Polémique Ousmane Sonko-Tahirou Sarr : Souleymane Allou Diallo, le Migrant, recadre le nationaliste

La campagne électorale pour les élections législatives du 17 novembre 2024 tire à sa fin. C’est l’occasion saisie par le lanceur d’alerte sur les questions de migration pour saluer l’accalmie, la paix et l’esprit de dépassement qui règnent ces dernières quarante-huit heures dans la circonscription du département de Dakar. Il appelle les Sénégalais de tous bords politiques à la sérénité et à aller voter dans le calme. Ce vendredi 15 novembre, face à la presse nationale et internationale, Souleymane Allou Diallo a dénoncé les propos de Tahirou Sarr, qu’il considère comme des déclarations à caractère racial.

Monsieur le Président de l’ONG Otra Africa a saisi cette occasion pour condamner les propos raciaux et haineux tenus par notre compatriote à l’égard des pays voisins. Ces déclarations, selon lui, n’ont pas leur place dans l’espace de liberté d’expression au Sénégal. Il s’insurge contre la diabolisation des frères africains, perçus comme des « envahisseurs » privant les jeunes Sénégalais d’opportunités d’emploi. Il a demandé l’arrêt des propos diffamatoires tenus par l’animateur de la ligne extrême droite, pointant du doigt les incohérences dans le programme du nationaliste, et a souligné l’arrogance dont il fait preuve. Le défenseur des migrants se demande comment un responsable du ministère de l’Intérieur peut ignorer l’existence d’une division des visas à la Direction de la Surveillance Territoriale (DST) pour la délivrance des visas à l’entrée du Sénégal. Il a également précisé que c’est au niveau de la Direction de la Police des Étrangers à Dieuppeul que les étrangers et les ressortissants non-CEDEAO régularisent leurs cartes de séjour au Sénégal.

Monsieur Souleymane Allou Diallo, très en verve, est revenu sur le débat entre le Président Ousmane Sonko et le leader des nationalistes, demandé par ce dernier, qu’il juge sans intérêt et sans valeur ajoutée pour notre démocratie. Il conseille à l’extrémiste de revoir son discours populiste et incohérent, tant dans la forme que dans le fond. Il rappelle que certains propos de l’activiste montrent une ignorance totale des lois et règlements du pays ainsi que de la conduite des relations internationales.

L’analyste consultant a salué la sortie rassurante du Président de la coalition PASTEF, qui a brisé le silence sur les attaques xénophobes et discriminatoires dont sont victimes de nombreux étrangers vivant parmi nous, notamment les Peuls de Guinée et les Libano-Syriens.

M. Diallo, le patron de l’ONG Otra Africa, a conclu son discours en lançant un appel aux responsables politiques, aux leaders d’opinion et aux chefs religieux, les invitant à se mobiliser pour condamner de tels propos qui, selon lui, ternissent l’image du Sénégal, pays d’accueil et de la Teranga.

Élections législatives du 17 novembre : l’ONU appelle au calme et à la responsabilité

À la veille des élections législatives anticipées au Sénégal, Leonardo Santos Simão, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), a adressé un message important aux Sénégalais. Dans un communiqué publié par l’UNOWAS, il les invite à accomplir leur devoir civique dans un esprit de paix et de responsabilité.

M. Santos Simão a appelé l’ensemble des acteurs nationaux, notamment les responsables politiques, les candidats et leurs partisans, à éviter tout acte ou discours pouvant attiser des tensions. Il a insisté sur la nécessité de maintenir un climat serein, avant, pendant et après le scrutin du dimanche 17 novembre.

« Nous exhortons tous les acteurs à s’abstenir de toute action ou rhétorique pouvant alimenter la violence ou semer la division. Les discours de haine n’ont pas leur place dans ce processus électoral. »

Le Chef de l’UNOWAS a également réaffirmé le soutien indéfectible des Nations Unies au Sénégal. Il a exprimé son souhait de voir des élections pacifiques et inclusives, en soulignant l’importance de ce scrutin pour renforcer les institutions démocratiques du pays.

Ce message intervient dans un contexte où les appels au calme et à la responsabilité sont cruciaux pour garantir des élections libres, transparentes et sans violences. En réitérant l’engagement des Nations Unies, M. Santos Simão a mis l’accent sur l’importance d’un processus démocratique exemplaire, fidèle à la réputation du Sénégal comme modèle de stabilité en Afrique de l’Ouest.

Alors que les électeurs se préparent à se rendre aux urnes, l’accent est mis sur la nécessité d’un comportement responsable de tous les acteurs, afin de préserver l’unité nationale et de faire des législatives de 2024 une réussite démocratique.

Réunion sur le processus électoral : le Sénégal se prépare pour des élections sécurisées et inclusives

Le ministre de l’Intérieur du Sénégal, Jean Baptiste Tîne, a présidé ce matin une importante réunion avec des représentants des médias. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des préparatifs pour les élections prévues le 17 novembre 2024, mettant en lumière les enjeux de sécurité, d’organisation et de gestion des défis liés aux récentes inondations dans certaines régions.

Dans son discours, le ministre a insisté sur la priorité absolue de la sécurité à l’approche des élections. Il a rappelé les mesures préventives mises en place pour assurer un climat de paix et de sérénité pendant la période électorale. Parmi celles-ci, un arrêté interdisant la détention d’armes a été pris, avec des poursuites déjà engagées contre des contrevenants. De plus, une nouvelle plateforme a été déployée pour renforcer l’interaction entre la population et les forces de défense et de sécurité. Ces efforts, selon le ministre, visent à prévenir tout incident et à garantir un scrutin libre et transparent.

L’organisation des élections a également été au centre des discussions. Jean Baptiste Tîne a annoncé plusieurs innovations, notamment la possibilité pour les électeurs de choisir jusqu’à cinq listes lors du vote. Par ailleurs, les détenteurs d’ordres de mission pourront exercer leur droit de vote dans le cadre de leur mission, à condition qu’elle se déroule dans le département où ils sont inscrits. Ces ajustements visent à simplifier le processus électoral tout en respectant les contraintes pratiques des citoyens.

Un autre sujet majeur abordé lors de la rencontre concerne les conséquences des récentes inondations dans les zones situées autour du fleuve Sénégal. Bien que ces crues n’aient causé aucune perte de vie, elles ont perturbé l’organisation dans certaines localités. Le ministre a précisé que tous les centres de vote touchés ont été réinstallés dans des lieux accessibles, permettant ainsi à tous les citoyens de voter sans entrave. En outre, le gouvernement a mobilisé des ressources pour fournir une assistance humanitaire aux populations affectées, incluant des tentes, des vivres et des soins médicaux.

Jean Baptiste Tîne a clôturé la réunion par un appel à la paix et à la responsabilité collective. Il a exhorté tous les acteurs, y compris les médias, à éviter tout discours ou action susceptible de générer des tensions. Il a également mis en garde contre l’impact des fake news sur le climat électoral, appelant à une vigilance accrue de la part des citoyens et des journalistes.

Cette rencontre témoigne de l’engagement du gouvernement à garantir un processus électoral sécurisé, transparent et inclusif, tout en répondant efficacement aux défis imprévus. Le ministre de l’Intérieur a réaffirmé la mobilisation totale des forces de sécurité et des services publics pour faire des élections du 17 novembre un véritable succès démocratique.

Zahra Iyane Thiam : Une intercoalition stratégique pour l’unité de l’opposition

Face aux défis imposés par le contexte politique sénégalais, Zahra Iyane Thiam, figure centrale de la coalition Jàmm ak Njariñ, a salué la formation d’une intercoalition historique entre son mouvement et deux autres coalitions de l’opposition, Takku Wallu Sénégal et Sàmm Sa Kaddu. Ce rapprochement stratégique a pour objectif de maximiser les chances de l’opposition dans les élections législatives anticipées, en évitant la fragmentation des voix.

Lors d’une déclaration, Zahra Iyane Thiam a qualifié cette initiative de « décision historique et responsable », soulignant qu’elle représente une véritable alternative pour le peuple sénégalais face au régime actuel. Selon elle, cette alliance s’inscrit dans une logique de complémentarité et de convergence des forces :

« Cette alliance stratégique, loin d’être un rapprochement contre nature, s’inscrit dans une dynamique de complémentarité et de convergence autour de l’objectif commun : garantir une victoire claire et nette de l’opposition, pour le bénéfice exclusif du peuple sénégalais. »

Zahra Iyane Thiam a également insisté sur l’importance d’éviter l’éparpillement des voix, un risque majeur dans le système de scrutin majoritaire départemental. Ce mode de scrutin favorise les coalitions les mieux structurées et unies, rendant nécessaire une stratégie coordonnée pour l’opposition.

« Notre union, fruit de la réflexion et du courage politique, permet de maximiser nos chances tout en donnant au peuple sénégalais une réelle opportunité de changement, dans l’unité et la cohérence. »

La mise en place de cette intercoalition n’a pas été un long fleuve tranquille. Dans un contexte marqué par l’urgence des élections anticipées, les négociations entre les leaders des trois coalitions ont été complexes. Toutefois, grâce à une détermination commune et un sens élevé des responsabilités, les obstacles ont été surmontés.

Bien que l’intercoalition repose sur des accords clairs dans plusieurs départements stratégiques, elle n’est pas généralisée. Dans certaines circonscriptions, chaque coalition conservera sa liste, laissant aux électeurs la liberté de choisir en fonction de leurs convictions. Cette flexibilité reflète une volonté de pragmatisme et d’écoute des attentes populaires.

« Nous avons entendu le cri du peuple sénégalais, qui aspire à un changement profond et durable. Cette alliance est une réponse à cet appel, un témoignage de notre capacité à dépasser les clivages pour le bien de notre pays. »

En mettant l’intérêt supérieur de la nation au-dessus des considérations partisanes, cette intercoalition se présente comme un espoir pour le Sénégal. Elle marque une nouvelle ère de coopération au sein de l’opposition et vise à offrir aux citoyens un choix clair et uni pour un avenir meilleur.

VIOLENCES ÉLECTORALES « Farlu Jotna » condamne fermement

« Farlu Jotna – Forces vives du Sénégal » dénonce avec la dernière énergie, par la voix de son président, le Professeur


Elhadj Malick Kane, les actes de violence perpétrés depuis le début de la campagne législative,
« notamment le lundi 11 novembre dernier à Saint-Louis, par les hommes de main de Barthélémy Dias
contre les militants du Pastef ». « Les intimidations physiques ou verbales sont à proscrire du débat
politique dans un Etat démocratique mûr comme le nôtre. Nous devons montrer au monde que notre
pays fait désormais partie du club privilégié des démocraties responsables », lit-on dans un communiqué rendu public ce jeudi, ajoutant que: « ces attaques ignobles révèlent la vacuité du programme de la clique réunie autour de Dias, une alliance
de bric et de broc, dont les membres ne partagent rien, ni valeur, ni projet ». Pr Malick Kane et ses camarades d’ajouter que: « contrairement à cette
alliance opportuniste mue par le seul désir d’occuper le pouvoir, le PASTEF défend un PROJET de
société porteur d’espoir pour nos jeunes, nos femmes, nos entrepreneurs, nos agriculteurs et nos
compatriotes en général, et qui propose les bases d’un nouveau Sénégal plus dynamique, plus
compétitif et plus juste ».
Dans la même foulée, le Professeur Elhadj Malick Kane, président «Farlu Jotna – Forces vives du Sénégal » »Farlu Jotna « invite le PASTEF ainsi que le Président de le République
Bassirou Diomaye Diahar Faye et le premier ministre Ousmane Sonko à ne pas se laisser détourner
l’attention par des actes malveillants mais, au contraire, à demeurer unis pour être en capacité
d’appliquer leur programme dès le lendemain des élections nationales. Les Sénégalais ont hâte de voir
dérouler le PROJET de transformation systémique du Sénégal », termine le document.         

A.Saleh

Polémique Sonko-Tahirou Sarr : Souleymane Allou Diallo recadre le nationaliste

Alors que la campagne électorale pour les élections législatives du 17 novembre 2024 touche à sa fin, Souleymane Allou Diallo, président de l’ONG FONG Otra Africa, a pris la parole pour dénoncer la montée d’un discours qu’il qualifie de racial et discriminatoire. Face à la presse nationale et internationale ce vendredi 15 novembre, il a condamné fermement les propos de Tahirou Sarr, leader de la mouvance nationaliste, tout en appelant à la sérénité et au calme lors des prochaines élections.

Souleymane Diallo a reproché à Tahirou Sarr d’avoir tenu des propos stigmatisants à l’égard des étrangers, notamment ceux issus des pays voisins. Selon lui, ces déclarations, qui décrivent les migrants africains comme des « envahisseurs » privant les Sénégalais de leurs opportunités, sont non seulement infondées mais également dangereuses.Diallo a dénoncé cette diabolisation, rappelant que le Sénégal est un pays d’accueil, riche de sa tradition de Téranga. Il a également mis en lumière l’arrogance de Sarr, tout en soulignant son manque de maîtrise des lois et règlements relatifs à la gestion des migrations.

« Comment peut-on ignorer l’existence d’une division des visas au sein de la Direction de la Surveillance Territoriale (DST) ou encore le rôle de la police des étrangers à Dieuppeul dans la régularisation des titres de séjour ? » s’est interrogé M. Diallo.

Dans la foulée, Diallo a estimé que le débat réclamé par Tahirou Sarr à Ousmane Sonko, leader de la coalition PASTEF, était dénué d’intérêt. Il a qualifié ce dialogue de « populiste » et de « sans valeur ajoutée » pour la démocratie sénégalaise. Diallo a également souligné les contradictions dans les discours de Sarr, affirmant que ses propositions, loin d’être cohérentes, révèlent une méconnaissance des réalités socio-politiques du pays.

Souleymane Diallo a salué la prise de position d’Ousmane Sonko, qui a récemment condamné les attaques xénophobes visant notamment les communautés peules de Guinée et les Libano-Syriens établis au Sénégal. Pour Diallo, cette intervention démontre une volonté de préserver les valeurs d’hospitalité et d’ouverture qui caractérisent le Sénégal.

Le président de FONG Otra Africa a clôturé son intervention en appelant les leaders politiques, religieux et les figures d’opinion à condamner les discours haineux. Selon lui, ces déclarations ternissent l’image du Sénégal à l’international.

« Le Sénégal est un exemple de cohabitation et de solidarité en Afrique. Nous ne pouvons laisser des propos irresponsables entacher cette réputation et briser notre cohésion sociale », a-t-il conclu.

Élections législatives au Sénégal : Ousmane Sonko annonce une offensive décisive pour la coalition Pastef

À quelques jours des élections législatives cruciales prévues ce dimanche, la tension monte dans les rangs des partis politiques sénégalais. Ousmane Sonko, leader de la coalition Pastef/Les Patriotes, a galvanisé ses partisans lors d’un rassemblement à Grand Yoff, annonçant une véritable démonstration de force lors du scrutin. Devant une foule dense composée de militants et de nombreux jeunes, il a mis en garde l’opposition, affirmant que ce rendez-vous électoral pourrait marquer un tournant majeur dans le paysage politique sénégalais.

« Nous nous acheminons vers un rendez-vous décisif dans le déroulement de notre programme gouvernemental », a déclaré Ousmane Sonko. Il a rappelé que, si l’élection présidentielle passée a permis à son camp de remporter une victoire significative, elle n’est qu’une étape dans la mise en œuvre de son agenda politique à long terme. « L’élection présidentielle dernière était importante, mais elle ne suffit pas. Il faut que ces élections législatives soient respectées car, elles nous permettront de poursuivre le travail vers 2050 », a ajouté le leader de Pastef, soulignant l’importance stratégique des législatives pour asseoir sa vision de développement pour le pays.

Ousmane Sonko a également insisté sur l’implication de la jeunesse dans le processus électoral. Dans un contexte où de nombreux jeunes hésitent à participer aux élections, le leader de Pastef a lancé un appel pressant : « Jeunes, allez récupérer vos cartes d’électeurs. Votre voix est cruciale pour faire avancer le changement que nous avons amorcé. » Cet appel témoigne de l’importance accordée par Sonko à la mobilisation des jeunes, un segment de la population souvent perçu comme le fer de lance de son mouvement.

Mais Ousmane Sonko ne s’est pas contenté de viser une majorité simple à l’Assemblée nationale. Il a exprimé clairement son ambition de réduire l’opposition à « sa plus simple expression », se montrant particulièrement offensif à l’égard de ses adversaires politiques. « Nous savons qu’après les élections, beaucoup d’entre eux vont raser les murs. Ils n’auront plus droit au chapitre », a lancé le leader, anticipant une débâcle de l’opposition au lendemain des législatives.

Le discours d’Ousmane Sonko montre une détermination sans faille à obtenir une majorité écrasante à l’Assemblée nationale. Avec une telle majorité, la coalition Pastef pourrait avancer ses réformes sans obstacle majeur, consolidant ainsi le pouvoir du parti et facilitant la mise en œuvre de son programme de gouvernance. Pour Sonko, ce scrutin représente bien plus qu’une simple élection : c’est une étape clé dans la construction de sa vision pour le Sénégal à horizon 2050.

À quelques jours du scrutin, l’intensité de la campagne électorale ne cesse de croître. Le message d’Ousmane Sonko est clair : il veut non seulement remporter ces élections, mais aussi affaiblir durablement ses opposants. Reste à voir si cet appel trouvera écho auprès des électeurs, en particulier les jeunes, qui pourraient jouer un rôle déterminant dans l’issue de cette bataille politique.

Les prochaines heures seront décisives pour la coalition Pastef/Les Patriotes, tandis que l’opposition se prépare à un affrontement électoral qui pourrait redéfinir l’avenir politique du Sénégal.

Kaolack : L’Association Handicap FormÉduc sensibilise les personnes handicapées sur le processus électoral pour les législatives du 17 novembre 2024

Après un atelier interrégional réunissant les régions de Kaolack, Ziguinchor, Dakar, Saint-Louis et Thiès dans le cadre du programme Nietti Élections, financé par le National Democratic Institute (NDI), une composante spécifique dédiée aux personnes handicapées a été mise en œuvre par l’Association Handicap FormÉduc. Dans ce cadre, six forums sont organisés dans la région de Kaolack, avec pour objectif de renforcer la participation politique et civique des personnes handicapées en vue des élections législatives anticipées du 17 novembre 2024.

« Nous avons organisé des forums dans les trois départements de la région de Kaolack : Paoskoto, Keur Baka, Koutal, Nganick, ainsi que dans la commune de Kaolack. À chaque étape, nous avons constaté une forte participation, incluant les personnes handicapées », a expliqué Mamadou Kébé, chargé de projet à Handicap FormÉduc, lors du forum tenu ce jeudi dans la commune de Kaolack.

Le projet Nietti Élections vise à sensibiliser les personnes handicapées sur l’éducation civique et électorale en amont des élections législatives anticipées. « Les bilans sont satisfaisants, car dans chaque commune visitée, les associations de personnes handicapées et la population ont salué l’initiative. Les participants ont bien compris les explications données sur le processus électoral, notamment en ce qui concerne l’inscription des personnes handicapées sur les listes électorales et leurs droits lors du vote, conformément au Code électoral de 2021 », a ajouté M. Kébé.

L’article L-38 permet aux personnes handicapées de signaler leur handicap lors de l’inscription sur les listes électorales, et l’article L-39 leur garantit une priorité le jour du scrutin, leur permettant d’éviter la file d’attente. « Un autre avantage est prévu par l’article L-80, qui permet aux personnes handicapées d’être assistées dans les bureaux de vote, soit par le président du bureau de vote, un membre du bureau, ou une personne de leur choix, » a précisé M. Kébé.

« Nous espérons que les autorités respecteront les droits des personnes handicapées le jour du scrutin, et qu’elles éviteront toute forme de violence susceptible de mettre en danger cette population vulnérable, » a conclu Mamadou Kébé, chargé de projet à l’association FormÉduc.

Politique au Sénégal : Farba Ngom réagit aux propos d’Ousmane Sonko à Agnam

Dans un contexte électoral tendu, le passage du cortège de Ousmane Sonko à Agnam, fief historique de Farba Ngom, a suscité une réaction marquée de ce dernier. Le député, ancien allié et lieutenant du président Macky Sall, est enfin sorti de sa réserve face aux attaques de la tête de liste de Pastef.

Farba Ngom a débuté sa prise de parole en dénonçant les propos de Sonko. « Vous êtes venus jusqu’ici à Agnam pour dire du mal de moi, en affirmant que ce sera ma dernière élection. Ce n’est pas vrai », a-t-il déclaré avec assurance, répondant ainsi aux rumeurs propagées par l’opposant. En continuant sur sa lancée, le député a rappelé à son adversaire que « passer deux jours à Matam ne suffit pas à renverser la tendance ».

Fidèle à son style provocateur, Farba Ngom n’a pas manqué de rappeler son ancrage politique dans la région de Matam. « Ici, c’est le fief de Macky Sall », a-t-il martelé. Selon lui, aucun des responsables présents dans la région ne peut être influencé ou acheté par les adversaires politiques. « Il ne reste que 72 heures pour vous montrer que le département est solidement acquis à Macky Sall », a-t-il affirmé, avec la conviction que Sonko sera battu à Matam et sur l’ensemble du territoire national.

Farba Ngom a également évoqué l’avenir politique du pays, prédisant une défaite pour Ousmane Sonko et envisageant la formation d’un gouvernement d’union nationale. « Dimanche, vous serez battu à Matam, au Sénégal, et il y aura un gouvernement d’union nationale. En ce moment, on va vous renvoyer de la Primature », a-t-il lancé avec défiance, faisant allusion à la probable perte de pouvoir de Sonko.

Conscient des différences de parcours entre lui et Ousmane Sonko, Farba Ngom a conclu en reconnaissant la supériorité académique de son adversaire tout en se posant en mentor politique. « Vous avez certes beaucoup plus de diplômes que moi, mais je peux dire qu’en politique, je suis votre maître », a-t-il ironisé, affirmant sa longue expérience et son expertise sur le terrain.

Cette sortie de Farba Ngom intervient dans un climat de campagne où les échanges verbaux entre les différents candidats se multiplient. La région de Matam, perçue comme un bastion de la coalition de l’ancien président Macky Sall, pourrait bien être le théâtre d’un affrontement décisif dans le cadre de ces élections.

L’attente est palpable à quelques jours du scrutin, et la confrontation entre Ousmane Sonko et Farba Ngom s’annonce comme un des moments forts de cette élection. La population de Matam reste divisée, tandis que les déclarations des deux camps continuent d’alimenter les débats.

Farba Ngom : « Fier d’être griot de père en fils, je suis là par la grâce de Dieu »

A l’occasion de son grand meeting de clôture organisé ce jeudi à Agnam, son fief politique, Farba Ngom n’a pas mâché ses mots. Le candidat investi sur la liste nationale de la coalition Takku Wallu Sénégal a profité de cet événement pour répondre avec force et fierté aux remarques faites par le Premier ministre Ousmane Sonko.

Sans détour, Farba Ngom a revendiqué ses racines culturelles. « Toi, Ousmane Sonko, tu as pris la parole pour dire que je suis griot. Moi, le griot que je suis, j’en suis très fier », a lancé Farba Ngom devant une foule acquise à sa cause. « Je suis griot de père et de mère, et mes épouses sont aussi des griottes. Toutes mes filles se marieront également avec des griots », a-t-il poursuivi, exprimant avec assurance son attachement à la tradition et à son héritage familial.

L’homme politique n’a pas manqué de rappeler que c’est « Dieu qui dispose et qui décide ». « Aujourd’hui, Dieu a décidé que c’est Farba Ngom qui est là, et je sais que j’ai réussi. Parce que tu parles de moi dans tes meetings et rencontres politiques », a-t-il déclaré, voyant dans l’évocation de son nom une reconnaissance de son importance sur la scène politique nationale.

En réaffirmant son identité de griot, Farba Ngom renverse ainsi ce qui aurait pu être une critique en un hommage à ses origines. Ce discours résonne comme un rappel de la place centrale des griots dans la société sénégalaise, en tant que gardiens de la tradition orale et figures d’autorité respectées.

Cette sortie intervient dans un contexte de campagne électorale tendue, où les discours se radicalisent à mesure que les élections approchent. Farba Ngom, qui s’est toujours montré proche de la base et fier de ses origines, a une fois de plus démontré sa capacité à mobiliser et galvaniser ses partisans. En choisissant de célébrer son héritage griotique plutôt que de s’en distancer, il envoie un message fort à ses adversaires : sa légitimité politique ne dépend pas seulement de son statut, mais aussi de sa connexion profonde avec ses racines et sa communauté.

Le meeting d’Agnam marque ainsi une étape clé de cette campagne, où Farba Ngom a su imposer sa voix et sa présence, rappelant qu’au-delà des étiquettes et des stéréotypes, il reste un acteur incontournable de la politique sénégalaise.

Tahirou Sarr réplique à Ousmane Sonko : « Je ne laisserai personne ternir mon image »

Dans une conférence de presse tenue hier, Tahirou Sarr, candidat de la coalition Diomaye Président, n’a pas hésité à exprimer sa frustration face aux critiques d’Ousmane Sonko et de son parti, le Pastef. Se présentant comme le défenseur des intérêts nationaux, Sarr a livré des propos virulents contre l’ancien maire de Ziguinchor, qu’il accuse de mensonges et de manipulation.

Tahirou Sarr a réaffirmé son engagement en faveur d’un discours nationaliste, assurant qu’il ne reculera devant aucune pression. « Je ne suis intéressé que par la vérité. Mon discours n’a pas changé et ne changera jamais », a-t-il martelé devant la presse. Pour lui, la nécessité de défendre les Sénégalais face à une supposée menace étrangère est une priorité absolue.

Il a par ailleurs renouvelé sa proposition controversée d’instaurer une carte de séjour pour les étrangers, qu’il juge essentielle pour contrôler l’immigration au Sénégal. Répondant aux accusations d’Ousmane Sonko, qui aurait critiqué cette mesure, Sarr a rétorqué : « Ceux qui prétendent que Pastef propose la carte de séjour mentent. Qu’ils montrent des preuves. Ils mentent tous, y compris Ousmane Sonko ! »

Tahirou Sarr n’a pas mâché ses mots, accusant le Pastef de plagiat : « Ils ont copié mon programme. C’est de la lâcheté ! », a-t-il affirmé avec véhémence. Selon lui, Ousmane Sonko et son parti tentent de s’approprier des idées qu’il a formulées bien avant. Il estime également que ces tentatives de copier son programme visent à le discréditer auprès des Sénégalais : « Ils essaient de me mettre en mal avec le peuple, mais je ne céderai pas ! »

À l’approche des élections législatives, Sarr a profité de sa prise de parole pour dénoncer des manœuvres visant à nuire à sa candidature. Il accuse Sonko d’avoir tenté de l’intimider pour l’empêcher de déposer sa liste : « Avant les élections, il m’a appelé pour exiger que je lui parle avant de déposer ma liste. Il voulait me prendre en photo pour me décrédibiliser. »

Malgré ces tensions, Tahirou Sarr affirme rester fidèle à la coalition Diomaye Président et préfère, selon ses mots, « se battre de l’intérieur ». Il se dit convaincu que le Pastef ressent une pression intense face à une probable défaite aux législatives, ce qui expliquerait ces attaques répétées.

Les déclarations de Tahirou Sarr risquent de susciter des réactions contrastées au sein de la classe politique et de la société civile. Alors que certains pourraient saluer sa posture nationaliste et son discours direct, d’autres pourraient y voir une escalade de la xénophobie et une rhétorique populiste destinée à attirer l’électorat le plus conservateur.

En tout état de cause, Tahirou Sarr semble déterminé à maintenir le cap et à défendre sa vision sans compromis. La campagne électorale s’annonce donc houleuse, avec des affrontements verbaux qui ne manqueront pas d’alimenter le débat public dans les semaines à venir.

Violences électorales : « Farlu Jotna » dénonce vivement

« Farlu Jotna – Forces vives du Sénégal » dénonce avec la plus grande fermeté, par la voix de son président, le Professeur Elhadj Malick Kane, les actes de violence perpétrés depuis le début de la campagne législative, « notamment le lundi 11 novembre dernier à Saint-Louis, par les hommes de main de Barthélémy Dias contre les militants du PASTEF ».

« Les intimidations physiques ou verbales sont à proscrire du débat politique dans un État démocratique mûr comme le nôtre. Nous devons montrer au monde que notre pays fait désormais partie du club privilégié des démocraties responsables », lit-on dans un communiqué rendu public ce jeudi. Le texte ajoute : « ces attaques ignobles révèlent la vacuité du programme de la clique réunie autour de Dias, une alliance de bric et de broc, dont les membres ne partagent ni valeurs, ni projet ».

Le Professeur Malick Kane et ses camarades ajoutent : « Contrairement à cette alliance opportuniste mue par le seul désir d’occuper le pouvoir, le PASTEF défend un projet de société porteur d’espoir pour nos jeunes, nos femmes, nos entrepreneurs, nos agriculteurs et nos compatriotes en général, et propose les bases d’un nouveau Sénégal plus dynamique, plus compétitif et plus juste ».

Dans la même lancée, le Professeur Elhadj Malick Kane, président de « Farlu Jotna – Forces vives du Sénégal », invite le PASTEF ainsi que le Président de la République, Bassirou Diomaye Diahar Faye, et le Premier ministre, Ousmane Sonko, à ne pas se laisser détourner l’attention par des actes malveillants. Au contraire, il les exhorte à demeurer unis pour être en capacité d’appliquer leur programme dès le lendemain des élections nationales. « Les Sénégalais ont hâte de voir se déployer le projet de transformation systémique du Sénégal », conclut le document.

A. Saleh

Kaour / Élections législatives anticipées 2024 : Le PASTEF Singhère annonce une majorité écrasante

Le chargé de communication de PASTEF à Kaour, Ismaïla Biaye, s’est exprimé devant des milliers de militants lors d’un meeting organisé ce week-end à Singhère, dans le département de Goudomp. La commune de Kaour occupe une place centrale dans les programmes de développement du nouveau régime.

Ismaïla Biaye, qui est également chargé de communication de la JPS départementale, a profité de l’occasion pour appeler tous les habitants de la commune à s’unir autour du ministre Olivier Boucal, afin de collaborer main dans la main pour propulser le département de Goudomp sur la voie du développement sous la direction du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko.

« Nous nous engageons à remporter ces élections législatives du 17 novembre 2024 pour donner une majorité écrasante au PASTEF, afin de gouverner le pays de manière démocratique et inclusive. Nous sensibilisons les populations de la commune de Kaour à ne pas prêter attention à ceux qui disent que « le Sénégal est en difficulté, que la jeunesse est déçue, que la vie est chère, etc. » Notre stratégie est d’aller directement à la rencontre des populations, plutôt que de mobiliser les militants avec de l’argent.

Ne faites pas l’erreur de ne pas voter pour la liste de PASTEF si vous souhaitez un véritable changement », a-t-il souligné.

Le responsable politique de PASTEF Singhère, également directeur de campagne au niveau communal, a conclu en invitant la population à faire confiance au parti PASTEF pour instaurer une Assemblée nationale de rupture.

Ousmane Sonko à Guédiawaye : Réfuter le Nationalisme au Profit du Patriotisme

Hier à Guédiawaye, Ousmane Sonko, le président du parti Pastef, a une nouvelle fois capté l’attention de la foule lors de son meeting. Cependant, un élément inhabituel a marqué cette apparition publique : contrairement à son habitude de s’adresser debout à ses partisans, c’est assis qu’il a choisi de s’exprimer. Cette posture a peut-être symbolisé une volonté d’apaisement, tandis qu’il abordait des sujets sensibles, notamment la question du nationalisme, largement défendue par certains candidats, dont Tahirou Sarr.

Le débat sur le nationalisme s’est intensifié à l’approche des élections, certains candidats adoptant un discours prônant la protection identitaire, voire la méfiance à l’égard des étrangers. Sonko a saisi l’occasion pour clarifier sa position. Selon lui, il est primordial de distinguer le patriotisme, qui consiste à aimer son pays et à vouloir son développement, du nationalisme, qu’il qualifie de réducteur et dangereux car souvent utilisé pour dresser une partie de la population contre une autre.

« Le patriotisme, c’est défendre les intérêts de la nation en incluant tous ses fils et filles, qu’ils soient nés ici ou ailleurs. Le nationalisme, au contraire, devient vite une arme de division », a-t-il déclaré.

Dans un effort pour contrer la désinformation, Sonko a cité les chiffres de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). Selon ces données, le Sénégal compte environ 207 000 étrangers, soit seulement 1,1 % de la population totale. Il a également dénoncé les rumeurs affirmant que le pays compterait 3 millions de personnes d’origine peule, une affirmation qu’il a qualifiée de fausse et manipulatrice.

Ces chiffres visent à apaiser les tensions et à déconstruire un discours de peur face à l’étranger. Pour Sonko, l’usage de données vérifiées est crucial pour rétablir la vérité et éviter la stigmatisation de certaines communautés.

Sonko a rappelé que le peuple sénégalais a toujours été un peuple de voyageurs et d’émigrés. Selon ses estimations, entre 750 000 et 900 000 Sénégalais vivent actuellement à l’étranger. Il a souligné l’incohérence de rejeter les étrangers vivant au Sénégal, alors même que de nombreux Sénégalais bénéficient de l’hospitalité d’autres nations.

« Comment pouvons-nous critiquer la présence d’étrangers sur notre sol alors que nous sommes nous-mêmes des invités dans tant de pays ? » a-t-il interrogé. Cette réflexion a été accueillie par des applaudissements nourris, marquant un soutien appuyé de la foule à cette vision d’ouverture.

Ousmane Sonko a ainsi choisi de faire passer un message d’unité nationale, rappelant que le Sénégal a toujours été une terre d’accueil et de tolérance. Il a exhorté les Sénégalais à ne pas tomber dans le piège des discours identitaires et xénophobes, qui, selon lui, ne profitent qu’à ceux qui cherchent à diviser pour mieux régner.

En fin de discours, il a conclu : « Notre force réside dans notre diversité et notre capacité à vivre ensemble, quelles que soient nos différences. Refusons le discours de haine, restons unis et construisons un Sénégal inclusif pour tous. »

Avec ce meeting à Guédiawaye, Ousmane Sonko continue de s’affirmer comme un défenseur d’un Sénégal ouvert et solidaire, se posant en contrepoids face à une montée des discours nationalistes dans le paysage politique actuel.

Amadou Bâ recadre Ousmane Sonko : « Les ministères de souveraineté obéissent au Chef de l’État avant tout »

En pleine campagne électorale, alors que la tension monte à l’approche des élections, Amadou Bâ, tête de liste de Jamm ak Njarin, n’a pas manqué l’occasion de recadrer son principal adversaire, Ousmane Sonko, tête de liste de Pastef.

Lors d’un récent meeting, Amadou Bâ a tenu à rappeler l’importance de la hiérarchie dans la gestion des ministères de souveraineté. Selon lui, ces ministères, qui incluent les portefeuilles clés comme la Défense, l’Intérieur, et la Justice, n’obéissent qu’aux ordres du Chef de l’État en priorité. « C’est le Président qui nomme et les ministres ont l’obligation de lui rendre compte avant d’exécuter une instruction, quelle qu’elle soit et d’où qu’elle vienne », a affirmé Amadou Bâ avec fermeté.

Dans une pique subtile mais directe, Amadou Bâ a mis en garde Ousmane Sonko contre une éventuelle confusion des rôles s’il venait à occuper le poste de Premier ministre tout en restant le leader charismatique du Pastef. « Il faut qu’Ousmane Sonko, Premier ministre, ne soit pas en conflit avec Ousmane Sonko, président de Pastef », a-t-il lancé, faisant allusion aux potentiels conflits d’intérêts qui pourraient survenir si Sonko devait jongler entre ses responsabilités gouvernementales et ses engagements partisans.

Cette déclaration d’Amadou Bâ intervient dans un contexte où la campagne électorale est marquée par une polarisation accrue entre les différentes coalitions. Les propos du leader de Jamm ak Njarin témoignent de la volonté de recentrer le débat sur le respect des institutions et des processus établis, face à un Ousmane Sonko qui ne cesse de revendiquer un changement radical dans la gouvernance du pays.

Les prochains jours s’annoncent décisifs pour les deux camps, et il reste à voir comment Ousmane Sonko répondra à cette mise en garde de son adversaire.

Ousmane Sonko dénonce une collusion entre la classe politique, la presse et la société civile lors d’un meeting à Guédiawaye

Lors d’un meeting organisé par le parti Pastef à Guédiawaye, Ousmane Sonko a une nouvelle fois pris la parole pour critiquer vigoureusement ce qu’il appelle le « système » qu’il s’engage à combattre. Le leader des Patriotes n’a pas mâché ses mots en s’en prenant à une classe politique qu’il qualifie de corrompue, mais également à une partie de la presse et de la société civile sénégalaise.

Face à une foule de partisans, Sonko a rappelé aux militants de son parti que le « système » qu’ils combattent n’est pas encore mort. « Ce que je veux rappeler aux Patriotes, c’est que nous faisons face à un système qui n’est pas encore mort », a-t-il déclaré, dénonçant ainsi l’élite politique qui, selon lui, continue de perpétuer des pratiques qu’il juge répréhensibles. Sonko estime que cette classe politique s’appuie sur une partie de la presse et de la société civile, qu’il accuse d’être corrompues et manipulatrices.

Le leader de Pastef n’a pas épargné une frange de la société civile, qu’il décrit comme étant active seulement pendant les périodes électorales. Il accuse ces acteurs de profiter de la situation pour obtenir des financements étrangers, tout en manipulant l’opinion publique. « Les partenaires de la société civile qui sont à l’étranger profitent de la période électorale pour se frotter les mains », a-t-il affirmé. Selon Sonko, certains membres de la société civile n’hésitent pas à se rendre au Palais de la République pour remplir leurs poches, une pratique qu’il promet de faire cesser.

Dans son discours, Ousmane Sonko a également dénoncé ce qu’il appelle la dilapidation des fonds publics par les élites politiques et leurs alliés dans la société civile. Il a averti que sous sa direction, de telles pratiques ne seraient plus tolérées. « Nous n’allons plus permettre que l’argent du contribuable soit gaspillé », a-t-il martelé devant ses partisans, appelant à une gestion plus transparente et responsable des ressources de l’État.

Le meeting de Guédiawaye a rassemblé une foule importante de militants de Pastef, venus écouter les déclarations du leader du parti. Ce rassemblement montre que malgré les difficultés rencontrées par Ousmane Sonko, notamment ses démêlés judiciaires et les interdictions de manifester, il conserve une base militante solide et mobilisée. Pour ses partisans, Sonko incarne l’espoir d’un changement profond dans le paysage politique sénégalais.

Ce discours s’inscrit dans une stratégie de campagne offensive, où Sonko tente de galvaniser ses militants en pointant du doigt des pratiques qu’il dénonce depuis longtemps. En s’attaquant à la classe politique traditionnelle, aux médias qu’il juge complaisants, et à une société civile qu’il accuse de connivence, Ousmane Sonko se positionne une fois de plus comme le principal opposant au pouvoir en place et au « système » qu’il promet de démanteler.

L’avenir dira si cette rhétorique suffira à maintenir l’engouement de ses partisans et à convaincre une frange plus large de l’électorat sénégalais. Pour l’heure, il semble résolu à continuer son combat contre ce qu’il considère être une oligarchie ancrée dans le paysage politique du Sénégal.

Ousmane Sonko appelle à une meilleure gestion des marchands ambulants à Keur Massar

Lors de la campagne électorale pour les élections législatives, Ousmane Sonko, tête de liste du parti Pastef, a tenu un discours à Keur Massar, un quartier populaire de la banlieue de Dakar. S’adressant à une foule majoritairement composée de jeunes marchands ambulants, il a mis en avant un discours empreint de calme et d’empathie, prônant une meilleure gestion des activités informelles, souvent dominées par les jeunes en quête de revenus.

Dans son intervention, Ousmane Sonko a plaidé pour une approche plus humaine de la gestion des marchands ambulants, demandant aux autorités locales de faire preuve de tolérance. « Il faut soutenir ces jeunes qui cherchent à gagner dignement leur vie en vendant dans la rue. Il ne faut pas les chasser, mais plutôt chercher à les encadrer en attendant de trouver une solution à leur situation », a déclaré le leader de Pastef. Cette déclaration a été bien accueillie par les jeunes commerçants, souvent confrontés aux opérations de déguerpissement des autorités municipales.

Sonko a également présenté une solution concrète pour mieux encadrer le commerce informel : l’aménagement d’un centre commercial dédié. Il propose de raser une partie de la Foire de Dakar afin de construire une infrastructure capable d’accueillir un grand nombre de marchands ambulants. Ce projet vise à offrir un espace sécurisé et adapté aux jeunes vendeurs, leur permettant ainsi de mener leurs activités dans des conditions plus dignes et respectueuses des normes en vigueur.

« Nous devons penser à des solutions durables pour ces jeunes qui n’ont souvent pas d’autre choix que de vendre dans la rue pour subvenir à leurs besoins. Ce centre commercial permettra de réguler le commerce informel tout en assurant un cadre de travail sécurisé », a expliqué Sonko.

Cependant, le leader de Pastef a tenu à marquer son désaccord avec certaines pratiques liées à l’installation anarchique de points de vente, notamment aux abords des établissements scolaires et des hôpitaux. « Désormais, nous n’accepterons plus que des points de vente soient installés devant ou aux alentours des écoles et des hôpitaux. Ces pratiques vont à l’encontre des normes de sécurité et d’un cadre de vie sain », a-t-il affirmé fermement.

Cette position illustre la volonté d’Ousmane Sonko de trouver un équilibre entre le soutien aux jeunes entrepreneurs du secteur informel et la nécessité de maintenir l’ordre et la sécurité publique. Il propose ainsi une gestion plus rigoureuse, tout en évitant une répression systématique des activités informelles, souvent source de tensions sociales.

En se positionnant comme le défenseur des jeunes marchands ambulants, Sonko cherche à attirer un électorat sensible aux problématiques socio-économiques de la banlieue dakaroise. Son discours à Keur Massar s’inscrit dans une stratégie plus large visant à mobiliser les jeunes, un groupe démographique clé dans la dynamique électorale sénégalaise.

Alors que la campagne pour les législatives bat son plein, Ousmane Sonko semble miser sur une approche pragmatique et inclusive, promettant des solutions concrètes et immédiates aux préoccupations des citoyens. Les réactions à ses propositions ne se sont pas fait attendre, et il reste à voir si ces engagements sauront convaincre les électeurs le jour du scrutin.

Campagne électorale/Soutien au Pastef : Le lieutenant du ministre Alioune Sarr à Médina mobilise ses militants pour une majorité absolue à l’Assemblée nationale

À quelques jours de la fin de la campagne électorale, le responsable politique de l’Alliance pour le Sénégal, Babacar Gueye, montre sa force à Médina, apportant un soutien significatif à la tête de liste du Pastef, Ousmane Sonko. En présence de son leader de parti, le ministre Alioune Sarr, M. Gueye affirme que, pour la stabilité du pays, le président Bassirou Diomaye Faye doit obtenir la majorité à l’Assemblée nationale. Selon le ministre Alioune Sarr, président du parti Alliance pour le Sénégal, cette majorité doit être absolue afin que le président Bassirou Diomaye Faye puisse mettre en œuvre ses engagements, notamment les réformes agricoles et industrielles alignées sur la vision Sénégal 2050.

« Nous appelons la population à accorder une large majorité au Président de la République, car nous considérons que le Sénégal est à un tournant historique. Depuis 1960, aucun chef d’État n’a jamais eu de minorité à l’Assemblée nationale. Une majorité confortable doit donc être accordée au président Bassirou Diomaye Faye pour garantir la stabilité du pays », a déclaré Babacar Gueye.

Selon le ministre Alioune Sarr, l’Alliance pour le Sénégal est présente dans les 45 départements du Sénégal ainsi que dans la diaspora. Il est essentiel de préparer les militants pour cette élection législative ainsi que pour les élections locales à venir, dans l’objectif de conquérir le pouvoir local. Il en va de l’intérêt du pays, qui a besoin de stabilité et de cohérence, afin que le président élu le 24 mars puisse dresser un bilan positif à l’issue des cinq ans de son mandat. Une majorité confortable est indispensable pour permettre au Président de la République de mener à bien des réformes agricoles et industrielles, en accord avec la vision Sénégal 2050.

« L’Alliance pour le Sénégal est fermement convaincue que la violence n’a pas sa place dans un processus démocratique. Nous lançons un appel à la responsabilité et à la retenue. La mise en péril de la stabilité et de la paix sociale ne bénéficie à personne. Ceux qui sont à l’origine des violences doivent comprendre que cette situation pourrait également les affecter », a précisé le ministre.

« La jeunesse doit savoir que ses véritables soutiens sont ses parents, pas les réseaux sociaux. Dans le monde, les plus riches sont ceux qui innovent, créant des plateformes comme Facebook, Twitter et WhatsApp. Ici au Sénégal, certains se distinguent par des performances d’insultes en ligne. C’est pourquoi j’appelle les jeunes à respecter les valeurs et la culture de notre pays. Nos mères sont nos références. Si vous, jeunes, respectez vos mères, les chefs religieux et les dignitaires, et que vous développez vos compétences, vous deviendrez d’excellents citoyens », a ajouté le ministre.

Babacar Gueye, responsable de l’Alliance pour le Sénégal à Médina, a conclu en réaffirmant son engagement et sa détermination à servir sa localité : « Je suis un digne fils de Médina. Avec mon expérience aux côtés du président Alioune Sarr pendant des années, je me suis battu et je continuerai à me battre pour diriger la commune de Médina. Les dirigeants actuels ne sont pas plus compétents que nous, et Médina a besoin de changement », a-t-il affirmé.

Vision Socialiste rejette l’adhésion au Pastef : « Il s’agit d’une fausse information, une manipulation grotesque… » déclare Mme Aissatou Diagne

Vision Socialiste, structure des cadres du Parti Socialiste, dirigée par sa coordonnatrice Mme Aissatou Diagne, dément formellement cette allégation. Le Parti Socialiste est engagé dans la coalition JAMM AK NJARIGN pour les législatives. Les cadres du parti ne sauraient déroger à cette ligne, respectent la directive officielle et réaffirment leur ancrage dans le PS. Nous défendons des valeurs et des principes qui sous-tendent nos actions.

Campagne électorale / Visite de proximité : La commune d’arrondissement de Méouane dit « Oui » à Mme Dia Awa Cheikh Mbengue

Dans le cadre de la campagne pour les élections législatives du 17 novembre 2024, Mme Dia Awa Cheikh Mbengue, investie en deuxième position sur la liste Citoyenne Bunt-Bi, a effectué une série de visites dans 13 villages de la commune d’arrondissement de Méouane.

Cette initiative s’inscrit dans une démarche visant à sensibiliser la population sur les enjeux de l’émigration irrégulière et à proposer des solutions concrètes, telles que l’émigration circulaire.

Les échanges ont été enrichissants, permettant aux habitants d’exprimer leurs préoccupations et leurs attentes. La journée s’est conclue par un grand rassemblement à Tivaouane, quartier Kogne Diagua, qui a réuni une foule nombreuse, témoignant ainsi de l’engagement et de l’adhésion des populations locales en faveur de la liste Citoyenne Bunt-Bi.

Violences à Saint Louis la Police aux trousses des fauteurs de troubles

Plusieurs individus ont été interpellés et du matériel ainsi que des armes ont été saisis à la suite des opérations de la Police nationale, consécutives aux violences survenues lundi à Saint-Louis dans le cadre de la campagne pour les élections législatives du 17 novembre prochain.

En moins de 24 heures après les violences survenues à Saint-Louis dans le cadre de la campagne électorale pour les législatives du 17 novembre, la Police nationale annonce, dans un communiqué rendu public ce mardi, l’arrestation de quatre (04) individus pour coups et blessures volontaires. Ils sont placés en position de garde à vue au commissariat central de Saint-Louis.
Poursuivant les investigations, aux environs de 1h30 minutes du matin, à hauteur de Km50, un détachement de la Brigade d’Intervention Polyvalente (BIP), renforcé par le Groupement Mobile d’Intervention (GMI), a procédé à l’interception et à la fouille de la caravane d’une coalition de partis politiques, informe la note.

Selon cette dernière, cette opération de fouille a permis de découvrir à bord des véhicules de ladite caravane, « une importante quantité de bombes asphyxiantes, de bâtons télescopiques, de douilles, de tasers, de couteaux, de lance-pierres entre autres ».

Par ailleurs, renseigne le document, 77 individus, essentiellement « des gardes du corps, trouvés à bord de ces véhicules » ont été interpellés. Sept véhicules à bord desquels ces armes ont été trouvées, ont été également saisis, affirme la Police, ajoutant que les recherches se poursuivent aux fins d’appréhender toute autre personne impliquée dans ces violences.
Selon la note, la Police nationale continuera à assurer, conformément à la réglementation en vigueur, sa mission de protection des personnes et des biens en général et de sécurisation du processus électoral en particulier.         

 A.Saleh

Ousmane Sonko à Touba : un message fort après l’accident tragique de Mbacké et les violences à Saint-Louis

En déplacement à Touba ce lundi, Ousmane Sonko a d’abord tenu à présenter ses condoléances à la famille de Modou Tall ainsi qu’aux militants de son parti, blessés dans l’accident survenu récemment à Mbacké. Ce geste de solidarité marque un retour chargé d’émotions pour le leader de Pastef, qui a ensuite pris la parole au rond-point de l’École Normale pour revenir sur des propos tenus la veille, en lien avec l’attaque contre ses sympathisants à Saint-Louis.

Lors de son discours, Ousmane Sonko a clarifié sa position face aux événements survenus à Saint-Louis. La veille, des sympathisants de Pastef ont été pris pour cible, ce qui a entraîné des réactions vives de la part du leader politique. Face aux critiques sur la teneur de ses propos, Sonko a tenu à fournir des explications, insistant sur le fait qu’il ne faisait que défendre les militants injustement attaqués.

« Je ne fais que dénoncer les violences et les injustices que subissent nos militants. Nous ne pouvons pas rester silencieux face à ces attaques répétées », a affirmé Ousmane Sonko devant une foule attentive. Selon lui, ces incidents font partie d’un schéma plus large de répression politique visant à intimider les membres de son parti à l’approche des élections.

Ousmane Sonko a également profité de cette tribune pour interpeller la justice sénégalaise sur les récentes arrestations qui ont eu lieu à Saint-Louis et à Thiès. Il a dénoncé ce qu’il considère comme des arrestations « arbitraires », visant à museler l’opposition et à créer un climat de peur parmi les partisans de Pastef.

« Où est la justice quand ce sont nos militants qui sont attaqués ? Pourquoi ne voit-on que des arrestations du côté de l’opposition ? », s’est-il interrogé, visiblement indigné. Le leader de Pastef a appelé à la libération immédiate des personnes arrêtées, tout en exhortant les autorités à enquêter de manière équitable sur les violences, quel qu’en soit l’auteur.

Cette prise de parole intervient dans un contexte politique tendu au Sénégal, marqué par des affrontements fréquents entre partisans de l’opposition et forces de l’ordre. À quelques mois des élections, les tensions ne cessent de monter, et les incidents comme ceux de Mbacké et Saint-Louis viennent exacerber les divisions.

Ousmane Sonko, qui mène une campagne active malgré les nombreuses embûches, continue de dénoncer ce qu’il qualifie de « stratégie de provocation » menée par ses adversaires. Il appelle ses militants à rester mobilisés et à ne pas céder à la peur.

Pour beaucoup, cette intervention à Touba marque un tournant dans la campagne électorale de Sonko, qui entend maintenir la pression sur ses opposants tout en se posant en défenseur des droits de ses partisans.

À Touba, le discours de Sonko a été bien reçu par ses partisans, venus en nombre pour l’écouter. La foule, scandant des slogans de soutien, a applaudi ses propos et réitéré son engagement à poursuivre le combat aux côtés de leur leader.

La suite de la campagne s’annonce décisive pour Ousmane Sonko et son parti, alors que les regards se tournent désormais vers les prochains déplacements et discours de celui qui incarne l’un des principaux visages de l’opposition sénégalaise.

En attendant, la tension reste palpable dans le pays, avec une société civile inquiète face aux signes de polarisation politique. Les semaines à venir pourraient s’avérer déterminantes pour l’issue des prochaines échéances électorales et pour l’avenir de la stabilité politique au Sénégal.

Contexte politique tendu au Sénégal : Barthélémy Dias accuse Ousmane Sonko de provocations

Ce mardi après-midi, la coalition « Samm Sa Kaddu » a tenu une conférence de presse, en parallèle à une déclaration du parti Pastef. Cheikh Tidiane Youm, Pape Djibril Fall, Bougane Guèye et Barthélémy Dias, figures de la coalition, ont vivement critiqué Ousmane Sonko, le leader de Pastef, ainsi que ses partisans, les accusant de recourir à des provocations et de semer des violences. Selon eux, ces actions se déroulent sous le regard permissif du ministre de l’Intérieur, dont l’inaction est perçue comme une complicité tacite.

Répondant aux accusations selon lesquelles il serait en possession d’un arsenal d’armes, le maire de Dakar, Barthélémy Dias, a réagi avec force. Il a catégoriquement démenti ces allégations, affirmant : « Aucun service de renseignement ne peut sortir des preuves qui attestent que j’ai des armes ». Dias a ainsi dénoncé ce qu’il qualifie de diffamation visant à ternir son image et à créer de la confusion dans l’opinion publique.

Barthélémy Dias n’a pas hésité à faire quelques confidences sur Ousmane Sonko, évoquant une période où ce dernier faisait face à des pressions politiques sous l’ancien régime. Dias a révélé qu’à cette époque, Sonko était venu le solliciter, « les larmes aux yeux », affirmant que sa vie et celle de sa famille étaient en danger. Barthélémy Dias a déclaré avoir accueilli Sonko chez lui, lui fournissant un soutien logistique et une protection rapprochée. Il a même affirmé lui avoir appris à manipuler une arme et avoir mis à sa disposition des gardes pour assurer sa sécurité pendant neuf jours.

Ces déclarations, qui semblent être une tentative de rappeler la fragilité passée de Sonko, jettent une lumière crue sur les tensions entre les deux figures politiques. Dias a conclu en promettant de dévoiler prochainement d’autres informations lors d’une rencontre imminente avec Sonko.

Ces nouvelles accusations surviennent dans un contexte de crispation politique et de méfiance croissante entre les principaux leaders de l’opposition sénégalaise. La rivalité entre Ousmane Sonko et Barthélémy Dias, autrefois alliés, semble désormais s’intensifier, avec des échanges de plus en plus virulents sur la scène publique. La situation risque de polariser davantage l’opinion et d’alimenter les spéculations quant aux stratégies politiques en vue des élections à venir.

En attendant la suite de cette escalade verbale, les regards restent tournés vers le ministre de l’Intérieur, dont la réaction ou l’inaction pourrait jouer un rôle clé dans le dénouement de cette crise politique qui ne cesse de prendre de l’ampleur.

Sonko calme le jeu avec Barthélémy Dias : « Pas de riposte, mais un avertissement »

Après des jours de tensions et une riposte annoncée contre Barthélémy Dias et la coalition Samm Sa Kaddù, Ousmane Sonko a finalement choisi de temporiser. Revenant de Touba, où il s’était rendu pour présenter ses condoléances à la famille du défunt Modou Tall, le leader de Pastef a déclaré avoir renoncé à toute riposte, estimant que l’arrestation de plus de 80 individus impliqués dans les violences de Saint-Louis répondait à ses attentes en matière de sécurité et de justice.

« On n’a aucun intérêt dans la violence. J’avais dit que si l’État ne faisait pas ce qu’il devait faire dans les 24 heures, nous prendrions nos responsabilités. Nos attentes ayant été satisfaites, je demande à tous de retourner sereinement dans la campagne », a-t-il affirmé, invitant ses partisans à poursuivre leur mission dans la paix.

Cependant, Sonko n’a pas manqué de lancer un avertissement aux détracteurs qui tenteraient de museler ses partisans : « Il ne reste que quatre jours, et tout le monde s’est rendu compte qu’il n’y a qu’une coalition dans ce pays. Qui ne veut pas entendre un Sénégalais prononcer le nom de Sonko, devra aller, non pas en Europe, en Amérique ou en Asie, mais en Papouasie Nouvelle Guinée, peut-être… ».

En dépit de ses appels au calme, les propos de Sonko montrent sa détermination à préserver sa liberté d’expression et à mobiliser ses partisans jusqu’à la fin de cette campagne électorale tendue.

Barthélemy Dias répond aux accusations de Sonko : « Aucun service de renseignement ne peut prouver que j’ai des armes »

La coalition Samm Sa Kaddu, représentée par Cheikh Tidiane Youm, Pape Djibril Fall, Bougane Guèye et Barthélémy Dias, a tenu une conférence de presse ce mardi après-midi, à un moment où Ousmane Sonko, leader de Pastef, s’adressait également aux médias. Les leaders de Samm Sa Kaddu ont accusé Sonko et ses partisans de multiplier les provocations, alimentant ainsi les tensions et la violence, sous le regard passif du ministre de l’Intérieur.

En réponse aux allégations selon lesquelles il serait en possession d’armes, le maire de Dakar, Barthélémy Dias, a vivement nié ces accusations : « Aucun service de renseignement ne peut sortir des preuves qui attestent que j’ai des armes », a-t-il affirmé.

Dias dévoile des anecdotes sur Sonko et leur passé commun

Lors de cette déclaration, Barthélémy Dias a également révélé certains détails de son passé avec Ousmane Sonko, rappelant une période difficile pour ce dernier. Selon Dias, Sonko s’était confié à lui dans un moment de détresse, affirmant qu’il craignait pour sa vie sous le régime précédent. « Ce monsieur est venu chez moi les larmes aux yeux pour me dire que des gens voulaient le tuer et brûler sa maison. Il a souhaité que je lui vienne en aide », a expliqué Dias.

Dias affirme avoir répondu à cet appel en offrant son soutien à Sonko, en lui fournissant une protection et en veillant à sa sécurité ainsi qu’à celle de sa famille. « Pendant neuf jours, je l’ai nourri et escorté », ajoute-t-il, soulignant qu’il lui aurait même montré des méthodes d’autodéfense.

Ces révélations ajoutent une nouvelle dimension aux relations complexes entre les deux hommes, autrefois alliés, aujourd’hui divisés. Cette confrontation publique démontre la montée des tensions au sein de l’opposition sénégalaise à l’approche des élections législatives.

Déclaration de Matam pour la Paix : Amadou Ba appelle à la fin de la violence électorale

Amadou Ba, chef de l’opposition et leader de la coalition Jamm ak Njarin, a lancé un appel pour la paix et la stabilité à travers une déclaration marquante à Matam ce mardi 12 novembre 2024. Conscient de la tension actuelle à l’approche des législatives, il s’est dit interpellé en tant qu’homme politique et citoyen soucieux du devenir du Sénégal. Cette déclaration s’inscrit dans le cadre de sa campagne pour un « Sénégal juste, un Sénégal de progrès, un Sénégal d’unité et de prospérité partagée. »

Amadou Ba a souligné l’importance des élections comme « temps fort de débat d’idées et de solutions pacifiques » et condamné les récents actes de violence verbale et physique, qu’il juge contraires aux valeurs d’unité et de cohésion nationales. Selon lui, « ce n’est ni la voie de l’unité ni celle du progrès, encore moins celle de la paix et de la cohésion », déclarant que ces incidents n’augurent rien de bon pour le Sénégal.

Ayant lui-même vécu les violences qui ont secoué le pays entre 2021 et 2024, Amadou Ba a rappelé les conséquences désastreuses de ces tensions pour le pays. Il a déclaré : « Notre pays a été suffisamment traumatisé… Nous ne devons en aucun cas laisser ce cycle infernal se répéter. » Pour lui, la préservation de la paix et de la stabilité est une priorité absolue, non seulement pour cette campagne, mais pour l’avenir du Sénégal. Il a exhorté les autorités, en particulier le Président de la République, à prendre des mesures pour assurer la sécurité de tous les citoyens et de leurs biens.

Amadou Ba a appelé les acteurs politiques à la responsabilité et à la retenue. Il a insisté sur le respect mutuel et la défense des idées sans violence, soulignant que les Sénégalais attendent des solutions concrètes à leurs problèmes économiques actuels plutôt que des discours belliqueux. « Les Sénégalais traversent des moments difficiles… Ils attendent plus de solutions concrètes que des discours va-t’en-guerre. »

En conclusion, le leader de Jamm ak Njarin a souhaité que la campagne se termine « dans la paix, la sérénité et le respect mutuel » afin que chaque citoyen puisse participer librement et en toute sécurité au processus démocratique. Sa Déclaration de Matam pour la Paix se veut donc un appel solennel au calme et à la retenue, dans l’espoir de voir le Sénégal traverser cette période électorale sans violence et dans un esprit de fraternité.

Bougane Guèye : « Ousmane Sonko cherche encore à verser le sang de notre jeunesse »

Dans un communiqué, Bougane Guèye Dany est revenu sur l’arrestation de ses éléments chargés de la sécurité et la sortie de la tête liste nationale du Pastef. Pour le leader de Gueum Sa Bopp, Ousmane Sonko cherche à verser le sang de la jeunesse. Il a aussi adressé un message aux forces de défense et de sécurité.

« Plus de 40 éléments de sécurité de Barth et de moi-même ont été alpagués par la police tard dans la nuit d’hier sur ordre du ministre Jean Batiste Tîne.
O. SONKO a également donné l’ordre à sa milice de s’attaquer à notre coalition Saam Sa Kaddu. Cela montre encore son degré d’irresponsabilité.

C’est l’expression publique d’une peur de perdre le scrutin de dimanche prochain. Il est en train de chercher un prétexte pour annuler l’élection qu’il a déjà perdue.
Toujours peu courageux, il fait des enfants d’autrui des boucliers humains. C’est dommage de remarquer que SONKO cherche encore à verser le sang de notre jeunesse.
Pastef veut installer le chaos à Dakar durant ces derniers jours de campagne.
Face au refus du ministre de l’Intérieur de prendre ses responsabilités suite à l’attaque du siège de SAAM Sa KADDU et à l’appel lancé par Abass Fall aux militants de Pastef à s’armer, voilà Ousmane Sonko dans un post, demander à ses militants d’attaquer les leaders de la coalition Samm Sa Kaddu.

Nous lançons un appel aux FDS à rester républicaines face aux ordres illégaux du candidat Ousmane Sonko et de son ministre de l’intérieur. Nous invitons la communauté internationale à réagir pour le respect des droits constitutionnels de tous les Sénégalais électeurs et candidats aux législatives anticipées du 17 novembre prochain ».

Bougane Guéye Dany
Mouvement Gueum Sa Bopp « les jambaars »
Membre de Saam Sa Kaddu

Violences à Saint-Louis : La police interpelle plusieurs individus et saisit des armes lors d’une manifestation politique

Le lundi 11 novembre 2024, une manifestation politique organisée à Saint-Louis a dégénéré en violences, causant plusieurs blessés. Selon un communiqué officiel de la Division Communication et Relations Publiques de la Police nationale, les forces de l’ordre ont rapidement réagi pour contenir les débordements et rétablir l’ordre.

La manifestation a été marquée par des actes de violence, entraînant des interventions musclées des forces de sécurité. Quatre individus ont été interpellés pour coups et blessures volontaires. Ils sont actuellement placés en garde à vue au commissariat central de Saint-Louis.

Poursuivant leurs investigations, les autorités ont intercepté, vers 1h30 du matin, une caravane appartenant à une coalition de partis politiques sur la route nationale, au point kilométrique 50. L’opération a été menée par un détachement de la Brigade d’Intervention Polyvalente (BIP), appuyé par le Groupement Mobile d’Intervention (GMI). La fouille des véhicules de la caravane a permis de saisir un arsenal inquiétant : bombes asphyxiantes, bâtons télescopiques, douilles, tasers, couteaux, et lance-pierres figuraient parmi les objets saisis.

En plus des armes découvertes, les forces de l’ordre ont interpellé 77 individus, majoritairement des gardes du corps, qui se trouvaient à bord des véhicules de la caravane. Sept véhicules ont été immobilisés, dont certains contenaient des armes blanches. Les enquêtes se poursuivent pour déterminer l’implication de ces personnes dans les actes de violence observés.

Face à ces événements, la Police nationale a rappelé son engagement à assurer la sécurité des personnes et des biens, en particulier dans un contexte de processus électoral sensible. Les autorités ont insisté sur la nécessité de respecter la réglementation en vigueur, surtout en cette période marquée par une intensification des activités politiques.

La situation à Saint-Louis reste sous haute surveillance, les forces de sécurité demeurant mobilisées pour prévenir d’éventuelles escalades de violence à l’approche des élections.

Fait à Dakar, le 12 novembre 2024

Source : Communiqué officiel de la Division Communication et Relations Publiques de la Police nationale

Appel à la modération face aux tensions électorales

Alioune Tine plaide pour une rencontre des candidats afin d’apaiser le climat politique à Dakar et appelle à une campagne législative marquée par la sagesse et non par la violence.

Appel à la modération et à la sagesse

Les propos tenus à ce moment précis de la campagne électorale des législatives par Ousmane Sonko et Barthélemy Dias sont très graves et très préoccupants et dénotent d’un caractère élevé des enjeux politiques des législatives et des tensions exacerbées de la bataille de la Capitale.

Le ministère de l’intérieur  ne doit plus se contenter de faire des communiqués de presse, il doit organiser une rencontre entre les protagonistes et anticiper les mesures appropriées pour apaiser et sécuriser la fin de cette campagne. La surenchère verbale a atteint un seuil critique, car on a l’impression d’aller en guerre.

Les élections c’est la fête de la démocratie, il faut entrer à Dakar en musique pas avec des armes. Les adversaires politiques sont dans une rivalité saine, ce ne sont pas des ennemis en guerre. De la modération et de la sagesse, s’il vous plaît.

— Alioune Tine (@aliounetine16) Novembre 12, 2024

Saisie d’armes blanches dans le convoi de Barthélémy Dias : Une escalade inquiétante de la violence politique au Sénégal

Les forces de l’ordre sénégalaises ont récemment procédé à une saisie controversée d’armes blanches lors de la fouille du convoi de Barthélémy Dias, maire de Dakar. Parmi les objets saisis, figuraient des coupe-coupe, des matraques, des pompes à gaz, des couteaux et des machettes. Cette découverte a immédiatement suscité une vive réaction de la part du public et des observateurs politiques, soulevant des inquiétudes quant à une possible escalade de la violence dans un contexte politique déjà tendu.

L’intervention de la Brigade d’intervention polyvalente (BIP) s’est déroulée à proximité de Thiès, où un contrôle de routine a conduit à la fouille du convoi de Barthélémy Dias. Les autorités ont procédé à l’arrestation de sept agents de sécurité de l’homme politique, arguant de la présence d’armes blanches en violation d’un arrêté en vigueur interdisant la possession d’objets dangereux pouvant représenter une menace pour autrui. Cette opération intervient alors que la tension ne cesse de monter entre les partisans de différents camps politiques, notamment entre Barthélémy Dias et Ousmane Sonko.

La découverte d’un tel arsenal a choqué de nombreux internautes, qui ont pris d’assaut les réseaux sociaux pour exprimer leur indignation. Sur la page Facebook de Barthélémy Dias, des voix se sont élevées pour dénoncer une situation qu’ils qualifient de « légitime défense transformée en violence armée ». Certains accusent le maire de Dakar d’encourager des méthodes d’intimidation et de créer un climat de peur parmi ses adversaires politiques.

Toutefois, certains sympathisants de Dias soutiennent que ces armes étaient destinées à la défense personnelle, dans un contexte de menace réelle pour sa sécurité et celle de ses proches collaborateurs. Pour eux, l’arrestation de ses gardes du corps relève davantage d’une manœuvre politique visant à affaiblir le camp de Barthélémy Dias à l’approche des élections.

Les tensions politiques au Sénégal se sont intensifiées ces derniers mois, en particulier entre Barthélémy Dias et Ousmane Sonko. Ce dernier a accusé Dias d’actes de violences, exacerbant un climat déjà électrique. Les appels à la retenue et au respect de la loi se multiplient, mais la situation semble s’envenimer, alimentée par des discours virulents et des affrontements verbaux.

Dans un contexte où les violences politiques risquent de dégénérer en affrontements physiques, l’utilisation d’armes blanches par des agents de sécurité soulève des questions sur la ligne rouge entre protection et intimidation. Les autorités sénégalaises sont désormais confrontées à un défi de taille : rétablir l’ordre et assurer un processus électoral pacifique, tout en maintenant l’équité et le respect des lois.

Suite à ces événements, des voix s’élèvent pour appeler à l’apaisement et au respect strict des lois en vigueur. Plusieurs organisations de la société civile et des acteurs politiques exhortent le gouvernement à mener une enquête approfondie et transparente sur l’incident. La situation pourrait avoir des répercussions importantes sur l’opinion publique et la confiance des électeurs à l’approche des échéances électorales.

En attendant l’issue de l’enquête, le débat reste ouvert. Est-ce une question de légitime défense face à des menaces réelles, ou une dérive dangereuse vers la violence armée dans le champ politique sénégalais ? Les prochaines semaines seront cruciales pour évaluer l’impact de cet incident sur le paysage politique national.

Amadou Bâ : « Pas de Vision 2050, mais un programme concret et immédiat pour le Sénégal »

Dans le cadre de la campagne électorale en cours, Amadou Bâ, tête de liste de la coalition Jamm ak Njarin, s’est exprimé vigoureusement contre la Vision 2050 proposée par le tandem Ousmane Sonko – Déthié Diomaye. Selon lui, le Sénégal n’a pas besoin d’un projet à si long terme, mais plutôt d’un programme immédiat, concret et applicable à court terme, qu’il nomme « Joni Joni ».

Lors d’un meeting, Amadou Bâ a invité les Sénégalais à soutenir sa coalition, affirmant que la coalition Jamm ak Njarindispose de l’expertise et de l’expérience nécessaires pour relever les défis actuels du pays. « Nous avons déjà commencé la mise en œuvre d’une politique efficace, mais ce processus a été interrompu par le changement de régime », a-t-il déclaré, faisant référence aux avancées qu’il estime avoir été freinées après l’alternance politique récente.

Amadou Bâ a également abordé plusieurs problématiques essentielles, notamment le chômage chronique des jeunes et les difficultés auxquelles sont confrontées les femmes. Selon lui, seule une équipe expérimentée, composée d’hommes et de femmes rigoureux et vertueux, sera en mesure d’apporter des solutions durables à ces problèmes. « Nous avons une équipe de travailleurs aguerris, des professionnels qui connaissent les réalités du terrain et qui peuvent agir rapidement pour améliorer le quotidien des Sénégalais », a-t-il ajouté.

Le leader de la coalition Jamm ak Njarin a insisté sur l’urgence d’agir face à la cherté de la vie, un problème qui affecte de nombreux foyers sénégalais. Pour Amadou Bâ, il est impératif de mettre en place des mesures immédiates afin de réduire le coût des produits de première nécessité et d’augmenter le pouvoir d’achat des citoyens.

Contrairement à la Vision 2050, qui propose une stratégie à long terme pour le développement du Sénégal, le programme « Joni Joni » se concentre sur des actions directes et palpables, visant des résultats rapides. « Le Sénégal n’a pas besoin d’une vision qui s’étend sur plusieurs décennies. Nous devons agir dès maintenant avec un programme adapté aux besoins actuels des Sénégalais », a-t-il martelé.

En s’attaquant à la proposition de Vision 2050, Amadou Bâ s’oppose directement aux ambitions de ses principaux rivaux, Ousmane Sonko et Déthié Diomaye. La Vision 2050, élaborée par le tandem, se veut un plan ambitieux pour transformer le Sénégal à long terme, en misant sur des réformes économiques, sociales et politiques profondes. Cependant, pour Amadou Bâ, ces propositions manquent de pragmatisme et n’apportent pas de solutions concrètes aux préoccupations immédiates des citoyens.

« Nous ne pouvons pas attendre 2050 pour résoudre les problèmes actuels du Sénégal. Ce dont le pays a besoin, c’est d’un programme pragmatique qui apporte des réponses claires et immédiates aux préoccupations de la population », a conclu Amadou Bâ, en exhortant les électeurs à faire le choix d’une équipe expérimentée et capable de transformer le quotidien des Sénégalais dès l’issue des élections.

En misant sur un discours de proximité et une approche directe des problématiques socio-économiques, Amadou Bâ espère ainsi convaincre les électeurs de se tourner vers la coalition Jamm ak Njarin, qu’il présente comme l’alternative la plus solide et la plus crédible pour relever les défis actuels du Sénégal.

ATTAQUE À L’ARME BLANCHE D’UNE BOUTIQUE À SAINT-LOUIS : Barth’ et Sonko se renvoient la balle, le propriétaire du commerce brise le silence

Les tensions politiques au Sénégal ont franchi un nouveau seuil avec les récents incidents violents survenus au marché Sor de Saint-Louis. Des commerçants ont été violemment pris pour cible par des individus armés. Selon les images de vidéosurveillance, un gérant de boutique a été grièvement blessé.
Suite à ces attaques, le leader de « Pastef » Ousmane Sonko, a rapidement réagi en accusant la coalition « Samm Sa Kaddu », dirigée par Barthélemy Dias. Dans un message incendiaire publié sur les réseaux sociaux, Sonko a exhorté ses militants à riposter. « À tous les patriotes du pays, Barthélemy Dias et sa coalition ne doivent plus battre campagne dans ce pays. Notre parti a été agressé à Dakar, Koungheul, Saint-Louis, Louga, et Mbacké… Que chacune des agressions subies par PASTEF de leur part, depuis le début de la campagne, soit proportionnellement vengée », a écrit Sonko, accompagnant son message de la photo du gérant de la boutique blessé, laissant ainsi entendre que celui-ci serait un militant de « Pastef ».
Cependant, cette interprétation n’est apparemment pas corroborée par propriétaire de la boutique attaquée. Celui-ci a affirmé que ni lui ni ses employés ne sont affiliés à aucune formation politique. « Ils ont volé toutes nos recettes. Nous ne faisons pas de politique. Ces assaillants sont manifestement des agresseurs », a-t-il expliqué en présence de Yacine Sambe, militante de « Pastef » venue apporter son soutien.

La riposte de Barthélemy Dias et de la coalition « Samm Sa Kaddu »

Face aux accusations d’Ousmane Sonko, Barthélemy Dias, maire de Dakar, et figure de la coalition « Samm Sa Kaddu », a répondu fermement. À travers des propos relayés par Ngoné Diop, 10e sur la liste nationale de la coalition, Dias a déclaré : « Aucune personne ne peut arrêter ma campagne électorale. Mon engagement envers mes convictions et mes valeurs est inébranlable. J’ai entrepris ce chemin avec une vision claire, celle de représenter la voix de ceux qui croient en un avenir meilleur. »
La coalition « Samm Sa Kaddu » a également publié une déclaration officielle, signée par la Conférence des Présidents, accusant Ousmane Sonko de créer un climat de violence et de tension. « La coalition Samm Sa Kaddu considère Ousmane Sonko responsable de tout ce qui pourrait arriver à ses membres, ses militants, ses sympathisants et ses électeurs », peut-on lire sur la note.
Ces échanges tendus entre Sonko et Dias viennent s’ajouter à une série d’incidents violents qui ont marqué la campagne pour les élections législatives. Avec des affrontements de plus en plus fréquents, les appels à la vengeance et les accusations mutuelles pourraient rendre la situation encore plus instable.


DIAMNIADIO : Le maire rejoint « Pastef » après un rapport accablant sur la gestion des marchés publics

Le cabinet d’audit « Grant Thornton » a publié un rapport accablant sur la gestion des marchés publics de la commune de Diamniadio pour l’année 2021, révélant de sérieuses irrégularités dans les procédures et le respect des règles de passation de marchés. Commandité par l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP), ce rapport pointe un dysfonctionnement institutionnel marqué par des défauts d’organisation, un manque de transparence et des conflits d’intérêts au sein de l’équipe municipale dirigée par le maire Mamadou Moulaye Gueye.
Les principales anomalies relevées incluent l’absence d’un organigramme précis pour la commune, un archivage inadapté des dossiers de marchés, et un cumul de fonctions susceptibles de créer des conflits d’intérêts : le maire lui-même préside la Commission des marchés tandis que la coordonnatrice de la Cellule de Passation des Marchés (CPM) est également responsable des finances et participe aux évaluations, ce qui la place en position de juge et partie.
Le rapport signale également des retards non justifiés dans la transmission des rapports de la CPM à l’ARMP et à la Direction Centrale des Marchés Publics (DCMP), des incohérences dans les dates de réception des offres et de convocation des membres de la Commission des marchés, ainsi qu’un défaut d’application des pénalités en cas de dépassement des délais contractuels. Ces défaillances mettent en exergue un non-respect fréquent des règles établies par le Code des Marchés Publics, compromettant la transparence et l’équité des processus de passation de marchés à Diamniadio.
La décision du maire de Diamniadio, Mamadou Moulaye Gueye, de rejoindre « Pastef » après la publication de ce rapport suscite de vives interrogations. Cette transhumance politique apparaît dans un contexte de pressions accrues et pourrait être perçue comme une tentative d’anticiper ou de contourner de probables sanctions administratives. À la lumière de ces révélations, il est légitime de se demander si ce ralliement est motivé par des convictions politiques ou par des considérations stratégiques. Ce phénomène, largement observé parmi des élus en pleine campagne électorale, interroge sur les raisons réelles de leur changement d’allégeance.

Violences électorales : Le convoi de Barthélémy Dias immobilisé à Thiès, plusieurs gardes du corps interpellés

La campagne électorale sénégalaise continue d’être secouée par des épisodes de violence et de répression. Suite aux accusations d’Ousmane Sonko, leader de Pastef, dénonçant des attaques ciblées contre ses militants dans la région de Saint-Louis, le convoi de Barthélémy Dias, tête de liste de la coalition Sam Sa Kaddu, a été stoppé à l’entrée de Thiès, précisément dans la zone de « Alou Kagne ».

Selon les informations recueillies, la Brigade d’intervention polyvalente (BIP) a procédé à l’arrestation de plusieurs agents de sécurité accompagnant la caravane de Barthélémy Dias. Ces agents ont été immobilisés et menottés au sol par les éléments de la BIP, tandis que Barthélémy Dias lui-même reste introuvable. La BIP a également effectué une fouille minutieuse des véhicules et des passagers du convoi, en conformité avec les instructions « fermes » du ministre de l’Intérieur, Jean Baptiste Tine.

L’intervention de la BIP intervient dans un contexte marqué par des tensions politiques intenses et une série d’attaques présumées entre les camps adverses. Les accusations d’Ousmane Sonko ont mis en lumière un climat de méfiance croissante, chaque camp dénonçant des agressions orchestrées par l’opposant.

Les incidents survenus à Thiès soulignent les tensions et risques croissants pour la sécurité autour des rassemblements de campagne. Cette escalade des actions policières contre les caravanes politiques suscite de vives inquiétudes, alors que l’on attend des réponses officielles sur les suites de l’intervention.

Barthélémy Dias répond à Sonko : « Personne ne peut arrêter ma campagne électorale »

Dans un contexte de tensions politiques croissantes, le maire de Dakar, Barthélémy Dias, a réagi fermement aux accusations portées contre lui par Ousmane Sonko, leader de la coalition PASTEF. Ce dernier l’a accusé d’être responsable des attaques violentes contre ses partisans, notamment dans plusieurs villes comme Saint-Louis, où des incidents ont perturbé le déroulement de la campagne électorale.

Barthélémy Dias, par l’intermédiaire de Ngoné Diop, candidate de la coalition Sàmm Sa Kàddu, a exprimé sa détermination à poursuivre sans relâche sa campagne. « Aucune personne ne peut arrêter ma campagne électorale. Mon engagement envers mes convictions et mes valeurs est inébranlable. J’ai entrepris ce chemin avec une vision claire, celle de représenter la voix de ceux qui croient en un avenir meilleur, un avenir où chaque citoyen est entendu et respecté », a-t-il déclaré.

Le maire de Dakar a ainsi rejeté les accusations de Sonko, qui considère que ces violences ont pour but de museler sa coalition et de perturber le déroulement normal de la campagne électorale. Dias, quant à lui, met en avant son engagement envers les valeurs de la démocratie et l’inclusivité, insistant sur le fait qu’aucune tentative d’intimidation ou d’attaque ne pourra faire obstacle à sa volonté de représenter ses électeurs.

Cette déclaration intervient dans un climat politique particulièrement tendu, où les violences et les accusations de sabotage de campagne deviennent de plus en plus fréquentes à l’approche des élections. Le face-à-face entre les différentes coalitions s’intensifie, chaque camp cherchant à affirmer sa position et à mobiliser ses partisans dans une bataille de plus en plus polarisée.

Attaques contre Sàmm Sa Kàddu : La coalition accuse Sonko d’incitation à la violence

La coalition Sàmm Sa Kàddu a vivement réagi aux multiples attaques dont son convoi a été victime lors de ses déplacements à travers le pays. Dans un communiqué publié le 11 novembre 2024, la coalition a pointé du doigt Ousmane Sonko, tête de liste du PASTEF, l’accusant d’avoir appelé ses militants à empêcher sa campagne, qualifiant ces déclarations d’un « appel au meurtre » destiné à perturber la campagne électorale en cours.

Selon Sàmm Sa Kàddu, les récentes violences sont en grande partie alimentées par les propos de Sonko, qui aurait incité à des actes violents pour stopper la coalition. Le communiqué dénonce une tentative de « museler la démocratie » et d’instaurer un climat de terreur, accusant Sonko, par sa peur de la défaite, d’encourager des actions qui compromettent la paix et la sécurité de la campagne.

La coalition a exprimé sa profonde inquiétude et a tenu Ousmane Sonko responsable de tout incident pouvant survenir à l’encontre de ses membres, militants, sympathisants ou électeurs. Sàmm Sa Kàddu a également lancé un appel au Président de la République, l’exhortant à prendre des mesures pour protéger le bon déroulement de la campagne et à faire en sorte que la violence ne devienne pas un outil politique.

Dans le communiqué, la coalition a également appelé la communauté internationale à se pencher sur cette grave déclaration de Sonko, soulignant que la stabilité du processus électoral sénégalais est en jeu. Le message se termine par un engagement ferme à poursuivre la campagne de manière pacifique et conformément à la loi.

Ce développement intervient dans un contexte électoral tendu où les rivalités politiques s’intensifient, et où la violence semble de plus en plus présente, menaçant d’affecter la confiance des citoyens dans le processus démocratique du pays.

Campagne électorale sous tension : Sonko accuse Barthélémy Diaz et annonce la fin de la campagne de la coalition « Sàmm Sa Kàddu »

À quelques jours des élections législatives, le climat politique sénégalais devient de plus en plus tendu, marqué par des violences croissantes qui ont particulièrement affecté la coalition Sàmm Sa Kàddu. Ousmane Sonko, leader de la coalition PASTEF, a vivement réagi aux attaques répétées qui ont ciblé ses militants à travers plusieurs villes, notamment à Saint-Louis. Dans une déclaration percutante, Sonko a mis en cause Barthélémy Diaz, qu’il accuse d’être l’instigateur de ces violences et de chercher à perturber la campagne de PASTEF.

Le leader de PASTEF a déploré l’inaction des autorités face à la série d’agressions contre ses partisans et a révélé qu’il avait directement interpellé le président de la République et le ministre de l’Intérieur. Sonko a demandé aux autorités de prendre des mesures pour garantir la sécurité de ses militants et de mettre un terme à cette spirale de violence.

Lors de sa déclaration, Sonko a également menacé que son camp ne resterait pas inactif face aux attaques, insinuant qu’une réponse violente, symbolisée par le terme « gatsa-gatsa », pourrait être envisagée pour riposter. Ce climat de violence et de rétorsion a poussé le leader de PASTEF à annoncer que la campagne de Barthélémy Diaz et de ses partisans ne devrait plus être autorisée à se poursuivre dans le pays.

Cette escalade des tensions illustre la radicalisation du discours politique et la polarisation grandissante du débat public au Sénégal, à l’approche du jour du scrutin. Alors que la campagne prend un tournant de plus en plus conflictuel, les appels à une gestion pacifique des élections se multiplient, tout en soulignant les risques de dérive violente. Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité de protéger la démocratie et de faire en sorte que les élections se déroulent dans un climat de paix et de sécurité.

Sécurisation de la campagne électorale : Le Ministère de l’Intérieur met en garde contre les actes de violence et de sabotage

Le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, dans un communiqué diffusé le 11 novembre 2024, a exprimé son inquiétude face à des informations faisant état de projets violents visant à perturber la campagne électorale en cours. Malgré les mesures de sécurité déjà mises en place pour garantir un climat apaisé durant cette période électorale, des menaces de sabotage contre les caravanes et les activités de certaines listes concurrentes circulent. Le Ministère a donc réagi en prenant des mesures strictes pour assurer la sécurité des opérations et prévenir toute forme de violence.

Le communiqué rappelle l’arrêté n°026507 du 22 octobre 2024, qui interdit formellement le port d’armes de toutes catégories ainsi que de matières explosives entre le 17 octobre et le 17 décembre 2024. Cette interdiction vise à limiter tout risque de violence et à maintenir un environnement pacifique pendant les élections. Le Ministre a souligné que des instructions strictes ont été données aux forces de sécurité pour effectuer des contrôles rigoureux des cortèges et des individus considérés comme suspects. Toute personne en possession d’armes ou d’autres matériaux dangereux verra des sanctions sévères appliquées conformément à la loi.

Dans le but de mieux organiser la sécurité des cortèges électoraux et des déplacements des partis politiques et des candidats, le Ministère de l’Intérieur a exigé que tous les partis, coalitions politiques et entités de candidats indépendants transmettent aux autorités administratives les itinéraires et horaires de leurs déplacements, au plus tard la veille de chaque déplacement. Cette mesure vise à anticiper les risques et à permettre aux forces de sécurité d’assurer un suivi et une protection adéquats.

Le Ministère en appelle au sens des responsabilités de tous les acteurs politiques, les incitant à poursuivre la campagne électorale dans un cadre de paix et de sérénité. Il est essentiel que chaque acteur prenne la mesure de l’importance de la stabilité du processus électoral, qui doit se dérouler dans un climat de confiance et de respect mutuel.

Diourbel se lève pour le changement : une mobilisation historique en soutien à Ousmane Sonko

Ce samedi, la ville de Diourbel a été le théâtre d’un événement inédit, marqué par une ferveur populaire et une mobilisation exceptionnelle en faveur du président du PASTEF, Ousmane Sonko. Sous l’impulsion de Moussa Bala Fofana, Ministre de l’Urbanisme et figure emblématique de la région, les habitants ont offert un accueil triomphal à celui qu’ils considèrent comme le porteur d’un projet ambitieux pour un Sénégal renouvelé.

Dès les premières heures de la journée, des milliers de citoyens se sont rassemblés dans les rues de Diourbel, arborant des banderoles et entonnant des chants de soutien. L’atmosphère était celle des grands jours : festive, animée par la foi et l’enthousiasme de voir un changement à l’horizon. Moussa Bala Fofana, enfant de Diourbel et acteur politique influent, a accueilli Sonko avec des mots forts, le qualifiant de « visionnaire » et de « chef de file du changement pour le Sénégal ».

« Diourbel est fière de se tenir aux côtés de notre Premier ministre en signe de soutien et de confiance, » a déclaré Fofana, s’adressant à la foule. « Ensemble, nous construisons le Sénégal de demain. » Ses paroles ont résonné dans toute la ville, reflétant l’espoir d’un avenir meilleur et plus équitable pour tous.

L’affluence de ce rassemblement est perçue comme un tournant décisif dans la campagne électorale en cours, confirmant l’engouement populaire autour du projet politique incarné par Ousmane Sonko. La présence massive des Diourbelois témoigne de leur volonté de voir se concrétiser une vision nouvelle, axée sur l’égalité des chances, le développement inclusif et l’engagement citoyen.

Le ministre Moussa Bala Fofana a joué un rôle central dans cette mobilisation, galvanisant la population par son discours et son leadership. Pour beaucoup, cet accueil vibrant est aussi un hommage à son attachement indéfectible à sa région natale, où il est reconnu comme une figure de proue du développement local.

Le soutien affiché à Ousmane Sonko dépasse largement les frontières de Diourbel : il symbolise une dynamique nationale, une aspiration collective à un renouveau politique et social. Les discours prononcés ont mis en avant des valeurs de solidarité, de justice sociale et de progrès, des principes fondateurs du projet de Sonko pour le Sénégal.

« Le peuple est prêt pour le changement, » a affirmé Moussa Bala Fofana avec conviction. « Nous envoyons aujourd’hui un signal fort : Diourbel s’est levée, et c’est toute la nation qui suivra. »

Ce rassemblement marque une étape clé de la campagne et souligne l’élan populaire dont bénéficie Ousmane Sonko. En se mobilisant ainsi, les habitants de Diourbel ont exprimé leur foi en un avenir meilleur, guidé par des leaders visionnaires et profondément enracinés dans leur terre natale. Pour eux, l’accueil réservé à Sonko est bien plus qu’une démonstration de soutien : c’est une déclaration d’engagement pour un projet de transformation nationale, axé sur le développement équitable et la souveraineté.

À l’approche des élections législatives, Diourbel s’affirme comme un bastion du changement, résolue à jouer un rôle central dans l’écriture de cette nouvelle page de l’histoire du Sénégal. Le vent de renouveau qui souffle sur la ville semble prêt à s’étendre à tout le pays, porté par une volonté populaire claire : celle de construire ensemble un avenir de progrès et de justice.

Kaolack / Élections législatives : Un guide religieux met en garde contre l’achat de conscience et la corruption

Engagé pleinement dans la campagne électorale des législatives du 17 novembre 2024, le Mouvement « Patriote TËY AK ËLLËK » entend lutter farouchement contre la transhumance, l’achat de conscience et la politique politicienne pratiquée depuis longtemps à Kaolack. Pour le guide religieux et président dudit mouvement, M. Cheikh Tidiane Niass, les valeurs qui ont conduit leur parti au pouvoir, malgré la dureté de la répression sous Macky Sall, doivent être préservées à tout prix.

« Nous avons mis sur pied ce mouvement pour contrer les velléités de division et de blocage, qui constituent aujourd’hui les seuls programmes proposés par l’opposition. Des personnes ayant bénéficié pendant 12 ans de tous les privilèges de l’État sans rien réaliser pour Kaolack osent encore demander le vote des populations pour accéder à l’Assemblée nationale. Leur seule préoccupation, disent-ils, est de bloquer le pays. Comment des gens qui se disent leaders peuvent-ils avoir une vision aussi inique de la politique ? », s’est interrogé le président du mouvement « Patriote TËY AK ËLLËK ».

Pour lui, il est temps de mobiliser les forces vives, les intellectuels ainsi que la jeunesse autour des questions de développement, afin de soutenir le gouvernement dans la concrétisation de sa vision déclinée dans l’Agenda National de Transformation « Sénégal 2050 ». « Avec le pôle centre, qui va englober les régions de Kaolack, Diourbel, Fatick et Kaffrine, l’agro-industrie va renaître dans le Sine-Saloum. Ainsi, des entreprises comme la Sonacos vont renaître, au grand bonheur de la jeunesse. Le dragage du port, promis par Macky Sall, sera effectif avec le nouveau régime », a-t-il énuméré.

Pour tous ces projets futurs et cette vision, le président de « Patriote TËY AK ËLLËK » appelle les Kaolackois à accorder une majorité écrasante au Pastef le soir du 17 novembre. « Même un seul député suffit à cette opposition, car elle ne souhaite pas aller à l’Assemblée nationale pour contribuer à la réflexion et travailler pour l’épanouissement des populations. Elle veut y aller uniquement pour saboter l’espoir de tous les citoyens, et cela, aucun patriote ne doit l’accepter », a averti Cheikh Tidiane Niass.

Le guide religieux et leader politique, natif de Léona Niassène, a mis en garde les populations contre la corruption et l’achat de conscience. « Les politiques kaolackois ont utilisé ces pratiques pendant des décennies, plongeant notre ville dans un état de délabrement complet et de manque de perspectives. Nous mettons en garde tout le monde contre la corruption, car cela se fait généralement avec l’argent du contribuable. L’argent qui devrait servir à construire des hôpitaux, des écoles pour nos enfants ou des routes finit dans la poche des politiciens, qui ne vous donnent que des miettes », a conclu le président de « Patriote TËY AK ËLLËK ».

Barthélemy Dias charge Ousmane Sonko lors d’un meeting à la Médina : « Il ment, et nous criminaliserons le mensonge »

Dans une ambiance survoltée ce samedi à la Médina, Barthélemy Dias, leader de la coalition Samm Sa Kaddu, a galvanisé ses partisans en critiquant sévèrement son ancien allié, Ousmane Sonko. L’événement, largement relayé par la presse sénégalaise, marque une nouvelle étape dans la campagne législative qui s’intensifie à mesure que la date des élections, prévue pour le 17 novembre, approche.

Fidèle à son style provocateur, Barthélemy Dias n’a pas mâché ses mots en s’adressant aux militants venus nombreux l’écouter. Au cœur de son discours, l’accusation directe de mensonge contre Ousmane Sonko. En référence à une récente polémique concernant des pastilles évoquée par le leader du parti Pastef, Dias s’est moqué en lançant des paquets de bonbons au public : « Vous voulez vous rafraîchir ? Prenez ces pastilles », a-t-il lancé ironiquement, sous les rires et applaudissements de la foule. Il a poursuivi en qualifiant Sonko de « menteur invétéré », évoquant notamment des accusations que ce dernier aurait portées sans preuve.

« Sa facilité à dire des contrevérités m’intrigue », a déclaré Dias. « L’affaire des mille milliards qu’il prétend avoir découverts sur un compte bancaire en est la preuve. Il pourrait même un jour affirmer que je l’ai accompagné à Sweet Beauté, alors que c’est totalement faux », a-t-il ironisé, faisant référence à une affaire qui a défrayé la chronique.

Barthélemy Dias n’a pas seulement attaqué Ousmane Sonko sur sa sincérité, mais également sur ses positions politiques, qu’il accuse de changer selon les circonstances. « Il ne fera rien contre les homosexuels », a déclaré Dias, fustigeant ce qu’il considère comme un revirement opportuniste de Sonko sur la question de la criminalisation de l’homosexualité. Selon lui, ce changement de position est révélateur et devrait mettre en garde les électeurs : « Si nous obtenons la majorité le 17 novembre, nous commencerons par criminaliser le mensonge. Pourquoi confier notre avenir à des menteurs ? », a-t-il martelé.

Dans une séquence surprenante de son discours, Barthélemy Dias a reconnu ses erreurs passées en s’excusant publiquement pour son soutien antérieur à Ousmane Sonko. « Je demande pardon pour l’avoir appuyé quand nous étions ensemble. Avec le recul, je réalise qu’il n’a jamais apporté de preuves à ses accusations », a-t-il admis, exprimant ses regrets devant ses militants.

Alors que la campagne pour les législatives entre dans sa dernière ligne droite, la tension ne cesse de monter entre les principaux acteurs politiques. Ce meeting de la Médina marque un tournant dans la stratégie de Barthélemy Dias, qui semble avoir opté pour une confrontation directe avec Ousmane Sonko. Les attaques verbales et les accusations lancées lors de ce rassemblement témoignent de l’intensité des enjeux et des clivages profonds qui traversent l’électorat sénégalais.

Les prochains jours s’annoncent décisifs pour la coalition Samm Sa Kaddu, qui compte mobiliser ses partisans dans les derniers instants de la campagne. En attendant le verdict des urnes, il est clair que Barthélemy Dias ne compte pas baisser le ton et continuera de multiplier les sorties médiatiques pour marquer les esprits.

Tensions politiques : Anta Babacar Ngom répond aux accusations du Pastef

Le climat politique sénégalais connaît une nouvelle montée de tensions suite à des affrontements lors du passage de la caravane de Samm sa Kaddu à Diourbel la semaine dernière. Ces violences ont opposé des partisans de la coalition dirigée par Barthélémy Dias et ceux du Pastef, le parti d’Ousmane Sonko. Ces altercations ont entraîné des dégâts matériels ainsi que des blessures, conduisant le Pastef à déposer une plainte contre Anta Babacar Ngom, présidente de la coalition ARC, pour destruction de biens, coups et blessures volontaires, et violences.

Ce dimanche, lors de la caravane de sa coalition dans le département de Pikine, Anta Babacar Ngom a tenu à répondre à ces accusations. « J’ai entendu qu’on m’a porté plainte. Mais je voudrais calmer tout le monde. Que les gens sachent que nous n’avons pas été éduqués dans la violence », a-t-elle déclaré, affichant une posture ferme mais pacifique.

La leader de l’ARC a par ailleurs affirmé que ces tensions découlent de la popularité croissante de sa coalition : « Le seul problème, c’est que notre coalition fait peur. Je fais savoir à tout le monde que moi, Anta Babacar Ngom, je prends toutes mes responsabilités », a-t-elle martelé, soulignant sa détermination face aux accusations portées contre elle.

Anta Babacar Ngom a conclu son discours en donnant rendez-vous aux auteurs de la plainte à l’Assemblée nationale, laissant entendre qu’elle est prête à se défendre et à clarifier cette affaire sur le terrain judiciaire. Cette déclaration marque un tournant dans les hostilités entre les différentes factions politiques, laissant présager une intensification des échanges à l’approche des échéances électorales.

Les incidents survenus à Diourbel témoignent de l’escalade des tensions entre les partis politiques, à l’heure où la compétition électorale s’intensifie. La plainte déposée contre Anta Babacar Ngom par le Pastef pourrait bien être le prélude à une série de confrontations juridiques et politiques, révélant l’atmosphère de polarisation qui caractérise actuellement la scène politique sénégalaise.

L’évolution de cette affaire sera suivie de près par les observateurs, alors que les acteurs politiques continuent de préparer le terrain pour les prochaines élections.

Ousmane Sonko à Mbacké : une foule en liesse et un discours ferme sur les alliances politiques

Le dimanche soir, Mbacké a été le théâtre d’un véritable bain de foule en l’honneur d’Ousmane Sonko, tête de liste de la coalition Pastef. L’événement, qui a duré jusque tard dans la nuit, a permis au leader politique de galvaniser ses partisans tout en rendant hommage à Modou Tall, un jeune militant décédé récemment dans un accident lors d’une caravane électorale sur la route de Darou Nahim.

Entouré de figures politiques notables telles que Déthié Fall, Boubacar Camara et Aïda Mbodj, Sonko a tenu à saluer la mémoire de Modou Tall, rappelant l’engagement et le sacrifice de ce dernier pour la cause du parti. Dans une atmosphère émotive, il a adressé ses condoléances à la famille du défunt, tout en exprimant sa solidarité avec les militants présents, visiblement affectés par cette perte.

Lors de son discours, Ousmane Sonko a également abordé un sujet délicat : celui de la transhumance politique, une pratique souvent décriée dans le paysage politique sénégalais. Le leader de Pastef a souhaité mettre fin aux rumeurs en précisant qu’il n’a jamais interdit la venue de nouveaux membres, y compris d’anciens adversaires politiques. Toutefois, il a posé des conditions strictes : « La première condition, c’est que ceux qui nous rejoignent doivent avoir les mains propres. Ensuite, ils ne doivent jamais avoir tenu des propos offensants ou souhaité notre échec, que ce soit par la mort ou la prison », a-t-il martelé.

Sonko a insisté sur le fait qu’il n’a jamais sollicité la venue d’anciens leaders politiques, mais il se dit ouvert à accueillir ceux qui respectent les principes du parti : « Je ne suis allé vers personne pour lui demander de nous rejoindre. Personne ! Mais je crois en un système basé sur des règles, pas sur des individus. C’est pourquoi nous pouvons accepter ceux qui le souhaitent, sans pour autant les privilégier par rapport à ceux qui sont déjà là », a-t-il expliqué.

« Nous n’avons pas besoin de transhumants »

En clôturant ce sujet, Ousmane Sonko a tenu à réaffirmer la position du parti face à la transhumance politique : « Nous n’avons pas besoin de ces transhumants pour atteindre nos objectifs », a-t-il déclaré fermement. Cependant, dans un effort pour atténuer la rudesse de ses propos, il a ajouté : « Ne considérez pas ces nouveaux arrivants comme des transhumants. Ici, chez nous, il n’y a rien à partager, car nous sommes avant tout unis par nos convictions, pas par des intérêts personnels. »

Le meeting de Mbacké s’est achevé sur une note de détermination et de cohésion. Les propos de Sonko ont été largement applaudis par la foule, démontrant une fois de plus le soutien populaire dont il bénéficie dans cette région. Alors que les échéances électorales approchent, le leader de Pastef semble vouloir consolider sa base tout en se montrant intransigeant sur les principes qui régissent son mouvement.

En conclusion, Ousmane Sonko a, une fois de plus, montré sa capacité à mobiliser et à inspirer, tout en envoyant un message clair : Pastef est ouvert aux alliances, mais jamais au détriment de ses valeurs fondamentales.

ORGANISATION DES LÉGISLATIVES 2024 : Jean-Baptiste Tine, artisan d’un dispositif rigoureux

Le Forum civil a publié son troisième rapport d’observation à long terme (OLT) sur la campagne des élections législatives anticipées, couvrant la période du 27 octobre au 6 novembre. Le document met en avant les efforts remarquables déployés dans la gestion des préparatifs électoraux, sous la houlette de Jean-Baptiste Tine, ministre de l’Intérieur. Selon le rapport, ces préparatifs sont d’une intégrité incontestable, avec des actions menées de manière transparente et rigoureuse.
Les observateurs déployés sur le terrain à l’échelle départementale ont constaté une grande fluidité dans la communication et la diffusion des informations électorales. L’Organisation Générale des Élections (OGE), en coordination avec les services du ministère de l’Intérieur, a veillé à une large diffusion du calendrier électoral et des informations essentielles pour chaque étape du processus. Cela a été facilité par la mise à disposition de liens utiles et l’accessibilité des informations via le site du ministère de l’Intérieur et de la Direction Générale des Élections (DGE).
Le rapport précise également que le principe fondamental de liberté de manifestation et de mobilisation des candidats a été scrupuleusement respecté.
En outre, les autorités ont assuré la sécurisation des événements électoraux, y compris les rencontres et caravanes des partis politiques, bien que le Forum civil recommande un renforcement du dispositif sécuritaire pour garantir un climat plus serein et sécurisé tout au long de la campagne.
Cependant, malgré ces avancées notables, le Forum civil relève un point crucial : la sensibilisation des populations sur le retrait des cartes d’électeurs et les techniques de vote reste insuffisante. Le rapport fait état d’une faible mobilisation des électeurs pour le retrait de leurs cartes, un facteur clé pour garantir une participation électorale massive. Même si les Commissions de distribution des cartes électorales fonctionnent sur l’ensemble du territoire national, le Forum civil appelle à renforcer les efforts de communication pour encourager un retrait plus large et une meilleure préparation des citoyens aux modalités de vote.
Alors que les préparatifs montrent un bilan positif, avec un processus géré de manière transparente et sécurisée, des efforts supplémentaires sont nécessaires afin de garantir que tous les électeurs soient bien informés et prêts à participer à ces élections décisifs pour l’avenir du Sénégal.

INAUGURATION DU SIÈGE DU MOUVEMENT M2BS : Baba Diouf Lambaye renouvelle son soutien à la liste Pastef pour les législatives et promet une victoire

Ce samedi 09 novembre 2024, un élan de solidarité et de mobilisation s’est fait sentir à la Cité Fadia Guentaba 1, où le mouvement Benno Bokk Sénégal Synergies Patriotiques (M2BS), dirigé par M. Baba Diouf Lambaye, a inauguré son nouveau siège. Cet événement, marqué par une forte affluence, a également été l’occasion pour les militants et sympathisants de manifester leur soutien à la liste Pastef, portée par Ousmane Sonko, tête de liste des Patriotes pour les élections législatives anticipées du 17 novembre 2024.

Lors de son allocution, le président du M2BS, M. Baba Diouf Lambaye, a affirmé son soutien sans réserve à la liste Pastef. Dans son discours, il a salué la vision politique et l’engagement des leaders, notamment Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, qu’il a qualifiés de travailleurs infatigables et de patriotes dévoués à l’avenir du Sénégal. Selon lui, leur projet politique est le seul capable d’apporter un changement réel et durable dans le pays.

« Nous avons un devoir de soutien envers cette liste qui incarne l’espoir et la justice pour notre peuple. Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye sont les leaders du changement, et ensemble, nous allons faire triompher leurs idées pour un Sénégal plus juste, plus solidaire et plus prospère », a déclaré M. Baba Diouf Lambaye.

L’événement a également été l’occasion pour le président du M2BS de lancer un appel aux femmes et aux jeunes du pays. Il les a exhortés à se mobiliser en masse pour faire entendre leur voix et porter Pastef à la victoire. « Les femmes sont au cœur du développement de notre nation, et leur rôle dans cette élection sera déterminant. Il est temps que nous fassions entendre notre voix, celle du peuple, pour un Sénégal qui avance et qui gagne », a ajouté M. Diouf.

Dans un élan d’optimisme, M. Baba Diouf Lambaye a appelé à une mobilisation générale. Il a insisté sur l’importance de la participation citoyenne, exhortant les Sénégalais à voter massivement pour assurer une victoire éclatante de la liste Pastef au soir du 17 novembre. « C’est l’avenir de notre pays qui est en jeu. Ensemble, nous allons faire de ces élections une grande victoire pour le peuple sénégalais », a conclu le président du M2BS.

Sénégal : Révélations surprenantes d’Adama Faye sur une prétendue négociation secrète entre Macky Sall et Ousmane Sonko

Dans une déclaration inattendue sur la SEN TV, Adama Faye, frère de l’ancienne Première dame Marième Faye Sall, a jeté un pavé dans la mare en révélant l’existence de négociations secrètes entre le président sortant Macky Sall et l’opposant Ousmane Sonko. Selon Adama Faye, Macky Sall chercherait à faciliter une transition en douceur, garantissant ainsi sa sortie de scène sans risque de poursuites judiciaires.

Adama Faye a affirmé que Macky Sall aurait proposé une somme colossale de 2 milliards de FCFA pour influencer l’élection présidentielle. Selon lui, cette somme serait destinée à faciliter un accord politique avec Ousmane Sonko, en vue d’assurer une transition pacifique. De plus, il a évoqué la possibilité que Bassirou Diomaye Faye, proche collaborateur de Sonko, soit envisagé comme le futur président de la République dans ce scénario.

« La personne qui m’a révélé ces échanges m’a aussi informé que Macky Sall leur a offert 2 milliards de FCFA pour la présidentielle », a déclaré Adama Faye. Il a également avancé que le président sortant travaillerait en coulisses pour affaiblir son propre camp, dans une stratégie visant à favoriser indirectement Ousmane Sonko.

Ces révélations ont immédiatement suscité des réactions dans l’opinion publique et au sein de la classe politique. En effet, la gestion de la succession politique au Sénégal reste un sujet délicat, exacerbé par les tensions actuelles et l’incertitude entourant l’avenir politique du pays. L’idée que Macky Sall, après avoir dirigé le pays pendant plus d’une décennie, puisse chercher à négocier sa sortie avec son principal opposant, Ousmane Sonko, soulève de nombreuses interrogations.

Pour certains observateurs, si ces révélations s’avèrent vraies, cela pourrait marquer un tournant dans la transition politique au Sénégal, signalant un rapprochement stratégique entre des camps autrefois irréconciliables.

Toutefois, il est important de noter que ces affirmations ont été fermement démenties par les autorités en place. Le camp présidentiel a qualifié ces propos de « pure invention », visant à manipuler l’opinion publique. Les partisans de Macky Sall soulignent que le président sortant n’a jamais eu l’intention de céder à des pressions ou de négocier en coulisses avec l’opposition, en particulier avec Ousmane Sonko, qui a été l’un de ses plus fervents critiques.

De son côté, l’équipe de campagne de Ousmane Sonko a également rejeté ces accusations. Ils ont rappelé que leur candidat a toujours maintenu une position claire contre toute forme de négociation secrète avec le pouvoir en place. Selon eux, ces rumeurs ne sont qu’une tentative de déstabilisation visant à discréditer leur mouvement, qui prône un changement radical et une rupture totale avec les pratiques politiques traditionnelles.

Ces révélations surviennent dans un contexte particulièrement tendu, alors que le Sénégal se prépare à l’élection présidentielle de février 2024. Le climat politique est déjà marqué par des affrontements et des manifestations fréquentes, en partie dues à l’incertitude autour de la participation de certains candidats clés, dont Ousmane Sonko.

La sortie d’Adama Faye, bien qu’accueillie avec scepticisme par certains, relance néanmoins les spéculations sur la dynamique actuelle des négociations politiques en coulisses. Pour de nombreux analystes, cette déclaration met en lumière les tractations informelles et les alliances stratégiques qui pourraient bien façonner l’avenir politique du Sénégal.

Le pays retient désormais son souffle, dans l’attente de nouvelles révélations ou d’un démenti officiel des parties impliquées. L’opinion publique, quant à elle, reste divisée entre scepticisme et curiosité, face à ces nouvelles accusations qui viennent encore complexifier une situation déjà délicate.

Pastef : une victoire aux législatives qui pourrait sceller le destin politique de Bassirou Diomaye Faye

Invité devant le Grand Jury de ce dimanche 10 novembre 2024, le journaliste et analyste politique Cheikh Yérim Secka livré une analyse éclairée sur les enjeux des législatives pour le parti Pastef, et plus spécifiquement sur l’avenir politique de Bassirou Diomaye Faye, un proche d’Ousmane Sonko. Selon Seck, une victoire de Pastef aux prochaines législatives pourrait restreindre l’espace politique de Faye, le reléguant au statut de simple figurant au sein de la sphère du pouvoir.

Cheikh Yérim Seck a été catégorique dans son analyse : « Si Pastef remporte les législatives, cela signifiera que c’est la ‘’Sonko sphère’’ qui occupe tout l’espace politique du pouvoir, et que Bassirou Diomaye ne sera qu’un pion lambda dans cette galaxie ». Pour lui, le contrôle du pouvoir par Ousmane Sonko et ses proches pourrait réduire l’influence et la marge de manœuvre de ses alliés, notamment celle de Diomaye Faye.

Cette déclaration de Seck intervient dans un contexte où les tensions internes au sein de Pastef semblent se cristalliser. Le choix de Sonko de participer aux législatives sous la bannière de Pastef, et non sous celle de « Diomaye Président », comme cela avait été le cas lors de la dernière présidentielle, est perçu par l’analyste comme un signal fort. Cela traduit, selon lui, une volonté d’affirmer la prépondérance d’Ousmane Sonko au sein du parti et de sa mouvance politique.

Cheikh Yérim Seck a également relevé l’attitude de neutralité apparente d’Ousmane Sonko dans cette campagne électorale. Pour le journaliste, cette posture peut être interprétée comme une stratégie politique destinée à ne pas s’impliquer directement tout en consolidant son emprise sur l’espace politique. « Le président de la République peut être au-dessus de la mêlée tout en soutenant son camp politique », a-t-il rappelé, avant d’ajouter que le choix de Sonko d’appeler ses alliés à rejoindre Pastef et de ne pas se présenter sous une autre bannière indique clairement une volonté de dominer tout l’espace politique au lendemain des législatives.

La question se pose donc : quel avenir politique pour Bassirou Diomaye Faye si Pastef sort victorieux de ces élections législatives ? Pour Cheikh Yérim Seck, la réponse est claire : « Bassirou Diomaye ne serait plus qu’un acteur de second plan, absorbé par la dynamique centralisatrice de Sonko ». Cette analyse semble trouver écho dans les récents choix stratégiques du parti, qui renforcent l’idée d’une concentration du pouvoir autour de la figure charismatique d’Ousmane Sonko, reléguant ainsi ses potentiels rivaux internes au second plan.

Ces législatives pourraient donc s’avérer cruciales pour la configuration future du paysage politique sénégalais. La stratégie adoptée par Ousmane Sonko et les résultats de ces élections détermineront non seulement l’équilibre des forces au sein de Pastef, mais aussi la dynamique de l’opposition dans son ensemble.

Pour Cheikh Yérim Seck, une chose est certaine : si la « Sonko sphère » parvient à dominer l’espace politique, cela scellera le sort de nombreux acteurs politiques internes au parti, dont Bassirou Diomaye Faye. Le jeu d’alliance et les rivalités internes qui se dessinent autour de cette échéance laissent entrevoir une recomposition possible du leadership au sein de Pastef, et plus largement de l’opposition sénégalaise.

En définitive, l’issue de ces législatives pourrait bien être le point de bascule pour Pastef, où s’opposeront centralisation du pouvoir autour de Sonko et aspirations de ses alliés. L’avenir politique de figures comme Bassirou Diomaye Faye reste, à ce stade, suspendu à la dynamique de cette « Sonko sphère » en pleine expansion.

Scandale politique : Adama Faye accuse Macky Sall et Amadou Ba de corruption

Les révélations surprenantes faites par Adama Faye, beau-frère de l’ancien président de la République Macky Sall, continuent d’alimenter la controverse sur la scène politique sénégalaise. Lors d’une récente interview télévisée, Adama Faye a raconté une série d’événements impliquant un homme d’affaires étranger, une dette impayée, et une montre présidentielle remise en guise de règlement, avant de soulever des accusations graves contre l’ancien chef de l’État et son ancien Premier ministre, Amadou Ba.

Selon Adama Faye, il aurait été impliqué dans une affaire avec un homme d’affaires étranger qui avait été mandaté pour réaliser des travaux au Sénégal. Or, d’après lui, ces travaux n’ont jamais été effectués, laissant une dette impayée. Face à cette situation, Adama Faye raconte s’être rendu dans un hôtel de Dakar pour demander à cet homme d’affaires de rembourser la somme due. C’est alors que ce dernier lui aurait remis une montre appartenant à Macky Sall, affirmant qu’elle avait une grande valeur.

Dans son témoignage, Adama Faye affirme avoir ensuite informé l’ex-président Macky Sall de la situation et lui avoir restitué la montre. La réaction de Macky Sall, selon Faye, aurait été pour le moins inattendue : « Il m’a demandé de retourner voir cet homme et de lui demander combien il avait donné à Amadou Ba. Il devait me donner 10 milliards, et Amadou m’a déclaré seulement 1 milliard », aurait déclaré Macky Sall, selon les dires de Faye.

Ces déclarations, d’une gravité inédite, ont suscité de vives réactions au sein de la classe politique sénégalaise. Aminata Touré, ancienne Premier ministre et actuelle haute représentante du chef de l’État, a pris la parole pour demander des éclaircissements immédiats sur cette affaire. « Les propos de Adama Faye rapportant publiquement des faits de corruption entre Macky Sall et son ancien Premier ministre Amadou Ba sont d’une extrême gravité ! », a-t-elle dénoncé, ajoutant que « les Sénégalais doivent être édifiés sans délai sur cette dénonciation publique jamais vue au Sénégal impliquant un ancien président et son Premier ministre ».

Les déclarations d’Adama Faye, proche de l’ancien président, ont jeté un pavé dans la mare et ravivé les soupçons de corruption qui ont souvent entaché les mandats de Macky Sall. Si ces accusations sont fondées, elles révèleraient des pratiques de corruption à très haut niveau, remettant en question l’intégrité des plus hautes sphères de l’État sénégalais.

Pour l’instant, ni Macky Sall ni Amadou Ba n’ont réagi publiquement aux allégations d’Adama Faye. Les observateurs politiques et la société civile exigent que la justice se saisisse de cette affaire pour faire toute la lumière sur ces accusations et, le cas échéant, engager des poursuites contre les responsables impliqués.

Alors que le Sénégal traverse une période de transition politique, ces accusations viennent compliquer la scène politique déjà marquée par des tensions entre les différents camps. Les appels à une enquête transparente se multiplient, tandis que les citoyens attendent avec impatience des réponses claires. Il reste à voir si cette affaire marquera un tournant vers une plus grande transparence et une lutte renforcée contre la corruption, ou si elle ne fera qu’aggraver une crise politique déjà profonde.

En attendant une réaction officielle, l’affaire Adama Faye-Macky Sall-Amadou Ba ne manquera pas de susciter débats et controverses dans les jours et semaines à venir.

Kaolack / Législatives 2024 : Le Sénégal En Tête (S.E.T) de Moustapha Mamba Guirassy mobilise pour une majorité écrasante avec le parti PASTEF

Le parti Sénégal En Tête (S.E.T), dirigé par Moustapha Mamba Guirassy, a organisé une mobilisation massive ce samedi dans le quartier Keur Malou, dans la commune de Kaolack. L’initiative a été portée par la coordonnatrice de la cellule de ce quartier, Madame Coumba Ba.

« Nous avons organisé ce meeting dans le quartier Keur Malou pour échanger avec la population et leur expliquer les enjeux de ces élections législatives anticipées prévues le 17 novembre 2024 », a déclaré Madame Ba. « Ce rendez-vous électoral sera un moment fort pour le choix citoyen, comme l’a été celui du 24 mars 2024, qui a porté le Président Bassirou Diomaye Faye au pouvoir, sous la direction de notre leader, M. Ousmane Sonko. »

Le parti S.E.T (Sénégal En Tête) réaffirme ainsi son engagement envers ses alliés de PASTEF et la majorité présidentielle, consolidant sa position dans la mouvance présidentielle. Madame Ba a invité militants, sympathisants, parents et amis à soutenir la liste de PASTEF pour concrétiser la vision de leur mentor, Moustapha Mamba Guirassy, axée sur la réussite du projet présidentiel.

« La 15e législature devra refléter le choix des Sénégalais, fondé sur la justice, la transparence et l’équité territoriale », a rappelé la coordonnatrice. Elle a également annoncé la poursuite de la massification du parti S.E.T en établissant de nouvelles cellules dans les autres communes du département de Kaolack.

Madame Coumba Ba a conclu en affirmant la détermination du parti à travailler pour renforcer sa base et assurer une victoire éclatante aux prochaines élections législatives.

Kaolack : Atelier interrégional pour la participation des personnes handicapées aux élections législatives anticipées du 17 novembre 2024

« Nous sommes réunis aujourd’hui dans le cadre du programme Nietti Élections. Ce programme, financé par le National Democratic Institute (NDI), inclut une composante spécifique dédiée aux personnes handicapées. Sa mise en œuvre est assurée par l’Association Handicap FormEduc. C’est dans ce contexte que nous organisons cet atelier interrégional, regroupant les régions de Thiès, Dakar, Saint-Louis, Ziguinchor et Kaolack. L’objectif de cet atelier est de renforcer la participation politique et civique des personnes handicapées aux élections législatives anticipées du 17 novembre 2024″, a expliqué Mamadou Kébé, assistant projet de l’Association Handicap FormEduc.

« Vous n’êtes pas sans savoir que les politiques de promotion et de protection sociale des personnes handicapées ont été, pour l’essentiel, guidées par des dispositions internationales, qui se sont révélées sans impact réel sur les cibles. Ce constat a poussé le gouvernement du Sénégal à voter, en 2010, la loi d’orientation sociale pour la prise en charge et l’intégration des personnes handicapées, servant de cadre de référence à toute politique publique en faveur de cette population particulièrement vulnérable. Cette loi, élaborée avec une grande implication des personnes handicapées et de leurs organisations, de manière participative avec tous les acteurs du secteur, répond donc aux demandes sociales de cette communauté, notamment en matière de promotion et de protection de leurs droits », a ajouté M. Kébé.

« Sur le plan électoral, les organisations de la société civile ont dû intervenir pour aligner le code électoral sur les textes juridiques internationaux, afin de consolider les conditions d’une participation politique et civique effective des personnes handicapées. Ainsi, le code électoral de 2021 a vu l’introduction de nouvelles dispositions dans les articles L.38, L.69 et L.80. Lors des dernières élections, des améliorations notables ont été constatées, telles que la priorité accordée à cette population vulnérable et, surtout, la possibilité de choisir le bureau de vote le plus accessible, même s’il est différent de celui d’origine », a rappelé Mamadou Kébé.

Toutefois, afin de renforcer les acquis antérieurs, l’Association Handicap FormEduc, avec l’appui technique et financier du NDI, prévoit de réaliser des activités de communication sociale dans plusieurs régions du Sénégal, en vue de promouvoir la participation politique et civique des personnes handicapées aux élections législatives anticipées de 2024, a-t-il conclu.

Tensions électorales au Sénégal : Aminata Touré minimise Amadou Ba et affiche son soutien à Bassirou Diomaye Faye

À quelques jours des élections législatives du 17 novembre, la scène politique sénégalaise s’anime d’attaques verbales et de stratégies électorales. Aminata Touré, ancienne Premier ministre et figure politique majeure, a profité de l’occasion pour exprimer son mépris des capacités politiques d’Amadou Ba, son ancien camarade de parti et adversaire déclaré.

Dans une déclaration sans équivoque, Aminata Touré a raillé l’ancien ministre des Finances, qualifiant Amadou Ba de « non politicien ». « Quelqu’un comme Amadou Ba, ce n’est pas un grand problème », a-t-elle affirmé. Pour Mme Touré, le candidat de la coalition Jamm Ak Njarin ne serait pas de taille pour affronter les défis politiques actuels, ni pour convaincre les électeurs. « Il va être battu dans son propre bureau de vote, dans sa commune et dans son département », a prédit l’ancienne Première ministre.

Cette déclaration s’inscrit dans un contexte tendu, marqué par une campagne électorale où les accusations et critiques s’échangent librement. Mme Touré a rappelé qu’elle avait déjà annoncé, dès octobre 2023, qu’Amadou Ba n’atteindrait même pas le deuxième tour des élections présidentielles. Selon elle, cette prédiction s’appuyait sur deux éléments clés : le manque de compétences politiques d’Amadou Ba et son implication supposée dans les scandales du régime de Macky Sall.

Aminata Touré n’a pas seulement critiqué son ancien camarade de parti ; elle a également clairement indiqué son soutien à Bassirou Diomaye Faye, leader de Pastef, et à la liste de ce dernier pour les législatives. Mme Touré semble avoir trouvé en Faye un candidat qu’elle estime mieux aligné avec ses convictions et les aspirations du peuple sénégalais. Ce soutien s’inscrit dans une dynamique plus large d’alliance entre les forces de l’opposition, cherchant à contrer la coalition dirigée par Amadou Ba.

En apportant son soutien à Pastef, Aminata Touré espère mobiliser une partie de l’électorat déçu par les récentes politiques du gouvernement. Cette prise de position est d’autant plus marquante que Mme Touré, autrefois alliée fidèle du Président Macky Sall, semble désormais s’engager pleinement aux côtés de l’opposition.

La campagne électorale actuelle est marquée par une polarisation accrue entre les principaux candidats. Arrivé deuxième lors des dernières élections présidentielles, Amadou Ba incarne une force politique de poids et demeure l’un des challengers les plus sérieux du scrutin à venir. Cependant, ses adversaires, tels qu’Aminata Touré, ne manquent pas de souligner ses faiblesses, aussi bien sur le plan de la stratégie politique que sur son bilan au sein du régime de Macky Sall.

Les attaques d’Aminata Touré surviennent alors que la coalition Jamm Ak Njarin tente de capitaliser sur la base électorale acquise lors des précédentes élections. Cependant, ses détracteurs affirment que les controverses et accusations de corruption autour de Ba pourraient entacher sa campagne et influencer négativement les électeurs.

Le soutien de Touré à Bassirou Diomaye Faye renforce l’idée d’un possible duel entre Amadou Ba et les candidats de l’opposition, notamment ceux de Pastef. Le scrutin du 17 novembre promet d’être décisif pour l’avenir politique du Sénégal, avec une élection qui pourrait redessiner les équilibres de pouvoir au sein de l’Assemblée nationale.

En attendant, la population sénégalaise semble suivre avec attention cette montée des tensions, espérant des réponses concrètes aux défis économiques et sociaux plutôt que des attaques personnelles entre politiciens. Les résultats du scrutin s’annoncent incertains, mais une chose est claire : le paysage politique du Sénégal est en pleine mutation, et chaque déclaration compte dans cette bataille pour le pouvoir.

Les propos d’Aminata Touré s’inscrivent dans une stratégie politique claire visant à discréditer son ancien camarade de parti tout en affichant une préférence marquée pour Bassirou Diomaye Faye et la liste Pastef. La dynamique de la campagne électorale actuelle pourrait bien être influencée par cette prise de position, alors que le Sénégal se prépare à des élections législatives décisives pour son avenir.

Nouvelle forme de transhumance : Sànk Sa Kaddu

Dans l’histoire du Sénégal, nos ancêtres et figures de référence, tels que Cheikh Ahmadou Bamba, Lat Dior Diop et d’autres grands noms de notre patrimoine, ont incarné des valeurs profondes d’honorabilité, de respect de la parole donnée et de fidélité à leurs engagements. Ces leaders, par leur sagesse et leur bravoure, ont montré l’importance de la constance et de la loyauté, non seulement envers la famille et la communauté, mais aussi envers la nation. Cheikh Ahmadou, par exemple, a toujours prôné le respect des engagements, une valeur intemporelle qui devrait être un modèle pour les hommes et femmes politiques actuels. Lat Dior, pour sa part, a sacrifié sa vie pour démontrer que l’on ne trahit pas son peuple, que l’on ne renie pas ses valeurs, et que l’on ne se laisse pas manipuler par la peur. Il a montré qu’un combat de principes mérite d’être mené jusqu’au bout, quel qu’en soit le prix. Même son cheval, « Malaw », s’inscrivait dans cette lignée. Il n’a pas cédé face aux colons, refusant de voir le chemin de fer que combattait Lat Dior : « Malaw guisoul rail bi ».

Cependant, aujourd’hui, ces valeurs de « ngor, gore, jom, fit, soutoura », qui ont longtemps été les piliers de notre société, se font de plus en plus rares. Elles semblent disparaître peu à peu, non seulement dans la sphère sociale, mais aussi, et surtout, dans l’arène politique sénégalaise. Jadis, certains politiques choisissaient de quitter leurs partis après une défaite électorale pour rejoindre le camp opposé. Mais ces derniers jours, une nouvelle forme de transhumance a vu le jour, encore plus indécente et humiliante que celle à laquelle nous étions habitués. Ce phénomène, plus préoccupant encore, consiste à trahir une coalition qui vous a investi sur ses listes électorales pour, en pleine campagne, rejoindre le camp du pouvoir en place. Une telle pratique va à l’encontre de l’éthique morale et politique, car elle implique non seulement un changement d’allégeance dicté par des intérêts personnelsvoire par la peur, mais aussi un acte de duplicité envers ceux qui vous ont fait confiance, en vous inscrivant sur des listes déjà déposées à la Direction générale des élections et, par conséquent, non modifiables.

Cette dérive est symptomatique d’une vision de la politique de plus en plus mercantile, où les principes et idéaux sont relégués au second plan au profit d’ambitions égoïstes. En d’autres termes, au Sénégal, la politique s’est transformée en une quête effrénée du pouvoir à tout prix, où la loyauté et la constance n’ont plus leur place. La politique, qui devrait être un engagement noble au service de la justice, de l’éthique et de l’intérêt général, est désormais réduite à une lutte pour des positions et des privilèges personnels, où tous les coups sont permis.

Aujourd’hui, plus que jamais, il est crucial de revisiter les valeurs qui ont forgé notre identité collective. Ces valeurs, héritées de nos ancêtres, doivent guider nos actions politiques et nous rappeler que la politique n’est pas une fin en soi, mais un moyen de servir le pays. Elle ne doit pas être perçue comme une simple arène de pouvoir, mais comme un engagement sincère envers la justice sociale, la transparence et le respect des principes démocratiques. La cohésion nationale, qui devrait être l’alpha et l’oméga de tout engagement politique, est mise en péril par des calculs électoraux et des manœuvres opportunistes. Dans cette quête effrénée du pouvoir et des gains politiques, certains acteurs n’hésitent pas à ternir l’image de concitoyens honnêtes, et dévoués, qui ont même consacré l’essence de leur vie au service de la nation.

Moustapha Ba, repose en paix. Que la terre vous soit légère.

Nous avons observé, avec une attention particulière, chaque fois que vous passiez devant l’Assemblée nationale, où votre silhouette imposante devenait un symbole de stabilité. Vous étiez un repère pour ceux qui cherchaient à comprendre les enjeux de la gestion des finances publiques, et vos interventions étaient toujours attendues avec impatience. Vos analyses étaient percutantes, pertinentes, et vos propos sur l’économie, les finances et le développement de notre pays étaient empreints d’une vision claire et déterminée, sans jamais céder à la facilité. Vous naviguiez avec aisance dans les complexités économiques, impressionnant même les plus avertis, tout en restant fidèle aux principes d’équité, de transparence et de service à la nation. Vous compreniez que, derrière les chiffres, se cachaient des vies humaines, des projets et des espoirs. 

N’oublions jamais que la mort est une réalité inévitable, un passage que chacun d’entre nous devra franchir un jour, quelle que soit notre position sociale, notre richesse, notre pouvoir ou nos accomplissements. A aucun moment de notre existence, nous ne sommes à l’abri de ce destin ultime.

Que nos hommes et femmes politiques sachent garder raison, prennent référence sur les leçons de nos ancêtres, ces géants de notre histoire, et mettent un terme à cette transhumance politique ainsi qu’à ces pratiques de dénigrement infondées. Ce n’est qu’en respectant l’honneur que nous pourrons garantir un avenir plus juste et prospère pour notre pays.

Ainsi, disons oui à l’appel de l’honneur, et non à la peur qui fait fuir. L’honneur doit guider notre politique et notre nation.

A bon entendeur !

 

Balla KHOUMA

Docteur en Sciences Economiques

Législatives à Guédiawaye : la coalition Takku Wallu Sénégal clarifie sa position et rejette toute alliance avec Jam Ak Jariñ

Dans un communiqué transmis à la presse, la coalition Takku Wallu Sénégal a informé les militants, sympathisants, et populations du département de Guédiawaye qu’elle n’est associée à aucune autre coalition pour les élections législatives de novembre 2024. Elle insiste ainsi sur le fait qu’il n’existe aucune intercoalition avec une autre liste dans cette circonscription. La coalition a notamment appelé les électeurs à soutenir et voter pour sa liste nationale, dirigée par Macky Sall, en leur demandant de rester fidèles et mobilisés autour de cette orientation.

Cette clarification intervient en réaction à ce que Takku Wallu Sénégal décrit comme des tentatives de certains groupes politiques de « détourner les intentions de vote » des partisans de sa coalition. L’organisation exhorte donc ses membres et militants de Guédiawaye à faire preuve de vigilance et de rester mobilisés pour soutenir sa liste nationale lors des élections du 17 novembre 2024.

Ce message répond indirectement aux propos de Nene Fatoumata Tall, qui, dans une récente déclaration, a encouragé les alliés de l’inter-coalition à voter pour la liste Jam Ak Jariñ, dirigée par Amadou Bâ. Takku Wallu Sénégal se démarque donc clairement de cette intercoalition et maintient son appel au soutien exclusif de sa propre liste.

Barthélémy Dias et la coalition SAMM Sa Kàddu mobilisent les populations des Niayes

La caravane électorale de Barthélémy Dias, tête de liste de la coalition SAMM Sa Kàddu, a traversé les localités de Tivaouane, Mboro et Taïba Ndiaye, dans la région des Niayes, pour mobiliser les électeurs à l’approche des législatives de novembre. Accueillie avec enthousiasme par les populations locales, cette tournée a permis à la coalition de réaffirmer son engagement en faveur des préoccupations des habitants des Niayes, où l’accès à l’eau pour l’agriculture, la préservation des terres fertiles et le développement des infrastructures sont des priorités.

Au cœur de la campagne, Barthélémy Dias a pris le temps d’écouter les besoins de la population, consolidant l’image de SAMM Sa Kàddu comme une coalition proche des préoccupations locales. Cette tournée a également été marquée par une rencontre fortuite avec Amadou Ba, leader de la coalition Jamm ak Jarign, qui menait lui aussi sa campagne dans la région. En dépit de leurs appartenances politiques différentes, Amadou Ba a exprimé son soutien à SAMM Sa Kàddu pour les élections dans la capitale, un geste qui témoigne de l’importance de la coalition de Dias dans le paysage politique dakarois.

Ce soutien inattendu d’Amadou Ba a été salué par Barthélémy Dias, qui y voit un exemple de collaboration positive au service des citoyens. Ce périple dans les Niayes renforce ainsi la dynamique de campagne de SAMM Sa Kàddu, qui gagne un nombre croissant de sympathisants déterminés à soutenir ses idéaux de progrès et de solidarité pour une représentation engagée au sein de l’Assemblée nationale

Ousmane Diop mobilise ses troupes pour Amadou Bâ et assure de son engagement

La caravane de la coalition Jamm ak Njariñe a marqué une étape importante hier dans la région du Cayor, avec une mobilisation de taille à Thiès menée par Ousmane Diop, président du mouvement. Déployé avec ses militants dans les quartiers emblématiques de Keur Cheikh, Takhikao et Médina Fall, Ousmane Diop a profité de cette rencontre pour renouveler son soutien indéfectible à Amadou Bâ, candidat de la coalition, dans un contexte politique tendu marqué par des épisodes de trahisons et de transhumance.

Lors de son allocution, Ousmane Diop a insisté sur l’importance de maintenir une base militante forte à Thiès pour garantir une victoire éclatante le 17 novembre 2024. En dépit de la vague de trahisons observée dans le paysage politique sénégalais, le président de Jamm ak Njariñe s’est montré rassurant : « Ay cartes góre moy fal Amadou Bâ fii ci Thiès », a-t-il lancé devant une foule conquise. Un message clair, destiné à dissiper les doutes sur l’engagement des militants de la coalition dans la région.

Il a ensuite souligné que l’équipe sur le terrain est constituée de « hommes de confiance », déterminés à mener la campagne avec rigueur et conviction jusqu’à la fin. Ce discours vise à redonner confiance aux militants et sympathisants dans un contexte où de nombreux leaders politiques changent de camp.

Dans son discours, Ousmane Diop a également lancé un vibrant appel à la population de Thiès, l’invitant à soutenir Amadou Bâ, qu’il a présenté comme le candidat capable de mener le Sénégal vers l’émergence. « Nous devons choisir Amadou Bâ pour sauver le Sénégal et garantir son avenir. Thiès a toujours été une ville stratégique, et nous devons, cette fois encore, faire le bon choix pour le bien de notre pays », a-t-il déclaré.

La tournée de la caravane à Thiès a été marquée par une grande ferveur populaire, témoignant de l’engagement des militants et de l’enthousiasme autour de la candidature d’Amadou Bâ. Les quartiers de Keur Cheikh, Takhikao et Médina Fall, où le président Ousmane Diop a tenu ses rencontres, ont vibré au rythme des chants de campagne et des slogans à la gloire de la coalition Jamm ak Njariñe.

Le contexte politique actuel au Sénégal, marqué par des mouvements de transhumance politique, constitue un défi majeur pour les leaders de la coalition. Ousmane Diop a ainsi profité de cette étape à Thiès pour rappeler l’importance de la loyauté et de la constance dans la lutte politique, soulignant que seules des bases militantes solides et engagées pourront mener Amadou Bâ à la victoire.

Avec une telle mobilisation et une stratégie de terrain efficace, la coalition Jamm ak Njariñe espère marquer des points dans la région de Thiès, considérée comme un bastion électoral clé pour les prochaines élections. Reste à voir si cette dynamique se poursuivra jusqu’au soir du scrutin et si la fidélité renouvelée des militants portera ses fruits pour Amadou Bâ.

Contexte politique tendu : une nouvelle plainte du PASTEF-LES PATRIOTES contre Anta Babacar Ngom à Diourbel

Une plainte a été déposée auprès du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Diourbel par le parti politique PASTEF-LES PATRIOTES, représenté par son délégué, Monsieur Dramane Sidibé. Cette action en justice vise Madame Anta Babacar Ngom et une personne non identifiée (X), accusées de plusieurs infractions graves, dont la destruction de biens appartenant à autrui, des coups et blessures volontaires, ainsi que des violences et voies de fait. La plainte allègue également des actes de complicité dans ces infractions.

Le document transmis au Parquet n’apporte pour l’instant pas de précisions détaillées sur les événements à l’origine de cette plainte. Toutefois, ces accusations surviennent dans un contexte de plus en plus tendu, marqué par une recrudescence des violences politiques. Le Parti PASTEF-LES PATRIOTES, dirigé par Ousmane Sonko, semble être visé par une série d’actes de violence et de sabotage dans différentes localités du pays, dont Diourbel.

Cette nouvelle plainte intervient à un moment critique de la campagne électorale. Le même jour, le convoi de Ousmane Sonko a été attaqué à l’entrée d’Agnam, dans le village de Thiodaye, situé dans le département de Matam. Selon les témoignages recueillis, des individus non identifiés auraient lancé des pierres sur les véhicules de la caravane, causant des blessures à plusieurs membres de la sécurité de Sonko ainsi qu’à des militants du PASTEF. Ces incidents illustrent l’escalade des tensions politiques à l’approche des élections, dans un climat marqué par une polarisation croissante et des affrontements violents entre partisans des différents camps.

Ces actes de violence répétée soulèvent des préoccupations quant à la sécurité des acteurs politiques et à l’intégrité du processus électoral. La plainte déposée par PASTEF-LES PATRIOTES pourrait marquer un tournant dans cette campagne houleuse, exacerbant les tensions déjà palpables dans plusieurs régions du Sénégal.

Alors que le pays se dirige vers une période électorale cruciale, la situation politique et sociale reste volatile, et de nouvelles escalades de violence ne sont pas à exclure. Les autorités judiciaires devront se prononcer rapidement sur cette affaire, afin de clarifier les responsabilités et de tenter de rétablir un climat de sécurité et de confiance pour les électeurs.

LA DÉMARCHE DE JEAN BAPTISTE TINE QUI RASSURE LES ACTEURS POLITIQUES : Une gouvernance électorale innovante

Depuis son arrivée à la tête du Ministre de l’Intérieur Jean-Baptiste Tine, une nouvelle démarche a été imprimée dans la gouvernance électorale. Cette gestion innovante de la chose électorale rassure les acteurs politiques malgré quelques agissements politiciens d’un groupe isolé de l’Opposition.

Le 21 Septembre 2024, le Ministre de l’Intérieur a lancé des concertations avec les formations de l’opposition dont une coalition dénommée «ATEL ». Devant les acteurs politiques, il a dit : «J’appelle fraternellement tous les cadres politiques à rejoindre l’attelage électoral ».

Devant les participants, il a déclaré : «J’ai été chargé d’initier des concertations avec toutes les parties prenantes du processus électoral des législatives anticipées du 17 novembre 2024 ».

Le Ministre de l’Intérieur a rappelé lors de cette rencontre «qu’aujourd’hui, dans le cadre de cette initiative, nous avons accueilli 123 formations politiques ainsi que les principaux acteurs de la société civile. L’objectif est de construire des consensus solides afin d’assurer des élections transparentes, démocratiques et inclusives ».

Le Ministre avait regretté «qu’une partie d’un cadre politique ait choisi de quitter la réunion après avoir tenté, sans succès, de bloquer les travaux ». De l’avis du chef des flics, «il est impossible d’entamer des discussions en imposant des conditions préalables, comme retirer des décrets et arrêtés avant même de dialoguer. L’histoire prouve que le boycott n’a jamais été une stratégie politique constructiveJ’invite fraternellement Atel à rejoindre ce processus électoral avant qu’il ne soit trop tard ». Cette posture responsable du Ministre de l’Intérieur avait séduit tous les observateurs surtout la Société civile.

Par ailleurs, le Ministre de l’Intérieur avait procédé à la remise des clés de 59 véhicules, dont 13 destinés aux membres du bureau de la CENA et 46 pour les Présidents des Commissions Électorales Départementales Autonomes (CEDA). Cet acte s’inscrit pleinement dans les préparatifs des élections législatives du 17 novembre 2024.

«Ces nouveaux véhicules permettront d’assurer une mobilité fluide et intelligente, essentielle pour garantir une organisation électorale optimale. Je tiens à rappeler que la dernière dotation en véhicules pour la CENA remonte à 2012. Cet investissement traduit donc clairement mon engagement à assurer la transparence, la sécurité et l’efficacité des processus électoraux dans tout le pays » a déclaré le Ministre de l’Intérieur.

Je reste déterminé à mettre en place toutes les conditions matérielles nécessaires pour que chaque étape des élections se déroule dans les meilleures conditions, au bénéfice de l’ensemble des électeurs. Je souhaite un plein succès à la CENA dans ses missions, et j’exhorte ses membres à faire bon usage de ces véhicules.

Le Ministre de l’Intérieur, après avoir remercié «tous les acteurs impliqués dans ce processus, qui veillent à la bonne marche de notre démocratie », a rappelé que «lors de ma rencontre de ce samedi 28 septembre avec les représentants des organisations politiques et de la société civile, j’ai tenu à saluer le climat de sérénité et l’esprit de dialogue constructif qui ont marqué nos échanges ».

«Ensemble, nous avons abordé plusieurs points essentiels pour garantir le bon déroulement des élections législatives à venir : la date de dépôt des candidatures, les critères du casier judiciaire et le format du bulletin de vote » avait rappelé le Ministre.

Ce dernier a tenu à préciser «qu’en ce qui concerne les critères liés au casier judiciaire et au format du bulletin, ces questions relèvent du pouvoir réglementaire. C’est pourquoi je me tournerai vers le Président de la République et le Premier ministre, qui auront à se prononcer sur la réponse à apporter ».

Le Ministre a remercié «tous les acteurs politiques et la société civile pour leur engagement et leur contribution au maintien d’élections transparentes et inclusives. L’intérêt supérieur du Sénégal reste au cœur de nos préoccupations ».

A propos du bulletin de vote, le Général Jean-Baptiste Tine avait été précis. Aux acteurs politiques, il a dit sans ambages : «Nous restons définitivement sur le format du bulletin de vote traditionnel ».

Ce lundi 08 octobre 2024, le Ministre de l’intérieur a présidé, pour la troisième fois, une rencontre avec les acteurs politiques et la société civile dans le cadre des préparatifs des législatives anticipées du 17 novembre. C’est là qu’il avait décidé de maintenir le bulletin de vote traditionnel, «en raison de l’absence de consensus sur une révision du format. Cela permettra de garantir la clarté et la continuité du processus électoral ».

Il a rappelé que «sur les 46 listes déposées, 41 ont été jugées recevables, témoignant d’une participation active et dynamique ».

«Je tiens également à rappeler que la distribution des cartes d’électeurs se poursuivra jusqu’à la veille des élections, soit le samedi 16 novembre à minuit, et pour les électeurs à l’étranger, jusqu’au jour du vote. Cette mesure vise à permettre à tous les Sénégalais de voter massivement » s’est engagé le Ministre.

Une autre initiative innovante dénommée « SEN XALAAT » a été prise. Cela pour permettre «de recueillir vos alertes, avis et suggestions pour améliorer nos services. Votre participation est essentielle pour construire ensemble un environnement plus sûr et plus efficace ».

Le Ministère a demandé aux citoyens de «participez activement en envoyant vos messages, faites entendre votre voix et contribuez à l’évolution de nos services toujours dans la dynamique de JUB, JUBAL, JUBANTI ». «Ensemble, faisons de la sécurité publique et de la gouvernance une responsabilité partagée. En attendant le lancement prochain du nouveau site internet et des plateformes digitales du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, nous vous invitons à nous envoyer vos messages directement en inbox » lit-on sur la page tweeter du Ministre.

Concernant la violence constatée au début de la campagne électorale, le ministère de l’Intérieur a réagi. Il a appelé  l’ensemble des leaders de partis politiques et coalitions de partis à faire preuve de calme, de responsabilité et de retenue.

«Le respect des valeurs démocratiques et du vivre-ensemble est essentiel pour garantir un processus électoral pacifique et respectueux des droits de tout un chacun», a indiqué le Ministère de l’Intérieur dans un communiqué de presse.

Le  Ministère a réaffirmé «son engagement à veiller à la sécurité de chaque citoyen tout au long de cette période. Il signale même que des dispositifs adaptés sont mis en place pour assurer la tranquillité et la sérénité de tous les Sénégalais, permettant ainsi à chacun d’exprimer librement ses opinions dans un climat pacifique ».

Le ministère a exhorté «toutes les parties prenantes à adopter un discours apaisé et constructif, pour contribuer à une campagne digne et exemplaire, gage de notre engagement commun envers une démocratie stable et respectée ».

Débat sur la criminalisation de l’homosexualité : Bougane Guèye Dany met au défi Ousmane Sonko

Le climat politique au Sénégal se tend à l’approche des élections législatives, alors que Bougane Guèye Dany, leader du mouvement Gueum Sa Bopp, a lancé une attaque virulente contre Ousmane Sonko, leader du parti Pastef. Au cours d’une caravane dans le département de Tivaouane, Bougane Guèye Dany a remis sur la table la question controversée de la criminalisation de l’homosexualité, un sujet qui divise la société sénégalaise.

Lors de son discours, le président du groupe D-Média et candidat aux élections législatives, a ouvertement interpellé Ousmane Sonko. Selon Bougane Guèye Dany, Sonko resterait silencieux sur la question de la criminalisation de l’homosexualité, laissant planer des doutes sur ses véritables positions. « Ousmane Sonko n’ose plus se prononcer sur cette affaire car il serait de connivence avec le lobby homo », a-t-il affirmé devant une foule de militants, suscitant des réactions contrastées.

Pour Bougane, cette question est cruciale et mérite une réponse claire, surtout dans un pays où l’homosexualité reste un sujet tabou et controversé. Le leader de Gueum Sa Bopp a ainsi appelé Sonko à se prononcer explicitement sur le sujet, l’accusant de fuir le débat pour des raisons politiques. « Nous devons savoir où il se situe par rapport à nos valeurs traditionnelles et religieuses », a-t-il ajouté.

Contexte : une société divisée sur la question

Le débat sur la criminalisation de l’homosexualité au Sénégal refait surface à chaque élection, alimenté par des discours populistes et conservateurs. Actuellement, l’homosexualité est pénalisée par l’article 319 du Code pénal, mais des voix s’élèvent régulièrement pour réclamer un durcissement des lois, notamment au sein des mouvements islamiques et conservateurs.

Ousmane Sonko, figure de proue de l’opposition, a souvent pris des positions nationalistes et conservatrices. Toutefois, son silence récent sur ce sujet pourrait s’expliquer par une volonté de ne pas aliéner une partie de son électorat plus progressiste, dans un contexte où les enjeux économiques et sociaux sont aussi pressants que les questions de mœurs.

Un discours en quête de soutien populaire

Pour Bougane Guèye Dany, ce discours s’inscrit dans une stratégie de différenciation vis-à-vis des autres candidats de l’opposition. En mettant en avant des thèmes sensibles comme la criminalisation de l’homosexualité, il espère mobiliser un électorat attaché aux valeurs traditionnelles et religieuses du pays. Sa coalition, Samm Sa Kaddu, qui prône un retour aux fondamentaux culturels et moraux du Sénégal, cherche ainsi à se positionner comme une alternative conservatrice crédible.

Réactions mitigées et enjeux politiques

Les propos de Bougane Guèye Dany ont suscité des réactions variées. Certains militants saluent son courage pour avoir abordé un sujet que beaucoup préfèrent éviter. D’autres, en revanche, critiquent cette sortie comme étant une manœuvre populiste visant à détourner l’attention des vrais enjeux socio-économiques.

Jusqu’à présent, le camp de Sonko n’a pas officiellement réagi aux accusations. Cependant, il est probable que cette interpellation directe ne restera pas sans réponse, d’autant plus que les électeurs attendent des positions claires de la part de leurs leaders politiques à l’approche des élections.

Conclusion

Le défi lancé par Bougane Guèye Dany à Ousmane Sonko illustre les fractures profondes au sein de la classe politique sénégalaise sur des questions de société sensibles. Alors que les élections législatives approchent, ce débat pourrait bien être l’un des marqueurs de la campagne, testant la capacité des leaders politiques à équilibrer les revendications conservatrices avec un discours inclusif et progressiste.

LÉGISLATIVES 2024 : Le mouvement « JËF – Citoyens d’Action » soutient la liste « Pastef »

Le Mouvement « JËF – Citoyens d’Action », après concertation de ses instances, a pris la décision de soutenir la liste du parti Pastef pour les élections législatives du 17 novembre 2024.
Pour le leader dudit Mouvement, M. Ousseynou DIALLO, donner la majorité à l’opposition créerait un précédent dangereux et irréparable qui génèrerait, sans nul doute, un important effet de blocage dans la gestion future du pays.
« Nous sommes soucieux de confier l’Hémicycle à une majorité qui répondra aux attentes légitimes de la jeunesse et de l’ensemble des citoyens. Pour cette raison, nous avons décidé d’unir nos forces et d’œuvrer ensemble pour le triomphe de la liste de Pastef », affirme M. Ousseynou DIALLO.
Comme en témoignent les propos de certains leaders de l’opposition, s’ils obtiennent la majorité des députés, le pays risque de connaître une paralysie totale dans des domaines névralgiques et de sombrer dans un arrêt voire même une régression de l’activité économique et commerciale.
D’ailleurs dans un passé récent, la majorité des députés, qui sont de l’opposition, ont voté contre la suppression voulue par le Président Bassirou Diomaye Faye d’institutions jugées budgétivores telles le Conseil économique social et environnemental (CESE) et le Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT).
Ces mêmes députés, qui avaient d’ailleurs annoncé le dépôt d’une motion de censure pour faire tomber le nouveau gouvernement, ont nettement démontré qu’ils étaient peu enclins à prendre en charge les véritables préoccupations des sénégalais qui se sont massivement exprimées lors de l’élection présidentielle du 24 mars 2024.
En soutenant le Pastef, le Mouvement JËF – Citoyens d’Action entend participer à la construction d’une nation souveraine, juste et prospère, à travers la mise en œuvre du nouveau plan « Sénégal 2050 » destiné à rompre avec le sous-développement, la dépendance et le surendettement du Sénégal.
Avec une base politique fortement ancrée à Hann Bel-Air, le Mouvement JËF – Citoyens s’articule autour d’une forte mobilisation de jeunes et de femmes déterminés à jouer un rôle crucial dans le choix de la prochaine législature.
JËF – Citoyens d’Action apporte des solutions aux problèmes liés à l’employabilité des jeunes dans le but de contrer l’émigration irrégulière et se distingue dans les actions sociales en se consacrant également à la prise en charge des besoins des femmes et des ménages en général.
JËF – Citoyens d’Action, qui se félicite de la main tendue d’Abass Fall, de Djamil Sané et de Justin Correa, invite tous ses membres et sympathisants, au Sénégal et dans la diaspora, à voter massivement la liste du parti Pastef pour une majorité écrasante le 17 novembre prochain.

       La Cellule de communication    
               Mouvement JËF – Citoyens d’Action 

Coalitions Jàmm Ak Njariñ et Samm Sa Kaddu : une rencontre pour la paix et l’unité de l’opposition au Sénégal

Dans un contexte électoral marqué par la compétition, les coalitions Jàmm Ak Njariñ, dirigée par Amadou Ba, et Samm Sa Kaddu, sous la direction de Barthélemy Dias, ont démontré qu’au-delà des clivages, la paix et l’unité de l’opposition demeurent des valeurs prioritaires. Cette rencontre fortuite, qui s’est déroulée entre Tivaoune et Darou Khoudoss, symbolise un engagement commun pour un Sénégal où la voix de chaque citoyen est écoutée.

Alors que les tensions peuvent souvent dominer les périodes électorales, cet événement envoie un signal fort aux populations sénégalaises. La présence de deux figures importantes de l’opposition, Amadou Ba et Barthélemy Dias, côte à côte, renforce l’image d’une opposition unie, axée sur l’objectif de construire un pays juste et inclusif pour tous. Cette rencontre est une réponse directe aux besoins de stabilité, de dialogue et de cohésion sociale pour lesquels de nombreux Sénégalais plaident.

Au-delà des mots, cette collaboration affiche une volonté commune de travailler main dans la main pour défendre les droits et intérêts de toutes les communautés. Les leaders de Jàmm Ak Njariñ et de Samm Sa Kaddu ont également lancé un appel aux citoyens pour rester mobilisés et soutenir leurs candidats lors des prochaines élections. Cette unité espère offrir aux Sénégalais une alternative solide, prête à répondre aux défis actuels et futurs du pays.

La rencontre de Tivaoune et Darou Khoudoss n’est pas seulement symbolique ; elle représente un pas vers une coalition forte de l’opposition, capable de rassembler et de fédérer. Le message est clair : Amadou Ba et Barthélemy Dias, ainsi que leurs équipes, sont déterminés à bâtir un Sénégal où chaque voix, indépendamment des affiliations politiques, est entendue et respectée.

Ce nouvel élan de collaboration pourrait bien redéfinir les dynamiques politiques à l’approche des élections, en insufflant espoir et confiance au sein de la population. Le Sénégal se dirige-t-il vers une élection où l’opposition unie pourrait réaliser un changement significatif ? L’avenir le dira, mais pour l’instant, la voie semble tracée vers un horizon d’espoir et de renouveau.

Un bus de militants de la coalition Takku Wallu prend feu sur la route Kolda-Salikégné

Un incident inattendu a marqué la campagne électorale dans le sud du Sénégal. Un bus transportant des militants de la coalition Takku Wallu a pris feu alors qu’il circulait sur la route reliant Kolda à Salikégné, dans la commune de Guiro Yoro Bocar. La cause de l’incident est attribuée à une défaillance électrique, qui aurait déclenché l’incendie.

Heureusement, l’incident n’a fait aucune victime. Le chauffeur, remarquant le début de l’incendie, a rapidement immobilisé le bus, permettant à tous les passagers d’évacuer le véhicule avant que les flammes ne se propagent. Tous les passagers ont pu s’échapper à temps, évitant des blessures graves. Malgré cette évacuation réussie, le bus a été complètement ravagé par les flammes, laissant les militants sous le choc mais sains et saufs.

Les militants, originaires des communes de Guiro Yoro Bocar et Salikégné, se rendaient à Kolda pour exprimer leur soutien à Sidiki Kaba, candidat de la coalition Takku Wallu, dans le cadre de la campagne pour les élections législatives anticipées prévues le 17 novembre. Cet événement dramatique intervient dans un contexte de campagne sous tension, alors que les partisans de Takku Wallu multiplient les rassemblements pour promouvoir leurs idées et leur programme.

La nouvelle de cet incident a rapidement fait le tour de la région, suscitant une onde de choc parmi les soutiens de la coalition. Bien que le feu ait détruit le bus, l’engagement et la détermination des militants restent intacts, et beaucoup envisagent de poursuivre leur campagne malgré cet événement imprévu.

Cet incident soulève des questions sur l’état des transports empruntés pour les déplacements liés aux campagnes politiques dans des zones éloignées. La route reliant Kolda à Salikégné est connue pour être exigeante, et cet incident souligne la nécessité de renforcer la sécurité des véhicules, surtout dans le cadre d’une campagne qui mobilise de nombreux partisans dans tout le pays.

En dépit de cet incident, les militants de la coalition Takku Wallu ont exprimé leur détermination à continuer de soutenir Sidiki Kaba et à œuvrer pour les objectifs de leur coalition en vue des élections législatives du 17 novembre. Ce drame pourrait même renforcer leur motivation à faire entendre leur voix dans cette période décisive pour l’avenir politique du Sénégal.

Kolda : Un bus de militants de Takku Wallu prend feu, aucun blessé à déplorer

Le pire a été évité sur l’axe Kolda-Salikégné, dans la commune rurale de Guiro Yoro Bocar, où un bus transportant des militants de la coalition Takku Wallu a pris feu. Le véhicule ramenait au bercail des militants venus accueillir la caravane électorale de la coalition, dirigée par Sidiki Kaba, en campagne pour les Législatives anticipées du 17 novembre.

L’incident, survenu sur le chemin du retour, aurait été causé par une défaillance électrique, selon les premiers éléments recueillis. Heureusement, le chauffeur a réussi à immobiliser le bus à temps, permettant à tous les passagers de sortir indemnes. Si aucun blessé n’est à déplorer, le bus a, en revanche, été complètement détruit par les flammes.

Les militants présents dans le bus étaient issus des communes de Guiro Yoro Bocar et de Salikégné. Leur mobilisation pour accueillir Sidiki Kaba reflète l’engagement des populations rurales envers la coalition Takku Wallu et son candidat local, le professeur Moussa Baldé, tête de liste départementale. Ancien directeur général de la SODAGRI et ex-ministre de l’Agriculture, Moussa Baldé jouit d’un fort soutien dans ces zones rurales qu’il a longtemps servies.

Cette mobilisation démontre l’importance du monde rural dans la stratégie électorale de Takku Wallu. Les militants, malgré l’incident, restent solidaires et engagés en faveur de la coalition et de son projet pour le département de Kolda.

Néné Fatoumata Tall : une figure politique qui se démarque pour soutenir l’inter-coalition Takku Wallu-Sam Sa Kaddu / Jamm ak Jariñ à Guédiawaye

Dans le paysage politique sénégalais, chaque décision prise en période électorale peut avoir des répercussions significatives sur l’avenir des coalitions et des candidats. C’est le cas à Guédiawaye, où Néné Fatoumata Tall, ancienne Ministre de la Jeunesse et tête de liste départementale pour l’inter-coalition Takku Wallu Sénégal / Jam Ak Jariñ et Sam Sa Kaddù, a décidé de prendre une position audacieuse pour soutenir sa coalition et ses convictions, en dépit des directives de son propre parti, l’Alliance pour la République (APR).

Depuis la mise en place de l’inter-coalition Takku Wallu-Sam Sa Kaddu et Jamm ak Jariñ, une stratégie a été adoptée pour placer Aliou Sall en tête de liste, avec Néné Fatoumata Tall comme suppléante. Cependant, une décision interne de l’APR est venue perturber cette dynamique : le parti a choisi de ne pas soutenir la liste de l’inter-coalition, dans une manœuvre visant à limiter l’influence d’Aliou Sall. Ce choix risquait non seulement d’affaiblir la coalition, mais également de sacrifier la place de Néné Fatoumata Tall dans la course électorale à Guédiawaye.

Refusant de se voir marginalisée pour des raisons politiques, Néné Fatoumata Tall a fait preuve de fermeté et de résilience. Le 3 novembre dernier, elle a convoqué les alliés de la coalition pour leur annoncer sa décision de maintenir son engagement au sein de l’inter-coalition Takku Wallu-Sam Sa Kaddu / Jamm ak Jariñ, en dépit de la consigne de son parti. Ce geste fort illustre son attachement aux valeurs de la coalition, ainsi que sa volonté de soutenir la liste dirigée par Amadou Bâ, tête de file de Jamm ak Jariñ.

Cette démarche est le reflet d’une personnalité politique qui priorise l’alliance et les engagements pris auprès de ses électeurs, au-delà des intérêts partisans. En restant fidèle à sa coalition, Néné Fatoumata Tall appelle ses alliés à faire bloc autour de Jamm ak Jariñ, réaffirmant ainsi sa position en tant que leader capable de dépasser les lignes de partis pour mener à bien les objectifs communs.

Les prochaines élections se dérouleront dans un climat tendu, mais la détermination de figures telles que Néné Fatoumata Tall rappelle que la politique peut aussi être guidée par des principes et des choix de cœur.

Échauffourées verbales autour de la campagne électorale : Sonko s’en prend à Farba Ngom

Abdou Mbow réagit vivement aux propos de Sonko, l’accusant de mettre en péril la stabilité du Sénégal

Il devient urgent d’arrêter cet homme avant que ces propos irresponsables ne carbonisent le Sénégal. 
Que son bétail électoral le prenne pour dieu et n’ose même pas contredire ses saillies verbales, est une chose, mais que cela lui confère l’idée qu’il a droit quasi divin de vie ou de mort sur les Sénégalais qu’il prend pour ses sujets, devient dangereux pour notre pays. 
Un coup c’est la promesse de faire pourrir ceux qui oseront avoir un point de vue différent de lui sur la Casamance, qui sont voués à pourrir à Rebeuss, et ne se sentant plus, voilà notre Max-la-menace qui décide que les élections auxquelles participe Farba Ngom sont les dernières de sa vie. Rien que ça !!! 
Ce matamore nous fatigue et nous lui conseillons d’arrêter ou alors de prendre quelques congés, notre homme est en en surchauffe mentale et pas loin du burn out. 
« J’ai entendu qu’une personne sillonne le département, mallette à la main, distribue entre 50 et 80 millions. Mais je vous garantis que c’est la dernière élection à laquelle il prend part en tant que candidat et à fortiori en tant que distributeur automatique d’argent. ».  
C’est sa campagne à lui de prendre les Sénégalais pour des ânes auxquels on dit : « Donnez-nous la majorité et nous vous dirons à qui sont les 1000 milliards et nous les mettrons tous en prison » !!! 
Stoppez cet homme c’est un incendiaire qui veut consumer notre pays. Pour le livrer alors à qui ? C’est toute la question !! 

Thiès le, 07 novembre 2024

Abdou MBOW
Ancien Président du Groupe Parlementaire BBY
Candidat sur les listes de la Coalition Takku Wallu Senegal

Adji Mergane Kanouté : Un Revirement Politique Retentissant en Pleine Campagne Électorale

Dans une tournure inattendue du paysage politique sénégalais, Adji Mergane Kanouté, investie en 24e position sur la liste nationale de la coalition TAKKU WALLU, a récemment surpris l’opinion publique en annonçant son ralliement au parti Pastef d’Ousmane Sonko, en pleine campagne électorale. Ce geste de rupture, aussi soudain que surprenant, marque un tournant dans la carrière de cette figure politique qui était jusque-là une alliée loyale du président Macky Sall, n’hésitant pas à critiquer publiquement le Pastef et ses dirigeants.

Ce ralliement d’Adji Mergane Kanouté à Pastef a provoqué un véritable choc parmi les militants et les observateurs de la scène politique sénégalaise. Certains perçoivent cette décision comme une trahison de ses anciens compagnons de lutte, qui la voyaient comme une voix de confiance au sein de la coalition TAKKU WALLU. À l’inverse, d’autres y voient une démarche courageuse, un geste de sincérité politique qui traduit une réelle adhésion à la vision et aux objectifs du mouvement d’Ousmane Sonko.

La décision d’Adji Mergane Kanouté de se tourner vers Pastef suscite naturellement des interrogations sur les motivations profondes de ce choix. S’agit-il d’un acte de conviction, d’un rejet des politiques actuelles incarnées par Macky Sall, ou bien d’une stratégie pour renforcer sa position au sein d’une formation politique qui gagne en influence ?

Pour ses partisans, ce ralliement est avant tout un témoignage de l’attraction croissante du Pastef, un mouvement qui parvient désormais à rassembler au-delà de ses bases traditionnelles, fédérant même d’anciens adversaires politiques. Cette adhésion renforce l’image de Pastef comme une force montante capable d’incarner l’alternative que recherche une partie significative de la population.

La défection d’Adji Mergane Kanouté représente également un coup dur pour la coalition TAKKU WALLU, qui voit l’une de ses figures quitter le navire à un moment stratégique. Ce départ pourrait fragiliser l’unité de la coalition et ouvrir la voie à des questionnements internes quant à la solidité de ses alliances. Pour certains observateurs, ce départ pourrait même en encourager d’autres à reconsidérer leur appartenance, à la recherche de nouvelles voies plus alignées avec leurs aspirations politiques personnelles.

Le ralliement d’Adji Mergane Kanouté à Pastef illustre, une fois de plus, l’instabilité du paysage politique sénégalais, où les alliances se redéfinissent sans cesse au gré des intérêts et des convictions des acteurs. Ce mouvement ne manquera pas de faire évoluer les équilibres entre les partis en compétition, tandis que la popularité d’Ousmane Sonko continue de croître, galvanisée par des adhésions comme celle d’Adji Mergane Kanouté.

En somme, ce revirement de la part d’une figure politique aussi respectée et engagée ajoute une dimension nouvelle à la campagne électorale en cours. La décision d’Adji Mergane Kanouté de rejoindre le Pastef ne marque pas seulement une rupture personnelle avec Macky Sall et la coalition TAKKU WALLU ; elle incarne aussi l’attrait grandissant du projet politique de Sonko, capable d’attirer des soutiens venus d’horizons variés. Reste à voir comment ce choix influencera la dynamique politique dans les semaines à venir et si d’autres figures feront également le saut vers de nouvelles orientations politiques.

Accident de la Caravane du Président de Jam Ak Jariñ à Fatick : Quatre Blessés Légers Précisément Pris en Charge

Ce mercredi, la caravane électorale de la coalition Jam Ak Jariñ, dirigée par l’ancien Premier ministre Amadou Ba, a été victime d’un accident à quelques kilomètres de Fatick. Le convoi, qui revenait du Niombato après des rassemblements à Karang, Sokone et Passy, a subi cet incident sans faire de perte en vies humaines. L’événement survient dans un contexte de mobilisation intense, alors que la coalition mène activement sa campagne pour les prochaines élections.

Quatre personnes ont été légèrement blessées dans l’accident. Les secours, rapidement dépêchés sur place, ont pris en charge les blessés qui ont ensuite été transférés à l’hôpital régional de Fatick. Selon les informations recueillies, le dispositif de prise en charge a permis de soigner les victimes, qui se trouvent toutes hors de danger.

Aussitôt informé de l’incident, Amadou Ba s’est rendu personnellement à l’hôpital de Fatick pour s’assurer de la bonne prise en charge des blessés. La présence de la tête de liste de Jam Ak Jariñ témoigne de son souci de bien-être et de sécurité pour les membres de sa campagne et les militants qui l’accompagnent.

Après s’être assuré de l’état de santé des blessés, Amadou Ba a poursuivi ses activités de campagne, se dirigeant vers Samba Dia, Mbour, puis Thiès, où d’autres rassemblements étaient prévus. Cet accident, bien que sans gravité, met en lumière les risques et les défis auxquels sont confrontées les équipes de campagne dans leurs déplacements pour rencontrer la population.

En continuant son parcours, le président de Jam Ak Jariñ souhaite manifester son engagement indéfectible auprès des électeurs et rassurer ses sympathisants quant à sa détermination à poursuivre sa mission malgré les imprévus.

Le Sénégal ambitionne d’organiser un salon international du tourisme pour booster la « destination Sénégal »

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a exprimé sa volonté de faire du Sénégal une destination phare du tourisme en Afrique de l’Ouest. Lors du Conseil des ministres tenu ce mercredi au Palais de la République, il a chargé le Ministre du Tourisme de collaborer avec le Ministre des Transports aériens, les compagnies aériennes et le secteur privé pour organiser annuellement un grand salon international du tourisme. L’objectif de cet événement serait de promouvoir la « destination Sénégal » à l’échelle mondiale et de dynamiser le tourisme intérieur.

Le Président Faye a rappelé que le tourisme est un secteur clé de l’économie sénégalaise, capable de générer de la croissance et de créer de nombreux emplois. Conscient des multiples opportunités que représente ce secteur, il a également insisté sur la nécessité de renforcer les initiatives locales et de s’appuyer sur les acteurs de terrain. Le Ministre du Tourisme et de l’Artisanat a été instruit de travailler en synergie avec les opérateurs de circuits touristiques, les associations locales et les autres professionnels du secteur afin de redynamiser les activités de promotion.

Parmi les priorités identifiées, le Chef de l’État a mis en avant l’importance d’une « maîtrise stratégique » des aménagements sur le littoral national. Il a insisté sur une gestion rigoureuse des constructions d’établissements hôteliers et touristiques, notamment sur les sites sous la responsabilité de la Société d’Aménagement et de Promotion des Côtes et zones touristiques du Sénégal (SAPCO).

L’amélioration du cadre de vie et de la sécurité dans les zones touristiques figure également parmi les mesures prioritaires du gouvernement. Un accent particulier sera mis sur le renforcement de la police touristique pour mieux sécuriser les activités touristiques et garantir une expérience agréable aux visiteurs.

Soucieux de renforcer les compétences dans le secteur, le Président Faye a également demandé au Gouvernement d’intégrer le tourisme dans les programmes de formation professionnelle, notamment au sein du 3FPT (Fonds de Financement de la Formation Professionnelle et Technique) et de la convention nationale État-Employeur. L’École nationale de formation hôtelière et touristique ainsi que les centres de formation aux métiers du tourisme bénéficieront d’un soutien accru pour former des jeunes aux métiers d’avenir dans ce secteur.

Pour assurer un développement durable et rapide du tourisme, le Président a chargé le Ministre des Finances et du Budget de réévaluer les mécanismes de financement du secteur. Le crédit hôtelier sera notamment restructuré pour permettre un soutien plus efficace aux établissements et stimuler la relance du secteur après les perturbations liées aux crises récentes.

En mettant en œuvre ces initiatives ambitieuses, le Sénégal entend se positionner comme un acteur incontournable du tourisme en Afrique. Le futur salon international du tourisme pourrait devenir une vitrine pour faire découvrir les atouts du pays et attirer davantage de visiteurs chaque année, contribuant ainsi au développement économique et social du Sénégal.

ABSENCE DE SONKO DU CONSEIL DES MINISTRES : Le parti avant la patrie ?

La-non participation d’Ousmane Sonko au Conseil des ministres, en raison de son implication dans la campagne électorale, mérite des interrogations sur la séparation entre les fonctions d’État et les engagements partisans au Sénégal. Ce phénomène, qui touche également d’autres dirigeants politiques, montre les difficultés d’une gouvernance désintéressée, dévouée uniquement à l’intérêt national.

Depuis le début de la campagne législative, le Premier ministre, Ousmane Sonko, n’a pas participé au Conseil des ministres, consacrant son temps à sillonner le pays pour mobiliser l’électorat. Contrairement à lui, ses prédécesseurs au poste de PM, même en campagne, suspendaient leur tournée pour remplir leurs charges républicaines. Ce choix met en exergue une problématique ancienne : les dirigeants, une fois élus au sommet de l’État, peuvent-ils se soustraire aux enjeux partisans pour se consacrer exclusivement à l’intérêt national ? Au Sénégal, cette séparation reste un défi. En effet, depuis l’indépendance, les chefs d’État ont tous maintenu des liens étroits avec leurs formations politiques, confondant souvent fonctions d’État et engagements partisans.

LE CONCEPT DE « PARTI-ÉTAT »

L’ancien président de la République, Macky Sall, par exemple, a été accusé d’avoir instauré un « parti-État », sous couvert de la devise « la patrie avant le parti ». En 2014, Bacary Domingo Mané dénonçait cette politisation de l’administration en évoquant une directive du président Sall demandant aux directeurs généraux de ses structures affiliées de « garantir des victoires électorales dans leurs localités sous peine de perdre leurs postes ». Selon Mané, « l’incantation ne suffira pas pour un changement de paradigme » ; la politisation de l’administration ne cessera que si l’État se dissocie véritablement des intérêts partisans.
En février 2024, Dialo Diop, membre de la coalition « Diomaye Président », a reproché la même pratique au leader de l’Alliance pour la République (APR).
L’élection du « Pastef » aux affaires avait pourtant suscité un espoir de rupture. À l’annonce de leur victoire, Bassirou Diomaye Faye, président de la République, déclarait sa démission de son poste de secrétaire général du parti, expliquant qu’il voulait être le « président de tous les Sénégalais ». Ce geste semblait incarner la volonté d’un engagement national au-dessus des clivages partisans. Pourtant, cette tentative de neutralité paraît montrer ses limites. Lors d’un giga-meeting, Sonko a conféré à Diomaye Faye le titre de « président d’honneur » du Pastef. « Nos chartes du parti interdisent d’être membre d’un parti et président. Mais ces chartes n’interdisent pas d’être militant, et le Président est le premier militant de Pastef », a-t-il expliqué. Un statut officiellement symbolique mais qui pourrait maintenir dans le futur une relation entre la présidence et le parti même si dans la pratique, le chef de l’État a l’air, pour le moment, avoir pris ses distances du parti.

LE MÉLANGE DES RÔLES

Cette situation relance le débat autour du patriotisme, vu par certains comme un détachement de toute allégeance politique pour se consacrer uniquement à l’intérêt de la nation. Madère Fall, dans une tribune récente, rappelait cette exigence : « Si besoin, laissez moi vous rappeler que le vrai patriote est indépendant de toute allégeance politique et ne prêterait serment de fidélité et de loyauté qu’à sa patrie. Loin des patriotards qui émergent opportunément partout, le seul esprit de parti qui importe pour l’authentique patriote c’est un attachement sans concession à notre cher Sénégal. C’est cela un vrai patriote ! Ousmane Sonko n’est pas un bon patriote puisqu’il est partisan ! », écrivait-il. Pourtant, au Sénégal, les membres du Gouvernement en général peinent à rompre avec leurs attaches partisanes, entretenant ainsi une perception de l’État comme instrument de pouvoir plus que comme un service impartial. Les sorties polémiques de Sonko prouvent à suffisance ce fait.
En effet, Sonko a tendance à parfois mélanger ses étoffes de Premier ministre et de président de parti avec ses « révélations abracadabrantesques », pour reprendre les mots de la UNE de nos confrères de « Walf Quotidien » de ce mercredi 06 novembre. Lors de son passage à Ziguinchor à l’occasion de la campagne électorale, par exemple, le chef du Gouvernement a tenu à éclaircir l’affaire de l’affectation du général Kand. Dans ses propos, Sonko a dénoncé les tentatives d’instrumentalisation de cette décision militaire pour des fins politiques, tout en adressant un avertissement clair à ceux qu’il qualifie d’« apprentis politiciens » exploitant la question casamançaise. « Personne n’a jamais été sanctionné pour avoir combattu la rébellion en Casamance », a-t-il affirmé, rejetant toute allégation selon laquelle l’affectation du général Kandé serait liée à ses actions dans le conflit casamançais. « Les décisions prises n’ont rien à voir avec ce conflit. Elles sont motivées par des éléments concrets, impliquant des individus qui cherchaient à perturber le processus électoral ou à s’opposer à la candidature de Diomaye », a-t-il précisé, évoquant un “rapport” qui aurait motivé les mesures prises par le gouvernement. Ce sujet a suscité de nombreuses spéculations.
Le même jour, Ousmane Sonko a déclaré : « On a pris toutes les dispositions. Les questions qui relèvent de la sécurité nationale on ne badine pas avec. Ceux qui jetteront de l’huile sur le feu iront pourrir à Rebeuss ». Une déclaration qui n’est pas passée inaperçue chez Abdoul Mbaye. L’ancien premier ministre a répondu ceci : « S’il vous plaît Monsieur le PM Sonko, si le Sénégal est encore une République et non une dictature, au risque de me répéter, prenez enfin conscience que vous n’êtes ni procureur ni juge de siège, et que vous ne pouvez décider d’envoyer quelqu’un « pourrir à Rebeuss » ». De même, Cheikh Yérim Seck, se sentant visé par les déclarations du PM vu son alerte sur la situation en Casamance, quelques jours plus tôt, a réagi. Le journaliste a déclaré : « On a pris toutes les dispositions. Les questions qui relèvent de la sécurité nationale, on ne badine pas avec. Ceux qui jetteront de l’huile sur le feu iront pourrir à Rebeuss ». L’ancien Premier ministre, Amadou Ba, est également entré dans la danse, rappelant que le PM ne doit pas intervenir dans certains domaines. « Il doit respecter les institutions de la République et savoir que seul le Président Bassirou Diomaye Faye détient les prérogatives de la défense selon notre Constitution », déclare-t-il lors d’un meeting.
Aujourd’hui, une réforme visant à obliger les responsables politiques à abandonner leur leadership partisan pendant leur mandat semble essentielle pour garantir une gouvernance axée sur l’intérêt général. Tant que l’implication partisane des dirigeants persistera, l’idée d’un chef d’État impartial et engagé pour tous les Sénégalais restera irréaliste.

La Dakaroise

le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye annonce de nouvelles nominations

Lors du Conseil des ministres de ce mercredi 6 novembre 2024, le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a procédé à diverses nominations.

Au titre du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique : 

•       Monsieur Oumar Ngalla NDIAYE, Administrateur civil, matricule de solde n°722 189/E, précédemment Adjoint au Gouverneur de la région de Sédhiou chargé des Affaires administratives, est nommé Adjoint au Gouverneur de la région de Dakar chargé des Affaires administratives, poste vacant ; 

•       Monsieur Georges Samba FAYE, Administrateur civil, matricule de solde n°722 161/K, précédemment Adjoint au Gouverneur de la région de Kédougou chargé des Affaires administratives, est nommé Adjoint au Gouverneur de la région de Thiès chargé des Affaires administratives, poste vacant ; 

•       Monsieur Sidy Guissé DIONGUE, Administrateur civil, matricule de solde n°516 355/G, précédemment Adjoint au Gouverneur de la région de Ziguinchor chargé des Affaires administratives, est nommé Adjoint au Gouverneur de la région de Saint-Louis chargé des Affaires administratives, poste vacant ; 

•       Madame Digou Yala Mathilde SADIO, Administrateur civil, matricule de solde n°744 879/C, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommée Adjoint au Gouverneur de la région de Dakar chargé du développement, poste vacant ; 

•       Monsieur Ababacar Sadikh NIANG, Administrateur civil, matricule de solde n°744 900/B, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Adjoint au Gouverneur de la région de Thiès chargé du développement, poste vacant ; 

•       Monsieur Dominique Coumba Ndoffène Diouf, Administrateur civil, matricule de solde n°744 970/E, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Adjoint au Gouverneur de la région de Fatick chargé du développement, poste vacant ; 

•       Monsieur Mamadou Habib KAMARA,Administrateur civil, matricule de solde n°716 358/F, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Adjoint au Gouverneur de la région de Kaolack chargé du développement, poste vacant ; 

•       Monsieur Alsény BANGOURA, Administrateur civil, matricule de solde n°653 091/L, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Adjoint au Gouverneur de la région de Ziguinchor chargé du développement, poste vacant ; 

•       Monsieur El Hadji Mouhamadoul Moustapha GAYE, Administrateur civil, matricule de solde n°744 927/G, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Adjoint au Gouverneur de la région de Kédougou chargé du développement, poste vacant ; 

•       Madame Diarryatou NDIAYE, Administrateur civil, matricule de solde n°737 811/C, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommée Adjoint au Gouverneur de la région de Tambacounda chargé du développement, poste vacant ; 

•       Monsieur Papa Laïty MAR, Administrateur civil, matricule de solde n°650 042/C, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Adjoint au Gouverneur de la région de Louga chargé du développement, poste vacant ; 

•       Monsieur Djibril DIOP, Administrateur civil, matricule de solde n°718 238/G, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Adjoint au Gouverneur de la région de Diourbel chargé du développement, poste vacant ; 

•       Madame Lala CAMARA, Administrateur civil, matricule de solde n°744 941/A, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommée Adjoint au Gouverneur de la région de Kaffrine chargé du développement, poste vacant ; 

•       Monsieur Tafsir Baba ANNE, Administrateur civil, matricule de solde n°744 939/H, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Adjoint au Gouverneur de la région de Matam chargé du développement, poste vacant ; 

•       Monsieur Bonaventure KALAMO, Administrateur civil, matricule de solde n°683 111/Z, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Adjoint au Gouverneur de la région de Kolda chargé du développement, poste vacant ; 

•       Monsieur Ba Ousmane DANFAKHA, Administrateur civil, matricule de solde n°746 039/C, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Adjoint au Gouverneur de la région de Sédhiou chargé du développement, poste vacant ; 

•       Monsieur Cheikh NDIAYE, Instituteur, matricule de solde n° 609 092/V, est nommé Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Taïf, Département de Mbacké, poste vacant ; 

•       Monsieur Bernard THIOMBANE, Assistant social, matricule de solde n° 
631 714/F, est nommé Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Kael, Département de Mbacké, poste vacant ; 

•        Monsieur Oumar DIOP, Instituteur, matricule de solde n° 627 373/L, est nommé 
Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Ndorna, Département de Médina Yoro Foulah, poste vacant ; 

•        Monsieur Abdoulaye NDAO, Instituteur, matricule de solde n° 635 917/G, est nommé Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Mampatim, Département de Kolda, poste vacant ; 

•        Monsieur Papa Oumar SALL, Instituteur, matricule de solde n° 629 049/H, est nommé Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Thillé Boubacar, Département de Podor, poste vacant ; 

•        Monsieur Brino Alouise TOUPANE, Instituteur, matricule de solde n° 626 790/L, est nommé Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Boynguel Bamba, Département de Goudiry, poste vacant ; 

•        Monsieur Damien DIEDHIOU, Instituteur, matricule de solde n° 669 342/H, est nommé Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Tendouck, Département de Bignona, poste vacant ; 

•        Monsieur Joseph DIATTA, Professeur d’Enseignement moyen, matricule de solde n° 626 809/G, est nommé Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Cabrousse, Département d’Oussouye, poste vacant ; 
•        Monsieur Ndiaw GNINGUE, Instituteur, matricule de solde n° 639 458/E, est nommé Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Niakhène, Département de Tivaouane, poste vacant ; 

•        Monsieur Kamire Arnaud MANEL, Instituteur, matricule de solde n° 677 251/H, est nommé Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Loudia Ouoloff, Département d’Oussouye, poste vacant ; 

•        Monsieur Lamine MANE, Maître d’enseignement Technique professionnel, matricule de solde 641 238/D, est nommé Adjoint au Sous-préfet de Agnam Civol, Département de Matam, en remplacement de Monsieur Mor Dior GUEYE, appelé à d’autres fonctions.

Karang : Amadou Ba de la coalition Jamm ak Njarin critique le régime de Diomaye Faye pour son manque d’action

En campagne électorale dans la ville de Karang, le tête de liste de la coalition Jamm ak Njarin, Amadou Ba, a vivement critiqué le régime actuel du Président Diomaye Faye, l’accusant de ne pas tenir ses promesses de changement. Selon Ba, le gouvernement en place se limite à de simples discours sans véritable action concrète.

« Il nous avait promis un changement en 2 mois… Ça fait maintenant 7 mois qu’ils ne font que parler », a déclaré Amadou Ba devant une foule de partisans. Dans un ton résolument offensif, il a lancé : « Boulen dioumat thi sen tannef Jorna Niou Guiss Changement », appelant ainsi les citoyens à ne plus se laisser distraire par les paroles du pouvoir en place, et à exiger des actions tangibles.

Ce n’est pas la première fois qu’Amadou Ba s’attaque au régime de Faye, qu’il accuse de détourner les attentes populaires pour se concentrer sur des discours sans véritable impact. Pour Ba, ce décalage entre les promesses de campagne et la réalité sur le terrain est devenu le signe révélateur d’un pouvoir inefficace.

Cette déclaration résonne comme un appel aux électeurs de Karang et au-delà à soutenir un véritable changement incarné par la coalition Jamm ak Njarin. Amadou Ba espère mobiliser les électeurs autour de cette critique d’un pouvoir qu’il décrit comme déconnecté des besoins réels du peuple.

Le leader de Pastef dénonce de graves irrégularités dans les projets d’infrastructures dans le nord du Sénégal

Lors d’un rassemblement dans le stade de Matam, le leader du parti Pastef a vivement critiqué la gestion des projets d’infrastructures dans la région nord du Sénégal. Il a souligné la négligence qui affecte des chantiers essentiels pour le développement local, notamment ceux de l’Université Souleymane Niang de Matam, de l’hôpital d’Ourossogui, et du désenclavement de plusieurs localités.

Le représentant de Pastef a déploré que de nombreux projets soient « abandonnés ou mal gérés », laissant les communautés locales en difficulté face au manque d’infrastructures. En ligne de mire, la construction de la route du Dandé Mayo, cruciale pour relier les villages riverains du fleuve Sénégal et désenclaver la région du Ferlo. Il a également évoqué l’aérodrome inachevé d’Ourossogui, laissé en suspens, et l’Université Souleymane Niang de Matam, dont les installations sont jugées insuffisantes pour répondre aux besoins croissants des étudiants.

Selon le leader de Pastef, le projet de construction de l’hôpital d’Ourossogui fait face à des irrégularités majeures. Il s’interroge sur le statut de « secret défense » qui entoure le chantier, soupçonnant cette classification d’être une manœuvre pour contourner les règles des marchés publics. « Depuis quand la construction d’un hôpital relève-t-elle du secret défense ? » a-t-il lancé, ajoutant que cette décision permettrait d’éviter des appels d’offres transparents. Plus étonnant encore, il a révélé que le budget de l’hôpital a été alloué au ministère de la Justice, une situation qu’il qualifie d’« incompréhensible ».

Les révélations vont plus loin : selon l’audit lancé par Pastef, le budget prévu pour cet hôpital aurait pu financer la construction de plusieurs universités. Il mentionne que des logements de professeurs, d’une surface inférieure à 150 m² et construits en R+1, auraient été facturés à 1,6 milliard de francs CFA chacun, des prix qu’il juge injustifiés.

Dans le cadre de ses investigations, il indique que l’entrepreneur responsable du chantier a reconnu la surfacturation, proposant en compensation de construire une digue pour protéger l’université contre les inondations. Cependant, le leader de Pastef a exprimé sa volonté de ne pas trancher sans une analyse complète : « Nous le contacterons après l’audit pour établir les responsabilités. »

Le chef de Pastef demande des comptes au gouvernement sur la gestion de ces fonds publics et appelle à une plus grande transparence dans l’attribution des marchés publics. Selon lui, ces irrégularités sont le reflet d’une gestion peu rigoureuse des ressources publiques, au détriment des besoins des citoyens.

Les déclarations du leader de Pastef ont provoqué des réactions au sein de la population locale, inquiète de voir ces infrastructures indispensables retardées ou menacées. La région du nord du Sénégal, longtemps laissée pour compte en matière de développement, continue d’attendre des réponses et des actions concrètes pour combler les manquements en infrastructures.

Ousmane Sonko promet un tournant décisif lors des législatives à Agnam

Dans un discours vibrant et sans concession, Ousmane Sonko, tête de liste de Pastef et Premier ministre du Sénégal, a adressé un message clair aux électeurs d’Agnam lors de sa campagne électorale ce mercredi. Ces élections législatives prévues le 17 novembre prochain s’annoncent déterminantes, marquant potentiellement la fin de la carrière politique de certaines figures controversées.

Le chef de file de Pastef a pris pour cible un leader politique influent qu’il accuse de corruption et d’abus de pouvoir. Selon Sonko, cet homme, qu’il n’a pas nommé directement mais que beaucoup identifient comme Farba Ngom, utilise des moyens financiers démesurés pour influencer le vote, distribuant entre 50 et 80 millions de francs CFA pour acheter des voix. « Mais je vous garantis que c’est la dernière élection à laquelle il prend part en tant que candidat et à fortiori en tant que distributeur automatique d’argent », a martelé Ousmane Sonko, devant une foule rassemblée à Agnam.

Dans un discours empreint de détermination, Sonko a rappelé l’ascension fulgurante de cet adversaire qu’il décrit comme un produit du favoritisme politique et de la corruption. « Agnam mérite autre chose que cette image d’un homme qui n’a pas le niveau intellectuel requis, qui n’a pas fait les études pour et qui a trempé dans toutes les mafias foncières et financières ayant incliné ce pays », a-t-il ajouté, soulignant le contraste entre la dignité des habitants d’Agnam et la réputation de leur représentant actuel.

Les mots de Sonko ont été reçus avec enthousiasme par la foule, qu’il a félicitée pour son engagement. « Durant toutes ces années, vous avez souffert, confrontées à des pressions sociales et culturelles. Nous savions que vous étiez déterminés et engagés mais pas au point de braver si courageusement le soleil pour nous attendre. Je vous décerne une mention spéciale », a-t-il déclaré, mettant en avant la résilience des militants de Pastef dans des contextes souvent difficiles.

Le Premier ministre a conclu sur une note d’espoir, confiant que la ville d’Agnam, ainsi que l’ensemble du Sénégal, est prête pour le changement. « Je ne me fais aucun doute que vous vous faites ce défi de remporter les élections ici de manière spectaculaire. Ne touchez pas l’argent que des gens vous apporteront. Agnam ne doit pas être à la traîne, car le 17 novembre sera le dernier épisode pour annihiler les voleurs détourneurs de la République », a-t-il prévenu, réaffirmant sa volonté de mettre un terme aux pratiques de corruption et de détournement des fonds publics.

La campagne législative se poursuit dans un climat tendu, où les accusations de corruption et les enjeux de pouvoir soulignent la soif de changement d’une grande partie de la population sénégalaise. Ces élections pourraient marquer un tournant décisif dans l’histoire politique du pays.

Guy Marius Sagna ironise sur la campagne de Macky Sall : « Le vote sur WhatsApp a-t-il été autorisé pour le candidat WhatsApp ? »

Le député et activiste Guy Marius Sagna a de nouveau attiré l’attention du public avec un commentaire incisif concernant la stratégie de campagne de l’ancien président Macky Sall. Dans un post publié sur sa page Facebook, il a employé un ton moqueur pour critiquer l’usage intensif de la plateforme de messagerie WhatsApp par Macky Sall, une approche nouvelle et marquante dans l’arène politique sénégalaise.

« Le vote sur WhatsApp a-t-il été autorisé pour le candidat WhatsApp Macky Sall ? », a écrit Sagna, une pique qui n’a pas tardé à susciter des réactions et des partages sur les réseaux sociaux. Ce commentaire vise à souligner l’importance que l’ancien président accorde à la mobilisation numérique, alors que la campagne pour les élections à venir s’intensifie. Pour beaucoup, l’utilisation accrue de la technologie pour mobiliser l’électorat est à la fois un signe de modernité et une question de stratégie politique.

Mais au-delà de la satire, Guy Marius Sagna a également mis en avant ses priorités politiques. Il a affirmé sa volonté de défendre le droit de vote des prisonniers, insistant sur la nécessité de respecter les droits civiques des citoyens, même lorsqu’ils sont incarcérés. « Réélu député, je vais lutter pour le vote des prisonniers qui n’ont pas perdu leurs droits », a-t-il déclaré. Il a par ailleurs exhorté ses partisans à se mobiliser pour soutenir massivement le parti PASTEF, soulignant l’importance de l’engagement et de la participation active.

Cet épisode illustre non seulement l’usage croissant des médias numériques dans les campagnes politiques au Sénégal, mais aussi la manière dont les figures de l’opposition, telles que Sagna, utilisent l’humour et la critique pour rallier leur base et maintenir un discours engagé face à leurs adversaires politiques.

Polémique sur un compte bancaire : Réactions et accusations entre l’ancien régime et le gouvernement actuel

La scène politique sénégalaise est actuellement secouée par une affaire de taille : la révélation par le Premier ministre Ousmane Sonko de l’existence supposée d’un compte bancaire appartenant à un dignitaire de l’ancien régime, contenant la somme astronomique de 1 000 milliards de FCFA. Cette accusation, lourde de conséquences, a suscité une vive réaction de l’ancien président Macky Sall, aujourd’hui à la tête de la coalition Takku Wallu, qui a nié catégoriquement ces allégations.

Dans une lettre adressée à ses partisans, Macky Sall a qualifié l’accusation de « grotesque et calomnieuse », soulignant que des professionnels du secteur bancaire avaient déjà démenti cette information. Selon lui, ces accusations répétées contribuent à affaiblir l’image du Sénégal sur la scène internationale et à dégrader sa note souveraine. Il affirme que l’impact de telles rumeurs se traduit par une perte de confiance des investisseurs, une mise en péril des entreprises, et une aggravation du chômage.

Le contexte économique du Sénégal s’est en effet fragilisé ces derniers mois, comme en témoignent les récentes dégradations par des agences de notation internationales. Pour Macky Sall, l’origine de cette situation trouve sa source dans des déclarations intempestives qui compromettent la stabilité financière du pays.

L’ancien président n’a pas manqué de pointer du doigt l’incapacité des autorités actuelles à résoudre des affaires locales, telles que les scandales présumés de l’ONAS et de l’ASER, qui continuent de soulever des interrogations au sein de l’opinion publique.

De son côté, le gouvernement actuel reste ferme sur sa position. Des membres de la majorité soutiennent que l’enquête sur ce compte bancaire est fondée et que la transparence reste l’un des piliers de leur engagement. Pour eux, le dévoilement de telles informations est essentiel pour garantir la probité et la justice.

Cette affaire intervient dans un climat politique tendu, où chaque camp semble déterminé à marquer des points auprès de l’électorat. Si les accusations se poursuivent, elles pourraient bien redéfinir la perception que les Sénégalais ont de leur classe politique, mettant en lumière des enjeux de gouvernance et d’éthique publique.

Les prochaines semaines s’annoncent donc cruciales, car elles pourraient non seulement influencer le paysage politique, mais aussi impacter durablement l’économie nationale, déjà mise à l’épreuve par la crise mondiale et les défis locaux.

Retrait de la liste de la coalition « Samm Sa Kaddu » à Tambacounda : Un geste stratégique en faveur de l’unité de l’opposition

La coalition « Samm Sa Kaddu » a officiellement annoncé, ce lundi, le retrait de sa liste pour les élections législatives anticipées prévues le 17 novembre prochain dans le département de Tambacounda. Cet acte marque une alliance stratégique avec la coalition « Takku Wallu Sénégal », une manœuvre saluée par plusieurs acteurs politiques de la région.

Abdoulaye Sèye, tête de liste de « Samm Sa Kaddu » dans le département, a déclaré lors d’un point de presse : « En tant que tête de liste de la coalition Samm Sa Kaddu au niveau département de Tambacounda, j’annonce que notre coalition a décidé de retirer notre liste pour s’allier avec Takku Wallu Sénégal. » Cette décision, selon lui, s’inscrit dans la volonté de placer l’intérêt supérieur de Tambacounda au-dessus des ambitions partisanes.

Le coordinateur national de « Takku Wallu Sénégal »Me Sidiki Kaba, a salué cette initiative qu’il a qualifiée de « geste politique fort ». « Cet acte donne un nouvel élan à l’opposition et augmente ses chances de victoire lors des prochaines législatives dans le département », a-t-il affirmé, soulignant l’importance de l’unité pour contrer les forces en place.

Cette coalition, au-delà d’un simple retrait, symbolise la solidarité et la volonté des partis d’opposition de conjuguer leurs efforts pour maximiser leurs chances dans un contexte électoral crucial pour la région de Tambacounda et, par extension, pour l’ensemble du pays.

Cette décision pourrait bien changer la donne électorale et ouvrir la voie à une nouvelle dynamique politique dans le département, montrant que l’opposition est prête à adopter des stratégies communes pour atteindre ses objectifs.

Tensions à Ourossogui : Thierno Alassane Sall dénonce l’instrumentalisation de la Gendarmerie et l’étalage de luxe de la campagne de Sonko

Le 3 novembre 2024, aux alentours de 23 heures, la campagne électorale sénégalaise a été le théâtre d’un incident à Ourossogui, suscitant une vive réaction de Thierno Alassane Sall, tête de liste de la coalition Senegaal KESE. Alors que la caravane de cette coalition progressait en direction de Kanel, un groupe de militants, présumés membres du parti Pastef, a cherché à les intimider. C’est dans ce contexte déjà tendu que les événements se sont enchaînés de façon surprenante, menant à une confrontation avec les forces de l’ordre.

Sall raconte comment l’arrivée soudaine de plusieurs véhicules de la gendarmerie, perçue initialement comme un renfort pour la sécurité, s’est transformée en une demande expéditive et hostile : se ranger sur le bas-côté pour laisser passer la caravane d’Ousmane Sonko, figure de proue du parti Pastef. Cette demande, qualifiée d’illégale par le candidat, a été formulée avec des injures et un ton autoritaire par un gendarme, entraînant un refus de la part de l’équipe de Senegaal KESE.

« Nous avons assisté, impuissants, au passage de ce que je qualifierais de ‘cour royale’ », relate Thierno Alassane Sall, dénonçant la mise en scène grandiose de la caravane de Sonko. Selon lui, le cortège était composé de véhicules de luxe, de deux ambulances – dont l’une arborait l’emblème du ministère de la Santé – ainsi que de 4×4 rutilants, de bus loués et d’un important dispositif sécuritaire incluant des membres de la Brigade d’Intervention Polyvalente (BIP) et possiblement du Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN).

Sall s’insurge contre cet étalage ostentatoire de richesse, qui contraste, selon lui, avec la pauvreté et la précarité des régions traversées. « Un régime incapable de payer à date échue les bourses des étudiants sans s’endetter sur le marché financier international, devrait avoir la décence de ne pas faire étalage d’une aussi tapageuse armada », critique-t-il, qualifiant de « violence symbolique inouïe » ce déploiement de moyens luxueux.

En rétrospective, le candidat évoque les leçons de l’histoire sénégalaise, rappelant l’épisode de 1988 où la population de Thiès s’était soulevée contre le président Diouf pour défendre le droit de l’opposant Abdoulaye Wade à tenir un meeting. « Si Sonko et Diomaye persistent dans leurs lubies, un jour viendra », avertit Thierno Alassane Sall, mettant en garde contre les risques d’un excès d’arrogance et d’abus de pouvoir.

Il conclut en soulignant l’importance de l’équité et de la neutralité des forces de l’ordre, insistant sur le fait que la gendarmerie devrait assurer la sécurité de tous sans distinction ni favoritisme. Dans un appel vibrant aux électeurs, il exhorte : « Ne fermons pas les yeux devant les signes patents d’une alternance dévoyée. Le 17 novembre 2024, votons en conséquence. »

Cet incident met en lumière les tensions grandissantes à l’approche des élections, et soulève des questions sur la conduite des campagnes et l’utilisation des ressources publiques. Le 17 novembre, le choix des Sénégalais sera plus crucial que jamais, influencé non seulement par les promesses des candidats, mais aussi par leurs actions sur le terrain.

Anta Babacar et Samm Sa Kaddu Dans Le Saloum : Vers une Révolution Agricole et Économique

La région du Saloum, connue pour son potentiel agricole et industriel, a récemment accueilli la caravane de campagne de la coalition Samm Sa Kaddu. Sous la direction d’Anta Babacar, présidente de l’Alternative pour la Relève Citoyenne (ARC) et membre influente de la coalition, cette tournée a visé à identifier les enjeux majeurs auxquels la région fait face et à présenter des solutions concrètes pour stimuler son économie.

Lors des étapes de Kaolack, Kaffrine, et Koungheul, Anta Babacar et ses partenaires ont reçu un accueil enthousiaste de la part des habitants. Ces rencontres ont été marquées par des échanges intenses où les préoccupations des communautés locales ont été mises en lumière : des récoltes fragiles, l’instabilité des revenus agricoles, et l’insuffisance des infrastructures.

Malgré une bonne pluviométrie cette année, les agriculteurs de la région continuent de souffrir de la mauvaise qualité des semences, ce qui impacte sévèrement leurs rendements. Pour pallier ce problème, Anta Babacar propose de renforcer les contrôles de qualité et de subventionner l’accès aux semences certifiées. « Il est essentiel de garantir des récoltes productives pour nos agriculteurs, c’est une question de sécurité alimentaire et de justice économique », a-t-elle affirmé.

L’une des propositions phares de la candidate est l’instauration d’un prix plancher de 500 FCFA par kilogramme d’arachide, une mesure visant à stabiliser les revenus des agriculteurs et à assurer une rémunération équitable. Cette initiative, selon elle, stimulerait l’économie régionale en rendant les revenus agricoles plus prévisibles.

Anta Babacar entrevoit dans le port de Kaolack un moteur de croissance inexploité. Sa proposition : moderniser cette infrastructure stratégique et l’intégrer pleinement aux circuits commerciaux nationaux et internationaux. « La modernisation du port de Kaolack pourrait en faire un moteur de croissance, créant des emplois et ouvrant la région au commerce global », a-t-elle expliqué.

La production de sel, atteignant environ 400 000 tonnes par an, représente une opportunité économique importante pour Kaolack. Cependant, les producteurs locaux, notamment les petits artisans, font face à des difficultés pour satisfaire aux normes de qualité requises par l’industrie agroalimentaire. Anta Babacar propose la modernisation des équipements de production artisanale afin d’améliorer la qualité et la diversité des débouchés du sel iodé.

Pour la jeunesse, l’importance du sport comme vecteur de cohésion sociale et de développement personnel n’est pas négligée. Anta Babacar prévoit de plaider pour la création et l’amélioration d’infrastructures sportives dans la région. « Nos jeunes méritent des espaces où ils peuvent s’épanouir et se construire un avenir », a-t-elle déclaré.

Enfin, la problématique des déchets, souvent négligée, a retenu l’attention de la coalition. Anta Babacar défend l’idée de favoriser l’installation d’usines de transformation des déchets pour une gestion plus écologique et rentable. « En transformant les déchets en opportunités, nous créons des emplois locaux et bâtissons une économie plus respectueuse de notre environnement », a-t-elle souligné.

Avec ces propositions, Anta Babacar et la coalition Samm Sa Kaddu ambitionnent de faire du Saloum un exemple de développement durable et prospère, montrant la voie à suivre pour l’ensemble du Sénégal. Cette approche intègre des solutions économiques, sociales et environnementales, mettant en avant un développement harmonieux et inclusif.

Kaolack/ Meeting national : la liste Farlu critique les gouvernements Macky et Diomaye

La tête de liste nationale de la coalition « Farlu » a tenu un meeting ce lundi 4 novembre dans le département de Kaolack. À cette occasion, la tête de liste départementale, Cheikh Ibrahima Diallo, a critiqué la gestion du régime de Macky Sall et celle du président Bassirou Diomaye Faye en ce qui concerne les réalisations dans la région Centre.

« La ville de Kaolack occupe une place prépondérante sur le plan géographique, car elle est le cœur du Sénégal. En plus, le rayonnement international de son illustre fils, Baye Niass, fait de cet endroit une zone de convergence internationale sur le plan spirituel et temporel. Le président Macky Sall avait entamé des projets d’assainissement, mais le plan est resté inachevé. La plus grande trahison a été la délocalisation de notre port vers Foundiougne, malgré les efforts déployés. Aujourd’hui, avec le régime de Pastef, nous observons pour la première fois depuis les indépendances la formation d’un gouvernement sans un seul fils de Kaolack », a dénoncé Cheikh Ibrahima Diallo.

Selon lui, les personnalités de la région ont abandonné Kaolack par manque de courage et de dignité, alors que la ville leur a tant donné. « Plutôt que de se lever et de se battre, les responsables locaux ont déserté le terrain par manque de reconnaissance. C’est pour cette raison que nous nous sommes associés au ministre Moustapha Diop, maire de Louga, avec qui nous partageons des idées et des perspectives de développement. Son ouverture d’esprit, son calme et sa sensibilité font de lui un leader né, une valeur sûre pour le renouveau du Sénégal, un Sénégal sans mensonges ni calomnies, mais un pays de justice et de paix, sans destruction de biens ni violence gratuite », a ajouté M. Diallo.

La tête de liste nationale de Farlu, M. Moustapha Diop, a promis quant à lui de changer l’image de l’hémicycle en y envoyant de nouveaux types de députés. « Nous voulons une Assemblée nationale sans insultes ni bagarres, composée de députés dont la seule préoccupation sera le développement du Sénégal. Nous ne faisons pas partie de ceux qui promettent monts et merveilles pendant la campagne pour ensuite tourner le dos aux populations, car cela ne fait pas partie de nos valeurs », a-t-il conclu.

Incident à Ourossogui : Tensions lors du passage de la caravane de Sonko, la coalition « Sénégaal Kessé » dénonce un favoritisme de la Gendarmerie

Lors du passage de la caravane électorale de la coalition « Sénégaal Kessé » à Ourossogui, la tension est montée d’un cran lorsque la tête de liste, Thierno Alassane Sall (TAS), a été contrainte de céder le passage au convoi du candidat Ousmane Sonko. Cet incident, survenu au milieu des artères animées de la ville, a été perçu comme une démonstration d’autorité et de favoritisme envers le leader du parti Pastef.

D’après Thierno Alassane Sall, l’événement a débuté lorsque la Gendarmerie a ordonné un arrêt forcé de la caravane « Sénégaal Kessé » afin de permettre le passage du cortège de Sonko. Le ton est monté lorsqu’un gendarme a adressé des ordres jugés agressifs au chauffeur de la voiture de tête de la coalition, suscitant un refus d’obtempérer de la part de l’équipe de TAS. « Naturellement, refus d’obtempérer devant un ordre illégal et révoltant », a affirmé le chef de file, qui n’a pas caché son indignation devant ce qu’il considère être un abus de pouvoir.

Le convoi de Sonko, qualifié par TAS de « cour royale », a été escorté par des véhicules imposants, y compris une Hummer blanche et des ambulances, dont l’une portait le sceau du ministère de la Santé, ainsi que des 4×4 de luxe et des bus de location. La présence de forces spéciales telles que la Brigade d’Intervention Polyvalente (BIP) et le Groupement d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN), ainsi que des véhicules sans plaque minéralogique, a renforcé le sentiment d’indignation chez les membres de la coalition « Sénégaal Kessé ».

Pour TAS, cet incident illustre une contradiction flagrante dans la posture de Sonko, qui, par le passé, avait dénoncé ce qu’il appelait la « gendarmerie de Macky Sall ». « Aujourd’hui, rien n’a changé, si ce n’est le parrain du système », a déclaré l’ancien ministre, visiblement en colère. Il a souligné que, contrairement aux candidats qui financent leur propre sécurité, Sonko semble bénéficier de l’appui logistique de l’État, ce qui pour lui constitue un détournement des ressources publiques et une atteinte à l’équité de la campagne électorale.

« Pendant que 41 listes, dont la nôtre, financent leur propre sécurité, la Gendarmerie devrait protéger chaque Sénégalais sans passe-droit. L’institution existe pour veiller à la sécurité des citoyens, non pour dérouler le tapis rouge à un candidat abusant des moyens de l’État », a martelé TAS.

Cet épisode alimente les critiques de partialité et de politisation des forces de sécurité, dans un contexte où la tension électorale ne cesse de croître à l’approche des prochaines échéances. L’incident de Ourossogui pourrait ainsi marquer un tournant dans la campagne, remettant en question la neutralité des institutions de l’État et suscitant un débat plus large sur l’équité des processus démocratiques au Sénégal.

AFFAIBLISSEMENT DE L’OPPOSITIONBougane Gueye Dany ou le « dernier des Mohicans » face à Sonko

Dans un contexte pré-électoral marqué par une opposition qui s’étiole, en raison des menaces, tentatives de musellement et vagues de transhumance – pour les législatives -, Bougane Gueye Dany se distingue comme l’un des rares opposants, voire le seul à oser affronter frontalement le mastodonte Ousmane Sonko.


Après avoir été placé en garde à vue pour avoir contesté les chiffres présentés par le Premier ministre concernant les finances publiques, puis incarcéré à la Maison d’Arrêt et de Correction (MAC) de Tambacounda pour « rébellion et refus d’obtempérer », le leader du mouvement « Gueum Sa Bopp » s’attaque à nouveau aux déclarations retentissantes du président de « Pastef ». Lors d’un point de presse tenu hier, lundi, il a exprimé son indignation face à la situation économique du pays : « Le Premier ministre doit cesser de s’exprimer sur des sujets relevant de la sécurité publique lors de ses meetings. C’est de l’irresponsabilité ! Il est impératif de souligner qu’aucun rapport n’incrimine un général de l’armée, ni n’existe de compte bancaire contenant 1 000 milliards de FCFA. Ces affirmations sont totalement infondées. Ousmane Sonko met notre pays en danger. Notre économie s’est effondrée, nos institutions sont fragilisées et l’image de la justice est ternie. Le Sénégal touche le fond ! Face à cette crise, le président de la République doit assumer ses responsabilités. Le 17 novembre 2024, le peuple sénégalais doit conférer la majorité à la coalition « Samm Sa Kaddu » pour rectifier l’erreur du 24 mars 2024. »
Bougane Gueye Dany a également abordé son incarcération survenue alors qu’il se rendait à Bakel pour venir en aide aux sinistrés : « Il n’y a ni vainqueur ni vaincu dans le procès de mercredi dernier à Tamba. La justice a simplement prouvé qu’elle demeure le dernier rempart pour la protection de nos libertés individuelles, souvent menacées par des initiatives politiciennes. Je serai une sentinelle contre l’arbitraire incarné par ce revanchard de la scène politique et ses partisans. Ousmane Sonko confond ses rôles de Premier ministre et de chef de parti. Sa position actuelle lui donne accès à des dossiers d’État qu’il tente de manipuler de manière dangereuse. »

ANNONCE D’UNE PLAINTE CONTRE LA GENDARMERIE ET D’UN COMBAT À L’INTERNATIONAL

En moins d’un mois, Bougane a subi deux arrestations qu’il interprète comme une persécution orchestrée par Ousmane Sonko et son parti. « Ils tentent en vain de m’empêcher d’exercer pleinement mes droits en tant qu’opposant. J’ai été victime d’arrestations illégales et de détentions arbitraires. La restriction qui m’a été imposée repose uniquement sur la volonté de l’autorité politique, et non sur la loi. Cet acte était disproportionné par rapport à la nature humanitaire de ma mission visant à secourir près de 60 000 sinistrés à Bakel. »
Ainsi, a-t-il décrit comment, à Bakel, le ministre de l’Intérieur, le patron de la Gendarmerie et le procureur de Tambacouna ont déployé tous leurs efforts pour appliquer une décision politique « illégale » à son encontre. « Ils ont agi comme de véritables militants de Pastef pour me mettre en prison. Le communiqué sanctionnant mon arrestation regorge de contrevérités, et toutes les vidéos le démontrent. Je n’exclus pas d’intenter une action en justice contre la gendarmerie. »
Bougane a aussi rappelé son engagement humanitaire, dénonçant Ousmane Sonko en ces termes : « Où était-il, en 2012, lorsque j’ai mobilisé 500 millions pour secourir les populations touchées par les inondations ? Il était occupé par les affaires foncières obscures de son ancien mentor, poursuivi pour 8 milliards par la CREI. Je ne cherche pas, par le mensonge ou la manipulation, à verser le sang de la jeunesse pour accéder au pouvoir. Je suis un homme de vérité, de justice, un humaniste engagé. »
Bougane a annoncé qu’il avait donné instruction à ses avocats de saisir le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies. « Les Sénégalais ne peuvent plus vivre sous un régime de privation des libertés et de violation des droits humains. Cela devient mon combat personnel. »

ATTAQUE DU SIÈGE DE KHALIFA SALL

Concernant l’incendie criminel du siège de « Taxawu », il a exigé la publication des résultats de l’enquête demandée par le président de la République. « Comment comprendre qu’Abass Fall, auteur de menaces publiques et incitant à l’usage d’armes, soit encore libre ? Cela témoigne de l’effondrement de l’État de droit au Sénégal face à une justice partisane. Les ministres de la Justice et de l’Intérieur ont créé un État-Pastéfien. »
Pour conclure, Bougane a appelé à la vigilance de la communauté internationale face à la situation critique du Sénégal, tant sur le plan politique que financier. Il a également interpellé le Premier ministre Ousmane Sonko à publier sa déclaration de patrimoine, à clarifier sa position sur la criminalisation de l’homosexualité, et à confirmer s’il détient un compte bancaire à l’étranger.

La Dakaroise

La transhumance politique : entre éthique et pragmatisme au Sénégal

Dans la sphère politique sénégalaise, le paysage évolue souvent sous le poids des stratégies et des mouvements inattendus. Ces derniers mois, l’un des tournants les plus marquants est lié aux manœuvres de l’opposant Ousmane Sonko et à l’attitude du Pastef face aux membres de l’Alliance pour la République (APR). La promesse initiale de Sonko et du Pastef était de restaurer la transparence et l’éthique en politique, se positionnant comme un rempart contre la transhumance, cette pratique largement critiquée où les politiciens changent de camp par opportunisme.

Le stratagème qui se dessine commence par une annonce fracassante : la mise en place d’une chasse aux « pilleurs de la République ». Cette posture rigide, assortie de l’interdiction de sortie du territoire imposée à de nombreux cadres de la coalition Benno Bokk Yakaar, a eu pour effet immédiat de faire monter la pression au sein de la classe politique. Les rumeurs d’une liste rouge, laissant planer un doute suffocant sur les figures potentiellement visées, ont fini par provoquer des réactions en chaîne. Cet étau psychologique a accéléré des défections au sein du parti au pouvoir.

La peur de la prison et la menace d’une répression judiciaire ont conduit certains à franchir le pas, reniant leurs engagements passés et se tournant vers le Pastef. Ce phénomène de transhumance n’a pas seulement exposé la fragilité des alliances et des loyautés politiques, il a également révélé un revirement éthique inattendu chez Ousmane Sonko. Autrefois intraitable sur cette question, son mouvement semble avoir adopté une position plus permissive, acceptant ces nouveaux alliés sans condition apparente.

L’arrivée massive d’anciens membres de l’APR dans le giron du Pastef pose la question de la crédibilité des discours d’intégrité. En s’ouvrant à ces « repentis », le parti risque de voir ses principes fondateurs remis en cause. L’acceptation de figures autrefois décriées pour leur allégeance et leur passivité envers le régime en place, transformées en « anges » par la simple adoption de la carte du Pastef, sème le doute sur la sincérité de ce revirement.

Si la stratégie du Pastef peut être perçue comme un moyen pragmatique de consolider ses rangs et de préparer l’assaut final pour le pouvoir, elle soulève des inquiétudes profondes quant à l’éthique en politique. Cette ambiguïté sur les principes ébranle la confiance de certains partisans, déçus par ce qu’ils considèrent comme un abandon des promesses de renouveau moral.

Cependant, d’autres y voient un mal nécessaire : la nécessité de rassembler toutes les forces possibles pour contrer le pouvoir en place et espérer un changement. Ce débat, qui agite la société civile et les observateurs politiques, pourrait marquer un tournant décisif pour la crédibilité future du Pastef et l’avenir de l’éthique en politique au Sénégal.

En conclusion, la transhumance politique orchestrée ou facilitée par Ousmane Sonko pose un dilemme de taille : la fidélité aux principes contre l’efficacité stratégique. La société sénégalaise observera de près les conséquences de cette vague de ralliements sur le long terme, espérant que la promesse de changement ne se dissipe pas dans les méandres du pragmatisme politique.

Bougane Guèye Dany met Ousmane Sonko au défi de clarifier sa position sur plusieurs points clés

Lors d’une conférence de presse, Bougane Guèye Dany, président du mouvement Gueum Sa Bopp et membre influent de la coalition Sàm Sa Kàddu, a lancé un appel public au Premier Ministre Ousmane Sonko. Ce dernier est invité à répondre à trois questions essentielles dans un délai de 24 heures. Ces questions, qui touchent à sa transparence et à ses engagements politiques, pourraient selon Bougane, révéler la crédibilité de Sonko auprès du peuple sénégalais.

Les demandes de Bougane Guèye Dany :

  1. Publication de la déclaration de patrimoine : Bougane insiste sur la nécessité pour Sonko de divulguer sa situation patrimoniale afin de démontrer sa transparence en tant que leader politique. Cette démarche, selon Bougane, renforcerait la confiance des citoyens dans ses intentions et sa probité.
  2. Compte bancaire à l’étranger : Bougane exhorte également Sonko à confirmer ou infirmer l’existence d’un compte bancaire à l’étranger. Cette question s’avère cruciale dans un contexte où des accusations de détournement de fonds et d’évasion fiscale ciblent fréquemment les figures politiques.
  3. Criminalisation de l’homosexualité : Enfin, Bougane demande à Sonko de clarifier sa position sur la criminalisation de l’homosexualité, un sujet hautement sensible au Sénégal. Pour de nombreux Sénégalais, connaître la position de leurs dirigeants sur ce thème est primordial.

L’avis de Bougane sur les réponses attendues : Bougane Guèye Dany, sans mâcher ses mots, a exprimé son scepticisme quant à la possibilité que Sonko réponde à ces questions. « Il ne le fera jamais », a-t-il déclaré, avant de partager ses propres raisons et convictions quant au silence anticipé du Premier Ministre. Selon lui, ce manque de réponse s’explique par des contradictions internes et un souci de ne pas compromettre son image ou ses soutiens politiques.

Impact sur l’opinion publique : La déclaration de Bougane Guèye Dany met en lumière des attentes de plus en plus élevées envers la transparence et l’engagement moral des dirigeants sénégalais. Alors que le débat sur ces questions continue de diviser l’opinion publique, la pression sur Ousmane Sonko pourrait s’intensifier dans les jours à venir. Sa réponse ou son silence contribuera, d’une manière ou d’une autre, à façonner son image et son avenir politique.

L’avenir proche dira si Sonko choisira de s’exprimer sur ces points ou s’il préfèrera se tenir à l’écart de cette polémique, renforçant ainsi les propos de ses détracteurs. Pour Bougane et ceux qui partagent ses préoccupations, cette déclaration publique représente un moment de vérité pour le Premier Ministre et ses ambitions futures.

Hommage à Mamadou Moustapha Ba : Un serviteur de la nation salué pour son parcours exemplaire

En pleine campagne électorale pour les législatives anticipées prévues le 17 novembre, l’ancien Premier ministre et candidat Amadou Ba a choisi de marquer un moment de recueillement en rendant hommage à l’ancien ministre des Finances et du Budget, Mamadou Moustapha Ba, décédé ce lundi à l’âge de 59 ans.

Lors d’une intervention en direct, Amadou Ba a exprimé sa profonde tristesse face à cette perte, tout en mettant en lumière le parcours d’un homme qui a, tout au long de sa vie, servi son pays avec une loyauté et une compétence exemplaires. « Ce direct vise à rendre un hommage sincère à Mamadou Moustapha Ba, un homme dont la vie et la carrière ont été dédiées au service de notre nation. Ancien ministre des Finances, il a joué un rôle déterminant dans la gestion économique du pays et a marqué son passage par son intégrité, son professionnalisme et son dévouement », a-t-il déclaré.

Mamadou Moustapha Ba laisse derrière lui un héritage remarquable, ayant contribué à la stabilité et au développement économique du Sénégal. Pendant son mandat au ministère des Finances, il a été le fer de lance de plusieurs réformes économiques essentielles, tout en veillant à ce que les intérêts des citoyens soient protégés.

Amadou Ba a poursuivi en évoquant l’homme derrière le politicien : « En tant que frère, il a également été un pilier pour beaucoup, incarnant des valeurs de solidarité et de soutien. » Ces mots rappellent l’impact profond que Mamadou Moustapha Ba a eu non seulement dans sa sphère professionnelle mais aussi dans ses relations personnelles et sociales.

Le décès de Mamadou Moustapha Ba a suscité une vague d’émotion à travers tout le pays, les témoignages affluent, tous saluant la mémoire d’un homme de cœur et de convictions. Des figures politiques, des économistes, ainsi que de simples citoyens se sont exprimés pour souligner l’importance de son travail et l’humilité qui l’a toujours caractérisé.

Sa disparition laisse un vide que ses collègues et la nation tout entière ressentiront longtemps. En ce moment crucial pour le Sénégal, l’hommage rendu par Amadou Ba témoigne de l’importance de célébrer ceux qui ont œuvré, souvent dans l’ombre, pour le bien-être et la prospérité de leur pays.

Violence dans la campagne électorale : Six personnes, dont trois militants de Pastef, identifiées par l’enquête

Ce lundi 4 novembre 2024, le commissariat urbain de Koungheul a finalisé une enquête sur les affrontements survenus entre les partisans de la coalition d’opposition Takku Wallu et ceux du parti Pastef. Ces incidents se sont déroulés lors d’une visite d’Ousmane Sonko, tête de liste nationale de Pastef, dans cette ville de la région de Kaffrine, où le climat politique est particulièrement tendu. Les investigations ont permis d’identifier six personnes comme étant directement impliquées dans les violences.

D’après les informations recueillies par les enquêteurs, trois membres de la coalition d’opposition Takku Wallu figurent parmi les responsables identifiés. Il s’agit de :

Mamadou Diouf, président du mouvement And Dolel Kao, chargé de la coordination des élections pour Takku Wallu à Koungheul.
Michel Badiette, responsable de la massification au sein de la coalition, un poste qu’il occupe sous la direction de l’ancienne députée Fanta Sall.
Ibrahima Ndiaye, responsable du protocole de Takku Wallu à Koungheul, qui aurait également joué un rôle dans l’organisation des rassemblements.

Les faits reprochés aux membres de Takku Wallu incluent des actions visant à attiser les tensions et à provoquer les militants de Pastef, selon les témoignages recueillis par les forces de l’ordre.
L’enquête n’a pas seulement mis en cause la coalition Takku Wallu. Trois membres de Pastef sont également pointés du doigt, notamment pour leur rôle dans l’escalade des tensions. Parmi eux :

Moussé Laye, coordonnateur départemental de la Jeunesse patriotique du Sénégal (JPS) à Koungheul et chargé de mission à la présidence.
El Hadj Babou Guèye et Malick Guèye, membres de Pastef, ce dernier étant le chauffeur du groupe.

Ces trois individus sont accusés d’avoir contribué aux violences qui ont éclaté, notamment par des actes de provocation et d’intimidation envers les militants de la coalition Takku Wallu.
Les six individus identifiés font face à des accusations d’infractions diverses, incluant la destruction de biens appartenant à autrui, des attroupements illégaux et des manifestations interdites, conformément aux articles 96 et 98 du Code pénal sénégalais. Ces accusations peuvent entraîner des poursuites sévères si les responsables sont reconnus coupables.
Le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Kaffrine a ordonné la libération provisoire des accusés sous convocation, permettant aux six individus de continuer leurs activités habituelles en attendant la suite de la procédure. Cependant, leur dossier, désormais transmis sous forme de renseignement judiciaire, reste en examen sur le bureau du procureur de Kaffrine, laissant ouvertes les possibilités de poursuites et de sanctions plus sévères.
Ces affrontements ne sont pas un cas isolé et traduisent un climat de campagne électorale tendu dans plusieurs régions du Sénégal. La visite d’Ousmane Sonko, une figure controversée et influente de la scène politique, est souvent marquée par des heurts et des oppositions avec les militants des partis adverses. Cet événement à Koungheul illustre à quel point le contexte actuel exacerbe les tensions et la rivalité entre coalitions politiques.
Face à ces incidents, de nombreux observateurs appellent à un renforcement des mesures de sécurité et à la prise de mesures pour limiter les violences liées aux campagnes électorales. Certains responsables politiques ont même proposé la mise en place d’un cadre de dialogue entre les différents partis pour promouvoir une campagne plus apaisée, un appel qui reste pour l’instant sans réponse formelle.

Mariama Sarr ou l’incarnation de la médiocrité du régime passé de Macky Sall (par Bocar Faye)

Après un long silence, Mariama Sarr refait surface en s’en prenant à Mme Aminata Touré, ancienne Première ministre, qu’elle ne pardonnera jamais de ne pas l’avoir intégrée dans son gouvernement.

Mariama Sarr est le symbole de la médiocrité qui a marqué le sommet de l’État durant les 12 années de Macky Sall. Avant d’être nommée ministre en 2012, son plus haut fait d’armes avait été d’occuper le poste de chef de cabinet du ministre Innocence Ntap, et d’être l’amie de Marème Faye.

Sans jamais avoir démontré de résultats probants dans les ministères qu’elle a dirigés, elle a néanmoins été reconduite à plusieurs reprises lors des remaniements ministériels successifs, les compétences et l’expertise n’étant manifestement pas des critères déterminants dans le choix des ministres de Macky Sall.

En 12 ans, Mariama Sarr n’a jamais accordé d’interview ni participé à une émission de télévision pour évoquer ses fonctions ministérielles. Jamais ! Les habitants de Kaolack, pour leur part, ont souffert des 7 ans de son mandat à la mairie. Incapable de prendre des initiatives pour sortir la ville de sa saleté chronique et de son marasme économique, Macky Sall, conscient de son extrême impopularité, lui a interdit de briguer un second mandat pour lui éviter l’humiliation d’une défaite cuisante.

Aujourd’hui, Mariama Sarr doit se préparer à rendre des comptes sur sa gestion de la mairie. Peut-être est-ce pour cette raison qu’elle sort de sa réserve, afin de pouvoir, par la suite, crier à la persécution politique. Quoi qu’il en soit, Mariama Sarr semble ne pas comprendre que le modèle de politicien incompétent et querelleur qu’elle a incarné durant 12 ans est désormais révolu depuis le 24 mars 2024.

Koungheul : Barthélemy Dias qualifie Sonko de « petit mec »

En pleine campagne électorale à Koungheul, Barthélemy Dias, tête de liste de la coalition Sàmm sa Kàddu, a lancé une attaque verbale contre Ousmane Sonko, le qualifiant de « petit mec ». Le maire de Dakar, qui défilait aux côtés des leaders de l’inter-coalition Takku Wallu, a vivement critiqué Sonko et sa gestion, en réponse aux récents affrontements entre les partisans du député Fanta Sall et ceux du Premier ministre.

« Le Sénégal n’a pas de Premier ministre. Nous avons un petit mec », a affirmé Barthélemy Dias, insinuant ainsi que Sonko ne remplirait pas le rôle attendu de la fonction. Il l’a également accusé de manipuler l’opinion et de diffuser des « contrevérités ». Selon Dias, les tensions politiques observées sont le résultat d’une stratégie orchestrée pour diviser et semer le trouble.

Barthélemy Dias a aussi remis en question la gestion des forces de l’ordre après les incidents impliquant les militants de Fanta Sall et ceux de Sonko. « Il paraît que les commissaires de police présents lors des affrontements ont été relevés de leurs fonctions. Pourquoi, alors, n’a-t-on pas pris de mesures similaires après l’attaque du siège de Taxawu Sénégal à Dakar ? » s’est-il interrogé, pointant du doigt une gestion qu’il juge inégale et partiale.

Ce discours musclé témoigne de la tension grandissante entre les différents camps politiques à l’approche des élections, alors que les leaders politiques n’hésitent pas à user de la provocation pour défendre leur position.

Kaolack/ Visite de proximité dans la commune : Abdou Salam Dieng Farrakhan à l’écoute des populations sur les véritables défis à relever dans le département

En tant que tête de liste départementale de la coalition Mankoo Liguèye Sénégal, Abdou Salam Dieng Farrakhan et ses militants poursuivent leurs visites de proximité dans les quartiers de la commune de Kaolack, à quelques semaines des élections législatives anticipées de 2024.

L’itinéraire a mené M. Dieng aux Parcelles Assainies, à Thioffack, à Sara Diamaguène, entre autres quartiers. Il a pris le temps d’écouter les voix des résidents confrontés à divers problèmes, particulièrement en période d’hivernage.

« Les habitants sont notre priorité. Leur quotidien et leurs aspirations sont au centre de notre engagement. Une fois parvenu à une majorité écrasante à l’hémicycle, nous serons leur avocat. Nous placerons également les citoyens au cœur des décisions », a déclaré Abdou Salam Dieng Farrakhan.

Il a également affirmé que la voie tracée par la coalition représente un chemin vers un avenir où le développement ne sera plus concentré sur les centres urbains, mais concernera toute la nation sénégalaise.

Tension à Kolda : Ousmane Sonko accuse Amadou Bâ d’avoir monopolisé les hôtels, la coalition Jàmm ak Njarin dément

À l’approche des législatives du 17 novembre au Sénégal, l’atmosphère s’échauffe dans la région de Kolda. Samedi dernier, Ousmane Sonko, tête de liste du parti Pastef, a affirmé qu’il ne pouvait passer la nuit dans la ville en raison de la réquisition des hôtels par Amadou Bâ, leader de la coalition Jàmm ak Njarin et ancien Premier ministre.

La déclaration a immédiatement suscité des réactions. Les partisans d’Amadou Bâ, cités par le journal Les Échos, ont catégoriquement démenti l’affirmation de Sonko. Selon eux, leur coalition n’a réservé que 50 chambres dans la capitale du Fouladou, dont 35 à l’hôtel Relais, et il restait des chambres disponibles dans la ville pour d’autres voyageurs, y compris pour la délégation de Pastef.

Cet incident illustre la montée des tensions à l’approche du scrutin, où chaque camp multiplie les déplacements et les démonstrations de force pour mobiliser l’électorat. Kolda, ville stratégique et carrefour du sud du Sénégal, est ainsi devenue le théâtre de rivalités politiques qui reflètent l’intensité de la campagne.

Pour certains observateurs, les échanges accusatoires de ce type visent à marquer des points sur le plan médiatique et à renforcer la cohésion de leurs bases respectives. Cependant, la controverse souligne également l’importance logistique que revêt une tournée électorale de cette ampleur, surtout dans des villes où l’infrastructure hôtelière est limitée.

Reste à voir si ces tensions auront un impact sur le scrutin ou si elles resteront confinées à la bataille de l’opinion publique.

Coalition électorale/ violence / Sondage : Magueye seck mandataire du parti Bes Du Nakk dénonce, interpelle et donne son classement….

Pastef ne sera pas la seule formation politique qui ira aux élections législatives sous ses propres bannières. Bes Du Ñakk de Mansour Sy Djamil aussi sera présent à ces joutes sous ses couleurs. La structure politique vole avec ses propres el, qu’elle a présenté à ces élections des députes en tant que liste indépendante. Une occasion pour Magueye seck de dénoncer avec la dernière énergie les violences qui reprennent surface dans le champ politique. selon lui, les sondages montre sur le parti de pastef est en tête, le parti Bes Du Nakk vient après l’inter – coalition.  » Nous observons avec inquiétude que le Sénégal traverse une période de turbulence, d’incertitude et avec des coalitions électorales. Les tensions internes et la fragilité de certaines institutions mettent à l’épreuve notre démocratie, un héritage précieux de nos luttes citoyennes. Le peuple sénégalais aspire, plus que jamais, à une gouvernance transparente, inclusive et véritablement participative… » , a constate le mandataire national Magueye seck à travers un entretien qu’il a accordé à notre organe.

Magueye seck souligne, cependant, que des dysfonctionnements actuels et la tendance à la concentration du pouvoir risquent de compromettre cet idéal. Il est impératif de rétablir un équilibre institutionnel, et les nouveaux élus puissent représente convenablement les populations enfin
de garantir un espace démocratique ouvert à toutes les voix. Dans ce contexte, le mandataire National réaffirme que Bes Du Ñakk repose sur des principes inébranlables de patriotisme, de justice sociale et de démocratie. Nous croyons fermement que chaque citoyen mérite d’être entendu, respecté et représenté de manière équitable. Notre vision du patriotisme dépasse les simples slogans. Elle se fonde sur un engagement quotidien envers l’intérêt supérieur de la nation, une gestion transparente des affaires publiques et une lutte déterminée contre la corruption. Nous sommes convaincus, estiment Magueye seck et Cie, conduit par Mansour Sy Djamila,  » qu’une Assemblée nationale plurielle et diversifiée est essentielle pour prévenir toute dérive autoritaire, favoriser des débats constructifs et garantir une représentation fidèle de tous les segments de la société sénégalaise. Dans cette optique, le mandataire de Bes Du Ñakk annonce officiellement que les Députées qui seront élus de cette législature seront indépendante et équidistant entre le pouvoir et l’actuel oppositions, pour offrir aux Sénégalais une véritable alternative politique, fondée sur la pluralité et l’intégrité… » a-t-il déclaré.

Porte à porte, visite de proximité, le parti Bes Du Nakk opte pour faire la rencontre directe aux sénégalais et sénégalaise pour plus de visibilité, courtoisie envers les militants et sympathisants du parti. Selon Magueye seck mandataire du parti par ailleurs coordonnateur national, la visite de proximité et les porte à porte est la stratégie opte par le parti parceque dit-il :  » le fait de rassembler un bon de voiture, une dizaine ou plus juste pour faire des convois, je dis pas c’est pas bon, car d’autres le font mais nous, notre parti n’a pas vu son importance et l’impact qu’elle peut avoir en terme d’electoral. Mais au contraire nous, nous avons décidé d’aller à la rencontre de la population discuter avec eux sur notre programme et notre vision sur le pays enfin de gagner leur confiance pour qu’ils puissent voter la liste Bes Du Nakk, pour l’assemblée nationale puisse avoir un autre visage… » a-t-il expliqué.

M. Seck, rassure sur la décision du parti Bes Du Nakk de faire sa participation indépendante. Il assure que le parti n’est pas dans une coalition, car dit-il, les coalitions forment aux sont des coalitions électorales, qui ont que des programmes électorale avec zéro vision concret. Contrairement à nous,  » le parti Bes Du Nakk a une vision et un programme concrete pour élire ses Députées à l’assemblée nationale, on l’a fait lors de la 13 ème législatives, je vous donne l’exemple de l’honorable Députée Hélène tine, c’est pourquoi nous décidons de participer seul dans cette élection pour élire nos Députées qui seront indépendant, de jouer correctement leur rôle une fois à l’assemblée nationale…

Le Maire Magueye seck, mandataire de la liste Bes Du Nakk, par ailleurs coordonnateur national de la liste dénonce les violence qui font surface sur le terrain politiques. Selon, l’adjoint au maire de pikine ouest, les actes barbares et les multiples agressions verbales et physiques ainsi que toutes formes de violences d’où qu’ils proviennent n’ont pas de place dans une nation démocratique civilisée.  » La violence mène toujours à l’impasse et le Sénégal qui vit des crises multiples a évidemment bien d’autres priorités et de nombreux défis à relever dans le chemin du développement socio-économique global… » a fait savoir M. Seck.

Selon lui, cela prouve encore une fois que nous avons des défis énormes à relever dans notre cher Sénégal et c’est ensemble dans une véritable union citoyenne que nous pourrons bâtir un Sénégal Majeur, Entreprenant, Solidaire et Paisible avec une démocratie consolidée. Et le parti Bes Du Nakk dirigé par Mansour Sy Djamila, vise président du dialogue de la paix œuvre toujours pour la paix reine dans le sénégal et dans le monde entier. Il lance un appel à tous les compatriotes pour des élections apaisées et une campagne électorale qui privilègie les débats d’idées projet contre projet afin que nos populations puissent effectuer leur choix le 17 novembre 2024 en toute connaissance de cause.

Dans la même logique, Magueye seck affirme que le parti au pouvoir, le pastef les patriotes est sortie favoris sur les sondages, en dure vérité, c’est la logique, au sénégal, le coutume, le parti au pouvoir, remporte toujours la première élection une fois à la tête du pays, suivant, Les trois coalitions, c’est à dire l’inter- coalition ( samm sa kaddu, Jamm Ak Njarign, kaddu wallu Sénégal ) et le parti Bes Du Nakk sera à la tête hors mis ses partis et coalitions, sur les 41 listes et coalitions.

En définitif, partant de l’analyse de la situation politique, Bes Du Ñakk considère que l’espace politique a besoin d’apaisement.  » J’invite tous les leaders politiques à adopter un code de conduite excluant toute forme de violence, pour un Sénégal de paix et de prospérité partagée… » a-t-il déclaré.

Kaolack / Élections législatives anticipées : Madame Awa Guèye, ex-vice-présidente de l’Assemblée nationale, rejoint « l’ALSAR » de Racine Sy

Après avoir quitté l’Alliance pour la République (APR), l’ancienne députée Madame Awa Guèye a rejoint la liste indépendante And Liggey Sénégal ak Racine Sy (« ALSAR »). Cette décision a été officialisée ce dimanche lors d’un rassemblement politique à Gawane, dans la commune de Kaolack.

L’ancienne première vice-présidente de l’Assemblée nationale a déclaré publiquement que le programme de « ALSAR », dirigé par le Président Racine Sy, répond parfaitement à ses aspirations. Lors de sa prise de parole devant une foule acquise à la cause de Racine Sy, Madame Guèye, qui fut également Présidente par intérim des femmes de l’APR, a exprimé sa joie de collaborer avec son « frère », leader de la liste indépendante « ALSAR ».

Elle s’est engagée à contribuer à la massification du mouvement et à œuvrer pour faire pencher les résultats des prochaines élections législatives anticipées en faveur de « ALSAR ».

Kaolack/Ralliement : Baba Ndiaye, président de l’ASD, quitte l’APR et rejoint le PASTEF – Un soutien de taille pour Ousmane Sonko

Un vent de changement souffle dans la sphère politique sénégalaise, en particulier à Kaolack. Baba Ndiaye, figure influente et président de l’Alliance Solidaire pour le Développement (ASD), a annoncé ce dimanche 3 novembre son départ de l’Alliance pour la République (APR) pour rallier le PASTEF, le parti d’Ousmane Sonko. Cette décision a été officialisée lors d’une déclaration à son domicile, situé dans le quartier Abattoirs Ndangane, en présence de nombreux militants, sympathisants et autres invités.

Dans une ambiance solennelle, Baba Ndiaye a expliqué son choix comme étant motivé par la volonté de s’engager dans un projet politique en adéquation avec ses valeurs et ses ambitions pour le Sénégal. Il a souligné :

« Nous avons décidé de prendre nos responsabilités avec toutes nos structures, nos militants et sympathisants. Les défenseurs et combattants du développement territorial ont pris une décision historique dans le cheminement de notre parcours politique. Le Sénégal est un pays démocratique qui a traversé plusieurs générations, de Léopold Sédar Senghor à Abdou Diouf, puis Abdoulaye Wade, Macky Sall, et aujourd’hui, c’est l’heure de l’alternance générationnelle. Cette alternance a permis à de jeunes Sénégalais, libérés une semaine avant les élections présidentielles, de remporter largement ces élections dès le premier tour, » a déclaré Baba Ndiaye.

Il a ajouté que « le peuple souverain a choisi de porter son soutien au duo Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. »Dans le cadre du programme « Sénégal 2050, » qui vise à positionner le pays sur la voie d’une gouvernance exemplaire et de la lutte contre la corruption tout en promouvant le capital humain et le développement des filières locales, Baba Ndiaye voit une feuille de route capable de garantir la souveraineté alimentaire du pays.

« Depuis des années, face au contexte international, nous avons constaté une augmentation des prix due aux difficultés mondiales et à la dépendance de nos ressources achetées à l’extérieur. Par conséquent, si les prix augmentent à l’international, cela se répercute inévitablement sur notre économie. Si nous voulons combattre cette inflation, nous devons suivre un programme de promotion des filières locales pour assurer notre souveraineté alimentaire et éviter d’acheter notre nourriture à l’extérieur, » a précisé M. Ndiaye.

Il a poursuivi en affirmant : « Nous devons œuvrer chacun dans nos domaines de compétence pour que tous sachent que ce pays nous appartient. »

Après des échanges durant deux mois, M. Ndiaye et l’ASD ont décidé de soutenir le PASTEF et de faire appel à leurs militants, sympathisants, familles et amis, de Kaolack à Dakar et jusqu’au Djolof, afin de garantir une majorité écrasante à l’Assemblée nationale. Selon lui, cette majorité permettra au PASTEF de mettre en œuvre son programme « Sénégal 2050 »et, après cinq ans, de mesurer ses impacts sur le pays.

« Notre démocratie doit être consolidée, renforcée et développée pour atteindre la souveraineté alimentaire, » a conclu le président de l’ASD, Baba Ndiaye.

La question de la responsabilité présidentielle au Sénégal : Analyse des déclarations d’Ismaïla Madior Fall

Lors de son passage à l’émission Grand Jury le dimanche 3 novembre, l’ancien ministre de la Justice du Sénégal, Ismaïla Madior Fall, a abordé des questions cruciales concernant la responsabilité juridique du président Macky Sall, notamment en lien avec les événements ayant marqué la période de mars 2021 à mars 2024. Cette intervention a permis de clarifier la portée de l’irresponsabilité présidentielle, ainsi que les conditions d’une éventuelle poursuite judiciaire.

Ismaïla Madior Fall a rappelé que, selon la Constitution sénégalaise, le président de la République bénéficie d’un « principe d’irresponsabilité » pour les actes commis dans l’exercice de ses fonctions. L’ancien ministre a cité l’article 100 de la Constitution, soulignant que la seule exception à ce principe est la haute trahison. Pour qu’un président soit poursuivi, il est nécessaire que des faits soient reconnus comme constitutifs de haute trahison, ce qui implique la tenue d’une enquête et la confirmation de ces faits par une procédure d’instruction.

Cette protection constitutionnelle vise à assurer la stabilité de la fonction présidentielle en évitant que le chef de l’État ne soit exposé à des poursuites fréquentes qui pourraient entraver sa capacité à gouverner. Toutefois, elle pose également la question de l’équilibre entre la responsabilité politique et la protection des institutions de l’État.

Au-delà de la question de l’irresponsabilité présidentielle, Ismaïla Madior Fall a abordé la question de la responsabilité des violences survenues entre 2021 et 2024, période marquée par des manifestations et des troubles politiques. Il a soutenu que l’exécutif ne pouvait être considéré comme le seul responsable des événements ayant conduit à des dizaines de morts, pointant du doigt une « responsabilité collective » impliquant tant le gouvernement que l’opposition.

Selon lui, les appels à l’insurrection et à manifester lancés par diverses parties ont contribué à créer un climat propice à l’escalade de la violence. Cette approche de responsabilité partagée ouvre la voie à la recherche d’une solution plus inclusive pour apaiser les tensions et rétablir la cohésion sociale.

Pour Ismaïla Madior Fall, l’une des pistes à privilégier pour surmonter ces événements douloureux est la mise en place d’une « justice réconciliatrice ». Cette formule, inspirée par l’idée de restaurer la paix sans nécessairement chercher à punir de manière exemplaire, permettrait de reconnaître les souffrances des victimes tout en encourageant la réconciliation nationale.

Dans sa vision, cette démarche est nécessaire pour préserver l’État et la démocratie. « Si l’État n’avait pas fait face, il se serait effondré, la démocratie serait effondrée », a-t-il souligné. Ismaïla Madior Fall a également mis en garde contre l’hypothèse d’un affaiblissement des institutions, qui aurait pu mener à une prise de pouvoir par des forces non démocratiques, voire militaires.

Les propos de l’ancien ministre mettent en lumière l’importance de l’équilibre entre la protection des dirigeants et la responsabilisation des acteurs politiques. La proposition d’une justice réconciliatrice offre une perspective prometteuse pour renforcer la cohésion nationale et préserver les acquis démocratiques du Sénégal. Cette approche pourrait être déterminante pour bâtir un futur marqué par la stabilité et la paix sociale.

Amadou Ba en campagne à Vélingara : Un appel à l’unité et des critiques envers le pouvoir en place

Le Président Amadou Ba, leader de la coalition Jamm ak Njariñ, a fait escale à Vélingara dans le cadre de sa campagne électorale pour les élections législatives prévues le 17 novembre. Cette visite, marquée par des discours forts et des gestes d’ouverture, s’est inscrite dans une série de déplacements visant à rallier des soutiens et à partager sa vision pour un Sénégal uni et prospère.

Lors de son allocution, Amadou Ba a tendu la main au maire de la commune de Vélingara, Woury Bailo Diallo, qu’il a qualifié d’« ami de très longue date ». L’ancien Premier ministre l’a invité à rejoindre la coalition Jamm ak Njariñ pour jouer un rôle important dans le renouveau politique qu’il prône. « Un ami de très longue date que j’invite à rallier la coalition de l’avenir pour y jouer un rôle prépondérant », a-t-il déclaré, traduisant ainsi sa volonté d’élargir son cercle de soutien tout en prônant la réconciliation et le rassemblement.

Le discours d’Amadou Ba a également été l’occasion de lancer des piques envers le régime en place. Il a critiqué le concept controversé du « Tok muy dox » (gagner de l’argent sans effort), une notion populaire qui symbolise, selon ses détracteurs, la faiblesse du modèle économique actuel. Dans un ton ferme, il a rappelé que « Tok muy dox baxul » (gagner de l’argent sans travailler est contre-productif), ajoutant que « wakh muy dox, amoul fenneu » (la prospérité ne peut être atteinte par de simples discours), soulignant ainsi l’importance d’actions concrètes pour garantir le développement et la stabilité du pays.

Avant son passage à Vélingara, Amadou Ba s’est rendu à Madina Gounass, où il a rencontré le Khalife Thierno Ahmadou Tidiane Ba. Cette visite, empreinte de spiritualité et de respect, a été marquée par un échange sous le signe des valeurs islamiques et des prières pour un Sénégal en paix. Le président de la coalition Jamm ak Njariñ a sollicité les bénédictions du Saint homme, espérant renforcer l’esprit de cohésion nationale et inspirer confiance au sein de la population.

Amadou Ba, qui porte les espoirs de sa coalition et d’une frange importante de la population, semble déterminé à marquer cette campagne par des valeurs de paix, de stabilité et de concorde nationale. Son passage à Vélingara et son dialogue avec les figures religieuses illustrent sa stratégie d’allier la politique et la spiritualité, un ancrage fort dans un pays où les valeurs religieuses et communautaires jouent un rôle fondamental.

Alors que le compte à rebours vers les élections s’intensifie, la coalition Jamm ak Njariñ continue de présenter son programme et d’attirer les soutiens en vue d’une victoire qui pourrait changer le paysage politique sénégalais.

Ousmane Sonko mobilise à Kolda et accuse l’opposition de malversations

Ousmane Sonko, tête de liste nationale du parti Pastef, s’est exprimé vigoureusement devant ses partisans ce samedi, lançant une série d’accusations contre l’opposition et en dévoilant ses ambitieux projets pour la région. Le leader de Pastef a qualifié l’opposition de « voleurs » qui ont, selon lui, dilapidé les ressources du pays, contribuant ainsi à appauvrir la nation. Il a exhorté les habitants de la région à voter massivement le 17 novembre pour assurer une majorité de 90 % à l’assemblée nationale au profit de son parti.

Dans son discours, Sonko a défendu fermement Jean Michel Sène, le jeune directeur général de l’ASER (Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale), saluant son travail de renégociation des contrats qui aurait été bénéfique pour l’économie nationale. L’homme politique a loué ses efforts en le présentant comme un modèle de bonne gouvernance et d’efficacité.

Pour séduire les électeurs, Sonko a dévoilé un programme de développement économique ambitieux axé sur l’industrialisation et l’amélioration des infrastructures. Il a promis la mise en place d’une nouvelle usine de la SONACOS et la création d’une compagnie sucrière dans le bassin de l’Anambé. Parmi ses autres engagements, il a mentionné la finalisation des travaux de l’aéroport et de l’université, signalant que ces infrastructures seraient des leviers essentiels pour le développement de la région.

L’une des priorités déclarées de Sonko est le développement du secteur agricole dans le pôle sud, particulièrement l’anacarde, un secteur vital pour Kolda avec une production annuelle estimée à 150 000 tonnes. Le chef du Pastef a souligné l’importance de développer des capacités de transformation locale pour maximiser la valeur ajoutée de cette filière.

Sonko n’a pas mâché ses mots envers ses opposants politiques, dénonçant ce qu’il appelle leur manque de vision et leur gestion laxiste des fonds publics. Il a fustigé leurs récentes visites dans la région, les accusant de ne pas offrir de solutions concrètes, se contentant de « tourner autour de l’arbre mythique Moussa Molo ». Il a invité la population à questionner l’ancien Premier ministre Amadou Ba sur ses réalisations pour Kolda au cours de ses douze années au pouvoir.

Ce discours offensif et engageant vise clairement à renforcer l’ancrage du Pastef dans le sud du Sénégal, en misant sur la promesse d’une gouvernance transparente et de projets concrets. Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer si ce message saura mobiliser les électeurs de Kolda et au-delà.

Kaolack/Campagne électorale : Appel téléphonique de Macky Sall aux responsables de la coalition Takku Wallu Sénégal

« J’ai accepté d’être tête de liste pour contribuer à cette entreprise de sauver le Sénégal. »

Le président sortant et tête de liste de la coalition Takku Wallu Sénégal a joint par téléphone les responsables de sa coalition dans la région de Kaolack, en plein meeting organisé par l’ancienne maire de Kaolack, Mariama Sarr, pour souligner l’enjeu des élections législatives anticipées de 2024. « Le pays se dirige droit vers des lendemains qui n’augurent rien de bon. Si nous ne faisons rien, le pays connaîtra des jours difficiles pour toutes les franges de la société », a déclaré Macky Sall lors de cet appel téléphonique aux deux têtes de liste de Takku Wallu Sénégal à Kaolack (Ahmed Youssouf Benzallou et Aissatou Ndiaye).

Poursuivant son discours à l’attention de ses nombreux partisans réunis chez l’ancienne maire de Kaolack, il a ajouté : « C’est vous-mêmes qui avez dit que le pays ne va pas bien, alors agissons pour que le pays retrouve le bon chemin. » Avant d’inviter ses troupes à dépasser les clivages et les querelles internes pour le bien du peuple sénégalais, il a insisté : « C’est pour cette raison que j’ai accepté d’être tête de liste de Takku Wallu Sénégal, pour contribuer à cet effort de redressement du pays. »

Il a exhorté ses partisans à intensifier leur mobilisation dans les grands quartiers comme Sam, Abattoirs, Ndangane, Boustane, Touba Ndorong, Médina Mbaba, entre autres, et à rallier familles et proches pour assurer une victoire éclatante le 17 novembre prochain. « La mobilisation que j’ai vue aujourd’hui me rassure. Continuez dans cette dynamique et la victoire sera au rendez-vous », a plaidé l’ancien président Macky Sall.

Violence électorale : le Président Bassirou Diomaye Faye appelle à la responsabilité et au dialogue

De retour d’une visite officielle en Arabie Saoudite et en Turquie, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a abordé la question préoccupante des violences électorales qui secouent actuellement le Sénégal. Exprimant son regret et sa désapprobation face à ces incidents, le chef de l’État a souligné l’importance de préserver la stabilité du pays, qui reste un atout précieux pour le Sénégal.

« Il est inacceptable qu’un camp s’en prenne à un autre dans un contexte électoral », a affirmé le président Faye. En s’adressant aux différents leaders politiques, il a insisté sur la nécessité d’une retenue et d’une responsabilité accrue pour éviter l’escalade des violences. Selon lui, les divergences d’opinion et les affrontements politiques devraient se traduire par des débats constructifs, dans le respect des valeurs démocratiques sénégalaises, et non par des actes violents qui fragilisent l’unité nationale.

Dans un souci de justice et d’équité, le président a chargé le ministre de la Justice d’ouvrir des enquêtes pour identifier les responsables de ces troubles, tout en garantissant une approche impartiale et réfléchie. « La justice doit être impartiale pour que la confiance des citoyens en nos institutions reste intacte », a-t-il ajouté.

Par cet appel au calme, le Président Faye souhaite apaiser les tensions qui entourent les élections et rappeler l’importance de transformer ces moments de compétition en opportunités de dialogue. Il a ainsi encouragé tous les acteurs politiques à agir dans l’intérêt supérieur du Sénégal, en privilégiant l’écoute et la concertation.

Le message de Bassirou Diomaye Faye s’inscrit dans une volonté de rétablir un climat de sérénité et de respect mutuel, dans l’espoir de préserver l’harmonie sociale qui fait la fierté du pays. En plaidant pour un débat politique fondé sur des valeurs de paix et de dialogue, le président appelle tous les Sénégalais à se rallier autour de cette vision pour un avenir serein et stable.

Podor – La coalition « Takku Wallu » en campagne pour une majorité et l’émergence du pays

La coalition « Takku Wallu » Sénégal, avec en tête de liste départementale Abdoulaye Daouda Diallo, mise sur une dynamique de continuité pour remporter les élections législatives du 17 novembre prochain. Forte de l’héritage électoral laissé par l’Alliance pour la République (APR) depuis 2012, la coalition espère rassembler les électeurs du nord du pays, notamment à Podor, pour obtenir une majorité à l’Assemblée nationale.

Lors d’une caravane dans les rues de Podor, Abdoulaye Daouda Diallo a rappelé la longévité et le succès des victoires électorales sous Macky Sall. « Depuis le second tour de la présidentielle de 2012, Macky Sall et sa coalition ont toujours remporté les élections dans cette région avec des scores écrasants. Nous devons continuer cette dynamique pour les législatives à venir », a-t-il souligné.

Aux côtés de Diallo se trouvait l’ancienne maire de Podor, Aïssata Tall Sall, qui figure sur la liste nationale de « Takku Wallu ». Elle a exprimé sa confiance en une « victoire éclatante » pour la coalition, affirmant qu’une majorité parlementaire permettrait de « remettre le pays sur la voie de l’émergence. » Elle a insisté sur l’importance de la stabilité politique et d’une vision partagée pour garantir le développement économique et social du Sénégal.

L’ancien président de la République et chef de file de la coalition, Macky Sall, s’est également adressé aux militants via un appel téléphonique, en insistant sur les valeurs de « confiance et de connaissance » qui sont, selon lui, essentielles pour diriger le pays. « Avoir la confiance de ses concitoyens et celle des partenaires internationaux est crucial pour éviter le pilotage à vue et pour conduire le pays vers un développement durable », a-t-il affirmé. En évoquant son expérience, Macky Sall a rappelé que les atouts d’une direction éclairée sont nécessaires pour ne pas plonger le Sénégal dans l’incertitude.

La coalition « Takku Wallu » aspire donc à obtenir la majorité parlementaire pour soutenir un programme axé sur la stabilité et l’émergence. Les leaders de la coalition comptent convaincre les électeurs que leur expertise et leur vision sont les garants de la prospérité du pays et d’un futur prometteur pour les générations à venir.

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