Kaolack : Élevage – La région de Kaolack abritera la célébration de la Journée nationale de l’élevage prévue le 22 février 2025

Un Comité Régional de Développement (CRD) préparatoire à la célébration de la Journée nationale de l’élevage, prévue le samedi 22 février 2025 à Kaolack, s’est tenu ce jeudi dans la salle de conférence de la gouvernance de Kaolack. La réunion s’est déroulée en présence des autorités administratives locales et des partenaires du secteur de l’élevage.

Le directeur national de l’élevage, Mamadou Diagne, a annoncé que le thème retenu pour cette édition est “La valorisation des productions pastorales”.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a choisi la région de Kaolack pour accueillir les manifestations de cette édition 2025, a déclaré le gouverneur Mouhamadou Moctar Watt, qui a présidé la réunion préparatoire. “C’est pour cette raison qu’il était nécessaire d’organiser cette rencontre afin d’assurer le bon déroulement de cet événement national”, a-t-il souligné.

En prélude à la célébration, un Salon de l’élevage sera organisé. Les travaux de terrassement du site choisi pour la cérémonie débuteront dès ce vendredi, a annoncé le gouverneur.

Les services chargés de l’eau et de l’électricité, ainsi que les forces de défense et de sécurité, ont pris part à cette réunion préparatoire.

Un comité régional des préparatifs a été mis en place sous la direction de la directrice régionale de l’élevage. Ce comité aura pour mission, entre autres, d’identifier les exposants attendus au Salon de l’élevage et de préparer les sites d’hébergement des invités.

Kaolack : Accident entre Keur Madiabel et Keur Mandongo – 7 morts et 4 blessés graves

Le capitaine Mamadou Yaga Mané, commandant de la 31ᵉ compagnie d’incendie et de secours de Kaolack, a dressé le bilan d’un grave accident survenu entre Keur Madiabel et Keur Mandongo.

Selon lui, l’accident a fait 11 victimes, dont 7 morts et 4 blessés graves. Ces derniers ont été évacués en urgence à l’hôpital régional Elhadji Ibrahima Niass de Kaolack.

L’accident résulte d’une collision entre un pick-up et un véhicule de type “7 places”. Les circonstances exactes du drame ne sont pas encore précisées.

Nioro du Rip : Magal de Porokhane – L’homme d’affaires Mountakha Kane reçu par le Khalife général des Mourides

Dans le cadre de la traditionnelle visite des talibés et autres personnalités en prélude au Grand Magal de Porokhane, prévu le 6 février 2025, l’homme d’affaires Mountakha Kane, fervent disciple de Serigne Touba, n’a pas dérogé à la règle. Il a été reçu en audience par le Khalife général des Mourides ce jeudi à Porokhane.

Pour ce talibé dévoué de Serigne Touba Khadim Rassoul, cet événement revêt une importance particulière. Il a ainsi souligné :

“Chaque année, ce sont des milliers de fidèles qui se déplacent pour rendre hommage à celle qui est affectueusement appelée ‘Borom Porokhane’. Ce Magal est unique dans le calendrier musulman, car il est le seul consacré à une femme. Preuve de l’importance de ce lieu saint, le mausolée et le puits de Mame Diarra Bousso, qui selon la croyance possèdent de nombreuses vertus miraculeuses, figurent sur la liste des sites et monuments historiques classés au Sénégal. Mame Diarra est pour beaucoup un modèle de sainteté féminine.”

Fidèle à son engagement, Mountakha Kane a réaffirmé son soutien aux pèlerins en leur fournissant nourriture et boissons. Il a également mis sa maison à disposition pour l’hébergement des autorités étatiques venues prendre part à l’événement.

De son côté, le Khalife général des Mourides a salué la richesse de leurs échanges et formulé des prières pour un bon Magal, ainsi que pour un Sénégal prospère.

À la suite de cette audience, le préfet de Paoskoto s’est rendu chez Mountakha Kane. Les deux personnalités ont longuement échangé sur l’organisation du Magal de Porokhane, afin d’assurer son bon déroulement.

Scandale à Air Sénégal : Une mafia des billets d’avion mise à nu

Air Sénégal traverse une véritable zone de turbulences. Une vaste affaire de fraude impliquant des billets d’avion destinés au personnel a été révélée par un audit interne, entraînant l’arrestation de plusieurs personnes et l’ouverture d’une enquête judiciaire.

L’affaire éclate suite à une plainte déposée par la nouvelle direction générale d’Air Sénégal après la découverte d’irrégularités dans la gestion des billets attribués aux employés. L’enquête, menée par la Division des investigations criminelles (DIC), met en cause Lucie Sylva, ancienne cheffe du Staff Travel Desk, qui a reconnu avoir détourné au moins 20 millions de FCFA, même si le préjudice total est estimé à près de 200 millions de FCFA.

Son mari, Papa Mamadou Cissé, gérant d’une entreprise de lavage de véhicules au stade Demba Diop, est également impliqué. Des billets frauduleux auraient transité par son adresse email, ce qui a conduit à son arrestation.

Interrogée par les enquêteurs, Lucie Sylva ne tombe pas seule. Elle cite plusieurs hauts responsables d’Air Sénégal, dont l’ancien directeur général Alioune Badara Fall, le directeur marketing Éric Iba Guèye, ainsi que la cheffe d’agence Abibatou Cissé et plusieurs chargés de planning.

Alioune Badara Fall, entendu deux fois par la DIC, nie toute implication et affirme n’avoir jamais donné d’instructions à Lucie Sylva pour émettre des billets frauduleux. Il fournit même des échanges d’emails pour appuyer sa défense. Pourtant, lors de leur confrontation, l’ancienne cheffe du Staff Travel Desk campe sur ses accusations. Abibatou Cissé, elle aussi citée dans le scandale, rejette toute responsabilité, tandis qu’Éric Iba Guèye, alors à l’étranger, n’a pas encore été auditionné.

Face à l’ampleur de l’affaire, le parquet financier a ouvert une information judiciaire contre Lucie Sylva, son mari et X. Une délégation judiciaire a été ordonnée pour approfondir l’enquête et identifier d’éventuels complices.

L’affaire Air Sénégal est encore loin d’être résolue. D’autres noms pourraient être mis en cause, alors que la compagnie tente de sortir de cette crise qui ébranle sa crédibilité. Une chose est sûre : la justice sénégalaise n’a pas dit son dernier mot.

Une dispute familiale à Louga tourne au drame : tensions, mysticisme et violence autour d’un héritage

L’histoire qui a récemment secoué la région de Louga prend des allures de drame familial teinté de mysticisme. Les tensions liées à l’attribution de terrains familiaux ont dégénéré en violence, mettant en lumière les conflits fréquemment observés autour des héritages au Sénégal. L’incident, qui a opposé un père à son propre fils, a pris une tournure inattendue, illustrant les dangers qui peuvent découler de querelles foncières exacerbées par des croyances traditionnelles.

Tout a débuté par une décision prise par C. Niang, un père de famille souhaitant répartir équitablement les terrains qu’il possédait entre ses enfants. Il décide ainsi d’attribuer une parcelle à chaque héritier. Mais Mamadou Niang, l’un de ses fils, va revendiquer davantage. Ce dernier souhaite obtenir trois terrains au lieu d’un seul, une requête à laquelle son père s’oppose fermement. La situation se tend alors, jusqu’à ce que Mamadou décide de prendre les choses en main en clôturant les parcelles qu’il convoitait.

La situation prend une tournure surréaliste lorsqu’un soir, C. Niang découvre son fils en train de répandre du « saafara », un liquide mystique utilisé dans certaines pratiques traditionnelles. Mamadou versait le liquide sur les quatre coins des terrains disputés, une scène troublante pour son père, qui exigea qu’il arrête immédiatement. Mais au lieu de se conformer, Mamadou, dans un accès de rage, frappe violemment son père à l’aide d’un bâton, lui fracturant le bras.

Arrêté et poursuivi pour coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail de 21 jours, Mamadou Niang se présente au tribunal de grande instance de Louga. Son avocat plaide la légitime défense, arguant que le fils n’avait pas l’intention de blesser son père, mais qu’il s’agissait d’un réflexe de protection face à une agression de la part de ce dernier.

Cependant, le tribunal, dirigé par la partie civile, représentée par Me Nfamara Mané, juge cette version des faits peu crédible, soulignant l’absence d’aide de Mamadou après l’agression et l’ampleur de la violence qu’il a exercée sur son père.

Malgré la gravité de l’incident, C. Niang a fait preuve de clémence et de sagesse en décidant de se désister de la procédure judiciaire, choisissant de pardonner à son fils. Ce geste de pardon a eu une influence significative sur le verdict. Mamadou Niang a ainsi été condamné à six mois de prison avec sursis, une peine bien moins sévère que celle attendue en raison de la nature de l’agression.

Cet incident, au-delà de sa dimension personnelle, soulève des questions sur les tensions croissantes autour des héritages et de la gestion des biens familiaux au Sénégal. La pression foncière, les croyances mystiques, et les rivalités fraternelles semblent souvent être des facteurs déclencheurs de violences, parfois imprévues. Alors que l’on assiste à une montée des conflits autour des biens hérités, cette affaire rappelle combien il est crucial de préserver l’harmonie familiale et de trouver des solutions pacifiques avant que les tensions ne deviennent incontrôlables.

Lutte sénégalaise : Jacob Baldé suspendu six mois après un incident lors d’un face-to-face

La Commission des règlements et discipline a rendu son verdict : Jacob Baldé, pensionnaire de l’écurie Falaye Baldé, est suspendu pour six mois ferme. Cette sanction fait suite à un incident survenu lors d’un face-to-face organisé par Albourakh, où il a agressé Émile François Gomis, adversaire de son coéquipier Ama Baldé.

Lors de cette cérémonie de face-to-face, un moment crucial dans la promotion des combats de lutte au Sénégal, Jacob Baldé a perdu son sang-froid. Accompagnant son coéquipier Ama Baldé, il s’en est violemment pris à Émile François Gomis, allant jusqu’à lui asséner un coup. Cette altercation a immédiatement suscité une vive réaction de la part des organisateurs et de la communauté de la lutte.

Convoqué par la Commission des règlements et discipline, Jacob Baldé a reconnu les faits en présence de son manager. Après examen du dossier, la commission a jugé que son acte allait à l’encontre des règlements en vigueur et nuisait à l’image du sport.

La décision de suspendre Jacob Baldé pour six mois ferme a été prise dans le but de préserver la discipline et l’éthique dans l’arène sénégalaise. La commission a tenu à rappeler l’importance du respect et du fair-play dans la lutte, un sport où la tension peut parfois dégénérer, notamment lors des face-to-face.

Cette suspension, effective dès la notification officielle, constitue un coup dur pour Jacob Baldé, qui devra patienter avant de pouvoir remonter sur l’aire de combat. Une période difficile pour le lutteur, qui voit ainsi son avenir immédiat compromis alors que la saison de lutte bat son plein.

Avec cette sanction, la Commission des règlements et discipline envoie un message clair à tous les acteurs de la lutte sénégalaise : les débordements ne seront pas tolérés. Cette décision vise à instaurer un climat serein et à éviter que de tels incidents ne se reproduisent à l’avenir.

Affaire Moustapha Diop : l’Assemblée nationale convoque une réunion du Bureau dans un climat de spéculations

L’Assemblée nationale est en ébullition après la convocation, mercredi 29 janvier, des membres de son Bureau pour une réunion prévue ce jeudi 30 janvier à 10 heures. L’annonce, faite par le président de l’institution législative, a immédiatement déclenché une vague de spéculations, notamment sur un possible lien avec l’affaire Moustapha Diop.

L’ancien ministre, aujourd’hui député et maire de Louga, est au cœur d’une controverse financière après les accusations de Tabaski Ngom, inspectrice du Trésor. Cette dernière affirme lui avoir prêté 700 millions de FCFA pour financer sa campagne électorale lors des législatives anticipées du 17 novembre dernier, une somme qu’il ne lui aurait pas restituée.

Jusqu’à présent, Moustapha Diop bénéficie de son immunité parlementaire, ce qui le met à l’abri d’une audition immédiate. Cependant, l’enquête menée par la Division des enquêtes criminelles (DIC) met en lumière son statut de député, et le Parquet financier a été saisi sur la nécessité de l’entendre dans cette affaire.

D’après les informations de L’Observateur, le ministère de la Justice n’a pas encore enclenché de procédure de levée de l’immunité parlementaire. Toutefois, le ministre Ousmane Diagne n’exclut pas d’activer cette option si la situation l’exige. « Ce sera sans état d’âme », confie une source citée par le journal, laissant entendre que l’Exécutif pourrait rapidement passer à l’action.

Dans ce contexte, la réunion du Bureau de l’Assemblée nationale de ce jeudi matin est perçue comme un moment clé. Si l’ordre du jour n’a pas été officiellement dévoilé, l’hypothèse d’une discussion sur l’affaire Moustapha Diop est largement évoquée. Reste à savoir si cette rencontre marquera le début d’une procédure de levée de l’immunité parlementaire ou s’il s’agit d’un simple ajustement interne aux travaux du Parlement.

145e édition de l’Appel de Seydina Limamou Lahi : la ferveur religieuse s’empare de Dakar

Dakar vibre au rythme de la 145e édition de l’Appel de Seydina Limamou Lahi, un événement religieux majeur pour la communauté layenne. Dès ce jeudi 30 janvier 2025, des milliers de fidèles affluent vers Cambérène, Yoff, Diamalaye, Malika, Ngor et d’autres localités pour commémorer cet appel historique lancé en 1883 par le fondateur de cette confrérie islamique.

La première journée est marquée par un rassemblement de disciples au mausolée de Seydina Issa Roukhoulaye à Cambérène. Fils aîné et premier khalife de Seydina Limamou Lahi, il a joué un rôle central dans la perpétuation de son message. Les fidèles se rendent ensuite à Ngor, au site sacré de « Khountou bi », un lieu empreint de spiritualité et d’histoire.

À la tombée de la nuit, la ferveur religieuse atteint son apogée à Yoff, où des séances de prières et de Zikr sont organisées. Les fidèles y récitent des louanges et des invocations pour rendre grâce à Allah et honorer l’héritage spirituel du Mahdi Seydina Limamou Lahi.

Chaque année, l’Appel de Seydina Limamou Lahi est un moment de recueillement et de renforcement de la foi pour la communauté layenne. Au-delà de son aspect religieux, il représente aussi une occasion de consolidation des liens entre disciples et de transmission des enseignements du guide spirituel aux nouvelles générations.

La célébration se poursuivra jusqu’au vendredi 31 janvier 2025, avec d’autres cérémonies et rassemblements prévus dans les sites emblématiques de la confrérie.

Lat Diop face au juge : un tournant décisif dans l’affaire des 8 milliards de FCFA

Après quatre mois de détention à la prison de Rebeuss, Lat Diop, ancien ministre des Sports et ex-directeur général de la Lonase, sera présenté au juge ce jeudi 30 janvier pour être auditionné sur le fond du dossier. Une étape cruciale pour celui qui est poursuivi pour détournement de deniers publics, extorsion de fonds et blanchiment de capitaux, des charges qui portent sur un montant estimé à 8 milliards de francs CFA.

Selon le journal Les Échos, Lat Diop sera accompagné d’un impressionnant collectif d’avocats, composé de plusieurs figures de proue du barreau sénégalais. Parmi eux figurent Mes Pape Laïty Ndiaye, Abdou Dialy Kane, Pape Sène, Alioune Badara Fall, Djiby Diallo et Baboucar Cissé. Ces ténors du droit tenteront de démonter les accusations portées contre leur client, qui, depuis le début de l’affaire, clame son innocence et rejette en bloc les faits qui lui sont reprochés.

L’affaire Lat Diop est l’un des dossiers politico-judiciaires les plus suivis de ces derniers mois au Sénégal. Ancien patron de la Lonase, il est soupçonné d’avoir détourné plusieurs milliards de francs CFA dans le cadre de ses fonctions. La justice le poursuit également pour des faits d’extorsion de fonds et de blanchiment de capitaux. Ces charges, si elles sont avérées, pourraient entraîner de lourdes sanctions judiciaires.

Cependant, ses avocats dénoncent une procédure qu’ils jugent politique et entendent prouver que leur client est victime d’un acharnement judiciaire.

L’audition de Lat Diop s’annonce tendue, tant les enjeux sont importants pour l’ancien ministre. D’un côté, l’accusation devra apporter des preuves solides pour justifier son incarcération et les charges retenues contre lui. De l’autre, la défense devra convaincre le juge de l’innocence de leur client et tenter d’obtenir sa libération.

L’opinion publique, divisée sur cette affaire, attend avec impatience l’issue de cette audition qui pourrait marquer un tournant décisif dans le dossier. Lat Diop, figure politique influente, joue une partie cruciale de son avenir. Reste à savoir si la justice lui accordera un non-lieu ou s’il devra continuer à répondre des accusations devant les tribunaux.

Affaire à suivre.

Fika 2025: l’inclusion et l’équité dans la formation professionnelle au cœur des débats.

La Foire internationale de Kaolack ( FIKA) a abrité ce mercredi 29 janvier, la journée dédiée à la GIZ REFOP, marquée par un atelier qui a réuni le Ministère de la Formation professionnelle et Technique et les autorités académiques. La place de la plateforme  » E-jang », l’inclusion et l’équité dans la filière de la formation technique et professionnelle ont été au cœur des débats.

Selon Amy Dieng, téchnopedagogue à la Direction générale de la Formation professionnelle du Ministère de la formation professionnelle et Technique, le panel dédié à  » E-jang « , une plate-forme du ministère de la Formation professionnelle et Technique a été enrichissant pour tous les acteurs.

 » Dans le cadre de sa politique de digitalisation, la plateforme  » e-jang » a été mise sur pied depuis 2020. Elle se veut un outil d’inclusion digitale qui permet aux formateurs ainsi qu’aux élèves de pouvoir développer leur compétence à distance. Avec les cours en ligne et les contenus de renforcement de la formation professionnelle et technique, elle est très révolutionnaire en matière de digitalisation  » a-t-elle expliqué.

Dans le souci de développer l’inclusion et l’équité dans la formation professionnelle, et dans le cadre de la stratégie de déploiement national du ministère, les offres de formation des établissements publiques et privés de la région de Kaolack ont été vulgarisés auprès des lycéens et collégiens présents à la journée.

 » La formation professionnelle est une alternative surtout si elle est accompagnée de la réinsertion. Même avec la migration, il serait beaucoup plus bénéfique pour les jeunes d’avoir d’abord une qualification professionnelle car celà va faciliter leur adaptation et leur épanouissement  » a conseillé Amy Dieng du Ministère de la Formation professionnelle et Technique.

Le Représentant de l’Inspecteur d’Académie de Kaolack, l’Inspecteur Ndick Gning a révélé que la formation professionnelle est démocratisée au niveau de la région.  » Avec 6 centres de formation professionnelle et Technique ( CFP) et le Lycée Technique et commerciale El Hadj Abdoulaye Niass, on peut dire que Kaolack est bien doté  » a-t-il magnifié.

Rappelons que des expositions sur l’électricité à domicile et celle industrielle, la ecuisine et l’esthétique ont été présentées avec la présence de plus de 200 élèves issus des établissements du Moyen et du Secondaire.

Expulsions massives de migrants aux États-Unis : plus de 40 000 Africains concernés

Les États-Unis ont lancé une vaste opération d’expulsion visant plus d’un million de migrants en situation irrégulière. Parmi eux, plus de 40 000 ressortissants africains sont menacés de renvoi vers leur pays d’origine, selon les données du service de l’immigration américain. Cette politique migratoire, mise en place sous l’administration de Donald Trump, suscite de vives réactions et relance le débat sur la nécessité d’une réforme plus humaine.

L’analyse des chiffres révèle une concentration des expulsions vers certains pays africains. En tête de liste figure la Somalie, avec 4 090 migrants concernés. L’instabilité politique et les conflits armés qui ravagent le pays depuis plusieurs décennies expliquent cette forte présence de Somaliens aux États-Unis, où ils espéraient trouver sécurité et meilleures conditions de vie.

En deuxième position, la Mauritanie compte 3 822 migrants menacés d’expulsion. Ce chiffre important s’explique par les conditions socio-économiques difficiles du pays et les tensions dans certaines régions.

Le Nigeria, première puissance démographique d’Afrique, arrive en troisième place avec 3 690 migrants concernés. La pauvreté, le chômage et l’insécurité sont autant de facteurs qui ont poussé ces ressortissants à tenter leur chance aux États-Unis.

D’autres pays africains figurent sur la liste des expulsions, bien que dans une moindre mesure :

• Côte d’Ivoire : 1 224 migrants

• Kenya : 1 282 migrants

• Burkina Faso : 303 migrants

• Pays insulaires (Sao Tomé-et-Principe, Comores, Madagascar) : un nombre limité de ressortissants concernés

La politique migratoire stricte de Donald Trump, mise en avant dès sa campagne électorale, vise à réduire drastiquement l’immigration irrégulière. Pour ses partisans, ces expulsions sont nécessaires pour préserver les ressources économiques et garantir la sécurité nationale.

Cependant, cette approche suscite de vives critiques, notamment de la part des organisations de défense des droits de l’homme. Ces dernières dénoncent une politique inhumaine qui ne prend pas en compte les causes profondes de l’exil : guerres, pauvreté, instabilité politique et persécutions.

Alors que les expulsions se poursuivent, des voix s’élèvent pour réclamer une réforme migratoire plus équilibrée. Certains plaident pour des politiques d’accueil plus flexibles, notamment pour les demandeurs d’asile fuyant des situations de guerre ou de persécution.

D’autres estiment qu’une coopération renforcée avec les pays d’origine est nécessaire pour lutter contre les causes profondes de l’immigration et offrir de meilleures perspectives aux populations locales.

Foncier au Sénégal : Levée partielle de la suspension des procédures dans plusieurs zones de lotissement

La Direction générale des impôts et domaines (DGID) a annoncé, dans une note de service publiée ce mercredi 29 janvier 2025, une levée partielle de la suspension des procédures domaniales et cadastrales dans plusieurs zones de lotissement au Sénégal. Cette décision concerne notamment les lotissements « BOA », « Hangars des Pèlerins », « Terme Sud » sur le littoral dakarois, ainsi que les pôles urbains de Diacksao, Bambilor, Dény Birame Ndao et Daga Kholpa, et le lotissement « Mbour 4 », entre autres.

Selon la DGID, les attributions et acquisitions dans ces zones, à condition qu’elles ne constituent pas un accaparement foncier, peuvent désormais faire l’objet d’un quitus valant mainlevée. Ce document est délivré par le Directeur général de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol. Ainsi, les services de la DGID sont invités à reprendre les procédures domaniales, foncières et cadastrales pour les ayants droit ayant obtenu ce quitus.

Cependant, certaines zones restent sous le coup de la suspension. Il s’agit notamment des lotissements dits « EOGEN 1 et 2 », de la Cité Batterie, des zones des Taxis, de l’ASECNA et de l’ANACIM dans le lotissement « Hangars des Pèlerins », ainsi que du plan d’aménagement de la Nouvelle Ville de Thiès. De plus, la partie située entre l’Océan et la VDN dans les pôles urbains de Guédiawaye et Malika demeure également concernée par cette restriction. La DGID précise que, pour ces zones, « les procédures restent suspendues, nonobstant l’obtention d’un quitus ».

Cette décision s’inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement visant à mieux organiser et sécuriser l’occupation du sol, tout en luttant contre les pratiques d’accaparement foncier. La levée partielle de la suspension permettra ainsi à de nombreux propriétaires et investisseurs de finaliser leurs transactions et régulariser leurs titres fonciers. Toutefois, le maintien des restrictions sur certaines zones témoigne d’une volonté de préserver certains espaces stratégiques ou de prévenir d’éventuelles irrégularités foncières.

Le Président de l’Assemblée nationale surprend des élèves en visite parlementaire

Une belle surprise attendait les élèves du Groupe scolaire Mame Afia de Mbao lors de leur visite à l’Assemblée nationale. Alors qu’ils participaient à une simulation de séance plénière, prenant place dans les fauteuils des députés pour s’initier aux rouages du travail parlementaire, le Président de l’Assemblée nationale, Monsieur El Malick Ndiaye, a fait une apparition inattendue.

L’arrivée du Président a provoqué une vive émotion parmi les élèves, ravis de pouvoir échanger avec une figure clé de l’institution. Touché par leur enthousiasme et leur curiosité, Monsieur Ndiaye a pris le temps de les encourager, soulignant l’importance de l’éducation, de l’engagement citoyen et du rôle fondamental du Parlement dans le bon fonctionnement de la démocratie.

Au-delà de cette rencontre, le Président a rappelé aux jeunes visiteurs que l’Assemblée nationale n’est pas seulement un lieu de débats et de décisions, mais aussi un espace d’apprentissage et de promotion des valeurs démocratiques. Il les a invités à poursuivre leurs études avec détermination et à cultiver un esprit critique, essentiel à toute société aspirant à un avenir meilleur.

Cette visite a été une expérience marquante pour ces élèves, qui repartent non seulement avec des souvenirs impérissables, mais aussi avec une motivation renouvelée à s’engager activement dans la vie civique.

Sécurité routière : lancement du projet “Écoles Sûres dans l’Environnement du BRT” pour protéger les écoliers de Dakar et Guédiawaye

La sécurité des écoliers devient enfin une priorité dans le cadre du déploiement du projet Bus Rapid Transit (BRT). Ce mercredi, le Conseil Exécutif des Transports Urbains de Dakar (CETUD) et l’Agence d’Assistance à la Sécurité de Proximité (ASP) ont signé une convention de partenariat pour lancer le projet pilote “Écoles Sûres dans l’Environnement du BRT”. Cette initiative, qui vise à sécuriser les abords des établissements scolaires situés le long du tracé du BRT, pourrait bien marquer un tournant décisif dans la protection des enfants face aux risques de la route.

Avec l’intensification du trafic et la complexité des nouvelles infrastructures liées au BRT, la circulation autour des écoles devient un défi de taille. Traversées dangereuses, passages piétons mal sécurisés, comportements imprudents des conducteurs : les risques d’accidents sont élevés, notamment dans les zones à forte concentration scolaire de Dakar et Guédiawaye. Conscient de cette problématique, l’État du Sénégal a décidé d’agir immédiatement pour garantir un cadre sécurisé aux jeunes élèves.

Le projet “Écoles Sûres dans l’Environnement du BRT” s’attaque directement à ces dangers en déployant 100 agents de proximité, spécialement formés en janvier 2025, pour assurer la sécurité aux abords de 48 établissements scolaires. Leur mission principale sera de réguler la circulation aux heures de pointe, d’assister les élèves dans leurs traversées et d’interpeller les usagers de la route sur la nécessité d’adopter une conduite prudente.

Au-delà du déploiement des agents de sécurité, le projet inclut une vaste campagne de sensibilisation auprès des élèves, des enseignants et des parents. L’objectif est de promouvoir des comportements responsables et d’ancrer une culture de la sécurité routière dès le plus jeune âge.

Cette initiative s’inscrit dans une démarche collaborative, impliquant plusieurs acteurs clés :

• Le CETUD, en charge du développement du BRT et de l’amélioration de la mobilité urbaine,

• L’ASP, qui apporte son expertise en matière de sécurité de proximité,

• Les ministères concernés, pour une intégration efficace du projet dans les politiques publiques,

• La Banque Mondiale, qui soutient financièrement et techniquement les efforts de modernisation du transport public sénégalais.

Un engagement pour la mobilité durable et la protection des enfants

Le lancement de ce projet s’inscrit dans une vision plus large de l’État du Sénégal en matière de mobilité durable et de protection des citoyens. En intégrant la sécurité scolaire au déploiement du BRT, les autorités démontrent leur volonté d’allier modernisation des transports et bien-être des populations.

Rationalisation des dépenses publiques : Ousmane Sonko encadre les missions à l’étranger

Dans un effort de rationalisation des dépenses publiques, le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a pris une série de mesures visant à mieux encadrer les missions à l’étranger des agents de l’État. Cette décision, qui fait suite aux recommandations de la première édition de la Conférence des administrateurs et managers publics (CAMP) du 20 janvier dernier, vise à renforcer la bonne gouvernance et le contrôle de l’action publique.

Dans une circulaire récemment publiée, le chef du gouvernement a rappelé l’existence du décret n°2017-1371 du 27 juin 2017, qui réglemente les déplacements à l’étranger et fixe les taux des indemnités. Il a également mentionné l’instruction primatoriale n°0005PM/SGG/DAGE du 14 novembre 2022, prise pour mieux encadrer ces missions. Cependant, malgré ces dispositifs, des irrégularités persistent, justifiant ainsi un rappel strict des règles en vigueur.

Le Premier ministre a ainsi défini des mesures claires et contraignantes pour les missions à l’étranger des membres du gouvernement, des magistrats, des militaires et des autres agents de l’État. Ces mesures incluent :

1. Révision des indemnités journalières

Les indemnités journalières allouées aux hauts responsables varient selon les zones géographiques :

• Zone 1 (Amérique du Nord, Amérique Latine et Asie) : 250 000 F CFA

• Zone 2 (Europe, Royaume-Uni, Afrique Australe et du Nord) : 250 000 F CFA

• Zone 3 (Afrique de l’Ouest, Centrale et de l’Est) : 200 000 F CFA

• Zone 4 (Nouvelle-Zélande, Australie) : 250 000 F CFA

• Pour les autres agents de l’État, une indemnité unique de 150 000 F CFA, quel que soit le pays de destination.

2. Réorganisation des classes de voyage

• Première classe : Réservée exclusivement au Président de la République, au Président de l’Assemblée nationale et au Premier ministre.

• Classe Affaires : Attribuée aux présidents de cours et tribunaux, ministres, secrétaires d’État, ambassadeurs, recteurs d’universités, hauts commandants de la gendarmerie, chef d’état-major général des armées (CEMGA), etc.

• Classe Économique : Imposée à tous les autres agents de l’État et personnel des agences et entités publiques.

3. Exigence d’une autorisation préalable

Désormais, tout déplacement à l’étranger nécessite une approbation formelle du Premier ministre. Pour le personnel de la Présidence, cette autorisation relève du Ministre Secrétaire général de la Présidence. De plus :

• Les demandes doivent être soumises au moins 15 jours avant la date prévue du départ.

• Un calendrier trimestriel des missions doit être élaboré et transmis 15 jours avant le début du trimestre.

• Les délégations internationales sont limitées à un maximum de trois personnes.

4. Mesures strictes pour limiter les abus

Pour éviter toute dérive budgétaire, plusieurs restrictions ont été imposées :

• Encouragement à utiliser les missions diplomatiques existantes pour limiter les coûts.

• Interdiction d’utiliser les Fonds d’équipement pour financer des missions à l’étranger.

• Interdiction de prise en charge des missions par des organisations privées.

• Interdiction de régulariser les ordres de mission après la date de départ, mettant fin aux pratiques de validation a posteriori.

Avec ces nouvelles directives, le gouvernement sénégalais entend maîtriser les dépenses liées aux voyages officiels et promouvoir une gestion plus rigoureuse des ressources publiques. Cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large de transparence et de rationalisation des finances publiques, l’un des engagements clés du Premier ministre Ousmane Sonko depuis son entrée en fonction.

Pakistan-Sénégal : 65 ans de relations diplomatiques célébrés à Dakar

Dakar a été le théâtre, ce mardi 28 janvier 2025, du lancement officiel des célébrations marquant les 65 ans de relations diplomatiques entre le Pakistan et le Sénégal. L’événement, organisé par l’ambassade de la République islamique du Pakistan, a mis en lumière la solidité des liens historiques entre les deux nations, ainsi que les perspectives de coopération future.

Lors de la cérémonie, l’ambassadrice du Pakistan au Sénégal, Saima Sayed, a rappelé l’importance du Sénégal en tant qu’acteur clé en Afrique de l’Ouest, notamment grâce à son rôle central au sein de la CEDEAO et de l’Union africaine. Elle a souligné que les 65 années de relations bilatérales témoignent d’un partenariat fondé sur la confiance, la coopération économique et le soutien mutuel sur la scène internationale.

Parmi les domaines de collaboration les plus marquants, l’ambassadrice a cité :

• Le commerce et l’agriculture : Le Pakistan exporte régulièrement du riz vers le Sénégal, un produit de première nécessité dans l’alimentation locale.

• La coopération éducative et diplomatique : Des formations sont offertes aux diplomates sénégalais, aux fonctionnaires et aux militaires dans divers domaines stratégiques.

• Les échanges commerciaux croissants : Les entreprises pakistanaises participent activement aux foires commerciales sénégalaises, tandis que les acteurs économiques sénégalais s’intéressent de plus en plus au marché pakistanais.

• Les secteurs stratégiques : L’ambassadrice a évoqué les opportunités de coopération dans les produits pharmaceutiques, le textile, les articles de sport et les machines agricoles.

L’événement a également été marqué par l’intervention de l’ambassadeur Ousmane Diop, représentant le ministère des Affaires étrangères du Sénégal, qui a réaffirmé la volonté du gouvernement sénégalais de renforcer ces liens. Il a souligné l’importance d’approfondir la coopération bilatérale dans les domaines de l’industrie, de la technologie et de la culture.

Un moment symbolique de cette célébration a été le dévoilement du logo officiel des 65 ans de relations diplomatiques. Celui-ci intègre deux monuments emblématiques : le Minar-e-Pakistan, symbole de Lahore, et le Monument de la Renaissance africaine, icône de Dakar. Cette représentation graphique incarne l’amitié durable entre les deux nations et leur vision commune d’un avenir prospère et pacifique.

L’ambassadrice Saima Sayed a exprimé l’espoir que cette année anniversaire serve de catalyseur pour approfondir la coopération entre les peuples et les gouvernements des deux pays. Elle a insisté sur l’importance de renforcer les liens commerciaux, culturels et éducatifs, afin de répondre aux défis communs et de favoriser un développement mutuellement bénéfique.

Encadrement des Missions à l’Étranger : Ousmane Sonko Impose une Nouvelle Discipline Budgétaire

Dans une volonté de rationaliser les finances publiques et d’assurer une gestion rigoureuse des déplacements officiels, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a publié, le 22 janvier 2025, une circulaire visant à encadrer les missions à l’étranger des agents de l’État. Cette mesure, qui s’inscrit dans une politique de réduction des dépenses publiques, impose de nouvelles règles strictes pour garantir une meilleure efficacité des voyages officiels.

La gestion des missions à l’étranger a souvent été critiquée en raison de leur coût élevé et de leur pertinence parfois discutable. Malgré les réglementations existantes, plusieurs manquements avaient été observés dans leur application. La nouvelle circulaire vise à combler ces lacunes en s’appuyant sur des textes déjà en vigueur, notamment le décret n°2017-1371 du 27 juin 2017 et l’instruction primatoriale n°0005PM/SGG/DAGE du 14 novembre 2022.

Le document s’applique à toutes les entités publiques, qu’il s’agisse de l’Administration centrale, des services extérieurs ou du secteur parapublic. Il précise que les missions à l’étranger doivent impérativement s’inscrire dans le cadre des engagements internationaux du Sénégal et des actions programmées par le gouvernement. Sont ainsi éligibles les réunions statutaires, les conférences internationales et les formations à forte valeur ajoutée pour les politiques publiques du pays. Toutefois, ces formations devront, dans la mesure du possible, être organisées sur le territoire national avec des formateurs locaux.

L’un des changements majeurs introduits par cette circulaire est la centralisation de l’autorisation des missions. Désormais, toute mission à l’étranger devra être validée par le Premier ministre ou son délégué, matérialisée par un ordre de mission officiel. Chaque ministère devra soumettre un calendrier trimestriel de ses déplacements internationaux pour approbation par le Secrétariat général du Gouvernement.

Les demandes d’ordres de mission devront être déposées au Bureau des Missions à l’Étranger de la Primature au moins quinze jours avant la date prévue du départ. Seules les urgences justifiées bénéficieront d’une exception, mais aucune régularisation a posteriori ne sera admise pour des missions réalisées sans approbation préalable.

Par ailleurs, la taille des délégations envoyées en mission sera désormais limitée à trois personnes, sauf dérogation expresse du Premier ministre. Ce dispositif vise à mettre fin aux délégations pléthoriques qui alourdissent inutilement les dépenses publiques.

Sur le plan financier, la circulaire impose des restrictions strictes sur les frais de mission. Désormais, les indemnités ne seront plus versées pour les stages, séminaires et activités assimilées, les dépenses devant se limiter aux coûts strictement nécessaires.

Le gouvernement interdit également la prise en charge des frais de mission des ministres et de leurs cabinets par des entités du secteur parapublic, sauf si ces missions sont directement organisées par ces structures. Cette mesure vise à éviter des pratiques abusives et à garantir une gestion plus transparente des finances publiques.

Autre interdiction majeure : les structures et organisations privées ne pourront plus financer des missions officielles d’agents de l’État, sauf dans le cadre d’une convention formellement approuvée. Cette disposition a pour objectif d’éviter les conflits d’intérêts et de préserver l’indépendance de l’administration.

Avec cette circulaire, le gouvernement d’Ousmane Sonko affiche sa volonté d’imposer une gestion rigoureuse et cohérente des déplacements officiels. En limitant les coûts et en renforçant le contrôle administratif, cette réforme marque une étape importante dans la rationalisation des finances publiques.

Scandale des « boulettes pour fesses » : Alima Suppo et son réseau déférés au parquet

La vente de produits censés donner des rondeurs aux femmes prend une tournure judiciaire au Sénégal. Alima Sow, alias « Alima Suppo », considérée comme l’une des figures de ce commerce controversé, ainsi que trois de ses assistantes et trois commerçants, devraient être déférés au parquet ce mercredi 29 janvier, selon L’Observateur.

L’affaire a éclaté après plusieurs témoignages faisant état de graves complications de santé liées à l’usage de ces produits. Selon L’Observateur, des femmes ayant consommé ces fameuses « boulettes pour fesses » ont souffert de crises cardiaques, d’accidents vasculaires cérébraux (AVC), et, dans certains cas, de décès brutaux.

Face à l’ampleur du phénomène, les autorités ont ouvert une enquête ayant conduit à l’arrestation d’Alima Sow et de son entourage. Depuis plusieurs jours, ces derniers étaient en garde à vue au commissariat central de Guédiawaye avant leur transfert au parquet.

Le commerce de ces produits, souvent vendus sans autorisation médicale, prospère sur les réseaux sociaux et dans certains marchés sénégalais. Présentés comme des « solutions miracles » pour obtenir des courbes généreuses en un temps record, ces substances, sous forme de pilules, d’injections ou de boulettes à ingérer, sont très prisées par de nombreuses jeunes femmes.

Cependant, leur composition reste opaque. D’après des spécialistes, ces produits contiendraient des substances dangereuses pour la santé, notamment des corticoïdes et des hormones en quantité excessive.

L’interpellation d’Alima Suppo et de son réseau pourrait marquer un tournant dans la lutte contre ce trafic. Les autorités semblent décidées à sévir face à ces pratiques qui mettent en danger la vie des consommateurs.

Sénégal : Neuf mois après, le pouvoir Faye-Sonko face à ses premières turbulences

Depuis leur arrivée à la tête du Sénégal le 2 avril 2024, le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko font face à des défis majeurs. Confrontés à une situation économique qu’ils qualifient de critique, les nouvelles autorités tentent de mettre en œuvre leur programme tout en naviguant entre contraintes budgétaires et critiques de l’opposition.

Dès sa prise de fonction, Ousmane Sonko a déclaré que le nouveau pouvoir avait hérité d’un « pays ruiné ». Cette affirmation, réitérée à plusieurs reprises par le chef du gouvernement, a été renforcée par les inquiétudes du président Faye lui-même, qui a récemment alerté sur la situation des finances publiques lors de la conférence des administrateurs et managers publics.

L’exécutif pointe notamment des dettes publiques colossales, des engagements financiers non honorés et une trésorerie tendue. Cette situation limite la capacité du gouvernement à lancer immédiatement ses grandes réformes, comme la baisse du coût de la vie, la lutte contre la corruption et l’amélioration des services publics, qui figuraient parmi les principales promesses de campagne.

Face à ces annonces alarmantes, une partie de l’opposition, notamment issue de l’ancien régime, conteste la gestion actuelle et accuse le gouvernement de dramatiser la situation pour justifier d’éventuelles lenteurs dans l’exécution de son programme. Certains responsables politiques estiment que l’équipe Faye-Sonko avait pleinement conscience de la situation avant d’accéder au pouvoir et qu’elle doit désormais apporter des solutions plutôt que de se focaliser sur le passé.

L’avocat et homme politique Me Doudou Ndoye a récemment pris position dans les colonnes du journal Libération, rappelant qu’« on ne peut pas changer un pays en neuf mois ». Un message qui semble appeler à la patience tout en reconnaissant l’ampleur du travail à accomplir.

Malgré les difficultés financières, le gouvernement a lancé plusieurs initiatives, notamment dans la lutte contre la vie chère et la refonte du système judiciaire. Ousmane Sonko a annoncé des mesures pour réduire les prix des denrées de première nécessité et réformer les institutions afin de renforcer la transparence et la gouvernance.

Cependant, ces efforts se heurtent à une impatience croissante au sein de la population, qui attend des résultats concrets. Le pouvoir doit également faire face à une grogne sociale alimentée par des syndicats et des mouvements citoyens qui réclament des améliorations immédiates dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’emploi.

À quelques mois du premier anniversaire du régime Faye-Sonko, l’exécutif se trouve à un tournant décisif. Il lui faudra rapidement apporter des résultats tangibles pour maintenir la confiance de l’électorat et contenir l’opposition, qui pourrait profiter de cette période d’incertitude pour renforcer son offensive.

Drame de Réfane sur l’autoroute Ila Touba : Un douzième décès enregistré

Le bilan du tragique accident survenu hier à hauteur de Réfane, entre Bambey et Khombole, sur l’autoroute Ila Touba, s’est alourdi avec un douzième décès. Ce drame a endeuillé plusieurs familles, en particulier celles des Parcelles Assainies, d’où provenaient la plupart des victimes.

Le drame s’est produit lorsque le minicar transportant les victimes a violemment percuté un car de transport de bagages, immobilisé sur la chaussée. L’impact a été d’une violence inouïe, causant la mort immédiate de plusieurs passagers et faisant de nombreux blessés. Les secours, rapidement dépêchés sur place, ont évacué les victimes vers les structures hospitalières les plus proches, mais le bilan n’a cessé de s’alourdir au fil des heures.

Les victimes faisaient partie de l’association religieuse « Dahira Soxna Diarra », un groupe mouride soudé par la foi et l’engagement spirituel. Parmi les disparus figure Serigne Mbacké Touré, un chantre mouride reconnu. Son décès a provoqué une vive émotion au sein de la communauté mouride et au-delà, tant il était apprécié pour sa dévotion et son talent.

Ce nouvel accident met une fois de plus en lumière le fléau des véhicules en panne laissés sur la route sans signalisation adéquate, un problème récurrent sur les axes routiers du pays. Des voix s’élèvent pour réclamer un renforcement des contrôles et des mesures strictes afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent.

Migration circulaire vers l’Espagne : L’appel à la responsabilité du ministre de l’Agriculture

Face à l’afflux massif de jeunes Sénégalais vers les Bureaux d’Accueil, d’Orientation et de Suivi (BAOS) pour tenter d’accéder à la migration circulaire vers l’Espagne, le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, Mabouba Diagne, a exprimé sa profonde préoccupation. Lors d’une rencontre avec l’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP), consacrée à l’application du code des marchés publics pour le secteur agricole, il a lancé un appel à la responsabilité collective.

Les images de jeunes massés devant les BAOS, espérant bénéficier du programme de migration encadrée vers l’Espagne, ont marqué l’opinion publique et suscité des réactions au sein du gouvernement. « Vous avez vu avec quelle tristesse la jeunesse s’est précipitée derrière les murs des BAOS. Cela nous interpelle tous », a déclaré le ministre. Il a insisté sur la nécessité d’une prise de conscience collective et d’une action concrète pour proposer des alternatives viables à cette jeunesse en quête de meilleures perspectives.

Mabouba Diagne a exhorté tous les acteurs, qu’ils soient étatiques ou issus du secteur privé, à se mobiliser pour répondre aux attentes des jeunes. « Trop de paroles ne feront pas bouger la balance. Nous devons nous mettre au travail », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité de renforcer les opportunités économiques locales. L’objectif est clair : offrir des alternatives crédibles pour dissuader l’émigration massive et favoriser l’insertion des jeunes dans des secteurs porteurs, notamment l’agriculture.

La migration circulaire vers l’Espagne, perçue comme une porte de sortie face au chômage et à la précarité, met en lumière l’urgence d’une refonte des politiques d’emploi et de formation au Sénégal. Si cette migration offre une opportunité à certains jeunes, elle reflète aussi un manque de perspectives locales. Le gouvernement est ainsi appelé à intensifier ses efforts en matière d’investissement, de création d’emplois et de soutien aux initiatives entrepreneuriales.

Affaire des 125 milliards : Me Doudou Ndoye rassure sur la procédure mais s’inquiète du fond

Invité de l’émission MNF sur la 7TV, l’avocat Me Doudou Ndoye s’est exprimé sur la procédure judiciaire enclenchée par le ministère de la Justice après la transmission du rapport de la CENTIF (Cellule nationale de traitement des informations financières) dans l’affaire des 125 milliards de francs CFA.

Selon lui, aucune violation de procédure n’est à signaler. « Pour ce qui est de la procédure, il n’y a rien à dire », a-t-il affirmé d’emblée. Toutefois, l’ancien ministre de la Justice a exprimé ses préoccupations quant au fond du dossier.

Me Doudou Ndoye a souligné l’importance de la requête formulée par les députés Aïssata Tall Sall et Guy Marius Sagna, qui ont insisté pour que la personne mise en cause puisse prendre connaissance des faits qui lui sont reprochés. Une demande qui, selon lui, revêt une importance capitale dans le cadre du respect des droits de la défense.

L’avocat a tenu à rappeler que la loi est claire sur le rôle de la CENTIF, qui est d’enquêter de manière indépendante, sans nécessiter l’avis d’une quelconque autorité avant de transmettre ses conclusions aux instances compétentes. « Il ne faut pas mélanger le droit et la morale. Le droit pour la CENTIF, c’est de faire entièrement son enquête sans l’avis de qui que ce soit », a-t-il précisé.

Cependant, il a souligné un aspect moral du dossier qui mérite réflexion : la personne concernée aurait dû être impliquée dès le début des investigations, notamment en étant informée des faits qui lui sont reprochés.

Cette affaire des 125 milliards continue de faire couler beaucoup d’encre, et les interventions des acteurs politiques et juridiques montrent l’importance du respect des procédures judiciaires, mais aussi des principes fondamentaux du droit à la défense. Alors que l’enquête suit son cours, les débats autour de cette affaire ne sont pas près de s’éteindre.

Kaolack : Plaidoyer pour la construction d’un autre hôpital de niveau 3

En raison de sa population croissante et de sa position stratégique de carrefour, la région de Kaolack appelle à la construction d’un nouvel hôpital de niveau 3. Lors d’une réunion du Comité Régional de Développement (CRD) tenue ce mardi 28 janvier, l’adjoint au gouverneur de Kaolack chargé du développement, Mamadou Habib Camara, et la directrice régionale de la Santé, Dr Aïssatou Barry Diouf, ont plaidé en faveur de cette infrastructure sanitaire indispensable pour améliorer la prise en charge des patients et renforcer la carte sanitaire de la région.

« Au niveau de la région de Kaolack, il n’y a qu’un seul hôpital, à savoir l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niass. Avec l’accroissement de la population, il est aujourd’hui urgent de doter la région d’une autre structure sanitaire capable de répondre à la demande croissante de soins », a souligné Mamadou Habib Camara.

Dans le même sens, Dr Aïssatou Barry Diouf a rappelé les défis liés à l’insuffisance des infrastructures sanitaires. « La région de Kaolack compte plus de 1,3 million d’habitants et nous n’avons que l’EPS El Hadji Ibrahima Niass, qui est un établissement centenaire. Aujourd’hui, il est impératif de construire un deuxième hôpital dans la région. Heureusement, lors de sa dernière visite, le ministre de la Santé et de l’Action sociale a annoncé que les autorités prévoient de construire un EPS de niveau 3 à Kaolack. Nous attendons beaucoup de ce projet », a-t-elle déclaré.

Cette réunion du CRD était également consacrée à la dissémination du plan stratégique pour la santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile, des adolescents et des jeunes, ainsi qu’à la nutrition et au plan annuel budgétisé de planification familiale.

Ces plans visent à réduire drastiquement les taux de mortalité entre 2024 et 2028. Pour cela, un atelier de quatre jours regroupera les acteurs de la santé et les communautés locales afin d’adapter le plan national aux spécificités de la région de Kaolack. Mamadou Habib Camara a précisé : « Il s’agira d’établir des stratégies régionales pour participer efficacement à la lutte contre les mortalités maternelles, néonatales et infantiles. »

Selon Dr Aïssatou Barry Diouf, la région de Kaolack a réalisé des progrès significatifs dans la lutte contre les mortalités. Entre 2013 et 2023, le taux de mortalité maternelle est passé de 378 à 176 pour 100 000 naissances vivantes. La mortalité néonatale a été divisée par quatre, passant de 44 à 11 pour 1 000 naissances vivantes, un chiffre en dessous de la moyenne nationale. La mortalité infantile est également en baisse, passant de 79 à 29 pour 1 000 naissances vivantes. Enfin, la mortalité infanto-juvénile suit cette même tendance.

Ces résultats encourageants renforcent la nécessité d’un deuxième hôpital de niveau 3 pour consolider les acquis et répondre efficacement aux besoins sanitaires de la population.

Sénégal : Clôture de la 8e conférence du REFRAM sous le signe d’une régulation adaptée à l’ère numérique

Le Sénégal a accueilli, du 27 au 28 janvier à Dakar, la 8e conférence du Réseau Francophone des Régulateurs des Médias (REFRAM), placée sous le thème : « Poursuivre le dialogue entre les régulateurs et les plateformes numériques ». La cérémonie de clôture a été présidée par M. Alioune Sall, ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique (MCTN), qui a dévoilé la feuille de route du pays en matière de régulation des médias numériques.

Lors de son allocution, M. Sall a affirmé l’engagement du Sénégal à moderniser la régulation des médias à travers la mise en œuvre de réformes ambitieuses. « Le gouvernement du Sénégal, à l’ère du New Deal Technologique, adossé à la Stratégie Nationale de Développement (SND 2025) et arrimé à l’Agenda de Transformation Vision 2050, s’est résolument engagé à apporter des innovations dans la régulation des médias », a-t-il déclaré.

Cette rencontre, organisée par le Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA), a rassemblé des présidents d’autorités de régulation de l’espace francophone ainsi que des acteurs clés des médias sénégalais. Elle a permis d’explorer les meilleures pratiques en matière de régulation à l’ère numérique, notamment pour faire face aux dérives en ligne et aux enjeux de désinformation.

M. Mamadou Oumar Ndiaye, président du CNRA et désormais président du REFRAM, a souligné l’importance d’élargir les compétences de l’instance de régulation aux plateformes numériques, à la presse écrite et en ligne. « Le Sénégal entend aujourd’hui accélérer les réformes pour renforcer les moyens et les ressources de la régulation afin de répondre aux défis posés par l’évolution technologique », a-t-il expliqué.

Les contributions des délégations étrangères ont enrichi les échanges. Mme Latifa Akharbach, présidente de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) du Maroc, a présenté un modèle de régulation inclusive respectant la liberté d’expression et de presse. M. Bourgoin René, président de la HACA de Côte d’Ivoire, a plaidé pour une régulation souple mais conforme aux normes et à la diversité culturelle. Quant à M. Roch-Olivier Maistre, président de l’ARCOM en France, il a partagé l’expérience française en matière de surveillance des contenus en ligne grâce à des outils technologiques avancés.

En marge de la conférence, le MCTN a organisé une session de travail réunissant les délégations étrangères et les acteurs locaux, dont le Syndicat des Professionnels de l’Information et de la Communication du Sénégal (SYNPICS). M. Bamba Kassé, président du SYNPICS, a salué cet engagement du gouvernement : « Depuis cinq ans, nous militons pour un respect effectif des lois concernant les médias. Nous sommes heureux de constater que l’État prend aujourd’hui des mesures concrètes pour réguler et assainir le secteur. »

Le Sénégal ambitionne désormais de promouvoir une régulation inclusive et concertée, en collaboration avec des organismes tels que le CESTI, les syndicats et les associations de médias, pour garantir un environnement médiatique pluriel et responsable.

En clôturant la conférence, M. Alioune Sall a réitéré l’importance d’une approche régionale face aux défis numériques : « Nous devons nous doter d’outils sophistiqués pour protéger nos populations des dérives en ligne. Cela nécessite une réflexion sous-régionale afin de relever les défis liés à la régulation des médias et à la lutte contre la désinformation. »

“Le retrait des États de l’Alliance des États du Sahel (AES) de la CEDEAO : enjeux de légitimité, défis d’effectivité et perspectives pour l’avenir de l’organisation régionale (Par Ismaïla Madior Fall)”

Ce mercredi 29 janvier 2025 marque la date de formalisation du divorce du Mali d’avec la CEDEAO.

Un divorce regrettable
Pourtant, lors des réunions (ministérielles et de Chefs d’Etat)de la CEDEAO de l’année 2023 sur les velléités des Etats de l’AES de quitter l’organisation, nous étions convaincus qu’ils n’allaient pas franchir le rubicond de claquer la porte de la maison communautaire et qu’ils allaient revenir sur leur volonté de se délier de l’organisation pour ne pas compromettre les acquis de plusieurs décennies de construction d’un modèle d’intégration, qui bien qu’imparfait, est bien meilleur que beaucoup d’autres expériences du genre sur le continent et dans le monde.
La lettre du Président de la Commission (Docteur Omar AlieuTouray) (en date du 13 janvier passé) adressée au ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale de la République du Mali, (Abdoulaye Diop) l’invitant à engager les formalités de séparation à compter du 29 janvier 2025 nous ramène à la dure et douloureuse réalité de l’effectivité du divorce avec plein d’incertitudes qui concernera aussi le Niger et le Burkina Faso.

Réserves sur des divorces engagés par des régimes de transition
Malgré le respect qu’il convient d’accorder à cette séparation qui constitue un risque sur la viabilité de l’organisation et l’avenir de l’intégration en Afrique de l’Ouest et, au-delà, en Afrique, l’on peut s’interroger sur le bien-fondé de la décision de retrait d’une organisation régionale de la part d’Etats dont les autorités sont dépourvues de la légitimité du suffrage universel et n’ont pas pris l’initiative d’une ratification populaire d’un acte de cette envergure de désaffiliation affectant le destin d’une communauté, quoi qu’on en dise, soudée par l’histoire, la géographie, la culture, l’économie et un ambitieux droit qui définit les principes de convergence constitutionnelle régissant le mode de vie politique de cet espace ; une communauté de droit qui récuse et sanctionne audacieusement la prise de pouvoir par des moyens portant atteinte aux bases ontologiques de l’intégration.
La décision unilatérale des juntes militaires de délier leurs Etats de leurs obligations vis-à-vis de la CEDEAO, même si elle est, bien sûr, conforme aux principes régissant les organisations internationales (dénonciation) et au traité fondateur de la Communauté (retrait), elle pose un problème de légitimité quant à la validité procédurale et substantielle de la démarche, tant en droit international qu’en droit interne. En effet, si, en droit international, l’effectivité du pouvoir peut parfois l’emporter sur la légitimité, en droit de l’intégration en revanche, on peut s’interroger sur l’admission automatique d’un retrait assumé par des autorités investies en violation des textes de la CEDEAO, notamment du Protocole de Dakar. Doit-on se limiter à la lettre du droit communautaire et laisser libre cours aux retraits ? Ou ne devrait-on pas, sans aller jusqu’à loi de l’enchaînement de l’Etat fédéré à l’Etat fédéral, davantage rigidifier la procédure de retrait, avec l’objectif de donner du temps et de la chance à la diplomatie intégrative. Ce qui pose le débat de la réforme institutionnelle de la CEDEAO après que le traité soit éprouvé par l’expérience.
Au surplus, la désintégration du processus d’intégration par des actions initiées dans le cadre de la dénonciation du traité peut-elle être accueillie et mise en œuvre sans consultation du peuple par voie référendaire, des parlements nationaux suspendus ou dissous, mais aussi des autres organes de l’organisation (Parlement au titre des saisines facultatives au moins, Cour de justice) ? Ces derniers devraient aussi, au nom de la logique institutionnelle, avoir leurs initiatives à prendre et leur mot à dire, même si le dernier mot revient à la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement.
A dire vrai, au-delà de la légalité de la démarche, ces retraits ,spectaculaires et inédits depuis le départ en 2000 de la Mauritanie qui a envisagé heureusement son retour par la signature en 2017 avec l’organisation d’un accord d’association, doivent être pris au sérieux et subir le traitement juridique et politique requis. Ils pourraient souffrir d’un déficit de légitimité apaisante lié à l’absence d’onction démocratique tirée du défaut d’élection des dirigeants de la transition et de la non tenue de consultation référendaire, comme on l’a vu par exemple dans le cadre du BREXIT où après le référendum, la Cour suprême britannique avait exigé l’approbation parlementaire, avant d’activer l’article 50 du Traité de Lisbonne sur les négociations de sortie. A juste titre, car le référendum reste le procédé de droit commun de validation et de légitimation d’une décision d’un pays décidant se retirer d’un projet d’intégration cinquantenaire, dont l’Etat en question est membre fondateur.
Les réserves de principe démocratique sur l’initiative de désaffiliation de la CEDEAO de la part de régimes à vocation transitoire sont également valables pour celle de leur affiliation à l’AES. En tout état de cause, il est clair qu’après 50 ans de vie dans une organisation d’intégration, se retirer de celle-ci signifie tourner le dos à une expérience de fraternité africaine cinquantenaire, pourtant citée en exemple par les benchmarkings de fonctionnement de modèles d’intégration.

Une opportunité pour sécuriser le droit de retrait et sauver l’intégration
Bien entendu, le propos ne consiste pas ici à délégitimer ou à contester la décision de retrait des Etats de l’AES ou à critiquer la mise en branle de la procédure de séparation, mais plutôt à inciter la CEDEAO à transformer cette crise en opportunité pour sécuriser le processus d’intégration et éviter d’ultérieurs retraits liés notamment à des changements anticonstitutionnels de gouvernement (on le sait doublement condamnés par la CEDEAO et l’Union Africaine) qui peuvent se révéler des parenthèses bien circonscrites dans des périodes de transition d’une durée limitée. Ce besoin de sanctuarisation de l’organisation ne répond pas seulement aux Etats théâtres de coup d’Etat, mais à tous types de manifestations de volonté de rompre avec celle-ci. Il faut, à cet égard, prêter attention à la récente déclaration du ministre togolais des affaires étrangères Robert Dussey qui n’exclut pas une adhésion de son pays à l’AES. A l’évidence, un autre retrait et une éventuelle attractivité de l’AES (avec l’intention prêtée au Tchad d’y adhérer) seraient un coup dur pour les efforts méritoires de construction de l’intégration des Etats et des peuples de l’Afrique de l’Ouest.
L’organisation communautaire devrait, donc, marquer le coup en engageant, sans remettre en cause la souveraineté des Etats qui restent maîtres des traités, la réflexion sur la sécurisation de la clause du droit de retrait et définir une doctrine préventive y relative pour endiguer quelque tentation de cascades de décrochages qui saperaient la dynamique intégrative, mais aussi les efforts collectifs de construction de la paix et de la sécurité de la sous-région.
En définitive, parce qu’il y va de la survie de l’organisation, cet ajustement institutionnel salvateur de l’intégrité de l’organisation devrait être un des points de l’Agenda attendu des réformes de la CEDEAO.

L’urgence d’engager la réforme de l’architecture institutionnelle
Au total, pour éviter de se désagréger et plutôt s’élargir en se consolidant, la CEDEAO doit, d’urgence, se réformer dans le sens d’une meilleure balance entre la sauvegarde des principes constitutionnels, la gestion des susceptibilités souverainistes et l’atteinte des objectifs économiques.

Ismaila Madior Fall Professeur des UniversitésAncien ministre des affaires étrangèreset des Sénégalais de l’Extérieur

Le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit Dr Senait Fisseha de la Fondation Susan Thompson Buffett pour renforcer la santé maternelle et infantile au Sénégal

Ce mardi après-midi, le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a reçu en audience Dr Senait Fisseha, vice-présidente de la Fondation Susan Thompson Buffett. Lors de cette rencontre tenue au Palais présidentiel, Dr Fisseha a exprimé la volonté de sa structure d’accompagner le Sénégal dans ses efforts de prévention et de renforcement de la santé maternelle et infantile.

La Fondation Susan Thompson Buffett, mondialement reconnue pour ses actions dans le domaine de la santé, a choisi de collaborer avec le Sénégal pour améliorer l’accès aux soins et réduire les taux de mortalité maternelle et infantile. « Nous croyons fermement que chaque femme et chaque enfant mérite un accès équitable à des soins de qualité. C’est pourquoi nous nous engageons à soutenir le Sénégal dans ses priorités de santé publique », a souligné Dr Fisseha.

Le Président Bassirou Diomaye Faye, dans son intervention, a salué cette initiative et réaffirmé l’engagement du gouvernement à travailler en partenariat avec les organisations internationales pour répondre aux défis sanitaires du pays. Il a également mis en avant les progrès déjà réalisés dans ce domaine grâce à des réformes stratégiques et des investissements accrus dans le secteur de la santé.

La rencontre a permis d’identifier plusieurs axes de collaboration, notamment le renforcement des infrastructures de santé, la formation du personnel médical et la sensibilisation des populations aux bonnes pratiques en matière de santé maternelle et infantile.

Tensions à l’USSEIN : les étudiants dénoncent des conditions d’étude indignes

L’Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niass (USSEIN) de Kaolack a été le théâtre de violents affrontements ce mardi entre étudiants et forces de l’ordre. Ces échauffourées font suite à une grève de 48 heures entamée par les étudiants, exaspérés par leurs conditions d’étude qu’ils qualifient de « déplorables ».

Dans un communiqué publié par leurs représentants, les étudiants dénoncent un « manque de respect intolérable » envers leur droit à une éducation de qualité. Parmi leurs principales revendications figurent l’achèvement des travaux de leurs nouveaux locaux, initialement promis pour octobre 2024 avant d’être reportés à janvier 2025. « Cela fait près de dix ans que nous subissons des conditions indignes », fustige le texte.

Les infrastructures inachevées ne sont pas le seul point de discorde. Les étudiants pointent également le chevauchement des années académiques, qui engendre un désordre dans le calendrier universitaire et aggrave les retards dans le paiement des bourses. Ces retards, dénoncent-ils, les plongent dans une précarité économique insoutenable. « Comment pouvons-nous étudier sereinement alors que nous devons nous battre pour survivre ? » s’interroge un étudiant rencontré sur place.

Mardi matin, les étudiants ont décidé de porter leurs revendications dans les rues. Cependant, leur mobilisation a rapidement dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre, mobilisées pour encadrer la manifestation. Jets de pierres et gaz lacrymogènes ont rythmé la journée, plongeant le campus et ses environs dans une atmosphère tendue. Plusieurs arrestations ont été enregistrées, alimentant davantage la colère des étudiants.

Face à cette situation explosive, les autorités universitaires et locales n’ont pour l’instant pas communiqué sur les événements. Les étudiants, eux, exigent des réponses immédiates. « Nous ne voulons plus de promesses vides. Nous réclamons des actes concrets pour restaurer notre dignité et garantir notre droit à une éducation décente », martèle un des leaders du mouvement.

Lancement d’un atelier sous-régional civilo-militaire pour la protection des biens culturels en Afrique de l’Ouest

Ce mardi, un atelier sous-régional civilo-militaire sur la protection des biens culturels a été officiellement lancé en présence de plusieurs personnalités de haut rang, parmi lesquelles le ministre des Forces armées sénégalaises, le général Birame Diop, la ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, Khady Diène Gaye, et Dimitri Sanga, directeur régional de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Ouest.

Cet événement, soutenu par le Royaume-Uni et organisé en partenariat avec l’UNESCO, réunit des experts civils et militaires venus d’Afrique de l’Ouest et du Centre pour discuter des enjeux liés à la préservation du patrimoine culturel en période de conflit armé.

Lors de la cérémonie d’ouverture, le général Birame Diop a rappelé l’importance de la protection des biens culturels pour la paix et la sécurité internationales. « Les atteintes portées aux biens culturels, à quelque peuple qu’ils appartiennent, constituent des atteintes au patrimoine culturel de l’humanité entière », a-t-il déclaré, en faisant référence à la résolution 2347 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui place la question au cœur des préoccupations mondiales.

L’Afrique de l’Ouest, particulièrement marquée par des conflits armés récurrents, subit des pertes humaines et matérielles considérables. Ces crises incluent également des destructions irréversibles du patrimoine culturel. L’exemple tragique des manuscrits anciens et des mausolées détruits à Tombouctou en 2012 a été cité par le ministre comme un rappel poignant de l’ampleur des pertes.

Le général Birame Diop a souligné que les biens culturels, témoins vivants de l’histoire et des civilisations africaines, sont souvent ciblés lors des conflits, parfois même délibérément. « Ces actes ne sont pas seulement des crimes contre la culture, mais aussi des attaques contre l’identité des peuples », a-t-il affirmé.

De son côté, Dimitri Sanga a salué cette initiative et souligné l’importance d’une collaboration civilo-militaire dans la préservation du patrimoine en temps de guerre. Il a rappelé que l’UNESCO travaille activement à la sensibilisation et à la formation des parties prenantes pour prévenir et combattre le pillage et la destruction des biens culturels.

Cet atelier vise à renforcer les capacités des acteurs régionaux et à encourager la coopération entre les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre. À travers des discussions et des formations, les participants exploreront des solutions concrètes pour protéger les sites historiques, les objets d’art et les documents d’archives, souvent ciblés ou négligés en période de troubles.

En unissant leurs forces, les autorités civiles et militaires espèrent réduire les risques qui pèsent sur le patrimoine culturel, tout en sensibilisant davantage les communautés locales à leur rôle dans cette mission essentielle.

Moustapha Diakhaté dénonce les conditions de détention et les abus judiciaires à la prison de Reubeuss

Récemment sorti de prison, l’ancien parlementaire sénégalais Moustapha Diakhaté a vivement critiqué les conditions de détention et les pratiques judiciaires à la prison de Reubeuss. Lors d’un échange avec les journalistes, il a dénoncé les détentions arbitraires et les failles du système judiciaire, qu’il estime être à l’origine de la surpopulation carcérale dans l’un des établissements pénitentiaires les plus emblématiques du Sénégal.

« Il y a des cas où il n’est pas nécessaire de décerner un mandat de dépôt. Une personne qui comparaît librement ne devrait pas en recevoir un, et cela relève de la responsabilité des magistrats », a déclaré Moustapha Diakhaté. L’ancien député pointe du doigt une tendance inquiétante des autorités judiciaires à incarcérer systématiquement des individus, même lorsqu’ils se présentent volontairement devant la justice. Selon lui, cette pratique abusive alimente les injustices et aggrave les tensions au sein des prisons.

L’une des principales préoccupations soulevées par Moustapha Diakhaté est la durée des détentions préventives. « Beaucoup de détenus qui devaient être jugés dans un délai de six mois croupissent en prison depuis des années », a-t-il révélé. Cette situation, qui concerne principalement les détenus en attente de procès, entraîne une saturation des infrastructures pénitentiaires. L’ancien parlementaire juge inacceptable que des accusés soient emprisonnés pendant de longues années sans jugement, une pratique qui, selon lui, va à l’encontre des principes fondamentaux de la justice.

Il a particulièrement fustigé les cas de personnes accusées de crimes graves. « Une personne accusée d’un crime devrait être jugée après deux ans d’enquête. Il est inadmissible qu’un détenu soit emprisonné pendant cinq ans, puis jugé et condamné à seulement six mois de prison. Cela reflète un grave dysfonctionnement du système judiciaire », a-t-il ajouté.

Moustapha Diakhaté relie ces pratiques judiciaires à la surpopulation carcérale qui gangrène les prisons sénégalaises. Reubeuss, construite pour accueillir environ 1 000 détenus, en abriterait aujourd’hui plus du double, selon plusieurs rapports d’organisations de défense des droits humains. L’ancien parlementaire a exhorté les autorités à revoir en profondeur le système de détention préventive et à privilégier des alternatives à l’incarcération pour les délits mineurs.

Face à ces constats alarmants, Moustapha Diakhaté appelle à une réforme urgente du système judiciaire et pénitentiaire sénégalais. Il exhorte les magistrats à assumer pleinement leur rôle dans la protection des droits des détenus et à éviter les abus liés à l’utilisation excessive des mandats de dépôt.

Migration circulaire : Le ministre de l’Agriculture réagit à l’afflux massif de jeunes dans les BAOS

Lors d’une rencontre tenue ce matin avec l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARCOP) pour analyser le cadre d’application du code des marchés publics dans les acquisitions agricoles, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté Alimentaire et de l’Élevage, le Dr Mabouba Diagne, s’est exprimé sur la récente vague de jeunes ayant pris d’assaut les Bureaux d’Accueil, d’Orientation et de Suivi (BAOS). Ces jeunes s’étaient mobilisés dans le cadre du programme de migration circulaire vers l’Espagne, créant des scènes qui ont marqué l’opinion publique.

Le ministre n’a pas caché sa préoccupation face à cette situation. « Ce sont des images qui nous désolent tous et nous interpellent. Deuk Bi, Ñun Ñokay defar : c’est nous qui devons construire ce pays », a-t-il déclaré avec gravité. Pour le Dr Diagne, ces scènes traduisent un paradoxe dans un contexte où de nombreuses initiatives sont mises en œuvre pour offrir des opportunités aux jeunes.

Ces derniers jours, les images de jeunes envahissant les BAOS pour s’inscrire à des opportunités de migration circulaire vers l’Espagne ont suscité des débats sur les perspectives d’emploi et de développement dans le pays. Ces scènes traduisent un désir profond de mobilité et d’épanouissement, mais elles révèlent aussi des inquiétudes quant à la capacité des politiques publiques à répondre aux attentes de la jeunesse.

Le ministre a souligné que des efforts conséquents sont déployés pour offrir des opportunités dans les secteurs agricoles et pastoraux. Selon lui, ces domaines recèlent un potentiel énorme, capable de retenir les jeunes sur place tout en participant à la construction d’une économie souveraine et durable.

Dans son intervention, le Dr Mabouba Diagne a lancé un appel à la jeunesse et aux acteurs publics et privés pour une mobilisation collective en vue de créer un environnement propice à l’épanouissement. « La migration ne doit pas être vue comme une solution unique. Nous devons tous travailler pour faire du Sénégal un pays d’opportunités, où nos jeunes trouveront les moyens de réaliser leurs rêves », a-t-il insisté.

Le ministre a par ailleurs évoqué l’importance des partenariats pour attirer des investissements dans les zones rurales, avec un accent particulier sur l’accès aux terres agricoles, aux financements et à l’innovation technologique.

Cette situation vient rappeler les nombreux défis liés à la jeunesse, à l’emploi et à la migration. Bien que la migration circulaire puisse être une opportunité pour certains, elle ne saurait remplacer des politiques structurelles en faveur d’une économie inclusive et résiliente.

Sénégal-Union Européenne : Dialogue sur les visas, la migration circulaire et les accords de pêche

Le Sénégal a entamé un dialogue stratégique avec l’Union Européenne, abordant des sujets cruciaux tels que la réciprocité des visas, la migration circulaire et les accords de pêche. En marge de cette rencontre, Yacine Fall, ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, a détaillé la position du gouvernement sénégalais tout en mettant en avant une vision centrée sur la souveraineté nationale.

La question de la réciprocité des visas est au cœur des discussions, suite à l’annonce du Premier ministre Ousmane Sonko dans sa déclaration de politique générale. Yacine Fall a précisé que le gouvernement envisage d’examiner cette question, non seulement avec l’Union Européenne, mais aussi avec d’autres partenaires internationaux.

Elle a souligné les difficultés rencontrées par les Sénégalais dans l’obtention de visas, notamment leur coût élevé et les délais prolongés de traitement. « Souvent, des demandeurs de visas se retrouvent dans des situations où leur passeport est retenu, les empêchant d’entamer d’autres démarches ailleurs. Nous devons améliorer l’accès des Sénégalais aux visas », a-t-elle déclaré. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de revoir les conditions d’accès des citoyens sénégalais à plusieurs pays partenaires.

La ministre a également mis l’accent sur les avantages des programmes de migration circulaire, qui permettent à des travailleurs sénégalais de bénéficier de formations professionnelles à l’étranger avant de revenir contribuer à l’économie nationale. Ces initiatives, qualifiées de « gagnant-gagnant », visent à renforcer les compétences tout en évitant l’épuisement des talents locaux.

Sur la question des accords de pêche entre le Sénégal et l’Union Européenne, Yacine Fall a insisté sur la nécessité d’une meilleure gestion des ressources halieutiques. « Il est temps que les ressources naturelles de ce pays profitent d’abord aux Sénégalais », a-t-elle martelé. La ministre a réaffirmé la volonté du gouvernement d’examiner les partenariats actuels, en vue de garantir une utilisation durable et équitable des ressources.

Jean-Marc Pisani, représentant de l’Union Européenne, a quant à lui salué l’alignement avec la vision « Sénégal 2050 » et souligné l’engagement des Européens à contribuer à une croissance inclusive et durable.

Yacine Fall a conclu en rappelant la « posture claire et déterminée » des nouvelles autorités sénégalaises vis-à-vis de leurs partenaires : « Ce pays a changé. Nous parlons désormais de souveraineté alimentaire, énergétique et politique. Le Sénégal est un pays où ses fils et ses filles savent ce qu’ils veulent et se battent pour l’obtenir. »

L’émigration des jeunes : Moustapha Sarré impute la responsabilité aux régimes passés et appelle à la patience

Face à l’exode massif des jeunes Sénégalais, le porte-parole du gouvernement, Moustapha Sarré, a tenu à clarifier la position de l’actuel pouvoir. Selon lui, la situation actuelle résulte de décennies d’errances politiques et économiques. Lors de son passage sur la Radio Futurs Médias (RFM), il a pointé du doigt les régimes qui se sont succédé à la tête du pays depuis l’indépendance.

Pour Moustapha Sarré, les causes de cette crise migratoire s’inscrivent dans un contexte historique marqué par des politiques défaillantes. « Ce qu’il faut dire, c’est que c’est un échec de 64 ans de mauvaise politique. Pensez-vous que 64 ans d’errements, de pillage du pays, d’absence d’orientation peuvent être réglés en quelques mois ? » a-t-il interrogé.

Il reconnaît cependant l’aspiration légitime des jeunes à saisir toute opportunité qui se présente. Toutefois, il estime que la patience reste essentielle. « La jeunesse a bien compris qu’elle doit être patiente », a-t-il ajouté, tout en affirmant que le gouvernement actuel s’efforce de remettre le pays sur les rails.

Dans son plaidoyer, Moustapha Sarré a défendu les efforts déployés par l’administration en place pour transformer le Sénégal. Selon lui, des initiatives concrètes ont déjà été mises en œuvre et leurs effets ne tarderont pas à se faire sentir.

« Nous sommes en train de remettre le pays sur des rails. Vous avez bien vu toutes les mesures qui ont été prises depuis le début. Et considérez que d’ici quelques mois, les résultats tomberont et les Sénégalais verront que c’est ça la bonne voie », a-t-il affirmé avec assurance.

Le porte-parole a également insisté sur la vision stratégique du gouvernement, qui repose sur un plan quinquennal et un agenda de transformation nationale. Il s’agit, selon lui, de changer progressivement le visage du pays.

« Nous avons une politique bien définie par le président de la République, adossée à cet agenda de transformation national. À l’horizon 2050, le Sénégal fera partie des exemples en Afrique », a-t-il promis.

Pour conclure, Moustapha Sarré a exhorté les jeunes à faire preuve de patience et à croire en la stratégie mise en place par le gouvernement. Il estime que les efforts actuels porteront leurs fruits et que le Sénégal pourra surmonter les défis hérités du passé.

La Sogepa condamnée à une lourde amende dans l’affaire de l’hôtel Ngor Diarama

La Société nationale de gestion et d’exploitation du patrimoine bâti de l’État (Sogepa SA) se retrouve au cœur d’une polémique judiciaire marquante, suite à des erreurs de gestion héritées de ses précédentes directions. La troisième Chambre civile a rendu un verdict lourd à l’encontre de la Sogepa, le 22 janvier dernier, dans une affaire l’opposant à la Société africaine immobilière et hôtelière (Saih), propriétaire de l’hôtel Ngor Diarama.

Selon le quotidien Libération, le tribunal a établi que la Sogepa SA occupait illégalement une partie de l’hôtel, précisément l’aile gauche du complexe communément appelée « ex-Usaid Dakar ». Cette occupation, jugée sans droit ni titre, a conduit la justice à ordonner l’expulsion immédiate de la Sogepa de l’immeuble en question.

Dans sa décision, le tribunal a également acté que la Sogepa devait à la Saih SA une somme colossale de 550 millions de francs CFA, correspondant aux arriérés de loyers accumulés entre octobre 2022 et décembre 2023. Cette reconnaissance de dette souligne l’ampleur des irrégularités ayant caractérisé la gestion de ce dossier sous les anciens dirigeants de la Sogepa.

Outre cette somme, la Sogepa a été condamnée à payer une indemnité d’occupation de 125 millions de francs CFA, couvrant la période de janvier à mai 2024. En guise de compensation supplémentaire, la société devra également verser 50 millions de francs CFA à la Saih SA, au titre de dommages et intérêts.

Cette condamnation met en lumière les manquements graves dans la gestion du patrimoine bâti de l’État par les précédentes directions de la Sogepa. L’affaire de l’hôtel Ngor Diarama n’est pas un cas isolé, mais elle illustre de façon frappante les défis auxquels l’institution fait face pour redresser son image et corriger les erreurs du passé.

Pour la Saih SA, cette décision judiciaire constitue une victoire majeure, après une longue procédure visant à faire valoir ses droits de propriété. Pour la Sogepa, en revanche, ce verdict marque une étape difficile, dans un contexte où la gestion des biens publics est scrutée avec une attention croissante par l’opinion publique.

Samuel Sarr face à la justice : vers une décision cruciale après une demande de liberté provisoire

L’ancien Directeur général de West African Energy (WAE), Samuel Sarr, attend avec impatience la décision de la justice après le dépôt par ses avocats d’une demande de liberté provisoire. Cette requête intervient à la lumière d’un rapport de contre-expertise comptable qui disculperait leur client des accusations portées contre lui.

Selon Les Échos, le juge d’instruction en charge de l’affaire a transmis le dossier au procureur de la République près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar, Ibrahima Ndoye, pour avis. Ce dernier doit désormais se prononcer sur la suite à donner à cette demande, un point décisif dans une affaire aux multiples rebondissements.

Samuel Sarr a été inculpé et placé sous mandat de dépôt le 28 novembre dernier. Il est accusé par Moustapha Ndiaye et ses co-plaignants de détournement de 8,17 milliards de francs CFA. Les plaignants soutiennent que cette somme, qui devait être utilisée dans le cadre des activités de West African Energy, aurait été détournée à des fins personnelles.

Toutefois, le rapport de contre-expertise désigné par le juge d’instruction pourrait changer la donne. Les avocats de Samuel Sarr affirment que ce document prouve son innocence, mettant en avant l’absence de preuves tangibles pour étayer les accusations de détournement.

La décision du procureur Ibrahima Ndoye est donc très attendue. Si la demande de liberté provisoire est acceptée, cela pourrait marquer un tournant dans cette affaire judiciaire complexe, d’autant plus que le camp de Samuel Sarr maintient fermement son innocence.

États-Unis : L’administration Trump entame les expulsions massives de migrants en situation irrégulière

Dès son retour à la Maison-Blanche le 20 janvier 2025, le président Donald Trump a rapidement concrétisé l’une de ses promesses phares en signant un décret ciblant l’expulsion des non-citoyens américains en situation irrégulière ou ayant des antécédents criminels. Ce vendredi 24 janvier, l’administration Trump a marqué un tournant avec le départ du premier groupe de 538 migrants, embarqués à bord d’avions militaires pour être rapatriés dans leurs pays d’origine.

Au 24 novembre 2024, le registre de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) recensait 1 445 549 migrants non détenus, mais sous le coup d’une ordonnance définitive d’expulsion. Ces chiffres comprennent des individus issus de diverses nationalités, témoignant de l’ampleur de la mesure. Parmi eux figurent 1 689 Sénégalais, 1 736 Camerounais, 3 690 Nigérians, 60 Gabonais, 1 225 Ivoiriens et des dizaines d’autres Africains qui devraient être rapatriés dans les semaines à venir.

L’opération ne se limite cependant pas aux ressortissants africains. Les autorités américaines comptent également expulser des citoyens européens, asiatiques, et latino-américains, notamment 46 Belges, 402 Français, 571 Allemands, 1 157 Britanniques, 1 290 Canadiens, 38 000 Chinois et plus de 250 000 Mexicains et Guatémaltèques.

Cette décision intervient dans un contexte où les États-Unis continuent de faire face à une augmentation significative des flux migratoires, notamment en provenance d’Amérique latine et d’Afrique. Entre 2023 et 2024, des milliers de migrants, dont des Sénégalais, ont rejoint clandestinement les États-Unis via le Nicaragua, un pays qui ne leur impose pas de visa. Une fois sur place, ces migrants entament un long périple à travers l’Amérique centrale et le Mexique pour atteindre la frontière sud des États-Unis.

Si l’administration Trump présente cette mesure comme une manière de renforcer la sécurité nationale et de faire respecter les lois migratoires, les critiques sont nombreuses. Des organisations de défense des droits des migrants dénoncent une politique inhumaine, pointant du doigt des procédures d’expulsion souvent expéditives et un manque de considération pour les droits des personnes concernées.

Dans plusieurs pays d’Afrique, les familles des migrants concernés s’inquiètent de l’impact de ces retours forcés. Au Sénégal, par exemple, le gouvernement tente de se préparer à accueillir les rapatriés, mais les moyens restent limités.

Avec une liste aussi étendue, l’administration Trump prévoit de multiplier les opérations d’expulsion dans les mois à venir. Pour l’heure, la communauté internationale reste divisée, oscillant entre inquiétude face aux conséquences humanitaires et approbation pour une application stricte des lois migratoires américaines.

Grave accident sur la RN3 entre Bambey et Khombole : au moins 6 morts et plusieurs blessés

Un grave accident de la route s’est produit ce matin, aux environs de 7 heures, sur la route nationale RN3, entre Bambey et Khombole, précisément à Mbambey, dans la commune de Réfàne. Selon les premières informations, un minicar roulant à vive allure a violemment percuté un car de transport stationné sur la chaussée.

Le choc a été fatal pour plusieurs passagers. Le bilan provisoire fait état de 6 morts, mais certaines sources locales avancent un nombre de victimes pouvant aller jusqu’à 9. En plus des décès, plusieurs blessés graves ont été recensés. Les secours, notamment les sapeurs-pompiers, sont intervenus rapidement pour évacuer les blessés et limiter les pertes humaines.

Le minicar, en provenance de Touba, transportait des passagers qui avaient participé au Magal de Kazu Rajab. Selon les témoignages recueillis sur place, la vitesse excessive du véhicule semble être à l’origine de la tragédie. Cependant, les circonstances exactes restent à déterminer, et une enquête a été ouverte pour établir les faits.

L’axe Bambey-Khombole est tristement connu pour être le théâtre d’accidents fréquents, souvent liés à des comportements imprudents tels que l’excès de vitesse ou le stationnement inapproprié sur la chaussée. Cet incident relance une fois de plus le débat sur la sécurité routière au Sénégal et la nécessité d’améliorer la réglementation et la surveillance sur les routes nationales.

Les autorités locales ont exprimé leur tristesse face à ce drame et ont adressé leurs condoléances aux familles des victimes. Elles rappellent également l’importance du respect des règles de circulation pour éviter de tels drames.

Des campagnes de sensibilisation sur les dangers de la vitesse et le respect des normes de stationnement sont régulièrement menées, mais les accidents continuent de causer de lourdes pertes humaines, particulièrement lors des périodes de forte affluence, comme les événements religieux.

La Jeunesse Sénégalaise : La Grande Trahison de Pastef.

La Jeunesse Sénégalaise : La Grande Trahison de Pastef.Les images de milliers de jeunes Sénégalais devant la structure quiaccueille le dépôt de leurs dossiers leur permettant d’aller travailler enEspagne, sont saisissantes de réalisme quant à leur déconvenue d’avoirdu travail dans leur pays, comme il leur avait été promis par leurgourou Ousmane Sonko lors de ses saillies populistes, dénuées duprincipe de réalité. PROS, comme l’appelaient les jeunes du Sénégal, apromis à ces jeunes garçons et ces jeunes filles monts et merveilles, lesassurant qu’ils allaient recevoir chacun 150.000 frs, pour arrêterl’émigration clandestine, dont il faisait alors du régime de Macky Sall leprincipal responsable de cet exode meurtrier. Aujourd’hui, force est deconstater que les jeunes meurent encore plus dans les océans, dansl’indifférence du pouvoir qui ne peut offrir comme palliatif à leurdésœuvrement, qu’une opération « setal sa gokh », mensuelle etfortement télévisée par la RTS.

Jeunesse impatiente et déterminée à se prendre en charge.

Ce que les responsables de Pastef aujourd’hui au pouvoir, semblentoublier, c’est qu’ils ont été élus par les jeunes, qui ne sont même plusen état de leur rappeler toutes leurs promesses, en premièredesquelles ils avaient vendu leur sacro-saint- souverainisme, leurjurant alors que leur salut demeurait au Sénégal. La fuite des jeunesvers l’Espagne ou vers les structures de « Green Cards » qui pullulentdans le pays, sonne comme un aveu d’échec et surtout d’impuissance.Même si la course aux coupables de leur reddition des comptes, n’estque poudre de perlimpinpin, ayant pour objet de poser les bases d’unétat de la terreur, qui vise à installer un Etat policier, ils savent que cettejeunesse est insensible à ces gesticulations, et attend de pied ferme laréalisation de leurs nombreuses promesses populistes. Emprisonnertous les dignitaires de l’APR ne donnera point satisfaction aux jeunes
Sénégalais exaspérés. Ils sont donc déterminés pour exécuter leurforfaiture politicienne, de tout mettre en œuvre pour exiler les jeunesde ce pays qui depuis bientôt une année, sont plutôt témoins de pertesd’emplois plus que de création d’emplois, et demeurent abasourdis parles restrictions de travailler qui sont faites aux jeunes « jakartamen »,qui menacent de mettre le feu comme ils leur ont appris lors de leursconquêtes et exactions populistes d’avant Mars 2024. « Arroseurarrosé » comme dit l’adage.Les jeunes Sénégalais sont certains d’une chose à présent, c’est del’incapacité à prendre en charge leur désespoir, et leur envie detravailler à changer leurs destinées. Tout ce qui leur est proposé estl’exil, notamment vers des pays que leur lexique faussementsouverainiste et « révolutionnaire, ne cesse pour autant d’insulter.Quelle honte de voir ces milliers de candidats à l’exode, désemparéspar l’absence de capacités à trouver des solutions à leursinquiétudes !!! C’est parce qu’ils ont honte, que nos dirigeants ontdécidé d’installer la terreur, si possible sans témoins. Alors il convientd’exiler cette jeunesse trompée et désespérée.Du grand « naxébaye » !!!!

Député Abdou MBOWGroupe Takku Wallu Sénégal

Grève à l’USSEIN : les étudiants suspendent les cours pour dénoncer leurs conditions d’apprentissage

Ce lundi 27 janvier 2025, les étudiants de l’Université Sine Saloum El Hadj Ibrahima Niass (USSEIN) ont entamé une grève de 48 heures pour protester contre leurs mauvaises conditions d’apprentissage. La coordination des amicales de l’université a pris cette décision pour exprimer leur exaspération face à l’inaction des autorités, malgré des revendications formulées depuis près de dix ans.

Dans un communiqué relayé par la Radio Télévision Sénégalaise (RTS), les étudiants dénoncent les retards persistants dans la livraison des nouveaux locaux de l’université situés à Kaolack, Fatick et Kaffrine. Ces infrastructures, promises pour 2024, restent inachevées, obligeant les étudiants à poursuivre leurs études dans des conditions qu’ils qualifient d’indignes.

Les étudiants réclament également la réhabilitation et la réouverture du campus de Fatick, qui serait à l’abandon, privant de nombreux jeunes d’un cadre d’apprentissage adapté. Une autre demande concerne l’annulation des inscriptions pédagogiques en ligne, un système qu’ils jugent inefficace et source de frustration pour de nombreux étudiants.

Depuis sa création, l’USSEIN fait face à des défis majeurs, notamment en matière d’infrastructures et de gestion. Ces problèmes, combinés au manque de réponse adéquate des autorités, alimentent le mécontentement des étudiants. Pour eux, cette grève est une énième tentative d’attirer l’attention sur leurs souffrances quotidiennes.

La coordination des amicales appelle les autorités à prendre des mesures urgentes pour répondre à leurs préoccupations. « Cela fait près de dix ans que nous dénonçons les mêmes problèmes. Nous ne pouvons plus continuer ainsi », indique le communiqué.

En attendant une réaction des responsables de l’université et des autorités compétentes, les cours restent suspendus pour 48 heures, avec la possibilité d’un durcissement du mouvement si aucune solution n’est proposée.

Sénégal : 18 nouveaux instructeurs nationaux et contrôleurs qualité certifiés en sûreté de l’aviation civile

Le siège de TSA (Technical Security Aviation) a été le théâtre d’une cérémonie solennelle ce 24 janvier 2025. Lors de cet événement marquant, 18 jeunes agents de sûreté aéroportuaire ont reçu leurs certifications d’instructeurs nationaux et de contrôleurs qualité en sûreté de l’aviation civile, des mains de M. Diaga Bassa, Directeur Général de l’ANACIM (Agence Nationale de l’Aviation Civile et de la Météorologie), ainsi que des dirigeants de TSA et des autorités du secteur aéronautique.

Ces certifications, fruits d’un rigoureux processus de sélection et de formation, marquent une avancée majeure pour le Sénégal dans le renforcement de ses compétences en matière de sûreté aéroportuaire. Elles s’inscrivent dans une dynamique visant à garantir le plus haut niveau de sécurité dans les infrastructures aéronautiques, tout en se conformant aux standards internationaux les plus exigeants.

Présidé par le Général d’Armée Mamadou SOW, ancien Chef d’État-Major Général des Armées (CEMGA), TSA est un acteur clé du dispositif de sûreté sur la plateforme aéroportuaire de l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD). Avec près de 700 jeunes employés, TSA assure la mise en œuvre des mesures de sûreté au profit des usagers.

L’excellence de la formation de ses agents a récemment été saluée par l’administration américaine lors d’une visite à l’AIBD en août 2024. Cette reconnaissance internationale témoigne de la montée en compétence des équipes sénégalaises et du rôle central de TSA dans l’amélioration continue des standards de sûreté de l’aviation civile.

Encadrée par l’ANACIM et supervisée par la Haute Autorité des Aéroports du Sénégal (HAAS), TSA poursuit sa politique ambitieuse de formation et de perfectionnement. La cérémonie de remise des certifications, tenue en présence des autorités du secteur, illustre cet engagement à bâtir un vivier de talents qualifiés, indispensables à la stabilité et à l’efficacité du secteur aéroportuaire national.

Cette initiative traduit également une vision stratégique pour faire du Sénégal un modèle en matière de sûreté aérienne, tout en offrant des opportunités professionnelles de qualité à sa jeunesse. Avec ces nouvelles certifications, le Sénégal consolide sa position sur l’échiquier international de l’aviation civile, tout en réaffirmant son ambition de devenir un hub régional de premier plan.

Un bus de Dakar Dem Dikk réduit en cendres à Ourossogui : une enquête ouverte

Dans la nuit du lundi 27 janvier 2025, un incendie s’est déclaré à Ourossogui, réduisant en cendres un mini-bus de la société nationale de transport, Dakar Dem Dikk (DDD). L’incident, survenu aux alentours de 2 heures du matin, a détruit le véhicule n°2002, stationné devant l’agence Sénégal Dem Dikk de la ville.

Selon un communiqué publié par la société, les efforts déployés pour maîtriser les flammes se sont révélés vains. Le bus a été entièrement consumé par l’incendie. À ce stade, les causes exactes du sinistre restent inconnues.

Dans cette note, Dakar Dem Dikk a annoncé avoir déposé une plainte contre X auprès de la gendarmerie. Cette démarche vise à faire toute la lumière sur les circonstances de cet incendie et à identifier d’éventuels responsables.

Les autorités locales et la gendarmerie se sont saisies de l’affaire et ont ouvert une enquête pour déterminer l’origine de ce drame.

Cet incident intervient dans un contexte où la sécurité des infrastructures publiques reste un défi majeur dans certaines régions du Sénégal. La société DDD n’a pas manqué d’exprimer son regret face à cette perte matérielle et assure qu’elle reste déterminée à poursuivre son service auprès des populations.

Soutien de la diaspora sénégalaise des États-Unis à Farba Ngom : appel à la préservation de l’État de droit

La diaspora sénégalaise établie aux États-Unis manifeste son soutien indéfectible à Farba Ngom, député-maire des Agnam, au cœur d’une controverse politique suite à la levée de son immunité parlementaire. Ce geste, jugé précipité par ses partisans, suscite des interrogations et inquiétudes quant à la situation politique et judiciaire au Sénégal.

Farba Ngom fait l’objet d’une procédure judiciaire qui a conduit à la levée de son immunité parlementaire, une décision adoptée par l’Assemblée nationale dans un climat de vives tensions. Les Sénégalais résidant aux États-Unis dénoncent une démarche qu’ils qualifient de « commandée politiquement », visant à fragiliser le maire des Agnam et à discréditer son engagement au sein de l’Alliance pour la République (APR). Ils pointent également une « légèreté » dans la procédure, accusant l’Assemblée nationale de ne pas avoir respecté les principes fondamentaux de transparence et d’équité.

Pour cette frange de la diaspora, l’affaire Farba Ngom est révélatrice de « dérives » qui, selon eux, menacent la stabilité des institutions républicaines et mettent en péril l’État de droit au Sénégal. Ces citoyens dénoncent une instrumentalisation des institutions judiciaires et législatives, et s’inquiètent de ce qu’ils perçoivent comme une érosion progressive de la démocratie sénégalaise.

Les déclarations récentes d’Ousmane Sonko, leader de l’opposition, lors de son déplacement à Matam, sont également évoquées par ces Sénégalais. Ils estiment que ses propos à l’égard de Farba Ngom participent à une campagne de déstabilisation visant ce dernier. Ils appellent à une justice indépendante, capable de statuer sur cette affaire sans pressions politiques ni préjugés.

Dans leur déclaration, les Sénégalais des États-Unis réitèrent leur soutien à Farba Ngom et se disent prêts à défendre ses droits face aux « abus » qu’ils dénoncent. Ils appellent les autorités sénégalaises à rétablir un climat de confiance entre les citoyens et les institutions, tout en garantissant le respect des principes démocratiques.

Cette mobilisation s’inscrit dans une dynamique plus large de la diaspora sénégalaise, déjà active en France, où des appels similaires avaient été lancés en faveur du député-maire. Ces Sénégalais de l’extérieur, soucieux de l’avenir du pays, rappellent leur attachement à une justice impartiale et à la consolidation des acquis démocratiques.

L’affaire Farba Ngom met en lumière les tensions croissantes qui agitent la scène politique sénégalaise à l’approche des échéances électorales. Pour les observateurs, cette mobilisation de la diaspora reflète une préoccupation légitime face aux dérives perçues, mais soulève aussi des questions sur le rôle des institutions dans la gestion des affaires publiques.

Libération conditionnelle pour Abou Diallo et Oumar Sow : trois et quatre mois avec sursis pour diffusion de fausses nouvelles

Après plusieurs semaines de procédure judiciaire, le chroniqueur Abou Diallo et l’homme politique Oumar Sow ont été fixés sur leur sort ce lundi. Tous deux ont été condamnés avec sursis et pourront retrouver leurs familles, bien que leurs dossiers aient suscité un vif débat au sein de l’opinion publique.

Abou Diallo était poursuivi pour des infractions graves, notamment :

• Discours public contraire aux bonnes mœurs : Ses propos auraient enfreint les normes sociales et morales.

• Discours incitant à la discrimination ethnique : Certains de ses écrits ou déclarations auraient encouragé des divisions communautaires.

• Diffusion de fausses nouvelles : Des informations relayées par le chroniqueur se sont avérées contraires à la vérité, provoquant une certaine agitation.

De son côté, Oumar Sow faisait face à des charges similaires :

• Discours contraire aux bonnes mœurs : Ses propos auraient été jugés inappropriés ou offensants.

• Diffusion de fausses nouvelles : L’homme politique aurait relayé des informations inexactes.

• Discours incitant à la discrimination ethnique : Des déclarations jugées susceptibles de semer la discorde entre les communautés.

Lors de l’audience de ce lundi, le tribunal a rendu son verdict :

• Abou Diallo : Condamné à trois mois de prison avec sursis pour diffusion de fausses nouvelles, il échappe à une peine ferme mais reste sous le coup de la loi en cas de récidive.

• Oumar Sow : Le politique écope de quatre mois de prison avec sursis et une amende de 200 000 francs CFA.

Cette décision judiciaire, bien que clémente, a provoqué des réactions contrastées. Certains saluent le respect des principes de liberté conditionnelle, permettant aux accusés de retrouver leurs familles, tandis que d’autres déplorent une indulgence face à des infractions potentiellement lourdes de conséquences pour la cohésion sociale.

Les deux condamnés devront désormais faire preuve de prudence dans leurs prises de parole, alors que le tribunal a clairement rappelé la gravité des accusations portées à leur encontre.

Cette affaire met une nouvelle fois en lumière la responsabilité des figures publiques et médiatiques dans leurs déclarations. Alors que la société est de plus en plus sensible aux discours à caractère discriminatoire ou mensonger, les autorités judiciaires semblent vouloir fixer des limites claires pour protéger la paix sociale et les valeurs fondamentales de la République.

Touba en effervescence pour le Magal Kazu Rajab

Touba, capitale spirituelle du mouridisme, connaît ce lundi 27 janvier une affluence exceptionnelle à l’occasion du Magal Kazu Rajab. Des milliers de fidèles, venus des quatre coins du Sénégal et d’ailleurs, se rassemblent dans cette ville sainte pour célébrer cet événement religieux d’envergure.

Dès les premières heures de la journée, le mausolée de Serigne Fallou Mbacké, deuxième khalife général des mourides et fils de Cheikh Ahmadou Bamba, a été pris d’assaut par des disciples en quête de bénédictions et de prières. Le site est devenu le point de convergence des fidèles qui, dans un profond esprit de dévotion, rendent hommage à cette figure emblématique du mouridisme.

Institutionnalisé il y a près de quarante ans, le Magal Kazu Rajab commémore l’anniversaire de la naissance de Serigne Fallou Mbacké. Cet événement a progressivement pris une dimension internationale, dépassant les frontières sénégalaises. Les communautés mourides de la diaspora, notamment en Europe, aux États-Unis et en Afrique, participent également à cette célébration, soit en effectuant le déplacement à Touba, soit en organisant des manifestations locales.

Cette journée est marquée par des prières, des conférences religieuses et des chants religieux retraçant la vie et les enseignements de Serigne Fallou. Les fidèles profitent également de cette occasion pour renforcer leur foi, partager des repas communautaires et réaffirmer leur attachement aux valeurs prônées par le mouridisme : la foi, le travail, et la solidarité.

En vue de cet événement majeur, les autorités religieuses et administratives de Touba ont redoublé d’efforts pour accueillir dignement les nombreux pèlerins. Les infrastructures d’accueil, les dispositifs de sécurité, ainsi que les services de santé ont été renforcés pour assurer le bon déroulement de cette journée.

Les autorités locales ont également mis l’accent sur la sensibilisation des populations à l’importance du maintien de la propreté dans la ville sainte, en collaboration avec les structures de gestion des déchets.

Le Magal Kazu Rajab illustre une fois de plus l’attachement des disciples mourides à leur héritage spirituel et culturel. Ce rendez-vous annuel constitue un moment fort de communion, où les fidèles, toutes générations confondues, viennent réaffirmer leur engagement envers les enseignements des guides mourides.

Farba Ngom appelle à l’unité et à la prière lors de la Ziarra annuelle de Thierno Amadou Tidiane Tall

Samedi dernier, Farba Ngom, maire de la commune des Agnam et député à l’Assemblée nationale, a pris part à la Ziarra annuelle dédiée à Thierno Amadou Tidiane Tall, organisée à Agnam Thiodaye. L’événement religieux, qui rassemble fidèles et chefs religieux, est un moment de communion spirituelle et de prières pour la paix et le développement de la région.

S’exprimant lors de la cérémonie officielle, Farba Ngom a sollicité les bénédictions des autorités religieuses présentes, face à ce qu’il considère comme des attaques personnelles dirigées contre lui. “Je demande vos prières pour surmonter les épreuves et faire face à l’acharnement dont je suis victime”, a-t-il déclaré, soulignant l’importance de l’appui spirituel dans sa vie publique.

Le maire des Agnam a également saisi cette occasion pour formuler un vœu fort pour le Sénégal : “Je demande à tous les chefs religieux de prier pour que la paix et la concorde restent et demeurent dans notre pays.” Dans un contexte national parfois marqué par des tensions politiques et sociales, Farba Ngom a réitéré son engagement en faveur de l’unité nationale et du vivre-ensemble.

Cette Ziarra annuelle, inscrite dans la tradition soufie de la région, reste un moment de recueillement et de solidarité pour les habitants des Agnam et leurs voisins. Par sa présence et ses déclarations, Farba Ngom a rappelé l’importance des valeurs de cohésion et de dialogue, tout en renforçant les liens avec les communautés religieuses.

Vol de bijoux de 30 millions FCFA et de 12 000 euros : Alpha Camara derrière les barreaux après son aveu

La Maison d’arrêt de Rebeuss compte un nouveau pensionnaire depuis jeudi dernier. Alpha Camara, originaire de Guinée Conakry et employé comme concierge dans une résidence à Nord-Foire, a été inculpé et placé sous mandat de dépôt pour vol. Ce dernier a avoué avoir dérobé des biens d’une valeur colossale dans la chambre de sa patronne, Fatou Guèye, une riche femme d’affaires.

Tout commence le 20 janvier, lorsque la Division des investigations criminelles (DIC) reçoit une plainte de Mme Guèye. Cette dernière déclare la disparition de bijoux estimés à 30 millions de FCFA, ainsi que d’une somme en espèces de 12 000 euros (environ 7,8 millions de FCFA), soigneusement rangés dans un coffre-fort dissimulé dans son armoire. Le vol semblait minutieusement prémédité, le coupable ayant profité des absences régulières de la propriétaire, qui quitte son domicile chaque matin à 6 heures pour aller travailler.

Dans sa plainte, Fatou Guèye exprime ses doutes envers son entourage, plus particulièrement ses deux vigiles : Alpha Camara, le concierge, et Diallo, responsable de la sécurité de jour. Les enquêteurs, prenant en compte ces informations, concentrent rapidement leurs investigations sur ces derniers.

Interrogé par la police, Alpha Camara nie dans un premier temps toute implication, affirmant n’entrer dans l’appartement de sa patronne qu’avec son autorisation. Mais l’enquête bascule grâce à un témoignage clé.

Inquiète de l’arrestation soudaine de son compagnon, la compagne d’Alpha Camara contacte son beau-frère et lui confie que le coffre-fort volé est caché chez elle. Cette information est immédiatement transmise à la police, qui intervient pour récupérer les biens dérobés. Placé face à l’évidence, Alpha Camara finit par avouer. Il décrit aux enquêteurs les détails du vol, confirmant avoir agi seul.

Grâce à ces aveux, Fatou Guèye a pu récupérer l’intégralité de ses biens, mettant fin à une affaire qui avait provoqué un grand désarroi dans son entourage. Quant à Alpha Camara, il a été placé sous mandat de dépôt en attendant son procès.

Reddition des comptes : L’AFP soutient le principe, mais dénonce une instrumentalisation politique

La reddition des comptes, sujet au cœur des débats politiques sénégalais, suscite des réactions diverses au sein de la classe politique. Si l’Alliance des Forces de Progrès (AFP) se dit favorable à ce principe, elle met en garde contre une éventuelle instrumentalisation politique.

Le député Mbaye Dione, porte-parole de l’AFP, a tenu à clarifier la position de son parti sur la question, en particulier concernant l’affaire impliquant Farba Ngom. “Nous sommes absolument pour la reddition des comptes. Toutefois, nous pensons que celle-ci ne doit pas devenir un règlement de comptes”, a-t-il déclaré, appelant à la prudence face à des pratiques qui pourraient compromettre l’équité judiciaire.

Mbaye Dione a dénoncé ce qu’il considère comme une “immixtion” du Premier ministre Ousmane Sonko dans cette affaire. Selon lui, les propos tenus par le chef du gouvernement à l’encontre de Farba Ngom, en pleine campagne électorale, sont problématiques. “Avant même que le parquet financier ne saisisse le président de l’Assemblée nationale, le Premier ministre a déclaré que Farba Ngom ne participerait plus à aucune élection législative. Ce genre d’affirmation est inacceptable”, a-t-il regretté.

Le député-maire de Ngoundiane estime qu’il n’appartient pas à Ousmane Sonko de se substituer à la justice. “Il n’est ni ministre de la Justice, ni procureur, ni juge. Condamner ou acquitter un citoyen est de la seule compétence des institutions judiciaires”, a-t-il martelé, invitant le Premier ministre à respecter la séparation des pouvoirs.

Mbaye Dione a également soulevé des interrogations sur le choix de Farba Ngom comme première cible dans les procédures de reddition des comptes. “Pourquoi commencer par lui ? Le Premier ministre pouvait également s’intéresser à d’autres cas similaires. On ne peut pas nous empêcher de penser qu’il y a une motivation politique derrière cette affaire”, a-t-il affirmé.

Tout en appelant Farba Ngom à répondre à la convocation de la justice, le parlementaire a exhorté le gouvernement à se concentrer sur des priorités nationales et à éviter toute interférence dans des questions judiciaires.

À travers ces déclarations, l’AFP semble vouloir concilier deux principes : son soutien à la reddition des comptes, qui demeure une revendication populaire forte, et son opposition à ce qu’elle considère comme une politisation des affaires judiciaires.

Affaire des 94 milliards de FCFA : un dossier sous tension qui attend la vérité

Depuis des années, l’affaire des 94 milliards de FCFA s’impose comme l’un des scandales politico-judiciaires les plus retentissants du Sénégal. Entre querelles foncières, accusations de spoliation et ramifications politiques, ce dossier complexe continue de captiver l’attention de toute une nation. Alors que les auditions reprennent cette semaine à la Division des investigations criminelles (DIC), l’espoir de lever enfin le voile sur cette énigme reste intact, mais les incertitudes demeurent.

Au cœur de cette affaire se trouve un litige foncier vieux de près de cinq décennies. Tout commence en 1978, lorsqu’un différend éclate autour de 275 hectares de terres appartenant à la famille Mbengue, liée au défunt marabout et homme d’affaires Djily Mbaye. Si le litige semble à l’époque circonscrit à une affaire privée, il prend une tournure explosive en 2019, lorsque Ousmane Sonko, figure montante de l’opposition, accuse des hauts fonctionnaires d’avoir orchestré une vaste opération de spoliation. Selon lui, des sommes faramineuses auraient été détournées au détriment des héritiers légitimes, impliquant des personnalités influentes de l’Administration foncière.

Les révélations de Sonko, relayées avec fracas, transforment cette querelle foncière en un scandale national. Depuis, l’affaire des 94 milliards n’a cessé de cristalliser les tensions politiques et d’alimenter les débats publics.

Initialement prévues vendredi dernier, les auditions des principaux acteurs de l’affaire doivent enfin reprendre cette semaine. Parmi les premiers entendus figurent les membres de la famille Mbengue, dont les témoignages pourraient être décisifs. Ces auditions devraient permettre de préciser les circonstances de la prétendue spoliation et de mieux comprendre le rôle joué par des figures clés comme Tahibou Ndiaye et Mamour Diallo, anciens responsables du Cadastre et des Domaines.

Ces deux personnalités, déjà éclaboussées par d’autres scandales, sont accusées d’avoir facilité le détournement de sommes colossales. Cependant, l’affaire ne se limite pas à une simple bataille foncière : elle pourrait, selon certains observateurs, révéler des implications politiques bien plus vastes.

Cette affaire est rapidement devenue un champ de bataille entre adversaires politiques. D’un côté, les soutiens d’Ousmane Sonko y voient une preuve supplémentaire des dérives et de la corruption sous les régimes précédents. De l’autre, les défenseurs des fonctionnaires incriminés dénoncent une instrumentalisation politique et judiciaire visant à nuire à leurs camps.

Pour la justice sénégalaise, ce dossier constitue un test de crédibilité sans précédent. La lenteur des investigations, les reports successifs des auditions et les accusations de politisation de l’affaire n’ont fait qu’accroître les frustrations de l’opinion publique.

Au-delà des batailles partisanes, la société civile sénégalaise attend des réponses claires. Ce scandale, qui touche à des enjeux de transparence, de justice et de responsabilité, est devenu le symbole des frustrations d’un pays confronté à des défis de gouvernance.

Alors que les auditions reprennent, l’heure est à la prudence. Si des révélations fracassantes sont attendues, elles pourraient non seulement bouleverser l’échiquier politique, mais aussi accroître les divisions au sein de la société sénégalaise.

Le Sénégal retient son souffle dans l’attente de la vérité. Alors que les auditions de cette semaine pourraient enfin faire éclater des faits déterminants, le mystère entourant les 94 milliards de FCFA reste entier. Pour beaucoup, jeudi pourrait marquer le début de la fin d’un long feuilleton judiciaire. Mais comme dans toute affaire complexe, des rebondissements sont toujours à prévoir.

Démantèlement d’un trafic de drogue sur l’axe Maroc-Sénégal : 3,5 kg de haschisch saisis aux Parcelles-Assainies

Le commissariat de l’Unité 15 des Parcelles-Assainies, sous la direction du commissaire Sarré, a réussi un coup de filet important dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. Samedi dernier, une opération policière bien coordonnée a permis de démanteler un réseau de trafic international de drogue, avec la saisie de 3,5 kg de haschisch et l’arrestation de son principal acteur, un dénommé A. Diop.

L’opération a débuté grâce à l’exploitation d’un renseignement indiquant l’existence d’un trafic de drogue à Yoff, non loin du centre aéré de la BCEAO. Selon les informations obtenues, A. Diop, domicilié dans le quartier, se livrait à un commerce illicite de stupéfiants, approvisionnant sa clientèle locale en drogue en provenance du Maroc.

Dans la nuit de samedi, une descente discrète et efficace des policiers a permis de surprendre le suspect à son domicile. Lors de la perquisition, les agents ont mis la main sur 37 plaquettes de haschisch, pesant chacune 100 grammes. Certaines étaient regroupées en blocs de cinq plaquettes, pour un poids total de 3,5 kg.

Interrogé par les enquêteurs, A. Diop, qui se présentait comme commerçant, a reconnu s’approvisionner régulièrement au Maroc avant de revendre la drogue sur le marché sénégalais. Ce mode opératoire révèle l’existence d’un réseau bien structuré reliant les deux pays.

Placé en garde à vue, le suspect devra répondre des charges de trafic international de drogue. L’enquête se poursuit pour identifier ses complices éventuels et démanteler toute la chaîne de ce réseau criminel.

Cette saisie confirme l’engagement des forces de sécurité dans la lutte contre le trafic de drogue, qui reste une menace majeure pour la jeunesse et la société sénégalaise. Le commissariat des Parcelles-Assainies a rappelé que les efforts se poursuivent pour mettre hors d’état de nuire tous ceux qui participent à ce fléau.

Scandale au sein de Senstock : Un réseau organisé de vol de carburant démantelé

L’affaire du vol de carburant à Senstock a pris une ampleur alarmante, mettant en lumière un réseau sophistiqué impliquant chauffeurs, intermédiaires et gardiens. Grâce à des preuves accablantes, notamment des images de vidéosurveillance, 41 individus ont été arrêtés, révélant l’ampleur d’un système bien rodé.

La Direction générale de Star Oil, entreprise victime de ce vaste détournement, a mis à la disposition des enquêteurs des vidéos tournées à l’intérieur même des installations de Senstock. Ces enregistrements montrent des chauffeurs, employés par les sociétés Transinter et Daniel Hadad et Fils (DHF), en plein acte de détournement de carburant depuis leurs camions de livraison.

Suite à ces découvertes, une plainte a été déposée auprès de la Section de recherches. L’enquête, menée avec diligence, a permis l’arrestation en flagrant délit de quatre chauffeurs. Ces derniers ont été inculpés pour « association de malfaiteurs » et « vol au préjudice de leur employeur » avant d’être placés sous mandat de dépôt.

Les investigations ont révélé que ces chauffeurs n’agissaient pas seuls. En tout, 41 personnes ont été appréhendées, parmi lesquelles des intermédiaires surnommés « Lakhalman », des gardiens, et d’autres chauffeurs. Ces intermédiaires jouaient un rôle clé dans l’écoulement du carburant détourné.

Une première vague d’arrestations avait déjà conduit 37 suspects en détention. Ces chiffres illustrent la solidité de ce réseau criminel, qui semble s’être implanté durablement au sein du secteur.

Les sociétés Transinter et DHF, employeurs de plusieurs chauffeurs incriminés, se retrouvent aujourd’hui au cœur des interrogations. La gestion des stocks de carburant, ainsi que les mécanismes de contrôle interne, sont remis en question. Star Oil, en tant que plaignante, espère que cette affaire aboutira à une justice exemplaire et à une amélioration des dispositifs de sécurité dans le secteur.

Ce scandale constitue une alerte majeure pour l’ensemble du secteur. Le vol de carburant, véritable fléau pour les entreprises, pourrait être mieux maîtrisé grâce à des technologies de surveillance avancées et une coopération renforcée avec les autorités. La Direction générale de Star Oil a donné l’exemple en utilisant des systèmes de vidéosurveillance pour identifier les malfaiteurs.

Bien que 41 arrestations aient déjà eu lieu, l’affaire est loin d’être terminée. Les auditions menées par le juge d’instruction devraient permettre d’identifier d’éventuels commanditaires et d’éclaircir les ramifications de ce réseau. Pour les entreprises touchées, cet événement marque un tournant : il s’agit non seulement de réparer les dommages causés, mais aussi de prévenir de futures dérives.

Le scandale de Senstock est un rappel brutal de l’importance des systèmes de contrôle rigoureux et des outils de surveillance modernes dans des secteurs aussi sensibles que celui de l’énergie. Si les entreprises parviennent à tirer les leçons de cette affaire, elle pourrait devenir un catalyseur pour des réformes significatives dans la gestion des ressources.

Cheikh Oumar Diagne et Lassana Gagny Sakho : une passe d’armes autour des tirailleurs et des véhicules officiels

Dans une récente sortie sur Fafa TV, Cheikh Oumar Diagne, ancien directeur des Moyens généraux de la Présidence de la République, a répondu fermement aux déclarations de Lassana Gagny Sakho sur les tirailleurs. Qualifiant ce dernier de « militant de la 25e heure », Cheikh Oumar Diagne n’a pas mâché ses mots et a profité de l’occasion pour lever le voile sur des échanges passés entre eux.

Selon les informations rapportées par Les Échos, Lassana Gagny Sakho aurait félicité Cheikh Oumar Diagne après sa nomination en tant que président du Conseil d’administration de l’Agence de promotion des investissements et des grands travaux (APIX). Cependant, ce geste de courtoisie aurait été suivi d’une requête : l’attribution d’un véhicule officiel. Cheikh Oumar Diagne affirme avoir catégoriquement refusé cette demande, invoquant le strict respect des textes réglementaires en vigueur.

Pour Cheikh Oumar Diagne, ce refus pourrait expliquer, en partie, les récentes critiques de Lassana Gagny Sakho. Toutefois, il espère que la situation ne relève pas uniquement de cette affaire.

Au cours de son mandat à la direction des Moyens généraux, Cheikh Oumar Diagne a mené des actions pour récupérer les véhicules encore en circulation et appartenant à d’anciens dignitaires des régimes précédents. Parmi eux, ceux liés à feu Ousmane Tanor Dieng. « Deux voitures ont été restituées », a-t-il précisé, soulignant ainsi son engagement à rationaliser l’utilisation des biens de l’État.

Pour clore son entretien, Cheikh Oumar Diagne a lancé une boutade sur son homonymie avec un personnage fictif de la série Xalisso Badio. Ce clin d’œil a déclenché des éclats de rire parmi son auditoire, offrant une note légère à une conversation parfois tendue.

Soutien massif à Farba Ngom après la levée de son immunité parlementaire

Depuis la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom par l’Assemblée nationale vendredi dernier, les manifestations de soutien envers le député-maire des Agnam se multiplient. À Paris, la diaspora sénégalaise de France s’est mobilisée samedi pour exprimer son opposition à ce qu’elle qualifie d’« acharnement » contre l’élu.

Selon le journal L’As, ce rassemblement à Paris a attiré une foule de sympathisants regroupés en un collectif de soutien. Arborant des brassards rouges, ces derniers ont scandé des slogans dénonçant le Premier ministre Ousmane Sonko, qu’ils accusent de cibler Farba Ngom et les anciens dignitaires du régime de Macky Sall.

« Nous sommes réunis aujourd’hui pour apporter notre soutien à Farba Ngom et dénoncer cette tentative de liquidation. Le régime en place cherche à intimider tout le monde », ont déclaré les membres du collectif. Ils ont également rejeté les accusations de tensions ethniques, affirmant : « Nous n’avons aucun problème avec les Sérères, les Diolas ou d’autres ethnies. Mais notre problème, c’est Ousmane Sonko, qui veut instaurer une dictature dans ce pays. »

Dans la région de Matam, des religieux se sont également mobilisés pour soutenir le député. Une journée de prières a été organisée afin de demander un retour au calme et à la sérénité. Farba Ngom, reconnaissant pour ces marques de solidarité, a exprimé sa gratitude.

« J’ai vu la détermination avec laquelle des gens ont pris ce combat à ma place, alors que je ne les connais même pas. Je suis convaincu que nous sortirons victorieux de cette affaire », a-t-il affirmé. Appelant au calme, il a ajouté : « Je prie pour que personne ne se blesse ou ne meure à cause de moi. »

Cette mobilisation intervient dans un contexte marqué par des accusations graves portées contre Farba Ngom. Un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) aurait révélé un présumé blanchiment de capitaux à hauteur de 125 milliards de FCFA. Ce rapport a conduit le parquet financier à demander la levée de son immunité parlementaire pour permettre l’ouverture d’une enquête.

Face à ces allégations, le maire des Agnam bénéficie d’un soutien sans précédent de ses partisans, qui dénoncent ce qu’ils considèrent comme une tentative de l’écarter de la scène politique. Pour ses soutiens, cette affaire dépasse sa personne et illustre une volonté de museler l’opposition à Ousmane Sonko, désormais au sommet de l’État.

Alors que l’affaire suscite de vives tensions, Farba Ngom appelle à ce que le combat se déroule sans violence. Ce climat tendu met en lumière la polarisation croissante de la scène politique sénégalaise, où les accusations et contre-accusations prennent une place centrale. Reste à savoir comment cette affaire évoluera et quelles seront ses répercussions sur le paysage politique national.

Scandale Tabaski Ngom : des découvertes troublantes approfondissent l’enquête

L’affaire Tabaski Ngom, inspectrice du Trésor et ex-Agent comptable particulier (ACP), continue de faire grand bruit. En cause, une série de malversations financières présumées dont l’ampleur ne cesse de croître. Dernier rebondissement en date : une perquisition au domicile de la mise en cause qui a permis de découvrir des éléments compromettants, ouvrant la voie à de nouvelles pistes dans ce dossier complexe.

Lors d’une opération menée par la Division des investigations criminelles (DIC), plusieurs documents suspects ont été saisis au domicile de Tabaski Ngom. Selon des sources rapportées par L’Observateur, ces papiers incluent des factures émanant de sociétés dont les origines suscitent de sérieux doutes. Des questions se posent sur la légalité et l’existence réelle de ces entreprises.

Pour vérifier leur régularité, l’Agence nationale pour la promotion des investissements et des grands travaux (APIX) a été saisie. Ces éléments viennent s’ajouter à ceux déjà collectés par la Commission de régulation du secteur de l’énergie (CRSE), plaignante dans cette affaire.

Au cœur de ce scandale se trouve la disparition présumée de 700 millions de francs CFA issus des caisses de la CRSE. Les enquêteurs mènent une véritable chasse aux preuves, avec des réquisitions adressées à plusieurs institutions bancaires, notamment le Crédit Mutuel, la Banque Agricole et la BGFI Bank. Objectif : identifier des mouvements financiers suspects liés à Tabaski Ngom.

Parallèlement, la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) a été mobilisée pour détecter d’éventuelles opérations de blanchiment. Des investigations sont également en cours pour vérifier l’existence de biens immobiliers ou de véhicules immatriculés au nom de la mise en cause, moyens souvent utilisés pour masquer des fonds détournés.

L’affaire ne se limite pas à Tabaski Ngom. Plusieurs autres figures majeures sont éclaboussées. Djim Momath Ba, ancien directeur général de l’Aprosi, a été inculpé pour complicité de détournement de deniers publics. Libéré sous caution après un paiement de 90 millions de francs CFA, il reste sous contrôle judiciaire.

Mor Gueye, un autre protagoniste, est toujours en détention. Mais c’est l’implication présumée de Moustapha Diop, ancien ministre et désormais député, qui polarise l’attention. Protégé par son immunité parlementaire, il échappe pour l’instant aux interrogations des enquêteurs malgré de graves accusations portées contre lui. Une levée de son immunité pourrait toutefois être demandée, ce qui pourrait marquer un tournant dans l’enquête.

Avec ces nouvelles découvertes, l’affaire Tabaski Ngom prend des proportions de plus en plus complexes. Si certaines réquisitions des enquêteurs n’ont pas encore reçu de réponses, les éléments recueillis jusqu’à présent laissent présager d’autres révélations majeures.

Ce scandale met en lumière un système de détournement sophistiqué mêlant abus de pouvoir, fraude et blanchiment d’argent. Le Sénégal attend avec impatience l’éclatement de la vérité dans ce feuilleton judiciaire, qui n’a certainement pas encore révélé tous ses secrets.

Un dossier à suivre de près.

Abass Fall dénonce le népotisme et les abus de rémunération sous le gouvernement de Macky Sall

Lors d’une interview exclusive accordée à Radio Sénégal International (RSI) ce dimanche 26 janvier 2025, le ministre du Travail, Abass Fall, a tiré la sonnette d’alarme sur des pratiques de recrutement népotique et des abus financiers qui auraient marqué les derniers mois du gouvernement de Macky Sall.

Dans ses déclarations, Abass Fall a particulièrement pointé du doigt la gestion du ministère des Télécommunications et de la Communication sous Moussa Bocar Thiam, ancien titulaire de ce portefeuille. Il a révélé que des modifications de décrets auraient été effectuées pour justifier des rémunérations anormalement élevées, notamment en faveur de certaines assistantes dans ce département stratégique.

« Ces assistantes ont bénéficié de salaires compris entre 2 et 3 millions de F CFA, des montants qui dépassent même le salaire d’un ministre », a dénoncé Abass Fall. Selon lui, le salaire d’un ministre au Sénégal est fixé à 2,9 millions de F CFA, sans inclure les indemnités de logement. Une telle disparité, a-t-il ajouté, témoigne d’une gestion financière opaque et d’un favoritisme institutionnalisé.

Le ministre du Travail a également insisté sur l’urgence de rétablir la transparence dans la gestion des ressources publiques et de combattre le népotisme qui gangrène certains secteurs de l’administration. « Il est impératif que les Sénégalais aient confiance dans leurs institutions. Les abus commis dans le passé ne doivent plus se reproduire », a-t-il martelé.

Cette dénonciation intervient dans un contexte politique marqué par les efforts du gouvernement actuel pour restaurer la confiance de la population après les accusations de mauvaise gouvernance qui ont entaché les dernières années de l’ère Macky Sall.

Pour l’instant, Moussa Bocar Thiam n’a pas encore réagi à ces graves accusations. Cependant, ces révélations risquent de susciter de vives réactions au sein de la classe politique et d’alimenter le débat public sur les dérives dans la gestion des affaires de l’État.

L’affaire relance également la question de la réforme des pratiques administratives pour garantir une répartition équitable des ressources et une meilleure gouvernance.

Jérôme Bandiaky alias “Sniper” : une lueur d’espoir avec une demande de liberté provisoire

Placé sous mandat de dépôt depuis septembre dernier pour une série d’accusations graves, Jérôme Bandiaky, surnommé “Sniper”, pourrait bientôt espérer recouvrer sa liberté. Selon des informations relayées par le journal Les Échos dans son édition de ce lundi 27 janvier, il a la possibilité d’introduire une demande de liberté provisoire après avoir été entendu au fond il y a quelques semaines.

Bandiaky est poursuivi pour escroquerie au préjudice de l’État, usurpation de fonction, trafic d’armes et de munitions, ainsi que détention illégale d’armes. Lors de son audition devant le Doyen des juges, un nom clé est apparu dans ses déclarations : celui de l’ancienne Première ministre Aminata Touré, plus connue sous le surnom de Mimi Touré.

Jérôme Bandiaky a expliqué au magistrat les circonstances dans lesquelles il a obtenu un appartement au centre-ville de Dakar, dont sa famille a récemment été expulsée. Selon lui, l’ancienne Première ministre, alors à la tête de la Primature après avoir succédé à Abdoul Mbaye, lui aurait facilité l’accès à ce logement.

Engagé comme « assistant de sécurité » par Mimi Touré, Bandiaky a affirmé que ses missions consistaient principalement à veiller sur la sécurité de la cheffe du gouvernement, accompagner ses enfants ou effectuer des démarches discrètes. Il a précisé que ses fonctions ne relevaient pas du statut d’agent de l’État, mais d’une relation contractuelle avec la Première ministre.

Lorsqu’il vivait aux Mamelles, Mimi Touré lui aurait proposé de faire une demande pour un logement plus proche du centre-ville, compte tenu de ses retards fréquents au travail. Bandiaky affirme que c’est ainsi qu’il a obtenu l’appartement en question, qu’il a continué d’occuper même après le départ de Mimi Touré de la Primature.

Sur la question du trafic d’armes, Jérôme Bandiaky a nié en bloc les accusations. Il reconnaît que les enquêteurs ont trouvé une arme chez lui, mais assure qu’il n’a jamais été impliqué dans un quelconque réseau de trafic d’armes ou de munitions.

Cette audition pourrait marquer un tournant dans l’affaire. Si le juge instructeur accepte la demande de liberté provisoire, Jérôme Bandiaky pourrait sortir de prison en attendant la suite des procédures judiciaires. Cependant, les accusations qui pèsent sur lui, notamment l’escroquerie et l’usurpation de fonction, restent lourdes et complexes à démêler.

L’implication indirecte de Mimi Touré dans cette affaire, via le logement accordé à Bandiaky lorsqu’elle était Première ministre, pourrait également susciter des interrogations et ouvrir un nouveau chapitre judiciaire. Affaire à suivre.

Kabirou Mbodje, fondateur de Wari : entre succès économique et défis judiciaires

Dans un entretien exclusif accordé au journal Le Quotidien de ce lundi 27 janvier, Kabirou Mbodje, fondateur de la plateforme financière Wari, revient sur son parcours entrepreneurial, ses démêlés judiciaires, et ses perspectives d’avenir. À la fois visionnaire et controversé, l’homme d’affaires sénégalais partage sa vision sur des thématiques allant de l’impact de Wari au Sénégal à ses projets futurs dans un contexte marqué par des enjeux de souveraineté économique.

Créée en 2008, Wari s’est imposée comme l’un des acteurs majeurs de la fintech en Afrique, facilitant les transferts d’argent, le paiement de factures et d’autres services financiers pour des millions d’utilisateurs. Kabirou Mbodje souligne fièrement l’impact socio-économique de cette entreprise, affirmant que Wari a contribué à la création de près de 50 000 emplois directs et indirects au Sénégal.

Cette performance a permis à Wari de se hisser parmi les premières licornes africaines, renforçant ainsi l’image du Sénégal en tant que hub technologique sur le continent. « Nous avons prouvé qu’il est possible de développer une entreprise panafricaine en partant d’une idée innovante au Sénégal », déclare Kabirou Mbodje.

Cependant, le succès de Kabirou Mbodje n’a pas été sans obstacles. L’homme d’affaires est actuellement empêtré dans plusieurs affaires judiciaires au Sénégal et en France. Ces litiges, selon lui, sont parfois liés à des malentendus ou à des différends commerciaux, mais ils ont également entaché son image publique.

Sans entrer dans les détails des procédures en cours, Kabirou Mbodje insiste sur sa détermination à tourner la page : « Les défis judiciaires sont inhérents au monde des affaires. Ce qui compte, c’est de rester concentré sur ses objectifs et de continuer à travailler pour le développement économique de notre continent. »

L’entretien a également permis à Kabirou Mbodje de revenir sur un épisode marquant de sa carrière : le rachat manqué de Tigo Sénégal en 2017. Alors que Wari était pressenti comme le repreneur naturel de l’opérateur télécom, la transaction n’a finalement pas abouti, ouvrant la voie à un autre acteur majeur.

Selon lui, cet échec illustre les défis auxquels les entrepreneurs africains sont confrontés lorsqu’ils tentent de rivaliser avec des multinationales. « Nous avions une vision claire pour Tigo, mais des facteurs externes ont compliqué la transaction », explique-t-il.

Malgré ses déboires, Kabirou Mbodje ne ferme pas la porte à un retour au Sénégal pour de nouveaux investissements. Le contexte actuel, marqué par une volonté des autorités de promouvoir un « souverainisme économique », pourrait selon lui créer des opportunités pour les entrepreneurs locaux.

« Le souverainisme économique est une excellente initiative, mais il faut l’accompagner de mesures concrètes pour permettre aux entreprises sénégalaises de prospérer. Si les conditions sont réunies, je suis prêt à revenir et à contribuer à cet effort », déclare-t-il.

En dépit des controverses qui entourent son parcours, Kabirou Mbodje reste un acteur incontournable de l’économie numérique en Afrique. Avec Wari, il a montré que l’innovation peut être un puissant levier de transformation économique et sociale.

Daouda Mine : l’annonce de son départ de la TFM crée la surprise

Ce dimanche, sur le plateau de l’émission « Face à la Nation », Daouda Mine, l’un des journalistes les plus respectés et suivis du Sénégal, a surpris son public en confirmant son départ de la Télévision Futurs Médias (TFM). Une révélation inattendue qui met fin à des mois de spéculations autour de son absence sur la chaîne.

« Pour dire la vérité, j’ai quitté la TFM il y a quatre à cinq mois maintenant. Je fais les chroniques tous les lundis », a-t-il confié, en toute transparence. Cette déclaration a suscité l’émoi parmi ses nombreux fans, habitués à ses analyses pointues et à ses prises de position audacieuses sur les sujets d’actualité.

Daouda Mine s’est imposé comme une référence dans le domaine du journalisme judiciaire au Sénégal. Ses analyses éclairées et ses enquêtes approfondies sur des dossiers sensibles, comme les affaires Adji Sarr ou Farba Ngom, ont marqué l’opinion publique et attiré l’attention sur des enjeux politiques et sociaux majeurs.

Sa capacité à décortiquer les affaires complexes tout en restant fidèle à une éthique journalistique rigoureuse lui a valu une reconnaissance bien au-delà des plateaux de télévision. Son départ de la TFM marque ainsi une page importante de sa carrière, laissant ses fidèles téléspectateurs dans l’attente de ses prochaines apparitions médiatiques.

Si Daouda Mine a confirmé continuer à faire des chroniques chaque lundi, il n’a pas précisé s’il envisage de rejoindre une autre chaîne ou de lancer de nouveaux projets. Cette période de transition ouvre la voie à de nombreuses spéculations, mais une chose est certaine : son expertise et son franc-parler continueront de marquer le paysage médiatique sénégalais.

FIKA : L’insertion du digital dans l’économie choisie comme thème de la 9e édition

La cérémonie officielle de la neuvième édition de la Foire internationale de Kaolack (FIKA) s’est tenue ce samedi 25 janvier, en présence de la ministre de la Famille et des Solidarités, Mme Maïmouna Dièye, et du secrétaire d’État chargé du Développement des PME et PMI, Ibrahima Thiam. Marraine du concours d’art culinaire, Mme Dièye considère cet événement comme « une vitrine exceptionnelle ».

Le ministre de la Famille et des Solidarités a souligné que « Kaolack contribue de manière significative à la promotion de l’entrepreneuriat féminin, et, au-delà, à l’autonomisation économique des femmes et des filles. Cependant, j’apprécie particulièrement le thème de cette 9e édition portant sur L’intégration du digital dans les secteurs de l’économie : enjeux et perspectives, qui, selon Mme Maïmouna Dièye, est en phase avec les priorités du gouvernement en général et de son ministère en particulier. »

Elle a ajouté : « En effet, l’un des axes prioritaires de l’Agenda national de transformation de la Vision Sénégal 2050 repose sur la promotion de l’économie numérique comme levier de transformation de l’économie nationale. Mieux encore, la digitalisation apporte une plus-value incommensurable au développement des initiatives entrepreneuriales des femmes, un secteur indispensable à une croissance économique endogène, inclusive et durable. »

Maïmouna Dièye, marraine de cet événement, présidera les activités jusqu’au dimanche 9 février. Le thème retenu pour la FIKA 2025, « L’intégration du digital dans les secteurs de l’économie : enjeux et perspectives », reflète les défis actuels et les opportunités à saisir. Les exposants pakistanais sont les invités d’honneur cette année. Plusieurs personnalités, dont les ambassadeurs de l’Indonésie, de l’Iran et du Pakistan au Sénégal, ont également participé à la cérémonie d’ouverture.

Le secrétaire d’État chargé du Développement des PME et PMI, Ibrahima Thiam, a affirmé que la FIKA s’inscrit parfaitement dans la stratégie nationale de développement, le nouveau référentiel des politiques publiques à l’horizon 2050. Cette stratégie vise à valoriser les pôles économiques fiables afin de maximiser les potentiels de développement sur l’ensemble du territoire national.

Selon lui, « Kaolack est le cœur des territoires du Pôle Centre, avec les potentialités des régions de Kaffrine et Fatick qui en font un centre d’intérêt. Avec une population estimée à 7,6 millions d’habitants en 2050, Kaolack sera l’une des zones phares où nous ambitionnons de renforcer sa vocation de carrefour agro-industriel. »

La neuvième édition de la FIKA 2025 s’annonce comme une plateforme d’échange et de réflexion stratégique sur l’économie numérique, en mettant un accent particulier sur l’autonomisation des femmes et la croissance économique régionale.

Kaolack / Santé : Consultations ophtalmologiques gratuites et dons de lunettes

Un groupe d’individus engagé dans le développement et l’assistance aux personnes en situation précaire, sous la coordination de Momath Ndiaye, a mené une initiative en collaboration avec l’Association Sénégalaise d’Appui au Développement Communautaire et le partenaire “Bayi Sawar”. Cette action solidaire a offert une lueur d’espoir aux populations démunies confrontées aux coûts élevés des lunettes.

Dans le quartier Médina Mbaba, commune de Kaolack, ces acteurs du développement ont organisé leur 8ᵉ session de consultations ophtalmologiques gratuites. Seul un montant symbolique de 3 500 FCFA, correspondant aux frais de consultation, était demandé. À l’issue de ces consultations, des lunettes correctrices de qualité ont été distribuées aux patients.

« C’est dans une atmosphère de gratitude que les patients ont afflué à l’école maternelle de Médina Mbaba ces samedi 25 et dimanche 26 janvier 2025. Pendant ces deux jours, plus de 100 patients ont été pris en charge, certains venant de localités éloignées comme les Parcelles Assainies, Ndorong et Sam », a précisé Momath Ndiaye.

Il a également salué le rôle du partenaire “Bayi Sawar”, qui s’est engagé à renouveler cette initiative afin de soulager les souffrances des plus nécessiteux.

Pour sa part, Oumar Diaw, président de l’Association Sénégalaise d’Appui au Développement Communautaire, a souligné que la majorité des bénéficiaires étaient des élèves et des enseignants. Il a par ailleurs appelé les parents à surveiller l’utilisation des téléphones portables par leurs enfants et à veiller à leur éducation, en insistant sur l’importance de prévenir les problèmes de vision dès le plus jeune âge.

Cette initiative témoigne de la solidarité et de l’engagement pour une meilleure prise en charge des besoins de santé des populations vulnérables.

Le baptême du « bébé patriote » : sobriété et symbole d’unité au sommet de l’État

Le Sénégal était suspendu à ce qui s’annonçait comme un événement national ce mardi : le baptême du nouveau-né du couple présidentiel. Pourtant, à la surprise générale, la cérémonie s’est déroulée ce dimanche dans une discrétion absolue, loin de l’effervescence publique et des attentes médiatiques.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et son épouse, Absa Faye, ont choisi d’organiser le baptême de leur enfant en cercle restreint, uniquement entourés de leurs proches et membres de la famille. Cette sobriété marque un contraste saisissant avec l’effervescence anticipée autour de l’événement, certains Sénégalais envisageant même de se rendre à la résidence présidentielle de Mermoz ou à Ndiaganiao, village d’origine de la famille, pour y assister.

L’enfant a été prénommé Maman Khady Ngom, en hommage à la mère du Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko. Ce choix revêt une signification profonde, témoignant de la solidité des liens entre le président Bassirou Diomaye Faye et son « mentor » politique, Ousmane Sonko. Ce geste vient ainsi démentir les rumeurs persistantes d’un prétendu désamour ou d’un éloignement entre les deux figures de proue du Parti des Patriotes du Sénégal pour le Travail, l’Éthique et la Fraternité (PASTEF).

En choisissant la sobriété et en honorant une figure emblématique de la famille Sonko, le président Faye semble vouloir envoyer un message clair : au-delà des responsabilités institutionnelles et des défis politiques, l’unité et les valeurs patriotiques restent au cœur de l’engagement des leaders de PASTEF.

Cette décision de rester dans l’intimité, loin des grandes célébrations publiques, souligne également une certaine humilité et une volonté de préserver l’aspect personnel et familial de cet événement, tout en consolidant des alliances politiques importantes.

Si certains ont été déçus par l’absence de festivités publiques, d’autres saluent ce choix comme une démonstration de maturité et de priorités centrées sur les valeurs familiales et la simplicité.

Ce baptême discret mais symboliquement puissant s’inscrit dans un contexte politique où l’unité et la cohésion sont essentielles pour PASTEF. En prénommant leur enfant Maman Khady Ngom, le couple présidentiel réaffirme son attachement aux liens familiaux et à l’amitié politique, tout en envoyant un message de solidarité à ses partisans et à ses détracteurs.

Boubacar Ly plaide pour une meilleure prise en charge des enfants vulnérables

Le président du Mouvement “Les Vrais Patriotes”, Boubacar Ly, s’est exprimé sur l’urgence de mieux prendre en charge les personnes vulnérables au Sénégal, en particulier les orphelins, les enfants de la rue et les talibés. Lors d’une cérémonie organisée à Thiès où il a reçu sa lettre d’invitation pour l’événement “La Nuit des Orphelins du Sénégal”, initié par le Réseau International des Amazones Leaders (RIAL), M. Ly a mis en lumière les enjeux liés à l’exclusion sociale et ses répercussions sur la société.

Selon lui, le traitement réservé à ces enfants vulnérables génère souvent des frustrations qui, à terme, peuvent conduire à des conséquences graves, notamment une recrudescence de la violence. “Les agressions et actes de délinquance que nous constatons dans nos quartiers ne sont que la résultante d’un cumul de frustrations chez des personnes marginalisées, qui finissent par emprunter des raccourcis par le biais de la délinquance”, a-t-il déclaré.

Boubacar Ly a également souligné que les solutions ne résident pas uniquement dans le renforcement sécuritaire. “À Thiès, nous avons plus de brigades et plus de commissariats, mais nous faisons toujours face à des problèmes de sécurité”, a-t-il expliqué. Pour lui, l’éducation et la formation sont les piliers sur lesquels il faut agir afin de prévenir la marginalisation et d’assurer une meilleure intégration sociale des enfants vulnérables.

Le président des “Vrais Patriotes” a également salué les initiatives comme celle du RIAL, qui visent à accompagner les orphelins et à appuyer une vingtaine d’orphelinats au Sénégal. Il a exhorté les autorités publiques et les acteurs de la société civile à soutenir davantage ce type de projet, essentiel pour construire une société plus inclusive et équitable.

“La Nuit des Orphelins du Sénégal”, un événement dédié à la cause des orphelins, s’inscrit dans cette dynamique de solidarité. M. Ly espère que cette mobilisation permettra non seulement de sensibiliser, mais aussi d’engager des actions concrètes en faveur des enfants vulnérables.

Pour conclure, Boubacar Ly a appelé à un engagement collectif pour changer la situation de ces enfants et prévenir les fractures sociales qui, selon lui, fragilisent la société sénégalaise.

Kaolack : L’ASSAMM célèbre ses anciens pensionnaires

Le Centre Ansoumana Dione pour la prise en charge médicale et la réinsertion sociale des malades mentaux, basé à Kaolack, a organisé une cérémonie en l’honneur de ses anciens pensionnaires ce 25 janvier.

Selon le président de l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance des Malades Mentaux (ASSAMM), Ansoumana Dione, le centre accueille actuellement 105 personnes souffrant de troubles mentaux. Ces patients proviennent principalement de la rue ou de familles en situation de grande précarité.

« Depuis plusieurs années, la prise en charge des malades mentaux errants constituait un véritable casse-tête, au vu de la complexité du phénomène, lié à plusieurs facteurs. Cette rencontre permettra de montrer qu’il est possible de relever le défi de la prise en charge des maladies mentales », a déclaré M. Dione.

Il a également souligné que cet événement est une occasion de mettre en lumière les perspectives de guérison pour les personnes atteintes de troubles mentaux ainsi que les victimes de toxicomanie.

La cérémonie a été parrainée par Mballo Dia Thiam, syndicaliste, et Me Abdoulaye Wade, ancien président du Sénégal, représenté pour l’occasion par Sérigne Mady Ibrahima Niasse, coordonnateur régional du PDS à Kaolack.

L’événement marque une étape importante dans la sensibilisation et la mobilisation pour une meilleure prise en charge des maladies mentales au Sénégal.

Mame Boye Diao répond aux accusations liées à l’acquisition de la SECAM : entre mise au point et dénonciation de manipulation

Dans une note publiée en réaction à un article de Libération, l’ancien directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), Mame Boye Diao, a tenu à clarifier sa position sur les accusations portées à son encontre concernant l’acquisition de la Société de Construction et d’Aménagement (SECAM). L’article en question avait insinué une implication de l’ex-dirigeant dans ce qu’il qualifie de “scandale prétendu”.

Selon Mame Boye Diao, l’opération visait à renforcer la chaîne de valeur de la CDC dans le domaine du bâtiment et des travaux publics (BTP). L’acquisition de la SECAM s’inscrivait dans une stratégie globale de diversification, complétant les filiales déjà existantes : CDC Habitat (promotion foncière), CACO (ingénierie) et Béton du Sahel (production de béton).

Il souligne que cette acquisition a été réalisée dans les règles de l’art, après l’obtention d’un avis favorable de la commission de surveillance, accompagné de documents essentiels, tels que la certification des états financiers par un expert agréé.

Mame Boye Diao insiste sur le fait que l’acte finalisant la cession de la SECAM n’a été signé qu’en décembre 2023, soit trois mois après son départ de la CDC. Il considère donc toute tentative de lier son nom à des irrégularités présumées comme une manipulation de l’opinion publique.

« Je certifie sur l’honneur n’avoir en aucune façon été entendu par la Division des Investigations Criminelles (DIC), ni avoir fait l’objet d’une plainte », déclare-t-il, réfutant ainsi les allégations avancées par Libération et certains sites en ligne.

Mame Boye Diao rappelle également que l’Inspection Générale d’État (IGE) a mené une mission au sein de la CDC et que ses conclusions seront adressées aux autorités compétentes. Il s’interroge cependant sur l’attitude actuelle de la CDC, qui contesterait certains actifs de la SECAM tout en abritant l’une de ses filiales, la CDMP, dans un immeuble appartenant à cette même société.

Dans sa note, Mame Boye Diao déplore la légèreté avec laquelle certaines accusations sont relayées, dénonçant une tentative de jeter à la vindicte populaire des personnalités publiques. Il appelle à un traitement objectif et rigoureux des faits, mettant en garde contre toute manipulation visant à nuire à sa réputation.

Cette mise au point de Mame Boye Diao souligne les tensions entourant l’acquisition de la SECAM et la gestion des actifs de la CDC. Si l’ancien directeur général affirme avoir agi dans le respect des règles et après son départ, les accusations médiatiques rappellent la nécessité de transparence dans la gestion des fonds publics et des entreprises d’État. Les conclusions de l’Inspection Générale d’État seront, sans doute, déterminantes pour lever toute ambiguïté sur cette affaire.

Un automobiliste ivoirien placé en garde à vue après une course-poursuite mouvementée à Colobane

Une scène spectaculaire a récemment secoué le quartier de Colobane, à Dakar, où un automobiliste a été filmé fonçant sur des motards dans une tentative de fuite désespérée. Identifié comme T. M. A. F. Diallo, un directeur général ivoirien, l’homme a été interpellé et placé en garde à vue au commissariat de l’Unité 15 des Parcelles-Assainies. Retour sur une affaire qui a suscité l’émoi et l’indignation.

Selon le récit de l’automobiliste, les événements auraient débuté à Ouakam, où il a été verbalisé pour excès de vitesse par la gendarmerie. Peu après, alors qu’il discutait avec des vendeurs de café à Colobane, une altercation aurait éclaté. Diallo affirme qu’un individu l’a interpellé brutalement en lui reprochant de débattre sur des questions religieuses. La situation s’est envenimée lorsqu’une foule, le prenant à tort pour un voleur, s’en est mêlée, allant jusqu’à vandaliser son véhicule et lui dérober ses téléphones et documents administratifs.

Craignant pour sa vie, T. M. A. F. Diallo aurait alors manœuvré son véhicule pour échapper à la foule, dans une fuite effrénée qui a conduit à des scènes de chaos. Des motards l’auraient poursuivi, et dans sa panique, l’homme dit avoir “tout ravagé sur son passage” pour se mettre en sécurité.

Après sa fuite, Diallo a abandonné le véhicule, une Toyota Rav 4 appartenant à son épouse, à Cambérène 2. Les forces de l’ordre, ayant retrouvé la voiture endommagée, ont pu remonter jusqu’à lui grâce à une fouille minutieuse. À bord du véhicule, les policiers ont découvert une bouteille de boisson alcoolisée, une police d’assurance, et une attestation de la gendarmerie pour mauvaise conduite.

Convoquée, l’épouse du suspect a confirmé son identité, permettant aux enquêteurs d’arrêter l’homme.

Lors de son audition, le directeur général a nié toute consommation d’alcool, expliquant que la bouteille retrouvée dans le véhicule aurait pu y être jetée par des membres de la foule. Cette version semble confortée par les résultats de l’alcootest, qui se sont révélés négatifs.

T. M. A. F. Diallo a toutefois reconnu avoir pris des décisions risquées pour protéger sa vie face à ce qu’il qualifie de lynchage imminent.

Le parquet a ordonné la mise en garde à vue de l’automobiliste pour plusieurs chefs d’accusation, notamment la mise en danger de la vie d’autrui, la destruction de biens appartenant à autrui et le délit de fuite. L’affaire, qui fait grand bruit, pourrait connaître un nouveau développement lundi prochain, date à laquelle le suspect pourrait être déféré devant le procureur.

Thioune Boutique placé sous mandat de dépôt : un influenceur au cœur d’une affaire d’escroquerie

Abdou Lahat Thioune, alias “Thioune Boutique”, influenceur bien connu sur les réseaux sociaux, a été incarcéré à la prison centrale de Diourbel. Déféré ce vendredi devant le procureur par la brigade spéciale de Touba, il est accusé d’escroquerie dans une affaire de vente de terrains. Selon des sources judiciaires, il a été placé sous mandat de dépôt et sera jugé en flagrant délit le 30 janvier prochain devant le tribunal de grande instance de Diourbel.

L’affaire remonte au mois de novembre dernier, lorsque le pharmacien C. T., ami de l’accusé, a déposé une plainte auprès du procureur de Mbacké. Selon ses déclarations, Thioune Boutique l’aurait escroqué de 15 100 000 FCFA dans le cadre d’une transaction de terrains. Ce dernier n’aurait pas respecté ses engagements et s’était volatilisé, obligeant les autorités à lancer un avis de recherche.

C’est finalement à Kaolack, suite à un piège tendu par le plaignant et ses proches, que Thioune Boutique a été interpellé par la brigade de recherches du Saloum. Transféré à Touba pour être interrogé, il a reconnu partiellement les faits en présence de son avocat, Me Serigne Diongue.

Lors de son audition, Thioune Boutique a contesté le montant avancé par le plaignant, affirmant n’avoir reçu que 6 millions FCFA. L’influenceur a également justifié ses difficultés financières par des pratiques occultes, expliquant qu’il aurait été “envoûté” par un charlatan à qui il remettait tout son argent.

Cependant, l’accusation repose sur la déclaration du plaignant, qui, jusqu’à présent, n’a pas présenté de preuves concrètes pour justifier la somme de 15 100 000 FCFA évoquée.

Avec son procès programmé pour le 30 janvier, Thioune Boutique reste en détention à la prison de Diourbel. L’issue de cette affaire, qui mêle accusations graves et défense atypique, suscite une grande attention, notamment auprès de ses nombreux abonnés sur les réseaux sociaux.

Gamou 2025 : Des millions de fidèles réunis à Kano pour célébrer la naissance de Baye Niass

Ce samedi 25 janvier 2025, la ville de Kano, deuxième agglomération la plus peuplée du Nigéria, est le théâtre d’un événement spirituel majeur : la célébration du Gamou commémorant la naissance de Baye Niass, une figure emblématique de la Fayda Tidjaniya. Des millions de fidèles, venus des quatre coins du Nigéria et d’autres pays, ont envahi le stade de Kano, transformé pour l’occasion en un lieu de communion et de dévotion.

La cérémonie est présidée par le Khalife général de Médina Baye, Cheikh Mahy Ibrahima Niass, accompagné de l’émir de Kano, Dr. Shāykh Muhammad Sanusi II, également Khalife de la Fayda Tidjaniya au Nigéria. Ce dernier, en dépit de son séjour en Angleterre, a tenu à revenir pour assister à cet événement d’envergure.

La célébration du Gamou au Nigéria, organisée chaque année, occupe une place centrale dans la vie spirituelle des millions de talibés de Baye Niass à travers le pays. Elle symbolise un moment unique de communion, de prières, et de réflexion autour des enseignements de ce grand érudit islamique, qui a marqué l’histoire de la Tijaniyya et de l’islam en Afrique de l’Ouest.

Le choix de Kano, ville historiquement liée à la diffusion de l’islam et carrefour spirituel de la région, renforce l’importance de cet événement. Les autorités religieuses et civiles ont salué cette mobilisation exceptionnelle, reflet de la ferveur des disciples de Baye Niass.

Au programme, des récitations coraniques, des chants religieux, et des discours axés sur la vie et l’œuvre de Baye Niass. Les fidèles profitent également de cette occasion pour renforcer les liens d’unité et de solidarité, valeurs au cœur de l’héritage de leur guide spirituel.

Ce Gamou 2025 restera gravé dans les mémoires, tant par l’ampleur de la participation que par l’intensité de la dévotion exprimée. Une nouvelle démonstration de l’impact universel du message de Baye Niass, qui continue d’inspirer des générations de musulmans à travers le monde.

Camp 2025:  » Ensemble C’est Possible  » salue le diagnostic lucide du Président et son Premier Ministre.

Le Président Bassirou Diomaye Faye a présidé, cette semaine, la Conférence des administrateurs et managers publics ( Camp). Lors de son discours, il a présenté un état des lieux alarmant des finances publiques, donnant encore raison au Chef du gouvernement M. Ousmane Sonko qui avait mis en exergue les défis structurels et conjoncturels auxquels fait face le pays. Une posture saluée par les camarades de M. Moustapha Junior Thiam.

Le Président du mouvement « Ensemble C’est Possible », a tenu à exprimer son plein soutien aux propos du Président Bassirou Diomaye Faye.  » Après 9 mois d’exercice de pouvoir, le Chef de l’Etat a mis en lumière les contraintes budgétaires et financières pesant sur notre État. Cette réalité, bien que difficile, ne doit pas être perçue comme une fatalité, mais plutôt comme un appel à l’action et à la refondation économique de notre pays » a avancé M. Thiam.

Pour lui, le Président de la République a hérité d’une situation où la marge de manœuvre budgétaire est limitée, et il a fait preuve de responsabilité en le reconnaissant ouvertement.  » Cette transparence est essentielle pour restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions. Face à ces défis, les réformes engagées, notamment la renégociation des contrats pétroliers et gaziers, ainsi que la mise en place d’un nouveau modèle économique plus équitable, doivent être soutenues avec détermination  » a soutenu  » Ensemble C’est Possible » .

 » Notre mouvement se tient aux côtés du Président de la République et de son gouvernement dirigé par le Premier ministre Ousmane Sonko dans cette quête de souveraineté économique et de justice sociale. Nous appelons tous les citoyens et les forces vives de la nation à faire preuve d’unité, de patriotisme et de vigilance afin que ces réformes aboutissent et profitent réellement au peuple sénégalais. L’heure est venue de bâtir un Sénégal plus juste, plus prospère et plus indépendant  » a conclu Moustapha Junior Thiam.

Sénégal : Recrutement d’urgence de 2 000 enseignants pour pallier une crise éducative majeure

Le système éducatif sénégalais fait face à une crise sans précédent, marquée par un déficit criant de 4 527 enseignants à travers le pays. En réponse à cette situation critique, le gouvernement a annoncé un plan d’urgence visant à recruter 2 000 enseignants. Cette mesure, présentée par Serigne Souhaibou Badiane, directeur des ressources humaines du Ministère de l’Éducation nationale, lors d’une intervention sur la RTS, témoigne de la reconnaissance officielle de l’urgence du problème.

La pénurie d’enseignants a atteint un point critique dans des régions telles que Matam, Kédougou et Tambacounda, où les élèves ont manifesté leur mécontentement face aux perturbations de leur scolarité. Ces protestations ont mis en lumière l’impact direct de ce déficit sur l’apprentissage des élèves, notamment dans les zones reculées.

Le président de la République a récemment évoqué cette crise lors d’un conseil des ministres, soulignant l’urgence d’y remédier. Le gouvernement a ainsi opté pour un recrutement direct, avec pour objectif de déployer rapidement des enseignants opérationnels dans les zones les plus affectées.

Ce recrutement ciblé priorisera les candidats ayant une expérience préalable dans l’enseignement ou détenant un diplôme spécifique dans ce domaine. Les critères d’éligibilité incluent :

• Être citoyen sénégalais ;

• Avoir entre 18 et 35 ans ;

• Accepter d’être affecté dans toutes les régions, y compris les zones éloignées.

En cas de manque de profils expérimentés, le ministère envisage d’élargir les critères aux titulaires de diplômes académiques de niveau moyen, pour combler rapidement les besoins.

Si ce recrutement de 2 000 enseignants constitue une réponse immédiate, il reste insuffisant pour résorber durablement le déficit actuel. Serigne Souhaibou Badiane a souligné la nécessité d’un plan quinquennal de gestion des ressources humaines dans le secteur éducatif. Cette stratégie long terme permettrait d’anticiper les besoins en enseignants et de stabiliser le système éducatif.

« Les recrutements ponctuels ne peuvent être qu’une réponse temporaire. Nous devons construire une stratégie à long terme pour résorber ce déficit de manière définitive », a-t-il déclaré.

La crise actuelle met en lumière les défis structurels auxquels est confronté le système éducatif sénégalais. Une meilleure gestion des ressources humaines, couplée à des investissements conséquents dans l’éducation, apparaît comme une condition sine qua non pour garantir un accès équitable à une éducation de qualité, partout sur le territoire.

Immigration aux États-Unis : tensions autour des raids d’ICE et expulsions massives

Le maire de Newark, Ras Baraka, a vivement dénoncé une opération menée par l’agence fédérale Immigration and Customs Enforcement (ICE) dans sa ville, jeudi dernier. Cette intervention s’inscrit dans une campagne d’expulsions massives orchestrée par l’administration Trump, qui revendique la plus grande opération de ce type dans l’histoire des États-Unis.

Lors d’un raid nocturne dans une poissonnerie industrielle de Newark, ICE a arrêté plusieurs individus, dont un vétéran américain, selon Ras Baraka. Le maire s’est indigné devant la presse, affirmant que cette intervention avait été effectuée “sans mandat”. Il a également souligné que les personnes arrêtées n’étaient pas des criminels dangereux : “Le problème est qu’aucun de ces gens n’est un violeur, un meurtrier ou un criminel.”

Newark, comme d’autres “villes sanctuaires” telles que New York, protège les immigrés en situation irrégulière en limitant la coopération entre la police locale et les autorités fédérales. Cependant, l’intervention de jeudi a semé la peur parmi les habitants. Un témoin de la scène a confié à NBC : “Ils ont embarqué trois types… tout le monde a peur.”

Karoline Leavitt, porte-parole de l’administration Trump, a annoncé que 538 “migrants criminels illégaux” avaient été arrêtés entre mercredi et jeudi dans tout le pays, dont 373 placés en détention. Elle a notamment mentionné “un terroriste présumé”, quatre membres du gang vénézuélien Tren de Aragua, ainsi que des individus condamnés pour crimes sexuels sur mineurs.

La Maison Blanche s’est également félicitée du recours à des avions du Pentagone pour accélérer l’expulsion de “centaines” de sans-papiers. Donald Trump, qui a fait de la lutte contre l’immigration clandestine un pilier de sa politique, a promis d’expulser “des millions” de migrants en situation irrégulière.

Cette campagne d’expulsions suscite de vives critiques de la part des défenseurs des droits humains. L’American Immigration Council a qualifié cette initiative de “pure opération de propagande”, rappelant que les vols d’expulsion étaient déjà fréquents sous les administrations précédentes.

Aaron Reichlin-Melnick, expert de l’organisation, a souligné que, sous la présidence de Joe Biden, 271.000 migrants sans papiers avaient été expulsés en 2024, soit une moyenne de 742 par jour.

Les États-Unis comptent environ 11 millions de personnes en situation irrégulière, selon le ministère de la Sécurité intérieure. Ces migrants jouent un rôle essentiel dans plusieurs secteurs économiques, notamment l’agriculture, la construction et les services. Cependant, leur statut précaire les rend particulièrement vulnérables aux abus et aux pressions.

Alors que l’administration Trump met en avant la sécurité nationale pour justifier ces opérations, les critiques dénoncent une politique brutale qui alimente la peur et s’attaque à des populations déjà marginalisées.

Kaolack/Éducation : Finale régionale de la dictée PGL, Adam Codou Seck première parmi 8 candidats

L’inspection d’académie de Kaolack a organisé, ce mercredi, la finale régionale de la dictée PGL en prélude à la finale nationale prévue en février prochain. La cérémonie a été présidée par l’inspecteur d’académie Samba Diakhaté, en présence du parrain, Cheikh Mbagnick Ndiaye, du président régional de l’association des parents d’élèves et de diverses autres autorités éducatives.

« Nous sommes particulièrement heureux de vous accueillir aujourd’hui pour célébrer l’excellence. La dictée PGL fait partie des concours d’excellence de l’année », a déclaré Samba Diakhaté, ajoutant que cet événement coïncide avec la décision du ministre de l’Éducation nationale d’organiser la finale nationale à Kaolack. « C’est un honneur pour la région et pour l’inspection d’académie », a-t-il ajouté.

Il a également évoqué les préparatifs pour accueillir cet événement majeur : « Nous voulons que cette finale régionale marque le début des grandes actions à mener jusqu’à la finale nationale de février 2025. Cette dernière verra la participation du ministère de l’Éducation nationale, de tous les partenaires du système éducatif et de la Fondation Paul Gérin-Lajoie. Nous invitons chacun à nous accompagner pour garantir son succès. »

M. Diakhaté a aussi salué la forte présence des filles parmi les finalistes : « Sur nos huit lauréats, sept sont des filles. C’est remarquable, et il est important de les encourager à poursuivre leurs études. » Il a exprimé sa gratitude envers la directrice de l’École d’application Ibrahima Fall pour l’accueil, ainsi qu’au président régional de l’association des parents d’élèves pour son soutien constant.

Cheikh Mbagnick Ndiaye, parrain de l’événement, a été loué pour ses multiples actions en faveur de l’éducation, notamment la construction d’infrastructures scolaires à Sikatrou et Ndoffane, ainsi que des dotations annuelles en fournitures scolaires pour ces localités.

Parmi les huit candidats, un garçon, venant de l’école élémentaire de Kannifing en Gambie, a également participé, illustrant la dimension internationale de cet événement. La finale a réuni des élèves de plusieurs écoles : CPEE Notre Dame, École élémentaire de Paoskoto, École élémentaire de Kannifing (Gambie), CP Saint Joseph de Sibassor, GSEE Immaculée Conception, GSEE Pie XII, et École élémentaire Elhadji Ibrahima Niasse de Médina Baye.

Le représentant du parrain, Elhadji Moctar Guèye, a encouragé les élèves à maintenir l’excellence dans la région et a salué l’organisation réussie de cette étape régionale.

Adam Codou Seck, élève talentueuse, s’est distinguée en remportant la première place lors de cette finale régionale. Rendez-vous est pris en février 2025 pour la finale nationale qui, cette fois, mettra Kaolack sous les projecteurs.

Nomination de Queen Biz à la tête du Théâtre national Daniel Sorano : une décision controversée

Lors du Conseil des ministres de ce mercredi 22 janvier, le président Bassirou Diomaye Faye a procédé à une série de nominations marquantes. Parmi elles, celle de Coumba Diallo, plus connue sous son nom d’artiste Queen Biz, au poste de présidente du Conseil d’administration (PCA) du Théâtre national Daniel Sorano. Cette nomination, qui mêle culture et politique, a immédiatement suscité des réactions vives, notamment dans le monde politique et sur les réseaux sociaux.

Dr Madior Ly, membre de la République des valeurs, le mouvement de Thierno Alassane Sall, n’a pas mâché ses mots pour dénoncer ce qu’il qualifie de “partage du gâteau”. Sur le réseau social X, il a écrit :

“Nouvelles nominations sans appel à candidatures, avec une saveur amère de partage du gâteau, montrent que ce duo des médiocres ne serait pas préoccupé par l’inefficacité de l’administration, mais plutôt par la faible présence des fonctionnaires soumis du peuple.”

Pour lui, cette nomination illustre une volonté de privilégier des choix de convenance politique au détriment d’une gouvernance basée sur la compétence et la transparence.

Artiste reconnue pour ses contributions à la scène musicale sénégalaise, Queen Biz est une personnalité médiatique, mais son parcours reste éloigné des responsabilités administratives ou culturelles à grande échelle. Cette nomination alimente donc les débats sur la pertinence des critères de sélection pour des postes stratégiques, notamment dans les institutions culturelles.

Les critiques se concentrent également sur l’absence d’un processus ouvert et compétitif pour attribuer ce poste. Certains y voient un symptôme d’une gestion politique centralisée et déconnectée des préoccupations des citoyens.

Le Théâtre national Daniel Sorano, institution emblématique de la scène culturelle sénégalaise, joue un rôle clé dans la promotion des arts et du patrimoine national. La nomination de sa direction revêt une importance particulière, car elle conditionne la gestion et le rayonnement de cet espace dédié à la créativité.

Face à la polémique, les attentes envers Queen Biz seront particulièrement élevées. Elle devra démontrer sa capacité à relever les défis et à insuffler une nouvelle dynamique à cette institution.

Cette nomination s’inscrit dans un contexte où les choix de gouvernance font l’objet d’une attention accrue de la part des citoyens et des observateurs politiques. Entre ceux qui voient dans cette décision une opportunité de rajeunir et de diversifier les figures dirigeantes et ceux qui dénoncent un manque de transparence, le débat ne fait que commencer.

Ziguinchor : Plus de 300 enfants privés d’actes de naissance, un blocage administratif criant

À Ziguinchor, la situation des actes de naissance en attente de signature par le président du tribunal de grande instance provoque une vive frustration au sein des familles. Selon le mouvement FRAPP, section Ziguinchor, ce sont plus de 300 déclarations de naissance qui restent bloquées, privant ainsi de nombreux enfants d’un droit fondamental.

« L’acte de naissance est une pièce essentielle qui ouvre l’accès à des droits aussi fondamentaux que l’éducation, les soins de santé et la reconnaissance légale. Ce blocage met en péril l’avenir de ces enfants », a déclaré Cheikh Sy, coordonnateur du mouvement FRAPP. Ce dernier dénonce un retard dans la signature des registres de naissance, à l’origine de ce problème.

Le mouvement FRAPP interpelle directement le président du tribunal de grande instance de Ziguinchor. « Nous demandons au tribunal d’agir rapidement pour régulariser la situation. Il est impératif que les autorités municipales et judiciaires collaborent efficacement afin que les parents puissent enfin obtenir les extraits de naissance de leurs enfants », poursuit Cheikh Sy.

Ce retard administratif ne fait qu’aggraver le désarroi des familles, déjà confrontées à de multiples difficultés. Le sentiment de désolation qui règne au sein de la commune reflète l’ampleur du problème.

Lors d’une récente conférence de presse, le maire de Ziguinchor a tenu à préciser que la municipalité avait rempli ses obligations et que le blocage provenait du tribunal chargé de valider les déclarations de naissance. Cette déclaration a laissé la population dans une incompréhension totale, sans solution concrète à l’horizon.

Le retard dans la délivrance des actes de naissance constitue une entrave directe aux droits des enfants. « Le gouvernement s’est engagé à garantir un enregistrement universel des naissances, mais cette situation montre à quel point nous sommes encore loin de cet objectif », rappelle Cheikh Sy.

Affaire Farba Ngom : des accusations de blanchiment d’argent au cœur d’une bataille judiciaire et politique

Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi, Me Oumar Youm, avocat du député Farba Ngom, a vigoureusement dénoncé ce qu’il qualifie de “manœuvres judiciaires et politiques” visant son client. Le parlementaire, membre influent de la coalition Takku Wallu Sénégal, fait face à des accusations de blanchiment d’argent, basées sur un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Pour la défense, cette affaire s’apparente à un acharnement politique plus qu’à une procédure judiciaire légitime.

Me Oumar Youm a inscrit ces accusations dans un contexte de rivalités politiques exacerbées. Il a notamment pointé du doigt des attaques supposément orchestrées par le Premier ministre Ousmane Sonko, qui aurait affirmé qu’aucun “opposant milliardaire” ne devrait prospérer au Sénégal. Selon l’avocat, ces propos reflètent une volonté de nuire à Farba Ngom, l’une des figures politiques majeures de la région de Matam.

“La demande de levée d’immunité parlementaire de mon client est entachée d’irrégularités flagrantes et motivée par des objectifs politiques”, a martelé Me Youm, dénonçant une instrumentalisation des institutions judiciaires.

Pour la défense, Farba Ngom est injustement ciblé. Selon Me Youm, l’élu n’a jamais géré de fonds publics ni bénéficié de marchés publics. “Les accusations portées contre lui reposent uniquement sur son succès politique et son influence grandissante au sein de l’opposition.”

L’avocat a également évoqué des perquisitions présumées illégales, menées sur des propriétés de Farba Ngom à Diamniadio en avril et mai 2024, avant même la transmission officielle du rapport de la CENTIF au parquet en décembre 2024. “Ces actions visaient uniquement à préconstituer des preuves dans un dossier vide”, a-t-il dénoncé.

Au-delà des accusations de blanchiment d’argent, les avocats de Farba Ngom pointent également des enquêtes fiscales visant trois de ses entreprises. “Ces investigations, menées sans fondement solide, visent à étrangler financièrement un adversaire politique gênant”, a ajouté Me Youm.

Les avocats ont appelé les parlementaires à rejeter la demande de levée d’immunité de Farba Ngom, arguant que les accusations ne reposent sur aucune preuve tangible. “L’Assemblée nationale ne doit pas être un outil de règlement de comptes politiques. Elle a le devoir de protéger l’État de droit et les principes fondamentaux de la vie parlementaire”, a insisté Me Youm.

Cette affaire, hautement médiatisée, met en lumière les tensions croissantes entre pouvoir exécutif et opposition. Elle pose également la question de l’indépendance de la justice sénégalaise, régulièrement critiquée pour sa susceptibilité aux pressions politiques.

La coalition Takku Wallu Sénégal appelle à une justice impartiale et équitable, loin des supposés règlements de comptes politiques. L’Assemblée nationale, quant à elle, se trouve face à un dilemme : répondre favorablement à la demande de levée d’immunité ou s’opposer à ce qui est perçu par certains comme un abus de pouvoir.

Le Sénégal reçoit 129 millions de dollars pour renforcer l’accès à l’électricité grâce au projet régional BEST

Dans le cadre de l’ambitieux projet régional BEST (Battery Energy Storage Technologies), le Sénégal bénéficie d’une enveloppe de 129 millions de dollars sur un financement global de 460 millions de dollars. Ce projet, qui concerne également le Niger et la Mauritanie, vise à étendre l’accès à l’électricité et à développer des solutions de stockage d’énergie dans la région ouest-africaine.

La cérémonie d’ouverture de la mission régionale d’appui à la mise en œuvre de ce projet s’est tenue récemment en présence du Directeur général de la Senelec, Pape Toby Gaye. Le lancement officiel est prévu ce samedi à Sédhiou.

Au Sénégal, où le défi de l’accès universel à l’électricité reste encore majeur, notamment dans les zones rurales, le projet BEST prévoit l’électrification de près de 1 000 localités, soit la moitié des 2 000 sites ciblés par l’initiative. Selon Kwawu Mensan Gaba, directeur sectoriel Énergie Afrique de l’Ouest de la Banque mondiale, « les contrats ont été signés, et il est impératif de passer à la mise en œuvre accélérée ».

Ce projet s’inscrit également dans l’initiative continentale “M300”, lancée en avril 2024 par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, qui ambitionne de connecter 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030.

Le Directeur général de la Senelec, Pape Toby Gaye, a souligné l’importance stratégique de ce projet pour le Sénégal :

« L’accès universel à l’électricité demeure un défi majeur pour de nombreuses régions. Il est impératif de mettre en place des solutions adaptées pour étendre ce service vital aux populations, notamment dans les zones reculées. »

Cette initiative vient en complément d’un autre programme en cours, le Padaes, qui mobilise 150 millions de dollars supplémentaires pour l’électrification du pays. Ensemble, ces projets témoignent de l’engagement du Sénégal à intégrer l’énergie comme levier clé de son développement économique et social.

La mission régionale en cours a pour objectif d’évaluer les progrès dans la mise en œuvre du projet BEST et d’identifier les axes d’amélioration. L’accent est mis sur l’extension de l’électricité aux zones les plus isolées, tout en introduisant des technologies de stockage d’énergie adaptées aux besoins locaux.

Ce double engagement, porté par des institutions internationales et le gouvernement sénégalais, marque un pas décisif vers l’atteinte de l’objectif d’accès universel à l’électricité, contribuant ainsi à réduire les inégalités énergétiques et à dynamiser les économies rurales.

Moussa Tine dément la levée de son immunité parlementaire et plaide pour le respect des institutions

Dans une publication sur sa page Facebook, Moussa Tine, président et fondateur du parti Alliance démocratique Péncoo, a tenu à clarifier les rumeurs concernant une éventuelle levée de son immunité parlementaire. « Contrairement aux informations qui circulent me concernant, je précise que l’Assemblée nationale n’a jamais levé mon immunité parlementaire, malgré plusieurs réunions et convocations de la commission ad hoc », a-t-il écrit.

Le député a profité de cette déclaration pour rappeler l’importance et les principes fondamentaux liés à l’immunité parlementaire. Selon lui, cette protection, souvent perçue comme un privilège personnel, vise en réalité à préserver l’intégrité du Parlement en tant qu’institution. « La levée de l’immunité parlementaire ne devrait jamais être automatique », a-t-il insisté, soulignant la nécessité pour l’Assemblée nationale de s’assurer que toutes les informations et garanties soient réunies avant de prendre une telle décision.

Une affaire marquée par des recours judiciaires

Évoquant l’affaire le concernant, Moussa Tine a mentionné plusieurs décisions judiciaires, notamment un arrêt de la Cour suprême, sans toutefois entrer dans les détails. Tout en réaffirmant son engagement envers la transparence et la justice, il a insisté sur le respect des procédures institutionnelles, qu’il considère comme essentielles pour renforcer la confiance des citoyens envers les autorités publiques.

Une prise de position sur fond de débats politiques

Cette déclaration intervient dans un contexte où la question de l’immunité parlementaire suscite de vifs débats au Sénégal, notamment concernant son rôle et son utilisation. Moussa Tine, en prenant publiquement la parole, semble vouloir rappeler que les institutions doivent fonctionner dans un cadre strictement légal et impartial.

Pour ses soutiens, cette sortie témoigne d’un homme politique soucieux de défendre les principes démocratiques et de renforcer les institutions de la République. Quant à ses détracteurs, ils estiment que cette prise de position pourrait être une manière de détourner l’attention sur l’affaire qui le concerne.

Malgré les polémiques, Moussa Tine reste fidèle à son positionnement : celui d’un homme engagé pour un État de droit où les procédures institutionnelles sont scrupuleusement respectées.

La République des Valeurs dénonce les arrestations arbitraires et appelle à la mobilisation des citoyens

Dans un communiqué publié ce mercredi 22 janvier 2025, le parti La République des Valeurs/Réewum Ngor, dirigé par Thierno Alassane Sall, a fermement condamné l’arrestation du chroniqueur de Sen TV, Abou Diallo. Cette interpellation, qualifiée d’arbitraire, s’inscrit, selon le parti, dans une série d’arrestations visant à museler les voix dissidentes sous le régime actuel.

Le communiqué dénonce une situation préoccupante : « La vague d’arrestations arbitraires utilisée par le pouvoir Pastéfien comme arme pour museler toute voix discordante ne saurait prospérer dans ce pays. » Pour La République des Valeurs, cette répression sape les fondements démocratiques du Sénégal et risque de faire basculer le pays vers un état policier.

Le parti a également évoqué l’arrestation de figures politiques et citoyennes, notamment Moustapha Diakhaté, ancien cadre de l’APR, dont le seul « tort », selon eux, a été de tenir des opinions opposées à celles du régime actuel. « Trop, c’est trop ! », s’indigne le communiqué, qui appelle les démocrates à se mobiliser contre ce qu’il qualifie de dérive autoritaire.

La République des Valeurs/Réewum Ngor a mis en garde les autorités contre l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques, estimant que cette pratique compromet la paix sociale. « Sans justice, aucune paix sociale n’est envisageable », avertit le parti, tout en exhortant le gouvernement à se concentrer sur des priorités nationales telles que le développement socio-économique et l’emploi des jeunes.

Pour le parti, « les arrestations arbitraires intempestives de dignes Sénégalais » ne feront qu’exacerber les tensions sociales et détourner les énergies des véritables défis auxquels le pays est confronté.

Le communiqué se conclut par un appel à la vigilance et à l’action de tous les citoyens épris de justice, afin de défendre les acquis démocratiques et prévenir toute tentative de dérive autoritaire. Pour La République des Valeurs, il est impératif que le gouvernement change de cap et mette en avant des politiques inclusives, capables de rassembler les Sénégalais autour d’objectifs communs de progrès et de stabilité.

La presse sénégalaise en crise : le CDEPS dénonce l’indifférence du ministre de la Communication

Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi, le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) a vivement critiqué l’attitude du ministre de la Communication, Alioune Sall, face aux graves difficultés que traverse le secteur des médias. Depuis leur rencontre du 17 juillet dernier, où un relevé de décisions avait été établi, le CDEPS déplore l’absence de mise en œuvre concrète des mesures promises.

Selon Maïmouna Ndour Faye, membre influente du CDEPS, le dialogue entre les autorités et la presse est au point mort. « Après l’appel au dialogue rénové lancé par le président de la République, nous espérions que des actions concrètes suivraient, notamment de la part du ministre. Malheureusement, les relations avec la presse restent extrêmement difficiles », a-t-elle déclaré. Elle accuse Alioune Sall de mener sa politique sans tenir compte des préoccupations exprimées par les professionnels des médias.

Malgré plusieurs tentatives pour établir un dialogue, notamment deux lettres de demande d’audience restées sans réponse, le CDEPS envisage de renouveler ses sollicitations. Toutefois, cette démarche s’accompagne d’un sentiment d’amertume face à ce qu’ils perçoivent comme un manque de considération.

Le CDEPS souligne que la crise actuelle de la presse sénégalaise s’enracine dans les bouleversements causés par la pandémie de Covid-19. À ces difficultés se sont ajoutées des mesures jugées hostiles, comme la rupture des contrats et conventions entre l’État et les médias, ainsi que l’exclusion de la presse privée des campagnes publicitaires publiques.

« La situation de la presse se détériore de jour en jour. Ce manque de soutien met en péril la survie économique des entreprises médiatiques et menace, à terme, la pluralité de l’information », a averti Maïmouna Ndour Faye.

Face à ce contexte, le CDEPS appelle à une mobilisation urgente pour sauver le secteur. Il exhorte le ministre de la Communication à honorer ses engagements et à privilégier un dialogue franc et constructif avec les acteurs de la presse.

Attaque à l’Hôtel RIU Baobab : une enquête ouverte après un vol armé à Pointe Sarène

Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2025, l’Hôtel RIU Baobab, un établissement de luxe situé à Pointe Sarène dans le département de Mbour, a été le théâtre d’une attaque audacieuse menée par un groupe de malfaiteurs. Cet incident a semé l’émoi parmi les résidents et les vacanciers de la région, pourtant réputée pour son calme et sa sécurité.

Aux premières heures de la nuit, les assaillants ont neutralisé les agents de sécurité privée en poste avant de s’introduire dans les locaux de la réception. Ils y ont dérobé une somme d’argent encore non communiquée et deux téléphones portables. Alertée immédiatement, la Gendarmerie nationale a déployé un dispositif d’urgence comprenant la Brigade de Proximité de Nianing et l’Escadron de Surveillance et d’Intervention (ESI).

À l’arrivée des forces de l’ordre, les malfaiteurs ont été interceptés, mais des échanges de tirs ont éclaté, les obligeant à prendre la fuite en escaladant les clôtures en grillage de l’hôtel. Profitant de l’obscurité et de la proximité d’une zone boisée dense, ils ont réussi à échapper à leurs poursuivants malgré une fouille minutieuse menée dans les environs.

Face à cet acte criminel, les autorités locales ont renforcé les mesures de sécurité dans la région. Des patrouilles supplémentaires ont été mises en place pour protéger les zones touristiques et rassurer les clients de l’hôtel. De plus, un dispositif de surveillance spéciale a été déployé aux abords des établissements hôteliers pour prévenir de nouvelles incursions.

La Gendarmerie nationale a également lancé une enquête approfondie pour identifier les auteurs de cette attaque. Des appels à témoin ont été diffusés, invitant la population à collaborer en transmettant toute information utile via le numéro vert du Centre de renseignement et des opérations.

Cet incident intervient dans un contexte où la région de la Petite-Côte, un pôle touristique majeur au Sénégal, cherche à renforcer son attractivité. Les autorités ont insisté sur la nécessité de rétablir rapidement la confiance des visiteurs en garantissant leur sécurité.

Malgré cet incident, l’Hôtel RIU Baobab, connu pour son service haut de gamme, poursuit ses activités normalement tout en collaborant étroitement avec les forces de l’ordre pour assurer la protection de ses clients.

La Gendarmerie nationale rappelle à la population et aux établissements locaux de redoubler de vigilance face aux menaces potentielles et de signaler tout comportement suspect. Ce triste événement met en lumière l’importance des efforts continus pour sécuriser les zones touristiques du pays et préserver l’image d’une destination accueillante et paisible.

Le Club citoyen pour la justice et la paix exige l’extradition de Macky Sall vers le Sénégal

Depuis son départ du pouvoir le 2 avril 2024, l’ancien président Macky Sall fait face à des appels croissants en faveur de son extradition vers le Sénégal. Le Club citoyen pour la justice et la paix, une organisation engagée dans la défense des droits humains et la lutte pour la justice, a officiellement écrit au président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, demandant des démarches concrètes pour que Macky Sall soit jugé.

Dans une lettre adressée aux autorités sénégalaises, le Club propose d’exploiter la convention de coopération judiciaire, d’exécution des jugements et d’extradition existant entre le Sénégal et le Maroc, où Macky Sall et son épouse, Marième Faye Sall, se sont installés après leur départ du Sénégal.

Entre 2021 et 2024, le Sénégal a connu une période particulièrement marquée par des troubles politiques. Près de 80 décès ont été recensés lors de manifestations violentes, dont la plupart étaient liées à des contestations contre le régime de Macky Sall. Ces événements tragiques ont été couverts par une loi d’amnistie adoptée avant la fin de son mandat, suscitant une vive controverse.

Cependant, le débat sur cette amnistie revient sur le devant de la scène. Lors d’un récent discours à l’Assemblée nationale, le Premier ministre a évoqué la possibilité de réviser ou de rapporter cette loi, répondant ainsi aux nombreuses voix qui réclament justice pour les victimes des affrontements politiques.

Depuis son installation au Maroc, Macky Sall reste une figure controversée, divisant l’opinion publique sénégalaise. Certains considèrent son exil comme une tentative d’échapper à des poursuites judiciaires potentielles. Le Club citoyen pour la justice et la paix affirme que l’extradition de l’ancien président serait une étape essentielle pour rétablir la confiance des Sénégalais dans les institutions judiciaires du pays.

De nombreux Sénégalais estiment que le jugement de Macky Sall est une condition sine qua non pour tourner la page des violences politiques. Les familles des victimes, appuyées par des organisations de la société civile, réclament justice et réparation. Pour elles, l’impunité ne doit pas devenir la norme, même pour un ancien chef d’État.

L’éventuelle révision de la loi d’amnistie pourrait redéfinir les bases de la responsabilité politique au Sénégal. Si le gouvernement venait à l’abroger, cela ouvrirait la voie à des poursuites contre Macky Sall et d’autres responsables présumés des violences. Une telle démarche pourrait également servir de signal fort en faveur de l’état de droit dans le pays.

Sénégal : Début effectif de la production gazière au champ Grand Tortue/Ahmeyin (GTA)

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a récemment accueilli une délégation de British Petroleum (BP), conduite par Gordon Birell, vice-président exécutif de l’entreprise. L’objectif principal de cette rencontre était d’annoncer le démarrage effectif de la production gazière au champ Grand Tortue/Ahmeyin (GTA), un projet stratégique mené en collaboration entre le Sénégal et la Mauritanie.

Découvert en 2015, le champ GTA est situé à la frontière maritime des deux pays. Avec des réserves estimées à environ 20 TCF de gaz naturel (soit 530 milliards de mètres cubes), ce gisement représente l’une des plus grandes découvertes de gaz en Afrique. Les travaux, supervisés par les ministères de l’Énergie du Sénégal et de la Mauritanie, témoignent d’une coopération exemplaire entre les deux nations.

La première phase de ce projet ambitieux prévoit une production annuelle de 2,5 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) et 35 millions de pieds cubes de gaz destinés à la consommation locale, notamment pour répondre aux besoins en production électrique.

Depuis la décision finale d’investissement en décembre 2018, d’importantes infrastructures ont été mises en place, notamment :

• Un hub terminal de GNL, situé à 10 km des côtes sénégalaises.

• Une plateforme offshore, installée à 35 km en mer.

Le projet GTA est porté par un consortium dirigé par British Petroleum, qui détient 53,3 % des parts, suivi de Kosmos Energy (26,7 %) et de PETROSEN, la société nationale sénégalaise (20 %). Ce partenariat public-privé illustre la capacité du Sénégal à mobiliser des investissements internationaux pour exploiter ses ressources naturelles de manière optimale.

Selon PETROSEN, le projet ambitionne une production totale de 10 millions de tonnes de GNL par an à terme, positionnant le Sénégal comme un acteur clé du marché énergétique mondial. Pour le pays, l’exploitation du gisement GTA marque une avancée stratégique majeure dans sa quête d’autonomie énergétique et de développement durable. Les volumes de gaz destinés à la consommation nationale devraient également réduire la dépendance du Sénégal aux énergies importées et stimuler la compétitivité économique.

Le démarrage de la production au champ GTA est donc une étape cruciale qui reflète non seulement le dynamisme de la coopération régionale, mais également le potentiel énergétique et économique du Sénégal. Avec ce projet, le pays consolide sa position sur la scène énergétique internationale tout en renforçant son infrastructure nationale.

Droit du sol aux États-Unis : Donald Trump face à une coalition de 22 États démocrates

Une coalition regroupant 22 États américains, parmi lesquels la Californie et l’État de New York, a déposé mardi des plaintes contre un décret controversé signé par Donald Trump dès son premier jour de mandat. Ce texte remet en question le droit du sol, un principe fondamental garanti par le 14e amendement de la Constitution des États-Unis.

Le décret en question, s’il venait à être appliqué, empêcherait l’attribution automatique de la citoyenneté américaine aux enfants nés sur le sol des États-Unis. Seuls les enfants ayant au moins un parent citoyen américain ou résident permanent pourraient obtenir des documents officiels tels que passeports ou certificats de citoyenneté.

Rob Bonta, procureur général de Californie, a vivement critiqué cette décision, la qualifiant d’« anticonstitutionnelle et antiaméricaine ». Dans un communiqué, il a ajouté :

« Nous demandons au tribunal de bloquer immédiatement l’entrée en vigueur de ce décret pour protéger les droits des enfants nés aux États-Unis. »

Le 14e amendement, adopté en 1868 au lendemain de la guerre de Sécession, stipule que « toutes les personnes nées ou naturalisées aux États-Unis […] sont des citoyens des États-Unis et de l’État dans lequel elles résident ». Il avait été initialement conçu pour garantir les droits des anciens esclaves et de leurs descendants.

Deux plaintes distinctes ont été déposées : l’une devant un tribunal fédéral du Massachusetts au nom de 18 États, et une autre au New Hampshire, portée par l’American Civil Liberties Union (ACLU) et d’autres organisations de défense des droits civiques.

Les procureurs généraux des États plaignants affirment que Donald Trump a outrepassé ses pouvoirs en contournant le Congrès, seule instance habilitée à réviser un amendement constitutionnel.

Ce décret, prévu pour entrer en vigueur 30 jours après sa signature, devrait rapidement être suspendu par les tribunaux, compte tenu des fortes oppositions et de l’histoire judiciaire liée au 14e amendement.

Donald Trump, interrogé à ce sujet, a lui-même admis qu’une bataille juridique était probable. « Vous avez peut-être raison. Vous verrez bien », a-t-il déclaré lundi soir depuis le Bureau ovale.

Le président a également déclaré que les États-Unis étaient le seul pays à accorder la citoyenneté automatique par le droit du sol, une affirmation factuellement incorrecte. Ce principe est en vigueur dans de nombreux pays, notamment au Canada, au Mexique, et dans plusieurs nations d’Amérique latine.

En s’attaquant à un pilier du droit constitutionnel américain, Donald Trump relance un débat profondément ancré dans l’histoire du pays. Pour ses opposants, le droit du sol est une valeur fondamentale de l’identité américaine, et sa remise en question pourrait entraîner des conséquences sociales et politiques majeures.

Levée de l’Immunité Parlementaire : Pastef-Les Patriotes défend la transparence et la rigueur de la procédure

Le groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes s’est prononcé sur la demande de levée de l’immunité parlementaire du député Mouhamadou Ngom, au cœur d’une procédure judiciaire liée à des accusations de blanchiment de capitaux, de fraude fiscale, et d’autres infractions graves. Tout en rejetant les critiques formulées par le groupe Takku Wallu, Pastef-Les Patriotes souligne que l’ensemble de la démarche a été conforme aux dispositions constitutionnelles et légales en vigueur.

Depuis la réception, le 10 janvier 2025, de la demande du Procureur de la République financier, transmise par le Ministre de la Justice, toutes les étapes de la procédure ont été respectées :

• 14 janvier 2025 : Réunion du Bureau de l’Assemblée nationale suivie de la Conférence des présidents pour examiner la demande.

• 16 janvier 2025 : La Commission des Lois a mis en place une Commission ad hoc, après un report demandé par le groupe Takku Wallu pour préparer la défense du député.

• 17 janvier 2025 : Une résolution a été votée à l’unanimité en séance plénière pour la création de la Commission ad hoc, qui a ensuite fixé son calendrier de travail.

La Commission ad hoc, chargée d’évaluer la demande, a également communiqué l’intégralité du dossier aux commissaires ainsi qu’à Mme Aissata Tall, présidente du groupe Takku Wallu et défenseure du député Mouhamadou Ngom.

Le député Mouhamadou Ngom, convoqué à plusieurs reprises pour son audition, aurait refusé de recevoir la notification à son domicile, selon le groupe Pastef-Les Patriotes. Face à ce refus, la convocation a été déposée à la mairie de sa commune de résidence, comme le permet la loi. Malgré ces dispositions, le député n’a pas répondu à l’appel de la Commission ad hoc lors de sa réunion du 21 janvier 2025.

Mme Aissata Tall, présente en tant que défenseure, a demandé une suspension des travaux en invoquant un besoin de compléments d’information, bien que l’ensemble du dossier lui ait été remis au préalable.

Pastef-Les Patriotes salue la démarche de l’Assemblée nationale, qu’il juge républicaine et transparente. Selon le groupe, la levée de l’immunité parlementaire répond à une double exigence : garantir la présomption d’innocence et la dignité du député concerné, tout en respectant les principes de transparence et de bonne gouvernance édictés par la Constitution.

En outre, le groupe rappelle que la demande initiale de levée de l’immunité parlementaire est justifiée par l’urgence d’ouvrir des enquêtes judiciaires sur la base de rapports de la Cellule nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF). Ces rapports établissent des liens potentiels entre le député et des infractions liées à la loi n°2024-08 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, ainsi qu’au Code général des Impôts et au Code pénal.

Cette affaire, qui suscite une vive controverse, met en lumière les tensions entre les groupes parlementaires. Si le groupe Takku Wallu dénonce une atteinte à l’équité procédurale, Pastef-Les Patriotes insiste sur l’importance de respecter les exigences légales pour garantir la lutte contre la corruption et les pratiques illicites.

Dialogue entre parlementaires et populations sur la gouvernance du secteur extractif dans l’arrondissement de Méouane

Dans le cadre du programme pour la transparence et la redevabilité dans le secteur extractif, le Forum Civil, en collaboration avec les membres de la commission énergie et mines de l’Assemblée nationale, a mené une série d’échanges avec les populations de l’arrondissement de Méouane. Ces discussions ont porté sur les défis et enjeux de la gouvernance du secteur extractif, particulièrement la cohabitation entre les entreprises minières et les communautés locales.

La délégation, conduite par le Forum Civil, a tenu une réunion avec les maires des quatre communes de l’arrondissement : Taïba Ndiaye, Darou Khoudoss, Méouane et Mboro. Cette rencontre visait à dresser un état des lieux des problématiques soulevées par l’exploitation des mines et des carrières dans la région, et à recueillir les doléances des populations directement impactées.

Lors des échanges, les populations ont exprimé leurs préoccupations face aux externalités négatives engendrées par les activités minières. Ces impacts concernent principalement :

• La santé : augmentation des maladies respiratoires et autres pathologies liées à la pollution.

• L’environnement : dégradation des terres agricoles, pollution de l’eau et nuisances sonores.

• Les infrastructures : insuffisance de retombées économiques directes et manque de projets sociaux pour compenser les désagréments.

Birahime Seck, membre actif du Forum Civil, a salué l’implication des députés et leur volonté d’écouter les populations. Selon lui, ces échanges doivent pousser les parlementaires à user de leurs prérogatives, notamment pour interpeller les ministres et les administrations compétentes. « Nous pensons fondamentalement que les députés ont pris bonne note. La loi leur confère un certain nombre de pouvoirs pour agir », a-t-il souligné.

Le président de la commission énergie et mines, Babacar Ndiaye, a quant à lui assuré que les préoccupations des populations seront relayées auprès des autorités compétentes. Il a également insisté sur l’importance d’un suivi rigoureux des engagements pris par les entreprises minières pour réduire les impacts négatifs de leurs activités.

Le Forum Civil, en tant que facilitateur, a joué un rôle clé dans l’organisation de cette rencontre et la structuration des discussions. Cette initiative s’inscrit dans un cadre plus large visant à promouvoir une gouvernance transparente et inclusive dans le secteur extractif, avec une meilleure prise en compte des droits et des besoins des communautés locales.

Les échanges entre parlementaires, élus locaux et populations marquent une étape importante vers une meilleure prise en compte des enjeux sociaux et environnementaux liés à l’exploitation minière. Les populations attendent désormais des actions concrètes, notamment en termes de compensation et de réhabilitation des zones affectées.

Kaolack : L’Association Jokoo Sénégal – Deutschland tire un bilan satisfaisant pour l’année 2024

L’Association Jokoo Sénégal – Deutschland a tenu une conférence de presse ce mardi pour dresser un bilan positif de ses activités en 2024. Le président national, Vieux Guédel Mbodji, a mis en lumière les nombreuses réalisations de la structure en collaboration avec ses partenaires financiers.

L’Association Jokoo Sénégal – Deutschland, reconnue officiellement par l’État sous le récépissé n°0177/GR.KL/AD du 5 août 2016, est une organisation à but non lucratif. Ses objectifs principaux incluent :

• Le renforcement des liens de coopération, de solidarité et d’entraide entre le Sénégal et l’Allemagne.

• La promotion d’activités socio-économiques au profit des populations vulnérables.

Elle intervient dans divers domaines, notamment :

• Le soutien aux personnes handicapées,

• L’éducation, la santé, le sport,

• L’environnement et l’économie solidaire.

Réalisations de l’année 2024

Éducation

• Construction de six salles de classe dans les communes de Dadack, Kabatoki et Daga Diakhaté.

• Parrainage de 218 enfants et distribution de kits scolaires dans les villes de Kaolack, Bambey, Thiès, Mbour et Tattaguine.

• Soutien à la journée d’excellence à l’école de Foundiougne, en partenariat avec CAP Élite Foundiougne.

Sport

• Organisation du Tournoi Helmut Buschmeyer pour les écoles de football à Kaolack.

• Don de matériels et équipements sportifs afin de promouvoir la pratique du sport chez les jeunes.

Protection de la petite enfance

Membre actif du Comité départemental de la prise en charge des enfants, l’association mène des actions de veille contre les violences et la maltraitance des enfants, notamment lors des grands événements religieux tels que les gamous annuels de Médina Baye et Porokhane. En 2024, 211 enfants égarés ont été réunis avec leurs parents lors du grand Gamou de Médina Baye.

Presse et partenariats

• Accueil d’une équipe de deux journalistes de la chaîne allemande WDR (radio et télévision) pour un séjour d’une semaine dans la région de Kaolack.

• Rencontres avec le maire de Kaolack, Serigne Mboup, et ses adjointes en charge de l’éducation, en vue de projets de jumelage entre des villes sénégalaises et allemandes.

La direction régionale de Caritas Thiès demeure un partenaire technique et financier essentiel.

Sous la direction du manager général, Alioune Marone, l’association s’investit activement dans des projets communautaires à Kaolack, en particulier dans le quartier de Bongré. Les initiatives incluent le soutien aux écoles, mosquées et populations vulnérables.

Le décès du président Helmut Buschmeyer, surnommé “Joro”, a marqué un tournant pour l’association. Considéré comme un pilier de Jokoo Sénégal – Deutschland, son dévouement envers l’éducation, le sport et la protection de l’enfance a laissé un héritage durable.

Le président national, Vieux Guédel Mbodji, a exprimé sa reconnaissance envers Helmut, soulignant que son héritage continue d’inspirer les actions de l’association.

En 2024, l’Association Jokoo Sénégal – Deutschland a renforcé son impact à travers des réalisations significatives dans l’éducation, le sport et la protection des enfants. Fidèle à ses objectifs, elle poursuit son engagement pour un développement harmonieux et durable des communautés locales.

Aïssata Tall Sall défend Farba Ngom et dénonce une « parodie de justice »

Dans une déclaration remarquée, Aïssata Tall Sall, Présidente du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, est montée au créneau pour défendre le parlementaire Farba Ngom, au cœur d’une polémique judiciaire. Selon elle, Farba Ngom aurait agi dans le souci de mettre à l’aise ses collègues députés, ce qui expliquerait sa décision de ne pas se présenter lui-même, préférant envoyer un seul représentant dans une affaire qui soulève des interrogations.

Cette prise de position intervient alors que l’affaire de Farba Ngom connaît un nouveau rebondissement. Aïssata Tall Sall a dénoncé ce qu’elle qualifie de « parodie de justice », affirmant avoir reçu pas moins de quatre lettres de transmission présentées comme étant le dossier de l’intéressé. Cette multiplication de documents, selon elle, entache la procédure et soulève des doutes sur la transparence et la régularité des démarches entreprises.

Le cas Farba Ngom a généré des réactions variées dans le paysage politique sénégalais, certains dénonçant une tentative de manipulation politique, tandis que d’autres réclament une justice impartiale et sans entraves. Aïssata Tall Sall, fidèle à sa réputation de défenseuse des droits, insiste sur l’importance de respecter les principes de justice et de préserver l’intégrité des institutions parlementaires.

Cette dénonciation de multiples lettres de transmission illustre, selon la présidente du groupe parlementaire, une volonté de complexifier l’affaire. Elle appelle les autorités compétentes à garantir une procédure claire et équitable afin de ne pas ternir l’image de la justice sénégalaise.

Oumar Sow placé en garde à vue pour incitation à la discrimination ethnique

L’ancien ministre conseiller de Macky Sall, Oumar Sow, a été placé en garde à vue ce mardi à la Division spéciale de cybersécurité (DSC). Cette mesure fait suite à une convocation dans le cadre d’une enquête ouverte par le procureur, qui s’est autosaisi après une publication controversée sur sa page Facebook.

Dans ce texte, Oumar Sow aurait tenu des propos considérés comme incitant à la discrimination ethnique, en lien avec l’affaire Farba Ngom. Ces déclarations, largement partagées sur les réseaux sociaux, ont suscité des réactions vives et attiré l’attention des autorités judiciaires.

Accompagné de ses avocats, Me Aboubacry Barro et Me Alassane Cissé, Oumar Sow a défendu son point de vue devant les enquêteurs. Selon lui, ses propos ont été mal interprétés et ne visaient pas à inciter à la haine ou à la discrimination.

L’affaire est désormais entre les mains de la justice, et une décision concernant son éventuel déferrement devant le procureur de la République est attendue ce mercredi. Si les accusations sont retenues, Oumar Sow pourrait faire face à des poursuites judiciaires pour des infractions liées à la cybercriminalité et à la promotion de discours haineux.

Kaolack : Le Tribunal de Grande Instance se penche sur l’affaire opposant Serigne Mboup à l’Adik

Le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Kaolack a finalement tenu audience sur le dossier mettant en cause le maire de Kaolack, Serigne Mboup, et plusieurs de ses collaborateurs. Accusés par l’Alliance pour La Défense des intérêts de Kaolack (Adik), ils font face à des charges graves, notamment détournement de deniers publics, faux et usage de faux, vol en réunion, et escroquerie.

Selon la partie civile représentée par Babacar Sadikh Beye, une somme importante aurait été décaissée sans respecter les procédures légales. « En tant que citoyens, il est de notre droit de savoir comment l’argent du contribuable est dépensé », a-t-il affirmé. L’avocat de l’Adik a insisté sur le manque de traçabilité des fonds en question et sur la nécessité pour la municipalité d’apporter des réponses claires.

Présent lors de l’audience, le maire Serigne Mboup a assuré que l’argent, destiné à l’achat de denrées alimentaires pour le Gamou de Médina Baye, avait été débloqué selon les règles en vigueur. « Si tous les documents n’étaient pas en règle, le percepteur n’aurait pas validé cette opération », a-t-il déclaré. Ses avocats ont plaidé pour une relaxe pure et simple, dénonçant une tentative de nuire à la réputation du maire. Ils ont également demandé 500 millions de FCFA de dommages et intérêts pour préjudice moral.

Le procureur, quant à lui, a appelé à une stricte application de la loi, laissant entendre que les charges portées contre le maire et ses collaborateurs doivent être examinées avec la plus grande rigueur.

Pour rappel, cette affaire trouve son origine dans une opération de décaissement impliquant la municipalité de Kaolack et des associations sportives et culturelles (ASC). L’accusation pointe des irrégularités dans la gestion des fonds, tandis que la défense soutient la légalité de la démarche.

Crise politique et judiciaire : Farba Ngom au cœur d’une bataille féroce

La scène politique sénégalaise est en ébullition alors qu’une affaire de blanchiment d’argent, impliquant Farba Ngom, député de l’Assemblée nationale et figure clé de l’opposition, prend une tournure décisive. La coalition Takku Wallu Sénégal, dont il est un membre influent, a renforcé sa stratégie en recrutant une équipe d’avocats chevronnés pour assurer sa défense face à des accusations graves.

L’affaire a éclaté avec la demande, le 3 janvier 2025, du Procureur général près la Cour d’appel de Dakar visant la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom. Quelques jours plus tard, le 10 janvier, le ministre de la Justice a officiellement saisi l’Assemblée nationale à cet effet. L’accusation porte sur des transactions financières douteuses qui auraient permis le blanchiment d’une somme astronomique de 125 milliards de francs CFA, un montant qui suscite à la fois stupeur et indignation.

Pour répondre à cette offensive judiciaire, Takku Wallu Sénégal a constitué une équipe d’élite composée de six avocats de renom, parmi lesquels :

• Me El Hadji Amadou Sall

• Me El Hadji Diouf

• Me Oumar Youm

• Me Antoine Mbengue

• Me Ousmane Thiam

• Me Adama Fall

Ces figures du barreau, toutes marquées par une expérience politique ou juridique notable, se préparent à défendre Farba Ngom devant la commission ad hoc de l’Assemblée nationale, chargée d’examiner la demande de levée d’immunité.

Au-delà des arguments juridiques, Takku Wallu Sénégal mène également une riposte politique. La coalition dénonce une tentative d’instrumentalisation de la justice pour affaiblir l’opposition. Ses leaders multiplient les interventions pour dénoncer ce qu’ils perçoivent comme une cabale orchestrée contre Farba Ngom.

Selon des sources proches de l’opposition, une conférence de presse sera tenue après la comparution de leur client devant la commission parlementaire. Celle-ci pourrait permettre à la défense de dévoiler sa stratégie et de tenter de rallier l’opinion publique à sa cause.

Cette affaire, qui mêle politique et justice, intervient dans un contexte de tensions exacerbées entre la majorité présidentielle et l’opposition. La révélation de transactions financières douteuses d’une telle ampleur ajoute une dimension explosive au dossier.

Avec la perspective d’un procès qui pourrait bouleverser l’échiquier politique, le Sénégal se trouve face à un défi majeur : concilier justice et transparence tout en préservant la stabilité de ses institutions. L’opinion publique reste divisée, entre ceux qui appellent à une justice impartiale et ceux qui redoutent une instrumentalisation des institutions judiciaires à des fins politiques.

Gel des importations d’oignons à partir du 25 janvier 2025 : une mesure pour soutenir la production locale

Dans une lettre circulaire conjointe du Directeur Général de l’Agence de Régulation des Marchés (ARM) et du Ministère de l’Industrie et du Commerce, il a été annoncé un gel des importations d’oignons à compter du 25 janvier 2025. Cette décision s’inscrit dans le cadre des efforts de régulation des marchés agricoles et de promotion de la production locale, un objectif stratégique visant à renforcer l’autosuffisance alimentaire et à protéger les producteurs nationaux.

La mesure fait suite à une réunion du comité de pilotage des accords de gel des importations tenue le lundi 20 janvier 2025 à l’ARM. Lors de cette rencontre, les participants ont examiné la situation de la production nationale et analysé les perspectives pour l’année en cours. Selon les données fournies par les services techniques et les associations de producteurs, les premières récoltes d’oignons locaux devraient arriver sur le marché dès le mois de février 2025.

Cette planification vise à éviter une concurrence déloyale entre les importations et les récoltes locales, un problème souvent signalé par les producteurs nationaux, notamment pendant les périodes de récolte.

Pour rappel, la dernière levée de gel des importations d’oignons, annoncée dans une lettre circulaire du 23 septembre 2024, avait permis l’importation d’oignons jusqu’au 31 décembre 2024. Toutefois, en prévision des fêtes religieuses importantes telles que l’Appel des Layènes, Kazu Rajab et Porokhane, ainsi que de la disponibilité des récoltes locales en février, le gel a été décidé à partir du 25 janvier 2025.

Cette régulation, selon les autorités, vise à garantir un équilibre entre l’offre et la demande tout en limitant les fluctuations excessives des prix sur le marché.

Les producteurs locaux saluent cette initiative, qui leur offre une meilleure visibilité pour écouler leurs récoltes sans être pénalisés par des prix bas liés à la concurrence des importations. Cependant, des préoccupations subsistent du côté des consommateurs, qui redoutent une augmentation temporaire des prix avant l’arrivée des récoltes locales.

Cette décision s’inscrit dans une vision plus large de promotion de l’agriculture nationale. En soutenant les producteurs locaux, le gouvernement vise non seulement à réduire la dépendance aux importations, mais également à encourager des pratiques agricoles durables et à stimuler l’économie rurale.

Kaolack : Une solution à la problématique de l’appareillage orthopédique au Sénégal, un projet de 2,4 milliards de francs CFA

Pour la mise en œuvre d’un projet d’appareillage orthopédique pour la période 2024-2026, l’État du Sénégal a prévu une enveloppe budgétaire de 2,4 milliards de francs CFA, a annoncé Mamadou Lamine Faty, directeur de la promotion et de la protection des personnes handicapées. Selon M. Faty, « au niveau des Comités régionaux multisectoriels de gestion du handicap et d’accessibilité aux technologies d’assistance, la dimension appareillage est fortement prise en compte ».

Cette déclaration a été faite lors d’une réunion du Comité régional de développement (CRD) consacrée à l’orientation du Comité régional multisectoriel de gestion du handicap et d’accessibilité aux technologies d’assistance, en présence de l’adjoint au gouverneur de Kaolack chargé du développement, Mamadou Habib Kamara. Cette rencontre s’inscrit dans une mission conjointe impliquant le Centre national d’appareillage orthopédique (CNAO), la Direction générale de l’action sociale (DGAS) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle vise à suivre l’installation des Comités régionaux multisectoriels sur l’ensemble du territoire. Le Comité régional de Kaolack, en particulier, a été installé depuis le 20 août 2024.

Lors de cette réunion, des informations importantes ont été partagées sur l’état d’avancement des projets de l’État et de ses partenaires techniques et financiers, notamment le programme de la carte d’égalité des chances, considéré comme un mécanisme phare pour l’inclusion des personnes handicapées.

Selon M. Faty, « à ce jour, l’État du Sénégal, sous l’égide du ministère de la Santé et de l’Action sociale, a distribué 98 126 cartes d’égalité des chances et certificats de handicap. Ces dispositifs sont soutenus par des programmes de filets sociaux multisectoriels, tels que les bourses de sécurité familiale et la couverture médicale universelle (CMU) ».

Ces cartes sont également liées à d’autres services comme le transport, l’emploi et l’éducation.

D’après le médecin-colonel Seydina Ousmane Bâ, directeur du Centre national d’appareillage orthopédique (CNAO), l’objectif principal de cette réunion était de « redynamiser » le Comité régional multisectoriel de gestion du handicap et d’accessibilité aux technologies d’assistance de Kaolack. « En 2013, des comités régionaux ont été mis en place sur l’ensemble du territoire national. Cependant, ils sont restés en léthargie faute de moyens, de plans d’action et même de suivi », a-t-il souligné.

Dans le cadre de la stratégie nationale de gestion du handicap pour la période 2012-2023, d’un coût global de 32,8 milliards de francs CFA, le Sénégal a enregistré une augmentation du nombre de personnes vivant avec un handicap, passant de 800 000 à 1 210 736, soit un taux de prévalence de 7,3 %, selon Ndèye Arame Fall, cheffe du service social du CNAO.

L’objectif des pouvoirs publics est d’atteindre 373 931 bénéficiaires de cartes d’égalité des chances d’ici 2026, et 705 000 à l’horizon 2029. Jusqu’à présent, 11 525 personnes ont bénéficié d’appareillages orthopédiques.

Dans la région de Kaolack, Saer Seck, directeur régional de l’action sociale, a indiqué que le taux de prévalence des personnes vivant avec un handicap est de 7,5 %, légèrement au-dessus de la moyenne nationale.

Ce projet ambitieux marque une étape importante dans l’amélioration de la qualité de vie des personnes handicapées au Sénégal.

Le Ministre Abass Fall décroche 1 000 opportunités d’emploi pour des Sénégalais au Qatar

Dans le cadre d’une visite officielle au Qatar, le ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions, Abass Fall, a annoncé une avancée significative dans le domaine de l’emploi. Ce mardi 21 janvier, le ministère a révélé via sa page Facebook que le ministre, accompagné d’une importante délégation, a réussi à négocier 1 000 opportunités d’emploi pour des Sénégalais dans divers secteurs d’activité.

Ces postes concernent des domaines clés tels que la technologie, les sciences, la médecine, la logistique, et bien d’autres. Cette initiative s’inscrit dans la volonté du gouvernement sénégalais d’étendre les perspectives professionnelles pour ses citoyens à l’étranger, tout en répondant aux besoins du marché du travail qatari.

Pour garantir un accès équitable à ces opportunités, la Direction de l’emploi a mis en place un mécanisme clair et inclusif. Une plateforme sera dédiée à la collecte des candidatures. Les postulants intéressés devront soumettre leur curriculum vitae sur cet outil numérique. Par la suite, des entretiens transparents seront organisés, basés sur les besoins spécifiques exprimés par les entreprises privées et les autorités qataries.

Cette réussite témoigne de l’engagement du ministre Abass Fall à diversifier les opportunités d’emploi pour les Sénégalais et à renforcer les partenariats stratégiques entre le Sénégal et le Qatar. Selon les autorités, cette initiative pourrait non seulement réduire le chômage mais également contribuer à la valorisation des compétences sénégalaises sur le plan international.

Gala de charité : les anciens internationaux mobilisés pour la jeunesse sénégalaise

Un événement sportif et solidaire d’exception se prépare à Dakar. Le 5 avril prochain, à 16h, le stade Léopold Sédar Senghor, fraîchement rénové, accueillera un gala de charité qui s’annonce mémorable. Organisée par les anciens internationaux sénégalais Gorgui Sy Dieng, Babacar Guèye, et l’ancien international français Franck Silvestre, cette rencontre opposera les amis de Zinédine Zidane et Ronaldinho à une sélection des anciens joueurs sénégalais, dont la mythique génération de 2002.

L’objectif principal de cette initiative est de collecter des fonds pour soutenir deux associations : Empire des Enfants et Village des Rois. Ces structures œuvrent pour améliorer les conditions de vie des jeunes défavorisés et leur offrir un avenir meilleur.

Le comité d’organisation a également prévu de rendre hommage à une figure emblématique du football sénégalais, feu Pape Bouba Diop. Décédé en 2020, le héros du match d’ouverture de la Coupe du monde 2002, où il avait marqué contre la France, reste une icône nationale. Son fils, Aaron Diop, marquera ce moment d’émotion en donnant le coup d’envoi symbolique de la partie.

Ce gala sera également l’occasion d’inaugurer le stade Léopold Sédar Senghor, récemment réhabilité. L’enceinte emblématique de Dakar vibrera au rythme des retrouvailles entre légendes du football mondial et sénégalais, dans une ambiance mêlant spectacle, solidarité et nostalgie.

L’initiative, saluée par la communauté sportive et au-delà, met en lumière la force du sport comme levier de transformation sociale. La mobilisation autour de cet événement promet un succès retentissant, tant pour les amateurs de football que pour les bénéficiaires de cette belle action caritative.

Détournement présumé de 700 millions FCFA : Tabaski Ngom et Djim Momath Ba dans la tourmente

L’affaire de détournement présumé de 700 millions FCFA impliquant l’inspectrice du Trésor Tabaski Ngom et l’ancien directeur général de l’Agence d’aménagement et de promotion de sites industriels (APROSI), Djim Momath Ba, prend une nouvelle tournure. Les deux principaux accusés ont été présentés devant le procureur du Pool judiciaire financier, selon des informations obtenues par Seneweb.

Tabaski Ngom, arrêtée récemment par la Division des investigations criminelles (DIC), aurait révélé des informations impliquant directement l’ancien DG de l’APROSI. Suite à ces révélations, Djim Momath Ba a été placé en garde à vue.

L’enquête, menée par la DIC, s’intéresse à des mouvements financiers jugés suspects, qui auraient conduit à une perte de 700 millions FCFA destinés à des projets publics. Tabaski Ngom, qui jouait un rôle clé dans la gestion de ces fonds, aurait, selon les enquêteurs, collaboré avec Djim Momath Ba pour orchestrer les malversations.

Dans cette affaire, le député-maire de Louga, Moustapha Diop, est également cité. Toutefois, il échappe pour le moment à une arrestation en raison de son immunité parlementaire. Cette protection juridique temporaire ne le met pas pour autant à l’abri d’éventuelles poursuites si une levée de son immunité est décidée.

Les investigations se poursuivent alors que le Pool judiciaire financier se penche sur les preuves rassemblées. L’État semble déterminé à renforcer la lutte contre les détournements de fonds publics, qui minent la confiance des citoyens dans la gestion des deniers publics.

Les prochains développements dans cette affaire retiennent l’attention des observateurs, d’autant plus que la responsabilité de hauts responsables et de personnalités politiques est engagée. La justice devra faire la lumière sur ce scandale qui illustre une fois de plus la nécessité de renforcer les mécanismes de transparence et de reddition des comptes au sein des institutions publiques.

Affaire à suivre.

Affaire “Freedom Day” : entre défense des droits humains et préservation des mœurs au Sénégal

L’affaire “Freedom Day” continue de polariser l’opinion publique au Sénégal. Ce mercredi, les militantes féministes à l’origine de ce sit-in controversé seront entendues par la Brigade des mœurs de la Sûreté urbaine de Dakar. Accusées d’avoir voulu organiser une manifestation au dress code “nu”, elles font l’objet d’une plainte déposée par Mame Matar Guèye, président de l’Ong Jamra.

L’objectif initial de “Freedom Day” était de dénoncer l’escalade des violences faites aux femmes et aux enfants, notamment les viols et les meurtres. Une cause jugée noble, mais la méthode choisie a suscité l’indignation : les organisatrices avaient appelé à un sit-in “taatu néén” (nu), une symbolique perçue par certains comme une atteinte aux valeurs sociales et culturelles sénégalaises.

Mame Matar Guèye, fervent défenseur des valeurs conservatrices, a rapidement réagi en saisissant la justice. Il accuse les militantes d’“atteinte aux bonnes mœurs”, une plainte qui a conduit à une enquête approfondie et à la convocation des organisatrices.

Malgré les critiques, les militantes de “Freedom Day” refusent de céder face aux pressions. Dans un communiqué, elles dénoncent une procédure qu’elles qualifient d’“incongrue et infondée”. Soutenues par un collectif d’avocats et de spécialistes des droits humains, elles défendent leur action comme un cri d’alerte face à une société qui, selon elles, banalise les violences faites aux femmes.

“Nous avons choisi un moyen fort pour attirer l’attention sur un fléau sociétal trop souvent passé sous silence”, expliquent-elles. Selon elles, les critiques sur la méthode ne devraient pas occulter la gravité des violences qu’elles dénoncent.

Pour l’Ong Jamra, ce sit-in dépasse les limites de l’acceptable. “C’est une atteinte grave aux valeurs culturelles et religieuses de notre société”, affirme Mame Matar Guèye. Il estime que les militantes auraient pu choisir des moyens d’action plus conformes aux traditions pour sensibiliser l’opinion publique.

Jamra appelle à des sanctions exemplaires, estimant que l’initiative de “Freedom Day” met en péril l’équilibre moral de la société sénégalaise.

Les auditions prévues ce mercredi pourraient marquer un tournant dans cette affaire. Les militantes devront répondre aux enquêteurs de la Sûreté urbaine et justifier leurs motivations. Pour les autorités judiciaires, il s’agit de trancher entre la liberté d’expression et la préservation des valeurs sociales.

Au-delà de l’aspect judiciaire, l’affaire “Freedom Day” soulève des interrogations profondes sur les limites de la protestation et la défense des droits humains. Le Sénégal, pays réputé pour son équilibre entre tradition et modernité, se trouve face à un débat complexe entre revendications féministes et protection des mœurs.

Me Sidiki Kaba nommé intérimaire de Macky Sall à la présidence de l’APR : Une stratégie dans un contexte judiciaire international

Mardi 21 janvier, PointActu a révélé que Me Sidiki Kaba, ancien Premier ministre et avocat de renom, a été désigné pour assurer l’intérim de Macky Sall à la présidence de l’Alliance pour la République (APR). Cette décision intervient peu après que Macky Sall, ancien président de la République du Sénégal, a annoncé son retrait de la direction du parti, laissant un vide à la tête de la formation politique dominante.

Selon le journal, le choix de Me Sidiki Kaba s’explique par le climat actuel de reddition des comptes et de gestion des affaires judiciaires. L’APR, confrontée à des défis majeurs sur le plan national et international, aurait opté pour une personnalité ayant une expertise juridique reconnue et une solide expérience politique. Me Kaba, ancien ministre de la Justice et fervent défenseur des droits humains, est perçu comme l’homme idéal pour diriger le parti dans ce contexte délicat.

PointActu souligne également que cette nomination a pour objectif d’amplifier, sur la scène internationale, les efforts de l’APR en matière de lutte judiciaire. Me Sidiki Kaba, avec ses relations et son influence à l’étranger, est vu comme une figure capable de défendre efficacement le parti face aux critiques et aux accusations qui pèsent sur certains de ses membres.

Le journal note que cette nomination semble reléguer au second plan des figures politiques telles qu’Amadou Ba, actuel Premier ministre, et Abdoulaye Daouda Diallo, qui étaient considérés comme de potentiels successeurs au leadership de l’APR. Ce repositionnement stratégique témoigne de la volonté de l’APR de recentrer ses efforts autour d’une gestion juridique et diplomatique plus proactive.

La mission de Me Sidiki Kaba ne sera pas de tout repos. Il devra maintenir la cohésion interne du parti, mobiliser les militants en vue des prochaines échéances électorales, tout en gérant les éventuelles tensions liées aux ambitions politiques des cadres de l’APR. Par ailleurs, le contexte judiciaire, marqué par des accusations de corruption et de malversations visant des membres influents du parti, constitue un défi majeur.

Lancement de la Nouvelle Formule « SOLO » par Bët Set / L’Aurore : Réflexion sur l’Emploi des Jeunes

l’Association Bët Set / L’Aurore a inauguré sa nouvelle série d’outils de communication intitulée « SOLO » (SOlutions LOcales), dans le cadre d’un webinaire dédié à l’emploi des jeunes au Sénégal. Cet événement, marqué par des échanges constructifs et inclusifs, a permis d’aborder des solutions concrètes pour lutter contre le chômage des jeunes et promouvoir des opportunités durables.

M. Mouhamed DIANKHA, principal intervenant du webinaire, a dressé un diagnostic approfondi de la situation de l’emploi des jeunes au Sénégal. Il a mis en exergue les nombreux défis auxquels cette tranche de la population est confrontée, notamment :

• L’inadéquation des politiques publiques depuis l’indépendance ;

• Les incohérences dans les dispositifs d’emploi ;

• Le déficit d’information sur le marché du travail ;

• L’inadéquation des formations professionnelles avec les besoins socio-économiques des localités.

Les discussions ont également souligné l’impact du chômage sur les femmes et les jeunes, exacerbant les inégalités sociales et économiques.

Au terme de l’exposé de M. DIANKHA, les participants ont échangé sur plusieurs pistes de solutions, notamment :

• Renforcer les dispositifs d’insertion professionnelle ;

• Promouvoir l’agriculture durable et les emplois verts ;

• Initier les jeunes à l’entrepreneuriat dès le cycle primaire ;

• Développer les compétences non techniques (soft-skills) ;

• Adapter les formations professionnelles aux réalités du marché de l’emploi ;

• Soutenir techniquement et financièrement les TPE et PME ;

• Encourager les entreprises privées à accroître les embauches.

Ce premier webinaire a été salué pour sa richesse et son inclusivité, réunissant des experts, professionnels et acteurs de divers horizons, du Sénégal, d’autres pays africains et européens. Face à l’engouement suscité, Bët Set / L’Aurore propose de pérenniser cette dynamique en organisant des rencontres thématiques tous les 45 jours, avec une réunion semestrielle en présentiel.

Afin de traduire les échanges en actions concrètes, chaque webinaire sera suivi par la publication d’un numéro « SOLO » qui synthétisera les conclusions et les solutions partagées. Ces publications seront diffusées largement auprès des participants, autorités compétentes, et dans les médias locaux et scientifiques.

Gestion administrative au Sénégal : l’Inspection générale d’État alerte sur des dérives préoccupantes

L’administration publique sénégalaise traverse une phase critique marquée par des dérives préoccupantes, selon les récentes révélations de l’Inspection générale d’État (IGE). Lors de la première édition de la Conférence des Administrateurs et Managers publics tenue ce lundi 20 janvier à Diamniadio, plusieurs dysfonctionnements ont été mis en lumière.

Entre 2021 et 2023, l’État du Sénégal a acquis plus de 650 véhicules administratifs, une pratique jugée excessive par l’IGE, qui appelle à une révision et à une évaluation rigoureuse du décret encadrant leur gestion. Ces acquisitions, bien que nécessaires dans certains cas, soulèvent des interrogations sur l’usage efficient des ressources publiques, notamment en période de crise économique et sociale.

En plus des dépenses liées aux véhicules, l’IGE a pointé plusieurs maux qui gangrènent l’administration publique :

• Ouverture anarchique de comptes bancaires : L’absence de contrôle rigoureux favorise des pratiques financières opaques.

• Mauvaise gestion de la comptabilité matière : La traçabilité et la gestion des biens publics souffrent de carences notables.

• Recrutements non conformes : Des nominations et embauches effectuées en dehors des cadres réglementaires aggravent les dysfonctionnements.

Ces constats s’ajoutent aux critiques fréquentes sur la gestion des ressources humaines et matérielles au sein de l’appareil étatique.

Lors de cette conférence, le président de l’Association des Administrateurs civils, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a souligné la gravité de la situation après neuf mois d’exercice du pouvoir par la nouvelle administration. « Les constats sont alarmants », a-t-il déclaré, appelant à des réformes urgentes pour restaurer la transparence et l’efficacité dans la gestion publique.

Face à ces dérives, l’IGE insiste sur la nécessité d’évaluer et de renforcer les cadres juridiques existants. Elle exhorte les administrateurs à adopter une gestion rigoureuse et éthique des biens publics. Une sensibilisation accrue des gestionnaires et une surveillance renforcée des pratiques administratives sont également recommandées pour prévenir de nouvelles dérives.

Cette alerte de l’IGE met en évidence les défis auxquels fait face l’administration sénégalaise. Dans un contexte marqué par des attentes sociales élevées, la rationalisation des dépenses publiques et une gestion transparente demeurent des impératifs pour rétablir la confiance des citoyens. L’issue dépendra en grande partie de la volonté politique de mettre en œuvre les réformes nécessaires.

Braquage spectaculaire à l’hôtel Riu Baobab de Pointe Sarène : plus de 12 millions de francs CFA emportés

Ce week-end, l’hôtel Riu Baobab, situé à Pointe Sarène, a été la scène d’un braquage d’une ampleur inhabituelle. Les malfaiteurs, agissant avec une organisation méticuleuse, ont réussi à s’emparer d’un butin estimé à plus de 12 millions de francs CFA, semant la panique au sein de l’établissement hôtelier de renom.

Selon des sources concordantes, l’attaque a été menée avec une précision inquiétante, mettant en lumière une probable préparation en amont. Face à cet événement, la brigade de gendarmerie de Nianing a ouvert une enquête pour élucider les circonstances de ce braquage spectaculaire.

Dans le cadre de cette enquête, plusieurs personnes ont été entendues. Parmi elles, le directeur général de l’hôtel, des vigiles en service au moment des faits, ainsi que des clients, notamment ceux dont le séjour venait de se terminer. Ces auditions visent à collecter des informations essentielles pour identifier les auteurs de cette opération criminelle.

Le quotidien L’Observateur précise que les enquêteurs s’intéressent particulièrement aux conditions de sécurité de l’établissement ainsi qu’aux mouvements suspects observés dans les jours précédant le braquage.

Ce braquage intervient dans un contexte où le secteur hôtelier sénégalais, en pleine relance post-Covid-19, cherche à attirer davantage de touristes. Cet incident risque de ternir l’image de sécurité et de sérénité associée à la région de Pointe Sarène, connue pour ses plages idylliques et ses infrastructures haut de gamme.

Les autorités locales et la direction de l’hôtel n’ont pour le moment pas fait de déclaration officielle, mais des mesures renforcées de sécurité sont attendues pour éviter la répétition de tels événements.

Donald Trump critique Vladimir Poutine : “Il est en train de détruire la Russie”

Tout juste investi dans ses fonctions, Donald Trump, devenu le 47e président des États-Unis, a adressé une critique acerbe à l’encontre de son homologue russe, Vladimir Poutine. Lors de sa première allocution depuis le Bureau ovale, M. Trump a jugé que le refus de M. Poutine de sceller un accord de paix avec l’Ukraine nuisait gravement à la Russie.

« Le président ukrainien Volodymyr Zelensky veut passer un accord. Je ne sais pas si Poutine le souhaite, peut-être pas. Mais il devrait le faire. Je crois qu’il est en train de détruire la Russie en ne scellant pas un règlement », a-t-il déclaré devant un parterre de journalistes.

Cette déclaration a été faite en marge de la signature de plusieurs décrets présidentiels, marquant le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Si son investiture lundi a suscité des réactions variées à travers le monde, ses premiers mots à l’égard de la Russie laissent entrevoir une position plus dure sur le dossier ukrainien.

M. Trump a souligné l’urgence d’un règlement pacifique du conflit en Ukraine, qui dure depuis 2014 et a causé des milliers de morts. Selon lui, un accord de paix serait bénéfique non seulement pour Kiev, mais aussi pour Moscou, qui subit depuis des années les conséquences des sanctions internationales et l’isolement diplomatique.

La posture de Donald Trump vis-à-vis de Vladimir Poutine intrigue. Lors de son premier mandat, l’ancien président avait été accusé par ses opposants de faire preuve de complaisance envers le Kremlin. Ce revirement apparent pourrait signaler une volonté de redéfinir les relations américano-russes sous un prisme différent.

Les analystes politiques sont toutefois partagés sur l’efficacité de cette approche. « Trump semble vouloir s’imposer comme un médiateur, mais son discours risque de braquer davantage Vladimir Poutine », estime James Mitchell, spécialiste des relations internationales.

Le conflit ukrainien reste l’un des dossiers les plus épineux de la scène internationale. Depuis l’invasion de la Crimée en 2014 et le déclenchement des hostilités dans le Donbass, les négociations de paix n’ont jamais abouti à un accord durable.

Volodymyr Zelensky, élu en 2019 sur une promesse de paix, continue de plaider pour une résolution rapide du conflit. Ses efforts se heurtent cependant à la réticence de Moscou, qui exige des garanties sur l’autonomie des régions séparatistes.

En plaçant la question ukrainienne au centre de ses priorités, Donald Trump amorce un mandat où la politique étrangère promet d’être au cœur des débats. Si ses déclarations sur Vladimir Poutine marquent un ton différent, il reste à voir comment cette rhétorique se traduira en actions concrètes.

Farba Ngom face à la justice : l’Assemblée nationale saisie d’une demande de levée d’immunité parlementaire

Le député-maire des Agnam, Farba Ngom, figure emblématique de l’Alliance pour la République (APR) et secrétaire national chargé de l’organisation et de la mobilisation au sein du parti, se retrouve au cœur d’une tempête judiciaire. Ce mardi à 16 heures, la Commission ad hoc de l’Assemblée nationale se penchera sur la demande de levée de son immunité parlementaire. Cette procédure intervient dans le cadre d’une enquête sur un supposé blanchiment de capitaux portant sur plus de 125 milliards de francs CFA, un dossier sensible évoqué dans un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).

Selon le rapport de la CENTIF transmis au parquet du Pool judiciaire financier (PJF), Farba Ngom serait impliqué dans des transactions suspectes qui ont éveillé l’attention des autorités financières et judiciaires. Le député, fidèle allié de l’ancien Président Macky Sall et membre du Groupe parlementaire Takku Wallu, voit son rôle dans cette affaire attirer un vif intérêt médiatique et politique.

La convocation par la Commission ad hoc marque une étape décisive dans cette affaire. Conformément aux procédures parlementaires, Farba Ngom peut choisir de répondre personnellement à la convocation ou de se faire représenter par un autre député. Ce choix, s’il paraît anodin, pourrait avoir des implications politiques et stratégiques pour la défense du parlementaire.

Le rapport final de la Commission ad hoc sera ensuite soumis au vote de la plénière de l’Assemblée nationale, qui décidera si l’immunité parlementaire de l’élu sera levée. Une décision en ce sens ouvrirait la voie à une éventuelle poursuite judiciaire contre lui.

Cette affaire ne concerne pas seulement Farba Ngom mais pourrait également fragiliser l’APR, dont il est un cadre influent. L’ancien griot du Président Macky Sall, connu pour son rôle actif dans la mobilisation politique, fait désormais face à un défi qui pourrait entacher sa carrière politique et son héritage local en tant que maire des Agnam.

Pour l’heure, le député conserve le soutien de certains membres de son parti, mais le poids des accusations et l’ampleur des sommes évoquées risquent de faire vaciller les alliances.

Cette affaire met également en lumière les défis auxquels fait face l’Assemblée nationale en matière de transparence et d’indépendance. La décision des députés lors du vote en plénière sera scrutée de près, tant par les citoyens que par les observateurs internationaux. Elle sera perçue comme un test de l’engagement des institutions sénégalaises à lutter contre la corruption et les crimes économiques.

Coumba Sall : Écrire pour contribuer au changement

Mme Coumba Sall est sénégalaise, enseignante de profession. Elle a fait ses études au Sénégal. Titulaire d’une maîtrise et d’un DEA en lettres modernes à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), elle a par la suite, obtenu une maîtrise en science de l’éducation à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et un certificat en enseignement à l’Université de Montréal (UDEM) et un Brevet en enseignement. Elle a aussi enseigné le français pendant plusieurs années au Sénégal et à Montréal. L’auteure sénégalaise a déjà publié 3 ouvrages à savoir,  » Des mots pour elles »,  » Les Vendus du Désert  » et  » A quoi rêvent les anges « . "Écrire pour informer, éduquer...changer le Monde "

 » Dans mon cas, l’écriture m’a permis de répondre au besoin très naturel et primaire de communiquer, de m’exprimer et de libérer le trop-plein d’informations accumulées. J’ai écrit d’abord et avant tout pour moi-même, pour me libérer, pour le plaisir de me relire. J’écris aussi pour informer et sensibiliser, car j’aborde des sujets d’actualité, des faits de société tels que la condition des femmes et des enfants talibés, l’immigration clandestine entre autres thématiques. Quant à l’aspect pécuniaire, je ne vous apprends rien, le livre ne nourrit pas son homme. Malheureusement, la lecture est une activité qui tend à disparaitre avec l’explosion des réseaux sociaux  » nous confie Mme Coumba Sall.

Dans ses productions littéraires, elle interpelle autorités politiques et décideurs.  » J’aimerais que les personnes qui ont les pouvoirs de décision puissent entendre mes messages et agir par conséquent. J’espère informer et éduquer à travers mes livres, partager ma vision des choses afin de contribuer à changer le monde et la société.

« Des mots pour elles », une préoccupation de la condition des femmes

 » La femme sénégalaise a beaucoup évolué tant sur le plan professionnel que mental. Aujourd’hui, les femmes se retrouvent dans toutes les sphères de décision grâce à leurs niveaux de scolarisation. Elles ont su démontrer leur pouvoir entrepreneurial, et leur capacité à gérer des entreprises et à gérer des groupes. Les femmes sont devenues incontournables dans tous les secteurs économiques. D’un autre côté, c’est au 21ème siècle aussi qu’on voit, avec le développement fulgurant des réseaux sociaux des images très dégradantes de certaines femmes sénégalaises qui s’adonnent à des activités peu recommandables dans des accoutrements qui ne sont pas de bons exemples pour les générations actuelles et à venir  » a déploré l’écrivaine sénégalaise.

« Les Vendus du Désert », les maux de l’émigration clandestine mis en exergue.

À cause de la crise économique mondiale, l’immigration clandestine a pris des proportions démesurées ces dernières années. Des colonies entières de population quittent leur pays d’origine à la recherche du mieux-être dans des zones considérées plus accueillantes, à déploré Coumba Sall.  » Malheureusement, ces temps-ci on assiste à la disparition de centaines et des centaines de prétendants à l’immigration qui périssent en mer ou sur les routes. Beaucoup de personnes sont tentées par l’immigration pour des raisons économiques le plus souvent, mais immigrer n’est pas facile. Une fois sur place, on découvre une autre culture et d’autres façons de faire différent de nos habitudes, et souvent, l’adaptation et l’intégration restent difficiles. Parfois nos attentes sont loin d’être comblées. Mais, il y a aussi des aspects positifs. On s’épanouit sur le plan intellectuel, professionnel et culturel parce qu’on découvre de nouvelles façons de faire » a t-elle ajouté.

Revenant sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour stopper ce phénomène, l’auteure  » Des Vendus du Désert  » est persuadée que le seul moyen d’arrêter ces mouvements de masse est d’essayer de retenir les populations en créant des opportunités d’emplois pour que chaque société puisse travailler et développer son terroir pour en faire des endroits de paix et de stabilité où il fait bon vivre.  » Quand on est bien chez soi, on ne sent pas la nécessité de tout abandonner pour tenter l’aventure. Surtout, il faut arrêter les guerres causées par les conflits d’intérêts qui n’ont aucune finalité sinon d’appauvrir les populations et de les pousser au déplacement  » a regretté Coumba Sall.

« A quoi rêvent les anges «, lumière sur l’essence des dualités dans le vie

Pour l’écrivaine, le monde repose sur des dualités ; le jour et la nuit, la maladie versus la santé, le bien et le mal, le rêve et la réalité. C’est cette dualité qui équilibre la vie.  » On arrive parfois à une étape de notre vie où la méditation occupe une place très importante dans notre évolution. On fait le bilan de notre vie et on réfléchit beaucoup sur ce qui nous arrive ou qui nous est arrivé, sur les événements naturels et non naturels et on a beau faire des études poussées, la science et la logique n’expliquent pas tout. On se pose beaucoup de questions existentielles et c’est en ce moment que la spiritualité joue un rôle capital. On a besoin de se tourner vers une entité plus immatérielle pour obtenir des réponses plus élaborées et rassurantes. J’ai fréquenté l’école occidentale et j’ai fait des études poussées mais celà n’a aucunement entamé mon éducation et ma culture religieuse. Je me retrouve parfaitement dans l’éducation religieuse islamique. Je pense qu’on a besoin de croire en quelque chose de supérieur et de plus grandiose pour survivre dans ce monde plein d’incompréhensions et d’incohérences. Je suis convaincue que plus on avance dans les études, plus on doit se poser des questions sur l’existence et parfois et souvent on a besoin de ces questionnements pour évoluer  » a-t-elle détaillé.

 » Je ne suis pas superstitieuse, je suis cartésienne et croyante. On ne peut pas être superstitieux quand on est croyant. Je ne tiens aucun humain responsable de ce m’arrive ou pourrait m’arriver Quand on a la foi en Dieu, l’Unique, on devient rigoureux, logique, rationnel et patient. Je parle de la patience dans le sens de savoir attendre mais aussi de la patience qui consiste à savoir laisser aller les choses en ayant en tête que tout a un timing dans cette vie et que tout ce qui nous arrive relève du domaine du divin et de notre destin  » a conclu Mme Coumba Sall.

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