Agenda national pour 2050 : « L’énergie et la protection sociale sont les conditions de succès du projet présidentiel », selon la coalition Farlu Jotna

En ce début de campagne, « Farlu Jotna – Forces vives du Sénégal » réitère son appel à soutenir le parti Pastef « pour donner les moyens au président de réaliser les réformes urgentes et nécessaires requises, en particulier dans les domaines de l’énergie et de la protection sociale ».

« La campagne électorale en vue des élections législatives partielles étant désormais officiellement ouverte, le mouvement « Farlu Jotna – Forces vives du Sénégal », membre de la coalition « Diomaye Président 2024″ et fondé par le Professeur Elhadj Malick Kane, appelle vigoureusement à donner une très large majorité au parti Pastef », indique un communiqué qui rappelle « qu’il est urgent de donner les moyens au président Diomaye d’atteindre les objectifs fixés dans l’agenda national de transformation pour 2050 pour qu’ils ne restent pas lettre morte ».

Pour « Farlu Jotna – Forces vives du Sénégal », des réformes dans le domaine énergétique aussi bien que dans la protection sociale doivent être urgemment engagées. « Le Sénégal doit impérativement acquérir son autonomie énergétique et s’engager avec détermination dans la réduction des coûts de production. Il s’agit d’une condition essentielle à l’augmentation du pouvoir d’achat de nos concitoyennes et concitoyens et de la compétitivité de notre économie », explique le document .
Le Professeur Elhadj Malick Kane et ses camarades estiment que la protection sociale « est dans notre pays un champ de ruines sinistré ». « Nous devons construire un vrai filet social pour sortir les Sénégalaises et Sénégalais de la précarité », fait-il savoir.

A en croire le président de Farlu Jotna, dans une démocratie comme la nôtre, la période de la campagne électorale est un temps fort très important au cours duquel les projets politiques en concurrence doivent pouvoir être présentés et critiqués. « Pour « Farlu Jotna – Forces vives du Sénégal », il est de la responsabilité de l’Etat de garantir à chaque citoyenne et citoyen de notre pays de pouvoir mener une existence digne », indique le document.              

A.S

À Kaolack, rassuré par la forte mobilisation, Badou Ndour promet une large victoire aux candidats de la coalition Takku Wallu Sénégal.

Dans la commune de Kaolack, les populations semblent avoir compris que la coalition Takku Wallu Sénégal est la meilleure liste pour laquelle voter le 17 novembre prochain, notamment grâce à la mobilisation du secrétaire général de la fédération urbaine du PDS de Kaolack, Badou Ndour. « La vérité finit toujours par triompher. Les Sénégalais ont compris que la liste Takku Wallu Sénégal est la meilleure, et ils voteront massivement pour elle afin de poursuivre ce que nous avons commencé depuis longtemps », a souligné M. Ndour.

Par ailleurs, Badou Ndour se félicite du choix porté sur Ahmeth Youssouf Benzallou et Aissatou Ndiaye. « C’est l’occasion de féliciter le Président de la République, Macky Sall, et Karim Meissa Wade, qui ont choisi une tête de liste unique, différente de toutes les autres. Une tête de liste qui sait parler aux gens, notamment aux chefs religieux », s’est réjoui le secrétaire général de la fédération urbaine du PDS de Kaolack.

Ousmane Sonko poursuit sa campagne électorale et promet un avenir prospère à Mbirkilane

Le président du parti Pastef, Ousmane Sonko, continue son périple à travers le Sénégal, rencontrant ses partisans et recueillant les attentes des populations. Sa récente visite à Mbirkilane, ce mercredi, a rassemblé de nombreux militants et sympathisants, venus manifester leur soutien enthousiaste.

Dès son arrivée vers 14 heures, Sonko a été accueilli par une foule chaleureuse, prête à partager avec lui les défis auxquels elle fait face. Au cœur de la discussion, les doléances relayées par l’honorable député Samba Dang, qui a exposé les problématiques spécifiques de la commune. Sensible aux préoccupations de Mbirkilane, Sonko a promis de prendre en compte ces questions cruciales dans ses priorités.

Lors de son intervention, le leader de Pastef a détaillé un programme qu’il qualifie de « riche et centré sur des pôles de développement », affirmant que le progrès ne pourrait advenir en isolant chaque commune. Il a plaidé pour un regroupement des communes partageant des réalités communes, qu’elles soient sociologiques, géographiques ou culturelles, pour créer une dynamique collective propice au développement.

« On ne peut pas construire un département à partir de petites communes. L’union fait la force », a déclaré Sonko, s’appuyant sur l’histoire de la région du Sine Saloum pour illustrer son propos. Il a partagé sa vision à long terme pour 2050, axée sur des infrastructures robustes, la modernisation des écoles et des hôpitaux, et une politique proactive de création d’emplois.

Sonko a également appelé les électeurs à soutenir son parti pour obtenir une majorité à l’Assemblée nationale, estimant qu’une base parlementaire solide est nécessaire pour donner vie à son projet. Il a promis d’apporter des solutions concrètes aux problèmes de Mbirkilane et d’œuvrer pour un futur meilleur dans la région.

Portée par une vision ambitieuse et une écoute des besoins locaux, la campagne de Sonko en direction de Mbirkilane illustre son engagement à faire progresser le Sénégal en valorisant la force des collectivités unies.

Attaque contre le convoi d’Ousmane Sonko près de Koungheul : une escalade de la tension à l’approche des législatives de 2024

Le convoi du Premier ministre sénégalais et candidat Ousmane Sonko a été attaqué ce matin près de la localité de Koungheul, alors qu’il poursuivait sa campagne pour les élections législatives prévues le 17 novembre 2024. Cet incident, survenu dans un climat politique déjà tendu, vient rappeler la fragilité sécuritaire et l’intensité des enjeux entourant ces élections.

Selon les premières informations disponibles, le convoi de Sonko a été pris pour cible aux abords de Koungheul par un groupe d’individus armés, circulant à bord d’un pickup. Ces derniers ont attaqué le véhicule principal du convoi, lançant des projectiles et endommageant les pneus du véhicule. Grâce à l’intervention rapide des éléments du Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), la situation a pu être maîtrisée, évitant des conséquences plus graves.

Les assaillants ont pris la fuite après leur attaque. Des témoins affirment avoir vu le pickup quitter les lieux à grande vitesse, alors que les membres de la sécurité tentaient de stabiliser la situation et de sécuriser le convoi du Premier ministre.

Cette attaque survient alors que le pays est en pleine effervescence politique à l’approche des législatives de novembre 2024. Le Premier ministre Ousmane Sonko, leader charismatique et souvent controversé, est connu pour ses prises de position fermes et son opposition aux politiques en place. Sa campagne, marquée par des déplacements à travers le pays pour mobiliser ses partisans, s’inscrit dans un contexte de tensions accrues où chaque incident, comme celui-ci, peut exacerber les divisions et alimenter la méfiance entre les camps politiques.

À la suite de cet incident, le ministère de l’Intérieur a annoncé un renforcement des dispositifs de sécurité autour des personnalités politiques en campagne. Des patrouilles supplémentaires devraient être déployées dans les zones jugées à risque pour prévenir de nouveaux incidents. La Gendarmerie nationale a également lancé une enquête pour identifier et appréhender les assaillants.

Dans une déclaration faite à la presse peu après l’incident, Ousmane Sonko a fermement condamné cette attaque, y voyant une tentative d’intimidation à l’encontre de sa campagne. « Nous ne céderons pas à la peur, et nous poursuivrons notre engagement auprès des Sénégalais pour construire un avenir plus juste et sécurisé », a-t-il affirmé.

Cet incident pourrait marquer un tournant dans la campagne pour les législatives de 2024, poussant les autorités à redoubler de vigilance. Le Sénégal, généralement considéré comme une nation stable en Afrique de l’Ouest, fait face à des défis sécuritaires grandissants à mesure que les tensions politiques s’intensifient. La communauté internationale et les observateurs locaux craignent une escalade des violences à l’approche du scrutin, et cet événement met en exergue la nécessité d’un processus électoral pacifique et sécurisé.

Les Déclarations de Pastef sur les 1000 Milliards : Une Polémique Politique sur la Scène Sénégalaise

Lors du lancement de la campagne pour les législatives à Thiès, Ousmane Sonko, tête de liste nationale de la coalition Pastef, a secoué l’opinion publique en affirmant qu’un montant de plus de 1000 milliards de francs CFA avait été découvert dans un seul compte bancaire. Cette révélation, confirmée par El Malick Ndiaye, tête de liste de Pastef dans le département de Linguère, suscite de vifs débats et suscite des réactions diverses parmi les acteurs politiques sénégalais.

Cette déclaration n’a pas laissé indifférent Abdoul Mbaye, ancien Premier ministre. Dans un tweet publié le 3 octobre, il a interpellé les nouvelles autorités, les exhortant à prendre des mesures pour récupérer ces fonds. « Allez chercher maintenant ces 1000 milliards car le pouvoir de le faire est déjà entre leurs mains depuis 7 mois », a-t-il écrit, mettant en avant une attente de résultats concrets après les accusations de détournement.

El Malick Ndiaye, également ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, n’a pas tardé à répondre aux propos de l’ancien Premier ministre via une publication sur Facebook. Il y rappelle la nécessité d’une juridiction compétente pour la récupération de fonds présumés détournés, dénonçant une supposée ignorance ou mauvaise foi de la part d’Abdoul Mbaye. « Comment peut-il ignorer qu’il faut une juridiction compétente pour récupérer l’argent détourné ? » écrit-il, soulignant la complexité juridique de la question.

Cette controverse éclate dans un contexte de campagne législative intense, où les accusations de corruption et de mauvaise gestion deviennent des armes politiques. Pour la coalition Pastef, la dénonciation des fonds non récupérés peut renforcer son discours anti-corruption, tandis que les réactions des autres acteurs traduisent les tensions entre les autorités actuelles et les opposants.

Les prochains jours seront décisifs pour voir si cette question des 1000 milliards de francs CFA fera l’objet d’enquêtes approfondies ou si elle restera une simple polémique de campagne.

Procès du leader de Guem Sa Bopp : le parquet réclame 3 mois de prison ferme et une amende de 500 000 FCFA

Le procès du leader du mouvement Guem Sa Bopp se poursuit au Tribunal de grande instance de Tambacounda, marquant une étape cruciale dans le processus judiciaire engagé contre le responsable politique. Après les interventions des avocats de la défense, c’est au tour du parquet de prendre la parole et de formuler ses réquisitions. Le procureur a demandé une peine de trois mois d’emprisonnement ferme, assortie d’une amende de 500 000 francs CFA, estimant que l’accusé est coupable des faits qui lui sont reprochés.

Selon notre correspondant sur place, le procureur a justifié sa demande de peine en insistant sur la gravité des accusations portées contre ce membre de la coalition Sam Sa Kaddù. « Le prévenu est responsable de ses actes et doit être sanctionné à la hauteur de ses fautes », a-t-il déclaré lors de son réquisitoire, réaffirmant ainsi la volonté du parquet de voir appliquer une peine exemplaire.

La défense, de son côté, a plaidé pour la clémence en mettant en avant le parcours et les engagements de l’accusé, tout en remettant en question certains éléments du dossier. Malgré ces arguments, le parquet semble déterminé à obtenir une condamnation qui, selon lui, serait proportionnelle aux faits.

Le juge devrait rendre son verdict sous peu, après avoir délibéré sur l’ensemble des éléments présentés lors de ce procès. Ce jugement sera particulièrement attendu, non seulement par les partisans du leader de Guem Sa Bopp, mais également par les acteurs politiques locaux qui suivent de près cette affaire emblématique.

Le verdict marquera une étape importante dans le parcours judiciaire de ce leader, ainsi que dans l’évolution des débats autour de la responsabilité des dirigeants politiques face aux accusations portées contre eux.

Tambacounda : l’avocat de Bougane Gueye Dany dénonce un acharnement judiciaire

Au tribunal de grande instance de Tambacounda, l’audience du leader de Guem Sa Bopp, Bougane Gueye Dany, a soulevé de vives critiques de la part de son avocat, Me Elhadj Diouf. Lors d’une pause de l’audience, Me Diouf s’est exprimé face à la presse, dénonçant ce qu’il qualifie de « dossier vide » monté pour nuire à son client, candidat aux élections législatives.

Selon l’avocat, le procureur aurait cherché à charger le dossier pour garder Bougane Gueye Dany en détention. Il reproche au ministère public d’avoir retenu des chefs d’accusation qu’il juge sans fondement, notamment pour outrage et rébellion. « Les gendarmes eux-mêmes ont mentionné qu’il n’y a pas d’outrage », a insisté Me Diouf. Il affirme également que les témoins des faits, des agents de la gendarmerie, ont confirmé qu’il n’y avait eu aucune résistance de la part de son client, ce qui, selon lui, affaiblit la thèse de la rébellion.

Me Diouf considère que les poursuites engagées contre son client sont davantage motivées par une volonté de l’empêcher de mener campagne en tant que candidat aux législatives. « C’est la personne de Bougane qui les dérange », a-t-il lancé. Cette situation, estime-t-il, nuit non seulement à la réputation de son client, mais pose également des questions sur l’impartialité des institutions judiciaires dans le contexte électoral.

L’avocat espère que le tribunal rendra une décision impartiale, permettant ainsi à Bougane Gueye Dany de reprendre sa liberté et de participer pleinement à la campagne, au même titre que les autres candidats.

Le jugement final de cette affaire sera scruté de près, tant par les partisans de Guem Sa Bopp que par les défenseurs de l’équité judiciaire, dans un contexte politique marqué par des tensions et des accusations de pressions exercées sur certains opposants politiques.

Bougane Gueye Dany : Un procès sous haute tension et des témoignages contradictoires

Une salle d’audience bondée a été le théâtre de confrontations intenses entre Bougane Gueye Dany, leader du mouvement politique Gueum Sa Bopp, et le procureur. Dans une atmosphère chargée d’émotion, Bougane Gueye, connu pour sa ténacité, a défendu son intégrité avec passion face aux accusations portées contre lui. Cette audience, marquée par des échanges houleux, a nécessité plusieurs interruptions pour ramener le calme parmi les partisans et observateurs présents.

Parmi les temps forts de cette audience, le témoignage d’un gendarme a particulièrement retenu l’attention. Celui-ci, en poste au premier barrage de sécurité le jour de l’incident, a affirmé qu’aucun ordre d’arrêter le cortège de Bougane Gueye Dany n’avait été donné. « Au premier barrage, nous n’avions reçu aucun ordre d’arrêter le cortège de Bougane Gueye », a-t-il déclaré, ajoutant que l’accusé n’avait exprimé aucun propos déplacé envers les forces de l’ordre.

Ce témoignage a semé le doute sur la version de la gendarmerie nationale, relayée récemment par communiqué, qui décrivait Bougane Gueye sous un jour bien moins favorable. Les déclarations du gendarme ont suscité des murmures et des réactions vives dans la salle, laissant entendre que la perception du public et des observateurs pourrait être en train de basculer.

Pour Bougane Gueye Dany, cette affaire dépasse le simple cadre judiciaire et revêt des enjeux politiques cruciaux. Figure montante et controversée de la scène politique sénégalaise, il a su mobiliser une base de soutien importante, faisant de ce procès une arène où se joue aussi une bataille d’image et d’influence.

En conclusion, ce procès met en lumière les tensions entre les autorités et certains leaders d’opinion au Sénégal, et soulève des interrogations sur la transparence des actions des forces de l’ordre. L’issue de cette affaire pourrait bien redéfinir les rapports de force dans le paysage politique actuel, alors que les regards se tournent vers la suite de la procédure et les éventuelles révélations à venir.

Procès de Bougane Guèye Dany : un face-à-face tendu au tribunal de Tambacounda

Le procès de Bougane Guèye Dany, leader du mouvement Gueum Sa Bop et patron du groupe de presse D-média, s’est ouvert aujourd’hui devant le tribunal de grande instance de Tambacounda. Accusé de refus d’obtempérer, de rébellion, et d’outrage à agent dans l’exercice de ses fonctions, Bougane Guèye Dany a choisi de se défendre fermement face aux accusations portées contre lui.

Dès les premières déclarations, le prévenu a contesté l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. « Je ne reconnais pas les faits qui me sont reprochés. Je n’ai pas refusé de m’arrêter, et les gendarmes l’ont bien mentionné dans le procès-verbal d’enquête », a-t-il déclaré avec assurance devant la barre.

Concernant l’accusation de rébellion, Bougane Guèye Dany a expliqué qu’il avait lui-même suggéré son arrestation en raison de son refus d’abandonner sa marche vers Bakel. « C’est moi-même qui ai demandé à être arrêté. J’ai dit aux gendarmes : « soit vous me laissez marcher vers Bakel, soit vous m’arrêtez ». » Selon lui, le capitaine Momar Ndoye a répondu en accédant à sa requête en l’arrêtant. Bougane a décrit une arrestation expéditive et brutale, affirmant qu’il a été « brutalement interpellé en l’espace de trois minutes ».

La défense de Bougane Guèye Dany, en contestant les faits d’obstruction et de rébellion, pourrait conduire le tribunal à examiner attentivement les circonstances de son arrestation et les rapports des agents. Ce procès pourrait marquer un tournant pour l’activiste et chef d’entreprise, qui défend son droit à manifester pacifiquement, tout en dénonçant les méthodes employées par les forces de l’ordre. Le jugement reste en délibéré, alors que les regards sont tournés vers Tambacounda pour suivre l’évolution de cette affaire à forte résonance politique.

Kaolack/ Éducation : Passation de service à l’inspection d’académie

L’inspecteur d’académie sortant de Kaolack, Siaka Goudiaby, affecté à Louga, a passé le témoin à son collègue Samba Diakhaté, désormais inspecteur d’académie de Kaolack. La cérémonie de passation de service s’est déroulée le mercredi 30 octobre 2024 dans la salle de conférence de l’Inspection d’Académie (IA). Lors de cette cérémonie, l’inspecteur sortant a remis des diplômes de satisfaction à ses collaborateurs qui l’ont accompagné durant son séjour à Kaolack.

En signe de reconnaissance, Siaka Goudiaby a également reçu des cadeaux offerts par ses anciens collaborateurs. L’inspecteur Diakhaté, prenant officiellement ses fonctions, a affirmé qu’il s’appuiera sur ses collaborateurs pour poursuivre le travail de son prédécesseur, qui a accompli un travail remarquable avec des résultats positifs sur tous les plans.

Amadou Bâ accuse Ousmane Sonko de privilégier le discours aux actions concrètes lors d’un meeting à Ngoundiane

La campagne électorale sénégalaise a pris une tournure intense ce weekend, alors que la coalition Jam Ak Njariñe, dirigée par Amadou Bâ, a organisé un grand rassemblement dans la commune de Ngoundiane. Sous la direction de Mbaye Dione, le candidat local, ce méga meeting a rassemblé des sympathisants et des militants venus écouter les propos de la tête de liste nationale.

Amadou Bâ n’a pas manqué de lancer des critiques à l’encontre d’Ousmane Sonko, leader du parti Pastef et figure de proue de l’opposition. Dans son discours, Amadou Bâ a accusé Sonko de trop parler, sans pour autant se concentrer sur les attentes des Sénégalais. « Fougnela séén yagui wax rek » (Traduction approximative : « Ils ne font que parler »), a-t-il lancé, en référence à Sonko et à son équipe.

Pour Amadou Bâ, les Sénégalais attendent de leurs leaders qu’ils agissent et apportent des solutions concrètes à leurs préoccupations. Il a fait valoir que Sonko dispose de tous les moyens nécessaires pour travailler efficacement et répondre aux aspirations des citoyens, mais qu’il préfère multiplier les discours plutôt que de se concentrer sur des actions significatives.

Ce meeting s’inscrit dans une campagne où les tensions sont vives, avec des candidats cherchant à mobiliser leur base et convaincre les électeurs encore indécis. Amadou Bâ espère ainsi solidifier son soutien et rallier davantage de Sénégalais autour de son projet pour le pays. En ciblant Sonko, il cherche à marquer une différence, affirmant que son approche est celle de l’action et non des discours.

Les prochains jours de campagne promettent d’être tout aussi animés, les enjeux de cette élection étant cruciaux pour le Sénégal.

Abdou Mbow dénonce une dérive autoritaire à Tambacounda : « La démocratie sénégalaise est en danger »

L’ancien député et responsable politique de l’Alliance pour la République (APR), Abdou Mbow, s’est exprimé ce matin devant les journalistes après s’être rendu au Tribunal de Tambacounda pour apporter son soutien à son camarade Bougane Gueye Dany. Bougane, fondateur de la chaîne de télévision D-Média et figure de l’opposition sénégalaise, est actuellement en détention, une situation que Mbow qualifie d’« otage politique ».

Sur place, Abdou Mbow, membre de la coalition Takku Wallu, a décrit une ambiance tendue, évoquant un « état de siège » autour du tribunal. « Le constat est amer. On dirait qu’on est à Tambacounda en état de siège. Personne ne peut accéder au tribunal avec ce dispositif impressionnant », a-t-il déclaré, en référence au déploiement massif de forces de sécurité.

Mbow n’a pas hésité à critiquer sévèrement les autorités en place, accusant le gouvernement d’user de moyens de pression démesurés pour entraver la liberté d’expression et l’opposition politique. « Ceux qui sont au pouvoir sont des dictateurs, des apprentis dictateurs qui sont en train de vouloir entacher la démocratie sénégalaise », a-t-il martelé, affirmant que ces méthodes mettent en péril l’intégrité du système démocratique du Sénégal.

La détention de Bougane Gueye Dany, figure montante de l’opposition et fondateur du mouvement Gueum Sa Bopp, a suscité un vif débat au Sénégal, les critiques se multipliant quant aux restrictions de plus en plus sévères imposées aux opposants politiques. Cette affaire, perçue par plusieurs comme une tentative de museler l’opposition à l’approche des élections, alimente un climat d’inquiétude sur l’avenir de la démocratie sénégalaise.

Les alliés politiques de Bougane appellent à sa libération immédiate et à une plus grande transparence dans la gestion des affaires politiques. Le soutien d’Abdou Mbow, bien qu’ancien membre de l’APR au pouvoir, illustre la division croissante au sein même des élites politiques quant à la gestion de l’opposition et de la liberté politique au Sénégal.

Alors que le pays se prépare pour des échéances électorales majeures, les tensions autour de cette affaire mettent en évidence les défis auxquels fait face la démocratie sénégalaise. Pour de nombreux observateurs, l’arrestation de Bougane Gueye Dany est un test pour l’État de droit au Sénégal, un pays souvent perçu comme un modèle démocratique en Afrique de l’Ouest.

Tensions et Suspension au Procès de Bougane Gueye Dany : Retour sur une Audience Sous Haute Tension

Ce matin, le procès de Bougane Gueye Dany, leader du mouvement politique Gueum Sa Bopp, s’est ouvert dans un climat électrique au tribunal. Initialement programmé pour 11h, l’audience a démarré en avance, vers 10h40. Ce décalage n’a pas empêché le rythme intense des échanges, marqués par des questions serrées du juge dès le début de la séance. Bougane Gueye Dany, visiblement prêt à se défendre, a répondu aux premières questions avec fermeté.

L’audience a pris un tournant plus vif lorsque le Procureur a pris la parole. Bombardant l’accusé de questions, il n’a laissé aucun répit, cherchant à obtenir des réponses précises et directes. Cette phase a rapidement conduit à des échanges de propos aigres-doux entre le procureur, l’accusé et l’équipe d’avocats de Bougane Gueye Dany. Les tensions devenant palpables, il est vite apparu que la situation risquait de s’envenimer davantage.

Face à cette escalade verbale, le juge a décidé de suspendre temporairement la séance. Cette pause de cinq minutes, loin d’être anodine, visait à apaiser les esprits et à permettre à chacun de reprendre son calme avant la reprise des débats. Une suspension qui a illustré la sensibilité de l’affaire et l’intensité des passions en jeu.

Le procès de Bougane Gueye Dany s’annonce sous haute tension, reflétant l’importance des enjeux politiques qui s’y rattachent. Les prochaines étapes de cette audience seront suivies de près, tant par les partisans du leader de Gueum Sa Bopp que par le public sénégalais, curieux de voir comment la justice abordera ce dossier sensible.

Crise au sein du Mouvement pour la Transformation Nationale (MTN) : Des dissidents dénoncent la « patrimonialisation » du parti

Le Mouvement pour la Transformation Nationale (MTN), dirigé par le professeur Marie Teuw Niane, connaît un profond malaise avec le départ de 39 responsables départementaux qui ont choisi de quitter le parti. Ces dissidents, reprochant au leader de négligences et de favoritisme, ont annoncé la création d’une nouvelle entité, l’Action pour le Développement et la Souveraineté (ADS). Ce départ massif reflète une fracture croissante au sein de la formation politique, autrefois unie autour de la vision de Marie Teuw Niane.

Parmi les griefs exprimés par les dissidents, la nomination du fils de Marie Teuw Niane au poste de trésorier général occupe une place centrale. Selon les ex-membres, cette décision prise le 8 octobre contrevient aux principes de transparence et de neutralité qui devraient régir les associations politiques, en particulier celles dont l’objectif n’est pas commercial. Abdou Wakhab Kâ, ancien secrétaire général du MTN, exprime son indignation : « Le choix de nommer son fils rappelle des tendances dynastiques déjà observées sous Abdoulaye Wade, puis Macky Sall. Ce type de gestion confine à une forme de patrimonialisation du parti. »

Les dissidents rappellent également que même l’acronyme « MTN » évoque directement les initiales de Marie Teuw Niane, un choix initialement controversé au sein du mouvement. Pour eux, cette nomination et la personnalisation du parti marquent une dérive anti-démocratique et une tentative de monopolisation de l’appareil politique.

Les anciens responsables du MTN dénoncent également un éloignement de leur leader, devenu, selon eux, injoignable depuis sa nomination dans les hautes sphères de l’État sous le président Macky Sall. « Durant cinq mois, aucun membre du MTN ne pouvait entrer en contact avec lui », confie le porte-parole des dissidents, soulignant le malaise profond ressenti par les cadres du parti. Les efforts pour rétablir le dialogue, y compris une réunion du comité exécutif, n’ont pas suffi à apaiser les tensions.

L’exclusion des membres du MTN des listes de la mouvance présidentielle pour les récentes élections législatives a également été perçue comme un signe de mépris. Aucun cadre du parti n’a été désigné comme candidat ou suppléant. Ce manque de reconnaissance a été interprété par les dissidents comme un échec de Marie Teuw Niane à défendre les intérêts du MTN auprès de la coalition au pouvoir, renforçant la déception et l’amertume parmi les responsables régionaux.

En réponse à ces frustrations, les 39 responsables dissidents ont décidé de créer l’Action pour le Développement et la Souveraineté (ADS), un nouveau mouvement politique qu’ils espèrent plus démocratique et transparent. Cette scission affaiblit considérablement le MTN et met en lumière des critiques de plus en plus récurrentes dans la sphère politique sénégalaise concernant les dérives dynastiques et le manque de transparence au sein des partis.

Le professeur Marie Teuw Niane, jadis respecté pour sa vision de transformation nationale, se retrouve face à une crise majeure qui pourrait redéfinir l’avenir de son parti. Tandis que l’ADS émerge, le MTN semble sur le point de perdre son unité et peut-être son influence.

Bougane Guèye Dany face à la justice à Tambacounda : un procès aux enjeux politiques

Bougane Guèye Dany, chef du mouvement Gueum Sa Bopp et candidat aux législatives de novembre, comparaît aujourd’hui devant le juge à Tambacounda. Arrêté le 19 octobre alors qu’il se rendait à Bakel pour apporter son soutien aux populations sinistrées par des inondations, Bougane fait face à de lourdes accusations : rébellion, refus d’obtempérer et outrage à agent, suite à une confrontation avec les forces de sécurité.

L’arrestation de Bougane intervient dans un contexte délicat, à quelques semaines des élections législatives prévues pour le 17 novembre 2024. L’homme politique dénonce une « détention abusive », affirmant que cette arrestation vise à entraver sa campagne et ses droits civiques. Me El Hadj Diouf, son avocat, défend fermement cette position, soulignant que son client est victime d’une manœuvre politique destinée à l’écarter de la course électorale.

Depuis son arrestation, Bougane Guèye Dany a entamé une grève de la faim pour protester contre ce qu’il considère être un abus de pouvoir. Selon lui, cette détention serait motivée par des pressions politiques visant à le discréditer et à entraver ses déplacements, alors même qu’il est en pleine campagne pour représenter ses concitoyens.

Le mouvement Gueum Sa Bopp et les partisans de Bougane appellent les populations locales et les sympathisants à manifester pacifiquement pour sa libération. Les membres du mouvement estiment que cette affaire constitue une atteinte aux droits civiques et politiques de leur leader, ainsi qu’une tentative de limiter son influence auprès de ses électeurs.

Le tribunal de Grande Instance de Tambacounda, où le procès se déroule, est soumis à des mesures de sécurité renforcées. Un dispositif impressionnant a été déployé autour du bâtiment, avec des accès restreints pour le public. Cette présence massive des forces de l’ordre témoigne de la sensibilité de l’affaire, qui attire l’attention non seulement des médias nationaux mais aussi des observateurs internationaux.

Cette affaire intervient dans un contexte où la liberté d’expression et les droits civiques sont au cœur des préoccupations au Sénégal. Bougane Guèye Dany, candidat en lice pour un poste législatif, rappelle que cette affaire est « un test pour la démocratie sénégalaise ». Selon lui, sa détention vise à intimider les voix critiques envers les autorités, particulièrement en période électorale.

Avec la date de son procès coïncidant presque avec celle des élections législatives, les semaines à venir seront décisives pour Bougane Guèye Dany et le mouvement Gueum Sa Bopp. Pour ses partisans, l’issue de cette affaire pourrait bien déterminer l’avenir politique du Sénégal, mettant en lumière les défis liés à la préservation des libertés fondamentales et des droits politiques dans le pays.

Alors que le jugement est attendu, de nombreux Sénégalais, à Tambacounda et au-delà, attendent avec impatience de voir si la justice sera rendue de manière équitable.

Amadou Bâ revient sur sa défaite à la présidentielle de 2024 et critique l’implication de Macky Sall

Pour la première fois depuis l’élection présidentielle de mars 2024, l’ancien Premier ministre Amadou Bâ, tête de liste de Jamm ak Njarin, a brisé le silence concernant les raisons de sa défaite. Invité sur les ondes de la Radio Fulfuldé de RFI, il n’a pas mâché ses mots pour dénoncer ce qu’il perçoit comme des manœuvres orchestrées en coulisses par l’ancien président Macky Sall, qui aurait contribué à sa défaite.

Désigné candidat de la majorité pour l’élection, Amadou Bâ est clair : selon lui, Macky Sall porte une grande part de responsabilité dans l’échec de sa campagne. Malgré l’appui supposé de la majorité, Bâ estime que certains éléments proches du pouvoir ont œuvré en sa défaveur. L’ancien Premier ministre, visiblement frustré par cette situation, a affirmé que l’ingérence de l’ancien chef de l’État a été un obstacle déterminant pour sa candidature. Cette prise de position publique pourrait bien refléter des tensions internes au sein de la majorité, divisée et fragilisée par les dynamiques de pouvoir et les rivalités internes.

Amadou Bâ a également fait des révélations sur des manœuvres supposées de ses détracteurs au sein de son propre camp, qui auraient insinué qu’il serait en connivence avec le leader de l’opposition, Ousmane Sonko. « Comment peut-on être un ministre de la République et être de connivence avec l’opposant Ousmane Sonko ? » a-t-il déclaré sur les ondes de la RFM, visiblement agacé par ces accusations. En suggérant que certains membres de la majorité ont insinué qu’il entretenait des liens avec Sonko, Amadou Bâ semble dénoncer des tentatives pour miner sa crédibilité auprès de l’électorat pro-gouvernemental.

Le discours d’Amadou Bâ marque un tournant dans la scène politique sénégalaise. En critiquant ouvertement Macky Sall et son camp, il pose un jalon clair pour un retour politique qui pourrait prendre des allures d’affrontement direct avec ceux qui l’ont écarté du pouvoir. Dans une période où le Sénégal connaît des mouvements de transformation sociale et politique, les propos de l’ancien Premier ministre risquent de raviver les débats et polariser encore davantage le paysage politique.

En conclusion, cette intervention médiatique d’Amadou Bâ montre la complexité des alliances et des tensions au sein du pouvoir. Alors que le pays se remet de cette élection présidentielle, il reste à voir si cette prise de parole contribuera à renforcer son image de leader ou s’il y perdra des soutiens essentiels pour l’avenir de son parcours politique.

Le Président Bassirou Diomaye Faye en Arabie Saoudite : Entre Investissements et Spiritualité

Ce dimanche 27 octobre, le Président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a entamé une visite officielle en Arabie Saoudite à l’invitation du roi Mohammed Ben Salmane. Cette visite revêt un double objectif : renforcer les partenariats économiques à l’occasion du « Future Investment Initiative Forum » et effectuer un pèlerinage personnel à Djeddah.

Le « Future Investment Initiative Forum », organisé chaque année à Riyad, est une plateforme de renom qui réunit les plus grands décideurs, investisseurs et innovateurs du monde. Cette année, l’événement met l’accent sur les investissements d’avenir, en particulier dans les domaines de la technologie, des énergies renouvelables et des infrastructures. La participation du Président Faye témoigne de la volonté du Sénégal de renforcer sa présence sur la scène économique mondiale et d’attirer davantage d’investissements étrangers pour stimuler le développement du pays. En collaborant avec des partenaires internationaux, le Sénégal pourrait consolider son rôle de hub économique en Afrique de l’Ouest, tout en développant des initiatives favorisant l’innovation et l’industrialisation.

En marge du forum, le Président Faye a profité de son séjour en Arabie Saoudite pour accomplir la Omra, un pèlerinage islamique non obligatoire à la Mecque et à Djeddah, qui revêt une forte signification spirituelle. Son Excellence est arrivée ce soir à Djeddah où il a été accueilli chaleureusement à l’aéroport international King Abdulaziz par le Prince Saud bin Mishal bin Abdulaziz, vice-gouverneur de la région de La Mecque, ainsi que par le maire de Djeddah, Saleh bin Ali Al-Turki, et plusieurs autorités saoudiennes.

La visite du Président Faye en Arabie Saoudite reflète les relations de coopération croissantes entre le Sénégal et le Royaume saoudien. En s’impliquant dans des événements internationaux tels que le Future Investment Initiative Forum et en se rapprochant des leaders économiques du Golfe, le Sénégal continue de renforcer ses liens avec les pays du Moyen-Orient. Par cette visite, Bassirou Diomaye Faye réaffirme l’ambition du Sénégal de s’ouvrir à de nouvelles opportunités et de se positionner parmi les pays en pleine transformation économique et technologique.

La Omra accomplie par le président sénégalais envoie également un message de solidarité et de rapprochement avec la diaspora sénégalaise présente en Arabie Saoudite et dans le monde. Ce moment de recueillement est une manière pour le Président de rappeler les valeurs spirituelles du Sénégal et de partager ce moment de dévotion avec ses concitoyens.

Cette visite marquante à la fois économique et spirituelle souligne la vision du Président Faye pour un Sénégal ouvert, ambitieux et connecté aux enjeux mondiaux.

Ousmane Sonko en tournée dans le Sine : un appel à la jeunesse pour développer l’économie locale de Fatick

Dans le cadre de sa tournée nationale, la caravane du parti Pastef, conduite par son président Ousmane Sonko, a fait escale ce mardi dans la région du Sine, plus précisément à Fatick. Sonko a profité de cette occasion pour s’adresser directement à la jeunesse, appelant celle-ci à jouer un rôle central dans le développement économique de la région et, par extension, dans celui du Sénégal.

Pour Ousmane Sonko, Fatick détient le potentiel pour devenir une métropole régionale. Située dans le Sine-Saloum, une région riche en ressources naturelles et culturelles, cette ville peut, selon lui, contribuer de manière significative à l’économie sénégalaise si les infrastructures et les filières économiques locales sont développées.

« Fatick doit jouer son rôle dans le développement économique du Sénégal », a-t-il martelé devant un public de jeunes enthousiastes et engagés. Sonko a souligné l’importance de valoriser les ressources naturelles de la région pour atteindre cet objectif ambitieux.

Dans sa vision de développement pour Fatick, Sonko accorde une attention particulière à la filière du sel, une ressource abondante dans la région grâce aux marais salants du Sine-Saloum. Il estime que cette industrie, encore peu exploitée, pourrait générer des emplois pour la jeunesse et renforcer l’économie locale.

L’idée serait de structurer et de moderniser cette filière, en investissant dans les techniques de production, de transformation et de commercialisation. Cela permettrait de diversifier l’économie locale, tout en offrant des opportunités d’emplois stables pour les jeunes de Fatick. Il a également évoqué la possibilité d’un soutien gouvernemental pour les projets liés à cette filière, ce qui pourrait créer un véritable écosystème économique autour de l’exploitation du sel.

Dans son discours, Sonko a insisté sur le rôle central de la jeunesse dans ce processus de transformation. Pour lui, les jeunes de Fatick ne doivent plus être contraints de quitter leur région pour chercher du travail dans les grandes villes. Au contraire, ils peuvent devenir des acteurs clés du développement local, en s’impliquant activement dans les projets économiques de leur région.

Sonko a ainsi encouragé les jeunes à développer des compétences techniques et entrepreneuriales, nécessaires pour tirer parti des potentialités de Fatick. Il a également souligné l’importance d’une éducation adaptée aux réalités économiques locales, qui inclurait la formation aux métiers du sel, de l’agriculture et des technologies modernes.

La vision de Sonko pour Fatick repose sur une approche intégrée du développement économique, où chaque ressource naturelle de la région est optimisée pour créer de la valeur ajoutée. En faisant de Fatick un pôle économique à part entière, le leader de Pastef espère contribuer à réduire les inégalités régionales et à offrir des perspectives d’avenir aux jeunes Sénégalais.

Cet appel vibrant à la jeunesse a suscité l’enthousiasme de nombreux jeunes de Fatick, prêts à relever le défi.

Chirurgie de la cataracte : Plus de 1500 personnes âgées opérées à Sangalkam

Le Centre de santé de Sangalkam accueille depuis le 24 octobre, un camp gratuit de chirurgie de la cataracte à l’initiative de l’Ong koweitienne humanitaire Direct Aid Society en partenariat avec le ministère de la santé et de l’action sociale à travers le programme national de la promotion de la santé oculaire au Sénégal. A en croire Mouhamadou Makhtar Dieng, chargé de partenariat et communication de l’Ong Direct Aid Society/ Bureau Sénégal, l’objectif de ce camp a été atteint puisqu’en 5 jours plus de 1500 patients ont été opérés.
« Nous remercions les autorités sénégalaises de nous avoir permis d’accomplir notre mission dans les hôpitaux du Sénégal. Direct Aid Society est une ONG koweïtienne qui est en partenariat avec le ministère de la santé et dans les structures où on fait les opérations de chirurgie de la cataracte, c’est le coordonateur qui nous indique les hôpitaux où on doit intervenir. A Sangalkam il y a la demande et nous avons interpellé le médecin chef du district, c’est ce qui nous a permis de venir ici pour exécuter le camp de chirurgie de la cataracte qui se passe du 24 au 29 octobre 2024 ».
« L’objectif était d’opérer 1500 personnes. On a eu à faire plus de 1500 jusqu’à aujourd’hui. Nous sommes à plus de 7500 consultations par jour et parmi ce nombre, nous avons pu opérer 1500 personnes. Donc on peut dire que l’objectif est atteint et cela ne veut pas dire que l’objectif est atteint qu’on va arrêter les opérations. Tant que nous aurons des patients, nous allons poursuivre les opérations », a explique M. Makhtar Dieng. Selon le Dr Abdoul Aziz Diallo chef du service ophtalmologie de l’hôpital de Ourosogui, représentant du ministère de la santé, depuis le 24 octobre, les patients viennent en masse pour se faire se soigner: « depuis le démarrage de cette mission, nous avons eu à consulter 7500 cas et sur les 7500, plus de 1500 personnes ont été déjà opérés en 5 jours de caractère. Et les patients les plus affectés par la cataracte sont les personnes âgées comme vous avez pu le constater mais, nous avons rarement des jeunes atteints de cataracte. Mais comprenez que 95% des cas sont des personnes âgées de plus de 50 à 60 ans que nous recevons pour ces pathologies là. Et ici au cour du camp, nous utilisons deux sortes de techniques, pour les cas de cataracte totale mûre, c’est la technique que l’on appelle la phaco-alternative plus implantation en chambre postérieure et pour les cataractes partielles, on utilise la phaco-émulsification, c’est la méthode nouvelle pour nous, qui est très efficace et qui nous permet d’avoir de bons résultats ».
Pour sa part, Dr El Hadj Malick Diouf médecin chef du district sanitaire de Sangalkam a exprimé toute sa satisfaction d’avoir abrité le camp: »je voudrais magnifier ce partenariat entre l’Ong Direct Aid et le ministère de la santé qui ont porté leur choix sur Sangalkam pour accueillir ce camp. C’est pourquoi je remercie les gouvernement s koweitien et sénégalais à travers ce partenariat qui nous a permis de bénéficier de ce camp. Mais remercier aussi l’Ong l’oeil du monde composé d’ophtalmologistes égyptiens qui effectuent les opérations avec des sénégalais. En tout cas, on est très satisfait vu l’importance de la santé oculaire et les difficultés d’accès aux soins pour les populations. Parce que vous n’êtes pas sans savoir qu’il n y a pas assez d’ophtalmologistes et les coûts peuvent être chers pour les communautés. C’est pourquoi ce camp gratuit a connu un grand succès. Puisque nous avons des parients en provenance de Richard Toll, de Diourbel, de Ziguinchor, de Tamba entre autres. Et cela prouve que le besoin de santé oculaire est réel et les communautés n’ont pas les moyens de se faire soigner ».
Ce camp gratuit de chirurgie oculaire accueilli par le centre de santé de Sangalkam a permis à plus de 1500 patients de recouvrer la vue. Et ces derniers s’en réjouissent grandement. « Je suis venu ici soigner mes yeux et j’ai trou é des personnes ouvertes et accueillantes qui m’ont donné le courage d’accepter de me faire opérer et je n’ai éprouvé aucune difficulté vraiment et je n’ai non plus rien ressenti. C’est pourquoi d’ailleurs je peux me permettre de m’adresser à vous pour apporter mon témoignage par rapport à la tenue de ce camp. C’est pourquoi aussi je voudrais remercier ici les initiateurs de ce camp et surtout prier pour eux. Ils nous ont opéré gracieusement et c’est très salutaire », a témoigné Serigne Mbaye Guéye, Imam ratib de la grande mosquée keur Serigne Touba de Rufisque qui a ambouché la même trompette que que Mme Touré, Doussou Cissikho: « c’est hier que j’ai appris par ma sœur qu’il y avait un camp de cataracte à Sangalkam et comme je sentais que mes yeux étaient flous. Alors je suis venue et je suis très heureuse de recouvrer la vue grâce à ces bienfaiteurs que je remercie du fond du cœur. Ils m’ont opéré par laser et je n’ai rien ressenti ».
A.S

Le Président Bassirou Diomaye Faye en Arabie Saoudite : une visite pour renforcer la coopération sénégalo-saoudienne

En visite officielle en Arabie Saoudite depuis le 27 octobre, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a été accueilli par Son Altesse Royale Mohammed bin Salman bin Abdelaziz Al Saoud, Prince héritier d’Arabie Saoudite et président du conseil des ministres du royaume. Cette rencontre de haut niveau, qui s’est tenue ce mardi, marque un pas important dans les relations bilatérales entre les deux nations.

Lors de cette réunion, les deux dirigeants ont discuté de leur volonté commune de renforcer la coopération entre le Sénégal et l’Arabie Saoudite, en insistant sur la solidité et l’ancienneté de leurs liens. Selon une déclaration faite par le président Bassirou Diomaye Faye sur sa page X, les échanges ont porté sur une volonté mutuelle de « hisser ce partenariat à un niveau plus élevé ». Les domaines ciblés comprennent des secteurs stratégiques tels que l’investissement, l’énergie, l’agriculture, l’industrie et le numérique, qui sont au cœur du programme de développement de l’économie sénégalaise.

Cette visite est également l’occasion pour le président sénégalais de présenter aux investisseurs saoudiens le plan « Sénégal 2050 », un projet ambitieux qui vise à transformer l’économie du pays, à travers une diversification industrielle et un renforcement des infrastructures modernes. Le chef de l’État a exposé ce projet le 28 octobre, lors du Future Investment Initiative Forum (FII), une plateforme mondiale rassemblant des décideurs économiques et des chefs d’entreprise du monde entier. En participant à cet événement de renommée mondiale, le président Faye cherche à attirer des investisseurs saoudiens et étrangers pour soutenir la réalisation des objectifs de « Sénégal 2050 ».

Le plan « Sénégal 2050 » repose sur un ensemble de réformes qui visent à moderniser le pays et à le rendre plus compétitif au niveau régional et mondial. Les secteurs prioritaires comprennent l’énergie renouvelable, où le Sénégal voit un potentiel pour une coopération accrue avec l’Arabie Saoudite, compte tenu des avancées saoudiennes dans le domaine de l’énergie solaire et de l’hydrogène vert. L’agriculture, autre pilier du plan, pourrait bénéficier d’un soutien technologique et financier saoudien pour accroître la productivité et moderniser les pratiques agricoles au Sénégal.

Les liens entre le Sénégal et l’Arabie Saoudite ne sont pas nouveaux. Ils sont enracinés dans des échanges historiques et culturels forts, notamment à travers la participation annuelle de pèlerins sénégalais au Hajj à La Mecque. Cette visite officielle vise à approfondir cette relation en explorant de nouvelles pistes de coopération économique, en phase avec les priorités de développement des deux pays.

La rencontre avec le prince héritier Mohammed bin Salman ouvre ainsi la voie à des partenariats stratégiques qui pourraient profiter aux deux nations, dans un contexte mondial où la coopération Sud-Sud prend de plus en plus d’importance.

Kaolack : Appui aux apprenants du PF2E en équipements de protection individuelle

L’inspecteur d’académie de Kaolack, Siaka Goudiaby, a réceptionné ce mardi un important lot d’équipements de protection individuelle (EPI) destinés aux apprenants du Programme de formation école-entreprise (PF2E) de la région.

Selon Babacar Diouf, inspecteur de spécialité en sciences économiques à l’académie de Kaolack, « l’apprenant doit se protéger pour effectuer la formation pratique, afin d’éviter les risques liés aux maladies, brûlures et blessures. Nous souhaitons que l’apprenant, dès sa formation, prenne conscience de tous ces risques », a-t-il souligné.

En effet, trois métiers ont été ciblés : la transformation de produits agroalimentaires, la menuiserie et la cuisine, chacun comportant des risques pouvant entraîner des dommages importants. Ainsi, des sacs contenant des gants, des casques, des lunettes, des chaussures de sécurité, des masques et des blouses ont été distribués afin de permettre à ces apprenants d’exercer leurs métiers dans de bonnes conditions. Ces jeunes passent 80 % de leur temps en entreprise pour la formation pratique et 20 % à l’école de formation pour la théorie.

« Ces équipements permettront aux apprenants d’être en sécurité car ils évoluent dans un environnement de formation pratique relativement risqué. Nous les soutenons afin qu’ils puissent évoluer en toute sécurité grâce à un suivi pédagogique », a déclaré Mahmoud Konté, chef d’antenne du PF2E, au nom de Madame Diéguane Wane Ly, la coordinatrice nationale du programme, qui a pris l’initiative d’accompagner ces apprenants et de les sensibiliser pour qu’ils puissent suivre leur formation dans de bonnes conditions.

Kaolack : Les personnes en situation de handicap veulent participer au développement du pays et invitent les Sénégalais à voter pour la liste « Defar Sa Gokh »

« Il est important que toutes les couches de cette population, notamment celles en situation de handicap, à travers la fédération des personnes en situation de handicap, puissent contribuer au développement du pays. Nous voulons renforcer le plaidoyer, le lobbying et l’implication de toutes les personnes en situation de handicap dans la dynamique de développement. Tout le monde parle d’inclusion sociale dans les programmes politiques, de développement économique et social. Il est donc essentiel de traduire ces discours en actions concrètes, en acceptant et en soutenant les personnes en situation de handicap », a expliqué Gora Mbaye, tête de liste départementale de « Defar Sa Gokh » de Adama Faye, lors de son intervention face à la presse ce mardi.

« Bien que des progrès aient été réalisés dans les domaines social et économique, il reste beaucoup à faire. C’est pourquoi nous pensons qu’il est crucial que, dans ce contexte, les populations accompagnent ces personnes qui souhaitent s’épanouir et participer à l’effort de développement. Depuis douze ans, les politiques du Sénégal intègrent des discours sur l’inclusion sociale et le potentiel humain. Aujourd’hui, avec la nouvelle alternance, le développement du potentiel humain est placé au cœur de l’agenda vers l’horizon 2050 », a rappelé M. Mbaye.

Ce potentiel humain englobe les 18 millions de Sénégalais, y compris les personnes en situation de handicap. Il est donc important que la société adopte un regard inclusif et accepte de vivre dans la diversité, en accompagnant cette partie de la population dans sa participation au développement économique et social. Pour toutes ces raisons, nous invitons les Kaolackois, ainsi que tous les Sénégalais, à voter pour la liste « Defar Sa Gokh » le 17 novembre 2024″, a conclu Gora Mbaye, tête de liste départementale de « Defar Sa Gokh » à Kaolack.

Ameth Ndoye en détention : le chroniqueur de la Sen TV sous mandat de dépôt

Le chroniqueur Ameth Ndoye, visage bien connu de la Sen TV, a été placé sous mandat de dépôt par le Procureur de la République auprès du Tribunal de Grande Instance de Dakar. Cette décision marque sa première nuit en détention, une nouvelle qui a été confirmée par des sources proches de Seneweb.

Le chroniqueur fait face à plusieurs chefs d’accusation. Déféré par la brigade territoriale de Sébikotane pour défaut de permis de conduire, Ameth Ndoye est également accusé de faux et usage de faux. Hier, alors qu’il avait été présenté devant le procureur, il a fait l’objet d’un retour de parquet, reportant ainsi la prise de décision jusqu’à ce jour.

Son cas sera finalement jugé en flagrant délit le lundi 4 novembre prochain. D’ici là, il demeure en détention, sous la supervision des autorités judiciaires sénégalaises.

Face à ces accusations, Ameth Ndoye peut compter sur un soutien juridique de taille. Un pool d’avocats, composé de Me El Hadji Diouf, Me Aboubacry Barro et Me El Hadji Amadou Sall, assurera sa défense. Cette équipe, composée de figures juridiques bien connues du public sénégalais, devrait plaider pour les droits du chroniqueur et tenter de contrer les accusations portées contre lui.

L’affaire Ameth Ndoye attire l’attention, d’autant plus que le chroniqueur est une personnalité médiatique visible. Reste à voir si le procès de novembre apportera plus de clarté sur les circonstances de l’arrestation et sur les charges auxquelles il doit répondre. Les partisans du chroniqueur espèrent que son équipe d’avocats saura le défendre efficacement dans cette situation complexe.

LEGISLATIVES 2024 A LOUGA

Un réel danger pése sur le Pastef avec le duo Fatoumata Binetou Rassoul Diallo et Pape Oumar Sarr

À Louga, une troisième voie qui se veut exemplaire entre la coalition FARLOU du maire de Louga Moustapha Diop et la Coalition Pastef que dirige Abdou Lahad Ndiaye se positionne.
On aurait pensé que la dualité allait être de mise dans la capitale du Ndiambour. Que Nenni ! En effet, une troisième voie s’est vite positionnée comme une alternative à cette dualité. Dirigée par la dame Fatoumata Binetou Rassoul Diallo et le technicien aménagiste Pape Oumar Sarr, cette troisième voie a fini de s’imposer. Le duo fonde sa légitimité sous la tutelle de la Coalition “Kiraay ak Natangué” de l’ancien Ministre Birima Mangara. Mais ce qui fait la particularité de ce duo, c’est qu’il est animé par deux responsables politiques lougatois connus pour avoir participé à plusieurs joutes électorales. Fatoumata Binetou Rassoul Diallo a été la principale dirigeante des femmes du Mouvement Dolly de Mamour Diallo. Depuis qu’elle a quitté le Mouvement, elle s’est engagée dans des actions sociales, alliant du coup aides et formations des femmes. Cela lui a valu un capital sympathie qui pourrait lui être utile le 17 Novembre prochain. Son Mouvement Missal engrange de jour en jour des ralliements venant surtout des clans de Mamour Diallo et de Moustapha Diop, le Maire de Louga. C’est dire qu’elle peut être un réel danger pour le Pastef dont on pense qu’il est favori. Si Mme Diallo constitue un challenge pour les législatives dans la commune de Louga, son co-listier Pape Oumar Sarr pourrait également se prévaloir de ses relations professionnelles dans le département pour gagner des points. Professeur, universitaire, Pape Oumar Sarr, membre fondateur de PERA Yessal Taxawaay, avait participé aux dernières locales et compte aujourd’hui des conseillers municipaux et départementaux alors qu’il venait juste de s’installer dans le landernau politique lougatois. Entre temps, il a pu agrandir son champ d’actions par un maillage intelligent qui lui donne un poids politique certain entre Keur Momar Sarr, Léona et Sakal.
De leurs discours politiques, on peut retenir pour l’essentiel que le tandem met l’accent sur l’entrepreunariat, l’équité et la justice : “Nous prônons des propositions en faveur de la prise en compte du Lac de Guièrs dans la loi sur le contenu local mais également des mesures juridiques de respect de l’environnement , du cadre de vie et des mesures fortes de coercition contre ces abus qui torpillent les décisions de l’autorité” précise le duo. Autant d’idées qui pourraient balancer les électeurs lougatois en leur faveur.
A.S

Abass Fall dément les rumeurs de convocation par la Section de Recherches

L’ancien député Abass Fall, également tête de liste de Pastef dans le département de Dakar, a récemment fait l’objet de rumeurs quant à une supposée convocation par la Section de Recherches. Ces spéculations circulaient depuis quelques jours dans la presse et sur les réseaux sociaux, suscitant interrogations et inquiétudes parmi ses partisans.

En réponse, Abass Fall a tenu à clarifier la situation en publiant un message sur ses plateformes sociales, démentant formellement avoir reçu une quelconque convocation. « Contrairement à une information qui circule dans la presse et sur les réseaux sociaux, je n’ai reçu, à ce jour, aucune convocation », a-t-il affirmé avec assurance.

Loin d’être perturbé par ces rumeurs, Abass Fall a assuré ses sympathisants de son engagement et de sa détermination à poursuivre la campagne électorale « dans la sérénité et en parfaite communion avec les Dakarois et Dakaroises ». Ce démenti a également été l’occasion pour lui de rappeler à ses militants et sympathisants l’importance de maintenir le cap dans le calme et le patriotisme, des valeurs qu’il considère comme étant au cœur de leur mouvement politique.

En appelant à la mobilisation pacifique et à l’unité, Abass Fall semble vouloir apaiser les tensions qui pourraient résulter de cette situation. Son message a résonné parmi ses soutiens, nombreux à afficher leur solidarité sur les réseaux sociaux.

Sénégal vs. Burkina Faso et Burundi : Les Lions visent la première place de la poule B

Pour les deux dernières journées des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Maroc 2026, le Sénégal s’apprête à affronter le Burkina Faso et le Burundi. Déjà qualifiés, les Lions de la Téranga n’ont plus qu’un objectif : finir en tête de la poule B pour renforcer leur position de favoris dans la compétition.

Le Sénégal disputera d’abord un match contre le Burkina Faso le 14 novembre à Bamako. Cette rencontre hors du territoire burkinabé est due à des raisons de sécurité, obligeant les Étalons à délocaliser leur match. Avec une place déjà assurée pour les deux équipes, l’enjeu sera davantage symbolique, mais les Lions sont déterminés à afficher leur supériorité et à prendre une avance au classement.

Puis, le Sénégal accueillera les Hirondelles du Burundi le 19 novembre au stade Abdoulaye Wade de Diamniadio, à 19 h. Initialement prévu pour le 17 novembre, ce match a été repoussé de deux jours en raison des élections législatives au Sénégal. La Fédération sénégalaise de football a ainsi obtenu un léger report, une décision prudente et réfléchie pour éviter les perturbations potentielles et garantir la sécurité de l’événement.

Pour le Sénégal, ce double affrontement reste essentiel, même si la qualification pour la CAN 2026 est déjà acquise. Aliou Cissé, sélectionneur des Lions, profitera de ces deux rencontres pour affiner sa stratégie et tester certaines combinaisons. Les joueurs, quant à eux, auront à cœur de se montrer à la hauteur des attentes du public et de l’encadrement technique.

La première place du groupe n’est pas qu’une formalité. Elle peut en effet offrir au Sénégal un statut plus avantageux lors des tirages au sort et permettre à l’équipe de préparer la phase finale avec plus de confiance. Terminer en tête de la poule B permettrait également aux Lions de renforcer leur image de leader continental, confortant ainsi leur statut acquis lors des précédentes compétitions.

Bien que ces matchs soient sans enjeu direct pour la qualification, le Sénégal voit dans cette phase une opportunité de garder une dynamique positive et de confirmer sa solidité face à des équipes prêtes à surprendre. Les supporters attendent de voir une équipe compétitive et motivée, prête à rivaliser avec les meilleures équipes africaines au Maroc en 2026.

En somme, les Lions de la Téranga ne se contenteront pas de leur qualification : ils visent la première place, conscients de l’importance de chaque rencontre dans la construction de l’esprit d’équipe et de la cohésion en vue de la CAN.

Macky Sall : Pas de Retour Imminent au Sénégal

Alors que son retour au Sénégal était attendu pour jeudi prochain, Macky Sall, ancien président de la République, a annoncé lors d’une interview sur RFI Fulbe qu’il ne prévoit pas de revenir dans l’immédiat. Il a déclaré : « Mon retour au Sénégal n’est pas encore à l’ordre du jour. Une fois décidé, je ferai moi-même une annonce officielle. »

Macky Sall a expliqué qu’il avait quitté le Sénégal par respect pour la tradition, précisant qu’un président méprisé doit se retirer pour laisser ses successeurs travailler. Ses propos interviennent alors que ses sympathisants appellent à son retour pour soutenir la coalition Takku Wallu, dont il est toujours la tête de liste.

Concernant son éventuel come-back sur la scène politique, il a mentionné que ses alliés lui avaient demandé de revenir pour diriger la liste afin d’aider le peuple sénégalais à surmonter une période difficile. « Ça fait sept mois que le nouveau régime est là, mais rien n’a été fait, et nous avons peur que si la situation perdure, cela va être difficile pour les Sénégalais », a-t-il ajouté.

Sur la question de la transhumance politique, où des membres de son parti, l’APR, rejoignent le mouvement Pastef, il a exprimé son indifférence : « Je ne suis pas surpris. Cela pourrait créer un découragement, mais je ne pense pas que cela ait un impact significatif sur nos activités politiques. » Il a également souligné que la décision finale appartient aux électeurs sénégalais.

Alors que certains de ses adversaires, comme Ousmane Sonko, mènent une campagne active à travers le pays, Macky Sall a choisi une approche différente, utilisant principalement les réseaux sociaux et des appels téléphoniques depuis le Maroc, où il réside actuellement. Sa stratégie semble indiquer une volonté de rester en retrait tout en gardant un lien avec ses partisans.

Cette annonce soulève des questions sur l’avenir politique de Macky Sall et la direction que prendra la coalition qu’il représente, alors que le climat politique au Sénégal continue d’évoluer.

Le Président Bassirou Diomaye Faye présente la Vision Sénégal 2050 lors de la Future Investment Initiative

Arabie Saoudite — Lors de la 8e édition de la Future Investment Initiative, qui se tenait cette semaine en Arabie Saoudite, le Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a souligné les grandes lignes de la Vision Sénégal 2050, un plan ambitieux pour transformer l’économie du pays. Au cœur de cette vision : la transformation locale des matières premières, une démarche qui permettrait au Sénégal de créer davantage de valeur ajoutée tout en rééquilibrant sa balance commerciale.

Lors de son intervention, le Président Faye a rappelé les défis et les opportunités que représente la transformation locale des ressources naturelles du Sénégal. « Cette vision Sénégal 2050 repose sur quatre piliers fondamentaux », a-t-il déclaré, insistant sur l’importance de rompre avec la logique actuelle d’exportation des matières premières sans ajout de valeur sur place.

« Nous avons remarqué qu’au Sénégal, et en Afrique en général, il y a des ressources minières et minéralières importantes, mais qui sont exportées en état de matière première », a-t-il poursuivi. Selon lui, cette situation prive le pays de bénéfices substantiels qui pourraient être générés en traitant ces matières premières localement. Pour le président sénégalais, il est impératif d’inverser ce cycle afin de renforcer l’économie nationale et d’encourager une croissance durable.

Outre la transformation des matières premières, Bassirou Diomaye Faye a mis en avant l’importance de développer une économie plus verte, respectueuse des enjeux environnementaux. Face aux défis écologiques actuels, le Sénégal vise à adopter un modèle économique plus durable et accessible, garantissant ainsi une résilience accrue face aux changements climatiques. Cette transition écologique, intégrée dans la Vision Sénégal 2050, nécessite des industries respectueuses des normes environnementales.

« Quand on parle de transformation, il faut que les industries puissent être accueillies dans un cadre favorable pour l’investissement », a souligné le Président. Il a salué le travail de l’Agence de Promotion des Investissements (API) qui, depuis plusieurs années, œuvre pour offrir un climat d’affaires attrayant, renforçant ainsi l’attractivité du Sénégal auprès des investisseurs internationaux.

En seulement sept mois de mandat, le Président Faye et son gouvernement ont entrepris de définir des priorités à long terme, éloignées des préoccupations électoralistes immédiates. La Vision Sénégal 2050, construite autour des piliers de la transformation économique, de la durabilité écologique, de l’inclusivité et de la résilience, incarne cette volonté de planification stratégique.

En participant à la Future Investment Initiative, Bassirou Diomaye Faye a adressé un message fort à la communauté internationale : le Sénégal est prêt à jouer un rôle plus actif dans l’économie mondiale, en valorisant ses ressources naturelles et en investissant dans un avenir durable et prospère pour ses citoyens.

Crise au Port Autonome de Dakar : tensions croissantes entre la direction et les syndicats

Une situation tendue persiste au Port autonome de Dakar (PAD), alors que le directeur général, Waly Diouf Bodian, fait face à une forte opposition de l’intersyndicale des travailleurs. La crise a été exacerbée par le licenciement de trois employés, accusés d’avoir partagé sur WhatsApp une capture d’écran le montrant à la télévision, avec des allégations d’octroi de marchés à des proches.

Selon le journal Les Echos, ces trois employés auraient diffusé un message indiquant que le directeur général avait attribué un contrat de 24 millions de francs CFA à son frère. Cette publication a entraîné une « demande d’explication » immédiate de la part de la direction, mais les employés concernés n’ont pas été en mesure de fournir les preuves demandées. Le conseil de discipline, saisi de l’affaire, a proposé des sanctions, et les trois membres du personnel ont finalement été licenciés.

L’intersyndicale a vivement réagi à ces licenciements, qualifiés d’« abusifs ». Elle dénonce une « gestion autoritaire et abusive » de Waly Diouf Bodian, l’accusant d’avoir instauré « un climat de terreur » depuis son arrivée. Les syndicalistes affirment que cette gouvernance bafoue les droits fondamentaux des travailleurs, en violation de la Constitution, du Code du travail et des règlements internes de l’entreprise.

Les libertés syndicales seraient également en danger, d’après l’intersyndicale, qui note qu’un nombre important de contrats de travail ont été gelés sous prétexte d’un audit du personnel. En réponse à ces situations, les syndicats ont saisi l’Inspection du travail et de la sécurité sociale pour tenter de résoudre ces différends.

L’intersyndicale accuse également Waly Diouf Bodian d’avoir outrepassé les recommandations du conseil de discipline. Après avoir reçu une demande d’explication, trois représentants syndicaux ont été convoqués devant le conseil, mais le délai de saisine étant expiré, le conseil a recommandé une simple mise à pied. Néanmoins, le directeur général aurait décidé de licencier les syndicalistes concernés, parmi lesquels se trouvent deux secrétaires générales et un secrétaire administratif, en dépit de cette recommandation.

Dans son communiqué, l’intersyndicale ne cache pas son mécontentement face à la direction actuelle. Elle attribue à cette « mauvaise gouvernance » de graves répercussions sur le fonctionnement du Port autonome de Dakar, menaçant directement la stabilité des activités portuaires. En conclusion, les syndicats appellent au « départ immédiat » de Waly Diouf Bodian, mettant en avant la nécessité d’une gestion plus respectueuse des droits des travailleurs et des règles de gouvernance.

Alors que cette crise se poursuit, l’avenir du Port autonome de Dakar semble plus incertain que jamais. Entre tensions internes et impacts économiques potentiels, le besoin de trouver une solution rapide et équilibrée se fait sentir. Les prochaines étapes, notamment l’issue des recours déposés auprès de l’Inspection du travail, détermineront en grande partie le cours des événements et le climat social au sein de cette infrastructure stratégique pour le Sénégal.

Abdoulaye Sylla, leader de la coalition « And Bessal Sénégal », défie Ousmane Sonko et critique Amadou Bâ

Abdoulaye Sylla, tête de liste de la coalition « And Bessal Sénégal » et candidat à la dernière élection présidentielle du 24 mars, a lancé un défi direct à Ousmane Sonko, leader du parti Pastef. Sylla a proposé un débat public avec Sonko, affirmant que son expérience de businessman lui permettrait de démontrer une meilleure compréhension des mécanismes de création de richesse et de valeur ajoutée. Dans une déclaration audacieuse, il a déclaré : « Qu’il accepte de débattre avec moi, je vais lui montrer qu’il n’a rien compris. Le Businessman que je suis va lui montrer comment on crée de la richesse et de la valeur ajoutée. »

Ce défi intervient dans un contexte politique intense où plusieurs candidats cherchent à se positionner face à Sonko, une figure incontournable de l’opposition sénégalaise. La proposition de débat de Sylla pourrait attirer l’attention des électeurs, en mettant en avant son approche économique et sa vision pour la croissance du Sénégal. Sylla semble ainsi vouloir se démarquer par son pragmatisme économique, contrastant avec le discours de Sonko axé principalement sur la gouvernance, la transparence et la lutte contre la corruption.

En plus de son défi lancé à Sonko, Abdoulaye Sylla s’en est également pris à l’ancien Premier ministre Amadou Bâ. Selon lui, « le temps de Amadou Bâ est révolu », affirmant que ce dernier, ayant déjà bénéficié des ressources et opportunités que lui a offertes le Sénégal, devrait maintenant se retirer de la scène politique pour laisser place à une nouvelle génération de leaders.

Cette double attaque de Sylla, à la fois envers Sonko et Amadou Bâ, marque une volonté de repositionnement dans l’arène politique sénégalaise. Avec ces déclarations, Sylla semble vouloir incarner un leadership différent, fondé sur l’expérience économique et la promesse d’une meilleure gestion des ressources du pays. Reste à voir si Sonko répondra à cet appel au débat et si cette stratégie de Sylla saura convaincre les électeurs à quelques mois des prochaines échéances électorales.

En conclusion, les propos de Sylla pourraient agiter la scène politique et créer un débat sur les compétences et les orientations des différents candidats. Sa promesse de « montrer comment on crée de la richesse » fait écho aux aspirations de nombreux Sénégalais pour un avenir plus prospère.

Abass Fall convoqué par la gendarmerie après des propos controversés : une affaire qui divise l’opinion

Abass Fall, tête de liste de Pastef à Dakar pour les législatives, a été convoqué par la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane. Cette convocation intervient après ses propos tenus lors du lancement de la campagne électorale, où il avait incité les militants de son parti à se munir de couteaux et de machettes pour réagir aux violences présumées ayant ciblé leur caravane.

Selon le quotidien L’Observateur, bien que convoqué, Abass Fall n’a pas répondu présent à cette injonction des forces de sécurité. Ces propos, qui ont suscité une large indignation au sein de l’opinion publique et des acteurs de la société civile, ont été perçus comme une incitation à la violence, dans un contexte politique sénégalais déjà tendu à l’approche des élections.

Face à la vague de critiques, Abass Fall a fait son mea culpa, présentant ses excuses et expliquant la réaction comme le reflet d’une colère spontanée. « Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas un homme violent. C’est le cœur qui a parlé », a-t-il déclaré, tentant de désamorcer la polémique.

L’incident met en lumière les tensions autour des élections législatives, où les actes et paroles des candidats sont minutieusement scrutés. La réaction des autorités, notamment de la gendarmerie de Colobane, sera déterminante pour l’issue de cette affaire, dans un contexte où les appels à la retenue et à la paix sont multipliés pour éviter les débordements.

Amadou Ba à Soumbédioune : Promesses de soutien aux travailleurs de la Médina

En campagne dans les rues animées de la Médina, Amadou Ba, tête de liste de la coalition Jam Ak Njarim, a profité d’une halte à Soumbédioune pour s’adresser directement aux habitants, notamment aux travailleurs des secteurs informel et de la pêche. L’ancien Premier ministre, accompagné du maire de la Médina, Bamba Fall, a promis un soutien financier aux marchands ambulants, aux conducteurs de Jakarta (motos-taxis) et aux pêcheurs, espérant mobiliser leur soutien en vue des prochaines élections législatives.

Face à un groupe attentif de marchands et de travailleurs informels, Amadou Ba a critiqué le gouvernement en place, qu’il accuse d’inertie et d’incompétence. Il a dépeint son programme comme une alternative plus dynamique, orientée vers des résultats concrets pour la population. « Ceux qui dirigent le pays sont lents et incompétents », a-t-il martelé, faisant écho aux frustrations ressenties par de nombreux Sénégalais.

L’ancien Premier ministre a annoncé des projets spécifiques pour faciliter l’accès aux financements des travailleurs de la Médina. Les marchands ambulants, qui constituent une part essentielle du tissu économique local, pourraient ainsi bénéficier de lignes de crédits dédiées, destinées à les aider à développer leurs activités. Ce soutien financier s’étendrait également aux conducteurs de Jakarta, qui jouent un rôle clé dans la mobilité urbaine de la Médina.

Amadou Ba a aussi tendu la main aux pêcheurs de Soumbédioune et aux mareyeuses, ces femmes chargées de la transformation et de la commercialisation des produits de la pêche. Il a promis de mettre en place des dispositifs pour renforcer leurs moyens de subsistance et améliorer leurs conditions de travail. Les mareyeuses, souvent confrontées à des difficultés d’accès aux équipements et à des conditions précaires, pourraient ainsi bénéficier de nouveaux outils pour développer leurs activités.

La caravane d’Amadou Ba à Soumbédioune a rassemblé un grand nombre d’habitants de la Médina, témoignant de l’engouement que suscite sa candidature. En promettant des réformes et un accompagnement financier, il ambitionne de faire de Jam Ak Njarim une voix de changement pour ceux qu’il estime oubliés par les politiques actuelles.

À l’approche des élections législatives, l’engagement d’Amadou Ba auprès des travailleurs informels et des pêcheurs pourrait s’avérer décisif pour mobiliser des électeurs aspirant à un changement tangible dans leur quotidien.

Ousmane Sonko intensifie son offensive contre Amadou Ba lors d’un meeting à Mbour

Lors d’un meeting tenu le lundi 28 octobre 2024 à Mbour, le candidat à la présidence Ousmane Sonko a lancé de nouvelles accusations à l’encontre de son principal adversaire, Amadou Ba, remettant en question son intégrité. Le leader du Pastef affirme que Ba, qui prône une transparence sans faille, serait impliqué dans des affaires troubles révélées par des rapports de l’inspection générale d’État (IGE) et par le dossier controversé des 94 milliards de francs CFA.

Pour Sonko, des preuves concrètes existent et seront bientôt mises à la disposition du public. Selon lui, ces rapports épinglent Amadou Ba pour des pratiques qu’il juge « compromettantes ». Le rapport de l’IGE et celui sur les 94 milliards contiendraient, d’après Sonko, des informations qui ternissent l’image de transparence et de probité que revendique Ba, actuel chef de file de la coalition Jam AK Ndierin.

Cette prise de position s’inscrit dans un contexte électoral marqué par des échanges tendus entre les deux figures politiques. L’enjeu pour Sonko est d’instiller le doute quant à la sincérité et à l’intégrité de son adversaire, alors que la question de la transparence devient un thème central de la campagne.

Outre les accusations de corruption, Ousmane Sonko a critiqué la réticence apparente d’Amadou Ba à débattre publiquement. Sonko déplore qu’en dépit de ses déclarations assurées, Ba refuse un véritable face-à-face. « Il feint d’en piaffer d’impatience », ironise Sonko, interprétant cette attitude comme un manque de courage de la part de l’ancien ministre des Finances.

Pour Sonko, ce refus de débat constitue une tentative d’éviter des questions délicates qui pourraient mettre à mal la réputation de Ba. Ce dernier, toutefois, se défend de tout acte répréhensible et continue de se présenter comme un candidat attaché à la transparence.

Ces accusations marquent un tournant dans la campagne, mettant en lumière les divergences de style et de stratégie entre Sonko et Ba. Alors que Sonko prône une campagne sans concession, basée sur la transparence et la redevabilité, Ba s’efforce de maintenir une image de sérénité face aux critiques. Reste à voir si ces nouvelles accusations influenceront les électeurs indécis ou si elles provoqueront une réponse de la part d’Amadou Ba dans les jours à venir.

En attendant, les regards se tournent vers la publication éventuelle des rapports mentionnés par Sonko, qui pourraient avoir des répercussions décisives sur la perception publique des deux candidats.

Kaolack / Élections législatives anticipées : La coalition Takku Wallu Sénégal dénonce le tâtonnement du pouvoir en place

« En ce moment vital pour notre démocratie, nous sommes reconnaissants d’être ici pour œuvrer ensemble pour l’avenir de notre cher département et de notre nation. Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude envers tous les membres de la coalition Takku Wallu Sénégal, en particulier aux leaders qui ont fait le choix courageux et éclairé de s’unir pour trouver des solutions aux problématiques auxquelles notre cher pays est confronté », a expliqué Ahmeth Youssouf Benzallou, tête de liste départementale de la coalition Takku Wallu Sénégal, lors d’un point de presse organisé ce lundi. « Cette décision d’union est un acte fort, révélant une vision partagée pour un avenir meilleur, et elle incarne l’esprit de solidarité et de responsabilité qui nous anime tous. J’encourage chaque responsable politique et militant à poursuivre cet élan unitaire avec détermination, car ensemble, nous serons plus forts », a-t-il ajouté.

Il a par ailleurs lancé un appel à tous les jeunes de Kaolack pour voter pour la liste Takku Wallu Sénégal. « Notre engagement est clair : faire face sans relâche pour apporter des solutions urgentes aux maux de la région de Kaolack. C’est avec courage et détermination que nous œuvrerons pour le développement et la prospérité de notre chère Kaolack. »

Prenant la parole, Madame Aissatou Ndiaye a souligné : « Macky Sall a réalisé d’énormes progrès qu’aucun président avant lui, de Senghor à Wade en passant par Diouf, n’a pu accomplir. Les infrastructures qu’il a construites en témoignent. Les ponts, le Bus Rapid Transit, le Train Express Régional sont autant de réalisations qui montrent que son bilan est plus que satisfaisant », a déclaré la mairesse de Ndiaffate, également candidate aux élections législatives anticipées dans le département pour la coalition Takku Wallu Sénégal.

Devant les militants, elle a indiqué que « la population souffre de la faim, de la soif, et du faible pouvoir d’achat. C’est une situation très difficile pour le Sénégal. » Elle a également évoqué le non-respect de la constitution par le président du parti PASTEF, Ousmane Sonko. Selon elle, les jeunes, qui attendaient beaucoup des projets annoncés en leur faveur, n’ont plus d’espoir envers le pouvoir en place, en raison notamment de la hausse du taux de l’immigration clandestine.

Le Ministère de l’Intérieur appelle à la retenue et au respect des valeurs démocratiques pour les législatives de novembre 2024

Dans le cadre de la campagne pour les élections législatives du 17 novembre 2024, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique du Sénégal a émis un communiqué, relayé par Dakaractu, incitant les responsables politiques à promouvoir un climat de calme et de responsabilité. Cet appel s’adresse aussi bien aux leaders de partis politiques qu’aux coalitions de partis engagés dans cette campagne électorale. Le ministère souligne l’importance du respect des valeurs démocratiques et de la cohésion sociale pour garantir une période électorale paisible et respectueuse des droits de tous.

Le ministère, en tant que garant de la sécurité publique, a réaffirmé son engagement à veiller à la sûreté de chaque citoyen tout au long de cette période sensible. « Des dispositifs adaptés sont mis en place pour assurer la tranquillité et la sérénité de tous les Sénégalais, permettant ainsi à chacun d’exprimer librement ses opinions dans un climat pacifique », peut-on lire dans le communiqué. Cette déclaration vise à rassurer la population en garantissant que des mesures appropriées seront prises pour que chacun puisse exprimer ses choix politiques sans crainte, dans un environnement pacifique et sécurisé.

Dans le même élan, le ministère exhorte toutes les parties prenantes à adopter un discours apaisé et constructif, en vue de favoriser une campagne digne et exemplaire. L’institution met l’accent sur la responsabilité collective envers la stabilité démocratique, soulignant que cet engagement est le fondement d’une démocratie stable et respectée au Sénégal.

Enfin, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a réitéré sa mobilisation en faveur d’une campagne électorale sécurisée pour l’ensemble de la population. À travers ce communiqué, l’objectif est de maintenir un climat de sérénité et d’encourager un processus électoral respectueux et pacifique, contribuant ainsi à renforcer la démocratie sénégalaise.

Attaque au Siège de Taxawu Sénégal : Khalifa Sall Appelle à la Sérénité et Dénonce une Violence « Meurtrière »

Le président de Taxawu Sénégal, Khalifa Sall, s’est rendu ce lundi soir au siège de son parti pour constater les dégâts suite à une attaque perpétrée dans la nuit. Marqué par les violences subies, le leader de Taxawu et ses responsables ont exprimé leurs regrets et dénoncé ce qu’ils qualifient de « tentative meurtrière ». Face à la presse, Khalifa Sall a fermement condamné cette attaque qu’il juge inacceptable et criminelle.

Selon lui, les auteurs de cet acte sont déjà identifiés : « Nous avons toutes les images et savons ceux qui sont à l’origine de cet acte. Ce qu’ils veulent nous imposer est inique et criminel. Il aurait pu y avoir des morts aujourd’hui. » Khalifa Sall, visiblement déterminé, a annoncé le dépôt d’une plainte, assurant que « cet acte ne restera pas impuni ». Interpellant l’État, il a exigé une réaction des autorités face à cette escalade de violence dans le climat politique actuel. « L’État doit prendre ses responsabilités », a-t-il déclaré, ajoutant avec insistance que « les responsables répondront de leur acte ».

Un Appel à la Retenue malgré la Tension

Dans le même sillage, la coalition Sàm Sa Kàddu, alliée de Taxawu Sénégal, semble également avoir identifié les instigateurs de cette attaque. « Nous savons ce qui se passe. Nul besoin de chercher qui sont les auteurs. Nous avons vu et entendu », a dénoncé un de ses porte-paroles, en réitérant l’appel aux autorités pour une réaction rapide.

Malgré la gravité des événements, Khalifa Sall a tenu à rappeler ses militants à la retenue. En appelant au calme, il a insisté sur l’importance de maintenir un climat de sérénité et de responsabilité : « Il faut plus de responsabilité et de sérénité, car la violence n’a pas sa place dans ce champ politique. » Un message clair en faveur d’un débat apaisé dans un contexte politique déjà tendu.

Cette attaque, qui survient à quelques mois des échéances électorales, ajoute une pression supplémentaire sur le climat politique au Sénégal. Les appels de Khalifa Sall et de ses alliés à une réaction de l’État mettent en lumière les tensions croissantes dans le pays, où la sécurité des partis politiques devient une préoccupation de premier plan.

Ameth Anna Ndoye, Chroniqueur à la Sen TV, déféré au parquet pour défaut de permis et usage de faux

Les éléments de la Brigade de la Gendarmerie de Sébikotane ont procédé ce lundi 28 octobre au déferrement du chroniqueur et animateur de télévision Ameth Anna Ndoye au parquet. Ce dernier est attendu devant le procureur de la République près du tribunal de Dakar, où son cas sera examiné.

Ameth Ndoye, personnalité bien connue des téléspectateurs de la chaîne Sen TV, est poursuivi pour défaut de permis de conduire ainsi que pour faux et usage de faux. Ces infractions, si elles sont avérées, pourraient entraîner des sanctions importantes. Le procureur statuera aujourd’hui sur les suites judiciaires de cette affaire.

Cet événement suscite un vif intérêt parmi le public, notamment en raison de la notoriété d’Ameth Ndoye et de sa popularité en tant qu’animateur. Le déroulement de cette procédure judiciaire et les éventuelles sanctions qui pourraient en découler seront scrutés de près par ses fans et le grand public.

L’affaire met également en lumière des problématiques liées aux comportements de certaines personnalités publiques vis-à-vis des règles légales, un sujet qui fait souvent débat dans la société sénégalaise.

Ousmane Sonko lance sa campagne électorale à Thiès avec des promesses de transparence et de réformes

Dans un climat politique en pleine ébullition, le Premier ministre Ousmane Sonko a donné le coup d’envoi de la campagne nationale du parti Pastef depuis la région de Thiès, au Sénégal. C’est devant une foule nombreuse qu’il a révélé publiquement le montant de son salaire mensuel, soit 4 300 000 francs CFA. Un acte de transparence qui a suscité l’intérêt du public, rappelant la démarche similaire du président Diomaye Faye, qui avait révélé ses revenus de 4 800 000 francs CFA dans une déclaration de patrimoine.

Ce geste de transparence s’inscrit dans une stratégie de communication visant à asseoir la crédibilité et la proximité d’Ousmane Sonko avec les Sénégalais. Pendant cette caravane électorale, qui s’est déplacée de Keur Ndiaye Lo à Mékhé, en passant par Sangalkam, Tivaouane, et Darou Khoudoss, Sonko a multiplié les rencontres directes avec les populations locales pour écouter leurs préoccupations et réaffirmer ses engagements.

À Darou Khoudoss, l’une des étapes majeures de sa tournée, Sonko a abordé des enjeux cruciaux pour cette région minière, comme l’accès à l’eau et le développement de la production horticole. La question des contrats miniers, particulièrement ceux relatifs au secteur du phosphate, a été un point fort de son discours. Il a annoncé la mise en place d’une « Commission de relecture et de renégociation des contrats » chargée de réviser les accords existants et d’assurer une exploitation plus équitable des ressources naturelles du pays. « Nous avons des solutions concrètes pour cette région », a-t-il déclaré en réponse aux préoccupations des habitants sur ces questions fondamentales.

L’étape de Thiès a également été marquée par des attaques contre l’opposition, que Sonko accuse de privilégier les insultes et la diffamation au lieu du débat d’idées. « Certains ont choisi de faire de la politique par l’invective et la violence verbale, pensant que cela leur gagnera les cœurs des Sénégalais », a-t-il lancé, appelant ses adversaires à éviter la violence et à privilégier le calme dans les échanges politiques. Sonko a affiché une vision à long terme pour son parti, assurant que « Pastef est là pour plus de 50 ans », signifiant ainsi une ambition de stabilité durable pour son mouvement et son équipe.

Le Premier ministre a également évoqué son programme ambitieux, « Sénégal 2050 ». Distinct du Plan Sénégal Émergent (PSE) initié par ses prédécesseurs, ce programme est, selon Sonko, conçu pour anticiper les défis futurs du pays avec des réformes concrètes et de long terme. « Notre programme n’est pas une copie de ce qui a été fait auparavant ; il s’agit d’une vision stratégique pour le Sénégal de demain », a-t-il affirmé, promettant un développement axé sur des solutions pérennes, loin des approches à court terme.

Avec cette campagne, Sonko entend consolider sa place dans le paysage politique sénégalais en offrant une alternative politique axée sur la transparence, la réforme et la gestion responsable des ressources. Les prochaines étapes de la campagne donneront certainement plus de détails sur ses engagements spécifiques et sur la manière dont il compte redessiner l’avenir du Sénégal d’ici 2050.

Abdoulaye Sylla, la figure montante de Touba-Mbacké, mobilise les foules et critique sévèrement le régime en place

Abdoulaye Sylla, figure influente de la coalition And Bessal Sénégal, a fait une entrée remarquée à Mbacké, où un accueil chaleureux et une forte mobilisation l’attendaient. À l’initiative de personnalités locales telles que Serigne Fallou Mbacké, Serigne Saliou Sylla, Sokhna Amy Tine et Abdou Aziz Ndiaye, l’événement a rassemblé une foule importante, attirée par un programme riche en animations. Des artistes populaires tels que Bass Thiounck et Jah Man ont rythmé ce meeting, qui s’est vite transformé en un espace de revendication politique.

Dans son discours, Abdoulaye Sylla n’a pas mâché ses mots à l’encontre de l’actuel gouvernement, dénonçant l’absence d’initiatives concrètes pour l’amélioration des conditions de vie dans la région de Mbacké. Il a notamment déploré le manque de services de base tels que l’assainissement et l’éclairage public, tout en fustigeant ce qu’il appelle des « tintamarres » de promesses non tenues. « L’État n’a rien fait dans cette agglomération. Il n’y a ni assainissement, ni éclairage, et l’on nous assomme avec des promesses vides. Cela fait à peine sept mois qu’ils sont en place, et la population est déjà exaspérée », a-t-il affirmé avec ferveur.

Sylla a également souligné son engagement à redonner toute leur dignité aux chefs religieux de la région, qui, selon lui, sont souvent victimes de propos irrespectueux. « Notre première priorité sera de redorer le blason de nos chefs religieux et mettre un terme aux attaques verbales dont ils sont victimes », a-t-il promis.

Fier de ses racines, Abdoulaye Sylla a rappelé aux habitants de Touba-Mbacké qu’il est un « fils du terroir » sans autre ambition que de servir sa communauté et d’apporter des solutions concrètes aux problèmes actuels. Directeur de la société Ecotra, il a été chaleureusement reçu dans la journée, renforçant ainsi sa position et son influence en vue des prochaines échéances électorales.

Ce rassemblement à Mbacké marque un tournant pour la campagne d’Abdoulaye Sylla, qui cherche à s’imposer comme une alternative crédible face à un régime qu’il juge inefficace et déconnecté des réalités locales.

Ousmane Sonko Appelle à une Gouvernance Transparente : Pas de Tolérance pour la Corruption

Lors de son discours à Thiès, Ousmane Sonko a dressé un tableau clair de sa vision pour une gestion vertueuse et rigoureuse des affaires publiques. Le président, qui a récemment pris les rênes du pouvoir, a lancé un avertissement ferme à ses ministres et directeurs généraux, soulignant que la transparence et l’intégrité doivent guider toutes les actions de son gouvernement. « Nul ne sera protégé après avoir dérobé l’argent du contribuable », a-t-il déclaré, soulignant que toute tentative de s’enrichir illicitement au détriment de la population serait sanctionnée.

En s’adressant aux responsables de l’ancien régime, Sonko a également dénoncé ceux qui cherchent à se réfugier derrière l’immunité parlementaire pour échapper aux poursuites judiciaires. Avec les élections législatives à venir, certains anciens dignitaires espèrent, selon lui, bénéficier de cette protection pour échapper à la justice. Cependant, Sonko a averti que cela ne serait pas toléré, ajoutant : « Il suffit d’un seul jour pour lever cette immunité ». Cette déclaration met en évidence la volonté du président de faire face aux anciennes pratiques et de restaurer une certaine équité dans la gestion des fonds publics.

Le discours de Sonko a également révélé l’ampleur des détournements présumés sous l’ancien régime. Selon le président, un dignitaire de l’ex-régime aurait accumulé jusqu’à 1 000 milliards de francs CFA sur un compte bancaire personnel, une somme qui a choqué l’opinion publique. Il a insisté sur le fait que ces fonds doivent être restitués au peuple sénégalais, en rappelant l’importance d’une gouvernance éthique pour le développement économique du pays.

Ce message de fermeté résonne comme un engagement à transformer les pratiques administratives au Sénégal. Pour Sonko, la lutte contre la corruption est non seulement une priorité, mais aussi une nécessité pour assurer la justice sociale et le progrès du pays. En engageant ses ministres et directeurs généraux dans cette voie, il pose les bases d’un mandat sous le signe de la transparence et de la responsabilité, un pas crucial pour répondre aux attentes de la population sénégalaise.

Kaolack / Élections législatives anticipées 2024 : La coalition Takku Wallu Sénégal appelle à une élection sans violence

« Comme vous le savez, nous venons de démarrer la campagne électorale des élections législatives anticipées de 2024 par une visite de courtoisie aux chefs religieux de la ville de Kaolack. Ce fut l’occasion pour nous de leur demander de prier pour notre coalition Takku Wallu Sénégal ainsi que pour des élections législatives qui se dérouleraient dans la sérénité, la paix et sans violence. Cela répond à une demande sociale. »

La visite de courtoisie de la coalition Takku Wallu Sénégal s’inscrit dans le cadre d’une politique sociale qui se place aux côtés des guides religieux, sollicités par une grande partie de la société sénégalaise, a ajouté M. Benzallou. « En tant que tête de liste départementale de la coalition Takku Wallu Sénégal, avec ma collègue Aissatou Ndiaye, maire de la commune de Ndiaffate, accompagnés des responsables politiques Ahmeth Samuel Sarr, Modou Diagne Fada, Idrissa Seck et Omar Sarr, nous avons échangé avec les chefs religieux visités. Ceux-ci ont tous exprimé leur soutien et promis de formuler des prières intenses pour la victoire de la coalition Takku Wallu Sénégal. Nous nous engageons solennellement devant cette auguste assemblée à être des députés au service du peuple », a conclu Ahmeth Youssouf Benzallou.

Thierno Bocoum ignore Dethié Fall et se concentre sur la coalition Samm Sa Kaddu

Dans un contexte politique marqué par les alliances et repositionnements en vue des élections sénégalaises, Thierno Bocoum, tête de liste de la coalition Samm Sa Kaddu, a pris une position claire concernant le départ de Dethié Fall de la coalition. Interrogé sur iRadio lors de l’émission « Le Jury du Dimanche », Bocoum a écarté toute considération pour son ancien camarade de parti, choisissant de se concentrer uniquement sur son propre engagement politique et celui de sa coalition.

Après la démission de Dethié Fall de la liste Samm Sa Kaddu, survenue suite à une audience avec le Premier ministre et tête de liste de Pastef, Bocoum a affiché une posture de détachement. À la question du présentateur sur l’éventuel « mépris » envers Fall, Bocoum a répondu, presque avec ironie, qu’il adopterait un « système de mépris ». Il a ensuite réaffirmé que le départ de Fall n’altérait en rien l’objectif de Samm Sa Kaddu : « Nous continuons à nous concentrer sur notre coalition. Aujourd’hui, le plus important, d’abord, c’est qu’il faut comprendre que nous sommes dans l’urgence », a-t-il précisé, soulignant les défis de la coalition dans le contexte actuel.

Bocoum a également tenu à rappeler qu’aucun différend personnel ne l’avait opposé à Dethié Fall lors de leur parcours commun au sein du parti Rewmi d’Idrissa Seck. « Nous étions dans le même parti ; nous n’avons jamais eu de problème », a-t-il déclaré. Selon lui, les divergences politiques relèvent du droit de chaque leader à exprimer ses choix, sans juger ceux des autres. Il en a profité pour réitérer son approche axée sur l’autonomie de pensée et la responsabilité politique collective.

Répondant sur la question de la « transhumance » politique – phénomène courant sur la scène sénégalaise – Bocoum a affirmé qu’il s’agissait d’une « responsabilité individuelle », en contraste avec la « responsabilité collective » qu’il souhaite voir émerger pour l’intérêt des populations. Il laisse entendre que les nombreux changements de camp sont le signe d’un manque de conviction.

Dans un paysage politique en constante évolution, marqué par des alliances de circonstances et des ambitions personnelles, la posture de Thierno Bocoum témoigne d’une volonté de recentrer son action sur les priorités de sa coalition, laissant les choix de ses anciens camarades dans le passé. La stratégie est claire : concentrer les énergies et les réflexions sur la construction d’une alternative politique pour les Sénégalais, plutôt que sur les va-et-vient internes au microcosme politique.

Cheikhouna Keïta, ancien commissaire de l’Ocrtis, obtient la liberté provisoire après un mois de détention

Après plus d’un mois de détention provisoire, l’ancien commissaire Cheikhouna Keïta, précédemment chef de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis), a obtenu sa liberté provisoire. C’est ce qu’a confirmé un de ses avocats contacté par DakarActu.

Arrêté par la Division des investigations criminelles (DIC) sur ordre du procureur, Cheikhouna Keïta avait été placé sous mandat de dépôt le 12 septembre dernier par le juge du 10e Cabinet d’instruction de Dakar. Son arrestation faisait suite à des déclarations largement diffusées sur les réseaux sociaux, évoquant une prétendue altercation physique au palais présidentiel entre le président Bassirou Diomaye Faye et le chef du gouvernement Ousmane Sonko.

Cette affaire avait suscité une vive polémique, alimentant les débats sur les réseaux sociaux et dans les médias locaux. Keïta faisait ainsi face à une accusation de « diffusion de fausses nouvelles », selon le réquisitoire du procureur de la République, une charge passible de sanctions lourdes au Sénégal, surtout lorsque l’information concerne des institutions de l’État.

L’affaire de l’ancien commissaire Keïta a soulevé des questions cruciales sur la liberté d’expression et la régulation des informations dans un contexte où les fausses nouvelles peuvent avoir des répercussions sur la stabilité nationale. La diffusion d’informations sans fondement, notamment autour de personnalités publiques de premier plan, peut affecter la perception de la gouvernance et susciter des tensions au sein de la population.

Pour ses défenseurs, cette arrestation soulève également la question de la protection des droits individuels face à des accusations portant sur des informations non vérifiées. L’obtention de la liberté provisoire pour Cheikhouna Keïta marque ainsi un tournant dans cette affaire, mais le dossier demeure ouvert et des suites judiciaires sont toujours possibles.

Cette affaire résonne comme un appel pour des politiques de contrôle plus strictes autour de la diffusion d’informations sensibles, en particulier à travers les réseaux sociaux. Les autorités sénégalaises, tout en affirmant l’importance de la liberté d’expression, réitèrent la nécessité de responsabiliser les citoyens quant aux informations qu’ils partagent publiquement.

Pastef lance sa campagne pour les élections législatives de novembre : Sonko en tête avec une grande mobilisation à Thiès

Le parti Pastef-Les Patriotes, sous la direction du Premier ministre Ousmane Sonko, a lancé ce dimanche 27 octobre 2024 sa campagne électorale en vue des élections législatives prévues pour le 17 novembre prochain. Cette élection est cruciale pour l’avenir du Sénégal, car elle pourrait renforcer la position de Pastef sur la scène politique nationale.

C’est à travers une caravane colorée et animée que le parti Pastef a donné le coup d’envoi de sa campagne électorale, marquant le début d’une série d’activités destinées à rallier les électeurs. Cette caravane a sillonné plusieurs quartiers de Thiès, attirant des centaines de sympathisants, avant de se clôturer par un grand meeting prévu à 17h00 dans la même ville.

Ousmane Sonko, qui figure en tête de liste nationale de Pastef, prend la responsabilité de défendre le programme du parti. Premier ministre depuis les dernières élections, Sonko reste l’une des figures les plus influentes et polarisantes de la politique sénégalaise. Avec cette nouvelle candidature, il affirme vouloir proposer une alternative pour un Sénégal où les valeurs de travail, d’éthique et de fraternité sont au cœur de la gouvernance.

En choisissant Thiès pour lancer sa campagne, Pastef semble vouloir renforcer ses soutiens dans cette région clé. Ce choix est stratégique : Thiès, troisième ville la plus peuplée du Sénégal, est un centre économique et politique crucial. La ville a souvent été considérée comme un baromètre des élections nationales, et elle représente un enjeu important pour Pastef, qui vise à obtenir une majorité parlementaire.

Pastef a axé sa campagne sur plusieurs thèmes majeurs tels que la bonne gouvernance, la transparence, l’amélioration des conditions de vie et la réforme du système de santé et d’éducation. Ousmane Sonko et ses partisans promettent de s’attaquer à la corruption, aux inégalités sociales et à l’emploi des jeunes, autant de problématiques qui préoccupent de nombreux Sénégalais.

Alors que la campagne se poursuit, d’autres partis ont également mobilisé leurs forces et organisé des événements similaires pour séduire l’électorat sénégalais. L’opposition et les partis traditionnels espèrent contrer l’élan de Pastef en proposant des programmes alternatifs et en multipliant les meetings à travers le pays.

Ces élections législatives constituent une étape décisive pour Pastef et Ousmane Sonko. La formation d’une majorité parlementaire pourrait non seulement renforcer le pouvoir de Sonko en tant que Premier ministre, mais aussi marquer un tournant pour la vision politique du Sénégal. Les semaines à venir seront déterminantes pour mesurer l’impact de cette campagne et la réponse de la population sénégalaise.

En attendant les résultats, l’engouement autour de ce lancement de campagne montre un intérêt croissant de la part des citoyens pour les élections législatives à venir.

Le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye en Visite Officielle en Arabie Saoudite et en Turquie : Focus sur la Diplomatie Économique

Le Président de la République du Sénégal, M. Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a quitté Dakar ce matin pour entamer une visite officielle en Arabie Saoudite, du 27 au 31 octobre 2024, à l’invitation de Son Altesse Royale le Prince héritier Mohammed ben Salmane. Cette visite sera marquée par la participation du Chef de l’État au Future Investment Initiative Forum, un événement international consacré aux opportunités d’investissement et aux perspectives économiques mondiales.

La participation du Président Faye au Future Investment Initiative Forum souligne l’importance de l’Arabie Saoudite dans la stratégie économique sénégalaise, notamment pour attirer des investissements dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture et des infrastructures. Ce forum, souvent surnommé « Davos du désert », rassemble chaque année les leaders mondiaux, des investisseurs et des décideurs de premier plan. Il vise à explorer les opportunités d’investissement et à répondre aux enjeux économiques et environnementaux du XXIe siècle.

La délégation sénégalaise inclura plusieurs ministres et acteurs économiques stratégiques, mettant ainsi en avant la volonté du Sénégal de renforcer ses partenariats avec le monde arabe et d’attirer des capitaux étrangers pour accélérer son développement.

À la suite de son passage en Arabie Saoudite, le Président Faye se rendra en Turquie du 31 octobre au 2 novembre 2024, répondant à l’invitation du Président turc, M. Recep Tayyip Erdoğan. Cette étape s’inscrit dans un contexte de rapprochement entre les deux pays, marqué par des initiatives de coopération en matière de commerce, d’infrastructures et de défense.

Les relations sénégalo-turques ont pris une ampleur significative ces dernières années, avec une série d’accords bilatéraux visant à faciliter les échanges et les investissements. Le programme de la visite devrait inclure des discussions sur de nouveaux projets d’infrastructure, l’ouverture d’opportunités commerciales et la collaboration dans les secteurs technologique et éducatif.

Avec ces deux étapes cruciales, le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye réaffirme son engagement à positionner le Sénégal comme un acteur influent sur la scène internationale, en diversifiant les alliances économiques et en consolidant les partenariats stratégiques. Ces initiatives s’inscrivent dans la vision d’un Sénégal émergent et dynamique, capable de saisir les opportunités de la mondialisation tout en valorisant ses ressources et ses potentialités.

Cette tournée pourrait marquer une nouvelle ère pour la diplomatie sénégalaise, alors que le pays se positionne comme un modèle de stabilité et de croissance en Afrique de l’Ouest. Les résultats attendus de cette visite, qu’il s’agisse d’accords de coopération ou de promesses d’investissements, devraient apporter une impulsion significative au développement économique et social du Sénégal.

L’ancien Président Macky Sall raillé pour sa campagne à distance, à quelques heures des législatives

À l’approche des élections législatives du 17 novembre, le Sénégal assiste à des échanges tendus entre acteurs politiques. L’ancien président Macky Sall, à la tête de la liste de la coalition Takku Xallu Sénégal, se retrouve au centre d’une controverse après les propos acerbes du directeur général de l’Agence nationale de la sécurité de proximité (ANSP), Seydina Oumar Touré. À quelques heures de l’ouverture de la campagne électorale, M. Touré a fustigé la stratégie à distance de Macky Sall, toujours hors du Sénégal.

Dans une publication sur Facebook, Seydina Oumar Touré, ancien officier de la gendarmerie nationale et aujourd’hui en charge de l’ANSP, a critiqué l’approche de Macky Sall en utilisant une rhétorique marquée par l’ironie : « L’ex-président, Monsieur Macky Sall, a battu tous les records. En effet, après s’être illustré dans la dictature en enregistrant le plus grand nombre d’arrestations, d’emprisonnements, de radiations et de morts, entre autres incommodités, il sera la première tête de liste de l’histoire du Sénégal à battre campagne sur WhatsApp et TikTok. »

Cette sortie critique s’ajoute aux tensions déjà palpables autour des élections. Pour Seydina Oumar Touré, l’ancien président sénégalais, en menant une campagne principalement numérique, s’éloigne d’une pratique politique traditionnelle de proximité, laissant les réseaux sociaux comme principal canal d’interaction avec les électeurs.

Macky Sall, en s’appuyant sur des plateformes comme WhatsApp et TikTok pour véhiculer son programme, semble innover en adoptant des outils de campagne modernes, une première dans le contexte politique sénégalais. Cependant, cette décision soulève des questions : s’agit-il d’une stratégie délibérée pour se démarquer et toucher un électorat jeune, ou d’une nécessité en raison de sa présence hors du pays ?

Cette stratégie d’une campagne à distance rappelle la montée en puissance des réseaux sociaux comme instruments de communication politique. L’approche a le potentiel de mobiliser une audience plus jeune et connectée, mais certains observateurs craignent qu’elle renforce aussi la distance entre Macky Sall et une partie de la population sénégalaise, habituée aux meetings de proximité.

En dépit des critiques, Macky Sall demeure une figure influente de la scène politique sénégalaise. Après dix ans de pouvoir marqués par des réformes controversées, mais aussi par des projets économiques ambitieux, l’ancien président garde une base électorale fidèle. Il est à voir si sa campagne numérique suffira à convaincre un électorat plus diversifié pour les législatives de novembre.

Avec les législatives qui s’annoncent, les acteurs politiques multiplient les échanges tendus. La campagne à distance de Macky Sall, qui suscite une réaction vigoureuse chez certains responsables comme Seydina Oumar Touré, reflète les enjeux politiques et les divisions au sein de la société sénégalaise.

Les prochains jours seront déterminants pour l’avenir de la coalition Takku Xallu Sénégal, mais aussi pour l’ancien président lui-même, qui, malgré la distance, reste un acteur majeur de la vie politique du pays.

Les révélations de Madiambal Diagne sur l’accord de libération d’Ousmane Sonko : un protocole controversé ?

Le journaliste sénégalais Madiambal Diagne a jeté un pavé dans la mare politique en révélant, lors de l’émission Grand Jury sur RFM, des détails sensibles concernant la libération de l’actuel Premier ministre Ousmane Sonko. Selon lui, des négociations secrètes se seraient déroulées entre Sonko et l’ancien président Macky Sall, donnant lieu à un « protocole du Cap Manuel ». Ce prétendu accord aurait permis au leader politique de retrouver sa liberté à une semaine de l’élection présidentielle, et serait accompagné d’un soutien matériel et financier de Macky Sall, ainsi que de l’adoption d’une loi d’amnistie en sa faveur.

Madiambal Diagne, candidat aux élections législatives du 17 novembre 2024 sous la bannière de Jam Ak Jariñ, affirme détenir des informations précises sur ces discussions « nocturnes ». « Nous savons qui a négocié quoi, qui a signé quoi, quand et comment, et quels étaient les programmes », a-t-il déclaré. Pour lui, une enquête publique devrait être ouverte afin de faire toute la lumière sur ce dossier, et il se dit prêt à témoigner en faveur de la transparence.

Il ajoute qu’Ousmane Sonko n’a jamais évoqué publiquement ce protocole, ce qui alimente les suspicions du journaliste. Selon lui, « il est facile d’accuser les gens alors qu’on est trempé jusqu’au cou », suggérant que Sonko aurait bénéficié de cet accord tout en omettant de le mentionner devant les Sénégalais.

Outre le protocole du Cap Manuel, Madiambal Diagne s’est également exprimé sur la déclaration de patrimoine d’Ousmane Sonko. Le journaliste estime que Sonko devrait publier ses biens pour prouver sa transparence. Selon lui, cette initiative permettrait aux Sénégalais de juger si la déclaration est « sincère et exhaustive ».

Cette intervention de Madiambal Diagne vient raviver des débats houleux autour de la personnalité et de la trajectoire politique d’Ousmane Sonko, un acteur qui a souvent suscité des controverses dans le paysage politique sénégalais. Bien qu’aucune déclaration de Sonko n’ait encore été faite en réponse à ces accusations, le public attend désormais de voir si le Premier ministre prendra l’initiative de publier son patrimoine, comme l’a suggéré le journaliste.

Avec ces révélations, Madiambal Diagne entend bousculer le débat autour de l’intégrité et de la transparence des dirigeants politiques sénégalais. À l’approche des législatives de novembre, ces propos pourraient influencer les électeurs et accentuer les tensions déjà vives autour de la figure de Sonko.

Le Président Bassirou Diomaye Faye en tournée diplomatique en Arabie Saoudite et en Turquie : des partenariats renforcés pour le Sénégal

À l’invitation de son Altesse Royale le Prince Héritier Mohammed ben Salmane Al Saoud, le Président de la République du Sénégal, M. Bassirou Diomaye Faye, entame une visite officielle en Arabie Saoudite du 27 au 31 octobre 2024. Cette visite, placée sous le signe du renforcement des relations bilatérales entre les deux nations, sera marquée par des échanges de haut niveau avec les autorités saoudiennes et la participation du Chef de l’État au Future Investment Initiative Forum.

Le Future Investment Initiative Forum, également surnommé « Davos du désert », est une rencontre internationale de premier plan réunissant des décideurs politiques et économiques venus du monde entier pour débattre des enjeux de l’investissement global. Le Président Bassirou Diomaye Faye aura l’occasion de promouvoir les atouts économiques du Sénégal et de tisser de nouveaux liens avec des partenaires internationaux. Cette participation confirme l’ambition du Sénégal de s’affirmer comme un acteur de l’investissement en Afrique de l’Ouest, en explorant des opportunités de coopération et d’investissements dans des domaines stratégiques tels que les infrastructures, l’énergie et la technologie.

Outre le forum, des entretiens bilatéraux avec des responsables saoudiens sont prévus, visant à renforcer les liens entre le Sénégal et l’Arabie Saoudite, notamment dans les domaines économique, culturel et sécuritaire. Cette visite devrait également aboutir à la signature de plusieurs accords visant à encourager le commerce, les investissements et à renforcer la coopération dans des secteurs clés comme l’agriculture et l’éducation.

À l’issue de son séjour en Arabie Saoudite, le Président sénégalais se rendra en Turquie du 31 octobre au 2 novembre 2024, répondant à l’invitation du Président turc, Recep Tayyip Erdoğan. Cette visite officielle s’inscrit dans le cadre de la coopération croissante entre le Sénégal et la Turquie. Les relations entre les deux pays se sont intensifiées au cours de la dernière décennie, notamment à travers des partenariats dans le secteur des infrastructures, avec la construction de plusieurs ouvrages majeurs réalisés par des entreprises turques au Sénégal.

Durant son séjour, le Président Faye aura des discussions avec son homologue turc sur divers sujets bilatéraux et internationaux, en vue de renforcer les relations économiques, sécuritaires et culturelles entre Dakar et Ankara. Les deux chefs d’État aborderont également des sujets de coopération régionale et internationale, en phase avec les enjeux de paix et de stabilité dans leurs régions respectives.

Cette tournée diplomatique en Arabie Saoudite et en Turquie illustre l’engagement du Président Bassirou Diomaye Faye à diversifier les partenaires du Sénégal et à consolider son rôle sur la scène internationale. En participant à des forums économiques majeurs et en multipliant les échanges avec des puissances telles que l’Arabie Saoudite et la Turquie, le Sénégal ambitionne d’accélérer son développement tout en consolidant sa souveraineté et son attractivité en tant que pôle d’investissement en Afrique.

Ces visites marquent une nouvelle étape dans la diplomatie sénégalaise et témoignent de l’importance accordée par le Sénégal à l’établissement de partenariats solides et diversifiés, favorisant un développement inclusif et durable pour ses citoyens.

Mobilisation autour de Bougane Guéye Dany : Ses soutiens en visite à Touba pour solliciter des prières

À quelques jours du procès de Bougane Guéye Dany, président du mouvement Gueum Sa Bopp et patron du Groupe D-média, une délégation de ses soutiens s’est rendue à Touba pour mobiliser des prières. Ce geste témoigne d’une détermination inébranlable de ses partisans qui, dans un élan de solidarité, espèrent une issue favorable au procès imminent de leur leader.

La délégation, composée de membres de la coalition « Samm Sa Kaddu », a été accueillie par des personnalités religieuses de premier plan. Abdoulaye Mbaye Pékh, l’un des porte-parole de cette coalition, a pris la parole devant le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké. Il a brièvement relaté les circonstances de l’arrestation de Bougane Guéye Dany et a imploré des prières pour sa libération. Selon lui, cette intervention divine serait un soutien précieux pour celui qui s’est fait un nom dans les médias et la scène politique sénégalaise.

En plus de cette rencontre, la délégation a été reçue par le khalife de Darou Khoudoss, Serigne Ahmadou Mokhtar Mbacké. Une nouvelle fois, Mbaye Pékh a sollicité des prières pour Bougane Guéye, insistant sur l’importance de cette bénédiction dans la quête de justice. Ce pèlerinage religieux à Touba, lieu sacré et influent du mouridisme, symbolise la dimension spirituelle de la mobilisation.

La visite à Touba s’inscrit dans une stratégie de mobilisation morale et spirituelle autour du leader de Gueum Sa Bopp. Ses soutiens espèrent que la ferveur religieuse, couplée aux prières des dignitaires mourides, contribuera à renforcer la défense de Bougane Guéye Dany.

Le procès de Bougane Guéye Dany suscite un vif intérêt au Sénégal, où il demeure une figure controversée mais influente dans les débats politiques et médiatiques.

Les bus de Dakar Dem Dikk arborent un nouveau look : vers un transport inclusif et durable

Dakar Dem Dikk, société emblématique du transport public au Sénégal, s’offre un nouveau visage. Lors de l’ouverture des Assises du transport le 21 octobre, une série d’initiatives a été lancée pour « bâtir un système de transport inclusif, moderne et durable », et parmi elles, la présentation des nouveaux bus de la société a fait sensation. Ce changement marque un tournant dans l’approche du transport public au Sénégal.

Les bus de Dakar Dem Dikk, jusqu’alors reconnaissables à leurs couleurs marron et beige, arboreront désormais un design aux couleurs nationales. Le vert, le jaune et le rouge, posés sur un fond blanc, incarnent l’identité sénégalaise et témoignent d’un engagement en faveur de l’inclusivité. Cette refonte visuelle a été pilotée par El Malick Ndiaye, le ministre des Transports, dans un souci de transparence et de neutralité des services publics. « Ce changement vise à briser l’image de monopolisation des biens publics par les partis au pouvoir et à ancrer Dakar Dem Dikk dans une démarche républicaine et inclusive », explique le ministre.

L’initiative s’inscrit dans le cadre des Assises du transport, qui ambitionnent de redéfinir le système de mobilité urbaine au Sénégal en le rendant plus accessible et écologique. Les nouveaux bus sont équipés de technologies visant à réduire leur empreinte carbone et à garantir une meilleure accessibilité pour les personnes à mobilité réduite. Cette modernisation est une réponse aux besoins croissants d’une population urbaine en pleine expansion, qui dépend de plus en plus des transports publics.

La présentation des nouveaux bus aux couleurs du Sénégal par le président de la république, Bassirou Diomaye Faye, marque un engagement fort du gouvernement pour un service public plus équitable et performant. Ce projet est aussi un appel aux citoyens pour qu’ils se réapproprient leur patrimoine public, avec l’espoir que ces nouvelles initiatives contribuent à renforcer la cohésion sociale.

Ce changement de design, au-delà de l’esthétique, symbolise une ambition : celle d’un transport public où chacun trouve sa place, où l’on respecte l’environnement, et qui reflète une nation en marche vers un avenir moderne et durable.

Keur Yoro Soumbou : Coupée du reste du monde, les populations alertent l’État du Sénégal

Keur Yoro Soumbou, une localité de la commune de Ndiaffate, dans le département de Kaolack, risque de disparaître de la carte du Sénégal en raison de la négligence des autorités territoriales et étatiques. C’est le constat amer de ses habitants.

« Nous sommes à quelques encablures de Ndiaffate, le chef-lieu de la commune, mais cette zone est confrontée à tous les problèmes, simplement en raison de la négligence des autorités étatiques. Depuis longtemps, notre localité est abandonnée, ce qui fait que nous manquons de piste praticable pour relier Ndiaffate ou les autres parties du département de Kaolack. Actuellement, les habitants ne peuvent plus sortir de la zone à cause de l’état de cette piste. Depuis plus de quatre ans, pendant la période des récoltes, nous avons toutes les difficultés du monde pour acheminer nos produits vers les grands marchés de la région. Nous n’avons jamais bénéficié d’un programme de réhabilitation des pistes de production dans le cadre du PUDC », a dénoncé Saidou Diallo, imam ratib de Keur Yoro Soumbou, face à la presse ce samedi.

« Nous ignorons les raisons de cette négligence de la part des autorités étatiques et communales. Ce qui est encore plus grave, c’est l’évacuation de nos malades vers les structures sanitaires. Aucun véhicule ne peut accéder à notre village, et encore moins les taxis-motos « Jakarta », » a-t-il ajouté.

« Bientôt la période des récoltes arrive, et déjà, nous craignons de ne pas pouvoir transporter nos produits vers les centres de vente. Si cette situation persiste, nous ne saurons quoi faire. Les autorités ne considèrent pas Keur Yoro Soumbou comme faisant partie de la commune de Ndiaffate et ne se préoccupent même pas de notre survie. Si le Président Bassirou Diomaye Faye ne vient pas à notre secours, Keur Yoro Soumbou risque de subir des maux que nous ne souhaitons pas, car les pauvres paysans n’ont pas les moyens de réhabiliter cette piste », a alerté Saidou Diallo.

Nomination de Samba Ndiaye : Le ministre Balla Moussa Fofana se défend et appelle à l’unité

La nomination de Samba Ndiaye continue de susciter des vagues au sein des cercles politiques, mettant sous les feux des projecteurs le ministre de l’Urbanisme, Balla Moussa Fofana. Accusé d’avoir proposé cette nomination controversée au président Diomaye, le ministre a finalement décidé de sortir de son silence pour clarifier la situation.

Le ministre Fofana a fait face à des accusations lourdes, le présentant comme celui qui aurait influencé le Président Diomaye dans cette décision. Cependant, le débat a pris un nouveau tournant lorsque le Premier ministre Ousmane Sonko, par une déclaration remarquée, a affirmé que la proposition de nomination de Ndiaye provenait d’alliés politiques. Cette précision a eu pour effet d’atténuer les critiques adressées au ministre de l’Urbanisme, tout en soulevant des questions quant à l’origine exacte de cette initiative.

Dans une déclaration apaisante, Balla Moussa Fofana a souligné la transparence de sa démarche : « Après la révélation de l’origine véritable de la proposition de nomination par mes supérieurs, beaucoup m’appellent pour me présenter des excuses. Mes chers, je tenais à vous dire que j’accorde mon pardon à ceux qui m’ont accusé à tort. »

Avec ces mots, le ministre semble vouloir tourner la page des accusations pour appeler à une unité retrouvée. « Vous étiez dans votre rôle salutaire de sentinelle, Pastef est une famille que personne ne peut diviser », a-t-il ajouté, insistant sur la nécessité de rester solidaires malgré les tensions internes.

Dans le contexte actuel, cette affaire met en lumière les défis liés à la cohésion des alliances politiques et les risques de division. Le ministre de l’Urbanisme a, pour sa part, choisi de répondre par la réconciliation, dans l’espoir que cette polémique ne ternisse pas l’unité du mouvement.

CAN de Beach Soccer Égypte 2024 : Le Sénégal écrase la Mauritanie en finale et décroche son 8e titre continental

Le Sénégal continue de dominer le Beach Soccer en Afrique avec une nouvelle victoire éclatante lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de Beach Soccer, disputée ce samedi 26 octobre 2024 en Égypte. Après une défaite surprise face à la Mauritanie en phase de poules, les « Lions du sable » ont su prendre leur revanche en triomphant de leurs voisins mauritaniens sur un score sans appel de 6-1.

Dès le coup d’envoi, les Sénégalais ont imposé leur rythme, sous la houlette de leur entraîneur Ngalla Sylla. Mamour Diagne a ouvert le score en début de match, donnant ainsi le ton d’une finale maîtrisée. Seydina Laye Gadiaga a rapidement doublé la mise, plaçant le Sénégal en tête dès la première pause. Cette entame parfaite a permis aux champions en titre de renforcer leur confiance face à une équipe mauritanienne qui n’a pas su contenir l’élan offensif sénégalais.

Le deuxième tiers-temps a été particulièrement intense avec une pluie de buts. Ninou Diatta a marqué dès la 3e seconde de jeu, une frappe spectaculaire depuis le rond central. L’équipe sénégalaise a continué sur sa lancée, Gadiaga marquant à nouveau pour porter le score à 4-0. La Mauritanie a tenté de réagir avec un but de Wedou, mais le Sénégal a repris le contrôle avec deux nouvelles réalisations signées Mamour Diagne et Mandione Diagne. À la fin du deuxième tiers-temps, le score était de 6-1, assurant quasiment la victoire des « Lions du sable ».

Le dernier tiers-temps n’a vu aucun but inscrit, les Sénégalais se contentant de gérer leur avantage pour finalement s’imposer 6-1. Ce succès marque le cinquième titre continental consécutif du Sénégal et le huitième de leur histoire, confirmant leur suprématie en Beach Soccer africain.

Les « Lions du sable » entrent ainsi un peu plus dans l’histoire de cette discipline, et leur performance en Égypte restera marquée par leur résilience après le revers en poules. Avec ce nouveau sacre, le Sénégal consolide son statut de référence sur le continent et envoie un message fort en vue des prochaines compétitions internationales.

Grève de 72 heures au Centre Hospitalier Régional de Ziguinchor : le Syntras persiste face au silence des autorités

Le Syndicat national des travailleurs de la santé (Syntras) du Centre hospitalier régional de Ziguinchor a annoncé un mouvement de grève de 72 heures à compter du lundi 28 octobre 2024. Cette action vise à interpeller les autorités sénégalaises sur les conditions de travail des agents de santé, souvent marquées par des infrastructures insuffisantes, des salaires non alignés avec les exigences du métier et un manque de matériel médical.

Dans un communiqué, Siméon Faye, secrétaire général du Syntras, a exprimé son regret face à ce qu’il qualifie d’indifférence des autorités malgré les précédentes mobilisations. « Devant l’indifférence des autorités après la reprise de nos plans d’action, le Syntras se voit dans l’obligation de poursuivre le mot d’ordre de grève pour le lundi 28 octobre 2024, le mardi 29 octobre 2024 et le mercredi 30 octobre 2024 », a-t-il déclaré dans une interview accordée à Les Échos.

Le mot d’ordre de grève se déroulera de 08 heures le matin jusqu’à la même heure le lendemain, chaque jour de cette période. Un service minimum sera assuré par les agents de santé, reconnaissables à leur brassard rouge, pour garantir une continuité des soins de base. Cette disposition, souligne le Syntras, vise à minimiser l’impact de la grève sur les patients tout en permettant aux agents de faire entendre leurs revendications.

La grève, qui s’inscrit dans une série de mobilisations initiées par le Syntras, met en lumière des demandes récurrentes : l’amélioration des infrastructures hospitalières, une revalorisation salariale et un approvisionnement suffisant en matériel médical de qualité. Selon le syndicat, ces conditions sont cruciales pour le bon fonctionnement du secteur de la santé, particulièrement dans une région aussi stratégique que Ziguinchor, où les besoins en soins sont élevés.

Les agents de santé déplorent les promesses non tenues et l’inaction des autorités malgré les précédentes actions syndicales. « Nos conditions de travail sont précaires. Comment offrir des soins de qualité aux patients si nous-mêmes n’avons pas les outils nécessaires ? » interroge un infirmier mobilisé pour l’occasion.

Les Échos rappelle que ce n’est pas la première fois que le Syntras mène une mobilisation de cette envergure. Ces derniers mois, plusieurs appels à la grève ont déjà eu lieu sans qu’aucune mesure concrète ne soit adoptée par les autorités pour répondre aux doléances des agents de santé.

Le Syntras espère que cette nouvelle grève de 72 heures permettra enfin de débloquer la situation. « Nous ne demandons rien d’exceptionnel, seulement des conditions décentes pour accomplir notre mission », conclut Siméon Faye.

Chroniqueur de Sen TV en garde à vue : les dessous de l’affaire

Le chroniqueur bien connu de la Sen TV se retrouve au cœur d’une affaire judiciaire qui suscite l’attention. Actuellement en garde à vue dans les locaux de la Brigade de Sébikotane, il est poursuivi pour défaut de permis de conduire et pour faux et usage de faux. Selon les informations rapportées par le quotidien Source A, il a été auditionné vendredi, accompagné de ses avocats.

Dès le début de son audition, le chroniqueur a insisté sur la présence de ses avocats avant de répondre à toute question, une exigence qui a été respectée par les enquêteurs. Durant l’interrogatoire, l’employé de D-Média a fermement rejeté les accusations portées contre lui, déclarant détenir un permis de conduire en règle. D’après ses dires, ce permis aurait été retiré lors d’une contravention par un policier dans le quartier de la Médina.

Pour appuyer ses propos, le chroniqueur a fourni le document de la contravention. Cependant, malgré cette preuve, les enquêteurs n’ont toujours pas pu mettre la main sur le fameux permis de conduire, qui reste « introuvable », comme le souligne Source A.

L’affaire, qui mêle des accusations de fraude et de non-possession de permis, reste donc ouverte à de nombreuses interprétations. Les autorités devront déterminer si le chroniqueur possède bien un permis valide ou s’il y a eu effectivement une infraction.

Ce nouvel incident risque d’ajouter une dose de pression médiatique autour de l’affaire, tout en posant des questions sur la transparence et la véracité des documents administratifs de certains citoyens influents.

Annulation des galas de lutte : Un coup dur pour les promoteurs Badiane et Mbewane Productions

La nouvelle est tombée comme un couperet pour les amateurs et professionnels de la lutte sénégalaise : les galas prévus ce week-end sont annulés. C’est dans une note officielle que la ministre des Sports, Khady Diène Gaye, a informé les promoteurs concernés de cette décision. Parmi eux, Ibra Diouf, patron de Badiane Productions, et le dirigeant de Mbewane Productions, se retrouvent aujourd’hui sans événement à organiser, malgré des mois de préparation.

Selon le quotidien Record, cette annulation est liée à l’expiration du mandat du Comité national de gestion de la lutte (CNG) et de son président, Bira Sène. L’institution, chargée de la régulation et du développement de ce sport emblématique, a vu son mandat expirer le 30 septembre. Afin d’éviter toute perturbation des événements en cours, la ministre des Sports avait temporairement prolongé la mission du CNG jusqu’au 23 octobre pour permettre la gestion des affaires courantes.

Cependant, l’échéance étant désormais atteinte, le Sénégal se retrouve sans direction officielle pour sa lutte nationale. Et, sans nomination d’un nouveau président et d’une équipe dirigeante, aucune manifestation ne peut légalement être organisée.

Cette situation inattendue constitue un coup dur pour les deux promoteurs de lutte, qui avaient déjà finalisé leurs préparatifs pour les galas de ce week-end. Ces événements, attendus par des milliers de fans et représentant un investissement considérable pour les organisateurs, sont reportés sans nouvelle date fixée. « Un coup dur pour les promoteurs qui avaient déjà finalisé leurs projets », déplore Record, qui souligne l’impact financier et logistique de cette décision.

La nomination d’un nouveau président du CNG est maintenant cruciale pour éviter un blocage prolongé des activités de lutte. La ministre des Sports est sous pression pour trouver une solution rapide, d’autant que la lutte occupe une place prépondérante dans la culture sénégalaise et attire un public fidèle.

En attendant, l’incertitude plane sur le calendrier des manifestations de lutte et sur les perspectives des promoteurs, qui espèrent pouvoir reprogrammer leurs galas prochainement.

Bassirou Diomaye Faye : « Je suis le président de tous les Sénégalais, sans distinction »

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est adressé à la nation dans un discours marquant, rappelant son engagement envers chaque citoyen sénégalais, indépendamment de ses opinions politiques. Faisant écho aux valeurs de cohésion nationale, il a insisté sur sa volonté de se placer au-dessus des intérêts partisans pour incarner une présidence de rassemblement.

« J’ai pris l’engagement de servir solennellement chaque Sénégalais sans distinction que vous ayez voté pour moi ou non, je suis votre président », a déclaré le chef de l’État. Dans une démonstration de cette volonté d’unité, Bassirou Diomaye Faye a annoncé sa décision de renoncer à ses fonctions de secrétaire général du Parti Pastef Les Patriotes, montrant ainsi son désir de se détacher de tout lien partisan.

Cette décision, perçue comme une preuve de maturité politique, vise à garantir que son mandat s’articule autour des intérêts de la nation dans son ensemble et non d’une partie. « Afin de me placer au-dessus des querelles partisanes, consacrant toute mon énergie au service exclusif de ma nation », a-t-il affirmé avec conviction.

Conscient des nombreux défis économiques, sociaux et sécuritaires auxquels le pays fait face, le président Faye a invité les Sénégalais à faire preuve d’unité et de solidarité, dénonçant les divisions et manipulations qui pourraient affaiblir le tissu social national. « Face aux nombreux défis qui se dressent devant nous, j’exhorte chaque Sénégalais à résister aux tentatives de la division et aux manipulations. C’est dans l’unité que nous trouverons la force nécessaire pour relever ces défis. Ensemble, dans la solidarité et le respect, nous serons plus forts. »

Ce message fort de Bassirou Diomaye Faye résonne comme un appel à dépasser les clivages pour construire ensemble un Sénégal plus fort, plus juste, et plus solidaire. En rappelant son rôle de président de tous les Sénégalais, il souhaite insuffler une nouvelle dynamique fondée sur le respect mutuel et la coopération nationale.

En plaçant son mandat sous le signe du rassemblement et de l’inclusivité, Bassirou Diomaye Faye affirme sa vision d’un Sénégal uni, où chaque citoyen, quelle que soit son appartenance politique, se sent représenté et respecté.

Tensions politiques au Sénégal : Bassirou Diomaye Faye réagit à l’arrestation de Bougane Gueye Dany

Les tensions autour de la récente arrestation de Bougane Gueye Dany, leader du mouvement « Guem Sa Bopp » et candidat aux prochaines élections législatives, ont suscité une réaction officielle du président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye. Ce dernier a tenu à rappeler son attachement à la présomption d’innocence, précisant que « la justice doit trancher » et réaffirmant son engagement à respecter l’autorité judiciaire dans cette affaire qui divise l’opinion publique.

L’incident remonte à la visite de Bougane Gueye Dany à Bakel, malgré une interdiction temporaire de la gendarmerie, qui assurait la sécurité de la région en raison de la présence du président Faye. Cette arrestation a rapidement alimenté le débat public, où les partisans de Bougane dénoncent ce qu’ils considèrent comme une pression politique visant à entraver les activités d’un opposant influent. Pour sa part, Bougane Gueye Dany a exprimé sa frustration, affirmant que sa détermination à défendre ses idées l’expose fréquemment à des interventions sécuritaires.

Dans une déclaration officielle, Bassirou Diomaye Faye a encouragé les responsables politiques à faire preuve de retenue, surtout en période électorale. « Les responsables politiques sont invités à faire preuve de responsabilité. Lors de mes déplacements, une sécurité appropriée est assurée. Quant à la loi, elle suit son cours, et je peux jurer que jamais je n’interférerai avec elle », a déclaré le président Faye, insistant sur l’importance du calme et de la stabilité dans un contexte où la population sénégalaise est de plus en plus polarisée.

En réponse aux critiques quant aux mesures de sécurité entourant ses déplacements, le président Faye a précisé que ces mesures sont essentielles pour éviter des confrontations et garantir la sécurité des citoyens. « Ma sécurité n’est pas de mon ressort ; elle incombe aux services compétents. Chaque jour, je me déplace dans Dakar sans provoquer de heurts, grâce à la responsabilité que les forces de l’ordre exercent autour de moi. La demande qu’ils formulent est donc légitime », a-t-il affirmé.

En conclusion, le président a tenu à souligner l’importance de la présomption d’innocence, déclarant : « En attendant, la présomption d’innocence demeure, et la justice se prononcera. Je lui souhaite de pouvoir rejoindre sa famille. » Cette déclaration vise à rappeler à tous les Sénégalais que la justice doit suivre son cours sans ingérence politique, une position que le président dit défendre avec fermeté.

Alors que le pays s’approche d’échéances électorales importantes, cette affaire souligne les tensions croissantes autour des questions de sécurité et de liberté politique au Sénégal. Le dénouement judiciaire de cette arrestation est désormais attendu, tandis que l’appel au calme et à la responsabilité des acteurs politiques résonne comme un rappel crucial pour préserver la stabilité dans le pays.

Le Forum Civil s’engage pour de meilleures conditions de détention : Visite à Bougane Guèye Dany à la prison de Tambacounda

Le Forum Civil, organisation sénégalaise de veille citoyenne, a récemment rendu visite à Bougane Guèye Dany, leader du mouvement politique « Geum Sa Bop », actuellement incarcéré à la Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Tambacounda. Cette initiative visait à s’enquérir des conditions de détention du responsable politique, tout en prenant la mesure des conditions de vie des détenus dans cette prison.

Dans un communiqué, le Forum Civil a exprimé sa gratitude envers Bougane Guèye Dany pour avoir accepté de rencontrer ses membres. Cette visite a permis de rassurer l’organisation sur l’état d’esprit du leader, malgré les difficultés inhérentes à sa détention. Néanmoins, la délégation a exprimé une vive inquiétude face à l’état préoccupant des infrastructures de la prison de Tambacounda, marquées par la vétusté, le délabrement et une forte promiscuité. Ces conditions, selon l’organisation, exposent les détenus et le personnel à des risques sanitaires et sécuritaires graves.

Le Forum Civil a également tenu à remercier le régisseur de la prison pour ses efforts, en l’encourageant à persévérer dans la gestion des lieux malgré le manque de moyens. Saluant son professionnalisme, l’organisation citoyenne a reconnu les défis auxquels il fait face pour subvenir aux besoins de tous les détenus dans un environnement aussi dégradé.

Suite à cette visite, le Forum Civil a affirmé son engagement à œuvrer pour la modernisation des infrastructures carcérales au Sénégal. En collaboration avec les entités compétentes, l’organisation prévoit de mener un plaidoyer en faveur d’une réforme des lieux de détention sur l’ensemble du territoire national. Une telle modernisation serait essentielle pour garantir des conditions de vie dignes et respectueuses des droits humains pour les détenus, ainsi qu’un environnement de travail sécurisé pour le personnel pénitentiaire.

Ce plaidoyer rejoint les préoccupations exprimées ces dernières années par de nombreux acteurs de la société civile et des organisations internationales de défense des droits de l’homme, concernant l’amélioration des conditions de détention dans les prisons sénégalaises.

Ousmane Sonko réagit à la polémique autour de la nomination de Samba Ndiaye et appelle ses partisans à la vigilance

« Chers militants et sympathisants,

Nous accusons réception des multiples expressions de votre indignation suite à une nomination intervenue récemment.

En tant que président du parti, je me réjouis de votre vigilance qui témoigne de la maturité de notre démocratie interne et prend sa source de ce douloureux souvenir des épreuves auxquelles nous avons été soumis pour en arriver là où Dieu a bien voulu.
Soyez convaincus que ce souvenir est plus vivant et tenace en nous qu’en chacun de vous.
Je puis vous assurer que le Président Diomaye, qui a certainement pris la décision sur proposition alliée, n’avait aucune connaissance des faits dénoncés.

Je rappelle la position historique de notre parti : il reste ouvert à collaborer avec tous les Sénégalais convaincus par le projet et soucieux de son succès. En revanche, il reste fermé à toute personne impliquée dans une gestion scandaleuse d’une responsabilité publique, ou ayant fait montre d’un zèle excessif dans l’inimitié contre le parti, ses leaders ou ses membres.

Je ne doute pas que les mesures correctives idoines seront apportées au plus vite.

Chers militants et sympathisants,

À 48 heures du début de la campagne pour les élections législatives, je vous demande à tous de rester mobilisés et concentrés pour garantir une victoire éclatante et une majorité écrasante au soir du 17 novembre 2024. »

Communiqué de Presse du Mouvement des Élèves et Étudiants Franco-Arabes du Sénégal (MEEFAS)

Le MEEFAS, une structure engagée depuis une dizaine d’années pour la défense des intérêts des arabophones et franco-arabophones, exprime sa vive inquiétude face à l’annonce récente concernant le concours de l’École Nationale d’Administration (ENA). Sur 125 places disponibles, seulement 3 sont réservées aux candidats arabophones.

Cette situation illustre une lacune inacceptable dans la prise en compte de la diversité linguistique au Sénégal. L’arabe est non seulement une langue essentielle pour des millions de citoyens, mais il constitue aussi une part intégrante de notre patrimoine culturel et de notre identité collective. Ignorer cette réalité en limitant les opportunités pour les arabophones dans des concours aussi cruciaux est une forme d’exclusion qui nuit à l’équilibre et à la représentativité dans notre administration.

Nous appelons les autorités à maximiser les chances des candidats arabophones dans tous les concours organisés au Sénégal. La diversité linguistique doit être valorisée et intégrée dans les processus de sélection, afin de garantir que tous les citoyens, quelle que soit leur formation, aient une chance équitable de contribuer à la gouvernance de notre pays.

Nous demandons également une révision immédiate des politiques d’attribution des places pour assurer une représentation adéquate des arabophones. Il est essentiel d’engager un dialogue constructif avec les acteurs concernés pour créer des conditions favorables à l’inclusion de toutes les communautés linguistiques.

Nous ne cesserons de défendre ces principes avec détermination et appelons à l’unité pour une société plus juste et inclusive.

Mactar FALL, Président National du Mouvement des Élèves et Étudiants Franco-Arabes du Sénégal (MEEFAS)

Les militants de Pastef s’opposent fermement à la nomination de Samba Ndiaye à la SN-HLM

La récente nomination de Samba Ndiaye en tant que Président du Conseil d’Administration de la Société Nationale des Habitations à Loyer Modéré (SN-HLM) a suscité un vif tollé parmi les militants et sympathisants du parti Pastef Les Patriotes. Ces derniers s’opposent avec fermeté à ce choix, qualifiant cette nomination de « transhumance politique » inacceptable, et appellent de manière catégorique à son limogeage.

Un mouvement de contestation s’est rapidement organisé, et une pétition intitulée « Non à la transhumance et oui au limogeage de Samba Ndiaye » a été lancée. En moins de 48 heures, elle a recueilli plus de 25 123 signatures de partisans de Pastef, exprimant leur mécontentement et leur rejet de la décision. Le communiqué de la section Pastef de Grand Dakar reflète cette indignation collective, soulignant que l’arrivée de Samba Ndiaye à la tête de la SN-HLM est perçue comme une trahison des valeurs du parti.

La nomination de Samba Ndiaye est perçue par de nombreux partisans comme un acte de transhumance politique, une pratique que le Pastef a toujours dénoncée dans son discours. Ce terme de transhumance désigne, au Sénégal, les changements fréquents d’allégeance politique en fonction des opportunités, un phénomène critiqué pour sa déloyauté envers les idéaux partisans. Pour les partisans de Pastef, ce recrutement est une concession aux pratiques politiques qu’ils ont combattu, et qui va à l’encontre de l’image d’intégrité défendue par le parti.

La réaction des militants illustre le malaise profond qui semble diviser certains cadres du parti et la base militante. Pour de nombreux sympathisants, Pastef doit maintenir sa ligne politique intransigeante face aux pratiques classiques du champ politique sénégalais. C’est pourquoi cette nomination, perçue comme un reniement, est particulièrement mal acceptée.

Pour Ousmane Sonko, le leader du Pastef, cette affaire s’annonce complexe. Devra-t-il céder face à la pression de sa base militante ou défendre cette nomination ? Le leader de l’opposition, toujours très suivi, est aujourd’hui placé devant un dilemme : entendre l’appel de ses militants, qui réclament une pureté idéologique, ou adopter une approche plus pragmatique de la politique. Face aux accusations de transhumance, Ousmane Sonko est contraint de jongler entre les valeurs du parti et les nécessités politiques.

En tout état de cause, la mobilisation des militants semble démontrer que cette question ne peut pas être ignorée. Si Ousmane Sonko souhaite maintenir l’unité et l’engagement de ses sympathisants, il lui faudra sans doute prendre une décision rapide. Le choix de maintenir ou de révoquer Samba Ndiaye pourrait constituer un tournant dans l’orientation future du Pastef et dans la manière dont il est perçu par ses propres partisans.

Alors que les partisans du Pastef attendent une réponse, le parti fait face à une épreuve de cohésion interne. Cette mobilisation autour de la pétition démontre l’importance de la transparence et de la fidélité aux valeurs prônées. En fin de compte, le traitement de cette situation par Ousmane Sonko et les instances dirigeantes de Pastef pourrait bien déterminer la suite des événements.

CAN 2025 : Duel pour la première place entre le Sénégal et le Burkina Faso

Déjà qualifiés pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 qui se déroulera au Maroc, les équipes nationales du Sénégal et du Burkina Faso s’affrontent le 14 novembre prochain. Cette rencontre, comptant pour la 5e journée des éliminatoires, revêt un enjeu crucial : décrocher la première place du groupe B.

C’est au stade du 26 Mars de Bamako, au Mali, que les « Lions de la Teranga » et les « Étalons » se retrouveront pour ce duel au sommet. La décision de jouer à Bamako a été prise par la Fédération burkinabé de football, qui avait déjà délocalisé le match de la 4e journée contre le Burundi à Abidjan, en Côte d’Ivoire, en raison de l’indisponibilité des infrastructures locales.

Abdoulaye Seydou Sow, premier vice-président de la Fédération sénégalaise de football, a confirmé cette information, marquant ainsi la volonté des deux fédérations de garantir les meilleures conditions de jeu pour cet affrontement attendu.

Les deux équipes sont à égalité dans le groupe B avec un parcours sans faute, assurant ainsi leur présence à la CAN Maroc 2025. Ce match est l’occasion de s’assurer une meilleure position dans le classement, un avantage psychologique avant de retrouver la compétition l’année prochaine.

Le Sénégal, fort de sa victoire à la CAN 2022 et de ses joueurs de renommée mondiale, est motivé pour conserver son statut de leader. De son côté, le Burkina Faso, qui a fait preuve de régularité dans les dernières éditions, aspire à se hisser en tête du groupe et à prouver sa valeur sur le continent africain.

Le choix du Mali comme terrain d’accueil pour cette rencontre entre les deux géants de l’Afrique de l’Ouest témoigne des liens sportifs solides entre les trois pays. Bamako, avec son stade du 26 Mars, devient ainsi l’épicentre du football ouest-africain pour cette journée décisive.

Le 14 novembre s’annonce donc comme une date marquante pour les supporters et observateurs du football africain. Le Sénégal et le Burkina Faso, bien que qualifiés, se livreront une bataille intense pour défendre leur rang dans le groupe B, et sans doute affirmer leur ambition pour la CAN 2025. Les regards seront tournés vers Bamako pour voir quel pays prendra l’ascendant avant le grand rendez-vous au Maroc.

En attendant, les fans des « Lions » et des « Étalons » espèrent assister à un match à la hauteur de leurs attentes, entre deux équipes prêtes à en découdre pour la suprématie du groupe B.

Anta Babacar Ngom minimise le départ de Déthié Fall et affirme la solidité de la coalition Samm Sa Kaddu

Après le départ de Déthié Fall, ancien président du Parti républicain pour le progrès (PRP), de la coalition Samm Sa Kaddu pour rejoindre celle de Pastef, Anta Babacar Ngom, présidente du parti Alternative pour la relève citoyenne (Arc), réagit avec assurance. Investie en deuxième position sur la liste de la coalition, elle affirme dans un entretien avec L’Observateur que ce départ n’affaiblira en rien la dynamique de leur campagne. Ngom se dit résolue à maintenir le cap sur les objectifs fondamentaux de la coalition.

Selon elle, chaque leader politique est libre de faire ses choix, et Samm Sa Kaddu repose sur des principes et des valeurs solides, bien plus que la simple alliance de personnalités. « Notre coalition incarne une mission collective : répondre aux aspirations des Sénégalais et servir leurs intérêts », affirme-t-elle, soulignant l’importance des valeurs de transparence, d’intégrité et de justice sociale dans leur programme politique.

La présidente du groupe Sedima révèle que le départ de Déthié Fall ne l’a pas surprise. Elle mentionne des « signes de distanciation » de sa part au cours des dernières semaines, illustrés par son absence répétée lors de réunions stratégiques et un désengagement progressif dans les activités de la coalition. Elle considère cette rupture comme regrettable, mais anticipée, et assure que des mesures avaient été prises pour que la campagne reste structurée et fluide.

Anta Babacar Ngom a également commenté l’arrestation de Bougane Guèye Dani, un autre leader de l’opposition, dénonçant « une tentative d’instrumentalisation de la justice pour faire taire l’opposition ». Cette prise de position reflète la détermination de la coalition Samm Sa Kaddu à se maintenir comme une force politique cohérente et engagée malgré les turbulences internes et les tensions avec les autorités.

Face aux défis actuels, Ngom conclut en affirmant que la coalition est concentrée sur « l’essentiel », soit la défense des intérêts du peuple sénégalais, et que le départ d’un membre ne remettra pas en cause leur mission collective ni leur détermination.

Déclaration de presse du Président Bassirou Diomaye Faye ce vendredi à 21h00

Ce vendredi 25 octobre à 21h00, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’adressera à la presse pour aborder divers sujets de grande importance.

Bougane Gueye Dany en grève de la faim : Une crise politique en plein cœur de la campagne électorale sénégalaise

La scène politique sénégalaise est secouée par la situation alarmante de Bougane Gueye Dany, président du mouvement Gueum Sa Bopp et candidat aux prochaines élections législatives. Depuis le 19 octobre, ce leader politique est détenu suite à une arrestation controversée, alors qu’il se rendait à Bakel pour venir en aide aux victimes des inondations dans la région orientale du Sénégal. En signe de protestation, Bougane Gueye Dany a entamé une grève de la faim depuis le début de la semaine, une décision qui illustre la tension croissante entre son mouvement et les autorités.

Dans un post publié sur sa page Facebook, Alioune Coumba Diop, chef de protocole du mouvement Gueum Sa Bopp, a lancé un cri d’alarme en révélant que Bougane Gueye Dany refuse de s’alimenter depuis lundi. Selon lui, cette grève de la faim témoigne d’une profonde méfiance envers les autorités sénégalaises, perçues comme les instigatrices de son incarcération pour des raisons politiques. Alioune Coumba Diop a également adressé un message cinglant aux personnes qui pourraient se réjouir de cette situation : « Pour ceux qui jubilent, calmez-vous. Dites à vos supérieurs que le président Bougane Gueye Dany refuse de s’alimenter par méfiance ».

La situation de Bougane Gueye Dany prend un tour particulièrement grave dans le contexte actuel des élections législatives, prévues pour le 17 novembre. Candidat très en vue et critique acerbe du pouvoir en place, son arrestation a suscité des réactions vives de la part de son avocat, Me El Hadj Diouf, qui dénonce une « volonté manifeste » d’entraver la campagne électorale de son client. Selon Me Diouf, l’incarcération de Bougane Gueye Dany s’inscrit dans une stratégie visant à fragiliser un opposant de poids à la veille d’échéances électorales cruciales.

La prochaine audience de Bougane Gueye Dany, fixée au 30 octobre, sera suivie de près par l’opinion publique et les acteurs politiques. D’ici là, l’incertitude plane autour de l’évolution de sa grève de la faim, et les implications de cette crise s’étendent au-delà de sa propre personne pour toucher les fondements même du débat démocratique au Sénégal.

Alors que les partisans de Gueum Sa Bopp dénoncent un acharnement politique, les sympathisants du président Bougane Gueye Dany appellent à la solidarité et à la vigilance face à une situation de plus en plus tendue. Alioune Coumba Diop a tenu à rappeler aux « jubilants » que cette grève de la faim est avant tout un acte de défiance. Cette crise soulève d’importantes questions sur l’équilibre des forces politiques et les pratiques de gestion de la contestation au Sénégal, à un moment où le climat politique est déjà fragile et marqué par des enjeux cruciaux pour l’avenir du pays.

L’affaire Bougane Gueye Dany rappelle ainsi les défis liés à la consolidation démocratique dans un contexte où les libertés politiques sont parfois perçues comme menacées. Le déroulement de sa prochaine audience et l’issue de cette grève de la faim seront des indicateurs forts du climat politique sénégalais en amont des élections législatives.

Fadilou Keita s’engage à restaurer la transparence dans les nominations contestées au sein de Pastef

En réponse aux tensions récentes au sein de son parti, Fadilou Keita, conseiller influent du Pastef et proche collaborateur d’Ousmane Sonko, a pris la parole ce vendredi pour apaiser les inquiétudes. La nomination de Samba Ndiaye, ancien Directeur général des Grands Trains du Sénégal (GTS), au poste de Président du Conseil d’administration de la Société nationale des Habitations à Loyer Modéré (SN-HLM) a suscité de vives critiques parmi les militants de Pastef, certains d’entre eux dénonçant un processus de sélection opaque et sans concertation.

Cette décision, officialisée mercredi en Conseil des ministres, a rapidement provoqué un tollé, certains cadres et militants estimant que les valeurs de transparence, au cœur du programme de Pastef, n’ont pas été respectées. En réaction, Fadilou Keita a cherché à rassurer les membres du parti, affirmant que la nomination de Samba Ndiaye serait réévaluée. Selon Keita, cette nomination aurait été proposée sans un examen complet des informations nécessaires, et il a promis une révision du processus pour éviter de telles incompréhensions à l’avenir.

Pour restaurer la sérénité au sein de Pastef, Fadilou Keita a également souligné que les personnes ayant recommandé la nomination de Samba Ndiaye devront expliquer leurs choix et clarifier les objectifs de leurs décisions. Dans ses déclarations, il a insisté sur l’importance de maintenir un climat de confiance et de cohérence, rappelant que Pastef prône des valeurs de transparence et de sérieux dans la gestion publique.

« Cette nomination sera revue. Ceux qui ont fait ces recommandations devront justifier leurs motivations pour démontrer la conformité de leurs choix avec nos valeurs et nos principes, » a-t-il déclaré.

Keita a conclu en réaffirmant son engagement pour un processus de nomination plus rigoureux, mettant l’accent sur la transparence. Il a assuré que le parti s’efforcera de corriger les décisions qui pourraient paraître contraires aux idéaux de Pastef, en vue de maintenir la confiance de sa base militante.

Avec cette prise de parole, Fadilou Keita espère désamorcer les tensions et rétablir un climat d’harmonie, en promettant des ajustements concrets.

Affaire Jérôme Bandiaky : Détention provisoire et mesures d’expulsion pour l’ex-garde de l’Apr

L’ex-garde rapproché de l’Alliance pour la République (Apr), Jérôme Bandiaky, connu sous le surnom de « Sniper », se trouve désormais sous les verrous. Inculpé pour des faits d’escroquerie, de détention illégale d’arme à feu et d’usurpation de fonction, il a été placé sous mandat de dépôt le 25 septembre dernier. Dans cette affaire qui secoue les cercles politiques sénégalais, des accusations lourdes pèsent sur celui qui était autrefois un membre influent du dispositif sécuritaire de l’ancien président Macky Sall.

Figure emblématique des «Marrons du feu», les gros bras qui assuraient la sécurité du parti Apr, Bandiaky aurait abusé de sa position pour occuper illégalement une maison de fonction en plein centre-ville de Dakar, selon le journal Les Echos. Cet ancien homme de main, également accusé d’usurpation de fonction, est soupçonné d’avoir utilisé son statut de manière frauduleuse pour maintenir sa résidence dans cette villa réservée aux fonctionnaires de l’État. La justice sénégalaise a dès lors pris la décision de récupérer cette propriété.

Cette affaire ne concerne pas uniquement Jérôme Bandiaky : les autorités sénégalaises ont en effet pris des mesures visant également sa famille. Les Echos rapporte que l’épouse de Bandiaky a reçu, ce jeudi, une notification d’expulsion. Elle et ses proches devront donc quitter les lieux occupés de manière illicite dans les jours qui viennent. Ce développement souligne l’intention des autorités judiciaires de mettre fin à toutes les formes de privilèges illégitimes et d’usurpations de biens publics.

Le cas Jérôme Bandiaky reflète les défis posés par les pratiques parfois controversées dans le domaine de la sécurité et du maintien de l’ordre en politique. Au sein du Sénégal, l’implication d’un ancien membre influent de l’Apr dans de telles activités jette une lumière crue sur les pratiques de gestion des privilèges dans les hautes sphères politiques.

Cette affaire soulève également des questions sur l’intégrité de certains membres des réseaux de sécurité et sur la nécessité de garantir la transparence et la rigueur dans la gestion des biens publics et des postes de fonction.

Quatre nouveaux ambassadeurs présentent leurs lettres de créance au Président du Sénégal

Quatre nouveaux diplomates ont officiellement pris leurs fonctions en tant qu’ambassadeurs au Sénégal. Ce jeudi, les ambassadeurs de l’Argentine, du Canada, du Luxembourg et du Mali ont présenté leurs lettres de créance au Président de la République, dans un cérémonial de rigueur au Palais présidentiel de Dakar.

Cette cérémonie traditionnelle, symbole de l’amitié et de la coopération internationale, marque l’entrée en fonction officielle des ambassadeurs. Ces lettres de créance, envoyées par les chefs d’État respectifs, leur confèrent le statut de représentants officiels de leur pays. En présence des autorités sénégalaises et de membres du corps diplomatique, le cérémonial s’est déroulé dans une ambiance empreinte de solennité.

Chaque diplomate accrédité aura pour mission de renforcer les relations bilatérales entre son pays et le Sénégal. Ces nouvelles nominations témoignent du dynamisme des relations diplomatiques du Sénégal, et soulignent l’importance des échanges économiques, culturels et politiques avec des partenaires de diverses régions du monde.

Le Président a exprimé, à cette occasion, l’intérêt que le Sénégal porte à la coopération internationale, rappelant les nombreux domaines où des collaborations peuvent être approfondies, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la sécurité, et du développement économique.

  • L’Argentine : Le nouvel ambassadeur argentin a réaffirmé l’intérêt de son pays pour le renforcement des liens économiques et culturels avec le Sénégal. Les deux nations, bien que distantes géographiquement, partagent des valeurs communes et un attachement à la coopération Sud-Sud.
  • Le Canada : L’ambassadeur du Canada a quant à lui mis en avant la continuité des programmes de développement en matière d’éducation et de santé, dans le cadre de la coopération canadienne au Sénégal, qui a toujours été particulièrement active.
  • Le Luxembourg : L’ambassadeur luxembourgeois a souligné l’importance de l’appui au développement durable et aux initiatives sociales, deux domaines où le Luxembourg s’engage depuis longtemps au Sénégal, notamment dans les zones rurales.
  • Le Mali : L’ambassadeur malien a insisté sur l’amitié fraternelle entre le Mali et le Sénégal. Ces deux pays voisins partagent une histoire et des cultures imbriquées, rendant la coopération transfrontalière et sécuritaire essentielle pour le bien-être de leurs populations.

La présence de ces nouveaux ambassadeurs reflète l’engagement renouvelé de leurs pays à travailler en étroite collaboration avec le Sénégal pour relever les défis communs et renforcer les liens d’amitié qui unissent leurs peuples.

Kaolack / Politique : La jeunesse de Kaolack recadre les jeunes du parti PASTEF qui s’opposent à la nomination de Samba Ndiaye

Suite à sa nomination comme président du Conseil d’administration de la Société nationale des habitations à loyer modéré (SN-HLM), Samba Ndiaye, ancien maire de la commune de Ndoffane (Kaolack), fait face à des critiques de la part des militants du PASTEF.

« Il est temps de mettre fin aux accusations infondées et aux attitudes d’ingratitude à l’égard de Samba Ndiaye. Monsieur Ndiaye est un digne fils du Saloum qui a servi notre pays avec loyauté et dévouement pendant plus de 20 ans, sous les régimes de Me Abdoulaye Wade et du président Macky Sall. Il est important de reconnaître que M. Ndiaye a consacré toute sa carrière à l’amélioration des infrastructures et au développement de notre nation », a souligné Cheikh Tidiane Diaw, membre de Mankoo Yessal Kaolack.

Ses compétences et son engagement envers l’État ne sont plus à prouver. Si le président Bassirou Diomaye Faye souhaite instaurer une dynamique de développement harmonieux et en synergie, la nomination de Samba Ndiaye est un choix judicieux et mérité, a rappelé M. Diaw.

« Le développement de notre pays ne se fera pas dans la division ou la haine. Je vous invite à mettre de côté les querelles inutiles et à nous concentrer sur l’essentiel », a plaidé Cheikh Tidiane Diaw

Interpellation d’Ahmed Ndoye, chroniqueur à Sen TV : Mystère autour des raisons de son arrestation

Ahmed Ndoye, chroniqueur à la chaîne Sen TV, a été interpellé par des agents de la Brigade de recherches (BR) de Faidherbe. L’arrestation est survenue peu après un point de presse animé par Cheikh Yerim Seck auquel Ndoye prenait part nous dis DakarActu .

À l’heure actuelle, aucun détail officiel n’a été communiqué concernant les motifs de cette interpellation. Ndoye a été conduit dans les locaux de la BR à Faidherbe, et l’incertitude plane sur les circonstances exactes de cet événement. Plusieurs hypothèses circulent déjà, mais rien n’a été confirmé par les autorités.

L’affaire a rapidement suscité des réactions, tant dans les médias que sur les réseaux sociaux, où les soutiens au chroniqueur affluent. La chaîne Sen TV, pour l’instant, n’a pas fait de déclaration publique.

Ce type d’arrestation en plein événement public attire l’attention, surtout lorsqu’elle concerne des personnalités médiatiques. Affaire à suivre de près, alors que l’on attend plus de clarté de la part des autorités compétentes.

Kawéthiane : Le parti « En Avant » de Pape Biram Ciss améliore les conditions de vie des populations rurales grâce au projet des 250 papayers par commune

« Dans le cadre du projet du parti En Avant, intitulé Chaque commune 250 plants de papayers, ce projet a été lancé par le président Pape Biram Ciss. Après les régions de Thiès et de Fatick, nous sommes aujourd’hui dans celle de Kaolack pour voir comment accompagner les populations à travers ce projet ambitieux. La bénéficiaire de ces 250 plants de papayers se nomme Madame Karlou Diallo, originaire du village de Kawéthiane, commune de Keur Socé, département de Kaolack », a expliqué Alassane Diallo, coordonnateur régional du parti En Avant.

Cette initiative vise à garantir la sécurité alimentaire des personnes vivant en milieu rural dans la région de Kaolack. De plus, ces 250 plants de papayers permettront non seulement la vente de produits frais sur les marchés locaux, mais aussi l’approvisionnement des unités locales de transformation. Il s’agit donc d’un écosystème complet que nous souhaitons construire, afin de valoriser les terres locales, a-t-il ajouté.

« Toutefois, au nom des populations, nous plaidons pour la construction d’infrastructures sociales de base, d’une chambre froide, et de pompes scolaires. Un autre point de plaidoyer est de demander aux autorités locales de permettre aux femmes d’accéder à la terre, compte tenu de l’importance du projet dans la région. Ce projet nourrira non seulement les villageois, mais améliorera également leurs capacités techniques et financières, tout en luttant contre l’immigration irrégulière. La vision du parti En Avant est de permettre à la population de vivre dans les meilleures conditions possibles », a conclu Alassane Diallo, coordonnateur régional du parti En Avant dans la région de Kaolack.

Zahra Iyane Thiam réplique fermement aux critiques d’Ousmane Sonko contre Amadou Ba

Après les propos incisifs d’Ousmane Sonko à l’encontre du Premier ministre Amadou Ba, Zahra Iyane Thiam, ancienne Directrice générale de l’ASEPEX et soutien de Ba, n’a pas tardé à réagir. Elle critique vivement les déclarations de Sonko, affirmant son désaccord avec ses positions et défendant le bilan du chef du gouvernement.

« Vous avez été grandement surpris par l’acceptation de votre invitation à un débat public par le candidat de la coalition JÀMM AK NJARIÑ. Votre publication est la mise à nu ultime de ce que vous avez vous-même avoué au monde entier et au peuple sénégalais, lors de votre prestation à l’Arena. Tel un gladiateur sans glaive, vous manipulez et fabulez pour avancer. Monsieur le PM,  donnez les éléments et avançons, sans dérobade ni raillerie. Le Sénégal vous observe et se désole chaque jour un peu plus. J’espère ardemment que vous ne ferez pas subir à ce débat, auquel vous avez appelé Amadou Ba, le même sort que celui de la DPG. Amadou Ba est Maître de son agenda », a-t-elle écrit sur X.

Nomination de Mame Samba Ndiaye à la SN/HLM : polémique au sein du Pastef

La nomination de Mame Samba Ndiaye, ancien maire de Ndoffane, comme Président du Conseil d’Administration de la Société Nationale des Habitations à Loyer Modéré (SN/HLM) par le Président Bassirou Diomaye Faye, a suscité une vive controverse au sein du parti Pastef. Ce choix est particulièrement décrié par plusieurs membres influents du parti, notamment en raison du passé politique de Ndiaye, marqué par son opposition virulente à Ousmane Sonko, leader de Pastef.

En effet, Mame Samba Ndiaye était membre de la coalition Benno Bokk Yaakaar et s’était illustré par des attaques virulentes contre Sonko. Lors d’un meeting, il avait même publiquement accusé le président de Pastef d’homosexualité, une déclaration qui avait provoqué de vives réactions à l’époque.

Cette nomination, perçue comme un affront par les militants de Pastef, a été immédiatement dénoncée. Galissa Boully, secrétaire général de Pastef West Coast (États-Unis), a été l’une des premières voix à s’élever contre cette décision. Sur le réseau social X (anciennement Twitter), il a qualifié cette nomination de « sabotage », exigeant une révision rapide de cette décision. « Je ne sais pas qui a inséré le nom de cet énergumène dans la liste. Mais il faut corriger ça le plus rapidement possible », a-t-il déclaré.

L’indignation de Galissa Boully ne s’est pas arrêtée là. Dans une nouvelle publication accompagnée d’une vidéo montrant les propos insultants de Samba Ndiaye à l’encontre d’Ousmane Sonko, il a lancé un ultimatum de 72 heures pour exprimer leur désaccord et exiger le retrait de cette nomination. « Nous décrétons 72 heures pour exprimer notre désaccord suite à la nomination de Samba Ndiaye. Il doit sauter et les responsabilités doivent être situées. Respectez notre conscience un peu waay. Patriote un jour, patriote pour toujours », a-t-il martelé.

En parallèle, la section Pastef/Grand Dakar a également publié un communiqué exprimant son indignation. Le texte qualifie la nomination de Mame Samba Ndiaye d’« affront » envers le parti et ses militants, et appelle à une rectification immédiate de cette décision.

Cette affaire met en lumière des tensions internes au sein de Pastef, déjà fragilisé par les récentes turbulences politiques au Sénégal. Le choix de Mame Samba Ndiaye, figure autrefois alliée de la majorité présidentielle, semble raviver les divisions et suscite un sentiment de trahison parmi les patriotes les plus fidèles à Sonko.

Reste à voir si les protestations du Pastef et de ses partisans suffiront à provoquer un revirement dans cette nomination ou si cette décision marquera un nouveau tournant dans les relations internes du parti.

Débat public : Ousmane Sonko dénonce les exigences de son opposant Amadou Bâ

Alors que le débat public attendu entre l’ancien Premier ministre Amadou Bâ et le Premier ministre Ousmane Sonko tarde à se concrétiser, Sonko est revenu sur sa page Facebook pour clarifier sa position. Selon lui, son camp n’a posé aucune condition pour la tenue de ce face-à-face, contrairement à son adversaire. Une nouvelle sortie qui relance les tensions autour de cet échange crucial pour la scène politique sénégalaise.

Voici son post.

Je me réjouis de l’acceptation annoncée par M. Amadou BA du débat auquel je l’ai convié.
Je suis étonné qu’il ait attendu des rumeurs d’interdiction du débat par le CNRA pour donner une réponse somme toute timorée, et enrobée de conditionnalités et dérobades, comme à son habitude.

Les éventuelles lacunes du code électoral ou de la loi sur le CNRA avec des dispositions obsolètes quant à l’organisation des débats à l’occasion des élections au Sénégal, ne sauraient constituer un obstacle dirimant à sa tenue. Nous n’avons posé aucune condition à M. Amadou Ba, qu’il en fasse de même.

Chacun présentera ses arguments au peuple sénégalais le jour J, et je puis vous promettre, que les stigmates de mauvaise gestion de l’ancien Premier ministre seront aussi criards que les rayures d’un zèbre.

Tout est référencé, sourcé et renseigné à partir de documents officiels irréfutables (y compris des rapports qui l’ont mis en cause) et sera mis à la disposition du peuple sénégalais.

Samba Ndiaye nommé Président du Conseil d’Administration de la SN-HLM

Lors du conseil des ministres de ce mercredi, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a nommé Samba Ndiaye, ingénieur en génie civil, à la tête du Conseil d’administration de la Société nationale des habitations à loyer modéré (SN-HLM). Ancien maire de Ndoffane (Kaolack), il succède à Moustapha Fall dans cette fonction stratégique.

Le Sénégal domine à nouveau l’Égypte et se qualifie pour la finale de la CAN Beach Soccer 2024

Ce jeudi, les « Lions du Sable » du Sénégal ont une nouvelle fois affirmé leur suprématie sur les Pharaons d’Égypte lors de la demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations de Beach Soccer 2024, organisée en Égypte. Grâce à une performance solide et un match acharné, les Sénégalais se sont imposés 2-1 et ont décroché leur place en finale.

Dès les premières minutes, le Sénégal a pris l’avantage. Mandione Diagne, l’une des figures phares de cette équipe, a rapidement ouvert le score. Quelques minutes plus tard, Ninou Diatta a creusé l’écart avec un second but à la 9e minute, permettant aux « Lions » de mener 2-0 à la fin de la première période.

Les Égyptiens, malgré une résistance constante, n’ont pu réduire le score qu’à la suite d’un penalty transformé par Paulo en seconde période. Malgré quelques tentatives offensives, le score est resté inchangé, permettant aux Sénégalais de l’emporter et de se qualifier pour leur septième finale de CAN Beach Soccer.

En s’imposant face à l’Égypte, le Sénégal confirme non seulement sa place parmi les géants du beach soccer africain, mais assure également sa qualification pour la prochaine Coupe du monde de Beach Soccer. Avec un palmarès impressionnant de sept titres de champions d’Afrique, les « Lions du Sable » continuent de faire la fierté de tout un pays et d’écrire l’histoire du sport africain.

La finale à venir promet d’être spectaculaire, alors que le Sénégal vise un nouveau sacre continental.

Amadou Bâ accepte le défi d’Ousmane Sonko pour un débat public : vers une confrontation d’idées

L’ancien Premier ministre Amadou Bâ a officiellement accepté l’invitation de l’opposant Ousmane Sonko à un débat public, marquant ainsi un tournant significatif dans la scène politique sénégalaise. Cette réponse intervient après que Sonko lui a lancé le défi lors d’une déclaration publique, exprimant son souhait de débattre sur des sujets essentiels pour le pays.

Dans sa réponse, Amadou Bâ a manifesté son intérêt pour ce face-à-face, tout en faisant une allusion subtile à ce qu’il décrit comme une « nostalgie légitime » de Sonko à vouloir se mesurer à lui. « J’accepte volontiers son invitation à un débat public et contradictoire », a déclaré Amadou Bâ, ajoutant que leurs équipes respectives se rencontreront pour déterminer les modalités pratiques du débat.

Le débat annoncé ne se contentera pas de répondre aux sujets définis par Ousmane Sonko. Amadou Bâ a demandé à ce dernier de fournir les rapports mentionnés dans ses récentes interventions, afin que la discussion puisse être éclairée et fondée sur des faits tangibles. « J’espère qu’il mettra à ma disposition les rapports qu’il a évoqués et rendra publics tous les échanges entre le Premier ministre que j’étais et les ministres concernés par les allégations », a-t-il affirmé.

Amadou Bâ propose d’élargir le champ de la discussion, au-delà des thèmes économiques et des ressources naturelles évoqués par Sonko. Il souhaite aborder des questions touchant l’ensemble des aspects de la vie nationale : l’économie, les finances publiques, l’emploi, les libertés publiques, les institutions, la justice, la sécurité, et même les défis liés aux inondations. Pour lui, ce débat doit permettre de confronter les idées afin de proposer des solutions concrètes aux problèmes auxquels fait face le Sénégal.

Cette invitation à un échange approfondi reflète la volonté de l’ancien Premier ministre de replacer le débat politique sur le terrain des idées et des propositions, loin des polémiques stériles. Ce face-à-face s’annonce donc comme un moment clé, offrant aux citoyens sénégalais une opportunité unique d’évaluer les visions des deux leaders sur l’avenir du pays.

En acceptant ce défi, Amadou Bâ semble prêt à défendre son bilan et ses propositions face à un adversaire déterminé. Le débat, dont les détails pratiques restent à définir, pourrait devenir un moment charnière dans la course politique au Sénégal, en particulier à l’approche des prochaines échéances électorales.

Affaire de mœurs à Torodio : un homme agressé par son voisin dans une chambre conjugale

Le calme habituel du village de Torodio, dans la commune de Thiamène (département de Louga), a été perturbé par une affaire de mœurs qui a frôlé le drame. Dans la nuit, un jeune homme identifié comme D.S. s’est introduit dans la chambre conjugale de son voisin, S.B., déclenchant une violente altercation.

Tout a commencé aux alentours de 22 heures, lorsque D.S., soupçonné d’entretenir une liaison avec la femme de S.B., a profité de l’obscurité pour pénétrer dans la maison de ce dernier. Persuadé que son voisin était absent, il s’est introduit discrètement dans la chambre. Cependant, S.B. se trouvait sur place, et l’irruption inattendue a rapidement tourné à la confrontation.

Surpris et paniqué, D.S. aurait sorti une machette pour se défendre face à S.B., qu’il a grièvement blessé à plusieurs reprises avant de prendre la fuite sous le couvert de la nuit. S.B., gravement touché, s’est effondré, perdant beaucoup de sang. Il a été rapidement évacué au centre de santé de Coki, où les médecins ont constaté des blessures lui occasionnant une incapacité temporaire de travail (ITT) de 10 jours.

Suite à cette agression, S.B. a déposé plainte auprès des gendarmes, identifiant clairement son voisin comme l’agresseur. « Je l’avais déjà averti à plusieurs reprises au sujet de sa relation avec ma femme, mais il a persisté. Cette nuit-là, il m’a attaqué avec une machette », a déclaré S.B. lors de son témoignage.

Malgré les dénégations de D.S., qui a affirmé que l’obscurité avait pu semer la confusion, un témoin clé a confirmé avoir vu D.S. entrer chez S.B. peu avant l’incident. Face à ces éléments, D.S. a été arrêté et inculpé pour coups et blessures volontaires ayant entraîné une ITT de 10 jours. Il a été placé sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de Louga, en attendant son procès.

Cette affaire a provoqué un vif émoi dans le village de Torodio, où l’adultère et la violence qui en a découlé ont secoué la communauté locale.

L’affaire Déthié Fall : Barthélémy Dias dénonce une stratégie de déstabilisation électorale

Dans un entretien accordé au Quotidien, Barthélémy Dias, maire de Dakar et tête de liste nationale de la coalition Samm Sa Kaddu pour les élections législatives du 17 novembre, s’est exprimé avec fermeté sur ce qu’il appelle « l’affaire Déthié Fall ». Selon lui, le retrait de Déthié Fall de la coalition Samm Sa Kaddu pour rejoindre celle du Pastef est le fruit d’une manœuvre politique orchestrée par le pouvoir en place.

L’édile dakarois impute cette situation au tandem formé par Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, figures emblématiques de la coalition Pastef. Il estime que cet épisode n’est pas anodin et constitue, selon ses termes, « une opération visant à saborder [leurs] bases électorales ».

Barthélémy Dias s’indigne du fait que pour la première fois, un Premier ministre ait publiquement reçu un membre d’une liste concurrente, une action qu’il qualifie de « coup de communication ». Pour lui, ce geste traduit l’état d’inquiétude du gouvernement actuel, qui craint de perdre du terrain lors des prochaines législatives. « L’affaire Déthié Fall est un bon baromètre et une mesure de l’état d’affolement des tenants du pouvoir », déclare-t-il.

Dias dénonce également les tentatives de débauchage de maires et d’élus locaux par le pouvoir en place, une stratégie qu’il juge inefficace. « Je peux vous assurer qu’ils se trompent de stratégie », martèle le maire de Dakar, confiant dans les chances de son camp aux prochaines élections.

Alors que la campagne électorale s’intensifie, cette affaire vient jeter une lumière crue sur les tensions entre les différentes coalitions en lice et sur les stratégies employées pour séduire les électeurs.

Le mouvement Gueum Sa Bopp mobilisé pour la libération de Bougane Guèye Dany

Le mouvement Gueum Sa Bopp a réaffirmé son engagement dans la défense des libertés politiques en soutenant fermement son leader, Bougane Guèye Dany, arrêté récemment à Bakel lors d’une mission humanitaire. Dans un communiqué rendu public, le mouvement a informé de l’envoi d’une délégation au siège du Forum du Justiciable pour appeler à la libération de son président, candidat à la prochaine élection présidentielle.

Au cours de cette rencontre, Babacar Bâ, président du Forum du Justiciable, a dénoncé l’arrestation de Bougane Guèye Dany, qu’il juge incompatible avec les principes d’un processus électoral libre et équitable. « Nous avons interpellé le gouvernement lors de l’arrestation de Bougane Guèye Dany. Il est essentiel de protéger un candidat à l’élection », a-t-il déclaré. Babacar Bâ a également rapporté les propos de Ndiaga Sylla, expert électoral, qui a critiqué la décision de maintenir en détention un leader politique pour des motifs qu’il qualifie de « banals », alors que les autorités avaient affirmé leur engagement pour une liberté de candidature.

De son côté, Seydi Gassama, directeur d’Amnesty International, a exprimé sa préoccupation face à cette arrestation, soulignant que Bougane Guèye Dany doit pouvoir participer pleinement à la campagne électorale, au même titre que les autres candidats. Il a appelé à la libération immédiate du leader de Gueum Sa Bopp.

Le mouvement s’est également réjoui du soutien exprimé par le Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR), qui a dénoncé la détention de Bougane Guèye Dany. Gueum Sa Bopp a appelé à une mobilisation générale pour exiger la libération immédiate de son président et pour garantir un environnement politique libre et équitable, essentiel au bon déroulement de la campagne électorale.

Cette arrestation soulève des interrogations sur l’espace accordé aux candidats de l’opposition dans la course à la présidentielle et sur la volonté des autorités de respecter les règles démocratiques. Pour Gueum Sa Bopp, il est urgent de rétablir Bougane Guèye Dany dans ses droits afin qu’il puisse participer pleinement à l’élection, et par extension, garantir la transparence et l’équité du scrutin.

Le Sénégal condamne fermement l’attentat en Turquie : le président Bassirou Diomaye Faye exprime solidarité et soutien

Le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a fermement dénoncé l’attentat tragique survenu ce mercredi 23 octobre en Turquie, qui a causé la mort de cinq personnes et fait 22 blessés. L’attaque, perpétrée devant le siège de Turkish Aerospace Industries (TUSAS) à proximité d’Ankara, a bouleversé la communauté internationale.

Dans un communiqué, le président Faye a exprimé son indignation face à cet « acte lâche et barbare », réaffirmant son rejet total du terrorisme. Il a tenu à adresser un message de compassion et de solidarité au peuple turc et à son homologue, le président Recep Tayyip Erdogan.

« Je condamne fermement l’attaque terroriste en Turquie. C’est un acte lâche et barbare. Au nom du peuple sénégalais, j’exprime notre compassion et notre solidarité au président Erdogan, aux familles des victimes et au peuple turc ami », a déclaré Bassirou Diomaye Faye.

Le président sénégalais a également prié pour le repos des âmes des victimes et a souhaité un prompt rétablissement aux blessés. Il a réaffirmé la volonté du Sénégal de continuer à soutenir les efforts internationaux pour éradiquer le terrorisme sous toutes ses formes.

Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions croissantes en Turquie, où les forces de sécurité poursuivent des efforts intenses pour contenir les menaces terroristes. La solidarité exprimée par le Sénégal vient renforcer les liens entre les deux pays, déjà unis par des relations diplomatiques et économiques de longue date.

Le Sénégal, tout en partageant la douleur du peuple turc, réitère son engagement en faveur de la paix et de la sécurité dans le monde, dénonçant toutes formes de violences extrémistes.

Kaolack : Octobre Rose – Les animateurs relais volontaires du service civique s’engagent dans la lutte

Comme chaque année, le mois d’octobre est une occasion pour le monde d’organiser des campagnes de sensibilisation, de prévention et de dépistage des cancers, sous le nom d’« Octobre rose ». Les animateurs relais volontaires du service civique s’engagent activement dans ce grand rendez-vous mondial de lutte contre les cancers du sein et du col de l’utérus.

« C’est notre première participation à cette activité qu’est « Octobre rose ». Une activité de grande importance, initiée par les animateurs relais volontaires du service civique, qui sont des collaborateurs du CDPS de Kaolack. Ils ont compris que le cancer fait des ravages à travers le monde. Au niveau de la région de Kaolack, ils ont jugé nécessaire d’organiser cette activité de sensibilisation et d’orientation, afin de toucher un maximum de jeunes, leur cible principale », a expliqué Aliou Badara Sarr, chef du service départemental de la jeunesse et directeur du CDPS de Kaolack.

Selon Aliou Badara Sarr, ces animateurs relais volontaires du service civique vont continuer à multiplier les causeries dans les établissements scolaires, afin de sensibiliser les jeunes sur les dangers du cancer du sein et du col de l’utérus, a-t-il ajouté ce mercredi lors de la journée dédiée à la célébration d’Octobre rose.

« Une autre mission de ces animateurs relais volontaires du service civique est de former une jeunesse unie, soudée, ambitieuse, responsable, engagée et solidaire, fière de défendre et de construire son pays. J’apprécie les initiatives de ces jeunes qui se réveillent, qui veulent prendre leur destin en main, et qui tentent d’apporter un changement positif. Nous savons tous que les jeunes peuvent également avoir leur mot à dire sur cette maladie qu’est le cancer du sein et du col de l’utérus, et, ensemble avec leurs partenaires, trouver des solutions urgentes », a conclu M. Sarr.

Affaire Dieynaba Ndiaye : Le Procureur de Matam Passe à l’Action, le Docteur Alioune B. Mbacké Arrêté

Dans une affaire qui a récemment secoué les réseaux sociaux, le nouveau procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Matam a pris des mesures rapides suite à la plainte déposée par Dieynaba Ndiaye contre son mari, le docteur Alioune B. Mbacké. Selon des sources recueillies par Seneweb, le chef du parquet local a donné l’ordre d’arrêter le médecin-chef du district de Matam, accusé de coups et blessures volontaires.

Les policiers du commissariat central de Matam, sous la direction du commissaire Abdou Faye, ont procédé à l’arrestation du docteur Mbacké. Ce dernier est poursuivi pour avoir causé des blessures ayant entraîné une incapacité temporaire de dix jours à la plaignante.

L’affaire, initialement confiée à la police de Matam, a pris une nouvelle tournure avec l’implication directe du procureur, qui a rapidement réagi face à l’indignation générale suscitée sur les réseaux sociaux. Après avoir auditionné les parties, le dossier avait été transmis au parquet sous forme de renseignement judiciaire. Toutefois, le procureur a décidé d’agir en ordonnant l’arrestation du docteur Mbacké, qui sera déféré devant le Tribunal de Grande Instance demain, jeudi.

Sauf changement de dernière minute, Alioune Badara Mbacké pourrait être directement incarcéré dans les jours à venir. Cette affaire, qui a attiré l’attention du public, continue de susciter des réactions dans la région et au-delà.

Les prochaines étapes judiciaires seront suivies de près, alors que la justice est appelée à faire la lumière sur les faits reprochés.

Kaolack / Sport Handball : Le président du Centre de formation Sine Saloum Académie Club souhaite réformer le handball

Le Centre de Formation Sine Saloum Académie Handball Club, qui se concentre sur les petites catégories, est une étape clé dans la carrière de nos futurs professionnels et représente une véritable pépinière de talents pour la région de Kaolack.

« Nous avons souhaité construire notre projet sportif autour de la formation, mais aussi permettre à la région de retrouver son lustre d’antan en ayant une équipe régionale de handball », a expliqué Mamadou Ba, président du club.

Selon lui, à travers la formation de jeunes joueurs professionnels, l’objectif est de permettre à ces jeunes talents d’accéder au plus haut niveau et ainsi de renouveler l’équipe professionnelle régionale de Kaolack, qui aujourd’hui ne compte plus de bonnes équipes de handball évoluant en première et deuxième division. Il l’a rappelé lors d’une conférence de presse ce mercredi.

« Notre philosophie est d’offrir aux jeunes talents et aux joueurs locaux l’accès à une structure de formation vers le haut niveau, et de participer au renouvellement des élites du handball national. Nous visons à intégrer un maximum de joueurs issus du centre de formation au sein des grands clubs de handball du pays », a conclu Mamadou Ba.

Le Débat Ba-Sonko Suscite la Réaction de Mamoudou Ibra Kane

Le journaliste Mamoudou Ibra Kane a réagi avec fermeté à la décision du Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) de s’opposer à un débat public entre le Premier ministre Amadou Bâ et l’opposant Ousmane Sonko. Dans une déclaration publiée sur le réseau social X, il a exprimé son avis sur cette interdiction, tout en émettant des critiques acerbes à l’encontre des deux protagonistes.

D’après Mamoudou Ibra Kane, la décision du CNRA, rapportée par le journal L’Observateur, ne devrait pas être un obstacle pour un débat entre les deux figures politiques. Il a même suggéré qu’Amadou Bâ pourrait se faire assister s’il éprouvait des difficultés à affronter Sonko : « Si le Premier ministre a peur, il peut se faire assister par le président Bassirou Faye », a-t-il ironisé, soulignant le climat tendu autour de cette confrontation qui n’aura finalement pas lieu.

En se tournant vers Sonko, Kane a insisté sur ce qu’il perçoit comme une faiblesse dans sa capacité à affronter des échanges contradictoires. « Il sait qu’il n’est pas à l’aise dans un débat contradictoire. Face au maître, l’élève connaît sa place. Fin ! », a-t-il conclu, martelant l’idée que Sonko ne saurait se mesurer à Amadou Bâ dans un véritable débat d’idées.

Cette déclaration vient ajouter une couche supplémentaire à la polémique entourant le refus du CNRA d’autoriser un débat télévisé, ce qui divise l’opinion publique sénégalaise. Tandis que certains estiment que le débat aurait permis un échange d’idées crucial à l’approche des élections, d’autres, comme Mamoudou Ibra Kane, questionnent les capacités des deux candidats à mener un débat fructueux.

Le débat, s’il avait eu lieu, aurait été l’un des événements les plus médiatisés de la scène politique sénégalaise, mettant en lumière les visions diamétralement opposées d’Amadou Bâ et d’Ousmane Sonko sur l’avenir du pays. Toutefois, avec l’intervention du CNRA et les déclarations de figures influentes telles que Mamoudou Ibra Kane, il semble que cette opportunité n’ait pas encore trouvé sa place dans le paysage politique national.

Nouvelle tragédie à Matam : Un jeune homme emporté par les eaux de crue à Dondou

La région de Matam, au nord du Sénégal, est une fois de plus endeuillée par les inondations. Un jeune homme de 23 ans a tragiquement perdu la vie après que sa pirogue a chaviré en tentant de traverser le fleuve à Dondou. Selon les informations rapportées par la Rfm, la victime, à bord d’une petite embarcation, n’a pas pu résister à la puissance des eaux de crue, qui continuent de monter sous l’effet des pluies torrentielles. Déséquilibrée par la forte pression des flots, la pirogue a basculé, précipitant le jeune homme dans les eaux.

Les habitants du village se sont mobilisés rapidement pour retrouver son corps. Après plusieurs heures de recherches, ils ont réussi à repêcher le corps sans vie, qui a ensuite été remis aux sapeurs-pompiers.

Cet incident marque la deuxième victime des inondations dans cette localité en moins de quelques jours. En effet, une fillette de 9 ans avait déjà été retrouvée noyée à Matam, plongeant les populations dans une douleur profonde.

La situation dans la région reste critique, alors que les eaux continuent de monter, menaçant de nombreuses habitations et exacerbant la souffrance des sinistrés. Ces inondations répétitives mettent en lumière les défis auxquels fait face cette partie du Sénégal, où les infrastructures peinent à contenir les effets dévastateurs des pluies saisonnières.

Les autorités locales et les organisations humanitaires sont appelées à renforcer les efforts pour apporter secours et assistance aux populations touchées, tout en trouvant des solutions durables pour prévenir ces drames à répétition.

Le Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR) dément sa sortie de la coalition Samm Sa Kaddu et réaffirme son soutien à Bougane

Dans un communiqué transmis à la presse, le Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR) a démenti les rumeurs circulant concernant son éventuelle sortie de la coalition politique Samm Sa Kaddu. Le parti a déclaré avoir « constaté avec regrets des rumeurs faisant état de sa sortie de la coalition », qualifiant ces allégations d’infondées. Le PUR a tenu à rappeler qu’il demeure un membre fondateur et un acteur essentiel de cette coalition, réaffirmant ainsi son engagement aux côtés de Samm Sa Kaddu.

Le parti, dans un souci de clarification, a insisté sur son ancrage au sein de la coalition et a exhorté ses militants à rester mobilisés pour une campagne électorale réussie en vue des échéances politiques à venir. « Nous invitons nos militants et sympathisants à faire bloc et rester engagés », peut-on lire dans la note.

En soutien au leader de la coalition, Bougane Gueye Dany, actuellement en détention, le PUR a demandé sa libération immédiate, appelant également à une élection « transparente et apaisée » pour garantir la stabilité et l’intérêt supérieur de la nation. Ce message est un écho à l’appel à l’apaisement du climat politique que le parti juge nécessaire pour éviter toute tension électorale.

Ce communiqué vise non seulement à démentir les rumeurs de dissensions au sein de la coalition, mais aussi à montrer que le PUR reste fermement aligné sur ses objectifs de campagne et ses alliances, tout en œuvrant pour des élections démocratiques et pacifiques.

Dethié Fall réaffirme son alliance avec Ousmane Sonko et le Pastef lors d’une conférence de presse

Lors d’une conférence de presse tenue le 23 octobre 2024, Dethié Fall, leader du Parti Républicain pour le Progrès (PRP), a réitéré l’importance des relations d’amitié et de sincérité qu’il entretient avec Ousmane Sonko, président du parti Pastef. Cet échange s’inscrit dans le cadre de leur engagement commun au sein de la coalition Yewwi Askan Wi.

Dethié Fall a tenu à rappeler que sa relation avec Ousmane Sonko repose sur une solidarité politique qui s’est construite au fil des ans. En évoquant les trois dernières années, il a souligné la force de cette alliance entre sa formation politique et le Pastef, unies par des valeurs et des objectifs communs pour l’avenir du Sénégal. Ce partenariat, au sein de Yewwi Askan Wi, a permis de porter un projet politique qui aspire à un changement profond dans le pays.

Malgré les défis politiques rencontrés, Fall a insisté sur la persistance de leur engagement partagé. Il a également évoqué une période de six mois sans contact avec les leaders de Pastef, en raison des tensions qui ont secoué la scène politique sénégalaise. Cependant, il a affirmé que cela n’a pas entamé leur volonté de coopérer, ni les bases solides de leur relation.

L’alliance entre le PRP et Pastef ne repose pas uniquement sur des calculs politiques, mais également sur une sincérité mutuelle. Selon Dethié Fall, leur amitié a été forgée par des années de lutte politique commune, renforcée par leur vision partagée d’un Sénégal plus juste et démocratique. Il a souligné que cette amitié transcende les désaccords et les périodes de distance.

Ce discours montre leur détermination à maintenir leur coopération politique, malgré les défis. Les deux leaders entendent continuer à œuvrer ensemble pour concrétiser les idéaux défendus par Yewwi Askan Wi, notamment en faveur d’une gouvernance transparente, de la justice sociale et d’une meilleure gestion des ressources nationales.

Cette conférence de presse a permis de mettre en lumière l’importance de l’alliance entre Dethié Fall et Ousmane Sonko, deux figures majeures de l’opposition sénégalaise. Face aux incertitudes politiques actuelles, leur engagement commun pourrait jouer un rôle décisif dans les prochaines échéances électorales.

En réaffirmant leur solidarité et leur volonté de poursuivre leur combat pour un changement profond, Dethié Fall et Ousmane Sonko envoient un signal fort à leurs partisans et à la classe politique sénégalaise. Leur alliance pourrait s’avérer cruciale pour la dynamique politique du Sénégal dans les mois à venir.

Lat Diop : Entre Enjeux Judiciaires et Lutte pour la Défense

Lat Diop, ancien ministre des Sports et ex-directeur général de la Lonase, est au centre d’une affaire judiciaire de grande ampleur depuis son inculpation le 26 septembre dernier. Il est poursuivi pour des faits présumés de détournement de deniers publics, extorsion de fonds et blanchiment de capitaux. Le montant global des malversations serait estimé à 8 milliards de francs CFA, un chiffre qui a rapidement soulevé des réactions au sein de l’opinion publique.

Le juge d’instruction du pool judiciaire financier, en charge du dossier, a pris des mesures conservatoires contre Lat Diop. Celles-ci incluent, dans un premier temps, le blocage de ses comptes bancaires. Cependant, selon ses avocats, ces comptes ne contiennent que des « sommes modestes destinées à l’entretien de la maison » de leur client, minimisant ainsi la portée de cette première mesure.

La tempête judiciaire ne s’arrête pas là pour l’ancien responsable de la Lonase. En plus du gel de ses comptes, la saisie de plusieurs véhicules lui appartenant a été ordonnée, dont certains seraient en possession de membres de sa famille, précise le quotidien L’Observateur. Une procédure est également en cours pour la saisie de sa résidence principale ainsi que d’autres biens immobiliers.

Face à cette série de sanctions, les avocats de Lat Diop dénoncent ce qu’ils qualifient de « sanctions excessives » et accusent les autorités judiciaires de vouloir l’« asphyxier financièrement » afin de l’empêcher de se défendre convenablement. Ils annoncent une lutte acharnée pour obtenir la libération de leur client, arguant que les mesures prises visent uniquement à le priver de sa capacité de réponse juridique.

Cette affaire met en lumière la question des détournements de fonds publics et soulève des débats sur les méthodes employées par la justice sénégalaise dans ce type de dossiers. L’évolution du cas de Lat Diop sera scrutée de près, tant par ses partisans que par ses détracteurs, alors que la défense se prépare à multiplier les recours pour annuler les mesures prises contre lui.

Le PRP quitte la coalition Sàm Sa Kàddu pour rejoindre Pastef : Une nouvelle donne dans la politique sénégalaise

Ce matin, lors d’une conférence de presse tenue à Dakar, le président du Parti Républicain pour le Progrès (PRP), Déthié Fall, a annoncé une décision majeure qui pourrait bouleverser le paysage politique sénégalais à l’approche des élections législatives. Le PRP a officiellement quitté la coalition Sàm Sa Kàddu et s’est aligné avec le parti Pastef pour les prochaines échéances électorales.

« Après avoir échangé avec tous les responsables et au regard de la situation politique nationale et des urgences, nous avons décidé de quitter la coalition Sàm Sa Kàddu et de rejoindre le Pastef pour les élections législatives prochaines », a déclaré Déthié Fall. Il a justifié cette décision par une nécessité stratégique et une volonté de mieux répondre aux attentes des Sénégalais dans un contexte de crise politique et sociale.

Cette alliance avec Pastef, le parti d’opposition dirigé par Ousmane Sonko, marque un tournant pour le PRP, qui était jusqu’ici membre d’une coalition aux orientations politiques plus modérées. Le changement de cap est perçu par plusieurs observateurs comme une volonté de Déthié Fall de renforcer son influence en s’alliant à une force politique montante, dont la popularité ne cesse de croître, particulièrement chez les jeunes et dans la diaspora.

Déthié Fall a également lancé un appel solennel à ses militants et sympathisants : « J’invite tous les membres du PRP à envahir les cellules de Pastef dans toutes les localités du Sénégal et de la diaspora ». Ce geste montre la volonté du PRP d’intégrer pleinement le dispositif du Pastef, en consolidant leur base commune pour les législatives.

Cette annonce soulève plusieurs interrogations quant à l’avenir de la coalition Sàm Sa Kàddu et à son poids électoral sans l’appui du PRP. De plus, cette nouvelle alliance PRP-Pastef pourrait redéfinir les rapports de force au sein de l’opposition, voire dans tout le paysage politique sénégalais, déjà marqué par une polarisation accrue à l’approche des élections.

Il reste à voir comment cette décision influencera le soutien populaire pour le PRP et le Pastef, et si d’autres partis au sein de Sàm Sa Kàddu suivront cette trajectoire ou renforceront leur cohésion en réponse à cette défection. Le départ du PRP pourrait également fragiliser la coalition en place, tout en renforçant la dynamique de Pastef en tant que pôle majeur d’opposition face à la majorité au pouvoir.

Les semaines à venir seront cruciales pour évaluer l’impact de ce changement stratégique sur l’échiquier politique national.

Alioune Sarr, ancien ministre, interpellé pour une affaire d’escroquerie foncière

Alioune Sarr, ancien ministre du Commerce puis du Tourisme et des Transports aériens sous la présidence de Macky Sall, a été interpellé mardi par la Section de recherches (SR) de Thiès, selon les révélations du journal Libération. Cette arrestation intervient dans le cadre d’une affaire d’escroquerie foncière, dans laquelle des promoteurs immobiliers accusent Sarr de leur avoir promis des terrains en échange d’un paiement.

Toujours selon Libération, pour éviter une procédure judiciaire, l’ancien ministre aurait tenté de régler l’affaire à l’amiable en émettant un chèque en faveur des plaignants. Toutefois, ce chèque aurait été rejeté pour insuffisance de fonds, ce qui a relancé les accusations.

Présenté devant le juge du deuxième cabinet du tribunal de Thiès, Alioune Sarr aurait cependant échappé à la détention grâce à une médiation pénale. Les deux parties seraient parvenues à un accord en présence du magistrat, à condition que Sarr respecte ses engagements envers les plaignants.

L’affaire, bien que marquée par une tentative d’entente à l’amiable, met en lumière les difficultés rencontrées dans la gestion des transactions foncières au Sénégal, un secteur souvent source de litiges et de controverses. Quant à Alioune Sarr, il semble avoir évité des poursuites judiciaires, mais il devra honorer ses promesses pour clore définitivement ce dossier.

Tentative d’agression à Mermoz : un agresseur mortellement percuté par un véhicule

Un incident dramatique s’est déroulé hier soir près du magasin Auchan de Mermoz, en face de l’ambassade du Maroc à Dakar. Trois individus, impliqués dans une tentative d’agression visant une femme enceinte et un homme, ont vu leur plan virer au cauchemar lorsqu’ils ont été percutés par un véhicule, provoquant des scènes de choc parmi les témoins.

Selon les premières informations recueillies par L’Observateur, l’un des agresseurs est mort sur le coup, tandis qu’un autre a été grièvement blessé et se trouve actuellement dans un état critique. Le troisième suspect a réussi à prendre la fuite et reste activement recherché par les forces de l’ordre.

Les témoignages des riverains soulignent que l’intervention du véhicule a probablement empêché un scénario encore plus tragique. « Si la voiture n’était pas intervenue, les victimes auraient pu subir des blessures graves, voire pire », a déclaré un témoin sous le choc.

Les autorités ont ouvert une enquête afin de faire la lumière sur les circonstances exactes de l’accident et de retrouver le suspect en fuite. Cette agression, survenue dans un quartier pourtant habituellement calme, a plongé les résidents dans la stupeur et ravivé les préoccupations concernant la sécurité.

La scène, marquée par la violence inattendue de la situation, laisse place à de nombreuses questions sur les motivations des agresseurs et les actions décisives du conducteur du véhicule.

Enquête sur l’affaire ONAS : Cheikh Dieng maintient sa position lors d’une confrontation décisive

Le Dr Cheikh Dieng, ancien directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS), a été une nouvelle fois entendu par la Section de recherches (SR) dans le cadre de l’enquête portant sur des accusations de faux et usage de faux. Cette étape a pris une tournure décisive hier avec une confrontation attendue entre le Dr Dieng, Kader Konaté, chargé du projet Hann-Fann, et le directeur administratif et financier de l’ONAS.

Selon les informations rapportées par Libération, cette confrontation a vu chacun des protagonistes maintenir fermement ses déclarations, refusant de céder face aux accusations. L’affaire, qui concerne des allégations graves de malversations autour du projet Hann-Fann, représente un enjeu majeur pour l’assainissement de la baie de Dakar. Ce projet, destiné à améliorer les conditions environnementales et sanitaires d’une zone cruciale de la capitale sénégalaise, est au cœur des préoccupations.

Malgré la tension palpable durant cette rencontre, le Dr Cheikh Dieng a été remis en liberté à l’issue de l’audition, signe que l’enquête suit son cours. Toutefois, les autorités judiciaires continuent de rassembler les éléments nécessaires pour déterminer les responsabilités de chacun dans cette affaire complexe.

Ce dossier retient une attention particulière en raison de l’importance du projet Hann-Fann pour l’avenir de la baie de Dakar et des possibles implications économiques et environnementales. Tandis que l’enquête progresse, les observateurs attendent avec intérêt les prochaines décisions des autorités judiciaires.

Décès tragique de Ibrahima Ndiaye : Un incident bouleversant pour le MIAAE

Le Ministère de l’Intégration Africaine et des Affaires Étrangères (MIAAE) a annoncé, avec une vive émotion, le décès tragique d’Ibrahima Ndiaye, survenu ce mardi 22 octobre. L’ancien agent contractuel du ministère est décédé après une chute depuis le 17ème étage de l’immeuble FAHD à Dakar, un bâtiment abritant la Direction générale de l’assistance aux Sénégalais de l’Extérieur.

Dans un communiqué empreint de tristesse, le ministère a tenu à rendre hommage à M. Ndiaye, qui, bien que n’étant plus administrativement lié à l’institution depuis cinq ans, continuait à entretenir des liens amicaux avec plusieurs de ses anciens collègues. Selon les informations partagées, son contrat n’avait pas été renouvelé, mais cela ne l’empêchait pas de fréquenter régulièrement l’immeuble FAHD, lieu de travail de nombreux employés du ministère.

Le MIAAE a exprimé ses condoléances les plus sincères à la famille de M. Ndiaye, ainsi qu’à tous ceux qui l’ont côtoyé. L’institution, profondément bouleversée par cette perte, a également assuré que les autorités compétentes avaient déjà ouvert une enquête pour éclaircir les circonstances exactes de cette tragédie.

« Nous avons pleine confiance en les conclusions de cette enquête », a déclaré le ministère dans son communiqué. En attendant, il a adressé ses pensées et prières aux proches d’Ibrahima Ndiaye, en espérant le repos éternel de son âme.

L’incident a soulevé une vague d’émotion parmi ses anciens collègues, qui se souviennent de lui comme d’un homme apprécié et respecté.

L’annulation probable du débat entre Ousmane Sonko et Amadou Bâ : Les raisons invoquées par le Cnra

Alors que de nombreux Sénégalais attendaient avec impatience un face-à-face entre Ousmane Sonko et Amadou Bâ, candidats majeurs aux législatives de novembre, il semble que ce débat tant espéré n’aura pas lieu. Mamadou Oumar Ndiaye, le nouveau président du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra), a clarifié la position de son institution dans une déclaration à L’Observateur.

Le président du Cnra s’est appuyé sur les principes d’égalité de traitement entre les candidats pour justifier l’impossibilité d’un débat à deux. « L’un des principes cardinaux de la loi, c’est l’égalité de traitement entre les candidats à quelque élection que ce soit », a-t-il souligné, ajoutant que permettre un débat entre seulement deux candidats créerait une rupture de cette égalité. La loi sénégalaise en matière de régulation des médias insiste, selon lui, sur trois points essentiels : l’égalité, l’équité, et l’équilibre dans le traitement médiatique des candidats.

Mamadou Oumar Ndiaye a aussi posé la question suivante : « Pourquoi deux seuls candidats auraient le droit de débattre et pas les autres ? » Une interrogation qui met en lumière la nécessité, selon le Cnra, d’inclure tous les candidats dans ce type d’initiative. D’autres personnalités politiques, comme Thierno Alassane Sall et Barthélémy Dias, ont déjà exprimé leur souhait de participer à un éventuel débat.

Pour le moment, le Cnra reste en attente d’une sollicitation formelle concernant cette proposition de débat. Bien que le défi ait été lancé par Sonko et validé par Amadou Bâ, le Conseil ne se sent pas encore concerné, considérant l’initiative comme appartenant encore au domaine du « virtuel ». Mamadou Oumar Ndiaye précise que ce n’est que si un diffuseur médiatique décidait officiellement d’organiser ce débat que le Cnra prendrait position.

Cette prise de position du Cnra souligne les contraintes imposées par la loi électorale en matière de débat politique, rendant improbable, du moins avant les législatives du 17 novembre, un débat uniquement entre Ousmane Sonko et Amadou Bâ.

Alioune Tine appelle à la libération de Bougane Gueye Dani et à des élections législatives transparentes

Alioune Tine, fondateur de l’Afrika Jom Center et expert indépendant des droits de l’homme, milite pour la libération immédiate et sans condition de Bougane Gueye Dani, afin de lui permettre de participer aux prochaines élections législatives. Dans une déclaration récente, il a insisté sur la nécessité de replacer cette affaire dans le cadre d’une campagne préélectorale normale. Selon lui, la justice sénégalaise doit à nouveau jouer un rôle crucial pour sauvegarder la démocratie, comme elle l’avait fait lors des élections présidentielles de 2024, avec la libération de figures politiques telles que Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko.

« Il faut vite dédramatiser l’affaire Bougane Gueye Dani en le replaçant dans le contexte d’une campagne préélectorale, et le libérer immédiatement et sans condition. La justice avait sauvé la démocratie pendant la présidentielle de 2024, il faut que la justice, par une décision lucide et opportune, libère Bougane et lui permette de faire la campagne comme tous les autres candidats », a affirmé Alioune Tine. Il a ajouté que Bougane Gueye Dani aurait dû être libéré après sa garde à vue.

Concernant les élections législatives à venir, Alioune Tine insiste sur l’importance de garantir un climat de sérénité et de transparence. Il plaide pour des débats ouverts entre les candidats, soulignant le rôle que les journalistes devraient jouer dans l’organisation de ces échanges. « Nous avons absolument besoin de législatives transparentes et apaisées dans un contexte de sérénité avec des débats qui opposent les principaux candidats », a-t-il déclaré.

Tine a également salué la nomination de Mamadou Oumar Ndiaye à la tête du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA), estimant que son parcours journalistique exceptionnel pourrait permettre une « rupture épistémologique ». Il a ainsi encouragé le nouveau président du CNRA à prendre l’initiative d’organiser ces débats essentiels pour la démocratie sénégalaise, en citant en exemple un débat potentiel entre Ousmane Sonko et Amadou Ba, ainsi que d’autres figures politiques importantes.

Pour Alioune Tine, la justice sénégalaise joue un rôle clé dans la protection des processus démocratiques. Il rappelle que sa capacité à garantir des élections libres et transparentes est essentielle pour éviter les tensions et renforcer la confiance des citoyens dans les institutions du pays. Il appelle donc à une décision rapide et éclairée concernant Bougane Gueye Dani, afin d’éviter que cette affaire ne perturbe davantage la campagne électorale.

Avec ce plaidoyer, Tine réaffirme son engagement pour une démocratie inclusive où chaque acteur politique doit avoir la possibilité de s’exprimer et de participer librement aux échéances électorales.

Pape Djibril Fall recadre Ousmane Sonko : « Ce n’est pas à toi de disculper qui que ce soit »

Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 22 octobre 2024, Pape Djibril Fall, leader au sein de la coalition Sam Sa Kaddu, a adressé un message sans équivoque à l’encontre d’Ousmane Sonko, leader du Pastef. Le journaliste et homme politique a vivement critiqué Sonko pour ses récentes déclarations, notamment celles faites lors d’un rassemblement à Dakar Arena, où ce dernier avait évoqué des scandales présumés impliquant l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale (ASER) et l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS).

Pape Djibril Fall a rappelé que ce n’était pas au chef du Pastef de se prononcer sur les affaires judiciaires en cours. « Le Premier ministre n’a pas cette prérogative. Ousmane Sonko, ce n’est pas à toi de disculper les gens, même si l’on t’envoie des messages pour savoir si on doit arrêter ou non », a-t-il déclaré, affirmant que ces décisions relèvent exclusivement de la justice sénégalaise. Il a souligné la nécessité de laisser les enquêtes judiciaires suivre leur cours sans ingérence politique.

Le ton ferme adopté par Fall laisse entrevoir une profonde divergence au sein de l’opposition quant à la manière de gérer les affaires publiques et les scandales présumés. En déclarant « Tu connais parfaitement ceux qui te parlent, tu nous connais très bien », il a insinué qu’Ousmane Sonko entretiendrait des relations avec des personnes influentes pour obtenir des informations ou des avantages.

Cette intervention de Pape Djibril Fall met en lumière les tensions croissantes au sein de l’opposition sénégalaise, où la bataille pour le contrôle du discours et la protection de l’intégrité des institutions judiciaires semble être au centre des préoccupations.

Point de presse de la coalition  »Samm Sa Kaddu » : Soutien à Bougane Guèye Dany et dénonciation des injustices

La coalition « Samm Sa Kaddu », regroupant plusieurs leaders politiques sénégalais, a tenu un point de presse pour exprimer son soutien à Bougane Guèye Dany, leader du mouvement Geum Sa Bopp, actuellement sous mandat de dépôt. Bougane, en route vers Bakel, a été interpellé par la gendarmerie lors d’une visite du Président Bassirou Diomaye Faye dans la région, et fait face à plusieurs accusations, dont refus d’obtempérer, outrage à agent, et rébellion. Il sera jugé le 30 octobre.

Selon Thierno Bocoum, membre de la coalition et leader du mouvement Agir, les accusations portées contre Bougane sont infondées et relèvent d’une manœuvre politique visant à faire taire un opposant. « Nous continuerons à mener des combats contre l’injustice », a affirmé Bocoum, dénonçant une tentative de répression orchestrée par les autorités. Il a notamment contesté le rapport de la gendarmerie, qualifiant de « mensonges inacceptables » les accusations portées contre Bougane.

Présent lors de l’interpellation, Bocoum a démenti les accusations d’outrage à agent, affirmant que Bougane n’avait jamais refusé de montrer ses papiers et n’avait à aucun moment manqué de respect à l’agent. « Bougane n’a jamais été interrogé à ce sujet dans le procès-verbal qu’il a signé. Cette nouvelle accusation a été ajoutée par la suite », a-t-il dénoncé.

Bocoum a également souligné l’injustice d’interdire à des citoyens d’accéder à certaines zones sous prétexte de la présence du Président de la République, rappelant qu’une telle restriction serait inapplicable à Dakar.

Le point de presse a également été l’occasion pour les leaders de la coalition de critiquer la gestion politique actuelle, accusant les autorités de « calculs politiques » visant à faire taire l’opposition. Ils ont dénoncé une « stratégie de diversion » pour détourner l’attention des véritables problèmes auxquels les Sénégalais font face.

« Nous avons à la tête de ce pays des incompétents qui utilisent les pouvoirs régaliens pour régler des comptes politiques », a déclaré Bocoum, avant de conclure en affirmant que la coalition ne cédera pas aux intimidations et continuera à se battre pour la justice et la vérité.

Barthélémy Dias interpelle l’administration pénitentiaire sur les conditions de détention de Bougane Gueye

Le maire de Dakar, Barthélémy Dias, a vivement critiqué les conditions de détention du leader du mouvement Gueum Sa Bopp, Bougane Gueye Dany, actuellement incarcéré à la maison d’arrêt et de correction de Tamba. Lors de la conférence des leaders de la coalition Samm Sa Kaddu, Dias, ancien détenu lui-même dans plusieurs établissements pénitentiaires du pays, a exprimé son inquiétude quant au traitement réservé à Bougane Gueye.

Selon un membre du cabinet de Bougane, qui a récemment rendu visite au leader politique, celui-ci est détenu dans une cellule surpeuplée, abritant 48 personnes. Cette situation, perçue comme une atteinte à la dignité humaine, a suscité de nombreuses critiques de la part de ses partisans.

Dias, qui avait été emprisonné en 2005 à Tamba, n’a pas mâché ses mots pour décrire les conditions de détention dans cette prison. Il a qualifié l’établissement de « enclot pour chevreaux », soulignant l’inadéquation des infrastructures pour accueillir dignement des détenus. « Il est anormal d’emprisonner un leader politique d’un tel niveau dans des cellules insalubres et surpeuplées », a-t-il déclaré.

Cette prise de position intervient alors que la question des conditions carcérales au Sénégal devient de plus en plus préoccupante, avec plusieurs rapports mettant en lumière la surpopulation, l’insalubrité, et le manque de soins de santé dans les prisons du pays. Barthélémy Dias a ainsi appelé l’administration pénitentiaire à prendre des mesures urgentes pour améliorer la situation de Bougane Gueye et de l’ensemble des détenus.

En attendant, les partisans de Gueum Sa Bopp continuent de manifester leur soutien à leur leader, tout en espérant une amélioration de ses conditions de détention.

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