Km50) sur la route menant à Dakar. Un motard, résident de Ngaye-Mécké et habitué aux trajets quotidiens vers la capitale, a violemment percuté un véhicule. Le choc, d’une rare intensité, lui a été fatal, causant son décès sur le coup.

Selon les premiers témoignages recueillis sur place, l’accident s’est produit dans des conditions encore indéterminées. Certains évoquent un possible excès de vitesse, tandis que d’autres suggèrent une visibilité réduite ou un mauvais état de la chaussée. L’impact a été si violent que la moto du défunt a été projetée à plusieurs mètres, laissant peu de chances de survie à son conducteur.

Aussitôt alertés, les sapeurs-pompiers et les forces de l’ordre se sont rendus sur les lieux pour sécuriser la zone et constater les faits. Malheureusement, malgré la rapidité de l’intervention, le motard avait déjà succombé à ses blessures. Son corps a été transporté à la morgue de l’hôpital le plus proche, en attendant l’identification officielle par ses proches.

Ce drame relance une fois de plus la question de la sécurité routière, notamment pour les usagers de deux-roues, particulièrement vulnérables sur les axes à forte circulation. Les autorités rappellent l’importance du respect du code de la route, du port du casque et de la vigilance, surtout la nuit.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l’accident et établir d’éventuelles responsabilités. En attendant, c’est toute une communauté qui est endeuillée par cette tragédie.

Relance de DOMITEXKA-SALOUM : Clarifications sur les revendications des travailleurs et perspectives d’avenir

La relance de DOMITEXKA-SALOUM, entreprise textile stratégique pour l’industrie sénégalaise, a récemment fait l’objet d’une rencontre entre le Président du groupe CCBM, actuel repreneur de l’entreprise, et les travailleurs. Une communication officielle a permis d’éclaircir plusieurs points, notamment sur les revendications d’ordre financier formulées par certains employés et les perspectives de développement de l’usine.

Contrairement aux rumeurs, le groupe CCBM n’a formulé aucune demande financière à l’État du Sénégal. Selon son Président, les réclamations en question proviennent des travailleurs des anciennes sociétés du secteur textile-confection, liquidées entre 1990 et 2010.

Le passif salarial, représentant plusieurs dizaines de mois d’arriérés, est donc imputable aux sociétés précédentes ayant successivement dirigé l’usine avant l’arrivée de CCBM comme actionnaire majoritaire. Le repreneur actuel ne se considère donc pas concerné par ces dettes, qui relèvent de la responsabilité des anciens gestionnaires et de l’État en tant que garant.

Toutefois, CCBM affirme son soutien aux employés, notamment ceux récemment réintégrés dans le cadre de la relance de DOMITEXKA-SALOUM.

La réouverture effective de l’usine repose sur un plan de financement structuré autour de plusieurs acteurs :

• Le Groupe CCBM, qui investit en fonds propres ;

• La coopération allemande, via une subvention dédiée à la modernisation des installations, bien que son décaissement soit toujours en attente ;

• La Banque Saharo-Saharienne pour l’Investissement et le Commerce (BSIC), qui apporte un appui financier sur la base des garanties fournies par le repreneur.

Les dirigeants de DOMITEXKA-SALOUM affichent une ambition claire : créer plus de 4 000 emplois dans les années à venir, en misant sur la relance de l’activité industrielle et le soutien de l’État. Cette relance s’inscrit dans une double dynamique :

1. Répondre au défi de l’emploi des jeunes en offrant des opportunités dans le secteur textile, stratégique pour le Sénégal.

2. Renforcer la souveraineté économique en développant une industrie locale capable de réduire la dépendance aux importations.

Dans cette optique, les responsables de l’usine appellent l’État à adopter des mesures de soutien ciblées, parmi lesquelles :

• Faciliter l’accès à la commande publique, notamment pour la production de tenues professionnelles et d’uniformes aujourd’hui importés, ce qui aggrave le déficit commercial.

• Simplifier les procédures douanières afin de fluidifier l’importation des matières premières nécessaires à la production locale.

Avec cette relance, DOMITEXKA-SALOUM entend redevenir un acteur clé du secteur textile au Sénégal. Toutefois, le succès de cette ambition dépendra du soutien des pouvoirs publics, des facilités accordées aux industries locales et de la concrétisation des financements promis.

Si ces conditions sont réunies, l’usine pourrait non seulement booster l’emploi, mais aussi renforcer la place du Sénégal dans l’industrie textile ouest-africaine.

Barka Ba, une expertise stratégique au service de l’Assemblée nationale du Sénégal

Le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Malick Ndiaye, a récemment nommé le journaliste et chercheur renommé Barka Ba comme conseiller spécial chargé de l’intégration africaine. Ce choix stratégique s’inscrit dans une volonté de renforcer la diplomatie parlementaire et d’apporter une expertise pointue sur les enjeux sécuritaires et géopolitiques régionaux.

Barka Ba s’est imposé au fil des années comme une figure incontournable du journalisme et de l’analyse politique en Afrique. Après des études en sciences politiques à l’université Gaston Berger de Saint-Louis, il a rapidement gravi les échelons dans le monde des médias. Ancien Directeur de la publication du quotidien L’Observateur, il a marqué son passage par une augmentation significative du tirage du journal, avant d’être nommé Directeur de l’Information de la TFM. Sous sa direction, la chaîne de télévision a connu une montée en puissance notable, notamment grâce à ses interviews exclusives avec des chefs d’État comme Adama Barrow (Gambie), Umaro Sissoco Embalo (Guinée-Bissau) et Alpha Condé (Guinée).

Parallèlement à son engagement médiatique, Barka Ba a mené une carrière universitaire impressionnante. Chercheur spécialiste des conflits en Afrique de l’Ouest, il a publié plusieurs études de référence, notamment en collaboration avec le chercheur français Vincent Foucher. Son travail sur « Une réponse forte : l’État sénégalais et la crise gambienne de 2016-2017 » lui a valu une reconnaissance institutionnelle, notamment auprès du général Joseph Mamadou Diop, alors chef d’État-major de l’armée de l’air sénégalaise.

Depuis sa démission de la TFM en 2021, Barka Ba s’est tourné vers la consultance, collaborant avec des institutions majeures comme l’Institut de Recherche Stratégique d’Abidjan, l’Académie Internationale de Lutte Contre le Terrorisme de Jacqueville et l’École de Maintien de la Paix Alioune Blondin Beye de Bamako. Son expérience lui a permis de conseiller plusieurs gouvernements africains sur des questions sécuritaires et de gouvernance.

En le nommant conseiller spécial, Malick Ndiaye mise sur une expertise locale reconnue à l’international pour renforcer l’intégration africaine et mieux appréhender les défis géopolitiques contemporains. Cette nomination illustre une volonté de valoriser les compétences sénégalaises et d’adopter une approche pragmatique face aux enjeux sécuritaires et diplomatiques du continent.

Kaolack : La 7e Édition de la Journée “Jérédiéfété Baye” sous le Signe de la Modernisation des Daaras

Médinatoul Baraka, dans la commune de Kaolack, a vibré au rythme de la 7ᵉ édition de la Journée “Jérédiéfété Baye”, un événement religieux majeur initié par Cheikh Baye Cissé. Cette journée, qui vise à célébrer l’héritage spirituel de Cheikh Al Islam Elhadji Ibrahima Niasse Baye, a réuni de nombreux fidèles et disciples.

Un Internat Moderne pour l’Éducation et le Bien-être des Enfants

Au cœur de cette édition, l’inauguration d’un complexe scolaire moderne, fruit d’un investissement personnel de plusieurs millions de francs CFA par Cheikh Baye Cissé. Ce centre d’enseignement religieux assure une prise en charge complète des enfants, incluant l’hébergement, la scolarité et l’éducation, le tout gratuitement.

“La construction de cet internat est un projet qui me tient particulièrement à cœur. Il s’agit d’un engagement personnel visant à aider les familles les plus démunies et à garantir un avenir meilleur aux jeunes générations”, a expliqué Cheikh Baye Cissé.

L’Éducation comme Pilier de l’Islam

Lors de son allocution, Cheikh Baye Cissé a rappelé l’importance de l’éducation des jeunes dans la préservation des valeurs islamiques et l’héritage de Cheikh Al Islam Elhadji Ibrahima Niasse Baye.

“Depuis 2016, nous organisons cette journée pour promouvoir les enseignements de l’Islam et du Prophète Mouhamed (PSL). Nous devons former nos enfants car ils sont l’avenir de demain. Malheureusement, nous constatons que beaucoup de jeunes s’éloignent des valeurs fondamentales de notre religion. Cette journée est donc une occasion de sensibilisation et de retour aux bases”, a-t-il insisté.

Selon lui, la réussite d’une communauté repose sur la discipline et l’application des enseignements islamiques. Il a exhorté les talibés à suivre les traces du Prophète (PSL) et de Cheikh Al Islam Baye, qui a consacré sa vie à la promotion des valeurs de l’Islam à travers ses écrits et ses enseignements.

Un Daara Engagé dans le Secteur Agricole et Pastoral

Outre la formation religieuse, Cheikh Baye Cissé met en place un programme de modernisation des daaras à travers l’agriculture et l’élevage. L’objectif est d’intégrer ces secteurs à l’éducation religieuse pour offrir aux jeunes des compétences pratiques et les préparer à être des acteurs de la souveraineté alimentaire du pays.

“Si tous les daaras intègrent ces pratiques, ils deviendront des piliers du développement durable. Cela permettra également de réduire la mendicité des enfants talibés, tout en leur garantissant une formation complète et adaptée à la réalité économique actuelle”, a souligné le guide religieux.

Cette initiative marque une rupture avec le modèle traditionnel des daaras, en leur donnant une dimension économique et sociale tout en préservant leur vocation spirituelle.

Vers une Nouvelle Vision des Daaras au Sénégal

À travers cette approche, Cheikh Baye Cissé ambitionne de révolutionner le système des daaras, en les inscrivant dans une dynamique d’autosuffisance et de développement communautaire. Cette 7ᵉ édition de la Journée “Jérédiéfété Baye” aura donc été un tournant décisif, mettant en avant un modèle éducatif innovant, combinant savoir religieux et compétences pratiques.

En rendant hommage à Cheikh Al Islam Elhadji Ibrahima Niasse Baye, Cheikh Baye Cissé rappelle que l’Islam est une religion de savoir et de progrès, et que l’éducation des jeunes est le fondement d’une société prospère et équilibrée.

Décès de Cheikh Mohamed Abdoulah Thiam, dit Masseck Thiam : Une grande perte pour la communauté

La communauté sénégalaise est en deuil après l’annonce du décès de Cheikh Mohamed Abdoulah Thiam, plus connu sous le nom de Masseck Thiam, ce dimanche à Dakar. Président de la Fondation Keur Rassoul, il était une figure respectée pour son engagement spirituel, social et humanitaire.

Fils de El Hadji Medoune Thiam, premier pharmacien à s’être installé dans le quartier de Castors, Masseck Thiam a perpétué une tradition de service et de dévouement à sa communauté. À travers la Fondation Keur Rassoul, il a œuvré sans relâche pour la solidarité, l’entraide et la promotion des valeurs islamiques, touchant de nombreuses vies par ses actions caritatives.

Son engagement dépassait les frontières de la spiritualité. Il était également une voix influente dans les initiatives sociales, apportant un soutien précieux aux plus démunis et contribuant à l’éducation, la santé et la cohésion sociale. Son leadership et sa générosité étaient unanimement salués par ses proches et par tous ceux qui ont bénéficié de son aide.

L’annonce de son décès a suscité une vive émotion au sein de la communauté religieuse et sociale du Sénégal. De nombreux témoignages affluent pour saluer la mémoire d’un homme d’exception, dont l’héritage perdurera à travers les nombreuses actions qu’il a entreprises.

Groupe le dakarois adresse ses sincères condoléances à la famille Thiam, ainsi qu’à tous ses proches, amis et disciples. Que son âme repose en paix et que son œuvre continue d’inspirer les générations futures.

Inna lillahi wa inna ilayhi raji’un.

Manifestation en France : Les partisans de Farba Ngom dénoncent une “détention politique”

Des partisans de Farba Ngom, réunis au sein du Collectif pour la défense des détenus politiques, ont exprimé leur colère ce samedi en manifestant dans les rues de la France. Ils dénoncent l’arrestation du député sénégalais et la levée de son immunité parlementaire par l’Assemblée nationale.

La manifestation, marquée par des slogans dénonçant une “justice instrumentalisée”, fait suite aux décisions prises par les nouvelles autorités sénégalaises dans le cadre de l’affaire impliquant Farba Ngom. Ses soutiens estiment que son arrestation est une mesure politique visant à affaiblir l’opposition et à réduire au silence les figures influentes de l’ancien régime.

“Nous sommes ici pour exiger sa libération immédiate et dénoncer la dérive autoritaire du gouvernement. Farba Ngom est un prisonnier politique et nous ne comptons pas rester silencieux”, a déclaré un membre du collectif.

Les manifestants n’excluent pas de mener des actions plus radicales, notamment en investissant l’ambassade du Sénégal en France afin d’interpeller directement le personnel diplomatique. Cette initiative viserait à attirer l’attention de la communauté internationale sur la situation politico-judiciaire au Sénégal.

Depuis l’arrivée au pouvoir des nouvelles autorités, plusieurs personnalités de l’ancien régime font face à des poursuites judiciaires, alimentant les tensions entre le gouvernement et l’opposition. L’affaire Farba Ngom s’inscrit dans un climat déjà tendu, où chaque arrestation ou levée d’immunité est perçue comme une manœuvre politique.

Moda Samb, Président du Mouvement ARD et PDG de DIAM HOLDING, lauréat du Prix du Meilleur Jeune Leader lors de la 13e édition des Prix Ragnée

Lors de la prestigieuse 13e édition des Prix Ragnée, Moda Samb, Président du Mouvement ARD et PDG de DIAM HOLDING, a été honoré en recevant le Prix du Meilleur Jeune Leader. Cette distinction récompense son engagement exceptionnel, son leadership inspirant et son impact significatif dans le domaine de l’entrepreneuriat.

À la tête du Mouvement ARD, Moda Samb s’est illustré par sa vision innovante et sa capacité à mobiliser les jeunes autour de projets structurants pour le développement du Sénégal. Parallèlement, en tant que PDG de DIAM HOLDING, il a su imposer son entreprise comme un acteur incontournable dans le domaine de l’entrepreneuriat, tout en mettant en avant des valeurs d’éthique, de durabilité et d’inclusion.

Moda Samb incarne les qualités et les compétences interpersonnelles d’un leader inspirant. En tant que chef d’entreprise exceptionnel, il favorise une culture novatrice et conduit des transformations majeures, tout en faisant preuve d’humilité, d’empathie et d’une écoute attentive envers les membres de son équipe et la jeunesse. Son travail et son engagement ont conduit à des avancées significatives pour le développement de son pays.

Kaolack : Deux morts dans des accidents survenus à Koutal après le Magal de Porokhane

Deux jeunes, âgés d’environ 23 et 27 ans, ont perdu la vie ce vendredi 7 février 2025 à Koutal, dans la commune de Ndiaffate, région de Kaolack, à la suite d’accidents de la route alors qu’ils revenaient du Magal de Porokhane.

Le directeur de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), Athoumane Sy, et ses équipes ont été témoins de ces tragédies alors qu’ils menaient une opération de sensibilisation, de régulation et de contrôle routier.

« Ce matin, en nous rendant à Nioro pour des opérations de sécurisation, nous avons malheureusement découvert un accident mortel qui a causé deux décès », ont rapporté les autorités en charge de la sécurité routière.

Selon les explications d’Athoumane Sy, « la première victime tentait de rejoindre son autobus lorsqu’elle a chuté. L’autocar lui est passé dessus, entraînant son décès sur le coup. »

Le second accident s’est produit dans des circonstances similaires : « un jeune traversait la route entre des véhicules lorsqu’un minibus l’a violemment percuté, causant sa mort immédiate. »

Attristé par ces pertes en vies humaines, le directeur de l’ANASER a appelé à la vigilance et a mis en garde contre les comportements dangereux sur la route, notamment la surcharge des véhicules. « Je demande aux fidèles d’éviter les surcharges, il faut vraiment arrêter cela », a-t-il plaidé.

Série noire d’accidents au Sénégal : 8 morts et des dizaines de blessés en une journée

Koutal et Diourbel, Sénégal — La route a de nouveau fait des victimes au Sénégal avec une série d’accidents mortels survenus le même jour dans les régions de Kaolack et de Diourbel, plongeant les familles dans la douleur et relançant le débat sur la sécurité routière.

À Koutal, dans la région de Kaolack, deux personnes ont perdu la vie dans des circonstances tragiques. La première victime, selon les informations relayées par Libération, aurait chuté d’un autocar avant d’être mortellement percutée par un minibus. Quelques heures plus tard, une seconde personne a été tuée alors qu’elle traversait la route, frappée par un véhicule en mouvement.

La région de Diourbel n’a pas été épargnée par ce drame routier. Sur l’autoroute Ila Touba, une collision a coûté la vie à cinq personnes. Les circonstances de cet accident restent floues, mais les premières indications suggèrent une perte de contrôle d’un des véhicules impliqués.

Un autre accident impliquant un minibus communément appelé « Ndiaga Ndiaye » s’est produit à proximité de Ndoulo. Le véhicule s’est renversé, causant la mort d’une personne et blessant 35 autres, dont 12 grièvement. Les victimes ont été rapidement évacuées vers les hôpitaux les plus proches, mais le bilan pourrait encore s’alourdir compte tenu de la gravité des blessures.

Ces incidents soulignent la dangerosité croissante des routes sénégalaises, souvent mises à rude épreuve par l’augmentation du trafic, l’état dégradé des infrastructures, et le non-respect des règles de conduite.

Les autorités locales et nationales sont appelées à réagir face à cette recrudescence des accidents de la route. Le renforcement des contrôles routiers, l’amélioration des infrastructures et des campagnes de sensibilisation sont autant de mesures réclamées par les citoyens et les associations de sécurité routière.

En attendant, les familles endeuillées tentent de surmonter leur douleur, tandis que les blessés luttent pour leur survie dans les structures hospitalières déjà débordées.

Moustapha Tall et la SGBS : Une bataille judiciaire à rebondissements

L’opérateur économique sénégalais Moustapha Tall a tenu, ce vendredi, un point de presse pour dénoncer ce qu’il qualifie de « spoliation bancaire organisée » par la Société Générale de Banque au Sénégal (SGBS). Engagé dans un contentieux judiciaire depuis près de deux décennies, il avait saisi la Cour Suprême pour contester un jugement de la Cour d’appel de Dakar dans une affaire de malversations financières portant sur plus de 5 milliards FCFA. Mais, jeudi 6 février 2025, la plus haute juridiction du pays a rejeté son pourvoi, un verdict que l’homme d’affaires conteste fermement.

Dans sa déclaration, Moustapha Tall est revenu sur l’historique de ses relations avec la SGBS, débutées dans les années 1980 avec l’ouverture de ses premiers comptes bancaires à Kaolack et à Dakar. Grâce à cette collaboration, la banque lui a accordé une ligne de crédit de 1,5 milliard FCFA pour le financement de ses importations de riz.

Mais cette relation bascule en 2004 lorsqu’un contentieux douanier sur une importation de sucre l’amène à une détention de 58 jours. La Douane lui reprochait un différentiel de péréquation de 450 millions FCFA, un montant qui, selon lui, a été gonflé sous pression politique pour atteindre 1 milliard FCFA. Il estime avoir été victime d’une instrumentalisation judiciaire qui visait à l’affaiblir financièrement.

Profitant de son incarcération, la SGBS aurait procédé à des prélèvements abusifs, causant une perte totale de 5,8 milliards FCFA entre 2004 et 2005. Ces difficultés se sont aggravées avec la crise alimentaire mondiale de 2008, qui a encore fragilisé son entreprise.

Une restructuration financière de sa dette a été retardée, et ce n’est qu’en 2011 qu’un accord a été signé pour 899 millions FCFA, payable jusqu’en 2016. Mais lorsque Moustapha Tall tente de relancer son activité avec un marché de 3 milliards FCFA pour l’importation de riz, la SGBS refuse de l’accompagner, malgré ses garanties.

Face aux blocages de la banque, l’homme d’affaires cesse ses paiements en 2013 pour provoquer une réaction. La SGBS réplique en lançant une procédure judiciaire, qui mène à la saisie et à la vente de son immeuble pour 400 millions FCFA, alors qu’elle lui réclamait encore 578 millions FCFA après cette vente.

Le tribunal correctionnel de Dakar reconnaît plus tard l’illégalité de cette vente pour faux et usage de faux, une décision confirmée par la Cour d’appel. Pourtant, le 6 février 2025, la Cour Suprême rejette son pourvoi, une décision que Moustapha Tall qualifie d’injuste et arbitraire.

Dénonçant des pratiques qu’il assimile à du pillage organisé, Moustapha Tall accuse la SGBS d’avoir orchestré des prélèvements injustifiés, un écart de 600 millions FCFA entre le montant réellement dû et celui déclaré, ainsi que des traites avalisées avant échéance.

Estimant avoir été victime d’un coup monté impliquant des acteurs économiques et politiques influents, il n’exclut pas de déposer un rabat d’arrêt pour contester le rejet de son pourvoi en cassation.

Au-delà de sa propre affaire, Moustapha Tall voit en son combat une cause collective : celle des entrepreneurs sénégalais confrontés aux abus bancaires. Il appelle à une réforme du système judiciaire et exige que justice lui soit rendue.

L’affaire, déjà vieille de plus de 20 ans, semble loin d’être terminée.

Kaolack : Serigne Mboup réclame 700 millions FCFA à l’État pour relancer Domitexka Saloum

L’homme d’affaires et maire de Kaolack, Serigne Mboup, a lancé un appel pressant aux nouvelles autorités sénégalaises pour le règlement d’une dette de 700 millions de FCFA que lui doit l’État. Cette somme, issue des régimes de Me Abdoulaye Wade et Macky Sall, constitue selon lui un frein majeur à la relance de l’entreprise textile Domitexka Saloum, située à Kahone.

Malgré des investissements conséquents pour moderniser Domitexka Saloum, l’usine peine à fonctionner normalement. Actuellement, seuls deux ou trois ateliers sur une douzaine sont opérationnels, notamment celui produisant les tissus « maylouss ». Cette situation limite considérablement les opportunités d’emploi pour les travailleurs ainsi que la rentabilité de l’usine.

Serigne Mboup insiste sur l’urgence de régler cette dette pour permettre un redémarrage complet de l’usine et ainsi stimuler l’économie locale. “Nous avons fait des efforts considérables pour relancer cette industrie, mais nous sommes bloqués par cette créance que l’État tarde à honorer”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Au-delà du cas de Domitexka Saloum, Serigne Mboup a également critiqué la tendance croissante à l’exportation de la main-d’œuvre sénégalaise, notamment vers l’Espagne. Selon lui, cette politique va à l’encontre de l’objectif de souveraineté économique du pays, car elle prive le Sénégal de forces vives nécessaires au développement national.

Le maire de Kaolack appelle ainsi l’État à repenser sa stratégie en favorisant l’investissement local et la valorisation des industries nationales, à l’image du textile, un secteur clé pour l’emploi et la croissance économique.

Crise à l’UCAD : Les étudiants en colère face aux bourses impayées

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a connu une nouvelle nuit de tensions, entre affrontements et colère estudiantine. Entre 23 heures et 2 heures du matin, des heurts ont opposé des étudiants en master aux forces de l’ordre, conséquence directe du retard dans le paiement des bourses. Une situation qui s’enlise et plonge les étudiants dans une précarité alarmante.

Depuis plusieurs jours, l’UCAD est le théâtre de manifestations répétées. À bout de patience, les étudiants dénoncent une précarité croissante due au non-versement de leurs bourses. Pour beaucoup, ces allocations constituent leur unique moyen de subsistance. “C’est une situation vraiment difficile”, confie un étudiant, expliquant que certains n’ont même plus les moyens de s’offrir un simple ticket de restaurant universitaire.

Face à cette détresse, la tension est montée d’un cran cette nuit. Des groupes d’étudiants ont exprimé leur ras-le-bol en bloquant certaines artères du campus et en lançant des projectiles. En réponse, les forces de l’ordre sont intervenues avec des tirs de gaz lacrymogène pour disperser la foule, transformant le campus en une scène de chaos.

Les affrontements ont fait plusieurs blessés, certains nécessitant une évacuation d’urgence par les ambulances. Cette escalade inquiète de plus en plus la communauté universitaire, qui redoute une aggravation de la crise dans les jours à venir.

Un étudiant, manifestement révolté, résume bien le sentiment général : “Soo nekkul étudiant, do meune comprendre louniouy dundé”, soit “Quand tu n’es pas étudiant, tu ne peux pas comprendre ce que nous vivons”. Une phrase lourde de sens, témoignant du malaise profond qui ronge la jeunesse universitaire.

Le retard dans le paiement des bourses est une problématique bien connue à l’UCAD, mais la situation actuelle semble plus critique que jamais. Malgré les nombreux appels des étudiants à une réaction rapide des autorités, aucune solution concrète n’a encore été apportée.

L’université, censée être un lieu d’apprentissage et de sérénité, est désormais un champ de bataille où la détresse sociale se transforme en violence. Jusqu’à quand cette situation durera-t-elle ? Les autorités prendront-elles enfin des mesures pour calmer la grogne estudiantine avant que la colère ne déborde davantage ?

Présentation du livre « Insécurité au Sahel : Sortir de la crise ! » de Mamadou Mouth Bane

Ce vendredi à Dakar, le journaliste et analyste Mamadou Mouth Bane a procédé à la dédicace de son ouvrage « Insécurité au Sahel : Sortir de la crise ! », un essai qui propose une analyse approfondie des défis sécuritaires dans la région sahélienne et explore des solutions endogènes pour y remédier.

Lors de la cérémonie, l’auteur a insisté sur la nécessité d’une approche locale pour faire face au terrorisme. Selon lui, l’usage exclusif des armes ne suffit pas à éradiquer la menace, même pour des puissances militaires comme la France, les États-Unis ou la Belgique.

Mouth Bane plaide pour des politiques de développement sectorielles, notamment en matière d’éducation et d’emploi des jeunes, afin de leur offrir des perspectives économiques et de les détourner des groupes criminels et terroristes.

« Ce livre est ma contribution pour tenter de résoudre ces crises qui secouent le Sahel et l’Afrique en général. J’y propose des solutions concrètes pour lutter efficacement contre l’insécurité, car elle impacte négativement toutes les politiques de développement mises en place. » – Mamadou Mouth Bane

L’auteur met en avant la stratégie marocaine dans la lutte contre l’extrémisme, estimant qu’elle constitue une source d’inspiration pour les pays sahéliens. Il souligne notamment les réformes juridiques et économiques mises en place par le roi du Maroc, qui ont permis de neutraliser les groupes criminels et d’instaurer une doctrine d’État fondée sur un islam modéré.

Mamadou Mouth Bane s’est également adressé aux pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui ont pris leurs distances avec la CEDEAO. Il les met en garde contre les influences étrangères qui pourraient compromettre leur souveraineté et leur stratégie sécuritaire.

Tragique accident sur l’autoroute Ila Touba : cinq morts et un blessé grave

Un terrible accident de la route s’est produit ce vendredi aux alentours de 14 heures sur l’autoroute Ila Touba, à la sortie de Bambey, non loin des deux stations. Une Peugeot 407, immatriculée Allo-Dakar et en provenance de la capitale sénégalaise, a été violemment percutée par un véhicule 4×4 qui circulait en sens inverse à vive allure.

Selon des témoins, le conducteur du 4×4, une Pajero blanche, aurait perdu le contrôle de son véhicule avant de franchir les barrières centrales de l’autoroute. Il a ensuite percuté de plein fouet la Peugeot avant de faire plusieurs tonneaux. L’impact a été d’une extrême violence, réduisant la berline en un amas de ferraille.

L’accident a coûté la vie à cinq personnes, toutes à bord de la Peugeot 407. Elles sont mortes sur le coup. Un autre passager, grièvement blessé, a été évacué en urgence vers une structure hospitalière. Fait troublant, le conducteur du 4×4 est sorti indemne de cette collision, malgré la gravité du choc.

Cet énième drame relance le débat sur la sécurité sur l’autoroute Ila Touba, souvent le théâtre d’accidents graves en raison d’excès de vitesse et de comportements imprudents. Les autorités et les forces de l’ordre sont appelées à renforcer les contrôles et à sensibiliser davantage les usagers à la prudence.

Kaolack / Économie : Le directeur de l’Agence nationale des affaires maritimes déplore le non-fonctionnement du port de Kaolack

Des dysfonctionnements et des problèmes techniques, entre autres, auraient empêché le lancement des travaux de réhabilitation du port de Kaolack en 2022 par l’ancien président Macky Sall. Depuis plus d’une décennie, cette infrastructure a cessé de fonctionner, impactant négativement l’activité économique de la région et même de la sous-région. Avec l’avènement du nouveau régime, les populations du Sine-Saloum gardent l’espoir de voir aboutir la relance des travaux du port.

Face à cette situation, le directeur de l’Agence nationale des affaires maritimes (ANAM), Bécaye Diop, a effectué une visite ce vendredi au port de la capitale du Saloum afin de s’enquérir de l’état des lieux.

“Nous sommes au port de Kaolack, une infrastructure qui mesure 600 mètres de long, avec un accès à l’embouchure sur 120 km et une profondeur de 4,20 mètres. Malheureusement, ce port ne répond pas aux normes internationales. Il mérite une attention particulière, car Kaolack regorge d’opportunités économiques, notamment dans le secteur du sel, de l’arachide et d’autres ressources essentielles”, a expliqué Bécaye Diop lors de sa visite.

Il a également souligné la nécessité de collaborer avec le Port autonome de Dakar pour explorer les possibilités de relance du port de Kaolack.

“Toutes les idées sont bonnes à prendre, mais il va falloir réaliser une expertise approfondie. Pour le moment, je ne peux pas avancer d’engagements précis, mais nous devons nous asseoir autour d’une table afin d’établir un diagnostic clair et identifier les leviers d’action pour revitaliser ce port. Nous sommes ouverts à toutes les propositions”, a ajouté le directeur de l’ANAM.

Un port en attente de réhabilitation

Bécaye Diop a exprimé ses regrets quant à l’inertie autour de la réhabilitation du port de Kaolack.

“Nous déplorons le fait que le port de Kaolack n’ait pas encore été relancé. Il est essentiel de le réhabiliter pour le bien-être des populations.”

Avant son étape à Kaolack, le directeur de l’ANAM s’était rendu à Fatick, où il a eu des échanges approfondis avec des étudiants.

“Durant cette visite, j’ai été reçu par les gouverneurs de Kaolack et de Fatick. J’ai également visité la circonscription maritime centre. J’ai profité de l’occasion pour rencontrer les étudiants de l’USSEIN, avec qui j’ai abordé plusieurs sujets, notamment l’employabilité et les difficultés d’accès aux stages.”

Conscient des défis auxquels sont confrontés les étudiants, M. Diop a pris l’engagement de leur offrir des opportunités de stage.

“Pour cette première cohorte, nous allons accueillir six étudiants au sein de la direction de l’ANAM. D’autres structures partenaires se joindront à nous pour en recruter davantage”, a-t-il promis.

La relance du port de Kaolack demeure une attente majeure pour les populations locales et les acteurs économiques. Les prochains mois permettront d’évaluer les engagements pris et les mesures concrètes qui seront mises en place pour donner un nouveau souffle à cette infrastructure stratégique.

Accident meurtrier sur l’autoroute Ila Touba : cinq morts dans une collision violente

Un grave accident de la route s’est produit ce vendredi sur l’autoroute Ila Touba, entre Bambey et Khombole, faisant cinq morts. La collision impliquait un 4×4 roulant à vive allure et une Peugeot 407 circulant en sens inverse.

Selon les premières informations rapportées par IGFM, le conducteur du 4×4 aurait perdu le contrôle de son véhicule avant de franchir la barrière centrale de l’autoroute. Sa trajectoire incontrôlée l’a conduit directement sur la voie opposée, où il a percuté de plein fouet la berline. L’impact a été d’une rare violence, ne laissant aucune chance aux occupants de la 407.

Les secours, rapidement dépêchés sur les lieux, ont constaté le décès de cinq personnes sur place. Le conducteur du 4×4, miraculeusement indemne, a été placé en garde à vue en attendant les conclusions de l’enquête ouverte pour déterminer les circonstances exactes du drame.

Cet accident tragique vient rallonger la liste déjà longue des collisions meurtrières sur l’autoroute Ila Touba, où la vitesse excessive et le non-respect des règles de sécurité sont régulièrement pointés du doigt. Malgré les campagnes de sensibilisation et les contrôles de vitesse, cette route demeure le théâtre de nombreux drames.

Les autorités appellent une fois de plus les usagers à la prudence et au respect strict du code de la route pour éviter de telles tragédies. Une réflexion est également en cours sur un renforcement des mesures de sécurité, notamment la surveillance accrue des limitations de vitesse et l’amélioration des infrastructures.

Le ministère de la Communication annonce des sanctions contre les médias non conformes

Face aux nombreuses irrégularités dans le secteur des médias, le ministère de la Communication, sous l’impulsion du ministre Alioune Sall, annonce des mesures strictes pour assainir le paysage médiatique national. À travers son directeur de la communication, Habibou Dia, le ministère a détaillé un plan de sanctions allant des mises en demeure aux coupures de signal, en passant par des poursuites judiciaires.

Selon Habibou Dia, un écart significatif a été constaté entre les 600 médias officiellement déclarés et les 200 réellement conformes. Face à cette situation, le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) a reçu des instructions fermes pour adresser des mises en demeure aux télévisions et radios ne respectant pas les exigences légales.

« Les radios et radios communautaires qui disposent de fréquences sans avoir signé de conventions et de cahiers des charges, mais aussi les télévisions qui ne remplissent pas les dispositions du Code de la presse, recevront des mises en demeure. À l’issue de ces avertissements, des coupures de signaux et des retraits de fréquences sont prévus », a précisé M. Dia dans une déclaration vidéo.

Outre l’audiovisuel traditionnel, les médias en ligne sont également concernés par cette opération de régulation. Le ministère de l’Intérieur, via la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) et les services de cybercriminalité, sera mobilisé pour identifier les web TV et médias en ligne exerçant illégalement.

« Les acteurs concernés recevront une dernière mise en demeure pour se conformer aux règles. En cas de manquement, des sanctions seront appliquées, incluant des blocages de sites et des poursuites judiciaires », a averti le directeur de la communication.

Le ministère s’attaque également à la prolifération des journaux PDF et des « UNE PDF », jugés non conformes aux règles du dépôt légal.

« Nous avons constaté que la plupart des quotidiens respectent désormais les règles de dépôt légal, à l’exception de certains qui ont été invités à se mettre en conformité. Ceux qui continuent à diffuser des journaux uniquement sous format PDF, sans tirage physique, s’exposent à des sanctions, avec l’implication de la DST pour mettre fin à ces pratiques illégales », a précisé Habibou Dia.

Ces mesures, qui traduisent une volonté ferme des autorités de rétablir l’ordre dans le secteur des médias, s’inscrivent dans une dynamique plus large de professionnalisation et de mise en conformité avec le Code de la presse. En appliquant des sanctions rigoureuses, le ministère entend garantir un environnement médiatique structuré et respectueux des normes en vigueur.

Reste à savoir comment les acteurs concernés réagiront à ces nouvelles exigences et si ces mesures contribueront à renforcer la crédibilité et la viabilité du paysage médiatique national.

Affaire West African Energy : Samuel Sarr maintenu en détention, son audition prévue le 12 février

L’ancien directeur général de West African Energy (WAE), Samuel Sarr, devra encore patienter en prison. La justice a rejeté sa demande de liberté provisoire et fixé son audition au 12 février prochain, selon des informations relayées par le quotidien Les Échos.

Le 5 février dernier, le juge d’instruction Makha Barry a rendu son ordonnance, rejetant la requête de mise en liberté provisoire de Samuel Sarr. Le magistrat a motivé sa décision en insistant sur « la gravité des faits » reprochés à l’ancien DG de WAE et le risque que sa libération « compromette la manifestation de la vérité ».

Le juge redoute notamment que l’ex-ministre de l’Énergie ne prenne contact avec d’autres personnes impliquées dans la procédure, ce qui pourrait mener à une altération ou destruction de preuves. Une hypothèse que le maître des poursuites juge suffisamment sérieuse pour maintenir Samuel Sarr en détention.

Dans le cadre de l’instruction, une confrontation entre experts a été programmée. L’objectif est de clarifier des éléments du dossier, car la contre-expertise réalisée dans cette affaire aurait révélé « certaines incohérences », selon le juge.

Cette confrontation pourrait être décisive pour l’évolution du dossier, notamment en ce qui concerne les responsabilités dans l’affaire qui secoue West African Energy.

Face à cette décision, les avocats de Samuel Sarr ne comptent pas en rester là. Ils ont annoncé leur intention d’interjeter appel contre l’ordonnance du juge, espérant obtenir gain de cause devant une juridiction supérieure.

Affaire des boulettes pour fesses : Des peines de prison ferme prononcées par le tribunal de Pikine-Guédiawaye

Le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye a rendu son verdict ce matin dans l’affaire dite des “boulettes pour fesses”, une affaire impliquant plusieurs personnes poursuivies pour la fabrication et la vente illégale de produits pharmaceutiques dangereux pour la santé.

À l’issue des débats, le tribunal a relaxé les prévenues des charges d’exercice illégal de la profession de pharmacien, d’usurpation de fonction et d’administration de substances nuisibles à la santé publique. Plusieurs accusés, dont Alima Sow, Seynabou Gassama, Bintou Diop, Pape Guéye, Moussou Gassama et Haoussou Ndiaye, ont également été relaxés du chef de publicité illégale de produits pharmaceutiques.

Toutefois, Alima Sow, Alima Fall, Bintou Diouf, Pape Guéye et Moussou Gassama ont été reconnus coupables d’association de malfaiteurs. De leur côté, Alima Fall et Maty Mbaye ont été condamnées pour publicité illégale de produits pharmaceutiques.

Le juge a déclaré l’ensemble des prévenus coupables de fabrication et de mise en vente de produits pharmaceutiques sans autorisation préalable, mettant ainsi en danger la vie d’autrui.

Le tribunal a condamné Alima Fall et Maty Mbaye à deux ans de prison, dont six mois ferme, assortis d’une amende de 500 000 FCFA à verser à la Caisse des Dépôts et Consignations. Haoussou Ndiaye a écopé d’une peine de deux ans, dont trois mois ferme, avec la même amende.

Les autres prévenus ont été condamnés à deux ans de prison, dont un mois ferme, avec une amende de 200 000 FCFA.

En plus des peines de prison et des amendes, le tribunal a ordonné la confiscation et la destruction des produits saisis, notamment les pommades “Infidèles” et “Caviar”, ainsi que des médicaments et compléments alimentaires trouvés chez Maty Mbaye et Haoussou Ndiaye.

Sur le plan civil, le tribunal a reconnu les constitutions de partie civile de SOS Consommateurs et de l’Ordre des Médecins, condamnant les prévenus à payer un franc symbolique en réparation du préjudice causé. Les dépens de la procédure ont été mis à la charge des accusés, et la contrainte par corps a été fixée à son maximum.

L’ONAS rend hommage à ses retraités et se projette vers l’avenir

Dans une ambiance chargée d’émotion et de reconnaissance, l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) a honoré ses agents admis à faire valoir leurs droits à la retraite. La cérémonie, présidée par le Directeur général M. Sény Diène, a été marquée par des témoignages de gratitude envers ces travailleurs qui ont consacré plusieurs décennies au service de l’entreprise et du pays.

« Nous vous célébrons aujourd’hui parce que nous vous devons beaucoup », a déclaré M. Diène, s’adressant aux retraités, à leurs proches et à l’ensemble du personnel de l’ONAS réuni pour l’occasion. Il a salué leur engagement, leur expérience et leur dévouement, rappelant que certains d’entre eux cumulent plus de 30 à 40 ans de service. Leur contribution a été essentielle au développement et au rayonnement de l’ONAS, garantissant un service public de qualité en matière d’assainissement et de gestion des eaux usées.

Au-delà de l’hommage, cette rencontre a également été l’occasion pour le Directeur général de se projeter vers l’avenir et de rappeler les défis qui attendent l’ONAS en 2025. Parmi les priorités évoquées, la gestion des inondations demeure un enjeu crucial. « Le temps presse », a averti M. Diène, insistant sur la nécessité d’anticiper les mesures nécessaires pour éviter les catastrophes lors de la prochaine saison des pluies.

Il a également mis en avant l’engagement des autorités dans la préservation du cadre de vie et la lutte contre les inondations, notamment le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, le Premier ministre Ousmane Sonko et le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye.

Dans cette dynamique, M. Sény Diène a rappelé les grands chantiers en cours, parmi lesquels :

• Le renouvellement du collecteur Hann-Fann, un projet clé pour améliorer la gestion des eaux usées à Dakar.

• La dépollution de la baie de Hann, visant à restaurer un écosystème essentiel et à améliorer la qualité de vie des populations riveraines.

• Le drainage des eaux pluviales à Touba, un projet crucial pour prévenir les inondations et sécuriser les infrastructures urbaines.

Il a exhorté l’ensemble des agents de l’ONAS à redoubler d’efforts pour mériter la confiance des autorités et des citoyens, tout en assurant une gestion optimale des infrastructures d’assainissement.

Clôturant son allocution sur une note d’optimisme, M. Diène a appelé à une mobilisation générale pour surmonter les défis à venir et consolider les acquis de l’ONAS. « Travaillons main dans la main pour repousser toutes les limites », a-t-il lancé, formulant le vœu d’une année 2025 placée sous le signe du succès et de la prospérité.

Macky Sall au National Prayer Breakfast 2025 : Rencontre avec Donald Trump et échanges stratégiques à Washington

L’ancien Président du Sénégal, Macky Sall, a pris part au National Prayer Breakfast (NPB), un événement annuel de prière et de dialogue interreligieux réunissant des leaders politiques, économiques et religieux du monde entier. Organisé depuis 1953 aux États-Unis, le NPB constitue un espace d’échanges informels où les dirigeants abordent des questions de foi, de gouvernance et de coopération internationale.

Lors de cette rencontre, Macky Sall a échangé avec Donald Trump, l’ancien Président américain, qui reste une figure influente du paysage politique américain. Si le contenu exact de leur discussion n’a pas été dévoilé, leur entretien s’inscrit dans un contexte marqué par des reconfigurations politiques aux États-Unis et en Afrique. Macky Sall, qui a dirigé le Sénégal de 2012 à 2024, continue de jouer un rôle actif sur la scène diplomatique africaine, notamment en matière de coopération internationale et d’investissements.

En marge du NPB, l’ancien chef de l’État sénégalais doit également rencontrer les experts de l’Atlantic Council, un influent think tank basé à Washington. Cette institution, spécialisée dans les relations internationales et les questions stratégiques, entretient des liens étroits avec les décideurs politiques et économiques américains. Macky Sall y discutera des enjeux de développement en Afrique, des perspectives de coopération avec les États-Unis et du rôle du Sénégal dans la sous-région ouest-africaine.

Depuis son départ du pouvoir en avril 2024, Macky Sall semble maintenir une présence active sur la scène internationale. Sa participation au National Prayer Breakfast et ses discussions avec des cercles d’influence américains illustrent sa volonté de pérenniser ses relations diplomatiques et économiques au-delà de son mandat.

Kaolack : Le président de la CCIAK plaide pour le soutien de l’État au secteur privé national en vue de la souveraineté économique

Le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack (CCIAK), Serigne Mboup, a invité les autorités sénégalaises à s’appuyer sur le secteur privé national pour atteindre une souveraineté économique durable et inclusive.

“L’État et les Sénégalais, de manière générale, doivent travailler pour atteindre cette souveraineté, car les potentialités existent dans toutes les régions du pays. Plutôt que de faire appel à des investisseurs étrangers qui ne peuvent rien faire sans nous, l’État, à travers les ministères concernés, doit accorder une attention particulière au secteur industriel”, a-t-il déclaré.

Serigne Mboup, également directeur de la société DOMITEXKA, spécialisée dans la production de textiles, s’exprimait jeudi lors d’une visite effectuée dans son usine, qui emploie deux cents travailleurs à Kaolack.

“L’État ne peut pas recruter massivement, mais il peut encourager les petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que les petites et moyennes industries (PMI), en favorisant l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes. C’est ainsi que cela fonctionne partout dans le monde”, a-t-il souligné.

Selon lui, en adoptant cette approche, les autorités pourraient contribuer à réduire le taux de chômage à travers la création d’emplois, un défi majeur pour le pays.

Révélant que le Sénégal dépense entre 500 et 600 milliards de francs CFA en importations de produits textiles, Serigne Mboup a exhorté les décideurs à s’inspirer du Bénin, où le président Patrice Talon a investi plus de 300 milliards de francs CFA dans ce secteur.

“Aujourd’hui, la production textile béninoise est vendue dans le monde entier, notamment en Europe et aux États-Unis. Il en est de même pour le Mali et la Côte d’Ivoire, où la filière textile est en plein essor, car chacun a compris que le secteur de la mode représente un levier économique majeur”, a-t-il conclu.

Moussa Diakhaté interpelle le président : « Il faut un dialogue national ou démissionner »

La scène politique sénégalaise a été secouée ce jeudi par l’intervention du député Moussa Diakhaté lors d’une rencontre à Dakar Plateau. Dans un discours sans détour, l’élu a exprimé ses préoccupations face à la gestion actuelle du pays, pointant du doigt les limites du gouvernement en place.

Selon Moussa Diakhaté, la situation du pays est alarmante. Il dénonce une dégradation sécuritaire croissante, notamment avec la menace jihadiste qui gagne du terrain en Afrique de l’Ouest. À cela s’ajoutent des crises économiques qui pèsent lourdement sur le quotidien des Sénégalais, avec une inflation galopante et un pouvoir d’achat en berne.

« Nous assistons à une gouvernance qui semble avoir atteint ses limites », a déclaré le député, faisant allusion aux récentes déclarations du président sur le manque de marge de manœuvre pour des réformes structurelles. Pour Diakhaté, ce constat est préoccupant, car il pourrait signifier l’absence de solutions viables à court terme.

Face à cette situation critique, Moussa Diakhaté propose deux alternatives radicales au chef de l’État :

1. L’ouverture d’un dialogue national impliquant l’opposition et les acteurs de la société civile afin de trouver ensemble des solutions pour sortir de la crise.

2. Une démission pure et simple si aucune issue n’est envisageable.

« Si le pays ne voit pas de changements concrets, la voie de la démission pourrait devenir inévitable pour éviter une aggravation de la crise », a-t-il averti. Il estime que les Sénégalais ne peuvent plus attendre indéfiniment et que des décisions fortes doivent être prises pour redresser la situation.

Se positionnant comme un acteur engagé et non comme un simple opposant, Moussa Diakhaté met en garde contre une fuite en avant du gouvernement. Il craint qu’un manque de réaction face aux difficultés actuelles n’entraîne une instabilité politique et sociale encore plus grande.

Magal de Porokhane : Le ministre de l’Intérieur Jean Baptiste Tine rend hommage à la communauté mouride

Le ministre de l’Intérieur, Jean Baptiste Tine, a marqué de sa présence la cérémonie officielle du Magal de Porokhane, un événement religieux d’une grande importance pour la communauté mouride. Accompagné d’une délégation composée de membres du gouvernement, de directeurs, de députés et de préfets, il a rendu un vibrant hommage à la confrérie et réaffirmé le soutien des autorités étatiques à cette manifestation spirituelle.

Dans son allocution, Jean Baptiste Tine a transmis les salutations du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et de son Premier ministre, Ousmane Sonko, au Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké. Il a également salué son porte-parole, Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké, et exprimé son respect à l’ensemble de la famille mouride.

Le ministre a rappelé la valeur historique et spirituelle de Porokhane, un lieu empreint de mémoire et de dévotion. Il a souligné l’héritage de figures emblématiques telles que l’Almamy Maba Diakhou Bâ, symbole de courage, et Mame Diarra Bousso, mère de Cheikh Ahmadou Bamba, dont la vie demeure une source d’inspiration. “Mame Diarra Bousso incarne la vertu et la bonté. Son exemple continue d’éclairer la voie des fidèles, hommes comme femmes”, a-t-il déclaré.

Jean Baptiste Tine a également insisté sur l’importance du tourisme religieux et sur la nécessité de le préserver. Il a rappelé la volonté du président Bassirou Diomaye Faye de valoriser les sites religieux du Sénégal et de garantir leur rayonnement.

Abordant la question de la sécurité, le ministre a appelé à une collaboration entre les forces de l’ordre et les fidèles pour assurer un déroulement paisible du Magal. “La sécurité doit être notre priorité commune”, a-t-il affirmé, en insistant sur le rôle central de la police et de la gendarmerie dans cette mission. Il a conclu son discours en exhortant tous les acteurs à un engagement collectif en faveur de l’ordre et de la tranquillité publique.

Affaire foncière : le juge d’instruction rejette la demande de levée de l’immunité parlementaire d’Amadou Ba et Birima Mangara

Le juge d’instruction du deuxième cabinet de Dakar a rejeté la demande du Parquet visant à lever l’immunité parlementaire des députés Amadou Ba et Birima Mangara, tous deux mis en cause dans une affaire foncière liée à des expropriations pour cause d’utilité publique. Cette décision marque un nouveau tournant dans un dossier complexe qui oppose les héritiers des titres fonciers concernés aux autorités.

L’affaire concerne l’indemnisation liée à l’expropriation des titres fonciers n° 5058/Nga, 13833/Nga et 1838/Nga, au profit de la société Sofico. Les héritiers des terrains dénoncent des irrégularités qu’ils jugent frauduleuses dans la procédure, ce qui les a conduits à mandater Matar Diène pour déposer une plainte.

En 2022, une enquête préliminaire menée par la Sûreté urbaine de Dakar avait conduit le Parquet à ouvrir une information judiciaire contre X. Les faits présumés incluent faux et usage de faux en écritures authentiques et privées, escroquerie portant sur des deniers publics et complicité de ces infractions. L’affaire, transmise au deuxième cabinet d’instruction, était restée en suspens jusqu’à récemment.

Selon le journal Libération, le ministère public a récemment transmis un réquisitoire supplétif pour relancer l’enquête. Dans ce document, Tahirou Sarr est désigné comme un acteur clé de l’affaire, aux côtés d’autres individus dont l’identité n’a pas encore été révélée. Le Parquet ne s’est pas contenté de demander leur inculpation mais a également requis leur placement sous mandat de dépôt.

Dans cette dynamique, le ministère public a sollicité le juge d’instruction pour engager la procédure de levée de l’immunité parlementaire d’Amadou Ba, ancien Premier ministre et ex-ministre des Finances, ainsi que de Birima Mangara, ancien ministre chargé du Budget. Cependant, le juge d’instruction a rejeté cette demande, ce qui empêche pour l’instant toute poursuite judiciaire directe contre les deux députés.

Plusieurs personnalités ont déjà été entendues dans cette affaire, parmi lesquelles Matar Diène, le plaignant, mais aussi Tahirou Sarr, l’inspecteur des impôts Amadou Diop, ainsi que les inspecteurs à la retraite Dame Fall et Meissa Ndiaye. Le contrôleur des impôts Mouhamadou Moustapha Gaye a également été auditionné.

Avec le rejet de la levée de l’immunité parlementaire des deux députés, le dossier prend une tournure inattendue. Toutefois, l’enquête se poursuit et pourrait connaître de nouveaux développements dans les semaines à venir. Reste à savoir si le Parquet fera appel de cette décision ou si d’autres éléments viendront renforcer les accusations portées dans cette affaire à forte connotation politico-financière.

Bara Mbengue, lauréat du Grand Prix du Chef de l’État pour l’Enseignant 2024

L’enseignant Bara Mbengue a été couronné meilleur enseignant du Sénégal en remportant le Grand Prix du Chef de l’État pour l’Enseignant, lors de la troisième édition de cette distinction prestigieuse. Avec un score remarquable de 90,28 points sur 100, il a non seulement reçu une récompense financière de 20 millions de FCFA, mais a également été élevé au grade de l’Ordre national du Lion par le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

Avec 19 ans d’expérience dans l’enseignement public, Bara Mbengue s’est imposé comme une référence dans son domaine. Professeur de Lettres, Histoire et Géographie au Collège d’Enseignement Moyen (CEM) de Louga Commune, il est reconnu pour son engagement exemplaire envers ses élèves.

Le jury de cette distinction a salué sa ponctualité, son assiduité et sa disponibilité. Toujours prêt à accompagner ses élèves, il leur dispense un encadrement gratuit et met un point d’honneur à commencer ses cours à 7 heures précises chaque matin. Son dévouement lui vaut un profond respect de la part de ses élèves, qui lui sont reconnaissants pour les efforts constants qu’il déploie pour leur réussite, notamment au Brevet de Fin d’Études Moyennes (BFEM).

Bara Mbengue ne se limite pas à la salle de classe. Il joue un rôle actif au sein de la Cellule d’Animation Pédagogique, estimant que l’enseignant doit toujours continuer à apprendre et à perfectionner ses méthodes. C’est dans cette dynamique qu’il a produit plusieurs fascicules et conçu des fiches pédagogiques destinées à la lecture des œuvres au programme des classes de 4ᵉ et 3ᵉ.

Son engagement dépasse également le cadre scolaire, puisqu’il a animé deux émissions radiophoniques sur Leral FM à Louga. Ces interventions, portant sur le roman Une si longue lettre de Mariama Bâ et sur la rédaction de la dissertation en classe de 3ᵉ, ont permis de soutenir les élèves pendant la crise sanitaire de la COVID-19.

Selon les autorités administratives et scolaires, Bara Mbengue incarne les valeurs essentielles de l’enseignement : la conscience professionnelle, la disponibilité, l’ouverture d’esprit, la loyauté, le sérieux, la persévérance, l’abnégation et la compétence. Son engagement constant en faveur de l’éducation en fait une figure respectée et admirée au sein du système éducatif sénégalais.

Né le 3 juin 1973 à Coki, il poursuit sa mission avec passion et détermination, inspirant ses collègues et les générations futures d’enseignants.

Outre le sacre de Bara Mbengue, deux autres enseignants ont été récompensés pour leur mérite. Momath Kébé, avec un score de 83,69 points sur 100, et Amadou Lamine Mané, avec 81,12 points sur 100, ont reçu chacun une récompense de 5 millions de FCFA.

Français tué Mbour par un malade mental : Ansoumana DIONE indexe l’absence de politique de santé mentale au Sénégal.

Ce drame si regrettable est survenu ce mercredi 05 février 2025 à Mbour. Un malade mental qui poignarde à mort un ressortissant français, laissant une épouse déboussolée. Pourtant, selon les informations distillées dans la presse, elle n’avait cessé d’alerter les autorités administratives et la police. Malheureusement, l’irréparable s’est produit et personne ne sait à qui le prochain tour. En fait, ce régime du Président Bassirou Diomaye FAYE ne s’intéresse pas, du tout, aux multiples problèmes des malades mentaux et des toxicomanies. Jusqu’ici, notre pays ne dispose pas de politique de santé mentale. Paradoxalement, cet élément ne figure même pas dans leur référentiel « Sénégal 2050 ».

Comment dans un pays normal comme le Sénégal, en ce début du 21e siècle, la presque totalité des grandes villes ne dispose pas de services psychiatriques. Et, l’accès aux traitements et notamment aux médicaments, constituent de vrais casse-têtes pour les familles concernées. Pire, le Sénégal demeure et reste confronté à un déficit criard de personnels soignants : psychiatres, psychologues, entre autres, ce qui rend presque impossible la prise en charge adéquate des personnes atteintes de maladies mentales et victimes de toxicomanies. De plus en plus, les troubles mentaux gagnent de l’ampleur dus à plusieurs facteurs dont le chômage, les accidents de la route, la drogue, etc.

Attention, le régime en place a beaucoup intérêt à intégrer cette question essentielle dans leur priorité. Si le capital humain est le maillon sur lequel ces nouvelles autorités comptent véritablement pour faire développer le Sénégal, il va falloir obligatoirement qu’elles revalorisent la santé mentale et la lutte contre l’usage abusif de l’alcool et de la drogue. Malheureusement, le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale, sous la conduite du Ministre Ibrahima SY et de son équipe, n’a aucune vision par rapport à l’état de santé mentale des sénégalais. Heureusement qu’il existe l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM) qui fait un excellent travail.

Le 06 février 2025,
Ansoumana DIONE, Président de l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM) – Tel : 77 550 90 82 – 70 745 88 47

Suspension des programmes de l’USAID à Ziguinchor : 300 familles de déplacés menacées de se retrouver sans abri, selon le maire de Boutoupa-Camaracounda

Ziguinchor, 5 février 2025 – La suspension des programmes de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) inquiète les autorités locales en Casamance. Selon Ousmane Sanding, maire de Boutoupa-Camaracounda, cette décision met en péril 300 familles de déplacés récemment revenues dans la région, qui comptaient sur le programme Shelter for Life pour la construction de leurs habitations.

“La suspension des programmes d’accompagnement de l’USAID ne fait qu’aggraver la situation des populations déplacées de retour en Casamance. Le programme Shelter for Life, qui soutenait 300 familles dans la reconstruction de leurs maisons, est désormais à l’arrêt. Ces familles vulnérables risquent de se retrouver sans abri alors qu’elles venaient de rentrer dans leur terroir cette année”, a déclaré le maire.

Ousmane Sanding s’exprimait en marge d’un comité régional de pilotage du plan spécial 2024-2025 pour le retour des déplacés en Casamance. Il a alerté sur l’urgence de la situation, alors que la saison des pluies approche.

“Ces 300 familles comptaient sur ce programme pour reconstruire leurs logements. Avec son arrêt brutal et sans solution de rechange, elles risquent de voir leurs habitations inachevées ou s’effondrer sous les pluies. Nous demandons au comité régional d’intégrer ces familles dans le processus de retour afin de trouver une alternative rapide”, a-t-il insisté.

Le maire a rappelé que ces familles sont réparties dans plusieurs communes : Boutoupa-Camaracounda, Niaguis, Nyassia, Oulampane, Kataba (région de Ziguinchor) et Djibanar (région de Sédhiou).

“Sans une solution rapide, cette situation risque de décourager de nombreux déplacés de rentrer chez eux. Si les États-Unis ne renouvellent pas le programme Shelter for Life, nous devons dès maintenant envisager des alternatives pour garantir un retour digne et sécurisé à ces populations”, a-t-il conclu, tout en saluant la mise en œuvre du Plan Diomaye pour la Casamance.

Alexis SAGNA

Gel de l’aide publique américaine : une opportunité pour les États souverainistes africains ?

La récente décision du président américain Donald Trump de suspendre pendant 90 jours l’aide publique au développement destinée aux pays pauvres suscite des réactions contrastées. Si cette mesure inquiète certains gouvernements et organisations internationales, elle pourrait en revanche représenter une opportunité pour les États africains aux orientations souverainistes, tels que le Sénégal sous Ousmane Sonko ou les membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), à savoir le Burkina Faso, le Niger et le Mali.

Selon l’économiste Papa Demba Thiam, cette décision pourrait paradoxalement bénéficier aux pays africains désireux d’affirmer leur souveraineté économique. « La première bonne nouvelle, c’est que, quoi qu’on puisse dire, le président Donald Trump est devenu un allié objectif et stratégique pour les pays africains qui ont des gouvernements responsables et souverainistes », affirme-t-il dans un entretien avec Le Soleil.

Pour l’expert en développement industriel intégré, Trump remet en cause un modèle de dépendance perpétuée par les bureaucraties multilatérales et bilatérales. Il privilégie une approche où les relations économiques doivent être fondées sur des principes de réciprocité et d’intérêts mutuels. « Il gouverne comme on fait des affaires dans le privé : si ce n’est pas une affaire gagnant-gagnant, ça n’intéresse personne », souligne Thiam.

Cette posture pourrait inciter les gouvernements africains à revoir leur modèle économique et à renforcer leurs capacités internes pour nouer des partenariats équilibrés. En développant des stratégies économiques solides et en misant sur des investissements structurants, les États africains pourraient se positionner comme des interlocuteurs respectés sur la scène internationale.

Papa Demba Thiam voit également dans cette suspension de l’aide américaine un signal fort en faveur d’une refonte des politiques économiques africaines. « C’est une hérésie de croire qu’un gouvernement aurait la responsabilité de financer le développement », affirme-t-il. À ses yeux, le rôle de l’État ne doit pas être de financer directement la croissance, mais plutôt de créer un environnement propice à l’investissement.

Cela implique notamment la mise en place de stratégies économiques qui favorisent la participation du secteur privé à la construction des infrastructures et au développement des chaînes de valeur nationales, régionales et internationales. L’argent public, selon Thiam, devrait être utilisé pour libérer les forces productives et favoriser une croissance inclusive.

Pour les gouvernements africains adoptant une posture souverainiste, comme ceux de l’AES ou du Sénégal sous Ousmane Sonko, cette situation pourrait être une opportunité pour repenser leur modèle de développement. Plutôt que de dépendre des aides extérieures, ces États pourraient être amenés à renforcer leurs stratégies économiques, à diversifier leurs partenariats et à stimuler l’investissement national et régional.

Affaire West African Energy : duel judiciaire entre Samuel Sarr et Moustapha Ndiaye

L’affaire opposant les actionnaires de West African Energy (WAE) connaît de nouveaux rebondissements. Hier, le juge du deuxième cabinet a interrogé Moustapha Ndiaye, importateur de riz et actionnaire à hauteur de 15% dans l’entreprise. Ce dernier revendique également le poste de président du conseil d’administration (PCA), ce qui constitue le principal point de discorde avec Samuel Sarr, ancien ministre sous Wade et lui aussi détenteur de 15% des parts de la société.

L’affaire a pris une tournure judiciaire en novembre 2024, lorsque Samuel Sarr a été placé sous mandat de dépôt pour abus de confiance, à la suite d’une plainte déposée par Moustapha Ndiaye. Selon ce dernier, l’ex-ministre aurait agi en violation des intérêts de l’entreprise, ce qui a mené à son incarcération.

Depuis, les avocats de Samuel Sarr ne cessent de réclamer sa mise en liberté provisoire. Mais, comme le rapporte Libération, le parquet a rejeté leur demande du 22 janvier 2025, laissant son sort entre les mains du juge d’instruction. Ce dernier devra désormais trancher sur la possibilité d’une libération sous conditions ou d’un maintien en détention.

Jusqu’ici, l’affaire semblait largement défavorable à Samuel Sarr, incarcéré depuis plus de deux mois. Mais l’audition de Moustapha Ndiaye par le juge du deuxième cabinet pourrait redistribuer les cartes. Son rôle dans la gouvernance de WAE ainsi que la légitimité de son statut de PCA pourraient être examinés de plus près.

En effet, Samuel Sarr et son entourage contestent formellement l’autorité de Moustapha Ndiaye à la tête du conseil d’administration. Ce différend actionnarial est au cœur du litige et pourrait influencer la suite des événements.

Pour l’instant, l’ancien ministre reste en prison, sans garantie de libération prochaine. Son avenir dépendra de la décision du magistrat instructeur, qui pourrait, à tout moment, valider ou rejeter la demande de liberté provisoire introduite par sa défense.

En parallèle, l’évolution de l’interrogatoire de Moustapha Ndiaye pourrait être déterminante. Si de nouveaux éléments viennent éclairer les zones d’ombre du dossier, l’affaire pourrait prendre une nouvelle tournure, impactant non seulement les deux protagonistes, mais aussi l’ensemble des investisseurs de West African Energy.

Paiement des bourses étudiantes : le ministère annonce un début de versement ce jeudi 6 février

Les étudiants des établissements d’enseignement supérieur du Sénégal recevront leurs bourses à partir de ce jeudi 6 février 2025, selon un communiqué du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, relayé par le journal Les Échos. Cette annonce intervient dans un contexte de tension marqué par des manifestations d’étudiants réclamant le paiement de leurs allocations.

Le ministère précise que les paiements débuteront par les allocations du mois de janvier 2025, qui seront réglées en priorité. Quant aux arriérés couvrant la période d’octobre 2023 à septembre 2024, ils feront l’objet d’un règlement progressif en raison des montants élevés à couvrir.

« Les étudiants percevront leurs bourses à partir du 6 février, avec une priorité accordée aux allocations du mois de janvier. Le paiement des arriérés se fera progressivement », indique le communiqué du ministère.

L’annonce de ce paiement survient au lendemain d’un mouvement de protestation des étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Mécontents du retard dans le versement de leurs bourses, plusieurs d’entre eux sont descendus dans la rue ce mercredi 5 février, bloquant l’avenue Cheikh Anta Diop et affrontant les forces de l’ordre.

Les échauffourées entre étudiants et policiers ont conduit à des affrontements tendus, avec des jets de pierres et des tirs de gaz lacrymogène. Ces manifestations témoignent du malaise grandissant au sein de la communauté estudiantine face aux retards récurrents dans le paiement des allocations d’études.

Ce nouvel épisode relance le débat sur la gestion des bourses universitaires au Sénégal. Ces dernières années, les retards de paiement sont devenus fréquents, suscitant colère et frustration chez les étudiants, dont beaucoup dépendent de ces allocations pour subvenir à leurs besoins.

Réaménagement au sein des filiales de la CDC : Une vague de nominations sous haute tension

La Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) du Sénégal vient d’opérer d’importants changements dans la direction de plusieurs de ses filiales. Ces nominations interviennent dans un contexte marqué par des critiques sur la concentration présumée des pouvoirs entre les mains de Fadilou Keita, actuel Directeur général de la CDC.

Synapsys, filiale spécialisée dans les services informatiques et la transformation numérique, a un nouveau visage à sa tête. Mariétou Diémé Dia a été nommée Présidente du Conseil d’Administration (PCA), une décision qui marque un tournant pour l’entreprise. En parallèle, El Hadji Amadou Samba a été promu Directeur Général Adjoint (DGA), renforçant ainsi l’équipe dirigeante dans un secteur clé pour la modernisation des services publics.

La Caisse des Marchés Publics du Sénégal (CDMP), un acteur essentiel dans la gestion des finances publiques, connaît également un réaménagement significatif. Maimouna Fall a été désignée nouvelle PCA, tandis qu’Abdou Diop Faye a été nommé DGA. Ce duo aura la lourde tâche de renforcer la transparence et l’efficacité dans la gestion des marchés publics, dans un contexte où les réformes économiques sont au cœur des débats.

CDC-Habitat, anciennement CGIS, n’échappe pas à la vague de nominations. Ibrahima Traoré a été porté à la tête du Conseil d’Administration en tant que PCA. Toutefois, c’est la nomination de Bouna Kanté comme DGA par intérim qui a le plus retenu l’attention. Ancien secrétaire général de la structure, il est réputé pour sa proximité avec l’ancien Premier ministre Amadou Bâ, une nomination qui alimente les spéculations sur d’éventuels enjeux politiques derrière ces réajustements.

Ces nouvelles désignations suscitent diverses interprétations. Si certains y voient une volonté de renforcer la gouvernance des filiales de la CDC, d’autres estiment qu’elles s’inscrivent dans une logique de repositionnement politique. Les accusations voilées à l’égard de Fadilou Keita, soupçonné de vouloir présider tous les Conseils d’Administration, ajoutent une dimension supplémentaire aux débats en cours.

Kolda : L’armée détruit plus de 3 hectares de chanvre indien à Saré Koundian

Dans le cadre de la lutte contre la criminalité et les trafics illicites, les forces de la zone militaire numéro 6 ont mené une vaste opération de destruction de champs de chanvre indien dans la commune rurale de Médina El Hadj, département de Kolda. Dans la nuit du mardi au mercredi, plus de 3 hectares de cette drogue, cultivée à grande échelle par des populations le long de la frontière avec la Guinée-Bissau, ont été entièrement détruits.

Le village de Saré Koundian, où s’est déroulée l’intervention militaire, est connu pour être un foyer de culture du chanvre indien. Cette activité illicite alimente un trafic de drogue qui s’étend bien au-delà de la région, favorisant l’insécurité dans les zones frontalières. Le chanvre indien, souvent appelé « l’herbe qui tue », constitue une menace non seulement pour la santé publique mais aussi pour la stabilité socio-économique de la région.

L’opération, menée avec rigueur, visait à éradiquer cette culture illicite et à dissuader les cultivateurs et trafiquants. Grâce à l’engagement des éléments de la zone militaire numéro 6, les plants ont été détruits et la menace neutralisée, du moins temporairement.

La commune rurale de Médina El Hadj, située à la frontière avec la Guinée-Bissau, a longtemps été le théâtre d’actes de banditisme : trafic de drogue, vol de bétail, attaques à main armée. Ces activités criminelles, souvent facilitées par la porosité des frontières, ont causé d’énormes préjudices aux populations locales.

Cependant, avec l’implication constante de l’armée et des forces de sécurité, la situation évolue positivement. De nombreuses interventions ont été menées ces derniers mois pour traquer les criminels et assainir la zone. Les habitants, qui vivaient autrefois dans la peur, retrouvent progressivement un sentiment de sécurité et de sérénité.

L’action de l’armée s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre les trafics illicites et la criminalité transfrontalière. L’État sénégalais, conscient des enjeux sécuritaires dans cette région sensible, multiplie les efforts pour rétablir l’ordre et renforcer la présence des forces de défense et de sécurité.

Kaolack – Conférence internationale sur la paix et la stabilité : L’enseignement de Baye Niass pour résoudre la crise au sein de la CEDEAO

Le Comité de pilotage de la Conférence internationale sur la paix et la stabilité, qui se tiendra le samedi 8 février à Kaolack, au centre du pays, a fait face à la presse ce mercredi. La résolution des crises, notamment celle qui secoue la CEDEAO après la sortie du Mali, du Niger et du Burkina Faso pour rejoindre l’Alliance des États du Sahel (AES), ainsi que la contribution de l’enseignement islamique à la résolution des problématiques spirituelles et temporelles, seront au cœur des débats.

Pour cette 7ᵉ édition, le thème “Paix et stabilité dans le monde” sera abordé par plusieurs conférenciers, notamment Cheikh Mouhamadoul Mahi Cissé, de l’Institut Islamique Afro-Américain (IIAA) de Kaolack et porte-parole de Médina Baye, ainsi que Cheikh Mouhamadoul Khoureissy Niass, secrétaire de l’Union parlementaire des États membres de la coopération islamique. L’événement se déroulera sous la présidence du Khalife général de la Faydha Tidianya, également président de l’Union islamique africaine, a assuré Cheikh Baye Cissé.

Conscient du rôle central que peut jouer la Faydha Tidianya dans la crise politique qui secoue la sous-région, l’initiateur de la conférence entend mettre tout en œuvre pour aboutir à une issue favorable et à un règlement définitif de ce différend politico-diplomatique.

“Notre guide spirituel Baye Niass a toujours œuvré pour unifier les peuples au-delà de leurs différences sociales, ethniques et même religieuses. Nous voulons utiliser ses enseignements et ses actions pour résoudre des crises comme celle de la CEDEAO. À travers la Faydha Tidianya, il a tissé des liens solides de fraternité et de paix entre des peuples qui, autrefois, se regardaient en chiens de faïence. L’exemple du Nigeria en est une illustration concrète pour toute la Oummah.”, a expliqué Cheikh Baye Cissé.

Des délégations du Tchad, du Cameroun, du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire seront présentes à Kaolack durant 72 heures. “Nous avons initié cette conférence internationale depuis 2016, mais en raison de la pandémie de COVID-19, nous avons dû annuler deux éditions. Cette année, la grande nouveauté est le choix de Kaolack comme ville hôte, alors que les éditions précédentes se tenaient à Dakar”, a-t-il précisé.

En marge de la conférence, un centre d’enseignement islamique multifonctionnel dédié aux orphelins et aux démunis sera inauguré. Ce centre, basé sur un système d’internat bannissant la mendicité, intégrera également des champs agricoles au niveau du village de Keur Baka, dans le département de Kaolack.

Ce rendez-vous spirituel et diplomatique s’annonce donc comme un cadre essentiel de réflexion et d’action en faveur de la paix et de la stabilité en Afrique de l’Ouest.

Magal de Porokhane 2025 : Barthélémy Dias en quête de bénédictions pour un Sénégal uni et apaisé

À l’occasion du Magal de Porokhane 2025, un événement de grande spiritualité en hommage à Mame Diarra Bousso, l’ancien maire de Dakar, Barthélémy Dias, a été reçu par le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké. Dans une atmosphère empreinte de foi et de recueillement, il a présenté ses vœux de longévité et de santé au guide spirituel de Touba.

Le Magal de Porokhane, qui célèbre la mémoire de Sokhna Diarra Bousso, mère de Cheikh Ahmadou Bamba, est un moment privilégié de prière et de dévotion pour des milliers de fidèles venus de tout le Sénégal et d’ailleurs. Dans ce cadre, la rencontre entre Barthélémy Dias et le Khalife a revêtu une signification particulière, témoignant du respect et de l’attachement de l’ancien édile aux valeurs spirituelles de la confrérie mouride.

Au-delà de cette rencontre avec le Khalife général, Barthélémy Dias a également eu l’honneur de recevoir les prières bienveillantes de Serigne Moussa Nawél Mbacké et de Sokhna Bally Mbacké. Ces moments d’échanges et de bénédictions ont été l’occasion pour lui de formuler un vœu fort : celui d’un Sénégal uni, apaisé et prospère.

Dans un contexte marqué par des tensions et des défis politiques, l’appel de Barthélémy Dias à “marcher vers l’essentiel” résonne comme une invitation au dialogue, à la solidarité et à la préservation de la paix sociale.

Cette démarche de l’ancien maire de Dakar souligne son attachement aux valeurs spirituelles et à l’unité nationale. À l’image d’autres figures politiques ayant participé au Magal, Barthélémy Dias semble vouloir inscrire son action dans une dynamique de rassemblement et de quête de sérénité pour le pays.

Dakar-Thieytou : Les jeunes marcheurs africains réclament un hommage national à Cheikh Anta Diop

La 11ᵉ édition de la grande marche internationale Dakar-Thieytou, initiée par des jeunes Africains et disciples de Cheikh Anta Diop, touche à sa fin. Après avoir parcouru 140 km sur un trajet total de 154 km, les marcheurs ont fait une halte à Gawan pour s’adresser à la presse et exprimer un message fort aux autorités sénégalaises.

“Cheikh Anta Diop mérite mieux”

Face aux journalistes, les marcheurs ont dénoncé l’oubli dont serait victime Cheikh Anta Diop dans les politiques publiques et l’éducation nationale. Selon eux, le “Pharaon sénégalais” n’a pas encore reçu les honneurs qu’il mérite :

“Nous demandons à nos autorités d’instaurer un programme dans les manuels scolaires qui enseigne Cheikh Anta Diop et ses œuvres. C’est dommage qu’il tombe dans l’oubli aujourd’hui. Au-delà de cette marche, il n’y a aucune autre activité qui lui rend hommage.”

Les marcheurs plaident ainsi pour une meilleure transmission du savoir et des travaux de Cheikh Anta Diop aux nouvelles générations, estimant qu’il demeure une source inestimable d’inspiration pour la jeunesse africaine.

Après des jours d’efforts intenses, les marcheurs sont à seulement 10 km de Thieytou, où repose Cheikh Anta Diop. L’arrivée à cette destination symbolique sera marquée par une grande conférence prévue ce jeudi. De nombreuses personnalités sénégalaises et africaines y sont attendues pour célébrer la mémoire de cet intellectuel, historien et homme politique dont l’œuvre continue de marquer l’Afrique et le monde.

Mahmoud Abbas rejette tout déplacement des Palestiniens et réclame un État indépendant

Dans une déclaration relayée par l’Ambassade de Palestine au Sénégal et exploitée par Dakaractu, le président palestinien Mahmoud Abbas a fermement rejeté les appels au déplacement des Palestiniens hors de leur terre et à la prise de contrôle de la bande de Gaza.

Le président Abbas a dénoncé ce qu’il considère comme une tentative de violation des droits des Palestiniens, affirmant que « nous ne permettrons pas que les droits de notre peuple, pour lesquels nous avons lutté pendant des décennies et fait de grands sacrifices, soient violés ». Pour lui, ces appels constituent une grave violation du droit international et vont à l’encontre des principes de justice et d’autodétermination.

La solution à deux États comme condition de la paix

Les autorités palestiniennes ont rappelé que la paix et la stabilité ne peuvent être atteintes dans la région sans la création d’un État palestinien indépendant. Selon elles, cet État doit être établi sur la base des frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem comme capitale, conformément aux résolutions internationales et à la solution à deux États.

Le président Mahmoud Abbas a également insisté sur l’unité territoriale de la Palestine, déclarant que la bande de Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est font partie intégrante du futur État palestinien. « Le peuple palestinien n’abandonnera pas sa terre, ses droits et ses lieux saints », a-t-il martelé.

Soutien international et appel à l’ONU

Dans son discours, Mahmoud Abbas a salué la position du Royaume d’Arabie saoudite, qui a réaffirmé son rejet de la colonisation, de l’annexion et du déplacement forcé des Palestiniens. Riyad continue d’adhérer à la solution à deux États et à l’établissement d’un État palestinien indépendant avec Jérusalem comme capitale.

Le président palestinien a également interpellé les Nations Unies et le Conseil de sécurité, les exhortant à assumer leurs responsabilités. Il a appelé à des mesures urgentes pour protéger le peuple palestinien, garantir ses droits inaliénables et mettre fin à l’occupation israélienne.

Engagement envers la légitimité internationale

Enfin, Mahmoud Abbas a réaffirmé l’engagement des dirigeants palestiniens en faveur de la légitimité internationale et de l’Initiative de paix arabe. Il a insisté sur la nécessité d’un État palestinien souverain englobant la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem-Est comme capitale éternelle du peuple palestinien.

Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions persistantes au Proche-Orient, alors que la communauté internationale peine à trouver une solution durable au conflit israélo-palestinien.

Procès d’Alima Fall, alias « Suppo » : Trois ans de prison requis pour vente illégale de produits pharmaceutiques

Le tribunal de Dakar a accueilli ce mercredi le procès d’Alima Fall, plus connue sous le nom de « Suppo », et de six autres prévenus poursuivis pour mise en danger de la vie d’autrui, administration de substances nuisibles et vente illégale de produits pharmaceutiques.

À la barre, Alima Fall a nié les faits qui lui sont reprochés. Se présentant comme vendeuse de « produits naturels bio », elle a affirmé ignorer que son activité était illégale. « Je ne savais pas que c’était interdit. Je vends des produits bio à base de karité », a-t-elle déclaré devant le juge.

Lorsqu’il lui a été demandé si elle était pharmacienne, elle a répondu par la négative, expliquant qu’elle avait acquis ses connaissances grâce à des recherches sur YouTube et une formation en produits céréaliers. « Je faisais des recherches en ligne pour produire mes pommades », a-t-elle ajouté.

Interrogée sur l’origine de ses produits, elle a précisé qu’elle en fabriquait certains elle-même et qu’elle achetait les autres chez un fournisseur informel, « Keur Serigne Bi », sans factures.

Estimant que les accusations étaient fondées, le procureur a requis une peine de trois ans de prison ferme et une amende de 500 000 francs CFA contre Alima Fall. Ses coaccusés, Hawoussou Ndiaye et Maty Mbaye, risquent quant à eux deux ans de prison ferme et une amende de 300 000 francs CFA chacun. Les employés de la prévenue, impliqués dans la commercialisation des produits, encourent un an de prison ferme et une amende de 200 000 francs CFA chacun.

Le ministère public a également demandé la confiscation et la destruction des produits illégaux saisis, invoquant le danger qu’ils représentent pour la santé publique.

Cette affaire met en lumière le commerce informel de produits dits « naturels », souvent vendus sans contrôle médical ni autorisation légale. Pour les autorités judiciaires, il s’agit d’un problème de santé publique majeur, justifiant des sanctions sévères contre les contrevenants.

Le tribunal rendra son verdict dans les prochains jours.

Hausse des prix des œufs à couver : un coup dur pour le secteur avicole et les consommateurs

Alors que le Carême et le Ramadan approchent, une mauvaise nouvelle vient assombrir le quotidien des Sénégalais. Le prix des œufs à couver a connu une flambée aussi bien au niveau national qu’international, compliquant encore plus la situation économique des ménages et des acteurs du secteur avicole.

Dans un communiqué relayé par Les Échos, l’Union nationale des accouveurs du Sénégal (UNAPS) a annoncé la révision des prix des poussins :

• Poussins non vaccinés : 550 F CFA l’unité, soit 27 500 F CFA le carton

• Poussins avec vaccination simple : 565 F CFA l’unité, soit 28 250 F CFA le carton

• Poussins avec vaccination blindée (Innovax) : 580 F CFA l’unité, soit 29 000 F CFA le carton

Cette hausse touche directement les éleveurs de volailles, qui doivent désormais faire face à des coûts de production plus élevés.

Avec cette flambée des prix, le coût final des produits dérivés de la volaille, notamment les œufs et le poulet, risque d’augmenter sur les marchés. Une situation préoccupante, surtout en cette période de préparation des fêtes religieuses où la demande en produits avicoles est traditionnellement forte.

Pour le consommateur moyen, souvent surnommé Goorgoorlu, l’accès aux œufs et au poulet pourrait devenir plus difficile, ce qui risque d’impacter le panier alimentaire des familles sénégalaises.

Selon les acteurs du secteur, cette augmentation est liée à plusieurs facteurs :

• La hausse des prix des matières premières (aliments pour volaille, vaccins, etc.), influencée par les fluctuations du marché international.

• Les difficultés logistiques liées au transport et aux importations.

• Une forte demande en cette période précédant les fêtes religieuses.

Face à cette situation, les acteurs de l’aviculture appellent à des mesures d’accompagnement pour limiter l’impact de la hausse des prix. Certains plaident pour des subventions sur les intrants avicoles, tandis que d’autres demandent une meilleure régulation du marché pour éviter une spéculation excessive.

Procès des « Boulettes pour fesses » : un vaste réseau jugé à Pikine-Guédiawaye

Le tribunal de Pikine-Guédiawaye est, depuis ce matin, le théâtre du procès d’un réseau impliqué dans la vente illégale de produits pharmaceutiques. Cette affaire, surnommée « boulettes pour fesses », met en cause huit prévenus accusés d’avoir commercialisé des substances dangereuses destinées à modifier la morphologie corporelle, au mépris des règles de santé publique.

Les prévenus, Maty Mbaye, Pape Ibrahima Gueye, Seynabou Gassama, Binetou Diouf, Alima Sow, Alima Fall, Moussou Gassama et Habousse Ndiaye, comparaissent pour plusieurs chefs d’accusation :

• Association de malfaiteurs

• Mise en danger de la vie d’autrui

• Vente illégale de produits pharmaceutiques

• Exercice illégal de la profession de pharmacien

• Usurpation de fonctions

• Administration de substances nuisibles à la santé publique

Ces individus sont soupçonnés d’avoir écoulé des produits non homologués, prétendument capables d’augmenter le volume des fessiers, au péril de la santé de nombreuses consommatrices.

Dans cette procédure, l’Ordre national des pharmaciens et l’organisation de défense des consommateurs SOS Consommateurs se sont constitués parties civiles. Leur objectif est de faire reconnaître la gravité des faits et de sensibiliser l’opinion publique sur les dangers de l’usage de produits non contrôlés.

Par ailleurs, deux pharmaciens, Yankhoba Coly et Amina Diop, ayant joué un rôle clé dans la dénonciation du réseau, seront entendus en tant que témoins. Leur témoignage pourrait être décisif pour établir l’ampleur de cette fraude et ses conséquences sur la santé des victimes.

L’affaire des « boulettes pour fesses » met en lumière un phénomène préoccupant : l’essor du marché noir des produits de modification corporelle. De plus en plus de jeunes femmes, séduites par des standards esthétiques dictés par les réseaux sociaux et certaines célébrités, se tournent vers des substances dont les effets secondaires peuvent être désastreux.

Les autorités sanitaires rappellent que l’usage de ces produits peut entraîner de graves complications : infections, embolies pulmonaires, insuffisance rénale, voire des décès. Ce procès devrait permettre d’établir les responsabilités des accusés et de renforcer la lutte contre ces pratiques dangereuses.

Le tribunal devra déterminer si les prévenus ont agi en toute connaissance de cause et s’ils ont mis en danger la vie de leurs clientes pour des gains financiers. Si les faits sont avérés, ils risquent de lourdes peines de prison et de fortes amendes.

Affrontements à l’UCAD : la colère des étudiants éclate à nouveau

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a été le théâtre de violents affrontements ce matin entre étudiants et forces de défense et de sécurité (FDS). Dès 7h30, le campus a basculé dans une ambiance électrique, marquée par des jets de pierres, des tirs de grenades lacrymogènes et une paralysie partielle des activités académiques.

Selon plusieurs témoins, l’origine exacte des tensions reste floue, mais le retard du paiement des bourses estudiantines serait au cœur du mécontentement. Excédés par des conditions de vie précaires, certains étudiants ont tenté d’organiser un rassemblement pour exprimer leur frustration. L’intervention rapide des forces de l’ordre a aussitôt envenimé la situation, transformant le campus en un champ de bataille.

Des affrontements ont éclaté aux abords de plusieurs facultés, notamment celles des Lettres et des Sciences juridiques, où des barricades ont été érigées par les manifestants. En réponse, les forces de l’ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes pour disperser la foule, provoquant des scènes de panique et l’interruption des cours dans certains amphithéâtres.

Ce nouvel épisode de violence illustre une fois de plus le malaise profond qui règne à l’UCAD. Depuis plusieurs mois, l’université est régulièrement secouée par des manifestations dénonçant les conditions de vie et d’études des étudiants : retards de bourses, problèmes de logement, insuffisance des infrastructures académiques et répression des mouvements contestataires.

Face à cette situation, plusieurs voix s’élèvent pour exiger des solutions durables. « Nous ne faisons que réclamer nos droits. Comment pouvons-nous étudier sereinement sans nos bourses ? » s’indigne un étudiant en Master.

Pour l’instant, les autorités n’ont pas encore réagi officiellement à ces affrontements. Cependant, l’absence de solutions concrètes pourrait raviver la colère des étudiants et conduire à de nouvelles mobilisations dans les jours à venir.

Macky Sall à Abu Dhabi pour la remise du Prix Zayed pour la Fraternité humaine

Abu Dhabi, le 4 février 2025 – L’ancien président de la République du Sénégal, Macky Sall, a pris part ce mardi à la cérémonie de remise du Prix Zayed pour la Fraternité humaine, un événement qui met à l’honneur des personnalités et organisations œuvrant pour la paix, la solidarité et la fraternité à travers le monde.

Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, Macky Sall a souligné l’importance de cette cérémonie, qui célèbre « les valeurs universelles de paix, de solidarité et de fraternité ». En tant que membre du jury de cette prestigieuse distinction, il a participé à la sélection des lauréats de l’édition 2025.

• L’ONG World Central Kitchen (WCK), basée à Washington D.C., pour son engagement dans l’aide humanitaire, notamment en apportant des repas aux populations touchées par des crises et catastrophes naturelles.

• Mia Amor Mottley, Première ministre de la Barbade, pour son action déterminante dans la lutte contre le réchauffement climatique et son plaidoyer en faveur des pays vulnérables aux changements climatiques.

• Heman Bekele, un jeune inventeur éthiopien, pour ses avancées remarquables en matière de prévention du cancer, notamment grâce à ses recherches innovantes.

Ce prestigieux prix, lancé en 2019 en hommage au fondateur des Émirats arabes unis, le cheikh Zayed ben Sultan Al Nahyane, distingue chaque année des personnalités et organisations ayant contribué de manière exceptionnelle à la promotion de la fraternité humaine.

Tensions à Matam : manifestations et mécontentement après la Levée de l’immunité de Farba Ngom

La région de Matam est en proie à une agitation persistante depuis la levée de l’immunité parlementaire du député-maire des Agnam, Farba Ngom. Ses partisans multiplient les actions de protestation pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme un acharnement judiciaire.

Hier, des jeunes de la localité de Orefondé sont descendus dans la rue pour exprimer leur mécontentement. Très remontés contre les autorités judiciaires, ils ont brûlé des pneus sur la route nationale afin d’exiger la libération de plusieurs jeunes arrêtés récemment à Matam. Selon les manifestants, ces arrestations seraient « injustes » et liées aux tensions politiques entourant l’affaire du député Farba Ngom.

D’après le journal L’Observateur, ces manifestations s’inscrivent dans une dynamique plus large de contestation, qui ne cesse de s’amplifier. Les souteneurs de Farba Ngom dénoncent ce qu’ils considèrent comme une persécution orchestrée par l’opposition, en particulier par le leader du parti Pastef. Ils promettent de poursuivre leur mobilisation tant que la situation ne sera pas clarifiée.

Bien que ces actions restent pour l’instant pacifiques, elles traduisent un malaise grandissant au sein de la population locale, qui voit dans cette affaire une tentative de fragilisation de leur leader.

La tension autour de la levée de l’immunité de Farba Ngom ne faiblit pas, et les manifestations récurrentes témoignent de l’ampleur du mécontentement dans la région de Matam. À mesure que les protestations se multiplient, les autorités locales et nationales seront sans doute amenées à réagir pour éviter une escalade de la situation.

Ziguinchor : nouvel incendie au marché Saint-Maur de Boucotte, les commerçants en alerte

Un incendie s’est déclaré dans la nuit du lundi au mardi au marché Saint-Maur de Boucotte, à Ziguinchor, ravageant trois cantines et ravivant les inquiétudes des commerçants et riverains. Ce sinistre, qui survient quelques mois après un premier incendie en décembre 2023, pose à nouveau la question de la sécurité des infrastructures commerciales dans la capitale du Sud.

Selon Serigne Kassé, délégué du marché, aucun signe avant-coureur n’avait été remarqué avant la fermeture du site. “Nous avons quitté le marché hier soir sans rien remarquer d’anormal. Une fois à la maison, nous avons été alertés de l’incendie. Grâce à l’intervention rapide des riverains, le feu a été maîtrisé avant l’arrivée des sapeurs-pompiers. Cependant, trois cantines ont été détruites”, a-t-il expliqué.

Si les pertes matérielles sont limitées par rapport au précédent incendie, cet événement renforce la crainte d’une insécurité persistante au sein du marché.

Le marché Saint-Maur de Boucotte est aujourd’hui le seul marché fonctionnel à Ziguinchor, les marchés de Tilène et Grand Dakar étant en réhabilitation. Cette situation accentue l’urgence d’une sécurisation du site, comme l’a souligné Serigne Kassé : “Nous demandons au maire d’agir rapidement pour assurer la sécurité de ce marché, comme cela se fait dans les autres marchés du Sénégal.”

L’incendie de ce 5 février rappelle celui du 5 décembre dernier, qui avait déjà causé d’importants dégâts. La répétition de ces sinistres interpelle sur l’état des installations électriques, la gestion des déchets inflammables et la présence éventuelle de facteurs criminels.

Face à cette nouvelle catastrophe, les commerçants appellent les autorités municipales, notamment le maire Djibril Sonko, à prendre des mesures urgentes. L’installation de dispositifs de prévention des incendies, l’amélioration des conditions de sécurité et la réhabilitation rapide des cantines endommagées figurent parmi les attentes prioritaires des acteurs du marché.

Macky Sall à Washington pour le National Prayer Breakfast et une rencontre avec l’Atlantic Council

L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, poursuit ses activités à l’international hors du cadre politique. Après un séjour à Abu Dhabi pour assister à la cérémonie de remise du Prix Sheikh Zayed, il s’est envolé pour Washington D.C., où il prend part, ce mercredi 5 février, au National Prayer Breakfast (Petit-déjeuner national de prière).

Le National Prayer Breakfast est un événement annuel organisé chaque premier jeudi du mois de février aux États-Unis. Créé en 1953 sous la présidence de Dwight D. Eisenhower, il est coparrainé par le Congrès américain et coordonné par la Fellowship Foundation. Ce rendez-vous réunit des leaders politiques, économiques et religieux du monde entier dans un cadre informel et convivial, favorisant les échanges autour de valeurs communes et de la spiritualité.

L’un des moments forts de cette rencontre est l’intervention du président des États-Unis, qui délivre un message axé sur la paix, la tolérance et la coopération. Ce forum constitue également une plateforme privilégiée pour le réseautage et les discussions entre dirigeants de différentes nations.

En marge de sa participation à ce grand rassemblement, Macky Sall sera reçu par l’Atlantic Council, l’un des plus influents think tanks américains. Spécialisé dans les questions de géopolitique, de sécurité et d’économie, l’Atlantic Council joue un rôle clé dans l’élaboration des stratégies internationales des États-Unis et de leurs partenaires.

L’ex-chef de l’État sénégalais pourrait échanger avec des experts et des décideurs américains sur divers sujets, notamment la gouvernance en Afrique, les enjeux économiques et les défis liés à la stabilité du continent.

Depuis la fin de son mandat, Macky Sall semble privilégier une présence active sur la scène internationale, participant à des événements majeurs et entretenant ses relations avec les acteurs politiques et économiques de premier plan. Sa participation au National Prayer Breakfast et sa rencontre avec l’Atlantic Council confirment cette orientation, qui pourrait s’inscrire dans une stratégie de repositionnement au sein des cercles d’influence internationaux.

Crise de la radiothérapie à Dakar : Les patients atteints de cancer en détresse

La situation devient de plus en plus préoccupante pour les patients atteints de cancer au Sénégal. À Dakar, les deux appareils de radiothérapie linéaire de l’hôpital Dalal Jamm sont hors service, forçant les malades à se rendre à l’hôpital Cheikhoul Khadim de Touba pour recevoir leurs traitements. Une solution temporaire qui s’avère coûteuse et difficilement accessible pour nombre d’entre eux.

Mame Diarra Kébé, présidente de l’association Cancer du Sein Sénégal, a profité de la Journée mondiale du cancer, célébrée ce mardi à Dakar, pour alerter les autorités sur cette situation critique. « Il y a quatre appareils de radiothérapie au Sénégal, mais un seul fonctionne. Ce n’est pas normal », s’indigne-t-elle.

Selon elle, même si l’hôpital de Touba offre une alternative, les coûts des évacuations sont élevés, tant sur le plan financier que physique. « Beaucoup de patients n’ont pas les moyens de se déplacer ou de supporter les dépenses liées à leur prise en charge loin de chez eux. Certains sont même contraints d’interrompre leur traitement, ce qui aggrave leur état de santé », déplore-t-elle.

La situation est d’autant plus complexe que l’hôpital Aristide Le Dantec, qui disposait d’un service de radiothérapie, est en pleine reconstruction. Les équipements sont ainsi inutilisables, limitant encore davantage les possibilités de soins pour les patients.

Contacté par nos soins, le docteur Mamadou Sam Daff, directeur de l’hôpital Dalal Jamm, reconnaît la gravité de la situation mais insiste sur le fait que l’arrêt des soins était inévitable. « Nous avons rencontré des problèmes récurrents de réseau et d’instabilité électrique, compromettant la qualité des images et menaçant les machines. Dans ces conditions, continuer à traiter les patients représentait un risque majeur, tant pour eux que pour les praticiens », explique-t-il.

Il assure toutefois que des solutions sont en cours. « La question du réseau a été résolue, mais l’instabilité électrique demeure un problème central. Installer de nouvelles pièces sans stabiliser l’alimentation électrique serait inutile. Nous travaillons activement à l’achat d’onduleurs et de régulateurs. D’ici une dizaine de jours, la situation devrait être réglée », promet-il.

Les associations de patients et les professionnels de santé appellent à une action rapide du gouvernement pour assurer un accès durable aux soins de radiothérapie. Cette situation rappelle la nécessité d’investir davantage dans les infrastructures hospitalières et dans la maintenance des équipements médicaux afin d’éviter que des pannes techniques ne compromettent des traitements vitaux.

En attendant la remise en service des appareils de Dalal Jamm, les malades, déjà fragilisés par leur état, doivent surmonter de nombreux obstacles pour recevoir leurs soins. Une situation qui met en lumière les défis persistants du système de santé sénégalais en matière de prise en charge des pathologies lourdes.

Ziguinchor : La maison de la mère d’Ousmane Sonko sous haute surveillance policière

Depuis la nuit du 3 au 4 février, un dispositif policier renforcé a été déployé au domicile familial du Premier ministre Ousmane Sonko, situé dans le quartier des HLM Néma, à Ziguinchor. Cette mesure fait suite à une intrusion survenue dans la nuit du dimanche 3 février, lorsqu’un individu, en état d’ébriété, s’est introduit devant la maison de la mère du chef du gouvernement, proférant menaces et insultes.

Les autorités ont jugé nécessaire de sécuriser la résidence après cet incident, le second du genre en l’espace de quelques mois. Désormais, en plus des deux gardes en faction permanente, plusieurs policiers ont été affectés à la protection des lieux. L’objectif est de prévenir tout autre incident qui pourrait troubler la quiétude du domicile familial du Premier ministre.

L’agresseur, identifié comme Ah. Ndiaye, un ingénieur informatique employé par la société Ecotra, reproche à Ousmane Sonko d’être à l’origine de la faillite de son entreprise. Sous l’emprise de l’alcool au moment des faits, il a menacé la famille du chef du gouvernement avant d’être interpellé par les forces de l’ordre.

Ce n’est pas la première fois que la maison de la mère d’Ousmane Sonko fait l’objet d’une intrusion. Lors de la dernière campagne électorale, un autre individu s’était déjà introduit dans la résidence. Face à cette récurrence, la police a décidé de prendre des mesures préventives pour éviter toute nouvelle tentative pouvant compromettre la sécurité de la famille du Premier ministre.

Ah. Ndiaye et son ami A. N, qui l’accompagnait, ont été arrêtés et poursuivis pour conduite en état d’ébriété, mise en danger de la vie d’autrui et outrage à un citoyen investi d’une mission de service public. Trois avocats ont été commis pour assurer leur défense. Après leur garde à vue, ils ont bénéficié d’un retour de parquet en attendant une décision judiciaire.

L’ARTP met en garde contre l’utilisation illégale des brouilleurs et répéteurs de signaux

Dans un communiqué officiel, l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) a exprimé son inquiétude face à la prolifération des brouilleurs et répéteurs de signaux non autorisés. L’organe de régulation rappelle la réglementation en vigueur et menace de sanctions les contrevenants afin de préserver la qualité des communications électroniques au Sénégal.

L’ARTP alerte sur les conséquences néfastes de ces équipements, qui fonctionnent sur les mêmes bandes de fréquences que celles attribuées aux opérateurs de téléphonie mobile. Leur utilisation incontrôlée entraîne des perturbations et une dégradation de la qualité des services de communication.

Les répéteurs de signaux, destinés à amplifier le réseau mobile, et les brouilleurs, qui rendent inopérants les téléphones dans un périmètre donné, sont particulièrement pointés du doigt. En raison de leur impact direct sur la stabilité du réseau, leur usage par le grand public est strictement réglementé.

L’ARTP rappelle que l’utilisation de ces dispositifs est encadrée par le décret 2019-1877 du 11 novembre 2019 :

• Concernant les répéteurs de signaux, l’article 33 du décret stipule que les fréquences mobiles sont exclusivement réservées aux opérateurs de réseaux et services de communications électroniques. Seuls ces derniers peuvent exploiter leurs fréquences et installer les équipements nécessaires pour améliorer la couverture réseau. En cas de problème de signal dans un bâtiment, il appartient aux opérateurs de proposer des solutions techniques adaptées.

• Quant aux brouilleurs de signaux, leur utilisation est strictement interdite par l’article 69 du même décret. L’importation, la publicité, la vente, l’installation et la détention de ces équipements sont illégales. Une dérogation peut toutefois être accordée par l’ARTP pour des raisons d’ordre public, de défense nationale, de sécurité ou de justice.

L’ARTP insiste sur la nécessité de respecter ces règles pour garantir un service de qualité à tous les usagers. Elle prévient qu’elle appliquera les sanctions prévues par la loi contre toute personne ou entité utilisant illégalement ces équipements.

Avec cette mise en garde, l’Autorité de régulation affiche sa détermination à protéger l’intégrité du réseau national et à lutter contre toute pratique pouvant perturber les communications électroniques au Sénégal.

Sénégal : Farba Ngom dans le viseur de la justice pour blanchiment de capitaux

Le député-maire des Agnam, Farba Ngom, pourrait être convoqué très prochainement par la justice, selon le journal L’Observateur. L’affaire a pris un tournant décisif avec l’arrivée au Parquet judiciaire financier de l’acte de levée de son immunité parlementaire, marquant ainsi l’ultime étape du processus avant une éventuelle audition.

Les soupçons qui pèsent sur Farba Ngom sont particulièrement graves. Un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) a mis en évidence des activités suspectes de blanchiment de capitaux, avec un montant provisoirement estimé à plus de 125 milliards de francs CFA. Cette somme colossale alimente les interrogations sur l’origine des fonds et leur destination.

Selon des sources proches du dossier, d’autres personnalités seraient également concernées par cette enquête. Un homme d’affaires bien connu ainsi que deux gérants de sociétés immobilières figurent parmi les cibles des investigations menées par les autorités judiciaires et financières.

La levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom avait déjà été évoquée ces derniers mois, mais la transmission de l’acte au Parquet judiciaire financier laisse désormais présager une convocation imminente. Si elle se concrétise, cette audition marquera une étape cruciale dans le traitement de cette affaire qui pourrait avoir des répercussions politiques majeures.

Farba Ngom, proche de l’ancien président Macky Sall, s’est jusqu’ici peu exprimé sur ces accusations. Son entourage dénonce une affaire à connotation politique, tandis que les enquêteurs poursuivent leurs vérifications pour établir les responsabilités dans ce vaste dossier de blanchiment de capitaux.

Cette affaire intervient dans un contexte politique particulier au Sénégal, marqué par une transition post-Macky Sall et des débats sur la gouvernance financière du pays. La justice sénégalaise semble vouloir marquer un tournant dans la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent, avec des enquêtes visant des figures influentes du pays.

Trump veut « prendre le contrôle » de Gaza : une initiative explosive

L’ancien président américain Donald Trump a créé la controverse en annonçant son intention de « prendre le contrôle » de la bande de Gaza. Lors d’une conférence de presse aux côtés du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, il a évoqué un projet ambitieux visant à transformer Gaza en une région prospère, qu’il compare à « la Côte d’Azur du Moyen-Orient ». Cette déclaration intervient dans un contexte déjà extrêmement tendu, alors que des négociations sont en cours pour prolonger le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.

Trump a mis en avant une volonté de reconstruction massive de Gaza, incluant le déblaiement des ruines et la neutralisation des explosifs non détonés. Il a également affirmé vouloir se rendre sur place prochainement pour promouvoir ce qu’il considère comme une initiative de paix et de développement économique. Toutefois, il n’a pas précisé comment les États-Unis comptent « prendre le contrôle » de ce territoire sous blocus israélien et gouverné par le Hamas.

Benyamin Netanyahou a salué cette annonce, estimant qu’elle pourrait marquer un tournant historique dans la région. Il a évoqué une possible coopération avec l’Arabie saoudite pour stabiliser Gaza, bien que Riyad ait immédiatement rejeté cette hypothèse, réaffirmant que toute normalisation avec Israël passerait par la création d’un État palestinien indépendant.

L’annonce de Trump a été vivement critiquée sur la scène internationale. Aux États-Unis, l’opposition démocrate a dénoncé une manœuvre politique. Le sénateur Chris Murphy a ironisé : « Nous ne prendrons pas le contrôle de Gaza », accusant Trump de détourner l’attention des enjeux électoraux américains.

Les dirigeants palestiniens ont quant à eux rejeté catégoriquement cette initiative. Le Hamas a dénoncé une tentative d’« occupation pure et simple », tandis que l’Autorité palestinienne a averti que ce projet risquait d’aggraver l’instabilité au lieu d’apporter une solution durable. L’ambassadeur palestinien à l’ONU a souligné que les habitants de Gaza veulent reconstruire leur territoire eux-mêmes, sans ingérence étrangère.

Alors que la trêve entre Israël et le Hamas demeure fragile, cette annonce pourrait compromettre les efforts de paix en cours. Le plan de reconstruction de Gaza, négocié sur cinq ans, est déjà incertain, et l’émissaire américain Steve Witkoff a lui-même reconnu que la situation sur place pourrait rester critique pendant de longues années.

En voulant imposer une vision unilatérale et controversée, Donald Trump risque de provoquer une nouvelle crise géopolitique. Plutôt que de garantir la paix et la prospérité, son projet pourrait envenimer encore davantage les tensions au Moyen-Orient.

Développement et recherche : Cheikh Oumar Ba et cie plaident pour une meilleure synergie entre les think tanks et l’État, ainsi que pour un financement endogène

La Journée internationale du Réseau sénégalais des think tanks (SENRTT), initialement prévue le 31 janvier et coïncidant avec la commémoration du 145e Appel des Layennes (30 et 31 janvier), a finalement été célébrée ce mardi 4 février 2025 au Sénégal. Plusieurs universitaires et membres de la société civile ont pris part à cette rencontre organisée par le SENRTT, en collaboration avec l’Initiative prospective agricole et rurale (IPAR), l’Initiative Rapport Alternatif sur l’Afrique (RASA) et le Programme d’appui à la société civile.

Lors de cet événement, le ministre-conseiller à la présidence de la République, El Hadj Mounirou Ndiaye, a insisté sur la nécessité d’un financement endogène de la recherche et de la production de données. De son côté, le président du SENRTT, Dr Cheikh Oumar Ba, a mis en avant l’importance d’une plus grande synergie entre les groupes de réflexion, les centres de recherche et les décideurs dans la définition des politiques publiques.

Le ministre-conseiller et chef du Bureau de suivi et d’évaluation des programmes publics à la présidence de la République, El Hadj Mounirou Ndiaye, a souligné que la question du financement endogène du développement est plus que jamais d’actualité. Il a plaidé pour l’allocation d’1 % du PIB national, soit environ 200 milliards de francs CFA, à la recherche scientifique nationale. Selon lui, un tel investissement permettrait aux think tanks d’obtenir les ressources nécessaires pour produire les données indispensables à l’élaboration des politiques publiques.

Pour sa part, Dr Cheikh Oumar Ba, également directeur exécutif de l’IPAR, a appelé à une meilleure reconnaissance des think tanks et des centres de recherche par l’État, ainsi qu’à un financement local garantissant leur indépendance et leur pertinence. Il estime que l’absence de collaboration entre ces différentes entités constitue un obstacle majeur au développement durable du Sénégal. Il a ainsi plaidé pour la création d’un écosystème où les groupes de réflexion, en tant que centres de recherche indépendants, seraient pleinement reconnus et financés de manière autonome.

Selon Cheikh Oumar Ba, “si notre financement dépend des autres, ce seront eux qui définiront l’agenda de recherche de nos pays”. Il a également déploré le manque de suivi et d’évaluation des politiques publiques au Sénégal depuis l’indépendance. Il a insisté sur le rôle crucial de la recherche dans la production d’outils, d’indicateurs et de données probantes pour éclairer les décisions politiques, affirmant que “sans science, il n’y a pas de développement”.

El Hadj Mounirou Ndiaye a, quant à lui, alerté sur la nécessité pour le continent africain de renforcer sa souveraineté en matière de données et d’informations. Il a révélé que seulement 0,5 % des données produites en Afrique sont réellement exploitées. “Nous devons produire nos propres données et informations, car elles sont essentielles pour notre développement”, a-t-il affirmé.

Dr Cheikh Oumar Ba a illustré l’importance de la recherche scientifique avec l’exemple de l’ouverture de la brèche artificielle de sept kilomètres à Saint-Louis, décidée pour lutter contre les inondations. Il a souligné que cette décision, qui n’était pas fondée sur des données scientifiques solides, a conduit à des catastrophes. “Les chercheurs avaient des points de vue différents, mais ils n’ont pas été écoutés. Nous devons davantage écouter la science pour éclairer nos décisions politiques”, a-t-il expliqué. Il a également évoqué la gestion de la pandémie de Covid-19, où la recherche a joué un rôle central.

En conclusion, Dr Cheikh Oumar Ba a insisté sur la nécessité d’aligner les recherches des think tanks sur les priorités définies par l’Agenda de transformation structurelle Sénégal 2050, élaboré par les nouvelles autorités politiques. “Nous devons être en mesure d’apporter des évidences et de montrer ce qui ne s’aligne pas réellement avec les préoccupations et les besoins des communautés”, a-t-il conclu.

Blocage du programme Compact Electricity : Zahra Iyane Thiam apporte des précisions sur les 316 milliards FCFA

Le Premier ministre Ousmane Sonko a récemment dénoncé le blocage d’un financement américain destiné au Sénégal, notamment un programme lié à l’électricité, d’une valeur de plus de 500 millions de dollars, soit environ 316 milliards FCFA. Si le leader de Pastef n’a pas donné de détails sur ce programme, l’ancienne ministre de la Microfinance, Zahra Iyane Thiam, a apporté des précisions chiffrées sur ce projet qu’elle identifie comme étant le “Compact Electricity”, signé en 2018 sous Macky Sall.

Dans un post sur le réseau social X (ex-Twitter), Zahra Iyane Thiam rappelle que ce programme a été signé en décembre 2018 par le gouvernement sénégalais et qu’il s’agit d’un financement du Millennium Challenge Corporation (MCC), un organisme gouvernemental américain. D’après les documents officiels, le programme bénéficie d’une enveloppe de 330 milliards FCFA (600 millions de dollars US), dont 302,5 milliards FCFA (550 millions de dollars US) sous forme de don américain, et 27,5 milliards FCFA (50 millions de dollars US) de contribution sénégalaise.

Le 9 septembre 2021, le Compact Electricity est officiellement entré en vigueur avec une durée d’exécution de cinq ans, soit jusqu’au 9 septembre 2026. Son objectif principal est d’améliorer l’accès à l’électricité et de moderniser les infrastructures électriques au Sénégal.

Si Ousmane Sonko évoque un gel des financements américains, Zahra Iyane Thiam nuance ses propos en soulignant que le programme est déjà en cours d’exécution et qu’une grande partie des fonds a dû être consommée. Elle estime donc que le Sénégal ne peut pas avoir perdu la totalité des 500 millions de dollars annoncés par Sonko.

Cependant, l’ancienne ministre s’interroge sur l’état d’avancement réel du programme et l’éventuel impact du retrait américain. Elle interpelle directement l’ambassadeur des États-Unis à Dakar pour obtenir des éclaircissements sur la situation. “Les Sénégalais doivent être édifiés”, déclare-t-elle, appelant à plus de transparence dans la gestion de ce projet stratégique.

Si le financement du programme est réellement menacé, cela pourrait freiner les ambitions du Sénégal en matière d’électrification et compromettre la modernisation du réseau électrique national. Pour l’instant, les autorités américaines n’ont pas officiellement communiqué sur un éventuel gel des financements, et l’exécution du programme devrait théoriquement se poursuivre jusqu’en septembre 2026.

Indemnisations des ex-détenus politiques : le Codeps reporte sa conférence et pose ses conditions

Le Collectif des ex-détenus politiques et victimes du Sénégal (Codeps) a décidé de reporter à la semaine prochaine sa conférence de presse initialement prévue ce mardi. Ce report intervient à la demande de certaines autorités, afin de laisser au gouvernement le temps de tenir ses engagements en matière d’indemnisation et d’assistance aux victimes des événements politiques survenus entre 2021 et 2024.

Dans un communiqué publié hier, le Codeps a salué les efforts du chef de l’État et de son gouvernement pour accompagner les anciens détenus politiques et autres victimes. Toutefois, le collectif reste ferme sur ses exigences et a soumis sept conditions qu’il considère comme urgentes et indispensables à la réinsertion sociale de ses membres.

Parmi les principales revendications du Codeps figure la réinsertion sociale des anciens détenus politiques et autres victimes ayant déjà fait l’objet d’enquêtes. Le collectif demande également l’octroi de bourses d’études à l’étranger pour permettre aux victimes de poursuivre leur formation.

Dans le cadre du recrutement des 2 000 enseignants annoncé par le gouvernement, le Codeps réclame l’enrôlement de certains ex-détenus politiques possédant les diplômes requis et prêts à servir dans n’importe quelle région du pays. Il en va de même pour les programmes de migration temporaire en Espagne et au Qatar, où le collectif souhaite que ses membres soient intégrés dans les listes des candidats retenus.

Autre point clé : la prise en charge de la scolarité des enfants de tous les ex-détenus politiques et autres victimes. Le Codeps insiste également sur la promotion des anciens détenus enseignants et fonctionnaires de l’État. Enfin, il demande la mise en place de mécanismes de financement étatique en faveur des ex-détenus et victimes qui sont des acteurs économiques.

Par cette déclaration, le Codeps met la pression sur les nouvelles autorités, tout en leur accordant un délai supplémentaire pour concrétiser les promesses faites. Le report de leur conférence de presse ne signifie pas un abandon de leurs revendications, mais plutôt une volonté d’avancer par le dialogue.

Les prochaines semaines seront décisives pour évaluer la réponse du gouvernement à ces exigences. Le Codeps reste vigilant et déterminé à obtenir des mesures concrètes pour assurer l’insertion sociale et professionnelle de ses membres.

Blocage du programme d’électrification Compact Electricity : Ce que l’on sait

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a récemment déclaré que Donald Trump avait bloqué un important programme d’aide américaine destiné à l’électrification du Sénégal. Cette annonce, qui a suscité de vives réactions, a été précisée par l’ancienne ministre de la Microfinance, Zahra Iyane Thiam, qui a apporté des éléments concrets sur la nature et les montants du projet concerné.

Le projet en question est le Compact Electricity, un programme de coopération signé en décembre 2018 sous le gouvernement de Mahammed Boun Abdallah Dionne. Cet accord, d’un montant total de 330 milliards FCFA (600 millions de dollars), comprenait :

• 302,5 milliards FCFA sous forme de don des États-Unis,

• 27,5 milliards FCFA de contribution sénégalaise.

Officiellement entré en vigueur le 9 septembre 2021, ce programme s’étend sur cinq ans, soit jusqu’en septembre 2026. Il vise principalement l’amélioration de l’accès à l’électricité au Sénégal, un enjeu crucial pour le développement économique et social du pays.

Si Ousmane Sonko a affirmé que Donald Trump avait bloqué cette aide, les détails de cette décision restent encore flous. En effet, Zahra Iyane Thiam a soulevé plusieurs interrogations quant à l’impact réel de ce blocage. Selon elle, une partie significative des fonds a déjà été consommée, ce qui relativiserait l’ampleur des pertes pour le Sénégal.

Elle a ainsi interpellé l’ambassade des États-Unis à Dakar afin d’obtenir des éclaircissements sur le respect des engagements de Washington dans cette coopération. « Les Sénégalais doivent être édifiés », a-t-elle insisté dans un post publié sur X.

Si le blocage du Compact Electricity se confirme, cela pourrait ralentir certains projets d’électrification en cours, notamment dans les zones rurales. Toutefois, le fait que le programme soit en cours d’exécution depuis plus de deux ans laisse penser que toutes les ressources n’ont pas été gelées.

L’ampleur réelle des conséquences dépendra donc :

• Du niveau d’exécution des projets financés par ce programme,

• De la réaction des autorités sénégalaises et de leur capacité à compenser d’éventuels manques,

• Des éclaircissements attendus de la part des États-Unis sur la situation actuelle des fonds.

En attendant une communication officielle de Washington, ce dossier risque de rester au cœur du débat politique au Sénégal.

Affaire Ah. Ndiaye : entre accusations et cri de détresse

Un événement troublant a eu lieu ce dimanche devant la maison de la mère d’Ousmane Sonko. Un homme identifié comme Ah. Ndiaye, ingénieur à Ecotra, aurait, selon le journal L’Observateur, menacé la mère de Sonko et exhibé une arme de poing. Cette version des faits est cependant contestée par ses collègues, qui parlent plutôt d’un geste de désespoir lié à la crise que traverse leur entreprise.

Dans une correspondance adressée aux médias, les travailleurs de l’entreprise Ecotra ont tenu à apporter des précisions. Selon eux, Ah. Ndiaye n’a jamais exhibé d’arme, encore moins un couteau. « Il ne détenait même pas de couteau », affirme le collectif. Ils expliquent que son action devant la maison de la mère d’Ousmane Sonko n’avait rien à voir avec une menace, mais traduisait un profond désarroi face à l’effondrement de son entreprise.

« L’acte de M. Ndiaye n’était en aucun cas motivé par la violence, mais bien par le désespoir. Son cri devant la maison familiale de M. Ousmane Sonko était l’expression de son inquiétude face à l’effondrement imminent de son entreprise », lit-on dans leur communiqué.

Les proches de Ah. Ndiaye décrivent un homme qui a surmonté de nombreux traumatismes. Son père, alors préfet, a été assassiné sous ses yeux. Sa mère, accablée par le chagrin, est décédée par la suite. Malgré ces épreuves, Ah. Ndiaye a poursuivi son parcours académique avec brio, devenant major de sa promotion à l’École Polytechnique de Thiès. Il a gravi les échelons au sein d’Ecotra, passant de simple stagiaire à directeur du building, gérant un portefeuille de plus de 20 milliards de francs CFA.

Les collègues de Ah. Ndiaye insistent sur la crise profonde que traverse Ecotra, où 1500 employés n’ont pas perçu leur salaire depuis six mois. Cette situation serait directement liée au non-paiement de la dette publique par l’État du Sénégal.

« Le véritable motif de la présence de M. Ndiaye devant la maison de M. Sonko n’avait rien à voir avec une quelconque menace de mort. Il s’agissait d’un appel au secours, un cri d’alarme face à une situation critique », expliquent-ils.

Actuellement en garde à vue à Ziguinchor, Ah. Ndiaye devrait être présenté au parquet ce mercredi. Si certains le perçoivent comme un homme en détresse, les autorités judiciaires devront trancher sur son sort. Affaire à suivre.

Affaire Boubacar Camara : L’ancien mandataire du parti And Gor Yi Jotna arrêté pour abus de confiance

La Sûreté urbaine du commissariat central de Dakar a procédé, ce mardi 4 février, à l’arrestation de Boubacar Camara, ancien mandataire du parti And Gor Yi Jotna (AG/JOTNA) lors des dernières élections législatives. Il est poursuivi pour abus de confiance à la suite d’une plainte déposée par Me Moussa Diop, ancien candidat aux législatives de 2024.

L’affaire remonte à la période précédant les élections législatives de 2024. Boubacar Camara, en tant que mandataire du parti AG/JOTNA, avait pour mission de déposer le dossier de candidature de Me Moussa Diop à la Direction générale des élections (DGE). Cependant, il ne s’était jamais présenté à l’institution, empêchant ainsi Me Moussa Diop de prendre part au scrutin.

Selon les accusations portées contre lui, Boubacar Camara aurait refusé de soumettre le dossier en affirmant que Me Moussa Diop n’avait pas reçu l’habilitation officielle du parti pour concourir sous sa bannière. Par la suite, il avait disparu avec le dossier de candidature, suscitant la colère de son leader politique.

Après plusieurs mois de tensions, Me Moussa Diop a décidé de porter l’affaire devant la justice en accusant son ancien mandataire d’abus de confiance. Sur instruction du procureur de la République, les hommes du commissaire Ismaïla Goudiaby ont interpellé Boubacar Camara avant de le déférer au parquet ce mardi.

Cette arrestation relance le débat sur les conflits internes au sein des formations politiques, notamment en période électorale. Elle met également en lumière les responsabilités des mandataires chargés de veiller au bon déroulement des candidatures.

Dakar/Santé : Un réseau de lutte contre les hépatites, le “RALCH”, voit le jour au Sénégal

L’infection par le virus de l’hépatite constitue un problème de santé publique dans plusieurs régions du monde, particulièrement au Sénégal, en raison de sa fréquence, de ses complications et de ses conséquences socio-économiques. C’est dans ce contexte que le Réseau des Associations de Lutte contre les Hépatites (RALCH) a vu le jour ce lundi 3 février 2025 à Dakar, grâce à l’appui technique et financier de l’Alliance Nationale des Communautés pour la Santé (ANCS).

“C’est une initiative à saluer, car c’est une première au Sénégal. Pour la première fois, un réseau réunissant les associations engagées dans la lutte contre les hépatites virales est mis en place. Cette initiative arrive à point nommé, d’autant plus que le Sénégal a adopté un plan stratégique intégré et multisectoriel de lutte contre le sida, la tuberculose, les hépatites virales et les infections sexuellement transmissibles (IST). La mise en place de ce réseau permettra de renforcer la visibilité de la lutte contre les hépatites, surtout dans un contexte où la prévalence de cette maladie est très élevée dans notre pays, oscillant entre 9 et 15 %,” a expliqué Mamor Fall, responsable des programmes à l’ANCS.

Face à cette forte prévalence, la lutte contre l’hépatite représente une urgence de santé publique pour le Sénégal. Mamor Fall a souligné que la création du RALCH permettra de mobiliser des ressources pour sensibiliser les populations aux moyens de prévention de la maladie.

“Dans le cadre de la bonne marche du réseau et pour atteindre ses objectifs, l’ANCS a soutenu sa mise en place. Dans notre demande de financement auprès du Fonds mondial, nous avions déjà envisagé la création d’un réseau, car nous connaissions l’existence de plusieurs associations à Dakar et dans les régions du pays. L’objectif est de créer un cadre d’échange et de partage entre ces associations afin de mieux structurer le plaidoyer en faveur des malades. Ces derniers ont un besoin urgent de soutien et de reconnaissance. Nous avons également œuvré à la mise en place de cellules locales et identifié des personnes vivant avec les hépatites dans différentes régions. C’est pour cette raison que nous avons mobilisé toutes ces associations. Malheureusement, nous n’avons pas encore de représentants dans toutes les régions du pays. L’ANCS, à travers Ousseynou Badio, a donc pris contact avec les structures sanitaires et les autorités régionales pour pallier ce manque,” a précisé Mamor Fall.

Après son installation à la tête du réseau RALCH, Madame Fatou Ngnirane, également présidente de l’association Safara Hépatite Sénégal, a présenté sa feuille de route.

“Je remercie l’ensemble des associations présentes qui m’ont fait confiance en me désignant à la présidence de ce réseau. Un bureau a d’ores et déjà été mis en place pour coordonner nos actions. Nos premières démarches consisteront à rencontrer le ministre de la Santé et de l’Action sociale, l’ANCS, ainsi que les services et structures rattachés au ministère, notamment le Programme national de lutte contre les hépatites,” a-t-elle déclaré.

La mise en place du RALCH marque une avancée majeure dans la lutte contre les hépatites virales au Sénégal, avec l’espoir de renforcer la sensibilisation, l’accompagnement des malades et la mobilisation de ressources pour une meilleure prise en charge de cette maladie.

Fermeture brutale de l’USAID : une crise majeure pour l’aide internationale

La décision soudaine de fermer l’Agence américaine pour le développement international (USAID) plonge le secteur humanitaire dans l’incertitude. Depuis l’annonce faite par Elon Musk, récemment désigné par Donald Trump pour réduire les dépenses publiques, l’agence est paralysée : accès bloqués, système informatique hors service, et suspension de plusieurs hauts responsables. Cette situation compromet des programmes essentiels à travers le monde, notamment en Afrique.

Accusant l’USAID de « gaspiller l’argent des contribuables » et la qualifiant d’organisation « criminelle », Elon Musk a justifié cette décision par la nécessité d’assainir les finances publiques. La Maison Blanche a rapidement soutenu cette fermeture, tandis que le secrétaire d’État Marco Rubio a pris le contrôle de l’agence, dénonçant son insubordination et ses programmes jugés contraires à la stratégie nationale.

Cependant, cette décision suscite une vive contestation. Des experts juridiques et l’opposition démocrate remettent en question sa légalité, soulignant l’influence croissante de Musk dans l’administration et son rôle non officiel dans la gestion des affaires publiques.

La suspension immédiate des financements de l’USAID a des conséquences désastreuses. Plus de 120 pays dépendent de son aide pour financer des projets humanitaires, de santé et d’éducation. En Afrique, où l’USAID soutient des programmes de lutte contre la malnutrition, le paludisme et l’accès à l’eau potable, l’impact est particulièrement alarmant.

De nombreuses ONG, comme Solidarité Internationale et Alima, doivent interrompre leurs projets vitaux et réduire leurs équipes. « Nous sommes face à une catastrophe humanitaire en devenir », alerte un responsable d’Alima, qui craint une montée des crises sanitaires et alimentaires dans les mois à venir.

Si certains observateurs voient dans cette fermeture une volonté de réforme, d’autres y perçoivent une attaque idéologique contre l’aide internationale. L’avenir de l’USAID reste incertain, mais une chose est sûre : sa disparition brutale laisse un vide immense dans le paysage humanitaire mondial.

L’opposition démocrate, ainsi que plusieurs partenaires internationaux, appellent à une réévaluation de cette décision. Mais en attendant, des millions de bénéficiaires risquent de subir les conséquences directes de cette crise.

Fass Ngom sous le choc après le meurtre brutal de Cheikh Ahmed Tidiane Wade

La commune de Fass Ngom, située dans la région de Saint-Louis, est plongée dans la stupeur et l’indignation après la découverte macabre de Cheikh Ahmed Tidiane Wade, gérant d’un multiservice, retrouvé mort égorgé dans la brousse.

Cheikh Ahmed Tidiane Wade était porté disparu depuis dimanche, suscitant l’inquiétude parmi ses proches et la communauté locale. C’est un habitant du village, parti à la recherche de ses chèvres, qui a fait la terrible découverte. Son corps sans vie gisait dans la brousse, présentant des signes évidents d’un acte criminel d’une rare violence.

Dès l’alerte donnée, les forces de l’ordre se sont rapidement mobilisées. La brigade territoriale de gendarmerie de Saint-Louis, appuyée par la Section de recherches, a ouvert une enquête pour identifier les auteurs de ce meurtre. Les premières investigations s’orientent vers un possible règlement de comptes ou un acte criminel motivé par d’autres raisons encore inconnues.

Dans la commune de Fass Ngom, l’émotion est immense. Les habitants, encore sous le choc, réclament justice et exigent que toute la lumière soit faite sur ce drame. « Nous voulons que les autorités fassent tout pour arrêter les coupables et les traduire en justice. Ce qui s’est passé est inacceptable », s’indigne un proche de la victime.

Ce meurtre relance le débat sur la sécurité dans certaines localités du pays, où des cas de violence sont régulièrement signalés. Les populations appellent les autorités à renforcer la surveillance et à prendre des mesures pour éviter que de tels drames ne se reproduisent.

Crise au Port de Dakar : Des chiffres alarmants pour l’économie sénégalaise

La récente publication de la revue ConfidentielDakar met en lumière une situation préoccupante pour l’économie sénégalaise, marquée par une chute historique de l’activité du Port autonome de Dakar. Les chiffres dévoilés soulignent un recul brutal du trafic de marchandises et pointent du doigt des déséquilibres susceptibles d’affecter durablement le commerce national.

Le secteur portuaire est en première ligne de la crise. En effet, les débarquements de marchandises ont chuté de 14,5 % sur une période d’un an. Pour illustrer cette tendance, le volume de marchandises arrivées est passé de 13 524 700 tonnes en novembre 2023 à seulement 11 567 000 tonnes un an plus tard. Cette baisse, avoisinant les 2 millions de tonnes, témoigne d’une diminution générale des importations, conséquence directe d’un ralentissement économique plus large.

Le recul ne touche pas uniquement les importations. Les embarquements, symboles des exportations sénégalaises, accusent également une baisse marquée. Le volume est ainsi passé de près de 7 millions de tonnes à 6,1 millions de tonnes, laissant entrevoir une possible diminution de la production locale et une perte de compétitivité sur le marché international. Ce double revers pèse lourdement sur l’équilibre commercial du pays.

Le secteur du commerce, véritable pilier de l’activité portuaire, semble être le plus fragilisé. Selon ConfidentielDakar, les débarquements de marchandises ont diminué de 33,7 %, un recul qui illustre la gravité de la situation. La remarque cinglante des commerçants sénégalais, qui « ne font plus venir de conteneurs », accentue le sentiment d’urgence et met en lumière les risques de ruptures d’approvisionnement sur le marché local. Cette désaffection pourrait également entraîner une hausse des prix et une tension sur certains produits de première nécessité.

Si certains segments de l’activité portuaire affichent une dynamique contrastée, ils ne sauraient compenser la chute globale. Les débarquements de pétrole brut, d’hydrocarbures raffinés et de poissons montrent une tendance à la hausse. Cependant, ces produits ne représentent qu’un tiers du total des arrivages. Leur progression, bien que bienvenue, reste marginale face à la perte de plus de 3 millions de tonnes de marchandises enregistrée en un an (passant de 9,2 millions à 3,1 millions de tonnes).

Le recul du trafic de marchandises, qui représente 70 % de l’activité du Port de Dakar, est susceptible d’avoir des répercussions majeures sur l’économie nationale. Au-delà de l’impact direct sur l’emploi lié à l’activité portuaire, ce déséquilibre pourrait freiner le dynamisme économique du Sénégal. L’activité portuaire, véritable poumon du commerce extérieur et intérieur, est aujourd’hui en alerte rouge.

Face à cette situation critique, il est impératif que les autorités et les acteurs économiques réagissent rapidement. La baisse historique du trafic de marchandises au Port de Dakar pourrait être le symptôme d’un ralentissement économique plus global. Des mesures urgentes sont donc nécessaires pour relancer le commerce, renforcer la compétitivité des produits sénégalais et, surtout, restaurer la fluidité des échanges commerciaux.

En conclusion, les chiffres révélés par ConfidentielDakar devraient servir de signal d’alarme aux décideurs. La relance de l’activité portuaire et, par extension, de l’économie sénégalaise, dépendra de la capacité des autorités à mettre en œuvre des stratégies adaptées pour redynamiser ce secteur clé.

Guerre commerciale : Trump annonce de nouvelles discussions imminentes avec la Chine

Washington, à quelques heures de l’entrée en vigueur de nouveaux droits de douane sur les produits chinois, le président américain Donald Trump a annoncé lundi que des discussions avec Pékin allaient intervenir « probablement dans les prochaines 24 heures ».

Ces négociations de dernière minute surviennent alors que, dès mardi, une nouvelle taxe de 10 % s’appliquera sur l’ensemble des produits chinois importés aux États-Unis. Cette mesure s’ajoute aux droits de douane déjà en place, intensifiant ainsi la guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales.

Depuis plusieurs mois, Washington et Pékin s’affrontent à coup de sanctions et de mesures protectionnistes. L’administration Trump justifie ces décisions par la nécessité de rééquilibrer la balance commerciale et de protéger les entreprises américaines des pratiques jugées déloyales de la Chine, notamment en matière de propriété intellectuelle et de subventions d’État.

Pékin, de son côté, a toujours dénoncé ces sanctions comme étant injustifiées et a systématiquement riposté avec des taxes similaires sur les produits américains. Toutefois, les tensions ont entraîné une incertitude économique mondiale, impactant les marchés financiers et pesant sur la croissance des deux pays.

Malgré ces tensions, l’annonce de Trump pourrait ouvrir la voie à un dialogue. Reste à savoir si ces discussions permettront d’éviter une escalade supplémentaire ou si elles ne seront qu’un nouvel épisode d’un bras de fer qui dure depuis plus d’un an.

Les investisseurs et les partenaires commerciaux des deux pays suivront avec attention l’évolution des négociations, alors que l’impact de cette guerre commerciale se fait de plus en plus sentir sur l’économie mondiale.

Tentative d’escroquerie : Issa Sow jugé pour avoir voulu extorquer 10 millions F CFA à Mo Gates

Le tribunal des flagrants délits de Dakar a jugé, ce lundi, Issa Sow, accusé d’avoir tenté d’extorquer 10 millions F CFA à l’entrepreneur Mamadou Bakara Diallo, alias Mo Gates. Se présentant comme un proche du procureur de la République, le prévenu aurait tenté de convaincre sa victime de lui remettre cette somme en échange de l’annulation d’un prétendu mandat d’arrêt.

Selon l’accusation, Mo Gates n’a pas cédé à la pression et a pris l’initiative de vérifier l’information directement auprès du procureur Ibrahima Ndoye. C’est à ce moment qu’il a découvert la supercherie. Pour confondre Issa Sow, il l’a appelé en présence du procureur et l’a mis sur haut-parleur. Ignorant qu’il était piégé, le prévenu a réitéré ses déclarations, ce qui a conduit à son arrestation immédiate pour tentative d’escroquerie.

Placé sous mandat de dépôt depuis le 30 janvier 2025, Issa Sow a reconnu les faits devant les enquêteurs, mais a adopté une nouvelle ligne de défense lors de son procès. À la barre, il a nié avoir réclamé de l’argent, expliquant qu’il s’était simplement rendu chez Mo Gates pour une médiation impliquant son neveu, Pape Mbaye.

Lors de l’audience, Mo Gates a sollicité un renvoi afin que le procureur Ibrahima Ndoye puisse être entendu comme témoin et pour lui laisser le temps de se constituer un avocat. Le juge a rejeté cette demande, expliquant qu’il était impossible de faire comparaître le procureur en tant que témoin dans cette affaire.

Interrogé sur une éventuelle demande de réparation, Mo Gates a affirmé ne réclamer aucune somme d’argent.

Le ministère public a souligné que cette tentative d’escroquerie portait atteinte à l’image de la justice. Cependant, il n’a requis aucune peine contre Issa Sow, laissant le tribunal seul juge de la répression.

La défense, assurée par Maîtres Ousseynou Gaye, Omar Faty et Maimouna Dièye, a plaidé la relaxe pure et simple, estimant que leur client avait été contraint d’avouer sous la pression. Me Gaye a dénoncé des menaces exercées par le parquet lors de l’interrogatoire. En cas de délibéré différé, Me Faty a demandé la mise en liberté provisoire de son client, ce que le tribunal a refusé pour défaut de garantie de représentation.

Sénégal : Ousmane Sonko lance la phase II du projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural

Fass Touré, département de Kébémer – Ce matin, le Premier ministre Ousmane Sonko a procédé, au nom du chef de l’État Bassirou Diomaye Faye, au lancement officiel des travaux de la phase II du projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural. Cette initiative s’inscrit dans la volonté du nouveau régime d’améliorer les conditions de vie des populations à travers une politique endogène, misant sur l’utilisation du capital humain et des ressources économiques du pays.

Profitant de cette occasion, le chef du gouvernement a appelé les Sénégalais à s’engager pleinement dans cette dynamique de développement national, insistant sur la nécessité de « se passer de l’aide étrangère ».

« Vous êtes au courant de cette décision du président américain, qui a suspendu toute aide au développement de certains pays africains. Ici, au Sénégal, nous avions un programme relatif à l’électricité, d’un montant d’environ 500 millions de dollars. Pouvons-nous toujours compter sur ce type de financement étranger ? Nous devons nous appuyer sur nos propres ressources et moyens », a-t-il déclaré devant une assemblée attentive.

Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par la volonté affichée du nouveau gouvernement de rompre avec une dépendance excessive aux financements extérieurs et d’opter pour un modèle de développement axé sur l’exploitation des ressources locales.

Le projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural, dont la phase II a été officiellement lancée aujourd’hui, vise à étendre l’accès à l’eau potable à des milliers de foyers sénégalais. Cette initiative répond à un besoin crucial, notamment dans les zones rurales où l’accès à l’eau reste un défi majeur.

En mettant l’accent sur une gestion autonome et durable des ressources, le gouvernement ambitionne de garantir une couverture optimale en eau potable sur l’ensemble du territoire national.

Ousmane Sonko a conclu son discours en appelant les Sénégalais à une mobilisation patriotique afin d’accompagner les autorités dans la mise en œuvre de leur vision du développement. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à bâtir un Sénégal prospère, fondé sur ses propres forces et sur une gouvernance responsable.

Hommage à Barthélémy Dias : l’Église catholique salue son engagement pour la Cathédrale Notre-Dame des Victoires

À l’occasion du 89ᵉ anniversaire de la consécration de la Cathédrale Notre-Dame des Victoires de Dakar, l’Église catholique a rendu un hommage appuyé au maire de la capitale, Barthélémy Dias, pour son engagement en faveur de la préservation et de l’embellissement de ce lieu de culte emblématique.

Lors d’une cérémonie empreinte de solennité, l’abbé Jacques François Diouf, curé de la cathédrale, a salué les efforts du maire, mettant en avant des réalisations significatives qui ont redonné un nouvel éclat à cet édifice chargé d’histoire.

« Grâce à son implication, la cathédrale a bénéficié d’une série de rénovations d’envergure : le réaménagement complet des jardins, la réfection totale de la voirie avec un goudronnage intégral, ainsi que la restauration de la crypte, auparavant fragilisée par des remontées d’eau », a déclaré le prêtre devant une assemblée de fidèles et d’invités de marque.

Ces initiatives, menées en collaboration avec la municipalité, témoignent d’une volonté de préserver ce patrimoine religieux et culturel, tout en améliorant l’environnement des fidèles et des visiteurs.

Outre les travaux de rénovation, Barthélémy Dias a également œuvré pour la modernisation de la cathédrale en la dotant d’un système de panneaux solaires. Cette initiative innovante garantit une autonomie énergétique à l’édifice, réduisant ainsi les charges électriques et s’inscrivant dans une démarche de développement durable.

De plus, la Grotte de la Sainte Famille, un lieu de prière et de recueillement particulièrement prisé des fidèles, a été entièrement rénovée, offrant un cadre plus propice à la méditation et au ressourcement spirituel.

La cérémonie d’hommage a été marquée par de nombreux témoignages de gratitude, mettant en lumière l’importance d’une collaboration étroite entre les institutions religieuses et les autorités locales pour la préservation du patrimoine et l’amélioration des infrastructures communautaires.

En honorant Barthélémy Dias, l’Église catholique reconnaît l’impact concret de ses actions sur la vie spirituelle et sociale des fidèles. Son engagement en faveur du bien commun s’inscrit ainsi dans une vision de gouvernance soucieuse de l’histoire, du patrimoine et du mieux-être des citoyens.

Guy Marius Sagna interpelle la CEDEAO sur l’Alliance des États du Sahel

Le député sénégalais Guy Marius Sagna, connu pour ses prises de position tranchées, a une nouvelle fois fait parler de lui. Dans un message publié sur sa page Facebook, le parlementaire de Pastef a interpellé la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur sa gestion des relations avec l’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

Selon Guy Marius Sagna, la CEDEAO doit cesser de traiter séparément les trois États membres de l’AES et reconnaître leur alliance comme une entité politique et diplomatique à part entière. Il qualifie d’“infantilisant” le fait que l’organisation sous-régionale veuille négocier individuellement avec chacun des trois pays, alors que ceux-ci ont clairement exprimé leur volonté de parler d’une seule voix.

Dans son post, il exhorte la CEDEAO à adopter une approche plus constructive en intégrant l’AES dans ses discussions et en mettant un terme aux sanctions imposées à ces pays.

Le député rappelle que, dès le 17 septembre 2024, il appelait déjà à une reconnaissance officielle de l’AES par la CEDEAO, ainsi qu’à l’annulation des sanctions frappant ces États. Il insistait également sur la nécessité de tenir un sommet entre l’AES et la CEDEAO pour définir les bases d’une coopération commune, notamment en matière de sécurité, de lutte contre le terrorisme et de développement économique.

Cette nouvelle sortie de Guy Marius Sagna illustre son positionnement en faveur d’une intégration régionale repensée, où l’AES ne serait pas marginalisée mais plutôt intégrée dans une dynamique de coopération avec la CEDEAO. Une position qui pourrait toutefois ne pas faire l’unanimité au sein de son propre camp politique, tant le sujet de l’AES divise les leaders ouest-africains.

Alors que la CEDEAO peine à trouver une issue à la crise diplomatique avec l’AES, la pression politique s’intensifie. Les appels à une révision de la stratégie régionale se multiplient, et des voix comme celle de Guy Marius Sagna pourraient peser dans le débat.

Indemnisation des victimes des violences au Sénégal : un geste symbolique de l’État

Le gouvernement sénégalais a annoncé de nouvelles mesures pour indemniser les victimes des violences survenues entre 2021 et 2024. Cette initiative, portée par la ministre de la Famille et des Solidarités, Maïmouna Dièye, vise à apporter un soutien financier aux familles des personnes décédées et aux anciens détenus. Cependant, pour de nombreux acteurs politiques et citoyens, cette compensation demeure insuffisante face aux pertes humaines et aux souffrances endurées.

Dans une déclaration officielle, Maïmouna Dièye a annoncé qu’un montant de 10 millions de francs CFA serait octroyé à chaque famille ayant perdu un proche lors des événements tragiques qui ont marqué le pays. En complément, une allocation forfaitaire de 500 000 francs CFA sera versée aux personnes identifiées dans la base de données établie par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), en collaboration avec le ministère de la Justice, les sources policières et les représentants de la société civile.

Ces mesures s’inscrivent dans une volonté de reconnaissance des préjudices subis, bien que leur portée symbolique soit largement soulignée par les autorités elles-mêmes.

Réagissant à cette annonce, Aminata Touré, ancienne Première ministre et Haut représentant du président de la République, a exprimé son respect et son soutien aux familles endeuillées. Sur sa page Facebook, elle a déclaré :

“Nous devons #Respect et #Prières ardentes à nos Martyrs de la Démocratie. Aucune indemnité ne sera jamais suffisante pour effacer la douleur d’une mère qui a perdu son enfant.”

Pour elle, au-delà de l’aide financière, il est impératif que les responsables des violences soient traduits en justice. Son appel rejoint celui de nombreux militants des droits de l’homme et membres de la société civile qui réclament des enquêtes impartiales et des poursuites judiciaires contre les auteurs des exactions.

L’annonce de l’indemnisation a suscité des réactions contrastées au sein de l’opinion publique. Si certains saluent un geste d’apaisement de la part de l’État, d’autres estiment qu’il ne saurait remplacer une véritable justice pour les victimes.

De nombreuses familles endeuillées et organisations de défense des droits humains continuent d’exiger la révélation des circonstances exactes des décès et la tenue de procès transparents pour les responsables. En effet, plusieurs manifestations ayant conduit à ces pertes humaines ont été réprimées violemment par les forces de l’ordre, soulevant des interrogations sur la responsabilité des autorités.

Cette initiative du gouvernement s’inscrit dans une dynamique plus large de réconciliation nationale. Depuis les tensions politiques et sociales des dernières années, l’État cherche à reconstruire la confiance entre les citoyens et les institutions.

Toutefois, pour que ce processus aboutisse, de nombreux observateurs estiment qu’il ne peut se limiter à des compensations financières. Une véritable justice transitionnelle, incluant des enquêtes approfondies, des procès équitables et des réformes institutionnelles, est jugée essentielle pour éviter la répétition de telles tragédies à l’avenir.

Indemnisation des victimes des manifestations : Me Moussa Diop dénonce un manque de transparence

L’initiative du gouvernement sénégalais visant à indemniser les victimes des manifestations entre 2021 et 2024 suscite de vives réactions. Parmi les voix critiques, celle de Me Moussa Diop, président du parti Alternance Générationnelle (AG/Jotna), s’élève pour dénoncer un manque de transparence dans le processus.

Depuis quelques jours, le gouvernement a annoncé une assistance aux familles des 79 personnes décédées lors des manifestations, avec une enveloppe de 10 millions de francs CFA par famille. Par ailleurs, 2 172 ex-prisonniers sous le régime de Macky Sall recevront 500 000 francs CFA et une prise en charge médicale. Cette décision, portée par le ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, est perçue par certains comme une tentative d’apaisement, mais suscite aussi des interrogations.

Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, Me Moussa Diop, allié du président Bassirou Diomaye Faye, estime que cette mesure contredit les principes de bonne gouvernance promis par le nouveau régime. « Quand on parlait de rupture et de transparence, ce n’était pas pour ça », déclare-t-il, soulignant l’absence de justification détaillée sur l’utilisation de l’argent public.

L’avocat et ancien directeur général de Dakar Dem Dikk (DDD) pointe du doigt l’absence de décision judiciaire préalable sur l’identification des victimes et des responsables. Il considère qu’il revient à la justice de faire ce travail, et non au gouvernement de l’anticiper. « Il n’est pas normal de prendre l’argent public pour indemniser des militants politiques », s’insurge-t-il, suggérant que cette indemnisation bénéficie surtout aux membres du parti PASTEF, dont plusieurs sympathisants ont été emprisonnés ou blessés lors des affrontements.

De plus, Me Moussa Diop rappelle que d’autres Sénégalais ont été affectés par ces manifestations : « Des stations-service ont été saccagées, des voitures incendiées… Ces pertes doivent aussi être prises en compte. » Il plaide ainsi pour une réparation globale et équitable des préjudices subis.

L’autre point de discorde soulevé par le leader de AG/Jotna concerne la procédure budgétaire. Il regrette que ces dépenses aient été engagées sans ratification préalable par l’Assemblée nationale. « Si Macky Sall avait fait cela, on aurait crié au scandale ! », déclare-t-il, rappelant que les promesses de rupture du nouveau régime devraient s’appliquer à tous les aspects de la gouvernance.

Il critique également les lenteurs dans l’abrogation de la loi d’amnistie de 2024, une promesse de campagne du président Faye. Pour Me Moussa Diop, cette abrogation est prioritaire et devrait être traitée en urgence par l’Assemblée nationale au lieu de « calmer les tensions par des indemnisations floues ».

Se positionnant en « sentinelle de la République », Me Moussa Diop assure qu’il continuera à dénoncer toute dérive du pouvoir. Il appelle le gouvernement à faire preuve de rigueur et de transparence dans l’attribution des indemnisations, afin d’éviter toute instrumentalisation politique.

Kaolack : Les étudiants de l’USSEIN bloquent la route nationale pour exiger de meilleures conditions d’études

Kaolack – La tension est montée d’un cran ce matin à Kaolack, où les étudiants de l’Université du Sine Saloum Elhadji Ibrahima Niass (USSEIN) ont intensifié leur mouvement de contestation. Mécontents du non-respect des engagements pris par le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), ils ont décidé de passer à l’action en bloquant la route nationale à hauteur de la mosquée Ndiouga Kébé, située non loin de la gouvernance.

Cette nouvelle manifestation marque une étape supplémentaire dans la mobilisation des étudiants, qui dénoncent depuis plusieurs semaines des promesses non tenues concernant l’amélioration de leurs conditions d’études. Parmi leurs principales revendications figurent le renforcement des infrastructures universitaires, l’accès à des ressources pédagogiques adéquates et un cadre d’apprentissage plus propice à leur formation.

Face à cette action de blocage, les forces de l’ordre sont rapidement intervenues pour disperser la foule. Des grenades lacrymogènes ont été utilisées pour évacuer les manifestants et rétablir la circulation. Des affrontements sporadiques ont éclaté, illustrant la détermination des étudiants à se faire entendre malgré la répression.

Les étudiants de l’USSEIN appellent une nouvelle fois le gouvernement et le MESRI à respecter leurs engagements et à entamer un dialogue constructif. Jusqu’à présent, les différentes négociations n’ont pas abouti à des mesures concrètes, alimentant un climat de frustration et de colère au sein de la communauté estudiantine.

Alors que la situation reste tendue, les étudiants n’excluent pas d’intensifier leur mobilisation si aucune solution durable n’est trouvée dans les prochains jours. Une réponse des autorités est donc attendue afin d’apaiser les tensions et d’éviter une escalade du conflit.

Affaire à suivre.

Intrusion et menaces au domicile familial du Premier ministre Ousmane Sonko : un ingénieur interpellé

Dimanche dernier, en fin d’après-midi, la famille du Premier ministre Ousmane Sonko a vécu des moments de frayeur dans son domicile situé au quartier Hlm Néma de Ziguinchor. Un homme s’est introduit dans la maison, insultant et menaçant les membres de la famille, avant de prendre la fuite.

Selon les témoignages recueillis par L’Observateur et Libération, l’incident s’est produit aux alentours de 16 h 30. L’assaillant, identifié comme A. Ndiaye, un ingénieur informatique de 31 ans originaire de Diakène Ouloff (département d’Oussouye), est arrivé à bord d’un 4×4 appartenant à l’entreprise Ecotra. Après s’être garé, il a d’abord attendu devant une boutique située en face du domicile familial du Premier ministre, pensant que ce commerce appartenait à la mère d’Ousmane Sonko.

Le boutiquier, qui a été la première cible de l’assaillant, a confié au journal : « Il m’a abreuvé d’injures avant de me menacer en disant qu’il détenait une arme sur lui. » L’individu a ensuite pénétré dans la résidence des Sonko, profitant de l’absence des vigiles habituellement postés à l’entrée.

Une fois à l’intérieur, il a proféré de violentes insultes et menacé les occupants, qu’il accusait d’être responsables de la faillite de son entreprise. L’alerte a rapidement été donnée, et des voisins se sont mobilisés pour protéger la famille avant d’alerter la police.

L’assaillant a réussi à prendre la fuite avant l’arrivée des forces de l’ordre, mais il a été intercepté un peu plus tard sur la route de Bignona. Il était toujours à bord du véhicule de l’entreprise Ecotra et, selon les premières constatations, se trouvait en état d’ébriété au moment de son interpellation.

Mis en cellule de dégrisement au commissariat central de Ziguinchor, A. Ndiaye doit être entendu ce lundi 3 février. Le procureur de Ziguinchor a été informé de l’affaire et des suites judiciaires pourraient être engagées.

Le Sénégal et la France actent le retrait des troupes françaises d’ici septembre 2025

La présence militaire française au Sénégal vit ses derniers mois. Selon le journal Les Échos, les forces françaises, stationnées dans le pays depuis plusieurs décennies, quitteront définitivement le territoire sénégalais d’ici septembre 2025. Un processus de retrait déjà amorcé avec l’évacuation de trois emprises militaires à l’Arsenal de Dakar.

Le 31 décembre 2024, le président Bassirou Diomaye Faye annonçait officiellement la fin de la présence militaire française au Sénégal. Cette déclaration s’inscrivait dans la volonté de souveraineté affirmée par les nouvelles autorités sénégalaises. Depuis, les opérations de départ se sont accélérées.

Les emprises « Maréchal », « Saint-Exupéry » et « Contre-amiral Protêt », situées à l’Arsenal de Dakar, ont déjà été vidées, marquant le début d’un processus qui s’achèvera d’ici l’été 2025. Actuellement, environ 200 militaires français et leurs familles résident encore dans les bases de Ouakam et de Rufisque. Toutefois, ces installations seront transférées aux forces sénégalaises dans les mois à venir.

Les discussions entre Paris et Dakar ont pris une tournure plus concrète mi-janvier, lors de la visite du général Pascal Ianni, chef du Commandement pour l’Afrique, qui a rencontré le général Mbaye Cissé, chef d’état-major sénégalais. Cette rencontre a permis de poser les bases du retrait des Éléments français au Sénégal (EFS).

Par ailleurs, l’une des principales préoccupations concerne les infrastructures militaires françaises, notamment la base stratégique de Rufisque, qui héberge une station d’émission haute fréquence cruciale pour les communications militaires françaises en Afrique de l’Ouest. Cette installation revêt un intérêt particulier pour Paris, et son avenir fait l’objet d’âpres négociations.

Autre dossier délicat : le licenciement des employés sénégalais des EFS. Environ 150 travailleurs locaux ont entamé des discussions sur leurs conditions de départ et ont manifesté le 15 janvier pour réclamer des compensations et un possible reclassement.

La décision du retrait du Sénégal s’inscrit dans une reconfiguration plus large de la présence militaire française en Afrique. Après les départs du Mali, du Burkina Faso et du Niger, Paris semble opter pour une approche plus souple, reposant sur des partenariats ponctuels plutôt que sur des bases permanentes.

Cette réorganisation soulève aussi des questions de sécurité régionale, notamment en matière de lutte contre la pêche illégale et les pollutions maritimes. L’avion Falcon 50 M de la marine française, stationné à l’aéroport international Blaise-Diagne, joue un rôle clé dans ces missions, et son retrait pourrait laisser un vide opérationnel.

Le départ des troupes françaises marque un tournant historique pour le Sénégal, qui met ainsi fin à une présence militaire datant de l’indépendance en 1960. Il traduit également la volonté du gouvernement de Bassirou Diomaye Faye de renforcer la souveraineté nationale et de redéfinir les relations avec la France.

Bataille judiciaire autour de West Africa Energy : Samuel Sarr et Harouna Dia saisissent le tribunal de commerce

Le climat est tendu au sein de la société West Africa Energy (WAE). Samuel Sarr, ancien dirigeant et actionnaire de l’entreprise, a saisi le tribunal de commerce de Dakar pour demander le placement de la société sous administration provisoire. Une initiative qui vise, selon lui, à préserver le projet de centrale électrique conduit par WAE.

Samuel Sarr, actuellement incarcéré pour un présumé abus de biens sociaux portant sur 8,7 milliards de francs CFA, conteste la nomination d’un nouveau directeur général à sa place. Ses associés ont procédé à cette désignation après son arrestation et sa mise sous mandat de dépôt en novembre dernier. Estimant que cette décision met en péril la gestion de l’entreprise, il demande l’intervention de la justice.

Harouna Dia, également actionnaire de West Africa Energy, s’est joint à la procédure initiée par Samuel Sarr, selon des informations rapportées par le journal Libération. Ensemble, ils se retrouvent face aux autres actionnaires de la société : Moustapha Ndiaye, Abdoulaye Dia et Khadim Bâ.

Le contentieux sera examiné par le tribunal de commerce de Dakar le 10 février. Cette audience s’annonce décisive pour l’avenir de West Africa Energy et la gouvernance de son projet de centrale électrique.

En parallèle, Samuel Sarr a introduit une demande de liberté provisoire. Cependant, le parquet a émis un avis défavorable, et la décision finale revient au juge du deuxième cabinet, qui instruit le dossier.

La situation reste donc incertaine pour l’ancien ministre et homme d’affaires, tandis que l’issue de la bataille judiciaire autour de West Africa Energy pourrait avoir un impact majeur sur l’avenir de l’entreprise et ses projets énergétiques.

Sénégal : Le débat sur l’héritage des réalisations de Macky Sall refait surface

Les tensions politiques au Sénégal ne faiblissent pas, alors que l’ancien ministre Mansour Faye monte au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme une tentative d’appropriation des réalisations de l’ère Macky Sall par les nouvelles autorités. Il accuse celles-ci de vouloir effacer l’héritage de l’ancien président tout en lui attribuant les difficultés actuelles du pays.

Dans une déclaration récente, Mansour Faye a rappelé que plusieurs infrastructures majeures, notamment l’autoroute Dakar-Tivaouane-Saint-Louis, ont été initiées sous Macky Sall. Selon lui, les travaux de ce projet ont officiellement démarré le 10 février 2023 à Tivaouane, bien avant la fin du mandat de l’ancien président. Il souligne également les nombreuses étapes de planification et de négociation ayant précédé le lancement des travaux, insistant sur le fait que l’administration actuelle ne peut en aucun cas s’attribuer le mérite de ce projet.

L’ancien ministre met aussi en avant d’autres réalisations du régime Sall, comme le Palais de justice de Tivaouane, les châteaux d’eau de Saint-Louis, les travaux du Nanija Bolong de Kaffrine, ou encore l’hôpital national Elh Malick SY de Tivaouane. Il affirme que ces infrastructures sont le fruit d’une planification rigoureuse sous Macky Sall et que l’actuel gouvernement ne fait qu’inaugurer des projets déjà en cours.

La question de la paternité des réalisations publiques est un sujet récurrent dans la politique sénégalaise. Chaque changement de régime s’accompagne d’une lutte pour le bilan, entre ceux qui revendiquent des succès passés et ceux qui veulent marquer leur empreinte. Il est vrai que l’État est une continuité, et qu’un gouvernement hérite forcément de projets amorcés par ses prédécesseurs.

Cependant, les critiques de Mansour Faye mettent en lumière un problème plus large : l’absence de nouveaux projets phares sous l’administration actuelle. Il accuse les nouvelles autorités de ne pas avoir encore lancé de grandes initiatives et de se contenter de poursuivre celles déjà engagées sous Macky Sall.

Jusqu’ici, le gouvernement en place n’a pas officiellement répondu aux accusations de Mansour Faye. Toutefois, certains partisans du nouveau régime estiment que la situation économique actuelle, marquée par des défis budgétaires, rend difficile le lancement immédiat de nouveaux projets. D’autres rappellent que Macky Sall lui-même a bénéficié d’infrastructures amorcées sous Abdoulaye Wade, et que c’est une pratique normale dans la gestion des affaires publiques.

Soutien croissant à Farba Ngom : Après la France et les États-Unis, l’Espagne se mobilise

Le soutien au député-maire des Agnam, Farba Ngom, ne cesse de s’élargir. Après la France et les États-Unis, c’est au tour des Sénégalais résidant en Espagne de dénoncer ce qu’ils considèrent comme une « injustice flagrante » visant à réduire au silence une figure clé de l’ancien régime.

Réunis à Madrid, les partisans de Farba Ngom ont exprimé leur indignation face à la procédure judiciaire engagée contre lui. « Au lieu de se concentrer sur l’amélioration des conditions de vie des citoyens, le nouveau gouvernement s’acharne sur les dignitaires de l’ancien régime, dont Farba Ngom », a déclaré la porte-parole du mouvement de soutien en Espagne. Selon eux, cette affaire illustre une instrumentalisation de la justice à des fins politiques, contraire aux principes d’un État de droit.

Les soutiens du député exigent un traitement équitable et impartial de son dossier, soulignant que les autorités judiciaires n’ont pas encore apporté de preuves justifiant la procédure engagée contre lui. « Après tout ce que le pays a combattu en termes d’injustices, l’actuel régime ne devrait pas faire de la justice une arme contre des citoyens honnêtes qui ont servi leur pays », insistent-ils.

Farba Ngom, figure influente du parti Alliance pour la République (APR) et proche de l’ancien président Macky Sall, est visé par une enquête financière déclenchée après la saisine de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Son immunité parlementaire a été levée à la demande du ministre de la Justice, ouvrant ainsi la voie à d’éventuelles poursuites judiciaires.

L’affaire Farba Ngom s’inscrit dans un climat politique tendu au Sénégal, marqué par des poursuites contre plusieurs figures de l’ancien régime. Tandis que le gouvernement met en avant la nécessité de lutter contre l’impunité et la corruption, l’opposition et les soutiens de l’ex-président Macky Sall dénoncent des règlements de comptes politiques.

Incendie au marché Zinc de Kaolack : des dégâts matériels considérables

Un incendie d’une rare violence s’est déclaré dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 février 2024 au marché Zinc de Kaolack, plus précisément dans le secteur de “Pack Ba”. Le sinistre, survenu aux environs de 22 heures, a causé d’importants dégâts matériels estimés à plusieurs millions de FCFA.

Selon le commandant Djibril Sall du groupement d’incendie et de secours n°3, les sapeurs-pompiers de Kaolack ont été alertés à 22h37. Arrivés sur les lieux à 22h50, ils ont découvert un incendie touchant des scieries et des cantines à usage mixte, couvrant une superficie d’environ 1000 m². Grâce à une intervention rapide et efficace, les secours ont réussi à maîtriser le feu après environ une heure d’opération, évitant ainsi une propagation à d’autres secteurs du marché.

Pour venir à bout des flammes, un important dispositif a été déployé : 15 engins et plus de 50 sapeurs-pompiers ont été mobilisés. Une seule victime, souffrant de brûlures légères, a été évacuée vers l’hôpital régional de Kaolack.

Les circonstances exactes de cet incendie restent pour l’instant indéterminées. Une enquête a été ouverte par les autorités compétentes afin d’établir les causes du sinistre.

Ce nouvel incident rappelle celui du 22 décembre dernier, lorsque le marché “Guédji” de Kaolack avait été ravagé par les flammes, causant également d’importants dégâts matériels.

Face à la récurrence de ces incendies dans les marchés, des voix s’élèvent pour demander un renforcement des mesures de prévention et de sécurité, notamment en matière d’installations électriques et de dispositifs anti-incendie.

Infrastructures sportives : les acteurs de Kaolack font appel à l’État

Les acteurs du sport dans la région de Kaolack ont appelé l’État à investir dans des infrastructures sportives de qualité afin de favoriser la formation de futurs talents, notamment dans les petites catégories. Parrain de la 3ᵉ édition de la finale de la Coordination départementale des écoles de football (Codef), tenue ce samedi 1ᵉʳ février, le président de l’ASC Saloum a esquissé des débuts de solution pour régler définitivement ce problème.

« Les acteurs sportifs de la région de Kaolack ont un objectif commun : développer le football local, notamment les petites catégories. En ma qualité de président de club, je fais de mon mieux pour soutenir les écoles de football de la région, car elles constituent les pépinières de futurs talents », a expliqué M. Fallou Kébé, parrain de la finale.

Selon lui, les principales préoccupations des acteurs et des présidents d’écoles de football portent sur la création de centres de formation et le renforcement des infrastructures sportives de dernière génération, qui font cruellement défaut.

« À part le stade Lamine Guèye, il n’existe pas d’autres infrastructures sportives. D’ailleurs, nous avons entamé la construction d’un centre de formation afin d’aider les jeunes catégories. Ainsi, ils auront l’opportunité de décrocher des contrats professionnels ici ou en Europe, car la région de Kaolack regorge de talents », a révélé le président de l’ASC Saloum.

Pour Bassirou Kane, président de la Coordination départementale des écoles de football de Kaolack, le manque de moyens infrastructurels et financiers constitue un frein majeur. Il a souligné que des appuis comme celui de M. Fallou Kébé permettent encore aux acteurs de tenir.

« Nous aurions souhaité avoir à nos côtés d’autres personnes comme Fallou Kébé, car il a très tôt compris que les petites catégories sont l’avenir du football. Il sait que le développement du football dans la région passe par un soutien à ces jeunes talents », a souligné M. Kane.

Lors de la finale U15 A, le Sicas s’est imposé face à Deewo sur le score d’un but à zéro. Quant à la finale U15 B, Avsad a pris le meilleur sur Gawane lors de la séance des tirs au but (4-3), après un score nul et vierge à l’issue du temps réglementaire.

Kaolack : Le projet visant à freiner l’immigration irrégulière risque d’échouer (Talla Diakhoumpa, SG de l’ASECO)

L’État du Sénégal et le Royaume d’Espagne ont réactivé un ancien programme de recrutement d’ouvriers agricoles saisonniers. Le Secrétariat d’État aux Sénégalais de l’extérieur a ainsi lancé un appel à candidatures dans le cadre de cette initiative de migration circulaire, visant à embaucher des travailleurs pour la cueillette et le stockage de fruits ainsi que l’empilement des récoltes. Les candidats retenus signeront un contrat à durée déterminée (CDD) de trois mois renouvelables. Cette stratégie vise à endiguer l’immigration irrégulière, alors que les îles espagnoles font face à un afflux inédit de migrants.

Cependant, Talla Diakhoumpa, un Sénégalais vivant en Italie et secrétaire général de l’Association des Sénégalais de la Province de Dicosense en Italie (ASECO), a exprimé ses réserves quant à l’efficacité de cette approche.

Un programme déjà expérimenté sous Wade et poursuivi par Macky Sall

« Face à l’immigration clandestine, des pays occidentaux comme l’Italie et l’Espagne ont choisi d’instaurer des voies d’immigration régulière à travers des décrets flux ou en attribuant des quotas de travailleurs migrants aux pays africains. Ces migrants peuvent ainsi obtenir des visas pour aller travailler en Europe, notamment dans les plantations en tant que saisonniers », a expliqué M. Diakhoumpa.

Il rappelle que ce programme n’est pas une nouveauté au Sénégal. Déjà sous la présidence de Me Abdoulaye Wade, des initiatives similaires avaient été mises en place pour endiguer l’immigration clandestine. Avec l’arrivée de Macky Sall au pouvoir, ces politiques ont été poursuivies, car « l’État est une continuité », souligne-t-il.

Un manque de communication qui risque de compromettre le projet

Toutefois, selon lui, les autorités actuelles ont mal communiqué sur l’appel à candidatures. « Elles ont annoncé une période de trois jours, mais ces trois jours n’ont même pas été complets », regrette-t-il.

Pour Talla Diakhoumpa, cette mauvaise communication risque de conduire à l’échec du programme, d’autant plus que de nombreux jeunes ont perdu espoir en l’avenir au Sénégal. Il ajoute que la plupart de ceux qui partiront travailler dans les plantations en Espagne ne reviendront probablement pas au pays, faute d’opportunités d’emploi sur place.

« Si l’État ne met pas en place une véritable politique d’insertion professionnelle pour maintenir les jeunes au pays, le Sénégal risque de se vider de sa jeunesse », avertit-il.

Talla Diakhoumpa a fait cette déclaration samedi à Kaolack, où il est actuellement en séjour.

Conflit en RDC : le président Diomaye Faye propose sa médiation

Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, s’engage activement dans la recherche d’une solution au conflit qui secoue l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Dans un contexte de tensions accrues, marquées par l’avancée des rebelles du M23 soutenus par l’armée rwandaise aux abords de Goma, le chef de l’État sénégalais a pris l’initiative de contacter ses homologues congolais et rwandais pour favoriser un dialogue constructif.

Sur son compte X (anciennement Twitter), le président Diomaye Faye a révélé avoir eu des « entretiens téléphoniques fructueux » avec ses homologues Félix Tshisekedi (RDC) et Paul Kagame (Rwanda). Il a insisté sur l’importance d’explorer les pistes d’un dialogue franc pour parvenir à une paix durable dans la région.

Le président sénégalais a également souligné que « le Sénégal reste engagé en faveur de la stabilité et de la sécurité en Afrique et dans le monde ». Cette déclaration s’inscrit dans une tradition diplomatique où Dakar a souvent joué un rôle de médiateur sur le continent.

Le conflit à l’Est de la RDC est une crise majeure qui implique des acteurs locaux et internationaux. Depuis plusieurs années, la région du Kivu est le théâtre d’affrontements entre les forces congolaises et les rebelles du M23, accusés d’être soutenus par Kigali. Cette situation a conduit à une montée des tensions entre Kinshasa et Kigali, suscitant des inquiétudes sur un risque d’escalade régionale.

Face à cette crise, plusieurs tentatives de médiation ont déjà été entreprises, notamment par l’Union africaine et la Communauté d’Afrique de l’Est, mais sans parvenir à une désescalade durable.

L’initiative du président Diomaye Faye marque une volonté de Dakar de s’impliquer davantage dans les dossiers de paix et de sécurité sur le continent. Toutefois, la réussite de cette médiation dépendra de la volonté des parties en conflit à s’engager sincèrement dans un processus de dialogue.

Si le Sénégal n’a pas d’intérêts directs dans cette crise, son rôle neutre pourrait être un atout pour favoriser des discussions équilibrées. Reste à savoir si cette tentative de médiation pourra aboutir à des avancées concrètes dans la résolution de ce conflit complexe.

En affichant son engagement diplomatique, le président sénégalais inscrit son mandat dans une approche proactive de la politique africaine. Sa démarche pourrait également renforcer la position du Sénégal sur la scène internationale comme un acteur clé dans la gestion des crises africaines.

Nigeria : Le Khalife Cheikh Mahi Niass reçu par le président Bola Ahmed Tinubu

Le Khalife général de Médina Baye, Cheikh Muhammadul Mahi Ibrahim Niass, a été reçu ce vendredi par le président nigérian Bola Ahmed Tinubu. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du séjour du guide religieux au Nigeria, où il participe aux festivités marquant la naissance de Cheikh Ibrahim Niass, fondateur de la Fayda Tijaniyya, une confrérie influente en Afrique de l’Ouest.

À son arrivée au palais présidentiel d’Abuja, Cheikh Mahi Niass a été accueilli avec tous les honneurs dus à son rang spirituel. Il était accompagné d’une délégation composée de dignitaires religieux et de proches collaborateurs. La rencontre a débuté par la prière du vendredi, que le président Tinubu et son hôte ont accomplie ensemble à la mosquée du palais.

Après la prière, le Khalife et le chef de l’État ont eu un entretien privé, en présence des membres du gouvernement et de la délégation religieuse. Les discussions ont porté sur plusieurs sujets d’intérêt commun, notamment la paix, la stabilité et la coopération entre les communautés religieuses en Afrique de l’Ouest.

Le Khalife Cheikh Mahi Niass, reconnu pour son engagement en faveur de la tolérance, du dialogue interreligieux et de la promotion de la paix, a souligné l’importance du Nigeria dans la diffusion des enseignements de la Tijaniyya. De son côté, le président Tinubu a exprimé son respect pour la contribution des leaders religieux à la cohésion sociale et au développement du pays.

Cheikh Mahi Niass séjourne au Nigeria depuis quelques jours pour prendre part aux célébrations du Mawloud de Cheikh Ibrahim Niass, un événement annuel rassemblant des milliers de disciples de la Tijaniyya. Cette manifestation spirituelle est particulièrement suivie au Nigeria, où la confrérie compte une forte communauté de fidèles.

La visite du Khalife à Abuja s’inscrit ainsi dans une tradition de rapprochement entre les autorités nigérianes et les leaders religieux influents, soulignant le rôle central du soufisme dans la promotion de la paix et de la stabilité en Afrique de l’Ouest.

Cette rencontre entre Cheikh Mahi Niass et le président Tinubu témoigne également des relations historiques entre le Sénégal et le Nigeria, renforcées par les liens spirituels de la Tijaniyya. La confrérie, fondée par Cheikh Ahmad Tijani au XVIIIe siècle, a connu une expansion considérable grâce à Cheikh Ibrahim Niass, dont les enseignements ont largement influencé le monde musulman, notamment en Afrique de l’Ouest.

En recevant le Khalife général de Médina Baye, le président nigérian réaffirme ainsi son attachement aux valeurs de dialogue et de coexistence, essentielles dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et sociaux.

La visite de Cheikh Mahi Niass se poursuit avec d’autres rencontres religieuses et communautaires à travers le Nigeria, témoignant du rayonnement international de la Fayda Tijaniyya et de son impact dans la région.

Kaolack : Le Mouvement pour le Développement Inclusif du Sénégal préconise une assise nationale entre l’État et les jeunes entrepreneurs

Pour que le Sénégal puisse atteindre un niveau de développement durable et offrir à sa jeunesse des opportunités de réussite dans leur propre pays, le Mouvement pour le Développement Inclusif du Sénégal propose plusieurs pistes de solutions aux nouvelles autorités.

« La diaspora sénégalaise effectue des transferts de fonds estimés à des millions de francs CFA par an vers le pays. Grâce à ces transferts, elle joue un rôle de premier plan dans l’amélioration des conditions de vie des familles restées au Sénégal. Elle contribue ainsi aux efforts du gouvernement dans la lutte contre la pauvreté et le renforcement de l’inclusion économique des populations, y compris les plus vulnérables », a souligné Badou Ndour, président du Mouvement pour le Développement Inclusif du Sénégal.

M. Ndour invite également l’État à garantir de meilleures conditions de séjour aux immigrés sénégalais dans les pays occidentaux et à mettre en place une banque dédiée aux immigrés, afin de faciliter leurs investissements au Sénégal.

S’exprimant sur la question des industries, le président du mouvement estime que la politique industrielle doit viser à renforcer la compétitivité du secteur et à promouvoir une économie plus durable et résiliente, capable de créer des emplois.

« Nous pensons qu’avec une politique industrielle efficace, les jeunes pourraient rester au pays au lieu d’être envoyés en Espagne pour travailler dans des plantations », a-t-il déclaré.

Le Mouvement pour le Développement Inclusif du Sénégal invite également l’État à organiser une assise nationale réunissant tous les jeunes entrepreneurs du pays, sans exception, afin de réfléchir ensemble aux voies et moyens du développement économique du Sénégal.

Dans cette dynamique, le mouvement prévoit d’organiser prochainement une formation sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication, à destination des jeunes, pour leur permettre d’accéder plus facilement aux opportunités d’emploi.

Par ailleurs, en marge d’une rencontre avec la presse locale ce samedi, Badou Ndour a annoncé que son mouvement accompagnera les pèlerins du Magal de Porokhane en leur fournissant des vivres et des boissons, comme chaque année.

Kaolack / Éducation : Une baobab de l’enseignement honorée par ses anciens élèves de 1981-1986

Ce samedi, s’est tenue la cérémonie d’hommage de la 3ᵉ édition des anciens élèves de la promotion 1981 de l’école Elhadji Hamidou Kane, ex-Gambetta, dans la commune de Kaolack. L’événement était dédié à leur enseignante de CM2, Madame Nafissatou Diop, aujourd’hui à la retraite. Discours de témoignages, rappels de parcours et moments d’émotion ont marqué cette cérémonie.

Mansour Kane, un ancien élève, a expliqué que l’idée est née d’un groupe WhatsApp réunissant les anciens élèves de Madame Nafissatou Diop. Ce groupe a permis de rassembler les élèves de la même promotion, dont beaucoup sont aujourd’hui professeurs, docteurs, hommes d’affaires, commerçants, entre autres. De ces échanges est venue l’idée de rendre hommage à leur enseignante, qui leur a laissé d’excellents souvenirs.

« Le seul témoignage que l’on peut faire de Madame Diop, c’est qu’elle possède toutes les qualités d’un enseignant. Être Naturellement Sélectionné pour Éduquer et Instruire des Générations Nouvelles avec Autorité Naturellement Transmise. C’est grâce à elle que nous sommes devenus ce que nous sommes aujourd’hui, et nous en remercions Dieu », a déclaré Mansour Kane, porte-parole des anciens élèves.

Prenant la parole, Madame Nafissatou Diop a salué l’initiative de ses anciens élèves, qui, après des années de service rendu à la nation, ont eu une pensée pour elle. Elle les a exhortés à perpétuer de telles initiatives, soulignant que la gratitude devient rare de nos jours.

« Si mes anciens élèves ont décidé de m’honorer aujourd’hui, je suis émue, très fière et comblée », a-t-elle confié. Elle a également exprimé sa reconnaissance envers ces anciens élèves, toujours fidèles à leurs maîtres, gardant le même respect et le même comportement qu’à l’école.

Profitant de l’occasion, Madame Diop a lancé un message aux jeunes enseignants : « Le métier d’enseignant n’est pas donné à tout le monde. Il faut posséder de nombreuses qualités : patience, amour, compréhension. Il faut considérer les enfants que nous formons comme nos propres familles. Savoir s’organiser, se préparer, prendre du recul, se former tout au long de la carrière et, surtout, donner aux élèves le goût et le plaisir d’apprendre. »

Cet hommage vibrant témoigne de l’impact qu’un enseignant dévoué peut avoir sur la vie de ses élèves et de l’importance de la reconnaissance envers ceux qui ont consacré leur vie à l’éducation.

Guédiawaye : la 9ᵉ édition de Setal Sunu Rew marque une pause pour une refonte du programme

La 9ᵉ édition de l’opération citoyenne Setal Sunu Rew s’est tenue ce samedi à Guédiawaye, sous la présidence du chef de l’État Bassirou Diomaye Faye. Cette initiative, qui mobilise citoyens, élus et acteurs publics autour d’une vaste campagne de nettoyage, était dédiée cette année au ministère de l’Intérieur, avec pour thème : « Rendre propre notre environnement renforce notre sécurité ».

L’événement a vu la participation de plusieurs autorités de premier plan, notamment le ministre de l’Intérieur Jean-Baptiste Tine et le gouverneur de Dakar Ousmane Kane. Aux côtés des élus locaux et des habitants, ils ont pris part aux activités de nettoyage, réaffirmant ainsi l’importance de l’engagement collectif pour un cadre de vie plus sain.

Lancée il y a neuf mois, l’opération Setal Sunu Rew s’est imposée comme un rendez-vous citoyen incontournable pour la salubrité publique au Sénégal. Cependant, après plusieurs éditions, le gouvernement envisage d’ajuster le programme pour garantir son efficacité à long terme.

Le Président Bassirou Diomaye Faye a annoncé que l’initiative connaîtra une pause afin d’être repensée et mieux structurée. « On va prendre une pause pour revoir le programme Setal Sunu Rew afin de l’inscrire dans la durée. C’est une responsabilité de tous de ne pas salir les rues. Il n’y a pas de pause dans notre action de s’occuper de notre environnement », a-t-il déclaré.

Cette pause vise à renforcer l’impact de l’opération en mettant en place des mécanismes durables pour l’entretien de l’environnement urbain et la sensibilisation des populations. L’objectif est d’encourager un changement de comportement à long terme et d’impliquer davantage les collectivités locales dans la gestion des déchets.

En attendant la refonte du programme, l’État sénégalais ambitionne de développer une politique plus globale de gestion des déchets et de protection de l’environnement. Cela passe par des actions de sensibilisation accrues, un renforcement des infrastructures de collecte et de traitement des déchets, ainsi qu’un cadre législatif plus strict en matière d’hygiène publique.

Ousmane Sonko à Louga : appel à la jeunesse pour un engagement citoyen durable

Dans le cadre de la 9e édition de l’initiative citoyenne « Setal Sunu Reew », le Premier ministre Ousmane Sonko s’est rendu à Louga pour donner le coup d’envoi des activités sous le thème : « Setal Sunu Gox, Moy Sunu Karaangue ». Accompagné des autorités locales, il a profité de l’occasion pour adresser un message fort à la jeunesse sénégalaise, l’exhortant à s’impliquer activement dans la transformation du pays.

Dans son discours, le Premier ministre a mis l’accent sur le rôle central des jeunes dans la construction nationale. Il a souligné que l’initiative « Setal Sunu Reew » ne se limite pas à une simple opération de nettoyage, mais vise à inculquer une culture du civisme, du patriotisme et de l’implication communautaire.

« Vous devez être les premiers à participer aux efforts de construction de ce pays. Nous avons l’obligation de nous concerter en permanence. Vous êtes jeunes et vous avez tout l’avenir devant vous. Que personne ne vous détourne de votre objectif, et surtout, évitez de vous précipiter… », a déclaré Ousmane Sonko devant une foule enthousiaste.

Le Premier ministre a insisté sur la nécessité pour la jeunesse de faire preuve de patience et de détermination. Il a réaffirmé la volonté du gouvernement de mettre en place des réformes structurelles pour redresser le Sénégal, tout en soulignant que ces changements nécessitent le soutien et l’implication active de la population.

Dans cette dynamique, il a appelé les jeunes à rester mobilisés et à faire preuve de vigilance face aux tentatives de division et de manipulation. Pour lui, l’unité et la cohésion nationale sont des éléments essentiels pour garantir une transformation réussie du pays.

Depuis son lancement, « Setal Sunu Reew » s’est imposé comme un mouvement national favorisant le volontariat et la participation communautaire. En encourageant la propreté des quartiers et des espaces publics, cette initiative contribue à renforcer la conscience citoyenne et à améliorer le cadre de vie des Sénégalais.

À Louga, cette 9e édition a mobilisé de nombreux jeunes, associations et acteurs locaux, témoignant de l’adhésion populaire croissante à ce projet.

À travers cette visite, Ousmane Sonko a non seulement réaffirmé l’engagement du gouvernement en faveur du développement, mais il a aussi rappelé aux jeunes leur rôle primordial dans la réussite des réformes en cours. Son message est clair : l’avenir du Sénégal dépend de l’implication et de la détermination de sa jeunesse.

En conclusion, cette nouvelle édition de « Setal Sunu Reew » confirme que la mobilisation citoyenne reste un levier essentiel pour impulser le changement et bâtir un Sénégal plus fort et plus solidaire.

Vente aux enchères : Bertrand Touly tente de récupérer son dû sur un bien de Luc Nicolaï

L’ancien patron du Lamantin Beach Hôtel, Bertrand Touly, poursuit sa bataille judiciaire contre Luc Nicolaï. Selon le journal Libération, un terrain appartenant à ce dernier sera mis en vente aux enchères le 20 février prochain devant le juge des criées du tribunal de Mbour. Cette initiative fait suite à la condamnation du promoteur de lutte en 2017, dans une affaire l’opposant à Touly.

Le terrain concerné est situé aux « Domaines de Capparis » et a été estimé à 59,875 millions de francs CFA. Cette vente vise à permettre à Bertrand Touly de récupérer les fonds qui lui avaient été alloués par la justice après une longue procédure.

Pour rappel, en 2017, la Cour d’appel de Saint-Louis avait condamné Luc Nicolaï à cinq ans de prison, dont un an avec sursis, et à verser 300 millions de francs CFA à Bertrand Touly. Le promoteur de lutte avait été reconnu coupable d’avoir introduit de la drogue dans les bureaux de l’homme d’affaires français.

Malgré cette condamnation, Bertrand Touly n’aurait toujours pas perçu la totalité des dommages et intérêts qui lui sont dus. Cette vente aux enchères s’inscrit donc dans un processus de recouvrement forcé.

Sénégal : un plan d’assistance aux victimes des violences politiques de 2021-2024

Le Sénégal tente de tourner la page des violences politiques qui ont secoué le pays entre 2021 et 2024, marquées par des affrontements meurtriers, des milliers d’arrestations et une société profondément divisée. Conscient de l’ampleur du drame, le gouvernement a mis en place un vaste programme d’assistance aux victimes et à leurs familles. Ce vendredi 31 janvier 2025, la ministre de la Famille et des Solidarités, Madame Maimouna Dieye, a détaillé les mesures mises en œuvre pour accompagner les ex-détenus, les blessés et les familles endeuillées.

Les manifestations politiques qui ont ébranlé le Sénégal entre février 2021 et février 2024 ont laissé des séquelles profondes. Selon le gouvernement, 79 personnes ont perdu la vie, tandis que des centaines d’autres ont été blessées, certaines avec des séquelles irréversibles. Des milliers de citoyens ont été emprisonnés, souvent sans jugement, provoquant une déstructuration de nombreuses familles et des traumatismes psychologiques durables.

Lors de la conférence de presse tenue au ministère de la Famille et des Solidarités, Madame Dieye a décrit cette période comme l’une des plus sombres de l’histoire récente du pays. « Il ne s’agit pas seulement de chiffres, mais de vies brisées, de familles endeuillées et de destins bouleversés », a-t-elle souligné.

Face à ce lourd héritage, le gouvernement investi en avril 2024 a fait de la réconciliation nationale une priorité. Un comité interministériel a été mis en place en juillet 2024 pour élaborer une réponse inclusive et participative. Ce comité, composé de représentants de plusieurs ministères et de la société civile, a déjà engagé 142 869 000 FCFA pour l’assistance médicale et psychosociale des victimes les plus urgentes.

• Une allocation de 10 millions FCFA pour chaque famille ayant perdu un proche, ainsi que l’admission des orphelins mineurs au statut de « Pupilles de la Nation ».

• Une allocation de 500 000 FCFA pour chaque ex-détenu et autre victime recensée.

• Une prise en charge médicale et psychologique pour les blessés et leurs familles.

• Un accès facilité aux financements pour les projets entrepreneuriaux des ex-détenus et victimes, via des dispositifs d’appui comme la Délégation générale à l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ).

Pour garantir une répartition équitable de ces aides, le comité interministériel s’appuie sur une base de données consolidée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). À ce jour, cette base recense 2 172 ex-détenus et blessés, ainsi que 79 personnes décédées.

Si ces mesures marquent un premier pas vers l’apaisement, elles ne suffisent pas, selon plusieurs acteurs de la société civile, qui réclament également une justice pour les victimes. Interrogée sur cette question, la ministre de la Famille a insisté sur la volonté du gouvernement d’éviter une approche purement compensatoire. « Nous ne prétendons pas effacer les souffrances, mais nous voulons offrir un soutien concret à ceux qui ont été meurtris par cette période », a-t-elle affirmé.

Clôture du 145e anniversaire de l’Appel de Mame Limamoulaye : Une réussite saluée par la communauté Layenne

La communauté Layenne a célébré avec ferveur et engagement le 145e anniversaire de l’Appel de Mame Limamoulaye Laye. La cérémonie de clôture, marquée par des moments de prière et de recueillement, a été l’occasion pour le porte-parole de la famille, Mouhamadou Lamine Laye, de revenir sur la réussite de cet événement d’une importance capitale pour les fidèles.

Dans son discours, il a exprimé sa profonde satisfaction quant au bon déroulement des festivités et a adressé ses remerciements à toutes les familles religieuses qui ont honoré l’Appel de leur présence. « Au nom de toute la famille de Mame Limamoulaye, nous vous adressons nos sincères remerciements pour avoir marqué de votre présence cet APPEL », a-t-il déclaré, soulignant ainsi l’unité et la solidarité entre les différentes confréries religieuses du pays.

Le guide spirituel n’a pas manqué de saluer le travail acharné du comité d’organisation, qui a su relever le défi malgré les difficultés rencontrées. « Nous savons tous que notre communauté a toujours fait preuve d’abnégation dans l’organisation de l’APPEL. Malgré l’absence de soutien de l’État, nous avons réussi à réaliser notre APPEL », a-t-il affirmé avec conviction.

Ces propos reflètent l’engagement indéfectible des Layennes à perpétuer cette tradition initiée par Mame Limamoulaye, un événement qui, chaque année, rassemble des milliers de fidèles venus de tout le pays et d’ailleurs.

L’Appel de Mame Limamoulaye, commémorant l’invitation du saint homme à la foi et à la droiture, est un moment de grande importance pour la communauté Layenne. Il symbolise la continuité de son message de paix, de solidarité et de dévotion.

Kaolack / Transport : Face à la recrudescence des accidents, les Cavaliers de la Sécurité Routière demandent à l’État du Sénégal de respecter ses engagements

Suite à l’accident survenu hier entre Keur Madiabel et Keur Mandongo, ayant fait 11 victimes, dont 8 morts et 3 blessés graves, l’Association nationale des Cavaliers de la Sécurité Routière est montée au créneau. Selon nos sources, il s’agirait d’une collision entre un pick-up et un véhicule de type “7 places”.

Face à cette situation, le président national de l’association, Cheikh Tidiane Sarr, s’est exprimé devant la presse ce vendredi. Il a d’abord tenu à s’incliner devant la mémoire des victimes avant de dénoncer ce qu’il considère comme un laxisme dans l’application des sanctions en matière de sécurité routière.

« La question des accidents de la route au Sénégal inquiète bon nombre de citoyens. Elle a d’ailleurs été au cœur des débats lors des États généraux du transport public, lancés en août dernier par le ministère des Infrastructures et des Transports, afin de trouver des solutions aux dysfonctionnements du secteur », a rappelé Cheikh Tidiane Sarr.

Le gouvernement sénégalais, dirigé par le président Bassirou Diomaye Faye, élu en mars dernier, avait promis en août une réponse forte face à la recrudescence des accidents routiers. Pourtant, le transport routier continue de souffrir du non-respect des normes techniques de mise en circulation des véhicules, de l’incivisme des conducteurs et du manque de rigueur dans l’application des sanctions. Malgré les nombreuses campagnes nationales de sensibilisation, aucune amélioration significative n’a été constatée sur les routes du pays.

Déplorant cette situation, Cheikh Tidiane Sarr a interpellé les autorités :

« Il faut vraiment que l’État tape du poing sur la table pour corriger ces erreurs humaines, premier facteur des accidents de la route au Sénégal », a-t-il plaidé.

L’Association des Cavaliers de la Sécurité Routière appelle ainsi le gouvernement à respecter ses engagements et à prendre des mesures concrètes pour réduire l’hécatombe sur les routes sénégalaises.

Khaby Lame, nouveau visage de l’UNICEF : quand la simplicité devient un message universel

L’influenceur sénégalo-italien Khaby Lame, célèbre pour ses vidéos muettes qui tournent en dérision les absurdités du quotidien, vient d’être nommé ambassadeur de bonne volonté de l’UNICEF. Cette nomination, annoncée lors d’une cérémonie officielle en présence de sa famille et des représentants de l’UNICEF, marque une nouvelle étape dans l’engagement du jeune homme en faveur des causes humanitaires.

Avec plus de 240 millions d’abonnés à travers le monde, Khaby Lame est devenu une icône du numérique. Son humour sans paroles, porté par son célèbre geste de la main, lui a permis de toucher un public mondial. Aujourd’hui, il met cette notoriété au service d’une cause noble : la défense des droits des enfants.

« Le vrai changement réside dans l’action ! » a-t-il déclaré lors de son investiture. Un engagement qu’il illustre déjà par sa participation à plusieurs initiatives menées par l’UNICEF.

Avant même d’être officiellement nommé, Khaby Lame a visité un programme de l’UNICEF au Sénégal, son pays d’origine, pour s’immerger dans les réalités du terrain. Au cours de son séjour, il s’est engagé sur plusieurs thématiques cruciales :

• L’éducation : en mettant en lumière les défis que rencontrent les jeunes pour accéder à une instruction de qualité.

• La protection des enfants : en sensibilisant sur les droits fondamentaux des plus vulnérables.

• L’environnement : en apportant son soutien à des projets de lutte contre les changements climatiques.

Son message est clair : il est temps d’agir pour garantir un avenir meilleur aux enfants du monde entier.

En rejoignant les rangs des 26 ambassadeurs de bonne volonté de l’UNICEF, Khaby Lame s’inscrit dans une tradition d’engagement aux côtés de figures emblématiques comme Audrey Hepburn, Lionel Messi ou encore Serena Williams.

Mais son approche, fondée sur la simplicité et l’accessibilité, apporte une nouvelle dynamique. Là où d’autres utilisent des discours éloquents, Khaby prouve que l’on peut faire passer des messages forts sans dire un mot.

Inauguration du nouveau palais de justice de Tivaouane : un pas de plus vers la modernisation du système judiciaire sénégalais

Tivaouane a accueilli, ce vendredi, une cérémonie marquante avec l’inauguration de son nouveau palais de justice. Cet événement, présidé par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Ousmane Diagne, s’inscrit dans le cadre du vaste programme de modernisation du système judiciaire sénégalais.

Lors de son allocution, le ministre de la Justice a souligné l’importance de cette infrastructure pour le bon fonctionnement du service public de la justice. Selon lui, l’inauguration du palais de justice de Tivaouane constitue “un nouveau jalon posé dans le cadre du vaste programme de modernisation de la justice, que Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, président de la République du Sénégal, a inscrit dans l’agenda national de la modernisation de la justice et de la transformation sociale Sénégal 2050”.

Ce programme s’aligne avec les orientations de la lettre de politique sectorielle du ministère de la Justice, qui vise notamment à renforcer l’accessibilité et l’efficacité du système judiciaire.

Le ministre a également reconnu que le système judiciaire sénégalais souffrait d’un déficit infrastructurel notable, une problématique que le gouvernement entend résoudre par une série d’investissements. “Vous remarquerez que le déficit infrastructurel dont souffre notre système judiciaire est unanimement reconnu, et la nécessité d’inverser cette tendance est une préoccupation largement partagée”, a-t-il affirmé.

Le programme de modernisation des infrastructures judiciaires prévoit ainsi la construction et la rénovation de plusieurs établissements à travers le pays. Parmi les projets en cours, figurent notamment :

• Le siège de la direction générale de la protection judiciaire et sociale,

• Le camp pénal de Diamniadio,

• La maison d’arrêt et de correction de Fatick,

• Les nouveaux palais de justice de Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Diourbel, Fatick et Tivaouane.

Jusqu’à présent, le tribunal d’instance de Tivaouane opérait dans des locaux inadaptés aux exigences d’une justice moderne. Grâce à cette nouvelle infrastructure, magistrats, greffiers, avocats et justiciables pourront désormais évoluer dans un cadre plus fonctionnel et sécurisé.

Le palais de justice accueillera également, dans un futur proche, le tribunal de grande instance de Tivaouane, renforçant ainsi les capacités judiciaires de la localité et facilitant l’accès à la justice pour les populations environnantes.

Kidnappé à la frontière maroco-algérienne, la famille d’Amadou Mballo lance un appel à l’aide

La famille d’Amadou Mballo, un jeune homme de 29 ans originaire du village de Sarré Madia, dans le département de Vélingara, vit un véritable cauchemar. Ce dernier a été kidnappé le 21 janvier 2025 à la frontière entre le Maroc et l’Algérie par un réseau de malfaiteurs qui exigent une rançon de 1 600 000 F CFA pour sa libération.

Selon les témoignages de son oncle, Thierno Mballo, recueillis sur la RFM, les ravisseurs appartiendraient à un réseau basé à Kidal, au Mali, composé de Maliens, Camerounais et Ivoiriens opérant dans la région d’Oujda, au nord-est du Maroc. Depuis l’enlèvement, la famille reçoit régulièrement des vidéos et des images insoutenables montrant Amadou Mballo attaché et torturé.

« Ils m’ont montré des jeunes qu’ils égorgent parce qu’ils n’ont pas pu payer la rançon. J’ai peur que mon neveu subisse le même sort, car nous n’avons pu réunir que 500 000 F CFA pour l’instant. Il nous manque encore 1 125 000 F CFA. »

Face à l’urgence et à la menace qui pèse sur la vie d’Amadou Mballo, sa famille, basée à Kolda, lance un appel aux autorités étatiques et aux bonnes volontés pour qu’une solution soit trouvée rapidement.

Ce drame met en lumière les dangers croissants auxquels sont confrontés les migrants sénégalais sur les routes clandestines menant vers l’Europe, ainsi que l’urgence d’une mobilisation diplomatique et sécuritaire pour protéger les ressortissants pris au piège des réseaux criminels transnationaux.

En attendant une issue favorable, la famille d’Amadou Mballo reste dans l’angoisse et espère une intervention rapide des autorités compétentes.

Sénégal : Des caméras portables sur les policiers pour lutter contre la corruption et les bavures

Dans un effort visant à renforcer la transparence et à restaurer la confiance entre les forces de l’ordre et les citoyens, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, le Général Jean Baptiste Tine, a annoncé une mesure inédite au Sénégal : l’équipement des policiers en caméras portables. Cette initiative, qui sera bientôt mise en place, vise à enregistrer en temps réel les interventions policières afin de lutter contre la corruption et certaines bavures.

Selon le ministre, toutes les actions des policiers en service public seront enregistrées et accessibles en temps réel depuis un centre de commandement. « Les agents de police devront porter la caméra en permanence. Toutes leurs actions seront enregistrées. Le centre de commandement pourra suivre leur position en temps réel, écouter leurs échanges et observer leurs comportements. Cette mesure vise à protéger à la fois le policier et le citoyen », a-t-il déclaré sur Walf TV.

Cette mesure, qui concerne l’ensemble des policiers en service public, s’inscrit dans une dynamique de modernisation et de professionnalisation des forces de l’ordre. L’objectif est double : dissuader les comportements répréhensibles de certains agents et protéger ceux qui exercent leur fonction avec intégrité contre de fausses accusations.

Le Sénégal fait face à une problématique persistante de corruption, qui gangrène de nombreux secteurs, y compris les services de sécurité. Le Général Jean Baptiste Tine a souligné l’importance de cette réforme dans la lutte contre ce fléau.

« La corruption est un problème de société qui touche tous les secteurs. Nous devons nous mobiliser collectivement pour l’éradiquer. De notre côté, nous sommes déterminés à agir. Dans les pays où ces caméras sont utilisées, elles ont permis de résoudre efficacement les problèmes de corruption. Elles ont aussi renforcé la confiance entre la police et les citoyens, avec moins de plaintes. »

L’expérience de pays comme les États-Unis, la France ou le Royaume-Uni montre que l’utilisation de caméras portables par les forces de l’ordre contribue à une meilleure régulation des interventions. Plusieurs études ont démontré que leur présence réduit le nombre de plaintes contre les policiers et améliore leur comportement sur le terrain.

L’instauration des caméras portables pourrait marquer un tournant majeur dans la relation entre la population et la police sénégalaise. Alors que certains dénoncent régulièrement des abus, des arrestations arbitraires et des actes de corruption, cette mesure vise à apporter des preuves irréfutables en cas de litige et à garantir une plus grande transparence.

Toutefois, la mise en œuvre de cette réforme nécessitera des investissements conséquents, notamment pour l’acquisition des équipements, la formation des agents et la mise en place d’une infrastructure technologique adaptée pour stocker et analyser les données.

Le Ministre Ibrahima SY et le DG Boucar DIOUF ont arrêté le contrat d’Ansoumana DIONE au Ministère de la Santé et de l’Action Sociale.

Je rends grâce à Dieu, Le Tout Puissant Seigneur qui m’a fait l’honneur de me confier, par sa grâce, le noble combat pour le respect des droits des malades mentaux à travers notre pays. Et, c’est en l’an 2000 que j’ai créé cette célèbre Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM) qui a permis aujourd’hui à beaucoup de citoyens de recouvré leurs esprits, au grand bonheur des familles touchées. Pour rappel, c’est le 1er avril 2020 que j’ai signé le contrat avec le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale, sur la demande du Ministre Abdoulaye DIOUF SARR, avec l’avènement de la Covid-19. Donc, vingt ans après la création de l’ASSAMM et je tiens à préciser d’avoir refusé une telle proposition de signature de contrat en 2005 à feu Issa Mbaye SAMB et en 2015 au Professeur Awa Marie Coll SECK, entre autres ministres.

En fait, le régime du Président Bassirou Diomaye Diakhar FAYE et de Ousmane SONKO ont arbitrairement mis fin à mon contrat, parce que tout simplement je ne suis pas de leur Parti PASTEF auquel je ne serai jamais membre pour des raisons évidentes. En tant que défenseur des droits des concitoyens souffrant de maladies mentales, je n’ai jamais milité dans aucun parti politique et ce ne sera pas cette rupture de contrat qui me fera adhérer à ce Parti au pouvoir. Heureusement que j’avais très tôt bien compris qu’il me fallait surtout créer cette Association reconnue pour pouvoir travailler et permettre à d’autres individus de trouver de l’emploi. Je prends acte de cette mesure prise par les nouvelles autorités à mon encontre et cela n’est rien d’autre qu’une preuve tangible que ce gouvernement actuel ne travaille pas pour l’intérêt du peuple sénégalais.

Le 31 janvier 2025,
Ansoumana DIONE, Président de l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM) –

Affaire West African Energy : Le Parquet S’oppose à la Liberté Provisoire de Samuel Sarr

L’ancien ministre de l’Énergie sous le régime de Me Abdoulaye Wade, Samuel Sarr, devra encore patienter en prison. Le parquet a en effet émis un avis défavorable à la demande de liberté provisoire introduite par ses avocats, selon le journal Libération, qui rapporte l’information. Saisi par le juge du 2ᵉ cabinet en charge de l’affaire, le maître des poursuites a donc refusé d’accéder à cette requête, maintenant ainsi l’ancien directeur général de West African Energy (WAE) en détention.

Samuel Sarr est poursuivi pour abus de confiance portant sur plus de 8 milliards de francs CFA, une somme qui alimente un bras de fer judiciaire intense. L’actionnaire de WAE, Moustapha Ndiaye, accompagné de plusieurs co-plaignants, a saisi la justice après la publication d’un rapport du cabinet Mazars, qui met en cause l’ancien ministre dans la gestion des fonds de l’entreprise.

Toutefois, la défense de Samuel Sarr ne compte pas en rester là. Ses avocats avaient introduit leur demande de liberté provisoire le 22 janvier dernier, en s’appuyant sur une contre-expertise réalisée par l’expert-comptable Alioune Touré. Ce dernier remet en cause les conclusions du rapport de Mazars, considérant que l’accusation repose sur des éléments discutables.

Malgré ce nouvel élément, le parquet a maintenu sa position en rejetant la demande de mise en liberté. La balle est désormais dans le camp du magistrat instructeur, qui devra trancher sur la suite à donner à cette affaire. Pour l’instant, les perspectives d’une libération prochaine de Samuel Sarr restent incertaines.

La RDC en crise : le M23 et l’armée rwandaise progressent après la prise de Goma

L’est de la République démocratique du Congo (RDC) traverse une nouvelle phase critique de son conflit avec la progression rapide du groupe armé M23 et des troupes rwandaises. Après la prise de Goma, la capitale du Nord-Kivu, les forces rebelles avancent désormais vers Bukavu, faisant peser une lourde menace sur le Sud-Kivu. La situation humanitaire et sécuritaire s’aggrave, tandis que Kinshasa appelle à une riposte vigoureuse et dénonce l’inaction de la communauté internationale.

Le mouvement rebelle M23, appuyé par l’armée rwandaise, a pris le contrôle de Goma après une offensive éclair de quelques semaines. L’échec de la médiation entre la RDC et le Rwanda, menée sous l’égide de l’Angola en décembre dernier, a précipité cette avancée fulgurante. Désormais, le groupe poursuit son offensive vers le Sud-Kivu, ciblant la cité minière de Nyabibwe, située à environ 100 km de Bukavu.

Corneille Nangaa, chef de la plateforme politico-militaire incluant le M23, a affirmé la volonté des rebelles de continuer leur « marche de libération » jusqu’à Kinshasa. Une déclaration qui accentue la tension et suscite de vives inquiétudes quant à la stabilité du pays.

Dans la ville de Goma, les combats ont cessé, mais les stigmates des affrontements sont bien visibles. Les infrastructures sont gravement endommagées, les rues sont jonchées de débris, et la population souffre d’un manque criant de vivres et de services de base. L’eau, l’électricité et internet sont coupés, et les pillages ont aggravé la situation.

« Il n’y a plus rien à manger, tout a été pillé », témoigne un habitant de Goma, inquiet pour l’avenir. Les hôpitaux font état de plus de 100 morts et près d’un millier de blessés. Depuis le début de l’année, l’ONU estime que plus de 500 000 personnes ont été déplacées en raison des combats.

Face à cette avancée rapide du M23 et du Rwanda, le président Félix Tshisekedi a tenu une adresse à la nation, affirmant qu’une « riposte vigoureuse » était en cours. Il a également dénoncé le silence de la communauté internationale face à ce qu’il qualifie de « barbarie du régime de Kigali ».

L’ONU, les États-Unis, l’Union européenne et plusieurs autres puissances ont appelé au retrait des troupes rwandaises et à la fin des hostilités. La Belgique a proposé à l’UE de sanctionner Kigali, tandis que le Royaume-Uni menace de réexaminer son aide au Rwanda.

Dans le cadre de la pression diplomatique, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s’est rendu à Kinshasa avant de rejoindre Kigali, où il doit rencontrer le président Paul Kagame pour exiger un retrait des forces rwandaises.

Alors que la situation se détériore, l’avenir des forces internationales en RDC est en suspens. La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) tiendra un sommet extraordinaire à Harare, au Zimbabwe, pour discuter du sort de sa mission militaire (SAMIDRC) déployée en RDC depuis fin 2023. Un retrait de ces troupes, comprenant 2 900 soldats sud-africains, ainsi que des Malawites et Tanzaniens, pourrait être annoncé.

Les pertes ont été lourdes pour ces forces : 17 soldats ont été tués, dont 13 Sud-Africains. Le président Kagame a récemment critiqué la SAMIDRC, affirmant qu’elle « n’a pas sa place dans cette situation » et se disant prêt à toute confrontation avec Pretoria.

L’est de la RDC est un territoire riche en ressources naturelles, notamment en or, tantale et étain, utilisés dans l’industrie électronique mondiale. Kinshasa accuse le Rwanda de chercher à exploiter ces richesses sous couvert d’une intervention militaire. De son côté, Kigali justifie sa présence en RDC par la nécessité de lutter contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé d’opposition composé en partie d’anciens responsables du génocide de 1994.

Drame à Sinthiou Sambarou : un violent incendie ravage une cinquantaine de cases

Un violent incendie s’est déclaré dans l’après-midi du jeudi 30 janvier 2025 au village de Sinthiou Sambarou, situé dans la commune de Koussanar, département de Tambacounda. Selon les premières informations relayées par la presse, le feu aurait été déclenché accidentellement par un enfant de 10 ans, avant de se propager rapidement dans tout le village.

Le bilan provisoire fait état d’une cinquantaine de cases entièrement consumées, ainsi que d’importantes pertes en vivres et en matériel. Des familles se retrouvent désormais sans abri, et les dégâts matériels sont considérables. Heureusement, aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée.

Face à l’ampleur du sinistre, les sapeurs-pompiers et les autorités locales, notamment le sous-préfet de l’arrondissement de Maka Koulibantang, se sont rendus sur place pour porter assistance aux habitants et tenter de maîtriser les flammes.

D’après les témoignages recueillis, l’incendie aurait été déclenché involontairement par un enfant de 10 ans, qui aurait ensuite pris la fuite, probablement par peur des représailles. Les recherches sont en cours pour le retrouver et établir les circonstances exactes du drame.

Alors que de nombreuses familles ont tout perdu, un élan de solidarité commence à se manifester. Les autorités locales et les organisations humanitaires sont appelées à intervenir rapidement pour venir en aide aux sinistrés, notamment en fournissant des abris temporaires, des vivres et des vêtements.

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