Baccalauréat 2025 – Triche à Sicap Mbao : deux candidats pris avec leurs téléphones… dans le slip

Dans un climat d’extrême vigilance autour des fraudes au baccalauréat, deux candidats du centre de Diamaguène-Sicap Mbao ont repoussé les limites de l’ingéniosité en cachant leur téléphone… dans leur sous-vêtement. Un stratagème risqué qui a vite tourné court, trahi par le silence pesant et la colère de leurs camarades de salle.

Les faits se sont produits lors de la deuxième journée des épreuves du baccalauréat 2025. M.L.S (26 ans) et M.D (23 ans), tous deux candidats, avaient installé sur leur téléphone une application de correction automatique permettant d’obtenir les corrigés d’épreuves téléchargées au préalable. Conscients de l’interdiction stricte d’introduire des téléphones dans les salles, ils ont choisi une cachette aussi surprenante que compromettante : leur slip.

Espérant échapper à la vigilance des surveillants, ils ont cependant sous-estimé la conscience morale de certains de leurs camarades. C’est en effet l’indignation silencieuse dans la salle qui a mis la puce à l’oreille du président du jury.

Selon L’Observateur, c’est une ambiance tendue et des regards réprobateurs qui ont attiré l’attention du président. Ce dernier, interrompant l’épreuve de français, décide de réitérer les consignes et lance un appel inhabituel : « Que ceux qui, par mégarde, ont introduit un téléphone se signalent. »

Silence total. Décidé à faire la lumière sur ce malaise ambiant, le président ordonne une fouille ciblée. M.L.S est le premier à être découvert, son téléphone soigneusement dissimulé dans ses sous-vêtements. Confronté, il craque immédiatement et révèle l’identité de son complice, M.D, chez qui un appareil similaire est retrouvé, connecté à la même application frauduleuse.

Les deux jeunes hommes ont été exclus sur-le-champ et conduits sous escorte policière au commissariat de Sicap Mbao. Ils ont été ensuite déférés au parquet. En plus de l’annulation immédiate de leur candidature au baccalauréat, ils risquent désormais des poursuites judiciaires pour fraude et atteinte à l’intégrité du concours.

Cet incident, aussi insolite que révélateur, remet en lumière la sophistication croissante des méthodes de triche, mais aussi l’importance d’un climat d’intégrité au sein des centres d’examen. L’attitude exemplaire des autres candidats, dont la désapprobation a été décisive, témoigne d’une volonté collective de préserver l’égalité des chances.

Baccalauréat technique 2025 : le taux de réussite chute à 69 % contre 75 % en 2024

Les résultats définitifs du baccalauréat technique 2025 confirment une baisse notable des performances par rapport à l’année précédente. Selon les chiffres communiqués ce mercredi par Mame Diarra Diop, directrice générale de la Formation professionnelle et technique (DGFPT), le taux global de réussite s’établit à 69,37 %. Ce chiffre contraste avec celui de l’édition 2024, où près de 75 % des candidats avaient décroché le précieux sésame.

Pour cette session, 3 446 candidats étaient inscrits, parmi lesquels 3 366 se sont effectivement présentés aux épreuves. À l’issue du premier tour, 1 302 candidats ont été déclarés admis d’office, soit un taux de réussite de 38,57 %. Parmi ces nouveaux bacheliers, 356 ont obtenu une mention, illustrant malgré tout une certaine qualité dans les résultats de la première phase.

En ce qui concerne les épreuves du second groupe, 1 196 candidats ont été autorisés à concourir, ce qui représente un taux de 35,43 %. À l’issue de cette étape décisive, 1 040 candidats supplémentaires ont été déclarés admis, dont 618 filles et 422 garçons.

En additionnant les deux tours, le total des admis s’élève à 2 342 sur les 3 366 candidats effectivement présents, ce qui fixe le taux global à 69,37 %. Mame Diarra Diop a souligné que cette baisse interroge et devrait faire l’objet d’analyses approfondies afin d’identifier les facteurs ayant pesé sur le niveau de réussite.

La directrice générale a insisté sur la nécessité d’un suivi accru et d’un accompagnement pédagogique renforcé pour redresser la tendance dès les prochaines sessions. Elle a également rappelé que l’enseignement technique constitue un levier stratégique pour l’employabilité des jeunes et le développement économique du pays, d’où l’importance de maintenir des standards élevés de réussite.

Cette diminution du taux global de réussite au baccalauréat technique 2025 marque un coup d’arrêt après plusieurs années d’amélioration progressive. Les autorités éducatives se disent toutefois déterminées à corriger les insuffisances et à renforcer les dispositifs de préparation des candidats.

Tricherie au baccalauréat à Salikégné : trois candidats exclus pour usage de téléphone portable

L’édition 2025 du baccalauréat au Sénégal connaît déjà ses premiers cas de fraude, illustrant la persistance des tentatives de contournement des règles malgré les dispositifs de surveillance renforcés. À Salikégné, localité située dans le département de Kolda, trois candidats ont été pris en flagrant délit de tricherie au centre d’examen installé au lycée de la commune.

Les faits se sont produits au sein du jury 1321. Selon les informations confirmées par le président du jury, Dr Assane Seck, le premier incident a eu lieu au cours de l’épreuve de philosophie. Un des candidats, muni de son téléphone portable, tentait de consulter des contenus en rapport avec le sujet lorsque sa manœuvre a été découverte par un surveillant. Alerté, le président du jury s’est immédiatement rendu dans la salle pour constater l’infraction.

Quelques heures plus tard, au moment des épreuves de langue vivante 1, deux autres candidats ont également été surpris, chacun avec un téléphone portable dissimulé sur eux. Les surveillants, particulièrement vigilants après le premier cas détecté, ont pu identifier les fraudeurs avant qu’ils n’aient le temps d’utiliser leurs appareils pour tricher.

Face à ces violations graves du règlement, les autorités du centre d’examen n’ont pas tergiversé. Les trois candidats ont été exclus sur-le-champ du centre, conformément aux dispositions réglementaires de l’Office du Baccalauréat qui prévoient la radiation immédiate des auteurs de fraude. Dans le rapport transmis au niveau central, le président du jury a dressé un compte rendu détaillé des circonstances et des objets saisis.

Le chef du centre, qui est également proviseur du lycée de Salikégné, a informé les forces de sécurité locales afin d’envisager les suites pénales que pourraient encourir les mis en cause. Ces exclusions rappellent la fermeté avec laquelle les autorités éducatives ont décidé de traiter cette année toute tentative de fraude. L’interdiction stricte de l’utilisation de téléphones portables dans les salles d’examen fait partie des mesures phares mises en place pour préserver l’intégrité et la crédibilité de cet examen national.

Ces incidents à Salikégné illustrent les difficultés persistantes auxquelles les autorités font face dans leur lutte contre la tricherie, malgré les campagnes de sensibilisation et le renforcement des contrôles. Ils constituent aussi un avertissement aux autres candidats tentés de recourir à des moyens illicites dans l’espoir de décrocher le précieux sésame.

Kaolack / Éducation : La tournée traditionnelle de visite des centres d’examen du baccalauréat

Comme chaque année, à l’occasion du baccalauréat, les autorités éducatives ont effectué leur tournée traditionnelle de visite des centres d’examen. Ce moment, à la fois symbolique et stratégique, vise à s’enquérir du bon déroulement des épreuves et à encourager les candidats.

« Nous venons de boucler la tournée traditionnelle des centres d’examen du baccalauréat, session 2025. Nous avons visité quatre centres : Pie XI, le lycée Valdiodio Ndiaye, le lycée mixte de Ngane Saër et le lycée de Koutal. De manière générale, nous sommes satisfaits du déroulement des épreuves. Aucun incident n’a été signalé dans l’ensemble des centres visités », a souligné Mamadou Habib Camara, adjoint au gouverneur chargé du développement.

Pour sa part, l’inspecteur d’académie de Kaolack, Samba Diakhaté, a salué le bon démarrage des épreuves :

« Comme l’a rappelé M. le gouverneur, aucun incident n’a été signalé, bien que quelques absences aient été enregistrées du côté des candidats. Il faut rappeler que l’inspection d’académie de Kaolack compte 39 centres, dont 29 principaux et 10 secondaires. Concernant les effectifs, nous avons 10 554 candidats pour les séries littéraires, 1 456 pour les séries scientifiques, soit un total de 12 010 candidats. En parallèle, 1 620 surveillants ont été mobilisés. »

La visite poursuit plusieurs objectifs :

S’assurer des conditions matérielles : disponibilité des salles, sécurité, distribution des sujets, respect des horaires et présence effective des surveillants. Rassurer les candidats : la présence des autorités constitue un soutien moral important, surtout face au stress que représente cet examen. Motiver les acteurs éducatifs : enseignants, surveillants et chefs de centre sont encouragés à maintenir la discipline et la transparence.

S’agissant du lycée sénégalo-gambien de Banjul, l’inspecteur Diakhaté a précisé :

« L’ambiance est studieuse et sereine. Les candidats, issus de différentes séries, ont pris place dans les salles dès les premières heures de la matinée. Sous la supervision vigilante des surveillants et examinateurs, les épreuves se déroulent dans le calme et dans le strict respect des règles. »

UDEN/Question des décisionnaires : »l’UDEN ne peut plus attendre, exige la réaction du régime » SG

L’union démocratique des enseignants et enseignantes du Sénégal s’est réuni ce dimanche au CRFPE de Rufisque pour une interaction entre ses différents membres autour de la question des décisionnaire et au renouvellement des instances.

‎Le SG Ibrahima GUEYE en a profité pour rappeler au nouveau régime les engagements qu’il avait pris mais toujours en vain par ailleurs n’exclut nullement de reprendre les mouvements d’humeur.

UDEN/Question des décisionnaires :"l'UDEN ne peut plus attendre, exige la réaction du régime" SG

Kaolack / Éducation : Le Mouvement National des Enseignants Patriotes de la commune soutient les candidats au baccalauréat à travers une synthèse de philosophie

À quelques jours des examens du baccalauréat, un vent de solidarité souffle sur la région de Kaolack. Le Mouvement National des Enseignants Patriotes (MONEP) de la commune de Kaolack a décidé d’apporter un soutien concret aux candidats, notamment dans une matière souvent redoutée : la philosophie.

« C’est un immense plaisir et un grand honneur pour moi de prendre la parole à l’occasion de cette journée de synthèse de philosophie, marquant un moment important et décisif pour la réussite des candidats au baccalauréat de Kaolack. La philosophie est le maître des terres et des cieux, l’amour de la sagesse, donc le maître des disciplines », a souligné Prospère Coly, coordonnateur communal du MONEP à Kaolack.

Dans une dynamique de révision générale et systématique, englobant même d’autres matières, les enseignants patriotes ont jugé nécessaire d’organiser cette journée dans le cadre du programme national du MONEP. « Nous sommes dans le temps, oui, dans le temps de vous accompagner à réussir totalement le baccalauréat », a-t-il ajouté avec conviction.

M. Coly a également rappelé que l’éducation nationale occupe une place centrale dans l’agenda de transformation systémique “Sénégal Vision 2050”, en référence au slogan de leur mouvement : « Chaque enseignant, surtout patriote, est un architecte de la nation. »

Concernant l’utilisation des téléphones portables dans les centres d’examen, il a tenu à mettre en garde les candidats :

« Depuis quelques années, le ministère de l’Éducation nationale a strictement interdit le port de téléphones portables dans les centres d’examen, une décision visant à garantir l’équité et à lutter contre la fraude. »

Il a ainsi exhorté les candidats à ne pas se munir de téléphones portables le jour des épreuves.

Prenant la parole au nom de la marraine, l’honorable députée Rokhaya Ndiaye, 2e vice-présidente de l’Assemblée nationale, Mme Fatou Sy a, quant à elle, salué l’engagement des enseignants :

« Nous voulons rendre hommage aux enseignants. Vous êtes les bâtisseurs de l’avenir et les préparateurs des générations futures. Votre dévouement, votre patience et votre engagement sont inestimables. »

Elle s’est également réjouie de la tenue de cette activité, qu’elle a qualifiée de fruit du travail rigoureux du Mouvement des Enseignants Patriotes de Kaolack.

Kaolack / Éducation religieuse : La Journée des Talibés, entre sensibilisation et solidarité

Comme chaque année, la Journée des talibés a été célébrée à Kaolack. Cette journée vise à mettre en lumière la situation difficile de milliers d’enfants confiés aux écoles coraniques, appelés talibés, qui vivent souvent dans des conditions précaires.

Ce samedi 28 juin 2025, un grand rassemblement s’est tenu au quartier Thioffack, à l’initiative de l’Association pour le soutien aux talibés. Pour cette 18e édition, la journée a été placée sous le parrainage de Ndéné Kébé, délégué de quartier de Thioffack, et a également rendu hommage à trois figures engagées : l’inspecteur Asse Bitèye, Kéba Guèye et Nazir Bitèye, tous reconnus pour leur dévouement au service de la nation.

À cette occasion, des vêtements, des savons, des exemplaires du Saint Coran, entre autres dons, ont été distribués aux talibés grâce au soutien de partenaires et d’ONG.

« Cette journée n’est pas seulement symbolique. Elle nous rappelle que ces enfants méritent d’être protégés, éduqués et soignés, comme tous les autres », a déclaré Oustaz Papa Mamadou Guèye, président de l’Association de protection des enfants.

Depuis quelque temps, l’association a mis en place une initiative innovante : la “coopérative agricole des Daaras”, implantée dans les trois départements de la région de Kaolack : Kaolack, Guinguinéo et Nioro du Rip.

« Cette initiative vise à allier enseignement religieux, apprentissage pratique et autonomie économique », a expliqué Oustaz Papa Mamadou Guèye, également coordonnateur du Conseil supérieur des Daaras, section Kaolack.

Traditionnellement, les talibés vivent de l’aumône. Une réalité qui les expose à la mendicité et à de nombreuses difficultés sociales. Face à cela, l’association cherche à offrir des alternatives plus dignes et éducatives.

« Au-delà de l’agriculture, nous voulons que nos élèves puissent apprendre un métier : menuiserie, couture ou autres. C’est pourquoi nous sollicitons l’accompagnement de l’État du Sénégal. L’enjeu est de renforcer l’autonomie des écoles coraniques tout en offrant aux talibés un avenir meilleur », a plaidé Oustaz Guèye.

En conclusion, ces coopératives pourraient contribuer à transformer l’image des écoles coraniques, souvent critiquées pour la mendicité forcée et les mauvaises conditions de vie des élèves.

Kaolack / Éducation : La journée de l’excellence célébrée à l’école élémentaire Babacar Diop

L’école élémentaire Babacar Diop, située dans l’Inspection de l’Éducation et de la Formation (IEF) de Kaolack commune, a vibré au rythme de la journée de l’excellence, une cérémonie haute en couleur placée sous le thème :

« Promotion des valeurs civiques et renforcement des liens entre l’école et les Forces de Défense et de Sécurité : pilier de la cohésion sociale ».

L’événement a réuni parents d’élèves, enseignants, élèves, ainsi que des représentants des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), venus partager un moment symbolique d’engagement citoyen et de reconnaissance des élèves les plus méritants.

Prenant la parole, la directrice de l’école, Madame Awa Ndiaye, a insisté sur l’importance de promouvoir les valeurs civiques dès le bas âge. Elle a notamment souligné la nécessité d’inculquer aux élèves le respect des symboles de la République, la discipline, ainsi que l’esprit de solidarité.

Elle a également rappelé le rôle essentiel des Forces de Défense et de Sécurité dans la protection des populations et la préservation de la paix, invitant les élèves à s’en inspirer pour devenir de futurs citoyens responsables.

Cependant, derrière cette belle initiative se cache une réalité préoccupante. L’école publique Babacar Diop est à bout de souffle. Le manque criant de salles de classe compromet sérieusement l’avenir des enfants. Le mur du bâtiment administratif est fissuré, les toitures sont percées, et plusieurs salles de classe sont délabrées.

« Des portes et fenêtres de certaines classes laissent passer la poussière, le vent, et parfois même la pluie », confie la directrice, visiblement émue.

« Nous avons sollicité à plusieurs reprises les autorités locales pour la réhabilitation des bâtiments et la construction de nouvelles salles de classe, mais nous n’avons toujours pas reçu de réponse concrète. »

Ce drame silencieux met en lumière les inégalités criantes dans l’accès à une éducation de qualité. L’éducation, pourtant reconnue comme un droit fondamental, reste un luxe pour de nombreux enfants. Et tant que des écoles continueront de tomber en ruine, ce sont les rêves et les ambitions des jeunes générations qui s’écrouleront avec elles.

Un moment fort de la cérémonie fut la remise de distinctions aux meilleurs élèves de chaque classe. Au total, 30 élèves ont été primés pour leurs performances scolaires. Une initiative saluée par les parents d’élèves qui estiment qu’elle motive les enfants et renforce les liens entre l’école et la communauté.

Malgré les nombreuses difficultés, le personnel de l’école Babacar Diop reste déterminé à former des citoyens éclairés et patriotes. Cette journée a également permis de consolider le partenariat entre l’école et les Forces de Défense et de Sécurité, gage d’une société plus solidaire et harmonieuse.

Kaolack : Une Synthèse Pédagogique pour les Élèves Candidats aux Examens – Une Initiative du Mouvement des Enseignants Patriotes

À quelques semaines des examens du Brevet de Fin d’Études Moyennes (BFEM) et du Baccalauréat de l’année scolaire 2024-2025, le Mouvement des Enseignants Patriotes a organisé, ce samedi 28 juin 2025 à Kaolack, une grande séance de synthèse pédagogique à l’intention des élèves de troisième et de terminale.

Les élèves de troisième ont pu bénéficier de révisions intensives dans les disciplines clés : mathématiques, français et anglais, tandis que ceux de terminale ont été accompagnés en philosophie, une matière cruciale pour l’examen du baccalauréat.

L’objectif de cette initiative est clair : renforcer les acquis, combler les lacunes identifiées durant l’année scolaire et redonner confiance aux élèves avant les épreuves finales.

« Nous avons voulu accompagner les jeunes à notre manière, avec notre expertise et notre engagement patriotique », a déclaré M. Prospère Coly, coordonnateur communal du Mouvement des Enseignants Patriotes du Sénégal.

Le Mouvement des Enseignants Patriotes, composé d’enseignants bénévoles engagés pour une école publique de qualité, s’inscrit dans une démarche citoyenne et solidaire. Ses membres entendent pérenniser cette initiative chaque année, voire l’élargir à d’autres classes et localités.

« C’est notre devoir de contribuer à la réussite de nos enfants, surtout dans les zones où les moyens sont limités », a souligné un membre du mouvement.

Cette journée de synthèse a été largement saluée par les élèves, leurs parents et les autorités éducatives locales. Elle démontre que l’engagement citoyen, lorsqu’il est bien structuré, peut avoir un impact concret et positif sur la réussite scolaire.

Kaolack / Baccalauréat technique 2025 : 83 admis d’office, 155 admissibles au second tour

Les résultats du premier tour du Baccalauréat technique à Kaolack sont tombés, révélant un taux d’admission partielle encourageant. Sur les 313 candidats inscrits pour cette session, 307 ont effectivement composé les épreuves, témoignant d’un taux de participation élevé.

À l’issue des délibérations, 83 élèves ont été déclarés admis d’office. Ce groupe d’élèves s’est particulièrement illustré, avec une mention Bien décernée à un candidat et douze mentions Assez Bien, reflétant une performance honorable dans l’ensemble.

Par ailleurs, 155 candidats ont été déclarés admissibles au second tour. Ces élèves devront se confronter à une ultime étape, qui décidera de leur admission définitive. La date des épreuves du second tour n’a pas encore été communiquée par les autorités académiques.

Avec ces résultats, Kaolack confirme sa dynamique dans l’enseignement technique, en dépit des nombreux défis liés aux infrastructures, à l’encadrement et aux ressources pédagogiques. Les regards sont désormais tournés vers la prochaine phase du processus, décisive pour les nombreux élèves encore en lice.

Fuites d’épreuves à Thiès : les 30 élèves remis en liberté après 48 heures de garde à vue

L’affaire des présumées fuites d’épreuves qui a secoué plusieurs établissements secondaires de Thiès connaît un nouveau développement. Les 30 élèves interpellés dans le cadre de cette affaire ont été remis en liberté ce vendredi 20 juin 2025, après avoir passé 48 heures en garde à vue au commissariat du 1er arrondissement.

Composée de 11 filles et 19 garçons, la majorité de ces élèves sont inscrits en classe de Seconde et fréquentent les lycées Jules Sagna, Amary Ndack Seck et Fahu. Ils étaient soupçonnés d’avoir participé à la diffusion ou à l’utilisation illicite d’épreuves du troisième trimestre, notamment en histoire-géographie, mathématiques et anglais.

L’enquête avait été ouverte après des signalements portant sur la circulation, via les réseaux sociaux et des applications de messagerie, de sujets d’examen avant leur tenue officielle. Une situation qui a rapidement attiré l’attention des autorités scolaires et des forces de sécurité, déclenchant l’arrestation des élèves suspectés.

Après leur présentation au parquet, le procureur de la République a finalement décidé de les relâcher, dans l’attente de la suite de la procédure. Aucune mise en examen n’a pour l’instant été prononcée à leur encontre, même si les investigations se poursuivent pour établir les responsabilités réelles dans cette affaire.

Ce nouvel épisode relance le débat sur les conditions de sécurité autour des examens scolaires et sur l’utilisation des outils numériques par les élèves. Les syndicats d’enseignants, tout comme les associations de parents d’élèves, appellent à un renforcement des dispositifs de prévention pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent à l’avenir.

Kaolack : Visite des centres d’examen du CFEE – Les autorités saluent le bon déroulement des épreuves

À l’occasion des épreuves du Certificat de Fin d’Études Élémentaires (CFEE) et de l’Entrée en Sixième pour l’année scolaire 2024-2025, les autorités académiques et administratives du département de Kaolack ont effectué, ce jeudi matin, une tournée dans plusieurs centres d’examen. Cette visite visait à s’enquérir du bon déroulement des épreuves et des conditions d’accueil des candidats.

La délégation était conduite par les deux Inspecteurs de l’Éducation et de la Formation (IEF), ceux de Kaolack Commune et de Kaolack Département, accompagnés de l’adjoint au préfet. « Nous venons de terminer la traditionnelle tournée des centres d’examen du CFEE et de l’Entrée en Sixième. Nous étions en compagnie des autorités éducatives, des syndicats d’enseignants, des parents d’élèves et des partenaires de l’école. Dans tous les centres visités, aucun incident n’a été signalé, que ce soit au niveau de l’IEF de Kaolack Commune ou de celui du département », a déclaré Ousseynou Kaba, adjoint au préfet du département de Kaolack.

Pour l’IEF de Kaolack Commune, 4 920 candidats sont inscrits, dont 2 062 garçons et 2 850 filles, répartis dans 37 centres d’examen. Un total de 733 enseignants ont été mobilisés.

Concernant l’IEF de Kaolack Département, 6 519 candidats se présentent, dont 2 884 garçons et 3 635 filles, répartis dans 44 centres, avec 6 881 enseignants mobilisés. Le constat général est que les filles sont majoritaires dans les deux circonscriptions.

L’inspecteur de l’Éducation et de la Formation de Kaolack Commune, Amadou Dia, a salué l’organisation de ces examens :

« Cette visite nous a permis, en tant qu’autorités administratives, éducatives, parents d’élèves et syndicats, de recueillir les premiers éléments pour apprécier le bon déroulement des épreuves. Nous avons visité plusieurs centres et nous avons le sentiment que les examens se tiennent dans les meilleures conditions possibles. Le personnel est présent, les enfants sont venus très tôt, et les dispositifs logistiques sont en place. Il faut également saluer l’accompagnement de la mairie. »

De son côté, l’inspecteur de l’Éducation et de la Formation de Kaolack Département, Dr Malick Sow, a souligné l’importance de l’engagement des collectivités territoriales dans la réussite des examens :

« Ces appuis renforcent l’inclusivité et l’égalité des chances. À l’échelle départementale, le soutien des maires s’inscrit dans une dynamique plus large de partenariat entre les collectivités territoriales et le ministère de l’Éducation nationale, afin de garantir un environnement propice aux apprentissages, notamment en milieu rural. »

Crise dans les ISEP : le SUDES-ESR dénonce l’absence de textes réglementaires et menace de passer à l’action

Treize ans après leur création, les Instituts Supérieurs d’Enseignement Professionnel (ISEP) évoluent toujours dans un flou juridique que le Syndicat Unitaire et Démocratique des Enseignants du Sénégal (SUDES-ESR) juge intenable. Dans un communiqué rendu public ce jeudi, le syndicat tire la sonnette d’alarme et pointe un dysfonctionnement structurel qui, selon lui, compromet gravement la qualité de l’enseignement et la stabilité du système.

Selon le SUDES-ESR, les ISEP, malgré leur mission cruciale dans l’offre de formation professionnelle au Sénégal, ne disposent d’aucun texte réglementaire clair encadrant leur organisation et leur fonctionnement. « En treize années d’existence, les ISEP ne disposent ni de statuts clairs, ni de textes d’application de la loi qui les régit », déplore le syndicat, qui qualifie cette situation de « carence structurelle » aux conséquences lourdes.

Sur le terrain, cette absence de cadre normatif se traduit par un profond malaise : enseignants démotivés, incertitude sur le statut des personnels, conditions de travail précaires et gouvernance instable. Autant de facteurs qui, selon le SUDES-ESR, altèrent non seulement le rendement pédagogique, mais aussi l’image même des ISEP au sein du système d’enseignement supérieur.

Dans sa déclaration, le syndicat ne cache pas son exaspération face à ce qu’il considère comme une négligence prolongée du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Il accuse directement le ministère, mais aussi les directions des ISEP, d’avoir « failli à leur mission » en n’adoptant toujours pas les décrets d’application nécessaires à la mise en œuvre complète de la loi. Cette inertie, martèle le SUDES, « fragilise profondément le bon fonctionnement des ISEP ».

Face à ce blocage qu’il qualifie « d’injustifiable », le syndicat formule trois revendications prioritaires : l’ouverture immédiate de négociations sincères avec les autorités compétentes, la finalisation sans délai des textes réglementaires en souffrance depuis plus d’une décennie, et la reconnaissance effective du statut des personnels des ISEP.

Le SUDES-ESR prévient qu’en cas de non-réponse rapide, il se réserve le droit de recourir à « tous les moyens légaux de lutte » pour défendre les intérêts de ses membres. « Il est temps que les autorités prennent la mesure de l’urgence », conclut le communiqué, appelant à éviter des perturbations majeures qui pourraient affecter le fonctionnement des ISEP et, par ricochet, porter atteinte aux objectifs de formation professionnelle dans le pays.

Thiès – Lycée Jules Sagna : Arrestation de 15 élèves, boycott des compositions et paralysie des cours

La situation reste tendue au lycée Jules Sagna de Thiès après l’arrestation de quinze élèves soupçonnés d’être impliqués dans une affaire de fuite lors de l’épreuve d’histoire-géographie. Ce jeudi 19 juin, en signe de protestation, leurs camarades ont massivement boycotté les compositions du second semestre, bloquant ainsi le déroulement normal des évaluations.

Le mouvement, porté notamment par les élèves de seconde, a rapidement pris de l’ampleur. Devant le commissariat du 1er arrondissement de Thiès, des dizaines d’élèves se sont rassemblés pour exiger la libération de leurs camarades. Ils ont été rejoints par des parents d’élèves et des proches venus exprimer leur solidarité et leur inquiétude face à la tournure judiciaire que prend cette affaire.

Selon des témoignages recueillis par la RFM, la contestation ne s’est pas limitée au lycée Jules Sagna. D’autres établissements de la commune ont été ciblés par des manifestants venus y déloger les élèves, forçant l’arrêt des cours dans plusieurs écoles. Cette propagation du mouvement a entraîné une paralysie presque totale du système éducatif local durant la journée.

Les forces de l’ordre sont rapidement intervenues pour rétablir le calme et libérer les accès aux établissements scolaires. Des dispositifs de sécurité ont été déployés dans plusieurs points sensibles de la ville afin d’éviter des débordements et de contenir la colère des élèves.

Aucune déclaration officielle n’a encore été faite par les autorités éducatives ou académiques concernant les conditions exactes des arrestations ni sur les mesures envisagées pour désamorcer la crise. Du côté des familles, c’est l’indignation qui domine, certains dénonçant une répression excessive alors que les faits reprochés aux élèves n’ont pas encore été clarifiés.

Cette affaire ravive le débat sur la gestion des fraudes aux examens, la pression scolaire, mais aussi le recours à des procédures pénales dans un contexte éducatif. En attendant un apaisement de la situation, les compositions restent suspendues au lycée Jules Sagna, et la mobilisation pourrait se poursuivre si des réponses concrètes ne sont pas apportées rapidement.

Vives tensions au lycée Jules Sagna après l’arrestation d’élèves pour fuites d’examen

Une vive tension secoue le lycée Jules Sagna de Thiès depuis ce matin, où des élèves, principalement issus des classes de seconde, ont décidé de boycotter leurs compositions en signe de protestation contre l’arrestation d’une quinzaine de leurs camarades. Ces derniers sont soupçonnés d’être impliqués dans une affaire de fuites portant sur l’épreuve d’histoire-géographie.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, l’ambiance était électrique dès les premières heures de la journée. Les élèves grévistes ont refusé d’accéder aux salles de composition et ont rapidement élargi leur mouvement en se rendant dans d’autres établissements de la ville pour déloger leurs camarades, perturbant ainsi le déroulement normal des cours à l’échelle de la commune.

La réaction des forces de l’ordre n’a pas tardé. Déployée en urgence, la police a procédé à la dispersion des manifestants, rétablissant progressivement l’accès aux établissements scolaires. Toutefois, la situation reste tendue, et certains élèves continuent de dénoncer ce qu’ils considèrent comme une injustice.

Les élèves arrêtés ont passé leur première nuit au commissariat du 1er arrondissement de Thiès. Selon des sources proches de l’enquête, ils sont entendus dans le cadre d’une instruction ouverte sur une présumée fuite organisée durant les épreuves en cours. Aucun détail officiel n’a encore été communiqué sur les circonstances exactes de cette tricherie, ni sur les responsabilités établies.

Du côté des parents, l’inquiétude grandit. Plusieurs d’entre eux se sont rendus devant le commissariat pour exiger des explications et demander la libération de leurs enfants. Des voix s’élèvent également dans la société civile et au sein de syndicats d’enseignants pour appeler à l’apaisement, tout en insistant sur la nécessité de faire toute la lumière sur cette affaire.

En attendant, les cours sont suspendus dans plusieurs lycées de la ville et l’administration du lycée Jules Sagna tente de rétablir le calme. Une réunion de crise serait prévue dans les prochaines heures entre autorités académiques, forces de sécurité et représentants des élèves afin de trouver une issue à la crise.

CFEE et Concours d’entrée en sixième à Louga : une session 2025 marquée par une forte participation féminine et une hausse des inscrits

L’Académie de Louga s’apprête à lancer, ce mercredi, les épreuves du Certificat de Fin d’Études Élémentaires (CFEE) couplées au concours d’entrée en sixième, dans un climat de préparation maîtrisée. Pour cette session 2025, ce sont 15 168 élèves qui sont attendus dans les différents centres d’examen de la région, marquant une hausse notable de la participation par rapport à l’année précédente.

Cette progression de 428 candidats supplémentaires traduit, selon les autorités académiques, une dynamique encourageante dans la scolarisation et la persévérance scolaire dans la région. Mais au-delà du simple chiffre, ce qui retient l’attention cette année, c’est la nette prédominance des filles parmi les candidats. Elles représentent en effet 9 313 des inscrits, soit 59,29 % de l’effectif total, contre 5 855 garçons, soit 40,71 %. Une tendance que les responsables de l’éducation à Louga jugent « significative et porteuse d’espoir » pour l’avenir de l’égalité des chances dans l’éducation.

Sur le plan logistique, l’Académie a mobilisé 90 centres d’examen pour accueillir les candidats. L’Inspection de l’Éducation et de la Formation (IEF) de Louga centralise le plus grand nombre avec 6 984 candidats répartis dans 42 centres. Elle est suivie de celle de Kébémer, qui enregistre 4 504 candidats répartis dans 24 centres. L’IEF de Linguère ferme la marche avec 3 680 candidats dans également 24 centres.

Les autorités éducatives assurent que toutes les dispositions ont été prises pour garantir le bon déroulement des épreuves, tant sur le plan sécuritaire que sanitaire et logistique. Des brigades de surveillance sont mobilisées, et un encadrement renforcé est prévu pour assurer la transparence et la régularité des examens.

La session 2025 du CFEE à Louga, en plus d’être marquée par une croissance du nombre de candidats, apparaît également comme un révélateur des progrès accomplis en matière de parité dans le système éducatif. Une dynamique qui conforte les ambitions nationales de qualité, d’accessibilité et d’équité dans l’éducation.

Fatick / Journée de l’Excellence : L’Engagement d’un Fils du Terroir

Ce lundi, la cour de l’école de Khondiogne, dans l’arrondissement de Tattaguine, a vibré au rythme de la Journée de l’Excellence, une cérémonie dédiée à la reconnaissance des meilleurs élèves et des acteurs du développement local.

Placée sous le signe de l’engagement citoyen pour une éducation de qualité, cette journée a été marquée par une forte mobilisation des populations, des autorités locales, des enseignants et, surtout, par la présence remarquée d’un fils du terroir : Birama Ndiaye, journaliste à Sud FM, dont l’implication a été unanimement saluée.

Comme chaque année, les meilleurs élèves des écoles primaires ont été honorés pour leurs brillants résultats scolaires. Des remises de diplômes et de fournitures scolaires ont ponctué la cérémonie, dans une ambiance festive animée par des prestations culturelles des jeunes de la localité.

Président d’une association de développement et profondément attaché à sa communauté d’origine, Birama Ndiaye s’est distingué par des actions concrètes en faveur de l’éducation.

« L’école élémentaire de Khondiogne (Tattaguine) m’a décerné ce diplôme de reconnaissance pour services rendus à l’éducation et à l’amélioration des conditions d’enseignement-apprentissage dans la localité. »

C’est devant les parents d’élèves, les élèves, les sympathisants et toute la communauté éducative que M. Ndiaye a reçu cet honneur.

« Je salue cet acte à sa juste valeur. Je remercie l’ensemble du personnel enseignant et le collectif des directeurs d’écoles qui ne ménagent aucun effort pour offrir à nos enfants un cadre adéquat d’apprentissage », a-t-il déclaré.

Profitant de cette tribune, le parrain a lancé un appel fort :

« J’invite tous mes concitoyens à œuvrer pour une meilleure amélioration de l’enseignement-apprentissage dans nos localités respectives. »

S’adressant aux élèves, il a ajouté :

« Donnez le meilleur de vous-mêmes pour que les sacrifices consentis par vos parents ne soient pas vains. Travaillez bien pour réussir les examens du CFEE prévus les 19 et 20 juin prochains. »

Profondément ému par la reconnaissance qui lui a été témoignée, Birama Ndiaye a conclu :

« Aujourd’hui, grâce à cette terre qui m’a vu naître, il est de mon devoir de rendre à cette communauté ce qu’elle m’a donné. L’éducation est la clé du développement, et c’est ensemble que nous devons bâtir l’avenir. »

Cette Journée de l’Excellence n’a pas seulement célébré le mérite scolaire. Elle a aussi mis en lumière un modèle d’engagement citoyen, inspirant pour la jeunesse et porteur d’espoir pour le développement local. Birama Ndiaye en est aujourd’hui un symbole vivant.

Suppression du concours d’entrée en sixième dès 2026 : Moustapha Guirassy justifie une réforme majeure au nom de la loi et de l’équité

Le concours d’entrée en classe de Sixième vivra sa dernière édition en 2025. À partir de 2026, tous les élèves du cycle élémentaire accéderont automatiquement au collège, sans avoir à se soumettre à cette évaluation nationale longtemps considérée comme un rite de passage. C’est l’annonce majeure faite par le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, lors d’une conférence de presse organisée ce lundi. Cette mesure, selon le ministre, répond d’abord à une exigence légale mais aussi à une volonté politique d’inclusion et de justice sociale.

Revenant sur les fondements juridiques de cette décision, Moustapha Guirassy a rappelé que la loi d’orientation de l’éducation nationale (loi n°91-22 du 16 février 1991) impose une obligation scolaire gratuite pour tous les enfants de 6 à 16 ans. Dès lors, maintenir un concours d’admission à la fin du cycle primaire, susceptible d’exclure certains enfants du parcours scolaire, constitue selon lui une entorse manifeste à la loi. « Il n’a pas 16 ans, il n’a pas encore fait ses 10 ans de scolarité obligatoire, mais vous l’empêchez de poursuivre son cursus parce qu’il a échoué à un concours… Ce n’est pas juste », a martelé le ministre, ajoutant qu’il s’agit pour le gouvernement de « se conformer strictement à la loi ».

La suppression de ce concours répond aussi à une logique de justice sociale. De nombreux élèves, notamment dans les zones rurales ou défavorisées, échouent non pas par manque de capacités mais en raison d’inégalités d’accès à des conditions d’apprentissage acceptables. « Ce concours détruit beaucoup de carrières », a déploré Guirassy, en référence aux destins brisés de milliers d’enfants dont le parcours éducatif s’arrête prématurément pour une note insuffisante.

En écho à la décision du Premier ministre Ousmane Sonko lors de la réunion interministérielle du 30 mai 2025, cette mesure s’inscrit dans le cadre plus large d’une réforme du cycle fondamental, visant à garantir une scolarisation continue sur 10 ans. Le ministre de l’Éducation a assuré que l’État prendra ses responsabilités pour accompagner les établissements, les enseignants, les parents et les élèves dans cette transition.

« Le gouvernement fera face à ses obligations. Il nous revient de gérer cette phase et de trouver les moyens d’accompagner les enfants durant ces 10 années de scolarité obligatoire. Il faut donc aller naturellement dans le sens de la suppression de ce concours », a conclu le ministre.

La décision soulève déjà de nombreuses réactions, entre soutien enthousiaste et inquiétudes logistiques. Toutefois, pour les autorités, il s’agit moins d’un choix politique que d’un impératif républicain : celui de garantir à tous les enfants sénégalais un droit plein et entier à l’éducation, sans barrière artificielle.

Thiès – Baccalauréat technique 2025 : des dispositions optimales saluées, mais un appel à la mobilisation lancé

Le centre d’examen du lycée technique Monseigneur François-Xavier Ndione de Thiès a reçu ce lundi la visite de l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Georges Faye, venu constater de visu le bon déroulement du baccalauréat technique. À l’issue de sa tournée dans les salles du centre unique de jury 1109, le constat est clair : « Toutes les dispositions ont été prises pour la bonne tenue de l’examen », s’est-il félicité.

Selon l’autorité administrative, l’organisation est conforme aux standards exigés. Les épreuves ont été acheminées à temps, les examinateurs présents, les surveillants (deux par salle) bien en poste, et le président du jury actif dès les premières heures. Autre mesure importante : l’interdiction stricte de l’usage des téléphones portables. « Toutes les personnes impliquées dans le processus sont prêtes à faire correctement le travail », a souligné Georges Faye, insistant sur le respect rigoureux des consignes.

Sur le plan des effectifs, 192 candidats sont inscrits pour cette session, avec une nette prédominance de filles, ce que l’autorité régionale considère comme « une avancée significative » en matière de genre dans les filières techniques. « Cela montre que les filles empruntent vraiment les couloirs des séries techniques, ce qui nous fait énormément plaisir », a-t-il déclaré.

Toutefois, un bémol vient assombrir ce tableau encourageant : une légère baisse du nombre de candidats par rapport à l’année précédente, qui comptait 210 inscrits. « On enregistre une différence de 18 candidats en moins, ce qui est préoccupant », regrette M. Faye. Cette tendance à la baisse pose, selon lui, la nécessité de redoubler d’efforts dans la sensibilisation autour des formations techniques et scientifiques.

« Il y a un problème, c’est vrai. Mais l’administration sénégalaise, l’État en général, est en train de faire un travail de sensibilisation, un effort réel pour promouvoir les séries techniques et scientifiques », a rassuré l’adjoint au gouverneur.

En conclusion, Georges Faye a lancé un appel appuyé aux familles et aux communautés éducatives : « On ne peut pas se développer sans la science et la technique. Il faut donc encourager nos enfants, filles comme garçons, à s’orienter vers ces filières d’avenir. »

Case des Tout-Petits de Bongré : JOKOO, parrain de la fête de fin d’année

L’Association JOKOO SÉNÉGAL/DEUTSCHLAND a eu l’honneur de parrainer, ce samedi 14 juin 2025, la fête de fin d’année de la Case des Tout-Petits de Bongré.

Dans son discours, la Directrice de l’établissement a mis en lumière le partenariat solide qui unit la Case des Tout-Petits à l’Association JOKOO, ainsi qu’à ses partenaires allemands, notamment la Fondation Caritas Osnabrück. Ce soutien indéfectible s’est manifesté à travers plusieurs dons : jouets, téléviseur, et chaises.

Elle a également salué la mémoire du regretté président Helmut Buschmeyer, qui avait marqué les esprits par une visite mémorable au sein de l’école.

Aujourd’hui, cette belle dynamique se poursuit grâce à l’implication du Manager général, M. Alioune Marone, représentant le président de l’association, M. Vieux Guedel Mbodj.

La fête fut un moment riche en enseignements et en émotions, illustrant l’engagement commun pour un partenariat éducatif durable et bénéfique à l’épanouissement des tout-petits.

Sénégal – Allemagne : Visite officielle de M. Martin Bäumer, Co-président de la Fondation Caritas Osnabrück, du 16 au 21 juin 2025

M. Martin BÄUMER, récemment nommé Co-président de la Fondation Caritas Osnabrück, effectuera une visite officielle au Sénégal du lundi 16 au samedi 21 juin 2025.

Ce déplacement, qui constitue son premier contact avec le Sénégal, sera l’occasion pour lui de découvrir les différentes réalisations soutenues par la Fondation dans les régions de Dakar, Thiès, Kaolack et Diourbel.

Programme de la visite :

Dans la région de Kaolack, M. Bäumer et sa délégation visiteront plusieurs établissements scolaires relevant des Inspections de l’Éducation et de la Formation (IEF) de Kaolack Commune, Nioro du Rip et Guinguinéo, où la Fondation a activement contribué à l’amélioration du système éducatif. Les établissements concernés sont notamment :

École Kabatoki 1 CEM de Ndiebel École inclusive Serigne Alioune Cissé (Commune de Kaolack)

Avant de poursuivre ses visites, M. Bäumer rencontrera les autorités éducatives et territoriales de la commune de Kaolack.

La visite se poursuivra dans d’autres établissements, parmi lesquels :

École Tanor Dieng 1 CEM Daga Diakhaté (IEF Guinguinéo) CEM Kabacoto (IEF Nioro du Rip)

Appui au sport et à l’éducation

Au-delà de ses actions dans le secteur de l’éducation, la Fondation Caritas Osnabrück a également investi dans le développement du sport à travers la création de l’école de football Helmut Buschmeyer, située au siège de JOKOO (Maison sénégalo-allemande Helmut Buschmeyer) à Bongré.

Le Co-président de la Fondation rencontrera à cette occasion les jeunes bénéficiaires, leurs parents ainsi que les encadreurs.

Clôture de la visite

M. Martin Bäumer clôturera son séjour dans la région de Diourbel le mercredi 18 juin 2025, avant de rejoindre Dakar pour la fin de son programme.

Explosion de la fraude aux examens : alerte rouge à Kolda et Sédhiou

La fraude scolaire prend des proportions alarmantes dans les académies de Kolda et de Sédhiou, à la veille des examens du baccalauréat 2025. Mamadou Wellé, superviseur régional de l’organisation de cet examen dans cette zone sud du Sénégal, a lancé un signal fort ce jeudi 12 juin, lors du Comité Régional de Développement (CRD) dédié aux préparatifs des épreuves de fin d’année. Réuni à l’hôtel de ville de Kolda, le CRD a rassemblé inspecteurs, représentants de l’administration, enseignants et partenaires éducatifs.

Dans une déclaration sans détour, Mamadou Wellé a rappelé que l’année scolaire précédente avait été marquée par de nombreux cas de fraude avérés. Des élèves avaient été surpris en flagrant délit de tricherie, compromettant la transparence du processus et jetant le doute sur la validité des résultats. Malheureusement, la situation ne s’est pas améliorée : plusieurs cas de fraude ont déjà été détectés cette année, y compris lors des examens blancs organisés en amont des épreuves nationales.

Selon le superviseur, cette recrudescence de la fraude est en grande partie facilitée par l’utilisation de nouvelles technologies, en particulier les outils d’intelligence artificielle. Ces innovations, accessibles via les smartphones ou d’autres dispositifs numériques, permettent aux candidats d’obtenir discrètement des réponses ou de stocker des informations illégales dans les salles d’examen. Mamadou Wellé a souligné que l’IA est désormais un outil de contournement qui échappe souvent à la vigilance des surveillants, rendant la tâche des encadreurs de plus en plus difficile.

Conscient de la gravité de la situation, le superviseur du baccalauréat a lancé un appel pressant aux autorités éducatives et administratives pour renforcer le dispositif sécuritaire autour des examens. Il a insisté sur la nécessité d’appliquer de manière stricte les textes et règlements en vigueur en matière de répression de la fraude scolaire. Selon lui, les surveillants doivent faire preuve d’une vigilance accrue et les élèves doivent être clairement informés des risques disciplinaires et judiciaires liés à ces pratiques.

En toile de fond de cette alerte, c’est toute la crédibilité du système éducatif qui est en jeu. Si rien n’est fait, a averti Mamadou Wellé, les diplômes délivrés pourraient perdre de leur valeur, et les efforts des élèves méritants pourraient être injustement éclipsés par des pratiques malhonnêtes. À Kolda et Sédhiou, l’heure est donc à la rigueur, à la vigilance et à la responsabilisation collective.

Examens 2025 : plus de 2 000 élèves sans extrait de naissance dans l’académie de Kolda

À l’approche des examens du Certificat de Fin d’Études Élémentaires (CFEE) et du Brevet de Fin d’Études Moyennes (BFEM), l’académie de Kolda fait face à une réalité alarmante : 2 080 candidats sont recensés sans extrait de naissance. L’information a été révélée ce jeudi 12 juin, lors du Comité Régional de Développement (CRD) consacré à la préparation des examens de fin d’année.

Dans le détail, 1 909 élèves inscrits au CFEE et 171 au BFEM se présenteront sans être officiellement enregistrés à l’état civil. Ces chiffres, bien qu’inquiétants, marquent une baisse significative par rapport à 2024, où 5 325 cas avaient été signalés. Un progrès qui reste cependant insuffisant pour les autorités éducatives locales, qui continuent de tirer la sonnette d’alarme.

Selon les précisions de l’inspecteur Touré, représentant de l’Inspection d’Académie, la majorité des enfants non déclarés au CFEE sont des filles : 1 062 contre 847 garçons. Pour le BFEM, 98 garçons et 73 filles composeront sans document d’état civil. Cette tendance rappelle que les inégalités d’accès à l’état civil touchent de manière différenciée selon le genre.

Malgré les multiples campagnes de sensibilisation et les efforts conjoints de l’État, des collectivités locales et d’organisations partenaires pour améliorer l’enregistrement des naissances, le phénomène des « enfants sans identité » reste enraciné dans certaines zones rurales et périphériques. La pauvreté, l’analphabétisme, l’éloignement des services administratifs et la méconnaissance de la législation expliquent en partie cette persistance.

Un membre du CRD a rappelé que l’établissement de l’extrait de naissance n’est pas seulement un droit fondamental de l’enfant, mais également une condition essentielle à la poursuite de sa scolarité. Sans cet acte, un élève risque d’être bloqué à un moment clé de son parcours éducatif, voire d’être exclu du système.

Face à cette situation, les autorités régionales appellent à une mobilisation accrue des familles, des leaders communautaires et des élus locaux pour renforcer les actions de proximité. L’objectif : éradiquer durablement le phénomène des “enfants fantômes” et garantir à chaque enfant sénégalais une existence reconnue, aussi bien à l’école qu’à l’état civil.

Kaolack – Examens scolaires 2025 : 20 544 candidats au CFEE, 13 308 au BFEM, 12 045 au BAC général et 273 au BAC technique (STEG)

Le Comité Régional de Développement (CRD) consacré à la préparation des examens scolaires 2025 s’est tenu ce mardi 3 juin 2025 à la Gouvernance de Kaolack. Cette rencontre stratégique, présidée par le gouverneur Mouhamed Moctar Watt, a réuni l’ensemble des parties prenantes : autorités administratives, inspecteurs d’académie, chefs d’établissement, syndicats, parents d’élèves et partenaires techniques et financiers.

Ce CRD a permis de dresser un état des lieux exhaustif des préparatifs des examens du CFEE, BFEM et Baccalauréat. L’Inspecteur d’Académie, Samba Diakhaté, a salué les avancées notables tout en soulignant les défis persistants :

« Ce comité nous a permis de faire le point sur les centres d’examen, les candidatures, mais aussi la lancinante question des enfants sans extrait de naissance. Monsieur le Gouverneur a donné des instructions claires pour poursuivre les démarches en cours, notamment pour la sécurisation des centres et la mise en place d’un dispositif de prévention des inondations. »

La région de Kaolack se prépare à accueillir des milliers de candidats pour les examens de fin d’année. Les statistiques provisoires sont les suivantes :

CFEE : 20 544 candidats BFEM : 13 308 candidats Baccalauréat général : 12 045 candidats Baccalauréat technique (STEG) : 273 candidats

Malgré les efforts des autorités éducatives, la problématique de l’état civil demeure préoccupante. En effet :

Au CFEE, 8 880 candidats ne disposent pas d’extrait de naissance. Au BFEM, 555 élèves sont également concernés.

« L’extrait de naissance est requis pour l’inscription officielle. Or, de nombreux élèves arrivent au terme de leur parcours primaire sans ce document. Cela compromet leur avenir éducatif et soulève des questions de responsabilité. »

Il a lancé un appel pressant aux parents d’élèves, les invitant à assumer leur rôle dans l’établissement de ce document fondamental, qui constitue à la fois un droit fondamental de l’enfant et une obligation légale.

Au-delà des aspects pédagogiques, les autorités ont insisté sur la sécurisation des centres d’examen ainsi que sur la mise en place de mesures préventives contre les inondations, en prévision de la saison des pluies imminente.

Dans son discours de clôture, le gouverneur Mouhamed Moctar Watt a salué la qualité des échanges et l’engagement des participants.

« Les examens sont une affaire nationale. Chacun doit jouer sa partition avec rigueur et professionnalisme. La réussite de nos enfants en dépend. »

Ce CRD marque ainsi une étape déterminante dans la préparation des examens 2025 à Kaolack. Il traduit une volonté collective d’anticiper les obstacles pour garantir à chaque élève une chance équitable de réussir.

Éducation : les élèves du lycée Kennedy exposent le concept “NITHE” à la FIPA

La sixième édition de la Foire internationale des produits africains (FIPA 2025) a accueilli, ce jeudi, le ministre de l’Éducation nationale. Une occasion saisie par les autorités éducatives pour mettre en lumière le concept NITHE (Nouvelle Initiative pour la Transformation Humaniste de l’Éducation).

Selon Abdoulaye Racine Senghor, président du comité scientifique de la FIPA, c’est la première fois qu’un pavillon est entièrement consacré au ministère de l’Éducation nationale.

“Depuis six ans, nous cherchons à élever le niveau de la foire. Avec la participation du ministère de l’Éducation nationale, nous avons réussi à aligner la FIPA sur ses objectifs fondamentaux : promouvoir l’Afrique, ses produits, et une nouvelle vision du continent. L’éducation est la voie royale. C’est pourquoi la présence du ministre et de son équipe est si importante. Ils sont venus exposer ce que l’école est aujourd’hui, ce qu’elle aspire à devenir et les valeurs qu’elle porte à travers l’initiative NITHE”, a-t-il déclaré.

Il a également souligné la volonté de transformer les mentalités à travers l’éducation et de mettre en avant des valeurs essentielles.

“Les élèves du lycée Kennedy nous montrent qu’ils sont jeunes, certes — certains ont moins de 14 ans — mais ils savent entreprendre. Ils savent faire des choses de leurs dix doigts. Ils sont habiles, créatifs, et prêts à voler de leurs propres ailes demain”, a ajouté le professeur Senghor.

Pour sa part, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, initiateur du concept NITHE, s’est réjoui de cette participation de son ministère à la FIPA.

“Ce que nous avons vu aujourd’hui est tout simplement impressionnant. La FIPA elle-même mérite d’être saluée, et je tiens à féliciter Mme la Commissaire générale, Fabira, pour le travail remarquable accompli. Plus de 35 pays y participent, et j’y ai rencontré plusieurs maires, notamment des îles Comores et de Mayotte. Cette initiative privée est à encourager, d’autant plus qu’elle reflète la volonté du gouvernement sénégalais de renforcer le rôle du secteur privé.”

M. Guirassy a également salué la première participation du ministère de l’Éducation nationale à une foire de produits africains :

“C’est une grande première pour notre ministère, mais elle s’explique : l’école est en pleine transformation. Nous avons mis en avant certains établissements, notamment le CEM Kennedy et le CEM Momar Sène, qui ont présenté des projets extraordinaires. Des enfants entrepreneurs, innovants, qui fabriquent, découvrent et vendent. Ce sont les élèves que nous voulons : dotés de compétences exécutives, d’un fort sens du développement personnel, capables de s’exprimer, de vendre, et de s’intégrer dans une logique économique et scientifique.”

Il ajoute que ces élèves organisent régulièrement des foires dans leurs établissements, où ils exposent et commercialisent leurs propres créations.

“C’est cette école-là que nous voulons. Il faut savoir rompre avec l’ancien système et bâtir celui que nous voulons. Et c’est ce que nous faisons à travers NITHE. Très bientôt, ces nouvelles pratiques seront généralisées dans tout le système éducatif”, a-t-il conclu.

A. Saleh

Tricherie au Bac blanc : trois mois ferme pour l’assistant du censeur du lycée Blaise Diagne

Le tribunal de Dakar a rendu son verdict ce mardi dans l’affaire de fuite des sujets lors du Baccalauréat blanc au lycée Blaise Diagne. K. A. Guèye, assistant du censeur, a été condamné à deux ans de prison dont trois mois ferme, assortis d’une amende de 100 000 francs CFA. Il est reconnu coupable d’avoir facilité la diffusion anticipée des épreuves à un groupe d’élèves.

L’affaire, qui a secoué la communauté éducative, remonte à la session de cette année. D’après l’enquête, l’assistant aurait transmis les sujets à des candidats avant les examens, compromettant ainsi la crédibilité de cette session préparatoire.

Huit élèves, dont quatre filles, ont également comparu. L’une d’elles était absente à l’audience. Tous ont reconnu les faits et ont été condamnés à une amende de 50 000 francs CFA chacun.

Cette affaire relance le débat sur l’éthique scolaire et la rigueur nécessaire même lors des examens blancs. Si le ministère de l’Éducation nationale ne s’est pas encore prononcé, cette décision pourrait entraîner un durcissement des règles encadrant ces évaluations.

K. A. Guèye purgera donc trois mois de prison ferme. Les élèves impliqués, eux, pourraient faire face à d’éventuelles sanctions disciplinaires en plus de leur condamnation pécuniaire.

Baccalauréat 2025 : plus de 166 000 candidats attendus, prédominance des séries littéraires et faiblesse du technique

Le Sénégal se prépare activement pour la session 2025 du baccalauréat, prévue le 1er juillet prochain. Lors d’une réunion préparatoire tenue ce lundi à Diamniadio, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdourahmane Diouf, a dressé un état des lieux précis des inscriptions et des défis organisationnels liés à cet examen national.

Cette année, 166 400 candidats sont officiellement inscrits, dont 52,07% proviennent de l’enseignement public. Un chiffre qui traduit une stabilité de l’effectif global mais met aussi en lumière certaines tendances préoccupantes, notamment la faible part de l’enseignement technique. En effet, les séries littéraires dominent largement, avec 137 046 inscrits, contre 26 630 candidats dans les séries scientifiques, représentant seulement 16% des effectifs. Le baccalauréat technique n’enregistre, quant à lui, qu’un maigre taux de 2,7%, ce que le ministre considère comme « très faible » et imputable à « un faible taux d’investissement des privés dans le secteur ».

Dans plusieurs régions du pays, telles que Kaffrine, Louga, Matam et Sédhiou, aucun candidat n’est inscrit au baccalauréat technique, ce qui traduit un déséquilibre territorial important dans l’offre éducative.

L’Office du Bac, en charge de l’organisation de l’examen, a validé 167 765 dossiers physiques provenant de 1 334 établissements, y compris ceux issus des 16 Centres académiques d’orientation scolaire et professionnelle (CAOSP). Le dispositif logistique est impressionnant : plus de 4 900 000 épreuves seront imprimées, et environ 80 000 diplômes seront délivrés aux futurs bacheliers.

Le Directeur de l’Office du Bac, Bamba Gueye, a précisé que les examens auront lieu dans 480 centres, encadrés par 506 jurys répartis à travers tout le territoire national.

Le ministre Abdourahmane Diouf a salué « le professionnalisme et l’engagement » des équipes de l’Office du Bac, ainsi que la collaboration des différents services du ministère et des Inspections d’Académie. Il a rappelé que « le rôle de l’Office du Bac dans la mise en œuvre rigoureuse et équitable de cette évaluation nationale est tout simplement essentiel », soulignant la volonté du gouvernement d’assurer une organisation sans faille pour cette échéance majeure du calendrier scolaire.

La réunion a également vu la participation des ministères de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, confirmant l’approche intersectorielle adoptée pour garantir le bon déroulement de l’examen le plus symbolique du système éducatif sénégalais.

Kédougou : le ministre de l’Éducation nationale présente ses condoléances après le décès d’un professeur dans un accident de moto

La région de Kédougou a été frappée par un drame ce samedi 25 mai 2025. M. Amédé Agolo Nyafouna, professeur d’anglais au Lycée de Saraya, a perdu la vie dans un accident de moto, plongeant la communauté éducative dans une profonde tristesse. Originaire de la région de Ziguinchor, l’enseignant exerçait depuis plusieurs années à Saraya, où il était apprécié pour son engagement et son professionnalisme.

Dans un communiqué transmis à la presse, le ministre de l’Éducation nationale, M. Moustapha Mamba Guirassy, a exprimé ses condoléances les plus attristées à la famille du défunt, à ses collègues, à ses élèves et à l’ensemble de la communauté éducative de Saraya, de l’Académie de Kédougou, ainsi qu’à celle de Ziguinchor. Le ministre a tenu à saluer la mémoire d’un homme « engagé » et profondément dévoué à la formation de la jeunesse sénégalaise.

M. Guirassy a souligné le professionnalisme et le sens du devoir de M. Nyafouna, des qualités qu’il a estimées dignes d’inspiration pour tous les acteurs du système éducatif. Il a rappelé que chaque enseignant est un pilier essentiel dans la construction de l’avenir du pays, et que la disparition d’un tel éducateur est une perte pour toute la Nation.

En marge de son hommage, le ministre a également lancé un appel solennel à la prudence sur les routes, rappelant que la sécurité routière demeure une responsabilité collective. Il a exhorté les usagers à plus de vigilance, soulignant que des tragédies comme celle-ci peuvent souvent être évitées par une meilleure prévention.

L’émotion reste vive à Saraya, où élèves et collègues continuent de pleurer un professeur décrit comme rigoureux, bienveillant et passionné par son métier. Une cérémonie d’hommage pourrait être organisée dans les prochains jours pour honorer sa mémoire.

Université Gaston Berger de Saint-Louis : La CESL durcit le ton face aux dysfonctionnements persistants

L’atmosphère est de plus en plus tendue sur le campus de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis. Pour la énième fois, les étudiants, regroupés autour de la Coordination des Étudiants de Saint-Louis (CESL), haussent le ton contre ce qu’ils qualifient de « dysfonctionnements chroniques » dans leur cadre de vie et d’étude.

Dans un communiqué publié ce vendredi, la CESL a décrété 48 heures de cessation de toute activité pédagogique, accompagnées de 48 heures de journée sans ticket (JST). Deux mesures qualifiées de « renouvelables » si les autorités compétentes ne réagissent pas favorablement.

Des revendications claires, un ras-le-bol exprimé

Au cœur de la grogne étudiante figurent plusieurs doléances non résolues, dont :

Le non-démarrage des travaux de la plateforme du village O L’absence de progrès sur le chantier du chapiteau du restaurant N°2 L’inaccessibilité persistante au Wi-Fi sur le campus Une insécurité jugée grandissante dans les enceintes universitaires

Selon la CESL, ces problèmes, loin d’être nouveaux, sont devenus récurrents, affectant profondément la vie universitaire et les performances académiques des étudiants. « Nous ne pouvons plus continuer à étudier dans ces conditions indignes », martèle la coordination dans sa note.

Face à ce qu’elle qualifie de « silence institutionnel », la CESL affirme rester mobilisée et déterminée à défendre les droits des étudiants de l’UGB. Elle appelle les autorités universitaires et gouvernementales à une prise de responsabilité immédiate, faute de quoi le mouvement de protestation pourrait s’intensifier dans les jours à venir.

Formation diplômante des enseignants : le SAEMSS dénonce l’inaction du ministère et alerte sur de possibles perturbations

Le Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire du Sénégal (SAEMSS) tire la sonnette d’alarme concernant la formation diplômante des enseignants. Dans un communiqué transmis à la presse, le Bureau exécutif national du syndicat exprime son indignation face à l’immobilisme qu’il attribue au ministère de l’Éducation nationale. Depuis le début de l’année scolaire 2024-2025, le SAEMSS dénonce un manque flagrant de volonté politique concernant le respect des engagements relatifs au démarrage effectif de cette formation dans les différentes institutions habilitées telles que la FASTEF, l’UFR SEF de l’UGB, l’INSEPS, le CNEPS de Thiès et l’ENSEPT.

Le syndicat rappelle que le ministère avait invité les enseignants à s’inscrire sur la plateforme MIRADOR du 2 au 15 octobre 2024, dans le cadre du lancement de la formation diplômante universelle. Une fois cette étape franchie, les enseignants avaient été appelés à déposer leurs dossiers physiques dans les inspections d’académie et d’éducation et de formation entre le 9 et le 23 décembre 2024. Pourtant, malgré ces formalités accomplies par les enseignants, aucun calendrier précis n’a été communiqué pour le démarrage des cours.

Lors de la rencontre bimestrielle du 13 janvier 2025 entre le ministère et les syndicats, le SAEMSS affirme que les autorités avaient pourtant annoncé un démarrage imminent de la formation. Mais depuis, aucune évolution n’a été constatée. Pour le syndicat, cette attitude traduit une volonté manifeste de ne pas honorer les accords signés avec les organisations syndicales. Le SAEMSS interprète cette inertie comme une tentative de violation délibérée des engagements pris par le Gouvernement.

Face à cette situation, le syndicat exige la publication immédiate de la liste des enseignants retenus pour la formation diplômante. Il réclame également que toute confusion soit levée entre les notions de « passerelles professionnelles » et de « mise en position de stage », qui créent actuellement un flou préjudiciable. Le SAEMSS appelle à un relèvement significatif des quotas alloués à toutes les cibles concernées. Parmi celles-ci figurent les enseignants en attente de stage, les chargés de cours expérimentés, les professeurs contractuels ayant accumulé plusieurs années d’expérience, les enseignants d’éducation physique devant être formés en une seule cohorte au CNEPS de Thiès, les professeurs de philosophie nécessitant un Master 2, ainsi que les enseignants issus du recrutement spécial de 2021.

Le SAEMSS avertit que l’avenir de l’année scolaire 2024-2025 dépend en grande partie du traitement rapide et efficace de cette problématique. En cas de persistance du blocage, le syndicat prévient que toute perturbation dans le déroulement normal des cours, des évaluations ou des examens relèvera de la responsabilité exclusive du ministère de l’Éducation nationale et du Gouvernement.

Kaolack – La perte des valeurs à l’école : un mal croissant dans le système éducatif, selon le MEEFAS

Face à la montée des comportements jugés inappropriés au sein des établissements scolaires, notamment lors des activités culturelles organisées par les gouvernements scolaires et autres événements, le Mouvement des Élèves et Étudiants Franco-Arabes du Sénégal (MEEFAS) tire la sonnette d’alarme. Ce mercredi, devant la presse, le mouvement a exprimé sa vive inquiétude.

“Nous, Mouvement des Élèves et Étudiants Franco-Arabes du Sénégal, observons aujourd’hui, avec une profonde inquiétude, la dégradation inquiétante des comportements au sein de nos établissements scolaires, notamment lors des activités culturelles et des événements tels que les FASCO. Ces occasions, censées être des moments d’expression saine de la culture et de la créativité de notre jeunesse, sont de plus en plus marquées par des danses obscènes, des habillements indécents, et des attitudes totalement contraires à nos valeurs morales, sociales et culturelles”, a dénoncé Mactar Fall, président national du MEEFAS.

Selon lui, il est inacceptable que l’école, lieu censé former et éduquer, devienne un espace de banalisation de comportements malsains, à mille lieues des objectifs pédagogiques et éthiques qui devraient y prévaloir.

“L’école doit rester un cadre de construction de l’élève, non un terrain de décadence morale”, a-t-il martelé.

Mactar Fall a ainsi lancé un appel solennel aux autorités éducatives, aux chefs d’établissements, aux enseignants et aux parents d’élèves, les invitant à prendre leurs responsabilités.

“Il est impératif de mettre en place des mesures fermes afin de réguler et d’encadrer strictement les manifestations culturelles dans nos écoles. La pudeur, le respect, et la décence doivent être restaurés”, a-t-il déclaré.

Par ailleurs, le président du MEEFAS a proposé l’introduction officielle et effective de l’enseignement religieux dans les collèges et lycées. Selon lui, la religion, en tant que vecteur de valeurs morales et spirituelles, peut contribuer à guider les élèves vers une vie équilibrée, respectueuse et digne.

“L’enseignement religieux permettra de renforcer chez les jeunes le sens de la responsabilité, du respect de soi et des autres”, a-t-il ajouté.

Enfin, Mactar Fall a conclu en appelant à une mobilisation collective pour préserver les écoles de la dérive morale, et à redonner à l’éducation ses lettres de noblesse.

Kaolack : La Chambre des Métiers remet un lot de 200 tables-bancs aux écoles publiques

Les artisans de Kaolack, sous la houlette de leur président Sidy Diop, ont remis ce mardi un lot de 200 tables-bancs d’une valeur de 6 millions de FCFA au gouverneur de la région. Ce don est destiné aux établissements scolaires publics de Kaolack.

Selon Sidy Diop, cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme « Un artisan, un table-banc », et vise à combler le déficit criard en mobiliers scolaires observé dans la plupart des écoles. Elle contribue également à lutter contre le surnombre d’élèves contraints de partager un seul table-banc.

« Un pays ne peut pas se développer sans l’éducation, car elle en est la base. C’est pourquoi nous avons jugé utile de lancer cette initiative pour appuyer les écoles de Kaolack. C’est notre première édition, et nous ne comptons pas nous arrêter là. Nous envisageons, à l’avenir, de construire des salles de classe et des murs de clôture, car nous avons des partenaires prêts à nous accompagner dans la réalisation de ces projets », a déclaré le président Sidy Diop.

Prenant la parole lors de la cérémonie, Mamadou Habib Kamara, adjoint au gouverneur de Kaolack chargé du développement, a salué l’initiative et appelé à une utilisation responsable de ce don :

« Je lance un appel aux collectivités territoriales pour qu’elles privilégient les commandes locales et artisanales. Aux élèves, sachez que ces tables-bancs ne sont pas de simples objets : ils sont le fruit du travail de vos aînés artisans. Ils symbolisent l’importance que la société accorde à votre éducation. Prenez-en soin et étudiez avec ardeur. Vous êtes les bâtisseurs du Sénégal de demain. »

La cérémonie de remise s’est tenue en présence des représentants des collectivités territoriales, de l’inspecteur de l’éducation et de la formation, et surtout de Sophie Sy, directrice de l’Artisanat. Cette dernière a félicité Sidy Diop et les artisans de Kaolack, tout en lançant un appel à leurs homologues des autres régions à s’inspirer de cet exemple pour soutenir les écoles de leurs localités respectives.

Recrutement spécial de 2000 enseignants : le ministère de l’Éducation nationale échange avec les députés de la Commission EJSL

Dans un esprit d’ouverture et de transparence, le ministère de l’Éducation nationale a reçu, ce mardi, les députés membres de la Commission de l’Éducation, de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs (EJSL) de l’Assemblée nationale. Cette séance de travail était axée sur le processus de recrutement spécial de 2000 enseignants, inscrit dans le cadre du Plan quinquennal de résorption du déficit en personnel enseignant.

Conduite par le Directeur des Ressources Humaines (DRH), assisté par les équipes techniques du ministère, la rencontre a permis une présentation détaillée et structurée du processus de recrutement, depuis sa phase préparatoire jusqu’à la sélection définitive des candidats. Le ministère a rappelé que ce recrutement s’inscrit dans une dynamique globale impulsée par le Gouvernement, visant l’embauche de 30 000 enseignants d’ici à 2029. Ce plan stratégique ambitionne de répondre durablement aux besoins en personnel éducatif sur l’ensemble du territoire.

Les parlementaires ont saisi cette opportunité pour poser un large éventail de questions relatives à la transparence du processus, aux critères de sélection, aux mécanismes de contrôle et aux garanties d’équité offertes aux candidats. En réponse, l’administration centrale a apporté des éclairages précis, fondés sur des données vérifiables, témoignant de la rigueur et de l’engagement du ministère à respecter les principes républicains et les exigences de bonne gouvernance.

Au-delà du processus en cours, cette rencontre a permis de mettre en lumière les efforts de modernisation du ministère, notamment à travers l’intégration d’outils numériques comme MIRADOR et GREEN, développés par la DRH. Ces plateformes visent à optimiser la gestion des ressources humaines, renforcer la traçabilité des procédures et garantir une meilleure transparence.

Le ministère de l’Éducation nationale s’est félicité de la qualité de ces échanges avec les membres de la représentation nationale. Cette collaboration constructive illustre, selon lui, une « volonté partagée de bâtir une école de qualité, inclusive et résolument tournée vers l’excellence ».

Crise à l’UGB : 400 étudiants de Kolda menacés d’expulsion, Dabo Gano lance un appel à l’aide

À 72 heures d’une expulsion imminente, la situation devient critique pour les étudiants originaires de Kolda à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis. Le président de l’Association des étudiants de Kolda, Dabo Gano, tire la sonnette d’alarme. En cause : un loyer impayé de 575 000 FCFA depuis cinq mois pour un logement collectif accueillant des dizaines d’étudiants.

Malgré de nombreuses démarches entreprises auprès des autorités locales et administratives, aucune réponse concrète n’a été apportée, plongeant les étudiants dans une profonde détresse. « Nous avons frappé à toutes les portes, mais en vain. Aujourd’hui, nous sommes à trois jours de l’expulsion. Si rien n’est fait, plus de 400 étudiants verront leur année académique compromise », a alerté Dabo Gano.

Selon le président de l’Association, ce retard est en grande partie lié à la non-libération de la subvention annuelle allouée par la municipalité de Kolda, traditionnellement destinée à soutenir les étudiants dans leurs frais d’hébergement et d’entretien. « Cette subvention est vitale pour nous. Sans elle, nous sommes livrés à nous-mêmes », déplore-t-il.

Les conséquences d’une telle expulsion pourraient être désastreuses, tant sur le plan académique que social. « Ce n’est pas seulement une question de toit. Ce logement est un espace d’entraide, un cadre de vie communautaire où nous partageons nos ressources pour mieux réussir. Le perdre, c’est risquer l’abandon pour beaucoup d’entre nous », explique un membre de l’Association.

Face à cette urgence, l’Association lance un appel solennel au maire de Kolda, aux autorités régionales et aux bonnes volontés pour qu’une solution rapide soit trouvée. Une intervention dans les prochaines heures pourrait éviter un drame social et préserver la stabilité académique de centaines d’étudiants.

Dabo Gano insiste sur le fait que cette situation n’est pas isolée : « Elle met en lumière la précarité dans laquelle vivent beaucoup d’étudiants issus des régions périphériques. Ce que nous demandons, ce n’est pas un privilège, mais le strict minimum pour étudier dignement. »

À l’heure où le pays mise sur la jeunesse et l’éducation comme leviers du développement, la détresse des étudiants de Kolda à l’UGB sonne comme un cri d’alarme. Reste à savoir si les autorités entendront cet appel avant qu’il ne soit trop tard.

Université Iba Der Thiam de Thiès : 72 heures de grève décrétées par le SAES pour dénoncer des dérives de gouvernance

La Coordination du Syndicat Autonome des Enseignants du Supérieur (SAES) de l’Université Iba Der Thiam de Thiès (UIDT) est montée au créneau ce mercredi 14 mai 2025. Dans un communiqué au ton ferme, le syndicat a annoncé une grève de 72 heures, non renouvelable, du vendredi 16 au lundi 19 mai, en dénonçant une série de dysfonctionnements qu’il qualifie de graves et préjudiciables au bon fonctionnement de l’université.

Le premier point de tension évoqué par le SAES concerne les conséquences du départ de l’École Nationale Supérieure d’Agriculture (ENSA) de l’UIDT, survenu depuis le 1er janvier 2024. Ce retrait a, selon le syndicat, laissé derrière lui un budget conséquent, censé couvrir 31 postes d’enseignants-chercheurs et 47 postes de personnels administratifs, techniques et de service (PATS). Or, à ce jour, déplore la Coordination, aucun recrutement n’a été engagé malgré l’urgence des besoins pédagogiques et administratifs.

Par ailleurs, la Coordination SAES–Thiès a dénoncé l’état qu’elle juge catastrophique des infrastructures pédagogiques et administratives, notamment dans les UFR Santé, Sciences Économiques et Sociales (SES) et Sciences et Technologies (SET). Elle exige, à ce titre, la réalisation d’un audit indépendant pour faire toute la lumière sur l’utilisation effective du budget hérité du départ de l’ENSA.

Autre sujet de discorde : la création d’une nouvelle Unité de Formation et de Recherche (UFR) en Sciences Agronomiques, Agroalimentaires et Environnementales. Le SAES affirme que cette nouvelle entité a été mise en place sans validation du Conseil Académique, en violation flagrante de l’article 20 du décret n°2021-1504 régissant les universités. Pour la Coordination, cette décision est tout simplement « illégale, nulle et non avenue » tant qu’elle ne respecte pas les procédures de gouvernance universitaire.

Le syndicat a également fustigé la prolongation illégale de certains PATS à la retraite, soulignant que de jeunes diplômés qualifiés attendent en vain des opportunités d’emploi. Dans le même esprit, il a dénoncé la coupure arbitraire des primes d’encadrement allouées aux Assistants, certaines jamais versées depuis leur recrutement. Il exige le paiement rétroactif intégral de ces primes.

La tension est montée d’un cran avec l’instauration d’une fouille systématique du personnel, enseignants et administratifs, à l’entrée du campus. Une mesure jugée attentatoire à la liberté individuelle et à la dignité du personnel. La situation a dégénéré ce mercredi 14 mai avec l’agression, selon le syndicat, d’un camarade chargé des revendications par des vigiles au service du Recteur.

Face à cette escalade, la Coordination SAES–Thiès, en accord avec le SUDES, a décrété une grève d’avertissement de 72 heures. Une Assemblée Générale est convoquée dès le vendredi 16 mai pour décider des suites à donner à ce mouvement, qui pourrait marquer un tournant dans les rapports entre les autorités universitaires et les représentants du personnel à l’UIDT.

Université de Bambey : le SUDES-ESR dénonce une gestion sécuritaire « inadaptée » et appelle à un apaisement durable

Le Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal, section enseignement supérieur et recherche (SUDES-ESR) de l’Université Alioune Diop de Bambey (UAD), a vivement réagi au communiqué n°37 du 13 mai 2025 du Conseil académique. Dans une déclaration rendue publique, le syndicat dénonce une gestion sécuritaire jugée inappropriée face à la crise que traverse l’université.

Pour le SUDES-ESR UAD, la situation sécuritaire actuelle au sein du campus est inquiétante. Le syndicat fustige des mesures qualifiées de « peu adaptées » et qui, selon lui, n’ont pas permis de créer les conditions d’un climat apaisé, essentiel pour assurer la continuité des enseignements. Il regrette également que les leçons tirées des précédentes crises universitaires ne semblent pas avoir été prises en compte.

Dans son communiqué, le syndicat soulève un flou inquiétant autour du calendrier universitaire. Il s’interroge : s’agit-il de clore l’année 2023-2024 ou de débuter celle de 2024-2025 ? Il estime que si l’on s’oriente vers la nouvelle année, les autorités académiques auraient dû en assumer pleinement les conséquences, notamment en imposant une session unique et des semestres fortement écourtés.

Le SUDES appelle les Unités de Formation et de Recherche (UFR) à se baser sur des considérations strictement pédagogiques dans leurs prises de décisions, au lieu de céder à des injonctions politiques mal déguisées. Il demande à ce que la « normalisation » de l’année universitaire soit envisagée à une période plus propice, dans l’intérêt des étudiants comme des enseignants.

Concernant les perturbations ayant secoué l’UAD cette année, le syndicat précise qu’elles ne sont pas uniquement imputables aux étudiants. Enseignants permanents et vacataires ont également contribué à cette instabilité, chacun ayant ses revendications légitimes. D’où l’appel du SUDES à privilégier le dialogue permanent et la concertation au détriment de toute démarche autoritaire ou unilatérale.

Tout en condamnant toutes formes de violence, le syndicat insiste : les étudiants ne sont pas le problème. Ils ne cherchent qu’à améliorer leurs conditions d’apprentissage. Le véritable nœud, selon le SUDES, réside dans les nombreuses promesses non tenues par la tutelle, ainsi que dans la gestion des flux d’étudiants orientés vers l’UAD sans accompagnement pédagogique ou infrastructurel adéquat.

Dans ce contexte, le syndicat estime qu’un plan d’urgence est devenu impératif pour l’université de Bambey. Un plan qui, selon lui, doit être élaboré et mis en œuvre dans l’unité, avec la participation de toutes les composantes de l’établissement.

Enfin, le SUDES-ESR UAD rappelle aux autorités que l’intervention des forces de l’ordre n’a jamais été une solution efficace pour stabiliser durablement les universités. Il en appelle au respect strict des franchises universitaires, un principe fondamental qui, affirme-t-il, doit être défendu avec la plus grande fermeté.

L’UCAD interdit la présence des bébés en cours : une décision qui divise

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) vient de prendre une mesure qui suscite déjà débats et réactions : la Faculté des Lettres et Sciences humaines (FLSH) interdit désormais la présence de bébés et de jeunes enfants dans les amphithéâtres, laboratoires et salles de cours. Une directive officielle a été émise à cet effet par le Doyen de la FLSH, qui en appelle à une application stricte de la mesure.

Dans une note interne adressée aux chefs de département et directeurs d’institut, le Doyen justifie cette décision par des considérations de sécurité et de bon déroulement des enseignements. « Il est porté à notre attention que des étudiantes se présentent dans les amphithéâtres et salles de cours accompagnées de bébés ou de jeunes enfants. Cette pratique, bien que compréhensible dans certaines circonstances, représente un risque pour la sécurité des enfants et peut perturber le bon déroulement des enseignements », lit-on dans le document, relayé par le quotidien SourceA.

Le Doyen insiste sur la nécessité pour l’ensemble des responsables pédagogiques de relayer l’information et de veiller à ce qu’aucune dérogation ne soit tolérée. L’objectif affiché : garantir un cadre d’apprentissage serein, sécurisé et adapté aux exigences de l’enseignement supérieur.

Si la décision vise à préserver l’environnement académique, elle soulève néanmoins des interrogations sur la situation des étudiantes mères. Ces dernières, souvent confrontées à un manque de structures d’accueil ou de soutien, n’ont parfois d’autre choix que d’emmener leurs enfants avec elles sur le campus. Pour certaines, cette interdiction risque de devenir un obstacle supplémentaire à la poursuite de leurs études.

Des voix s’élèvent déjà sur les réseaux sociaux pour dénoncer une mesure jugée « rigide » et « déconnectée des réalités sociales ». Des appels à des solutions alternatives émergent : mise en place de crèches universitaires, horaires aménagés ou encore appui institutionnel aux mères étudiantes.

Au-delà de l’UCAD, cette décision soulève un débat plus large sur l’inclusivité dans l’enseignement supérieur et la prise en compte des besoins spécifiques des étudiantes mères. Entre la volonté de maintenir la rigueur académique et celle de favoriser l’accès à l’éducation pour tous, y compris les parents-étudiants, l’équilibre reste délicat à trouver.

Démarrage des Assises sur les daara : vers une intégration progressive des écoles coraniques au système éducatif national

Une étape importante vient d’être franchie dans la réforme de l’éducation au Sénégal. Le mardi 13 mai 2025, les Assises nationales sur les daara ont officiellement démarré à l’Institut islamique de Dakar, sous l’impulsion du président de la République Bassirou Diomaye Faye. Cette rencontre inédite, pilotée par le ministre de l’Éducation nationale Moustapha Guirassy, a réuni un large éventail d’acteurs, allant des maîtres coraniques aux imams, oulémas, responsables religieux, personnalités politiques, membres de la société civile, ainsi que des partenaires au développement.

L’objectif principal de ces assises est clair : intégrer les écoles coraniques (daara) au système éducatif national, sans altérer leur vocation religieuse. Dans son discours d’ouverture, le ministre Guirassy a mis l’accent sur l’importance de bâtir une réforme « ancrée dans le réel », fondée sur une écoute attentive des besoins des acteurs locaux. Il a plaidé pour une cohabitation harmonieuse entre les savoirs religieux et les disciplines contemporaines, comme l’informatique, les langues étrangères ou les sciences. Il s’agit, selon lui, de « permettre aux pensionnaires des daara d’avoir une formation complète, sans renier leur ancrage spirituel ».

Cette initiative découle d’une instruction présidentielle prononcée le 28 novembre 2024, à l’occasion de la Journée nationale des daara, et marque une volonté affirmée de revaloriser ces écoles coraniques souvent marginalisées dans les politiques éducatives publiques. Pour le ministre de l’Éducation nationale, il s’agit également de rétablir l’équité entre les différentes formes d’enseignement présentes au Sénégal. « Le gouvernement agit avec la même volonté d’équité envers toutes les formes d’éducation religieuse sur notre territoire », a-t-il déclaré.

L’approche des autorités ne se limitera pas à une centralisation des débats à Dakar. Selon Sud Quotidien, les assises se poursuivront dans les régions, pour une prise en compte plus fine des réalités locales. Chaque territoire aura ainsi l’occasion de faire entendre sa voix, de partager ses défis et de proposer des solutions adaptées à ses spécificités.

L’État compte également s’appuyer sur le soutien de partenaires techniques et financiers, dont la Banque mondiale, déjà impliquée dans le processus de modernisation des daara. Ce partenariat vise à offrir aux pensionnaires des conditions d’apprentissage plus encadrées, modernes, tout en respectant les fondements religieux de ces écoles.

Ces assises marquent donc le début d’un processus historique, qui pourrait transformer durablement le paysage éducatif sénégalais en assurant aux daara une reconnaissance institutionnelle et pédagogique, dans un cadre de respect mutuel et de complémentarité des savoirs.

Le Sénégal lance les Assises nationales des daaras : un tournant pour l’intégration de l’enseignement coranique dans le système éducatif

Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a présidé ce mardi la cérémonie officielle de lancement des Assises nationales des daaras à l’Institut islamique de Dakar. Cet événement marque une étape décisive dans la réflexion sur la place de l’enseignement coranique dans le système éducatif sénégalais.

Dans son discours, le ministre Guirassy a rendu un vibrant hommage aux daaras, soulignant leur rôle historique dans la formation morale, spirituelle et intellectuelle des enfants au Sénégal. « Parler des daaras, ce n’est pas seulement évoquer la mémorisation ou la récitation du Coran, c’est parler de discipline, de résilience, d’un apprentissage où l’on forme l’homme à la patience, à la rigueur et à la maîtrise de soi », a-t-il déclaré. Il a insisté sur la nécessité de valoriser cette école du savoir, qui façonne depuis des siècles l’identité sénégalaise.

Cette initiative s’inscrit dans la vision du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui souhaite une transformation systémique du système éducatif d’ici à 2050. Une transformation qui passe, selon lui, par l’intégration effective des daaras dans l’architecture éducative nationale, pour « répondre à une souffrance humaine » et promouvoir un capital humain nourri de sagesse et de valeurs profondes.

Lors de la cérémonie, Fatou Sambou, représentante de la Banque mondiale, a révélé une statistique alarmante : environ 1,5 million d’enfants sénégalais, soit 45 % des enfants âgés de 6 à 11 ans, sont hors du système scolaire formel. Un grand nombre d’entre eux sont inscrits dans des daaras, parfois dans des conditions précaires, exposés à la mendicité et à l’insécurité.

Face à cette situation, la Banque mondiale a mobilisé un financement de 60 milliards de FCFA dans le cadre du Programme d’amélioration des performances du système éducatif (PAPSE). Ce soutien financier vise à accompagner plus de 1 000 daaras à travers des contrats de performance axés sur l’inclusion, la qualité, le partenariat et l’apprentissage complémentaire.

Prenant la parole au nom des maîtres coraniques, Serigne Assane Diop, représentant des Serignes daaras, a salué cette dynamique nouvelle qui vise à mieux encadrer l’enseignement coranique. Il a plaidé pour une implication active de toutes les parties prenantes – État, partenaires techniques et financiers, société civile et communautés religieuses – afin d’assurer le succès de cette réforme ambitieuse.

Université de Bambey : le Conseil académique suspend les cours et dissout les amicales étudiantes après des violences

La situation reste tendue à l’Université Alioune Diop de Bambey, où le Conseil académique s’est réuni ce mardi 13 mai 2025 pour faire face à une crise profonde provoquée par un mouvement étudiant entamé depuis le 18 avril dernier. À l’issue de cette rencontre, des décisions lourdes de conséquences ont été prises, révélant une inquiétude croissante face à l’insécurité qui s’est installée sur le campus.

Le Conseil académique a dressé un tableau sombre de la situation. Les étudiants des Unités de Formation et de Recherche (UFR) ECOMIJ, SATIC et SDD poursuivent un boycott systématique des cours, malgré les efforts de normalisation entrepris par l’administration. Ces perturbations ne se limitent pas aux cours boycottés : des libertés académiques sont mises à mal, des cours pourtant suivis par des étudiants non impliqués dans le mouvement sont volontairement perturbés.

Mais le fait le plus alarmant, selon les autorités universitaires, demeure la recrudescence d’actes violents. Ces manifestations ont mis en péril la sécurité du personnel, des enseignants et des autres usagers du campus, compromettant la continuité du service public universitaire. Il s’agit là, selon l’expression utilisée dans le communiqué, d’« une situation d’insécurité installée ».

Face à cette montée de tensions, le Conseil académique a décidé de maintenir le calendrier universitaire actuel, tout en prenant des mesures drastiques. Il a suspendu les enseignements au sein des UFR ECOMIJ, SATIC et SDD jusqu’au lundi 19 mai 2025 à 8 heures, date à laquelle un retour à la normale est espéré. Il a également annoncé la dissolution des amicales étudiantes de ces trois UFR, estimant que celles-ci ne remplissaient plus leur rôle de cadre de dialogue et de représentation pacifique.

Cette série de décisions intervient dans un climat où les étudiants, eux, dénoncent le mutisme de l’administration face à leurs doléances. Beaucoup ont d’ores et déjà quitté le campus, déclarant une grève illimitée. La fracture semble consommée entre l’administration et une frange importante du corps étudiant.

Danses obscènes à Ziguinchor : l’Inspection d’Académie dénonce des dérives morales à l’école Antoine de Padoue

L’Inspection d’Académie (IA) de Ziguinchor est montée au créneau ce mardi 13 mai, après la diffusion sur les réseaux sociaux de vidéos montrant des jeunes filles exécutant des danses jugées obscènes. Les faits se sont déroulés lors d’une soirée culturelle organisée par l’École privée laïque Antoine de Padoue, dans le cadre des « 72 heures » de son gouvernement scolaire.

Dans un communiqué officiel, l’Inspecteur d’Académie, Papa Gorgui Ndiaye, a exprimé sa consternation face à ces images qui ont suscité une vive polémique. L’événement incriminé s’est tenu le 9 mai 2025 au terrain de basket du Centre départemental d’éducation physique et sportive (CDEPS) de Ziguinchor.

« Ces écarts de comportement heurtent profondément les valeurs morales et éducatives que l’école est censée promouvoir », a fustigé le responsable académique, qui y voit une grave dérive. Il déplore que de tels actes se produisent alors même que l’Éducation nationale œuvre à la promotion de la citoyenneté et des valeurs à travers l’Initiative pour une Transformation humaniste de l’Éducation (NITHE).

L’IA de Ziguinchor a annoncé l’ouverture d’une enquête pour faire toute la lumière sur les circonstances ayant conduit à ce qu’il qualifie d’« agissements inacceptables ». Il promet que les responsabilités seront situées et que les mesures appropriées seront prises en conséquence.

En guise de rappel à l’ordre, Papa Gorgui Ndiaye a exhorté l’ensemble des chefs d’établissements scolaires à faire preuve d’une vigilance accrue. Il les invite à encadrer rigoureusement les activités menées dans les établissements, notamment celles initiées par les gouvernements scolaires, afin d’assurer le respect strict des normes éducatives, morales et culturelles.

Université de Bambey : mouvement d’humeur des étudiants, les écoles perturbées

L’Université Alioune Diop de Bambey (UADB) est en ébullition. Ce mardi 13 mai, les étudiants ont intensifié leur mouvement de grève, perturbant les activités pédagogiques dans plusieurs établissements scolaires de la ville et affrontant les forces de l’ordre. Cette montée de tension s’inscrit dans le cadre d’un mot d’ordre de grève de 120 heures lancé depuis le 9 mai dernier.

Déterminés à se faire entendre, les étudiants dénoncent des conditions d’apprentissage qu’ils jugent déplorables. Parmi leurs principales revendications figurent le manque criant de salles de cours, l’inexistence d’une infirmerie fonctionnelle, l’absence de lits d’hospitalisation, ainsi que l’indisponibilité d’ambulances pour assurer les évacuations sanitaires. Les problèmes liés à la restauration universitaire sont également au cœur de leur colère.

« Depuis des années, on nous promet des infrastructures qui ne sont jamais livrées. Aujourd’hui, nous exigeons la réception immédiate du complexe universitaire de 1000 lits. Nous ne pouvons plus continuer à vivre dans ces conditions », a déclaré un membre du collectif des étudiants grévistes.

Face à l’inaction des autorités, les étudiants ont décidé de hausser le ton. Ils menacent de forcer l’accès au complexe de 1000 lits s’il n’est pas réceptionné dans les prochains jours. Ils exigent également une réaction immédiate du ministre de l’Enseignement supérieur.

La ville de Bambey, habituellement calme, a été fortement perturbée par ce mouvement. Plusieurs établissements scolaires ont été délogés, créant une situation de panique chez les élèves et les enseignants. La présence des forces de l’ordre sur les lieux n’a pas empêché les échauffourées, témoignant de la tension qui règne actuellement dans la localité.

Kaolack / Éducation : L’Association Nouvelle Vision de l’Éducation, de la Santé et de l’Action Humanitaire (ANVESH) inaugure un daara moderne dédié à 50 talibés

Près de 150 millions d’enfants vivent aujourd’hui dans les rues à travers le monde, selon l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

Au Sénégal, malgré l’adoption de la loi n°2005-06 interdisant la mendicité des enfants, la réalité reste alarmante : plus de 100 000 enfants errent encore dans les rues, selon un rapport d’Amnesty International.

C’est dans ce contexte que le Premier ministre a réaffirmé, lors du Conseil des ministres du 24 avril dernier, la volonté ferme du Gouvernement d’éradiquer le phénomène des enfants de la rue et la mendicité dans nos cités.

Pour accompagner le Président de la République et son Premier ministre dans cette mission, l’Association Nouvelle Vision de l’Éducation, de la Santé et de l’Action Humanitaire (ANVESH) a inauguré un daara moderne, dédié à plus de 50 orphelins. Située à Médina 2, cette structure comprend des dortoirs, un logement pour le maître coranique, un espace éducatif, une administration et des toilettes modernes, pour un coût total de 6 millions de francs CFA.

« Depuis 13 ans, l’ANVESH a construit et équipé plus de 10 écoles coraniques dans le périmètre communal de Kaolack. Au-delà de l’éducation, l’association a également distribué des denrées alimentaires à plusieurs daaras, et offert des fauteuils roulants au Centre hospitalier régional El Hadji Ibrahima Niass. L’ensemble de ces activités sociales est estimé à plusieurs dizaines de millions de francs CFA », a souligné Cheikh Thierno Ahmadou Diallo, président de l’association.

Ce centre vise à combattre la mendicité, qui, selon lui, est désormais bien loin de la vision des pionniers tels que Cheikh Al Islam Baye Niass et Mame El Hadji Abdoulaye Niass. Ces derniers associaient toujours l’apprentissage du Coran à des activités agricoles ou artisanales, et non à une mendicité institutionnalisée.

« La mendicité était autrefois un moyen pédagogique d’inculquer l’humilité aux talibés. Elle n’était en aucun cas une quête effrénée d’argent, comme c’est malheureusement le cas aujourd’hui. Nos rues regorgent d’enfants livrés à eux-mêmes, exposés jour et nuit à de nombreux dangers : pédophilie, abus sexuels, et bien d’autres fléaux », a rappelé Cheikh Thierno Ahmadou Diallo.

Pour lutter contre ces dérives et offrir aux enfants issus de familles démunies un cadre sécurisé et propice à l’apprentissage du Coran, l’ANVESH ambitionne de multiplier ce type d’infrastructures dans la région.

Cheikh Thierno Ahmadou Diallo a conclu en remerciant ses partenaires sénégalais, gambiens et turcs pour leur soutien, tout en lançant un appel solennel aux autorités éducatives, aux mécènes et aux bonnes volontés pour accompagner les futurs projets de l’association.

Éducation : Le Cusems rejette le Pacte de stabilité sociale et interpelle l’État sur les accords non respectés

Le Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen secondaire (Cusems) a clairement exprimé son refus de s’aligner sur le nouveau Pacte de stabilité sociale proposé par l’État du Sénégal. Lors de son Conseil Syndical National, tenu ce samedi à Dakar, le syndicat a réaffirmé son attachement aux accords précédemment signés sous l’ancien régime et a demandé au gouvernement actuel de respecter ces engagements.

Le secrétaire général national du Cusems, Ndongo Sarr, a expliqué que le syndicat ne pouvait pas accepter le nouveau pacte proposé par les autorités, rappelant que des protocoles d’accord avaient déjà été signés, garantissant un certain nombre de points sur lesquels l’État s’était engagé. Selon lui, le syndicat a déjà honoré sa part de l’accord, en reprenant les cours dans l’attente de l’application des engagements pris.

« Nous avons honoré notre part d’engagement. C’est désormais à l’État de tenir les siennes », a déclaré Sarr. Le Cusems déplore que, malgré les protocoles signés, plusieurs engagements importants n’aient pas été respectés.

Le syndicat exige que le gouvernement actuel assume la continuité de l’État, en prenant en charge les engagements non remplis par l’administration précédente. Sarr a mis en lumière des points essentiels, comme le système de rémunération des enseignants, qu’il qualifie de priorité.

« Les nouvelles autorités s’étaient engagées à traiter cette question dès leur arrivée au pouvoir. Il est grand temps que cela soit fait », a insisté Ndongo Sarr. Les enseignants attendent des actions concrètes et immédiates sur ce dossier, qui est devenu un point de tension majeur pour le Cusems.

En plus des questions salariales, le Cusems réclame également le démarrage des formations pour les enseignants, essentielles à leur évolution professionnelle. Le syndicat souligne que ces formations sont cruciales pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement et la carrière des enseignants.

« Nous attendons toujours le démarrage effectif de la formation », a ajouté Ndongo Sarr, rappelant que des annonces avaient été faites, mais que la réalité de leur mise en œuvre reste encore à voir.

Le Cusems se positionne fermement contre le nouveau pacte proposé par l’État, réaffirmant ses exigences vis-à-vis des accords passés. Le syndicat attend des garanties sur la prise en charge des engagements non tenus, notamment en matière de rémunération et de formation des enseignants. Les nouvelles autorités devront rapidement agir pour répondre aux attentes légitimes des enseignants et garantir la stabilité et la continuité du secteur éducatif.

UGB : Les étudiants décrètent 48 heures de JST renouvelable

La tension monte à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. La Coordination des Étudiants de Saint-Louis (CESL) a annoncé ce vendredi une grève de 48 heures sous la forme d’une Journée Sans Ticket (JST), une mesure qui pourrait être prolongée si leurs revendications ne sont pas prises en compte dans les plus brefs délais.

Dans un communiqué publié à la suite d’une assemblée générale, les représentants des étudiants justifient cette décision par une série de dysfonctionnements persistants au sein du campus social. Ils dénoncent notamment le non-démarrage des travaux de la plateforme du village 0 et du chapiteau du Restaurant universitaire n°2, malgré les engagements pris par les autorités universitaires. La situation est jugée d’autant plus critique que ces infrastructures sont considérées comme essentielles pour désengorger les installations actuelles et améliorer les conditions de vie sur le campus.

Autre point de discorde : le retard accusé dans la livraison de l’Usine hydraulique de Khor, censée assurer l’approvisionnement en eau potable de l’université. Ce retard impacte directement la vie quotidienne des étudiants, confrontés à des pénuries d’eau récurrentes. La CESL évoque également la non-effectivité du Wifi, un service pourtant fondamental pour les études et la recherche, surtout dans un contexte de numérisation croissante de l’enseignement supérieur.

L’insécurité grandissante sur le campus constitue un autre sujet de préoccupation majeure. Selon les étudiants, les agressions et incidents se sont multipliés ces dernières semaines, dans une quasi-indifférence des autorités compétentes. À cela s’ajoutent des lenteurs notées dans les travaux d’assainissement, qui nuisent à l’hygiène et à la salubrité de l’environnement universitaire.

Face à cette accumulation de manquements, la CESL affirme qu’elle ne compte pas baisser la garde. Les 48 heures de grève pourraient être reconduites si aucune avancée concrète n’est constatée. Les étudiants appellent les autorités à agir rapidement pour désamorcer la crise et rétablir un climat propice aux études.

Recrutement d’enseignants : 53 nouveaux instituteurs affectés à l’IEF de Kédougou

Dans le cadre du recrutement spécial de 2 000 enseignants lancé par le ministère de l’Éducation nationale, l’Inspection de l’éducation et de la formation (IEF) de Kédougou va accueillir 53 nouvelles recrues, dont 49 instituteurs et quatre maîtres d’arabe. L’annonce a été faite ce mercredi, lors d’une cérémonie officielle de remise d’ordres de service.

L’Inspecteur d’académie de Kédougou, Mouhamadou Bamba Mbaye, a expliqué que son service avait anticipé les besoins en personnel, ce qui a permis une répartition rapide et ciblée dès l’obtention du quota. « Nous avons anticipé sur les ordres de service parce que nous savions exactement là où le besoin se faisait sentir. Lorsqu’on nous a donné le quota, on n’a fait que remplir avec les noms des nouvelles recrues », a-t-il précisé.

Devant les nouveaux enseignants, l’inspecteur a insisté sur l’importance de ces documents administratifs. « C’est votre premier ordre de service, un document que vous devez garder toute votre carrière. Il vous sera demandé à chaque étape importante, notamment pour le Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) », a-t-il averti.

Autre mesure importante, les nouvelles recrues ont signé une fiche d’engagement à servir pendant dix ans dans l’enseignement public, dont au moins cinq années dans la région de Kédougou. Une manière, selon l’inspection académique, de stabiliser les effectifs dans une zone souvent confrontée à des départs récurrents d’enseignants.

Recrutement d’enseignants : Matam obtient un quota de 216 instituteurs et professeurs

La région de Matam, située dans le nord du Sénégal, a récemment bénéficié d’une aide précieuse pour son système éducatif avec l’affectation de 216 enseignants, dans le cadre du recrutement spécial de 2 000 enseignants autorisé par l’État. Cette mesure vise à renforcer le personnel éducatif et à améliorer la qualité de l’enseignement dans les établissements scolaires de la région.

L’Inspecteur d’académie de Matam, Mamoudou Oumar Guèye, a détaillé la répartition de ce quota, précisant que 174 enseignants sont affectés aux niveaux préscolaire et élémentaire, tandis que les autres postes sont répartis entre le moyen et le secondaire. Le secteur primaire bénéficie de 8 enseignants spécialisés en langue française, 9 pour les classes moyennes, et 33 pour le secondaire. Cette répartition vise à répondre à un besoin crucial dans l’ensemble des niveaux scolaires.

Selon l’Inspecteur, Matam connaît chaque année des départs massifs d’enseignants pour diverses raisons, ce qui met à rude épreuve le système éducatif local. En conséquence, certains enseignants se retrouvent à assumer des charges de travail considérables, devant gérer plusieurs classes simultanément pour que les élèves puissent poursuivre leur apprentissage. Pour pallier ces difficultés, l’Etat a opté pour une approche de « discrimination positive », afin de renforcer le nombre d’enseignants dans cette région.

L’arrivée de ces 216 enseignants représente un véritable soulagement pour les acteurs du secteur éducatif à Matam, qui espèrent que cette initiative contribuera à améliorer l’accessibilité et la qualité de l’enseignement. La mesure répond à un besoin urgent d’une répartition plus équitable des ressources humaines dans l’éducation, notamment dans les zones périphériques où les conditions de travail sont souvent plus difficiles.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’engagement de l’État à améliorer le système éducatif dans toutes les régions du Sénégal, en mettant l’accent sur les zones rurales et périurbaines comme Matam. En augmentant le nombre d’enseignants dans la région, l’objectif est de réduire la surcharge des classes, de réduire le taux d’abandon scolaire, et de favoriser une meilleure réussite des élèves.

Le recrutement de 2 000 enseignants constitue une étape importante dans la stratégie du gouvernement pour répondre aux besoins croissants du système éducatif et assurer une éducation de qualité pour tous les enfants sénégalais.

Université de Bambey : Les étudiants reconduisent le blocage des cours et refusent toujours de payer les loyers

La tension reste vive à l’Université Alioune Diop de Bambey, où les étudiants poursuivent leur mouvement de contestation face à ce qu’ils décrivent comme des conditions d’études et de vie devenues intenables. À travers un communiqué rendu public ce mardi, la coordination des amicales estudiantines a informé que les discussions entamées avec les autorités universitaires n’ont pas permis de désamorcer la crise.

Selon les représentants des étudiants, Mouhamed Maleyni Lô, Alpha Oumar Diallo et Talla Ndiaye, deux revendications majeures ont été posées sur la table lors de leur dernière rencontre avec l’administration : le rétablissement du réseau Wi-Fi dans le campus social, coupé depuis plusieurs jours, et la normalisation du service au restaurant dit « Europe », qui connaît des dysfonctionnements récurrents.

Si les autorités ont reconnu la pertinence de ces doléances, les étudiants regrettent l’absence de mesures concrètes immédiates. Ils estiment que les engagements pris lors des échanges ne sont suivis d’aucune action palpable. Face à cette inertie, la coordination a décidé de reconduire le mot d’ordre de cessation des activités pédagogiques pour une nouvelle période de 48 heures, à compter du mardi 7 mai 2025. Les amicales ont également confirmé le maintien du boycott du paiement des loyers dans les résidences universitaires.

La mobilisation ne se limite pas à ces deux points. Les étudiants réclament avec insistance la mise à disposition des nouveaux bâtiments construits sur le campus, dont l’ouverture tarde selon eux sans justification valable. Ils jugent inacceptable que ces infrastructures demeurent inoccupées alors que les anciennes installations sont surpeuplées et dégradées.

Cette crise a déjà eu un impact sur le déroulement normal du calendrier académique. Plusieurs examens programmés dans différentes UFR ont dû être reportés, perturbant davantage une année universitaire déjà marquée par des retards. Le climat reste tendu sur le campus, et les étudiants promettent d’intensifier leur mouvement si aucune solution rapide et durable n’est proposée par les autorités compétentes.

L’affaire reste à suivre de près, tant les conséquences d’un enlisement du conflit pourraient affecter durablement la stabilité de l’université et les ambitions académiques des étudiants concernés.

Baccalauréat 2025 : Le ministre Abdourahmane Diouf appelle les présidents de jury à l’impartialité et à la rigueur

À l’approche de la session 2025 du Baccalauréat, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Dr Abdourahmane Diouf, a présidé ce lundi 5 mai la cérémonie officielle d’ouverture de la session de formation des présidents de jury. La rencontre s’est tenue à l’Université Amadou Hampâté Bâ, en présence de plusieurs autorités universitaires et administratives.

Aux côtés du ministre, figuraient le Directeur de l’Office du Baccalauréat, le Professeur Bamba Gueye, le Recteur de l’université hôte, le Professeur Ben Toguebaye, ainsi que le Coordonnateur des superviseurs nationaux, le Professeur Mamadou Sidibé, Recteur de l’Université Souleymane Niang de Matam.

Dans son adresse, Dr Abdourahmane Diouf a souligné l’importance capitale du rôle des présidents de jury dans le bon déroulement de l’examen. Il a insisté sur la rigueur, l’impartialité et la neutralité qui doivent guider leurs prises de décision, notamment lors des délibérations. Le ministre a rappelé que l’évaluation des candidats doit se faire en toute équité, avec le souci permanent de justice et de transparence.

Par ailleurs, le ministre a insisté sur le respect scrupuleux des consignes officielles encadrant l’examen. Il a notamment évoqué l’interdiction formelle du port et de l’usage de téléphones portables dans les centres d’examen, aussi bien pour les candidats que pour les encadreurs. Une mesure de plus en plus renforcée dans un contexte marqué par la multiplication des tentatives de fraude via les outils numériques.

Cette rencontre marque le lancement officiel du processus de préparation pédagogique et logistique du Baccalauréat 2025, qui devrait mobiliser plusieurs milliers d’acteurs à travers le pays. Le ministre a conclu son intervention en appelant l’ensemble des responsables académiques à « un engagement total au service de l’école sénégalaise ».

Réforme des daaras : l’État sénégalais lance un recensement national en juin pour protéger les talibés

Le gouvernement sénégalais s’apprête à franchir un pas décisif dans sa politique de réforme des daaras, ces écoles coraniques traditionnelles, en lançant un recensement national dès le mois de juin 2025. Objectif : mieux encadrer les enfants talibés, éradiquer la mendicité forcée, et soutenir les structures éducatives conformes aux normes.

L’annonce a été faite par Maïmouna Dièye, ministre de la Famille et des Solidarités, lors du Gamou de Ndiawagn Ndiaye (département de Kébémer). Elle a réaffirmé la volonté politique forte du gouvernement de moderniser le système des daaras, tout en assurant une meilleure protection aux milliers d’enfants talibés répartis à travers le pays.

« Sur instruction du président de la République, le Premier ministre prendra des mesures sévères concernant la mendicité et la gestion des daaras », a déclaré la ministre, visiblement déterminée.

Le recensement, qui débutera en juin, permettra d’identifier les daaras fonctionnant dans les règles et d’évaluer les besoins pour leur accompagnement. Il s’agit aussi de distinguer les véritables foyers d’enseignement religieux des structures informelles souvent impliquées dans l’exploitation des enfants à des fins lucratives.

Maïmouna Dièye n’a pas mâché ses mots à ce sujet :

« Certains encouragent la mendicité à travers des transferts d’argent. Ils ne sont pas sérieux, et nous allons y mettre un terme. »

Elle a également dénoncé l’indifférence face à la détresse des enfants talibés, affirmant que le gouvernement fera tout pour qu’ils bénéficient de conditions similaires à celles des élèves des écoles classiques.

Ce recensement s’inscrit dans un programme plus large de modernisation des daaras, qui inclut l’autonomisation des serignes daaras, la formation des enseignants, l’amélioration des conditions de vie et la réinsertion des enfants livrés à eux-mêmes.

Cette initiative gouvernementale, si elle est bien mise en œuvre, pourrait changer le quotidien de milliers de talibés, longtemps laissés en marge du système éducatif formel et souvent exposés aux abus.

En s’attaquant aux dérives tout en valorisant les daaras exemplaires, l’État sénégalais espère trouver un équilibre entre tradition et protection de l’enfance, dans le respect des valeurs religieuses et des droits fondamentaux.

Accident tragique de Vélingara : « C’est l’irresponsabilité qui est encore une fois pointée », déplore le ministre de l’Éducation nationale

Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a vivement réagi à l’accident tragique survenu à Vélingara, qui a coûté la vie à deux personnes et fait une trentaine de blessés. Depuis Saint-Louis, où il participait à la conférence nationale du RESACLAP (Réseau des Structures d’Appui aux Collectivités Locales pour l’Appui à la Planification), le ministre a exprimé sa consternation et pointé du doigt les responsabilités.

« C’est l’irresponsabilité qui est encore une fois pointée », a-t-il lancé, dénonçant des comportements humains qu’il juge à l’origine de la tragédie. « Et c’est malheureux que nous continuions de voir ce type de comportement », a-t-il ajouté, manifestement affecté par le drame.

Moustapha Mamba Guirassy a insisté sur la nécessité d’un sursaut collectif face à ce qu’il qualifie de « négligence extraordinaire », qui engendre des pertes humaines inacceptables. Pour lui, ces accidents auraient pu être évités si les règles de sécurité avaient été strictement respectées.

Dans un message de compassion, le ministre a adressé ses condoléances les plus attristées aux familles endeuillées et a exprimé sa solidarité aux blessés, à qui il a souhaité un prompt rétablissement. Il a également annoncé son intention de leur rendre visite au nom du gouvernement.

Ce nouveau drame ravive les interrogations sur les conditions de sécurité dans le transport scolaire et collectif, un sujet devenu récurrent dans l’actualité nationale.

2e Édition des ateliers d’écriture et de lecture à haute voix : 143 élèves et 24 professeurs mobilisés à Kaolack

Le Réseau REPROF-EFFA, avec le soutien du Projet Ressources Éducatives, financé par l’Agence Française de Développement (AFD) et l’Institut Français, a organisé ce samedi 3 mai 2025, à l’Alliance Française de Kaolack, la 2e édition des ateliers d’écriture et de lecture à haute voix.

L’objectif principal de ce projet est de renforcer l’accès des élèves du primaire et du secondaire en Afrique subsaharienne francophone à des ressources éducatives de qualité. Dans ce cadre, l’événement de Kaolack a réuni 143 élèves et 24 professeurs de français, issus de collèges et lycées de la région.

Selon Cheikh Tidiane Kane, professeur de français et chef de projet de cette édition, les ateliers ont permis aux élèves de s’initier à la production de poèmes, de contes, d’articles pour les journaux scolaires et de plaidoyers. Les thèmes retenus pour ces productions sont : le leadership, la culture de la paix et la protection de l’enfance.

« Les élèves bénéficieront d’un accompagnement personnalisé par leurs enseignants de français afin d’améliorer leurs textes, qui devront être soumis au plus tard le 25 mai 2025 pour le Concours national des meilleurs écrits », a précisé M. Kane.

Ramatoulaye Diba, élève au Lycée Mixte de Ngane Saër, a exprimé sa joie de participer à cette initiative. Elle a salué l’impact positif du Projet Ressources Éducatives sur son parcours scolaire. De son côté, Bocar Diallo, professeur de français, a souligné la pertinence de cet atelier :

« Il nous a permis de mieux maîtriser les méthodologies liées à la production des différents genres : conte, poésie, nouvelle, article de journal scolaire et plaidoyer. »

Accident tragique à Vélingara : Deux morts dans une sortie pédagogique, le ministère de l’Éducation nationale exprime sa solidarité

Le ministère de l’Éducation nationale a réagi avec tristesse et compassion suite au drame routier survenu ce samedi matin, à une dizaine de kilomètres de Vélingara, dans l’Académie de Kolda. Deux élèves ont perdu la vie et plusieurs autres ont été gravement blessés dans une collision entre un minicar scolaire et un camion.

Selon un communiqué officiel signé par Daouda Gueye, directeur de la Formation et de la Communication, le véhicule transportait 35 élèves du CEM de Saré Coly Sallé, accompagnés de leur professeur, dans le cadre d’une visite pédagogique à la ferme agricole de Saré Thialy, organisée dans le cadre du Projet de Formation Professionnelle et d’Insertion (PFPI).

Dès l’annonce de l’accident, les services déconcentrés de l’Éducation nationale se sont activement mobilisés. L’Inspection d’Académie de Tambacounda, l’Inspection Médicale des Écoles et l’IEF de Vélingara ont été déployées pour assurer l’assistance sanitaire et logistique aux victimes.

Les blessés ont été pris en charge dans plusieurs établissements hospitaliers, notamment le Centre hospitalier régional de Kolda, l’Hôpital régional de Tambacounda et le Centre de santé de Vélingara.

Le ministère a assuré que « toutes les dispositions sont en train d’être prises pour une prise en charge rapide et adéquate » des élèves et personnels touchés.

Dans ce contexte de deuil et de choc, le ministère a exprimé sa profonde compassion aux familles des victimes, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté éducative :

« Le Ministre de l’Éducation nationale suit personnellement la situation et appelle à l’unité et à la solidarité en ces moments difficiles », peut-on lire dans le communiqué.

Ce tragique événement relance le débat sur la sécurité du transport scolaire dans les zones rurales, ainsi que sur la vigilance routière lors des sorties pédagogiques. L’émotion est vive dans la région de Vélingara, et dans tout le pays.

Passy : 650 élèves du lycée Moustapha Ka enrôlés pour l’obtention de leur carte d’identité nationale

Une mission de proximité administrative a permis à 650 élèves du lycée Moustapha Ka de Passy de déposer leur demande de carte d’identité nationale directement dans leur établissement. L’opération, menée par une équipe de la Direction de l’autonomisation des fichiers (DAF), a été saluée comme une réponse concrète aux défis d’accès aux services administratifs dans certaines zones rurales.

Le proviseur du lycée, Ousmane Ba, s’est félicité de cette initiative qui tombe à point nommé pour les élèves en classe de terminale. « Ils peuvent certes passer le baccalauréat avec leur carte d’identité scolaire, mais ne pourront pas retirer leur diplôme sans la carte nationale d’identité. Ce déplacement facilite donc leur parcours, tout en profitant également aux élèves des niveaux inférieurs », a-t-il expliqué.

De son côté, le sous-préfet de l’arrondissement de Djilor, Pape Amadou Ngom Ba, a salué cette mission tout en attirant l’attention sur les difficultés structurelles que connaissent les communes environnantes. « Djilor compte sept communes mais un seul centre d’enrôlement. Nous lançons un appel au ministre de l’Intérieur et au directeur de la DAF pour l’ouverture d’un centre permanent dans l’arrondissement », a-t-il plaidé.

Selon lui, cette concentration des services d’enrôlement dans un seul lieu crée des inégalités d’accès, notamment pour les populations des zones enclavées, souvent obligées de parcourir de longues distances pour se faire identifier.

La réussite de cette opération pilote soulève la question de sa généralisation à d’autres établissements scolaires du pays, notamment en milieu rural. La carte nationale d’identité étant devenue un document indispensable non seulement pour les démarches administratives mais aussi pour l’accès à certaines opportunités (examens, bourses, concours), la décentralisation de son enrôlement reste un enjeu majeur de l’inclusion citoyenne.

Kaolack / Éducation : Les principaux de collèges à l’école de la gestion administrative, financière et des ressources humaines

Dans le cadre de la réforme continue du système éducatif sénégalais, une session de formation s’est tenue ce vendredi 2 mai 2025 à Kaolack, réunissant les principaux de collèges venus des quatre Inspections de l’Éducation et de la Formation (IEF) relevant de l’Inspection d’Académie (IA) de Kaolack.

Cette session de deux jours, initiée par le Collectif des Chefs d’Établissement avec l’appui de l’IA et des quatre IEF (Kaolack commune, Kaolack département, Guinguinéo et Nioro du Rip), vise à renforcer les compétences des chefs d’établissement en matière de gestion administrative, pédagogique, financière et en ressources humaines. Au total, 92 principaux de collèges, un représentant des écoles privées, un du BTS, ainsi qu’un représentant des écoles catholiques prennent part à cette rencontre.

« Chaque année, nous élaborons un Plan de Travail Annuel (PTA). Le premier point de ce plan consiste à organiser une formation initiale pour les chefs d’établissement, notamment les nouveaux promus à la rentrée. Nous demandons à l’IA de prendre en charge cette formation. Cette seconde phase est axée sur la gestion financière, matérielle, administrative, ainsi que sur la gestion des ressources humaines », a expliqué Jacques Diouf, président du Collectif des Chefs d’Établissement de la région de Kaolack.

Il a également souligné une problématique majeure : « Au Sénégal, il n’existe pas encore d’école de formation pour les chefs d’établissement. Pourtant, ces derniers sont souvent d’anciens enseignants qui, du jour au lendemain, se retrouvent promus à des postes de responsabilité. S’ils ne sont pas formés ou s’ils ne maîtrisent pas les tâches à accomplir, il sera difficile d’atteindre l’excellence scolaire. »

Selon M. Diouf, le collectif joue un rôle fondamental dans le système éducatif : « Le Collectif des Chefs d’Établissement est un partenaire des IA et des IEF. C’est une structure d’accompagnement et d’alerte qui permet de faire remonter les dysfonctionnements constatés sur le terrain auprès de la hiérarchie, que ce soit les IEF, l’IA, les parents d’élèves ou le ministère. »

Il a conclu en insistant : « Ils sont au total 92 principaux de collèges, 2 directeurs de BTS, 1 représentant des écoles privées et 1 des écoles catholiques. Cela prouve que pour avoir une école de qualité, cela doit être un travail collectif. »

Présent à cette session, l’inspecteur Moustapha Ndiaye, représentant de l’IA Samba Diakhaté, a salué cette initiative qu’il juge venue à point nommé. « Très souvent, en tant que chef d’établissement, on est tenu de respecter les textes. Mais il faut savoir les appliquer avec souplesse, car une rigueur excessive peut engendrer des conflits, et là où il y a conflit, l’échec n’est jamais loin. C’est pourquoi ces principaux de collèges doivent être accompagnés par de telles formations », a-t-il souligné.

1er Mai : L’UDEN départemental de Kaolack prône une revalorisation salariale et une politique éducative sérieuse

En ce 1er mai, journée de solidarité internationale des travailleurs et travailleuses, les membres de l’Union Démocratique des Enseignantes et Enseignants du Sénégal (UDEN) du département de Kaolack se sont réunis pour célébrer les luttes des travailleurs du monde entier, mais aussi pour réaffirmer leur engagement à défendre les droits des enseignantes et enseignants, et œuvrer pour une éducation de qualité pour tous.

« Aujourd’hui, nous ne célébrons pas seulement le travail, mais aussi la dignité des travailleurs, en particulier celle des enseignantes et enseignants, véritables architectes de l’avenir de notre pays. Ce sont eux qui, chaque jour, transmettent le savoir, forment les citoyens de demain et participent activement à l’édification de notre Nation », a souligné Abdoulaye Dia, Secrétaire général départemental de l’UDEN à Kaolack, par ailleurs membre du bureau national chargé du suivi des revendications.

Il a rappelé que le 1er mai est à la fois une journée de lutte et d’espoir, un moment pour honorer la mémoire de ceux qui ont payé de leur engagement afin que les travailleurs d’aujourd’hui puissent jouir de droits et de protections sociales. « Nous poursuivons leurs luttes avec détermination. Il est impératif que nous nous levions ensemble pour un système éducatif plus juste, plus équitable, et surtout plus respectueux de ceux qui œuvrent quotidiennement pour sa réussite », a-t-il déclaré.

M. Dia a également dénoncé les nombreux défis auxquels les enseignants sont confrontés au Sénégal : sous-rémunération, manque de moyens pour exercer dans de bonnes conditions, surcharge des programmes, absence de formation continue et reconnaissance institutionnelle insuffisante. « Ces problèmes ne sont pas nouveaux, mais ils se font de plus en plus pressants », a-t-il insisté.

Face à cette situation préoccupante, l’UDEN départemental de Kaolack appelle les nouvelles autorités à prendre des mesures urgentes et concrètes pour répondre aux revendications légitimes du corps enseignant. « Il est grand temps d’instaurer une politique éducative sérieuse, ambitieuse, et de reconnaître à leur juste valeur celles et ceux qui portent l’éducation nationale à bout de bras », a plaidé le syndicat.

L’UDEN réaffirme ainsi son engagement à poursuivre le combat pour une revalorisation salariale décente, des conditions de travail dignes et la reconnaissance pleine et entière du rôle fondamental des enseignants dans la société.

Drame à l’UCAD : une étudiante retrouvée morte dans sa chambre universitaire

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) est en deuil après la découverte, ce mercredi soir, du corps sans vie d’une étudiante dans sa chambre, au sein du campus universitaire. La nouvelle, d’abord relayée sur les réseaux sociaux par Malang Mballo, ancien maire de Saré Bidji, a ensuite été confirmée par un étudiant proche de la victime, tous deux originaires du village de Saré Demba Mballo, dans la région de Kolda.

La jeune femme, dont l’identité n’a pas encore été rendue publique par les autorités, a été retrouvée dans des circonstances encore floues. Son corps a été transféré au centre hospitalier Abass Ndao, où une autopsie est prévue ce vendredi pour déterminer les causes exactes du décès.

Selon certaines sources, la thèse du suicide serait envisagée, bien qu’aucune version officielle ne soit pour l’heure confirmée. Une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur ce drame qui bouleverse la communauté universitaire.

Recrutement de 2 000 enseignants : des syndicats exigent un concours et plus de transparence

L’annonce par le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, du recrutement de 2 000 enseignants continue de faire réagir. Si le projet est salué pour son ambition de renforcer les effectifs du système éducatif, des voix syndicales s’élèvent pour critiquer le processus jugé opaque et peu démocratique.

Face aux défis structurels persistants du secteur — surcharge des classes, déficit de personnel enseignant, taux d’encadrement faible —, le gouvernement a lancé un appel à candidatures. Plus de 127 000 dossiers ont été déposés sur la plateforme Mirador, avant la date de clôture fixée au 1er février 2025.

Ce chiffre témoigne à la fois de l’engouement des jeunes diplômés pour l’enseignement, mais aussi de la tension sur le marché de l’emploi. Pourtant, malgré cet élan, les syndicats d’enseignants ne cachent pas leurs réserves.

Au micro de la RFM, Hamidou Diédhiou, secrétaire général du Syndicat des Enseignants Libres du Sénégal (SELS), a été clair : « Il faut organiser un concours en bonne et due forme. » Selon lui, le mode de recrutement actuellement envisagé ne garantit ni l’égalité des chances ni la transparence.

« Il n’y a pas de démocratie dans la gestion du processus, du point de vue des syndicats », a-t-il déploré, appelant à un dialogue plus ouvert avec les partenaires sociaux.

Doudou Ndiaye, secrétaire général adjoint du Syndicat Unique et Démocratique des Enseignants du Sénégal (SUDES), s’est montré tout aussi critique. Il réclame la publication des ordres de service et une clarification immédiate de la procédure par le ministre. « Ce flou n’est pas de nature à rassurer les acteurs du secteur. »

En réponse à cette montée de tension, la RFM annonce que Moustapha Guirassy prévoit de tenir un point de presse dans les prochains jours. Ce sera l’occasion, pour le ministre, d’expliquer les critères de sélection, de rassurer sur les modalités de recrutement et de lever les zones d’ombre dénoncées par les syndicats.

Ce débat révèle la fragilité de la gouvernance du recrutement dans l’Éducation nationale. Alors que le Sénégal s’est engagé dans une réforme en profondeur de son système éducatif, la question du recrutement transparent, équitable et planifié devient un test crucial pour la crédibilité du gouvernement dans ce domaine sensible.

Louga : L’Inspecteur d’académie interdit le « Sabar » dans les établissements scolaires pour préserver l’éthique éducative

L’Inspecteur d’Académie de Louga, Siaka Goudiaby, a pris une décision ferme visant à restaurer la discipline et les valeurs éducatives dans les établissements scolaires de sa circonscription. Dans une note de service datée du 30 avril 2025, il a annoncé l’interdiction du « Sabar » (séance de tam-tam) dans les lycées et collèges, ainsi que d’autres activités jugées inappropriées.

Cette décision fait suite à de nombreux dérapages constatés lors des festivités organisées par les gouvernements scolaires. Ces événements, censés être des moments d’expression citoyenne, se sont transformés dans certains cas en scènes où des chorégraphies suggestives et des comportements jugés inadaptés ont été observés.

« Des scènes de chorégraphie ont particulièrement heurté la morale et sapé les fondements d’une école qui est avant tout un cadre d’éducation et d’instruction », a dénoncé Siaka Goudiaby dans sa note adressée aux chefs d’établissement.

Il déplore que le volet récréatif ait pris le dessus sur la vocation éducative de ces initiatives, détournant ainsi l’esprit initial du gouvernement scolaire, qui vise à inculquer les notions de citoyenneté, de responsabilité et de respect des droits humains.

Pour y remédier, l’Inspecteur d’Académie exige des responsables d’établissements scolaires qu’ils prennent des mesures concrètes. Trois directives principales sont mises en avant :

  • Interdiction formelle des sabars et activités similaires dans l’enceinte des établissements ;
  • Encadrement strict des chorégraphies et défilés de mode, qui devront impérativement rester « appropriés et respectueux des valeurs éducatives » ;
  • Mise en avant des activités à portée pédagogique, pour recentrer les gouvernements scolaires sur leur mission première.

Si plusieurs enseignants et parents d’élèves saluent cette décision comme nécessaire pour redonner du sens à l’école, d’autres estiment qu’il faudrait plutôt encadrer les activités culturelles au lieu de les interdire, rappelant que le sabar fait partie intégrante du patrimoine culturel sénégalais.

Bambey en Ébullition : affrontements violents entre étudiants de l’UADB et forces de l’ordre, plusieurs blessés enregistrés

Bambey, 1er mai 2025 – L’Université Alioune Diop de Bambey (UADB) a été le théâtre ce mercredi d’une journée de grande tension, marquée par des affrontements violents entre les étudiants et les forces de l’ordre. Le calme habituel du campus a volé en éclats, laissant place à des scènes de chaos et de panique. Plusieurs blessés ont été recensés parmi les manifestants.

Tout est parti d’une mobilisation estudiantine dénonçant les conditions de vie et d’étude jugées indignes : repas de mauvaise qualité, files interminables devant les restaurants, pénuries d’eau fréquentes dans les pavillons, absence de Wi-Fi, amphithéâtres surchargés, manque de matériel pédagogique, et promesses non tenues de la direction du CROUS.

Aux slogans scandés dès le matin par les étudiants s’est vite substituée une situation plus tendue. Les tentatives de blocage des voies d’accès au campus ont déclenché une intervention musclée des forces de sécurité, venues en nombre. S’en sont suivis des jets de pierres contre grenades lacrymogènes, plongeant l’université dans un nuage de gaz irritant.

Selon des témoins sur place, plusieurs étudiants ont été évacués en urgence, victimes d’étouffements ou de blessures suite aux affrontements. Les manifestants, déterminés à se faire entendre, ont promis de poursuivre leur mobilisation tant qu’aucune réponse concrète ne sera apportée à leurs revendications.

La Coordination des étudiants a, de son côté, maintenu son mot d’ordre de suspension des activités pédagogiques pour 48 heures renouvelables, tout en appelant à un boycott du paiement des chambres universitaires et à une « Journée Sans Ticket » dans les restaurants universitaires.

En guise de représailles, les autorités de restauration du CROUS ont fermé les restaurants du campus, privant les étudiants de petit déjeuner, déjeuner et dîner, ce qui a exacerbé la colère et le sentiment d’injustice au sein de la communauté estudiantine.

À 18h, la situation restait tendue aux abords de l’UADB, avec un important dispositif sécuritaire toujours en place, mais aucun retour au calme complet n’était encore observé. Les autorités locales n’ont pas encore réagi officiellement à cette escalade, tandis que les syndicats étudiants appellent au dialogue.

Ce nouvel épisode de confrontation pose avec acuité la question de la précarité dans les universités sénégalaises et du manque de réactivité des autorités face à des revendications pourtant récurrentes. À Bambey comme ailleurs, l’exaspération monte, et la situation pourrait rapidement dégénérer si aucune solution structurelle n’est apportée.

Affaire à suivre.

UGB : grève de 72 heures au CROUS après l’agression d’un agent par des étudiants

Un climat de tension règne à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis. Les agents du Centre des œuvres universitaires de Saint-Louis (CROUS/UGB) ont entamé ce lundi 29 avril 2025 une grève de 72 heures, renouvelable, pour dénoncer l’agression d’un de leurs collègues par des étudiants membres de la commission sociale.

L’agent concerné, Thiamka Diaw, chef du bureau des chefs de village (le service chargé de la gestion des chambres dans les résidences universitaires), a été violemment pris à partie dans un contexte de litige autour de l’attribution des logements. L’incident s’est produit au moment sensible du renouvellement de la commission sociale, un processus souvent conflictuel à l’UGB.

Selon Adama Mbaye, secrétaire général de la STESU/CNTS – section CROUS –, cette attaque s’inscrit dans une série d’intimidations et de violences que subissent régulièrement les agents du CROUS lors de la réorganisation annuelle de la commission sociale. « Thiamka Diaw a été roué de coups par plusieurs étudiants. Il bénéficie actuellement d’un arrêt de travail médical de 20 jours », a-t-il indiqué.

Face à cette situation, l’intersyndicale (composée du STESU, SNTRAS, CNTUS et SYNAPES) a décidé de hausser le ton. Elle réclame des sanctions immédiates à l’encontre des auteurs de l’agression et exige la sécurisation du personnel administratif.

La gestion des œuvres sociales – notamment l’attribution des chambres universitaires – reste une source constante de frictions à l’UGB, où les étudiants revendiquent une cogestion souvent conflictuelle. L’intersyndicale du CROUS dénonce « une tentative d’ingérence de la part d’étudiants qui veulent se substituer à l’administration », affirmant que le rôle de la commission sociale est consultatif et ne peut en aucun cas justifier une intervention musclée dans le travail des agents.

Le 28 avril, la cellule des cadres du CROUS/UGB a également pris position, condamnant fermement l’agression de Thiamka Diaw. Elle a appelé à l’ouverture d’une enquête sérieuse pour identifier les auteurs et garantir la sécurité du personnel.

Les syndicats annoncent que si des mesures concrètes ne sont pas prises dans les plus brefs délais, le mouvement de grève sera reconduit et durci. « Nous n’écartons aucune option. L’administration universitaire doit assumer ses responsabilités », a prévenu Adama Mbaye.

Université de Bambey : les étudiants dénoncent des conditions de vie et d’études « inhumaines »

À l’Université Alioune Diop de Bambey (UADB), la colère gronde et l’indignation ne faiblit pas. Depuis le lundi 28 avril 2025, les étudiants observent une série de protestations pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « conditions de vie et d’études inhumaines ». Sur les réseaux sociaux et dans plusieurs communiqués, ils comparent leur campus à un « camp de galère », voire un « camp de concentration », en raison de la dégradation extrême de leur environnement universitaire.

Le principal grief des étudiants concerne les infrastructures pédagogiques. Les amphithéâtres sont non seulement insuffisants mais également surchargés et mal ventilés, rendant difficile tout effort de concentration. À cela s’ajoute le manque de salles de classe fonctionnelles, le déficit criant de matériel didactique tel que les vidéoprojecteurs, les câbles HDMI, ou encore l’absence de Wi-Fi dans une université censée incarner l’enseignement supérieur moderne.

Cette pénurie de ressources pédagogiques place les étudiants dans une impasse académique, incompatible avec leurs ambitions et le niveau d’exigence universitaire. « Nous sommes dans un désert numérique. Il est impossible de faire des recherches ou de suivre les cours en ligne », déplore un étudiant en licence de lettres modernes.

Au-delà du cadre pédagogique, les conditions de vie sur le campus sont tout aussi alarmantes. Dans un communiqué particulièrement virulent, la Coordination des étudiants dénonce l’absence d’eau courante dans les pavillons, l’insuffisance de repas servis dans les restaurants universitaires, et le manque d’installations médicales adéquates.

« Pour plus de 10 000 étudiants, il n’y a que trois lits médicaux et une seule ambulance. Lorsque celle-ci n’est pas disponible, les malades doivent appeler un taxi à leurs frais », souligne la note. Autre scène quotidienne insupportable pour les étudiants : les files interminables devant les restaurants, aggravées par des ruptures fréquentes de pain et de denrées essentielles.

Face à ces « manquements graves et répétés » de l’administration, la Coordination des étudiants a décidé de passer à l’action. Elle a décrété une suspension des activités pédagogiques pendant 48 heures renouvelables, une Journée Sans Ticket (JST) de 24 heures également renouvelable, ainsi qu’un boycott total du paiement des chambres dans tous les sites de l’UADB (Bambey, Ngoudiane et Diourbel).

Ces actions ont été accompagnées de slogans hostiles envers le directeur général du CROUS-UAD, largement relayés sur les réseaux sociaux. En réaction, l’administration des restaurants a pris la décision de fermer l’accès à la restauration, ne servant ni petits-déjeuners, ni déjeuners, ni dîners. Livrés à eux-mêmes, les étudiants se sont organisés autour de repas de fortune, appelés localement « majjal », pour tenter de subsister.

Malgré l’absence de réponse concrète des autorités jusqu’à présent, les étudiants affirment ne pas reculer. Dans une déclaration transmise à la presse, la Coordination prévient : « Tant que des mesures structurelles et durables ne seront pas prises, nous continuerons à défendre les intérêts matériels et moraux des étudiants par tous les moyens. »

Kaolack / Éducation – Revue Annuelle du Secteur Éducatif : La Résorption des Abris Provisoires et la Scolarisation des Filles au Cœur des Échanges

L’Inspection d’Académie (IA) de Kaolack a tenu, ce mardi 29 avril 2025, sa Revue annuelle du secteur de l’éducation. Ce rendez-vous phare du calendrier éducatif régional a rassemblé inspecteurs, chefs d’établissement, partenaires techniques, représentants syndicaux, ONG, ainsi que les autorités administratives et territoriales. L’objectif : faire le point sur les performances, les défis et les perspectives du système éducatif dans la région.

Dans son discours d’ouverture, l’Inspecteur d’Académie, M. Samba Diakhaté, a salué l’engagement de tous les acteurs éducatifs, malgré les contraintes budgétaires et les défis liés à l’environnement scolaire.

« La revue du secteur de l’éducation et de la formation constitue un espace de dialogue essentiel où les indicateurs clés sont analysés pour favoriser une meilleure implication des communautés et des acteurs à la base. Il faut se féliciter de l’introduction de nouveaux indicateurs, notamment sur le niveau des violences en milieu scolaire, la prise en compte du handicap, ainsi que la contribution des ménages et des collectivités territoriales », a déclaré M. Diakhaté.

Il a également tenu à souligner les efforts des collectivités territoriales, qui jouent un rôle crucial dans le soutien au secteur éducatif. Malgré quelques difficultés, des avancées notables ont été enregistrées dans le suivi du financement par les différents acteurs.

« C’est un début encourageant, mais il faudra renforcer cette dynamique à l’avenir », a-t-il ajouté.

Concernant les résultats scolaires, l’inspecteur a noté des performances globalement satisfaisantes au niveau élémentaire, tout en reconnaissant la persistance d’un taux de redoublement élevé. Aux examens, les résultats varient : un léger recul a été observé au baccalauréat technique, tandis que le taux de réussite au BFEM reste stable, bien qu’en deçà des attentes.

Un accent particulier a été mis sur la scolarisation des filles, avec des avancées notables.

« La parité est aujourd’hui autour de 1,30 % en faveur des filles. Elles affichent de bonnes moyennes et une maîtrise satisfaisante des compétences. Cela pose cependant la question préoccupante de l’abandon scolaire chez les garçons », a souligné l’inspecteur.

Prenant la parole à son tour, le Gouverneur de la région de Kaolack, M. Mouhamed Moctar Watt, a insisté sur l’importance de cette rencontre comme outil d’évaluation du système éducatif régional et d’identification des insuffisances dans la mise en œuvre des politiques publiques.

« Malgré des motifs de satisfaction dans certains domaines, nous avons constaté que Kaolack reste, pour certains indicateurs, en deçà de la moyenne nationale. Cela appelle une réflexion approfondie sur les problèmes qui entravent le bon déroulement des enseignements/apprentissages », a-t-il déclaré.

Parmi les défis majeurs relevés : le déficit en personnel enseignant, un problème partagé par plusieurs régions du pays. Le Gouverneur a également insisté sur la nécessité de résorber les abris provisoires. À ce sujet, un programme est en cours, piloté par l’Inspection d’Académie et ses services rattachés, avec l’espoir de réaliser des progrès significatifs dans les prochaines années.

Enfin, il a conclu par un appel à la diversification des profils scolaires :

« Il est urgent de réorienter nos efforts vers les filières scientifiques et technologiques, si nous voulons relever les défis du développement et répondre aux enjeux contemporains. »

Journée d’Intégration des Étudiants Talibés de Baye à l’UCAD : Une Présence Remarquée de Madame Amy Marra Dieye

La communauté estudiantine de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a vibré ce jour au rythme de la Journée d’intégration des étudiants talibés de Baye. Cette rencontre, placée sous le signe du partage, de la fraternité et de la spiritualité, a rassemblé de nombreux étudiants venus des quatre coins du pays.

Madame Amy Marra Dieye, figure respectée et engagée, a honoré de sa présence cet événement majeur. Par sa disponibilité et son soutien indéfectible, elle a témoigné de l’importance qu’elle accorde à la jeunesse ainsi qu’à la formation académique et spirituelle des talibés de Baye. Son accompagnement chaleureux a été unanimement salué par les participants, renforçant les liens intergénérationnels et rappelant les valeurs d’entraide chères à la tradition de Médina Baye.

À travers son engagement constant, Madame Amy Marra Dieye a réaffirmé que l’éducation et l’intégration sociale constituent des piliers essentiels pour bâtir une communauté forte, solidaire et tournée vers l’avenir.

Éducation / Un projet de 450 millions de francs CFA pour la construction d’un complexe islamique à Thicate Diéry

Un vent d’espoir souffle sur la communauté musulmane de Thicate Diéry, dans la commune de Latmingué (département de Kaolack). Ce samedi 19 avril 2025, les autorités religieuses, administratives et locales se sont réunies pour assister à la pose de la première pierre d’un complexe islamique, marquant ainsi le lancement officiel d’un projet d’envergure au cœur de cette localité.

Estimé à 450 millions de francs CFA, le complexe comprendra une mosquée, des salles de classe, des logements pour les enseignants, un espace de jeux, ainsi qu’un espace réservé aux femmes, appelé “ndeye daaras”.

Une vision éducative et sociale intégrée

« Ce projet vise à promouvoir l’éducation religieuse, le savoir et la cohésion sociale à Thicate Diéry », a déclaré Mouhamed Dicko, président de l’association Tchikat Diéry Thia Kanam. « Nous mettons l’accent sur une éducation intégrée : enseignement religieux, savoirs académiques et compétences pratiques. L’idée, c’est de former des citoyens équilibrés, utiles à la société », a-t-il ajouté.

En plaçant la foi au cœur de l’action sociale et éducative, ce complexe islamique ambitionne de donner un nouvel élan à la communauté, tout en promouvant les valeurs de justice, de partage et de développement durable.

Un engagement local fort

Le maire de la commune de Latmingué, présent à la cérémonie, a salué cette initiative citoyenne : « Comme vous le savez, l’éducation et la formation sont des compétences transférées aux collectivités territoriales. Nous rendons grâce à Allah, Le Tout-Puissant, car la commune de Latmingué est engagée dans ces domaines. Investir dans le capital humain est, à mon sens, l’un des meilleurs investissements. C’est ce qu’a compris l’association Tchikat Diéry Thia Kanam. La commune accompagnera ce projet avec fierté. »

La reconnaissance des autorités de l’État

Le sous-préfet de l’arrondissement de Koumbal, Djidiack Kitane, a, quant à lui, exprimé sa reconnaissance envers l’association : « L’association Tchikat Thia Kanam donne aujourd’hui corps et âme à ce précieux bijou. Elle a toujours œuvré pour le développement de sa localité, que ce soit dans l’électrification, la santé ou l’éducation. Notre présence ici témoigne de celle de l’État du Sénégal, pour encourager cette dynamique et inciter d’autres à suivre cet exemple de générosité. »

La pose de cette première pierre marque ainsi le début d’un projet porteur d’avenir pour la jeunesse et l’ensemble des habitants de Thicate Diéry.

CAP et CEAP : Fin de l’attente pour 2 432 enseignants, 21 nouveaux arrêtés signés

Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a signé vendredi 21 arrêtés d’admission au Certificat d’Aptitude Pédagogique (CAP) et au Certificat Élémentaire d’Aptitude Pédagogique (CEAP), apportant une grande satisfaction à 2 432 enseignants à travers le pays. Cette décision met fin à une longue période d’attente pour de nombreux professionnels du secteur éducatif.

Cette nouvelle vague d’admissions fait suite à une série de progrès significatifs réalisés depuis mai 2024. En moins d’un an, ce sont 10 512 enseignants qui ont obtenu leurs arrêtés, un chiffre bien supérieur à celui des années précédentes, avec seulement 6 517 admissions en 2022 et 5 727 en 2023. Cette augmentation représente une amélioration notable et traduit la volonté des autorités de répondre de manière plus efficace aux attentes du corps enseignant.

Cette avancée s’inscrit dans le cadre d’une volonté globale de moderniser et de réformer le système éducatif sénégalais. Parmi les initiatives en cours, la mise en place de la plateforme numérique XPV est l’un des projets phares. Cette plateforme vise à dématérialiser les procès-verbaux relatifs aux examens professionnels, réduisant ainsi les délais de traitement et apportant une plus grande transparence dans les procédures administratives liées aux concours.

Le développement de cette plateforme s’inscrit dans un processus plus large de digitalisation des procédures de gestion des examens et concours. Ce projet vise à résoudre l’un des problèmes récurrents signalés par les syndicats : les lenteurs administratives. En facilitant l’accès et le traitement des informations via des outils numériques, le ministère espère ainsi fluidifier les processus et offrir une gestion plus rapide et plus efficace des examens pédagogiques.

Cette initiative a été saluée par une partie du personnel enseignant, qui attend désormais la mise en œuvre concrète de ces réformes sur le terrain. Le ministre Guirassy a souligné que cette évolution vers une gestion plus transparente et numérique des examens et des concours devait marquer un tournant dans le système éducatif, pour répondre aux attentes des enseignants, mais aussi garantir un meilleur suivi des parcours professionnels.

Sébikotane : le CEM Sébi Gare sous menace de fermeture pour loyers impayés

Un vent d’inquiétude souffle actuellement sur la communauté éducative de Sébikotane, située à moins de 45 kilomètres de Dakar. Le Collège d’Enseignement Moyen (CEM) de Sébi Gare, établissement public qui accueille plusieurs centaines d’élèves, se trouve au cœur d’une situation pour le moins inédite. Le bâtiment qui abrite cet établissement scolaire est en effet sous la menace d’une fermeture imminente en raison d’arriérés de loyers impayés au propriétaire des locaux. Celui-ci a d’ores et déjà exprimé son intention de reprendre possession du bâtiment, à défaut de paiement.

C’est le député Guy Marius Sagna qui a lancé le cri d’alarme en dénonçant cette situation préoccupante dans une question écrite adressée au ministre de l’Éducation nationale. Le parlementaire met en lumière une anomalie grave : le CEM Sébi Gare serait, à ce jour, le seul établissement public dans tout le Sénégal à être logé dans des locaux privés et à devoir s’acquitter d’un loyer mensuel. Cette situation a conduit à l’accumulation de dettes, et le propriétaire n’hésite pas à menacer de fermer l’établissement.

« Sébi Gare est le seul CEM du Sénégal, à ma connaissance, qui paie un loyer chaque mois. Résultat : des arriérés de paiement. Le propriétaire vient régulièrement menacer ou expulser les élèves », a déclaré Guy Marius Sagna, soulignant l’injustice flagrante de la situation. Il a ajouté que ce type de gestion est particulièrement inacceptable à l’approche des examens de fin d’année.

Le député fait part de son inquiétude quant à l’absence de réaction appropriée du gouvernement. Selon lui, les réponses obtenues du ministère de l’Éducation nationale ne sont pas à la hauteur de l’urgence de la situation. « Le ministère de l’Éducation ne prend pas en charge ma préoccupation, qui est pourtant celle des élèves, des enseignants et des parents », a-t-il déploré, insistant sur le fait que les autorités compétentes doivent agir rapidement pour éviter une crise éducative de plus grande ampleur.

Les élèves, les enseignants et les parents d’élèves vivent donc dans une angoisse quotidienne, à l’ombre de la menace d’une fermeture imminente. Le député a révélé que le propriétaire des locaux a exigé récemment la copie des clés de l’établissement, ce qui est perçu comme un signe de plus qu’une expulsion est sur le point de se concrétiser. « Il pourrait changer les serrures à tout moment, empêchant ainsi des centaines d’élèves de poursuivre leur apprentissage », a précisé Guy Marius Sagna, faisant écho à la gravité de la situation.

Cette menace de fermeture soulève des questions plus larges sur la gestion du patrimoine immobilier scolaire au Sénégal. Comment est-il possible qu’un établissement public dépend encore d’un bail locatif privé pour son fonctionnement, exposant ainsi les élèves et le corps enseignant à une instabilité constante ? Dans un contexte où l’accès à l’éducation est un droit fondamental et où les infrastructures scolaires sont déjà insuffisantes, cette situation apparaît comme une anomalie criante.

Le député Guy Marius Sagna a annoncé son intention de réécrire au ministère de l’Éducation nationale pour insister sur la nécessité d’une solution rapide et définitive pour le CEM Sébi Gare. À ses yeux, il ne s’agit pas simplement de résoudre un problème de loyers impayés, mais d’assurer à ces enfants, à leurs enseignants et à leurs parents une sécurité minimale dans l’exercice du droit à l’éducation. Il a d’ailleurs interpellé l’État sur le besoin d’un cadre juridique et financier plus stable pour les établissements scolaires publics, afin d’éviter que de telles situations ne se reproduisent.

Le cas du CEM Sébi Gare illustre une fragilité structurelle dans la gestion du secteur éducatif. En attendant une réaction gouvernementale forte, la situation est d’autant plus préoccupante que les élèves de cet établissement sont en période de révision pour leurs examens, et une interruption de leurs études pourrait avoir des conséquences désastreuses pour leur avenir académique.

Les parents d’élèves et le personnel éducatif sont en effet dans une situation d’incertitude totale. Le CEM Sébi Gare, qui se trouve déjà dans un bâtiment locatif, ne bénéficie donc pas de la stabilité nécessaire pour fonctionner normalement. Si des mesures correctives ne sont pas prises en urgence, des centaines d’élèves pourraient se voir privés de leurs droits à l’éducation.

Dialakoto : face à l’absence de professeurs de sciences, les parents menacent de retenir leurs enfants à la maison

À Dialakoto, localité située dans la région de Tambacounda, la colère gronde. Ce samedi matin, parents d’élèves, élèves et habitants ont battu le pavé pour dénoncer une situation jugée inacceptable : l’absence totale de professeurs dans plusieurs disciplines scientifiques au sein du collège local.

Depuis le début de l’année scolaire, les élèves n’ont toujours pas reçu de cours en mathématiques, sciences de la vie et de la terre (SVT) ou encore en physique-chimie. Une pénurie de professeurs qui compromet sérieusement leur formation et menace leur avenir académique.

« Depuis la création du collège en 2006, les conditions sont restées précaires. Aujourd’hui, la salle des professeurs est toujours un abri provisoire, et les bulletins du premier semestre sont à moitié vides », déplore Mamadou Fadia, porte-parole des parents d’élèves.

Outre le manque de personnel enseignant, les infrastructures sont dans un état de délabrement avancé. Le collège ne dispose pas d’électricité, les toilettes sont inutilisables et les conditions d’apprentissage sont jugées déshumanisantes. Face à ce constat, les parents exigent le départ du principal, accusé de passivité et d’inaction.

« Il n’y a pas d’électricité, pas de sanitaires dignes, et aucune volonté apparente de redresser la situation. Le principal n’assume pas ses responsabilités, nous demandons son départ immédiat », martèle Mamadou Fadia.

Excédés par des années de promesses non tenues, les parents d’élèves ont lancé un ultimatum de 15 jours aux autorités éducatives. Passé ce délai, ils menacent de retirer tous les enfants des établissements scolaires de la commune, bloquant ainsi l’ensemble du système éducatif local – du préscolaire au secondaire.

« Si rien n’est fait dans les deux semaines, plus aucun enfant ne mettra les pieds à l’école. C’est la seule manière de nous faire entendre », préviennent-ils.

Les habitants de Dialakoto interpellent directement le ministre de l’Éducation nationale, l’appelant à réagir en urgence. Ils réclament le déploiement immédiat de professeurs dans les disciplines scientifiques, la réhabilitation des infrastructures et un audit sur la gestion de l’établissement.

Kaolack / Inauguration de deux nouvelles salles de classe à l’École inclusive Sérigne Aliou Cissé : Une initiative portée par un fils du quartier

L’École publique élémentaire inclusive Sérigne Aliou Cissé, située dans le quartier Sam à Kaolack, a célébré, ce samedi 12 avril 2025, l’inauguration officielle de deux nouvelles salles de classe. La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités locales, des organisations partenaires, des enseignants, des parents d’élèves et de nombreux membres de la communauté éducative.

Ces infrastructures ont été entièrement reconstruites grâce au soutien du président du Conseil départemental de Kaolack, M. Ahmeth Youssouf Benzalloum, lui-même natif du quartier. Ce geste marque une étape importante dans l’amélioration des conditions d’apprentissage, notamment pour les enfants en situation de handicap.

« L’inclusion commence par l’infrastructure. Chaque enfant mérite une éducation de qualité, peu importe ses capacités », a déclaré M. Benzalloum. Les nouvelles salles sont en effet équipées de rampes d’accès, facilitant l’intégration des élèves à besoins spécifiques.

Très attaché à cet établissement où il a fait ses premiers pas scolaires, M. Benzalloum a tenu à exprimer son émotion :

« L’école Sérigne Aliou Cissé, où j’ai obtenu mon certificat de fin d’études primaires, occupe une place particulière dans mon cœur. C’est ce temple du savoir qui m’a formé, et aujourd’hui, je me dois de lui rendre hommage en m’engageant au service du peuple », a-t-il confié.

Avant leur réhabilitation, les deux salles de classe étaient dans un état de délabrement avancé : murs fissurés, toitures effondrées, mettant en danger la sécurité des élèves. Leur rénovation représente donc une véritable bouffée d’oxygène pour l’établissement et toute la communauté scolaire.

Il convient également de saluer l’engagement exemplaire de la jeunesse du quartier Sam, qui s’est activement mobilisée pour accompagner les travaux.

La cérémonie, marquée par la coupure du ruban symbolique sous les applaudissements nourris de l’assistance, a vu la participation des autorités éducatives de la commune, des enseignants, des parents d’élèves et des élèves eux-mêmes.

La directrice de l’école, Madame Salla Sall, a exprimé sa profonde gratitude au nom de l’ensemble du personnel et du Comité de Gestion de l’École (CGE), soulignant la collaboration de tous les acteurs pour la réussite de ce projet collectif.

Appui au projet de modernisation des écoles coraniques : Ousmane Sonko rencontre le PDG de ALEF Education

Le Premier ministre, Ousmane Sonko, a rencontré ce mardi M. Geoffrey Alphonso, PDG de ALEF Education, un groupe émirati spécialisé dans l’éducation numérique. Cette rencontre, qui s’est tenue au Palais de la République, a été l’occasion de discuter du partenariat stratégique entre ALEF Education et le ministère de l’Éducation nationale du Sénégal.

Le projet au cœur de cette collaboration est la modernisation et la digitalisation du système éducatif sénégalais. Plus spécifiquement, ce partenariat met l’accent sur l’intégration des nouvelles technologies dans les écoles coraniques, dans un effort pour moderniser et rendre plus accessible cette forme d’enseignement traditionnelle.

ALEF Education, avec son expertise en matière d’éducation numérique, prévoit de fournir des solutions technologiques et pédagogiques pour faciliter l’enseignement et l’apprentissage au sein de ces écoles, souvent éloignées des infrastructures modernes. Cette initiative s’inscrit dans la vision du gouvernement de renforcer l’accès à une éducation de qualité pour tous, tout en respectant les valeurs culturelles et religieuses du pays.

Le Premier ministre Sonko a exprimé son engagement à accompagner ce projet, soulignant que la modernisation des écoles coraniques représente un aspect clé de la réforme éducative en cours. Il a également salué l’implication du groupe ALEF Education et a assuré que le Sénégal, avec ce partenariat, pourrait offrir une meilleure expérience d’apprentissage aux enfants fréquentant ces établissements.

Un an après l’alternance : l’éducation sénégalaise au cœur des préoccupations de la COSYDEP

Le mercredi 2 avril 2025 a marqué le premier anniversaire du nouveau régime politique au Sénégal. À cette occasion, la Coalition des Organisations en Synergie pour la Défense de l’Éducation Publique (COSYDEP) a dressé un bilan du secteur éducatif, soulignant à la fois les avancées notables et les défis persistants.

Parmi les acquis, la COSYDEP salue la hausse significative du taux d’alphabétisation, passé de 42,4 % en 2013 à 62,9 % en 2023. Le taux brut de scolarisation au primaire atteint désormais 81 %, traduisant un effort conséquent en matière d’accès à l’éducation. L’initiative phare du gouvernement, la Nouvelle Initiative pour la Transformation Humaniste de l’Éducation (NITHÉ), a été perçue comme un pas important vers la refondation du système éducatif, en plaçant l’école au cœur du développement économique et social.

Autre signe d’ouverture : la mise en place d’un partenariat structuré entre le ministère de l’Éducation et ses partenaires, dont la COSYDEP. Ce dialogue renouvelé permet une meilleure concertation sur les orientations éducatives. L’approche de la « Société éducative », visant à impliquer familles, collectivités et secteur privé, est également saluée pour son caractère innovant.

Malgré ces avancées, plusieurs faiblesses majeures continuent de freiner l’atteinte d’une éducation inclusive et équitable. La COSYDEP tire la sonnette d’alarme sur les inégalités géographiques : dans les zones rurales, seulement 72,7 % des enfants sont inscrits à l’école primaire, contre des chiffres bien plus élevés en milieu urbain. Le phénomène du décrochage scolaire reste préoccupant, avec 20,9 % des enfants âgés de 6 à 16 ans n’ayant jamais été scolarisés.

Le déficit criant d’enseignants représente également un frein au bon fonctionnement du système. Bien que l’État ait recruté 2 000 nouveaux enseignants via le concours de recrutement des maîtres (CREM), il reste encore 4 527 postes vacants, selon les estimations. La COSYDEP appelle ainsi à une planification plus rigoureuse, avec un objectif ambitieux de 35 000 enseignants à atteindre dans les prochaines années.

La question des infrastructures reste un chantier de taille. Le gouvernement a promis d’éliminer les abris provisoires d’ici 2029, alors que 7 145 structures précaires sont encore en usage. La COSYDEP insiste sur la nécessité de coupler la construction de nouvelles salles de classe avec la réhabilitation des bâtiments existants et une meilleure rationalisation de la carte scolaire.

Enfin, la digitalisation intégrale du système éducatif, bien que annoncée comme une réforme stratégique, tarde à se matérialiser sur le terrain. Pour la COSYDEP, cette lenteur compromet les ambitions de modernisation de l’école sénégalaise à l’ère du numérique.

Au terme de cette première année, le nouveau régime a posé les jalons d’une réforme éducative en profondeur. Cependant, la COSYDEP invite à aller plus loin, en concentrant les efforts sur les zones rurales, la formation professionnelle, l’inclusion sociale et la gestion rigoureuse des ressources humaines et infrastructurelles. L’éducation reste, plus que jamais, un levier essentiel pour bâtir un Sénégal équitable, prospère et résilient.

Éducation – Le SAEMS alerte : « Les grandes réformes promises n’ont pas encore vu le jour »

Un an après la troisième alternance, le Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (SAEMS) tire la sonnette d’alarme. Réunis dans le cadre des travaux des commissions administratives nationales, les responsables du syndicat dénoncent le non-respect des engagements pris par l’État, notamment ceux liés aux réformes majeures du secteur éducatif.

Pour El Hadji Malick Youm, secrétaire général du SAEMS, le nouveau régime était attendu sur des chantiers prioritaires comme la refonte des programmes scolaires, l’introduction des langues nationales dans l’enseignement, ou encore la fin des abris provisoires. Pourtant, déplore-t-il, aucune de ces réformes n’a encore été mise en œuvre de manière concrète.

« Il faut tirer un premier bilan lucide : les grandes réformes attendues dans l’éducation n’ont pas encore vu le jour », a-t-il déclaré au micro d’iRadio.

Autre sujet de frustration : le programme de recrutement d’enseignants annoncé par le Premier ministre. Si le syndicat dit avoir « pris acte » des engagements annoncés, il dénonce un manque de clarté et de transparence dans le processus.

« Le recrutement aurait dû être beaucoup plus transparent. Et les quotas auraient dû être relevés pour répondre au déficit criant d’enseignants », martèle le SG du SAEMS.

Ce déficit, selon lui, est l’un des principaux freins à l’amélioration de la qualité de l’éducation dans le pays.

Le SAEMS insiste : l’éducation doit redevenir une priorité nationale. Les enseignants appellent l’État à honorer les accords signés, à faire preuve de volonté politique, et à accorder plus de respect aux acteurs de l’éducation.

« Nous attendons des gestes forts. Ce pays ne pourra pas se relever sans une école de qualité et une politique éducative cohérente », souligne El Hadji Malick Youm.

Ce bilan, dressé un an après l’arrivée au pouvoir de la nouvelle équipe dirigeante, révèle une certaine déception au sein du corps enseignant. Si l’espoir était permis, la réalité semble pour l’instant bien en-deçà des attentes.

Réformes universitaires : Abdourahmane Diouf annonce une rationalisation des bourses et un enseignement hybride

Le monde universitaire sénégalais s’apprête à connaître de profondes réformes. Invité à l’émission Point de Vue sur RTS 1, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Dr Abdourahmane Diouf, a dévoilé une série de mesures destinées à moderniser le système universitaire, rationaliser les dépenses et accélérer l’orientation des nouveaux bacheliers.

Parmi les changements majeurs annoncés, le ministre a mis en avant l’introduction d’un modèle d’enseignement hybride bimodal, combinant cours en présentiel et à distance. « En 2025, l’enseignement ne se limite plus aux amphithéâtres. Il doit s’adapter aux nouvelles réalités technologiques », a-t-il déclaré. Cette approche vise à désengorger les universités publiques, souvent confrontées à un afflux massif d’étudiants et à des infrastructures saturées.

Ce modèle s’inscrit dans une volonté plus large de rationaliser les ressources des établissements universitaires. Actuellement, les universités sénégalaises consacrent une grande partie de leur budget aux dépenses sociales, notamment la restauration et l’hébergement des étudiants. À titre d’exemple, l’État subventionne 30 millions de repas par an pour un coût total de 45 milliards de francs CFA, alors que la contribution des étudiants ne couvre qu’environ 4,5 milliards.

« Il est essentiel de mieux gérer ces dépenses tout en continuant à soutenir les étudiants qui en ont réellement besoin », a affirmé le ministre, soulignant l’importance de réorienter une partie de ces ressources vers la pédagogie, la recherche et l’innovation.

Dr Abdourahmane Diouf a également annoncé une réforme du système de bourses universitaires, un sujet sensible qui concerne une majorité d’étudiants. Actuellement, 70 % des étudiants sénégalais bénéficient d’une allocation d’études, un niveau difficilement soutenable pour l’État.

« Tout le monde ne peut pas bénéficier d’une bourse. Il n’y a aucun pays au monde où tous les étudiants sont boursiers », a-t-il rappelé, insistant sur la nécessité de définir des critères plus stricts pour l’octroi des aides financières.

Les bourses seront désormais attribuées selon trois catégories :

  • Les bourses sociales, destinées aux étudiants issus de familles défavorisées,
  • Les bourses d’excellence, pour récompenser les meilleurs résultats académiques,
  • Les bourses normales, attribuées selon des critères académiques et financiers.

« Nous ne remettons pas en cause le principe des bourses, mais nous devons nous assurer qu’elles vont à ceux qui les méritent réellement, que ce soit sur le plan social ou pédagogique », a insisté le ministre.

L’une des grandes avancées annoncées par le ministre concerne l’orientation des nouveaux bacheliers, un processus qui souffre depuis des années de retards importants. Traditionnellement, les étudiants attendent six mois, voire un an, avant d’être affectés à une université.

Cette année, une première avancée a été réalisée avec une orientation finalisée deux mois seulement après l’obtention du Bac. « C’est une première depuis 10 ans », a souligné Dr Diouf. L’objectif est désormais d’anticiper le processus d’orientation avant même l’examen du Baccalauréat, afin que les affectations soient connues dans les semaines qui suivent les résultats.

La stabilisation du calendrier universitaire représente un autre enjeu majeur. Selon le ministre, les grèves et perturbations qui déstabilisent l’année académique coûtent 40 milliards de francs CFA par an à l’État.

Les réformes annoncées s’inscrivent donc dans une volonté plus large de moderniser l’enseignement supérieur sénégalais, d’en optimiser le financement et d’améliorer les conditions d’apprentissage des étudiants. Reste à voir si ces mesures parviendront à concilier rationalisation budgétaire et accessibilité de l’éducation pour tous.

Recherche et innovation : Le Sénégal veut s’imposer comme un hub technologique en Afrique francophone

Le Sénégal affiche de grandes ambitions en matière d’innovation et de recherche scientifique. Pour la première fois de son histoire, le pays participera sous pavillon officiel au Salon international des inventions et de l’innovation de Genève, le plus prestigieux événement mondial dédié aux avancées technologiques. Cette participation marque un tournant stratégique et témoigne de la volonté du gouvernement de faire du Sénégal un acteur clé dans le domaine de la recherche et de la technologie en Afrique francophone.

Le Sénégal sera le seul pays africain représenté officiellement lors de cette rencontre internationale. Pour sélectionner ses représentants, le gouvernement a lancé un appel à candidatures à l’échelle nationale, ciblant les inventeurs disposant de brevets reconnus par l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI). À l’issue d’un processus rigoureux, douze inventeurs sénégalais ont été retenus pour exposer leurs innovations et se confronter aux meilleurs talents mondiaux.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Dr Abdourahmane Diouf, salue cette première participation qui, selon lui, envoie « un signal fort » quant à l’engagement du Sénégal à promouvoir l’innovation. « Nous sommes dans un pays où les gens innovent, mais ne sont ni reconnus ni accompagnés. En participant à ce salon, nous montrons que l’État prend ses responsabilités pour valoriser et soutenir ses chercheurs », a-t-il déclaré.

Au-delà de cette vitrine internationale, le ministère a mis en lumière un défi majeur : l’existence d’un grand nombre d’inventeurs sénégalais dont les travaux restent non brevetés, faute de suivi et de soutien administratif. « Nous avons découvert un stock important d’innovateurs qui, en raison d’un manque d’accompagnement, n’ont pas encore obtenu de brevets de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) ou de l’OMPI. Nous allons les encadrer et les structurer pour qu’ils intègrent pleinement l’écosystème de l’innovation », a assuré Dr Diouf.

L’ambition du ministère ne se limite pas à une simple participation à des événements internationaux. Dr Abdourahmane Diouf veut positionner le Sénégal, et plus particulièrement les pôles de Dakar et Diamniadio, comme un centre de référence en matière d’innovation pour l’Afrique francophone.

« Nous avons l’ambition de faire du Sénégal, de Dakar, de Diamniadio et des grandes villes environnantes un hub de l’innovation en Afrique francophone. Et nous travaillons activement pour y parvenir », a-t-il affirmé.

Cette vision repose sur un ensemble de réformes et d’initiatives visant à améliorer l’environnement de la recherche scientifique. Le ministre a notamment évoqué la nécessité d’un financement accru pour la recherche, une meilleure structuration des inventeurs locaux et un partenariat renforcé avec le secteur privé et les institutions internationales.

L’innovation ne peut prospérer sans une base solide dans l’enseignement supérieur. Conscient des défis que rencontre l’université sénégalaise, le ministre assure que des solutions ont été identifiées et que des actions concrètes sont en cours. « Nous connaissons les problèmes, nous avons les solutions, et nous mobilisons les financements nécessaires. Si la communauté universitaire nous accompagne, nous irons vers des lendemains meilleurs », a-t-il déclaré.

Universités privées : Le ministre Abdourahmane Diouf sonne la fin du désordre

L’enseignement supérieur privé au Sénégal est dans le viseur du gouvernement. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Docteur Abdourahmane Diouf, a annoncé une réforme en profondeur pour assainir le secteur des universités privées. Lors de son passage dans l’émission Point de Vue sur la RTS, ce dimanche 30 mars 2025, il a dénoncé des dysfonctionnements graves et affirmé sa volonté de mettre de l’ordre.

L’intervention du ministre a mis en lumière une situation alarmante :

« Sur les 298 universités privées existant au Sénégal, au moins une centaine ne remplissent pas les conditions d’agrément, d’habilitation et d’accréditation. Pourtant, des étudiants pris en charge par l’État y ont été affectés par le passé. »

Autrement dit, un tiers des universités privées du pays ne répondent pas aux exigences minimales en matière d’enseignement supérieur. Ce constat est d’autant plus préoccupant que ces établissements continuent à délivrer des diplômes, alors même qu’ils ne sont pas reconnus officiellement.

Le ministre a dénoncé des cas où des étudiants, après avoir payé leurs études et obtenu leurs diplômes, découvrent sur le marché du travail que ces derniers ne sont pas valides. Une situation inacceptable, selon lui, qui doit cesser immédiatement.

Conscient des enjeux sociaux et économiques liés à cette réforme, Abdourahmane Diouf veut privilégier le dialogue avant de prendre des mesures drastiques :

« L’approche de l’État n’est pas celle du gendarme qui ferme tout. Nous allons tendre la main, envoyer des mises en demeure, discuter avec les établissements concernés. Mais à la fin, nous devons avoir un enseignement privé assaini. »

L’objectif est clair : garantir que les diplômes délivrés par les universités privées aient la même reconnaissance que ceux des universités publiques.

Pour mener cette réforme, le ministère travaille en étroite collaboration avec l’Autorité nationale d’Assurance Qualité de l’Enseignement Supérieur (ANAQSUP). Un travail d’audit a déjà été engagé pour identifier les établissements non conformes et établir une feuille de route pour la restructuration du secteur.

« Des rapports ont été établis et serviront de base aux prochaines décisions du gouvernement. Si nous ne mettons pas de l’ordre, nous continuerons à produire des diplômes sans valeur. Il est impératif d’agir maintenant. »

Avec cette annonce, le ministre Abdourahmane Diouf envoie un signal fort : l’enseignement supérieur privé ne peut plus être un secteur sans contrôle ni régulation. Cette réforme devrait redonner de la crédibilité aux diplômes et garantir aux étudiants un avenir professionnel plus serein.

Reste à voir comment les universités concernées vont réagir et si les mesures annoncées seront suivies d’effets concrets. En attendant, le ministère affiche une détermination sans faille : le désordre ne sera plus toléré.

Kaolack – Grand Prix International Cheikh Ibrahima Niasse pour la Récitation du Coran : Le Comité d’Organisation Regrette l’Absence de Soutien des Autorités

Le Grand Prix International Cheikh Ibrahima Niasse pour la récitation du Saint Coran est un concours annuel qui rassemble des participants du monde entier afin de promouvoir la mémorisation et la récitation du Coran. En 2025, la 13ᵉ édition de cet événement s’est tenue à Médina Baye, Kaolack, au Sénégal, réunissant des candidats de divers pays.

Créé en 2013, ce concours vise avant tout à encourager les enfants à mémoriser le Coran. Il poursuit également un objectif social : lutter contre la mendicité des enfants talibés.

Lutte contre la mendicité et promotion de la solidarité entre Daaras

De nombreux enfants talibés au Sénégal vivent dans des conditions précaires. Envoyés dans des daaras (écoles coraniques) souvent dépourvus de moyens, ils passent une grande partie de leur temps à mendier pour survivre. Nombre d’entre eux manquent d’accès à des soins appropriés, à une alimentation suffisante et à des vêtements décents. Cette situation suscite de vives préoccupations en matière de droits de l’enfant et de risques d’exploitation, comme l’a souligné Cheikh Mouhamadou Abdou Malick Ibrahima Niasse, président du Grand Prix International Cheikh Ibrahima Niasse.

Le concours vise également à renforcer la solidarité entre les Daaras à travers plusieurs initiatives ancrées dans les valeurs de l’islam. Cette solidarité se construit autour de valeurs communes et de l’amour du Prophète (PSL), a-t-il ajouté.

Une édition 2025 nationale après plusieurs années de victoires étrangères

Lors des éditions de 2023 et 2024, tous les trophées ont été remportés par des participants étrangers. En 2023, le premier prix a été attribué à un candidat du Niger, tandis qu’en 2024, le vainqueur était originaire du Bangladesh, suivi par un candidat d’Égypte en troisième position.

Face à ce constat, les organisateurs ont décidé de modifier le calendrier du concours. Désormais, une édition nationale et une édition internationale alterneront chaque année. Ainsi, l’édition 2025 était exclusivement nationale, rassemblant des talibés issus de toutes les régions du Sénégal.

Les résultats du concours

Sur 97 candidats, 62 ont réussi à atteindre la finale. Les lauréats sont :

• 1ers ex æquo : Cheikh Ibrahima Ba et Mouhamad Bachir Thiam (Kaolack) – 7.000.000 FCFA chacun

• 3ᵉ place : 3.000.000 FCFA

• 4ᵉ place : 2.000.000 FCFA

• 5ᵉ place : 2.000.000 FCFA

• Les autres finalistes ont reçu chacun 200.000 FCFA en plus de divers cadeaux.

À noter que parmi les candidats, une seule femme a réussi à se démarquer et à obtenir une récompense spéciale.

Le comité d’organisation déplore l’absence de soutien des autorités

Malgré l’appui du président de l’Assemblée nationale, du président de la République, du Premier ministre et de Falidou Kébé, aucun d’entre eux n’a répondu à l’appel du comité d’organisation pour cette édition 2025.

Le Grand Prix International Cheikh Ibrahima Niasse reste cependant un événement majeur qui continue d’œuvrer pour la promotion de la mémorisation du Coran et l’amélioration des conditions de vie des enfants talibés.

Échec du dialogue social : le G7 met en garde le gouvernement et exige le respect de ses revendications

Les tensions entre le gouvernement et les syndicats de l’éducation nationale atteignent un niveau critique. Le G7, qui regroupe les sept syndicats représentatifs du secteur de l’éducation et de la formation, a tenu une conférence de presse ce vendredi pour exprimer son mécontentement face à ce qu’il considère comme une attitude d’immobilisme, de mépris et de dilatoire de la part des autorités.

Alors que le gouvernement souhaite la signature d’un pacte de stabilité sociale, le G7 s’y oppose fermement tant que ses revendications ne seront pas satisfaites. Dans cette optique, les syndicats ont délibérément boycotté une rencontre prévue avec les autorités, jugeant plus opportun de s’adresser directement à l’opinion publique à travers la presse. Ce rejet catégorique traduit une profonde frustration quant à la lenteur des négociations et au manque d’engagement concret du gouvernement.

Le dialogue social, pourtant institutionnalisé par l’arrêté 17094 sur la représentativité syndicale dans l’éducation et la formation, est actuellement à l’arrêt. Les syndicats déplorent que leur demande d’audience avec le président de la République soit restée sans suite. Ils rappellent également que le Premier ministre s’était engagé à les recevoir, mais cette promesse n’a toujours pas été honorée. Pour eux, cette absence de concertation traduit un manque de volonté politique qui freine toute avancée vers une résolution durable des problèmes du secteur.

Les réformes structurelles tant attendues peinent également à se concrétiser. Lors de la grande rencontre tripartite du 27 février 2025, des engagements avaient été pris pour améliorer le système éducatif, mais aucune avancée significative n’a été enregistrée depuis. Selon les syndicats, cette inertie gouvernementale constitue un frein au développement de l’éducation et compromet sérieusement la qualité de l’enseignement.

Par ailleurs, les accords précédemment conclus restent en grande partie inappliqués. Jusqu’à présent, seule la revalorisation des rémunérations a commencé à être mise en œuvre, mais elle ne corrige toujours pas les disparités salariales dénoncées par les syndicats. D’autres engagements, pourtant jugés essentiels, restent en suspens. La gestion des carrières et des formations des enseignants, qui devait être améliorée, n’a pas évolué. L’octroi du prêt au logement destiné aux enseignants demeure bloqué, ce qui empêche ces derniers d’accéder à un logement décent. La mise en place des passerelles professionnelles, censée faciliter l’évolution des carrières, n’a pas été finalisée. L’institutionnalisation du corps des administrateurs tarde également à voir le jour, tout comme la régularisation du concours des Inspecteurs de l’Éducation et de la Formation (IEMs), un levier pourtant crucial pour garantir un encadrement efficace du système éducatif.

Au-delà des questions purement techniques, le G7 dénonce une exclusion systématique des syndicats représentatifs des discussions sectorielles. Il accuse le ministère du Travail d’adopter une démarche partiale en écartant les syndicats des rencontres stratégiques, tout en excluant également les ministères de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle de certaines discussions clés. Cette mise à l’écart renforce le sentiment de mépris ressenti par les syndicats et compromet sérieusement toute tentative de pacification de l’espace scolaire.

Face à cette situation, le G7 exige que le gouvernement respecte l’arrêté sur la représentativité syndicale et révise son agenda des rencontres afin d’intégrer toutes les préoccupations du secteur. Il réclame également la participation des ministères de l’Éducation et de la Formation professionnelle aux discussions et insiste sur la nécessité de maintenir le format de la grande rencontre tripartite. Selon les syndicats, l’implication des organisations de la société civile dans le processus de dialogue est également indispensable pour garantir plus de transparence et d’équilibre dans les négociations.

Les membres du G7 rappellent que seul le respect des accords signés et l’ouverture de nouvelles négociations permettront d’assurer la stabilité du secteur de l’éducation et de la formation. À défaut, ils laissent planer la menace d’un durcissement de leur mouvement, ce qui pourrait gravement perturber la fin de l’année scolaire et accentuer la crise que traverse actuellement l’école sénégalaise.

Enseignement supérieur : le SAES se dégage de toute responsabilité en cas d’échec de l’année académique

Le Syndicat autonome des enseignants du supérieur (SAES) sonne l’alerte sur la situation préoccupante du calendrier universitaire et prévient qu’il ne prendra aucune responsabilité en cas d’échec de l’année académique 2023-2024. Dans un entretien accordé à l’Agence de Presse Sénégalaise (APS), le secrétaire général du syndicat, David Célestin Faye, a exprimé son inquiétude face aux perturbations qui menacent la stabilité du système universitaire sénégalais.

Le SAES pointe du doigt le manque de réaction des autorités face aux nombreuses propositions formulées par le syndicat pour résorber le chevauchement des années académiques, un problème récurrent dans l’enseignement supérieur sénégalais. Selon David Célestin Faye, les enseignants du supérieur ont, à maintes reprises, alerté sur la nécessité de mettre en place des solutions durables, mais ces suggestions ont été ignorées. « Malgré nos multiples alertes, beaucoup de propositions n’ont pas été prises en compte », a-t-il déploré.

Le syndicat insiste sur l’importance d’un dialogue soutenu avec les autorités pour éviter une année blanche ou toute autre forme d’échec académique. « Seul un dialogue continu et la mise en œuvre des mesures suggérées pourraient garantir la stabilité du système universitaire », a souligné son secrétaire général.

Face à la persistance du problème et à l’absence de mesures concrètes, le SAES prévient qu’il n’assumera pas les conséquences d’une éventuelle paralysie du système universitaire. « Nous avons maintes fois soulevé les problèmes et proposé des solutions concrètes », rappelle M. Faye, qui regrette l’inaction des autorités compétentes.

Alors que l’année universitaire 2023-2024 se poursuit sous tension, le SAES appelle à une prise de conscience urgente des responsables de l’enseignement supérieur afin d’éviter une crise aux conséquences lourdes pour les étudiants et l’ensemble du secteur éducatif.

Éducation : le G7 alerte sur les revendications non satisfaites et met en garde contre d’éventuelles perturbations

Le secteur de l’éducation au Sénégal est à nouveau sous tension, alors que le G7, un regroupement des syndicats les plus représentatifs du secteur, a exprimé de vives préoccupations lors d’une conférence de presse ce vendredi. Les syndicats dénoncent le non-respect de plusieurs de leurs revendications, restées sans réponse depuis longtemps. Ils mettent en garde les autorités publiques et l’opinion sur les possibles perturbations dans le système éducatif si la situation persiste.

Le G7 rappelle que lors de la dernière rencontre avec le Premier ministre, celui-ci s’était engagé à organiser des concertations sectorielles approfondies, impliquant tous les acteurs du secteur éducatif. Cependant, les syndicats constatent que ces promesses n’ont pas été tenues. Ndongo Sarr, secrétaire général du Cadre unitaire des syndicats d’enseignants du moyen-secondaire (CUSEMS), a déploré ce manque de suivi des engagements pris par le gouvernement.

« Nous souhaitons alerter sur un certain nombre de décisions prises par le gouvernement, qui risquent de nous valoir des difficultés dans le système. Lors de notre dernière rencontre avec le Premier ministre, il avait promis des concertations sectorielles approfondies avec tous les acteurs concernés. Pourtant, nous constatons que ces discussions n’ont pas été inclusives, » a déclaré Ndongo Sarr. Ce dernier a également souligné l’exclusion de certains syndicats qui ne font partie d’aucune centrale syndicale, une situation qui compromet selon lui la pertinence du dialogue social.

Le G7 estime que le processus actuel de concertation entre les autorités et les syndicats ne permet pas d’apporter des solutions durables aux problèmes du secteur. Les enseignants pointent du doigt un manque de véritable inclusivité dans les discussions. Ils considèrent que les décisions prises ne tiennent pas suffisamment compte des préoccupations réelles des acteurs de l’éducation.

« Le processus actuel ne permet pas de véritables concertations susceptibles d’apporter des solutions durables. Nous avons voulu alerter et dénoncer tout cela et nous prendrons nos responsabilités, car notre rôle est de défendre les revendications de nos camarades, » a ajouté Ndongo Sarr sur les ondes de Sud FM.

Les syndicats ne cachent pas leur mécontentement et avertissent qu’en l’absence de réponses concrètes, des perturbations dans le système éducatif pourraient se produire. Le G7 souligne qu’il a pris toutes les mesures nécessaires pour faire entendre ses revendications et qu’il s’engage à défendre les intérêts des enseignants, quitte à passer à des actions plus fermes si la situation ne s’améliore pas rapidement.

La situation dans le secteur de l’éducation est devenue de plus en plus tendue, et les enseignants, regroupés au sein du G7, n’hésitent pas à avertir le gouvernement et l’opinion publique des risques de perturbations futures. Le manque de concertation véritable et la non-satisfaction des revendications sont perçus comme des obstacles à un dialogue constructif et à l’amélioration des conditions de travail dans le secteur éducatif.

Université Assane Seck de Ziguinchor : Le recteur annonce la réception imminente des nouveaux espaces pédagogiques

Le recteur de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ), le Professeur Alassane Diédhiou, a annoncé une excellente nouvelle concernant les chantiers de l’institution. Ces derniers, entamés en 2015 dans le cadre du Programme de gouvernance et de financement de l’enseignement supérieur (PGF-SUP), sont désormais sur le point d’être réceptionnés.

Les nouveaux espaces pédagogiques, conçus pour améliorer les conditions d’enseignement, comprennent des infrastructures modernes pour deux Unités de Formation et de Recherche (UFR) : l’UFR des Sciences et Technologies (ST) et l’UFR des Sciences Économiques et Sociales (SES). Ces équipements comprennent 46 bureaux, un amphithéâtre de 500 places entièrement équipé, ainsi que plusieurs amphithéâtres de 150 places en cours d’aménagement. Des salles de travaux dirigés (TD) et de travaux pratiques (TP) sont également prévues, toutes dotées de climatisation, de connexion Wi-Fi et de mobilier neuf.

Le recteur, satisfait de la qualité des équipements installés, a précisé que les derniers ajustements nécessaires dans les amphithéâtres de 150 places seront finalisés avant la reprise des cours. Il a également évoqué un retard dans l’occupation des locaux, dû à des problèmes d’alimentation électrique. Toutefois, ce blocage a été récemment levé grâce à l’installation de deux transformateurs fournis par le ministère de l’Énergie.

Avec la résolution de cette problématique, M. Diédhiou a affirmé que l’une des principales revendications des étudiants était désormais réglée. Avant la rentrée du 7 avril, tous les bâtiments seront réceptionnés et trois UFR pourront démarrer leurs cours dès ce mois. Une avancée significative pour l’université, qui renforce ainsi son engagement en faveur de l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur au Sénégal.

Baccalauréat 2025 : Dernier délai fixé au 5 avril pour les candidats sans pièces d’état civil

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation (MESRI) a annoncé ce mardi 25 mars 2025 que les candidats au Baccalauréat 2025 dont les dossiers ont été rejetés pour défaut de pièces d’état civil disposent d’un délai supplémentaire pour régulariser leur situation. Cette décision vise à leur permettre de compléter leur dossier administratif et de pouvoir se présenter aux épreuves de l’examen national.

À compter du lundi 24 mars 2025, les candidats concernés peuvent se rendre à l’Office du Baccalauréat afin de soumettre les documents manquants. Le dernier délai pour déposer les pièces d’état civil a été fixé au samedi 5 avril 2025 à 12h00. Passé ce délai, aucun dossier incomplet ne sera pris en compte, et les candidats risquent d’être définitivement exclus des épreuves.

Le ministère encourage les candidats concernés à se rendre rapidement dans les services administratifs compétents pour obtenir leurs extraits de naissance ou toute autre pièce d’identité nécessaire afin d’éviter toute exclusion injustifiée.

Cette mesure exceptionnelle a été prise suite à la réunion du Conseil interministériel du 18 mars 2025, présidée par le Premier ministre Ousmane Sonko. Lors de cette rencontre, il a été convenu que des dispositions spéciales seraient mises en place pour accompagner les élèves confrontés à des difficultés administratives et éviter que ces derniers ne soient pénalisés à cause de problèmes d’état civil.

Le Premier ministre a souligné l’importance d’une scolarité inclusive et accessible à tous, plaidant pour des solutions rapides et efficaces afin de permettre aux élèves de se concentrer pleinement sur leurs études.

Chaque année, de nombreux élèves se retrouvent dans une situation précaire à cause de l’absence de documents administratifs à jour. Ce problème, souvent lié aux dysfonctionnements dans l’enregistrement des naissances, prive plusieurs jeunes de la possibilité de passer des examens officiels.

Le gouvernement a réitéré son engagement à trouver une solution durable en facilitant l’accès aux pièces d’état civil, notamment à travers des campagnes de sensibilisation et des opérations de régularisation accélérées.

Kaolack / Éducation : 92 acteurs du système éducatif en session de formation sur la gestion financière, matérielle et administrative

L’Inspection d’Académie (IA) de Kaolack a organisé, ce lundi 24 mars 2025, une formation de deux jours destinée aux intendants et proviseurs. Cette session vise à améliorer la gestion administrative des ressources financières et matérielles ainsi que la gestion des conflits au sein des établissements scolaires.

Ces axes de formation sont en adéquation avec les objectifs des nouvelles autorités, notamment en ce qui concerne la gestion efficace des ressources investies par l’État du Sénégal dans le secteur éducatif.

« Nous saluons d’abord le partenariat novateur qui a consisté à mobiliser nos propres moyens pour initier cette importante formation, qui regroupe les proviseurs et intendants de la région de Kaolack. Ce programme a été financé de manière endogène, et nous remercions à ce titre la Fondation Crédit Mutuel ainsi que le ministère, qui nous a soutenus dans cette démarche », a expliqué l’inspecteur d’académie de Kaolack, Samba Diakhaté.

L’objectif principal de cette formation est de renforcer les compétences des 92 participants en matière de gestion administrative, de ressources humaines, de pilotage pédagogique et de gestion financière et matérielle. Un volet spécifique est également consacré à la gestion des conflits au sein des établissements scolaires.

Cette session de formation, qui passe en revue les questions administratives, pédagogiques et financières, se veut un levier pour permettre aux intendants et proviseurs de devenir des dirigeants efficaces et compétents. Elle s’inscrit dans le cadre des Projets d’Amélioration des Rendements des Établissements (PARE), mis en place par l’IA de Kaolack.

« L’objectif est de mieux accompagner nos établissements, de renforcer le partenariat entre l’école et la communauté, et d’encourager une gestion axée sur les résultats. Nous voulons que nos établissements soient gérés de manière plus transparente et inclusive grâce aux financements de l’État du Sénégal », a souligné M. Diakhaté.

Dans un contexte de contraintes budgétaires, l’IA de Kaolack mise sur l’innovation et la mobilisation des ressources internes pour améliorer les performances scolaires. L’inspecteur d’académie a ainsi invité chaque acteur du système éducatif à développer des partenariats novateurs afin de transformer positivement l’environnement scolaire.

Madame Khady Diaw Sène, présidente de l’Amicale des Intendants de la région de Kaolack, a salué cette initiative, estimant qu’elle arrive à point nommé. « Notre amicale, créée en 2010, a pour but de réfléchir, d’échanger et de partager des initiatives visant à renforcer nos capacités dans tous les domaines. Cette formation répond pleinement à nos attentes, et nous remercions l’Inspecteur d’Académie pour cette belle initiative », a-t-elle déclaré.

De son côté, Jacques Diouf, président de l’Amicale des Chefs d’Établissements, a magnifié l’engagement de l’IA de Kaolack en faveur de l’amélioration des performances scolaires. Il a rappelé que Samba Diakhaté, depuis son arrivée, a déjà initié plusieurs projets, dont le PARE, financé sur les fonds propres de l’IA. Plutôt que de chercher des financements extérieurs, il a encouragé chaque établissement à mobiliser ses propres ressources pour améliorer ses performances.

Dans cette dynamique, l’IA a mis à disposition des proviseurs une équipe d’experts composée d’inspecteurs spécialisés et de formateurs du Centre Régional de Formation des Personnels de l’Éducation (CRFPE). Ces experts sillonnent actuellement les lycées afin d’accompagner les établissements vers une meilleure réussite scolaire.

Grâce à cette approche, l’Inspection d’Académie de Kaolack espère instaurer une gestion plus efficace et pérenne des établissements scolaires, en impliquant davantage les acteurs locaux et en optimisant les ressources disponibles.

Difficultés budgétaires et endettement du Crous : Le Synapes tire la sonnette d’alarme

L’Université Sine-Saloum El Hadj Ibrahima Niass (Ussein) fait face à une crise financière majeure. Entre un budget insuffisant, un endettement record et des retards dans le paiement des salaires, la situation devient de plus en plus insoutenable. Face à cette urgence, le Syndicat national des personnels de l’enseignement supérieur du Sénégal (Synapes), section Sine-Saloum, a organisé un point de presse pour interpeller l’État et réclamer une intervention rapide.

Selon Tidiane Cissokho, secrétaire général du Synapes, le Centre régional des œuvres universitaires sociales (Crous) fonctionne avec une subvention qui n’a pas évolué depuis sa création.

« Nous avons un problème de budget. Le Crous continue à fonctionner avec la même subvention de deux milliards de FCFA, alors que les besoins ont explosé. Nous sommes actuellement confrontés à de nombreuses difficultés », a-t-il déclaré.

Malgré un effort du gouvernement qui a accordé une rallonge budgétaire de 600 millions FCFA cette année, cette somme s’est avérée insuffisante pour combler le déficit.

L’un des points les plus inquétants soulevés par le Synapes est l’endettement du Crous, qui avoisine aujourd’hui les 7 milliards de FCFA.

« Il y a eu des erreurs de gestion dans le passé, nous l’admettons, mais aujourd’hui, l’État doit prendre ses responsabilités et proposer des solutions », a insisté Tidiane Cissokho.

Cette dette a des conséquences directes sur les conditions de travail du personnel, avec des salaires versés en retard et des agents privés de certains avantages sociaux comme les allocations familiales et les cotisations aux organismes de protection sociale.

Au-delà des problèmes financiers, le syndicat dénonce aussi les retards dans la livraison des infrastructures universitaires. Les chantiers des trois campus de Kaolack, Kaffrine et Fatick peinent à être finalisés, compliquant ainsi l’organisation du travail et l’accueil des étudiants.

« Nos locaux devraient être livrés dans les plus brefs délais. Nos sites sont dispersés, ce qui complique notre fonctionnement quotidien », a déploré M. Cissokho.

Le cas du campus de Fatick est particulièrement préoccupant. Situé à 2 km du centre-ville, son exploitation sera difficile sans un accompagnement en matière de transport et d’aménagement.

Malgré les difficultés, le personnel de l’Ussein fait preuve d’une grande résilience. Toutefois, il devient urgent que l’État intervienne pour assurer la pérennité de cette institution académique.

« Le nouveau directeur du Crous fait de son mieux, mais cela ne suffit pas. Nous avons tout sacrifié pour maintenir le service, mais il est temps que des solutions durables soient trouvées », a conclu Tidiane Cissokho.

Kaolack : Le CCA et le projet PASNEEG 2 en croisade contre les violences basées sur le genre en milieu scolaire

À Kaolack, le projet PASNEEG 2 et le Centre Conseil pour Adolescents (CCA) ont tenu, ce mercredi, une audience de dialogue intergénérationnel sur les violences basées sur le genre (VBG) en milieu scolaire. La rencontre s’est tenue au CEM Tafsir Miniane Sarr, dans la commune de Kaolack.

Organisée à l’initiative du Centre Ados de Kaolack, en partenariat avec le Projet d’Appui à la Stratégie Nationale pour l’Égalité et l’Équité de Genre (PASNEEG 2), cette activité vise à sensibiliser les élèves sur les conséquences des violences et à promouvoir un environnement scolaire sûr et inclusif.

Moustapha Khol, coordonnateur du Centre Ados de Kaolack, a salué l’implication du ministère de la Famille et des Solidarités dans cette mission de sensibilisation :

« Nos actions sont principalement axées sur la prévention et les dialogues communautaires. Avec le projet PASNEEG 2, nous partageons cette dynamique de sensibilisation contre les violences basées sur le genre. Nous remercions tous les partenaires qui ont contribué à la réussite de cette journée : le censeur, les panélistes ainsi que les parents d’élèves. »

Présent à la rencontre, François Daouda Gueye, expert en genre et renforcement des capacités au sein du PASNEEG 2, a rappelé que cette activité s’inscrit dans une démarche préventive visant à autonomiser les jeunes et leur offrir un cadre sécurisé :

« Ce dialogue intergénérationnel permet de porter la discussion au niveau communautaire. Il est essentiel d’informer les élèves sur les conséquences des violences basées sur le genre et de promouvoir le leadership chez les jeunes, afin qu’ils deviennent des adultes responsables, capables d’aider ceux qui en ont besoin. »

Le principal du CEM Tafsir Miniane Sarr, Moussa Ndiaye, s’est également félicité de la tenue de cette journée, soulignant l’importance de sensibiliser les élèves à ces problématiques :

« Les collèges accueillent des adolescents et des adolescentes qui doivent être formés sur ces questions essentielles. Aujourd’hui, nos élèves ont eu l’opportunité d’acquérir de nouvelles compétences grâce à l’intervention d’acteurs issus de divers domaines. Un enfant victime de violences n’est pas en mesure de se concentrer en classe. Sensibiliser les élèves, leur fournir des outils pour faire face à ces situations, permet d’améliorer leur bien-être et leurs performances scolaires. »

Le président de l’Association des Parents d’Élèves, Awdi Sarré, a salué cette initiative, qu’il juge pertinente et opportune :

« C’est une journée de sensibilisation, mais aussi un choix judicieux d’établissement, car nous avons toujours œuvré dans la lutte contre les violences en milieu scolaire. Ces élèves doivent être formés aux notions de discipline et de citoyenneté pour mieux s’intégrer dans la société. »

Les élèves et les enseignants présents ont accueilli cette initiative avec enthousiasme. Ndeye Tening Dione, élève en classe de troisième et présidente du gouvernement scolaire du CEM Tafsir Miniane Sarr, a exprimé sa gratitude envers les organisateurs :

« Je suis ravie de voir ces acteurs venir nous sensibiliser sur les différentes formes de violences. C’est une véritable action de prévention et un apprentissage très utile pour nous. »

La journée a été rythmée par des discours, des échanges interactifs et des pièces de théâtre de sensibilisation. À travers cette rencontre, les organisateurs espèrent impulser un changement durable en milieu scolaire et dans les communautés, afin que chaque élève puisse évoluer dans un environnement sécurisé, propice à son épanouissement.

Kaffrine – Éducation religieuse : Lancement des travaux de construction d’un internat pour enfants handicapés et orphelins, une initiative de Oustaz Mouhamed Gora Top

Un nouveau pas vers une éducation inclusive et religieuse vient d’être franchi à Kaffrine. Oustaz Mouhamed Gora Top a procédé, ce mardi, à la pose de la première pierre d’un internat destiné aux enfants handicapés et orphelins, dans le quartier Daraou Salam Médina Baye, dans la commune de Kaffrine.

Cet ambitieux projet s’inscrit dans une volonté de faciliter l’accès à l’enseignement arabo-islamique pour les enfants issus de milieux défavorisés. « Les internats permettent aux enfants d’accéder à un enseignement arabo-islamique de qualité, dispensé par des maîtres coraniques qualifiés en sciences islamiques, en langue arabe, et parfois même en matières académiques classiques », a expliqué Oustaz Mouhamed Gora Top, initiateur du projet.

Selon lui, ces centres d’hébergement favorisent non seulement l’éducation religieuse, mais aussi la formation morale et spirituelle des jeunes pensionnaires. « Ils offrent un cadre de vie propice à la discipline religieuse, à la mémorisation du Coran et à l’apprentissage des valeurs islamiques. Cela contribue à former des individus ancrés dans les traditions islamiques, avec une forte éthique morale », a-t-il ajouté.

La situation des enfants orphelins et handicapés au Sénégal reste préoccupante. Entre pauvreté, conflits familiaux, effets du changement climatique et migrations, ces enfants vivent souvent dans des conditions de grande précarité, sans accès à une éducation de qualité ni à des soins de santé adéquats.

« Beaucoup d’enfants sont pris en charge tant bien que mal par des familles élargies. Pour nous, les orphelinats, les centres d’accueil et les internats représentent des solutions concrètes à cette problématique. C’est pourquoi nous avons décidé de mettre en place cet internat », a souligné Oustaz Mouhamed Gora Top.

Il a également lancé un appel à la mobilisation collective, impliquant l’État, les ONG, les familles et l’ensemble de la société civile. « La prise en charge des enfants orphelins et handicapés doit être une responsabilité partagée. Ensemble, nous pouvons offrir un avenir meilleur à cette couche vulnérable de la société », a-t-il plaidé lors de la cérémonie de lancement des travaux.

Collège Saint Gabriel : l’accès interdit aux filles voilées – L’Inspecteur d’Académie de Thiès réagit

L’incident survenu ce lundi matin au collège Saint Gabriel de Thiès, où plusieurs filles portant le voile se sont vu refuser l’accès à l’établissement, a suscité une vive polémique. Face à cette situation, l’Inspecteur d’Académie de Thiès, Gana Sène, a pris la parole pour apporter des clarifications et expliquer les raisons de cette décision.

Dans une déclaration devant la presse, Gana Sène a souligné que cet incident n’était pas lié à des questions religieuses, mais à une simple observation de l’administration de l’établissement. Selon lui, certaines filles portaient le voile de manière « peu adaptée », ce qui dissimulait parfois l’insigne de l’école, une situation contraire aux règlements de l’établissement. Il a rappelé que l’arrêté du ministère de l’Éducation nationale stipule que le port du voile ne doit pas interférer avec l’uniforme scolaire et ne doit pas nuire à l’expression des autres croyances.

L’Inspecteur d’Académie a reconnu que la décision de l’administration du collège de refuser l’accès aux élèves voilées, bien que prise dans l’intention de corriger une situation, a été une « maladresse ». Il a précisé que les autorités académiques n’avaient pas été informées de la décision préalable, et que cela avait conduit à une violation des droits des élèves. Il a insisté sur le fait que, bien que l’intention de l’administration ait été de faire respecter le règlement, la méthode employée a été incorrecte.

Gana Sène a ajouté que le collège Saint Gabriel s’était engagé à rectifier cette erreur en réintégrant immédiatement toutes les élèves concernées. Il a également averti que toute structure éducative ne se conformant pas aux dispositions de l’arrêté sur le port du voile s’expose à des sanctions. Cette déclaration visait à rassurer les parents d’élèves et à souligner l’importance du respect des droits des enfants dans le cadre scolaire.

Cet incident met en lumière les défis liés à l’application des règlements scolaires concernant le port du voile, notamment dans les établissements privés à caractère religieux. Il souligne également l’importance de la communication entre l’administration scolaire et les autorités académiques pour éviter de telles situations à l’avenir.

Interdiction du port du voile à l’école Saint Gabriel de Thiès : Réaction du ministère de l’Éducation nationale

Le lundi 17 mars 2025, une polémique a éclaté après que des élèves, principalement des filles, ont été interdites d’accès au collège privé catholique Saint Gabriel de Thiès en raison du port du voile. Cette situation a rapidement fait le tour des réseaux sociaux, suscitant des réactions et des interrogations sur la légitimité de cette décision.

Dans un communiqué parvenu à Ledakarois, le ministère de l’Éducation nationale a réagi à cet incident en précisant que l’inspection académique avait mené une enquête au sein de l’établissement. D’après les conclusions de l’enquête, l’administration du collège a justifié l’interdiction en expliquant que certains voiles dissimulaient complètement l’uniforme scolaire, ce qui violerait les règles de présentation. Toutefois, d’autres élèves qui portaient le voile de manière correcte ont également été concernées par cette mesure. L’administration a justifié cette action comme étant une tentative de faire respecter le port correct de l’uniforme, selon le chef d’établissement.

Le ministère de l’Éducation nationale a fermement rappelé à l’administration du collège Saint Gabriel que cette décision allait à l’encontre des principes établis par la législation sénégalaise, en particulier l’arrêté nº024630 du 8 octobre 2024. Ce texte réglemente les principes directeurs des règlements intérieurs des établissements scolaires publics et privés du Sénégal. Selon cet arrêté, les droits à l’éducation, l’acceptation de la mixité et le respect mutuel sont des valeurs fondamentales qui doivent être respectées dans tous les établissements, qu’ils soient publics ou privés.

Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a donc pris la décision d’instruire immédiatement le directeur du collège Saint Gabriel pour la réintégration de toutes les filles concernées par cette mesure, tout en préservant leur droit à l’éducation, conformément aux textes en vigueur.

Le ministère a également précisé que des instructions fermes ont été données afin de garantir que de tels incidents ne se reproduisent pas dans les écoles et établissements scolaires à l’avenir. L’accent a été mis sur la nécessité de respecter les droits des élèves tout en veillant à la conformité des règlements internes avec les valeurs fondamentales du vivre-ensemble.

Cet incident met en lumière les tensions potentielles autour du port du voile dans les établissements scolaires privés, en particulier dans des institutions religieuses, où les normes vestimentaires peuvent parfois entrer en conflit avec les principes de liberté individuelle et de diversité. Le ministère semble déterminé à garantir que le droit à l’éducation de chaque élève soit respecté, indépendamment de ses choix vestimentaires.

Thiès : Vives tensions au Collège Privé Saint Gabriel après l’exclusion massive d’élèves voilées

Thiès, lundi 17 mars 2025 – Une vive tension a secoué ce matin le Collège Privé Saint Gabriel de Thiès, où une foule nombreuse de parents d’élèves s’est rassemblée devant les grilles de l’établissement. En cause, une décision jugée arbitraire et discriminatoire : l’exclusion en masse d’élèves, principalement des filles portant le voile.

Dès les premières heures de la matinée, des dizaines de parents, visiblement indignés, ont pris d’assaut les lieux pour exiger des explications. Selon leurs témoignages, les responsables de l’école auraient interdit l’accès aux élèves voilées, les obligeant à quitter l’enceinte de l’établissement.

« L’école a refusé l’accès à toutes les filles voilées de l’établissement, sans préavis ni dialogue. C’est incompréhensible et inacceptable », s’est insurgé un père de famille, très remonté contre la décision.

Les parents dénoncent une mesure brutale qui remet en cause la liberté religieuse et le droit à l’éducation. « Ce sont nos enfants, ce sont des élèves assidues, et voilà qu’on les prive d’école simplement à cause de leur voile. Où allons-nous ? », s’est interrogée une mère, les larmes aux yeux.

Pour l’instant, la direction de l’établissement n’a pas officiellement communiqué sur les raisons précises de cette exclusion massive. Cependant, certaines sources internes évoquent une volonté de l’administration de faire respecter un règlement intérieur qui interdirait les signes religieux ostensibles.

Une décision qui ne passe pas du tout auprès des parents, qui réclament une rencontre d’urgence avec la direction ainsi qu’une intervention des autorités académiques.

Éducation : Un geste de solidarité et d’engagement envers les étudiants de la commune de Tivaouane Peulh, Niague et Niacoulrab par un natif de la localité

L’Amicale des Étudiants Ressortissants de Tivaouane Peulh (ADERTP) a eu l’honneur de recevoir Dr Amath Wade, responsable politique au quartier Niague et membre de la coalition Diomaye Président. Ce dernier a effectué une visite de solidarité et de partage à ladite Amicale, qui siège à l’appartement situé à Ouest Foire.

« Nous avons l’habitude de mener cette activité depuis plus de dix ans : aller à la rencontre de nos frères et sœurs étudiants de Tivaouane Peulh, Niague et Niacoulrab. Lors de cette visite, j’ai également rappelé aux étudiants l’importance de la solidarité et du partage. Nous leur avons ainsi apporté des denrées alimentaires destinées à soutenir les étudiants de la commune. Ce geste témoigne de notre engagement constant envers leur bien-être », a expliqué Dr Amath Wade.

Soutenir les étudiants est en effet un acte citoyen qui contribue au développement de la société. L’éducation est un moteur essentiel du progrès, et aider les étudiants – que ce soit financièrement, moralement ou académiquement – favorise l’émergence d’une jeunesse plus compétente et engagée. « C’est une responsabilité collective qui profite à toute la société, car une jeunesse bien formée et soutenue est un gage d’avenir meilleur », a-t-il ajouté.

Les étudiants bénéficiaires ont salué l’initiative de Dr Wade, soulignant que faciliter la restauration des étudiants est une action louable. Dans de nombreux pays, y compris au Sénégal, les étudiants font face à des difficultés financières qui impactent leur alimentation. Des mesures comme la subvention des repas, la création de cantines universitaires accessibles ou encore la promotion de partenariats avec des restaurants locaux peuvent grandement améliorer leur quotidien.

Ce type d’initiative mérite d’être encouragé et soutenu par les autorités, ainsi que par tous les acteurs du secteur de l’éducation.

Adéane / Éducation : La mairie dote les écoles en fournitures scolaires d’une valeur de 9.350.000 FCFA

Dans le cadre du transfert de compétences aux collectivités territoriales, conformément à la loi n° 96-06 du 22 mars 1996 portant Code des collectivités locales, la commune d’Adéane, dans la région de Ziguinchor, continue de s’illustrer dans le domaine de l’éducation. Ce transfert vise à rapprocher la gestion du système éducatif des réalités locales et à renforcer l’implication des acteurs communautaires.

C’est dans cette dynamique que le maire de la commune d’Adéane, Harouna Sonko, a procédé ce mercredi à la remise d’un important lot de fournitures scolaires, notamment des imprimantes, d’une valeur globale de 9.350.000 FCFA, aux établissements scolaires de la commune.

« J’ai procédé cet après-midi à la remise d’un lot d’imprimantes d’une valeur de 9.350.000 FCFA aux établissements scolaires de la commune d’Adéane. Je voudrais saisir cette occasion pour féliciter et remercier tous les enseignants et enseignantes ainsi que les parents d’élèves pour les efforts inlassables qu’ils déploient quotidiennement afin d’inculquer à nos enfants le culte de l’excellence et de la performance », a déclaré le maire Harouna Sonko.

Il a également salué les résultats obtenus par les élèves aux différents examens, notamment au CFEE, qu’il qualifie de « preuve suffisante de l’engagement des acteurs pour l’excellence ».

« Soyez rassurés qu’en vertu de notre devoir légal de participer à la gestion et à l’administration des écoles élémentaires, préscolaires, daaras… nous ne ménagerons aucun effort pour vous accompagner », a-t-il assuré.

Avant de conclure, Harouna Sonko a tenu à adresser un mot de gratitude à ses collaborateurs : « Merci du fond du cœur à toute mon équipe municipale pour son engagement constant en faveur du bien-être des enfants. »

Éducation : Les syndicats du supérieur unissent leurs forces pour des négociations fermes avec le gouvernement

Les organisations syndicales du secteur de l’enseignement supérieur au Sénégal ont décidé d’unir leurs forces pour parler d’une seule voix face au gouvernement. Cette initiative vise à renforcer leur poids dans les négociations en cours sur les conditions de travail, les inégalités salariales et les réformes du système éducatif.

Un bureau de coordination a été mis en place pour harmoniser les revendications et assurer un dialogue structuré avec les autorités. François Babacar Touré, coordinateur du grand cadre des organisations syndicales du secteur supérieur, a souligné la nécessité de cette union lors d’une déclaration sur RFM. Il a insisté sur l’importance de fusionner les différentes plateformes revendicatives pour éviter la dispersion des discours et maximiser l’impact des négociations.

Les syndicats réclament une meilleure reconnaissance du rôle des travailleurs du secteur supérieur, notamment une revalorisation salariale et une réduction des écarts de rémunération. Ils dénoncent les inégalités persistantes entre les enseignants-chercheurs, les personnels administratifs, techniques et de services (PATS) ainsi que les autres acteurs du système universitaire.

Par ailleurs, ils exigent une réforme en profondeur du système éducatif, en mettant l’accent sur l’amélioration des infrastructures, l’augmentation des budgets alloués aux universités et aux centres des œuvres universitaires. La précarité des conditions de travail, la menace de licenciements et le manque de financement adéquat sont autant de problèmes qui, selon eux, entravent le bon fonctionnement des établissements d’enseignement supérieur.

L’âge de la retraite fait également partie des revendications majeures. Les syndicats demandent son relèvement à 65 ans, arguant que les pensions actuelles sont insuffisantes et ne permettent pas aux retraités de vivre dignement. Ils estiment que cette mesure contribuerait à préserver l’expertise et l’expérience accumulées par les enseignants et les personnels du supérieur au fil des années.

Face à ces revendications, les syndicats espèrent obtenir des engagements clairs et concrets du gouvernement. Ils rappellent que des crises ont été résolues dans d’autres secteurs, mais que l’enseignement supérieur demeure en marge des priorités des autorités. Pour eux, la stabilité du secteur universitaire est essentielle à la formation des futures générations et au développement du pays.

L’issue des négociations dépendra désormais de la volonté du gouvernement de prendre en compte ces doléances et d’y apporter des solutions durables. En attendant, les syndicats restent mobilisés et prêts à intensifier la pression si leurs demandes ne sont pas satisfaites.

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