Aïssata Tall Sall élue au Conseil d’Administration du Réseau des Parlementaires sur la Banque Mondiale et le FMI

La députée sénégalaise Aïssata Tall Sall a annoncé avec fierté son élection au Board du Réseau des Parlementaires sur la Banque Mondiale et le Fonds monétaire international (FMI). Elle représentera désormais l’Afrique de l’Ouest au sein de cette instance internationale stratégique.

Cette nomination offre à l’ancienne ministre des Affaires étrangères l’opportunité de siéger aux côtés de parlementaires issus de divers horizons, tous engagés à assurer un dialogue constructif entre les institutions financières internationales et les pays bénéficiaires.

Selon Aïssata Tall Sall, cette élection constitue une chance unique de contribuer à une appréciation critique et objective des programmes de la Banque Mondiale et du FMI, afin de veiller à ce qu’ils répondent efficacement aux besoins des populations africaines.

Sa mission officielle débutera le 13 octobre prochain à Washington DC, lors des rencontres annuelles du FMI et de la Banque Mondiale. Ces assises mondiales seront un moment clé pour examiner et orienter les grandes politiques économiques et financières.

En sa qualité de membre du Conseil d’Administration, la députée sénégalaise aura pour rôle non seulement d’administrer le Réseau, mais aussi de formuler des critiques constructives et d’orienter les stratégies des deux institutions, dans le but de défendre et de promouvoir les intérêts des pays de la sous-région ouest-africaine.

Audience au Palais : Braima Camara reçu par le président Bassirou Diomaye Faye

Le Premier ministre de la Guinée-Bissau, Braima Camara, a été reçu en audience ce lundi 15 septembre au Palais de la République par le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye. Cette rencontre marque la première apparition officielle de M. Camara après son hospitalisation à Dakar, où il avait passé plusieurs jours à la suite d’un malaise survenu en août dernier.

Dans une note diffusée par la Présidence de la République, le chef du gouvernement bissau-guinéen a exprimé sa « profonde gratitude » au peuple et aux autorités sénégalaises pour l’accueil et l’hospitalité dont il a bénéficié durant son séjour médical. Il a également salué « les efforts conjoints » des présidents Bassirou Diomaye Faye et Umaro Sissokho Embalo, qu’il a qualifiés de déterminants pour le renforcement des relations de coopération entre Dakar et Bissau.

Pour rappel, Braima Camara avait été victime d’un malaise en plein Palais de la République à Bissau, lors d’une cérémonie officielle en présence du président Umaro Sissokho Embalo. Evacué d’urgence au Sénégal, il y avait reçu des soins avant de regagner la scène publique.

Le Chef de l’État reçoit le Président de la Commission de l’UEMOA

Le Président de la République a accordé, ce vendredi après-midi, une audience au Président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Abdoulaye Diop.

Au cours de cette rencontre, M. Diop a tenu à saluer les efforts déployés par les autorités nationales pour préserver la viabilité des finances publiques, dans un contexte économique régional marqué par de nombreux défis.

Les deux personnalités ont également échangé sur la situation économique et institutionnelle de l’Union, mettant en avant la nécessité de renforcer la coopération et la solidarité entre les États membres pour consolider la stabilité macroéconomique et accélérer l’intégration régionale.

Diplomatie économique : Ousmane Sonko quitte les Émirats arabes unis et poursuit sa tournée en Italie

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a quitté ce vendredi 12 septembre 2025 les Émirats arabes unis à la mi-journée, à destination de l’Italie. Plus précisément, il est attendu ce samedi à Milan où il présentera le Plan de Redressement Économique et Social (PRES) à la diaspora sénégalaise établie dans la région lombarde.

Cette étape italienne s’inscrit dans le cadre d’une tournée internationale entamée plus tôt cette semaine, axée sur la mobilisation de la diaspora et le renforcement des partenariats économiques stratégiques. Après cinq jours passés à Dubaï, où il a multiplié les rencontres avec des investisseurs et visité les installations du géant portuaire DP World, Ousmane Sonko veut désormais s’adresser aux Sénégalais d’Europe pour partager sa vision et recueillir leur soutien dans la mise en œuvre des réformes économiques engagées depuis l’arrivée du nouveau régime.

Durant son séjour aux Émirats, le chef du gouvernement sénégalais a supervisé la signature d’un avenant au partenariat stratégique entre DP World et le Port Autonome de Dakar, un projet structurant qui concerne notamment le développement du port de Ndayane. Ce nouveau hub logistique est censé renforcer la compétitivité du Sénégal sur les corridors de commerce ouest-africains et impulser un nouveau souffle à la politique d’industrialisation portée par le gouvernement.

Dans une rencontre organisée avec les membres de la communauté sénégalaise à Dubaï, Sonko a déclaré que ce déplacement aux Émirats « aura un impact réel sur le développement économique du pays », saluant l’ouverture d’esprit des investisseurs du Golfe et leur intérêt pour les opportunités qu’offre le Sénégal dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures et des technologies.

À Milan, le Premier ministre poursuivra cette dynamique en mettant l’accent sur la place centrale de la diaspora dans la relance économique du pays. Il devrait notamment évoquer les dispositifs mis en place pour faciliter les investissements des Sénégalais de l’extérieur, la simplification des procédures administratives, mais aussi le renforcement des mécanismes de soutien à la création d’entreprise. Le PRES, pilier de la politique économique actuelle, prévoit un rôle accru pour la diaspora dans la création d’emplois, le transfert de compétences et la transformation des chaînes de valeur locales.

Ce voyage en Italie est le troisième déplacement hors du continent africain du chef du gouvernement depuis son entrée en fonction en avril 2024. Il témoigne d’un positionnement diplomatique résolument tourné vers l’économie, où les voyages officiels sont désormais orientés vers des résultats concrets, en lien avec les priorités nationales.

Dubaï : Le Sénégal renforce sa coopération stratégique avec DP World

En déplacement officiel à Dubaï ce jeudi 11 septembre, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a effectué une visite de haut niveau au siège de DP World, leader mondial de la logistique portuaire. Cette visite s’est conclue par un moment-clé : la signature d’un avenant important à l’accord de partenariat liant le Sénégal à cette multinationale émiratie.

Le document a été signé en présence du chef du gouvernement par le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, et le directeur général du Port autonome de Dakar, Waly Diouf Bodian. Ce nouvel accord vient consolider la coopération existante entre les deux parties, notamment autour du Port autonome de Dakar et du projet stratégique du port de Ndayane, considéré comme l’un des chantiers logistiques les plus ambitieux d’Afrique de l’Ouest.

Selon un communiqué de la Primature, cet avenant vise à renforcer les engagements mutuels dans la modernisation des infrastructures portuaires sénégalaises et à faire du pays un hub logistique majeur dans la sous-région. L’objectif est aussi d’améliorer la compétitivité du Sénégal face à la croissance exponentielle des échanges maritimes mondiaux et régionaux.

Le projet de Ndayane, mené en partenariat avec DP World, représente un pilier central de la stratégie de développement logistique du Sénégal. Il est appelé à désengorger le port de Dakar, améliorer la fluidité du commerce maritime, attirer davantage d’investissements et stimuler l’emploi local, tout en renforçant la souveraineté économique nationale dans un secteur aussi stratégique que le transport maritime.

Cette visite à Dubaï, sur fond de diplomatie économique, symbolise ainsi la volonté du gouvernement sénégalais de sécuriser les projets d’envergure et de rassurer les partenaires sur la stabilité, la transparence et la vision long terme de l’État en matière d’infrastructures logistiques. Elle marque également un tournant dans la consolidation d’un partenariat Sud-Sud de plus en plus central dans les choix de coopération du Sénégal.

Diplomatie : Ousmane Sonko en visite officielle à Abu Dhabi pour renforcer la coopération Sénégal–Émirats Arabes Unis

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, effectue une visite officielle à Abu Dhabi, capitale des Émirats Arabes Unis, où il a entamé mercredi une série de rencontres de haut niveau.

Au cœur de cette visite, le chef du gouvernement sénégalais a été reçu par Cheikh Mansour Bin Zayed Al Nahyan, vice-Président et vice-Premier ministre des Émirats, également Président du Conseil d’administration de la Banque centrale et de la Haute autorité d’investissement. Cette rencontre de haut rang témoigne de la volonté commune des deux pays de dynamiser leurs relations bilatérales, notamment dans les domaines économique et financier.

Dans la foulée, Ousmane Sonko a multiplié les audiences avec plusieurs hauts responsables de structures stratégiques émiraties. Ces échanges visent à consolider la coopération entre Dakar et Abu Dhabi, en explorant de nouvelles opportunités d’investissement et de partenariats stratégiques.

La visite du Premier ministre s’inscrit dans une démarche diplomatique plus large initiée par le gouvernement sénégalais pour diversifier ses partenariats, attirer davantage d’investissements étrangers et renforcer la place du Sénégal comme hub économique en Afrique de l’Ouest.

Visite officielle aux Émirats arabes unis : Ousmane Sonko échange avec Cheikh Mansour Bin Zayed sur de nouveaux axes de coopération

Dans le cadre d’une visite officielle entamée lundi à Abu Dhabi, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a été reçu, ce mercredi, par Cheikh Mansour Bin Zayed Al Nahyan, vice-président des Émirats arabes unis et figure influente du gouvernement émirati. Ce tête-à-tête de haut niveau, tenu à la résidence de Cheikh Mansour, s’inscrit dans une dynamique de renforcement des relations diplomatiques et économiques entre les deux pays.

Selon l’Agence de presse sénégalaise (APS), les discussions entre les deux hommes ont porté sur plusieurs axes stratégiques de coopération bilatérale. Les domaines de l’énergie, des mines, des infrastructures et de l’investissement ont été au cœur des échanges. Cheikh Mansour, en plus de ses fonctions de vice-président, cumule des postes clés comme celui de ministre des Affaires présidentielles, président de la Banque centrale des Émirats et de l’Autorité d’investissement émiratie, ce qui donne un poids particulier à cette rencontre sur le plan institutionnel et économique.

La rencontre a été suivie par une série d’audiences entre Ousmane Sonko et des responsables d’institutions émiraties majeures opérant dans les secteurs stratégiques ciblés par le Sénégal pour soutenir son développement. Il s’agit notamment de partenaires dans l’énergie renouvelable, les infrastructures portuaires, les télécommunications et la transformation minière. Des contacts ont également été établis avec des fonds souverains et des groupes d’investissement désireux de s’implanter en Afrique de l’Ouest.

Cette visite officielle, qui s’étale sur six jours, constitue le troisième déplacement hors du continent africain pour Ousmane Sonko depuis sa nomination en tant que chef du gouvernement. Après la Chine et la Turquie, le choix des Émirats arabes unis témoigne d’une volonté assumée de diversifier les partenariats stratégiques du Sénégal, tout en attirant des investissements à forte valeur ajoutée.

Le Premier ministre est accompagné dans cette mission diplomatique par une délégation composée de plusieurs membres du gouvernement. Parmi eux, Ahmadou Al Aminou Lo, ministre auprès du président de la République, et Yassine Fall, ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, qui devrait également prendre les rênes du ministère de la Justice. Leur présence souligne l’envergure politique et diplomatique de cette visite.

En s’entretenant directement avec Cheikh Mansour, propriétaire du club anglais Manchester City mais surtout puissant acteur de la finance et de la diplomatie économique des Émirats, Ousmane Sonko cherche à positionner le Sénégal comme un partenaire crédible, stable et stratégique dans une région du monde en quête d’opportunités d’expansion en Afrique.

Les retombées concrètes de cette visite pourraient se manifester dans les mois à venir à travers de nouveaux projets d’investissement, des accords de coopération technique, ou encore des financements dans des secteurs prioritaires. Ce déplacement renforce également la stature internationale du Premier ministre sénégalais, qui entend redéfinir les contours de la diplomatie économique nationale à travers une approche plus proactive et ciblée.

Guinée-Bissau : le président Adama Barrow honoré de la médaille Amílcar Cabral

En visite officielle à Bissau, le président gambien Adama Barrow a reçu la médaille Amílcar Cabral, la plus haute distinction de l’État bissau-guinéen. Cette décoration lui a été remise en reconnaissance de son engagement pour le renforcement des relations d’amitié et de coopération entre la Gambie et la Guinée-Bissau.

Au cours de la cérémonie, le maire de Bissau a également remis au chef de l’État gambien la clé de la ville, symbole de fraternité et d’accueil.

Dans son allocution, le président Barrow a exprimé sa gratitude envers le peuple bissau-guinéen et rendu hommage à deux grandes figures historiques du pays : Amílcar Cabral, leader de la lutte pour l’indépendance, et l’ancien président João Bernardo Vieira.

Ousmane Sonko entame une visite officielle à Abu Dhabi

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, est arrivé ce dimanche 7 septembre 2025 à Abu Dhabi, capitale des Émirats Arabes Unis, pour une visite officielle qui s’étendra jusqu’au 12 septembre.

À sa descente d’avion, il a été accueilli par Sheikh Shakhboot Al Nahyan, ministre émirati en charge des Affaires africaines, l’ambassadeur des Émirats arabes unis à Dakar, Son Excellence Saeed Hamdan Al Naqbi, ainsi que plusieurs autres autorités locales. Le chef du gouvernement sénégalais était accompagné d’une importante délégation composée de ministres, de conseillers et de responsables institutionnels.

Cette mission s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre Dakar et Abu Dhabi, notamment dans les domaines de l’investissement, des infrastructures, de l’énergie et de la coopération économique. Plusieurs rencontres de haut niveau figurent à l’agenda du Premier ministre, qui devrait également participer à des forums économiques et tenir des entretiens avec des acteurs du secteur privé émirati.

Selon des sources proches de la Primature, cette visite vise à consolider le partenariat stratégique entre le Sénégal et les Émirats Arabes Unis, en explorant de nouvelles opportunités d’échanges dans un contexte marqué par la volonté de diversifier les partenaires économiques du pays.

Diplomatie : Ousmane Sonko renonce au BIG de Paris et annonce une visite officielle aux Émirats Arabes Unis

Le Premier ministre Ousmane Sonko a décliné l’invitation de la France à participer en tant qu’invité d’honneur à la 11ᵉ édition de Bpifrance Inno Génération (BIG), prévue le 23 septembre prochain à Paris. L’annonce a été faite dans un communiqué diffusé par la Primature sur les réseaux sociaux, précisant que ce renoncement est lié à des contraintes d’agenda.

« En raison d’un empêchement lié à son calendrier, le Premier ministre ne pourra honorer cette invitation, à laquelle il aurait souhaité prendre part personnellement », indique le texte officiel. Toutefois, le Sénégal sera représenté à l’événement par un membre du gouvernement, dont le nom n’a pas encore été communiqué.

Si Ousmane Sonko renonce à Paris, il ne ferme pas la porte au dialogue avec la France. Le communiqué précise en effet qu’il accueillera prochainement à Dakar son homologue français, à l’occasion du Séminaire intergouvernemental (SIG), une initiative conjointe annoncée par les deux Chefs d’État pour renforcer la coopération bilatérale.

En parallèle, la Primature a confirmé que le Premier ministre effectuera une visite officielle aux Émirats Arabes Unis, du 8 au 12 septembre 2025. Durant ce déplacement, il sera reçu par Son Altesse Sheikh Mohamed Bin Zayed Al Nahyan, Président des Émirats, avec qui il discutera de partenariats stratégiques dans les domaines de l’investissement, de l’énergie, des infrastructures et de la technologie. Cette mission s’inscrit dans la volonté du Sénégal de diversifier ses alliances diplomatiques et économiques, en multipliant les partenariats avec les puissances émergentes et les pays du Golfe.

Ousmane Sonko a par ailleurs tenu à adresser ses remerciements à Bpifrance et à son Directeur général, Nicolas Dufourcq, pour l’invitation officielle qui lui avait été transmise le 22 juillet 2025. Ce courrier l’invitait à représenter le Sénégal comme invité d’honneur d’un événement international réunissant chaque année des milliers d’acteurs économiques, institutionnels et innovateurs.

En déclinant Paris pour privilégier Abu Dhabi, le Premier ministre sénégalais envoie un signal fort sur ses priorités diplomatiques. Tout en maintenant une ouverture avec la France, il affiche une volonté assumée de consolider les relations avec les Émirats, partenaires de plus en plus présents sur le continent africain.

Diplomatie : Ousmane Sonko attendu aux Émirats et en Italie, en amont du séminaire intergouvernemental avec la France

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, poursuit son agenda diplomatique et économique chargé de ce mois de septembre.

Dans un communiqué, la Primature a indiqué que le chef du gouvernement a adressé ses remerciements à BPI France, qui l’avait convié par courrier en date du 22 juillet 2025, à la 11ᵉ édition de BPIFrance Inno Génération (BIG), prévu le 23 septembre prochain à Paris. Considéré comme le plus grand rendez-vous business d’Europe, l’événement réunira plusieurs milliers d’acteurs économiques. Le Sénégal y sera représenté par un membre du gouvernement.

Au-delà de ce rendez-vous économique, les prochaines semaines seront marquées par des rencontres bilatérales d’importance. Dakar s’apprête en effet à accueillir le Premier ministre français dans le cadre du séminaire intergouvernemental (SIG), annoncé conjointement par les deux chefs d’État.

En attendant cette échéance, Ousmane Sonko effectuera une visite officielle aux Émirats Arabes Unis du 8 au 12 septembre. Il y sera reçu par le président Sheikh Mohamed Bin Zayed Al Nahyan. Cette visite vise à renforcer la coopération bilatérale, notamment dans les domaines de l’énergie, des infrastructures et des investissements.

Le Premier ministre poursuivra ensuite son déplacement en Italie les 13 et 14 septembre, où il rencontrera la diaspora sénégalaise établie en Europe. Cette étape sera consacrée à l’écoute et au dialogue avec les compatriotes vivant à l’étranger, une communauté considérée comme un pilier de l’économie nationale à travers les transferts financiers.

54ᵉ session de l’UPCI : Malick Ndiaye appelle l’OCI à s’opposer à la judaïsation d’Al Qods et à soutenir fermement la Palestine

La capitale sénégalaise a accueilli, ce lundi 1ᵉʳ septembre 2025, la 54ᵉ session du comité exécutif de l’Union parlementaire de la Conférence islamique (UPCI). Les travaux, qui réunissent parlementaires et diplomates venus de plusieurs pays membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), ont été largement dominés par la question palestinienne.

Dans son discours d’ouverture, le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Malick Ndiaye, a lancé un appel solennel à l’ensemble des délégations pour « rejeter sans équivoque la tentative de judaïsation de la ville sainte d’Al Qods », qu’il a qualifiée de « patrimoine sacré des trois religions révélées ».

Le président du Parlement sénégalais a exhorté les États membres à dénoncer « avec la plus grande fermeté le génocide en cours » et à soutenir « la solution des deux États », présentée comme la seule issue crédible pour un règlement pacifique et durable du conflit israélo-palestinien. En rappelant l’incendie criminel de la mosquée El Aqsa en 1969, événement fondateur de l’OCI, il a insisté sur la dimension historique de ce combat. « La Palestine n’est pas seulement une cause, elle est notre cause commune », a-t-il martelé devant ses homologues.

Malick Ndiaye a par ailleurs invité les pays membres de l’OCI à porter « haut et fort la voix du peuple palestinien dans toutes les enceintes diplomatiques », soulignant que défendre la Palestine équivaut à « défendre la justice, protéger notre identité commune et préserver la dignité de la communauté musulmane ».

Au-delà de la question palestinienne, le président de l’Assemblée nationale a insisté sur la nécessité de bâtir une Oumma forte, respectée et influente grâce à « des décisions courageuses et une solidarité agissante ». Il a mis en avant l’urgence de renforcer la lutte contre le terrorisme, de protéger les minorités musulmanes souvent persécutées et de garantir les droits fondamentaux, notamment ceux des femmes et des enfants.

Il a également rappelé le rôle actif et constant du Sénégal au sein de l’OCI et sur la scène internationale. En tant que président du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien aux Nations unies, le Sénégal, a-t-il rappelé, « n’a cessé de défendre le droit à l’autodétermination, à la dignité et à la justice ».

Forum africain des systèmes alimentaires : le président Bassirou Diomaye Faye plaide pour une agriculture moderne et inclusive

Le Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad) de Diamniadio accueille depuis ce lundi l’édition 2025 du Forum africain des systèmes alimentaires (AFSF). La cérémonie d’ouverture s’est déroulée sous la présidence du chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, aux côtés du président rwandais Paul Kagame et de l’ancien Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, actuel président de l’AFSF. Les travaux, qui réunissent décideurs, experts et acteurs du secteur agricole, se poursuivront jusqu’à vendredi autour du thème central : l’innovation et la transformation des systèmes agroalimentaires.

Dans son allocution d’ouverture, le président Diomaye Faye a rappelé l’importance stratégique de l’agriculture pour le continent africain, tout en soulignant ses fragilités persistantes. « En ce moment même, des millions de femmes et d’hommes sont dans les champs, à la faveur de la saison des pluies. La plupart travaillent la terre à la force des bras ou avec des outils rudimentaires, et n’ont que quelques mois pluvieux pour espérer nourrir leur famille », a-t-il déclaré, insistant sur la dépendance du secteur agricole aux aléas climatiques.

Le chef de l’État a évoqué les conséquences directes du changement climatique, qui accentuent l’irrégularité des pluies et limitent fortement les capacités de production. À cela s’ajoutent les pertes post-récoltes, parfois estimées à près de 30 % des denrées produites, un facteur qui contribue à la persistance de la faim et de la malnutrition sur le continent.

Pour étayer ses propos, le président a rappelé les chiffres alarmants publiés par la FAO en 2024 : plus de 700 millions de personnes ont souffert de la faim dans le monde l’année dernière, dont une part importante en Afrique. Une situation qui éloigne davantage le continent de l’atteinte de l’Objectif de développement durable n°2 (ODD), qui vise l’éradication de la faim d’ici à 2030. Si la tendance actuelle persiste, a-t-il averti, plus d’un demi-milliard d’êtres humains seront en situation de sous-alimentation chronique à cette échéance, et la moitié d’entre eux se trouvera en Afrique.

Face à ce constat, Bassirou Diomaye Faye estime que l’Afrique se trouve à un tournant décisif. Pour lui, la transformation des systèmes alimentaires est désormais une urgence de première nécessité, qui exige non seulement des politiques adaptées mais aussi une mobilisation accrue des acteurs sociaux et économiques.

Le président sénégalais a particulièrement insisté sur le rôle central de la jeunesse dans cette transformation. « Nous devons mettre les jeunes au cœur de nos politiques de développement », a-t-il plaidé, avant de préconiser leur responsabilisation et leur implication directe dans la formulation des politiques agricoles. Pour atteindre cet objectif, il appelle à développer une offre de formation adaptée aux besoins d’une agriculture moderne, intensive et durable, capable de concilier productivité et respect de l’environnement.

Cette édition 2025 du Forum africain des systèmes alimentaires se veut un espace de réflexion mais aussi d’action, où les innovations technologiques et les modèles inclusifs devront être partagés pour répondre à un défi commun : assurer la sécurité alimentaire et la souveraineté agricole de l’Afrique.

Amadou Hott nommé président du Conseil consultatif Afrique de Vision Invest

L’ancien ministre sénégalais de l’Économie, Amadou Hott, poursuit son ascension sur la scène économique internationale. Après avoir brigué sans succès la présidence de la Banque africaine de développement (BAD), finalement remportée par le Nigérian Akinwumi Adesina, l’économiste sénégalais vient de décrocher un poste de premier plan.

Selon Les Échos, Amadou Hott a été nommé président du Conseil consultatif Afrique de Vision Invest, une importante société saoudienne spécialisée dans le développement et l’investissement à l’échelle mondiale. L’intéressé a officialisé la nouvelle sur son profil LinkedIn, en ces termes : « Je suis heureux de partager que j’entame une nouvelle fonction comme Chair of Africa Advisory Board à Vision Invest. »

À ce poste stratégique, il aura pour mission de définir les grandes orientations liées aux opérations africaines du groupe. Il devra notamment superviser la stratégie régionale, renforcer les relations avec les parties prenantes clés et accompagner l’expansion du portefeuille d’investissements de Vision Invest sur le continent.

Cette nomination confirme le retour d’Amadou Hott dans les hautes sphères économiques internationales, après son passage remarqué au gouvernement du Sénégal. Elle illustre aussi la confiance que les grands acteurs mondiaux de la finance et du développement placent dans son expertise en matière de financement innovant, de structuration de projets et de mobilisation de capitaux.

Le Président sénégalais reçoit Paul Kagame à Dakar pour le Africa Food Systems Forum 2025

Le Président de la République du Sénégal a accueilli ce dimanche à Dakar son homologue rwandais, Son Excellence Paul Kagame, à l’occasion du Africa Food Systems Forum 2025 (AFSForum2025).

Cette rencontre souligne la solidité des relations entre le Sénégal et le Rwanda et met en avant l’engagement des deux pays pour la transformation durable des systèmes alimentaires en Afrique.

Le forum, qui rassemble chefs d’État, décideurs politiques, acteurs du secteur privé, organisations paysannes et partenaires au développement, est conçu comme une plateforme stratégique. L’objectif : identifier des solutions innovantes face aux défis de la sécurité alimentaire et du changement climatique sur le continent.

Pour les experts et participants, l’événement constitue également une opportunité de renforcer les partenariats, d’échanger sur les meilleures pratiques et de promouvoir des politiques publiques visant à moderniser l’agriculture africaine et à améliorer l’accès à une alimentation saine et durable.

Sénégal – Nations unies : Reprise des négociations sur l’occupation de la Maison des Nations unies à Diamniadio

Les discussions entre les autorités sénégalaises et les Nations unies ont repris hier à Dakar autour du projet de la Maison des Nations unies à Diamniadio (MONUD). L’enjeu principal reste la question du paiement de la location des agences onusiennes installées dans ce bâtiment flambant neuf.

Selon le quotidien L’As, le président Bassirou Diomaye Faye a remis en cause le protocole d’accord signé sous l’ère Macky Sall, estimant que certaines agences onusiennes non accréditées au Sénégal doivent s’acquitter d’un loyer. L’objectif affiché par l’État est de dégager des ressources pour apurer la dette contractée dans le cadre de la construction de l’immeuble, ce qui explique le retard observé dans le déménagement des agences concernées.

La ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Yassine Fall, a confirmé à L’As que des négociations ont effectivement démarré. La délégation sénégalaise était conduite par Elimane Pouye, Directeur de la Société de gestion et d’exploitation du patrimoine bâti de l’État (SO-GEPA-SN), accompagné d’un représentant de l’Agence judiciaire de l’État.

Côté onusien, les pourparlers étaient pilotés par le Dr Garry Conille, ancien Premier ministre d’Haïti et aujourd’hui haut responsable des Nations unies. Il était épaulé par Mme Aminata Maïga, coordonnatrice résidente du système onusien au Sénégal, ainsi que plusieurs hauts cadres onusiens.

Sécurité en Afrique : le général Mbaye Cissé prend part à la Conférence des Chefs d’État-major à Abuja

Abuja a accueilli, du 25 au 27 août 2025, la Conférence des Chefs d’État-major des Armées africaines, une rencontre de haut niveau placée sous le thème : « Le rôle de la collaboration stratégique de défense dans la lutte contre les menaces contemporaines à la paix et à la sécurité en Afrique ».

Le Sénégal y a été représenté par le général Mbaye Cissé, Chef d’État-major général des Armées (CEMGA), selon une note de la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA).

Cette conférence a réuni des responsables militaires venus de divers pays du continent afin de réfléchir sur les défis sécuritaires auxquels l’Afrique est confrontée. Terrorisme, criminalité transnationale, cybermenaces : autant de menaces complexes et interconnectées qui appellent des réponses coordonnées. Les participants ont insisté sur l’importance de renforcer la coopération militaire, de mutualiser les moyens et d’élaborer des stratégies communes pour préserver la stabilité régionale.

En marge des travaux, le général Mbaye Cissé a eu un entretien bilatéral avec son homologue nigérian. Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération militaire entre Dakar et Abuja. Les deux pays, fortement impliqués dans les opérations de maintien de la paix et dans la lutte contre les menaces transfrontalières, entendent ainsi consolider leur partenariat stratégique au service de la sécurité régionale.

Bassirou Diomaye Faye reçu par Emmanuel Macron à l’Élysée : cap sur un partenariat rénové

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a rencontré ce mercredi matin à l’Élysée son homologue français, Emmanuel Macron, autour d’un petit-déjeuner de travail.

Selon une note de la Présidence, les deux Chefs d’État ont passé en revue l’état de la coopération bilatérale, abordant les pistes de renforcement du partenariat rénové entre Dakar et Paris. Les échanges ont porté sur plusieurs domaines stratégiques, notamment l’investissement, le commerce, la défense et la sécurité.

Cette première prise de contact sera suivie d’un approfondissement des discussions lors du prochain séminaire intergouvernemental prévu en septembre à Dakar, où les deux gouvernements doivent définir des feuilles de route précises.

Le chef de l’État sénégalais a par ailleurs salué la posture de son homologue français sur les questions mémorielles, soulignant en particulier la reconnaissance par Emmanuel Macron du massacre des tirailleurs sénégalais à Thiaroye en 1944. Dans ce cadre, Bassirou Diomaye Faye a invité le Président français à prendre part à la deuxième édition de la commémoration de cet événement, prévue le 1er décembre 2025 à Dakar.

Coopération, sécurité et mémoire : Diomaye Faye et Macron dessinent de nouveaux horizons 

En marge de sa participation à la Rencontre des Entrepreneurs de France, le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a été reçu ce mardi matin à l’Élysée par son homologue français, Emmanuel Macron, pour un petit-déjeuner de travail.

La rencontre, marquée par une atmosphère cordiale, a permis aux deux Chefs d’État de passer en revue l’état des relations bilatérales et d’examiner les perspectives de leur partenariat rénové. Les échanges ont particulièrement porté sur les axes prioritaires de coopération, parmi lesquels l’investissement, le commerce, la défense et la sécurité. Ces thématiques seront approfondies lors du prochain séminaire intergouvernemental prévu en septembre.

Au-delà des questions économiques et sécuritaires, le volet mémoriel a également occupé une place centrale dans les discussions. Le Président Bassirou Diomaye Faye a salué l’engagement de son homologue français concernant la reconnaissance des pages sombres de l’histoire coloniale, en particulier le massacre des tirailleurs sénégalais à Thiaroye en 1944. Dans cette dynamique, il a officiellement invité Emmanuel Macron à prendre part à la deuxième édition de la commémoration de cet événement, prévue le 1er décembre 2025 à Dakar.

Cette rencontre s’inscrit dans la volonté des deux dirigeants de donner un nouveau souffle à la coopération franco-sénégalaise, en l’adaptant aux enjeux contemporains et en l’ancrant dans une relation de confiance, de respect mutuel et de mémoire partagée.

Partenariat sino-sénégalais : Ousmane Sonko et l’ambassadeur Li Zhigang accélèrent la concrétisation du projet d’aciérie

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a reçu ce samedi 23 août 2025 l’ambassadeur de la République populaire de Chine, S.E. Li Zhigang, accompagné de hauts responsables de China Harbour Engineering Company (CHEC) et de BAOWU International, géant mondial de la sidérurgie. La rencontre, tenue à la Primature et rapportée par la cellule de communication officielle, s’inscrit dans la continuité des engagements pris lors de la récente visite d’Ousmane Sonko en Chine.

Au cœur des discussions figurait le projet d’implantation d’une aciérie au Sénégal, considéré comme un levier stratégique pour l’industrialisation du pays et un pilier du partenariat économique sino-sénégalais. La présence conjointe de CHEC, spécialisée dans les grandes infrastructures, et de BAOWU International, leader incontesté de la production d’acier, traduit la volonté des deux parties de donner une dimension concrète et opérationnelle à ce projet industriel d’envergure.

Selon la Primature, cette rencontre visait non seulement à réaffirmer l’engagement politique des deux pays, mais aussi à accélérer le processus de mise en œuvre des projets stratégiques discutés à Pékin. L’aciérie, en particulier, apparaît comme un investissement structurant qui pourrait transformer durablement le tissu économique sénégalais. Elle permettra de réduire la dépendance aux importations d’acier, d’approvisionner le marché local et régional, et de créer des milliers d’emplois directs et indirects.

Au-delà de l’impact économique, le projet est perçu comme un catalyseur de transfert de technologies et de renforcement des capacités locales. Le Sénégal, qui ambitionne de faire de l’industrialisation un moteur de sa croissance, voit dans ce partenariat une opportunité de renforcer ses infrastructures, de moderniser son appareil productif et d’accroître sa compétitivité sur la scène internationale.

La rencontre entre Ousmane Sonko et l’ambassadeur Li Zhigang illustre également la solidité des relations diplomatiques entre Dakar et Pékin. Depuis plusieurs années, la Chine s’impose comme un partenaire économique de premier plan pour le Sénégal, en finançant et réalisant des projets majeurs dans les secteurs des infrastructures, de l’énergie et de l’agriculture. L’aciérie, dont la mise en œuvre entre dans une phase décisive, s’inscrit dans cette dynamique de coopération renforcée, tournée vers le développement durable et la création de valeur ajoutée locale.

En concrétisant ce projet, le Sénégal franchirait une étape importante dans sa quête d’industrialisation et d’autonomie économique, tout en consolidant un partenariat stratégique avec la Chine, acteur incontournable de l’économie mondiale.

Trump envisage de déployer la Garde nationale à Chicago dès septembre

L’administration Trump prépare un nouveau bras de fer avec certaines grandes métropoles américaines dirigées par des démocrates. Selon plusieurs médias dont The Washington Post et CNN, la Maison-Blanche envisage de mobiliser plusieurs milliers de soldats de la Garde nationale à Chicago dès septembre, dans le cadre d’une opération visant à lutter à la fois contre la criminalité et l’immigration clandestine.

Citant des responsables anonymes, The Washington Post indique que le Pentagone élabore actuellement des plans de déploiement. Interrogé, un porte-parole du département de la Défense n’a pas confirmé l’information, rappelant seulement que « le Département est une organisation de planification » travaillant en permanence avec d’autres agences pour « protéger les biens et le personnel fédéraux ».

Cette perspective intervient alors que Donald Trump a déjà ordonné, à Washington, le déploiement de plus de 1.900 réservistes de la Garde nationale, qui devraient prochainement être armés. Le président américain a laissé entendre que Chicago et New York pourraient suivre. « Nous allons rendre nos villes très, très sûres. Je pense que Chicago sera la prochaine, et ensuite nous aiderons New York », a-t-il déclaré depuis la Maison-Blanche vendredi.

Le plan envisagé pour Chicago serait calqué sur celui mis en œuvre à Los Angeles en juin 2024, où près de 4.000 membres de la Garde nationale de Californie et 700 Marines avaient été mobilisés, malgré l’opposition des autorités locales.

Chicago reste confrontée à un niveau élevé de criminalité, même si les chiffres officiels montrent une tendance à la baisse : la police y a recensé 573 homicides en 2024, soit 8 % de moins que l’année précédente. En parallèle, l’ICE (Immigration and Customs Enforcement) a intensifié ses opérations contre les migrants sans papiers, accentuant le climat de tension dans certaines communautés.

Renforcement des relations bilatérales avec le Sénégal : le Japon approuve un programme agricole en Casamance

En visite officielle au Japon dans le cadre du renforcement du partenariat stratégique entre Dakar et Tokyo, le président de la République Bassirou Diomaye Faye a multiplié les rencontres avec des responsables de haut niveau. Ce vendredi matin, il a reçu en audience le Professeur Tanaka Akihiko, président de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), un échange qui a permis de réaffirmer la solidité des relations bilatérales et de mettre en avant de nouveaux axes de coopération.

Au cœur des discussions, le chef de l’État sénégalais et son interlocuteur ont évoqué l’élargissement des domaines d’intervention de la JICA, notamment à travers la construction de l’annexe du Centre de Formation Sénégal–Japon à Diamniadio, un projet emblématique destiné à renforcer le développement des compétences et la formation professionnelle.

La présidence a par ailleurs annoncé, via sa page X (ex-Twitter), que le gouvernement japonais a donné son feu vert à un ambitieux programme agricole en Casamance. Cette région, qui bénéficie déjà de l’appui nippon à travers la mise à disposition de deux machines de déminage, est désormais au cœur d’une nouvelle dynamique d’investissement. L’intérêt croissant du secteur privé japonais pour le Sénégal s’étend aussi à d’autres secteurs stratégiques tels que l’énergie, l’hydraulique, le numérique, la santé et l’agriculture.

Lors de cette rencontre, Bassirou Diomaye Faye a mis en avant les atouts majeurs du Sénégal : sa stabilité politique, l’attractivité de son environnement des affaires et sa position géographique stratégique, faisant du pays une porte d’entrée privilégiée vers l’Afrique de l’Ouest et l’ensemble du continent. Ces arguments visent à séduire davantage d’investisseurs japonais et à consolider un partenariat gagnant-gagnant.

En marge de son agenda diplomatique, le président sénégalais a également reçu le maire de Yokohama, l’une des plus grandes métropoles japonaises avec plus de quatre millions d’habitants et hôte de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD). Les échanges ont porté sur la coopération entre Yokohama et plusieurs villes sénégalaises, avec un accent particulier sur la gestion de l’eau, le traitement des déchets et l’aménagement urbain, autant de défis partagés entre les deux pays.

Cette visite officielle illustre la volonté des deux nations de consolider un partenariat dynamique et durable, fondé sur la formation, l’innovation et le développement inclusif, afin de répondre aux aspirations de leurs populations. Elle marque une étape importante dans l’approfondissement des relations sénégalo-japonaises, avec des retombées attendues aussi bien sur le plan économique que social.

TICAD 9 à Yokohama : Bassirou Diomaye Faye scelle de nouveaux partenariats stratégiques pour le Sénégal

Le séjour du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, au Japon, dans le cadre de la 9ᵉ Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9), a été marqué par une série d’accords et de rencontres de haut niveau. La journée du jeudi 21 août 2025 a été particulièrement dense, avec la signature de partenariats majeurs dans les domaines de la formation professionnelle, de l’agriculture, de l’investissement et de la coopération internationale.

Au nom du Sénégal, le chef de l’État a signé un mémorandum de coopération avec l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA). L’accord prévoit la construction d’une annexe du Centre de formation professionnelle et technique Sénégal-Japon à Diamniadio. De grandes entreprises japonaises – Toyota Tsusho, Daikin, Yamaha, Toda et NEC – accompagneront ce projet en soutenant le transfert de compétences et la formation des jeunes.

L’objectif affiché est de renforcer l’employabilité de la jeunesse sénégalaise et de soutenir la compétitivité de l’économie nationale.

Le président Faye a également reçu en audience le président de Kubota Corporation, leader mondial du machinisme agricole et industriel. Les discussions ont porté sur le développement de partenariats dans l’agriculture, l’innovation technologique et les investissements. Cette démarche traduit une volonté commune de moderniser le secteur agricole sénégalais et d’ouvrir de nouvelles perspectives économiques.

Le chef de l’État s’est entretenu avec Kaiza Doyukai, une association économique japonaise regroupant plus de 1 700 PDG et 1 000 entreprises. L’organisation dispose déjà d’un fonds d’investissement de 5 millions de dollars (environ 2,8 milliards FCFA) en Afrique, qu’elle envisage de porter à 100 millions de dollars (près de 56,2 milliards FCFA) en partenariat avec la Banque africaine de développement (BAD).

Lors des échanges, le président sénégalais a souligné : « Lorsqu’on noue un partenariat avec le Sénégal, c’est toute l’Afrique que l’on bâtit dans une relation d’avenir. »

Bassirou Diomaye Faye a également eu une audience avec les dirigeants de la Japan Bank for International Cooperation (JBIC). Les discussions ont porté sur de nouvelles pistes de coopération, notamment pour faciliter les investissements japonais au Sénégal dans des secteurs stratégiques tels que l’économie verte, les infrastructures et les nouvelles technologies.

En fin de journée, le président a rencontré Mme Cindy McCain, Directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM). Les deux parties ont salué la solidité du partenariat existant et exprimé leur volonté de le renforcer. Les priorités identifiées concernent le développement du programme de cantines scolaires, l’autonomisation des femmes et l’accès à l’eau, considérés comme des leviers essentiels pour une sécurité alimentaire durable.

Sénégal – PAM : Un partenariat renforcé pour la sécurité alimentaire et le développement inclusif

En marge de sa visite à Yokohama, le Président de la République du Sénégal a reçu en audience Mme Cindy McCain, Directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM), venue avec une importante délégation.

Cette rencontre a été l’occasion de saluer la qualité de la coopération entre le Sénégal et le PAM, un partenariat qui ne cesse de se consolider au fil des années. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté commune de le renforcer davantage autour de trois axes prioritaires :

le développement du programme de cantines scolaires, afin d’assurer une meilleure nutrition et de favoriser la rétention des élèves à l’école ; l’autonomisation des femmes, considérée comme un levier essentiel pour le progrès social et économique ; l’accès durable à l’eau, condition indispensable pour garantir une sécurité alimentaire effective.

Sénégal – Japon : Un nouveau partenariat pour renforcer la formation professionnelle

Le Gouvernement du Sénégal et l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) ont signé, ce jeudi 21 août 2025, un mémorandum de coopération axé sur le développement des ressources humaines. Cette initiative s’inscrit dans la volonté commune des deux pays de consolider les liens de partenariat et de soutenir la montée en compétences de la jeunesse sénégalaise.

Au cœur de ce projet, figure la construction d’une annexe du Centre de Formation Professionnelle et Technique Sénégal–Japon à Diamniadio. Cette infrastructure moderne viendra renforcer l’offre de formation technique et professionnelle, répondant aux besoins croissants du marché de l’emploi et aux exigences d’une économie en pleine transformation.

Plusieurs grandes entreprises japonaises, parmi lesquelles Toyota Tsusho, Daikin, Yamaha, Toda et NEC, ont exprimé leur engagement à accompagner ce programme. Leur participation se traduira par un transfert de savoir-faire, un appui à la formation technique et des opportunités concrètes pour les jeunes Sénégalais de se préparer aux métiers d’avenir.

Pour les autorités sénégalaises, cet accord représente un pas décisif vers l’amélioration de l’employabilité et la valorisation du capital humain, levier essentiel de compétitivité et de développement économique. Quant à la JICA et aux entreprises partenaires, il témoigne de la confiance accordée au Sénégal comme pôle régional d’innovation et de compétences.

Washington frappe la CPI : quatre magistrats dans le viseur des sanctions américaines

Les États-Unis ont annoncé, ce mercredi, par la voix de leur secrétaire d’État, Marco Rubio, une nouvelle série de sanctions contre la Cour pénale internationale (CPI). Cette décision marque un nouvel épisode dans la confrontation entre Washington et l’institution judiciaire basée à La Haye.

Selon les autorités américaines, les sanctions visent directement quatre hauts responsables de la CPI : le procureur sénégalais Mame Mandiaye Niang, la procureure fidjienne Nazhat Shameem Khan, ainsi que les juges Kimberly Prost du Canada et Nicolas Guillou de la France.

L’administration Trump reproche à ces magistrats leur rôle central dans la conduite d’enquêtes jugées « politiquement motivées » et portant sur des faits impliquant les forces américaines et israéliennes. Washington considère que la CPI outrepasse ses prérogatives et tente de s’immiscer dans la souveraineté judiciaire des États qui, comme les États-Unis ou Israël, n’ont pas ratifié le Statut de Rome.

Ces sanctions incluent notamment le gel des avoirs éventuels des personnes ciblées aux États-Unis, ainsi que des restrictions de voyage. Elles visent, selon les propos de Marco Rubio, à « protéger les militaires et les alliés américains contre des poursuites injustes ».

La mesure suscite déjà de vives réactions dans les milieux diplomatiques et juridiques. Des ONG de défense des droits humains dénoncent une atteinte grave à l’indépendance de la justice internationale, tandis que plusieurs capitales européennes appellent Washington à revenir sur sa décision.

La CPI, de son côté, a réaffirmé qu’elle poursuivra ses enquêtes « en toute indépendance et impartialité », malgré les pressions politiques et financières.

L’ONU mise sur Nairobi : plus de 220 milliards FCFA pour un nouveau hub régional

Le Système des Nations unies s’apprête à renforcer considérablement sa présence à Nairobi, au Kenya, avec un investissement estimé à plus de 220 milliards de francs CFA destiné à l’extension de ses installations. Selon Le Quotidien, l’ambition affichée est claire : hisser la capitale kényane au rang de centre névralgique de l’ONU, aux côtés de New York, Genève et Vienne.

Plusieurs agences onusiennes, dont l’Unicef, ONU-Femmes et l’UNFPA, devraient y installer leurs sièges régionaux, confirmant la montée en puissance de Nairobi comme plateforme stratégique des Nations unies en Afrique et au-delà.

Cette décision intervient dans un contexte particulier marqué par des tensions persistantes entre l’ONU et le gouvernement sénégalais autour de la Maison des Nations unies de Diamniadio. Ce complexe ultramoderne, construit sous la présidence de Macky Sall et inauguré en grande pompe, était censé accueillir l’ensemble des représentations onusiennes au Sénégal.

Mais le projet est désormais au cœur d’un bras de fer entre Dakar et l’ONU. Le Premier ministre Ousmane Sonko conteste les accords d’occupation, jugés déséquilibrés, notamment sur le montant du loyer fixé par l’État. L’organisation internationale, qui bénéficie à Nairobi d’un bail symbolique, considère les conditions imposées au Sénégal comme excessives.

Face à ce différend, les Nations unies avaient un temps envisagé un transfert vers Abidjan. Mais c’est finalement Nairobi qui s’impose comme la solution privilégiée, grâce à un environnement perçu comme plus stable et mieux maîtrisé, selon des sources citées par Le Quotidien.

Japon : Bassirou Diomaye Faye et Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani réaffirment leur volonté de renforcer la coopération

En marge de la neuvième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9), le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a eu un entretien bilatéral ce mardi avec son homologue mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. La rencontre, qualifiée de « fraternelle » par la Présidence sénégalaise, s’est déroulée dans une atmosphère empreinte de cordialité et d’engagement réciproque.

Selon le communiqué diffusé par la Présidence de la République, les deux chefs d’État ont exprimé leur volonté commune d’intensifier la concertation et de consolider la coopération entre Dakar et Nouakchott. Au-delà des relations diplomatiques classiques, le message officiel a insisté sur les liens historiques et culturels qui unissent les deux nations, renforcés par la proximité géographique et par un destin que les dirigeants considèrent comme « partagé ».

Cette rencontre au Japon illustre une fois de plus la dynamique de rapprochement entre les deux pays, qui ont en commun des enjeux stratégiques liés à la sécurité au Sahel, à la gestion des ressources naturelles et au développement économique transfrontalier. Elle intervient dans un contexte où les partenariats régionaux deviennent essentiels pour faire face aux défis contemporains, qu’ils soient économiques, sécuritaires ou environnementaux.

En affichant leur convergence de vues, Bassirou Diomaye Faye et Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani posent les jalons d’une coopération renforcée, appelée à s’élargir dans les domaines de la gouvernance, du commerce, de l’énergie et des infrastructures. Ce tête-à-tête au Japon, en marge d’une rencontre internationale de haut niveau, vient rappeler la place centrale du dialogue bilatéral dans les stratégies diplomatiques des deux pays.

Le Président Bassirou Diomaye Faye entame une visite officielle de huit jours au Japon

Le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce lundi 18 août 2025 pour une visite officielle de huit jours au Japon. Ce déplacement s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la coopération bilatérale et du rayonnement diplomatique du Sénégal sur la scène internationale.

Durant son séjour, le Chef de l’État prendra part à deux événements majeurs. D’abord, la 9ᵉ édition de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9), rendez-vous stratégique où seront discutées les perspectives de coopération entre le Japon et le continent africain dans des secteurs clés tels que les infrastructures, l’éducation, la santé et la gouvernance.

Ensuite, le Président Diomaye Faye assistera à la Journée du Sénégal à l’Exposition universelle Osaka Kansai 2025, une vitrine exceptionnelle pour promouvoir le potentiel économique, culturel et touristique du pays. À travers cette participation, Dakar entend séduire de nouveaux partenaires et attirer davantage d’investissements directs étrangers.

Selon la Présidence, ce déplacement vise non seulement à défendre les priorités nationales, mais aussi à consolider un partenariat stratégique avec le Japon dans les domaines de l’innovation, du développement durable et de l’investissement productif.

Le retour du Chef de l’État à Dakar est prévu pour le 26 août 2025.

États-Unis : nouvelles restrictions sur les visas, le Sénégal appelle à la vigilance

Les États-Unis ont durci leur politique migratoire à travers de nouvelles mesures restrictives concernant la délivrance des visas. Selon un communiqué publié vendredi par le ministère sénégalais de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, dirigé par Yacine Fall, l’ambassade des États-Unis à Dakar a officiellement annoncé l’entrée en vigueur de ces dispositions depuis le 12 août 2025.

Désormais, tous les visas non-immigrants délivrés par les services consulaires américains auront une durée de validité limitée à trois (3) mois, assortie d’une seule entrée sur le territoire américain. Une mesure qui rompt avec la pratique antérieure, où les visas pouvaient offrir une validité plus longue et des entrées multiples.

Le ministère a rappelé que toute violation de ces nouvelles dispositions expose le contrevenant à des sanctions, tant pénales qu’administratives, aux États-Unis. Il invite par conséquent les Sénégalais désireux de se rendre sur le sol américain à redoubler de vigilance en vérifiant la validité de leur visa et en respectant scrupuleusement la durée de séjour autorisée.

Le communiqué souligne que cette nouvelle politique migratoire américaine ne vise pas uniquement le Sénégal. Elle s’applique également à plusieurs pays d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie, dans le cadre d’un durcissement global voulu par l’administration Trump pour renforcer le contrôle des flux migratoires.

Diplomatie : Julius Maada Bio en visite de travail à Dakar

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a accueilli ce vendredi 15 août à Dakar son homologue de la Sierra Leone, Julius Maada Bio, par ailleurs président en exercice de la CEDEAO. Cette visite de travail s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations entre les deux pays et de la consolidation de l’intégration régionale.

Les discussions entre les deux chefs d’État ont porté sur plusieurs axes, notamment la coopération bilatérale et les enjeux régionaux. Selon des sources proches de la Présidence, Bassirou Diomaye Faye et Julius Maada Bio ont réaffirmé leur détermination commune à œuvrer pour la stabilité de l’espace communautaire ouest-africain, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, politiques et économiques.

Au-delà des échanges bilatéraux, cette rencontre illustre la volonté partagée du Sénégal et de la Sierra Leone de contribuer activement au raffermissement de la CEDEAO. Les deux dirigeants ont insisté sur la nécessité de bâtir une organisation plus solidaire, plus efficace et capable de répondre aux aspirations des peuples de la région.

La présidence sénégalaise a salué « l’engagement partagé des deux pays à œuvrer de concert pour la prospérité et la paix dans la sous-région », soulignant que cette coopération s’inscrit dans une vision commune d’un espace ouest-africain plus intégré et résilient face aux défis contemporains.

Bassirou Diomaye Faye reçoit Julius Maada Bio pour une visite axée sur le dialogue et la coopération régionale

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a accueilli ce vendredi 15 août 2025, à Dakar, son homologue sierra-léonais Julius Maada Bio, également président en exercice de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Selon une note diffusée par la présidence sénégalaise, cette rencontre s’est tenue dans une atmosphère chaleureuse et fraternelle, témoignant de la solidité des relations entre les deux pays. La visite de travail a été placée sous le signe du dialogue constructif et de la coopération multiforme.

Au cœur des échanges, figurait la volonté commune de renforcer les liens bilatéraux entre Dakar et Freetown, tout en œuvrant pour une intégration régionale plus dynamique au sein de la CEDEAO. Les deux dirigeants ont également évoqué les défis communs auxquels l’espace ouest-africain est confronté, ainsi que les moyens de consolider la stabilité, la paix et le développement économique dans la région.

Cette visite s’inscrit dans une série de concertations diplomatiques initiées par le président Bassirou Diomaye Faye, visant à positionner le Sénégal comme un acteur clé du dialogue régional et du renforcement de la solidarité entre les États membres de la CEDEAO.

États-Unis : nouvelles restrictions sur les visas non-immigrants, le Sénégal concerné

Le Ministère sénégalais de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères a annoncé que l’Ambassade des États-Unis d’Amérique à Dakar a modifié les conditions d’octroi des visas non-immigrants. À compter du 12 août 2025, tous les visas délivrés seront valables trois mois et assortis d’une entrée unique.

Cette mesure ne vise pas uniquement le Sénégal, mais s’applique également à plusieurs autres pays d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie. Elle s’inscrit dans le cadre d’une révision du dispositif de sécurité aux frontières américaines, visant à renforcer la lutte contre l’immigration irrégulière.

Parmi les dispositions annoncées figurent :

des sanctions pénales et administratives contre toute personne reconnue coupable de tentative ou d’acte d’immigration illégale ; la possibilité d’interdiction d’entrée sur le territoire américain pour les personnes ayant des antécédents judiciaires ou des infractions passées, même anciennes.

vérifier la validité de leur visa ; respecter strictement la durée de séjour autorisée ; se rapprocher du réseau diplomatique et consulaire pour toute information complémentaire.

Turquie : Ousmane Sonko sollicite le soutien d’Erdogan pour surmonter les défis budgétaires du Sénégal

Lors d’une visite officielle de cinq jours en Turquie, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a engagé un plaidoyer appuyé en faveur d’un renforcement de la coopération bilatérale afin d’aider son pays à faire face à ses difficultés financières. Invité par le président turc Recep Tayyip Erdogan, M. Sonko a présenté avec transparence la situation économique délicate que traverse le Sénégal, marqué par un passif important hérité qui pèse sur les finances publiques.

Reconnaissant sans détour les défis économiques actuels, le chef du gouvernement a souligné : « Nous n’avons pas honte de vous parler de la situation financière que nous traversons. C’est un passif que nous avons hérité et qui place notre pays dans une situation budgétaire délicate. Cependant, nous sommes déterminés à prendre notre destin en main ». Cette franchise illustre la volonté du Sénégal de surmonter ses obstacles tout en cherchant activement des partenaires stratégiques.

Ousmane Sonko a ainsi sollicité un accompagnement ferme et concret de la Turquie durant cette période sensible. « Je solliciterai avec beaucoup d’insistance votre accompagnement durant cette période. Nous croyons qu’une Turquie déterminée à nos côtés nous aidera à stabiliser nos finances publiques », a-t-il affirmé, affichant son optimisme quant à l’impact positif d’une coopération renforcée.

Au-delà du soutien financier, le Premier ministre a également encouragé les entreprises turques à investir de manière significative au Sénégal, notamment dans des secteurs jugés prioritaires tels que l’énergie, l’agriculture et l’industrie. Il a demandé à Recep Tayyip Erdogan d’agir en tant que relais auprès d’autres partenaires internationaux afin d’élargir les opportunités de coopération et renforcer l’intégration économique du Sénégal à l’échelle globale.

La visite officielle s’est conclue par la signature de plusieurs accords bilatéraux dans des domaines jugés stratégiques par les deux gouvernements, témoignant d’une volonté partagée de consolider leurs liens politiques, économiques et sociaux.

Cette rencontre marque un tournant dans la dynamique des relations sénégalo-turques, avec l’espoir d’un soutien durable qui permettra au Sénégal de relever ses défis budgétaires tout en accélérant son développement économique.

Investissements turcs au Sénégal : Plus de 5 400 milliards de francs CFA envisagés dans le secteur de l’énergie

L’ambassadeur du Sénégal en Turquie, Moustapha Sokhna Diop, a récemment annoncé un projet d’investissement massif de la part d’investisseurs privés turcs, qui envisagent de mobiliser près de 5 400 milliards de francs CFA, soit environ 9 milliards de dollars, pour financer des projets dans le secteur de l’énergie au Sénégal. Ce montant ne prend pas en compte les investissements supplémentaires prévus dans d’autres domaines clés tels que l’agriculture, la construction et le développement industriel.

Cette annonce a été faite lors d’un entretien avec l’Agence de presse sénégalaise (APS) dans le cadre d’un forum organisé conjointement par l’Association des hommes d’affaires privés de Turquie, le Conseil des relations économiques étrangères (DEIK) et l’Agence pour la Promotion des Investissements et Grands Travaux (APIX). Ce forum, qui a rassemblé environ 300 opérateurs économiques, dont 50 représentants sénégalais, a constitué une plateforme d’échanges et de présentation d’opportunités économiques bilatérales.

En marge de ce rendez-vous, plusieurs dirigeants d’importantes entreprises turques ont rencontré le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko, en visite officielle de cinq jours en Turquie à l’invitation du président Recep Tayyip Erdogan. Ces échanges ont permis de présenter diverses propositions d’investissements non seulement dans l’énergie, mais aussi dans les secteurs de l’agriculture, de l’automobile et de l’armement.

L’ambassadeur Moustapha Sokhna Diop a souligné que ces projets se présenteront sous des formes variées, notamment des partenariats public-privé et des investissements directs. Il a insisté sur le fait que ces investissements structurants ont été pensés de manière à ne pas aggraver la dette publique sénégalaise, ce qui constitue une priorité dans la stratégie économique nationale.

Les investisseurs turcs sont attendus prochainement à Dakar pour poursuivre les discussions. Ils rencontreront les ministres en charge des secteurs concernés afin d’examiner en détail les dossiers, affiner les modalités de collaboration et engager les démarches nécessaires pour la concrétisation de ces investissements majeurs. Ce partenariat promet ainsi de renforcer significativement la coopération économique entre le Sénégal et la Turquie, tout en contribuant au développement durable du Sénégal.

Diplomatie : Ousmane Sonko quitte la Türkiye après une visite officielle fructueuse

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a quitté la Türkiye ce lundi matin, mettant fin à une visite officielle marquée par des échanges de haut niveau et la conclusion d’accords stratégiques.

Accueilli avec les honneurs à Ankara dès son arrivée, M. Sonko a multiplié les rencontres avec les autorités turques, en tête desquelles le président Recep Tayyip Erdoğan. Les deux dirigeants ont abordé des dossiers majeurs touchant aux domaines économique, commercial, éducatif, ainsi qu’à la coopération sécuritaire.

Point d’orgue de cette visite, plusieurs accords de partenariat ont été signés, ouvrant la voie à un renforcement significatif des relations bilatérales. Ces engagements portent notamment sur le développement des infrastructures, l’augmentation des échanges commerciaux et la promotion des investissements croisés.

Ce matin, le président Erdoğan a personnellement raccompagné le Premier ministre sénégalais à l’aéroport, geste hautement symbolique témoignant de la solidité et de la cordialité des liens entre Dakar et Ankara.

Ousmane Sonko, qui a salué « l’excellence des relations sénégalo-turques » et la vision partagée pour un partenariat gagnant-gagnant, a réaffirmé la volonté du Sénégal de poursuivre cette dynamique de coopération.

Forum Turquie–Sénégal : Ousmane Sonko trace cinq axes de coopération stratégique avec Ankara

Le 9 août 2025, Istanbul a accueilli le Forum économique Turquie–Sénégal, une rencontre stratégique qui s’inscrit dans l’Agenda National de Transformation 2050 et la Vision Sénégal 2050. Organisé conjointement par le Conseil des relations économiques extérieures de Turquie (DEİK), l’Association des industriels et hommes d’affaires indépendants (MÜSİAD) et l’APIX, l’événement avait pour objectif de renforcer les échanges et de tracer une feuille de route claire pour une coopération renforcée entre Dakar et Ankara.

Le Premier ministre Ousmane Sonko, qui conduisait la délégation sénégalaise, a profité de cette tribune pour présenter la nouvelle trajectoire économique du pays, fondée sur la souveraineté, la justice sociale et la prospérité partagée. Il a rappelé que cette orientation repose sur trois piliers majeurs : la transformation locale des ressources, la valorisation du potentiel humain et un ancrage territorial fort.

Dans son discours, Ousmane Sonko a mis en avant cinq axes de coopération qu’il considère comme prioritaires avec la Turquie. Le premier concerne le secteur de l’énergie, notamment à travers la mise en œuvre des stratégies Gas to Power et Gas to Industries, destinées à transformer les ressources gazières nationales en moteur de développement industriel et énergétique. Le deuxième vise à promouvoir l’industrialisation du pays grâce à la création de chaînes de valeur locales capables de stimuler la production nationale et de réduire la dépendance aux importations. Le troisième axe porte sur la transformation numérique, avec la volonté de faire du numérique un levier de compétitivité et d’innovation. Le quatrième domaine concerne l’éducation et la recherche, afin de former une main-d’œuvre qualifiée et d’encourager l’innovation scientifique. Enfin, le cinquième axe est dédié à la souveraineté sanitaire, par le développement de l’industrie pharmaceutique et biomédicale locale.

Pour concrétiser ces ambitions, le Sénégal met en place huit pôles de développement intégrés, reliés par de grandes infrastructures et adossés à un cadre fiscal et juridique compétitif. Le gouvernement mène également d’importantes réformes, parmi lesquelles un nouveau Code des investissements, la refonte du Code général des impôts et du Code des douanes, l’adoption d’une nouvelle loi sur les Partenariats Public-Privé, une loi sur les Zones Économiques Spéciales et un régime d’import-substitution destiné à soutenir la production nationale.

Sur le plan budgétaire, la Loi de Finances Rectificative 2025 fixe quatre priorités : apurer la dette intérieure, relancer l’investissement productif, soutenir le secteur privé à travers les PPP et amorcer la souveraineté alimentaire. Ces priorités sont appuyées par le Plan de redressement Jubbanti Koom, doté de 4 600 milliards de FCFA sur la période 2025-2028, financé à 90 % par des ressources internes. Ce plan repose sur la mobilisation endogène, la renégociation des contrats stratégiques, le recyclage d’actifs publics et une réduction significative du train de vie de l’État.

Ousmane Sonko a également pris trois engagements fermes envers les investisseurs : digitaliser l’administration, stabiliser le cadre réglementaire et instaurer un dialogue régulier avec le secteur privé. Il a invité la Turquie, déjà active dans les infrastructures, l’éducation, le transport aérien et l’industrie, à intensifier sa présence dans l’agriculture, l’agro-industrie, l’énergie, les matériaux de construction, la métallurgie, la santé et la pêche.

Le chef du gouvernement a particulièrement insisté sur les opportunités offertes dans les Zones Économiques Spéciales et les Zones Aménagées pour l’Investissement, notamment à Diass, ainsi que sur les projets de co-investissement dans le pipeline gazier, les infrastructures logistiques et l’industrie militaire.

En conclusion, il a appelé les entreprises turques à participer massivement au Forum Invest in Senegal, prévu les 7 et 8 octobre 2025 à Dakar, affirmant que le Sénégal est prêt à accueillir des investissements productifs, à bâtir des partenariats gagnant-gagnant et à devenir, aux côtés de la Turquie, un pôle économique majeur du Sud global.

La Turquie et le Sénégal scellent leur coopération avec la signature de quatre accords stratégiques

Dans le cadre d’une visite officielle du Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko en Turquie, quatre accords de coopération ont été signés entre les deux pays, marquant une nouvelle étape dans le renforcement des relations bilatérales. La cérémonie s’est tenue en présence du président turc Recep Tayyip Erdogan et du chef du gouvernement sénégalais.

Lors d’une conférence de presse conjointe, Recep Tayyip Erdogan a salué le rôle du Sénégal sur la scène internationale, notamment sa position ferme face à l’oppression israélienne à Gaza. « Notre lutte se poursuivra jusqu’à la fin du génocide à Gaza », a-t-il affirmé, tout en soulignant la solidarité exemplaire du Sénégal avec le peuple palestinien.

Ousmane Sonko, pour sa part, a exprimé sa gratitude envers la Turquie, qualifiant le pays de « nation frère » ayant toujours soutenu le Sénégal. Il a également salué le leadership d’Erdogan dans la dénonciation du drame humanitaire à Gaza.

Les discussions entre les deux dirigeants ont porté sur plusieurs axes de coopération, incluant les investissements, le commerce, la sécurité, l’industrie de la défense, la lutte contre le terrorisme, l’énergie, les mines, les transports, l’agriculture et la pêche.

Le président turc a exprimé son ambition de porter le volume des échanges commerciaux entre les deux pays à 1 milliard de dollars dans un premier temps, avec un objectif à terme de 3 milliards de dollars.

Accord de coopération financière militaire Signé par le ministre turc de la Défense nationale, Yaşar Güler, et le ministre sénégalais des Forces armées, le général Birame Diop, cet accord vise à renforcer les capacités de défense du Sénégal à travers un appui financier de la Turquie. Protocole d’amendement au protocole d’aide financière en espèces Ce texte actualise l’accord signé le 28 janvier 2020, et s’inscrit dans la continuité de la coopération militaire entre les deux États. Accord de coproduction cinématographique, audiovisuelle et multimédia Paraphé par le ministre turc du Commerce, Ömer Bolat, et la ministre sénégalaise de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Yassine Fall, cet accord vise à encourager les productions culturelles conjointes et à promouvoir les industries créatives. Protocole d’application d’un mémorandum sur l’enseignement supérieur Signé entre le Conseil de l’enseignement supérieur turc et le ministère sénégalais de l’Enseignement supérieur pour la période 2025-2028, ce protocole ambitionne de renforcer les échanges académiques, la recherche scientifique et la mobilité étudiante.

Par cette série d’accords, la Turquie confirme son ancrage en Afrique et son intérêt particulier pour le Sénégal, perçu comme un partenaire stratégique en Afrique de l’Ouest. De son côté, le gouvernement sénégalais poursuit sa stratégie d’ouverture vers des partenaires non traditionnels, dans le cadre du Plan Sénégal 2050.

Renforcement des relations turco-sénégalaises : Ousmane Sonko en quête d’un partenariat stratégique pour le Plan Sénégal 2050

Dans le cadre d’une visite officielle en Turquie, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a engagé une série de rencontres diplomatiques et économiques qui marquent une nouvelle étape dans la politique extérieure du Sénégal. Ce déplacement s’inscrit dans la dynamique du Plan Sénégal 2050, un programme de transformation économique à long terme visant à bâtir une économie résiliente, inclusive et durable.

Parmi les moments forts de cette visite, figure la rencontre à Istanbul avec les responsables de la Turkish EximBank, une institution publique turque spécialisée dans le financement des exportations et des projets d’investissement. Ce rendez-vous stratégique témoigne de la volonté du Sénégal de mobiliser des financements innovants et adaptés à ses ambitions de développement, notamment dans les secteurs de l’industrialisation, des infrastructures et de l’énergie.

Le choix de la Turquie n’est pas fortuit. Ankara s’est imposée ces dernières années comme un acteur économique dynamique, ayant su construire un modèle industriel compétitif tout en renforçant ses relations économiques avec plusieurs pays africains. Cette orientation s’inscrit dans la logique d’une diversification des partenariats économiques du Sénégal, longtemps dépendant des institutions financières occidentales et des anciennes puissances coloniales.

En s’ouvrant à des partenaires émergents comme la Turquie, Dakar cherche à établir une coopération pragmatique, fondée sur des intérêts mutuels. Le Sénégal espère ainsi tirer profit de transferts de technologies, de partages d’expertise et d’un accès élargi aux réseaux d’investisseurs turcs et internationaux.

Au-delà des considérations économiques, cette visite revêt une dimension géopolitique. Elle illustre la volonté du Sénégal de redéfinir son positionnement international et d’assumer une diplomatie plus active, tournée vers les puissances émergentes. Le Premier ministre Ousmane Sonko incarne cette orientation, en inscrivant ses actions dans une vision stratégique claire : préparer la transition économique du pays à l’horizon 2050, tout en consolidant son indépendance et sa souveraineté.

Diplomatie : Recep Tayyip Erdogan salue la visite d’Ousmane Sonko et renforce les liens avec le Sénégal

La visite officielle du Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko en Turquie a été saluée avec enthousiasme par le président turc Recep Tayyip Erdogan. À l’issue de leur rencontre à Ankara, les deux dirigeants ont scellé plusieurs accords de coopération, marquant une nouvelle étape significative dans le développement des relations bilatérales entre la Turquie et le Sénégal.

Le président Erdogan n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction d’accueillir « mon cher frère Sonko, Premier ministre du Sénégal, qui a un rôle clé sur le continent africain ». Cette visite s’inscrit dans un contexte d’approfondissement des liens entre les deux pays, notamment dans les domaines économiques, sécuritaires et industriels.

Plusieurs accords ont été signés au terme des discussions, destinés à renforcer la coopération bilatérale dans divers secteurs clés. L’un des objectifs majeurs des deux parties est d’augmenter le volume des échanges commerciaux à un milliard de dollars dans une première phase, témoignant de leur volonté commune de dynamiser le partenariat économique. Recep Tayyip Erdogan a rappelé que de nombreuses entreprises turques ont déjà contribué à la réalisation de projets structurants au Sénégal, appuyant les ambitions de développement du pays.

Dans cette perspective, la Turquie se montre prête à partager son expertise et les expériences de ses entreprises dans le cadre du Programme Sénégal Émergent et du Plan Sénégal 2050, deux initiatives nationales visant à accélérer la transformation économique du pays.

Outre l’économie, les échanges ont également porté sur des questions sécuritaires. Recep Tayyip Erdogan a souligné les discussions menées sur des mesures communes à prendre pour faire face à l’insécurité, au terrorisme, ainsi que sur la coopération dans l’industrie de la défense. Il s’est réjoui de l’intérêt grandissant des pays africains, dont le Sénégal, pour les produits de défense turcs, une industrie en plein essor qui joue un rôle stratégique dans la politique étrangère d’Ankara.

Par ailleurs, le président turc a salué la position du Sénégal dans le contexte de la crise humanitaire à Gaza. Il a tenu à mettre en avant la solidarité sénégalaise avec le peuple palestinien, qualifiant cette attitude d’« exemple pour de nombreux pays ». Recep Tayyip Erdogan a réaffirmé la détermination de la Turquie à poursuivre sa lutte contre ce qu’il qualifie de « génocide à Gaza » et à tenir responsables ceux qu’il accuse de condamner « des enfants innocents à la faim et à la mort ».

Le chef de l’État turc a conclu en avertissant que les auteurs de ces crimes devront répondre devant la justice et seront jugés sévèrement par l’Histoire, insistant sur le caractère dramatique de la situation des enfants palestiniens qui « n’ont laissé que la peau sur les os à cause de la faim ».

Cette visite d’Ousmane Sonko à Ankara marque ainsi un moment fort dans les relations entre la Turquie et le Sénégal, avec des perspectives ambitieuses pour un partenariat stratégique, économique et politique renforcé, en phase avec les défis actuels et futurs des deux pays.

Ousmane Sonko reçu par le président Erdoğan pour consolider le partenariat stratégique Sénégal-Türkiye

Le Premier ministre sénégalais a réaffirmé l’engagement de Dakar envers les partenaires turcs dans le cadre de l’Agenda Sénégal 2050, tout en abordant avec son homologue turc les enjeux économiques et la crise humanitaire à Gaza.

Chers compatriotes,

J’ai été reçu, ce jour, par Son Excellence Recep Tayyip Erdoğan, Président de la République de Türkiye, pour renforcer les relations bilatérales entre nos deux pays dont la coopération est déjà hissée au niveau de partenariat stratégique. A cette occasion, j’ai réaffirmé, au nom de son excellence Bassirou Diomaye Faye, l’engagement du Sénégal à accorder une place privilégiée aux partenaires turcs dans la mise en œuvre de l’Agenda « Sénégal 2050 ».

Le Président Erdoğan a salué notre Plan de Redressement Économique et Social, soulignant notamment son financement endogène, qui incarne notre volonté de promouvoir un développement autonome. Il a également réaffirmé l’engagement total de son pays à soutenir la mise en œuvre de l’Agenda National de Transformation systémique du Sénégal.

Lors de cette rencontre, nous avons également discuté de la situation à Gaza. Nous avons exprimé ensemble notre indignation et condamné le génocide qui se déroule en Palestine. Le président Erdoğan a par ailleurs salué la constance et le courage de la position sénégalaise sur cette question.


Ousmane SONKO, Premier ministre du Sénégal 

Visite officielle : Ousmane Sonko reçu par le président turc Recep Tayyip Erdogan à Ankara

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a été reçu ce jeudi à Ankara par le président turc Recep Tayyip Erdogan, dans le cadre d’une visite officielle de cinq jours entamée mercredi en Turquie. Cette mission diplomatique s’inscrit dans une dynamique de renforcement des relations bilatérales entre Dakar et Ankara.

À son arrivée au palais présidentiel, le chef du gouvernement sénégalais a été accueilli avec les honneurs. Lui et son hôte ont passé en revue la garde républicaine turque avant de s’entretenir en tête-à-tête sur des sujets d’intérêt commun.

Cette rencontre au sommet entre Ousmane Sonko et Recep Tayyip Erdogan devrait permettre de consolider les axes de coopération existants entre les deux pays, notamment dans les domaines de l’économie, du commerce, de l’industrie, des infrastructures, ainsi que sur les questions géopolitiques d’actualité.

Le Premier ministre est accompagné d’une délégation composée de plusieurs membres du gouvernement, dont Yassine Fall, ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Abdourahmane Sarr, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, et Serigne Guèye Diop, ministre de l’Industrie et du Commerce.

Projets structurants : la Turquie, partenaire clé de l’aménagement urbain et des infrastructures au Sénégal

De Diamniadio à Diass, les grands projets d’infrastructure qui ont redessiné le paysage sénégalais au cours des dernières années portent en grande partie la marque d’un partenariat stratégique avec la Turquie. À l’occasion de la visite officielle du Premier ministre Ousmane Sonko en Turquie, du 6 au 10 août 2025, les autorités sénégalaises ont présenté un dossier de presse qui met en lumière l’ampleur de cette coopération dans des secteurs clés comme l’aménagement du territoire, les transports, les équipements publics ou encore le tourisme.

Parmi les réalisations phares, le Centre international de Conférences Abdou Diouf (CICAD), à Diamniadio, symbolise la vitalité de cette relation bilatérale. Entièrement financé par la Turk Exim Bank à hauteur de 48,5 millions d’euros (près de 32 milliards FCFA) et construit par le géant turc Summa, cet équipement diplomatique majeur a nécessité un coût total de 77,8 millions d’euros, soit environ 51 milliards FCFA. Le CICAD a entraîné dans son sillage une série d’infrastructures complémentaires, telles que les voiries, les branchements aux réseaux publics et les liaisons avec l’autoroute à péage, contribuant à structurer durablement la zone de Diamniadio.

Autre projet emblématique : l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD). Après une première phase difficilement menée par le groupe saoudien SBG, c’est le consortium turc Summa-Limak qui a repris et finalisé l’infrastructure. Cette dernière phase de travaux, comprenant les essais, la certification et la mise en service, a mobilisé 112 millions d’euros (près de 74 milliards FCFA). Depuis décembre 2017, l’aéroport est exploité par la société LAS (Limak-AIBD-Summa), marquant une gestion entièrement privée sous pilotage turc.

Toujours à Diamniadio, le marché d’intérêt national et la gare des gros porteurs illustrent encore cette coopération dynamique. Ces deux équipements logistiques stratégiques, construits par l’entreprise turque De Meew (DM), représentent un investissement total de 68 milliards FCFA, dont 48,9 milliards apportés par Ankara. L’État sénégalais a complété le financement avec un apport d’environ 19 milliards FCFA. L’objectif affiché est de moderniser la chaîne d’approvisionnement alimentaire et d’optimiser la distribution des marchandises à grande échelle.

Dans le domaine du sport et de l’hôtellerie, la Turquie s’impose également comme un partenaire de premier plan. Le complexe Dakar Arena, avec sa salle multifonctionnelle de 15 000 places et ses installations annexes, a nécessité 119 millions d’euros d’investissement, soit environ 74 milliards FCFA. Quant au Radisson Blu Diamniadio, également réalisé par Summa, il affiche une capacité de 152 chambres pour un coût de 33 millions d’euros, soit plus de 21 milliards FCFA.

Ces projets traduisent une volonté de hisser le Sénégal au rang de hub régional à vocation économique, diplomatique, touristique et logistique. Mais au-delà des chiffres, la coopération sénégalo-turque repose sur un modèle original de co-construction. Les entreprises turques sont impliquées dans toutes les étapes des projets, du financement à la réalisation, avec une forte valeur ajoutée locale. Loin d’être de simples prestataires, elles contribuent à la transformation structurelle du pays en s’inscrivant dans la vision sénégalaise d’émergence.

À travers cette visite officielle en Turquie, Ousmane Sonko entend donner une nouvelle impulsion à cette dynamique. Le renforcement du Conseil de coopération stratégique de haut niveau et le rôle accru de la TIKA (Agence turque de coopération et de coordination) à Dakar laissent entrevoir un avenir encore plus ambitieux pour ce partenariat. Des secteurs comme l’industrie, la santé, l’éducation ou les énergies renouvelables pourraient constituer les prochains axes de collaboration.

Sénégal-Gambie : une rencontre bilatérale pour désamorcer un différend frontalier entre Kanouma et Djataly

Un différend frontalier oppose depuis plusieurs jours les habitants de Kanouma, localité sénégalaise située dans la région de Tambacounda, et ceux de Djataly, en territoire gambien. À l’origine des tensions, un malentendu survenu entre un agent des Eaux et Forêts du Sénégal et un coupeur de bois gambien, dans une zone forestière à la délimitation encore floue.

Face à la montée des crispations, les autorités des deux pays ont rapidement engagé un dialogue de voisinage pour éviter toute escalade. Une rencontre bilatérale s’est ainsi tenue ce mardi à la frontière, réunissant les gouverneurs de Tambacounda (Sénégal), Guédj Diouf, et de Makati (Gambie), Usman Bah. Y ont également pris part des experts en cartographie, des chefs coutumiers et religieux, ainsi que des représentants des forces de sécurité.

L’objectif affiché de cette rencontre, selon le quotidien Le Soleil, était clair : apaiser les tensions, préserver la paix sociale et éviter que le différend ne dégénère en conflit intercommunautaire. Plusieurs mesures concrètes ont été arrêtées. Il a notamment été convenu que les populations des deux localités pourront continuer à exercer librement leurs activités économiques dans la zone litigieuse, le temps que les sous-commissions techniques se penchent sur la délimitation précise de la frontière.

Autre mesure phare : l’installation dès ce jeudi d’une commission mixte composée de dix membres pour chaque pays. Cette instance comprendra notamment des maires, sous-préfets, chefs de village et présidents de commissions domaniales. Elle aura pour mission de tracer de manière concertée les parcours empruntés par les troupeaux de bétail, enjeu crucial dans cette région à forte vocation pastorale.

Cette initiative est saluée comme un pas important vers une gestion apaisée et inclusive des différends frontaliers, dans un contexte où les tensions liées aux ressources naturelles deviennent de plus en plus fréquentes en Afrique de l’Ouest.

178e anniversaire de l’indépendance du Liberia : Le Président Diomaye Faye exprime la solidarité du Sénégal au peuple libérien

Le Liberia a célébré, ce samedi 26 juillet 2025, le 178e anniversaire de son indépendance dans une atmosphère à la fois solennelle et festive. C’est sur la mythique Heritage Square de Monrovia que les festivités officielles ont eu lieu, rassemblant chefs d’État, diplomates, dignitaires africains et représentants de la société civile. Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, y a pris part à l’invitation de son homologue libérien, Joseph Nyuma Boakai.

Le thème retenu pour cette commémoration, « Une Nation, une destinée : guérir du passé et construire l’avenir ? », symbolise la volonté du peuple libérien de tourner la page des blessures historiques tout en consolidant les bases d’un avenir plus uni et prospère. Une aspiration partagée par de nombreux pays africains, dont le Sénégal, qui voit dans le destin du Liberia un miroir des défis et espoirs du continent.

Dans ce contexte, la participation du Président Faye revêtait un caractère particulièrement fraternel. Selon un communiqué publié par la Présidence de la République du Sénégal, le chef de l’État sénégalais a exprimé la solidarité sincère du Sénégal au peuple libérien, saluant la résilience d’un pays qui fut le premier en Afrique à accéder à la souveraineté, dès 1847.

Entouré de plusieurs dirigeants de la sous-région, le Président Diomaye Faye a souligné l’importance de renforcer les liens historiques, culturels et économiques entre le Sénégal et le Liberia, deux nations unies par les valeurs panafricaines de paix, de liberté et d’intégration régionale.

Cette présence présidentielle à Monrovia s’inscrit également dans une dynamique diplomatique proactive du Sénégal, qui multiplie les signes d’amitié à l’égard de ses voisins et partenaires stratégiques en Afrique de l’Ouest. Elle illustre aussi l’engagement du Sénégal à œuvrer pour la stabilité, la solidarité et le progrès collectif sur le continent.

Sénégal–Mauritanie : une carte de séjour obligatoire pour les séjours de plus de trois mois

Le Sénégal et la Mauritanie ont franchi une nouvelle étape dans la régulation de la mobilité entre leurs deux territoires. Un accord bilatéral récemment conclu impose désormais une carte de séjour obligatoire aux ressortissants mauritaniens qui souhaitent résider au Sénégal au-delà de trois mois. Cette mesure marque la fin d’une longue période de tolérance administrative et traduit une volonté commune de mieux encadrer les flux migratoires tout en garantissant les droits des personnes concernées.

Valable pour une durée d’un an, cette carte de séjour sera délivrée moyennant le paiement de 5 000 FCFA. Selon les informations relayées par E-media, la première délivrance du document ne nécessitera ni justificatif de revenu ni contrat de travail, ce qui permet une accessibilité plus large pour les demandeurs, en particulier ceux relevant du secteur informel ou en situation d’installation précaire. Toutefois, pour tout renouvellement, les autorités sénégalaises exigeront désormais la présentation d’un justificatif de revenu ou d’activité professionnelle, instaurant ainsi une logique de suivi et de structuration progressive du séjour des étrangers.

Ce nouveau cadre vise à sécuriser juridiquement la présence des ressortissants mauritaniens au Sénégal, tout en permettant à l’État de mieux gérer et recenser les étrangers installés sur son sol. Il répond également à un impératif d’équilibre dans les relations diplomatiques et migratoires avec la Mauritanie.

En effet, en contrepartie, la Mauritanie appliquera une mesure équivalente pour les citoyens sénégalais résidant sur son territoire. Ces derniers devront désormais se munir d’une carte de séjour fixée à 300 MRU, soit environ 4200 FCFA. Cette réciprocité renforce la logique de coopération bilatérale et inscrit les deux pays dans une dynamique de gestion concertée de la migration et du séjour, tout en respectant les souverainetés respectives.

Dans un contexte régional marqué par des enjeux de mobilité, de sécurité et de régulation économique, cette mesure conjointe s’inscrit dans un processus plus large de formalisation des relations migratoires entre pays voisins, souvent liés par des flux humains intenses mais jusqu’ici encadrés de manière informelle.

“Respect des lois migratoires : pour une application stricte de la loi 71-10 au Sénégal”

Le député Tahirou Sarr dénonce l’accord de réciprocité avec la Mauritanie et plaide pour une politique migratoire souveraine, juste et rigoureuse, fondée sur l’égalité de traitement de tous les étrangers.

CARTE DE SÉJOUR OBLIGATOIRE AU SÉNÉGAL POUR LES MAURITANIENS : Tahirou Sarr brise le silence

Depuis de nombreuses années, je demande l’application rigoureuse de la loi 71-10 du 25 janvier 1971 relative aux conditions d’admission, de séjour et d’établissement des étrangers au Sénégal. Cette législation, en vigueur depuis plus d’un demi-siècle, impose les mêmes obligations à tous les étrangers désireux de s’installer sur notre sol. Il faut l’appliquer sans exception.

Nous prenons acte de l’accord que le gouvernement vient de signer avec la Mauritanie pour encadrer le séjour des Mauritaniens au Sénégal et des Sénégalais en Mauritanie. Il est nécessaire de le préciser explicitement : cet accord, au-delà de sa présentation diplomatique, représente principalement une réaction à la politique de la Mauritanie et aux expulsions inacceptables de nos compatriotes. Il s’agit plutôt d’une attitude populiste qu’une véritable
politique migratoire bien pensée, car pendant que nous nous empressons de régulariser quelques milliers de Mauritaniens, nous restons muets face à des centaines de milliers voire des millions d’autres étrangers résidant au Sénégal sans titre de séjour, alors que leurs pays d’origine l’exigent pour nos concitoyens.

Je tiens à le rappeler clairement: la Réciprocité n’est pas un gage de Souveraineté. Un pays qui se respecte doit établir ses propres chartes, ses propres règles et sa propre stratégie politique, plutôt que de simplement reproduire ce que subissent ses citoyens ailleurs pour l’imposer sans discernement à ceux du pays en question. Une politique migratoire judicieuse ne consiste pas uniquement à identifier les étrangers: elle favorise également leur implication dans l’effort national, puisque tout étranger résidant sur notre territoire profite de notre sécurité, de nos hôpitaux, de nos établissements scolaires, de nos voies de circulation, de nos infrastructures et de notre aménagement urbain qu’il contribue parfois à saturer.

Ainsi, le titre de séjour sert également d’instrument économique et de justice contributive. Ma position est simple et constante : indépendamment de tout accord bilatéral, la Loi 71-10 doit être appliquée par le gouvernement à tous les étrangers sans distinction de nationalité. Quiconque séjourne plus de 90 jours au Sénégal doit être en règle, point final. En tant que Député, Président du parti JëL Liñu Moom/Les Nationalistes, je continuerai à rappeler que la dignité des Sénégalais ne se négocie pas. Nous exigeons que nos lois soient appliquées intégralement et que l’État protège nos compatriotes partout dans le monde, au-delà des effets d’annonce et des accords qui flattent mais ne règlent rien sur le fond.

Tahirou Sarr
Député, Président du parti JëL Liñu Moom/Les Nationalistes

Régularisation des séjours : Mauritaniens et Sénégalais désormais soumis à un régime réciproque de cartes de séjour

Un nouvel accord entre le Sénégal et la Mauritanie marque un tournant dans la gestion des migrations bilatérales. Désormais, tout ressortissant mauritanien désireux de séjourner au Sénégal pour une période supérieure à trois mois devra obligatoirement se munir d’une carte de séjour, selon des informations rapportées par Emedia. Cette mesure, à la fois simplifiée et encadrée, vise à régulariser la présence étrangère tout en assurant un meilleur suivi administratif.

La nouvelle carte de séjour, d’une validité d’un an, sera délivrée moyennant le paiement de 5 000 FCFA. Pour une première demande, les autorités sénégalaises ne requerront ni contrat de travail ni justificatif de revenu, un choix destiné à faciliter l’intégration des primo-arrivants. Toutefois, pour un renouvellement, les demandeurs devront fournir un document prouvant l’existence d’un revenu, afin de garantir une certaine stabilité économique.

Ce mécanisme vise à formaliser la résidence des Mauritaniens tout en leur offrant un cadre clair et sécurisé pour l’exercice de leurs droits, notamment en matière d’accès aux services sociaux, de logement ou encore d’emploi.

La mesure n’est pas unilatérale. Côté mauritanien, des dispositions équivalentes seront mises en œuvre à l’égard des Sénégalais résidant en Mauritanie. Eux aussi devront se doter d’une carte de séjour, fixée à 300 MRU (soit environ 5 000 FCFA), avec des modalités similaires concernant la présentation de justificatifs.

Cet accord bilatéral s’inscrit dans une dynamique de régulation concertée des flux migratoires entre les deux pays. Il repose sur une logique de réciprocité et d’équité, et marque une avancée significative dans les relations diplomatiques sénégalo-mauritaniennes.

Dans un contexte sous-régional marqué par une forte mobilité des populations, cette initiative pourrait également servir de modèle pour d’autres accords migratoires équilibrés au sein de la CEDEAO ou dans la zone sahélo-saharienne.

En mettant en place un cadre administratif clair, Dakar et Nouakchott entendent offrir aux citoyens de chaque pays des garanties juridiques tout en assurant un meilleur contrôle des flux humains. Pour les Mauritaniens vivant au Sénégal, cette nouvelle procédure ouvre la voie à une reconnaissance plus stable de leur statut. Pour les Sénégalais en Mauritanie, elle représente une avancée vers plus de droits et de sécurité.

Reconnaissance de l’État de Palestine : le Sénégal salue une « décision historique » de la France

Le Sénégal a exprimé sa profonde satisfaction à l’annonce faite par la République française de reconnaître officiellement l’État de Palestine lors de la prochaine session de l’Assemblée générale des Nations unies, prévue en septembre à New York. Cette prise de position de Paris constitue, selon Dakar, un tournant décisif dans la quête de justice et de paix au Proche-Orient.

Dans un communiqué publié par le ministère de l’Intégration Africaine et des Affaires Étrangères, les autorités sénégalaises ont salué ce qu’elles qualifient de « décision historique ». Pour le Sénégal, cette reconnaissance marque une avancée majeure vers la concrétisation des droits inaliénables du peuple palestinien à disposer d’un État souverain.

Le Sénégal, qui préside le Comité des Nations Unies pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, rappelle son engagement constant en faveur de la cause palestinienne. À travers ce rôle, Dakar n’a eu de cesse de plaider pour la reconnaissance internationale de la Palestine et pour une solution fondée sur le droit international, incluant la coexistence pacifique de deux États.

Dans sa déclaration, le Sénégal a réaffirmé sa disponibilité à travailler de concert avec la France, ainsi qu’avec l’ensemble des pays épris de paix et de justice, afin de faire avancer le processus de paix. Il insiste sur la nécessité de parvenir à la création d’un État palestinien souverain, viable et indépendant, vivant côte à côte avec Israël dans des frontières sûres et reconnues par la communauté internationale.

Cette réaction du Sénégal intervient dans un contexte où de plus en plus de voix s’élèvent, à travers le monde, pour soutenir la reconnaissance formelle de l’État de Palestine comme condition indispensable à la stabilité durable au Moyen-Orient. La décision française, très attendue, pourrait inciter d’autres puissances à franchir le pas et à redonner un souffle au processus de paix aujourd’hui enlisé.

Midrand (Afrique du Sud) : Thérèse Faye Diouf élue présidente de la Commission des affaires monétaires et financières du Parlement panafricain

Une nouvelle distinction continentale pour une figure montante de la politique sénégalaise. Thérèse Faye Diouf, députée à l’Assemblée nationale du Sénégal, a été élue présidente de la Commission des affaires monétaires et financières du Parlement panafricain (PAP), lors de la session ordinaire actuellement en cours à Midrand, siège de l’institution parlementaire de l’Union africaine.

L’élection s’est tenue ce lundi 21 juillet 2025, dans un contexte de renouvellement des instances du PAP, consécutif à la nomination de l’honorable député ghanéen Mohammed Mubarak Muntaka, ancien président de ladite Commission, au poste de ministre de l’Intérieur de son pays.

Dans un communiqué transmis à la presse, la députée sénégalaise a exprimé sa « gratitude envers ses collègues parlementaires pour leur confiance », soulignant l’importance de cette mission dans un contexte continental où les questions économiques et monétaires sont au cœur des priorités d’intégration et de souveraineté.

La Commission des affaires monétaires et financières est l’une des plus stratégiques du Parlement panafricain. Elle est chargée, entre autres, de l’examen des politiques financières et budgétaires de l’Union africaine, de la supervision des mécanismes d’harmonisation monétaire, et du suivi des réformes macroéconomiques au sein du continent. La présidence de cette commission donne ainsi à Thérèse Faye Diouf une visibilité élargie et une influence dans les dynamiques économiques africaines en mutation.

La session parlementaire, qui s’étend du 16 juillet au 1er août 2025, est organisée sous le thème : « Justice et Réparations pour l’Afrique », et s’inscrit dans la sixième législature du PAP. Elle vise à approfondir la réflexion sur les réparations dues au continent en lien avec la colonisation, l’esclavage et les déséquilibres systémiques actuels dans les relations économiques internationales.

La délégation sénégalaise, conduite par le député Massamba Dieng, est composée notamment de Thérèse Faye Diouf, Yoba Baldé, Mme Fama Bachir Ba et Lamine Faye. Leur participation active à cette session témoigne d’un engagement constant du Sénégal dans les mécanismes de coopération parlementaire africaine.

Thérèse Faye Diouf a profité de cette nouvelle étape dans sa carrière pour rendre hommage à ses mentors. Elle a salué l’ancien président Macky Sall pour les opportunités qui lui ont été offertes au cours de son parcours politique et professionnel, ainsi que le président actuel de l’Assemblée nationale, El Hadj Malick Ndiaye, pour « le soutien constant et les dispositions prises pour une participation de qualité de la délégation sénégalaise ».

Figure de la jeune génération politique, proche de l’ancienne mouvance présidentielle, Thérèse Faye Diouf s’impose ainsi sur la scène panafricaine avec une fonction stratégique, dans un contexte marqué par les débats sur l’intégration monétaire et les nouvelles orientations économiques africaines.

Sénégal–Togo : Diomaye Faye et Faure Gnassingbé s’engagent à renforcer la coopération bilatérale

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a effectué ce vendredi une visite officielle à Lomé, où il a été accueilli par son homologue togolais, Faure Essozimna Gnassingbé. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre les deux pays, et marque une étape importante dans la dynamique diplomatique que Diomaye Faye entend insuffler à la politique extérieure sénégalaise.

Selon une publication de la Présidence de la République du Sénégal, les échanges entre les deux chefs d’État ont permis de renouveler les liens d’amitié et de coopération entre Dakar et Lomé. Les deux présidents ont convenu de relancer la Commission mixte, un cadre stratégique destiné à identifier les opportunités de partenariat, à intensifier les échanges commerciaux et à encourager une coopération mutuellement bénéfique.

Au-delà des questions bilatérales, les deux dirigeants ont abordé les défis sécuritaires et politiques auxquels la sous-région est confrontée, notamment la menace persistante du terrorisme dans le Sahel. Ils ont réaffirmé leur volonté commune de travailler à la préservation de la cohésion régionale et de promouvoir des réponses concertées face à ces menaces.

Sénégal–Vietnam : accords stratégiques pour renforcer la coopération diplomatique et la souveraineté alimentaire

Le Sénégal et le Vietnam ont franchi un nouveau cap dans leurs relations bilatérales, ce mercredi 23 juillet 2025, à Dakar, avec la signature de plusieurs accords stratégiques. Présidée conjointement par le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko et le président de l’Assemblée nationale vietnamienne Trần Thanh Mẫn, la cérémonie a consacré une volonté commune d’approfondir une coopération structurante autour de trois axes clés : la diplomatie, la filière rizicole et la souveraineté alimentaire.

Ces accords visent à établir un partenariat dynamique, fondé à la fois sur le transfert de savoir-faire, le renforcement des capacités techniques et le développement économique. En matière de diplomatie, il s’agit d’intensifier les relations entre les ministères des Affaires étrangères des deux pays, avec à la clé des perspectives d’échanges institutionnels réguliers, de formation diplomatique croisée et d’appui aux politiques de coopération Sud–Sud.

Sur le plan agricole, l’enjeu est de taille pour le Sénégal qui, chaque année, importe plus de 4 millions de tonnes de riz. Le Vietnam, l’un des plus grands producteurs et exportateurs mondiaux dans ce domaine, s’engage à accompagner Dakar dans sa quête d’autosuffisance, en apportant son expertise en matière de production, de transformation et de mécanisation agricole. Ce volet agricole des accords met l’accent sur la valorisation des terres cultivables, la mise en place de filières locales durables et la sécurisation de la production à travers une approche agro-industrielle.

Selon une source proche de la Primature, cet accord constitue « un partenariat structurant, dans un contexte où les enjeux de souveraineté alimentaire sont devenus centraux pour les politiques publiques africaines ». Il est aussi prévu la mise en œuvre d’échanges scientifiques et techniques, notamment dans les domaines de la gouvernance agricole, de la formation professionnelle, de la gestion de l’eau et de la transition agroécologique.

Dans un registre plus décentralisé, un protocole d’intention a été signé entre les villes de Ziguinchor et Can Tho, grande municipalité vietnamienne située dans le delta du Mékong. Ce partenariat municipal ouvre une nouvelle dynamique de coopération locale, centrée sur la gestion environnementale, le développement économique de proximité et l’amélioration des services publics urbains. Les deux collectivités entendent s’inspirer mutuellement pour répondre aux défis locaux, tout en favorisant les échanges humains et culturels.

À travers ces différentes initiatives, Dakar et Hanoï confirment leur ambition de construire une relation durable, équilibrée et mutuellement bénéfique. Dans un monde marqué par les défis du climat, de l’alimentation et de l’instabilité géopolitique, cet axe Sénégal–Vietnam pourrait bien devenir l’un des nouveaux visages de la coopération sud-sud innovante et pragmatique.

Renforcement des relations bilatérales : Bassirou Diomaye Faye reçoit le président de l’Assemblée nationale du Vietnam au Palais

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a accordé ce mercredi 23 juillet 2025 une audience solennelle à M. Trân Thanh Mân, président de l’Assemblée nationale de la République socialiste du Vietnam, en visite officielle à Dakar. Cette rencontre, qui s’est tenue au Palais de la République, marque une étape importante dans les relations diplomatiques entre les deux pays, et témoigne de leur volonté commune de renforcer une coopération multiforme.

La Présidence sénégalaise a salué sur sa page officielle cette visite qualifiée d’historique, mettant en exergue la solidité des liens d’amitié entre le Sénégal et le Vietnam. Elle souligne que cette audience de haut niveau traduit un engagement partagé à intensifier les échanges institutionnels, à promouvoir un dialogue interparlementaire dynamique et à approfondir les relations entre les deux peuples dans un esprit de respect mutuel, de solidarité et de coopération durable.

À travers cette réception, le Sénégal réaffirme sa vision d’une diplomatie ouverte et proactive, fondée sur les valeurs de fraternité, de paix, de développement et de prospérité partagée. Le président Diomaye Faye, qui fait de la diversification des partenariats un pilier central de sa politique extérieure, renforce ainsi l’ancrage du Sénégal dans une coopération Sud-Sud porteuse d’opportunités.

La visite de Trân Thanh Mân s’inscrit dans un contexte où les deux pays explorent de nouveaux axes de collaboration, notamment dans les domaines de l’agriculture, de l’industrialisation, de la formation, de l’innovation technologique et de l’investissement. Elle intervient également en écho aux propos du ministre sénégalais de l’Agriculture, Mabouba Diagne, qui a récemment présenté le Vietnam comme un modèle inspirant pour le Sénégal en matière de souveraineté alimentaire et de modernisation agricole.

Cette rencontre entre les deux plus hautes autorités exécutive et législative des deux États constitue donc un signal fort en faveur d’un partenariat stratégique renouvelé entre le Sénégal et le Vietnam. Un partenariat fondé sur le partage d’expériences, la coopération économique et le dialogue politique constructif.

Souveraineté alimentaire : Mabouba Diagne érige le Vietnam en modèle pour le Sénégal

En marge de la visite officielle du président de l’Assemblée nationale du Vietnam à Dakar, le ministre sénégalais de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, a salué le modèle vietnamien en matière de développement agricole et de souveraineté alimentaire. Pour lui, le Vietnam incarne une réussite inspirante que le Sénégal peut adapter à son propre contexte, à condition d’engager une coopération ambitieuse et équilibrée.

S’exprimant lors d’une table ronde dédiée aux politiques agricoles et aux opportunités d’investissement entre les deux pays, Mabouba Diagne a affirmé que le Vietnam représente « un modèle et une source d’inspiration » pour le Sénégal. Il a mis en lumière l’expérience vietnamienne dans la modernisation de l’agriculture, l’industrialisation et la transformation alimentaire, des domaines dans lesquels le Sénégal affiche encore des retards structurels. Il a souligné la nécessité de rompre avec les anciens schémas de coopération fondés sur une vision réductrice de l’Afrique, souvent limitée à son rôle de marché de consommation.

Le ministre a plaidé pour une approche renouvelée, fondée sur la co-industrialisation et les investissements conjoints. Il a appelé les autorités et investisseurs vietnamiens à s’engager dans des partenariats stratégiques avec le Sénégal dans des secteurs clés comme l’agriculture, l’agro-industrie, les énergies renouvelables et la transformation alimentaire. Cette vision repose sur un objectif clair : bâtir une souveraineté économique et alimentaire partagée.

Pour illustrer les défis auxquels le Sénégal est confronté, Mabouba Diagne a rappelé l’ampleur des importations alimentaires du pays. Chaque année, plus de 4 millions de tonnes de riz, 860 000 tonnes de lait, 450 000 tonnes de maïs et 347 000 tonnes de fruits et légumes sont importées, pour un coût dépassant les 1,6 milliard d’euros. Face à cette dépendance, le Sénégal ambitionne de cultiver 200 000 hectares supplémentaires afin d’atteindre l’autosuffisance en riz, en misant sur une double campagne agricole annuelle. Cette stratégie suppose des investissements massifs dans la mécanisation, la transformation post-récolte, le stockage et la formation.

Dans cette optique, Mabouba Diagne a cité plusieurs entreprises vietnamiennes actives dans le machinisme agricole, le solaire, la logistique ou encore la transformation agroalimentaire, comme des partenaires potentiels. Il a lancé un appel à l’installation d’usines de transformation au Sénégal, notamment dans le domaine du café, un produit stratégique pour les deux pays. Il a également insisté sur l’importance de renforcer les liens public-privé entre les deux États, en y associant les gouvernements, les entreprises et les institutions financières.

À travers un appel solennel, il a invité le Vietnam à co-produire, co-investir et co-développer avec le Sénégal une nouvelle architecture de souveraineté alimentaire. Pour lui, la réussite du modèle vietnamien en l’espace d’un demi-siècle démontre qu’il est possible, avec vision et engagement, de transformer en profondeur un secteur agricole et d’atteindre l’autosuffisance. Le Sénégal, affirme-t-il, est prêt à suivre ce chemin, avec le Vietnam comme allié stratégique.

Diplomatie parlementaire : le Sénégal et le Vietnam renforcent leurs liens dans une nouvelle ère de coopération

C’est un moment historique qu’a vécu Dakar ce mercredi 23 juillet 2025. Pour la première fois depuis l’établissement des relations diplomatiques entre le Sénégal et le Vietnam en 1969, le Président de l’Assemblée nationale vietnamienne, Son Excellence Trần Thanh Mẫn, a effectué une visite officielle de trois jours dans la capitale sénégalaise. Il a été reçu avec tous les honneurs par son homologue sénégalais, El Malick Ndiaye, dans un contexte où les deux pays entendent approfondir leur coopération, non seulement au plan parlementaire, mais aussi économique et stratégique.

Le point d’orgue de cette visite a été la signature d’un accord de coopération parlementaire entre les deux institutions. À l’issue d’un entretien en tête-à-tête suivi de discussions élargies avec les délégations respectives, les deux présidents d’assemblée ont affiché une volonté commune de donner un nouveau souffle à la diplomatie parlementaire. L’accord signé jette les bases d’un partenariat structuré et durable, avec pour objectif de promouvoir le dialogue entre élus, l’échange de bonnes pratiques législatives, et le renforcement des capacités des parlements respectifs.

Un moment particulièrement symbolique a été la présentation officielle des groupes d’amitié parlementaire Sénégal–Vietnam, preuve tangible de la volonté des deux pays d’approfondir les liens de fraternité, de solidarité et de coopération. Le Président Trần Thanh Mẫn a par ailleurs signé le livre d’or de l’Assemblée nationale sénégalaise, saluant l’accueil chaleureux qui lui a été réservé et réaffirmant les valeurs de respect mutuel qui lient les deux peuples.

Mais cette visite ne s’est pas limitée aux échanges institutionnels. Elle a également donné lieu à une table ronde économique de haut niveau, organisée par l’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux (APIX). Cette rencontre stratégique a permis de réunir des décideurs politiques, des représentants du secteur privé et des investisseurs venus des deux pays. L’objectif était clair : explorer les opportunités de coopération commerciale, identifier des niches d’investissement, et initier des partenariats dans des secteurs clés comme l’agriculture, l’agroalimentaire ou encore l’énergie.

Parmi les projets en cours de discussion figure un accord de coopération agricole, ainsi qu’un partenariat stratégique sur l’approvisionnement en riz, une denrée essentielle pour la sécurité alimentaire du Sénégal. Ces initiatives marquent un tournant décisif dans les relations économiques bilatérales, avec un accent mis sur le développement durable, la complémentarité des économies et la valorisation des ressources locales.

Au-delà des symboles et des discours, cette visite officielle consacre une dynamique nouvelle entre le Sénégal et le Vietnam, deux pays qui partagent une vision commune du développement solidaire, du respect mutuel et du dialogue entre les peuples. En renforçant les passerelles parlementaires et en posant les jalons d’une coopération économique solide, Dakar et Hanoï ouvrent une nouvelle page de leur partenariat, tournée vers l’avenir.

Renforcement des liens diplomatiques : Le Président de l’Assemblée nationale du Vietnam reçu en grande pompe à Dakar par El Malick Ndiaye

Le mardi 22 juillet 2025 restera une date mémorable dans l’histoire des relations diplomatiques entre le Sénégal et le Vietnam. Pour la toute première fois depuis l’établissement des liens officiels il y a 56 ans, Son Excellence Trân Thanh Mân, Président de l’Assemblée nationale vietnamienne, a été accueilli à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass par son homologue sénégalais, El Malick Ndiaye. Cette visite officielle, accompagnée d’une délégation impressionnante de 140 membres comprenant parlementaires, ministres, maires et représentants du secteur privé, marque un tournant majeur dans la coopération bilatérale.

Cette rencontre s’inscrit dans une volonté conjointe des deux pays de renforcer la diplomatie parlementaire, un vecteur essentiel pour consolider leurs relations. En effet, la diplomatie entre institutions législatives ouvre de nouvelles perspectives pour la coopération multiforme, allant bien au-delà des relations traditionnelles. Pour le Sénégal, ce rapprochement avec le Vietnam représente une opportunité stratégique d’approfondir ses partenariats internationaux et d’élargir ses horizons économiques et politiques.

Durant son séjour, le Président Trân Thanh Mân est attendu pour des entretiens de haut niveau avec le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, puis avec le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Ces discussions promettent d’aborder des sujets clés portant sur le renforcement des échanges économiques, agricoles et législatifs entre les deux pays.

Plusieurs accords bilatéraux devraient être signés à cette occasion. Ces accords porteront sur des domaines stratégiques, notamment la coopération interparlementaire, l’économie et l’agriculture. Ils symbolisent un engagement mutuel à développer des projets communs et à favoriser un développement durable au bénéfice des deux nations. Cette étape illustre également la volonté des deux États d’adopter une démarche pragmatique et innovante dans leur collaboration.

Le communiqué officiel publié par l’Assemblée nationale du Sénégal insiste sur l’importance de cette visite pour la diplomatie parlementaire, présentée comme un levier fondamental pour la paix, la stabilité et le progrès social. En effet, en rapprochant leurs institutions législatives, le Sénégal et le Vietnam se donnent les moyens de renforcer la gouvernance démocratique tout en promouvant une coopération basée sur le respect mutuel et l’intérêt commun.

Cette visite historique, fruit d’une relation diplomatique vieille de plus d’un demi-siècle, ouvre ainsi une nouvelle ère d’échanges fructueux entre Dakar et Hanoï. Elle témoigne de la volonté des deux pays d’œuvrer ensemble pour un avenir plus prospère, en mettant la diplomatie parlementaire au centre de leur stratégie commune. Le Sénégal et le Vietnam réaffirment par cet événement leur détermination à bâtir un partenariat solide, durable et porteur d’espoir pour leurs peuples respectifs.

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DÉLOCALISATION DE LA MAISON DES NATIONS UNIES : Est-il trop tard pour éviter un naufrage économique et diplomatique ?

Faute de volonté politique claire et de respect des engagements antérieurs, le Sénégal s’apprête à perdre l’un des projets les plus stratégiques de son histoire diplomatique : l’installation du siège régional des Nations Unies à Diamniadio. À force de tergiversations et de calculs à courte vue, Dakar pourrait voir partir agences, fonctionnaires et investissements au profit de Kigali, Abidjan ou Addis-Abeba.

À première vue, l’information a pu passer sous les radars de l’actualité nationale, reléguée au second plan par les débats politiques internes et les tensions sociales. Pourtant, si elle venait à se confirmer, elle constituerait un véritable séisme aux conséquences incalculables pour le Sénégal : les Nations Unies envisageraient sérieusement de reconsidérer leur implantation régionale à Dakar, au profit d’autres capitales africaines telles qu’Abidjan, Addis-Abeba ou même Kigali. Ce revirement, né d’un différend entre l’organisation onusienne et les nouvelles autorités, menace de ruiner des années de diplomatie patiemment construite, tout en privant notre pays d’une manne économique et d’un levier d’influence régionale sans équivalent.
Ainsi, convient-il de revenir aux origines du projet. En 2015, le Gouvernement, sous l’impulsion du président Macky Sall, initiait un ambitieux chantier destiné à renforcer la stature diplomatique du Sénégal : la construction d’un vaste complexe devant accueillir, à Diamniadio, la quasi-totalité des agences des Nations Unies présentes à Dakar. Cette Maison des Nations Unies devait regrouper pas moins de trente (30) entités du système onusien, soit environ deux mille (2 000) agents internationaux dans un premier temps, avec à terme des perspectives d’extension pouvant accueillir jusqu’à deux mille cinq cents (2 500) personnes. Pensée comme un véritable hub diplomatique, l’infrastructure moderne avait pour vocation de rationaliser les activités des Nations Unies, les rassembler en un même lieu fonctionnel et sécurisé, tout en contribuant au rayonnement international du Sénégal.
Le projet était d’autant plus structurant qu’il s’inscrivait dans la stratégie globale de développement de Diamniadio, érigée en ville nouvelle destinée à désengorger Dakar, accueillir des institutions d’envergure ainsi qu’offrir des conditions de vie et de travail adaptées aux standards internationaux. Outre la Maison des Nations Unies, cette vision urbanistique pensée dans le Plan Sénégal Émergent (PSE) comprenait le Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD), le Parc des expositions, la Dakar Arena, le stade Me Abdoulaye Wade et plusieurs sphères ministérielles. Autant d’infrastructures bâties pour positionner Diamniadio comme le nouveau cœur névralgique administratif, économique et diplomatique du Sénégal.
C’est dans ce contexte que l’administration Sall avait proposé, en contrepartie de cette installation, la mise à disposition gratuite des locaux à l’ONU, dans le cadre d’un partenariat institutionnel fondé sur la confiance, la stabilité et la visibilité à long terme. L’organisation, séduite par cette offre stratégique et logistique, avait accepté de libérer ses anciens bureaux disséminés à Dakar afin de procéder à un regroupement fonctionnel à Diamniadio. La réception technique du bâtiment a été actée en août 2024, les paiements dus aux promoteurs ont été effectués, et l’ensemble des aménagements préalables étaient finalisés.
Mais alors que tout semblait en place pour une installation effective dès 2025, un changement de cap inattendu est survenu avec l’arrivée du nouveau régime. Les autorités auraient, selon plusieurs sources concordantes, décidé de revenir sur l’accord initial, exigeant désormais que l’Organisation des Nations Unies s’acquitte d’un loyer pour occuper les lieux. Cette nouvelle condition, perçue par les instances onusiennes comme une remise en cause unilatérale des engagements de l’État, a entraîné la suspension des démarches d’installation. Faute de solution trouvée à ce jour, la quasi-totalité des agents onusiens concernés sont désormais en télétravail, dans une forme d’incertitude professionnelle délétère. Pire encore, la venue prévue de deux mille (2 000) nouveaux agents dans les mois à venir a été purement et simplement annulée.

RÉPERCUSSIONS DIPLOMATIQUES ET ÉCONOMIQUES

Les conséquences de ce blocage, si aucune solution rapide n’est trouvée, pourraient être dévastatrices. Sur le plan économique d’abord, le Sénégal se priverait d’un flux financier considérable. Chaque agent des Nations Unies basé à Dakar contribue significativement à l’économie locale, injectant chaque année plusieurs dizaines de millions de francs CFA dans les circuits de consommation. En moyenne, un fonctionnaire onusien perçoit un revenu annuel compris entre 150 000 dollars (soit environ 84,5 millions de francs CFA) et 200 000 dollars (près de 112,6 millions de francs CFA), des sommes qui profitent directement aux secteurs du logement, des services, de la restauration, des transports, du tourisme et des loisirs. Avec environ trois mille (3 000) fonctionnaires concernés, ce sont plus de 500 millions de dollars (plus de 281 milliards F CFA) annuels qui sont en jeu. À cela s’ajoutent les quelque mille (1 000) emplois directs occupés par des Sénégalais dans les agences onusiennes, sans compter les milliers d’emplois indirects générés par les activités connexes : prestataires, chauffeurs, sociétés de sécurité, traducteurs, consultants, restaurateurs, hôteliers, fournisseurs de services divers, etc.
La présence des Nations Unies constitue un écosystème à part entière, dont l’effet multiplicateur est particulièrement important dans une ville comme Dakar.
Par ailleurs, c’est l’image même du Sénégal sur la scène internationale qui serait sérieusement écornée. Car en matière diplomatique, la parole donnée engage l’État bien au-delà des alternances politiques. Rompre ou même seulement réinterpréter un engagement d’une telle ampleur sans concertation ouverte ni justification publique, revient à affaiblir la crédibilité de notre pays auprès de ses partenaires. Ceci envoie un signal d’imprévisibilité qui pourrait refroidir d’autres institutions internationales ou entreprises étrangères désireuses de s’installer ou d’investir au Sénégal.
Ce d’autant plus que d’autres capitales africaines, conscientes des enjeux stratégiques d’une telle opportunité, s’activent déjà pour récupérer ce que le Sénégal semble prêt à abandonner. Le Rwanda, dans une note officielle adressée au Secrétaire général de l’ONU, s’est montré disposé à accueillir certaines agences du système onusien. Kigali, dont la diplomatie est de plus en plus offensive, développe depuis plusieurs années une politique d’attractivité très efficace fondée sur la stabilité, l’innovation, la culture et le sport. Addis-Abeba, déjà siège de l’Union africaine, dispose de l’infrastructure et de la légitimité diplomatique pour élargir son rôle de capitale du multilatéralisme africain. Quant à Abidjan, redevenue un pôle de stabilité économique et institutionnelle, ambitionne de s’imposer comme une plateforme régionale incontournable. Ces capitales, en pleine montée en puissance, pourraient très bien rafler la mise si le Sénégal ne rectifie pas rapidement le tir.
Le plus préoccupant reste le silence assourdissant qui entoure ce dossier. Aucune communication officielle du Gouvernement. Ce mutisme, loin de rassurer, alimente les inquiétudes et laisse penser que le projet est en train de sombrer dans une impasse politique. Et pendant ce temps, à Diamniadio, un bâtiment flambant neuf, financé à hauteur de plusieurs milliards de francs CFA, reste vide, inoccupé, sans la moindre perspective claire de mise en service.
Or, ce projet n’est pas un simple héritage d’un régime précédent qu’il conviendrait de réévaluer ou de renier. Il s’agit d’un actif stratégique national conçu pour consolider la place du Sénégal au sein des instances internationales. Laisser cet édifice tomber en désuétude serait un échec collectif, révélateur d’un manque de vision à long terme. Si les raisons de la frilosité actuelle relèvent d’un positionnement idéologique ou d’une volonté de rupture politique, alors elles relèvent d’une erreur de jugement dont le coût, lui, sera bien réel.
Il est encore temps pour les autorités sénégalaises de reprendre la main en rouvrant un dialogue franc et constructif avec les Nations Unies.
Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, porteur d’un projet de refondation de l’État, a l’occasion de démontrer que rupture ne rime pas avec reniement. À lui de faire preuve de hauteur de vue, de sens stratégique et de patriotisme éclairé. Certaines décisions dépassent les alternances politiques, elles engagent l’avenir d’une Nation.

Penda THIAM

15e sommet de la CPLP : Bassirou Diomaye Faye plaide pour une mobilisation collective en faveur d’une agriculture durable

À l’occasion de la 15e Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté des Pays de Langue Portugaise (CPLP), tenue ce vendredi à Bissau, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a été l’invité d’honneur de son homologue bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló. Ce sommet a offert une tribune de choix au chef de l’État sénégalais pour partager sa vision du développement agricole et de la coopération Sud-Sud.

Dans son discours, le président Faye a mis en avant les liens historiques, culturels et fraternels entre le Sénégal et la Guinée-Bissau, soulignant que cette proximité constitue un levier essentiel pour le renforcement des partenariats entre les deux nations et avec l’ensemble des membres de la CPLP. Il a salué l’ouverture croissante de cette communauté à des partenariats extra-régionaux, basés sur la solidarité, la coopération et l’intérêt mutuel.

Bassirou Diomaye Faye a ensuite mis l’accent sur la nécessité d’une transformation structurelle de l’agriculture dans les pays du Sud, en particulier en Afrique de l’Ouest. Il a lancé un appel à une mobilisation collective des États membres et partenaires de la CPLP autour d’un objectif commun : assurer la souveraineté alimentaire à travers des modèles agricoles durables, inclusifs et innovants. Pour lui, cela passe par la modernisation des pratiques agricoles, la valorisation des terres, le développement des infrastructures de marché et un appui renforcé aux petits producteurs, notamment les jeunes et les femmes.

Le chef de l’État a également évoqué les grandes lignes de la Vision Sénégal 2050, stratégie nationale de long terme dans laquelle l’agriculture joue un rôle central. Il a réaffirmé l’ambition du Sénégal de contribuer à la sécurité alimentaire du continent africain et au-delà, en s’appuyant sur un partenariat international solidaire et responsable.

Sa participation remarquée à ce sommet témoigne de la volonté du Sénégal de s’intégrer davantage dans les réseaux de coopération régionale et internationale, tout en promouvant un développement endogène fondé sur ses priorités économiques et sociales.

Conflit israélo-palestinien : Des journalistes outillés sur les enjeux narratifs et médiatiques

Le Réseau des journalistes pour l’information religieuse (REJIR), en collaboration avec le Forum International Palestinien pour les Médias et la Communication basé en Turquie, organise un atelier de deux jours (vendredi 18 et samedi 19 juillet) visant à mettre en lumière les enjeux liés à la situation actuelle du peuple palestinien.

Selon Mouhamet Barro, fondateur du REJIR et président du Comité Sénégal-Palestine, cet événement a pour objectif de réunir des acteurs majeurs des médias — journalistes, chercheurs et figures religieuses — pour réfléchir sur les responsabilités narratives et médiatiques face au conflit israélo-palestinien, et sur le rôle de la communauté internationale, notamment islamique, dans le soutien au peuple palestinien.

« Cette première journée est dédiée à la formation des formateurs. Les participants doivent être capables de relayer et de transmettre les connaissances acquises ici. Nos journalistes ont besoin d’outils pour apprécier et traiter l’information de manière scientifique et professionnelle, afin d’éviter la manipulation et les excès, que ce soit en faveur de la Palestine ou d’Israël. Ce qui compte, c’est l’objectivité et la rigueur professionnelle », a expliqué Mouhamet Barro.

Il a dénoncé la marginalisation du conflit dans les médias sénégalais, affirmant que moins de 1 % de l’information diffusée concerne la Palestine. Ce désintérêt médiatique, jugé préoccupant, justifie la tenue de cet atelier de renforcement de capacités. L’objectif est d’outiller les professionnels pour une meilleure compréhension des résolutions internationales, de leur vote et de leur application, dans le but d’adopter une posture plus alignée avec la défense des droits des opprimés.

« Il existe une idéologie derrière les outils médiatiques modernes, y compris les réseaux sociaux comme Facebook ou les plateformes de Méta. Ceux qui les contrôlent imposent souvent une vision biaisée du conflit. Mais si le journaliste dispose d’une bonne culture générale, d’une formation continue et d’un socle idéologique solide, il pourra déjouer cette stratégie et proposer une information juste », a poursuivi le président du REJIR.

Il a aussi fustigé la tendance des grands médias internationaux à présenter le conflit uniquement à partir du 7 octobre 2023, à la suite des attaques du Hamas. Pour lui, cette narration omet volontairement le contexte historique du conflit, notamment la Nakba de 1948, marquée par l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens et la confiscation de leurs terres.

Le Sénégal, rappelle-t-il, a toujours affiché un soutien constant à la cause palestinienne, notamment à travers son engagement historique au sein du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, créé le 10 novembre 1975.

Cet atelier a aussi été l’occasion pour plusieurs intervenants — dont les journalistes Daouda Mine, Ballé Preira, ainsi que le président de la section sénégalaise d’Amnesty International — de livrer des communications sur le recoupement des sources, la lutte contre les fake news, et la dénonciation des violations des droits humains perpétrées par Israël.

Les échanges ont porté sur les défis liés à la désinformation, la propagande de l’occupation et la falsification de la vérité. Des interventions d’experts largement saluées par une assistance composée majoritairement de professionnels aguerris des médias.

A. Saleh

Allègement des conditions de séjour en Mauritanie : un souffle d’espoir pour les Sénégalais dès le 25 juillet

Face aux difficultés rencontrées ces derniers mois par une partie importante de la communauté sénégalaise vivant en Mauritanie, les gouvernements des deux pays ont engagé des discussions bilatérales pour apaiser la situation et instaurer un cadre formel de séjour, dans le respect mutuel et la dignité.

À l’issue de ces concertations, le ministère sénégalais de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères a publié ce mercredi 17 juillet 2025 un communiqué important annonçant l’entrée en vigueur, à titre provisoire, de l’Accord sur les conditions d’entrée, de séjour et d’établissement des personnes et de leurs biens entre le Sénégal et la Mauritanie. Cet accord, signé le 2 juin 2025, sera appliqué dès le 25 juillet 2025.

La mesure phare annoncée concerne la suppression des frais généralement imposés aux ressortissants sénégalais se rendant en Mauritanie. Désormais, ces derniers seront totalement dispensés du paiement des frais liés à leur entrée et à leur subsistance sur le sol mauritanien. Une décision saluée par plusieurs associations sénégalaises installées à Nouakchott et dans d’autres régions mauritaniennes.

Cependant, le communiqué précise que cette mesure concerne principalement les séjours de courte durée. Les Sénégalais qui résident ou prévoient de résider en Mauritanie pour plus de trois mois sont toujours tenus d’obtenir une carte de séjour. Pour ce faire, ils devront se présenter aux services compétents avec une carte nationale d’identité ou un passeport en cours de validité, ainsi qu’une carte consulaire. Le coût du titre de séjour est fixé à 300 MRU (Ouguiyas mauritaniennes).

Le gouvernement sénégalais a souligné l’importance de la rigueur dans l’application de ces nouvelles dispositions. Les autorités des deux États s’engagent à veiller à leur respect strict. Il est également demandé aux Sénégalais vivant en Mauritanie de respecter les lois et règlements du pays hôte.

Dans une posture empreinte d’empathie, le ministère a adressé un message de solidarité à l’ensemble de la communauté sénégalaise vivant en Mauritanie. Il a assuré que l’ambassade du Sénégal à Nouakchott suivra de près la situation, en étroite collaboration avec les autorités locales, afin de garantir de meilleures conditions de séjour à nos compatriotes.

Pour toute demande d’assistance ou d’information complémentaire, un numéro de téléphone est mis à la disposition de la communauté : 42 00 77 55.

Fin des Éléments Français au Sénégal : une nouvelle ère de coopération militaire fondée sur la souveraineté

Le jeudi 17 juillet 2025 marque une date historique dans les relations militaires entre le Sénégal et la France. C’est au camp Geille de Ouakam, à Dakar, que s’est tenue la cérémonie officielle de restitution des dernières bases françaises présentes sur le sol sénégalais, mettant un terme à plusieurs décennies de présence militaire tricolore dans le pays. Cette étape décisive s’inscrit dans une volonté politique forte des autorités sénégalaises de réaffirmer leur souveraineté tout en réorientant leur coopération stratégique sur des bases nouvelles.

Présidée par le général de corps d’armée Mbaye Cissé, chef d’état-major général des armées sénégalaises, la cérémonie a vu la passation officielle de plusieurs sites militaires majeurs. Il s’agit notamment des camps Saint-Exupéry et Maréchal de Hann, de l’escale militaire de l’aéroport Blaise Diagne (Diass), de la Cité résidentielle de la Pointe, des installations navales de Protet, du centre de mission de Rufisque, et du camp Geille de Ouakam. Tous ces sites sont désormais sous contrôle exclusif des forces armées sénégalaises.

Dans son discours, le général Mbaye Cissé a tenu à rappeler la solidité des relations historiques entre les deux armées. Il a salué l’apport significatif de la France dans le développement des capacités militaires sénégalaises, notamment à travers la formation de cadres, l’entraînement des troupes, et le soutien logistique. Toutefois, il a insisté sur le fait que cette nouvelle phase ne marque pas une rupture brutale, mais plutôt une volonté d’adaptation à un contexte géopolitique et stratégique en mutation.

« Nos armées ont toujours entretenu une coopération dynamique et enrichissante. Aujourd’hui, le Sénégal choisit de réorganiser cette coopération sur des bases qui garantissent davantage d’autonomie, de respect mutuel et de souveraineté. Il s’agit d’un partenariat rénové, tourné vers l’avenir », a déclaré le général.

La nouvelle coopération militaire avec la France sera donc axée sur l’instruction, la formation, l’entraînement et d’autres domaines jugés essentiels pour la modernisation de l’armée sénégalaise. L’objectif, selon le haut commandement militaire, est d’atteindre une autonomie stratégique tout en restant ouvert aux apports techniques et humains de partenaires étrangers, à condition que cela se fasse dans un cadre équilibré et équitable.

Le départ des Éléments français au Sénégal (EFS) intervient dans un contexte régional marqué par un repli progressif des présences militaires étrangères en Afrique de l’Ouest, sous la pression croissante des opinions publiques et d’une nouvelle génération de dirigeants politiques résolument engagés dans la reconquête de leur souveraineté nationale.

Le Sénégal, en optant pour cette démarche de réappropriation de ses installations militaires, envoie un signal fort à ses partenaires. Il ne s’agit pas d’un isolement ou d’un rejet de la coopération internationale, mais d’un repositionnement stratégique. Comme l’a résumé le général Mbaye Cissé, « les armées sénégalaises sont prêtes à écrire, avec leurs partenaires, une nouvelle page fondée sur l’égalité, la souveraineté et la responsabilité partagée ».

Ainsi s’ouvre une nouvelle séquence du compagnonnage entre le Sénégal et la France, appelée à évoluer au rythme des exigences du monde contemporain et des ambitions d’un pays qui veut affirmer davantage son autonomie dans la gestion de ses affaires de défense et de sécurité.

Grève inédite des Sénégalais en Mauritanie : un cri d’alerte contre les arrestations arbitraires

Face à la recrudescence des rafles, les communautés sénégalaises de Nouakchott se mobilisent pour dénoncer un climat d’injustice et exiger le respect des accords bilatéraux.

Nouakchott, Mauritanie – Depuis mercredi matin, les ressortissants sénégalais vivant en Mauritanie observent une cessation totale d’activités de 48 heures. Cette grève générale, largement suivie dans plusieurs quartiers à forte concentration sénégalaise, vise à dénoncer la recrudescence des interpellations jugées arbitraires, y compris contre des personnes détenant des papiers en règle.

Selon L’Observateur, l’impact de cette mobilisation est visible dans des zones comme Khazar, Cinquième, Sixième ou encore Mérina 3, où boutiques, salons de coiffure, ateliers de mécanique et chantiers ont fermé leurs portes. Le journaliste Mohamed Diop, correspondant de la RFM à Nouakchott, a confirmé un respect massif du mot d’ordre dans les zones concernées, évoquant une « baisse d’activité frappante » sur les principales artères commerçantes de la capitale mauritanienne.

À l’origine de cette contestation : des vagues d’arrestations qui visent indistinctement les Sénégalais, y compris ceux disposant de titres de séjour valides ou de reçus de dépôt en cours de traitement. Pire encore, certains témoignages font état de documents volontairement déchirés par des agents mauritaniens lors des contrôles.

Pour les organisateurs du mouvement, cette situation constitue une violation flagrante des engagements pris en juin dernier lors de la visite officielle du Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko à Nouakchott. À cette occasion, des mesures d’apaisement avaient été annoncées : réduction du coût de la carte de séjour, suppression du contrat de travail comme exigence, levée du parrainage notarié, et simplification des démarches administratives. Mais sur le terrain, la réalité semble bien différente.

Dans un communiqué relayé par la Fédération des associations et groupements des Sénégalais en Mauritanie (Fagsem), le sentiment qui domine est celui de l’humiliation. « Le climat est tel que certains n’osent plus sortir de chez eux », alerte l’organisation. Elle appelle à la fin immédiate des arrestations arbitraires, au respect des documents administratifs valides et à une meilleure prise en charge des démarches de régularisation, notamment par l’élargissement des centres de traitement.

La Fagsem exhorte également les autorités sénégalaises à assumer pleinement leur rôle diplomatique, à travers une présence renforcée et un suivi rigoureux de l’application des accords bilatéraux.

Face à cette mobilisation sans précédent, les autorités mauritaniennes ont rapidement réagi. Plusieurs Sénégalais interpellés ont été libérés dans la nuit du mardi au mercredi. Une rencontre diplomatique s’est également tenue à l’ambassade du Sénégal à Nouakchott entre le ministre mauritanien des Affaires étrangères et l’ambassadeur sénégalais.

Ces gestes sont perçus comme des signes d’apaisement, même si les organisateurs du mouvement restent sur leurs gardes. La Fagsem appelle à la vigilance et à la poursuite du dialogue, tout en insistant sur l’impératif de préserver la paix sociale.

Malgré les tensions, les deux communautés gardent en mémoire les liens séculaires qui unissent le Sénégal et la Mauritanie : relations commerciales, brassages culturels, affinités religieuses. Le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a d’ailleurs réaffirmé l’importance de cette fraternité, appelant à une cohabitation harmonieuse entre les deux peuples.

Fin de la restitution des bases françaises au Sénégal : la dernière cérémonie officielle prévue ce jeudi à Ouakam

La page de la présence militaire française sur les principales emprises stratégiques au Sénégal est sur le point d’être définitivement tournée. La Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA) a annoncé que la cérémonie officielle consacrant la fin du processus de restitution des bases françaises se tiendra ce jeudi 17 juillet 2025 au camp Geille de Ouakam, à partir de 9 heures.

L’événement se déroulera sous la présidence du général de corps d’armée Mbaye Cissé, Chef d’état-major général des Armées sénégalaises. Selon le communiqué officiel, le programme de la cérémonie prévoit une prise d’armes symbolique, ainsi que la lecture de deux allocutions : celle du général de division Pascal IANNI, qui commande les forces françaises en Afrique, et celle du général Mbaye Cissé, marquant solennellement la clôture de cette présence historique.

Ce processus de réaménagement et de transfert progressif des sites militaires avait été entamé depuis plusieurs mois. Les emprises Maréchal, Saint-Exupéry, ainsi que le quartier Contre-Amiral Protet, situé sur le port de Dakar, ont déjà été officiellement restitués aux autorités sénégalaises. La dernière étape avec le camp Geille de Ouakam vient ainsi parachever un processus long et symbolique, portant sur plusieurs décennies de coopération militaire franco-sénégalaise.

Cette restitution s’inscrit dans une évolution plus large de la politique de défense de la France en Afrique, marquée par une réduction progressive de ses implantations permanentes au profit de partenariats ponctuels et de dispositifs plus souples. Du côté sénégalais, elle consacre un regain de souveraineté sur les installations stratégiques et ouvre la voie à de nouveaux usages de ces infrastructures, qui pourraient être réaffectées à des besoins propres aux forces armées nationales.

Cette cérémonie mettra donc un point final à un chapitre emblématique de l’histoire militaire et diplomatique entre le Sénégal et la France, tout en ouvrant une nouvelle ère de coopération fondée sur une approche partenariale repensée.

Bassirou Diomaye Faye attendu ce mardi à Cotonou pour une visite de travail

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, effectuera ce mardi une visite de travail à Cotonou, la capitale économique du Bénin. Cette mission officielle, annoncée dans un communiqué de la présidence sénégalaise et consultée par Le Soleil, s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations d’amitié et de coopération entre les deux pays.

Ce déplacement marque une étape importante dans la politique étrangère du chef de l’État sénégalais, qui accorde une attention particulière à la consolidation des liens entre le Sénégal et ses partenaires africains. Le choix du Bénin, pays ami et acteur engagé dans l’intégration régionale, traduit cette volonté de dynamiser les échanges bilatéraux dans des secteurs stratégiques.

Au menu de cette visite figurent des entretiens avec son homologue béninois, le président Patrice Talon, ainsi que des échanges entre les délégations des deux pays. Les discussions devraient porter sur des questions économiques, sécuritaires et diplomatiques, mais aussi sur la coopération dans les domaines de l’éducation, des infrastructures, du commerce et de la libre circulation dans l’espace ouest-africain.

Cette rencontre pourrait également déboucher sur la signature de nouveaux accords de partenariat ou la relance de projets communs, dans un contexte régional marqué par de nombreux défis, notamment en matière de sécurité et d’intégration économique.

Réouverture du corridor Dakar–Nouakchott : le Sénégal et la Mauritanie relancent leur coopération dans le transport routier

Après plus de quinze années de blocage, le Sénégal et la Mauritanie ont franchi une étape décisive dans le renforcement de leurs relations bilatérales en levant le gel de l’accord sur le transport routier de personnes et de marchandises. Cette relance historique permet la réouverture officielle du corridor Dakar–Nouakchott, un axe stratégique pour les échanges commerciaux sous-régionaux.

Ce vendredi, dans les locaux de la Société des Bacs de Mauritanie, une cérémonie officielle a marqué l’entrée en vigueur de cet accord tant attendu. Étaient présents le ministre mauritanien de l’Équipement et des Transports, Ely Ould El Veirik, et son homologue sénégalais, Yankhoba Diémé, qui ont procédé à la signature d’une déclaration conjointe entérinant l’opérationnalisation de cet accord bilatéral.

Depuis plus de quinze ans, les transporteurs sénégalais étaient contraints de décharger leurs marchandises à la frontière mauritanienne. Ces dernières étaient ensuite reprises par des opérateurs locaux, créant ainsi un goulet d’étranglement logistique, ralentissant les échanges et pénalisant les acteurs économiques des deux pays. La levée de cette contrainte, à travers la suppression du principe de déchargement à la frontière, marque un tournant crucial vers la fluidification des flux commerciaux.

« La mise en œuvre de cet accord, ainsi que les facilités pratiques de transit qu’il prévoit, sont susceptibles de lancer une nouvelle dynamique pour améliorer le climat des affaires, encourager les transactions commerciales et élargir le cercle des interactions humaines », a souligné le ministre mauritanien, M. Ely Ould El Veirik.

Cette relance s’inscrit dans un contexte de coopération bilatérale intensifiée, notamment autour du projet gazier GTA (Grand Tortue Ahmeyim), exploité conjointement par les deux pays. Elle est également le fruit d’un climat politique favorable, marqué par la convergence de vues entre le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani et le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye.

Pour le ministre sénégalais Yankhoba Diémé, cet accord est à la fois un symbole de rapprochement historique et un outil de gestion moderne des relations transfrontalières. « La mobilité n’a jamais été une exception dans notre région, mais une caractéristique essentielle des sociétés ouest-africaines. Elle constitue un facteur de résilience sociale, de transmission culturelle et d’intégration régionale », a-t-il affirmé.

Il a également salué l’esprit de concertation qui anime cette coopération, évoquant notamment la récente visite du Premier ministre Ousmane Sonko en Mauritanie comme « un moment stratégique majeur », qui a permis de consolider les bases d’un partenariat multidimensionnel.

Au-delà des considérations politiques, l’accord prend en compte les préoccupations concrètes des professionnels du transport. Un comité technique mixte a été mis en place pour étudier les tarifs de transport de personnes et de marchandises et veiller à l’équité dans la mise en œuvre du dispositif.

Pour Mohamedou Ould Sidi, président de la Fédération nationale des transports mauritaniens, cet accord « offre de nombreuses opportunités aux transporteurs » tout en instaurant un cadre plus juste, transparent et bénéfique aux deux parties.

La réouverture du corridor intervient en attendant l’achèvement du pont de Rosso, infrastructure majeure en construction qui viendra renforcer davantage la connectivité entre les deux pays. En attendant, les échanges commerciaux devraient connaître une reprise progressive, à la faveur de cette levée de restrictions logistiques.

Soutien militaire : l’Union européenne accorde 10 millions d’euros aux Forces armées sénégalaises

L’Union européenne vient de franchir une nouvelle étape dans sa coopération sécuritaire avec le Sénégal. Selon l’Agence de Presse Sénégalaise (APS), l’UE a approuvé mercredi une première mesure d’assistance militaire d’un montant de 10 millions d’euros, soit 6,56 milliards de francs CFA, destinée à renforcer les capacités des Forces armées sénégalaises. Ce soutien s’inscrit dans le cadre de la Facilité européenne pour la paix (FEP) et s’étalera sur une période de 36 mois.

D’après le site officiel du Conseil européen, cette mesure vise à « renforcer les capacités des forces armées sénégalaises à défendre l’intégrité territoriale et la souveraineté du Sénégal et à protéger sa population civile contre les agressions internes et externes ».

L’aide concernera exclusivement des équipements non létaux et le développement d’infrastructures opérationnelles. Elle portera notamment sur la surveillance terrestre et fluviale, de jour comme de nuit, la collecte de renseignements, ainsi que la protection des forces.

La Facilité européenne pour la paix, créée en mars 2021, est un instrument financier de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) de l’UE. Elle permet de financer des actions de prévention des conflits, de stabilisation et de renforcement des capacités militaires des pays partenaires.

Expulsions de migrants : le Sénégal dans le viseur d’un vaste programme américain

Les États-Unis multiplient les démarches diplomatiques pour renvoyer chez eux des milliers de migrants africains en situation irrégulière sur leur territoire. Le Sénégal, avec près de 1 689 ressortissants en instance d’expulsion, figure parmi les pays les plus concernés par cette politique renforcée.

Selon plusieurs sources concordantes, Washington cherche à conclure des accords de coopération avec des États africains afin de faciliter l’identification, la délivrance de laissez-passer consulaires et l’organisation logistique des retours. Parmi les pays ciblés figurent la Somalie, la Mauritanie, le Nigéria, le Ghana, la Guinée et le Sénégal, qui abritent les populations les plus importantes de ressortissants sous le coup d’un ordre d’expulsion.

Les autorités américaines invoquent des raisons juridiques : dépassement de séjour, condamnations pénales ou rejets de demandes d’asile. L’Immigration and Customs Enforcement (ICE), l’agence en charge des expulsions, défend son action comme étant « conforme à la législation fédérale ».

Mais du côté des organisations de défense des droits humains, l’inquiétude grandit. Le retour forcé de migrants dans des pays confrontés à des défis socio-économiques, des tensions politiques ou encore des manquements aux droits fondamentaux soulève des critiques. « Le Sénégal n’est pas en guerre, mais il n’est pas non plus prêt à absorber en masse des jeunes souvent sans attaches, stigmatisés et en situation de vulnérabilité à leur retour », estime un militant d’une ONG sénégalaise spécialisée dans la réinsertion.

Les expulsés risquent de faire face à de nombreuses difficultés : chômage structurel, manque de soutien psychologique, rejet social ou familial, voire arrestations arbitraires à leur arrivée pour ceux ayant des antécédents judiciaires.

Face à cette pression américaine, le Sénégal marche sur une ligne étroite. Dakar ne souhaite pas compromettre ses relations diplomatiques et économiques avec Washington, mais doit aussi composer avec une opinion publique de plus en plus sensible aux questions migratoires. Pour rappel, ces dernières années, le pays a connu une forte vague d’émigration irrégulière, notamment par voie maritime vers l’Espagne, mettant en lumière l’ampleur du désespoir économique de nombreux jeunes.

Si l’État accepte de coopérer avec les États-Unis, il devra aussi mettre en place des mécanismes d’accueil dignes pour ses ressortissants. À défaut, ce programme d’expulsion pourrait aggraver les tensions sociales et renforcer le sentiment d’abandon chez des milliers de jeunes Sénégalais.

Washington : Le Président Diomaye Faye multiplie les rencontres stratégiques pour le développement du Sénégal

En marge de sa visite officielle à la Maison Blanche, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, a mené une série d’audiences de haut niveau à Washington, illustrant sa volonté de renforcer les partenariats stratégiques en faveur du développement économique et technologique du Sénégal.

Parmi les moments forts de ce séjour diplomatique, figure une rencontre décisive avec une délégation dirigeante du géant de l’aéronautique Boeing, conduite par Michael Schnabel, Vice-président exécutif en charge des opérations internationales. Cette audience a permis de discuter du renforcement du partenariat entre Boeing et Air Sénégal. Les échanges ont notamment porté sur l’acquisition d’aéronefs de nouvelle génération, le transfert de compétences, la formation technique, et la création d’emplois qualifiés dans le secteur aéronautique national. Un partenariat jugé stratégique pour l’ambition sénégalaise de devenir un hub régional du transport aérien.

Le Président Faye a également été reçu par les dirigeants du Millennium Challenge Corporation (MCC). Cette rencontre a permis d’explorer les possibilités d’une coopération accrue autour de projets structurants déjà en cours, et d’envisager de nouveaux programmes pour stimuler la croissance inclusive, améliorer les infrastructures et favoriser un développement durable à long terme.

Enfin, le chef de l’État a eu un échange chaleureux et fructueux avec des cadres sénégalais occupant des postes de responsabilité au sein du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque mondiale. Les discussions ont porté sur les défis économiques actuels, les politiques de résilience et les leviers d’une croissance soutenue et équitable pour le Sénégal.

Diomaye Faye taquine Donald Trump et l’invite à investir dans le golf au Sénégal

Lors de sa visite officielle à la Maison Blanche, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye n’a pas manqué d’ajouter une touche d’humour à la diplomatie. En s’adressant à son hôte américain, Donald Trump, il l’a chaleureusement félicité pour ses talents… de golfeur, tout en lui glissant une proposition inattendue : investir dans le tourisme au Sénégal en y construisant un complexe hôtelier avec un parcours de golf.

« Ce serait aussi pour vous l’occasion idéale de prouver votre talent sur le green », a plaisanté Diomaye Faye, sourire en coin, devant une assemblée mi-amusée, mi-surprise. Le président sénégalais a saisi cette opportunité pour rappeler les atouts de son pays, vantant notamment la position géographique du Sénégal, « à seulement six heures de vol de New York ou de Miami ».

L’allusion au golf n’était pas fortuite. Elle visait habilement à flatter l’ego sportif de Donald Trump, connu pour sa passion pour ce sport, tout en glissant une proposition économique : celle de faire du Sénégal une nouvelle destination haut de gamme pour les touristes américains et les amateurs de golf.

Cette déclaration, à mi-chemin entre la boutade et la stratégie d’influence, illustre bien la manière décontractée mais efficace avec laquelle Diomaye Faye entend repositionner le Sénégal sur l’échiquier diplomatique et économique. Le ton léger adopté face à un Trump tout sourire a permis de briser le protocole rigide, humanisant l’échange et créant une atmosphère propice à des discussions plus profondes sur les investissements bilatéraux.

Au-delà de l’humour, l’offre est sérieuse. Le Sénégal ambitionne de développer davantage son secteur touristique, notamment dans le haut de gamme et le tourisme sportif. Des régions comme Saly, Cap Skirring ou encore la Petite Côte présentent déjà des infrastructures attractives et un potentiel énorme pour accueillir des projets internationaux.

Kenya : Macky Sall participe à la pose de la première pierre du siège du Centre mondial pour l’adaptation

L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, a pris part à Nairobi à la cérémonie officielle de pose de la première pierre du tout premier siège du Centre mondial pour l’adaptation (GCA), un projet inédit qui relie les pays du Sud et du Nord autour des défis climatiques.

Aux côtés du président kényan William Samoei Ruto, de l’ancien secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon et du président-directeur général du Centre, le Professeur Patrick V. Verkooijen, Macky Sall a souligné l’importance d’unir les efforts pour faire face aux effets du changement climatique sur le continent africain.

Dans un message publié sur Facebook, l’ancien chef de l’État sénégalais a salué un événement « marquant » qui, selon lui, illustre « l’engagement en faveur d’un partenariat équitable » et met en lumière le Programme d’accélération de l’adaptation en Afrique (AAAP), considéré comme l’initiative phare de l’Afrique en matière de résilience.

« Cet événement met en valeur le Programme d’accélération de l’adaptation en Afrique et encourage la mise en œuvre de solutions climatiques locales », a-t-il déclaré.

Ce nouveau siège du GCA vise à renforcer la coopération internationale, coordonner les financements et promouvoir l’innovation pour aider les pays africains à mieux s’adapter aux impacts du dérèglement climatique.

Macky Sall a conclu son intervention en appelant à la mobilisation collective : « Ensemble, nous construisons un avenir résilient et prospère pour tous. »

Le Sénégal représenté par El Malick Ndiaye au 50e anniversaire de l’indépendance des Comores

À l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance de l’Union des Comores, le Sénégal a marqué sa présence par la participation du président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye. Mandaté par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, le président de l’hémicycle sénégalais a pris part, le dimanche 6 juillet 2025, à Moroni, aux cérémonies officielles commémorant cet anniversaire historique, selon un communiqué diffusé par l’Assemblée nationale du Sénégal.

Cette présence sénégalaise, hautement symbolique, a été saluée comme le reflet des relations fraternelles et solides qui unissent Dakar et Moroni depuis plusieurs décennies. À travers cette représentation, les autorités sénégalaises ont voulu témoigner de leur attachement à l’amitié et à la solidarité entre les deux peuples.

En marge de la cérémonie officielle, El Malick Ndiaye a eu plusieurs rencontres bilatérales avec des personnalités politiques et institutionnelles de premier plan. Le même jour, il a été reçu par le Président comorien Azali Assoumani. Lors de cet entretien, il lui a transmis les salutations fraternelles et les vœux de prospérité de son homologue sénégalais, Bassirou Diomaye Faye. Les deux dirigeants se sont félicités de la qualité exceptionnelle des relations diplomatiques entre leurs pays, qui partagent des valeurs communes de solidarité, d’unité africaine et d’attachement à la stabilité régionale.

Dans la continuité de ses échanges, El Malick Ndiaye s’est également entretenu avec Moustadroine Abdou, président de l’Assemblée de l’Union des Comores. La rencontre a permis aux deux responsables parlementaires de faire le point sur les perspectives de coopération interparlementaire. Ils ont convenu de créer un groupe d’amitié Sénégal–Comores afin d’approfondir les échanges d’expériences et de renforcer la concertation entre leurs institutions législatives respectives.

Le lundi 7 juillet, la visite s’est poursuivie par une audience avec le Président de la République de l’île Maurice, le Professeur Dharam Gokhool. Les deux personnalités ont exprimé leur volonté commune de dynamiser les liens bilatéraux par la diplomatie parlementaire, levier jugé essentiel pour accompagner les coopérations économiques, éducatives et culturelles.

El Malick Ndiaye a également rencontré Ahmed Ben Mohammed Al Jarwan, président du Conseil Global pour la Tolérance et la Paix. Cet entretien a été l’occasion d’évoquer des thématiques majeures telles que la promotion du dialogue interculturel, la prévention des conflits et la consolidation de la paix dans le monde. Le président Al Jarwan a profité de la rencontre pour exprimer le souhait de voir Dakar accueillir la prochaine rencontre internationale des femmes parlementaires, un événement rassemblant des représentantes issues de plus d’une centaine de pays.

En réponse à cette proposition, le président de l’Assemblée nationale du Sénégal a invité son interlocuteur à saisir officiellement les autorités sénégalaises par voie diplomatique. Il a précisé qu’une telle requête serait examinée avec le plus grand intérêt, en concertation avec les équipes et les ministères concernés.

Cette mission à Moroni, marquée par la participation à une célébration historique et par un agenda diplomatique dense, vient confirmer le rôle actif du Sénégal dans la consolidation des partenariats africains et la promotion des valeurs de tolérance et de paix à l’échelle internationale.

Diplomatie : Bassirou Diomaye Faye attendu aux États-Unis pour une visite de travail et un sommet stratégique

Le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, se rendra aux États-Unis d’Amérique pour une visite de travail les 9 et 10 juillet 2025, à l’invitation du président américain Donald Trump. L’annonce a été faite ce lundi par un communiqué officiel de la Présidence de la République du Sénégal, confirmant la participation du président Faye à un important sommet diplomatique et économique organisé à Washington.

Cette rencontre, prévue du 9 au 11 juillet, constitue l’un des premiers grands rendez-vous africains du second mandat de Donald Trump. Plusieurs chefs d’État sont attendus, notamment ceux du Gabon, de la Guinée-Bissau, du Liberia, de la Mauritanie et bien entendu du Sénégal. Selon les autorités américaines, l’initiative ambitionne de renforcer les liens stratégiques et d’explorer de nouvelles opportunités de coopération bilatérale et multilatérale avec les pays africains.

Au cœur des discussions figurent deux grands axes. D’une part, le développement des partenariats économiques, avec une attention particulière portée aux secteurs jugés stratégiques par Washington, notamment l’exploitation et la sécurisation des minerais critiques, essentiels pour les technologies de pointe et la transition énergétique. D’autre part, la consolidation de la coopération en matière de sécurité régionale, dans un contexte marqué par la persistance de menaces terroristes et la recrudescence des trafics transfrontaliers dans plusieurs zones d’Afrique de l’Ouest et du Sahel.

Ce déplacement constitue l’une des toutes premières visites de Bassirou Diomaye Faye en dehors du continent africain depuis son arrivée au pouvoir. Il illustre la volonté du Sénégal de s’inscrire dans une diplomatie active et d’accroître son attractivité économique auprès de partenaires majeurs. Les entretiens bilatéraux devraient porter également sur les perspectives d’investissements directs américains au Sénégal, ainsi que sur la coopération dans les domaines de la santé, de l’éducation et des infrastructures.

Ce sommet sera, pour Donald Trump, une occasion d’afficher son ambition de renouer des partenariats économiques forts avec le continent africain, après une période où les relations étaient restées relativement en retrait. La présence du président sénégalais à Washington est perçue par les observateurs comme un signal d’ouverture et un moyen d’amplifier les engagements pris au niveau national en faveur de l’émergence économique et de la souveraineté industrielle.

Bassirou Diomaye Faye au Cabo Verde : le Sénégal célèbre les 50 ans d’indépendance du pays frère

À l’invitation de Son Excellence Monsieur José Maria Neves, Président de la République du Cabo Verde, le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, a pris part, ce samedi 5 juillet 2025, à la cérémonie officielle marquant le 50e anniversaire de l’indépendance du Cabo Verde.

Ce moment historique, célébré dans un esprit de solennité et de fraternité, a réuni plusieurs chefs d’État et de gouvernement africains et partenaires internationaux. La présence du Président Diomaye Faye traduit l’importance que le Sénégal accorde aux relations bilatérales avec le Cabo Verde, un pays lié au Sénégal par l’histoire, la géographie, la culture et une coopération exemplaire.

À cette occasion, le Sénégal a adressé ses chaleureuses félicitations au peuple capverdien pour ce jalon important de son parcours national, en lui souhaitant paix, prospérité et succès continu.

Dans son message officiel, le Chef de l’État sénégalais a réaffirmé l’engagement du Sénégal à œuvrer pour le renforcement des liens d’amitié, de fraternité et de coopération entre Dakar et Praia.

Washington accueille cinq chefs d’État africains pour un sommet axé sur les opportunités économiques

Le président américain recevra, le mardi 9 juillet à la Maison-Blanche, cinq chefs d’État africains pour une rencontre stratégique centrée sur les opportunités économiques et les nouvelles orientations de la politique étrangère américaine en Afrique. Sont attendus à Washington les présidents du Gabon, de la Guinée-Bissau, du Liberia, de la Mauritanie et du Sénégal.

Cette réunion inaugurera un sommet de trois jours, du 9 au 11 juillet, dédié à ces cinq pays, symboles selon l’administration Trump de « nations en transition économique et politique crédible ». Ce sommet vise à renforcer les partenariats économiques et sécuritaires avec les États africains considérés comme « stables, ambitieux et ouverts à la coopération gagnant-gagnant ».

La visite s’inscrit dans la continuité du recentrage stratégique des États-Unis sur le continent africain. Mardi, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a annoncé un changement fondamental dans la manière dont les États-Unis entendent soutenir le développement en Afrique. « Nous tournons le dos à une politique d’aide étrangère fondée sur la charité et la dépendance. Désormais, nous privilégierons les nations qui démontrent à la fois la capacité et la volonté de s’en sortir par elles-mêmes », a-t-il affirmé.

Cette déclaration traduit l’application concrète du slogan « America First » cher à Donald Trump, qui souhaite que l’aide américaine se transforme en investissements stratégiques, rentables pour les deux parties. L’objectif est d’accompagner les pays africains vers une autonomie économique tout en créant de nouvelles opportunités pour les entreprises américaines.

Selon la Maison-Blanche, les échanges du 9 juillet mettront en lumière les « opportunités commerciales extraordinaires » qu’offre l’Afrique dans des secteurs comme les énergies renouvelables, les technologies numériques, l’agriculture durable ou encore les infrastructures.

Les États-Unis espèrent ainsi nouer de nouveaux partenariats publics et privés avec ces pays, tout en réduisant l’influence économique croissante d’autres puissances comme la Chine et la Russie sur le continent.

Le choix des cinq États conviés à ce sommet n’est pas anodin. Washington les considère comme des exemples de stabilité institutionnelle et d’ouverture économique en Afrique. Le Sénégal, la Mauritanie et le Liberia ont récemment organisé des élections jugées transparentes. Le Gabon et la Guinée-Bissau, quant à eux, cherchent à consolider leurs réformes économiques et institutionnelles.

Pour ces pays africains, cette invitation représente une reconnaissance diplomatique forte, mais aussi une opportunité de renforcer leur attractivité sur le marché international des investissements.

Ce sommet marque une étape importante dans les relations États-Unis–Afrique, avec un ton résolument tourné vers les affaires, l’autonomie et la collaboration bilatérale. Si les promesses économiques sont bien accueillies, certains observateurs restent prudents, rappelant que l’aide au développement reste cruciale dans de nombreuses régions du continent.

Il restera donc à voir si cette approche fondée sur la réciprocité et l’investissement pourra répondre aux défis complexes du développement en Afrique tout en consolidant la position stratégique des États-Unis sur le continent.

Conseil des ministres du 3 juillet : série de nominations diplomatiques et administratives

Lors du Conseil des ministres tenu ce jeudi 3 juillet 2025, le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a procédé à une série de nominations majeures au sein de la diplomatie sénégalaise et de l’administration économique.

Diplomatie

Au Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, plusieurs diplomates chevronnés ont été promus à des postes-clés :

Mamadou Moustapha Loum, ex-consul général à Madrid, devient ambassadeur au Togo, en remplacement de Rokhaya Ba.
Abdoulaye Barro, jusque-là ambassadeur en Malaisie, est affecté à l’ambassade du Sénégal en Inde.

Diamane Diome, ancien représentant adjoint à l’ONU, est nommé ambassadeur en Pologne.
Abdoulaye Bathily, Conseiller des affaires étrangères, devient ambassadeur en République Démocratique du Congo, succédant à Doro Sy.

Abdoul Aziz Loum prend le relais en Malaisie, remplaçant Abdoulaye Barro.

Ramatoulaye Ba Faye, ambassadrice aux Pays-Bas, voit son portefeuille élargi à la Finlande et à la Suède, avec résidence à La Haye.

Demba Camara, ex-premier conseiller à l’ONU, est nommé consul général à New York.

Administration économique : deux femmes promues

Au Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération, deux femmes accèdent à des postes de direction :

Fatimata Mangane est nommée directrice des ressources humaines.
Rokhaya Cissé devient directrice de l’administration du personnel à la Direction générale de la Planification.

Ces décisions traduisent une volonté présidentielle de renouvellement stratégique, de mobilisation de profils expérimentés et de promotion de la compétence féminine dans l’appareil d’État.

Retrait militaire progressif : la France remet une troisième emprise à l’État sénégalais

Le processus de réorganisation de la présence militaire française au Sénégal franchit une nouvelle étape. Ce mardi 1er juillet 2025, les autorités françaises ont officiellement remis à l’État du Sénégal la station d’émission interarmées de Rufisque, un site stratégique en service depuis 1960, dédié aux communications militaires sur la façade atlantique sud.

La cérémonie de restitution s’inscrit dans la dynamique engagée plus tôt cette année, lorsque Paris avait annoncé le démantèlement progressif de ses dernières emprises militaires au Sénégal. Cette évolution fait suite aux engagements pris dans le communiqué conjoint du 12 février 2025 par les ministères des Affaires étrangères des deux pays.

Réunie le 16 mai dernier, la commission conjointe franco-sénégalaise a arrêté le calendrier précis et les modalités de remise des installations restantes. Ce processus se déroule conformément aux dispositions du traité de coopération militaire signé le 18 avril 2012, qui encadre la collaboration en matière de défense et de sécurité entre les deux nations.

La station d’émission de Rufisque, haut lieu de la présence militaire française pendant plus de six décennies, est le troisième site officiellement rétrocédé en quelques mois. Avant elle, les emprises Maréchal et Saint-Exupéry, situées près du parc de Hann, avaient été remises au Sénégal le 7 mars dernier. Le 15 mai, c’était le quartier Contre-Amiral Protet, implanté sur le port de Dakar, qui avait été restitué.

Selon le calendrier communément agréé, les dernières infrastructures encore occupées par les Éléments français au Sénégal devraient être libérées d’ici la fin du mois de juillet 2025.

Au-delà de la portée symbolique de ce retrait, qui acte la fin d’une présence militaire héritée de la période post-indépendance, les deux pays réaffirment leur volonté de fonder leur partenariat sur de nouvelles bases. Cette relation rénovée entend privilégier la souveraineté nationale, l’égalité des responsabilités et la coopération opérationnelle dans le respect mutuel.

La restitution progressive des emprises militaires françaises marque ainsi un tournant historique dans la relation entre Paris et Dakar, désormais appelée à se réinventer dans un contexte de redéfinition des priorités stratégiques en Afrique de l’Ouest.

Séville – Partenariat stratégique : Diomaye et Macron tracent les contours d’une nouvelle ère de coopération

À l’occasion de la Conférence des Nations unies sur le financement du développement, qui se tient actuellement à Séville, les présidents Bassirou Diomaye Faye et Emmanuel Macron ont eu un échange bilatéral majeur. Une rencontre marquée par la volonté affirmée des deux chefs d’État de poser les bases d’un partenariat renouvelé et équilibré entre le Sénégal et la France.

Le président français a déclaré vouloir « refondre le partenariat entre le Sénégal et la France », insistant sur la nécessité de construire une relation au service « des intérêts de nos peuples et de notre souveraineté ». Ce propos, fortement symbolique, s’inscrit dans le sillage d’une nouvelle dynamique voulue par le chef de l’État sénégalais, qui prône une coopération basée sur la dignité, le respect mutuel et l’efficacité.

Plusieurs axes stratégiques ont été mis en avant par Emmanuel Macron : le partenariat économique, les questions de sécurité et de défense, la coopération culturelle ainsi que le travail de mémoire. Ces « chantiers » traduisent une approche globale de la relation bilatérale, allant au-delà du simple cadre diplomatique pour embrasser les enjeux historiques, sociétaux et régionaux.

Dans ce sens, Macron a salué « l’engagement du Sénégal en faveur de la stabilité régionale », soulignant le rôle moteur que joue Dakar dans la gestion des défis du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest. Pour Paris, le Sénégal reste un partenaire stratégique sur le plan diplomatique, sécuritaire et économique, dans un contexte africain en pleine recomposition géopolitique.

Cette rencontre intervient dans un climat international marqué par une volonté croissante des États africains de redéfinir les termes de leur coopération avec les anciennes puissances coloniales. Le président Diomaye Faye, qui incarne cette aspiration à la souveraineté et à la transformation, entend faire du Sénégal un exemple de rupture positive.

Le dialogue entre les deux dirigeants ouvre donc la voie à une nouvelle étape dans les relations franco-sénégalaises. Une relation repensée, décentrée des anciennes logiques d’alignement, et recentrée sur des intérêts partagés, dans le respect des choix politiques et économiques de chaque pays.

Conférence internationale sur le financement du développement : le président Diomaye va intervenir sur un enjeu stratégique

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a pris part ce lundi 30 juin 2025 à la cérémonie d’ouverture de la 4ᵉ Conférence internationale sur le financement du développement, qui se tient à Séville, en Espagne, du 30 juin au 3 juillet 2025.

Ce sommet de haut niveau réunit plusieurs chefs d’État et de gouvernement, ainsi que des dirigeants des principales institutions multilatérales, parmi lesquelles l’Organisation des Nations unies (ONU), la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI), l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et le Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC).

Selon la Présidence sénégalaise, qui a communiqué l’information via sa page officielle, le président Diomaye interviendra au cours de la session plénière prévue dans l’après-midi. Il portera la voix du Sénégal et défendra un enjeu jugé stratégique : « la mobilisation et l’alignement des ressources publiques domestiques, levier essentiel pour un développement souverain, équitable et durable ».

Ce déplacement s’inscrit dans la volonté affichée du chef de l’État sénégalais de promouvoir une vision renouvelée du financement du développement, notamment en plaidant pour une réforme de l’architecture financière internationale et en insistant sur la nécessité de renforcer les capacités internes de mobilisation des recettes fiscales et budgétaires.

La participation du Sénégal à cette conférence intervient également dans un contexte marqué par des défis économiques importants : la lutte contre la pauvreté, la nécessité d’investir massivement dans les infrastructures sociales, l’adaptation au changement climatique et l’amélioration de la gouvernance économique.

Pour le président Diomaye Faye, la priorité est claire : renforcer l’autonomie budgétaire et réduire la dépendance excessive aux financements extérieurs, afin de garantir un développement durable, centré sur les priorités nationales et respectueux des aspirations des populations.

Durant ces quatre jours de travaux, plusieurs panels et sessions thématiques permettront aux États participants, aux bailleurs et aux institutions internationales d’échanger sur les voies et moyens de financer efficacement les Objectifs de développement durable (ODD).

Le chef de l’État sénégalais devrait également tenir des rencontres bilatérales en marge des discussions plénières, avec pour ambition de consolider les partenariats stratégiques et d’attirer de nouveaux investissements structurants pour le Sénégal.

Le Président Diomaye Faye en route pour Séville pour la 4ᵉ Conférence internationale sur le financement du développement

Le Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce dimanche matin à destination de Séville, en Espagne, où il prendra part à la 4ᵉ Conférence internationale sur le financement du développement. Cet événement de haut niveau est organisé sous l’égide des Nations Unies et rassemblera plusieurs Chefs d’État et de gouvernement, ainsi que des responsables d’institutions financières et internationales.

À son départ de l’aéroport militaire Léopold Sédar Senghor de Yoff, le chef de l’État a été salué par le Premier ministre Ousmane Sonko, accompagné de plusieurs autorités civiles et militaires, dans une atmosphère solennelle et empreinte de patriotisme.

Cette participation du Président Diomaye Faye s’inscrit dans une stratégie assumée de diplomatie économique active. L’objectif affiché est clair : défendre les intérêts de l’Afrique et du Sénégal dans les débats mondiaux relatifs au financement du développement, en particulier dans un contexte mondial marqué par les inégalités structurelles d’accès aux ressources financières.

La Conférence de Séville constitue une plateforme stratégique pour plaider en faveur d’un système de financement international plus équitable, plus transparent et davantage orienté vers la durabilité. Le Président Faye entend y porter la voix de l’Afrique, afin de renforcer les partenariats économiques, attirer de nouveaux investissements responsables, et promouvoir des solutions innovantes en matière de dette, de fiscalité internationale et de transition écologique.

Cette mission témoigne également de la volonté du Sénégal de jouer un rôle actif sur la scène internationale et de contribuer à la redéfinition des règles économiques mondiales au bénéfice des pays en développement.

LFR 2025 adoptée : le gouvernement revoit ses priorités face à la dette et revalorise ses engagements sociaux

L’Assemblée nationale a adopté ce samedi 28 juin 2025, le projet de loi de finances rectificative (LFR) n°11/2025, présenté par le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba. Le texte, validé à l’unanimité en commission, vise à redresser la trajectoire budgétaire en intégrant les véritables niveaux d’endettement et en réorientant les priorités économiques et sociales.

Voici les points essentiels du rapport.

Présentant le rapport, le ministre dira que le présent PLFR vise : la restauration de la transparence et la sincérité budgétaires par la mise en œuvre des recommandations de la Cour des Comptes, avec l’amélioration des dispositifs et mécanismes de reddition des comptes, grâce au renforcement du système de comptabilité publique ;  le renforcement des mécanismes de contrôle interne et externe des finances publiques ;  le strict respect de l’obligation de recourir à l’autorisation parlementaire pour tout recours à un emprunt et la publication régulière des données sur la dette et sur l’exécution des dépenses du budget ;  la prise en charge, dès cette LFR, des intérêts sur la dette bancaire, contractée hors circuit budgétaire, pour un montant de 125 milliards FCFA.
 
Abordant la relance de la machine économique, le ministre a précisé qu’elle passerait à travers un programme de soutien aux secteurs porteurs de croissance structuré autour de l’apurement des engagements de l’État auprès des acteurs économiques, la réorganisation, le renforcement et l’amélioration de l’efficacité des investissements publics, le soutien à l’investissement privé, l’amorce de la souveraineté alimentaire, etc.
 
Relativement au rétablissement des marges budgétaires, une double approche de rationalisation des dépenses et de renforcement de la mobilisation des ressources sera privilégiée. Le PIB nominal sera ainsi revu à la baisse, a-t-il relevé.
 
Cheikh Diba dira en outre que l’exercice approfondi de régulation budgétaire entrepris par le Gouvernement pour préserver la soutenabilité des finances publiques, afin de maîtriser le déficit budgétaire sur les court et moyen termes permettra une réduction de certaines catégories de dépenses (109,08 milliards FCFA sur les crédits d’acquisitions de biens et services et transferts courants, 336,5 milliards FCFA sur les dépenses en capital sur ressources internes).
 
Taux de croissance du PIB révisé à 8,0%
 
Le ministre a aussi rappelé que le PLFR envisage la préservation de l’engagement en faveur de l’équité sociale à travers la prise en charge de l’incidence budgétaire du pacte de stabilité sociale. Des mesures seront ainsi prises notamment : – la généralisation de l’indemnité de logement à tous les agents de la fonction publique ; – le recrutement spécial dans la fonction publique d’un personnel de santé et de l’action sociale pour permettre un meilleur accès aux soins sur toute l’étendue du territoire ; l’apurement partiel de la dette intérieure.
 
 Selon le ministre, malgré les contraintes budgétaires de la rectification, le Gouvernement a fait le choix délibéré de préserver et même de renforcer certaines priorités stratégiques qui conditionnent l’avenir de notre pays. Ainsi, l’éducation et la formation bénéficieront d’une priorité absolue avec la poursuite du programme de création des lycées d’excellence « Armée-Nation » dans toutes les régions.
 
 Relativement au nouveau cadrage budgétaire, l’argentier de l’Etat a précisé qu’il reflète une approche réaliste et responsable de nos capacités financières. Ainsi, le taux de croissance du PIB est révisé à 8,0% contre 8,8% initialement prévu, soit un ajustement de 0,8 point de pourcentage. Cette révision, bien que traduisant une certaine prudence, maintient néanmoins un objectif de croissance ambitieux, avec une croissance hors hydrocarbures estimée à 3,8%.
 
 Déficit budgétaire porté à 7,82% du PIB
 
Quant au PIB nominal, il est révisé à 21 690,5 milliards FCFA contre 22 597,7 milliards FCFA initialement, soit une contraction de 907,2 milliards FCFA qui a des répercussions directes sur nos prévisions de recettes. Le déficit budgétaire, lui, sera porté à 7,82% du PIB contre 7,08% initialement prévu, avec l’engagement ferme du Gouvernement de revenir progressivement vers la norme communautaire de 3% à moyen terme.
 
D’après le ministre des Finances, la structure de nos investissements connaîtra également un réajustement significatif avec une budgétisation ajustée des investissements financés sur ressources extérieures qui passent de 3,26% du PIB dans la loi de finances initiale à 6,22% du PIB dans cette LFR.
 
Augmentation des charges financières
Selon lui, cette hausse est compensée par une contraction des dépenses d’investissements financées sur ressources internes qui passent de 5,3% à 2,7% du PIB, reflétant notre volonté d’optimiser l’utilisation de nos ressources tout en maintenant un niveau d’investissement public soutenu
 
L’un des défis majeurs de cette rectification réside, selon le ministre, dans la gestion de l’augmentation substantielle des charges financières sur la dette publique, qui ont presque doublé en passant de 932,08 milliards FCFA dans la loi de finances initiale à 1 057,1 milliards FCFA dans cette rectification, représentant désormais 4,9% du PIB.
 
Baisse des recettes et des dépenses
Cette évolution, directement liée à la révélation de la dette réelle de l’État, illustre l’ampleur des ajustements nécessaires et justifie pleinement notre démarche de transparence et de responsabilisation, selon Cheikh Diba.
 
En définitive, les prévisions de recettes de cette loi de finances rectificative sont arrêtées à 4 884,3 milliards FCFA contre 5 014,3 milliards FCFA dans la loi initiale, soit une baisse de 130 milliards FCFA en valeur absolue. Les dépenses sont révisées à 6 580,2 milliards contre 6 614,8 milliards FCFA, soit une réduction de 34,5 milliards FCFA.
 
 Ces ajustements, bien que contraignants, traduisent notre volonté de maintenir un équilibre entre réalisme budgétaire et ambition de développement, a ainsi conclu le ministre des Finances.

Le Président Bassirou Diomaye Faye attendu à Séville pour la 4e Conférence internationale sur le financement du développement

Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, effectuera un déplacement en Espagne, où il prendra part à la 4e Conférence internationale sur le financement du développement qui se tiendra à Séville du 29 juin au 2 juillet 2025. Cette information a été rendue publique ce samedi à travers un communiqué officiel de la Présidence sénégalaise.

Cette conférence, placée sous l’égide des Nations unies, constitue l’un des plus importants rendez-vous mondiaux consacrés à la mobilisation de financements pour le développement. Elle rassemblera des Chefs d’État et de gouvernement, des représentants d’organisations internationales et régionales, des dirigeants d’institutions financières et des partenaires au développement venus de tous les continents. Les participants échangeront sur les défis et opportunités qui se présentent dans la recherche de ressources destinées à promouvoir un développement mondial plus durable, inclusif, équitable et résilient, dans un contexte marqué par des tensions économiques et géopolitiques.

Le président Bassirou Diomaye Faye interviendra lors de la séance plénière, au cours de laquelle il présentera la vision et les priorités stratégiques du Sénégal en matière de financement du développement. Selon la Présidence, il mettra l’accent sur la nécessité d’un accès plus équitable aux ressources financières internationales, la réforme de l’architecture mondiale de la dette et l’importance d’un soutien accru aux pays africains dans la mise en œuvre de projets transformateurs, notamment dans les domaines des infrastructures, de l’éducation, de la santé et de l’adaptation climatique.

En marge des travaux, le chef de l’État participera à plusieurs tables rondes thématiques portant sur le financement des transitions énergétiques, la digitalisation inclusive et la réduction des inégalités sociales. Ces rencontres permettront de partager des expériences, de promouvoir des partenariats et d’explorer des instruments innovants de mobilisation des ressources.

Le président Faye aura également des entretiens bilatéraux avec plusieurs dirigeants étrangers et responsables d’institutions financières et de coopération, dans le but de renforcer les partenariats stratégiques du Sénégal et de défendre les priorités nationales et africaines sur la scène internationale.

La 4e Conférence internationale sur le financement du développement intervient dans un contexte mondial où de nombreux pays cherchent à réorienter leurs politiques budgétaires et leurs stratégies de financement pour faire face aux crises économiques et environnementales, tout en soutenant une croissance durable et partagée.

Ousmane Sonko en Chine : des retombées concrètes attendues pour le Sénégal

En visite officielle en Chine, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a exprimé sa grande satisfaction à l’issue de ses échanges avec les plus hautes autorités chinoises. Reçu successivement par son homologue Li Qiang puis par le président Xi Jinping au Palais du Peuple, le chef du gouvernement sénégalais a salué des discussions fructueuses, porteuses d’engagements concrets pour le développement du Sénégal.

« Nous sortons très satisfaits de ces rencontres. Dans les jours et les semaines à venir, les Sénégalais verront de façon concrète les retombées de cette visite », a déclaré M. Sonko, soulignant la portée stratégique de ce déplacement, le tout premier effectué hors du continent africain depuis sa nomination le 5 avril 2024.

Le Premier ministre a mis en avant l’intérêt manifeste des autorités chinoises pour la Vision Sénégal 2050, le nouveau cadre stratégique du développement national impulsé par le président Bassirou Diomaye Faye. La Chine s’est engagée à accompagner la mise en œuvre de ce programme ambitieux, axé sur la souveraineté économique, l’industrialisation, la transformation des territoires et le redressement des finances publiques.

« Les autorités chinoises ont été très réceptives à nos propositions, qu’il s’agisse de coopération intergouvernementale, de développement local ou de financement d’infrastructures structurantes », a précisé M. Sonko.

Au-delà des grandes lignes politiques, le chef du gouvernement a évoqué des avancées concrètes. Pékin aurait validé certaines propositions sénégalaises, notamment dans le cadre de la coopération décentralisée entre les pôles territoriaux sénégalais et des provinces chinoises. D’autres projets sont en cours de finalisation, avec des engagements fermes de soutien financier et technique de la part de la Chine.

« Nous avons eu l’occasion de sensibiliser nos interlocuteurs sur les réalités africaines et les priorités spécifiques du Sénégal. Sur plusieurs dossiers, des accords de principe ont été obtenus, ce qui augure des résultats visibles très rapidement », a-t-il assuré.

Le Premier ministre a également tenu à souligner la nature du partenariat entre Dakar et Pékin, qu’il qualifie de « juste, équitable et respectueux des souverainetés ». Pour lui, cette relation s’inscrit dans une logique de coopération gagnant-gagnant, à rebours des logiques de domination ou de dépendance.

« Le président Xi Jinping nous a assurés de son soutien pour aider le Sénégal à surmonter les difficultés financières laissées par le précédent régime. C’est un signe fort de confiance dans notre nouveau cap », a conclu Ousmane Sonko.

Ce déplacement en Chine marque une étape majeure dans la relance des relations bilatérales et le repositionnement du Sénégal dans les grands équilibres géostratégiques mondiaux. Alors que le pays cherche à diversifier ses partenariats économiques et à affirmer sa souveraineté, la Chine apparaît comme un allié de poids dans cette nouvelle phase.

Rencontre avec Xi Jinping : Ousmane Sonko promet des retombées concrètes pour le Sénégal

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a exprimé ce vendredi 27 juin 2025 sa grande satisfaction à l’issue de sa visite officielle en Chine, marquée par des entretiens de haut niveau avec les autorités du pays. Il a assuré que ce déplacement, premier hors du continent africain depuis sa nomination en avril 2024, produira des résultats tangibles et rapides au bénéfice des Sénégalais.

Au Palais du Peuple, à Pékin, le chef du gouvernement sénégalais a d’abord rencontré son homologue chinois, Li Qiang, avant de s’entretenir avec le président de la République populaire de Chine, Xi Jinping. À l’issue des discussions, Ousmane Sonko a déclaré : « Nous sortons très satisfaits de ces rencontres avec les plus hautes autorités chinoises. Dans les jours et les semaines à venir, les Sénégalais verront de façon concrète les retombées de cette visite. »

Il a souligné que ces échanges témoignaient de la qualité du partenariat stratégique entre Dakar et Pékin, un partenariat qui s’est renforcé ces dernières années et que la nouvelle administration entend consolider. « Cette visite marque l’importance que nous accordons à la coopération sino-sénégalaise et l’importance que la Chine accorde à notre pays », a-t-il précisé.

Durant ces séances de travail, la délégation sénégalaise a mis l’accent sur la Vision Sénégal 2050, le programme de développement économique et social élaboré sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye. Selon Ousmane Sonko, les autorités chinoises se sont montrées attentives et réceptives aux propositions sénégalaises, notamment sur la coopération économique et l’accompagnement du Sénégal dans ses efforts de relance et de transformation structurelle.

« Les audiences nous ont permis de sensibiliser aussi bien le Premier ministre Li Qiang que le président Xi Jinping sur les enjeux en Afrique et au Sénégal. Sur certaines questions, ils ont donné des validations, notamment pour la coopération entre nos pôles de développement et certaines provinces chinoises. Sur d’autres, ils ont pris des engagements fermes pour accompagner le Sénégal », a-t-il indiqué, promettant des résultats visibles et concrets à très court terme.

Le Premier ministre a également insisté sur la nature de cette coopération, qu’il a qualifiée de « juste, équitable et fondée sur le respect mutuel ». Il a salué l’engagement personnel du président Xi Jinping à soutenir la Vision Sénégal 2050 et à appuyer le pays dans ses efforts de redressement, notamment face aux difficultés financières héritées du précédent régime.

En se rendant en Chine, Ousmane Sonko poursuit la volonté du Sénégal de diversifier ses partenariats stratégiques et de consolider ses liens avec les grandes puissances économiques mondiales. Cette visite devrait déboucher sur des accords de coopération dans plusieurs domaines prioritaires, parmi lesquels les infrastructures, l’agriculture, l’énergie et le développement industriel.

Le gouvernement sénégalais annonce que des annonces officielles et des signatures d’accords suivront dans les prochaines semaines.

Ousmane Sonko frappe fort à Davos : « Nous avons hérité d’une dette proche de 100% et d’un déficit à 14%. Ce n’est pas une erreur, c’était délibéré. »

En marge du Forum d’été de Davos organisé cette année en Chine, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a marqué les esprits par une déclaration percutante sur la situation économique du Sénégal. Devant un parterre de dirigeants politiques, d’investisseurs et d’experts économiques internationaux, il a tiré à boulets rouges sur la gestion du régime précédent, qu’il accuse d’avoir volontairement plombé les finances publiques.

« Nous avons hérité d’une dette proche de 100% du PIB et d’un déficit budgétaire de 14%. Ce n’est pas une erreur, c’était délibéré », a affirmé Ousmane Sonko, se basant sur les résultats d’un audit financier commandité par le président Bassirou Diomaye Faye.

Selon Sonko, les conclusions de l’audit mené peu après l’alternance de mars 2024 révèlent une « gestion budgétaire irresponsable » sous le régime de Macky Sall. Le niveau d’endettement aurait frôlé les 100% du produit intérieur brut, bien au-delà des seuils de viabilité recommandés par les institutions financières internationales. Le déficit budgétaire, quant à lui, atteindrait un niveau record de 14%, compromettant sérieusement les marges de manœuvre de l’État.

Des chiffres qui, selon le Premier ministre, ne relèvent pas de simples erreurs de gestion : « Il s’agit d’un choix politique assumé, fait en toute conscience, dont les conséquences pèsent lourdement sur le peuple sénégalais. »

Malgré cette conjoncture difficile, Sonko a écarté toute politique d’austérité, assurant que l’équipe gouvernementale mise sur un plan de redressement basé sur la justice, la transparence et l’attractivité économique. « Nous n’imposerons pas de sacrifices injustes aux populations. L’heure est à la vérité, à la responsabilité et à la mobilisation des ressources internes. »

Il a également souligné la nécessité de rétablir la confiance des investisseurs en montrant que le Sénégal est désormais dirigé avec rigueur et équité. « Nous sommes venus à Davos non pas pour quémander, mais pour proposer une vision claire, souveraine et ambitieuse du développement de notre pays. »

Ousmane Sonko n’a pas éludé la question de la reddition des comptes. « Ceux qui ont pris des décisions aux conséquences dramatiques pour les finances publiques devront répondre. Il ne s’agit pas de vengeance, mais de justice. »

Cette déclaration fait écho à l’engagement pris par le tandem Diomaye-Sonko pendant la campagne électorale : faire la lumière sur la gouvernance passée et lutter contre l’impunité.

En s’exprimant à Davos, dans ce haut lieu du capitalisme mondial, Ousmane Sonko a voulu envoyer un message clair : le Sénégal change de cap, mais reste ouvert au monde. Il entend nouer des partenariats équilibrés, respectueux de la souveraineté du pays, tout en appelant les investisseurs à « venir participer à un projet de transformation structurelle et durable ».

Le passage de Sonko à Davos marque un tournant dans la diplomatie économique du Sénégal. Entre dénonciation des dérives passées, refus de l’austérité et appel à la coopération internationale, le Premier ministre affiche une volonté de rupture tout en gardant le cap sur la stabilité. Reste à savoir comment les marchés et les partenaires internationaux réagiront à ce discours sans concession.

Tensions Iran-Israël : 50 Sénégalais évacués vers la Turquie face à la dégradation sécuritaire

Alors que le conflit entre l’Iran et Israël connaît une escalade inquiétante, les autorités sénégalaises ont activé un plan d’urgence pour assurer la protection de leurs ressortissants établis en République islamique d’Iran. La ministre des Affaires étrangères, Yassine Fall, a annoncé que 50 Sénégalais ont été évacués vers la Turquie en raison de la fermeture de l’espace aérien iranien et de l’intensification des frappes dans le pays.

En marge du sommet de la CEDEAO tenu à Abuja, la cheffe de la diplomatie sénégalaise a confirmé l’information, précisant que le Sénégal figure parmi les rares pays africains à avoir rapidement mis en place un mécanisme de rapatriement dans un contexte de guerre régionale à haut risque. « Le Sénégal est le deuxième pays africain à avoir mis en place un mécanisme de rapatriement. Nous avons identifié tous nos compatriotes désireux de rentrer au pays, en raison de la gravité de la situation et de l’intensification des frappes aériennes sur l’Iran », a-t-elle déclaré à la presse.

La Radio Futurs Médias (RFM), citant la ministre, rapporte que le contingent de ressortissants sénégalais a été évacué par voie terrestre vers la Turquie, dans une opération coordonnée avec les autorités consulaires sénégalaises de la région. Cette solution a été rendue nécessaire par la fermeture complète de l’espace aérien iranien, qui rendait toute évacuation par avion impossible.

L’évacuation s’est déroulée dans un climat tendu, alors que les hostilités militaires s’intensifient entre Israël et l’Iran, avec des frappes aériennes croissantes dans plusieurs zones stratégiques du territoire iranien. Le gouvernement sénégalais a réitéré sa vigilance et son engagement à assurer la sécurité de ses ressortissants, tout en appelant à une désescalade immédiate des tensions.

Cette initiative d’évacuation s’inscrit dans un contexte plus large de mobilisation diplomatique régionale et internationale. Le Sénégal a récemment condamné les attaques menées sur le territoire iranien, appelant à un cessez-le-feu et à une réaction urgente de la communauté internationale pour éviter une généralisation du conflit au Moyen-Orient.

En attendant un éventuel retour de ces compatriotes sur le sol sénégalais, les autorités indiquent que des dispositions d’accueil et d’assistance sont en cours de préparation, en lien avec l’ambassade du Sénégal à Ankara et les organisations humanitaires partenaires.

Développement : Ousmane Sonko tend la main aux investisseurs chinois — Vers un nouvel élan sino-sénégalais ?

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a adressé une invitation solennelle aux investisseurs chinois pour venir s’implanter durablement au Sénégal. C’était ce dimanche, lors d’un forum économique organisé dans la capitale de la province du Zhejiang, un rendez-vous stratégique qui a réuni décideurs chinois, entrepreneurs sénégalais établis en Chine, ainsi que plusieurs délégations officielles.

S’exprimant devant un parterre d’opérateurs économiques, le chef du gouvernement sénégalais a mis en avant les opportunités qu’offre son pays, tout en insistant sur l’accueil chaleureux réservé aux partenaires étrangers. « Nous vous attendons au Sénégal, vous y serez à l’aise. C’est un pays d’hospitalité », a-t-il affirmé. Avant d’ajouter : « Nous vous invitons massivement à venir participer à l’œuvre de construction de notre développement, qui sera également celle de la Chine. »

Le forum, organisé conjointement par l’APIX (Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux de l’État) et l’ambassade du Sénégal en Chine, avait pour objectif de renforcer les liens économiques entre les deux pays et d’encourager une coopération mutuellement bénéfique. Plusieurs protocoles d’accord ont été signés, traduisant une volonté commune de concrétiser de nouveaux projets dans des secteurs stratégiques tels que les infrastructures, l’agriculture, l’industrie ou encore l’énergie.

Cette démarche s’inscrit dans une dynamique diplomatique plus large du gouvernement sénégalais, qui souhaite diversifier ses partenariats et attirer des investissements structurants. La Chine, déjà très présente en Afrique, notamment dans les grands travaux, reste un acteur incontournable dans la stratégie de développement du Sénégal, et ce forum pourrait marquer le début d’une nouvelle phase de collaboration plus équilibrée et plus durable.

Reste à voir comment ces engagements se traduiront sur le terrain, alors que les attentes des populations en matière d’emploi, de transfert de technologie et de développement local sont fortes. Le défi pour le Sénégal sera de tirer le meilleur parti de cette coopération tout en défendant ses intérêts stratégiques.

Coopération économique : Ousmane Sonko appelle les investisseurs chinois à s’engager davantage au Sénégal

Hangzhou (Chine), 22 juin 2025 – En visite officielle en Chine, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a adressé un vibrant appel aux opérateurs économiques chinois pour qu’ils intensifient leurs investissements au Sénégal. Il a tenu ce discours ce dimanche, lors d’un forum économique sino-sénégalais organisé à Hangzhou, capitale de la province du Zhejiang.

« Nous vous attendons au Sénégal, vous y serez à l’aise. C’est un pays d’hospitalité. Nous vous invitons massivement à venir participer à l’œuvre de construction de notre développement, qui sera également celle de la Chine », a déclaré le chef du gouvernement sénégalais devant une assistance composée d’hommes d’affaires chinois, de membres de la diaspora sénégalaise en Chine, ainsi que de représentants d’entreprises venus du Sénégal.

Le forum, organisé par l’APIX (Agence pour la Promotion des Investissements et des Grands Travaux de l’État du Sénégal) en partenariat avec l’ambassade du Sénégal en Chine, visait à renforcer les partenariats économiques et à stimuler les flux d’investissement vers Dakar, dans un contexte où le gouvernement sénégalais cherche à impulser une nouvelle dynamique à sa stratégie de développement.

En marge des discussions, plusieurs protocoles d’accord et conventions de partenariat ont été signés entre des entreprises sénégalaises et chinoises, dans des secteurs allant des infrastructures au numérique, en passant par l’agriculture, l’énergie et la logistique. Ces engagements traduisent la volonté des deux parties de donner un nouvel élan à leur coopération bilatérale, dans une logique de gagnant-gagnant.

Ce déplacement d’Ousmane Sonko en Chine s’inscrit dans une démarche proactive du gouvernement sénégalais, qui mise sur la diplomatie économique pour attirer les capitaux étrangers, transférer des technologies et créer des emplois durables. En choisissant la ville de Hangzhou, reconnue pour son dynamisme économique et son rôle de hub technologique, le Premier ministre a voulu marquer l’importance qu’il accorde à l’innovation et à l’entrepreneuriat dans sa vision du développement.

La Chine figure déjà parmi les principaux partenaires économiques du Sénégal, notamment dans les domaines des infrastructures, des télécommunications et de l’agriculture. Ce forum vise à consolider ces acquis tout en explorant de nouvelles pistes de coopération dans des secteurs porteurs.

Ce forum économique n’est que la première étape d’un agenda chargé pour la délégation sénégalaise en Chine. D’autres rencontres sont prévues avec des représentants d’institutions publiques, de groupes industriels et de pôles de recherche, avec l’objectif d’élargir le champ de la coopération sino-sénégalaise à des domaines plus innovants.

Ousmane Sonko entame sa visite officielle en Chine par un entretien stratégique avec le Gouverneur de Hangzhou

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, est arrivé ce samedi à Hangzhou, capitale de la province du Zhejiang, dans le cadre d’une visite officielle de plusieurs jours en République populaire de Chine. Cette mission marque une nouvelle étape dans le renforcement du partenariat stratégique entre Dakar et Pékin.

Dès son premier jour sur le sol chinois, le chef du gouvernement sénégalais s’est entretenu avec le Gouverneur de la province, Liu Jie. Cette rencontre a permis aux deux parties d’explorer de nouvelles pistes de coopération dans des domaines jugés prioritaires par les deux États : l’économie, l’industrie, la technologie, les infrastructures et l’innovation.

« Hangzhou étant un modèle de dynamisme et de croissance, les discussions ont tourné autour des opportunités d’échanges dans les secteurs économique, industriel, technologique entre autres », a déclaré le Premier ministre, à l’issue de son entretien avec le gouverneur.

La Chine, qui considère le Sénégal comme un partenaire stratégique et une porte d’entrée en Afrique de l’Ouest, entend consolider sa coopération bilatérale dans un esprit gagnant-gagnant. Pour Pékin, le Sénégal offre un positionnement géopolitique et logistique unique, en plus d’un potentiel de développement prometteur.

Cette visite s’inscrit dans une dynamique de redéfinition des priorités diplomatiques du Sénégal, dans un contexte mondial marqué par la recherche de nouveaux équilibres économiques et commerciaux. Elle devrait également permettre de conclure plusieurs accords de partenariat et d’attirer de nouveaux investissements chinois au Sénégal.

Le Premier ministre est accompagné d’une forte délégation comprenant plusieurs membres du gouvernement ainsi que des directeurs généraux de structures publiques stratégiques. Des rencontres avec des chefs d’entreprise, des investisseurs chinois et des autorités locales sont prévues tout au long du séjour.

Cette visite intervient également en marge de la 15e édition du Forum d’été de Davos, prévue à Tianjin du 24 au 26 juin, à laquelle Ousmane Sonko participera aux côtés de plusieurs dirigeants mondiaux.

Refus de visas américains : Sonko annule le stage des « Lionnes » et défend la souveraineté du Sénégal

Le Premier ministre Ousmane Sonko a fermement réagi, ce mercredi, au refus de délivrance de visas à plusieurs joueuses de l’équipe nationale féminine de basketball. Par un message publié sur sa page Facebook officielle, il a dénoncé une « humiliation diplomatique » et annoncé des mesures fortes, symbolisant un tournant dans la gestion de la coopération internationale du Sénégal.

Le chef du gouvernement a ainsi ordonné l’annulation pure et simple du stage de préparation de l’équipe nationale prévu aux États-Unis. Ce regroupement, qui devait durer dix jours, s’inscrivait dans la phase de préparation de la sélection nationale féminine. Mais face à ce qu’il considère comme un affront injustifié, Ousmane Sonko a préféré recentrer les efforts sur le sol national. « Ce stage sera désormais organisé à Dakar, dans un cadre souverain et propice à la performance de nos athlètes », a-t-il précisé, affichant une volonté d’affirmation de la souveraineté et de dignité nationale dans le domaine sportif comme ailleurs.

Cette décision intervient dans un contexte de tension feutrée entre les autorités sénégalaises et certaines représentations diplomatiques occidentales. Le Premier ministre ne cache pas son intention de redéfinir les bases de la coopération internationale. Il l’a d’ailleurs réaffirmé dans le même message, en évoquant une nouvelle doctrine diplomatique fondée sur « une coopération libre, équilibrée, fondée sur le respect mutuel et le bénéfice partagé ». Cette ligne, selon lui, s’inscrit dans la vision stratégique du président Bassirou Diomaye Faye, mais aussi dans la philosophie politique de PASTEF, le parti au pouvoir.

En parallèle, Sonko a salué la République populaire de Chine, soulignant son engagement concret en faveur du sport sénégalais, notamment à travers l’octroi de bourses de préparation pour les Jeux olympiques de la jeunesse « Dakar 2026 ». Il a exprimé sa « profonde gratitude » envers Pékin, qu’il considère comme un partenaire fiable et respectueux dans la construction d’un sport de haut niveau au Sénégal.

Ce geste fort du Premier ministre marque un précédent et pourrait influencer les futures orientations diplomatiques du pays, surtout en matière de coopération sportive. En refusant de céder à ce qu’il perçoit comme une humiliation, le gouvernement sénégalais envoie un message clair : l’époque de la diplomatie à sens unique semble révolue.

Soutien aux migrants sénégalais : les États-Unis lancent l’application CBP One pour les départs volontaires

Dans un communiqué officiel, l’ambassade des États-Unis au Sénégal a exprimé sa gratitude envers le ministère sénégalais de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères pour son engagement dans les efforts visant à protéger les citoyens sénégalais, en particulier ceux se trouvant en situation irrégulière sur le sol américain.

Dans cette dynamique de coopération bilatérale, la représentation diplomatique américaine a annoncé le lancement de l’application CBP One, une plateforme numérique gratuite mise en place par le gouvernement des États-Unis. Accessible via l’Apple App Store et Google Play, cette application est spécifiquement destinée à aider les migrants en situation irrégulière qui souhaitent quitter volontairement le territoire américain.

« Le gouvernement des États-Unis a lancé l’application gratuite CBP One pour aider les personnes en situation irrégulière aux États-Unis et qui souhaitent quitter le pays volontairement », précise le communiqué.

L’ambassade américaine invite donc tous les citoyens sénégalais concernés par cette situation à télécharger CBP One afin d’accéder à des services officiels, d’obtenir des informations fiables, et de suivre les procédures adéquates pour un départ organisé et dans le respect de la loi.

Cette initiative s’inscrit dans une volonté commune des deux pays de gérer les questions migratoires de manière humaine, structurée et respectueuse des droits de chacun. Elle vise aussi à réduire les risques liés à la clandestinité, souvent associés à des conditions de vie précaires et à une vulnérabilité accrue des migrants.

Le ministère sénégalais de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères a réaffirmé sa disponibilité à accompagner les démarches volontaires de ses ressortissants et à travailler avec les autorités américaines dans un esprit de dialogue et de coopération.

CBP One est une application mobile développée par la Customs and Border Protection (CBP), l’agence des douanes et de la protection des frontières des États-Unis. Elle permet notamment de planifier des rendez-vous, d’accéder à des informations de migration légales, et de suivre les procédures administratives pour les migrants se trouvant sur le territoire américain.

Soutien aux migrants sénégalais : les États-Unis lancent l’application CBP One pour les départs volontaires

Dans un communiqué officiel, l’ambassade des États-Unis au Sénégal a exprimé sa gratitude envers le ministère sénégalais de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères pour son engagement dans les efforts visant à protéger les citoyens sénégalais, en particulier ceux se trouvant en situation irrégulière sur le sol américain.

Dans cette dynamique de coopération bilatérale, la représentation diplomatique américaine a annoncé le lancement de l’application CBP One, une plateforme numérique gratuite mise en place par le gouvernement des États-Unis. Accessible via l’Apple App Store et Google Play, cette application est spécifiquement destinée à aider les migrants en situation irrégulière qui souhaitent quitter volontairement le territoire américain.

« Le gouvernement des États-Unis a lancé l’application gratuite CBP One pour aider les personnes en situation irrégulière aux États-Unis et qui souhaitent quitter le pays volontairement », précise le communiqué.

L’ambassade américaine invite donc tous les citoyens sénégalais concernés par cette situation à télécharger CBP One afin d’accéder à des services officiels, d’obtenir des informations fiables, et de suivre les procédures adéquates pour un départ organisé et dans le respect de la loi.

Cette initiative s’inscrit dans une volonté commune des deux pays de gérer les questions migratoires de manière humaine, structurée et respectueuse des droits de chacun. Elle vise aussi à réduire les risques liés à la clandestinité, souvent associés à des conditions de vie précaires et à une vulnérabilité accrue des migrants.

Le ministère sénégalais de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères a réaffirmé sa disponibilité à accompagner les démarches volontaires de ses ressortissants et à travailler avec les autorités américaines dans un esprit de dialogue et de coopération.

CBP One est une application mobile développée par la Customs and Border Protection (CBP), l’agence des douanes et de la protection des frontières des États-Unis. Elle permet notamment de planifier des rendez-vous, d’accéder à des informations de migration légales, et de suivre les procédures administratives pour les migrants se trouvant sur le territoire américain.

Tensions au Moyen-Orient : L’ambassadeur iranien à Dakar interpelle le Sénégal après les frappes israéliennes

Alors que les hostilités entre Israël et l’Iran ont pris un tournant dramatique depuis le vendredi 13 juin, l’ambassadeur de la République islamique d’Iran à Dakar, Hassan Asgari, a rompu le silence ce lundi dans un entretien accordé au quotidien Le Soleil. Il y exhorte le gouvernement sénégalais à condamner fermement les frappes israéliennes qui ont visé plusieurs sites militaires et économiques sur le sol iranien.

Selon les bilans communiqués par les autorités iraniennes, les attaques auraient fait plus de 200 morts, plongeant la région dans une spirale de violence. En réponse, Téhéran a lancé des salves de missiles, qui auraient causé la mort d’au moins 20 personnes en Israël.

Face à cette escalade inquiétante, Hassan Asgari a adressé un clin d’œil diplomatique appuyé au Sénégal :

« Nous espérons qu’une réaction officielle du gouvernement sénégalais ne tardera pas à condamner ouvertement cette attaque barbare du régime sioniste », a-t-il déclaré.

Le diplomate iranien fonde son appel sur les liens historiques et religieux entre Dakar et Téhéran :

« Le Sénégal, pays à 95 % musulman et membre de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI), occupe une place particulière dans le cœur des Iraniens. »

Il affirme également avoir reçu de nombreux messages de soutien de citoyens sénégalais, témoignant d’une solidarité populaire :

« Des Sénégalais ont spontanément dénoncé cette agression injustifiée et exprimé leur compassion pour les victimes. »

En mettant en avant la dimension religieuse de l’État sénégalais, Hassan Asgari espère provoquer une prise de position officielle de Dakar contre ce qu’il qualifie d’« agression manifeste ». À l’heure actuelle, aucune déclaration n’a été émise par les autorités sénégalaises, qui observent une position de réserve diplomatique dans un contexte international explosif.

Ce geste s’inscrit dans une tradition où des pays musulmans sont souvent sollicités pour soutenir la cause palestinienne ou dénoncer les actions d’Israël, notamment dans les enceintes internationales comme l’OCI ou les Nations Unies.

Le Sénégal, qui entretient à la fois des relations diplomatiques avec Israël et l’Iran, se retrouve dans une position délicate. Une réaction trop tranchée pourrait affecter son équilibre géopolitique dans une région sahélienne déjà sous tension, où les jeux d’alliances se répercutent parfois dans les politiques locales.

Immigration irrégulière : le Sénégal alerte sur le durcissement des mesures américaines

Le ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères (MIAAE) met en garde les citoyens sénégalais contre le renforcement des dispositifs de sécurité aux frontières des États-Unis. Dans un communiqué officiel, le ministère informe que les autorités américaines ont récemment mis à jour leur politique migratoire dans le but de lutter plus fermement contre l’immigration irrégulière.

Parmi les principales mesures annoncées figurent la mise en place de sanctions pénales et administratives à l’encontre de toute personne reconnue coupable de tentative ou d’acte d’immigration irrégulière. Les États-Unis entendent également interdire l’entrée sur leur territoire à toute personne impliquée, y compris celles ayant commis des infractions dans le passé ou disposant d’antécédents judiciaires.

Pour les étrangers actuellement en situation irrégulière, un mécanisme de départ volontaire a été instauré. Il est accessible via l’application CBP Home Mobile, disponible à l’adresse www.dhs.gov/cbphome. Cette démarche permet à ceux qui choisissent de quitter volontairement le territoire américain de bénéficier d’un appui financier au retour et d’éviter d’éventuelles poursuites judiciaires.

Le ministère rappelle aux Sénégalais désireux de se rendre aux États-Unis de s’assurer de la validité de leurs visas avant le départ, de respecter strictement les durées de séjour autorisées, et de se rapprocher du réseau diplomatique et consulaire sénégalais pour toute information complémentaire sur les conditions d’entrée et de séjour.

Les représentations diplomatiques et consulaires du Sénégal aux États-Unis poursuivent par ailleurs leurs actions de sensibilisation auprès des ressortissants sénégalais. Elles collaborent étroitement avec l’administration américaine dans le cadre des excellentes relations de coopération bilatérale entre les deux pays.

Ce rappel intervient dans un contexte où les tentatives d’entrée irrégulière aux États-Unis se multiplient, exposant de nombreux migrants à des risques considérables. Le gouvernement sénégalais réitère son engagement à protéger ses citoyens tout en appelant à une plus grande vigilance face aux dangers de l’émigration clandestine.

Menace d’interdiction de voyage : les États-Unis ciblent 36 pays, dont le Sénégal

L’administration Trump envisage une nouvelle vague de restrictions d’entrée sur le territoire américain, cette fois dirigée vers 36 pays supplémentaires, dont le Sénégal. Selon une note interne du Département d’État, consultée par The Washington Post, un délai de 60 jours est accordé aux pays concernés pour se conformer à de nouvelles exigences sécuritaires, sous peine d’être frappés d’une interdiction totale ou partielle de voyage.

La liste comprend principalement des pays africains — 25 au total — mais aussi des États d’Asie centrale et des Caraïbes. Le Sénégal y figure aux côtés de la Gambie, du Ghana, de la Côte d’Ivoire, du Mali, de la Mauritanie, du Nigeria, du Burkina Faso, du Cameroun, de l’Égypte, de Djibouti, entre autres.

Dans le mémo signé par le secrétaire d’État Marco Rubio, il est exigé que chaque pays présente un plan d’action d’ici mercredi 8h00, détaillant les mesures prises pour améliorer la fiabilité de ses documents d’identité, la coopération sécuritaire avec les États-Unis et le contrôle migratoire.

Les motifs évoqués par Washington incluent une faiblesse institutionnelle, l’incapacité à contrôler les fraudes documentaires, un taux élevé de dépassement de visa, et dans certains cas, des soupçons d’« activités antisémites et antiaméricaines ». Le Département d’État laisse néanmoins entendre que certains pays pourraient éviter ces sanctions s’ils acceptent des accords de réadmission ou de « pays tiers sûr ».

Cette nouvelle offensive migratoire s’inscrit dans la continuité de la proclamation du 4 juin dernier, qui avait déjà ciblé 19 pays. Si la mesure est mise en œuvre, elle représenterait un durcissement considérable de la politique d’immigration américaine.

De nombreux observateurs dénoncent une politique discriminatoire et stigmatisante. Les critiques rappellent les précédentes interdictions ciblant majoritairement des pays à majorité musulmane et considèrent cette initiative comme une manœuvre électorale de Donald Trump, à quelques mois d’une éventuelle reconquête de la Maison Blanche.

Partenariat énergétique Sénégal-Congo : Ousmane Sonko rassure après la suspension du contrat avec Socelec

La coopération énergétique entre le Sénégal et la République du Congo demeure sur de bons rails malgré la suspension du contrat récemment signé avec Socelec. C’est le message de fermeté et d’optimisme qu’a tenu à livrer le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, lors d’un point de presse conjoint avec son homologue congolais, Anatole Collinet Makosso, tenu ce jeudi.

Le chef du gouvernement sénégalais s’est voulu rassurant sur l’avenir de ce partenariat stratégique, insistant sur la nature souveraine des décisions prises par le Congo concernant son secteur énergétique. « Sur la question de l’énergie, je considère que le Congo est un pays souverain qui a éprouvé le besoin à un moment donné d’aller vers une forme d’organisation de son secteur énergétique », a affirmé Ousmane Sonko.

Le contrat en question, signé en février dernier, liait la Socelec – filiale de la Senelec – à l’État congolais dans le cadre d’une convention d’affermage portant sur la distribution et la commercialisation de l’électricité à Brazzaville. Toutefois, en raison de certaines préoccupations internes, les autorités congolaises ont décidé de suspendre la mise en œuvre du contrat, provoquant un certain nombre d’interrogations dans les milieux économiques et diplomatiques.

Face à cela, Ousmane Sonko a tenu à clarifier la position du Sénégal. « Il n’a pas été question ici d’annulation du marché. Il y a des préoccupations intérieures qui ont amené le gouvernement congolais à considérer qu’il fallait suspendre le temps de procéder à un certain nombre de réglages », a-t-il expliqué. Il s’est dit convaincu que le partenariat reprendra sous de meilleurs auspices, insistant sur la nécessité de renforcer les échanges économiques entre pays africains. « Je demeure convaincu que ce contrat sera parfait, que ce contrat sera validé, et que ce sera un bel exemple de ce que nous pouvons faire dans cette dynamique de coopération sud-sud, de coopération entre pays africains », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre a également critiqué la dépendance excessive à des partenaires extérieurs, tout en précisant que le recours à des entreprises étrangères n’est pas à exclure. « Souvent, nous avons à rougir de faire venir des entreprises qui viennent de très loin, ce qui n’est pas mauvais. Nous ne sommes pas hermétiques », a-t-il nuancé, soulignant l’importance de valoriser les expertises africaines dans les projets structurants.

Pour sa part, Anatole Collinet Makosso a expliqué que la suspension du contrat d’affermage s’inscrit dans une logique de rigueur administrative et de préparation de l’opinion publique. « La convention d’affermage a été suspendue. Oui, c’est le Premier ministre qui a pris la note. Suspendons la mise en œuvre du contrat d’affermage, le temps que nous puissions mettre au point les 48 mesures préalables qui ont été identifiées et que nous préparions l’opinion sur la nécessité de la réforme », a-t-il indiqué.

Ce report ne signifie donc pas une rupture mais une phase de transition, destinée à garantir une mise en œuvre optimale du contrat dans un environnement institutionnel mieux préparé. Les deux chefs de gouvernement ont affiché leur volonté commune de maintenir une coopération étroite, fondée sur la confiance, le respect mutuel et la vision partagée d’un développement endogène du continent.

La conférence internationale sur la Palestine reportée : le Président Diomaye Faye parmi les invités impactés

Prévue pour se tenir la semaine prochaine au siège des Nations unies à New York, la conférence internationale sur l’État de Palestine a été officiellement reportée. L’annonce a été faite ce vendredi 13 juin par le président français Emmanuel Macron, au cours d’une conférence de presse tenue à l’Élysée. Le report est motivé, selon le chef de l’État français, par des « raisons logistiques et sécuritaires », dans un contexte géopolitique marqué par une escalade des tensions au Moyen-Orient.

Parmi les chefs d’État invités à cette rencontre de haut niveau figurait le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye. Sa participation, attendue et symbolique, devait marquer l’engagement renouvelé du Sénégal en faveur de la cause palestinienne, dans la continuité d’une tradition diplomatique forte portée historiquement par Dakar au sein des instances internationales, notamment à travers son rôle au sein du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien.

Malgré le report, le président Macron a tenu à réaffirmer l’engagement de la France en faveur de la paix et de la solution à deux États. « Ce report ne saurait remettre en cause notre détermination à avancer vers la mise en œuvre de la solution des deux États », a-t-il insisté. Il a également réitéré sa volonté de reconnaître officiellement l’État de Palestine, indépendamment du calendrier de la conférence, soulignant que cette reconnaissance constitue pour lui un impératif politique et moral.

Le climat régional, particulièrement tendu ces dernières semaines, semble avoir pesé lourd dans la balance. L’intensification des frappes israéliennes sur l’Iran et les craintes d’un embrasement généralisé ont compliqué les conditions d’organisation d’un tel événement à New York, où des chefs d’État, diplomates et représentants d’organisations internationales étaient attendus.

Emmanuel Macron a indiqué que la conférence « aura lieu au plus vite », sans toutefois fournir de date précise pour son report. Il a néanmoins précisé la vision de la France pour la région, affirmant qu’un « État palestinien démilitarisé est un préalable indispensable à l’intégration régionale d’Israël ». Une position qui rejoint les appels récurrents de plusieurs États membres des Nations unies en faveur d’une reconnaissance formelle et d’une solution politique durable.

Pour le Sénégal, ce report n’altère en rien la position constante en faveur de la Palestine. L’administration de Diomaye Faye, dans la lignée de ses prédécesseurs, devrait continuer à porter cette voix dans les cercles diplomatiques, en particulier à l’ONU, où Dakar reste un interlocuteur respecté sur les questions de paix, de sécurité et de droits des peuples.

Énergie : Ousmane Sonko réaffirme la volonté de partenariat entre la Senelec et le Congo malgré la suspension du contrat

Dans un contexte marqué par la suspension du contrat d’affermage entre la Senelec et l’État congolais, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a tenu à clarifier la position du Sénégal et à réaffirmer sa volonté de collaboration énergétique avec la République du Congo. Cette déclaration a été faite à l’occasion d’un point de presse conjoint tenu ce jeudi à Dakar, en présence de son homologue congolais, Anatole Collinet Makosso, en visite officielle au Sénégal.

Le chef du gouvernement sénégalais a d’abord salué les perspectives de coopération bilatérale, insistant sur l’importance de bâtir des relations solides et équitables entre États africains. Parmi les axes stratégiques évoqués, la question énergétique occupe une place centrale. Pour Ousmane Sonko, le Congo, en tant que pays souverain, est pleinement légitime à explorer les modèles qui conviennent le mieux à l’organisation de son secteur de l’électricité. Il estime que cette recherche de solutions structurées peut et doit se faire avec la contribution d’expertises africaines, notamment celle du Sénégal.

Revenant sur le contrat d’affermage signé en février dernier entre la Socelec, filiale de la Senelec, et l’État congolais, Ousmane Sonko a précisé qu’il n’a jamais été question d’une annulation pure et simple de l’accord. Il s’agit, selon lui, d’une suspension provisoire motivée par des considérations internes au Congo. Il évoque la nécessité pour le gouvernement congolais d’effectuer certains « réglages » afin de lever les réserves exprimées localement, notamment par les syndicats, les partenaires sociaux et d’autres acteurs de la société civile congolaise.

« Il n’a pas été question ici d’annulation du marché », a déclaré le Premier ministre sénégalais. « Il y a des préoccupations intérieures qui ont amené le gouvernement congolais à considérer qu’il fallait suspendre le temps de procéder à un certain nombre de réglages. » Il a tenu à se montrer confiant quant à l’issue de cette phase de suspension : « Je demeure convaincu que ce contrat sera parfait, que ce contrat sera validé, et que ce sera un bel exemple de ce que nous pouvons faire dans cette dynamique de coopération sud-sud, de coopération entre pays africains. »

Dans son propos, Ousmane Sonko a également dénoncé une tendance persistante dans les pays africains à recourir systématiquement à des entreprises étrangères venant de pays lointains, au détriment de partenariats régionaux et continentaux. S’il reconnaît que l’ouverture à ces entreprises n’est pas à rejeter, il plaide pour une priorité accordée à l’expertise africaine : « Souvent, nous avons à rougir de faire venir des entreprises qui viennent de très, très loin. Ce qui n’est pas mauvais. Nous ne sommes pas hermétiques. Mais il est important que nous apprenions à faire confiance à nos propres ressources. »

À travers cette sortie, le Premier ministre sénégalais cherche non seulement à apaiser les tensions nées de la suspension du contrat mais aussi à positionner le Sénégal comme un acteur crédible dans la coopération énergétique en Afrique. La Senelec, par l’intermédiaire de sa filiale Socelec, ambitionne en effet de s’exporter dans d’autres marchés du continent, en misant sur son expérience dans la gestion et la distribution de l’électricité.

Cette affaire, bien qu’elle ait momentanément ralenti l’élan initial, reste pour les deux parties un projet en cours, que les ajustements nécessaires pourraient renforcer plutôt qu’annuler. Elle pose aussi les jalons d’une réflexion plus large sur la souveraineté énergétique, la transparence des accords interétatiques, et la capacité des entreprises africaines à répondre aux besoins des pays du continent.

Affaire Socelec – Senelec : Le Premier ministre congolais confirme devant Ousmane Sonko la suspension du contrat d’affermage de l’électricité

Le partenariat énergétique entre le Sénégal et la République du Congo vient de subir un coup d’arrêt significatif. En visite officielle à Dakar depuis le 10 juin 2025, Anatole Collinet Makosso, Premier ministre du Congo-Brazzaville, a confirmé, devant son homologue sénégalais Ousmane Sonko, la suspension du contrat d’affermage signé entre l’État congolais et la Socelec, filiale de la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec).

Ce contrat d’affermage, signé le 13 février 2025, portait sur la distribution et la commercialisation de l’électricité au Congo-Brazzaville pour une période de dix ans. Il avait été conclu entre Émile Ouosso, ministre congolais de l’Énergie et de l’Hydraulique, et Pape Mamadou Diop, directeur général de la Socelec. L’accord visait à structurer la gestion du secteur de l’électricité en s’appuyant sur l’expertise sénégalaise, dans un pays où les coupures d’électricité et les pertes techniques sont fréquentes.

Cependant, malgré la signature officielle, l’exécution du contrat n’a jamais réellement démarré. Lors de sa déclaration à Dakar, Anatole Collinet Makosso a expliqué que cette suspension répondait à un ensemble de pressions internes et à une absence de consensus autour du projet. « Nous avons confondu vitesse et précipitation », a-t-il admis, précisant que des voix discordantes s’étaient élevées dès les premiers instants du processus, notamment au sein des syndicats congolais, des partenaires sociaux, et dans les médias locaux.

Le Premier ministre congolais a révélé que le contrat, bien que signé, comportait plusieurs zones d’ombre et points non élucidés, qui ont alimenté les critiques. Il a indiqué que des inquiétudes sérieuses ont été soulevées sur le plan juridique, administratif et stratégique, obligeant les autorités à marquer une pause. « Ce n’est pas une remise en cause du partenariat sénégalais, mais une volonté de revoir certaines clauses fondamentales », a-t-il précisé.

Plusieurs griefs ont été formulés contre la Socelec, au cœur de cette controverse. D’abord, la société aurait commencé à mener des activités préliminaires sur le terrain avant même la finalisation complète de sa procédure de légalisation au Congo. Une démarche jugée hâtive par les autorités locales. Ensuite, les syndicats congolais ont exprimé leur désapprobation face à la composition du Conseil d’administration de la société : hormis un seul administrateur congolais, tous les autres membres sont sénégalais, y compris le président du Conseil d’administration et le directeur général. Une gouvernance perçue comme déséquilibrée, voire arrogante.

Autre point de crispation : l’absence de capital de démarrage réel pour les opérations. Des voix internes dénoncent le fait que la société serait sous-capitalisée alors que ses dirigeants sénégalais mèneraient un train de vie qualifié de « princier ». Cela jette le doute sur la capacité réelle de la Socelec à prendre en charge un service public aussi stratégique que celui de l’électricité.

Anatole Collinet Makosso a par ailleurs rappelé l’importance de la concertation préalable et de la sensibilisation des populations et des parties prenantes, soulignant qu’un « travail pédagogique insuffisant » a contribué à nourrir la méfiance générale. Cette situation rappelle, selon ses propres termes, « l’épisode de l’affaire Hydro-Québec », qui avait provoqué un tollé au sein de la société congolaise pour des raisons similaires.

Face à la complexité du dossier, le Premier ministre congolais a appelé à une renégociation des modalités d’opérationnalisation du contrat, en évoquant l’existence de 41 mesures préalables qui n’ont pas encore été exécutées ou validées. Il s’est montré ouvert à une poursuite du dialogue avec les autorités sénégalaises pour assainir les bases du partenariat et garantir une relance future, plus inclusive et transparente.

Pour le gouvernement sénégalais, et notamment pour la Senelec, cette suspension représente un revers dans sa stratégie d’expansion régionale, mais aussi un signal d’alerte sur la nécessité de mieux calibrer les projets de coopération à l’international. La filiale Socelec, conçue pour incarner le savoir-faire sénégalais dans le domaine de l’énergie, se retrouve aujourd’hui au cœur d’un débat sur la souveraineté économique et la transparence contractuelle dans les pays africains.

Au-delà des considérations techniques, cette affaire soulève des questions fondamentales sur la manière dont les États africains doivent bâtir des partenariats économiques solides, équilibrés et socialement acceptés. Si le contrat venait à être réactivé à l’issue des discussions à venir, il devra cette fois intégrer des mécanismes de gouvernance partagée, une communication plus claire et des engagements financiers précis, au risque de voir le projet sombrer définitivement dans l’impasse.

John Mahama nommé champion du climat pour l’Afrique : Macky Sall salue un renfort stratégique avant la COP30

L’ancien président sénégalais Macky Sall a exprimé sa vive satisfaction après l’annonce de la nomination de l’ex-président ghanéen John Dramani Mahama au sein du Conseil du Centre mondial sur l’adaptation (Global Center on Adaptation – GCA). Ce dernier endosse désormais le rôle stratégique de champion du climat pour l’Afrique, à un moment charnière pour les enjeux climatiques du continent, en amont de la COP30 prévue en 2025 au Brésil.

Sur son compte X (ex-Twitter), Macky Sall a partagé son enthousiasme en ces termes :

« Très heureux d’accueillir le président @JDMahama du Ghana au Conseil du Centre mondial sur l’adaptation face aux changements climatiques ».

L’ancien chef d’État sénégalais a aussi salué une « excellente réunion de départ » tenue en présence du directeur exécutif du GCA, le professeur Patrick Verkooijen, témoignant de la dynamique déjà enclenchée autour de cette nouvelle mission de John Mahama.

La désignation de John Mahama intervient alors que les défis liés aux effets du dérèglement climatique s’intensifient sur le continent africain. Inondations, sécheresses, érosion côtière ou encore insécurité alimentaire sont autant de fléaux qui menacent la stabilité socio-économique de nombreux pays.

Macky Sall, qui continue de s’impliquer activement dans les questions globales, a rappelé l’importance de mobiliser toutes les forces disponibles pour défendre les intérêts du continent. Il a souligné l’engagement attendu de John Mahama dans les efforts d’adaptation de l’Afrique aux réalités environnementales croissantes.

Dans un communiqué officiel, le Global Center on Adaptation a salué la nomination de John Mahama, en mettant en avant son « leadership et son engagement », des qualités jugées « précieuses pour intensifier l’adaptation et renforcer la résilience en Afrique ».

Le GCA, basé à Rotterdam, joue un rôle moteur dans la promotion des politiques d’adaptation au changement climatique à l’échelle mondiale. L’intégration de Mahama à son Conseil reflète une volonté affirmée de renforcer la voix africaine dans les grandes négociations internationales, à l’image de la prochaine COP30.

Diplomatie : Ousmane Sonko attendu en Chine du 22 au 27 juin 2025 pour une visite officielle

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, se rendra en visite officielle en République populaire de Chine du 22 au 27 juin 2025. L’annonce a été faite ce vendredi à la suite d’une audience accordée à Li Zhigang, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Chine au Sénégal. Cette rencontre a permis de finaliser les derniers préparatifs de ce déplacement de haut niveau, selon un communiqué émanant de la Primature.

Ce voyage du chef du gouvernement sénégalais répond à une invitation officielle de son homologue chinois, Li Qiang, Premier ministre du Conseil des Affaires d’État. À cette occasion, Ousmane Sonko prendra part au Forum économique mondial d’été, prévu à Davos. Il y interviendra au nom du continent africain, signe de la confiance placée en lui par ses pairs ainsi que de l’importance croissante du Sénégal dans les relations internationales.

En marge de sa participation à ce rendez-vous international, Ousmane Sonko effectuera également une visite de travail et d’amitié en Chine, d’une durée de 48 heures. Ce déplacement sera l’occasion de consolider le partenariat stratégique entre le Sénégal et la Chine, tout en intensifiant les échanges bilatéraux dans des domaines clés.

Il est notamment prévu que les discussions portent sur le renforcement des relations économiques et commerciales, l’exploration de nouvelles opportunités de coopération dans des secteurs prioritaires pour les deux pays, ainsi que sur la promotion des échanges culturels et amicaux entre les peuples sénégalais et chinois.

Ce voyage du Premier ministre s’inscrit dans une dynamique diplomatique active, à un moment où le Sénégal entend réaffirmer sa position et son influence sur la scène internationale.

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