Kolda : L’hôpital régional confronté à de multiples défis, des solutions promises par le Ministre de la Santé

En visite à Kolda ce week-end, du 3 au 5 janvier, le Ministre de la Santé, Ibrahima Sy, a été confronté à une longue liste de doléances émanant du personnel et de la direction de l’hôpital régional. Ces revendications, exposées par Fallou Niang, directeur de l’établissement, mettent en lumière des carences profondes et urgentes qui affectent le fonctionnement de cette structure hospitalière stratégique pour la région.

Parmi les principaux problèmes soulevés figurent l’insuffisance d’équipements médicaux essentiels, notamment l’absence de mammographie, une salle de réveil du bloc opératoire hors service, et une morgue sous-dimensionnée, dont seulement quatre tiroirs fonctionnent. Ces dysfonctionnements compliquent la gestion des dépouilles, générant un véritable casse-tête logistique pour le personnel.

En outre, le manque d’un deuxième médecin-réanimateur, le déficit d’un poste de transfusion sanguine opérationnel, et les problèmes récurrents liés à la disponibilité de sang, particulièrement pour les patients en dialyse et les urgences obstétricales, sont des défis majeurs.

S’ajoutent à cela des préoccupations liées à l’état défectueux de la voirie interne de l’hôpital et au faible niveau de motivation du personnel, aggravé par neuf mois d’arriérés d’indemnités. Ces retards provoquent un climat social tendu, alimentant des grèves cycliques qui compromettent davantage la prise en charge des patients.

Malgré ce constat alarmant, quelques avancées ont été réalisées avec l’arrivée récente de plusieurs spécialistes, dont un urgentiste, un médecin-réanimateur, un diabéto-endocrinologue, deux ophtalmologues, et un dermatologue. Ces renforts permettent d’étoffer l’offre de soins et de rehausser le niveau de prestations.

Cependant, ces efforts restent insuffisants pour combler les lacunes structurelles et répondre à la demande croissante des populations locales.

Face à ces défis, le Ministre de la Santé, Ibrahima Sy, a promis des mesures correctives pour améliorer la situation de l’hôpital régional. Il a notamment annoncé la mise en place de contrats de performance avec les directeurs d’hôpitaux. Ces contrats seront assortis d’un soutien financier, mais également d’une exigence de résultats. “Ceux qui ne seront pas performants seront remplacés à la fin des deux ans de contrat”, a-t-il averti.

Le Ministre s’est également engagé à trouver des solutions aux doléances exprimées, notamment l’équipement en matériel, le renforcement du personnel médical, et l’amélioration des conditions de travail pour éviter les grèves.

Pour Fallou Niang, cette rencontre avec le Ministre constitue une étape importante dans le diagnostic des difficultés de l’établissement. “Nous espérons que ces échanges permettront de poser les bases d’une solution durable pour relever le niveau de l’hôpital et mieux servir les populations”, a-t-il déclaré.

Ordre des sages-femmes et maïeuticiens : L’ANSFES presse pour l’application de la loi de 2017

L’Association nationale des sages-femmes d’État du Sénégal (ANSFES) a réitéré son appel pressant à l’application de la loi adoptée le 20 janvier 2017, instituant l’Ordre des sages-femmes et maïeuticiens. Lors d’un atelier organisé lundi à Dakar, Bigué Ba Mbodj, présidente de l’ANSFES, a souligné l’urgence de promulguer le décret d’application pour concrétiser cette avancée majeure dans la régulation de cette profession cruciale.

La présidente de l’ANSFES a exprimé son inquiétude face à l’absence prolongée de mesures d’application permettant à l’ordre d’exister en tant qu’entité juridique. Selon Mme Mbodj, la mise en place de cet ordre n’est pas seulement une question administrative, mais une nécessité pour améliorer la qualité des soins, renforcer la régulation de la profession et protéger les usagers du système de santé.
Elle a souligné que l’ordre jouerait un rôle central dans plusieurs domaines, notamment la supervision des formations, la régulation des carrières et le contrôle des recrutements. De plus, il permettrait d’encadrer l’ouverture des écoles de formation, souvent critiquées pour leur manque de conformité avec les normes internationales.
L’ANSFES a également plaidé pour la signature d’un décret portant sur un code de déontologie spécifique à la profession. Ce document établirait des règles strictes pour encadrer les pratiques des sages-femmes et maïeuticiens, garantissant des services conformes aux standards mondiaux. En parallèle, l’association demande l’adoption d’un arrêté ministériel pour établir une nomenclature claire des actes autorisés dans la profession.
Anna Sarr, membre active de l’ANSFES, a présenté le projet « Twin to Win » (Jumeler pour gagner), une initiative régionale soutenue par l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS). Ce projet vise à harmoniser les curriculums de formation des sages-femmes et infirmiers, tout en renforçant la réglementation des écoles de formation. Mme Sarr a rappelé que sur les 17 pays membres de la Fédération des associations de sages-femmes en Afrique francophone (FASFEF), 11 disposent déjà d’un ordre fonctionnel. Parmi eux, le Mali se distingue en ayant créé son ordre dès 1986.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) classe les sages-femmes parmi les quatre professions médicales fondamentales, aux côtés des médecins, des chirurgiens-dentistes et des pharmaciens. Pourtant, au Sénégal, cette profession reste dépourvue d’un cadre réglementaire adéquat pour assurer sa pleine efficacité.
L’ANSFES insiste sur le fait qu’un ordre des sages-femmes et maïeuticiens permettrait non seulement de garantir des services de santé de qualité, mais aussi de répondre aux défis croissants en matière de santé maternelle et infantile.
Pour Mme Mbodj, la mise en place de cet ordre est alignée avec les priorités actuelles du gouvernement en matière de gouvernance et de participation citoyenne. « L’État ne peut pas tout faire seul, mais il doit jouer son rôle en finalisant ce cadre légal essentiel pour notre profession », a-t-elle déclaré.
Les sages-femmes, les maïeuticiens et l’ensemble des acteurs du système de santé attendent désormais une action décisive des autorités pour concrétiser une promesse vieille de plus de six ans.

Kaolack/Santé : Plus de 100 personnes bénéficient de consultations gratuites en ophtalmologie

Plus de 100 patients ont bénéficié de consultations ophtalmologiques gratuites ce jeudi à Médina Baye. Cette initiative a été organisée par le GIE « Bayi Sawar » en collaboration avec ses partenaires européens.

« Cette campagne de deux jours, qui se déroule du jeudi au vendredi dans le quartier de Médina Baye, a déjà permis aux patients de bénéficier de consultations gratuites et de lunettes correctrices à bas prix », a déclaré Omar Diaw, coordonnateur des réseaux pour la protection des droits des enfants.

Selon M. Diaw, le choix de Médina Baye s’explique par la forte demande locale pour des soins ophtalmologiques, constatée lors des quatre dernières éditions organisées dans d’autres quartiers de la commune de Kaolack. « Nous avons remarqué qu’au cours de ces éditions passées, de nombreux patients provenaient de Médina Baye. C’est pourquoi nous avons jugé nécessaire de tenir cette campagne directement ici », a-t-il précisé.

M. Diaw a également souligné que le coût élevé des consultations en ophtalmologie dans les hôpitaux, ainsi que la cherté des lunettes correctrices (40 000 à 45 000 FCFA), constitue un obstacle majeur pour de nombreux patients.

Momar Ndiaye, membre du comité d’organisation, a salué cette initiative et encouragé la population à profiter de telles opportunités pour accéder à des soins à moindre coût.

Pour sa part, Oustaz Baye Thiam, l’un des bénéficiaires, a mis en avant l’importance de ces journées de consultations gratuites. Selon lui, cette initiative arrive à point nommé dans un contexte où les besoins en soins ophtalmologiques sont croissants dans la région.

Vaccinopole de l’Institut Pasteur : Le président Faye invite à renforcer la solidarité scientifique

Le président Bassirou Diomaye Faye a visité ce vendredi le vaccinopole de l’Institut Pasteur à Diamniadio. Lors de cette visite, il a exhorté les équipes ayant contribué à ce projet ambitieux à maintenir leur solidarité scientifique et leur coopération internationale pour relever les défis de la santé publique en Afrique.

« Vous êtes les architectes de cette nouvelle ère de la santé publique au Sénégal et en Afrique. Je vous invite à poursuivre cet élan de solidarité scientifique et de coopération internationale. Ensemble, nous pouvons bâtir un avenir où les défis de santé ne seront plus un fardeau insurmontable, mais une opportunité de progrès et de bien-être pour tous », a-t-il déclaré.

Le président a souligné l’importance stratégique du vaccinopole, qui ne se limite pas à un investissement pour le Sénégal, mais s’inscrit dans une perspective continentale et mondiale. Actuellement, l’Afrique ne produit qu’environ 1% de ses vaccins, 5% de ses tests de diagnostic et 30% de ses médicaments. Ce constat alarmant a motivé le Sénégal à lancer un programme ambitieux de souveraineté sanitaire et pharmaceutique.

D’ici 2035, ce programme vise à couvrir 50% des besoins nationaux en vaccins et médicaments grâce à une production locale, un objectif aligné sur l’agenda de l’Union africaine et de l’Africa CDC, qui prévoit que 60% des vaccins africains soient produits sur le continent d’ici 2040.

Le vaccinopole de Diamniadio est au cœur de cette ambition. Capable de produire jusqu’à 300 millions de doses de vaccins par an, il répondra non seulement aux besoins du Sénégal mais aussi à ceux de l’Afrique de l’Ouest et au-delà.

Le président Faye a qualifié ce projet de « pilier essentiel » dans la construction d’un Sénégal juste, souverain et prospère, basé sur la science, la technologie et l’innovation. Il s’inscrit également dans l’Agenda National de Transformation Sénégal 2050, qui vise à renforcer le capital humain et l’équité sociale grâce à une couverture sanitaire universelle.

Cette initiative repose sur une coopération régionale et internationale exceptionnelle. Elle ambitionne de positionner le Sénégal comme un modèle en matière de souveraineté pharmaceutique et vaccinale, tout en contribuant à l’essor d’un système de santé résilient pour l’ensemble du continent.

Saint-Louis : Les hémodialysés en détresse face à la panne du scanner

Les patients en hémodialyse à Saint-Louis sont confrontés à une situation critique depuis plus d’un mois. Le scanner de l’hémodialyse de l’hôpital régional est hors service, plongeant ces patients dans une détresse profonde.

Selon les informations rapportées par la RFM, cette panne oblige les hémodialysés à se rendre à Louga pour bénéficier de leurs séances de traitement vital. Ce déplacement représente un défi majeur, notamment en raison des coûts exorbitants qu’il implique, atteignant jusqu’à 120 000 F CFA.

Outre la panne du scanner, l’hôpital régional souffre également d’un manque criant de lits pour les hémodialysés, aggravant la situation des patients déjà fragilisés par leur état de santé.

Face à cette crise, les autorités sanitaires sont vivement interpellées. Les patients et leurs proches appellent le ministre de la Santé à agir rapidement pour doter l’hôpital régional de Saint-Louis d’un scanner moderne et améliorer les infrastructures existantes.

Cette urgence sanitaire met en lumière les défis structurels auxquels fait face le système de santé dans les régions, et appelle à des solutions rapides pour soulager les souffrances des malades et restaurer un accès équitable aux soins.

Vers une alimentation saine : une priorité pour contrer les maladies non-transmissibles au Sénégal

Face à l’augmentation alarmante des maladies non-transmissibles (MNT) telles que le diabète et l’hypertension artérielle au Sénégal, les experts en nutrition tirent la sonnette d’alarme. Cette tendance s’inscrit dans un contexte mondial où la malnutrition persiste sous ses deux formes : la sous-alimentation et les excès alimentaires. Lors d’un symposium organisé par le Programme alimentaire mondial (PAM) en collaboration avec l’Association de nutrition et d’alimentation du Sénégal (ANAS), le professeur Adama Diouf a insisté sur l’urgence d’instaurer des systèmes alimentaires durables.

« L’approche alimentaire est une solution durable pour garantir un régime alimentaire sain et prévenir ces maladies », a déclaré le professeur Diouf, secrétaire générale de l’ANAS. Elle souligne que les choix alimentaires des populations sont fortement influencés par leur environnement alimentaire, souvent saturé de produits malsains riches en sel, en sucre, en matières grasses et en additifs.

Ces aliments, omniprésents dans les circuits de distribution, contribuent à la montée des maladies chroniques. Selon le professeur, il est impératif de transformer les systèmes alimentaires pour instaurer des environnements favorables à une alimentation équilibrée, diversifiée et accessible à tous.

Pour répondre aux défis actuels, l’ANAS et le PAM s’engagent à promouvoir les produits locaux, sains et nutritifs. Le professeur Diouf insiste sur l’importance de soutenir les entrepreneurs locaux pour rendre ces aliments plus accessibles et abordables :
« Le potentiel est là, mais il faut lever les barrières d’accessibilité. Les populations ne peuvent pas toujours trouver ou acheter ces produits dans leur environnement immédiat. »

En plus de garantir une alimentation saine, la valorisation des produits locaux renforce les économies rurales et préserve les traditions culinaires. Les solutions durables proposées incluent la sensibilisation des populations aux bienfaits des produits locaux et le développement de circuits de distribution adaptés.

Depuis le Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires en 2021, les gouvernements ont réaffirmé leur engagement pour transformer les systèmes alimentaires. Selon le professeur Diouf, ce changement passe par :

  • La mise en place de politiques incitatives pour encourager la production et la consommation de produits locaux.
  • La réduction de l’accès aux produits alimentaires malsains.
  • La sensibilisation accrue sur les risques liés à une alimentation déséquilibrée.

Au-delà de la question alimentaire, les MNT pèsent lourdement sur les systèmes de santé. La prévention par une alimentation saine représente une stratégie essentielle pour réduire cette charge. Toutefois, pour réussir, cette approche nécessite une synergie entre les autorités publiques, les organisations internationales, les acteurs locaux et les populations.

En conclusion, garantir une alimentation saine et accessible au Sénégal est un défi majeur mais réalisable. La collaboration entre institutions telles que l’ANAS et le PAM ouvre la voie à des solutions concrètes pour transformer les systèmes alimentaires, protéger la santé des populations et promouvoir le développement économique durable.

VIH/Sida au Sénégal : 41 000 personnes touchées, des défis régionaux marqués et des efforts à intensifier

Le Sénégal reste confronté à une lutte complexe contre le VIH/Sida, avec environ 41 000 personnes vivant actuellement avec le virus. Ce chiffre, qui inclut les anciens et nouveaux cas, témoigne de la persistance de l’épidémie malgré des efforts soutenus au fil des années. Dr Safiatou Thiam, secrétaire générale du Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS), a récemment partagé ces données et dressé un tableau des défis, notamment régionaux, qui entravent encore la progression vers l’élimination de la maladie.

Chaque année, environ 1 000 nouvelles infections sont enregistrées dans le pays. Ces cas proviennent principalement de la transmission mère-enfant et des comportements à risque, notamment parmi les jeunes. Dr Thiam précise que cette tranche d’âge reste particulièrement vulnérable en raison de la méconnaissance des moyens de prévention, de la faible utilisation des préservatifs, et parfois d’une sensibilisation insuffisante sur les dangers du VIH/Sida.

Les régions de Dakar et Thiès, du fait de leur forte densité de population, enregistrent naturellement un grand nombre de cas. Cependant, Kolda est la région la plus préoccupante après ces deux pôles, en raison de sa proximité avec la Guinée-Bissau. Ce pays voisin est l’un des plus touchés par le VIH en Afrique de l’Ouest, et les échanges transfrontaliers intensifient le risque de transmission dans cette région.

Ziguinchor est également une zone critique, son enclavement et les impacts du conflit armé rendant difficile le déploiement des services de santé. Le manque d’accès aux structures de prévention et de traitement accroît la vulnérabilité des populations locales. D’autres régions comme Tambacounda, qui est un carrefour pour les voyageurs, ou encore Kédougou, où l’activité minière attire des travailleurs de diverses nationalités, affichent également des taux de risque élevés. Kaffrine, avec son rôle de plaque tournante, et Mbour, influencée par le tourisme, s’ajoutent à cette liste des zones vulnérables.

Ces défis spécifiques à chaque région reflètent une réalité complexe. À Kolda, les déplacements fréquents entre le Sénégal et la Guinée-Bissau exposent davantage la population locale. À Ziguinchor, les effets prolongés du conflit armé ont réduit les infrastructures de santé nécessaires à une prévention efficace et à une prise en charge rapide des nouveaux cas. À Kédougou, les interactions dans les camps miniers, souvent marquées par un manque de sensibilisation et des comportements à risque, renforcent la propagation du virus.

Malgré ces défis, les progrès dans la lutte contre le VIH/Sida ne sont pas inexistants. Aucun décès lié à la maladie n’a été signalé depuis 2022, signe que les traitements antirétroviraux et les efforts de sensibilisation produisent des effets positifs. Cependant, les zones enclavées et les régions à risques élevés nécessitent des interventions spécifiques et une attention accrue.

Dr Safiatou Thiam insiste sur la nécessité de renforcer les programmes d’éducation, en particulier pour les jeunes, afin de les sensibiliser à l’importance de la prévention. Elle plaide également pour une approche transfrontalière, notamment dans des régions comme Kolda, afin de réduire l’impact des échanges avec des pays voisins à forte prévalence.

Un autre point crucial est l’amélioration de l’accès aux services de santé dans les zones reculées et enclavées comme Ziguinchor ou Kédougou. Les infrastructures de prévention et de traitement doivent être renforcées pour permettre un dépistage rapide et un traitement efficace.

La lutte contre le VIH/Sida au Sénégal reste une priorité nationale, mais elle requiert une approche intégrée, adaptée aux particularités de chaque région. Les efforts conjugués du gouvernement, des organisations locales et des partenaires internationaux seront essentiels pour réduire les nouvelles infections et assurer un soutien aux personnes vivant avec le VIH. En s’attaquant aux causes structurelles et en intensifiant les campagnes de sensibilisation, le Sénégal peut espérer inverser la tendance et progresser vers l’élimination de cette maladie.

VIH/Sida : Plus de 150 enfants pris en charge à l’hôpital régional de Kolda, des défis persistants et des solutions à envisager

L’hôpital régional de Kolda, au cœur de la lutte contre le VIH/Sida dans la région sud du Sénégal, abrite plus de 150 enfants vivant avec le VIH. Le Dr Djiby Seck, pédiatre de l’hôpital, a détaillé les efforts de prise en charge en cours et a évoqué les défis persistants dans la lutte contre l’infection, notamment la transmission mère-enfant et les conditions sociales et culturelles qui compliquent l’adhésion aux traitements.

Le Dr Djiby Seck a précisé que l’hôpital de Kolda suit actuellement entre 150 et 160 enfants pour le VIH. Ces jeunes patients sont suivis régulièrement selon un calendrier adapté à leurs besoins médicaux, avec des consultations mensuelles ou tous les trois mois, selon l’état de leur santé.

La prise en charge se fait en collaboration avec le service social de l’hôpital, pour garantir un soutien global aux enfants, non seulement sur le plan médical, mais aussi psychologique et social. En effet, les familles des enfants séropositifs font face à des défis importants, dont la stigmatisation sociale qui peut entraîner un isolement et des discriminations.

L’un des principaux modes de transmission du VIH chez les enfants dans la région de Kolda est la transmission mère-enfant. Selon le Dr Seck, ce phénomène est particulièrement préoccupant en raison de l’insuffisance de la prise en charge prénatale et de la non-adéquation des traitements antirétroviraux chez certaines femmes enceintes.

« Beaucoup de femmes ne révèlent pas leur statut sérologique par peur de la stigmatisation. Cette réticence entraîne souvent un manque d’adhésion au traitement antirétroviral, et par conséquent, un risque élevé de transmission à leurs enfants », explique-t-il.

Le mode de transmission mère-enfant est aussi lié à des facteurs socio-culturels. Dans certains cas, les femmes enceintes ne respectent pas les prescriptions médicales, notamment les ARV, ou refusent de mettre leur enfant sous traitement dès sa naissance. Ce manque d’information ou de sensibilisation sur l’importance du traitement préventif à la naissance est un obstacle majeur dans la lutte contre la propagation du VIH chez les nourrissons.

Un autre défi majeur, comme l’indique le pédiatre, concerne les accouchements à domicile, encore fréquents dans la région. « Même si certaines mères vivent avec le VIH et sont sous traitement, elles n’ont pas toujours été informées sur les bonnes pratiques à adopter après l’accouchement, en particulier concernant le traitement antirétroviral à administrer à leur bébé dès la naissance. Cela entraîne une exposition accrue du nourrisson, notamment au virus du VIH via l’allaitement, ce qui augmente les risques d’infection », ajoute-t-il.

L’absence d’un suivi médical approprié lors des accouchements à domicile, combinée à un manque de sensibilisation, reste l’un des obstacles majeurs à la prévention de la transmission du VIH dans cette zone.

Le Dr Seck mentionne également des cas plus rares mais tragiques, où des enfants ont contracté le VIH à la suite de violences sexuelles. Bien que ces cas soient moins fréquents, ils constituent un problème préoccupant et nécessitent des interventions immédiates, tant sur le plan médical que social. Ces situations illustrent la vulnérabilité des enfants, non seulement face à la maladie, mais aussi à des violences physiques et psychologiques, souvent non dénoncées.

Pour contrer ces défis, une approche plus globale est nécessaire, impliquant la sensibilisation des populations locales, l’amélioration de l’adhésion au traitement des femmes enceintes et un meilleur suivi médical après l’accouchement. Le Dr Seck insiste sur le fait que les mères vivant avec le VIH doivent être accompagnées dans leur parcours de soin, notamment par des actions de soutien psychologique, afin de les aider à surmonter les tabous et la peur de la stigmatisation.

La caravane de presse organisée par le Conseil national de lutte contre le sida (CNLS), en partenariat avec l’Association des journalistes en santé, population et développement (AJSPD), vise également à sensibiliser les communautés à ces problématiques, et à encourager la mise en place de politiques de santé publique adaptées.

L’hôpital de Kolda travaille en étroite collaboration avec les autorités sanitaires locales, les organisations non gouvernementales (ONG) et les acteurs communautaires pour renforcer l’éducation et la prévention. Le Dr Seck et son équipe sont convaincus qu’une approche collaborative est essentielle pour réduire les taux de transmission du VIH et améliorer la prise en charge des enfants séropositifs dans cette région.

En conclusion, bien que des progrès aient été réalisés, le Dr Djiby Seck souligne que la lutte contre le VIH/Sida, en particulier pour les enfants, reste semée d’obstacles, mais qu’elle est rendue possible par une approche coordonnée, une meilleure sensibilisation et un accompagnement constant des familles et des communautés.

Grève des médecins spécialistes : le collectif des DES suspend toutes les activités hospitalières

À partir du 11 novembre 2024, les Docteurs en Spécialisation (DES) du Sénégal suspendent toutes leurs activités hospitalières, entamant une grève illimitée. Ce mouvement survient après plusieurs mois de négociations infructueuses avec les autorités et de promesses non tenues concernant l’amélioration de leurs conditions de travail et la reconnaissance de leurs droits.

Dans un communiqué, les DES dénoncent une situation qu’ils qualifient de « devenue intenable ». « Nous refusons de continuer à travailler dans des conditions déplorables, sans reconnaissance de notre statut et de notre engagement », ont-ils déclaré. Le Comité des Médecins en Spécialisation (COMES) ajoute que cette grève est une réponse à l’indifférence prolongée des autorités et affirme qu’aucune intimidation ne fera fléchir leur détermination.

Le collectif appelle également à l’unité de tous les acteurs de la santé et de la société civile, insistant sur l’importance de ce combat pour l’avenir du système de santé au Sénégal. « Ce combat est celui de l’avenir de notre système de santé », soulignent-ils, réclamant un respect accru de leurs droits et des améliorations concrètes de leurs conditions de travail.

Cette mobilisation, si elle perdure, pourrait engendrer de lourdes conséquences pour le système de santé sénégalais. Les autorités sont vivement exhortées à répondre aux revendications des DES pour éviter une crise de santé publique aux répercussions potentiellement durables.

Chirurgie pédiatrique : 152 enfants bénéficient d’une prise en charge à l’hôpital pour enfants de Diamniadio

Du 16 octobre au 31 décembre 2024, 152 enfants agés de zéro à quinze ans, issus de familles défavorisées vont bénéficier d’une chirurgie ambulatoire et d’une chirurgie lourde à l’hôpital pour enfants de Diamniadio. Cet offre de services qui concerne la neurochirurgie, la chirurgie pédiatrique, l’ophtalmologie et l’Orl a été rendu possible grâce à un partenariat entre l’Ong Direct Aid Society et le Centre hospitalier pour enfants de Diamniadio.

Dr Khadim Rassoul Guéye, coordonnateur du camps graruit de chirurgie pédiatrique, est revenu sur ce partenariat avec l’ONG Koweïtienne.

« Ce partenariat est parti de loin et aujourd’hui, on est arrivés à un stade où tout le monde parle de ces camps de chirurgie. Nous allons remercier notre partenaire privilégié qui est l’ONG Direct Aid à travers le directeur général et ses collaborateurs. Si on est là aujourd’hui et hier c’est grâce à eux. Il faut savoir que le financement de ces camp est un financement global qui tient en compte l’enfant, depuis sa consultation jusqu’à sa guérison. Aujourd’hui nous avons procédé à une remise de dons de médicaments et tout est financé par l’ONG Direct Aid. Nous remercions aussi l’hôpital, à commencer par la directrice qui a totalement confiance en nous. Aussi, le comité d’organisation composé essentiellement des éléments de la chirurgie mais également de l’administration. Cela fait deux semaines, on est à pied d’oeuvre pour que le camp se déroule dans des conditions optimales », a expliqué Dr Guéye, chef du service de chirurgie.

Par rapport à l’activité de cette année, Dr Guéye dira qu’ils envisagent de terminer le programme vers le 20 décembre parce que presque la moitié est déjà programmée jusqu’en fin novembre. « L’avantage de ce genre de camps c’est qu’ils ne perturbent pas le fonctionnement de l’hôpital », a-t-il fait savoir.

Dans cette même veine, le chef du service administratif et financier de l’hôpital dira: « Nous nous retrouvons encore une fois dans le cadre des activités notamment des camps de chirurgie gratuite que l’hôpital d’enfants de Diamniadio organise en collaboration avec l’ONG Direct Aid qui appuie cette activité depuis 2019. Nous avons commencé avec une journée de consultation gratuite en 2019 mais de 2021 à 2023, beaucoup de camps de chirurgie se sont organisés au niveau de l’hôpital. Et d’après les statistiques, nous sommes à plus de 628 patients qui ont été pris en charge grâce à l’ONG Direct Aid en 13 camps pour un montant global d’à peu près 84 millions. Donc, ce n’est pas rien, c’est quelque chose d’assez important à soulever. La contribution qu’apporte l’ONG dans la prise en charge des populations est reconnue de tous parce que ce sont des populations des couches vulnérables qui, souvent, ne vont pas vers les soins, faute de moyens », a-t-il fait savoir.

Pour sa part, le DG de Direct Aid, dira que cette initiative permet de soulager les familles démunies: « c’est un projet que nous avons pu concrétiser grâce à un partenariat solide avec l’hôpital de Diamniadio. Ce camp est destiné à offrir des soins chirurgicaux gratuits aux enfants de familles démunies pour lesquelles l’accès aux soins reste souvent difficile. Grâce à un financement de 30 millions Cfa pour ce camp, nous avons pu couvrir les opérations et la prise en charge de 152 enfants bénéficiaires leur offrant ainsi l’opportunité de recevoir les soins dont ils ont besoin. Ce soutien financier représente bien plus qu’un simple investissement. Il incarne notre engagement commun à garantir une santé de qualité pour chanque enfant », a fait savoir Mohamed Lemine Hahady.

« Je tiens à exprimer une reconnaissance particulière à la directrice dont l’engagement et la vision ont permis de transformer ce projet en réalité par son leadership et sa détermination. Je voudrais également remercier le Dr Khadim Rassoul Guéye, chef du service de chirurgie pédiatrique. Sa compétence, son humilité et son engagement envers les enfants font de lui un pilier de notre initiative. Grâce à ses efforts, les enfants que nous accueillons aujourd’hui recevront des soins de qualité dans un environnement rempli de bienveillance. Aujourd’hui, nous affirmons notre volonté de renforcer d’avantage notre partenariat avec l’hôpital de Diamniadio pour répondre aux besoins de nos jeunes patients de manière encore plus efficace et durable. Ensemble, nous nous engageons à travailler main dans la main pour que l’accès aux soins soit une réalité pour chaque enfant. Nous remercions également les donateurs qui rendent cette mission possible », a-t-il ajouté.

De son côté, le Directeur du centre d’accueil de Direct Aid de Diass, Abdellatif Jabrallah se dit satisfait du travail accompli et revient sur les perspectives: « nous étions au bloc opératoire et nous avons pu constater de visu comment les choses se déroulent. Nous sommes très satisfaits de la compétence de l’équipe de chirurgie de l’hôpital pour enfants de Diamniadio. Les enfants qui sont opérés seront guéris incha Allah. Leurs parents sont contents. Et cela nous encourage tous à plus nous engager davantage dans ce domaine là parce que l’ONG intervient dans beaucoup de domaines dont la santé et nous allons travailler plus pour renforcer le partenariat avec l’hôpital de Diamniadio et nous allons arriver à faire plus de choses pour les femmes avec le service gynécologique et d’autres services incha Allah », a promis M. Jabrallah.         

 A.Saleh

Tensions à Kaolack : Ansoumana Dione face à une enquête après son limogeage de la Direction de l’action sociale

La situation à Kaolack se complique pour Ansoumana Dione, ancien directeur de l’action sociale, récemment limogé de son poste après avoir émis des remarques critiques à l’égard du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Ibrahima Sy. Ce limogeage, considéré comme une sanction disciplinaire, ne semble pas être la fin de ses problèmes. En effet, Dione a révélé dans un communiqué qu’il a été confronté à une intervention inattendue des gendarmes, qui ont débarqué au centre qu’il dirige pour les malades mentaux.

D’après les informations fournies par Dione, c’est le gouverneur de Kaolack qui a ordonné l’envoi de ces gendarmes, sur instruction directe du ministre Ibrahima Sy. Ce groupe, composé d’une dizaine d’agents, s’est présenté au centre avec des questions sur son fonctionnement et son historique. « J’ai répondu avec exactitude à toutes les interrogations concernant la structure qui relève de l’Association sénégalaise pour le suivi et l’assistance aux malades mentaux (ASSAMM) », a-t-il expliqué.

À l’issue de cet interrogatoire, Dione a reçu une convocation pour se rendre à la brigade de recherches de Kaolack à 17 h le même jour. Il a exprimé son indignation face à cette situation, affirmant que cette démarche du ministre Ibrahima Sy constitue une atteinte à la gestion des structures privées qui ne dépendent pas directement de son ministère. « Je tiens à informer l’opinion nationale et internationale de cette convocation », a-t-il déclaré, soulignant les tensions qui entourent cette affaire.

Cette intervention des gendarmes et le limogeage de Dione soulèvent des questions sur la manière dont le ministère de la Santé gère ses relations avec les organisations privées et les critiques qui peuvent émaner de ces dernières. Le climat actuel à Kaolack est marqué par un sentiment d’inquiétude et de méfiance, non seulement au sein de l’ASSAMM, mais également parmi les acteurs de la santé mentale dans la région.

Le ministre Ibrahima Sy, en donnant des instructions pour enquêter sur une structure qui lui échappe, semble envoyer un message fort sur la nécessité d’un contrôle accru des institutions œuvrant dans le domaine de la santé. Cependant, cette démarche est perçue par certains comme une tentative de museler les voix critiques et de réduire au silence ceux qui osent s’opposer aux décisions ministérielles.

La situation reste donc tendue, et beaucoup se demandent quel sera l’impact de cette enquête sur le travail de l’ASSAMM et sur la santé mentale des malades qui dépendent de ces services. Dione, pour sa part, reste déterminé à défendre son intégrité et celle de l’organisation qu’il a dirigée. La suite des événements pourrait avoir des répercussions significatives sur le paysage de la santé mentale au Sénégal, particulièrement dans un contexte où la transparence et l’efficacité des services de santé sont plus que jamais au cœur des préoccupations nationales.

Société / Santé : « Sensibilisation à l’Hépatite B et prévention de la transmission verticale » – La présidente de l’association Safara Hépatite B, Fatou Nguirane, mène le combat.

L’hépatite B est une maladie silencieuse qui fait partie intégrante de notre quotidien. C’est dans ce contexte que Fatou Nguirane, présidente de l’Association Safara Hépatite B Sénégal, créée en 2011, mène un plaidoyer à Guédiawaye.

Cette initiative vise à sensibiliser la population sur la prévention de la transmission verticale de la maladie, de la mère à l’enfant. Cependant, de nombreux défis persistent, notamment le coût des soins et du dépistage, qui ne sont pas gratuits.

Cela conduit, souligne Madame Nguirane, certaines femmes à refuser de se soumettre à ces examens médicaux, augmentant ainsi les risques de transmission. De plus, les personnes nées avant 2000 représentent également une population à risque, car le Programme élargi de vaccination n’a intégré l’hépatite B qu’à partir de cette date, a-t-elle précisé.

ZIGUINCHOR – CENTRE HOSPITALIER RÉGIONAL : Le SYNTRAS relance son mouvement d’humeur pour non-respect des accords

Ce mardi 15 octobre 2024, la sous-section du Syndicat National des Travailleurs de la Santé (SYNTRAS) du Centre Hospitalier Régional de Ziguinchor a décidé de reprendre son mouvement d’humeur pour dénoncer le non-respect des accords essentiels qui avaient été convenus avec l’administration de l’hôpital. Cette reprise a été marquée par un point de presse suivi d’un sit-in, au cours duquel le secrétaire général du syndicat, Siméon Faye, a pris la parole pour exposer les difficultés rencontrées par le personnel de l’hôpital.

Siméon Faye a souligné le mécontentement croissant des travailleurs face à ce qu’il qualifie de « promesses non tenues ». « Les travailleurs en ont assez. Nous avons été patients, mais rien n’a changé sur les points essentiels qui avaient motivé notre première grève », a-t-il déclaré. Selon lui, les accords signés avec l’administration n’ont toujours pas été respectés, en particulier en ce qui concerne les primes de motivation qui n’ont pas été versées. « L’hôpital doit à son personnel 105 millions de FCFA en termes de primes de motivation, mais à ce jour, nous n’avons aucune lumière sur la situation. »
Le problème des primes de motivation est l’une des principales revendications du personnel hospitalier, qui dénonce une gestion opaque des finances de l’établissement. Cette situation crée un climat de méfiance et de frustration parmi les travailleurs, d’autant plus que certains d’entre eux n’ont pas reçu leurs primes depuis des mois.


Le secrétaire général du SYNTRAS a également pointé du doigt la situation des contractuels de la convention collective du commerce, employés depuis 2016, mais dont les droits à l’ancienneté et les cotisations à l’Ipress (Institution de Prévoyance Retraite du Sénégal) n’ont pas été régularisés. Siméon Faye a expliqué que si l’ancienneté de ces contractuels a finalement été reconnue, leurs cotisations à l’Ipress, elles, n’ont pas été rétroactivement régularisées. « C’est une situation inacceptable où l’on reconnaît l’ancienneté sur les bulletins de salaire, mais on refuse de l’intégrer dans les cotisations à l’Ipress », a-t-il dénoncé, avant d’ajouter que ce genre de pratiques incohérentes aggrave les frustrations parmi les employés.
Siméon Faye a profité de cette occasion pour dénoncer ce qu’il appelle « l’acharnement » du directeur de l’hôpital contre les membres du syndicat. Selon lui, depuis le début des mouvements de grève, le directeur a mis en place des pratiques répressives, ciblant en particulier le secrétaire général et d’autres membres actifs du syndicat. « Le directeur de l’hôpital, appuyé par le président du conseil d’administration, utilise des méthodes de pression contre le personnel qui ne sont pas conformes à la loi », a-t-il affirmé.
L’une des mesures les plus décriées est la suspension d’un agent qui était parti en formation, ainsi que des sanctions prises contre plusieurs autres employés, des actions jugées arbitraires et illégales par le syndicat.
Outre les problèmes financiers, Siméon Faye a également dénoncé l’état de délabrement des infrastructures et des équipements médicaux de l’hôpital. Il a particulièrement mis l’accent sur la panne de la radio numérique, indispensable pour réaliser des mammographies. « Cela fait maintenant quatre ans que la radio numérique est en panne, empêchant toute possibilité de faire des mammographies. C’est une situation d’autant plus alarmante que nous sommes en plein Octobre Rose, une période cruciale pour le dépistage du cancer du sein. »
Le manque d’équipement adéquat met en danger non seulement les patients, mais aussi la qualité des soins prodigués par les professionnels de santé. Le personnel hospitalier, déjà épuisé par les conditions de travail difficiles, déplore que leurs revendications légitimes ne soient toujours pas prises en compte par la direction.
Face à cette situation qui semble au point mort, le SYNTRAS a annoncé un nouveau plan d’action qui démarrera dès ce mardi 15 octobre avec ce sit-in, suivi d’une série de grèves. Selon le calendrier annoncé par le secrétaire général, une grève avec service minimum est prévue pour le lundi 21 octobre et le mardi 22 octobre 2024. Une grève générale sans service minimum est programmée pour le mercredi 23 octobre, et une évaluation de la situation se fera le jeudi 24 octobre pour déterminer la nécessité de poursuivre ou non le mouvement.
La situation au Centre Hospitalier Régional de Ziguinchor illustre une fois de plus les nombreux défis auxquels est confronté le secteur de la santé au Sénégal. Entre une gestion financière opaque, des équipements défaillants, des revendications salariales non respectées et des tensions internes, le personnel hospitalier se retrouve pris dans une spirale de mécontentement.

A.S. – Ledakarois.sn
Ziguichor

HÔPITAL ABASS NDAO DE DAKAR : Plus de 300 contractuels exigent leur recrutement

Au sortir d’une réunion du Conseil d’administration, pancartes aux mains, plus de trois cents (300) contractuels de l’hôpital Abass Ndao de Dakar ont manifesté leur mécontentement pour cause de non recrutement après plusieurs années de service.

Lamine Diop, secrétaire général de leur syndicat, s’exprimant au micro du « Groupe Le Dakarois », explique que parmi eux, il y en a qui ont fait plus de vingt (20) ans de service sans être régularisés. « Certains sont même déjà partis à la retraite. Nous n’avons jamais bénéficié de recrutement. Chaque année, l’administration renouvelle nos contrats de prestation de service alors que ceux-ci ne doivent être renouvelables qu’une fois », regrette-t-il. Par ailleurs, il dénonce les augmentations de salaire dont jouissent uniquement les membres du Conseil d’administration, pas le reste des travailleurs.

B.F., faisant partie du personnel, s’est également confié au « Dakarois » : « C’est en 1997 que j’ai commencé à travailler à Abass Ndao sans contrat écrit jusqu’à l’an 2000, année à laquelle je suis partie. À mon retour, en 2010, j’ai continué à travailler dans les mêmes conditions jusqu’en 2014. Après l’arrivée du directeur, Dr Amadou Ndiaye, il m’a enrôlée comme prestataire de service. Toutefois, c’est pendant ces deux dernières années que j’ai eu à travailler avec un CDD (contrat à durée déterminée) d’un an ».

A. W. D., membre du personnel depuis 2013 a tenu le même discours que ses collègues. « Je travaille à la salle de stérilisation du laboratoire. Avant l’arrivée du Dr Amadou Ndiaye, nous ne représentions rien dans cet hôpital. C’est lui qui nous a octroyé des contrats à durée déterminée d’un an. Si cela ne dépendait que de lui, nous aurions été embauchés », a-t-elle dit.

Ces travailleurs affirment que l’actuel directeur de la structure sanitaire est favorable à leur requête ; mais, c’est le Conseil d’administration qui n’a pas encore donné son feu vert. Ils annoncent qu’ils vont passer à la vitesse supérieure si rien n’est fait ; quitte à refuser l’accès à la salle de réunion au Conseil d’administration.

Le Dakarois

Incendie maîtrisé à l’hôpital Mame Abdou Aziz Dabakh de Tivaouane, aucune victime signalée

Un incendie s’est déclaré mercredi soir à l’hôpital Mame Abdou Aziz Dabakh de Tivaouane, plus précisément dans le bureau du gynécologue. Heureusement, aucune perte en vie humaine n’a été signalée.

Selon des sources locales, l’incident serait dû à un court-circuit. Les vigiles présents sur place ont rapidement réagi en défonçant la porte du bureau pour éteindre le feu avec les extincteurs disponibles. Leur intervention rapide a permis de contenir l’incendie et d’éviter des dommages plus importants.

Cet incident a ravivé les souvenirs douloureux de l’incendie survenu le 25 mai 2022 dans le même hôpital, qui avait coûté la vie à 11 bébés. Ce drame avait suscité une vive émotion au Sénégal et entraîné le limogeage de l’ancien ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr.

Les autorités de l’hôpital n’ont pas encore donné de détails sur l’étendue des dégâts matériels, mais la réactivité du personnel a permis d’éviter une nouvelle tragédie dans cet établissement de santé.

Le Sénégal face à une résurgence de la rougeole : Six cas confirmés dans plusieurs districts

Le Sénégal a récemment enregistré six cas confirmés de rougeole dans cinq districts sanitaires, selon un rapport de l’Agence de presse sénégalaise (APS) provenant de sources sanitaires. Les districts touchés comprennent Dakar Sud, Foundiougne, Keur Massar, Pikine et Saraya. En revanche, aucune infection liée à la variole du singe (mpox) n’a été signalée dans le pays.

Les cas de rougeole ont été répartis comme suit : un cas dans chaque district de Dakar Sud, Foundiougne, Keur Massar et Saraya, tandis que Pikine enregistre deux cas. Notamment, les districts de Dakar Sud et Foundiougne rapportent leur premier cas de l’année, tandis que Pikine, qui avait déclaré la fin d’une première épidémie le 8 mai, se trouve à nouveau en situation épidémique depuis le 9 octobre.

Saraya, situé dans la région de Kédougou, entre également en épidémie pour la première fois, avec un total de trois cas signalés.

Le bulletin épidémiologique de la Direction de la surveillance et de la riposte aux urgences infectieuses de santé publique indique également la présence d’autres épidémies en cours. Parmi celles-ci, une fièvre hémorragique de Crimée-Congo a été confirmée par PCR dans le district de Keur Massar, et un cas de chikungunya a été recensé dans le district de Kédougou.

Concernant la dengue, le rapport mentionne que onze cas ont été notifiés cette semaine, un chiffre qui représente une diminution par rapport à l’incubation maximale, et qui touche cinq districts classés en épidémie active : Gossas, Mbour, Dakar Sud, Thiès et Fatick. Saraya fait également partie des districts en épidémie active, avec trois cas notifiés, le dernier datant du 10 septembre.

La Direction de la surveillance a tenu à rassurer le public en déclarant qu’aucun cas de variole du singe n’a été confirmé au Sénégal. Un total de 85 cas suspects a été testé négatif dans 39 districts, dont cinq cas durant la semaine, avec des prélèvements à Salémata, Matam, Popenguine et Ziguinchor. Aucun de ces cas ne correspond à la définition de cas suspect selon la surveillance épidémiologique.

Cette situation souligne l’importance d’une vigilance continue en matière de santé publique, en particulier face à la résurgence de maladies infectieuses. Les autorités sanitaires sont appelées à renforcer les campagnes de vaccination et de sensibilisation pour prévenir la propagation de la rougeole et d’autres infections au sein de la population.

Le Sénégal devient le premier pays africain à obtenir la certification de l’OMS pour son équipe médicale d’urgence

Le Sénégal entre dans l’histoire en étant le premier pays africain à recevoir la certification internationale de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour le déploiement extérieur de son Équipe Médicale d’Urgence (EMU). Cette reconnaissance souligne la capacité du pays à répondre rapidement aux catastrophes naturelles et aux urgences de santé publique.

La vérification et la validation de l’EMU sénégalaise se déroulent du 8 au 10 octobre 2024 au Centre d’entraînement tactique Capitaine Mbaye Diagne à Thiès. La cérémonie de clôture sera co-présidée par le ministre des Forces armées et le ministre de la Santé et de l’Action sociale le 10 octobre à 9h00.

Ce processus de certification s’inscrit dans le cadre des efforts de l’OMS pour renforcer la réponse mondiale face aux catastrophes et réduire les pertes humaines ainsi que les invalidités à long terme. Les Équipes Médicales d’Urgence (EMU) sont mobilisées de manière rapide pour intervenir en respectant des normes internationales rigoureuses, assurant ainsi une réponse coordonnée et efficace aux crises.

Les forces armées sénégalaises, notamment la Direction du Service de Santé des Armées, possèdent une expérience solide dans ce domaine. Elles ont déployé des hôpitaux militaires de campagne de niveau 2 dans divers pays, tels que la République Démocratique du Congo (2018), la Sierra Leone (2021) et récemment en République de Guinée (2024). Ces interventions, souvent en réponse à des catastrophes comme l’explosion de camions d’hydrocarbures, ont démontré la capacité logistique et médicale du Sénégal à faire face à des crises majeures.

Depuis 2017, l’OMS collabore étroitement avec les autorités sanitaires sénégalaises pour perfectionner ces compétences. Un exercice de simulation majeur organisé à Thiès en 2022 a confirmé la capacité du pays à gérer un afflux massif de patients dans un contexte de risque infectieux élevé, ce qui a été déterminant pour la certification de l’EMU du Sénégal.

L’EMU sénégalaise est capable de se déployer en moins de 72 heures et d’offrir des soins médico-chirurgicaux à 2 500 patients sur une période de quatre semaines. Ce niveau d’expertise et de réactivité positionne le Sénégal comme un modèle en matière de gestion des urgences sanitaires, tant en Afrique que dans le monde entier.

Octobre Rose : Le Président Bassirou Diomaye Faye appelle à un engagement national pour lutter contre le cancer du sein

Le Président Bassirou Diomaye Faye a lancé un vibrant appel ce jeudi à l’occasion de la campagne annuelle Octobre Rose, dédiée à la lutte contre le cancer du sein. Il a souligné l’urgence de cette cause face aux chiffres alarmants de cette maladie au Sénégal, où près de 1 838 nouveaux cas sont recensés chaque année, causant environ 976 décès.

Dans une déclaration poignante, le Président Faye a rappelé que derrière ces chiffres se trouvent des « mères, des sœurs, des épouses et des filles », et a insisté sur la nécessité d’un engagement collectif dans cette lutte. Selon lui, « chaque femme peut être touchée par la maladie, ou un membre de sa famille », faisant du cancer du sein une priorité nationale.

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Le Président a mis un accent particulier sur l’importance de la prévention et du dépistage précoce, qui peuvent considérablement augmenter les chances de guérison. Il a encouragé chaque citoyen à sensibiliser son entourage, notamment les femmes, pour qu’elles effectuent régulièrement des dépistages. La détection à un stade précoce est cruciale pour améliorer les chances de survie face au cancer du sein.

Il a également salué l’initiative du ministère de la Santé et de l’Action sociale, qui a réduit le coût de la mammographie de 30 000 FCFA à 15 000 FCFA pendant tout le mois d’octobre. Cette mesure vise à rendre les dépistages accessibles à un plus grand nombre de femmes, notamment celles issues des couches sociales les plus défavorisées.

Dans son discours, Bassirou Diomaye Faye a rappelé que le gouvernement du Sénégal s’engage pleinement dans la lutte contre le cancer du sein en encourageant la sensibilisation et l’éducation autour de cette maladie. Il a souligné l’importance de briser les tabous et de parler ouvertement du cancer avec ses proches. De plus, il a insisté sur l’importance de soutenir les femmes déjà affectées par la maladie, en leur apportant l’aide et les ressources nécessaires.

Le Président a conclu par un message d’espoir, exhortant chaque citoyen à contribuer à la bataille contre cette maladie. « Notre engagement commun fera reculer le cancer du sein dans notre pays », a-t-il déclaré, insistant sur l’importance de la solidarité nationale dans cette lutte.

La campagne Octobre Rose vise à réduire la mortalité liée au cancer du sein par des actions concrètes telles que la sensibilisation accrue, la prévention, et la facilitation de l’accès aux soins de santé. En s’attaquant aux obstacles financiers et en promouvant le dépistage précoce, le gouvernement sénégalais espère diminuer l’impact de cette maladie sur la population.

Le Président Bassirou Diomaye Faye a invité les citoyens à se mobiliser, à éduquer leurs proches, et à participer activement à cette campagne, qui s’inscrit dans un effort national pour sauver des vies et protéger les femmes sénégalaises contre ce fléau.

Souveraineté pharmaceutique d’ici 2035 : le gouvernement s’engage

Un atelier de vulgarisation de la nouvelle réglementation sur les médicaments, les produits de santé et de pharmacie s’est tenu ce 24 septembre à la Direction générale de la santé à Diourbel. Lors des débats, le directeur général de l’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (ARP) a salué l’engagement des acteurs locaux dans l’amélioration du système de santé, et du secteur pharmaceutique en particulier.

Le Dr Alioune Ibnou Abdoutalib Diallo, directeur de l’ARP, a expliqué : « Conformément à la vision de Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, notre pays vise à rendre les médicaments plus accessibles en termes de coût, de qualité et de disponibilité géographique. Une manière de répondre aux besoins pressants de la population. Pour ce faire, le gouvernement a mis en place des réformes stratégiques visant à atteindre la souveraineté pharmaceutique d’ici 2035. Cela passera par le renforcement de la production industrielle de médicaments et autres produits de santé. »

Cet objectif s’inscrit dans une démarche globale de création d’un cadre juridique et institutionnel solide, conforme aux orientations nationales, aux normes internationales, et aux exigences des organisations internationales comme l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’Union Africaine (UA).

L’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (ARP), créée en 2022 par décret, s’inscrit dans cette dynamique, selon toujours le directeur, Dr Alioune Ibnou Abdoutalib Diallo.

En effet, cette structure, régie par la loi de 2023 sur les médicaments, vise également à encadrer le secteur pharmaceutique tout en adaptant les règles de fonctionnement aux défis actuels.

Le Dr Diallo a également souligné que l’application rigoureuse de cette réglementation est une question de justice sociale. Selon lui, il est impératif de rendre le secteur pharmaceutique plus attractif, compétitif et strict face aux menaces liées à la circulation de médicaments de mauvaise qualité ou falsifiés, et aussi face aux défis de santé publique.

Le Dr Diallo n’a pas manqué de souligner l’ambition du Sénégal de devenir un acteur clé dans la production et la distribution de médicaments, ainsi que le souhait du gouvernement d’assainir sans faille le système de santé et de valoriser les structures sanitaires à travers tout le pays.

Escroquerie sur les deniers publics : ce que l’on sait de l’affaire de malversation au ministère de la santé

L’affaire de présumée malversation au sein du ministère de la santé fait la une des médias après la mise en cause de Mamadou Fawzi Dione, directeur administratif et financier de l’Agence de la réglementation pharmaceutique (Arp). Celui-ci est accusé de détournement de fonds publics, un montant initialement estimé à 19 millions F CFA, une somme qui pourrait s’élever à près de 200 millions F CFA selon les dernières informations.

Tout a commencé lors de la passation de service de l’ancien Directeur de la Santé, Bernabé Gningue, où des inspecteurs avaient identifié des irrégularités dans sa gestion. Ils avaient constaté un trou de 19 millions F CFA et demandé des explications à ce sujet. M. Gningue a alors accusé son directeur administratif et financier, Mamadou Fawzi Dione, de falsification de documents, en affirmant que les signatures sur ces derniers avaient été imitées.

Face à ces accusations, une plainte a été déposée devant le procureur de la République de Dakar par Bernabé Gningue, incitant le parquet à ouvrir une enquête menée par la Sûreté urbaine (Su) de Dakar. Interrogé par les enquêteurs, Mamadou Fawzi Dione a contesté les faits, affirmant que son directeur général était pleinement conscient des transactions et qu’il avait même apposé sa contre-signature pour autoriser le décaissement des fonds. Dione a également expliqué que l’argent en question était destiné à financer une activité pour le personnel de la Santé.

Hier, une confrontation a eu lieu entre les deux protagonistes, mais chacun a maintenu sa version des faits. En conséquence, Mamadou Fawzi Dione a été placé en garde à vue, accusé d’escroquerie sur les deniers publics ainsi que de faux et usage de faux. La Sûreté urbaine a, dans le cadre de ses investigations, demandé des informations supplémentaires à la banque Crédit du Sénégal pour éclaircir certains points.

L’enquête se poursuit et d’autres développements sont attendus afin de déterminer l’ampleur exacte des fonds détournés et les responsabilités de chacun dans cette affaire qui secoue le ministère de la santé.

Santé : Mesures renforcées pour faire face à l’épidémie de variole du singe

Le Sénégal a pris des mesures supplémentaires pour se protéger contre l’épidémie de variole du singe (Mpox), suite à la déclaration de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui a qualifié la flambée de cette maladie d’urgence de santé publique de portée internationale le 14 août 2024. Face à cette menace, le ministère de la Santé et de l’Action sociale a réagi en adoptant une série d’initiatives destinées à renforcer la surveillance et la prévention sur tout le territoire national.

Le ministère a mis en avant l’importance de surveiller étroitement l’évolution de la situation, surtout dans le contexte des mouvements transfrontaliers. « Compte tenu des flux migratoires de part et d’autre de nos frontières et, conformément au Règlement sanitaire international, le ministère a pris un certain nombre de mesures », a déclaré le ministère. Ces mesures incluent le renforcement de la surveillance épidémiologique, une étape cruciale pour détecter rapidement tout cas potentiel de variole du singe.
Le ministère a également annoncé la mise en alerte des structures sanitaires du pays. Le Comité National de Gestion des Épidémies (CNGE) a été mobilisé pour coordonner les efforts de prévention et de réponse. De plus, des campagnes de sensibilisation régulières seront menées pour informer la population des risques associés à la variole du singe et des mesures à prendre pour se protéger.
Malgré l’absence de cas détectés au Sénégal, les autorités sanitaires invitent la population à rester vigilante, en particulier en ce qui concerne les voyageurs en provenance de pays où des cas de variole du singe ont été signalés. Le ministère recommande un recours précoce aux services de santé en cas d’apparition de symptômes tels que la fièvre, les maux de tête et de dos, les douleurs musculaires, le gonflement des ganglions lymphatiques, et l’éruption cutanée caractéristique de cette maladie.
Depuis plusieurs semaines, le nombre de cas de Mpox augmente sur le continent africain, suscitant des inquiétudes croissantes. Le Sénégal, en renforçant ses mesures de prévention, vise à protéger sa population et à éviter que la maladie ne se propage sur son territoire. Le ministère de la Santé a appelé tous les citoyens à suivre scrupuleusement les recommandations des autorités sanitaires pour limiter les risques de contagion.
Ces mesures témoignent de l’engagement du Sénégal à répondre de manière proactive aux menaces sanitaires mondiales, en mettant en place des mécanismes de prévention efficaces pour assurer la sécurité et la santé de sa population.

Grève de 48 Heures à l’Hôpital de la Paix de Ziguinchor : L’intersyndicale réclame le respect des accords

L’Hôpital de la Paix de Ziguinchor se prépare à une grève de 48 heures, décrétée par l’intersyndicale qui regroupe le Syndicat Autonome des Médecins du Sénégal (SAMES), le Syndicat National des Techniciens de la Santé (SYNTRAS) et le Syndicat Unitaire des Travailleurs de la Santé (SUTSAS). Ce mouvement de protestation débute ce mardi et est motivé par le non-respect par la direction des engagements pris dans le protocole d’accord signé le 16 octobre 2023.

Dans un communiqué publié ce lundi, les leaders syndicaux ont exprimé leur mécontentement face à la situation actuelle au sein de l’hôpital. Les trois syndicats déplorent le fait que plusieurs des 17 points de revendication, qui avaient été abordés lors de la signature du protocole, restent non résolus. Ces points incluent des demandes d’améliorations significatives dans les conditions de travail, des revalorisations salariales, ainsi que des mesures de sécurité et de protection pour le personnel.
Selon les syndicats, les promesses faites par la direction en octobre dernier n’ont pas été tenues, ce qui a conduit à un climat de frustration croissante parmi les employés. L’intersyndicale souligne que la situation continue de se détériorer, affectant non seulement les conditions de travail du personnel mais aussi la qualité des soins dispensés aux patients.

REVENDICATIONS

Les syndicats réclament une amélioration des
conditions de travail et des
infrastructures, des augmentations salariales pour le personnel, une meilleure sécurité et protection pour les employés, face à des incidents
de violence et de menace
dans l’hôpital, la mise en place de moyens adéquats pour le
bon fonctionnement des
services, entre autres.

L’intersyndicale accuse la direction de ne pas avoir respecté les engagements pris, malgré plusieurs réunions et tentatives de résolution amiable des problèmes. Cette situation a conduit à une décision ferme de la part des syndicats de décréter une grève pour faire entendre leurs revendications.
Bien que la grève affecte les opérations normales de l’hôpital, l’intersyndicale a assuré que les services d’urgence continueront de fonctionner. Cette décision vise à garantir que les patients ayant des besoins urgents reçoivent les soins nécessaires sans interruption. Les syndicats se sont engagés à assurer la continuité des soins urgents tout en mettant en avant les préoccupations du personnel.
Les syndicats ont lancé un appel pressant aux autorités sanitaires et au gouvernement pour intervenir rapidement et résoudre les problèmes en suspens. Ils demandent une action concrète pour honorer les engagements pris dans le protocole d’accord et améliorer les conditions au sein de l’hôpital.
L’intersyndicale espère que ce mouvement de grève provoquera une prise de conscience au niveau des autorités et des décideurs, afin d’éviter une escalade de la situation. Ils insistent sur le fait que le respect des accords est essentiel pour restaurer la confiance et garantir un environnement de travail propice à la prestation de soins de qualité.
La grève annoncée reflète les tensions croissantes dans le secteur de la santé au Sénégal et souligne les défis persistants auxquels sont confrontés les établissements de soins dans le pays. Les développements futurs dans ce dossier seront suivis de près, notamment pour évaluer l’impact sur les services de santé et les conditions de travail des professionnels concernés.

RÉFORME GLOBALE DU SYSTÈME DE LA SANTÉ : Le financement participatif en perspective

À l’issue du Conseil des ministres de mercredi, le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a annoncé une refonte globale du système de santé national. Face aux défis posés par l’actuelle politique de Couverture Sanitaire Universelle (CSU), qui aggrave la dette hospitalière et compromet la viabilité du système, le Président a appelé à une transformation radicale et innovante.

Le Chef de l’État a ainsi exhorté le Premier ministre, Ousmane Sonko, ainsi que les ministres concernés, à mettre en place un mode de financement participatif novateur pour le système de santé. Cette réforme implique une réévaluation approfondie de la réforme hospitalière de 1998, une actualisation de la carte sanitaire, et une gestion rigoureuse des projets de construction de nouveaux hôpitaux et établissements de santé en fonction des besoins de la pyramide sanitaire.

La digitalisation intégrale des services de santé et de l’information sanitaire est également une priorité, visant à améliorer la transparence et l’efficacité. Diomaye Faye a souligné la nécessité de contrôler les activités des établissements privés de santé, d’améliorer la prise en charge de la santé communautaire, et de maintenir un dialogue social constructif avec les syndicats du secteur.

Diomaye Faye a insisté sur l’importance de la généralisation du management de la qualité dans les établissements de santé, notamment à travers la certification des soins dans les Services d’Accueil et d’Urgence (SAU). Il a également demandé une régulation stricte des activités liées à la pharmacie et au médicament, appelant à un renforcement de la Pharmacie Nationale d’Approvisionnement (PNA) et à une meilleure intégration de cette entité dans la stratégie de souveraineté pharmaceutique.

Enfin, le Chef de l’État a chargé le ministre de la Santé et de l’Action sociale de garantir un accès constant à des soins essentiels de qualité, tout en promouvant la prévention sanitaire et en renforçant la surveillance épidémiologique.

Le Dakarois

Les travailleurs du SAMU annoncent une grève pour réclamer le paiement d’arriérés de primes et d’heures supplémentaires

Les travailleurs du Service d’aide médicale d’urgence (SAMU), affiliés au Syndicat autonome des médecins du Sénégal (SAMES), ont annoncé leur décision de déclencher une grève à partir de mercredi. Cette décision intervient pour réclamer le paiement d’arriérés de primes et d’heures supplémentaires, selon les déclarations faites mardi par Mohamed Traoré, secrétaire général de la section SAMU du SAMES, lors d’une conférence de presse au siège du SAMU à Dakar.

Mohamed Traoré a précisé que toutes les activités secondaires seront suspendues durant la grève. Cela inclut la recherche de places, les consultations de routine, les transports simples, la couverture médicale et les activités à l’Aéroport international Blaise Diagne. Seules les urgences primaires seront prises en charge pendant cette période.

Le docteur Mohamed Traoré a expliqué que cette grève fait suite au non-respect des engagements pris lors de récentes négociations concernant le paiement d’arriérés de primes liées au travail effectué dans le cadre de la lutte contre la Covid-19. Il a souligné que les agents du SAMU sont en attente du versement de la prime de motivation dénommée ‘’Nepad’’ ainsi que du règlement des heures supplémentaires effectuées.

Le SAMU joue un rôle crucial dans la prise en charge des urgences médicales au Sénégal, et cette grève met en lumière les défis auxquels sont confrontés les travailleurs du secteur de la santé. Malgré leur engagement et leur dévouement, les professionnels du SAMU expriment leur frustration face au non-respect des engagements financiers, soulignant l’importance d’une reconnaissance adéquate de leur travail acharné, en particulier en temps de crise sanitaire.

Cette grève est un appel à l’action pour les autorités compétentes afin de résoudre rapidement ces différends et de garantir que les travailleurs de première ligne reçoivent les primes et paiements qu’ils méritent.

CENTRE DE SANTE DE YEUMBEUL : 1500 patients de la cataracte à opérer en 5 jours

Au Sénégal, la cécité et les déficiences visuelles sont des problèmes majeurs de santé. Ainsi, pour réduire de façon drastique cette pathologie, le ministère de la santé et de l’action sociale multiplie les partenariats. Et avec celui noué avec l’ONG koweïtienne Direct Aid Society, les camps de chirurgie de la cataracte s’étendent à travers le Sénégal. D’ailleurs, un programme de chirurgie de la cataracte de 5 jours, initié ce 31 aout, va prendre fin ce week-end au centre de santé de Yeumbeul.
Dr Mokhtar Dieng Badiane, médecin ophtalmologiste, coordonnateur du programme national de promotion de la santé oculaire au ministère de la santé, revient sur les causes de la cécité au Sénégal:

« Nous en sommes à notre deuxième semaine de campagne de chirurgie de la cataracte. La première semaine s’est déroulée au centre hospitalier regional de Kolda où nous avons pris en charge 900 malades et nous sommes là au centre de santé de Yeumbeul depuis le 31 juillet pour encore deux jours c’est à dire jusqu’au 4 août », fait-il savoir.
« Ces campagnes de cataracte sont menées habituellement pour essayer de prendre en charge nos compatriotes qui n’ont pas eu la possibilité ou la chance de se prendre en charge dans les structures de routine », a-t-il ajouté.
Dr Badiane de préciser que la cataracte constitue la première cause de cécité au Sénégal avec entre 35000 et 50000 cas recensés par an et les personnes qui sont opérées sont à peu près 25000, mais il relève « un gap qui est là » et, poursuit-il,  » c’est lors de ces campagnes de chirurgie que l’on prend en charges ces personnes là pour améliorer les indicateurs de la chirurgie de la cataracte ».
Les personnes du troisième âge constituent plus de 80% de la cible, mais le médecin rappelle que les enfants également peuvent être atteints par la cataracte: « c’est une pathologie liée à la sénilité, mais elle peut atteindre aussi les enfants et les jeunes. Nous avons eu à prendre en charge un enfant qui a 3 ans et qui est atteint de cataracte congénitale », informe Dr Badiane.

Abondant dans le même sens, le nouveau directeur général de l’ONG Direct Aid Society, Mohamed Hamadi, dira que ce camp entre dans le cadre du programme de lutte contre la cécité en collaboration avec le ministère de la santé: « nous avons beaucoup d’activités mais celle là est particulière. La semaine passée, nous étions à Kolda et nous comptons faire d’autres campagnes dans d’autres régions d’ici la fin de l’année. Chaque année nous avons un objectif de 15000 patients mais vu le nombre de patients nous dépassons notre objectif », a-t-il expliqué avant de remercier le ministère de la santé pour l’accompagnement et la collaboration.
Pour sa part, Mohamed Hindi, directeur général de l’ONG l’Oeil du monde, structure chargée de l’exécution des programmes liés à la santé occulaire au Sénégal, dira: « c’est la cinquième année que nous travaillons au Sénégal et nous intervenons très souvent ici à Yeumbeul. Nous bénéficions de la conférence des habitants de cette localité et celà nous fait plaisir », a-t-il indiqué avant de préciser que la formation fait également partie de leur domaine de compétence.

Cette campagne de chirurgie de la la cataracte à été appréciée à sa juste valeur par les bénéficiaires qui n’ont pas manqué de remercier les initiateurs mais aussi de solliciter sa pérennisation.

« Je viens de Ziguinchor après avoir manqué le camp tenu la semaine dernière à Kolda. C’est pourquoi j’ai fait le déplacement à Yeumbeul pour ma prise en charge dans ce camp gratuit d’opération de la cataracte. Là, je viens de subir une opération avec succès. Aujourd’hui, je suis revenu pour un contrôle. Macha ALLAH, nous rendons grâce au Tout puissant de nous avoir envoyé ces gens qui viennent nous soigner gracieusement alors que ce sont des opérations qui peuvent coûter jusqu’à 500 mille francs et même plus. Nous ne les remercierons jamais assez pour ces gestes et nous espérons surtout qu’ils vont revenir au Sénégal bientôt pour aider les populations qui n’ont pas les moyens de se faire opérer », a témoigné Ismaïla Goudiaby, la soixantaine révolue, le sourire aux lèvres.

A.Saleh

La FAO Alerte : La Lucilie Bouchère menace les animaux et les humains au Sénégal

Les agriculteurs et les vétérinaires du Sénégal n’avaient jamais rien vu de tel. La lucilie bouchère a infesté le pays, provoquant une myiase, une invasion parasitaire des plaies par des larves. Tous les mammifères, y compris les humains, peuvent être touchés. Il n’est donc pas surprenant que la soudaineté et la gravité de l’infestation causée par la lucilie bouchère aient déclenché un signal d’alarme.

« Le caractère inédit et violent des cas a été l’élément déclencheur » qui a poussé le pays à demander une mission de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), d’après Frédéric Poudevigne, vétérinaire principal à la FAO et membre de l’équipe du Centre de gestion des urgences chargée de la mission.

La lucilie bouchère dépose ses œufs sur les plaies d’animaux ou d’êtres humains vivants. Au Sénégal, des milliers d’animaux ont été infestés durant la saison des pluies, entre juillet et décembre 2023. Certains ont été traités avec des larvicides ou des remèdes plus artisanaux, tandis que d’autres ont été si gravement atteints qu’ils n’ont pas survécu. Le temps passé à inspecter les bêtes et le coût des consultations et des produits vétérinaires ont accru l’impact de l’infestation sur les moyens de subsistance des agriculteurs.

Dans le cadre de leur mission commune, la FAO, le Centre mixte FAO/Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et les autorités sénégalaises ont visité sept des quatorze départements du pays, recueillant près de 2 000 signalements de cas auprès d’agriculteurs et de vétérinaires. Seuls 16 cas avaient été portés à la connaissance des autorités chargées de la santé animale jusqu’alors. Bien que la lucilie bouchère puisse infecter les êtres humains, aucun cas confirmé n’a été détecté au Sénégal.

En plus d’aider le pays à planifier sa réponse, l’une des tâches principales des experts consistait à déterminer le type de lucilie responsable de l’épidémie, puisque cela aurait des répercussions majeures sur la riposte et la façon d’aborder les futures épidémies.

Un diagnostic préliminaire de deux échantillons envoyés au laboratoire vétérinaire national de Dakar incriminait la lucilie bouchère du Nouveau Monde (Cochlyomyia hominivorax). Il se serait agi du premier cas d’introduction d’une espèce invasive et hautement agressive d’Amérique en Afrique subsaharienne.

Au début des années 1990, une grave épidémie de lucilie bouchère du Nouveau Monde a été stoppée en Lybie en moins de trois ans, grâce à un programme d’urgence piloté par la FAO et l’AIEA. La réponse s’appuyait principalement sur la technique de l’insecte stérile (TIS), qui a montré son efficacité. La TIS consiste à élever des insectes en captivité et à les exposer à un rayonnement gamma lorsqu’ils sont à l’état de pupe afin de les stériliser. Les mouches stériles sont ensuite dispersées. Leur accouplement avec des mouches sauvages fertiles ne produisant pas de nymphes, cela concourt à réduire et, in fine, à éradiquer la population parasitaire.

Confirmant les tests ADN excluant la présence de la lucilie bouchère du Nouveau Monde, la mission du Sénégal a analysé les échantillons disponibles, avec le concours d’un expert principal de l’AIEA, et mis en évidence la responsabilité de la lucilie bouchère de l’Ancien Monde (Chrysomya bezziana).

La lucilie bouchère de l’Ancien Monde est endémique dans une grande partie du continent africain, ce qui signifie que son impact écologique est bien inférieur à celui d’une espèce invasive. Malheureusement, il n’est pas possible d’utiliser la TIS pour éradiquer la lucilie bouchère de l’Ancien Monde. Les autorités doivent donc recourir à des mesures préventives, comme l’utilisation d’insecticides et de larvicides.

L’apparition soudaine de la lucilie bouchère au Sénégal reste un mystère, étant donné qu’aucun cas n’avait été signalé dans le pays depuis plus de 60 ans. De plus, aussi mystérieusement qu’elle était apparue, la vague de myiases imputable à la lucilie bouchère a reflué au Sénégal en janvier 2024, à la fin de la saison des pluies. Cependant, on ne peut exclure la possibilité d’une recrudescence de cas à l’arrivée de la prochaine saison des pluies. L’humidité pourrait faire réapparaître les mouches enfouies dans le sol, une fois leur cycle de développement achevé et après être restées en état de dormance au stade de pupe.

Consciente de ce risque et en l’absence de données probantes sur l’évolution de l’infestation, l’équipe « Une seule santé » de la FAO s’est longuement entretenue avec des agriculteurs, des vétérinaires et des membres du personnel hospitalier. À la lumière de ces évaluations de terrain, ainsi que des analyses de laboratoire et des données recueillies, les experts ont formulé une série de recommandations visant à atténuer l’impact d’une éventuelle récurrence.

Ces recommandations prévoient notamment des mesures au niveau national visant à renforcer la surveillance des importations de cheptel en provenance de pays où la lucilie bouchère est endémique, à mettre le meilleur traitement à la disposition de tous et à constituer des stocks, si nécessaire, à sensibiliser les populations, y compris les agriculteurs, les vétérinaires et les agents de santé publique à la nécessité d’un diagnostic et, le cas échéant, d’un traitement systématiques de la lucilie bouchère chez les animaux et les humains.

Heureusement, les professionnels de terrain, les vétérinaires et les agriculteurs disposent d’un réseau national de messagerie efficace qui permet de surveiller et de signaler de manière précoce les cas d’épidémie. La plateforme officielle « Une seule santé » du Sénégal, sous supervision présidentielle, permet aux divers acteurs concernés de rester en contact et de coordonner les échanges entre les secteurs de la santé animale et de la santé publique.

Le Sénégal fait partie des pays où le Centre d’urgence pour la lutte contre les maladies animales transfrontières de la FAO aide depuis longtemps à la gestion des situations d’urgence en matière de santé animale, et serait en mesure d’apporter son concours à la gestion des échantillons provenant d’animaux touchés, si nécessaire.

Comme le résume Frédéric Poudevigne, « ce n’est pas aussi dramatique qu’une maladie infectieuse, mais en l’absence de TIS, tout est question de prévention et de communication ».

La mission FAO/AIEA a montré qu’il était extrêmement important d’intervenir rapidement et de faire en sorte que les échantillons soient envoyés immédiatement aux laboratoires aux fins de leur analyse. De telles mesures permettront au Sénégal de mieux faire face à une future infestation de lucilie bouchère et seront certainement porteuses d’enseignements pour les autres pays susceptibles d’être confrontés à une situation similaire.

Kaolack : Lancement de la deuxième phase de la campagne de prévention du paludisme saisonnière pour les enfants

Ce vendredi marque le début de la deuxième phase de la campagne de prévention du paludisme saisonnier (CPS) à Kaolack. Cette initiative vise à protéger les enfants âgés de trois mois à cinq ans contre le paludisme, une maladie endémique qui profite des conditions climatiques favorables à son développement. La campagne, dirigée par Seydina Alioune Kébé, coordonnateur du programme paludisme dans le district sanitaire de Kaolack, se déroulera jusqu’au lundi 5 août.
Selon Seydina Alioune Kébé, la nouvelle phase de la CPS concerne un total de 83 419 enfants.

La campagne est divisée en deux groupes d’âge spécifiques :
Enfants de 3 à 11 mois : 7 889 enfants
Enfants de 1 à 5 ans : 41 565 enfants


La campagne de cette année intervient dans un contexte où l’environnement et le climat de Kaolack sont particulièrement propices à la propagation du paludisme. La première phase de cette campagne s’est tenue en juillet dans 21 postes de santé du district. Cette deuxième phase, qui commence aujourd’hui, s’étendra à l’ensemble des postes de santé du district sanitaire, incluant le centre de santé de Kaznack.
Le paludisme est une maladie transmise par les moustiques et représente une menace significative pour la santé publique, surtout chez les jeunes enfants dont le système immunitaire est encore en développement. La prévention du paludisme saisonnier est cruciale pour réduire l’incidence de la maladie pendant les périodes de forte transmission.


Le Programme national de lutte contre le paludisme supervise la campagne pour assurer une couverture efficace et garantir que les médicaments préventifs soient administrés correctement. La campagne vise à protéger les enfants vulnérables et à diminuer le nombre de cas de paludisme dans la région.
Seydina Alioune Kébé a souligné que le climat de Kaolack, qui favorise la reproduction des moustiques, rend cette campagne particulièrement importante. Il a également exprimé sa gratitude envers les équipes de santé et les partenaires impliqués dans la mise en œuvre de la CPS, en soulignant l’importance de leur contribution pour atteindre les objectifs de santé publique.


La campagne de prévention du paludisme saisonnier est une mesure essentielle dans la lutte contre cette maladie endémique. Avec le démarrage de cette deuxième phase, les autorités sanitaires de Kaolack espèrent renforcer la protection des enfants contre le paludisme et améliorer les conditions de santé dans le district. Les résultats de cette campagne seront cruciaux pour évaluer son efficacité et planifier les futures interventions dans la lutte contre le paludisme.

Mariama MASSALY
Correspondante à Kaolack

Apparition de la fièvre du Nil occidental à Kaffrine, Sénégal

La fièvre du Nil occidental a récemment été détectée dans le district sanitaire de Kaffrine, au Sénégal, selon un rapport publié dans L’Observateur par le Dr Mbaye Thiam, directeur régional de la santé. Cette zoonose, qui est une maladie infectieuse transmise de l’animal à l’homme, a été identifiée pour la première fois le 9 juillet grâce au dispositif national de surveillance épidémiologique. Le vecteur de cette maladie est le moustique du genre culex, connu pour être porteur de divers pathogènes importants.

Premier Cas et Symptômes

Le premier cas de fièvre du Nil occidental dans cette région a été diagnostiqué chez une jeune fille de 18 ans. Grâce à une prise en charge rapide, elle ne présente aucune séquelle et n’a pas transmis la maladie à son entourage. La fièvre du Nil occidental est souvent asymptomatique dans 80% des cas. Toutefois, lorsque les symptômes se manifestent, ils peuvent inclure de la fièvre, des maux de tête, une fatigue intense (asthénie), des nausées, des vomissements et des éruptions cutanées. Les personnes âgées ou immunodéprimées peuvent cependant présenter des complications plus sévères.

Absence de Traitement Spécifique

Actuellement, il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique pour la fièvre du Nil occidental. Malgré la nature vectorielle de sa transmission, la maladie n’est généralement pas mortelle, comme l’a souligné le Dr Mbaye Thiam.

Mesures de Prévention

Pour prévenir la propagation de la maladie, Dr Thiam a encouragé la population à rester calme mais vigilante. Il recommande de consulter un médecin en cas de signes suspects et d’utiliser des moustiquaires imprégnées pour se protéger des piqûres de moustiques.

En conclusion, bien que la fièvre du Nil occidental soit majoritairement asymptomatique et non mortelle, la vigilance et la prévention restent essentielles pour contrôler la propagation de cette zoonose.

Ziguinchor : Les membres du Collectif des Mécontents de la Mutuelle de Santé des Agents de l’État dénoncent une gestion nébuluse

Face à la presse ce mercredi 31 juillet 2024, le collectif des agents de l’État de Ziguinchor, mécontents de la mutuelle de santé, a dénoncé avec détermination ce qu’ils appellent un « crime financier ». Ils se disent déterminés à mener le combat pour obtenir gain de cause.

Adama Diouf, fonctionnaire de l’État et membre du collectif, a expliqué que le rapport d’audit réalisé entre 2016 et 2020 contient des preuves accablantes de mauvaise gestion. « Le rapport que j’ai ici est un rapport d’audit qui a été fait de 2016 à 2020, et des plaintes ont été déposées sur la table du procureur de la République depuis 2020. Nous avons des personnes très averties dans la mutuelle qui ont de bonnes informations et qui ont tenté d’alerter les autorités, notamment l’ancien ministre Samba Diobène Ka, qui avait promis de régler le problème, mais qui n’a finalement rien fait. »
Le rapport révèle des dépenses non justifiées pour des montants colossaux : 135 362 500 FCFA en 2018, 395 206 913 FCFA en 2019, et 249 682 000 FCFA en 2020, soit un total de 780 261 413 FCFA de dépenses non justifiées sur cette période. Adama Diouf accuse les responsables de la mutuelle de « grands bandits financiers » et exprime son indignation face à l’inaction des autorités.
Le collectif critique également les récentes déclarations des dirigeants de la mutuelle, qui ont admis des difficultés de paiement et une activité limitée à seulement 16 des 45 départements. Selon Diouf, les dirigeants tentent de faire croire à l’opinion publique que les problèmes sont dus à des fraudes locales, alors qu’ils seraient eux-mêmes responsables de la situation. « Le MSAE compte 50 000 adhérents fonctionnaires, avec une cotisation mensuelle de 4 000 FCFA par membre, soit 200 millions par mois et 2,4 milliards par an. Pourtant, les membres ne peuvent pas se soigner ni obtenir des médicaments. »
Diouf cite également des cas d’intelligence, comme l’achat de trois hectares à Djibélor pour 300 millions FCFA sans constatation d’huissier en 2017, et la construction d’un bâtiment à deux étages à Liberté Extension pour près de 500 millions FCFA.
Félicien Ndiaye, un autre membre du collectif, évoque les souffrances quotidiennes des agents de l’État et de leurs familles. « Nous n’allons pas quitter cette mutuelle parce qu’elle est mal gérée. Nous allons nous battre pour obtenir justice. Nous envisageons des marches départementales et régionales, et nous irons jusqu’à Dakar si nécessaire. Nous comptons rencontrer les syndicats et les centrales syndicales pour faire de cette affaire une cause nationale. »
Oulimata Sané, agent de l’État et membre du collectif, déplore la situation qui perdure depuis trop longtemps. « Le président de la mutuelle, Babacar Ngom, est un magistrat, mais il n’applique pas la loi. Il a pris le contrôle de la mutuelle avec son groupe, au détriment des membres. Nous payons nos cotisations, mais nous ne bénéficions plus des prestations. »
Le collectif souligne que des points de presse similaires se tiennent simultanément dans différentes localités du pays, montrant l’ampleur du mécontentement.

AS – Le Dakarois, Ziguinchor

Kaffrine : Une jeune fille de 18 ans diagnostiquée avec la fièvre du nil occidental

Un cas de fièvre du Nil occidental a été identifié chez une jeune fille de 18 ans à Kaffrine, selon une circulaire du ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage relayée par Dakaractu. La maladie, également connue sous le nom de Nile West fever, est habituellement transmise par les piqûres de moustiques du genre Culex.

La fièvre du Nil occidental est une zoonose, ce qui signifie qu’elle peut être transmise entre les animaux et les humains. Le virus est principalement transmis par les piqûres de moustiques infectés. Les chevaux sont particulièrement sensibles à ce virus, et une infection peut entraîner une fièvre, une encéphalomyélite et une paralysie des membres postérieurs.

La patiente a été prise en charge par le district sanitaire de Kaffrine. La circulaire ministérielle précise également que les oiseaux migrateurs jouent généralement le rôle de réservoirs du virus. En réponse à ce cas, le ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage a recommandé un renforcement de la surveillance épidémiologique.

Le ministère a également appelé à une sensibilisation accrue des éleveurs sur les risques liés aux piqûres de moustiques et a insisté sur l’importance de la destruction des larves de moustiques pour prévenir la propagation de la maladie. Cette démarche vise à limiter l’impact de la fièvre du Nil occidental sur la population et le bétail, tout en assurant une meilleure gestion de la santé publique et animale.

En somme, ce cas de fièvre du Nil occidental à Kaffrine souligne la nécessité d’une vigilance continue et d’une coopération entre les autorités sanitaires et les communautés locales pour prévenir et contrôler cette maladie transmise par les moustiques.

Kaffrine : Une fille âgée de 18 ans atteinte de la fièvre du nil occidental

Thierno Alassane Sall et le projet des cliniques mobiles : Une réflexion sur la réforme de la santé au Sénégal

Lors de la dernière campagne présidentielle, Thierno Alassane Sall, leader de la République des valeurs, avait présenté un ambitieux programme visant à transformer significativement le quotidien des Sénégalais. En mettant l’accent sur des projets réalistes et réalisables, Sall aspirait à révolutionner divers aspects de la vie sénégalaise, notamment la production, la santé et l’éducation.

Un des éléments centraux de son programme était de positionner le Sénégal comme la clinique de l’Afrique de l’Ouest. Sall mettait en avant la nécessité de mettre en place des cliniques mobiles dotées d’une plateforme digitale pour offrir une gamme étendue de services, opérées par un personnel militaire. Ce projet visait à améliorer l’accès aux soins dans les zones reculées, où les infrastructures médicales sont souvent insuffisantes.

Pour financer ce projet ambitieux, Sall proposait la vente de l’avion présidentiel, arguant que le président du Sénégal ne devrait pas avoir plus de privilèges qu’un roi du Maroc, qui n’utilisait pas un avion privé. Selon lui, cet argent pourrait être réinvesti dans le secteur de la santé pour des initiatives de prévention et de traitement des pathologies courantes telles que le diabète, l’hypertension, le glaucome, ainsi que divers cancers touchant principalement les femmes.

Sall cite l’exemple de Cuba, dont la politique de santé est axée sur la prévention et l’encadrement des populations, comme un modèle à suivre. Il souligne que, tout comme le Burkina Faso, qui a mis en place des cliniques mobiles en période de crise, le Sénégal dispose des ressources nécessaires pour mener à bien ce projet. Il appelle ainsi les autorités actuelles à adopter cette approche pour améliorer la couverture sanitaire et répondre efficacement aux besoins des Sénégalais, notamment dans les zones rurales.

En conclusion, Thierno Alassane Sall invite à une réflexion sérieuse sur la politique de santé au Sénégal et exhorte les décideurs à concrétiser ces idées pour un avenir où chaque Sénégalais pourrait bénéficier d’un accès optimal aux soins médicaux.

Journée mondiale de lutte contre les hépatites : L’OMS encourage le Sénégal à poursuivre ses efforts

À l’occasion de la Journée Mondiale de Lutte contre les Hépatites, le Dr Jean-Marie Vianny Yaméogo, représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), a salué les efforts du Sénégal dans la lutte contre l’hépatite et a invité l’État à persévérer dans cette voie.

Dr Yaméogo a souligné que le Sénégal mérite le soutien de toute la communauté internationale. Il a assuré que l’OMS continuera à appuyer le Sénégal dans les trois composantes clés de son programme : la prévention, le dépistage et le traitement. En matière de prévention, l’OMS s’engage à aider le Sénégal à organiser des campagnes de dépistage dans les zones les plus reculées du pays, afin d’atteindre les populations les plus éloignées et vulnérables.

Le représentant de l’OMS a également insisté sur l’importance de garantir l’égalité dans l’élimination de l’hépatite d’ici 2030. « Il faut aller là où il y a la population et partout, il y a la population qui a sa demande. Nous allons aider le Sénégal à atteindre les plus éloignés possibles, » a-t-il affirmé.

Dr Yaméogo a conclu en réitérant l’engagement de l’OMS à soutenir le Sénégal dans la disponibilité des vaccins et des traitements nécessaires, tout en appelant la communauté internationale à renforcer son soutien pour atteindre cet objectif ambitieux.

La Journée Mondiale de Lutte contre les Hépatites est une occasion de sensibiliser et de mobiliser les efforts mondiaux pour éradiquer cette maladie d’ici 2030, et le Sénégal, avec l’appui de l’OMS, est bien déterminé à jouer un rôle crucial dans cette lutte.

Une nouvelle prouesse médicale pour l’hôpital Militaire de Ouakam

L’Hôpital Militaire de Ouakam (HMO), géré par l’armée sénégalaise, a réalisé sa quatrième transplantation rénale avec succès ce samedi 27 juillet 2024. Cette avancée médicale remarquable témoigne de l’engagement et de l’expertise des professionnels de santé sénégalais.

Selon la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA), l’équipe ayant mené cette opération était exclusivement composée de membres sénégalais. Le consortium HMO-Dantec, en collaboration avec un chirurgien vasculaire, a assuré le bon déroulement de la procédure. La DIRPA a également annoncé sur sa page X (anciennement Twitter) que le couple donneur-receveur se porte bien, une information qui souligne le succès de l’intervention.

La première transplantation rénale réalisée par l’Hôpital Militaire de Ouakam date de novembre 2023. Depuis, l’établissement n’a cessé de démontrer son savoir-faire et son dévouement pour l’amélioration des soins de santé au Sénégal. Avec quatre transplantations à son actif, le HMO se positionne comme un acteur clé dans le domaine des transplantations rénales dans le pays.

Cette série de réussites médicales met en lumière l’importance des collaborations entre les différentes structures de santé, ainsi que l’investissement dans la formation et le développement des compétences locales. L’excellence démontrée par l’équipe de l’Hôpital Militaire de Ouakam est un motif de fierté nationale et un encouragement à poursuivre sur cette voie d’innovations médicales.

L’Hôpital Militaire de Ouakam continue ainsi d’inscrire son nom dans l’histoire de la médecine sénégalaise, offrant un espoir renouvelé aux patients nécessitant des transplantations rénales et renforçant la confiance dans le système de santé du pays.

Rapport de l’ONUSIDA 2023 : Le Sénégal enregistre des progrès significatifs dans la lutte contre le VIH/Sida

Le dernier rapport de l’ONUSIDA, publié le 23 juillet 2023, révèle que 39,9 millions de personnes vivent actuellement avec le VIH dans le monde. Ce document, qui met un accent particulier sur la situation en Afrique de l’Ouest et du Centre, offre des perspectives encourageantes pour le Sénégal.

Le Sénégal a enregistré une baisse notable de son taux de prévalence du VIH. De 2,1 % en 2021-2022, ce taux est passé entre 0,5 % et 0,3 % en 2023. Cette diminution reflète les efforts continus du pays dans la prévention et la lutte contre la propagation du virus. Les autorités sanitaires sénégalaises ont estimé à 44 000 le nombre de personnes vivant avec le VIH, dont 42 000 sont âgées de 15 ans et plus.

Parmi les 44 000 personnes affectées, les filles de 15 ans et plus représentent une proportion significative, avec 24 000 cas. Les enfants de 0 à 14 ans, quant à eux, sont au nombre de 2200. Ces chiffres mettent en évidence la nécessité de stratégies ciblées pour les groupes les plus vulnérables de la population.

Le rapport de l’ONUSIDA note également une réduction de 46 % des nouvelles infections au VIH entre 2010 et 2023 en Afrique de l’Ouest et du Centre. Au Sénégal, 2800 nouvelles infections ont été enregistrées en 2023, illustrant une amélioration continue mais montrant aussi qu’il reste des efforts à fournir pour éradiquer la transmission du virus.

Malgré les défis persistants, des progrès notables ont été réalisés en termes d’accès au traitement, particulièrement pour les enfants. Selon Berthilde Gahongayire, directrice régionale de l’ONUSIDA, ces avancées sont le fruit de politiques sanitaires efficaces et de campagnes de sensibilisation intensives. En 2023, environ 1000 personnes ont perdu la vie à cause du VIH/Sida au Sénégal, un chiffre qui reste préoccupant mais qui reflète une baisse par rapport aux années précédentes grâce aux progrès dans le traitement et la prise en charge des patients.

Les résultats présentés dans ce rapport démontrent que le Sénégal est sur la bonne voie dans sa lutte contre le VIH/Sida. Les efforts pour améliorer l’accès aux soins et la prévention doivent se poursuivre pour maintenir et amplifier ces avancées. Le soutien international et les initiatives locales continueront de jouer un rôle crucial dans la réalisation des objectifs de l’ONUSIDA en matière d’éradication du VIH.

Le rapport 2023 de l’ONUSIDA est une source d’espoir et un appel à redoubler d’efforts pour un avenir sans VIH/Sida. Les progrès réalisés par le Sénégal sont exemplaires et montrent qu’avec une volonté politique forte et des actions concertées, il est possible de faire reculer cette pandémie.

Achoura : Le ministre de la santé et de l’action sociale appelle à une alimentation saine

À l’occasion de la fête d’Achoura, le Ministre de la Santé et de l’Action sociale a adressé un message important aux populations sénégalaises, rappelant la nécessité de veiller à une alimentation saine durant cette période festive. Conscient des excès alimentaires souvent associés aux célébrations, le ministre a souligné l’importance de maintenir des habitudes alimentaires équilibrées.

Le Ministre a énuméré trois recommandations clés pour une alimentation saine :

  1. Modération en Sel : « Pas trop salée » – Le ministre a rappelé que l’excès de sel peut entraîner des problèmes de santé tels que l’hypertension artérielle, augmentant le risque de maladies cardiovasculaires. Il a encouragé les familles à utiliser des épices et des herbes comme alternatives pour rehausser le goût des plats.
  2. Modération en Graisses : « Pas trop grasse » – Insistant sur les dangers d’une consommation excessive de graisses, le ministre a conseillé de privilégier les graisses saines, comme celles contenues dans les poissons, les avocats et les noix, et de limiter les graisses saturées et trans, souvent présentes dans les aliments frits et les produits transformés.
  3. Modération en Sucre : « Pas trop sucrée » – Le ministre a également mis en garde contre les risques liés à une consommation excessive de sucre, tels que le diabète et l’obésité. Il a recommandé de réduire la consommation de boissons sucrées et de privilégier les fruits frais pour satisfaire les envies de sucré.

En conclusion de son message, le Ministre de la Santé et de l’Action sociale a souhaité une bonne fête d’Achoura à toute la communauté musulmane. « En cette fête d’Achoura, je souhaite à toutes et à tous une célébration joyeuse et saine. Prenons soin de notre santé en adoptant des habitudes alimentaires équilibrées. Bonne fête à toute la communauté musulmane, » a-t-il déclaré.

Cette initiative du ministère s’inscrit dans une démarche de prévention et de promotion de la santé publique. En rappelant ces principes de base pour une alimentation saine, le ministre espère sensibiliser les populations aux dangers des excès alimentaires et encourager des pratiques bénéfiques pour la santé.

La fête d’Achoura est une occasion de célébration et de partage, mais aussi un moment pour réfléchir à nos habitudes alimentaires. En suivant les conseils du Ministre de la Santé et de l’Action sociale, les familles peuvent profiter des festivités tout en veillant à leur bien-être. Cette démarche proactive du ministère est un rappel opportun de l’importance de la santé dans nos vies quotidiennes.

Mobilisation Communautaire à Thionck Essyl : Objectif – 30 millions pour moderniser le centre de santé

Dans une démonstration impressionnante de solidarité, les habitants de l’arrondissement de Tandouck, regroupés sous l’association « Buludji », se mobilisent pour collecter 30 millions de francs CFA. Cette somme est destinée à améliorer le plateau technique du centre de santé de Thionck Essyl, réduisant ainsi la nécessité des évacuations médicales coûteuses et pénibles vers Ziguinchor.

Le Dr Abdel Kader Sarr, médecin chef du district de Thionck Essyl, a mis en lumière les nombreuses difficultés auxquelles le centre de santé est confronté. « On a identifié quelques difficultés, en rapport avec l’absence de radio numérique, l’indisponibilité de l’eau courante et le délabrement du bâtiment du centre de santé. Pendant l’hivernage, l’eau s’infiltre partout, aggravant les conditions déjà précaires, » explique-t-il.
Face à ces défis, le Buludji, en partenariat avec le district sanitaire, a conçu un projet ciblé pour y remédier. Ce projet prévoit de hiérarchiser les besoins et de mobiliser les fonds nécessaires, espérant ainsi résoudre au moins une partie des problèmes avec un budget estimé à 30 millions de francs CFA.
Le 11 juillet 2024, l’association Buludji, en collaboration avec le médecin-chef de district, a officiellement lancé la collecte de fonds. « Nous invitons toute la population à participer financièrement pour l’acquisition du matériel dont le district sanitaire a besoin, notamment un appareil électrocardiogramme, une radiographie numérique et des travaux de réfection pour améliorer l’étanchéité et l’approvisionnement en eau, » a déclaré Bourama Diémé, président du Buludji.
L’importance du centre de santé de Thionck Essyl pour l’arrondissement de Tandouck ne peut être sous-estimée. « Nous faisons cette collecte parce que le centre de santé de Thionck Essyl est le centre de référence du Boulouf. Tous les malades des postes de santé y sont référés, mais sans les équipements nécessaires, ils doivent être envoyés à Ziguinchor, ce qui engendre des coûts et des délais supplémentaires, » ajoute Bourama Diémé.
Le Dr Abdel Kader Sarr a tenu à remercier l’État pour ses efforts en matière de ressources humaines et d’équipement. « Nous avons reçu beaucoup de personnel, mais nous avons encore des lacunes à combler, notamment au niveau des postes de santé de Diégoune 1 et de la DPC d’Élana, » précise-t-il. Le district attend également l’affectation d’un chirurgien pour démarrer les césariennes, bien que l’anesthésiste réanimateur soit déjà en place.
Le village de Thionck Essyl, situé à 71 km au nord-est de Ziguinchor, polarise 20 villages, six communes, et 15 postes de santé, en plus de son centre de santé. L’association « Buludji », créée en 1959, continue de fédérer les associations du Boulouf pour soutenir des initiatives communautaires vitales.
La mobilisation en cours pour le centre de santé de Thionck Essyl représente un exemple éclatant de la force de la communauté dans la résolution des défis locaux, montrant qu’avec une volonté collective, des progrès significatifs peuvent être réalisés.


AS – Le Dakarois Ziguinchor

Communiqué de Presse : Services de Radiothérapie Pleinement Opérationnels à Dalal Jamm et Cheikh Ahmadoul Khadim

Le Ministère de la Santé et de l’Action sociale a émis un communiqué pour clarifier la situation des services de radiothérapie dans les hôpitaux de Dalal Jamm et Cheikh Ahmadoul Khadim. Contrairement à certaines informations erronées circulant récemment, le ministère tient à assurer au public que ces services sont pleinement opérationnels et continuent de délivrer efficacement les soins nécessaires pour le traitement des cancers.

Selon le communiqué, les hôpitaux de Dalal Jamm et Cheikh Ahmadoul Khadim maintiennent un niveau élevé de qualité et de fiabilité dans la prestation des soins de radiothérapie. Cette technologie de pointe est cruciale pour les patients atteints de cancers, permettant des traitements ciblés et efficaces sous la supervision de professionnels qualifiés.

Le ministère réagit ainsi à des rumeurs récentes qui auraient semé le doute quant à la disponibilité et à l’efficacité des services de radiothérapie dans ces établissements de santé. Ces informations inexactes ont pu créer une confusion parmi les patients et leurs familles, d’où l’importance de ce communiqué pour rétablir la vérité et rassurer la population.

En affirmant la pleine fonctionnalité des services de radiothérapie à Dalal Jamm et Cheikh Ahmadoul Khadim, le Ministère de la Santé et de l’Action sociale réaffirme son engagement envers la santé publique. Il encourage également les patients nécessitant ces traitements à consulter leurs médecins et à suivre les recommandations médicales appropriées.

Ce communiqué vise non seulement à informer mais aussi à dissiper toute confusion potentielle concernant l’accès aux soins de radiothérapie pour les patients atteints de cancer. Le ministère assure que les équipes médicales et les équipements nécessaires sont en place pour assurer un traitement efficace et sûr à ceux qui en ont besoin, renforçant ainsi la confiance dans le système de santé du pays.

Touba : L’Institut Pasteur ouvre son premier laboratoire hors de Dakar

L’Institut Pasteur de Dakar a franchi une étape significative en inaugurant un nouveau laboratoire de biologie médicale à Touba, marquant ainsi sa première implantation hors de la capitale sénégalaise.

Situé à Touba Madiyana, ce laboratoire représente une avancée majeure pour la ville et pour l’Institut Pasteur. Lors de l’inauguration, plusieurs dignitaires, dont le gouverneur de la région, ont souligné les bénéfices en termes de gains de temps et d’avantages médicaux pour la prévention et la surveillance épidémiologique. Ibrahima Fall, représentant le ministre de la Santé empêché, a mis en avant les objectifs sanitaires du gouvernement pour Touba, soulignant son potentiel en tant que hub sanitaire.

Raisons du Choix de Touba : Ibrahima Fall a expliqué que le choix de Touba pour cette infrastructure était motivé par son poids démographique et sa position géographique stratégique. Il a affirmé que l’ouverture de ce laboratoire permettra de renforcer la surveillance épidémiologique des maladies transmissibles comme la rougeole et les méningites, tout en réduisant les délais pour les résultats d’analyse.

Équité Sociale et Territoriale : Le gouverneur a également insisté sur l’importance de cette initiative pour répondre aux critères d’équité sociale et territoriale. La visite du laboratoire a montré qu’il est équipé pour réaliser des analyses dans diverses spécialités de la biologie clinique, telles que la biochimie générale, l’immunologie, l’hormonologie, et l’hématologie.

Objectifs et Collaboration : Dr. Amadou Sall, directeur de l’Institut Pasteur de Dakar, a rappelé que la vocation de ce laboratoire est non seulement de fournir des services aux patients, mais aussi de mener des activités de surveillance épidémiologique. Il a souligné la collaboration étroite avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale, particulièrement démontrée durant la gestion de la pandémie de Covid-19.

Importance de l’Implantation : « En matière de santé, la rapidité et la qualité sont essentielles, ce qui justifie notre implantation ici », a expliqué Dr. Amadou Sall. Cette infrastructure permettra à Touba, deuxième ville du Sénégal en termes de population, de bénéficier d’un soutien sanitaire crucial, consolidant ainsi son rôle dans le système de santé national.

Covid-19 : 147 cas positifs au variant Omicron parmi les pèlerins de retour de la Mecque

Le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale (MSAS) a annoncé, via un communiqué, que 147 cas positifs de Covid-19 ont été détectés parmi les pèlerins de retour des Lieux Saints de l’Islam. Ces cas ont été enregistrés durant la période du 21 au 27 juin 2024, lors de tests effectués à leur arrivée à l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD).

Sur les 590 pèlerins testés à leur arrivée, 147 se sont révélés positifs au Covid-19. Des examens de confirmation ont identifié que ces cas sont dus à différentes souches du variant Omicron, variant déjà connu et en circulation au Sénégal depuis plusieurs mois. La majorité de ces souches sont répertoriées dans la base de données du laboratoire national de référence de la grippe et des virus respiratoires, qui assure une surveillance génomique régulière du Covid-19.

Le communiqué du MSAS souligne que les variants Omicron identifiés jusqu’à présent n’ont pas montré de sévérité clinique particulière. En effet, les infections causées par ces variants entraînent souvent des symptômes bénins.

Pour prévenir tout risque d’épidémie, le MSAS a demandé à ses services techniques de renforcer la surveillance épidémiologique, non seulement pour la Covid-19, mais aussi pour toutes les infections respiratoires. Le ministère appelle également la population à faire preuve de vigilance et de sérénité.

Face à cette situation, le ministère de la Santé et de l’Action Sociale insiste sur l’importance de rester vigilant et serein. Les autorités sanitaires continueront de suivre de près l’évolution de la situation et de prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé publique.

La détection de ces cas positifs parmi les pèlerins revient à souligner l’importance des mesures de contrôle et de prévention en vigueur pour contenir la propagation du virus, en particulier lors de grands rassemblements religieux ou sociaux.

LE MINISTRE DE LA SANTÉ : Un Chèque de près de 3 Milliards de FCFA remis pour éponger la dette de la PNA

Saly, le [Date] – La ministre de la Famille et des Solidarités, Madame Maimouna Dièye, a remis, jeudi à Saly, un chèque de près de trois milliards de FCFA à son homologue de la Santé et de l’Action sociale, Monsieur Ibrahima Sy. Cette somme est destinée à réduire la dette de l’Agence nationale de la couverture maladie universelle (SEN-CSU) envers la Pharmacie nationale d’approvisionnement (PNA), dans le cadre de la prise en charge des personnes sous dialyse.

Le chèque, d’un montant exact de 2.946.546.005 francs CFA, a été remis lors d’une rencontre consacrée aux conditions d’accès à la dialyse, dans le cadre du programme de Couverture sanitaire universelle.

Cette initiative, a souligné Madame Dièye, démontre leur “engagement collectif à améliorer le système de protection sociale en santé et plus particulièrement, à répondre efficacement aux besoins des patients souffrant d’insuffisance rénale”.

Le professeur Abdou Niang, responsable de la chaire de néphrologie de la Faculté de médecine de l’Université Cheikh Anta Diop, a révélé que “850 mille Sénégalais souffrent d’une maladie rénale, mais la grande majorité ignore leur situation rénale”. Il a également noté que “le nombre de malades actuellement en dialyse est d’environ deux mille”, et que chaque année, plus de mille Sénégalais atteignent le stade final de la maladie nécessitant une dialyse. Malheureusement, ils ne peuvent pas toujours y accéder pour diverses raisons.

Madame Dièye a insisté sur la nécessité d’optimiser les coûts et de trouver des solutions pour que les importantes ressources investies par l’État puissent bénéficier à un plus grand nombre de patients de manière durable et pérenne. Elle a également souligné l’importance de la synergie entre la Pharmacie nationale d’approvisionnement, l’Agence de la couverture sanitaire universelle et les prestataires de dialyse, qu’ils soient publics ou privés, pour garantir l’efficacité et assurer une amélioration durable de l’accès aux soins de dialyse.

Monsieur Ibrahima Sy, ministre de la Santé et de l’Action sociale, a assuré que son département collabore avec les plus hautes autorités du pays et l’ensemble des acteurs pour trouver des solutions durables aptes à soulager les malades. Il a affirmé que le nouveau gouvernement en fait une “priorité absolue” et qu’un ensemble de propositions sont à l’étude au sein de son département.

Retour de la COVID-19 au Sénégal? Dr Abdoulaye Bousso appelle à éviter la panique

La récente annonce par les autorités sanitaires sénégalaises concernant un taux de positivité au coronavirus variant entre 20% et 60% chez les pèlerins de retour de la Mecque a suscité des réactions mitigées. Le Dr Abdoulaye Bousso, expert en santé publique, a exprimé son inquiétude sur les réseaux sociaux, appelant à la prudence et à éviter de créer une crise sanitaire non justifiée.

Charles Bernard Sagna, médecin-chef du service de contrôle sanitaire aux frontières aériennes de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD), a révélé ces chiffres alarmants. Selon lui, la situation varie en fonction des vols des pèlerins revenant du Hajj, créant une certaine inquiétude parmi la population.

Dans un message posté sur le réseau social X, Dr Abdoulaye Bousso a demandé de ne pas succomber à la panique. Voici le texte intégral de son message :

« Retour de la COVID-19 au Sénégal? Évitons de créer une crise qui n’existe pas ! Attention à la stigmatisation des pèlerins ! Une situation de crise sanitaire a-t-elle été décrétée en Arabie Saoudite ? Chaque année, après le Hajj, des centaines de personnes rentrent de la Mecque avec des syndromes respiratoires. Aussi des centaines de personnes y meurent chaque année. Ce sera encore le cas pour les prochaines années. C’est courant dans ce genre de rassemblement où des millions de personnes vivent dans la promiscuité, couplé aux importantes variations thermiques (chaleur et climatisation). Le coronavirus circule toujours au Sénégal et dans le monde. C’est bien le dépistage et l’identification du pathogène, mais il faudra aussi beaucoup insister sur la sensibilisation des pèlerins et de leur famille : repos, réhydration, alimentation et suivi médical au besoin. »

Dr Bousso rappelle que les rassemblements de grande envergure comme le Hajj sont propices à la propagation de syndromes respiratoires en raison de la promiscuité et des variations thermiques. Selon lui, il est essentiel de ne pas stigmatiser les pèlerins et de gérer la situation avec pragmatisme.

Il insiste sur la nécessité de sensibiliser les pèlerins et leurs familles aux mesures préventives telles que le repos, la réhydratation, une alimentation adéquate et un suivi médical si nécessaire. Le dépistage et l’identification du pathogène doivent être accompagnés d’une communication claire pour éviter la panique.

La réaction du Dr Bousso met en lumière l’importance de la gestion sereine et informée des situations sanitaires. La COVID-19 continue de circuler mondialement, et la vigilance est de mise. Toutefois, il est crucial de ne pas créer une crise artificielle et de traiter les informations avec discernement pour éviter la stigmatisation et l’inquiétude inutile.

En somme, il est impératif de renforcer les mesures de prévention tout en maintenant une communication apaisante et informative pour gérer au mieux la situation.

Covid-19 : Près de 60 % des Pèlerins Sénégalais testés positifs à leur retour d’Arabie Saoudite

Le dispositif sanitaire strict mis en place par le ministère de la Santé et de l’Action sociale à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) a révélé des chiffres préoccupants concernant l’état de santé des pèlerins sénégalais revenant du Hajj en Arabie Saoudite. Selon les derniers rapports, un nombre alarmant de pèlerins ont été testés positifs au coronavirus, avec des taux variant entre 20 % et 60 % selon les vols.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, accompagné de son équipe, s’est rendu personnellement à l’AIBD pour évaluer la situation et superviser les opérations de dépistage. Ce déplacement témoigne de l’importance accordée par les autorités à la gestion de cette situation critique.

Un dispositif sanitaire rigoureux a été déployé pour assurer le dépistage systématique de tous les pèlerins revenant d’Arabie Saoudite. Les équipes médicales sont mobilisées pour effectuer les tests de manière efficace et rapide, afin d’identifier et de prendre en charge les cas positifs dès leur arrivée.

Les pèlerins testés positifs sont pris en charge immédiatement par les services de santé, conformément aux protocoles établis. Des mesures strictes de quarantaine et de suivi médical sont mises en place pour limiter la propagation du virus au sein de la population et assurer le traitement adéquat des personnes infectées.

Cette situation soulève des préoccupations sérieuses quant à la gestion des risques sanitaires liés aux déplacements internationaux, en particulier lors d’événements de grande envergure comme le Hajj. Les autorités sénégalaises continuent de surveiller étroitement la situation et de renforcer les mesures préventives pour protéger la santé publique.

Face à cette augmentation des cas de Covid-19 parmi les pèlerins, les autorités sanitaires appellent à la vigilance de la population. Il est essentiel que tous respectent les mesures sanitaires recommandées, telles que le port du masque, le lavage fréquent des mains et la distanciation sociale, pour freiner la propagation du virus.

La surveillance continue des pèlerins revenant de l’étranger et la gestion efficace des cas positifs restent une priorité absolue pour le gouvernement sénégalais. Des efforts concertés sont déployés pour contenir la propagation du virus et protéger la santé publique dans tout le pays.

En conclusion, la situation actuelle nécessite une réponse coordonnée et rapide pour faire face à ce défi sanitaire sans précédent, tout en assurant la sécurité et le bien-être des citoyens sénégalais.

Signature d’une convention pour améliorer la santé maternelle et infantile à Thiès

Aujourd’hui à Thiès, le Cadre de Concertation, de Coordination et d’Actions de Plaidoyer pour la santé au Sénégal (3CAP-Santé) et l’Union des Associations d’Elus Locaux (UAEL) ont uni leurs forces en signant une convention visant à renforcer le financement de la planification familiale ainsi que la santé maternelle, néonatale, infantile et des adolescents.

Le président de 3CAP-Santé, Moundiaye Cissé, a souligné la nécessité d’une coordination accrue entre les différentes initiatives et acteurs travaillant dans le domaine de la santé. Cette collaboration entre 3CAP-Santé et l’UAEL marque un engagement fort en faveur d’une action concertée et efficace pour répondre aux besoins de santé maternelle et infantile de la région.

M. Cissé a souligné l’importance de cette initiative en tant que premier pas vers la résolution des lacunes identifiées dans le plan stratégique santé maternelle, néonatale, infantile et des adolescents pour la période 2024-2028. Il a également souligné l’importance d’un suivi régulier et d’un engagement continu des autorités locales pour garantir la mise en œuvre réussie de cette convention.

Cette collaboration s’inscrit dans le cadre du projet NPI EXPAND financé par l’USAID, visant à renforcer la participation des organisations de la société civile pour améliorer l’accès aux services de santé de qualité à grande échelle.

Cette initiative promet de faire progresser significativement la santé maternelle et infantile à Thiès, en unifiant les efforts et en mobilisant les ressources nécessaires pour soutenir les femmes, les enfants et les adolescents de la région.

Cérémonie de Passation de Service au Secrétariat Général du Ministère de la Santé et de l’Action Sociale

Une cérémonie officielle de passation de service s’est tenue aujourd’hui entre le Secrétaire général sortant, Dr. Abibou Ndiaye, et le Secrétaire général entrant, M. Serigne MBAYE, administrateur civil de classe exceptionnelle. Cet événement marque une transition importante au sein du Ministère de la Santé et de l’Action Sociale, en présence de nombreux officiels, collègues, et partenaires du ministère.

Présence et Discours

La cérémonie s’est déroulée en présence du Ministre de la Santé et de l’Action Sociale, de plusieurs directeurs et responsables du ministère, ainsi que de représentants des organisations partenaires. Dans son discours d’ouverture, le Ministre a salué le travail accompli par Dr. Abibou Ndiaye, soulignant son engagement et ses réalisations notables au cours de son mandat. « Dr. Ndiaye a su faire preuve de leadership et de dévouement dans la mise en œuvre des politiques de santé publique et d’action sociale, notamment en cette période de défis sanitaires complexes », a-t-il déclaré.

Bilan et Témoignages

Dr. Abibou Ndiaye a ensuite pris la parole pour dresser un bilan de son mandat, remerciant ses collaborateurs pour leur soutien indéfectible. Il a évoqué les progrès réalisés, tels que l’amélioration de l’accès aux soins de santé primaire, les campagnes de vaccination, et les initiatives sociales pour les populations vulnérables. « C’est avec un sentiment de fierté et de gratitude que je quitte cette fonction, sachant que nous avons accompli des avancées significatives pour notre système de santé », a-t-il affirmé.

Accueil du Nouveau Secrétaire Général

M. Serigne MBAYE, nouvellement nommé Secrétaire général, a été chaleureusement accueilli par l’ensemble des participants. Administrateur civil de classe exceptionnelle, M. MBAYE apporte avec lui une riche expérience administrative et une vision stratégique pour le ministère. « Je suis honoré de prendre la relève et je m’engage à poursuivre les efforts de mon prédécesseur pour renforcer notre système de santé et nos actions sociales. Ensemble, nous continuerons à œuvrer pour le bien-être de tous les citoyens », a-t-il déclaré.

Perspectives et Engagements

Le Ministre de la Santé a clôturé la cérémonie en exprimant sa confiance en M. MBAYE pour mener à bien les missions du ministère. Il a réitéré l’importance de la continuité des actions et de l’innovation dans les politiques de santé publique et d’action sociale. « Le ministère est résolu à maintenir une dynamique de progrès et à répondre efficacement aux besoins de notre population. Je suis convaincu que sous la direction de M. MBAYE, nous atteindrons de nouveaux sommets », a conclu le Ministre.

Cette passation de service symbolise non seulement la continuité administrative, mais aussi un renouvellement d’engagement envers les objectifs de santé et de bien-être social du Sénégal. Les défis à venir seront abordés avec détermination et collaboration, sous la nouvelle direction de M. Serigne MBAYE.

OMS : Les États Africains Réclament une Allocation Équitable des Ressources

Les 47 États membres de la région africaine de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont fait entendre leur voix lors de l’Assemblée mondiale de la santé à Genève. Ils ont exigé une répartition équitable des ressources financières de l’OMS, mettant l’accent sur la nécessité de prioriser les plus vulnérables et de fournir les ressources nécessaires en temps opportun pour la mise en œuvre du 14e programme général de travail de l’organisation pour la période 2025-2028.

Un Appel pour l’Équité et la Rapidité

Babacar Guèye, directeur de la planification, de la recherche et des statistiques au ministère sénégalais de la Santé, s’est exprimé au nom des États de la région africaine. Il a souligné l’importance d’une allocation équitable des ressources de l’OMS, insistant sur le fait que celles-ci doivent prioritairement bénéficier aux populations les plus vulnérables.

« Nous recommandons à l’OMS de veiller à une allocation équitable des ressources qui doivent aller en priorité aux plus vulnérables et une mobilisation à temps de ces ressources », a déclaré M. Guèye.

Il a également insisté sur l’engagement du secrétariat de l’OMS à financer les hautes priorités identifiées par les États membres pour le budget-programme 2024-2025 et les futurs budgets-programmes, afin de garantir l’atteinte des objectifs de chaque pays membre.

Renforcement des Systèmes de Santé

M. Guèye a mis en avant la nécessité d’investir davantage dans la promotion de la santé et le renforcement des soins de santé primaires pour assurer des systèmes de santé équitables. Cet appel est particulièrement pertinent dans un contexte où les ressources sont de plus en plus rares.

« Il faudra investir davantage dans la promotion de la santé […] et le renforcement des soins de santé primaires, pour des systèmes de santé équitables. »

Félicitations et Recommandations

Les États africains ont salué les efforts du secrétariat de l’OMS pour l’élaboration du 14e programme général de travail, en reconnaissant la démarche participative et inclusive de l’organisation. Ils ont apprécié la qualité du document proposé, qui inclut six objectifs stratégiques visant à renforcer la couverture sanitaire universelle, la sécurité sanitaire et le bien-être des citoyens.

« La région Afrique encourage par ailleurs le secrétariat et invite l’assemblée mondiale de la santé à approuver le 14e programme général de travail », a ajouté M. Guèye.

Adoption du Programme Général de Travail

Enfin, M. Guèye a exhorté les États membres de l’OMS à adopter le projet de résolution relatif au 14e programme général de travail. Ce programme, qui sera mis en œuvre pour la période 2025-2028, est crucial pour le renforcement des systèmes de santé en Afrique et au-delà.

L’appel des États africains à l’OMS pour une allocation équitable et rapide des ressources met en lumière les défis critiques auxquels la région est confrontée. L’engagement de l’OMS à répondre à ces besoins est essentiel pour garantir la santé et le bien-être des populations les plus vulnérables. Les décisions prises lors de cette Assemblée mondiale de la santé auront des répercussions significatives sur les systèmes de santé de la région africaine pour les années à venir.

La 77ème assemblée mondiale de la santé s’ouvre à Genève sous le thème « Un monde mobilisé pour la santé, la santé pour tout le monde »

La 77ème Assemblée Mondiale de la Santé a débuté ce lundi au Palais des Nations à Genève, réunissant des délégués de presque toutes les nations pour discuter des enjeux de santé globale sous le thème : « Un monde mobilisé pour la santé, la santé pour tout le monde ». Cette importante rencontre se déroule en présence de Mouhamed El Gazaouini, Président de la République Islamique de Mauritanie et Président de l’Union Africaine, invité d’honneur de l’événement.

Lors de la cérémonie d’ouverture, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), a rappelé l’essence et la mission de l’Assemblée Mondiale de la Santé. « Nous ne devons pas perdre de vue ce que représente l’Assemblée Mondiale de la Santé. Presque chaque nation est représentée », a-t-il souligné. Il a également interrogé l’audience : « Pourquoi sommes-nous ici ? », avant de répondre : « C’est pour travailler à notre objectif commun qui a conduit à la création de l’OMS, la santé pour tous ».

Dr Tedros a insisté sur la vision avant-gardiste de la constitution de l’OMS, affirmant qu’elle était « le premier instrument de droit international à affirmer que le niveau de santé le plus élevé possible est un droit pour tous ». Il a noté que bien que 140 pays reconnaissent le droit à la santé dans leur constitution, ce droit reste non réalisé ou menacé dans de nombreuses régions du monde.

Selon Dr Tedros, la création de l’OMS était également visionnaire car, dans un monde moins connecté qu’aujourd’hui, elle reconnaissait que la promotion de la santé dans un pays profitait à tous. Il a exhorté les nations à rester engagées dans la réalisation de cet objectif global.

Le Ministre de la Santé et de l’Action sociale du Sénégal, Dr Ibrahima Sy, accompagné d’une forte délégation, participe à cette rencontre mondiale de haut niveau. Leur présence témoigne de l’engagement du Sénégal à collaborer avec la communauté internationale pour améliorer la santé publique et garantir le droit à la santé pour tous ses citoyens.

L’Assemblée Mondiale de la Santé, qui se déroulera tout au long de la semaine, sera l’occasion pour les délégués de discuter de divers sujets cruciaux, notamment les stratégies pour renforcer les systèmes de santé, la réponse aux pandémies, la couverture sanitaire universelle et les efforts pour atteindre les Objectifs de développement durable liés à la santé.

Cette édition de l’Assemblée Mondiale de la Santé promet d’être une plateforme déterminante pour les échanges et la coopération internationale visant à renforcer la santé mondiale et à promouvoir l’équité en matière de santé pour tous.

Consultation Gratuite à Guédiawaye : L’Association RADIS au Service des Populations

L’association RADIS a organisé une consultation médicale gratuite à Guédiawaye, offrant des soins de santé essentiels aux populations locales. Cette initiative vise à améliorer l’accès aux services de santé pour les communautés défavorisées, en leur fournissant des consultations médicales, des diagnostics et des traitements sans frais. Cette action s’inscrit dans le cadre des efforts continus de RADIS pour promouvoir la santé et le bien-être des citoyens.

Consultation Gratuite à Guédiawaye : L'Association RADIS au Service des Populations

Rencontre bilatérale : Le ministre de la Santé Dr Ibrahima Sy reçoit les ambassadeurs de France et des USA

Le Ministre de la Santé et de l’Action sociale, Dr Ibrahima Sy, a récemment tenu des audiences avec Madame Christine Fages, Ambassadrice de la France au Sénégal, et Monsieur Michael Raynor, Ambassadeur des USA au Sénégal. Ces réunions se sont déroulées en présence des collaborateurs des deux ambassadeurs et ont permis d’aborder divers sujets relatifs au partenariat entre leurs pays respectifs et le Sénégal dans le domaine de la santé.

Au cœur des discussions figuraient les appuis technique et financier apportés par la France et les États-Unis au secteur de la santé au Sénégal. Ces partenariats visent à renforcer les capacités du système de santé sénégalais à travers plusieurs initiatives clés.

L’un des sujets majeurs abordés lors de ces rencontres est le projet MADIBA (Manufacturing in Africa for Disease Immunisation and Building Autonomy), qui se concentre sur la production de vaccins. Ce projet est essentiel pour améliorer la souveraineté sanitaire du Sénégal en réduisant sa dépendance vis-à-vis des importations de vaccins. La collaboration avec la France et les États-Unis est cruciale pour le développement et la mise en œuvre de ce projet ambitieux.

La souveraineté pharmaceutique a également été au centre des discussions, avec un accent particulier sur le rôle de l’Agence Sénégalaise de Réglementation Pharmaceutique. Cet organisme est vital pour assurer la qualité, la sécurité et l’efficacité des médicaments disponibles sur le marché sénégalais. Le soutien technique et financier des partenaires internationaux est indispensable pour renforcer cette agence et garantir des standards élevés dans la production et la distribution des produits pharmaceutiques.

La formation du personnel de santé et la création d’emplois dans le secteur ont été identifiées comme des priorités. Des programmes de formation avancée, soutenus par des partenaires internationaux, permettront d’améliorer les compétences des professionnels de la santé sénégalais, contribuant ainsi à un meilleur service aux patients et à la création de nouvelles opportunités d’emploi.

Un autre point important abordé est la prévention et la prise en charge des maladies chroniques, qui connaissent une augmentation préoccupante au Sénégal. Le ministre a plaidé pour un soutien renforcé dans ce domaine, afin de mettre en place des stratégies efficaces pour lutter contre ces maladies et améliorer la qualité de vie des patients.

Pour conclure, Dr Ibrahima Sy a renouvelé son engagement à poursuivre et à renforcer la collaboration entre le Sénégal et ses partenaires internationaux. Il a exprimé sa gratitude pour l’appui constant et a souligné l’importance de ces partenariats pour le développement du secteur de la santé au Sénégal.

Cette série de rencontres témoigne de l’engagement commun des trois pays à travailler ensemble pour améliorer les infrastructures de santé et les services offerts à la population sénégalaise, en visant à construire un système de santé plus résilient et autonome.

Kaolack : Le Ministère de la Santé soulage 20 patients par la confection de Fistules Artério-Veineuses

Le Ministère de la Santé du Sénégal, par le biais de la Division de Lutte des Maladies Non Transmissibles (DLMNT), a organisé un camp de confection de fistules artério-veineuses pour les patients des régions de Kaolack, Fatick, et Kaffrine. Cette initiative a été accueillie avec enthousiasme, notamment par les patients et les professionnels de santé locaux.

Le Dr Ousmane Guèye, directeur du centre hospitalier régional El Hadj Ibrahima Niass, a exprimé sa satisfaction quant à cette opération : « Nous sommes vraiment comblés par l’organisation de ce camp car nous avions sollicité cette action du Ministère de la Santé. À Kaolack, nous avons 43 patients qui attendaient ce camp pour pouvoir bénéficier de ces opérations. Mais aussi notre personnel soignant, comme les chirurgiens et les infirmiers, vont profiter de ces journées pour être à niveau et assurer la pérennité de ces soins. »


Le Professeur Magueye Guèye, chirurgien vasculaire du centre hospitalier Abass Ndao, a rappelé l’importance de cette initiative : « Au Sénégal, l’hémodialyse et la dialyse péritonéale sont les deux options de prise en charge des patients. En effet, plus de 90% de ces patients sont enrôlés pour faire l’hémodialyse. Pour que l’hémodialyse soit possible et efficace, il faut un bon débit sanguin. Actuellement, tous les malades sont orientés vers le centre hospitalier national universitaire (CHNU) de Fann pour la confection de fistules artério-veineuses afin de faciliter l’accès au traitement. »


La maladie rénale est une problématique mondiale majeure de santé publique, en raison de sa mortalité et de son coût économique important. Elle touche des personnes de tous âges, ce qui a poussé l’État sénégalais à en faire une priorité. Ainsi, le nombre de centres de dialyse publique est passé de 2 en 2010 à 25 en 2022.


Dr Malick Hann, Chef de la Division de Lutte contre les Maladies Non Transmissibles, a détaillé l’objectif du ministère : « C’est dans cet optique que le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale (MSAS) à travers la DLMNT, compte organiser un camp de confection de fistules artério-veineuses et former deux chirurgiens locaux au niveau de chaque axe pour assurer la décentralisation de ces camps, en collaboration avec le service de chirurgie cardiovasculaire du CHNU de Fann, de l’Agence Nationale de la Couverture Maladie Universelle (ANACMU) et la Fondation BOA. »


F. Diaw, une patiente bénéficiaire de la confection de fistule artério-veineuse, a exprimé sa gratitude : « Nous avions l’habitude de faire la navette entre Diourbel et Thiès pour nos séances de dialyse. Le fait de l’avoir sur place constitue une énorme satisfaction. Après l’opération, nous nous sentons mieux, les difficultés qu’on avait avec les vomissements et autres vertiges se sont dissipées. La preuve, nous avons bien mangé aujourd’hui. »


Le camp, qui a démarré le 19 mai et s’achèvera le 26 mai, vise à confectionner des fistules artério-veineuses pour les patients hémodialysés inscrits sur la liste nationale, et à former deux chirurgiens locaux sur chaque axe pour assurer la continuité de ces soins essentiels. Plus de 1000 patients hémodialysés sont répertoriés au Sénégal, et ce camp représente une avancée significative pour leur prise en charge.


Grâce à cette initiative, le Ministère de la Santé s’efforce non seulement de soulager les souffrances des patients mais aussi de renforcer les capacités locales en matière de soins de santé, démontrant ainsi son engagement à améliorer la qualité de vie des Sénégalais.


Mariama Massaly
Correspondante à kaolack.

Préparation du pèlerinage Marial de Popenguine : Le Ministre de la Santé et de l’Action sociale supervise le dispositif sanitaire

En vue de la 136ème édition du pèlerinage Marial de Popenguine, le Ministre de la Santé et de l’Action sociale, Dr. Ibrahima Sy, a effectué une visite du dispositif sanitaire déployé pour assurer une prise en charge adéquate de cet événement religieux majeur. Cette démarche vise à garantir la sécurité et le bien-être des fidèles lors de cette manifestation religieuse très attendue.

Les agents du service d’hygiène sont déjà mobilisés et engagés dans des activités de prévention, de surveillance et de sensibilisation afin de prévenir tout risque sanitaire et d’assurer une réponse rapide en cas de besoin. Dans le cadre de ce dispositif, quinze postes médicaux avancés seront installés, et une trentaine d’ambulances seront déployées pour assurer la mobilité des équipes médicales et le transfert éventuel des patients vers les structures de santé appropriées.

Il est également prévu que des médecins du secteur privé, ainsi que des professionnels de la santé de l’armée et de la brigade nationale des sapeurs-pompiers, participent activement à ce dispositif afin de renforcer les capacités de prise en charge médicale sur le terrain.

Au-delà de son caractère religieux, le pèlerinage Marial de Popenguine représente un événement de grande envergure qui attire un grand nombre de fidèles. Le Ministre de la Santé, après avoir salué le dispositif mis en place, a souligné l’importance cruciale de la prévention dans de tels moments de grands rassemblements, insistant sur la nécessité de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et la santé de tous les participants.

Cette visite du Ministre de la Santé témoigne de l’engagement du gouvernement sénégalais à garantir la sécurité sanitaire de ses citoyens lors de manifestations religieuses et événements de grande ampleur, démontrant ainsi sa volonté de promouvoir le bien-être et la santé de la population.

Renforcement des partenariats dans le secteur de la santé au Sénégal : le Ministre de la Santé rencontre les représentants de l’OMS et de l’UNICEF

Le Ministre de la Santé et de l’Action sociale, Dr Ibrahima Sy, poursuit ses audiences de prise de contact avec les acteurs clés du secteur de la santé au Sénégal. Dans cette dynamique, il a récemment reçu le représentant résident de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Dr Jean-Marie Vianny Yameogo, accompagné de ses collaborateurs, ainsi que la représentante résidente de l’UNICEF, Silva Danailov.

Ces rencontres marquent une étape importante dans le renforcement des partenariats entre le ministère de la santé et les partenaires techniques et financiers internationaux. Elles ont permis d’échanger sur les priorités de santé publique du Sénégal, les défis rencontrés dans le secteur et les stratégies à mettre en œuvre pour y faire face.

Le Ministre Sy a souligné l’importance de la collaboration avec des organisations telles que l’OMS et l’UNICEF pour améliorer la santé et le bien-être des populations sénégalaises. Il a exprimé sa volonté de travailler en étroite collaboration avec ces partenaires pour renforcer les capacités du système de santé, améliorer l’accès aux services de santé de qualité et répondre aux besoins sanitaires prioritaires du pays.

De leur côté, les représentants de l’OMS et de l’UNICEF ont réaffirmé leur engagement à soutenir le gouvernement sénégalais dans ses efforts pour atteindre les objectifs de développement durable liés à la santé, notamment en matière de lutte contre les maladies transmissibles et non transmissibles, de promotion de la santé maternelle et infantile, et d’accès aux vaccins essentiels.

Ces rencontres témoignent de la volonté commune des autorités sénégalaises et de leurs partenaires internationaux de travailler ensemble pour garantir le droit à la santé pour tous, conformément aux engagements pris dans le cadre des initiatives mondiales de santé et de développement.

Le Ministre de la Santé et de l’Action sociale renforce les partenariats avec l’OMS et l’Unicef

Le Ministre de la Santé et de l’Action sociale, Dr Ibrahima Sy, a poursuivi ses audiences de prise de contact avec les acteurs clés du secteur de la santé, démontrant ainsi son engagement à renforcer les partenariats pour améliorer les services de santé au Sénégal.

Lors de rencontres successives, le Ministre a accueilli le représentant résident de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Dr Jean-Marie Vianny Yameogo, accompagné de son équipe, ainsi que la représentante résidente de l’UNICEF, Silva Danailov. Ces échanges marquent une étape importante dans le renforcement des liens entre le ministère de la Santé et les partenaires techniques et financiers.

L’objectif de ces rencontres est de consolider la collaboration entre le gouvernement sénégalais et ces organisations internationales, afin de mettre en œuvre des programmes et des initiatives visant à améliorer la santé et le bien-être des populations. Le Ministre Sy a exprimé sa volonté de travailler en étroite collaboration avec l’OMS et l’UNICEF pour relever les défis majeurs du secteur de la santé au Sénégal.

Ces échanges ont également permis de discuter des priorités nationales en matière de santé publique, des besoins spécifiques du pays et des stratégies pour renforcer les systèmes de santé et fournir des services de qualité à tous les citoyens.

Le Ministre a souligné l’importance de ces partenariats pour atteindre les objectifs de développement durable liés à la santé, ainsi que pour faire face aux défis émergents tels que la pandémie de COVID-19 et d’autres menaces sanitaires.

En consolidant ces partenariats avec des organisations internationales de premier plan telles que l’OMS et l’UNICEF, le Sénégal renforce sa capacité à répondre aux besoins de santé de sa population et à progresser vers une couverture sanitaire universelle et des soins de santé de qualité pour tous.

Célébration de la Journée mondiale de la Croix-Rouge à Koungheul et Kaffrine : Un Plaidoyer pour le Renforcement des Moyens

Hier, la Journée mondiale de la Croix-Rouge a été célébrée à Koungheul et à Kaffrine, offrant aux agents de l’organisation l’occasion de plaider en faveur du renforcement du personnel et des moyens mis à leur disposition. Leur objectif : avoir un membre de la Croix-Rouge dans chaque maison du département de Koungheul.

Les volontaires au service de l’humanité ont souligné que les moyens nécessaires ne sont pas toujours disponibles. Momar Dieng, membre de l’équipe de la Croix-Rouge de Kaffrine, a déclaré : « Nous déployons beaucoup d’efforts, mais parfois les moyens font défaut. Pourtant, chaque fois qu’un accident survient, comme lors des drames à Sikilo et à Yamong, nous sommes mobilisés. C’est pourquoi nous sollicitons des subventions de la part de la mairie et des autorités, car la mobilisation des volontaires nécessite des moyens suffisants ».

En tant que responsable moral de cette association d’aide humanitaire dans le département de Koungheul, et également porte-parole du président Yankhoba Ndiaye, il a lancé un appel aux bonnes volontés pour un soutien financier.

Profitant de l’occasion, un des membres, Babacar Diallo, a souligné que cette journée était une opportunité de montrer aux populations en quoi consistait leur travail. « Nous sommes réunis aujourd’hui pour une simulation afin de mieux faire comprendre l’importance de notre mission dans la société, mais également pour rendre hommage à l’initiateur de la Croix-Rouge, Henry Dunant », a-t-il déclaré.

Cette célébration a mis en lumière le dévouement des volontaires de la Croix-Rouge, tout en mettant en évidence la nécessité cruciale de soutenir leur travail par des moyens adéquats.

Le Massachusetts General Hospital pleure la perte de Rick Slayman, pionnier de la xénotransplantation

C’est avec une profonde tristesse que le Massachusetts General Hospital (MGH) à Boston a annoncé le décès de M. Rick Slayman, survenu de manière soudaine. M. Slayman, âgé de 62 ans, avait récemment été au cœur d’une avancée médicale révolutionnaire : une transplantation de rein de porc génétiquement modifié.

En mars dernier, les chirurgiens du MGH avaient réalisé une prouesse médicale en transplantant un rein de porc spécialement modifié à M. Slayman, qui souffrait d’une maladie rénale en phase terminale. Cette intervention, première mondiale dans le domaine de la xénotransplantation, avait suscité l’espoir pour de nombreux patients en attente de greffe d’organe.

M. Slayman, déjà confronté à des problèmes de santé tels que le diabète de type 2 et l’hypertension, avait précédemment reçu une greffe de rein humain en 2018. Cependant, après cinq ans, cet organe avait commencé à dysfonctionner, contraignant M. Slayman à recourir à la dialyse en attendant une solution.

Son cas avait alors été sélectionné pour cette tentative de transplantation de rein de porc, fruit de la collaboration entre le MGH et la société de biotechnologie eGenesis. Cette transplantation, réalisée avec succès, avait ouvert de nouvelles perspectives dans le domaine de la médecine régénérative et de la lutte contre la pénurie d’organes.

Le décès soudain de M. Slayman, intervenu après cette avancée majeure, a plongé le MGH dans une profonde consternation. L’hôpital a tenu à exprimer sa gratitude envers M. Slayman pour sa confiance et son engagement en faveur de la science médicale. Sa transplantation restera un symbole d’espoir pour les patients en attente de greffe d’organe à travers le monde.

La communauté médicale rend hommage à Rick Slayman pour son courage et sa contribution à l’avancement de la recherche médicale. Son héritage perdurera, marquant une étape significative dans l’histoire de la xénotransplantation et de la médecine régénérative.

Découverte d’un cas de fièvre hémorragique Crimée-Congo à Bokidiawé, Matam

Dans un développement récent, un cas de fièvre hémorragique Crimée-Congo a été confirmé dans le village de Bokidiawé, situé dans la région de Matam, au Sénégal. L’annonce a été faite par le médecin-chef du district sanitaire de Matam, le Dr Alioune Mbacké, lors d’une visite au domicile du patient concerné.

L’identification de ce cas est intervenue suite à la réception d’un courriel émanant du ministère de la Santé et de l’Action sociale, via la Division de la surveillance épidémiologique. Selon les informations fournies par le Dr Mbacké, la personne affectée par cette maladie est une femme résidant à Bokidiawé. L’équipe médicale dépêchée sur les lieux a immédiatement pris en charge la patiente pour lui assurer une prise en charge optimale.

La fièvre hémorragique Crimée-Congo est une maladie virale transmise par les tiques, qui peut entraîner des symptômes graves, notamment de la fièvre, des douleurs musculaires, des maux de tête et des saignements. Cette maladie est considérée comme une menace pour la santé publique en raison de son potentiel élevé de transmission et de sa gravité.

Le Dr Mbacké a souligné l’importance de réagir rapidement à la découverte de ce cas afin de limiter la propagation de la maladie. Des mesures de prévention, telles que des activités d’assainissement de l’environnement, seront mises en œuvre dans le village de Bokidiawé pour réduire le risque de transmission.

Cette nouvelle découverte porte à quatre le nombre total de cas de fièvre hémorragique Crimée-Congo signalés au Sénégal jusqu’à présent. Outre Bokidiawé, des cas ont été enregistrés à Kaolack et à Dakar. Cette situation met en lumière l’importance de maintenir une surveillance étroite des maladies infectieuses et de mettre en œuvre des stratégies efficaces pour protéger la santé publique. Les autorités sanitaires continueront de surveiller de près la situation et de prendre les mesures nécessaires pour contenir la maladie.

Bulletin d’alerte précoce aux vagues de chaleur et impacts sur la santé – Période du 08 au 14 mai 2024

Une vague de chaleur est prévue pour la période du 08 au 14 mai 2024, avec des températures élevées attendues dans plusieurs régions du pays. Cette alerte précoce vise à informer la population des risques potentiels pour la santé associés à ces conditions météorologiques extrêmes.

Les températures élevées peuvent entraîner divers problèmes de santé, notamment des coups de chaleur, des déshydratations, des malaises, voire des complications graves pour les personnes les plus vulnérables, telles que les personnes âgées, les enfants en bas âge, les personnes atteintes de maladies chroniques et les travailleurs exposés à la chaleur.

Il est important de prendre des mesures préventives pour se protéger et protéger sa santé pendant les périodes de chaleur intense. Voici quelques conseils à suivre :

  1. Hydratation: Buvez beaucoup d’eau tout au long de la journée, même si vous n’avez pas soif. Évitez les boissons alcoolisées et les boissons contenant de la caféine, car elles peuvent entraîner une déshydratation.
  2. Repos et rafraîchissement: Restez dans des endroits frais autant que possible, comme à l’intérieur avec la climatisation ou dans des endroits ombragés à l’extérieur. Utilisez des ventilateurs ou des climatiseurs pour aider à maintenir une température corporelle normale.
  3. Vêtements appropriés: Portez des vêtements légers, amples et de couleur claire pour aider à réduire l’absorption de chaleur par le corps. Utilisez un chapeau à larges bords pour protéger votre visage et votre cou du soleil.
  4. Éviter les activités extérieures intenses: Limitez les activités extérieures intenses pendant les heures les plus chaudes de la journée, généralement entre 10 heures et 16 heures. Si vous devez sortir, essayez de planifier vos activités tôt le matin ou tard le soir lorsque les températures sont plus fraîches.
  5. Surveillance des symptômes: Soyez attentif aux signes de coup de chaleur, tels que des maux de tête, des étourdissements, des nausées, une peau rouge et chaude, des crampes musculaires et une confusion mentale. Si vous ou quelqu’un que vous connaissez présentez ces symptômes, cherchez une aide médicale immédiate.

En suivant ces recommandations, vous pouvez réduire les risques pour votre santé et rester en sécurité pendant les périodes de chaleur intense. Restez informé des mises à jour météorologiques et suivez les conseils des autorités locales pour vous protéger contre les effets néfastes des vagues de chaleur.

Le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale du Sénégal : Évaluation Annuelle et Perspectives

Sous la direction du Dr Ibrahima Sy, Ministre de la Santé et de l’Action Sociale, accompagné de son homologue Abdourahmane Sarr, Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, le Sénégal a récemment tenu sa Revue Annuelle Conjointe du Ministère de la Santé et de l’Action Sociale. Cette réunion, qui s’est déroulée le mardi 7 Mai, marque un temps fort dans l’évaluation des performances du Plan National de Développement Sanitaire et Social (PNDSS) pour la période 2019-2028.

Conformément au décret instituant le cadre harmonisé de suivi et d’évaluation des politiques publiques, cette instance de coordination revêt une importance cruciale dans l’agenda des différents départements ministériels. Son objectif est d’apprécier les résultats obtenus et d’identifier les ajustements nécessaires pour répondre aux défis en cours.

Dans un contexte de réforme des finances publiques, cette revue annuelle vise à adapter le secteur de la Santé et de l’Action Sociale aux impératifs de gestion efficace des ressources, d’amélioration des services aux usagers, de modernisation des infrastructures et d’une prise en charge optimale des urgences médicales.

L’année 2023 sera au cœur des discussions de cette revue, offrant ainsi l’opportunité d’un examen approfondi des réalisations, des succès et des difficultés rencontrées. Cette réunion-bilan a pour objectifs principaux :

  • Analyser les performances atteintes au cours de l’année écoulée, en mettant en lumière les réalisations significatives ainsi que les domaines nécessitant une amélioration.
  • Identifier les principaux défis et contraintes auxquels le secteur de la Santé et de l’Action Sociale est confronté, qu’ils soient d’ordre financier, organisationnel ou structurel.
  • Formuler des recommandations et des perspectives stratégiques pour renforcer l’efficacité des politiques de santé publique, promouvoir l’accès aux soins de qualité et garantir une couverture sanitaire universelle pour tous les citoyens.

Cette revue annuelle constitue donc une étape essentielle dans le processus d’amélioration continue du système de santé sénégalais. En évaluant les progrès réalisés et en identifiant les défis à relever, le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale affirme son engagement envers la qualité des soins et le bien-être de la population, tout en jetant les bases d’une planification stratégique et d’une mise en œuvre efficace des politiques de santé pour l’avenir.

Les sages-femmes sénégalaises appellent à un rôle accru face à la crise climatique lors de la Journée internationale de la sage-femme

La célébration de la Journée internationale de la sage-femme au Sénégal, le 5 mai dernier, a été l’occasion pour l’Association nationale des sages-femmes du Sénégal (Ansfs) de faire entendre sa voix et de plaider pour un investissement accru dans leur profession. Dans un contexte marqué par les défis du changement climatique, les sages-femmes ont mis en avant leur nécessité d’autonomie, de reconnaissance et de participation active aux politiques de santé.

La présidente de l’Ansfs, Bigué Ba Mbodji, a souligné l’importance cruciale de l’adaptabilité des sages-femmes lors des crises climatiques pour assurer la continuité des soins maternels et néonatals. Elle a insisté sur l’urgence de reconnaître le rôle potentiel des sages-femmes en tant qu’acteurs clés dans la réduction de l’empreinte carbone des services de santé et dans l’amélioration de leur résilience face aux changements globaux.

Sous le thème de cette année, « Les sages-femmes, une solution vitale pour le climat », l’Ansfs a souligné que les professionnels de la santé maternelle et néonatale sont essentiels pour fournir des soins respectueux et de qualité, surtout en situation de catastrophe. Ainsi, elle a insisté sur la nécessité d’augmenter les ressources et l’autonomie des sages-femmes, ainsi que leur présence à chaque table de décision.

Pour répondre efficacement aux urgences climatiques et promouvoir des pratiques durables, il est impératif que les sages-femmes soient pleinement impliquées dans les décisions politiques et qu’elles disposent des ressources nécessaires pour répondre aux besoins de santé maternelle et néonatale, dans le respect de l’environnement et des principes de durabilité.

Rencontre du Ministre de la Santé avec les Associations de Sages-femmes et Infirmières d’État du Sénégal

Dans le cadre de sa démarche visant à renforcer les liens et la collaboration avec les acteurs clés du secteur de la santé et de l’action sociale, le Ministre de la Santé et de l’Action sociale, Dr Ibrahima Sy, a récemment tenu une série de rencontres avec des associations professionnelles. Parmi celles-ci figuraient l’Association Nationale des Sages-femmes d’État du Sénégal (ANSFES) et l’Association Nationale des Infirmières et Infirmiers d’État du Sénégal (ANIIDES).

Ces réunions ont offert une plateforme d’échange et de dialogue constructif entre le ministre et les membres des associations, permettant de discuter des défis, des opportunités et des préoccupations spécifiques aux professions de sage-femme et d’infirmière.

L’ANSFES et l’ANIIDES, en tant que représentantes des sages-femmes et infirmières d’État du Sénégal, ont eu l’occasion de partager leurs perspectives, leurs besoins et leurs suggestions pour améliorer les conditions de travail, la qualité des soins de santé et le système de santé dans son ensemble.

Le Ministre de la Santé, pour sa part, a exprimé son engagement envers le bien-être des professionnels de la santé et a souligné l’importance de leur contribution précieuse au système de santé du pays. Il a également réaffirmé sa volonté de travailler en étroite collaboration avec les associations professionnelles pour résoudre les problèmes et promouvoir le développement du secteur de la santé.

Ces rencontres marquent un pas important vers une collaboration renforcée entre le Ministère de la Santé et les associations de professionnels de la santé, démontrant ainsi l’importance de la consultation et de la participation des parties prenantes dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques de santé.

Révélation choquante : Enquête de l’OFNAC sur la gestion de la dialyse au Sénégal

L’Office National de Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC) a récemment publié son rapport d’enquête pour l’année 2023, mettant en lumière une affaire préoccupante de mauvaise gestion et de surfacturation dans la prise en charge de la maladie rénale chronique, plus spécifiquement dans le domaine de la dialyse au Sénégal.

Cette enquête, initiée à la suite des dénonciations du porte-parole du Mouvement des Insuffisants Rénaux du Sénégal, Hamidou Diallo, révèle des pratiques troublantes au sein des centres de dialyse du pays. Les conclusions de l’OFNAC pointent du doigt des délits de corruption passive, d’escroquerie, ainsi que des irrégularités dans la gestion des deniers publics.

Selon les déclarations de M. Diallo, relayées dans la presse dès janvier 2020, la situation des patients insuffisants rénaux au Sénégal est critique. Les ruptures de stock de kits d’hémodialyse et les difficultés d’accès aux soins sont monnaie courante. Les chiffres alarmants avancés par le plaignant mettent en lumière une crise profonde dans la gestion de cette maladie, touchant potentiellement des millions de Sénégalais.

Les révélations faites par M. Diallo mettent en cause plusieurs acteurs du secteur de la santé, notamment la Pharmacie Nationale d’Approvisionnement (PNA) et des centres de dialyse privés. Les pratiques de surfacturation des kits de dialyse, les détournements de médicaments destinés aux patients, ainsi que la vente illicite de matériel médical, sont autant d’accusations graves qui pèsent sur ces établissements de santé.

L’enquête de l’OFNAC a permis de confirmer plusieurs des allégations avancées par M. Diallo, mettant en lumière un système complexe de fraude et de corruption au sein du secteur de la dialyse au Sénégal. Les auditions de responsables de la santé publique et du secteur privé ont permis de collecter des preuves substantielles corroborant les accusations de mauvaise gestion et d’irrégularités financières.

L’implication de plusieurs personnalités importantes du domaine médical et de la santé publique, ainsi que des révélations sur des pratiques frauduleuses de certaines structures de dialyse renforcent la gravité de cette affaire. La surfacturation des kits de dialyse, en particulier, soulève des questions sur l’accès équitable aux soins de santé pour les patients insuffisants rénaux, mettant en danger leur vie et leur bien-être.

Face à ces révélations choquantes, l’OFNAC a transmis son rapport d’enquête au procureur de la République de Dakar, appelant à des mesures urgentes pour mettre fin à ces pratiques frauduleuses et assurer une prise en charge adéquate des patients insuffisants rénaux au Sénégal. Cette affaire souligne l’importance de la transparence et de la lutte contre la corruption dans le secteur de la santé, afin de garantir l’accès universel à des soins de qualité pour tous les citoyens sénégalais.

Le Ministre de la Santé, Dr Ibrahima Sy, participe aux négociations pour les amendements au Règlement Sanitaire International

Le Ministre de la Santé et de l’Action sociale, Dr Ibrahima Sy, a activement participé à la réunion consultative ministérielle de haut niveau pour les négociations entre le Groupe de Travail sur les Amendements au Règlement Sanitaire International (RSI) et l’Organe Intergouvernemental de Négociations. Cette réunion cruciale s’est tenue le 27 Avril 2024 à Addis-Abeba, en Ethiopie.

L’objectif de cette réunion était d’engager des discussions stratégiques et politiques pour parvenir à des amendements significatifs au Règlement Sanitaire International, un instrument essentiel pour la gestion des pandémies et des crises sanitaires mondiales. Le Ministre Sy a représenté le Sénégal et a apporté sa contribution à ces discussions vitales pour la santé publique mondiale.

CDC Afrique, l’agence régionale de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique, a également exprimé son engagement à soutenir la coordination stratégique et politique des dirigeants de l’Union Africaine dans ces négociations cruciales. Par le biais de ses missions diplomatiques, CDC Afrique s’engage à promouvoir les intérêts collectifs de l’Afrique et à veiller à ce que les amendements au RSI reflètent les besoins et les réalités de la région africaine.

La participation active du Ministre Sy et l’engagement de CDC Afrique témoignent de la détermination du Sénégal et de la communauté internationale à renforcer les capacités de réponse aux crises sanitaires mondiales. Alors que le monde continue de faire face à des défis sans précédent en matière de santé publique, ces négociations revêtent une importance capitale pour garantir la sécurité sanitaire et le bien-être de tous les citoyens du monde.

En travaillant ensemble à travers ces forums internationaux, le Sénégal et les autres pays africains peuvent contribuer de manière significative à façonner un avenir où la santé est une priorité mondiale et où la solidarité internationale est renforcée pour faire face aux défis de santé publique.

Rencontre du Ministre de la Santé avec les Badjenu Gox et les Acteurs Communautaires : Renforcement de la Santé Communautaire

Le Ministre de la Santé, Dr Ibrahima Sy, poursuit ses efforts pour améliorer le secteur de la santé au Sénégal en rencontrant les Badjenu Gox et les Acteurs Communautaires. Ces rencontres s’inscrivent dans le cadre d’une série d’activités visant à renforcer la santé communautaire et à mieux répondre aux besoins de santé des populations, en particulier dans les zones rurales et reculées.

Les Badjenu Gox, souvent appelés « relais communautaires », sont des membres de la communauté formés pour fournir des services de santé de base et des informations aux populations locales. Leur rôle est crucial dans la sensibilisation aux pratiques de santé préventive, la promotion des services de santé maternelle et infantile, ainsi que dans la lutte contre les maladies endémiques telles que le paludisme et la diarrhée.

Les Acteurs Communautaires, quant à eux, sont des représentants de la société civile et des organisations locales qui collaborent avec les autorités sanitaires pour identifier les besoins de la communauté et mettre en œuvre des initiatives de santé publique au niveau local. Leur implication est essentielle pour garantir que les programmes de santé répondent aux besoins spécifiques de chaque communauté.

Lors de ces rencontres, les Badjenu Gox et les Acteurs Communautaires ont eu l’occasion de partager leurs expériences, leurs défis et leurs suggestions pour améliorer la prestation des services de santé au niveau local. Le Ministre de la Santé a exprimé sa reconnaissance pour leur travail et a souligné l’importance de renforcer la collaboration entre le gouvernement et la société civile pour relever les défis en matière de santé publique.

Ces échanges témoignent de l’engagement du gouvernement sénégalais à impliquer activement les acteurs communautaires dans la planification, la mise en œuvre et le suivi des politiques de santé. En travaillant ensemble, le secteur de la santé peut progresser vers une prestation de services plus inclusive et accessible à tous les citoyens.

Le Ministre de la Santé a réaffirmé son engagement à soutenir les Badjenu Gox et les Acteurs Communautaires dans leurs efforts pour améliorer la santé des populations locales. Ces rencontres marquent une étape importante dans la consolidation de la santé communautaire au Sénégal et dans la réalisation des objectifs de développement durable en matière de santé pour tous.

La hausse de la consommation d’antibiotiques en Afrique met en garde contre la résistance antimicrobienne

Selon les dernières données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une tendance préoccupante émerge en Afrique : une augmentation de la consommation d’antibiotiques entre 2020 et 2022, alors que l’Europe et les Amériques observent une baisse des prescriptions de ces médicaments. Cette évolution soulève des inquiétudes quant à ses implications pour la lutte mondiale contre la résistance antimicrobienne (RAM).

L’OMS met en lumière les risques associés à une utilisation inappropriée des antibiotiques. Cette pratique peut renforcer la résistance de certaines bactéries, réduisant ainsi l’efficacité des traitements disponibles contre les infections bactériennes. En conséquence, les infections deviennent plus difficiles à traiter, ce qui entraîne des complications médicales graves et parfois mortelles.

Une tendance inquiétante est également observée dans le contexte de la pandémie de COVID-19. En moyenne, 81% des cas sévères de COVID-19 dans le monde ont été traités avec des antibiotiques, selon les statistiques de l’OMS. Cette utilisation répandue des antibiotiques peut accélérer le développement de la résistance antimicrobienne, compromettant ainsi la lutte contre la pandémie et exacerbant les défis de santé publique.

Il est impératif de sensibiliser tous les acteurs, des professionnels de la santé aux décideurs politiques et au grand public, sur l’importance cruciale de l’utilisation prudente des antibiotiques. Des stratégies de prescription appropriées et des programmes de sensibilisation doivent être mis en place pour encourager une utilisation responsable de ces médicaments.

En parallèle, des investissements dans la recherche et le développement de nouveaux antibiotiques, ainsi que dans des alternatives thérapeutiques telles que la thérapie antimicrobienne ciblée et les vaccins, sont essentiels pour faire progresser la lutte contre la RAM de manière durable.

Face à cette montée de la consommation d’antibiotiques en Afrique, il est urgent d’agir de manière concertée au niveau mondial. Des mesures immédiates doivent être prises pour contrôler la prescription et l’utilisation d’antibiotiques, tout en investissant dans des solutions à long terme pour préserver l’efficacité de ces médicaments vitaux dans la lutte contre les maladies infectieuses.

Taux de Paludisme Variés au Sénégal : Dr Doudou Sène Souligne les Disparités Régionales et les Défis de Dépistage

Le Sénégal, comme de nombreux pays africains, fait face à un défi persistant dans sa lutte contre le paludisme, une maladie toujours endémique qui présente des disparités régionales significatives. Selon le dernier rapport du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp), les zones du Sud et Sud-Est enregistrent toujours les taux de transmission les plus élevés du pays, tandis que certaines régions du Nord présentent une prévalence plus faible de la maladie.

Le Dr Doudou Sène, directeur du Pnlp, met en évidence l’importance cruciale du maintien d’un haut niveau de dépistage, avec une complétude des données à au moins 99%. Il souligne également les défis posés par l’insuffisance des données pour des analyses épidémiologiques précises, en particulier dans les régions les plus touchées telles que Kolda, Tambacounda et Kédougou. Une meilleure gestion des données est essentielle pour mieux cibler les interventions et lutter efficacement contre le paludisme.

La Journée mondiale du paludisme, célébrée le 25 avril, a mis en lumière le thème de ‘L’équité en santé, genre et droits humains’. Ce thème revêt une importance particulière au Sénégal, où le paludisme affecte de manière disproportionnée différentes couches de la population. Les zones de forte transmission, principalement dans le Sud et Sud-Est, contrastent avec le Nord où la maladie est moins présente.

En ce qui concerne la prévention, le taux d’utilisation des Moustiquaires imprégnées à longue durée d’action a diminué, soulignant ainsi la nécessité continue d’améliorer la distribution et le suivi des interventions. Le Dr Sène appelle également à une meilleure gestion transfrontalière du paludisme et à un ciblage accru des populations à haut risque pour réduire la prévalence de la maladie dans tout le pays.

Une avancée majeure pour la prise en charge du cancer au Sénégal

Le Sénégal franchit une étape importante dans la lutte contre le cancer avec l’acquisition prévue de sa première machine hybride (TEMP-TDM ou SPECT-CT). Cette technologie de pointe, qui combine la tomographie par émission de positrons (TEMP) ou la tomographie d’émission monophotonique (SPECT) avec la tomodensitométrie (TDM), permettra une prise en charge améliorée des patients atteints de cancer.

L’appareil sera d’abord installé à l’hôpital Dalal Jamm de Guédiawaye, puis à l’hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff (ex-CTO). Selon le professeur Boucar Ndong, chef du service de médecine nucléaire de Dalal Jamm, cette imagerie hybride ouvrira de nouvelles perspectives en matière de diagnostic précoce du cancer, notamment pour les cancers du sein, du poumon, du colon et du rectum. De plus, elle permettra une surveillance active des lésions douteuses détectées par imagerie radiologique, ainsi qu’une optimisation des traitements.

Outre le cancer, la machine pourra également diagnostiquer d’autres pathologies telles que les démences (maladies d’Alzheimer), l’épilepsie et la maladie de Parkinson. Cette avancée technologique est également saluée pour son potentiel à réduire les évacuations sanitaires coûteuses pour les États.

L’installation de cette machine hybride au Sénégal représente donc une avancée significative dans le domaine de la santé, offrant aux patients un accès plus rapide et plus précis aux diagnostics et aux traitements, tout en contribuant à réduire la charge financière associée aux soins médicaux.

Lutte contre le paludisme en Afrique : Distribution massive de deux vaccins approuvés par l’OMS

Le paludisme demeure une menace mortelle en Afrique, responsable de plus de 600 000 décès en 2022, principalement parmi les enfants. Pour répondre à cette crise de santé publique, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a approuvé l’utilisation de deux nouveaux vaccins dès 2023.

Le vaccin RTS,S, approuvé en 2021 après des années de tests, a été déployé avec succès au Ghana, au Kenya et au Malawi, où près de 2 millions d’enfants à haut risque ont été vaccinés. Cette initiative a entraîné une baisse significative de 13% du taux de mortalité infantile, selon l’UNICEF.

En novembre 2023, le Cameroun a reçu ses premières doses de vaccin et a rapidement lancé une campagne de vaccination gratuite et systématique en janvier, visant les nourrissons dès l’âge de 5 mois dans les zones à risque. Gavi, l’alliance du vaccin, prévoit que le Burkina Faso et une vingtaine d’autres pays africains intégreront ces programmes de vaccination dans leur stratégie de lutte contre le paludisme cette année.

Ces initiatives marquent une avancée majeure dans la lutte contre le paludisme en Afrique, offrant un nouvel espoir pour la réduction de la mortalité infantile et la protection des populations les plus vulnérables contre cette maladie dévastatrice.

Bulletin d’alerte précoce : Vagues de chaleur et impacts sur la santé

La période de fin avril s’accompagne souvent d’une augmentation des températures dans de nombreuses régions du monde. Au cours de cette période, il est essentiel de rester vigilant face aux vagues de chaleur, car celles-ci peuvent avoir des conséquences graves sur la santé publique.

Selon les prévisions météorologiques, plusieurs régions seront confrontées à des températures élevées au cours de la semaine du 23 au 30 avril 2024. Ces vagues de chaleur peuvent entraîner divers problèmes de santé, en particulier pour les personnes les plus vulnérables, telles que les enfants, les personnes âgées et celles souffrant de maladies chroniques.

Les principaux impacts sur la santé associés aux vagues de chaleur comprennent :

1.Déshydratation et coup de chaleur : Les températures élevées peuvent entraîner une perte excessive de liquides corporels, ce qui peut conduire à la déshydratation et, dans les cas les plus graves, au coup de chaleur, une condition potentiellement mortelle.

2. Problèmes respiratoires : Les vagues de chaleur peuvent aggraver les problèmes respiratoires existants, tels que l’asthme et les maladies pulmonaires chroniques, en raison de la pollution de l’air et de l’augmentation des niveaux d’ozone.

3. Maladies cardiovasculaires : Les températures élevées peuvent également aggraver les maladies cardiovasculaires, augmentant le risque de crises cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux, en particulier chez les personnes déjà atteintes de ces affections.

4. Fatigue et épuisement : La chaleur excessive peut entraîner une fatigue intense et un épuisement, ce qui peut affecter la capacité des individus à fonctionner normalement et à prendre des décisions en toute sécurité.

Pour se protéger contre les effets néfastes des vagues de chaleur, il est recommandé d’adopter les mesures suivantes :

– Rester hydraté : Boire suffisamment d’eau tout au long de la journée, même en l’absence de soif, pour éviter la déshydratation.

-Éviter les activités extérieures pendant les heures les plus chaudes de la journée : Limiter les efforts physiques intenses et rester à l’ombre ou à l’intérieur lorsque les températures sont les plus élevées.

– Porter des vêtements légers et respirants : Opter pour des vêtements amples et de couleur claire, qui permettent à la peau de respirer et réduisent l’absorption de chaleur.

– Utiliser des climatiseurs ou des ventilateurs : Passer du temps dans des environnements frais et bien ventilés pour se rafraîchir.

– Vérifier régulièrement les personnes vulnérables : Veiller à ce que les personnes âgées, les enfants et ceux souffrant de maladies chroniques restent hydratés et frais.

En suivant ces conseils simples, chacun peut contribuer à réduire les risques pour la santé associés aux vagues de chaleur et à protéger sa propre santé ainsi que celle de sa communauté.

Le Ministre de la Santé et de l’Action Sociale visite trois hôpitaux à Dakar

Ce matin, le Ministre de la Santé et de l’Action Sociale, Dr Ibrahima Sy, a effectué une visite dans trois hôpitaux de la région de Dakar. L’objectif principal de cette visite était de réaliser une évaluation approfondie des structures hospitalières et d’échanger avec le personnel médical sur les défis rencontrés dans leur quotidien.

Les hôpitaux visités comprenaient l’hôpital d’enfants Albert Royer, l’hôpital de Fann et l’hôpital Abass NDAO. Accompagné de hauts responsables de son département et de représentants des autorités sanitaires locales, le Ministre Sy a parcouru les différentes unités et services offerts par ces établissements.

Au cours de sa visite, le Ministre a pu observer de près les conditions de travail du personnel médical, ainsi que les équipements et les infrastructures disponibles dans les hôpitaux. Des échanges fructueux ont eu lieu entre le Ministre et le personnel médical, permettant de mettre en lumière les difficultés auxquelles ils sont confrontés au quotidien, telles que les pénuries de matériel médical, le manque de personnel et les problèmes logistiques.

Le Dr Ibrahima Sy a exprimé son engagement ferme à améliorer les conditions de travail dans ces établissements et à renforcer le système de santé dans son ensemble. Il a souligné l’importance de garantir des soins de qualité à tous les patients et a promis de prendre des mesures concrètes pour résoudre les problèmes identifiés lors de cette visite.

Cette initiative démontre la volonté du Ministère de la Santé et de l’Action Sociale de rester proche de la réalité du terrain et de prendre des mesures appropriées pour répondre aux besoins de la population en matière de santé. La visite du Ministre dans ces hôpitaux témoigne de son engagement à assurer un accès équitable aux services de santé et à améliorer la qualité des soins dispensés dans tout le pays.

Khadim, le Sénégalais Albinos : Un voyage de transformation et d’espoir grâce à la médecine Russe

Après plusieurs mois d’un voyage jalonné d’opérations chirurgicales et de moments de rétablissement en Russie, le jeune Khadim est finalement prêt à rentrer chez lui au Sénégal. Son périple, rythmé par la lutte contre un cancer agressif ayant défiguré son visage, s’achève sur une note positive grâce aux efforts des médecins russes et à sa propre résilience.

Le dernier chapitre de cette histoire extraordinaire a été relaté par Sputnik Afrique, mettant en lumière le parcours de Khadim, métamorphosé grâce aux soins prodigués en Russie. En mars dernier, il est retourné à Krasnodar pour la phase finale de son traitement, bénéficiant d’interventions chirurgicales complexes visant à reconstruire son visage.

Le soutien médical dont a bénéficié Khadim en Russie a été remarquable, avec des équipes médicales spécialisées dans plusieurs établissements. Les chirurgiens ont dû faire preuve de créativité, combinant différentes techniques pour restaurer la partie médiane de son visage et reconstruire sa mâchoire inférieure à l’aide d’une prothèse en titane sur mesure.

Mais le voyage de Khadim en Russie ne s’est pas limité à des interventions médicales. Pendant les mois de convalescence, lui et son père ont séjourné à Saint-Pétersbourg, où Khadim a découvert une nouvelle passion pour la peinture. Son talent artistique a même été reconnu par un directeur de galerie, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour son avenir.

Maintenant, Khadim se prépare à retrouver sa famille au Sénégal, son visage métamorphosé par les mains expertes des médecins russes. Bien que son avenir soit encore incertain, il envisage de travailler pour soutenir sa famille et souhaite que les fonds provenant de la vente de ses tableaux servent à aider d’autres enfants et familles dans le besoin au Sénégal.

Le voyage de Khadim est un témoignage poignant de courage, de résilience et d’espoir, illustrant le pouvoir de la médecine et de la solidarité internationale à transformer des vies et à offrir un nouveau départ à ceux qui en ont le plus besoin.

Le Sénégal en Pointe dans le Domaine de la Santé Publique : Un Modèle d’Excellence en Afrique de l’Ouest

Au cours des deux dernières décennies, le Sénégal a enregistré des avancées remarquables dans le domaine de la santé publique, se hissant ainsi en tête de nombreux indicateurs parmi ses voisins. Selon une étude d’Exemplars in Global Health, le pays a vu ses taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans chuter de 70 %, principalement grâce à une amélioration de l’accès aux vaccins et aux services de santé infantile.

En plus des progrès spectaculaires dans la réduction de la mortalité infantile, le Sénégal a également réalisé des avancées notables dans le domaine de la santé des femmes. L’accès accru à la planification familiale et la réduction des décès maternels ainsi que de l’anémie chez les femmes en âge de procréer sont des réussites notables. Ces succès sont attribués à la réduction des obstacles financiers aux soins de santé maternelle, ainsi qu’à des investissements stratégiques dans l’éducation des filles et la formation des professionnels de la santé.

En ce qui concerne la nutrition, le Sénégal est salué pour avoir l’un des taux de retard de croissance les plus bas de l’Afrique de l’Ouest. Ce succès est le fruit d’un engagement politique fort en faveur de la nutrition, qui a été élevée au-delà du simple cadre du ministère de la Santé pour garantir une meilleure visibilité et une coordination efficace des efforts à tous les niveaux.

Ces réalisations témoignent de l’engagement du gouvernement sénégalais envers la santé et le bien-être de sa population, ainsi que de sa capacité à mettre en œuvre des politiques et des programmes efficaces. Le Sénégal s’affirme ainsi comme un modèle d’excellence en matière de santé publique en Afrique de l’Ouest, inspirant d’autres pays de la région à suivre ses pas dans la promotion de la santé et du développement humain.

Situation alarmante au service de neurologie de l’hôpital Fann : manque de lits pour les patients atteints d’AVC

Une situation préoccupante a été signalée par le Dr Serigne Abdou Aziz Fall, responsable de l’unité des soins intensifs au service de neurologie de l’hôpital Fann, à Dakar. Selon ses déclarations relayées par le journal Libération, le service fait face à une pénurie critique de lits, mettant en danger la prise en charge des patients, en particulier ceux atteints d’accidents vasculaires cérébraux (AVC).

« Seuls 30 lits sont disponibles » dans le service de neurologie, a averti le Dr Fall. Ces 30 lits doivent couvrir les besoins de tous les patients atteints de diverses affections neurologiques, mais la demande est telle que des patients présentant des AVC doivent être renvoyés faute de place. Cette situation laisse les professionnels de la santé dans une position difficile, ne pouvant pas offrir les soins nécessaires à ceux qui en ont désespérément besoin.

La surveillante du service, madame Aw, a également exprimé son inquiétude concernant les conditions d’accueil des patients. Elle a souligné qu’il n’y a que deux lits disponibles dans la salle d’observation pour accueillir les urgences, ce qui est nettement insuffisant pour répondre à la demande croissante de soins.

Ce constat est d’autant plus alarmant que, selon les membres du service, un nouveau service est en construction depuis huit ans mais n’est toujours pas opérationnel. Cette situation soulève des questions sur les retards dans la construction et l’équipement des infrastructures médicales, compromettant ainsi la qualité des soins et la sécurité des patients.

Face à cette crise, il est impératif que les autorités de santé prennent des mesures immédiates pour remédier à la pénurie de lits et garantir un accès équitable aux soins pour tous les patients, en particulier ceux atteints d’AVC. L’amélioration des infrastructures et des ressources médicales est essentielle pour assurer la santé et le bien-être de la population.

Grève au Centre Hospitalier Régional de Ziguinchor : Le SYNTARS dénonce le non-respect des accords

Le Syndicat des Travailleurs de la Santé (SYNTRAS) du Centre Hospitalier Régional de Ziguinchor a lancé une grève totale de 72 heures, débutant ce lundi 16 avril 2024. Les membres du syndicat expriment leur colère face au non-respect des accords conclus avec la direction de l’établissement, qualifiant cette attitude de dilatoire.

Durant cette période de trois jours, allant du mardi au jeudi de la semaine prochaine, les services hospitaliers seront boycottés par les membres du SYNTRAS, annoncent les syndicalistes.

Alioune Sané, technicien en génie sanitaire et 2e adjoint au secrétaire général du syndicat, a déclaré que la direction aurait pris la décision de transférer 15 millions de francs provenant de l’augmentation budgétaire destinée aux cotisations des travailleurs vers l’IPRES, sans que cela ne se soit encore matérialisé. Il dénonce également le non-respect de l’augmentation des salaires, ainsi que l’inobservation des accords concernant la réorganisation des services selon les hiérarchies et les grades.

Le SYNTRAS exprime également son indignation quant à la non-liquidation des paiements des indemnités de départ à la retraite.

Cette grève témoigne des tensions persistantes entre le personnel hospitalier et la direction de l’établissement. Les travailleurs de la santé réclament le respect de leurs droits et des accords conclus, soulignant l’importance de garantir des conditions de travail justes et équitables pour tous les employés du Centre Hospitalier Régional de Ziguinchor.

Cinq axes prioritaires de Bassirou Diomaye Faye : La santé « lésée », les médecins du privé dénoncent et réclament une place centrale

Le système de santé au Sénégal, malgré des progrès significatifs au fil des années, reste confronté à des défis majeurs qui entravent son efficacité et son accessibilité pour tous les citoyens. Dans un communiqué conjoint, le Syndicat des Médecins Privés du Sénégal (SYMEPS) et l’Association des Cliniques Privées du Sénégal (ACPS) ont dressé un tableau détaillé de ces défis et ont formulé des recommandations pour une amélioration durable du système de santé.

L’absence d’un Code de la Santé, le financement insuffisant, le manque d’une politique inclusive englobant à la fois le secteur privé et public, la pénurie de ressources humaines, les disparités dans l’accès aux soins, les inégalités sociales dans la prise en charge des patients et les problèmes de gestion des urgences sont autant de maux qui minent le système de santé sénégalais. Ces défis, s’ils ne sont pas résolus de manière adéquate, pourraient compromettre les progrès réalisés dans le domaine de la santé et entraver le bien-être de la population.

Une des préoccupations majeures exprimées par le SYMEPS et l’ACPS concerne l’absence de la santé parmi les cinq axes prioritaires du gouvernement, tels qu’énoncés par le chef de l’État. Ils soulignent que la santé devrait être définie comme un axe prioritaire du projet gouvernemental, étant donné les enjeux cruciaux liés à la santé publique et au bien-être des citoyens.

Le secteur privé de la santé, qui représente près de la moitié de l’offre de soins au Sénégal avec plus de 2700 structures privées de santé, est souvent négligé dans les décisions politiques et les plans de développement du gouvernement. Cette marginalisation du secteur privé compromet la complémentarité des services de santé et limite les opportunités de collaboration entre le public et le privé pour renforcer le système de santé dans son ensemble.

Face à ces défis, le SYMEPS et l’ACPS s’engagent à travailler en étroite collaboration avec le ministère de la Santé pour réaliser la vision du chef de l’État en matière de souveraineté sanitaire. Ils appellent à une reconnaissance accrue du rôle crucial du secteur privé dans la prestation de services de santé et à une intégration plus étroite du secteur privé dans les politiques et les plans de développement du gouvernement.

Cette déclaration conjointe du SYMEPS et de l’ACPS met en lumière les défis pressants auxquels est confronté le système de santé sénégalais et appelle à une action concertée de la part de toutes les parties prenantes pour relever ces défis. En travaillant ensemble de manière collaborative et en plaçant la santé au cœur des priorités politiques, le Sénégal peut progresser vers un système de santé plus résilient, accessible et efficace, garantissant ainsi le bien-être de tous ses citoyens.

Richard-Toll : Une femme donne naissance à des quadruplés

Une lueur de bonheur a illuminé la maternité de l’hôpital de Richard-Toll, dans le nord du Sénégal, alors qu’une femme a accueilli l’arrivée de quatre nouveaux membres dans sa famille. En effet, lundi dernier, cette mère a donné naissance à des quadruplés, trois filles et un garçon, suscitant émerveillement et émotion au sein de la communauté locale.

Dès les premiers signes de cette grossesse multiple, les équipes médicales ont pris toutes les mesures nécessaires pour accompagner la future mère tout au long de sa gestation. Un suivi médical attentif et des précautions rigoureuses ont été mises en place afin d’assurer la santé et le bien-être de la mère et de ses précieux bébés.

Le jour de l’accouchement, une césarienne a été pratiquée pour garantir la sécurité de la mère et des nouveau-nés. Grâce aux efforts dévoués du personnel médical, la procédure s’est déroulée sans complication majeure, permettant ainsi à la mère de donner naissance à ses quadruplés dans des conditions optimales.

Actuellement, les quatre nouveau-nés se trouvent sous les soins attentionnés de l’équipe de la crèche de la ville, où ils recevront tous les traitements nécessaires pour assurer leur santé et leur développement. Cette naissance exceptionnelle est une source de joie et de gratitude pour la famille des nouveaux parents, ainsi que pour toute la communauté de Richard-Toll, qui célèbre cette merveilleuse arrivée avec chaleur et bienveillance.

Cette naissance de quadruplés témoigne de la force et de la résilience de la communauté, ainsi que de la détermination des équipes médicales à offrir des soins de qualité à tous les habitants de la région. En cette période de bonheur et de célébration, nous adressons nos plus sincères félicitations aux nouveaux parents et souhaitons à leur famille de nombreux moments de bonheur et d’épanouissement.

Bambey : Une nouvelle ambulance pour le Poste de Santé de Palène

Le poste de santé de Palène, une structure de référence du district sanitaire de Bambey, a été le récipiendaire d’une généreuse donation ce dimanche : une ambulance offerte par l’ONG allemande Hilfe Für Afrika. Cette contribution, estimée à vingt millions de francs CFA, vient renforcer les capacités médicales du département, offrant ainsi une meilleure prise en charge aux habitants de ce village situé dans la commune de Ngogom, département de Bambey.

Cette ambulance constitue une addition précieuse au plateau médical existant, permettant d’améliorer les services de santé et les évacuations sanitaires dans la région. L’ONG allemande, engagée depuis plusieurs années aux côtés du poste de santé de Palène, avait déjà apporté son soutien en contribuant à la construction du bloc infirmerie et à la réhabilitation de la maternité.

Le président du comité de développement sanitaire (CDS) de Palène, Lamine Ndiaye, s’est exprimé avec satisfaction concernant cette donation, soulignant son importance pour la communauté locale. Il a mis en avant le fait que, jusqu’à présent, les évacuations sanitaires du poste de Palène se faisaient par des moyens rudimentaires, soulignant que l’ambulance fournira une solution essentielle à cette problématique, notamment pour les femmes enceintes nécessitant des transferts d’urgence.

Par ailleurs, Lamine Ndiaye a appelé les autorités municipales à prendre des mesures supplémentaires pour améliorer les infrastructures de santé, notamment en réhabilitant la pharmacie et en construisant un logement pour la sage-femme, dont la prise de fonction est retardée en raison de ce manque d’installation.

Le maire de la commune de Ngogom, Papa Momar Ngom, a exprimé sa gratitude envers les partenaires pour ce don précieux, soulignant son impact positif sur les évacuations sanitaires des cas complexes vers les structures de référence. Il s’est également engagé à intensifier les efforts de la politique communale pour améliorer la prise en charge sanitaire de l’ensemble de la population.

Lutte contre le tabagisme chez les jeunes : Le Forum civil interpelle le nouveau gouvernement

Au cours d’un atelier avec les journalistes en santé population et développement ce samedi, Birahime Seck a élevé la voix pour interpeller le nouveau gouvernement sénégalais dirigé par Ousmane Sonko sur la question préoccupante de l’usage du tabac dans le pays. Le coordonnateur du Forum civil a souligné l’urgence d’agir en taxant ce produit afin de protéger la jeunesse sénégalaise.

Birahime Seck a mis en lumière le fait que de nombreux experts ont souligné le danger croissant que représente le tabagisme pour la jeunesse sénégalaise, tant sur le plan figuré que propre. Il a souligné l’importance pour le gouvernement de placer la jeunesse au centre de ses priorités et d’adopter des mesures efficaces pour lutter contre ce fléau. Parmi ces mesures, il recommande vivement d’instaurer une taxe sur les produits du tabac.

Malgré les progrès réalisés grâce aux efforts des associations dans la lutte contre le tabagisme, Birahime Seck estime qu’il reste encore beaucoup à faire. C’est pourquoi le Forum civil souhaite contribuer à ce combat en proposant la taxation du tabac comme une mesure dissuasive. En augmentant le prix du tabac, non seulement il deviendrait moins accessible aux jeunes, mais cela permettrait également de générer des revenus supplémentaires pour lutter contre le tabagisme.

Le coordonnateur du Forum civil souligne également l’impact financier considérable des soins prodigués aux personnes victimes de cancers liés au tabagisme. Il appelle ainsi le gouvernement à interdire de manière définitive le tabagisme dans les lieux publics, en plus de la recommandation sur la taxation du tabac.

En conclusion, le Forum civil se positionne comme un allié déterminé dans la lutte contre le tabagisme au Sénégal, appelant le gouvernement à prendre des mesures audacieuses pour protéger la santé et le bien-être de la jeunesse du pays.

Taxation du Tabac : Le Sénégal encore loin des 70% recommandés par l’OMS

Le Sénégal fait face à un défi majeur en matière de taxation du tabac, alors que le pays reste loin des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Actuellement fixée à seulement 23%, la taxe sur le prix du tabac est loin du seuil recommandé de 70% par l’OMS. Cette situation soulève des préoccupations quant aux effets nocifs du tabac sur la santé publique et appelle à une action urgente.

Lors d’un récent atelier d’échanges organisé par le projet de plaidoyer pour la taxation du tabac au Sénégal (TTAA), en collaboration avec l’association des journalistes en santé population et développement (AJSPD), le coordinateur régional de l’ONG Campaign for Tobacco Free Kids (CTFK), Bamba Sagna, a souligné l’importance d’augmenter la taxe sur le tabac. Cette augmentation vise non seulement à dissuader les usagers, mais aussi à financer la lutte antitabac et à contribuer à la prise en charge des maladies non transmissibles associées à la consommation de tabac.

La mise en place de mesures efficaces de taxation du tabac est essentielle pour répondre aux objectifs de santé publique. En effet, la taxation du tabac est reconnue comme l’une des stratégies les plus efficaces pour réduire la consommation de tabac et ses effets néfastes sur la santé. Dans ce contexte, la Convention Cadre pour la Lutte Anti-tabac (CCLAT), entrée en vigueur en 2005, vise à réduire le coût de la santé et l’impact économique du tabac à travers le monde.

Le projet Plaidoyer pour la Taxation du Tabac (TTAA), piloté par le forum civil et soutenu par Tax Justice Network Africa (TJNA), s’inscrit dans cette dynamique de lutte antitabac en Afrique. Avec des pays comme le Kenya et le Ghana déjà engagés, l’initiative vise à augmenter efficacement la taxe sur le tabac pour réduire la consommation, augmenter les ressources fiscales de l’État et diminuer le coût de la santé publique.

Cependant, malgré les efforts déployés, des défis persistent au Sénégal. Outre la faible base fiscale, les lacunes de la politique fiscale actuelle, notamment en ce qui concerne la taxe de type ad valorem, sont pointées du doigt par Bamba Sagna. Celui-ci recommande l’application de directives spécifiques de la CEDEAO, une taxation spécifique basée sur la quantité et une augmentation annuelle du taux d’imposition pour suivre l’inflation et les revenus.

Bien que le Sénégal ait adopté des lois et des instruments de lutte antitabac, tels que le Programme National de Lutte contre le Tabagisme (PNLT) et le Comité National de Lutte contre le Tabagisme (CNLT), des lacunes subsistent en ce qui concerne l’aspect financier de la lutte. L’application d’une taxe ad valorem sur la cigarette, bien que présente, n’a pas eu l’effet dissuasif escompté en raison de son faible impact sur le prix du tabac.

L’augmentation de la taxe sur le tabac demeure une priorité pour le Sénégal dans sa lutte contre les méfaits du tabagisme. Il est impératif de renforcer les mesures de taxation du tabac pour protéger la santé publique, réduire la consommation de tabac et mobiliser des ressources pour la prise en charge des maladies associées.

Polémique à Ndiaganiao : Transformation du poste de santé en centre de santé en plein remaniement ministériel

Une décision administrative en apparence bénéfique pour la communauté de Ndiaganiao, dans la région du Sénégal, a été accueillie avec une certaine méfiance et suscite des débats passionnés. Le Poste de Santé local a été promu au rang de Centre de Santé par un arrêté ministériel émis par le Dr Marie Khémesse Ngom Ndiaye, ministre de la Santé. Cette initiative, bien qu’elle soit censée améliorer l’accès aux soins de santé dans la région, est éclipsée par les circonstances politiques tumultueuses dans lesquelles elle a été annoncée.

Cette polémique met en lumière les tensions et les rivalités qui peuvent entourer les décisions politiques, même celles qui sont destinées à améliorer les services essentiels comme la santé publique. Dans un contexte où la confiance dans les institutions politiques est déjà mise à rude épreuve, il est crucial que les décisions gouvernementales soient perçues comme étant prises dans l’intérêt public, et non comme des manoeuvres politiques opportunistes.

Covid-19 : Dr Mounir Dia Met en Garde Contre les Risques pour les Personnes à Risque Cardiovasculaire

Malgré la baisse des cas de Covid-19, le Dr Mounir Dia, cardiologue, attire l’attention sur les risques de complications pour les personnes à risque cardiovasculaire. Lors d’un forum communautaire sur la vaccination organisé par l’Association des journalistes en santé population et développement (AJSP) en partenariat avec Breakthrough Action, le Dr Dia a souligné l’importance de la vigilance pour cette population vulnérable.

Selon le Dr Dia, les personnes souffrant d’hypertension, de diabète, de cholestérol élevé et d’insuffisance rénale sont particulièrement exposées aux complications cardiovasculaires, y compris celles liées à la Covid-19. Il met en garde contre le risque accru de formes graves de la maladie chez ces patients, ainsi que chez les personnes âgées de plus de 60 ans.

Le cardiologue insiste sur la nécessité pour ces personnes à risque de prendre en charge leur pathologie de manière rigoureuse, de suivre les prescriptions médicales et de maintenir leurs rendez-vous médicaux. Il souligne également l’importance de la vaccination comme moyen efficace de prévention contre la Covid-19.

Le Dr Amadou Yeri Camara, Directeur régional de la santé de Sédhiou, renforce cet appel à la vigilance, soulignant que même si les cas de Covid-19 sont en baisse, la maladie reste présente et peut surprendre ceux qui souffrent de maladies chroniques. Il encourage la vaccination, en particulier pour les personnes âgées et celles présentant des comorbidités, qui ont été identifiées comme prioritaires dans la campagne de vaccination.

Il est crucial, selon les experts, que les personnes à risque cardiovasculaire intègrent la Covid-19 dans leur plan de gestion de la santé afin de prévenir les complications graves. Même si la maladie semble avoir diminué, il est impératif de rester vigilant et de prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter la propagation du virus.

Bignona : Renforcement du district sanitaire pour une meilleure prise en charge des patients

Le district sanitaire de Bignona a récemment bénéficié d’un important lot de matériel médical, marquant ainsi une étape significative dans l’amélioration des services de santé locaux. Parmi les équipements reçus figurent une dizaine d’appareils d’assistance respiratoire, un ajout crucial compte tenu du fait que l’hôpital ne disposait que d’un seul appareil auparavant. Cette acquisition devrait contribuer à réduire les pertes en vies humaines et à améliorer la qualité des soins médicaux dans la région.

L’initiative a été rendue possible grâce à la générosité et à la collaboration de l’abbé Bernard Diadjia Manga, curé de la paroisse Notre-Dame-de-Lourdes de Bignona, et de ses amis de l’association Sahel Rouergue Quercy d’Aveyron, partenaires de la paroisse. Le matériel médical a été officiellement remis en présence du maire Bacary Diatta et du préfet de Bignona Mamadou Khouma.

Le curé de la paroisse s’est réjoui de la contribution de ces équipements à l’amélioration de la prise en charge médicale, soulignant leur importance pour répondre aux besoins croissants de la population en matière de santé. Le maire de Bignona a exprimé sa gratitude envers l’abbé pour son rôle de médiateur et de soutien social au sein de la communauté, reconnaissant ainsi son impact positif sur le bien-être des habitants.

Le préfet de Bignona a également salué cette initiative et a exprimé sa reconnaissance envers l’abbé et ses partenaires pour leur contribution au renforcement du plateau technique du district sanitaire. Il a appelé le personnel médical à redoubler d’efforts pour que les habitants puissent bénéficier de soins de qualité sans avoir à se rendre à Ziguinchor. Le préfet a également plaidé en faveur des enfants du centre de réinsertion, soulignant l’importance d’apporter un soutien particulier à ces jeunes issus de milieux défavorisés.

Cette initiative illustre l’importance de la collaboration entre les autorités locales, les organisations caritatives et la société civile pour améliorer l’accès aux soins de santé et promouvoir le bien-être des populations les plus vulnérables. Elle témoigne également de l’engagement de la communauté à relever les défis en matière de santé et de développement social dans la région de Bignona.

7000 Agents de Santé de l’Hôpital Principal de Dakar Réclament le Paiement de Leurs Indemnités

Une situation de tension règne à l’hôpital principal de Dakar alors que près de 7000 agents de santé revendiquent le paiement de leurs indemnités, selon des informations relayées par la Rfm. Ces agents dénoncent le non-respect des engagements pris lors d’une rencontre tripartite impliquant l’ancien Premier ministre Amadou Bâ, le ministre de la Santé Marie Khemess Ngom Ndiaye et le ministre des Finances Mouhamadou Moustapha Ba.

Selon Abou Ba, coordinateur national des contractuels des établissements publics de santé, les indemnités de logement et les indemnités spéciales complémentaires accordées aux agents contractuels des établissements publics de santé depuis mai 2023 ne leur ont toujours pas été versées. Malgré le décaissement de fonds par le ministère des Finances et du Budget, l’argent n’a pas été transféré sur les comptes des agents, ce qui a suscité la frustration et l’incompréhension parmi le personnel.

Abou Ba a souligné le paradoxe selon lequel les fonds décaissés pour le paiement des indemnités ont été réintégrés dans le budget, malgré les attentes des agents de santé. Malgré les espoirs suscités par des rencontres entre les autorités gouvernementales et les centrales syndicales, aucune solution n’a été trouvée jusqu’à présent.

Face à cette impasse, les agents de santé envisagent de porter l’affaire devant les instances de contrôle compétentes. Ils appellent également le nouveau gouvernement à intervenir pour résoudre leurs problèmes, espérant que leurs doléances seront enfin prises en compte.

Abordant cette question lors du passage du ministre de la Santé devant l’Assemblée nationale en décembre dernier, le député Guy Marius Sagna avait déjà attiré l’attention sur cette situation. Les agents de santé espèrent que leur cause sera entendue et que des mesures seront prises pour répondre à leurs préoccupations légitimes.

Lutte contre la tuberculose au Sénégal : Le PNT détaille les actions pour mettre fin à la maladie

Le Programme national de lutte contre la tuberculose (PNT) au Sénégal a élaboré une série de recommandations visant à éradiquer cette maladie infectieuse dans le pays. À l’approche de la Journée mondiale de la tuberculose, célébrée le 24 mars, le PNT met en lumière les défis et les solutions pour faire reculer cette maladie qui continue de menacer la santé publique.

D’après les données de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’incidence de la tuberculose au Sénégal était de 112 cas pour 100 000 habitants en 2022, avec un total de 20 449 nouveaux cas et rechutes attendus. Actuellement, le système de santé sénégalais a déclaré un nombre total de 16 656 patients, avec une couverture de traitement atteignant 81%, un progrès significatif par rapport aux années précédentes.

Le PNT souligne que malgré ces avancées, des défis persistent. Pour poursuivre les progrès réalisés et atteindre les objectifs fixés par l’OMS, le programme met en avant plusieurs axes d’action :

1. Mobilisation des décideurs et des communautés : Le PNT insiste sur l’importance de mobiliser l’ensemble de la communauté, y compris les décideurs politiques, pour intensifier la lutte contre la tuberculose.

2. Investissements adéquats : Une augmentation des investissements est nécessaire pour renforcer les infrastructures de santé, améliorer l’accès aux services de dépistage et de traitement, ainsi que pour promouvoir la recherche et l’innovation dans le domaine de la lutte contre la tuberculose.

3. Approches innovantes : Le PNT encourage l’adoption d’approches novatrices pour détecter les cas manquants et améliorer le succès thérapeutique au-delà de 90%. Cela comprend l’extension de l’utilisation du test Xpert MTB en première intention à tous les centres de diagnostic de la tuberculose et l’intensification du dépistage actif des groupes à risque.

4. Prise en charge des populations vulnérables : Le PNT met l’accent sur la nécessité de mieux prendre en charge les populations vulnérables, notamment les enfants et les adolescents, en intégrant les droits du patient et le genre dans les interventions menées.

En conclusion, le Programme national de lutte contre la tuberculose souligne que la mobilisation collective, l’investissement adéquat et l’adoption d’approches innovantes sont essentiels pour mettre fin à la tuberculose au Sénégal. Il appelle à une action concertée de tous les acteurs impliqués dans la santé publique pour relever ce défi et garantir un avenir sans tuberculose pour tous.

Inauguration du nouveau service d’accueil des urgences au centre hospitalier régional de Thiès !

Madame le Ministre de la Santé et de l’Action sociale, Dr Marie Khemesse Ngom NDIAYE, a marqué de son empreinte ce jeudi une étape majeure dans le domaine de la santé au Sénégal, en inaugurant le Service d’Accueil des Urgences (SAU) entièrement réhabilité et agrandi au Centre Hospitalier Régional de Thiès.

Cet événement revêt une importance capitale alors que la demande de soins médicaux ne cesse de croître dans la région. Le SAU dispose désormais de 30 lits équipés, d’une salle d’accueil dédiée aux urgences vitales, ainsi que de salles opératoires et de réanimation. Ces nouvelles installations permettront au centre hospitalier de gérer efficacement toutes les urgences médicales et chirurgicales, et d’offrir des soins de qualité aux patients.

La réhabilitation et l’extension du SAU, d’une valeur de 800 000 000 FCFA, ont été entièrement financées par le Ministère de la Santé dans le cadre du plan d’amélioration de la prise en charge des urgences au Sénégal pour la période 2022-2026. Cette initiative démontre l’engagement du gouvernement envers l’amélioration des infrastructures de santé et l’accessibilité aux soins médicaux de qualité dans tout le pays.

Par ailleurs, lors de cette cérémonie, le Ministre a lancé la mise en œuvre de la comptabilité analytique dans les hôpitaux, une étape essentielle pour tous les établissements de santé. Cette démarche vise à améliorer la gestion financière et la qualité des soins médicaux en permettant une meilleure allocation des ressources et une plus grande transparence dans la gestion des budgets hospitaliers.

D’ici la fin de l’année 2024, tous les Établissements Publics de Santé seront impliqués dans ce processus, marquant ainsi une nouvelle ère dans la gestion des services de santé au Sénégal. Cette initiative renforce l’engagement du gouvernement envers l’amélioration continue de la qualité des soins de santé et la promotion du bien-être de tous les citoyens.

Sénégal : Mobilisation record de plus de 700 millions CFA par les entreprises pour la lutte contre le paludisme

Six entreprises s’unissent autour de l’initiative « Zéro Palu ! Les entreprises s’engagent » pour mobiliser plus de 700 millions de francs CFA en vue de soutenir la lutte contre le paludisme au Sénégal. Cette mobilisation vise à combler les lacunes de financement nécessaires à la mise en œuvre du plan stratégique national de lutte contre le paludisme, selon les informations fournies par la directrice des programmes de Speak Up Africa, l’ONG en charge de cette initiative.

Après quatre années d’efforts concertés, cette initiative a permis de rassembler 710 millions de francs CFA sous forme de contributions en nature, grâce à l’engagement de six entreprises du secteur privé : Canal+ Sénégal, Icons, Managem, Papy vélos, Sesa technology et Nogamines, a déclaré le Dr Astou Fall lors de la cérémonie de clôture.

Ces fonds ont été utilisés pour diverses actions, notamment des dons de vélos aux dispensateurs de soins à domicile, ainsi que des distributions de moustiquaires imprégnées aux populations vulnérables telles que les femmes enceintes, les enfants talibés et les enfants vivant avec un handicap, a précisé le directeur général de Ecobank Sénégal, Said Yallou.

Le coordonnateur du programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), le Dr Doudou Sène, a salué cet engagement des entreprises aux côtés du ministère de la Santé pour combler le déficit de financement de la lutte contre le paludisme.

« Le Sénégal s’est fixé l’objectif ambitieux d’éliminer le paludisme d’ici 2030 », a souligné M. Sène lors de la cérémonie de clôture, reconnaissant les défis auxquels le pays est confronté dans la mise en œuvre des stratégies nationales de lutte contre cette maladie.

Malgré les contributions des partenaires traditionnels, l’initiative « Zéro Palu ! Les entreprises s’engagent » a joué un rôle crucial en comblant une partie du déficit de financement nécessaire pour atteindre les objectifs de la stratégie nationale de lutte contre le paludisme, a conclu le coordonnateur du PNLP.

Affaire du Faux Dentiste à Guédiawaye : Les mises en garde cruciales de l’Ordre des Chirurgiens-Dentistes

Le commissariat central de Guédiawaye a récemment démêlé un réseau clandestin suite à l’arrestation d’un individu se faisant passer pour un dentiste. Une révélation qui a suscité l’inquiétude de l’Ordre national des chirurgiens-dentistes du Sénégal, mettant en lumière des pratiques illégales dans le domaine de la santé dentaire.

Selon les informations relayées par Seneweb, le « faux dentiste » utilisait le cachet de son défunt père pour exercer ses consultations, et les autorités ont promptement démantelé son cabinet paramédical clandestin. Cependant, une révélation supplémentaire de l’Ordre des chirurgiens-dentistes souligne que même le père, dont le cachet était utilisé frauduleusement, n’était pas un chirurgien-dentiste légalement qualifié.

La présidente de l’Ordre, Dr Myriam Thérèse Arlette Dia Ntab, a clarifié que le père ne répondait pas aux critères pour exercer en tant que chirurgien-dentiste, évoquant plutôt l’existence d’un cabinet paramédical. Elle a souligné que de tels établissements sont généralement privés et dirigés par des infirmiers, avec des limites clairement définies par un arrêté ministériel.

La santé dentaire, selon l’Ordre des chirurgiens-dentistes, est une composante distincte de notre système de santé, nécessitant des praticiens qualifiés et agréés. Les cabinets dentaires privés doivent être dirigés par des chirurgiens-dentistes, et bien que des techniciens supérieurs en odontologie puissent assister ces professionnels dans les structures de santé publique, ils ne sont pas autorisés à ouvrir des cabinets privés.

Le secrétaire général de l’Ordre, le Dr Ibrahima Guèye, a souligné le défi que représente le déficit de spécialistes, incitant parfois des individus à ouvrir des cabinets dentaires sans les qualifications nécessaires. Il a appelé à une coordination accrue entre le ministère et l’Ordre pour réguler ce problème, soulignant que la loi est claire : seul un diplômé peut exercer la profession.

Enfin, la trésorière adjointe de l’Ordre, le Dr Awa Diouf, a souligné la demande croissante de soins dentaires et la nécessité d’une compréhension claire des rôles des techniciens supérieurs. Ces derniers, bien que nécessaires dans le système de santé publique, ne peuvent ouvrir de cabinets privés et sont limités dans les soins qu’ils peuvent fournir.

Cette affaire met en lumière les lacunes dans le secteur dentaire et souligne l’importance de réglementations strictes pour garantir la sécurité des patients et la légalité des praticiens. L’Ordre des chirurgiens-dentistes appelle à une vigilance accrue et à une collaboration étroite entre les autorités et la profession pour garantir la qualité des soins dentaires au Sénégal.

AIIDA milite pour l’intégration des dangers de la dépigmentation dans les programmes scolaires au Sénégal

L’Association internationale d’information sur la dépigmentation artificielle (AIIDA) œuvre activement pour sensibiliser sur les dangers de la dépigmentation volontaire et cherche à intégrer cette problématique dans le système éducatif sénégalais. Cette initiative vise à sensibiliser les élèves aux risques associés à la pratique de la dépigmentation artificielle, une tendance de plus en plus répandue chez les jeunes.

La dermatologue et vénérologue, le Dr Awa Fall Guèye, responsable au sein de l’AIIDA, a souligné l’importance de tisser des partenariats avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale pour intégrer ces informations dans les programmes éducatifs. L’objectif est de permettre aux élèves de comprendre les risques liés à la dépigmentation volontaire et d’encourager des pratiques saines en matière de soins de la peau.

Le constat de plus en plus fréquent de jeunes filles et garçons s’adonnant à la dépigmentation volontaire a motivé cette démarche. Le phénomène est souvent lié à des aspirations sociales et à un désir d’être identifié parmi leurs pairs. Dr Awa Fall Guèye a souligné que la dépigmentation volontaire, impliquant des procédés chimiques ou physiques visant à éclaircir la peau, entraîne des complications médicales telles que le cancer cutané, la toxidermie et l’acné.

Lors d’une table ronde organisée par le Musée des civilisations noires, des experts, universitaires, psychologues, historiens et religieux ont discuté du thème « La couleur de peau et l’estime de soi : le cas de la dépigmentation volontaire ». La représentante de l’AIIDA a profité de l’occasion pour lancer un appel aux autorités étatiques, soulignant la nécessité d’un accompagnement et d’une implication gouvernementale pour lutter efficacement contre la dépigmentation volontaire au Sénégal.

Sénégal : Alerte sur la prévalence croissante des maladies rénales et l’urgence de soins

Le Sénégal fait face à une situation alarmante avec une prévalence croissante des maladies rénales, un problème de santé publique qui affecte déjà 1092 patients pris en charge, tandis que plus de 2500 personnes attendent des soins appropriés. Les maladies telles que le diabète, l’hypertension et les affections cardiovasculaires, reconnues comme des facteurs de risque majeurs, contribuent à cette crise sanitaire. Cette alerte a été émise par Moussa Sam Daff, le directeur général de l’hôpital Dalal Jamm, lors d’un atelier dédié à la dialyse péritonéale.

Les chiffres présentés par M. Daff mettent en lumière la gravité de la situation : environ un adulte sur dix est touché par une pathologie rénale à l’échelle mondiale, tandis qu’au Sénégal, le taux de prévalence est estimé à 4,9 %. La capacité actuelle de traitement du pays ne parvient pas à répondre à la demande croissante, avec 1092 patients en traitement par dialyse début 2020 et seulement 32 centres spécialisés disponibles.

L’année 2023 a été marquée par 515 nouvelles admissions à l’hôpital Dalal Jamm, comprenant 1698 séances d’hémodialyse et 106 biopsies rénales, selon les données fournies par le Pr Abdou Niang, chef de la néphrologie de l’établissement. Ces chiffres soulignent l’ampleur du défi auquel est confronté le système de santé sénégalais.

Face à cette urgence sanitaire, la formation continue des néphrologues sénégalais est devenue une priorité. Cela vise à alléger la charge de travail des chirurgiens et à renforcer la capacité du pays à faire face à la prévalence croissante des maladies rénales. Bakary Demba SY souligne l’importance de cette mesure pour améliorer l’efficacité des soins et répondre de manière plus adaptée à cette crise de la santé publique.

L’alerte lancée par les responsables de la santé au Sénégal met en évidence la nécessité d’une action immédiate pour faire face à la prévalence croissante des maladies rénales. La formation des professionnels de la santé, l’amélioration de l’accès aux soins et le renforcement des capacités sont autant de mesures essentielles pour atténuer l’impact de cette crise sur la population sénégalaise.

Un symbole d’espoir : Une ambulance toute neuve pour la commune de Kothiary

Une lueur d’espoir brille sur la commune de Kothiary, située près de Tambacounda, au Sénégal, alors qu’une ambulance toute neuve a été officiellement remise au poste de santé local ce samedi. Pour une population qui a attendu patiemment pendant trois longues années, cet événement représente un tournant crucial, comblant un vide essentiel dans les services de santé de la région. Le maire, Ismaïla Kaba, n’a pas caché sa satisfaction lors de la cérémonie de remise de l’ambulance, exprimant son soulagement et sa gratitude : « Je suis un homme comblé. Et je pourrais dorénavant dormir les poings fermés. »

Cette ambulance est perçue comme un espoir tangible pour la communauté locale, confrontée à des défis sanitaires amplifiés par l’absence d’un tel véhicule. Les évacuations médicales étaient difficiles et les infrastructures inadéquates, mais désormais, avec l’arrivée de cette ambulance, une solution concrète est enfin à portée de main. Le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma) a joué un rôle essentiel dans l’acquisition de cet équipement vital.

Les responsables de la santé, notamment le médecin-chef du district de Goudiry et le Sous-préfet de l’arrondissement de Kothiary, ont souligné l’impact positif que cette ambulance aura sur la prise en charge médicale de la population locale. Cependant, ils ont également insisté sur l’importance d’un entretien régulier et d’une utilisation appropriée de ce véhicule pour en garantir l’efficacité à long terme.

En résumé, l’arrivée de cette ambulance à Kothiary représente bien plus qu’un simple véhicule médical. C’est un symbole d’espoir et de progrès pour une communauté qui mérite des services de santé dignes et accessibles.

Hommage à Lomé : Les contributeurs de la campagne « Zéro Palu ! Les entreprises s’engagent » salués pour leur générosité

Des entrepreneurs et des représentants gouvernementaux de plusieurs pays africains se sont réunis à Lomé pour honorer les entreprises ayant apporté une contribution significative à la campagne « Zéro Palu ! Les entreprises s’engagent ». Cette initiative, visant à lutter contre le paludisme, a réuni des fonds considérables pour soutenir les efforts de prévention et de traitement de cette maladie dévastatrice.

Neuf entreprises ont été spécialement reconnues pour leurs contributions, qui se chiffrent à environ 6 millions de dollars US, soit près de 3,6 milliards de francs CFA, entre 2021 et 2024. Parmi les contributeurs distingués figurent le député béninois Aké Natondé, le président de « Malaria Free Uganda » Kenneth Mugisha, ainsi que le directeur d' »Anglogold Ashanti Malaria » au Ghana, Samuel Asiedu Agyei.

Malgré les efforts mondiaux pour réduire l’incidence du paludisme, cette maladie reste un problème majeur en Afrique subsaharienne, où 94% des cas sont recensés. Le paludisme représente également un fardeau économique important, pouvant réduire le PIB de certains pays africains jusqu’à 1,3%. Par conséquent, la participation du secteur privé est cruciale pour soutenir les objectifs nationaux de lutte contre le paludisme et mobiliser des ressources supplémentaires.

Initiée en 2020 par le groupe Ecobank et le Partenariat Roll Back Malaria (RBM), la campagne « Zéro Palu ! Les entreprises s’engagent » a permis de mobiliser 6 millions de dollars en contributions financières et en nature. Plus de soixante entreprises africaines se sont engagées dans cette initiative, apportant leur expertise pour renforcer la priorisation du paludisme et sensibiliser les décideurs politiques.

La cérémonie organisée à Lomé marque la clôture de la phase pilote de l’initiative « Zéro Palu ! Les entreprises s’engagent ». Les leçons tirées de cette phase permettront de documenter l’impact social de l’engagement du secteur privé dans la lutte contre le paludisme. Lancée en 2014 au Sénégal, cette initiative continue de mobiliser des ressources et de sensibiliser la population à l’importance de combattre cette maladie mortelle.

Situation critique à l’Hôpital Roi Baudouin de Guédiawaye : Les insuffisants rénaux en danger

Depuis un mois, les patients insuffisants rénaux de l’Hôpital Roi Baudouin de Guédiawaye sont privés de leurs séances de dialyse, une situation alarmante qui met leur vie en péril. En outre, les kits nécessaires à ces traitements vitaux font cruellement défaut, aggravant encore la détresse des malades.

L’association des insuffisants rénaux de Guédiawaye lance un cri d’alarme et en appelle au ministre de la Santé ainsi qu’au chef de l’État pour intervenir de toute urgence. Le secrétaire général de l’association, Cheikh Ibra Bop, exprime la gravité de la situation en soulignant que l’absence de matériel met en danger la vie des patients, pour qui la dialyse est une nécessité vitale.

« Actuellement, nous sommes confrontés à un problème de matériel. Ce problème est récurrent depuis le mois de décembre et un dialysé qui ne fait pas la Dialyse est en sursis de vie », explique-t-il, mettant en lumière l’urgence de la situation. Il souligne également l’impuissance du directeur de l’hôpital à résoudre ce problème crucial.

Les patients, quant à eux, vivent dans l’angoisse constante de ne pas pouvoir recevoir leur traitement vital. « Depuis 4 heures du matin, nous sommes là, nous ne pouvons pas faire la dialyse et Dieu seul sait si les malades vont tenir jusqu’à demain », témoigne l’un des patients, lançant un appel désespéré aux autorités pour une résolution immédiate de cette crise sanitaire.

Face à cette situation critique, l’association des insuffisants rénaux de Guédiawaye demande une intervention rapide et efficace des autorités compétentes afin de sauver des vies et de garantir l’accès à des soins de santé essentiels pour tous.

Santé au Sénégal : Le SAMES dévoile un plan d’action contre la fuite des cerveaux

Parmi les points clés abordés par le plan d’action figurent la revendication de salaires plus décents, de meilleures conditions de travail et une reconnaissance accrue de la part des autorités envers les professionnels de la santé. Le SAMES souligne également la nécessité d’offrir des mesures incitatives pour encourager les médecins à rester dans le pays et à contribuer au système de santé national.

Par ailleurs, le SAMES met l’accent sur l’importance de lutter contre la fuite des cerveaux, soulignant que le maintien des médecins qualifiés au Sénégal est essentiel pour garantir un accès équitable aux soins de santé pour tous les citoyens. Le syndicat appelle donc le gouvernement à prendre des mesures immédiates pour remédier à cette situation et à reconnaître le rôle crucial des professionnels de la santé dans le développement du pays.

En conclusion, le plan d’action du SAMES témoigne de l’engagement des professionnels de la santé au Sénégal à défendre leurs droits et à œuvrer pour un système de santé plus juste et plus efficace. Il appelle à une collaboration étroite entre le gouvernement, les professionnels de la santé et la société civile pour relever les défis actuels et assurer un avenir meilleur pour la santé au Sénégal.

Grève de 48 Heures décrétée par le SAMES : Paralysie du système sanitaire prévue les 5 et 6 Février 2024″

Le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (SAMES) a annoncé une grève de 48 heures, prévue du 5 au 6 février 2024. Cette décision vise à protester contre certaines conditions de travail et à faire entendre les revendications des professionnels de la santé.

Pendant cette période, les médecins prévoient de boycotter leurs activités habituelles, entraînant une paralysie du système sanitaire. Les interventions médicales telles que la chirurgie, les livraisons de médicaments, les séminaires, les supervisions, et autres seront déprogrammées. Toutefois, le SAMES assure que seules les urgences seront prises en compte pendant la grève.

Cette action vise à attirer l’attention sur les préoccupations des médecins et à exiger des améliorations significatives dans leurs conditions de travail. La grève de 48 heures aura un impact sur les services de santé, et les professionnels de la santé espèrent ainsi faire pression pour obtenir des réponses satisfaisantes à leurs revendications. Restez informés pour suivre l’évolution de la situation dans le secteur de la santé au Sénégal.

SENEGAL-SANTE-PERSPECTIVES / Étude pour la prévention du pied Diabétique : Une approche innovante en vue

Une étude menée par le ministère de la Santé et de l’Action sociale du Sénégal, impliquant 450 patients diabétiques, met en lumière l’importance de la sensibilisation et des mesures préventives dans le cadre d’un projet de recherche sur l’évaluation des facteurs de risque podologique liés au pied diabétique.

Le projet a pour objectif ultime de développer un modèle de prise en charge novateur des patients diabétiques au Sénégal. Sa première phase a ciblé des patients du centre anti-diabète Marc Sankalé de l’hôpital Abbas Ndao (Dakar) et du centre de prise en charge des diabétiques de Kaolack.

Le Professeur Anna Sarr, intervenant lors d’une cérémonie de réception d’équipements médicaux d’une valeur de 40 millions de francs CFA dans le cadre de ce projet, a souligné l’importance de l’étude dans l’harmonisation et la décentralisation de la prise en charge. Elle espère que cela permettra aux patients de ne plus parcourir des centaines de kilomètres pour recevoir des soins à Dakar.

Les résultats de cette étude, de type descriptif et multicentrique, marquent une étape cruciale dans la prise en charge précoce du diabète, en se basant sur un bilan vasculaire du membre inférieur. La prévention, selon la praticienne, implique la sensibilisation aux mesures préventives pour éviter les lésions au niveau du pied.

Ce projet, initié par le ministère de la Santé et soutenu par LuxDev, l’agence luxembourgeoise pour la coopération au développement, vise à dresser un état des lieux des lésions du pied dans deux centres, Marc Sankalé et le centre régional El Hadj Ibrahima Niass de Kaolack. La première phase, qui a inclus 450 patients, s’est concentrée sur l’évaluation de l’état des pieds sans lésion.

Vers une surveillance intégrée de la Santé : les stratégies Post-COVID dévoilées

En réponse aux défis complexes de gestion de la pandémie de COVID-19, le Sénégal a annoncé la mise en place d’un nouveau plan stratégique de surveillance intégrée des maladies et de riposte, couvrant la période 2023-2027.

La table ronde présidée par le Dr. Mamadou Ndiaye, Directeur de la Prévention, a révélé les grandes lignes de ce plan ambitieux. Soulignant l’importance cruciale de tirer des enseignements de la pandémie de COVID-19, le Dr. Chimère Diaw, représentant de l’OMS au Sénégal, a insisté sur la nécessité d’une réponse proactive aux défis de santé publique futurs.

Le nouveau plan vise à intégrer divers secteurs afin de renforcer la surveillance des maladies et d’intervenir de manière plus efficace. Les autorités sanitaires sénégalaises mettent l’accent sur l’intégration des leçons apprises de la pandémie pour renforcer la résilience du système de santé et assurer le bien-être de la population.

La collaboration entre le Ministère de la Santé et ses partenaires joue un rôle essentiel dans l’élaboration de ce plan stratégique. Les connaissances acquises lors des récents événements sanitaires, en particulier la pandémie de COVID-19, guideront la création d’un cadre de surveillance robuste et adapté à l’évolution des besoins de santé publique.

Cette approche anticipative, basée sur la collaboration et une vision stratégique, ouvre la voie à une préparation renforcée et à une réponse résiliente face aux défis futurs dans le paysage post-pandémique.

Vers une révolution numérique dans le secteur de la Santé au Sénégal : Signature d’une convention entre le MSAS et SENUM SA

Le Sénégal s’engage résolument vers l’avenir de la santé numérique avec la signature d’une convention cadre entre le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale (MSAS) et SENUM SA, marquant ainsi une étape cruciale vers l’intégration des technologies de l’information dans le secteur de la santé.

L’accord, signé récemment, vise à établir les bases d’une collaboration fructueuse entre le gouvernement sénégalais et SENUM SA, une entreprise spécialisée dans les solutions numériques. L’objectif principal de cette alliance est de promouvoir la santé numérique et de créer un écosystème intégré qui améliorera l’efficacité des services de santé dans le pays.

Le Ministre de la Santé et de l’Action Sociale a souligné l’importance stratégique de cette initiative pour moderniser le système de santé sénégalais. « La santé numérique représente une opportunité exceptionnelle d’optimiser la prestation des soins de santé, d’améliorer la gestion des données médicales et de renforcer la connectivité entre les différents acteurs du secteur de la santé », a-t-il déclaré lors de la cérémonie de signature.

Le partenariat entre le MSAS et SENUM SA s’articulera autour de plusieurs axes majeurs, notamment :

Gestion Électronique des Dossiers Médicaux : La mise en place d’un système de gestion électronique des dossiers médicaux permettra aux professionnels de la santé d’accéder rapidement et efficacement aux informations médicales des patients, facilitant ainsi le suivi des traitements et des antécédents médicaux.

Télémédecine : L’intégration de solutions de télémédecine permettra de désenclaver les zones éloignées en offrant des consultations médicales à distance. Cela contribuera à garantir un accès équitable aux soins de santé à l’ensemble de la population.

Systèmes d’Information Sanitaire : Le renforcement des systèmes d’information sanitaire favorisera la collecte, l’analyse et la gestion efficace des données de santé, facilitant ainsi la prise de décisions éclairées et la planification stratégique.

Formation et Sensibilisation : Des programmes de formation seront mis en place pour familiariser les professionnels de la santé avec les nouvelles technologies et assurer une transition en douceur vers la santé numérique.

Le Sénégal célèbre la journée internationale de lutte contre les Maladies Tropicales Négligées (MTN)

La célébration de cette journée offre une opportunité symbolique de faire le point sur les progrès réalisés, tout en constituant un moment propice pour plaider en faveur d’efforts accrus et renforcer la mobilisation en vue de préserver les avancées enregistrées. Il s’agit également d’une occasion de réaffirmer la volonté du gouvernement, de la communauté et des partenaires de collaborer pour lutter contre les inégalités à l’origine des MTN et de réaliser des investissements significatifs et durables pour soulager les personnes touchées.

Les Maladies Tropicales Négligées sont reconnues comme des problèmes nécessitant une action mondiale en vertu de la cible ODD 3.3 des Nations Unies, appelant à « mettre fin à l’épidémie de SIDA, à la tuberculose, au paludisme et aux maladies tropicales négligées » d’ici 2030. La réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) est étroitement liée à la réussite des objectifs concernant les maladies tropicales négligées.

Le Sénégal est endémique à 14 MTN, couvrant des domaines allant de la chimio-prévention à la prise en charge au cas par cas. Ces maladies ont des répercussions graves telles que la stérilité, le cancer de la vessie, la cécité, les lymphœdèmes, l’hydrocèle, des glomérulonéphrites, une insuffisance rénale, et même la mortalité.

Le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale, aligné sur la vision du Président de la République visant à améliorer les services de santé, s’est engagé à lutter de manière durable contre les maladies tropicales négligées. Les efforts déployés pour contrôler et éliminer ces maladies intensifient, avec un engagement politique fort pour éradiquer les MTN d’ici 2030, conformément aux Objectifs de Développement Durable.

Suppression énigmatique d’un post par le député Cheikh Oumar Sy: révélations ou anticipations, Que nous cache -t-il?

Le député Cheikh Oumar Sy, acteur politique sénégalais, se trouve au centre de controverses suite à une publication énigmatique sur Facebook, rapidement supprimée après quelques minutes de mise en ligne. La publication, initialement titrée « Après l’acte 1 raté du report par les ‘Recalés’, L’Acte 2 du report à travers un scandale présumé de corruption au niveau du Conseil Constitutionnel », a soulevé des questions sur les intentions et les préoccupations du député.


Le message, bien que fugace, a suscité l’attention de nombreux internautes et a conduit à des spéculations sur les possibles révélations ou anticipations de Cheikh Oumar Sy concernant des événements politiques à venir. Dans la publication, des allégations de manœuvres cousues de fil blanc à l’Assemblée nationale sont évoquées, avec une mise en garde contre des conclusions déjà préparées pour une commission d’enquête parlementaire.


La question centrale qui se pose est la raison pour laquelle le député a choisi de supprimer rapidement cette publication. Les raisons derrière cette action demeurent inconnues, mais cela a conduit à une augmentation des interrogations et des spéculations parmi le public.


Les allégations de manœuvres politiques à l’Assemblée nationale suggèrent une situation tendue au sein du paysage politique sénégalais. Les déclarations selon lesquelles des conclusions de la commission d’enquête parlementaire sont déjà ficelées soulèvent des inquiétudes quant à la transparence et à l’équité du processus en cours.


Il est important de noter que ces informations sont basées sur une publication éphémère sur les réseaux sociaux et nécessitent une vérification auprès de sources officielles et de médias locaux pour obtenir une image plus précise et complète de la situation.


Dans ce climat politique incertain, il est crucial de suivre de près les développements ultérieurs, en gardant à l’esprit la nécessité d’une information fiable et vérifiée pour comprendre pleinement les enjeux et les implications de ces événements

APIX- SA renforce la sécurité des agents de Santé avec un don de 730 000 lunettes de protection

Dans le cadre de sa Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE), APIX- SA, l’Agence de Promotion des Investissements et des Grands Travaux, a récemment fait un geste significatif en offrant un don de 730 000 pièces de lunettes de protection au Ministère de la Santé de l’Action Sociale du Sénégal. Ce don, d’une valeur estimée à 600 millions, vise à renforcer la sécurité des agents de santé confrontés aux risques de contamination.

Cérémonie de Réception et Remerciements :

La cérémonie de réception de ce don a été présidée par le Dr Habibou Ndiaye, Secrétaire Général au nom de Madame le Ministre, le Dr Marie Khemesse Ngom Ndiaye. Le Secrétaire Général a exprimé sa gratitude envers APIX- SA, soulignant l’importance capitale de ce geste pour la sécurité des agents de santé. Il a particulièrement remercié Monsieur Abdoulaye Baldé, Directeur Général de APIX- SA, ainsi que toute son équipe, pour leur contribution précieuse.

Un Engagement envers la Sécurité des Agents de Santé :

Le don de 730 000 lunettes de protection répond à la préoccupation majeure du Président de la République et représente une priorité pour le Ministère de la Santé. Face aux risques de contamination, il est crucial que les agents de santé disposent d’équipements adéquats pour agir en toute sécurité, protégeant ainsi non seulement eux-mêmes, mais aussi leurs familles, les patients et la communauté.

Distribution au Niveau Régional :

Les lunettes de protection seront réparties entre les différentes Directions Régionales de la Santé (DRS). Ces dernières auront la responsabilité de les distribuer aux structures relevant de leur compétence respective. Il est essentiel que les DRS veillent à une utilisation judicieuse de ces équipements, en conformité avec les normes et protocoles en matière d’équipement de protection individuelle.

Contribution à la Santé Publique et Développement Durable :

En plus de ce don spécifique, APIX- SA reconnaît l’importance cruciale de la santé publique dans le développement durable de la nation sénégalaise. Cet engagement envers la sécurité des agents de santé reflète l’alignement d’APIX- SA sur les priorités nationales en matière de santé et démontre sa volonté de contribuer de manière significative au bien-être de la population.

APIX- SA, à travers ce don généreux, témoigne de son engagement envers la santé publique et la sécurité des agents de santé. En renforçant les capacités de protection des professionnels de la santé, APIX- SA contribue activement aux efforts nationaux visant à lutter contre la propagation des infections, assurant ainsi un environnement plus sûr pour tous.

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