Les Forces spéciales : retour sur une affaire controversée et les révélations de Mor Guèye

En juin 2022, une opération d’envergure menée par les autorités sénégalaises avait conduit à l’arrestation de douze personnes accusées de graves complots contre la sécurité nationale. Ces individus, qualifiés de proches du parti Pastef et de son leader Ousmane Sonko, avaient été inculpés sous divers chefs d’accusation, notamment complot contre l’autorité de l’État, association de malfaiteurs et possession illégale d’armes. L’affaire, surnommée « Forces spéciales », avait provoqué un tollé, alimentant des débats sur la répression politique et la liberté d’expression au Sénégal.

Deux ans plus tard, Mor Guèye, l’un des principaux accusés, sort du silence. Ancien pompier et militant actif de Pastef depuis 2019, il revient sur cet épisode qu’il qualifie de « montage de toutes pièces » orchestré pour fragiliser l’opposition politique.

Le 15 juin 2022, Mor Guèye était arrêté à Rufisque, dans l’atelier de couture de son frère, par des forces de sécurité lourdement armées. À l’époque, il était présenté comme un spécialiste des explosifs et surnommé « Commandant ». Ce surnom, selon lui, ne devait rien à une quelconque activité militaire, mais lui avait été attribué par un camarade de Pastef pour son sérieux et sa rigueur.

L’accusation affirmait que le groupe « Forces spéciales » avait pour objectif de déstabiliser le pays par des actes de guérilla urbaine, visant des installations publiques stratégiques et des intérêts français. Mais Mor Guèye réfute catégoriquement ces affirmations.

Selon Mor Guèye, le nom « Forces spéciales » était simplement celui d’un groupe WhatsApp qu’il avait créé sans arrière-pensée. « Je pouvais l’appeler ‘Les Amazones’ ou ‘Les Danseuses’. Ce groupe n’était même pas actif », assure-t-il. Il insiste également sur le fait qu’il ne connaissait pas les autres personnes arrêtées avant leur détention.

« Mon seul tort était d’appartenir au parti Pastef », déclare-t-il, dénonçant un dossier « monté de toutes pièces ».

Les conséquences de cette affaire ont été dévastatrices pour Mor Guèye. Son arrestation lui a coûté son emploi et son mariage, sa femme ayant choisi de le quitter. « Ce fut un terrible épisode de ma vie », confie-t-il.

Malgré tout, il refuse de s’étendre davantage sur le dossier, invoquant la loi d’amnistie qui l’interdit. Cette loi, adoptée récemment, a permis à plusieurs figures de l’opposition de recouvrer la liberté, mais elle continue de soulever des interrogations sur la gestion de la justice et des droits humains au Sénégal.

L’histoire des « Forces spéciales » demeure un sujet sensible, à la croisée des tensions politiques et des revendications démocratiques. Pour certains, elle symbolise une tentative d’intimidation des opposants au régime de l’époque. Pour d’autres, elle illustre la nécessité de préserver la stabilité dans un contexte de crise politique et sociale.

Mor Guèye, désormais libre mais marqué par cette épreuve, incarne à lui seul les zones d’ombre et les controverses d’un dossier qui continue de diviser l’opinion publique sénégalaise.

Le Stade Abdoulaye Wade de Diamniadio fermé aux combats de lutte : une décision justifiée par la SOGIP

La perspective d’organiser le combat de lutte entre Balla Gaye 2 et Siteu au prestigieux stade Abdoulaye Wade de Diamniadio s’est heurtée à un refus catégorique. Aziz Ndiaye, directeur d’Albourakh Production, qui ambitionnait de tenir cet événement dans cette infrastructure emblématique, s’est vu opposer une fin de non-recevoir de la part de la Société de gestion des infrastructures publiques (SOGIP).

Dame Mbodj, Directeur général de la SOGIP, a clairement expliqué les raisons de cette décision lors d’une interview accordée à Sans Limites TV. Selon lui, les contraintes techniques et financières liées à l’entretien de ce stade de dernière génération rendent son utilisation pour des combats de lutte impraticable.

Doté d’une pelouse hybride ultramoderne, le stade Abdoulaye Wade nécessite un entretien minutieux et onéreux. Dame Mbodj a souligné que d’éventuels dégâts causés lors d’un combat de lutte engendreraient des coûts bien supérieurs aux frais de location pouvant être perçus. « En cas de dommages, les recettes ne couvriraient jamais les pertes », a-t-il expliqué.

En outre, il a évoqué la fragilité des infrastructures VIP, telles que la tribune présidentielle, qui ne sont pas conçues pour résister aux éventuelles échauffourées souvent associées aux événements de lutte.

Cette décision s’inscrit dans une politique stricte visant à préserver le stade Abdoulaye Wade pour des événements conformes à ses spécifications techniques. « La SOGIP ne mettra pas le stade Abdoulaye Wade à disposition pour des combats de lutte », a déclaré fermement le DG.

Ce refus soulève une question importante sur la place de la lutte dans les grandes infrastructures sportives au Sénégal. Si le stade Abdoulaye Wade, conçu pour des compétitions internationales de football, ne peut accueillir ce type d’événement, cela renforce la nécessité de développer des infrastructures adaptées pour ce sport emblématique du pays.

Un redoutable voleur de motos arrêté : l’affaire A. Diop, alias « Pakala »

Âgé de seulement 19 ans, A. Diop, plus connu sous le pseudonyme « Pakala », est au cœur d’une affaire qui suscite l’intérêt des autorités et de l’opinion publique. Mécanicien de profession, il s’est également imposé comme un voleur de motos redoutable, semant la terreur parmi les propriétaires de deux-roues.

D’après les informations relayées par le journal L’As, Pakala était activement recherché depuis plusieurs mois avant d’être finalement appréhendé par les forces de l’ordre, sous la direction du Commissaire Kébé. Son arrestation est intervenue dans le cadre d’une enquête sur un vol de moto commis lors des festivités de fin d’année.

Selon L’As, cette arrestation pourrait n’être que la partie émergée de l’iceberg. Pakala est visé par plusieurs plaintes de victimes qui l’accusent d’avoir volé leurs motos dans diverses circonstances. Ces accusations soulèvent des interrogations sur l’étendue de ses activités illicites et d’éventuelles complicités.

Les autorités judiciaires envisagent un retour de parquet pour le jeune suspect, une procédure qui pourrait marquer un tournant dans cette affaire. Ce processus permettrait aux magistrats de réunir davantage d’éléments avant d’engager des poursuites formelles.

L’évolution de ce dossier retient particulièrement l’attention. Les zones d’ombre autour des activités de Pakala laissent entrevoir des révélations potentielles qui pourraient élargir le champ de l’enquête. L’As promet de suivre cette affaire de près et d’apporter de nouveaux éclairages dans ses prochaines éditions.

Pour l’instant, l’arrestation de Pakala représente une victoire pour les forces de l’ordre, mais elle pose aussi la question de l’insécurité grandissante liée aux vols de motos, un fléau qui touche de nombreux quartiers. Les victimes, quant à elles, espèrent que justice sera faite et que cette affaire servira d’exemple dissuasif pour d’autres criminels en herbe.

Mystérieux cambriolage à la Sonacos : des ordinateurs volés et des questions en suspens

Un étrange cambriolage a eu lieu au siège de la Direction générale de la Sonacos, situé en plein cœur de Dakar. Selon des informations rapportées par le journal Libération, des individus non identifiés se sont introduits de nuit dans les locaux de cette entreprise stratégique, spécialisée dans la production et la transformation d’huiles végétales, laissant derrière eux de nombreuses interrogations.

Premier fait troublant relevé par les enquêteurs : aucune trace d’effraction n’a été constatée. Les cambrioleurs semblent avoir accédé aux lieux sans forcer les serrures ni briser les accès. Ce détail, inhabituel pour ce genre d’affaires, alimente les spéculations autour de la manière dont ils ont pu pénétrer dans le bâtiment.

Le mystère s’épaissit davantage avec le choix des malfaiteurs. Selon les premières constatations, seuls deux ordinateurs portables ont été dérobés, alors que d’autres équipements de valeur étaient présents dans les locaux. Cette sélection ciblée alimente les rumeurs au sein de l’entreprise.

Dans les couloirs de la Sonacos, certains employés évoquent la possibilité d’une opération visant à effacer ou récupérer des données sensibles plutôt qu’un simple vol matériel. Ces hypothèses, bien que non confirmées, reflètent le climat de suspicion qui règne au sein de la société.

Face à cette situation, la direction générale de la Sonacos a décidé de porter plainte afin de faire la lumière sur cette affaire. Les autorités ont ouvert une enquête pour identifier les responsables et comprendre leurs motivations.

Ce cambriolage, qui défraie la chronique, pose de nombreuses questions : les cambrioleurs avaient-ils un complice à l’intérieur ? Quels types d’informations se trouvaient sur les ordinateurs dérobés ? S’agissait-il de données sensibles liées aux activités stratégiques de la Sonacos ?

L’enquête en cours devra répondre à ces interrogations. En attendant, ce vol suscite des inquiétudes quant à la sécurité des données dans les grandes entreprises sénégalaises et met en lumière la nécessité de renforcer les dispositifs de protection.

Passation de service à la Division communication de la Police nationale sénégalaise : Le commissaire Mamadou Diouf remplace le commissaire Mohamed Guèye

La Division communication de la Police nationale sénégalaise a accueilli un nouveau chef de service. Ce jeudi, 10 janvier 2025, le commissaire Mamadou Diouf a officiellement pris ses fonctions, succédant au commissaire Mohamed Guèye lors d’une cérémonie de passation de service. L’événement, présidé par le Contrôleur Général de Police Abdoul Wahabou Sall, Directeur Général Adjoint de la Police nationale, s’est déroulé dans une ambiance solennelle.

Dans son allocution, le commissaire Mamadou Diouf a exprimé sa vision ambitieuse pour la Division communication. « Je m’engage à faire de cette division un pôle de référence, une véritable vitrine de l’institution policière. Notre objectif principal sera de renforcer les rapports de confiance entre la police et la population », a-t-il déclaré. Ce positionnement reflète une volonté de modernisation et de transparence dans les relations entre l’institution et les citoyens.

Le commissaire Mohamed Guèye, qui a assuré avec dévouement les fonctions de Chef de service de la Division communication, quitte ce poste stratégique après un mandat marqué par des initiatives visant à améliorer la communication institutionnelle de la Police nationale. Désormais, il mettra son expertise au service du cabinet du Directeur Général de la Police nationale, où il occupera le poste de Conseiller technique.

Cette transition s’inscrit dans une dynamique de renforcement et de professionnalisation des outils de communication de la Police nationale, avec pour objectif de mieux répondre aux attentes des citoyens et de consolider la confiance entre les forces de sécurité et la population.

La cérémonie a également été marquée par des remerciements adressés au commissaire Mohamed Guèye pour son engagement et ses contributions significatives, ainsi que des vœux de succès au commissaire Mamadou Diouf dans ses nouvelles fonctions.

En conclusion, ce changement au sein de la Division communication témoigne de la volonté de la Police nationale de s’adapter aux exigences modernes en matière de communication et de proximité avec les citoyens. Le commissaire Mamadou Diouf prend les rênes avec un programme ambitieux, dans la continuité du travail accompli par son prédécesseur.

Les conducteurs de mototaxis de Touba et Mbacké expriment leur colère contre l’immatriculation de leurs engins

Les conducteurs de mototaxis, communément appelés “Jakartamen”, de Touba et de Mbacké, sont descendus massivement dans les rues pour exprimer leur mécontentement face à la décision d’imposer l’immatriculation de leurs engins. Contrairement aux manifestations violentes souvent associées à de telles protestations, les conducteurs ont opté pour une méthode pacifique. Ils ont manifesté en klaxonnant bruyamment et en scandant des slogans, notamment « Sonko, défaillant-bi », accusant ainsi le Premier ministre de les avoir trahis.

Moustapha Thiam, un conducteur de Jakarta, résume le sentiment général : « Celui que nous considérions comme un messie est en train de nous étrangler. L’État parle de gratuité, mais ce n’est pas vrai. La mutation coûte 55 000 FCFA, l’assurance 22 000 FCFA. Au total, nous devons débourser près de 100 000 FCFA. »

Ces dépenses, jugées exorbitantes par les conducteurs, ont exacerbé leur sentiment de trahison et d’abandon. Beaucoup estiment que cette mesure menace directement leur survie économique, alors qu’ils exercent déjà un métier souvent précaire.

Les manifestants considèrent cette première mobilisation comme un avertissement adressé aux autorités. « Si la décision n’est pas revue, nous reviendrons avec plus de poigne et d’envergure », ont-ils promis. Ce mouvement pourrait donc marquer le début d’une contestation plus large si des solutions acceptables ne sont pas proposées rapidement.

Face à la grogne croissante, des informations de dernière minute indiquent que l’État envisagerait de modifier ses mesures pour calmer les tensions. Aucun détail précis n’a encore été communiqué, mais cette volonté de dialogue pourrait contribuer à apaiser la colère des conducteurs de mototaxis.

En attendant, la mobilisation des “Jakartamen” de Touba et de Mbacké souligne un problème plus large : la difficulté de mettre en œuvre des réformes touchant les secteurs informels, où des milliers de personnes dépendent de leurs activités pour survivre. L’État devra faire preuve de souplesse et de créativité pour trouver un compromis qui satisfasse toutes les parties.

Rencontre entre les Inspecteurs Généraux de Police du Sénégal et de la Gambie pour renforcer la coopération sécuritaire

L’Inspecteur Général de Police sénégalais, Mame Seydou Ndour, Directeur Général de la Police Nationale du Sénégal, a rencontré son homologue gambien, l’Inspecteur Général de Police Seedy Mukhtar Touray. Cette importante rencontre s’est tenue au quartier général de la police en Gambie.

L’objectif principal de cette rencontre était de renforcer la coopération bilatérale entre les deux forces de police dans le cadre de la lutte contre la criminalité transfrontalière, le trafic de drogue, et les autres formes de délinquance qui affectent la sous-région.

Au cours de leurs échanges, les deux hauts responsables ont mis en avant la nécessité d’une collaboration renforcée et durable pour relever les défis sécuritaires communs. Ils ont notamment évoqué :

• La mise en place de mécanismes d’échange d’informations en temps réel pour améliorer la surveillance des frontières.

• L’organisation de formations conjointes pour les agents des deux pays afin de les préparer à répondre efficacement aux menaces transnationales.

• L’élaboration de stratégies communes pour combattre les nouvelles formes de cybercriminalité.

L’Inspecteur Général Mame Seydou Ndour a souligné l’importance de cette coopération pour garantir la sécurité des populations des deux pays. « La sécurité n’a pas de frontières. Ce partenariat avec nos frères gambiens est crucial pour consolider la paix et lutter efficacement contre les menaces criminelles », a-t-il déclaré.

De son côté, l’Inspecteur Général Seedy Mukhtar Touray a exprimé sa satisfaction pour cette visite, en rappelant les liens historiques entre les deux pays. Il a également salué l’engagement du Sénégal pour une approche concertée des défis sécuritaires.

Cette rencontre s’inscrit dans une série d’échanges réguliers entre les autorités des deux nations, qui partagent une frontière commune de près de 750 kilomètres. Elle marque une étape importante dans la volonté des deux pays de mutualiser leurs efforts pour instaurer une paix durable et un environnement sûr pour leurs populations.

Les deux parties ont convenu de poursuivre ces rencontres bilatérales et de travailler à la mise en œuvre rapide des décisions prises. Un comité technique mixte sera prochainement mis en place pour superviser les actions prioritaires identifiées lors de cette rencontre.

Guy Marius Sagna recadre Fadilou Keïta : « Il n’était pas nécessaire d’en rajouter »

Invité de l’émission « Ndekili » sur Sud FM, le député de la 15e législature, Guy Marius Sagna, s’est prononcé sur la récente déclaration de Fadilou Keïta, un cadre de leur parti. Selon lui, cette intervention était superflue, étant donné que le président du parti, Ousmane Sonko, avait déjà apporté des éclaircissements sur la question.

« Dès lors que notre président de parti, Ousmane Sonko, s’est exprimé de manière claire et adéquate, il n’y avait plus de raison d’intervenir. Fadilou Keïta a parlé avec le cœur, mais je pense qu’il a commis une erreur. Il s’est trompé », a déclaré Guy Marius Sagna.

Pour le député, les propos d’Ousmane Sonko étaient suffisamment cohérents et justifiables, ne nécessitant pas de compléments ou d’ajouts. « Les propos de Sonko sont cohérents et justifiables, ce qui appelle à une adhésion. Dans le cas contraire, nous lui aurions fait savoir qu’il avait tort, mais ce n’est pas le cas ici. Il n’était donc pas nécessaire d’en rajouter », a-t-il ajouté.

Cette prise de position de Guy Marius Sagna intervient dans un contexte où l’unité et la cohésion au sein du parti Pastef sont particulièrement scrutées, alors que le leader, Ousmane Sonko, traverse une période de turbulences politiques et judiciaires.

En conclusion, le député a tenu à rappeler l’importance de respecter les lignes directrices fixées par le leader du parti, soulignant que toute déclaration publique doit s’aligner sur la stratégie globale pour éviter des malentendus ou des divergences inutiles.

Journée nationale de l’éducation des filles : Aminata Touré s’engage pour le maintien des filles à l’école

Lors de la célébration de la Journée nationale de l’éducation des filles, ce jeudi 9 janvier, Aminata Touré, haute représentante du président de la République et ancienne Première ministre, a réaffirmé son engagement pour garantir l’accès et le maintien des filles dans le système scolaire. Une démarche essentielle dans un contexte où des défis socioculturels, économiques et sanitaires continuent de freiner l’éducation des jeunes filles brillantes.

Malgré les efforts consentis par les autorités et les partenaires, des obstacles comme les mariages précoces, les grossesses adolescentes, la pauvreté et les normes socioculturelles limitent considérablement les opportunités pour les filles de poursuivre leurs études. Ces facteurs contribuent à un taux alarmant d’abandon scolaire chez les jeunes filles, souvent issues de milieux défavorisés.

Aminata Touré a souligné que la résolution de ces problématiques nécessite une action concertée et multisectorielle. « Les filles ne doivent pas être les premières victimes des inégalités structurelles. Le maintien des filles à l’école est une priorité nationale, car elles sont des actrices essentielles du développement futur du pays », a-t-elle déclaré.

Pour remédier à cette situation, Aminata Touré préconise des solutions concrètes, notamment l’amélioration des infrastructures scolaires. Cela inclut le renforcement des installations sanitaires adaptées, comme la construction de toilettes séparées pour filles, et la mise à disposition de serviettes hygiéniques. Ces mesures visent à limiter les absences répétitives liées aux menstruations, un problème récurrent qui compromet leur réussite scolaire.

Par ailleurs, elle plaide pour une meilleure sensibilisation des communautés sur l’importance de l’éducation des filles. « Il est impératif de changer les mentalités et d’assurer que chaque fille ait une chance équitable de réussir. Cela passe par l’éducation, mais aussi par l’engagement des familles et des leaders communautaires », a-t-elle ajouté.

En tant qu’ambassadrice de cette cause, Aminata Touré s’engage à utiliser sa position pour mobiliser davantage de ressources et d’acteurs en faveur de l’éducation des filles. Sa vision s’inscrit dans une volonté de faire de l’école un espace sûr et inclusif où les filles peuvent s’épanouir et construire leur avenir.

Cette Journée nationale de l’éducation des filles a été l’occasion de rappeler que l’éducation est non seulement un droit fondamental, mais aussi un levier stratégique pour le développement économique et social du Sénégal. Aminata Touré a lancé un appel vibrant aux autorités, aux partenaires et aux communautés à unir leurs forces pour garantir un avenir meilleur aux filles du pays.

Ensemble, les acteurs du secteur éducatif espèrent voir des avancées significatives dans la lutte contre les inégalités scolaires et les abandons, afin que chaque fille puisse accéder à une éducation de qualité et devenir une actrice du changement.

Analyse de la Loi de Finances Rectificative 2024 : Questions sur la transparence et la régularité des pratiques administratives

La Loi de Finances Rectificative (LFR) de décembre 2024 a suscité des débats passionnés sur sa pertinence, son timing et surtout sa conformité aux principes de transparence et de régularité financière. Ces questions, soulevées notamment par l’Honorable député Aïssata Tall Sall et amplifiées par l’analyse de nombreux observateurs, révèlent des zones d’ombre dans la gestion des finances publiques et l’exercice du pouvoir budgétaire.

1. La question du timing : une précipitation législative ?

Adoptée le 24 décembre, une semaine avant la clôture de l’exercice budgétaire, la LFR 2024 a modifié de manière significative les autorisations en matière de dépenses et d’endettement, portant le plafond d’endettement à 4 573,9 milliards de FCFA, soit une hausse de près de 2 500 milliards par rapport à la Loi de Finances Initiale (LFI) 2024. Cette situation soulève une question fondamentale : comment mobiliser de tels fonds en si peu de temps ?

Selon l’article 27 de la Loi Organique relative aux Lois de Finances (LOLF), “les emprunts à moyen et long terme sont autorisés par une loi de finances, et la variation nette de l’encours des emprunts est plafonnée annuellement”. Si ces emprunts n’ont pu être négociés avant le vote de la LFR, la mobilisation de 800 milliards pour financer le déficit supplémentaire dans une période d’une semaine semble techniquement improbable.

2. Transparence et régularité dans la gestion des emprunts

Plusieurs interrogations émergent :

• Mobilisation rapide des fonds : Comment l’État a-t-il pu négocier, obtenir et mobiliser près de 800 milliards en une semaine, compte tenu des délais administratifs et bancaires nécessaires à de telles transactions ?

• Conditions des emprunts : L’urgence a-t-elle contraint l’État à accepter des taux d’intérêt plus élevés ou des conditions défavorables ?

• Réactions des créanciers : Quels créanciers ou institutions ont répondu à cette demande express ? Les conditions ont-elles été rendues publiques pour garantir la transparence ?

Si ces questions restent sans réponse, on pourrait envisager que ces opérations aient été anticipées, ce qui mène à une problématique juridique majeure : une potentielle violation des règles budgétaires.

3. Anticipation des emprunts : entre légalité et opacité

Si des emprunts ont été négociés avant le vote de la LFR, ils auraient été réalisés en dehors du cadre légal fixé par la LOLF. Cela pose un problème de conformité aux principes de régularité et de transparence financière.

Conséquences possibles :

• Rétroactivité législative : La LFR aurait alors servi à régulariser des opérations déjà engagées, ce qui remet en cause le rôle du Parlement dans l’autorisation préalable des emprunts.

• Endettement non déclaré : Une telle pratique s’apparenterait à des emprunts cachés, portant atteinte à la crédibilité des institutions publiques et à la confiance des citoyens.

4. Une administration prisonnière du “système” ?

Dans un contexte où les pratiques administratives manquent de transparence, ces événements donnent du poids à la critique formulée par Ousmane Sonko : “Le système, ce n’est pas simplement des hommes, ce sont aussi des pratiques administratives aux antipodes de la transparence.”

Si les pratiques actuelles perpétuent des approches opaques et non conformes, il devient difficile de distinguer le régime actuel des précédents, souvent accusés d’opacité dans la gestion des finances publiques.

5. Pour un débat juridique et économique transparent

Ces questions méritent des réponses claires pour rétablir la confiance dans la gestion des finances publiques. Les décideurs doivent s’engager à :

• Publier les détails des emprunts (conditions, créanciers, taux d’intérêt).

• Justifier les choix effectués dans un délai aussi court.

• Garantir que les lois de finances ne soient plus utilisées pour régulariser des pratiques non conformes à la LOLF.

Le débat autour de la LFR 2024 dépasse les simples chiffres. Il s’agit d’une opportunité pour repenser les pratiques administratives et budgétaires en faveur de la transparence et de la responsabilité. Les réponses à ces questions ne sont pas qu’un exercice académique, mais un impératif démocratique pour un État soucieux de crédibilité et de justice financière.

Les livreurs et conducteurs de motos Jakarta interpellent l’État sur les défis du secteur

Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi, l’Association des Livreurs et Thiak Thiak du Sénégal a attiré l’attention des autorités sur les nombreuses difficultés qui entravent le développement du secteur des deux-roues. Ibrahima Badji, secrétaire général de l’association, a mis en lumière les défis relatifs à la mutation des motos et à la formalisation des activités des livreurs.

Selon M. Badji, le problème de la mutation des motos pourrait perdurer si les conducteurs ne se rapprochent pas du service des mines pour résoudre cette question. Il appelle ainsi à une décentralisation des services pour faciliter les démarches administratives. Il propose, entre autres, l’ouverture du Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES) comme lieu de rencontre des conducteurs et des autorités compétentes.

« Il faut que nos camarades vérifient bien leurs certificats de mise en circulation (CMC) et se munissent de tous les autres documents requis. Nous devons, en toute responsabilité, procéder à cette formalisation pour être en règle », a souligné le secrétaire général. Il a également insisté sur la nécessité de distinguer les conducteurs en règle, disposant de tous leurs papiers, de ceux qui circulent illégalement.

Face à ces préoccupations, le gouvernement a pris des mesures pour renforcer la sécurité routière et la régularisation du secteur. Une circulaire, émise par le Premier ministre, prévoit une campagne d’immatriculation des deux-roues déjà dédouanés et disposant de cartes grises conformes. Cette opération, qui s’étalera sur une période de trois mois, vise à protéger les usagers et à améliorer les conditions de circulation.

Par ailleurs, cette initiative s’inscrit dans l’attente des conclusions des États généraux des transports publics, dont les recommandations permettront d’asseoir une gestion durable et structurée du secteur. En attendant, l’État envisage de renforcer les contrôles routiers et d’appliquer des sanctions aux contrevenants.

Ibrahima Badji a exhorté ses pairs à prendre leurs responsabilités pour formaliser leurs activités. Il a insisté sur l’importance de se conformer aux exigences légales pour éviter les sanctions et contribuer à l’assainissement du secteur. Selon lui, cette démarche est cruciale pour garantir la sécurité des conducteurs, des usagers et pour la pérennité des emplois dans ce domaine.

Le secteur des motos Jakarta et des livreurs demeure une composante essentielle de la mobilité urbaine au Sénégal. Toutefois, sa structuration et sa régulation représentent un enjeu majeur, tant pour les acteurs que pour les autorités.

Kaolack / Gamou Médina Baye Gnolanème : Le comité d’organisation invité à collaborer étroitement pour la réussite de l’événement

Le sous-préfet de l’arrondissement de Mbadakhoun, dans la région de Kaolack, Matar Sarr, a présidé ce jeudi la réunion du Comité Local de Développement (CLD) dans le cadre des préparatifs du Gamou annuel de Cheikh Mame Aladji Mountakha Niasse, prévu le 25 janvier 2025.

Cette rencontre a été l’occasion pour le comité d’organisation de soumettre ses préoccupations aux différents chefs de service concernés. Parmi les sujets abordés figuraient les questions de sécurité, d’assainissement, de santé et d’électricité.

« Au nom de Cheikh Mame Aladji Mountakha Niasse et du comité d’organisation de l’événement, nous avons exposé nos attentes aux autorités pour qu’elles puissent accompagner le comité dans la réussite du Gamou. À l’issue de cette rencontre, nous sommes ressortis rassurés par leurs engagements », a indiqué le porte-parole du jour.

Le sous-préfet Matar Sarr a exhorté le comité d’organisation et les chefs de service à unir leurs efforts et à mobiliser tous leurs moyens pour garantir un succès exceptionnel à cet événement religieux. Il a également encouragé le comité d’organisation du Gamou à travailler en étroite collaboration avec les différents services concernés afin de relever les défis identifiés.

Les préparatifs de ce grand rassemblement religieux se poursuivent avec une dynamique de collaboration entre toutes les parties impliquées. L’objectif principal reste de faire de ce Gamou un événement mémorable pour les fidèles et les visiteurs attendus en grand nombre.

Immobilisation des motos au Sénégal : Les précisions de Valdiodio Ndiaye, Directeur des Transports routiers

Pour répondre aux préoccupations exprimées par certains conducteurs de deux-roues au Sénégal, Valdiodio Ndiaye, Directeur des Transports routiers, a apporté des éclaircissements sur le processus d’immatriculation des motos, en s’appuyant sur la circulaire du Premier ministre signée le 13 décembre dernier.

La circulaire gouvernementale se concentre sur trois axes, dont le deuxième concerne spécifiquement les deux-roues. Selon M. Ndiaye, ce volet vise à renforcer la sécurité routière en exigeant l’immatriculation obligatoire des motos de plus de 49 centimètres cubes, sauf si celles-ci disposent d’un Certificat de Mise en Circulation (CMC) dûment délivré et dédouané.

Pour encourager les propriétaires de motos à se conformer à cette nouvelle réglementation, une période de gratuité pour l’immatriculation a été instaurée. « L’État a renoncé à toutes les taxes qui lui revenaient, notamment les timbres fiscaux et les taxes liées à la mutation et à l’immatriculation », précise Valdiodio Ndiaye.

Cependant, il met en garde : « Si vous n’avez pas les documents administratifs en règle, vous ne pouvez pas bénéficier de cette mesure. Ceux qui se révoltent aujourd’hui sont généralement dans une situation illégale », tranche-t-il.

Cette réforme intervient dans un contexte d’insécurité routière préoccupant. En 2023, plus de treize mille accidents impliquant des motos ont été recensés, selon le Directeur des Transports routiers. « La tendance était en hausse, il fallait prendre des mesures pour la renverser », affirme-t-il.

Pour garantir une mise en œuvre efficace et équitable de cette réforme, le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens a engagé des discussions avec les principales associations et syndicats des conducteurs de deux-roues. L’objectif est de trouver un consensus qui prenne en compte les réalités du terrain tout en renforçant la sécurité des usagers de la route.

L’État sénégalais semble déterminé à structurer le secteur des deux-roues et à y instaurer plus de discipline. En offrant une période de gratuité, il incite les propriétaires à régulariser leur situation, mais reste ferme envers ceux qui ne respectent pas les règles.

Alors que certains manifestent leur mécontentement, Valdiodio Ndiaye rappelle que ces mesures visent avant tout à protéger les conducteurs eux-mêmes ainsi que les autres usagers de la route, dans un pays où les accidents liés aux motos deviennent un véritable problème de société.

Conflits entre bergers et agriculteurs à Koungheul : tensions, blessés graves et meurtre

Le département de Koungheul est actuellement en proie à une escalade de violence entre bergers et agriculteurs. Deux incidents majeurs, survenus dans les communes d’Ida Mouride et de Lour Escale, ont entraîné des blessés graves et un meurtre, ravivant les tensions entre ces deux groupes.

Violente altercation à Diounto : deux blessés graves

Le village de Diounto, situé dans la commune d’Ida Mouride, a été le théâtre d’une violente bagarre il y a deux jours. L’incident a éclaté après que M. Danfa, propriétaire d’un champ, a découvert un troupeau ayant ravagé sa plantation. Tentant de résoudre pacifiquement le conflit, il a décidé de conduire le troupeau chez le chef du village pour discuter d’une éventuelle indemnisation.

Cependant, les bergers se sont opposés à cette initiative, entraînant une altercation. B. Ngack et son frère C. Ngack, venus en aide au propriétaire, ont été grièvement blessés après avoir reçu plusieurs coups de coupe-coupe.

Alertés par les cris, des villageois sont intervenus, obligeant les bergers à prendre la fuite. Les deux blessés ont été évacués d’urgence à l’hôpital régional Thierno Birahim Ndao, où leur état reste préoccupant.

Cas de meurtre à Amdalah Loméne, commune de Lour Escale

Un autre incident tragique s’est produit ce mercredi 8 janvier 2025, vers 21 heures, dans le village d’Amdalah, situé dans la commune de Lour Escale. Un berger a été tué par un agriculteur à la suite d’une dispute.

Selon des sources locales, le conflit aurait éclaté en raison d’un désaccord lié aux dégâts causés par le troupeau du berger. L’altercation a rapidement dégénéré, aboutissant à la mort du berger.

Un appel à l’intervention des autorités

Ces récents incidents soulignent la montée des tensions entre bergers et agriculteurs, deux groupes dont les activités sont fréquemment sources de conflits dans le département de Koungheul. Face à la gravité de la situation, les populations appellent à une intervention rapide des autorités administratives, religieuses et sécuritaires pour prévenir d’autres violences.

Les autorités locales, les députés, les chefs religieux, les élus et les chefs de village sont exhortés à organiser des rencontres de dialogue et de sensibilisation pour rétablir le calme et trouver des solutions durables à ces différends récurrents.

Les habitants craignent que ces tensions n’aboutissent à d’autres affrontements sanglants si des mesures fermes et rapides ne sont pas prises.

Dakar, lauréate du Prix du transport durable 2025 : Yoro Dia raille la diplomatie sénégalaise

La capitale sénégalaise, Dakar, a été désignée lauréate du Prix du transport durable 2025 par l’Institut pour les politiques de transport et de développement (ITDP) et le Comité du prix du transport durable. Cette distinction prestigieuse récompense les efforts de la ville dans le développement de solutions de transport innovantes, durables et inclusives. Cependant, cette annonce a également suscité des réactions inattendues sur la scène politique sénégalaise.

Ce prix international, décerné chaque année, met en lumière les villes ayant mis en œuvre des initiatives ambitieuses et exemplaires pour transformer leur système de transport urbain. Depuis quelques années, Dakar a multiplié les projets structurants, notamment avec la mise en service du Train Express Régional (TER), l’amélioration du réseau de bus avec le projet BRT (Bus Rapid Transit) et l’élargissement des voies pour une mobilité plus fluide et écologique. Ces efforts, combinés à des politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’amélioration des infrastructures pour les cyclistes et piétons, ont valu à la capitale sénégalaise cette reconnaissance internationale.

Si cette nouvelle a été saluée par de nombreux acteurs, elle a aussi donné lieu à des réactions caustiques sur la scène politique. Yoro Dia, ancien ministre et ex-porte-parole de la Présidence, a profité de cette occasion pour critiquer la ministre des Affaires étrangères, Yacine Samb. Dans une publication sur X (anciennement Twitter), il a ironisé :

« Espérons que notre “gros calibre” Ministre des Affaires Étrangères ne va pas démentir cette bonne nouvelle comme elle l’a fait avec la résolution de l’ONU annonçant la sortie du Sénégal du lot des pays les moins avancés. »

Cette déclaration fait référence à une polémique récente autour de la réaction de la ministre à une résolution de l’ONU annonçant que le Sénégal était désormais considéré comme un pays en voie de développement. Yacine Samb avait alors qualifié certaines interprétations de cette résolution d’« allégations », ce qui avait provoqué un débat animé sur les réseaux sociaux et dans la presse.

Pour Yoro Dia, cette distinction accordée à Dakar illustre un contraste entre les efforts locaux pour améliorer le cadre de vie des populations et la gestion de l’image du Sénégal sur le plan international. Son commentaire acerbe sur la ministre des Affaires étrangères témoigne de tensions récurrentes entre les différentes sensibilités politiques au Sénégal.

En dépit de ces querelles politiques, le Prix du transport durable 2025 met en lumière les avancées significatives de Dakar en matière de mobilité urbaine et de développement durable. Cette distinction renforce la position de la capitale sénégalaise comme modèle en Afrique dans le domaine des transports et témoigne de la vision des autorités locales pour répondre aux défis croissants de l’urbanisation.

Kaolack : Lancement des travaux de clôture du CEM de Keur Mbagne Diop

Le président du Conseil départemental de Kaolack, Ahmed Youssouf Benzallou, a procédé ce mercredi à l’inauguration de deux salles de classe et à la pose de la première pierre des travaux de clôture du Collège d’Enseignement Moyen (CEM) Keur Mbagne Diop, situé dans la commune de Ndiébel, région de Kaolack.

« J’ai eu l’honneur de lancer aujourd’hui les travaux de la clôture du CEM Keur Mbagne Diop de Ndiébel, un projet entièrement financé par le Conseil départemental de Kaolack », a déclaré M. Benzallou.

Cette initiative, a-t-il souligné, s’inscrit dans un engagement fort à améliorer les infrastructures scolaires afin d’offrir un cadre d’apprentissage sécurisé et propice à la réussite des élèves.

La cérémonie s’est déroulée en présence du maire de la commune de Ndiébel, M. Dame Bèye Ba, qui a, pour sa part, inauguré deux salles de classe récemment construites dans le même établissement.

« Aujourd’hui, l’éducation n’est plus seulement une affaire de l’État. Les collectivités territoriales jouent un rôle déterminant dans le système éducatif, notamment en raison des conséquences des lois de décentralisation. En effet, l’État du Sénégal a transféré plusieurs compétences aux collectivités territoriales, renforçant ainsi leur participation au fonctionnement de l’éducation nationale. La commune et le département sont désormais des acteurs majeurs de ce secteur », a expliqué Ahmed Youssouf Benzallou, président du Conseil départemental de Kaolack.

Ces réalisations témoignent de l’importance accordée à l’éducation par les autorités locales, dans une dynamique de soutien et de complémentarité avec les efforts de l’État.

Affaire Bocar Samba Dièye vs Attijari Bank : Quand le différend civil vire au pénal

Un tournant majeur vient d’être franchi dans le litige opposant l’opérateur économique Bocar Samba Dièye à Attijari Bank, une affaire qui mêle accusations d’abus de faiblesse et querelles immobilières d’une ampleur considérable. Après plusieurs années de batailles judiciaires au civil, le parquet financier a ordonné l’ouverture d’une enquête pénale à la suite d’une plainte déposée par Bocar Samba Dièye contre la banque et son directeur général. Le journal Libération révèle les dessous de cette affaire aux ramifications complexes.

Dans sa plainte, Bocar Samba Dièye affirme qu’Attijari Bank, alors connue sous le nom de CBAO, aurait exploité son illettrisme pour lui faire signer, en 2013, un protocole reconnaissant une dette de 7,166 milliards de FCFA. Ce document controversé a servi de base à la saisie et à la vente aux enchères, en 2016, de trois de ses immeubles situés sur les titres fonciers n° 8403/Gr, 12788/Dg et 9986/Dg. Ces biens, adjugés pour 4 milliards de FCFA, ont été immatriculés au nom de la banque. Pourtant, cette dernière aurait continué de réclamer à Bocar Samba Dièye le paiement du solde de 3,166 milliards de FCFA.

Sur le plan civil, Bocar Samba Dièye a obtenu plusieurs victoires. Après avoir été débouté en première instance et en appel, il a saisi la Cour suprême, qui a cassé la décision d’appel et renvoyé les parties devant la Cour d’appel de Thiès. Le 29 juin 2024, cette dernière a tranché en sa faveur en annulant le protocole de 2013. La Cour a estimé que ce document, qui avait permis la saisie des immeubles, n’avait aucune valeur juridique. De ce fait, les biens immobiliers auraient été illégitimement saisis, ce qui renforce les accusations de spoliation portées par Bocar Samba Dièye.

Fort de ce succès sur le plan civil, l’opérateur économique a saisi le parquet financier, ouvrant ainsi la voie à une procédure pénale. L’audition de Bocar Samba Dièye a été requise pour apporter des éléments de preuve à ses accusations. Si ces dernières sont avérées, elles pourraient remettre en question la légitimité des actions menées par Attijari Bank et conduire à des poursuites pour abus de faiblesse et autres infractions pénales.

Pour Libération, la décision de la Cour d’appel de Thiès établit ce qu’il qualifie de « braquage immobilier ». Les trois immeubles de Bocar Samba Dièye, aujourd’hui immatriculés au nom d’Attijari Bank, auraient été saisis sur la base d’un document jugé illégitime. Si cette qualification devait être confirmée par les autorités judiciaires, l’affaire pourrait avoir des répercussions importantes sur la crédibilité et les pratiques d’Attijari Bank, ainsi que sur la protection des droits des emprunteurs face aux institutions financières.

Alors que l’enquête pénale débute, cette affaire met en lumière des problématiques systémiques liées aux pratiques bancaires et à la vulnérabilité de certains emprunteurs face à des institutions financières puissantes. L’issue de ce différend, qui allie enjeux juridiques, économiques et humains, sera déterminante pour les deux parties. Pour Bocar Samba Dièye, il s’agit de recouvrer ce qu’il considère comme son dû. Pour Attijari Bank, il en va de la défense de sa réputation et de la légalité de ses actions.

Neuf mois de gouvernance : le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko sous le feu des critiques

Après seulement neuf mois à la tête du Sénégal, le régime du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko est déjà sous le feu des critiques. Parmi les voix les plus acerbes, celle de Me Moussa Diop, ancien allié politique au sein de la coalition Yewwi Askan Wi, s’est fait entendre dans une interview accordée au journal L’Exclusif.

L’avocat n’a pas mâché ses mots, dénonçant ce qu’il considère comme une gouvernance inefficace et une mauvaise gestion des affaires publiques. Il s’est particulièrement attaqué au Premier ministre Ousmane Sonko, accusé d’arrogance et de manque d’efficacité. « Si le Premier ministre pense que je peux lui poser problème, c’est son problème. S’il veut des moutons, moi, je ne suis pas un mouton. Il n’est pas plus travailleur que moi », a-t-il déclaré avec véhémence.

Depuis leur arrivée au pouvoir, Bassirou Diomaye Diakhar Faye et Ousmane Sonko font face à des attentes colossales, surtout de la part des partisans de Yewwi Askan Wi qui avaient placé de grands espoirs en eux. Cependant, pour leurs détracteurs, le bilan à ce stade est quasiment inexistant.

Les critiques pointent du doigt un manque de réalisations concrètes et des promesses électorales qui tardent à se matérialiser. Des secteurs clés comme l’éducation, la santé et l’emploi continuent de stagner, malgré les attentes d’un « renouveau » prôné par le régime.

Cependant, leurs partisans appellent à la patience, soulignant que neuf mois sont insuffisants pour juger une gouvernance, surtout dans un contexte marqué par des défis économiques et sociaux majeurs.

Les déclarations de Me Moussa Diop révèlent aussi des tensions internes au sein de la coalition Yewwi Askan Wi, autrefois unie autour d’un projet commun. Les divergences d’opinions et les frustrations personnelles semblent aujourd’hui miner cette alliance, au grand dam de leurs électeurs.

D’un autre côté, des observateurs notent que la communication du régime reste maladroite, alimentant une perception négative de leurs efforts. Le gouvernement semble avoir du mal à convaincre les Sénégalais de sa vision et de sa capacité à tenir ses engagements.

Malgré ces débuts difficiles, le président et son Premier ministre disposent encore de quatre années pour redresser la barre et répondre aux attentes des citoyens. Pour cela, des réformes ambitieuses et des actions concrètes seront nécessaires pour dissiper les critiques et restaurer la confiance.

La route sera cependant semée d’embûches. Entre pressions internes, critiques de l’opposition et attentes populaires, le régime devra faire preuve de détermination et d’efficacité pour marquer son passage à la tête du Sénégal. L’avenir nous dira si Bassirou Diomaye Diakhar Faye et Ousmane Sonko parviendront à inverser la tendance ou si les critiques de figures comme Me Moussa Diop marqueront le début d’un rejet plus large.

Air Sénégal : un audit interne dévoile de graves irrégularités et des sanctions tombent

La compagnie aérienne nationale Air Sénégal traverse une zone de turbulences. Un audit interne, ordonné par le nouveau directeur général Cheikh Tidiane Ndiaye, a révélé des pratiques frauduleuses ayant lourdement impacté les finances et la réputation de l’entreprise. Ces découvertes ont déjà conduit à des licenciements et pourraient aboutir à des poursuites judiciaires.

Nommé à la tête d’Air Sénégal en août dernier, Cheikh Tidiane Ndiaye a fait de la transparence et de la rigueur sa priorité. Dès sa prise de fonction, il a instruit la création d’un comité d’audit interne pour enquêter sur des pratiques jugées « peu conventionnelles ». Les résultats de cet audit, relayés par L’Observateur, dévoilent une gestion gabégique et des abus systématiques.

Parmi les irrégularités pointées, la mauvaise gestion du programme « Staff Travel » a fait perdre des sommes considérables à la compagnie. Ce programme, destiné aux employés et à leurs ayants droit, aurait été détourné à des fins personnelles. Certains agents auraient vendu des billets à des personnes externes, générant des pertes importantes. Un agent chargé de la vente de ces billets a été licencié.

D’autres responsables sont accusés d’avoir distribué des billets « Staff » à des tiers ou encore acheté des billets en classe affaires sur des compagnies étrangères, souvent pour des bénéficiaires extérieurs. Ces abus sont estimés à plusieurs dizaines de millions de francs CFA. La direction générale a promis de récupérer les sommes indûment perçues et d’engager des sanctions sévères contre les auteurs de ces dérives.

Le pèlerinage à La Mecque de 2024, qui devait être une opération lucrative pour Air Sénégal, s’est transformé en fiasco financier. L’audit révèle une perte de plusieurs milliards de francs CFA pour cette opération. Une mauvaise gestion de l’équipe en charge et une mission écourtée ont contribué à ce naufrage financier.

La direction a annoncé que les frais de mission perçus en trop seraient récupérés, rappelant que les perdiems doivent être ajustés en fonction de la durée réelle des missions.

À Abidjan, où Air Sénégal a récemment augmenté ses vols hebdomadaires de 5 à 10, des pratiques douteuses ont également été mises au jour. Le chef d’escale est accusé d’avoir embarqué des passagers à des tarifs réduits sans autorisation, créant un désordre tarifaire. Il aurait également annulé des pénalités de manière injustifiée, causant un manque à gagner pour la compagnie. Ces agissements lui ont valu un licenciement.

Ces révélations accablantes marquent un tournant dans la gestion d’Air Sénégal. Cheikh Tidiane Ndiaye a promis d’assainir la gouvernance de la compagnie et de mettre en place des contrôles rigoureux pour éviter que de tels abus ne se reproduisent.

Alors que des enquêtes approfondies sont en cours pour déterminer l’étendue des responsabilités, la direction générale ne cache pas sa volonté d’engager des poursuites judiciaires contre les employés fautifs et leurs complices.

Les avocats de Doro Gaye contestent la révocation de son contrôle judiciaire

Les avocats de Doro Gaye ont déposé un recours devant la Chambre d’accusation pour annuler la révocation de son contrôle judiciaire, décidée par le juge du troisième cabinet. Cette mesure, jugée injustifiée par La Défense, intervient malgré un accord conclu en juin 2024 avec la partie civile, Zakiloulahi Sow, dans une affaire d’escroquerie foncière portant sur un montant de 1,2 milliard de FCFA.

L’affaire remonte à juin 2024, lorsque Doro Gaye avait été inculpé et placé sous mandat de dépôt pour une présumée escroquerie lors de la vente de terrains situés sur le site de l’ancien aéroport Léopold Sédar Senghor. Face à ces accusations, un accord avait été signé entre Doro Gaye et Zakiloulahi Sow, la partie civile, réglant le litige entre eux. Cet accord avait permis à l’accusé de bénéficier d’une libération sous contrôle judiciaire.

Cependant, contre toute attente, le juge du troisième cabinet a récemment décidé de révoquer cette mesure, renvoyant Doro Gaye en détention provisoire. Une décision qui a suscité l’indignation de ses avocats.

La défense de Doro Gaye conteste fermement cette révocation, estimant qu’elle porte préjudice à leur client, notamment en l’absence de nouvelles charges ou d’éléments justifiant un retour en détention. Selon les avocats, l’accord avec Zakiloulahi Sow aurait dû sceller définitivement l’affaire et permettre à leur client de rester libre sous contrôle judiciaire, comme cela avait été initialement décidé.

Dans cette optique, les avocats ont saisi la Chambre d’accusation pour obtenir l’annulation de la décision du juge du troisième cabinet. Ils espèrent un retour à la mesure de contrôle judiciaire initialement accordée.

Cette situation relance le débat sur les critères utilisés par les magistrats pour révoquer des mesures de contrôle judiciaire. Pour certains observateurs, la décision du juge pourrait être liée à une requalification juridique des faits ou à une potentielle non-exécution de certaines clauses de l’accord conclu entre les deux parties. Mais la défense rejette catégoriquement ces hypothèses et insiste sur l’absence de toute violation des termes convenus.

La Chambre d’accusation devra trancher sur cette affaire dans les jours à venir. En attendant, la décision suscite de nombreuses réactions, certains dénonçant une instrumentalisation de la justice, tandis que d’autres rappellent la gravité des accusations initiales pesant sur Doro Gaye.

Kaolack/Médina Baye : Inauguration d’un bâtiment R+1 comprenant 6 salles de classe

Le Khalife général de Médina Baye, Cheikh Mahy Ibrahima Niasse, a procédé ce mercredi à l’inauguration et à la remise des clés de 6 nouvelles salles de classe construites à l’école franco-arabe Institut Islamique El Hadji Abdoulaye Niasse. Ces infrastructures, réalisées à un coût de 45 millions de francs CFA, sont l’œuvre d’un bienfaiteur, Cheikh Mouhamed Nazir Seck, talibé de Cheikh Al Islam El Hadji Ibrahima Niasse “Baye”.

« L’inauguration de ces salles, construites pour cette école, marque un pas de plus vers l’amélioration de l’accès à l’éducation arabo-islamique dans la région », a déclaré Imam Hassan Seck lors de la cérémonie de remise des clés, au nom du donateur. Il a souligné que cette initiative citoyenne de Cheikh Mouhamed Nazir Seck reflète son profond engagement envers son guide spirituel, “Baye Niasse”.

En outre, Imam Hassan Seck a révélé que Cheikh Mouhamed Nazir Seck travaille sur d’autres projets pour Médina Baye et ses environs, en étroite collaboration avec ses proches. Parmi ces projets figure la construction prochaine d’une structure sanitaire, pour un montant estimé à 400 millions de francs CFA.

En marge de cette cérémonie inaugurale, M. Seck a lancé un appel aux fils et aux filles de la cité de Mame Baye Niasse pour qu’ils soutiennent financièrement les projets futurs du Khalife général de Médina Baye. Il a également exhorté les élèves à bien entretenir ces nouvelles infrastructures.

Pour sa part, le Khalife général de Médina Baye, Cheikh Mahy Ibrahima Niasse, a exprimé sa gratitude envers le donateur, tout en encourageant les autres fidèles à œuvrer pour l’intérêt général.

Kaolack : Manifestation des conducteurs de Jakarta contre les mesures du ministre Yancouba Diémé

Le ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens a mis en demeure les conducteurs de deux-roues dont la cylindrée est supérieure à 49 centimètres cubes de procéder à leur immatriculation au plus tard le 13 mars prochain. Passé ce délai, toute moto non immatriculée sera immédiatement mise en fourrière.

Face à cette situation, les conducteurs de deux-roues de Kaolack sont descendus dans la rue pour protester contre le processus d’immatriculation initié par l’État. Ils dénoncent des frais supplémentaires imposés malgré l’annonce d’une immatriculation gratuite. À travers une mobilisation pacifique en moto dans les rues de la commune de Kaolack, ils ont exprimé leur mécontentement face à ces mesures.

“Ma présence aujourd’hui à Kaolack se justifie par ce qu’on a tous constaté dans ce pays. Il s’agit des mesures prises par l’État du Sénégal en imposant aux jeunes, qui ont créé leurs propres entreprises dans le secteur du transport à deux roues, des démarches inadaptées. Maintenant, si l’État veut vraiment aider cette corporation, il existe des méthodes et des moyens pour accompagner cette jeunesse et trouver ensemble des solutions adaptées,” a expliqué Ansoumane Badji, président de l’Union nationale des associations des conducteurs de Jakarta. Il s’est exprimé ce mercredi lors d’un rassemblement organisé à Kaolack.

Ces autorités doivent comprendre que ce pays appartient à nous tous. Elles savent très bien que cette jeunesse a accompli beaucoup pour le développement du Sénégal. Sans cette jeunesse, elles ne seraient pas au pouvoir. Un pays ne peut pas être dirigé de cette manière. Le ministre Yancouba Diémé doit d’abord appeler les acteurs de ce secteur au dialogue. Quant au Premier ministre, il doit écouter la voix de la jeunesse. Cette voix, c’est celle du Sénégal.

Le ministre des Transports doit prioriser une gestion transparente et inclusive s’il souhaite réussir sa mission. Il doit également comprendre que le Sénégal ne se limite pas à Dakar. Yancouba Diémé doit savoir que cette initiative pourrait être un échec si elle n’est pas bien menée”, a-t-il averti devant une immense foule.

Taxawu Senegaal dénonce une justice à deux vitesses dans l’affaire de l’incendie de son siège

La coalition Taxawu Senegaal a vivement critiqué, ce mercredi 8 janvier, l’absence d’avancées dans l’enquête sur l’incendie criminel qui a ravagé son siège. À travers un communiqué, Khalifa Sall et ses camarades dénoncent ce qu’ils considèrent comme une « politique de deux poids, deux mesures », mettant en danger la confiance des citoyens envers les institutions judiciaires du Sénégal.

Deux mois après l’incendie, Taxawu Senegaal déplore que les responsables de cet acte « lâche et abject » n’aient toujours pas été arrêtés, alors que des preuves, notamment des images des assaillants et des enregistrements de menaces explicites, sont à la disposition des enquêteurs. « Rien ne justifie que des criminels, identifiables et liés à cet acte volontaire, puissent bénéficier d’une impunité scandaleuse », s’indignent-ils.

Le communiqué interpelle directement la gendarmerie, affirmant qu’elle ne doit pas céder à des « pressions politiques » qui nuisent à son impartialité et à l’intégrité du système judiciaire sénégalais. La coalition exige que toute la lumière soit faite sur cet acte criminel et que les coupables soient traduits en justice.

Taxawu Senegaal compare l’inertie autour de son dossier à la célérité dont les autorités ont fait preuve dans l’affaire des 81 gardes rapprochés de la coalition Sàmm Sa Kàddu. Ces derniers avaient été arrêtés, jugés et condamnés en un temps record après des incidents survenus durant la campagne électorale pour les législatives du 17 novembre dernier. « Ce contraste saisissant met en évidence une inégalité flagrante dans le traitement des dossiers judiciaires », souligne le communiqué.

La coalition y voit une « balafre aux principes d’équité et de justice » qui devraient régir une République. Elle dénonce également un verdict injuste dans le dossier de ses jeunes militants, certains ayant passé deux mois en détention à la prison de Saint-Louis.

Malgré cette situation, Taxawu Senegaal se dit déterminée à poursuivre son combat pour que justice soit rendue. « Nous n’aurons de répit que lorsque les auteurs de cet acte odieux auront été identifiés, arrêtés et condamnés », martèle la coalition. Elle se réjouit toutefois du retour de plusieurs jeunes militants après leur détention et renouvelle son soutien à ceux qui restent encore privés de liberté ainsi qu’à leurs familles.

En conclusion, Taxawu Senegaal interpelle les autorités judiciaires et les forces de l’ordre à agir avec impartialité et rigueur pour restaurer la confiance des citoyens envers les institutions. « Une République ne peut fonctionner durablement sans une justice équitable et indépendante », rappelle la coalition.

Sénégal : La production de pétrole du champ de Sangomar dépasse les prévisions annuelles

Le champ pétrolier de Sangomar, situé à l’ouest du Sénégal, a connu une performance exceptionnelle en 2024. Selon une annonce faite le mardi 7 janvier 2025 par le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, la production annuelle de pétrole brut s’est élevée à environ 16,9 millions de barils, soit 5,2 millions de barils de plus que l’objectif initial fixé à 11,7 millions de barils pour l’année.

Le ministre Birame Souleye Diop, via sa page X (anciennement Twitter), s’est félicité de ces résultats, qualifiant cette surperformance de “preuve de l’excellence de la gestion et de la capacité d’exploitation de Sangomar”.

Une montée en puissance rapide

L’exploitation du champ de Sangomar, le tout premier projet pétrolier du Sénégal, a officiellement démarré le 2 juin 2024. En seulement sept mois, le site a produit et commercialisé des volumes considérables. Le rapport de production de décembre 2024 souligne qu’environ 16,4 millions de barils, soit presque toute la production, ont été écoulés sur le marché international.

Cette performance dépasse largement les attentes initiales et témoigne du potentiel économique stratégique du secteur des hydrocarbures pour le Sénégal.

Impacts économiques et perspectives

Le dépassement des objectifs de production pourrait avoir des retombées significatives sur l’économie sénégalaise, notamment par une augmentation des revenus pétroliers et un renforcement des capacités d’investissement dans les infrastructures et les services publics. Cependant, des interrogations persistent quant à la gestion de ces ressources pour garantir une distribution équitable des richesses et minimiser les impacts environnementaux.

Le ministère a par ailleurs souligné que ces résultats marquent un tournant décisif pour le pays dans sa transition vers un statut de producteur pétrolier majeur en Afrique de l’Ouest. Les projets futurs, notamment dans le gaz naturel, viendront compléter cette dynamique.

Des défis à relever

Malgré ces avancées, des défis subsistent. Le Sénégal devra gérer avec rigueur les recettes issues des hydrocarbures afin d’éviter le “syndrome hollandais”, un phénomène où les ressources naturelles freinent le développement d’autres secteurs de l’économie.

Le gouvernement a réaffirmé son engagement à mettre en œuvre des politiques transparentes et inclusives dans la gestion des revenus pétroliers et gaziers. Le ministre Diop a notamment promis des rapports réguliers sur l’état de la production et l’utilisation des recettes issues de Sangomar.

Nomination au CNRA : Maimouna Ndour Faye dénonce des irrégularités et des incohérences

La récente nomination d’Aoua Bocar Ly Tall au Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) continue de faire couler beaucoup d’encre au Sénégal. Cette décision a suscité des critiques, certains dénonçant une politisation de l’institution. Toutefois, Maimouna Ndour Faye, directrice de la 7TV, a tenu à souligner une incohérence dans les réactions de certains citoyens face à cette situation.

Dans une intervention publique, Maimouna Ndour Faye a rappelé que les membres du CNRA, selon les principes républicains défendus notamment par le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (CDEPS), ne devraient en aucun cas être affiliés à un parti politique ou afficher publiquement une quelconque sympathie partisane.

« Si la nomination d’Aoua Bocar Ly Tall est critiquée sous prétexte de son appartenance ou de sa proximité avec un parti politique, celle de Lamine Ndiaye, acteur comédien et également membre du CNRA, ne devrait pas être épargnée. Pourtant, Lamine Ndiaye a clairement exprimé son appartenance politique, et cela de manière publique », a-t-elle fait remarquer.

Pour Maimouna Ndour Faye, il est impératif que les critères de sélection des membres du CNRA soient appliqués de manière uniforme. Selon elle, le fait que Lamine Ndiaye ait publiquement déclaré son affiliation politique aurait dû soulever autant d’interrogations que la nomination d’Aoua Bocar Ly Tall.

« L’institution qu’est le CNRA doit préserver sa neutralité. Elle joue un rôle crucial dans la régulation des médias et la sauvegarde des principes démocratiques. Toute politisation, quelle qu’elle soit, pourrait compromettre sa crédibilité », a-t-elle souligné.

Ces déclarations relancent le débat sur la transparence et la rigueur dans le choix des membres des institutions publiques au Sénégal. Pour de nombreux observateurs, il est essentiel que ces institutions, notamment le CNRA, restent à l’abri des influences politiques, afin de garantir leur impartialité et leur efficacité.

Les propos de Maimouna Ndour Faye résonnent comme un appel à la cohérence et à une réforme en profondeur des processus de nomination dans les institutions publiques. Elle invite ainsi les autorités, mais aussi la société civile, à adopter une position claire et juste face à ces questions sensibles.

Kaolack/Transport : L’Association Nationale des Cavaliers de la Sécurité Routière du Sénégal invite le ministre des Transports au dialogue

Le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens a mis en demeure les conducteurs de deux-roues dont la cylindrée est supérieure à 49 cm³ de procéder à l’immatriculation de leurs véhicules au plus tard le 13 mars prochain. Passé ce délai, toute moto non immatriculée sera immédiatement mise en fourrière, a averti le ministère.

Face à cette initiative de l’État, l’Association Nationale des Cavaliers de la Sécurité Routière du Sénégal a tiré la sonnette d’alarme lors d’un point de presse tenu ce mercredi.

« L’actualité qui défraie la chronique depuis quelque temps nous interpelle en tant qu’acteurs du secteur. Nous, les cavaliers de la sécurité routière, disons oui à l’organisation et à la réglementation du secteur des deux-roues. Cependant, nous dénonçons la démarche adoptée par les autorités, qui auraient dû entamer cette initiative par une concertation inclusive, participative et démocratique. Cela aurait permis à tous les acteurs de mieux comprendre les enjeux de cette mesure », a expliqué Cheikh Tidiane Sarr, président de l’Association Nationale des Cavaliers de la Sécurité Routière du Sénégal.

Il a également souligné les défis liés au délai imparti : « En trois mois seulement, rien qu’à Kaolack ou même dans sa commune, il est impossible de procéder à l’immatriculation de l’ensemble des motos dans ce laps de temps. Nous invitons l’État à expliquer aux jeunes les opportunités que présente cette initiative. Nous demandons au ministre des Transports, Yankhoba Diémé, de revoir sa démarche au lieu d’imposer une réforme sans consultation préalable. »

Cheikh Tidiane Sarr a insisté sur l’importance de la communication dans une réforme de cette envergure : « Se protéger à moto est crucial, mais une communication claire et élargie autour de l’initiative est encore plus importante. Notre pays est un pays de dialogue, et le ministre sait bien que c’est par le dialogue qu’ils sont venus au pouvoir. Nous saluons la réforme, mais ce que nous dénonçons, c’est l’approche autoritaire qui l’accompagne. »

En outre, il a exhorté les conducteurs de vélos-taxis à s’adapter à la réforme en se préparant à l’immatriculation, au port du casque, et à l’obtention de permis de conduire, qui a toujours été un combat pour l’association.

« Nous demandons à l’État de revoir le délai fixé, qui est très court. Nous proposons qu’un mois supplémentaire soit accordé pour permettre à tous ces jeunes conducteurs d’être en règle », a plaidé le président de l’association.

L’Association Nationale des Cavaliers de la Sécurité Routière du Sénégal, qui se consacre à la sensibilisation et à la sécurité dans le domaine des transports routiers, appelle donc à un dialogue ouvert avec les autorités pour assurer le succès de cette réforme.

Scandale Prodac : Une expertise indépendante pour faire éclater la vérité

Le scandale autour du Programme des Domaines Agricoles Communautaires (Prodac), qui secoue l’opinion publique sénégalaise depuis plusieurs mois, vient de franchir une nouvelle étape. Le 6 janvier, le juge d’instruction du premier cabinet financier a ordonné une expertise indépendante pour examiner en détail les pratiques des entreprises impliquées et faire la lumière sur les soupçons de malversations financières.

Les principaux accusés, Mamina Daffé, ancien coordonnateur du Prodac, et Ibrahima Cissé, gérant de la société Tida, ont été placés sous mandat de dépôt depuis novembre 2024. Ils font face à une série de chefs d’accusation graves, notamment escroquerie sur les deniers publics, faux et usage de faux, blanchiment de capitaux et complicité.

D’après les révélations du journal Libération, le dossier, déjà explosif, s’enrichit de nouvelles pièces à conviction au fil de l’enquête. Ces soupçons de détournement de fonds publics et d’irrégularités contractuelles soulèvent de vives questions sur la gouvernance et la transparence dans l’exécution des projets publics.

Pour lever le voile sur les agissements des entreprises concernées, le magistrat instructeur a mandaté le cabinet Adr pour une expertise approfondie. Les experts disposent d’un délai de 60 jours pour répondre à plusieurs questions clés :

1. Respect des engagements contractuels : Les sociétés Tida et Itta ont-elles respecté les termes des contrats, notamment en ce qui concerne le transit et la livraison des équipements destinés au Prodac ?

2. Actions concrètes menées : Quels efforts ont été réellement fournis pour acheminer ces équipements sur les sites agricoles concernés ?

3. Vérification des factures : Les experts devront examiner les factures validées, comparer les montants aux prix pratiqués sur le marché et évaluer la légitimité des paiements effectués.

Ces analyses permettront de déterminer si les accusations reposent sur des faits avérés ou sur une simple gestion hasardeuse des fonds publics.

L’affaire Prodac illustre les défis croissants de la lutte contre la corruption au Sénégal. Si les conclusions de l’expertise révèlent des irrégularités majeures, elles pourraient entraîner de lourdes sanctions pour les accusés et leurs éventuels complices, y compris au sein des institutions publiques.

Cette affaire est également un test de crédibilité pour le système judiciaire sénégalais. Les observateurs estiment qu’un traitement transparent et impartial de ce dossier renforcerait la confiance des citoyens dans les institutions judiciaires et financières du pays.

Pour beaucoup, le scandale Prodac dépasse le cadre d’un simple litige financier. Il s’agit d’un symbole des failles structurelles dans la gestion des projets publics et de la nécessité d’établir des mécanismes robustes de contrôle et de transparence.

Avec la mission confiée au cabinet Adr, les regards sont désormais tournés vers les résultats de cette expertise, qui pourrait marquer un tournant dans cette affaire sensible. En attendant, Mamina Daffé et Ibrahima Cissé restent derrière les barreaux, tandis que les Sénégalais espèrent voir la justice triompher.

Controverse autour de la nomination de Samba Ndiaye : le gouvernement clarifie la situation

La nomination de Samba Ndiaye au poste de président du Conseil d’administration (PCA) de la Société nationale des Habitations à Loyer Modéré (SN HLM) continue d’alimenter le débat public. Lors d’un live sur sa page Facebook, le Premier ministre Ousmane Sonko avait laissé entendre que cette nomination n’avait pas été officialisée, soulevant des interrogations sur l’état du processus.

Intervenant sur la Radio Futurs Médias (RFM), dimanche dernier, le ministre porte-parole du gouvernement, Moustapha Ndjek Sarré, a apporté des précisions sur la situation. Selon lui, bien que le décret de nomination ait été annoncé lors d’un Conseil des ministres, la procédure n’est pas encore complète.

« Beaucoup de nominations ont été annoncées en Conseil des ministres, et cela suit une procédure. Le décret est signé, notifié au concerné, au ministre de tutelle, puis publié », a expliqué M. Sarré. Il a insisté sur le fait que la publication au Journal officiel constitue l’étape finale pour officialiser toute nomination.

À ce jour, cette publication n’a pas encore eu lieu, ce qui signifie que Samba Ndiaye n’est pas encore officiellement investi dans ses fonctions. M. Sarré a également rappelé que les nominations annoncées en Conseil des ministres ne signifient pas toujours une validation définitive, soulignant ainsi la complexité et la rigueur du processus administratif.

Interrogé sur une possible annulation de la nomination de Samba Ndiaye par le président de la République, le porte-parole du gouvernement a répondu avec prudence : « Annulée, je ne sais pas. Mais ce qui est sûr et certain, c’est que tout décret signé suit une procédure. Comme je l’ai dit précédemment, cela passe par des notifications et une publication. »

La déclaration de Moustapha Ndjek Sarré laisse planer le doute sur l’avenir de cette nomination. Il semble que le processus soit toujours en cours, mais sans garantie d’aboutissement. De son côté, le Premier ministre Ousmane Sonko a soulevé des interrogations qui reflètent les préoccupations d’une partie de l’opinion publique.

Barthélémy Dias dénonce une justice « domestiquée » et accuse le régime en place

Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi, Barthélémy Dias, ancien maire de Dakar et figure de la coalition Sàmm Sa Kàddu, a vivement critiqué le pouvoir judiciaire et le régime en place. Ces déclarations interviennent après la condamnation à des peines fermes de plusieurs membres de la sécurité de sa coalition, arrêtés pendant la campagne électorale pour les législatives anticipées.

Barthélémy Dias n’a pas mâché ses mots à l’égard du système judiciaire sénégalais. Il a directement interpellé l’Union des magistrats du Sénégal (UMS), dénonçant une justice qu’il accuse de manquer d’indépendance. « Il ne faudrait pas demain qu’on vienne vous dire que vous êtes un corps constitué, que vous avez une immunité et que vous êtes protégés. Vous êtes des Sénégalais comme tous les autres et, au besoin, vous avez des comptes à rendre », a-t-il martelé.

L’ancien maire est allé jusqu’à imputer à la justice une responsabilité dans les tragédies politiques passées, notamment en évoquant les 80 morts enregistrés lors de la dernière alternance politique. « Une justice qui refuse de s’assumer et qui, dans son inaction ou son obéissance aveugle, est à l’origine de certaines émeutes meurtrières », a-t-il affirmé.

Sans nommer explicitement la cible de ses critiques, Barthélémy Dias s’en est pris à un dirigeant qu’il qualifie de « petit mec » : « En pleine campagne électorale, il a décidé que

je ne devais pas battre campagne, sous prétexte qu’il était fâché. » Il accuse ce dernier d’avoir orchestré des arrestations arbitraires et donné des instructions illégales pour entraver ses activités politiques.

Barthélémy Dias a également dénoncé ce qu’il perçoit comme une volonté manifeste de l’exécutif d’utiliser la justice à des fins de répression politique. Selon lui, ces arrestations visaient à le réduire au silence parce qu’il « mettait à nu le mensonge, l’incompétence et la manipulation de certains responsables à la tête du pays ».

Visiblement déterminé, l’ancien maire de Dakar a fait preuve d’une posture défiante. « J’ai traversé pire que ça, et je vous promets qu’il me verra bientôt. Il ne m’impressionne pas », a-t-il déclaré. Évoquant la croyance religieuse, il a rappelé que « la vie est une boule qui tourne » et a laissé entendre que ceux qui abusent de leur pouvoir devront un jour rendre des comptes.

Barthélémy Dias a conclu son intervention par un message aux magistrats sénégalais. « Il y a des magistrats dans ce pays qui comprennent ce que les Sénégalais attendent d’eux. Nous voulons une justice indépendante, qui dit le droit, et non une justice apprivoisée et domestiquée », a-t-il lancé.

Cette sortie musclée de Barthélémy Dias intervient dans un climat politique tendu, marqué par des accusations mutuelles entre l’opposition et le pouvoir. Les législatives anticipées, dont la campagne a été émaillée de violences et d’arrestations, témoignent de la polarisation croissante de la scène politique sénégalaise.

En remettant en question l’impartialité de la justice et en dénonçant ce qu’il perçoit comme une instrumentalisation des institutions, l’ancien maire de Dakar s’affirme comme l’un des principaux opposants au régime. Reste à voir comment ses accusations seront accueillies par l’opinion publique et les autorités concernées.

Kaolack/Médina Baye : Une classe flambant neuve pour l’école élémentaire Elhadji Ibrahima Niasse

L’école élémentaire Elhadji Ibrahima Niasse, située à Médina Baye, bénéficie désormais d’une salle de classe entièrement rénovée. Ce projet de réhabilitation a été intégralement financé par les anciens élèves de l’établissement, promotion 1970-1977, qui avaient été formés sous la direction de feu l’instituteur M. Niang.

Les travaux de rénovation, dont le coût s’élève à 1 050 000 francs CFA, ont permis de doter l’école d’une classe flambant neuve. Ce mardi, les membres de l’association des anciens élèves ont effectué une visite des lieux pour constater les réalisations.

Lors de cette visite, Amadou B., un parent d’élève, a exprimé sa gratitude envers les bienfaiteurs :

« Nous remercions ces anciens élèves pour leur contribution précieuse. Cette salle de classe rénovée vient s’ajouter aux autres initiatives déjà réalisées, notamment par le fils d’un des anciens élèves de ce temple du savoir. »

Le coordonnateur de l’association, Daouda Thialaw Diop, a pour sa part expliqué l’importance de ce geste :

« La première chose à laquelle Dieu a donné une grande bénédiction, c’est le savoir, et le savoir s’acquiert à l’école. Pour moi, l’école est le socle de la vie. On ne peut rien faire sans connaissances, et ces connaissances s’obtiennent à travers l’école. C’est pour cette raison que nous avons décidé de réhabiliter cette salle de classe. Nous avons recarrelé le sol, repeint les murs, les fenêtres et le tableau noir, entre autres. »

Selon M. Diop, cette rénovation est bénéfique non seulement pour les élèves mais aussi pour la communauté dans son ensemble :

« Une école rénovée motive les enfants à venir étudier, ce qui est profitable pour leurs parents, leurs familles, la région et même la nation. »

Les anciens élèves de la promotion 1970-1977 ne comptent pas s’arrêter là. Ils envisagent d’autres projets, notamment la réhabilitation des salles de classe restantes. Cependant, ils lancent un appel aux bonnes volontés, aux fils de Médina Baye ainsi qu’aux autorités locales et aux disciples du parrain de l’école, Elhadji Ibrahima Niasse, pour les accompagner dans leur mission de rénovation complète de cet établissement scolaire.

Cette initiative, qui met en lumière l’importance de l’éducation et de l’engagement communautaire, constitue un bel exemple de solidarité au service de l’avenir des jeunes générations.

Douanes : Une dynamique haussière des recettes et des saisies record en 2024 dans la région Sud

La Direction régionale Sud des Douanes a clôturé l’année 2024 sur une note positive, marquée par une augmentation significative de ses recettes et des saisies record. Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 7 janvier 2025, le colonel Malang Diédhiou, directeur régional Sud, a présenté un bilan détaillé des performances de son département, qui reflètent une dynamique de croissance et un renforcement des capacités de lutte contre les trafics illicites.

Au titre de l’année 2024, les recettes globales collectées par la Direction régionale Sud s’élèvent à 6.093.600.500 francs CFA, contre 5.109.766.088 francs CFA en 2023. Cette augmentation de 983.834.412 francs CFA témoigne d’une amélioration notable dans la mobilisation des ressources budgétaires.

En ce qui concerne les recettes ordinaires, elles ont atteint 4.822.025.888 francs CFA, enregistrant une hausse de 495.891.211 francs CFA par rapport à l’année précédente. Ces résultats traduisent l’efficacité des stratégies mises en place pour optimiser la collecte des droits de douane et la gestion des flux commerciaux dans la région.

« Ces performances montrent que la Direction régionale Sud des Douanes contribue significativement à l’atteinte des objectifs de mobilisation des recettes nécessaires au développement du Sénégal », a souligné le colonel Malang Diédhiou.

Outre la mobilisation des recettes, la lutte contre le trafic illicite a été un autre domaine de performance notable pour la Direction régionale Sud en 2024.

Parmi les principales saisies, 108,7 kg de cocaïne ont été interceptés, un chiffre impressionnant comparé aux 2 kg saisis en 2023. De même, les opérations de lutte contre le trafic de chanvre indien ont permis de saisir 2126 kg, contre 489,8 kg l’année précédente, soit une augmentation de 1636,2 kg. Ces résultats reflètent le renforcement des capacités de surveillance et la détermination des agents des Douanes à combattre les grands trafics.

En matière de faux billets, des saisies de billets noirs d’une contre-valeur de 10.540.000.000 francs CFA ont été effectuées. Par ailleurs, un lot de faux médicaments d’une valeur totale de 33.643.000 francs CFA a également été intercepté.

Le colonel Diédhiou a tenu à rappeler que les performances de la Direction régionale Sud s’inscrivent dans les efforts globaux des régies financières pour accompagner les ambitions de développement du Sénégal. Les recettes mobilisées et les saisies réalisées renforcent non seulement les ressources budgétaires du pays, mais elles contribuent également à la sécurité et à la santé publique en freinant les flux de marchandises illicites.

Ces résultats témoignent du travail acharné des agents des Douanes, qui continuent de jouer un rôle clé dans la préservation des intérêts économiques et sociaux du Sénégal. « La progression enregistrée cette année montre que nous sommes sur la bonne voie, et nous restons engagés à intensifier nos efforts en 2025 », a conclu le colonel Malang Diédhiou.

Avec ces chiffres prometteurs, la Direction régionale Sud des Douanes confirme sa position comme un acteur incontournable de la mobilisation des recettes publiques et de la lutte contre les activités illicites.

Yang-Yang : Une femme arrêtée pour infanticide après le Gamou annuel

Une affaire tragique secoue la commune de Yang-Yang, située dans le département de Linguère, après qu’une femme de 33 ans, célibataire et mère de trois enfants, a été arrêtée pour infanticide. Originaire de Dakar, elle était venue assister au Gamou annuel de Yang-Yang lorsque l’incident s’est produit dans la nuit du samedi 4 janvier 2025.

Selon les informations recueillies, la femme, enceinte, s’est discrètement rendue dans un espace aménagé pour la cuisine du Gamou aux environs de 2 heures du matin. Là, elle aurait accouché seule d’un bébé de sexe féminin, sans assistance médicale. Elle aurait ensuite creusé un trou pour enterrer le nouveau-né avant de retourner se coucher parmi les autres participants à l’événement, faisant mine que rien ne s’était passé.

Le lendemain, la femme aurait commencé à ressentir d’intenses douleurs abdominales, ce qui a alerté sa mère. Conduite au poste de santé de Mbeuleukhé, les examens réalisés par l’infirmière-cheffe de poste ont confirmé qu’elle venait d’accoucher récemment.

Face à cette découverte, les autorités sanitaires ont alerté les gendarmes de Yang-Yang. Une perquisition rapide a permis de retrouver le corps du nouveau-né, enterré dans la cuisine utilisée pour le Gamou. Le corps a été récupéré par les sapeurs-pompiers et transporté à la morgue du centre de santé de Dahra. Une autopsie est prévue ce mercredi afin de déterminer les causes exactes du décès.

La mise en cause a été placée en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie de Yang-Yang. Elle est poursuivie pour infanticide, une infraction grave qui pourrait entraîner de lourdes sanctions judiciaires.

Cet acte suscite une vive émotion et une indignation générale au sein de la communauté de Yang-Yang. Des voix s’élèvent déjà pour appeler à une sensibilisation accrue sur les droits des femmes, l’accès à l’assistance médicale et les conditions de vie des mères célibataires, afin de prévenir de tels drames à l’avenir.

L’enquête se poursuit pour élucider les circonstances exactes de cet infanticide.

La réponse de Cheikh Oumar Diagne à Emmanuel Macron : Un plaidoyer pour une Afrique souveraine et décomplexée

Dans un contexte marqué par des tensions croissantes entre la France et plusieurs pays africains, la déclaration d’Emmanuel Macron concernant le retrait des bases militaires françaises au Sénégal a suscité une vague de réactions. Parmi elles, celle de Cheikh Oumar Diagne se distingue par sa fermeté et son analyse critique de la posture française en Afrique. Dans une tribune intitulée “La peur a changé de camp !”, l’universitaire sénégalais salue la réponse ferme du Premier ministre Ousmane Sonko et invite à une relecture des rapports franco-africains.

Pour Cheikh Oumar Diagne, Emmanuel Macron s’inscrit dans la lignée des “fin gaullistes”, un terme qu’il utilise pour désigner des dirigeants français tentant désespérément de redorer leur image à travers une instrumentalisation de l’Afrique. Cependant, il estime que le président français a sous-estimé l’évolution des rapports de force géopolitiques. “En mauvais tacticien, il n’a pas bien intégré que la réalité des rapports de force a considérablement évolué”, écrit-il, soulignant que l’Afrique n’est plus un terrain de domination unilatérale, mais un espace où de nouveaux leaders émergent, porteurs d’aspirations souveraines et décomplexées.

Dans sa tribune, Cheikh Oumar Diagne félicite le Premier ministre Ousmane Sonko pour avoir répondu à Emmanuel Macron “de la plus belle des manières”. Il y voit un signal fort, témoignant de l’évolution géostratégique du Sénégal et de sa volonté affirmée de rompre avec les schémas de dépendance hérités de la Françafrique. Cette réponse marque, selon lui, un tournant dans les relations franco-sénégalaises, mais aussi dans l’approche globale des pays africains face aux anciennes puissances coloniales.

La tribune de Cheikh Oumar Diagne dépasse le cadre de la réaction à Emmanuel Macron pour s’inscrire dans une réflexion plus large sur l’avenir des relations franco-africaines. Il appelle à écrire “de dignes lignes” dans cette “nouvelle page” de l’histoire, en mettant en avant des valeurs de souveraineté, de prospérité et d’indépendance. Pour lui, ces aspirations sont légitimes et doivent être portées par des efforts collectifs pour contrer les déstabilisations extérieures.

Cheikh Oumar Diagne voit dans cette décennie une période charnière pour l’Afrique. Il invite les dirigeants africains à se montrer à la hauteur des défis contemporains en répondant avec fermeté et vision aux manœuvres extérieures. Il rappelle que l’unité et la coopération des pays africains seront essentielles pour construire un avenir où l’Afrique ne subira plus, mais sera actrice de son propre destin.

En conclusion, cette tribune est un appel à une prise de conscience collective. Cheikh Oumar Diagne affirme que “rien ne sera plus comme avant”, un avertissement clair à Emmanuel Macron et à ceux qui, selon lui, continuent de sous-estimer la montée en puissance des nouvelles générations africaines. Pour le Sénégal, mais aussi pour l’ensemble du continent, cette déclaration est une invitation à continuer sur la voie de la souveraineté retrouvée.

Ziguinchor : Installation des comités contre la migration irrégulière

Face à l’ampleur inquiétante de la migration irrégulière, le ministre de l’Intérieur, le général de corps d’armée Jean-Baptiste Tine, a procédé à l’installation des comités régional et départemental de lutte contre ce fléau à Ziguinchor. Ces structures viennent renforcer les dispositifs existants pour freiner le phénomène et en atténuer les conséquences dramatiques.

Lors de la cérémonie, le ministre a rappelé que la migration irrégulière constitue désormais une “préoccupation nationale et internationale”. “Elle prend des dimensions de plus en plus inquiétantes, avec son lot de malheurs et de pertes en vies humaines”, a-t-il souligné. Pour répondre à cette crise, le Comité interministériel de lutte contre la migration irrégulière a été mis en place, avec pour mission d’endiguer le phénomène par des actions de prévention, de sensibilisation et d’encadrement.

Entre janvier et octobre 2024, les autorités sénégalaises ont recensé 502 embarcations clandestines, dont 64 sont parties des côtes sénégalaises en direction des îles Canaries. Ces pirogues ont transporté 34 162 migrants, un chiffre qui témoigne de l’ampleur de la crise. “Ces statistiques traduisent une réalité alarmante et imposent une mobilisation de tous les acteurs concernés”, a indiqué le ministre de l’Intérieur.

Le phénomène migratoire est particulièrement préoccupant dans la région de Ziguinchor, un point de départ privilégié pour les candidats à l’exil. Ce contexte justifie l’installation des comités régional et départemental, qui auront pour rôle de veiller à l’application des directives du Comité interministériel.

Les comités régionaux et départementaux joueront un rôle clé dans la lutte contre la migration irrégulière. Ils seront chargés de :

• Sensibiliser les populations locales sur les dangers et les conséquences de la migration irrégulière, notamment les pertes en vies humaines.

• Participer à la prévention par l’identification des causes profondes, comme la précarité économique et le manque d’opportunités pour les jeunes.

• Travailler en étroite collaboration avec les autorités locales, les partenaires internationaux et les acteurs de la société civile pour proposer des alternatives durables.

Le ministre a insisté sur la nécessité d’un engagement collectif pour contrer ce fléau. “C’est ensemble, en unissant nos efforts, que nous pourrons freiner cette hémorragie humaine”, a-t-il déclaré.

La lutte contre la migration irrégulière ne se limite pas à la répression. Les autorités ont rappelé l’importance de mettre en œuvre des politiques inclusives pour offrir des opportunités économiques aux jeunes, souvent tentés par l’exil en raison du chômage et de la pauvreté.

Par ailleurs, des actions de partenariat sont en cours avec des organisations internationales, notamment pour renforcer les capacités des forces de sécurité et améliorer la surveillance des côtes.

L’ASC Saloum se sépare de son entraîneur pour insuffisance de résultats

L’ASC Saloum, club évoluant en Ligue 2 sénégalaise, a officiellement annoncé sa séparation « à l’amiable » avec son entraîneur Beau Saliou Touré. La décision a été rendue publique mardi par le secrétaire général du club, Mamadou Lamine Sokhna, lors d’un entretien téléphonique.

Selon Sokhna, cette rupture est motivée par les « insuffisances de résultats » observées depuis le début de la saison. « Après une évaluation des performances de l’équipe à mi-parcours, nous nous sommes rendus compte qu’il y avait des écarts importants par rapport aux objectifs attendus », a-t-il déclaré.

Promue cette saison en Ligue 2, l’ASC Saloum avait pourtant bien entamé son parcours. Cependant, après dix journées de championnat, l’équipe n’a enregistré que deux victoires, contre cinq matchs nuls et trois défaites, se positionnant à la onzième place du classement général.

« Ce n’est pas suffisant par rapport à nos ambitions. Nous ne prétendions pas monter directement en Ligue 1 dès cette première année, mais l’objectif était d’être dans le peloton de tête », a expliqué le secrétaire général du club.

En attendant de nommer un nouveau coach, la direction du club a confié l’intérim à l’entraîneur adjoint, Cheikh Tidiane Ndiaye. Le club est actuellement en quête d’un technicien expérimenté, familier de la Ligue 2, pour relancer la dynamique. « Nous espérons trouver quelqu’un dans les plus brefs délais afin de redresser la situation », a ajouté Mamadou Lamine Sokhna.

Fondée en 1996 à la suite de la fusion de deux clubs locaux, Mbossé et l’AS Kaolack, l’ASC Saloum reste un acteur incontournable du football sénégalais. Finaliste malheureux de la Coupe du Sénégal en 2000 face à l’AS Port de Dakar, le club cherche à retrouver sa gloire d’antan.

Malgré les défis de cette première saison en Ligue 2, l’ASC Saloum ambitionne de bâtir une équipe compétitive capable d’atteindre ses objectifs à moyen terme. La nomination d’un nouvel entraîneur constituera une étape cruciale dans cette quête.

Modernisation de Médina Baye : reçu par le Khalife, “Ensemble C’est Possible” s’engage à porter le plaidoyer

Reçu en audience par le Khalife Général de la Fayda Tijaniyya, Cheikh Mahi Ibrahim Niass, ce 7 janvier, le Président du Mouvement “Ensemble C’est Possible”, M. Moustapha Thiam, a exprimé son engagement à soutenir activement le plaidoyer pour la modernisation de la cité sainte de Médina Baye. Selon lui, cette ville possède un immense potentiel économique, culturel et religieux qui pourrait bénéficier à l’ensemble du pays avec un accompagnement adéquat de l’État.

« Je ne saurais exprimer pleinement la joie qui m’anime suite à l’audience que le Khalife Général de la Fayda, Cheikh Mahi Ibrahim Niass, vient de nous accorder. En tant que Président du Mouvement Ensemble C’est Possible, j’invite solennellement Son Excellence le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ainsi que son Premier ministre, Ousmane Sonko, à s’investir dans la communalisation et la modernisation de Médina Baye. Cette cité sainte, grâce à ses immenses potentialités, peut non seulement impulser son propre développement, mais également renforcer le rayonnement international du Sénégal à travers ses nombreuses relations », a déclaré M. Thiam.

Il a également insisté sur la nécessité pour les autorités de donner suite au projet de modernisation initié par le Khalife :
« J’en appelle aux membres du gouvernement pour qu’ils prennent à bras-le-corps ce projet afin de rendre la ville plus attractive et mieux équipée pour répondre aux besoins de ses habitants et visiteurs. En ma qualité de président du Mouvement Ensemble C’est Possible, je m’engage pleinement à œuvrer pour la réalisation des ambitions exprimées par le Khalife, Cheikh Mahi Ibrahim Niass. »

Pour conclure, M. Moustapha Thiam a réaffirmé son soutien total à Son Excellence le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, en saluant sa volonté de rationaliser les partis politiques et de mettre en œuvre la plateforme Ligeeyal Sa Reew, qui s’inscrit dans la dynamique du Jub, Jubbal, Jubbalanti.

Le Président Bassirou Diomaye Faye présent à l’investiture de John Dramani Mahama au Ghana

Le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, a honoré de sa présence la cérémonie d’investiture de Son Excellence John Dramani Mahama, élu Président de la République du Ghana. Cet événement, hautement symbolique, s’est déroulé ce jour dans un climat de ferveur populaire et a rassemblé de nombreux chefs d’État et de gouvernement venus des quatre coins du continent africain.

La cérémonie, organisée dans la capitale Accra, a marqué un moment important pour la démocratie ghanéenne et africaine. Le retour au pouvoir de John Dramani Mahama, connu pour sa vision panafricaine et son engagement en faveur de la paix, a suscité une immense adhésion tant au niveau national qu’international.

En participant à cet événement, le Président Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé l’engagement du Sénégal envers les principes de solidarité et de coopération entre les nations africaines. Dans son discours prononcé en marge de la cérémonie, il a salué la maturité démocratique du peuple ghanéen et a rappelé l’importance de renforcer les liens d’amitié et de partenariat entre le Sénégal et le Ghana.

« L’Afrique a besoin d’une unité renforcée pour relever les défis de notre temps, qu’il s’agisse de la sécurité, du développement ou de la lutte contre les inégalités », a déclaré le Président Faye. Il a également mis l’accent sur la nécessité pour les dirigeants africains de travailler ensemble à construire un continent stable, prospère et résilient face aux enjeux mondiaux.

Cette cérémonie d’investiture, marquée par des danses traditionnelles, des discours inspirants et une forte participation populaire, témoigne une fois de plus du rôle central du Ghana comme modèle de démocratie en Afrique de l’Ouest.

La participation du Président Faye traduit l’importance qu’accorde le Sénégal à la coopération régionale et à l’intégration africaine, deux piliers de la politique étrangère sénégalaise. Elle illustre également une volonté commune des dirigeants africains de construire un avenir où les valeurs démocratiques et le développement durable prennent une place centrale.

Ce moment fort de célébration et de fraternité africaine augure de nouvelles perspectives pour les relations bilatérales entre le Sénégal et le Ghana, ainsi que pour l’avenir d’une Afrique unie, ambitieuse et tournée vers le progrès.

Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 : Barthélémy Dias dénonce l’exclusion de la Ville de Dakar

Lors d’un face-à-face avec la presse, le maire de Dakar, Barthélémy Dias, a exprimé sa vive désapprobation quant à l’exclusion de la Ville de Dakar dans l’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) prévus en 2026. Selon lui, cette situation est non seulement injuste, mais elle prive également Dakar des retombées directes qu’un tel événement pourrait générer.

Barthélémy Dias a révélé que le comité d’organisation des JOJ, qui a bénéficié d’un budget colossal de 80 milliards de FCFA, aurait écarté la Ville de Dakar de ses plans d’aménagements urbains. Il a notamment souligné le refus de prendre en charge trois projets d’une importance capitale pour Dakar, évalués à un montant global de 10 milliards de FCFA. Ces projets, bien qu’il n’ait pas précisé leur nature exacte, semblent constituer un point de tension majeur entre le maire et le Comité national olympique et sportif sénégalais (CNOSS).

« Dakar a candidaté pour accueillir les Jeux Olympiques de la Jeunesse, mais aujourd’hui, la Ville est mise de côté. Nous exigeons le respect », a martelé Barthélémy Dias.

Le maire de Dakar a également fait un parallèle avec d’autres villes ayant accueilli des événements olympiques, à l’instar de Paris, qui s’est vu octroyer un véritable « héritage olympique » à travers des infrastructures modernes et des aménagements durables. Pour Barthélémy Dias, Dakar mérite le même traitement et ne doit pas être reléguée au second plan.

« Nous allons nous organiser pour nous faire entendre à l’étranger », a-t-il averti, tout en s’adressant au CNOSS, qu’il accuse de ne pas respecter la Ville de Dakar et ses habitants.

Barthélémy Dias semble déterminé à se battre pour que Dakar puisse tirer pleinement parti de cet événement mondial. Selon lui, les JOJ doivent laisser un impact positif et durable dans la capitale sénégalaise, à travers des infrastructures modernisées, des espaces publics aménagés et des investissements qui profiteront directement à la population.

Alors que les préparatifs des JOJ de 2026 s’intensifient, ce différend entre la Ville de Dakar et le comité d’organisation pourrait bien jeter une ombre sur un événement censé célébrer la jeunesse et l’unité internationale. Reste à voir si Barthélémy Dias parviendra à faire entendre sa voix et à obtenir des réponses concrètes de la part des organisateurs.

Kaolack : Le Khalife général des Khadres accueilli en grande pompe par les talibés

Le Khalife général des Khadres de Nimzat, Cheikh Sidi El Khair Aïdara Ould Cheikh Bounana Ould Cheikh Talibouya Ould Cheikhna Cheikh Saadbou Abihi, a été accueilli avec ferveur ce lundi à Kaolack dans le cadre de sa tournée nationale. Une foule nombreuse de talibés s’est rassemblée pour lui témoigner leur attachement et leur respect.

À son arrivée, le représentant local, Amadou Dieng, a salué la forte mobilisation des fidèles et a exprimé sa reconnaissance envers le guide religieux. Lors de son allocution, le Khalife général des Khadres a mis l’accent sur l’importance de l’unité entre les peuples, soulignant qu’elle constitue un pilier essentiel des valeurs spirituelles et humaines. « C’est ensemble que nous devons surmonter les épreuves », a-t-il déclaré avec conviction.

Il a également rappelé que ce voyage s’inscrit dans la continuité de la mission du vénéré Cheikhna Cheikh Saadbou, son grand-père, connu pour son engagement spirituel et social. Le guide religieux a exhorté les jeunes à jouer un rôle central dans le progrès et la prospérité de la société, ainsi que dans la construction d’un État fort et d’une grande nation.

Le Khalife a insisté sur l’importance de la foi en Dieu et dans le Qur’an, qu’il a associée à la croyance en Ses Prophètes et messagers, à travers lesquels Dieu guide l’humanité. « La foi signifie également s’engager à orienter sa vie en fonction des idéaux spirituels et moraux reflétés dans les révélations divines », a-t-il affirmé devant une assemblée attentive.

Cette visite marque une étape importante dans le renforcement des liens spirituels et sociaux entre les communautés, consolidant ainsi l’héritage des enseignements des Khadres.

Kaolack / Magal de Porokhane édition 2025 : 600 agents du GMI déployés pour sécuriser l’événement

La Police nationale déploiera 600 agents du Groupement mobile d’intervention (GMI) pour assurer la sécurité du Magal de Porokhane, dans le département de Nioro du Rip (Kaolack, centre). Cet événement religieux est prévu le 6 février 2025.

‘’Pour cet événement religieux, 600 éléments du GMI, dont un détachement de 100 agents prépositionnés à Kaolack et autant à Nioro du Rip, assureront principalement le respect du plan de circulation’’, a indiqué Ousseynou Diagne, commandant du groupe opérationnel du Groupement mobile d’intervention (GMI).

Pour renforcer ce dispositif, 15 véhicules et environ 900 barrières seront mobilisés. Une innovation marquera cette édition : un centre de santé sera installé par l’École des sous-officiers de la Police nationale, ainsi qu’une citerne d’eau de grande capacité pour améliorer l’approvisionnement en eau potable des pèlerins.

Le Groupement national des sapeurs-pompiers prévoit, quant à lui, de déployer 150 agents, une dizaine d’ambulances, et d’autres moyens logistiques pour cet événement.

Lundi, le gouverneur de la région a présidé une réunion du Comité régional de développement (CRD), réunissant les différents services déconcentrés de l’État du Sénégal. Ce CRD fait suite au Conseil local de développement (CLD) et au Comité départemental de développement (CDD). Ces deux rencontres ont permis de définir les dispositions nécessaires pour une organisation optimale de cet événement religieux ‘’d’une importance capitale’’, a souligné Mohamadou Moctar Watt, gouverneur de la région.

‘’Nous avons insisté sur l’implication de tous les chefs de service, afin de répondre aux doléances du comité d’organisation et d’assurer une réussite totale de cette édition’’, a-t-il ajouté.

Après plusieurs heures de discussions, il a été convenu que toutes les mesures sécuritaires, qu’elles soient mises en œuvre par la gendarmerie ou par la police, soient renforcées. ‘’Au-delà de la sécurité classique, l’accent sera mis sur la sécurité routière, avec un focus particulier sur la fluidité de la circulation et les mesures préventives, grâce à une parfaite collaboration entre la Police et la Gendarmerie. Cela permettra de réduire le nombre d’accidents durant l’événement’’, a précisé le gouverneur.

Les forces de défense et de sécurité veilleront particulièrement au respect des règles de circulation par les conducteurs de motos Jakarta, notamment le port obligatoire du casque et le respect du nombre de passagers autorisés.

En matière de santé, le comité d’organisation a sollicité le déploiement d’un hélicoptère médicalisé ainsi qu’une enveloppe de 40 millions de francs CFA pour l’achat de médicaments.

Pour faciliter la mobilité des pèlerins, l’Agence de gestion des routes (AGEROUTE) s’engage à améliorer la qualité des pistes et à réhabiliter la route nationale numéro 4, afin de garantir un meilleur accès à Porokhane.

Enfin, une réunion de coordination se tiendra les 29 et 30 janvier à Porokhane pour évaluer la mise en œuvre des décisions prises lors de ce CRD. Le président du comité d’organisation, satisfait de l’engagement des différents services de l’État, a assuré que les promesses tenues augurent une organisation réussie de cette édition.

Emmanuel Macron face aux critiques acerbes : Mamoudou Ibra Kane dénonce “l’ingratitude” évoquée par le président français

La dernière déclaration d’Emmanuel Macron, où il évoquait un sentiment d’“ingratitude” à l’égard de la France, a déclenché une vive polémique, notamment en Afrique. Cette sortie, perçue par beaucoup comme condescendante, continue de susciter des réactions indignées. Parmi les voix les plus critiques figure celle du journaliste et leader politique sénégalais, Mamoudou Ibra Kane, qui n’a pas mâché ses mots.

Dans un tweet qui fait désormais le tour des réseaux sociaux, Mamoudou Ibra Kane a sévèrement critiqué le président français, remettant en question sa compréhension des relations historiques entre la France et l’Afrique. “Manifestement énervée d’être priée de quitter l’Afrique avec armes, bases et bagages, la France a maintenant l’insulte à la bouche. Le président Macron ose parler d’ingratitude ?! Pathétique. L’histoire sait heureusement qui de l’Afrique ou de la France est le vrai ingrat”, a-t-il écrit.

Ce message traduit un sentiment partagé par de nombreux Africains, particulièrement dans un contexte où plusieurs pays du continent, comme le Mali, le Burkina Faso ou encore la Centrafrique, ont pris des mesures fermes pour réduire, voire mettre fin, à la présence militaire et économique française sur leurs territoires.

Le terme d’“ingratitude” utilisé par Emmanuel Macron a ravivé un vieux débat sur les relations entre la France et ses anciennes colonies. Pour ses détracteurs, cette déclaration illustre une certaine incapacité de Paris à accepter la montée en puissance d’un panafricanisme revendiquant une souveraineté totale, à la fois politique et économique.

Des voix africaines dénoncent régulièrement une relation déséquilibrée et paternaliste, entretenue par des accords économiques jugés défavorables, et par la présence militaire française souvent perçue comme une ingérence. L’évocation de “l’ingratitude” par Emmanuel Macron a donc été interprétée par beaucoup comme une tentative de minimiser ces critiques légitimes.

Le tweet de Mamoudou Ibra Kane n’est pas un cas isolé. Sur les réseaux sociaux, de nombreux intellectuels, activistes et citoyens africains ont exprimé leur indignation face à ce qu’ils considèrent comme un manque de respect envers les aspirations souveraines des peuples africains.

Cette polémique intervient également à un moment où la France subit une perte d’influence géopolitique en Afrique de l’Ouest, avec l’émergence de nouvelles alliances entre certains pays africains et d’autres puissances, comme la Russie ou la Chine.

Pour Emmanuel Macron, qui a souvent tenté de se présenter comme un réformateur des relations entre la France et l’Afrique, cette nouvelle controverse complique davantage une position déjà fragilisée.

Les propos de Mamoudou Ibra Kane mettent également en lumière une question fondamentale : qui, de l’Afrique ou de la France, devrait parler d’ingratitude ? De nombreux Africains rappellent les siècles de colonisation, les pillages économiques, les injustices historiques et les ingérences postcoloniales.

Pour certains observateurs, la déclaration de Macron trahit une difficulté pour la France à faire face à une nouvelle ère où les nations africaines réclament une relation d’égal à égal. Une telle transformation passe nécessairement par l’abandon des discours paternalistes et la reconnaissance des responsabilités historiques.

La sortie d’Emmanuel Macron et la réaction cinglante de Mamoudou Ibra Kane sont le reflet d’un fossé croissant entre les perceptions africaines et françaises des relations bilatérales. Alors que les revendications pour une souveraineté africaine s’intensifient, les dirigeants français devront repenser leur approche, au risque de voir leur influence s’éroder davantage sur le continent.

Barthélémy Dias s’exprime ce mardi : un point de presse attendu sur la VDN

Ce mardi 7 janvier, l’ancien maire de Dakar, Barthélémy Dias, tiendra un point de presse à 16h, à Fun City, sur la VDN. Cette prise de parole intervient dans un contexte marqué par sa destitution récente et les tensions politiques qui en découlent.

La Cour d’appel de Dakar a, en effet, rejeté il y a quelques jours le recours introduit par ses avocats. Barthélémy Dias espérait ainsi retrouver son poste à la tête de la mairie de Dakar, après une décision de justice ayant conduit à sa destitution. Ce rejet confirme donc la fin de son mandat à la tête de la capitale sénégalaise, qu’il occupait depuis février 2022.

Cette conférence de presse, attendue par ses partisans comme par ses détracteurs, devrait permettre à Barthélémy Dias de clarifier sa position face à cette situation. Beaucoup s’attendent à une déclaration forte de celui qui n’a jamais hésité à dénoncer ce qu’il considère comme des “manœuvres politiques” à son encontre.

Pour rappel, Barthélémy Dias avait été élu maire de Dakar en janvier 2022, dans un contexte d’espoir et de réformes promises. Sa gestion de la mairie a été marquée par plusieurs initiatives, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’amélioration des infrastructures routières.

La conférence de presse de ce mardi pourrait également être l’occasion pour lui d’évoquer ses projets politiques futurs ou encore de mobiliser ses soutiens en vue des échéances à venir.

Rendez-vous donc à 16h pour suivre les déclarations de celui qui, malgré sa déchéance, reste une figure incontournable de la scène politique sénégalaise.

Pastef : Tensions internes entre Fadilou Keïta et Ansou Sambou sur fond de divergences politiques

Le parti Pastef-Les Patriotes traverse une nouvelle zone de turbulences marquée par des tensions internes. Fadilou Keïta, directeur de campagne d’Ousmane Sonko lors des élections législatives du 17 novembre dernier, se retrouve au cœur d’une vive controverse. Sa récente déclaration concernant la nomination d’Aoua Bocar Ly Tall à la présidence du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) a suscité une riposte cinglante de la part d’Ansou Sambou, cadre influent du parti.

Dans une déclaration publique, Fadilou Keïta a exprimé ses préoccupations quant à l’avenir du « Projet » porté par Pastef-Les Patriotes. Selon lui, ce projet, bien que symbolisé par la figure emblématique d’Ousmane Sonko, ne devrait pas se réduire uniquement à sa personne. « Au-delà de nos erreurs, ce qui s’est passé hier me semble extrêmement grave pour la viabilité du Projet pour lequel nous nous battons. Ce Projet ne peut pas se résumer à la seule personne d’Ousmane Sonko même s’il en est le porte-étendard », a-t-il déclaré, ajoutant que les positions au sein du parti ne sont pas octroyées par mérite personnel mais par une implication collective.

Ces propos n’ont pas manqué de faire réagir Ansou Sambou, qui a vertement critiqué Fadilou Keïta à travers des déclarations relayées par Les Échos. Selon lui, les affirmations de Keïta sur sa légitimité et son engagement au sein du parti sont infondées. « Venir à Pastef en janvier 2019 et dire que ta position ne t’a pas été offerte, c’est faux. Cette position t’a été offerte gracieusement et sans mérite », a rétorqué Sambou.

Poursuivant son attaque, il a ajouté que Keïta n’était pas parmi les plus compétents ni les plus engagés lors de son arrivée dans le parti. « Si c’est la compétence, tu es parmi les moins capés ! Si c’est l’engagement et le mérite, tu es le dernier arrivé. » Sambou a également rappelé que les nominations au sein des instances de Pastef, y compris celle de Keïta au cabinet politique d’Ousmane Sonko en 2022, n’ont pas suivi de processus électoral ou compétitif, mais relevaient plutôt de décisions discrétionnaires du leader du parti.

Cette confrontation publique entre deux figures de Pastef révèle des tensions latentes au sein du parti. Alors que certains membres appellent à une unité autour d’Ousmane Sonko et de son projet politique, d’autres remettent en question les pratiques internes et la gouvernance du parti.

Ces divergences interviennent dans un contexte déjà délicat pour Pastef, marqué par des défis politiques et judiciaires auxquels Ousmane Sonko est confronté. Si ces tensions internes ne sont pas rapidement apaisées, elles pourraient affecter la cohésion du parti et compromettre ses ambitions électorales futures.

Affaire Ndiaga Diouf : Barthélémy Dias solde les 25 millions FCFA de dommages et intérêts avec l’aide de sa famille

L’affaire Ndiaga Diouf, qui a marqué la sphère politico-judiciaire sénégalaise depuis plus d’une décennie, connaît un nouveau tournant. Selon les informations rapportées par L’Observateur, la famille de feu Ndiaga Diouf a récemment reçu un chèque de 25 millions FCFA, correspondant au montant des dommages et intérêts que Barthélémy Dias avait été condamné à verser dans le cadre de cette affaire. Ce règlement met un terme à une longue procédure judiciaire.

Le chèque a été remis par les avocats de Barthélémy Dias à Me Pape Mor Niang, avocat de la famille de la victime. Toutefois, ce processus n’a pas été exempt de tensions. Selon Me Niang, la famille Ndiaga Diouf a accepté ce règlement malgré des doutes initiaux. « C’était un coup de communication, car la famille avait du mal à comprendre le processus », a-t-il déclaré. Ce paiement, bien qu’attendu depuis des années, a été perçu comme une étape nécessaire pour clore un chapitre douloureux.

Pour rappel, Ndiaga Diouf avait perdu la vie en décembre 2011 lors de l’attaque de la mairie de Mermoz/Sacré-Cœur. Barthélémy Dias, alors maire de cette commune, avait été condamné en première instance pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort, une peine confirmée en appel et en cassation. En plus de sa peine d’emprisonnement de deux ans, dont six mois ferme, Barthélémy Dias avait été condamné à verser 25 millions FCFA à la famille de la victime.

Si ce paiement marque une avancée dans l’exécution de la décision judiciaire, il met également en lumière les contraintes financières actuelles de Barthélémy Dias. Toujours selon L’Observateur, c’est sa sœur qui aurait pris en charge ce montant, en raison de l’absence de ressources saisissables sur les comptes de l’ex-maire. L’huissier mandaté pour l’exécution de la décision judiciaire n’avait trouvé ni comptes bancaires actifs ni biens matériels à saisir. Cette situation reflète une réalité financière délicate pour l’ancien maire de Dakar, aujourd’hui sous pression.

L’affaire Ndiaga Diouf demeure l’un des dossiers les plus symboliques des tensions politiques et sociales au Sénégal. La mort de ce jeune homme, intervenue dans un contexte de violence politique, avait suscité une vive indignation. Elle avait également placé Barthélémy Dias au centre des débats, faisant de lui une figure controversée.

Malgré le paiement des dommages et intérêts, cette affaire continue de diviser l’opinion publique. Pour la famille de Ndiaga Diouf, ce règlement financier ne pourra jamais compenser la perte d’un être cher. « C’est un dénouement, mais la douleur reste intacte », aurait confié une source proche de la famille.

Cette étape judiciaire, bien qu’importante, ne met pas totalement fin aux débats autour de l’exécution des décisions de justice et de la responsabilité des acteurs politiques dans ce genre d’affaires. Ce règlement illustre une fois de plus la complexité de cette affaire emblématique, qui continue de résonner au-delà des cercles judiciaires.

Drame sur la VDN 3 : Une jeunesse perdue face à ses excès

L’accident survenu dans la nuit du 27 décembre sur la VDN 3, à Guédiawaye, continue de secouer les consciences. Ce tragique événement, impliquant un groupe de jeunes surnommés les “Blowmen”, met en lumière les dangers des comportements irresponsables, exacerbés par la consommation de substances illicites.

La soirée du 27 décembre aurait pu être une fête ordinaire entre amis. Ismaila Camara, jeune artiste de 21 ans, avait loué une Ford Taurus pour une virée nocturne avec six de ses amis. À bord, musique assourdissante et substances illicites rythmaient l’ambiance, transformant une escapade festive en une course effrénée et dangereuse.

Le véhicule, conduit à vive allure par Ismaila, roulait sur un pneu de secours arrière, un détail révélateur de l’imprudence générale. Près du palais de justice de Pikine-Guédiawaye, l’irréparable s’est produit : Mamadou Konté, un mécanicien de 19 ans, fut percuté et traîné sur 300 mètres. L’impact ne lui laissa aucune chance.

Dix jours après le drame, les sept jeunes du groupe ont comparu devant le tribunal de Pikine-Guédiawaye. Ismaila Camara, présenté comme le principal accusé, est poursuivi pour homicide involontaire et mise en danger de la vie d’autrui. Les analyses toxicologiques ont confirmé la présence de benzodiazépines et d’ecstasy dans son organisme, ainsi que dans celui de deux autres garçons du groupe, Amady Ba et Issa Mballo.

Malgré ses dénégations, Ismaila fait face à une peine requise de cinq ans de prison ferme et une amende de 500 000 FCFA. Ses deux complices risquent quant à eux six mois de prison ferme pour complicité et consommation de drogues. Les trois jeunes femmes présentes dans le véhicule ont été relaxées, le procureur ayant souligné leur implication moindre.

Au-delà des faits, cette affaire illustre les dérives inquiétantes de certains jeunes, entre consommation de substances illicites, insouciance et comportements à risque. La famille de Mamadou Konté, absente lors du procès, réclame justice pour leur fils, victime d’une tragédie absurde.

Ce drame interpelle également sur la responsabilité collective face à ces phénomènes. La route devient trop souvent le théâtre d’actes d’irresponsabilité, transformant une fête en cauchemar.

Le tribunal a fixé le délibéré au 10 janvier. D’ici là, l’affaire des “Blowmen” reste gravée dans les esprits, non seulement pour la douleur qu’elle a causée, mais aussi comme un rappel brutal des conséquences irréversibles des excès.

Réajustement au Port autonome de Dakar : entre fins de contrat et nouveaux recrutements

Depuis sa nomination en avril 2024 en tant que Directeur général du Port autonome de Dakar (PAD), Waly Diouf Bodian a enclenché une série de réformes visant à optimiser la gestion des effectifs de la société. Dès sa prise de fonction en mai, il a initié un « réajustement des effectifs », une démarche qui a conduit à des départs massifs parmi les employés.

Selon le journal Les Échos, une première vague de départs avait été enregistrée peu après l’arrivée de Waly Diouf Bodian. En décembre 2024, une deuxième vague a concerné une centaine de travailleurs, dont les contrats n’ont pas été renouvelés. Ces employés, pour la plupart, espéraient obtenir des Contrats à durée indéterminée (CDI) après plusieurs années de service.

Cependant, Abdou Karim Diarra, membre de la cellule de communication du PAD, a tenu à nuancer le terme de « licenciement » employé par certains. « Il s’agit de travailleurs dont les contrats sont arrivés à terme. Le Directeur général ne pouvait pas prolonger ces contrats pour des motifs similaires à ceux des départs antérieurs », a-t-il expliqué.

En dépit des départs, la direction du PAD a également procédé à de nouveaux recrutements. En novembre 2024, 169 nouveaux agents ont été intégrés, conformément à un accord passé entre l’ancienne direction, dirigée par Mountaga Sy, et les syndicats. « Ces recrutements faisaient partie d’un engagement antérieur, et le nouveau Directeur général s’y est conformé », a précisé Diarra.

La gestion des effectifs s’inscrit dans un processus plus large d’audit initié par Waly Diouf Bodian. « L’audit physique du personnel est en cours, et une fois qu’il sera finalisé, des solutions seront trouvées pour stabiliser la situation », a indiqué Abdou Karim Diarra. Ce travail de réorganisation vise à répondre aux exigences de performance et de transparence du PAD tout en respectant les accords avec les partenaires sociaux.

Si la direction présente ces mesures comme un effort de rationalisation, elles suscitent des réactions mitigées. Pour les travailleurs concernés, dont certains ont cumulé plusieurs années au service du PAD, l’absence de prolongation de leurs contrats constitue une véritable déception. Toutefois, les recrutements effectués et les audits en cours semblent indiquer une volonté de structurer durablement la gestion des ressources humaines.

Tensions autour des déclarations d’Emmanuel Macron sur le retrait des bases militaires françaises en Afrique

Les propos du Président français Emmanuel Macron, tenus lors de la conférence annuelle des ambassadeurs à l’Élysée ce lundi, continuent de susciter de vives réactions. Sa déclaration concernant un retrait “prétendument négocié” des bases militaires françaises au Sénégal et au Tchad a provoqué un tollé dans ces deux pays, ainsi qu’au sein de la classe politique française.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a vivement réagi à ce qu’il considère comme une “sortie malvenue”. Selon lui, la France ne peut pas s’ériger en maître des décisions souveraines du Sénégal. Il a dénoncé des propos “arrogants” et rappelé que la souveraineté nationale du Sénégal n’est pas négociable. Cette déclaration fait écho à un climat de tension croissante entre la France et plusieurs pays africains, où la présence militaire française est souvent perçue comme intrusive.

De son côté, le ministre tchadien des Affaires étrangères, Abderaman Koulamallah, a exprimé son indignation. Il a affirmé que “les discussions sur la présence militaire française sont de l’ordre de la souveraineté nationale et non le fruit d’un diktat ou d’une prétendue négociation imposée par Paris”. Selon lui, ces déclarations présidentielles montrent un mépris des réalités africaines et une méconnaissance des aspirations des peuples.

Le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, n’a pas tardé à fustiger Emmanuel Macron. Dans une publication sur X (anciennement Twitter), il a écrit :

“Les propos du Président Macron à propos du départ prétendument négocié de l’armée française au Sénégal et au Tchad sont démentis par les deux pays. Encore une fois, la désinvolture et les paroles non maîtrisées aggravent les relations internationales de notre pays. La diplomatie insoumise permettra le moment venu d’autres résultats.”

Pour Mélenchon, ces propos illustrent une gestion diplomatique maladroite et désinvolte, qui contribue à détériorer l’image de la France à l’international, notamment en Afrique où la contestation contre l’influence française ne cesse de croître.

Cette polémique intervient dans un contexte où plusieurs pays africains, notamment au Sahel, ont manifesté leur volonté de réduire, voire d’éliminer, la présence militaire française sur leur territoire. Le Burkina Faso, le Mali, et plus récemment le Niger, ont déjà franchi ce cap, dénonçant des interventions qu’ils jugent contraires à leurs intérêts nationaux.

Le Sénégal et le Tchad, bien que partenaires historiques de la France, semblent eux aussi vouloir réaffirmer leur souveraineté face à une relation souvent perçue comme déséquilibrée. Les propos d’Emmanuel Macron, loin d’apaiser les tensions, risquent de renforcer ce sentiment d’exaspération dans les pays concernés.

Face à ces réactions acerbes, l’Élysée tente de minimiser l’incident, évoquant une possible “mauvaise interprétation” des propos du président. Cependant, cet épisode souligne les difficultés croissantes de la France à maintenir une présence militaire et une influence diplomatique en Afrique dans un contexte de montée des sentiments anti-français.

Alors que l’Afrique cherche à diversifier ses partenariats internationaux, notamment avec des puissances émergentes comme la Chine, la Turquie et la Russie, les déclarations d’Emmanuel Macron risquent de renforcer une rupture déjà amorcée. Le Président français devra, pour rétablir la confiance, démontrer une réelle volonté d’écouter et de respecter les aspirations des nations africaines.

Un crime odieux à Malika : El Hadji Modou Fall inculpé pour le meurtre de la jeune Diary Sow

L’affaire du meurtre de la jeune Diary Sow, 12 ans, a connu un tournant décisif avec l’inculpation et le placement sous mandat de dépôt d’El Hadji Modou Fall, principal suspect. Ce dernier a été arrêté par la police de Malika, avant de passer aux aveux concernant ce crime atroce qui a secoué la commune.

Selon les autorités, El Hadji Modou Fall a avoué avoir étranglé Diary Sow dans sa chambre. Il aurait ensuite déplacé le corps de la fillette dans les toilettes. Bien qu’il ait reconnu le meurtre, il a catégoriquement nié toute agression sexuelle, laissant des zones d’ombre autour de ses motivations.

L’arrestation du suspect a été saluée par les habitants de Malika, profondément choqués par cet acte abominable. Diary Sow, décrite par ses proches comme une élève brillante et joyeuse, a vu sa vie brutalement arrachée, plongeant sa famille et sa communauté dans une douleur indescriptible.

En réaction à ce drame, la fédération des femmes de Malika avait prévu d’organiser une marche pacifique en hommage à la victime, ce mercredi 7 janvier 2025. Cependant, leur demande d’autorisation a été rejetée par les autorités locales en raison du non-respect du délai légal de trois jours francs avant la tenue de toute manifestation publique.

Cette décision a suscité de vives réactions parmi les habitants, qui espéraient manifester leur solidarité et exiger des mesures plus strictes pour protéger les enfants dans la commune.

Le meurtre de Diary Sow relance le débat sur la sécurité des enfants et les mesures à prendre pour prévenir de telles tragédies. De nombreuses voix s’élèvent pour réclamer une justice rapide et exemplaire afin que l’auteur de cet acte ignoble soit puni à la hauteur de son crime.

Les associations de défense des droits de l’enfant ont également exhorté les autorités à renforcer la sensibilisation et à multiplier les campagnes éducatives sur les dangers auxquels les enfants peuvent être confrontés.

Ce drame bouleverse profondément Malika et, plus largement, le Sénégal. Tandis que l’enquête se poursuit pour clarifier les zones d’ombre, les habitants espèrent que justice sera rendue à Diary Sow et que des mesures concrètes seront mises en place pour éviter que d’autres vies innocentes ne soient arrachées de cette manière tragique.

Kaolack/Éducation : Sélection des Daaras par tirage aléatoire dans le cadre du PAPSE

Dans le cadre de la mise en œuvre des activités du Projet d’Amélioration des Performances du Système Éducatif (PAPSE), un atelier a réuni ce lundi les autorités éducatives, les partenaires et les acteurs du monde des Daaras à Kaolack.

Un projet soutenu par la Banque Mondiale

“Le Projet d’Amélioration des Performances du Système Éducatif (PAPSE) est une initiative du ministère de l’Éducation nationale, financée par la Banque Mondiale. Nous sommes ici à Kaolack au nom du ministre de l’Éducation nationale, M. Moustapha Mamba Guirassy, pour lancer la dernière étape du processus de sélection des Daaras, qui se fait par tirage aléatoire,” a expliqué Elhadji Saliou Ngom, coordonnateur du projet PAPSE.

Le PAPSE va accompagner, à partir de cette année, 1 127 Daaras, dont 527 qui avaient déjà bénéficié du précédent programme, le PAQUEB, et 600 nouveaux Daaras répartis dans les 14 régions du Sénégal. Ce processus a été supervisé par un cabinet indépendant, Défi & Stratégie, qui a effectué une mission de contrôle pour s’assurer que les critères de sélection établis avec les acteurs des Daaras étaient respectés sur le terrain.

“Nous sommes revenus aujourd’hui sur le terrain avec ces mêmes acteurs pour procéder au tirage aléatoire. L’institution que nous représentons est présente en tant qu’observateur. Une fois le tirage effectué, nous lancerons, dans les prochaines semaines, le démarrage des enseignements-apprentissages. Cela permettra de former 55 000 apprenants (‘ndongo daaras’) à travers tout le Sénégal, en mettant l’accent sur les matières fondamentales, à savoir le français et les mathématiques,” a ajouté Elhadji Saliou Ngom.

Il a également précisé qu’un dispositif de suivi des cohortes a été mis en place pour permettre à ces 55 000 jeunes d’acquérir les compétences nécessaires, comparables à celles des apprenants des systèmes classiques formels. Cela pourrait leur ouvrir la voie vers des formations générales ou professionnelles.

Une approche inclusive et transparente

L’inspecteur d’académie de Kaolack, Samba Diakhaté, a rappelé que le PAPSE vise essentiellement à accompagner les Daaras pour leur intégration dans le système éducatif national, avec un ensemble de services incluant l’amélioration de la qualité des enseignements-apprentissages, la prise en charge sanitaire, l’alimentation scolaire et d’autres actions importantes.

“C’est l’occasion de remercier toutes les associations de Daaras qui, avec nous, ont compris l’importance d’une approche inclusive et participative pour garantir la transparence du processus. Dans la région de Kaolack, nous avons sélectionné 43 Daaras de manière rigoureuse, avec des critères bien définis pour constituer une liste qui répond aux exigences du projet,” a précisé Samba Diakhaté.

Le PAPSE marque ainsi une étape importante dans l’amélioration de l’éducation et l’inclusion des Daaras dans le système éducatif sénégalais, tout en assurant une transparence dans les procédures et une implication des acteurs locaux.

KEBEMER : Une commune en panne d’imagination

En délibérant sur le projet de budget de 2025 de la Commune,les autorités municipales auraient dû présenter leurs excuses aux kébémeroises et aux Kébémérois pour leur gestion catastrophique.

Avant de revenir sur le projet de budget, il y a lieu de rappeler que le budget est un exercice de planification par lequel l’administration parvient à identifier les objectifs et les moyens pour les atteindre.

Un des principes qui fondent un budget est sa sincérité. En effet, un budget doit être basé sur les possibilités réelles de mobilisation, sans exagération, ni augmentation des prévisions de recettes et des dépenses.

Ce budget présenté au conseil municipal et probablement adopté est loin des standards en matière de préparation de budget tant sur le plan de la forme que sur le fond.

Sur la forme, le budget ne recoupe pas les préoccupations des jeunes, des femmes et des artisans. Les secteurs à même de soutenir les couches les plus vulnérables sont délaissés notamment ceux générateurs de revenus.

On se contente simplement de reproduire les différentes rubriques chaque année sans se préoccuper aucunement de l’évolution économique et sociale de la ville.

D’ailleurs, comment peut-on élaborer un budget sans indiquer les taux de réalisation de l’année écoulée qui doivent constituer la référence ? Ces données omises à dessein ou par incompétence sur la situation d’exécution budgétaire sont lesigne que les règles élémentaires d’élaboration d’un budget ne sont pas respectées. 

Le budget 2025 de la Commune de KEBEMER est évalué en recettes et dépenses à 607 millions F dont 37% en dépenses d’investissement. Si on le compare aux années passées, on observe une baisse tendancielle des ressources depuis 2021.

Cette baisse est illustrée par les produits du budget de fonctionnement qui sont passés de 575 millions F en 2021 à 380 millions F en 2025 sur la période. Il en est de même du budget d’investissement qui continue à stagner autour de 200 Millions F par an encore qu’en réalité une chute drastique des investissementsest notée. D’ailleurs, le montant indiqué sur le budget d’investissement n’est qu’une illusion. Le report de crédit de 90 millions F qui le sous-tend ne correspond à aucune réalité dès lors que les ressources sont en baisse constante. En fait, le budget d’investissement réel est de 137 millions, soit 22% en valeur relative. Une somme très dérisoire pour les besoins en investissement de la ville. 

Si on examine le détail des produits du projet de budget, on observe une baisse continue des ressources propres depuis des années. Les produits d’exploitation et les produits domaniaux ont baissé respectivement de 19% et de 18%. On constate que la Commune n’est même pas capable de recouvrer les recettes attendues. En réalité, les autorités municipales ont baissé les bras depuis des années se contentant de gérer le quotidien.

Sur les rubriques de dépenses, je vais citer un seul exemple : Alors que la ville ne dispose que d’un tracteur, la rubrique ateliers et garage est dotée d’un budget conséquent de 30 millions de frs CFA environ.

Sur le budget d’investissement, la situation est semblable. Il n’y a aucune réalisation concrète. On se contente de reporter des investissements irréalisables faute de ressources.

Les projets d’extension des réseaux électriques et d’eau sont toujours dotés sans qu’aucune évaluation n’ait été faite sur le nombre de mètres linéaires réalisés.

Je m’en arrête là. Il n’y pas lieu d’énumérer toutes les incohérences relevées dans ce budget. 

Pour conclure sur ce point, il y a lieu d’attirer l’attention des autorités administratives chargées de son approbation que ce budget en dégradation continue n’est pas sincère. 

Si vous vous promenez en ville, vous constaterez aisément son impact sur le fonctionnement des infrastructures communales : un marché engorgé et menaçant ruine, une voirie sans programme d’entretien ou de réhabilitation, une gare routière très mal entretenue, une décrépitude des bâtiments municipaux, une place de l’Indépendance, place symbole,jadis réputée par sa beauté et très enviée par les autres communes, transformée en terrain de jeu et enfin une salle des fêtes sans aucune commodité.

Sur le plan social, culturel et éducationnel, le budget ne prévoit aucune dotation en fournitures scolaires et un soutien à la formation des jeunes, des femmes et des artisans. Les factures d’eau des écoles ne sont plus prises en charge par la mairie, en attestent de récurrentes coupures dans certaines écoles. 

Sur le volet santé, KEBESANTE qui constitue une réussite indéniable avec plus de 3 000 consultations par an est très peu soutenue.

En ce qui concerne l’environnement, la saleté encombre les rues, heureusement que la SONAGED et les populations viennent en appoint. Les animaux domestiques ont fini d’envahir la ville, vadrouillant dans la saleté et les tas d’immondices laissant pantois les autorités municipales qui se contentent d’observer une dégradation du cadre de vie sans réaction.

La ville de KEBEMER, est en réalité, une ville en faillite.

Pourtant, la commune de KEBEMER est un carrefour, bien positionnée sur la RN2 à 150 km de DAKAR. A l’ouest, il y’a LOMPOUL avec la mer, le maraichage, le tourisme et les mines. A l’Est, Touba présente un marché important. La ville ne profite pas de ses atouts.

Les populations qui y habitent malgré tout sont dans l’effort continu. C’est grâce à leur résilience et leur volonté qu’elles parviennent à s’en sortir de par leur propre moyen.  Ils n’ont pas tort. Ils n’ont rien à attendre de la Commune.

Les atouts de la ville, je le répète ne sont pas du tout exploités. Les possibilités de faire de cette ville un pôle économique et culturel attractif sont ignorées. Un plan communal de développement bien étudié et bien pensé avec les compétences locales et de la diaspora aurait permis de mettre en place une planification stratégique capable de dégager une vision à long terme.

Il ne faudra pas se voiler la face. KEBEMER est une des rares communes sinon la seule du Sénégal à voir chaque année son budget baisser.

On est train d’observer un déclassement de la Commune. 

D’une commune urbaine depuis les années 50, elle est en passe de devenir une commune rurale.

Les populations de KEBEMER surtout les jeunes doivent refuser ce fatalisme, un autre destin est possible. 

Le temps du sursaut est arrivé.

 

AMADOU KEBE

AND SUXALI KEBEMER

Raki Kane démissionne de son poste de Secrétaire Exécutif de Senegal Connect Startup : les pressions des patriotes ont eu raison d’elle

Raki Kane, jusque-là Secrétaire Exécutif de la Commission d’Évaluation, d’Appui et de Coordination des startups au Sénégal (Senegal Connect Startup), a annoncé sa démission dans un contexte marqué par une vive polémique. En cause, ses positions politiques passées qui ont suscité une indignation généralisée de la part des « patriotes », mettant ainsi le gouvernement dans une situation inconfortable.

Dans une lettre adressée au Président de la République, Raki Kane a officialisé son départ, exprimant sa gratitude envers l’ancien Président Macky Sall, qui l’avait nommée à ce poste stratégique. « C’est avec un profond respect que je vous fais part de ma décision de démissionner de mes fonctions […] Je tiens à exprimer ma profonde gratitude à Son Excellence Monsieur Macky SALL […] pour sa confiance », a-t-elle déclaré dans sa correspondance.

La décision de Raki Kane intervient après des pressions répétées de militants proches du régime en place. Ces derniers n’ont cessé de critiquer le maintien de Raki Kane à ce poste, notamment en raison de ses critiques passées envers le Premier ministre Ousmane Sonko, devenu aujourd’hui une figure incontournable du pouvoir exécutif. Les « patriotes » ont jugé sa présence au sein de l’administration incompatible avec ses antécédents politiques, relançant ainsi le débat sur la place des personnalités marquées par leurs opinions dans l’appareil d’État.

Dans sa lettre de démission, Raki Kane a évoqué les raisons de son retrait : « Suite à la vive polémique suscitée par la publication de mes positions politiques passées, poussant Monsieur le Premier Ministre Ousmane SONKO à s’adonner au difficile exercice de clarification et de mise au point […], j’ai pris la décision, en toute conscience et responsabilité, de me retirer de cette fonction. »

Elle a également affirmé que sa démission visait à « mettre à l’aise l’Autorité », faisant référence aux pressions croissantes qui ont pesé sur le Premier ministre. En effet, ce dernier s’est vu contraint de réagir publiquement pour calmer les tensions, une situation qu’elle qualifie de « peu enviable ».

Cette affaire rappelle d’autres épisodes récents, notamment la nomination contestée d’Aoua Bocar Ly Tall au sein du Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA), qui avait également suscité une vive polémique. Ce nouveau cas met en lumière les défis de gouvernance et d’équilibre dans un contexte où les divergences politiques peuvent rapidement dégénérer en crise institutionnelle.

Le départ de Raki Kane soulève par ailleurs des interrogations sur l’impact de cette décision sur la gestion de la Commission d’évaluation des startups, un organe stratégique pour le développement de l’entrepreneuriat et de l’innovation au Sénégal. Beaucoup redoutent que ces polémiques n’éloignent des talents et des compétences indispensables à la mise en œuvre des réformes nécessaires pour booster le secteur.

Raki Kane, désormais retirée de la scène institutionnelle, laisse derrière elle un poste clé dans une période où le Sénégal mise sur les startups pour diversifier son économie et attirer des investissements. Reste à savoir si cette décision contribuera à apaiser les tensions ou, au contraire, à alimenter davantage le débat politique.

Le Pastef face à la tourmente : le projet en question ?

Le Pastef-Les Patriotes traverse une période agitée. La nomination d’Aoua Bocar Ly Tall au Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) a provoqué une onde de choc au sein du parti, suscitant une réaction vive de son leader Ousmane Sonko et des remous dans les rangs des militants. Cette situation a mis en lumière des tensions internes et une remise en question du « projet » porté par le parti.

Fadilou Keïta, membre influent du Pastef et directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, a réagi avec fermeté dans une publication sur Facebook. Pour lui, les récents événements menacent la viabilité du projet collectif pour lequel il milite depuis des années. « Ce ‘PROJET’ ne peut pas se résumer à la seule personne d’Ousmane Sonko, même s’il en est le porte-étendard », a-t-il déclaré. Il rappelle que la lutte pour les valeurs du parti est une responsabilité collective partagée par tous les militants, et non une mission portée uniquement par le leadership du président.

Fadilou Keïta a également critiqué certaines pratiques au sein du parti, estimant que le respect mutuel doit primer, même dans des moments de divergence. « Nos places au sein de Pastef-Les Patriotes ne nous sont pas offertes (…). Nous sommes loin d’être dans le suivisme ou des hommes qui accepteraient n’importe quelle situation parce qu’ils sont DG, ministres ou autres », a-t-il martelé.

Pour lui, l’engagement politique transcende les intérêts personnels ou les privilèges : « Rien de nos situations actuelles ne peut nous éblouir à telle enseigne qu’on s’y perdrait du fait de la poursuite d’un quelconque privilège. » Il semble ainsi répondre aux critiques qui pourraient être adressées à certains responsables accusés d’instrumentaliser la jeunesse ou de manquer de cohérence dans leur engagement.

Face aux accusations et aux tensions, Fadilou Keïta reste fidèle à son engagement initial : combattre l’injustice. « C’est l’injustice qui m’a amené en politique et je la combattrai d’où qu’elle se manifeste », a-t-il affirmé. Ce rappel des motivations profondes qui animent les membres du Pastef pourrait servir à recentrer le débat et réaffirmer les fondements du parti : défendre les valeurs de justice, d’équité et de responsabilité face à l’histoire.

Pour Keïta, les différends internes et les tentatives de division ne doivent pas compromettre le projet collectif : « Nous avons décidé de nous battre aux côtés de nos sœurs et frères avec qui nous partageons des valeurs hautement sympathiques dépassant les simples aspects familiaux. » Il en appelle ainsi à l’unité et au dépassement des querelles personnelles.

Ces déclarations interviennent dans un contexte où le Pastef est déjà sous pression, notamment en raison des démêlés judiciaires de son leader Ousmane Sonko et des incertitudes politiques qui en découlent. Si les propos de Fadilou Keïta traduisent une volonté de réaffirmer les principes du parti, ils mettent également en lumière des divergences internes qui pourraient fragiliser l’unité du mouvement.

La question reste ouverte : le Pastef saura-t-il surmonter cette crise pour préserver la cohérence de son « projet » ? Ou cette période de turbulences marquera-t-elle le début d’une fracture plus profonde ? L’avenir du parti, et de son ambition pour le Sénégal, dépendra de sa capacité à conjuguer leadership fort et engagement collectif.

Co-construction et gestion d’État : Le leader du mouvement « Demain, c’est maintenant » critique Ousmane Sonko

Dans une sortie remarquée ce lundi, le leader du mouvement « Demain, c’est maintenant » (DCM) a adressé de vives critiques au Premier ministre Ousmane Sonko, soulignant que « gouverner ne se fait pas pour les réseaux sociaux ». Cette déclaration intervient au lendemain d’une adresse du chef du gouvernement, motivée par une vague de critiques visant la nomination d’Awa Bokar Ly à un poste stratégique.

Sur la plateforme X, le leader de DCM a dénoncé ce qu’il considère comme une propension des autorités de l’État à répondre systématiquement aux critiques formulées sur les réseaux sociaux. « Le problème, a-t-il écrit, n’est pas tant les injonctions des militants de Pastef via les réseaux sociaux, mais plutôt la tendance des autorités à vouloir constamment justifier les décisions du président de la République dès qu’il y a une vague de contestation. On ne gouverne pas pour les réseaux sociaux. »

Face à ce climat de polarisation, le leader de DCM propose une solution qu’il qualifie de durable : la co-construction. Selon lui, cette démarche est le seul moyen de dépasser les clivages politiques et sociaux et de créer une gouvernance inclusive. « La co-construction, a-t-il insisté, permet d’impliquer tous les citoyens, sans distinction de race, d’ethnie, de région ou de parti, dans la prise de décision. »

Cette approche, selon le chef de file de DCM, permettrait de bâtir un État solide et résilient, à l’abri des pressions immédiates et superficielles des réseaux sociaux.

Dans la foulée, Mamoudou Ibra Kane, autre acteur influent dans le débat public, a plaidé pour une réforme de la régulation médiatique. Selon lui, le Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) devrait céder la place à une nouvelle instance, la Haute Autorité de Régulation de la Communication Audiovisuelle (HARCA), en conformité avec les dispositions du Code de la presse.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions politiques et sociales croissantes, où les réseaux sociaux jouent un rôle prépondérant dans l’influence de l’opinion publique et dans la contestation des décisions gouvernementales.

La sortie du Premier ministre Ousmane Sonko visait à calmer les critiques concernant la nomination d’Awa Bokar Ly, mais elle semble avoir relancé le débat sur les défis d’une gouvernance sous pression. Entre les exigences des militants et les attentes d’une population en quête de résultats concrets, le gouvernement devra trouver un équilibre.

Le leader de DCM, en prônant la co-construction, invite à une réflexion de fond sur les mécanismes de prise de décision. Cette approche pourrait, selon lui, réconcilier les citoyens avec leurs dirigeants et poser les bases d’une gouvernance plus apaisée et inclusive.

Alors que le débat fait rage, les propositions de réforme et de dialogue émergent comme des pistes à explorer pour sortir du cercle vicieux des crises et des contestations. Le chemin vers une gouvernance durable semble toutefois encore semé d’embûches.

Mystérieux décès d’Ibrahima Konté à la MAC de Ziguinchor : les détenus réclament justice et dénoncent des conditions inhumaines

Un vent de panique souffle sur la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de Ziguinchor après le décès inattendu d’Ibrahima Konté, 41 ans, survenu le mardi 5 janvier 2025. Originaire de Djiboughère, dans le département de Bignona, ce détenu, jusqu’alors en bonne santé apparente selon ses codétenus, a été victime d’un malaise alors qu’il était évacué vers l’hôpital de la Paix de Ziguinchor. Son décès, constaté à 14h43 par les médecins, a suscité de vives interrogations parmi ses compagnons d’infortune qui dénoncent une mort jugée « mystérieuse ».

Transporté par la fourgonnette de la prison, le corps d’Ibrahima Konté a été déposé aux urgences de l’hôpital vers 14h35, soit quelques minutes avant que les médecins n’officialisent son décès. Les responsables de la MAC de Ziguinchor affirment qu’il aurait succombé à un malaise. Pourtant, les détenus réfutent cette version. Ils témoignent qu’Ibrahima Konté se portait bien la veille, ce qui alimente leurs doutes sur les circonstances réelles de sa mort. Pour eux, il est impératif de procéder à une autopsie et d’ouvrir une enquête indépendante afin de faire toute la lumière sur cette affaire.

Ce décès met en lumière un malaise profond au sein de la MAC de Ziguinchor. Les détenus pointent du doigt des conditions de détention qu’ils qualifient d’inhumaines. Selon leurs témoignages, la prison est surpeuplée et les infrastructures sont vétustes, ce qui rend leur quotidien insupportable. Ils comparent leur situation à celle des « cales de navires négriers » et appellent à l’intervention urgente des défenseurs des droits humains pour améliorer leurs conditions de vie.

La surpopulation carcérale, problématique récurrente dans les établissements pénitentiaires sénégalais, rend la situation particulièrement critique à Ziguinchor. Cette prison, conçue pour accueillir un nombre limité de détenus, est aujourd’hui un espace exigu et insalubre où les prisonniers vivent dans une promiscuité alarmante.

Face à ce drame, les codétenus d’Ibrahima Konté réclament non seulement une enquête, mais également une réforme en profondeur des conditions carcérales au Sénégal. Leurs revendications vont au-delà de la simple reconnaissance des droits humains en milieu pénitentiaire : elles exigent des solutions concrètes pour mettre fin à la surpopulation, rénover les infrastructures et assurer un suivi médical digne de ce nom.

Le décès d’Ibrahima Konté pourrait bien être le point de départ d’une mobilisation plus large pour la défense des droits des détenus au Sénégal. L’onde de choc provoquée par cet incident remet en question le traitement des prisonniers dans les établissements pénitentiaires du pays, où les dysfonctionnements semblent se multiplier.

Pour l’heure, les autorités restent silencieuses face aux accusations portées par les détenus de la MAC de Ziguinchor. Une enquête indépendante et transparente permettra peut-être de répondre aux nombreuses questions soulevées par cette affaire tragique. En attendant, la communauté carcérale et les organisations de défense des droits humains se mobilisent pour que justice soit rendue à Ibrahima Konté et pour prévenir d’autres drames similaires à l’avenir.

Alioune Tine : « Le Sénégal au carrefour entre patriotisme de parti et patriotisme d’État »

Dans une analyse publiée sur X (anciennement Twitter), Alioune Tine, président de l’Afrika Jom Center et observateur avisé de la scène politique sénégalaise, a livré un point de vue éclairant sur la situation politique actuelle sous le régime dirigé par Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Selon lui, le Sénégal traverse une période critique marquée par une confrontation entre deux formes de patriotisme, le tout dans un contexte où les réseaux sociaux jouent un rôle de plus en plus déterminant.

Pour Alioune Tine, le principal défi du nouveau régime est d’arriver à concilier « le patriotisme de parti » avec « le patriotisme d’État ». Une tâche rendue encore plus délicate dans un contexte où les réseaux sociaux ont profondément transformé l’espace public. « Le nouveau régime de Diomaye et Sonko fait l’expérience du conflit entre patriotisme de parti et patriotisme d’État, mais à l’heure des réseaux sociaux, c’est-à-dire cette époque caractérisée par l’ouverture sans limite et sans filtre de l’espace public. Car explicitement ou non, ce débat a toujours existé au Sénégal », explique-t-il.

Cette opposition, bien que latente dans le passé, est aujourd’hui exacerbée par des attentes citoyennes fortes et des frustrations accumulées face au modèle de démocratie électorale. Alioune Tine invite à dépasser les incidents récents pour comprendre les dynamiques profondes en jeu.

Alioune Tine considère que les tensions actuelles sont révélatrices des limites du modèle démocratique sénégalais. « Il faut lire ces incidents comme les révélateurs de frustrations et attentes multiples inhérentes au modèle de démocratie électorale », écrit-il. Pour lui, ces défis nécessitent une réflexion nationale approfondie, ainsi qu’un effort collectif pour envisager une démocratie plus inclusive et mieux adaptée aux réalités du pays.

Cependant, cette transition ne peut se faire sans débat ni réformes structurelles. « Ce n’est pas facile de basculer dans un contrat social qui inclut un État impartial et neutre sans un débat national et sans les réformes et le débat national qui l’accompagnent », souligne-t-il.

Alioune Tine pointe également du doigt l’influence grandissante des réseaux sociaux, qui, selon lui, contribuent à polariser le débat public et à simplifier des problématiques pourtant complexes. « L’inconvénient avec les réseaux sociaux, c’est que ça polarise, ça simplifie les choses complexes et crée du conflit là où il faut débattre sereinement », avertit-il.

Dans ce contexte, il plaide pour une approche plus calme et constructive : « Tous, nous devons prendre un verre d’eau glacée et débattre sereinement pour des solutions efficaces, pragmatiques et durables ». Un appel qui vise à désamorcer les tensions et à favoriser un dialogue apaisé entre les différentes composantes de la société sénégalaise.

Le message d’Alioune Tine se veut avant tout un appel à la responsabilité collective. Il exhorte les Sénégalais à privilégier une approche basée sur la concertation et les réformes profondes pour bâtir un État impartial, capable de répondre aux aspirations de tous. Dans une époque où les réseaux sociaux brouillent les frontières entre le réel et le virtuel, il invite à ne pas perdre de vue l’essentiel : bâtir une nation unie et solidaire, au-delà des clivages partisans.

Le Sénégal, selon Alioune Tine, se trouve à un tournant décisif. C’est donc à travers des débats constructifs, loin des passions exacerbées par les réseaux sociaux, que le pays pourra répondre aux défis qui se posent à lui et avancer vers un avenir plus apaisé et inclusif.

Niagues endeuillée : le drame conjugal qui plonge une communauté dans l’horreur

Le petit quartier de HLM 3 Darou Salam, à Niagues, est sous le choc après un drame conjugal qui a coûté la vie à un couple et à leur femme de ménage. Trois semaines après l’incendie criminel ayant dévasté la maison du couple Seck, Fatou Sow, grièvement brûlée lors de l’incident, a succombé à ses blessures, emportant avec elle les vérités qu’elle aurait pu révéler.

Les événements tragiques se sont déroulés dans la nuit du 13 au 14 décembre 2024. Une explosion soudaine a alerté le voisinage, révélant un incendie dévastateur dans la maison du couple Oumar Khary Seck et Khady Diouf. Les flammes dévoraient le bâtiment tandis que des cris déchirants émanaient de l’intérieur.

Malgré l’intervention courageuse des voisins, Khady Diouf a été retrouvée calcinée dans sa chambre, et son mari, Oumar Seck, n’a pas survécu à ses blessures malgré les secours. Fatou Sow, la femme de ménage, grièvement brûlée, a survécu quelques semaines avant de succomber à l’hôpital. Les quatre enfants du couple, miraculeusement épargnés, ont été retrouvés sains et saufs dans leur chambre.

Avant d’être évacuée par les secours, Fatou Sow aurait confié aux voisins des détails glaçants, selon le journal L’Observateur. Le drame serait survenu après une dispute conjugale violente. Des témoins rapportent avoir entendu Khady Diouf crier : « Au secours, Seck veut me tuer ! ». Ces éléments orientent les enquêteurs vers la piste d’un acte prémédité de la part d’Oumar Seck, soupçonné d’avoir déclenché volontairement l’incendie.

Fatou Sow était considérée comme la seule personne capable de confirmer ces allégations ou d’apporter d’autres éléments cruciaux à l’enquête. Hospitalisée pendant trois semaines, elle s’est battue pour sa survie, mais ses brûlures graves ont finalement eu raison d’elle. Sa mort plonge l’affaire dans une obscurité encore plus profonde, laissant les enquêteurs avec des pistes limitées et des questions sans réponse.

Ce drame a également mis en lumière des carences dans les infrastructures et les services d’urgence. Les habitants de Niagues dénoncent la lenteur des secours, attribuée aux rues sablonneuses qui auraient retardé l’arrivée des sapeurs-pompiers et des gendarmes. Selon eux, une intervention plus rapide aurait pu sauver des vies.

Le décès des trois protagonistes principaux rend incertaine la résolution de ce drame conjugal. Les habitants de Niagues pleurent leurs morts, tout en s’interrogeant sur les circonstances exactes de cette tragédie. Les autorités parviendront-elles à reconstituer les événements de cette nuit fatidique ?

Ce drame soulève également des questions plus larges sur les violences conjugales et la nécessité de mesures préventives. Alors que Niagues s’efforce de se relever, cette tragédie rappelle avec force l’urgence de renforcer la lutte contre ces violences et d’améliorer les capacités d’intervention des services de secours, en particulier dans les zones difficiles d’accès.

Les cicatrices de cette nuit d’horreur marqueront à jamais la mémoire collective de Niagues, mais pour beaucoup, l’affaire reste un mystère, et les vérités qui pourraient apaiser les cœurs semblent s’être éteintes avec Fatou Sow.

Le Président Bassirou Diomaye Faye à Bambey : Hommage et Condoléances au Ministre Alioune Dione

Le Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, s’est rendu ce dimanche 5 janvier à Bambey pour présenter ses condoléances au ministre de la Microfinance et de l’Économie Sociale et Solidaire, Alioune Dione, suite au décès de son épouse, feue Mame Diarra Tine. Cette visite empreinte de compassion s’est déroulée en présence de Serigne Mame Mor Mbacké Mourtalla, marquant un moment de recueillement et de solidarité nationale.

Dans une déclaration empreinte d’émotion, le ministre Alioune Dione a salué la démarche du chef de l’État, qui témoigne de son attachement aux valeurs humaines et à la proximité avec ses collaborateurs :

“Il m’a été accordé l’honneur de recevoir à Bambey Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, Président de la République, qui est venu exprimer ses sincères condoléances suite au décès de mon épouse, feue Mame Diarra Tine. Cette visite du Chef de l’État témoigne une fois de plus de son attachement à la population, en général, mais particulièrement à l’égard de ses collaborateurs qui forment l’équipe gouvernementale.”

Le ministre a également exprimé sa profonde gratitude pour les paroles de réconfort et les prières adressées par le Président, lesquelles, selon lui, renforcent sa foi en Allah et sa sérénité face à cette douloureuse épreuve.

Le déplacement du chef de l’État à Bambey a également été l’occasion de constater la solidarité autour du ministre Alioune Dione. Ce dernier a tenu à remercier ses collègues ministres, ainsi que l’ensemble des agents de son ministère, pour leur soutien indéfectible. Il n’a pas manqué d’exprimer sa reconnaissance envers ses proches et amis pour leurs prières et leur présence à ses côtés.

Cette visite illustre, une fois de plus, la dimension humaine de la gouvernance du Président Bassirou Diomaye Faye, attaché aux valeurs de solidarité et de fraternité. Elle restera gravée comme un geste fort de compassion envers un membre de son équipe gouvernementale en deuil.

Scandale à la Sénégalaise de l’Automobile : Un détournement de 1,2 milliard CFA éclate au grand jour

La Sénégalaise de l’Automobile, l’un des plus grands concessionnaires automobiles au Sénégal, est secouée par un scandale financier d’une ampleur sans précédent. Un détournement massif de 1,2 milliard de francs CFA a été mis au jour, mettant en lumière des pratiques frauduleuses sophistiquées orchestrées par un ancien cadre de l’entreprise. Cette affaire explosive a été révélée par le quotidien Libération, à la suite d’une plainte déposée par la direction générale de la société.

Au centre de cette affaire, Cheikh Ahmadou El Khadim Dieng, 42 ans, ancien cadre du service transit de l’entreprise. Dieng, en charge du dépôt des chèques pour le dédouanement des véhicules importés, aurait détourné des paiements destinés à la Perception Dakar-Port, accumulant ainsi des arriérés de frais de douane estimés à plusieurs centaines de millions de francs CFA.

Le suspect a été arrêté à l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) alors qu’il tentait de fuir le pays, prétextant un « arrêt maladie » non justifié. Mais ce n’est pas tout : les enquêteurs ont également découvert l’existence d’une société parallèle nommée Logis Transit, créée par Dieng. Dans les bureaux de cette entreprise, des documents compromettants, notamment des quittances remontant à 2020, ont été saisis, laissant penser que les détournements pourraient s’étendre sur plusieurs années.

L’enquête menée par la Division des Investigations Criminelles (DIC) ne s’arrête pas à Dieng. Des éléments retrouvés indiquent qu’il aurait bénéficié de complicités internes et externes. Parmi elles, sa seconde épouse, qui aurait tenté de négocier un moratoire auprès du Trésor public en usurpant une identité. Ces agissements, selon les enquêteurs, soulignent une possible organisation frauduleuse impliquant plusieurs acteurs.

Par ailleurs, les pratiques de Dieng incluraient des réceptions d’avoirs sur des chèques destinés aux paiements officiels. Ces mécanismes, encore à l’étude, pourraient révéler un système de blanchiment de capitaux bien élaboré.

Les révélations se multiplient alors que les audits internes de la Sénégalaise de l’Automobile pour l’année 2024 ont mis en lumière d’autres irrégularités dépassant l’année 2023. Ces découvertes laissent craindre un « carnage financier », selon les termes rapportés par Libération.

Face à l’ampleur de ce détournement, le parquet financier a décidé de prolonger les investigations. Dieng, pour sa part, garde le silence depuis son arrestation, mais les charges d’abus de confiance et de blanchiment de capitaux continuent de s’accumuler.

Ce scandale met en lumière les failles du système de contrôle interne des entreprises sénégalaises. La Sénégalaise de l’Automobile, comme d’autres grandes entreprises, devra repenser ses mécanismes de surveillance pour prévenir de telles dérives à l’avenir.

Saint-Louis : Le verdict du procès des 80 gardes du corps de Samm Sa Kaddu attendu ce lundi

Ce lundi 6 janvier, le Tribunal de Grande Instance de Saint-Louis devrait rendre son verdict dans l’affaire très médiatisée des 80 gardes du corps de Samm Sa Kaddu. Ces derniers avaient été arrêtés à la suite des violents heurts survenus dans la Vieille ville lors de la campagne pour les élections législatives. Après plusieurs mois d’attente, les prévenus devraient, sauf renvoi, être fixés sur leur sort aujourd’hui.

Les mis en cause font face à quatre chefs d’accusation : vol avec violence, voie de fait, port illégal d’armes et violation des arrêtés du ministre de l’Intérieur datant du 22 octobre. Ces charges ont été retenues suite aux incidents qui avaient suscité une grande indignation dans la ville de Saint-Louis, marquant un épisode tumultueux de la campagne électorale.

Lors de l’audience spéciale du lundi 2 décembre 2024, le ministère public n’avait pas mâché ses mots. Le procureur avait requis des peines de prison ferme allant de 2 à 5 ans contre certains prévenus, estimant que les preuves à leur encontre étaient accablantes. Toutefois, pour d’autres accusés, il avait demandé la relaxe, jugeant que leur implication dans les faits reprochés n’était pas établie.

Cette affaire a divisé l’opinion publique. D’un côté, certains voient dans ces gardes du corps des acteurs d’une violence politique qui doit être sévèrement punie pour servir d’exemple. De l’autre, des soutiens des accusés dénoncent une instrumentalisation judiciaire visant à affaiblir Samm Sa Kaddu et ses militants.

Le verdict attendu aujourd’hui pourrait marquer un tournant dans cette affaire, avec des conséquences potentielles sur le climat politique de la région. En attendant, la tension reste palpable à Saint-Louis, où les familles et les partisans des prévenus espèrent un jugement clément, tandis que d’autres exigent que justice soit faite.

Ousmane Sonko clarifie la question des fonds alloués aux soins des malades : un appel à la confiance et à la vigilance

Dans une récente sortie, Ousmane Sonko, leader du parti Pastef, a tenu à dissiper les malentendus concernant les fonds alloués pour soigner les malades. Selon lui, cette initiative ne date pas de leur arrivée au pouvoir, mais s’inscrit dans la continuité d’une tradition d’entraide au sein de leur mouvement. Avant d’assumer des responsabilités officielles, le Pastef utilisait ses propres moyens pour venir en aide aux malades en difficulté. Cependant, une fois au pouvoir, le parti a jugé nécessaire de dégager des fonds spécifiques pour répondre aux besoins urgents des personnes nécessitant une prise en charge rapide.

Ousmane Sonko a exprimé son regret face à la polémique que cette mesure a suscitée, y compris dans les rangs de son propre parti. « Cette décision, prise dans l’intérêt des plus démunis, a malheureusement été mal interprétée par certains, y compris parmi nos militants », a-t-il déclaré.

Dans ce contexte, le leader du Pastef a lancé un appel à ses militants pour qu’ils fassent preuve de confiance envers les nouvelles autorités. Il a également souligné l’importance de ne pas se laisser influencer par les discours des détracteurs. « Il y a des gens qui sont dans nos rangs, mais qui ne sont pas du Pastef, notamment certains qui s’expriment sur les réseaux sociaux. Il ne faut pas vous laisser embarquer par ces voix discordantes », a averti M. Sonko, insistant sur la nécessité de vigilance.

Il a également rappelé que toutes les décisions prises respectent les règles établies, appelant ses partisans à ne pas douter de la légitimité et de la transparence des actions entreprises. « Tout se fera dans les règles de l’art », a-t-il assuré.

Dans une phrase devenue récurrente dans son discours, Ousmane Sonko a affirmé : « Je dis souvent que Pastef est le problème du Pastef ». Par cette déclaration, il a voulu rappeler que les divisions internes et les malentendus peuvent être les plus grands obstacles à la réussite de leur projet politique. Il a ainsi exhorté ses militants à privilégier l’unité et à éviter les conflits internes qui pourraient affaiblir leur mouvement.

Cette sortie du leader du Pastef intervient dans un contexte marqué par des débats sur la gestion des fonds publics et des interrogations sur la transparence des décisions prises par le parti. En clarifiant la nature et l’objectif de ces fonds, Ousmane Sonko espère dissiper les doutes et ramener la sérénité au sein de ses rangs.

Kolda : L’hôpital régional confronté à de multiples défis, des solutions promises par le Ministre de la Santé

En visite à Kolda ce week-end, du 3 au 5 janvier, le Ministre de la Santé, Ibrahima Sy, a été confronté à une longue liste de doléances émanant du personnel et de la direction de l’hôpital régional. Ces revendications, exposées par Fallou Niang, directeur de l’établissement, mettent en lumière des carences profondes et urgentes qui affectent le fonctionnement de cette structure hospitalière stratégique pour la région.

Parmi les principaux problèmes soulevés figurent l’insuffisance d’équipements médicaux essentiels, notamment l’absence de mammographie, une salle de réveil du bloc opératoire hors service, et une morgue sous-dimensionnée, dont seulement quatre tiroirs fonctionnent. Ces dysfonctionnements compliquent la gestion des dépouilles, générant un véritable casse-tête logistique pour le personnel.

En outre, le manque d’un deuxième médecin-réanimateur, le déficit d’un poste de transfusion sanguine opérationnel, et les problèmes récurrents liés à la disponibilité de sang, particulièrement pour les patients en dialyse et les urgences obstétricales, sont des défis majeurs.

S’ajoutent à cela des préoccupations liées à l’état défectueux de la voirie interne de l’hôpital et au faible niveau de motivation du personnel, aggravé par neuf mois d’arriérés d’indemnités. Ces retards provoquent un climat social tendu, alimentant des grèves cycliques qui compromettent davantage la prise en charge des patients.

Malgré ce constat alarmant, quelques avancées ont été réalisées avec l’arrivée récente de plusieurs spécialistes, dont un urgentiste, un médecin-réanimateur, un diabéto-endocrinologue, deux ophtalmologues, et un dermatologue. Ces renforts permettent d’étoffer l’offre de soins et de rehausser le niveau de prestations.

Cependant, ces efforts restent insuffisants pour combler les lacunes structurelles et répondre à la demande croissante des populations locales.

Face à ces défis, le Ministre de la Santé, Ibrahima Sy, a promis des mesures correctives pour améliorer la situation de l’hôpital régional. Il a notamment annoncé la mise en place de contrats de performance avec les directeurs d’hôpitaux. Ces contrats seront assortis d’un soutien financier, mais également d’une exigence de résultats. “Ceux qui ne seront pas performants seront remplacés à la fin des deux ans de contrat”, a-t-il averti.

Le Ministre s’est également engagé à trouver des solutions aux doléances exprimées, notamment l’équipement en matériel, le renforcement du personnel médical, et l’amélioration des conditions de travail pour éviter les grèves.

Pour Fallou Niang, cette rencontre avec le Ministre constitue une étape importante dans le diagnostic des difficultés de l’établissement. “Nous espérons que ces échanges permettront de poser les bases d’une solution durable pour relever le niveau de l’hôpital et mieux servir les populations”, a-t-il déclaré.

Aoua Bocar Ly Tall défend sa nomination au CNRA et répond aux critiques

La nomination de Dr Aoua Bocar Ly Tall au Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) a suscité des débats animés, en particulier sur les réseaux sociaux. Certains membres et sympathisants du parti Pastef, qualifiés de “Patriotes”, ont exprimé des critiques virulentes, pointant du doigt ce choix. Néanmoins, Dr Ly Tall a réagi avec calme et assurance sur les ondes de la Radio Futurs Médias (RFM), mettant en avant les soutiens qu’elle a reçus depuis l’annonce.

Dr Aoua Bocar Ly Tall a tenu à remercier le chef de l’État pour la confiance placée en elle, tout en insistant sur ses qualifications et son mérite. « Il ne faut pas me voir le verre à moitié vide, mais plutôt le verre plein », a-t-elle déclaré. Selon elle, sa nomination a été saluée par de nombreuses personnes qui reconnaissent ses compétences et son engagement. « Depuis cette annonce, j’ai reçu une pluie de félicitations et de marques de confiance. On me dit : ‘Dr Aoua Bocar Ly, vous méritez cette nomination, vous apporterez un plus au CNRA’. Ce sont ces réactions positives que je considère », a-t-elle expliqué.

Face aux critiques, notamment celles émanant de certains membres du Pastef, Dr Ly Tall a évoqué un mélange de frustration et d’incompréhension. Citant le cas d’un compatriote, Lamine Diamé, elle a souligné que les attaques personnelles seraient motivées par une déception liée à l’absence de reconnaissance pour son investissement au sein du parti. « Il n’est pas frustré par ma nomination, mais plutôt parce qu’il n’a pas été nommé, contrairement à d’autres militants de Pastef comme le ministre Balla Moussa Daffé », a-t-elle déclaré.

Dr Aoua Bocar Ly Tall a réaffirmé son engagement à servir la Nation et à contribuer à la revalorisation du CNRA. Forte de ses expériences en tant qu’intellectuelle, analyste et écrivaine, elle estime être à la hauteur des attentes liées à sa nouvelle fonction. « J’ai toutes les compétences et les valeurs qu’il faut pour ce poste. Je remercie le chef de l’État pour sa confiance et je suis de tout cœur avec lui, le Premier ministre et son gouvernement », a-t-elle souligné.

Dr Ly Tall s’est également exprimée sur son alignement idéologique avec le président de la République et son gouvernement, qu’elle qualifie de panafricanistes. Elle a rappelé son rôle dans la défense du chef de l’État lors de précédentes controverses, notamment face à des critiques venant de l’étranger. « J’ai écrit un article publié dans onze journaux pour défendre le président et ses valeurs. Je suis pleinement en phase avec leur vision », a-t-elle affirmé.

Malgré les polémiques, Dr Aoua Bocar Ly Tall reste déterminée à assumer pleinement ses responsabilités au CNRA. En mettant en avant ses qualifications et son engagement, elle tourne le dos aux critiques et se concentre sur sa mission : contribuer à une meilleure régulation de l’audiovisuel au Sénégal. Une réponse qui témoigne de sa volonté de servir le pays avec conviction et professionnalisme.

Guy Marius Sagna s’oppose à la nomination d’Aoua Bocar Ly Tall et dénonce des propos “dangereux” pour l’unité nationale

Le député Guy Marius Sagna, connu pour ses prises de position tranchées sur les questions de gouvernance et d’unité nationale, a exprimé son opposition catégorique à la nomination d’Aoua Bocar Ly Tall au sein du Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA). Dans un communiqué rendu public, il a critiqué des déclarations qu’il attribue à cette dernière, estimant qu’elles menacent la cohésion nationale et le vivre-ensemble au Sénégal.

Dans son communiqué, Guy Marius Sagna s’est d’abord appuyé sur un principe fondamental : “Nous ne pouvons pas confier le projet [de régulation audiovisuelle] à des concitoyens dont le plan était que nous soyons peut-être en ce moment en plein deuxième tour de l’élection présidentielle et sans candidat.” Par cette déclaration, le député semble faire allusion à des positions ou des actions passées de Mme Ly Tall, qu’il juge incompatibles avec la promotion d’un Sénégal uni.

Pour Guy Marius Sagna, l’objectif ultime d’un “Sénégal souverain, juste et prospère” repose sur un préalable indiscutable : “UN Sénégal”. Ce principe non négociable, selon lui, est mis à mal par ce qu’il qualifie de “propos inflammables” tenus par Mme Ly Tall, qui auraient promu une division du pays sur une base ethnique, une approche jugée “dangereuse” et contraire aux valeurs républicaines.

Reconnaissant que demander la démission d’un ministre pour des propos similaires serait “excessif”, Guy Marius Sagna propose néanmoins des mesures fermes pour rectifier ce qu’il considère comme une erreur de nomination. Selon lui, deux options sont envisageables : “soit par la démission de la concernée, soit qu’elle soit enlevée des membres du CNRA.”

Cette déclaration intervient dans un contexte où la régulation des médias, notamment en période pré-électorale, est perçue comme cruciale pour maintenir la stabilité et la paix sociale au Sénégal. L’opposition du député souligne les tensions qui entourent cette nomination et reflète des sensibilités exacerbées autour de l’unité nationale.

La nomination d’Aoua Bocar Ly Tall a suscité des réactions mitigées dans le paysage politique et médiatique sénégalais. Tandis que certains saluent ses compétences et son expérience dans le domaine de la communication, d’autres, à l’instar de Guy Marius Sagna, remettent en question sa capacité à représenter l’ensemble des Sénégalais de manière impartiale.

En conclusion, le député appelle à la vigilance et à la responsabilité pour éviter toute dérive mettant en péril la stabilité du pays. La réponse des autorités et de Mme Ly Tall à ces accusations pourrait déterminer l’issue de cette polémique naissante.

Initiation de sortie des PMA : l’échec du PSE mis à nu

En décembre 2024, en réponse à une demande insistante de l’ancien Ministère de l’économie, du plan et de la coopération du Sénégal, datée février 2024 (bizarrement mentionné 29 février 2025 -futur- sur la lettre officielle), Les Nations Unies ont engagé le processus de sortie du Sénégal de la catégorie des Pays Moins Avancés sur la période 2025-2029. Ceci, après que le pays a franchi les seuils requis en matière de revenu national brut par habitant, d’indice des actifs humains et d’indice de vulnérabilité économique.

Présentée comme une validation des progrès économiques réalisés sous le Plan Sénégal Émergent (PSE) par l’ancien régime, cette graduation, en réalité, révèle l’échec du modèle de transformation structurelle promu depuis plus d’une décennie. Loin d’être le fruit d’un changement profond du tissu productif et de la compétitivité nationale, cette évolution repose sur des seuils techniques qui masquent les faiblesses persistantes de l’économie. Les performances en matière de croissance, d’industrialisation, d’emploi et d’intégration aux chaînes de valeur mondiales restent largement en deçà des ambitions initiales du PSE. En analysant les indicateurs économiques et sociaux, il apparaît que cette sortie des PMA est davantage une décision statistique qu’un réel bond vers l’émergence et pose la question de la soutenabilité du modèle économique adopté de 2014 à 2024 à travers le PSE.

Le Revenu National Brut par habitant a dépassé le seuil de graduation fixé à 1 306 USD pour atteindre 1 558 USD en 2024. Cette progression est indéniable, mais elle n’est pas le reflet d’une montée en productivité. La croissance économique observée depuis dix ans a été largement tirée par des investissements d’infrastructures massifs financés par l’endettement, sans effet significatif sur la transformation du tissu productif. La contribution du secteur industriel à la valeur ajoutée reste marginale, avec une part de l’industrie manufacturière inférieure à 9 % du PIB, bien loin des 30 à 40 % observés dans les économies émergentes. La dynamique de croissance repose toujours sur des secteurs traditionnels à faible valeur ajoutée, notamment les services et les exportations de matières premières, sans une montée en gamme technologique qui garantirait un changement structurel durable.

L’Indice des Actifs Humains a progressé pour atteindre 66,7 en 2024, juste au-dessus du seuil de sortie fixé à 66,0. Cette amélioration repose principalement sur des gains progressifs en matière de santé et d’éducation, mais les avancées restent limitées. Le taux de scolarisation dans l’enseignement secondaire, qui stagne à 31 %, reste l’un des plus faibles d’Afrique de l’Ouest et traduit une incapacité à préparer une main-d’œuvre compétitive pour une économie fondée sur la connaissance. L’alphabétisation des adultes plafonne à 57,7 %, ce qui freine la montée en compétence et la transition vers des emplois plus qualifiés. L’Indice de Développement Humain du Sénégal, à 0,517 en 2022, classe le pays 169ᵉ sur 190 et illustre à merveille un retard structurel qui n’a pas été corrigé par les réformes du PSE. Loin d’un signal de transformation réussie, cette évolution indique ainsi une progression lente et insuffisante pour assurer une trajectoire vers l’émergence.

L’Indice de Vulnérabilité Économique, à 42,3 (tendance décroissante requise), demeure largement au-dessus du seuil de sortie de 32,0, ce qui révèle une exposition persistante aux chocs économiques et climatiques. Notre économie fortement dépendante du secteur primaire peu performant ne dispose pas d’une base industrielle solide capable d’absorber les fluctuations des marchés mondiaux. La balance commerciale est structurellement déficitaire, avec un déficit dépassant 4 000 milliards de FCFA en 2023 qui illustre une dépendance excessive aux importations de biens manufacturés et une intégration limitée dans le commerce international. Le pays peine à se positionner sur des segments à haute valeur ajoutée, ce qui le rend vulnérable aux perturbations extérieures et limite son potentiel de croissance autonome.

L’endettement public a explosé pour atteindre 73,4 % du PIB en 2023 et 80% en 2024, après une décennie de recours intensif aux emprunts extérieurs pour financer de grands projets d’infrastructure. Si ces investissements ont modernisé certaines infrastructures, leur impact sur la transformation économique reste très limité. L’efficacité des investissements publics, mesurée par l’ICOR (Incremental Capital Output Ratio), est évaluée à 6,7, ce qui signifie que pour chaque unité de croissance générée, l’investissement nécessaire est bien plus élevé que dans des économies comparables, telles que la Côte d’Ivoire où l’ICOR est inférieur à 3,5. Cette faible rentabilité des investissements traduit un mauvais ciblage des priorités de développement et concentre les ressources sur des infrastructures sans impact immédiat sur la productivité et la compétitivité du secteur privé.

Le marché du travail reste extrêmement précaire, avec plus de 90 % des emplois relevant du secteur informel, où les travailleurs n’ont ni protection sociale, ni stabilité économique. La création d’emplois formels n’a pas suivi le rythme de la croissance démographique de 2,7%, ce qui a aggravé le chômage des jeunes, l’immigration clandestine suicidaire et l’exode des talents vers d’autres marchés. L’inadéquation entre la formation et les besoins du marché continue de limiter l’accès des jeunes diplômés à des opportunités d’emplois qualifiés. Cette situation met en évidence l’échec du PSE à structurer un modèle de croissance inclusif, où les gains économiques profiteraient à l’ensemble de la population plutôt qu’à certains secteurs privilégiés.

Les infrastructures sanitaires et sociales montrent des avancées très limitées. La mortalité maternelle, bien qu’en baisse, demeure à 261 décès pour 100 000 naissances, un niveau encore élevé par rapport aux standards des pays en transition. L’espérance de vie à la naissance est de 66,8 ans, un progrès, mais à un rythme plus lent que dans des pays comparables. La couverture sanitaire universelle peine à être mise en œuvre, en raison de contraintes budgétaires et d’une offre médicale encore insuffisante. Ces faiblesses structurelles traduisent un retard dans la modernisation des services publics essentiels, condition pourtant nécessaire pour asseoir une base solide de développement humain.

Les défis environnementaux accentuent les fragilités du modèle de développement. Plus de 90 % de la population vit en zones arides ou semi-arides, ce qui expose le pays aux effets du changement climatique et aux cycles de sécheresse qui affectent l’agriculture. L’érosion côtière met en péril les infrastructures et les moyens de subsistance des populations littorales, tandis que la désertification limite la productivité agricole et la sécurité alimentaire. La dépendance aux importations de denrées alimentaires et les pertes post-récoltes, estimées à 25 % de la production céréalière, aggravent la vulnérabilité économique. Les investissements dans l’adaptation climatique restent insuffisants, ce qui pourrait compromettre la soutenabilité des gains économiques réalisés jusqu’ici.

Face à ces constats, la Vision 2050 et la Stratégie Nationale de Développement 2025-2029 ont été mises en place par le nouveau régime pour rectifier les limites du PSE et repositionner le pays sur une trajectoire plus durable et inclusive. L’objectif est de passer d’une croissance tirée par l’endettement à un modèle basé sur une productivité accrue, une diversification industrielle et un développement économique plus endogène. La réforme fiscale promue vise à augmenter la mobilisation des ressources internes, réduire la dépendance aux financements extérieurs et améliorer la gestion budgétaire. Une attention particulière est accordée à la réforme du système éducatif et de la formation professionnelle, pour aligner les compétences de la main-d’œuvre avec les exigences d’un marché du travail plus compétitif.

L’initiation de la sortie des PMA ne valide en rien un quelconque succès du PSE. Elle met au contraire en évidence les limites de cette stratégie, qui n’a pas permis de garantir une transformation économique et sociale suffisamment robuste. Sans une refonte des politiques publiques, cette graduation pourrait se transformer en un piège, et exposerait le pays à une stagnation post-PMA et à une dépendance continue aux financements extérieurs. Le Sénégal doit désormais corriger ces lacunes pour assurer une véritable transition vers le développement inclusif, fondée sur une économie plus compétitive, plus résiliente et mieux intégrée aux marchés mondiaux. La réussite de cette phase dépendra de la capacité des nouveaux décideurs à piloter les réformes de la Vision 2050 avec rigueur, pragmatisme et une vision à long terme.

Dr. Abdourahmane Ba
Ingénieur statisticien, Docteur en management
Expert international en évaluation des politiques publiques
Président du Mouvement ESSOR

Contentieux entre Bocar Samba Dieye et la CBAO : un cri de détresse pour la justice et l’équité

Ce samedi 4 janvier 2024, l’opérateur économique Bocar Samba Dieye, accompagné de son porte-parole Famara Ibrahima Cissé, a tenu un point de presse pour éclairer l’opinion sur le différend qui l’oppose depuis plusieurs années à la Compagnie Bancaire de l’Afrique Occidentale (CBAO). Cette affaire, qui dure depuis plus de 15 ans, connaît de nouveaux rebondissements, avec des appels à l’intervention des nouvelles autorités pour l’exécution des décisions judiciaires rendues en faveur de M. Dieye.

Selon Famara Ibrahima Cissé, président de l’Association pour la Convergence et la Sauvegarde des Intérêts des Financiers (ACSIF) et porte-parole de Bocar Samba Dieye, le litige porte sur une lettre de crédit fictive de 6 milliards 650 millions de FCFA, sur la base de laquelle les biens de l’opérateur économique ont été saisis par la CBAO. Suite à ces saisies, la justice avait ordonné une expertise pour examiner la situation.

Le rapport d’expertise homologué par les juridictions compétentes a révélé que le compte de Bocar Samba Dieye était en réalité créditeur de 879 millions de FCFA, prouvant ainsi que c’est la CBAO qui lui devait de l’argent. Depuis 2008, la justice a successivement rendu des décisions en faveur de M. Dieye, ordonnant notamment un dédommagement d’un montant de 11 milliards de FCFA. Cependant, ces décisions restent inexécutées, plongeant l’opérateur économique dans une interminable attente.

Prenant la parole, Famara Ibrahima Cissé a interpellé les nouvelles autorités, les appelant à respecter les principes de transparence, de justice et de gouvernance sur lesquels elles se sont engagées. « Nous lançons un cri de détresse et de justice pour Bocar Samba Dieye, qui a travaillé plus de 67 ans. Aujourd’hui, il est vieux, il attend son argent. La justice a tranché, la banque doit exécuter », a-t-il martelé.

De son côté, Bocar Samba Dieye a rappelé que toutes les juridictions, y compris la cour d’appel et la cour de cassation, se sont prononcées en sa faveur à douze reprises. Pourtant, il accuse la CBAO de multiplier les recours pour bloquer l’exécution des décisions. « Je ne leur dois rien, toutes les preuves sont là. Pourtant, la CBAO reste un problème pour moi, alors que toutes les autres banques avec lesquelles j’ai travaillé n’ont jamais posé de difficulté », a-t-il déclaré.

Face à cette situation, Bocar Samba Dieye a exhorté le nouveau régime en place à intervenir pour mettre fin à ce qu’il considère comme une injustice flagrante. Il appelle à l’application stricte des décisions judiciaires et à une réparation des préjudices subis, afin de pouvoir tourner la page de cette longue bataille juridique.

Ce contentieux, qui illustre les défis liés à l’exécution des décisions de justice dans certains contextes, pose une fois de plus la question de l’efficacité des institutions judiciaires et de leur capacité à garantir les droits des citoyens face aux puissants acteurs économiques. À mesure que cette affaire attire l’attention du public, les nouvelles autorités seront-elles en mesure d’apporter une solution définitive ? L’avenir le dira.

Kaolack : La nuit de Cheikh Ahmed Tidiane Chérif célébrée à Léona Niassène

La famille de Mame Khalifa Niasse a rendu hommage à Cheikh Ahmed Tidiane Chérif (RTA) en célébrant sa nuit au domicile du porte-parole de la famille, Sérigne Babacar Niasse, à Léona Niassène. La cérémonie s’est tenue en présence du préfet du département de Kaolack, Léty Ndiaye, et d’une forte délégation, dont la gouverneure de la région, Mme Mouhamed Moctar Watt.

« Nous sommes venus au nom du gouverneur de la région de Kaolack pour participer à cette importante cérémonie religieuse. Nous reconnaissons le rôle essentiel des chefs religieux dans la promotion de sociétés pacifiques et équilibrées. Nous devons leur témoigner notre reconnaissance et les soutenir dans leurs actions au quotidien. »

Il a également profité de l’occasion pour demander à Sérigne Babacar Niasse de prier pour un Sénégal de paix et de prospérité.

De son côté, Sérigne Babacar Niasse, porte-parole de la famille de Mame Khalifa Niasse, a salué la vision des nouvelles autorités étatiques, notamment le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko. Il a mis en avant leur projet de bâtir une nation souveraine, juste, prospère et ancrée dans des valeurs fortes à travers le programme « Projet Sénégal Vision 2050 ».

Toutefois, le guide religieux n’a pas manqué de soulever les préoccupations liées à la situation du monde rural :

« Cette année encore, la soudure sera difficilement supportable pour les populations rurales. La production agricole de l’année écoulée ne suffira pas à couvrir les besoins alimentaires, alors que le mois de Ramadan approche à grands pas, une période où les dépenses quotidiennes augmentent. Nous appelons l’État à agir rapidement en apportant une aide alimentaire aux populations sénégalaises afin d’éviter une crise alimentaire imminente. »

En outre, Sérigne Babacar Niasse a attiré l’attention des autorités sur l’état de dégradation avancée des routes secondaires dans la ville de Kaolack. Il a plaidé pour une intervention urgente afin de remédier à cette situation qui affecte le quotidien des habitants.

Cette nuit de recueillement et de prière s’est terminée dans une ambiance empreinte de spiritualité, avec des prières pour un Sénégal uni et prospère.

Le Président de l’Assemblée nationale renforce les liens diplomatiques avec l’Iran, le Sultanat d’Oman et le Qatar

El Malick Ndiaye, Président de l’Assemblée nationale du Sénégal, a reçu en audience trois hauts représentants diplomatiques : Son Excellence Hassan Asgari, Ambassadeur de la République islamique d’Iran, Monsieur Said Rashid Hilal Alsaadi, Chargé d’affaires du Sultanat d’Oman, et Son Excellence Youssef bin Shaaban, Ambassadeur du Qatar.

Ces rencontres successives s’inscrivent dans une démarche de renforcement des relations entre le Sénégal et ces nations partenaires. Lors de ces échanges, El Malick Ndiaye a souligné l’importance des relations diplomatiques dans le développement économique, culturel et social, tout en mettant en avant le rôle crucial des parlementaires dans la consolidation des relations internationales.

Le Président de l’Assemblée nationale a exprimé son ambition de voir ces rencontres déboucher sur des initiatives concrètes. Ces initiatives pourraient, selon lui, ouvrir la voie à une coopération bilatérale accrue dans des secteurs clés tels que l’économie, la culture et la diplomatie.

El Malick Ndiaye a également réitéré son engagement à promouvoir une diplomatie parlementaire active, considérée comme un levier essentiel pour renforcer les échanges entre les nations. Ces audiences marquent ainsi un pas supplémentaire vers la dynamisation des relations bilatérales entre le Sénégal et l’Iran, le Sultanat d’Oman, ainsi que le Qatar.

Alioune Tine exprime son soutien à Maïmouna Ndour Faye face aux menaces sur ses biens

Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom Center et figure emblématique de la lutte pour les droits humains au Sénégal et en Afrique, a récemment adressé un vibrant message de soutien à Maïmouna Ndour Faye, directrice générale de la chaîne 7TV. Confrontée à une situation critique qui menace ses biens, notamment sa maison, cette femme de presse courageuse reçoit l’appui d’une voix influente dans le paysage sénégalais.

Dans un post largement relayé, Alioune Tine a salué le parcours exceptionnel de Maïmouna Ndour Faye, qu’il qualifie de “grande professionnelle” et de “battante”. Il a également souligné son rôle déterminant dans la promotion du pluralisme et de la diversité dans le paysage médiatique sénégalais. “On les compte sur les doigts de la main, les femmes patronnes de presse. C’est précieux aussi la promotion du genre dans la presse, comme partout”, a-t-il écrit.

Alors que Maïmouna Ndour Faye traverse une épreuve difficile, Alioune Tine a dénoncé l’image choquante de cinq véhicules de gendarmerie, accompagnés de 75 hommes, postés devant les locaux de la chaîne dans ce qui semble être une tentative de saisie de son matériel. “Ce n’est pas très joli en démocratie”, a-t-il déclaré, tout en exhortant à éviter ces “formes d’intimidation” qu’il juge “dépassées”.

Pour le fondateur d’Afrikajom Center, cette affaire dépasse la seule personne de Maïmouna Ndour Faye. Elle touche également tout le personnel de la 7TV et, plus largement, les principes fondamentaux du pluralisme et de la liberté de la presse. Alioune Tine appelle à une résolution rapide et positive de cette situation, espérant que Maïmouna Ndour Faye et son équipe pourront continuer à exercer leur mission dans des conditions sereines.

Cette prise de position intervient dans un contexte où les médias sénégalais sont confrontés à des pressions croissantes, suscitant des inquiétudes quant à la liberté de la presse dans le pays. Maïmouna Ndour Faye, par son combat, devient ainsi une figure emblématique de cette lutte pour la résilience et l’indépendance des médias face aux défis financiers et politiques.

Kaolack : Le CDD préparatoire de la Ziarra annuelle de Léona Niassène prévue le 1er février 2025 s’est tenu ce vendredi

Un Comité Départemental de Développement (CDD) consacré à la Ziarra annuelle de Léona Niassène, prévue le 1er février 2025, a réuni ce vendredi 3 janvier 2025 tous les services et acteurs impliqués dans l’organisation de cet important événement religieux, qui rassemble chaque année des milliers de fidèles.

“Nous venons de terminer le Comité Départemental de Développement (CDD) préparatoire de la Ziarra annuelle de Léona Niassène, comme nous le faisons chaque année à l’approche de cet événement religieux. Ce dernier réunit des pèlerins venant des quatre coins du monde. C’est pourquoi l’État du Sénégal prend toutes les dispositions nécessaires pour un bon déroulement de l’événement. Le CDD est une occasion d’échange entre le comité d’organisation, les autorités locales et les services techniques”, a déclaré Leytir Ndiaye, Préfet du département de Kaolack, en marge de la réunion.

Au cours de cette rencontre, le comité d’organisation a formulé ses attentes envers les différents services de l’État, et ces derniers ont apporté des réponses tout en prenant des engagements. Ces échanges ont permis d’identifier les principales difficultés et attentes des autorités religieuses et du comité d’organisation.

“Chaque question soulevée a été analysée, et les services techniques ont pris des engagements concrets qui seront réalisés avant l’événement prévu le 1er février 2025. Un suivi rigoureux sera assuré. Par ailleurs, un Comité Régional de Développement (CRD) sera bientôt convoqué par le Gouverneur de la région pour évaluer l’état d’avancement des préparatifs, afin que les problématiques non résolues au niveau départemental puissent être prises en charge au niveau régional”, a ajouté le Préfet.

Quant au comité d’organisation de la Ziarra, son porte-parole, par ailleurs président dudit comité, Elhadji Ahmeth Junior Niasse, s’est montré satisfait des engagements pris par les chefs de service ayant participé au CDD.

“L’ensemble des services ont pris des engagements qu’ils comptent respecter. Les préoccupations sont nombreuses, notamment dans les domaines de la santé, de l’assainissement et de la sécurité. Vous n’êtes pas sans savoir que la Ziarra de Léona Niassène continue de prendre de l’ampleur, attirant des pèlerins venant de Gambie, de Mauritanie, de Guinée-Bissau, du Mali, mais aussi d’Europe, sans oublier ceux des autres quartiers de Kaolack. Nous appelons particulièrement les forces de l’ordre à faciliter l’accès aux pèlerins”, a-t-il déclaré.

Il a également annoncé qu’à partir du 20 janvier 2025, des cérémonies quotidiennes seront organisées pour célébrer la vie et l’œuvre des différents Khalifes qui se sont succédé à la Khalifa de Mame Khalifa Niasse, ainsi que des Moukhadams ayant accompagné la communauté.

“Cette année, nous avons choisi comme conférenciers Tafsir Balla Seck de Fouta et Tafsir Moustapha Thiam, tous deux issus de la même localité”, a-t-il précisé.

La Ziarra annuelle de Léona Niassène est l’un des plus grands rassemblements religieux du Sénégal, et l’État, à travers ses différents services, s’engage à garantir son bon déroulement.

Ziguinchor : La CE-UASZ suspend son mot d’ordre de grève et appelle à la reprise des cours

La Coordination des Étudiants de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (CE-UASZ) a annoncé, par un communiqué daté du 2 janvier 2025, la suspension de son mot d’ordre de grève. Cette décision fait suite à des avancées notables dans la satisfaction de certaines revendications des étudiants, bien que des points cruciaux demeurent en suspens.

Dans son communiqué, la CE-UASZ a reconnu les progrès réalisés, affirmant qu’ils répondent à 50 % des attentes des étudiants. Elle a particulièrement salué les efforts conjoints des différents acteurs, notamment le réseau des anciens étudiants (alumni), dont le généreux don de matériel a été qualifié de geste significatif pour améliorer les conditions d’apprentissage à l’université.

Cependant, la coordination reste ferme sur certaines exigences. Elle rejette catégoriquement l’imposition des sessions uniques, une mesure qu’elle estime pénalisante pour la réussite académique des étudiants. La CE-UASZ exige le retour à deux sessions normales avec deux périodes de rattrapage, qu’elle considère essentielles pour garantir une évaluation juste et adaptée au parcours des apprenants.

Pour parvenir à une résolution durable, une équipe de médiateurs a été mobilisée afin de proposer des solutions concrètes. Ces démarches nourrissent l’espoir d’une issue favorable, selon le communiqué.

En attendant, la CE-UASZ appelle les étudiants à retourner dans les amphithéâtres dès le lundi 6 janvier 2025. « Dans un esprit de responsabilité, nous annonçons la suspension du mot d’ordre de grève, tout en restant vigilants et prêts à poursuivre le combat si nécessaire », conclut le texte.

Cette décision marque un tournant important dans le dialogue entre les étudiants et les autorités universitaires. Si l’appel à la reprise des cours est une avancée significative, la vigilance des étudiants souligne qu’un terrain d’entente durable reste encore à trouver.

Rapport ITIE 2023 et gouvernance des ressources extractives au Sénégal

Les normes de l’initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) constituent un cadre essentiel pour garantir la transparence et la redevabilité dans la gestion des ressources extractives. Elles s’articulent autour de six axes : la divulgation des revenus et paiements, la transparence des contrats et des licences, la gestion des ressources publiques, l’engagement des parties prenantes, l’assurance qualité des données et l’évaluation de l’impact sur le développement durable. Ces principes sont directement liés aux objectifs de gouvernance de la Vision Sénégal 2050, qui ambitionne une gestion rigoureuse et équitable des ressources naturelles au service d’un développement inclusif et durable. Toutefois, le rapport ITIE Sénégal 2023, bien qu’il reflète des avancées, met en lumière plusieurs insuffisances qui entravent la pleine conformité aux standards internationaux et limitent l’efficacité des politiques publiques.

Le rapport couvre 99,21 % des flux financiers du secteur extractif, avec une ventilation par entreprise, type de paiement et entité bénéficiaire. Cette couverture dépasse les seuils internationaux et traduit un effort de transparence. Cependant, un écart non concilié de 2,85 milliards FCFA subsiste, soit 0,79 % des recettes totales. Ce différentiel, combiné à l’absence de certification des données pour 10 entreprises sur 29, affecte la fiabilité des informations. Ces lacunes, en partie liées à une coordination insuffisante entre les entreprises et l’administration fiscale, fragilisent la traçabilité des recettes et réduisent la confiance des parties prenantes.

Le rapport fournit des informations sur les permis et contrats d’exploitation, mais ces données restent incomplètes. Certains accords stratégiques, notamment les contrats de partage de production entre PETROSEN et FORTESA, ne sont pas publiés. L’absence de mise à jour régulière du cadastre minier et pétrolier et la non-divulgation des critères d’attribution des licences limitent la transparence du processus. Ces lacunes, révélatrices d’une gouvernance institutionnelle perfectible, nuisent à la lisibilité des engagements contractuels et à la redevabilité des autorités publiques.

L’intégration des revenus extractifs au budget national atteint 91,10 %, ce qui traduit un effort d’optimisation des recettes publiques. Cependant, le rapport n’apporte pas de précisions sur la répartition territoriale des ressources ni sur l’impact des dépenses publiques financées par ces revenus. L’absence d’informations détaillées sur les paiements infranationaux et la gestion des fonds souverains rend difficile l’évaluation des effets redistributifs et l’alignement des recettes extractives avec les priorités de développement territorial.

L’engagement des parties prenantes apparaît limité. Le Comité National ITIE a impliqué les acteurs institutionnels et économiques, mais la participation de la société civile dans la validation et la diffusion des résultats reste insuffisante. De plus, la plateforme numérique GovIn, censée améliorer l’accessibilité des données, présente des défaillances techniques en matière de sécurité et de fonctionnalités analytiques. Ces contraintes réduisent l’utilité du dispositif pour les citoyens et freinent la transparence dans la gestion des ressources naturelles.

Le rapport montre un effort d’assurance qualité, mais il souffre d’un manque de documentation des critères d’audit et des méthodes de validation des écarts financiers. La publication tardive des résultats, près d’un an après l’exercice concerné, réduit la pertinence des données et limite leur exploitation pour la prise de décision. Ces délais affaiblissent l’efficacité des mécanismes de suivi et compliquent l’ajustement des politiques publiques en temps réel.

L’évaluation des impacts environnementaux et sociaux reste partielle. Les données sur les émissions de gaz à effet de serre, les mesures d’atténuation et les plans de réhabilitation des sites miniers sont insuffisantes. De même, les contributions sociales des entreprises ne sont pas systématiquement reliées à des indicateurs de performance, ce qui empêche d’évaluer leur effet réel sur les communautés locales.

Ces insuffisances structurelles compromettent l’efficacité de la gouvernance extractive et exposent le Sénégal à des risques accrus de mauvaise gestion des ressources naturelles. L’opacité dans la publication des données financières et contractuelles, associée à une coordination institutionnelle inadaptée, réduit la confiance des investisseurs et des citoyens. De plus, le retard dans la mise à disposition des informations nuit à l’alignement des recettes extractives avec les impératifs de stabilité macroéconomique et de financement des politiques publiques.

Pour remédier à ces faiblesses, plusieurs mesures s’imposent. La mise à jour régulière des bases de données contractuelles et cadastrales, la modernisation des plateformes numériques, et l’amélioration des mécanismes d’assurance qualité sont essentielles pour renforcer la transparence et la traçabilité des flux financiers. Un cadre plus structuré d’engagement multipartite, associant l’administration, le secteur privé et la société civile, permettrait d’améliorer la redevabilité. Enfin, une intégration plus stratégique des revenus extractifs dans les politiques de développement durable garantirait une meilleure articulation entre exploitation des ressources naturelles et financement des infrastructures, de l’éducation et de la transition énergétique.

Le renforcement de la gouvernance des industries extractives est un impératif pour aligner les performances économiques du secteur avec les objectifs de la Vision Sénégal 2050. L’adoption de réformes structurelles et la consolidation de mécanismes de transparence permintront au Sénégal de mieux optimiser la gestion de ses ressources naturelles et d’assurer un développement plus équitable et durable.

Dr. Abdourahmane Ba
Expert en Évaluation des politiques publiques
Président du mouvement ESSOR

Sénégal-Mauritanie : Un partenariat exemplaire pour l’exploitation du gaz offshore

Le Sénégal et la Mauritanie ont franchi une étape historique avec l’ouverture officielle, ce jour, du premier puits de gaz naturel du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA). Ce gisement transfrontalier, situé à cheval sur les deux pays, marque l’entrée de ces nations dans le cercle restreint des producteurs de gaz naturel, une avancée majeure pour leur développement économique.

Cette exploitation commune, fruit d’une coopération entre les deux gouvernements, ainsi que leurs compagnies nationales Petrosen (Sénégal) et la Société mauritanienne des hydrocarbures (SMH), a été saluée comme un modèle de co-construction dans un contexte mondial marqué par les tensions énergétiques. Le projet GTA, qui bénéficie également du soutien des compagnies internationales comme BP et Kosmos Energy, illustre une gestion partagée et harmonieuse des ressources naturelles.

Le premier mètre cube de gaz extrait du projet est prévu pour le 31 décembre 2025, symbolisant une avancée décisive dans le démarrage de la production commerciale. Les deux pays envisagent de transformer cette richesse en levier de croissance économique et sociale, notamment à travers la création d’emplois, la hausse des recettes publiques, et le renforcement des infrastructures énergétiques.

Dans ce contexte, le journaliste et leader politique sénégalais, Mamoudou Ibra Kane, a réagi sur son compte X (anciennement Twitter), en mettant en avant l’importance de la diplomatie de bon voisinage entre le Sénégal et la Mauritanie. Il a écrit :

« Exploitation commune du gaz. Le 1er m³ extrait le 31 décembre pour une entrée dans le club restreint des pays producteurs de gaz. Un bel exemple de #co_construction. Privilégier la diplomatie de bon voisinage, gage de stabilité dans un monde très agité. »

Son plaidoyer souligne la nécessité pour les deux pays de maintenir des relations bilatérales solides, en vue de garantir une exploitation harmonieuse des ressources et d’assurer la stabilité dans une sous-région parfois marquée par des tensions géopolitiques.

Avec des réserves estimées à 15 trillions de pieds cubes de gaz, le projet GTA constitue l’un des plus grands gisements de gaz naturel en Afrique de l’Ouest. Sa mise en exploitation représente une opportunité stratégique pour les deux nations, qui ambitionnent de devenir des acteurs majeurs sur le marché mondial du gaz.

Le gaz extrait servira non seulement à répondre aux besoins énergétiques locaux, mais également à alimenter les marchés internationaux, contribuant ainsi à la diversification des sources d’énergie à l’échelle mondiale.

L’ouverture de ce premier puits de gaz représente bien plus qu’un simple projet énergétique. Elle incarne une vision commune portée par deux nations qui ont su dépasser leurs frontières pour bâtir un avenir commun. Ce partenariat, qui met en avant la co-construction et la solidarité régionale, pourrait inspirer d’autres pays africains confrontés à des défis similaires.

Scandale financier à la Sénégalaise de l’Automobile : un préjudice provisoire estimé à 1,2 milliard de FCFA

Un scandale financier majeur secoue la Sénégalaise de l’Automobile, société spécialisée dans la vente de véhicules. Selon les révélations du journal Libération, le préjudice provisoire est estimé à 1,2 milliard de FCFA. Cette affaire, gérée par le parquet financier, risque de faire grand bruit.

Un des responsables de la société, en charge des paiements des dépenses douanières auprès de la Perception de Dakar Port, a été déféré hier devant le parquet financier par la Division des investigations criminelles (DIC). Après un retour de parquet, l’accusé devrait être fixé sur son sort aujourd’hui.

Selon les informations de Libération, pendant près d’un an, le mis en cause n’a délivré aucune quittance des paiements douaniers, évoquant de prétendus « retards » dans le circuit. Or, les investigations ont révélé qu’il n’a jamais effectué les paiements en question, bien que les chèques émis par l’entreprise aient été encaissés.

Ce détournement laisse entrevoir l’éventualité de complicités internes au sein de l’entreprise. Ce développement aggrave encore davantage la situation d’une société déjà en proie à d’énormes difficultés financières.

Le parquet financier poursuit ses investigations pour établir les responsabilités et identifier les potentiels complices de cet acte présumé de malversation. Cette affaire, qui met en lumière des failles dans les mécanismes de contrôle interne de l’entreprise, devrait marquer un tournant dans la gestion des finances de la Sénégalaise de l’Automobile.

À suivre de près…

Mansour Faye sur les terres de Diama : « Je suis en paix avec ma conscience »

Dans un entretien exclusif accordé à L’Observateur ce vendredi 3 janvier, Mansour Faye, ancien ministre des Transports sous l’ancien régime et beau-frère de l’ex-président Macky Sall, est sorti du silence pour clarifier sa position sur les attributions foncières controversées dont il a bénéficié à Diama, une commune située au nord-ouest du Sénégal.

Interrogé sur les 100 hectares de terres qui lui ont été attribués par la commune de Diama, Mansour Faye a confirmé l’information sans détour : « Oui, la commune de Diama m’a attribué 100 hectares. » Il a également révélé avoir convaincu sa sœur, l’ancienne Première Dame Marième Faye Sall, de prendre elle aussi une parcelle afin d’y cultiver du riz. Selon ses dires, cette production était ensuite redistribuée à des familles en difficulté, dans un élan de solidarité.

L’ancien ministre a tenu à préciser que ces terres étaient exclusivement destinées à l’exploitation agricole : « C’est mon nom, Mansour Faye, qui est sur la délibération. Je ne m’en cache pas du tout. Si demain, je peux demander 500 ou 1000 hectares, je le ferai. Cette attribution ne constitue en rien un délit car elle respecte les procédures légales. »

Mansour Faye se montre serein face aux critiques qui entourent cette attribution foncière. « Je suis en paix avec ma conscience », affirme-t-il, soulignant qu’il ne redoute aucune convocation de la justice : « Les gens peuvent fouiller, fouiner, tout ce qu’ils veulent faire, ils n’ont qu’à le faire. Mille convocations ne me feront absolument rien du tout. »

L’ancien ministre a également défendu son bilan durant ses années passées dans des fonctions institutionnelles : « J’estime avoir accompli ma mission durant tout le temps que j’ai occupé des fonctions institutionnelles. »

Cette sortie de Mansour Faye intervient dans un contexte où les questions liées à l’attribution des terres agricoles et à leur gestion continuent de soulever des débats au Sénégal. La transparence des procédures et l’équité dans l’accès aux terres publiques sont souvent mises en cause, notamment lorsque des personnalités influentes se retrouvent impliquées.

Reste à savoir si cette déclaration suffira à apaiser les tensions ou si elle relancera au contraire le débat sur la gouvernance foncière au Sénégal. Pour Mansour Faye, cependant, l’heure n’est pas aux regrets : « Je ne crains rien. Les faits parlent d’eux-mêmes. »

Drame à Malika : Confessions et zones d’ombre autour du meurtre de la jeune Diary Sow

L’affaire tragique du meurtre de Diary Sow, une adolescente de 12 ans retrouvée sans vie dans une chambre à Malika, continue de secouer l’opinion publique. Selon les informations rapportées par Source A, le principal suspect, El Hadji Modou Fall, a avoué avoir tué la fillette tout en niant catégoriquement toute tentative de viol.

Face aux enquêteurs, El Hadji Modou Fall a reconnu avoir étranglé Diary Sow jusqu’à ce que mort s’ensuive. Selon ses dires, il était sous l’emprise du crack au moment des faits. Malgré cet aveu, il réfute toute accusation d’agression sexuelle, un point qui sera clarifié par les résultats de l’autopsie attendus ce vendredi. Ces conclusions médicales seront cruciales pour déterminer la nature exacte des violences subies par la victime.

Après avoir commis l’irréparable, le suspect aurait déplacé le corps de la fillette dans les toilettes, expliquant ce geste par un besoin de changer ses vêtements qu’il jugeait sales. Toutefois, un détail troublant relevé lors de la découverte du corps complique les faits : Diary Sow ne portait pas de pantalon. La domestique d’El Hadji Modou Fall, vivant seul avec sa fille de 9 ans, a fait la macabre découverte le lendemain de la Saint-Sylvestre, alertant immédiatement le voisinage.

Quelques instants avant la tragédie, le suspect aurait envoyé sa fille et la victime acheter des cigarettes dans une boutique du quartier. Ce geste banal semble avoir précédé l’horreur. Pendant ce temps, les parents de Diary Sow, qui pensaient qu’elle se trouvait dans leur maison familiale voisine, n’ont pas remarqué son absence immédiate. La présence d’un mariage à proximité, qui animait l’atmosphère festive de la nuit, aurait également réduit la vigilance.

Le quartier de Malika est plongé dans l’émoi depuis le drame. Les voisins, choqués par l’atrocité des faits, cherchent toujours à comprendre comment une telle tragédie a pu survenir. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour éclaircir les circonstances exactes du meurtre et vérifier la véracité des déclarations du suspect.

La vérité autour de cette affaire repose désormais sur les résultats de l’autopsie. Ces derniers devront déterminer si la jeune Diary Sow a subi des violences autres que celles ayant causé sa mort. En attendant, El Hadji Modou Fall reste en garde à vue, tandis que la famille de la victime réclame justice pour leur fille.

Guinée : Une peine de deux ans de prison ferme requise contre l’opposant Aliou Bah

Le tribunal de Kaloum, à Conakry, a été le théâtre d’un procès aux enjeux symboliques ce jeudi, avec la réquisition de deux ans de prison ferme contre Aliou Bah, leader du Mouvement démocratique libéral (MoDel). L’opposant est poursuivi pour « offense et diffamation » envers le chef de la junte, le général Mamadi Doumbouya, qui dirige la Guinée depuis le coup d’État de 2021 ayant renversé l’ancien président Alpha Condé.

Arrêté le 26 décembre 2024 et placé en détention quatre jours plus tard, Aliou Bah a nié les accusations portées contre lui lors de l’ouverture de son procès le mardi 2 janvier 2025. Ses avocats dénoncent un acharnement politique et une atteinte grave à la liberté d’expression. Me Houleymatou Bah, membre de la défense, a déclaré que ce procès s’inscrit dans une série de « violations flagrantes des droits fondamentaux » et vise à museler toute voix dissidente.

Le procureur, quant à lui, a réclamé une peine sévère, jugeant les propos de l’opposant diffamatoires et offensants à l’encontre du général Doumbouya. Cependant, la nature exacte des déclarations incriminées n’a pas été précisée publiquement.

L’affaire Aliou Bah s’inscrit dans un climat de restriction des libertés en Guinée. Depuis la prise de pouvoir par la junte, les opposants politiques, journalistes et membres de la société civile font face à une répression croissante. En juillet dernier, deux figures de l’opposition ont disparu après leur arrestation par des hommes armés, et les décès mystérieux de deux officiers, dont l’ex-chef d’état-major de l’armée, ont suscité de vives inquiétudes.

Par ailleurs, Habib Marouane Camara, journaliste à la tête du site Lerevelateur224, est porté disparu depuis son arrestation début décembre par des hommes en uniforme. Ces événements ont renforcé les accusations contre le régime de Doumbouya, accusé d’étouffer toute contestation.

Dans son discours de Nouvel an, le chef de la junte a annoncé que 2025 serait une « année électorale cruciale » pour le retour à l’ordre constitutionnel, sans toutefois préciser de calendrier exact. Initialement, la junte s’était engagée, sous la pression internationale, à organiser des élections avant fin 2024. Ce délai ayant expiré, l’incertitude plane quant à la transition vers un régime civil démocratique.

Les observateurs locaux et internationaux s’inquiètent de cette escalade de répression. Les organisations de défense des droits humains appellent à la libération immédiate d’Aliou Bah et des autres détenus politiques, ainsi qu’à des garanties pour la tenue d’élections libres et transparentes.

Lettre ouverte du SYTRAPAS : Les travailleurs de la pêche réclament justice et équité

Dans une lettre ouverte adressée au chef de l’État, le Syndicat national des travailleurs de la pêche et de l’aquaculture du Sénégal (SYTRAPAS) appelle à une reconnaissance équitable des droits et missions des agents du ministère des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires. Ce cri du cœur, rédigé avec gravité et respect, met en lumière des revendications longtemps ignorées et des injustices qualifiées “d’historiques” par les signataires.

Les travailleurs du secteur halieutique rappellent l’importance cruciale de leurs fonctions pour la nation. “Nous assumons des missions fondamentales pour l’intérêt général, notamment la sauvegarde de la santé publique, la sécurité alimentaire, la régulation des flux commerciaux de produits halieutiques, la formation et la sensibilisation des acteurs du secteur, ainsi que la gestion de l’accès à notre Zone économique exclusive (ZEE)”, écrivent-ils. Ces tâches, inscrites dans les principes de service public tels que définis par la Constitution sénégalaise, visent à garantir la souveraineté économique et alimentaire du pays.

Malgré cela, les travailleurs affirment être victimes d’une inégalité flagrante de traitement par rapport à d’autres corps exerçant des missions similaires. Ils citent en exemple les agents de santé, les magistrats, les douaniers et les soldats de la marine nationale, qui, selon eux, bénéficient de conditions de travail et d’avantages bien supérieurs.

Le SYTRAPAS déplore également des conditions de travail précaires. “Nous faisons face à des risques sanitaires similaires à ceux des agents de santé, nous régulons les flux économiques avec le même engagement qu’un douanier, et nous contribuons à la défense des intérêts stratégiques de l’État dans notre ZEE au même titre que les forces paramilitaires. Pourtant, nos efforts ne sont ni reconnus ni valorisés à leur juste valeur”, souligne la lettre.

Face à cette situation, les travailleurs du ministère des Pêches réclament plusieurs mesures concrètes, dont :

• La revalorisation de leur statut à travers la création de fonds communs spécifiques au secteur primaire, sur le modèle de ceux octroyés à d’autres corps de contrôle ;

• L’instauration d’une prime de risque en raison des dangers liés à leurs fonctions ;

• Une indemnité de logement ;

• Une revalorisation des indices salariaux et des gratifications pour les heures supplémentaires effectuées.

Ils dénoncent également une discrimination envers les diplômés des structures nationales, qui se retrouvent souvent marginalisés au profit de ceux formés à l’étranger. Une situation qu’ils considèrent contraire aux principes d’égalité devant l’emploi public consacrés par la Constitution.

Dans leur missive, les travailleurs du SYTRAPAS interpellent directement le chef de l’État, le président Bassirou Diomaye Faye, pour qu’il corrige ce qu’ils qualifient d’“injustices historiques”. Ils demandent son intervention afin de rétablir une équité sociale et professionnelle qui s’inscrit dans les valeurs fondamentales de la République : justice, égalité et reconnaissance des efforts.

“Nous sollicitons votre intervention pour corriger ces injustices historiques et établir des bases équitables, comme le Jub-Jubal-Jubanti”, conclut la lettre, un appel vibrant à la solidarité et à la réforme dans ce secteur clé de l’économie sénégalaise.

Balla Gaye 2 vs Siteu : Le combat ficelé par Al Bourakh

Le monde de la lutte sénégalaise est en ébullition ! Al Bourakh, l’un des promoteurs les plus influents de l’arène, a réussi à ficeler un combat explosif qui promet d’attirer tous les regards : Balla Gaye 2, le “Lion de Guédiawaye”, affrontera Siteu, le “Phénomène de Lansar”.

Ce choc des générations suscite déjà un immense engouement. D’un côté, Balla Gaye 2, ancien roi des arènes et figure emblématique, compte bien prouver qu’il reste l’un des plus redoutables lutteurs de sa génération. De l’autre, Siteu, connu pour son agilité et sa fougue, rêve de faire tomber l’icône et d’inscrire son nom en lettres d’or dans l’histoire de la lutte sénégalaise.

Ce combat s’annonce stratégique et spectaculaire, opposant l’expérience de Balla Gaye 2 à la vivacité et l’ambition de Siteu. Pour les amateurs de lutte, c’est bien plus qu’un simple duel : c’est une rencontre entre deux styles, deux énergies, et deux publics passionnés.

Sénégal-FMI : des négociations sous tension autour des subventions énergétiques et de la gestion budgétaire

Les discussions entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) s’annoncent complexes, notamment sur la gestion macroéconomique et budgétaire du pays. Alors que les autorités sénégalaises maintiennent les subventions énergétiques à un niveau élevé dans la loi de finances initiale 2025, le FMI, par la voix de son représentant à Dakar, Majdi Debbich, ne cache pas ses réserves.

La reconduction d’une enveloppe de 450 milliards de FCFA pour les subventions au secteur de l’énergie en 2025, conforme au niveau de 2024, va à l’encontre des recommandations du FMI. L’institution de Bretton Woods plaide depuis plusieurs années pour une réduction progressive de ces subventions jugées « très coûteuses ». Selon Majdi Debbich, il serait plus pertinent de rediriger ces fonds vers des aides ciblées en faveur des ménages vulnérables.

Cependant, le gouvernement sénégalais, conscient des impacts sociaux et économiques d’une augmentation des prix de l’énergie, préfère maintenir ces subventions, tout en promettant des réformes dans le secteur énergétique. Parmi ces mesures figurent la promulgation d’un nouveau Code de l’électricité, la restructuration de la Senelec, et une révision de la structure des prix des produits pétroliers. Toutefois, ces annonces restent vagues quant à leurs effets concrets et aux délais de mise en œuvre.

La position des autorités sénégalaises est dictée par un impératif : éviter une hausse des coûts de l’énergie, qui pourrait exacerber les tensions sociales dans un contexte de forte attente d’une baisse du coût de la vie. Toute majoration des prix du carburant ou de l’électricité serait politiquement risquée pour le tandem au pouvoir.

Néanmoins, le maintien de ces subventions pèse lourdement sur les finances publiques, alors que le FMI a déjà suspendu son accord avec le Sénégal en raison de problèmes de gestion budgétaire révélés par un audit. Ce désaccord a entraîné le report du dernier décaissement prévu dans le cadre du programme de prêts. Selon l’agence Reuters, Dakar devra attendre au moins jusqu’en juin 2025 pour espérer une reprise des financements du FMI.

Par ailleurs, les tensions entre Dakar et le FMI sont amplifiées par la stratégie de financement du Sénégal. En juillet dernier, le gouvernement a levé un eurobond de 450 milliards de FCFA, une décision qui a suscité l’étonnement du FMI. Cette stratégie devrait se poursuivre en 2025, avec deux nouveaux eurobonds représentant 50% des besoins de financement extérieur. Cette approche, bien que nécessaire pour répondre aux besoins de liquidités, pourrait accroître la vulnérabilité de l’économie sénégalaise face à une dette croissante, un point régulièrement critiqué par le FMI.

Dans ce contexte, il est peu probable que le Sénégal et le FMI parviennent à un accord rapidement. Les divergences sur la gestion des subventions, la stratégie de la dette et les réformes structurelles dans le secteur énergétique constituent des points d’achoppement majeurs.

Barthélémy Dias persiste et signe : deux recours en vue devant la Cour suprême

Le combat judiciaire de Barthélémy Dias contre sa destitution de ses fonctions de maire de Dakar et sa radiation de l’Assemblée nationale prend une nouvelle tournure. Selon les révélations de Me Amadou Sall, avocat du désormais ancien édile de la capitale, deux recours seront introduits devant la Cour suprême. Ces démarches visent à contester, d’une part, la décision du préfet qui l’a déclaré démissionnaire de son poste de maire et, d’autre part, à annuler l’acte qui a conduit à sa radiation de la liste des députés.

Cette offensive judiciaire intervient après le rejet, par la Cour d’appel, de la requête de Barthélémy Dias contre la décision préfectorale mettant fin à son mandat municipal. Me Amadou Sall, ancien ministre de la Justice, a confié au journal Les Échos que la première requête est déjà prête et signée. Elle sera déposée à la Cour suprême le jeudi 2 janvier au plus tard. La procédure pour contester la radiation de Barthélémy Dias de l’Assemblée nationale suivra rapidement, ont assuré les avocats.

Avant cette étape, Barthélémy Dias avait tenté de saisir le Conseil constitutionnel, notamment pour contester sa radiation de l’Assemblée nationale. Cependant, les Sages s’étaient déclarés incompétents, renvoyant ainsi le dossier vers d’autres juridictions. Ce nouvel échec s’est ajouté à celui essuyé devant la Cour d’appel, qui a confirmé la validité de l’acte préfectoral mettant un terme à son mandat de maire de Dakar.

Malgré ces obstacles, Barthélémy Dias semble résolu à faire valoir ses droits. Ses avocats se montrent confiants dans la solidité des arguments juridiques qui seront présentés à la Cour suprême. « Nous irons jusqu’au bout pour défendre la légalité et rétablir notre client dans ses droits », a affirmé Me Sall, réitérant la détermination de son client face à ce qu’il qualifie de « manœuvres politiques injustes ».

Le feuilleton Barthélémy Dias continue de passionner l’opinion publique, divisée entre partisans et détracteurs de l’ancien maire de Dakar. Certains y voient une lutte acharnée contre ce qu’ils perçoivent comme un règlement de comptes politique, tandis que d’autres estiment que la loi doit s’appliquer à tous, sans distinction.

Mbour : Une tentative de trafic de drogue déjouée à la prison grâce à la vigilance des gardes pénitentiaires

La vigilance des agents pénitentiaires de la maison d’arrêt et de correction de Mbour a permis de déjouer une tentative audacieuse d’introduction de drogue dans l’établissement carcéral. Lors d’une fouille de routine, deux cornets de chanvre indien ont été découverts, savamment dissimulés dans un plat contenant deux poulets. Ce repas, destiné à un détenu, devait servir de couverture à cet acte illicite.

Le livreur du colis, identifié comme étant A. Wagne, a immédiatement été interpellé par les forces de l’ordre. Il a été placé en garde à vue au commissariat central de Mbour, où une enquête a été ouverte pour élucider les circonstances de cette tentative de trafic. L’opération est menée sous la supervision du commissaire Bara Niang, qui a réaffirmé l’engagement des autorités à lutter contre ce type d’infractions au sein des établissements pénitentiaires.

Par ailleurs, le détenu destinataire présumé de cette livraison illicite sera extrait de sa cellule ce jeudi pour être entendu par les enquêteurs de la Police judiciaire. L’objectif est de déterminer son implication éventuelle et d’identifier d’éventuels complices impliqués dans cette affaire.

Cet incident souligne l’ingéniosité déployée par certains individus pour contourner les règles de sécurité, mais aussi l’importance de la rigueur et de la vigilance des gardes pénitentiaires. La maison d’arrêt et de correction de Mbour renforce ainsi son dispositif de contrôle afin de prévenir toute tentative similaire à l’avenir.

Bilan 2024 des douanes sénégalaises : des performances remarquables et des perspectives prometteuses

Le bilan de l’exercice 2024 illustre les efforts soutenus des douanes sénégalaises pour moderniser leurs opérations et renforcer leur rôle stratégique dans le développement économique national. Entre augmentation des recettes fiscales, lutte contre la fraude et la criminalité transnationale, et digitalisation accrue, l’année a marqué une étape décisive dans l’évolution de l’administration douanière.

En 2024, les liquidations douanières ont atteint 1 613 milliards de FCFA, contre 1 426,6 milliards en 2023, enregistrant une hausse de 186,4 milliards en valeur absolue, soit 13 % en valeur relative. Cette progression est le fruit de plusieurs initiatives, notamment :

• L’opérationnalisation renforcée du Bureau du Guichet Unique de Dédouanement des Véhicules (BGUDV) : Les recettes issues de ce bureau ont augmenté de 24,2 %, passant de 109,9 milliards en 2023 à 136,6 milliards en 2024.

• La digitalisation des unités douanières : L’extension de la plateforme GAINDE a permis des hausses significatives des recettes, particulièrement dans les régions. Par exemple, le Bureau des Douanes de Rosso a enregistré une progression de 33,3 %.

• L’amélioration de la gouvernance de la valeur douanière, grâce à des dispositifs comme l’Inspection à Destination (IAD), garantissant une meilleure taxation des produits sensibles à la fraude.

Les efforts des douanes dans le contrôle des opérations commerciales ont permis une augmentation spectaculaire des réalisations contentieuses. Les saisies en valeur ont bondi de 28,3 milliards en 2023 à 67,8 milliards en 2024, soit une hausse de 139,5 %.

Ces progrès sont attribués à un contrôle renforcé sur :

• Les régimes suspensifs.

• Les déclarations en douane.

• Les produits générateurs de recettes.

Lutte contre la criminalité transnationale organisée

En matière de lutte contre la criminalité transnationale organisée, les douanes ont atteint des résultats impressionnants. Les saisies ont représenté une contre-valeur de 226,4 milliards de FCFA en 2024, contre 4,4 milliards en 2023. Parmi les faits marquants :

• La saisie de 2 681 kg de cocaïne, d’une valeur estimée à 212,7 milliards de FCFA.

• La confiscation de faux billets pour une contre-valeur de 11 milliards de FCFA.

• La saisie de 20 421 kg de chanvre indien, d’une valeur de 1,3 milliard de FCFA.

Ces performances ont été rendues possibles grâce au Programme de Modernisation de l’Administration des Douanes (PROMAD), qui a permis l’acquisition d’équipements modernes (drones, scanners, véhicules tactiques) et le renforcement du réseau de renseignement douanier.

Plusieurs facteurs expliquent ces performances :

• Des capacités opérationnelles accrues, grâce à des infrastructures modernes et des équipements sophistiqués.

• Un management inclusif, valorisant les ressources humaines et favorisant l’engagement des agents.

• Une collaboration renforcée avec les forces de défense et de sécurité, les acteurs portuaires et le secteur privé.

Avec une reprise économique attendue en 2025 et le renforcement des moyens d’action douaniers, plusieurs opportunités s’ouvrent :

• Une meilleure exploitation du potentiel fiscal des importations.

• Une lutte accrue contre la fraude commerciale et la criminalité transnationale.

• Une contribution renforcée à la facilitation des échanges économiques, grâce à des réformes innovantes comme le Programme Opérateur Économique Agréé.

Les douanes sénégalaises entendent capitaliser sur leurs acquis pour continuer à jouer un rôle clé dans la mobilisation des ressources et le développement économique du pays. Leur engagement envers l’innovation et la modernisation laisse entrevoir des résultats encore plus prometteurs dans les années à venir.

Mbour : Une importante saisie de chanvre indien dans la nuit du Nouvel An

L’année 2025 démarre sous le signe de la vigilance et de l’action pour les forces de l’ordre. Dans un communiqué de la police nationale, il a été révélé que l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) de Mbour a réalisé une saisie majeure de chanvre indien dans la nuit du 1er janvier.

Aux environs de 2 heures du matin, les agents de l’OCRTIS ont intercepté une cargaison de 385 kg de chanvre indien, soigneusement emballée en 11 colis. La drogue était transportée sur deux charrettes à travers la brousse de Fadial, une zone réputée pour ses passages discrets. Face à l’intervention des forces de l’ordre, les convoyeurs ont pris la fuite, abandonnant leur marchandise sur place.

Cette saisie est le fruit d’une vaste opération de patrouille menée dans les localités de Joal, Fadial, Nguéniène et Thiadiaye. L’opération, débutée le 31 décembre 2024, avait pour objectif de renforcer la sécurité et de lutter contre les réseaux de trafic de drogue, particulièrement actifs dans cette région.

Selon les autorités, l’interception de cette cargaison illustre l’efficacité des dispositifs mis en place pour contrer les trafics illicites, surtout en cette période de festivités où les criminels cherchent souvent à écouler de grandes quantités de drogue.

Alors que la cargaison est désormais sous scellé, une enquête a été ouverte pour identifier et arrêter les individus impliqués dans ce trafic. Les forces de l’ordre restent déterminées à démanteler les réseaux opérant dans la région.

Dans son communiqué, la police nationale a réaffirmé son engagement à protéger les populations des effets dévastateurs de la drogue. Elle a également appelé les citoyens à collaborer avec les autorités en signalant tout comportement suspect.

Malika : Une fillette de 12 ans tuée dans des circonstances tragiques

La commune de Malika, située dans la banlieue de Dakar, est en émoi après un drame effroyable qui s’est déroulé ce matin. Une fillette âgée de 12 ans a été retrouvée sans vie dans des conditions particulièrement atroces, son corps gisant dans une salle de bain.

Les habitants, sous le choc, ont alerté les autorités locales dès la découverte du corps. Rapidement mobilisés, les éléments du commissariat de police de Malika ont lancé une enquête pour élucider les circonstances de ce meurtre.

Le principal suspect, dont l’identité n’a pas encore été divulguée, a été interpellé après des recherches intensives. Selon les premières informations, il aurait été arrêté dans les environs de la commune et est actuellement en garde à vue au commissariat de police de Malika. Il fait l’objet d’un interrogatoire approfondi pour déterminer son implication dans ce crime odieux.

L’enquête en cours vise à comprendre les motivations du présumé meurtrier et les circonstances exactes de cet acte abominable. Les enquêteurs travaillent d’arrache-pied pour recueillir des éléments de preuve et auditionner d’éventuels témoins.

Ce drame a plongé la communauté de Malika dans une profonde tristesse et une vive inquiétude. Les voisins, amis et proches de la famille de la victime sont dévastés par cette perte tragique.

Les autorités locales appellent au calme et à la patience, en promettant de tout mettre en œuvre pour rendre justice à la jeune victime et à sa famille.

Kaolack : Projet de budget 2025 de la commune, près de 9 milliards de FCFA en recettes et en dépenses

Le Conseil municipal de Kaolack a adopté son projet de budget pour l’année 2025, qui s’élève à 8 830 839 232 FCFA en recettes et en dépenses, enregistrant une hausse de 857 999 454 FCFA par rapport à l’exercice précédent. Ce budget ambitieux a été voté à l’unanimité par les conseillers municipaux, témoignant de leur engagement à soutenir le développement de la ville.

Le maire de Kaolack, Serigne Mboup, a exhorté les populations à contribuer activement à relever les défis d’une ville en plein essor. La session budgétaire a été présidée par le préfet du département de Kaolack, Latyr Ndiaye.

Depuis son accession à la mairie, Serigne Mboup a initié des réformes significatives dans le domaine de l’état civil. Le budget alloué à ce secteur est passé de 30 millions à 70 millions FCFA grâce à la digitalisation et à une gestion plus efficace. Le maire a également annoncé la création de bureaux d’état civil dans les différents quartiers de la ville.

Dans le domaine de l’assainissement, des actions concrètes ont été menées pour améliorer la qualité de vie des habitants. Des tranchées et des réaménagements ont été réalisés dans plusieurs quartiers pour lutter contre les inondations. Ces efforts ont été salués par le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dieye, lors des assises sur l’assainissement et l’eau.

La subvention accordée aux activités sportives a connu une augmentation significative, passant de 30 millions à 70 millions FCFA, reflétant l’importance accordée au développement du sport dans la commune.

Dans le secteur de la santé, dix postes de santé ont été réhabilités pour améliorer l’accès aux soins. En éducation, un budget de 300 millions FCFA a été consacré à la réhabilitation des salles de classe, témoignant de la volonté de renforcer les infrastructures éducatives.

La mairie a collaboré avec l’armée pour développer des programmes de formation professionnelle. En parallèle, elle a initié un projet de financement destiné aux femmes en partenariat avec la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack. Après une première phase test de 50 millions FCFA, la mairie prévoit de poursuivre cet appui.

La municipalité a apporté un soutien important dans les affaires sociales. Elle a contribué à la construction de mosquées dans plusieurs localités, notamment 50 millions FCFA pour Touba Ndorong et Médina Baye, ainsi que 20 millions FCFA pour Léona Kanène. La mairie a également participé aux célébrations religieuses telles que le Gamou, la Tabaski, la Tamkharit, Pâques et Noël.

Ce budget 2025, marqué par des priorités multisectorielles, traduit la vision du maire Serigne Mboup pour une ville émergente et prospère.

Bassirou Diomaye Faye annonce une réforme du COSPETROGAZ pour une gestion transparente des ressources pétrolières et gazières

Lors de son discours à la nation du 31 décembre 2024, le Président Bassirou Diomaye Faye a annoncé une mesure majeure pour garantir une exploitation optimale et transparente des ressources pétrolières et gazières du pays. Il a officialisé la réorganisation du Comité d’Orientation stratégique du pétrole et du gaz (COSPETROGAZ), à travers un nouveau décret visant à élargir sa composition et renforcer son rôle.

« C’est dans cette logique que j’ai pris un nouveau décret organisant le COSPETROGAZ, pour y donner plus de place à l’opposition, à la société civile, aux syndicats et à l’Ordre national des experts », a déclaré le chef de l’État, soulignant sa volonté d’inclusivité et de transparence.

Cette réforme s’inscrit dans une démarche de gouvernance participative, en impliquant divers acteurs clés de la société. L’élargissement du comité vise à garantir une exploitation des ressources pétrolières et gazières dans l’intérêt exclusif de l’économie nationale, tout en prenant en compte les aspirations des générations actuelles et futures.

Le Président Faye a réitéré son engagement à ce que ces ressources, perçues comme une bénédiction pour le pays, soient gérées de manière à renforcer le développement durable et à éviter tout gaspillage. « J’entends ainsi garantir une exploitation optimale et transparente des ressources pétrolières et gazières au profit de l’économie nationale et des générations actuelles et futures », a-t-il affirmé.

La réorganisation du COSPETROGAZ marque un tournant dans la gestion stratégique des hydrocarbures au Sénégal. En intégrant des représentants de l’opposition, de la société civile, et de corps professionnels comme l’Ordre national des experts, le comité devient une plateforme plus représentative, capable de superviser les activités liées au pétrole et au gaz avec impartialité et rigueur.

Les syndicats, souvent en première ligne pour défendre les intérêts des travailleurs, pourront également jouer un rôle crucial dans la défense des droits des employés du secteur et veiller à ce que les bénéfices des hydrocarbures se traduisent par des opportunités pour tous les citoyens.

Alors que le Sénégal s’apprête à devenir un acteur majeur sur la scène énergétique mondiale grâce à l’exploitation des champs pétroliers et gaziers de Sangomar et de GTA, la gestion transparente et équitable de ces ressources reste une priorité. Avec cette réforme, le Président Bassirou Diomaye Faye pose les jalons d’une politique énergétique inclusive et tournée vers le développement durable.

Les prochaines étapes consisteront à évaluer l’impact de cette réforme sur le terrain, notamment en matière d’efficacité de gestion, de répartition des revenus et de protection des intérêts nationaux.

Le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye annonce le lancement de la plateforme « Ligeyyal sa reew »

Dans son traditionnel message à la nation du mardi 31 décembre 2024, le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a dévoilé une initiative inédite visant à renforcer l’inclusivité et la transparence dans l’accès à l’emploi public. Baptisée « Ligeyyal sa reew » (Travaille pour ton pays), cette plateforme numérique sera officiellement lancée au cours du premier trimestre de 2025.

« Ligeyyal sa reew » a pour ambition de révolutionner l’accès à l’emploi public en permettant à tout Sénégalais, qu’il réside sur le territoire national ou qu’il fasse partie de la diaspora, de postuler à des emplois publics via des concours transparents. Cette plateforme ne se limitera pas seulement à l’emploi, mais s’ouvrira également à ceux qui souhaitent proposer des projets innovants ou des opportunités d’investissement au gouvernement.

« Cette initiative s’inscrit dans notre volonté de moderniser la gestion publique et de rapprocher l’État des citoyens. Chaque Sénégalais, quelle que soit sa localisation ou sa condition, doit avoir une chance de contribuer activement au développement de notre nation », a déclaré le chef de l’État lors de son allocution.

Le Président a également annoncé avoir instruit l’Office d’Organisation et de Méthodes (OOM) de travailler activement sur les modalités de mise en œuvre de la plateforme. L’OOM sera chargé d’identifier les postes-clés à pourvoir, de concevoir des fiches descriptives des fonctions concernées, et d’élaborer les règles qui encadreront le fonctionnement du Comité de Sélection des Candidats.

Ce comité aura pour mission d’assurer une sélection équitable et basée sur le mérite, conformément aux objectifs de transparence prônés par le gouvernement. Les propositions issues de ce travail seront soumises au président à l’issue du processus de nomination.

Le Président Diomaye Diakhar Faye a particulièrement insisté sur l’inclusion de la diaspora sénégalaise dans cette initiative. « Nos compatriotes vivant à l’étranger jouent un rôle clé dans le développement économique et social de notre pays. Ils doivent pouvoir contribuer encore davantage à travers leur expertise et leurs projets », a-t-il souligné.

Cette initiative s’inscrit dans une série de réformes engagées par le gouvernement depuis l’accession au pouvoir du président Diomaye Diakhar Faye, visant à renforcer la participation citoyenne et à dynamiser le développement économique. Avec « Ligeyyal sa reew », l’État espère promouvoir une administration plus inclusive, innovante, et adaptée aux défis actuels.

Bassirou Diomaye Faye s’attaque à la fragmentation politique dans son message à la Nation

Dans son traditionnel message à la Nation, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a abordé plusieurs sujets cruciaux pour l’avenir du Sénégal. Parmi eux, la question de la fragmentation excessive du paysage politique a occupé une place centrale.

Le chef de l’État a dénoncé ce qu’il qualifie d’« inflation des partis politiques », un phénomène qu’il attribue à une application laxiste des lois régissant la création des formations politiques. « Cette dispersion des forces politiques, bien qu’elle reflète une certaine diversité, affaiblit notre démocratie et compromet la qualité du débat public », a-t-il déclaré avec fermeté.

Avec plus de 300 partis officiellement enregistrés, le Sénégal est confronté à une prolifération des structures politiques qui dilue les forces et complique la gouvernance. Le président a souligné que cette fragmentation, loin de renforcer la vitalité démocratique, nuit à l’efficacité des institutions et à la lisibilité de l’offre politique.

« L’inflation partisane pose un réel défi à notre démocratie, car elle rend difficile l’émergence d’un consensus autour des grandes orientations nationales. Cette situation n’est pas tenable si nous voulons construire un Sénégal uni et tourné vers l’avenir », a-t-il affirmé.

Pour répondre à ce défi, Bassirou Diomaye Faye a annoncé la tenue de concertations nationales sur le système politique sénégalais. Ces discussions, qui réuniront les acteurs politiques, la société civile et les institutions, auront pour objectif de repenser l’organisation du paysage politique afin de le rendre plus cohérent et plus adapté aux aspirations des citoyens.

« Ces réformes ne viseront pas à restreindre les libertés, mais à renforcer la démocratie. Il s’agit de bâtir un système politique qui reflète véritablement les attentes du peuple sénégalais tout en garantissant une gouvernance efficace », a précisé le président.

Au-delà de la rationalisation du système politique, Bassirou Diomaye Faye a évoqué des réformes plus larges pour rapprocher l’État des citoyens et répondre à leurs aspirations. « Toutes ces réformes, comme d’autres, visent uniquement à asseoir les bases d’un Sénégal fier de ses valeurs et intransigeant sur sa souveraineté », a-t-il conclu.

Discours du Président Bassirou Diomaye Faye : Le Plan Diomaye pour une paix durable en Casamance

Lors de son discours à la nation du mardi 31 décembre 2024, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé son engagement à instaurer une paix définitive en Casamance, région marquée par des décennies de conflit. Selon le chef de l’État, cette paix est essentielle à la réussite des projets de développement inclus dans la vision Sénégal 2050, particulièrement dans le pôle économique sud.

“La paix en Casamance n’est pas une option, mais un impératif”, a déclaré le président. Il a souligné que l’absence de stabilité freine les initiatives de développement dans cette région riche en ressources naturelles et dotée d’un potentiel économique stratégique. Le chef de l’État a insisté sur le fait qu’une paix durable en Casamance constitue la pierre angulaire des efforts visant à réaliser les objectifs de la vision Sénégal 2050, un plan ambitieux visant à faire du pays un hub de prospérité économique et sociale.

Dans cette perspective, Bassirou Diomaye Faye a annoncé le lancement du Plan Diomaye pour la Casamance, une initiative qui vise à accompagner le retour des populations déplacées par le conflit, à reconstruire les infrastructures détruites, et à renforcer le processus de réconciliation.

Ce plan s’articule autour de trois axes principaux :

1. Le retour et la réintégration des populations déplacées : Le gouvernement prévoit un appui matériel et financier pour les familles ayant fui la région afin de leur permettre de regagner leurs localités en toute sécurité.

2. La reconstruction des infrastructures : Les priorités incluent la réhabilitation des routes, des écoles, des centres de santé et des marchés pour relancer l’économie locale.

3. Le renforcement du dialogue et de la réconciliation : En collaboration avec les acteurs locaux et internationaux, l’État s’engage à intensifier les négociations avec les groupes armés et à promouvoir des initiatives communautaires favorisant la coexistence pacifique.

Le président Faye a également appelé à la solidarité des partenaires internationaux et des bailleurs de fonds pour soutenir ce plan ambitieux. “Le défi de la paix en Casamance dépasse les frontières nationales. C’est un enjeu régional et mondial”, a-t-il affirmé.

Les réactions à ce discours sont largement positives. De nombreux leaders d’opinion et représentants de la société civile en Casamance saluent cette initiative et espèrent qu’elle marquera un tournant décisif dans la résolution du conflit.

Cependant, certains observateurs appellent à la vigilance. “Le succès du Plan Diomaye dépendra de sa mise en œuvre concrète et de la volonté politique de toutes les parties impliquées”, avertit un analyste politique basé à Ziguinchor.

Discours à la nation : Le Président Bassirou Diomaye Faye annonce des réformes majeures sur la gouvernance et la transparence

Lors de son discours traditionnel à la nation, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a dévoilé une série de projets législatifs ambitieux visant à renforcer la gouvernance et la transparence dans la gestion des affaires publiques. Ces réformes, qui seront soumises à l’Assemblée nationale dans les prochains jours, marquent un tournant décisif dans son mandat.

Dans son allocution, le président a annoncé l’introduction de quatre lois fondamentales destinées à consolider les mécanismes de transparence et de lutte contre la corruption. Ces textes, élaborés dans le cadre de son engagement pour une « République irréprochable », portent sur les thématiques suivantes :

1. La protection des lanceurs d’alerte : Cette loi vise à protéger juridiquement les individus qui signalent des pratiques illicites ou contraires à l’éthique au sein des administrations publiques et des entreprises privées. « Les lanceurs d’alerte sont des acteurs essentiels de la lutte contre la corruption. Nous leur devons un cadre légal qui garantit leur sécurité et leur anonymat », a affirmé le chef de l’État.

2. La réforme de l’organisation contre la corruption : Le projet propose de renforcer les prérogatives des institutions de lutte contre la corruption, en leur conférant une autonomie accrue et en rendant leurs décisions exécutoires. Cette réforme inclut également une meilleure coordination entre les différents organes impliqués dans cette lutte.

3. L’accès à l’information : Une nouvelle loi sur la transparence permettra aux citoyens de disposer d’un droit élargi à l’information publique. Les administrations seront tenues de publier régulièrement des rapports sur leur gestion et leurs dépenses. « Un citoyen informé est un citoyen capable de participer pleinement à la vie publique », a souligné le président.

4. La déclaration du patrimoine : Ce projet impose une déclaration obligatoire et exhaustive du patrimoine des responsables publics avant, pendant, et après leur mandat. Une agence indépendante sera chargée de vérifier ces déclarations et de publier les résultats.

Outre ces réformes sur la gouvernance, le président a également annoncé une modification de la loi portant statut général de la fonction publique. L’objectif est de moderniser l’administration pour la rendre plus efficace, inclusive et adaptée aux défis du 21e siècle. « Nos agents publics doivent bénéficier de conditions de travail à la hauteur de leurs missions. Cette réforme s’inscrit dans la volonté de valoriser leur rôle et d’améliorer leurs performances », a-t-il déclaré.

Le discours du président s’est conclu sur un appel à l’unité nationale et à l’engagement citoyen. « Ces réformes ne seront pleinement efficaces que si elles sont accompagnées d’un changement de mentalités. Ensemble, bâtissons une société fondée sur l’intégrité, la justice et la transparence », a-t-il exhorté.

Sénégal : Le gouvernement précise l’allocation des fonds controversés de 5 milliards et 108 millions de F CFA

Dans un contexte politique tendu, marqué par des interrogations sur la gestion des fonds publics, le gouvernement sénégalais a publié un communiqué, mardi, pour clarifier les affaires dites des 5 milliards et des 108 millions de F CFA, qui agitent les débats au sein de l’opinion publique et touchent de près le régime du Pastef.

Selon le document, ces 5 milliards de F CFA, inscrits dans le Projet de Loi de Finances rectificative 2024 adopté par l’Assemblée nationale le 28 décembre 2024, sont destinés à soutenir les ex-détenus et autres victimes des violences survenues lors de la période pré-électorale allant du 1er février 2021 au 25 février 2024.

Le gouvernement assure que l’utilisation de ces fonds sera encadrée par un Comité interministériel mis en place par arrêté du ministre de la Famille et des Solidarités, n°17 450 MFS/SG/CAJ, daté du 30 juillet 2024. Ce comité a pour mission de proposer des critères stricts pour l’attribution des ressources, afin de garantir leur utilisation équitable et transparente.

« Les ressources seront affectées en tenant compte des critères proposés par le Comité interministériel, qui veillera à ce que l’aide atteigne les bénéficiaires ciblés, notamment les victimes des événements pré-électoraux », précise le communiqué.

Cependant, cette annonce n’a pas apaisé les interrogations, bien au contraire. Certains observateurs dénoncent un manque de clarté dans la procédure de gestion des fonds et craignent que ces ressources soient détournées à des fins politiques. Les 5 milliards de F CFA alloués aux victimes des violences politiques, ainsi que les 108 millions de F CFA également mentionnés dans le débat, suscitent des débats houleux au sein de l’opinion publique.

Pour l’opposition et une partie de la société civile, il est urgent d’obtenir davantage d’explications sur l’origine des fonds, les bénéficiaires ciblés, et les mécanismes de contrôle de leur allocation. « Nous exigeons un audit indépendant sur cette affaire, car il est hors de question que ces fonds servent à récompenser des acteurs politiques », a déclaré un membre de la plateforme citoyenne Aar Li Nu Bokk.

À moins de deux mois des élections générales prévues en février 2025, ce dossier pourrait peser sur le climat politique déjà électrique. Tandis que le gouvernement s’efforce de justifier ses décisions et de rassurer l’opinion publique, l’opposition continue de dénoncer ce qu’elle perçoit comme des pratiques opaques et clientélistes.

L’issue de cette polémique reste à suivre, d’autant plus que les décisions liées à ces fonds risquent de jouer un rôle clé dans l’appréciation de la gestion gouvernementale par les électeurs.

La Cour d’appel de Dakar rejette le recours de Barthélémy Dias contre sa révocation

La Cour d’appel de Dakar s’est prononcée, ce mardi, sur le recours introduit par Barthélémy Dias, maire de la ville de Dakar, concernant sa révocation décidée par le préfet du département de Dakar. Selon Me Pouye, un des avocats de Barthélémy Dias, la juridiction a rejeté la requête de son client, confirmant ainsi la mesure administrative contestée.

Cette décision fait suite à une controverse juridique et politique liée à la gestion de la mairie de Dakar. La révocation de Barthélémy Dias avait été actée après qu’un militant du parti Pastef, Bayna Guèye, avait saisi les autorités compétentes, pointant un cas de démission implicite. Cette demande avait conduit le préfet à constater la supposée vacance du poste, entraînant la révocation du maire.

Barthélémy Dias, dénonçant une décision qu’il considère comme arbitraire et politiquement motivée, avait déposé un recours en annulation auprès de la Cour d’appel. Ses avocats ont insisté sur le caractère injustifié et illégal de la décision, arguant que leur client n’avait pas démissionné de ses fonctions et que l’interprétation du préfet constituait un abus de pouvoir.

Le rejet de ce recours par la Cour d’appel marque un tournant dans ce dossier qui, au-delà des considérations juridiques, revêt une forte connotation politique. Barthélémy Dias, figure influente de l’opposition sénégalaise et proche allié de Khalifa Sall, voit son mandat à la tête de la capitale brusquement interrompu.

Pour ses partisans, cette révocation s’inscrit dans une série de manœuvres destinées à affaiblir les leaders de l’opposition à l’approche des échéances électorales nationales. De leur côté, les autorités administratives et certains observateurs défendent la légalité de la décision, soulignant que les faits reprochés au maire sont conformes aux dispositions législatives en vigueur.

Interrogé sur la suite à donner à cette décision, Me Pouye a indiqué que l’équipe juridique de Barthélémy Dias n’exclut pas de porter l’affaire devant la Cour suprême, ultime recours possible dans ce type de contentieux. En attendant, cette situation plonge la mairie de Dakar dans une période d’incertitude, notamment quant à la gestion des affaires courantes et à la désignation d’un successeur.

Ndèye Fatou Fall, alias Falla Fleur, officiellement installée à la tête du Conseil d’administration de la SNR

Ce mardi 31 décembre 2024 marque une nouvelle étape pour la Société nationale de Recouvrement (SNR). Ndèye Fatou Fall, plus connue sous le nom de Falla Fleur, a été officiellement installée dans ses fonctions de présidente du Conseil d’administration de l’institution. Elle succède à Monsieur Pape Diouf, à la suite d’une décision prise par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, lors du Conseil des ministres du 23 octobre 2024.

Cette nomination témoigne de la volonté des autorités de renforcer la gestion et les performances de la SNR, un acteur clé dans la récupération des créances publiques et privées au Sénégal. Lors de la cérémonie d’installation, plusieurs membres du gouvernement, des partenaires institutionnels et des représentants des salariés étaient présents pour saluer l’arrivée de la nouvelle présidente.

Dans son discours, Falla Fleur a exprimé sa gratitude envers le chef de l’État et les membres du gouvernement pour la confiance placée en elle. Elle a également exposé les grandes lignes de sa vision pour la SNR. « Je mesure l’importance de la tâche qui m’attend et m’engage à insuffler une nouvelle dynamique au sein de la SNR. Mon objectif est de moderniser nos processus, améliorer nos performances et renforcer la transparence dans la gestion des recouvrements, en veillant à mieux servir les intérêts de l’État et de nos partenaires privés », a-t-elle déclaré.

Le ministre de l’Économie et des Finances, présent à la cérémonie, a rappelé les défis auxquels la SNR fait face, notamment l’amélioration des mécanismes de recouvrement et le renforcement de la confiance des acteurs économiques. « Avec Madame Falla Fleur, nous sommes confiants que ces défis seront relevés grâce à son expérience, son leadership et sa vision stratégique », a-t-il souligné.

Avant cette nomination, Ndèye Fatou Fall, connue pour son engagement dans les secteurs public et privé, avait déjà marqué les esprits par son sens de l’innovation et son expertise en gestion financière. Son parcours impressionnant et son réseau d’influence font d’elle une figure respectée dans le paysage économique sénégalais.

La SNR, créée pour optimiser la récupération des créances au bénéfice de l’État et des entreprises, occupe une place stratégique dans l’économie nationale. Avec l’arrivée de Falla Fleur à sa tête, les attentes sont grandes pour consolider les acquis et impulser une nouvelle dynamique de développement.

Kaolack : Atelier d’évaluation du projet “Coup d’envoi” mis en place par l’ONG Plan International et piloté par l’Inspection d’Académie

“Nous avons commencé à dérouler les activités dès la première quinzaine du mois de novembre. Dans ce projet, nous avons travaillé avec Ladies’ Tum, une organisation qui s’occupe du football féminin sur le terrain. Quant à nous, à l’Inspection d’Académie de Kaolack, nous nous sommes concentrés sur le volet sensibilisation, en abordant des thématiques telles que les violences basées sur le genre à l’école, le leadership féminin et les mariages précoces. Ces actions nous ont permis d’obtenir des résultats satisfaisants”, a expliqué Bassirou Sabaly, point focal du projet Coup d’envoi de l’ONG Plan International piloté par l’Inspection d’Académie de Kaolack.

Le projet a impliqué cinq établissements scolaires : le CEM de Koutango, le CEM de Ndramé Escale, le CEM de Keur Mandongo, le CEM de Keur Madiabel Commune, et le Lycée de Keur Maba Diakhou Ba. Dans chaque établissement, une équipe composée de 20 filles et 5 garçons a été constituée. Au total, ce sont 125 élèves qui ont été ciblés.

“Nous avons organisé des sessions d’orientation sur les thématiques évoquées, ainsi que sur les rudiments du football féminin. Ces formations comprenaient les connaissances de base nécessaires pour pratiquer correctement ce sport”, a rappelé Bassirou Sabaly. “L’objectif principal est de faire des filles des leaders. Vous savez, un pays ne peut se développer sans valoriser le potentiel féminin.”

Lors de cet atelier d’évaluation, enseignants, maires et parents d’élèves ont unanimement plaidé pour la pérennisation du projet et même pour son extension aux écoles élémentaires. Cela témoigne des bons résultats enregistrés par le projet Coup d’envoi.

Ibrahima Sall, premier adjoint au maire de la commune de Wack Ngouna et représentant des maires bénéficiaires du projet, s’est également exprimé à ce sujet : “Les principales cibles de ce projet sont issues de l’arrondissement de Wack Ngouna, avec cinq collectivités territoriales impliquées. L’objectif est de promouvoir le leadership chez les filles et de leur donner confiance en elles-mêmes. Nous sommes confrontés à des défis majeurs tels que les grossesses précoces, les maltraitances et les mariages forcés. C’est un combat que nous devons tous mener.”

Il a également souligné l’importance de l’implication des parents, notamment pour autoriser la participation des filles aux activités et aux déplacements, comme ce fut le cas à Thiès. “Nous plaidons pour que ce projet soit étendu aux écoles élémentaires des zones d’intervention afin de renforcer son impact,” a-t-il conclu.

Papa Thione Dieng nommé Directeur des moyens généraux à la Présidence de la République

Dans le cadre des réaménagements stratégiques au sein de l’administration sénégalaise, Monsieur Papa Thione Dieng a été nommé au poste de Directeur des moyens généraux à la Présidence de la République, succédant à Monsieur Oumar Diagne. Cette nomination marque une étape importante dans sa carrière, mettant en lumière son expertise et son parcours académique distingué.

Titulaire d’un Diplôme d’Études Approfondies (DEA) en Économie, Papa Thione Dieng possède également un Diplôme Supérieur de Comptabilité (DSC), deux atouts qui traduisent une maîtrise pointue des domaines économiques et financiers. Ces qualifications renforcent sa capacité à gérer les ressources et à optimiser les moyens mis à la disposition de la Présidence pour atteindre ses objectifs.

Le poste de Directeur des moyens généraux revêt une importance cruciale, car il englobe la gestion des ressources matérielles, humaines et logistiques nécessaires au bon fonctionnement de la Présidence. À ce titre, Papa Thione Dieng devra veiller à une gestion rigoureuse, efficace et transparente des moyens, afin d’assurer une continuité opérationnelle et une allocation optimale des ressources.

En remplaçant Monsieur Oumar Diagne, qui a occupé ce poste avec professionnalisme, Papa Thione Dieng hérite d’un défi de taille : maintenir l’excellence dans la gestion des moyens généraux, tout en répondant aux exigences croissantes d’une administration moderne. La transition entre les deux cadres se déroule dans un esprit de continuité et de renforcement des acquis.

La nomination de Papa Thione Dieng témoigne de la confiance placée en lui par les hautes autorités de l’État, qui reconnaissent ses compétences techniques et son sens de la gestion. Son expérience et son expertise sont perçues comme des atouts majeurs pour contribuer à l’efficacité et à la performance des services de la Présidence.

Sénégal : Vers une réorientation stratégique du financement de l’économie

Pour réduire sa dépendance vis-à-vis des ressources extérieures, le Sénégal amorce une nouvelle stratégie de gestion de sa dette, privilégiant une plus grande mobilisation des financements domestiques. Une transformation ambitieuse mais confrontée à des défis majeurs.

Au fil des ans, le Sénégal s’est fortement appuyé sur des partenaires étrangers pour financer son développement. Fin 2023, la dette extérieure représentait 74,3 % de l’encours total, dont près de 30 % libellée en dollars. Cette situation rend le pays vulnérable aux fluctuations des taux de change et à une montée des taux d’intérêt internationaux. Conscient de ces risques, le gouvernement sénégalais s’est engagé dans une réorientation stratégique de sa politique d’endettement, avec pour objectif de réduire progressivement la prédominance des ressources extérieures au profit des ressources locales.

Entre 2023 et 2025, les ressources extérieures constituaient encore 51,8 % du total, un chiffre bien supérieur aux 34 % initialement prévus. Afin d’inverser cette tendance, le Sénégal vise, à l’horizon 2027, un mix de financements composé à 59 % de ressources locales et à 41 % de ressources extérieures. Cette stratégie repose notamment sur une diversification des sources de financement, dont les Diaspora Bonds.

Les Diaspora Bonds, des instruments financiers visant à capter les fonds des Sénégalais de l’étranger, constituent une des innovations phares de cette démarche. Ils permettront au pays d’obtenir des fonds en monnaie locale tout en limitant l’exposition au risque de change. Toutefois, leur succès dépendra de la capacité du gouvernement à convaincre les émigrés, notamment en proposant des projets suffisamment attractifs et en menant une analyse approfondie des profils de la diaspora.

Malgré cette volonté de privilégier le financement local, plusieurs défis subsistent. En effet, le coût moyen de la dette intérieure, estimé à près de 7 %, reste plus élevé que celui de la dette extérieure, qui avoisine les 5 % pour une durée moyenne de 13 ans. En revanche, la dette intérieure est contractée sur des durées plus courtes (moins de 4 ans en moyenne), augmentant ainsi la pression sur le Trésor public.

Pour pallier ces contraintes, l’État compte également s’appuyer sur la capacité d’absorption du marché financier domestique, estimée à plus de 1 500 milliards de FCFA. Le recours à des mécanismes comme les adjudications et les appels publics à l’épargne pourrait ainsi jouer un rôle central dans cette transition.

Au-delà des financements locaux, le Sénégal cherche à explorer de nouvelles régions à fort potentiel. Les marchés du Moyen-Orient et de l’Asie sont perçus comme des sources prometteuses de liquidités. Cette orientation stratégique s’inscrit dans une dynamique plus large, marquée par la candidature du Sénégal à l’intégration des BRICS, un groupement qui regroupe des économies émergentes aux ressources abondantes.

Parallèlement, le gouvernement entend tirer parti des financements innovants liés à l’Environnement, au Social et à la Gouvernance (ESG), qui offrent des opportunités alignées sur les priorités du développement durable.

Si cette stratégie marque une étape importante dans l’autonomisation financière du Sénégal, elle ne pourra pas combler tous les besoins du pays. La direction du budget a d’ailleurs rappelé que cette réorientation ne signifie pas un abandon des financements extérieurs, mais plutôt une meilleure gestion des risques et des opportunités.

Mamadou Lamine Diante à l’honneur : Parrain des finales des Coupes des Maires à Ndiebel et Keur Madiabel

Abdoulaye Ndao, dit Déthié, responsable du mouvement Kaolack Ca Kanam, confirme le leadership de son mentor Mamadou Lamine Diante, président du Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS) et par ailleurs responsable politique, ainsi que président du mouvement MCE And Nawlé. Ce dernier a honoré de sa présence les finales des Coupes des Maires de Ndiebel et de Keur Madiabel, où il était respectivement invité d’honneur et parrain.

Lors de la finale Navétane de la Coupe du Maire de Ndiebel, organisée par Dame Bèye Ba, fidèle ami et défenseur des principes prônés par le président du HCDS, Mamadou Lamine Diante s’est distingué par son implication. En effet, il a parcouru les profondeurs de la région de Kaolack pour répondre à cette invitation le samedi. Par la suite, il a honoré une autre finale où il était également parrain, cette fois-ci à Keur Madiabel, en présence du maire Abdoulaye Diatta.

Ces activités majeures continuent de susciter de nombreux commentaires, notamment grâce aux interventions et communications de M. Diante, en parfaite harmonie avec la vision des nouvelles autorités. Kaolack, à travers ses fils et dignes représentants, joue toujours un rôle de premier plan dans les politiques de développement.

Pour conclure, Déthié Ndao a tenu à remercier les deux édiles des communes respectives, tout en saluant l’engagement de Mamadou Lamine Diante, président du HCDS. Il a également lancé un appel à tous les membres, militants, militantes et sympathisants du mouvement Kaolack Thia Kanam, les invitant à se mobiliser comme un seul homme pour renforcer et élargir les bases du Mouvement pour une Citoyenneté Engagée And Nawlé, dont il est désormais le responsable régional.

Affaire de la vente de la villa présidentielle : l’Afp défend Moustapha Niasse et recadre Abdou Mbow

L’Alliance des Forces du Progrès (Afp) a réagi vigoureusement aux accusations portées contre son leader, Moustapha Niasse, par le député de l’Alliance pour la République (Apr), Abdou Mbow. Ce dernier, lors de son intervention dans l’émission Grand Jury du dimanche 28 mai 2024, avait imputé à Moustapha Niasse des responsabilités dans l’affaire de la vente de la résidence destinée au président de l’Assemblée nationale. Dans un communiqué signé par son porte-parole, Alioune Badara Diouck, l’Afp accuse Abdou Mbow de « déformer les faits et de bouleverser la chronologie des événements ».

Selon l’Afp, cette affaire remonte à 2017, bien après l’arrivée de Moustapha Niasse à la tête de l’Assemblée nationale en 2012. À l’époque, une procédure avait été initiée par le ministre du Budget et le Directeur du Patrimoine Bâti de l’État, sans que Moustapha Niasse en soit informé. Contrairement aux affirmations d’Abdou Mbow, l’ancien président de l’Assemblée nationale s’était fermement opposé à la vente de cette villa, qu’il considérait comme un patrimoine de l’État.

Le communiqué de l’Afp, cité par le journal L’As, précise que Moustapha Niasse avait saisi le chef de l’État, Macky Sall, pour alerter sur les risques d’une telle transaction. Ce dernier avait également rejeté le projet de vente, estimant qu’il allait à l’encontre des intérêts publics.

L’Afp souligne que le 3 juin 2021, le Directeur du Patrimoine Bâti de l’État avait adressé une demande écrite à Moustapha Niasse pour obtenir les clés de la villa, mais cette requête était restée sans suite. À la suite de cet épisode, Moustapha Niasse avait tenu à informer directement le président Macky Sall des manœuvres en cours.

Selon les progressistes, la remise officielle des clés de la résidence ne s’est faite que le 20 août 2024, bien après que Moustapha Niasse a quitté ses fonctions. Ce détail, inclus dans les dossiers de passation entre Moustapha Niasse et son successeur Abdou Mame Diop, contredit les propos d’Abdou Mbow, qui insinuait que la transaction avait été initiée dès 2012.

Pour l’Afp, les déclarations d’Abdou Mbow relèvent d’une tentative de désinformation visant à ternir l’image de Moustapha Niasse. Le parti rappelle que son leader a toujours œuvré pour la protection des biens publics et n’a jamais été impliqué dans des transactions douteuses concernant le patrimoine de l’État.

« Ces accusations infondées ne sauraient entacher l’honorabilité de Moustapha Niasse, qui a toujours fait preuve de rigueur et de transparence dans la gestion des affaires publiques », conclut le communiqué.

Un vigile se faisant passer pour policier arrêté pour escroquerie sur la VDN 3

La police sénégalaise a mis fin aux agissements frauduleux d’A. L. Guèye, un vigile de 30 ans originaire de Bargny, qui s’était fait passer pour un policier afin d’escroquer des automobilistes sur le tronçon Yoff-Parcelles Assainies, précisément sur la VDN 3. Selon les informations révélées par L’Observateur dans son édition de ce mardi 31 décembre, le mis en cause utilisait un uniforme et des accessoires de la police pour effectuer de faux contrôles routiers, trompant ainsi plusieurs usagers de cette voie.

Guèye, vigile dans la résidence d’une célèbre diva de la musique sénégalaise située à la Cité Djily Mbaye, avait minutieusement préparé son plan. Arborant un uniforme et se présentant comme un agent de la Brigade de recherches de l’Unité 15 des Parcelles Assainies, il interceptait les automobilistes en soirée. Il a notamment dépouillé deux frères, A. et M. Diop, de leurs téléphones de marque iPhone et Samsung le 22 décembre dernier.

Face à cette escroquerie, les victimes ont porté plainte auprès de la police de l’Unité 15, déclenchant une enquête approfondie.

Grâce à l’exploitation des informations obtenues et à l’intervention d’agents infiltrés, Guèye a été appréhendé en flagrant délit au rond-point Diamalaye, toujours sur la VDN 3. Lors de son arrestation, un arsenal impressionnant a été découvert dans son sac : écussons, épaulettes, blasons et même deux décharges électroniques, tous issus d’un équipement de gendarmerie.

Interrogé, l’homme a immédiatement reconnu les faits qui lui sont reprochés. Il a également admis son véritable métier de vigile, mettant en avant la précarité économique pour justifier son stratagème.

A. L. Guèye est actuellement poursuivi pour usurpation de fonction et extorsion de fonds. Il sera déféré devant le procureur dans les prochains jours. Ce fait divers met en lumière les conséquences de la crise économique, qui pousse certains individus à des actes répréhensibles, mais rappelle aussi l’efficacité des forces de l’ordre dans la lutte contre ce type de délits.

Affaire Samuel Sarr : L’ex-ministre de l’Énergie entendu au Pavillon spécial

Un nouveau tournant dans l’affaire Samuel Sarr, ancien ministre de l’Énergie, s’est déroulé ce lundi, marquant une étape clé dans l’instruction de son dossier. Détenu au Pavillon spécial depuis son placement sous mandat de dépôt le 28 novembre dernier, Samuel Sarr a été soumis à un entretien approfondi mené par l’expert Aliou Touré et son sapiteur Cheikh Sadibou Sall.

Cette audition, supervisée par le juge du 2e cabinet en présence de son greffier, a également vu la participation des avocats de Samuel Sarr, Mes Cheikh Ahmadou Ndiaye et Dionwar Soumaré. Pendant trois heures, des questions techniques et précises ont été posées par les experts dans le cadre de leur mission d’expertise. Selon le journal Libération, l’audition s’est déroulée dans des conditions qualifiées d’optimales, sans qu’aucun incident ne soit signalé.

L’ancien ministre fait face à des accusations graves d’abus de biens sociaux, portant sur un montant de 8 milliards de francs CFA. Ces poursuites font suite à une plainte déposée par Moustapha Ndiaye, actionnaire de la société West African Energy (WAE). Samuel Sarr est soupçonné d’avoir détourné des fonds au sein de cette structure.

Le magistrat instructeur a transmis une délégation judiciaire à la Division des investigations criminelles (Dic) pour approfondir les enquêtes. Cette démarche vise à clarifier les zones d’ombre entourant les transactions financières incriminées.

L’administration pénitentiaire s’est distinguée par un dispositif logistique solide pour garantir le bon déroulement de cette audition sensible. La collaboration entre les experts, les avocats et les autorités judiciaires a permis une avancée significative dans cette affaire complexe.

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