Lancement officiel du livre « La trahison de mon corps » de Yaye Fatou Kiné Sarr

Le centre L’Empire des Enfants a accueilli, ce mercredi 17 juin 2026, la cérémonie officielle de lancement du livre La trahison de mon corps, signé par l’auteure sénégalaise Yaye Fatou Kiné Sarr. Un événement empreint d’émotion, marqué par des témoignages poignants et un appel à briser le silence autour de sujets encore tabous dans la société.

Dans cet ouvrage rédigé en seulement trois mois, Yaye Fatou Kiné Sarr livre un récit intime et puissant qui aborde les thèmes du corps, de la souffrance, du silence et de la résilience. Inspirée par les histoires de nombreuses femmes et de nombreux hommes confrontés à l’infertilité, l’auteure met en lumière les douleurs invisibles vécues au sein des foyers, où l’absence d’enfant peut devenir une source de stigmatisation, de pression sociale et de solitude.

À travers son témoignage, elle explore les réalités souvent méconnues des couples qui souffrent en silence, parfois confrontés à des problèmes de santé ou à une ménopause précoce. L’ouvrage met également en avant la résilience de femmes qui, malgré les épreuves, trouvent la force de se reconstruire et de poursuivre leur chemin.

Au-delà de sa dimension littéraire, La trahison de mon corps porte un engagement social fort. Lors de la cérémonie, l’auteure a annoncé que 50 % des revenus générés par la vente du livre seront reversés aux enfants de L’Empire des Enfants. L’autre moitié servira à financer des projets portés par des femmes entrepreneures.

Ce choix, selon elle, traduit une volonté de transformer la douleur en action concrète et de faire de son expérience personnelle un levier de solidarité et d’espoir pour les personnes confrontées à des situations similaires.

La présentation de l’ouvrage s’est déroulée dans une atmosphère de recueillement et de partage. Prenant la parole devant les invités, Yaye Fatou Kiné Sarr a insisté sur l’importance d’ouvrir le dialogue autour de l’infertilité, des difficultés conjugales qui peuvent en découler et des souffrances souvent tues par peur du jugement.

À travers La trahison de mon corps, l’auteure espère contribuer à une meilleure compréhension de ces réalités et encourager une société plus attentive, plus solidaire et plus bienveillante envers les personnes concernées.

Le Répertoire Touristique & Culturel du Sénégal : une renaissance attendue

Dakar, mai 2026 – Après huit années d’absence, le Répertoire Touristique & Culturel du Sénégal signe son grand retour avec une 10ᵉ édition qui promet de marquer un tournant dans la promotion du pays comme destination phare en Afrique de l’Ouest. Créé en 2000, ce manuel de référence revient à un moment où le secteur touristique sénégalais cherche à consolider ses acquis et à relever de nouveaux défis.

Un secteur en pleine expansion

Le tourisme est aujourd’hui la deuxième source de revenus du Sénégal après la pêche, générant plus de 150 000 emplois directs et indirects. Il contribue à réduire l’exode rural et représente une opportunité majeure pour les entrepreneurs locaux.

Depuis 2008, le nombre de structures touristiques a doublé, avec une amélioration notable de la qualité des hébergements et une meilleure conformité aux normes internationales.

Des défis persistants

Malgré ces avancées, le secteur reste confronté à plusieurs obstacles :

  • les prix élevés des prestations ;
  • la concurrence accrue de destinations attractives comme le Cap-Vert ou le Maroc ;
  • une promotion durable encore insuffisante, au-delà des réseaux sociaux.

Le numérique a permis de faire découvrir le Sénégal à travers les écrans, mais cette visibilité demeure souvent éphémère. D’où l’importance de supports tangibles et professionnels destinés aux tours-opérateurs, agences de voyages, ONG et institutions.

Le contenu du Répertoire

La nouvelle édition, publiée en français et en anglais, se présente comme un véritable manuel de promotion touristique. Elle mettra en avant :

  • les structures d’hébergement ;
  • les agences de voyages ;
  • les compagnies de transport ;
  • les activités de loisirs ;
  • un agenda culturel et sportif couvrant deux années.

Une distribution stratégique

Disponible dès août 2026, le Répertoire accompagnera la saison touristique 2026-2027. Il sera présenté lors des plus grands salons internationaux :

  • IFTM Top Resa (Paris, 15 septembre 2026) ;
  • SITV (Montréal, 30 octobre 2026) ;
  • WTM Londres (3 novembre 2026) ;
  • FITUR Madrid (20 janvier 2027) ;
  • BIT Milan (9 février 2027) ;
  • ITB Berlin (16 mars 2027).

Au niveau national, il sera distribué aux agences de voyages, hôtels, ambassades, consulats, ONG et grandes entreprises. À l’international, il sera disponible dans les bureaux commerciaux des ambassades et consulats du Sénégal.

Un format moderne

En plus de ses 12 000 exemplaires imprimés au format A5, avec finition dos carré cousu-collé et couverture vernis UV, une version numérique sera accessible via un QR code sur la plateforme  Au-Sénégal.com.

Un appel aux acteurs du secteur

Les structures touristiques qui ne sont pas encore référencées sont invitées à se rapprocher du service commercial afin de figurer dans cette nouvelle édition. Le Répertoire se veut inclusif et représentatif de la diversité des offres touristiques sénégalaises.

Dialaw Festival: 7000 spectateurs venus de 10 pays à la découverte du riche patrimoine culturel.


DIALAW FESTIVAL: 7000 spectateurs venus de 10 pays à la découverte du riche patrimoine culturel.

‎Tenu du 24 au 28 Avril 2026, sous le thème « Semer l’héritage des possibles » ,dialaw festival est le symbole d’une diversité culturelle marquante de par ses composantes .


‎La culture sénégalaise exprimer à travers la danse, la musique, l’artisanat, des tables rondes, la formation, la culture lebou, le théâtre ainsi qu’un marché destiné à la vente et l’exposition d’articles d’art .


‎Dans son intervention, Rachelle SIGUÉCHENÉ codirectrice du festival est revenue sur la nécessité d’accompagnement des autorités et des sponsors pour une meilleur organisation de l’événement au bénéfice de la culture sénégalaise.

Youssou Ndour en tête d’affiche du FEMUA 2026 aux côtés de grandes figures africaines

La 18e édition du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA) s’annonce déjà comme l’un des événements culturels majeurs du continent africain. Prévue du 28 avril au 3 mai en Côte d’Ivoire, cette grand-messe musicale réunira une pléiade d’artistes de renom, avec en tête d’affiche l’icône sénégalaise Youssou Ndour.

L’annonce a été faite par A’Salfo, commissaire général du festival et leader du groupe Magic System, à travers une publication sur les réseaux sociaux reprise par plusieurs médias. Cette confirmation renforce l’attrait de l’événement qui, au fil des années, s’est imposé comme un carrefour incontournable de la musique africaine et internationale.

Youssou Ndour, figure emblématique de la musique sénégalaise et africaine, partagera la scène avec d’autres artistes de premier plan. Parmi eux, le chanteur ivoirien Meiway, pionnier du Zoblazo, l’artiste franco-guinéen Black M, connu pour ses succès dans le rap et la pop urbaine, ainsi que la chanteuse malienne Fatoumata Diawara, reconnue pour son engagement artistique et son style mêlant tradition et modernité. Le rappeur ivoirien Didi B, l’une des figures montantes de la scène urbaine en Afrique de l’Ouest, figure également parmi les têtes d’affiche.

Ce plateau artistique reflète la diversité et la richesse des sonorités africaines, allant des rythmes traditionnels aux influences urbaines contemporaines. Le FEMUA, au-delà de son aspect festif, se distingue aussi par sa dimension sociale et culturelle. Chaque édition est marquée par des actions de développement, notamment dans les domaines de l’éducation et de la santé, confirmant ainsi son engagement citoyen.

Goudomp s’invite dans le paysage cinématographique national grâce au groupe Ibara

À travers la distinction décernée au groupe Ibara lors de la cérémonie du Packao d’Or, c’est bien plus qu’un simple parcours artistique qui est salué : c’est l’affirmation d’une dynamique culturelle solidement ancrée dans les territoires. Cette reconnaissance marque l’entrée symbolique de Goudomp dans la cartographie des espaces de création cinématographique au Sénégal.

Porté par une démarche collective alliant enracinement local et ambition nationale, le groupe Ibara s’impose progressivement comme un véritable vecteur de valorisation culturelle. En honorant cette structure, le Packao d’Or consacre une vision du cinéma comme outil de mémoire, de transmission et d’expression identitaire, en phase avec les réalités sociales et culturelles du Sud du pays.

La dédicace du trophée à d’anciens et actuels acteurs de la politique culturelle traduit une volonté claire : inscrire l’action artistique dans une continuité institutionnelle et communautaire. Elle rappelle également l’importance du dialogue entre créateurs, décideurs et collectivités dans l’émergence de projets culturels durables.

Le soutien exprimé par les responsables culturels, administratifs et territoriaux témoigne de l’existence d’un écosystème en construction, où le cinéma devient un levier de développement culturel local. À Goudomp, cette distinction agit comme un catalyseur, suscitant espoir et fierté au sein des populations, désormais associées à une aventure artistique collective.

En distinguant le groupe Ibara, le Packao d’Or met en lumière le potentiel créatif des zones souvent en marge des grands circuits culturels. Une reconnaissance qui ouvre de nouvelles perspectives pour un cinéma sénégalais plus inclusif, enraciné dans ses territoires et résolument tourné vers l’avenir.

Tournée musicale et projet humanitaire en santé : “Le reggae au service de la santé au Sénégal au Reggae Sen Tour » – Natty Jean

En cette fin d’année, l’artiste sénégalais Natty Jean s’associe au Reggae Sen Tour, une tournée musicale et solidaire menée par l’association NYF aux côtés des artistes Malikal et Lidiop. Ensemble, ils s’engagent et croient au pouvoir de la musique pour éveiller les consciences et soigner les maux. Dès le 23 décembre, l’association NYF débute sa tournée inédite à travers le Sénégal, mêlant concerts et actions humanitaires dans le domaine de la santé.

Un projet culturel et social

À l’initiative de cette démarche, Oumar Fall, fondateur de l’association, mène depuis plusieurs années des collectes de matériel médical en France destinées aux centres de soins sénégalais. Organisateur d’événements musicaux qui valorisent les scènes reggae et afro-sénégalaises, il décide d’organiser une série de concerts afin d’acheminer le matériel en début d’année 2026.
Chaque date sera l’occasion de mettre en lumière la cause défendue et les actions concrètes menées par l’association pour renforcer les structures de santé du pays, notamment grâce aux dons suivants : lits médicalisés, fauteuils roulants, béquilles, attelles, etc.

« La musique est un canal puissant. Les gens écoutent, ils ressentent. Alors pourquoi ne pas en faire un outil de prévention et de solidarité ? », explique Natty Jean.

Les défis du reggae africain

Interrogé par Le Dakarois Quotidien, l’artiste revient sur les obstacles auxquels le reggae africain se heurte encore : manque de moyens, rareté du matériel musical, absence de structures professionnelles ou encore pénurie de managers et de coachs.
Selon lui, ces fragilités freinent l’essor du genre sur le continent.
« En Afrique, nous avons un problème de structuration, de matériel, d’organisation. […] Nous manquons de moyens, de structures événementielles, de labels modernes, de formations, de management et de coaching. Au Sénégal, la restructuration est une nécessité absolue », souligne-t-il.

Le Reggae Sen Tour entend ainsi rassembler des artistes venant de scènes diverses — reggae, hip-hop, afro, pop ou soul — autour d’un même message de solidarité.

Entre engagement musical et action concrète

Figure du reggae africain, ancien membre du groupe Positive Black Soul et voix du groupe Danakil depuis 2011, Natty Jean poursuit un parcours marqué par l’engagement social.
Cette nouvelle initiative s’inscrit dans la continuité de son travail, avec une volonté affichée de conjuguer musique et action directe.

« Je ne veux pas seulement chanter la souffrance, je veux aussi agir. Et faire découvrir aux Sénégalais le reggae pur et dur », affirme-t-il.

Sensibiliser à la réalité sanitaire

Au-delà du rapatriement, la tournée souhaite également sensibiliser le public aux défis sanitaires auxquels font face de nombreuses communautés locales. Chaque concert se veut un espace de dialogue, d’écoute et de prise de conscience.

L’événement, prévu pour débuter en décembre 2025, se présente comme une rencontre entre création artistique et engagement social.
Dates annoncées
•⁠ ⁠23 décembre 2025 : Centre Culturel Régional Blaise Senghor – Dakar
•⁠ ⁠26 décembre 2025 : Katmandou – Saly
•⁠ ⁠1er janvier 2026 : Just For You – Dakar

Parcours et repères

Après des débuts dans le hip-hop, Natty Jean s’est tourné vers le reggae, développant une identité musicale mêlant influences afro-urbaines, engagements humanistes et écriture sociale.
Ses albums Santa Yalla (2012) et Imagine (2018), ainsi que ses collaborations avec Danakil, Fab I&I, Diary Sacko, Volodia ou Max Livio, témoignent de ce cheminement artistique.

FIPA DIASPORA : Une mission économique pour valoriser la richesse culturelle du Sénégal à Genève

Genève a accueilli, du 14 au 16 novembre 2025, la Foire Internationale des Produits Africains (FIPA DIASPORA), organisée en marge de l’AFRONEO. Après le succès rencontré à Bangkok en Thaïlande, cette nouvelle mission économique sénégalaise en Suisse a été dirigée par la plateforme “Baye Sa Waar”, offrant aux entrepreneurs sénégalais une occasion unique de promouvoir l’excellence du “Made in Sénégal” à l’international.

Selon la présidente de la plateforme, l’objectif était de mettre en lumière les produits d’exception du Sénégal à travers une exposition dédiée. Fatou Fabira Dramé a exprimé sa gratitude pour cette opportunité offerte au Sénégal de rayonner au cœur de Genève, lors de l’AFRONEO 2025, en présence de l’ambassadeur du Sénégal en Suisse.

« Excellence M. Barry, votre accompagnement, votre écoute et votre soutien ont été déterminants dans la réussite de la participation de la FIPA à l’AFRONEO 2025. À travers vous, nous remercions très chaleureusement le ministère des Affaires étrangères et le ministère du Commerce », a déclaré Mme Fabira. Elle a ajouté que la plateforme est honorée de représenter les artisans sénégalais : « Ces femmes et ces hommes travaillent avec passion, patience et excellence, perpétuant des héritages ancestraux tout en innovant pour répondre aux aspirations contemporaines. »

La présidente a souligné que les artisans sénégalais ne sont pas de simples producteurs d’objets, mais des gardiens de mémoire, des créateurs de beauté et des ambassadeurs culturels qui portent haut les couleurs du Sénégal. « À travers la vannerie, la couture, le travail du cuir, le textile, la bijouterie, la sculpture, le tissage ou encore l’art décoratif, ils traduisent l’âme du pays, cette énergie profonde qui unit savoir-faire, esthétique et identité », a-t-elle reconnu.

Cette année, malgré les contraintes liées à la non-délivrance de visas pour certains artisans basés au Sénégal, la mission a pu compter sur la mobilisation remarquable des artisans de la diaspora, présents « avec dignité, détermination et sens patriotique ».

« Leur participation à la FIPA DIASPORA témoigne de la force du lien entre le Sénégal et ses fils et filles à travers le monde, défendant nos valeurs, portant nos traditions et contribuant au rayonnement économique et culturel du pays bien au-delà de nos frontières », a martelé la présidente de “Baye Sa Waar”. Elle a réaffirmé son engagement à soutenir les artisans, promouvoir les produits sénégalais sur les scènes régionales et internationales, renforcer la formation et la structuration des filières artisanales, et favoriser l’autonomisation économique des femmes et des jeunes à travers l’artisanat.

« Nous croyons fermement que l’artisanat est un levier de souveraineté économique, un espace d’innovation et une source de fierté collective. En participant à l’AFRONEO à Genève, en partenariat avec LMG et le président Lamine Gueye à nos côtés, nous ne faisons pas que présenter des produits : nous racontons le Sénégal et faisons vibrer l’esprit du pays », a conclu Mme Fabira.

À noter que lors de ces rencontres d’affaires B2B à Genève, l’objectif de la FIPA DIASPORA était de mettre en lumière les produits d’exception du Sénégal à travers l’exposition dédiée, qui a constitué un moment de partage, de fierté et d’avenir.

A.S

Forum national du Livre : le Président Diomaye veut faire de Dakar un hub régional de l’édition et de la création intellectuelle

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé ce jeudi à Dakar la volonté du gouvernement de hisser la capitale sénégalaise au rang de pôle régional majeur de l’édition, du livre et de la création intellectuelle. Il présidait la cérémonie d’ouverture du Forum national sur le livre et la lecture, tenu sous le thème “L’éducation par le livre pour une souveraineté éclairée”, un rendez-vous qui marque une étape importante dans la redéfinition de la politique culturelle et éducative du Sénégal.

Dans son allocution, le chef de l’État a rappelé que la culture, le savoir et la pensée critique constituent les leviers d’une véritable souveraineté nationale. Il a souligné que le livre doit redevenir un outil central dans la formation citoyenne, intellectuelle et morale de la jeunesse, à l’heure où le pays s’engage sur la voie de la refondation de son système éducatif.

Le président Diomaye Faye a annoncé la volonté du gouvernement de réinventer la Foire internationale du livre et du matériel didactique de Dakar (FILDAK), afin d’en faire un cadre plus dynamique, tourné vers l’innovation et la promotion des métiers de l’édition. Il a également insisté sur la nécessité d’ancrer Dakar comme “un hub culturel et intellectuel pour toute la sous-région ouest-africaine”, en renforçant la coopération entre éditeurs, auteurs et institutions éducatives.

Le Forum national du livre et de la lecture, a-t-il expliqué, constitue “un moment fondateur d’un dialogue sincère et d’un pacte renouvelé entre l’État et les acteurs du livre”. Cette rencontre, réunissant éditeurs, écrivains, bibliothécaires, enseignants et institutions publiques, vise à identifier les défis structurels du secteur et à proposer des solutions concrètes pour sa modernisation.

Parmi les priorités évoquées figurent la modernisation des bibliothèques et salles de lecture, la structuration et le financement du sous-secteur du livre, ainsi que les enjeux liés à la numérisation et à l’intelligence artificielle, appelées à transformer durablement le paysage éditorial sénégalais.

Le président Faye a aussi insisté sur la valorisation des langues nationales dans la production littéraire, qu’il considère comme un impératif pour consolider l’identité culturelle et exprimer la pensée sénégalaise dans sa propre grammaire. « La souveraineté culturelle et intellectuelle passe par la reconquête de notre parole propre. Il n’est pas possible de transformer durablement une nation sans transformer d’abord son imaginaire, sans élever ses lectures, sans nourrir sa pensée », a-t-il déclaré avec conviction.

Dans un moment empreint d’émotion, le chef de l’État a rendu hommage aux grandes figures des lettres sénégalaises disparues, saluant leur héritage et leur rôle dans la promotion du livre et de la lecture. Il a également exprimé sa reconnaissance aux professionnels du secteur, femmes et hommes “dont l’engagement traduit un patriotisme éclairé et une citoyenneté assumée”.

Enfin, Bassirou Diomaye Faye a rappelé que les écrivains, éditeurs et acteurs du monde du livre sont “les dépositaires d’une mission essentielle” : celle de tenir éveillée la conscience nationale, d’entretenir la flamme du savoir et de préserver la dignité de l’esprit. Pour lui, faire de Dakar un centre de rayonnement intellectuel et éditorial, c’est aussi affirmer la place du Sénégal dans la renaissance culturelle africaine.

Général Gaye publie son nouvel opus : « Les traditions dans les armées, facteur de cohésion et de supériorité opérationnelle »

Le monde de la littérature vient de s’enrichir d’un nouvel ouvrage intitulé « Les traditions dans les armées, facteur de cohésion et de supériorité opérationnelle ». Dans cet opus, son auteur, le général de division Mamadou Gaye, analyse en profondeur les pratiques traditionnelles au sein des armées, tout en mettant en lumière leur diversité et leur portée symbolique.

Publié aux éditions L’Harmattan, ce livre s’inscrit dans la réflexion sur les problématiques de défense et de sécurité. Le général Gaye s’est attaché à démontrer le rôle essentiel des traditions militaires et leur lien direct avec l’aptitude opérationnelle, bien au-delà du simple rituel ou de la symbolique.

En effet, les symboles, les traditions et les identités militaires constituent un enjeu majeur et représentent des repères consubstantiels à la militarité. En explorant leurs codes et leurs représentations, l’auteur analyse les pratiques usuelles dans les armées, tout en évaluant leur richesse et leur valeur symbolique.

« Loin d’être figées dans le temps, les traditions sont en perpétuel renouvellement. Cet ouvrage passe au peigne fin les codes mobilisés par ces représentations et tente de mieux cerner les rituels, les pratiques et la manière dont ils s’insèrent, pour leurs acteurs comme pour leurs observateurs, dans la société militaire », souligne-t-il.

Préfacé par le général d’armée aérienne Birame Diop, ministre des Forces armées, ce livre bénéficie également des contributions de nombreux personnels des armées et des forces de défense et de sécurité. Il se veut à la fois un référentiel éthique et pédagogique, pouvant servir de guide pour une meilleure connaissance du patrimoine traditionnel militaire et de ses fonctions, souvent méconnues du grand public.

À noter que le général de division Mamadou Gaye est l’actuel délégué général au Pèlerinage aux Lieux saints de l’Islam. Diplômé de l’École supérieure de guerre de Shrivenham en Angleterre, il a occupé plusieurs hautes fonctions au Sénégal, avant d’être désigné commandant de la Force de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Il a ensuite dirigé l’équipe interdépartementale des Nations Unies chargée de la mise en œuvre de la Résolution 2719 relative à l’appui aux missions de soutien à la paix en Afrique.

Auteur d’une quarantaine de publications et d’essais de réflexion géopolitique et stratégique, le général Gaye a également consacré une part importante de ses travaux à l’éducation nationale. Il est titulaire de nombreuses distinctions et décorations nationales et internationales.

A. Saleh

Ndiawar Seck : entre héritage des griots et engagement pour l’Afrique

Originaire de Louga, Ndiawar Seck est issu de la caste des griots, dépositaires de la tradition orale et musicale qui occupent une place centrale dans la société ouest-africaine. Musicien et chanteur, il perpétue cet héritage tout en l’enrichissant de nouvelles influences.

À travers son groupe Chapa-Choly, l’artiste met en valeur la richesse des sonorités africaines et l’énergie de ses performances scéniques. Pour lui, la musique transcende les frontières : « Elle constitue un langage universel et un trait d’union entre les cultures », affirme-t-il.

Mais Ndiawar Seck est également reconnu pour ses prises de position. Bien au-delà de son rôle d’ambassadeur culturel, il défend une vision politique et sociale affirmée :

« L’Afrique n’a pas besoin d’aide, mais de liberté ; elle n’a pas besoin de travailleurs humanitaires, mais de présidents et de personnes qui y croient », déclare-t-il. Le musicien dénonce aussi les drames liés à la migration irrégulière : « On ne peut pas parler d’indépendance si nos jeunes meurent au fond de la mer en essayant de rejoindre l’Europe ».

Par ailleurs, il est l’initiateur du Festival Ma Valise à Musique (FEMU), organisé à Madrid en Espagne. Ce rendez-vous unique, qui mêle culture, pédagogie et création artistique autour de la musique, se tient cette année du 28 septembre au 26 octobre 2025. Conçu comme un véritable voyage à travers les sons et les émotions, Ma Valise à Musique propose des spectacles, des rencontres et des ateliers ouverts à tous les publics.

Entre fidélité à ses racines et ouverture au monde, Ndiawar Seck incarne une génération d’artistes qui utilisent leur voix — au sens propre comme au figuré — pour interroger l’avenir du continent africain.

Par Aly Saleh

La Police nationale ouvre le dialogue avec les acteurs culturels

Dans le cadre de sa stratégie de communication et de rapprochement avec le monde culturel, la Division Communication et Relations Publiques de la Police nationale a reçu, hier jeudi, les représentants de deux importantes maisons de production sénégalaises : Marodi TV, représentée par Pape Omar Diop, et Even Prod, représentée par Cheikh Darou Gueye et Assane Gueye.

La rencontre a permis d’échanger sur l’état actuel de l’industrie cinématographique et culturelle au Sénégal, mais surtout sur la représentation de la Police dans les productions télévisées. Souvent caricaturée ou réduite à des clichés, l’image de l’institution suscite en effet des interrogations quant à sa portée auprès du grand public.

Au cours des discussions, les deux parties ont identifié les défis liés à cette perception et ont convenu d’explorer des pistes de collaboration. L’objectif : offrir au public une représentation plus fidèle des missions de la Police nationale, tout en respectant la créativité artistique des producteurs.

À l’issue de l’audience, un consensus s’est dégagé sur la nécessité de travailler ensemble. Les responsables des deux maisons de production ont réaffirmé leur disponibilité à accompagner l’institution policière dans ce processus, tandis que la Police a exprimé son ouverture à soutenir les initiatives culturelles et artistiques.

Touba inaugure la GIGA FANII FACTORY : une étape décisive pour le textile africain

Ville sainte et pôle économique en plein essor, Touba vient de franchir un cap important dans l’industrie textile. Le groupe FANII, dirigé par Monsieur Seyni Diaw, a lancé son projet le plus ambitieux à ce jour : la GIGA FANII FACTORY.

Cette nouvelle structure, équipée d’une centaine de machines de pointe, va bien au-delà d’un simple atelier de couture. Elle symbolise l’innovation, l’excellence et la modernisation du secteur textile en Afrique. Pensée comme un futur centre de référence pour la mode, la GIGA FANII FACTORY ambitionne de stimuler l’économie locale et d’offrir de nombreuses opportunités professionnelles aux jeunes de la région.

À travers ce projet, Seyni Diaw et son équipe posent une étape décisive dans la dynamique industrielle et entrepreneuriale de Touba, mais aussi du continent. L’inauguration de cette usine prestigieuse reflète une vision audacieuse ainsi qu’une détermination sans faille pour redéfinir l’avenir de la mode africaine.

La GIGA FANII FACTORY marque le début d’une aventure porteuse d’espoir pour l’entrepreneuriat et l’industrie textile en Afrique. Avec cette initiative, Seyni Diaw s’affirme comme un acteur majeur de l’innovation et du développement économique, offrant à Touba un rayonnement qui dépasse largement ses frontières.

NAELYA : La Révolution du Rap Sénégalais

Dans un paysage musical en pleine effervescence, une étoile se dresse et clame haut et fort la puissance d’un renouveau culturel. NAELYA, jeune rappeuse intrépide, n’est pas seulement une artiste, elle est le porte-voix d’une révolution qui transcende les frontières de la tradition et de la modernité. Son talent, indéniable et irrésistible, s’impose avec force dans un univers où chaque note est une arme et chaque parole un cri du cœur.

Un Talent Inébranlable et Une Voix Engagée

NARLYA ne se contente pas d’orner la scène musicale sénégalaise : elle la transforme. Par son flow incisif et ses textes percutants, elle dénonce les injustices et célèbre l’héritage d’un peuple fier. Sa musique, à la fois engagée et visionnaire, s’adresse à toutes celles et ceux qui refusent de se laisser asservir par les diktats du statu quo. Chaque morceau est un manifeste, chaque refrain une invitation à se lever pour défendre la dignité et la liberté. Dans un monde en quête de repères, elle apparaît comme la lumière guidant la jeunesse vers un avenir prometteur.

La Fusion des Traditions et de l’Audace Moderne

Dans un savant mélange de rythmes ancestraux et de sonorités urbaines, Queen Dollars incarne le parfait équilibre entre le respect des traditions et l’appel vibrant à l’innovation. Elle puise dans les richesses de la culture sénégalaise pour créer une musique qui résonne avec force et authenticité. Son art est un pont entre le passé et l’avenir, rappelant que les racines profondes peuvent nourrir une créativité sans limites. À travers ses morceaux, elle prouve qu’il est possible de rester fidèle à son héritage tout en se réinventant pour répondre aux enjeux contemporains.

Un Appel à l’Action et à l’Espoir

Loin de se contenter d’un succès éphémère, NAELYA déploie toute son énergie pour inspirer et mobiliser. Son parcours est un véritable appel à l’action pour toute une génération en quête de sens et de renouveau. Avec une détermination sans faille, elle s’impose comme une figure emblématique de la lutte pour l’émancipation et l’autonomie culturelle. Sa musique est une arme de propagande, un cri de ralliement qui invite chacun à participer à la construction d’un monde plus juste et plus humain.

Conclusion : Le Phare d’une Nouvelle Ère

NAELYA n’est pas simplement une rappeuse ; elle est le symbole d’un mouvement irrésistible qui révolutionne le rap sénégalais. Son talent, magnifié par une vision audacieuse et un engagement sans compromis, illumine la scène musicale et ouvre la voie à une ère nouvelle. Dans un monde qui a besoin de voix fortes et d’esprits libres, NAELYA se dresse avec fierté et détermination, démontrant que l’avenir appartient à ceux qui osent rêver et agir. Vive la révolution du rap, vive Queen Dollars !

Clip “Porozé bi” : Fou Malade salue la puissance du nouveau texte de Thiat

Le dernier clip de Thiat, membre du groupe Keur Gui et figure emblématique du mouvement Y’en a Marre, continue de nourrir les débats sur la scène artistique et politique sénégalaise. Intitulée “Porozé bi”, cette œuvre remet au goût du jour le rap contestataire en lui redonnant sa fonction première : traduire la colère et les espoirs d’un peuple en quête de justice sociale et de transparence. Fidèle à son style incisif, Thiat y dénonce sans détour les dérives du pouvoir en place, un message qui ne laisse personne indifférent.

Parmi les réactions enregistrées depuis la sortie du clip, celle de Malal Talla, alias Fou Malade, attire particulièrement l’attention. Camarade de longue date de Thiat et membre du même mouvement citoyen, Fou Malade s’est exprimé dans les colonnes de L’Observateur pour saluer la force du texte. Selon lui, le morceau incarne une rare cohérence artistique et un engagement sans concession. Il décrit le texte comme étant « remarquablement bien écrit, avec une valeur poétique Hip-Hop très marquée », avant de préciser que le rap, tel que le pratique Thiat, reste factuel, concret, imagé et surtout accessible. À ses yeux, il n’y a ni énigmes ni codes hermétiques, seulement des paroles claires et compréhensibles qui résonnent immédiatement auprès du public.

L’artiste n’a pas seulement marqué par ses paroles mais également par l’esthétique du clip. Fou Malade souligne le retour de Thiat à ses tresses, à sa montre et à son style d’époque, autant d’éléments qui rappellent la continuité de son engagement depuis ses débuts. « Il redevient le Thiat de Keur Gui, celui qui rappelle qu’il est toujours en alerte », note-t-il. Cette cohérence est renforcée par l’utilisation des symboles dans le visuel, notamment le pain, qui représente selon Fou Malade la revendication populaire et le minimum vital que le peuple réclame.

Au-delà de l’aspect esthétique, c’est surtout le moment de la sortie du clip qui lui confère une résonance particulière. Pour Fou Malade, cette œuvre tombe à point nommé, dans un contexte marqué par une forte attente citoyenne et un désenchantement social. « Cette œuvre ré-émancipe le rap. Le timing est parfait. Ce que dit Thiat, c’est ce que la majorité des Sénégalais expriment déjà au quotidien. Il ne fait qu’amplifier leurs voix, comme doit le faire un rappeur », explique-t-il.

Il ajoute enfin que la force du message réside dans sa capacité à être percutant et violent dans le fond, sans jamais sombrer dans la vulgarité. Une preuve, selon lui, de l’intelligence artistique de Thiat et de sa volonté de mettre son art au service de la cause citoyenne. En saluant cette œuvre, Fou Malade rappelle le rôle essentiel du rap engagé dans la vie publique sénégalaise, et réaffirme la place centrale de Thiat dans ce combat.

Paris affiche la revendication panafricaine : réparations et restitution pour l’Afrique

Paris a été, ce vendredi, le théâtre d’une campagne visuelle marquante orchestrée par la diaspora africaine. De la place de la République aux abords de la tour Eiffel, des affiches au message sans équivoque ont été placardées : « Réparations, Restitution, Renaissance pour l’Afrique ! » Une action symbolique visant à briser le silence autour des dettes coloniales et à exiger justice.

Au cœur du message, une interpellation directe à la France sur son passé colonial. Les affiches dénoncent la rétention, par des institutions françaises comme le musée du Quai Branly ou le Louvre, de trésors culturels africains. Des artefacts béninois, des masques sacrés maliens ou encore des pièces ivoiriennes, acquis durant la colonisation, sont ainsi pointés du doigt. Leur restitution immédiate au continent africain constitue une revendication centrale de la mobilisation.

Cette campagne s’inscrit dans une dynamique internationale plus vaste. Le rappeur-activiste nigérian Emmanuel Great Okugun, connu sous le nom de Gee Baller, porte ce combat au-delà des rues parisiennes. Sa pétition sur Change.org, « Return Africa’s Stolen Heritage: Repatriation and Reparations Now », est devenue un symbole fédérateur. Elle réclame non seulement la restitution des biens culturels pillés, mais aussi des réparations financières pour des siècles d’exploitation systématique.

Mais les organisateurs rappellent que les enjeux dépassent la seule compensation matérielle. Ils posent des questions fondamentales : comment évaluer le coût de millions de vies brisées par la traite esclavagiste ? Comment mesurer l’effondrement des structures sociales et économiques provoqué par la colonisation ? Pour eux, les réparations relèvent avant tout d’un impératif moral.

Dans les rues de Paris, l’impact est immédiat. Touristes et résidents s’arrêtent, lisent les slogans, s’interrogent. Pour beaucoup, cette campagne révèle avec une intensité nouvelle l’ampleur des spoliations coloniales. D’autres, déjà sensibilisés, saluent une initiative qui offre enfin une visibilité européenne aux luttes africaines pour la justice historique.

Youssou Ndour et Mamadou Dia rejoignent l’Académie des Oscars : une consécration mondiale pour la culture sénégalaise

Deux figures emblématiques de la culture sénégalaise viennent d’être honorées par l’une des institutions les plus prestigieuses du monde du cinéma. Youssou Ndour, icône planétaire de la musique africaine, et Mamadou Dia, réalisateur reconnu sur la scène internationale, ont été officiellement invités à intégrer l’Académie des arts et des sciences du cinéma, célèbre pour organiser chaque année les Oscars, les plus grandes distinctions du 7e art.

L’annonce a été chaleureusement saluée par l’ambassade des États-Unis au Sénégal, qui a félicité les deux artistes pour cette distinction. Dans un message publié sur sa page Facebook officielle, la représentation diplomatique américaine souligne l’importance de cette reconnaissance pour l’ensemble de la création artistique sénégalaise.

« Félicitations au chanteur Youssou Ndour et au cinéaste Mamadou Dia ! Ils ont été invités à rejoindre l’Académie des arts et des sciences du cinéma, l’organisation à l’origine des Oscars. Ils font désormais partie d’un groupe restreint d’artistes récompensés pour leur influence exceptionnelle dans l’industrie cinématographique. »

Figure incontournable de la scène musicale mondiale, Youssou Ndour n’a cessé de porter haut les couleurs de la culture africaine. S’il est mondialement reconnu pour son rôle dans l’internationalisation du mbalax, son influence dépasse les frontières de la musique. Il a participé à des bandes originales de films, prêté sa voix à des documentaires et milité pour une représentation plus juste et plus riche de l’Afrique dans les productions culturelles internationales.

Quant à Mamadou Dia, il est aujourd’hui considéré comme l’un des cinéastes les plus prometteurs du continent. Son film “Baamum Nafi” (Le père de Nafi), lauréat de plusieurs prix dans des festivals internationaux, incarne une nouvelle génération de réalisateurs africains. À travers un regard profond et esthétique, Dia explore les dynamiques sociales, culturelles et religieuses qui façonnent les sociétés africaines contemporaines.

Dans une déclaration conjointe, Bill Kramer, directeur général de l’Académie, et Janet Yang, sa présidente, ont mis en lumière l’impact des deux artistes :

« Youssou Ndour, Mamadou Dia et les autres nouveaux membres ont apporté une contribution indélébile à notre communauté cinématographique mondiale. »

Cette intégration à l’Académie marque une étape significative dans le rayonnement de la culture sénégalaise à l’échelle internationale. Elle vient aussi confirmer que les talents du continent africain ne cessent de repousser les frontières de la reconnaissance mondiale.

Au-delà des hommages individuels, cette double nomination est perçue comme un hommage collectif à la richesse, la diversité et la créativité de la scène artistique sénégalaise. L’ambassade américaine a d’ailleurs conclu son message par un appel vibrant :

« Célébrons cette étape importante pour la créativité et la narration sénégalaises sur la scène internationale ! »

Le Magal de Touba officiellement inscrit au patrimoine culturel immatériel du Sénégal

C’est désormais officiel : le Magal de Touba, événement religieux phare du calendrier musulman sénégalais, figure sur la liste nationale du patrimoine culturel immatériel. Cette reconnaissance a été entérinée par un arrêté du ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, confirmant ainsi la portée historique, spirituelle et culturelle de cette célébration emblématique du mouridisme.

Le Magal commémore le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, fondateur de la confrérie mouride, envoyé par les autorités coloniales françaises au Gabon en 1895. Cette épreuve, vécue comme un acte de foi et de résistance spirituelle, est aujourd’hui magnifiée chaque année par des millions de fidèles venus de tout le Sénégal et de la diaspora, qui convergent vers la ville sainte de Touba.

L’inscription du Magal dans le patrimoine immatériel national vise à reconnaître son rôle fondamental dans la cohésion sociale, la transmission des valeurs religieuses, l’éducation populaire et la dynamique économique. Il s’agit également d’un acte de valorisation d’un événement qui mobilise les institutions, les familles et les communautés dans un esprit d’unité, de partage et de ferveur.

Selon le document officiel publié par le ministère, cette reconnaissance s’accompagnera de l’élaboration d’un plan de sauvegarde et de mise en valeur. Ce plan sera conçu en étroite collaboration avec la communauté mouride, gardienne de cette tradition vivante. L’objectif sera de préserver les dimensions spirituelles, culturelles et sociales du Magal, tout en adaptant son organisation aux enjeux contemporains.

Cette mesure intervient dans un contexte de prise de conscience accrue de l’importance de la mémoire collective et des expressions culturelles comme vecteurs de développement et de rayonnement international. Elle pourrait également ouvrir la voie à une reconnaissance du Magal de Touba au niveau de l’UNESCO, comme cela avait été évoqué ces dernières années par certaines autorités religieuses et culturelles.

Le Magal de Touba, bien plus qu’un événement religieux, incarne une philosophie de paix, de travail et de dévotion. Son inscription au patrimoine culturel immatériel du Sénégal est une consécration symbolique et politique, qui honore à la fois l’histoire du mouridisme et le rôle fondamental des confréries dans la construction de l’identité nationale.

Lancement officiel de la communauté DUNDU:Mettre la réaction artistique au service des vulnérable…

Ce samedi 05 juillet est née au grand théâtre national la communauté DUNDU dont le but est de mettre la réaction artistique au service des couches marginalisés.

‎Elle est composée des rappeurs, des artistes, des slameurs , des photographes en somme tout ceux qui évoluent dans la culture pour mettre ce savoir cette création au service de l’impact social.
‎Cette couche sociale qui n’a généralement aucune opportunité constitue la cible principale de ladite communauté.Explique Miche Cédric KINIFFO(Directeur de la vision artistique et solicial de DUNDU) dans cette interview.

Lancement officiel de la communauté DUNDU:Mettre la réaction artistique au service des vulnérable...

Assemblée générale de la SODAV : 553 millions de FCFA redistribués aux ayants droit en 2024

La Société Sénégalaise du Droit d’Auteur et des Droits Voisins (SODAV) a tenu ce jeudi 26 juin 2025 son assemblée générale ordinaire, consacrée à la présentation du rapport annuel 2024. Les participants ont pu examiner le rapport d’activités, celui sur les affaires culturelles et sociales, ainsi que le rapport financier produit par le commissaire aux comptes.

Aly Bathily, directeur gérant de la SODAV, a salué une performance qu’il juge « positive » dans un environnement numérique en mutation rapide. Le développement du streaming, des plateformes en ligne et de l’intelligence artificielle impacte profondément les modes de diffusion et d’exploitation des œuvres. Pour faire face à ces bouleversements, la SODAV a intensifié ses efforts de digitalisation et modernisé ses outils de gestion collective.

Sur le plan financier, l’exercice 2024 a permis de percevoir 630 millions de francs CFA et de redistribuer 553 692 051 francs CFA aux ayants droit, sur la base de critères équitables et en conformité avec les standards professionnels. « Si l’on se limite au niveau national, la performance est bonne », a déclaré Aly Bathily, qui a remercié l’État du Sénégal pour sa subvention, essentielle au soutien des artistes.

Le directeur gérant a exprimé son optimisme pour les prochaines années. Il a indiqué que la SODAV poursuit l’exploitation des opportunités offertes par l’appui public et s’emploie à améliorer encore la collecte et la répartition des droits, en attendant la mise en œuvre effective de la rémunération pour copie privée. « Nous espérons que les chiffres seront meilleurs l’année prochaine », a-t-il ajouté.

Présidant la rencontre, le Secrétaire d’État à la Culture, Bacary Sarr, a salué la démarche de transparence et la régularité de la reddition des comptes. Il a exhorté la SODAV à maintenir cette dynamique de modernisation et d’information des mandants. Bacary Sarr a par ailleurs apporté des précisions sur deux enjeux essentiels : la copie privée et le statut de l’artiste.

Concernant la copie privée, il a rappelé que le gouvernement avait pris, en Conseil des ministres, des mesures pour finaliser ce dossier, avec l’ambition d’en garantir l’effectivité prochaine. Sur le statut de l’artiste, il a assuré que tous les services concernés restaient mobilisés pour rendre ce dispositif opérationnel, soulignant qu’il constitue une avancée structurante en faveur des créateurs, des interprètes, des danseurs et de tous les professionnels du secteur culturel.

Dégradation des terres cultivables : l’Institut National de Pédologie à pied d’œuvre pour restaurer la fertilité des sols au Sénégal

Face à l’avancée préoccupante de la dégradation des terres cultivables à travers le pays, l’Institut National de Pédologie (INP) intensifie ses efforts pour proposer des solutions durables, adaptées aux enjeux agricoles du Sénégal. S’appuyant sur des données scientifiques et une approche territorialisée, cette structure technique du ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage (MASAE) œuvre à restaurer la productivité des sols, un enjeu central pour la sécurité alimentaire nationale.

Depuis plusieurs années, l’appauvrissement des sols menace les rendements agricoles, fragilise les exploitations familiales et compromet la résilience des écosystèmes. En réponse, l’INP a lancé des actions ciblées sur le terrain, dans le but d’enrayer la perte de fertilité et de remettre en production durable les terres dégradées.

Dans la zone des Niayes, considérée comme un pôle horticole majeur du pays, la coordination territoriale est confiée à Ndeye Awa Sow, ingénieure agronome spécialisée en génie rural et doctorante en sciences agronomiques à l’Université de Thiès. Sa mission consiste à superviser les activités de terrain visant à restaurer la qualité des sols, un facteur déterminant pour la productivité agricole.

« La qualité des sols conditionne directement les performances agricoles, et donc la sécurité alimentaire à l’échelle nationale », souligne Ndeye Awa Sow.

Sous sa houlette, l’INP met en œuvre un programme national d’amendement des sols, fondé sur des analyses scientifiques rigoureuses et des expérimentations en milieu réel. Ce programme repose sur une note conceptuelle validée par le MASAE, et vise à améliorer les pratiques culturales tout en corrigeant les carences des sols.

Les solutions proposées varient selon les besoins spécifiques des territoires : utilisation de matières organiques pour enrichir les sols appauvris, apports calcaires pour corriger l’acidité, incorporation de biochar pour améliorer la structure des sols. Le programme comprend également des actions d’information, de formation et d’accompagnement des producteurs.

Au-delà de l’aspect technique, l’INP met l’accent sur une utilisation rationnelle des intrants agricoles. Si leur disponibilité est cruciale, leur efficacité dépend étroitement des pratiques des agriculteurs. Consciente de cet enjeu, l’institution a lancé une campagne nationale de sensibilisation dans sept zones agricoles du pays. Objectif : former les producteurs sur les meilleures pratiques d’épandage, les dosages recommandés, et les périodes d’application optimales.

« Il ne suffit pas de livrer des amendements aux producteurs, encore faut-il qu’ils sachent comment les utiliser de manière efficace et durable », insiste Mme Sow.

Des outils pédagogiques, des démonstrations de terrain et un appui technique de proximité sont mobilisés pour accompagner les producteurs dans l’adoption de nouvelles pratiques plus durables.

L’action de l’INP s’inscrit dans une démarche de transition agroécologique, alliant protection des ressources naturelles, amélioration des rendements et adaptation aux effets du changement climatique. À travers ses différentes interventions, l’institut contribue à renforcer la résilience des écosystèmes agricoles et à sécuriser les moyens de subsistance des communautés rurales.

« Assurer la santé de nos sols, c’est aussi assurer notre sécurité alimentaire et notre souveraineté », affirme la responsable de la coordination des actions dans les Niayes.

À ce titre, l’INP entend jouer pleinement son rôle dans la revalorisation durable des terres agricoles sénégalaises.

A. Saleh

Kaolack – Les “24 heures de Thioffack” : entre assainissement, mémoire et spiritualité

Comme chaque année, le quartier Thioffack, situé dans la commune de Kaolack, a vibré au rythme des “24 heures de Thioffack”, une initiative communautaire à forte portée citoyenne et spirituelle. Pendant toute une journée et une nuit, les habitants se sont mobilisés autour de deux axes majeurs : l’assainissement du quartier et les prières en mémoire des défunts.

Jeunes, adultes et personnes âgées se sont rassemblés, munis de pelles, balais et brouettes, pour un vaste nettoyage au niveau du poste de santé du quartier. Objectif : rendre cet espace propre, sain et accueillant pour tous.

“C’est notre quartier, c’est notre responsabilité. L’assainissement est une forme de foi et de respect pour ceux qui vivent ici”, a déclaré Tamsir, président du Mouvement pour le Développement de Thioffack (MDT).

Cette opération visait non seulement à prévenir les maladies liées aux eaux stagnantes, mais aussi à renforcer les liens communautaires autour d’un objectif commun : un environnement propre et vivable.

“L’assainissement est au cœur de la santé publique, de la dignité humaine et du développement durable. Il réduit de 40 % les maladies diarrhéiques, qui restent une cause majeure de mortalité infantile. Ce n’est pas seulement une question de propreté, c’est une question de vie”, a-t-il ajouté.

“L’assainissement n’est pas un luxe. C’est un droit humain fondamental. Pour qu’il devienne une réalité pour tous, il faut une volonté politique forte, des financements durables, et surtout, l’implication des communautés elles-mêmes.”

Dans la matinée, l’ambiance est devenue plus solennelle. Au point symbolique du quartier, des séances de lecture du Coran ont été organisées à la mémoire du défunt chef de quartier, Samba Sakho Mbodji, ainsi que pour tous les disparus de Thioffack.

“Nos morts ne sont pas oubliés. Ils continuent de vivre à travers nos prières et nos actions”, a déclaré M. Ndiaye, président du comité de quartier.

Des invocations collectives (douas) ont été faites pour le repos des âmes des anciens de Thioffack, notamment ceux ayant marqué l’histoire du quartier par leur engagement social, religieux ou éducatif.

Au-delà des dimensions pratique et spirituelle, ces “24 heures” ont aussi été l’occasion d’un précieux partage intergénérationnel. Les jeunes ont pu échanger avec les anciens sur l’histoire du quartier, ses valeurs, ses figures emblématiques et ses défis.

“Nous voulons que les jeunes prennent le relais, qu’ils sachent que chaque pavé de Thioffack a une histoire”, a confié Tamsir Ndiaye.

Plus qu’un simple événement annuel, les “24 heures de Thioffack” incarnent un modèle vivant de civisme, de solidarité et de piété. À l’heure où de nombreux quartiers cherchent à renouer avec les valeurs communautaires, Thioffack montre la voie avec humilité et constance.

“Les 24 heures de Thioffack ne sont pas qu’un événement. Elles incarnent une vision, un engagement, une mémoire vivante de notre quartier”, a conclu Tamsir Ndiaye.

Lancement officiel de la communauté DUNDU Samedi 7 juillet au grand théâtre national.

Une communauté qui a travers la création artistique et l’innovation culturel ouvre des perspectives aux jeunes et aux femmes vivant dans des zones enclavées et difficile d’accès ,comme dandé, kéniéba, et bien d’autres localités oubliées.
‎En somme la communauté DUNDU rassemble des artistes, des créateurs, et esprit engagé qui mettent leurs talents au service d’une cause plus grande.

Inauguration MDA/Symposium : »Nous allons  montrer en exemple Adja Khar MBAYE à la jeunesse »Maire…

Cérémonie d’inauguration de la maison des arts tenue a la salle des fêtes de Rufisque ce mercredi 18 juin.
un symposium sur la vie et l’œuvre de Adja Khar MBAYE Madiaga a tenu en haleine les sommités Venu d’horizons d’ivers.

En présence de délégations venu de Nantes et du maire de la ville Dr. Oumar CISSÉ les conférenciers ont revisité l’héritage culturel et instructif de l’icône Adja Khar MBAYE.

Inauguration MDR/Symposium :"Nous allons  montrer en exemple Adja Khar MBAYE à la jeunesse"Maire...

MUSIQUE

À la découverte d’un artiste reggae hors pair : Eljah Rasta

Eljah Rasta pour la scène, Matar Fall à l’état civil, est un musicien, auteur et compositeur qui a su se frayer un chemin dans la sphère musicale. La spécialité de ce natif de Pikine, c’est le reggae. L’homme a fait ses humanités dans la ville de Mame Coumba Lamb, Rufisque, où il a grandi. Il a embrassé sa carrière musicale au milieu des années 90 dans le mouvement rap, comme beaucoup de jeunes de son âge à l’époque, jusqu’en 2000, avant d’opérer une transition vers le reggae. Ce virage lui a permis de sillonner toute l’Afrique avec son groupe musical, avant de s’exporter vers le “Vieux Continent”.

L’artiste se souvient encore de sa participation, en 2006, au mémorial dédié à la star du reggae Lucky Dube en Afrique du Sud, avant de parcourir la France, l’Italie, l’Angleterre…

« J’ai beaucoup voyagé à travers le monde grâce à cette musique que j’affectionne énormément, le reggae, notamment dans de nombreuses régions du continent. Mais ce qui m’a le plus marqué, c’est mon voyage en Afrique du Sud à l’occasion du mémorial dédié à la star internationale du reggae Lucky Dube, en septembre 2006. Il y avait là toutes les légendes planétaires venues rendre hommage à l’un des précurseurs du reggae africain, tragiquement disparu. Je ne pourrai jamais l’oublier », confie Eljah Rasta.

Il revient également sur son premier voyage en France, à l’occasion du Festival d’Avignon en 2008.

« Je suis parti pour la première fois en France en 2008. J’étais invité au Festival d’Avignon, qui se tenait le 19 mars. J’ai eu l’opportunité de jouer avec le producteur camerounais Guillaume Bell, aux côtés de Didier Awadi et d’autres artistes avec qui j’ai poursuivi la collaboration sur scène. Ce jour-là, il fallait rapidement constituer un groupe d’instrumentalistes camerounais pour m’accompagner. Nous avons répété pendant une semaine avant de monter sur scène pour un festival qui fut un franc succès », raconte-t-il.

Titulaire d’un Master en anglais de l’université d’Oxford, en Angleterre, Eljah Rasta a longtemps animé des soirées dansantes dans des discothèques et restaurants européens.

« Les thèmes de mes chansons tournent principalement autour de l’actualité, notamment du quotidien des populations sénégalaises. Je parle aussi de politique, mais je chante très peu l’amour. On enchaînait les concerts et les festivals, ce qui m’a empêché jusqu’ici de sortir un album. C’est toujours surprenant de voir un Sénégalais chanter en anglais, manier cette langue avec aisance et fréquenter des Jamaïcains. J’ai obtenu mon Master 2 en anglais à Oxford, mais cela ne m’a pas détourné de mon objectif : je prépare toujours mon premier album intitulé Divine Light, avec mon groupe Eljah Natty and the MOTIONS-BAND. On y travaille activement et il sera très bientôt disponible dans les bacs », promet le Rufisquois d’adoption.

En attendant la sortie de son tout premier opus, les fans de son pur et roots peuvent apprécier plusieurs de ses clips, tournés entre Toubab Dialaw et Rufisque, ainsi que ses prestations live lors de différents concerts en Afrique et en Europe.

Latmingué / Kaolack : Capitale de la culture — 300 comédiens d’Afrique et d’Europe attendus à la 12e édition du FETHEKAO prévue du 14 au 19 avril 2025

Le Festival International de Théâtre de Kaolack (FETHEKAO) est une manifestation annuelle, décentralisée et internationale. Il est initié par la Compagnie GINDI de Kaolack, dirigée par Abdou Karim Sadji, en partenariat avec le Centre culturel régional de Kaolack, l’Alliance Française, le Conseil départemental, les communes de Kaolack et de Latmingué, ainsi qu’avec la collaboration de nombreux professionnels de la culture et artistes comédiens.

Cette 12e édition s’inscrit dans une dynamique de promotion de la diversité culturelle, dans le but de contribuer à un monde meilleur grâce à la solidarité nationale et internationale. Elle est placée sous le signe de la promotion de la culture ouest-africaine, avec pour thème : « Patrimoine et Héritage ».

Du 14 au 19 avril 2025, le FETHEKAO accueillera près de 300 participants de tous âges, venant principalement d’Afrique mais aussi d’Europe. Ces participants incluent comédiens, metteurs en scène, régisseurs, dramaturges, conteurs, formateurs dans les arts de la scène, éditeurs, diffuseurs, journalistes, entrepreneurs culturels, invités officiels et observateurs.

Selon son président, Abdou Karim Sadji, le festival ambitionne d’offrir un espace d’expression à toutes les formes d’esthétique théâtrale. Il s’interroge : « Quel type de théâtre parvient à toucher les cœurs et les esprits de nos populations ? », une question qu’il juge vitale pour l’avenir du théâtre en Afrique. Le FETHEKAO veut ainsi devenir un véritable lieu de rencontres et d’échanges entre les acteurs du théâtre.

Dans le cadre de l’intercommunalité culturelle, plusieurs activités phares du festival se dérouleront dans la commune de Latmingué, sous la présence du maire Dr Macoumba Diouf, qui mène une politique dynamique de promotion du développement local et de valorisation des talents communautaires. Les organisateurs lui adressent leurs sincères remerciements pour son soutien constant. Cette organisation vise à revaloriser, en communion avec les populations, le riche patrimoine de Latmingué, un pan important de l’histoire du Saloum.

Rappelons que le FETHEKAO 2025 accueillera des troupes venues du Burkina Faso, de Guinée-Conakry, de Côte d’Ivoire, du Mali, de France, de Suisse et bien entendu du Sénégal.

Les activités prévues incluent :

• des spectacles de théâtre,

• des dégustations de gastronomie locale,

• des débats thématiques,

• des fora,

• des formations,

• des veillées traditionnelles,

• des visites de sites historiques,

entre autres animations culturelles.

“Sokhna Adama Diop : une vie au service de l’éducation et de l’humanité”

Le général Mamadou Gaye immortalise une éducatrice modèle aux multiples vertus

Le Centre culturel Maurice Guèye de Rufisque a abrité, ce samedi 22 mars, une cérémonie de présentation et de dédicace du livre intitulé “Sokhna Adama Diop : une vie au service de l’éducation et de l’humanité”, rédigé par le général de division Mamadou Gaye, Délégué général au Pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam.

Les différentes thématiques abordées dans cet ouvrage, publié par les éditions Gandal Afrik, sont développées en douze chapitres mettant en lumière le rôle de Sokhna Adama Diop dans l’éducation arabo-islamique, l’enseignement du Saint Coran et de la Charia, ses valeurs et qualités intrinsèques, son engagement citoyen, son œuvre solidaire envers la société, entre autres.

« Sokhna Adama Diop, 23 ans après son rappel à Dieu, continue de nous mobiliser autour des valeurs d’humanisme, de tolérance, de solidarité et d’amour du prochain. Par ma voix, l’Association Ousratou Sokhna Adama Diop vous souhaite la bienvenue à Rufisque, ville d’Abdoulaye Sadji. D’ailleurs, dans son roman Maimouna, il disait : “Rufisque, c’est la métropole sénégalaise, foyer d’élégance, creuset où se fondent toutes les races qui envoient les plus beaux spécimens de leur créature, la quintessence de leurs aristocrates et de leurs élites” », a déclaré le général Mamadou Gaye à l’entame de son discours.

Il s’est ensuite réjoui de la coïncidence entre cette cérémonie et le mois de mars, consacré à la célébration de la femme :

« Quelle heureuse coïncidence d’organiser cette cérémonie en ce mois de célébration de la femme, pour offrir en exemple cette grande figure de l’éducation et de la culture, dont la multidimensionnalité dépasse l’ordinaire, comme le montre la page 91 du livre, je cite : “Le lien de complicité qui nous unissait à Tante Adama était fusionnel et indéfectible. Elle nous a donné l’amour, la sécurité, la connaissance, le savoir-vivre, l’attention matérielle et parentale. Elle écopait de ce courage moral exceptionnel de faire face aux adversités, d’un verbe facile, d’un commerce agréable et d’une gentillesse incommensurable. Sokhna Adama Diop était créditée de vertus et de qualités humaines exceptionnelles. Femme de compromis, indulgente, sobre, conciliante, avenante et d’un charme élégant teinté de politesse et de décence à la fois subtile et fascinante, elle forçait respect et admiration.” »

Revenant sur sa motivation à immortaliser cette figure aux multiples vertus, l’auteur a poursuivi :

« Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. Cette belle pensée de Jean d’Ormesson traduit à suffisance l’intensité de notre obligation mémorielle envers celle que nous célébrons aujourd’hui, celle qui, des années durant, s’est employée à partager, à enseigner, à guider et à se rendre utile à sa communauté avec désintéressement, conformément au Hadith du Prophète (PSL) : “Le meilleur d’entre vous est celui qui est le plus utile à sa société.” Ainsi, plus qu’une éloge aux airs d’élégie collective, cet hommage que toute la communauté rufisquoise lui rend aujourd’hui, par votre présence massive, est significatif et l’expression d’une convergence de sentiments unanimes d’admiration, de gratitude et de prière envers cette grande dame, pétrie de qualités humaines, un modèle de dignité, de sérénité, de finesse, de courtoisie et de serviabilité, qui a mené une existence utile à sa famille, à ses contemporains et à l’humanité. Proactive, intelligente et toujours animée par une bonne humeur communicative, elle est restée, jusqu’à la fin de sa mission sur cette terre, infatigable, généreuse dans l’effort, plaçant la vertu et le devoir au-dessus de toute chose. En laissant un beau nom à la postérité, Sokhna Adama Diop avait une vision presque prémonitoire de sa mort, pour avoir très tôt pris la pleine mesure de la vanité de notre existence et pour avoir bien préparé son viatique pour son voyage inéluctable vers son Seigneur. En rendant grâce au Seigneur de nous avoir donné le privilège d’être passés entre les mains de Sokhna Adama Diop et de sa sœur jumelle, Sokhna Awa Diop — qu’Allah lui accorde longue vie — je la retrouve dans cette belle pensée de Bossuet : “Nous ne pouvons rien, faibles orateurs, pour la gloire des âmes extraordinaires, parce que leurs seules actions les peuvent louer ; car toute autre louange languit auprès des grands noms.” Incontestablement, Sokhna Adama Diop se situe parmi toutes ces vertueuses femmes qui ont fait la fierté de l’islam. »

La cérémonie, organisée par l’Association Ousratou Sokhna Adama Diop (AOSAD), a enregistré la présence d’officiers généraux de l’armée sénégalaise, de la police nationale, de la gendarmerie, des autorités locales, coutumières et religieuses, ainsi que des notables de la cité de Mame Coumba Lamba.

Le préfet du département de Rufisque, qui a présidé la cérémonie, a salué la forte mobilisation, témoignant, selon lui, de la sincérité et de la fidélité des administrateurs, amis et parents à l’égard de l’auteur, mais aussi envers Sokhna Adama Diop :

« J’aimerais dire au général que vous avez produit un excellent ouvrage. Les quelques lignes parcourues témoignent justement de votre profondeur intellectuelle, mais surtout du travail et de la rigueur qu’incarne le littéraire que vous êtes. Ce n’est pas évident, car réaliser des ouvrages de cette nature est un travail particulièrement coriace et difficile. Écrire sur une admiratrice ou un admiré peut être partial, partiel, voire parcellaire. La neutralité requise peut être difficile à maintenir. Vous n’êtes pas tombé dans ce piège et vous nous avez livré un excellent ouvrage sur l’œuvre et la vie de Sokhna Adama Diop. Je suis à peu près sûr que c’est une contribution majeure, car l’œuvre de cette brave dame et sa vie sont incommensurables. »

Pour sa part, le maire de la ville de Rufisque a rappelé l’importance de rendre un hommage mérité à ceux qui ont marqué la société de leur empreinte, avant de magnifier le parcours de l’auteur :

« Les infrastructures morales sont tout aussi importantes que les infrastructures physiques. Ceux qui les incarnent et qui ont consacré leur vie entière à la religion et à la transmission du savoir doivent être honorés et présentés comme modèles à la nouvelle génération. Et c’est ce que nous avons trouvé ici aujourd’hui, à l’occasion de cette cérémonie de dédicace. À travers Sokhna Adama Diop, ce sont ceux qui se consacrent à l’éducation, à la citoyenneté, entre autres, qui sont célébrés. Le général Mamadou Gaye est une grande fierté pour la ville de Rufisque. Son parcours est remarquable. J’ai encore en mémoire votre leçon inaugurale lors du lancement de la quatrième semaine de l’école de base, où vous magnifiiez la question de la citoyenneté et l’articulation entre l’école et la citoyenneté. Aujourd’hui, c’est une continuation. »

Ces moments solennels de ferveur ont vu se succéder différents intervenants à la tribune, avec des témoignages unanimes sur la vie et l’œuvre de Tante Adama. Ainsi, en toute beauté, la cérémonie, qui a enregistré une forte affluence des Rufisquois, s’est clôturée par une séance de dédicace, accompagnée de la fanfare, musique principale des forces armées.

Culture / Série Mindset : Une plongée authentique dans les défis et les ambitions de la jeunesse urbaine

“Défis et ambitions de la jeunesse urbaine, tout en mettant en avant des personnages forts et diversifiés, loin des stéréotypes habituels.” C’est ainsi que Jimmy Libam, réalisateur de la série Mindset, résume l’âme de son projet, diffusé sur la chaîne BET. Lors d’un entretien accordé à notre rédaction, il a partagé son enthousiasme et les coulisses d’un projet mûri pendant quatre longues années.

Pour Jimmy Libam, Mindset n’est pas seulement une série ; c’est l’aboutissement d’un parcours de persévérance et de passion. « La clé du succès, c’est la patience et la persévérance », affirme-t-il. En tant que producteur, il évoque son amour pour la culture, l’image et le besoin de représentativité dans le paysage audiovisuel. « Il fallait que je concrétise ce projet. Il y avait une demande, un besoin d’expression pour des profils souvent ignorés à l’écran. »

L’un des plus grands défis rencontrés par le réalisateur reste le financement. Pour un producteur indépendant, mobiliser les ressources nécessaires n’a pas été une mince affaire. « Si c’était une grande production américaine ou sénégalaise, le projet aurait pu se faire en quatre mois. Nous, il nous a fallu quatre ans. » Malgré cela, l’équipe a réussi à construire un projet solide, visuellement et scénaristiquement abouti.

Au-delà de la réalisation, Jimmy Libam insiste sur la nécessité d’élever le niveau de qualité dans les séries africaines, tant sur le plan visuel que sur le contenu narratif. « L’histoire peut être racontée de différentes manières. Nous, membres de la diaspora, voulons apporter un nouveau style de cinéma au monde entier. »

Mais le chemin ne s’arrête pas à la production. « Réaliser, c’est difficile. Trouver un canal de diffusion, c’est encore plus dur. » Après de nombreux échanges avec différents diffuseurs, Mindset a réussi à se frayer un chemin jusqu’à BET, une chaîne américaine de renom. « Il a fallu convaincre d’abord les Américains, puis les Sud-Africains. »

Pour Jimmy Libam, ramener le projet en Afrique était une évidence. Représenter la diaspora à travers un contenu enraciné dans les réalités africaines était une ambition claire. Le choix du Sénégal ne s’est pas fait au hasard. « Le Sénégal est aujourd’hui un leader dans le domaine des séries. Sa production locale est riche et dynamique. » Il souligne également l’influence grandissante de maisons de production comme Marodi, qui ont su conquérir les publics au-delà des frontières.

À travers Mindset, Jimmy Libam souhaite transmettre un message fort : celui de la diversité, de la résilience et de l’ambition des jeunes issus des milieux urbains. En mettant en avant des personnages authentiques, loin des clichés, il espère inspirer une nouvelle génération de créateurs et de spectateurs.

Inauguration du musée de la biographie du Prophète et de la civilisation musulmane : un pont vers une meilleure compréhension entre les cultures

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a inauguré ce jeudi 27 février 2025, à Dakar, le Musée de la Biographie du Prophète et de la Civilisation Musulmane. Cet édifice, implanté sur le site du Musée des Civilisations Noires, est dédié à la vie et à l’œuvre du Prophète Mouhammad (Sallallahou alayhi wa salam) ainsi qu’à l’histoire et aux contributions de la civilisation musulmane à travers les siècles.
Un hommage à l’héritage spirituel du Prophète
Lors de son discours inaugural, le chef de l’État a souligné l’importance de ce musée comme un lieu de savoir et de transmission :
« Ce lieu de savoir et de transmission renforce notre attachement à l’héritage spirituel et universel du Prophète. Il rappelle l’importance des valeurs de paix, de tolérance et de fraternité prônées par l’Islam. »
Il a également exprimé la gratitude de la nation sénégalaise envers l’Arabie Saoudite, principal partenaire de ce projet :
« Je tiens à exprimer, au nom de la Nation sénégalaise, ma profonde gratitude au Serviteur des deux Saintes Mosquées, Sa Majesté le Roi Salman bin Abdulaziz Al Saoud, ainsi qu’à Son Altesse Royale le Prince Héritier Mohammed bin Salman, pour leur engagement constant en faveur du rayonnement de l’Islam et leur précieux soutien à la réalisation de ce projet. »
Un espace de dialogue et d’apprentissage
Ce nouveau musée ambitionne d’être un centre de référence pour la connaissance de l’Islam et du Prophète. Il propose une approche pédagogique et immersive, avec des expositions mettant en lumière les grandes étapes de la vie du Prophète, les fondements de l’Islam, et les apports de la civilisation musulmane dans divers domaines comme la science, la médecine, et l’art.
Le président Bassirou Diomaye Faye a conclu son discours en insistant sur le rôle essentiel du musée dans le dialogue interculturel :
« Que ce musée soit une source d’inspiration pour tous, un pont vers une meilleure compréhension entre les cultures, et un vecteur de paix et de fraternité. »

Bakû National : La symphonie culturelle du Sénégal pour galvaniser ses athlètes

À l’aube des grandes échéances sportives que sont la Coupe d’Afrique des Nations 2025 et les Jeux Olympiques de la Jeunesse 2026 à Dakar, le Grand Théâtre National Doudou Ndiaye Coumba Rose a lancé un projet ambitieux intitulé Bakû National. Cette œuvre chorégraphique exceptionnelle vise à réunir toutes les sonorités et traditions culturelles du Sénégal pour inspirer et soutenir les athlètes sénégalais lors des compétitions internationales.

Bakû National est une chorégraphie enracinée dans les rituels culturels des diverses ethnies du Sénégal. Réalisée sur un fond de percussions puissantes, l’œuvre met en scène 16 percussionnistes venus de différentes régions du pays. Ces artistes ont collaboré intensément pendant trois semaines de résidence artistique, sous la direction du Grand Théâtre.

L’un des moments forts de ce projet est l’implication du champion du monde de lutte sénégalaise, Reug Reug, qui incarne l’esprit de la performance et de la fierté nationale. Sa présence symbolise la force et la résilience des Lions du Sénégal.

La cérémonie de restitution de cette résidence a eu lieu ce vendredi au Grand Théâtre National en présence de personnalités du monde culturel et sportif. À cette occasion, Serigne Fall Gueye, Directeur général du Grand Théâtre, a souligné l’importance de ce projet :

« Bakû National est une manière de revenir à notre propre culture, avec des rythmes qui nous sont propres, pour donner de la force à nos Lions du football, du basket et même de la lutte, chaque fois que le Sénégal se mesure au reste du monde. »

Plus qu’un simple spectacle, Bakû National s’inscrit dans une dynamique de décentralisation culturelle. Après sa création à Dakar, l’œuvre sera présentée dans les 14 régions du Sénégal à travers les centres culturels régionaux. Ces tournées intégreront des résidences artistiques pour permettre aux jeunes de s’approprier ce projet et d’apprendre les techniques chorégraphiques et musicales.

Bakû National incarne la diversité culturelle et l’unité nationale du Sénégal. Ce projet, à la fois artistique et patriotique, met en lumière les valeurs fondamentales du pays : l’unité, la fierté et le partage. Il se positionne comme un symbole fort pour galvaniser les athlètes sénégalais et renforcer le sentiment d’appartenance nationale, tout en promouvant l’héritage culturel du Sénégal sur la scène internationale.

Le Teranga Reggae Festival : une nouvelle ère pour le reggae au Sénégal

Le reggae sénégalais franchit une étape historique avec la tenue de la première édition du Teranga Reggae Festival, prévue ce 28 décembre 2024 au prestigieux Grand Théâtre Doudou Ndiaye Coumba Rose à Dakar. Cet événement inédit promet d’être un rendez-vous majeur pour les amateurs de reggae et de musique engagée.

Le festival tire son nom de la célèbre “teranga”, un mot wolof qui symbolise l’hospitalité et la convivialité, des valeurs profondément ancrées dans la culture sénégalaise. Ce choix illustre la mission de l’événement : rassembler des artistes locaux et internationaux, tout en créant un espace d’échange, de partage et de communion.

Pour cette première édition, le Teranga Reggae Festival accueillera des figures emblématiques de la scène reggae sénégalaise, ainsi que l’artiste guinéen Takana Zion, invité d’honneur. Véritable icône du reggae africain, il incarne parfaitement l’engagement et l’universalité de cette musique.

Le festival ne se limite pas à une série de concerts. Il ambitionne de devenir une véritable plateforme de promotion pour les jeunes artistes qui souhaitent se faire une place dans l’univers du reggae. Par ailleurs, un hommage particulier sera rendu aux pionniers du mouvement reggae au Sénégal et au-delà, pour célébrer leur contribution à la culture musicale mondiale.

En plus des performances musicales, le Teranga Reggae Festival offrira une immersion culturelle complète. Les visiteurs pourront découvrir des stands d’artisanat, participer à des expositions artistiques, et assister à des panels portant sur des thématiques fondamentales du reggae, comme l’unité africaine, la lutte contre les injustices sociales, et la préservation de l’environnement.

Le choix du Grand Théâtre Doudou Ndiaye Coumba Rose, un haut lieu de l’excellence artistique au Sénégal, confère une dimension symbolique forte à l’événement. Ce cadre prestigieux est parfaitement adapté pour célébrer une musique qui transcende les frontières culturelles et générationnelles.

Le Teranga Reggae Festival ne se limite pas à une simple célébration musicale. Il s’inscrit dans une démarche plus large visant à sensibiliser les jeunes générations et à promouvoir les valeurs universelles du reggae dans la société sénégalaise. Des ateliers et conférences, en collaboration avec des organisations locales, viendront compléter le programme.

Avec cette initiative, les organisateurs espèrent faire du Teranga Reggae Festival un événement annuel incontournable, et ainsi renforcer la position du Sénégal comme un acteur majeur de la scène reggae en Afrique et dans le monde.

Polémique à Mbacke : un groupe WhatsApp appelle à la violence contre les Baye Fall suite à une rumeur, Waly Seck reporte son concert

Un climat de tension s’est installé à Touba et ses environs après la diffusion d’une rumeur sur une prétendue interdiction imposée aux habitants de la cité religieuse de se rendre au concert du chanteur Waly Seck. Ce spectacle, initialement prévu le 25 décembre à Mbacké, a finalement été reporté face à la controverse.

Un groupe WhatsApp dénommé « And Khékh Baye Fall yi », comptant plus de 300 membres, a vu le jour dans ce contexte. Les participants, principalement des jeunes de Touba, appelaient à une mobilisation contre les Baye Fall, accusés à tort d’être à l’origine de cette interdiction. Dans des messages vocaux ayant fuité, certains membres allaient jusqu’à suggérer des actions violentes, notamment l’utilisation de cocktails Molotov, pour attaquer les Baye Fall chargés de veiller au respect des interdictions dans la ville.

Cependant, les Baye Fall ont démenti toute implication dans cette rumeur. Selon un responsable des opérations interrogé , aucune mesure n’a été prise pour interdire aux habitants de Touba d’assister au concert à Mbacké. « Cette rumeur n’émane pas de nous. Nous veillons simplement au respect des interdictions au sein de Touba, notamment les activités folkloriques ou les rassemblements qui pourraient troubler la sacralité de la cité », a précisé cette source. Il a rappelé que les efforts des Baye Fall s’inscrivent dans le respect des volontés de Serigne Mountakha Bachir Mbacké, Khalife général des Mourides.

La polémique a pris une telle ampleur que Waly Seck a choisi de reporter son spectacle à une date ultérieure, dans le souci d’apaiser les tensions et de préserver la sérénité de la région. Ce report est également perçu comme un geste de respect envers les valeurs religieuses et les sensibilités locales.

Kaolack : La communauté Mandingue salue le leadership du président Baba Ndiaye, ancien président du Conseil départemental

Le président Baba Ndiaye, invité par la Direction des Affaires Économiques et Sociales de l’ONU, a récemment participé à une rencontre internationale tenue à Tanger, au Maroc, du 9 au 14 décembre. Cette rencontre a été une opportunité pour le Président du Conseil de Surveillance de l’Agence de Construction des Bâtiments et Édifices Publics (ACBEP) et Ambassadeur Africain du Coaching Territorial de présenter le projet « Vision Sénégal 2050 » et d’échanger sur le futur de l’Afrique.

Dans le cadre du Forum Africain des Managers Territoriaux (FAMT), un panel a été organisé par la Direction des Affaires Économiques et Sociales de l’ONU sur le futur de la gouvernance en Afrique, en lien avec la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) et l’Agenda 2063 de l’Union Africaine. Baba Ndiaye a été convié comme panéliste, aux côtés de représentants de 26 nationalités africaines. Lors de son intervention, il a partagé la vision économique et politique du Sénégal pour l’avenir, à travers le projet « Vision Sénégal 2050 », une initiative portée par le Président Bassirou Diomaye Faye et mise en œuvre par le Premier ministre Ousmane Sonko.

La communauté Mandingue de Kaolack, lors de sa rencontre annuelle tenue ce lundi dans le quartier Ndorong, a salué le leadership de Baba Ndiaye. L’ancien président du Conseil départemental de Kaolack a été félicité pour ses réalisations dans les domaines éducatif et social, ainsi que pour son soutien aux groupements féminins pour leur autonomisation et aux étudiants de la région, le tout dans une grande discrétion.

Lors de cette rencontre, la communauté Mandingue a également exprimé sa gratitude envers le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, qu’elle félicite pour leurs brillants résultats aux dernières élections législatives. La communauté a rappelé que Baba Ndiaye a joué un rôle clé dans ces succès grâce à sa popularité et son franc-parler à Kaolack.

Enfin, la communauté Mandingue a invité les autorités, notamment le président et son Premier ministre, à accorder une attention particulière à des hommes compétents comme Baba Ndiaye, estimant que le Sénégal a besoin de leaders stratégiques pour avancer. Elle a également affirmé sa détermination à soutenir le parti PASTEF lors des prochaines élections municipales, espérant une victoire éclatante.

10 ans de GALSEN HIP HOP AWARDS : 4 générations nominées pour encourager et valoriser les artistes

La cérémonie des GALSEN HIP HOP AWARDS, habituellement organisée début novembre, se tiendra cette année le 18 décembre 2024 au Grand Théâtre National Daniel Sorano. Lors d’une conférence de presse tenue ce lundi, le promoteur de l’événement a évoqué les objectifs de cette édition et promis d’importantes surprises pour les artistes ainsi que pour les acteurs de la culture en général.

Selon lui, cette activité vise plusieurs objectifs :

  1. Rassembler les artistes sénégalais et africains pour une célébration commune en fin d’année.
  2. Favoriser l’évolution de la culture urbaine, tout en renforçant les compétences des artistes afin qu’ils marquent leur nom dans l’histoire.
  3. Éduquer le public sur le sens profond de la culture hip-hop et ses piliers fondamentaux.
  4. Faciliter les rencontres et les échanges entre artistes, administrations, partenaires, sponsors et grand public.
  5. Encourager l’émergence d’une nouvelle génération de leaders dans la culture hip-hop sénégalaise et africaine.
  6. Sensibiliser le public sur des thèmes d’actualité à travers les performances et les échanges.

Cette année, une nouvelle catégorie, intitulée « Meilleure prestation artistique », a été ajoutée. Parmi les artistes choisis pour performer lors de la cérémonie figurent Simon, Nabashou, Magui, BM Jaay, Key Em Ti et Jozie.

Pays invité : Le Kenya à l’honneur

Pour cette édition, le Kenya est l’invité spécial. Les artistes kenyans nominés seront présents au Sénégal pendant quatre jours, au cours desquels ils participeront à des visites, une tournée médiatique, une rencontre avec le ministre de la Culture et une résidence artistique.

DJ Waïdji a également évoqué les défis liés à l’organisation de cet événement :

Impact culturel et économique

Avec son rayonnement national et sous-régional, le GALSEN HIP HOP AWARDS contribue au développement culturel du Sénégal. Les thématiques abordées, les lyrics engagés et les vidéos éducatives diffusées lors de la cérémonie participent à la valorisation et au respect de la culture sénégalaise.

Le Sénégal, un pays comptant une population jeune majoritaire, bénéficie d’événements tels que celui-ci qui favorisent une animation culturelle régulière et fédératrice. La pérennité du GALSEN HIP HOP AWARDS pourrait, à terme, permettre la création de structures professionnelles dédiées (salles de répétition, studios d’enregistrement, etc.), indispensables pour encourager les jeunes talents, notamment en dehors de Dakar où les moyens techniques sont souvent insuffisants.

Thème de la 10ᵉ édition : Le « Hip-hop rose »

Cette année, le thème est dédié aux femmes atteintes du cancer du sein, sous l’appellation « Hip-hop rose ». Une journée de dépistage sera organisée une semaine avant la cérémonie, afin de sensibiliser les artistes et le public sur cette cause importante. Les artistes féminines sont invitées à mobiliser leurs audiences pour soutenir les femmes touchées par cette maladie.

Pour rappel, le Mois de la sensibilisation au cancer du sein (Breast Cancer Awareness Month) est une campagne internationale qui existe depuis 1985.

Bilan des éditions précédentes

Lors de la 7ᵉ édition, le thème était : « Le respect de la femme dans nos sociétés ». Treize catégories avaient été récompensées, avec des cyphers réunissant 34 MCs répartis en six groupes.

En 2023, la 9ᵉ édition a connu un immense succès avec une salle comble au Grand Théâtre Daniel Sorano. Quatre générations d’artistes du hip-hop sénégalais, dont des pionniers venus d’Europe et d’ailleurs, y avaient participé pour célébrer cette culture. La forte présence de personnalités diplomatiques, comme les ambassadeurs de la Côte d’Ivoire, du Rwanda, ou encore des représentants culturels de Wallonie-Bruxelles et du Cameroun, avait également marqué l’événement.

Performances marquantes des éditions précédentes

  • OMG et ses danseuses avaient enchanté le public avec une prestation époustouflante.
  • Eve Crazy et Elzo Jamdong, accompagnés de leurs danseurs, avaient repris avec énergie le classique « Microphone Soldat » de Daara J.
  • Le groupe Alien Zik, fidèle à sa réputation, avait offert une prestation mémorable.
  • Le Power Crew, tout juste rentré d’Allemagne avec une médaille d’argent, avait confirmé son statut sur scène.
  • Enfin, Akatsuki avait une fois de plus montré qu’il restait une valeur sûre du hip-hop sénégalais.

Le GALSEN HIP HOP AWARDS s’inscrit ainsi comme un rendez-vous incontournable pour célébrer et encourager la culture urbaine au Sénégal et en Afrique.

ELZO JAMDONG « Mën na nek » : quand la créativité se fait héraut de l’espoir

Elzo Jamdong transcende les frontières de la créativité pour livrer un projet profondément engagé et innovant : « Mën na nek ». Plus qu’un album, cette œuvre se veut un manifeste social, porté par un format symbolique et un appel vibrant à la jeunesse sénégalaise pour croire en son potentiel et bâtir un avenir prometteur sur son sol.

Elzo Jamdong continue de surprendre et de fasciner, livrant une fois de plus un projet qui dépasse les attentes et redéfinit les normes. Avec son dernier album intitulé « Mën na nek » – « c’est possible » en langue wolof – , l’artiste démontre que créativité et engagement peuvent se conjuguer pour inspirer un véritable élan de transformation sociale.
C’est ainsi qu’après avoir marqué les esprits en 2016 avec un album présenté sous forme de bracelet USB, il innove cette fois-ci avec un format inédit : le passeport, décliné en version ordinaire et diplomatique. Ce choix audacieux, bien plus qu’un simple objet, traduit une volonté symbolique de porter le public vers un voyage culturel et introspectif.

GESTATION DU PROJET

Ce nouvel opus s’inscrit dans un projet ambitieux amorcé en 2022 en partenariat avec la coopération allemande au Sénégal (GIZ). L’initiative vise à encourager la jeunesse sénégalaise à trouver des voies de réussite au sein de leur propre pays. À travers son slogan “mën na nek”, Elzo Jamdong incarne un message d’espoir et de persévérance, affirmant que le succès n’est pas réservé à l’ailleurs. Lui-même revenu au Sénégal après de longues années passées à l’étranger, il symbolise cette philosophie et s’impose comme un modèle d’inspiration.
Pour concevoir cet album, le rappeur a parcouru les quatorze (14) régions du Sénégal. Une démarche qui traduit son profond attachement aux racines culturelles de son pays.
Chaque région, avec ses spécificités et ses talents, a contribué à enrichir le projet, tant sur le plan musical qu’humain. L’artiste a également utilisé ce périple pour produire quatorze (14) émissions télévisées, faire le même nombre de podcasts et de concerts. Ceci dans l’optique d’engager des dialogues avec les jeunes afin de mettre en exergue les ressources inestimables de chaque localité. Ces échanges se veulent un écho aux potentialités locales, souvent méconnues, mais capables d’offrir des perspectives d’avenir prometteuses.

Toutefois, malgré ce succès éclatant, l’artiste n’ignore pas les défis auxquels est confronté le secteur culturel et en particulier le hip-hop. À cet effet, il a soulevé l’importance de reconnaître les métiers qui composent cette industrie, souvent relégués dans l’ombre. L’auteur de « mbi fé », quatrième track de l’album, en collaboration avec Baïdy de « Biddew bou bess » et Coco Cissoko, plaide pour une meilleure valorisation des acteurs culturels. Aussi, déplore-t-il l’évolution des habitudes des gens, trop souvent cloîtrés chez eux, absorbés par les réseaux sociaux. Ainsi, il invite les Sénégalais à renouer avec les spectacles vivants, indispensables pour maintenir une dynamique artistique et culturelle. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles l’idée ingénieuse du passeport a surgi pour, en réalité, fidéliser son public. Le passeport permet à ses détenteurs de bénéficier de réductions ou d’entrées gratuites à ses concerts. Ce geste, loin d’être anodin, témoigne de son désir de rendre la culture accessible tout en soutenant le développement du secteur musical.

SÉANCE D’ÉCOUTE

Pour célébrer la sortie de cet album, Elzo Jamdong a organisé une séance d’écoute au Grand Théâtre National Doudou Ndiaye Coumba Rose de Dakar. Cet événement, qui s’est déroulé dans une atmosphère conviviale et chaleureuse, a réuni des figures emblématiques du hip-hop sénégalais telles qu’Awady, Kilifeu et Ndongo D. Le directeur du Grand Théâtre, Serigne Fall Guèye, et d’autres acteurs influents du secteur culturel ont également répondu présents pour saluer cette réalisation artistique d’envergure.
Dans cette ambiance réunissant la crème du hip-hop sénégalais, Elzo n’a pas manqué de rappeler combien ces personnalités ont marqué son enfance et influencé son parcours musical qui ne reflète rien d’autre que sa force fédératrice et son humilité qui ne s’est pas fanée malgré l’usure du temps.
Toutes ces qualités font qu’à travers cette dernière trouvaille dénommée « Mën na nek”, le rappeur offre bien plus qu’un simple album. Il livre une vision, un cri d’espoir et une invitation à croire en la capacité de bâtir un avenir prospère au Sénégal. À travers sa musique, ses initiatives et son engagement, il prouve que, oui, tout est possible pour ceux qui osent rêver et persévérer.

Penda THIAM

Inauguration du mémorial de Lat Dior : Le président Bassirou Diomaye Faye célèbre les héros de l’histoire sénégalaise

Lors de l’inauguration du mémorial dédié à Lat Dior, figure emblématique de la résistance sénégalaise, le président Bassirou Diomaye Faye a rendu un hommage appuyé aux héros et héroïnes qui ont façonné l’histoire de la nation.

Dans son discours, le chef de l’État a salué “la mémoire des valeureux fils de notre nation”, en rappelant les sacrifices de ceux qui ont résisté aux forces coloniales.

« Hommes et femmes, qui, à l’image de Lat Dior, ont marqué de leurs empreintes indélébiles les plus glorieuses pages de notre histoire. »

Le président a également souligné l’importance des contributions des différentes régions du pays, telles que le Cayor, le Walo, le Sine-Saloum, et le Baol. Ces territoires, selon lui, témoignent de la richesse et de la diversité culturelle qui ont forgé l’identité sénégalaise.

« C’est dans la diversité des moments des terroirs constitutifs de la nation sénégalaise ouverte sur l’Afrique que nous construisons un futur de dignité, de solidarité et de cohésion », a-t-il déclaré.

Pour le président, l’inauguration de ce mémorial est une manière de préserver et de transmettre aux générations futures l’héritage des figures historiques comme Lat Dior. Il a insisté sur la nécessité d’immortaliser leurs vies exemplaires afin d’inspirer un sentiment de dignité et d’unité nationale.

Ce mémorial, désormais érigé en hommage à Lat Dior et à d’autres résistants, est destiné à devenir un lieu de mémoire et de réflexion sur l’histoire du Sénégal. Il marque également un engagement fort du gouvernement à valoriser les symboles historiques et à promouvoir une identité nationale ancrée dans la solidarité et la résilience.

Carlou D : Entre gloire et douleur, un parcours marqué par le sacrifice et l’amour filial

Le 9 décembre 2024, dans un entretien accordé au journal L’Observateur, Carlou D revient sur un épisode marquant de sa vie : le sacre au concours RFI Découvertes, survenu il y a plus de 20 ans. Ce moment de gloire, partagé avec le groupe Positive Black Soul (PBS), reste à jamais teinté de tristesse, car il coïncidait avec la disparition de sa mère.

Ce jour-là, Carlou D se retrouve face à un dilemme cruel : jouer en finale au Centre Culturel Français (aujourd’hui Institut Français) ou être au chevet de sa mère, gravement malade. L’artiste opte pour la scène, avec l’espoir de gagner afin de pouvoir mieux subvenir aux besoins de sa mère.

Malgré cette décision motivée par l’amour et la responsabilité, Carlou D confie avoir longtemps regretté son choix. Cependant, avec le recul, il accepte cette épreuve comme une volonté divine.

Un adieu bouleversant

À l’aube du lendemain, alors qu’il franchit enfin la porte de la chambre d’hôpital, sa mère rend son dernier souffle.

Cet événement est devenu une source d’inspiration et un moteur pour le chanteur. Depuis, il rend hommage à cette femme qu’il qualifie de «guerrière». Ses filles portent toutes le prénom Dior, en hommage à leur grand-mère. Même sa guitare fétiche porte ce nom, un symbole de l’amour indéfectible qui lie Carlou D à celle qui l’a porté.

Cette année marque les 20 ans de musique de Carlou D, un artiste désormais emblématique de la scène sénégalaise. Les festivités pour célébrer cet anniversaire ont débuté le 4 août dernier au Radisson et s’achèveront en apothéose le 31 décembre au Terrou-Bi.

Avec des chansons mêlant rythmes traditionnels et sonorités modernes, Carlou D a su conquérir le cœur de son public. Ses textes, souvent empreints de spiritualité et d’engagement, reflètent son parcours : celui d’un homme habité par la foi, le souvenir et l’amour du prochain.

Carlou D reste un exemple de résilience et de dévouement, prouvant que la musique peut être à la fois une arme et un refuge face aux épreuves de la vie.

Kaolack : Journées culturelles d’intégration et de valorisation des cultures locales, une initiative de l’ASDES

« Nous organisons aujourd’hui une journée culturelle, un volet essentiel de notre programme et un pilier central dans notre démarche contre la soudure et l’endettement. Nous pensons qu’il est impossible de se développer sans accorder une place centrale à la culture. C’est pourquoi, chaque année, avec nos partenaires, nous organisons des journées culturelles pour mettre en valeur les richesses culturelles des zones où nous intervenons. Cela permet aux populations et aux acteurs de s’approprier les valeurs culturelles de leurs communautés, susceptibles de contribuer au développement local », a expliqué Djibril Thiam, coordonnateur national d’Action de Carême Suisse au Sénégal.

Ce programme est déployé dans 11 des 14 régions du Sénégal. La calebasse de solidarité, une initiative phare, représente une stratégie globale visant à regrouper les forces des communautés pour lutter contre la soudure et l’endettement.

« Sur le plan national, nous comptons 2 200 calebasses de solidarité, regroupant environ 70 000 membres, dont 90 % sont des femmes. L’importance de cette stratégie réside dans la solidarité, perçue comme un élément essentiel du développement communautaire », a ajouté M. Thiam.

Il a également annoncé la fin d’un programme en 2024 et l’élaboration d’un nouveau plan pour la période 2025-2028. « Notre objectif est d’étendre notre couverture à l’ensemble des régions du Sénégal et d’augmenter le nombre de bénéficiaires de 70 000 à au moins 110 000. Nous sommes convaincus que les communautés locales disposent du potentiel nécessaire pour organiser et développer davantage la stratégie de la calebasse de solidarité. »

L’ASDES (Association Sénégalaise pour le Développement Économique et Social) est un partenaire clé de ce programme. « Dans notre dispositif de financement appelé cluster, nous sélectionnons des partenaires dynamiques, et l’ASDES s’est toujours distinguée par son efficacité. Elle intervient dans plusieurs communes du pays et enregistre un grand nombre de bénéficiaires, notamment dans la région de Kaolack », a conclu M. Thiam.

Ce projet illustre l’importance de conjuguer culture et développement dans une dynamique solidaire pour un avenir durable.

Exposition d’art plastique de l’artiste Abdourahmane FALL.

Lors d’une exposition d’art plastique, l’artiste Abdourahmane FALL a bien voulu initier les enfants qui sont dans les quartiers à l’art visuel tout en les laissant s’exprimer a leur manière .
Ceci fera d’eux des artistes en devenir

les enfants ce sont exprimés sur le style « Baye Fall » qui est un concept, un esprit, mais aussi une religion transmise par nos ancêtres, en l’occurrence Cheikh Ibra Fall. Ce style représente la manière de nous comporter devant nos parents, nos guides spirituels et dans le monde sans pour autant nous laisser submerger par des objets superflus.

Culture : Le grand retour de l’artiste français La Fouine au Sénégal

Après douze ans d’absence, l’artiste français La Fouine fait son grand retour au Sénégal ce samedi. Le rappeur et chanteur d’origine marocaine, de son vrai nom Laouni Mouhid, se produira à partir de 17 heures au Grand Théâtre National. Ce concert s’inscrit dans le cadre de la célébration de ses 20 ans de carrière et de sa tournée africaine, comme il l’a annoncé lors d’une conférence de presse organisée en prélude à l’événement. Cette rencontre a eu lieu en présence du nouveau directeur général du Grand Théâtre National, Doudou Coumba Rose, et d’autres personnalités.

Pour l’occasion, La Fouine a fièrement arboré le nouveau maillot extérieur de l’équipe nationale du Sénégal, un signe de son attachement au pays.

« Je vais être en tournée dans toute l’Afrique. Ce premier concert à Dakar a une signification particulière pour moi. Je suis associé dans cette démarche à un ami cher, DJ Makhtar, qui nous a quittés aujourd’hui. Il a été le premier DJ à organiser des concerts ici et à faire venir des artistes internationaux. C’est aussi une manière de lui rendre hommage, » a-t-il confié.

Selon La Fouine, son choix de commencer sa tournée par Dakar s’explique par l’énergie unique de la ville : « Dakar est une ville où l’on trouve des gens passionnés de rap et où le hip-hop respire. C’est un endroit où les messages d’unité ont un véritable écho. »

Le rappeur a également exprimé son ouverture à collaborer avec des artistes locaux. « Si je rencontre un jeune artiste sénégalais qui cartonne, avec un bon flow et qui partage les mêmes valeurs que moi, il est tout à fait possible que je fasse un featuring avant de repartir, » a-t-il conclu.

Journée mondiale de la pêche : « La sardinelle fait partie des espèces migratrices, partagées au niveau de l’Afrique de l’Ouest », selon Sidya Diouf

À l’instar de la communauté internationale, le Sénégal célèbre, ce 21 novembre, la Journée internationale de la pêche. À l’Institut Universitaire de Pêche et d’Aquaculture (IUPA) de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, la commémoration s’est tenue en présence du doyen de la faculté des Sciences et Techniques, représentant le Professeur Aminata Niang Diène, Rectrice de l’UCAD, ainsi que de professionnels, d’experts du secteur et de M. Sidya Diouf, représentant le ministre des Pêches.

Lors de cette journée, les participants ont insisté sur l’importance d’une gestion concertée, au niveau régional, des stocks de sardinelle. Cet événement a également été l’occasion pour le représentant du ministre de souligner la rareté croissante de cette espèce.

Selon Alassane Sarr, directeur de l’IUPA, la gestion de la sardinelle est complexe car cette espèce migratrice est partagée par plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, notamment le Sénégal, la Mauritanie, le Maroc, la Gambie et la Guinée-Bissau. Chaque pays, en fonction de ses objectifs et priorités, met en place des stratégies pour maximiser ses captures, ce qui complique une gestion concertée.

Sidya Diouf, chef de la division pêche artisanale à la direction des pêches maritimes, a ajouté :
« On ne peut pas parler de stocks de sardinelle pour le Sénégal uniquement, car il s’agit d’un stock sous-régional. Il y a quelques années, cette espèce était la plus accessible en termes de prix et la plus commercialisée sur le marché national. »

Cependant, la situation actuelle est marquée par une raréfaction de la sardinelle, qui devient de plus en plus chère, rendant son accès difficile pour de nombreuses familles. « Avec le niveau de vie des Sénégalais, on ne mange plus de poisson, et même si on en mange, ce n’est peut-être pas du bon poisson », a-t-il regretté.

La chaîne de distribution de la sardinelle emploie un grand nombre de personnes, parmi lesquelles des pêcheurs artisanaux, des mareyeurs et des femmes transformatrices. Sidya Diouf a insisté sur l’importance de cette ressource pour les populations locales :
« Parler de cette espèce revêt une importance capitale, car elle était autrefois consommée jusqu’au fin fond du Sénégal. »

La sardinelle est une espèce très sensible aux variations climatiques, notamment à la température et à l’acidification des océans, ce qui accentue sa migration. Selon M. Diouf, outre la nécessité d’une gestion concertée, il est impératif de réhabiliter les écosystèmes dégradés pour préserver cette ressource.

Alassane Sarr a pour sa part insisté sur la surexploitation des ressources halieutiques, un problème majeur pour le secteur de la pêche au Sénégal. Il a souligné que des mesures isolées prises par un seul pays ne suffisent pas : « Cela nécessite d’avoir des organes de gestion et des discussions entre les différents partenaires, car les intérêts des pays ne sont pas toujours alignés. »

La Journée mondiale de la pêche a permis de rappeler l’importance cruciale de cette ressource pour les économies et les populations locales, tout en pointant les défis à relever pour une gestion durable et équitable. Il est désormais impératif que les pays de la sous-région collaborent étroitement pour préserver la sardinelle, une espèce essentielle pour la sécurité alimentaire et le développement socio-économique de l’Afrique de l’Ouest.

Promotion de l’art contemporain africain sur la scène internationale : l’Ambassade de Côte d’Ivoire à Dakar initie « Afrique Art Up » pour l’épanouissement des artistes

À l’occasion de la 15e édition de la Biennale de Dakar, l’Ambassade de Côte d’Ivoire à Dakar, en collaboration avec l’Association Afrique Art Up et le cabinet Éthique Art Conseils, est fière de présenter l’initiative « Afrique Art Up ». Cette plateforme novatrice vise à promouvoir et à soutenir l’art contemporain africain sur la scène internationale. Dans ce cadre, l’exposition “Connexions Culturelles” se tiendra à l’Ambassade de Côte d’Ivoire à Dakar, du 9 novembre au 7 décembre 2024, en tant qu’événement OFF de la Biennale. L’exposition mettra en lumière une sélection d’artistes dont les œuvres incarnent la richesse, la diversité et la créativité de l’art africain.

Cet événement célèbre l’art en tant que moyen d’expression et de dialogue, renforçant ainsi les liens culturels entre l’Afrique et le reste du monde. L’artiste photographe Ly Lagazelle y participe avec une œuvre axée sur trois thématiques principales : la discrimination liée au genre, le lien entre l’homme et la terre, et les questions d’identité. Selon elle, le thème de cette édition, l’Éveil, est une opportunité pour aborder des problématiques sociales et culturelles cruciales.

Ly Lagazelle explique que dans son art, elle aborde la violence sous toutes ses formes, qu’elle soit physique, psychologique ou morale. Elle s’attaque notamment aux stéréotypes liés aux métiers. « Je présente des femmes qui exercent des métiers traditionnellement perçus comme étant réservés aux hommes. C’est une forme de violence psychologique, car il n’y a pas de « métier d’homme », il n’y a que des métiers », affirme-t-elle. Elle aborde également la question de la violence dans les relations de couple et les abus subis par les enfants, des réalités souvent tues dans nos sociétés.

En ce qui concerne le développement de la photographie en Afrique, l’artiste observe une évolution positive. « La photographie a toujours occupé une place importante en Afrique, mais elle connaît aujourd’hui un regain d’intérêt. Il y a une nouvelle vague d’engouement, et c’est ce qui est encourageant », déclare Ly Lagazelle.

Le professeur Assane Thiam, représentant du ministre de la Culture de Côte d’Ivoire, souligne l’importance de la participation ivoirienne à cette 15e édition de la Biennale de Dakar. « Nous avons voulu montrer l’importance des relations culturelles qui unissent la Côte d’Ivoire et le Sénégal depuis longtemps. La culture est universelle, et cette exposition en est une preuve éclatante », explique-t-il. Il rappelle également que la Côte d’Ivoire était invitée d’honneur lors de l’édition précédente, ce qui témoigne de la continuité de l’engagement ivoirien dans le domaine artistique au Sénégal.

Le financement des artistes reste un défi majeur. M. Thiam déplore le fait que de nombreux artistes continuent de dépendre des subventions, au lieu de se structurer comme des entreprises pour accéder à des financements bancaires. Elle mentionne le fonds UMA mis en place par l’Africaine Bank, qui prévoit d’investir entre 20 et 200 milliards FCFA d’ici 3 à 4 ans. Ce type d’initiative vise à offrir aux artistes africains un soutien financier durable.

M. Thiam lance un appel aux autorités africaines pour un soutien accru aux artistes. « J’ai beaucoup apprécié le discours du président du Sénégal, Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Il a su toucher des points essentiels pour nous, artistes. Il est temps que l’Afrique accompagne ses créateurs », conclut-elle.

Dak’Art 2024 : Diomaye Faye lance les festivités de la 15ème édition

Le Chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye a procédé hier au lancement du Dak’Art 2024. Une occasion pour lui de rappeler l’importance de l’économie culturelle soulignant le rôle essentiel du patrimoine culturel.

Le président de la République Bassirou Diomaye Faye a présidé ce jeudi la cérémonie d’ouverture de la 15e édition de la Biennale de l’Art africain contemporain au Grand Théâtre Doudou Ndiaye Coumba Rose de Dakar. Dans son discours, le chef de L’Etat a dit son enthousiasme de retrouver les acteurs de la culture à l’occasion de cet événement phare de l’art contemporain africain: « je tiens à exprimer toute ma satisfaction et le plaisir de retrouver aujourd’hui la grande famille de la culture à l’occasion de l’ouverture officielle de la 15e édition de la Biennale de l’art africain contemporain », a-t-il déclaré rappelant que pendant un mois, « Dakar et le Sénégal seront le centre d’un rayonnement artistique intense ».
Bassirou Diomaye Faye a, par la suite rappelé l’importance de la vulgarisation de l’économie de la culture: « le patrimoine culturel nourrit nos imaginaires et assure par sa transmission aux générations futures la survivance de notre culture. A cet égard, j’accorde un intérêt particulier aux volets suivants: l’économie de la culture pour soutenir toutes les filières et favoriser l’essor d’entreprise et d’industries culturelles créatives », a-t-il fait savoir. Il n’a pas manquer de rappeler son engagement pour la valorisation de l’éthique: » depuis mon accession à la magistrature suprême, j’ai invité mes compatriotes à cultiver l’éthique dans leurs attitudes et leurs actions. En exprimant ce souhait, j’ai à cœur de façonner une conscience collective orientée vers la mobilisation des énergies et des intelligences, afin que nous puissions affronter les immenses défis du présent et de l’avenir dans les meilleures conditions, en puisant dans les inépuisables ressources morales et culturelles de notre peuple », C’est pourquoi le gouvernement dirigé par le Premier ministre Ousmane Sonko inscrit les valeurs de Jubb Jubbal et jubanti au cœur de nos actions. Ces mots peuvent être traduits par substance, rectitude, droiture par l’exemple. Ils impliquent la rectification des torts causés à autrui et à la communauté. Tels sont les principes à mettre en œuvre à tous les niveaux, par chacun d’entre nous, et plus particulièrement par ceux qui exercent une part de pouvoir public », a dit le chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye.

A.S

GOUDOMP/Culture : Cinéma – Ibrahima Biaye, directeur d’Ibara TV, réforme le secteur

Le ministre de la Fonction publique et de la Réforme du service public a déclaré ce samedi à Goudomp, lors de la cérémonie officielle de clôture de la session de formation sur les métiers du cinéma et de l’audiovisuel, qu’il est rare de voir un jeune comme Ibrahima Biaye investir dans un secteur presque inexploité. « Dans les grandes villes, cela aurait été compréhensible, mais ici à Goudomp, il faut être entrepreneur et très courageux pour lancer un tel projet et le réussir », a affirmé Olivier Boucal, qui a tenu à féliciter le jeune Ibrahima Biaye pour avoir révolutionné le secteur à Goudomp.

Toutes les autorités présentes à la cérémonie de remise des attestations de fin de formation, notamment le maire de Kaour et le préfet du département, ont salué ce projet et se sont engagées à l’accompagner pour le bien des jeunes du département et de la région. Si le maire lui a déjà octroyé une parcelle pour abriter son service, Aliou Keba Badiane, secrétaire permanent du Fonds de promotion des industries cinématographiques et de l’audiovisuel, s’est engagé à soutenir financièrement la construction de l’édifice d’intérêt public, sans toutefois préciser le montant.

En marge de la cérémonie, le ministre Olivier Boucal s’est exprimé sur l’actualité, notamment concernant le débat sur le référentiel des politiques publiques à l’horizon 2050, lancé le 14 octobre 2024 à Diamniadio. Selon Olivier Boucal, ce référentiel « est une réponse à une économie fragilisée et à un tissu social déstructuré ». Il a rejeté les accusations de plagiat du Plan Sénégal Émergent, affirmant que, bien au contraire, le référentiel 2050 prend en compte les préoccupations de toutes les couches sociales sénégalaises.

Festival Autour des Cordes 2024 : une célébration des instruments à cordes à Saint-Louis du Sénégal

La ville historique de Saint-Louis, réputée pour son patrimoine culturel et ses mosaïques éclatantes, s’apprête à vibrer au rythme de la musique avec la 4e édition du festival Autour des Cordes. Cet événement, organisé du 31 octobre au 2 novembre 2024, promet de rassembler des artistes de renom et de mettre en lumière la richesse des instruments à cordes pincées tels que la kora, l’oud, le qanoûn, et bien d’autres.

Conçu par Ablaye Cissoko, maître de la kora et figure emblématique de la scène musicale sénégalaise, le festival vise à faire découvrir et promouvoir la diversité des sonorités des instruments à cordes issus des différentes traditions musicales du monde. Au programme, des concerts et spectacles se dérouleront dans divers lieux emblématiques de la ville, ainsi que dans des établissements scolaires, offrant ainsi une immersion culturelle aux jeunes générations.

Parmi les artistes les plus attendus cette année, on retrouve Rema Diop, jeune chanteuse sénégalaise qui a récemment fait sensation avec ses tubes à succès. Sa voix puissante et émotive, que beaucoup de Sénégalais associent à des bandes originales de séries télévisées populaires, promet de captiver le public. L’événement accueillera également des artistes internationaux comme Christine Zayed (Palestine/France), Julia Sarr (Sénégal), le groupe Nordic Light(Canada/Iran/Norvège), et Siân Pottok (Belgique).

Le festival Autour des Cordes est devenu un rendez-vous incontournable pour les passionnés de musique traditionnelle et contemporaine, fusionnant les cultures et créant un espace d’échange artistique unique. Cette 4e édition s’annonce encore plus ambitieuse, avec une programmation éclectique et des performances qui promettent de faire résonner les cordes du monde entier dans le cœur de Saint-Louis.

Un événement à ne pas manquer pour tous les amateurs de musique et de diversité culturelle.

Le Grand Théâtre de Dakar dévoile son programme culturel trimestriel : Une fin d’année sous le signe de l’art et de la culture

Le Grand Théâtre Doudou Ndiaye Coumba Rose de Dakar a présenté, ce mercredi 2 octobre 2024, son programme culturel pour le dernier trimestre de l’année. Une série d’événements artistiques et culturels, s’étalant d’octobre à décembre, viendra marquer cette période, selon les précisions apportées par le Directeur Général Serigne Fall Guèye et son équipe. Ce programme éclectique promet d’enrichir la scène artistique sénégalaise avec des spectacles de théâtre, des concerts de renom, ainsi que des événements phares comme le Carnaval de Dakar et la Biennale de Dakar, qui se tiendra de novembre à décembre.

Le Grand Théâtre accueillera des artistes de premier plan comme Viviane Chidid, Sidy Diop, et Coumba Gawlo, qui viendront offrir des prestations musicales très attendues par le public. Ce calendrier promet de faire vibrer les passionnés de culture et de musique tout au long des trois prochains mois.

Samba Diaité, Directeur Artistique de l’institution, a souligné l’importance de cette démarche régulière de communication : « Il est important pour nous et le grand public qu’on puisse communiquer pour que les gens sachent ce que nous sommes en train de faire dans cette infrastructure qui est le Grand Théâtre, l’un des bijoux les plus prestigieux en Afrique de l’Ouest. Nous sommes persuadés qu’à travers la culture, nous pouvons aujourd’hui changer les mentalités, changer les comportements, impacter notre société et participer de façon très pointue au développement de notre pays. »

Le Directeur Artistique a également rappelé que cette présentation du programme trimestriel est une pratique habituelle, permettant au public de mieux anticiper et s’impliquer dans les événements à venir. « Cet exercice que nous avons fait aujourd’hui n’est pas une première pour nous. À chaque trimestre, nous présentons au grand public le programme attendu afin qu’ils puissent s’y préparer et participer activement aux événements », a-t-il ajouté.

Le programme culturel du Grand Théâtre de Dakar pour les derniers mois de 2024 promet des moments de grande intensité artistique, consolidant sa position en tant que haut lieu de la culture en Afrique de l’Ouest.

OUVERTURE DU MARCHÉ À LA CONCURRENCE ÉTRANGÈRE : L’ARM explique pourquoi les importations de carottes ont été ouvertes

Répondant aux accusations de l’A2FP concernant un favoritisme avers les importations, l’Agence de Régulation des Marchés (ARM)  n’a pas manqué de rappeler son rôle dans la régulation des marchés agricoles. L’ARM souligne que sa mission s’exerce à travers des stratégies qui prévoient la concertation avec les différents acteurs comme mécanisme essentiel de régulation.

Cette concertation en prélude à toute prise de décision, selon l’organe de régulation, est basée sur une évaluation des stocks détenus au niveau national, des quantités disponibles auprès des agrobusiness, des petits producteurs et une appréciation correcte des besoins en consommation domestique.

C’est ainsi que l’’ARM affirme avoir gelé les importations de décembre 2023 à septembre 2024, période durant laquelle la production locale a satisfait la demande nationale. Toutefois, une hausse des prix de la carotte a été constatée à partir d’août 2024, entraînant du coup une hausse inconsidérée des prix qui ont quittés les 600 F/Kg pour atteindre 3500 F à 4000F dans certaines localités du pays.

Mais, d’après l’ARM, conformément aux orientations du gouvernement et des instructions de du ministre de L’industrie et du Commerce, la stratégie de régulation met en avant la production nationale au détriment des importations tout en préservant le pouvoir d’achat du consommateur et l’approvisionnement correct du marché.

La Dakaroise

OUVERTURE DU MARCHÉ À LA CONCURRENCE ÉTRANGÈRE : A2FP perd 250 millions F CFA sur sa production de carottes…

Un groupe d’entreprises sénégalaises comprenant Dieye Global Food (DGF),  Dieye Trading International et Gandiol Transport Logistique, a exprimé ses vives inquiétudes concernant la situation précaire d’A2FP, une de ses filiales agricoles. Spécialisée dans la production et la transformation de cultures locales telles que les pommes de terre, les oignons, les piments et les carottes, A2FP représente un modèle d’investissement local, mobilisant plus de 1 000 prestataires au quotidien et offrant des emplois à 70 personnes en permanence.

La société est en effet un acteur clé dans le secteur agricole sénégalais, contribuant à la subsistance de milliers de familles et injectant des fonds considérables dans l’économie nationale. Cependant, elle traverse un moment difficile, avec des pertes estimées à 250 millions de francs CFA sur sa production de carottes, conséquence directe de la concurrence déloyale des importations.

Malgré une alerte lancée dès le 12 août 2024, précisant la disponibilité des productions locales, les autorités ont favorisé l’importation de produits étrangers, mettant ainsi en péril la production locale. Paradoxalement, selon l’A2FP, il a été pris la décision de bloquer des produits spécifiques importés par Dieye Global Food, sous prétexte de protéger les protéger les productions locales.

La société déplore cette iniquité de traitement dans la gestion des importations, pointant du doigt la Direction de l’Agence de Régulations des Marchés (ARM) qui, sous l’influence de sa tutelle, semble privilégier les intérêts étrangers au détriment du soutien à l’agriculture domestique.

À en croire l’entreprise, le ministre de l’Agriculture, Mabouba Diagne, se concentre sur des tournées financées par les contribuables, vendant du rêve au Sénégalais.

A2FP regrette que l’État fasse croire à l’opinion qu’il soutient les investisseurs locaux alors que la réalité est toute autre. « Alors que le discours officiel du président de la République met en avant la souveraineté économique et le soutien aux investissements locaux, force est de constater que les producteurs nationaux peinent à obtenir un soutien concret. A2FP n’a reçu ni accompagnement ni réponse à ses sollicitations auprès des services des Ministères du Commerce et de l’Agriculture, malgré des tentatives répétées de communication », précise l’exploitation agricole, dans sa note transmise au Dakarois Quotidien.

Pour terminer, l’A2FP annonce qu’elle s’apprête à lancer une nouvelle campagne sur 400 hectares. Elle sollicite de l’État qu’il déploie les mêmes efforts pour protéger les investisseurs locaux que ceux qu’il met en œuvre pour les intérêts étrangers. Ce, dans le but de réduire la facture des importations et le chômage des jeunes, tout en œuvrant à devenir compétitifs sur le marché international.

La Dakaroise

Mia Guissé: L’éclosion d’une voix unique de la musique Sénégalaise

Après avoir tourné la page de Maabo, Mia Guissé, l’une des plus belles voix de la musique sénégalaise, revient avec force dans sa carrière solo. Cette transition, bien que marquée par de nombreux défis, a permis à Mia de se réinventer et de perfectionner son art. Elle se prépare désormais pour un méga concert au Casino de Paris le 7 septembre 2024, entourée d’un staff de professionnels expérimentés tels que Youssou Dieng, Gueun Man Xuman, Kruma, et son frère Djiby Guissé.

Mia Guissé, connue pour son talent exceptionnel au sein du groupe MAABO, ne se laisse pas définir par une seule identité musicale. Elle affirme : « Chaque chanson exige de nouvelles options. Je ne me limite à aucune spécificité. Durant cette transition, j’ai beaucoup entendu. Mais les critiques, je les vis positivement et naturellement ». Cette philosophie ouverte et exploratoire se reflète dans ses nouvelles créations, où elle fusionne diverses sonorités pour exprimer pleinement son identité artistique.

Née dans une famille où la musique occupe une place centrale, Mia Guissé a commencé à chanter dès l’âge de deux ans, interprétant des chansons de célébrités confirmées comme Baba Maal. Encouragée par son père, elle a pu concilier sa passion pour la musique avec ses études. Après avoir obtenu son baccalauréat, Mia a décidé de se consacrer entièrement à sa carrière musicale, se produisant sur scène et captivant le public par sa voix puissante et émotive.

Le divorce avec No Face, son ex-mari et partenaire musical dans MAABO, a marqué un tournant dans la vie de Mia Guissé. Cependant, plutôt que de se laisser abattre, elle a embrassé cette nouvelle phase avec détermination et créativité. Son retour en solo est marqué par une volonté de renouvellement et d’exploration, intégrant des influences variées qui enrichissent sa musique et touchent un public diversifié.

Mia Guissé se prépare activement pour son méga concert au Casino de Paris, une étape cruciale qui promet de marquer les esprits et de consolider sa place dans le paysage musical sénégalais et international. Avec l’appui de son staff expérimenté et sa passion inébranlable pour la musique, Mia est prête à conquérir de nouveaux sommets.

La voix de Mia Guissé, pleine d’émotions et de nuances, continue de résonner, promettant une carrière solo aussi éclatante que celle qu’elle a connue avec MAABO. Les amateurs de musique peuvent s’attendre à une soirée inoubliable le 7 septembre 2024, où Mia dévoilera toute l’étendue de son talent et de sa créativité.

Ngoné Ndour Réélue Présidente du Conseil d’Administration de la SODAV avec 33 Voix

Ce lundi 1er juillet 2024, dans les locaux de la Société Sénégalaise du Droit d’Auteur et Droits Voisins (SODAV), s’est déroulée l’élection du Président du Conseil d’Administration (PCA). Cette élection faisait suite à une Assemblée Générale ordinaire où douze nouveaux membres ont intégré le conseil, portant à 36 le nombre total de membres, avec 34 présents et 2 votant par procuration.

Deux candidats étaient en lice pour le poste très convoité de PCA : Ngoné Ndour, déjà en poste et Djiby Guissé, artiste respecté. Après un dépouillement supervisé par un jury, Ngoné Ndour a été réélue pour la troisième fois consécutive avec une majorité écrasante de 33 voix, contre seulement 3 pour son adversaire, Djiby Guissé.

Dans une déclaration après sa réélection, Ngoné Ndour a exprimé sa gratitude pour la confiance renouvelée en sa personne et a souligné l’importance des défis à venir pour la SODAV : « Ce qui est important pour nous, ce sont les missions qui nous attendent. On a beaucoup de choses à faire, beaucoup de choses à corriger parce que nul n’est parfait. On a beaucoup de challenges à relever. » Elle a également mentionné des projets clés tels que la rémunération de la copie privée, le déplafonnement de l’agrément de la SODAV et les modifications du statut de l’entreprise.

La PCA réélue a félicité son adversaire, Djiby Guissé, pour sa participation démocratique et a remercié le directeur général Aly Bathily ainsi que tous les employés de la SODAV pour leur soutien et leur professionnalisme. « Je pense que c’est la continuité que les gens ont choisie. Merci beaucoup et je ne vous décevrai pas », a-t-elle conclu.

De son côté, Djiby Guissé a salué la victoire de Ngoné Ndour en affirmant : « J’ai essayé de faire mon devoir par rapport à mon avenir, par rapport à mon environnement culturel et je sais que j’ai la capacité de changer. Maintenant, c’est un travail, il n’y a pas deux clans. Ce qui compte, c’est l’amélioration des conditions des acteurs culturels. C’est ma sœur et elle restera toujours ma sœur. »

L’élection de Ngoné Ndour pour un troisième mandat consécutif à la tête de la SODAV marque un nouveau chapitre dans la gestion des droits d’auteur et droits voisins au Sénégal, promettant une continuité dans les efforts pour soutenir et protéger les artistes et créateurs culturels du pays.

Musique / Album « Yaay Kan? » : Yoro Ndiaye met sur le marché un album de 12 titres en quête d’une identité musicale

Face à la presse nationale ce vendredi 29 juin 2024, sur le Rooftop du Radisson Blu, l’artiste et chanteur sénégalais Yoro Ndiaye a présenté son nouvel album de 12 titres intitulé « Yaay Kan? » (Qui es-tu?). Cet opus est une interrogation profonde de l’artiste sur sa véritable identité, un appel au retour aux valeurs africaines, aux sources, à l’amour et à la protection de l’environnement. L’album se distingue par son originalité et nous interpelle sur le vrai sens de la vie et de la solidarité.

Ce projet musical a vu la participation de plusieurs artistes renommés, notamment Didier Awadi sur le titre « Feeling », Ash the Best avec la chanson « Wax », et Tapha Diaraby sur « Gëmgëm ». Une chanson est également consacrée au thème du viol, un acte criminalisé au Sénégal, mettant en lumière les préoccupations sociales de l’artiste.

Lors de cette présentation, les journalistes ont pu assister à des témoignages d’icônes de la musique sénégalaise telles qu’Ismaïla Lo, Michael Soumah, Didier Awadi, et Tapha Diaraby, ainsi que du jeune instrumentiste Yéyé Faye, fils de Lamine Faye du Lemzo Diamono. Yoro Ndiaye a su captiver l’audience avec des mélodies et des rythmes africains variés, allant de l’Afrique centrale à l’Afrique de l’Ouest, parfois modernes et très ouverts.

« Cet album est sorti il y a un an. Vous avez vu la situation du pays, nous attendions juste que les activités reprennent leur cours normal. Nous avons passé des jours et des nuits à créer cet album, nous avons fait tout notre possible pour satisfaire tout le monde, » a déclaré Yoro Ndiaye. Il a également expliqué le choix du titre de l’album « Yaay Kan? », en mettant en avant l’importance de s’interroger sur son identité dans un monde en perpétuel changement.

Concernant l’absence notable de mbalax, Yoro Ndiaye a précisé : « Nous, les Sénégalais, avons le mbalax dans nos veines dès notre naissance. Pour créer de nouvelles choses, nous voulons apporter une nouvelle touche, toucher d’autres sensibilités. C’est pourquoi le mbalax n’est pas trop présent dans cet album. Mais le mbalax est en nous, et d’ailleurs au Sénégal, d’autres le font très bien même. »

Pour Yoro Ndiaye, cet album est une restitution de l’ensemble de ses expériences musicales, une ode à l’Afrique et à ses habitants, une invitation au voyage et à la découverte de l’intégration à travers les sonorités. Il incarne la passion et l’engagement de cet artiste qui souhaite faire rayonner la culture africaine à travers le monde.

Pour terminer, Yoro Ndiaye a annoncé des activités de promotion prévues au Sénégal et à l’étranger. « Pour faire connaître l’album à la population, nous avons prévu une tournée partout dans le monde. Nous commencerons au Canada à la fin du mois de juillet, les 27 et 28 juillet, et le 3 août 2024. Nous continuerons également la promotion de l’album au Sénégal, comme chaque vendredi, ici même au Radisson Blu, » a-t-il conclu.

Yoro Ndiaye semble prêt à partager sa vision et son message avec un public global, renforçant ainsi sa quête d’identité musicale et son engagement envers la culture africaine.

M. C. Diagne

Aly Bathily, Directeur de la SODAV : « Pas de limitation des mandats prévue par les textes »

Ce matin, lors d’une intervention devant la presse, Aly Bathily, directeur de la Société de Gestion Collective des Droits d’Auteurs et des Droits Voisins (SODAV), s’est exprimé sur divers sujets concernant le fonctionnement et l’évolution de l’organisation.

M. Bathily a d’abord salué l’assemblée générale récente comme un exemple de démocratie, soulignant la diversité des opinions exprimées et l’acceptation de cette diversité au sein de la SODAV. Il a également noté une augmentation des droits domestiques collectés au niveau national, ce qu’il considère comme une source de satisfaction.

Interrogé sur les tensions observées lors de l’assemblée générale, il a reconnu des divergences d’opinion mais a souligné que dans l’ensemble, il y a eu un soutien clair malgré quelques désaccords mineurs.

Sur la question spécifique de la limitation des mandats, Aly Bathily a précisé que cette mesure n’est pas actuellement prévue par les textes régissant la SODAV. Cependant, il a ajouté que les statuts ne sont pas immuables et peuvent être modifiés par le biais d’une assemblée générale extraordinaire, bien que cela nécessite une démarche spécifique et organisée.

En réponse à une demande exprimée lors de l’assemblée générale, M. Bathily a insisté pour que cette proposition soit consignée dans le procès-verbal, reconnaissant ainsi son importance et sa pertinence aux yeux des membres de l’organisation.

La position de M. Bathily reflète un engagement envers la transparence et le dialogue au sein de la SODAV, tout en respectant les procédures établies pour toute modification des règlements internes.

Cette déclaration intervient dans un contexte où la gouvernance et les politiques internes des organisations de gestion collective sont de plus en plus scrutées, soulignant l’importance de la participation démocratique et de la régulation statutaire dans le secteur culturel et artistique.

Visite Symbolique à Soumbédioune et la Bergerie GALOYA : Le Chef de l’État Réitère son Engagement à Soutenir l’Artisanat et le « Made in Sénégal »

Le Chef de l’État, accompagné du Ministre du Tourisme et de l’Artisanat, a effectué une visite significative au village artisanal de Soumbédioune et à la bergerie GALOYA. Cette visite, riche en symboles, a permis de réaffirmer son engagement en faveur de l’artisanat sénégalais et de la promotion du « Made in Sénégal ».

Lors de cette visite, le Chef de l’État a rencontré des artisans locaux et observé de près leurs techniques de travail et leurs créations. Il a souligné l’importance de l’artisanat comme vecteur de développement économique et de préservation des traditions culturelles du Sénégal. En dialoguant avec les artisans, il a promis de renforcer les mesures de soutien pour favoriser leur croissance et leur visibilité sur les marchés nationaux et internationaux.

Promotion du « Made in Sénégal »

Le Chef de l’État a également insisté sur la nécessité de promouvoir les produits fabriqués au Sénégal. Il a mis en avant le label « Made in Sénégal » comme un gage de qualité et d’authenticité qui doit être valorisé et soutenu par tous les acteurs économiques. « Nous devons encourager la consommation locale et montrer au monde entier la richesse de notre artisanat », a-t-il déclaré.

Le Ministre du Tourisme et de l’Artisanat, présent lors de cette visite, a rappelé les initiatives déjà en place pour soutenir les artisans, notamment les programmes de formation, les subventions et les projets d’infrastructure. Il a également évoqué de nouvelles mesures en préparation pour renforcer encore davantage ce secteur crucial pour l’économie nationale.

Cette visite s’inscrit dans une stratégie plus large de développement économique et culturel. Le Chef de l’État a réitéré sa vision d’un Sénégal où l’artisanat joue un rôle central dans le développement durable, en créant des emplois et en préservant le patrimoine culturel du pays. Il a appelé à une collaboration accrue entre les secteurs public et privé pour atteindre ces objectifs.

La visite du Chef de l’État au village artisanal de Soumbédioune et à la bergerie GALOYA témoigne de son engagement à soutenir et promouvoir l’artisanat sénégalais. En mettant l’accent sur le « Made in Sénégal », il encourage une plus grande appréciation et consommation des produits locaux, tout en renforçant l’économie nationale. Cette initiative souligne l’importance de l’artisanat comme pilier de développement économique et culturel pour le Sénégal.

Moctar Mamadou, PDG de Cool Casting : “Nous promouvons une jeunesse pleine de talents en leur proposant un outil facile et intuitif qui les connecte à l’industrie du divertissement et de la mode”

Moctar Mamadou, pouvez-vous nous parler de Cool Casting et de sa mission ?

Moctar Mamadou: Bien sûr. Cool Casting est une plateforme innovante qui facilite et accélère les processus de création pour les secteurs de l’audiovisuel, de la mode et du divertissement au Sénégal. Notre mission est de promouvoir une jeunesse pleine de talents en leur proposant un outil facile et intuitif qui les connecte à l’industrie du divertissement et de la mode. Grâce à notre plateforme, les jeunes talents peuvent créer des profils détaillés pour mettre en avant leurs compétences, leurs passions et leur potentiel artistique.

Comment Cool Casting aide-t-elle les professionnels de l’industrie ?

Moctar Mamadou: Pour les professionnels, nous proposons une interface très lisible avec des filtres intelligents. Ils ont accès gratuitement à un annuaire de talents qui devient chaque jour un peu plus complet. Ils peuvent rechercher les profils selon leurs caractéristiques physiques, compétences, et même leur présence sur les réseaux sociaux. En simplifiant et en accélérant le processus de casting, Cool Casting modernise et optimise les recherches de talents pour les professionnels. Concrètement, ils gagnent en temps, en efficacité et ils ont plus de choix.

Qu’est-ce qui distingue Cool Casting des autres plateformes de casting ?

Moctar Mamadou: Cool Casting est bien plus qu’une simple plateforme de casting. Nous mettons à disposition un outil qui multiplie les opportunités sur le marché. Au Sénégal, les productions sont d’une qualité remarquable. Que ce soient les films, les séries TV, les clips vidéo ou même le contenu pour les réseaux sociaux, je suis toujours tellement surpris de voir la qualité de ce qui se fait et la rapidité et l’aisance avec laquelle les professionnels du secteur concrétisent leurs idées. En connectant nos utilisateurs à des maisons de production, des marques et divers professionnels, artistes et influenceurs du Sénégal et d’ailleurs, nous leur donnons la chance de concrétiser leurs rêves : participer à des productions remarquables, mettre en avant leurs profils et briller sur la scène nationale et internationale.

Parlez-nous des tarifs et des services que vous proposez.

Moctar Mamadou: L’inscription à Cool Casting est gratuite et se fait en moins d’une minute, permettant ainsi aux utilisateurs de découvrir toutes les opportunités actualisées en temps réel. Pour ceux qui veulent compléter leur profil et postuler aux castings, nous avons une souscription à 10 000 FCFA, qui permet de postuler sans limite à tous les castings pendant un an. Le paiement se fait facilement et en toute sécurité via Mobile Money. Nous investissons également de manière significative dans le développement d’une application web sécurisée et moderne, mise à jour régulièrement pour répondre aux demandes des utilisateurs et rester à la page.

Avez-vous des projets futurs pour Cool Casting ?

Moctar Mamadou: Absolument. Nous prévoyons d’accueillir un maximum de nouveaux partenaires dès juin 2024. Dans la foulée, nous avons prévu l’ouverture de la plateforme au plus grand nombre avec un tarif unique préférentiel pendant les premiers mois. À cette occasion, un jeu concours fera gagner une voiture à l’un de nos premiers utilisateurs. C’est un bon moyen de se faire connaître et un beau cadeau d’entrée de jeu pour ceux qui nous font confiance.

Pour plus d’informations ou pour vous inscrire, visitez notre site web : [www.cool-casting.com](http://www.cool-casting.com).

Avec Seneweb

Le Musée des civilisations noires de Dakar accueille l’exposition sonore “Échos du passé” dédiée aux tirailleurs sénégalais de la Première Guerre mondiale

Depuis le mardi 21 mai, le Musée des civilisations noires (MCN) de Dakar propose une plongée immersive dans l’histoire avec l’exposition sonore “Échos du passé”, consacrée aux tirailleurs sénégalais de la Première Guerre mondiale. Cet événement, riche en émotions et en découvertes, offre aux visiteurs l’opportunité d’écouter des enregistrements sonores inédits attribués à ces soldats originaires d’Afrique de l’Ouest.

Ces enregistrements, conservés au musée d’ethnologie de Berlin, retracent des fragments de vie des tirailleurs sénégalais pendant le conflit de 1914-1918. L’exposition, organisée conjointement par le MCN et le Goethe Institute de Dakar, se tiendra jusqu’au vendredi 21 juin 2024. Le lancement officiel de l’événement a eu lieu en présence de plusieurs autorités sénégalaises et allemandes, marquant ainsi une collaboration culturelle et historique entre les deux nations.

Les enregistrements présentés ont une valeur historique inestimable. Certains datent de 1910 et ont été réalisés à Berlin, tandis que d’autres proviennent du camp de prisonniers de guerre de Wünsdorf, en Allemagne, enregistrés entre 1915 et 1918. Ils comprennent des chants, des dialogues en wolof, en pulaar, en soussou et en fon, des langues largement parlées en Afrique de l’Ouest. Ces témoignages sonores offrent un aperçu unique de la diversité linguistique et culturelle des tirailleurs sénégalais.

L’exposition “Échos du passé : à la découverte du patrimoine culturel immatériel” est ouverte au public et vise à sensibiliser les visiteurs à ce patrimoine jusqu’ici méconnu. Le MCN et le Goethe Institute encouragent le public, ainsi que les chercheurs, à venir découvrir ces enregistrements et à contribuer à l’exploration de ce puzzle historique.

“Cette exposition est une occasion exceptionnelle de rassembler des pièces d’un patrimoine culturel immatériel qui enrichit notre compréhension de l’histoire des tirailleurs sénégalais”, a déclaré un représentant du MCN. “Elle permet également de rendre hommage à ces soldats et de préserver leurs voix pour les générations futures.”

En visitant cette exposition, les visiteurs sont invités à plonger dans l’histoire des tirailleurs sénégalais, à écouter leurs voix et à réfléchir sur les réalités de la Première Guerre mondiale vécues par ces hommes courageux. “Échos du passé” est une initiative qui illustre parfaitement l’engagement du Musée des civilisations noires à préserver et à valoriser le patrimoine culturel et historique de l’Afrique.

L’exposition est ouverte au public jusqu’au 21 juin 2024 et promet d’offrir une expérience mémorable à tous ceux qui souhaitent explorer cette facette importante de l’histoire africaine et mondiale.

« Moment historique »: premier défilé de maillots de bain en Arabie saoudite

Vendredi dernier, des mannequins ont défilé en maillot de bain pour la première fois en Arabie saoudite, marquant un événement sans précédent dans ce pays musulman ultraconservateur. Traditionnellement, les femmes en Arabie saoudite ne pouvaient pas sortir sans porter la longue abaya noire qui couvre tout le corps.

Les mannequins, dénudant bras et jambes, ont présenté des créations de la styliste marocaine Yasmina Qanzal au bord d’une piscine. « Lorsque nous sommes venus ici, nous avons compris qu’un défilé de maillots de bain en Arabie saoudite était un moment historique, car c’est la première fois », a déclaré Mme Qanzal à l’AFP.

Le défilé s’est déroulé lors du deuxième jour de la première édition de la Semaine de la mode en mer Rouge. L’événement a eu lieu dans un grand hôtel de luxe sur l’île d’Ummahat Alshaikh, située au large de la côte ouest de l’Arabie saoudite, accessible uniquement par bateau ou par hydravion.

Sous la direction du prince héritier Mohammed ben Salmane, l’Arabie saoudite a initié plusieurs réformes sociétales visant à assouplir les restrictions imposées aux femmes et à ouvrir l’économie aux divertissements. Berceau du wahhabisme, une interprétation puritaine de l’islam, le pays a longtemps été associé à une répression sévère des femmes, incluant l’interdiction de conduire et l’obligation de porter l’abaya et le voile.

Bien que ces restrictions aient été levées il y a quelques années, la loi sur le statut personnel, entrée en vigueur en 2022, comporte encore des dispositions discriminatoires à l’égard des femmes.

« Il est vrai que ce pays est très conservateur, mais nous avons essayé de montrer des maillots de bain élégants qui représentent le monde arabe », a indiqué Mme Qanzal. La styliste a cherché à concilier la mode balnéaire avec les sensibilités culturelles locales, une démarche saluée par les participants.

Shouq Mohammed, une influenceuse de mode syrienne présente au défilé, s’est réjouie de cette première. « C’est la première fois qu’un défilé de maillots de bain a lieu en Arabie saoudite, mais pourquoi pas? C’est possible et nous l’avons ici », a-t-elle déclaré.

Raphael Simacourbe, un influenceur français également présent, a estimé que le défilé était « une réussite majeure » dans le contexte saoudien. « C’est très courageux de leur part de faire cela aujourd’hui, alors je suis très heureux d’y assister », a-t-il dit, soulignant le courage et la détermination des organisateurs.

Le premier défilé de maillots de bain en Arabie saoudite marque un tournant symbolique dans le processus de réforme sociétale du pays. Tout en respectant les sensibilités culturelles locales, cet événement pionnier ouvre la voie à une plus grande ouverture et à la reconnaissance des femmes dans des domaines auparavant inaccessibles.

Appel à un Soutien Financier pour le Festival de Jazz de Saint-Louis : Mansour Faye En Appelle aux Autorités Gouvernementales

Lors de l’ouverture de la 32ème édition du festival international de jazz de Saint-Louis, le maire de la ville, Mansour Faye, a lancé un appel pressant aux autorités gouvernementales du Sénégal. Il a plaidé en faveur d’un soutien financier continu pour garantir le succès de cet événement culturel majeur.

Mansour Faye a souligné l’importance cruciale d’allouer un budget annuel d’au moins 100 millions de francs CFA pour couvrir les frais du festival. Il a exprimé l’espoir que cette initiative soit soutenue par le ministère de la Culture. Le maire a mis en avant la comparaison avec des festivals de renommée internationale tels que ceux de Rio et de Lausanne, mettant en lumière les 32 années d’existence du festival de jazz de Saint-Louis et son impact économique significatif sur la région.

Il a insisté sur la nécessité pour l’État et les partenaires de continuer à soutenir cet événement afin de le perpétuer pour les générations futures. Le festival de jazz de Saint-Louis, avec son héritage culturel riche et sa contribution à la vitalité économique de la région, mérite un soutien financier solide pour continuer à prospérer et à rayonner sur la scène nationale et internationale.

Cet appel de Mansour Faye souligne l’importance de la culture dans le développement socio-économique et identitaire d’une région et met en avant la nécessité pour les autorités gouvernementales de reconnaître et de soutenir les événements culturels locaux de grande envergure.

Saïfond Baldé : Une Success Story Guinéenne Qui Rayonne à l’International

Saïfond Baldé, de son vrai nom Saifoulaye Baldé, incarne le talent musical guinéen à l’échelle mondiale. Avec un parcours remarquable, il s’est hissé au sommet de l’industrie musicale, devenant l’un des artistes les plus vendus et les plus sollicités sur la scène internationale.

Son dernier exploit ? Le décrochage d’un Disque d’Or en France, une reconnaissance prestigieuse pour son album « Sabou no weli », lancé avec succès le 21 novembre 2022. Cet opus, véritable bijou musical, a su conquérir les cœurs à travers l’Afrique et l’Europe, devenant ainsi la production guinéenne la plus prisée à l’international ces dernières années.

La consécration de Saïfond Baldé ne s’arrête pas là. De vendeur de cassettes à une figure emblématique de la musique, il a su tracer son chemin avec brio, notamment en développant l’afro-pastorale, un genre musical novateur mêlant l’afrobeat à la musique traditionnelle guinéenne. Ses chansons, portées par une voix unique et des textes émouvants, ont séduit un public varié et lui ont valu une place de choix parmi les grandes stars de la musique africaine.

Ce succès retentissant n’est pas passé inaperçu au Sénégal, où Saïfond Baldé est très attendu pour un concert exceptionnel au stade municipal de Tambacounda, prévu pour le 18 mai. Ce rendez-vous promet d’être un moment inoubliable, marqué par la magie de la musique et le talent incontestable de cet artiste hors pair.

À travers son parcours inspirant et ses réalisations remarquables, Saïfond Baldé incarne parfaitement le potentiel illimité de la musique africaine et continue de rayonner sur la scène internationale, portant haut les couleurs de la Guinée et de tout un continent.

Festival Frontalier « Niumi Baadiyaa » : Une Célébration de l’Intégration et de la Culture à Toubacouta

Dans la commune de Toubacouta, nichée dans le département de Foundiougne, s’animent les préparatifs pour la tenue imminente de la 8ème édition du Festival frontalier « Niumi Baadiyaa ». Prévu du 24 au 26 mai prochain, cet évènement culturel d’envergure s’annonce comme une célébration de l’intégration sous-régionale entre le Sénégal et la Gambie, renforçant ainsi les liens séculaires entre les deux pays voisins.

Le « Niumi Baadiyaa » incarne une tradition ancrée dans l’histoire des peuples de la Gambie et du Sénégal, symbolisant l’esprit de fraternité et d’échange qui caractérise les relations entre les deux nations. Depuis sa première édition, ce festival a su rassembler les communautés transfrontalières autour de valeurs communes de solidarité, de partage et de respect mutuel.
Au-delà de son aspect festif, le « Niumi Baadiyaa » revêt une dimension profondément culturelle et économique. Il offre une vitrine exceptionnelle pour la promotion de la richesse culturelle et artisanale de la région, mettant en lumière les talents des artistes locaux et des artisans des deux côtés de la frontière. Les visiteurs auront ainsi l’opportunité de découvrir la diversité et la créativité des traditions artistiques et artisanales de la région du Delta du Saloum et de la Gambie.

Thème de l’Édition 2024 : « Quel Tourisme pour un Développement Durable des Territoires de Mangroves »

La thématique choisie pour cette 8ème édition, « Quel tourisme pour un développement des territoires de mangroves dans un contexte de changement climatique », témoigne de l’engagement du festival en faveur de la préservation de l’environnement et du développement durable. À travers des panels de discussion, des ateliers et des expositions, le festival vise à sensibiliser le public aux enjeux environnementaux liés à la conservation des mangroves, tout en explorant les opportunités économiques offertes par un tourisme responsable et respectueux de l’écosystème fragile du Delta du Saloum.
Les autorités locales, en collaboration avec les organisations de la société civile et les acteurs économiques, mettent tout en œuvre pour assurer le succès de cet évènement majeur. Le maire de Toubacouta, Pape Seydou Ndianko, et le sous-préfet, Amath Saiko Ly, ont exprimé leur engagement à faire de cette édition du festival une véritable réussite, tant sur le plan culturel que sur celui du développement local et de la préservation de l’environnement.
Le « Niumi Baadiyaa » est avant tout un évènement participatif, impliquant l’ensemble des communautés locales et transfrontalières. Les habitants de Toubacouta et des régions avoisinantes, ainsi que les visiteurs venus de toute la Gambie et du Sénégal, sont invités à prendre part aux festivités et à contribuer à la promotion de la paix, de la tolérance et de la solidarité.
En somme, le Festival frontalier « Niumi Baadiyaa » s’annonce comme un rendez-vous incontournable pour tous ceux qui croient en la force de l’intégration régionale, de la diversité culturelle et du développement durable. Dans un contexte marqué par les défis environnementaux et socio-économiques, cet évènement revêt une importance particulière en tant que symbole d’espoir et d’unité pour les peuples de la Gambie et du Sénégal.

Mariama Massaly
Correspondante à kaolack.

32ème Édition du Festival International de Jazz de Saint-Louis : Une Célébration Musicale Attendue en Mai 2024

Le Festival International de Jazz de Saint-Louis, organisé par l’Association Saint-Louis Jazz, annonce avec enthousiasme sa 32ème édition prévue du 16 au 20 mai 2024. Depuis 2016, cet événement est reconnu comme l’un des plus grands festivals de jazz mondiaux, attirant des milliers de participants de diverses nationalités et contribuant significativement au dynamisme économique de la région de Saint-Louis.

Idriss Bengéloune, président du comité d’organisation, souligne l’importance de cet événement pour la ville, mettant en avant l’occupation hôtelière maximale dans toute la région de Saint-Louis. Ce festival devient ainsi un rendez-vous incontournable pour les amateurs de jazz et les passionnés de musique du monde entier.

Pour cette édition, le festival met l’accent sur la mise en valeur des talents locaux à travers sa scène Off, offrant ainsi une plateforme aux artistes émergents de la région. En parallèle, des Masterclasses, des échanges musicaux et des foires artisanales seront organisés sur le quai Masseck Ndiaye, offrant ainsi une expérience culturelle complète aux festivaliers.

De plus, des projections de films seront organisées pour sensibiliser le public sur des thématiques actuelles, enrichissant ainsi le caractère engagé et éducatif du festival. Les grandes performances se dérouleront à la place Baya Ndar, où les festivaliers auront l’occasion de découvrir des artistes internationaux de renom ainsi que des légendes de la musique sénégalaise telles que Ben Aylon et Aly Ndiaye Rose.

Le budget de cette édition est estimé à près de 200 millions FCFA, selon Fara Tall, membre du comité d’organisation, témoignant ainsi de l’ampleur et de l’importance de cet événement pour la région.

En somme, la 32ème édition du Festival International de Jazz de Saint-Louis promet d’être une célébration musicale vibrante et enrichissante, mettant en lumière la diversité culturelle et le talent musical exceptionnel du Sénégal et du monde entier.

Festival de Cannes : « Camp de Thiaroye » projeté 36 ans après son interdiction en France

Camp de Thiaroye, un film réalisé par les cinéastes sénégalais Ousmane Sembene et Thierno Faty Sow, sera projeté au Festival de Cannes cette année, 36 ans après avoir été interdit en France lors de sa sortie en 1988. Le film sera diffusé dans la catégorie Cannes Classics, une sélection créée pour rendre hommage à d’anciens films marquants de l’industrie cinématographique.

Camp de Thiaroye raconte le massacre de tirailleurs sénégalais en 1944, de retour de la Deuxième Guerre mondiale, qui ont été tués sur ordre d’officiers français après avoir réclamé des indemnités. Produit par le Sénégal, la Tunisie et l’Algérie en 1988, le film a été restauré par « The Film Foundation » et plusieurs partenaires.

Cette sélection de Camp de Thiaroye au Festival de Cannes cette année est significative, car elle vient combler un vide apparent dans la représentation du cinéma africain à cet événement. En effet, aucun film du continent n’a été inclus dans la sélection officielle, à l’exception de deux films africains dans la section « Un certain regard ». Cette section met en avant des cinéastes émergents ayant réalisé des films audacieux. Cette année, on y retrouve la zambienne Rungano Nyoni avec « On Becoming a Guinea Fowl » et le réalisateur somalien Mo Harawe avec « The Village Next Paradise ».

La sélection de Camp de Thiaroye dans la catégorie Cannes Classics témoigne de la reconnaissance de son importance historique et culturelle dans le paysage cinématographique africain. Cela offre également une opportunité unique de redécouvrir ce film et de réfléchir sur les thèmes qu’il aborde, tout en honorant la mémoire des soldats sénégalais dont l’histoire est racontée à travers ce film.

Reflétant la beauté de l’Afrique : Un hommage à la diversité et à la richesse culturelle du continent

Les femmes africaines, en particulier, incarnent la beauté sous toutes ses formes. Leurs visages rayonnants témoignent de l’héritage culturel et de la force intérieure transmis de génération en génération. Leurs coiffures élaborées sont un hommage à la créativité et à la diversité des traditions africaines, tandis que leurs vêtements colorés racontent des histoires riches en symbolisme et en histoire.

Enfin, la beauté de l’Afrique réside également dans sa nature sauvage et préservée. Des vastes plaines du Serengeti aux jungles luxuriantes du Congo, des majestueux pics du Kilimandjaro aux eaux turquoise de Zanzibar, l’Afrique abrite une biodiversité étonnante et des paysages à couper le souffle.

Présidentielle 2024 : Les acteurs culturels exigent le respect des droits d’auteur

Alors que la campagne électorale pour l’élection présidentielle du 24 mars bat son plein au Sénégal, les acteurs culturels du pays expriment leur mécontentement face à ce qu’ils considèrent comme une violation flagrante des droits d’auteur et un manque de considération envers le secteur culturel de la part des candidats.

La Société du droit d’auteur et des droits voisins (SODAV) a été particulièrement vocal dans sa critique, dénonçant l’utilisation non autorisée d’œuvres artistiques à des fins de propagande politique. Selon la loi n°2008-09, toute utilisation d’œuvres protégées à des fins commerciales ou politiques nécessite le paiement d’une redevance aux artistes concernés. Or, de nombreux candidats ont utilisé des chansons sans respecter ces dispositions légales.

Les artistes exhortent donc les candidats à se conformer à la loi en se rapprochant de la SODAV pour régulariser leur utilisation des œuvres protégées et s’acquitter des redevances dues. Cette démarche vise à garantir le respect des droits des créateurs et à assurer une juste rémunération pour leur travail.

Outre cette question cruciale des droits d’auteur, les acteurs culturels regrettent également le manque de considération de la part des candidats à l’égard de la culture dans leurs programmes électoraux. Sur les 19 candidats en lice, aucun n’a proposé de politique culturelle claire et cohérente, ce qui témoigne, selon les artistes, d’un désintérêt pour un secteur pourtant essentiel à la vie économique et sociale du pays.

Face à cette situation, les acteurs culturels appellent les candidats à s’engager davantage avec les professionnels de la culture pour élaborer des politiques inclusives et ambitieuses qui favorisent le développement d’un secteur culturel dynamique. Ils soulignent que la culture est un moteur de création d’emplois et de croissance économique, et qu’elle mérite donc une place de choix dans les programmes politiques.

En conclusion, les acteurs culturels du Sénégal lancent un appel à l’action aux candidats et à l’ensemble de la classe politique, les exhortant à reconnaître la valeur de la culture et à œuvrer pour sa promotion et sa protection dans l’intérêt de tous les citoyens.

Série « Bété Bété » : Le CNRA somme la SEN TV de respecter la réglementation audiovisuelle

Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) a émis un avertissement à la SEN TV concernant la série « Bété Bété », l’exhortant à se conformer strictement à la réglementation en vigueur. Cette décision fait suite à plusieurs plaintes déposées contre la série pour ses propos et images jugés malveillants ou injurieux envers certaines parties de la communauté.

Dans un communiqué publié mardi, le CNRA a déclaré avoir examiné plusieurs extraits de la série et constaté des manquements flagrants à la réglementation. Des propos, comportements et images jugés injurieux ou déshonorants ont été relevés, ce qui constitue une violation du cahier des charges relatif à l’établissement et à l’exploitation d’une chaîne de télévision privée commerciale, notamment en ce qui concerne l’article 12.

Selon cet article, les diffuseurs doivent s’abstenir de diffuser des propos incitant à l’intolérance, à la stigmatisation, à l’exclusion et à la marginalisation, ainsi que des contenus susceptibles de menacer la stabilité nationale et la cohésion sociale.

Le CNRA a donc demandé à la SEN TV de prendre des mesures immédiates pour corriger ces manquements et se conformer à la réglementation en vigueur. Cette intervention vise à garantir le respect des normes éthiques et morales dans le paysage audiovisuel sénégalais, ainsi qu’à préserver la cohésion sociale et la paix nationale.

Cinéma au Sénégal : « La femme du fossoyeur » à l’affiche mercredi à l’Institut français

Les cinéphiles de Saint-Louis auront l’opportunité de découvrir « La femme du fossoyeur » lors d’une soirée spéciale organisée par le ciné-club Aminata Fall de l’Institut français, prévue pour mercredi prochain. Cette projection promet une immersion dans l’univers captivant du septième art, offrant aux spectateurs une expérience cinématographique enrichissante.

Réalisé par Khadar Ayderus Ahmed, « La femme du fossoyeur » a remporté l’Étalon d’or Yennenga lors du prestigieux Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) en 2021. Ce prix prestigieux témoigne de la qualité exceptionnelle du film et de son impact remarquable sur la scène cinématographique africaine.

Le ciné-club Aminata Fall, lancé récemment à Saint-Louis, est une initiative portée par Écran du fleuve, un collectif cinématographique et audiovisuel engagé dans la promotion et la diffusion du cinéma au Sénégal. Cette soirée de projection s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par l’Institut français pour soutenir et valoriser la diversité culturelle à travers le cinéma.

« La femme du fossoyeur » offre une exploration captivante de thématiques profondes et universelles, offrant un regard poignant sur la condition humaine à travers une histoire empreinte d’émotion et de sensibilité. La projection de ce film constitue ainsi une occasion unique de découvrir le talent de Khadar Ayderus Ahmed et de plonger dans une œuvre cinématographique riche en nuances et en émotions.

En somme, la soirée de mercredi promet d’être un moment privilégié pour les cinéphiles de Saint-Louis, qui auront l’opportunité de vivre une expérience cinématographique inoubliable en compagnie de « La femme du fossoyeur ».

Présentation d’œuvres littéraires de Fara Ndiaye à Saint-Louis : Un Voyage Poétique Éblouissant

L’Institut français de Saint-Louis, dans le nord du Sénégal, a brillé de mille feux ce week-end lors de la présentation de deux ouvrages captivants de l’écrivain-poète sénégalais Fara Ndiaye : « Il pleut sur Dakar des têtes révoltées » et « Mélopées divines ».

« Il pleut sur Dakar des têtes révoltées » transporte le lecteur dans un tourbillon d’émotions, explorant les méandres de la révolte et de l’altérité. À travers ce recueil de poèmes, Fara Ndiaye offre une plongée saisissante dans l’âme tourmentée de Dakar, capturant l’essence même de la lutte quotidienne du peuple. La présentation de cet ouvrage a été orchestrée avec éloquence par le professeur de philosophie Amadou Sow, qui a partagé son admiration pour l’œuvre de son ancien élève.

En présentant ces deux ouvrages, Fara Ndiaye continue de laisser une empreinte indélébile dans le paysage littéraire sénégalais, captivant les lecteurs avec sa sensibilité et sa profondeur poétique. Ces œuvres promettent de nourrir l’âme des amateurs de poésie et de perpétuer l’héritage culturel de la région avec éclat et splendeur.

Italie – Cinéma : Concours littéraire inspiré du film « Moi capitaine » de Matteo Garrone

L’Institut italien de culture de Dakar a lancé un concours littéraire basé sur le film « Moi capitaine » du célèbre réalisateur Matteo Garrone. L’objectif de ce concours est de stimuler la créativité et l’intérêt des étudiants sénégalais pour les arts cinématographiques, tout en promouvant le cinéma italien.

Ce concours invite les étudiants à rédiger un essai inspiré par le visionnage du film « Moi capitaine », sélectionné pour les Oscars dans la catégorie du Meilleur film étranger. Le film raconte l’histoire de Seydou et Moussa, deux jeunes Sénégalais de 16 ans, dont le rêve est de se rendre en Italie pour y trouver une vie meilleure. Cependant, leur voyage est semé d’embûches et met en lumière les dangers de cette quête.

Le concours a été lancé après la projection du film à Dakar, organisée pour 750 élèves âgés de 16 à 17 ans, issus de neuf écoles de la région. Des séances de projection ont également été organisées pour des étudiants et des professeurs de la faculté de langues romanes de l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar, ainsi que pour des professeurs d’italien des lycées.

Ces projections visaient à offrir aux jeunes une expérience cinématographique immersive, en les plongeant dans la magie du film de Garrone, tourné en partie à Dakar et parlant leur langue, le wolof, avec des acteurs sénégalais de leur âge.

Les gagnants du concours seront annoncés à la fin du mois de mars. De plus, le film « Moi capitaine » fera l’objet d’une tournée au Sénégal à partir de la mi-avril, offrant ainsi à un public plus large l’opportunité de découvrir cette œuvre cinématographique inspirante.

Le musée historique de Gorée expose l’histoire de la Falémé sur plus de trois cent mille ans

Le musée historique de Gorée, sur l’île éponyme au large de Dakar, abrite actuellement une exposition exceptionnelle dédiée à douze ans de fouilles archéologiques dans la vallée de la Falémé, dans le Sénégal oriental. Ces fouilles ont mis au jour des vestiges qui retracent l’histoire et la culture du peuplement sénégalais sur une période impressionnante de plus de 300 000 ans.

Ces sites offrent un aperçu fascinant de la manière dont les populations se sont adaptées aux variations climatiques, développant des techniques pour exploiter les ressources de la vallée de la Falémé dans tous les domaines. Les résultats des recherches sont présentés à travers des panneaux, des vitrines exposant des objets retrouvés, des vidéos, des photos, et des entretiens avec des scientifiques.

Matar Ndiaye a souligné l’ampleur du travail réalisé au cours de ces douze années, avec la participation de spécialistes et des analyses effectuées dans les meilleurs laboratoires mondiaux. Cette exposition met en lumière un peuplement très ancien et représente un honneur pour le Sénégal.

Le professeur Eric Huysecom de l’université de Genève, partenaire suisse du projet, a souligné que cette initiative a favorisé des échanges Nord-Sud ainsi que des collaborations Sud-Sud entre des étudiants de différentes nationalités africaines.

Une quarantaine de chercheurs de diverses disciplines ont contribué à ce projet de recherche, établissant ainsi une compréhension approfondie du passé de la Falémé sur plus de 300 000 ans. L’exposition, qui se poursuivra jusqu’au 30 avril prochain, constitue une fenêtre fascinante sur l’histoire ancienne du Sénégal.

Lancement de l’incubateur ‘Dal’ug xeltu ak kom’ : Un nouvel élan pour le développement des projets culturels au Sénégal

Le ministère de la Culture et du Patrimoine historique du Sénégal vient d’inaugurer un incubateur nommé « Dal’ug xeltu ak kom » (Maison de formation et d’économie), destiné à devenir un pôle de sélection, de formation et de renforcement des capacités pour les porteurs de projets culturels. La cérémonie officielle, présidée par le ministre Aliou Sow, a eu lieu à la Maison de la culture Douta-Seck, à Dakar.

Cet incubateur, doté d’un budget initial de 1,3 milliard de francs CFA, se positionne comme un acteur clé pour stimuler la croissance et la création d’emplois dans le secteur culturel. Il sera un espace de pré-incubation, d’incubation, de formation, de renforcement des capacités, d’orientation et de coaching pour les entrepreneurs culturels.

Le projet, baptisé du nom du producteur sénégalais Mamadou Konté, fondateur du festival « Africa fête », s’inscrit dans la volonté des pouvoirs publics de répondre aux défis économiques du secteur culturel. Il vise à agir en amont en offrant une préparation adéquate aux jeunes entrepreneurs culturels, contribuant ainsi à éviter des échecs liés à une impréparation dans la gestion de leurs projets.

Le ministre Aliou Sow a souligné que l’incubateur permettra aux porteurs de projets culturels d’être éligibles à tous les fonds mis en place par l’État sénégalais une fois qu’ils auront franchi l’étape de la formation et de la structuration.

El Ousseyni Kane, directeur général du Bureau opérationnel du suivi du Plan Sénégal émergent (BOS/PSE), a salué cette initiative, soulignant l’importance de reconnaître l’économie de la culture. Il a également recommandé la création de liens avec d’autres acteurs de l’écosystème culturel pour renforcer l’effet de levier.

Ce nouvel incubateur représente le premier d’une série de neuf prévus dans le cadre du Programme d’actions prioritaires du Plan Sénégal émergent (PAP2), mettant en lumière l’engagement en faveur du développement des industries culturelles et créatives au Sénégal.

Nouvelle technique de combat russe au Sénégal : Les bénéficiaires en stage d’initiation du  »Golden Triangle Système » (Images + vidéo)

Une première en Afrique. Un système de combat rapproché dénommé  »Golden Triangle Système » a été lancé ce week-end au Sénégal, plus précisément à Ouakam sous la houlette de son fondateur russe Alexander Shlychkov.

Dans son discours de présentation face à la presse sénégalaise, le pédagogue, spécialiste en sciences des arts martiaux de la Fédération de Russie ambitionne de développer la nouvelle technique dans toute l’Afrique mais  » le Sénégal sera la base du Golden Triangle dans le continent  »
Retour en images sur la conférence de presse et le stage pour la promotion de cet art de combat qui vise à défendre la personne contre toute attaque à couteaux ou armes blanches.

conférence de presse des nouveaux arts martiaux ici au Sénégal Jeux Olympiques 2026 Dakar

Ziarra annuelle de Thierno Elimane Boubacar Kane : Retour sur la vie et l’œuvre d’un saint multidimensionnel

A Dimath dans la région de Saint-Louis, est revisitée chaque année l’épopée d’un patriarche qui a participé au rayonnement de l’Islam tolérant au Sénégal. Ledakarois Media à titre d’hommage vous plonge dans l’univers d’un homme d’action et marabout célèbre du Fouta qui a vécu entre 1721 et 1851.

Il était un homme de Dieu qui incarnait les principes fondamentaux de la foi en Dieu. Il vivait selon les préceptes du coran, il était guidé par la prière et cherchait à aider les autres dans leur vie spirituelle selon son arrière petit-fils, Mamadou Djigo, directeur général de l’agence nationale de l’aménagement du territoire et responsable politique APR à Koungheul.

Mieux, le saint homme incarnait une sagesse légendaire inspirée de la tradition prophétique (Sunnah) poursuit la tête initiatrice des grands projets de développement à travers le ressources territoriales du Sénégal.

Résumé sur la vie et l’œuvre de ce saint multidimensionnel

Né en 1721, est décédé le 26 Mars 1851 à Dimath (région de Saint Louis), Elimane Boubacar Kane s’est particularisé par son exceptionnelle longévité (130 ans selon les sources traditionnelles). Ce qui a fait de lui un témoin du début de la domination coloniale sur la partie occidentale de notre continent. Une domination qu’il a combattue jusqu’à sa mort.
Homme d’Etat d’une rare perspicacité politique, Elimane Boubacar Kane, a forcé jusqu’à sa mort le respect de ses pairs et se fera connaître des puissances coloniales pour avoir formé la première coalition des royaumes du Sénégal et de la Mauritanie du Sud.

Considéré au début du XIXème siècle comme «le plus puissant de la Nigritie», il fut un grand rénovateur, pour avoir été l’un des sept disciples du foyer de cadi Khaly Amar Fall de Pire Sagnokhor, qui organisèrent l’avènement de l’Almamyat du Fouta-Toro (1776-1881) contre le joug d’une monarchie fortement liée à la traite négrière. Condisciple de grands savants maures, tels que Cheikh Mohamed Al Aqil, Mohamed Djikaniou, des wolofs comme Serigne Koki Ndiaga, Issa Diop et des Pulaars comme Thierno Souleymane Baal, Almamy Abdoul Kader Kane etc. Elimane Boubacar Kane sera également l’un des premiers guides spirituels d’El Hadji Oumar Tall qu’il reçut à plusieurs reprises à Dialmath et encadré, avant son pèlerinage à La Mecque et soutenu dans son action d’islamisation sur le plan mystique nous informe le site Asfiyahi.

Musique : La chanteuse Abiba signe son come-back avec la chanson « Bonus »

Chose promise il y’a quelques jours, la chanteuse Abiba vient de dévoiler son clip intitulé  »Bonus ».

La talentueuse artiste démontre encore une fois son génie dans une alchimie envoûtante, qui risque de ne laisser personne indifférent.

Suivez :

ABIBA - BONUS LE (Clip Officiel)

Culture : Mohamed Diagne, fils du Grand Serigne de Dakar, feu Bassirou Diagne célèbre la communauté léboue

Rare des radars depuis un bon moment, Mohamed Diagne, fils du Grand Serigne de Dakar, feu Bassirou Diagne réapparaît avec une annonce de taille.

Le leader du mouvement Taxawu, l’homme politique et social décide de rendre hommage à la communauté léboue, ce 14 janvier pour un  »Takkussan » inédit.

L’objectif selon lui est de,  »faire découvrir les potentialités culturelles de cette belle communauté dont certaines pratiques semblent être perdues dans l’obscurité du temps avec la nouvelle génération. C’est pourquoi j’ai décidé avec mes collaborateurs de présenter une facette cet héritage qui doit servir de repères face à un monde en perpétuel devenir. Mais rendre également hommage à 3 personnalités qui symbolisent le patrimoine lébou. Je veux nommer, le grand avocat, Me Doudou Ndoye, l’ancienne ministre, Sokhna Ngoné Ndoye et celui que j’appelle affectueusement l’historien de la communauté léboue, Abdou Khadre Gaye de l’Emad.  »

Ce dialogue culturel sera le rendez-vous de toute la noblesse des lébous sous toutes ses formes mais également une occasion pour les sommités qui y seront de la collectivité de « se retrouver » et de repenser sa marche vers la modernité selon Mohamed Bachir Diagne.

Last bu not least, il invite tous à cette rencontre pour célébrer l’essence lébou, son héritage culturel et à sa connexion profonde avec le monde à la maison de culture Douta Seck.

Macky Sall veut préserver « l’héritage de Cheikh Ahmadou Bamba « 

L’héritage du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba attire les convoitises dans le monde. Un intérêt indéfectible que Macky Sall, présidant la cérémonie de clôture de la Semaine du patrimoine de Cheikh Ahmadou Bamba (du 2 au 6 janvier), a dévoilé par son attachement au patrimoine du serviteur privilégié  du prophète Muhammad Psl,  » en tant que Sénégalais, en tant que musulman, en tant que Noir  ».

Serigne Touba et les valeurs

Mieux, Macky Sall est déterminé à “protéger l’héritage de Serigne Touba contre les maux de notre époque” car  » Aujourd’hui, notre humanité est blessée par les contre-valeurs de notre temps : l’ignorance, l’obscurantisme, les extrémismes de tout bord et l’égo surdimensionné. (…) Le vénéré Cheikh Ahmadou Bamba combattait [les contre-valeurs] par son mode de vie et sa plume célébrant Dieu et son prophète Mohamed (PSL)  », a rappelé Macky Sall devant la famille du fondateur du mouridisme sous la houlette du porte-parole du khalife général des mourides, Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké.

Pour réussir une telle entreprise, le président Sall a appelé à l’unité et à combattre farouchement,  » des courants de pensée et des forces déterminés à remettre en cause notre pratique de l’islam en s’attaquant à nos confréries. C’est une tendance qu’il faut prendre très au sérieux, et qu’il faut combattre fermement, en lui opposant une détermination supérieure pour protéger notre héritage spirituel. (…) Tous ensemble, nous devons défendre haut et fort notre patrimoine spirituel historique et le transmettre à nos enfants ”.. a-t-il ajouté, ce samedi 6 janvier à la cérémonie de clôture du patrimoine de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké

DIP dévoile les titres de son nouvel album

Dominique Preira plus connu sous le nom de DIP vient de révéler sur ses réseaux sociaux la liste des chansons qui vont composer son nouvel album intitulé « LFLF – Lepp Fi La Ñu Fekk ».

18 titres sont attendus par les mélomanes et autres amoureux du hip-hop. Parmi les surprises de Dip des featurings avec Faada Freddy, Ouse Zik Buzz, Bm Jaay, Bilou XIV, AsHs The Best et Mohrei.

 Pour rappel, le dernier album de Dip date de 2019.

Arts et lettres : Amadou Lamine Sall propose un « Grand Prix de la République’’ pour remplacer la dénomination actuelle

L’écrivain et poète sénégalais Amadou Lamine Sall a invité à une réforme du Grand Prix du Président de la république pour les arts et les lettres devant notamment permettre de le rebaptiser ‘’Grand Prix de la République’’

Ce Grand Prix est une récompense attribuée par le chef de l’Etat à une personnalité distinguée dans ces deux domaines.

‘’J’ai demandé de retourner à la formule +Grand Prix de la République+ ! La République nous gouverne tous et c’est elle seule qui restera après nous ! Je suis un fou de la République ! Elle est sacrée et rien ne doit être au-dessus d’elle !’’, a -t-il expliqué à l’APS pour justifier sa proposition.

Cette distinction, instituée en 1990 à son instigation sous le règne  du président Abdou Diouf, est dénommée ‘’Grand Prix du chef de l’Etat pour les arts et les lettres’’.

La dernière fois que ce prix a été remis remonte à 2017, année où l’écrivaine Rahmatou Seck Samb avait été honorée pour son roman ‘’Le fagot de la mémoire’’, ainsi que le cinéaste Ousmane William Mbaye et le musicien-chanteur Baaba Maal.

M. Sall est revenu sur la genèse de ce prix, mis en place alors que Moustapha Ka occupait le poste de ministre de la Culture. ‘’J’avais proposé l’appellation +Grand Prix de la République pour les arts et les lettres+ ! Nous attendions la réponse du président Diouf qui vint de monsieur le secrétaire général de la présidence de la République de l’époque, Jean Collin. Il indiquait +Grand prix du président de la République+ ! Cette option fut notée et acceptée !’’, s’est-il souvenu.

Trente ans après, Amadou Lamine Sall appelle à le réformer avec un jury ‘’soigneusement choisi’’ et une hausse de la dotation à cinquante millions de francs CFA au moins.

‘’J’ajoutais que le jury de ce +Grand prix+ devait également être intraitable, pour ne pas en dire plus ! Un ami a proposé la création du +Grand Prix du plus mauvais livre de l’année+ ! Génial ! Il risque d’être mieux acheté et mieux lu que l’autre’’, ironise-t-il.

Le commissaire général du Mémorial de Gorée a aussi invité les capitaines d’industrie sénégalais très fortunés à rester dans l’histoire en créant de grands prix internationaux fortement dotés, comme le Nobel et récompensant nombre de disciplines.

‘’C’est le cas du prix Goncourt. L’Etat doit être relayé’’, suggère-t-il.

Festival de Marrakech : Ramata-Toulaye Sy remporte le prix de la mise en scène pour « Banel & Adama »

La réalisatrice franco-sénégalaise Ramata-Toulaye Sy a remporté le prix de la meilleure mise en scène pour son film « Banel & Adama », samedi soir à l’issue de la 20-ème édition du Festival international du film de Marrakech (FIFM).

L’étoile d’or du FIFM, grand prix de la manifestation, est allée à la Marocaine Asmae El Moudir pour son film « La mère de tous les mensonges ».

« Banel & Adama », tourné à Podor (nord) en langue pulaar – un choix de Ramata Toulaye Sy qui a voulu rendre hommage à cette culture – raconte une histoire d’amour impossible dont l’action se déroule au Fouta, terroir traditionnel du nord du Sénégal.

Le film, sélectionné en mai dernier au Festival international du cinéma de Cannes (France), est le premier long métrage de Ramata Toulaye Sy. Il est coproduit par le Sénégal, le Mali et la France, et a été projeté en septembre dernier à Dakar et à Donaye, village situé à 9 kilomètres de Podor, où il a été tourné.

« Banel et Adama » a été sélectionné pour représenter le Sénégal dans la catégorie long métrage international de la 96e cérémonie des Oscars prévue en mars 2024 à Los Angeles, aux Etats-Unis.

Ramata-Toulaye Sy a aussi réalisé « Astel », un court métrage primé dans plusieurs festivals, dont les Journées cinématographiques de Carthage où il a remporté le Tanit de bronze en 2022.

APS

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