Mort d’Ismaïl Haniyeh : Réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU mercredi

Le Conseil de sécurité de l’ONU tiendra une réunion d’urgence mercredi après-midi en réponse à une demande de l’Iran, à la suite de la mort du leader du Hamas, Ismaïl Haniyeh. Celui-ci a été tué mercredi lors d’une frappe à Téhéran, a indiqué la présidence russe de l’organe. La demande de l’Iran pour cette réunion, programmée à 22 heures, a été soutenue par la Russie, l’Algérie et la Chine, a précisé un porte-parole.

L’Iran a exhorté le Conseil de sécurité « à prendre des mesures immédiates pour garantir que des comptes soient rendus pour ces violations du droit international, y compris la possibilité d’imposer des sanctions et d’autres mesures pour empêcher de nouvelles agressions ».

Cette réunion d’urgence intervient dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient, où les actions militaires et les réponses diplomatiques sont scrutées par la communauté internationale. Le décès d’Ismaïl Haniyeh, une figure centrale du Hamas, a exacerbé les relations déjà tendues entre l’Iran et les forces opposées, augmentant les risques de nouvelles escalades dans la région.

Cyberattaque : Les services de Microsoft 365, azure et minecraft touchés

Ce mardi 30 juillet, une cyberattaque a provoqué une panne mondiale affectant les services de Microsoft 365, Azure, et le jeu vidéo Minecraft, rendant des millions d’utilisateurs incapables d’accéder à leurs plateformes habituelles. La perturbation a été ressentie sur de nombreux services, y compris Outlook, Entra, Power Apps, et les sites web de Microsoft 365.

Microsoft a confirmé que la cause initiale de la panne était une attaque de type DDOS (déni de service distribué), où les pirates ont submergé l’infrastructure de Microsoft avec un flot de connexions simultanées. Ces connexions massives ont saturé les serveurs, les rendant inaccessibles. Un rapport d’incident de Microsoft révèle que l’impact de l’attaque a été amplifié par une erreur dans la mise en œuvre des défenses de l’entreprise.

« Bien que l’événement déclencheur initial ait été une attaque DDOS, les premières investigations suggèrent qu’une erreur dans la mise en œuvre de nos défenses a amplifié l’impact de l’attaque au lieu de l’atténuer », précise Microsoft dans son rapport.

Face à cette situation critique, Microsoft a déployé un correctif pour rétablir les services. L’incident, qui a duré plus de 10 heures, a affecté non seulement les particuliers, mais aussi des clients professionnels tels que des banques, des administrations et des clubs de football, comme l’a rapporté la BBC.

Microsoft a présenté ses excuses pour les désagréments causés : « Nous sommes désolés pour la gêne occasionnée », a déclaré l’entreprise sur X, anciennement connu sous le nom de Twitter.

Cette cyberattaque intervient moins de deux semaines après une autre panne mondiale qui avait rendu inaccessibles 8,5 millions d’ordinateurs. Cette précédente panne avait été causée par une mise à jour défectueuse des systèmes d’exploitation Windows de Microsoft, en lien avec une solution de cybersécurité de Crowdstrike, entraînant une interruption généralisée et simultanée de nombreux secteurs.

La succession de ces incidents met en lumière les défis continus auxquels Microsoft fait face en matière de cybersécurité et de fiabilité de ses services cloud et informatiques.

Controverse en Gambie : Adama Barrow promet de rester au pouvoir jusqu’à la mort de son opposant Ousainou Darboe

Le président gambien Adama Barrow a déclenché une vive polémique samedi dernier en affirmant qu’il attendrait la mort de son principal opposant, Ousainou Darboe, avant de quitter le pouvoir. « Je resterai président aussi longtemps que Darboe sera en vie. Je ne quitterai la présidence que lorsque j’apprendrai sa mort et que j’assisterai à son enterrement », a-t-il déclaré lors d’un rassemblement à Brikama, après l’inauguration du bureau régional du Parti national du peuple (NPP), l’un des partis soutenant l’action gouvernementale.

Un « discours de haine »

Adama Barrow a justifié ses propos en affirmant que c’était le meilleur moyen d’empêcher M. Darboe de mettre à exécution une menace de confisquer une terre qui lui a été attribuée, menace qu’il assure avoir entendue publiquement de la part de son opposant.

Ces déclarations ont été rapidement condamnées par plusieurs partis politiques et organisations de la société civile. Le parti Gambie pour tous (GFA) a dénoncé un « discours de haine », tandis que le Parti démocratique uni (UDP), la formation politique de M. Darboe, a qualifié ces propos de « dégoûtants, irresponsables et dangereux ».

« Le président plaisantait »

Pour atténuer la controverse, le conseiller spécial du président, Saihou Mballow, a tenté de banaliser les propos de son patron. Dans une interview accordée au Standard, il a affirmé que le président plaisantait. « Ces déclarations ont été faites sur des plateformes politiques imprégnées de plaisanteries, sans aucune mauvaise intention, en réponse à des déclarations antérieures d’opposants. Barrow n’a aucune intention de nuire à Darboe… Est-ce que quelqu’un sait qui des deux mourra en premier ? Cela peut vous convaincre que le président plaisantait », a-t-il expliqué.

M. Mballow a regretté que des commentaires politiques suscitent une telle controverse, mais a promis que le président tirerait des leçons de cette polémique.

La situation reste tendue en Gambie, où la classe politique et la société civile suivent de près les développements autour de ces déclarations controversées.

Le Parlement de la CEDEAO animé par les interventions de Guy Marius Sagna

Le Parlement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) n’a jamais connu une telle effervescence lors de ses sessions. Cette nouvelle dynamique médiatique est attribuée à l’activiste et député sénégalais Guy Marius Sagna, connu pour son franc-parler. Ses interventions au sein de l’hémicycle régional à Abuja ont non seulement capté l’attention des médias, mais ont également suscité des tensions parmi ses collègues parlementaires, provoquant de vives réactions sur les réseaux sociaux.

Le 29 juillet, Guy Marius Sagna a reçu un soutien massif de la part de plusieurs acteurs sociaux, culturels et politiques du Sénégal. Dans une déclaration signée par plus de 80 personnes, les députés indignés par les propos de Sagna à l’encontre des chefs d’État de la sous-région ont été qualifiés de « laudateurs de leurs présidents ».

La déclaration de soutien accuse certains députés de vouloir transformer le Parlement en une simple chambre d’enregistrement, allant jusqu’à devenir un instrument de soutien aux chefs d’État de la CEDEAO. Un passage de la déclaration du bureau du Parlement, cité dans le communiqué, souligne cette position : « Notre statut de Parlement communautaire ne nous dispense pas de l’obligation de respect et de courtoisie envers nos chefs d’État et de gouvernement ».

La note souligne que les membres du bureau semblent désireux de « étouffer tout débat sur la responsabilité des dirigeants de la CEDEAO » concernant la situation économique et sociale de leurs pays, préférant un Parlement « de laudateurs des dirigeants » plutôt qu’une institution véritablement au service des peuples.

En réponse aux attaques contre Guy Marius Sagna, les signataires du communiqué ont exprimé leur soutien sans équivoque. Ils « condamnent fermement les tentatives d’agression contre sa personne », « rejettent les critiques infondées des membres du bureau du Parlement », et « applaudissent et soutiennent sa posture de député du peuple ». Ils encouragent Sagna à « continuer à défendre les intérêts des populations de la Communauté ».

Ainsi, Guy Marius Sagna continue de polariser l’opinion au sein du Parlement de la CEDEAO, son franc-parler et ses prises de position mettant en lumière des tensions sous-jacentes et suscitant un débat essentiel sur le rôle et les responsabilités des députés au service des populations de la région.

Élection Présidentielle Américaine : Kamala Harris contre Donald Trump

Le compte à rebours est lancé pour l’élection présidentielle américaine du 5 novembre prochain, où la vice-présidente démocrate Kamala Harris affrontera l’ex-président républicain Donald Trump. À 100 jours du scrutin, les sondages montrent une course serrée et pleine d’incertitudes.

Bien que Kamala Harris n’ait pas encore été officiellement désignée par son parti, tout indique qu’elle sera choisie lors de la convention nationale du 19 au 22 août. Depuis qu’elle a remplacé Joe Biden, sa popularité a considérablement augmenté, rendant peu probable l’émergence d’un autre candidat démocrate.

Cependant, l’avance accumulée par Donald Trump après le débat de Joe Biden en juin dernier exige une unité sans faille du camp démocrate pour espérer l’emporter. Toute autre candidature démocrate pourrait compromettre cette unité retrouvée avec Kamala Harris, qui, malgré sa position d’outsider, semble avoir une carte à jouer.

Les sondages montrent des résultats variés mais indiquent tous une course serrée. Le sondage New York Times/Siena College du 21 juillet montrait Joe Biden en retard de trois points sur Donald Trump (44 % contre 47 %). Depuis le retrait de Biden, Kamala Harris a réussi à réduire cet écart. Selon une enquête du 27 juillet, Harris n’est plus qu’à deux points derrière Trump (46 % contre 48 %).

Divers autres sondages confirment cette tendance. HarrisX/Forbes place Trump deux points devant Harris (46 % contre 48 %), tandis que CNN/SSRS estime cet écart à trois points (46 % contre 49 %). À l’inverse, Ipsos/Reuters voit Harris devancer Trump de deux points (44 % contre 42 %). Morning Consult donne également une légère avance à Harris, avec un point d’avance.

L’élection se jouera dans les États-clé tels que l’Arizona, la Pennsylvanie, le Wisconsin, le Michigan et la Géorgie. Selon une étude de l’Emmerson College pour le site The Hill, Trump mène dans presque tous ces États, sauf le Wisconsin où les candidats sont à égalité. L’Arizona montre un écart plus significatif, avec Trump en avance de quatre points.

Les électeurs indécis seront cruciaux, représentant 7 % des votants en Arizona, en Pennsylvanie et en Géorgie, et même 9 % dans le Michigan. Ces indécis pourraient basculer le résultat de l’élection à la dernière minute.

Avec encore 100 jours avant l’élection, de nombreux rebondissements peuvent survenir. Kamala Harris sera-t-elle officiellement désignée candidate démocrate ? Sa dynamique actuelle va-t-elle perdurer ? Un éventuel débat pourra-t-il changer la donne ? Le rôle de Robert F. Kennedy Jr., en tant que troisième candidat, pourrait-il influencer le résultat final ?

L’élection présidentielle de 2024 promet d’être l’une des plus disputées et imprévisibles de l’histoire récente des États-Unis. Restez attentifs aux développements à venir.

Affrontements à Tinzaouatène : Les deux camps revendiquent la victoire malgré de lourdes pertes

Les combats entre l’armée malienne, appuyée par des mercenaires russes, et les rebelles du Cadre stratégique et permanent (CSP) laissent place à des bilans contradictoires.

Depuis le jeudi 25 juillet, la localité de Tinzaouatène est le théâtre de violents affrontements entre les rebelles du Cadre stratégique et permanent (CSP) et l’armée malienne, appuyée par des mercenaires russes. Alors que les deux camps revendiquent la victoire, les informations provenant du terrain montrent des pertes importantes de part et d’autre.

Dans trois communiqués distincts, l’armée malienne a exposé sa version des faits, affirmant avoir affronté une coalition de « terroristes ». Selon ces communiqués, l’armée reconnaît la perte de deux soldats, tout en affirmant que les forces ennemies ont subi des pertes bien plus lourdes, avec « plus de vingt personnes tuées ».

Cette version des événements est vigoureusement contestée par les rebelles du CSP. Le porte-parole des combattants affirme que l’armée malienne, ainsi que ses alliés russes, ont en réalité subi des revers significatifs et de lourdes pertes. Les rebelles ont fourni des images prises sur le terrain, ainsi que des déclarations et des photos, pour appuyer leurs dires. Selon eux, le bilan provisoire indique la mort et la capture de plusieurs dizaines de soldats ennemis.

Un élu du nord du Mali, réputé pour son impartialité, corrobore la version des rebelles. Selon lui, l’armée malienne et les mercenaires russes ont essuyé des défaites lors des batailles des trois derniers jours à Tinzaouatène, subissant des pertes considérables.

De son côté, l’armée malienne maintient avoir quitté volontairement le secteur de Tinzaouatène après trois jours d’affrontements. Cette déclaration, toutefois, est perçue par certains observateurs comme une tentative de minimiser l’ampleur des pertes subies.

Ces affrontements illustrent la complexité et la violence du conflit qui ravage le Mali. La présence de mercenaires russes aux côtés de l’armée malienne ajoute une dimension internationale à ce conflit interne, compliquant davantage la situation. Alors que les deux camps continuent de revendiquer la victoire, les civils de Tinzaouatène et des environs subissent les conséquences de ces combats, plongés dans l’incertitude et l’insécurité.

Les prochains jours seront cruciaux pour déterminer l’évolution de la situation à Tinzaouatène et plus largement au Mali. Les différentes versions des faits soulignent la nécessité d’une vérification indépendante et impartiale pour établir la réalité des événements et aider à trouver une solution pacifique à ce conflit.

Russie critique la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris

La Russie, exclue des Jeux Olympiques de Paris en raison de son invasion de l’Ukraine, a exprimé samedi son mécontentement face à la cérémonie d’ouverture des Jeux, la qualifiant de « échec massif ».

Maria Zakharova, porte-parole de la diplomatie russe, a dénoncé sur Telegram divers dysfonctionnements lors de cette cérémonie et dans la préparation des Jeux. Parmi les critiques, elle a mentionné un « effondrement des transports » attribué à des sabotages du réseau ferré français et des « spectateurs restés assis sous une pluie battante pendant des heures » sans que les organisateurs aient prévu de solutions adéquates telles que la dispersion des nuages ou des auvents.

Zakharova a également reproché à Paris d’avoir transformé son centre-ville en « ghetto » et d’être « inondée par les rats ». Elle a critiqué le choix de Snoop Dogg, qualifié de « rappeur toxicomane », pour porter la torche olympique, ainsi que d’autres problèmes organisationnels.

En outre, Zakharova a fustigé ce qu’elle a décrit comme une « parodie LGBT de la Cène », représentant un « sujet sacré pour les chrétiens » avec des apôtres dépeints par des travestis. Cette critique a également été formulée par l’Église orthodoxe russe, qui a qualifié cet acte de « suicide historique et culturel » dans « l’une des capitales chrétiennes de la civilisation européenne ».

Vakhtang Kipchidzé, porte-parole de l’Église orthodoxe russe, a dénoncé la représentation de la Cène avec des travestis imitant le Christ et ses disciples.

Le journal sportif russe Sovetski Sport a remarqué que le drapeau olympique à Paris avait été hissé à l’envers, se moquant des Français en affirmant qu’ils avaient « oublié à quoi ressemble le drapeau olympique ».

Cette série de critiques met en lumière les tensions continues entre la Russie et les nations occidentales, exacerbées par le contexte des Jeux Olympiques de Paris 2024.

Barack Obama soutient Kamala Harris pour la Présidence en 2024

Ce vendredi, l’ancien président Barack Obama a officiellement annoncé son soutien à la candidature de la vice-présidente Kamala Harris pour l’élection présidentielle de 2024. Cette déclaration marque une étape importante pour le camp démocrate alors que la course à la Maison Blanche s’intensifie.

« En début de semaine, Michelle et moi avons appelé notre amie Kamala Harris. Nous lui avons dit que nous pensions qu’elle ferait une fantastique présidente des États-Unis et qu’elle avait tout notre soutien », a déclaré M. Obama sur le réseau social X. Cette annonce souligne la confiance et l’estime que l’ancien président et la première dame portent à la vice-présidente.

Kamala Harris, qui a été choisie par Joe Biden comme colistière lors de l’élection de 2020, a joué un rôle crucial au sein de l’administration actuelle. Son expérience en tant que sénatrice de Californie et procureure générale de l’État, ainsi que ses efforts pour promouvoir la justice sociale et l’égalité, ont été largement reconnus.

Le soutien d’Obama pourrait avoir un impact significatif sur la candidature de Harris. Barack Obama reste une figure influente et respectée au sein du Parti démocrate, et son endorsement pourrait rallier de nombreux partisans derrière la vice-présidente.

Pour Kamala Harris, cette annonce intervient à un moment stratégique. Alors que les primaires démocrates approchent, obtenir le soutien de l’un des anciens présidents les plus populaires pourrait renforcer sa position face à d’éventuels concurrents. Harris a déjà montré sa capacité à mobiliser une base diversifiée de soutien, et avec l’appui d’Obama, elle pourrait consolider davantage son influence.

Cette déclaration souligne également l’unité au sein du Parti démocrate. Alors que les tensions internes peuvent parfois surgir, le soutien d’Obama à Harris indique un effort concerté pour présenter un front uni contre le camp républicain en 2024.

En conclusion, le soutien de Barack Obama à la candidature de Kamala Harris pour la présidence est un développement majeur dans la politique américaine. Avec l’approbation de l’ancien président, Harris entre dans la course avec un avantage significatif, renforçant ses chances de devenir la prochaine présidente des États-Unis.

Glissement de terrain en Éthiopie : Le bilan s’alourdit à 257 morts, les opérations de secours continuent

Un glissement de terrain dévastateur a frappé le sud de l’Éthiopie, causant la mort d’au moins 257 personnes selon les dernières informations fournies par l’agence humanitaire des Nations Unies (Ocha) dans un rapport publié le 25 juillet. Les autorités redoutent que le nombre de victimes puisse atteindre jusqu’à 500 décès.

Ce tragique événement s’est produit dans une région difficile d’accès, compliquant les efforts de secours. L’Ocha rapporte que les opérations de secours se poursuivent malgré des conditions extrêmement difficiles. « Les habitants creusent principalement à mains nues ou avec des pelles, faute d’autres options, » indique le rapport de situation.

En raison de la gravité de la situation, le gouvernement éthiopien, en collaboration avec les autorités locales, a mis en place un plan d’évacuation d’urgence. Plus de 15 500 personnes, dont au moins 1 320 enfants de moins de cinq ans et 5 293 femmes enceintes et allaitantes, vivant aux alentours, sont en cours d’évacuation.

L’Ocha souligne que la zone affectée présente encore « un risque élevé de nouveaux glissements de terrain et doit être évacuée immédiatement. » Cette situation critique nécessite une intervention rapide pour prévenir de nouvelles tragédies et protéger les vies humaines.

Les efforts de secours et les évacuations se poursuivent, mais la communauté internationale est appelée à fournir une assistance urgente pour soutenir les opérations en cours et répondre aux besoins des populations déplacées.

Kamala Harris condamne la profanation du drapeau Américain par des manifestants

La vice-présidente des États-Unis, Kamala Harris, a vivement dénoncé l’action « abjecte » et « antipatriotique » de manifestants qui ont brûlé un drapeau américain mercredi, en signe de protestation contre la visite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Washington.

Dans un communiqué publié jeudi, Kamala Harris, qui est également candidate démocrate à la prochaine élection présidentielle, a exprimé son indignation face à cet acte de profanation. « Nous avons assisté à des actes abjects de la part de manifestants antipatriotiques et à une rhétorique dangereuse alimentée par la haine », a-t-elle déclaré.

La vice-présidente a souligné l’importance du respect des symboles nationaux, en affirmant que le drapeau américain « ne devrait jamais être profané de cette manière ». Selon elle, brûler le drapeau national n’est pas seulement une attaque contre un symbole, mais aussi contre les valeurs et les idéaux que représente la nation.

Cet incident survient dans un contexte de tensions accrues autour de la visite de Benjamin Netanyahu, qui a suscité des réactions contrastées au sein de la population américaine. Certains groupes de manifestants ont exprimé leur mécontentement face à la politique du gouvernement israélien et son impact sur les relations internationales, tandis que d’autres ont montré leur soutien au Premier ministre.

Les réactions aux déclarations de Kamala Harris n’ont pas tardé à se faire entendre. Des partisans ont salué son engagement à défendre les symboles nationaux et à promouvoir l’unité, tandis que ses détracteurs ont critiqué ce qu’ils considèrent comme une tentative de détourner l’attention des préoccupations légitimes des manifestants.

La profanation du drapeau reste un sujet sensible et controversé aux États-Unis, où il est souvent perçu comme une atteinte à l’identité nationale et aux valeurs démocratiques. En tant que figure de proue du Parti démocrate, Kamala Harris cherche à naviguer ces eaux tumultueuses en affirmant fermement ses positions tout en appelant au dialogue et à la compréhension mutuelle.

Alors que la campagne présidentielle s’intensifie, il est probable que les questions de patriotisme, de respect des symboles nationaux et de liberté d’expression continueront à occuper une place centrale dans le débat public. Kamala Harris, par ses déclarations, a clairement indiqué qu’elle n’hésitera pas à prendre position sur ces questions cruciales pour l’avenir du pays.

Un espoir de changement dans la politique américaine vis-à-vis d’Israël ?

Les récentes déclarations de Kamala Harris concernant la guerre à Gaza laissent entrevoir un possible changement dans la politique américaine vis-à-vis d’Israël. En pleine campagne pour obtenir l’investiture du Parti démocrate après le retrait de Joe Biden, la vice-présidente des États-Unis tente de convaincre un électorat divisé sur la question israélo-palestinienne.

Le mercredi 24 juillet, Kamala Harris sera absente au Congrès lors de l’intervention du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Officiellement, son absence est due à des contraintes d’emploi du temps, mais certains voient cela comme un signe de sa volonté de se distancer de la politique actuelle des États-Unis envers Israël, notamment dans le contexte de la guerre à Gaza.

Kamala Harris a fait preuve de plus de nuances que son prédécesseur Joe Biden concernant le conflit israélo-palestinien. En mars, elle a appelé à un cessez-le-feu pour mettre fin à « l’immense souffrance » et a critiqué Israël pour l’insuffisance des livraisons d’aide humanitaire à Gaza. Ces commentaires, les plus fermes émis par un membre de l’administration Biden à l’époque, ont été perçus comme une tentative de répondre aux attentes des partisans de la cause palestinienne et des jeunes électeurs démocrates, souvent critiques de la politique américaine vis-à-vis d’Israël.

Avec une campagne ayant récolté plus de 80 millions de dollars depuis le retrait de Joe Biden, Kamala Harris bénéficie du soutien des grandes voix de son parti. Cet enthousiasme reflète l’espoir de nombreux démocrates de voir un changement de positionnement américain sur cette question épineuse.

L’équilibre fragile entre le soutien à Israël, un allié historique des États-Unis, et la dénonciation des horreurs en cours à Gaza est de plus en plus difficile à maintenir pour les démocrates. Joe Biden a soutenu fermement la guerre d’Israël contre le Hamas et a maintenu l’aide militaire, malgré les tensions avec Benjamin Netanyahu. En revanche, Kamala Harris semble prendre une direction plus modérée, ce qui pourrait attirer les électeurs déçus par la politique de Biden.

Kamala Harris se trouve à un carrefour délicat, où elle doit jongler entre les attentes de différents segments de l’électorat démocrate. Sa position sur la guerre à Gaza et sa relation avec Israël seront des éléments clés de sa campagne pour l’investiture du Parti démocrate et pourraient signaler un tournant dans la politique américaine vis-à-vis du conflit israélo-palestinien.

Rétablissement de l’internet mobile en Mauritanie après 22 jours de coupure

Nouakchott, 24 juillet (AFP) – L’internet sur les données mobiles en Mauritanie a été rétabli mercredi matin après une interruption de 22 jours. Cette coupure faisait suite aux manifestations qui avaient éclaté après l’annonce de la réélection de Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani à la présidence du pays.

Le 1er juillet, les protestations avaient causé officiellement trois morts à Kaédi, dans le sud de la Mauritanie, bien que les familles des victimes et les médias locaux rapportent un bilan de quatre morts. Les manifestations avaient également été accompagnées de pillages et d’une série d’arrestations survenues quelques heures après l’annonce des résultats provisoires, qui donnaient à M. Ghazouani une large victoire dès le premier tour de l’élection présidentielle du 29 juin.

Les autorités mauritaniennes n’avaient pas immédiatement communiqué sur les raisons de la coupure de l’internet mobile. Cependant, le porte-parole du gouvernement a ensuite justifié cette mesure en la qualifiant de « nécessaire » pour des « raisons sécuritaires ».

Les restrictions d’accès à internet sont devenues une pratique courante de la part des gouvernements confrontés à des protestations dans le monde entier.

Le rétablissement de l’internet mobile intervient huit jours avant l’investiture du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, réélu pour un second mandat avec 56,12 % des voix. La cérémonie, prévue pour le 1er août, verra la présence d’une quarantaine de délégations, dont plusieurs chefs d’État, selon une source à la présidence.

Parmi les six concurrents de M. Ghazouani, seul Biram Dah Abeid, militant antiesclavagiste arrivé en deuxième position avec 22,10 % des voix, continue de contester les résultats du scrutin, les qualifiant de « frauduleux ». Il appelle à un dialogue pour résoudre « la crise postélectorale que le régime a créée ».

Les jours suivants le scrutin de 2019, qui avait également vu la victoire de M. Ghazouani dès le premier tour, avaient été marqués par des affrontements, l’arrestation d’opposants et de ressortissants de pays voisins accusés de participation aux manifestations, ainsi que par une coupure d’internet qui avait duré une dizaine de jours.

Guy Marius Sagna critique violemment la CEDEAO: Une institution assimilée à l’AOF

Le député sénégalais Guy Marius Sagna a récemment intensifié ses critiques à l’encontre de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Dans ses discours, Sagna compare fréquemment l’institution régionale à l’Afrique occidentale française (AOF), une ancienne entité coloniale.

Cette escalade verbale a conduit le Bureau du Parlement de la CEDEAO à réagir par le biais d’un communiqué, exprimant sa « profonde préoccupation et désapprobation face aux excès verbaux observés au cours de nos sessions à l’égard des Chefs d’État et de Gouvernement des États membres de la CEDEAO par l’un de nous ». Bien que le communiqué ne mentionne pas nommément Sagna, il est clair que ses interventions ont déclenché cette réponse.

Le Bureau a rappelé que les membres du Parlement de la CEDEAO sont libres d’exprimer leurs opinions, y compris des points de vue dissidents, à condition que ceux-ci soient guidés par les valeurs de respect, de solidarité et de coopération. Toute remarque jugée non parlementaire ne sera ni admise ni tolérée, car elle va à l’encontre de l’esprit de fraternité et de collaboration qui doit prévaloir au sein de l’organisation régionale.

Le communiqué souligne que le Bureau condamne fermement toute déclaration ou action qui contredit les principes et les valeurs de la CEDEAO, et qui tend à discréditer l’institution. Il exhorte tous les parlementaires à œuvrer dans l’intérêt de l’intégration régionale et du bien-être des populations. Les défis actuels nécessitent une coopération renforcée et un dialogue constructif, plutôt que des attaques verbales et des divisions.

Le Parlement de la CEDEAO a également réaffirmé son engagement en faveur de la promotion des principes de démocratie, de bonne gouvernance et de respect des droits de l’homme. Les membres sont rappelés à leur obligation de respect et de courtoisie envers les chefs d’État et de gouvernement, malgré leur statut de parlementaires communautaires.

Le Bureau a exhorté tous les membres du Parlement à agir conformément à l’Acte additionnel et au Règlement intérieur du Parlement de la CEDEAO. Le communiqué conclut en réaffirmant le soutien et la coopération du Parlement avec l’Autorité des Chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO pour réaliser les aspirations des peuples de la Communauté.

La première session ordinaire de la 6ème législature du Parlement de la CEDEAO, qui s’étend du 1er au 24 juillet 2024, a été marquée par ces tensions, mettant en lumière les défis de gouvernance et de coopération au sein de l’organisation régionale.

Attaque Jihadiste dans l’ouest du Niger : Une Escalade de la violence dans la région de tillabéri

Le lundi 22 juillet, une unité des Forces de défense et de sécurité (FDS) du Niger a été attaquée par des groupes armés terroristes sur l’axe Bankilaré-Téra, près du village de Fonéko, dans la région de Tillabéri. Cette région, située à la jonction des frontières du Niger, du Mali et du Burkina Faso, est connue pour être un foyer d’activités jihadistes, en particulier celles des groupes affiliés à l’État islamique et à Al-Qaïda.

Selon le ministère de la Défense nigérien, le bilan provisoire de l’attaque fait état de 15 soldats tués, trois portés disparus, et 16 blessés. Le ministère a également affirmé que 21 terroristes ont été tués et que plusieurs motos et véhicules ont été détruits lors de ces affrontements.

La région de Tillabéri, surnommée la zone des « trois frontières », est une zone de haute instabilité, où les attaques jihadistes sont fréquentes malgré les efforts militaires pour contenir la menace. Les embuscades et les affrontements entre l’armée et les jihadistes ont fait plusieurs dizaines de morts dans les deux camps ces dernières semaines.

Le coup d’État militaire du 26 juillet 2023, justifié par la détérioration de la situation sécuritaire, n’a pas réussi à stabiliser la région. Les civils, tout comme les militaires, continuent de subir les conséquences de cette violence persistante. En juin, une attaque dans la même région avait fait 20 soldats et un civil morts, à laquelle l’armée avait répliqué en tuant plus de 100 terroristes, selon ses déclarations.

L’instabilité continue d’influencer les relations internationales du Niger. Le régime militaire en place, dirigé par le général Abdourahamane Tiani, a cherché de nouveaux partenaires après avoir mis fin à la coopération militaire avec la France et les États-Unis. Des collaborations ont été nouées avec l’Iran, la Turquie, et la Russie, cette dernière ayant envoyé des instructeurs militaires.

Par ailleurs, la France a récemment demandé la libération immédiate de Mohamed Bazoum, l’ancien président civil renversé et détenu depuis le coup d’État. Cette demande met en lumière les tensions persistantes entre le régime militaire nigérien et les puissances occidentales.

Malgré les efforts déployés pour renforcer la sécurité, notamment par l’augmentation des effectifs militaires d’ici 2030, la situation dans la région de Tillabéri reste précaire. Les attaques jihadistes continuent de menacer la stabilité du Niger, rendant l’objectif de paix et de sécurité encore lointain. Le gouvernement nigérien, soutenu par ses nouveaux partenaires, devra intensifier ses efforts pour protéger les populations civiles et rétablir l’ordre dans cette région clé.

Kamala Harris lance sa campagne présidentielle à Wilmington après le retrait de Joe Biden

Le lundi 22 juillet marque une date clé dans la course à la Maison-Blanche. La vice-présidente Kamala Harris, propulsée sur le devant de la scène après l’annonce surprise du retrait de Joe Biden de la course présidentielle, a tenu son premier événement de campagne. Moins de 24 heures après ce coup de théâtre, Harris a déjà recueilli des soutiens significatifs, selon CNN, et serait bien placée pour être désignée candidate.

Kamala Harris n’a pas perdu de temps pour lancer des attaques frontales contre l’ancien président Donald Trump. Dans un discours vigoureux, elle a qualifié le candidat républicain de 78 ans de « prédateur » et d’« escroc ». « Nous allons gagner », a-t-elle promis avec détermination à ses partisans.

Reconnaissant le caractère tumultueux de la campagne, Harris a comparé les derniers jours à des « montagnes russes ». Elle a exprimé son admiration pour Joe Biden, déclarant : « Je sais que (…) nous sommes tous remplis de tant de sentiments mitigés à ce sujet. J’adore Joe Biden. »

Harris a également promis de placer le droit à l’avortement au centre de sa stratégie électorale. Elle a averti que si Donald Trump était réélu, il chercherait à interdire l’avortement dans tous les États. « Nous allons nous battre pour le droit à disposer de son corps », a-t-elle déclaré, soulignant l’importance de cette question dans la campagne à venir.

Avant le discours de Harris, Joe Biden, encore en convalescence après une infection au Covid-19, a pris la parole par téléphone depuis sa maison de vacances. Avec une voix encore enrouée, il a réitéré son soutien à Harris et affirmé que sa décision de se retirer était la « bonne ». Son médecin a indiqué lundi que Biden ne présentait presque plus de symptômes.

Kamala Harris a salué le bilan de Joe Biden, le qualifiant de « sans équivalent dans l’histoire moderne ». Tandis qu’elle se lance pleinement dans la campagne, les prochains mois promettent d’être cruciaux pour déterminer l’avenir politique des États-Unis.

Avec cette entrée en matière déterminée, Kamala Harris s’affirme comme une candidate de poids, prête à mener une campagne acharnée pour la présidentielle de novembre.

Des Démocrates saluent le retrait de Joe Biden, tandis que les Républicains appellent à sa démission

Dimanche, de nombreuses figures du Parti démocrate ont exprimé leur soutien à la décision de Joe Biden de renoncer à se présenter pour un deuxième mandat présidentiel. En parallèle, des responsables républicains ont exhorté le président à démissionner immédiatement.

L’ancien président Barack Obama, commentant la décision de son ancien vice-président, a déclaré : « Je sais qu’il ne prendrait pas cette décision s’il n’était pas convaincu que c’était la bonne pour l’Amérique ». Il a ajouté que cette décision témoignait de « l’amour de Joe Biden pour son pays », saluant ainsi son dévouement à faire passer « les intérêts du peuple américain avant les siens ».

Nancy Pelosi, ancienne présidente de la Chambre des représentants et figure influente du Parti démocrate, a qualifié Joe Biden de « l’un des présidents les plus importants de l’histoire américaine ». Ni Obama ni Pelosi n’ont mentionné Kamala Harris, que Joe Biden a dit soutenir pour battre Donald Trump en novembre.

Barack Obama a également averti que « nous allons naviguer en terrain inconnu dans les jours à venir ». Il a toutefois exprimé sa confiance en les dirigeants du parti pour mettre en place un processus permettant l’émergence d’un « candidat exceptionnel ».

L’ancien président Bill Clinton et Hillary Clinton, ancienne secrétaire d’Etat, ont annoncé leur soutien à l’actuelle vice-présidente. « Nous nous joignons aux millions d’Américains pour remercier le président Joe Biden pour tout ce qu’il a accompli », ont-ils déclaré. « Nous sommes honorés de nous joindre au président en soutenant la vice-présidente Harris ».

Du côté républicain, l’équipe de campagne de Donald Trump a jugé que Kamala Harris serait « encore pire » pour le pays que Joe Biden. Trump, récemment investi officiellement comme candidat de son parti, a déclaré que « Joe l’escroc n’était pas apte à être candidat » et « certainement pas apte à exercer ses fonctions ».

Mike Johnson, chef républicain de la Chambre des représentants, a abondé sur X (anciennement Twitter), affirmant que le président « doit démissionner immédiatement ». Selon lui, « si Joe Biden n’est pas apte à se présenter à l’élection présidentielle, il n’est pas apte à exercer la fonction de président ».

Cette décision de Joe Biden de ne pas briguer un second mandat ouvre la voie à de nouvelles dynamiques politiques à l’approche des élections présidentielles de novembre, avec une scène politique américaine déjà fortement polarisée.

PRÉSIDENTIELLE AUX ÉTATS-UNIS : Joe Biden se retire de la présidentielle et soutient Kamala Harris

Le président des États-Unis, Joe Biden, a annoncé ce dimanche qu’il ne se représentera pas pour sa propre réélection en novembre prochain. Il a déclaré son soutien à sa vice-présidente, Kamala Harris, pour l’élection présidentielle à venir.

Dans un message publié sur le réseau social X (anciennement Twitter) quelques minutes après l’annonce de son retrait, Joe Biden a exprimé son soutien inconditionnel à Kamala Harris. « Ma toute première décision en tant que candidat du parti en 2020 a été de choisir Kamala Harris comme vice-présidente. Et c’est la meilleure décision que j’ai prise. Aujourd’hui, je souhaite offrir mon plein soutien et mon approbation à Kamala pour qu’elle soit la candidate de notre parti cette année », a écrit le président. Il a également exhorté les démocrates à « s’unir et battre Trump ».

Avec le retrait de Joe Biden, le Parti démocrate doit maintenant se rassembler autour de Kamala Harris, qui espère devenir la première femme présidente des États-Unis.

La campagne électorale de novembre s’annonce intense, avec un duel attendu contre le candidat républicain, probablement Donald Trump, qui a déjà fait connaître ses critiques acerbes contre l’administration Biden.

État unis : Le Président Joe Biden annonce qu’il ne sera pas candidat à sa réélection

Dans une lettre adressée à ses concitoyens, le président Joe Biden a annoncé qu’il ne briguerait pas un second mandat à la présidence des États-Unis. Cette décision marque un tournant significatif pour l’administration actuelle et pour la politique américaine en général.

Le président Biden a souligné les nombreuses réalisations de son administration au cours des trois dernières années et demie. « Aujourd’hui, l’Amérique a l’économie la plus forte du monde, » a-t-il écrit, en évoquant les investissements historiques dans la reconstruction de la nation, la réduction des coûts des médicaments sur ordonnance pour les seniors, et l’expansion de l’accès aux soins de santé abordables pour un nombre record d’Américains. Parmi les autres accomplissements notables, Biden a mentionné la fourniture de soins critiques à un million de vétérans exposés à des substances toxiques, la promulgation de la première loi sur la sécurité des armes à feu en 30 ans, la nomination de la première femme afro-américaine à la Cour suprême, et le passage de la législation climatique la plus importante de l’histoire mondiale.

Biden a exprimé sa gratitude envers le peuple américain pour son soutien. « Je sais que rien de tout cela n’aurait pu être fait sans vous, le peuple américain, » a-t-il affirmé. Il a également salué la résilience collective face à la pandémie de COVID-19 et à la crise économique qui en a résulté, ainsi que la préservation et le renforcement de la démocratie américaine et des alliances internationales.

Tout en reconnaissant que sa présidence a été le plus grand honneur de sa vie, Biden a expliqué que sa décision de ne pas se représenter était motivée par l’intérêt supérieur de son parti et de son pays. « Je crois qu’il est dans le meilleur intérêt de mon parti et du pays que je me retire et que je me concentre uniquement sur l’accomplissement de mes devoirs en tant que président pour le reste de mon mandat, » a-t-il déclaré.

Le président a remercié chaleureusement tous ceux qui ont travaillé pour sa réélection, en particulier la vice-présidente Kamala Harris, qu’il a qualifiée de « partenaire extraordinaire ». Il a également exprimé sa profonde gratitude envers le peuple américain pour la confiance qu’il lui a accordée.

En conclusion, Biden a réaffirmé sa foi en la capacité de l’Amérique à surmonter tous les défis lorsqu’elle est unie. « Nous devons juste nous rappeler que nous sommes les États-Unis d’Amérique, » a-t-il écrit, appelant à l’unité et à la collaboration pour l’avenir.

Cette annonce ouvre une nouvelle phase de spéculations et de préparations pour les élections présidentielles de 2024, tandis que l’administration Biden se concentre sur l’achèvement de ses objectifs pour le reste de son mandat.

Guy Marius Sagna interpelle la CEDEAO sur la présence de représentants américains et suisses

Lors d’une session parlementaire de la CEDEAO, le député sénégalais Guy Marius Sagna a exprimé son étonnement face à la présence de représentants d’organisations américaine et suisse. Il a demandé au président de la séance les raisons de leur participation et la nature des accords entre ces organisations et le parlement de la CEDEAO.

« Est-ce que c’est notre parlement qui a demandé à ces organisations de venir exposer devant les députés, ou est-ce que ce sont elles qui ont demandé à être invitées ? Quel est le lien entre le parlement de la CEDEAO et ces organisations ? Y a-t-il un contrat ou un accord justifiant leur présence ici ? » a interrogé le député.

Sagna a précisé qu’il n’avait rien contre ces représentants venus présenter des rapports sur les droits de l’homme en Afrique, mais il a critiqué la légitimité des pays qu’ils représentent pour aborder ce sujet.

Il a souligné les contradictions de la présence américaine en rappelant des événements historiques : « Washington, qui a largué la bombe atomique sur Hiroshima et Nagasaki, vient nous parler de droits de l’homme. Une organisation basée aux États-Unis, dont le développement est fondé sur le génocide des Indiens et l’esclavage des Noirs, vient nous donner des leçons de droits de l’homme ? »

Quant à la Suisse, Sagna a dénoncé le fait que certains dirigeants africains y cachent de l’argent volé et a critiqué les pratiques de sociétés comme Nestlé : « La Suisse, c’est là où certains de nos dirigeants vont cacher l’argent du peuple qu’ils ont volé. Une organisation basée dans ce pays-là vient nous donner des leçons de droits de l’homme ? »

Sagna a également évoqué les valeurs historiques de l’Afrique de l’Ouest en matière de droits de l’homme : « En 1236, des Africains ont publié la charte de Kouroukan Fouga. Quand nos femmes et nos mères étaient reines, la femme blanche aux États-Unis n’avait pas le droit de vote. Si nous ne leur enseignons pas les droits de l’homme, ce n’est pas à eux de nous enseigner les droits de l’homme. »

Le député a conclu en appelant la CEDEAO à faire confiance aux organisations locales pour des perspectives critiques et authentiquement ouest-africaines sur les droits de l’homme.

Donald Trump promet de mettre fin à la guerre en Ukraine s’il est réélu Président

Le vendredi, l’ex-président américain Donald Trump a fait une déclaration audacieuse concernant la guerre en Ukraine. Sur sa plateforme Truth Social, il a révélé qu’il avait eu une conversation téléphonique avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Lors de cet échange, Trump a promis que, s’il était réélu à la Maison Blanche, il mettrait fin au conflit entre l’Ukraine et la Russie.

« En tant que votre prochain président des États-Unis, je vais apporter la paix dans le monde et mettre fin à la guerre qui a coûté tant de vies », a affirmé le candidat républicain à la présidentielle de novembre prochain. Cette promesse, bien que réitérée à plusieurs reprises par Trump, manque toutefois de détails concrets sur les moyens par lesquels il envisage d’atteindre cet objectif ambitieux.

Depuis le début de sa campagne pour la présidence de 2024, Trump a souvent mis en avant sa capacité à négocier la paix et à résoudre les conflits internationaux. Cependant, il n’a jamais clairement expliqué les stratégies qu’il utiliserait pour mettre un terme à la guerre en Ukraine, un conflit qui a fait des milliers de victimes et déplacé des millions de personnes depuis son début en 2014.

Cette déclaration intervient dans un contexte où les relations internationales sont particulièrement tendues, avec de nombreux analystes soulignant la complexité de la situation en Ukraine. Le conflit, qui oppose les forces ukrainiennes aux séparatistes soutenus par la Russie dans l’est du pays, est alimenté par des questions historiques, ethniques et géopolitiques profondes.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky n’a pas encore commenté publiquement cette conversation téléphonique avec Donald Trump. Cependant, il est bien connu que l’Ukraine cherche désespérément un soutien international pour repousser l’agression russe et rétablir la paix dans le pays. Toute proposition de paix, surtout venant d’une figure politique influente comme Trump, sera donc scrutée de près à Kiev.

Mettre fin à la guerre en Ukraine nécessitera plus que des promesses de campagne. Il faudra des négociations diplomatiques complexes, la coopération de plusieurs acteurs internationaux et, surtout, la volonté de la Russie de s’engager dans un processus de paix. Trump, connu pour son style de négociation imprévisible et ses relations controversées avec le président russe Vladimir Poutine, devra démontrer une approche différente et plus structurée s’il souhaite réellement apporter une solution durable à ce conflit.

La promesse de Donald Trump de mettre fin à la guerre en Ukraine s’il est réélu à la présidence est une déclaration puissante qui attirera sans doute l’attention des électeurs américains et de la communauté internationale. Cependant, sans détails concrets sur les mesures qu’il compte prendre, cette promesse risque de rester une simple rhétorique de campagne. Seul le temps dira si Trump peut effectivement réaliser cette ambition de paix mondiale.

SIGNATURE D’UN ACCORD ENTRE LE MALI ET L’ENTREPRISE PUBLIQUE URANIUM ONE GROUP : La toile d’araignée du business russe en Afrique de l’Ouest

Le Gouvernement malien, qui se dit souverainiste et méfiant vis-à-vis des puissances étrangères, vient de confirmer qu’il met son pays en coupe réglée. En effet, le président de la transition, Assimi Goïta, a signé un accord avec Uranium One Group, une filiale de la société nationale russe de l’énergie nucléaire Rosatom, via un protocole d’accord pour exploiter la mine de lithium de Bougoula à Bougouni. Ainsi, après avoir sous-traité la sécurité du pays aux milices de Wagner qui s’adonnent à des pillages et des massacres de populations civiles, le Mali cède cette fois sa ressource à Moscou. L’attitude de la junte malienne confirme une chose : ils ont chassé Jean pour installer Sergueï le russe. Sinon, comment le discours anti-impérialiste peut-il encore être crédible si l’on est obligé de céder sa ressource à une entité étrangère connue pour être davantage dans une logique de pillage que de co-développement ? Précisons que l’ouverture à des capitaux étrangers est primordiale pour développer une économie. Toutes les nations, même les grandes puissances, ont des investissements étrangers sur leur sol.

Ce qui diffère ici avec le Mali, c’est que la junte a bâti son narratif de putsch et de maintien au pouvoir sur un rejet de l’autre et sur un discours soi-disant nationaliste.

En outre, la Russie n’est pas connue comme étant une puissance soucieuse du progrès économique de l’Afrique. La preuve est que, par exemple, les exportations russes vers l’Afrique sont sept fois supérieures aux exportations africaines vers la Russie. Ceci rend ce pays différent des portefeuilles commerciaux plus équilibrés des principaux partenaires commerciaux de l’Afrique, notamment la France, l’Allemagne ou les États-Unis.

Il faut ajouter que les deux principaux investisseurs russes en Afrique sont les groupes pétroliers Rosneft et Loukoil, dont les méthodes ont été jugées souvent très douteuses en termes d’éthique et de compliance.

La manière aussi pour les entreprises russes, sous le giron du Kremlin, est très agressive et peu soucieuse des règles en la matière.

En réalité, on note un développement agressif des joint-ventures et acquisitions minières, avec notamment en 2018 le groupe minier Alrosa qui a augmenté sans coup férir sa production de 32,8% à 41% en mine de diamants en Angola.

Aussi, faut-il noter une imbrication dangereuse entre le militaire et l’économie. En fait, Wagner constitue une sorte d’avant-garde russe dans les pays d’intervention avant que progressivement les entreprises boostées par le Kremlin n’arrivent. Ainsi, Wagner exploite depuis 2018 l’or du Soudan, à travers la société Meroe Gold, filiale de la société M-Invest. Celle-ci était détenue par Prigogine, qui incarnait le visage de Wagner avant de décéder dans des circonstances troubles.

Au Burkina Faso, autre proxy de Moscou dans la CEDEAO, la société russe Nordgold exploite l’or des mines de Taparko, Bissa et de Yimiougou.

En Centrafrique, la société Bois rouge exploite le bois précieux. D’autres sociétés de la même galaxie sont répertoriées dans le business centrafricain.

La Russie mène une stratégie de prédation économique ainsi que des attaques contre les sociétés occidentales et françaises, par exemple la Mocaf en RCA. Poutine exporte en Afrique une logique belliqueuse avec les démocraties occidentales, dont on note la tragédie en Ukraine. Est-ce dans l’intérêt des pays Africains de le suivre ?

Le Dakarois

Avis de la CIJ sur l’Occupation Israélienne : Une Étape Juridique Significative

La plus haute juridiction de l’ONU, la Cour Internationale de Justice (CIJ), a rendu un avis marquant ce vendredi, déclarant l’occupation par Israël des territoires palestiniens depuis 1967 comme « illégale ». La CIJ a en outre précisé que cette occupation devait cesser « le plus rapidement possible ». Cet avis, bien que non contraignant, représente une étape juridique significative et pourrait intensifier la pression internationale sur Israël, surtout dans le contexte actuel de la guerre dans la bande de Gaza.

Depuis 1967, Israël occupe plusieurs territoires palestiniens, incluant la Cisjordanie, Jérusalem-Est, et la bande de Gaza. Cette occupation a été au cœur de nombreuses tensions et conflits dans la région. La décision de la CIJ fait suite à des témoignages fournis par une cinquantaine d’États, marquant ainsi une mobilisation internationale sans précédent autour de cette question.

Bien que l’avis de la CIJ n’ait pas de force contraignante, il représente une déclaration importante dans le cadre du droit international. Cette décision pourrait accroître la pression diplomatique sur Israël pour qu’il mette fin à l’occupation. De nombreux experts estiment que cet avis pourrait être utilisé par divers acteurs internationaux pour renforcer les appels à une résolution pacifique du conflit israélo-palestinien.

L’avis de la CIJ intervient alors que la situation en Palestine reste extrêmement tendue, avec des confrontations fréquentes et violentes entre les forces israéliennes et les Palestiniens. La guerre en cours dans la bande de Gaza a déjà fait de nombreuses victimes des deux côtés, exacerbant les appels internationaux à une résolution pacifique et équitable du conflit.

Les réactions à cet avis ont été variées. Du côté palestinien, l’avis a été accueilli comme une victoire juridique et morale. Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a déclaré que la décision de la CIJ « confirme ce que nous avons toujours su : l’occupation israélienne est illégale et doit cesser immédiatement ». En Israël, les réactions ont été plus mitigées, certains responsables politiques dénonçant l’avis comme biaisé et inapplicable dans le contexte actuel de sécurité.

L’avis de la CIJ pourrait influencer les futures négociations et initiatives internationales visant à résoudre le conflit israélo-palestinien. La communauté internationale, en particulier les États membres de l’ONU, pourrait utiliser cet avis comme base pour intensifier les pressions sur Israël et encourager des pourparlers de paix.

En conclusion, bien que non contraignant, l’avis de la Cour Internationale de Justice sur l’occupation israélienne des territoires palestiniens constitue une avancée juridique importante. Il reflète une volonté internationale croissante de voir une fin à ce conflit prolongé et souligne l’urgence d’une résolution pacifique et durable.

Paul Kagame Réélu pour un 4e Mandat au Rwanda avec 99,18 % des Voix

Kigali, 18 juillet 2024 – Le président sortant Paul Kagame a été réélu pour un quatrième mandat consécutif avec un score impressionnant de 99,18 % des voix, selon les résultats provisoires annoncés ce jeudi. À 66 ans, le chef de l’État réalise un score encore supérieur à ses 98,79 % obtenus lors de l’élection présidentielle de 2017, après avoir déjà remporté 95,05 % des suffrages en 2003 et 93,08 % en 2010.

Lundi soir, après l’annonce des résultats partiels indiquant un score de 99,15 % sur 79 % des bulletins dépouillés, Paul Kagame avait exprimé sa gratitude envers les Rwandais dans un discours. « Les résultats qui ont été présentés indiquent un score très élevé. Ce ne sont pas que des chiffres. Ils montrent la confiance et c’est ce qui est le plus important », avait-il déclaré.

Les félicitations n’ont pas tardé à affluer de la part de plusieurs dirigeants de la région. Parmi eux, l’Éthiopien Abiy Ahmed, le Kényan William Ruto, la Tanzanienne Samia Suluhu Hassan, et l’Ougandais Yoweri Museveni ont tous adressé des messages de soutien à Kagame via le réseau social X.

La réélection de Kagame intervient dans un contexte de stabilité économique et de développement impressionnant pour le Rwanda, malgré les critiques de certaines organisations internationales concernant les droits de l’homme et la liberté d’expression dans le pays. Toutefois, le soutien massif du peuple rwandais à Kagame démontre la popularité et la confiance continue qu’il inspire à la majorité de la population.

Paul Kagame Réélu pour un 4e Mandat au Rwanda avec 99,18 % des Voix

Kigali, 18 juillet 2024 – Le président sortant Paul Kagame a été réélu pour un quatrième mandat consécutif avec un score impressionnant de 99,18 % des voix, selon les résultats provisoires annoncés ce jeudi. À 66 ans, le chef de l’État réalise un score encore supérieur à ses 98,79 % obtenus lors de l’élection présidentielle de 2017, après avoir déjà remporté 95,05 % des suffrages en 2003 et 93,08 % en 2010.

Lundi soir, après l’annonce des résultats partiels indiquant un score de 99,15 % sur 79 % des bulletins dépouillés, Paul Kagame avait exprimé sa gratitude envers les Rwandais dans un discours. « Les résultats qui ont été présentés indiquent un score très élevé. Ce ne sont pas que des chiffres. Ils montrent la confiance et c’est ce qui est le plus important », avait-il déclaré.

Les félicitations n’ont pas tardé à affluer de la part de plusieurs dirigeants de la région. Parmi eux, l’Éthiopien Abiy Ahmed, le Kényan William Ruto, la Tanzanienne Samia Suluhu Hassan, et l’Ougandais Yoweri Museveni ont tous adressé des messages de soutien à Kagame via le réseau social X.

La réélection de Kagame intervient dans un contexte de stabilité économique et de développement impressionnant pour le Rwanda, malgré les critiques de certaines organisations internationales concernant les droits de l’homme et la liberté d’expression dans le pays. Toutefois, le soutien massif du peuple rwandais à Kagame démontre la popularité et la confiance continue qu’il inspire à la majorité de la population.

Joe Biden testé positif au Covid-19 : une période d’isolement au Delaware en pleine campagne électorale

Le président des États-Unis, Joe Biden, actuellement en campagne dans le Nevada pour l’élection de novembre prochain, a été testé positif au Covid-19, a annoncé ce mercredi 17 juillet la Maison Blanche. Âgé de 81 ans, le président présente des « symptômes légers » selon le communiqué officiel.

Joe Biden, qui est complètement vacciné contre le Covid-19, observera une période d’isolement dans sa résidence du Delaware. Cette annonce intervient dans un contexte où les capacités physiques et mentales du président à mener une campagne électorale sont de nouveau mises en question. Certains membres du parti démocrate ont récemment exprimé des doutes sur sa capacité à poursuivre sa campagne, suggérant même qu’il se retire.

Cette situation illustre les défis supplémentaires que la pandémie de Covid-19 impose aux candidats politiques. Bien que Joe Biden ait été vigilant et ait respecté les protocoles sanitaires, la nature très contagieuse du virus signifie qu’aucun individu n’est à l’abri, même ceux prenant des précautions strictes.

Les adversaires politiques de Joe Biden n’ont pas tardé à réagir à cette nouvelle, certains exprimant des vœux de prompt rétablissement tandis que d’autres relancent le débat sur son âge et sa capacité à diriger. La période d’isolement pourrait aussi perturber son calendrier de campagne, nécessitant des ajustements et une communication renforcée de son équipe.

La santé de Joe Biden sera désormais scrutée de près par les électeurs et les médias. En cas de complications ou de symptômes prolongés, les appels à une réévaluation de sa candidature pourraient s’intensifier. Cependant, pour l’instant, la Maison Blanche se veut rassurante, affirmant que le président continue de gérer ses responsabilités avec l’aide de son équipe, même en isolement.

la période d’isolement de Joe Biden au Delaware sera un moment clé de la campagne électorale. Elle met en lumière les enjeux de santé publique et personnelle dans le contexte d’une élection cruciale pour l’avenir des États-Unis.

Arrestation de Trente-Huit migrants Africains en Tunisie après des heurts avec les forces de sécurité

Mercredi, trente-huit migrants africains ont été arrêtés en Tunisie suite à des affrontements avec les forces de sécurité, lors de l’interception d’une tentative d’émigration irrégulière vers l’Europe par la mer. Les médias locaux ont rapporté que les migrants, originaires de pays d’Afrique subsaharienne, ont été impliqués dans des violences contre les gardes-côtes tunisiens qui ont mis fin à leur tentative de traversée depuis les côtes de Sfax, dans le centre de la Tunisie.

Hichem Ben Ayyad, porte-parole du tribunal du gouvernorat de Sfax, a déclaré que lors de leur encerclement, les migrants ont lancé des pierres sur les agents et se sont emparés d’un petit bateau à bord duquel ils ont trouvé un agent de sécurité. « Ils ont ligoté les mains de l’agent et ont également poussé un autre agent de sécurité à la mer après l’avoir blessé au niveau de la poitrine avec un objet tranchant. Son état est stable », a-t-il précisé.

La Tunisie est devenue un point de départ majeur pour les migrants qui risquent la traversée périlleuse de la Méditerranée dans l’espoir de rejoindre l’Europe. Selon le ministère de l’Intérieur tunisien, environ 23.000 migrants irréguliers se trouvent actuellement en Tunisie. Les tentatives de migration clandestine ont augmenté après un discours xénophobe du président tunisien Kais Saied en février 2023, visant les migrants subsahariens en situation irrégulière.

À l’été 2023, l’Union européenne et la Tunisie ont conclu un « partenariat stratégique » qui inclut une aide de 105 millions d’euros pour lutter contre l’immigration irrégulière, incluant le financement du « retour volontaire » de 6.000 migrants irréguliers.

Crise Politique au Mali : L’Impasse entre Autorités et Partis Politiques Persiste

À Bamako, le bras de fer entre les autorités militaires et les partis politiques maliens continue d’aggraver la crise politique. Les partis politiques, indignés par la détention de leurs membres qu’ils qualifient d’acte liberticide, refusent toute reprise des discussions sans leur libération préalable.

La suspension récente de leurs activités politiques, levée la semaine dernière, est jugée insuffisante et tardive par les partis, qui exigent des gestes plus concrets de la part des autorités de transition. Ils affirment que les conditions nécessaires à un dialogue constructif ne sont pas réunies et réclament un retour à l’ordre constitutionnel à travers des élections transparentes et crédibles.

La classe politique malienne, largement écartée de la gestion du pays depuis quatre ans, exprime sa colère et soulève des préoccupations majeures quant à l’avenir du pays. En solidarité avec les 11 membres toujours détenus, une cinquantaine de partis politiques conditionnent leur participation aux discussions à la libération de leurs camarades.

Amadou Goïta, ancien ministre, insiste sur l’importance cruciale de l’organisation d’élections pour la légitimité démocratique et l’exercice du pouvoir. Pour l’instant, le dialogue semble rompu, compromettant gravement la perspective d’une transition apaisée au Mali.

Renforcement de la Sécurité en Haïti : Deuxième contingent de policiers Kényans déployé

Port-au-Prince, Haïti – Dans un effort pour renforcer la sécurité nationale, un deuxième contingent de 200 policiers kényans a récemment rejoint la mission multinationale en Haïti. Arrivés mardi à Port-au-Prince, ces policiers spécialisés viennent soutenir les efforts de la police nationale haïtienne contre les gangs armés qui menacent la stabilité du pays.

Accueillis par le commandant de la mission, Godfrey Otunga, dans une atmosphère chaleureuse marquée par des pas de danse, les nouveaux arrivants ont été officiellement accueillis par le directeur général de la police nationale, Rameau Normil. Ce déploiement porte à 400 le nombre total de policiers kényans engagés dans cette mission cruciale.

« C’est avec détermination que nous nous joignons à nos collègues haïtiens pour combattre ensemble la menace des gangs armés », a déclaré le commandant Otunga lors de la cérémonie de bienvenue.

Ce renforcement de la force multinationale reflète l’engagement continu des partenaires internationaux à soutenir Haïti dans ses efforts pour restaurer la sécurité et promouvoir la stabilité à travers le pays.

Le torchon brûle entre la presse Bissau-guinéenne et le président Umaro Sissoco Embaló

Dans un communiqué paru avant hier (dimanche 14 juillet 2024), le Syndicat des Journalistes et Techniciens de la Communication Sociale de Guinée Bissau exhorte le Président de la République Umaro Sissoco Embaló, à améliorer son comportement social et professionnel et surtout à avoir un respect particulier pour les professionnels de la Communication Sociale qui promeuvent et « lapident systématiquement » leur image publique.

Le président Sissoco a répondu au journaliste avec des grossièretés sur les élections
DW (Deutsche Welle) | Braima Darame | Luse | tm

À son retour de Chine, le chef de l’État guinéen a proféré des injures à l’égard d’un journaliste lorsqu’il l’a interrogé sur les élections présidentielles. Le syndicat appelle au boycott de Sissoco.

Lors de déclarations à la presse, à l’aéroport international Osvaldo Vieira, à Bissau, le journaliste en question a demandé à Sissoco pourquoi il était déterminé à programmer des élections législatives, alors que les partis d’opposition réclamaient des élections présidentielles pour novembre. Le président guinéen a répondu par des grossièretés : « allez au diable »

A la suite du communiqué de protestation Syndicat des Journalistes et Techniciens de la Communication Sociale de Guinée Bissau, l’union des journalistes angolais répudie les attaques du président Umaro Sissoco Embaló contre les journalistes de Guinée Bissau, en apportant sa soutien à leurs confrères de Bissau à travers un communiqué publié hier lundi 15 juillet 2024.

Le Syndicat des Journalistes Angolais (SJA) exprime son soutien au Syndicat des Journalistes de Guinée-Bissau et à ses membres, qui ont été la cible des attaques du Président de la République, Umaro Sissoco Embaló.

Le SJA souligne que même si le président Embaló a le droit de refuser des déclarations à la presse, cela ne lui donne pas le droit d’insulter les journalistes.

La position adoptée par le Président est considérée comme basse et inappropriée pour un chef d’État ou toute autre autorité publique.

En solidarité, le SJA encourage les journalistes guinéens à suivre le boycott déterminé par leur syndicat, car un leader avec le comportement d’Umaro Sissoco Embaló ne mérite pas l’attention et le respect de la classe journalistique.

AS – Le Dakarois Ziguinchor


AS – Le Dakarois Ziguinchor

Paul Kagame réélu avec 99,15% des voix au Rwanda : un soutien écrasant ou une démocratie en question ?

Lundi soir, la Commission électorale nationale du Rwanda a annoncé des résultats partiels de l’élection présidentielle, montrant que le président sortant Paul Kagame a remporté 99,15% des voix. Ces chiffres, basés sur le dépouillement de 79% des bulletins, ont placé Frank Habineza du Parti Démocratique Vert du Rwanda à 0,53% et l’indépendant Philippe Mpayimana à 0,32%.

Paul Kagame, à la tête du Front patriotique rwandais, a été confronté aux mêmes adversaires qu’en 2017 : Frank Habineza et Philippe Mpayimana. Lors de l’élection précédente, il avait obtenu 98,79% des voix, ce qui soulève des questions sur la diversité et la compétitivité du paysage politique rwandais.

Ces résultats préliminaires ont suscité diverses réactions, certaines saluant la stabilité et les progrès économiques sous la présidence de Kagame, tandis que d’autres critiques soulignent un manque de pluralisme politique véritable. Le Rwanda est souvent cité comme un exemple de relèvement post-conflit et de développement économique en Afrique, mais ses élections font également l’objet de débats sur la démocratie et la liberté d’expression.

La présidente de la Commission électorale, Oda Gasinzigwa, a annoncé que les résultats finaux seraient proclamés le 27 juillet, après la publication des résultats complets le 20 juillet. Ces élections marquent un moment clé pour le Rwanda, où la stabilité politique et la croissance économique vont de pair avec des critiques persistantes concernant la gouvernance et les droits politiques.

À propos de Paul Kagame : Paul Kagame, au pouvoir depuis 2000, est largement crédité pour avoir dirigé le Rwanda hors du génocide de 1994 vers une période de relèvement économique et de modernisation. Cependant, ses critiques soulignent une gouvernance parfois autoritaire et des restrictions sur la liberté d’expression et l’activité politique de l’opposition.

Contexte politique du Rwanda : Depuis le génocide de 1994, le Rwanda a connu une transformation remarquable sur les plans économique et social. Cependant, le pays est souvent critiqué pour ses restrictions sur la liberté d’expression et l’activité politique de l’opposition. Les élections, bien que souvent jugées libres et équitables sur le plan technique, font face à des critiques concernant le pluralisme politique réel et la liberté d’expression.

La réélection attendue de Paul Kagame soulève des questions essentielles sur la démocratie et la gouvernance au Rwanda, mettant en lumière les défis persistants entre la stabilité politique et les normes démocratiques internationales.

Tentative d’assassinat contre Donald Trump : Appel à l’unité de Joe Biden

Dimanche soir, depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche, le président américain Joe Biden a adressé un message solennel à la nation, appelant à la réduction des tensions politiques après la tentative d’assassinat contre l’ancien président Donald Trump. Qualifiant cet acte de « potentiel acte de terrorisme intérieur », Biden a insisté sur l’urgence de préserver la paix civique.

« La politique ne doit pas devenir un champ de bataille meurtrier », a déclaré Biden, exhortant les Américains à rejeter la violence comme moyen d’expression politique. Il a souligné que même dans un climat de passions exacerbées, les convictions ne doivent jamais justifier des actes violents.

Suite à cette tentative tragique survenue lors d’un meeting à Butler, en Pennsylvanie, où Donald Trump a été blessé à l’oreille, le président Biden a ordonné une enquête indépendante pour faire la lumière sur les circonstances de l’attaque. Les autorités ont identifié le tireur, Thomas Matthew Crooks, 20 ans, qui a été neutralisé après avoir ouvert le feu depuis le toit d’un bâtiment voisin.

L’incident a également mis en lumière des questions sur la sécurité entourant Donald Trump, une figure censée bénéficier d’une protection rigoureuse. Des explosifs ont été découverts dans le véhicule du tireur, et bien que le mobile de l’attaque reste inconnu, le FBI considère cette affaire comme un acte potentiel de terrorisme intérieur.

Dans une réaction sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a souligné l’importance de l’unité nationale face à de telles épreuves. « Seul Dieu a empêché l’impensable de se produire », a-t-il déclaré, alors qu’il poursuit sa campagne présidentielle avec détermination malgré l’incident.

Cette tentative d’assassinat a suscité une réaction indignée à travers le monde et ravivé les tensions politiques aux États-Unis. Elle soulève également des interrogations sur les failles sécuritaires et les réponses face à la polarisation croissante dans la société américaine.

Pour l’heure, l’attention nationale se focalise sur l’enquête en cours et sur les implications politiques à venir, alors que Joe Biden et Donald Trump continuent de naviguer dans un paysage politique marqué par une violence inattendue et ses répercussions potentielles sur les prochaines élections présidentielles.

Tentative d’Assassinat de Donald Trump lors d’un Meeting de Campagne

L’ancien président américain Donald Trump a échappé de justesse à une tentative d’assassinat lors d’un meeting de campagne à Butler, en Pennsylvanie, samedi dernier. L’événement, qui marquait son dernier rassemblement avant la convention républicaine, a été interrompu par des tirs à 18h08 locales. Vêtu d’une chemise blanche et d’un blazer sombre, Trump a été touché à l’oreille par une balle alors qu’il dénonçait l’immigration illégale, selon des témoins.

La fusillade a duré dix-sept secondes, pendant lesquelles plusieurs coups de feu ont été tirés depuis une position élevée à l’extérieur du rassemblement. Les agents des services secrets ont rapidement réagi, protégeant Trump et neutralisant le tireur présumé, identifié comme Thomas Matthew Crooks, 20 ans, de Bethel Park, Pennsylvanie. Crooks a été tué sur place.

L’incident a également causé la mort d’un participant au meeting et a blessé gravement deux autres personnes. Trump, bien que légèrement blessé à l’oreille, a été prompt à rassurer ses partisans sur les réseaux sociaux après l’attaque, décrivant comment il avait senti la balle le frôler. Après un examen médical de précaution, il a confirmé son intention de se rendre à la convention républicaine à Milwaukee.

Le président Joe Biden a été informé de l’incident et a condamné l’acte de violence, affirmant qu’il n’y avait pas de place pour de telles actions aux États-Unis. Les détails sur les motivations du tireur restent flous, bien que des témoins aient rapporté avoir signalé des activités suspectes avant les tirs.

L’attentat a suscité une vive émotion à travers le pays, ravivant les débats sur la sécurité des personnalités politiques et l’accès aux armes à feu aux États-Unis.

Trump évacué d’un meeting de campagne après des détonations, du sang visible sur son oreille

L’ex-président américain Donald Trump, candidat républicain à l’élection présidentielle de novembre, a été évacué samedi d’un meeting de campagne en Pennsylvanie après que des détonations ont été entendues. Des journalistes de l’AFP présents sur place ont constaté du sang visible sur son oreille.

Le porte-parole du Secret Service, chargé de la sécurité des présidents et ex-présidents, a rapidement assuré que Donald Trump « est en sécurité ». Cet incident s’est produit lors du dernier meeting de Donald Trump avant la convention républicaine, où il doit être officiellement investi candidat du Parti républicain pour affronter le président sortant démocrate Joe Biden.

Donald Trump venait de commencer son discours lorsqu’il a été mis au sol par les agents du Secret Service. Après quelques instants, il s’est relevé, entouré par les agents qui l’ont escorté de l’estrade jusqu’à sa voiture. Il a levé le poing en l’air en signe de défi sous les acclamations de ses partisans.

« On a vu beaucoup de gens se jeter à terre, l’air confus. J’ai entendu les coups de feu, ça sonnait comme quelque chose entre des pétards et un pistolet de petit calibre », a déclaré à l’AFP John Yeykal, un sympathisant présent sur les lieux.

La Maison Blanche a annoncé que le président Joe Biden a été informé de la situation.

Les conséquences de cet événement sur la campagne électorale restent encore incalculables. Ces derniers jours, l’attention était focalisée sur les doutes quant à l’état physique et mental de Joe Biden, 81 ans, et sa capacité à affronter Donald Trump, 78 ans, surtout après leur débat du 27 juin, marqué par une performance jugée calamiteuse du candidat démocrate. Environ 20 parlementaires ont désormais appelé Biden à se retirer.

La vice-présidente Kamala Harris, envisagée comme une possible alternative, a réaffirmé samedi sa loyauté et sa confiance en Joe Biden lors d’un événement de campagne à Philadelphie, peu avant le meeting de Donald Trump dans le même État clé de Pennsylvanie.

« Il s’agit de l’élection la plus existentielle, la plus lourde de conséquences et la plus importante de notre vie et nous avons toujours su qu’elle serait difficile », a déclaré Kamala Harris. « Mais si nous savons une chose de notre président, Joe Biden, c’est que c’est un battant. Donc nous allons continuer à nous battre, à nous mobiliser et en novembre nous allons gagner. Nous allons gagner. »

Joe Biden, lui-même, a répété vendredi dans le Michigan qu’il restait dans la course. « Je suis candidat et nous allons gagner », a-t-il affirmé à ses partisans à Detroit. Il a également reçu le soutien de Bernie Sanders, figure de la gauche américaine.

Malgré la prestation désastreuse de Biden lors du débat, les sondages indiquent que cette performance n’a pas significativement modifié les préférences électorales. Cependant, Biden continue de montrer un retard persistant dans certains États décisifs, ce qui reste une tendance inquiétante pour les démocrates.

Avec les récents événements et les incertitudes entourant les deux principaux candidats, l’élection présidentielle de novembre s’annonce comme l’une des plus imprévisibles de l’histoire récente des États-Unis.

Sécurité renforcée pour les Jeux Olympiques de Paris : Plus de 770,000 personnes écartées

Lors d’une déclaration samedi dernier, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé que plus de 770,000 enquêtes administratives avaient été menées en vue des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris. Ces enquêtes visaient à écarter toute personne présentant une potentielle menace pour la sécurité de l’événement.

Au total, 3,512 individus ont été exclus après avoir été jugés comme risquant de compromettre la sûreté des Jeux. Parmi eux, figuraient 130 personnes fichées pour sûreté de l’État (fichées S), 16 pour radicalisation islamiste, ainsi que plusieurs autres individus affiliés à des mouvances radicales telles que l’ultra-gauche et l’ultra-droite.

Les mesures de sécurité pour les Jeux, qui se dérouleront du 26 juillet au 11 août pour les Jeux Olympiques et du 28 août au 8 septembre pour les Paralympiques, comprennent des vérifications approfondies pour près d’un million de participants potentiels. Cela inclut non seulement les athlètes et leurs entraîneurs, mais aussi les journalistes, volontaires, agents de sécurité privée, et même les riverains des sites des événements.

Ces efforts soulignent l’engagement des autorités françaises à assurer la sécurité maximale lors de cet événement mondial de premier plan, malgré les défis logistiques et les préoccupations sécuritaires croissantes à l’échelle internationale.

Les défis de Joe Biden : santé, lapsus et politique de la présidence

Depuis sa performance tumultueuse lors d’un récent débat télévisé et une conférence de presse visant à rassurer le public, le président Joe Biden se retrouve au centre de préoccupations croissantes concernant sa santé et ses capacités cognitives. À 81 ans, Biden, candidat à sa propre succession, doit naviguer à travers les critiques persistantes quant à sa compétence à diriger.

Lors du débat contre Donald Trump, Biden a été critiqué pour des moments de confusion et d’incertitude, ravivant les discussions sur l’âge et les limitations physiques et mentales des dirigeants seniors. Ses lapsus notables, incluant des confusions entre des personnalités politiques clés, ont alimenté les spéculations sur son aptitude à mener efficacement un second mandat présidentiel.

La récente conférence de presse de Biden a été accueillie avec des réactions mitigées. Ses partisans louent sa détermination et son expérience, tandis que ses détracteurs soulignent ses erreurs comme des indicateurs de déclin. Dans un climat politique déjà polarisé, ces incidents renforcent les divisions et nourrissent les débats sur la direction future de la présidence américaine.

Les préoccupations concernant la santé et les capacités cognitives de Biden sont devenues une question centrale dans la campagne présidentielle à venir. Chaque apparition publique devient un test critique de crédibilité et de compétence pour le président vieillissant, alors qu’il cherche à maintenir sa position au pouvoir face à une opposition de plus en plus critique.

En conclusion, la question de savoir si le costume présidentiel est devenu trop grand pour Joe Biden reste une interrogation majeure au sein de l’opinion publique et de la classe politique américaine. À l’approche des élections, la santé et la performance de Biden continueront de façonner le débat politique national, influençant potentiellement le résultat de l’élection présidentielle à venir.

Deux nouveaux ambassadeurs accrédités à Dakar présentent leurs lettres de créance

Ce jeudi, deux diplomates fraîchement nommés ont officiellement présenté leurs lettres de créance au Président de la République du Sénégal, selon un communiqué émanant de la présidence. Les nouveaux ambassadeurs, représentant la Colombie et la République de Corée, ont été accueillis avec les honneurs lors d’un cérémonial républicain orchestré par la garde présidentielle.

L’événement, marquant une étape cruciale dans les relations diplomatiques entre le Sénégal et ces nations, a mis en lumière l’importance accordée par toutes les parties à la coopération bilatérale. La cérémonie a non seulement symbolisé l’établissement officiel des ambassadeurs dans leurs fonctions, mais a également souligné l’engagement mutuel à renforcer les liens politiques, économiques et culturels entre le Sénégal, la Colombie et la République de Corée.

La tradition des lettres de créance est un protocole diplomatique ancien qui confère aux ambassadeurs la légitimité officielle pour représenter leur pays hôte et faciliter les échanges internationaux. À travers cet acte solennel, les nouveaux ambassadeurs ont exprimé leur engagement à œuvrer pour le renforcement des relations bilatérales et à promouvoir la coopération dans divers domaines d’intérêt commun.

En conclusion, cette journée a été un témoignage de l’engagement continu du Sénégal envers une diplomatie ouverte et constructive, visant à favoriser la paix, la prospérité et le développement durable à l’échelle mondiale.

Tensions diplomatiques croissantes : Le Burkina Faso accuse la côte d’ivoire et le Bénin de déstabilisation

Le capitaine Ibrahim Traoré, à la tête du régime militaire du Burkina Faso depuis septembre 2022, a intensifié les tensions diplomatiques en accusant ouvertement la Côte d’Ivoire et le Bénin de chercher à déstabiliser son pays. Lors d’un discours adressé aux « forces vives » burkinabè, Traoré a déclaré que des opérations de déstabilisation étaient orchestrées depuis Abidjan, la capitale ivoirienne, et que des bases françaises au Bénin serviraient de centres opérationnels pour des groupes terroristes frappant régulièrement le Burkina Faso.

Ces accusations ont suscité des réactions fermes de la part de Paris et de Cotonou, qui les ont catégoriquement rejetées. Le gouvernement béninois a qualifié ces affirmations de désinformation nuisible à la coopération régionale, soulignant que les bases militaires françaises dans le nord du Bénin étaient destinées à contrer les attaques terroristes provenant des frontières communes avec le Burkina Faso et le Niger.

Le Burkina Faso, le Niger et le Mali, tous dirigés par des régimes militaires et confrontés à des défis similaires liés au terrorisme jihadiste, ont récemment quitté la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), accusant cette organisation régionale de partialité envers la France et d’insuffisance dans le soutien à leurs efforts antiterroristes.

Dans son discours, Traoré a également abordé des priorités nationales telles que la récupération des permis d’exploitation minière et la volonté de renforcer le patriotisme en contrôlant la communication sur le pays.

Cette escalade verbale souligne les tensions grandissantes au sein de l’Afrique de l’Ouest, alors que les pays de la région font face à des défis sécuritaires majeurs et naviguent dans des relations complexes avec les puissances étrangères, particulièrement la France, historiquement impliquée dans la sécurité et le développement de ses anciennes colonies.

Le discours de Traoré reflète une politique étrangère résolument souverainiste et une volonté de rompre avec les influences externes perçues comme néfastes pour la stabilité nationale. La suite des événements déterminera l’impact de ces tensions sur la coopération régionale et la lutte contre le terrorisme dans la région sahélienne.

Diplomatie Religieuse : L’ambassadeur de l’UE au Sénégal reçu par le khalife de Bambilor, Thierno Amadou Ba

Accompagné d’une délégation, l’ambassadeur de l’Union européenne, Jean Marc Pisani, a effectué un déplacement à Bambilor où il a rencontré le khalife de la localité qui dit être content de l’accueillir: « Je suis en train de chercher les mots pour vous les délivrer. Je suis comblé de bonheur comme l’est la population de Bambilor d’avoir eu l’honneur de vous recevoir ici. Je me joins à eux pour vous accueillir chez vous », s’est réjoui le khalife Thierno Amadou Ba qui ajoute: « ce qui me fais le plus plaisir c’est l’initiative du maire qui vient de me dire que, durant le Conseil, il va plaider pour vous élever au au rang de citoyen d’honneur de Bambilor. Ceci est un honneur inqualifiable pour moi surtout que l’initiative vient du maire », a-t-il fait savoir.

« Vous êtes venu dans un environnement plein d’énergie et ce qui nous intéresse ici c’est l’humanisme et les valeurs qui ont été prônées par nos ancêtres, nos grands parents, nos guides spirituels qui ont mis le jalon d’une stabilité qui a permis d’être un carrefour de la diplomatie religieuse. Ceci peut être démontré par les nombreuses crises qui ont été dépassées dernièrement avant les élections. Tout le monde craignait le pire mais, heureusement, les prières de nos guides religieux, ont permis de retrouver la stabilité. Votre présence est une occasion pour nous de remercier pour vos actions à Bambilor. Et la plupart d’entre nous l’ignoraient jusque là. Par exemple, la maison de justice de Bambilor a été financé, entièrement, par l’Union européenne et votre visite nous a permis de le découvrir ainsi que beaucoup d’autres actions », a fait savoir le khalife Thierno Amadou Ba.

Pour sa part, l’édile de la localité a magnifié la visite de l’ambassadeur de l’UE avant de souhaiter que le partenariat qui lie l’Ong Fawzi Wana Diati dirigée le Khalife et l’UE soit durable.

« Cette cérémonie qui nous réunit aujourd’hui est comme vous l’avez si bien dit une cérémonie prestigieuse qui revêt un caractère important à plus d’un titre eu égard à son sens mais aussi à sa haute portée solennelle. Parce que c’est un cadre d’échange, de réflexion mais aussi de dialogue puisque les conclusions de ce dialogue seront bénéfiques pour vous l’Union européenne, pour l’Union Africaine et pourquoi pas pour les Nations unies. Thierno Amadou Ba qui a initié cette rencontre s’est toujours engagé à promouvoir la cohésion économique, la cohésion sociale, la cohésion territoriale mais surtout la solidarité. Et ce sont les principes et les valeurs de l’injonction européenne. C’est pourquoi je voudrais souhaiter un partenariat durable à vos deux structures, Ong Fawzi Wana Diaty et l’UE », a indiqué Ndiagne Diop, maire de Bambilor.

Prenant la parole, le secrétaire général de la communauté chrétienne de Bambilor, s’est dit heureux de revenir chez le khalife où il se sens toujours chez lui.
« Nous sommes chez nous ici et nous nous sentons chez nous. Le khalife est docteur en diplomatie religieuse ce qui fait qu’aujourd’hui, beaucoup de chercheurs se penchent sur sa méthodologie en matière de diplomatie religieuse. Et nous l’en remercions et tout le monde sait que c’est à travers ses actions qu’il est entrain de rétablir certaines disparités. Nous sommes très content cher Khalife de revenir ici chez nous. Et à travers encore votre diplomatie religieuse, aujourd’hui vous avez affiché la commune de Bambilor telle une cité où il y’a beaucoup à faire. Ceux qui sont là ont déjà entrepris beaucoup de choses de ce que nous avons visité et nous encourageons tout le monde pour les efforts consentis pour réaliser tous ces projets et c’est extraordinaire. C’est pourquoi je voudrais féliciter aussi les femmes et les jeunes qui tiennent ces projets. Et nous disons à son excellence M. L’ambassadeur que la moisson est bonne et abondante malgré qu’il y’a encore du travail à faire. C’est pourquoi nous comptons à sur votre collaboration avec la commune pour que notre commune puisse rayonner », a dit Eugène Allela Badji, le représentant de la communauté chrétienne de la Bambilor.

A signaler que la délégation a visité le Poste de santé de Bambilor, les deux centres de transformation de fruits et légumes, la maison des jeunes de Bambilor, la maison de justice de Bambilor et le marché de Bambilor.

Aly Saleh

Tensions au Tchad : Accusations de complot français et appels à la manifestation

Récentes publications sur les réseaux sociaux ont suscité des remous au Tchad, appelant la population à descendre dans les rues pour protester contre le régime de la famille Déby. Ces messages accusent ouvertement le clan Déby d’usurper le pouvoir et appellent à mettre fin à leur « tyrannie ».

Les manifestations projetées coïncident curieusement avec la visite annoncée du président Déby en France le 15 de ce mois. Cette coïncidence a alimenté des spéculations parmi les experts politiques locaux, certains suggérant que les services secrets français pourraient être derrière ces appels. Selon ces théories, la France utiliserait cette opportunité pour affaiblir le pouvoir de Déby en son absence, facilitant ainsi un renversement potentiel.

Des accusations ont également été portées contre Stéphane Granier, surnommé « Gaspard », le deuxième conseiller de l’ambassade de France au Tchad. Il aurait été impliqué dans la coordination entre les groupes rebelles du sud du Tchad et les militants en exil, dans le but de déstabiliser le régime actuel.

Malgré ces allégations, il est essentiel de noter que l’absence prolongée d’un leader politique peut souvent ouvrir la voie à des conflits internes et à des prises de pouvoir par la force, un phénomène observable à travers l’histoire récente de nombreuses nations.

Cette situation soulève des préoccupations quant à la stabilité politique et à la sécurité au Tchad, alors que les autorités locales surveillent de près l’évolution des événements avant la visite du président Déby en France.

Crise politique en France : Macron appelle à former une coalition, l’opposition crie au mépris des urnes

Le président Emmanuel Macron a adressé une lettre aux Français suite aux résultats controversés des législatives, mettant en lumière une fracture politique profonde au sein du pays. Après que l’extrême-droite a remporté le premier tour avec près de 11 millions de voix, Macron a souligné que les électeurs avaient clairement rejeté leur accession au gouvernement au second tour. Cependant, aucune force politique n’a obtenu seule une majorité, laissant le pays dans une impasse politique complexe.

Dans sa lettre, Macron a appelé à la formation d’une coalition large et pluraliste, regroupant les forces républicaines et partageant des valeurs communes telles que l’État de droit, le parlementarisme, et une orientation européenne. Il a insisté sur la nécessité de respecter le choix des électeurs tout en bâtissant une majorité solide pour gouverner efficacement.

L’appel de Macron n’a pas été bien reçu par l’opposition. Jean-Luc Mélenchon du Nouveau Front Populaire a vivement critiqué le président, l’accusant de refuser de reconnaître le résultat démocratique des urnes et de manipuler la formation d’une coalition après les élections. Pour Mélenchon, c’est une atteinte à la démocratie et un retour à des pratiques politiques d’un autre temps.

De même, Jordan Bardella du Rassemblement National a dénoncé une tentative de paralyser le pays en ouvrant la voie à une extrême gauche jugée indésirable par une partie de l’électorat français. Selon lui, Macron laisse le pays dans l’incertitude politique en refusant d’accepter les implications des résultats électoraux.

Les réactions ne se sont pas limitées aux leaders politiques. Des députés comme Davoux de la 9e circonscription ont également exprimé leur désillusion face à ce qu’ils perçoivent comme une incapacité de Macron à gouverner efficacement et à respecter les institutions de la Cinquième République.

À présent, la France se retrouve dans une phase de négociations délicates, où la formation d’un gouvernement stable semble compromise par des divisions politiques profondes et des accusations réciproques. L’avenir politique du pays dépendra de la capacité des différents acteurs à dépasser leurs différences et à trouver un terrain d’entente pour répondre aux défis nationaux à venir.

ALLIANCE DES ÉTATS DU SAHEL : Quand des putschistes engagent leurs pays dans une aventure incertaine

A la veille du 65e sommet de la CEDEAO, s’est tenue la première rencontre de l’Alliance des Etats du Sahel pendant laquelle les trois chefs d’Etats Putschistes ouest africains ont confirmé la mise en place de la Conférence Alliance des Etats du Sahel donc la désintégration du CEDEAO.

Assimi Goita (Mali), Ibrahima Traoré (Burkina Faso) et Abdourahamane Tiani (Niger) sont en train d’embarquer, de manière illégitime, leurs peuples dans un avenir incertain.

Il faut le rappeler, la sortie de l’espace CEDEAO peut entraîner des conséquences néfastes tant dans le domaine économique, politique, diplomatique, institutionnel et sécuritaire.

Dimanche, le Président de la commission Oumar Touray est largement revenu sur les conséquences de la décision des États du Sahel de quitter la CEDEAO.

Économiquement et financièrement, le retrait pourrait entraîner l’arrêt ou la suspension de projets et programmes de la CEDEAO, d’une valeur estimée à plus de 500 millions de dollars américains. Les institutions financières régionales, comme la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), institution commune de financement du développement des Etats de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), qui ont des investissements importants dans ces pays, seraient également affectées. La BIDC, par exemple, a vingt-sept projets en cours dans ces pays, d’une valeur totale d’environ 321 millions de dollars, et ils ont apporté 33 millions de dollars américains aux capitales de la Banque. 

Sur le plan diplomatique et politique, le retrait isolerait le Mali, le Burkina et le Niger sur la scène internationale. Ils perdraient le soutien des blocs pour des candidatures à des postes internationaux au sein de l’Union africaine, des Nations unies et d’autres organisations similaires. Des changements vont intervenir sur les conditions de voyage et d’immigration. Les citoyens ressortissants de ces pays seront désormais soumis à l’obtention des visas pour voyager dans la sous-région. De plus, ils ne pourraient plus résider ou créer des entreprises librement dans le cadre des facilités de la CEDEAO et seraient soumis à diverses lois nationales. 

Sur le plan Institutionnel, le retrait entraînerait la fermeture de plusieurs structures régionales de la CEDEAO dans ces trois pays, affectant la sécurité d’emploi de quelque 130 personnels de la CEDEAO, citoyens de ces pays. La perte de ces infrastructures régionales serait un revers significatif pour l’intégration et le développement régional.

Le retrait de ces trois pays porterait un coup dur à la coopération en matière de sécurité, notamment en ce qui concerne le partage de renseignements et la lutte contre le terrorisme. Les initiatives conjointes, comme la mise en œuvre de la force régionale en attente de la CEDEAO, seraient gravement affectées.

Le Dakarois

ALLIANCE DES ETATS DU SAHEL, UNE CATASTROPHE POUR LA DÉMOCRATIE EN AFRIQUE

Les trois présidents, Assimi Goïta du Mali, Ibrahim Traoré du Burkina Faso et Abdourahamane Tiani du Niger ont officiellement annoncé que les peuples du Sahel avaient décidé de tourner une nouvelle page en scellant leur divorce avec la CEDEAO.

Mais de quels peuples parlent-ils ?

En effet, aucun des trois dirigeants n’a été élu. Donc ils n’ont pas la légitimité populaire pour engager leur pays dans une organisation internationale.

L’image d‘une photo officielle avec un capitaine, un colonel et un général, tous les trois en treillis militaires, est catastrophique pour le combat que nous menons pour la démocratie en Afrique.

Nous avons en face de nous non pas des leaders soucieux du développement et du progrès social, mais des putschistes qui violent les droits de l’homme dans leur pays, étouffent les libertés et plongent leurs citoyens dans une misère sociale absolue.

 

Au Burkina, Me Guy Hervé Kam, Président du Balai Citoyen et avocat de Ousmane Sonko a été kidnappé et détenu dans un lieu secret. Malgré les dénonciations quotidiennes des avocats et des rares militants des droits de l’homme qui osent  encore s’exprimer dans le pays, le régime de Traoré n’en démords pas et tient à le réduire au silence sans aucune procédure judiciaire. Dans le pays, les djihadistes ont, il y a deux semaines, attaqué un camp militaire et tué 107 soldats ; le capitaine Traoré a qualifié la tragédie de fake news diffusée par la presse française. Il en a profité pour suspendre le média TV5Monde pour six mois.

 

Au Niger, le général Tiani détient l’ancien président Bazoum en otage depuis un an sans procès, réclamant sa démission, ce que l’intéressé refuse. Pendant ce temps, les bandes armées avancent à l’intérieur du pays.

 

Au Mali, les opposants sont en prison, les partis politiques interdits, l’armée massacre des populations civiles en compagnie des milices de Wagner. Assimi Goïta, qui avait promis transition de six mois en est à presque quatre années de mandat usurpé.

 

Ces trois putschistes, derrière leurs gesticulations et leur discours anti-impérialistes, n’ont qu’un seul agenda : se maintenir au pouvoir par l’instrumentalisation de l’anti France et en même temps être dans les bonnes grâces de la Russie.

 

Ces aventuriers et dictateurs prétendent lutter contre l’impérialisme en payant des mercenaires russes pour garantir leur sécurité. Ces mêmes miliciens sont auteurs de massacres documentés par les Nations Unies. Ce fut le cas au Mali en mars 2022, quand Wagner et ses alliés ont tué dans le village de Moura, environ 500 civils, selon une enquête de l’Onu.

De surcroît se réclamer du panafricanisme et déléguer sa souveraineté sécuritaire à une puissance étrangère, la Russie, sont antinomiques. Mais ce n’est guère la cohérence qui étouffe les trois aventuriers du Sahel.

Tiani, Traoré et Goïta doivent arrêter les frais, organiser des élections et rendre le pouvoir aux civils

 

Il reste désormais à la Cedeao de tirer les conséquences du choix des pays de l’AES. S’ils veulent partir, qu’ils partent et que l’institution demeure selon ses principes et ses règles.

 

Par contre, le Sénégal n’a pas à suivre des aventuriers. Des putschistes ne doivent pas nous imposer notre agenda diplomatique.

Il faut rappeler que le Sénégal est la 4ème économie de la Cedeao, mais la plus grande démocratie de la zone.

Le Président Bassirou Diomaye Faye et son homologue Faure Gnassingbé, désignés médiateurs leurs homologues de la CEDEAO, ont un rôle à jouer pour recréer un lien de confiance et ramener le Mali, le Burkina et le Niger dans la communauté. Si ces pays ne veulent pas revenir, nous devons rester dans la cedeao et la rendre plus démocratique et plus efficace.

 

                       Mamadou Cissé

 

 

Joe Biden dénonce les frappes en Ukraine et annonce de nouvelles mesures pour renforcer la défense antiaérienne

Lundi dernier, le président américain Joe Biden a vivement condamné les récentes frappes en Ukraine, qui ont causé la mort d’au moins 36 personnes. Dans une déclaration poignante, Biden a qualifié ces événements de rappel atroce de la brutalité manifestée par la Russie dans le conflit en cours. Il a promis des actions décisives pour renforcer la défense antiaérienne de l’Ukraine, visant à protéger ses centres urbains et ses civils des attaques aériennes russes.

« Ensemble, avec nos alliés, nous allons annoncer de nouvelles mesures pour renforcer la défense antiaérienne de l’Ukraine afin d’aider à protéger ses villes et ses civils des frappes russes », a affirmé le président Biden. Ces mesures seront discutées dans le cadre d’un sommet crucial de l’OTAN prévu à Washington, où il rencontrera notamment le président ukrainien Volodymyr Zelensky à partir de mardi.

Cette déclaration survient dans un contexte de tensions exacerbées entre la Russie et l’Ukraine, marqué par une escalade des violences qui a alarmé la communauté internationale. Biden a également souligné l’engagement des États-Unis et de leurs partenaires européens à soutenir l’Ukraine face à l’agression russe, et à renforcer les capacités défensives du pays dans cette période critique.

Le sommet de l’OTAN s’annonce ainsi comme une plateforme cruciale pour coordonner les efforts internationaux visant à endiguer le conflit et à protéger la souveraineté de l’Ukraine, tout en cherchant des voies diplomatiques pour une résolution pacifique du conflit.

Gabriel Attal maintenu à son poste de Premier ministre après les élections législatives : Emmanuel Macron opte pour la stabilité

Après la défaite du camp présidentiel aux élections législatives du 7 juillet, Gabriel Attal avait présenté sa démission à Emmanuel Macron, cherchant à assumer la responsabilité politique des résultats décevants. Cependant, dans une décision inattendue, le président de la République a refusé cette démission ce lundi matin, optant plutôt pour la continuité et la stabilité gouvernementale.

Reçu à l’Élysée à 11h15, Gabriel Attal s’attendait à voir son mandat de Premier ministre prendre fin. Au contraire, Emmanuel Macron a prolongé sa confiance en lui et lui a expressément demandé de continuer à diriger le gouvernement « pour le moment ». Cette décision vise à « assurer la stabilité du pays » dans une période post-électorale délicate.

La déclaration du président Macron intervient dans un contexte où la France fait face à des défis économiques et sociaux significatifs, amplifiés par les résultats électoraux qui ont redistribué les cartes à l’Assemblée nationale. En maintenant Gabriel Attal à son poste, Emmanuel Macron envoie un signal fort de continuité et de volonté de stabiliser la gouvernance du pays malgré les turbulences politiques récentes.

La réaction des principaux acteurs politiques est attendue dans les heures à venir, alors que la France s’engage dans une nouvelle phase de son paysage politique avec un gouvernement resserré autour de Gabriel Attal.

La CEDEAO face à la crise au Sahel : Médiation et Réformes en Vue

Lors du récent sommet de la CEDEAO à Abuja, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a été désigné comme médiateur pour faciliter le dialogue entre la CEDEAO et les pays de l’Alliance des Etats Sahélo-Sahariens (AES), à savoir le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Cette désignation intervient dans un contexte tendu marqué par le retrait annoncé de ces trois pays de la CEDEAO, une décision préoccupante pour l’intégration régionale et la stabilité au Sahel.

Dans son discours lors du sommet, le président Faye a souligné l’importance de maintenir l’ancrage du Sénégal au sein de la CEDEAO en tant que membre fondateur, tout en plaidant pour des réformes nécessaires pour adapter l’organisation aux défis contemporains. Il a critiqué les sanctions sévères envisagées par la CEDEAO, soulignant leur impact négatif sur les populations et appelant à une approche plus nuancée et à un dialogue constructif avec les régimes militaires en question.

Les sanctions potentielles incluraient des restrictions diplomatiques, des exigences de visas pour les déplacements régionaux, ainsi que des implications pour les entreprises et les institutions régionales opérant dans ces pays. La perte des infrastructures régionales de la CEDEAO dans ces pays pourrait également compromettre l’intégration et le développement régional.

La mission de Bassirou Diomaye Faye en tant que médiateur est cruciale pour éviter le retrait des pays de l’AES, ce qui serait préjudiciable à l’idéal panafricain et à la cohésion régionale. Sa tâche est complexe, nécessitant un équilibre délicat entre la préservation des intérêts de la CEDEAO et la reconnaissance des préoccupations souverainistes des pays concernés.

En conclusion, la situation au Sahel et les défis auxquels fait face la CEDEAO exigent des ajustements institutionnels et une diplomatie proactive pour maintenir l’unité régionale et promouvoir la stabilité dans l’ensemble de la région ouest-africaine.

Emmanuel Macron retient Gabriel Attal à Matignon pour assurer la stabilité après la défaite du camp présidentiel

Le président français Emmanuel Macron a pris une décision stratégique en demandant à son Premier ministre Gabriel Attal de rester en fonction malgré sa démission annoncée. Cette décision vise à maintenir la stabilité du pays après les résultats décevants du camp présidentiel lors des élections législatives récentes.

Lundi midi, le palais présidentiel a confirmé qu’Emmanuel Macron avait demandé à Gabriel Attal de prolonger son mandat « pour le moment afin d’assurer la stabilité du pays ». Cette requête intervient après que l’union des partis de gauche ait remporté une victoire significative lors du second tour des élections législatives anticipées, reléguant le camp présidentiel ainsi que l’extrême droite.

Gabriel Attal, réélu dans la 10e circonscription des Hauts-de-Seine, avait initialement annoncé sa démission dimanche soir, exprimant toutefois sa volonté de continuer « aussi longtemps que le devoir l’exigera ». Son maintien en poste semble marquer une tentative de stabilisation au sein du gouvernement, en réponse aux défis politiques actuels.

La présidence a souligné l’appréciation d’Emmanuel Macron pour le travail de Gabriel Attal lors des récentes campagnes électorales, notamment aux élections européennes et législatives.

Les tensions politiques sont palpables avec la gauche qui exerce déjà une pression sur Matignon. Marine Tondelier, cheffe des écologistes, a appelé Macron à solliciter un nom de Premier ministre de la gauche. De son côté, Olivier Faure du parti socialiste a annoncé que le Nouveau front populaire proposerait un candidat pour le poste de Premier ministre cette semaine, suggérant un processus soit de consensus soit de vote.

Dans ce contexte, les choix stratégiques futurs du président Macron et les évolutions au sein de son gouvernement seront scrutés de près alors que la nouvelle législature s’apprête à débuter avec l’ouverture de l’assemblée prévue cet après-midi à 14 heures.

Les prochaines semaines s’annoncent cruciales pour déterminer l’orientation politique et le leadership au sein de l’exécutif français, alors que les différents courants politiques cherchent à s’affirmer dans un paysage post-électoral en mutation.

Victoire du Nouveau Front Populaire à Dakar : Une réaffirmation de la politique de barrage contre l’extrême droite

Lors des récentes élections législatives anticipées dans la 9e circonscription de Dakar, le Nouveau Front Populaire a émergé victorieux, consolidant ainsi son rôle central dans la scène politique locale. Avec un impressionnant taux de soutien de plus de 74% des suffrages exprimés, Karim Ben Cheikh a maintenu sa position dominante, confirmant la tendance amorcée dès le premier tour.

Au premier tour, l’Union de la Gauche avait déjà affirmé sa prépondérance avec 53,22% des voix, tandis que le mouvement Ensemble avait obtenu un peu plus de 15%. Cette avance s’est non seulement maintenue, mais s’est renforcée au second tour, reléguant la majorité présidentielle à une position secondaire avec seulement 25,47% des voix.

Ce résultat marque non seulement une victoire électorale significative pour le Nouveau Front Populaire, mais aussi un rejet clair des politiques représentées par l’extrême droite, symbolisée ici par le Rassemblement National. La 9e circonscription de Dakar illustre ainsi la volonté affirmée des électeurs de faire barrage à l’extrémisme, préférant une voie politique ancrée dans les valeurs de la gauche unie.

À l’échelle nationale, ce scrutin contribue à une Assemblée nationale française sans majorité claire, soulignant les défis à venir en termes de gouvernance et de coalition politique. Néanmoins, une chose demeure certaine : le Rassemblement National ne gouvernera pas, confortant ainsi la position du Nouveau Front Populaire en tant que force politique émergente et influente.

En conclusion, la victoire du Nouveau Front Populaire à Dakar est bien plus qu’un simple succès électoral ; c’est un témoignage de la résilience de la coalition de gauche et de sa capacité à mobiliser un large soutien populaire face aux défis politiques contemporains.

Crise au Sahel : Le Niger et ses voisins rejettent la Cedeao pour former une nouvelle alliance

Le chef du régime militaire au Niger, le général Abdourahamane Tiani, a déclaré lors d’un sommet historique à Niamey que le Niger, le Burkina Faso et le Mali avaient « irrévocablement tourné le dos à la Cedeao ». Cette déclaration marque un nouveau chapitre dans les relations tendues entre ces pays sahéliens et l’organisation ouest-africaine.

Lors du sommet de l’Alliance des États du Sahel (AES), nouvellement formée, le général Tiani a appelé à la création d’une « communauté souveraine des peuples » indépendante des influences étrangères. Cette alliance regroupe des nations dirigées par des gouvernements militaires, tous arrivés au pouvoir à la suite de coups d’État.

Les tensions entre l’AES et la Cedeao se sont intensifiées après le coup d’État de juillet 2023 qui a porté le général Tiani au pouvoir au Niger. En réponse, la Cedeao a imposé des sanctions économiques sévères et a menacé d’intervenir militairement pour restaurer le président déchu, Mohamed Bazoum. Bien que les sanctions aient été levées en février, les relations demeurent glaciales entre les deux camps.

L’AES affirme être une alternative efficace dans la lutte contre le terrorisme, critiquant la Cedeao pour son manque d’engagement dans cette lutte cruciale pour la région sahélienne.

Le sommet de Niamey a marqué la première réunion des présidents de l’Alliance des États du Sahel depuis sa création en septembre 2023. Les dirigeants ont discuté des défis sécuritaires communs, notamment la menace persistante des groupes jihadistes dans la région.

La Cedeao prévoit quant à elle de tenir un sommet à Abuja pour discuter des relations avec l’AES, mettant ainsi en lumière les divergences profondes qui continuent de marquer le paysage politique et sécuritaire de l’Afrique de l’Ouest.

Cette fracture croissante entre l’AES et la Cedeao reflète les défis complexes auxquels la région est confrontée, mêlant politique intérieure, sécurité régionale et relations internationales dans un contexte de lutte contre le terrorisme et de gestion des influences post-coloniales.

En conclusion, l’évolution de cette crise souligne la nécessité d’une coopération régionale renforcée et d’une diplomatie agile pour stabiliser une région aux prises avec des défis sécuritaires de plus en plus complexes.

Les États-Unis annoncent une nouvelle aide militaire à l’Ukraine de 2,3 milliards d’euros

Le ministre américain de la Défense, Lloyd Austin, a révélé mardi dernier un soutien militaire renforcé à l’Ukraine, avec une aide financière atteignant 2,3 milliards de dollars. Cette initiative comprend des équipements essentiels tels que des systèmes de défense anti-aérienne avancés et des armes antichar, dans le but de renforcer les capacités défensives de l’Ukraine face à la menace croissante dans la région.

L’annonce a été faite lors d’une rencontre au Pentagone entre M. Austin et son homologue ukrainien, Roustem Oumerov. Le ministre américain a souligné l’importance de ce soutien pour garantir la sécurité de l’Ukraine et renforcer sa résilience face aux défis sécuritaires actuels.

Cette nouvelle tranche d’aide sécuritaire reflète l’engagement continu des États-Unis envers l’Ukraine, dans un contexte de tensions persistantes en Europe de l’Est. Les mesures incluront non seulement des équipements militaires cruciaux, mais aussi un appui stratégique pour renforcer la préparation et la capacité de réponse de l’Ukraine face à toute menace émergente.

L’aide américaine témoigne d’un soutien international significatif en faveur de l’Ukraine, qui continue de faire face à des défis géopolitiques complexes. Cette initiative marque une étape importante dans la coopération bilatérale entre les deux nations, soulignant l’engagement des États-Unis à défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine dans un climat de sécurité européenne en évolution constante.

Mauritanie : Réélection de Ghazouani au Milieu de Contestations et de Défis

Le président sortant de la Mauritanie, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a été réélu pour un second mandat dès le premier tour des élections présidentielles avec 56,12% des voix, selon les résultats provisoires annoncés par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Cette victoire confirme sa position à la tête de ce pays stratégique de l’Afrique du Nord, situé à la frontière du Sahel.

Des partisans enthousiastes se sont rassemblés à Nouakchott pour célébrer la réélection de Ghazouani, saluant ce qu’ils considèrent comme une garantie de stabilité et de continuité dans un contexte régional marqué par l’instabilité due au jihadisme et aux coups d’État.

Contexte électoral et réactions :

L’élection a été marquée par la participation de plusieurs candidats, dont l’opposant Biram Dah Abeid, connu pour son combat contre l’esclavage persistant en Mauritanie. Abeid, arrivé deuxième avec 22,10% des voix, a contesté les résultats, dénonçant des « fraudes massives ». Cette contestation a conduit à des tensions et à des manifestations sporadiques à Nouakchott, malgré les appels à la paix lancés par Abeid.

Le gouvernement mauritanien, par l’intermédiaire du ministre de l’Intérieur, a averti contre toute forme de perturbation de l’ordre public, soulignant son engagement à maintenir la tranquillité nationale.

Défis et priorités pour le second mandat :

Ghazouani, ancien militaire élu pour la première fois en 2019, a placé la jeunesse et l’aide aux plus démunis au cœur de son programme. Avec une population où plus de 70% ont moins de 35 ans, il s’agit d’un enjeu crucial pour le pays, confronté à une émigration croissante des jeunes en quête de meilleures opportunités à l’étranger.

Sur le plan économique, la Mauritanie prévoit une croissance moyenne de 4,9% pour la période 2024-2026, soutenue par le début de la production de gaz prévu au second semestre 2024. La gestion de l’inflation, qui devrait diminuer à 2,5% en 2024, reste également un objectif prioritaire.

Stabilité régionale et perspectives internationales :

La réélection de Ghazouani intervient dans un contexte de relative stabilité sécuritaire en Mauritanie, le pays n’ayant pas subi d’attaque jihadiste majeure depuis 2011. Cette stabilité est cruciale alors que les pays voisins, comme le Mali, font face à des défis sécuritaires accrus.

En conclusion, alors que les résultats électoraux doivent encore être validés par le Conseil constitutionnel, la réélection de Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani souligne la volonté des Mauritaniens de poursuivre sur la voie de la stabilité et du développement économique. Les défis à venir incluront la consolidation des acquis économiques et sociaux ainsi que la gestion des tensions politiques internes.

La communauté internationale, observatrice attentive, attendra de voir comment le président réélu répondra aux défis nationaux et régionaux au cours de son second mandat.

Le Tribunal Suprême Espagnol Maintient le Mandat d’Arrêt de Carles Puigdemont

Le Tribunal Suprême espagnol, la plus haute instance judiciaire du pays, a refusé d’amnistier le leader indépendantiste Carles Puigdemont, maintenant ainsi le mandat d’arrêt à son encontre. Depuis la tentative de sécession avortée de la Catalogne en 2017, Puigdemont est en exil et reste sous le coup de ce mandat d’arrêt.

Lundi, le juge Pablo Llarena a rendu un arrêt stipulant que l’amnistie est inapplicable au délit de détournement de fonds, dont l’ancien président de la Generalitat catalane est accusé. Par conséquent, le mandat d’arrêt contre Puigdemont reste en vigueur, précise la décision du tribunal.

Cette décision peut être contestée dans un délai de trois jours suivant sa notification aux parties concernées. Le 30 mai, le parlement espagnol avait adopté une loi d’amnistie pour les indépendantistes catalans, une mesure exigée par les partis indépendantistes en échange de leur soutien à la reconduction du Premier ministre socialiste Pedro Sánchez au pouvoir en novembre. La loi a été promulguée le 11 juin.

Les législateurs espéraient que la justice commencerait rapidement à annuler les mandats d’arrêt contre les indépendantistes exilés et que ces annulations resteraient valides en attendant l’examen des recours déposés contre la loi, un processus pouvant durer des mois, voire des années. Avec plus de 400 personnes impliquées dans la tentative d’indépendance de 2017 et ses conséquences, les tribunaux font face à une tâche ardue, nécessitant des décisions au cas par cas.

Cette loi visait à permettre le retour des indépendantistes encore en exil, notamment Carles Puigdemont, qui réside actuellement en Belgique pour échapper aux poursuites judiciaires. Inculpé pour détournement de fonds, désobéissance et terrorisme, Puigdemont espérait rentrer rapidement en Espagne après la promulgation de la loi.

Le juge Llarena a jugé que l’amnistie s’appliquait au délit de désobéissance, mais que les actes reprochés à Puigdemont et à deux autres indépendantistes correspondaient aux exceptions prévues par la loi pour le détournement de fonds. Il a conclu que les actions de Puigdemont démontraient une volonté d’obtenir un bénéfice personnel et avaient un impact sur les intérêts financiers de l’Union européenne, rendant l’amnistie inapplicable pour ce délit. En conséquence, le mandat d’arrêt est maintenu uniquement pour le détournement de fonds, mais pas pour la désobéissance.

Le délit de terrorisme, pour lequel Puigdemont est également accusé dans une affaire distincte, n’est pas abordé dans cet arrêt. Cette décision prolonge l’incertitude autour du retour de Puigdemont en Espagne et des implications politiques et juridiques de la tentative de sécession catalane de 2017.

Tensions en Asie : La Corée du Nord met en garde contre les exercices militaires conjoints

Le dimanche 30 juin, la Corée du Nord a vivement critiqué les récents exercices militaires entre la Corée du Sud, le Japon et les États-Unis, les qualifiant de « version asiatique de l’OTAN » et a averti des « conséquences fatales » qui pourraient en découler.

Les exercices de trois jours, nommés « Freedom Edge », se sont concentrés sur les missiles balistiques, la défense aérienne, la guerre sous-marine et la cyberdéfense et se sont terminés le samedi 29 juin.

L’année dernière, lors d’un sommet trilatéral, les dirigeants des États-Unis, de la Corée du Sud et du Japon ont décidé d’organiser ces exercices annuels pour montrer leur unité face aux menaces de la Corée du Nord, qui possède des armes nucléaires, ainsi que face à l’influence croissante de la Chine dans la région.

Dans un communiqué diffusé dimanche par l’agence KCNA, le ministère des Affaires étrangères nord-coréen a déclaré : « Nous dénonçons fermement (…) les provocations militaires contre la Corée du Nord. » Il a également averti que les relations entre les États-Unis, le Japon et la Corée du Sud ressemblent de plus en plus à une « version asiatique de l’OTAN » et a mis en garde contre des « conséquences fatales ». Pyongyang a affirmé qu’il ne tolérerait pas les actions visant à renforcer un bloc militaire dirigé par les États-Unis et leurs alliés.

Ces exercices ont vu le déploiement du porte-avions américain à propulsion nucléaire USS Theodore Roosevelt, du destroyer lance-missiles japonais JS Atago et de l’avion de chasse sud-coréen KF-16. Pour Pyongyang, de tels exercices combinés représentent des répétitions en vue d’une éventuelle invasion.

La situation reste tendue en Asie, avec des échanges de critiques et de mises en garde entre la Corée du Nord et ses voisins, ainsi qu’avec les États-Unis, dans un contexte où les tensions géopolitiques sont exacerbées par les ambitions nucléaires de Pyongyang et les dynamiques de puissance régionale.

Élections présidentielles en Mauritanie : Un choix décisif entre continuité et changement

Ce samedi, les Mauritaniens sont appelés aux urnes pour choisir leur prochain président parmi sept candidats, dont le président sortant, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Ce scrutin est perçu comme crucial, offrant aux électeurs le choix entre la continuité assurée par Ghazouani, qui promet la stabilité et le développement économique, et un changement radical défendu par ses adversaires.

Depuis son accession à la présidence en 2019, Ghazouani a axé sa campagne sur ses succès dans la lutte contre le jihadisme et la promesse d’une croissance économique accrue grâce au début imminent de la production de gaz. Malgré les critiques de ses rivaux concernant une possible « élection unilatérale », il est perçu comme le favori pour l’emporter dès le premier tour, grâce à une campagne bien financée et organisée.

En face de Ghazouani, ses principaux challengers incluent Biram Dah Abeid, un militant des droits humains, et Hamadi Ould Sidi El Mokhtar, leader du parti islamiste Tewassoul. Tous deux appellent à une réforme profonde, mettant l’accent sur la lutte contre la corruption et des réformes institutionnelles significatives.

La campagne électorale, bien que marquée par des incidents isolés à Nouadhibou, a généralement été pacifique. Cependant, des préoccupations persistent quant à l’intégrité du processus électoral, avec des accusations de fraude de la part de l’opposition et un contrôle limité des observateurs internationaux.

Les résultats sont attendus dès ce samedi soir, avec la possibilité d’un second tour le 14 juillet si aucun candidat ne remporte la majorité absolue. L’enjeu pour la Mauritanie est considérable, avec l’espoir d’une transition démocratique stable et l’amélioration des conditions de vie pour une population majoritairement jeune et aspirante.

En somme, ces élections marquent un tournant potentiel pour la Mauritanie, confrontée au défi crucial de choisir entre la continuité sécuritaire et économique ou un changement radical et une réforme institutionnelle substantielle.

Débat Présidentiel Américain de 2024 : Biden et Trump s’affrontent sur CNN

Ce vendredi 28 juin 2024 a marqué un moment crucial dans la course à la Maison-Blanche avec le débat très attendu entre Joe Biden et Donald Trump. Organisé exceptionnellement tôt, à quatre mois du scrutin présidentiel du 5 novembre, cet affrontement a captivé l’attention nationale.

Joe Biden, âgé de 81 ans, avait préparé minutieusement sa défense à Camp David, visant à contraster avec son prédécesseur tout en rassurant sur sa vigueur et ses capacités. Cependant, dès les premières minutes du débat, lors d’une question sur la dette publique, Biden a semblé désorienté, peinant à articuler ses réponses. Ce moment de faiblesse a suscité des inquiétudes quant à sa capacité à mener un second mandat, alimentant les critiques des analystes et des observateurs.

En revanche, Donald Trump s’est montré étrangement discipliné, délivrant ses arguments avec assurance et captivant son auditoire avec son style caractéristique. Malgré des raccourcis et des inexactitudes notables, Trump a maintenu un rythme rapide qui a souvent dépassé les modérateurs. Même sur des sujets sensibles comme l’avortement, il a réussi à arrondir les angles en affirmant son soutien à certaines exceptions, promettant de ne pas entraver l’accès à la pilule abortive.

Le débat a également abordé les politiques internationales, notamment l’Ukraine et le Proche-Orient. Trump a affirmé sa volonté de résoudre les conflits sans toutefois fournir de détails concrets, tandis que Biden a été critiqué pour son prétendu manque de soutien envers Israël.

À mesure que le débat progressait, les échanges devenaient de plus en plus tendus, chaque candidat accusant l’autre d’être le « pire président » de l’histoire. Biden a attaqué Trump sur ses condamnations pénales et ses scandales personnels, tandis que Trump a riposté en évoquant les problèmes judiciaires du fils de Biden, Hunter.

À la clôture du débat, les critiques envers Biden étaient sévères. Au sein même du Parti démocrate, des voix se sont élevées pour exprimer des inquiétudes, certaines appelant même à sa retraite de la course présidentielle. Julian Castro, ancien maire de San Antonio, a souligné que Biden n’avait pas réussi à dépasser une barre fixée très bas.

Malgré les efforts de figures démocrates comme Kamala Harris et Gavin Newsom pour limiter les dégâts, les faiblesses révélées lors du débat pourraient peser lourdement dans les mois à venir, laissant les démocrates à la recherche de stratégies pour renforcer leur position face à un Trump déterminé.

En conclusion, le débat de ce jour a clairement mis en lumière les enjeux cruciaux de l’élection présidentielle à venir, avec des implications potentiellement décisives pour l’avenir politique des États-Unis.

[VIDEO] Présidentielle américaine : Joe Biden et Donald Trump commencent à débattre

Joe Biden et Donald Trump remettent ça : ils s’affrontent ce jeudi lors d’un premier débat présidentiel aux enjeux colossaux.

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Depuis des mois, ils s’attaquent et s’invectivent à distance, cette fois, ils se font face physiquement : Joe Biden et Donald Trump ont commencé à débattre jeudi 27 juin pour la première fois dans une campagne présidentielle aussi incertaine que tendue.
Le démocrate de 81 ans est arrivé le premier à Atlanta (Géorgie, sud-est), et s’est offert un bain de foule avec ses partisans. Le républicain de 78 ans, peu après, est sorti de l’avion en brandissant le poing.
Les deux hommes, au coude-à-coude dans les sondages, se retrouveront à 21 h locales pour cette confrontation organisée par CNN, et qui sera animée par deux journalistes de la chaîne, Jake Tapper et Dana Bash.
À eux de faire respecter les règles très strictes d’un débat qui se tiendra sans public, avec des échanges minutés et surtout, un micro systématiquement coupé pour le candidat dont ce n’est pas le tour de s’exprimer.

Antipathie
Le premier débat entre le président démocrate et son prédécesseur républicain en 2020 avait tourné au pugilat, et l’antipathie qu’ils se portent n’a fait que croître depuis la victoire de Joe Biden, que Donald Trump n’a jamais concédée.
Le républicain, qui se présente en homme fort seul capable d’enrayer le « déclin » de l’Amérique, a diffusé jeudi une vidéo assassine sur son adversaire, montrant des chutes et des moments de confusion, pour demander s’il était réellement capable de « passer quatre ans de plus » à la Maison Blanche. 
Joe Biden a indéniablement perdu en aisance physique et orale ces dernières années, et son âge inquiète beaucoup plus les électeurs que celui de Donald Trump, de trois ans son cadet. Mais le milliardaire n’a pas pour autant partie gagnée : son agressivité verbale et ses diatribes décousues, si elles séduisent ses partisans lors des meetings, pourraient dans le cadre du débat rebuter les électeurs indépendants.
Or c’est bien eux qu’il s’agit de séduire jeudi pour Joe Biden comme pour Donald Trump, à quatre mois d’une élection qui pourrait, comme il y à quatre ans, se jouer sur le fil dans quelques États-clés.

Spectacle
Pour l’emporter, les experts estiment que chacun des deux candidats devra en quelque sorte aller contre sa nature. Le président démocrate, peu charismatique et qui aime évoquer son bilan avec force chiffres et détails, « doit donner autre chose que des arguments purement rationnels. Aucune élection ne se décide que sur la raison, donc il devra offrir quelques phrases choc », en clair faire le spectacle, analyse Jane Hall, professeure de communication à la American University.
« Ce débat pourrait nous surprendre. Je pense que Donald Trump a été entraîné et tâchera de ne pas être la même personne que dans les récents débats », pour se donner davantage une stature d’homme d’État, prédit-elle. 

Joe Biden se présente en garant de la démocratie et en allié des classes moyennes, face à un adversaire accusé d’attiser la violence politique et de servir les plus riches.
Les démocrates ont installé à Atlanta d’énormes panneaux publicitaires souhaitant la « bienvenue » à un « repris de justice » : Donald Trump est le premier président jamais jugé coupable au pénal, dans une affaire de paiements occultes à une ancienne star de films X.
Parmi les thèmes incontournables de la campagne et donc certainement du débat : le coût de la vie, le droit à l’avortement, l’aide à l’Ukraine et à Israël, les nombreuses inculpations de Donald Trump et la défense de la démocratie.
Un second débat est prévu sur ABC en septembre, à deux mois d’un scrutin suivi avec inquiétude dans le monde entier.
Avec AFP

Décès en détention en Guinée : Le général Sadiba Koulibaly

Le général Sadiba Koulibaly, ancien chef d’état-major de l’armée guinéenne et numéro deux de la junte au pouvoir, est décédé en détention le 24 juin dernier, selon les autorités judiciaires militaires. Condamné à cinq ans de prison pour désertion et détention illégale d’armes, Koulibaly aurait succombé à un arrêt cardiaque causé par un « psycho-traumatisme important et un stress prolongé », d’après une autopsie ordonnée par la justice.

Son avocat, Me Mory Doumbouya, remet en question cette version, affirmant que son client était en bonne santé et serein jusqu’à son arrestation début juin. Il dénonce également les conditions de détention de Koulibaly, retenu dans un lieu secret hors du système carcéral légal, empêchant tout contact avec lui.

Koulibaly avait occupé des postes de responsabilité au sein de l’armée guinéenne, y compris celui de chef d’état-major jusqu’en mai 2023, avant de devenir chargé d’affaires à l’ambassade de Guinée à Cuba. Son arrestation en juin faisait suite à des accusations de désertion et de possession illégale d’armes.

Ce décès survient dans un contexte de tensions politiques en Guinée, marqué par des critiques internationales concernant le pouvoir autoritaire de la junte dirigée par le général Mamadi Doumbouya, désormais président. Malgré les engagements initiaux de céder le pouvoir à des civils élus d’ici fin 2024, ces perspectives semblent désormais incertaines.

L’opposition, déjà réprimée, voit dans le décès de Koulibaly une nouvelle illustration des méthodes contestées du régime en place.

Égypte : L’Ambassade du Sénégal exhorte à la régularisation de ses ressortissants avant le 30 Juin 2024

L’Ambassade de la République du Sénégal au Caire lance un appel urgent à tous les ressortissants sénégalais résidant en Égypte sans titre de séjour valide. Ils sont invités à régulariser leur situation avant la date butoir du 30 juin 2024. Cette démarche fait suite à l’adoption par les autorités égyptiennes de nouvelles mesures concernant le séjour des étrangers sur leur territoire, mises en place depuis janvier 2024.

Les nouvelles mesures égyptiennes incluent une campagne globale de vérification sur le terrain, visant à renforcer le contrôle migratoire. Cette campagne pourrait entraîner des sanctions sévères pour les contrevenants, y compris le refoulement.

L’Ambassade exhorte donc les ressortissants sénégalais, détenteurs de cartes de séjour, d’études ou d’exemption de titre de séjour, à les avoir en leur possession lors de leurs déplacements à l’intérieur du pays. Il est impératif de pouvoir présenter ces documents lors des contrôles pour éviter toute sanction.

La régularisation de la situation des ressortissants sénégalais en Égypte est d’une importance capitale pour éviter les risques de refoulement et pour s’assurer d’un séjour sans encombre dans le pays. L’Ambassade de la République du Sénégal au Caire reste disponible pour toute assistance et conseille vivement à ses ressortissants de prendre toutes les dispositions nécessaires avant l’échéance fixée.

Face à ces nouvelles mesures de contrôle migratoire en Égypte, il est crucial pour les Sénégalais vivant dans le pays de se conformer aux règlements en vigueur. L’Ambassade du Sénégal au Caire joue un rôle essentiel en informant et en soutenant ses ressortissants dans ce processus de régularisation.

Manifestation devant l’ambassade du Sénégal à Ouagadougou contre Sonko et Diomaye : Contestation de leurs convictions Panafricanistes

Une manifestation a eu lieu aujourd’hui à Ouagadougou pour contester les convictions panafricanistes des leaders sénégalais Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye. Cette protestation intervient alors que Sonko prévoit une tournée fraternelle au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Les manifestants remettent en question l’authenticité de leur engagement panafricaniste, ajoutant une dimension de tension à la visite prévue dans la région.

Violentes manifestations au Kenya : cinq morts et des dizaines de blessés

Des manifestations agitées ont secoué le Kenya mardi, avec un bilan tragique : au moins cinq morts et 31 blessés, selon des informations communiquées par plusieurs organisations non gouvernementales, dont Amnesty Kenya.

Les troubles ont éclaté en réaction aux projets du gouvernement visant à introduire de nouvelles taxes, provoquant une vague de mécontentement généralisé à travers le pays. Les manifestants, exprimant leur opposition vigoureuse aux mesures fiscales proposées, ont été confrontés à une réponse répressive des forces de l’ordre, qui ont été accusées d’utiliser une force excessive.

Les ONG rapportent également une série d’enlèvements présumés, impliquant des individus apparemment associés aux autorités, tant en uniforme qu’en civil. Ces événements ont exacerbé les tensions déjà vives dans un pays confronté à des défis socio-économiques persistants et à une polarisation politique croissante.

Le gouvernement kenyan a jusqu’à présent fait peu de commentaires sur les événements en cours, alors que la situation reste tendue et que des appels à la retenue et au dialogue émergent de la part de divers secteurs de la société civile.

Les observateurs nationaux et internationaux expriment leur préoccupation quant à l’escalade de la violence et appellent à une résolution pacifique du conflit, soulignant l’importance de respecter les droits fondamentaux des citoyens engagés dans des manifestations pacifiques.

La communauté internationale suit de près l’évolution de la situation au Kenya, espérant une désescalade rapide et des mesures concrètes pour répondre aux préoccupations légitimes de la population tout en préservant la paix et la stabilité nationale.

Des cadavres par terre : des pèlerins racontent l’horreur de la chaleur du hajj

Après des années d’attente pour obtenir un permis de pèlerinage à La Mecque, Yasser, un ingénieur retraité de 60 ans, a décidé de participer au hajj illégalement. Aujourd’hui, il regrette amèrement cette décision. Bien qu’il ait survécu aux rituels éprouvants de la semaine dernière dans l’ouest de l’Arabie saoudite sous une chaleur étouffante, il n’a pas revu sa femme depuis dimanche et craint qu’elle ne fasse partie des plus de 1 000 victimes recensées, la plupart des Égyptiens non enregistrés comme lui.

« J’ai fouillé tous les hôpitaux de La Mecque », affirme Yasser, joint par téléphone depuis sa chambre d’hôtel, où il hésite à faire la valise de sa femme. « Je ne veux pas croire à la possibilité qu’elle soit morte. »

Plus de la moitié des pèlerins décédés cette année durant le hajj venaient d’Égypte, 658 sur plus de 1 000 victimes, selon un décompte réalisé par l’AFP à partir des données fournies par une dizaine de pays ou par des diplomates impliqués dans les opérations de recherche. Un diplomate arabe a affirmé à l’AFP que parmi les Égyptiens décédés, 630 étaient des pèlerins clandestins, qui n’ont pas pu accéder aux commodités destinées à rendre le pèlerinage plus supportable, comme les tentes climatisées offrant un répit aux fidèles sous des températures atteignant 51,8 degrés Celsius à la Grande Mosquée de La Mecque.

Les autorités saoudiennes n’ont pas répondu aux demandes de commentaires concernant les décès. Le ministère de la Santé avait fait état dimanche de plus de 2 700 cas de stress thermique, mais n’a pas fourni d’autres chiffres depuis.

Le hajj, l’un des cinq piliers de l’islam, est un devoir pour tout musulman qui en a les moyens, à accomplir au moins une fois dans sa vie. Les permis sont attribués par la monarchie du Golfe aux États musulmans sur la base de quotas, puis octroyés dans des pays comme l’Égypte à travers une loterie. S’ils obtiennent le permis, les pèlerins doivent ensuite passer par des prestataires accrédités, souvent chers. De nombreux fidèles essayent donc de contourner les circuits officiels, surtout depuis que le royaume a introduit les visas touristiques en 2019.

Yasser, qui a refusé de donner son nom car il se trouve toujours dans le pays, a vite compris les inconvénients de ne pas avoir le fameux permis. Dès son arrivée en mai, certains magasins et restaurants ont refusé de le servir. Lorsque les rituels ont commencé, impliquant de longues heures de marches et de prières sous un soleil de plomb, Yasser n’a pas pu accéder aux bus officiels sans payer des frais exorbitants.

Épuisé par la chaleur, il raconte avoir été refoulé d’un hôpital où il a essayé de se faire aider, avant de perdre sa femme Safaa dans la foule lors du rituel de « lapidation du diable » à Mina, près de La Mecque. Depuis, il ne cesse de reporter leur vol de retour.

D’autres pèlerins clandestins égyptiens, interrogés par l’AFP, ont décrit des difficultés similaires et des scènes dramatiques sur le chemin des fidèles durant les rituels à Mina. « Il y avait des cadavres par terre. J’ai vu des gens s’effondrer soudainement et mourir d’épuisement », raconte Mohammed, 31 ans, un Égyptien vivant en Arabie saoudite, qui a effectué le hajj avec sa mère de 56 ans.

Une autre Égyptienne, résidente à Riyad, affirme avoir vu sa mère mourir avant l’arrivée d’une ambulance. Son corps a ensuite été transporté vers un lieu inconnu. « N’avons-nous pas le droit de la voir une dernière fois avant qu’elle ne soit enterrée? », s’interroge-t-elle avec amertume.

Même certains pèlerins enregistrés ont eu du mal à accéder aux services d’urgence, ce qui montre que le système était débordé. Moustafa, dont les deux parents âgés – détenteurs de leur permis de hajj – sont tous deux morts après avoir été séparés des proches qui les accompagnaient, témoigne : « Nous savions qu’ils étaient fatigués. Ils marchaient beaucoup, ne trouvaient pas d’eau et il faisait si chaud ». « Nous ne les reverrons jamais », ajoute-t-il depuis l’Égypte.

« Toute l’Égypte est triste », déclare Moustafa, affirmant que sa seule consolation est que ses parents aient été enterrés à La Mecque, la ville la plus sainte de l’islam. Cet épisode tragique soulève de nombreuses questions sur la gestion des pèlerins, la sécurité et les infrastructures nécessaires pour faire face aux conditions extrêmes lors du hajj.

Les témoignages poignants de ces pèlerins clandestins mettent en lumière les risques encourus par ceux qui, faute de moyens ou de chance, choisissent de participer au hajj sans les autorisations nécessaires, souvent au péril de leur vie.

Arrestation de 11 Opposants lors d’une Réunion Politique à Bamako

Jeudi dernier, au moins onze membres de l’opposition politique malienne ont été arrêtés à Bamako lors d’une réunion d’une plateforme opposée à la prolongation de la transition militaire. Ces informations ont été relayées par plusieurs sources médiatiques, dont Radio France Internationale (RFI).

Les Faits

La réunion, organisée par la plateforme « Déclaration commune du 31 mars », se tenait au domicile de Moustapha Dicko, un des leaders de l’opposition. Parmi les personnes interpellées figurent plusieurs personnalités politiques de premier plan :

  • Mohamed Ali Bathily du M5 Mali Kura
  • Yaya Sangaré de l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adema)
  • Moustapha Dicko, hôte de la réunion

Contexte Politique

La plateforme « Déclaration commune du 31 mars » regroupe des partis politiques opposés à la prolongation de la transition militaire au Mali. Initialement prévue pour se terminer il y a trois mois, cette transition continue de susciter des tensions et des controverses.

Parmi les autres personnes arrêtées figurent également des membres du Rassemblement pour le Mali (RPM) de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta, ainsi que des membres du Parti pour le développement économique et la solidarité de l’ex-président Amadou Toumani Touré.

Interdiction des Activités Politiques

En avril, les autorités militaires de transition avaient interdit toute activité politique dans le pays. Les cadres de l’opposition arrêtés travaillaient sur un projet de règlement intérieur de leur plateforme et sur l’élaboration d’un plan d’action lorsqu’ils ont été interpellés, selon RFI.

Réactions et Conséquences

Ces arrestations ont suscité une vive réaction au sein de l’opposition et de la société civile malienne. Beaucoup y voient une tentative de museler les voix dissidentes et de prolonger indéfiniment la transition militaire.

L’arrestation de figures de l’opposition pourrait également compliquer davantage le climat politique déjà tendu au Mali, un pays en proie à des crises multiples, notamment sécuritaire et socio-économique.

Appels à la Libération

Des appels à la libération des personnes arrêtées ont été lancés par plusieurs organisations de défense des droits de l’homme et des groupes politiques. Ils exigent le respect des droits fondamentaux et la fin des répressions politiques.

Les arrestations de jeudi dernier à Bamako sont le dernier épisode en date des tensions croissantes entre les autorités militaires de transition et l’opposition politique. Alors que le Mali traverse une période de turbulences, ces événements soulignent les défis importants auxquels le pays est confronté en matière de gouvernance, de droits politiques et de stabilité.

Le sommet pour la paix en Ukraine réaffirme l’intégrité du pays mais appelle à associer la Russie

Un appel à la participation et au dialogue « entre toutes les parties » a marqué le premier sommet international pour la paix en Ukraine, qui s’est tenu ce week-end à Genève en l’absence de la Russie. Forte du soutien de la très grande majorité des participants, la déclaration finale réaffirme également « les principes de souveraineté, d’indépendance et d’intégrité territoriale de tous les États, y compris l’Ukraine ».

Un message fort. La vaste majorité des pays réunis au premier sommet pour la paix en Ukraine ont réitéré leur soutien à l’indépendance et la souveraineté territoriale de l’Ukraine tout en reconnaissant que la Russie devra être partie prenante des discussions pour arriver « à une paix durable et juste ».

Mais le sommet à peine terminé, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé que la Russie et ses dirigeants – Vladimir Poutine a exigé de facto une capitulation de Kiev pour toute négociation – « ne sont pas prêts à une paix juste ».

a Russie peut négocier la paix « demain, si elle se retire de notre territoire », a insisté Volodymyr Zelensky, lors d’un point de presse à l’issue de cette conférence qui a rassemblé des dirigeants de plus 90 pays dans un complexe hôtelier de luxe du centre de la Suisse.

Plus de deux ans après l’invasion russe, la très grande majorité de la centaine de participants rassemblés depuis samedi dans un complexe hôtelier au centre de la Suisse est parvenue à s’entendre sur un communiqué final dessinant des pistes pour mettre fin au plus grand conflit armé en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.

« Souveraineté, indépendance et intégrité territoriale »

Mais la question de « comment et quand impliquer la Russie » reste ouverte, a reconnu la présidente de la Confédération helvétique et hôte du sommet, Viola Amherd. « Il faudra trouver une méthode permettant » à la Russie et à la Chine « de se joindre à ces délibérations », a renchéri à ses côtés le président ghanéen Nana Akufo-Addo.

Selon un décompte diffusé sur un écran officiel en salle de presse, environ 80 pays soutiennent la déclaration finale. Le Brésil, l’Inde et l’Arabie saoudite, notamment, n’en faisaient pas partie en début d’après-midi.

Le texte réaffirme « les principes de souveraineté, d’indépendance et d’intégrité territoriale de tous les États, y compris l’Ukraine ». Il dénonce « la militarisation de la sécurité alimentaire » et appelle au retour des enfants ukrainiens déportés par la Russie.

Il appelle aussi « à impliquer toutes les parties » au conflit pour faire cesser les hostilités, alors que la Russie et son allié chinois ont snobé ce premier sommet.

Pékin a choisi de ne pas y participer en raison de l’absence de Moscou. Mais Volodymyr Zelensky a assuré dimanche que son pays n’était « pas l’ennemie » de la Chine, en réponse à une question sur ses relations avec Pékin.

« L’Ukraine n’a qu’un seul ennemi : Poutine », a-t-il martelé.

Pas un « ultimatum »

 « Nous savons que la paix en Ukraine ne sera pas obtenue en un coup. C’est un chemin à parcourir. Ce (sommet) n’était pas une négociation de paix. Parce que Poutine ne veut pas sérieusement mettre fin à la guerre », a souligné dimanche la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Le président ukrainien a expliqué que le sommet serait suivi de réunions au niveau technique et ministériel, avant un second sommet de paix « pour mettre fin à cette guerre et avoir une paix juste et durable ». Son objectif est de fédérer la communauté internationale autour d’une proposition de paix qui pourrait être présentée à Moscou. 

Le sommet s’est tenu alors que l’Ukraine est en difficulté sur le plan militaire. L’appel à la reddition lancé la veille du sommet par le président Vladimir Poutine a toutefois été rejeté sèchement par une majorité des participants.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a estimé dimanche que l’Ukraine devrait « réfléchir » à la proposition du président russe, assurant qu’il ne s’agissait pas d’un « ultimatum » mais « d’une initiative de paix qui tient compte des réalités du terrain ».

Les discussions en Suisse se sont basées sur les points communs entre le plan de paix en dix points du président Zelensky présenté fin 2022 et les résolutions de l’ONU sur la guerre qui ont bénéficié d’un large soutien.

Le succès diplomatique du sommet vient s’ajouter au déblocage de l’aide militaire américaine, après des mois de tergiversation, et d’un prêt de 50 milliards de dollars garanti par les avoirs russes gelés.

Faire revenir les enfants « déportés »

Dimanche, les délégations se sont réparties en plusieurs groupes de travail sur des sujets pressants : la sécurité nucléaire, la sécurité alimentaire mondiale, notamment en assurant la liberté de navigation en mer Noire, et aspects humanitaires.

Le communiqué final exige la libération « par échange complet » des prisonniers de guerre, mais aussi « de tous les enfants ukrainiens déportés et illégalement déplacés ».

« Nous avons vu environ 20 000 enfants ukrainiens enlevés à leur famille, à leur communauté et à leur pays. C’est terrifiant de dire cela, et comment le monde peut-il tourner le dos ? », s’est indigné le Premier ministre irlandais Simon Harris.

Le texte réclame aussi que tous les civils ukrainiens illégalement détenus soient être « rendus à l’Ukraine ».

La sécurité alimentaire

Les discussions sur la sécurité alimentaire ont porté sur la crise de la production et des exportations agricoles, qui a créé un choc alimentaire et inflationniste au début de la guerre, l’Ukraine étant l’un des greniers à céréales du monde.

Le communiqué final souligne que « la sécurité alimentaire ne doit être en aucune manière être militarisée » et qu’il faut garantir la liberté de navigation sur la mer Noire et la mer d’Azov.

Les discussions portaient non seulement sur les destructions de terres fertiles, mais également sur les risques posés par les mines et les munitions non explosées. 

« Trouver une solution politique en Ukraine reste crucial pour stabiliser les prix alimentaires sur le marché mondial », a souligné la Suisse.

RFI

Burkina Faso: de nouvelles images d’Ibrahim Traoré publiées à l’occasion de la Tabaski

Au Burkina Faso, la présidence tente de rassurer. Alors qu’un climat d’incertitudes se répand depuis mercredi dernier, depuis les détonations que certains témoins ont entendues provenant de la cour de la présidence. Vendredi, des images du capitaine Ibrahim Traoré donnant son sang ont été publiées. Et ce dimanche, de nouvelles images du chef de l’État ont été diffusées à l’occasion de la Tabaski. Une manière de répondre aux questions des Burkinabè.

ras croisés au milieu de fidèles musulmans, le capitaine Ibrahim Traoré est en tenue civile et participe à la prière. Voilà ce que l’on peut voir sur la photo publiée à la mi-journée sur le compte X du président de la Transition à l’occasion de l’Aïd El-Kébir. 

« Que le souvenir du geste d’Abraham renforce notre vivre-ensemble et notre communauté de destin » écrit le président burkinabè. Il appelle les fidèles musulmans à porter le Burkina Faso en prière et invite « l’ensemble des Burkinabè à une communion fraternelle, à la solidarité, au partage, source de cohésion sociale ».

Une publication sur les réseaux sociaux qui suscite beaucoup de questions chez certains Burkinabè sur l’authenticité et la date de la photo. 

« C’est bien ce matin, dans un quartier de la ville de Ouagadougou », écrit l’un des communicants de la présidence, sans plus de détails.

Quelques minutes plus tard, c’est une vidéo qui est publiée par un média en ligne proche du régime. On y voit le président regagner son véhicule. Les gardes du président empêchent quelques curieux de filmer la scène.

En tout cas, sur les réseaux sociaux, beaucoup réclament tout simplement une déclaration publique du président pour lever tout équivoque. 

Union européenne: la répartition des postes clés au menu d’une réunion informelle à Bruxelles

À Bruxelles, les discussions sur l’attribution des postes clefs de l’UE pourraient se préciser lundi 17 juin. Le sujet doit en tout cas être abordé lors d’une réunion informelle des dirigeants des Vingt-Sept dans l’après-midi. Ces négociations sont traditionnellement longues et difficiles, puisqu’il faut tenir compte des équilibres politiques du Parlement, des préférences des États-membres et du profil des candidats. Mais plusieurs noms sont déjà donnés comme favoris.

Ursula von der Leyen est pressentie pour être reconduite à la présidence de la Commission. Son parti, le Parti populaire européen (PPE, classé à droite), est sorti victorieux des élections, et est en position de force au Conseil, où il compte une douzaine de dirigeants. Malgré une campagne difficile, l’Allemande est également la candidate de la stabilité.

Pour la présidence du Conseil – revendiquée par la deuxième force du Parlement, les socialistes – c’est le nom de l’ancien Premier ministre portugais António Costa qui circule, bien qu’il soit actuellement empêtré dans une enquête pour trafic d’influence, ce qui pourrait diminuer ses chances.

Reste le poste de chef de la diplomatie européenne et là, c’est la Première ministre estonienne Kaja Kallas qui est évoquée. Elle appartient à la famille centriste, et s’est fait remarquer pour son soutien actif à l’Ukraine. Mais rien à ce stade, rien n’est acté et les négociations pourraient encore déboucher sur des surprises.

Un accord formel devrait en tout cas être trouvé pour le prochain Conseil européen prévu le 27 et le 28 juin. Restera ensuite, pour la présidence de la Commission notamment, le vote du Parlement européen, qui doit approuver une éventuelle nomination. Et là, Ursula von der Leyen doit encore s’assurer une majorité.

Attentat Jihadiste Meurtrier à Mansila, Burkina Faso : Nouveau Témoignage de la Violence Persistante

Une attaque dévastatrice menée par des extrémistes jihadistes a secoué la localité de Mansila, dans le nord-est du Burkina Faso, près de la frontière avec le Niger. Le bilan exact demeure incertain, mais les impacts sont tragiquement manifestes.

Le 11 juin dernier, des individus armés ont lancé une offensive brutale, ciblant non seulement les installations militaires mais aussi les habitations et commerces locaux. L’Association des élèves et étudiants de Mansila a rapporté dans un communiqué sur Facebook que l’attaque avait laissé la communauté en deuil, avec de nombreux civils portés disparus et une incertitude persistante quant au sort de proches.

Une source sécuritaire a confirmé l’ampleur de l’attaque, soulignant la difficulté de fournir un bilan précis en raison du nombre élevé de disparus parmi les civils et les forces militaires présentes. Les détachements militaires habituellement composés d’environ 150 soldats sont souvent la cible de telles attaques dévastatrices.

À ce jour, aucune annonce officielle du gouvernement burkinabè n’a été faite concernant cette attaque, revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda. Cette violence intervient dans un contexte où le Burkina Faso, tout comme ses voisins le Mali et le Niger, subit depuis une décennie des attaques répétées de groupes jihadistes, causant plus de 20 000 décès et déplaçant deux millions de personnes.

Malgré les assurances périodiques des autorités sur des succès militaires contre les insurgés, la réalité sur le terrain demeure cruelle, avec des zones du pays échappant encore au contrôle de l’armée.

Cette attaque tragique à Mansila est un rappel poignant de la persistance de la menace terroriste dans la région sahélienne, mettant en lumière l’urgence d’une action concertée pour restaurer la paix et la sécurité pour tous les habitants de cette région meurtrie par la violence jihadiste.

Une nouvelle menace au Japon : la propagation d’une bactérie carnivore rare entraîne des décès rapides

Une maladie mortelle causée par une bactérie carnivore rare, le Streptocoque du groupe A (GAS), fait des ravages au Japon, suscitant une vive inquiétude parmi les autorités sanitaires et la population. Connue sous le nom de syndrome de choc toxique streptococcique (STSS), cette infection a déjà enregistré 977 cas au 2 juin dernier, dépassant le total de l’année précédente.

Le STSS, généralement associé à des symptômes sévères tels que douleurs et gonflements des membres, fièvre, et hypotension artérielle, peut progresser rapidement vers une nécrose, des complications respiratoires, une défaillance d’organe, et potentiellement la mort. Selon Ken Kikuchi, professeur de maladies infectieuses à l’Université de médecine des femmes de Tokyo, la majorité des décès surviennent dans les 48 heures suivant l’apparition des symptômes, avec un taux de mortalité alarmant de 30 %.

Les personnes les plus vulnérables sont celles âgées de 65 ans et plus, ainsi que celles souffrant de diabète ou de troubles liés à la consommation d’alcool. Le Centre de contrôle des maladies (CDC) américain souligne également que les individus avec des plaies ouvertes sont particulièrement à risque.

Face à cette épidémie croissante, les autorités japonaises mettent en garde la population sur l’importance de maintenir une bonne hygiène des mains et de soigner rapidement toute plaie ouverte pour limiter la propagation de l’infection. Le professeur Kikuchi estime que si les tendances actuelles se maintiennent, le nombre de cas pourrait atteindre 2 500 cette année au Japon.

Outre le Japon, plusieurs autres pays ont récemment signalé des flambées de STSS, marquant une préoccupation mondiale croissante face à cette maladie rare mais dévastatrice.

Samuel Eto’o Sort du Silence : « Je ne suis pas Candidat à la Présidence du Cameroun »

Alors que le foot camerounais est plongé dans une profonde crise, Samuel Eto’o a publié un long message sur ses réseaux sociaux. Le patron de la Fédération camerounaise de football condamne une « focalisation malsaine sur sa personne » et assure qu’il n’est pas candidat à la présidence de la République.

Samuel Eto’o en avait visiblement gros sur le cœur. Embarqué dans une profonde crise, sur fond de désaccords entre la Fédération camerounaise de football, qu’il préside, et le ministère des Sports, l’ancien attaquant a publié sur ses réseaux sociaux un très long message intitulé « non à la manipulation ».
L’ancien buteur du Barça tient notamment à faire une mise au point sur ses supposées ambitions politiques. « Soyons clairs: la présidence de la Fecafoot n’est pas un tremplin pour accéder à la présidence de la République. Je le redis haut et fort: moi, Samuel Eto’o fils, je ne suis pas candidat à la présidence du Cameroun. Cette clarification me semble nécessaire pour que cesse cette focalisation malsaine sur ma modeste personne. Elle fait souffrir ma famille, fait peur à mes amis, entrave notre projet sportif et fait peser une menace sur ma sécurité. »

« Vous me défendez contre la diffamation qui veut m’abattre »
Avec un ton grave, Eto’o revient également sur la polémique qui secoue le foot camerounais depuis plusieurs semaines. « Je suis béni de compter mes amis par millions. Combien de légions êtes-vous pour faire rempart face à l’adversité qui me traque? Vous plaidez ma cause quand les mensonges me harcèlent. Vous me défendez contre la diffamation qui veut m’abattre. Vous faites barrage quand la mauvaise foi m’accable », indique-t-il.
Fin mai, Eto’o a eu une altercation avec le sélectionneur du Cameroun, Marc Brys, Ce dernier a été nommé par le ministre des Sports « suite aux très hautes directives du président de la République », Paul Biya. Sa nomination avait été dénoncée et qualifiée d' »illégale » par la Fecafoot, seule habilitée, selon elle, à désigner le sélectionneur national. Eto’o s’en était alors pris violemment à Marc Brys et au représentant du ministre, une scène capturée dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux.
Réunis début juin pour disputer deux matchs de qualification à la Coupe du monde 2026, les joueurs camerounais ont eu la désagréable surprise de découvrir qu’ils n’avaient pas reçu… leur équipement. Les Lions Indomptables ont été accueillis par deux staffs différents: celui de la fédération et celui du ministère des Sports. Preuve d’une situation toujours aussi tendue, les forces de l’ordre auraient bloqué l’accès aux chambres des joueurs aux membres de la Fécafoot. Le point d’orgue d’une situation que beaucoup considèrent comme intenable.

Condamnation en Guinée : L’ex-numéro deux de la junte écope de cinq ans de prison

L’ancien chef d’état-major de l’armée guinéenne, le Général Sadiba Koulibaly, a été condamné à cinq ans de prison ferme par un tribunal militaire pour « désertion à l’étranger » et « détention illégale d’armes ». Cette décision fait suite à son retour précipité de Cuba en mai dernier, où il était en poste en tant que chargé d’affaires à l’ambassade de Guinée.

Le général Koulibaly, autrefois numéro deux de la junte dirigée par le général Mamadi Doumbouya après le coup d’État de septembre 2021, avait quitté son poste pour revenir en Guinée, arguant la nécessité de réclamer les salaires des personnels de l’ambassade. Son retour non autorisé aurait été à l’origine de son arrestation début juin, accompagnée de celle de six de ses gardes du corps, sous l’accusation d’abandon de poste et de détention d’armes illégales à son domicile.

Alors que le parquet avait requis dix ans de prison, la défense a vivement contesté cette décision, dénonçant une « machination » contre leur client. Me Lancinè Diabaté, avocat de Koulibaly, a qualifié la condamnation de « scandaleuse » et a annoncé faire appel.

Cette affaire survient dans un contexte politique tendu en Guinée, marqué par le coup d’État de 2021 qui a renversé le président Alpha Condé. Malgré les pressions internationales, la junte au pouvoir avait initialement promis de céder la place à un régime civil d’ici fin 2024, mais a depuis indiqué des réticences à respecter cet engagement.

Guinée : Le Premier ministre refuse de s’engager sur une date de fin du régime militaire

Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a décliné mercredi tout engagement formel quant au retour des civils au pouvoir en 2025, alors que le départ des militaires, initialement prévu d’ici la fin de l’année, a déjà été repoussé.

Bah a souligné la nécessité de mettre en place un fichier électoral « incontestable », source de litiges par le passé, et d’organiser un référendum constitutionnel d’ici fin 2024, conformément à l’engagement du chef de la junte, le général Mamadi Doumbouya.

Cependant, il a évité de garantir catégoriquement la tenue d’élections en 2025, restant prudent sur ce point.

Amadou Oury Bah, quasi-unique porte-parole sur ces questions, a admis en mars dernier que les militaires ne respecteraient pas leur engagement de céder le pouvoir aux civils avant fin 2024, sous la pression internationale.

Il s’est également opposé à la levée de l’interdiction de six médias imposée par la junte en mai, malgré les critiques suscitées par cette mesure.

Sur les tensions entre la Cedeao et les membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), dirigés par des militaires, Bah a estimé que l’existence de l’AES et son intégration dans la Cedeao ne sont pas contradictoires et peuvent même être complémentaires.

Le chef du gouvernement, nommé par la junte au pouvoir depuis le putsch de 2021, demeure ainsi au centre des débats sur l’avenir politique de la Guinée, alors que la situation reste tendue dans le pays.

Titre : Enlèvement de Mousbila Sankara, oncle et compagnon de lutte de Thomas Sankara

Mardi dernier, Mousbila Sankara, ancien diplomate et oncle de Thomas Sankara, figure emblématique de la révolution burkinabè, a été enlevé à son domicile à Ouagadougou. Des individus se réclamant des services de renseignement sont responsables de cet acte, selon un proche de la victime qui a préféré rester anonyme. Âgé de 74 ans, Mousbila Sankara a été arrêté alors qu’il revenait de la prière matinale, et depuis lors, sa famille est sans nouvelles de lui, dénonçant fermement cet enlèvement.

Ce kidnapping survient dans un contexte de tensions politiques au Burkina Faso, où le régime militaire dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré est accusé par certains d’entraver les droits fondamentaux et la liberté d’expression. Mousbila Sankara lui-même avait exprimé des inquiétudes quant à la conduite du régime dans une lettre ouverte publiée mi-mai, appelant à préserver les acquis des travailleurs et à garantir l’espace public pour l’expression citoyenne.

Ce n’est malheureusement pas un cas isolé, plusieurs personnalités considérées comme opposantes au régime ont été victimes d’enlèvements ces derniers mois à Ouagadougou. Parmi eux, l’avocat et leader de la société civile, Guy Hervé Kam, arrêté en janvier pour « complot contre la sûreté de l’Etat », a été libéré avant d’être à nouveau enlevé et incarcéré à la prison militaire. De même, l’ex-chef de corps militaire, le lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana, a été enlevé peu après sa remise en liberté provisoire.

Ces événements soulèvent de vives préoccupations quant à la situation des droits de l’homme et de la démocratie au Burkina Faso, et appellent à une action urgente pour garantir la sécurité et la liberté de tous les citoyens, ainsi que le respect de l’État de droit.

La Première Ministre Danoise Victime d’une Attaque à Copenhague

La Première Ministre danoise, Mette Frederiksen, a été attaquée par un homme vendredi soir alors qu’elle se trouvait sur la place Kultorvet à Copenhague. L’homme a été arrêté par la suite, selon les services de Mme Frederiksen.

L’incident a laissé la Première Ministre choquée, comme l’a déclaré un communiqué de ses services. Les détails exacts de l’attaque n’ont pas été immédiatement révélés.

Cet événement souligne la vulnérabilité des personnalités politiques face aux agressions, même dans des pays réputés pour leur sécurité comme le Danemark. Les motivations de l’agresseur restent à déterminer.

L’incident suscite des préoccupations quant à la sécurité des dirigeants politiques et à la nécessité de renforcer les mesures de protection pour eux, ainsi que pour le public en général.

Mali : Les banques en grève suite à l’emprisonnement d’un Syndicaliste

Au Mali, l’emprisonnement du secrétaire Général du Syndicat National des banques et établissements financiers du Mali ( SYNABEF ) n’a pas plu ses pairs.

En effet, le syndicat annonce un arret de travail dans les banques et services financiers sur toute l’étendue du territoire à partir du jeudi 6 juin jusqu’au Samedi 8 juin.

Selons les informations, M. Bah a été emprisonné après une plainte déposée par un syndicaliste contestataire de la direction actuelle du SYNABEF.

En effet, Depuis son entrée en fonction, M. Bah a été la cible de nombreuses critiques en raison des mouvements de grève et des protestations lancées par son syndicat, défendant vigoureusement le droit syndical.

L’arrêt de travail survient dans un contexte économique difficile pour le Mali, aggravé par l’approche de la grande fête de Tabaski, période de dépenses importantes pour de nombreuses familles.

De plus, plusieurs salariés n’ont pas encore perçu leur salaire mensuel, car les banques, sous pression, connaissent des pénuries de liquidités, notamment aux guichets automatiques.

Les partisans de M. Bah sont fermement décidés à maintenir la grève jusqu’à la « libération immédiate de leur leader et l’abandon des poursuites à son encontre ». Certains membres du syndicat ont même exprimé des positions plus radicales, réclamant la « radiation du juge » ayant ordonné l’incarcération de M. Bah.

Avec APA NEWS

 

Crise alimentaire au Mali : l’ONU tire la sonnette d’alarme

L’insécurité alimentaire au Mali atteint des niveaux « alarmants », selon un rapport récent de l’ONU. La situation est critique, avec plus d’un million de personnes prévues en situation d’insécurité alimentaire d’ici août. Cette crise sévit principalement dans les régions du nord et du centre du pays, où les besoins humanitaires sont criants.

Selon le bureau des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), environ 7,1 millions de personnes, dont une grande partie sont des enfants, auront besoin d’une assistance humanitaire en 2024. Cependant, le financement pour répondre à ces besoins est dramatiquement insuffisant. En mai, seulement 10% du financement requis pour le secteur de la sécurité alimentaire avait été reçu, le taux le plus bas depuis le début de la crise en 2012.

Le Mali, déjà confronté à la pauvreté et aux effets du changement climatique, est plongé dans une crise complexe depuis près d’une décennie. Les violences issues d’insurrections séparatistes et jihadistes ont ravagé le nord du pays, et cette instabilité s’est étendue au centre ainsi qu’aux pays voisins du Burkina Faso et du Niger.

Les conséquences sont dévastatrices : des milliers de vies ont été perdues, des populations ont été déplacées en masse et des communautés entières ont été déstabilisées. Malgré ces défis, des réfugiés et des demandeurs d’asile continuent d’affluer vers les régions centrales du Mali, principalement en provenance du Burkina Faso.

La situation est d’autant plus critique que les moyens de subsistance des civils sont gravement affectés par une combinaison de facteurs, notamment les violences, les conditions climatiques défavorables, les déplacements internes et le sous-financement des efforts humanitaires. Face à cette crise qui perdure, l’ONU appelle à une mobilisation urgente de la communauté internationale pour répondre aux besoins humanitaires au Mali et éviter une catastrophe humanitaire majeure.

Algérie : Des Sénégalais attaqués au cocktail molotov et au couteau

Ce dimanche 2 juin, Boubacar Seye, président de l’ONG Horizon Sans Frontières, a annoncé une attaque violente contre des ressortissants sénégalais en Algérie. Selon son communiqué, les victimes, tous candidats à l’émigration clandestine, ont été agressées par des hommes armés de cocktails Molotov et de couteaux.

Parmi les victimes figure Mohammed, un jeune originaire de Vélingara, qui a été gravement brûlé. « Son pronostic vital serait engagé », selon les déclarations de M. Thiam, étudiant sénégalais et porte-parole du collectif des migrants sénégalais en détresse dans le désert depuis plusieurs mois.

L’attaque met en lumière les dangers auxquels sont exposés les migrants clandestins en Algérie, aggravant une situation déjà précaire pour ces individus souvent en quête de meilleures opportunités. Horizon Sans Frontières appelle à une attention urgente sur ces incidents pour protéger les migrants et garantir leur sécurité.

Fin imminente du règne de l’ANC en Afrique du Sud : vers une ère de coalition politique

Le Congrès national africain (ANC), au pouvoir depuis trente ans en Afrique du Sud, est sur le point de perdre sa majorité absolue au Parlement, marquant un tournant historique dans le pays. Avec seulement 40,1% des voix selon les résultats quasi complets des législatives, l’ANC fait face à une désillusion croissante de la part des électeurs, confrontés à des défis persistants tels que le chômage, la pauvreté et les inégalités.

L’opposition, notamment l’Alliance démocratique (DA) et les Combattants pour la liberté économique (EFF), gagne du terrain, tandis que le parti de l’ex-président Jacob Zuma, le MK, réalise une percée significative dans la province zouloue.

Dans ce contexte, le président Cyril Ramaphosa devra former un gouvernement de coalition, marquant une nouvelle ère politique pour l’Afrique du Sud. Les négociations post-électorales s’annoncent tendues, alors que l’ANC doit choisir entre des alliances avec des partis aux idéologies divergentes, notamment la DA libérale et l’EFF plus radicale.

Les rivalités internes au sein de l’ANC, exacerbées par les différends entre Ramaphosa et Zuma, pourraient compliquer la formation d’une coalition stable. Malgré ces défis, les résultats des législatives signalent un changement politique majeur en Afrique du Sud, marquant la fin imminente du règne incontesté de l’ANC.

Le Nigeria rétablit son ancien hymne national : un retour aux racines ou une décision controversée ?

Le président Bola Tinubu a promulgué un projet de loi rétablissant l’hymne national original du Nigeria, intitulé « Nigeria, We Hail Thee », en remplacement de « Arise O Compatriots ». Cette décision, présentée comme une priorité par Tinubu, suscite des réactions mitigées au sein de la population.

Initialement introduit en 1960 lors de l’indépendance du pays, l’hymne restauré a été écrit par Lillian Jean Williams, une expatriée britannique résidant au Nigeria à l’époque. Pour Tinubu, ce changement symbolise la diversité du Nigeria et rappelle ses racines historiques.

Cependant, certains Nigérians expriment leur désaccord, remettant en question l’opportunité de remplacer l’hymne actuel par un chant vieux de plus de 60 ans, écrit par un Britannique. Cette controverse soulève des questions sur l’identité nationale et l’importance de la représentation culturelle dans les symboles nationaux.

Alors que le Nigeria entre dans une nouvelle ère sous la direction de Tinubu, le débat sur son hymne national reflète les défis auxquels le pays est confronté en matière d’unité et d’expression culturelle.

Sénégal-Burkina : Renforcement des Liens à travers la Culture et le Commerce

La récente rencontre entre le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, et le chef de la transition burkinabè, le Colonel Traoré, a mis en lumière l’importance des partenariats entre le Sénégal et le Burkina Faso. Ces relations bilatérales se déploient dans divers domaines clés tels que la sécurité, l’enseignement supérieur, la formation professionnelle, et surtout la culture.

La coopération culturelle entre Dakar et Ouagadougou est exemplaire, marquée notamment par des échanges riches et variés. Un exemple significatif en est l’édition 2021 du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), qui a célébré la Téranga sénégalaise. De même, la collaboration dans le secteur de la communication, avec un accent sur la production audiovisuelle et la télévision numérique terrestre, témoigne de l’engagement mutuel à promouvoir les industries culturelles.

Parallèlement, le commerce joue un rôle central dans le partenariat entre les deux nations, toutes deux membres de la Zone économique de l’UEMOA. Les échanges commerciaux entre Dakar et Ouagadougou ont connu une croissance significative, avec des exportations sénégalaises vers le Burkina Faso atteignant 35,338 milliards FCFA en 2022, soit 104 062 tonnes en poids net. Les produits alimentaires, notamment les préparations pour soupes, potages et bouillons, occupent une place importante dans ces échanges, avec une hausse notable de +14,4%.

Cette dynamique témoigne de l’engagement des deux pays à renforcer leurs relations tant sur le plan culturel que commercial. À travers ces partenariats, le Sénégal et le Burkina Faso s’affirment comme des acteurs majeurs de la coopération régionale en Afrique de l’Ouest, offrant ainsi des perspectives prometteuses pour l’avenir de la sous-région.

Renforcement du Transport Urbain à Dakar : 400 Autobus Modernes à Gaz pour 400 000 Voyageurs

Le projet de restructuration du réseau de transport en commun de Dakar a franchi une étape majeure avec le lancement de sa première phase, couvrant la période 2023-2026. Sous l’égide du CETUD, cette initiative vise à moderniser l’offre de transport urbain, offrant ainsi une solution robuste et durable aux besoins croissants de déplacement dans la capitale sénégalaise.

L’une des pierres angulaires de cette phase consiste en l’acquisition de 380 autobus neufs, tous motorisés au gaz. Ces véhicules, qui s’ajouteront au parc existant, renforceront et moderniseront les moyens de transport disponibles sur 14 lignes clés de Dakar. De plus, deux ateliers-dépôts seront érigés pour assurer la maintenance et le remisage efficaces des autobus, garantissant ainsi leur bon fonctionnement et leur longévité.

Mais le projet ne se limite pas aux seuls moyens de transport. Il englobe également des travaux d’aménagement urbain sur 30 km de voiries, huit carrefours, ainsi que des améliorations au niveau des arrêts de bus et terminus. Un investissement global de 267 milliards de francs CFA, provenant de diverses sources telles que l’État du Sénégal, la Banque européenne d’investissement, l’Agence française de développement, la Coopération allemande et l’Union européenne, finance cette ambitieuse entreprise.

Selon Cheikh Ahmadou Bamba Sy, Secrétaire général représentant le ministre des Infrastructures et des Transports Terrestres, ce projet revêt une importance capitale pour l’avenir de Dakar. Il souligne que ces initiatives s’inscrivent dans une démarche de restructuration globale du réseau de transport urbain, englobant l’ensemble de la région dakaroise et toutes ses communes.

En outre, cette phase prévoit la création de milliers d’emplois et l’aménagement de kilomètres de routes, contribuant ainsi au développement économique et social de la région. Toutefois, M. Sy insiste sur l’objectif des autorités de développer des champions nationaux dans le domaine du transport, favorisant ainsi l’implication des opérateurs privés nationaux dans le projet.

Il est également souligné qu’aucune ligne de transport en commun ne sera supprimée, mais plutôt restructurée et optimisée pour s’articuler efficacement avec les réseaux de transport de masse tels que le BRT et le TER.

En somme, ce projet ambitieux marque une avancée significative dans l’amélioration des infrastructures de transport à Dakar, offrant aux citoyens une solution moderne, écologique et efficiente pour leurs déplacements quotidiens.

Burkina Faso : Nouvelle arrestation du lieutenant-Colonel Emmanuel Zoungrana

Le lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana a été arrêté à nouveau au Burkina Faso, à peine une semaine après avoir obtenu une liberté provisoire. Cette nouvelle arrestation, survenue mercredi 29 mai 2024 au matin, a eu lieu alors qu’il quittait sa résidence surveillée à Ouagadougou pour rejoindre son domicile familial.

Arrestation Surprenante

Son épouse, témoin de l’arrestation, a alerté les réseaux sociaux, déclarant : « Après avoir été libéré par la justice, mon époux vient d’être enlevé. » Le véhicule transportant Zoungrana et son frère a été intercepté par des hommes se présentant comme membres de l’Agence nationale de renseignement (ANR). Malgré l’absence de résistance de Zoungrana, il a été conduit à la Sûreté nationale, rendant impossible son retour à sa maison à Pabré.

Motif de l’Arrestation Inconnu

Bien que l’avocat de Zoungrana ait indiqué qu’il cherchait à obtenir des explications des autorités, le motif de cette détention reste inconnu. Zoungrana, ancien commandant du 12e régiment de commandos d’infanterie de Ouahigouya, est retenu à la Sûreté nationale sans que les raisons de cette détention ne soient claires.

Contexte de l’Arrestation

En janvier 2022, Zoungrana avait déjà été arrêté pour « complot contre la sûreté de l’État » peu avant le coup d’État contre l’ex-président Roch Marc Christian Kaboré. À cette époque, il avait également bénéficié d’une liberté provisoire avant d’être réarrêté une dizaine de jours plus tard. Cette nouvelle arrestation soulève des questions quant à la stabilité politique et à la situation des droits de l’homme au Burkina Faso.

Appel à la Transparence

Cette arrestation suscite des inquiétudes quant au respect des droits de l’homme et à l’état de droit au Burkina Faso. Les autorités sont appelées à fournir des explications claires sur les raisons de cette détention et à garantir un traitement équitable à Zoungrana conformément aux normes internationales des droits de l’homme.

Afrique du Sud : Défis et Incertitudes lors des Élections Générales de 2024

Les électeurs sud-africains se sont rendus aux urnes ce mercredi pour élire leurs députés, qui désigneront ensuite le président de la République. Trente ans après les premières élections démocratiques de 1994, qui ont porté Nelson Mandela au pouvoir, le paysage politique sud-africain est marqué par une évolution significative et des défis persistants.

Un Contexte Social Difficile

Le contexte social de ces élections est particulièrement tendu, avec des niveaux élevés de chômage, de corruption, de pauvreté et de criminalité. Selon les derniers rapports de la Banque mondiale, l’Afrique du Sud reste l’un des pays les plus inégalitaires au monde malgré son statut de première puissance industrielle du continent. Les électeurs sont confrontés à une crise économique et sociale qui pèse lourdement sur leurs choix politiques.

La Défiance envers les Partis Politiques

Jan Hofmeyr, responsable de recherches à l’Institut pour la justice et la réconciliation, souligne un déclin notable de la loyauté des électeurs envers les partis politiques traditionnels. Les sondages montrent une volatilité accrue dans les intentions de vote, reflétant un désenchantement général face à la classe politique actuelle.

Un Paysage Politique Fragmenté

Lors de ces élections, 52 partis se disputent les 400 sièges de députés, avec quatre principaux candidats en tête de liste :

  1. Le Congrès National Africain (ANC), mené par le président sortant Cyril Ramaphosa, espère obtenir entre 40 et 45 % des suffrages, selon Afrobarometer. Malgré les scandales de corruption et une gestion critiquée de l’économie, l’ANC reste un acteur clé du paysage politique.
  2. L’Alliance Démocratique (DA), principale opposition, vise à détrôner l’ANC en dénonçant la corruption, le manque de développement économique et le chômage. Les sondages prévoient qu’elle pourrait recueillir entre 20 et 22 % des voix.
  3. Les Combattants pour la Liberté Économique (EFF), dirigés par Julius Malema, mettent l’accent sur des réformes radicales telles que la redistribution des terres et la nationalisation de secteurs clés pour réduire les inégalités. Le parti pourrait obtenir entre 10 et 12 % des suffrages.
  4. Le parti uMkhonto we Sizwe (MK), fondé par l’ancien président Jacob Zuma, suit de près avec une estimation de 8 à 9 % des voix.

Des Enjeux Économiques et de Sécurité

L’économie sud-africaine peine à se stabiliser après trois décennies post-apartheid. La crise électrique sévère, avec des coupures pouvant durer jusqu’à douze heures par jour, aggrave les difficultés économiques. La criminalité atteint des niveaux alarmants, avec un meurtre enregistré toutes les 18 minutes et un viol toutes les 11 minutes, selon les statistiques de la police.

Ces élections générales se déroulent dans un climat d’incertitude et de défis multiples. La fragmentation du paysage politique et la défiance croissante envers les partis traditionnels rendent les résultats difficiles à prévoir. Les électeurs, confrontés à des problèmes économiques et sociaux pressants, cherchent des solutions tangibles pour améliorer leurs conditions de vie. Le nouveau gouvernement, quel qu’il soit, devra faire face à des attentes élevées et à la nécessité de mettre en œuvre des réformes profondes pour stabiliser le pays et réduire les inégalités.

Abdoulaye Wade, une figure incontournable de l’histoire du Sénégal, célèbre ses 98 ans

Aujourd’hui, le 29 mai 2024, marque un jour de célébration pour le Sénégal, car c’est le 98e anniversaire de l’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade. Né en 1926 à Kébémer, cet avocat et homme politique a laissé une empreinte indélébile sur l’histoire de son pays, avec 26 ans d’opposition et 12 ans de pouvoir (2000-2012).

Reconnu comme un brillant intellectuel et un fervent défenseur des libertés démocratiques, Abdoulaye Wade a joué un rôle majeur dans la vie politique sénégalaise. Son influence perdure même s’il est moins présent dans l’espace public, ses positions et directives continuant à marquer les esprits.

En formant plusieurs générations d’hommes politiques, y compris son successeur Macky Sall, Abdoulaye Wade a laissé un héritage politique durable. Son fils, Karim Wade, a hérité des rênes du Parti démocratique sénégalais (PDS), fondé par son père en 1974, perpétuant ainsi la tradition politique de la famille.

À l’occasion de son anniversaire, le Sénégal rend hommage à Abdoulaye Wade, une figure emblématique qui a façonné l’histoire politique du pays et dont l’influence perdure encore aujourd’hui.

Trois militaires sénégalais honorés à titre posthume lors de la Journée internationale des Casques bleus

Dans le cadre de la Journée internationale des Casques bleus, célébrée chaque année le 30 mai par l’Organisation des Nations Unies (ONU), trois militaires sénégalais vont être honorés à titre posthume pour leur contribution et leur sacrifice au maintien de la paix. Le Sergent-chef Eugène Idrissa Badhyne Mingou, le Caporal Ousseynou Diallo et le Soldat de l’ère classe Pierre Tama Boubane, tous membres de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minu-sma), seront récompensés lors d’une cérémonie spéciale.

Ces braves hommes, qui ont perdu la vie lors des opérations de maintien de la paix sous la bannière de l’ONU, recevront la prestigieuse médaille Dag Hammarskjöld. Cette distinction est décernée aux militaires ayant fait le sacrifice ultime dans le cadre des missions de maintien de la paix de l’ONU.

Le Sénégal, en tant que 13e pays contributeur de troupes et de personnel de police aux opérations de maintien de la paix de l’ONU, témoigne de son engagement envers la paix et la sécurité internationales. Actuellement, plus de 1 200 soldats et policiers sénégalais sont déployés dans les missions de l’ONU en République Centrafricaine, en République démocratique du Congo et au Soudan du Sud, témoignant ainsi de la détermination du pays à contribuer à la résolution des conflits mondiaux.

Selon les informations divulguées par le journal Le Soleil, l’ONU a déployé 76 000 hommes et femmes dans 11 zones de conflit à travers le monde, soulignant l’importance et la nécessité du travail des Casques bleus pour promouvoir la paix et la sécurité internationales.

Cette journée est également l’occasion de réaffirmer l’engagement de la communauté internationale envers la résolution des conflits et la construction d’un avenir pacifique et prospère pour tous. Le thème de cette année, « Prêts pour l’avenir, mieux construire ensemble », reflète cet engagement collectif à travailler ensemble pour prévenir les conflits, protéger les populations vulnérables et promouvoir la paix durable dans le monde entier.

Cadeau fiscal : Les patrons de presse bernés par Macky Sall ?

Les espoirs des patrons d’entreprises de presse ont été brusquement douchés suite à une révélation fracassante de Maimouna Ndour Faye, lors de son émission « l’invité de MNF » ce mardi 28 mai. La patronne de la télévision 7Tv a révélé avoir reçu une lettre de la direction des impôts remettant en cause l’effacement des dettes fiscales annoncé par Macky Sall en mars 2024.

En effet, le 18 mars 2024, alors encore en fonction, Macky Sall avait annoncé la remise des impôts et taxes dus par les entreprises de presse jusqu’en décembre 2023, représentant un montant conséquent de plus de 40 milliards de francs CFA. Cependant, cette déclaration semble aujourd’hui remise en question, laissant planer le doute sur l’existence même du décret censé acter cette mesure.

Cette révélation soulève des interrogations quant à la sincérité des intentions gouvernementales. Pour certains, comme le candidat Bassirou Diomaye Faye, cette initiative ne constitue qu’une « fausse solution à un vrai problème », accusant les autorités de favoriser la fraude fiscale plutôt que d’adresser les véritables enjeux du secteur de la presse.

Face à cette situation, Maimouna Ndour Faye a exprimé sa volonté de rencontrer le président actuel afin de clarifier la situation et de garantir la mise en œuvre effective de la promesse faite par Macky Sall. Reste à voir comment cette affaire évoluera et quelles seront les réponses du gouvernement face à ces accusations de tromperie.

Le Groupe Dmedia dénonce un harcèlement de la part des autorités

Le Groupe Dmedia, dirigé par Bougane Guèye Dany, a publié une note interne dénonçant ce qu’il qualifie de harcèlement de la part des nouvelles autorités. Dans cette note, rendue publique de manière involontaire, le groupe de presse affirme être la cible d’une série de mesures coercitives, notamment un réexamen de son dossier fiscal et une inspection du travail.

Selon le communiqué, le groupe se voit contraint de faire face à une demande de paiement de plus de 2 milliards de francs CFA par les services fiscaux, sur la base d’une taxation d’office contestée devant la justice. Cette démarche intervient alors que le dossier fiscal est déjà en cours de traitement judiciaire.

De plus, une équipe de l’inspection du travail a récemment effectué une descente dans les locaux de l’entreprise, suscitant la frustration de la direction qui assure pourtant être en conformité avec les lois sociales en vigueur.

Le Groupe Dmedia affirme sa volonté de défendre ses droits par tous les moyens légaux disponibles et insiste sur sa contribution positive à l’économie et à la société sénégalaise. Cette situation soulève des questions quant à l’indépendance des médias et à la liberté d’expression dans le pays.

Méfiance autour du Général Kandé : un vent de suspicions

Depuis sa montée en puissance au sein de l’armée sénégalaise, le général Souleymane Kandé est devenu une figure incontournable, notamment après le succès de l’opération spéciale en Casamance. Cependant, son ascension fulgurante a également attiré l’attention, et récemment, des suspicions ont commencé à planer autour de sa personne.

L’ancien président Macky Sall a contribué à raviver ces doutes lors d’une récente interview, mettant en garde contre des forces organisées en attente. Ces déclarations ont mis en lumière les forces spéciales, notamment à la lumière des récents coups d’État dans la région, impliquant des commandants de ces unités d’élite.

Cette méfiance accrue a conduit à un examen minutieux des activités des forces spéciales et, par extension, de leur chef, le général Kandé. Sa récente affectation en tant qu’attaché de défense et de sécurité à New Delhi en Inde peut être interprétée comme une mesure visant à réduire les risques potentiels, mais elle soulève également des questions sur la confiance des nouvelles autorités envers cet officier.

Cette décision de le placer à l’étranger pourrait être interprétée comme une tentative de minimiser les risques de troubles internes, mais elle souligne également les préoccupations persistantes concernant la loyauté et la stabilité au sein des forces armées.

L’avenir dira si ces suspicions étaient fondées ou exagérées, mais pour l’instant, le général Kandé reste sous les projecteurs, au centre d’un débat sur la sécurité et la confiance au sein de l’armée sénégalaise.

Le Président Sénégalais Faye en visite au Burkina Faso : Renforcement des liens et coopération régionale en vue

Le nouveau président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, élu récemment, se rendra jeudi à Ouagadougou pour sa première visite officielle au Burkina Faso, marquant ainsi une étape importante dans les relations bilatérales entre les deux pays. Cette visite est également significative dans le contexte de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), à laquelle le Burkina Faso appartient, et qui a récemment décidé de se désolidariser de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

L’objectif principal de cette visite est de renforcer la coopération bilatérale entre le Sénégal et le Burkina Faso, ainsi que d’aborder des sujets d’intérêt commun, notamment dans les domaines de la sécurité, du développement économique et de la lutte contre le terrorisme.

Depuis son investiture, le président Faye a entrepris plusieurs déplacements en Afrique de l’Ouest, témoignant de sa volonté de renforcer les liens avec les pays voisins. Sa visite au Burkina Faso revêt une importance particulière, étant donné que le pays vient de prolonger le mandat du président Ibrahim Traoré pour cinq ans supplémentaires.

Cette visite marque également la première incursion du président Faye au sein de l’Alliance des Etats du Sahel, une organisation regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, tous gouvernés par des régimes militaires issus de coups d’État récents.

La position de M. Faye en faveur de la réintégration des trois pays de l’Alliance des Etats du Sahel au sein de la CEDEAO a été soulignée, notamment lors de sa récente rencontre avec le président ghanéen à Accra.

En outre, la visite du président Faye en Guinée, où il a rencontré le général Mamadi Doumbouya, montre son engagement en faveur de la promotion du panafricanisme et de l’intégration sous-régionale.

En résumé, la visite du président Faye au Burkina Faso marque une étape importante dans la consolidation des relations bilatérales et régionales en Afrique de l’Ouest, reflétant ainsi l’engagement du Sénégal en faveur de la coopération et de la stabilité dans la région.

La Banque Africaine de Développement met le cap sur l’électrification durable en Afrique

La Banque Africaine de Développement (BAD) a annoncé son initiative révolutionnaire « Desert to Power », un ambitieux projet visant à transformer la région sahélienne en une puissante centrale solaire. Couvrant 11 pays, dont le Sénégal, cette initiative vise à fournir de l’électricité à 250 millions de personnes d’ici 2030, réduisant ainsi la dépendance aux combustibles fossiles et stimulant le développement économique régional.

L’approbation récente du Projet d’interconnexion électrique de 225 kV Mauritanie-Mali par la BAD est un pas de plus vers cet objectif, facilitant l’importation annuelle de 600 GWh d’électricité renouvelable. Avec un financement provenant de fonds climatiques internationaux, des ressources de la BAD et du Fonds pour l’énergie durable en Afrique, cette initiative bénéficie d’un soutien financier solide.

À ce jour, « Desert to Power » compte déjà 10 projets d’investissement et plus de 15 opérations d’assistance technique, recevant des éloges tant des décideurs politiques que des médias internationaux. En s’attaquant à la dépendance aux combustibles fossiles et en répondant aux besoins énergétiques croissants du continent, cette initiative pourrait transformer le paysage énergétique de l’Afrique pour les générations à venir, offrant ainsi un avenir plus brillant et durable pour tous.

« Bassirou Diomaye Faye félicite les peuples africains à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Afrique »

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a adressé ses félicitations chaleureuses aux peuples africains à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Afrique. Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, notamment Twitter, le chef d’État sénégalais a salué le courage et la détermination des peuples du continent dans leur marche vers le progrès.

M. Faye s’est particulièrement réjoui du thème de cette année, axé sur l’éducation, soulignant ainsi l’importance cruciale de l’éducation dans le développement et l’essor de l’Afrique. Il a réaffirmé son engagement à travailler en solidarité avec ses homologues africains pour la réalisation des objectifs panafricains, notamment en matière d’intégration, de souveraineté et de développement, dans le but ultime d’améliorer le bien-être des populations africaines.

Cette déclaration reflète l’engagement continu du Sénégal envers l’unité et le progrès de l’Afrique, ainsi que sa volonté de travailler en collaboration avec les autres nations du continent pour surmonter les défis communs et bâtir un avenir meilleur pour tous les Africains

Bandits armés dévalisent une boutique à Lefakho, emportant deux millions de francs CFA

Une bande armée, composée de huit individus, a semé la terreur dans le village de Lefakho, situé dans la région de Kédougou, au Sénégal. Le samedi 25 mai 2024, aux environs de 20h45, les habitants ont été pris au dépourvu par des tirs de balles réelles, provenant des assaillants encagoulés et armés de Kalashnikovs et de mitrailleuses.

Ces criminels ont perpétré un cambriolage dans une boutique locale, emportant avec eux la somme de deux millions de francs CFA. Un résident du village a été violemment agressé lors de cette attaque, subissant des blessures légères.

La réaction des autorités ne s’est pas fait attendre, avec l’arrivée immédiate de la gendarmerie nationale sur les lieux, accompagnée de la victime. Des patrouilles ont été lancées dans la zone pour tenter de retrouver les criminels, mais ces derniers ont réussi à s’échapper, laissant derrière eux une population traumatisée.

Cette énième attaque dans la région de Kédougou, en particulier dans les zones d’orpaillage, renforce la peur et l’insécurité parmi les habitants. Les tueries et les cambriolages répétés ont plongé la population dans un climat de psychose croissante, appelant à des mesures fermes pour mettre fin à cette vague de violence.

Grande Marche de Protestation à Dakar en Solidarité avec la Palestine

Des milliers de personnes se sont rassemblées aujourd’hui dans les rues de Dakar pour exprimer leur solidarité avec le peuple palestinien face à l’agression continue qu’il subit. Initiée par la communauté palestinienne à Dakar en partenariat avec l’Africaine de Médiation, de Gestion et de Règlement de Conflits (AMGRC) et l’Ambassade de l’Etat de Palestine, cette marche pacifique vise à faire entendre la voix des citoyens palestiniens et à dénoncer le massacre perpétré à Gaza.

Sous le slogan « La Libération du peuple Palestinien », les manifestants ont convergé du rond-point de la Rts vers la porte du 3e millénaire, brandissant des banderoles et scandant des slogans appelant à la fin de l’agression israélienne et à la justice pour le peuple palestinien. Parmi les participants se trouvaient non seulement des Palestiniens résidant à Dakar, mais aussi de nombreux Sénégalais venus exprimer leur soutien et leur solidarité.

L’objectif de cette marche est de sensibiliser la communauté internationale sur la situation critique à Gaza et dans d’autres régions de la Palestine occupée, où les civils continuent de subir des pertes tragiques. Les organisateurs de l’événement appellent à une action urgente de la part des gouvernements et des organisations internationales pour mettre fin à l’agression israélienne et garantir les droits fondamentaux du peuple palestinien, y compris le droit à l’autodétermination et à un État souverain.

Alors que la marche se déroulait dans un esprit de solidarité et de détermination pacifique, elle témoigne de la volonté de la communauté internationale de ne pas rester silencieuse face aux injustices et aux violations des droits de l’homme. Les organisateurs ont exprimé leur gratitude envers tous ceux qui ont participé à l’événement et ont appelé à maintenir la pression jusqu’à ce que la justice soit rendue pour le peuple palestinien.

Cette marche historique à Dakar reflète un mouvement mondial croissant de solidarité avec la Palestine et renforce l’appel à une action immédiate pour mettre fin à l’occupation et à l’oppression. En unissant leurs voix, les manifestants ont démontré que la quête de justice et de liberté pour le peuple palestinien reste une priorité essentielle pour tous ceux qui défendent les droits de l’homme et la dignité humaine.

« Burkina Faso : Prolongation de la transition adoptée lors des assises nationales pour 5 Ans »

Les Assises nationales du Burkina Faso, réunissant toutes les forces vives de la nation, ont marqué une étape décisive ce 25 mai 2024 à Ouagadougou. Au cœur des délibérations, une décision historique a été prise : prolonger la transition pour une durée de cinq ans supplémentaires, soit 60 mois. Cette initiative reflète la volonté collective de consolider les fondements démocratiques et de favoriser une transition politique stable dans le pays.

Outre cette mesure phare, plusieurs autres décisions ont émergé de ces assises. Notamment, les dirigeants actuels, à savoir le président du Faso, le président de l’Assemblée législative de la transition (ALT) et le Premier ministre, seront désormais éligibles aux élections à venir. Cette ouverture démocratique vise à garantir une transition transparente et inclusive, où chaque citoyen a voix au chapitre.

Le capitaine Ibrahim Traoré, qui assume la présidence de la transition depuis le putsch de 2022, a apposé sa signature sur la nouvelle charte de la transition, actant ainsi l’engagement des autorités en faveur de ces mesures. Cette étape marque un pas significatif vers l’établissement d’institutions stables et légitimes, enracinées dans les aspirations démocratiques du peuple burkinabé.

Cette décision audacieuse ouvre la voie à une nouvelle ère de gouvernance participative et responsable, où la voix de chaque citoyen compte et où la stabilité politique est primordiale pour assurer le développement durable et l’épanouissement de la nation.

Rencontre diplomatique entre le Premier ministre sénégalais et l’Ambassadeur de Chine: Renforcement des liens bilatéraux

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a récemment accueilli à bras ouverts l’Ambassadeur de Chine au Sénégal, M. Xiao Han, dans le cadre d’une rencontre diplomatique cruciale. Cette rencontre a été l’occasion pour les deux parties de discuter en profondeur des relations entre la Chine et le Sénégal, ainsi que de la coopération fructueuse entre la Chine et l’Afrique.

L’Ambassadeur Xiao Han a souligné l’engagement inébranlable de la Chine à renforcer encore davantage le partenariat stratégique global avec le Sénégal. Ce partenariat repose sur des valeurs fondamentales telles que l’égalité, le respect mutuel et la recherche de bénéfices mutuels pour les deux parties.

« Depuis le rétablissement des relations diplomatiques entre la Chine et le Sénégal, nos deux pays ont parcouru un chemin remarquable ensemble », a déclaré le diplomate chinois. « La Chine est prête à collaborer étroitement avec le nouveau gouvernement sénégalais sur la base de principes solides tels que l’égalité, le respect et la coopération mutuellement bénéfique. »

Cette rencontre revêt une importance particulière dans le contexte actuel des relations internationales, marqué par des défis complexes et des enjeux globaux. Le Sénégal et la Chine se positionnent comme des partenaires stratégiques, travaillant de concert pour promouvoir la paix, la prospérité et le développement durable dans la région et au-delà.

Les discussions entre le Premier ministre Sonko et l’Ambassadeur Xiao Han ont également porté sur les domaines spécifiques de coopération économique, commerciale et culturelle. Les deux parties ont exprimé leur détermination à intensifier les échanges et les investissements dans ces secteurs clés, contribuant ainsi à renforcer les liens entre les peuples chinois et sénégalais.

En conclusion, cette rencontre diplomatique témoigne de la volonté mutuelle du Sénégal et de la Chine de consolider leur partenariat à long terme. En travaillant ensemble, ces deux nations peuvent relever avec succès les défis du 21e siècle et ouvrir la voie à un avenir prometteur pour leurs citoyens respectifs et pour l’ensemble de la communauté internationale.

« Rencontre historique entre le Général Mamadi Doumbouya et le président Bassirou Diomaye Faye : Renforcement de la lutte contre le terrorisme et promotion de l’intégration sous-régionale »

Le président Bassirou Diomaye Faye, après sa récente visite au Cap-Vert, a été chaleureusement accueilli par le président de la transition en Guinée, le Général de Corps d’Armée Mamadi Doumbouya. Leur rencontre a abouti à une communication conjointe, mettant en lumière plusieurs sujets cruciaux, notamment la lutte contre le terrorisme.

Au niveau sous-régional, les deux chefs d’État ont échangé des points de vue approfondis sur la situation sécuritaire et les défis actuels. Ils ont souligné l’impératif d’une coordination renforcée pour faire face à la menace persistante des groupes terroristes, ainsi qu’à la circulation illicite des armes légères, des trafics divers et de la criminalité transnationale organisée. Dans cette optique, ils ont convenu de mutualiser leurs efforts en renforçant les patrouilles mixtes le long de leurs frontières communes.

Par ailleurs, le Général Mamadi Doumbouya et le président Bassirou Diomaye Faye partagent une vision commune axée sur la promotion du panafricanisme et de l’intégration sous-régionale. Cette convergence de vues souligne leur engagement en faveur de la coopération régionale et de la solidarité entre les nations africaines.

Cette rencontre marque ainsi une étape importante dans la consolidation des relations bilatérales entre la Guinée et le Cap-Vert, mais surtout dans la lutte collective contre le terrorisme et les menaces transnationales qui entravent la paix et la stabilité dans la région.

Renforcement des liens entre le Sénégal et le Cap-Vert : Diomaye Faye annonce la réactivation de la ligne maritime Dakar-Praia

Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a récemment effectué une visite au Cap-Vert, marquant ainsi une étape importante dans les relations entre les deux pays. Lors de sa rencontre avec son homologue cap-verdien, José Maria Pereira Neves, les deux dirigeants ont convenu de réactiver la ligne maritime entre Dakar et Praia.

Cette décision reflète la profondeur des liens historiques, géographiques et culturels qui unissent le Sénégal et le Cap-Vert. Avec seulement 600 kilomètres les séparant, ces deux nations voisines ont un potentiel immense pour renforcer leur coopération dans divers domaines.

Le président Faye a souligné l’importance de cette liaison maritime pour intensifier les échanges commerciaux, touristiques et culturels entre les deux pays. Il a également exprimé sa conviction que cette initiative renforcera davantage les relations bilatérales et ouvrira de nouvelles opportunités de collaboration.

La réactivation de la ligne maritime Dakar-Praia est donc un pas significatif vers une coopération plus étroite et mutuellement bénéfique entre le Sénégal et le Cap-Vert. Elle témoigne de l’engagement des deux gouvernements à explorer de nouvelles avenues pour renforcer leur partenariat et favoriser le développement régional.

Barthélémy Dias élu Vice-Président Secrétaire Général de l’AIMF : un sommet en diplomatie urbaine

Barthélémy Dias, le Maire de Dakar, a récemment atteint de nouveaux sommets dans le domaine de la diplomatie urbaine en étant élu Vice-Président Secrétaire Général de l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF) lors du 44ème congrès tenu du 22 au 24 mai 2024. Cette élection témoigne de la reconnaissance de ses pairs pour son engagement et sa vision pour les villes francophones.

Dans son discours après l’élection, Barthélémy Dias a exprimé son honneur et sa gratitude envers ses collègues maires pour cette marque de confiance. Il s’est engagé à perpétuer le rayonnement de l’AIMF en Afrique et dans le monde, consolidant ainsi la position de Dakar sur la scène internationale.

Cette nomination prestigieuse vient s’ajouter aux responsabilités déjà assumées par Barthélémy Dias en tant que Vice-Président du Fonds Mondial pour le Développement des Villes (FMDV) et Président de Métropolis. Son rôle crucial dans la promotion de la coopération internationale entre les grandes villes est ainsi renforcé.

Sous la présidence d’Anne Hidalgo, l’AIMF poursuit son engagement à défendre les intérêts des villes francophones à travers des initiatives pour promouvoir le développement urbain durable et l’échange de bonnes pratiques. L’élection de Barthélémy Dias au poste de Vice-Président Secrétaire Général témoigne de l’engagement continu de l’AIMF dans cette voie.

Cette nouvelle nomination illustre la reconnaissance internationale croissante de la ville de Dakar et de son maire, démontrant leur capacité à influencer les politiques urbaines mondiales. Barthélémy Dias est résolu à utiliser cette plateforme pour promouvoir des initiatives bénéfiques pour les villes africaines et au-delà, soutenant ainsi le développement urbain durable et inclusif.

Affaire de chantage au Palais de justice de Dakar : Aisha Fatty accusée de collecte illicite de données personnelles et distribution d’images intimes

Au cœur du Palais de justice de Dakar, l’affaire opposant Aisha Fatty à son ex-petit ami Abdoulaye Thiam, patron de Computer Land, a captivé l’attention des juges et des observateurs. Accusée de collecte illicite de données personnelles et de distribution d’images contraires aux bonnes mœurs, Aisha Fatty a comparu devant le tribunal des flagrants délits.

Selon les faits rapportés, Abdoulaye Thiam aurait reçu des images compromettantes de lui-même le 13 juin 2023, suscitant l’enquête de son ami Samaké. Celui-ci aurait identifié Aisha Fatty comme la responsable de ces envois, menant ainsi à son arrestation par les autorités sénégalaises.

Au tribunal, Aisha Fatty a nié les accusations portées contre elle, affirmant que les échanges d’images intimes faisaient partie de leur relation il y a deux ans. Cependant, la présidente de la séance a rappelé des déclarations antérieures où il était question de chantage potentiel à l’encontre d’Abdoulaye Thiam.

Le représentant du ministère public a interrogé Aisha Fatty sur son refus de coopérer lors de l’exploitation de son téléphone portable. Bien qu’elle ait déclaré ne pas s’y être opposée, elle aurait refusé de fournir son mot de passe, suscitant ainsi des interrogations supplémentaires sur son implication dans l’affaire.

Face à ces éléments, le parquet a demandé le renvoi de l’affaire afin d’obtenir et d’exploiter le téléphone portable d’Aisha Fatty. Malgré l’opposition des avocats de la défense, la présidente de la séance a accordé cette demande, fixant la prochaine audience au vendredi 31 mai.

Cette affaire met en lumière les enjeux croissants liés à la protection des données personnelles et à l’utilisation abusive des nouvelles technologies dans le domaine des relations personnelles. Le verdict final restera en suspens jusqu’à ce que toute la lumière soit faite sur cette affaire complexe et troublante.

Le Président sénégalais entame une mission diplomatique au Cabo Verde et en Guinée

Ce matin, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar Faye, Président de la République du Sénégal, a pris son envol depuis Dakar pour une série de visites diplomatiques cruciales au Cabo Verde et en Guinée. Ces voyages, prévus les 24 et 25 mai 2024, sont destinés à renforcer les liens d’amitié et à promouvoir la coopération bilatérale entre le Sénégal et ses partenaires africains.

Le Cabo Verde et la Guinée, deux nations africaines dynamiques et influentes, jouent un rôle vital dans la région ouest-africaine et sur le continent dans son ensemble. La visite du Président Faye revêt donc une importance stratégique, tant sur le plan politique que sur le plan économique.

Au cours de ces rencontres, le Président Faye s’entretiendra avec ses homologues sur une série de questions d’intérêt mutuel, allant de la coopération économique à la sécurité régionale. Ces discussions visent à consolider les relations existantes et à explorer de nouvelles opportunités de partenariat dans divers domaines, tels que le commerce, l’investissement et la lutte contre les défis communs tels que le changement climatique et la sécurité alimentaire.

La présence du Président Faye témoigne de l’engagement du Sénégal envers une diplomatie active et constructive, visant à promouvoir la paix, la stabilité et le développement sur le continent africain. En renforçant les liens avec le Cabo Verde et la Guinée, le Sénégal consolide sa position en tant qu’acteur clé dans la région ouest-africaine et contribue à façonner un avenir prospère pour l’Afrique dans son ensemble.

Nikki Haley annonce son soutien à Donald Trump pour la présidentielle de novembre

Dans une déclaration inattendue, l’ancienne candidate républicaine à la Maison Blanche, Nikki Haley, a annoncé qu’elle voterait pour Donald Trump lors de l’élection présidentielle de novembre. Cette annonce marque un revirement notable pour Haley, qui avait précédemment critiqué ouvertement Trump.

Lors d’une intervention dans un centre de recherche conservateur, Haley a qualifié le président Joe Biden de « catastrophe », exprimant ainsi son soutien à Trump. Cependant, elle a également souligné que Trump devrait reconnaître l’importance de rallier les millions de personnes qui ont voté pour lui et continuent de le soutenir.

Cette décision de Nikki Haley soulève des questions sur l’unité au sein du parti républicain et sur le soutien à Trump au sein de ses anciens opposants. Son annonce illustre également les enjeux majeurs de l’élection présidentielle à venir et l’importance de rassembler une base politique diversifiée pour remporter la victoire.

Le président Bassirou Diomaye Faye en visite en Guinée du 24 au 25 mai

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, poursuit sa série de voyages diplomatiques en Afrique de l’Ouest. Après des visites fructueuses en Mauritanie, en Côte d’Ivoire et en Gambie, le président Faye se rendra en Guinée pour une visite officielle de deux jours.

Selon les informations fournies par la présidence guinéenne, cette visite revêt un caractère officiel axé sur le travail et l’amitié entre les deux nations. Le président Faye séjournera à Conakry du 24 au 25 mai 2024, où il rencontrera son homologue guinéen, le colonel Mamady Doumbouya.

Cette rencontre entre les deux chefs d’État offre une opportunité précieuse de renforcer les liens bilatéraux et de discuter des questions régionales et internationales d’intérêt commun. Les domaines de coopération potentiels pourraient inclure le commerce, la sécurité, la lutte contre le terrorisme et la promotion de la stabilité régionale.

La visite du président Faye en Guinée témoigne de l’engagement continu du Sénégal envers la consolidation des relations fraternelles avec ses voisins et sa volonté de contribuer à la paix et au développement dans la sous-région ouest-africaine.

Une coalition d’opposants au Mali appelle à manifester contre les coupures d’électricité

Mercredi, une coalition d’opposants au Mali a lancé un appel à manifester contre les coupures d’électricité persistantes qui pèsent sur l’économie du pays. Cette coalition, nommée Synergie d’action pour le Mali, regroupe 30 partis et mouvements d’opposition, y compris des partisans de l’influent imam Mahmoud Dicko.

Depuis sa formation en février, la Synergie d’action pour le Mali est devenue l’une des rares voix de la contestation contre la junte au pouvoir, qui a pris le contrôle par un coup d’État en 2020 et a suspendu les activités des partis politiques en avril dernier.

Les Maliens sont appelés à manifester le 7 juin pour protester contre les coupures d’électricité et les coûts de la vie en hausse, ainsi que pour réclamer leurs droits après des mois de résilience. Les représentants de la coalition ont souligné l’impact grave de la crise énergétique sur les hôpitaux, les commerces, les ateliers de métier et les ménages, entraînant des pertes considérables pour l’économie nationale et la vie quotidienne des citoyens.

La junte a réagi en interdisant les activités de la Synergie d’action pour le Mali à Bamako en mars, citant des menaces de troubles à l’ordre public. Les expressions d’opposition sont devenues rares sous le régime de la junte, étouffées par les appels à l’unité nationale et les mesures répressives.

La semaine dernière, un collectif d’opposants en exil a appelé les Maliens à « se soulever contre la dictature » et à soutenir un projet visant à créer un parlement et un gouvernement parallèles. Ce collectif a annoncé la création d’une « assemblée citoyenne du Mali en exil » qui élira un gouvernement de « transition civile » le 25 mai.

En réponse, le procureur de la cour d’appel de Bamako a ouvert une enquête pour « atteinte au crédit et à la sûreté de l’État » contre les auteurs de publications en ligne qui ont relayé les communiqués de ces opposants en exil.

La situation politique au Mali reste tendue, avec des tensions croissantes entre la junte au pouvoir et les voix de l’opposition qui continuent de se faire entendre malgré les restrictions.

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