Mpox à Dakar et Fièvre de la Vallée du Rift dans le nord : le ministère de la Santé alerte et renforce la riposte

Le Sénégal est confronté à une situation sanitaire préoccupante avec l’apparition simultanée de deux épidémies distinctes. À Dakar, plusieurs cas de Mpox (variole du singe) ont été confirmés, tandis que la Fièvre de la Vallée du Rift (FVR) sévit dans le nord du pays, particulièrement dans la région de Saint-Louis, où plusieurs décès ont été enregistrés. Face à ces menaces, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique a convoqué une réunion d’urgence du Comité national de gestion des épidémies (CNGE), ce lundi 29 septembre 2025, afin de coordonner et renforcer la riposte.

Selon le communiqué publié tard dans la nuit, le Mpox est suivi avec une vigilance particulière dans la capitale. Depuis la confirmation du premier cas le 22 août dernier, cinq cas ont été enregistrés dans la région de Dakar. Aucun décès n’a été signalé à ce stade. Parmi les patients pris en charge, un est déjà déclaré guéri, tandis que quatre autres sont hospitalisés au service des maladies infectieuses de l’hôpital de Fann. Leur état clinique est jugé favorable. Pour éviter toute propagation, 52 personnes identifiées comme contacts sont actuellement suivies de près par les équipes médicales.

La situation est plus préoccupante à Saint-Louis, où la Fièvre de la Vallée du Rift a déjà causé 28 cas confirmés dont huit décès. Cette maladie virale, transmise principalement par les piqûres de moustiques ou par contact direct avec des animaux infectés, constitue un véritable défi de santé publique. L’enquête épidémiologique menée sur le terrain a permis d’identifier 90 personnes exposées, dont quatre ont déjà développé la maladie. Les autorités rappellent que quelques jours plus tôt, le 28 septembre, le bilan faisait état de 21 cas et 7 décès, confirmant une progression inquiétante de l’épidémie.

Pour faire face à cette double crise, le ministre de la Santé a donné plusieurs orientations fortes à l’issue de la réunion du CNGE. Il a insisté sur le renforcement du partenariat intersectoriel, la surveillance accrue dans les régions voisines de Saint-Louis, et l’intensification de la communication afin de sensibiliser davantage les populations. Le ministre a également appelé à une implication plus active des communautés locales, qui jouent un rôle crucial dans la prévention et la rupture des chaînes de transmission.

Dans son message, le ministère a invité les populations à redoubler de vigilance et à adopter sans réserve les mesures de prévention, qu’il s’agisse de l’hygiène, de la protection contre les moustiques ou encore de la prudence dans les contacts avec les animaux. « Chaque citoyen doit jouer pleinement son rôle dans cette lutte collective », rappelle le communiqué.

Cette mobilisation multisectorielle vise à contenir rapidement ces deux épidémies qui, bien que distinctes, exigent une réponse coordonnée et énergique afin de préserver la santé publique et d’éviter une propagation plus large à l’échelle nationale.

Fièvre de la Vallée du Rift : le Dr Mamadou Ndiaye éclaire sur les risques et les mesures de prévention

La fièvre de la Vallée du Rift suscite de nombreuses interrogations au sein de la population. Pour clarifier les risques liés à cette maladie et expliquer les modes de transmission, le Dr Mamadou Ndiaye, directeur de la Prévention au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, a tenu à apporter des éclaircissements.

Selon lui, cette maladie est avant tout d’origine animale, ce qui en fait une zoonose – une infection transmissible des animaux vertébrés à l’être humain. « Mais pour que le virus passe de l’animal à l’homme, il faut un vecteur amplificateur », précise-t-il. Ce rôle est principalement joué par le moustique, qui constitue le canal de transmission le plus courant.

Le mécanisme est simple : certaines espèces de moustiques piquent un animal infecté, puis, en piquant un être humain, transmettent le virus. Toutefois, le risque ne se limite pas aux piqûres d’insectes. Le Dr Ndiaye a également insisté sur la possibilité d’une contamination directe, notamment par le contact avec les sécrétions d’un animal infecté – comme le sang – ou encore par la consommation de produits d’origine animale contaminés, tels que de la viande insuffisamment cuite ou du lait non pasteurisé.

Une fois l’infection contractée par l’être humain, les premiers symptômes ressemblent à ceux d’un syndrome grippal classique. « On parle de pseudo-grippe », indique le Dr Ndiaye. Le patient peut souffrir de maux de tête, de douleurs articulaires et musculaires, accompagnés parfois de vomissements. Mais dans certains cas, la maladie peut évoluer vers une forme plus grave, à caractère hémorragique. Ces complications peuvent se manifester par des vomissements de sang ou des diarrhées sanglantes, nécessitant une prise en charge médicale urgente.

Sur le plan préventif, le responsable du ministère de la Santé a insisté sur la limitation des contacts directs avec les animaux potentiellement infectés, ainsi que sur l’importance de bonnes pratiques alimentaires. Il recommande d’éviter de consommer du lait non pasteurisé ou de la viande mal cuite, qui sont autant de vecteurs potentiels de transmission. La réduction de l’exposition aux moustiques reste également une mesure essentielle, en particulier dans les zones rurales où la proximité entre l’homme, les animaux et les insectes est plus marquée.

Hôpital Abass Ndao : deux agents libérés, un troisième toujours en attente

Deux des trois agents de l’hôpital Abass Ndao, arrêtés en début de semaine pour usurpation de fonction, ont été remis en liberté hier, vendredi, et placés sous contrôle judiciaire, selon des informations rapportées par L’Observateur. Le troisième mis en cause, A. Faye, n’a pas encore été entendu et son sort reste incertain.

Initialement présentés comme de faux médecins, les trois agents sont en réalité membres du personnel paramédical. L’enquête a permis d’établir que Y. Ndiaye et B. Coly sont bel et bien des techniciens de bloc opératoire, assistants des médecins lors des interventions.

L’affaire avait pris de l’ampleur après des accusations selon lesquelles les agents auraient pratiqué des actes médicaux sans qualification, causant des complications chez certains patients. Le déclencheur du scandale serait lié à A. Faye, accusé d’avoir perçu 400 000 FCFA d’une patiente souffrant de goitre, dont l’opération prévue depuis décembre 2024 n’a pas eu lieu.

Certains responsables hospitaliers ont reconnu que ce type de pratique existait depuis plusieurs années et avait été toléré dans le bloc opératoire. Un chef de service a même affirmé avoir trouvé cette organisation déjà en place à son arrivée. D’autres responsables, en revanche, disent n’en avoir jamais eu connaissance.

Dès le début, les trois agents avaient reçu le soutien d’une partie du personnel hospitalier. Des collègues ont rappelé qu’ils n’étaient pas de simples imposteurs, mais des praticiens disposant de compétences reconnues. « Ils ont tous été formés pour la pratique de la circoncision, sous la supervision des médecins, notamment de l’urologue », a confié une source interne citée par L’Observateur.

Selon les informations recueillies, Y. Ndiaye est infirmier de bloc, B. Coly détient une certification d’ancien médecin, tandis qu’A. Faye exerce comme assistant infirmier.

Fièvre de la Vallée du Rift à Saint-Louis : dix cas confirmés dont quatre décès

Le Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique (MSHP) a confirmé, le 20 septembre 2025, la présence de la fièvre de la Vallée du Rift dans la région de Saint-Louis. Les premiers cas ont été identifiés grâce aux analyses du laboratoire de l’Institut Pasteur de Dakar.

Une investigation préliminaire, conduite par les services de santé en collaboration avec les services de l’Élevage et une équipe de l’Université Gaston Berger (UGB), a permis de recenser 26 personnes ayant été en contact avec les malades confirmés. Six d’entre elles présentaient des symptômes évocateurs et ont fait l’objet de prélèvements.

Au 25 septembre, le bilan fait état de dix cas positifs, dont quatre décès. Face à la gravité de la situation, le Gouverneur de la région a convoqué une réunion de crise du Comité régional de gestion des épidémies (CRGE). À l’issue de cette rencontre, l’Unité mixte de coordination avancée (UMCA) de la zone Nord a été activée pour piloter la riposte sur le terrain.

Dans un communiqué, le MSHP a présenté ses condoléances aux familles endeuillées et souhaité un prompt rétablissement aux malades en cours de traitement. Les autorités sanitaires appellent par ailleurs les populations à respecter strictement les consignes de prévention afin de limiter la propagation du virus.

Sénégal : un nouveau cas de Mpox confirmé, les autorités sanitaires alertent

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a confirmé un nouveau cas de Mpox, plus connue sous le nom de variole du singe, au Sénégal. Contrairement au premier cas signalé dans le pays, celui-ci concerne un ressortissant sénégalais.

Selon Mamadou Ndiaye, Directeur de la prévention, vingt (20) cas contacts ont été identifiés autour du malade. Ce dernier a été localisé dans la région de Dakar et n’a déclaré aucun voyage en dehors de cette zone, ce qui renforce l’hypothèse d’une circulation locale du virus.

« À partir de ce deuxième cas et selon des informations disponibles, nous pouvons dire que le virus est en train de circuler. En tout cas dans certaines zones du pays et particulièrement dans la zone de Dakar », a-t-il déclaré sur les ondes de la RFM.

Face à cette situation, les autorités sanitaires appellent à la vigilance. Mamadou Ndiaye invite les populations à surveiller l’apparition de signes évocateurs tels que l’éruption cutanée, notamment des boutons au visage et aux extrémités. Toute personne présentant ces symptômes est encouragée à se rendre rapidement dans une structure de santé pour une prise en charge adéquate.

Le Directeur de la prévention rappelle également la nécessité d’éviter les contacts physiques rapprochés, qui constituent l’un des principaux modes de transmission interhumaine du Mpox.

Scandale médical à Abass Ndao : un réseau de faux médecins démantelé

Un véritable scandale secoue le secteur de la santé au Sénégal. Trois individus se faisant passer pour des médecins ont été arrêtés par la Brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar, le 22 septembre 2025. Leur interpellation met en lumière une pratique dangereuse et ancienne, qui aurait causé de nombreux préjudices à des patients.

Les mis en cause sont A. Diop (49 ans), domicilié à Keur Massar, qui se présentait comme « assistant infirmier » ; Y. Ndiaye (48 ans), de Thiaroye, se disant « assistant infirmier de bloc » ; et B. Coly (47 ans), habitant Pikine, prétendant être « assistant opérateur de bloc ».

Ils sont poursuivis pour usurpation de fonction et d’identité de médecin, exercice illégal de la médecine et mise en danger de la vie d’autrui.

Selon les premiers éléments de l’enquête, ces individus officiaient depuis plusieurs années dans divers établissements sanitaires de Dakar, sans aucune autorisation légale ni formation médicale adéquate.

Les faux praticiens ne se limitaient pas à seconder le personnel qualifié : ils auraient pratiqué eux-mêmes des actes chirurgicaux, notamment des circoncisions. Plusieurs patients ont d’ailleurs présenté des complications graves à la suite de ces interventions.

Un cas emblématique illustre la gravité de la situation : A. Diop est accusé d’avoir perçu 400 000 FCFA d’une patiente atteinte de goitre, censée être opérée depuis décembre 2024. L’opération, jamais réalisée, a exposé la malade à de lourdes complications, selon l’avis d’un professeur, chef de service du bloc opératoire.

Alertée par des dénonciations, la Légion de gendarmerie de Dakar a mené une descente à l’hôpital Abass Ndao. Les faits ont été confirmés par un responsable du bloc, qui a reconnu l’existence de cette pratique frauduleuse. Il a toutefois précisé avoir toujours refusé de collaborer avec ces faux médecins, contrairement à certains collègues.

Fait troublant : la direction de l’établissement a affirmé aux enquêteurs ignorer totalement l’existence de ces pratiques au sein de l’hôpital.

Ce démantèlement intervient après des plaintes déposées dans le ressort du parquet de Pikine-Guédiawaye. Sur instruction du procureur, une enquête a été ouverte, menant à l’arrestation des trois suspects.

Au-delà de la responsabilité individuelle des mis en cause, cette affaire soulève des interrogations majeures sur les failles du système de contrôle hospitalier et la complaisance de certains acteurs médicaux.

Santé : un deuxième cas de Mpox confirmé à Dakar, 20 personnes sous surveillance

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a annoncé, ce lundi 22 septembre 2025, la confirmation d’un deuxième cas de Mpox, plus connue sous le nom de variole du singe, dans la capitale sénégalaise. Cette annonce intervient à peine quelques jours après la détection d’un premier cas, suscitant une vigilance accrue des autorités sanitaires et de la population.

Selon les précisions du communiqué officiel, il s’agit d’un patient de nationalité sénégalaise, résidant à Dakar, qui avait commencé à présenter des signes suspects dès le 11 septembre. Le malade a été reçu en consultation au Service des maladies infectieuses de l’Hôpital de Fann le 21 septembre, avant d’être immédiatement hospitalisé. Les analyses effectuées sur ses prélèvements ont confirmé la présence du virus le 22 septembre.

À la suite de cette confirmation, une enquête épidémiologique a été déclenchée afin de retracer les déplacements et interactions du patient. Les services compétents ont déjà identifié vingt personnes qui ont été en contact direct ou indirect avec lui. Toutes ces personnes sont désormais placées sous surveillance médicale rapprochée, conformément aux protocoles établis. À ce stade, les autorités soulignent qu’aucun lien n’a pu être établi entre ce deuxième cas et le premier patient confirmé ni avec les contacts de ce dernier, ce qui laisse penser à des chaînes de transmission distinctes.

Le ministère a tenu à rassurer la population, rappelant que toutes les dispositions nécessaires ont été prises pour limiter la propagation de la maladie. Les équipes médicales spécialisées sont mobilisées et des dispositifs de suivi rigoureux ont été mis en place dans les zones potentiellement exposées. L’autorité sanitaire invite néanmoins les citoyens à rester vigilants, à signaler rapidement tout symptôme suspect et à suivre scrupuleusement les recommandations données par les agents de santé.

Dans son communiqué, le ministère insiste sur l’importance de la sérénité et de la responsabilité collective. L’apparition de signes tels que la fièvre, les éruptions cutanées, les douleurs musculaires ou les ganglions enflés doit pousser les personnes concernées à consulter sans délai les structures de santé les plus proches. Cette démarche préventive, combinée à une réponse rapide du système sanitaire, est jugée essentielle pour éviter une propagation plus large du Mpox.

Avec ce deuxième cas confirmé, le Sénégal rejoint la liste des pays africains appelés à renforcer leur dispositif de surveillance épidémiologique face à une maladie qui, bien que rarement mortelle, peut avoir de graves conséquences sur la santé et créer une forte inquiétude au sein des populations. Les prochains jours seront décisifs pour déterminer si la situation est maîtrisée ou si des mesures supplémentaires devront être prises.

Dysfonctionnements au sein de l’ARP : le SAMES tire la sonnette d’alarme

L’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (ARP), structure clé chargée de garantir la qualité, l’efficacité et la sécurité des médicaments disponibles sur le marché national, traverse une zone de fortes turbulences. Dans un communiqué rendu public, la section ARP du Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES) dénonce de graves irrégularités qui menacent, selon elle, la viabilité et la mission fondamentale de l’institution.

Le syndicat pointe en premier lieu des pratiques de gouvernance jugées inacceptables. Les nominations au sein de l’ARP seraient désormais guidées par le clientélisme, l’appartenance familiale ou partisane, au détriment des compétences et de la transparence. À cela s’ajoutent des recrutements massifs qualifiés de complaisance, qui ont fait exploser les effectifs de l’agence en passant de près de 150 agents à plus de 200 en moins d’un an. Or, selon le SAMES, cette augmentation s’est opérée sans ressources financières additionnelles, compromettant la viabilité de l’agence.

Les syndicalistes dénoncent également des mutations jugées abusives et injustifiées visant notamment des pharmaciens inspecteurs, analystes et points focaux des fonctions réglementaires. Ces cadres avaient pourtant joué un rôle déterminant dans l’obtention par l’ARP du « niveau de maturité 3 », un acquis majeur pour la reconnaissance internationale de l’agence. Leur déplacement, sans justification claire, est perçu comme un recul qui fragilise l’institution.

La gestion du personnel dans les pôles régionaux est également mise en cause. Les affectations y seraient faites sans mesures d’accompagnement adéquates, comme le versement de primes d’éloignement ou l’amélioration des conditions de travail. Une situation qui, selon le syndicat, démotive les agents et affecte leur rendement.

Le communiqué du SAMES met aussi en lumière un climat social délétère, marqué par des intimidations et menaces de mutation visant certains membres du syndicat. Les retards récurrents dans le paiement des salaires et des primes viennent accentuer les frustrations. Les médecins signalent que les salaires du mois d’août n’ont toujours pas été versés, tout comme la prime de motivation du programme NEPAD.

Face à ce tableau préoccupant, la section ARP du SAMES appelle les autorités à réagir rapidement. Elle estime que la persistance de ces dysfonctionnements risque de compromettre la mission essentielle de l’agence, qui est de protéger la santé publique en veillant à la qualité et à la sécurité des médicaments mis à la disposition des populations. Pour les syndicalistes, seule une intervention urgente et décisive permettra de rétablir un fonctionnement normal de l’ARP et de restaurer la confiance des agents comme des usagers.

Diourbel : le Dr Mamadou Dieng tire la sonnette d’alarme face à la prolifération des maladies non transmissibles

À Diourbel, la situation sanitaire interpelle les autorités médicales. Le directeur régional de la santé, Dr Mamadou Dieng, a profité de la cérémonie de restitution de l’enquête STEPS sur les facteurs de risques liés aux maladies non transmissibles (MNT) pour alerter sur une tendance qu’il qualifie d’« alarmante ». Selon lui, la population doit impérativement modifier ses habitudes alimentaires et son mode de vie si elle veut freiner la progression de pathologies comme l’hypertension artérielle, les maladies cardiovasculaires ou encore certains troubles métaboliques.

L’enquête STEPS, menée sur l’ensemble du territoire national et ciblant des personnes âgées de 18 à 69 ans conformément aux directives de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), révèle des résultats préoccupants pour la région de Diourbel. La consommation excessive de sel et d’épices y atteint 75 %, un taux particulièrement inquiétant au regard des conséquences connues sur la santé. Ce constat met en évidence une tendance qui alimente la recrudescence de maladies cardiovasculaires et d’autres affections chroniques.

Lors de son intervention, Dr Dieng a rappelé que ces maladies, longtemps associées aux personnes âgées, touchent désormais des populations beaucoup plus jeunes. Cette évolution inquiète d’autant plus qu’elle menace la vitalité économique et sociale de la région. Selon lui, la lutte contre les MNT passe nécessairement par un changement profond de comportement : réduire la consommation de sel, de sucre et de matières grasses, pratiquer une activité physique régulière et éviter la sédentarité. Le directeur régional a également insisté sur l’importance du dépistage afin que chaque individu connaisse son état de santé et puisse adopter des mesures préventives adaptées.

Au-delà des maladies cardiovasculaires, Dr Dieng a évoqué un autre problème de santé en forte progression dans la région : les déficits visuels, qui touchent particulièrement les femmes. Face à cette réalité, il a plaidé pour un développement accru des services d’ophtalmologie afin de répondre efficacement aux besoins des populations et d’assurer un meilleur suivi.

Pour transformer les conclusions de l’enquête en actions concrètes, le directeur régional de la santé a annoncé l’organisation de séances de restitution communautaire. Ces rencontres de proximité permettront de sensibiliser directement les habitants, de les amener à s’approprier les résultats et de les inciter à adopter des comportements plus sains. L’objectif est de susciter une véritable dynamique collective, où les communautés elles-mêmes deviennent actrices de la lutte contre les MNT.

À travers cette alerte, Dr Mamadou Dieng souligne l’urgence d’une mobilisation générale. Les maladies non transmissibles représentent aujourd’hui un défi majeur pour le système de santé sénégalais. À Diourbel, elles menacent de plus en plus de foyers et nécessitent une réponse collective, faite de prévention, de dépistage et de changement durable des modes de vie.

Élimination du trachome au Sénégal : un succès sanitaire qui inspire l’Afrique et le reste du monde

Le Sénégal vient de franchir une étape historique dans le domaine de la santé publique avec l’élimination du trachome en tant que problème de santé publique. Cette maladie oculaire, principale cause de cécité infectieuse dans le monde et classée parmi les quatorze maladies tropicales négligées (MTN), a officiellement été éradiquée grâce à des années d’efforts concertés entre l’État, les acteurs de santé et les partenaires internationaux.

À l’occasion de la journée de célébration de cette prouesse, organisée mardi, le directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Samba Cor Sarr, a souligné que cette victoire devait être inscrite parmi les indicateurs nationaux de transformation sanitaire. Selon lui, il ne s’agit pas seulement d’un succès ponctuel, mais d’un levier stratégique pour transformer durablement le système de santé sénégalais. Il a insisté sur la nécessité de renforcer les budgets consacrés à la surveillance et à la coordination multisectorielle, tout en plaidant pour une valorisation diplomatique de cette réussite dans les fora régionaux et internationaux.

Dr Sarr a expliqué que cette étape constitue « un début de capitalisation » et que le parcours sénégalais doit être documenté afin de produire des articles scientifiques, des communications internationales et des leçons utiles à d’autres pays encore confrontés à cette maladie. « Au-delà de la victoire sanitaire, cette validation représente un levier stratégique pour la transformation globale de notre système de santé et l’atteinte des autres objectifs de souveraineté, d’équité et de développement durable », a-t-il déclaré, ajoutant que cette prouesse illustrait l’engagement du pays à bâtir un Sénégal inclusif et solidaire tel que défini dans le projet Sénégal 2050.

Le représentant par intérim de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Sénégal, Dr Mady Ba, a pour sa part salué un exemple inspirant pour l’Afrique et le monde. Selon lui, l’expérience sénégalaise prouve qu’il est possible d’éliminer des maladies longtemps considérées comme inévitables, à condition de s’appuyer sur une approche fondée sur la dignité humaine, l’équité en matière de santé et un engagement constant. « Le Sénégal montre aujourd’hui l’exemple à l’Afrique et au monde entier », a-t-il déclaré, espérant que cette célébration serve de source d’inspiration pour d’autres initiatives de santé publique et pour les pays encore engagés dans cette lutte.

Neuvième pays de la région africaine de l’OMS à réussir cette performance, le Sénégal avait déjà éliminé la dracunculose, ou maladie du ver de Guinée, en 2004. Le ministère de la Santé entend désormais consolider ces acquis en mettant en place un plan national de surveillance et d’élimination, destiné à prévenir toute résurgence du trachome.

Ce succès témoigne du chemin parcouru par le pays et de la force de la volonté politique, de l’engagement des acteurs de santé et du soutien indéfectible des partenaires techniques et financiers. En devenant une référence dans la lutte contre les maladies tropicales négligées, le Sénégal ouvre une voie qui inspire à la fois l’Afrique et le reste du monde.

Santé publique : une enquête révèle de fortes disparités régionales dans les facteurs de risque au Sénégal

L’enquête nationale STEPS sur les maladies non transmissibles, rendue publique cette semaine après sa publication en juillet dernier, met en lumière une réalité préoccupante pour la santé publique sénégalaise. Les résultats révèlent des écarts considérables entre les régions, où certains comportements à risque et pathologies chroniques atteignent des niveaux alarmants.

La consommation d’alcool reste une pratique marquée dans certaines zones. À Ziguinchor, plus d’un habitant sur dix déclare en consommer, soit un taux de 11,1 %, trois fois supérieur à la moyenne nationale fixée à 3,6 %. Dakar n’est pas en reste avec un taux de 5,9 %, confirmant une tendance qui dépasse le seuil national.

Le tabac, quant à lui, est surtout présent dans le sud du pays. Sédhiou affiche un taux de 12,1 %, largement au-dessus de la moyenne nationale estimée à 6 %. Dakar se situe également en zone rouge avec un taux de 7,9 %.

Mais c’est sur le plan de la santé mentale que les chiffres interpellent le plus. Fatick enregistre un taux de suicide de 26,9 %, le plus élevé du pays, suivi par Matam avec 20,8 % et Tambacounda avec 20,2 %. La moyenne nationale est pourtant de 13 %, ce qui montre l’ampleur du malaise dans ces régions. Louga (17,1 %) et Saint-Louis (15,3 %) affichent aussi des niveaux supérieurs à la moyenne.

Les maladies chroniques telles que l’hypertension et le diabète apparaissent également comme des menaces grandissantes. Saint-Louis détient le record national de l’hypertension artérielle avec un taux de 43,3 %, suivi de près par Thiès (40,3 %) et Matam (32,6 %). La moyenne nationale est de 28,2 %, ce qui signifie que plusieurs régions dépassent de manière inquiétante ce seuil. Dakar (31,6 %) et Louga (30,4 %) ne sont pas épargnées. En ce qui concerne le diabète, Matam attire particulièrement l’attention avec une prévalence de 10,7 %, soit plus du double de la moyenne nationale fixée à 4,2 %. Dakar, Kaolack et Louga affichent respectivement 7,7 %, 6,1 % et 5,8 %.

À Kédougou, ce sont les comportements alimentaires et le mode de vie qui suscitent l’inquiétude. Près de 96,5 % des habitants utilisent systématiquement du sel, des épices et du bouillon lors de la cuisson, un niveau largement supérieur à la moyenne nationale de 75,8 %. La sédentarité est également marquée, avec 91,5 % de la population ne pratiquant pas suffisamment d’activité physique, un taux également au-dessus de la moyenne nationale estimée à 86,1 %. Saint-Louis affiche des chiffres comparables avec 91 % d’inactivité physique.

La dépigmentation volontaire, considérée comme un problème de santé publique à part entière, est très répandue dans certaines régions. Diourbel arrive en tête avec 21,3 %, suivie de près par Kaffrine avec 20,2 %. Kaolack (19,6 %), Thiès (17,4 %), Fatick (17,2 %) et Saint-Louis (16,2 %) affichent toutes des niveaux supérieurs à la moyenne nationale fixée à 15 %.

Cette enquête met en lumière une carte sanitaire contrastée où chaque région présente ses propres fragilités. Ziguinchor et Sédhiou se distinguent par la consommation d’alcool et de tabac, Fatick, Matam et Tambacounda par des indicateurs inquiétants en matière de santé mentale, Saint-Louis et Thiès par une forte prévalence de l’hypertension, Matam par une alerte rouge sur le diabète, Kédougou par des pratiques alimentaires et un manque d’activité physique, tandis que Kaffrine, Diourbel et Kaolack sont en première ligne sur la dépigmentation.

Ces résultats rappellent l’urgence d’adapter les politiques de prévention et de santé publique aux spécificités régionales, afin d’agir de manière ciblée et efficace. Faute d’une réponse rapide et coordonnée, le Sénégal risque de voir ces maladies non transmissibles peser lourdement sur son système de santé et sur l’équilibre socio-économique des communautés locales.

Les maladies non transmissibles : Un enjeu majeur de santé publique au Sénégal, selon l’Enquête STEPS 2024

Au Sénégal, les maladies non transmissibles (MNT) sont désormais responsables de 53 % des décès, selon les résultats de l’enquête nationale STEPS 2024, rendus publics à Kolda lors d’un atelier régional organisé ce jeudi. Cette rencontre, réunissant des autorités sanitaires, administratives et communautaires, s’inscrit dans un cycle de partages régionaux destinés à renforcer la riposte nationale contre ces pathologies silencieuses mais dévastatrices.

Le Dr Malick Hann, chef de la Division de la lutte contre les MNT au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, a présenté les principales conclusions de cette étude d’envergure. Il a rappelé que les MNT regroupent principalement quatre grandes familles de maladies : les maladies cardiovasculaires, le diabète, les cancers et les affections respiratoires chroniques. Toutes ont en commun des facteurs de risque bien identifiés, liés au mode de vie et à l’environnement. « Une alimentation déséquilibrée – trop salée, trop sucrée ou trop grasse –, la consommation excessive d’alcool, le tabagisme, la sédentarité ainsi que la pollution de l’air sont les principaux éléments déclencheurs de ces pathologies », a-t-il précisé.

Ces facteurs, modifiables pour la plupart, mettent en lumière l’importance d’une stratégie de prévention solide. D’autant que les MNT, souvent silencieuses à leurs débuts, deviennent extrêmement coûteuses à traiter une fois qu’elles s’aggravent. C’est pourquoi le ministère de la Santé, à travers cette enquête, cherche à sensibiliser l’ensemble des acteurs sur la nécessité d’agir en amont, en renforçant la communication et la mobilisation communautaire.

Prenant la parole à son tour, Bonaventure Kalamo, gouverneur adjoint de la région de Kolda, a insisté sur la responsabilité collective face à ce fléau sanitaire. Pour lui, la lutte contre les MNT ne peut se limiter au seul secteur de la santé. Elle doit impliquer les collectivités locales, les établissements scolaires, les acteurs religieux et les leaders d’opinion. « Il faut diversifier les canaux d’information pour toucher toutes les couches sociales. Les MNT sont des maladies qui ruinent les familles, mettent à mal les revenus des ménages et pèsent sur le budget de l’État », a-t-il soutenu.

L’atelier de Kolda, à l’instar de ceux organisés dans d’autres régions du pays, ambitionne d’ancrer la lutte contre les maladies non transmissibles dans une logique territoriale, en tenant compte des spécificités locales. Il est question de former des relais communautaires, de renforcer les structures sanitaires de proximité, et surtout, de promouvoir des comportements sains dès le plus jeune âge.

Les résultats de l’enquête STEPS 2024 serviront par ailleurs de base pour l’élaboration d’un nouveau plan stratégique national de lutte contre les MNT. L’actuel plan d’action couvrant la période 2023-2025 arrive à son terme, et les autorités veulent s’appuyer sur des données actualisées pour affiner leurs interventions. L’ambition est claire : faire reculer de manière significative l’impact des MNT dans les années à venir, en misant sur la prévention, la détection précoce et un accompagnement durable des patients.

Le Sénégal, à l’image de nombreux pays en développement, est aujourd’hui confronté à un double fardeau épidémiologique : la persistance des maladies infectieuses et la montée en puissance des pathologies chroniques. Dans ce contexte, la lutte contre les maladies non transmissibles s’impose comme une priorité de santé publique et un défi national qui engage l’avenir du système sanitaire et la qualité de vie des populations.

Kaolack : Un centre de santé moderne ouvre ses portes à Taïba Niassène

Un centre de santé flambant neuf a été inauguré ce dimanche 7 septembre 2025 à Taïba Niassène, commune du département de Nioro du Rip (région de Kaolack), en présence du secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, Serigne Mbaye.

La cérémonie a également réuni plusieurs personnalités, dont l’adjoint au gouverneur de Kaolack chargé du développement, Mamadou Habib Kamara, ainsi que le porte-parole de la Faydatou Tidjania, Cheikh Mouhamadoul Mahi Alioune Cissé, aux côtés d’autorités administratives, territoriales, médicales, religieuses et coutumières.

Cette infrastructure de dernière génération, destinée à renforcer la prise en charge médicale des populations, a été réalisée par le président de l’ONG Alfityanu Humanitarian International (AHI), Cheikh Mouhamadoul Mahi Alioune Cissé.

Implanté dans le village natal de Cheikh Al Islam El Hadji Ibrahima Niass, dit Baye (1900-1975), ce centre de santé ambitionne de contribuer ‘’considérablement’’ à l’amélioration de l’accès aux soins dans cette cité religieuse de la Faydatou Tidjania.

‘’Taïba Niassène, lieu de naissance de Baye Niass, polarise plusieurs villages où l’accès aux soins demeure une préoccupation majeure. C’est pourquoi, à travers notre ONG, nous avons jugé nécessaire d’y construire un centre de santé moderne, dans la continuité de l’œuvre de Cheikh Ibrahima Niass’’, a expliqué Cheikh Mouhamadoul Mahi Alioune Cissé.

Bâti sur une superficie de 15 000 m², ce projet a été rendu possible grâce aux contributions des disciples du porte-parole de la Faydatou Tidjania et de divers partenaires, permettant ainsi de doter la localité d’un plateau technico-médical renforcé.

Selon le maire de Taïba Niassène, Mouhamadou Abib Niass, la commune compte environ 37 800 habitants, avec déjà quatre postes de santé et six cases de santé.

‘’Avec la réception de ce centre de santé, nous franchissons une étape décisive. Cet investissement représente un bond en avant dans le relèvement du plateau médical de notre commune’’, a-t-il déclaré.

Pour sa part, le secrétaire général du ministère de la Santé, Serigne Mbaye, a salué ‘’un engagement communautaire exemplaire’’ et ‘’une coopération fraternelle’’ fondée sur la foi et la responsabilité partagée.

‘’Ce centre de santé répond concrètement aux priorités fixées par le président de la République, à savoir renforcer l’offre de soins de proximité, réduire les inégalités territoriales en santé et valoriser les partenariats stratégiques’’, a affirmé M. Mbaye.

Il a également mis en avant la ‘’formidable capacité’’ des guides religieux à conjuguer régulation sociale, foi et solidarité citoyenne au bénéfice des populations. Il a rappelé que la Lettre de politique sectorielle 2025-2029 du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique vise à bâtir un système de santé ‘’résilient, inclusif et équitable’’.

‘’Le centre de santé de Taïba Niassène illustre parfaitement cette vision et témoigne de la capacité des communautés à s’organiser, financer et réaliser des infrastructures de santé durables, dans le respect des normes et en concertation avec les autorités’’, a conclu M. Mbaye.

Panne du scanner de l’Hôpital Idrissa Pouye : le Directeur rassure et annonce un retour rapide à la normale

L’Hôpital Général Idrissa Pouye (HGIP) de Grand Yoff a connu, ces derniers jours, une perturbation de ses services d’imagerie médicale en raison de la panne de son scanner. Face à l’inquiétude des patients et de leurs familles, la direction de l’établissement est sortie de son silence pour apporter des précisions et rassurer l’opinion.

Dans un communiqué daté du 2 septembre 2025, le Directeur de l’hôpital, le Dr Ousmane Gueye, a tenu à clarifier la nature du problème. Selon lui, il ne s’agit en aucun cas d’un manque de moyens financiers, mais d’un incident technique complexe. « Le scanner est couvert par un contrat de maintenance actif. Il s’agit d’un dysfonctionnement qui nécessite l’intervention du fabricant, basé à l’étranger », a-t-il expliqué.

Le Directeur a ajouté que les équipes spécialisées du fournisseur et du constructeur sont déjà mobilisées afin d’apporter une solution définitive. Les démarches ont été enclenchées dès les premières heures de la panne, ce qui permet d’espérer un retour rapide à la normale dans les prochains jours.

En attendant, l’Hôpital Général Idrissa Pouye présente ses excuses aux patients pour les désagréments causés par cette situation imprévue. La direction réaffirme par ailleurs son engagement à offrir des soins de qualité, dans un environnement sécurisé et conforme aux standards internationaux.

Cette communication vise à couper court aux rumeurs qui faisaient état de difficultés financières ou d’un abandon de la maintenance des équipements. Le Dr Ousmane Gueye insiste : le problème est purement technique, et toutes les dispositions sont prises pour que l’hôpital continue d’assurer sa mission de service public auprès des populations.

Mpox au Sénégal : guérison du patient importé et levée de l’alerte immédiate

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a annoncé, ce lundi 1er septembre 2025, la guérison complète du patient testé positif au Mpox il y a une dizaine de jours. Diagnostiqué le 22 août dernier, l’individu avait été immédiatement pris en charge par les équipes médicales spécialisées, avant d’être déclaré rétabli et autorisé à quitter l’hôpital ce jour.

Dans son communiqué, le ministère précise que la surveillance mise en place autour du malade a porté ses fruits. Trente personnes identifiées comme cas contacts ont été suivies de près par les services sanitaires durant toute la période d’incubation. Aucun symptôme n’a été détecté chez elles, ce qui permet de confirmer que le pays ne compte plus aucun cas actif de Mpox.

Si cette issue rassurante marque un soulagement pour les autorités sanitaires comme pour la population, le ministère appelle toutefois à ne pas baisser la garde. La vigilance reste de mise face à une maladie encore présente dans plusieurs pays. Les recommandations habituelles demeurent en vigueur : se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon ou avec une solution hydroalcoolique, éviter les contacts rapprochés avec des personnes présentant des lésions cutanées ou des symptômes suspects, et consulter rapidement un centre de santé en cas de doute.

Cette annonce intervient après plusieurs semaines d’inquiétude et confirme l’efficacité du dispositif de surveillance épidémiologique du Sénégal. Le ministère assure que ses services resteront mobilisés pour prévenir toute nouvelle introduction du virus et protéger la santé publique.

Cancers féminins : le retard de consultation, un danger mortel pour les patientes

Le gynécologue-obstétricien Mamadou Guèye a lancé un cri d’alerte ce samedi sur la gravité des cancers féminins, notamment le cancer du sein et celui du col de l’utérus, lors d’un panel consacré aux cancers uro-génitaux organisé par l’Association Actions Sanitaires pour le Fouta (ASFO). Selon lui, la majorité des patientes arrivent à l’hôpital dans un état trop avancé, ce qui réduit considérablement leurs chances de survie.

« Sur dix femmes que nous recevons pour ces cancers, sept arrivent déjà au stade 4, le plus avancé », a déclaré le médecin à l’Agence de presse sénégalaise (APS). « À ce stade, 90 % décèdent au bout de cinq ans », a-t-il ajouté, insistant sur la nécessité de renforcer la prévention, la sensibilisation et surtout le dépistage précoce.

Le spécialiste a pointé du doigt une situation particulièrement alarmante dans les zones rurales, notamment dans la région de Matam, où les femmes consultent souvent trop tard, parfois après plusieurs mois de symptômes ignorés ou tus. Les causes de ces retards sont multiples : manque d’accès aux structures de santé spécialisées, déficit d’information, mais aussi poids des tabous.

« Le cancer du col touche à l’intimité de la femme. Beaucoup hésitent à consulter malgré les saignements ou les douleurs, jusqu’à ce que la situation devienne grave. Il en est de même pour le cancer du sein », a expliqué le gynécologue, rappelant que ces silences sont lourds de conséquences.

Malgré ce constat inquiétant, le médecin a tenu à saluer les efforts de sensibilisation de l’ASFO, qui mène depuis plusieurs années des campagnes de proximité dans le Fouta et ses environs. Le président de la commission scientifique de l’association, Abdoul Aziz Gaye, a d’ailleurs annoncé la tenue de la 26ᵉ édition de ces campagnes de dépistage et de soins, prévue du 11 au 17 septembre prochain. Huit villages de la région de Matam seront concernés et plus de 110 professionnels de santé, parmi lesquels des médecins spécialistes, des sages-femmes et des nutritionnistes, seront mobilisés.

Selon l’ASFO, ces campagnes ont déjà permis de consulter près de 10 000 patients lors des précédentes éditions, contribuant ainsi à rapprocher les services de santé des populations et à briser certains tabous. Mais face à l’ampleur du défi, Mamadou Guèye estime que la lutte contre les cancers féminins nécessite encore davantage d’efforts concertés de l’État, des structures sanitaires et des organisations communautaires, afin de sauver des milliers de vies menacées par le silence et le retard de consultation.

Professeur Demba Diedhiou : une trajectoire au carrefour de la médecine, de la recherche et de l’engagement citoyen

Spécialiste en médecine interne, en médecine du travail, en endocrinologie et diabétologie, le professeur Demba Diedhiou incarne une figure majeure du monde médical et universitaire sénégalais. Le 14 avril 2025, il a été nommé directeur du Centre Hospitalier Abass Ndao, une institution qu’il connaît parfaitement puisqu’il y exerce depuis près de deux décennies.

Ancien interne des hôpitaux, le Pr Diedhiou a soutenu son doctorat en médecine en 2007, avant d’obtenir un diplôme d’études spécialisées en médecine interne en 2009. Soucieux de renforcer ses compétences, il s’est orienté vers l’endocrinologie et les maladies métaboliques avec un D.E.S en 2018, auquel il a ajouté un diplôme universitaire en santé publique et promotion de la santé dès 2011. Son parcours académique est couronné par un brillant succès au concours d’agrégation du CAMES en médecine moderne en 2020, où il sort major de sa promotion, avant d’être promu professeur titulaire des universités en 2024.

Depuis 2009, il a gravi tous les échelons au sein du Centre Hospitalier Abass Ndao, passant de Chef de clinique à Professeur titulaire, en occupant entre-temps les fonctions de Maître-Assistant, Maître de Conférences agrégé et responsable du Service de Médecine du Travail depuis 2018. Il s’est également distingué par son engagement institutionnel en tant que Vice-Président de la Commission Médicale d’Établissement.

Parallèlement, son implication dans la formation des générations futures de médecins s’est étendue à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar ainsi qu’à plusieurs universités régionales, notamment Saint-Louis, Bambey, Thiès et Ziguinchor. Ses enseignements couvrent des disciplines fondamentales telles que l’endocrinologie, la diabétologie, la sémiologie médicale et la médecine interne.

Chercheur prolifique, le Pr Diedhiou est l’auteur de plus de cinquante publications scientifiques, diffusées aussi bien dans des revues nationales qu’internationales. Ses travaux portent sur des thématiques diverses : diabète sucré, maladies de la thyroïde, ostéoporose, tuberculose extrapulmonaire, pathologies hypophysaires, mais aussi les impacts de la Covid-19. Il s’est imposé comme une référence dans la réflexion sur les pathologies chroniques en Afrique subsaharienne, en contribuant à l’élaboration de guides nationaux et de protocoles standardisés pour une meilleure prise en charge des malades.

Son expertise ne se limite pas au terrain académique. Durant la pandémie de Covid-19, il a joué un rôle déterminant dans l’organisation et l’optimisation des réponses hospitalières, confirmant sa capacité à allier rigueur scientifique et sens pratique.

Acteur incontournable de la coopération scientifique, le professeur Diedhiou est membre de plusieurs sociétés savantes, dont la Société Sénégalaise de Médecine Interne, la Société Francophone Africaine de Diabétologie et Endocrinologie, ou encore le Réseau Métabolisme Diabète et Nutrition, dont il est Vice-Président. Il en est aujourd’hui le président en exercice, renforçant ainsi son influence dans l’espace francophone africain.

Son engagement citoyen se manifeste aussi à travers son implication associative. Il milite activement au sein de l’Association Sénégalaise d’Aide aux Diabétiques, du Lions Club Dakar Flamboyant, et dans divers projets communautaires visant à améliorer la santé et le bien-être des populations.

En alliant compétence clinique, excellence académique et leadership institutionnel, le professeur Demba Diedhiou s’impose comme un acteur central du développement du système de santé sénégalais. Son parcours est le reflet d’un engagement constant au service de la médecine, de la recherche et de la société.

Hôpital Idrissa Pouye : mise au point sur les accusations de demande d’argent dans l’affaire Mamadou Camara

L’hôpital général Idrissa Pouye de Grand Yoff (Hogip) a tenu à réagir officiellement aux accusations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles il aurait demandé de l’argent aux proches de Mamadou Camara, le motocycliste tragiquement heurté par un minibus de la ligne 61. Dans un communiqué diffusé par sa cellule de communication, l’établissement dément formellement ces allégations et affirme que ces informations sont « mal intentionnées ou mal informées », visant à semer la confusion dans l’opinion publique sénégalaise.

Le Hogip rappelle qu’aucune somme d’argent n’a été exigée de la famille ou des proches du défunt au cours des procédures engagées. L’hôpital souligne également qu’il dispose sur place d’un bureau du Fonds de Garantie Automobile, dont la mission consiste à prendre en charge les formalités administratives et médicales liées aux victimes d’accidents de la circulation, rendant inutile toute demande de paiement. Cette précision vise à rétablir la vérité sur le rôle de l’institution dans le traitement des victimes et à protéger son image.

Le communiqué revient par ailleurs sur les incidents qui ont eu lieu dans la matinée du samedi 23 août 2025. Selon l’hôpital, un groupe de jeunes d’origine inconnue a lancé des pierres sur la morgue et agressé un individu venu attendre la dépouille de Mamadou Camara. L’objectif apparent de ces actions était d’interrompre l’autopsie en cours, réalisée par des spécialistes sur la base d’une réquisition émanant de la gendarmerie. Face à cette situation, la police de Grand-Yoff est rapidement intervenue pour sécuriser les lieux, constater les dégâts causés au premier étage de l’établissement et protéger le personnel ainsi que les proches du défunt.

L’hôpital Idrissa Pouye invite fermement les auteurs de ces diffusions de fausses informations et ceux qui perturbent le fonctionnement de ses services à faire preuve de responsabilité et de retenue. Le communiqué précise que l’établissement se réserve le droit de porter plainte et de saisir les autorités compétentes en cas de nouvelles atteintes à ses usagers ou à ses infrastructures.

Cette mise au point vise non seulement à rétablir les faits, mais aussi à rassurer les populations sur le sérieux et l’intégrité de l’Hogip dans la prise en charge des victimes d’accidents de la circulation, tout en rappelant que la diffusion de rumeurs et d’informations non vérifiées peut avoir des conséquences graves sur la sécurité et la sérénité des établissements de santé.

Maouloud 2025 : Le ministère de la Santé et de l’Action sociale vérifie les dispositifs mis en place pour le Gamou à Kaolack

À quelques jours du Gamou, l’une des plus grandes célébrations religieuses du Sénégal, le ministère de la Santé et de l’Action sociale a dépêché une équipe technique à Kaolack afin de s’assurer du bon fonctionnement des dispositifs sanitaires et sociaux destinés aux pèlerins.

« Comme il est de coutume à la veille des grands événements religieux comme le Maouloud, le ministère de la Santé et de l’Action sociale met toujours en place un dispositif sanitaire adapté. Lors de ces grandes manifestations, il est important de prendre des mesures de prévention car il y a une forte affluence, des déplacements massifs de populations, et un séjour prolongé parfois dans des conditions difficiles. C’est pourquoi le ministère, en collaboration avec les services régionaux, mobilise et renforce les moyens, avec l’appui du niveau central. Nous mettons une énergie particulière à couvrir l’ensemble de ces activités », a expliqué Serigne Mbaye, secrétaire général du ministère.

La présentation du dispositif a été faite par la directrice régionale de la Santé de Kaolack. Selon M. Mbaye, les préparatifs sont rassurants aussi bien sur le plan logistique qu’organisationnel : « Nous disposons d’un personnel suffisant, d’ambulances et de matériel adéquat. Une coordination est mise en place impliquant le secteur privé, les services régionaux, ainsi que des spécialistes venus du niveau national. En plus des structures de santé existantes, des postes médicaux avancés sont installés près des lieux de célébration et dans les quartiers, afin d’être au plus proche des populations », a-t-il précisé.

Par ailleurs, des médicaments ont été prépositionnés, et le Service national d’hygiène a déjà lancé des interventions préventives, telles que des opérations de saupoudrage dans les quartiers concernés par les célébrations.

« Si tout le monde respecte les engagements pris et les mesures de prévention annoncées, les pèlerins pourront participer sereinement au Maouloud et rentrer en toute sécurité. Les dispositifs doivent être performants et prêts à faire face à d’éventuels problèmes », a souligné le secrétaire général du ministère.

Il a également tenu à rassurer au sujet du cas de dengue récemment annoncé au Sénégal : « Il s’agit d’un cas importé, et toutes les dispositions nécessaires ont déjà été prises par les autorités sanitaires », a-t-il conclu.

Cas de Mpox au Sénégal : le Pr Moussa Seydi se veut rassurant

Le premier cas de Mpox confirmé au Sénégal est en bonne voie de guérison. C’est l’assurance donnée par le Pr Moussa Seydi, chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital de Fann, qui a tenu à informer l’opinion sur l’évolution de l’état du patient et sur les mesures de prévention mises en place par les autorités sanitaires.

Selon le Pr Seydi, le malade, hospitalisé pour une forme sévère avec plus de 100 lésions cutanées et une surinfection, répond favorablement au traitement. « Sa guérison sera complète dans quelques jours, sauf complications de dernière minute. Il n’a plus de fièvre et la cicatrisation de ses lésions est en cours », a-t-il indiqué. Le génotype Ib, identifié chez le patient et connu pour sa gravité, n’inquiète pas outre mesure le professeur : « Avec une bonne prise en charge, la létalité est inférieure à 1 % ».

Le patient a été isolé dans une chambre à pression négative, utilisée pour les pathologies hautement contagieuses. Le traitement repose sur des antidouleurs, des antiprurigineux et des antibiotiques pour la surinfection, ainsi qu’un accompagnement nutritionnel et dermatologique. Sur le plan psychologique, une assistante sociale spécialisée a déjà entamé un suivi, et un recours aux psychiatres reste envisagé si nécessaire, l’isolement étant parfois difficile à supporter pour les patients.

Le nombre de cas contacts identifiés est passé de 25 à 29 après une enquête approfondie. Aucun ne présente pour l’instant de symptômes. Le Pr Seydi rappelle qu’un contact n’est pas nécessairement malade, mais doit rester vigilant et s’isoler à domicile en cas de symptômes.

Le ministère de la Santé a activé son plan de riposte : isolement des cas, limitation des contacts étroits sans protection, hygiène stricte, aération des espaces clos, et vaccination des personnes à risque si nécessaire. Le Sénégal s’était déjà préparé depuis plus d’un an à faire face à cette maladie, en formant son personnel et en simulant des situations d’épidémie. « La situation est sous contrôle. Les leçons tirées du COVID-19 et des autres épidémies nous servent toujours », a insisté le Pr Seydi.

Des contrôles sont renforcés dans les aéroports et ports du pays, mais, comme l’a rappelé le professeur, « une vigilance constante reste nécessaire ».

En conclusion, le spécialiste a tenu à rassurer : le Sénégal dispose d’infrastructures et d’équipes qualifiées pour contenir cette maladie, et toutes les dispositions sont prises pour éviter sa propagation.

Diourbel : le poste de santé Keur Serigne Mbaye privé d’électricité pendant toute une journée, le CDS dénonce

Un fait insolite s’est produit ce mercredi 27 août au poste de santé Serigne Mbaye Sarr, situé au quartier Keur Serigne Mbaye Sarr. L’électricité y a été coupée durant toute la journée, plongeant le personnel médical et les patients dans une situation des plus difficiles.

Le Comité de Développement Sanitaire (CDS), à travers un point de presse organisé devant la structure, a vigoureusement dénoncé cette coupure qu’il juge « arbitraire », d’autant plus que les autres postes de santé de la commune ont continué à bénéficier de l’électricité.

Alioune Fall, secrétaire exécutif du poste de santé, n’a pas caché son indignation :

« Nous ne comprenons pas cette situation, c’est pourquoi nous avons tenu ce point de presse. Dans toutes les communes, c’est la municipalité qui prend en charge les factures d’électricité. Pourquoi nous demande-t-on, à nous, de payer ? C’est inadmissible. Nous avons été contraints d’éconduire les malades venus en consultation et de libérer ceux qui étaient hospitalisés. Nous lançons un appel à l’État, car ce poste de santé est situé dans une zone très peuplée et demeure une structure de référence pour la population », a-t-il regretté.

Devant la structure sanitaire, un homme rencontré sur place, qui a préféré garder l’anonymat, n’a pas caché sa colère. Venu accompagner sa petite sœur malade, il s’est dit choqué de constater que le personnel soignant avait suspendu ses activités en raison de la coupure.

« Je ne sais pas dans quel Sénégal nous vivons. Vous voyez, ma sœur est très souffrante, mais on m’a dit que rien ne peut être fait parce qu’ils sont privés d’électricité », a-t-il déploré, visiblement amer.

Cette coupure d’électricité met en lumière les difficultés récurrentes auxquelles font face les structures sanitaires, souvent confrontées à des problèmes d’eau, de financement et d’approvisionnement en électricité.

Sénégal : Premier cas de Mpox confirmé, 25 personnes identifiées comme contacts

Le Sénégal a enregistré son premier cas confirmé de Mpox, également appelée variole du singe. L’annonce a été faite par les autorités sanitaires, qui ont aussitôt déclenché une enquête épidémiologique pour circonscrire la situation et éviter toute propagation.

« Nous avons évolué dans l’investigation en ayant pu recenser un ensemble de 25 contacts. C’est-à-dire des personnes qui ont eu un contact avec le cas confirmé », a déclaré Mamadou Ndiaye, Directeur de la prévention au ministère de la Santé.

Selon lui, ces personnes ne présentent pas de symptômes pour l’instant, mais elles feront l’objet d’un suivi médical rigoureux pendant une période de 21 jours. L’objectif est de détecter à temps toute éventuelle apparition de fièvre, d’éruptions cutanées ou d’autres signes caractéristiques de la maladie.

Kaolack – 15 cas positifs d’hépatite identifiés sur 132 personnes dépistées en juillet 2025

Dans la lutte contre l’hépatite, une maladie silencieuse qui affecte des millions de personnes à travers le monde, les associations et les organisations non gouvernementales (ONG) jouent un rôle déterminant.

À Kaolack, l’association And Xeek Hépatite, en partenariat avec l’ONG VIHeillir 2, multiplie les campagnes de sensibilisation et de dépistage pour freiner la propagation de la maladie et sauver des vies.

Selon Médoune Koné, président de l’association And Xeek Hépatite, une journée de dépistage a été organisée le 22 juillet 2025, en collaboration avec le Dr Bamba Cissé, médecin chargé de la prise en charge de l’hépatite à l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niasse, ainsi que le laboratoire de la même structure.

« Au cours de cette journée, 132 personnes ont été dépistées et 15 cas positifs ont été identifiés. Tous ont été référés vers le site de prise en charge », a-t-il expliqué.

Toutefois, M. Koné a souligné que la principale difficulté reste le coût élevé du traitement, qui demeure inaccessible pour de nombreux patients. « Les gens n’ont pas les moyens pour accéder aux soins », a-t-il regretté.

Concernant la journée d’hier, il a précisé que l’association avait organisé une session de dépistage de la tension artérielle au profit de ses membres.

Les associations appellent à un soutien renforcé des autorités afin de rendre les traitements accessibles et de consolider les efforts de prévention. Car si le dépistage constitue une avancée majeure, la lutte contre l’hépatite ne pourra être gagnée qu’à travers une synergie entre l’État, les ONG, les professionnels de santé et les communautés.

Sénégal : un cas de Mpox confirmé à Dakar

Le ministère de la Santé a annoncé, ce vendredi 22 août 2025, la confirmation d’un cas de Mpox, encore appelée variole du singe, sur le territoire national.

Selon les précisions fournies, il s’agit d’un ressortissant étranger entré au Sénégal le 19 août 2025. Présentant des signes évocateurs de la maladie, il a été admis le 21 août au Service des Maladies Infectieuses de l’Hôpital de Fann, où un prélèvement a été effectué. Les résultats, revenus le lendemain, se sont révélés positifs.

L’état clinique du patient est jugé stable. Il est actuellement placé en isolement et bénéficie d’une prise en charge conforme aux protocoles sanitaires établis.

Magal de Touba : Plus de 1,32 milliard FCFA investis dans la gratuité des soins à Diourbel

À l’occasion du Grand Magal de Touba, l’Agence Sénégalaise de la Couverture Sanitaire Universelle (SEN-CSU) a mis en place un dispositif spécial d’immatriculation et de production de cartes d’assurés à l’Université Cheikhoul Khadim et au centre Guindi. Cette campagne nationale d’enrôlement débutera officiellement le mardi 12 août 2025, sous la présidence du directeur général de la SEN-CSU, Dr El Hadji Séga Guèye, a appris PressAfrik.

Dans son bilan pour la région de Diourbel, l’agence révèle qu’entre juin et juillet 2025, un montant total de 1 323 395 050 FCFA a été mobilisé pour financer des initiatives de gratuité dans les structures sanitaires de la région. Ces paiements couvrent les dépenses effectuées en 2024 ainsi que celles des deux premiers mois de 2025. Parmi les principales prises en charge, la césarienne représente la plus grande part avec 491 650 000 FCFA, suivie par la dialyse avec 394 825 000 FCFA. Le Plan Sésame a bénéficié d’un financement de 361 623 750 FCFA, tandis que la prise en charge des enfants âgés de 0 à 5 ans a représenté 75 296 300 FCFA.

Pour renforcer l’accès aux soins, la SEN-CSU a signé plusieurs conventions stratégiques. Ces partenariats concernent les quatre établissements publics de santé (EPS) de la région, ainsi que 116 officines privées chargées de la distribution de médicaments et produits pharmaceutiques. L’agence a aussi collaboré avec le Dahira Hizbout Tarqiyya pour faciliter l’enrôlement et la production des cartes, et avec le guide religieux Serigne Khabane Mbacké pour intégrer près de 1 994 daaras dans le dispositif de couverture sanitaire universelle, représentant environ 120 000 Ndongo Daaras.

Dans le cadre de cette opération, la SEN-CSU a implanté et équipé des bureaux dédiés dans 13 centres de santé et 4 EPS, tout en formant de nouveaux agents prestataires afin d’assurer un accueil de qualité et une communication de proximité avec les populations.

À partir du 16 août 2025, la région de Diourbel accueillera des ateliers de signature de conventions pour la prise en charge avec l’ensemble des districts sanitaires. Ces rencontres se tiendront sous la présidence du gouverneur de la région, en présence du directeur régional de la Santé ainsi que des différents acteurs impliqués dans le programme. Cette initiative vise à consolider les efforts pour garantir un accès élargi et durable à la gratuité des soins, un élément essentiel au bien-être des populations lors du Grand Magal et au-delà.

Kaolack – Journée mondiale de l’hépatite : l’Association And Xeek Hépatite en première ligne du combat

Chaque année, les hépatites virales affectent plus de 350 millions de personnes à travers le monde. Souvent silencieuses, ces maladies du foie peuvent devenir mortelles si elles ne sont pas détectées et prises en charge à temps. Mais la lutte s’intensifie.

« L’hépatite est souvent asymptomatique. Beaucoup de personnes vivent avec sans le savoir, d’où l’importance d’un dépistage précoce. Partout dans le pays, des associations et ONG se mobilisent pour informer, éduquer et faire tomber les tabous autour de cette maladie. C’est dans ce cadre que nous avons organisé cette journée de sensibilisation », a souligné Médoune Koné, président de l’association And Xeek Hépatite.

Informer, dépister, protéger

L’objectif est clair : sensibiliser les populations et inciter au dépistage massif, en particulier chez les jeunes. Selon le Dr Bamba Cissé, hépatologue à l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niasse de Kaolack :

« L’hépatite B est une infection virale grave qui attaque le foie. Elle est insidieuse car souvent asymptomatique au début, ce qui la rend particulièrement dangereuse. Heureusement, elle se dépiste facilement et peut être contrôlée par un traitement efficace. »

Une maladie largement sous-diagnostiquée

Le projet VIHeillir, en partenariat avec plusieurs acteurs communautaires, travaille activement dans la région pour renforcer les capacités locales.

« Nous collaborons avec neuf associations implantées à Kaolack et Guinguinéo. Chaque structure a été formée pour pouvoir sensibiliser sur les maladies chroniques comme l’hépatite. En plus de la journée d’aujourd’hui, ces associations continueront les actions de terrain », a expliqué Ibrahima Diouf, chargé de programme du projet VIHeillir.

« Depuis près de trois mois, ces associations bénéficient d’un appui financier et technique pour mener à bien leurs activités auprès des populations », a-t-il ajouté.

Prévention : un vaccin sûr et accessible

La journée a été marquée par des séances de dépistage gratuit et des activités de sensibilisation destinées aux jeunes et aux adultes.

« Notre objectif est de dépister au moins 100 personnes aujourd’hui. Le vaccin contre l’hépatite B est sûr, efficace et reste le meilleur moyen de se protéger contre l’infection chronique », a insisté Médoune Koné.

Pour les membres de l’association And Xeek Hépatite, la Journée mondiale de l’hépatite est plus qu’un simple rappel. C’est un appel à l’action pour briser les tabous, informer sans relâche, et promouvoir les outils de prévention comme la vaccination et le dépistage.

« Avec des gestes simples et accessibles, un avenir sans hépatite est possible », conclut M. Koné.

Kolda : Professionnels de santé et acteurs judiciaires unissent leurs efforts pour harmoniser la certification des décès

À Kolda, dans le sud du Sénégal, une initiative inédite vient de rassembler des médecins, des officiers de police judiciaire et des magistrats autour d’un objectif commun : harmoniser les procédures de certification des causes de décès. Organisé par le Centre hospitalier régional (CHR), cet atelier de partage s’inscrit dans le cadre d’une réforme nationale visant à améliorer la qualité et la fiabilité des données relatives à la mortalité.

L’événement, tenu ce vendredi, a permis aux participants d’examiner un référentiel national sur la certification des causes médicales de décès. Ce document, adossé à la 11e version de la Classification internationale des maladies (CIM-11), offre un cadre méthodologique rigoureux pour la collecte d’informations sur les décès enregistrés dans les structures sanitaires.

Selon le directeur du CHR de Kolda, Dr Fallou Niang, cette rencontre marque un tournant décisif dans la synergie à construire entre les services hospitaliers, les autorités judiciaires et les officiers d’état civil. Il a mis en avant l’importance d’une coordination plus étroite entre ces différentes entités pour assurer une prise en charge plus rigoureuse des cas de décès, en particulier lorsqu’ils présentent un enjeu judiciaire.

Dr Niang a également dévoilé les ambitions à moyen terme de cette démarche, notamment la mise en place d’unités médico-judiciaires dotées d’un personnel pluridisciplinaire. Ces entités, à la fois centres de médecine légale et de production d’expertises médico-judiciaires, seront chargées d’éclairer les décisions de justice grâce à des analyses scientifiquement fondées.

L’atelier de Kolda symbolise une volonté manifeste d’améliorer la gouvernance sanitaire et judiciaire du Sénégal en s’appuyant sur des normes internationales. En adoptant les recommandations de la CIM-11, le pays se dote d’outils modernes et fiables pour documenter les causes de décès, renforcer la transparence dans les dossiers médicaux et judiciaires, et favoriser une meilleure prise de décision, tant dans les hôpitaux que dans les tribunaux.

Ce travail de fond participe ainsi à la construction d’un système de santé plus rigoureux et d’une justice plus éclairée, dans un contexte où l’intégrité des données et la collaboration interprofessionnelle deviennent des piliers indispensables de l’action publique.

Hépatite B à Kaolack : Des chiffres alarmants, selon le Dr Bamba Cissé

Dans le silence feutré des salles d’attente, une maladie continue de se propager, souvent sans bruit, sans douleur, mais avec des conséquences parfois fatales. Il s’agit de l’hépatite B, une infection virale qui attaque le foie et cause près de 900 000 décès par an à travers le monde.

C’est dans ce contexte préoccupant qu’une journée de partage du bilan annuel des activités du service de médecine interne de l’Hôpital régional El Hadji Ibrahima Niass de Kaolack s’est tenue ce samedi 19 juillet 2025.

Lors de cette rencontre, le Dr Bamba Cissé, chef du service d’hépatogastro-entérologie, a tiré la sonnette d’alarme sur la prévalence inquiétante de l’hépatite B dans la région de Kaolack.

« Ce qui ressort de notre bilan annuel, c’est que 69 % des patients consultés en gastro-entérologie étaient porteurs du virus de l’hépatite B, dont 7 % étaient déjà au stade de complications, c’est-à-dire atteints de maladies hépatiques graves. L’année dernière, nous avons enregistré plus de 1 500 consultations, et près de 700 concernaient l’hépatite B », a-t-il révélé.

Une situation qui témoigne, selon lui, de la forte prévalence de la maladie dans la région, en particulier dans les services spécialisés en hépatogastro-entérologie.

Une maladie silencieuse mais redoutable

Dr Cissé a également rappelé la nature insidieuse de cette pathologie :

« L’hépatite B est une maladie du sang et du sexe. Elle se transmet principalement par voie sexuelle, mais surtout par transmission verticale, c’est-à-dire de la mère à l’enfant. C’est une maladie silencieuse : la plupart des patients ne présentent de symptômes qu’au stade de complication. »

Dépistage, vaccination et plaidoyer pour un accès élargi au traitement

Pour lutter efficacement contre cette maladie, le dépistage précoce et la vaccination demeurent, selon le spécialiste, les meilleures armes disponibles.

« Il n’y a pas mille solutions : se faire dépister et se faire vacciner. Le vaccin contre l’hépatite B est efficace à plus de 99 %. »

Cependant, le coût élevé des traitements constitue un frein majeur pour les malades, d’où l’appel lancé par Dr Cissé :

« Il est impératif de réduire le coût des traitements et de garantir la disponibilité du vaccin, en particulier dans les zones fortement touchées comme Kaolack. »

Kaolack / Santé : Élection du représentant du personnel – Amadou Diaw Gueye déclare sa candidature et promet de meilleures conditions de travail

Les élections des représentants du personnel à l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niass de Kaolack s’annoncent déterminantes, avec une campagne déjà âprement disputée entre les différents candidats.

Parmi eux figure Amadou Diaw Gueye, aide-opérateur au service ophtalmologie dudit hôpital, par ailleurs conseiller spécial du président du Conseil départemental de Kaolack et président du mouvement Kaolack Vision Avenir.

Prévue pour le 15 juillet prochain, cette élection permettra aux différents candidats de décliner leurs ambitions au service du personnel hospitalier.

« Je souhaite m’engager pour défendre davantage nos intérêts et améliorer notre cadre de vie au sein de notre établissement », promet-il.

Professionnel de santé fort de 15 années d’expérience, Amadou Diaw Gueye estime qu’un nouveau souffle est nécessaire pour améliorer les conditions de travail au sein de l’hôpital.

« Je fais partie de l’équipe d’ophtalmologie, où j’ai eu l’occasion de me former en optométrie. Cette expérience m’a permis de bien cerner les défis auxquels nous sommes confrontés : la charge de travail, les conditions matérielles, ou encore l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. »

Conscient des attentes du personnel, il plaide pour une écoute active, une prise en charge sérieuse des préoccupations, et un dialogue constant avec la direction.

« Je suis convaincu que chaque voix mérite d’être entendue et que chaque membre du personnel a un rôle à jouer dans la construction d’un environnement de travail sain et collaboratif. Si je suis élu, je m’engage à recueillir les préoccupations et suggestions pour les porter à la direction », affirme-t-il.

Au-delà de la représentation, Amadou Diaw Gueye ambitionne, une fois élu, de promouvoir le bien-être de tout le personnel, notamment à travers :

le renforcement de la sécurité du personnel, la promotion de la communication et de la transparence entre le personnel et la direction, et le développement de la formation continue.

Une candidature qui veut allier expérience, proximité et engagement au service de ses collègues.

Tambacounda confrontée à une pénurie dramatique de sang : un appel à la mobilisation générale

Le Centre hospitalier régional de Tambacounda est au bord d’une crise sanitaire majeure. La banque de sang de l’établissement ne dispose quasiment plus de réserves suffisantes pour répondre aux besoins quotidiens des patients. Mahamadou Ba, responsable de cette banque de sang, alerte sur une situation qu’il qualifie de critique. Les poches de sang des groupes O+ et B+ sont totalement épuisées, tandis qu’il ne reste qu’un nombre infime de poches de groupes A+ et AB+. Cette pénurie compromet la prise en charge des malades, notamment les femmes enceintes en situation d’hémorragie, les victimes d’accidents et les patients souffrant d’anémie sévère.

Cette urgence révèle un déséquilibre profond entre l’effort consenti à Tambacounda et la faible participation d’autres zones. Alors que le département de Tambacounda organise régulièrement des collectes et multiplie les campagnes de sensibilisation, les autres zones de la région comme Koumpentoum, Bakel, Goudiry et plusieurs localités de la région voisine de Kolda, notamment Vélingara et Médina Gounass, n’apportent pas un soutien suffisant. Pourtant, ces localités dirigent régulièrement leurs patients vers Tambacounda dans des conditions critiques. Mahamadou Ba cite des exemples de patients évacués avec des taux d’hémoglobine si bas qu’ils nécessitent une transfusion en urgence dès leur arrivée.

Face à la gravité de la situation, la Direction régionale de la Santé a été saisie officiellement. Néanmoins, selon le responsable de la banque de sang, aucune mesure concrète n’a encore été mise en œuvre pour renforcer les réserves et prévenir une rupture totale. Il insiste sur le fait qu’il ne s’agit plus d’un problème ponctuel, mais d’un défi structurel qui nécessite un sursaut collectif et une coordination régionale plus efficace.

Dans ce contexte, Mahamadou Ba lance un appel solennel à la solidarité. Il invite les associations locales, les mouvements culturels, les centres de santé et même les équipes sportives à se mobiliser et à intégrer le don de sang comme un geste citoyen indispensable. Il déplore que le mouvement nawétane soit réduit aux seules compétitions sportives, alors qu’il pourrait devenir un puissant vecteur de solidarité.

L’hôpital rappelle que chaque poche de sang collectée permet de sauver une vie. Dans les jours à venir, il compte organiser des opérations de collecte décentralisée et sollicite toutes les bonnes volontés pour participer à cet élan. Mahamadou Ba insiste sur l’urgence de la mobilisation et prévient que si rien n’est fait rapidement, des décès évitables risquent de se multiplier. Il conclut en lançant cet appel pressant : « C’est maintenant qu’il faut agir. Chaque donneur peut faire la différence et donner une chance de survie à un malade qui n’a plus d’autre option. »

Médecins en spécialisation : le COMES suspend sa grève après des avancées significatives

Après plusieurs semaines de mobilisation et de perturbations dans les hôpitaux, le Collectif des Médecins en Spécialisation (COMES) a annoncé la suspension de son mot d’ordre de grève. Cette décision a été prise à la suite de discussions jugées « encourageantes » avec les autorités, ouvrant la voie à une issue négociée aux revendications portées depuis des mois par les jeunes praticiens.

« Après un mois de grève, le COMES a décidé de suspendre son mot d’ordre de grève. Cela fait suite à quelques rencontres que nous jugeons positives pour la résolution des problèmes cités dans notre plateforme revendicative », a déclaré Dr Abou Talla, président du collectif, au micro de la RFM.

Le point central des revendications porte sur le statut des médecins en spécialisation, qui réclament une reconnaissance administrative et professionnelle claire de leur situation, entre étudiants et praticiens à part entière. Ce dossier, qualifié de « point saillant » par le Dr Talla, a fait l’objet d’échanges directs avec le président de l’Assemblée nationale.

« Nous avons eu à rencontrer le président de l’Assemblée nationale qui nous a demandé, dans un premier temps, de faire des propositions qu’il va présenter au président de la République pour que le problème soit réglé », a précisé le président du COMES.

Le collectif se félicite également de l’implication du Haut Conseil du dialogue social, qui s’est montré attentif aux doléances et a formulé des pistes pour l’élaboration d’un futur statut, susceptible d’être adopté par décret.

« Même le ministère de la Santé a eu à proposer la mise en place d’un groupe de travail chargé de réfléchir sur la proposition d’un statut », a ajouté Dr Talla, soulignant un climat d’écoute et de bonne volonté inédits après des mois de blocage.

Malgré cette avancée, le COMES reste prudent. Les médecins en spécialisation rappellent que la suspension de leur grève n’est pas synonyme de satisfaction totale. « Il y a des choses qui ne sont pas encore réglées et que nous allons continuer à suivre, en espérant que les autorités qui se sont engagées pour la résolution de ce problème vont agir de façon concrète et définitive. Ce problème a trop duré », a averti Dr Talla.

Cette suspension du mouvement ouvre ainsi une période d’observation et de suivi des engagements pris par les différentes autorités. Les médecins en spécialisation entendent rester mobilisés, déterminés à obtenir la reconnaissance pleine et entière de leur rôle dans le système sanitaire sénégalais.

Kaolack / Santé : L’ONG CRRF et l’Association And Xékh Hépatite en croisade contre cette maladie mortelle

L’hépatite B, maladie silencieuse mais redoutable, continue de faire des ravages au Sénégal, en particulier dans la région du Saloum. Conscients de la gravité de la situation, l’ONG Centre Régional de Recherche et de Formation (CRRF) et l’Association And Xékh Hépatite B ont décidé d’unir leurs forces pour sensibiliser les populations et leur offrir un accompagnement adapté, notamment dans les zones rurales.

Ce samedi 29 juin 2025, le village de Kossi Baye, dans la commune de Ndiaffate (département de Kaolack), a accueilli une journée de sensibilisation consacrée à cette maladie.

« Nous voulons briser le silence autour de l’hépatite B. Beaucoup de personnes ignorent leur statut sérologique, ce qui favorise la propagation du virus », a déclaré Médoune Koné, président de l’Association And Xékh Hépatite.

Cette initiative s’inscrit dans une série d’activités communautaires prévues tout au long de l’année, en particulier dans les zones rurales où l’accès à l’information et aux soins de santé reste limité.

De son côté, Ibrahima Diouf, chargé du projet VIHEILLIR au CRRF, a souligné que l’objectif principal de l’organisation est de réduire significativement la prévalence non seulement de l’hépatite B, mais aussi de l’hépatite C, de l’hypertension artérielle, du diabète, du cancer du col de l’utérus et de l’anus – des pathologies qui continuent d’affecter de nombreuses communautés, notamment en milieu rural et périurbain.

Porokhane : le maire Alassane Mbaye engagé pour la santé de ses concitoyens – Un important appui en matériel médical aux structures sanitaires

Dans une dynamique de renforcement du système de santé local, le maire de la commune de Porokhane, Monsieur Alassane Mbaye, a procédé ce jeudi à la remise officielle de matériel médical aux structures sanitaires de la localité.

S’exprimant lors de la cérémonie, le maire a souligné l’importance de cet appui :

« La santé fait partie des compétences transférées aux collectivités territoriales. En tant que maires, la recherche de partenaires techniques et financiers est donc essentielle. C’est dans ce cadre que nous avons établi un partenariat fructueux avec des amis basés en Angleterre, à qui nous avons soumis nos besoins les plus urgents, notamment en matière de santé. »

Outre les postes de santé de la commune, le centre de santé de Nioro du Rip a également bénéficié d’un appui matériel conséquent, destiné à améliorer la qualité de la prise en charge des patients.

« Nous avons aussi pris en charge une ligne électrique d’une valeur de 1 300 000 FCFA, au bénéfice de l’ensemble des structures. Chaque établissement a reçu une dotation adaptée à ses besoins spécifiques », a précisé M. Mbaye.

Dans une volonté d’inclusion et de justice sociale, des fauteuils roulants ont également été distribués à des personnes à mobilité réduite, identifiées par les services sociaux communaux.

« Nous avons un devoir moral et citoyen d’accompagner nos concitoyens confrontés à des difficultés de mobilité. Ce geste symbolique vise à favoriser leur autonomie et leur intégration », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, plusieurs équipements essentiels ont été remis aux structures : masques anti-poussière, gants, matériel de pédiatrie, dispositifs de diagnostic, entre autres.

« Ce don s’inscrit pleinement dans notre politique de santé communautaire, axée sur l’amélioration des conditions de vie des populations », a martelé le maire.

En conclusion, Alassane Mbaye a exprimé sa profonde gratitude envers les partenaires britanniques et a réaffirmé son engagement à poursuivre ces actions en faveur du bien-être sanitaire des habitants de Porokhane :

« Ce n’est qu’un début. Nous continuerons à œuvrer sans relâche pour offrir aux populations un accès équitable à des soins de qualité. »

Santé : Le COMES déclare une grève de 120 heures renouvelable et annonce un sit-in devant le ministère

Le Collectif des Médecins, Pharmaciens et Chirurgiens-Dentistes en Spécialisation du Sénégal (COMES) a décidé de durcir sa mobilisation face au silence du ministère de la Santé et de l’Action sociale. Dans un communiqué adressé à la rédaction Ledakarois, le collectif a officialisé le déclenchement d’une grève d’une durée de 120 heures, renouvelable, à laquelle succédera un sit-in prévu ce lundi devant le ministère.

Cette décision forte fait suite à plusieurs semaines d’alerte et de demandes restées sans réponse. Le COMES dénonce un mutisme persistant des autorités face à leurs revendications, qui portent essentiellement sur l’amélioration de leurs conditions de travail, la régularisation de leur statut, ainsi que la prise en charge effective de leurs droits en tant que professionnels en spécialisation.

Selon les membres du collectif, malgré de nombreuses tentatives de dialogue et d’alerte auprès du ministère de tutelle, aucun engagement concret n’a été pris pour répondre à leurs attentes. Ce silence nourrit un sentiment de frustration et de manque de considération de la part des autorités sanitaires.

Le COMES souligne que les professionnels qu’il représente jouent un rôle clé dans le système sanitaire sénégalais, mais qu’ils continuent de faire face à des difficultés liées à leur statut et à leurs conditions d’exercice. Ils exigent donc des mesures urgentes qui garantiraient une meilleure prise en compte de leur situation.

Le collectif avertit que si aucune mesure tangible n’est adoptée dans les prochains jours, leur mouvement de protestation pourrait s’intensifier, affectant ainsi davantage le fonctionnement des structures de santé. Cette nouvelle phase de mobilisation intervient dans un contexte où la pression sur le secteur sanitaire ne cesse de croître, rendant les négociations d’autant plus cruciales pour assurer la continuité des soins.

En attendant, le COMES appelle à la solidarité des autres acteurs du secteur et à l’attention de l’opinion publique sur la nécessité d’une réponse rapide et adaptée à leurs revendications légitimes. Le sit-in de lundi prochain constituera ainsi un moment clé pour mesurer la capacité des autorités à engager un dialogue constructif et apaiser les tensions.

Altercation entre deux chefs de service à l’hôpital Roi Baudouin : la direction rétablit sa version des faits

L’hôpital Roi Baudouin de Guédiawaye a brisé le silence ce lundi, après la vive polémique suscitée par une altercation survenue entre deux de ses chefs de service. À travers un communiqué officiel, la direction a tenu à clarifier les circonstances de l’incident, tout en déplorant ce qu’elle qualifie d’« inexactitudes » relayées dans la presse, notamment par le journal L’Observateur.

Selon le document publié, les faits se sont produits au cours d’une réunion hebdomadaire du staff médical, convoquée à titre informatif. C’est dans ce cadre que des propos jugés « discourtois » ont été échangés entre deux cadres de la structure, avant que la tension ne dégénère en confrontation physique. Un comportement que la direction qualifie de « regrettable », tout en insistant sur son caractère isolé.

L’administration de l’hôpital affirme avoir immédiatement pris les dispositions disciplinaires prévues par les textes en pareilles circonstances. Elle souligne sa volonté de préserver un climat professionnel apaisé et réaffirme que l’hôpital doit rester un « havre de paix » tant pour les patients que pour les agents de santé.

Par ailleurs, la direction a tenu à tordre le cou à une rumeur persistante évoquant une prétendue discussion autour d’une enveloppe de 25 millions de francs CFA, lors de la réunion. « Il n’a jamais été question d’un quelconque débat financier », martèle-t-elle, dénonçant une « allégation totalement infondée » largement relayée par certains organes de presse.

Touba – Médicaments illicites : cinq grands dépositaires traduits en justice par le Syndicat des pharmaciens

Le Syndicat des pharmaciens privés du Sénégal (SPPS) a enclenché une action judiciaire contre cinq importants dépositaires soupçonnés de gérer des dépôts pharmaceutiques illégaux à Touba. Cette décision a été rendue publique lors d’un point de presse organisé jeudi par l’organisation syndicale, en pleine croisade contre l’exercice illicite de la pharmacie dans cette ville connue pour être un épicentre du commerce informel de médicaments.

Selon le président du SPPS, Dr Serigne Ahmadou Bamba Ndour, cette initiative survient après plusieurs tentatives infructueuses de sensibilisation des acteurs concernés. « Nous avons entrepris toutes les démarches nécessaires pour sensibiliser les populations et alerter sur les risques. Malheureusement, face à la persistance du phénomène, nous avons été contraints de traduire ces faussaires devant la justice », a-t-il affirmé.

À Touba, le phénomène des dépôts pharmaceutiques clandestins prend une ampleur inquiétante. Des structures non agréées y écoulent des médicaments en dehors du circuit réglementaire, posant un sérieux problème de santé publique. Le SPPS dénonce ainsi une situation devenue incontrôlable, où les règles sont bafouées au mépris de la vie des citoyens.

Dr Ndour a tenu à rappeler que tout médicament circulant en dehors du schéma d’approvisionnement défini par les autorités sanitaires, notamment l’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (ARP), est automatiquement considéré comme un faux médicament. Il appelle à l’application stricte des textes régissant l’exercice de la pharmacie, et sollicite un appui ferme des institutions concernées – Ordre des pharmaciens, ARP, ministère de la Santé – pour démanteler ces circuits parallèles.

Le SPPS ne cache plus sa colère face à ce qu’il qualifie de « pratiques criminelles ». Ses membres, largement mobilisés, annoncent leur volonté de livrer une bataille sans compromis contre la circulation de médicaments non contrôlés. Ils estiment qu’il en va non seulement de la survie de la profession pharmaceutique, mais surtout de la santé et de la sécurité des populations, souvent exposées à des traitements inappropriés ou dangereux.

À Touba, où le commerce informel bénéficie parfois d’une certaine tolérance, cette action judiciaire pourrait marquer un tournant décisif dans la régulation du marché pharmaceutique. Le dossier est désormais entre les mains de la justice, qui devra se prononcer sur la légalité des pratiques reprochées aux cinq dépositaires poursuivis.

Marie Khone Faye réaffirme son engagement pour la santé et le bien-être social lors de la 7ᵉ édition de l’Initiative des Premières Dames de la Fondation Merck

La Première dame du Sénégal, Marie Khone Faye, a pris une part active à la 7ᵉ édition de l’Initiative des Premières Dames de la Fondation Merck, un événement de portée internationale qui s’est tenu dans le cadre de la célébration du 8ᵉ anniversaire de la Fondation Merck. Cette rencontre, marquant également treize années d’engagement de l’organisation en Afrique, en Asie et dans les communautés les plus vulnérables, a été l’occasion pour Madame Faye de réaffirmer son engagement en faveur de la santé publique et du bien-être des populations.

Dans son allocution, la Première dame a exprimé sa satisfaction de participer à une initiative aussi significative. Elle a tenu à souligner sa détermination à œuvrer sans relâche pour l’amélioration des conditions de vie des femmes et des enfants, tout en mettant un accent particulier sur la santé et l’éducation des jeunes filles.

« En tant qu’Ambassadrice du programme Merck Plus qu’une Mère, je crois profondément à la force de l’action collective pour transformer la vie de nos populations. Je me réjouis de poser aujourd’hui les bases d’un partenariat durable entre la Fondation Merck et le Sénégal, au bénéfice de nos concitoyens », a-t-elle déclaré.

À travers son implication dans le programme Merck Plus qu’une Mère, Marie Khone Faye s’illustre comme une voix forte en faveur des femmes confrontées à l’infertilité, une problématique encore taboue dans de nombreuses sociétés. En mettant en avant la nécessité d’un travail collaboratif et pérenne, la Première dame du Sénégal espère impulser un changement durable au sein des communautés.

La participation de Madame Faye à cet événement international confirme l’engagement du Sénégal à renforcer ses actions dans les domaines de la santé, de l’éducation et du développement social, en collaboration avec des partenaires stratégiques comme la Fondation Merck.

Kaolack : Atelier de formation des élus locaux sur le financement de la santé, avec un accent sur la santé reproductive

Dans les zones rurales du Sénégal, comme dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, l’accès aux soins de santé reproductive reste un défi majeur. Faible accès à la contraception, mariages précoces, accouchements à domicile… autant de réalités qui exposent les femmes et les filles à des risques sanitaires graves, souvent ignorés.

C’est ce constat qui a motivé l’organisation d’un atelier de formation de trois jours (du 18 au 20 juin 2025) à Kaolack, destiné aux élus locaux du Sénégal. Cet atelier porte sur le financement de la santé, avec une attention particulière accordée à la santé reproductive. Il est initié dans le cadre du programme Women’s Integrated Sexual Health 2 (WISH2), avec l’appui de l’aide britannique à travers le FCDO, la Direction de la santé de la mère et de l’enfant, et l’accompagnement technique de l’ONG Options Consultancy Services.

« Le programme WISH2, financé par l’aide britannique, soutient les femmes et les adolescents, y compris les plus pauvres et les plus marginalisés, afin qu’ils puissent mieux s’exprimer, choisir et contrôler leur santé et leurs droits reproductifs (RHR) », a expliqué Dr Thiané Guèye Diaw, conseillère régionale d’Options Consultancy Services au Sénégal.

Un engagement multisectoriel pour une santé reproductive inclusive

Selon Dr Diaw, le programme vise à atteindre cet objectif en :

Renforçant les capacités des femmes et des adolescents, y compris les plus vulnérables, pour qu’ils puissent exercer pleinement leurs droits en matière de santé reproductive ; Améliorant l’environnement favorable à la santé reproductive, aux droits humains et à l’égalité des sexes, dans une logique de transition démographique accélérée, inclusive et portée par les pays africains.

Elle a également précisé que l’ONG Options soutient particulièrement la mise en œuvre du Résultat 3 du programme, axé sur l’environnement politique et systémique en matière de santé reproductive. Ce pilier vise à :

Promouvoir l’adoption et l’application de cadres politiques améliorés ; Assurer un financement public efficace de la santé reproductive ; Garantir la sécurité des produits de santé ; Renforcer les capacités des services de santé reproductive.

Le PANB-PF comme levier stratégique

En conclusion, Dr Thiané Guèye Diaw a rappelé que le Plan d’Action National Budgétisé pour la Planification Familiale (PANB-PF) vise à atteindre un Taux de Prévalence Contraceptive (TPC) de 46 % d’ici 2028.

« La mise en œuvre des différentes interventions prévues nécessite une approche multisectorielle pour atteindre tous les objectifs, en particulier pour assurer la mobilisation des ressources », a-t-elle conclu.

Grève du COMES : le ministère de la Santé prône l’apaisement et promet des solutions durables

Au lendemain de la marche du Collectif des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes en spécialisation (COMES), le ministère de la Santé a réagi en appelant à l’apaisement. Intervenant sur les ondes de la RFM, le coordonnateur à la communication dudit ministère, Amadou Sow, a exprimé le regret de voir le conflit atteindre ce niveau de tension.

« Nous déplorons cette situation. Le ministère de la Santé fait des efforts pour corriger les manquements soulevés par les grévistes », a-t-il déclaré, en soulignant notamment l’existence d’un arrêté ministériel destiné à améliorer la prise en charge médicale dans les structures accueillant ces professionnels en formation.

Abordant la question sensible des congés de maternité, M. Sow a précisé que le cœur du problème réside dans le statut même des médecins en spécialisation, qui relèvent avant tout du ministère de l’Enseignement supérieur. « L’ancrage institutionnel de ces médecins n’est pas du ressort exclusif du ministère de la Santé, qui reste un service utilisateur », a-t-il expliqué.

Face à la mobilisation du COMES, le ministère de la Santé assure avoir engagé une dynamique de concertation. Amadou Sow a annoncé la mise en place d’un comité regroupant les représentants du collectif ainsi que d’autres partenaires sociaux. Objectif : trouver ensemble des solutions structurelles et durables.

« Si l’on poursuit dans cette logique de dialogue, nous parviendrons avec le COMES à des solutions viables pour l’ensemble des parties », a conclu le porte-parole du ministère.

Pikine–Guédiawaye : près de 700 cas de tuberculose recensés entre janvier et juin 2025

La tuberculose continue de sévir dans la banlieue dakaroise, avec une intensité préoccupante. Près de 700 cas ont été officiellement recensés dans les districts sanitaires de Pikine et Guédiawaye au cours du premier semestre 2025. Ces données ont été révélées à l’occasion d’une visite de presse organisée par l’Association des journalistes en santé, population et développement (AJSPD), en partenariat avec les autorités sanitaires locales.

Guédiawaye apparaît comme l’épicentre de cette recrudescence. Selon les chiffres publiés, 489 cas y ont été diagnostiqués entre janvier et juin. Ce total inclut 320 cas détectés au deuxième trimestre, auxquels s’ajoutent les 178 cas enregistrés au cours du premier trimestre, d’après le superviseur communautaire du Programme national de lutte contre la tuberculose (PNLT), Abdoulaye Diouf, et le médecin-chef du district, Dr Diop.

Malgré une baisse relative par rapport à l’année 2024 — où plus de 900 cas avaient été signalés, dont 670 formes bactériologiquement positives, les plus contagieuses —, le nombre actuel reste alarmant. Pour le Dr Diop, cette persistance de l’épidémie dans la zone s’explique par une combinaison de facteurs défavorables : la forte densité démographique, estimée à environ 32 000 habitants au kilomètre carré, la promiscuité dans les foyers, la précarité économique, ainsi que des freins culturels comme la stigmatisation des malades et un déficit d’information sur les moyens de prévention.

La situation à Pikine n’est guère plus rassurante. Le district y a enregistré 200 cas au deuxième trimestre, selon Ndèye Marie Diagne, infirmière au centre de santé Dominique et point focal tuberculose. Si les chiffres du premier trimestre ne sont pas encore disponibles, les acteurs de santé s’attendent à une tendance comparable à celle de Guédiawaye, tant les conditions de vie et les dynamiques communautaires dans ces deux zones sont similaires.

À ce jour, le cumul des cas de Guédiawaye (498) et de Pikine (200) donne un total provisoire de 698 cas dans la banlieue. Ce chiffre pourrait encore augmenter une fois les données consolidées. Face à cette situation, les autorités sanitaires insistent sur l’importance du dépistage précoce, du traitement gratuit et de la sensibilisation communautaire pour casser la chaîne de transmission de la maladie. En attendant, les populations restent vulnérables, et la vigilance demeure de mise.

Tensions dans le secteur de la santé : l’Alliance Asas/Gueusseum lance une nouvelle phase de mobilisation

Le climat social reste tendu dans le secteur de la santé. L’Alliance des syndicats autonomes de la santé (Asas) et la plateforme Gueusseum passent à la vitesse supérieure face à ce qu’elles qualifient de « blocage persistant » dans la mise en œuvre des accords conclus avec l’État. À l’issue du préavis de grève couvrant la période du 6 juin au 6 novembre 2024, les syndicalistes dénoncent des « manœuvres dilatoires » de la part du ministère de la Fonction publique.

Selon les informations relayées par Sud Quotidien, le syndicat accuse les autorités de ne pas engager de discussions sérieuses autour des points d’accord encore en suspens. Pour faire entendre leurs revendications, les leaders de Gueusseum ont annoncé un premier plan d’actions graduel, qui s’étendra du 13 au 30 juin 2025.

Le coup d’envoi de la riposte syndicale sera donné le 13 juin avec une conférence de presse au siège de la Fédération Générale des Travailleurs du Sénégal/Branches (FGTS-B) à Dakar. Cette rencontre servira à expliquer la position des syndicats et à exposer les revendications prioritaires.

Dans un deuxième temps, des conférences régionales auront lieu entre le 20 et le 26 juin à travers le pays, accompagnées d’assemblées générales pour renforcer la mobilisation des membres de la santé sur le terrain.

Le 27 juin, un sit-in national sera organisé, au cours duquel les participants arboreront des brassards rouges et des t-shirts symboliques, marquant ainsi leur mécontentement vis-à-vis de la situation actuelle.

Enfin, le mouvement se conclura par une évaluation du plan d’actions le 30 juin, pour faire le point sur l’impact de la mobilisation et envisager la suite à donner au bras de fer avec le gouvernement.

Consciente des conséquences d’un arrêt de travail sur les populations, Gueusseum tient à rassurer les usagers des structures sanitaires : un service minimum sera maintenu, notamment pour les cas d’urgence. Cette mesure vise à concilier lutte syndicale et responsabilité envers les malades.

Les syndicats appellent cependant à une mobilisation massive de leurs membres, espérant ainsi contraindre les autorités à tenir leurs engagements et à rouvrir les négociations dans les meilleurs délais.

Santé : And Gueusseum déclenche son premier plan d’action ce vendredi

L’Alliance des syndicats autonomes de la Santé (Asas/And Gueusseum) a décidé de passer à l’offensive dans le bras de fer qui l’oppose au gouvernement. Dans un communiqué transmis à la presse, le collectif syndical annonce la mise en œuvre de son premier plan d’action à compter de ce vendredi 13 juin 2025. Cette journée marquera le début d’une série d’activités symboliques et de mobilisation syndicale, sur fond de désaccord persistant avec le ministère de la Fonction publique.

Le vendredi matin, une cérémonie de prières et de recueillement est prévue au cimetière musulman de Yoff, à Dakar, en hommage à Sidya Ndiaye, figure historique du mouvement syndical dans le secteur de la santé et membre fondateur d’And Gueusseum. Cette première étape se veut à la fois un moment de mémoire et une source de motivation pour les militants du syndicat.

Parallèlement, des assemblées seront tenues dans plusieurs régions du pays. Ces rencontres visent à informer les bases syndicales sur l’état des négociations avec les autorités et à renforcer la cohésion autour des revendications portées par la coalition. Ces mobilisations régionales s’inscrivent dans une logique d’alerte sociale, sans pour autant perturber immédiatement le fonctionnement des structures sanitaires.

Dans l’après-midi, une conférence de presse aura lieu pour exposer les griefs du syndicat et expliquer les raisons du lancement de cette phase de lutte. Selon les responsables d’And Gueusseum, le ministre de la Fonction publique fait preuve de mauvaise foi en refusant d’engager un véritable dialogue sur l’application des accords résiduels signés entre les deux parties. Ils dénoncent ce qu’ils considèrent comme des manœuvres dilatoires destinées à retarder l’effectivité des engagements pris par l’État.

La tension monte dans le secteur de la santé, alors que les syndicalistes affirment avoir suffisamment patienté. Le plan d’action annoncé ce vendredi pourrait évoluer dans les jours à venir si le gouvernement ne réagit pas. Pour And Gueusseum, le signal est clair : il s’agit d’un avertissement. Mais si aucun geste n’est fait, la coalition se dit prête à passer à une phase de lutte plus radicale, avec des conséquences qui pourraient affecter les services hospitaliers à l’échelle nationale.

Coup d’œil dans les structures sanitaires : Prolifération inquiétante des moustiques — le ministre de la Santé et de l’Action sociale interpellé

Dans de nombreuses structures sanitaires du pays, en particulier dans la commune de Kaolack, un ennemi invisible mais redoutable prolifère en toute impunité : le moustique. Présents en grand nombre dans des centres censés soigner et protéger, ces insectes deviennent une menace sanitaire supplémentaire. À l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niasse, au poste de santé de Sam, de Ndangane, de Thioffack, entre autres, patients et personnel sont exposés quotidiennement aux piqûres de moustiques, parfois vecteurs de maladies graves telles que le paludisme, la dengue ou encore le chikungunya.

Des conditions propices à la prolifération

Notre équipe s’est rendue dans plusieurs centres de santé de la ville de Kaolack. Le constat est alarmant :

Des fleurs mal entretenues, un manque de programme de nettoyage quotidien, des eaux stagnantes — autant de facteurs favorables à la reproduction des moustiques, notamment du moustique anophèle, vecteur principal du paludisme.

“C’est paradoxal de venir se soigner et de risquer d’attraper une autre maladie à cause des moustiques”, déplore Mariama Sow, accompagnatrice d’une patiente.

Un personnel inquiet et dépassé

Même les agents de sécurité en service dans ces structures tirent la sonnette d’alarme. Fatigués, souvent piqués durant leur service, ils estiment que la situation devient ingérable.

« Nous avons demandé des moustiquaires imprégnées et des produits de désinsectisation, mais les moyens manquent », explique le docteur Ndiaye, chef de service dans un hôpital régional.

Des conséquences sanitaires graves

La présence massive de moustiques dans les établissements de santé dépasse le simple désagrément. Certains patients, hospitalisés pour d’autres affections, finissent par contracter le paludisme. Les femmes enceintes et les nouveau-nés, plus vulnérables, sont particulièrement exposés.

“Ce sont des cas évitables, et pourtant fréquents”, regrette une sage-femme, sous couvert d’anonymat, dans une structure de la commune de Kaolack.

Des solutions urgentes proposées

Face à cette menace, les populations et les patients proposent plusieurs actions concrètes :

La mise en œuvre de campagnes régulières de désinsectisation dans les structures sanitaires ; L’installation systématique de moustiquaires imprégnées et de grillages aux fenêtres ; Une meilleure gestion des déchets et des eaux usées aux abords des centres de santé ; Une sensibilisation accrue des autorités sanitaires locales et nationales.

La lutte contre la prolifération des moustiques dans les structures sanitaires est aujourd’hui une urgence sanitaire. Il en va de la sécurité des patients, du personnel, et de l’efficacité même des soins. Il est temps que des mesures concrètes et durables soient prises par le ministre de la Santé et de l’Action sociale afin que les hôpitaux redeviennent ce qu’ils doivent être : des lieux de guérison, et non de nouveaux foyers d’infection.

Prévention des grossesses précoces à Kolda : le Centre Conseil pour Adolescents mobilise les communautés

À Kolda, la prévention des grossesses précoces et non désirées prend une nouvelle tournure avec le lancement, en ce début de mois de juin, d’une intense campagne de sensibilisation communautaire initiée par le Centre Conseil pour Adolescents (CCA). À travers une série de causeries éducatives déployées dans plusieurs localités du département, le CCA entend renforcer la protection des adolescents, promouvoir la santé reproductive et favoriser une meilleure connaissance des droits liés à la sexualité.

Sous la direction de son coordonnateur Babacar Sy, le CCA de Kolda mise sur une approche inclusive et participative. Les discussions ouvertes se tiennent au cœur des quartiers et des villages, en langue locale – pulaar ou mandingue – afin de garantir l’accessibilité et la compréhension des messages. Les thèmes abordés touchent directement les préoccupations des jeunes et de leurs familles : la puberté et les changements corporels, les moyens de prévenir les grossesses précoces, la planification familiale, la lutte contre les infections sexuellement transmissibles, mais aussi des sujets sensibles comme le VIH/Sida ou les mutilations génitales féminines.

Ces activités, menées avec l’appui de l’UNFPA (Fonds des Nations Unies pour la population) et en partenariat avec la Direction de la Promotion Sociale des Jeunes du ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, s’inscrivent dans une stratégie plus large de promotion de la santé sexuelle et reproductive. Témoignages, images explicatives et dialogues intergénérationnels font partie des outils employés pour favoriser l’écoute, déconstruire les tabous et encourager l’expression libre.

« Il s’agit d’informer, de sensibiliser, mais aussi d’engager les communautés, notamment les jeunes, les parents, les leaders religieux et coutumiers, à accompagner les adolescents dans la construction d’un avenir sain et responsable », souligne Babacar Sy. Dans les zones rurales comme urbaines, cette dynamique vise à rapprocher les services de santé des populations souvent peu informées et peu enclines à aborder publiquement ces sujets.

À travers cette campagne, le CCA de Kolda ambitionne d’instaurer un changement de comportement durable. En plaçant les jeunes au cœur des échanges et en intégrant les acteurs locaux dans la réflexion, l’objectif est d’offrir à chacun les moyens de faire des choix éclairés, loin de la peur, de la honte ou de la stigmatisation.

Ce travail de proximité, appuyé par une pédagogie respectueuse des réalités culturelles, représente un levier essentiel pour prévenir les drames liés aux grossesses non désirées, à l’abandon scolaire, ou aux violences basées sur le genre. Une étape cruciale pour bâtir une société plus équitable, où la jeunesse koldoise peut espérer grandir en sécurité et dans la dignité.

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Équité en santé pour les personnes handicapées : le Sénégal trace une nouvelle feuille de route

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a organisé, ce mardi 3 juin, une rencontre de haut niveau axée sur l’équité en santé pour les personnes vivant avec un handicap. Présidée par le secrétaire général du ministère, Serigne Mbaye, cette réunion stratégique s’inscrit dans le prolongement du rapport mondial de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et des recommandations issues de l’Assemblée mondiale de la santé de 2021.

Dans son allocution, Serigne Mbaye a souligné que l’équité en santé, déjà essentielle pour l’ensemble de la population, prend une dimension encore plus critique lorsqu’il s’agit des personnes handicapées. « On sait que les personnes handicapées connaissent déjà des difficultés d’intégration et d’inclusion dans leur vie de tous les jours », a-t-il rappelé.

Le rapport mondial de l’OMS, présenté lors de la rencontre, met en lumière les multiples barrières auxquelles font face les personnes handicapées dans l’accès aux soins, en raison de facteurs structurels, économiques ou encore sociaux.

Les chiffres du dernier recensement général de la population de 2023 révèlent que plus de 1,2 million de personnes vivent avec un handicap au Sénégal. Une réalité qui interpelle sur la nécessité de politiques sanitaires et sociales véritablement inclusives. « Ce phénomène résulte souvent d’un problème de santé et de divers facteurs personnels et environnementaux », a expliqué Serigne Mbaye, soulignant l’importance de créer des environnements plus accessibles et adaptés.

Le Sénégal a déjà pris plusieurs mesures en faveur des droits des personnes handicapées : la loi de 2010, la création de la Direction Générale de l’Action Sociale, ainsi que la distribution de plus de 100 000 cartes d’égalité des chances. Ces cartes visent à faciliter l’accès aux services sociaux et sanitaires.

À cela s’ajoute un projet d’appareillage et de réadaptation prévu pour 2024, avec un budget conséquent de 2,4 milliards de francs CFA, destiné à renforcer les capacités techniques et médicales au service des personnes handicapées.

Toutefois, de nombreux obstacles demeurent. L’application effective de la Loi d’Orientation sociale reste incomplète, l’accès à la carte d’égalité des chances est encore limité, et la sensibilisation du grand public sur les droits des personnes handicapées doit être renforcée.

Face à ces constats, Serigne Mbaye a annoncé l’élaboration prochaine d’une feuille de route inclusive et participative. Cette dernière devra définir les orientations stratégiques pour améliorer l’inclusion du handicap dans le secteur de la santé, avec la collaboration active de toutes les parties prenantes : État, société civile, professionnels de santé et associations de personnes handicapées.

Approvisionnement des structures de santé : l’ARP tire la sonnette d’alarme contre les circuits parallèles

L’Agence sénégalaise de Réglementation Pharmaceutique (ARP) a lancé un avertissement ferme contre les pratiques illégales d’approvisionnement en médicaments dans les structures publiques de santé. Dans une note officielle datée du 30 mai, elle dénonce la livraison directe de spécialités pharmaceutiques par certaines agences de promotion à des postes, centres et districts de santé, en dehors du circuit légalement établi.

Selon l’ARP, ces livraisons illicites contournent le système officiel de distribution des produits pharmaceutiques, provoquant des distorsions dans l’approvisionnement des établissements publics. Les médicaments ainsi livrés se retrouvent revendus à des prix exorbitants aux patients, en violation flagrante de la loi n°2023-06 du 13 juin 2023, qui encadre strictement la chaîne de distribution pharmaceutique au Sénégal.

Cette législation consacre un monopole pharmaceutique rigoureux, interdisant toute distribution parallèle. En plus de compromettre la traçabilité et la régularité du circuit officiel, ces pratiques alimentent un marché informel dangereux pour la sécurité sanitaire des populations, estime l’ARP.

L’agence met en garde contre les lourdes sanctions encourues en cas de transgression : des amendes allant de 5 à 10 millions de francs CFA, des peines d’emprisonnement de 5 à 10 ans, voire un cumul des deux en cas de récidive ou d’infractions graves.

Face à la montée de ces pratiques, l’ARP appelle les pharmaciens responsables, les agences de promotion pharmaceutique, ainsi que l’ensemble des acteurs de la chaîne du médicament à un strict respect des règles en vigueur. L’objectif affiché reste inchangé : garantir à chaque patient un accès sécurisé, équitable et contrôlé aux produits de santé, conformément aux exigences de santé publique.

Crise dans le secteur de la santé : les spécialistes en formation du Sénégal entament une grève de 72 heures

Le Collectif des Médecins, Pharmaciens, Chirurgiens-Dentistes en Spécialisation du Sénégal (COMES) a lancé ce lundi une grève de 72 heures renouvelable, dénonçant l’inaction persistante des autorités face à leurs revendications. Cette mobilisation intervient après de nombreuses démarches restées sans suite, selon un communiqué rendu public par le collectif.

Les spécialistes en formation pointent du doigt le non-respect d’engagements pris par l’État sur des questions cruciales : le statut des spécialistes en formation, la couverture médicale, le paiement régulier des bourses, la rémunération équitable ainsi que les droits liés au congé de maternité.

« Trop, c’est trop. Nous avons longtemps fait preuve de patience et de responsabilité, mais nos préoccupations demeurent ignorées », déplore le COMES, qui précise que la grève s’accompagne d’un service minimum assuré dans les urgences et les gardes programmées, pour ne pas compromettre la prise en charge des cas critiques.

Une assemblée générale est prévue ce mardi 27 mai à 10h à la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie (FMPO) pour évaluer la suite à donner au mouvement et maintenir la mobilisation.

Le collectif appelle solennellement l’État du Sénégal à proposer des solutions concrètes et durables, non seulement pour améliorer les conditions de travail et de formation des spécialistes, mais aussi pour garantir la qualité du système de santé dans son ensemble. « Investir dans les professionnels en formation, c’est investir dans l’avenir de la santé publique sénégalaise », conclut le communiqué.

Kaolack : Le poste de santé de Sam, au cœur de la lutte contre le paludisme

Ce samedi 24 mai 2025, le quartier périphérique de Sam, situé dans la commune de Kaolack, a accueilli le lancement officiel de la campagne nationale de distribution de masse de moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (MILDA).

Le poste de santé de Sam a été choisi pour donner le coup d’envoi de cette vaste opération de santé publique, qui vise à protéger des millions de Sénégalais contre le paludisme. La cérémonie s’est tenue en présence des autorités sanitaires, des élus locaux, des représentants d’ONG partenaires et des membres de la communauté locale.

« Le choix du poste de santé de Sam n’est pas anodin », a souligné l’infirmier chef de poste. « C’est une zone fortement exposée au paludisme. Chaque année, on y enregistre environ 300 cas pendant la saison des pluies. »

Dans le cadre de cette campagne, chaque ménage recevra gratuitement des moustiquaires imprégnées, avec une attention particulière portée aux femmes enceintes et aux enfants de moins de cinq ans, les plus vulnérables face au paludisme.

« Nous venons de procéder à la cérémonie de lancement régional de la campagne de distribution de masse, qui fait suite au lancement national tenu à Farafénié, en territoire gambien. Cette étape intervient également après le recensement effectué début mai, suivi de la phase de validation des moustiquaires allouées aux différents ménages recensés. »

« Au total, 865 024 moustiquaires seront distribuées aux ménages de la région au cours des cinq prochains jours. »

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale de lutte contre le paludisme, avec l’objectif ambitieux de réduire considérablement le nombre de cas et de décès liés à cette maladie encore endémique dans plusieurs régions du Sénégal.

Professeure Awa Marie Coll Seck distinguée par l’OMS : une fierté pour le Sénégal et un modèle pour la santé mondiale

C’est avec une profonde admiration et une immense fierté que nous accueillons l’annonce de la distinction décernée à la Professeure Awa Marie Coll Seck par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). L’illustre scientifique sénégalaise vient en effet de recevoir le Prix du Directeur Général pour la Santé Mondiale 2025, l’une des plus prestigieuses reconnaissances internationales dans le domaine de la santé publique.

Cette distinction exceptionnelle vient saluer un engagement constant, une rigueur scientifique exemplaire et une contribution déterminante à l’amélioration des politiques sanitaires, non seulement en Afrique, mais également à l’échelle mondiale. À travers ses fonctions successives — ministre de la Santé, experte de haut niveau dans les instances internationales, Secrétaire exécutive du Partenariat Roll Back Malaria, ou encore présidente du comité national de gestion de la pandémie COVID-19 au Sénégal — la Professeure Awa Marie Coll Seck a su allier compétence, leadership et intégrité.

Son parcours force le respect. Médecin infectiologue, universitaire chevronnée et femme d’engagement, elle s’est illustrée par son combat sans relâche pour l’accès équitable aux soins, la lutte contre les maladies transmissibles, et le renforcement des systèmes de santé. Cette distinction de l’OMS souligne la portée universelle de son action et consacre une vie mise au service du bien commun.

Pour le Sénégal, cette reconnaissance est bien plus qu’un honneur individuel : elle symbolise la place croissante de l’expertise africaine dans la gouvernance mondiale de la santé. Elle est également une source d’inspiration pour les jeunes générations, en particulier les femmes, qui aspirent à embrasser des carrières scientifiques et à contribuer au développement de leurs pays.

Professeure Awa Marie Coll Seck incarne l’excellence, l’éthique et la vision stratégique. Elle est, sans conteste, une figure emblématique de la santé mondiale et un modèle pour toutes celles et ceux qui croient en la science comme levier de progrès humain. Son parcours et cette distinction nous rappellent que l’engagement sincère et le travail bien fait finissent toujours par porter leurs fruits.

Meurtre d’un infirmier à Koungheul : le SUTSAS décrète une journée noire ce vendredi 23 mai

Le monde de la santé sénégalaise est en deuil. Mamadou Samba Diallo, Infirmier Chef du poste de santé de Arafat, a été lâchement assassiné dans la nuit du mardi au mercredi, vers 4 heures du matin, sur son lieu de travail, situé dans le district sanitaire de Koungheul (région médicale de Kaffrine). L’attaque a été perpétrée par des individus armés non identifiés.

L’annonce de ce meurtre a provoqué une onde de choc au sein du corps médical et suscité une vive indignation du Syndicat Unique des Travailleurs de la Santé et de l’Action Sociale (SUTSAS). Dans un communiqué rendu public ce jeudi, le syndicat a fermement condamné cet acte qu’il qualifie d’« ignoble et barbare ». Le SUTSAS fustige également l’inaction des autorités face à la recrudescence des violences à l’encontre des agents de santé, régulièrement exposés à des agressions dans l’exercice de leurs fonctions.

En signe de protestation, le syndicat a décrété la journée du vendredi 23 mai 2025 comme une “journée noire” sur l’ensemble du territoire national. Des prières collectives, des sit-in dans les structures sanitaires et le port de brassards noirs sont prévus pour rendre hommage à la victime et alerter sur l’urgence sécuritaire dans le secteur.

Par ailleurs, le Secrétariat Exécutif du SUTSAS a exprimé son soutien total à l’arrêt de travail régional décrété à Kaffrine dès ce mercredi à 9 heures. Cette mobilisation régionale vise à exiger des garanties de sécurité concrètes pour les professionnels de santé.

Ce nouveau drame vient raviver les inquiétudes autour des conditions de travail du personnel médical, notamment dans les zones reculées. Le SUTSAS appelle à des mesures urgentes de sécurisation des postes de santé, sans quoi, prévient-il, « d’autres mobilisations de plus grande envergure seront enclenchées ».

Programme ADOS : 3 milliards de FCFA pour améliorer la santé reproductive de 141 000 jeunes au Sénégal

Le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) du Canada, en collaboration avec Affaires Mondiales Canada (AMC), a tenu une conférence de restitution le mardi 20 mai 2025 à Dakar pour présenter les résultats du programme « Amélioration de la santé de la reproduction des adolescentes au Sénégal », plus connu sous l’acronyme ADOS. Ce programme, déployé sur une période de cinq ans, a mobilisé un budget global de 3 milliards de francs CFA. Il vise à pallier les insuffisances en matière de données sur la santé reproductive des jeunes et à favoriser l’accès des adolescents, notamment les filles, à des services de santé adaptés à leurs besoins spécifiques.

Le programme ADOS s’inscrit dans un contexte démographique particulier, où près de la moitié de la population sénégalaise est âgée de moins de 19 ans. Ces jeunes représentent à la fois un défi et une opportunité majeure pour les politiques publiques. Selon Eugenia Zorbas, directrice adjointe de la Coopération canadienne, le programme ADOS a permis de mettre en œuvre 16 projets dans 10 régions du pays, touchant environ 141 000 jeunes. En parallèle, 414 décideurs locaux ont été formés aux problématiques de la santé reproductive et des violences basées sur le genre. Par ailleurs, 75 % des relais communautaires impliqués dans le programme ont mené des actions de sensibilisation et de prévention dans leurs localités.

Prenant la parole lors de la conférence, Eugenia Zorbas a mis en lumière l’impact stratégique et durable d’un tel investissement. À ses yeux, promouvoir la santé de la reproduction chez les adolescentes revient à poser les fondations d’un développement équitable, inclusif et durable à l’échelle nationale. Elle a également souligné que la coopération canadienne reste engagée aux côtés du Sénégal pour faire avancer les droits des adolescentes et leur inclusion dans les politiques publiques.

De son côté, Marie-Gloriose Ingabire, directrice régionale du CRDI pour l’Afrique de l’Ouest, a mis en avant l’approche scientifique et fondée sur des données probantes adoptée dans le cadre du programme ADOS. Elle a déploré que les problématiques de santé de la reproduction soient encore trop souvent abordées sous l’angle des femmes adultes, en négligeant les adolescentes. Selon elle, il est impératif de reconnaître que l’accès à une santé reproductive de qualité constitue non seulement un droit fondamental, mais également un levier d’autonomisation et de participation active des jeunes filles dans la société.

Maguette Dia, cheffe de la division Santé adolescent au ministère de la Santé, a salué la contribution du programme ADOS aux efforts du gouvernement sénégalais. Elle a rappelé que de nombreux adolescents n’ont toujours pas un accès adéquat aux services de santé, adaptés à leurs préoccupations spécifiques. Elle a cité parmi les principaux défis les difficultés liées à la gestion de l’hygiène menstruelle, les violences sexuelles, les mariages précoces, les grossesses en milieu scolaire, ainsi que les mutilations génitales féminines. Elle a également insisté sur les obstacles majeurs rencontrés en milieu rural, où la stigmatisation et les normes sociales rendent l’accès aux soins encore plus difficile pour les jeunes.

Pour conclure, Marie-Gloriose Ingabire a souligné la dimension intersectorielle du programme ADOS, affirmant qu’aucun secteur à lui seul ne peut relever les multiples défis posés par la santé reproductive des jeunes. Elle a plaidé pour une mobilisation concertée de l’ensemble des acteurs concernés : chercheurs, jeunes, autorités locales, leaders religieux, associations communautaires. Selon elle, seule une approche inclusive et participative permettra de mettre en place des réponses réellement efficaces et durables aux besoins des adolescents sénégalais.

Santé publique à Kaffrine : Une vaste campagne de dépistage des cancers du col de l’utérus et du sein organisée par le PUMA

Kaffrine s’apprête à accueillir une importante campagne de dépistage et de sensibilisation aux cancers féminins, portée par le Programme d’Urgence de Modernisation des Axes et Territoires frontaliers (PUMA). Sous la supervision du ministère de la Famille et des Solidarités, cette initiative se déroulera du 18 au 25 mai 2025, avec pour principal objectif de renforcer la prévention et la prise en charge du cancer du col de l’utérus et du cancer du sein dans la région.

Les opérations de dépistage débuteront le mardi 20 mai au centre de santé de Kaffrine, avant de se poursuivre le jeudi 22 mai au poste de santé de Maka Gouye Wolof, pour finalement s’achever au poste de santé de Keur de Babou. À travers ces étapes, les populations féminines des différentes localités bénéficieront d’un accès gratuit à des services de dépistage de proximité, contribuant ainsi à une détection précoce des maladies.

En parallèle des consultations médicales, la campagne intègre un important volet de renforcement des capacités. Trente-cinq sages-femmes issues de la région recevront une formation spécialisée sur les techniques de dépistage, notamment sur l’utilisation des appareils de thermo-ablation. Ces équipements seront également remis aux structures de santé concernées, marquant une étape significative dans l’amélioration de l’offre de soins de santé primaires.

Cette opération sanitaire s’inscrit dans une logique de protection de la santé des femmes rurales, souvent confrontées à un accès limité aux soins spécialisés. Elle témoigne de la volonté du gouvernement, à travers le PUMA et le ministère de la Famille, de réduire les inégalités en matière de santé et de favoriser la prévention active contre les cancers gynécologiques, qui restent parmi les principales causes de mortalité féminine au Sénégal.

Touba – Hôpital Ndamatou : Une structure au bord de l’asphyxie, les travailleurs dénoncent une gestion chaotique

L’hôpital Ndamatou de Touba, l’un des principaux centres de santé de la ville sainte, traverse une crise profonde qui inquiète autant les agents de santé que les populations. Entre absence criante de moyens logistiques, retards de salaires, pannes d’équipements médicaux et promesses non tenues par l’État, la situation frôle l’asphyxie.

Réunis pour une conférence de presse tenue dans l’enceinte de l’établissement, les travailleurs ont dressé un tableau alarmant du quotidien de l’hôpital. L’un des faits les plus graves pointés du doigt est l’absence totale d’ambulance pour les évacuations sanitaires. « Lorsqu’un patient a besoin de soins urgents ailleurs, nous devons appeler les structures de santé voisines pour espérer obtenir une ambulance. Parfois, il faut attendre toute une journée », a confié un syndicaliste dépité.

À ce problème s’ajoute l’indisponibilité d’un scanner, pourtant essentiel pour des diagnostics rapides et fiables. L’appareil est en panne depuis plusieurs mois, et aucune solution durable n’a encore été apportée. Cette défaillance technique retarde les soins et met en péril la vie des patients nécessitant une prise en charge rapide.

La situation est d’autant plus préoccupante que l’hôpital Ndamatou est confronté à une surcharge constante, notamment lors d’événements religieux majeurs comme le Grand Magal de Touba. Le personnel réclame que la structure soit reclassée en hôpital de niveau 2, afin de mieux répondre aux besoins croissants de la population. Actuellement sous-dimensionné, l’établissement n’a ni la capacité d’accueil suffisante ni les ressources nécessaires pour faire face à une telle affluence.

Sur le plan des ressources humaines, la grogne est également forte. Les travailleurs dénoncent des retards chroniques dans le paiement des salaires, des accords non respectés par l’administration, et une absence totale de perspectives d’évolution professionnelle. « Les avancements de carrière, censés être automatiques tous les deux ans, sont bloqués depuis longtemps. On travaille dans l’incertitude et le mépris », confie un agent de santé visiblement abattu.

Pour espérer sortir de cette crise, les travailleurs estiment qu’une enveloppe budgétaire d’au moins 120 millions de FCFA est nécessaire. Pourtant, lors du dernier Magal, le ministère de la Santé avait annoncé une allocation de 800 millions de FCFA au profit du dispositif sanitaire local. Une déclaration qui suscite aujourd’hui l’incompréhension et la colère des agents de santé de Ndamatou. « Nous n’avons vu aucun centime de cet argent. Où est-il passé ? Que les autorités nous disent la vérité », s’interrogent les syndicalistes.

Réformes dans le secteur de la santé : Mame Khady Sidy Aly Badji nommée à la tête de la Pharmacie nationale d’Approvisionnement

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, continue de marquer de son empreinte la gouvernance du secteur de la santé. Dans une décision significative, le chef de l’État a procédé à un changement à la tête de la Pharmacie nationale d’Approvisionnement (SEN PNA), un maillon stratégique du système de santé publique. Souleymane Soumaré, nommé en novembre 2023, a été relevé de ses fonctions. Il est remplacé par Mame Khady Sidy Aly Badji, administrateur civil, matricule 616 251 M, nommée par décret présidentiel.

Cette décision s’inscrit dans la dynamique des réformes engagées par les nouvelles autorités afin de répondre aux nombreux défis du secteur, notamment ceux liés à l’approvisionnement en médicaments essentiels. Ces dernières années, le système de distribution pharmaceutique a été confronté à des ruptures récurrentes de stocks, une mauvaise coordination logistique, et un accès inégal aux produits de santé à travers le pays.

La nouvelle Secrétaire générale de la SEN PNA, Mame Khady Sidy Aly Badji, hérite d’une mission stratégique : assurer la continuité du service public d’approvisionnement en médicaments tout en impulsant une réforme en profondeur. Elle devra notamment moderniser les systèmes logistiques, renforcer la transparence dans la gouvernance, et garantir une meilleure couverture sanitaire à travers une distribution plus efficace des produits pharmaceutiques.

Dans un contexte marqué par une forte demande en médicaments de qualité, accessibles à un prix abordable, Mme Badji devra également consolider les partenariats entre la SEN PNA et les structures de santé publiques et privées. Son rôle sera essentiel pour restaurer la confiance des populations et des professionnels de santé dans la capacité de l’État à garantir un accès équitable et régulier aux médicaments.

Santé / Renouvellement du Bureau de l’Association Safara Hépatite Sénégal : Fatou Nguirane reconduite à la tête de l’organisation

Ce 15 mai 2025, l’Association Safara Hépatite Sénégal, engagée dans la lutte contre les hépatites virales au Sénégal, a procédé au renouvellement de son bureau lors d’une assemblée générale tenue à Dakar, au siège de l’Alliance Nationale des Communautés pour la Santé (ANCS).

Lors de cette rencontre, Madame Fatou Nguirane a été reconduite à l’unanimité à la présidence de la structure. Dans son discours de remerciement, elle a réaffirmé sa volonté de renforcer les campagnes de sensibilisation, notamment en milieu rural, et de militer pour l’accès gratuit aux tests et traitements de l’hépatite B et C.

« La lutte contre l’hépatite ne peut réussir sans une mobilisation communautaire forte et un plaidoyer actif auprès des autorités sanitaires », a-t-elle déclaré.

Le nouveau bureau s’est engagé à intensifier les actions de dépistage de proximité, à renforcer les partenariats avec les structures sanitaires, et à œuvrer pour le renforcement des capacités des relais communautaires, notamment les badiènes gox et les prestataires de soins.

Ce renouvellement marque une nouvelle étape dans le parcours de Safara Hépatite Sénégal, qui demeure un acteur incontournable dans la lutte contre les hépatites au Sénégal.

Hôpital Régional de Ziguinchor : bloc opératoire à l’arrêt, administration paralysée, les syndicats tirent la sonnette d’alarme

La situation à l’Hôpital Régional de Ziguinchor est devenue critique, alerte le cadre unifié des syndicats de l’établissement dans un communiqué rendu public ce mardi. Selon ces représentants des travailleurs, notamment issus des syndicats SACSASS, SAMES, SUTSAS, SDT 3S et SYNTRAS, l’infrastructure hospitalière connaît une dégradation alarmante qui compromet sérieusement la prise en charge des patients dans la région.

Le bloc opératoire, pièce maîtresse de l’hôpital pour la gestion des urgences chirurgicales, est fermé depuis plusieurs jours. Le service de soins intensifs est également à l’arrêt. Ces deux services, pourtant essentiels, sont aujourd’hui hors service, empêchant toute intervention vitale dans des cas critiques. Cette paralysie des structures de base est aggravée par une pénurie généralisée d’équipements médicaux, de réactifs de laboratoire, de consommables courants tels que les cartouches d’imprimantes, et même de produits de nettoyage. Des conditions de travail jugées insalubres par les syndicalistes, qui estiment que l’hôpital, au lieu de jouer son rôle de centre de soins, s’apparente désormais à un foyer potentiel d’infection.

Au-delà de cette crise matérielle, les représentants syndicaux dénoncent également une paralysie administrative. Depuis plus d’un mois, l’établissement n’a ni direction active ni gouvernance fonctionnelle, la passation de service entre le directeur sortant et son successeur n’ayant toujours pas été assurée. Cette vacance à la tête de l’hôpital bloque la prise de décisions essentielles, retarde la gestion des urgences et empêche la mobilisation de ressources financières ou humaines.

Face à cette situation qu’ils qualifient de chaotique, les syndicats appellent fermement le ministère de la Santé à agir sans délai. Ils demandent la nomination d’un directeur compétent pour assurer la gestion quotidienne de l’hôpital, ainsi qu’une augmentation substantielle de l’appui budgétaire destiné à répondre aux urgences du moment. Selon eux, sans une action rapide des autorités sanitaires, c’est toute la population de la région naturelle de Casamance qui risque d’être privée de soins adéquats.

1er Mai : Les contractuels de la santé et de l’action sociale interpellent les autorités sur le passif social

À l’occasion de la fête du travail, le Syndicat des agents contractuels de la santé et de l’action sociale du Sénégal (Sacsass), affilié à l’UNSAS, a profité de la journée du 1er mai pour réaffirmer ses revendications. Depuis 2022, ces agents réclament le paiement d’indemnités de logement ou d’indemnités spéciales complémentaires, une revendication restée sans réponse sous l’ancien régime.

Abou Ba, secrétaire général du Sacsass, a appelé les nouvelles autorités à régler ce « passif social » en alignant la situation des contractuels sur celle des agents titulaires de la fonction publique. « C’est une injustice que le régime précédent a laissée comme héritage. Nous attendons que l’État régularise cette situation », a-t-il déclaré, insistant sur l’importance de finaliser le pacte social entamé avec les nouvelles autorités.

Au-delà des indemnités, le syndicat a également remis sur la table la question du statut du personnel des Établissements publics de santé (EPS), autre point sensible des négociations sociales en cours. Le Sacsass affirme sa disponibilité à défendre les intérêts de ses membres auprès des décideurs et à poursuivre le dialogue social, dans un esprit de concertation mais aussi de fermeté.

Journée mondiale contre le paludisme : le Sénégal réaffirme son objectif d’élimination totale d’ici 2030

Le Sénégal réaffirme son ambition d’éliminer le paludisme d’ici 2030. À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, célébrée ce vendredi 25 avril 2025, le ministère de la Santé et de l’Action sociale (MSAS), à travers le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), a lancé un appel à une mobilisation nationale et inclusive. Le thème retenu cette année, « Réinvestir, Réimaginer et Raviver nos efforts communs », résume l’état d’esprit dans lequel s’inscrit la nouvelle phase de lutte engagée par les autorités sanitaires.

Dans un communiqué publié pour l’occasion, le ministère souligne les avancées majeures enregistrées ces dernières années. Entre 2015 et 2023, l’incidence du paludisme au Sénégal a baissé de 32 %, tandis que la mortalité liée à la maladie a chuté de 62 %. Ces progrès sont le fruit d’une meilleure prise en charge des cas, d’un élargissement de l’accès aux services de santé dans les zones rurales et périurbaines, ainsi que du renforcement des soins communautaires de proximité.

Le Sénégal se positionne aujourd’hui parmi les pays africains les plus avancés en matière de contrôle du paludisme, grâce notamment à l’utilisation massive de moustiquaires imprégnées, à la mise en place de campagnes de traitement préventif saisonnier, et à l’amélioration du système de surveillance épidémiologique. Ces efforts ont permis de réduire de manière significative les zones à forte transmission, même si certaines régions du sud et du sud-est restent plus vulnérables.

Mais pour atteindre l’objectif « zéro paludisme » d’ici 2030, le ministère insiste sur la nécessité d’un engagement renouvelé de tous les acteurs. Il appelle à réinvestir dans la santé publique, notamment en soutenant la recherche sur de nouveaux traitements et vaccins, à réimaginer les stratégies d’intervention en les adaptant aux contextes locaux, et à raviver l’implication de toutes les composantes de la société : pouvoirs publics, partenaires techniques et financiers, collectivités territoriales, secteur privé, société civile et citoyens.

La lutte contre le paludisme n’est pas seulement une question de santé, rappelle le MSAS, c’est aussi un combat pour le développement humain, la productivité économique et la justice sociale. D’où l’urgence de maintenir le cap, d’anticiper les menaces émergentes comme la résistance aux médicaments et aux insecticides, et d’intégrer la lutte antipaludique dans toutes les politiques de développement.

Santé numérique : Aliou Sall et Ibrahima Sy jettent les bases d’un partenariat stratégique

Dans le cadre de l’opérationnalisation du New Deal Technologique, les ministres Alioune Sall, en charge du Numérique, et Ibrahima Sy, ministre de la Santé et de l’Action sociale, ont tenu une rencontre de travail mardi dernier. Cette réunion marque une volonté commune de faire entrer le système de santé sénégalais dans une nouvelle ère grâce aux technologies numériques.

Au centre des échanges, le projet phare du Dossier Patient Numérique a occupé une place de choix. Ce dispositif structurant vise à moderniser la gestion des données médicales au Sénégal en permettant une meilleure traçabilité, un accès simplifié aux antécédents médicaux et une prise en charge plus rapide et plus efficiente des patients. Il s’inscrit dans une dynamique globale de transformation digitale des établissements de santé, tant publics que privés.

Les deux ministres ont également abordé l’élaboration en cours d’un projet de loi sur la santé numérique. Ce futur texte entend poser les bases d’un cadre légal adapté à l’évolution rapide des technologies appliquées à la santé. Il s’articulera autour de trois axes majeurs : la protection rigoureuse des données médicales sensibles, l’encadrement juridique de la télémédecine, de l’intelligence artificielle et des objets connectés, et enfin la sécurisation des échanges d’informations entre professionnels de santé.

Cette rencontre illustre la volonté du gouvernement de bâtir des passerelles solides entre les secteurs du numérique et de la santé. En misant sur l’innovation et la collaboration intersectorielle, les autorités espèrent renforcer l’efficacité du système sanitaire, tout en assurant un haut niveau de sécurité et de confidentialité des données des citoyens.

À travers ce partenariat stratégique, le Sénégal pose ainsi les premiers jalons d’une santé plus intelligente, plus inclusive et résolument tournée vers l’avenir.

Avortement médicalisé : Le Sénégal a ratifié le Protocole de Maputo, mais peine à l’appliquer

En 2004, le Sénégal ratifiait le Protocole de Maputo, un texte fondamental de l’Union africaine qui garantit aux femmes des droits spécifiques, notamment en matière de santé sexuelle et reproductive. Pourtant, plus de deux décennies plus tard, la réalité sur le terrain reste figée. L’article 14 de ce protocole, qui permet l’accès à l’avortement médicalisé dans des cas exceptionnels — viol, inceste ou danger pour la santé ou la vie de la mère — demeure largement ignoré dans le dispositif législatif sénégalais.

Le Protocole de Maputo n’a pas été signé à la légère. Il s’agit d’un engagement juridique international qui impose aux États signataires, dont le Sénégal, de mettre en œuvre des mesures concrètes pour protéger la santé des femmes. Pourtant, dans la pratique, l’avortement est toujours considéré comme un délit pénal. L’article 305 du Code pénal sénégalais punit toute personne impliquée dans un avortement — qu’il s’agisse de la femme enceinte ou du personnel médical — de six mois à deux ans d’emprisonnement, avec des amendes allant de 20 000 à 100 000 francs CFA.

Les conséquences de cette législation sont dramatiques. Chaque année, selon les chiffres des ONG et des professionnels de la santé, plus de 30 000 femmes et filles risquent leur vie en recourant à des avortements clandestins. Ces pratiques, non encadrées médicalement, exposent les patientes à de graves complications : infections, hémorragies, stérilité, voire la mort. Dans les zones rurales ou reculées, où l’accès aux soins est déjà limité, le danger est encore plus grand. La peur de la prison, la stigmatisation sociale, l’isolement familial, tout cela pèse lourdement sur des victimes déjà vulnérables.

Face à ce constat, plusieurs organisations de la société civile ont décidé de se mobiliser. Une Task Force pour l’accès à l’avortement médicalisé en cas de viol et d’inceste s’est constituée. Composée de juristes, de médecins, de féministes, d’associations et de journalistes, elle mène un plaidoyer intense pour que le Sénégal respecte enfin les dispositions du Protocole de Maputo. Sa mission est double : sensibiliser les décideurs politiques et informer l’opinion publique.

Dans ce cadre, un atelier de mise à niveau a été organisé à Dakar, à l’attention des professionnels des médias. L’objectif : lever les tabous, corriger les malentendus, et fournir aux journalistes des outils fiables pour couvrir cette question délicate. Aïssatou Ndiaye, coordinatrice de la Task Force, a insisté sur la nécessité d’harmoniser le langage et de clarifier les objectifs du plaidoyer. « Ce que nous demandons, ce n’est pas la légalisation généralisée de l’avortement. Il s’agit uniquement d’une autorisation spéciale, encadrée, pour les cas extrêmes prévus par le Protocole », a-t-elle expliqué.

Elle a aussi pointé les blocages persistants. « Au Sénégal, la question de l’avortement est perçue à travers un prisme moral et religieux, souvent déconnecté de la réalité vécue par les femmes. Il faut sortir de cette approche culpabilisante pour adopter une perspective de santé publique, de droit et de dignité humaine. » Pour la Task Force, le moment est crucial. Avec l’arrivée d’un nouveau gouvernement, un espoir renaît. Les militantes veulent rouvrir le dialogue avec les autorités, présenter leurs propositions, évoquer les avancées déjà obtenues, mais aussi rappeler les attentes encore non satisfaites.

Le plaidoyer pour l’application de l’article 14 du Protocole de Maputo n’est pas un combat marginal. Il s’agit d’une exigence de justice, de santé, et de respect des engagements internationaux du Sénégal. Il est urgent que les pouvoirs publics prennent leurs responsabilités face à une question qui touche à la vie et aux droits fondamentaux de milliers de citoyennes.

Scandale Fonds Covid-19 : six hauts responsables du ministère de la Santé convoqués par la DIC ce mardi

L’affaire de la gestion des Fonds Covid-19 continue de faire des vagues au Sénégal. Ce mardi, six hauts cadres du ministère de la Santé et de l’Action sociale sont convoqués à la Division des investigations criminelles (DIC), dans le cadre de l’enquête ouverte sur de présumés détournements de deniers publics et falsifications de documents.

Parmi les personnes attendues figurent notamment Ousseynou Ngom, directeur de l’administration générale et de l’équipement (DAGE) du ministère de la Santé, Mamadou Ndiaye, directeur de la Prévention, ainsi que Babacar Sène, directeur de l’hôpital régional de Kaffrine. Sont également convoqués Moussa Sam Daff, directeur de l’hôpital Dalal Jamm de Guédiawaye, Lamine Diallo, comptable à l’hôpital Youssou Mbargane de Rufisque, et Alioune Badara Diop, comptable à l’hôpital de Pikine.

Leur convocation fait suite à un rapport explosif de la Cour des comptes, publié il y a quelques mois, qui a révélé de nombreuses irrégularités dans la gestion des fonds alloués à la lutte contre la pandémie de Covid-19 entre 2020 et 2021. Le document met en cause des pratiques de surfacturation, des dépenses non justifiées, dont une enveloppe de 19 milliards de francs CFA qui n’aurait aucun lien direct avec la pandémie, ainsi que des marchés passés dans des conditions jugées opaques. La Cour a également relevé des écarts suspects entre les revenus déclarés de certains agents de l’État et leur patrimoine réel.

Face à la gravité des faits constatés, l’institution de contrôle a recommandé au Garde des Sceaux l’ouverture d’une information judiciaire pour des fautes jugées graves. L’enquête, confiée à la DIC, mobilise des moyens considérables. À ce jour, près de 200 auditions ont été réalisées, neuf rapports transmis au parquet, et les éléments de preuve sont compilés dans un dossier qui pèserait plus de 400 kilos selon le journal L’Observateur.

Cette nouvelle vague de convocations s’inscrit dans la volonté affichée par les autorités de faire toute la lumière sur les dérives présumées dans la gestion des fonds publics durant la crise sanitaire. Plusieurs fournisseurs et hauts fonctionnaires seraient également sous surveillance, dans ce qui s’annonce comme l’un des plus grands scandales financiers de la décennie au Sénégal.

Matam : Ansoumana Dione en mission humanitaire pour les malades mentaux errants

Ansoumana Dione poursuit son combat en faveur des personnes atteintes de troubles mentaux. Ce samedi, le président-fondateur de l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM) se rendra à Matam pour une nouvelle opération de retrait des malades mentaux errants dans les rues du département.

Accompagné d’une équipe spécialisée du Centre Ansoumana Dione basé à Kaolack, il compte apporter assistance à cette frange de la population souvent laissée pour compte. Pour l’activiste humanitaire, cette mission n’est ni un coup de communication ni une faveur : « Ce que nous faisons n’est pas une faveur, c’est une nécessité humaine et sociale », martèle-t-il.

Après l’opération, Ansoumana Dione prévoit de rencontrer la presse locale afin de dresser un état des lieux sans fard de la santé mentale au Sénégal. Il déplore notamment les difficultés d’accès aux soins et aux médicaments psychotropes, encore plus aiguës dans les régions éloignées comme Matam.

« L’accès aux soins reste un véritable parcours du combattant pour les familles concernées. Et les régions de l’intérieur souffrent encore plus », alerte-t-il.

Dans sa déclaration attendue, Ansoumana Dione devrait interpeller frontalement le gouvernement et, en particulier, le Premier ministre Ousmane Sonko. Selon lui, les priorités doivent être recentrées : « Au lieu de vouloir sensibiliser la population ou de faire réviser la loi 75-80 du 9 juillet 1975, le Premier ministre devrait rendre gratuits certains médicaments psychotropes. »

Il estime que le sujet de la santé mentale ne peut plus rester au second plan, et que des mesures urgentes doivent être prises pour améliorer la prise en charge des malades, particulièrement ceux abandonnés à eux-mêmes dans les rues.

En se rendant à Matam, Ansoumana Dione envoie un message fort : la santé mentale ne doit plus être un sujet marginal au Sénégal. Son déplacement dans cette région peu médiatisée est aussi une manière d’alerter sur les inégalités territoriales dans l’accès aux soins, et de plaider pour une meilleure politique de santé mentale à l’échelle nationale.

Intégration des soins psychiatriques : Ansoumana Dione plaide pour une réforme en profondeur du système sanitaire

Le président de l’Association sénégalaise pour le suivi et l’assistance aux malades mentaux (ASSAMM), Ansoumana Dione, a lancé un appel fort à l’État pour une intégration urgente et structurelle de la santé mentale dans le système sanitaire national. Une alerte qu’il juge cruciale pour mettre fin à la marginalisation persistante des personnes atteintes de troubles mentaux au Sénégal.

Pour M. Dione, la situation est plus que préoccupante : en 2025, de nombreux malades sont encore obligés de parcourir des centaines de kilomètres pour espérer recevoir des soins psychiatriques à Dakar, faute d’infrastructures spécialisées dans les régions. Une injustice sanitaire qu’il juge inacceptable. « En ce 21e siècle, comment pouvons-nous comprendre que des malades mentaux quittent partout au Sénégal pour aller se faire soigner à Dakar ? », s’interroge-t-il.

Le président de l’ASSAMM dénonce aussi le fait que certaines structures hospitalières refusent encore d’admettre des patients souffrant de troubles mentaux, alors qu’elles prennent en charge tous les autres types de pathologies. « C’est un scandale », fulmine-t-il, plaidant pour une évolution du concept même d’hôpital psychiatrique. Pour lui, ces structures doivent être repensées pour inclure des services complémentaires — pédiatrie, médecine générale, santé dentaire — à l’image des hôpitaux de Fann ou de Principal.

Un autre point d’alerte : la forte fréquentation des guérisseurs traditionnels, souvent par désespoir, mais aussi par manque d’alternatives accessibles. « Les familles y perdent énormément d’argent sans obtenir les résultats escomptés », a-t-il regretté, précisant que beaucoup de malades ne se retrouvent dans des centres spécialisés qu’à un stade très avancé de leur trouble, ce qui complique leur rétablissement.

Le coût des soins et des médicaments constitue un autre obstacle majeur. Pour Dione, l’État ne peut plus continuer à ignorer ces citoyens particulièrement vulnérables. « Notre pays ne s’occupe pas de ces personnes atteintes de maladies mentales », a-t-il insisté avec gravité.

À travers cette prise de parole, Ansoumana Dione appelle à une réforme en profondeur, tant structurelle que culturelle, de la place accordée à la santé mentale au Sénégal. Une urgence de santé publique, mais aussi un impératif de justice sociale.

Journée mondiale de la Santé : le Président Diomaye rend hommage aux professionnels de la santé

À l’occasion de la Journée mondiale de la Santé célébrée ce lundi 7 avril 2025, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a adressé un message fort aux professionnels du secteur. Dans une publication partagée sur ses réseaux sociaux, notamment sur Facebook, le chef de l’État a salué l’engagement et la résilience des acteurs de la santé, qu’il qualifie de « vaillants », tout en réaffirmant sa volonté de bâtir un système sanitaire plus juste, accessible et performant.

« En cette Journée Mondiale de la Santé, j’exprime la gratitude de la Nation à nos vaillants professionnels de santé », a déclaré le président. Pour lui, l’objectif est clair : garantir à chaque Sénégalais un accès équitable à des soins de qualité, dans la dignité et la sécurité. Il a souligné que cette ambition s’inscrit dans la vision d’un Sénégal plus solidaire, plus inclusif et mieux préparé aux défis sanitaires.

Dans son message, Bassirou Diomaye Faye a mis en lumière plusieurs avancées notables du pays dans le domaine de la santé. Il a notamment évoqué l’obtention du niveau 3 de maturité pour l’Agence sénégalaise de régulation pharmaceutique, qu’il considère comme un « pas décisif vers la souveraineté sanitaire ». Ce niveau de reconnaissance, attribué par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), marque une étape cruciale dans la capacité du Sénégal à assurer le contrôle et la qualité de ses produits pharmaceutiques.

Le président a également salué les « progrès remarquables » réalisés dans les domaines des greffes rénales et de moelle osseuse, des interventions médicales autrefois rares dans le pays et aujourd’hui en pleine expansion grâce à la montée en compétence des équipes médicales et à l’amélioration du plateau technique.

Il a enfin mis l’accent sur les efforts déployés pour renforcer les structures sanitaires, y compris dans les zones les plus reculées du territoire. Ce maillage territorial est, selon lui, une priorité pour garantir une prise en charge médicale équitable, quels que soient le lieu de résidence ou les conditions sociales des populations.

En conclusion, le président Diomaye a réaffirmé que « bâtir un système de santé solide, c’est renforcer la résilience, l’unité et la grandeur de notre Nation ». Un message porteur d’espoir et d’engagement, à un moment où le monde entier célèbre la santé comme un droit fondamental et universel.

Santé : Baisse spectaculaire de la mortalité infanto-juvénile au Sénégal, selon le MSAS

À l’occasion de la Journée mondiale de la Santé célébrée chaque 7 avril, le ministère de la Santé et de l’Action sociale (MSAS) a partagé des données encourageantes sur l’évolution des indicateurs de santé au Sénégal, notamment en ce qui concerne la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile.

Selon le communiqué officiel publié ce lundi, des avancées majeures ont été notées ces dernières années, traduisant les efforts consentis dans le secteur de la santé. Parmi les données les plus marquantes, la mortalité infanto-juvénile est passée de 139‰ à 40‰, une baisse qualifiée de « très importante » par les autorités sanitaires. Cette tendance témoigne d’un net recul de la mortalité chez les enfants de moins de cinq ans.

Dans le même sillage, le ratio de mortalité maternelle a chuté de 396 à 153 décès pour 100 000 naissances vivantes, entre 2010 et 2023. Quant à la mortalité néonatale, elle a également diminué, passant de 38‰ à 23‰ naissances vivantes entre 1997 et 2023.

La tutelle souligne que ces résultats positifs sont le fruit d’un ensemble de réformes et de mesures concrètes mises en œuvre sur le terrain. Parmi les initiatives majeures figurent la décentralisation de la formation des agents de santé, ainsi que le renforcement des effectifs à travers le recrutement dans la fonction publique et la contractualisation de plus de 2 000 sages-femmes, infirmiers et médecins.

Le ministère évoque également l’importance de la spécialisation des médecins, notamment en gynécologie-obstétrique, pédiatrie et anesthésie-réanimation, rendue possible grâce à l’octroi de bourses. Par ailleurs, des efforts ont été menés pour améliorer l’accès aux soins obstétricaux et néonatals d’urgence, ainsi que pour étendre la couverture sanitaire universelle, notamment par la gratuité de la césarienne et des soins pour les enfants de moins de 5 ans.

Malgré ces progrès, le MSAS rappelle que la morbidité et la mortalité maternelle, néonatale, infantile et adolescente restent des priorités sanitaires pour le Sénégal. Le ministère promet de renforcer davantage les efforts pour consolider ces acquis et continuer à faire reculer les inégalités en matière de santé.

Kaolack – Santé : Médina Baye, un modèle de réussite

La bonne gestion du Comité de Développement Sanitaire saluée par les populations

Dans plusieurs localités, la gestion des structures sanitaires reste un défi majeur. Cependant, dans la commune de Kaolack, au centre de santé de Médina Baye, le Comité de Développement Sanitaire (CDS) est cité en exemple pour sa transparence et son efficacité. À travers ce reportage, nous donnons la parole aux populations et aux membres dudit comité pour comprendre les raisons de cette réussite.

Le Comité de Développement Sanitaire du centre de santé de Médina Baye joue un rôle clé dans l’amélioration des services de santé. Il veille à la bonne gestion des ressources et à l’accessibilité des soins.

Selon Hady Niasse, président du Comité de Développement Sanitaire de Médina Baye :

« Nous avons mis en place une gestion rigoureuse des fonds et nous impliquons la population dans les prises de décision. »

Les habitants de la cité de Cheikh Al Islam El Hadji Ibrahima Niasse (Baye) saluent l’engagement du CDS et témoignent des améliorations notables.

Témoignage d’un patient sous anonymat :

« Avant, il y avait beaucoup de problèmes liés aux médicaments, au personnel, entre autres. Mais aujourd’hui, avec l’arrivée de cette nouvelle équipe, tout est bien organisé, et nous recevons des soins de qualité. Le CDS a mis en place des mécanismes de transparence, comme l’affichage des activités et la participation des habitants aux réunions. »

Au cours de ce reportage, nous nous sommes entretenus avec le trésorier général du Comité de Développement Sanitaire de Médina Baye, Cheikh Alpha Aliou Niasse. Il a rappelé que le CDS est une structure communautaire mise en place pour appuyer la gestion des services de santé au niveau local. Sa mission principale est de renforcer la participation des populations à l’organisation, au financement et à l’amélioration des services de santé.

« Nous comptons collaborer avec les autorités sanitaires de la région pour une meilleure gestion de notre centre de santé. Nous veillerons à la disponibilité des ressources humaines, matérielles et financières nécessaires. Pour la mobilisation des ressources financières, nous allons mettre en place, avec l’ensemble de l’équipe du CDS, des stratégies de collecte de fonds pour soutenir le fonctionnement de notre structure. C’est pourquoi nous encourageons les contributions communautaires et la participation des partenaires, qui ont très tôt compris que la santé est une affaire de tous. »

Dans le cadre de leur second mandat, les membres du CDS comptent renforcer les activités de sensibilisation et d’éducation sanitaire, promouvoir les bonnes pratiques de santé et d’hygiène dans la communauté, et organiser des séances de sensibilisation sur des thématiques comme la vaccination, la santé maternelle et infantile, ou encore la prévention des maladies.

Par ailleurs, le comité entend continuer à porter le plaidoyer des bénéficiaires du centre auprès des autorités compétentes, notamment en vue d’obtenir un meilleur accompagnement, surtout au regard du rôle central que joue le centre de santé pendant le Gamou international de Médina Baye, un événement qui dure une semaine et mobilise des milliers de fidèles.

Santé : l’armée sénégalaise met un hôpital mobile à disposition des populations civiles

Dans une démarche inédite visant à renforcer l’accès aux soins médicaux, le ministère de la Santé et de l’Action sociale et le ministère des Forces armées du Sénégal ont signé, le mercredi 19 mars 2025, une convention actant la mise à disposition de l’Hôpital militaire de campagne de niveau 2 (EMT2) pour les populations civiles. Cette initiative marque une avancée significative dans l’extension de la couverture sanitaire sur l’ensemble du territoire.

L’EMT2 est un hôpital mobile de pointe, certifié par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en octobre 2024. Doté d’équipements modernes et de personnel qualifié, il est conçu pour intervenir dans des zones difficiles d’accès et en situation d’urgence sanitaire. Ses capacités d’intervention comprennent :

  • La prise en charge de 2 500 patients en 4 semaines ;
  • La réalisation de 15 interventions chirurgicales par jour ;
  • Des services de médecine générale, chirurgie, soins intensifs et imagerie médicale.

Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme national d’amélioration de la couverture sanitaire universelle, qui vise à garantir l’accès aux soins médicaux pour tous les Sénégalais, en particulier ceux vivant en zones reculées.

Le déploiement de cet hôpital mobile est prévu pour mai 2025, avec une première installation dans une région stratégique, en fonction des besoins prioritaires. Les autorités comptent mobiliser des partenaires nationaux et internationaux afin de garantir le financement de cette initiative et étendre ce modèle à d’autres zones.

L’armée sénégalaise joue déjà un rôle important dans la prise en charge sanitaire des civils, puisque 80 % des patients des hôpitaux militaires sont des citoyens non militaires. Cette convention renforce un partenariat entre les ministères concernés, qui existe depuis 2006 et qui vise à mutualiser les ressources pour une meilleure prise en charge des populations.

En plus du déploiement de l’EMT2, les autorités prévoient la création d’hôpitaux militaires de proximité, intégrés à la carte sanitaire nationale, afin d’optimiser l’offre de soins dans tout le pays.

Cette initiative illustre l’engagement des autorités sénégalaises à rapprocher les services de santé des populations les plus vulnérables et à améliorer durablement l’accès aux soins dans les zones défavorisées.

Santé : Le Sénégal renforce ses capacités d’urgence avec l’acquisition de 20 nouvelles ambulances médicalisées

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a franchi une étape importante dans le renforcement du système de santé du Sénégal avec la réception de 20 nouvelles ambulances médicalisées. Cet investissement, acquis grâce au financement de la Banque mondiale dans le cadre du projet « Investir dans la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent (Ismea) », a été officiellement lancé hier. La cérémonie s’est tenue en présence du ministre de la Santé, Ibrahima Sy, et de la représentante de la Banque mondiale, Laurence Lannes.

L’acquisition de ces ambulances s’inscrit dans la volonté de moderniser les infrastructures sanitaires du Sénégal, en particulier dans les régions les plus isolées du pays. Ces véhicules médicalisés permettront d’améliorer l’accès aux soins d’urgence, en particulier dans des zones où les infrastructures sanitaires sont encore insuffisantes. Le ministre Ibrahima Sy a souligné l’importance stratégique de cet investissement, précisant que « cela est crucial pour les zones reculées où l’accès aux soins est souvent limité. Ces ambulances vont combler un véritable gap en matière de prise en charge des urgences médicales ».

Chaque ambulance, d’une valeur de 60 millions de FCFA, représente un investissement majeur pour soutenir le système de santé du pays. Ces véhicules sont équipés de tout le nécessaire pour assurer une prise en charge optimale des patients, notamment en matière de soins d’urgence.

Le ministre a également insisté sur la priorité accordée à l’équité sociale dans la distribution des ambulances. Celles-ci seront envoyées en priorité vers les zones les plus vulnérables, telles que Ziguinchor, Kolda, Tambacounda, Kaffrine et Sédhiou, qui souffrent souvent d’un manque criant d’infrastructures de santé adaptées. Toutefois, d’autres régions pourraient également bénéficier de ces ambulances dans le cadre d’une répartition plus large.

Cette initiative vise à garantir une meilleure couverture sanitaire et à réduire les disparités en matière d’accès aux soins dans le pays. En apportant ces équipements dans les régions les plus isolées, le Sénégal fait un pas important vers la réduction des inégalités en matière de santé.

Lors de la cérémonie de réception, le ministre Ibrahima Sy a lancé un appel aux autorités locales et aux bénéficiaires pour assurer une gestion et un usage approprié de ces nouvelles ambulances. Il a insisté sur le fait qu’une bonne gestion de ces véhicules est indispensable pour garantir leur efficacité et leur impact à long terme sur la santé publique. Selon lui, « une gestion optimale des ambulances est essentielle pour qu’elles remplissent leur mission de manière efficace et durable ».

Cette initiative s’inscrit dans un cadre plus large de renforcement du système de santé sénégalais, avec une attention particulière portée aux urgences médicales et à la prise en charge des populations vulnérables. En contribuant à réduire le temps d’intervention des services de santé, les nouvelles ambulances médicalisées auront un impact direct sur la qualité des soins offerts, notamment dans les moments critiques.

L’acquisition de ces 20 ambulances médicalisées marque une avancée majeure dans la modernisation des infrastructures sanitaires du Sénégal. Elle contribue à améliorer l’accès aux soins d’urgence dans les zones les plus reculées et répond à un besoin urgent d’une couverture médicale de qualité dans tout le pays. Cette initiative est un exemple concret de l’engagement du gouvernement et de ses partenaires à promouvoir la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent, et à offrir des services de santé plus accessibles et plus efficaces à tous les citoyens sénégalais.

Première greffe de moelle osseuse réalisée par des médecins sénégalais

La médecine sénégalaise franchit un nouveau cap avec la réalisation de la première greffe de moelle osseuse dans le pays. Après les avancées en matière de greffes rénales, une équipe de spécialistes de l’hôpital Dalal Jàmm de Guédiawaye, à Dakar, a réussi cette prouesse médicale.

L’opération a été menée le 23 février dernier sur un patient qui, un mois après l’intervention, se porte bien. « C’est une expérience unique, une première au Sénégal », a déclaré Professeure Fatou Samba Ndiaye, cheffe du Service hématologie clinique et greffe de moelle osseuse, lors d’une interview accordée à la RTS. Elle a précisé qu’il s’agissait d’une autogreffe de cellules souches, signifiant que le patient était lui-même son propre donneur.

Le processus a débuté dès le 17 février, avec une préparation minutieuse incluant la mobilisation des cellules souches et des protocoles médicaux rigoureux. Professeure Ndiaye a expliqué que cette première étape ouvre la voie à des interventions plus complexes, même si l’allogreffe, qui nécessite un donneur externe, n’est pas encore envisagée.

Le patient, interrogé par la télévision publique, a témoigné de son soulagement après une année d’attente. « Je me suis senti comme un petit roi », a-t-il confié, saluant le travail du personnel médical qui l’a accompagné tout au long du processus.

Cette intervention a pu être réalisée grâce à l’engagement de l’hôpital Dalal Jàmm et à la solidarité des bonnes volontés. Professeure Ndiaye a révélé que l’opération a été entièrement prise en charge par l’établissement, avec un soutien financier et logistique de plusieurs partenaires. Un laboratoire a notamment fourni des médicaments d’une valeur de quatre millions de francs CFA, un apport insuffisant qui a été complété par des contributions internes pour l’acquisition d’autres traitements coûteux et difficiles d’accès.

Le directeur de l’hôpital, Moussa Sam Daff, a souligné que cette avancée s’inscrit dans le cadre du projet d’établissement 2024-2029, qui vise à renforcer les capacités médicales du pays et à améliorer l’offre de soins spécialisés.

Avec cette première greffe de moelle osseuse, le Sénégal marque une avancée significative dans le domaine de l’hématologie et ouvre la voie à de nouvelles perspectives dans la prise en charge des maladies du sang.

Santé : la F2S décrète 48 heures de grève pour faire plier le gouvernement

La Fédération des syndicats de la santé (F2S) a décrété une grève de 48 heures à partir de ce jeudi 13 mars 2025, pour protester contre l’inaction du gouvernement face à ses revendications. Malgré le dépôt d’un préavis de grève à la fin du mois de janvier, les négociations n’ont toujours pas abouti, poussant le syndicat à durcir son mouvement de contestation.

Le mouvement de grève concerne l’ensemble du personnel de santé affilié à la F2S, qui dénonce le manque de réponse concrète des autorités sanitaires. Cette mobilisation vise à obtenir l’application effective des accords signés en mai 2022, notamment la généralisation de l’indemnité de logement à tous les agents de santé, la finalisation du processus de reclassement et la gestion des carrières. La fédération réclame également le recrutement des agents de santé dans la fonction publique, l’augmentation des subventions allouées aux hôpitaux et la mise en compétition des postes de direction au sein des établissements publics de santé.

Par ailleurs, le syndicat exige l’application du décret 2016/404 relatif au statut du personnel des établissements publics de santé, ainsi que la signature du décret régissant l’organisation et le fonctionnement de l’École nationale de développement sanitaire et social (ENDSS). La F2S insiste également sur la nécessité d’appliquer l’article 29 du statut des collectivités territoriales, un point crucial selon les représentants syndicaux.

Cheikh Seck, porte-parole du syndicat, a déclaré lors d’une conférence de presse que le mouvement social ne se limitera pas à ces 48 heures de grève. En plus du débrayage, la F2S prévoit une série d’actions de protestation, dont une marche nationale prévue pour le mardi 25 mars 2025, la rétention d’informations et le boycott des supervisions.

À Ziguinchor, la contestation prend une tournure plus marquée avec des accusations de mauvaise gestion visant le directeur du Centre hospitalier régional. Siméon Faye, secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de la santé (Syntras), a dénoncé une gestion catastrophique de l’hôpital, qu’il impute à l’incompétence du directeur en poste. Selon lui, ce dernier, issu du monde politique, ne maîtrise pas le management d’un établissement public de santé et ne respecte pas les protocoles d’accord signés avec les syndicats.

Malgré la fermeté du mouvement, la F2S reste ouverte au dialogue et interpelle une nouvelle fois les autorités. Selon Cheikh Seck, le gouvernement doit impérativement répondre aux revendications afin d’éviter une escalade du conflit social. Il prévient que si aucune solution concrète n’est trouvée dans les plus brefs délais, la situation risque de s’aggraver, mettant en péril la qualité des soins prodigués aux patients. Le syndicat tient le gouvernement pour seul responsable de toute détérioration future de la situation sanitaire dans le pays.

Explosion des frais d’hospitalisation dans la fonction publique : une hausse alarmante de 150 % en un an

Les dépenses liées aux frais d’hospitalisation des agents de la fonction publique sénégalaise ont connu une hausse spectaculaire en 2024, suscitant des interrogations sur les causes et les implications de cette explosion budgétaire. Selon les récentes statistiques publiées par l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD), ces frais sont passés de 12 milliards de FCFA en 2023 à 29,9 milliards de FCFA en 2024, soit une augmentation de 150,3 % en l’espace d’un an.

L’analyse des données mensuelles révèle une progression constante des dépenses de santé tout au long de l’année 2024, avec un pic alarmant au mois de décembre. En septembre et octobre, les frais d’hospitalisation étaient estimés à 2 milliards de FCFA chacun. En novembre, ils ont légèrement augmenté pour atteindre 2,5 milliards de FCFA. Mais c’est en décembre que la situation a pris une ampleur inédite avec une explosion des coûts, atteignant 9,5 milliards de FCFA, soit une augmentation de 278,9 % en un seul mois. Cette flambée soudaine en fin d’année pose question et nécessite une enquête approfondie pour en déterminer les causes exactes.

Plusieurs hypothèses peuvent être avancées pour expliquer cette augmentation spectaculaire des frais d’hospitalisation dans la fonction publique. Une détérioration de l’état de santé des fonctionnaires pourrait être un facteur déterminant, avec une hausse des pathologies chroniques, une vague épidémique ou une recrudescence des maladies professionnelles. L’inflation des coûts médicaux est également une explication plausible, notamment avec l’augmentation des tarifs des soins, des médicaments et des services hospitaliers. Une extension des prestations prises en charge par l’État ou une amélioration des remboursements pourrait également avoir engendré une hausse mécanique des dépenses. Par ailleurs, un problème de gestion ou des abus dans la facturation des soins ne sont pas à exclure et pourraient expliquer en partie cette explosion budgétaire.

Les 17,9 milliards de FCFA supplémentaires dépensés en 2024 représentent une charge considérable pour le budget de l’État. Dans un contexte où les finances publiques sont déjà sous pression, cette flambée des dépenses de santé des fonctionnaires soulève des préoccupations quant à la soutenabilité du système de prise en charge médicale dans le secteur public. Le gouvernement pourrait être amené à prendre des mesures correctives pour limiter l’impact budgétaire de cette hausse, que ce soit par une meilleure régulation des coûts, un contrôle renforcé des dépenses médicales ou une réforme des mécanismes de prise en charge.

Face à une telle envolée des dépenses, un audit détaillé du système de couverture médicale des fonctionnaires semble inévitable. L’État devra également clarifier les facteurs à l’origine de cette hausse et envisager des réformes structurelles pour éviter une dérive budgétaire incontrôlable dans les années à venir. Alors que les besoins en santé sont en constante évolution, cette situation pose un véritable défi de gouvernance et de gestion des ressources publiques, nécessitant des réponses urgentes et adaptées.

Dakar accueille une réunion internationale sur la génomique appliquée au paludisme

Depuis le 3 mars, Dakar est le centre d’une rencontre scientifique de haut niveau dédiée à la génomique appliquée au paludisme. L’événement, qui se tient jusqu’au 7 mars, réunit des chercheurs et experts internationaux, notamment de l’Université de Harvard et de la Fondation Gates. Il est organisé par le Centre international de recherche et de formation en génomique appliquée et de surveillance sanitaire (Cigass), en collaboration avec l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) et la Faculté de médecine, pharmacie et odontologie de Dakar.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre sénégalais de la Santé et de l’Action sociale, Dr Ibrahima Sy. Dans son discours, il a insisté sur la nécessité d’élargir les recherches à d’autres maladies à transmission vectorielle comme la dengue, le Zika et le chikungunya, qui constituent une menace croissante pour le système de santé publique. Selon lui, les avancées scientifiques dans ces domaines pourraient non seulement orienter les politiques de santé, mais aussi attirer des financements externes essentiels pour le développement du secteur.

Le Professeur Daouda Ndiaye, expert reconnu en parasitologie, a souligné l’importance de cette réunion pour partager les innovations et progrès réalisés en Afrique dans la lutte contre le paludisme. Le Sénégal, en particulier, s’est distingué par le développement d’outils technologiques avancés et la mise en place d’indicateurs de performance pour mieux surveiller et réduire la transmission de la maladie. Il a également salué le nouveau gouvernement pour son engagement en faveur de la santé publique.

De son côté, le Professeur Babacar Faye, représentant le Recteur de l’UCAD, a mis en avant l’importance d’étudier la diversité génétique du parasite responsable du paludisme. Comprendre ces variations permet de développer des stratégies plus efficaces et adaptées aux réalités locales, contribuant ainsi à une meilleure souveraineté épidémiologique. Il a rappelé que la recherche fondamentale joue un rôle clé dans la prévention des épidémies et l’amélioration des traitements et vaccins.

Cet atelier ne se limite pas à des échanges académiques : il constitue une véritable plateforme où scientifiques, décideurs et partenaires collaborent pour transformer les découvertes scientifiques en actions concrètes. Il s’inscrit pleinement dans la vision de l’Agenda National de Transformation Sénégal 2050, qui vise à renforcer la souveraineté sanitaire du pays à travers des initiatives comme la couverture sanitaire universelle, un objectif soutenu par le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye.

Sénégal : Un vaste plan de recrutement de 3 000 à 4 000 agents de santé en préparation

Le gouvernement sénégalais s’apprête à lancer un vaste programme de recrutement de 3 000 à 4 000 agents de santé afin de renforcer le système sanitaire national. L’annonce a été faite par le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Ibrahima Sy, au micro de la Radio Futurs Médias (RFM).

Selon le ministre, ce recrutement concernera tous les corps de métiers du secteur de la santé. En plus des médecins, infirmiers et sages-femmes, un nombre important de techniciens de santé sera intégré dans les hôpitaux et autres établissements sanitaires du pays. Cette mesure vise à réduire le déficit de personnel médical et à améliorer l’offre de soins dans les différentes structures de santé publique.

Avec une population en croissance et un système de santé souvent confronté à des pénuries de personnel, ce recrutement est perçu comme une opportunité majeure pour améliorer la prise en charge des patients. Le Sénégal dispose actuellement de plus de 1 200 établissements de santé, mais ces derniers sont souvent confrontés à un manque de ressources humaines, rendant l’accès aux soins difficile pour de nombreux citoyens.

Le ministre Ibrahima Sy a précisé que les autorités compétentes ont été saisies pour analyser la faisabilité du projet. Toutefois, il invite d’ores et déjà les candidats à se préparer à déposer leurs dossiers, car le processus de recrutement devrait être lancé dans les jours à venir.

L’annonce a été accueillie avec enthousiasme par la population et les professionnels de la santé. Beaucoup espèrent que cette initiative permettra d’améliorer significativement la qualité des soins et de réduire la pression sur les personnels de santé actuellement en poste.

Ministère de la Santé : 156 contractuels remerciés après un contrôle interne

Le Ministère de la Santé et de l’Action sociale (MSAS) a annoncé la non-reconduction de 156 contrats à l’issue d’un vaste contrôle mené dans le cadre du renouvellement des agents contractuels. Ce processus, qui a concerné plus de 5 000 travailleurs, visait à optimiser les ressources humaines et à corriger certaines irrégularités relevées au sein du personnel du ministère.

Selon le service de communication du MSAS, cette mesure s’appuie sur une analyse rigoureuse des profils des agents, en tenant compte de l’adéquation entre les compétences des employés et les exigences des postes qu’ils occupent. Certains agents ont été jugés inadaptés aux missions qui leur étaient confiées. L’évaluation des besoins réels des structures sanitaires a également permis d’optimiser l’affectation des ressources humaines. Par ailleurs, des irrégularités dans les rémunérations ont été constatées, avec des écarts relevés entre certains salaires et la grille de référence. Face à ces constats, le ministère a décidé de ne pas renouveler les contrats des 156 agents jugés non conformes aux critères requis.

En plus des suppressions de contrats, le MSAS a procédé à une révision des rémunérations afin d’harmoniser les grilles salariales. L’objectif est d’assurer une équité de traitement entre les agents contractuels et de corriger les écarts injustifiés. Toutefois, le ministère tient à rassurer que cette mesure n’implique pas une baisse des salaires, mais plutôt une harmonisation basée sur les normes en vigueur et les principes de justice sociale.

Le communiqué aborde également la question des retards dans le paiement des salaires, un problème récurrent ayant suscité des inquiétudes parmi le personnel de santé. À ce propos, le ministère assure que des dispositions ont été prises pour garantir un paiement régulier et ponctuel des salaires à l’avenir.

Les notifications officielles de non-renouvellement ont déjà été envoyées aux agents concernés. Si le ministère justifie cette décision par une volonté de rationalisation et d’efficacité, elle pourrait néanmoins provoquer des remous au sein du secteur de la santé, notamment du côté des syndicats qui veillent à la protection des travailleurs. Les prochains jours pourraient être marqués par des revendications ou des protestations, alors que le MSAS tente de rassurer l’opinion publique sur la nécessité de ces ajustements.

Kaolack / Santé : Le Khalife Général de Médina Baye reconduit Cheikh Alpha Aliou Niasse au poste de trésorier

Le Comité de Développement Sanitaire (CDS) du poste de santé de Médina Baye, dans la commune de Kaolack, a été renouvelé ce jeudi. À sa tête, Mouhamed Hady Niasse a été nommé Secrétaire Exécutif du comité. De son côté, le trésorier général sortant, Cheikh Alpha Aliou Niasse, a été reconduit à son poste par le Khalife Général de Médina Baye, Cheikh Mahy Ibrahima Niasse. Cette reconduction est motivée par sa gestion transparente et inclusive des finances publiques.

“Lorsque nous sommes arrivés en 2018, le compte du poste de santé disposait d’un montant de 200 000 francs CFA. Aujourd’hui, nous avons plus de 19 millions de francs CFA sur ce compte”, a déclaré Cheikh Alpha Aliou Niasse. Il a également souligné l’évolution significative de la masse salariale : “Nous étions à 680 000 francs CFA, et aujourd’hui, nous avons atteint 4 420 000 francs CFA.”

En plus de cette gestion financière rigoureuse, plusieurs réalisations ont été accomplies, notamment l’installation d’un laboratoire et d’un échographe, des équipements essentiels pour améliorer les soins de santé à Médina Baye.

“Cette bonne gestion témoigne de notre engagement en faveur du développement sanitaire de notre cité”, a affirmé Cheikh Alpha Aliou Niasse. Il a annoncé qu’une nouvelle dynamique sera instaurée pour renforcer l’inclusion et la proximité avec la population. “Nous allons instaurer une gestion encore plus inclusive, renforcer le dialogue avec la communauté et mettre en place un plan de communication pour rapprocher davantage les habitants de leur centre de santé”, a-t-il précisé.

Les habitants de Médina Baye ont salué les efforts entrepris ces dernières années, notamment la reconstruction du poste de santé, l’entretien des infrastructures et la promotion de la santé. “Nous remercions toutes les bonnes volontés qui, de près ou de loin, ont contribué au bon fonctionnement du poste de santé”, a conclu Cheikh Alpha Aliou Niasse.

Grâce à cette gestion efficace et à la mobilisation de la communauté, le poste de santé de Médina Baye continue de se développer pour mieux répondre aux besoins de la population.

Hôpital régional El Hadj Amadou Sakhir Ndiéguène : les techniciens supérieurs de santé en grève générale

Les techniciens supérieurs de santé de l’hôpital régional El Hadj Amadou Sakhir Ndiéguène, affiliés au Syndicat Autonome des Travailleurs de la Santé et de l’Action Sociale (SATSUS), ont entamé ce mercredi 26 février 2025 une grève générale de 48 heures. Cette mobilisation fait suite à l’échec des négociations avec le ministère de la Fonction publique sur la régularisation de leur situation administrative.

Le comité exécutif national (CEN) du SATSUS avait pourtant suspendu ses actions le 14 janvier 2025, laissant aux autorités le temps de finaliser le processus de régularisation. Cependant, selon le syndicat, cette attente n’a abouti à aucun engagement concret.

Dans un communiqué, le CEN dénonce « le manque de volonté du gouvernement à adopter le décret validant le versement des techniciens supérieurs dans leurs nouveaux corps d’accueil ». Il rappelle que ces professionnels ont suivi une formation complémentaire sanctionnée par des diplômes d’État en tant qu’administrateurs de soins, administrateurs de services de santé et ingénieurs en biologie médicale. Malgré cela, leur intégration dans leurs nouvelles fonctions tarde à se concrétiser.

À Thiès, la grève a été largement suivie par les techniciens supérieurs de santé, même si un service minimum est assuré pour les urgences. Le secrétaire général de la section SATSUS, Mouhamadou Moustapha Sissoko, a souligné l’impact considérable de ce mouvement sur le fonctionnement de l’hôpital.

« Il n’y aura ni programmes, ni analyses, encore moins d’ophtalmologie ou de kinésithérapie », a-t-il déclaré à la presse, précisant que plusieurs services sont pratiquement à l’arrêt.

Cette paralysie met en difficulté de nombreux patients qui, faute de soins, doivent soit reporter leurs consultations, soit se tourner vers des structures privées souvent plus coûteuses.

Face à l’absence de réponse du gouvernement, le SATSUS envisage déjà de renforcer son mouvement. Si aucune avancée n’est enregistrée d’ici la fin de cette grève de 48 heures, d’autres actions plus radicales pourraient être engagées.

Pour l’heure, les techniciens supérieurs de santé restent déterminés à obtenir gain de cause et appellent les autorités à « prendre leurs responsabilités afin d’éviter une crise prolongée qui mettrait en péril le bon fonctionnement du système de santé ».

Crise dans le secteur de la santé : Le SATSUS décrète une grève générale les 26 et 27 février

Le Syndicat Autonome des Techniciens Supérieurs de Santé (SATSUS) a annoncé un mouvement de grève générale pour les mercredi 26 et jeudi 27 février 2025, en réponse à l’inaction du gouvernement face à leurs revendications. Cette mobilisation vise à exiger la régularisation administrative des techniciens supérieurs de santé, un problème qui dure depuis plusieurs années.

Le SATSUS dénonce le retard dans l’adoption du décret d’application relatif au statut des techniciens supérieurs de santé, un texte pourtant essentiel pour clarifier leur situation professionnelle. Selon le syndicat, l’absence de ce décret bloque la progression de carrière de nombreux agents, crée des injustices dans la grille salariale et limite l’accès aux formations et promotions.

« Cela fait trop longtemps que nous attendons des réponses concrètes. Nos collègues sont laissés dans une précarité administrative qui impacte non seulement leur motivation, mais aussi la qualité des services de santé fournis à la population », a déclaré un porte-parole du syndicat.

Les membres du SATSUS dénoncent également des conditions de travail de plus en plus difficiles, avec un manque criant de matériel, des effectifs insuffisants et une charge de travail excessive. Cette frustration a atteint un point critique, poussant le syndicat à durcir le ton et à organiser ce mouvement de grève nationale.

Dans plusieurs hôpitaux et centres de santé, la grogne monte parmi les techniciens supérieurs qui se sentent marginalisés par l’administration et peu considérés par les autorités sanitaires.

« Nous sommes des acteurs essentiels du système de santé, mais nous sommes traités comme de simples figurants. Il est temps que le gouvernement prenne ses responsabilités », a martelé un technicien en radiologie en poste à l’hôpital de Grand-Yoff.

Le SATSUS n’exclut pas un renforcement des actions de protestation si les autorités continuent d’ignorer leurs demandes. Une extension de la grève à une durée illimitée ou des sit-in devant le ministère de la Santé font partie des options envisagées si aucune solution rapide n’est trouvée.

En attendant, les patients risquent de subir les conséquences de cette paralysie du secteur, car de nombreux services hospitaliers dépendent des techniciens supérieurs de santé pour le bon fonctionnement des soins.

Ziguinchor : Les ex-agents du programme ISMEA entament une grève illimitée pour réclamer leurs salaires

Les anciens agents du programme Investir sur la Santé de la Mère, de l’Enfant et de l’Adolescent (ISMEA) ont décidé d’entamer une grève illimitée à partir de ce mercredi 26 février 2025. L’annonce a été faite sur les ondes de la RFM, où ils ont dénoncé le non-paiement de leurs salaires malgré des contrats signés depuis novembre 2024 et effectifs depuis janvier 2025.

Dr Ousmane Djiba, médecin généraliste et porte-parole des grévistes, a exprimé l’exaspération des agents qui, selon lui, n’ont toujours pas perçu leurs salaires du mois de janvier. « Jusqu’à ce lundi 24 février 2025, nous n’avons pas reçu nos salaires, alors que nous avons signé nos contrats et que nous exerçons depuis le début de l’année », a-t-il martelé lors d’une conférence de presse tenue dans l’enceinte de l’hôpital de la paix de Ziguinchor.

Le programme ISMEA, mis en place pour renforcer les ressources humaines dans les régions à fort déficit sanitaire, avait permis le recrutement de 889 agents de santé qualifiés pour intervenir dans des localités comme Kaffrine, Kédougou, Kolda, Sédhiou, Tambacounda et Ziguinchor. Cependant, après leur intégration au sein du Ministère de la Santé et de l’Action Sociale (MSAS), ces agents font face à des retards de paiement qui compromettent leur travail et leur quotidien.

Dr Djiba a rappelé que ces agents de santé travaillent dans des conditions particulièrement difficiles, notamment en brousse et dans des zones reculées, où ils jouent un rôle crucial dans l’accès aux soins. « Nous ne pouvons pas continuer à exercer nos missions sans recevoir nos salaires. Beaucoup d’entre nous se retrouvent dans des situations précaires alors que nous avons fait le choix de servir dans des localités où le besoin est le plus criant », a-t-il dénoncé.

Face à cette situation, la grève illimitée a été décrétée comme seule option pour se faire entendre. « Nous allons arrêter le travail tant que nos revendications ne seront pas prises en compte. Cette grève est un cri d’alarme lancé aux autorités pour qu’elles agissent rapidement et règlent cette injustice », a insisté le porte-parole.

Ce mouvement de protestation pourrait avoir des conséquences sur la prise en charge des patients, notamment dans les structures sanitaires des régions concernées. Pour les agents en colère, la responsabilité incombe aux autorités, et il est impératif que le gouvernement et le MSAS trouvent une solution rapide afin d’éviter une détérioration de la situation sanitaire dans ces zones déjà vulnérables.

Kaolack / Santé : Renouvellement du CDS de Sam – Cheikh Tidiane Sarr reconduit par la population

Le Comité de Développement Sanitaire (CDS) du poste de santé de Sam a organisé, ce lundi, son assemblée générale de renouvellement de son bureau exécutif. Le secrétaire exécutif sortant, Cheikh Tidiane Sarr, a été reconduit par la population.

« Le Comité de Développement Sanitaire (CDS) de Sam, dans la commune de Kaolack, vient d’être renouvelé ce lundi en présence du préfet du département de Kaolack, Leyti Ndiaye. L’équipe sortante, dont je fus le secrétaire exécutif, a été reconduite à l’unanimité. Je vais donc continuer à diriger ce secrétariat exécutif du poste de Sam pour un second mandat, toujours avec la même équipe. C’est une grande satisfaction pour nous d’être reconduits par la population de Sam », a expliqué le secrétaire exécutif du poste de santé de Sam.

« Nous avons désormais une nouvelle mission : renouveler notre engagement envers la communauté. Celle-ci souhaite la continuité et des résultats concrets dans la gestion du poste de santé de Sam.

Dès à présent, nous allons nous remettre au travail en instaurant une gestion inclusive du poste de santé, en renforçant le dialogue avec la population et en mettant en place un plan de communication pour rapprocher encore davantage la communauté de son centre de santé », a ajouté M. Sarr.

« Nous allons poursuivre nos efforts afin de donner une nouvelle vision à ce poste de santé et d’améliorer la prise en charge en santé primaire. Beaucoup de choses ont été réalisées au cours des trois dernières années : la réhabilitation du bâtiment, l’entretien des infrastructures et la promotion de la santé. C’est ce qu’a souligné la population, qui témoigne de l’impact positif de nos actions.

Nous avons constaté que la demande est très forte par rapport à l’offre. C’est pourquoi nous avons décidé d’aménager des espaces pour améliorer l’accueil des patients, notamment lors des périodes de vaccination des enfants.

Nous remercions toutes les bonnes volontés qui, de près ou de loin, ont contribué au bon fonctionnement du poste de santé de Sam », a conclu Cheikh Tidiane Sarr.

Retard de paiement des salaires au MSAS : une régularisation en cours pour plus de transparence

Le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale (MSAS) a annoncé un retard dans le paiement des salaires des agents contractuels, en raison d’un processus de régularisation visant à assainir la gestion des effectifs. Cette mesure fait suite à un audit révélant une augmentation incontrôlée du nombre d’agents et des irrégularités dans les contrats et les rémunérations.

L’audit mené par le MSAS a mis en lumière une pression budgétaire croissante due à un recrutement non maîtrisé et à un manque d’évaluation rigoureuse des besoins en personnel. Plus de 5 000 contrats ont été réévalués, mettant en évidence plusieurs anomalies :

  • Des irrégularités dans la contractualisation,
  • Des qualifications non conformes aux besoins du secteur,
  • Des incohérences salariales ne respectant pas les grilles officielles.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, le MSAS a entrepris un contrôle approfondi des contrats et des rémunérations. Cette réforme vise à garantir une gestion plus transparente et équitable des ressources humaines.

Malgré les délais engendrés par ces ajustements, le ministère a confirmé que les paiements ont repris depuis jeudi dernier et que toutes les mesures sont prises pour finaliser les virements dans les meilleurs délais.

Conscient des préoccupations des agents affectés, le MSAS tient à rassurer son personnel sur la volonté d’assurer un paiement fluide et durable à l’avenir. Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large de rationalisation des dépenses publiques et de renforcement de l’efficacité administrative.

Le ministère exprime sa gratitude envers les agents pour leur compréhension et leur patience durant ce processus de réajustement nécessaire.

Crise dans le secteur de la santé : Le SAMES décrète une nouvelle grève de 48 heures

Le Syndicat Autonome des Médecins, Pharmaciens et Chirurgiens-Dentistes du Sénégal (SAMES) maintient la pression sur le gouvernement. Ce jeudi, son Bureau Exécutif National (BEN) a tenu une réunion d’évaluation de la grève en cours, en présence des secrétaires généraux de zones et de sections. L’objectif était d’analyser l’impact de leur mouvement et d’échanger sur les perspectives de leur plan d’action.

Le BEN a salué la mobilisation exemplaire de ses membres, soulignant le respect total du mot d’ordre de grève en cours. Toutefois, l’impasse persiste dans les négociations avec les autorités. Lors d’une rencontre tenue le mardi 18 février 2025 avec une délégation du Ministère de la Fonction Publique et de la Transformation du Secteur Public, le syndicat espérait des avancées significatives. Mais selon un communiqué du SAMES, « aucune proposition concrète n’a été formulée concernant les questions soulevées dans leur plateforme revendicative ».

Pire encore, les représentants du gouvernement auraient une fois de plus renvoyé les syndicalistes vers le Premier Ministre, prolongeant ainsi le statu quo. Une attitude que le SAMES qualifie d’« inertie du gouvernement face aux revendications légitimes des professionnels de santé ».

Face à ce manque de volonté politique perçu, le SAMES a décidé de renforcer son plan d’action. Ainsi, le BEN a décrété une nouvelle grève générale de 48 heures les mercredi 26 et jeudi 27 février 2025. Toutefois, le syndicat a précisé que les services d’urgence resteront fonctionnels afin d’assurer la prise en charge des cas critiques.

Cette nouvelle phase du mouvement social risque de perturber davantage le système de santé sénégalais, déjà sous tension. Pour l’instant, le gouvernement n’a pas encore réagi officiellement à cette annonce. Reste à voir si les autorités prendront des mesures concrètes pour désamorcer la crise ou si le bras de fer entre les médecins et l’État se durcira encore davantage.

Sénégal : Une alerte sur l’explosion des maladies non transmissibles, dont le rhumatisme

Le ministre de la Santé et de l’Action Sociale, Dr Ibrahima Sy, a récemment tiré la sonnette d’alarme sur la progression inquiétante des maladies non transmissibles (MNT) au Sénégal, en particulier le rhumatisme, qui toucherait un Sénégalais sur trois. Ces pathologies, autrefois considérées comme secondaires dans les priorités de santé publique, sont aujourd’hui devenues une des principales causes de décès dans le pays, représentant près de 50 % des décès enregistrés.

Les MNT, incluant les maladies cardiovasculaires, le diabète, les cancers et les maladies rhumatismales, connaissent une progression rapide dans la population sénégalaise. Cette tendance est favorisée par plusieurs facteurs d’exposition, notamment des prédispositions génétiques, des habitudes comportementales (alimentation, sédentarité) et des conditions environnementales défavorables.

Le ministre a insisté sur l’urgence d’une mobilisation accrue face à ces pathologies, notamment à travers des initiatives comme le 3e Congrès International de la Société Africaine de Rhumatologie, qui s’est tenu récemment. Cette rencontre a permis aux experts de partager leurs connaissances et d’orienter la formation des jeunes médecins pour améliorer la prise en charge des malades.

Face à l’ampleur du phénomène, le Sénégal a élaboré un plan national de lutte contre les MNT, intégrant des stratégies spécifiques pour chaque pathologie. Le gouvernement met un accent particulier sur le renforcement des infrastructures médicales, la formation des professionnels de santé et l’accès aux traitements.

Cependant, au-delà des approches curatives, le ministre de la Santé a souligné la nécessité de développer une politique de prévention ambitieuse. Selon lui, les MNT, en raison de leur coût élevé, plongent de nombreuses familles dans la précarité. « Il est impératif de mettre en place des actions préventives à grande échelle pour protéger les ménages sénégalais de la ruine », a-t-il affirmé.

Pour répondre efficacement à cette crise sanitaire, les autorités plaident pour une sensibilisation accrue de la population sur les risques liés aux MNT et sur l’importance d’adopter des modes de vie plus sains. Le renforcement du dépistage précoce et l’intégration de programmes de prévention dans le système de santé sont également des axes majeurs de cette nouvelle politique.

Avec l’augmentation des maladies non transmissibles, le Sénégal est à un tournant décisif de sa politique de santé publique. La réussite de cette lutte dépendra de la capacité du pays à conjuguer efforts préventifs et amélioration des soins, afin de freiner la progression de ces pathologies qui représentent aujourd’hui un véritable défi pour le système sanitaire national.

Négligence dans les hôpitaux: radioscopie d’un mal qui gagne davantage du terrain

Depuis quelques années sont notés, dans les établissements de santé publics comme privés, plusieurs manquements qui ne disent pas leur nom. Des manquements pour la plupart liés à une négligence notoire des personnels de santé. Raisons pour laquelle, cette exercice du jour se veut une dénonciation, afin que les hôpitaux et autres unités sanitaires cessent certaines pratiques qui dérangent à la fois et les malades et leurs accompagnants. Et ce comportement qui persiste dans bien des hôpitaux est vu tel un laxisme des admistrateurs qui ne font pas le contrôle et le suivi, c’est pourquoi c’est encore à dénoncer.

Ce qui est plus déplorable, c’est que ces comportements anti-valeurs se résument en deux aspects gênants: la très longue durée de l’attente du patient avant d’être reçu, surtout s’il se trouve dans un état très critique mais également les propos malveillants du personnel soignant ou des agents en charge de la sécurité à l’endroit des malades et des accompagnants. Ces derniers souvent agressés verbalement ou même physiquement.
Pour se rendre compte de cette pratique souvent ignoble, il suffit tout simplement de fréquenter les services hospitaliers… Parlant de négligence, personne n’a oublié la mort dans des circonstances tragiques des 4 nourrissons dans un incendie au service de néonatalogie de l’hôpital Magatte Lô de Linguère ou encore le décès du bébé asphyxié et calciné à la clinique de la Madeleine de Dakar. Et la liste est longue.
Tous ces manquements constatés, constituent un frein pour le respect de la pyramide sanitaire par les usagers et l’effectivité de la prise en charge des malades. Et tout cela remet encore en cause et au goût du jour l’accueil dans les milieux hospitaliers qui est un véritable calvaire pour les patients et accompagnants dans un pays dit de la « téranga ».
Le service public dans sa globalité est mal en point et doit être repensé et c’est très peu de le dire. Mais malheureusement, bon nombre de personnes continuent encore et encore de décrier ce qui se passe dans les structures sanitaires à cause du mauvais comportement de certains personnels médicaux. Finalement, très nombreux sont les sénégalais qui ont la phobie de certains hôpitaux devenus des « mouroirs ».
C’est pourquoi, il faut beaucoup d’intransigeance dans des situations pareilles. Cela renvoie aussi au drame survenu à l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye de Louga dans l’affaire Astou Sokhna décédée dans des circonstances douloureuses à l’extrême et les témoignages sur la négligence des agents de santé qui ont suivi ont montré à suffisance que le laxisme est ancré dans ce pays et l’on ne fait rien pour l’éradiquer. Une tragédie qui avait d’ailleurs laissé dire à l’époque, l’éminent Pr Abdoul Kane, chef du service cardiologie de L’hôpital Dalal Diam que: “si nous oublions d’assister quelqu’un qui est malade, qui est dans la souffrance, c’est qu’en réalité, nous oublions notre humanité et nous nous installons dans une inhumanité. Aujourd’hui, des gens peuvent être séquestrés dans nos hôpitaux parce qu’ils n’ont pas payé. Nos hôpitaux sont devenus des épiceries”.

Aujourd’hui, il urge plus que jamais pour les administrateurs des structures sanitaires et les personnels soignants de créer, dès l’accueil du malade, les conditions de l’apaisement de son mental. Sinon la question de l’accueil des malades restera toujours une équation à résoudre dans le milieu hospitalier au Sénégal.

Aly Saleh

Santé : la Fédération des syndicats de la santé (F2S) annonce une grève les 13 et 14 mars 2025

La Fédération des syndicats de la santé (F2S) a annoncé un mouvement de grève générale les 13 et 14 mars 2025. Cette décision s’inscrit dans le cadre de leur nouveau plan d’action, déjà validé par l’ensemble des membres, pour revendiquer de meilleures conditions de travail et le respect des engagements pris par les autorités.

Le secrétaire général de la F2S, Cheikh Seck, a détaillé la feuille de route qui mènera à cette grève. Le plan d’action comprend plusieurs étapes stratégiques. Le mardi 18 février 2025, un point de presse sera organisé pour informer l’opinion publique et les médias sur les motivations du mouvement. Le jeudi 27 février 2025, une assemblée générale se tiendra à l’hôpital Ndamatou de Touba, afin de mobiliser et sensibiliser les membres du secteur de la santé. La F2S prévoit également d’échanger avec les partenaires techniques et financiers (PTF), la société civile, les ambassades et les autorités religieuses afin de rallier davantage de soutien à leur cause. Enfin, la grève générale aura lieu les 13 et 14 mars 2025, avec un arrêt total des activités dans les structures de santé pour mettre la pression sur le gouvernement. Des actions de contestation telles que la rétention d’informations et le boycott des supervisions administratives sont également prévues pour perturber le fonctionnement normal du secteur.

Cheikh Seck a également révélé que la F2S a rencontré le ministre de la Santé et de l’Action sociale le lundi 17 février 2025 pour faire le point sur le suivi des accords signés le 29 décembre 2023. Cependant, malgré les discussions et la volonté affichée du ministre, le syndicat estime que cela ne suffit pas pour résoudre les nombreux problèmes du secteur. « Il faut impérativement l’intervention du président de la République et du Premier ministre », a insisté le syndicaliste, soulignant que seul un engagement politique au plus haut niveau pourrait permettre de trouver des solutions durables aux revendications des travailleurs de la santé.

Depuis plusieurs années, les syndicats de la santé dénoncent des conditions de travail difficiles, un manque criant de matériel, ainsi qu’un retard dans l’application des engagements pris par l’État. La grève annoncée pour mars 2025 s’inscrit donc dans la continuité des luttes syndicales en vue d’améliorer la situation des professionnels de la santé et de garantir une meilleure prise en charge des patients. Ce mouvement d’humeur pourrait avoir un impact significatif sur le fonctionnement des structures sanitaires du pays, notamment dans les hôpitaux et les centres de santé publics. Les autorités devront réagir rapidement pour éviter une paralysie du système de santé et prévenir une crise sanitaire.

Kaolack : Les animateurs socio-éducatifs s’engagent dans la lutte contre le VIH/Sida

À l’occasion du lancement de la Semaine nationale de mobilisation des jeunes contre le Sida, initiée par le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, le nouveau président des animateurs socio-éducatifs du département de Kaolack, Mamadou Ba, a présenté une feuille de route ambitieuse pour renforcer la sensibilisation et la prévention du VIH/Sida dans la région.

Sous le thème “Suivons le chemin des droits”, cette semaine de mobilisation, qui se tiendra du 15 au 21 février 2025, sera marquée par plusieurs activités clés. En partenariat avec le Comité national de lutte contre le Sida (CNLS) et d’autres acteurs locaux, les animateurs socio-éducatifs organiseront :

• Des caravanes de sensibilisation dans les établissements scolaires et universitaires, afin d’informer les jeunes sur les risques liés au VIH/Sida et les moyens de prévention.

• Des journées de dépistage du VIH dans les zones à risque pour encourager un diagnostic précoce.

• Des rencontres d’échanges et de partage avec les acteurs impliqués dans la lutte contre le VIH/Sida.

Lors d’une déclaration à la presse locale, Mamadou Ba a souligné l’engagement des animateurs socio-éducatifs à jouer un rôle central dans cette lutte :

“Nous allons mener des actions de sensibilisation et porter la plaidoirie pour lutter efficacement contre le VIH/Sida. Notre objectif est de réduire le taux de prévalence du VIH dans le département de Kaolack.”

Il a également insisté sur l’importance d’un accompagnement durable et inclusif pour les personnes vivant avec le VIH et leurs proches. Il a plaidé pour un renforcement de la structuration associative afin d’améliorer leur prise en charge et leur intégration sociale.

L’initiative des animateurs socio-éducatifs de Kaolack s’inscrit dans une dynamique nationale visant à renforcer la lutte contre le VIH/Sida. Leur engagement, aux côtés des institutions et partenaires locaux, témoigne de l’importance de la mobilisation communautaire dans la prévention et l’accompagnement des personnes touchées.

Guédiawaye : Onze corps non identifiés en attente d’inhumation à l’hôpital Dalal Jàmm

L’hôpital Dalal Jàmm de Guédiawaye fait face à une situation délicate : onze corps sans vie, non identifiés, sont gardés à la morgue depuis plusieurs mois. Dans un communiqué relayé par Libération, la direction de l’établissement lance un appel pressant aux familles qui pourraient être concernées afin de venir identifier les dépouilles dans un délai de quinze jours.

Parmi ces corps non réclamés, on dénombre trois adultes, trois bébés, trois sans domicile fixe (SDF) et un étranger, selon les informations rapportées par le journal. Le délai légal de conservation étant dépassé, l’hôpital se voit contraint de prendre des mesures pour procéder à leur inhumation.

« Faute d’identification dans les quinze jours, une requête aux fins d’inhumation sera adressée au procureur du tribunal de grande instance de Pikine/Guédiawaye », précise le communiqué.

La présence prolongée de corps non identifiés dans les morgues est un phénomène qui touche plusieurs établissements de santé au Sénégal. Les hôpitaux, confrontés à des contraintes de place et de gestion, doivent régulièrement interpeller les autorités pour organiser l’inhumation des dépouilles abandonnées.

Ce cas particulier relance également le débat sur la prise en charge des personnes sans domicile fixe et sur l’accompagnement des familles dans la recherche de leurs proches disparus.

La direction de l’hôpital Dalal Jàmm invite donc toute personne ayant un proche disparu à se présenter dans les plus brefs délais pour tenter d’identifier les défunts. Cet appel vise à permettre aux familles de faire leur deuil et d’éviter une inhumation anonyme des corps.

Santé : Le SAMES annonce une grève nationale de 48 heures

Le secteur de la santé au Sénégal sera fortement perturbé la semaine prochaine. Le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (SAMES) a annoncé une grève nationale de 48 heures, prévue du mardi 18 au mercredi 19 février 2025. Cette décision a été prise en raison du manque de volonté des autorités à régler les problèmes persistants du secteur de la santé.

Le docteur Mamadou Demba Ndour, secrétaire général du SAMES, a tiré la sonnette d’alarme lors d’un rassemblement syndical. « Les hôpitaux sont malades, et l’État du Sénégal ne souhaite pas s’impliquer dans la gestion des ressources humaines et les affaires sociales qui préoccupent le secteur de la santé », a-t-il déclaré. Face à ce qu’il qualifie de « désengagement total des autorités », le syndicat exige des réformes urgentes et des mesures concrètes pour améliorer les conditions de travail des professionnels de la santé.

Parmi les revendications du SAMES figurent la revalorisation des salaires et des primes des médecins, l’amélioration des plateaux techniques des structures hospitalières et la régularisation de la situation administrative de nombreux agents de santé. Les médecins dénoncent également le manque de moyens alloués aux hôpitaux et centres de santé, compromettant la qualité des soins dispensés aux patients.

Cette grève de 48 heures, qui s’étendra sur l’ensemble du territoire national, impactera le fonctionnement des hôpitaux et des centres de santé publics. Toutefois, le SAMES a précisé que les services d’urgence resteront opérationnels afin d’assurer la prise en charge des cas critiques.

Les professionnels de la santé rappellent que cette mobilisation s’inscrit dans la continuité de plusieurs alertes lancées ces dernières années. Si leurs revendications ne sont pas prises en compte, ils prévoient de durcir leur mouvement et d’envisager des actions plus radicales dans les semaines à venir.

Crise de la radiothérapie à Dakar : Les patients atteints de cancer en détresse

La situation devient de plus en plus préoccupante pour les patients atteints de cancer au Sénégal. À Dakar, les deux appareils de radiothérapie linéaire de l’hôpital Dalal Jamm sont hors service, forçant les malades à se rendre à l’hôpital Cheikhoul Khadim de Touba pour recevoir leurs traitements. Une solution temporaire qui s’avère coûteuse et difficilement accessible pour nombre d’entre eux.

Mame Diarra Kébé, présidente de l’association Cancer du Sein Sénégal, a profité de la Journée mondiale du cancer, célébrée ce mardi à Dakar, pour alerter les autorités sur cette situation critique. « Il y a quatre appareils de radiothérapie au Sénégal, mais un seul fonctionne. Ce n’est pas normal », s’indigne-t-elle.

Selon elle, même si l’hôpital de Touba offre une alternative, les coûts des évacuations sont élevés, tant sur le plan financier que physique. « Beaucoup de patients n’ont pas les moyens de se déplacer ou de supporter les dépenses liées à leur prise en charge loin de chez eux. Certains sont même contraints d’interrompre leur traitement, ce qui aggrave leur état de santé », déplore-t-elle.

La situation est d’autant plus complexe que l’hôpital Aristide Le Dantec, qui disposait d’un service de radiothérapie, est en pleine reconstruction. Les équipements sont ainsi inutilisables, limitant encore davantage les possibilités de soins pour les patients.

Contacté par nos soins, le docteur Mamadou Sam Daff, directeur de l’hôpital Dalal Jamm, reconnaît la gravité de la situation mais insiste sur le fait que l’arrêt des soins était inévitable. « Nous avons rencontré des problèmes récurrents de réseau et d’instabilité électrique, compromettant la qualité des images et menaçant les machines. Dans ces conditions, continuer à traiter les patients représentait un risque majeur, tant pour eux que pour les praticiens », explique-t-il.

Il assure toutefois que des solutions sont en cours. « La question du réseau a été résolue, mais l’instabilité électrique demeure un problème central. Installer de nouvelles pièces sans stabiliser l’alimentation électrique serait inutile. Nous travaillons activement à l’achat d’onduleurs et de régulateurs. D’ici une dizaine de jours, la situation devrait être réglée », promet-il.

Les associations de patients et les professionnels de santé appellent à une action rapide du gouvernement pour assurer un accès durable aux soins de radiothérapie. Cette situation rappelle la nécessité d’investir davantage dans les infrastructures hospitalières et dans la maintenance des équipements médicaux afin d’éviter que des pannes techniques ne compromettent des traitements vitaux.

En attendant la remise en service des appareils de Dalal Jamm, les malades, déjà fragilisés par leur état, doivent surmonter de nombreux obstacles pour recevoir leurs soins. Une situation qui met en lumière les défis persistants du système de santé sénégalais en matière de prise en charge des pathologies lourdes.

Dakar/Santé : Un réseau de lutte contre les hépatites, le “RALCH”, voit le jour au Sénégal

L’infection par le virus de l’hépatite constitue un problème de santé publique dans plusieurs régions du monde, particulièrement au Sénégal, en raison de sa fréquence, de ses complications et de ses conséquences socio-économiques. C’est dans ce contexte que le Réseau des Associations de Lutte contre les Hépatites (RALCH) a vu le jour ce lundi 3 février 2025 à Dakar, grâce à l’appui technique et financier de l’Alliance Nationale des Communautés pour la Santé (ANCS).

“C’est une initiative à saluer, car c’est une première au Sénégal. Pour la première fois, un réseau réunissant les associations engagées dans la lutte contre les hépatites virales est mis en place. Cette initiative arrive à point nommé, d’autant plus que le Sénégal a adopté un plan stratégique intégré et multisectoriel de lutte contre le sida, la tuberculose, les hépatites virales et les infections sexuellement transmissibles (IST). La mise en place de ce réseau permettra de renforcer la visibilité de la lutte contre les hépatites, surtout dans un contexte où la prévalence de cette maladie est très élevée dans notre pays, oscillant entre 9 et 15 %,” a expliqué Mamor Fall, responsable des programmes à l’ANCS.

Face à cette forte prévalence, la lutte contre l’hépatite représente une urgence de santé publique pour le Sénégal. Mamor Fall a souligné que la création du RALCH permettra de mobiliser des ressources pour sensibiliser les populations aux moyens de prévention de la maladie.

“Dans le cadre de la bonne marche du réseau et pour atteindre ses objectifs, l’ANCS a soutenu sa mise en place. Dans notre demande de financement auprès du Fonds mondial, nous avions déjà envisagé la création d’un réseau, car nous connaissions l’existence de plusieurs associations à Dakar et dans les régions du pays. L’objectif est de créer un cadre d’échange et de partage entre ces associations afin de mieux structurer le plaidoyer en faveur des malades. Ces derniers ont un besoin urgent de soutien et de reconnaissance. Nous avons également œuvré à la mise en place de cellules locales et identifié des personnes vivant avec les hépatites dans différentes régions. C’est pour cette raison que nous avons mobilisé toutes ces associations. Malheureusement, nous n’avons pas encore de représentants dans toutes les régions du pays. L’ANCS, à travers Ousseynou Badio, a donc pris contact avec les structures sanitaires et les autorités régionales pour pallier ce manque,” a précisé Mamor Fall.

Après son installation à la tête du réseau RALCH, Madame Fatou Ngnirane, également présidente de l’association Safara Hépatite Sénégal, a présenté sa feuille de route.

“Je remercie l’ensemble des associations présentes qui m’ont fait confiance en me désignant à la présidence de ce réseau. Un bureau a d’ores et déjà été mis en place pour coordonner nos actions. Nos premières démarches consisteront à rencontrer le ministre de la Santé et de l’Action sociale, l’ANCS, ainsi que les services et structures rattachés au ministère, notamment le Programme national de lutte contre les hépatites,” a-t-elle déclaré.

La mise en place du RALCH marque une avancée majeure dans la lutte contre les hépatites virales au Sénégal, avec l’espoir de renforcer la sensibilisation, l’accompagnement des malades et la mobilisation de ressources pour une meilleure prise en charge de cette maladie.

Santé au Sénégal : le SAMES annonce une grève générale de 48 heures les 18 et 19 février 2025

Le Syndicat Autonome des Médecins, Pharmaciens et Chirurgiens-Dentistes du Sénégal (SAMES) a décidé d’observer une grève générale de 48 heures les 18 et 19 février 2025. Cette décision fait suite à l’inaction du gouvernement face aux revendications des professionnels de la santé, déposées en décembre 2023 et restées sans réponse.

Lors de sa réunion mensuelle du 1er février 2025, le Bureau Exécutif National (BEN) du SAMES a exprimé sa profonde déception face au silence des autorités sur plusieurs points jugés essentiels. Parmi les principales revendications figurent le recrutement des professionnels de la santé au chômage, des communautaires et des contractuels, la revalorisation des pensions de retraite des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes, ainsi que la correction des inégalités salariales et indemnités jugées injustes. Le syndicat réclame également la construction d’hôpitaux de niveau II dans tous les départements, l’accélération de la couverture sanitaire universelle, ainsi qu’une meilleure prise en charge des médecins en spécialisation et des internes.

Le SAMES fustige par ailleurs une gestion jugée opaque des ressources humaines dans le secteur de la santé et appelle à plus de transparence et d’équité dans l’affectation et la promotion des agents. Selon le syndicat, l’absence de réponses concrètes de la part du gouvernement met en péril l’avenir du système de santé sénégalais et compromet la qualité des soins offerts aux populations.

Dans cette optique, le syndicat a décidé de mettre en place un plan d’action progressif, débutant par cette grève de 48 heures. Des assemblées générales de mobilisation seront organisées dans les hôpitaux et centres de santé pour sensibiliser les acteurs du secteur. Toutefois, un service minimum sera assuré pour la prise en charge des urgences vitales afin de ne pas compromettre la santé des patients les plus vulnérables.

Le SAMES exhorte l’ensemble des professionnels de la santé à se mobiliser massivement pour faire entendre leurs revendications et rappelle que si le gouvernement ne réagit pas, d’autres actions plus radicales pourraient être envisagées dans les semaines à venir.

Kaolack : Plaidoyer pour la construction d’un autre hôpital de niveau 3

En raison de sa population croissante et de sa position stratégique de carrefour, la région de Kaolack appelle à la construction d’un nouvel hôpital de niveau 3. Lors d’une réunion du Comité Régional de Développement (CRD) tenue ce mardi 28 janvier, l’adjoint au gouverneur de Kaolack chargé du développement, Mamadou Habib Camara, et la directrice régionale de la Santé, Dr Aïssatou Barry Diouf, ont plaidé en faveur de cette infrastructure sanitaire indispensable pour améliorer la prise en charge des patients et renforcer la carte sanitaire de la région.

« Au niveau de la région de Kaolack, il n’y a qu’un seul hôpital, à savoir l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niass. Avec l’accroissement de la population, il est aujourd’hui urgent de doter la région d’une autre structure sanitaire capable de répondre à la demande croissante de soins », a souligné Mamadou Habib Camara.

Dans le même sens, Dr Aïssatou Barry Diouf a rappelé les défis liés à l’insuffisance des infrastructures sanitaires. « La région de Kaolack compte plus de 1,3 million d’habitants et nous n’avons que l’EPS El Hadji Ibrahima Niass, qui est un établissement centenaire. Aujourd’hui, il est impératif de construire un deuxième hôpital dans la région. Heureusement, lors de sa dernière visite, le ministre de la Santé et de l’Action sociale a annoncé que les autorités prévoient de construire un EPS de niveau 3 à Kaolack. Nous attendons beaucoup de ce projet », a-t-elle déclaré.

Cette réunion du CRD était également consacrée à la dissémination du plan stratégique pour la santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile, des adolescents et des jeunes, ainsi qu’à la nutrition et au plan annuel budgétisé de planification familiale.

Ces plans visent à réduire drastiquement les taux de mortalité entre 2024 et 2028. Pour cela, un atelier de quatre jours regroupera les acteurs de la santé et les communautés locales afin d’adapter le plan national aux spécificités de la région de Kaolack. Mamadou Habib Camara a précisé : « Il s’agira d’établir des stratégies régionales pour participer efficacement à la lutte contre les mortalités maternelles, néonatales et infantiles. »

Selon Dr Aïssatou Barry Diouf, la région de Kaolack a réalisé des progrès significatifs dans la lutte contre les mortalités. Entre 2013 et 2023, le taux de mortalité maternelle est passé de 378 à 176 pour 100 000 naissances vivantes. La mortalité néonatale a été divisée par quatre, passant de 44 à 11 pour 1 000 naissances vivantes, un chiffre en dessous de la moyenne nationale. La mortalité infantile est également en baisse, passant de 79 à 29 pour 1 000 naissances vivantes. Enfin, la mortalité infanto-juvénile suit cette même tendance.

Ces résultats encourageants renforcent la nécessité d’un deuxième hôpital de niveau 3 pour consolider les acquis et répondre efficacement aux besoins sanitaires de la population.

Kaolack / Santé : Consultations ophtalmologiques gratuites et dons de lunettes

Un groupe d’individus engagé dans le développement et l’assistance aux personnes en situation précaire, sous la coordination de Momath Ndiaye, a mené une initiative en collaboration avec l’Association Sénégalaise d’Appui au Développement Communautaire et le partenaire “Bayi Sawar”. Cette action solidaire a offert une lueur d’espoir aux populations démunies confrontées aux coûts élevés des lunettes.

Dans le quartier Médina Mbaba, commune de Kaolack, ces acteurs du développement ont organisé leur 8ᵉ session de consultations ophtalmologiques gratuites. Seul un montant symbolique de 3 500 FCFA, correspondant aux frais de consultation, était demandé. À l’issue de ces consultations, des lunettes correctrices de qualité ont été distribuées aux patients.

« C’est dans une atmosphère de gratitude que les patients ont afflué à l’école maternelle de Médina Mbaba ces samedi 25 et dimanche 26 janvier 2025. Pendant ces deux jours, plus de 100 patients ont été pris en charge, certains venant de localités éloignées comme les Parcelles Assainies, Ndorong et Sam », a précisé Momath Ndiaye.

Il a également salué le rôle du partenaire “Bayi Sawar”, qui s’est engagé à renouveler cette initiative afin de soulager les souffrances des plus nécessiteux.

Pour sa part, Oumar Diaw, président de l’Association Sénégalaise d’Appui au Développement Communautaire, a souligné que la majorité des bénéficiaires étaient des élèves et des enseignants. Il a par ailleurs appelé les parents à surveiller l’utilisation des téléphones portables par leurs enfants et à veiller à leur éducation, en insistant sur l’importance de prévenir les problèmes de vision dès le plus jeune âge.

Cette initiative témoigne de la solidarité et de l’engagement pour une meilleure prise en charge des besoins de santé des populations vulnérables.

Centre de Santé ultra-moderne à Kaolack : le Ministre de la Santé approuve le projet de Mouhamed Nasir Seck

M. Mouhamed Nasir Seck a présenté au Ministre de la Santé son projet de construction d’un centre de santé ultra-moderne, estimé à 800 millions de francs CFA, à Kaolack.

Le Ministre de la Santé a officiellement reçu des mains de M. Mouhamed Nasir Seck, Président-Fondateur de Médina International Business, le dossier détaillé de ce projet ambitieux.

Estimé à 800 millions de francs CFA, ce centre, dont les travaux sont déjà en cours, a pour objectif de doter la région de Kaolack d’infrastructures médicales de dernière génération, afin de répondre efficacement aux besoins des populations locales.

Ce partenariat entre un acteur visionnaire et les autorités sanitaires marque un tournant dans l’amélioration du système de santé dans la région.

Mouhamed Nasir Seck, pour son engagement indéfectible, et le Ministre de la Santé, pour son accompagnement et sa disponibilité dans cette noble initiative, font la fierté des populations de Kaolack qui bénéficieront bientôt de soins de qualité.

Crise dans le secteur de la santé : bras de fer entre le ministère et les syndicats

Le climat reste tendu entre le ministère de la Santé et de l’Action sociale et les syndicalistes de la Fédération des syndicats de la santé (F2S), malgré l’annonce officielle de la levée du mot d’ordre de rétention d’informations. Dans un communiqué récent, le ministère a affirmé que la situation était revenue à la normale. Une déclaration aussitôt dénoncée par les syndicalistes, qui y voient une tentative de manipulation.

En réponse à cette communication, la F2S appelle à une grande mobilisation le mardi 21 janvier à 13h, à l’Hôpital Roi Bédouin. Cette action vise à sensibiliser les citoyens et les autorités sur les défis auxquels fait face le système de santé et à proposer des solutions durables.

Dans leur réponse, les syndicats ont critiqué la gestion du ministère, notamment en ce qui concerne l’élaboration du budget dans le cadre de la loi des finances, qu’ils jugent insuffisamment adaptée aux besoins réels du secteur. « Cette campagne de communication orchestrée par le ministère ne vise qu’à masquer les lacunes graves d’une gestion chaotique », ont-ils déclaré.

La F2S déplore également l’absence de discussions sérieuses avec le ministre de la Santé. Selon ses représentants, seules des rencontres superficielles ont été organisées, sans résultats concrets ni documents officiels attestant de progrès. « Nous défions le ministre de prouver l’existence de discussions réelles ou d’accords signés sur nos revendications », ont-ils ajouté.

Les syndicalistes accusent par ailleurs le ministre de privilégier des activités protocolaires, telles que des séminaires et des cérémonies, plutôt que de s’attaquer aux problèmes structurels.

La F2S réitère ses principales revendications :

• La généralisation de l’indemnité de logement.

• Le reclassement des agents en fonction de leur ancienneté et de leurs diplômes.

• Le recrutement dans la fonction publique et la régularisation des agents contractuels, en tenant compte de leurs années de service.

• L’application de l’article 29 du statut général des fonctionnaires des collectivités territoriales.

Les syndicalistes saluent néanmoins les réformes introduites par le président de la République, notamment la mise en compétition des postes de direction et la déclaration de patrimoine des gestionnaires publics, tout en insistant sur la nécessité d’une rupture avec les anciennes pratiques.

Malgré la montée des tensions, la F2S se dit ouverte à des discussions sincères et constructives. Elle appelle le ministère à s’engager dans un dialogue sérieux pour répondre aux attentes légitimes des professionnels de santé.

En conclusion, les syndicats estiment que la souveraineté sanitaire du pays passe par une gestion rigoureuse des ressources et un changement de paradigme. La couverture sanitaire universelle est selon eux un objectif atteignable, à condition que les autorités prennent des mesures concrètes et urgentes. La balle est désormais dans le camp du ministère pour désamorcer cette crise.

Levée de la rétention des données : Le ministère de la Santé évalue les impacts et dessine les perspectives

Après des mois de tensions entre le gouvernement et les travailleurs du secteur de la santé, l’organisation syndicale ASAS-And Gueusseum a annoncé la levée de la rétention des données sanitaires et sociales. Cette décision, qualifiée par le ministère de la Santé et de l’Action sociale d’acte de « haute portée patriotique », marque un tournant dans les relations entre les autorités sanitaires et les partenaires sociaux.

Dans un communiqué rendu public, la cellule de communication du ministère de la Santé a salué cette initiative comme un signal fort. « C’est vu comme un signal de nos partenaires pour changer la forme de lutte syndicale et amorcer ainsi une nouvelle dynamique partenariale de gestion des conflits qui sont consubstantiels à la vie de toutes les organisations humaines », peut-on lire dans le document.

Cette levée de la rétention des données intervient à la suite de plusieurs sessions de négociations menées avec l’organisation syndicale. Le ministre de la Santé et de l’Action sociale avait lancé un appel en ce sens le 6 janvier 2025 lors d’une rencontre à Ziguinchor. L’ASAS-And Gueusseum a donc décidé de reprendre le processus de remontée des données sanitaires dès le 15 janvier 2025.

Le ministère a profité de cette annonce pour revenir sur les impacts négatifs qu’a engendrés la rétention des données. Selon la cellule de communication, cette forme de grève a eu des conséquences graves sur le système de santé. « Cette situation a entraîné de graves conséquences sur les capacités d’évaluation et d’éclairage des décisions, stratégies et interventions du système de santé et d’action sociale », précise le communiqué.

Outre la perte d’une part importante des investissements, le ministère souligne que l’absence de remontée des données a porté atteinte à la crédibilité des planifications basées sur des données probantes. La rétention a entravé la capacité des autorités à prendre des décisions éclairées, à ajuster les stratégies sanitaires et à anticiper les besoins des populations.

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a rappelé que l’État reste engagé dans un dialogue constructif avec les partenaires sociaux pour résoudre les problèmes du secteur. « L’État, suivant les orientations du Président de la République et sous la coordination du Premier ministre, s’engage à créer les conditions d’un dialogue constructif avec les partenaires sociaux pour que la recherche de solutions durables aux problèmes du secteur reste la préoccupation de toutes les parties prenantes », indique le communiqué.

Dans cette dynamique, le ministère a lancé un appel à tous les acteurs du secteur pour promouvoir un climat apaisé. Il invite les partenaires sociaux à privilégier la concertation et à adopter une posture de responsabilité dans la gestion des revendications. Selon les autorités, l’objectif est d’éviter que des formes de grève comme la rétention des données ne se reproduisent à l’avenir.

Bien que la levée de la rétention des données soit perçue comme une avancée significative, les revendications des syndicats du secteur de la santé restent d’actualité. Parmi les doléances figurent la revalorisation des salaires, l’amélioration des conditions de travail et une meilleure prise en charge des agents de santé.

L’ASAS-And Gueusseum continue de réclamer des engagements fermes de la part du gouvernement pour répondre à ces revendications. Les prochaines semaines seront décisives pour évaluer la capacité des parties prenantes à maintenir un climat de dialogue et à aboutir à des solutions durables.

La rétention des données a marqué le secteur de la santé au Sénégal. Cette forme de grève a perturbé les activités de suivi et d’évaluation des programmes de santé, impactant ainsi les interventions sur le terrain. Le ministère espère que cette levée permettra de restaurer la confiance et de renforcer les mécanismes de dialogue social.

Cependant, les autorités sont conscientes que le chemin vers une stabilisation durable du secteur reste long. La vigilance et la volonté de dialogue devront guider les relations entre le gouvernement et les syndicats pour éviter de nouvelles crises à l’avenir.

Santé au Sénégal : And Gueusseum met fin à la rétention des données sanitaires et sociales

L’organisation syndicale ASAS-And Gueusseum a annoncé la fin de sa rétention des données sanitaires et sociales, une décision saluée par le ministère de la Santé et de l’Action sociale (MSAS) comme un « acte de haute portée patriotique ». Dans un communiqué publié récemment, la cellule de communication du ministère a présenté cette initiative comme une ouverture vers une nouvelle ère de dialogue social et de gestion partenariale des conflits.

Cette annonce fait suite à plusieurs sessions de négociations engagées entre les deux parties, ainsi qu’à l’appel lancé le 6 janvier 2025 à Ziguinchor par le ministre de la Santé et de l’Action sociale. En réponse, And Gueusseum a décidé de reprendre le processus de remontée des données sanitaires dès le 15 janvier 2025.

Selon le ministère, cette forme de grève avait des impacts considérables sur le système de santé. « Elle a gravement affecté les capacités d’évaluation et de prise de décision du secteur, compromettant ainsi les stratégies et les interventions basées sur des données probantes », souligne le communiqué. Par ailleurs, la rétention des données a entraîné des pertes financières importantes et une atteinte à la crédibilité des planifications nationales.

Le MSAS a réaffirmé l’engagement de l’État à maintenir un dialogue constructif avec les partenaires sociaux. Suivant les orientations du Président de la République et sous la coordination du Premier ministre, le gouvernement s’emploie à créer les conditions nécessaires à la résolution durable des problèmes du secteur.

« Nous invitons tous les acteurs du secteur de la santé à œuvrer ensemble pour instaurer un climat apaisé », a déclaré le ministère, tout en reconnaissant que les conflits sont inhérents à toute organisation humaine.

La reprise des données sanitaires et sociales constitue un signal fort pour l’avenir du système de santé au Sénégal. Elle marque le début d’une dynamique partenariale qui pourrait renforcer la gouvernance et l’efficacité des interventions dans le secteur.

Ensemble, les autorités et les partenaires sociaux semblent vouloir tourner la page des tensions pour se concentrer sur des solutions pérennes, dans l’intérêt de la population sénégalaise. La réussite de cette nouvelle étape dépendra de l’engagement collectif de toutes les parties prenantes.

Santé : Hawa Ly limogée de son poste de Coordinatrice de la cellule de communication du ministère

Moins d’un an après sa prise de fonction, Hawa Ly a été déchargée de ses responsabilités en tant que Coordinatrice de la Cellule de Communication du Ministère de la Santé et de l’Action sociale. La décision a été officialisée ce mardi 7 janvier 2025 par les autorités du ministère.

Hawa Ly, qui avait été nommée à ce poste stratégique dans le cadre du renforcement des relations entre le ministère et les médias, n’aura donc passé que quelques mois à la tête de la cellule de communication. Ce limogeage est intervenu alors que le ministère est en pleine gestion de dossiers sensibles, notamment la campagne nationale de vaccination contre plusieurs maladies et la lutte contre les épidémies saisonnières.

Pour remplacer Hawa Ly, le ministère a porté son choix sur le docteur Amadou Sow, médecin de formation et spécialiste en communication institutionnelle. Diplômé en médecine avec une expertise avérée dans la gestion des stratégies de communication en milieu hospitalier, Amadou Sow apporte un profil technique combinant médecine et communication, un atout majeur dans le contexte actuel où la vulgarisation des messages sanitaires est essentielle.

Aucune explication officielle n’a été donnée sur les raisons précises de ce limogeage. Cependant, des sources internes évoquent des dysfonctionnements dans la coordination de la cellule de communication et une absence de résultats probants dans la gestion de certaines campagnes médiatiques du ministère.

Selon un collaborateur sous couvert d’anonymat, « le ministère souhaite renforcer la cellule avec un profil plus technique, capable de mieux vulgariser les politiques publiques en matière de santé ».

Le limogeage de Hawa Ly intervient dans un contexte de réorganisation interne au sein du Ministère de la Santé et de l’Action sociale. Le ministre, soucieux d’améliorer la gestion de la communication de crise, veut s’entourer de profils plus expérimentés pour répondre aux défis actuels liés à la santé publique, notamment la gestion des épidémies, les campagnes de sensibilisation et la promotion des politiques sanitaires du gouvernement.

Cette décision pourrait également s’inscrire dans une logique de changement stratégique visant à améliorer l’image du ministère auprès des populations et des partenaires techniques et financiers.

Depuis l’annonce de son limogeage, Hawa Ly n’a pas encore réagi publiquement. Connue pour sa discrétion, elle pourrait s’exprimer dans les prochains jours pour clarifier les circonstances de son départ et évoquer ses projets futurs.

Sédhiou : Le ministre de la Santé en tournée pour renforcer le système sanitaire régional

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Dr Ibrahima Sy, a entamé une tournée dans la région de Sédhiou ce vendredi 3 janvier 2025. Cette visite s’inscrit dans une dynamique de renforcement du système sanitaire régional et vise à apporter des réponses concrètes aux besoins de santé des populations du Sud.

Accompagné du Gouverneur de Sédhiou, des autorités locales et de ses collaborateurs, le ministre a été accueilli par une équipe cadre régionale et des habitants venus témoigner leur adhésion aux efforts gouvernementaux en matière de santé publique.

Lors de cette tournée, Dr Ibrahima Sy a rappelé l’importance d’une implication collective pour bâtir un système de santé résilient et performant. Il a salué le travail des agents de santé, des autorités locales, des partenaires techniques et des communautés dans la lutte pour l’amélioration de la couverture sanitaire.

Le ministre a également pris note des doléances des acteurs locaux, qui ont insisté sur les défis liés à l’accès aux soins de santé, au manque d’équipements médicaux et à l’insuffisance de personnel qualifié.

En réponse, Dr Sy a promis de mettre en œuvre des solutions adaptées aux réalités locales, tout en assurant un accompagnement continu de l’État pour répondre aux attentes des populations.

Dans le cadre de sa tournée, le ministre a procédé à la remise d’équipements destinés à renforcer les capacités des structures sanitaires locales. Parmi ces équipements figurent des tricycles et des motos pour le transport intégré des échantillons biologiques, un besoin crucial pour les centres de santé situés dans les zones enclavées.

Ces moyens de transport permettront de réduire les délais d’analyse et d’améliorer la prise en charge des patients, notamment dans les zones rurales de la région de Sédhiou.

Cette visite ministérielle s’inscrit dans le cadre du Plan Diomaye pour la Casamance, une initiative du président Bassirou Diomaye Faye visant à développer la région sud du Sénégal à travers des projets structurants dans les domaines de la santé, de l’éducation et des infrastructures.

Le ministre a réaffirmé la volonté du gouvernement de réduire les inégalités territoriales en matière d’accès aux services de santé. Le Plan Diomaye met particulièrement l’accent sur la modernisation des infrastructures sanitaires et le recrutement de personnel médical qualifié pour répondre aux besoins spécifiques des populations de la Casamance.

La tournée de Dr Ibrahima Sy à Sédhiou s’inscrit également dans la stratégie nationale Vision 2050, qui vise à faire du Sénégal un pays émergent, doté d’un système de santé performant et accessible à tous.

Le ministre a insisté sur la nécessité de réformer le secteur de la santé pour mieux répondre aux défis démographiques, aux changements climatiques et aux fluctuations économiques. Il a rappelé que le gouvernement entend accélérer les réformes pour garantir à chaque citoyen l’accès à des soins de qualité, quel que soit son lieu de résidence.

Les habitants de Sédhiou, tout en saluant la visite du ministre, ont exprimé leurs attentes concernant l’amélioration des services d’urgence, la disponibilité des médicaments, et le renforcement du personnel médical dans les postes de santé des zones rurales.

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