Affaire des 8 milliards : Cheikh Diba brise le silence et défend son intégrité

Le débat autour du supposé scandale financier impliquant 8 milliards de francs CFA continue de faire grand bruit au Sénégal. Après les révélations du journaliste-chroniqueur Pape Sané sur Walf TV, l’affaire a pris une ampleur nationale, s’invitant jusque dans les plus hautes sphères de l’État. Face à cette polémique, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a enfin réagi lors du vote du projet de loi sur la réglementation bancaire à l’Assemblée nationale.

Tout est parti d’accusations portées lors d’une émission sur Walf TV, mettant en cause un ministre de la République et un homme d’affaires dans une supposée affaire de détournement de fonds. Depuis, la question agite l’opinion publique, alimentant les débats sur la transparence et la gouvernance économique au Sénégal.

Lors de son intervention à l’Assemblée nationale, Cheikh Diba a tenu à mettre les choses au clair sans pour autant entrer dans les détails de l’affaire, actuellement entre les mains de la justice. « Le ministère des Finances fait l’objet de nombreuses convoitises. Le débat est là. Nous n’allons pas entrer dans des considérations spécifiques, car l’affaire est entre les mains de la justice. Mais je peux vous assurer que nous partageons ces valeurs de transparence et de Jubël-Jubënti », a-t-il affirmé.

S’adressant aux députés et, par extension, à l’opinion publique, Cheikh Diba a insisté sur son attachement aux principes d’éthique et de transparence. « Nous n’accepterons pas que le Président ou le Premier ministre ait plus de valeurs que nous. Que chacun prie pour son prochain… », a-t-il lancé, en guise de réponse aux critiques et aux soupçons qui pèsent sur lui.

Pour l’heure, aucune preuve formelle n’a été avancée sur l’existence réelle de ce scandale financier, et les autorités judiciaires n’ont pas encore communiqué sur l’évolution du dossier. Toutefois, cette affaire remet une fois de plus sur la table les questions de gestion des deniers publics et de responsabilité des hauts fonctionnaires.

Alors que l’opinion publique reste divisée sur cette affaire, une chose est sûre : la transparence et la bonne gouvernance seront au cœur des débats politiques des prochaines semaines.

Affaire à suivre…

Cheikh Diba : un plaidoyer pour l’éthique et la responsabilité dans la gestion publique

Ce mardi 11 février 2025, en séance plénière à l’Assemblée nationale, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a livré un discours empreint de gravité et de conviction, mettant en avant son sens de l’éthique et de la responsabilité dans la gestion des affaires publiques.

S’exprimant lors de l’examen des projets de loi relatifs à la réglementation bancaire et à la microfinance, Cheikh Diba a insisté sur la nécessité pour chaque responsable public d’incarner des valeurs d’intégrité et de dignité. « Je n’accepterais pas que le Président de la République ait plus de valeurs que moi. Il peut avoir toutes les valeurs du monde, mais je n’accepterais pas qu’il en ait plus que moi. Il en est de même pour le Premier ministre. Pour moi, c’est cela la dignité », a-t-il affirmé avec force devant les parlementaires.

Par ces propos, le ministre réaffirme sa conception de l’engagement politique et de la gestion des ressources publiques : un domaine où l’éthique doit primer sur toute autre considération. Il invite ainsi les responsables de l’État à une introspection sur leurs responsabilités et leur devoir envers les citoyens.

Au-delà de la question des valeurs, Cheikh Diba a exhorté chacun à se concentrer sur l’essentiel, rappelant que les objectifs fixés ne sont pas négociables. « Nous n’avons même pas le droit de ne pas atteindre les objectifs qui sont les nôtres. Je n’écoute pas ceux qui disent du négatif. L’essentiel pour moi, c’est d’avoir le sentiment du devoir accompli à ma mort », a-t-il déclaré avec une solennité particulière.

Dans un contexte économique où la gestion des finances publiques est scrutée de près, son discours sonne comme un engagement personnel et une mise en garde contre toute forme de laxisme ou de déviation des principes de bonne gouvernance.

Ce plaidoyer du ministre Cheikh Diba intervient alors que les débats sur la réglementation bancaire et la microfinance revêtent une importance cruciale pour l’économie nationale. Ses déclarations témoignent de sa volonté de défendre une gouvernance rigoureuse, basée sur la transparence et la responsabilité.

Assemblée nationale : le Premier ministre Ousmane Sonko bientôt face aux députés

Dans une déclaration faite ce mardi à l’issue d’une séance plénière, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a annoncé que le Premier ministre Ousmane Sonko et son gouvernement se soumettraient prochainement à l’exercice des questions au gouvernement. Cette tradition parlementaire permet aux députés d’interroger l’exécutif sur ses actions et sa politique.

Cette session de questions-réponses constitue un moment clé dans le fonctionnement des institutions. Elle offre aux députés l’occasion d’exercer leur mission de contrôle de l’action gouvernementale, tout en permettant aux citoyens de mieux comprendre les orientations du gouvernement. Ousmane Sonko, chef du gouvernement depuis avril 2024, devra ainsi répondre aux préoccupations des parlementaires sur les différents chantiers en cours.

En parallèle, El Malick Ndiaye a annoncé le lancement d’un audit du personnel parlementaire et d’un bilan des compétences, entamé il y a deux semaines. Cette initiative vise à optimiser le fonctionnement de l’Assemblée nationale et à garantir une gestion plus efficace des ressources humaines.

Le président de l’Assemblée a souligné que ces réformes s’inscrivent dans une volonté de modernisation et de transparence, afin de renforcer l’efficacité des services parlementaires et d’améliorer la gouvernance de l’institution.

El Malick Ndiaye a précisé que le bureau de l’Assemblée nationale et la conférence des présidents se réuniront très prochainement pour définir les modalités et le calendrier de cette session de questions au gouvernement.

Il a tenu à rassurer les députés et l’opinion publique quant à la volonté de l’Assemblée de remplir pleinement son rôle, en mettant l’accent sur la responsabilité et l’engagement institutionnel.

Serigne Mansour GAYE : Un leader engagé pour le développement social et communautaireSerigne Mansour Gaye est une figure incontournable du développement social et communautaire au Sénégal.

Enseignant de formation, il a rapidement évolué vers la gestion des services sociaux en intégrant la Direction des Ressources Humaines du ministère de l’Éducation nationale en tant que Chef de bureau Promotion sociale. Son parcours exceptionnel est marqué par une expertise avérée dans l’accompagnement social et communautaire, renforcée par une licence en Développement communautaire et un diplôme de Conseiller en Travail Social (Hiérarchie A1 de l’administration sénégalaise, niveau bac +6).Au fil des années, il a consolidé ses compétences à travers des stages d’immersion dans des villages, lui permettant d’acquérir une compréhension fine des dynamiques locales et des besoins des populations vulnérables. Il a également élargi son champ d’action en obtenant un Master en Business Administration (MBA) en Gestion de projets au CESAG, faisant de lui un acteur clé capable d’allier sensibilité sociale et efficacité organisationnelle.Aujourd’hui, Chef du bureau Partenariat à la Direction Générale de l’Action Sociale (DGAS) du ministère de la Santé et de l’Action sociale, il continue d’œuvrer pour le renforcement des initiatives en faveur des couches les plus fragiles de la société.Un engagement associatif et politique affirméReconnu pour son leadership naturel et son engagement sans faille, Serigne Mansour Gaye est un modèle pour la jeunesse de sa communauté. Président de la plateforme Dangou Family, il a joué un rôle essentiel dans la gestion des urgences et crises locales, démontrant une grande capacité à mobiliser les ressources et à coordonner des interventions efficaces.Sur le plan politique, il a occupé le poste de Chargé de communication du parti ANDD-R et a été plénipotentiaire lors des élections locales de 2022, renforçant ainsi son expertise dans la gestion des affaires publiques et la compréhension des enjeux politiques et sociaux du pays.n tant que syndicaliste, il a exercé plusieurs responsabilités, notamment :Responsable des jeunes au sein du SNEEL/CNTS,Président du comité éducatif des jeunes au sein du central syndical CNTS,Secrétaire Général de l’Amicale des Conseillers en Travail Social.Le sport et l’éducation comme piliers du développementPassionné de football, il a évolué dans plusieurs équipes locales, notamment l’ASC Lébougui, et a participé activement aux Navétanes avec des clubs tels que Nguessou, Haloir, Deggo Darou Rahmane et Olympique de Missirah. Cette passion pour le sport a renforcé son engagement en faveur de l’éducation et de la jeunesse, le poussant à créer des initiatives favorisant l’insertion sociale par le sport et la formation.Le Réseau Social DIMBALENTE : Une vision pour l’avenirSerigne Mansour Gaye est aujourd’hui Président du Réseau Social DIMBALENTE, une organisation qui œuvre pour :L’insertion professionnelle des jeunes à travers des formations adaptées aux métiers de l’environnement et du développement durable.L’accompagnement des femmes, artisans et entrepreneurs vers des secteurs innovants liés au développement durable.L’information et l’orientation sociale pour faciliter l’accès aux services sociaux de base.La prise en charge des personnes âgées et leur intégration dans les dynamiques communautaires.Des résultats concrets et impactantsLors de la Journée exceptionnelle de consultation gratuite et de dons de médicaments organisée à l’école Ousmane Mbengue, le Réseau Social DIMBALENTE a enregistré :✅ 186 adultes consultés, dont 147 femmes.✅ 61 enfants (0-14 ans) consultés, dont 32 filles. 21 femmes dépistées pour le cancer du col.✅ 09 femmes en consultation gynécologique.✅ 29 femmes accompagnées en planification familiale.✅ 06 personnes handicapées enrôlées pour la carte d’égalité des chances.✅ 50 pulls offerts aux talibés.✅ 28 enfants en consultations psychologiques, avec des séances de psycho-éducation et de prévention des addictions comportementales.Un acteur clé du développement social au SénégalPar son engagement, sa vision et ses actions concrètes, Serigne Mansour Gaye incarne un modèle de leadership social. Son implication dans le développement communautaire, la formation, l’insertion professionnelle et la prise en charge des populations vulnérables fait de lui un acteur incontournable du progrès social au Sénégal.Toujours à l’écoute des besoins des citoyens, il continue d’œuvrer pour une société plus inclusive et solidaire, où chaque individu a les moyens de se construire un avenir meilleur.

Affaire Farba Ngom : le député-maire des Agnam visé par un mandat de comparution pour blanchiment présumé de 125 milliards

Le député-maire des Agnam, Farba Ngom, s’est rendu dans les locaux de la Division des investigations criminelles (DIC), où il a reçu un mandat de comparution émis par le Pool judiciaire financier (PJF). Cette convocation intervient dans le cadre d’une enquête sur un présumé blanchiment de capitaux portant sur une somme provisoirement estimée à 125 milliards de francs CFA.

Selon le journal Source A, qui a révélé l’information ce mardi 11 février, cette procédure judiciaire contraint le responsable de l’Alliance pour la République (APR) à répondre à la convocation des enquêteurs. « Contrairement à une simple convocation, le mandat de comparution a un caractère plus contraignant. Si l’inculpé ne se présente pas, le juge peut décerner un mandat d’amener », précise le journal.

Ainsi, Farba Ngom n’a d’autre choix que de se présenter devant les enquêteurs pour s’expliquer sur l’origine des fonds en question et répondre aux accusations de blanchiment qui pèsent sur lui.

L’affaire, qui secoue actuellement la sphère politique et économique du Sénégal, suscite de nombreuses interrogations. D’autant plus que le montant en jeu est particulièrement élevé. Le PJF, spécialisé dans la lutte contre la criminalité financière, semble disposer d’éléments solides pour convoquer l’homme politique.

Pour l’heure, aucune déclaration officielle n’a été faite par Farba Ngom ou ses avocats. Toutefois, ce dossier risque d’avoir des répercussions non seulement sur sa carrière politique, mais aussi sur l’image de l’APR, dont il est l’un des proches du président sortant Macky Sall.

L’Assemblée Nationale adopte à l’unanimité les projets de loi sur la réglementation bancaire et de la microfinance

L’Assemblée Nationale du Sénégal a tenu une séance plénière ce mardi 11 février 2025, consacrée à l’examen des projets de loi portant sur la réglementation bancaire et de la microfinance. Après un passage en Commission, le Ministre des Finances et du Budget, M. Cheikh Diba, a pris la parole pour défendre ces projets de loi devant les députés.

Les deux projets, la Loi n°01-2025 sur la réglementation bancaire et la Loi n°02-2025 sur la réglementation de la microfinance, ont été adoptés à l’unanimité par les députés présents. En effet, la Loi n°01-2025 a recueilli 143 voix pour sur 143 votants, et la Loi n°02-2025 a également été votée sans opposition.

Ces réformes législatives visent des objectifs clairs pour le secteur financier national. La Loi sur la réglementation bancaire cherche à renforcer le cadre législatif du secteur, en vue de rendre les services bancaires plus accessibles et sécurisés pour les usagers. Elle s’inscrit dans une démarche visant à améliorer la confiance des citoyens dans le système bancaire et à encourager l’inclusion financière.

Quant à la Loi sur la microfinance, elle a pour objectif de consolider la résilience des institutions de microfinance, en encadrant de manière plus stricte les taux d’intérêt et en facilitant l’accès aux financements pour les populations vulnérables. Ce projet vise ainsi à protéger les clients des abus tout en assurant un développement durable des institutions de microfinance.

L’adoption de ces deux projets de loi marque une étape importante dans la modernisation et la régulation du secteur financier sénégalais, en réponse aux besoins croissants de transparence et de protection des usagers. Les autorités espèrent que ces réformes contribueront à stimuler l’accès au crédit, notamment pour les petites entreprises et les citoyens à faibles revenus, tout en garantissant un cadre juridique plus sûr et plus fiable pour les opérateurs du secteur.

Affaire Farba Ngom : L’épineuse enquête sur un blanchiment présumé de 125 milliards de FCFA

L’affaire qui secoue actuellement le paysage politico-économique sénégalais prend une nouvelle tournure. Après son audition ce lundi à la Division des investigations criminelles (DIC), le député-maire des Agnams, Farba Ngom, est attendu jeudi prochain à midi devant le Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier (PJF). Cette convocation fait suite aux révélations du rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), qui évoque un blanchiment présumé de capitaux estimé provisoirement à plus de 125 milliards de francs CFA.

Selon L’Observateur, Farba Ngom ne sera pas le seul à être entendu. L’homme d’affaires Seydou Sarr, alias Tahirou Sarr, figure également parmi les personnes convoquées dans le cadre de cette enquête. Ce dernier, qui aurait reçu sa convocation depuis vendredi dernier, devra répondre en même temps que le responsable de l’Alliance pour la République (APR).

L’enquête ne s’arrête pas là. Plusieurs autres grandes figures du monde des affaires et de l’administration sont dans le viseur du Parquet financier. Parmi eux, des patrons de Sociétés civiles immobilières (SCI), soupçonnés d’avoir servi de relais financiers dans ce vaste réseau présumé de blanchiment d’argent. Des responsables des Domaines et du Trésor public sont également concernés, ce qui laisse présager une affaire d’une ampleur considérable.

Farba Ngom, connu pour être un proche du président Macky Sall, se retrouve ainsi dans une situation délicate. Son implication présumée dans cette affaire risque de fragiliser encore plus l’APR, déjà confrontée à des tensions internes depuis la fin de la dernière élection présidentielle.

Pour l’instant, les autorités judiciaires poursuivent leurs investigations afin de démêler l’écheveau de ce scandale financier. Les auditions prévues cette semaine pourraient apporter de nouveaux éléments et, éventuellement, ouvrir la voie à de potentielles inculpations.

Affaire des 1.000 milliards : l’activiste Ardo Gningue dépose une plainte contre X

En réponse à l’appel du chroniqueur Badara Gadiaga, qui a encouragé les Sénégalais à saisir le parquet financier concernant l’affaire des 1.000 milliards de FCFA, l’activiste Ardo Gningue a déposé ce lundi une plainte contre X auprès du procureur de la République près le Parquet Financier. Il accuse des individus non identifiés de détournement de deniers publics et d’enregistrement illicite en lien avec cette affaire.

Selon M. Gningue, le Premier ministre Ousmane Sonko a déclaré publiquement, le 27 octobre 2024, avoir découvert un compte contenant plus de 1.000 milliards de FCFA. Cette affirmation, faite sans communication officielle des autorités financières compétentes, soulève des interrogations légitimes quant à l’origine et à l’affectation de ces fonds.

L’activiste considère ces faits comme extrêmement graves et estime qu’ils pourraient constituer, s’ils sont avérés, des actes de détournement de deniers publics et d’enregistrement illicite. Il appelle donc le procureur à ouvrir une enquête afin de faire toute la lumière sur cette affaire.

Bassirou Diomaye Faye plaide pour une Afrique souveraine et prospère lors de la 42e session du Comité d’Orientation de l’AUDA-NEPAD

Le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a marqué les esprits lors de la 42e session du Comité d’Orientation de l’Agence de Développement de l’Union Africaine (AUDA-NEPAD), en réaffirmant l’engagement de son pays pour une Afrique souveraine et prospère.

Dans un discours inspirant, le chef de l’État sénégalais a mis l’accent sur l’autosuffisance du continent africain, insistant sur le rôle clé que doit jouer la jeunesse africaine pour bâtir un avenir plus autonome et résilient.

Conscient des mutations rapides du monde actuel, notamment avec la montée en puissance de la digitalisation et de l’intelligence artificielle, Bassirou Diomaye Faye a appelé à une réforme en profondeur de l’offre de formation en Afrique.

« L’avenir de l’Afrique repose sur une jeunesse bien formée, capable de répondre aux défis contemporains et de contribuer activement au développement économique et social du continent », a-t-il affirmé.

Il a ainsi exhorté les dirigeants africains à aligner les systèmes éducatifs avec les exigences des nouvelles technologies afin d’assurer une meilleure employabilité des jeunes et leur intégration dans un marché du travail en constante évolution.

Le président sénégalais a également insisté sur la nécessité pour l’Afrique de miser sur ses propres ressources et capacités pour assurer son développement. Il a plaidé pour des politiques publiques ambitieuses qui favorisent l’indépendance économique, l’innovation et la transformation locale des matières premières.

« L’Afrique doit compter d’abord sur elle-même pour son développement ! », a-t-il martelé, appelant à une mobilisation des États africains autour de stratégies visant à réduire la dépendance vis-à-vis des partenaires étrangers et à renforcer la coopération intra-africaine.

L’intervention de Bassirou Diomaye Faye s’inscrit dans une vision panafricaine axée sur la souveraineté économique et technologique. Il rejoint ainsi les aspirations de nombreux dirigeants africains qui militent pour une Afrique plus autonome et résiliente face aux défis mondiaux.

Kaolack : Un responsable politique appelle le président Diomaye Faye à rassembler l’opposition pour l’intérêt national

Kaolack, le 10 février 2025 – Face aux défis socio-économiques auxquels le Sénégal est confronté, Talla Diakhoumpa, responsable politique de l’opposition, a tenu une conférence de presse ce dimanche à Kaolack. Il a interpellé le président Bassirou Diomaye Faye sur la nécessité d’un dialogue inclusif, au-delà des clivages partisans, pour favoriser le développement du pays.

Selon M. Diakhoumpa, la situation économique actuelle est préoccupante, marquée par une cherté de la vie, la fermeture de nombreuses entreprises et un taux de chômage en forte hausse. Il estime que ces difficultés sont en partie dues aux choix économiques du gouvernement, qu’il juge insuffisamment orientés vers l’investissement productif.

“Pour que le pays puisse être autonome, il faut une très bonne politique économique. Malheureusement, notre gouvernement rencontre des problèmes de fonctionnement, alors que sans une bonne gouvernance, il est impossible de porter le Sénégal vers le développement.”

Face à cette situation, il exhorte le chef de l’État à dépasser les considérations partisanes pour rassembler toutes les forces vives du pays.

“Il est encore temps pour le président Bassirou Diomaye Faye d’adopter une approche patriotique, de convoquer l’ensemble des partis de l’opposition et de solliciter l’expérience des anciens chefs d’État pour bâtir une vision commune du développement.”

Talla Diakhoumpa a également mis en avant l’importance de l’agriculture dans la relance économique. Il a évoqué les progrès réalisés sous l’ère de Macky Sall grâce au Plan Sénégal Émergent (PSE), en particulier dans le domaine de l’autosuffisance en riz.

“En 2012, à l’arrivée du président Macky Sall, le Sénégal produisait 400 000 tonnes de riz. Avec le même programme, nous avons atteint 1,5 million de tonnes quelques années plus tard.”

Il plaide ainsi pour une politique agricole plus ambitieuse sous le mandat du président Diomaye Faye, avec des surfaces aménagées et des équipements modernes, afin de permettre au Sénégal de passer du stade de simple cultivateur à celui de véritable puissance agricole.

En conclusion, Talla Diakhoumpa insiste sur le rôle central du président Bassirou Diomaye Faye dans la résolution de la crise actuelle. Il estime que ce dernier doit prendre ses responsabilités et ne pas se laisser dicter ses choix par son entourage politique.

“Le président de la République doit agir pour l’intérêt du Sénégal, et non pour celui du PASTEF. Il doit rassembler au-delà de son parti pour éviter un enlisement économique et social.”

Affaire Farba Ngom : Une semaine décisive pour le maire des Agnam

La justice sénégalaise s’apprête à franchir une nouvelle étape dans l’affaire impliquant Farba Ngom, maire des Agnam et ancien député. Selon le journal Libération, il est convoqué ce lundi par le pool judiciaire financier en vue d’une audition prévue jeudi. Cette procédure intervient après la levée de son immunité parlementaire et l’ouverture d’une information judiciaire pour plusieurs chefs d’accusation lourds.

L’affaire trouve son origine dans un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), qui a mis en lumière des transactions suspectes d’un montant avoisinant les 125 milliards de francs CFA. Ces flux financiers, jugés douteux, ont conduit la justice à diligenter une enquête approfondie sur les activités financières de Farba Ngom et d’autres personnalités impliquées dans ce dossier.

L’ancien député de l’APR (Alliance pour la République) fait face à une série d’accusations, notamment :

• Association de malfaiteurs,

• Blanchiment de capitaux,

• Escroquerie sur des fonds publics,

• Corruption,

• Trafic d’influence,

• Abus de biens sociaux.

Ces chefs d’accusation témoignent de la gravité des faits reprochés. En plus de Farba Ngom, d’autres personnes sont également visées par cette enquête, notamment l’homme d’affaires Tahirou Sarr et plusieurs individus non encore identifiés.

Le dossier a été transmis au président du Collège des juges d’instruction, qui devra désormais statuer sur les suites judiciaires à donner. L’audition prévue jeudi sera déterminante pour Farba Ngom, dont la défense devra apporter des explications sur ces transactions financières controversées.

Cette affaire, qui suscite un vif intérêt au sein de l’opinion publique, pourrait avoir des répercussions politiques importantes. Proche du président Macky Sall, Farba Ngom a longtemps été considéré comme un homme influent du régime. Son implication dans cette procédure judiciaire met en lumière la volonté des autorités de renforcer la lutte contre la corruption et les crimes financiers.

Sénégal : Les rapports de l’IGE dévoilent des dossiers sensibles sur la gestion de l’État

Les premiers rapports de l’Inspection Générale d’État (IGE) sous le régime du président Bassirou Diomaye Faye commencent à être transmis à la présidence. Selon des informations révélées par Libération ce lundi, plusieurs dossiers mettant en cause la gestion de certaines structures publiques sont sur la table du chef de l’État. Et contrairement aux craintes d’un possible enterrement des enquêtes, ces rapports devraient faire l’objet d’un suivi rigoureux.

Parmi les dossiers explosifs figurant dans les rapports de l’IGE, l’un concerne les exonérations fiscales accordées ces dernières années. Le président Faye a ordonné une mission spécifique pour faire la lumière sur ces allégements fiscaux, qui pourraient avoir causé un manque à gagner important pour l’État.

L’enquête vise à établir si certaines exonérations ont été accordées dans des conditions opaques, favorisant potentiellement des intérêts privés au détriment des finances publiques. Ce dossier, qui implique potentiellement plusieurs administrations et entreprises, pourrait provoquer une onde de choc dans la sphère politico-économique du pays.

En plus de l’affaire des exonérations fiscales, une enquête approfondie est en cours sur la gestion des ressources humaines à la Direction générale des impôts et des domaines (DGID). Cette mission pourrait révéler des pratiques irrégulières en matière de recrutement, d’avancements ou d’octroi d’avantages indus à certains agents.

D’autres structures publiques pourraient également être concernées par des enquêtes similaires, l’IGE ayant reçu pour mandat d’auditer plusieurs institutions clés du pays.

Le président Diomaye Faye, qui a fait de la lutte contre la corruption et de la bonne gouvernance un pilier de son programme, semble déterminé à aller jusqu’au bout de ces investigations. L’ouverture de ces dossiers sensibles pourrait marquer un tournant dans la gestion de l’État sénégalais, avec une volonté affirmée de rompre avec certaines pratiques du passé.

Cependant, la publication des résultats de ces enquêtes et les éventuelles sanctions qui en découleront seront le véritable test de la volonté politique du nouveau régime. La gestion de ces dossiers explosifs pourrait aussi provoquer des tensions avec certains acteurs économiques et politiques influents.

Le FDR exige l’ouverture de concertations politiques sur le processus électoral

Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) intensifie sa pression sur le gouvernement en réclamant l’ouverture immédiate de concertations politiques. Cette demande vise à évaluer les élections présidentielle et législatives récentes, ainsi qu’à procéder à une revue en profondeur du Code électoral.

Dans un communiqué publié ce lundi, le FDR insiste sur la nécessité d’un dialogue inclusif pour garantir un cadre électoral équitable et transparent. Il exige notamment une révision concertée de la législation sur les partis politiques, en veillant à ce que celle-ci respecte le pluralisme et les garanties offertes par la Constitution.

Le FDR estime que les récentes élections ont révélé des failles majeures dans le dispositif électoral sénégalais, et demande une refonte du Code électoral afin d’assurer plus de transparence et d’équité dans les scrutins à venir.

Pour Khalifa Sall, un des principaux leaders du mouvement, « il est impératif d’ouvrir des discussions sincères et constructives pour éviter que les mêmes erreurs ne se répètent lors des prochaines échéances électorales ».

Le FDR insiste aussi sur la nécessité de réexaminer les critères d’attribution des récépissés aux partis politiques, pointant du doigt une gestion arbitraire qui limiterait l’expression démocratique.

Lancé ce dimanche, le FDR regroupe plusieurs figures majeures de l’opposition, parmi lesquelles Khalifa Sall, Abdou Mbow (APR), Modou Diagne Fada, Oumar Sarr et Anta Babacar Ngom. Cette coalition ambitionne de devenir un contre-pouvoir structuré, capable d’influencer les grandes décisions politiques du pays.

Avec cet appel à des concertations politiques, le FDR veut forcer le gouvernement à s’engager dans un dialogue national. Reste à savoir si cette initiative sera suivie d’effets ou si le pouvoir en place maintiendra sa posture face aux revendications de l’opposition.

Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) : une nouvelle coalition pour contrer le régime de Pastef

Une nouvelle coalition politique a été officiellement lancée ce dimanche au Sénégal. Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) regroupe plusieurs figures de l’opposition, notamment Khalifa Sall, Anta Babacar Ngom, Oumar Sarr et Modou Diagne Fada. Cette alliance vise à défendre les principes démocratiques du pays face à ce qu’elle considère comme une dérive autoritaire du régime Pastef.

Les initiateurs du FDR dénoncent une rupture brutale dans le processus démocratique sénégalais depuis l’accession de Pastef au pouvoir. Ils estiment que la gouvernance actuelle remet en cause les règles du jeu politique qui ont toujours été bâties sur le consensus. Ils reprochent au gouvernement de Bassirou Diomaye Faye et d’Ousmane Sonko une gestion marquée par des actes de représailles politiques et une volonté de restreindre les libertés publiques.

Selon eux, plusieurs signaux indiquent une régression démocratique. Ils pointent du doigt l’arrestation et la poursuite judiciaire de plusieurs opposants et journalistes, la destitution du maire de Dakar dans des conditions qu’ils jugent arbitraires, ainsi que la levée de l’immunité parlementaire d’un député sans véritable fondement juridique. Ils dénoncent également l’interdiction systématique des manifestations pacifiques, affirmant que le Sénégal traverse une situation inédite dans son histoire politique récente.

Les fondateurs du FDR estiment que cette situation a engendré une désillusion grandissante parmi les Sénégalais, qui avaient espéré un changement démocratique après l’élection de Bassirou Diomaye Faye. Selon eux, le pouvoir actuel a trahi les aspirations populaires et s’est enfermé dans une logique de règlement de comptes, alimentant un climat de tension politique et sociale.

Face à cette situation, le FDR entend jouer un rôle central dans l’opposition en organisant une mobilisation nationale contre ce qu’il qualifie de dérives autoritaires. La coalition prévoit de mener des actions fortes pour sensibiliser l’opinion publique et faire pression sur le gouvernement afin d’obtenir des réformes démocratiques. Elle compte engager un dialogue avec d’autres forces politiques et la société civile pour élargir sa base et peser dans le débat politique.

La principale exigence du FDR est la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques ainsi que l’arrêt des poursuites contre les opposants et les journalistes. La coalition réclame également le respect des libertés fondamentales garanties par la Constitution, notamment la liberté d’expression et le droit de manifestation pacifique.

Avec la création du FDR, le paysage politique sénégalais pourrait connaître une recomposition majeure. Cette nouvelle plateforme pourrait fédérer une large opposition contre le gouvernement et devenir une force incontournable dans les prochains débats politiques. La question demeure toutefois de savoir si elle parviendra à rallier suffisamment de soutiens pour s’imposer comme une alternative crédible face au régime en place.

Ziguinchor : Le maire de Niamone accusé de contourner le Code des collectivités territoriales pour imposer un dépotoir contesté à Boutoumol

“Tantôt, ils ont biaisé la procédure d’une collectivité locale, je suis ici pour le confirmer”, a déclaré Marie Jeanne Denfa, conseillère municipale de la commune de Niamone.

Elle s’est exprimée en marge d’une marche pacifique tenue le samedi 8 février 2025 par les populations de Boutoumol, opposées à l’implantation d’un dépotoir d’ordures dans leur quartier. Boutoumol est un village de la commune de Niamone, situé dans le département de Bignona.

Selon elle, le maire de Niamone n’a pas respecté la procédure légale qui encadre la prise de décisions de cette nature.

“Si la procédure a été biaisée, c’est parce qu’aucune discussion n’a eu lieu en Conseil municipal”, a-t-elle affirmé, ajoutant que cela constitue “une faute grave”, car le maire Atab Badji n’a pas obtenu l’autorisation de l’organe délibérant.

“Il y a deux organes : l’organe délibérant et l’organe exécutif. Le maire peut exécuter, mais il faut d’abord que l’organe délibérant vote. Or, rien de tout cela n’a été fait”, a-t-elle expliqué.

“C’est un protocole signé entre les maires de Niamone et de Ziguinchor. Si aujourd’hui, le maire Atab Badji accepte ce projet, c’est parce qu’il veut renforcer ses liens avec le maire de Ziguinchor, qui est proche d’Ousmane Sonko. Et cela, nous allons le refuser. Si c’était une question politique, j’aurais soutenu le maire de Ziguinchor, Djibril Sonko, puisqu’il appartient au même parti politique, le Pastef.”

Elle a tenu à souligner que la population n’est pas opposée à la création d’un dépotoir, mais demande une concertation :

“Nous ne disons pas que nous ne voulons pas de dépotoir, mais le maire doit discuter avec la population pour trouver un autre emplacement qui conviendrait à tout le monde. À Boutoumol, le dépotoir se trouve à quelques mètres de l’école élémentaire.”

Le docteur Lamine Diédhiou a expliqué les motivations de leur marche pacifique, suivie d’un point de presse :

“Nous lançons un cri du cœur aux autorités pour qu’elles interviennent et arrêtent ce projet. Nous voulons que le village retrouve sa quiétude et que nous puissions vivre en paix. C’est la raison de notre mobilisation aujourd’hui, et nous appelons tout le peuple sénégalais à nous soutenir. Nous sommes prêts à nous battre, à nous sacrifier jusqu’au dernier des hommes, jusqu’à la dernière des femmes. Nous ferons tout pour que cette poubelle soit fermée. Ceux qui ont signé ce contrat en cachette doivent assumer leurs responsabilités. Ce n’est pas au village de payer pour de petits calculs mesquins”, a-t-il dénoncé.

Mohamed Tendeng, président de la jeunesse de Tobor, a également témoigné des conséquences néfastes du projet :

“Depuis quelques semaines, la population de Tobor, particulièrement celle de Boutoumol, souffre énormément. Les conséquences sont désastreuses : les chiens meurent, les moutons meurent, et les habitants sont envahis par les mouches et les moustiques. Avant l’installation de ce dépôt, nous n’en avions pas autant”, a-t-il déclaré.

Il a averti que si aucune solution n’est trouvée, la population passera à l’action :

“Nous allons barrer la route si rien n’est fait. Nous sommes prêts à en assumer les conséquences, car nous savons que nous sommes dans notre droit et que nous défendons la vérité.”

Alexis Sagna

Barka Ba, une expertise stratégique au service de l’Assemblée nationale du Sénégal

Le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Malick Ndiaye, a récemment nommé le journaliste et chercheur renommé Barka Ba comme conseiller spécial chargé de l’intégration africaine. Ce choix stratégique s’inscrit dans une volonté de renforcer la diplomatie parlementaire et d’apporter une expertise pointue sur les enjeux sécuritaires et géopolitiques régionaux.

Barka Ba s’est imposé au fil des années comme une figure incontournable du journalisme et de l’analyse politique en Afrique. Après des études en sciences politiques à l’université Gaston Berger de Saint-Louis, il a rapidement gravi les échelons dans le monde des médias. Ancien Directeur de la publication du quotidien L’Observateur, il a marqué son passage par une augmentation significative du tirage du journal, avant d’être nommé Directeur de l’Information de la TFM. Sous sa direction, la chaîne de télévision a connu une montée en puissance notable, notamment grâce à ses interviews exclusives avec des chefs d’État comme Adama Barrow (Gambie), Umaro Sissoco Embalo (Guinée-Bissau) et Alpha Condé (Guinée).

Parallèlement à son engagement médiatique, Barka Ba a mené une carrière universitaire impressionnante. Chercheur spécialiste des conflits en Afrique de l’Ouest, il a publié plusieurs études de référence, notamment en collaboration avec le chercheur français Vincent Foucher. Son travail sur « Une réponse forte : l’État sénégalais et la crise gambienne de 2016-2017 » lui a valu une reconnaissance institutionnelle, notamment auprès du général Joseph Mamadou Diop, alors chef d’État-major de l’armée de l’air sénégalaise.

Depuis sa démission de la TFM en 2021, Barka Ba s’est tourné vers la consultance, collaborant avec des institutions majeures comme l’Institut de Recherche Stratégique d’Abidjan, l’Académie Internationale de Lutte Contre le Terrorisme de Jacqueville et l’École de Maintien de la Paix Alioune Blondin Beye de Bamako. Son expérience lui a permis de conseiller plusieurs gouvernements africains sur des questions sécuritaires et de gouvernance.

En le nommant conseiller spécial, Malick Ndiaye mise sur une expertise locale reconnue à l’international pour renforcer l’intégration africaine et mieux appréhender les défis géopolitiques contemporains. Cette nomination illustre une volonté de valoriser les compétences sénégalaises et d’adopter une approche pragmatique face aux enjeux sécuritaires et diplomatiques du continent.

Manifestation en France : Les partisans de Farba Ngom dénoncent une “détention politique”

Des partisans de Farba Ngom, réunis au sein du Collectif pour la défense des détenus politiques, ont exprimé leur colère ce samedi en manifestant dans les rues de la France. Ils dénoncent l’arrestation du député sénégalais et la levée de son immunité parlementaire par l’Assemblée nationale.

La manifestation, marquée par des slogans dénonçant une “justice instrumentalisée”, fait suite aux décisions prises par les nouvelles autorités sénégalaises dans le cadre de l’affaire impliquant Farba Ngom. Ses soutiens estiment que son arrestation est une mesure politique visant à affaiblir l’opposition et à réduire au silence les figures influentes de l’ancien régime.

“Nous sommes ici pour exiger sa libération immédiate et dénoncer la dérive autoritaire du gouvernement. Farba Ngom est un prisonnier politique et nous ne comptons pas rester silencieux”, a déclaré un membre du collectif.

Les manifestants n’excluent pas de mener des actions plus radicales, notamment en investissant l’ambassade du Sénégal en France afin d’interpeller directement le personnel diplomatique. Cette initiative viserait à attirer l’attention de la communauté internationale sur la situation politico-judiciaire au Sénégal.

Depuis l’arrivée au pouvoir des nouvelles autorités, plusieurs personnalités de l’ancien régime font face à des poursuites judiciaires, alimentant les tensions entre le gouvernement et l’opposition. L’affaire Farba Ngom s’inscrit dans un climat déjà tendu, où chaque arrestation ou levée d’immunité est perçue comme une manœuvre politique.

Kaolack : Serigne Mboup réclame 700 millions FCFA à l’État pour relancer Domitexka Saloum

L’homme d’affaires et maire de Kaolack, Serigne Mboup, a lancé un appel pressant aux nouvelles autorités sénégalaises pour le règlement d’une dette de 700 millions de FCFA que lui doit l’État. Cette somme, issue des régimes de Me Abdoulaye Wade et Macky Sall, constitue selon lui un frein majeur à la relance de l’entreprise textile Domitexka Saloum, située à Kahone.

Malgré des investissements conséquents pour moderniser Domitexka Saloum, l’usine peine à fonctionner normalement. Actuellement, seuls deux ou trois ateliers sur une douzaine sont opérationnels, notamment celui produisant les tissus « maylouss ». Cette situation limite considérablement les opportunités d’emploi pour les travailleurs ainsi que la rentabilité de l’usine.

Serigne Mboup insiste sur l’urgence de régler cette dette pour permettre un redémarrage complet de l’usine et ainsi stimuler l’économie locale. “Nous avons fait des efforts considérables pour relancer cette industrie, mais nous sommes bloqués par cette créance que l’État tarde à honorer”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Au-delà du cas de Domitexka Saloum, Serigne Mboup a également critiqué la tendance croissante à l’exportation de la main-d’œuvre sénégalaise, notamment vers l’Espagne. Selon lui, cette politique va à l’encontre de l’objectif de souveraineté économique du pays, car elle prive le Sénégal de forces vives nécessaires au développement national.

Le maire de Kaolack appelle ainsi l’État à repenser sa stratégie en favorisant l’investissement local et la valorisation des industries nationales, à l’image du textile, un secteur clé pour l’emploi et la croissance économique.

Kaolack : Le président de la CCIAK plaide pour le soutien de l’État au secteur privé national en vue de la souveraineté économique

Le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack (CCIAK), Serigne Mboup, a invité les autorités sénégalaises à s’appuyer sur le secteur privé national pour atteindre une souveraineté économique durable et inclusive.

“L’État et les Sénégalais, de manière générale, doivent travailler pour atteindre cette souveraineté, car les potentialités existent dans toutes les régions du pays. Plutôt que de faire appel à des investisseurs étrangers qui ne peuvent rien faire sans nous, l’État, à travers les ministères concernés, doit accorder une attention particulière au secteur industriel”, a-t-il déclaré.

Serigne Mboup, également directeur de la société DOMITEXKA, spécialisée dans la production de textiles, s’exprimait jeudi lors d’une visite effectuée dans son usine, qui emploie deux cents travailleurs à Kaolack.

“L’État ne peut pas recruter massivement, mais il peut encourager les petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que les petites et moyennes industries (PMI), en favorisant l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes. C’est ainsi que cela fonctionne partout dans le monde”, a-t-il souligné.

Selon lui, en adoptant cette approche, les autorités pourraient contribuer à réduire le taux de chômage à travers la création d’emplois, un défi majeur pour le pays.

Révélant que le Sénégal dépense entre 500 et 600 milliards de francs CFA en importations de produits textiles, Serigne Mboup a exhorté les décideurs à s’inspirer du Bénin, où le président Patrice Talon a investi plus de 300 milliards de francs CFA dans ce secteur.

“Aujourd’hui, la production textile béninoise est vendue dans le monde entier, notamment en Europe et aux États-Unis. Il en est de même pour le Mali et la Côte d’Ivoire, où la filière textile est en plein essor, car chacun a compris que le secteur de la mode représente un levier économique majeur”, a-t-il conclu.

Moussa Diakhaté interpelle le président : « Il faut un dialogue national ou démissionner »

La scène politique sénégalaise a été secouée ce jeudi par l’intervention du député Moussa Diakhaté lors d’une rencontre à Dakar Plateau. Dans un discours sans détour, l’élu a exprimé ses préoccupations face à la gestion actuelle du pays, pointant du doigt les limites du gouvernement en place.

Selon Moussa Diakhaté, la situation du pays est alarmante. Il dénonce une dégradation sécuritaire croissante, notamment avec la menace jihadiste qui gagne du terrain en Afrique de l’Ouest. À cela s’ajoutent des crises économiques qui pèsent lourdement sur le quotidien des Sénégalais, avec une inflation galopante et un pouvoir d’achat en berne.

« Nous assistons à une gouvernance qui semble avoir atteint ses limites », a déclaré le député, faisant allusion aux récentes déclarations du président sur le manque de marge de manœuvre pour des réformes structurelles. Pour Diakhaté, ce constat est préoccupant, car il pourrait signifier l’absence de solutions viables à court terme.

Face à cette situation critique, Moussa Diakhaté propose deux alternatives radicales au chef de l’État :

1. L’ouverture d’un dialogue national impliquant l’opposition et les acteurs de la société civile afin de trouver ensemble des solutions pour sortir de la crise.

2. Une démission pure et simple si aucune issue n’est envisageable.

« Si le pays ne voit pas de changements concrets, la voie de la démission pourrait devenir inévitable pour éviter une aggravation de la crise », a-t-il averti. Il estime que les Sénégalais ne peuvent plus attendre indéfiniment et que des décisions fortes doivent être prises pour redresser la situation.

Se positionnant comme un acteur engagé et non comme un simple opposant, Moussa Diakhaté met en garde contre une fuite en avant du gouvernement. Il craint qu’un manque de réaction face aux difficultés actuelles n’entraîne une instabilité politique et sociale encore plus grande.

Immunité parlementaire : Amadou Ba et Birima Mangara préservés

Le juge du 2e cabinet du tribunal de Dakar a rendu une décision ce jeudi rejetant la demande du procureur de la République visant à lever l’immunité parlementaire des députés Amadou Ba et Birima Mangara. Cette décision survient alors que l’ancien Premier ministre, Amadou Ba, est cité dans une affaire d’indemnisation relative à l’expropriation pour cause d’utilité publique de certains titres fonciers au profit de la société Sofico.

Malgré les accusations, la protection juridictionnelle des députés, en vertu de leur immunité parlementaire, demeure donc en place. Ce rejet pourrait avoir des conséquences sur l’évolution de l’enquête et sur les démarches futures, mais il met également en lumière les tensions entre les exigences judiciaires et les privilèges accordés aux parlementaires.

Réaménagement au sein des filiales de la CDC : Une vague de nominations sous haute tension

La Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) du Sénégal vient d’opérer d’importants changements dans la direction de plusieurs de ses filiales. Ces nominations interviennent dans un contexte marqué par des critiques sur la concentration présumée des pouvoirs entre les mains de Fadilou Keita, actuel Directeur général de la CDC.

Synapsys, filiale spécialisée dans les services informatiques et la transformation numérique, a un nouveau visage à sa tête. Mariétou Diémé Dia a été nommée Présidente du Conseil d’Administration (PCA), une décision qui marque un tournant pour l’entreprise. En parallèle, El Hadji Amadou Samba a été promu Directeur Général Adjoint (DGA), renforçant ainsi l’équipe dirigeante dans un secteur clé pour la modernisation des services publics.

La Caisse des Marchés Publics du Sénégal (CDMP), un acteur essentiel dans la gestion des finances publiques, connaît également un réaménagement significatif. Maimouna Fall a été désignée nouvelle PCA, tandis qu’Abdou Diop Faye a été nommé DGA. Ce duo aura la lourde tâche de renforcer la transparence et l’efficacité dans la gestion des marchés publics, dans un contexte où les réformes économiques sont au cœur des débats.

CDC-Habitat, anciennement CGIS, n’échappe pas à la vague de nominations. Ibrahima Traoré a été porté à la tête du Conseil d’Administration en tant que PCA. Toutefois, c’est la nomination de Bouna Kanté comme DGA par intérim qui a le plus retenu l’attention. Ancien secrétaire général de la structure, il est réputé pour sa proximité avec l’ancien Premier ministre Amadou Bâ, une nomination qui alimente les spéculations sur d’éventuels enjeux politiques derrière ces réajustements.

Ces nouvelles désignations suscitent diverses interprétations. Si certains y voient une volonté de renforcer la gouvernance des filiales de la CDC, d’autres estiment qu’elles s’inscrivent dans une logique de repositionnement politique. Les accusations voilées à l’égard de Fadilou Keita, soupçonné de vouloir présider tous les Conseils d’Administration, ajoutent une dimension supplémentaire aux débats en cours.

Tensions à Matam : manifestations et mécontentement après la Levée de l’immunité de Farba Ngom

La région de Matam est en proie à une agitation persistante depuis la levée de l’immunité parlementaire du député-maire des Agnam, Farba Ngom. Ses partisans multiplient les actions de protestation pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme un acharnement judiciaire.

Hier, des jeunes de la localité de Orefondé sont descendus dans la rue pour exprimer leur mécontentement. Très remontés contre les autorités judiciaires, ils ont brûlé des pneus sur la route nationale afin d’exiger la libération de plusieurs jeunes arrêtés récemment à Matam. Selon les manifestants, ces arrestations seraient « injustes » et liées aux tensions politiques entourant l’affaire du député Farba Ngom.

D’après le journal L’Observateur, ces manifestations s’inscrivent dans une dynamique plus large de contestation, qui ne cesse de s’amplifier. Les souteneurs de Farba Ngom dénoncent ce qu’ils considèrent comme une persécution orchestrée par l’opposition, en particulier par le leader du parti Pastef. Ils promettent de poursuivre leur mobilisation tant que la situation ne sera pas clarifiée.

Bien que ces actions restent pour l’instant pacifiques, elles traduisent un malaise grandissant au sein de la population locale, qui voit dans cette affaire une tentative de fragilisation de leur leader.

La tension autour de la levée de l’immunité de Farba Ngom ne faiblit pas, et les manifestations récurrentes témoignent de l’ampleur du mécontentement dans la région de Matam. À mesure que les protestations se multiplient, les autorités locales et nationales seront sans doute amenées à réagir pour éviter une escalade de la situation.

Sénégal : Farba Ngom dans le viseur de la justice pour blanchiment de capitaux

Le député-maire des Agnam, Farba Ngom, pourrait être convoqué très prochainement par la justice, selon le journal L’Observateur. L’affaire a pris un tournant décisif avec l’arrivée au Parquet judiciaire financier de l’acte de levée de son immunité parlementaire, marquant ainsi l’ultime étape du processus avant une éventuelle audition.

Les soupçons qui pèsent sur Farba Ngom sont particulièrement graves. Un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) a mis en évidence des activités suspectes de blanchiment de capitaux, avec un montant provisoirement estimé à plus de 125 milliards de francs CFA. Cette somme colossale alimente les interrogations sur l’origine des fonds et leur destination.

Selon des sources proches du dossier, d’autres personnalités seraient également concernées par cette enquête. Un homme d’affaires bien connu ainsi que deux gérants de sociétés immobilières figurent parmi les cibles des investigations menées par les autorités judiciaires et financières.

La levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom avait déjà été évoquée ces derniers mois, mais la transmission de l’acte au Parquet judiciaire financier laisse désormais présager une convocation imminente. Si elle se concrétise, cette audition marquera une étape cruciale dans le traitement de cette affaire qui pourrait avoir des répercussions politiques majeures.

Farba Ngom, proche de l’ancien président Macky Sall, s’est jusqu’ici peu exprimé sur ces accusations. Son entourage dénonce une affaire à connotation politique, tandis que les enquêteurs poursuivent leurs vérifications pour établir les responsabilités dans ce vaste dossier de blanchiment de capitaux.

Cette affaire intervient dans un contexte politique particulier au Sénégal, marqué par une transition post-Macky Sall et des débats sur la gouvernance financière du pays. La justice sénégalaise semble vouloir marquer un tournant dans la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent, avec des enquêtes visant des figures influentes du pays.

Demande de levée de l’immunité parlementaire d’Amadou Bâ : La Nouvelle Responsabilité dénonce une tentative de liquidation politique

La Nouvelle Responsabilité (NR) a réagi avec surprise et fermeté à l’annonce d’une éventuelle demande de levée de l’immunité parlementaire du député Amadou Bâ. Selon Cheikh Oumar Hann et les autres membres de ce mouvement politique, il s’agit d’une manœuvre clairement orchestrée par le régime en place pour museler les voix discordantes de l’opposition. La NR a dénoncé ce qu’elle considère comme une tentative de liquidation politique visant à éliminer des figures de l’opposition, en particulier Amadou Bâ, à travers des procédures judiciaires.

Lors d’une conférence de presse ce mardi, Moïse Sarr, porte-parole de la NR, a lu un communiqué dans lequel le mouvement exprime sa totale désapprobation de cette initiative. Il a expliqué que l’information relayée par les médias concernant la levée de l’immunité parlementaire d’Amadou Bâ ne repose sur aucun fondement concret et ne prouve en aucun cas que ce dernier ait été impliqué dans des malversations, comme le suggèrent certains rapports. Pour Moïse Sarr, cette démarche semble être un instrument de règlement de comptes politiques et une tentative manifeste d’éliminer un adversaire politique en affaiblissant l’opposition.

Dans leur déclaration, les membres de la NR estiment que cette manœuvre vise à décrédibiliser les figures de l’opposition et à faire taire toute forme de dissidence en brandissant la menace d’une action judiciaire. « Ils cherchent à écraser la voix de l’opposition, mais cette manœuvre est vouée à l’échec », a insisté Moïse Sarr, appelant l’ensemble des forces vives de la nation et la communauté internationale à se mobiliser contre cette « forfaiture ».

La NR a souligné que bien qu’ils aient déjà subi plusieurs attaques de la part du régime, ils avaient préféré ne pas répondre dans un premier temps, jugeant inutile d’entrer dans une logique de confrontation. Toutefois, face à ce qu’ils considèrent comme une tentative d’intimidation, le mouvement a jugé nécessaire d’alerter l’opinion publique et de clarifier sa position.

Concernant l’état d’esprit de leur leader, Amadou Bâ, la Nouvelle Responsabilité a tenu à rassurer l’opinion en affirmant qu’il reste plus que jamais serein et prêt à affronter toute forme d’injustice. Le mouvement a réaffirmé son soutien indéfectible à Amadou Bâ, soulignant sa détermination à résister à ces tentatives d’intimidation.

Développement et recherche : Cheikh Oumar Ba et cie plaident pour une meilleure synergie entre les think tanks et l’État, ainsi que pour un financement endogène

La Journée internationale du Réseau sénégalais des think tanks (SENRTT), initialement prévue le 31 janvier et coïncidant avec la commémoration du 145e Appel des Layennes (30 et 31 janvier), a finalement été célébrée ce mardi 4 février 2025 au Sénégal. Plusieurs universitaires et membres de la société civile ont pris part à cette rencontre organisée par le SENRTT, en collaboration avec l’Initiative prospective agricole et rurale (IPAR), l’Initiative Rapport Alternatif sur l’Afrique (RASA) et le Programme d’appui à la société civile.

Lors de cet événement, le ministre-conseiller à la présidence de la République, El Hadj Mounirou Ndiaye, a insisté sur la nécessité d’un financement endogène de la recherche et de la production de données. De son côté, le président du SENRTT, Dr Cheikh Oumar Ba, a mis en avant l’importance d’une plus grande synergie entre les groupes de réflexion, les centres de recherche et les décideurs dans la définition des politiques publiques.

Le ministre-conseiller et chef du Bureau de suivi et d’évaluation des programmes publics à la présidence de la République, El Hadj Mounirou Ndiaye, a souligné que la question du financement endogène du développement est plus que jamais d’actualité. Il a plaidé pour l’allocation d’1 % du PIB national, soit environ 200 milliards de francs CFA, à la recherche scientifique nationale. Selon lui, un tel investissement permettrait aux think tanks d’obtenir les ressources nécessaires pour produire les données indispensables à l’élaboration des politiques publiques.

Pour sa part, Dr Cheikh Oumar Ba, également directeur exécutif de l’IPAR, a appelé à une meilleure reconnaissance des think tanks et des centres de recherche par l’État, ainsi qu’à un financement local garantissant leur indépendance et leur pertinence. Il estime que l’absence de collaboration entre ces différentes entités constitue un obstacle majeur au développement durable du Sénégal. Il a ainsi plaidé pour la création d’un écosystème où les groupes de réflexion, en tant que centres de recherche indépendants, seraient pleinement reconnus et financés de manière autonome.

Selon Cheikh Oumar Ba, “si notre financement dépend des autres, ce seront eux qui définiront l’agenda de recherche de nos pays”. Il a également déploré le manque de suivi et d’évaluation des politiques publiques au Sénégal depuis l’indépendance. Il a insisté sur le rôle crucial de la recherche dans la production d’outils, d’indicateurs et de données probantes pour éclairer les décisions politiques, affirmant que “sans science, il n’y a pas de développement”.

El Hadj Mounirou Ndiaye a, quant à lui, alerté sur la nécessité pour le continent africain de renforcer sa souveraineté en matière de données et d’informations. Il a révélé que seulement 0,5 % des données produites en Afrique sont réellement exploitées. “Nous devons produire nos propres données et informations, car elles sont essentielles pour notre développement”, a-t-il affirmé.

Dr Cheikh Oumar Ba a illustré l’importance de la recherche scientifique avec l’exemple de l’ouverture de la brèche artificielle de sept kilomètres à Saint-Louis, décidée pour lutter contre les inondations. Il a souligné que cette décision, qui n’était pas fondée sur des données scientifiques solides, a conduit à des catastrophes. “Les chercheurs avaient des points de vue différents, mais ils n’ont pas été écoutés. Nous devons davantage écouter la science pour éclairer nos décisions politiques”, a-t-il expliqué. Il a également évoqué la gestion de la pandémie de Covid-19, où la recherche a joué un rôle central.

En conclusion, Dr Cheikh Oumar Ba a insisté sur la nécessité d’aligner les recherches des think tanks sur les priorités définies par l’Agenda de transformation structurelle Sénégal 2050, élaboré par les nouvelles autorités politiques. “Nous devons être en mesure d’apporter des évidences et de montrer ce qui ne s’aligne pas réellement avec les préoccupations et les besoins des communautés”, a-t-il conclu.

Blocage du programme Compact Electricity : Zahra Iyane Thiam apporte des précisions sur les 316 milliards FCFA

Le Premier ministre Ousmane Sonko a récemment dénoncé le blocage d’un financement américain destiné au Sénégal, notamment un programme lié à l’électricité, d’une valeur de plus de 500 millions de dollars, soit environ 316 milliards FCFA. Si le leader de Pastef n’a pas donné de détails sur ce programme, l’ancienne ministre de la Microfinance, Zahra Iyane Thiam, a apporté des précisions chiffrées sur ce projet qu’elle identifie comme étant le “Compact Electricity”, signé en 2018 sous Macky Sall.

Dans un post sur le réseau social X (ex-Twitter), Zahra Iyane Thiam rappelle que ce programme a été signé en décembre 2018 par le gouvernement sénégalais et qu’il s’agit d’un financement du Millennium Challenge Corporation (MCC), un organisme gouvernemental américain. D’après les documents officiels, le programme bénéficie d’une enveloppe de 330 milliards FCFA (600 millions de dollars US), dont 302,5 milliards FCFA (550 millions de dollars US) sous forme de don américain, et 27,5 milliards FCFA (50 millions de dollars US) de contribution sénégalaise.

Le 9 septembre 2021, le Compact Electricity est officiellement entré en vigueur avec une durée d’exécution de cinq ans, soit jusqu’au 9 septembre 2026. Son objectif principal est d’améliorer l’accès à l’électricité et de moderniser les infrastructures électriques au Sénégal.

Si Ousmane Sonko évoque un gel des financements américains, Zahra Iyane Thiam nuance ses propos en soulignant que le programme est déjà en cours d’exécution et qu’une grande partie des fonds a dû être consommée. Elle estime donc que le Sénégal ne peut pas avoir perdu la totalité des 500 millions de dollars annoncés par Sonko.

Cependant, l’ancienne ministre s’interroge sur l’état d’avancement réel du programme et l’éventuel impact du retrait américain. Elle interpelle directement l’ambassadeur des États-Unis à Dakar pour obtenir des éclaircissements sur la situation. “Les Sénégalais doivent être édifiés”, déclare-t-elle, appelant à plus de transparence dans la gestion de ce projet stratégique.

Si le financement du programme est réellement menacé, cela pourrait freiner les ambitions du Sénégal en matière d’électrification et compromettre la modernisation du réseau électrique national. Pour l’instant, les autorités américaines n’ont pas officiellement communiqué sur un éventuel gel des financements, et l’exécution du programme devrait théoriquement se poursuivre jusqu’en septembre 2026.

Indemnisations des ex-détenus politiques : le Codeps reporte sa conférence et pose ses conditions

Le Collectif des ex-détenus politiques et victimes du Sénégal (Codeps) a décidé de reporter à la semaine prochaine sa conférence de presse initialement prévue ce mardi. Ce report intervient à la demande de certaines autorités, afin de laisser au gouvernement le temps de tenir ses engagements en matière d’indemnisation et d’assistance aux victimes des événements politiques survenus entre 2021 et 2024.

Dans un communiqué publié hier, le Codeps a salué les efforts du chef de l’État et de son gouvernement pour accompagner les anciens détenus politiques et autres victimes. Toutefois, le collectif reste ferme sur ses exigences et a soumis sept conditions qu’il considère comme urgentes et indispensables à la réinsertion sociale de ses membres.

Parmi les principales revendications du Codeps figure la réinsertion sociale des anciens détenus politiques et autres victimes ayant déjà fait l’objet d’enquêtes. Le collectif demande également l’octroi de bourses d’études à l’étranger pour permettre aux victimes de poursuivre leur formation.

Dans le cadre du recrutement des 2 000 enseignants annoncé par le gouvernement, le Codeps réclame l’enrôlement de certains ex-détenus politiques possédant les diplômes requis et prêts à servir dans n’importe quelle région du pays. Il en va de même pour les programmes de migration temporaire en Espagne et au Qatar, où le collectif souhaite que ses membres soient intégrés dans les listes des candidats retenus.

Autre point clé : la prise en charge de la scolarité des enfants de tous les ex-détenus politiques et autres victimes. Le Codeps insiste également sur la promotion des anciens détenus enseignants et fonctionnaires de l’État. Enfin, il demande la mise en place de mécanismes de financement étatique en faveur des ex-détenus et victimes qui sont des acteurs économiques.

Par cette déclaration, le Codeps met la pression sur les nouvelles autorités, tout en leur accordant un délai supplémentaire pour concrétiser les promesses faites. Le report de leur conférence de presse ne signifie pas un abandon de leurs revendications, mais plutôt une volonté d’avancer par le dialogue.

Les prochaines semaines seront décisives pour évaluer la réponse du gouvernement à ces exigences. Le Codeps reste vigilant et déterminé à obtenir des mesures concrètes pour assurer l’insertion sociale et professionnelle de ses membres.

Affaire Boubacar Camara : L’ancien mandataire du parti And Gor Yi Jotna arrêté pour abus de confiance

La Sûreté urbaine du commissariat central de Dakar a procédé, ce mardi 4 février, à l’arrestation de Boubacar Camara, ancien mandataire du parti And Gor Yi Jotna (AG/JOTNA) lors des dernières élections législatives. Il est poursuivi pour abus de confiance à la suite d’une plainte déposée par Me Moussa Diop, ancien candidat aux législatives de 2024.

L’affaire remonte à la période précédant les élections législatives de 2024. Boubacar Camara, en tant que mandataire du parti AG/JOTNA, avait pour mission de déposer le dossier de candidature de Me Moussa Diop à la Direction générale des élections (DGE). Cependant, il ne s’était jamais présenté à l’institution, empêchant ainsi Me Moussa Diop de prendre part au scrutin.

Selon les accusations portées contre lui, Boubacar Camara aurait refusé de soumettre le dossier en affirmant que Me Moussa Diop n’avait pas reçu l’habilitation officielle du parti pour concourir sous sa bannière. Par la suite, il avait disparu avec le dossier de candidature, suscitant la colère de son leader politique.

Après plusieurs mois de tensions, Me Moussa Diop a décidé de porter l’affaire devant la justice en accusant son ancien mandataire d’abus de confiance. Sur instruction du procureur de la République, les hommes du commissaire Ismaïla Goudiaby ont interpellé Boubacar Camara avant de le déférer au parquet ce mardi.

Cette arrestation relance le débat sur les conflits internes au sein des formations politiques, notamment en période électorale. Elle met également en lumière les responsabilités des mandataires chargés de veiller au bon déroulement des candidatures.

Sénégal : Ousmane Sonko lance la phase II du projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural

Fass Touré, département de Kébémer – Ce matin, le Premier ministre Ousmane Sonko a procédé, au nom du chef de l’État Bassirou Diomaye Faye, au lancement officiel des travaux de la phase II du projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural. Cette initiative s’inscrit dans la volonté du nouveau régime d’améliorer les conditions de vie des populations à travers une politique endogène, misant sur l’utilisation du capital humain et des ressources économiques du pays.

Profitant de cette occasion, le chef du gouvernement a appelé les Sénégalais à s’engager pleinement dans cette dynamique de développement national, insistant sur la nécessité de « se passer de l’aide étrangère ».

« Vous êtes au courant de cette décision du président américain, qui a suspendu toute aide au développement de certains pays africains. Ici, au Sénégal, nous avions un programme relatif à l’électricité, d’un montant d’environ 500 millions de dollars. Pouvons-nous toujours compter sur ce type de financement étranger ? Nous devons nous appuyer sur nos propres ressources et moyens », a-t-il déclaré devant une assemblée attentive.

Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par la volonté affichée du nouveau gouvernement de rompre avec une dépendance excessive aux financements extérieurs et d’opter pour un modèle de développement axé sur l’exploitation des ressources locales.

Le projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural, dont la phase II a été officiellement lancée aujourd’hui, vise à étendre l’accès à l’eau potable à des milliers de foyers sénégalais. Cette initiative répond à un besoin crucial, notamment dans les zones rurales où l’accès à l’eau reste un défi majeur.

En mettant l’accent sur une gestion autonome et durable des ressources, le gouvernement ambitionne de garantir une couverture optimale en eau potable sur l’ensemble du territoire national.

Ousmane Sonko a conclu son discours en appelant les Sénégalais à une mobilisation patriotique afin d’accompagner les autorités dans la mise en œuvre de leur vision du développement. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à bâtir un Sénégal prospère, fondé sur ses propres forces et sur une gouvernance responsable.

Hommage à Barthélémy Dias : l’Église catholique salue son engagement pour la Cathédrale Notre-Dame des Victoires

À l’occasion du 89ᵉ anniversaire de la consécration de la Cathédrale Notre-Dame des Victoires de Dakar, l’Église catholique a rendu un hommage appuyé au maire de la capitale, Barthélémy Dias, pour son engagement en faveur de la préservation et de l’embellissement de ce lieu de culte emblématique.

Lors d’une cérémonie empreinte de solennité, l’abbé Jacques François Diouf, curé de la cathédrale, a salué les efforts du maire, mettant en avant des réalisations significatives qui ont redonné un nouvel éclat à cet édifice chargé d’histoire.

« Grâce à son implication, la cathédrale a bénéficié d’une série de rénovations d’envergure : le réaménagement complet des jardins, la réfection totale de la voirie avec un goudronnage intégral, ainsi que la restauration de la crypte, auparavant fragilisée par des remontées d’eau », a déclaré le prêtre devant une assemblée de fidèles et d’invités de marque.

Ces initiatives, menées en collaboration avec la municipalité, témoignent d’une volonté de préserver ce patrimoine religieux et culturel, tout en améliorant l’environnement des fidèles et des visiteurs.

Outre les travaux de rénovation, Barthélémy Dias a également œuvré pour la modernisation de la cathédrale en la dotant d’un système de panneaux solaires. Cette initiative innovante garantit une autonomie énergétique à l’édifice, réduisant ainsi les charges électriques et s’inscrivant dans une démarche de développement durable.

De plus, la Grotte de la Sainte Famille, un lieu de prière et de recueillement particulièrement prisé des fidèles, a été entièrement rénovée, offrant un cadre plus propice à la méditation et au ressourcement spirituel.

La cérémonie d’hommage a été marquée par de nombreux témoignages de gratitude, mettant en lumière l’importance d’une collaboration étroite entre les institutions religieuses et les autorités locales pour la préservation du patrimoine et l’amélioration des infrastructures communautaires.

En honorant Barthélémy Dias, l’Église catholique reconnaît l’impact concret de ses actions sur la vie spirituelle et sociale des fidèles. Son engagement en faveur du bien commun s’inscrit ainsi dans une vision de gouvernance soucieuse de l’histoire, du patrimoine et du mieux-être des citoyens.

Guy Marius Sagna interpelle la CEDEAO sur l’Alliance des États du Sahel

Le député sénégalais Guy Marius Sagna, connu pour ses prises de position tranchées, a une nouvelle fois fait parler de lui. Dans un message publié sur sa page Facebook, le parlementaire de Pastef a interpellé la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur sa gestion des relations avec l’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

Selon Guy Marius Sagna, la CEDEAO doit cesser de traiter séparément les trois États membres de l’AES et reconnaître leur alliance comme une entité politique et diplomatique à part entière. Il qualifie d’“infantilisant” le fait que l’organisation sous-régionale veuille négocier individuellement avec chacun des trois pays, alors que ceux-ci ont clairement exprimé leur volonté de parler d’une seule voix.

Dans son post, il exhorte la CEDEAO à adopter une approche plus constructive en intégrant l’AES dans ses discussions et en mettant un terme aux sanctions imposées à ces pays.

Le député rappelle que, dès le 17 septembre 2024, il appelait déjà à une reconnaissance officielle de l’AES par la CEDEAO, ainsi qu’à l’annulation des sanctions frappant ces États. Il insistait également sur la nécessité de tenir un sommet entre l’AES et la CEDEAO pour définir les bases d’une coopération commune, notamment en matière de sécurité, de lutte contre le terrorisme et de développement économique.

Cette nouvelle sortie de Guy Marius Sagna illustre son positionnement en faveur d’une intégration régionale repensée, où l’AES ne serait pas marginalisée mais plutôt intégrée dans une dynamique de coopération avec la CEDEAO. Une position qui pourrait toutefois ne pas faire l’unanimité au sein de son propre camp politique, tant le sujet de l’AES divise les leaders ouest-africains.

Alors que la CEDEAO peine à trouver une issue à la crise diplomatique avec l’AES, la pression politique s’intensifie. Les appels à une révision de la stratégie régionale se multiplient, et des voix comme celle de Guy Marius Sagna pourraient peser dans le débat.

Indemnisation des victimes des violences au Sénégal : un geste symbolique de l’État

Le gouvernement sénégalais a annoncé de nouvelles mesures pour indemniser les victimes des violences survenues entre 2021 et 2024. Cette initiative, portée par la ministre de la Famille et des Solidarités, Maïmouna Dièye, vise à apporter un soutien financier aux familles des personnes décédées et aux anciens détenus. Cependant, pour de nombreux acteurs politiques et citoyens, cette compensation demeure insuffisante face aux pertes humaines et aux souffrances endurées.

Dans une déclaration officielle, Maïmouna Dièye a annoncé qu’un montant de 10 millions de francs CFA serait octroyé à chaque famille ayant perdu un proche lors des événements tragiques qui ont marqué le pays. En complément, une allocation forfaitaire de 500 000 francs CFA sera versée aux personnes identifiées dans la base de données établie par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), en collaboration avec le ministère de la Justice, les sources policières et les représentants de la société civile.

Ces mesures s’inscrivent dans une volonté de reconnaissance des préjudices subis, bien que leur portée symbolique soit largement soulignée par les autorités elles-mêmes.

Réagissant à cette annonce, Aminata Touré, ancienne Première ministre et Haut représentant du président de la République, a exprimé son respect et son soutien aux familles endeuillées. Sur sa page Facebook, elle a déclaré :

“Nous devons #Respect et #Prières ardentes à nos Martyrs de la Démocratie. Aucune indemnité ne sera jamais suffisante pour effacer la douleur d’une mère qui a perdu son enfant.”

Pour elle, au-delà de l’aide financière, il est impératif que les responsables des violences soient traduits en justice. Son appel rejoint celui de nombreux militants des droits de l’homme et membres de la société civile qui réclament des enquêtes impartiales et des poursuites judiciaires contre les auteurs des exactions.

L’annonce de l’indemnisation a suscité des réactions contrastées au sein de l’opinion publique. Si certains saluent un geste d’apaisement de la part de l’État, d’autres estiment qu’il ne saurait remplacer une véritable justice pour les victimes.

De nombreuses familles endeuillées et organisations de défense des droits humains continuent d’exiger la révélation des circonstances exactes des décès et la tenue de procès transparents pour les responsables. En effet, plusieurs manifestations ayant conduit à ces pertes humaines ont été réprimées violemment par les forces de l’ordre, soulevant des interrogations sur la responsabilité des autorités.

Cette initiative du gouvernement s’inscrit dans une dynamique plus large de réconciliation nationale. Depuis les tensions politiques et sociales des dernières années, l’État cherche à reconstruire la confiance entre les citoyens et les institutions.

Toutefois, pour que ce processus aboutisse, de nombreux observateurs estiment qu’il ne peut se limiter à des compensations financières. Une véritable justice transitionnelle, incluant des enquêtes approfondies, des procès équitables et des réformes institutionnelles, est jugée essentielle pour éviter la répétition de telles tragédies à l’avenir.

Indemnisation des victimes des manifestations : Me Moussa Diop dénonce un manque de transparence

L’initiative du gouvernement sénégalais visant à indemniser les victimes des manifestations entre 2021 et 2024 suscite de vives réactions. Parmi les voix critiques, celle de Me Moussa Diop, président du parti Alternance Générationnelle (AG/Jotna), s’élève pour dénoncer un manque de transparence dans le processus.

Depuis quelques jours, le gouvernement a annoncé une assistance aux familles des 79 personnes décédées lors des manifestations, avec une enveloppe de 10 millions de francs CFA par famille. Par ailleurs, 2 172 ex-prisonniers sous le régime de Macky Sall recevront 500 000 francs CFA et une prise en charge médicale. Cette décision, portée par le ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, est perçue par certains comme une tentative d’apaisement, mais suscite aussi des interrogations.

Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, Me Moussa Diop, allié du président Bassirou Diomaye Faye, estime que cette mesure contredit les principes de bonne gouvernance promis par le nouveau régime. « Quand on parlait de rupture et de transparence, ce n’était pas pour ça », déclare-t-il, soulignant l’absence de justification détaillée sur l’utilisation de l’argent public.

L’avocat et ancien directeur général de Dakar Dem Dikk (DDD) pointe du doigt l’absence de décision judiciaire préalable sur l’identification des victimes et des responsables. Il considère qu’il revient à la justice de faire ce travail, et non au gouvernement de l’anticiper. « Il n’est pas normal de prendre l’argent public pour indemniser des militants politiques », s’insurge-t-il, suggérant que cette indemnisation bénéficie surtout aux membres du parti PASTEF, dont plusieurs sympathisants ont été emprisonnés ou blessés lors des affrontements.

De plus, Me Moussa Diop rappelle que d’autres Sénégalais ont été affectés par ces manifestations : « Des stations-service ont été saccagées, des voitures incendiées… Ces pertes doivent aussi être prises en compte. » Il plaide ainsi pour une réparation globale et équitable des préjudices subis.

L’autre point de discorde soulevé par le leader de AG/Jotna concerne la procédure budgétaire. Il regrette que ces dépenses aient été engagées sans ratification préalable par l’Assemblée nationale. « Si Macky Sall avait fait cela, on aurait crié au scandale ! », déclare-t-il, rappelant que les promesses de rupture du nouveau régime devraient s’appliquer à tous les aspects de la gouvernance.

Il critique également les lenteurs dans l’abrogation de la loi d’amnistie de 2024, une promesse de campagne du président Faye. Pour Me Moussa Diop, cette abrogation est prioritaire et devrait être traitée en urgence par l’Assemblée nationale au lieu de « calmer les tensions par des indemnisations floues ».

Se positionnant en « sentinelle de la République », Me Moussa Diop assure qu’il continuera à dénoncer toute dérive du pouvoir. Il appelle le gouvernement à faire preuve de rigueur et de transparence dans l’attribution des indemnisations, afin d’éviter toute instrumentalisation politique.

Fadel Barro sur la migration circulaire : « Un aveu d’échec du système sénégalais »

Fadel Barro, leader du mouvement Jaamu Gox Yi et membre fondateur de Y’en A Marre, a exprimé de vives critiques sur la question de la migration circulaire lors de son intervention dimanche dans l’émission En Vérité sur RSI. L’activiste a pointé du doigt les failles structurelles du Sénégal qui poussent de nombreux jeunes à voir l’Europe comme une solution à leurs problèmes, soulignant que cette migration ne fait que masquer un échec plus profond du système politique et économique du pays.

« Les jeunes Sénégalais perçoivent l’Europe comme un Eldorado, parce que les politiques mises en place depuis l’indépendance n’ont jamais permis de leur offrir des perspectives viables ici », a déclaré Fadel Barro. Il estime que la migration circulaire, bien que salutaire pour ceux qui parviennent à éviter l’émigration clandestine, n’est pas une solution durable aux défis du Sénégal. Pour lui, cette situation est un véritable « aveu d’échec » du système en place, qu’il considère comme incapable de répondre aux aspirations de la jeunesse.

Malgré son constat amer, Fadel Barro a reconnu l’importance des initiatives visant à protéger les jeunes de l’émigration irrégulière. Cependant, il insiste sur le fait qu’il est crucial de s’attaquer aux causes profondes de cette fuite des cerveaux et de cette recherche de meilleures conditions de vie à l’étranger.

L’activiste a également critiqué le manque d’ouverture économique du Sénégal envers ses voisins comme le Mali ou la Guinée, soulignant que cette isolation régionale freine la croissance et l’intégration du pays dans un marché sous-régional plus dynamique. Il a ajouté que le pays, malgré ses ressources, reste sous-développé et incapable de transformer son destin sans un changement radical de vision et de leadership.

Pour Fadel Barro, il est urgent de repenser la manière dont les partis politiques fonctionnent au Sénégal et de rationaliser leur approche pour faire émerger des leaders sincères et engagés, capables de transformer le pays et d’offrir des perspectives réelles à sa jeunesse. Il a conclu en appelant à une prise de conscience collective pour un véritable changement, nécessaire à la construction d’un avenir plus prospère et autonome pour le Sénégal.

Espagne : le front de soutien à Farba Ngom s’agrandit

Après la France et les États-Unis, l’Espagne rejoint le mouvement de soutien en faveur du député-maire des Agnams, Farba Ngom. Des Sénégalais résidant dans ce pays dénoncent une « injustice flagrante » qu’ils perçoivent comme une tentative de réduire leur leader au silence.

Selon la porte-parole du mouvement en Espagne, le gouvernement actuel devrait se concentrer sur l’amélioration des conditions de vie des citoyens au lieu de « s’acharner sur les dignitaires de l’ancien régime ». Elle accuse les autorités de vouloir instrumentaliser la justice contre ceux qui ont servi le pays sous l’ancienne administration.

Les soutiens de Farba Ngom réclament un traitement judiciaire équitable et estiment que la justice n’a pas encore apporté la preuve de la légitimité de la procédure engagée contre le chargé de mobilisation de l’APR. Ils exigent ainsi que la transparence et l’impartialité guident les décisions des autorités compétentes.

Pour rappel, Farba Ngom a perdu son immunité parlementaire après une demande formulée par le ministre de la Justice et transmise par la CENTIF, ouvrant ainsi la voie à d’éventuelles poursuites judiciaires.

Sénégal : Le débat sur l’héritage des réalisations de Macky Sall refait surface

Les tensions politiques au Sénégal ne faiblissent pas, alors que l’ancien ministre Mansour Faye monte au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme une tentative d’appropriation des réalisations de l’ère Macky Sall par les nouvelles autorités. Il accuse celles-ci de vouloir effacer l’héritage de l’ancien président tout en lui attribuant les difficultés actuelles du pays.

Dans une déclaration récente, Mansour Faye a rappelé que plusieurs infrastructures majeures, notamment l’autoroute Dakar-Tivaouane-Saint-Louis, ont été initiées sous Macky Sall. Selon lui, les travaux de ce projet ont officiellement démarré le 10 février 2023 à Tivaouane, bien avant la fin du mandat de l’ancien président. Il souligne également les nombreuses étapes de planification et de négociation ayant précédé le lancement des travaux, insistant sur le fait que l’administration actuelle ne peut en aucun cas s’attribuer le mérite de ce projet.

L’ancien ministre met aussi en avant d’autres réalisations du régime Sall, comme le Palais de justice de Tivaouane, les châteaux d’eau de Saint-Louis, les travaux du Nanija Bolong de Kaffrine, ou encore l’hôpital national Elh Malick SY de Tivaouane. Il affirme que ces infrastructures sont le fruit d’une planification rigoureuse sous Macky Sall et que l’actuel gouvernement ne fait qu’inaugurer des projets déjà en cours.

La question de la paternité des réalisations publiques est un sujet récurrent dans la politique sénégalaise. Chaque changement de régime s’accompagne d’une lutte pour le bilan, entre ceux qui revendiquent des succès passés et ceux qui veulent marquer leur empreinte. Il est vrai que l’État est une continuité, et qu’un gouvernement hérite forcément de projets amorcés par ses prédécesseurs.

Cependant, les critiques de Mansour Faye mettent en lumière un problème plus large : l’absence de nouveaux projets phares sous l’administration actuelle. Il accuse les nouvelles autorités de ne pas avoir encore lancé de grandes initiatives et de se contenter de poursuivre celles déjà engagées sous Macky Sall.

Jusqu’ici, le gouvernement en place n’a pas officiellement répondu aux accusations de Mansour Faye. Toutefois, certains partisans du nouveau régime estiment que la situation économique actuelle, marquée par des défis budgétaires, rend difficile le lancement immédiat de nouveaux projets. D’autres rappellent que Macky Sall lui-même a bénéficié d’infrastructures amorcées sous Abdoulaye Wade, et que c’est une pratique normale dans la gestion des affaires publiques.

Soutien croissant à Farba Ngom : Après la France et les États-Unis, l’Espagne se mobilise

Le soutien au député-maire des Agnam, Farba Ngom, ne cesse de s’élargir. Après la France et les États-Unis, c’est au tour des Sénégalais résidant en Espagne de dénoncer ce qu’ils considèrent comme une « injustice flagrante » visant à réduire au silence une figure clé de l’ancien régime.

Réunis à Madrid, les partisans de Farba Ngom ont exprimé leur indignation face à la procédure judiciaire engagée contre lui. « Au lieu de se concentrer sur l’amélioration des conditions de vie des citoyens, le nouveau gouvernement s’acharne sur les dignitaires de l’ancien régime, dont Farba Ngom », a déclaré la porte-parole du mouvement de soutien en Espagne. Selon eux, cette affaire illustre une instrumentalisation de la justice à des fins politiques, contraire aux principes d’un État de droit.

Les soutiens du député exigent un traitement équitable et impartial de son dossier, soulignant que les autorités judiciaires n’ont pas encore apporté de preuves justifiant la procédure engagée contre lui. « Après tout ce que le pays a combattu en termes d’injustices, l’actuel régime ne devrait pas faire de la justice une arme contre des citoyens honnêtes qui ont servi leur pays », insistent-ils.

Farba Ngom, figure influente du parti Alliance pour la République (APR) et proche de l’ancien président Macky Sall, est visé par une enquête financière déclenchée après la saisine de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Son immunité parlementaire a été levée à la demande du ministre de la Justice, ouvrant ainsi la voie à d’éventuelles poursuites judiciaires.

L’affaire Farba Ngom s’inscrit dans un climat politique tendu au Sénégal, marqué par des poursuites contre plusieurs figures de l’ancien régime. Tandis que le gouvernement met en avant la nécessité de lutter contre l’impunité et la corruption, l’opposition et les soutiens de l’ex-président Macky Sall dénoncent des règlements de comptes politiques.

Kaolack : Le Mouvement pour le Développement Inclusif du Sénégal préconise une assise nationale entre l’État et les jeunes entrepreneurs

Pour que le Sénégal puisse atteindre un niveau de développement durable et offrir à sa jeunesse des opportunités de réussite dans leur propre pays, le Mouvement pour le Développement Inclusif du Sénégal propose plusieurs pistes de solutions aux nouvelles autorités.

« La diaspora sénégalaise effectue des transferts de fonds estimés à des millions de francs CFA par an vers le pays. Grâce à ces transferts, elle joue un rôle de premier plan dans l’amélioration des conditions de vie des familles restées au Sénégal. Elle contribue ainsi aux efforts du gouvernement dans la lutte contre la pauvreté et le renforcement de l’inclusion économique des populations, y compris les plus vulnérables », a souligné Badou Ndour, président du Mouvement pour le Développement Inclusif du Sénégal.

M. Ndour invite également l’État à garantir de meilleures conditions de séjour aux immigrés sénégalais dans les pays occidentaux et à mettre en place une banque dédiée aux immigrés, afin de faciliter leurs investissements au Sénégal.

S’exprimant sur la question des industries, le président du mouvement estime que la politique industrielle doit viser à renforcer la compétitivité du secteur et à promouvoir une économie plus durable et résiliente, capable de créer des emplois.

« Nous pensons qu’avec une politique industrielle efficace, les jeunes pourraient rester au pays au lieu d’être envoyés en Espagne pour travailler dans des plantations », a-t-il déclaré.

Le Mouvement pour le Développement Inclusif du Sénégal invite également l’État à organiser une assise nationale réunissant tous les jeunes entrepreneurs du pays, sans exception, afin de réfléchir ensemble aux voies et moyens du développement économique du Sénégal.

Dans cette dynamique, le mouvement prévoit d’organiser prochainement une formation sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication, à destination des jeunes, pour leur permettre d’accéder plus facilement aux opportunités d’emploi.

Par ailleurs, en marge d’une rencontre avec la presse locale ce samedi, Badou Ndour a annoncé que son mouvement accompagnera les pèlerins du Magal de Porokhane en leur fournissant des vivres et des boissons, comme chaque année.

Ousmane Sonko à Louga : appel à la jeunesse pour un engagement citoyen durable

Dans le cadre de la 9e édition de l’initiative citoyenne « Setal Sunu Reew », le Premier ministre Ousmane Sonko s’est rendu à Louga pour donner le coup d’envoi des activités sous le thème : « Setal Sunu Gox, Moy Sunu Karaangue ». Accompagné des autorités locales, il a profité de l’occasion pour adresser un message fort à la jeunesse sénégalaise, l’exhortant à s’impliquer activement dans la transformation du pays.

Dans son discours, le Premier ministre a mis l’accent sur le rôle central des jeunes dans la construction nationale. Il a souligné que l’initiative « Setal Sunu Reew » ne se limite pas à une simple opération de nettoyage, mais vise à inculquer une culture du civisme, du patriotisme et de l’implication communautaire.

« Vous devez être les premiers à participer aux efforts de construction de ce pays. Nous avons l’obligation de nous concerter en permanence. Vous êtes jeunes et vous avez tout l’avenir devant vous. Que personne ne vous détourne de votre objectif, et surtout, évitez de vous précipiter… », a déclaré Ousmane Sonko devant une foule enthousiaste.

Le Premier ministre a insisté sur la nécessité pour la jeunesse de faire preuve de patience et de détermination. Il a réaffirmé la volonté du gouvernement de mettre en place des réformes structurelles pour redresser le Sénégal, tout en soulignant que ces changements nécessitent le soutien et l’implication active de la population.

Dans cette dynamique, il a appelé les jeunes à rester mobilisés et à faire preuve de vigilance face aux tentatives de division et de manipulation. Pour lui, l’unité et la cohésion nationale sont des éléments essentiels pour garantir une transformation réussie du pays.

Depuis son lancement, « Setal Sunu Reew » s’est imposé comme un mouvement national favorisant le volontariat et la participation communautaire. En encourageant la propreté des quartiers et des espaces publics, cette initiative contribue à renforcer la conscience citoyenne et à améliorer le cadre de vie des Sénégalais.

À Louga, cette 9e édition a mobilisé de nombreux jeunes, associations et acteurs locaux, témoignant de l’adhésion populaire croissante à ce projet.

À travers cette visite, Ousmane Sonko a non seulement réaffirmé l’engagement du gouvernement en faveur du développement, mais il a aussi rappelé aux jeunes leur rôle primordial dans la réussite des réformes en cours. Son message est clair : l’avenir du Sénégal dépend de l’implication et de la détermination de sa jeunesse.

En conclusion, cette nouvelle édition de « Setal Sunu Reew » confirme que la mobilisation citoyenne reste un levier essentiel pour impulser le changement et bâtir un Sénégal plus fort et plus solidaire.

Sénégal : un plan d’assistance aux victimes des violences politiques de 2021-2024

Le Sénégal tente de tourner la page des violences politiques qui ont secoué le pays entre 2021 et 2024, marquées par des affrontements meurtriers, des milliers d’arrestations et une société profondément divisée. Conscient de l’ampleur du drame, le gouvernement a mis en place un vaste programme d’assistance aux victimes et à leurs familles. Ce vendredi 31 janvier 2025, la ministre de la Famille et des Solidarités, Madame Maimouna Dieye, a détaillé les mesures mises en œuvre pour accompagner les ex-détenus, les blessés et les familles endeuillées.

Les manifestations politiques qui ont ébranlé le Sénégal entre février 2021 et février 2024 ont laissé des séquelles profondes. Selon le gouvernement, 79 personnes ont perdu la vie, tandis que des centaines d’autres ont été blessées, certaines avec des séquelles irréversibles. Des milliers de citoyens ont été emprisonnés, souvent sans jugement, provoquant une déstructuration de nombreuses familles et des traumatismes psychologiques durables.

Lors de la conférence de presse tenue au ministère de la Famille et des Solidarités, Madame Dieye a décrit cette période comme l’une des plus sombres de l’histoire récente du pays. « Il ne s’agit pas seulement de chiffres, mais de vies brisées, de familles endeuillées et de destins bouleversés », a-t-elle souligné.

Face à ce lourd héritage, le gouvernement investi en avril 2024 a fait de la réconciliation nationale une priorité. Un comité interministériel a été mis en place en juillet 2024 pour élaborer une réponse inclusive et participative. Ce comité, composé de représentants de plusieurs ministères et de la société civile, a déjà engagé 142 869 000 FCFA pour l’assistance médicale et psychosociale des victimes les plus urgentes.

• Une allocation de 10 millions FCFA pour chaque famille ayant perdu un proche, ainsi que l’admission des orphelins mineurs au statut de « Pupilles de la Nation ».

• Une allocation de 500 000 FCFA pour chaque ex-détenu et autre victime recensée.

• Une prise en charge médicale et psychologique pour les blessés et leurs familles.

• Un accès facilité aux financements pour les projets entrepreneuriaux des ex-détenus et victimes, via des dispositifs d’appui comme la Délégation générale à l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ).

Pour garantir une répartition équitable de ces aides, le comité interministériel s’appuie sur une base de données consolidée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). À ce jour, cette base recense 2 172 ex-détenus et blessés, ainsi que 79 personnes décédées.

Si ces mesures marquent un premier pas vers l’apaisement, elles ne suffisent pas, selon plusieurs acteurs de la société civile, qui réclament également une justice pour les victimes. Interrogée sur cette question, la ministre de la Famille a insisté sur la volonté du gouvernement d’éviter une approche purement compensatoire. « Nous ne prétendons pas effacer les souffrances, mais nous voulons offrir un soutien concret à ceux qui ont été meurtris par cette période », a-t-elle affirmé.

Dialogue social : Le ministre du Travail rencontre les centrales syndicales

Le ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions, Abass Fall, a reçu les représentants des principales centrales syndicales du Sénégal. La rencontre a réuni Mody Guiro de la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal (CNTS), Yvette Keïta de l’Union Nationale des Syndicats Autonomes du Sénégal (UNSAS), Cheikh Diop de la CNTS-FC et Élimane Diouf de la Confédération des Syndicats Autonomes (CSA).

Lors des échanges, le ministre a réaffirmé son engagement en faveur d’un dialogue social inclusif et pérenne, soulignant l’importance d’une coopération renforcée entre les syndicats et les autorités publiques. « Il est essentiel d’instaurer un climat de confiance et d’efficacité dans la gestion des relations professionnelles », a-t-il déclaré.

Le gouvernement entend ainsi préserver la stabilité sociale en garantissant le respect des droits des travailleurs et en mettant en œuvre des réformes favorisant l’amélioration des conditions de travail. Cette volonté s’inscrit dans une dynamique d’anticipation des défis du monde du travail, à travers un dialogue permanent avec les partenaires sociaux.

Les discussions ont également porté sur le renforcement du partenariat entre l’État et les centrales syndicales. Le ministre a insisté sur la nécessité d’une compréhension mutuelle pour parvenir à des solutions équilibrées face aux préoccupations des travailleurs. « Il est fondamental d’agir dans le respect des principes de justice sociale et d’équité », a-t-il affirmé.

Cette rencontre s’inscrit dans une série d’initiatives visant à consolider le dialogue entre les syndicats et le gouvernement, afin d’assurer un environnement de travail serein et respectueux des droits des travailleurs.

Missions à l’étranger : Mansour Faye critique la circulaire du Premier ministre Ousmane Sonko

Le Premier ministre Ousmane Sonko a récemment pris un arrêté visant à encadrer les missions à l’étranger des membres du gouvernement et des hauts fonctionnaires. L’objectif affiché est de rationaliser les dépenses publiques et de garantir une gestion rigoureuse des fonds de l’État. Cependant, cette initiative ne fait pas l’unanimité. Mansour Faye, ancien ministre et maire de Saint-Louis, estime que ce texte n’apporte rien de nouveau et cache d’autres dérives des nouvelles autorités.

Dans un communiqué au ton acerbe, Mansour Faye dénonce ce qu’il considère comme une simple opération de communication du gouvernement. Selon lui, cette circulaire ne fait que reprendre des dispositions déjà en vigueur sous l’ère Macky Sall. Il rappelle qu’à l’époque, tout ministre en déplacement devait obligatoirement présenter son ordre de mission ainsi qu’un décret d’intérim à l’aéroport.

« Qu’est-ce qui motive un tel texte ? Un texte qui, dans le fond, n’apporte rien de nouveau », s’interroge l’ancien ministre des Transports terrestres.

Au-delà du fond du texte, Mansour Faye s’attaque aux pratiques actuelles du gouvernement en matière de gestion des ressources publiques. Selon lui, les nouvelles autorités, en place depuis seulement dix mois, font déjà preuve d’une « bamboula » aux frais du contribuable. Il cite notamment l’utilisation de l’avion présidentiel par Ousmane Sonko, une pratique qu’il considère comme inédite et non conforme aux usages diplomatiques.

« De mémoire de Sénégalais, c’est la première fois qu’on observe un Premier ministre faire du ‘Tambambalou’ avec l’aéronef de la République pour des missions que je ne parviens pas à qualifier », ironise-t-il, remettant en question la légitimité des voyages du chef du gouvernement dans la sous-région.

Mansour Faye va plus loin en estimant que la diplomatie sénégalaise est aujourd’hui en souffrance. Selon lui, les déplacements fréquents du Premier ministre, sans accompagnement officiel ni justification claire, affaiblissent la République et désacralisent les institutions.

Par ailleurs, il s’interroge sur le coût de ces voyages pour les contribuables sénégalais alors que la situation socio-économique du pays se détériore. Il pointe du doigt la hausse des prix des denrées de première nécessité et le désespoir des jeunes qui tentent d’émigrer à tout prix, parfois au péril de leur vie.

« Comme pour dire que les priorités sont vraiment ailleurs… urgentes et légitimes ! » conclut-il.

Les propos de Mansour Faye interviennent dans un contexte où le gouvernement d’Ousmane Sonko est particulièrement scruté sur sa promesse de transparence et de bonne gouvernance. Cette polémique autour des dépenses liées aux missions à l’étranger risque d’alimenter le débat sur la gestion des ressources publiques et la nécessité d’une meilleure répartition des priorités nationales.

Affaire Moustapha Diop : l’Assemblée nationale convoque une réunion du Bureau dans un climat de spéculations

L’Assemblée nationale est en ébullition après la convocation, mercredi 29 janvier, des membres de son Bureau pour une réunion prévue ce jeudi 30 janvier à 10 heures. L’annonce, faite par le président de l’institution législative, a immédiatement déclenché une vague de spéculations, notamment sur un possible lien avec l’affaire Moustapha Diop.

L’ancien ministre, aujourd’hui député et maire de Louga, est au cœur d’une controverse financière après les accusations de Tabaski Ngom, inspectrice du Trésor. Cette dernière affirme lui avoir prêté 700 millions de FCFA pour financer sa campagne électorale lors des législatives anticipées du 17 novembre dernier, une somme qu’il ne lui aurait pas restituée.

Jusqu’à présent, Moustapha Diop bénéficie de son immunité parlementaire, ce qui le met à l’abri d’une audition immédiate. Cependant, l’enquête menée par la Division des enquêtes criminelles (DIC) met en lumière son statut de député, et le Parquet financier a été saisi sur la nécessité de l’entendre dans cette affaire.

D’après les informations de L’Observateur, le ministère de la Justice n’a pas encore enclenché de procédure de levée de l’immunité parlementaire. Toutefois, le ministre Ousmane Diagne n’exclut pas d’activer cette option si la situation l’exige. « Ce sera sans état d’âme », confie une source citée par le journal, laissant entendre que l’Exécutif pourrait rapidement passer à l’action.

Dans ce contexte, la réunion du Bureau de l’Assemblée nationale de ce jeudi matin est perçue comme un moment clé. Si l’ordre du jour n’a pas été officiellement dévoilé, l’hypothèse d’une discussion sur l’affaire Moustapha Diop est largement évoquée. Reste à savoir si cette rencontre marquera le début d’une procédure de levée de l’immunité parlementaire ou s’il s’agit d’un simple ajustement interne aux travaux du Parlement.

Rationalisation des dépenses publiques : Ousmane Sonko encadre les missions à l’étranger

Dans un effort de rationalisation des dépenses publiques, le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a pris une série de mesures visant à mieux encadrer les missions à l’étranger des agents de l’État. Cette décision, qui fait suite aux recommandations de la première édition de la Conférence des administrateurs et managers publics (CAMP) du 20 janvier dernier, vise à renforcer la bonne gouvernance et le contrôle de l’action publique.

Dans une circulaire récemment publiée, le chef du gouvernement a rappelé l’existence du décret n°2017-1371 du 27 juin 2017, qui réglemente les déplacements à l’étranger et fixe les taux des indemnités. Il a également mentionné l’instruction primatoriale n°0005PM/SGG/DAGE du 14 novembre 2022, prise pour mieux encadrer ces missions. Cependant, malgré ces dispositifs, des irrégularités persistent, justifiant ainsi un rappel strict des règles en vigueur.

Le Premier ministre a ainsi défini des mesures claires et contraignantes pour les missions à l’étranger des membres du gouvernement, des magistrats, des militaires et des autres agents de l’État. Ces mesures incluent :

1. Révision des indemnités journalières

Les indemnités journalières allouées aux hauts responsables varient selon les zones géographiques :

• Zone 1 (Amérique du Nord, Amérique Latine et Asie) : 250 000 F CFA

• Zone 2 (Europe, Royaume-Uni, Afrique Australe et du Nord) : 250 000 F CFA

• Zone 3 (Afrique de l’Ouest, Centrale et de l’Est) : 200 000 F CFA

• Zone 4 (Nouvelle-Zélande, Australie) : 250 000 F CFA

• Pour les autres agents de l’État, une indemnité unique de 150 000 F CFA, quel que soit le pays de destination.

2. Réorganisation des classes de voyage

• Première classe : Réservée exclusivement au Président de la République, au Président de l’Assemblée nationale et au Premier ministre.

• Classe Affaires : Attribuée aux présidents de cours et tribunaux, ministres, secrétaires d’État, ambassadeurs, recteurs d’universités, hauts commandants de la gendarmerie, chef d’état-major général des armées (CEMGA), etc.

• Classe Économique : Imposée à tous les autres agents de l’État et personnel des agences et entités publiques.

3. Exigence d’une autorisation préalable

Désormais, tout déplacement à l’étranger nécessite une approbation formelle du Premier ministre. Pour le personnel de la Présidence, cette autorisation relève du Ministre Secrétaire général de la Présidence. De plus :

• Les demandes doivent être soumises au moins 15 jours avant la date prévue du départ.

• Un calendrier trimestriel des missions doit être élaboré et transmis 15 jours avant le début du trimestre.

• Les délégations internationales sont limitées à un maximum de trois personnes.

4. Mesures strictes pour limiter les abus

Pour éviter toute dérive budgétaire, plusieurs restrictions ont été imposées :

• Encouragement à utiliser les missions diplomatiques existantes pour limiter les coûts.

• Interdiction d’utiliser les Fonds d’équipement pour financer des missions à l’étranger.

• Interdiction de prise en charge des missions par des organisations privées.

• Interdiction de régulariser les ordres de mission après la date de départ, mettant fin aux pratiques de validation a posteriori.

Avec ces nouvelles directives, le gouvernement sénégalais entend maîtriser les dépenses liées aux voyages officiels et promouvoir une gestion plus rigoureuse des ressources publiques. Cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large de transparence et de rationalisation des finances publiques, l’un des engagements clés du Premier ministre Ousmane Sonko depuis son entrée en fonction.

Sénégal : Neuf mois après, le pouvoir Faye-Sonko face à ses premières turbulences

Depuis leur arrivée à la tête du Sénégal le 2 avril 2024, le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko font face à des défis majeurs. Confrontés à une situation économique qu’ils qualifient de critique, les nouvelles autorités tentent de mettre en œuvre leur programme tout en naviguant entre contraintes budgétaires et critiques de l’opposition.

Dès sa prise de fonction, Ousmane Sonko a déclaré que le nouveau pouvoir avait hérité d’un « pays ruiné ». Cette affirmation, réitérée à plusieurs reprises par le chef du gouvernement, a été renforcée par les inquiétudes du président Faye lui-même, qui a récemment alerté sur la situation des finances publiques lors de la conférence des administrateurs et managers publics.

L’exécutif pointe notamment des dettes publiques colossales, des engagements financiers non honorés et une trésorerie tendue. Cette situation limite la capacité du gouvernement à lancer immédiatement ses grandes réformes, comme la baisse du coût de la vie, la lutte contre la corruption et l’amélioration des services publics, qui figuraient parmi les principales promesses de campagne.

Face à ces annonces alarmantes, une partie de l’opposition, notamment issue de l’ancien régime, conteste la gestion actuelle et accuse le gouvernement de dramatiser la situation pour justifier d’éventuelles lenteurs dans l’exécution de son programme. Certains responsables politiques estiment que l’équipe Faye-Sonko avait pleinement conscience de la situation avant d’accéder au pouvoir et qu’elle doit désormais apporter des solutions plutôt que de se focaliser sur le passé.

L’avocat et homme politique Me Doudou Ndoye a récemment pris position dans les colonnes du journal Libération, rappelant qu’« on ne peut pas changer un pays en neuf mois ». Un message qui semble appeler à la patience tout en reconnaissant l’ampleur du travail à accomplir.

Malgré les difficultés financières, le gouvernement a lancé plusieurs initiatives, notamment dans la lutte contre la vie chère et la refonte du système judiciaire. Ousmane Sonko a annoncé des mesures pour réduire les prix des denrées de première nécessité et réformer les institutions afin de renforcer la transparence et la gouvernance.

Cependant, ces efforts se heurtent à une impatience croissante au sein de la population, qui attend des résultats concrets. Le pouvoir doit également faire face à une grogne sociale alimentée par des syndicats et des mouvements citoyens qui réclament des améliorations immédiates dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’emploi.

À quelques mois du premier anniversaire du régime Faye-Sonko, l’exécutif se trouve à un tournant décisif. Il lui faudra rapidement apporter des résultats tangibles pour maintenir la confiance de l’électorat et contenir l’opposition, qui pourrait profiter de cette période d’incertitude pour renforcer son offensive.

Migration circulaire vers l’Espagne : L’appel à la responsabilité du ministre de l’Agriculture

Face à l’afflux massif de jeunes Sénégalais vers les Bureaux d’Accueil, d’Orientation et de Suivi (BAOS) pour tenter d’accéder à la migration circulaire vers l’Espagne, le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, Mabouba Diagne, a exprimé sa profonde préoccupation. Lors d’une rencontre avec l’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP), consacrée à l’application du code des marchés publics pour le secteur agricole, il a lancé un appel à la responsabilité collective.

Les images de jeunes massés devant les BAOS, espérant bénéficier du programme de migration encadrée vers l’Espagne, ont marqué l’opinion publique et suscité des réactions au sein du gouvernement. « Vous avez vu avec quelle tristesse la jeunesse s’est précipitée derrière les murs des BAOS. Cela nous interpelle tous », a déclaré le ministre. Il a insisté sur la nécessité d’une prise de conscience collective et d’une action concrète pour proposer des alternatives viables à cette jeunesse en quête de meilleures perspectives.

Mabouba Diagne a exhorté tous les acteurs, qu’ils soient étatiques ou issus du secteur privé, à se mobiliser pour répondre aux attentes des jeunes. « Trop de paroles ne feront pas bouger la balance. Nous devons nous mettre au travail », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité de renforcer les opportunités économiques locales. L’objectif est clair : offrir des alternatives crédibles pour dissuader l’émigration massive et favoriser l’insertion des jeunes dans des secteurs porteurs, notamment l’agriculture.

La migration circulaire vers l’Espagne, perçue comme une porte de sortie face au chômage et à la précarité, met en lumière l’urgence d’une refonte des politiques d’emploi et de formation au Sénégal. Si cette migration offre une opportunité à certains jeunes, elle reflète aussi un manque de perspectives locales. Le gouvernement est ainsi appelé à intensifier ses efforts en matière d’investissement, de création d’emplois et de soutien aux initiatives entrepreneuriales.

Affaire des 125 milliards : Me Doudou Ndoye rassure sur la procédure mais s’inquiète du fond

Invité de l’émission MNF sur la 7TV, l’avocat Me Doudou Ndoye s’est exprimé sur la procédure judiciaire enclenchée par le ministère de la Justice après la transmission du rapport de la CENTIF (Cellule nationale de traitement des informations financières) dans l’affaire des 125 milliards de francs CFA.

Selon lui, aucune violation de procédure n’est à signaler. « Pour ce qui est de la procédure, il n’y a rien à dire », a-t-il affirmé d’emblée. Toutefois, l’ancien ministre de la Justice a exprimé ses préoccupations quant au fond du dossier.

Me Doudou Ndoye a souligné l’importance de la requête formulée par les députés Aïssata Tall Sall et Guy Marius Sagna, qui ont insisté pour que la personne mise en cause puisse prendre connaissance des faits qui lui sont reprochés. Une demande qui, selon lui, revêt une importance capitale dans le cadre du respect des droits de la défense.

L’avocat a tenu à rappeler que la loi est claire sur le rôle de la CENTIF, qui est d’enquêter de manière indépendante, sans nécessiter l’avis d’une quelconque autorité avant de transmettre ses conclusions aux instances compétentes. « Il ne faut pas mélanger le droit et la morale. Le droit pour la CENTIF, c’est de faire entièrement son enquête sans l’avis de qui que ce soit », a-t-il précisé.

Cependant, il a souligné un aspect moral du dossier qui mérite réflexion : la personne concernée aurait dû être impliquée dès le début des investigations, notamment en étant informée des faits qui lui sont reprochés.

Cette affaire des 125 milliards continue de faire couler beaucoup d’encre, et les interventions des acteurs politiques et juridiques montrent l’importance du respect des procédures judiciaires, mais aussi des principes fondamentaux du droit à la défense. Alors que l’enquête suit son cours, les débats autour de cette affaire ne sont pas près de s’éteindre.

Affaire Farba Ngom : ses partisans dénoncent un « acharnement injustifié » à travers une pétition

Les partisans de Farba Ngom, figure politique influente du Fouta, ont décidé de monter au créneau pour défendre leur leader. Face à ce qu’ils qualifient de « campagne de dénigrement systématique et d’accusations infondées », ils ont lancé une pétition qui a déjà récolté plus de 1 000 signatures.

Dans leur démarche, ces militants dénoncent un « acharnement médiatique et judiciaire » qu’ils attribuent à des motivations politiques et personnelles visant à entraver les engagements et les actions de Farba Ngom. Ils perçoivent cette situation comme une atteinte grave aux principes fondamentaux de justice et d’équité.

Les revendications des pétitionnaires

La pétition s’articule autour de quatre principales revendications :

1. La fin immédiate de l’acharnement contre Farba Ngom, qu’ils considèrent comme ciblé et injustifié.

2. Le respect de la présomption d’innocence, en exigeant que toute accusation soit traitée dans le respect des règles de droit, sans parti pris.

3. Une enquête impartiale et transparente, menée par les autorités compétentes pour faire toute la lumière sur les faits reprochés.

4. La garantie des droits fondamentaux de Farba Ngom, afin qu’il puisse exercer pleinement ses droits de citoyen, sans intimidation ni pression.

Les initiateurs de la pétition appellent à une mobilisation large, impliquant non seulement les autorités et les organisations de la société civile, mais également les leaders d’opinion et les citoyens engagés. Ils souhaitent que cette affaire soit traitée avec équité et transparence pour éviter toute dérive judiciaire ou médiatique.

Cette pétition intervient dans un climat de fortes tensions politiques, où les rivalités et les accusations entre acteurs politiques sont monnaie courante. Les partisans de Farba Ngom estiment que leur leader est victime d’une tentative de déstabilisation visant à ternir son image et à freiner ses ambitions politiques.

Pour eux, cette pétition n’est qu’une étape dans leur combat pour défendre leur leader face à ce qu’ils considèrent comme une injustice flagrante. Affaire à suivre.

https://www.change.org/p/p%C3%A9tition-contre-l-injustice-et-l-acharnement-sur-farba-ngom

Moustapha Diakhaté dénonce les conditions de détention et les abus judiciaires à la prison de Reubeuss

Récemment sorti de prison, l’ancien parlementaire sénégalais Moustapha Diakhaté a vivement critiqué les conditions de détention et les pratiques judiciaires à la prison de Reubeuss. Lors d’un échange avec les journalistes, il a dénoncé les détentions arbitraires et les failles du système judiciaire, qu’il estime être à l’origine de la surpopulation carcérale dans l’un des établissements pénitentiaires les plus emblématiques du Sénégal.

« Il y a des cas où il n’est pas nécessaire de décerner un mandat de dépôt. Une personne qui comparaît librement ne devrait pas en recevoir un, et cela relève de la responsabilité des magistrats », a déclaré Moustapha Diakhaté. L’ancien député pointe du doigt une tendance inquiétante des autorités judiciaires à incarcérer systématiquement des individus, même lorsqu’ils se présentent volontairement devant la justice. Selon lui, cette pratique abusive alimente les injustices et aggrave les tensions au sein des prisons.

L’une des principales préoccupations soulevées par Moustapha Diakhaté est la durée des détentions préventives. « Beaucoup de détenus qui devaient être jugés dans un délai de six mois croupissent en prison depuis des années », a-t-il révélé. Cette situation, qui concerne principalement les détenus en attente de procès, entraîne une saturation des infrastructures pénitentiaires. L’ancien parlementaire juge inacceptable que des accusés soient emprisonnés pendant de longues années sans jugement, une pratique qui, selon lui, va à l’encontre des principes fondamentaux de la justice.

Il a particulièrement fustigé les cas de personnes accusées de crimes graves. « Une personne accusée d’un crime devrait être jugée après deux ans d’enquête. Il est inadmissible qu’un détenu soit emprisonné pendant cinq ans, puis jugé et condamné à seulement six mois de prison. Cela reflète un grave dysfonctionnement du système judiciaire », a-t-il ajouté.

Moustapha Diakhaté relie ces pratiques judiciaires à la surpopulation carcérale qui gangrène les prisons sénégalaises. Reubeuss, construite pour accueillir environ 1 000 détenus, en abriterait aujourd’hui plus du double, selon plusieurs rapports d’organisations de défense des droits humains. L’ancien parlementaire a exhorté les autorités à revoir en profondeur le système de détention préventive et à privilégier des alternatives à l’incarcération pour les délits mineurs.

Face à ces constats alarmants, Moustapha Diakhaté appelle à une réforme urgente du système judiciaire et pénitentiaire sénégalais. Il exhorte les magistrats à assumer pleinement leur rôle dans la protection des droits des détenus et à éviter les abus liés à l’utilisation excessive des mandats de dépôt.

La Jeunesse Sénégalaise : La Grande Trahison de Pastef.

La Jeunesse Sénégalaise : La Grande Trahison de Pastef.Les images de milliers de jeunes Sénégalais devant la structure quiaccueille le dépôt de leurs dossiers leur permettant d’aller travailler enEspagne, sont saisissantes de réalisme quant à leur déconvenue d’avoirdu travail dans leur pays, comme il leur avait été promis par leurgourou Ousmane Sonko lors de ses saillies populistes, dénuées duprincipe de réalité. PROS, comme l’appelaient les jeunes du Sénégal, apromis à ces jeunes garçons et ces jeunes filles monts et merveilles, lesassurant qu’ils allaient recevoir chacun 150.000 frs, pour arrêterl’émigration clandestine, dont il faisait alors du régime de Macky Sall leprincipal responsable de cet exode meurtrier. Aujourd’hui, force est deconstater que les jeunes meurent encore plus dans les océans, dansl’indifférence du pouvoir qui ne peut offrir comme palliatif à leurdésœuvrement, qu’une opération « setal sa gokh », mensuelle etfortement télévisée par la RTS.

Jeunesse impatiente et déterminée à se prendre en charge.

Ce que les responsables de Pastef aujourd’hui au pouvoir, semblentoublier, c’est qu’ils ont été élus par les jeunes, qui ne sont même plusen état de leur rappeler toutes leurs promesses, en premièredesquelles ils avaient vendu leur sacro-saint- souverainisme, leurjurant alors que leur salut demeurait au Sénégal. La fuite des jeunesvers l’Espagne ou vers les structures de « Green Cards » qui pullulentdans le pays, sonne comme un aveu d’échec et surtout d’impuissance.Même si la course aux coupables de leur reddition des comptes, n’estque poudre de perlimpinpin, ayant pour objet de poser les bases d’unétat de la terreur, qui vise à installer un Etat policier, ils savent que cettejeunesse est insensible à ces gesticulations, et attend de pied ferme laréalisation de leurs nombreuses promesses populistes. Emprisonnertous les dignitaires de l’APR ne donnera point satisfaction aux jeunes
Sénégalais exaspérés. Ils sont donc déterminés pour exécuter leurforfaiture politicienne, de tout mettre en œuvre pour exiler les jeunesde ce pays qui depuis bientôt une année, sont plutôt témoins de pertesd’emplois plus que de création d’emplois, et demeurent abasourdis parles restrictions de travailler qui sont faites aux jeunes « jakartamen »,qui menacent de mettre le feu comme ils leur ont appris lors de leursconquêtes et exactions populistes d’avant Mars 2024. « Arroseurarrosé » comme dit l’adage.Les jeunes Sénégalais sont certains d’une chose à présent, c’est del’incapacité à prendre en charge leur désespoir, et leur envie detravailler à changer leurs destinées. Tout ce qui leur est proposé estl’exil, notamment vers des pays que leur lexique faussementsouverainiste et « révolutionnaire, ne cesse pour autant d’insulter.Quelle honte de voir ces milliers de candidats à l’exode, désemparéspar l’absence de capacités à trouver des solutions à leursinquiétudes !!! C’est parce qu’ils ont honte, que nos dirigeants ontdécidé d’installer la terreur, si possible sans témoins. Alors il convientd’exiler cette jeunesse trompée et désespérée.Du grand « naxébaye » !!!!

Député Abdou MBOWGroupe Takku Wallu Sénégal

« [IL ASSURAIT MA PROTECTION [ÉTANT] MINISTRE DE LA JUSTICE ET PREMIER MINISTRE » : Pourtant… Bandiaky a servi Mimi Touré jusqu’en 2022, au moins

L’ancienne Première ministre du Sénégal, Aminata Touré, dit Mimi, a réagi sur sa page Facebook pour clarifier des informations circulant à son sujet sur les réseaux sociaux. Elle a répondu aux allégations concernant Jérôme Bandiaky, un ancien agent de sécurité qu’elle a décrit comme ayant assuré sa protection durant ses mandats en tant que ministre de la Justice et Premier ministre. Aminata Touré a expliqué que Bandiaky, dans ce cadre, occupait un appartement de fonction situé à proximité de son domicile officiel. Elle a également rappelé que ses fonctions de Premier ministre remontaient à plus de dix ans, insistant sur l’importance de cet aspect pour permettre une compréhension précise de la situation et éviter toute confusion.
Dans son message, elle a fermement rejeté les accusations et dénoncé une tentative qu’elle juge inutile et non fondée de manipuler l’opinion publique.
Cependant, les déclarations d’Aminata Touré sont en contradiction avec les informations recueillies par le « Dakarois Quotidien » au sujet de sa tournée en prélude aux législatives 2022, alors qu’elle était tête de liste nationale de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY). Deux sources journalistiques ont révélé à votre canard qu’elles ont vu Jérôme Bandiaky parmi les agents de sécurité protégeant Mimi Touré durant cette campagne. Elles ont ajouté que Bandiaky évitait les caméras et restait en retrait par rapport aux journalistes. Ces sources ont également noté une relation de complicité notable entre Bandiaky et sa patronne. L’une des sources a même raconté avoir eu une altercation avec Bandiaky, qui se montrait très protecteur et veillait à ce que personne ne s’approche trop près de celle dont il assurait la sécurité.

Farba Ngom appelle à l’unité et à la prière lors de la Ziarra annuelle de Thierno Amadou Tidiane Tall

Samedi dernier, Farba Ngom, maire de la commune des Agnam et député à l’Assemblée nationale, a pris part à la Ziarra annuelle dédiée à Thierno Amadou Tidiane Tall, organisée à Agnam Thiodaye. L’événement religieux, qui rassemble fidèles et chefs religieux, est un moment de communion spirituelle et de prières pour la paix et le développement de la région.

S’exprimant lors de la cérémonie officielle, Farba Ngom a sollicité les bénédictions des autorités religieuses présentes, face à ce qu’il considère comme des attaques personnelles dirigées contre lui. “Je demande vos prières pour surmonter les épreuves et faire face à l’acharnement dont je suis victime”, a-t-il déclaré, soulignant l’importance de l’appui spirituel dans sa vie publique.

Le maire des Agnam a également saisi cette occasion pour formuler un vœu fort pour le Sénégal : “Je demande à tous les chefs religieux de prier pour que la paix et la concorde restent et demeurent dans notre pays.” Dans un contexte national parfois marqué par des tensions politiques et sociales, Farba Ngom a réitéré son engagement en faveur de l’unité nationale et du vivre-ensemble.

Cette Ziarra annuelle, inscrite dans la tradition soufie de la région, reste un moment de recueillement et de solidarité pour les habitants des Agnam et leurs voisins. Par sa présence et ses déclarations, Farba Ngom a rappelé l’importance des valeurs de cohésion et de dialogue, tout en renforçant les liens avec les communautés religieuses.

Reddition des comptes : L’AFP soutient le principe, mais dénonce une instrumentalisation politique

La reddition des comptes, sujet au cœur des débats politiques sénégalais, suscite des réactions diverses au sein de la classe politique. Si l’Alliance des Forces de Progrès (AFP) se dit favorable à ce principe, elle met en garde contre une éventuelle instrumentalisation politique.

Le député Mbaye Dione, porte-parole de l’AFP, a tenu à clarifier la position de son parti sur la question, en particulier concernant l’affaire impliquant Farba Ngom. “Nous sommes absolument pour la reddition des comptes. Toutefois, nous pensons que celle-ci ne doit pas devenir un règlement de comptes”, a-t-il déclaré, appelant à la prudence face à des pratiques qui pourraient compromettre l’équité judiciaire.

Mbaye Dione a dénoncé ce qu’il considère comme une “immixtion” du Premier ministre Ousmane Sonko dans cette affaire. Selon lui, les propos tenus par le chef du gouvernement à l’encontre de Farba Ngom, en pleine campagne électorale, sont problématiques. “Avant même que le parquet financier ne saisisse le président de l’Assemblée nationale, le Premier ministre a déclaré que Farba Ngom ne participerait plus à aucune élection législative. Ce genre d’affirmation est inacceptable”, a-t-il regretté.

Le député-maire de Ngoundiane estime qu’il n’appartient pas à Ousmane Sonko de se substituer à la justice. “Il n’est ni ministre de la Justice, ni procureur, ni juge. Condamner ou acquitter un citoyen est de la seule compétence des institutions judiciaires”, a-t-il martelé, invitant le Premier ministre à respecter la séparation des pouvoirs.

Mbaye Dione a également soulevé des interrogations sur le choix de Farba Ngom comme première cible dans les procédures de reddition des comptes. “Pourquoi commencer par lui ? Le Premier ministre pouvait également s’intéresser à d’autres cas similaires. On ne peut pas nous empêcher de penser qu’il y a une motivation politique derrière cette affaire”, a-t-il affirmé.

Tout en appelant Farba Ngom à répondre à la convocation de la justice, le parlementaire a exhorté le gouvernement à se concentrer sur des priorités nationales et à éviter toute interférence dans des questions judiciaires.

À travers ces déclarations, l’AFP semble vouloir concilier deux principes : son soutien à la reddition des comptes, qui demeure une revendication populaire forte, et son opposition à ce qu’elle considère comme une politisation des affaires judiciaires.

Cheikh Oumar Diagne et Lassana Gagny Sakho : une passe d’armes autour des tirailleurs et des véhicules officiels

Dans une récente sortie sur Fafa TV, Cheikh Oumar Diagne, ancien directeur des Moyens généraux de la Présidence de la République, a répondu fermement aux déclarations de Lassana Gagny Sakho sur les tirailleurs. Qualifiant ce dernier de « militant de la 25e heure », Cheikh Oumar Diagne n’a pas mâché ses mots et a profité de l’occasion pour lever le voile sur des échanges passés entre eux.

Selon les informations rapportées par Les Échos, Lassana Gagny Sakho aurait félicité Cheikh Oumar Diagne après sa nomination en tant que président du Conseil d’administration de l’Agence de promotion des investissements et des grands travaux (APIX). Cependant, ce geste de courtoisie aurait été suivi d’une requête : l’attribution d’un véhicule officiel. Cheikh Oumar Diagne affirme avoir catégoriquement refusé cette demande, invoquant le strict respect des textes réglementaires en vigueur.

Pour Cheikh Oumar Diagne, ce refus pourrait expliquer, en partie, les récentes critiques de Lassana Gagny Sakho. Toutefois, il espère que la situation ne relève pas uniquement de cette affaire.

Au cours de son mandat à la direction des Moyens généraux, Cheikh Oumar Diagne a mené des actions pour récupérer les véhicules encore en circulation et appartenant à d’anciens dignitaires des régimes précédents. Parmi eux, ceux liés à feu Ousmane Tanor Dieng. « Deux voitures ont été restituées », a-t-il précisé, soulignant ainsi son engagement à rationaliser l’utilisation des biens de l’État.

Pour clore son entretien, Cheikh Oumar Diagne a lancé une boutade sur son homonymie avec un personnage fictif de la série Xalisso Badio. Ce clin d’œil a déclenché des éclats de rire parmi son auditoire, offrant une note légère à une conversation parfois tendue.

Abass Fall dénonce le népotisme et les abus de rémunération sous le gouvernement de Macky Sall

Lors d’une interview exclusive accordée à Radio Sénégal International (RSI) ce dimanche 26 janvier 2025, le ministre du Travail, Abass Fall, a tiré la sonnette d’alarme sur des pratiques de recrutement népotique et des abus financiers qui auraient marqué les derniers mois du gouvernement de Macky Sall.

Dans ses déclarations, Abass Fall a particulièrement pointé du doigt la gestion du ministère des Télécommunications et de la Communication sous Moussa Bocar Thiam, ancien titulaire de ce portefeuille. Il a révélé que des modifications de décrets auraient été effectuées pour justifier des rémunérations anormalement élevées, notamment en faveur de certaines assistantes dans ce département stratégique.

« Ces assistantes ont bénéficié de salaires compris entre 2 et 3 millions de F CFA, des montants qui dépassent même le salaire d’un ministre », a dénoncé Abass Fall. Selon lui, le salaire d’un ministre au Sénégal est fixé à 2,9 millions de F CFA, sans inclure les indemnités de logement. Une telle disparité, a-t-il ajouté, témoigne d’une gestion financière opaque et d’un favoritisme institutionnalisé.

Le ministre du Travail a également insisté sur l’urgence de rétablir la transparence dans la gestion des ressources publiques et de combattre le népotisme qui gangrène certains secteurs de l’administration. « Il est impératif que les Sénégalais aient confiance dans leurs institutions. Les abus commis dans le passé ne doivent plus se reproduire », a-t-il martelé.

Cette dénonciation intervient dans un contexte politique marqué par les efforts du gouvernement actuel pour restaurer la confiance de la population après les accusations de mauvaise gouvernance qui ont entaché les dernières années de l’ère Macky Sall.

Pour l’instant, Moussa Bocar Thiam n’a pas encore réagi à ces graves accusations. Cependant, ces révélations risquent de susciter de vives réactions au sein de la classe politique et d’alimenter le débat public sur les dérives dans la gestion des affaires de l’État.

L’affaire relance également la question de la réforme des pratiques administratives pour garantir une répartition équitable des ressources et une meilleure gouvernance.

SOUTIEN A FARBA NGOM : Marième Faye Sall, un pilier silencieux de l’unité au sein de l’Apr ( par Dieguy Diop Fall)

Marième Faye Sall, la Première Dame du Sénégal, a toujours été un pilier discret mais puissant des causes sociales, une figure de soutien inébranlable dans les domaines de la santé, de l’éducation, et de l’autonomisation des femmes. Toutefois, malgré ses actions concrètes et son engagement auprès des couches sociales les plus vulnérables, certaines polémiques, alimentées par des rumeurs et des interprétations malveillantes, ont souvent jeté une ombre sur sa position politique, notamment son soutien à Farba Ngom. Il est crucial de remettre cette situation en perspective et de rappeler le véritable rôle de la Première Dame dans la sphère publique.

Les accusations récurrentes concernant un manque de soutien de Marième Faye Sall à Farba Ngom sont souvent dénuées de fondement. Farba Ngom, militant historique du parti présidentiel, a toujours été aux côtés du Président Macky Sall dans ses combats politiques. Leur soutien mutuel est indéniable, et l’engagement de la Première Dame envers lui ne peut être remis en question. Ce soutien s’inscrit dans un objectif commun : la réussite de la mission historique de Macky Sall pour le bien-être du Sénégal.

La polémique qui a enflé autour de cette question relève plus de la mauvaise foi que de la réalité des faits. En effet, ceux qui cherchent à critiquer Marième Faye Sall, que ce soit pour son soutien à Farba Ngom ou pour d’autres actions, trouveraient toujours une manière de la dénigrer, indépendamment de la vérité. Comme le dit le dicton populaire : « Qui veut tuer son chien l’accuse de rage. » Dans ce contexte, il serait plus judicieux de ne pas céder aux rumeurs, mais de voir les faits tels qu’ils sont.

Si la polémique a une valeur, elle permet de souligner le vide laissé par l’absence de Marième Faye Sall dans certaines fonctions. Sa nature réservée et son choix de privilégier des causes sociales au lieu de se lancer dans une politique de visibilité médiatique ont, par moments, créé une impression de retrait. Cependant, ce vide ne doit pas masquer le véritable héritage de la Première Dame, celui d’une femme de sacrifice, de générosité et d’humilité.

Marième Faye Sall n’a jamais cherché à briller sur la scène politique, mais à soutenir discrètement son mari et à contribuer à l’élévation de la condition sociale des plus démunis. Ses actions, bien que souvent dans l’ombre, ont eu un impact considérable dans de nombreux domaines, et son soutien à Farba Ngom ne doit pas être minimisé.

Loin de la polarisation et des querelles stériles, Marième Faye Sall incarne un modèle de résilience et de médiation dans un contexte politique souvent conflictuel. Elle peut jouer un rôle crucial dans la cohésion sociale, non seulement en étant un lien solide entre les différentes forces politiques, mais aussi en continuant d’œuvrer pour le bien-être des populations les plus vulnérables.

Il est important de rappeler qu’en tant que Première Dame, Marième Faye Sall n’a jamais cherché à s’impliquer dans des débats politiques de bas étage, mais a toujours mis en avant les valeurs humaines et sociales qui sont les fondements de son engagement. À cet égard, sa gestion de son rôle dans l’ombre de son mari est une véritable leçon d’engagement désintéressé.

Au-delà de la polémique, il est essentiel de rappeler que la Première Dame mérite respect et reconnaissance. Ses choix personnels, ses alliances, et son soutien à ceux qui œuvrent pour la stabilité politique et sociale du Sénégal ne devraient pas faire l’objet de jugements hâtifs. Il est impératif de laisser de côté les attaques gratuites et de se concentrer sur l’essentiel : le bien-être du peuple sénégalais.

Marième Faye Sall a toujours été fidèle à son rôle, et ses actions continueront à marquer l’histoire de notre pays, sans l’ombre de doute. Pour ceux qui la critiquent aujourd’hui, il est crucial de regarder ses actions concrètes et de comprendre qu’elle incarne bien plus que la Première Dame d’un Président, elle représente une force tranquille au service du peuple sénégalais. Et comme le dit l’adage, « Ceux qui bâtissent notre Sénégal méritent d’être célébrés. »

POLITIQUE : Le SG Cheikh Tidiane Youm persona non grata au PUR

Les Secrétaires Généraux de Fédération (SGF) et Secrétaires Nationaux (SN) du Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR) réclament la tête du Secrétaire général du parti de Serigne Moustapha Sy, Cheikh Tidiane Youm. En effet, ces cadres du PUR, au sortir d’une rencontre tenue ce samedi 25 janvier 2025 au siège du parti, ont fait face à la presse pour « définir les bases d’une nouvelle organisation politique « plus solide et plus adéquate » mais surtout déclarer « indésirable » le Secrétaire général au sein du PUR. Ces responsables qui accusent Cheikh Omar Youm de semer la zizanie et d’approfondir le désaccord entre la base et la direction du parti, ont ainsi décidé de le démettre de tous ses postes de responsabilité. « Les responsables, militants et sympathisants du Parti de l’Unité et du
Rassemblement (PUR), réunis au sein de ce collectif, souhaitent exprimer leur
désaccord avec certaines initiatives politiques et organisationnelles entreprises par
Cheikh Tidiane Youm au nom du parti.
Après une longue période de réflexion, d’introspection et d’évaluation des
activités menées, il est ressorti de ce diagnostic que le sieur Cheikh Tidiane Youm
n’a pas varié dans ses actes de sabotage ; d’insubordination et de manipulation pour casser la volonté des militants et sympathisants du parti lors de rendez-vous
politiques importants », lit-on dans un communiqué du secrétariat national du mouvement de la jeunesse du PUR rendu public. Selon Babacar Lo, Sg du mouvement des jeunes du parti, « par rapport à toutes les échéances qui se sont passées, Cheikh Tidiane Youm n’a pas respecté les orientations du parti. Par conséquent, il a été demandé par l’Assemblée de le défénestrer de toutes ses responsabilités nationales et périphériques au sein du PUR ».
Lors de ce face à face avec les journalistes, les secrétaires nationaux et les secrétaires généraux des fédérations du PUR ont rappelé que leur unique leader reste le responsable moral du parti, Serigne Moustapha Sy.
Ainsi, le secrétariat national qui estime que Cheikh Tidiane Youm n’a pas respecté les orientations du PUR par rapport à toutes les échéances électorales passées, a pris la décision majeur de mettre en place un comité ad hoc qui devra conduire à la tenue d’une Assemblée générale dans les tous prochains jours. D’après ce Collectif des Secrétaires Nationaux, Secrétaires Généraux de Fédérations et
Responsables Nationaux, militants et sympathisants du PUR, un calendrier préparatoire du congrès extraordinaire devant se faire dans les meilleurs délais sera établi et soumis à l’appréciation du président du parti, pour ensuite être partagé partout et pour tous.

A. Saleh

Levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom:  » Je tiens à exprimer ma totale solidarité à monsieur Farba Ngom »( Aliou Sall ).

Par une note transmise à la rédaction de Dakaractu, monsieur Aliou Sall a tenu d’abord à apporter son soutien à monsieur Farba Ngom.  » À l’instar de tous les démocrates du pays, je tiens à exprimer ma totale solidarité à monsieur Farba Ngom et ma désapprobation de l’acharnement politicien dont il fait l’objet ». Poursuivant, M. Sall a ensuite dénoncé la posture des nouvelles autorités.  » La démarche contre Farba Ngom est la énième manifestation de la dérive autoritaire et partisane dont le régime en place s’est fait l’auteur, en quelques petits mois d’exercice du pouvoir ». D’après lui,  » tous les républicains de ce pays doivent se mobiliser pour arrêter ces harcèlements à la fois injustes et dangereux pour la paix et la stabilité du Sénégal ».  » Nous en appelons à la sérénité des autorités actuelles du pays et surtout, nous espérons que la justice sénégalaise saura confirmer son indépendance et sa neutralité politique », a-t-il conclu.

LEVÉE DE L’IMMUNITÉ PARLEMENTAIRE DE FARBA NGOM : Amadou Ba (Jamm Ak Jariñ), Tafsir Thioye et Mbaye Dione s’abstiennent

Lors du vote à l’Assemblée nationale pour la levée de l’immunité parlementaire du député Farba Ngom, des abstentions notables ont marqué les esprits. Amadou Ba (Jamm Ak Jariñ), Tafsir Thioye et Mbaye Dione, tous anciens membres de l’Alliance pour la République (APR) avant les élections de 2024, ont décidé de ne pas prendre position en votant ni pour, ni contre.
Ces trois figures politiques, autrefois alliées au sein du même camp que le maire des Agnams, étaient des soutiens actifs de l’APR avant la recomposition du paysage politique sénégalais après les dernières échéances électorales. C’est pourquoi leur choix de s’abstenir a suscité des interrogations, notamment sur leurs motivations et leur position actuelle vis-à-vis de leur ancien parti.
Si une majorité écrasante de députés a voté en faveur de la levée de l’immunité de Farba Ngom, cette abstention collective d’anciens alliés de l’APR reflète une certaine réserve ou désaccord face à la procédure en cours.

Assemblée nationale : levée de l’immunité parlementaire du député Farba Ngom

La séance de ce matin à l’Assemblée nationale a abouti à une décision majeure : la levée de l’immunité parlementaire du député Farba Ngom. Sur les 136 députés présents, 130 ont voté en faveur de cette mesure, marquant une étape décisive dans cette affaire.

Ce vote a été marqué par des tensions au sein de l’hémicycle. Les députés de Takku Wallu Sénégal ont quitté la salle en signe de protestation, dénonçant ce qu’ils considèrent comme une démarche biaisée de la part de la majorité parlementaire. Leur départ a accentué les divisions politiques au sein de l’Assemblée, où les débats étaient déjà houleux.

Avec la levée de son immunité, Farba Ngom pourrait désormais être soumis à des poursuites judiciaires, selon les raisons invoquées par les autorités compétentes. Cette décision ouvre la voie à des investigations ou procédures judiciaires, bien qu’aucune information détaillée n’ait été communiquée sur les charges éventuelles.

Ce vote s’inscrit dans un contexte politique marqué par des tensions croissantes entre majorité et opposition. Il constitue également un signal fort sur la capacité de l’Assemblée nationale à traiter des cas sensibles, malgré les critiques de partialité et les divisions internes.

Abdou Mbow, membre de la Commission Ad Hoc : « Je demande à mes collègues de ne pas cautionner… »

Agnam : Farba Ngom crache ses vérités et réaffirme sa fidélité à Macky Sall

Lors de la mobilisation politique organisée à Agnam en son honneur, le député-maire Farba Ngom a pris la parole pour exprimer sa détermination à continuer son combat politique, malgré les turbulences actuelles. Dans un discours marqué par la fermeté, il a dénoncé ce qu’il considère comme un acharnement à caractère politique visant à ternir son image et fragiliser son rôle au sein de l’Alliance pour la République (APR).

« C’est un acharnement purement politique, mais je reste plus que jamais déterminé à poursuivre ma carrière politique aux côtés de Macky Sall », a-t-il affirmé devant une foule acquise à sa cause. Réitérant son allégeance à l’ancien président sénégalais, il a souligné que son parcours politique s’est construit grâce à l’accompagnement et aux enseignements de Macky Sall : « C’est avec lui que j’ai tout appris en politique. Je reste donc déterminé à poursuivre cette dynamique et cet engagement au sein de l’APR. »

Dans un contexte où une demande de levée de son immunité parlementaire a été formulée, Farba Ngom a préféré garder une posture de sérénité, déclarant qu’il s’en remet à la volonté divine : « Je m’en remets au Tout-Puissant, l’Omnipotent. » Cette déclaration laisse entendre qu’il fait face à cette épreuve avec foi et résilience, tout en maintenant sa ligne politique.

Le chargé de la mobilisation et de l’organisation au sein de l’APR a également profité de cette rencontre pour adresser un message à ses militants. Il les a invités à rester mobilisés et unis dans la défense des valeurs du parti et dans le soutien à Macky Sall. Pour lui, la cohésion interne et la fidélité aux idéaux de l’APR sont essentielles pour surmonter les défis actuels.

Ce discours de Farba Ngom intervient à un moment où les tensions politiques s’intensifient au Sénégal, avec des rivalités exacerbées entre l’APR et l’opposition. Sa prise de parole vise non seulement à galvaniser ses soutiens, mais aussi à afficher une posture de résistance face à ce qu’il perçoit comme des tentatives de déstabilisation.

La mobilisation d’Agnam, marquée par une forte affluence, témoigne de l’attachement de sa base à sa personne et à son action politique. Farba Ngom s’est présenté comme un acteur clé du parti, prêt à faire face aux défis tout en maintenant son engagement auprès de Macky Sall et des militants de l’APR.

Agnam : Papa Malick Ndour défend Farba Ngom et s’en prend à Ousmane Sonko

Lors d’une mobilisation politique organisée ce jeudi à Agnam, dans le département de Matam, le soutien populaire en faveur de Farba Ngom, chargé de la mobilisation au sein de l’Alliance pour la République (APR), a été largement affiché. L’ancien ministre et président du conseil départemental de Guinguinéo, Papa Malick Ndour, a profité de cette occasion pour défendre vigoureusement Farba Ngom tout en critiquant Ousmane Sonko, leader de l’opposition.

Selon Papa Malick Ndour, cette mobilisation au Fouta est une preuve éclatante de la loyauté des populations locales envers leur fils, Farba Ngom, qu’il qualifie de pilier dans le paysage politique de la région. Il a dénoncé ce qu’il considère comme une campagne d’acharnement orchestrée contre ce dernier.

S’adressant directement à Ousmane Sonko, Papa Malick Ndour a lancé une critique cinglante : « Qu’Ousmane Sonko sache qu’il a le même travail de courtier que Farba Ngom. Nous ne laisserons pas Farba Ngom seul dans ce combat. » Ces propos visent à relativiser les critiques dont Farba Ngom fait l’objet et à le placer sur un pied d’égalité avec ses adversaires.

La mobilisation, à laquelle ont pris part de nombreux responsables de l’APR, a également été l’occasion de rappeler l’importance de la cohésion et de la solidarité au sein du parti. Papa Malick Ndour a insisté sur le fait que Farba Ngom ne sera pas abandonné et que le parti restera uni face aux attaques de l’opposition.

Ce soutien politique s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre l’APR et les partisans d’Ousmane Sonko, exacerbées par des divergences idéologiques et des enjeux électoraux à venir. Le rassemblement d’Agnam met en lumière la polarisation qui caractérise la scène politique sénégalaise et témoigne de l’importance stratégique que les partis accordent à des figures influentes comme Farba Ngom.

Nomination de Queen Biz à la tête du Théâtre national Daniel Sorano : une décision controversée

Lors du Conseil des ministres de ce mercredi 22 janvier, le président Bassirou Diomaye Faye a procédé à une série de nominations marquantes. Parmi elles, celle de Coumba Diallo, plus connue sous son nom d’artiste Queen Biz, au poste de présidente du Conseil d’administration (PCA) du Théâtre national Daniel Sorano. Cette nomination, qui mêle culture et politique, a immédiatement suscité des réactions vives, notamment dans le monde politique et sur les réseaux sociaux.

Dr Madior Ly, membre de la République des valeurs, le mouvement de Thierno Alassane Sall, n’a pas mâché ses mots pour dénoncer ce qu’il qualifie de “partage du gâteau”. Sur le réseau social X, il a écrit :

“Nouvelles nominations sans appel à candidatures, avec une saveur amère de partage du gâteau, montrent que ce duo des médiocres ne serait pas préoccupé par l’inefficacité de l’administration, mais plutôt par la faible présence des fonctionnaires soumis du peuple.”

Pour lui, cette nomination illustre une volonté de privilégier des choix de convenance politique au détriment d’une gouvernance basée sur la compétence et la transparence.

Artiste reconnue pour ses contributions à la scène musicale sénégalaise, Queen Biz est une personnalité médiatique, mais son parcours reste éloigné des responsabilités administratives ou culturelles à grande échelle. Cette nomination alimente donc les débats sur la pertinence des critères de sélection pour des postes stratégiques, notamment dans les institutions culturelles.

Les critiques se concentrent également sur l’absence d’un processus ouvert et compétitif pour attribuer ce poste. Certains y voient un symptôme d’une gestion politique centralisée et déconnectée des préoccupations des citoyens.

Le Théâtre national Daniel Sorano, institution emblématique de la scène culturelle sénégalaise, joue un rôle clé dans la promotion des arts et du patrimoine national. La nomination de sa direction revêt une importance particulière, car elle conditionne la gestion et le rayonnement de cet espace dédié à la créativité.

Face à la polémique, les attentes envers Queen Biz seront particulièrement élevées. Elle devra démontrer sa capacité à relever les défis et à insuffler une nouvelle dynamique à cette institution.

Cette nomination s’inscrit dans un contexte où les choix de gouvernance font l’objet d’une attention accrue de la part des citoyens et des observateurs politiques. Entre ceux qui voient dans cette décision une opportunité de rajeunir et de diversifier les figures dirigeantes et ceux qui dénoncent un manque de transparence, le débat ne fait que commencer.

Ziguinchor : Plus de 300 enfants privés d’actes de naissance, un blocage administratif criant

À Ziguinchor, la situation des actes de naissance en attente de signature par le président du tribunal de grande instance provoque une vive frustration au sein des familles. Selon le mouvement FRAPP, section Ziguinchor, ce sont plus de 300 déclarations de naissance qui restent bloquées, privant ainsi de nombreux enfants d’un droit fondamental.

« L’acte de naissance est une pièce essentielle qui ouvre l’accès à des droits aussi fondamentaux que l’éducation, les soins de santé et la reconnaissance légale. Ce blocage met en péril l’avenir de ces enfants », a déclaré Cheikh Sy, coordonnateur du mouvement FRAPP. Ce dernier dénonce un retard dans la signature des registres de naissance, à l’origine de ce problème.

Le mouvement FRAPP interpelle directement le président du tribunal de grande instance de Ziguinchor. « Nous demandons au tribunal d’agir rapidement pour régulariser la situation. Il est impératif que les autorités municipales et judiciaires collaborent efficacement afin que les parents puissent enfin obtenir les extraits de naissance de leurs enfants », poursuit Cheikh Sy.

Ce retard administratif ne fait qu’aggraver le désarroi des familles, déjà confrontées à de multiples difficultés. Le sentiment de désolation qui règne au sein de la commune reflète l’ampleur du problème.

Lors d’une récente conférence de presse, le maire de Ziguinchor a tenu à préciser que la municipalité avait rempli ses obligations et que le blocage provenait du tribunal chargé de valider les déclarations de naissance. Cette déclaration a laissé la population dans une incompréhension totale, sans solution concrète à l’horizon.

Le retard dans la délivrance des actes de naissance constitue une entrave directe aux droits des enfants. « Le gouvernement s’est engagé à garantir un enregistrement universel des naissances, mais cette situation montre à quel point nous sommes encore loin de cet objectif », rappelle Cheikh Sy.

Culture : L’artiste Queen Biz nommée Présidente du Conseil d’Administration du Théâtre Sorano

Le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a désigné ce mercredi 22 janvier 2025, l’artiste Queen Biz comme Présidente du Conseil d’Administration (PCA) du Théâtre national Daniel Sorano. Cette décision a été annoncée à l’issue du Conseil des ministres.

De son vrai nom Coumba Diallo, Queen Biz est une artiste accomplie et détentrice d’un Master II en Sciences Politiques, Relations Internationales et Diplomatie. Ce choix reflète une volonté d’allier compétence artistique et expertise académique pour dynamiser cette institution emblématique de la culture sénégalaise.

Elle succède à Keyssi Bousso, marquant un nouveau chapitre pour le Théâtre national Daniel Sorano, placé sous la tutelle du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture.

Cette nomination symbolise une reconnaissance des talents multiples de Queen Biz et une démarche pour intégrer des profils diversifiés dans les postes de responsabilité culturelle au Sénégal.

Amadou Tidiane Gaye à la tête du Trésor : une réorganisation stratégique pour les finances publiques

Le dernier Conseil des ministres a marqué un tournant majeur pour la gestion des finances publiques au Sénégal avec une série de nominations clés au sein des structures stratégiques. Ces changements visent à renforcer la gouvernance et l’efficacité dans la gestion des ressources financières de l’État.

Amadou Tidiane Gaye, nouveau Directeur général du Trésor

Amadou Tidiane Gaye, Inspecteur général d’État, matricule de solde n° 602562/G, a été nommé Directeur général du Trésor, succédant à Cheikh Tidiane Diop. Cette désignation reflète une volonté de dynamiser le leadership au sein de l’administration financière. M. Gaye, auparavant Directeur du Contrôle interne (DCI), est reconnu pour son expertise et sa rigueur dans le domaine des finances publiques.

Changements stratégiques au sein des directions

D’autres nominations ont également été actées, parmi lesquelles :

  • Direction du Contrôle interne (DCI) : Ndéye Dieynaba Ndiaye, Inspecteur principal du Trésor, remplace Amadou Tidiane Gaye.
  • Direction de l’Administration et du Personnel (DAP) : Amath Aw, Inspecteur principal du Trésor, succède à Sokhna Mbaye Diop.
  • Payeur général du Trésor : Kor Faye, Inspecteur principal du Trésor, remplace Mame Diama Diouf.
  • Trésorier payeur pour l’étranger (TPE) : Coumba Awa Odette Ngom succède à Amath Aw.
  • Trésorier général : Souleymane Sène prend la place d’Abdoulaye Fall.
  • Direction de la Comptabilité publique (DCP) : Mor Cissé succède à Pape Sidy Ndoye.
  • Direction de la Dette publique (DDP) : Alioune Diouf remplace Babacar Cissé.
  • Coordonnateur de la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor (DGCPT) : Amadou Oury Ba succède à Cheikh Ndiaye.

Ces nominations traduisent la volonté des autorités d’améliorer la transparence, la performance et la responsabilité dans la gestion des finances publiques. Elles s’inscrivent dans une démarche globale pour moderniser le système financier et répondre aux besoins croissants de la gestion des ressources de l’État.

Takku Wallu Sénégal défend Farba Ngom : Une bataille judiciaire et internationale en perspective

La coalition Takku Wallu Sénégal (TWS) a pris la défense de Farba Ngom, député de l’opposition, face à une procédure de levée de son immunité parlementaire qu’elle juge illégitime et politisée. Lors d’une déclaration de presse tenue ce mercredi, la TWS a dénoncé des « violations flagrantes » des droits du parlementaire, évoquant une volonté de l’exécutif de museler un opposant influent.

Selon la coalition, les actions contre Farba Ngom, un leader clé dans la région de Matam, sont motivées par des considérations politiques. Elle cite notamment des déclarations attribuées au Premier ministre Ousmane Sonko, évoquant des opposants fortunés qui n’auraient pas leur place dans le pays. Ces propos, selon la TWS, s’inscriraient dans une « purge politique » visant des figures de l’opposition.

La TWS affirme que Farba Ngom n’a pas été informé des charges précises retenues contre lui et que des perquisitions auraient été menées dans sa propriété de Diamniadio sans autorisation judiciaire. Les avocats de Farba Ngom, soutenus par un constat d’huissier, dénoncent une violation de la présomption d’innocence et des principes de transparence.

En outre, la coalition assure que Farba Ngom n’est pas impliqué dans des affaires de détournement de fonds publics, mais qu’il est la cible d’enquêtes fiscales cumulatives visant ses entreprises, notamment la SCI Haba, la SCP Sucre, et la SCP Tidiania. Elle considère ces enquêtes comme une tentative d’intimidation économique.

Takku Wallu Sénégal accuse l’exécutif d’instrumentaliser la justice pour neutraliser des adversaires politiques. Elle reproche au parquet financier d’avoir sollicité la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom sans fournir de preuves tangibles.

La coalition a également appelé l’Assemblée nationale à rejeter cette demande, estimant qu’elle manque de sérieux et de fondement juridique. Elle considère cette procédure comme un « règlement de comptes politique ».

Face à ce qu’elle considère comme une injustice, la coalition prévoit de porter l’affaire devant des instances internationales. Elle compte saisir l’Union Interparlementaire (UIP), les parlements de la CEDEAO et ceux de la Francophonie pour dénoncer les abus supposés.

Le sort de Farba Ngom reste incertain. Alors que l’Assemblée nationale examine la demande de levée de son immunité, la coalition espère un rejet qui mettrait fin à cette procédure, qualifiée de « mascarade ». Elle appelle les députés à protéger les droits de leurs membres et à préserver l’intégrité des institutions.

Affaire Farba Ngom : « Cela dépasse la question ethnique », selon Djimo Souaré

Invité de l’émission Midi Keng sur PressAfrik, le député Djimo Souaré, membre de la coalition d’opposition Takku Wallu et de la commission ad hoc chargée d’examiner la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom, a affirmé que cette affaire va bien au-delà des interprétations ethniques qui y sont associées.

« L’affaire Farba dépasse la question ethnique. Cette problématique ne se pose pas au Sénégal, mais nous devons rester vigilants pour éviter qu’elle ne devienne un enjeu », a déclaré Djimo Souaré, en rejetant les lectures communautaires liées à la polémique.

Le député a cependant reconnu le soutien massif que Farba Ngom reçoit de la part des populations de Matam et d’autres régions du pays. Il a appelé à encadrer les manifestations pour éviter tout débordement. « Il est normal que la population soutienne Farba, mais cela doit se faire dans le respect des lois et de l’ordre public », a-t-il souligné.

Pour Djimo Souaré, cette procédure est avant tout une attaque politique dirigée contre l’Alliance pour la République (APR). « Ce dossier est une commande politique, visant à fragiliser l’opposition et à saper l’autorité d’un acteur clé de notre parti », a-t-il déclaré, tout en assurant que la coalition d’opposition restera solidaire de Farba Ngom.

« Nous allons utiliser tous les moyens légaux pour défendre Farba et exprimer notre soutien. Il est crucial de démontrer que cette affaire est un stratagème pour affaiblir notre camp », a insisté Souaré.

Pour rappel, la procédure de levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom a été initiée suite à une demande du ministre de la Justice, motivée par une saisine du parquet financier. Les accusations à l’encontre du député concernent notamment des faits présumés de blanchiment de capitaux.

Immunité parlementaire de Farba Ngom : l’Assemblée nationale en plénière ce vendredi

Le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a convoqué une séance plénière pour ce vendredi 24 janvier 2025 à 11 heures. À l’ordre du jour, l’examen des conclusions de la commission ad hoc concernant la demande de levée de l’immunité parlementaire du député Mouhamadou Ngom, connu sous le nom de Farba Ngom.

Cette procédure fait suite à une requête du garde des Sceaux, ministre de la Justice, agissant sur saisine du parquet financier. Farba Ngom est actuellement visé par une enquête portant sur des soupçons de blanchiment de capitaux, consécutive à un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif).

La levée de l’immunité parlementaire, si elle est approuvée, ouvrirait la voie à des poursuites judiciaires à l’encontre du député des Agnams. Ce dossier, qui suscite une vive attention médiatique et politique, pourrait marquer un tournant important dans le paysage politique national.

Farba Ngom et ses avocats, dont Me Oumar Youm, dénoncent une démarche qu’ils qualifient de « persécution politique ». L’issue de cette séance plénière sera déterminante pour la suite de cette affaire.

Cumul d’enquêtes : Me Oumar Youm dénonce l’acharnement contre Farba Ngom

Lors d’une conférence de presse, Me Oumar Youm, avocat de Farba Ngom, a exprimé son indignation face à ce qu’il considère comme une série de manœuvres dirigées contre le député-maire des Agnams. Selon lui, Farba Ngom fait l’objet d’une double enquête, à la fois pénale et fiscale, visant à « étouffer » ses activités.

« Il s’agit d’une tentative manifeste d’asphyxie fiscale, foncière et financière », a déclaré Me Youm. L’avocat a précisé que trois sociétés appartenant au député sont actuellement soumises à des investigations approfondies.

Me Oumar Youm, ancien ministre sous le régime du Président Macky Sall, n’a pas manqué de critiquer la méthode employée, qu’il qualifie de « cumul injustifié et arbitraire ». Il estime que ces enquêtes s’inscrivent dans une logique d’acharnement, visant à affaiblir son client sur plusieurs fronts.

Alors que les enquêtes se poursuivent, cette affaire soulève des interrogations sur l’utilisation simultanée de procédures pénales et fiscales dans le cadre des investigations visant des figures politiques. Farba Ngom n’a pour l’instant pas réagi publiquement à ces accusations.

Affaire Farba Ngom : des accusations de blanchiment d’argent au cœur d’une bataille judiciaire et politique

Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi, Me Oumar Youm, avocat du député Farba Ngom, a vigoureusement dénoncé ce qu’il qualifie de “manœuvres judiciaires et politiques” visant son client. Le parlementaire, membre influent de la coalition Takku Wallu Sénégal, fait face à des accusations de blanchiment d’argent, basées sur un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Pour la défense, cette affaire s’apparente à un acharnement politique plus qu’à une procédure judiciaire légitime.

Me Oumar Youm a inscrit ces accusations dans un contexte de rivalités politiques exacerbées. Il a notamment pointé du doigt des attaques supposément orchestrées par le Premier ministre Ousmane Sonko, qui aurait affirmé qu’aucun “opposant milliardaire” ne devrait prospérer au Sénégal. Selon l’avocat, ces propos reflètent une volonté de nuire à Farba Ngom, l’une des figures politiques majeures de la région de Matam.

“La demande de levée d’immunité parlementaire de mon client est entachée d’irrégularités flagrantes et motivée par des objectifs politiques”, a martelé Me Youm, dénonçant une instrumentalisation des institutions judiciaires.

Pour la défense, Farba Ngom est injustement ciblé. Selon Me Youm, l’élu n’a jamais géré de fonds publics ni bénéficié de marchés publics. “Les accusations portées contre lui reposent uniquement sur son succès politique et son influence grandissante au sein de l’opposition.”

L’avocat a également évoqué des perquisitions présumées illégales, menées sur des propriétés de Farba Ngom à Diamniadio en avril et mai 2024, avant même la transmission officielle du rapport de la CENTIF au parquet en décembre 2024. “Ces actions visaient uniquement à préconstituer des preuves dans un dossier vide”, a-t-il dénoncé.

Au-delà des accusations de blanchiment d’argent, les avocats de Farba Ngom pointent également des enquêtes fiscales visant trois de ses entreprises. “Ces investigations, menées sans fondement solide, visent à étrangler financièrement un adversaire politique gênant”, a ajouté Me Youm.

Les avocats ont appelé les parlementaires à rejeter la demande de levée d’immunité de Farba Ngom, arguant que les accusations ne reposent sur aucune preuve tangible. “L’Assemblée nationale ne doit pas être un outil de règlement de comptes politiques. Elle a le devoir de protéger l’État de droit et les principes fondamentaux de la vie parlementaire”, a insisté Me Youm.

Cette affaire, hautement médiatisée, met en lumière les tensions croissantes entre pouvoir exécutif et opposition. Elle pose également la question de l’indépendance de la justice sénégalaise, régulièrement critiquée pour sa susceptibilité aux pressions politiques.

La coalition Takku Wallu Sénégal appelle à une justice impartiale et équitable, loin des supposés règlements de comptes politiques. L’Assemblée nationale, quant à elle, se trouve face à un dilemme : répondre favorablement à la demande de levée d’immunité ou s’opposer à ce qui est perçu par certains comme un abus de pouvoir.

Moussa Tine dément la levée de son immunité parlementaire et plaide pour le respect des institutions

Dans une publication sur sa page Facebook, Moussa Tine, président et fondateur du parti Alliance démocratique Péncoo, a tenu à clarifier les rumeurs concernant une éventuelle levée de son immunité parlementaire. « Contrairement aux informations qui circulent me concernant, je précise que l’Assemblée nationale n’a jamais levé mon immunité parlementaire, malgré plusieurs réunions et convocations de la commission ad hoc », a-t-il écrit.

Le député a profité de cette déclaration pour rappeler l’importance et les principes fondamentaux liés à l’immunité parlementaire. Selon lui, cette protection, souvent perçue comme un privilège personnel, vise en réalité à préserver l’intégrité du Parlement en tant qu’institution. « La levée de l’immunité parlementaire ne devrait jamais être automatique », a-t-il insisté, soulignant la nécessité pour l’Assemblée nationale de s’assurer que toutes les informations et garanties soient réunies avant de prendre une telle décision.

Une affaire marquée par des recours judiciaires

Évoquant l’affaire le concernant, Moussa Tine a mentionné plusieurs décisions judiciaires, notamment un arrêt de la Cour suprême, sans toutefois entrer dans les détails. Tout en réaffirmant son engagement envers la transparence et la justice, il a insisté sur le respect des procédures institutionnelles, qu’il considère comme essentielles pour renforcer la confiance des citoyens envers les autorités publiques.

Une prise de position sur fond de débats politiques

Cette déclaration intervient dans un contexte où la question de l’immunité parlementaire suscite de vifs débats au Sénégal, notamment concernant son rôle et son utilisation. Moussa Tine, en prenant publiquement la parole, semble vouloir rappeler que les institutions doivent fonctionner dans un cadre strictement légal et impartial.

Pour ses soutiens, cette sortie témoigne d’un homme politique soucieux de défendre les principes démocratiques et de renforcer les institutions de la République. Quant à ses détracteurs, ils estiment que cette prise de position pourrait être une manière de détourner l’attention sur l’affaire qui le concerne.

Malgré les polémiques, Moussa Tine reste fidèle à son positionnement : celui d’un homme engagé pour un État de droit où les procédures institutionnelles sont scrupuleusement respectées.

La République des Valeurs dénonce les arrestations arbitraires et appelle à la mobilisation des citoyens

Dans un communiqué publié ce mercredi 22 janvier 2025, le parti La République des Valeurs/Réewum Ngor, dirigé par Thierno Alassane Sall, a fermement condamné l’arrestation du chroniqueur de Sen TV, Abou Diallo. Cette interpellation, qualifiée d’arbitraire, s’inscrit, selon le parti, dans une série d’arrestations visant à museler les voix dissidentes sous le régime actuel.

Le communiqué dénonce une situation préoccupante : « La vague d’arrestations arbitraires utilisée par le pouvoir Pastéfien comme arme pour museler toute voix discordante ne saurait prospérer dans ce pays. » Pour La République des Valeurs, cette répression sape les fondements démocratiques du Sénégal et risque de faire basculer le pays vers un état policier.

Le parti a également évoqué l’arrestation de figures politiques et citoyennes, notamment Moustapha Diakhaté, ancien cadre de l’APR, dont le seul « tort », selon eux, a été de tenir des opinions opposées à celles du régime actuel. « Trop, c’est trop ! », s’indigne le communiqué, qui appelle les démocrates à se mobiliser contre ce qu’il qualifie de dérive autoritaire.

La République des Valeurs/Réewum Ngor a mis en garde les autorités contre l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques, estimant que cette pratique compromet la paix sociale. « Sans justice, aucune paix sociale n’est envisageable », avertit le parti, tout en exhortant le gouvernement à se concentrer sur des priorités nationales telles que le développement socio-économique et l’emploi des jeunes.

Pour le parti, « les arrestations arbitraires intempestives de dignes Sénégalais » ne feront qu’exacerber les tensions sociales et détourner les énergies des véritables défis auxquels le pays est confronté.

Le communiqué se conclut par un appel à la vigilance et à l’action de tous les citoyens épris de justice, afin de défendre les acquis démocratiques et prévenir toute tentative de dérive autoritaire. Pour La République des Valeurs, il est impératif que le gouvernement change de cap et mette en avant des politiques inclusives, capables de rassembler les Sénégalais autour d’objectifs communs de progrès et de stabilité.

Le Club citoyen pour la justice et la paix exige l’extradition de Macky Sall vers le Sénégal

Depuis son départ du pouvoir le 2 avril 2024, l’ancien président Macky Sall fait face à des appels croissants en faveur de son extradition vers le Sénégal. Le Club citoyen pour la justice et la paix, une organisation engagée dans la défense des droits humains et la lutte pour la justice, a officiellement écrit au président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, demandant des démarches concrètes pour que Macky Sall soit jugé.

Dans une lettre adressée aux autorités sénégalaises, le Club propose d’exploiter la convention de coopération judiciaire, d’exécution des jugements et d’extradition existant entre le Sénégal et le Maroc, où Macky Sall et son épouse, Marième Faye Sall, se sont installés après leur départ du Sénégal.

Entre 2021 et 2024, le Sénégal a connu une période particulièrement marquée par des troubles politiques. Près de 80 décès ont été recensés lors de manifestations violentes, dont la plupart étaient liées à des contestations contre le régime de Macky Sall. Ces événements tragiques ont été couverts par une loi d’amnistie adoptée avant la fin de son mandat, suscitant une vive controverse.

Cependant, le débat sur cette amnistie revient sur le devant de la scène. Lors d’un récent discours à l’Assemblée nationale, le Premier ministre a évoqué la possibilité de réviser ou de rapporter cette loi, répondant ainsi aux nombreuses voix qui réclament justice pour les victimes des affrontements politiques.

Depuis son installation au Maroc, Macky Sall reste une figure controversée, divisant l’opinion publique sénégalaise. Certains considèrent son exil comme une tentative d’échapper à des poursuites judiciaires potentielles. Le Club citoyen pour la justice et la paix affirme que l’extradition de l’ancien président serait une étape essentielle pour rétablir la confiance des Sénégalais dans les institutions judiciaires du pays.

De nombreux Sénégalais estiment que le jugement de Macky Sall est une condition sine qua non pour tourner la page des violences politiques. Les familles des victimes, appuyées par des organisations de la société civile, réclament justice et réparation. Pour elles, l’impunité ne doit pas devenir la norme, même pour un ancien chef d’État.

L’éventuelle révision de la loi d’amnistie pourrait redéfinir les bases de la responsabilité politique au Sénégal. Si le gouvernement venait à l’abroger, cela ouvrirait la voie à des poursuites contre Macky Sall et d’autres responsables présumés des violences. Une telle démarche pourrait également servir de signal fort en faveur de l’état de droit dans le pays.

Levée de l’Immunité Parlementaire : Pastef-Les Patriotes défend la transparence et la rigueur de la procédure

Le groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes s’est prononcé sur la demande de levée de l’immunité parlementaire du député Mouhamadou Ngom, au cœur d’une procédure judiciaire liée à des accusations de blanchiment de capitaux, de fraude fiscale, et d’autres infractions graves. Tout en rejetant les critiques formulées par le groupe Takku Wallu, Pastef-Les Patriotes souligne que l’ensemble de la démarche a été conforme aux dispositions constitutionnelles et légales en vigueur.

Depuis la réception, le 10 janvier 2025, de la demande du Procureur de la République financier, transmise par le Ministre de la Justice, toutes les étapes de la procédure ont été respectées :

• 14 janvier 2025 : Réunion du Bureau de l’Assemblée nationale suivie de la Conférence des présidents pour examiner la demande.

• 16 janvier 2025 : La Commission des Lois a mis en place une Commission ad hoc, après un report demandé par le groupe Takku Wallu pour préparer la défense du député.

• 17 janvier 2025 : Une résolution a été votée à l’unanimité en séance plénière pour la création de la Commission ad hoc, qui a ensuite fixé son calendrier de travail.

La Commission ad hoc, chargée d’évaluer la demande, a également communiqué l’intégralité du dossier aux commissaires ainsi qu’à Mme Aissata Tall, présidente du groupe Takku Wallu et défenseure du député Mouhamadou Ngom.

Le député Mouhamadou Ngom, convoqué à plusieurs reprises pour son audition, aurait refusé de recevoir la notification à son domicile, selon le groupe Pastef-Les Patriotes. Face à ce refus, la convocation a été déposée à la mairie de sa commune de résidence, comme le permet la loi. Malgré ces dispositions, le député n’a pas répondu à l’appel de la Commission ad hoc lors de sa réunion du 21 janvier 2025.

Mme Aissata Tall, présente en tant que défenseure, a demandé une suspension des travaux en invoquant un besoin de compléments d’information, bien que l’ensemble du dossier lui ait été remis au préalable.

Pastef-Les Patriotes salue la démarche de l’Assemblée nationale, qu’il juge républicaine et transparente. Selon le groupe, la levée de l’immunité parlementaire répond à une double exigence : garantir la présomption d’innocence et la dignité du député concerné, tout en respectant les principes de transparence et de bonne gouvernance édictés par la Constitution.

En outre, le groupe rappelle que la demande initiale de levée de l’immunité parlementaire est justifiée par l’urgence d’ouvrir des enquêtes judiciaires sur la base de rapports de la Cellule nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF). Ces rapports établissent des liens potentiels entre le député et des infractions liées à la loi n°2024-08 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, ainsi qu’au Code général des Impôts et au Code pénal.

Cette affaire, qui suscite une vive controverse, met en lumière les tensions entre les groupes parlementaires. Si le groupe Takku Wallu dénonce une atteinte à l’équité procédurale, Pastef-Les Patriotes insiste sur l’importance de respecter les exigences légales pour garantir la lutte contre la corruption et les pratiques illicites.

Dialogue entre parlementaires et populations sur la gouvernance du secteur extractif dans l’arrondissement de Méouane

Dans le cadre du programme pour la transparence et la redevabilité dans le secteur extractif, le Forum Civil, en collaboration avec les membres de la commission énergie et mines de l’Assemblée nationale, a mené une série d’échanges avec les populations de l’arrondissement de Méouane. Ces discussions ont porté sur les défis et enjeux de la gouvernance du secteur extractif, particulièrement la cohabitation entre les entreprises minières et les communautés locales.

La délégation, conduite par le Forum Civil, a tenu une réunion avec les maires des quatre communes de l’arrondissement : Taïba Ndiaye, Darou Khoudoss, Méouane et Mboro. Cette rencontre visait à dresser un état des lieux des problématiques soulevées par l’exploitation des mines et des carrières dans la région, et à recueillir les doléances des populations directement impactées.

Lors des échanges, les populations ont exprimé leurs préoccupations face aux externalités négatives engendrées par les activités minières. Ces impacts concernent principalement :

• La santé : augmentation des maladies respiratoires et autres pathologies liées à la pollution.

• L’environnement : dégradation des terres agricoles, pollution de l’eau et nuisances sonores.

• Les infrastructures : insuffisance de retombées économiques directes et manque de projets sociaux pour compenser les désagréments.

Birahime Seck, membre actif du Forum Civil, a salué l’implication des députés et leur volonté d’écouter les populations. Selon lui, ces échanges doivent pousser les parlementaires à user de leurs prérogatives, notamment pour interpeller les ministres et les administrations compétentes. « Nous pensons fondamentalement que les députés ont pris bonne note. La loi leur confère un certain nombre de pouvoirs pour agir », a-t-il souligné.

Le président de la commission énergie et mines, Babacar Ndiaye, a quant à lui assuré que les préoccupations des populations seront relayées auprès des autorités compétentes. Il a également insisté sur l’importance d’un suivi rigoureux des engagements pris par les entreprises minières pour réduire les impacts négatifs de leurs activités.

Le Forum Civil, en tant que facilitateur, a joué un rôle clé dans l’organisation de cette rencontre et la structuration des discussions. Cette initiative s’inscrit dans un cadre plus large visant à promouvoir une gouvernance transparente et inclusive dans le secteur extractif, avec une meilleure prise en compte des droits et des besoins des communautés locales.

Les échanges entre parlementaires, élus locaux et populations marquent une étape importante vers une meilleure prise en compte des enjeux sociaux et environnementaux liés à l’exploitation minière. Les populations attendent désormais des actions concrètes, notamment en termes de compensation et de réhabilitation des zones affectées.

Aïssata Tall Sall défend Farba Ngom et dénonce une « parodie de justice »

Dans une déclaration remarquée, Aïssata Tall Sall, Présidente du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, est montée au créneau pour défendre le parlementaire Farba Ngom, au cœur d’une polémique judiciaire. Selon elle, Farba Ngom aurait agi dans le souci de mettre à l’aise ses collègues députés, ce qui expliquerait sa décision de ne pas se présenter lui-même, préférant envoyer un seul représentant dans une affaire qui soulève des interrogations.

Cette prise de position intervient alors que l’affaire de Farba Ngom connaît un nouveau rebondissement. Aïssata Tall Sall a dénoncé ce qu’elle qualifie de « parodie de justice », affirmant avoir reçu pas moins de quatre lettres de transmission présentées comme étant le dossier de l’intéressé. Cette multiplication de documents, selon elle, entache la procédure et soulève des doutes sur la transparence et la régularité des démarches entreprises.

Le cas Farba Ngom a généré des réactions variées dans le paysage politique sénégalais, certains dénonçant une tentative de manipulation politique, tandis que d’autres réclament une justice impartiale et sans entraves. Aïssata Tall Sall, fidèle à sa réputation de défenseuse des droits, insiste sur l’importance de respecter les principes de justice et de préserver l’intégrité des institutions parlementaires.

Cette dénonciation de multiples lettres de transmission illustre, selon la présidente du groupe parlementaire, une volonté de complexifier l’affaire. Elle appelle les autorités compétentes à garantir une procédure claire et équitable afin de ne pas ternir l’image de la justice sénégalaise.

Oumar Sow placé en garde à vue pour incitation à la discrimination ethnique

L’ancien ministre conseiller de Macky Sall, Oumar Sow, a été placé en garde à vue ce mardi à la Division spéciale de cybersécurité (DSC). Cette mesure fait suite à une convocation dans le cadre d’une enquête ouverte par le procureur, qui s’est autosaisi après une publication controversée sur sa page Facebook.

Dans ce texte, Oumar Sow aurait tenu des propos considérés comme incitant à la discrimination ethnique, en lien avec l’affaire Farba Ngom. Ces déclarations, largement partagées sur les réseaux sociaux, ont suscité des réactions vives et attiré l’attention des autorités judiciaires.

Accompagné de ses avocats, Me Aboubacry Barro et Me Alassane Cissé, Oumar Sow a défendu son point de vue devant les enquêteurs. Selon lui, ses propos ont été mal interprétés et ne visaient pas à inciter à la haine ou à la discrimination.

L’affaire est désormais entre les mains de la justice, et une décision concernant son éventuel déferrement devant le procureur de la République est attendue ce mercredi. Si les accusations sont retenues, Oumar Sow pourrait faire face à des poursuites judiciaires pour des infractions liées à la cybercriminalité et à la promotion de discours haineux.

Levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom : Takku Wallu Sénégal mobilise une défense stratégique de premier plan

La situation politique et judiciaire autour de Farba Ngom, député de l’opposition sénégalaise, prend un tournant décisif. Accusé de blanchiment d’argent à hauteur de 125 milliards de francs CFA, le parlementaire est au cœur d’une affaire qui suscite de vives réactions dans l’arène politique. En réponse, sa coalition politique, Takku Wallu Sénégal, intensifie ses efforts pour contrer ces accusations, avec une équipe d’avocats chevronnés.

La coalition a constitué un groupe de défense composé de six ténors du barreau sénégalais, parmi lesquels Mes El Hadji Amadou Sall, El Hadji Diouf, Oumar Youm et Antoine Mbengue, tous anciens ministres, ainsi que Mes Ousmane Thiam et Adama Fall. Ce choix stratégique vise à répondre aux implications judiciaires et politiques de ce dossier. Ces avocats, bénéficiant à la fois d’une expérience juridique pointue et d’une connaissance approfondie des rouages politiques, s’engagent à contester la demande de levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom.

Tout commence le 3 janvier 2025, avec une correspondance émise par le Procureur général près la Cour d’appel de Dakar. Cette demande, adressée au ministre de la Justice, fait état d’une enquête menée par le Pool judiciaire financier (PJF), visant à élucider des transactions jugées suspectes. Selon les enquêteurs, une somme colossale de 125 milliards de francs CFA aurait transité dans des circuits financiers opaques, laissant présager des opérations de blanchiment d’argent.

Le 10 janvier 2025, le ministre de la Justice a officiellement transmis une requête au président de l’Assemblée nationale pour demander la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom, étape essentielle pour permettre des poursuites judiciaires contre l’élu.

Face à cette situation, Takku Wallu Sénégal a adopté une approche mêlant stratégie juridique et mobilisation politique. En plus de l’action judiciaire menée par les avocats, la coalition entend dénoncer ce qu’elle qualifie de « persécution politique ». Selon des sources proches de la coalition, cette affaire serait une tentative de déstabilisation visant à affaiblir l’opposition dans un contexte où les élections générales de 2027 se profilent déjà à l’horizon.

La levée de l’immunité parlementaire d’un député n’est pas un acte anodin dans le paysage politique sénégalais. Ce processus, souvent perçu comme un signal fort dans la lutte contre l’impunité, soulève aussi des interrogations sur son instrumentalisation possible. Dans ce cas précis, les lignes de fracture entre majorité et opposition semblent s’élargir, rendant le débat encore plus explosif.

Farba Ngom devra se présenter devant la commission ad hoc mise en place par l’Assemblée nationale pour étudier la demande de levée de son immunité. Selon les avocats de la défense, cette audition sera l’occasion de présenter des arguments solides pour démontrer l’absence de fondement des accusations portées contre leur client.

Dans les jours à venir, la défense de Farba Ngom tiendra une conférence de presse pour détailler ses arguments et dénoncer ce qu’elle considère comme un procès politique. Pendant ce temps, les regards restent tournés vers l’Assemblée nationale, où les discussions sur cette affaire risquent de cristalliser davantage les tensions politiques dans le pays.

Cette affaire illustre une fois de plus les liens étroits et parfois conflictuels entre justice et politique au Sénégal. Elle pourrait avoir des répercussions importantes non seulement sur l’avenir de Farba Ngom, mais aussi sur l’équilibre des forces politiques dans les mois à venir.

Crise politique et judiciaire : Farba Ngom au cœur d’une bataille féroce

La scène politique sénégalaise est en ébullition alors qu’une affaire de blanchiment d’argent, impliquant Farba Ngom, député de l’Assemblée nationale et figure clé de l’opposition, prend une tournure décisive. La coalition Takku Wallu Sénégal, dont il est un membre influent, a renforcé sa stratégie en recrutant une équipe d’avocats chevronnés pour assurer sa défense face à des accusations graves.

L’affaire a éclaté avec la demande, le 3 janvier 2025, du Procureur général près la Cour d’appel de Dakar visant la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom. Quelques jours plus tard, le 10 janvier, le ministre de la Justice a officiellement saisi l’Assemblée nationale à cet effet. L’accusation porte sur des transactions financières douteuses qui auraient permis le blanchiment d’une somme astronomique de 125 milliards de francs CFA, un montant qui suscite à la fois stupeur et indignation.

Pour répondre à cette offensive judiciaire, Takku Wallu Sénégal a constitué une équipe d’élite composée de six avocats de renom, parmi lesquels :

• Me El Hadji Amadou Sall

• Me El Hadji Diouf

• Me Oumar Youm

• Me Antoine Mbengue

• Me Ousmane Thiam

• Me Adama Fall

Ces figures du barreau, toutes marquées par une expérience politique ou juridique notable, se préparent à défendre Farba Ngom devant la commission ad hoc de l’Assemblée nationale, chargée d’examiner la demande de levée d’immunité.

Au-delà des arguments juridiques, Takku Wallu Sénégal mène également une riposte politique. La coalition dénonce une tentative d’instrumentalisation de la justice pour affaiblir l’opposition. Ses leaders multiplient les interventions pour dénoncer ce qu’ils perçoivent comme une cabale orchestrée contre Farba Ngom.

Selon des sources proches de l’opposition, une conférence de presse sera tenue après la comparution de leur client devant la commission parlementaire. Celle-ci pourrait permettre à la défense de dévoiler sa stratégie et de tenter de rallier l’opinion publique à sa cause.

Cette affaire, qui mêle politique et justice, intervient dans un contexte de tensions exacerbées entre la majorité présidentielle et l’opposition. La révélation de transactions financières douteuses d’une telle ampleur ajoute une dimension explosive au dossier.

Avec la perspective d’un procès qui pourrait bouleverser l’échiquier politique, le Sénégal se trouve face à un défi majeur : concilier justice et transparence tout en préservant la stabilité de ses institutions. L’opinion publique reste divisée, entre ceux qui appellent à une justice impartiale et ceux qui redoutent une instrumentalisation des institutions judiciaires à des fins politiques.

Me Sidiki Kaba nommé intérimaire de Macky Sall à la présidence de l’APR : Une stratégie dans un contexte judiciaire international

Mardi 21 janvier, PointActu a révélé que Me Sidiki Kaba, ancien Premier ministre et avocat de renom, a été désigné pour assurer l’intérim de Macky Sall à la présidence de l’Alliance pour la République (APR). Cette décision intervient peu après que Macky Sall, ancien président de la République du Sénégal, a annoncé son retrait de la direction du parti, laissant un vide à la tête de la formation politique dominante.

Selon le journal, le choix de Me Sidiki Kaba s’explique par le climat actuel de reddition des comptes et de gestion des affaires judiciaires. L’APR, confrontée à des défis majeurs sur le plan national et international, aurait opté pour une personnalité ayant une expertise juridique reconnue et une solide expérience politique. Me Kaba, ancien ministre de la Justice et fervent défenseur des droits humains, est perçu comme l’homme idéal pour diriger le parti dans ce contexte délicat.

PointActu souligne également que cette nomination a pour objectif d’amplifier, sur la scène internationale, les efforts de l’APR en matière de lutte judiciaire. Me Sidiki Kaba, avec ses relations et son influence à l’étranger, est vu comme une figure capable de défendre efficacement le parti face aux critiques et aux accusations qui pèsent sur certains de ses membres.

Le journal note que cette nomination semble reléguer au second plan des figures politiques telles qu’Amadou Ba, actuel Premier ministre, et Abdoulaye Daouda Diallo, qui étaient considérés comme de potentiels successeurs au leadership de l’APR. Ce repositionnement stratégique témoigne de la volonté de l’APR de recentrer ses efforts autour d’une gestion juridique et diplomatique plus proactive.

La mission de Me Sidiki Kaba ne sera pas de tout repos. Il devra maintenir la cohésion interne du parti, mobiliser les militants en vue des prochaines échéances électorales, tout en gérant les éventuelles tensions liées aux ambitions politiques des cadres de l’APR. Par ailleurs, le contexte judiciaire, marqué par des accusations de corruption et de malversations visant des membres influents du parti, constitue un défi majeur.

Gestion administrative au Sénégal : l’Inspection générale d’État alerte sur des dérives préoccupantes

L’administration publique sénégalaise traverse une phase critique marquée par des dérives préoccupantes, selon les récentes révélations de l’Inspection générale d’État (IGE). Lors de la première édition de la Conférence des Administrateurs et Managers publics tenue ce lundi 20 janvier à Diamniadio, plusieurs dysfonctionnements ont été mis en lumière.

Entre 2021 et 2023, l’État du Sénégal a acquis plus de 650 véhicules administratifs, une pratique jugée excessive par l’IGE, qui appelle à une révision et à une évaluation rigoureuse du décret encadrant leur gestion. Ces acquisitions, bien que nécessaires dans certains cas, soulèvent des interrogations sur l’usage efficient des ressources publiques, notamment en période de crise économique et sociale.

En plus des dépenses liées aux véhicules, l’IGE a pointé plusieurs maux qui gangrènent l’administration publique :

• Ouverture anarchique de comptes bancaires : L’absence de contrôle rigoureux favorise des pratiques financières opaques.

• Mauvaise gestion de la comptabilité matière : La traçabilité et la gestion des biens publics souffrent de carences notables.

• Recrutements non conformes : Des nominations et embauches effectuées en dehors des cadres réglementaires aggravent les dysfonctionnements.

Ces constats s’ajoutent aux critiques fréquentes sur la gestion des ressources humaines et matérielles au sein de l’appareil étatique.

Lors de cette conférence, le président de l’Association des Administrateurs civils, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a souligné la gravité de la situation après neuf mois d’exercice du pouvoir par la nouvelle administration. « Les constats sont alarmants », a-t-il déclaré, appelant à des réformes urgentes pour restaurer la transparence et l’efficacité dans la gestion publique.

Face à ces dérives, l’IGE insiste sur la nécessité d’évaluer et de renforcer les cadres juridiques existants. Elle exhorte les administrateurs à adopter une gestion rigoureuse et éthique des biens publics. Une sensibilisation accrue des gestionnaires et une surveillance renforcée des pratiques administratives sont également recommandées pour prévenir de nouvelles dérives.

Cette alerte de l’IGE met en évidence les défis auxquels fait face l’administration sénégalaise. Dans un contexte marqué par des attentes sociales élevées, la rationalisation des dépenses publiques et une gestion transparente demeurent des impératifs pour rétablir la confiance des citoyens. L’issue dépendra en grande partie de la volonté politique de mettre en œuvre les réformes nécessaires.

Farba Ngom face à la justice : l’Assemblée nationale saisie d’une demande de levée d’immunité parlementaire

Le député-maire des Agnam, Farba Ngom, figure emblématique de l’Alliance pour la République (APR) et secrétaire national chargé de l’organisation et de la mobilisation au sein du parti, se retrouve au cœur d’une tempête judiciaire. Ce mardi à 16 heures, la Commission ad hoc de l’Assemblée nationale se penchera sur la demande de levée de son immunité parlementaire. Cette procédure intervient dans le cadre d’une enquête sur un supposé blanchiment de capitaux portant sur plus de 125 milliards de francs CFA, un dossier sensible évoqué dans un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).

Selon le rapport de la CENTIF transmis au parquet du Pool judiciaire financier (PJF), Farba Ngom serait impliqué dans des transactions suspectes qui ont éveillé l’attention des autorités financières et judiciaires. Le député, fidèle allié de l’ancien Président Macky Sall et membre du Groupe parlementaire Takku Wallu, voit son rôle dans cette affaire attirer un vif intérêt médiatique et politique.

La convocation par la Commission ad hoc marque une étape décisive dans cette affaire. Conformément aux procédures parlementaires, Farba Ngom peut choisir de répondre personnellement à la convocation ou de se faire représenter par un autre député. Ce choix, s’il paraît anodin, pourrait avoir des implications politiques et stratégiques pour la défense du parlementaire.

Le rapport final de la Commission ad hoc sera ensuite soumis au vote de la plénière de l’Assemblée nationale, qui décidera si l’immunité parlementaire de l’élu sera levée. Une décision en ce sens ouvrirait la voie à une éventuelle poursuite judiciaire contre lui.

Cette affaire ne concerne pas seulement Farba Ngom mais pourrait également fragiliser l’APR, dont il est un cadre influent. L’ancien griot du Président Macky Sall, connu pour son rôle actif dans la mobilisation politique, fait désormais face à un défi qui pourrait entacher sa carrière politique et son héritage local en tant que maire des Agnam.

Pour l’heure, le député conserve le soutien de certains membres de son parti, mais le poids des accusations et l’ampleur des sommes évoquées risquent de faire vaciller les alliances.

Cette affaire met également en lumière les défis auxquels fait face l’Assemblée nationale en matière de transparence et d’indépendance. La décision des députés lors du vote en plénière sera scrutée de près, tant par les citoyens que par les observateurs internationaux. Elle sera perçue comme un test de l’engagement des institutions sénégalaises à lutter contre la corruption et les crimes économiques.

Levée de l’immunité parlementaire : Farba Ngom convoqué devant la Commission Ad Hoc

La situation se précise pour Farba Ngom, député du groupe Takku Wallu, impliqué dans une procédure de levée de son immunité parlementaire. Selon une note officielle datée de ce lundi 20 janvier 2025, le parlementaire devra se présenter ce mardi 21 janvier à 16h devant la Commission Ad Hoc, mise en place pour examiner la demande formulée par le Procureur de la République financier.

Cette audition s’inscrit dans le cadre de l’article 52 alinéa 2 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, qui régit les procédures de levée de l’immunité parlementaire des députés. La demande du procureur fait suite à des soupçons d’implication de Farba Ngom dans des activités présumées illicites, bien que les détails exacts des accusations n’aient pas encore été rendus publics.

La Commission Ad Hoc, composée de membres issus des différents groupes parlementaires, a pour mission d’entendre le député et de formuler des recommandations sur la levée ou non de son immunité parlementaire. Si cette levée est approuvée, Farba Ngom pourra alors être poursuivi ou entendu par la justice dans le cadre des charges qui pèsent contre lui.

L’affaire suscite une vive attention, tant parmi les parlementaires que dans l’opinion publique, où certains dénoncent une instrumentalisation politique, tandis que d’autres appellent à une transparence totale pour garantir l’exemplarité des élus.

Bassirou Diomaye Faye : Une nouvelle feuille de route pour une gestion rigueureuse des entreprises publiques

Lors de la première rencontre des dirigeants des structures publiques regroupées au sein des Comités d’Administration et de Management Public (CAMP), le président Bassirou Diomaye Faye a dressé les grandes lignes d’une réforme visant à renforcer la gouvernance et la transparence au sein du secteur parapublic.

Dans son allocution, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité de consolider la gestion des entreprises publiques en s’appuyant sur le cadre législatif en vigueur. Il a confié au Premier ministre la mission de veiller à l’application stricte de la loi d’orientation du 19 avril 2022. L’objectif principal est de mieux cerner le portefeuille de l’État, de maîtriser les ressources allouées et d’évaluer la pertinence des interventions du secteur parapublic.

Le président Diomaye a mis l’accent sur le contrôle rigoureux des décisions de recrutement et de rémunération dans le secteur parapublic. Il a souligné que ces processus doivent être soumis à des critères précis et alignés sur les besoins réels des entités concernées, afin d’éviter toute dérive.

Rappelant les responsabilités des organes délibérants des entités parapubliques, le Chef de l’État leur a demandé de s’en tenir strictement à leurs prérogatives. Les conseils d’administration, de même que les directions générales, devront désormais soumettre systématiquement leurs choix stratégiques aux ministères compétents.

Dans un souci de transparence et de cohérence, le Président a instauré une nouvelle procédure : les décisions stratégiques devront faire l’objet de pré-conseils, dont les comptes rendus seront transmis à la Présidence et au Premier ministre. Cette mesure vise à garantir un suivi étroit des orientations stratégiques des entités parapubliques.

Avec ces directives, Bassirou Diomaye Faye s’inscrit dans une dynamique de réforme profonde de la gestion des entreprises publiques. En misant sur une approche rigoureuse et coordonnée, le Chef de l’État entend renforcer la performance des entités parapubliques et optimiser leur contribution au développement économique et social du pays.

Birame Soulèye Diop appelle les militants de Pastef à la retenue et à la discipline

Lors du séminaire des femmes patriotes de Thiès consacré au référentiel Sénégal 2050, Birame Soulèye Diop, ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, a saisi l’occasion pour adresser un message clair aux militants et sympathisants de Pastef. Il a exhorté à la retenue et à la discipline dans les critiques à l’encontre du Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et de son Premier ministre, Ousmane Sonko, notamment après les récentes controverses liées à des nominations au sein de l’État.

S’adressant aux militants, Birame Soulèye Diop a reconnu leur droit légitime à exprimer leurs avis sur la gestion du pays, rappelant cependant que ces revendications doivent être portées avec méthode et responsabilité. «C’est votre droit le plus légitime de donner votre avis sur la marche du pays, mais avons-nous besoin d’étaler nos revendications sur la place publique et dans la presse ?», a-t-il interrogé.

L’ancien maire de Thiès-Nord a salué l’initiative des femmes de Pastef de Thiès, qui ont choisi de rédiger un mémorandum pour faire part de leurs doléances, plutôt que de recourir aux médias ou aux réseaux sociaux. «Avec la méthode et l’organisation, vous avez assuré au parti des victoires successives. Nous devons continuer dans ce chemin en perspective des locales à venir», a-t-il insisté.

Birame Soulèye Diop a également rappelé les principes fondateurs de Pastef, axés sur le don de soi et la mise en avant de l’intérêt collectif. «La devise du parti, c’est le don de soi pour la patrie. Ce cheval de bataille nous a amenés au pouvoir. Il ne faut pas le jeter. Renoncer à l’intérêt personnel pour l’intérêt de tous», a-t-il souligné.

Le ministre a appelé tous les militants de Pastef à s’inspirer de l’approche des femmes de Thiès, qui ont choisi de s’adresser à l’autorité par voie épistolaire. «Vous n’avez pas besoin d’apostropher l’autorité à travers les réseaux sociaux. On ne peut pas exiger que les autres Sénégalais respectent l’autorité alors que nous, de Pastef, n’en faisons pas autant», a-t-il ajouté.

En conclusion, Birame Soulèye Diop a encouragé les membres de Pastef à préserver la discipline et l’unité, indispensables pour maintenir la dynamique des victoires enregistrées par le parti et aborder sereinement les prochaines échéances électorales. Ce message se veut une réponse aux tensions récentes et une invitation à renforcer les bases de la cohésion au sein de Pastef.

Scandale au MFFGPE : Une fraude massive autour des fonds Covid dévoilée

Un scandale financier sans précédent secoue le Ministère de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection de l’Enfant (MFFGPE), après que le journal Libération a révélé des détournements massifs des fonds Covid. Ces fonds, initialement destinés à soutenir les populations vulnérables pendant la pandémie, ont été manipulés par un système de fraude complexe, impliquant des responsables administratifs et des complices internes.

Les enquêtes menées par la Division des investigations criminelles (DIC) et le Pool judiciaire financier ont mis au jour un système basé sur la falsification de documents officiels, dont des décharges truquées et des signatures falsifiées. Ces pratiques ont permis de détourner des millions de FCFA sous couvert de programmes sociaux, comme le plan ambitieux « Zéro enfant dans la rue ».

Au centre de ce scandale figure Djiby Diakhaté, alors Directeur de l’Administration Générale et de l’Équipement (DAGE). Il est accusé d’avoir piloté un réseau qui aurait justifié des paiements fictifs et siphonné des fonds via des mécanismes frauduleux.

L’un des détournements les plus flagrants concerne le programme « Zéro enfant dans la rue ». Sous prétexte de financer des initiatives pour la réinsertion des enfants des rues, des millions de FCFA ont été redirigés de manière illicite. N. Mbaye, chef du bureau du suivi au ministère, a avoué avoir signé des décharges au nom de bénéficiaires, parfois sans leur consentement ou à leur insu.

Par ailleurs, O.S. Thiaw, directeur du Centre Estel, a découvert que sa signature avait été falsifiée sur une décharge associée à un montant de 2 706 000 FCFA, bien qu’il n’en ait jamais eu connaissance.

Les enquêteurs ont également constaté des cas généralisés d’usurpation d’identité et d’usage de faux :

• B. Mboup, qui travaillait au ministère du Commerce en 2020, a été faussement associé à une décharge de 660 000 FCFA.

• B.N. Ndiaye, un chauffeur, s’est vu attribuer une somme de 4 593 000 FCFA, qu’il affirme n’avoir jamais reçue.

Le détournement ne s’est pas arrêté là : des fonds Covid ont été utilisés pour des dépenses personnelles, comme l’installation de climatiseurs dans des résidences privées.

Face aux accusations, Djiby Diakhaté a tenté de minimiser sa responsabilité, évoquant des « erreurs matérielles » dans la gestion des fonds. Il a toutefois admis l’existence de décharges falsifiées et reconnu avoir utilisé une partie des fonds pour des dépenses inappropriées, tout en affirmant que ces actes avaient été autorisés par le ministre de tutelle.

Le Pool judiciaire financier a intensifié les investigations, allant au-delà des rapports initiaux de la Cour des Comptes. Parmi les abus révélés :

• Paiement de primes et prêts personnels à partir des fonds Covid.

• Usage d’une caisse spéciale baptisée « aides et secours » pour justifier des dépenses fictives.

• Paiements fictifs appuyés par des signatures imitées.

Les responsables identifiés, dont le DAGE, risquent des poursuites pour faux en écriture publique, détournement de deniers publics et escroquerie en bande organisée. L’opinion publique, outrée par cette trahison, exige des sanctions exemplaires.

Ce scandale met en lumière les failles de gouvernance et de transparence dans la gestion des fonds publics. Alors que les populations vulnérables attendaient un soutien crucial, les fonds alloués ont été détournés au détriment de leurs besoins.

Les citoyens, tout comme les victimes directes de ces abus, demandent non seulement des mesures répressives mais aussi des réformes structurelles pour empêcher de telles dérives à l’avenir. Reste à savoir si ce scandale marquera un tournant ou un nouvel épisode d’impunité dans la gestion publique au Sénégal.

Farba Ngom : mobilisation générale autour d’un député-maire en difficulté

Farba Ngom, député-maire des Agnam, est au cœur d’une tempête judiciaire qui pourrait lui coûter son immunité parlementaire. Accusé suite à des révélations du rapport de la CENTIF, il fait face à une procédure judiciaire sous le régime de Diomaye. Cependant, l’homme politique peut compter sur le soutien indéfectible de ses alliés politiques, de ses sympathisants et de ses « amis foutankais » qui se mobilisent en masse pour sa défense.

Le 16 décembre dernier, un rassemblement massif organisé au siège de l’Alliance pour la République (APR) a marqué le début d’une riposte vigoureuse contre ce que ses partisans qualifient de persécution politique. Lors de cet événement, plusieurs responsables politiques ont affiché leur soutien à Farba Ngom, affirmant leur volonté de le défendre face à ce qu’ils considèrent comme une tentative de liquidation politique.

Me Moussa Bocar Thiam, avocat et membre influent de l’APR, a lu une résolution forte, dénonçant l’acharnement contre Farba Ngom et réaffirmant la solidarité du parti. À l’Assemblée nationale, la ministre Me Aïssata Tall Sall a également pris position, promettant de ne tolérer aucune compromission et appelant à un combat acharné pour préserver l’unité et les intérêts du parti. Une commission ad hoc a d’ailleurs été mise en place pour étudier la demande de levée de son immunité parlementaire, dont les conclusions seront bientôt présentées en séance plénière.

La solidarité envers Farba Ngom s’est également traduite par une mobilisation financière impressionnante. Un mouvement dénommé « Les amis de Farba » a collecté près de 19 700 000 francs CFA pour soutenir sa cause. Cette somme a été réunie grâce à des contributions de différents secteurs :

• Un importateur a versé 5 millions de francs CFA.

• Un opérateur économique a offert 3 millions de francs CFA.

• La diaspora sénégalaise s’est également mobilisée, avec des Sénégalais vivant aux États-Unis contribuant à hauteur de 2 millions de francs CFA, tandis que ceux de France ont rassemblé 1 716 100 francs CFA et ceux du Gabon 1 620 000 francs CFA.

Outre les dons financiers, des contributions matérielles ont été offertes : un chameau, deux moutons, deux bus, dix minicars, cinq sacs d’oignons, une tonne de riz et 1 000 litres de carburant. Ces gestes illustrent l’attachement profond de ses sympathisants, notamment au Fouta, où il reste une figure influente.

Le point culminant de cette mobilisation sera la « grande marche de résistance » prévue le jeudi 23 janvier. Cet événement, annoncé comme une démonstration de force, réunira les partisans de Farba Ngom dans une action symbolique pour dénoncer une prétendue persécution politique. Les organisateurs espèrent attirer l’attention nationale et internationale sur ce qu’ils perçoivent comme une atteinte à la démocratie et aux droits des élus.

Pour Farba Ngom, cette épreuve s’inscrit dans un contexte politique tendu où les divisions au sein de l’APR et les rivalités politiques exacerbent les tensions. Toutefois, ses alliés au sein du parti, tout comme la coalition Takku-Wallu à l’Assemblée nationale, ont promis de lui apporter leur soutien sans faille. Ils dénoncent une tentative de fragiliser l’APR et appellent à une unité sans précédent pour contrer cette crise.

Avec cette mobilisation massive et les ressources financières et humaines déployées, Farba Ngom semble prêt à faire face à ses détracteurs. La marche du 23 janvier sera un test de sa capacité à rassembler, mais aussi un moment décisif dans son combat pour défendre son immunité et son avenir politique.

Farba Ngom : Ses partisans lancent « la Résistance des Foutanké » pour défendre leur leader

Les soutiens de Farba Ngom, député-maire des Agnam et chargé de la mobilisation au sein de l’Alliance pour la République (APR), intensifient leur mobilisation face à la tourmente judiciaire qui menace leur leader. Alors que la justice sénégalaise demande la levée de son immunité parlementaire, ses partisans dénoncent une manœuvre politique destinée, selon eux, à l’écarter du paysage politique.

Baptisée « La Résistance des Foutanké », cette offensive se veut une riposte coordonnée pour soutenir Farba Ngom et exprimer leur rejet de ce qu’ils qualifient d’« acharnement judiciaire et politique ». L’initiative se matérialisera par une série d’actions, dont une marche prévue ce jeudi à Agnam, fief du député. Lors de cet événement, une collecte de fonds sera organisée afin de soutenir leur cause et montrer leur solidarité avec leur leader.

Dans le cadre des préparatifs, une rencontre stratégique est prévue ce dimanche 19 janvier 2025, au siège national de l’APR. Cette réunion, qui rassemblera des militants, des responsables politiques et des sympathisants, vise à affiner les détails de la mobilisation et à sensibiliser davantage les populations locales et les soutiens du parti à travers le pays.

Selon des membres de la coalition en soutien à Farba Ngom, cette mobilisation n’est pas seulement une réaction à une procédure judiciaire, mais également un moyen de réaffirmer leur attachement à un homme qu’ils considèrent comme un pilier de la politique de développement local dans la région du Fouta. « Nous sommes témoins des avancées significatives qu’il a réalisées pour sa communauté. Cet acharnement n’a pour objectif que de freiner cette dynamique », a déclaré l’un des organisateurs.

Toutefois, cette affaire suscite de nombreuses réactions dans le paysage politique sénégalais, certains y voyant une opportunité de renforcer les institutions démocratiques et de démontrer l’indépendance de la justice, tandis que d’autres dénoncent une politisation de la procédure judiciaire.

Pour Farba Ngom et ses partisans, la bataille semble désormais se jouer sur plusieurs fronts : juridique, politique et populaire. La mobilisation de ce jeudi sera donc un test pour évaluer le poids de son soutien populaire dans cette épreuve.

Alioune Tine appelle à une gouvernance apaisée et non politisée dans le contexte de reddition des comptes

Alors que la reddition des comptes initiée par les nouvelles autorités suscite des débats houleux, Alioune Tine, fondateur du think tank AfricaJom Center, a pris position pour une approche équilibrée et apaisée. Réagissant sur son compte X (anciennement Twitter), il a dénoncé la tendance à politiser les processus judiciaires et administratifs.

« La politisation, c’est quand on dit que les gens de l’Apr sont des voleurs », a-t-il déclaré, rappelant que l’honnêteté n’est pas l’apanage d’un seul camp politique. Selon lui, « il y a des gens honnêtes, comme dans tous les partis ».

Alioune Tine a également appelé les nouvelles autorités à tirer les leçons des échecs des précédents régimes. « La répression n’est jamais la meilleure option. Ça n’a pas fonctionné pour le régime précédent », a-t-il écrit. Cette déclaration fait écho à la nécessité de privilégier la justice et la transparence, tout en évitant les dérives autoritaires ou les règlements de comptes politiques.

Depuis l’installation des nouvelles autorités, la lutte contre la corruption et les malversations financières occupe une place centrale dans l’agenda politique. Toutefois, cette démarche est parfois perçue comme une manœuvre politisée visant principalement les anciens dignitaires du régime.

Dans ce contexte, les propos d’Alioune Tine résonnent comme un appel à une gouvernance inclusive, marquée par le respect des droits et la séparation des pouvoirs. Il invite les autorités à instaurer un climat de confiance et de justice, sans céder à la tentation de la stigmatisation partisane.

Alors que le débat autour de la reddition des comptes continue de diviser, la position d’Alioune Tine met en lumière l’importance d’une gouvernance exemplaire, fondée sur des principes de justice et de respect des libertés. Il reste à voir si cet appel sera entendu par les acteurs politiques et les autorités en charge du processus.

Dakar écartée de Metropolis : polémique autour de la destitution de Barthélemy Dias

La ville de Dakar semble lésée après l’éviction de son maire, Barthélemy Dias, de la présidence de l’Association mondiale des grandes métropoles (Metropolis). Cette décision suscite une vive controverse, particulièrement du côté de Thierno Bocoum, leader du mouvement Agir, qui dénonce une injustice flagrante et une méconnaissance des textes juridiques.

Dans un communiqué publié le 13 décembre 2024, Metropolis a annoncé la destitution de Barthélemy Dias de son poste de maire de Dakar, ce qui a automatiquement entraîné la perte de son titre de président de l’association. Le Comité exécutif de Metropolis s’est réuni le 8 janvier 2025 pour examiner les conséquences de cette situation, affirmant agir en conformité avec les statuts de l’organisation.

Cependant, Thierno Bocoum rejette cette interprétation. Selon lui, « aucun acte administratif ou judiciaire ne destitue Barthélemy Dias de son poste de maire ». L’arrêté du préfet de Dakar, daté de décembre 2024, déclare uniquement M. Dias « démissionnaire de son mandat de conseiller municipal », une fonction distincte de celle de maire, laquelle est obtenue par élection au suffrage universel direct.

M. Bocoum souligne que les statuts de Metropolis, révisés en juin 2023, précisent que la présidence de l’association est exercée par « le plus haut représentant de l’organe exécutif de l’institution membre élue au poste ». Dans ce cadre, Barthélemy Dias reste le maire légitime de Dakar tant qu’aucune procédure administrative ou judiciaire ne prouve le contraire.

De plus, Barthélemy Dias a saisi la Cour suprême pour excès de pouvoir, contestant l’arrêté du préfet. Ce recours n’ayant pas encore été tranché, la décision de Metropolis est jugée prématurée par ses soutiens. « Il est inacceptable qu’une organisation de cette envergure prenne une décision aussi hâtive, sans attendre l’issue d’une procédure judiciaire en cours », déplore Thierno Bocoum.

Cette situation met Dakar dans une position inconfortable. La ville perd non seulement son influence au sein de Metropolis mais aussi la reconnaissance symbolique qui accompagnait la présidence de Barthélemy Dias. Pour ses partisans, cette destitution semble davantage motivée par des pressions politiques que par des impératifs juridiques.

Levée de l’immunité parlementaire de Farba : Aissata Tall Sall plaide pour une procédure juste et équitable

Aissata Tall Sall, députée et figure de proue du groupe parlementaire de l’intercoalition Takku Wallu Sénégal, s’est exprimée sur la ratification de la Commission Ad Hoc chargée d’instruire la demande de levée de l’immunité parlementaire de Farba. Dans une déclaration publique, elle a mis en avant la d’une démarche conforme à la Constitution, tout en préservant la dignité et la crédibilité de l’Assemblée nationale.

La commission, composée de 11 membres selon la représentativité des groupes parlementaires, inclut neuf députés issus du groupe Pastef, un de Takku Wallu Sénégal, et un membre non-inscrit. Ce panel a pour mission principale d’examiner les fondements de la demande introduite par le procureur du pool financier, en s’assurant que les raisons avancées soient solides et justifiées.

Pour Aissata Tall Sall, cette procédure, bien que légale et prévue par les textes, ne doit en aucun cas être conduite avec précipitation. “Le représentant de notre groupe au sein de la commission jouera un rôle crucial, en collectant toutes les informations nécessaires pour éclairer nos décisions,” a-t-elle affirmé. Elle a insisté sur l’importance d’une analyse rigoureuse des motivations qui ont conduit à cette requête, afin d’éviter tout abus de procédure ou traitement injuste.

Le groupe parlementaire de Takku Wallu Sénégal entend adopter une position mûrement réfléchie, basée sur les conclusions de la commission. Selon Aissata Tall Sall, les débats à la plénière seront déterminants pour fixer leur posture définitive. Elle a également tenu à rappeler que la levée de l’immunité parlementaire n’est pas un acte anodin, et qu’il est impératif de respecter la présomption d’innocence tout en préservant l’image de l’institution législative.

Pour la députée, ce processus est l’occasion de démontrer la capacité du Parlement à traiter des questions sensibles avec responsabilité et impartialité. Elle a souligné l’importance de tenir compte de toutes les critiques, observations et motivations avant toute décision. “Notre objectif est de garantir une justice digne et équitable, tout en veillant à ce que la dignité de l’Assemblée nationale soit sauvegardée,” a-t-elle conclu.

Aïssata Tall Sall : “Personne ne nous empêchera de défendre la justice”

Lors d’une intervention particulièrement vibrante, Aïssata Tall Sall, ancienne ministre des Affaires étrangères et députée de l’intercoalition Takku Wallu, a réaffirmé son engagement face aux attaques politiques ciblant Farba Ngom, une figure influente du paysage politique sénégalais.

Prenant la parole en Peulh avant de poursuivre en français, Aïssata Tall Sall a souligné avec force que “le Sénégal est une nation forte, une république debout”. Selon elle, les tentatives de certains acteurs politiques pour ternir l’image du pays ou imposer leur domination ne passeront pas sans résistance. “Ils devront marcher sur nos cadavres”, a-t-elle déclaré, exprimant ainsi sa détermination et celle de sa coalition à ne pas céder face aux pressions.

Dans son discours, l’élue a défendu sans ambiguïté Farba Ngom, qu’elle estime victime d’un acharnement politique injustifié. Pour elle, ces attaques illustrent une “loi du plus fort” qu’elle refuse de voir s’imposer dans le paysage politique sénégalais. “Nous sommes solidaires et unis face à ces manœuvres”, a-t-elle martelé, appelant à une mobilisation accrue pour dénoncer ce qu’elle qualifie de “mensonge” et d’injustice flagrante.

L’honorable députée a également assuré que son combat, tout comme celui de son camp politique, se poursuivra avec encore plus de vigueur. “Notre lutte ne s’arrête pas ici. Nous continuerons à défendre la justice et à combattre l’injustice sur tous les fronts, qu’il s’agisse de l’Assemblée nationale ou des débats sur le terrain”, a-t-elle affirmé.

Pour Aïssata Tall Sall, cette bataille n’est pas seulement politique, mais également une question de principe. Elle a rappelé que la justice et la vérité restent les piliers sur lesquels repose leur action.

Aïssata Tall Sall a conclu son intervention en lançant un appel à l’unité au sein de sa coalition et de ses sympathisants. “Notre solidarité est totale, notre détermination est sans faille. Ceux qui cherchent à déstabiliser notre pays trouveront sur leur chemin un mur d’unité et de courage.”

Soutien de Macky Sall à Farba Ngom : Sidiki Kaba mobilise les militants de l’APR

Ce jeudi, au siège de l’Alliance pour la République (APR), l’ancien ministre et Premier ministre Sidiki Kaba a pris la parole devant une foule nombreuse pour transmettre un message de solidarité et de soutien du président Macky Sall à l’endroit de l’honorable député Farba Ngom, actuellement confronté à une procédure de levée de son immunité parlementaire.

Dans son discours, Sidiki Kaba a tenu à saluer la mobilisation massive des responsables, alliés et sympathisants du parti, témoignant de leur fidélité et de leur engagement en faveur de Farba Ngom. L’ancien ministre n’a pas tari d’éloges à son sujet, décrivant l’homme comme « digne, engagé, serein, travailleur et droit ». Il a appelé les militants à maintenir leur mobilisation pour soutenir Farba Ngom dans cette épreuve.

Relayant le message du président Macky Sall, Sidiki Kaba a mis en lumière un aspect clé du dossier, dénonçant ce qu’il considère comme un “règlement de comptes” plutôt qu’une véritable reddition de comptes. « Le Sénégal a connu des alternances pacifiques, mais les poursuites ciblées contre certains membres de l’APR soulèvent des interrogations », a déclaré Sidiki Kaba.

Le message présidentiel a également rappelé que Farba Ngom reste un “présumé innocent”, en conformité avec le principe de la présomption d’innocence. « Le dossier est désormais entre les mains de ses avocats, qui s’exprimeront prochainement sur la situation », a précisé Sidiki Kaba.

Pour conclure, Sidiki Kaba a appelé à la prière collective afin que les magistrats, dont il a loué l’indépendance, puissent rendre une décision juste et équitable. « Farba mérite respect et considération », a-t-il affirmé, tout en exhortant les membres de l’APR à rester unis et déterminés.

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