Le Président Diomaye Faye rend hommage au Dr Amadou Sall et accueille le Dr Ibrahima Soce Fall à la tête de l’Institut Pasteur de Dakar

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a salué ce vendredi le départ du Dr Amadou Sall de ses fonctions d’administrateur général de l’Institut Pasteur de Dakar (IPD), rendant un hommage appuyé à l’homme qui a marqué de son empreinte les avancées du Sénégal en matière de souveraineté pharmaceutique.

Dans une déclaration officielle publiée sur ses canaux numériques, le chef de l’État a souligné le rôle central du Dr Sall dans les transformations stratégiques de l’IPD :

« Je rends hommage au Dr Amadou Sall pour son immense contribution au processus de souveraineté pharmaceutique du Sénégal. Une empreinte durable laissée par le Dr Sall à la tête de l’IPD, notamment à travers le pilotage stratégique du projet de vaccinopole de Diamniadio, destinée à renforcer la production locale de vaccins et à positionner le Sénégal comme un acteur de premier plan en matière de biotechnologies en Afrique », a déclaré le Président.

Sous la direction du Dr Sall, l’Institut Pasteur de Dakar a connu une dynamique de modernisation et d’élargissement de ses capacités, notamment à travers des partenariats internationaux de haut niveau et des investissements structurants dans la recherche, la production vaccinale et les réponses aux urgences sanitaires.

Dans la foulée, le Président Diomaye Faye a félicité le Dr Ibrahima Soce Fall, nommé pour succéder au Dr Sall à la tête de l’institution. Médecin et expert en santé publique de renommée internationale, le Dr Fall est connu pour son expérience au sein de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), où il a occupé plusieurs postes stratégiques.

« Il est attendu pour donner un nouvel élan à l’IPD », a ajouté le Chef de l’État, confiant quant à la capacité du nouveau directeur à consolider les acquis et à porter de nouvelles ambitions pour la recherche biomédicale et l’innovation sanitaire en Afrique.

Vers une nouvelle ère politique : L’appel de Alioune Tine pour tourner la page de l’hyperprésidentialisme au Sénégal

Le fondateur du think-tank Afrikajom Center a lancé un vibrant appel à rompre avec le cycle de violence politique et les dérives d’un pouvoir présidentiel jugé omnipotent. À travers une déclaration marquée par la gravité et la lucidité, le défenseur des droits humains exhorte à une transformation en profondeur du système politique sénégalais.

« Depuis 2009/2011, avec les Assises nationales et la lutte contre le troisième mandat, nous avons vécu l’expérience de la toute-puissance de l’hyperprésidentialisme à la tête d’un exécutif qui assujettit tous les pouvoirs pour se maintenir », a-t-il rappelé, dénonçant un système qui confisque les contre-pouvoirs et alimente la répression.

Ce schéma, selon lui, s’est répété en 2021 et encore plus violemment en 2024, avec un lourd tribut payé en vies humaines. « On a répété l’expérience de la toute-puissance et de la résistance… avec plus de morts d’hommes », écrit-il, soulignant l’urgence d’un changement de paradigme.

Depuis l’an 2000, aucune alternance politique ne s’est déroulée sans tensions majeures. Les transitions, censées être des moments d’expression démocratique, ont été entachées de violences et de pertes humaines. Une réalité tragique que le fondateur d’Afrikajom Center juge inacceptable : « Les alternances ne se déroulent pas dans la sérénité, mais dans la violence et avec morts d’hommes. C’est ça qui doit changer radicalement. »

Dans sa conclusion, il appelle à tourner la page d’un pouvoir présidentiel « de vie et de mort », incarnant un modèle d’hyperprésidentialisme aux conséquences dévastatrices sur le plan politique, institutionnel et humain. Il prône un rééquilibrage des pouvoirs, une consolidation de l’État de droit et une démocratie apaisée, fondée sur le respect des droits fondamentaux.

Violents affrontements à Karang : les jeunes jakartamen dénoncent une bavure des forces de l’ordre

Depuis mercredi, la commune de Karang, dans la région de Fatick, est le théâtre de violents affrontements entre les conducteurs de motos Jakarta — communément appelés jakartamen — et les forces de l’ordre. À l’origine de cette vive tension : l’interpellation musclée d’un conducteur de moto par un gendarme en civil, dans des circonstances jugées abusives par les témoins et les jeunes de la localité.

Selon les informations de L’Observateur, tout aurait commencé par l’interpellation d’un certain Ismaïla Ndour, conducteur de moto-Jakarta, soupçonné à tort d’être lié à un grave accident impliquant un autre conducteur de moto ayant pris la fuite après avoir percuté une vieille dame. Alors qu’il affirmait ne rien savoir de l’affaire, Ismaïla Ndour aurait subi des insultes et des violences verbales de la part du gendarme, qui aurait ensuite tenté de le contraindre à monter dans un véhicule avec sa moto.

Ce comportement, perçu comme une humiliation et une injustice, a immédiatement déclenché la colère d’autres conducteurs présents. L’altercation a dégénéré, nécessitant l’intervention des éléments de la Brigade de gendarmerie de Karang, bientôt rejoints par des renforts. Des grenades lacrymogènes ont été utilisées pour disperser les manifestants, qui ont riposté par des jets de pierres. Les affrontements ont duré une grande partie de la nuit, plongeant la commune dans un climat de tension extrême.

Au terme de ces violents heurts, plusieurs jeunes, notamment des conducteurs de moto, ont été arrêtés par les forces de l’ordre. Parmi eux, Sékou Ndour, président de l’Association des conducteurs de moto-Jakarta de Karang. Ce dernier, dans un souci d’apaisement, s’était rendu de lui-même à la brigade pour entamer une médiation, mais a été interpellé à son tour, alimentant davantage la colère des manifestants.

Dès le lendemain matin, la population — en particulier les jeunes — est descendue en masse dans les rues de Karang pour exiger la libération immédiate de leurs camarades. Ils dénoncent une bavure manifeste et un abus de pouvoir de la part des forces de sécurité. Le climat est resté tendu dans toute la ville, au point que des renforts ont dû être dépêchés depuis Kaolack pour tenter de rétablir l’ordre.

Selon les dernières informations relayées par L’Observateur, Sékou Ndour ainsi que certains des jeunes arrêtés ont été relâchés dans l’après-midi d’hier. Toutefois, plusieurs autres restent toujours détenus dans les locaux de la gendarmerie. Une situation qui continue d’alimenter l’indignation de la population locale, déterminée à obtenir justice pour ce qu’elle considère comme une énième illustration de la brutalité policière contre les jeunes.

De la ferveur des arènes à la froideur des barreaux : Marème Nar incarcérée pour vol nocturne

Guédiawaye, Sénégal – Figure emblématique des arènes de lutte sénégalaise, Marème Fall, plus connue sous le nom de Marème Nar, n’est plus dans l’ambiance survoltée des stades. Ce mercredi, la célèbre supportrice du lutteur Prince a été placée sous mandat de dépôt et écrouée au Camp pénal de Liberté VI. Une chute brutale pour celle qui électrisait les gradins avec sa passion débordante.

L’affaire remonte à la nuit du 3 au 4 mai 2025, veille du combat très attendu entre Prince et Modou Anta. Dans le quartier Comico à Guédiawaye, la moto de l’adjudant Coly, un agent de police en service, est dérobée alors qu’elle était stationnée non loin du domicile de Marème Fall. Rapidement, les soupçons se tournent vers cette dernière.

Selon les éléments de l’enquête rapportés par L’Observateur, Marème Nar aurait été impliquée dans le vol en compagnie de deux individus. Les faits sont qualifiés de « vol en réunion commis la nuit », une infraction sévèrement sanctionnée par la législation sénégalaise. Le parquet de Pikine-Guédiawaye, estimant la gravité des faits, a ouvert une information judiciaire pour association de malfaiteurs et vol nocturne.

Une tentative de règlement à l’amiable a été initiée par l’entourage du lutteur Prince dans l’espoir d’éviter l’épreuve carcérale à leur proche. Mais l’initiative n’a pas abouti. Présente au tribunal lors de l’échec de l’accord, Marème Nar n’a pu retenir ses larmes, comprenant que la détention était désormais inévitable.

Le juge du premier cabinet a ordonné son incarcération immédiate. L’un de ses présumés complices a été arrêté dans une autre affaire par la police de Grand-Yoff et écroué. Le second, un certain Julot, est toujours en cavale, activement recherché par les forces de l’ordre.

Éducation : les élèves du lycée Kennedy exposent le concept “NITHE” à la FIPA

La sixième édition de la Foire internationale des produits africains (FIPA 2025) a accueilli, ce jeudi, le ministre de l’Éducation nationale. Une occasion saisie par les autorités éducatives pour mettre en lumière le concept NITHE (Nouvelle Initiative pour la Transformation Humaniste de l’Éducation).

Selon Abdoulaye Racine Senghor, président du comité scientifique de la FIPA, c’est la première fois qu’un pavillon est entièrement consacré au ministère de l’Éducation nationale.

“Depuis six ans, nous cherchons à élever le niveau de la foire. Avec la participation du ministère de l’Éducation nationale, nous avons réussi à aligner la FIPA sur ses objectifs fondamentaux : promouvoir l’Afrique, ses produits, et une nouvelle vision du continent. L’éducation est la voie royale. C’est pourquoi la présence du ministre et de son équipe est si importante. Ils sont venus exposer ce que l’école est aujourd’hui, ce qu’elle aspire à devenir et les valeurs qu’elle porte à travers l’initiative NITHE”, a-t-il déclaré.

Il a également souligné la volonté de transformer les mentalités à travers l’éducation et de mettre en avant des valeurs essentielles.

“Les élèves du lycée Kennedy nous montrent qu’ils sont jeunes, certes — certains ont moins de 14 ans — mais ils savent entreprendre. Ils savent faire des choses de leurs dix doigts. Ils sont habiles, créatifs, et prêts à voler de leurs propres ailes demain”, a ajouté le professeur Senghor.

Pour sa part, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, initiateur du concept NITHE, s’est réjoui de cette participation de son ministère à la FIPA.

“Ce que nous avons vu aujourd’hui est tout simplement impressionnant. La FIPA elle-même mérite d’être saluée, et je tiens à féliciter Mme la Commissaire générale, Fabira, pour le travail remarquable accompli. Plus de 35 pays y participent, et j’y ai rencontré plusieurs maires, notamment des îles Comores et de Mayotte. Cette initiative privée est à encourager, d’autant plus qu’elle reflète la volonté du gouvernement sénégalais de renforcer le rôle du secteur privé.”

M. Guirassy a également salué la première participation du ministère de l’Éducation nationale à une foire de produits africains :

“C’est une grande première pour notre ministère, mais elle s’explique : l’école est en pleine transformation. Nous avons mis en avant certains établissements, notamment le CEM Kennedy et le CEM Momar Sène, qui ont présenté des projets extraordinaires. Des enfants entrepreneurs, innovants, qui fabriquent, découvrent et vendent. Ce sont les élèves que nous voulons : dotés de compétences exécutives, d’un fort sens du développement personnel, capables de s’exprimer, de vendre, et de s’intégrer dans une logique économique et scientifique.”

Il ajoute que ces élèves organisent régulièrement des foires dans leurs établissements, où ils exposent et commercialisent leurs propres créations.

“C’est cette école-là que nous voulons. Il faut savoir rompre avec l’ancien système et bâtir celui que nous voulons. Et c’est ce que nous faisons à travers NITHE. Très bientôt, ces nouvelles pratiques seront généralisées dans tout le système éducatif”, a-t-il conclu.

A. Saleh

Moustapha Diop, ex-ministre du Développement industriel, emprisonné dans des conditions « VIP » à Rebeuss

Placé sous mandat de dépôt le jeudi 22 mai dernier, l’ancien ministre du Développement industriel, Moustapha Diop, vit son incarcération à la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de Rebeuss dans des conditions qui ne laissent pas indifférents.

Selon les informations rapportées par le journal Les Échos, Moustapha Diop est actuellement logé à la chambre 37, un espace connu dans l’univers carcéral comme étant l’une des cellules dites « VIP ». Cette chambre, contrairement aux cellules classiques souvent surpeuplées, est dotée de lits individuels et accueille un nombre très restreint de détenus, ce qui la rend beaucoup plus confortable.

Toujours d’après la même source, Moustapha Diop ne partage pas sa cellule avec d’autres personnalités de l’ancien régime. Cette précision vient alimenter le débat récurrent sur les conditions de détention jugées « aménagées » pour certains dignitaires politiques, souvent en décalage avec le quotidien difficile de la majorité des pensionnaires de Rebeuss. Ce traitement différencié suscite, comme à l’accoutumée, des interrogations au sein de l’opinion publique.

Malgré cette situation judiciaire délicate, l’ancien ministre affiche, selon Les Échos, une attitude calme et digne. Il reste serein face aux procédures en cours et semble prêt à les affronter avec retenue et détermination. En attendant une éventuelle audience ou une évolution dans son dossier, Moustapha Diop s’installe dans une posture de patience et de résilience.

Fréquence augmentée : un train du TER toutes les 12 minutes dans la région de Dakar

Bonne nouvelle pour les usagers du Train Express Régional (TER) de Dakar. Dans un communiqué conjoint, la Société Nationale de Gestion du Patrimoine du TER (SENTER) et la Société d’Exploitation du TER (SETER) ont annoncé une amélioration majeure dans la fréquence des trains : désormais, un train sera disponible toutes les 12 minutes dans les différentes gares desservies par le réseau.

Cette évolution s’inscrit dans une dynamique de renforcement du service public de transport ferroviaire, afin de mieux répondre aux besoins croissants en mobilité dans la capitale sénégalaise et sa périphérie. « Nous vous informons d’une modification sur la fréquence de nos trains en gare. En effet, nous passons désormais à 1 train toutes les 12 minutes », précise le communiqué officiel.

Cette nouvelle cadence vise à optimiser la fluidité du trafic passager, notamment durant les heures de pointe où la demande est particulièrement élevée. Elle contribuera également à réduire les temps d’attente pour les voyageurs, rendant les déplacements plus efficaces et confortables.

SENTER et SETER ont invité les usagers à s’adapter à cette nouvelle organisation et ont renouvelé leur engagement en faveur de la qualité du service. « Les équipes de la SENTER et de la SETER, toujours dans leur mission de satisfaction client, collaborent étroitement pour vous offrir une expérience de voyage de qualité et en toute sécurité », ont-elles assuré.

Mis en service en 2021, le Train Express Régional constitue un projet structurant dans le cadre de la modernisation des infrastructures de transport au Sénégal. Avec pour objectif principal de désengorger Dakar, le TER offre une alternative rapide, fiable et écologique aux moyens de transport traditionnels.

ÉMIGRATION IRRÉGULIÈRE / DU CICAD À EL HIERRO : Le Sénégal dialogue, l’océan engloutit son avenir

Alors que les acteurs socio-politiques répondent à l’appel au dialogue du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, les tentatives d’émigration irrégulière de jeunes Sénégalais se multiplient. Arrestations en série, réseaux démantelés, pirogues interceptées ou chavirées : un bilan sinistre qui démontre que la mer continue d’engloutir les espoirs d’une jeunesse en détresse, prête à tout pour fuir la précarité.

Le 28 mai 2025, dans l’enceinte solennelle du Centre international de Conférences Abdou Diouf (CICAD), le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé à l’ouverture officielle du Dialogue national, présenté comme un pas vers un nouveau pacte politique, économique et social. Pendant ce temps, au large des côtes européennes, un autre drame vient rappeler la gravité de la crise migratoire que traverse notre pays. Sept (7) personnes, dont quatre (4) femmes, une adolescente de 16 ans et deux (2) fillettes âgées de cinq ans, ont péri dans le chavirement d’une pirogue à El Hierro, au port La Restinga, en Espagne.
Ce contraste saisissant entre les réunions institutionnelles et les tragédies humaines illustre avec acuité la profondeur du malaise socio-économique. Selon les services de secours espagnols, la pirogue immatriculée 96/25, en provenance de Nouakchott (Mauritanie), transportait, en effet, cent cinquante-deux (152) passagers. Hommes, femmes et enfants réunis sont originaires du Sénégal, de la Mauritanie, de la Guinée et du Mali. Le drame est survenu au moment de l’accostage, lorsque le regroupement déséquilibré d’une partie des occupants a provoqué le chavirement de l’embarcation.
Quelques jours avant, sur le territoire national, les Forces de défense et de sécurité ont également poursuivi leurs efforts pour endiguer le phénomène de l’émigration irrégulière. C’est ainsi que le dimanche 25 mai, la Brigade de Recherches de Keur Massar a mis a démantelé un vaste réseau de convoyeurs à Sendou, dans le département de Rufisque. Cette opération a conduit à l’interpellation de soixante-quinze (75) candidats, à l’arrestation de trois (3) présumés convoyeurs, ainsi qu’à la saisie de quantités importantes de carburant et de vivres destinés au voyage.
À moins de 24 heures après, dans la nuit du lundi 26 mai, vers 1h30 du matin, la Brigade territoriale de Yenne, appuyée par l’Escadron de Surveillance et d’Intervention de Diamniadio, a appréhendé vingt-neuf (29) autres candidats dans une maison à Sendou. Parmi eux, on compte dix-neuf (19) Sénégalais, sept (7) Gambiens, deux (2) Sierra-Léonais (un couple) et un Guinéen, a appris Le Dakarois Quotidien d’une source de la gendarmerie. Tout ce beau monde affirme avoir été enrôlés par deux (2) individus, actuellement en fuite, connus sous les initiales B. et M. ; l’un a été identifié, tandis que l’autre demeure inconnu de la gendarmerie.

DESTINS BRISÉS

Un fait singulier a marqué cette opération menée par les brigades de gendarmerie de Yenne et de Diamniadio. Un homme d’une trentaine d’années, identifié par les initiales M. A. D., a été secouru par les habitants de Diamniadio alors qu’il faisait une crise d’épilepsie en pleine rue. Dans une vidéo parvenue à notre rédaction, il déclare avoir été victime d’une crise d’épilepsie dans les locaux de la gendarmerie, avant d’être évacué vers l’hôpital de Diamniadio, d’où il se serait enfui. Les autorités de la gendarmerie comme celles de l’hôpital, interrogées par Le Dakarois Quotidien, assurent toutefois ne pas avoir eu connaissance de son passage.
Le lendemain, jeudi 29 mai, à Saint-Louis, l’Antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNLT) a procédé à l’interpellation de cinq (5) autres individus pour tentative de trafic de migrants par voie maritime, mise en danger de la vie d’autrui et association de malfaiteurs. L’enquête, menée avec minutie, a permis de démanteler un réseau actif entre Hydrobase, Pikine 700 et Santhiaba. Les victimes, trois (3) jeunes hommes, ont déclaré avoir déboursé chacun la somme de qu’antre cent cinquante mille (450 000) F CFA pour bénéficier des services des passeurs.
À l’aune de ces événements, une réalité s’impose avec gravité : malgré les initiatives étatiques, les arrestations récurrentes et les discours politiques, le phénomène de l’émigration irrégulière ne faiblit guère. La mer continue d’engloutir des vies. Les quartiers périphériques de Dakar, les îles du Saloum, le Nord, entres autres localités, voient partir chaque jour des jeunes en quête d’un avenir que leur pays ne parvient plus à leur offrir.
C’est pourquoi le Dialogue national, ne devrait se réduire à une arène politique ou à un simple exercice de concertation institutionnelle. Il devrait impérativement intégrer les voix les plus souvent silencieuses et souvent ignorées de cette jeunesse désillusionnée, en proie au chômage et à la précarité. Sans une réponse structurelle aux et au manque de perspectives, les pirogues continueront de voguer vers l’inconnu, avec pour seule boussole l’espoir d’une vie meilleure ailleurs.


Penda THIAM

Fimela : face à la pénurie d’eau, les populations de trois communes annoncent une grande marche citoyenne

La colère gronde dans le Sine. Excédées par une pénurie d’eau qui perdure depuis plusieurs mois, les populations des communes de Fimela, Diofior et Palmarin, dans le département de Fatick, ont décidé de descendre dans la rue ce samedi 31 mai 2025. Cette mobilisation, portée par le « Collectif pour le Patrimoine », prend la forme d’une marche citoyenne pacifique pour revendiquer un accès régulier et équitable à l’eau potable.

Le rassemblement débutera au rond-point de Djilor, point stratégique situé au cœur de la commune de Fimela. Le cortège se dirigera ensuite vers le terrain municipal, où plusieurs prises de parole sont prévues. Les organisateurs veulent faire entendre un message clair : « L’eau est un droit fondamental, non une faveur. »

Depuis plusieurs années, les habitants de cette zone du centre-ouest du Sénégal font face à des coupures fréquentes, à une pression d’eau insuffisante et à une vétusté grandissante des installations hydrauliques. Cette situation, dénoncent-ils, affecte l’ensemble des secteurs d’activité, de l’agriculture à l’élevage, en passant par la santé, l’éducation et le tourisme local.

Dans un communiqué transmis à la presse, le Collectif pour le Patrimoine s’indigne : « Trop longtemps, nos communautés souffrent du manque d’eau potable. Cela affecte notre quotidien, notre santé et notre économie locale. » Les membres du collectif appellent l’État du Sénégal et les autorités compétentes à une prise en charge urgente et structurelle de la crise.

Ils dénoncent également ce qu’ils considèrent comme un abandon progressif de certaines zones rurales en matière d’accès aux services publics essentiels. Pour eux, cette marche dépasse le simple cadre d’une réclamation locale. Elle symbolise une lutte plus large pour la justice sociale, la dignité et le respect des droits fondamentaux des citoyens.

« Ce n’est pas une manifestation de colère, mais un acte de résistance pacifique, un appel à la responsabilité de l’État. Nous marcherons pour notre dignité, pour la santé de nos familles, pour l’avenir de nos territoires », peut-on lire dans la déclaration des organisateurs.

Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte national où plusieurs localités, aussi bien rurales qu’urbaines, font face à des défis similaires liés à l’approvisionnement en eau potable. À quelques semaines de la saison des pluies, les populations espèrent que leur cri d’alerte sera enfin entendu et que des solutions durables seront mises en œuvre.

Matam : trois morts et deux disparus après le chavirement d’une pirogue à Werma

Un nouveau drame fluvial a endeuillé la région de Matam, dans le nord du Sénégal. Trois corps sans vie ont été repêchés dans les eaux du fleuve Sénégal, ce jeudi 22 mai, à hauteur du village de Werma, situé dans la commune de Dembancané, département de Kanel.

Selon les informations fournies par le Lieutenant Ignace François Ndiaye, commandant de la 54ème Compagnie d’incendie et de secours de Matam, les victimes ont été retrouvées avant même l’arrivée des équipes de secours. Ce sont des habitants de la localité qui ont récupéré les corps, suite au chavirement d’une pirogue qui transportait plusieurs personnes.

Le sinistre s’est produit dans un contexte encore flou, alors que les circonstances exactes de l’accident n’ont pas encore été déterminées. Le fleuve Sénégal, qui traverse cette zone frontalière, est souvent utilisé pour le transport local entre les villages. Il est également fréquenté par des pêcheurs et des populations rurales pour leurs activités quotidiennes.

Les opérations de recherche se poursuivent, car deux personnes sont toujours portées disparues. Les sapeurs-pompiers, appuyés par les populations riveraines, poursuivent les fouilles dans les eaux du fleuve afin de tenter de retrouver les corps manquants. La zone, réputée difficile d’accès, complique l’intervention des secours qui s’activent malgré les contraintes logistiques.

Ce nouvel accident met en lumière les risques persistants liés aux traversées fluviales dans les régions rurales, souvent effectuées sans gilets de sauvetage, ni mesures de sécurité adéquates. Les autorités locales appellent une nouvelle fois à la prudence et au respect des consignes de sécurité lors des déplacements sur le fleuve.

Une enquête a été ouverte pour établir les causes du chavirement et déterminer les responsabilités éventuelles. En attendant, la commune de Dembancané est sous le choc, confrontée à une tragédie qui rappelle l’urgence de renforcer la sécurité sur les voies fluviales dans cette partie du pays.

El Hierro : le chavirement d’une pirogue en provenance de Mauritanie fait sept morts, dont plusieurs enfants

Un nouveau drame migratoire s’est produit au large des îles Canaries. Ce lundi, une embarcation transportant des migrants a chaviré au moment d’accoster au port de La Restinga, sur l’île d’El Hierro, causant la mort de sept personnes. Le bilan est lourd : parmi les victimes figurent quatre femmes, une adolescente de 16 ans et deux fillettes âgées de seulement cinq ans. La scène tragique s’est déroulée sous les yeux des secouristes espagnols, qui s’apprêtaient à porter assistance aux passagers épuisés.

Selon les autorités locales relayées par les services de secours sur le réseau social X (anciennement Twitter), l’embarcation était partie de Nouakchott, la capitale mauritanienne. La pirogue, référencée sous le numéro 96/25, avait à son bord 152 personnes, dont 78 hommes, 45 femmes et 29 mineurs, répartis entre 10 garçons et 19 filles. Il s’agissait d’un voyage périlleux à travers l’Atlantique, empruntant la dangereuse route migratoire dite de l’Atlantique, qui relie l’Afrique de l’Ouest aux côtes espagnoles.

Les passagers étaient principalement originaires de plusieurs pays ouest-africains, dont le Sénégal, la Mauritanie, la Guinée et le Mali. Selon les informations recueillies par la plateforme d’observation « Sur les traces du Migrant », l’arrivée de cette embarcation avait été signalée à l’avance, ce qui avait permis la mobilisation des secours. Cependant, la tragédie s’est produite alors que la chaloupe tentait de toucher terre.

D’après l’Agence France-Presse, citant les sauveteurs, l’accident est survenu lorsque plusieurs personnes à bord se sont précipitées sur l’un des flancs de la pirogue au moment de l’accostage, déséquilibrant l’embarcation déjà instable. En quelques instants, le bateau a chaviré, projetant de nombreux passagers dans l’eau. L’intervention rapide des secours a permis de sauver la majorité des occupants, mais sept vies n’ont pu être épargnées.

Ce drame illustre une fois de plus les risques extrêmes encourus par les migrants tentant de rejoindre l’Europe par voie maritime. La route de l’Atlantique est aujourd’hui l’une des plus meurtrières au monde. Les embarcations, souvent surchargées, mal équipées et dépourvues de tout dispositif de sécurité, sont soumises à des conditions de navigation précaires. À cela s’ajoutent l’épuisement des passagers, les courants marins dangereux et les longues distances à parcourir.

L’île d’El Hierro, la plus occidentale de l’archipel canarien, est devenue ces dernières années un point d’arrivée fréquent des migrants en provenance d’Afrique de l’Ouest. La pression migratoire y est forte, alimentée par la pauvreté, l’instabilité politique et l’absence de perspectives pour de nombreuses familles africaines.

Les autorités espagnoles ont exprimé leur tristesse face à cette tragédie, rappelant l’urgence d’une coopération renforcée entre les pays africains et européens pour lutter contre les réseaux de passeurs et offrir des alternatives sûres et légales aux migrations.

Au Sénégal et dans les autres pays concernés, l’émotion est vive. Les drames en mer sont devenus trop fréquents, et les images d’enfants noyés rappellent cruellement la réalité d’un phénomène qui dépasse les frontières et interpelle l’humanité tout entière.

Soutien aux ex-détenus : une nouvelle phase de distribution lancée par le ministère de la Famille et des Solidarités

Le ministère de la Famille et des Solidarités a annoncé, ce jeudi 29 mai 2025, une nouvelle étape dans le processus d’assistance aux ex-détenus arrêtés durant la période préélectorale. Cette initiative entre dans le cadre des mesures de réparation sociale et de réinsertion soutenues par les autorités.

À la date du 28 mai 2025, une cohorte supplémentaire de 580 ex-détenus a reçu une aide financière de l’État, s’ajoutant aux 688 bénéficiaires de la première phase. Le total des ex-détenus assistés s’élève désormais à 1268 personnes, chacun ayant perçu une allocation individuelle de 500.000 FCFA, selon les précisions du ministère. Cette opération a été rendue possible grâce aux ressources mobilisées dans le Fonds de Solidarité nationale.

Le ministère a par ailleurs évoqué l’avancée plus lente du soutien destiné aux familles des personnes décédées lors des événements préélectoraux. Cette situation s’explique par la nécessité de fournir un jugement d’hérédité, une pièce juridique indispensable pour ouvrir droit à l’assistance. À ce jour, seules cinq (5) familles ont pu remplir cette formalité, condition sine qua non pour bénéficier du soutien de l’État.

Concernant les blessés et victimes nécessitant une prise en charge médicale, 123 dossiers médicaux validés ont bénéficié d’un accompagnement. Une enveloppe de 142.869.000 FCFA a été débloquée par la Délégation générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale pour couvrir les frais de soins, confirmant l’engagement des pouvoirs publics à assurer une assistance complète aux personnes affectées.

Drame à Touba : Le ministre de l’Intérieur sur les lieux de l’immeuble effondré

En visite ce mercredi à Touba, le ministre de l’Intérieur, Jean Baptiste Tine, s’est rendu sur le site de l’immeuble effondré qui a coûté la vie à onze personnes. Un drame qui a plongé toute la nation dans l’émoi et suscité une vive émotion au sein de la population.

Sur place, le ministre a tenu à évaluer personnellement la situation et à adresser un message fort aux familles endeuillées. Il a également rencontré le Khalife général des mourides, à qui il a transmis les condoléances du Chef de l’État et de l’ensemble du gouvernement.

Lors de sa déclaration, Jean Baptiste Tine a assuré que les blessés sont bien pris en charge, tout en précisant que quatre d’entre eux restent encore hospitalisés. Il a insisté sur l’importance de faire toute la lumière sur les causes de cette tragédie. « Une enquête est en cours. Nous verrons exactement ce qui s’est passé », a-t-il déclaré avec fermeté.

Dans une volonté de prévenir de futurs drames, le ministre a annoncé une mesure forte : sur instruction du Président de la République, un inventaire national des bâtiments menaçant ruine sera lancé. « Le Président a déjà donné des instructions en ce sens », a-t-il affirmé, soulignant l’urgence de renforcer les contrôles sur les constructions à risque.

Kaolack : Le curage mécanique des canaux à ciel ouvert en marche pour prévenir les inondations

Face à la menace récurrente des inondations à l’approche de l’hivernage, les autorités municipales de Kaolack ont lancé, ce lundi, une vaste opération de curage mécanique des canaux à ciel ouvert.

Les populations de Sara, Kassa-ville, Passoire, entre autres quartiers, ont été réveillées samedi par le vrombissement des engins lourds résonnant dans les rues. Pelleteuses, camions-bennes et autres matériels spécialisés sont mobilisés pour débarrasser les canaux des tonnes de déchets et de sédiments qui entravent l’écoulement normal des eaux.

« Chaque année, nous sommes confrontés aux mêmes problèmes : les eaux stagnantes, les débordements, les maladies. Ce curage est une bouffée d’air », a expliqué Mme Madjiène Diouf, adjointe au maire en charge de l’assainissement.

Selon elle, cette opération s’inscrit dans un plan de résilience urbaine, mis en œuvre avec l’appui des services techniques de la mairie.

« Nous ne pouvons plus attendre la catastrophe pour réagir. Ce curage mécanique est une réponse proactive à un problème chronique. Il permet d’assainir la ville, de prévenir les maladies hydriques et de faciliter l’écoulement des eaux pluviales », a-t-elle poursuivi.

Malgré cette dynamique positive, plusieurs défis restent à relever. L’incivisme de certains habitants, qui continuent de jeter des ordures dans les canaux, complique considérablement la tâche. Par ailleurs, certains tronçons sont difficilement accessibles aux machines en raison de l’urbanisation anarchique, a déploré Mme Diouf.

Pour pérenniser les acquis de cette opération, les autorités locales envisagent de renforcer la sensibilisation des populations et de mettre en place un programme régulier d’entretien des canaux.

Mme Diouf a également saisi l’occasion pour inviter les populations à faire preuve de civisme, qu’elle considère comme un devoir citoyen essentiel pour un meilleur vivre-ensemble.

« Le civisme commence par des gestes simples : respecter les autres, protéger l’environnement, défendre l’intérêt général. Chacun de nous peut être un acteur du changement. Pour bâtir une société harmonieuse, soyons des citoyens responsables », a-t-elle lancé.

Cette initiative de la mairie de Kaolack a été saluée par de nombreux habitants, qui espèrent qu’elle contribuera durablement à soulager la ville des affres des inondations.

Kaolack : Les autorités administratives et éducatives à pied d’œuvre pour le bon déroulement des examens scolaires 2024-2025

Le préfet du département de Kaolack, Monsieur Latyr Ndiaye, a présidé ce mercredi une réunion du Comité départemental de développement (CDD) consacrée aux préparatifs des examens scolaires prévus dans trois semaines.

« À travers cette rencontre, nous avons voulu mutualiser les forces et les moyens afin d’assurer un bon déroulement des examens. Le plus important est de veiller à ce que les établissements retenus comme centres d’examen soient fonctionnels et accessibles, notamment en termes de commodité et de propreté », a souligné le préfet.

Les échanges ont porté sur plusieurs points essentiels à la bonne organisation du Certificat de Fin d’Études Élémentaires (CFEE), de l’entrée en sixième et du Brevet de Fin d’Études Moyennes (BFEM). Parmi les sujets abordés :

le convoyage et la sécurisation des épreuves et des centres, la mobilisation des personnels impliqués, le soutien logistique attendu des collectivités locales.

« Un accompagnement particulier est attendu des communes, notamment pour les centres d’examen relevant de leur territoire. Au-delà de l’appui en carburant, des efforts doivent être consentis pour assurer de bonnes conditions aux acteurs impliqués », a plaidé le préfet Latyr Ndiaye.

Amadou Dia, inspecteur de l’Éducation et de la Formation (IEF) de la commune de Kaolack, a appelé à une implication active des collectivités territoriales et de l’ensemble des acteurs du système éducatif.

CFEE et entrée en sixième : Total : 6 519 candidats Option française : 2 649 garçons et 3 367 filles Option arabe : 235 garçons et 268 filles BFEM : Total : 4 390 candidats Option française : 1 937 garçons et 2 297 filles Option arabe : 70 garçons et 86 filles Répartis dans 32 centres d’examen et 35 jurys Encadrement : 90 secrétaires, 448 surveillants, 468 correcteurs, soit 1 041 agents mobilisés

CFEE et entrée en sixième : Total : 4 920 candidats Option française : 1 935 garçons et 2 726 filles Option arabe : 127 garçons et 259 filles Répartis dans 37 centres, avec 185 secrétaires et 511 surveillants (soit 733 personnes mobilisées) BFEM : Total : 4 149 candidats Option française : 1 635 garçons et 2 379 filles Option arabe : 79 garçons et 56 filles Répartis dans 20 centres d’examen, avec 22 jurys, 118 secrétaires et 428 surveillants (soit 560 personnes convoquées)

Macky Sall rend hommage à Abdoulaye Wade pour ses 99 ans

En ce jeudi 29 mai 2025, l’ancien président de la République du Sénégal, Macky Sall, a tenu à saluer avec émotion et respect son prédécesseur, le Président Me Abdoulaye Wade, à l’occasion de son 99e anniversaire.

Dans un message publié sur le réseau social X (anciennement Twitter), Macky Sall a exprimé toute son admiration pour celui qu’il qualifie de « figure emblématique de notre démocratie » et de « défenseur infatigable du panafricanisme ».

« En ce 29 mai, je rends un hommage appuyé au Président Abdoulaye Wade, figure emblématique de notre démocratie et défenseur infatigable du panafricanisme, qui fête ses 99 ans. Joyeux anniversaire, Maître Wade. Que votre passion pour l’Afrique et notre pays continue d’inspirer les générations actuelles et futures », a écrit l’ancien chef de l’État.

Ce message témoigne d’un profond respect au-delà des divergences politiques passées. Rappelons que Macky Sall a longtemps été un proche collaborateur de Me Wade avant de devenir son opposant puis son successeur à la tête de l’État en 2012.

Né le 29 mai 1926, Me Abdoulaye Wade reste une figure majeure de la vie politique sénégalaise et africaine. Ancien avocat et intellectuel brillant, il a marqué l’histoire en devenant le troisième président du Sénégal (2000-2012), après plus de 25 ans passés dans l’opposition.

À 99 ans, le « Pape du Sopi » (du changement) reste un symbole vivant de la lutte démocratique et de l’engagement panafricain.

Bougane Gueye Dany charge le régime : « Plus de 1800 milliards empruntés, un pouvoir incompétent »

Le leader du mouvement Geum sa Bopp, Bougane Gueye Dany, n’a pas mâché ses mots contre le gouvernement. Lors du « contre-dialogue » organisé par le Nouveau Front Force Alternative (NFA), le Mouvement Rappel à l’Ordre et le collectif des travailleurs licenciés de la RTS, l’opposant a sévèrement critiqué la politique économique du régime en place.

« Ce régime est incompétent. On ne peut pas parler de rupture et creuser la dette à ce rythme. Plus de 1800 milliards de francs CFA ont été empruntés en si peu de temps, c’est inacceptable », a lancé Bougane Gueye devant un auditoire acquis à sa cause.

Selon lui, cette frénésie d’endettement est en contradiction totale avec les promesses de sobriété et de rigueur brandies au début du mandat. Il alerte sur les conséquences à moyen et long terme, notamment pour les générations futures, qui risquent de porter le fardeau de ce qu’il considère comme une gestion hasardeuse des finances publiques.

En dénonçant un manque de vision économique, Bougane Gueye Dany se positionne une nouvelle fois en porte-voix de l’opposition radicale, dans un contexte où la question de la dette publique devient un enjeu central du débat national.

Tricherie au Bac blanc : trois mois ferme pour l’assistant du censeur du lycée Blaise Diagne

Le tribunal de Dakar a rendu son verdict ce mardi dans l’affaire de fuite des sujets lors du Baccalauréat blanc au lycée Blaise Diagne. K. A. Guèye, assistant du censeur, a été condamné à deux ans de prison dont trois mois ferme, assortis d’une amende de 100 000 francs CFA. Il est reconnu coupable d’avoir facilité la diffusion anticipée des épreuves à un groupe d’élèves.

L’affaire, qui a secoué la communauté éducative, remonte à la session de cette année. D’après l’enquête, l’assistant aurait transmis les sujets à des candidats avant les examens, compromettant ainsi la crédibilité de cette session préparatoire.

Huit élèves, dont quatre filles, ont également comparu. L’une d’elles était absente à l’audience. Tous ont reconnu les faits et ont été condamnés à une amende de 50 000 francs CFA chacun.

Cette affaire relance le débat sur l’éthique scolaire et la rigueur nécessaire même lors des examens blancs. Si le ministère de l’Éducation nationale ne s’est pas encore prononcé, cette décision pourrait entraîner un durcissement des règles encadrant ces évaluations.

K. A. Guèye purgera donc trois mois de prison ferme. Les élèves impliqués, eux, pourraient faire face à d’éventuelles sanctions disciplinaires en plus de leur condamnation pécuniaire.

Distribution filmée d’aides financières aux anciens détenus politiques : le Codeps dénonce une atteinte à la dignité humaine

Depuis deux jours, des images largement partagées sur les réseaux sociaux montrent des personnes identifiées comme d’anciens détenus politiques recevant des enveloppes d’argent à l’approche de la Tabaski. Présentée comme un geste de solidarité, cette distribution a pourtant suscité un tollé, notamment du côté du Collectif des ex-détenus politiques et victimes des événements de 2021-2024 (Codeps), qui a vivement réagi pour dénoncer ce qu’il qualifie de « violation des principes de confidentialité et une atteinte grave à la dignité humaine ».

Selon les informations rapportées par Les Échos, après l’annonce du paiement de leurs indemnités par les services compétents de l’État, certains anciens détenus politiques ont été ciblés par une fondation pour recevoir une aide financière en prélude à la fête musulmane. Toutefois, ce qui devait être un acte discret et bienveillant s’est transformé en véritable controverse : la scène de distribution a été filmée, puis largement diffusée sur les réseaux sociaux, exposant au grand public les visages des bénéficiaires.

Dans un communiqué relayé par plusieurs médias, dont Les Échos, le Codeps exprime son profond mécontentement :

« Le Codeps a pris connaissance d’une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, dans laquelle une journaliste bien connue de la place apparaît en train de distribuer des enveloppes d’argent à des personnes se présentant comme d’anciens détenus politiques », déplore le collectif.

Le ton du communiqué est sans équivoque : le collectif condamne avec la plus grande fermeté ces méthodes qu’il considère comme contraires aux principes fondamentaux de confidentialité et de respect de la dignité humaine.

« Ces principes, rappelle le Codeps, représentent non seulement un droit inaliénable pour les anciens détenus politiques, mais aussi un devoir moral pour toute personne agissant de bonne foi, en conformité avec les normes éthiques en vigueur. »

Le collectif insiste sur le fait que la précarité économique de certains de ses membres, souvent aggravée par de longues détentions arbitraires, ne doit jamais justifier des pratiques qu’il qualifie d’humiliantes.

« Nous condamnons avec la plus vive énergie toutes pratiques dégradantes qui, loin d’honorer ces vaillants combattants de la liberté, les réduisent à de simples figurants d’une mise en scène humiliante. »

Si le Codeps reconnaît et salue l’élan de solidarité dont certaines personnalités ou structures peuvent faire preuve, il appelle cependant à ce que ces gestes soient accomplis dans le respect total de la dignité humaine des bénéficiaires.

« La solidarité véritable ne saurait se conjuguer avec la recherche de visibilité publique, encore moins avec des pratiques de communication jugées indécentes », conclut le collectif.

Le SYTPOSTE dénonce le refus d’octroi de l’avance Tabaski : une décision jugée “injuste et indigne”

Dans un communiqué transmis à la rédaction de Dakaractu, le Syndicat national des Travailleurs de la Poste (SYTPOSTE) a exprimé sa “profonde indignation” face à la décision prise par la Direction Générale de ne pas accorder l’avance Tabaski à l’ensemble des employés. Une décision que le syndicat juge “incompréhensible, inacceptable et contraire aux valeurs de solidarité” chères à l’institution.

À quelques semaines de la fête de Tabaski, moment fort de communion et de partage dans les foyers sénégalais, le refus de cette avance est ressenti comme une véritable gifle pour les travailleurs de La Poste. Le SYTPOSTE rappelle que cette aide financière, bien qu’anticipée sur les salaires à venir, permet chaque année à de nombreux agents de faire face aux dépenses importantes liées à cette célébration religieuse.

“En cette période de crise et de difficultés économiques, cette avance constitue un soutien crucial pour les employés. Son absence révèle un désengagement flagrant de la Direction face aux réalités sociales de son personnel”, déplore le communiqué.

Le syndicat fustige une décision prise sans concertation ni anticipation, dénonçant un manque criant de vision et de gestion prévisionnelle. Selon le SYTPOSTE, une meilleure organisation financière aurait permis de préserver ce soutien, pourtant peu risqué puisqu’il s’apparente à un prêt à court terme, remboursable sur dix mois.

“Il ne s’agit pas d’une prime exceptionnelle, mais d’un mécanisme éprouvé qui aurait pu être maintenu avec un minimum de volonté et de rigueur financière”, précise le communiqué.

Le SYTPOSTE en appelle directement à la tutelle pour revoir cette décision, soulignant qu’il est encore temps de corriger cette injustice et de faire preuve d’humanité à l’égard des travailleurs. Le syndicat appelle aussi l’ensemble des employés à se mobiliser pour défendre leurs droits.

“Nous n’accepterons aucune décision compromettant notre bien-être. Nous resterons vigilants, et prêts à toute action syndicale pour faire entendre la voix des travailleurs”, conclut le syndicat.

Kaolack : Formation des éducateurs spécialisés en stress et résilience, un levier pour le bien-être psychosocial

Face à la recrudescence des troubles liés au stress dans les milieux scolaires, hospitaliers et sociaux, une nouvelle initiative voit le jour : la formation d’éducateurs spécialisés capables d’intervenir efficacement auprès des populations vulnérables. Cette formation pionnière vise à doter les participants des outils nécessaires pour accompagner les personnes en situation de crise ou de stress chronique.

C’est dans ce contexte que la Direction Générale de la Protection Judiciaire et Sociale (DGPJS) a lancé, ce lundi, un atelier de formation à l’intention des éducateurs spécialisés de l’Inspection de l’Éducation Surveillée et de la Protection Sociale (IESPS) relevant de la Cour d’appel de Kaolack. Axée sur la gestion du stress et le développement de la résilience en milieu professionnel, cette session s’inscrit dans le cadre du Programme d’Amélioration de l’Accès et de la Qualité des Services Socio-éducatifs de Protection de l’Enfant (PAQ-SPE).

Organisé à l’hôtel Le Relais du 26 au 28 mai, l’atelier réunit une trentaine de participants venus renforcer leurs compétences face aux défis quotidiens de leur métier. Plusieurs autorités administratives et judiciaires de la région ont honoré de leur présence la cérémonie d’ouverture.

Présidant cette cérémonie, M. Mamadou Habib Kamara, adjoint au gouverneur de la région de Kaolack, a souligné que la protection de l’enfance constitue l’une des priorités majeures de l’agenda national de transformation « Sénégal 2050 ». Il a salué cette initiative, qui selon lui, participe pleinement à la mise en œuvre des engagements de l’État en matière de protection des enfants.

L’objectif affiché est clair : outiller les éducateurs spécialisés pour mieux faire face aux situations de stress inhérentes à leur fonction, tout en renforçant leur capacité de résilience dans un environnement souvent marqué par la pression, l’urgence et l’émotion.

Contre-Dialogue des Forces Vives : Bougane Gueye Dani et ses alliés annoncent une riposte citoyenne au Dialogue national

Ce mercredi 28 mai 2025, alors que s’ouvrira officiellement à Diamniadio le Dialogue national sur le système politique, une autre voix s’apprête à résonner depuis Dakar. Le “Contre-Dialogue des Forces Vives”, initié par une coalition hétéroclite d’acteurs politiques, de mouvements citoyens et de travailleurs lésés, se tiendra en parallèle au Relais, sur la route de Ouakam.

À l’origine de cette initiative, on retrouve le Nouveau Front Force Alternative (NFA), le Mouvement Rappel à l’Ordre, le collectif des Travailleurs Licenciés de la RTS, et plusieurs figures de la société civile. Parmi les invités de marque attendus figure Bougane Gueye Dani, leader du mouvement Gueum Sa Bopp, qui a fait de la défense des intérêts populaires et de l’indépendance nationale son cheval de bataille.

Le Contre-Dialogue se veut une réplique à ce que ses initiateurs qualifient de “théâtralisation du débat politique”. Pour eux, le Dialogue national est vidé de sa substance, orienté vers des compromis politiciens et des jeux d’appareils, bien loin des souffrances quotidiennes des Sénégalais.

« Pendant que le gouvernement parle de refondation démocratique, nous vivons une régression sociale silencieuse. Le chômage monte, les prix flambent, les libertés reculent, mais aucun de ces problèmes ne figure au centre des discussions institutionnelles », fustige un membre du NFA, à la veille du rassemblement.

Le Contre-Dialogue entend donc recentrer le débat autour des urgences sociales et injustices structurelles ignorées par les décideurs politiques. Le programme prévoit des prises de parole citoyennes, des ateliers thématiques, ainsi qu’une résolution commune qui sera lue en fin de séance pour interpeller l’opinion nationale et internationale.

Plusieurs sujets, jugés sensibles ou tabous, seront abordés sans détour lors de cette rencontre parallèle :

  • La répression des mobilisations sociales, avec une dénonciation des arrestations jugées arbitraires et du harcèlement judiciaire de certains activistes ;
  • L’instrumentalisation de la justice dans les règlements de comptes politiques, pointant des dysfonctionnements graves dans l’indépendance des magistrats ;
  • Le refus de l’amnistie générale votée récemment, que les organisateurs qualifient de « blanchiment institutionnel » des violences d’État ;
  • La criminalisation de l’homosexualité, qui devrait être remise au centre des débats, sous pression des cercles religieux et conservateurs ;
  • Et surtout, la crise du pouvoir d’achat, avec la hausse continue des prix, la précarisation du monde du travail et l’érosion du panier de la ménagère.

Ces thématiques, selon les organisateurs, ne sont ni accidentelles ni marginales : elles incarnent le quotidien de millions de Sénégalais « que l’État refuse de voir et d’écouter ».

Pour Bougane Gueye Dani, cette rencontre ne sera pas une simple dénonciation. Elle constituera le lancement d’une nouvelle dynamique politique et citoyenne, visant à reprendre la parole confisquée par les élites. L’homme politique compte réaffirmer son ancrage dans les quartiers populaires et appeler à un mouvement national de refondation démocratique par la base.

« Ce dialogue officiel ne changera pas la vie du peuple. Le peuple doit parler, s’organiser, et se faire respecter », affirmera-t-il devant un auditoire composé de jeunes, de femmes, de syndicalistes, d’ex-travailleurs et de leaders d’opinion.

En conclusion, les organisateurs annonceront le lancement prochain d’une “caravane nationale de la vérité”, qui sillonnera les 14 régions du pays pour documenter les souffrances sociales, écouter les populations et construire un cahier citoyen de revendications.

Cette initiative parallèle au Dialogue national illustre un fossé croissant entre les institutions et une partie de la population, notamment les jeunes, les travailleurs précaires et les acteurs de la société civile désillusionnés.

Le Contre-Dialogue des Forces Vives ambitionne de devenir un espace d’expression alternative et un outil de pression face à ce qui est perçu comme un monologue d’État.

En ce 28 mai 2025, à Ouakam, ce ne sera pas seulement un contre-événement. Ce sera, pour beaucoup, le début d’une contestation structurée et résolument tournée vers la rue et la base, bien loin des salons feutrés du pouvoir.

Ousmane Sonko : « Depuis un an, le Sénégal n’a reçu aucun décaissement des bailleurs multilatéraux, mais reste malgré tout encore debout »

Lors du lancement de la deuxième édition du Forum Invest in Sénégal, renommé Fii Sénégal, le Premier ministre Ousmane Sonko a fait une déclaration forte concernant la situation économique actuelle du pays. Il a révélé que depuis un an, le Sénégal n’a reçu aucun décaissement de la part des bailleurs multilatéraux. Malgré cette absence de soutien financier extérieur, il a souligné que le pays continue de tenir bon et de faire preuve de résilience face aux défis économiques.

Cette rupture dans les financements, selon Ousmane Sonko, découle d’une volonté délibérée de l’État sénégalais d’assumer pleinement sa souveraineté économique. Le Premier ministre a insisté sur le fait que le Sénégal possède aujourd’hui les capacités et les ressources nécessaires pour compter principalement sur lui-même. Cette stratégie vise à réduire la dépendance historique aux financements extérieurs et à privilégier un développement endogène.

Sonko a indiqué que le gouvernement n’a pas encore déployé toutes les mesures d’accompagnement prévues pour accompagner cette transition, mais qu’un plan de relance sera bientôt présenté. Ce plan vise à soutenir l’économie nationale et à renforcer l’autonomie financière du pays dans les mois à venir.

Au cours de son intervention, le Premier ministre a également appelé à une cohérence entre les paroles et les actions. Il a insisté sur l’importance que les discours officiels soient suivis de mesures concrètes, affirmant qu’il est temps d’assumer pleinement les conséquences des choix politiques engagés.

Malgré cette posture ferme, Ousmane Sonko n’a pas exclu la possibilité de renouer avec les partenaires internationaux dans un avenir proche. Il a laissé entendre que des accords pourraient être rétablis si les conditions s’y prêtaient.

Enfin, le Premier ministre a rappelé que depuis dix ans, le gouvernement met en avant un modèle de développement fondé sur l’endogénéité, c’est-à-dire un financement local, une mise en œuvre interne et une participation active de la population. Selon lui, les efforts actuels du gouvernement incarnent désormais cette vision, marquant une nouvelle étape dans la construction d’un Sénégal souverain économiquement et politiquement.

Baccalauréat 2025 : plus de 166 000 candidats attendus, prédominance des séries littéraires et faiblesse du technique

Le Sénégal se prépare activement pour la session 2025 du baccalauréat, prévue le 1er juillet prochain. Lors d’une réunion préparatoire tenue ce lundi à Diamniadio, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdourahmane Diouf, a dressé un état des lieux précis des inscriptions et des défis organisationnels liés à cet examen national.

Cette année, 166 400 candidats sont officiellement inscrits, dont 52,07% proviennent de l’enseignement public. Un chiffre qui traduit une stabilité de l’effectif global mais met aussi en lumière certaines tendances préoccupantes, notamment la faible part de l’enseignement technique. En effet, les séries littéraires dominent largement, avec 137 046 inscrits, contre 26 630 candidats dans les séries scientifiques, représentant seulement 16% des effectifs. Le baccalauréat technique n’enregistre, quant à lui, qu’un maigre taux de 2,7%, ce que le ministre considère comme « très faible » et imputable à « un faible taux d’investissement des privés dans le secteur ».

Dans plusieurs régions du pays, telles que Kaffrine, Louga, Matam et Sédhiou, aucun candidat n’est inscrit au baccalauréat technique, ce qui traduit un déséquilibre territorial important dans l’offre éducative.

L’Office du Bac, en charge de l’organisation de l’examen, a validé 167 765 dossiers physiques provenant de 1 334 établissements, y compris ceux issus des 16 Centres académiques d’orientation scolaire et professionnelle (CAOSP). Le dispositif logistique est impressionnant : plus de 4 900 000 épreuves seront imprimées, et environ 80 000 diplômes seront délivrés aux futurs bacheliers.

Le Directeur de l’Office du Bac, Bamba Gueye, a précisé que les examens auront lieu dans 480 centres, encadrés par 506 jurys répartis à travers tout le territoire national.

Le ministre Abdourahmane Diouf a salué « le professionnalisme et l’engagement » des équipes de l’Office du Bac, ainsi que la collaboration des différents services du ministère et des Inspections d’Académie. Il a rappelé que « le rôle de l’Office du Bac dans la mise en œuvre rigoureuse et équitable de cette évaluation nationale est tout simplement essentiel », soulignant la volonté du gouvernement d’assurer une organisation sans faille pour cette échéance majeure du calendrier scolaire.

La réunion a également vu la participation des ministères de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, confirmant l’approche intersectorielle adoptée pour garantir le bon déroulement de l’examen le plus symbolique du système éducatif sénégalais.

Démantèlement d’un réseau de voleurs de pots catalytiques à Diffoncé : un Sénégalais d’origine nigériane arrêté

Un coup de filet policier mené vendredi dernier au marché Diffoncé, en plein centre de Dakar, a permis de démanteler un réseau spécialisé dans le vol de pots catalytiques, ces pièces automobiles devenues très convoitées pour les métaux précieux qu’elles renferment. L’affaire met en lumière une forme de criminalité urbaine en forte progression dans la capitale sénégalaise.

Parmi les personnes interpellées figure Mody Ka, un Sénégalais d’origine nigériane, surpris en possession de plusieurs pots catalytiques dérobés. Son arrestation, rapportée par une source proche du dossier à PressAfrik, a été décisive pour les enquêteurs. Lors de son interrogatoire, Mody Ka a reconnu s’approvisionner régulièrement en pièces automobiles volées, qu’il stockait dans un dépôt situé à la Médina. Le local appartient à un certain Victor, identifié comme un autre acteur clé du réseau.

Les premières investigations ont révélé l’existence d’une filière organisée autour de la revente illégale de pots catalytiques, impliquant plusieurs vendeurs de pièces détachées d’origine nigériane installés dans la même zone de Diffoncé. Ces derniers seraient impliqués à différents niveaux de la chaîne, allant du vol à la commercialisation, en passant par le stockage et l’exportation éventuelle.

Le vol de pots catalytiques est un phénomène mondial, notamment en raison des matériaux rares qu’ils contiennent, comme le platine, le palladium ou le rhodium, dont les prix flambent sur le marché international. En Afrique, et particulièrement à Dakar, cette tendance commence à inquiéter les autorités locales, confrontées à une montée des vols ciblant les véhicules stationnés dans les zones peu surveillées.

L’enquête se poursuit pour identifier les autres membres du réseau, mais ce premier coup de filet pourrait marquer un tournant dans la lutte contre ce type de criminalité technique. Les autorités appellent les garagistes, revendeurs et propriétaires de véhicules à plus de vigilance, tout en promettant de renforcer la traque des réseaux spécialisés opérant sur le territoire national.

Electricité au Sénégal : Ousmane Sonko dénonce des tarifs parmi les plus chers au monde

À l’occasion du lancement officiel du Forum Invest in Sénégal, prévu les 7 et 8 octobre prochains, le Premier ministre Ousmane Sonko a pris la parole pour dénoncer avec vigueur le coût excessif de l’électricité dans le pays. Dans un ton ferme et sans détour, il a qualifié cette situation d’« inadmissible », estimant que le Sénégal figure désormais parmi les pays où l’énergie est la plus chère au monde. Un constat alarmant qui, selon lui, met en péril la compétitivité des entreprises locales et freine considérablement l’attractivité du pays pour les investisseurs étrangers.

Prenant appui sur des comparaisons internationales, Ousmane Sonko a cité l’Allemagne et le Japon comme seuls pays devançant le Sénégal en matière de tarifs d’électricité en haute tension. Selon les chiffres qu’il a présentés, le coût du kilowattheure (kWh) au Sénégal est actuellement de 91,84 francs CFA, contre 131 francs en Allemagne et 104 francs au Japon. En Afrique de l’Ouest, la comparaison est encore plus édifiante : la Côte d’Ivoire, par exemple, facture le kWh à 72 francs CFA, bien en deçà du tarif sénégalais. Une réalité que le chef du gouvernement juge « intolérable » pour un pays dont l’ambition est de devenir un hub économique sous-régional.

Le Premier ministre a souligné les conséquences directes de cette cherté de l’électricité sur le tissu économique national. Selon lui, les entreprises industrielles et les petites unités de production se retrouvent dans l’incapacité de fonctionner de manière compétitive, à cause de factures énergétiques qui grèvent lourdement leurs charges. Cette situation, déplore-t-il, empêche également l’émergence d’une industrie nationale forte et autonome, pourtant au cœur du projet de souveraineté économique du gouvernement.

En dénonçant cette anomalie tarifaire, Ousmane Sonko a aussi laissé entendre qu’une réforme du secteur énergétique pourrait bientôt être enclenchée. Bien qu’aucune mesure précise n’ait été annoncée à ce stade, le Premier ministre a évoqué la nécessité d’une « révision en profondeur » des politiques de tarification et des mécanismes de régulation du marché de l’électricité. Il a également insisté sur la transparence dans la gestion des ressources énergétiques et sur l’urgence de renforcer la concurrence dans le secteur, notamment en attirant de nouveaux opérateurs capables de proposer des tarifs plus compétitifs.

La sortie d’Ousmane Sonko intervient dans un contexte marqué par de fortes attentes sociales en matière de réduction du coût de la vie, quelques semaines après le lancement du Plan de stabilisation économique par le gouvernement. Alors que le Sénégal s’apprête à entrer dans une nouvelle ère énergétique avec l’exploitation prochaine du gaz naturel, cette dénonciation des tarifs pratiqués pourrait annoncer un tournant stratégique. À travers ses propos, le Premier ministre pose ainsi les bases d’une politique énergétique plus juste, plus inclusive et tournée vers le développement industriel.

Le Forum Invest in Sénégal sera l’occasion de renforcer le dialogue avec les investisseurs internationaux et d’exposer les réformes à venir dans des secteurs clés comme l’énergie. Le gouvernement compte sur cet événement pour repositionner le pays comme une destination fiable, attractive et compétitive, à condition de surmonter les handicaps structurels qui pèsent encore sur sa dynamique économique.

À Dakar, la Tunisie expose ses technologies pour une agriculture africaine souveraine

La capitale sénégalaise accueille, du 25 au 29 mai, la deuxième édition de la Semaine de l’Agritech Tunisienne, un rendez-vous devenu incontournable pour les acteurs du numérique agricole africain. Six entreprises tunisiennes du secteur technologique privé prennent part à cet événement stratégique, organisé par STECIA International dans le cadre du programme Digital Tunisia, avec le soutien de l’Agence Française de Développement (AFD) à travers l’initiative Qawafel.

Plus qu’une simple vitrine de l’innovation, cette semaine d’échanges marque un tournant dans la coopération sud-sud et l’émergence d’une vision africaine intégrée du développement agricole. Dans un contexte de vulnérabilité climatique, de dépendance aux intrants importés et de besoins croissants en production alimentaire, l’initiative mise sur la technologie et les synergies régionales pour répondre aux défis structurels du secteur.

L’événement s’inscrit pleinement dans le New Deal technologique voulu par le président Bassirou Diomaye Faye, qui ambitionne de placer la souveraineté alimentaire et la digitalisation au cœur de la transformation agricole du Sénégal. Cette vision est en résonance avec l’Agenda 2050 de l’Union africaine, qui appelle à des stratégies plus inclusives, résilientes et technologiquement ancrées pour nourrir durablement les populations du continent.

Parmi les temps forts de cette semaine figurent une journée de rencontres B2B, des ateliers de co-innovation avec des startups sénégalaises, ainsi que des visites de terrain dans les régions de Dakar et Thiès. Ces rencontres ont pour objectif d’identifier des solutions concrètes, adaptées aux réalités locales, en croisant l’expertise tunisienne en matière d’agritech et les besoins spécifiques des territoires sénégalais.

Selon les organisateurs, cette dynamique vise à faire émerger des partenariats structurants, capables de renforcer la compétitivité du tissu agricole local tout en ouvrant de nouveaux débouchés aux entreprises tunisiennes. Elle repose sur un principe simple mais ambitieux : co-construire une souveraineté technologique africaine, en partant des besoins du terrain et en valorisant les savoir-faire régionaux.

Le programme Digital Tunisia, en tant que catalyseur de cette vision, ambitionne de créer un écosystème africain de l’innovation agricole. En capitalisant sur l’expérience tunisienne en matière de transformation numérique, il propose un modèle de coopération où les solutions tech ne sont plus importées, mais pensées, adaptées et développées depuis le continent africain pour ses propres réalités.

Cette deuxième édition de la Semaine de l’Agritech Tunisienne à Dakar se présente ainsi comme un jalon déterminant dans la construction d’une agriculture africaine connectée, durable et souveraine, à l’image des ambitions affichées par les dirigeants et les acteurs du secteur.

Orpaillage clandestin à Saraya : six sites illégaux démantelés et du matériel saisi lors de l’ »Opération Orientale »

Les autorités sénégalaises viennent de porter un nouveau coup dur à l’orpaillage clandestin dans le sud-est du pays. Dans le secteur stratégique de la Falémé, aux abords de la commune de Saraya, six sites d’extraction illégale d’or ont été démantelés au cours des quatre derniers jours. Cette intervention entre dans le cadre de l’ »Opération Orientale », une initiative sécuritaire de grande envergure destinée à assainir les zones aurifères de la région.

Sur le terrain, les forces engagées ont saisi un matériel conséquent utilisé par les orpailleurs clandestins. Le butin confisqué comprend notamment quatorze motopompes, sept motos et plusieurs équipements artisanaux conçus pour l’extraction de l’or. Ces outils rudimentaires mais efficaces permettent aux exploitants illégaux de creuser rapidement dans le sous-sol à la recherche du précieux minerai. Leur présence atteste d’une activité soutenue et structurée, souvent en marge de la loi et sans aucun respect des normes environnementales ou sécuritaires.

Les sites visés par cette opération ne sont pas de simples campements isolés. Ils sont régulièrement associés à des dégradations graves de l’environnement, en particulier de la flore et des cours d’eau, du fait de l’utilisation intensive de produits chimiques ou de techniques d’exploitation destructrices. Outre leur impact écologique, ces zones d’orpaillage clandestin sont souvent à l’origine de tensions sociales, d’insécurité et de conflits entre populations locales, étrangers et acteurs légaux du secteur minier.

Selon les autorités, l’ »Opération Orientale » ne fait que commencer. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large de sécurisation et de régulation du secteur aurifère dans le sud-est du Sénégal. L’objectif est clair : réduire durablement les activités minières clandestines, qui échappent au contrôle de l’État et privent le pays de ressources fiscales importantes tout en exposant les populations locales à des risques sanitaires et sociaux.

Ce type d’intervention, souvent saluée par les riverains et les opérateurs miniers légaux, s’inscrit également dans une logique de préservation de l’environnement et de restauration de l’autorité de l’État sur des territoires parfois abandonnés aux logiques de l’exploitation sauvage. Reste à savoir si ces efforts seront soutenus dans la durée, car la prolifération de l’orpaillage clandestin, alimentée par la pauvreté et le manque d’alternatives économiques, demeure une réalité complexe à éradiquer.

Pour l’heure, les autorités promettent de maintenir la pression sur les zones les plus touchées, tout en renforçant les moyens de surveillance et les actions de sensibilisation auprès des communautés locales. Saraya, devenue ces dernières années un épicentre de l’orpaillage illégal, reste au cœur des préoccupations sécuritaires dans cette partie du Sénégal.

Démantèlement d’un réseau d’escroquerie à Diamniadio : 35 personnes interpellées dans une opération de la gendarmerie

La Brigade territoriale de Diamniadio a réussi un coup de filet spectaculaire ce samedi 24 mai, en démantelant un vaste réseau d’escroquerie opérant sous la bannière de la société Qnet. Cette organisation frauduleuse, bien connue pour ses pratiques douteuses à travers plusieurs pays africains, a été épinglée grâce à une dénonciation faite par des ressortissants étrangers victimes de ses agissements.

Le réseau, installé discrètement dans une maison transformée en bureau dans le quartier de Darou Salam, servait de centre de recrutement et d’endoctrinement. Sur place, les gendarmes ont trouvé pas moins de 35 personnes impliquées, dont 15 Sénégalais et 20 Bissau-Guinéens, avec parmi eux une dizaine de femmes.

Selon les premières informations recueillies auprès des autorités, les individus arrêtés attiraient leurs victimes avec des promesses commerciales mensongères, faisant miroiter des opportunités de gains rapides ou de partenariats internationaux. Une fois ferrées, les victimes étaient contraintes de verser d’importantes sommes d’argent, parfois plusieurs millions de francs CFA, sous prétexte d’adhésion, de formation ou d’achat de produits inexistants.

Le stratagème était bien rodé : les escrocs utilisaient un discours soigneusement élaboré, combinant motivations personnelles, pressions psychologiques et techniques de manipulation mentale. Des documents promotionnels et du matériel informatique ont été saisis lors de l’opération.

L’intervention rapide et efficace de la gendarmerie a été saluée par la population locale, mais aussi par plusieurs victimes qui attendaient désespérément que justice soit faite. Une enquête a été immédiatement ouverte afin de déterminer l’ampleur du réseau et identifier d’éventuels complices ou ramifications à l’international.

Les personnes interpellées sont actuellement en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie de Diamniadio, et seront présentées devant le procureur dans les prochains jours.

Drame de Touba : P. Fall, maître d’œuvre déjà incarcéré, sera entendu dans la nouvelle affaire ayant fait 11 morts

La tragédie de Touba, survenue il y a quelques jours et ayant coûté la vie à 11 personnes tout en faisant 7 blessés, continue de révéler ses ramifications. L’affaire prend désormais une tournure judiciaire majeure.

Déjà incarcéré à la prison de Rebeuss dans le cadre de l’effondrement de l’immeuble de Ngor, le maître d’œuvre P. Fall sera extrait dans les prochains jours pour être entendu par les enquêteurs dans cette nouvelle affaire dramatique. Selon L’Observateur dans son édition de ce mardi 27 mai, son nom apparaît de nouveau au cœur d’un système de sous-traitance jugé défaillant et aux conséquences meurtrières.

L’immeuble effondré à Touba, dont la construction s’est déroulée sous une chaîne complexe de sous-traitance, soulève de sérieuses interrogations sur les responsabilités engagées. Face à l’ampleur du dossier, les autorités policières ont décidé d’accélérer les investigations. Le commissariat spécial de Touba, appuyé par celui de Ndamatou, a été mobilisé pour auditionner les différentes parties impliquées dans la réalisation du bâtiment.

Les premières auditions ont déjà permis de mettre en lumière de graves négligences, tant sur le plan technique que réglementaire. Des soupçons planent sur des manquements aux normes de sécurité, le non-respect des procédures administratives et le rôle flou de certains sous-traitants intervenus dans le chantier.

Cette affaire relance le débat sur la régulation du secteur du bâtiment au Sénégal, la surveillance des chantiers, et surtout la responsabilité des maîtres d’ouvrage et maîtres d’œuvre dans les nombreux drames liés à des constructions illégales ou mal encadrées.

Les familles des victimes, encore sous le choc, réclament justice et appellent à des sanctions exemplaires pour que “plus jamais” une telle tragédie ne se reproduise.

Marème Nar, figure emblématique des arènes de lutte, déférée pour complicité de vol en réunion

Guédiawaye, Sénégal – L’information fait l’effet d’une bombe dans le monde de la lutte sénégalaise. Marème Nar, fervente supportrice bien connue des amateurs de lutte, a été déférée samedi dernier devant le parquet de Pikine-Guédiawaye pour association de malfaiteurs et complicité de vol en réunion commis la nuit, rapporte le quotidien L’Observateur.

Les faits remontent à la nuit du 3 au 4 mai 2025, veille du très attendu combat entre Prince (Guinaw Rails) et Modou Anta (Thiès). Ce soir-là, Marème Nar passe la soirée en boîte de nuit avec deux amis venus de Grand-Dakar. Aux environs de 2 heures du matin, le trio regagne la cité Comico de Guédiawaye, où ils garent leur moto dans un parking surveillé par un vigile, Y. Diao.

Mais les événements prennent une tournure inattendue. Vers 4 heures du matin, les deux amis de Marème ressortent discrètement. Selon les déclarations du vigile, l’un d’eux dérobe une autre moto garée à proximité, pendant que le second s’éclipse avec leur propre engin. Pris de court, le vigile alerte Marème Nar qui, dans un premier temps, nie toute implication. Elle finit toutefois par révéler l’identité de ses deux compagnons.

La moto volée appartenait à un agent de police en service à Wakhinane Nimzatt, selon les sources de L’Observateur. Une première plainte déposée par le propriétaire n’ayant pas abouti, ce dernier décide finalement de saisir directement le parquet, relançant ainsi l’affaire.

Marème Nar est interpellée le 23 mai. Une perquisition menée à Grand-Dakar pour retrouver les deux principaux suspects ne donne rien : l’un est introuvable, tandis que l’autre est déjà en détention pour une autre affaire de vol.

Bien qu’elle clame son innocence et nie toute complicité, Marème Nar est désormais poursuivie dans cette affaire. Après un premier retour de parquet, elle devrait être fixée sur son sort ce mardi. Sa présence dans une affaire de vol secoue déjà les milieux de la lutte, où elle jouit d’une grande notoriété et d’un soutien populaire certain.

Visite du DG de la sococim El Hadji Mamadou SECK chez Adjia Khar MBAYE

le DG de la Sococim a fait un acte qui a marqué les esprits pour une première fois un DG de la sococim s’est porter volontier de rendre visite a l’icône de la culture sénégalaise Adjia Khar mbaye.

‎Loin des écrans depuis un certain temps,
‎Adjia Khar MBAYE a manifestée l’immense plaisir qu’elle a ressenti pour une première fois elle reçoit le DG de la sococim dans son domicile.

‎Ainsi elle a profiter de l’occasion pour formuler des prières au DG El Hadji Mamadou SECK et à l’entreprise sococim…

Vers une fiscalité plus équitable : plaidoyer pour une discrimination positive en faveur des femmes

À Dakar, un atelier régional réunissant des acteurs de la société civile, des institutions fiscales et des partenaires techniques s’est tenu ce lundi dans le cadre du projet Gender Equality in Taxation (GET), porté par Expertise France en partenariat avec Oxfam. Cette initiative vise à repenser les systèmes fiscaux des pays africains francophones à la lumière des inégalités de genre, en proposant des approches innovantes et inclusives.

Thialy Faye, représentant de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), a ouvertement dénoncé ce qu’il qualifie d’illusion d’égalité fiscale. Pour lui, les systèmes fiscaux, supposés neutres, reproduisent en réalité des schémas d’inégalités sociales. Il souligne que les femmes, souvent précaires, moins bien rémunérées et dépendantes des services publics essentiels, sont les premières victimes de politiques fiscales aveugles aux disparités économiques et sociales.

Dans son plaidoyer, M. Faye appelle à une véritable discrimination fiscale positive. Il estime qu’il ne s’agit pas d’un privilège mais d’une réponse nécessaire aux réalités vécues par les femmes. Il rappelle que le Sénégal est en pleine réforme de son Code général des impôts, avec un comité de pilotage déjà installé. Le genre ayant été désigné comme un axe stratégique de cette réforme, il exhorte à l’intégration pleine et entière de la société civile dans le processus.

Marame Diop, directrice des programmes d’Oxfam Sénégal, abonde dans le même sens. Elle insiste sur la nécessité de cesser d’ignorer les écarts réels de revenus, de patrimoine et de consommation entre les sexes. Selon elle, les femmes consacrent une part importante de leurs ressources à des besoins fondamentaux comme la santé, l’éducation ou la prise en charge familiale, sans que cela soit pris en compte par les systèmes fiscaux actuels. Elle appelle à l’élaboration de budgets sensibles au genre, capables de protéger les plus vulnérables et de réduire les inégalités structurelles.

La crise de la Covid-19 a été un révélateur de ces déséquilibres. Les femmes en ont subi les conséquences économiques et sociales de manière disproportionnée. Pour Mme Diop, cette expérience doit servir à construire des systèmes plus résilients, plus justes, et mieux préparés à affronter les crises à venir.

Awa Penda Ndiaye, représentante d’Expertise France, met en lumière l’approche méthodologique du projet GET. Celui-ci repose sur trois piliers : l’appui technique aux administrations fiscales, la recherche académique, et le renforcement du plaidoyer des organisations de la société civile. L’objectif, selon elle, est de développer une capacité collective à formuler des propositions concrètes et fondées sur des données, plutôt que de se limiter à une posture critique. Le projet s’appuiera notamment sur la méthodologie Fair Tax Monitor, élaborée en collaboration avec la Tax Justice Network Africa, pour évaluer les systèmes fiscaux du Sénégal, du Bénin et du Cameroun sous l’angle de l’équité, y compris de genre.

Mais pour construire une fiscalité réellement équitable, les acteurs insistent sur un point essentiel : la disponibilité de données fiables et genrées. Pauline Codou Gueye, experte fiscale et membre de l’Ordre national des experts du Sénégal, alerte sur le manque de chiffres précis. Selon elle, il est urgent d’intégrer la collecte de données genrées dans les politiques fiscales afin de mieux comprendre les comportements de consommation et les besoins spécifiques des femmes, mais aussi de toutes les personnes vulnérables concernées par les inégalités de genre.

Ce plaidoyer pour une fiscalité plus juste et inclusive marque une étape importante dans la réflexion sur les réformes à venir. Il rappelle que l’équité fiscale, loin d’être un luxe, est une exigence de justice sociale et un levier indispensable pour un développement réellement durable.

Effondrement d’immeuble à Touba : l’État veut renforcer le contrôle des constructions

Au lendemain du drame survenu à Touba, où l’effondrement d’un immeuble a coûté la vie à 11 personnes, le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Moussa Bala Fofana, s’est rendu sur les lieux pour exprimer la compassion du gouvernement et annoncer une série de mesures fortes.

Depuis les locaux de la commune de Touba Mosquée, le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer les services techniques d’urbanisme au niveau communal. Selon lui, c’est à ce niveau que le suivi efficace des chantiers, la vérification des matériaux utilisés et le contrôle des délais de construction peuvent être assurés. Il a ainsi déclaré que le gouvernement envisage de doter chaque collectivité territoriale de services techniques capables de surveiller de manière rigoureuse les constructions.

Sur place, Moussa Bala Fofana a salué la mobilisation rapide des équipes de secours et la réactivité des structures hospitalières pour la prise en charge des blessés. Il a aussi présenté les condoléances du gouvernement aux familles des victimes ainsi qu’au khalife général des mourides.

Le ministre a pointé du doigt un relâchement généralisé dans le secteur du bâtiment. Il a notamment évoqué la multiplication de bâtiments menaçant ruine, citant l’exemple de la région de Dakar où plus de 1.400 immeubles posent actuellement problème en raison de leur insécurité structurelle.

Pour répondre à cette situation jugée critique, le ministre a annoncé une réforme en préparation, qui prévoit l’instauration d’un dispositif national de contrôle des constructions. Chaque municipalité sera ainsi équipée d’un service technique dédié à l’urbanisme pour mieux encadrer les chantiers et prévenir les accidents.

En complément, un numéro d’alerte sera mis à la disposition des citoyens afin de leur permettre de signaler les constructions à risque. Moussa Bala Fofana a également fait savoir que l’Inspection générale du bâtiment (IGB) bénéficiera d’un renforcement significatif dans la prochaine loi de finances rectificative. Ce soutien permettra à l’IGB de jouer pleinement son rôle dans le contrôle et la régulation du secteur du bâtiment.

Kédougou : le ministre de l’Éducation nationale présente ses condoléances après le décès d’un professeur dans un accident de moto

La région de Kédougou a été frappée par un drame ce samedi 25 mai 2025. M. Amédé Agolo Nyafouna, professeur d’anglais au Lycée de Saraya, a perdu la vie dans un accident de moto, plongeant la communauté éducative dans une profonde tristesse. Originaire de la région de Ziguinchor, l’enseignant exerçait depuis plusieurs années à Saraya, où il était apprécié pour son engagement et son professionnalisme.

Dans un communiqué transmis à la presse, le ministre de l’Éducation nationale, M. Moustapha Mamba Guirassy, a exprimé ses condoléances les plus attristées à la famille du défunt, à ses collègues, à ses élèves et à l’ensemble de la communauté éducative de Saraya, de l’Académie de Kédougou, ainsi qu’à celle de Ziguinchor. Le ministre a tenu à saluer la mémoire d’un homme « engagé » et profondément dévoué à la formation de la jeunesse sénégalaise.

M. Guirassy a souligné le professionnalisme et le sens du devoir de M. Nyafouna, des qualités qu’il a estimées dignes d’inspiration pour tous les acteurs du système éducatif. Il a rappelé que chaque enseignant est un pilier essentiel dans la construction de l’avenir du pays, et que la disparition d’un tel éducateur est une perte pour toute la Nation.

En marge de son hommage, le ministre a également lancé un appel solennel à la prudence sur les routes, rappelant que la sécurité routière demeure une responsabilité collective. Il a exhorté les usagers à plus de vigilance, soulignant que des tragédies comme celle-ci peuvent souvent être évitées par une meilleure prévention.

L’émotion reste vive à Saraya, où élèves et collègues continuent de pleurer un professeur décrit comme rigoureux, bienveillant et passionné par son métier. Une cérémonie d’hommage pourrait être organisée dans les prochains jours pour honorer sa mémoire.

Meurtre de l’infirmier Mamadou S. Diallo : deux autres suspects arrêtés

L’enquête sur l’assassinat de Mamadou Samba Diallo, infirmier chef de poste (ICP) à Arafat, dans la région de Kaffrine, continue de progresser. Après l’arrestation d’un premier suspect identifié comme S. Ba, deux nouveaux individus ont été interpellés par la Brigade de recherches de Kaolack, portant à trois le nombre de personnes mises en cause dans cette affaire tragique.

Les deux derniers suspects ont été arrêtés le 22 mai 2025, soit au lendemain du meurtre, grâce aux données extraites du téléphone de S. Ba, qui avait été appréhendé alors qu’il se rendait au centre de santé de Maleme Hodar pour soigner des blessures subies lors de sa confrontation avec la victime. Parmi ces deux nouvelles arrestations figure notamment le propriétaire de la charrette qui aurait été utilisée pour prendre la relève après le vol ayant conduit au drame. Les enquêteurs soupçonnent que ce moyen de transport ait servi à faciliter la fuite ou le transport des biens volés.

Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur dans sa parution du jour, les suspects sont actuellement en garde à vue pour les besoins de l’enquête. Ils pourraient être poursuivis pour complicité d’homicide volontaire et association de malfaiteurs, si les éléments de l’instruction confirment leur implication active.

Pour rappel, le meurtre s’est déroulé dans la nuit du mardi 20 au mercredi 21 mai 2025, au sein même du poste de santé de la commune de Missira Wadène, dans le département de Koungheul. Mamadou Samba Diallo, qui logeait dans les locaux du centre de santé, aurait été attaqué par des individus venus pour le voler. Le vol aurait tourné à l’agression mortelle après que la victime a tenté de résister.

Ce crime a profondément choqué la communauté locale et suscité une vague d’émotion dans le secteur de la santé, où Mamadou S. Diallo était reconnu pour son engagement professionnel. Les autorités ont promis que toute la lumière serait faite sur cette affaire, et que les auteurs, co-auteurs ou complices, seraient traduits devant la justice.

Lutte contre l’émigration irrégulière : la Gendarmerie nationale déjoue deux tentatives de départ à Sendou et Yene

Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre l’émigration irrégulière, les unités de la Gendarmerie nationale poursuivent leurs opérations de veille et d’alerte renforcées, notamment en cette période sensible marquée par la proximité de la fête de Tabaski.

Le dimanche 25 mai 2025, la Brigade de Recherches de Keur Massar a mené une opération décisive à Sendou, aboutissant au démantèlement d’un important réseau de convoyeurs de migrants. Cette action a permis l’interpellation de 75 candidats à l’émigration clandestine, l’arrestation de trois (03) organisateurs présumés, ainsi que la saisie de grandes quantités de carburant et de vivres, destinés à soutenir le voyage maritime vers l’Europe.

Dans la continuité de cette dynamique sécuritaire, une autre opération a été conduite dans la nuit du lundi 26 mai 2025 à 01h30 par la Brigade de Gendarmerie de Yene, avec l’appui de l’Escadron de Surveillance et d’Intervention de Diamniadio. Cette intervention a permis l’interpellation de 26 autres migrants à Yene Todd, dont plusieurs ressortissants étrangers et une femme.

Les enquêtes sont toujours en cours pour identifier d’éventuels complices et remonter l’ensemble du réseau. La Gendarmerie nationale souligne que ces succès sont le fruit d’un travail d’anticipation et de coordination interservices, renforcé par une surveillance accrue des zones côtières identifiées comme points de départ potentiels.

Dans un communiqué, elle appelle à la vigilance et à la collaboration active des populations, rappelant que les réseaux de passeurs profitent souvent de la période de Tabaski pour intensifier leurs activités. La Gendarmerie encourage les citoyens à signaler tout comportement suspect ou regroupement inhabituel pouvant être lié à des départs clandestins.

Drame familial à Néma 2 : Une dispute entre frère et sœur vire au tragique

Néma 2, Ziguinchor – Une tragédie bouleversante a secoué le quartier Néma 2 dans la nuit du vendredi au samedi. Un différend banal entre frère et sœur a viré au drame, entraînant la mort d’un jeune homme de 22 ans, Thierno Kébé, maçon de profession.

Selon les premiers éléments recueillis, Thierno se douchait lorsque sa grande sœur, Aissatou Kébé, élève dans un collège de la ville, lui aurait reproché de gaspiller de l’eau. Ce qui n’était au départ qu’une remarque anodine a rapidement dégénéré en violente altercation. Une dispute verbale musclée a éclaté entre les deux, avant de tourner à la bagarre physique.

Mohamed Kébé, frère aîné de la victime, raconte avec douleur : « L’acte a été commis par Aissatou à l’issue d’une altercation avec Thierno. Elle l’a poignardé à l’aide d’un couteau, le touchant mortellement à l’abdomen. » Un proche de la famille, s’exprimant sous couvert d’anonymat, confirme que la tension est montée en flèche après un échange de propos violents, jusqu’à ce que le coup fatal soit porté.

Grièvement blessé, Thierno a été évacué d’urgence vers l’hôpital régional de Ziguinchor. Malgré les efforts des médecins, il a succombé à ses blessures, victime d’une hémorragie massive. Son corps repose désormais à la morgue de l’établissement, dans une ambiance de deuil profond.

Informée de la situation, la police est rapidement intervenue. Aissatou Kébé a été arrêtée sur les lieux du drame et placée en garde à vue dans les locaux du commissariat de Yamatogne. Elle est actuellement poursuivie pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de cette tragédie qui a plongé une famille entière dans le désespoir. Dans le quartier, l’émotion est vive et les habitants peinent à comprendre comment un simple désaccord a pu conduire à un tel drame.

Kahone : Tabaski 2025 / Diplomatie régionale : la Mauritanie salue le modèle de Kahone

Le foirail de Kahone, l’un des plus grands marchés à bétail du centre du Sénégal, continue de s’imposer comme un carrefour stratégique pour l’élevage national et sous-régional. Ce week-end, il a reçu une visite de marque : celle de l’ambassadeur de la Mauritanie, venu s’enquérir de la situation de ses compatriotes présents sur le site.

Situé dans la commune de Kahone, à proximité de Kaolack, ce marché joue un rôle clé dans la régulation du commerce de bétail. Sa position géographique en fait une plaque tournante pour les échanges entre éleveurs, commerçants et transporteurs venus de plusieurs pays de la sous-région, notamment du Mali et de la Mauritanie.

« C’est avec un immense plaisir que nous avons accueilli Son Excellence l’ambassadeur de la Mauritanie. Ses échanges avec les acteurs présents ont confirmé que Kahone est devenue une destination de choix pour les éleveurs mauritaniens », a déclaré Fatou Sène Diouf, maire de la commune.

Cette visite illustre une diplomatie de terrain de plus en plus visible, où les enjeux économiques et les réalités locales s’imposent comme des leviers de coopération entre États. Pour la maire, cette reconnaissance est le fruit d’un engagement collectif et d’une meilleure organisation du secteur, en particulier en cette période de forte activité.

Alors que la demande en viande augmente à l’échelle nationale, le foirail de Kahone se positionne comme un acteur clé de l’approvisionnement. De nombreux efforts ont été consentis ces dernières années pour structurer le marché, améliorer l’accueil des éleveurs et fluidifier les échanges, en partenariat avec les autorités locales et les services vétérinaires.

En accueillant un diplomate étranger soucieux du sort de ses ressortissants, Kahone envoie un signal fort : celui d’un territoire prêt à jouer un rôle moteur dans l’intégration économique régionale, en capitalisant sur ses atouts agricoles et pastoraux.

Une affaire tentaculaire de blanchiment et de fraude fiscale révélée par la Centif

Une enquête approfondie menée par la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), en collaboration avec des organismes étrangers, a mis en lumière un vaste réseau de blanchiment de capitaux adossé à une fraude fiscale présumée. Les révélations du journal Libération pointent du doigt trois ressortissants indiens, impliqués dans des structures commerciales enregistrées au Sénégal mais opérant de manière opaque.

Les individus concernés sont Rachit Jain (92 ans), gérant statutaire de Prime Suarl ; Arun Kumar Jain (53 ans), ancien gérant statutaire de la même société ; et Sachdeva Neeraj (75 ans), à la tête de San Suarl dont il est également l’actionnaire unique. Ces derniers dirigent, directement ou indirectement, trois entités commerciales : Prime Suarl, Saint Louis Trading Sarl et San Suarl. Toutes sont actives dans les secteurs du commerce alimentaire et du commerce de détail hors magasin.

Les soupçons de la Centif s’appuient notamment sur l’analyse des flux financiers observés sur les comptes bancaires des sociétés concernées. Entre juin 2016 et février 2017, Prime Suarl a enregistré près de 39 milliards de Fcfa de transactions, tandis que San Suarl en a comptabilisé environ 1,1 milliard de Fcfa.

Certains virements, comme celui de 186 920 dollars (environ 93,5 millions Fcfa) ou encore un transfert précédent de 190 000 euros, ont été justifiés par des contrats de prêt avec une société basée à Dubaï, Terra Firma Commodities. Or, les justificatifs fournis n’ont pas convaincu la banque sénégalaise, qui a exigé le retour des fonds. Un autre virement de 1,37 million de dollars a même été bloqué par des banques correspondantes à l’étranger, en raison de non-conformités.

Sur le terrain, les sociétés impliquées ont bel et bien exercé une activité commerciale importante, principalement dans l’importation de riz. D’après les douanes sénégalaises, Prime Suarl a importé 4 813 tonnes de riz pour plus de 613 millions de Fcfa en 2016, tandis que San Suarl en a importé 18 892 tonnes entre 2016 et 2019, pour une valeur de plus de 3 milliards de Fcfa.

Malgré cette activité, aucune déclaration fiscale n’a été effectuée, et les comptes fiscaux des deux entités étaient fermés. La Direction générale des Impôts et Domaines (DGID) a confirmé que, si ces sociétés sont bien immatriculées, elles ne respectent pas leurs obligations fiscales.

Les investigations ont également révélé des manquements graves à la réglementation de l’UEMOA sur les relations financières extérieures. En effet, les transferts liés aux importations de marchandises depuis des pays hors zone franc, notamment l’Inde et les Émirats arabes unis, n’ont pas été domiciliés ni traités via des banques agréées, en violation des articles 3 et 10 du Règlement N°09/2010/CM/UEMOA.

La Centif a saisi les cellules de renseignement financier (CRF) de plusieurs pays, dont l’Inde, la Côte d’Ivoire, la Turquie et les Émirats arabes unis. Mais la coopération a été limitée : ni les CRF indienne ni émiratie n’ont pu fournir d’informations utiles sur les individus ou sociétés impliqués, renforçant les soupçons d’un montage complexe visant à dissimuler l’origine des fonds.

À l’issue de ses travaux, la Centif a formellement identifié des indices graves de fraude fiscale et de blanchiment de capitaux, basés sur :

l’absence de déclaration fiscale, l’inobservation des règles de change, les dépôts massifs sur les comptes bancaires, la dissimulation de revenus imposables, et l’utilisation du système bancaire à des fins de dissimulation.

Effondrement d’un immeuble à Touba : Le bilan s’alourdit à 11 morts et 7 blessés

Touba est en deuil après le drame survenu dans la nuit du dimanche 25 au lundi 26 mai. Un immeuble de trois étages en construction s’est effondré, causant de lourdes pertes humaines. Selon les informations obtenues par Seneweb auprès d’une source sécuritaire, le bilan provisoire fait désormais état de onze (11) morts et sept (7) blessés.

Aux alentours de 02h50 du matin, les sapeurs-pompiers ont extrait un nouveau corps sans vie des décombres, portant le nombre de victimes décédées à onze. Les secours, mobilisés depuis les premières heures de la catastrophe, continuent les opérations de recherche et de sauvetage sur le site du sinistre.

Les blessés, au nombre de sept, ont été évacués vers les structures sanitaires les plus proches pour y recevoir les soins nécessaires. Leur état varie entre blessures légères et cas plus graves.

Pour l’heure, les causes exactes de l’effondrement n’ont pas encore été déterminées, mais une enquête a été ouverte pour situer les responsabilités. Ce drame remet une fois de plus sur la table la question du respect des normes de construction et de sécurité sur les chantiers.

Les autorités locales appellent à la vigilance et expriment leur solidarité avec les familles endeuillées.

Pikine : démantèlement d’un réseau de voleurs de motos grâce à la vigilance d’une victime

Une enquête rondement menée par les commissariats de Pikine et de Thiaroye a permis, ce jeudi 22 mai 2025, l’arrestation de quatre individus impliqués dans une affaire de vol organisé de motos. Ce coup de filet est le fruit d’une plainte déposée par un citoyen victime d’un vol habilement orchestré et d’une traque entamée dans la discrétion.

Les faits remontent à quelques jours plus tôt, au niveau du Rond-Point Dominique, à Pikine. Alors que sa moto était en panne, un homme se présente à la victime comme un mécanicien. Gagnant rapidement sa confiance, il simule un diagnostic de la panne avant de suggérer au propriétaire d’aller acheter un fil d’attache pour réparer la pièce défectueuse. Ce dernier, sans méfiance, s’exécute. À son retour, le soi-disant mécanicien s’était volatilisé… avec la moto.

Déposée immédiatement, la plainte donne lieu à une enquête minutieuse, lancée par le Commissariat de Pikine. Le déclic survient quelques jours plus tard, lorsque la victime, en déplacement à Thiaroye, aperçoit par hasard l’homme qui l’avait escroqué, non loin du commissariat local. Alertés, les policiers interviennent promptement et procèdent à l’interpellation du suspect.

Une fois en garde à vue, le suspect est confronté à plusieurs autres victimes qui, informées de l’arrestation, se présentent à leur tour au poste de police. Tous confirment avoir été piégés selon le même mode opératoire : panne simulée, assistance proposée, puis vol de l’engin au moment opportun.

L’enquête, élargie avec l’appui du Commissariat de Thiaroye, permet ensuite d’arrêter trois receleurs présumés. Ces derniers seraient les acheteurs réguliers des motos volées, qu’ils écoulaient sur le marché noir. En perquisitionnant leurs domiciles et lieux de stockage, les policiers découvrent onze motos de différentes marques, dont deux ont déjà été rendues à leurs propriétaires grâce aux numéros de châssis.

Les quatre individus arrêtés sont poursuivis pour association de malfaiteurs, vol et recel. Ils ont été placés en garde à vue dans l’attente de leur présentation au procureur. L’enquête se poursuit afin de déterminer si d’autres complices ou points de revente sont impliqués dans ce réseau structuré.

Criminalisation de l’homosexualité : une urgence reconnue, mais pas une priorité selon Momath Talla Ndao

Invité ce dimanche 25 mai sur les ondes de la RFM dans l’émission « Grand Jury de Dimanche », Momath Talla Ndao, secrétaire d’État chargé de l’Urbanisme, a apporté un éclairage nuancé sur la place qu’occupe la question de la criminalisation de l’homosexualité dans les priorités actuelles du gouvernement. Tout en réaffirmant l’engagement de l’exécutif à agir sur ce dossier, il a tenu à rappeler que d’autres urgences priment dans l’action immédiate des nouvelles autorités.

« La criminalisation, c’est un engagement qui sera tenu », a-t-il déclaré d’emblée, reconnaissant l’importance de cette revendication dans le paysage politique et social sénégalais. Toutefois, il a tempéré cette promesse par une mise au point : « La question de la reddition des comptes, les deniers publics, ce sont des dossiers urgents parce que nous devons financer l’économie, l’éducation, la santé… Ce sont des urgences qu’il faut gérer. »

Cette déclaration marque une volonté de hiérarchiser les actions du gouvernement, avec une nette préférence pour les urgences économiques et la restauration de la gouvernance publique. En évoquant la nécessité de recouvrer les fonds publics détournés, Momath Talla Ndao a souligné que l’assainissement des finances de l’État constitue un préalable incontournable au redressement national.

« C’est ce processus que nous sommes en train de suivre », a-t-il expliqué, évoquant les efforts entrepris pour instaurer la transparence budgétaire, renforcer les marges de manœuvre financières et relancer les secteurs vitaux comme l’éducation, la santé ou l’agriculture. Selon lui, ces choix sont dictés par les attentes profondes des Sénégalais et les promesses faites durant la campagne.

Sur le plan politique, ses propos traduisent également une volonté de rassurer l’opinion : les engagements sociétaux ne sont pas abandonnés, mais relégués à un second plan par rapport à l’urgence économique. C’est une réponse indirecte à la pression exercée ces derniers jours par certains groupes conservateurs, notamment après la marche du collectif « Rappel à l’ordre », qui réclame une loi plus dure contre l’homosexualité.

Le message est donc double : d’un côté, l’État reste fidèle à ses principes et à la ligne idéologique portée par la coalition au pouvoir ; de l’autre, il affirme sa détermination à répondre d’abord aux défis immédiats du pays, avec une gouvernance orientée vers les résultats, la rigueur et la redéfinition des priorités nationales.

Dans un contexte de transition politique marqué par de fortes attentes sociales, la position de Momath Talla Ndao illustre la complexité de l’équation à laquelle le gouvernement fait face : concilier les exigences d’une base militante attachée aux valeurs culturelles et religieuses, tout en s’attaquant aux fondements économiques d’un pays en quête de stabilité et de développement.

Criminalisation de l’homosexualité au Sénégal : le gouvernement rassure les conservateurs après la polémique née d’un drame à Dakar

La récente révélation de la présence d’un homosexuel parmi les victimes de l’effondrement d’un immeuble à Dakar, le 9 mai dernier, a ravivé le débat sur la criminalisation de l’homosexualité au Sénégal. Ce fait divers a été l’élément déclencheur d’une nouvelle mobilisation des milieux religieux et conservateurs, regroupés au sein du collectif « Rappel à l’ordre », qui réclame une législation plus sévère contre ce qu’ils considèrent comme des « déviances » contraires aux valeurs sénégalaises.

Le vendredi 24 mai, plusieurs organisations de la société civile, dont l’ONG Jamra, ont participé à une marche pacifique dans les rues de Dakar. Leur objectif : exiger du gouvernement l’adoption immédiate d’une loi criminalisant de manière plus explicite et plus stricte les actes homosexuels. À travers des pancartes et des discours, les manifestants ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une « promotion rampante » de l’homosexualité au Sénégal, souvent imputée aux pressions extérieures.

Face à cette montée en tension, le ministre porte-parole du gouvernement, Amadou Moustapha Ndieck Sarré, a été invité à s’exprimer sur le sujet dans l’émission « Nay Leer » diffusée sur la RTS. Il a tenu à rassurer les conservateurs, affirmant que la position du gouvernement reste alignée sur « la volonté de la majorité des Sénégalais qui rejette catégoriquement l’homosexualité ».

Le ministre a annoncé que des démarches concrètes étaient déjà engagées pour renforcer la législation existante. Selon ses propos, le groupe parlementaire du parti Pastef travaille activement avec le collectif « And Saam Jikko yi » pour élaborer une proposition de loi allant dans ce sens. Il a précisé que les députés ont demandé au collectif de leur soumettre un texte, que le groupe parlementaire se chargera ensuite de porter devant l’Assemblée nationale.

Dans une déclaration particulièrement ferme, Amadou Moustapha Ndieck Sarré a réaffirmé la souveraineté du pays dans ce domaine : « Ni le président de la République, ni le Premier ministre ne cèdent à aucune pression extérieure. Notre culture rejette cette pratique, et nous y sommes fermement opposés. »

Ce nouvel épisode intervient dans un contexte où les débats autour des libertés individuelles, des droits LGBTQ+ et des valeurs traditionnelles sénégalaises restent profondément polarisés. Si la loi sénégalaise actuelle punit déjà les actes homosexuels d’une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement, les voix conservatrices estiment que les textes doivent être durcis et mieux appliqués.

Désenclavement de la Casamance : 50 kilomètres de pistes rurales bientôt réalisés dans la région de Kolda

Le Programme de Développement Économique de la Casamance (PDEC) franchit une nouvelle étape dans son plan de désenclavement de la zone sud du Sénégal. Le jeudi 23 mai, un atelier régional a été organisé à Kolda, réunissant les acteurs territoriaux pour la validation et la priorisation des axes de pistes rurales à réaliser. Ce projet prévoit l’aménagement de 50 kilomètres de pistes répartis entre les trois départements de la région, avec pour objectif d’améliorer la mobilité, de faciliter l’accès aux zones de production et de stimuler le développement économique local.

La répartition des 50 kilomètres de pistes se fera de manière équitable : 16 km pour le département de Kolda, 17 km pour Médina Yoro Foula, et 17 km pour Vélingara. Cette répartition tient compte des besoins spécifiques exprimés par les collectivités territoriales et des potentialités économiques des zones concernées.

Pour le département de Kolda, deux axes ont été jugés prioritaires. Le premier est le tronçon Salikégné-Dialacoumbi, long de 15 kilomètres, qui permettra de relier des localités rurales enclavées et de désengorger les circuits d’évacuation des produits agricoles. Le second axe, long d’un kilomètre, est celui reliant Thiawal Lawal à Bassoum, deux villages séparés par un pont. Malgré sa courte distance, ce tronçon est crucial pour assurer la continuité des échanges et des services sociaux de base.

Le coordonnateur national du PDEC, Youssouph Badji, a mis en avant l’importance de ces infrastructures pour les communautés rurales. Selon lui, « ces pistes permettront non seulement de désenclaver des localités, mais aussi de renforcer les chaînes de valeur agricoles et d’encourager l’investissement local ». Il a aussi précisé que la période de l’hivernage sera utilisée pour finaliser le processus de sélection des entreprises en charge des travaux, qui devraient débuter en janvier prochain.

L’initiative s’inscrit dans la volonté du gouvernement de faire de la Casamance une région pleinement intégrée à l’économie nationale, en l’équipant d’infrastructures modernes et résilientes. Ce projet de pistes rurales répond à un double impératif : relier les communautés isolées et renforcer la compétitivité de la région dans les secteurs agricoles et commerciaux.

À travers ce programme structurant, le PDEC entend répondre concrètement aux aspirations des populations de la Casamance, longtemps confrontées à un isolement physique et économique. Le défi reste désormais de garantir la qualité des travaux, leur durabilité, ainsi que l’implication des populations locales à chaque étape du processus.

Grave accident sur la Nationale 2 : Mansour Faye échappe de justesse à la tragédie

Dans la nuit du samedi au dimanche 25 mai 2025, un accident spectaculaire s’est produit sur la Nationale 2, aux environs de Louga. Mansour Faye, ancien ministre des Transports et maire actuel de Saint-Louis, faisait partie des passagers d’un convoi en route vers sa ville natale pour prendre part à la Ziarra dédiée à Serigne Babacar Sy, l’une des plus importantes manifestations religieuses du pays. Il est sorti indemne d’un choc qui aurait pu virer au drame.

Selon les premières informations recueillies sur place, un véhicule de transport en commun de type « Allô Dakar » aurait tenté une manœuvre de dépassement particulièrement risquée. Ce geste imprudent aurait déclenché une collision en chaîne impliquant plusieurs véhicules, dont celui transportant le maire de Saint-Louis. Le bilan provisoire fait état de trois blessés, pris en charge par les secours. Mansour Faye, quant à lui, n’a subi aucune blessure physique, mais aurait été fortement secoué par la violence de l’impact.

Aucune communication officielle n’a encore été publiée par les autorités compétentes, mais une enquête a été annoncée pour faire la lumière sur les circonstances exactes de l’accident. Les premiers éléments pointent vers une négligence grave de la part du conducteur du véhicule de transport public, relançant le débat sur l’indiscipline au volant et l’urgence de renforcer les mesures de sécurité routière, notamment sur les axes très fréquentés comme la Nationale 2.

Ce tragique événement survient dans un contexte particulièrement tendu en matière de sécurité routière. En effet, presque au même moment, un autre accident s’est produit dans la nuit sur l’axe Bambey–Diourbel, causant la mort de deux enseignants originaires du département de Diourbel. Ce drame a ému toute la communauté éducative, et le ministère de l’Éducation nationale a aussitôt présenté ses condoléances tout en annonçant l’ouverture d’une enquête interne.

Ces deux incidents rappellent l’ampleur du fléau des accidents de la circulation au Sénégal, où les imprudences et le mauvais état de certaines routes continuent de faucher des vies. Face à ces tragédies à répétition, de nombreuses voix s’élèvent pour exiger des réformes urgentes, tant sur le plan de la prévention que du contrôle routier. Pour Mansour Faye et bien d’autres, cette nuit aurait pu être fatale. Heureusement, il en est ressorti vivant, mais avec une expérience qui pourrait bien renforcer son engagement pour une meilleure sécurité routière.

Effondrement dramatique à Touba : plusieurs ouvriers coincés sous les décombres d’un immeuble en construction

Un grave accident s’est produit ce dimanche à Touba, plus précisément au niveau du garage Darou sur la route de Guédé, où un immeuble en construction s’est brutalement effondré. La catastrophe a surpris plusieurs ouvriers présents sur le chantier au moment des faits. Ces derniers sont actuellement coincés sous les décombres, suscitant l’inquiétude générale dans la cité religieuse.

Les premières alertes ont été données par des riverains témoins de l’effondrement, qui ont rapidement averti les secours. En moins d’une heure, les sapeurs-pompiers, accompagnés d’équipes médicales et de forces de sécurité, sont arrivés sur les lieux pour entamer les opérations de sauvetage. Des pelleteuses et d’autres engins lourds ont également été mobilisés afin de dégager les amas de béton et de ferraille qui entravent l’accès aux victimes.

Cependant, les opérations sont particulièrement délicates. L’instabilité des structures restantes rend les interventions dangereuses, les secouristes avançant avec la plus grande prudence afin d’éviter de nouveaux éboulements. « Chaque geste compte, il faut faire vite mais surtout bien », a confié l’un des pompiers sur place.

En parallèle, les autorités locales, alertées dès les premières heures, ont lancé un appel à la solidarité. Les populations ont été priées de faciliter l’accès des secours et de ne pas encombrer les environs du sinistre afin de permettre une intervention rapide et efficace.

Pour l’heure, aucun bilan officiel n’a encore été communiqué, mais selon certaines sources non confirmées, il pourrait y avoir plusieurs blessés graves, voire des victimes. Des investigations seront ouvertes pour déterminer les causes exactes de l’effondrement. Des questions commencent déjà à émerger sur la régularité des travaux, la qualité des matériaux utilisés et les conditions de sécurité sur le chantier.

Cet effondrement vient raviver les préoccupations sur la sécurité des constructions dans les grandes agglomérations du pays, où la pression foncière et la spéculation immobilière poussent parfois à des pratiques risquées. En attendant les résultats des enquêtes, toute la communauté de Touba retient son souffle, espérant que les maçons pris au piège puissent être retrouvés vivants.

Keur Matar Sounha : enclavement et obscurité, le quotidien invivable des habitants

Keur Matar Sounha, un village situé dans le département de Kaolack, commune de Ndramé Escale, vit dans un isolement pesant devenu insupportable pour ses habitants. Privés d’électricité, confrontés à des routes impraticables et à un accès limité aux services essentiels, les villageois tirent la sonnette d’alarme.

« On est fatigués ! », s’écrie Mouhamed Touré, porte-parole du jour. « Nos enfants ne peuvent pas étudier le soir, les femmes accouchent à la lueur des bougies, et quand un malade doit aller à l’hôpital, c’est un véritable calvaire. Les routes en latérite deviennent impraticables à la moindre pluie. Pendant la saison des pluies, nous sommes littéralement coupés du reste du pays, comme si on n’existait pas. »

L’absence d’électricité paralyse toute dynamique de développement local. Impossible de conserver les aliments, de mener des activités génératrices de revenus en soirée ou même de recharger un simple téléphone portable sans parcourir plusieurs kilomètres. « Pour avoir de la glace, on doit aller très loin », déplore M. Touré.

Excédées, les populations expriment leur ras-le-bol : « On veut la lumière ! Nous sommes des citoyens, pas des oubliés ! » Le ton est ferme, le désespoir palpable. « Nous continuons de plaider notre cause. L’heure n’est plus aux promesses. Ce n’est pas de la politique, c’est notre vie. »

À Keur Matar Sounha, l’absence de structures sanitaires et le manque d’eau potable viennent alourdir un quotidien déjà difficile. Se soigner ou boire une eau propre relèvent de véritables défis. Majoritairement agriculteurs et éleveurs, les habitants vivent au rythme des corvées d’eau et des consultations improvisées.

« Chaque jour, des cas de maladies liées à la mauvaise qualité de l’eau – diarrhées et autres – sont enregistrés. Les enfants ratent l’école, les femmes perdent un temps précieux, et la productivité du village en souffre », poursuit le porte-parole.

Les populations réclament avec insistance l’installation de nouveaux points d’eau, une structure de santé de proximité et surtout l’électrification du village.

À Keur Matar Sounha, la santé, l’eau, l’électricité et les routes sont les quatre urgences vitales pour un développement durable. Les habitants le savent : sans ces piliers, aucune avancée réelle n’est possible.

« Il est temps que les voix des oubliés des campagnes soient enfin entendues », concluent les populations dans un appel solennel aux autorités.

Foundiougne : Journée de l’Excellence – L’Association Jokoo honorée

L’Association Jokoo Sénégal-Deutschland, véritable pont solidaire pour l’éducation, a été honorée ce samedi à Foundiougne lors de la 2ᵉ édition de la Journée de l’Excellence, dédiée à l’éducation et à la promotion du mérite.

Depuis sa création, l’association s’engage activement pour l’amélioration des conditions d’éducation au Sénégal, aussi bien dans les zones rurales qu’urbaines. Grâce à la mobilisation de ses membres et au soutien de partenaires locaux et internationaux, Jokoo Sénégal-Deutschland a mené de nombreuses actions concrètes : construction et rénovation d’écoles, création de salles de classe, offrant ainsi aux enfants un cadre d’apprentissage sûr, motivant et propice à la réussite.

« Par nos actions sur le terrain, nous contribuons non seulement à améliorer l’accès à l’éducation, mais aussi à semer les graines d’un développement durable fondé sur le savoir et l’espoir », a souligné le président de l’association, M. Vieux Guédel Mbodji.

L’émotion était palpable lors de la cérémonie, surtout pour M. Mbodji, qui est revenu sur ses souvenirs d’enfance à Foundiougne :

« Foundiougne, mon royaume d’enfance, occupe une place particulière dans mon cœur. Revenir après plusieurs décennies dans cette illustre école des garçons de Foundiougne (école Tafsir Aliou Mor Boye) est une expérience empreinte de fierté et d’émotion. Cette cérémonie représente pour nous un symbole fort et une reconnaissance précieuse. »

Il a tenu à adresser ses sincères remerciements à l’Association des Anciens Pensionnaires de l’École des Garçons de Foundiougne (APEF), à son coordonnateur M. Abass Ndour, ainsi qu’aux enseignants et élèves qui continuent de faire vivre les valeurs du savoir et de l’excellence.

La délégation de Jokoo Sénégal-Deutschland était composée de M. Vieux Guédel Mbodji (président), M. Alioune Marone (manager général) et M. Pape Seck (membre du conseil).

Ensemble, continuons à promouvoir l’excellence et à bâtir un avenir radieux pour Foundiougne et tout le Sénégal !

La grande coalition les nationalistes du Sénégal se démarque de tahirou Sarr et dresse leur feuille de route.

De connivence avec Tahirou Sarr aux derniers élections législatives pour défendre ensemble les causes du nationalisme, les mouvements nationalistes se démarquent pour former la grande coalition des nationalistes du Sénégal afin d’impacter sur les défis pressants.
‎Ils sont au nombre de plus de dix(10) mouvements réunis autour des thèmes centraux qui sont : la dénonciation de la vente d’état civil, du foncier, et de l’existence d’étrangers dans les listes électorales.
‎Pour mieux aborder les sujets de l’heure, ils comptent répondre a l’appel du président Bassirou Diomaye FAYE au dialogue national de ce 28 Mai.
‎A travers un point de presse M. Alioune SENE (président du mouvement MJDR/coalition les nationalistes du Sénégal) est revenu sur les sujets…

La grande coalition les nationalistes du Sénégal se démarque de tahirou Sarr et dresse leur feuille.

Kaolack – Médina Baye : Lancement de la campagne de distribution de moustiquaires imprégnées, 2 423 ménages recensés

Ce samedi 24 mai 2025, le centre de santé de Médina Baye a lancé officiellement la campagne nationale de distribution de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (MILDA). Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le paludisme, en présence des autorités sanitaires locales, des partenaires techniques et financiers, des chefs religieux et d’un grand nombre de résidents du quartier.

« Le paludisme reste un problème majeur dans notre région. Grâce à cette distribution, nous voulons réduire significativement le taux de morbidité et de mortalité liés à cette maladie », a déclaré Cheikh Alpha Aliou Niasse, président du comité de développement sanitaire du centre de santé de Médina Baye.

Prenant la parole à son tour, l’infirmier major du centre, Ibrahima Ndiaye, a indiqué qu’environ 2 423 ménages ont été recensés, avec une priorité donnée aux femmes enceintes, aux enfants de moins de cinq ans, et aux personnes vulnérables.

Sur le terrain, les populations se sont fortement mobilisées. Dans une ambiance conviviale et bien organisée, les bénéficiaires ont été sensibilisés à l’utilisation correcte des moustiquaires. Des agents communautaires et des volontaires ont été déployés pour assurer une couverture optimale de la zone.

Ce lancement à Médina Baye marque une étape importante vers une couverture universelle en MILDA, et vers une communauté mieux protégée contre le paludisme.

« Le paludisme est une maladie grave, mais évitable. Dormir sous une moustiquaire imprégnée, se rendre rapidement au poste de santé en cas de fièvre, et maintenir un environnement propre sont essentiels », a rappelé M. Ndiaye.

Il a également souligné que des mesures adaptées à la saison seront mises en œuvre, notamment la sensibilisation et la mise en œuvre de la Chimio-Prévention du Paludisme Saisonnier (CPS) chez les enfants de moins de 10 mois.

Détournement de fonds publics : cinq anciens ministres visés, Badara Gadiaga met en doute la Haute Cour de Justice

Cinq anciens ministres de la République sont actuellement dans le viseur de la Haute Cour de Justice (HCJ), suite aux révélations du rapport de la Cour des comptes sur la gestion des fonds destinés à la lutte contre la pandémie de Covid-19. Si certains ont déjà été placés sous mandat de dépôt ou soumis à des mesures judiciaires strictes, cette procédure exceptionnelle continue de susciter de vives controverses dans l’opinion publique et chez certains analystes.

Parmi les personnalités impliquées figurent Moustapha Diop et Aïssatou Sophie Gladima, tous deux placés sous mandat de dépôt. L’ancien ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, a été placé sous bracelet électronique, tandis que Ndeye Saly Diop Dieng est poursuivie sous contrôle judiciaire après avoir versé une consignation de 57 millions de francs CFA. Le cinquième mis en cause, Mansour Faye, est attendu devant la commission d’instruction ce lundi.

Le chroniqueur politique Badara Gadiaga, intervenant dans l’émission Jakaarlo Bi sur la TFM, a exprimé de sérieuses réserves quant au fonctionnement de la Haute Cour de Justice. « Je ne crois pas en cette juridiction », a-t-il lancé sans détour. À l’appui de ses propos, il évoque les limites structurelles de cette cour, notamment l’absence de possibilité d’appel pour les accusés, ce qui selon lui, viole un principe fondamental de la justice équitable.

Gadiaga a rappelé les précédents liés à la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI), critiquée à l’époque pour le renversement de la charge de la preuve. « Le mis en cause doit avoir le droit de se défendre pleinement. Or, devant la Haute Cour de Justice, ce droit est très limité », a-t-il souligné, appelant à une réforme en profondeur de cette instance juridictionnelle.

L’analyste a également attiré l’attention sur la nature des accusations visant les anciens ministres. Selon lui, dans de nombreux cas, ce sont les DAGE (Directeurs de l’Administration Générale et de l’Équipement), en tant qu’ordonnateurs délégués, qui exercent un pouvoir effectif sur les dépenses publiques. Il estime ainsi que les responsabilités doivent être situées avec précision, pour éviter que les ministres ne soient injustement tenus pour seuls responsables.

Autre point évoqué par Badara Gadiaga : la perception des patrimoines des responsables politiques. « Il existe des administrateurs qui ont passé quinze ans au service de l’État et qui déclarent un patrimoine de 500 millions de FCFA. Pourquoi un ministre avec plus d’expérience et une carrière plus longue ne pourrait-il pas disposer d’un milliard ou plus ? », s’interroge-t-il. Pour lui, ces procédures semblent parfois guidées par des considérations subjectives, révélant un système judiciaire à deux vitesses.

Cette série de poursuites s’inscrit dans un contexte où le pouvoir en place affiche une volonté affichée de moraliser la vie publique et de lutter contre l’impunité. Mais la crédibilité des institutions chargées de faire la lumière sur ces dossiers reste sujette à débat. La sortie de Badara Gadiaga alimente une fois de plus les interrogations sur la capacité du système judiciaire à garantir une justice impartiale, égale pour tous, quels que soient le statut ou les fonctions passées.

Bignona : Saisie record de billets noirs d’une valeur de plus de 1,5 milliard FCFA par les Douanes

Un coup de filet d’envergure a été mené par les agents de la Brigade mobile des Douanes de Bignona, relevant de la Subdivision de Ziguinchor et de la Direction régionale des Douanes du Sud. Jeudi 15 mai 2025, aux environs de 17 heures, une importante quantité de billets noirs a été saisie à Silinkine, dans le département de Bignona. Le montant global de cette saisie s’élève à 1 milliard 541 millions 600 mille francs CFA.

Selon les informations relayées par la Division de la communication et des relations publiques des Douanes sénégalaises, cette opération ciblée est le fruit de l’exploitation d’un renseignement fiable. Ce dernier faisait état d’une opération imminente de blanchiment de billets noirs, communément appelés « billets destinés à être lavés », dans la zone de Silinkine, près d’Oulampane.

La descente des agents des Douanes a permis la découverte de 4.700 coupures de 500 euros en billets noirs, dissimulées dans un lieu tenu secret. La contrevaleur de ces faux billets, une fois convertie, atteint les 1,541 milliard FCFA.

Les autorités douanières précisent que l’enquête se poursuit afin de remonter toute la chaîne impliquée dans ce trafic illicite. L’objectif affiché est clair : démanteler le réseau de faussaires à l’origine de cette tentative de mise en circulation de faux signes monétaires.

Cette opération témoigne une nouvelle fois de la vigilance accrue des services douaniers dans la lutte contre le faux monnayage et le blanchiment de capitaux dans le sud du Sénégal, une région frontalière souvent ciblée par les réseaux criminels transnationaux.

Marche contre l’homosexualité à Ngor : Mame Matar Gueye invoque la religion pour justifier son opposition

Lors d’un rassemblement organisé ce week-end à Ngor, Mame Matar Gueye, vice-président de l’ONG Jamra, a pris la parole devant un public venu manifester son rejet de l’homosexualité. Dans un discours teinté de ferveur religieuse et de fermeté, l’activiste connu pour ses positions conservatrices a affirmé que « c’est le bon Dieu qui a criminalisé en premier l’homosexualité », en référence aux enseignements religieux aussi bien islamiques que chrétiens.

S’exprimant avec vigueur, Mame Matar Gueye a justifié cette position par la foi, en invoquant la condamnation unanime de l’homosexualité dans les textes religieux. « L’Église la bannit, l’islam également », a-t-il insisté, rejetant toute tentative d’imposer ce qu’il appelle « une idéologie étrangère » aux sociétés africaines et sénégalaises.

Le responsable de Jamra a par ailleurs accusé le « lobby LGBT » de multiplier ce qu’il qualifie de « provocations répétées » au Sénégal. Selon lui, des actes graves auraient été posés, notamment la diffusion de contenus pornographiques tournés dans des lieux saints ou encore l’organisation de cérémonies de mariage homosexuel dans des cités religieuses du pays. Des faits qu’il juge inacceptables et contraires aux valeurs spirituelles et culturelles sénégalaises.

« On n’approuve pas et on ne va pas se taire, que cela soit clair », a-t-il lancé, en guise d’avertissement à ceux qui, selon lui, chercheraient à normaliser l’homosexualité au Sénégal. Pour Mame Matar Gueye, l’ONG Jamra poursuivra sa mission de « veille éthique », en s’appuyant sur ce qu’il considère comme la volonté divine et la protection des fondements moraux de la nation.

Ce discours intervient dans un contexte de tensions récurrentes autour des droits LGBT au Sénégal, où l’homosexualité est toujours pénalement réprimée. La marche de Ngor s’inscrit ainsi dans une série d’initiatives de groupes conservateurs qui militent pour un durcissement des lois contre les minorités sexuelles, face aux appels internationaux pour davantage de tolérance et de respect des droits humains.

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Sénégal : Karim Xrum Xax lance un ultimatum de six mois pour la criminalisation de l’homosexualité

L’activiste Karim Xrum Xax, connu pour ses prises de position tranchées et son implication dans les mouvements sociétaux au Sénégal, a lancé ce jeudi un message sans équivoque aux autorités sénégalaises. Lors d’un rassemblement dans le cadre d’une marche contre l’homosexualité, il a exigé l’adoption d’une loi criminalisant l’homosexualité dans un délai de six mois, faute de quoi des actions plus radicales seront engagées.

« On leur donne un ultimatum de six mois. Si rien n’est fait, on se reverra devant les grilles du Palais », a averti Karim Xrum Xax, dans un ton ferme.

Revenant sur la genèse du mouvement “And Sam Jikko Yi”, l’activiste a tenu à rétablir certaines vérités. « C’est moi qui avais créé ‘And Sam Jikko Yi’. C’était d’abord ‘Non à l’homosexualité’, avant que le mouvement ne prenne cette appellation. J’avais appelé tout le monde pour nous unir dans ce combat », a-t-il rappelé, se positionnant comme l’initiateur de cette plateforme citoyenne aux relents conservateurs.

Karim Xrum Xax a également précisé que sa mobilisation ne visait pas un camp politique en particulier. « J’avais dit que ce n’était pas une lutte contre Macky Sall, mais pour nos convictions. » Une manière de se démarquer des querelles partisanes, en revendiquant un combat axé sur ce qu’il qualifie de “valeurs sénégalaises”.

Malgré son respect déclaré pour les membres actuels de “And Sam Jikko Yi”, notamment Imam Babacar Sylla, Karim Xrum Xax n’a pas caché sa déception de ne pas les voir en première ligne lors de la manifestation. « J’ai pris la peine d’appeler And Sam Jikko Yi. Ils n’avaient même pas besoin d’être invités pour une telle cause », a-t-il déploré.

En conclusion, l’activiste a rejeté toute tentative de modération ou de compromis sur cette question sociétale :

« Ce n’est pas pour durcir les sanctions que nous nous battons, mais bien pour criminaliser l’homosexualité. Il faut que ce soit clair. Nous sommes radicaux sur ce point. »

Marche contre l’homosexualité à Ngor : Abdou Mbow interpelle Sonko sur ses engagements et tacle “And Samm Jikko Yi”

Ce vendredi 23 mai, la commune de Ngor a été le théâtre d’une importante mobilisation contre l’homosexualité, à l’appel de l’ONG Jamra et de l’activiste Karim Xrum Xax. Des centaines de manifestants, arborant pancartes et banderoles, ont répondu présents pour réaffirmer leur attachement aux valeurs sociétales sénégalaises et réclamer la criminalisation de l’homosexualité.

Parmi les figures politiques ayant marqué cette journée, le député Abdou Mbow s’est distingué par un discours musclé, visant directement le parti Pastef et son leader, Ousmane Sonko. Prenant la parole devant la foule, le parlementaire a rappelé les engagements pris par ce dernier en matière de défense des “valeurs” lors de débats passés, notamment lors de la visite de l’ancien président américain Barack Obama au Sénégal.

« Lors de la visite de Barack Obama au Sénégal, c’est notre leader Macky Sall qu’on avait attaqué. Pourtant, Ousmane Sonko avait politisé cette lutte. Aujourd’hui, il est temps de respecter ses engagements », a-t-il lancé, appelant à plus de clarté et de fermeté de la part du camp de l’opposition sur cette question sensible.

Le député de la coalition Benno Bokk Yakaar ne s’est pas arrêté là. Il a également critiqué ouvertement le mouvement “And Samm Jikko Yi”, souvent en première ligne sur ces thématiques. À ses yeux, ce collectif manque de cohérence et de résultats tangibles :

« Defar djikko yi moko gueune », a-t-il déclaré, estimant que d’autres acteurs, à l’image de Jamra ou de certains leaders religieux, mènent une lutte plus “efficace” et fidèle aux valeurs culturelles du Sénégal.

Cette manifestation s’inscrit dans un contexte national marqué par des débats récurrents sur les questions de mœurs et de législation autour de l’orientation sexuelle. Si le code pénal sénégalais punit déjà les actes dits “contre nature”, une frange de la population réclame un durcissement des lois pour aller jusqu’à la criminalisation explicite de l’homosexualité.

La prise de parole d’Abdou Mbow relance ainsi la pression politique sur Ousmane Sonko, aujourd’hui Premier ministre, dont les promesses sur ces sujets restent régulièrement rappelées par ses adversaires comme par une partie de la société civile.

Alors que le Sénégal vit une période de transition politique sensible, ce genre de manifestation révèle à quel point les questions sociétales restent un levier puissant dans le jeu politique national.

Université Gaston Berger de Saint-Louis : La CESL durcit le ton face aux dysfonctionnements persistants

L’atmosphère est de plus en plus tendue sur le campus de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis. Pour la énième fois, les étudiants, regroupés autour de la Coordination des Étudiants de Saint-Louis (CESL), haussent le ton contre ce qu’ils qualifient de « dysfonctionnements chroniques » dans leur cadre de vie et d’étude.

Dans un communiqué publié ce vendredi, la CESL a décrété 48 heures de cessation de toute activité pédagogique, accompagnées de 48 heures de journée sans ticket (JST). Deux mesures qualifiées de « renouvelables » si les autorités compétentes ne réagissent pas favorablement.

Des revendications claires, un ras-le-bol exprimé

Au cœur de la grogne étudiante figurent plusieurs doléances non résolues, dont :

Le non-démarrage des travaux de la plateforme du village O L’absence de progrès sur le chantier du chapiteau du restaurant N°2 L’inaccessibilité persistante au Wi-Fi sur le campus Une insécurité jugée grandissante dans les enceintes universitaires

Selon la CESL, ces problèmes, loin d’être nouveaux, sont devenus récurrents, affectant profondément la vie universitaire et les performances académiques des étudiants. « Nous ne pouvons plus continuer à étudier dans ces conditions indignes », martèle la coordination dans sa note.

Face à ce qu’elle qualifie de « silence institutionnel », la CESL affirme rester mobilisée et déterminée à défendre les droits des étudiants de l’UGB. Elle appelle les autorités universitaires et gouvernementales à une prise de responsabilité immédiate, faute de quoi le mouvement de protestation pourrait s’intensifier dans les jours à venir.

FIPA 2025 : Une opportunité pour accroître la visibilité des produits et services africains

La Place du Souvenir Africain a accueilli, ce jeudi, la cérémonie officielle de lancement de la Foire Internationale des Produits Africains (FIPA 2025). Cet événement scientifique et culturel est placé sous le thème : « L’intégration économique : un levier essentiel de développement et de souveraineté ».

Selon la commissaire générale de la FIPA, Fatou Fabira Dramé, cette 6e édition s’inscrit dans une vision continentale de l’intégration économique, en phase avec les priorités stratégiques du Sénégal et les aspirations régionales d’un commerce intra-africain fort.

« La FIPA arrive à point nommé, à un moment où l’Afrique doit s’unir et valoriser ses produits locaux. C’est une opportunité pour les Africains de développer les échanges intra-africains, à travers la ZLECAF mais aussi à travers nos produits et services. La FIPA regroupe tous les secteurs d’activité, ce qui permet de créer des échanges, mais aussi des partenariats », a-t-elle souligné.

Elle a également mis en avant les innovations de cette édition : des sessions de formation, des rencontres B2B, des journées dédiées aux collectivités territoriales, des forums sur l’intégration africaine, la diplomatie religieuse, et bien d’autres activités d’importance.

De son côté, le Secrétaire général du ministère de l’Industrie et du Commerce, Seydina Aboubacar Sadikh Ndiaye, a salué l’initiative et la constance dans l’organisation de la FIPA :

« La régularité de cette foire témoigne du sérieux de Mme Fabira et de son équipe. Elle offre une belle opportunité de valoriser les produits et services des entreprises sénégalaises. Le thème, axé sur l’intégration économique comme levier de développement et de souveraineté, est pertinent dans le contexte actuel. Cette foire est un bel exemple de coopération Sud-Sud, avec une diversité d’acteurs venus de presque tous les pays de la sous-région. »

Il a également mis en avant la richesse de l’agenda : panels, rencontres B2B, sessions de coaching pour les jeunes entrepreneurs, entre autres.

« Une économie doit être animée. C’est le rôle de l’État, mais quand des initiatives privées y contribuent, elles méritent d’être saluées », a-t-il ajouté.

Pendant dix jours, cette vitrine du savoir-faire africain assurera l’interconnexion des PME et PMI africaines à l’économie mondiale. Elle permettra aux exposants venus de 35 pays participants de renforcer la visibilité de leurs produits et services.

A. Saleh

Chantier rue Jules ferry Rufisque: A 55% du taux d’exécution en un mois, un axe stratégique fin prêt

‎«Jules Ferry» réalisée à 55 %, le centre-ville connecté à l’Ouest

‎Au total, 8 routes à réhabiliter et à reconstruire pour désenclaver Rufisque et fluidifier sa mobilité urbaine. Tel est le nouveau défi du premier magistrat de la vieille ville et son équipe. Au terme de ce processus, il promet la «renaissance» de la cité de Mame Coumba Lamba. En visite de chantier, ce jeudi 22 juin 2025, sur la rue Jules Ferry sise au quartier Keury Souf, le maire en a donné les fermes assurances.  
‎«Rufisque va changer ! C’est mon intime conviction et cela a été confortée par la visite de chantier que j’ai effectuée pour évaluer l’état d’avancement des travaux de réhabilitation de la rue Jules Ferry située au cœur du marché central», a indiqué Dr Oumar Cissé. Et d’ajouter: «J’ai été, particulièrement, séduit par la qualité de la voirie entièrement réalisée en béton armé et la rapidité des travaux, dont le taux d’exécution est à 55 %, selon les techniciens. Et ce, un mois seulement après leur démarrage. Ma satisfaction est d’autant plus grande en constatant que cette route va désenclaver Rufisque Ouest et fluidifier le trafic vers le centre-ville». Aussi, précise le maire de la ville de Rufisque, le choix du revêtement en béton armé est important en ce sens qu’il permet de résister aux inondations et est très durable. Avant de d’encourager et de féliciter les équipes administratives et techniques de la DST de la Ville de Rufisque mais aussi de l’entrepreneur.
‎Conscients de l’impact transformateur attendu pour la mobilité et le développement économique local, les riverains de Keury Souf en ont profité pour magnifier la démarche inclusive de Dr Oumar Cissé dans la mise en œuvre de cette route stratégique. «Compte tenue de l’importance de cette route, des assurances fermes données par le maire de la ville par rapport à l’évolution et à la durabilité de l’infrastructure, les populations ainsi que tous les domiciliées de Keury Souf agréent et félicitent le maire de la ville pour la révolution apportée dans l’approche communautaire», dixit Ibou Gueye au nom des habitants dudit quartier.

Chantier rue Jules ferry Rufisque: A 55% du taux d'exécution en un mois, un axe stratégique fin prêt

Thiès : arrestation de deux individus en possession de 400.000 FCFA en faux billets

Une opération menée par les éléments du Commissariat du 1er arrondissement de Thiès a permis l’interpellation de deux présumés faussaires, ce mercredi 21 mai 2025, aux environs de 4h35 du matin. Les deux individus ont été appréhendés en possession d’une importante somme en faux billets, précisément 400.000 FCFA, composés de 200 coupures de 2.000 francs.

L’intervention fait suite à un renseignement opérationnel indiquant la présence à Thiès de personnes suspectées de détenir des signes monétaires contrefaits. Les agents de police, agissant avec célérité, ont ainsi pu surprendre les deux suspects en flagrant délit de détention de billets contrefaits.

Placés immédiatement en garde à vue, les mis en cause sont actuellement soumis à un interrogatoire dans le cadre d’une enquête ouverte pour déterminer l’origine des billets et identifier d’éventuels complices. L’objectif est de démanteler toute la chaîne de fabrication ou de distribution des faux billets.

La police nationale, qui a salué l’efficacité de cette opération, réaffirme sa détermination à lutter contre tous les réseaux criminels impliqués dans la falsification de la monnaie. Ce type d’activité illégale, au-delà de son impact économique, représente une menace grave pour la stabilité financière et la confiance dans le système monétaire.

Découverte macabre à Darou Ndiaye Ndiambour : un septuagénaire retrouvé mort près de la route de Ouarack

Une scène tragique a bouleversé ce jeudi matin la quiétude du village de Darou Ndiaye Ndiambour, dans l’arrondissement de Coki, région de Louga. Le corps sans vie d’un homme âgé de 73 ans y a été découvert, gisant près de la route qui mène vers la localité de Ouarack.

La victime, originaire du quartier Santhiaba Sud à Louga, a été retrouvée tôt dans la matinée dans des circonstances encore floues. C’est un passant qui aurait donné l’alerte après avoir aperçu le corps étendu à même le sol, sans trace visible de lutte ou de blessure apparente.

Informés de la situation, les sapeurs-pompiers sont intervenus rapidement pour procéder à l’évacuation du corps. La dépouille a été transportée à l’hôpital régional de Louga, où une autopsie sera pratiquée pour déterminer avec précision les causes du décès.

Une enquête a été immédiatement ouverte par la gendarmerie afin de faire toute la lumière sur cette mort suspecte. Les enquêteurs cherchent à reconstituer les dernières heures de la victime et à établir si le décès est dû à un malaise, à une agression ou à toute autre cause. Des membres de la famille et des habitants du village ont été entendus à titre de témoins.

En attendant les résultats de l’autopsie et les conclusions de l’enquête, l’émotion est vive dans la région. Ce décès inexpliqué d’un homme âgé, retrouvé seul en bordure d’une route, interpelle et suscite l’inquiétude dans la communauté.

Féminicides au Sénégal : ActionAid appelle à déclarer l’urgence nationale

Face à la montée inquiétante des violences faites aux femmes, l’organisation non gouvernementale ActionAid Sénégal tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué publié ce jeudi, l’ONG exhorte les nouvelles autorités sénégalaises à reconnaître les féminicides comme une urgence nationale et à prendre des mesures fortes et immédiates pour y faire face.

L’organisation se dit profondément indignée par l’ampleur du phénomène, qualifiant cette période de « particulièrement sombre » pour le pays. Selon elle, les meurtres de femmes, survenus le plus souvent dans un contexte conjugal ou sur fond de violence sexiste, se multiplient dans un climat d’indifférence générale. Ces drames bouleversent des familles et choquent l’opinion publique, tout en révélant des lacunes graves dans la prévention, la protection des victimes et l’accès à la justice.

Entre janvier et mai 2025, au moins sept femmes ont été tuées dans diverses localités du Sénégal, d’après un décompte du journal Enquête. Le mois de mai s’est révélé particulièrement tragique, avec deux cas survenus en moins d’une semaine. Le plus récent remonte à quelques jours seulement : une femme de 41 ans, mère de quatre enfants, a été abattue en pleine journée à Ndiouwar, près de Fatick, par son mari, un ancien militaire.

ActionAid estime que ces crimes ne doivent plus être perçus comme de simples faits divers, mais comme les manifestations d’un système de violences structurelles, renforcé par le silence, l’impunité et la banalisation. L’organisation appelle à une réponse d’envergure, articulée autour de quatre priorités : la reconnaissance officielle de l’urgence, la stricte application des lois existantes, le renforcement des dispositifs de protection pour les femmes en situation de danger, et le lancement de vastes campagnes nationales de sensibilisation pour transformer les mentalités.

L’ONG insiste également sur la nécessité d’une réponse judiciaire exemplaire. Elle plaide pour des poursuites systématiques, des jugements équitables et des sanctions dissuasives à l’encontre des auteurs de violences, afin de briser le cycle de l’impunité.

Pour ActionAid, chaque féminicide est « une vie de trop » et chaque silence équivaut à « une complicité ». L’organisation en appelle à l’État du Sénégal pour qu’il rompe ce silence et agisse avec détermination afin de protéger les femmes, préserver leur dignité et garantir leur droit fondamental à la vie et à la sécurité.

Déclaration conjointe des mouvements, organisations et personnalités de la société civile : Appel urgent pour la réforme de l’article 255 du Code pénal !

Nous, mouvements et organisations de la société civile, exprimons notre vive préoccupation face à l’usage récurrent et préoccupant de l’article 255 du Code de procédure pénale au Sénégal. Un an après l’arrivée au pouvoir du Président Bassirou Diomaye Faye, nous constatons avec inquiétude que plusieurs journalistes, activistes, chroniqueurs et citoyens engagés ont été interpellés ou poursuivis sur la base de cette disposition juridique. 
Cette situation contraste fortement avec les aspirations démocratiques exprimées par les citoyens lors des dernières élections, ainsi qu’avec les engagements de rupture et de renouveau institutionnel pris par les nouvelles autorités.

Le dernier à en faire les frais est Abdou Nguer, chroniqueur et commentateur de l’actualité politique. Le 20 mai, il a été placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du 3e cabinet du tribunal de Dakar. Il est inculpé pour diffusion de fausses nouvelles, offense au Chef de l’État et apologie de crime ou délit. Il s’agit là de la seconde incarcération préventive en l’espace d’un mois, les chefs d’accusation étant liés à des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, notamment TikTok, dans lesquelles il aurait analysé des dossiers d’intérêt public tels que l’affaire PRODAC, le rapport de la Cour des comptes…

Le 17 avril, ce chroniqueur entre autres, de la chaîne de télé SenTV, a été placé pour la première fois sous mandat de dépôt après sa présentation devant le juge d’instruction du 3e cabinet du tribunal de Dakar. Il était poursuivi pour des faits de « diffusion de fausses nouvelles ». Sa convocation découlait d’une auto saisine du procureur de la République, intervenue après la diffusion de propos jugés sensibles au sujet du défunt magistrat Mamadou Badio Camara, ancien président du Conseil constitutionnel. 
Sa détention prolongée marque les limites de la liberté d’expression dans un État de droit. Il est reproché à Abdou Nguer d’avoir émis des opinions critiques sur des sujets d’intérêt public. un droit pourtant protégé par la Constitution sénégalaise et par les instruments juridiques internationaux ratifiés par le Sénégal.

Après une auto saisine du procureur pour avoir été  accusés d’avoir injurié l’ancien président Macky Sall, les militants de Pastef, Assane Gueye dit Azoura Fall et Ousseynou Kairé ont été jugés en flagrant délit le 21 mai et risquent 6 mois de prison, dont 3 ferme. Pour rappel, Azoura Fall avait bénéficié d’une liberté provisoire en raison de son état de santé avant d’être convoqué à nouveau.

Quant à l’activiste Assane Diouf, il a été placé sous mandat de dépôt pour diffusion de fausses nouvelles et offense à une autorité assimilée au président de la République après sa comparution devant le doyen des juges d’instruction le 3 mars dernier. Le 10 avril, le journaliste Simon Faye, rédacteur en chef de SenTv et de Zik Fm, a été convoqué et placé en garde pour diffusion de fausses nouvelles avant d’être libéré sous le régime du contrôle judiciaire. 

Parmi les acteurs politiques, les cas de Moustapha Diakhaté et Adama Fall sont à relever. Le premier est une voix critique du pouvoir actuel. Il a été arrêté le 22 novembre 2024 pour « insultes par le biais d’un système informatique envers un groupe se caractérisant par son origine nationale” avant d’être libéré le 24 janvier dernier. Le second, Adama Fall, acteur politique et opposant au pouvoir, est placé en garde à vue pour diffamation et diffusion de fausses nouvelles le 21 février, avant d’être relaxé le 26 février. 

Ces cas, récents parmi tant d’autres, s’inscrivent dans une tendance préoccupante de l’utilisation abusive de l’article 255 du code pénal, qui menace gravement la liberté d’expression et la liberté de presse surtout dans l’espace numérique. Il stipule : « La publication, la diffusion, la divulgation ou la reproduction, par quelque moyen que ce soit, de nouvelles fausses, de pièces fabriquées, falsifiées ou mensongèrement attribuées à des tiers, sera punie d’un emprisonnement d’un à trois ans et d’une amende de 100 000 à 1 500 000 francs (…) ». 

Cet article rédigé en des termes ambigus dans un cadre législatif post-colonial, ouvre la voie à des interprétations subjectives. Par ailleurs, le recours systématique à la sanction la plus sévère, sans prise en compte des circonstances spécifiques de l’infraction, soulève de sérieuses préoccupations quant au respect du principe de proportionnalité des peines dans un État de droit. 

Les Nations Unies ont mis en garde contre les réponses étatiques excessives. Elles appellent les États à s’abstenir de mesures disproportionnées telles que les coupures d’Internet ou l’adoption de lois imprécises et trop larges, utilisées pour criminaliser, bloquer, censurer ou restreindre les discours en ligne, au détriment de l’espace civique.
​​Pour éviter des réponses juridiques inadéquates et préjudiciables aux droits de l’Homme, l’État du Sénégal doit mettre en oeuvre une série de mesures à savoir : renforcer le rôle des médias libres, indépendants et diversifiés, investir dans l’éducation aux médias et au numérique, autonomiser les individus et rétablir la confiance du public.

Toutes les personnes en détention préventive sur la base de cet article controversé ces derniers mois, devraient pouvoir bénéficier d’une remise en liberté immédiate. Pour celles ayant déjà été condamnées, il est impératif d’envisager un réexamen de leur situation, notamment à travers un aménagement de peine ou une mesure de grâce, afin de garantir le respect des principes de proportionnalité et de protection des droits humains.
Pour concrétiser certaines des conclusions des assises nationales de la Justice du Sénégal qui se sont tenues en juin 2024, nous mouvements et organisations de la société civile, appelons l’État du Sénégal à :
Réformer l’article 255 du code pénal qui criminalise la publication de fausses nouvelles et l’article 80 pour les aligner avec les normes internationales;
Réexaminer toutes les mesures punitives, y compris les restrictions pénales à la diffamation, l’injure, l’offense ou à la publication de fausses informations, et s’assurer qu’elles sont nécessaires, proportionnées, justifiables et compatibles avec les normes internationales en matière de droits de l’homme;

Privilégier des peines alternatives à l’emprisonnement, dans le respect du principe de proportionnalité comme des peines avec sursis, des travaux d’intérêt général (TIG), des amendes proportionnées aux capacités financières de la personne condamnée, un programme sur l’usage responsable de l’information;

Respecter les engagements internationaux en matière de droits humains, notamment ceux découlant de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, auxquels le Sénégal est partie;

À la protection des journalistes, activistes…;
Instaurer un juge des détentions et de la liberté pour statuer sur les mises en détention.

Dans une période où le Sénégal est perçu comme un modèle de démocratie stable en Afrique, ces convocations et arrestations tous azimuts, peuvent ternir l’image d’un pays, respectueuse des droits humains. La démocratie ne se résume pas aux élections, elle est une culture. Elle repose aussi sur un espace civique libre et pluraliste où les citoyens peuvent s’exprimer sans crainte de représailles systématiques.

Fait à Dakar le 22/05/2025

Signataires
AfricTivistes
AfrikaJom Center 
Article 19 Afrique de L’Ouest
Mouhamadou Seck, secrétaire général de la Raddho

Commande publique : L’Arcop élabore un référentiel national des prix pour encadrer les marchés publics

L’Autorité de régulation de la commande publique (Arcop) a officiellement lancé, ce jeudi, un chantier majeur destiné à renforcer la transparence et l’efficacité dans les procédures d’attribution des marchés publics au Sénégal. Il s’agit de l’élaboration d’un référentiel des prix, un outil stratégique qui permettra de mieux encadrer les offres financières soumises dans le cadre des appels d’offres publics, tout en assurant leur conformité avec les réalités économiques du pays.

Cette annonce a été faite par le directeur général de l’Arcop, Moustapha Djitté, à l’occasion de l’ouverture de l’atelier de dissémination de l’Indice des Bâtiments et Travaux publics (IBTP), organisé par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). Il a expliqué que ce futur référentiel permettra à l’administration de disposer d’un instrument de référence fiable pour évaluer les prix proposés dans les procédures de passation de marché. Il servira notamment à vérifier si les montants présentés par les entreprises dans leurs offres sont raisonnables et cohérents avec les standards économiques en vigueur.

Moustapha Djitté a insisté sur le fait que la mise en place de ce référentiel vise à combler un vide souvent exploité dans le système de commande publique, où les écarts de prix injustifiés entre les offres soumises et les prix du marché posent régulièrement problème. Il a précisé que tous les acteurs concernés par la chaîne de la commande publique seront impliqués dans le processus d’élaboration du document, afin de garantir que les données retenues reflètent fidèlement les pratiques réelles du marché.

La collaboration avec l’ANSD dans ce projet vise à assurer la rigueur méthodologique et la pertinence statistique de l’outil. L’objectif est de fonder ce référentiel sur des données économiques fiables, issues de relevés actualisés, et conformes aux standards nationaux et internationaux.

Ce référentiel des prix s’inscrit dans une dynamique de réforme et de professionnalisation de la commande publique au Sénégal. En plus de renforcer la transparence, il devrait aussi permettre de limiter les surfacturations, d’optimiser la dépense publique et d’améliorer la qualité des infrastructures et services livrés à l’État.

Selon les responsables de l’Arcop, la finalisation de cet outil se fera dans les mois à venir, avec une série de consultations techniques et sectorielles, à l’issue desquelles un document officiel sera mis à la disposition de tous les services contractants. À terme, ce référentiel pourrait devenir une pièce maîtresse dans l’arsenal réglementaire encadrant les achats publics au Sénégal.

Formation diplômante des enseignants : le SAEMSS dénonce l’inaction du ministère et alerte sur de possibles perturbations

Le Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire du Sénégal (SAEMSS) tire la sonnette d’alarme concernant la formation diplômante des enseignants. Dans un communiqué transmis à la presse, le Bureau exécutif national du syndicat exprime son indignation face à l’immobilisme qu’il attribue au ministère de l’Éducation nationale. Depuis le début de l’année scolaire 2024-2025, le SAEMSS dénonce un manque flagrant de volonté politique concernant le respect des engagements relatifs au démarrage effectif de cette formation dans les différentes institutions habilitées telles que la FASTEF, l’UFR SEF de l’UGB, l’INSEPS, le CNEPS de Thiès et l’ENSEPT.

Le syndicat rappelle que le ministère avait invité les enseignants à s’inscrire sur la plateforme MIRADOR du 2 au 15 octobre 2024, dans le cadre du lancement de la formation diplômante universelle. Une fois cette étape franchie, les enseignants avaient été appelés à déposer leurs dossiers physiques dans les inspections d’académie et d’éducation et de formation entre le 9 et le 23 décembre 2024. Pourtant, malgré ces formalités accomplies par les enseignants, aucun calendrier précis n’a été communiqué pour le démarrage des cours.

Lors de la rencontre bimestrielle du 13 janvier 2025 entre le ministère et les syndicats, le SAEMSS affirme que les autorités avaient pourtant annoncé un démarrage imminent de la formation. Mais depuis, aucune évolution n’a été constatée. Pour le syndicat, cette attitude traduit une volonté manifeste de ne pas honorer les accords signés avec les organisations syndicales. Le SAEMSS interprète cette inertie comme une tentative de violation délibérée des engagements pris par le Gouvernement.

Face à cette situation, le syndicat exige la publication immédiate de la liste des enseignants retenus pour la formation diplômante. Il réclame également que toute confusion soit levée entre les notions de « passerelles professionnelles » et de « mise en position de stage », qui créent actuellement un flou préjudiciable. Le SAEMSS appelle à un relèvement significatif des quotas alloués à toutes les cibles concernées. Parmi celles-ci figurent les enseignants en attente de stage, les chargés de cours expérimentés, les professeurs contractuels ayant accumulé plusieurs années d’expérience, les enseignants d’éducation physique devant être formés en une seule cohorte au CNEPS de Thiès, les professeurs de philosophie nécessitant un Master 2, ainsi que les enseignants issus du recrutement spécial de 2021.

Le SAEMSS avertit que l’avenir de l’année scolaire 2024-2025 dépend en grande partie du traitement rapide et efficace de cette problématique. En cas de persistance du blocage, le syndicat prévient que toute perturbation dans le déroulement normal des cours, des évaluations ou des examens relèvera de la responsabilité exclusive du ministère de l’Éducation nationale et du Gouvernement.

Rufisque : trois trafiquants arrêtés avec 39 kg de chanvre indien

Une opération de la brigade de recherches du Commissariat central de Rufisque a permis, dans la nuit du 20 au 21 mai 2025, l’interpellation de trois individus impliqués dans un trafic de chanvre indien. Au total, 39 kilogrammes de cette drogue ont été saisis. Cette intervention fait suite à un renseignement opérationnel signalant l’arrivée imminente d’une pirogue transportant du chanvre au quai de pêche de Rufisque.

Les policiers, déjà en planque dans la zone, ont repéré un véhicule de marque Opel garé à quelques mètres du quai, avec deux hommes à bord. Peu après, une pirogue est effectivement arrivée sur les lieux. À ce moment, le véhicule s’est rapproché de l’embarcation.

Un troisième individu, arrivé sur une moto, s’est joint aux deux occupants de la voiture. Ensemble, ils ont commencé à décharger des blocs de chanvre indien depuis la pirogue, les transférant dans le coffre de la voiture. C’est à cet instant précis que les agents de police sont intervenus pour procéder à l’arrestation.

Les trois hommes ont été immédiatement placés en garde à vue. Ils sont poursuivis pour détention et trafic de chanvre indien. La police a ouvert une enquête afin d’identifier d’éventuels complices et de démanteler le réseau derrière cette opération de trafic de drogue.

Les autorités saluent cette saisie significative, qui témoigne de l’efficacité du dispositif de surveillance des côtes et de la réactivité des forces de l’ordre dans la lutte contre le narcotrafic.

Échanges de tirs à Djibidjone : l’armée minimise et parle d’« incident mineur »

Un échange de tirs a eu lieu ce mercredi 21 mai 2025 dans le secteur de Djibidjone, entre des militaires en patrouille et deux individus armés. Selon un communiqué de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa), l’affrontement a été bref et les suspects ont rapidement pris la fuite.

L’armée a tenu à rassurer les populations, en relativisant la portée de l’événement. Le communiqué officiel qualifie l’incident de mineur, précisant qu’il s’inscrit dans le cadre normal des opérations de lutte contre les trafics illicites dans la zone, notamment ceux liés à la culture du chanvre indien.

Aucun blessé n’a été enregistré lors de cet accrochage, assure la Dirpa, qui indique par ailleurs que les patrouilles de sécurisation se poursuivent normalement dans la région.

« Les opérations de sécurisation se déroulent normalement », insiste la communication militaire, en réponse aux éventuelles inquiétudes suscitées par cet incident.

Une femme victime d’un viol collectif à Simbandi Brassou : onze suspects arrêtés

Une affaire d’une rare violence bouleverse la commune de Simbandi Brassou, située dans le département de Goudomp, en Casamance. Une femme âgée d’une quarantaine d’années a été victime d’un viol collectif, dans des conditions d’une extrême brutalité. Le drame, survenu récemment, suscite une vive émotion dans la localité.

Selon les informations rapportées par le journal Libération, l’agression a été minutieusement planifiée par un groupe de onze individus, dont plusieurs mineurs. Armés d’armes blanches, les suspects auraient tendu un guet-apens à la victime avant de la soumettre à des sévices sexuels d’une rare violence. L’acte, qualifié de « prémédité et organisé », a profondément choqué les habitants de la région.

Malgré le traumatisme subi, la victime a trouvé la force de signaler les faits aux autorités. L’enquête, confiée à la brigade de gendarmerie de Tanaff, a aussitôt été ouverte. Les investigations ont permis l’arrestation rapide d’un premier suspect, identifié par la victime. Lors de son interrogatoire, ce dernier a reconnu sa participation à l’agression et a dévoilé l’identité de ses complices.

Grâce à ces révélations, les dix autres membres du groupe ont été interpellés par les forces de l’ordre. Tous les suspects sont actuellement en garde à vue, en attendant leur présentation devant le parquet, prévue dans les prochaines heures.

Cette affaire relance le débat sur la sécurité des populations dans certaines zones rurales et sur la nécessité de renforcer la protection des femmes face à des actes de violence de plus en plus fréquents. Les habitants de Simbandi Brassou, encore sous le choc, réclament justice et appellent les autorités à prendre des mesures fermes contre les auteurs de ces actes barbares.

Le Général Moussa Fall profite d’une retraite après une brillante carrière militaire

C’est une page qui se tourne au sein de l’Armée sénégalaise. Le Général de corps d’Armée Moussa Fall, ancien haut commandant de la gendarmerie nationale et directeur de la justice militaire, a officiellement rejoint, mardi dernier, la 2ᵉ Section des Cadres de l’état-major général des Armées. Cette intégration marque son départ à la retraite après plusieurs décennies de loyaux services rendus à la nation.

Né le 20 mai 1963, le général Moussa Fall quitte le service actif à l’âge de 62 ans. Son départ, initialement prévu pour mai 2023, avait été reporté de deux ans par un décret présidentiel signé par l’ancien chef de l’État, Macky Sall. Un geste fort, révélateur de la confiance et de l’estime que lui portaient les plus hautes autorités du pays.

Durant sa carrière, le général Fall a su gravir les échelons grâce à son sens du devoir, sa rigueur et son professionnalisme. Il a occupé plusieurs postes stratégiques au sein de l’appareil sécuritaire et militaire sénégalais, laissant une empreinte indélébile.

Parmi les fonctions clés qu’il a exercées, figurent celle de chef de la Section de recherches de Dakar, un poste névralgique dans la lutte contre la criminalité, mais aussi celle de gouverneur militaire du palais présidentiel, responsabilité particulièrement sensible, synonyme de confiance absolue.

Son passage à la tête de la gendarmerie nationale et à la direction de la justice militaire aura été marqué par une quête constante de rigueur, de discipline et d’éthique. Ses collègues comme ses subordonnés saluent aujourd’hui un chef respecté, à l’écoute et profondément attaché aux valeurs républicaines.

Le départ à la retraite du général Fall intervient dans un contexte de renouvellement des cadres de l’armée, une institution qui poursuit sa modernisation tout en s’appuyant sur l’expérience des anciens.

Sa mise en 2ᵉ Section ne signifie pas pour autant une mise à l’écart totale : selon les besoins de la Nation, ces anciens officiers supérieurs peuvent être sollicités pour des missions ponctuelles de conseil ou d’encadrement stratégique.

Le général Moussa Fall laisse derrière lui une institution renforcée et des générations de gendarmes inspirées par son parcours. Il entame désormais une nouvelle étape de sa vie, fort d’un héritage professionnel exemplaire.

Scandale au Trésor : un détournement de près de 8 milliards de francs CFA secoue l’État

Ce qui paraissait au départ comme un simple fait divers financier s’est transformé en une affaire d’État d’une ampleur inédite. Selon les révélations du journal Libération, l’arrestation en octobre 2024 de trois individus pour émission frauduleuse d’un chèque du Trésor d’un montant de 400 millions de francs CFA n’était en réalité que la face visible d’un gigantesque scandale. À ce jour, le préjudice total est estimé à 7,863 milliards de francs CFA.

L’affaire implique trois principaux suspects : Mansour Kane, agent du Trésor ; Mallé Seck, transitaire ; et Ramatoulaye Fall, femme d’affaires bien connue dans les milieux portuaires. Tous trois ont été interpellés après la découverte d’un chèque frauduleux émis au nom du Trésor public. Mais très vite, les soupçons du parquet financier se sont orientés vers une fraude d’une bien plus grande envergure.

La Division des investigations criminelles (DIC), saisie du dossier, a mis au jour une opération méthodiquement orchestrée. Trois carnets de 50 chèques chacun — soit 150 chèques — ont disparu des services du Trésor. Des documents ultrasensibles, initialement destinés à des entités de souveraineté comme le Centre comptable des armées, la Cellule antiterroriste et le programme Entretien des détenus de Dakar.

Ces carnets ont été utilisés pour couvrir des paiements de droits de douane via plusieurs sociétés de transit, rendant les opérations frauduleuses difficiles à détecter à première vue. La fraude s’est donc infiltrée dans des circuits officiels, habillée de la légitimité des documents estampillés Trésor public.

Cinq entreprises de transit, dont les noms n’ont pas encore été révélés, sont désormais dans le viseur de la justice. Leurs responsables ont été entendus par les enquêteurs de la DIC, et des inculpations supplémentaires sont attendues dans les prochains jours. Mais au-delà du secteur privé, les regards se tournent également vers l’intérieur même de l’administration. Des complicités internes sont fortement suspectées, et des vérifications sont actuellement en cours au sein des services du Trésor.

Avec un préjudice frôlant les 8 milliards de francs CFA et des documents relevant de la sécurité nationale détournés, ce scandale dépasse le simple cadre judiciaire. Il soulève des questions sur la sécurité des procédures internes de l’État, la transparence dans la gestion des fonds publics et la porosité entre institutions et intérêts privés. Il pourrait aussi avoir des répercussions politiques majeures si les complicités s’avèrent remonter à des niveaux hiérarchiques supérieurs.

L’opinion publique, déjà ébranlée par plusieurs affaires de mauvaise gouvernance ces dernières années, attend désormais des réponses claires et des sanctions exemplaires. Le parquet financier, quant à lui, entend aller jusqu’au bout de l’enquête.

Kaolack : Le CNLCVB monte au créneau pour fustiger la mort de l’ICP de Arafat

Suite au décès tragique de l’Infirmier Chef de Poste (ICP) de santé de Arafat, dans la commune de Missirah Wadéne (région de Kaffrine), Mamadou S. Diallo, le Comité national de lutte contre le vol de bétail (CNLCVB) est monté au créneau pour dénoncer cet acte odieux.

Selon les premières informations, l’ICP a été tué dans la nuit du mardi au mercredi, aux alentours de 4 heures du matin, par des individus non encore identifiés. Le drame s’est produit dans son logement, situé dans l’enceinte même du poste de santé où il exerçait.

D’après des sources locales, des individus à bord d’un véhicule 4×4 se seraient introduits sur les lieux pour voler des moutons qui se trouvaient derrière le logement. C’est au cours de cette opération que le professionnel de santé aurait perdu la vie, dans des circonstances encore floues.

Le CNLCVB déplore vivement cette situation, qui met en lumière l’insécurité persistante dans certaines zones rurales et appelle les autorités compétentes à diligenter une enquête pour retrouver les auteurs de ce crime.

ZONE DE LIBRE-ÉCHANGE AFRICAINE / CHOIX D’ABIDJAN PAR L’ADMINISTRATION TRUMP : Dakar ne fait-elle plus rêver ?

Washington redéfinit ses relations avec l’Afrique, délaissant l’aide humanitaire au profit du commerce et de l’investissement. Ainsi, la Côte d’Ivoire devient-elle la vitrine de cette nouvelle donne afin de servir de tampon entre le pays de l’Oncle Sam et l’Afrique francophone.

Les États-Unis reconfigurent profondément leur stratégie à l’égard du continent africain. Jadis fondée sur l’aide humanitaire et les partenariats sociaux, leur approche privilégie désormais les échanges économiques et les investissements structurants. Cette inflexion diplomatique, incarnée par l’ouverture d’un bureau stratégique à Abidjan, en Côte d’Ivoire, dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), suscite des interrogations. Dakar, longtemps considérée comme un pilier de la relation américano-africaine en Afrique francophone, conserve-t-elle encore sa place centrale ?
À l’occasion d’une rencontre avec la presse, tenue le 20 mai 2025 à Abidjan, Troy Fitrell, haut responsable du Bureau des affaires africaines au sein du Département d’État américain, a exposé les grands axes de cette nouvelle doctrine. Selon lui, les partenariats commerciaux s’avèrent plus efficaces pour favoriser une croissance économique durable que les mécanismes classiques d’aide au développement. Washington mise donc sur la vitalité du marché africain, soutenu par une jeunesse dynamique, une urbanisation rapide et un potentiel d’intégration économique sans précédent à travers la ZLECAf.
Le changement de paradigme opéré par l’administration Trump ne se limite pas à une simple déclaration d’intention. Il s’accompagne d’un agenda ambitieux visant à arrimer les intérêts des entreprises américaines aux priorités de développement africaines : industrialisation, transformation locale des matières premières, montée en compétence de la main-d’œuvre et création d’emplois. Un virage pragmatique, en phase avec les nouveaux enjeux géostratégiques où la Chine, la Russie, la Turquie et d’autres puissances étendent leur influence.
Durant son séjour à Abidjan, Troy Fitrell a multiplié les initiatives : participation au prestigieux Africa CEO Forum, concertation avec les Chambres de commerce américaines de douze pays ouest-africains, entretiens bilatéraux avec plusieurs hauts dirigeants africains, incluant présidents, ministres du Commerce et Affaires étrangères. La dynamique est claire : Washington entend renforcer son ancrage en Afrique de l’Ouest et le fait désormais depuis la Côte d’Ivoire, désignée comme nouveau hub économique francophone.

ABIDJAN INCONTOURNABLE

En installant un bureau à Abidjan, Washington envoie un signal fort : les critères linguistiques, juridiques et économiques prennent le pas sur les symbolismes historiques. La Côte d’Ivoire, dotée d’infrastructures solides, d’une stabilité relative et d’un environnement d’affaires en plein essor, semble incarner davantage aujourd’hui les priorités américaines que Dakar, malgré son passé de capitale diplomatique de l’Afrique francophone.
Ce choix stratégique interroge. Le Sénégal, qui fut longtemps un partenaire privilégié de Washington, notamment à travers les coopérations sécuritaires et les actions de l’USAID, voit peu à peu sa position érodée. Les coupes budgétaires affectant l’aide publique au développement – dont USAID et le Millenium Challenge – en seraient un autre indicateur. Simultanément, des instruments comme Prosper Africa, la US Exim Bank ou encore la DFC (Development Finance Corporation) prennent le relais, avec une logique purement économique.

ÉLAN DE SOUVERAINISME EN AFRIQUE

Face à cette réorientation, les attentes du continent sont claires : retombées locales, transferts de technologie, développement des chaînes de valeur africaines. Des exigences qui traduisent une volonté d’émancipation, mais qui impliquent également une montée en compétence des gouvernements africains dans la négociation des accords internationaux. Car si les États-Unis affichent leur volonté d’agir « autrement », l’Afrique, elle, aspire à ne plus être simplement un réceptacle, mais un acteur à part entière.
Le sort encore incertain du renouvellement de l’AGOA (African Growth and Opportunity Act), dont l’échéance approche en septembre 2025, témoigne aussi de cette incertitude. L’avenir des relations afro-américaines dépendra autant de la clarté des politiques américaines que de la capacité des États africains à défendre des positions communes et ambitieuses.

 Penda THIAM

Intelligence artificielle : les dirigeants des banques centrales appellent à une approche prudente et collaborative

Réunis à Dakar pour une journée de réflexion organisée par la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), plusieurs dirigeants d’institutions financières africaines ont débattu des opportunités et des défis que pose l’émergence rapide de l’intelligence artificielle (IA). Placée sous l’autorité du gouverneur Jean-Claude Kassi Brou, cette rencontre internationale s’est tenue dans un contexte de mutations technologiques profondes, incitant les autorités monétaires à repenser leurs modes de régulation, d’analyse et de supervision.

Selon les intervenants, l’IA est désormais incontournable. « Il faut s’adapter, car on ne peut pas rester à l’orée d’une révolution », ont déclaré plusieurs participants, appelant à ne pas rater le virage technologique en cours. Pour Badanam Patoki, président de l’Autorité des Marchés Financiers de l’Union Monétaire Ouest Africaine (AMF-UMOA), l’IA constitue une opportunité d’analyse pédagogique et de réduction des coûts, mais elle implique également des risques qu’il ne faut pas négliger, notamment en matière de surveillance et de stabilité des marchés. Il plaide ainsi pour un dialogue approfondi avec les acteurs du secteur afin de comprendre leurs besoins et d’élaborer ensemble des mécanismes de déploiement responsables, soutenus par un cadre réglementaire rigoureux et évolutif.

M. Patoki a également alerté sur la nécessité de renforcer les ressources humaines des organes de supervision. Selon lui, il est essentiel de former les équipes et de doter les institutions des moyens technologiques nécessaires pour utiliser l’IA tout en protégeant l’équilibre du marché. Il insiste sur une approche qui permette à tous les acteurs de bénéficier équitablement des apports de l’IA, sans provoquer de déséquilibres.

Younoussa Imani, gouverneur de la Banque centrale des Comores, a pour sa part souligné l’urgence de former le personnel des banques centrales à ces nouveaux outils technologiques. Il a également mis en avant l’importance de la coopération régionale et internationale, en vue d’assurer un transfert de compétences et une mutualisation des expériences. Il reconnaît que l’IA permet de gagner en rapidité dans l’atteinte des objectifs, mais insiste sur la prudence dans son intégration : tout processus de mise en œuvre doit prendre en compte la confidentialité des données, la protection de la vie privée et la mise en place de réglementations adaptées.

De son côté, Yvon Sana Bangui, gouverneur de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC), a tenu à rappeler que l’IA doit être au service de la stabilité financière. Il a identifié quatre grands défis liés à l’usage de cette technologie au sein des banques centrales : la gouvernance des données, le contrôle des flux macroéconomiques et financiers, la sécurisation des transactions et la fiabilité des algorithmes. Pour lui, la qualité des données traitées est un enjeu fondamental. Il appelle à la centralisation, au stockage sécurisé et à l’harmonisation des normes d’utilisation afin de garantir la transparence et la robustesse des systèmes.

Yvon Sana Bangui a par ailleurs souligné que l’Afrique accuse déjà un certain retard dans l’appropriation des technologies d’intelligence artificielle. Il estime que le continent n’a pas suffisamment contribué à la conception de cette technologie, et que s’il ne prend pas rapidement part à son développement, il risquera encore une fois de subir plutôt que de maîtriser les évolutions futures. Il a conclu en insistant sur le lien entre chaque avancée technologique et l’innovation suivante, appelant à un engagement proactif et stratégique.

En somme, tous les intervenants ont exprimé un consensus sur la nécessité d’intégrer l’IA dans les pratiques des banques centrales, mais en prenant soin de ne pas brûler les étapes. Il s’agit d’un processus à encadrer avec rigueur, éthique et collaboration. L’objectif est clair : mettre l’intelligence artificielle au service de l’innovation, de la performance institutionnelle et de la stabilité du système financier africain.

Cheikh Diba : « Une gouvernance solide est essentielle pour tirer le maximum de bénéfices de l’intelligence artificielle »

Le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a présidé ce mercredi, au nom du Premier ministre, une importante journée organisée par la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), consacrée à l’intelligence artificielle (IA) et à son rôle dans la transformation des institutions financières. L’événement, placé sous le thème « L’Intelligence Artificielle : Opportunités et défis pour les Banques Centrales », s’est tenu en présence du Gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou, ainsi que de plusieurs responsables institutionnels et experts du domaine.

Dans son allocution d’ouverture, Cheikh Diba a replacé les enjeux de la rencontre dans le contexte mondial actuel, caractérisé par une accélération de la transformation numérique. Il a souligné que l’intelligence artificielle est désormais un levier incontournable de performance, capable de transformer profondément les systèmes économiques, sociaux et administratifs.

Revenant sur les événements récents tels que le Sommet de Paris pour l’Action sur l’Intelligence Artificielle en février dernier et le premier Sommet mondial de l’IA en Afrique, tenu à Kigali en avril 2025, le ministre a plaidé pour une implication active du continent africain dans cette révolution technologique. « L’Afrique ne doit pas se contenter d’être un marché pour cette technologie. Elle doit devenir un acteur de son développement, à travers la formation, l’investissement et la maîtrise de ses infrastructures numériques », a-t-il affirmé.

Selon les estimations des Nations Unies, l’IA pourrait générer un surplus de valeur ajoutée de 1 500 milliards de dollars à l’économie africaine d’ici 2030, en créant de nouveaux emplois et en stimulant la croissance. Mais pour que ces opportunités se concrétisent, a insisté le ministre, il faut établir une gouvernance éthique de l’IA, respectueuse des droits humains et adaptée aux réalités du continent.

Cheikh Diba a salué la pertinence de la conférence initiée par la BCEAO, qu’il considère comme une étape cruciale dans l’appropriation de l’IA par les institutions financières. Selon lui, l’IA permet déjà aux organisations de simuler des comportements humains, d’automatiser des processus complexes et de faire des prévisions plus précises, ce qui ouvre la voie à une amélioration considérable de la qualité des services, notamment dans les secteurs publics et économiques.

Il a mis en avant les efforts du Sénégal en matière de digitalisation. Le pays, sous l’impulsion du président Bassirou Diomaye Faye, a lancé le 24 février dernier une ambitieuse stratégie nationale du numérique, baptisée « New Deal Technologique ». Cette initiative vise à renforcer la souveraineté numérique du pays, en garantissant la protection des données, la modernisation de l’administration publique, et la promotion de l’entrepreneuriat technologique.

Dans la dynamique régionale, plusieurs pays membres de l’UEMOA ont adopté des stratégies similaires, intégrant l’intelligence artificielle dans les domaines de l’agriculture, de l’éducation, de la santé et des services publics. Ces transformations sont appelées à induire des mutations profondes dans les administrations, en valorisant notamment les données massives pour guider les politiques publiques.

En conclusion, le ministre Cheikh Diba a appelé à la mise en place d’un cadre de gouvernance robuste qui garantisse une utilisation responsable, efficace et éthique de l’IA. « C’est à cette condition que nous pourrons tirer le meilleur de cette technologie révolutionnaire, tout en protégeant l’intégrité des données et en préservant la confiance du public », a-t-il martelé.

Cette journée d’échanges à la BCEAO marque un tournant dans la réflexion régionale sur l’intelligence artificielle, et positionne le Sénégal comme l’un des acteurs les plus engagés sur la voie d’une transformation numérique souveraine et inclusive.

Tabaski 2025 : le Premier ministre Ousmane Sonko rassure sur l’approvisionnement en moutons et les mesures prises par l’État

Lors du Conseil des ministres du mercredi 21 mai 2025, le Premier ministre Ousmane Sonko a placé la fête de la Tabaski au cœur des priorités gouvernementales. Il a qualifié cette célébration de « moment religieux d’importance nationale » et est revenu longuement sur les dispositions arrêtées pour assurer une bonne préparation de l’événement.

En amont de ce Conseil, un Conseil interministériel avait déjà été convoqué spécifiquement sur le sujet. Plusieurs orientations ont été définies à cette occasion pour garantir un approvisionnement suffisant en moutons sur le marché national. Le Premier ministre a insisté sur les efforts faits pour faciliter l’acheminement du bétail, notamment à travers l’émission de circulaires. Ces instructions prévoient un encadrement assoupli pour les véhicules transportant du bétail sur l’ensemble du territoire national. Les camions ne seront plus soumis aux mêmes rigueurs de contrôle, et il est désormais autorisé à chaque transporteur de se faire accompagner par trois bergers à bord de chaque véhicule. Cette mesure vise à garantir la surveillance et la sécurité des moutons pendant leur transport.

Des exonérations de droits et taxes ont également été décidées afin de réduire les coûts à l’achat pour les commerçants comme pour les consommateurs. Parallèlement, des directives ont été données pour renforcer la sécurité sanitaire et publique sur tous les points de vente autorisés ainsi que tout au long des circuits commerciaux empruntés par les convoyeurs de bétail.

Ousmane Sonko s’est déclaré satisfait de la mise en œuvre de ces décisions à date. Il a exhorté les ministres chargés des Forces armées, de la Sécurité, des Finances et des Collectivités territoriales à continuer à veiller à l’application stricte et équitable de ces mesures, dans toutes les régions du pays.

Au 18 mai, le marché disposait de 406 592 têtes de moutons. Ce chiffre correspond à un taux de couverture de 48,99 %, soit près de la moitié de l’objectif national qui est fixé à 830 000 moutons. Le chef du gouvernement s’est également félicité de la bonne organisation en cours autour des points de vente. Les gouverneurs ont identifié un total de 278 points officiels de vente, dont l’aménagement est bien avancé selon les données remontées du terrain.

Sur le plan alimentaire, Ousmane Sonko a noté avec satisfaction la stabilité observée sur les marchés de l’oignon et de la pomme de terre. Ces produits de grande consommation, essentiels pendant la Tabaski, ne devraient pas connaître de tension majeure cette année, ce qui est perçu comme un signe de résilience de la chaîne d’approvisionnement agricole.

Enfin, le Premier ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à soutenir les populations vulnérables. Il a indiqué suivre de près les mécanismes d’assistance publique mis en place pour leur permettre de célébrer la Tabaski dans la dignité. Le soutien social demeure ainsi un pilier important de la stratégie gouvernementale pour que cette fête religieuse soit vécue dans la sérénité, dans tous les foyers, quelles que soient les conditions économiques des ménages.

Cité Souleymane Loum (Rufisque) : Rassemblement des habitants contre les travaux contestés de Eiffage

Ce matin, les habitants de la Cité Souleymane Loum et des environs se sont réunis au pied de la passerelle pour dénoncer une nouvelle fois les travaux engagés par la société Eiffage, qu’ils jugent invasifs et non concertés. Cette mobilisation citoyenne, bien que modérément suivie, a permis d’envoyer un message clair : les populations entendent défendre leur espace de vie avec détermination.

Le rassemblement a été animé par le délégué du quartier, Malick Ndiaye, entouré de plusieurs intervenants. Tous ont exprimé leur mécontentement face à ce qu’ils considèrent comme une « agression » contre leur environnement immédiat. Leurs doléances ont été portées avec calme mais fermeté auprès des représentants d’Eiffage, présents sur les lieux.

À l’issue de ces échanges, les travaux ont été suspendus une nouvelle fois, en attendant la mise en place d’un cadre de dialogue ou d’une solution concertée. Les habitants voient en cette décision un signe encourageant, qui prouve l’efficacité de la mobilisation communautaire, même lorsque le nombre de participants est restreint.

Toutefois, les leaders du mouvement citoyen insistent : la mobilisation doit s’intensifier pour peser davantage dans les négociations futures. Ils appellent l’ensemble des habitants à se tenir prêts pour répondre massivement à chaque appel à l’action, dans le but de protéger durablement leur cadre de vie.

Le rassemblement de ce matin marque une étape supplémentaire dans une lutte que les riverains promettent de poursuivre jusqu’à l’obtention d’une issue juste et définitive. Dans un contexte urbain où les projets d’infrastructure se multiplient parfois au détriment des communautés locales, la Cité Souleymane Loum entend faire entendre sa voix jusqu’au bout.

Kaolack – La perte des valeurs à l’école : un mal croissant dans le système éducatif, selon le MEEFAS

Face à la montée des comportements jugés inappropriés au sein des établissements scolaires, notamment lors des activités culturelles organisées par les gouvernements scolaires et autres événements, le Mouvement des Élèves et Étudiants Franco-Arabes du Sénégal (MEEFAS) tire la sonnette d’alarme. Ce mercredi, devant la presse, le mouvement a exprimé sa vive inquiétude.

“Nous, Mouvement des Élèves et Étudiants Franco-Arabes du Sénégal, observons aujourd’hui, avec une profonde inquiétude, la dégradation inquiétante des comportements au sein de nos établissements scolaires, notamment lors des activités culturelles et des événements tels que les FASCO. Ces occasions, censées être des moments d’expression saine de la culture et de la créativité de notre jeunesse, sont de plus en plus marquées par des danses obscènes, des habillements indécents, et des attitudes totalement contraires à nos valeurs morales, sociales et culturelles”, a dénoncé Mactar Fall, président national du MEEFAS.

Selon lui, il est inacceptable que l’école, lieu censé former et éduquer, devienne un espace de banalisation de comportements malsains, à mille lieues des objectifs pédagogiques et éthiques qui devraient y prévaloir.

“L’école doit rester un cadre de construction de l’élève, non un terrain de décadence morale”, a-t-il martelé.

Mactar Fall a ainsi lancé un appel solennel aux autorités éducatives, aux chefs d’établissements, aux enseignants et aux parents d’élèves, les invitant à prendre leurs responsabilités.

“Il est impératif de mettre en place des mesures fermes afin de réguler et d’encadrer strictement les manifestations culturelles dans nos écoles. La pudeur, le respect, et la décence doivent être restaurés”, a-t-il déclaré.

Par ailleurs, le président du MEEFAS a proposé l’introduction officielle et effective de l’enseignement religieux dans les collèges et lycées. Selon lui, la religion, en tant que vecteur de valeurs morales et spirituelles, peut contribuer à guider les élèves vers une vie équilibrée, respectueuse et digne.

“L’enseignement religieux permettra de renforcer chez les jeunes le sens de la responsabilité, du respect de soi et des autres”, a-t-il ajouté.

Enfin, Mactar Fall a conclu en appelant à une mobilisation collective pour préserver les écoles de la dérive morale, et à redonner à l’éducation ses lettres de noblesse.

Kédougou : Trois sites d’orpaillage clandestins démantelés, 47 personnes interpellées

Une importante opération militaire a été menée le mardi 20 mai 2025 dans le secteur de Moussala, région de Kédougou, par les forces armées sénégalaises dans le cadre de l’Opération Orientale. Cette initiative vise à combattre l’exploitation illégale des ressources naturelles dans le sud-est du pays, particulièrement touché par les activités minières clandestines.

Selon la Direction de l’information et des relations publiques des Armées (Dirpa), les soldats de la Zone militaire n°4 ont procédé au démantèlement de trois sites d’orpaillage clandestins. Au cours de l’opération, 47 individus ont été interpellés, tandis que d’importants équipements ont été saisis.

Le bilan matériel est conséquent : 13 motopompes, 28 motos, 2 groupes électrogènes, ainsi que divers outils servant à l’extraction artisanale de l’or. En parallèle, les militaires ont également mis la main sur plusieurs troncs de bois abattus illégalement, révélant l’ampleur de l’exploitation illicite qui affecte les écosystèmes de la zone.

Les personnes interpellées ainsi que les objets saisis ont été remis à la gendarmerie pour les besoins de l’enquête et des suites judiciaires. La Dirpa annonce que les opérations vont se poursuivre dans la région de la Falémé, qui reste un point névralgique dans la lutte contre l’orpaillage clandestin.

Cette intervention s’inscrit dans une stratégie nationale de préservation des ressources naturelles et de sécurisation des zones frontalières, de plus en plus convoitées par des réseaux transnationaux d’exploitation illégale.

Vol à l’AIBD : un agent détourne bijoux, diamants et cheveux naturels d’une passagère

Un agent de rampe à l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) de Diass est au cœur d’un scandale de vol présumé impliquant des biens de valeur appartenant à une passagère de la compagnie Air Sénégal. I.J.B., employé de la société 2AS, a comparu devant le Tribunal de Grande instance de Mbour pour avoir subtilisé des bijoux en or, en diamant, et 30 paquets de cheveux naturels lors d’un débarquement.

Les faits remontent au samedi 10 mai 2025. Alors qu’il s’activait au déchargement des bagages d’un vol en provenance de France, l’agent aurait profité d’un moment d’inattention pour forcer les cadenas de deux valises appartenant à une passagère identifiée sous les initiales M.F.D. Il aurait alors récupéré discrètement les sachets contenant les précieux bijoux et les paquets de cheveux, avant de refermer les valises et dissimuler le tout dans son propre sac.

Mais un oubli va trahir le suspect : en refermant les valises, il laisse accidentellement son bracelet fétiche, portant ses initiales, à l’intérieur de l’un des bagages. À son arrivée chez elle, la victime découvre le vol et le bracelet suspect. Elle entame alors ses propres recherches et retrouve le profil Facebook correspondant aux initiales, qui mène à une photo de l’agent.

M.F.D retourne à l’AIBD pour signaler le vol. Une enquête est aussitôt ouverte. Interpellé, I.J.B. nie les faits et affirme ne pas posséder de bracelet ou de compte Facebook. Mais une perquisition à son domicile à Ouest-Foire compromet sa défense : dix paquets de cheveux naturels et des bijoux de la victime sont retrouvés dans son armoire.

Confondu par les preuves, le mis en cause passe aux aveux. Il reconnaît avoir vendu une partie des bijoux en or à un bijoutier établi à Keur Ndiaye Lô, pour la somme de 200.000 F CFA. Ce dernier, également entendu par la justice, a tenté de se disculper à la barre.

Le procureur a requis l’application stricte de la loi à l’encontre des deux hommes. Tous deux ont été placés sous bracelet électronique en attendant le verdict du tribunal, prévu pour le mardi 27 mai 2025. Ce nouvel incident soulève à nouveau la question de la sécurité des bagages dans les aéroports sénégalais.

Ziguinchor – Les ex-détenus politiques dénoncent une indemnisation incomplète et exigent des réponses

À Ziguinchor, les anciens détenus politiques expriment leur profonde frustration face à la lenteur et au manque de clarté dans le processus d’indemnisation promis par l’État. Alors que 126 personnes avaient été recensées pour bénéficier d’une aide financière dans le cadre du programme de réparation, seules 32 ont effectivement reçu les 500.000 FCFA annoncés.

Réunis en conférence de presse ce mercredi, plusieurs membres du collectif des ex-détenus ont fait part de leur colère. Elhadj Cissé, porte-parole du groupe, a dénoncé ce qu’il qualifie d’injustice manifeste. Selon lui, il est incompréhensible qu’au bout de quatre mois, la majorité des bénéficiaires restent sans nouvelles et sans soutien. Il rappelle que cette aide avait été solennellement annoncée par le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko pour réparer les torts subis par les anciens détenus et les familles des victimes.

Le collectif demande des explications officielles de la part des autorités, en particulier de la ministre en charge du dossier. Il appelle à plus de transparence sur les critères de sélection des bénéficiaires et sur les délais réels de versement de l’aide.

Les ex-détenus ont également critiqué certains élus locaux, dont le député Guy Marius Sagna, accusé de ne pas porter leur voix. Elhadj Cissé affirme l’avoir interpellé, sans obtenir de réponse satisfaisante, estimant que les attentes des populations de Ziguinchor n’ont pas été suffisamment prises en compte.

À quelques jours de la Tabaski, les concernés espèrent une réaction rapide du gouvernement afin que l’ensemble des bénéficiaires puissent recevoir leur dû dans des délais raisonnables.

Meurtre d’un infirmier à Koungheul : le SUTSAS décrète une journée noire ce vendredi 23 mai

Le monde de la santé sénégalaise est en deuil. Mamadou Samba Diallo, Infirmier Chef du poste de santé de Arafat, a été lâchement assassiné dans la nuit du mardi au mercredi, vers 4 heures du matin, sur son lieu de travail, situé dans le district sanitaire de Koungheul (région médicale de Kaffrine). L’attaque a été perpétrée par des individus armés non identifiés.

L’annonce de ce meurtre a provoqué une onde de choc au sein du corps médical et suscité une vive indignation du Syndicat Unique des Travailleurs de la Santé et de l’Action Sociale (SUTSAS). Dans un communiqué rendu public ce jeudi, le syndicat a fermement condamné cet acte qu’il qualifie d’« ignoble et barbare ». Le SUTSAS fustige également l’inaction des autorités face à la recrudescence des violences à l’encontre des agents de santé, régulièrement exposés à des agressions dans l’exercice de leurs fonctions.

En signe de protestation, le syndicat a décrété la journée du vendredi 23 mai 2025 comme une “journée noire” sur l’ensemble du territoire national. Des prières collectives, des sit-in dans les structures sanitaires et le port de brassards noirs sont prévus pour rendre hommage à la victime et alerter sur l’urgence sécuritaire dans le secteur.

Par ailleurs, le Secrétariat Exécutif du SUTSAS a exprimé son soutien total à l’arrêt de travail régional décrété à Kaffrine dès ce mercredi à 9 heures. Cette mobilisation régionale vise à exiger des garanties de sécurité concrètes pour les professionnels de santé.

Ce nouveau drame vient raviver les inquiétudes autour des conditions de travail du personnel médical, notamment dans les zones reculées. Le SUTSAS appelle à des mesures urgentes de sécurisation des postes de santé, sans quoi, prévient-il, « d’autres mobilisations de plus grande envergure seront enclenchées ».

Tabaski 2025 : l’État bloque temporairement les ventes d’oignons des agrobusiness pour sauver les petits producteurs

À l’approche de la Tabaski, le ministère du Commerce a décidé de suspendre temporairement les ventes d’oignons et de pommes de terre par les grandes exploitations agricoles. Une mesure exceptionnelle, annoncée par le directeur général des marchés à travers une lettre circulaire, qui vise à soulager les petits producteurs durement touchés par la saturation du marché.

Du 22 mai au 15 juin 2025, les sociétés d’agrobusiness sont invitées à cesser leurs ventes, afin de laisser le champ libre aux exploitants les plus vulnérables. Ces derniers, qui disposent rarement de moyens de stockage ou de logistique performants, peinent à écouler leurs produits dans un marché inondé et déstabilisé.

« Cette situation traduit l’importance des stocks disponibles et en souffrance au niveau des petits producteurs », souligne la note adressée aux opérateurs économiques. En clair, l’abondance actuelle de l’offre – amplifiée par les volumes massifs des grandes structures – a provoqué une chute brutale des prix à la production, aggravant les pertes post-récolte pour les producteurs familiaux.

Cette fenêtre de commercialisation exclusive intervient à un moment stratégique. La Tabaski, prévue fin juin, entraîne une forte demande sur les marchés, notamment en oignons, ingrédient central dans la préparation des plats traditionnels. Pour les producteurs locaux, il s’agit d’un des rares pics de l’année où les ventes peuvent générer un revenu significatif.

Le directeur général des marchés a appelé à la solidarité des acteurs de la filière, saluant l’effort collectif nécessaire pour soutenir durablement la production locale. « J’attache du prix au respect de cette mesure et vous remercie de votre compréhension et engagement à cette démarche de solidarité économique », conclut-il dans sa circulaire.

Accrochage armé à Djibidione : des soldats sénégalais pris pour cible lors d’une patrouille

Une unité de l’armée sénégalaise en mission de patrouille a été prise à partie ce mercredi matin dans la commune de Djibidione, précisément aux alentours des villages de Karounor et Kalathiaye, dans le département de Bignona (région de Ziguinchor). L’accrochage s’est produit dans une zone frontalière réputée instable, où la présence de bandes armées demeure une menace persistante.

Selon une source sécuritaire ayant requis l’anonymat, les soldats effectuaient une opération de surveillance de routine lorsqu’ils ont été attaqués par un groupe non identifié. Les échanges de tirs ont duré plusieurs minutes, mais les circonstances exactes de l’affrontement restent floues. Aucun bilan officiel n’a été communiqué pour l’heure, tant en termes de pertes humaines que de dégâts matériels.

La région sud du Sénégal, en particulier la commune de Djibidione, reste un foyer de tension récurrent en raison de sa proximité avec la Guinée-Bissau et de la présence sporadique de groupes armés. Cette zone stratégique fait régulièrement l’objet d’opérations militaires visant à rétablir l’ordre et assurer la sécurité des populations locales.

Cet incident intervient dans un contexte de vigilance accrue des forces de défense et de sécurité, mobilisées pour prévenir tout regain d’instabilité dans cette partie du pays. Les autorités militaires n’ont pas encore émis de communiqué officiel, mais une enquête serait en cours pour identifier les auteurs de cette attaque.

En attendant, la situation reste tendue dans la zone, et les populations riveraines, souvent prises au piège entre les opérations de sécurisation et les agissements des groupes armés, expriment leurs inquiétudes quant à la persistance de la violence.

Vol spectaculaire à l’AIBD : un agent trahi par son bracelet fétiche

Aéroport international Blaise Diagne (AIBD), Diass – Un vol digne d’un polar s’est joué le samedi 10 mai 2025 sur le tarmac de l’AIBD, impliquant un agent de longue date de la société 2AS. L’histoire, aussi invraisemblable qu’authentique, mêle effraction, bijoux de valeur, cheveux naturels… et une enquête éclair déclenchée par un simple bracelet.

Ce soir-là, vers 21h, alors que les passagers du vol Air France AF 718 en provenance de Paris récupèrent leurs bagages, I.J.B, employé modèle depuis 15 ans, cède à la tentation. Affecté au transport des bagages vers le tapis roulant, il force discrètement deux valises appartenant à M.F.D., une passagère arrivée de Paris. Il en extrait un butin impressionnant : bijoux en or, en diamant, or blanc, bagues, bracelets, chaînes, boucles d’oreilles… ainsi que 30 paquets de cheveux naturels, le tout dissimulé dans son sac personnel.

Mais le plan parfait connaît un accroc. Dans la précipitation, I.J.B oublie un bracelet fétiche marqué de ses initiales… dans l’une des valises fracturées. Une négligence qui va précipiter sa chute.

De retour chez elle, M.F.D. découvre la disparition de ses biens ainsi que le bracelet oublié. Perspicace, elle mène une rapide enquête en ligne. Une recherche sur Facebook lui permet d’identifier I.J.B grâce à une photo en uniforme, posant fièrement près d’un avion. Ni une ni deux, elle retourne à l’aéroport et remet les éléments à la Police spéciale de l’AIBD.

Les enquêteurs n’auront pas besoin de beaucoup de temps. I.J.B est interpellé et nie en bloc, prétendant ne pas posséder de bracelet ni de compte Facebook. Mais la perquisition menée à son domicile, à Ouest-Foire, le trahit définitivement. Dix paquets de cheveux naturels et un sachet de bijoux identifiables sont retrouvés. Dos au mur, l’agent passe aux aveux. Il révèle même avoir revendu une partie du butin à un bijoutier, A.D, résidant à Keur Ndiaye Lô, pour la somme de 200 000 francs CFA.

Hier, les deux hommes ont comparu devant le Tribunal de grande instance de Mbour. Malgré des tentatives de défense maladroites, les preuves accablantes ne laissent guère de place au doute. En attendant le verdict, prévu pour le mardi 27 mai, I.J.B et son complice ont été placés sous bracelet électronique.

Un coup de théâtre inattendu qui rappelle qu’à l’heure du numérique, même les larcins les plus bien ficelés peuvent s’effondrer à cause d’un simple oubli… ou d’un réseau social.

La diaspora sénégalaise aux États-Unis mobilisée pour Serigne Saliou Ndoye, détenu au Texas après un malentendu culturel

La communauté sénégalaise vivant aux États-Unis est en émoi et se mobilise massivement pour soutenir l’un de ses membres, Serigne Saliou Ndoye, actuellement en détention au Texas. Sans-papiers, ce ressortissant sénégalais fait face à une procédure judiciaire enclenchée par les services de l’immigration américaine, et risque l’expulsion à la suite d’un incident que ses proches qualifient de “malentendu culturel”.

Selon plusieurs témoignages concordants, l’incident à l’origine de cette situation n’aurait aucun caractère criminel. Chauffeur occasionnel, Serigne Saliou Ndoye aurait pris en charge une passagère américaine qui lui aurait demandé de mettre de la musique durant le trajet. Ne maîtrisant pas parfaitement l’anglais, il aurait tenté de lui expliquer, de manière maladroite, qu’il n’écoutait pas de musique par choix religieux, préférant écouter des récitations du Coran.

Ces propos, mal compris par la passagère, auraient suscité chez elle une inquiétude soudaine. Elle aurait exigé de descendre immédiatement du véhicule, alors qu’ils se trouvaient sur une autoroute. Pour des raisons évidentes de sécurité, Serigne Saliou aurait refusé de la faire descendre à cet endroit, ce qui aurait été interprété à tort comme une tentative de séquestration.

Originaire de Thiès, Serigne Saliou Ndoye est décrit par la diaspora comme un homme pieux, respectueux, et très engagé dans la communauté Mouride aux États-Unis. “Il a toujours prôné la paix, la tolérance, et le respect de l’autre. Il est loin de toute forme de violence ou de provocation”, témoigne un proche installé à New York.

Aucune charge criminelle grave, notamment de nature sexuelle ou violente, n’a été retenue contre lui jusqu’à présent. Pourtant, sa situation administrative précaire le place dans une position particulièrement vulnérable face aux autorités de l’immigration.

Face à cette situation jugée injuste, la communauté sénégalaise a lancé une cagnotte solidaire pour financer les services d’un avocat compétent, capable de défendre les droits de Serigne Saliou avec rigueur et humanité.

Les membres de la diaspora ont également interpellé les autorités diplomatiques du Sénégal aux États-Unis. Ils appellent l’ambassade à Washington et le consulat général à New York à s’impliquer activement dans le suivi du dossier afin de garantir que les droits fondamentaux de leur compatriote soient respectés.

« Ce que nous demandons, ce n’est pas un traitement de faveur. Ce que nous demandons, c’est la vérité, l’équité et la justice », a déclaré un membre de la coordination solidaire.

Réforme des cautions locatives : Eco Citoyen et l’ADLS saluent une avancée majeure initiée par la CDC

Les associations Eco Citoyen et l’Association de Défense des Locataires du Sénégal (ADLS) ont exprimé leur plein soutien à la réforme ambitieuse portée par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), sous la direction de Fadilou Keita. Cette réforme, jugée « historique » par les deux organisations, vise à consigner les cautions locatives directement auprès de la CDC, au lieu de les remettre aux bailleurs.

Pour Eco Citoyen et l’ADLS, cette nouvelle orientation marque une « avancée majeure » en matière de justice sociale, de transparence et de régulation des rapports locatifs au Sénégal. En transférant la gestion des cautions à une institution publique indépendante, les deux associations estiment que cette mesure permettra de mettre fin à de nombreuses dérives, telles que l’exigence illégale de plusieurs mois de caution, une pratique malheureusement répandue.

Cette réforme vise aussi à sécuriser les fonds des locataires, qui seront désormais garantis par un organisme neutre. En fin de bail — et hors litige — les cautions pourront être restituées automatiquement, renforçant la confiance entre bailleurs et locataires.

Eco Citoyen et l’ADLS insistent sur l’impact social de cette réforme, en particulier pour les populations à faible revenu. En réduisant le coût d’entrée dans un logement, la réforme facilite l’accès à un toit pour les foyers les plus précaires.

Elles y voient également un moyen de professionnaliser le secteur locatif, en fixant des règles claires, justes et applicables à tous les acteurs.

Les deux associations appellent l’ensemble des parties prenantes — pouvoirs publics, bailleurs, agences immobilières, société civile — à s’approprier cette réforme et à œuvrer pour sa mise en œuvre effective.

Eco Citoyen et l’ADLS se disent prêtes à informer les locataires, porter leurs préoccupations et accompagner la CDC dans cette transformation structurelle du marché locatif.

Les associations plaident également pour une extension nationale du dispositif, afin que tous les locataires sénégalais puissent en bénéficier, quels que soient leur ville ou leur quartier. Elles suggèrent l’intégration de solutions technologiques innovantes, comme le dépôt de caution via mobile money, pour renforcer l’accessibilité et la traçabilité des transactions.

En conclusion, Eco Citoyen et l’ADLS estiment qu’avec cette réforme, « il est temps de tourner la page des dérives locatives ». Elles affirment leur engagement à faire de cette initiative un levier de changement durable dans les relations entre locataires et propriétaires au Sénégal.

Kaolack : La Chambre des Métiers remet un lot de 200 tables-bancs aux écoles publiques

Les artisans de Kaolack, sous la houlette de leur président Sidy Diop, ont remis ce mardi un lot de 200 tables-bancs d’une valeur de 6 millions de FCFA au gouverneur de la région. Ce don est destiné aux établissements scolaires publics de Kaolack.

Selon Sidy Diop, cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme « Un artisan, un table-banc », et vise à combler le déficit criard en mobiliers scolaires observé dans la plupart des écoles. Elle contribue également à lutter contre le surnombre d’élèves contraints de partager un seul table-banc.

« Un pays ne peut pas se développer sans l’éducation, car elle en est la base. C’est pourquoi nous avons jugé utile de lancer cette initiative pour appuyer les écoles de Kaolack. C’est notre première édition, et nous ne comptons pas nous arrêter là. Nous envisageons, à l’avenir, de construire des salles de classe et des murs de clôture, car nous avons des partenaires prêts à nous accompagner dans la réalisation de ces projets », a déclaré le président Sidy Diop.

Prenant la parole lors de la cérémonie, Mamadou Habib Kamara, adjoint au gouverneur de Kaolack chargé du développement, a salué l’initiative et appelé à une utilisation responsable de ce don :

« Je lance un appel aux collectivités territoriales pour qu’elles privilégient les commandes locales et artisanales. Aux élèves, sachez que ces tables-bancs ne sont pas de simples objets : ils sont le fruit du travail de vos aînés artisans. Ils symbolisent l’importance que la société accorde à votre éducation. Prenez-en soin et étudiez avec ardeur. Vous êtes les bâtisseurs du Sénégal de demain. »

La cérémonie de remise s’est tenue en présence des représentants des collectivités territoriales, de l’inspecteur de l’éducation et de la formation, et surtout de Sophie Sy, directrice de l’Artisanat. Cette dernière a félicité Sidy Diop et les artisans de Kaolack, tout en lançant un appel à leurs homologues des autres régions à s’inspirer de cet exemple pour soutenir les écoles de leurs localités respectives.

Mbeuth dit non à “Mbeubeuss 2” : colère populaire contre un projet de centre de déchets imposé sans concertation

À Mbeuth, petit village agricole niché dans la commune de Bambilor, la résistance s’organise. Face au projet gouvernemental de construction d’un centre de traitement des déchets, surnommé “Mbeubeuss 2”, la contestation prend une ampleur inédite. Ce qui n’était qu’un simple refus de principe s’est transformé en un véritable soulèvement citoyen, porté par une population décidée à défendre ses terres et son mode de vie.

Le projet, jugé opaque et précipité, suscite l’inquiétude, voire la colère. Les terres visées, fertiles et intensément cultivées, font vivre plus de 700 maraîchers, selon les représentants locaux. L’implantation du centre signifierait, pour eux, la fin d’un modèle agricole durable et l’entrée dans une précarité imposée.

Le week-end dernier, la situation a basculé. Alors que les habitants manifestaient pacifiquement pour exprimer leur désaccord, la réponse des forces de l’ordre a été d’une rare violence. Intrusion dans les domiciles, coups, gaz lacrymogènes, arrestations arbitraires : quinze personnes, dont une mère et son fils, ont été arrêtées et conduites à la brigade de Sébikotane. Des témoignages bouleversants évoquent des scènes de panique et d’humiliation.

« On ne fait que défendre notre terre, notre pain quotidien. Pourquoi nous traiter comme des criminels ? », s’indigne un ancien du village.

Un projet imposé, un dialogue inexistant

Le collectif citoyen de Mbeuth, en première ligne de la contestation, précise qu’il ne rejette pas le principe d’un centre de traitement des déchets. Ce qu’il dénonce, c’est l’absence totale de concertation, le mépris affiché des autorités, et l’emplacement jugé catastrophique du projet.

« Ce qu’on nous impose, c’est une bombe sociale et écologique », déplore Saliou Ndiongue, membre du collectif.

« On nous promet 235 emplois précaires, dont une bonne partie pour des gens venus de Dakar, en échange de 700 emplois agricoles perdus. Où est la logique ? »

Un rapport d’experts environnementaux indépendants vient conforter leurs inquiétudes : risques pour la nappe phréatique, pollution des sols, déclin de la biodiversité locale. La nature du projet semble incompatible avec l’équilibre écologique de la zone.

Dans ce village où la majorité des habitants avaient placé leur confiance dans le régime Sonko/Diomaye, la déception est immense. Beaucoup voient dans cette affaire une trahison des engagements de rupture, et une continuité des pratiques autoritaires dénoncées sous les régimes précédents.

« On a voté pour le changement, pas pour qu’on vienne nous écraser en silence », lance un jeune agriculteur, les yeux embués de colère.

“Ce projet ne se fera pas ici”

Malgré la répression, la détermination reste intacte. Le mot d’ordre est clair : le projet ne passera pas. Le village appelle au dialogue, mais pose des lignes rouges infranchissables. L’installation du centre de déchets à Mbeuth est perçue comme une ligne de fracture, une agression contre l’économie locale et la dignité collective.

« Ce projet ne se fera pas ici. Pas au prix de nos terres, pas au prix de notre dignité », clame une habitante en brandissant une pancarte peinte à la main.

Mbeuth, aujourd’hui, est bien plus qu’un simple village agricole : c’est devenu le symbole d’une résistance citoyenne face à un État jugé sourd et brutal. Le combat engagé par ses habitants soulève des questions de fond sur les choix de développement, le respect des communautés locales, et l’avenir de la démocratie participative au Sénégal.

Recrutement spécial de 2000 enseignants : le ministère de l’Éducation nationale échange avec les députés de la Commission EJSL

Dans un esprit d’ouverture et de transparence, le ministère de l’Éducation nationale a reçu, ce mardi, les députés membres de la Commission de l’Éducation, de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs (EJSL) de l’Assemblée nationale. Cette séance de travail était axée sur le processus de recrutement spécial de 2000 enseignants, inscrit dans le cadre du Plan quinquennal de résorption du déficit en personnel enseignant.

Conduite par le Directeur des Ressources Humaines (DRH), assisté par les équipes techniques du ministère, la rencontre a permis une présentation détaillée et structurée du processus de recrutement, depuis sa phase préparatoire jusqu’à la sélection définitive des candidats. Le ministère a rappelé que ce recrutement s’inscrit dans une dynamique globale impulsée par le Gouvernement, visant l’embauche de 30 000 enseignants d’ici à 2029. Ce plan stratégique ambitionne de répondre durablement aux besoins en personnel éducatif sur l’ensemble du territoire.

Les parlementaires ont saisi cette opportunité pour poser un large éventail de questions relatives à la transparence du processus, aux critères de sélection, aux mécanismes de contrôle et aux garanties d’équité offertes aux candidats. En réponse, l’administration centrale a apporté des éclairages précis, fondés sur des données vérifiables, témoignant de la rigueur et de l’engagement du ministère à respecter les principes républicains et les exigences de bonne gouvernance.

Au-delà du processus en cours, cette rencontre a permis de mettre en lumière les efforts de modernisation du ministère, notamment à travers l’intégration d’outils numériques comme MIRADOR et GREEN, développés par la DRH. Ces plateformes visent à optimiser la gestion des ressources humaines, renforcer la traçabilité des procédures et garantir une meilleure transparence.

Le ministère de l’Éducation nationale s’est félicité de la qualité de ces échanges avec les membres de la représentation nationale. Cette collaboration constructive illustre, selon lui, une « volonté partagée de bâtir une école de qualité, inclusive et résolument tournée vers l’excellence ».

Scandale à Saly : Il sème le désordre en toute impunité

À l’heure du jub jubal Jubanti, un cas trouble La quiétude des populations à Saly. Il s’agit de Thierry Raymond Sanchez.

Comment un dealer condamné et recherché en France peut -il signér des contrats avec l’ Etat du Sénégal , la SAPCO sur un bail presque de 2 ha qu’il a morcellé et vendu sans que notre adminsitration puisse vérifier son casier judiciare ?
Comment peut -il obtenir la nationatilité sénégalaise et opérer en toute impunité avec son réseau du grand banditisme ( alliance réelle et prouvée avec Manu le GITAN , Emmanuel CARDIER , le braqueur le plus célébre de France qui est venu au Sénégal pour le faire sortir de prison ?

Pourquoi la résidence a longtemps constitué une zone de non droits à l’instar de certains quartiers populaires de France sous le joug des dealers de la drogue en France . Pour information , les services publics ( SAPCO , SDE , Préfecture , Urbanisme, service d’hygiène ) ont été alertés.

Migration irrégulière : plus de 100 corps repêchés au Sénégal en 2024

Le Sénégal reste confronté à une tragédie humaine persistante malgré deux décennies d’efforts acharnés contre la migration irrégulière. En 2024, plus de 100 corps sans vie ont été repêchés au large des côtes sénégalaises. Ces victimes ont péri dans des naufrages de pirogues survenues lors de tentatives de traversée vers l’Europe. Ce chiffre glaçant, révélé par Modou Diagne, contrôleur général de police et secrétaire permanent du Comité interministériel de lutte contre la migration irrégulière, ne reflète que partiellement l’ampleur du drame, car de nombreuses autres personnes restent encore portées disparues en mer.

Lors d’une cérémonie à Diourbel, organisée à l’occasion de l’installation des comités régional et départemental de lutte contre la migration irrégulière, Modou Diagne a précisé que 105 corps avaient été retrouvés en 2024. Il a également rappelé que cette initiative de territorialisation de la lutte vise à responsabiliser davantage les collectivités locales et les organisations communautaires de base, qui sont souvent en première ligne face aux jeunes candidats au départ. Le secrétaire permanent a insisté sur l’urgence de déconstruire l’illusion d’un eldorado européen et de renforcer la sensibilisation à travers tout le territoire.

Pour tenter de freiner les départs, l’État sénégalais mise sur des mesures concrètes : développement de centres de formation professionnelle, promotion de projets agricoles, et création de nouvelles opportunités économiques. L’objectif est de fournir à la jeunesse sénégalaise des alternatives viables à l’émigration clandestine. D’après des chiffres rapportés par l’Agence de presse sénégalaise (APS), plus de 71 000 migrants ont été portés disparus dans le monde entre 2014 et 2024, révélant l’ampleur du désespoir qui pousse ces jeunes à braver les périls de l’océan au risque de leur vie.

Sur le plan régional, la Mauritanie a durci sa politique migratoire au début de l’année 2025. Plus de 30 000 migrants ont été interceptés sur son sol entre janvier et avril, selon les données rapportées par InfoMigrants et appuyées par l’agence européenne Frontex. Devenue depuis 2023 un point de départ stratégique vers les îles Canaries, la Mauritanie a renforcé les contrôles dans les grandes agglomérations et sur les axes routiers.

Abdoulaye Diallo, président de l’association « Ensemble pour un avenir meilleur », décrit une situation tendue. Il affirme que des refoulements ont lieu quotidiennement, et que des hommes sont arrêtés parfois jusque dans leurs maisons ou sur leur lieu de travail. Les autorités mauritaniennes indiquent avoir démantelé 88 réseaux de passeurs en seulement quatre mois, une offensive d’envergure contre les filières de trafic de migrants.

Du côté européen, Frontex note une baisse de 25 % des franchissements irréguliers aux frontières extérieures de l’Union européenne entre janvier et avril 2025. Sur la route ouest-africaine menant aux îles Canaries, les arrivées ont chuté de 34 %, s’établissant à 10 400 migrants. Les nationalités les plus représentées parmi les migrants interceptés restent les Maliens, les Sénégalais et les Guinéens.

Malgré ces chiffres encourageants pour les autorités européennes, la crise migratoire demeure un défi humain, social et politique majeur. Elle continue d’alimenter des drames quotidiens dans les foyers africains, où la jeunesse reste souvent confrontée à un avenir incertain, miné par le chômage, l’instabilité et l’absence de perspectives locales solides.

Programme ADOS : 3 milliards de FCFA pour améliorer la santé reproductive de 141 000 jeunes au Sénégal

Le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) du Canada, en collaboration avec Affaires Mondiales Canada (AMC), a tenu une conférence de restitution le mardi 20 mai 2025 à Dakar pour présenter les résultats du programme « Amélioration de la santé de la reproduction des adolescentes au Sénégal », plus connu sous l’acronyme ADOS. Ce programme, déployé sur une période de cinq ans, a mobilisé un budget global de 3 milliards de francs CFA. Il vise à pallier les insuffisances en matière de données sur la santé reproductive des jeunes et à favoriser l’accès des adolescents, notamment les filles, à des services de santé adaptés à leurs besoins spécifiques.

Le programme ADOS s’inscrit dans un contexte démographique particulier, où près de la moitié de la population sénégalaise est âgée de moins de 19 ans. Ces jeunes représentent à la fois un défi et une opportunité majeure pour les politiques publiques. Selon Eugenia Zorbas, directrice adjointe de la Coopération canadienne, le programme ADOS a permis de mettre en œuvre 16 projets dans 10 régions du pays, touchant environ 141 000 jeunes. En parallèle, 414 décideurs locaux ont été formés aux problématiques de la santé reproductive et des violences basées sur le genre. Par ailleurs, 75 % des relais communautaires impliqués dans le programme ont mené des actions de sensibilisation et de prévention dans leurs localités.

Prenant la parole lors de la conférence, Eugenia Zorbas a mis en lumière l’impact stratégique et durable d’un tel investissement. À ses yeux, promouvoir la santé de la reproduction chez les adolescentes revient à poser les fondations d’un développement équitable, inclusif et durable à l’échelle nationale. Elle a également souligné que la coopération canadienne reste engagée aux côtés du Sénégal pour faire avancer les droits des adolescentes et leur inclusion dans les politiques publiques.

De son côté, Marie-Gloriose Ingabire, directrice régionale du CRDI pour l’Afrique de l’Ouest, a mis en avant l’approche scientifique et fondée sur des données probantes adoptée dans le cadre du programme ADOS. Elle a déploré que les problématiques de santé de la reproduction soient encore trop souvent abordées sous l’angle des femmes adultes, en négligeant les adolescentes. Selon elle, il est impératif de reconnaître que l’accès à une santé reproductive de qualité constitue non seulement un droit fondamental, mais également un levier d’autonomisation et de participation active des jeunes filles dans la société.

Maguette Dia, cheffe de la division Santé adolescent au ministère de la Santé, a salué la contribution du programme ADOS aux efforts du gouvernement sénégalais. Elle a rappelé que de nombreux adolescents n’ont toujours pas un accès adéquat aux services de santé, adaptés à leurs préoccupations spécifiques. Elle a cité parmi les principaux défis les difficultés liées à la gestion de l’hygiène menstruelle, les violences sexuelles, les mariages précoces, les grossesses en milieu scolaire, ainsi que les mutilations génitales féminines. Elle a également insisté sur les obstacles majeurs rencontrés en milieu rural, où la stigmatisation et les normes sociales rendent l’accès aux soins encore plus difficile pour les jeunes.

Pour conclure, Marie-Gloriose Ingabire a souligné la dimension intersectorielle du programme ADOS, affirmant qu’aucun secteur à lui seul ne peut relever les multiples défis posés par la santé reproductive des jeunes. Elle a plaidé pour une mobilisation concertée de l’ensemble des acteurs concernés : chercheurs, jeunes, autorités locales, leaders religieux, associations communautaires. Selon elle, seule une approche inclusive et participative permettra de mettre en place des réponses réellement efficaces et durables aux besoins des adolescents sénégalais.

Commissariat de Mbacké : un réseau de voleurs de bétail démantelé, seize moutons saisis

Les éléments du commissariat urbain de Mbacké ont réussi, dimanche 18 mai 2025, à démanteler un réseau spécialisé dans le vol de bétail, opérant principalement entre Mbacké et Touba. L’opération a abouti à l’interpellation de cinq individus, tous de sexe masculin, et à la saisie de seize moutons volés.

L’affaire a débuté lorsqu’un appel anonyme a alerté les forces de l’ordre sur la présence suspecte de trois hommes dans le quartier Santhie Darou Salam. Ces derniers tentaient d’introduire deux béliers dans une ancienne carrière de sable surnommée « Cambe ya ». Alertés, les agents du commissariat se sont immédiatement rendus sur les lieux. À leur arrivée, les trois individus étaient déjà neutralisés par des riverains vigilants, qui avaient également mis la main sur les deux moutons encore entre leurs mains.

Interrogés au poste par la Brigade de recherches, les trois suspects n’ont pas tardé à passer aux aveux. Ils ont reconnu avoir volé les moutons dans une maison située au quartier Mboussobé, à Touba. L’enquête a permis d’identifier rapidement le propriétaire des bêtes, qui a été convoqué au commissariat pour formaliser sa plainte et entamer la procédure de restitution.

En poursuivant les investigations, les enquêteurs ont découvert que les suspects n’en étaient pas à leur premier forfait. Ils ont avoué avoir perpétré au moins trois autres vols dans la même zone de Mboussobé. Ce qui porte à seize le nombre total de moutons volés par ce groupe.

Les autorités ont également réussi à identifier un sixième complice : un chauffeur de taxi qui jouait un rôle clé dans l’organisation. Ce dernier assurait non seulement le transport des animaux volés, mais agissait aussi comme guetteur. Il convoyait ensuite le bétail jusqu’au receleur principal, chargé de la revente. Le chauffeur a lui aussi été interpellé et placé en détention.

Tous les mis en cause sont désormais poursuivis pour association de malfaiteurs, vol en réunion commis la nuit avec usage de moyen de transport, et recel. Selon les autorités, les moutons récupérés seront remis à leurs propriétaires légitimes, tandis que l’enquête se poursuit pour déterminer si d’autres membres du réseau sont encore en liberté.

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