Les impactés du TER à Dakar dénoncent une injustice dans les indemnisations

Les citoyens affectés par le projet du Train Express Régional (TER) dans le département de Dakar sont en colère contre l’APIX et les autorités sénégalaises. Ils dénoncent une injustice dans le processus d’indemnisation et affirment être discriminés par rapport aux impactés d’autres régions, qui ont bénéficié d’un recasement sur un site de 1 500 hectares au Lac Rose.

Fatou Dione, porte-parole des impactés de Dakar, a exprimé l’exaspération des populations concernées. « Nous n’accepterons pas cette injustice. Il est inconcevable qu’une partie des citoyens soit indemnisée pendant que d’autres sont laissés-pour-compte. Nous demandons à l’État de prendre ses responsabilités et de corriger cette anomalie », a-t-elle déclaré. Elle insiste sur la nécessité pour les nouvelles autorités de traiter ce dossier avec diligence.

Pour les impactés, l’État semble les avoir abandonnés, alors qu’ils ont perdu leurs terres, leurs logements et, pour certains, leurs activités économiques. Mbakane Sall, coordonnateur des impactés, appelle à une intervention immédiate du Premier ministre Ousmane Sonko : « Il doit réagir rapidement. La Banque Africaine de Développement était prête à accompagner le gouvernement pour une solution définitive, mais face au manque de volonté politique, elle s’est désengagée du financement de la deuxième phase du projet. »

Les impactés dénoncent aussi de graves inégalités dans la manière dont les indemnisations ont été attribuées. Selon Mbakane Sall, certains commerçants du marché Mame Diarra ont reçu 900 000 FCFA pour l’indemnisation d’une simple table, alors que d’autres, possédant des boutiques entrières, ont été indemnisés à des montants inférieurs.

« Nous ne comprenons pas pourquoi des citoyens qui auraient dû percevoir 8 millions de FCFA se retrouvent avec seulement 1 million. Il y a un problème de transparence dans la gestion de ces indemnisations, et nous exigeons des explications », a-t-il ajouté.

Dans le quartier de Hann Park, certains habitants ont vu leurs demandes de titres de propriété rejetées, alors que d’autres ont reçu des documents officiels sans justification. Cette opacité alimente un sentiment d’injustice profond chez les impactés du TER.

Les populations concernées refusent de se voir exclues du processus de recasement qui a bénéficié aux impactés de Pikine et Rufisque. « Nous exigeons un traitement équitable pour tous les citoyens affectés par le projet du TER. Il est hors de question que seuls certains soient recasés pendant que d’autres sont laissés à leur sort », a réaffirmé Fatou Dione.

Les artisans et brocanteurs de Colobane et du marché Mame Diarra sont aussi directement touchés. Ils demandent à l’État d’honorer ses engagements en prévoyant un espace de recasement pour relancer leurs activités économiques.

Les impactés promettent de poursuivre leur mobilisation jusqu’à ce qu’une solution juste et équitable soit trouvée. Leur lutte, disent-ils, ne vise pas seulement à obtenir des indemnisations financières, mais aussi à faire respecter leur dignité et leurs droits en tant que citoyens sénégalais.

« Vision 2050 » : le Sénégal déploie son « New Deal Technologique » pour une transformation numérique et un accès universel à Internet

Le Sénégal a officiellement lancé ce lundi sa nouvelle stratégie numérique intitulée « New Deal Technologique ». Ce programme ambitieux vise à instaurer une croissance durable et à moderniser l’administration pour mieux servir les citoyens et les entreprises. La cérémonie de lancement s’est tenue au Centre International de Conférences Abdou Diouf (CICAD) sous la présidence du chef de l’État, Bassirou Diomaye Diakhar Faye.

Lors de son discours, le président Faye a souligné « l’importance de la digitalisation des services publics, notamment dans les domaines du cadastre, de la gestion foncière, de l’état civil, de la facturation électronique et de la télémédecine ». Il a mis en avant la simplification et la standardisation des procédures administratives, avec l’objectif d’offrir un accès universel à Internet à un coût abordable. « Beaucoup de nos concitoyens font face à des processus longs, coûteux et parfois inefficaces pour accéder à l’information ou effectuer des démarches administratives de base », a-t-il déclaré.

Le chef de l’État a également mis en exergue « la création d’une identité numérique unique basée sur la biométrie, permettant de générer des identités sectorielles utilisables dans divers domaines tels que la santé, l’éducation et la justice ». Un guichet unique citoyen sera aussi mis en place pour centraliser les interactions entre les usagers et l’administration.

Le New Deal Technologique prévoit également un soutien aux startups locales grâce à un programme d’incubation et de financement, dans le but de favoriser l’innovation technologique. L’administration verra une amélioration de sa performance grâce à l’interopérabilité des services, à l’élargissement de l’assiette fiscale et à la lutte contre la corruption et l’évasion fiscale via une traçabilité accrue.

Selon Bassirou Diomaye Faye, « le développement de l’économie numérique du Sénégal passera par la consolidation d’un écosystème d’innovation et d’entrepreneuriat axé sur les PME et les startups technologiques ». Le Président a insisté sur la nécessité pour ces entreprises de « s’aligner sur les standards mondiaux afin de renforcer leurs compétences et atteindre un niveau de production industrielle performant et sécurisé ».

Dans ce cadre, « l’accent sera mis sur l’actualisation et l’opérationnalisation de la stratégie pour les startups, incluant la labellisation et la mise en place d’un cadre incitatif. Des ressources et infrastructures numériques modernes seront déployées pour transformer les environnements de travail et améliorer la productivité ».

La souveraineté numérique est devenue une priorité pour le Sénégal. Le chef de l’État a affirmé la volonté du pays de réduire sa dépendance aux solutions étrangères en renforçant la recherche et l’innovation locales. « Nous nous engageons à construire un espace numérique souverain en sécurisant nos infrastructures, en protégeant nos données critiques et en favorisant la production de technologies locales », a-t-il précisé.

Bassirou Diomaye Faye a exhorté les investisseurs et les acteurs technologiques à accompagner le Sénégal dans cette transformation numérique. « Le Sénégal offre un cadre propice aux investissements avec un marché dynamique, des ressources humaines qualifiées et un environnement juridique renforcé », a-t-il souligné.

L’initiative vise à positionner le pays comme un centre d’excellence en intelligence artificielle, cybersécurité, cloud computing, réalité virtuelle et robotique, permettant aux entreprises nationales de rayonner sur la scène africaine et internationale.

Perturbations électriques : la Senelec promet un rétablissement rapide

Depuis plusieurs heures, de nombreux quartiers font face à des coupures d’électricité qui perturbent les activités des habitants. La Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) a confirmé ces dysfonctionnements dans un communiqué succinct et assure que des travaux d’entretien sont en cours pour rétablir la situation dans les plus brefs délais.

Dans sa déclaration, la Senelec indique que « notre réseau subit des perturbations sur votre secteur, un entretien se poursuit actuellement pour le rétablissement dans les plus brefs délais. Senelec vous présente ses excuses pour les désagréments ». Cependant, l’entreprise n’a pas précisé l’origine exacte du problème ni la durée estimée des interruptions.

Ces coupures électriques ont provoqué de vives réactions de la part des usagers, notamment des commerçants et des ménages qui dépendent de l’électricité pour leurs activités quotidiennes. Certains habitants expriment leur frustration face à ces perturbations récurrentes qui affectent aussi bien la conservation des denrées alimentaires que l’exploitation des équipements électriques.

Si la Senelec assure travailler activement pour un retour à la normale, les habitants espèrent que ces désagréments ne dureront pas longtemps et que des solutions durables seront mises en place pour éviter de telles interruptions à l’avenir. Affaire à suivre.

Phase 2 du TER à l’arrêt : un blocage financier freine le chantier

L’extension du Train Express Régional (TER) entre Diamniadio et l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD), initiée le 5 mars 2022 par l’ancien président Macky Sall, est actuellement à l’arrêt. Ce projet ambitieux, d’un coût estimé à 208 milliards de FCFA, est paralysé en raison d’un problème de financement. La dette accumulée par l’État sénégalais envers l’entreprise en charge des travaux, le groupe français Equans, empêche la poursuite du chantier.

Face à cette impasse, le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a rencontré les responsables d’Equans afin de leur exposer l’état d’avancement des solutions envisagées. Lors de cet entretien, il a appelé l’entreprise à la patience, affirmant que des mesures sont actuellement à l’étude pour résorber la dette.

« Nous sommes informés de la situation et nous vous demandons de faire preuve de patience en vue d’une solution durable. Des solutions de remboursement de la dette sont en cours d’étude à l’APIX et au ministère des Finances », a déclaré le ministre. Il a également rappelé que depuis avril 2024, les nouvelles autorités mettent tout en œuvre pour débloquer la situation.

Ce retard dans l’avancement du projet soulève des inquiétudes quant à l’impact sur la mobilité des usagers et sur l’optimisation des infrastructures de transport du pays. La phase 2 du TER vise à renforcer la connectivité entre Dakar et l’AIBD, en facilitant les déplacements et en désengorgeant les axes routiers encombrés.

Si des solutions ne sont pas trouvées rapidement, ce projet crucial risque de prendre un retard considérable, compromettant ainsi les objectifs de modernisation des infrastructures ferroviaires au Sénégal.

Sénégal : Une affaire de crédit de 91,9 milliards FCFA sous le sceau du secret

Le voile se lève progressivement sur une opération financière d’envergure impliquant l’État du Sénégal et deux banques contrôlées par l’homme d’affaires burkinabé Mahamadou Bounkoungou. Selon les informations rapportées par Libération, les autorités semblent déterminées à faire la lumière sur cette affaire marquée par un manque de transparence.

D’après le rapport de la Cour des comptes sur les finances publiques, le ministre des Finances avait signé, en janvier 2022, une convention de crédit de 91 942 400 000 FCFA avec International Business (IB) Bank T et International Business (IB) Bank B. Ce crédit était censé financer l’acquisition de matériel par l’État du Sénégal, mais sans préciser la nature exacte du matériel en question.

Les conditions de remboursement prévoyaient un montant total de 105 052 249 080 FCFA, incluant les intérêts, échelonné jusqu’au 31 décembre 2026. Les fonds devaient être logés sur un compte spécifique de l’État du Sénégal, enregistré dans les livres de IB Bank T.

La Cour des comptes a mis en évidence plusieurs irrégularités dans cette opération. Parmi celles-ci figurent :

  • L’absence d’informations sur la nature et la destination du matériel à acquérir,
  • La conclusion de la dette en dehors des procédures réglementaires prévues,
  • Le non-versement du produit du crédit au Trésor public,
  • Un remboursement de 80 041 771 576 FCFA par le Trésor, montant qui ne figure pas dans ses comptes.

L’opacité entourant cette transaction rappelle une autre affaire similaire impliquant Adcon Ltd et Ad Trade, qui avaient perçu 121,61 milliards FCFA avant la présidentielle du 20 mars, pour l’achat supposé d’armes.

L’affaire prend une autre tournure avec l’émission d’obligations par appel public à l’épargne (APE) lancée en mars 2023 par l’État du Sénégal pour un montant de 200 milliards FCFA. IB Bank T et IB Bank B ont souscrit à hauteur de leurs créances, permettant ainsi de transformer cette dette, jugée irrégulière par la Cour des comptes, en une nouvelle créance officielle inscrite dans le portefeuille de la dette publique.

Ce montage financier interroge sur les véritables motivations et bénéficiaires de cette opération. Les révélations de la Cour des comptes risquent d’alimenter de nouvelles polémiques sur la gestion des finances publiques au Sénégal, d’autant plus que l’affaire implique des sommes considérables et des intermédiaires influents.

Les autorités vont-elles réussir à lever totalement le mystère entourant cette affaire ? La question reste posée.

Kaolack / Randonnée Pédestre : La Mairie sensibilise sa population à travers le programme “VSD”

Dans le cadre de son programme “Vendredi, Samedi et Dimanche” (VSD), la mairie de Kaolack, en collaboration avec les forces de l’ordre et de sécurité, les services déconcentrés de la mairie et d’autres acteurs, sensibilise la population sur les offres municipales et les perspectives que l’équipe municipale envisage de mettre en œuvre dans les prochains jours.

Le “VSD”, une déclinaison du concept de nettoiement mensuel instauré par l’État, vise à organiser chaque week-end des opérations de nettoyage dans différentes parties de la ville. Mais ce programme ne se limite pas au nettoiement : il permet également aux forces de défense et de sécurité de sensibiliser les populations au civisme, aux dangers liés à l’insalubrité et à d’autres thématiques essentielles. Par ailleurs, d’autres activités y sont intégrées, notamment des actions sociales.

Une implication active des forces de sécurité et des services municipaux

Lors de cette édition du VSD, la mairie a mené diverses actions sociales, dont des campagnes de circoncision et la distribution de kits aux personnes vulnérables.

Le Lieutenant Sérigne Alioune Faye, commandant du 1er bataillon du combat de Génie de la zone militaire n°3, a souligné l’importance de l’implication des forces armées dans ce programme :

“Ce qui nous engage, nous, les armées, c’est le concept ‘Armée-Nation’. Notre présence ici n’a aucune connotation politique. Elle s’inscrit uniquement dans la continuité de notre mission de sécurisation des populations. La sécurité ne se limite pas seulement à l’aspect physique ; elle est globale et inclut aussi la sécurité humaine. Il est essentiel que chaque individu puisse vivre en toute sérénité et vaquer à ses occupations sans crainte.”

Il a également insisté sur l’appropriation du programme par les habitants de Kaolack :

“Le concept n’aura de sens que si la population de Kaolack se l’approprie pleinement. Cette adhésion facilitera les interventions de la mairie, de l’État et des forces de défense et de sécurité, dans l’intérêt de tous.”

Le maire Serigne Mboup réaffirme ses ambitions pour Kaolack

Le maire de Kaolack, Serigne Mboup, a rappelé son ambition de faire de la commune “un endroit sûr et prospère pour tous ses habitants”.

“Nous avons un rôle crucial à jouer pour garantir que notre ville soit un endroit sûr et prospère pour tous. Mais pour y arriver, nous devons travailler ensemble de manière rigoureuse, efficace et inclusive.”

Il a également évoqué plusieurs projets en cours visant à améliorer la qualité de vie des habitants :

• Accès facilité à l’état civil

• Enrôlement des populations dans le programme de lotissement

• Assainissement des quartiers

• Amélioration des infrastructures et services municipaux

Le programme VSD apparaît ainsi comme une initiative clé pour sensibiliser, mobiliser et améliorer le cadre de vie des Kaolackois. La mairie entend poursuivre ses efforts en faveur du bien-être et du développement de la ville.

Kaolack / Latmingué : Les acteurs engagés pour le changement

Un atelier intitulé « VISION et CHANGEMENT » s’est tenu du 17 au 18 février 2025 dans la commune de Latmingué. Il a été organisé par BËT-SET/L’Aurore, en partenariat avec Initiative Développement (ID), une ONG française basée à Poitiers.

Ces activités s’inscrivent dans le cadre de la phase 3 de la Convention Programme DIARO (Dispositif d’Implication des Acteurs et de Renforcement des Organisations), portée par ID et financée par l’Agence Française de Développement (AFD). Elles s’alignent également sur le Schéma Communal d’Aménagement et de Développement Territorial (SCADT) de Latmingué, horizon 2035.

Depuis 2015, ID a développé une approche particulière appelée Approche Orientée Changement appliquée à la Mobilisation Sociale (AOC-MS). C’est un privilège pour l’association BËT-SET/L’Aurore d’expérimenter aujourd’hui cette approche avec l’accompagnement d’ID.

Pendant deux jours, 49 acteurs issus de six villages de la commune de Latmingué – agriculteurs, femmes, éleveurs, imams et chefs de village de Keur Aly Awa, Keur Boungary, Keur Khassoum, Thikiete Boyngel, Thialane et Latmingué – se sont réunis pour des rencontres enrichissantes, des échanges et des partages d’expériences.

Durant cet atelier, les participants ont réfléchi aux problèmes liés à la dégradation de l’environnement et des conditions de vie des populations, et plus spécifiquement aux sous-problématiques suivantes :
(i) la diminution du couvert végétal et forestier ;
(ii) la dégradation des sols ;
(iii) la difficulté d’accès à l’eau douce ;
(iv) l’insuffisance de collaboration entre acteurs.

Ensuite, ils ont défini la situation améliorée (vision) qu’ils aimeraient voir dans cinq ans face à ces problèmes. Enfin, ils ont réfléchi aux changements pertinents qu’ils pourraient eux-mêmes réaliser afin de contribuer à l’amélioration souhaitée.

Pour rappel, l’AOC-MS est une méthodologie qui permet de stimuler et d’accompagner des processus de changement au sein des communautés afin qu’elles puissent répondre à leurs enjeux à partir de leur propre analyse et volonté.

Dans le cadre de cet atelier, un panel d’acteurs et d’actrices a analysé collectivement les problématiques rencontrées, s’est projeté dans une amélioration souhaitée et a identifié des changements qu’il pourrait réaliser pour contribuer concrètement à cette transformation.

Indemnisation des victimes des évènements de 2021-2024 : Samba Sy soulève des questions cruciales

L’indemnisation des victimes des manifestations politiques entre 2021 et 2024 continue de diviser l’opinion publique au Sénégal. Le débat s’est intensifié après l’annonce du gouvernement, visant à réparer les préjudices causés lors de ces événements. Si certains saluent cette initiative comme un acte de justice, d’autres, à l’instar de Samba Sy, l’ancien ministre du Travail sous le régime de Macky Sall, s’interrogent sur la manière dont cette indemnisation est mise en place.

Lors de son passage dans l’émission Grand Jury de la RFM, le 23 février 2025, Samba Sy a exprimé plusieurs réserves concernant les critères de sélection des victimes à indemniser. Il a ainsi soulevé des questions fondamentales : « Qui a été mis en prison ? Comment les événements ont-ils été gérés ? Y a-t-il eu des compensations disproportionnées pour certains ? Qui mérite réellement d’être indemnisé ? », a-t-il interrogé.

Pour l’ancien ministre, ces questions sont essentielles pour éviter que l’indemnisation ne devienne un outil de manipulation politique. Il estime qu’une analyse rigoureuse doit être effectuée pour garantir une réparation équitable et juste pour toutes les parties impliquées. Selon lui, il est crucial de ne pas accorder de réparations à ceux qui auraient pu profiter des troubles à des fins personnelles ou politiques.

L’annonce du gouvernement, qui s’inscrit dans un contexte politique tendu, suscite des réactions mitigées. D’un côté, l’opposition fustige la décision, dénonçant une tentative de « récupération politique » et l’injustice dans la sélection des bénéficiaires. De l’autre côté, les partisans du pouvoir soutiennent cette initiative comme un geste de réparation nécessaire pour apaiser les tensions sociales et politiques. Pour eux, l’indemnisation des victimes est un signe de la volonté de la République de rétablir l’ordre et la justice, après des mois de violences liées aux manifestations.

La question de l’indemnisation des victimes des événements de 2021-2024 au Sénégal soulève ainsi des débats passionnés, non seulement sur la façon de définir les bénéficiaires, mais aussi sur les implications politiques d’une telle décision. Les prochains mois s’annoncent cruciaux pour déterminer si ce processus pourra effectivement répondre aux attentes de justice et de réparation pour toutes les victimes.

Colis perdus et ventes frauduleuses : La Poste du Sénégal met en garde contre une escroquerie en ligne

La Poste du Sénégal a récemment alerté l’opinion publique sur une nouvelle arnaque circulant sur les réseaux sociaux. Un message frauduleux propose aux internautes l’achat de prétendus « colis perdus » à des prix dérisoires, une manœuvre destinée à tromper les usagers et à leur soutirer de l’argent.

Dans un communiqué relayé par Ledakarois, l’entreprise a tenu à démentir toute implication dans cette escroquerie et à prévenir les citoyens contre ce type de fraude. « Ce type de message est une tentative d’escroquerie visant à tromper et à soutirer de l’argent aux usagers », a souligné La Poste du Sénégal. Elle invite ainsi les internautes à faire preuve de vigilance et à ne pas se laisser berner par ces offres trop alléchantes pour être honnêtes.

Les arnaqueurs utilisent généralement de faux comptes ou des pages imitant celles de La Poste pour proposer ces ventes frauduleuses. Ils demandent ensuite aux victimes de fournir des informations personnelles ou d’effectuer un paiement en ligne pour prétendument récupérer un colis perdu. Une fois l’argent transféré, les escrocs disparaissent sans laisser de traces.

Face à cette menace, La Poste du Sénégal exhorte les citoyens à ne jamais répondre à ces messages, à ne communiquer aucune information sensible et à ne procéder à aucun paiement hors de ses canaux officiels. L’entreprise rappelle que toute information officielle est exclusivement diffusée via ses bureaux de poste, son site internet (www.laposte.sn) et ses plateformes digitales.

Par ailleurs, La Poste du Sénégal envisage de prendre des mesures légales contre les auteurs de cette fraude afin de protéger ses clients et de maintenir la confiance dans ses services. Elle invite également les usagers à signaler toute tentative suspecte afin d’empêcher la propagation de cette arnaque et d’éviter que d’autres personnes ne tombent dans le piège.

Braquage à Saraya : des hommes armés dépouillent plusieurs passagers et emportent plus d’un million de francs CFA

Un braquage d’une rare violence a été perpétré hier, samedi, dans la région de Kédougou. Sur l’axe Missirah Sirimana – Kondokhou, dans le département de Saraya, un groupe d’individus armés a attaqué plusieurs véhicules de transport en commun et des motos, emportant une somme estimée à 1,2 million de francs CFA.

Selon l’Agence de Presse Sénégalaise (APS), les assaillants, lourdement armés de kalachnikovs, de machettes et de gourdins, ont surgi sur la piste reliant Missirah Sirimana à Kondokhou. Profitant d’un moment où plusieurs véhicules circulaient en direction de la commune de Saraya, ils ont stoppé la circulation sous la menace de leurs armes.

Parmi les victimes, un ressortissant français aurait perdu 350 000 francs CFA. Les autres passagers ont également été délestés de leurs biens sous la contrainte, sans qu’aucune perte en vie humaine ne soit signalée.

Après avoir dérobé l’argent et d’autres effets personnels, les malfaiteurs ont tiré plusieurs coups de feu en l’air pour semer la panique avant de disparaître dans la nature. D’après une source sécuritaire, des traces de pneus de motos ont été retrouvées sur les lieux, suggérant que les assaillants ont pris la direction de la frontière entre le Sénégal et le Mali.

Alertée, la brigade de la gendarmerie territoriale de Saraya s’est rapidement rendue sur place pour effectuer les premières constatations et ouvrir une enquête. Les forces de l’ordre tentent d’identifier les auteurs de cette attaque et de retracer leur itinéraire de fuite.

300 millions de F CFA pour les centrales syndicales : Abass Fall dévoile les subventions de l’État

L’État sénégalais alloue chaque année une subvention de 300 millions de F CFA aux quatre centrales syndicales les plus représentatives, dans le cadre du Pacte de Stabilité Sociale. L’annonce a été faite par le ministre du Travail, Abass Fall, lors d’une émission sur Walfadjri. Il a précisé que la première avance de ces fonds a déjà été signée et devrait être versée sous peu.

Selon Abass Fall, ces subventions visent à renforcer le fonctionnement des centrales syndicales et à consolider le dialogue social. « L’État fait des efforts, et ces subventions ne devraient pas tarder. Dès que nous mettons en place le budget, nous allons verser la première partie pour permettre aux organisations de fonctionner », a-t-il déclaré.

Le ministre a également mis en avant son engagement à entretenir un dialogue permanent avec les partenaires sociaux. « Quand je suis arrivé, j’ai reçu les centrales syndicales dès la fin janvier », a-t-il rappelé, insistant sur la nécessité de discussions franches et responsables.

Cette annonce intervient dans un contexte de tensions croissantes entre l’État et certains syndicats. Ces derniers jours, des mouvements de grève ont été observés dans plusieurs secteurs clés, notamment la santé, l’éducation et le travail. Les syndicats dénoncent un manque de dialogue avec les autorités et réclament des mesures concrètes pour améliorer les conditions des travailleurs.

Face à ces revendications, Abass Fall a réaffirmé sa volonté de trouver des solutions concertées. « Je vais tout faire pour consacrer les droits des syndicalistes, mais il faut que l’on discute. C’est l’avenir de nos enfants et de toute la jeunesse qui est en jeu », a-t-il plaidé.

Le Pacte de Stabilité Sociale, mis en place pour garantir un climat apaisé entre l’État et les syndicats, repose sur ces subventions annuelles. Cependant, leur efficacité dépend aussi de la qualité du dialogue entre les parties prenantes. Alors que les tensions persistent, le gouvernement devra redoubler d’efforts pour éviter une amplification des mouvements sociaux.

Conflit en Casamance : Signature d’un accord de paix à Bissau entre le Premier ministre Ousmane Sonko et le MFDC

Le gouvernement sénégalais, représenté par le Premier ministre Ousmane Sonko, et le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC) ont signé, ce dimanche 23 février 2025, un accord de paix à Bissau, en présence du président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló. Cet accord historique vise à mettre un terme définitif aux hostilités qui perdurent depuis plus de quatre décennies dans cette région du sud du Sénégal.

La signature de cet accord marque une avancée significative dans le processus de pacification de la Casamance, un conflit qui a causé des milliers de morts et de déplacés depuis 1982. Selon les termes de l’accord, les combattants du MFDC s’engagent à déposer les armes et à entamer un processus de démobilisation et de réinsertion. En contrepartie, l’État sénégalais promet d’accélérer le développement économique et social de la région afin d’y garantir une paix durable.

Le Premier ministre Ousmane Sonko, lui-même originaire de Ziguinchor, a souligné l’importance de cet accord pour l’unité nationale et la prospérité de la Casamance. « Nous devons tourner la page de ce conflit et bâtir une Casamance pacifiée, intégrée et économiquement florissante. L’État prendra toutes les dispositions pour accompagner les anciens combattants dans leur réinsertion et mettre en œuvre des projets structurants pour le développement de la région », a déclaré le chef du gouvernement.

Il a également insisté sur la nécessité de respecter les engagements pris afin d’éviter un retour des tensions. « Cet accord n’est pas un simple document, mais le début d’un processus irréversible vers la paix », a-t-il affirmé.

Le président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló, médiateur dans ce processus de paix, a salué la volonté des deux parties d’aboutir à une solution durable. « C’est la deuxième fois que les parties signent un accord de paix ici à Bissau, après celui de 2022 sous l’ancien président Macky Sall. Cette fois, nous espérons que les engagements seront respectés et que la paix reviendra définitivement en Casamance », a-t-il déclaré.

L’accord a également reçu le soutien d’organisations internationales, notamment la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union africaine et les Nations unies, qui encouragent une mise en œuvre effective du processus de réconciliation.

Le gouvernement sénégalais prévoit plusieurs mesures pour accompagner la réinsertion des ex-combattants du MFDC, notamment des programmes de formation et de création d’emplois. Des infrastructures routières et sociales seront également renforcées afin de désenclaver la région et de favoriser son intégration économique au reste du pays.

L’un des volets essentiels de l’accord concerne la restitution des terres aux populations déplacées par le conflit, ainsi que des indemnisations pour les victimes. L’État promet également de mettre en place un fonds spécial pour le développement de la Casamance, destiné à financer des projets agricoles, touristiques et industriels.

La signature de cet accord suscite un immense espoir parmi les populations de Casamance, qui aspirent à une paix durable après des décennies de souffrance. Cependant, la réussite de cet engagement dépendra de la volonté des parties à respecter leurs engagements et de la capacité du gouvernement à transformer cette promesse en réalité concrète.

“VSD de quartiers” : la Mairie de Kaolack veut impliquer les citoyens dans les décisions

La Mairie de Kaolack a organisé un forum ce 22 février à Ndorong 1, une activité s’inscrivant dans le cadre de la première journée des “VSD de quartiers”, une initiative portée par l’institution municipale dirigée par M. Serigne Mboup. Lors des échanges avec les habitants, les projets en cours et à venir ont été présentés, tout en mettant un accent particulier sur l’implication citoyenne dans la gestion municipale.

“Les ‘VSD de quartiers’ sont une approche que la Mairie de Kaolack a adoptée pour être plus proche de la population. Depuis deux ans que nous sommes à la tête de la commune, nous avons tenté, tant bien que mal, d’apporter des solutions aux problématiques rencontrées par les habitants dans plusieurs domaines. À travers ce programme, nous souhaitons nous rapprocher davantage de la communauté qui nous a élus”, a expliqué Yaye Astou Sarr, coordonnatrice des “VSD de quartiers”.

Pendant 72 heures – un vendredi, un samedi et un dimanche – la Mairie de Kaolack s’est rendue dans plusieurs quartiers : Touba Ndorong, Passoire, Keur Maloum, Touba Ndorong Extension et Ndorong Sadaga. Elle était accompagnée par des services déconcentrés, le Service d’Hygiène, les Eaux et Forêts et l’Armée, qui ont contribué à porter des messages de sensibilisation sur le civisme et l’assainissement, entre autres sujets.

“Nous avons abordé les problématiques urgentes et futures, notamment les besoins immédiats en matière de nettoiement et les mauvaises conditions de vie des populations. Ces échanges visent à trouver des solutions adaptées, mais aussi à vulgariser les services offerts par la municipalité”, a ajouté Mme Yaye Astou Sarr, adjointe au maire en charge de la formation et de l’enseignement privé, et coordonnatrice du programme “VSD”.

À noter que les “VSD de quartiers” concerneront au total 10 zones couvrant l’ensemble des quartiers de Kaolack. L’objectif est de permettre aux habitants de mieux comprendre que la Mairie est à leur service et qu’elle œuvre avec transparence et dans une démarche participative pour apporter des solutions à leurs préoccupations.

Kaolack/Société : l’Association Jokoo Sénégal Deutschland au chevet de plus de 477 enfants handicapés et démunis

L’Association Jokoo Sénégal Deutschland, œuvrant dans l’accompagnement des enfants en difficulté depuis plus de 10 ans, a apporté un soutien en fournitures scolaires et en bourses aux enfants en situation de handicap et issus de familles démunies ce samedi 21 février 2025. Cette année, plus de 477 enfants ont été enrôlés.

“C’est une cérémonie habituelle, car dans le cadre de nos activités, l’Association Jokoo Sénégal Deutschland intervient principalement dans le domaine de l’éducation. Nous avons constaté que certains parents d’élèves sont démunis. C’est pourquoi nous avons décidé, chaque année, d’apporter notre soutien sous forme de kits scolaires et de bourses aux enfants en situation de handicap ainsi qu’à ceux issus de familles modestes”, a expliqué Vieux Guédel Mbodji, président de l’Association Jokoo Sénégal Deutschland et coordonnateur national de Caritas Osnabrück.

Cette année, 187 enfants ont été enrôlés à Kaolack, 207 à Dakar et 83 à Tattaguine, dans la région de Fatick, soit un total de 477 enfants pris en charge par l’association en collaboration avec ses partenaires, notamment Dr Claus Niemann et Martin Bäumer.

“Nous menons cette action depuis dix ans”, a rappelé M. Mbodji.

“En plus de la distribution des fournitures scolaires, nous avons construit plusieurs salles de classe. Récemment, deux salles ont été érigées à Kabatoki, deux autres à Dagua Diakhaté dans l’IEF de Guinguinéo et encore deux à Dadack, dans le Bambey”, a-t-il précisé.

Cette année, les choses ont changé suite au décès de notre président Helmut Buschmyer (Joro), survenu le 14 avril 2024 à Osnabrück (Allemagne) à l’âge de 83 ans. Il était également président d’honneur de Jokoo Sénégal Deutschland. Sa disparition représente une immense perte pour le Sénégal, en particulier pour les couches défavorisées et les personnes en situation de handicap. Les investissements réalisés au Sénégal grâce à lui sont estimés à plus de 400 millions de francs CFA, dont 180 millions pour le secteur de l’éducation.

“C’est d’ailleurs ce qui a causé le retard dans la distribution des fournitures scolaires cette année. Avec l’arrivée de nos deux nouveaux responsables, Dr Claus Niemann et Martin Bäumer, la gestion de l’activité a évolué. Ils ont décidé que tout enfant ayant atteint l’âge de 18 ans ne serait plus pris en charge par l’association. Cependant, je ferai tout mon possible pour plaider leur cause, car les critères d’éligibilité ne sont pas les mêmes en Europe et au Sénégal”, a conclu M. Mbodji.

Les parents des enfants bénéficiaires se disent ravis de cette initiative, mais espèrent que d’autres structures suivront l’exemple de l’Association Jokoo Sénégal Deutschland afin d’atténuer le lourd fardeau financier qui pèse sur les familles.

Crise dans l’enseignement supérieur : le SAES décrète une grève de 72 heures

Le Bureau national (BN) du Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) a tiré la sonnette d’alarme après avoir examiné les comptes-rendus des assemblées générales tenues le mercredi 19 février 2025 sur les différents campus. Le syndicat dénonce un non-respect des engagements pris par le gouvernement, notamment en ce qui concerne les droits des familles des enseignants-chercheurs et chercheurs décédés.

Parmi les engagements pris figure celui du Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), qui, le 22 octobre 2024, s’était engagé, en accord avec le gouvernement, à « réintroduire le Décret, objet de la revendication, dans le circuit d’adoption des textes administratifs ». Cependant, à ce jour, cet engagement demeure lettre morte.

De plus, le SAES rappelle l’existence d’une « clause de confiance » conclue le 16 décembre 2024 entre le syndicat et le gouvernement, représenté par le Ministre Secrétaire général du Gouvernement, agissant sur mandat du Premier Ministre. Cette clause prévoyait une signature immédiate du projet de Décret dès le 18 décembre 2024. Or, cette formalité n’a toujours pas été réalisée.

Le SAES dénonce un « dilatoire manifeste du gouvernement », accusant particulièrement le MESRI et la Primature de se renvoyer la responsabilité quant à la non-signature du Décret et à l’inapplication du protocole du 6 janvier 2023. Face à cette situation qu’il juge inacceptable, le syndicat a décidé de passer à l’action.

En réponse à ces manquements, le SAES a annoncé un mouvement de grève de 72 heures, qui débutera le lundi 24 février et prendra fin le mercredi 26 février 2025. Durant cette période, les enseignants suspendront toutes leurs activités pédagogiques, y compris les cours, les soutenances et les délibérations. Le syndicat appelle également à un arrêt total de la participation aux activités administratives, réunions et formations payantes.

Le SAES met en garde contre les répercussions de cette crise sur les années académiques 2023-2024 et 2024-2025. Il « dégage toutes ses responsabilités » face aux conséquences qui découleront du non-respect des protocoles d’accord et de la violation des lois et règlements par le gouvernement.

Ce nouvel épisode de tension dans le secteur de l’enseignement supérieur risque d’aggraver la situation des universités publiques, déjà confrontées à divers défis. Le gouvernement réagira-t-il à ces revendications avant que la crise ne s’enlise davantage ?

Bassirou Diomaye Diakhar Faye s’engage pour un élevage compétitif et durable au Sénégal

À l’occasion de la Journée nationale de l’élevage, le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a adressé un message fort aux éleveurs du pays, réaffirmant l’importance de ce secteur dans la vision économique et sociale de son gouvernement.

Dans une déclaration poignante, le chef de l’État a souligné que « l’élevage est bien plus qu’un secteur économique : il incarne nos traditions, notre résilience et notre ambition de souveraineté alimentaire ». Ces mots traduisent la volonté du gouvernement de faire de l’élevage un levier essentiel pour la sécurité alimentaire et le développement durable du Sénégal.

Le président Faye a également tenu à rassurer les acteurs du secteur en affirmant que les éleveurs sont au « cœur de [sa] vision pour un Sénégal souverain et prospère ». Cette déclaration s’inscrit dans une dynamique de soutien et de valorisation des métiers de l’élevage, qui joue un rôle crucial dans l’économie nationale.

Conscient des défis auxquels font face les éleveurs, notamment en matière d’accès aux ressources, de modernisation des infrastructures et de résilience face aux changements climatiques, Bassirou Diomaye Diakhar Faye a appelé à une action collective pour bâtir un élevage « compétitif et durable ». Il a insisté sur la nécessité d’investir dans des pratiques modernes et responsables afin d’assurer la pérennité du secteur et d’améliorer la productivité.

Cette prise de position du chef de l’État vient renforcer les attentes des éleveurs, qui espèrent voir se concrétiser des mesures de soutien, telles que l’amélioration de l’accès aux financements, la protection des pâturages et le développement de politiques favorisant l’élevage intensif et extensif.

Avec cette déclaration, le président sénégalais affiche clairement son ambition de faire de l’élevage un pilier du développement économique du pays. Il reste maintenant à voir quelles mesures concrètes seront mises en œuvre pour transformer cette vision en réalité.

Le Président Bassirou Diomaye Faye à l’écoute des éleveurs lors de la 9e Journée Nationale de l’Élevage

Ce samedi, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a présidé la cérémonie de la 9e édition de la Journée Nationale de l’Élevage (JNE). Organisée sous le thème « La valorisation des produits d’origine animale, un stimulateur pour la souveraineté alimentaire », cette journée a rassemblé 600 exposants issus du secteur de l’élevage, venus partager leurs expériences et exprimer leurs doléances.

Après avoir visité les stands et échangé avec les acteurs du domaine, le Chef de l’État a pris note des principales préoccupations des éleveurs. Parmi les problématiques soulevées, le vol de bétail, les conflits récurrents entre agriculteurs et éleveurs, ainsi que la valorisation des produits animaux ont occupé une place centrale. Les éleveurs ont également insisté sur la nécessité de la signature du décret d’application du code pastoral, un texte clé pour réguler l’accès aux pâturages et éviter les conflits d’usage des terres.

Kalidou Ba, président régional des éleveurs de Kaolack, a porté la voix de ses pairs en plaidant pour une meilleure organisation du secteur. « Nous souhaitons une réorganisation du secteur avec plus d’accès à la terre et plus d’espace pour notre cheptel. Cela permettra d’éviter les problèmes entre nous, éleveurs, et nos amis agriculteurs », a-t-il déclaré.

Concernant la sécurité du bétail, il a suggéré l’établissement d’un système de contrôle renforcé des transports de bétail, avec la délivrance de permis pour les détenteurs de troupeaux et des mesures strictes pour réduire les vols.

Face à ces attentes, les éleveurs espèrent des actions concrètes de la part des autorités pour favoriser le développement durable de l’élevage et contribuer ainsi à la souveraineté alimentaire du pays. Le Président Faye, attentif à leurs doléances, a assuré que des solutions seront explorées afin de répondre aux enjeux du secteur de l’élevage au Sénégal.

Financement de 10 groupements : Aar Sunu Projet booste l’entrepreneuriat

Le mouvement Aar Sunu Projet a procédé au financement de dix groupements de femmes de la commune de Kaolack à hauteur de 10 millions de francs CFA ce 21 février. Selon son coordonnateur national, Pape Simakha, cette initiative vise à renforcer et encourager l’entrepreneuriat féminin afin d’autonomiser les femmes.

“Les Groupements de Promotion Féminine (GPF) sont de véritables réceptacles de tout ce que le pays compte comme entrepreneures et créatrices de richesse. Développer des stratégies pour leur faciliter le financement, c’est contribuer efficacement à la lutte contre le chômage et le sous-emploi à Kaolack et au Sénégal en général”, a déclaré Pape Simakha en expliquant les objectifs de ce financement.

Pour cette première phase du programme, qui entrera dans sa deuxième phase dans 15 jours, plusieurs quartiers ont été ciblés, notamment Kasnack, Thioffack, Passoire, Ndangane et Bongré. Chaque groupement a ainsi bénéficié d’un financement d’un million de francs CFA afin de développer des activités génératrices de revenus, a précisé M. Simakha.

“Après l’octroi de dons aux pensionnaires de la Maison d’Arrêt et de Correction (MAC) de Kaolack, nous comptons élargir nos actions à tous les segments de la commune ainsi qu’au département. Nous souhaitons nous inscrire dans la dynamique de la Stratégie Nationale de Développement Sénégal 2050 afin d’accompagner le gouvernement dans l’emploi des jeunes”, a-t-il ajouté.

Thiès Nord : Des partenaires turcs au chevet du secteur de la santé

La commune de Thiès Nord bénéficie d’un appui de taille dans le domaine de la santé. Ce samedi, le maire Mouhamadou Diakhaté a accueilli une délégation de partenaires turcs spécialisés dans l’humanitaire médical. Cette rencontre marque le début d’une collaboration prometteuse visant à renforcer les structures sanitaires locales.

Soucieux de l’amélioration des services de santé dans la commune, ces partenaires turcs s’engagent à doter les établissements de soins en matériel médical moderne. En parallèle, des actions de renforcement des capacités seront menées pour améliorer la prise en charge des patients. “Notre objectif est de permettre aux structures de santé locales d’offrir des soins de qualité grâce à un équipement adéquat et un personnel mieux outillé”, a souligné un membre de la délégation.

L’un des volets majeurs de ce partenariat est l’organisation, en collaboration avec l’hôpital régional de Thiès, d’une campagne de consultations et d’interventions chirurgicales. Pendant une semaine, des spécialistes interviendront dans plusieurs disciplines médicales afin d’offrir des soins à un grand nombre de patients.

Le maire Mouhamadou Diakhaté a salué cette initiative et exprimé sa gratitude envers ces partenaires turcs. “C’est une grande avancée pour notre commune. Nous continuerons à œuvrer pour un accès aux soins de santé de qualité pour tous nos citoyens”, a-t-il déclaré.

Le Directeur Général de la Poste exhorte la 55ᵉ promotion de l’ENP à s’engager pour une Poste moderne et dynamique

Le Directeur Général de la Poste a adressé un message empreint de fierté et d’émotion aux nouveaux diplômés de la 55ᵉ promotion de l’École Nationale des Postes (ENP). Lors de son discours, il a salué leur engagement, leur travail acharné et leur persévérance, soulignant leur rôle crucial dans la transformation du secteur postal au Sénégal.

Dans son intervention, il a exprimé sa profonde gratitude envers le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ainsi qu’au Premier ministre Ousmane Sonko, pour la confiance placée en lui à travers sa nomination. Il a réaffirmé son engagement à mener à bien la modernisation de la Poste, en alignement avec les ambitions du gouvernement.

Le Directeur Général a ensuite rappelé les axes stratégiques du Plan Poste 2024-2029, un programme structurant qui s’inscrit dans la vision Sénégal 2050. Ce plan repose sur plusieurs piliers fondamentaux :

  • La modernisation des infrastructures, afin d’améliorer la qualité des services et d’optimiser les performances du réseau postal.
  • La digitalisation des services, visant à faire de la Poste un acteur clé de l’économie numérique et de l’inclusion financière.
  • Le développement des ressources humaines, à travers des formations adaptées et des opportunités d’évolution professionnelle.
  • La responsabilité sociale et environnementale, avec un engagement en faveur du développement durable et de l’éco-responsabilité.
  • Le renforcement des partenariats stratégiques, notamment avec les institutions publiques et privées, pour soutenir la croissance et l’innovation du secteur.

S’adressant aux jeunes diplômés, il les a exhortés à faire preuve d’innovation, de passion et d’intégrité dans l’exercice de leurs fonctions. Il leur a rappelé l’importance de toujours placer le client au cœur de leurs actions, en veillant à offrir des services de qualité qui répondent aux attentes des Sénégalais.

Enfin, il a conclu son discours en appelant cette nouvelle génération de postiers à s’engager pleinement dans la transformation du secteur. Il les a invités à contribuer activement à bâtir une Poste moderne, performante et au service de tous, en s’appuyant sur les nouvelles technologies et en restant fidèles aux valeurs de rigueur et de professionnalisme.

Lancement du PROMOREN : Un projet structurant pour lutter contre l’intrusion des eaux salées et booster l’agriculture sénégalaise

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a officiellement procédé, ce vendredi 21 février 2025 à Koungheul, au lancement des travaux du Projet de Mobilisation des Ressources en Eau du Nianija Bolong (PROMOREN). Ce projet d’envergure, mis en œuvre par l’Office des Lacs et Cours d’Eau (OLAC), vise à améliorer la gestion des ressources en eau dans le bassin versant de Nianija Bolong et à renforcer la souveraineté alimentaire du pays.

L’objectif principal du PROMOREN est de mobiliser chaque année 46,6 millions de mètres cubes d’eau douce afin d’alimenter les terres agricoles, de freiner l’intrusion des eaux salées provenant du fleuve Gambie et de mettre en valeur 12 000 hectares de terres cultivables. Cette initiative s’inscrit dans la politique de sécurisation des zones agricoles vulnérables aux effets du changement climatique, notamment la salinisation des sols qui réduit considérablement la productivité agricole.

Le projet, qui nécessite un investissement total de 36 milliards de FCFA, est financé à hauteur de 92 % par la Banque Islamique de Développement (BID) et à 8 % par l’État du Sénégal. Son déploiement inclut la construction d’infrastructures hydrauliques destinées à canaliser et stocker l’eau, ainsi que la mise en place de dispositifs de protection contre la remontée des eaux salées dans les plaines agricoles.

Dans son allocution, le président Bassirou Diomaye Faye a insisté sur l’importance stratégique de ce projet pour le développement agricole du Sénégal. Il a rappelé que la gestion optimale des ressources en eau est un levier fondamental pour garantir des rendements agricoles stables et assurer la sécurité alimentaire. « La maîtrise de l’eau est une nécessité pour le développement de l’agriculture, de l’élevage et de la pisciculture. Ce projet va permettre de répondre à ces défis et de renforcer notre capacité de production locale », a déclaré le Chef de l’État.

Le PROMOREN n’est pas seulement un projet d’aménagement hydraulique ; il a aussi une portée économique et sociale considérable. En plus d’améliorer les conditions de production agricole, il devrait générer environ 30 000 emplois directs et indirects dans divers secteurs, notamment l’agriculture, la maintenance des infrastructures hydrauliques, l’irrigation et la transformation agroalimentaire. Cette dynamique va permettre d’insérer de nombreux jeunes dans le marché du travail et de renforcer le tissu économique des zones concernées.

La mise en œuvre du PROMOREN s’inscrit également dans une vision de développement durable. En limitant l’intrusion des eaux salées, le projet contribue à la protection des écosystèmes locaux et à la résilience des terres face aux effets du changement climatique. Il devrait ainsi permettre une augmentation significative des surfaces cultivables et une meilleure rentabilité des exploitations agricoles, notamment pour les cultures stratégiques comme le riz, le mil, le maïs et les légumes.

Ce projet joue un rôle crucial dans la stratégie nationale visant à réduire la dépendance du pays vis-à-vis des importations alimentaires. En stabilisant la production agricole, il renforcera la souveraineté alimentaire du Sénégal et améliorera la vie des agriculteurs en leur offrant des conditions de travail plus favorables.

Kaolack/ Élevage : Inauguration du marché à bétail Amadou Sow de Latmingué par le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage – Un projet de 150 millions de francs CFA

Les éleveurs de la région de Kaolack viennent de voir une de leurs doléances de longue date enfin satisfaite. Grâce à l’engagement du maire de la commune de Latmingué, Dr Mabouba Diouf, et au Projet de Valorisation des Eaux pour le Développement des Chaînes de Valeur (PROVALE-CV), antenne régionale de Kaolack, un nouveau marché à bétail a été inauguré ce vendredi.

D’un coût global de 150 millions de francs CFA, ce deuxième marché à bétail Amadou Sow s’étend sur une superficie de trois hectares. Il constitue un espace dédié aux échanges commerciaux d’animaux domestiques, principalement des ruminants.

Lors de la cérémonie d’inauguration, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté Alimentaire et de l’Élevage (MASAE), Dr Mabouba Diagne, a détaillé les infrastructures du site :

• Un bloc administratif

• Un local de gardiennage

• Un magasin de stockage d’aliments pour bétail d’une capacité d’environ 50 tonnes

• Un quai d’embarquement

• Quatre abreuvoirs

• Une aire de repos pour les éleveurs

• Des sanitaires

Selon le ministre, l’élevage et l’agriculture restent des moteurs essentiels du développement économique du pays. Il a réaffirmé la volonté du gouvernement de structurer et moderniser les filières animales, conformément aux engagements du président de la République Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre.

Un projet ambitieux soutenu par des partenaires financiers

De son côté, Mamadou Camara, chef d’antenne de PROVALE-CV pour Kaolack, Fatick et Kaffrine, a mis en avant les résultats déjà obtenus dans le cadre du programme, notamment :

• L’aménagement de 9 000 hectares de vallées et bas-fonds

• La création de 780 fermes agricoles destinées aux jeunes et aux femmes

• Le renforcement de 150 unités de transformation de produits agro-sylvo-pastoraux, toutes équipées d’installations solaires autonomes

• Une capacité de production annuelle estimée à 10 millions de tonnes

Pour rappel, le PROVALE-CV est financé avec l’appui de la Banque Africaine de Développement (BAD), de l’OPEC et de l’AGTF, pour un montant total de 80 milliards de francs CFA. Ce programme vise à développer les chaînes de valeur agro-sylvo-pastorales, à promouvoir l’entrepreneuriat et à favoriser la création d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes.

Avec ce nouveau marché à bétail, Latmingué se positionne comme un pôle clé du commerce de bétail dans la région, offrant aux éleveurs un espace moderne et structuré pour leurs activités.

Adama Fall placé en garde à vue pour diffamation : une nouvelle polémique sur la liberté d’expression

Le chroniqueur Adama Fall a été placé en garde à vue hier à la Division des Investigations Criminelles (DIC) suite à une plainte déposée par le ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions, Abass Fall. Ce dernier accuse le journaliste de diffamation après la publication d’une information jugée mensongère concernant une prétendue organisation clandestine de voyages vers le Qatar en échange de paiements illicites.

Tout a commencé avec des déclarations d’Adama Fall, affirmant que le ministère dirigé par Abass Fall aurait facilité des voyages clandestins vers le Qatar moyennant des transactions frauduleuses. Une allégation que le ministère a fermement démentie dans un communiqué, dénonçant des “fausses informations” et annonçant sa volonté de saisir la justice.

Dans ce contexte, le chroniqueur a été convoqué à la DIC avant d’être placé en garde à vue pour diffamation et diffusion de fausses nouvelles. Cette affaire relance le débat sur la liberté d’expression et l’utilisation des lois sur la diffamation au Sénégal.

Parmi les voix qui se sont élevées pour dénoncer cette arrestation, celle de Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, s’est fait entendre. Dans un post publié sur X (anciennement Twitter), il a critiqué les poursuites engagées contre Adama Fall :

“Le délit de diffusion de fausses nouvelles fait partie des infractions qui ont rempli les prisons sous Macky Sall. Une fausse nouvelle qui ne présente pas de risque de trouble à l’ordre public ne doit pas faire l’objet de poursuites pénales. Démontrez le contraire.”

Cette déclaration met en lumière les inquiétudes récurrentes des défenseurs des droits humains face à ce qu’ils considèrent comme un usage abusif de la loi pour museler les voix critiques.

L’arrestation d’Adama Fall intervient dans un climat de tensions croissantes autour de la liberté de la presse au Sénégal. Depuis plusieurs années, journalistes et activistes dénoncent l’instrumentalisation des délits de diffamation et de diffusion de fausses nouvelles pour réprimer la critique envers les autorités.

L’affaire relance ainsi le débat sur la nécessité de réformer les lois sur la liberté d’expression afin de garantir un meilleur équilibre entre la protection de la réputation des responsables publics et la préservation du droit à l’information.

À l’heure actuelle, Adama Fall reste en garde à vue, et son sort dépendra des suites judiciaires données à cette affaire. Ses avocats et ses soutiens appellent à sa libération immédiate, dénonçant une atteinte aux libertés fondamentales.

Affaire ArcelorMittal : La justice sénégalaise ouvre une information judiciaire pour corruption et blanchiment

Le dossier opposant l’État du Sénégal à la multinationale ArcelorMittal connaît de nouveaux développements judiciaires. Une information judiciaire a été ouverte à Dakar pour des accusations graves, incluant association de malfaiteurs, corruption, recel, blanchiment de capitaux, escroquerie et complicité. Cette procédure vise plusieurs entités du groupe ArcelorMittal, notamment ArcelorMittal Holdings AG, ArcelorMittal Limited, ArcelorMittal Mining Sénégal SA et ArcelorMittal Infrastructures Sénégal SA.

L’affaire, confiée au doyen des juges, a déjà franchi deux étapes majeures. Premièrement, l’agent judiciaire de l’État a été entendu et a confirmé la plainte, réitérant ainsi la constitution de partie civile du Sénégal. Deuxièmement, la Division des Investigations Criminelles (DIC) a été saisie pour transmettre des convocations aux responsables des filiales sénégalaises du groupe. Or, ces derniers restent introuvables, laissant planer des soupçons de fuite.

Cette évolution intervient alors qu’ArcelorMittal Sénégal était récemment en conflit avec l’administration fiscale. L’entreprise a contesté un redressement de 1,05 milliard de FCFA devant le tribunal. Selon des sources proches du dossier, tous les comptes bancaires rattachés à la société et à ses filiales auraient été vidés, renforçant les inquiétudes sur d’éventuelles manœuvres financières suspectes.

L’origine de l’affaire remonte à 2011, lorsque l’État du Sénégal a saisi la Chambre de Commerce Internationale (CCI) pour dénoncer le non-respect par ArcelorMittal du protocole d’accord relatif à l’exploitation du gisement de fer de la Falémé. En septembre 2013, la CCI a reconnu la responsabilité du groupe sidérurgique, ouvrant la voie à une phase de détermination des réparations. L’État du Sénégal réclamait alors entre 1 600 et 3 300 milliards de FCFA de dédommagements.

Cependant, le 30 mai 2014, un accord transactionnel a été signé entre le gouvernement sénégalais et ArcelorMittal, mettant fin à la procédure. Cet accord, négocié en toute discrétion, prévoyait un versement de 150 millions de dollars à l’État sénégalais. Mais selon l’enquête de Libération, ces fonds n’auraient jamais été reversés au Trésor public.

Un élément troublant de l’affaire réside dans la gestion de ces 150 millions de dollars. D’après la plainte obtenue par Libération, cet argent aurait été versé sur deux comptes CARPA détenus par l’avocat français François Meyer, qui est intervenu dans le dossier à la dernière minute. La mise à l’écart des avocats initialement engagés par l’État du Sénégal suscite des interrogations sur d’éventuelles transactions occultes.

Aujourd’hui, les autorités sénégalaises semblent déterminées à faire la lumière sur cette affaire, en particulier sur la destination réelle des fonds issus de l’accord. L’information judiciaire en cours pourrait déboucher sur des poursuites judiciaires contre les acteurs impliqués, y compris les responsables d’ArcelorMittal au Sénégal.

Kaolack : Le litige foncier autour du site de la Journée nationale de l’élevage jette le trouble

À quelques heures de la 9ᵉ Journée nationale de l’élevage, prévue le samedi 22 février 2025 à Kaolack, un contentieux foncier menace le bon déroulement de l’événement. Le site choisi pour accueillir la cérémonie, qui sera présidée par le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye, est au cœur d’un litige opposant les héritiers Kébé au gouverneur de la région et à l’Agence des travaux et de gestion des routes (Ageroute).

Le différend porte sur le titre foncier n°4188, dont les héritiers de feu Abdou Khadre Kébé se revendiquent propriétaires. Ils accusent les autorités d’avoir procédé, sans leur consentement, à la destruction de bâtiments et d’arbres situés sur le site, une initiative qu’ils attribuent au gouverneur de Kaolack. Pour défendre leurs droits, les héritiers Kébé, représentés par Mes Soumaré et Dabo, ont déposé une plainte le 12 février 2025 auprès du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Kaolack. Cette plainte vise des faits de « voies de fait, destruction de biens appartenant à autrui et occupation illégale de terrain dont autrui pouvait disposer en vertu d’un titre foncier ».

Dans leur dossier, les avocats ont fourni plusieurs éléments de preuve, notamment un procès-verbal de constat établi par un huissier de justice et un état de droits réels daté du 15 avril 2024, confirmant que le terrain en question appartient exclusivement aux héritiers de feu Abdou Khadre Kébé.

Selon Abdou Salam Kébé, porte-parole des héritiers, tout a commencé le 31 janvier dernier lorsqu’il a été informé de la présence d’engins de chantier sur le site. Sur place, il découvre que des bâtiments et des arbres sont en cours de démolition. Alerté, il prend contact avec la Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation du sol (Dscos), qui nie toute implication. C’est finalement auprès du superviseur des travaux qu’il apprend que les destructions sont menées sous instruction de l’Ageroute, elle-même mandatée par le gouverneur de Kaolack.

« Le responsable de l’Ageroute m’a passé le gouverneur au téléphone, et ce dernier m’a confirmé avoir ordonné ces démolitions, pensant que le site appartenait aux services des grandes endémies », rapporte Abdou Salam Kébé. Lorsqu’il lui précise que le titre foncier appartient à sa famille depuis 1975, le gouverneur lui aurait suggéré de laisser les travaux se poursuivre et d’en discuter ultérieurement.

Face à cette situation, la famille Kébé a non seulement saisi la justice, mais envisage également de solliciter l’arbitrage du Khalife général des Mourides à Touba. L’objectif est de sensibiliser les autorités étatiques sur ce litige foncier, qui ne se limite pas au seul titre foncier n°4188, mais concerne également d’autres parcelles à Kaolack.

Interrogé sur l’affaire, le gouverneur de Kaolack a refusé de commenter, invoquant son devoir de réserve. « Nous sommes dans les liens de la hiérarchie. Je ne peux pas m’exprimer sur une affaire pendante sans autorisation », a-t-il déclaré dans les colonnes du journal L’Observateur.

Alors que l’événement approche, cette affaire pose la question de la sécurisation du site et du climat dans lequel se tiendra la Journée nationale de l’élevage. Si aucune solution n’est trouvée rapidement, ce litige pourrait bien entacher une cérémonie censée célébrer un secteur clé de l’économie sénégalaise.

Pape Gueye victime d’une escroquerie : le milieu sénégalais raconte sa mésaventure à Marseille

Le passage de Pape Gueye à l’Olympique de Marseille a été marqué par des performances solides sur le terrain, mais aussi par une affaire extra-sportive dont il se serait bien passé. Dans un récent podcast diffusé sur la chaîne YouTube LeChairman, le milieu de terrain sénégalais, aujourd’hui joueur de Villarreal, a révélé avoir été victime d’une escroquerie de la part d’un individu en qui il avait placé sa confiance.

Dans son témoignage, le joueur de 26 ans explique comment il s’est fait piéger par un homme qu’il considérait presque comme un frère :

« J’étais à Marseille et il y avait un snapchateur que les gens connaissent. Ils ne m’ont plus vu avec lui donc ils se disaient que c’était bizarre. Je suis dans une ville, le gars est Sénégalais, moi aussi, donc je l’ai pris un peu comme mon petit frère. »

Cette relation de confiance a pourtant vite tourné au cauchemar. Profitant de sa proximité avec le footballeur, l’escroc a trouvé le moyen d’accéder à ses informations bancaires à son insu.

Selon les explications de Pape Gueye, l’individu avait l’habitude de se rendre chez lui, ce qui lui a permis d’agir en toute discrétion :

« Ce gars venait chez moi. […] Dans un moment d’inattention, où on était ensemble, il a pris ma carte bancaire du Sénégal en photo. »

Grâce à cette simple image, l’escroc a pu effectuer plusieurs transactions frauduleuses, sans que le joueur ne s’en aperçoive immédiatement :

« J’ai su quelques mois après qu’il s’envoyait de l’argent via PayPal avec ma carte bancaire du Sénégal, donc je ne recevais pas les notifications. »

L’histoire de Pape Gueye illustre une réalité bien connue dans le monde du football : de nombreux joueurs, souvent jeunes et issus de milieux modestes, deviennent des cibles privilégiées pour des individus malintentionnés. Entre escroqueries financières, investissements douteux et entourages opportunistes, les cas de footballeurs floués ne sont pas rares.

Heureusement, malgré cet épisode douloureux, Pape Gueye semble aujourd’hui avoir tourné la page et poursuit sa carrière sous les couleurs de Villarreal. Une mésaventure qui, espérons-le, lui servira de leçon pour mieux protéger ses finances à l’avenir.

Journée Portes Ouvertes de l’USSEIN : Mouhamed Khalifa Niasse (Baye Khalifa) soutient les étudiants

Mouhamed Khalifa Niasse, dit Baye Khalifa, Président du Mouvement Kaolack Droit Devant (K2D), a honoré de sa présence la Journée Portes Ouvertes de l’Université Cheikh Ibrahima Niass du Sine-Saloum (USSEIN), organisée par le CROUS. Il a accepté d’en être le parrain, réaffirmant ainsi son engagement envers l’éducation et les étudiants sénégalais.

Conscient des défis majeurs liés à la formation universitaire et aux conditions de vie souvent difficiles des étudiants, Baye Khalifa Niasse a posé un geste fort de solidarité en offrant un don généreux de 1 000 tickets restaurant, ainsi que des lots de boissons pour soutenir le quotidien des étudiants. Cet acte de bienfaisance témoigne de son souci constant du bien-être des jeunes et de son désir de contribuer à leur réussite académique et personnelle.

Par ailleurs, Mouhamed Khalifa Niasse a réitéré son engagement envers la jeunesse, affirmant qu’une fois élu maire de Kaolack lors des prochaines élections, il mettra en place des initiatives concrètes pour les soutenir davantage. Cette promesse traduit sa vision d’un avenir meilleur pour la jeunesse et son ambition de développer des politiques publiques adaptées aux besoins des populations, notamment dans les domaines de l’éducation et du développement social.

La communauté universitaire et les étudiants du CROUS ont exprimé leur gratitude envers Mouhamed Khalifa Niasse pour sa générosité et son leadership inspirant. Son soutien indéfectible à l’éducation et à la jeunesse reste un exemple à suivre pour tous ceux qui aspirent à un Sénégal prospère et solidaire.

Protocole de Maputo, autorité parentale : La plate-forme nationale « Ndeyou Askan Wi » dit niet et interpelle les autorités

« Non à l’harmonisation de notre code de famille avec le protocole de la mécréance de Maputo », « Non à l’avortement médicalisé », « Autorité au père de famille », « Oui pour la puissance paternelle », tels sont, entre autres, les messages que l’on pouvait lire sur les pancartes brandies par les femmes de la plate-forme nationale « Ndeyou Askan Wi », lors d’un face à face avec la presse. Il s’agissait en effet, d’un message adressé au président de l’Assemblée nationale en réponse à la députée Mareme Mbacké qui, selon elles, soutient le protocole de Maputo qui foule au pied l’autorité du père de famille, synonyme d’une distorsion sans précédent de l’orthodoxie de la nomenclature familiale sénégalaise. « L’islam est attaqué, la oumma féminine est bouleversée, les « seyaanes » que nous sommes incorruptibles, les Ndeyou askan wi que nous sommes interpelons solennellement devant Dieu, devant le peuple sénégalais, le père, l’époux, le musulman que vous êtes. Il s’agit de la croisade orchestrée contre notre famille, contre l’autorité du père comme chef de la famille sur laquelle une minorité voudrait que l’on légifère contre la volonté de Dieu et de la majorité presque absolue des femmes musulmanes. Il aurait été plus admissible pour notre fierté de croyante d’avoir en face de nous ou bien contre nous l’adversaire d’une sensibilité contraire en termes de foi, hélas, devant nous, contre l’islam, nous avons des musulmans, des compatriotes. Les fossoyeurs de la foi, les ennemis de l’islam doivent se frotter bien les mains », ont-elles dit dans une déclaration lue par Mariam Khady Mbacké, enseignante/chercheure, au nom de la plate-forme « Ndeyou Askan Wi », avant d’ajouter: « depuis ce que les féministes ont appelé journée internationale de la violence basée sur le genre, une offensive sans précédent a été ciblée sur la femme et sur la famille et sur la fille particulièrement. Tous les leviers genre et directions de l’Etat sont en ébullition depuis car jusque-là, le nombre de femmes dans le gouvernement ainsi que l’appellation sans le terme genre du ministère de la femme leur était resté à travers la gorge. Avec tous les régimes qui se sont succédé à la tête de notre pays, l’échec à faire appliquer le Protocole de Maputo a été cuisant pour la gente féministe car toutes les revendications y compris l’autorité parentale partagée ne sont autre que les dispositions de leur livre saint, le Protocole de Maputo. Dieu soit loué, le Sénégal ne regorge pas de femmes divorcées entre deux avions qui voudraient traîner leur progéniture par les quatre coins du monde qu’il faille derechef leur réserver des lois particulières ».

Ces femmes sénégalaises issues de toutes les confrèries religieuses, déterminées à aller jusqu’au bout, n’ont pas manqué de pointer du doigt l’occident qui, selon elles, en est l’instigateur. « La famille sénégalaise et même africaine, depuis la période coloniale, avec le fameux décret Mandel de Jacquinot a fait les frais de toutes les perfides, de toutes les méchancetés de la part de l’occident. La France, infertile du fait de la guerre des sexes et du mariage pour tous nous envie notre fécondité, notre féminité. Leur desein inavoué est de détruire la famille. L’occident des familles hybrides, parents par éprouvette, nous envie nos liens de sang, c’est là tout le secret de cet acharnement sur notre schéma familial, sur notre politique de natalité depuis toujours. Cette cabale contre l’autorité du père s’inscrit dans la même veine, c’est la suite du sit-in « Taatu neen » avec leur fameux slogan « Diongal patriarcat » (vous nous excuserez de la vulgarité mais c’est en effet leurs termes) », a dit Mme Mbacké.

Poursuivant, « Ndeyou Askan Wi » qui se dit prête à défendre les valeurs qui fondent notre unité nationale et au sacrifice suprême, dira face aux journalistes qu’un bateau ne saurait avoir deux capitaines. « Si la famille africaine élargie, particulièrement celle sénégalaise est plus que jamais jeune, dynamique et pleine de vitalité, elle le tient de cette résilience humaniste, endogène, adossée à un système de valeur sans pareil au monde qui a su cultiver la solidarité et le respect de l’autorité et du droit d’aînesse à un décret qui est intrinsèque. C’est à la lumière de tout ce qui précède qu’il faut lire cet assaut coordonné entre agitatrices féministes, stipendiées à la solde des lobbies maçons et homosexuels et leurs partenaires techniques et financiers ou soit disant au développement à qui ils ont vendu leur âme et leur dignité. Ils ne s’arrêteront que lorsque ce qui fait référence à la religion disparaîtra du code de la Famille sénégalais. Cette autorité de l’homme n’est pas la bataille des Sénégalaises soucieuses de se conformer aux préceptes du Coran et d’assurer la stabilité de leur famille. Une sagesse ancestrale nous a appris que l’époux n’est pas l’égal de la femme et qu’il faut respecter son autorité. Ce précepte antique traduit l’esprit de notre philosophie matrimoniale et en constitue la vertu première ainsi donc un bateau ne saurait avoir deux capitaines. Remettre en cause l’autorité du père de famille serait une distorsion sans précédent dans l’orthodoxie de notre nomenclature familiale. Les conséquences d’une telle disposition pourraient impacter de manière irréversible notre acception matrimoniale, notre sens de la famille. Elles peuvent gagner à leur cause une poignée d’hommes soit disant modernes, infirmes de leur foi, qui se croient plus justes et plus clairvoyants que le Seigneur. Elles ont certes leurs médias, deux ou trois journalistes à leur solde, arrosés aux fonds onusiens qui, contrairement à leur déontologie, se gardent bien de tendre leur micro aux femmes musulmanes mais nous, nous avons Dieu et le peuple sénégalais bien ancré dans sa culture et sa croyance. On en a fait l’expérience avec les dernières élections. Pour tout ce qui a trait à notre foi pour défendre les valeurs qui fondent notre unité nationale, nous sommes prêts au sacrifice suprême »

Convaincues que le président de l’Assemblée nationale respectera le caractère sacré de la majorité en démocratie et les dispositions constitutionnelles consacrant la liberté de culte, ces femmes musulmanes espérent que leur cri de cœur sera entendu par qui de droit. « Dans l’espoir de ce cri de cœur des femmes musulmanes ne se fourvoie pas dans des mains d’ennemis qui puissent l’acheminer dans les tiroirs de l’oubli comme toutes nos correspondances l’ont été d’ailleurs à la Présidence, à la Primature et au ministère de la Famille, veillez agréer Monsieur le président de l’Assemblée nationale l’expression de notre profond respect », a conclu la plate-forme nationale des femmes dirigée par Seyda Ndeye Fatou Fall qui regroupe en son sein des dizaines d’associations féminines musulmanes.

Aly Saleh

Baisse des salaires et suspension des subventions : l’APR dénonce « l’immaturité » du gouvernement et craint une politique d’austérité

Le Secrétariat Exécutif National (SEN) de l’Alliance Pour la République (APR) a vivement réagi ce jeudi 20 février aux récentes déclarations du ministre Secrétaire général du Gouvernement, Mouhamadou Al Aminou Lo, concernant la baisse des salaires, la suspension des subventions et l’augmentation de la fiscalité pour certaines catégories sociales et entreprises.

Dans un communiqué officiel, le parti de l’ancien président Macky Sall considère ces mesures comme un retour à une politique d’austérité, qui pourrait mettre en péril les avancées économiques des dernières décennies.

L’APR estime que ces décisions placent le Sénégal sous un régime d’ajustement structurel, une situation qui, selon eux, remettrait en cause plusieurs années d’efforts en matière de transformation économique et de croissance inclusive.

Le parti critique fermement la méthode employée par les nouvelles autorités, affirmant que « l’immaturité dans la gestion de l’État » est flagrante. Il s’étonne également que de telles annonces aient été faites par un Secrétaire général du Gouvernement, et non par le Premier ministre ou le Président de la République, qu’il accuse d’éluder les mauvaises nouvelles.

Dans son communiqué, l’APR rappelle que le gouvernement actuel a hérité d’une économie stable avec des fondamentaux solides et une crédibilité financière reconnue par les partenaires internationaux. L’ancien parti au pouvoir dénonce ainsi une mauvaise gestion et un manque de vision stratégique, qui, selon lui, risquent d’accentuer la précarité sociale et économique.

En réponse à ces mesures, l’APR salue la vigilance des centrales syndicales et les appelle à défendre les acquis des travailleurs. Il met également en garde contre toute action qui pourrait réduire encore plus le pouvoir d’achat des Sénégalais, dans un contexte économique déjà difficile.

Par ailleurs, l’APR prend acte du déplacement du Premier ministre à l’Assemblée nationale pour répondre aux questions des députés. Le parti appelle à la mobilisation de ses militants autour du député Farba Ngom, qui sera auditionné le 27 février, estimant qu’il s’agit d’une tentative de déstabilisation du parti.

Accusé d’organisation clandestine de voyages au Qatar : le MTERI dément et annonce des poursuites

Le ministère du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions (MTERI) a officiellement réagi aux accusations portées par le chroniqueur Adama Fall, qui l’accuse d’organiser clandestinement des voyages vers le Qatar en échange de paiements frauduleux.

Dans une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux, Adama Fall a affirmé que des individus auraient versé jusqu’à 1.500.000 FCFA par candidat pour obtenir un voyage vers le Qatar sous l’égide du ministère. Ces déclarations ont rapidement suscité de nombreuses réactions, mettant en cause la transparence des activités du MTERI.

Face à ces accusations, le ministère a publié un communiqué, repris par plusieurs médias, dans lequel il dément catégoriquement ces allégations. Il qualifie les propos d’Adama Fall de fausses informations, affirmant qu’aucune structure officielle sous sa tutelle ne serait impliquée dans une telle opération illégale.

Le ministère insiste sur le fait que ces accusations n’engagent que leur auteur, et qu’il se réserve le droit de saisir les autorités compétentes afin que des mesures soient prises contre cette campagne de désinformation. Il souligne également son engagement à garantir la transparence et la rigueur dans toutes ses démarches, en particulier celles liées à l’emploi à l’étranger.

Dans un développement plus récent, des sources proches du dossier ont confirmé qu’Adama Fall a été convoqué par la Division des Investigations Criminelles (DIC). Il devait se présenter ce mercredi à 16 heures pour répondre aux questions des enquêteurs sur l’origine de ses accusations.

Ce dossier soulève une nouvelle fois la question de la circulation des informations sur les réseaux sociaux et des responsabilités juridiques des personnes tenant des propos accusateurs sans preuves avérées. Il reste à voir si le MTERI ira jusqu’au bout de sa menace de poursuites judiciaires, ou si une issue alternative sera trouvée dans cette affaire.

Souveraineté économique au sein de l’OHADA : Ousmane Sonko insiste sur l’importance de renforcer l’indépendance des États membres

La 58e session de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) s’est ouverte ce mercredi à Dakar sous la présidence du Premier ministre Ousmane Sonko. L’événement a réuni les représentants des États membres ainsi que le président en exercice du Conseil des ministres, Ousmane Diagne.

Dans son allocution d’ouverture, Ousmane Sonko a rappelé que, trois décennies après sa création, l’OHADA demeure un pilier essentiel pour la sécurisation juridique des affaires en Afrique. Il a souligné l’importance pour les États membres de continuer à consolider les acquis de l’organisation et à assurer sa pérennité en renforçant son rôle dans le développement économique du continent.

Le Premier ministre a insisté sur l’enjeu crucial de la souveraineté économique des États membres, affirmant que celle-ci devrait guider l’OHADA dans ses réformes législatives, notamment en matière de co-entreprise. Il a rappelé que le Sénégal avait soumis des propositions de texte sur cette question depuis 2013, sans qu’elles n’aient encore abouti.

« L’OHADA doit être un levier puissant pour stimuler l’investissement, favoriser l’essor du secteur privé et dynamiser la croissance. C’est pourquoi nous devons nous assurer qu’elle réponde pleinement aux besoins économiques et sociaux des États membres et de leurs populations », a déclaré Ousmane Sonko.

Le chef du gouvernement a également salué les avancées réalisées par l’organisation, notamment en matière de rationalisation de l’environnement juridique des affaires à travers les actes uniformes. Toutefois, il a estimé que l’économie sociale et solidaire restait un puissant catalyseur sous-exploité et a plaidé pour une meilleure prise en compte de ce secteur dans les textes de l’OHADA.

Ousmane Sonko a également mis l’accent sur la nécessité d’une gestion budgétaire stricte et transparente des ressources allouées à l’OHADA. Il a exhorté les ministres des États membres à veiller à ce que le budget soit cohérent avec un programme d’activités réaliste, et qu’il respecte les principes fondamentaux de l’élaboration budgétaire.

Le Premier ministre a aussi insisté sur l’importance d’une mobilisation efficace et opportune des ressources destinées aux différentes institutions de l’OHADA. Il a souligné que ces fonds, souvent obtenus au prix de grands sacrifices de la part des États, devaient être affectés avec rigueur afin d’optimiser leur impact.

Cette 58e session de l’OHADA marque également la fin du mandat du Sénégal à la tête de l’organisation. La République du Tchad prendra désormais la présidence de l’OHADA, succédant ainsi au Sénégal.

Le Premier ministre a profité de cette occasion pour appeler les ministres des États membres à faire preuve de rigueur dans le choix des futurs responsables de l’organisation. Il les a invités à privilégier les compétences et les qualités personnelles des candidats, afin de garantir une gestion efficace et dynamique des affaires de l’OHADA.

Kaolack : Mise en place d’une Société Coopérative Agricole des Daaras-Yi

Les maîtres coraniques, membres du Conseil Supérieur des Maîtres Coraniques du Sénégal (CSMCS), ont procédé, après mûre réflexion, à la création d’une coopérative agricole des Daaras-Yi de Kaolack. Cette initiative vise à lutter contre la mendicité et à améliorer les conditions de vie des apprenants du Coran.

Mamadou Papa Guèye et ses collègues ont tenu, ce jeudi, une assemblée générale à la Chambre de commerce de Kaolack pour officialiser la mise en place de cette structure.

« Nous voulons réglementer le sous-secteur de l’enseignement coranique afin que les apprenants du Coran évoluent dans de meilleures conditions. Pour ce faire, nous envisageons plusieurs stratégies. D’abord, nous comptons créer un champ de daaras dans chaque département, commune et arrondissement. Cela permettra d’apporter plus de dignité aux pensionnaires des daaras, qui ont besoin d’actions concrètes en leur faveur. L’éradication de la mendicité passe par un changement de paradigme : les maîtres coraniques doivent s’organiser et cesser d’évoluer individuellement. Nous appelons donc à l’implication de tous les acteurs concernés, y compris les populations », a déclaré Mamadou Papa Guèye.

Cette initiative marque une étape importante dans la valorisation et l’autonomisation des daaras, tout en apportant une réponse durable au phénomène de la mendicité.

Alerte pollution au Sénégal : un important nuage de poussière attendu ce week-end

Le Sénégal s’apprête à traverser un épisode de pollution atmosphérique particulièrement intense ce week-end, avec l’arrivée d’une vaste masse de poussière en provenance du désert. Selon les prévisions météorologiques, la qualité de l’air se détériorera fortement entre le vendredi 21 février au soir et le dimanche 23 février 2025, atteignant des niveaux de pollution classés de « très mauvais » à « extrêmement mauvais » sur l’ensemble du territoire.

Les premières traces de cette masse de poussière sont attendues dès vendredi soir sur l’axe Podor – Matam, avant de se généraliser à l’ensemble du pays dès samedi. En plus de l’augmentation des particules fines dans l’air, cet épisode sera accompagné de rafales de vent dépassant les 40 km/h, bien que celles-ci devraient être légèrement moins intenses à Dakar. La visibilité pourrait également être fortement réduite, rendant les déplacements plus difficiles.

Face à cette dégradation de la qualité de l’air, les autorités sanitaires appellent à la vigilance, en particulier pour les personnes vulnérables. Les asthmatiques, les personnes souffrant d’allergies respiratoires et les personnes âgées sont invitées à prendre des précautions. Il est notamment recommandé de :

• Limiter les sorties à l’extérieur, en particulier pour les personnes fragiles ;

• Garder les traitements médicaux à portée de main ;

• Porter un masque de protection si nécessaire ;

• Éviter les efforts physiques intenses à l’extérieur ;

• Maintenir les fenêtres et portes fermées pour limiter l’infiltration de poussière à l’intérieur des habitations.

Les épisodes de pollution liés aux masses de poussière saharienne sont fréquents au Sénégal, en particulier pendant la saison sèche. Cependant, leur intensité et leur impact sur la santé publique suscitent des inquiétudes croissantes. Ces événements rappellent également la nécessité de renforcer la surveillance de la qualité de l’air et d’adopter des mesures de prévention adaptées.

Sénégal : La CESL exige l’abrogation de la loi d’amnistie et la vérité sur la mort des étudiants de l’UGB

La Coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL) de l’Université Gaston Berger (UGB) a réitéré son opposition à la loi d’amnistie adoptée le 6 mars 2024. Dans un communiqué, son président, Alpha Issaga Diallo, a dénoncé une “entrave à la vérité” et appelé les autorités à faire toute la lumière sur la mort de deux étudiants, Alpha Yéro Tounkara et Prosper Clédor Senghor, décédés lors des affrontements liés au report de l’élection présidentielle de 2024.

Pour la CESL, la loi d’amnistie constitue un obstacle aux enquêtes sur ces décès survenus en 2024 dans un contexte de tensions politiques. “Nous refusons que ces événements soient effacés de la mémoire collective par un simple texte juridique”, a affirmé Alpha Issaga Diallo, exigeant que les responsables soient identifiés et traduits en justice.

En signe d’hommage, la CESL propose également que des infrastructures universitaires portent les noms des deux étudiants disparus. Une manière, selon elle, de préserver leur mémoire et de rappeler le devoir de justice à l’État.

Adoptée en mars 2024, la loi d’amnistie couvre les faits de violences politiques commis entre février 2021 et février 2024. Son abrogation fait aujourd’hui débat au sein de la classe politique. Le député d’opposition Thierno Alassane Sall a récemment déposé une proposition de loi pour son annulation, un geste que certains membres de la majorité, notamment du parti Pastef, qualifient de “récupération politique”.

Le Premier ministre Ousmane Sonko, lui-même concerné par cette loi, avait annoncé en décembre 2024 un projet d’abrogation, laissant entendre une possible révision de la politique de justice transitionnelle.

Alors que le gouvernement semble s’orienter vers une remise en cause de la loi, la pression des étudiants et de certaines forces de l’opposition pourrait accélérer le processus. La CESL prévient qu’elle restera mobilisée jusqu’à ce que des actions concrètes soient prises.

Journée nationale de l’élevage : « Patriote Tey Ak Ellek » liste les attentes

La Journée nationale de l’élevage sera célébrée ce samedi 22 février à Kaolack sous la présidence du chef de l’État, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Si ses partisans comptent lui réserver un accueil chaleureux, ils n’en restent pas moins attentifs aux nombreuses attentes du monde rural, qui persistent malgré les efforts consentis par l’État. Le président du mouvement « Patriote Tey Ak Ellek », Cheikh Niass, a promis de transmettre ces préoccupations au chef de l’État ou à ses collaborateurs.

Un événement important pour l’élevage et l’agriculture

« La Journée nationale de l’élevage est un événement majeur pour la promotion du secteur agricole et de l’élevage. Le choix de Kaolack pour cette célébration témoigne du potentiel de la région dans ce domaine. Le mouvement “Patriote Tey Ak Ellek”, que je dirige, exprime sa satisfaction quant à cette visite présidentielle. Cela traduit une volonté de collaboration entre le gouvernement et les acteurs locaux pour renforcer les ressources et infrastructures liées à l’élevage dans la région », a déclaré Cheikh Niass.

Des difficultés persistantes pour les éleveurs du centre du pays

Toutefois, le jeune guide religieux de Léona Niassène a tenu à souligner les nombreuses difficultés auxquelles sont confrontés les éleveurs de la zone Centre. « Le vol de bétail a atteint des proportions inquiétantes dans le Saloum et le Ndoucoumane, avec pas moins de 1 300 bêtes volées entre 2023 et 2024. Ce fléau constitue un véritable frein au développement économique, car, en dehors de l’agriculture, l’élevage est la principale source de subsistance des populations rurales », a-t-il alerté.

Ce problème, selon lui, met en péril tout un secteur d’activité, car plusieurs filières en dépendent. Si le cheptel n’est pas régénéré, c’est l’ensemble du secteur qui risque de s’effondrer. Pour y remédier, Cheikh Niass propose de durcir les sanctions contre les voleurs de bétail.

Par ailleurs, il a également évoqué les conflits récurrents entre éleveurs et agriculteurs, qui peinent à s’entendre sur le parcours du bétail. « Ces tensions entraînent souvent des affrontements, causant des blessés et parfois des morts des deux côtés. Il est impératif que cette préoccupation soit portée à l’attention du président de la République, car cette journée doit être un cadre de discussion sur les défis de l’élevage au Sénégal », a-t-il souligné.

Un appel aux autorités pour des mesures concrètes

Cheikh Niass a aussi dénoncé la cherté des aliments pour bétail et la rareté de l’eau, deux problèmes majeurs qui affectent la filière. « Il est injuste que seule l’arachide bénéficie de subventions, alors que les éleveurs peinent à nourrir leur bétail correctement. Nous appelons les autorités à se pencher sérieusement sur cette question », a-t-il conclu.

En somme, la Journée nationale de l’élevage s’annonce comme un moment clé pour mettre en lumière les défis du secteur et espérer des solutions concrètes de la part du gouvernement.

Polémique sur une supposée baisse des salaires des fonctionnaires : clarification de l’économiste Aliou Ndiouck

Ces derniers jours, un débat intense a émergé autour d’une supposée baisse des salaires des fonctionnaires, alimentant les inquiétudes et la grogne sociale. Cependant, selon l’économiste Aliou Ndiouck, cette perception résulte d’une mauvaise interprétation des réformes en cours. Intervenant sur iRadio, il a tenu à clarifier la situation en expliquant qu’il ne s’agit pas d’une réduction généralisée des salaires, mais plutôt d’une rationalisation des dépenses publiques à travers une réforme des agences d’exécution.

L’économiste a rappelé que le Premier ministre a demandé une évaluation des agences d’exécution, ce qui peut entraîner un reclassement de certaines d’entre elles. « Lorsqu’une agence passe d’une catégorie 1 à une catégorie 2, 3 ou 4, cela doit impliquer une baisse des rémunérations du Directeur général, du Président du Conseil d’Administration (PCA) et des agents concernés. Mais cela ne signifie en aucun cas une baisse généralisée des salaires pour l’ensemble des fonctionnaires », a-t-il précisé.

Cette démarche vise à maîtriser les charges de l’État en ajustant les rémunérations en fonction du statut et de la mission des agences. Ainsi, les baisses de salaire éventuelles ne concerneraient qu’un nombre restreint d’agents occupant des postes spécifiques dans ces structures.

Aliou Ndiouck reconnaît toutefois que le climat social est actuellement marqué par une forte tension, ce qui explique certaines inquiétudes. Il identifie deux facteurs principaux à l’origine de cette crispation :

1. Le contrôle des charges salariales par l’État : Dans un contexte économique difficile, les autorités cherchent à limiter les dépenses publiques, ce qui pousse certaines directions à revoir leurs effectifs et à freiner les recrutements en Contrat à Durée Indéterminée (CDI), en particulier ceux réalisés avant les élections.

2. Les difficultés du secteur privé : Le secteur du BTP ainsi que certains segments du secteur tertiaire connaissent une stagnation, voire une baisse d’activité. Cette situation entraîne une pression sur les salaires et contribue à alimenter la perception d’un recul général des revenus.

Face aux craintes exprimées par certains travailleurs, Aliou Ndiouck insiste sur l’importance d’une communication plus claire de la part du gouvernement afin d’éviter toute confusion. « Il est essentiel d’expliquer les mesures en cours et de rassurer les fonctionnaires sur le fait que leurs salaires ne seront pas impactés par une réduction généralisée », a-t-il conclu.

Tragédie post-combat de lutte : décès de Babacar Diagne suite à une agression

Le dimanche 16 février 2025, Babacar Diagne a été victime d’une agression mortelle alors qu’il rentrait chez lui après avoir assisté au combat de lutte entre Ama Baldé et Franc à l’Arène nationale. Ce drame a suscité une vive émotion au sein de l’opinion publique sénégalaise.

Dans un communiqué relayé par la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS), la ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture a exprimé son indignation face à cet acte de violence. Elle a souligné que « les circonstances atroces au cours desquelles le sieur Babacar Diagne a trouvé la mort nous interpellent encore une fois sur la violence qui gangrène notre société ».

La ministre a également déploré qu’un événement sportif, censé être un moment de célébration et de convivialité, puisse aboutir à de tels drames. Elle a fermement condamné ces actes et a exhorté à une prise de conscience collective, en particulier auprès de la jeunesse, afin de prévenir de nouvelles tragédies. « Nous en appelons à une prise de conscience des populations et de la jeunesse en particulier pour éviter ces situations malheureuses », a-t-elle insisté.

Les autorités ont annoncé l’ouverture d’une enquête pour identifier et traduire en justice les auteurs de cette agression. Ce tragique événement relance le débat sur la sécurité aux abords des manifestations sportives et la nécessité de renforcer les mesures préventives pour assurer la protection des citoyens.

Massacre de Thiaroye : Le Sénégal lance des fouilles archéologiques pour établir la vérité

Le Sénégal s’engage dans une démarche de vérité historique en lançant des fouilles archéologiques sur le site du massacre de Thiaroye, où des dizaines de tirailleurs sénégalais furent exécutés le 1ᵉʳ décembre 1944. Cette annonce a été faite par le Premier ministre Ousmane Sonko lors du Conseil des ministres du mercredi 19 février 2025.

Malgré les recherches entreprises ces dernières années, le nombre exact de victimes du massacre reste incertain. Les fouilles archéologiques visent à éclairer cette page sombre de l’histoire en apportant des preuves scientifiques sur l’ampleur du drame. Cette initiative traduit la volonté des autorités sénégalaises de rendre justice aux tirailleurs sénégalais et de réhabiliter leur mémoire.

« Il est essentiel que la vérité soit pleinement établie sur cette tragédie. Le Sénégal ne ménagera aucun effort pour faire la lumière sur les événements du 1ᵉʳ décembre 1944 et honorer dignement ceux qui ont perdu la vie à Thiaroye », a déclaré Ousmane Sonko.

Cette initiative s’inscrit dans une série de mesures prises par le Président de la République pour inscrire durablement le massacre de Thiaroye dans la mémoire collective. Parmi elles :

• L’élévation du cimetière militaire de Thiaroye au rang de cimetière national, en reconnaissance des sacrifices consentis par les tirailleurs sénégalais.

• L’institution du 1ᵉʳ décembre comme « Journée des tirailleurs sénégalais », journée dédiée à la commémoration et à la sensibilisation.

• La création d’un mémorial et d’un centre de documentation pour préserver et diffuser l’histoire de ces soldats.

• La rénovation et la nomination de rues et places publiques en hommage aux victimes de Thiaroye.

• L’introduction de l’histoire des tirailleurs dans les curricula scolaires, afin de transmettre cette mémoire aux générations futures.

La mobilisation d’experts pour ces fouilles archéologiques marque une avancée significative. Elle pourrait permettre d’identifier de nouvelles sépultures, de confirmer ou d’infirmer les hypothèses historiques et d’apporter des preuves matérielles sur l’ampleur du massacre.

Cette démarche s’inscrit dans un contexte de reconnaissance et de réhabilitation des tirailleurs sénégalais, longtemps marginalisés dans l’histoire officielle. Par cette initiative, le Sénégal envoie un message fort : la vérité sur Thiaroye doit être pleinement révélée et assumée.

Sénégal : Un réseau de trafic de drogue démantelé, la drogue dissimulée dans des micro-ondes

Un réseau sophistiqué de trafic de drogue a été mis au jour grâce à la vigilance d’un agent de la Gendarmerie. Les trafiquants utilisaient un stratagème ingénieux pour acheminer du haschich du Maroc vers le Sénégal : dissimuler la drogue à l’intérieur de fours à micro-ondes neufs.

Selon le journal Libération, l’affaire a éclaté lorsque le gendarme, intrigué par l’envoi suspect d’un micro-ondes, a décidé de l’inspecter. En le démontant, il a découvert un kilogramme de haschich soigneusement dissimulé. Informée de cette découverte, l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) a immédiatement mis en place une livraison surveillée.

Cette opération a conduit à l’arrestation de deux individus : A. Valéra, le destinataire du colis, et son complice A. Dior. Les perquisitions effectuées par les forces de l’ordre dans le quartier de Rebeuss ont permis de saisir six autres micro-ondes contenant également de la drogue, ainsi qu’un stock supplémentaire de 2,9 kg de haschich dissimulé sur le toit du domicile de Valéra.

Cette affaire met en lumière l’ingéniosité sans cesse renouvelée des trafiquants pour tenter d’échapper aux contrôles. Grâce à la vigilance des forces de sécurité, ce réseau a été neutralisé, empêchant ainsi l’arrivée de plusieurs kilogrammes de drogue sur le marché sénégalais. L’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuels complices et remonter la filière jusqu’à ses sources d’approvisionnement.

Accès à l’eau potable et situation économique : les directives du président Diomaye à Sonko et Cheikh Tidiane Dièye

Le président Bassirou Diomaye Faye a donné des instructions précises au Premier ministre Ousmane Sonko et au ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, afin d’améliorer la gestion des ressources en eau et de stabiliser la situation économique du pays. Ces directives s’inscrivent dans le cadre du nouvel agenda de transformation de la gestion des finances publiques et de la protection des couches vulnérables.

Concernant la situation économique, le Chef de l’État a chargé Ousmane Sonko d’initier des concertations avec les forces vives de la Nation, notamment les centrales syndicales, le secteur privé et le patronat. L’objectif est de partager un diagnostic précis des défis économiques et budgétaires du pays afin de dégager des consensus pour une gestion plus soutenable des finances publiques. Le gouvernement entend ainsi mettre en place un cadre de dialogue permettant d’anticiper les impacts économiques des réformes engagées, tout en préservant le pouvoir d’achat des populations et en protégeant les couches les plus vulnérables.

Le président Faye a rappelé que l’accès à l’eau potable, notamment en milieu rural, demeure une priorité du gouvernement. Il a ainsi exhorté le Premier ministre à accélérer les efforts pour améliorer la disponibilité de l’eau potable à des coûts maîtrisés. Il a salué la récente tenue des concertations nationales sur l’eau et a insisté sur la nécessité de mettre en œuvre un plan d’action global pour sécuriser la ressource en eau et déployer un schéma hydraulique national intégrant les systèmes d’approvisionnement en zones urbaines, péri-urbaines et rurales. Il a également demandé au ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement de réviser la gestion des délégations de service public en milieu rural et d’assurer la transparence des tarifications et des concessions dans le secteur de l’eau. Par ailleurs, il a insisté sur le renforcement de l’entretien et du renouvellement des infrastructures hydrauliques, notamment les forages.

Dans cette dynamique, le gouvernement envisage de développer des « autoroutes de l’eau » pour assurer un approvisionnement durable et équilibré sur tout le territoire. À cet effet, une réflexion devra être menée sur le modèle économique du secteur, incluant l’assainissement des eaux usées et pluviales ainsi que le développement d’unités de dessalement. Le président Faye a instruit le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement de finaliser un projet de loi portant Code de l’eau. Cette législation vise à renforcer la préservation des ressources naturelles en eau, assurer une gouvernance plus transparente et instaurer une Autorité de régulation du secteur de l’eau.

Anticipant les défis climatiques, le président Faye a insisté sur l’urgence de renforcer la prévention et la lutte contre les inondations. Il a demandé au ministre Cheikh Tidiane Dièye de lancer rapidement les opérations pré-hivernage et de mettre en place des mesures spécifiques pour protéger les zones les plus vulnérables. Dans cette optique, l’Office national de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) devra être restructuré afin d’assurer un fonctionnement efficace des infrastructures de drainage et d’évacuation des eaux pluviales.

Conscient des défis liés à l’urbanisation rapide et au changement climatique, le gouvernement ambitionne de refondre la gouvernance du secteur de l’eau et de l’assainissement. Le président a demandé au ministre de l’Hydraulique d’élargir de manière maîtrisée le périmètre affermé pour intégrer les zones nouvellement urbanisées et de revoir la stratégie de gestion de l’assainissement, aussi bien en milieu urbain que rural. Il a également insisté sur la nécessité d’inclure davantage les collectivités territoriales et les populations dans les décisions stratégiques sur l’eau et l’assainissement.

Pension de réversion des enseignants-chercheurs : le SAES/UCAD dénonce l’indifférence du MESRI

La section de l’Université Cheikh Anta Diop du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES/UCAD) est montée au créneau pour dénoncer l’inaction du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) sur la question de la pension de réversion destinée aux familles des enseignants-chercheurs décédés. Dans un communiqué incendiaire, le syndicat accuse le ministère de « manœuvres dilatoires » visant à retarder, voire enterrer, ce droit légitime.

La colère du SAES/UCAD est nourrie par l’absence d’application d’un décret adopté en Conseil des ministres le 28 février 2024, censé garantir aux familles des enseignants-chercheurs disparus le bénéfice d’une pension de réversion. Pourtant, plusieurs mois après son adoption, ce texte semble s’être évaporé dans les rouages administratifs du MESRI.

« Comment expliquer qu’un décret signé au plus haut niveau de l’État puisse disparaître mystérieusement dans les méandres de l’administration ? », s’interroge Fatou Seck Youm, coordinatrice du SAES/UCAD. Selon elle, cette situation reflète « un mépris institutionnel » envers les ayants droit des enseignants-chercheurs et chercheurs disparus, qui se retrouvent aujourd’hui dans une précarité indigne.

Les membres du syndicat rappellent que la pension de réversion est un droit fondé sur le Code des pensions civiles et militaires. Or, en refusant d’appliquer cette disposition, l’État expose des familles à de graves difficultés financières.

« Ce n’est pas une faveur que nous demandons, mais l’application stricte d’un droit fondamental. Ces familles ne demandent pas la charité, elles exigent simplement ce qui leur revient de plein droit », martèle Fatou Seck Youm.

Le SAES/UCAD fustige également l’attitude du ministre de l’Enseignement supérieur, qu’il accuse d’indifférence et de mauvaise foi. « Après plusieurs mois de discussions stériles et d’esquives, il est évident que nous avons affaire à une volonté manifeste de faire traîner ce dossier, dans l’espoir qu’il tombe dans l’oubli », regrette le syndicat.

Face à cette situation, le SAES/UCAD exige la mise en œuvre immédiate du décret et le respect des engagements pris dans le protocole d’accord du 6 janvier 2023.

Le syndicat menace de durcir le ton si aucune avancée concrète n’est observée dans les jours à venir. « Nous ne nous contenterons pas de simples promesses. Si rien n’est fait, nous prendrons des mesures fortes pour faire entendre raison aux autorités », avertit Fatou Seck Youm.

Vandalisme sur un bus de Dakar Dem Dikk : La Direction générale condamne fermement

Un bus de la société de transport public Dakar Dem Dikk, immatriculé 6054 et en service sur la ligne 121, a été violemment pris pour cible ce mercredi aux environs de 17h. L’incident s’est produit alors que le véhicule, en direction de la gare Leclerc, transportait des passagers.

D’après les premiers éléments, le conflit a éclaté lorsqu’un motocycliste, accompagné de deux passagers, a tenté de couper la route au bus afin de faciliter le passage d’un cortège funèbre. Cette manœuvre a conduit à un accrochage, entraînant la chute des trois occupants de la moto.

Au lieu de se limiter à constater les faits, ces derniers se sont aussitôt attaqués violemment au conducteur et au receveur du bus. La situation a ensuite dégénéré lorsque la foule accompagnant le cortège s’est déchaînée sur le véhicule, malgré le fait que celui-ci avait été mis à l’écart pour éviter d’envenimer la situation.

Face à cet acte de vandalisme injustifié, la Direction générale de Dakar Dem Dikk a exprimé son profond regret et condamné fermement ce comportement qui porte atteinte à un bien public essentiel.

Dans un communiqué officiel, l’entreprise a rappelé que ses bus transportent des milliers d’usagers chaque jour et jouent un rôle fondamental dans la mobilité urbaine. S’attaquer à ces moyens de transport, c’est priver de nombreux citoyens d’un service accessible et sécurisé.

La direction de Dakar Dem Dikk a également annoncé qu’elle se réserve le droit de saisir la justice pour que les responsables répondent de leurs actes. Elle a, en outre, lancé un appel aux citoyens pour une prise de conscience collective quant à la préservation des infrastructures publiques, indispensables au bien-être de tous.

Cet incident soulève une fois de plus la question de l’incivisme et de la protection des biens publics à Dakar. À plusieurs reprises, des bus ont été la cible de dégradations volontaires, notamment en période de tensions sociales. Les autorités seront-elles amenées à prendre des mesures plus strictes pour protéger ces moyens de transport essentiels ?

Crise au Ministère de l’Énergie : Le CACAMEPM hausse le ton contre le gouvernement

Le bras de fer entre le Collectif des Agents en Cessation d’Activité du Ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines (CACAMEPM) et les autorités prend une nouvelle tournure. Après une rencontre avec Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom Center, les agents licenciés dénoncent l’intransigeance du ministre Birame Souleye Diop et annoncent des actions radicales pour faire entendre leur voix.

Le litige entre les ex-agents et le ministère repose sur une divergence d’interprétation du cadre juridique applicable à leur licenciement. Selon le ministre de tutelle, Birame Souleye Diop, la rupture de leurs contrats est conforme au droit administratif, tandis que les travailleurs estiment relever du droit du travail, qui leur garantirait davantage de protections. Cette divergence alimente le mécontentement des agents, qui jugent leur licenciement abusif et arbitraire.

En plus de la perte de leur emploi, les travailleurs dénoncent des retards de paiement de leurs salaires et allocations, ce qui aggrave leur précarité. Face à ce qu’ils considèrent comme une injustice, ils exigent une issue favorable à leur situation.

Déterminé à obtenir gain de cause, le CACAMEPM a décidé de durcir le ton. Le collectif a réaffirmé son engagement au sein du Front Syndical pour la Défense du Travail et prévoit plusieurs actions d’envergure :

• Manifestations et protestations publiques pour dénoncer la situation.

• Une grève de la faim pour sensibiliser l’opinion nationale et internationale.

• Saisine du Conseil constitutionnel afin d’obtenir un arbitrage juridique sur la légalité de leurs licenciements.

• Menace de paralysie du secteur minier, ce qui pourrait avoir des conséquences économiques majeures.

Ces mesures visent à contraindre les autorités à revenir sur leur décision et à ouvrir un dialogue en vue d’une solution concertée.

Ce bras de fer intervient dans un contexte où le gouvernement du président Bassirou Diomaye Faye est attendu sur le terrain de la justice sociale et de la protection des travailleurs. La gestion de ce dossier pourrait être un indicateur clé de la politique sociale du nouvel exécutif.

Le CACAMEPM, soutenu par plusieurs figures de la société civile, espère que ses revendications seront entendues. Reste à savoir si le gouvernement cédera à la pression ou maintiendra sa position en invoquant le cadre légal.

Sénégal : L’État annule un bail foncier controversé à Dakar

L’État du Sénégal a récemment annulé un bail emphytéotique accordé en 2021 à la société Ad Immobilier, une entreprise contrôlée par la famille israélienne Peretz. Selon le journal Libération, ce contrat portait sur la cession de terrains stratégiques situés à Dakar pour une durée de 50 ans, en échange d’un loyer jugé dérisoire.

Le bail prévoyait que, en contrepartie des terrains, Ad Immobilier construise un immeuble destiné à la gendarmerie nationale. Cependant, une évaluation approfondie a révélé que la valeur de cette construction était largement inférieure à celle des terrains cédés. Ce déséquilibre a conduit l’État sénégalais à reconsidérer l’accord, estimant qu’il portait atteinte aux intérêts nationaux.

Pour protéger son patrimoine foncier, le gouvernement a décidé de récupérer les terrains concernés par l’intermédiaire de la Société de gestion et de participation (Sogepa), un organisme public chargé de la gestion des biens de l’État. Cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large de mieux encadrer l’octroi des baux fonciers et d’éviter des concessions jugées préjudiciables.

Bien que le bail ait été annulé, la possibilité d’une indemnisation d’Ad Immobilier reste envisagée. Le gouvernement pourrait ainsi compenser les pertes subies par l’entreprise, notamment les investissements déjà réalisés dans le cadre du projet immobilier. Aucune décision définitive n’a toutefois été prise à ce sujet.

Cette annulation illustre la volonté des autorités sénégalaises de mieux gérer les ressources foncières du pays et de mettre un terme aux contrats jugés désavantageux. Elle reflète également une vigilance accrue sur les accords conclus avec des entreprises privées, notamment étrangères, afin de garantir une gestion plus équitable du patrimoine national.

Richard-Toll : Un enfant de 5 ans mortellement fauché par un véhicule en test

Un tragique accident s’est produit ce mardi à Richard-Toll, causant la mort d’un enfant de cinq ans et blessant un autre. Le drame, rapporté par l’Agence de Presse Sénégalaise (APS), s’est déroulé aux environs de 14 heures.

Selon les premiers éléments de l’enquête, un mécanicien venait de terminer la réparation d’un véhicule et souhaitait le tester. Malheureusement, la voiture a démarré brusquement et à vive allure, percutant un groupe d’enfants qui jouaient au bord de la route.

Transporté d’urgence à l’hôpital de Richard-Toll, le jeune garçon a succombé à ses blessures peu de temps après son admission. Un autre enfant, également touché dans l’accident, a été blessé, mais son état n’a pas encore été précisé.

Les autorités ont ouvert une enquête pour établir les circonstances exactes de l’accident et déterminer d’éventuelles responsabilités. Ce drame relance les préoccupations sur la sécurité routière et la nécessité de mesures préventives pour éviter de tels incidents.

Affaire Ahmed Ndiaye : La famille Sonko accorde son pardon, la justice poursuit son cours

L’affaire Ahmed Ndiaye, du nom de l’ingénieur en génie civil accusé de conduite en état d’ivresse, d’injures publiques et de menaces de mort devant le domicile familial du Premier ministre Ousmane Sonko, a pris un tournant inattendu. Alors que le tribunal des flagrants délits de Ziguinchor devait statuer sur son sort, la famille Sonko a décidé de lui accorder son pardon et de renoncer à toute demande de réparation.

Les faits remontent au 2 février dernier. Ce soir-là, Ahmed Ndiaye, sous l’effet de l’alcool, s’est retrouvé devant la maison des Sonko à Ziguinchor, où il a proféré des injures et des menaces à l’encontre des proches du Premier ministre.

« Votre frère, le Premier ministre Ousmane Sonko, et le président de la République Bassirou Diomaye Faye n’ont rien foutu dans le pays. »

Pire encore, il aurait fait allusion à l’affaire Adji Sarr, un sujet toujours sensible, en lançant publiquement :

« Ce n’était pas moi qui avais couché avec Adji Sarr ! »

Des propos qui ont suscité l’indignation des riverains et conduit à son arrestation immédiate. Devant le tribunal, l’accusé a tenté d’atténuer la gravité de ses actes, plaidant l’ivresse et un trou de mémoire. « Je n’ai pas assez de souvenance de ce qui s’était passé et de mes propos », a-t-il déclaré à la barre, tout en reconnaissant son erreur.

Malgré l’outrage subi, la famille Sonko a choisi de privilégier le pardon. Lors de l’audience, leur avocat, Me Djiby Diagne, a précisé :

« Le Premier ministre Ousmane Sonko et ses deux frères ne réclament pas de dommages et intérêts. Ils ont pardonné. Ce n’est pas l’argent qui les intéresse et le tribunal n’est pas le lieu où on doit se faire de l’argent. »

Un geste de clémence qui tranche avec la gravité des accusations et qui a marqué le procès.

Cependant, ce pardon ne signifie pas une exonération totale de responsabilité. Le parquet a requis une peine d’un an de prison, dont trois mois ferme, ainsi qu’une amende de 500 000 FCFA.

Détenu depuis le 2 février, Ahmed Ndiaye connaîtra son sort mardi prochain, lorsque le tribunal rendra son verdict. En attendant, cette affaire illustre la complexité du rapport entre justice, responsabilité individuelle et pardon en politique.

Jumia Sénégal : Marcelle Monkam SIAYOJIE nommée nouvelle CEO

Jumia Sénégal, leader du e-commerce au Sénégal, annonce la nomination de Marcelle Monkam SIAYOJIE en tant que nouvelle Directrice Générale (CEO). Elle succède à Lionel MOBI, qui prend désormais la tête de la division B2C de Jumia Égypte.

Ce mardi 18 février, dans les locaux de Jumia Sénégal à Yoff Virage, Marcelle Monkam SIAYOJIE a exprimé sa satisfaction de rejoindre l’équipe et a partagé ses ambitions pour l’avenir de l’entreprise. Elle a souligné l’impact économique de Jumia Sénégal, qui emploie plus de 100 personnes en interne et génère des milliers d’emplois indirects.

“Je suis honorée de rejoindre Jumia Sénégal à un moment aussi passionnant…”, a-t-elle déclaré, avant d’ajouter : “Le Sénégal est l’une des économies à la croissance la plus rapide du continent. Je suis impatiente de travailler avec notre équipe talentueuse pour renforcer notre position sur le marché et offrir encore plus de valeur à nos clients.”

Avec plus de 10 ans d’expérience dans le secteur du e-commerce, Marcelle Monkam SIAYOJIE a occupé plusieurs postes de direction au sein de Jumia.

Elle a rejoint Jumia en 2014 en tant que Capitaine d’Acquisition à Jumia Cameroun et a ensuite évolué vers différents rôles avant de devenir Head of Category de 2017 à 2019. Après quelques années dans d’autres projets, elle est revenue chez Jumia en 2022 en tant que Chief Commercial Officer au Sénégal, puis a été promue Chief Commercial Officer de Jumia Kenya en 2023.

Marcelle Monkam SIAYOJIE est titulaire d’un Master Exécutif en Marketing Digital et Commerce Électronique de HEC Maroc. Son expertise en e-commerce, sa vision stratégique et sa connaissance approfondie du marché sénégalais seront des atouts précieux pour Jumia Sénégal, alors que l’entreprise poursuit son expansion à travers le pays.

Jumia Sénégal a tenu à remercier Lionel MOBI pour son leadership et ses contributions en tant que CEO entre 2022 et 2024.

Jumia Sénégal en chiffres

Jumia Sénégal est un acteur majeur du e-commerce, avec :

• 73 points relais répartis sur l’ensemble du territoire national.

• Plus de 100 employés directs et des milliers d’emplois indirects.

• Un catalogue de plus de 60 000 produits, toutes catégories confondues.

• Plus de 2 000 vendeurs actifs et plus de 1 000 Jumia Forceurs actifs.

Selon Ernesto Hane, Directeur Marketing de Jumia Sénégal, l’entreprise est une société formelle qui paie toutes les taxes et impôts, y compris la TVA et l’impôt sur le revenu. L’écosystème de Jumia, via ses vendeurs et ses partenaires logistiques, joue un rôle clé dans la transformation digitale de l’économie sénégalaise.

Un soutien aux PME locales et un modèle économique inclusif

Jumia Sénégal collabore directement avec les PME locales, qui représentent 90 % de ses vendeurs. Cette politique permet de dynamiser le secteur privé et d’offrir aux entrepreneurs sénégalais une plateforme pour élargir leur clientèle.

Concernant la rémunération des vendeurs, ceux-ci peuvent gagner entre 10 000 FCFA et 500 000 FCFA par mois. Les paiements sont effectués tous les 15 jours, avec une commission allant de 1 % à 6 %.

En 2024, Jumia prévoit une augmentation de 30 % du nombre de produits sur son catalogue.

Jumia Pay et Jumia Kareem : des innovations à venir

Jumia Sénégal travaille actuellement sur le lancement de Jumia Pay, une solution de paiement en ligne qui facilitera les transactions sur la plateforme. Ce projet devrait voir le jour dans les prochains mois.

Par ailleurs, le programme Jumia Kareem revient pour une deuxième édition à l’occasion du Ramadan, du 17 février au 31 mars. Selon Ramatoulaye Coulibaly, Directrice Commerciale de Jumia Sénégal, cette campagne offrira :

• Des réductions de 10 à 15 % sur les produits Jumia.

• Une journée de livraison gratuite.

Jumia : une plateforme panafricaine en pleine croissance

Jumia est l’une des principales plateformes de commerce électronique en Afrique, présente dans neuf pays. Sa mission est d’améliorer la qualité de vie en Afrique grâce à la technologie, en offrant des services en ligne innovants, pratiques et abordables.

Son écosystème comprend :

• Une place de marché connectant des milliers de vendeurs à des millions de clients.

• Un réseau logistique permettant l’expédition et la livraison de colis à travers l’Afrique.

• Une solution de paiement numérique, Jumia Pay, qui simplifie les transactions dans certains marchés.

Avec cette nouvelle nomination et ses ambitions renouvelées, Jumia Sénégal continue d’innover pour renforcer son impact sur le marché sénégalais et accompagner la transformation digitale du pays.

Cette version améliore la lisibilité, corrige les fautes, et structure mieux les informations. Elle met aussi en avant les points clés de manière plus fluide et professionnelle.

Grand Théâtre de Dakar : une vague de licenciements crée des tensions

Le Grand Théâtre National de Dakar traverse une période de turbulences marquée par une vague de licenciements qui suscite tensions et inquiétudes au sein du personnel. En l’espace de quelques jours, 23 travailleurs ont été remerciés par la direction de l’établissement, et une nouvelle liste de 30 employés menacés de licenciement est en cours d’élaboration.

Selon un employé concerné qui a préféré garder l’anonymat, cette liste devrait d’abord inclure 17 personnes avant d’être complétée par 7 autres, renforçant ainsi l’atmosphère d’incertitude qui règne au sein de l’institution culturelle. Les travailleurs redoutent une stratégie visant à réduire drastiquement le personnel en place.

Face à cette situation, la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal (CNTS) est montée au créneau pour dénoncer ces licenciements qu’elle juge arbitraires et injustifiés. Lamine Fall, secrétaire général adjoint de la CNTS, a exprimé son indignation : « Effectivement, cette direction, lorsqu’elle est arrivée, a voulu se séparer d’un effectif de moins de 100 personnes. Nous allons immédiatement saisir l’inspection du travail pour voir quelle position adopter. Après cela, nous organiserons un point de presse dans les heures qui suivent », a-t-il déclaré.

La CNTS appelle les autorités à réévaluer cette décision et à engager un dialogue social afin d’éviter des mesures jugées trop brutales. L’organisation syndicale estime que la démarche entreprise par la direction du Grand Théâtre manque de transparence et pourrait cacher d’autres enjeux, notamment un « recrutement politique » en remplacement des travailleurs licenciés.

Les employés s’inquiètent de leur avenir, mais aussi de l’impact que ces départs pourraient avoir sur le fonctionnement de l’institution culturelle. Le Grand Théâtre National de Dakar, symbole de la promotion artistique et culturelle du Sénégal, traverse ainsi une crise qui pourrait rejaillir sur ses activités. Reste à savoir si un compromis pourra être trouvé entre la direction et les syndicats pour apaiser les tensions et garantir la stabilité de l’établissement.

Affaire du compte de 1000 milliards : Ardo Gningue saisit l’OFNAC

L’affaire du supposé compte bancaire contenant 1000 milliards de francs CFA continue d’alimenter le débat public au Sénégal. Après l’annonce fracassante du Premier ministre Ousmane Sonko, de nombreuses voix se sont élevées pour demander des clarifications sur cette révélation, jugée aussi intrigante qu’inquiétante. Malgré la publication d’un rapport d’audit très médiatisé, une partie de l’opinion publique demeure sceptique et exige davantage de transparence.

C’est dans ce contexte que l’activiste Ardo Gningue est passé à l’action. Selon le journal L’AS, il a officiellement déposé une plainte auprès de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC). Son objectif : pousser les autorités compétentes à ouvrir une enquête approfondie afin d’établir la véracité des faits et, le cas échéant, identifier les responsables d’une éventuelle irrégularité.

L’initiative de Ardo Gningue intervient dans un climat où la lutte contre la corruption et la transparence dans la gestion des finances publiques sont des sujets de premier plan. En s’adressant à l’OFNAC, il espère que la lumière sera faite sur ce dossier qui suscite de nombreuses interrogations. Il exhorte ainsi l’institution à user de tous les moyens à sa disposition pour mener une enquête indépendante et rigoureuse.

Cette plainte pourrait constituer un tournant dans cette affaire. Si l’OFNAC décide de l’instruire, une enquête officielle pourrait être ouverte pour déterminer l’existence ou non de ce fameux compte, son origine et son éventuelle utilisation.

L’affaire des 1000 milliards de francs CFA a un impact non seulement financier mais aussi politique. Elle soulève des questions cruciales sur la gestion des ressources publiques, la transparence et la responsabilité des dirigeants. L’intervention de l’OFNAC, si elle se concrétise, pourrait non seulement apporter des réponses aux nombreuses questions soulevées, mais aussi renforcer la confiance des citoyens dans les institutions de contrôle.

En attendant une réaction officielle de l’OFNAC, cette plainte relance les débats et met davantage de pression sur les autorités pour qu’elles clarifient une situation qui, jusque-là, demeure floue. Reste à savoir si cette initiative aboutira à des révélations majeures ou si elle sera classée sans suite, alimentant ainsi les suspicions et spéculations déjà nombreuses autour de ce compte controversé.

Rapport Cour des Comptes : Birahim Seck appelle l’État à faire éclater la vérité et situer les responsabilités

Birahim Seck, Coordonnateur Général du Forum Civil, section Sénégalaise Transparency International, a appelé le gouvernement sénégalais à prendre des mesures concrètes pour faire la lumière sur les conclusions du rapport de la Cour des comptes. Lors d’une déclaration au Colloque régional sur les enjeux et mécanismes de lutte contre la corruption, l’évasion fiscale et les flux financiers illicites en Afrique de l’Ouest, organisé par la CENOZO du 17 au 18 février 2025 à Cotonou, il a insisté sur la nécessité de clarifier les constats du rapport et de situer les responsabilités.

Selon lui, l’initiative du gouvernement est salutaire, car il s’agit du premier exercice d’audit sur la situation des finances publiques en application de l’article 1.7 du Code de transparence dans la gestion des finances publiques. Ce rapport constitue un outil essentiel pour identifier les canaux de flux financiers illicites au sein des régies financières. Il a souligné que les citoyens doivent protéger la Cour des comptes contre toute tentative de manipulation politique et exiger des clarifications sur les recettes, les dépenses budgétaires, la gouvernance des comptes spéciaux du trésor, ainsi que la gestion de la trésorerie et de l’endettement.

Pour Birahim Seck, ce rapport offre une opportunité unique au Sénégal de mettre en œuvre des réformes structurelles afin d’endiguer les pertes financières. Il a noté que les conclusions de la Cour des comptes dérangent certains intérêts et qu’il ne faut pas céder aux pressions politiciennes pour occulter les pertes financières considérables. Il a exhorté l’État à rester ferme et déterminé à identifier les responsables.

L’une des préoccupations majeures soulevées concerne les Dépôts à Terme (DAT) virés à des tiers. Il s’est interrogé sur l’identité des ministres impliqués, leur niveau de responsabilité et les raisons pour lesquelles ces fonds n’ont pas été transférés au Trésor public. Il a également attiré l’attention sur un gap de trésorerie de 114,4 milliards FCFA dans le cadre de l’opération du Sukuk SOGEPA, soulignant la nécessité pour les Sénégalais de comprendre l’origine de ce déficit.

Il a plaidé pour que le travail de la Cour des comptes soit approfondi et complété par des enquêtes judiciaires indépendantes. Il a appelé à une politique gouvernementale claire et rigoureuse en matière de lutte contre la corruption, fondée sur la transparence, la redevabilité et l’accès à l’information. Il a averti qu’un gouvernement jouant avec l’opacité ne pourra pas mobiliser les ressources nécessaires au développement du pays.

Pour lutter efficacement contre la corruption, il a insisté sur le renforcement des organes de contrôle interne, l’amélioration du système comptable et la mise en place d’un cadre institutionnel robuste. Il a également exhorté la population sénégalaise à s’impliquer activement dans cette lutte afin d’empêcher les acteurs politiques de détourner l’attention et d’échapper à leurs responsabilités.

En conclusion, Birahim Seck a réaffirmé que la lutte contre la corruption doit être portée par une mobilisation citoyenne forte et durable, loin des considérations populistes. Il a insisté sur le rôle clé de la société civile et des acteurs du changement pour garantir une gestion transparente et responsable des finances publiques.

Ousmane Sonko au secteur privé : « L’affairisme d’État, c’est terminé… »

Lors de l’ouverture de la 4ᵉ édition du Forum de la petite et moyenne entreprise ce mardi, le Premier ministre Ousmane Sonko a tenu un discours ferme à l’égard du secteur privé national. Insistant sur la nécessité d’une nouvelle approche dans les relations entre l’État et les acteurs économiques, il a annoncé la soumission imminente d’une loi sur le patriotisme économique à l’Assemblée nationale.

S’exprimant devant un parterre de chefs d’entreprises et de représentants du monde des affaires, le chef du gouvernement a souligné la volonté de l’État d’accompagner les entrepreneurs sérieux et engagés. Toutefois, il a averti que les pratiques de favoritisme, de surfacturation et d’attribution opaque de marchés publics, qu’il qualifie d’« affairisme d’État », ne seront plus tolérées. Selon lui, une partie du secteur privé a longtemps prospéré grâce à des méthodes contraires à l’éthique, nuisant ainsi à l’économie nationale et à l’équité dans l’attribution des marchés.

« L’affairisme d’État, c’est terminé dans ce pays. Nous allons soutenir tous les efforts des acteurs du privé qui souhaitent travailler sérieusement et honnêtement, mais nous combattrons et mettrons fin aux pratiques que nous avons trouvées ici. En clair, le secteur privé sérieux et entreprenant bénéficiera de tout le soutien du gouvernement », a martelé Ousmane Sonko.

La loi sur le patriotisme économique, qui sera prochainement soumise aux députés, vise à garantir une meilleure répartition des opportunités économiques en faveur des entreprises locales. L’objectif est de mettre en place un cadre plus transparent et équitable pour les appels d’offres et les marchés publics, en privilégiant la production nationale et en réduisant la dépendance aux importations.

Cette déclaration du Premier ministre s’inscrit dans un contexte de réforme plus large visant à moraliser la gestion des finances publiques et à renforcer la compétitivité des entreprises sénégalaises. En mettant fin à certaines pratiques héritées du passé, le gouvernement veut impulser une dynamique nouvelle, fondée sur la méritocratie et la bonne gouvernance.

Toutefois, ces annonces ne manqueront pas de susciter des réactions au sein du secteur privé, où certains opérateurs économiques pourraient se sentir visés. Reste à voir comment cette loi sera accueillie à l’Assemblée nationale et quelles seront les mesures concrètes mises en place pour garantir son application effective.

Non-paiement des indemnités du Bac 2024 et retard des allocations : le G7 Kaolack hausse le ton

Les syndicats d’enseignants regroupés au sein du G7 Kaolack dénoncent une situation qu’ils jugent inacceptable, marquée par le non-paiement des indemnités de surveillance du Baccalauréat 2024 et les retards persistants dans le versement des allocations familiales. Dans un communiqué rendu public, ils expriment leur indignation face à ce qu’ils considèrent comme un mépris des droits des enseignants et une mauvaise gestion des finances publiques.

Selon les responsables syndicaux, les enseignants ont accompli leurs missions avec sérieux et professionnalisme durant les épreuves du Bac 2024. Cependant, plusieurs mois après, ils n’ont toujours pas perçu leurs indemnités de surveillance, alors même que ces rémunérations devraient être versées dans un délai raisonnable. Ils dénoncent ainsi une administration défaillante, incapable de respecter ses engagements vis-à-vis des enseignants qui assurent pourtant un rôle central dans le système éducatif.

Par ailleurs, la question du retard des allocations familiales vient aggraver la situation. Ces aides, destinées à soutenir les enseignants dans la prise en charge de leurs familles, sont régulièrement versées avec un retard considérable, ce qui entraîne des difficultés financières pour de nombreux agents de l’éducation. Pour le G7 Kaolack, cette situation est inacceptable, car elle impacte directement la qualité de vie des enseignants et leur motivation au travail.

Dans leur communiqué, les syndicats exigent le paiement immédiat et sans condition des indemnités du Bac 2024 ainsi qu’un engagement clair des autorités sur la mise en place d’un calendrier strict et respecté pour le paiement des allocations familiales. Ils appellent également à mettre un terme aux retards systématiques qui deviennent récurrents et sapent la confiance des enseignants envers l’État.

Face à ce qu’ils considèrent comme une injustice, les membres du G7 Kaolack préviennent que leur patience a des limites. Ils mettent en garde les autorités contre toute forme d’inertie et préviennent que si leurs revendications ne sont pas satisfaites dans les plus brefs délais, ils n’hésiteront pas à durcir leur mouvement. La possibilité d’une grève ou d’actions syndicales plus radicales n’est donc pas écartée.

Le G7 Kaolack rappelle que la lutte qu’il mène dépasse la seule question des indemnités ou des allocations. Il s’agit avant tout d’une bataille pour la dignité des enseignants et le respect de leurs droits. Ils estiment que l’État doit prendre ses responsabilités et honorer ses engagements envers les acteurs du secteur éducatif, au risque de voir le climat social se détériorer davantage.

Incendie dévastateur à Yirikoye (Koulinto) : des pertes importantes, les populations appellent à l’aide

Un violent incendie a ravagé le village de Yirikoye, situé dans la commune de Koulinto, département de Médina Yoro Foula (région de Kolda), ce lundi 17 février 2025. Le feu, dont l’origine reste encore indéterminée, a causé d’importants dégâts matériels, plongeant les habitants dans une situation de grande détresse.

Si aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée, les flammes ont en revanche détruit de nombreuses cases, du bétail, des vivres et des récoltes, privant ainsi les habitants de leurs principales ressources. Cet incendie intervient dans un contexte où l’agriculture et l’élevage constituent les piliers économiques du village, rendant la situation encore plus critique pour les familles sinistrées.

Grâce à un élan communautaire exemplaire, les villageois ont réussi à maîtriser l’incendie, empêchant sa propagation vers d’autres zones habitées. Toutefois, les dégâts déjà causés sont considérables et nécessitent une intervention urgente des autorités et des bonnes volontés.

Face à cette catastrophe, les populations de Yirikoye appellent à la solidarité nationale. Elles sollicitent un soutien en vivres, en matériaux de reconstruction et en bétail pour permettre aux sinistrés de retrouver un semblant de normalité. Les autorités locales et les organisations humanitaires sont ainsi interpellées pour venir en aide à ces familles qui ont tout perdu en quelques heures.

Sénégal – Universités publiques : L’intersyndicale des PATS dénonce la rupture du dialogue avec la tutelle et décrète une grève de 48 heures

L’intersyndicale des personnels administratif, technique et de services (PATS) des universités publiques du Sénégal a tenu une assemblée générale ce lundi 17 février 2025. Lors de cette rencontre, les représentants syndicaux ont dénoncé la rupture unilatérale du dialogue entre le ministre de l’Enseignement supérieur, Abdourahmane Diouf, et les travailleurs du secteur universitaire. Face à cette situation, une grève de 48 heures non renouvelable a été décrétée pour exiger la satisfaction de leurs revendications.

Selon Souleymane Gaye, secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs des universités et centres des œuvres (SATUC), plusieurs points revendicatifs avaient été discutés avec le ministre lors d’une audience en septembre 2024. Toutefois, malgré les engagements pris, aucune avancée concrète n’a été constatée à ce jour.

Les travailleurs des universités publiques réclament notamment :

• L’envoi du nouveau décret des PATS dans les universités et centres des œuvres ;

• L’harmonisation de la prime de transport ;

• L’application des accords de santé dans les universités ;

• La revalorisation des pensions de retraite ;

• La réintégration de la convention du secteur de la presse à l’université Iba Der Thiam de Thiès ;

• L’augmentation des budgets des universités, stagnants malgré la hausse du nombre d’étudiants ;

• La finalisation des chantiers dans les universités et centres des œuvres.

Face à l’absence de réaction du ministre, l’intersyndicale des PATS a dénoncé avec vigueur le « mutisme » et le « dilatoire » de la tutelle. Pour faire entendre leurs revendications, les syndicats ont décidé d’observer une grève de 48 heures tout en appelant l’ensemble des travailleurs du secteur à se mobiliser.

Cette nouvelle crise risque de perturber davantage le fonctionnement des universités publiques sénégalaises, déjà confrontées à de nombreux défis structurels. L’intersyndicale espère qu’une réaction rapide du ministère permettra de rétablir le dialogue et d’aboutir à des solutions concrètes pour améliorer les conditions de travail et de vie des personnels administratifs, techniques et de services des établissements d’enseignement supérieur.

MAC de Ziguinchor : 25 détenus entament une grève de la faim pour dénoncer leur détention prolongée

La Maison d’Arrêt et de Correction (MAC) de Ziguinchor est secouée par un mouvement de contestation. Ce lundi 17 février 2025, un groupe de 25 détenus a entamé une grève de la faim pour protester contre leur détention prolongée sans jugement. Ces prisonniers, en attente de procès depuis près de trois ans, dénoncent le retard dans leurs procédures judiciaires et exigent d’être fixés sur leur sort.

D’après Matar Sané, frère du détenu Jean-Christophe Sambou, son frère et quatorze autres prévenus ont été arrêtés en avril 2022 lors d’opérations de ratissage menées dans le département de Bignona. Ces opérations, qui ont particulièrement ciblé les localités de Sindian, Séléty et la commune de Bignona, ont conduit à plusieurs interpellations. Certains ont été arrêtés chez eux, d’autres sur la route, avant d’être placés en détention provisoire.

Onze d’entre eux ont été transférés à Dakar le 13 août 2022 et dispersés entre les prisons de Rebeuss, Cap Manuel et Camp Pénal. Pendant plus de deux ans, ils ont été maintenus en détention sans jugement, avec des dossiers toujours en attente à Ziguinchor, les empêchant ainsi de recevoir la visite de leurs proches. Le 31 août 2024, ils ont finalement été ramenés à la MAC de Ziguinchor. Depuis, la majorité du groupe est maintenue sous mandat de dépôt. Deux d’entre eux ont été libérés, deux autres ont été entendus par un juge, mais la grande majorité attend toujours une audition.

Les autorités considèrent ces détenus comme étant potentiellement liés au Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC), un groupe indépendantiste actif dans le sud du pays. Cependant, leurs familles dénoncent une injustice et affirment que plusieurs d’entre eux n’ont aucun lien avec la rébellion. Les noms des détenus grévistes incluent notamment Jean-Christophe Sambou, Adama Bamba Mané, Lamine Barry, Lamine Diethiou, Dembo Tamba, Kadialy Tamba, Lamine Diané, Babacar Doukouré, Amadou Sagna, Thierno Diallo et Malick Sané.

Selon les proches des détenus, l’administration pénitentiaire et les autorités judiciaires leur avaient demandé de rédiger des demandes de liberté provisoire, ce qu’ils ont fait. Cependant, ces demandes sont restées sans suite. Ce silence judiciaire, ajouté à la frustration et à l’incertitude, a poussé les détenus à passer à l’action en entamant une grève de la faim.

Le mouvement de protestation ne se limite pas aux 25 détenus grévistes. Plusieurs autres prisonniers, confrontés à une situation similaire, envisagent également de rejoindre le mouvement. Leur revendication est claire : être jugés ou libérés. Les familles des détenus et certaines organisations de défense des droits humains commencent à se mobiliser pour dénoncer ces détentions prolongées sans procès, qui constituent une violation des droits fondamentaux selon elles.

Thiès : L’intersyndicale des PATS décrète 48 heures de grève dans les universités et centres des œuvres

L’intersyndicale des Personnels Administratif, Technique et de Service (PATS) des universités publiques et des centres des œuvres universitaires du Sénégal a décidé d’observer une grève totale de 48 heures à partir de ce lundi 17 février 2025. Cette décision a été prise à l’issue d’une assemblée générale tenue à Thiès, marquant ainsi leur mécontentement face au silence des autorités sur leurs revendications.

Les syndicalistes dénoncent l’inaction de la tutelle et exigent l’application des accords de santé dans les universités, la revalorisation des pensions de retraite ainsi que l’intégration de la convention du secteur de la presse à l’université Iba Der Thiam de Thiès. Ils réclament également une augmentation des budgets alloués aux universités, qu’ils jugent insuffisants au regard de la hausse du nombre d’étudiants et des charges, ainsi que la finalisation des chantiers inachevés dans les universités et centres des œuvres.

Face à ce qu’ils considèrent comme un manque de considération de la part des autorités, l’intersyndicale appelle l’ensemble des travailleurs à se mobiliser pour obtenir gain de cause. Cette grève risque d’impacter sérieusement le fonctionnement des universités et des centres des œuvres, perturbant ainsi la vie académique et sociale des étudiants. L’ampleur du mouvement pourrait s’accentuer si aucune réponse concrète n’est apportée par les autorités compétentes.

Thiès – Opération de déguerpissement au garage « Clando Hersent » : les commerçantes en colère

Ce matin, l’opération de déguerpissement menée par les autorités locales au garage « Clando Hersent », situé au marché SAM à Thiès, a provoqué une vague d’indignation parmi les commerçantes. Privées de leurs lieux de travail sans solution de recasement, elles ont exprimé leur colère et leur détresse face à une décision qu’elles jugent brutale et injuste.

Dès les premières heures de la journée, les vendeuses se sont mobilisées pour dénoncer l’opération et alerter l’opinion publique. Elles ont convié la presse sur le site afin de faire entendre leur message : « Nous sommes des mères de famille qui peinons déjà à joindre les deux bouts. On nous chasse sans aucune alternative, sans site de recasement. Comment allons-nous survivre ? », s’est insurgée une commerçante sous le choc.

Elles reprochent aux autorités de ne pas avoir pris en compte leur situation sociale et économique avant de procéder à cette évacuation. Pour ces femmes qui tirent leurs revenus du commerce informel, cette décision signifie une perte totale de leurs moyens de subsistance.

L’opération s’inscrit dans une volonté de réorganisation urbaine, visant à désengorger certains axes et améliorer la fluidité de la circulation. Toutefois, les commerçantes dénoncent un manque de concertation et une indifférence à leur sort. « Nous ne sommes pas contre l’ordre et l’organisation, mais il faut nous proposer des solutions avant de nous chasser comme des malpropres », a martelé une autre manifestante.

Face à cette tension, elles appellent les autorités centrales à intervenir pour trouver une issue favorable à cette crise. En attendant, la grogne ne faiblit pas et ces femmes, déterminées, promettent de poursuivre leur mobilisation jusqu’à ce qu’une solution concrète leur soit proposée.

Crise à l’UCAD : Les étudiants dénoncent l’inaction du ministre de l’Enseignement supérieur

Le Collectif des amicales de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) a tenu une conférence de presse pour exprimer son mécontentement face à l’inaction du ministre de l’Enseignement supérieur, Abdourahmane Diouf. Au cœur des revendications : le non-respect des engagements pris par les autorités, notamment en ce qui concerne les bourses et les conditions d’études.

Les étudiants dénoncent une série de promesses restées lettre morte. Ousmane Dieng, représentant de la Faculté de Médecine, a vivement critiqué l’absence de mesures concrètes malgré les engagements précédents. « Nous assistons à une gestion défaillante qui ne fait qu’aggraver la frustration des étudiants. Nous ne demandons que ce qui nous revient de droit », a-t-il déclaré.

Parmi les revendications majeures, le collectif exige la restitution des bus universitaires, essentiels pour les déplacements des étudiants, ainsi que la rénovation des amphithéâtres, dont l’état de dégradation impacte les conditions d’apprentissage. Une autre préoccupation majeure concerne la suppression de la bourse d’accompagnement, une mesure jugée injuste par les étudiants, qui la considèrent comme un droit fondamental.

Malgré la colère qui monte, le collectif reste ouvert au dialogue et appelle le ministre à prendre des mesures urgentes pour désamorcer la crise. « Nous sommes prêts à discuter, mais nous exigeons des actions concrètes et immédiates », a souligné un porte-parole du collectif.

Polémique au Commissariat à la Sécurité alimentaire : le licenciement de 10 agents dénoncé

L’affaire fait grand bruit au sein de l’administration sénégalaise. La directrice générale du Commissariat à la Sécurité alimentaire, Marième Soda Ndiaye, est au centre d’une vive controverse après le licenciement de 10 agents, dont huit femmes en Contrat à durée indéterminée (CDI). Une décision jugée « abusive » par le collectif interministériel des agents de l’administration sénégalaise, qui dénonce une atteinte aux droits des travailleurs.

Selon le collectif dirigé par Oumar Dramé, les employés concernés – pour la plupart titulaires d’un diplôme de niveau Master – ont été renvoyés sous prétexte que leurs contrats n’avaient pas reçu l’aval du ministère des Finances. Pourtant, leur recrutement avait été validé par le conseil d’administration, en conformité avec le Code du travail.

« Certains de ces agents occupaient des postes stratégiques au sein des services centraux et déconcentrés. Il est incompréhensible que la directrice générale et le président du conseil d’administration aient bénéficié d’une revalorisation salariale avec l’aval du même conseil, alors qu’ils refusent de reconnaître ses décisions en faveur des travailleurs licenciés », dénonce Oumar Dramé.

Une décision « brutale et déshumanisante »

Le collectif fustige une décision « brutale et déshumanisante », soulignant que certains des agents licenciés sont des veufs avec des enfants à charge. Il critique également le « simulacre d’accompagnement » proposé par la direction, qui consiste en une indemnité équivalente à quatre mois de salaire avant leur départ.

« Nous ne pouvons pas accepter qu’ils soient traités comme des criminels alors qu’ils ont servi leur pays avec loyauté. C’est une injustice flagrante qui doit être corrigée », martèle Oumar Dramé, appelant les autorités à intervenir pour rétablir les droits des agents licenciés.

Serigne Abô Mbacké Fallou Asta Dièye plaide pour un soutien aux journalistes

Lors de la célébration des retrouvailles entre Cheikh Ahmadou Bamba Khadimoul Rassoul et son frère Mame Thierno Birahim Mbacké, Serigne Abô Mbacké Fallou Asta Dièye a lancé un vibrant plaidoyer en faveur des journalistes. Depuis son domicile à Darou Mouhty, le chef religieux a interpellé le président de la République, l’invitant à venir en aide à la presse, qu’il considère comme un pilier essentiel de la démocratie.

Dans son allocution, Serigne Abô Mbacké Fallou Asta Dièye a souligné l’importance du rôle des journalistes dans la société. « La presse est un maillon indispensable pour le bon fonctionnement de notre démocratie. Elle informe, éduque et éclaire l’opinion publique », a-t-il affirmé. Il a insisté sur les difficultés rencontrées par les professionnels des médias, appelant à une prise de conscience collective pour leur offrir de meilleures conditions de travail.

Conscient des défis auxquels fait face le secteur de la presse, le guide religieux a exhorté le chef de l’État à accorder une attention particulière aux préoccupations des journalistes. Il a plaidé pour un soutien financier et institutionnel en faveur des médias, afin de garantir leur indépendance et leur viabilité.

« Une presse forte et indépendante est un gage de transparence et de bonne gouvernance. Il est donc impératif que l’État accompagne ce secteur stratégique », a-t-il ajouté.

Au-delà de son plaidoyer pour les journalistes, Serigne Abô Mbacké Fallou Asta Dièye a rappelé l’importance du dialogue et de l’unité nationale. Il a invité les acteurs politiques, la société civile et les leaders religieux à travailler ensemble pour préserver la stabilité du pays.

Casamance : l’armée et la gendarmerie mènent une vaste opération de sécurisation dans les îles Karone

Depuis le 14 février 2025, l’armée et la gendarmerie sénégalaises ont entamé une vaste opération de sécurisation dans les îles Karone, situées dans la commune de Kafountine, département de Bignona. Cette offensive s’inscrit dans le cadre des actions menées par les forces de défense pour lutter contre les trafics illicites et assurer la stabilité dans cette région du sud du pays, longtemps marquée par l’instabilité et les activités criminelles.

Selon un communiqué de la Direction de l’Information et des Relations Publiques de l’Armée (DIRPA), cette opération a déjà permis de localiser et de détruire plusieurs hectares de dunes de chanvre indien. Ces cultures illicites, exploitées clandestinement dans la zone, représentent une source de financement pour divers réseaux criminels. L’intervention en cours vise ainsi à démanteler ces circuits et à empêcher toute résurgence d’activités illicites.

Outre l’éradication de ces plantations, l’opération se concentre également sur l’assainissement de la zone en traquant les individus impliqués dans des activités criminelles. Des patrouilles terrestres et fluviales ont été renforcées pour sécuriser les axes stratégiques et empêcher toute tentative de réimplantation de ces trafics.

Depuis plusieurs années, la Casamance est le théâtre d’opérations militaires visant à éradiquer les poches de résistance et les groupes armés qui y opèrent. La zone des îles Karone, en particulier, est connue pour être un refuge privilégié des trafiquants de drogue et des bandes criminelles.

En 2022 et 2023, plusieurs interventions similaires avaient été menées par l’armée, aboutissant au démantèlement de camps clandestins et à la saisie d’importantes quantités de chanvre indien. Toutefois, la récurrence des activités illégales démontre la nécessité de maintenir une vigilance accrue et une présence militaire permanente pour éviter que ces réseaux ne se reconstituent.

À travers cette opération, les forces de défense sénégalaises réaffirment leur engagement à protéger l’intégrité du territoire et à garantir la sécurité des populations locales. Les habitants de la région, souvent pris en otage par les trafiquants et les groupes armés, espèrent que cette intervention permettra de restaurer un climat de paix durable et de favoriser le développement économique.

Licenciements massifs dans les directions générales : Mody Guiro fustige l’arrogance et l’abus de pouvoir de certains DG

Le climat social se détériore au Sénégal, marqué par une vague de licenciements massifs dans plusieurs structures étatiques. Cette situation a provoqué une vive indignation au sein des centrales syndicales, qui dénoncent des décisions arbitraires portant atteinte aux droits des travailleurs. Lors de l’Assemblée générale des centrales syndicales du Sénégal, tenue vendredi dernier à Dakar, Mody Guiro, secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), a dénoncé avec fermeté l’attitude de certains directeurs généraux (DG), notamment au Port autonome de Dakar, où plusieurs agents ont été remerciés sans justification valable.

Depuis quelques mois, de nombreux travailleurs du secteur public se retrouvent brutalement licenciés, souvent sans notification préalable ni accompagnement adéquat. Cette vague de départs concerne plusieurs institutions et directions générales, parmi lesquelles le Port autonome de Dakar, où plusieurs agents ont été remerciés du jour au lendemain, sans que des motifs clairs ne soient avancés. Pour Mody Guiro, cette situation est symptomatique d’un abus de pouvoir de certains responsables qui, profitant de leur position, prennent des décisions mettant en péril la vie de nombreux travailleurs.

« Nous ne pouvons pas accepter que des directeurs généraux se croient au-dessus des lois et licencient des employés sans aucune justification claire. Ces décisions brutales affectent directement des familles entières et mettent en péril la stabilité sociale du pays. » a déclaré Mody Guiro avec indignation.

Face à cette crise sociale, Mody Guiro interpelle directement le président de la République, l’exhortant à prendre des mesures contre ces abus. Il estime qu’il est inacceptable que des travailleurs, qui ont servi loyalement leur pays, soient renvoyés sans procédure claire, sans accompagnement et sans respect du Code du travail. Il demande aux autorités de prendre leurs responsabilités face à cette injustice. Il a également pointé du doigt les incohérences et contradictions de certaines directions générales, où les conditions de travail se dégradent, pendant que les dirigeants bénéficient d’augmentations de salaires et d’avantages considérables.

L’Assemblée générale des centrales syndicales a été l’occasion pour les différentes organisations de travailleurs de s’unir contre ces licenciements jugés abusifs. Plusieurs résolutions ont été adoptées, notamment l’exigence d’un moratoire immédiat sur les licenciements dans les directions générales concernées, l’ouverture d’un dialogue social avec le gouvernement pour clarifier la situation des travailleurs concernés et la mobilisation de tous les syndicats pour contrer toute tentative de précarisation des emplois dans le secteur public.

L’enseignement supérieur en crise : le SAES décrète une grève de 48 heures

Le climat social dans l’enseignement supérieur sénégalais se tend davantage. Le Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) a annoncé une grève de 48 heures, prévue les mardi 18 et mercredi 19 février 2025. Cette décision fait suite au constat d’un non-respect des engagements pris par le gouvernement concernant plusieurs revendications des enseignants-chercheurs.

Le Bureau National du SAES pointe du doigt le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) et le gouvernement, les accusant de ne pas avoir respecté leurs engagements. Parmi les griefs avancés, le syndicat dénonce notamment :

  • L’absence de régularisation des pensions de retraite des ayants cause des enseignants-chercheurs décédés, en violation du Code des pensions civiles et militaires. Selon le SAES, cette situation dure depuis cinq ans.
  • Le non-respect d’un engagement pris le 22 octobre 2024 par le MESRI, « en accord avec le gouvernement », pour réintroduire le décret revendiqué dans le circuit d’adoption des textes administratifs.
  • Le non-respect de la “clause de confiance” du 16 décembre 2024, qui engageait le gouvernement à signer en l’état un projet de décret relatif aux revendications du syndicat.
  • Le mutisme du MESRI face aux différents points du préavis de grève du 13 janvier 2025, pourtant arrivé à expiration.

Dans son communiqué publié ce dimanche, le SAES appelle ses militants à suspendre non seulement les activités pédagogiques (cours, soutenances, délibérations), mais aussi toute participation aux réunions administratives et aux formations payantes.

Le syndicat invite également les coordonnateurs à convoquer des assemblées générales de campus le mercredi 19 février 2025, afin d’évaluer la situation et de définir les prochaines étapes de la mobilisation.

Le SAES réclame une application immédiate du protocole d’accord signé avec les autorités et demande la restauration des droits des familles des enseignants-chercheurs décédés. « Il est inacceptable que des engagements formels soient bafoués, au détriment des droits des enseignants et de la stabilité de l’enseignement supérieur », déplore le Bureau National du syndicat.

Licenciements au Commissariat à la sécurité alimentaire : le Collectif interministériel des agents de l’Administration dénonce une injustice

Une vague de licenciements secoue le Commissariat à la sécurité alimentaire et à la résilience, rattaché au ministère de la Famille et des Solidarités. Dix travailleurs, dont huit femmes, ont été renvoyés, provoquant la colère du Collectif interministériel des agents de l’Administration sénégalaise. Ce dernier dénonce une décision « injuste et arbitraire », prise par la Directrice générale, Marième Soda Ndiaye.

Dans un communiqué rendu public, le collectif fustige cette décision qui touche des employés sous contrat à durée indéterminée (CDI), soulignant que ces derniers avaient été recrutés dans le respect des procédures en vigueur. « L’injustice continue de s’abattre sur le monde du travail. La directrice générale vient de licencier injustement dix travailleurs, alors que leurs contrats ont été validés par le conseil d’administration et visa de l’inspection du travail », déclare Oumar Dramé, secrétaire général du collectif.

Il ajoute que parmi les travailleurs licenciés figurent des chefs de service et des cadres ayant un niveau d’études élevé, notamment des titulaires de Master. « Ce sont des professionnels qualifiés qui ont servi dignement l’Administration, et aujourd’hui, on les jette comme des malfrats », déplore-t-il.

Le collectif estime que la justification avancée par la direction, selon laquelle ces contrats n’auraient pas été validés par le ministère des Finances, ne tient pas. « C’est l’ancienne direction qui avait besoin de renforcer son personnel et qui a soumis ces recrutements au conseil d’administration, lequel les a approuvés. Pourquoi aujourd’hui les remettre en question ? », s’interroge le communiqué.

Le collectif pointe également une contradiction flagrante dans la gestion de la Directrice générale. « Pendant qu’on renvoie ces employés, les salaires de la Directrice et du Président du conseil d’administration ont été revus à la hausse et validés par ce même conseil. C’est un paradoxe inacceptable », affirme Oumar Dramé.

Face à ce qu’ils considèrent comme un « excès de pouvoir », les travailleurs licenciés comptent se battre pour faire valoir leurs droits. Le collectif annonce qu’il n’écarte aucune option, y compris des recours juridiques et une mobilisation syndicale. « Nous ne comptons pas en rester là. Nous allons nous battre pour la réintégration de ces employés injustement licenciés », prévient Oumar Dramé.

Il appelle également le gouvernement à intervenir pour mettre un terme à ce qu’il qualifie de « gestion arbitraire » du personnel au sein de l’Administration.

Affaire à suivre.

Éclaircissements de la cellule de Communication du maire de Rufisque Dr.Omar CISSÉ.

Nous avons appris avec surprise, ce dimanche matin 16 février 2025, l’annonce de la participation du Maire de la Ville de Rufisque, Dr Oumar Cissé, à l’émission Interpellation citoyenne sur le bilan à mi-parcours des Maires du département, diffusée sur la radio Jokko Fm.

Nous tenons à préciser que le Maire n’a jamais confirmé sa présence à cette émission en raison de contraintes liées à son agenda.

Par ailleurs, plusieurs invitations similaires nous ont été adressées par différents médias, certaines bien avant celle de Jokko Fm. Toutes ces sollicitations font l’objet d’un examen attentif dans le cadre d’un plan de communication structuré, garantissant une prise de parole organisée et efficace.

Le Maire et son équipe restent pleinement engagés à rendre compte de l’action municipale. Ainsi, une rencontre d’échanges avec les populations sera organisée, au moment opportun, pour présenter un bilan détaillé sur la gestion municipale en présence de la presse locale et nationale.

Le Maire de la Ville remercie chaleureusement l’ensemble des Rufisquois pour leur intérêt et leur engagement envers les actions municipales. Leurs contributions et encouragements témoignent de leur attachement au développement de notre ville.

Avec son équipe municipale, il demeure déterminé à poursuivre, avec rigueur et transparence, les efforts engagés pour le progrès de Rufisque.

Oumy Diakhate
Chargée de communication et porte-parole du Maire de la Ville de Rufisque.

Sortie médiatique du MESRI : le SAES dénonce une rupture unilatérale du dialogue et dément les propos du ministre

Le Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) a vivement réagi aux récentes déclarations du ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), Dr Abdourahmane Diouf. Ce dernier s’est exprimé publiquement sur les revendications des enseignants du supérieur, suscitant l’indignation du SAES, qui dénonce des propos jugés « fantaisistes et malveillants ».

Dans un communiqué rendu public, le syndicat a déploré ce qu’il considère comme une tentative de déresponsabilisation de la part du ministre. L’une des principales sources de tension porte sur le décret modifiant le Décret n° 2020-1788 du 23 septembre 2020, relatif à l’allocation spéciale de retraite au profit des enseignants et chercheurs titulaires des universités. Selon le SAES, le ministre aurait avancé que ce décret aurait été « mystérieusement perdu dans les méandres de l’administration », alors que cette version avait déjà été contredite par les propres services du MESRI.

Le SAES affirme que le ministre a manqué à son devoir en ne présentant pas le décret concerné en Conseil des ministres, ce qui empêche son application. « Comment le SAES pourrait-il perdre un décret qu’il n’a même pas présenté au Conseil des Ministres ? », s’interroge le syndicat, qui accuse le ministre de vouloir détourner l’attention du public et de semer la confusion dans l’opinion.

Dans sa communication, le SAES s’insurge contre « un discours inélégant et empreint de contre-vérités », qui viserait à opposer les enseignants à la population et à justifier l’inaction des autorités. Le syndicat regrette que, depuis plusieurs mois, le dialogue social ait été interrompu et remplacé par des sorties médiatiques. Cette attitude, selon les enseignants, reflète une « rupture unilatérale du dialogue » de la part du MESRI, qui préfère communiquer par voie de presse plutôt que de discuter directement avec les partenaires sociaux.

Le SAES alerte sur les risques de perturbation du système universitaire en raison de l’inertie du gouvernement face à ses revendications. Le syndicat rappelle que son préavis de grève est arrivé à expiration et que l’absence de négociations sérieuses pourrait entraîner des mouvements sociaux dans les universités.

Il appelle à la responsabilité du gouvernement afin d’éviter une crise qui pourrait affecter les étudiants et compromettre le bon déroulement de l’année universitaire. « Nous informons les étudiants, leurs parents ainsi que l’opinion publique que, malgré notre bonne volonté, le mépris et les tactiques dilatoires du MESRI compromettent sérieusement la stabilité du sous-secteur de l’enseignement supérieur », prévient le syndicat.

Fermeture des bases françaises au Sénégal : une menace pour plus de 500 employés sénégalais

La fermeture annoncée des bases militaires françaises au Sénégal suscite une vive inquiétude parmi les travailleurs locaux. Avec un total de plus de 500 emplois directement et indirectement concernés, cette décision pourrait avoir un impact social majeur si aucune mesure d’accompagnement n’est mise en place. Alors que le gouvernement sénégalais et les autorités françaises n’ont pas encore officiellement statué sur l’avenir de ces travailleurs, les syndicats se mobilisent pour défendre leurs droits et exiger des solutions.

Depuis l’annonce du retrait progressif des troupes françaises installées au Sénégal, l’inquiétude grandit chez les travailleurs locaux. Djibril Ndiaye, secrétaire général de la section syndicale des éléments français au Sénégal, a récemment pris la parole pour alerter sur la situation précaire de ces employés. Selon lui, au moins 162 salariés travaillant directement pour les bases françaises risquent de perdre leur emploi, tandis que 327 autres employés sous-traitants sont également menacés. Au total, 524 Sénégalais pourraient ainsi se retrouver sans source de revenus.

« Nous avons envoyé des lettres d’audience au président de la République via le secrétaire général de la CNTS, Mody Guiro. Jusqu’à présent, nous n’avons pas eu de réponse claire concernant notre avenir », a-t-il déclaré lors d’une rencontre avec les centrales syndicales.

Face à cette menace de chômage massif, les syndicats exigent une solution de redéploiement des travailleurs affectés. Leur principale demande est la reconversion du personnel dans d’autres entreprises ou administrations publiques afin de limiter l’impact de cette fermeture.

« Nous ne pouvons pas accepter que ces travailleurs soient laissés pour compte après des années de service. L’État doit prendre ses responsabilités et négocier une solution avec la France pour éviter une catastrophe sociale », a martelé Djibril Ndiaye.

Les syndicats souhaitent également que le gouvernement sénégalais engage des discussions avec Paris afin d’examiner d’éventuelles indemnisations pour les employés licenciés ou un plan de reclassement pour ceux qui peuvent être intégrés dans d’autres secteurs d’activité.

Cette situation met le gouvernement sénégalais face à un défi de taille : comment gérer le départ des forces françaises tout en préservant l’emploi des travailleurs locaux ?

Le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye, engagé dans une dynamique de renforcement de la souveraineté nationale, devra aussi tenir compte des répercussions économiques et sociales de cette décision. Dans un contexte où le chômage et le coût de la vie pèsent déjà lourdement sur la population, un licenciement massif de ces travailleurs risquerait d’aggraver la situation et d’alimenter le mécontentement social.

Si aucune solution rapide n’est trouvée, la mobilisation des syndicats pourrait prendre de l’ampleur. Des mouvements de protestation ne sont pas à exclure dans les semaines à venir. Les travailleurs concernés attendent des réponses et espèrent que des négociations seront rapidement entamées entre Dakar et Paris.

Appel à faire des sacrifices – Badara Gadiaga interpelle les nouvelles autorités : « On ne fera pas de sacrifices tant que vous ne réduirez pas votre train de vie »

Face aux déclarations du gouvernement appelant les Sénégalais à faire des sacrifices pour faire face aux difficultés économiques du pays, Badara Gadiaga a vivement réagi lors de l’émission Jakaarlo. Il a dénoncé ce qu’il considère comme un double discours des autorités et a appelé ces dernières à montrer l’exemple en adoptant un mode de vie plus sobre avant de demander des efforts à la population.

Badara Gadiaga s’en est pris directement aux nouvelles autorités en pointant du doigt leur niveau de vie, qu’il juge trop élevé. « Vous vivez comme des princes », a-t-il déclaré avec fermeté. Selon lui, il est incohérent de demander aux citoyens de consentir à des sacrifices alors que les dirigeants maintiennent des privilèges jugés excessifs.

Parmi les points qu’il a soulevés figurent :

  • Le maintien des fonds spéciaux, qui restent opaques et peu justifiés selon lui ;
  • L’utilisation de l’avion présidentiel par le Premier ministre pour ses déplacements, une pratique coûteuse ;
  • Les dépenses de l’Assemblée nationale, notamment les achats de véhicules officiels pour les députés, justifiés par une volonté de « restaurer la dignité des parlementaires » ;
  • La distribution de passeports diplomatiques, perçue comme un privilège inutilement étendu ;
  • Les logements de fonction et autres avantages accordés aux responsables politiques.

« On ne fera pas de sacrifices tant que vous ne réduirez pas votre train de vie », a insisté Badara Gadiaga, estimant que les citoyens ne peuvent être sollicités tant que des mesures concrètes de rationalisation des dépenses publiques ne sont pas mises en place.

Il a également émis des réserves sur les annonces gouvernementales concernant la réduction des subventions sur certains produits de base, comme l’électricité (Woyofal) et le carburant. « Nous ne l’accepterons pas », a-t-il averti, craignant une aggravation des difficultés économiques pour les populations les plus vulnérables.

En guise de conclusion, Badara Gadiaga a exhorté le gouvernement à réorienter ses priorités. « On ne solutionne pas des solutions, on solutionne des problèmes. Nous avons des problèmes, vous avez les solutions, alors réglez nos problèmes », a-t-il martelé.

Kaolack / Éducation : Cheikh Mahy Aliou Cissé lance un message fort aux participants de la 34ᵉ finale nationale de la Dictée

Le concours de la Dictée Paul Gérin-Lajoie est organisé chaque année par le ministère de l’Éducation nationale du Sénégal. Cette 34ᵉ édition, qui s’est tenue ce samedi à Kaolack, a réuni 32 participants, dont 17 filles et 15 garçons, issus des 16 inspections d’académie du pays.

“Ce concours de la dictée fait partie des grands moments du ministère de l’Éducation nationale. Nous l’organisons chaque année, et nous constatons des améliorations constantes. Son objectif est de contribuer, chez les jeunes, au développement des qualités intellectuelles et humaines qui leur permettront d’accroître leur habileté à s’exprimer correctement en français. Le ministre de l’Éducation nationale, M. Moustapha Mamba Guirassy, veut un enseignement élémentaire de qualité, inclusif et équitable, pour un développement durable”, a expliqué Mme Khady Diop Mbodji, Secrétaire générale du ministère de l’Éducation nationale, qui représentait le ministre empêché.

Pour cette édition 2025, toutes les 16 académies étaient représentées. Parmi les 32 participants, deux élèves se sont particulièrement illustrées avec des moyennes exceptionnelles : Mame Fatou Fall Seck de Rufisque, qui a obtenu 18/20, et Oumou Khairy Cissé de Thiès, qui a décroché 17/20.

“C’est un honneur pour moi de remporter ce concours. Je dédie cette victoire à mes parents et surtout à mes encadreurs. La clé de la réussite, c’est la lecture, car la lecture est la clé de la réussite”, a déclaré Mame Fatou Fall Seck, la lauréate.

L’édition 2025 a été parrainée par Cheikh Mahy Aliou Cissé, porte-parole de Médina Baye. Il a offert des prix aux participants et a adressé un message fort aux jeunes finalistes : “Vous êtes l’espoir de la Nation. Ayez de l’audace, du courage et de l’imagination, et vous réussirez.”

Mame Fatou Fall Seck et Oumou Khairy Cissé représenteront le Sénégal à la finale internationale de la Dictée Paul Gérin-Lajoie au Canada.

Le thème retenu pour cette 34ᵉ édition, “La formation professionnelle des métiers”, traduit la volonté politique de l’État sénégalais d’offrir aux jeunes apprenants des opportunités d’acquérir des compétences afin de mieux s’insérer dans le monde du travail, a conclu le parrain Cheikh Mahy Aliou Cissé.

Crise sociale au Port autonome de Dakar : les syndicats dénoncent des licenciements massifs

Le Port autonome de Dakar (PAD) est au cœur d’une vive contestation sociale. Lors d’un grand rassemblement tenu ce vendredi au siège de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), les syndicats ont dénoncé une vague de licenciements touchant des centaines de travailleurs.

« Ce qui se passe au PAD est un drame social », s’est indigné Abdou Ndiaye, syndicaliste, lors de son intervention relayée par Les Échos. Selon lui, 781 travailleurs ont été licenciés dans le cadre de l’audit en cours, les laissant sans emploi ni perspectives d’avenir.

Cette situation suscite l’inquiétude et la colère des travailleurs, qui estiment être victimes d’une gestion jugée arbitraire. Pour les syndicats, ces licenciements de masse sont une atteinte aux droits des employés et témoignent d’une absence de dialogue social.

L’un des principaux griefs formulés à l’encontre de la direction du PAD concerne la politique de recrutement actuelle. « Le directeur général, Wally Diouf Bodian, recrute des CDI alors qu’il y a des agents qui ont rempli les conditions après plusieurs CDD », a dénoncé Abdou Ndiaye.

Les syndicats reprochent à la direction de ne pas privilégier la régularisation des travailleurs en contrat à durée déterminée (CDD), pourtant en poste depuis plusieurs années, et de procéder à de nouvelles embauches en contrat à durée indéterminée (CDI).

Face à cette crise sociale, les centrales syndicales appellent les autorités à intervenir pour rétablir le dialogue et trouver des solutions aux revendications des travailleurs. Ils exigent la réintégration des employés licenciés et une plus grande transparence dans la gestion des ressources humaines au sein du PAD.

Thiès : Déguerpissement des marchands ambulants au marché central, la grogne monte

Les autorités administratives et locales de Thiès ont entamé, ce samedi, une vaste opération de déguerpissement des marchands ambulants occupant illégalement la voie publique au marché central. Cette initiative, mise en œuvre sur la base d’un arrêté préfectoral, a entraîné l’expulsion de milliers de commerçants établis depuis des années dans ce haut lieu du commerce thiessois.

Hommes et femmes, notamment de jeunes vendeurs, ont exprimé leur profonde frustration face à cette mesure jugée brutale et mal préparée. Selon eux, les autorités auraient dû prévoir un site de recasement avant de procéder à leur expulsion. « Nous ne sommes pas contre l’organisation du marché, mais il fallait au moins nous proposer une alternative avant de nous chasser », a déploré un commerçant rencontré sur place.

Les marchands ambulants dénoncent un « acharnement » contre leur activité et pointent l’absence de mesures d’accompagnement. Pour eux, cette décision met en péril leur principale source de revenus, dans un contexte économique déjà difficile. « Comment allons-nous nourrir nos familles si nous ne pouvons plus vendre ici ? » s’interroge une vendeuse de fruits, visiblement désabusée.

Du côté des autorités, on évoque la nécessité de désengorger le marché central, d’assurer une meilleure fluidité de la circulation et d’améliorer l’ordre public. « L’occupation anarchique des trottoirs et des routes crée des embouteillages et des risques pour la sécurité des riverains », a expliqué un responsable administratif.

Toutefois, cette explication ne convainc pas les commerçants, qui exigent des mesures réparatrices et un dialogue inclusif avec les autorités pour trouver des solutions adaptées à leur situation.

Face à la colère grandissante des marchands ambulants, la situation reste tendue à Thiès. Certains menacent de manifester pour faire entendre leurs revendications, tandis que d’autres espèrent un geste des autorités pour éviter une crise sociale.

Braquage spectaculaire sur l’autoroute à péage : Un gang de motards démantelé

Dakar a été le théâtre d’un braquage digne d’un film d’action en plein jour. Un gang de motocyclistes a pris d’assaut un homme d’affaires égyptien à la sortie 9 de l’autoroute à péage, le dépouillant de six millions de francs CFA. Mais ce hold-up méticuleusement orchestré a vite tourné au fiasco, grâce à la réaction du public et à l’intervention rapide des forces de l’ordre.

Tout commence lorsque Kh. Ah. Khalaf, un homme d’affaires égyptien, retire une importante somme d’argent à l’agence BOA de Keur Massar, accompagné d’un compatriote. À la sortie 9, il tombe dans un guet-apens savamment préparé par les malfaiteurs.

Selon les témoignages recueillis, les braqueurs ont utilisé une ruse bien rodée : simuler un accident pour immobiliser leur cible. « Une fois à hauteur du rond-point, la moto de l’homme d’affaires est percutée de plein fouet par une autre, conduite par deux individus », rapporte L’Observateur. Sous la violence du choc, Khalaf et son compagnon chutent brutalement.

À peine à terre, ils sont encerclés par deux autres complices qui passent immédiatement à l’action. Khalaf tente de résister, mais les assaillants se montrent impitoyables. « Deux brigands descendent de leur moto, s’acharnent sur lui alors qu’il s’accroche désespérément à son sac », précise le journal. Roué de coups, l’homme finit par lâcher prise, et les malfrats s’emparent du sac contenant les 6 millions de francs CFA avant de prendre la fuite à toute vitesse.

Si le plan semblait parfait, un détail va précipiter la chute du gang. Dans leur fuite, l’un des braqueurs, O. Diallo, perd le contrôle de sa moto et chute violemment. Il est immédiatement maîtrisé par des témoins de la scène, qui lui font subir une sévère correction avant de le remettre aux policiers du commissariat de Sicap-Mbao.

Sous la pression des interrogatoires, Diallo craque rapidement et livre le nom d’un de ses complices : O. S. Camara, résident à Grand-Yoff. Dès lors, l’enquête s’accélère.

Début février, les forces de l’ordre interpellent O. S. Camara, qui, à son tour, balance trois autres noms : M. P. Fall alias Papisco, C. A. Cissé alias Pratie et M. Sarr. L’exploitation de son téléphone permet de localiser ce dernier, qui sera arrêté à proximité du centre de santé Nabil Choucair.

Face aux enquêteurs, les suspects finissent par avouer. Une confrontation est organisée, et L’Observateur révèle que « Pratie et Papisco seront désignés comme les cerveaux du gang ». Ces derniers auraient planifié l’attaque avec une précision quasi militaire.

Déférés devant la justice, les membres du gang sont poursuivis pour association de malfaiteurs, vol en réunion avec usage de moyens roulants et d’armes blanches. Toutefois, l’affaire n’est pas totalement close : un dernier complice reste introuvable et est activement recherché par les forces de l’ordre.

Les prisons sénégalaises, une « poudrière » : L’ONU appelle à des mesures urgentes

Le 14 février 2025, à l’issue de sa visite officielle au Sénégal, la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la torture, Alice Jill Edwards, a tiré la sonnette d’alarme concernant la situation critique des prisons sénégalaises. Dans un communiqué publié sur le site de l’ONU, elle a qualifié les prisons du pays de « poudrière » en raison de la surpopulation dramatique et inhumaine qu’elle y a observée, avertissant que cela pourrait conduire à des violences ou à une propagation incontrôlable de maladies.

Lors de sa visite, Alice Jill Edwards a pu constater de ses propres yeux les conditions de détention extrêmement difficiles dans cinq établissements pénitentiaires. Elle a décrit des chambres tellement surpeuplées que les détenus étaient contraints de dormir dans des positions inconfortables, entassés sur des matelas minces, parfois dans des espaces aussi étroits que sous des lits superposés. Certaines cellules étaient bondées au point où des détenus étaient forcés de dormir dans les couloirs, tandis que les installations sanitaires étaient bien insuffisantes.

Elle a souligné que cette situation constitue non seulement une violation des droits humains, mais aussi un véritable danger. « La surpopulation que j’ai vue dans les prisons est dramatique et inhumaine. Je crains fort que le problème de la surpopulation ne soit une poudrière qui pourrait exploser à tout moment », a-t-elle déclaré. Cette situation a des répercussions graves, notamment en matière de propagation des maladies infectieuses et transmissibles.

Edwards a salué les efforts du gouvernement sénégalais pour améliorer la situation, notamment l’utilisation accrue du marquage électronique et la construction de nouvelles installations pénitentiaires. Toutefois, elle a insisté sur le fait que des mesures exceptionnelles doivent être prises immédiatement. Parmi les recommandations formulées, elle a proposé une réduction automatique des peines de 20 % pour les détenus purgeant des peines de trois ans ou moins, ainsi que la libération immédiate des accusés en détention provisoire depuis plus d’un an, sauf dans les cas d’infractions graves.

Elle a également souligné que la lenteur du système judiciaire aggrave la situation, appelant à des réformes pour accélérer les procédures judiciaires. « Un changement d’approche est nécessaire, guidé par de nouveaux critères pour les procureurs et les juges », a-t-elle précisé. Selon elle, le maintien en détention provisoire jusqu’au procès devrait devenir l’exception, et non la règle, afin d’alléger la pression sur les prisons.

La Rapporteuse spéciale a aussi attiré l’attention sur le traitement des femmes détenues au Sénégal, en particulier celles accusées d’avortement médical, souvent dans des cas de viol ou d’inceste. Elle a exprimé son soutien à une libération spéciale pour ces femmes, soulignant que leur détention est en contradiction avec le Protocole de Maputo sur les droits des femmes, ratifié par le Sénégal.

Enfin, Edwards a critiqué la loi d’amnistie sénégalaise, qui accorde une immunité de poursuites aux responsables de violations des droits de l’homme commises lors des manifestations entre mars 2021 et février 2024. Elle a exhorté le gouvernement à abroger cette loi et à établir la vérité sur ces événements pour rendre justice aux victimes.

Alice Jill Edwards a conclut son rapport en appelant le gouvernement sénégalais à prendre des mesures audacieuses pour résoudre la crise pénitentiaire et garantir des conditions de détention dignes et conformes aux normes internationales. Elle a également insisté sur la nécessité de mettre en place des réformes structurelles pour améliorer l’administration de la justice, afin que les droits des détenus soient pleinement respectés et que des avancées notables soient faites dans la lutte contre la torture et les traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Licenciements au Port Autonome de Dakar : 781 travailleurs dans la précarité depuis l’arrivée de Waly Diouf Bodian

Le Port Autonome de Dakar traverse une crise sociale d’une ampleur inédite, marquée par le licenciement de 781 travailleurs, principalement des jeunes, depuis l’arrivée à la tête de la direction de Waly Diouf Bodian. Cette situation a été mise en lumière lors d’un grand rassemblement organisé par les centrales syndicales ce vendredi, 14 février 2025, pour coordonner leurs actions et revendiquer de meilleures conditions de travail pour les employés des différentes structures de l’État. Les syndicats ont exprimé leur colère et leur inquiétude face à cette situation qu’ils qualifient de « drame social » et dénoncent le manque d’action concrète de la direction du port pour protéger les emplois.

Lors de l’événement, Abdoul Ndiaye, porte-parole des travailleurs du Port Autonome de Dakar, a pris la parole pour révéler l’ampleur du désastre. Selon lui, les chiffres relayés par les médias ne reflètent pas toute la réalité de la situation. « Ce sont plus de 700 jeunes qui ont été renvoyés. Ce qui se passe au Port de Dakar est un drame social. En réalité, ce ne sont pas 700, mais 781 personnes qui se retrouvent actuellement sans emploi », a précisé Abdoul Ndiaye.

Depuis quelques mois, sous la direction de Waly Diouf Bodian, ces travailleurs, qui étaient employés dans divers secteurs du port, ont vu leurs contrats résiliés sans alternative de reclassement. Pour beaucoup d’entre eux, ces licenciements n’ont pas été justifiés, et ils se retrouvent aujourd’hui dans une situation de précarité, sans perspective immédiate d’emploi.

Les syndicats ne se contentent pas de dénoncer la gestion des ressources humaines au sein du port ; ils pointent également l’absence d’initiatives pour préserver les emplois. « Depuis son arrivée, le directeur général n’a posé aucun acte concret pour éviter ces licenciements », a déploré Abdoul Ndiaye. En effet, aucun plan de réaffectation ni mesure de soutien n’a été mis en place pour atténuer l’impact de ces décisions sur les travailleurs.

La situation est d’autant plus difficile que le Port Autonome de Dakar représente un secteur stratégique pour l’économie sénégalaise, et de nombreux jeunes se sont engagés dans ce domaine en quête de stabilité et de sécurité de l’emploi. Les décisions unilatérales de la direction ont donc non seulement créé une instabilité professionnelle pour ces individus, mais ont aussi exacerbé un climat de mécontentement général parmi les employés.

Face à cette crise, les centrales syndicales ont exprimé leur solidarité avec les travailleurs du port et ont pris l’engagement de poursuivre leur lutte jusqu’à ce que leurs revendications soient prises en compte. Ces revendications incluent la réintégration des travailleurs licenciés et la mise en place d’une politique de préservation des emplois, mais aussi la création de conditions de travail plus humaines et respectueuses des droits des employés.

Lors de la réunion, les représentants syndicaux ont insisté sur l’urgence de la situation et la nécessité pour le gouvernement et les autorités du Port Autonome de Dakar de prendre des mesures immédiates pour résoudre cette crise. La solidarité intersyndicale a été mise en avant, soulignant que ce n’est pas uniquement une affaire des travailleurs du port, mais une question qui touche l’ensemble des travailleurs du secteur public sénégalais.

Les licenciés du Port Autonome de Dakar sont désormais dans l’incertitude la plus totale, se retrouvant pour la plupart dans une situation de précarité économique et sociale. Beaucoup d’entre eux ont exprimé leur désarroi face à un avenir sans emploi et sans soutien, et craignent que cette décision ne marque un tournant négatif dans leur vie professionnelle.

Les syndicats, de leur côté, promettent de ne pas relâcher la pression, déterminés à obtenir une révision de ces décisions et à faire entendre la voix des travailleurs du port. Le mouvement pourrait s’intensifier si les autorités ne répondent pas rapidement à ces préoccupations légitimes.

La crise des licenciements au Port Autonome de Dakar est loin d’être résolue. Les travailleurs demandent des réponses claires et des actions concrètes de la part de la direction du port et du gouvernement pour protéger les emplois et éviter que des situations similaires ne se reproduisent à l’avenir. Les syndicats, unis et mobilisés, continuent de défendre les droits des travailleurs et n’hésiteront pas à intensifier leur lutte si leurs revendications restent sans réponse. Dans ce contexte, la gestion des ressources humaines et la protection des droits des employés dans les structures publiques devront être redéfinies, au risque de provoquer de nouvelles vagues de mécontentement dans les mois à venir.

Grand rassemblement des forces syndicales : Les travailleurs du Sénégal ouvrent la foire à problèmes

Le mouvement syndical sénégalais a connu une mobilisation exceptionnelle ce vendredi avec un grand rassemblement organisé au siège Mafia Diop, haut lieu de la contestation sociale. Face à la montée des difficultés rencontrées dans divers secteurs professionnels, les principales centrales syndicales ont uni leurs voix pour exiger des solutions concrètes aux multiples crises qui affectent les travailleurs.

Les secrétaires généraux des organisations syndicales, notamment Mody Guiro de la CNTS, Elimane Diouf de la CSA, Ivette Keïta de l’UNSAS, Alioune N’diaye de l’UTS, Cheikh Alassane Sene de la FGTS/A, Mariama Diallo de l’UDTS, Bakhaw Diongue du CUCS et Cheikh Diop de la CNTS/FC, ont dirigé les débats et énoncé les revendications des travailleurs.

Lamine Fall, membre de la CNTS et porte-parole du comité technique des centrales syndicales, a exprimé sa satisfaction quant à l’ampleur de la mobilisation. Selon lui, les travailleurs, tous secteurs confondus, doivent rester soudés face aux licenciements massifs et aux précarités croissantes. Il a appelé les autorités à réagir rapidement pour restaurer la confiance et l’harmonie sociale.

Le représentant du secteur des hydrocarbures, Sara Konaré, a exposé les difficultés rencontrées par les travailleurs du pétrole, notamment le non-respect des conventions collectives et la sous-traitance abusive. Il a dénoncé l’absence de cadre de dialogue entre les autorités et les syndicats du secteur, appelant à des mesures urgentes pour assainir la gestion des hydrocarbures et garantir les droits des travailleurs.

Ibrahim Sarr, porte-parole du cadre unitaire des syndicats de La Poste, a dénoncé la mauvaise gouvernance et la gestion chaotique de l’entreprise, qui mettent en péril des milliers d’emplois. Selon lui, la situation actuelle de La Poste est un véritable sabotage qui exige une intervention immédiate de l’État.

Abdoul Ndiaye, représentant du Port Autonome de Dakar, a exprimé son indignation face aux licenciements massifs effectués depuis l’arrivée du nouveau directeur général. Selon lui, 781 travailleurs ont été mis à pied, plongeant de nombreuses familles dans l’incertitude. Il a appelé à une révision immédiate des décisions prises au sein de cette institution stratégique.

Plusieurs autres secteurs ont profité de cette rencontre pour alerter sur leurs difficultés. La Croix-Rouge sénégalaise, confrontée à neuf mois d’arriérés de salaires, a exprimé son désespoir. Les travailleurs de la pêche, du transport, de l’assainissement et de l’eau ont également mis en lumière les multiples défis auxquels ils font face, réclamant des solutions concrètes de la part des autorités.

L’intersyndicale des agents de l’administration publique a dénoncé des licenciements abusifs dans plusieurs ministères et services publics, mettant en péril la stabilité de nombreux fonctionnaires. Hamidou Diedhiou, au nom du G7, a salué la mobilisation et a averti que la grève était inévitable si leurs revendications n’étaient pas prises en compte. M. Diamanka, représentant de l’enseignement supérieur, a renchéri en annonçant un durcissement des actions syndicales dans les jours à venir.

Lutte antidrogue : la gendarmerie met la main sur un trafiquant en fuite après trois mois de cavale

Après plusieurs mois de traque, la gendarmerie nationale a enfin mis la main sur un individu considéré comme le chef d’un réseau de trafic de chanvre indien. M. B., né en 1990, a été interpellé dans la nuit du 13 au 14 février 2025 aux environs de 3 heures du matin par la brigade territoriale de la zone franche industrielle. Il était en fuite depuis plus de trois mois et faisait l’objet d’un mandat de recherche pour association de malfaiteurs, trafic intérieur de drogue et blanchiment de capitaux.

L’affaire remonte à la nuit du 17 au 18 novembre 2024, lorsqu’une vaste opération menée par la gendarmerie avait permis la saisie de plus de 400 kg de chanvre indien et l’arrestation de trois membres du réseau. Lors de cette intervention, un véhicule utilisé pour le transport de la drogue avait été saisi, mais le principal suspect avait réussi à échapper aux forces de l’ordre.

Depuis, les enquêteurs n’ont cessé de remonter la piste du fugitif. Grâce à un minutieux travail de surveillance et de renseignement, les forces de l’ordre ont finalement réussi à localiser et à interpeller M. B. dans un lieu tenu secret pour les besoins de l’enquête.

Cette interpellation met un terme à des mois d’investigations et de surveillance intensive. Selon les autorités, le suspect dirigeait un réseau bien structuré, impliqué dans l’acheminement et la distribution de grandes quantités de drogue sur plusieurs axes du pays. Sa capture constitue un coup dur pour ce réseau de trafic de stupéfiants.

Le mis en cause a été placé en garde à vue et sera déféré devant les autorités judiciaires compétentes pour répondre des charges qui pèsent contre lui.

Dans un communiqué, la Gendarmerie nationale a réaffirmé son engagement à lutter sans relâche contre le trafic de drogue. Elle rappelle que ces substances illicites représentent une menace pour la jeunesse et la sécurité du pays.

Trafic de faux billets : deux faussaires arrêtés à Keur Massar avec plus de deux milliards de francs CFA en faux billets

La brigade de recherches de Keur Massar a réalisé un important coup de filet dans la lutte contre la contrefaçon monétaire. Dans la nuit du jeudi 13 février 2025, aux environs de 22 heures, deux individus soupçonnés d’être impliqués dans un vaste réseau de trafic de faux billets ont été interpellés. L’opération, menée avec minutie par les forces de sécurité, a permis la saisie d’une importante somme de billets contrefaits, dont la valeur est estimée à plus de deux milliards de francs CFA.

D’après le communiqué officiel de la Gendarmerie nationale, cette arrestation découle d’une enquête de longue haleine visant à démanteler un réseau de faussaires opérant dans la région de Dakar. Grâce à un travail de renseignement efficace, les gendarmes ont pu localiser les suspects avant d’intervenir au bon moment.

Lors de la perquisition effectuée au domicile des suspects, plusieurs liasses de faux billets ont été découvertes, soigneusement dissimulées. En plus de l’argent falsifié, du matériel de fabrication, notamment des imprimantes sophistiquées, des encres spécifiques et des moules servant à la reproduction des billets, a été saisi.

L’arrestation des deux individus ne marque qu’une étape dans cette affaire. Selon les enquêteurs, les faussaires faisaient partie d’un réseau bien organisé, actif dans plusieurs localités du pays et pouvant avoir des ramifications à l’étranger. L’enquête se poursuit donc pour identifier d’autres complices et remonter toute la filière.

Les premiers éléments de l’enquête indiquent que ces faux billets étaient injectés progressivement dans le circuit économique à travers diverses transactions, notamment dans les marchés, les commerces et les stations-service. Cette pratique met en péril l’économie nationale, causant des pertes financières importantes et semant la méfiance au sein de la population.

La circulation de faux billets constitue une menace sérieuse pour la stabilité financière du pays. En faussant la valeur de la monnaie et en affectant la confiance des citoyens, ces pratiques criminelles nuisent aux transactions commerciales et aux institutions financières.

Face à l’ampleur du phénomène, les autorités ont intensifié la lutte contre la contrefaçon monétaire. La Gendarmerie nationale, appuyée par d’autres services de sécurité et les institutions financières, veille à traquer les faussaires et à mettre fin à leurs activités illégales.

Au Sénégal, la contrefaçon de monnaie est un crime lourdement sanctionné par le Code pénal. Les personnes reconnues coupables de ce délit risquent de lourdes peines, pouvant aller jusqu’à vingt ans de réclusion criminelle, assorties de fortes amendes.

Avec cette arrestation et la saisie de ces faux billets, les autorités envoient un signal fort aux criminels. La Gendarmerie nationale réaffirme sa détermination à protéger l’économie sénégalaise et à lutter contre toutes les formes de délinquance financière.

En attendant l’issue de l’enquête, les autorités appellent les commerçants, les entreprises et les citoyens à faire preuve de vigilance. Des recommandations ont été émises pour reconnaître les signes distinctifs des billets authentiques et éviter de tomber dans le piège des faussaires.

Kaolack – Société : Le MCDIS interpelle les autorités sur la cherté de la vie et le chômage

Le Mouvement Citoyen pour le Développement Inclusif du Sénégal (MCDIS) a tenu une conférence de presse ce jeudi à Kaolack pour alerter sur la situation socio-économique du pays. Face à la montée des prix des denrées de première nécessité, le chômage et l’instabilité du système éducatif, le mouvement appelle les nouvelles autorités à des mesures urgentes et efficaces.

Badou Ndour, président du MCDIS, a exprimé son inquiétude face à la cherté de la vie, qui devient de plus en plus insoutenable pour les Sénégalais. « Bientôt, nous serons au mois de Ramadan, et tout le monde constate que les prix des produits de première nécessité ne cessent d’augmenter. Malheureusement, les mesures annoncées pour encadrer cette situation ne sont pas toujours appliquées et restent inefficaces », a-t-il déploré.

Le MCDIS s’est également penché sur les tensions qui secouent le système éducatif sénégalais. Entre les grèves des enseignants et les manifestations des étudiants, l’instabilité persiste, mettant en péril l’avenir de milliers de jeunes. Le président du mouvement a exhorté le gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour garantir un cadre éducatif stable et performant.

Autre sujet brûlant abordé par le MCDIS : la fermeture inquiétante des entreprises privées, qui aggrave la crise de l’emploi. « Selon le ministre du Commerce et de l’Industrie, Serigne Gueye Diop, 200 entreprises industrielles ont mis la clé sous le paillasson au Sénégal. Cela signifie la perte de milliers d’emplois et une précarité grandissante pour de nombreuses familles », a alerté Badou Ndour.

Face à ces défis majeurs, le MCDIS invite les nouvelles autorités à apporter des solutions concrètes et adaptées aux préoccupations des populations. Le mouvement insiste sur la nécessité d’un plan d’action efficace pour maîtriser les prix, relancer l’économie et assurer un avenir stable aux citoyens.

Disparition de Matar Diagne : Les résultats de l’autopsie révèlent les causes de sa mort

Le mystère entourant la mort tragique de Matar Diagne, étudiant à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, semble enfin levé. Retrouvé sans vie dans sa chambre au village A de l’université mardi dernier, l’étudiant de 22 ans avait suscité une vive inquiétude et de nombreuses interrogations au sein de la communauté universitaire. Cependant, après une enquête minutieuse, la thèse de l’assassinat a rapidement été écartée par les enquêteurs.

Les résultats de l’autopsie, transmis à la brigade de recherches de Saint-Louis, ont révélé que Matar Diagne est décédé par pendaison. Selon un rapport médical consulté par nos soins, une fracture de l’os du cou a été observée, et la cause du décès a été déterminée comme étant une asphyxie mécanique, confirmant ainsi la thèse du suicide.

Lamine Kane, l’un des oncles du défunt, a réagi aux résultats de l’autopsie après leur publication. Contacté par téléphone par PressAfrik, Lamine Kane n’a ni confirmé ni infirmé les informations concernant la cause du décès. Il a précisé que les résultats de l’autopsie avaient été remis à son père, et qu’il avait été informé que ce dernier devait le contacter pour l’en informer. « Il m’avait dit qu’il allait m’appeler pour m’informer, mais jusqu’à présent, je n’ai pas encore reçu son appel », a-t-il indiqué, soulignant que l’appel avait eu lieu tard dans la soirée, à 22 h 30.

Quant à la réception du corps, Lamine Kane a confirmé que celui-ci était arrivé à Keur Massar, où l’inhumation est prévue pour le lendemain. Le deuil se déroulera à Pikine Ganaw Rail, lieu de résidence de la famille.

Une source proche de la famille a également révélé que Matar Diagne avait posté une lettre d’adieu avant son décès. Selon cette source, la lettre est bien de la main de l’étudiant, et il semblerait que personne n’ait eu accès à son compte Facebook après la publication de ce message.

Malgré les résultats de l’autopsie, des questions demeurent sur les raisons qui ont poussé Matar Diagne à en arriver à ce geste tragique. Ses proches, ses camarades de classe, et l’ensemble de la communauté universitaire de l’UGB restent dans l’incertitude quant aux motifs de son acte, alors qu’ils continuent de rendre hommage à cet étudiant prometteur.

Kaolack / Éducation : L’Inspection d’Académie à pied d’œuvre pour la réussite de la 34e finale nationale de la Dictée P.G.L.

Kaolack sera la capitale de l’éducation à l’occasion de la finale nationale de la Dictée P.G.L., prévue le samedi 15 février 2025, sous le thème : “La formation professionnelle des métiers”. L’Inspection d’Académie de Kaolack est à pied d’œuvre pour assurer le succès de cet événement éducatif.

Déjà, la ville de Mbossé Coumba Djiguen commence à accueillir ses hôtes venus des 14 régions du pays à la Maison des hôtes de Médina Baye, appelée le Complexe Keur Gane. Cette 34e édition réunira 32 lauréats et verra la présence de plusieurs personnalités, notamment des représentants de la Fondation Paul Gérin-Lajoie, du délégué général du Québec, de l’ambassade du Canada, du ministère de l’Éducation, ainsi que du parrain de l’édition 2025, Cheikh Mahy Aliou Cissé, porte-parole de la famille de Mame Baye Niasse.

Ce concours international de dictée, organisé par la Fondation Paul Gérin-Lajoie, s’adresse aux jeunes de la maternelle à la 2e secondaire. La Dictée P.G.L. permet aux enfants d’améliorer leur maîtrise du français tout en les sensibilisant à l’importance de la solidarité internationale, de la diversité et du vivre-ensemble.

Drame à l’UGB : Un étudiant retrouvé pendu laisse un message d’adieu émouvant

L’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB) est en deuil après la découverte, lundi dernier, du corps sans vie de Pape Matar Diagne, un étudiant inscrit à l’UFR des Sciences juridiques et politiques. Le jeune homme aurait mis fin à ses jours dans sa chambre universitaire, laissant derrière lui deux lettres d’adieu poignantes.

Selon les informations rapportées par Source A, Matar Diagne a adressé un premier message à ses parents, leur demandant pardon pour son geste tragique. Mais un second message, plus personnel, était destiné à une certaine Mame Diarra, une amie proche à qui il témoigne une profonde affection.

Dans ce texte reproduit par le journal, il exprime ses regrets et demande à Mame Diarra de ne pas pleurer :

« Balma ak (je te demande pardon). Ne pleure pas. Sois forte. J’ai eu la chance de t’avoir comme amie. Tu es une personne d’une gentillesse immense. J’ai laissé un message sur mon profil Facebook. NB : c’est un message programmé. »

Puis, il ajoute des mots lourds de sens, témoignant d’un lien fort avec son amie :

« Même étant mort, je serai toujours ton Matar et tu resteras toujours ma Diarra. Tu es moi, je suis toi. Prie pour moi. Boulma meusseu faté di nianal (ne cesse de prier pour moi). »

Un détail marquant de cette lettre d’adieu réside dans sa dernière requête. Pape Matar Diagne a demandé à Mame Diarra de rembourser un sachet d’eau qu’il avait pris à crédit à la boutique de l’Amicale des étudiants, mais qu’il n’avait pas eu le temps de régler.

Ce drame secoue la communauté universitaire de l’UGB, déjà marquée par de nombreuses difficultés liées aux conditions de vie des étudiants. Une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur cette tragédie.

Violents affrontements à l’université Iba Der Thiam : un étudiant perd un œil

Les affrontements violents entre étudiants et forces de l’ordre à l’Université Iba Der Thiam de Thiès ont pris une tournure tragique.

Mady Ndiaye, président de l’amicale des étudiants ressortissants de Pikine, a perdu son œil gauche lors des violences survenues.

Les étudiants manifestaient contre leurs conditions d’apprentissage et l’absence de réponses aux engagements du gouvernement, quand l’incident a eu lieu. L’amicale des étudiants et d’autres organisations appellent désormais à la justice et à la réparation des préjudices subis.

Kaolack : Affrontements entre étudiants de l’USSEIN et forces de l’ordre

Des affrontements violents ont éclaté ce matin à Kaolack, entre les étudiants de l’Université du Sine Saloum Elhadji Ibrahima Niass (USSEIN) et les forces de l’ordre.

Les étudiants ont bloqué la route nationale, y mettant le feu à des pneus, ce qui a entraîné une paralysie totale de la circulation. En réponse, les forces de sécurité ont tenté de disperser les manifestants à l’aide de grenades lacrymogènes.

Cette protestation survient dans un contexte de mécontentement grandissant des étudiants, qui dénoncent leurs conditions d’apprentissage et exigent que les engagements pris par le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) soient respectés.

La situation demeure tendue et des informations supplémentaires seront communiquées dans les prochaines heures.

Kaolack : Les travaux de reconstruction de la grande mosquée achevés à 80 %, pour un coût de 1 milliard 380 millions de FCFA

L’association Jam’ Iyyatu Ikhwâny Çafa, en charge des travaux de reconstruction de la grande mosquée de Kaolack, a fait le point sur l’avancement du chantier lors d’une conférence de presse tenue ce mardi. Selon Baba Ndiaye, président de l’association, les travaux ont atteint un taux d’avancement de 80 %.

« Vous avez pu constater que les dalles ont déjà été réalisées sur un seul niveau. Les mausolées, qui s’élèvent actuellement à 20 mètres, atteindront 40 mètres une fois achevés. Quant aux minarets situés à l’avant, ils culmineront à 35 mètres. Cela signifie que, une fois les dalles et les fondations terminées, l’essentiel du travail sera accompli. Pour ceux qui connaissent le domaine de la construction, ils savent que 60 % des efforts se concentrent sur les fondations et les dalles. Le reste concerne les finitions. C’est pourquoi nous pouvons affirmer aujourd’hui que le chantier est achevé à 80 % », a-t-il déclaré.

Le président Baba Ndiaye a également annoncé que l’inauguration de cette mosquée de dernière génération, équipée de toutes les commodités modernes, est prévue dans quelques mois.

« Si les travaux se poursuivent comme prévu, et si Dieu le veut, d’ici la Tabaski ou juste après, les habitants de Kaolack pourront inaugurer ce joyau au service de l’ensemble de la communauté musulmane », a-t-il assuré en présence du Khalife de Léona Kanène et de l’imam de la grande mosquée, Serigne Babacar Sy Kane.

Cette version corrige les erreurs grammaticales et améliore la fluidité du texte tout en gardant le style journalistique.

Thiès – Manifestation à l’Université Iba Der Thiam : Un étudiant perd un œil

La tension est montée d’un cran ce mardi à l’Université Iba Der Thiam de Thiès, où des affrontements ont éclaté entre les étudiants et les forces de l’ordre. Lors de ces échauffourées, Mamadou Mady Ndiaye, un étudiant, a été grièvement blessé et a perdu un œil, selon plusieurs témoins sur place.

En réaction, la Conférence des étudiants de l’université a exigé justice et dénoncé l’usage excessif de la force par les forces de sécurité. « Nous ne pouvons pas accepter que la répression devienne la réponse systématique aux revendications étudiantes. Nous exigeons que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que les responsables répondent de leurs actes », a déclaré un porte-parole des étudiants.

Les étudiants manifestaient pour dénoncer leurs mauvaises conditions d’étude, notamment le manque d’infrastructures, les retards dans le paiement des bourses et l’insuffisance des équipements pédagogiques. Cette mobilisation s’inscrit dans un climat général de mécontentement dans plusieurs universités sénégalaises.

Face à cette escalade, des voix s’élèvent pour réclamer une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités et prévenir de nouveaux drames.

Grève de 48 heures : le SAES exige l’application immédiate du protocole d’accord

Le Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) a annoncé une grève de 48 heures les jeudi 13 et vendredi 14 février 2025, en réaction à l’inaction du gouvernement face à leurs revendications.

Dans un communiqué publié après l’expiration de son préavis de grève du 13 janvier 2025, le SAES dénonce :

• Le non-paiement des pensions de retraite aux ayants droit des enseignants-chercheurs décédés depuis près de cinq ans, en violation du Code des pensions civiles et militaires.

• Le non-respect du protocole d’accord signé entre le SAES et le gouvernement le 6 janvier 2023.

• L’inaction du ministère de tutelle, malgré les efforts des enseignants-chercheurs pour maintenir un système d’enseignement supérieur fonctionnel.

Durant ces 48 heures de grève, le SAES appelle ses militants à :

• Suspendre toutes les activités pédagogiques, y compris les cours, soutenances et délibérations.

• Boycotter toute participation aux activités administratives et réunions.

• Arrêter les formations payantes.

Le syndicat tient l’État pour responsable des perturbations qui pourraient affecter les années académiques 2023-2024 et 2024-2025, en raison du non-respect des engagements pris.

Enfin, le SAES appelle à une mobilisation générale pour exiger l’application immédiate du protocole d’accord et la restauration des droits et de la dignité des familles des enseignants-chercheurs décédés.

Tensions à l’USSEIN : affrontements entre étudiants et forces de l’ordre

L’Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niass (USSEIN) a été le théâtre de nouveaux affrontements ce mercredi matin entre les étudiants et les forces de l’ordre.

Les étudiants, en colère, dénoncent les mauvaises conditions d’apprentissage et réclament des engagements concrets de la part des autorités académiques et gouvernementales. Selon plusieurs témoins, la tension est montée lorsque les manifestants ont tenté de bloquer l’entrée principale du campus, entraînant une intervention musclée des forces de sécurité.

Des gaz lacrymogènes ont été utilisés pour disperser la foule, provoquant un mouvement de panique parmi les étudiants. En réponse, certains manifestants ont riposté en érigeant des barricades et en lançant des projectiles.

Les étudiants de l’USSEIN dénoncent depuis plusieurs mois le manque d’infrastructures adéquates, des retards dans le paiement des bourses et des défaillances dans le système pédagogique. Malgré plusieurs appels au dialogue, ils estiment que les réponses des autorités restent insuffisantes.

Kaolack – Éducation : L’UDEN dénonce le non-paiement des indemnités de surveillance du Bac 2024

Le Secrétaire Général départemental de l’Union Démocratique des Enseignants du Sénégal (UDEN), Abdoulaye Dia, a effectué ce mardi une tournée dans les établissements scolaires du département de Kaolack. À l’issue de cette visite, il a exprimé son indignation face au non-paiement des indemnités de surveillance du baccalauréat 2024, dénonçant une situation inacceptable et préjudiciable pour les enseignants concernés.

« Il est inacceptable que des surveillants, ayant assuré un rôle essentiel lors des examens, n’aient toujours pas été rémunérés pour leur travail. Cette situation porte un préjudice direct à des professionnels qui méritent d’être traités avec respect. Nous exigeons que ces indemnités soient versées dans les plus brefs délais et que des mesures soient prises pour éviter que de tels retards ne se reproduisent à l’avenir. Nous continuerons à porter ce combat au niveau national », a déclaré Abdoulaye Dia.

Le Secrétaire Général de l’UDEN a également dénoncé les retards récurrents des allocations familiales, un problème qui, selon lui, affecte directement la vie des allocataires.

« La situation des allocations familiales est tout aussi alarmante. Nous sommes particulièrement préoccupés par les retards récurrents de paiement de la part de la Caisse de Sécurité Sociale. Il est intolérable que ces allocations ne soient pas versées régulièrement et en temps voulu. L’UDEN demande une régularisation immédiate de cette situation et appelle à une réforme en profondeur », a-t-il ajouté.

Un autre point soulevé concerne les omissions dans le paiement des indemnités des enseignants de classes spéciales, qui prennent en charge deux classes, mais sont souvent oubliés lors des versements.

« Ces enseignants jouent un rôle crucial dans notre système éducatif, et pourtant, ils ne reçoivent pas leurs indemnités comme prévu. Il est impératif de rectifier cette injustice et de garantir que ces professionnels soient payés intégralement et dans les délais », a rappelé Abdoulaye Dia.

Face à ces multiples irrégularités, l’UDEN appelle le gouvernement et les administrations concernées à respecter leurs engagements envers les travailleurs de l’éducation.

« En tant que Secrétaire Général de l’UDEN, je me fais le porte-parole de toutes celles et ceux qui sont confrontés à ces injustices. Nous demandons que ces paiements soient régularisés sans délai et que des mécanismes soient mis en place pour éviter de nouvelles erreurs. Il est essentiel que le gouvernement assure une transparence totale et respecte strictement les délais de paiement. Nous continuerons à défendre fermement ces droits et à lutter pour un système éducatif plus juste », a-t-il conclu.

Ziguinchor : Le ministre des Transports annonce la construction d’un pont sur le fleuve Casamance reliant Tobor

Le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a effectué une visite de travail de deux jours (11 et 12 février 2025) dans la région de Ziguinchor. À cette occasion, il s’est rendu sur l’axe Sénoba-Mpack pour évaluer l’avancement des travaux routiers, avant de présider, ce mardi 12 février 2025, un Comité régional de développement (CRD) consacré aux projets et programmes d’infrastructures de transport en Casamance.

Le ministre a assuré que les travaux de la route reliant Sénoba, Ziguinchor et Mpack seront achevés et officiellement ouverts à la circulation avant la fin de l’année 2025.

“Il est prévu de livrer ces travaux au cours de cette année. Nous maintenons l’objectif de mettre cet ouvrage à la disposition des populations avant la fin de l’année 2025”, a-t-il déclaré lors de sa visite du chantier, en présence du gouverneur de Ziguinchor, Mor Talla Tine.

Le ministre a également précisé que la route est déjà accessible à la circulation, mais que des travaux connexes sont en cours, notamment la construction de murs de clôture pour des écoles et des postes de santé situés à proximité.

“Les entreprises chargées des travaux font des efforts. Elles poursuivent leurs activités malgré quelques arriérés de paiement de la part de l’État”, a-t-il reconnu.

Dans le cadre du développement du pôle Sud, le gouvernement prévoit d’intensifier le réseau routier en Casamance, avec la construction et la réhabilitation de plusieurs axes d’ici 2026.

“Nous allons procéder à la pose de la première pierre du deuxième pont de Ziguinchor au courant de cette année”, a annoncé le ministre lors du CRD.

Ce futur pont, qui reliera Tobor à Ziguinchor, devrait permettre d’améliorer la mobilité dans la région et d’accélérer le développement économique en facilitant les échanges commerciaux.

Le ministre a rappelé que la densité routière dans la région de Ziguinchor reste faible, avec seulement cinq kilomètres de routes pour 100 kilomètres carrés. Ce déficit infrastructurel crée un déséquilibre persistant dans l’aménagement du territoire.

“Ces projets structurants vont renforcer la connectivité entre les pôles économiques et améliorer l’accessibilité des localités les plus enclavées. Le désenclavement joue un rôle fondamental dans le développement”, a-t-il souligné.

Le gouverneur Mor Talla Tine a salué la tenue de ce CRD axé sur la mobilité et le développement des infrastructures.

“Tout ne peut pas être fait immédiatement, mais il est essentiel de rappeler que Ziguinchor possède un fort potentiel en matière de transport, avec des voies maritime, aérienne et terrestre”, a-t-il déclaré.

Les présentations faites lors du CRD ont mis en évidence la vétusté de plusieurs axes routiers de la région, malgré des travaux en cours sur certains d’entre eux, comme :

• La RN4 (route nationale numéro 4), en réhabilitation ;

• La boucle des Kalounayes et celle de Blouf, récemment refaites ;

• L’axe Ziguinchor-Cap Skirring (RN6), qui nécessite des travaux de rénovation ;

• Les axes Diouloulou-Kafountine-Séléty (RN5), Oussouye-Mlomp-Élinkine et Kandialou-Karthiack-Bignona-Sindian-Djibidione, qui restent très dégradés.

Avec 1 092 kilomètres de routes, la région de Ziguinchor dispose encore d’une infrastructure jugée insuffisante par de nombreux élus locaux. Ces derniers ont profité de la rencontre pour interpeller les autorités sur l’urgence d’améliorer le réseau routier.

En réponse, Mamadou Ndao, directeur général de l’Agéroute (Agence des travaux et de gestion des routes), a assuré que des actions concrètes seront mises en œuvre.

“La construction et la réhabilitation des routes se feront dans le but d’améliorer la connectivité entre les centres urbains et les localités rurales”, a-t-il affirmé.

Situé à 8 km de Ziguinchor, Tobor est un village de la commune de Niamone, dans le département de Ziguinchor. Sa position stratégique en fait un site idéal pour le nouveau pont sur le fleuve Casamance, qui contribuera à désenclaver la région et à faciliter le transport des biens et des personnes.

Avec ces projets d’infrastructures, le gouvernement affiche sa volonté de renforcer l’intégration de la Casamance au reste du pays. Reste à voir si les délais seront respectés et si les financements seront mobilisés à temps pour garantir la réussite de ces chantiers.

Alexis SAGNA

Thiès : Un étudiant perd un œil lors d’affrontements, la Conférence des amicales d’étudiants dénonce une répression brutale

Thiès, Sénégal – La tension monte à l’université Iba Der Thiam de Thiès après qu’un étudiant a perdu un œil lors d’affrontements avec les forces de l’ordre. Face à cet événement tragique, la Conférence des amicales d’étudiants a vivement réagi, dénonçant un acte de « brutalité inqualifiable » et une atteinte grave aux droits fondamentaux.

Selon le communiqué de la Conférence des amicales, les violences ont éclaté dans un contexte de contestation estudiantine. Les affrontements entre étudiants et forces de l’ordre ont pris une tournure dramatique lorsque l’un des manifestants a été grièvement blessé, perdant un œil.

« Cet acte barbare constitue une violation flagrante des droits fondamentaux et un affront aux principes les plus élémentaires de l’État de droit », souligne la déclaration des représentants étudiants. Ceux-ci condamnent fermement la répression des mouvements universitaires et refusent que l’université devienne un lieu de répression au détriment du dialogue et de la concertation.

Face à la gravité de la situation, la Conférence des amicales interpelle les autorités académiques et politiques sur l’avenir de l’université et la protection des étudiants. Elle exige des mesures concrètes pour garantir un climat de sécurité et de respect des droits sur le campus.

Par ailleurs, les représentants des étudiants réclament justice pour leur camarade blessé. Ils demandent l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités et de sanctionner les coupables.

En plus des revendications judiciaires, la Conférence des amicales exhorte les autorités à prendre en charge médicalement et socialement l’étudiant touché. Une demande qui souligne la nécessité d’un accompagnement adéquat pour atténuer les conséquences de ce drame.

Alors que la communauté universitaire reste sous le choc, cet incident relance le débat sur la gestion des tensions dans les établissements d’enseignement supérieur. La Conférence des amicales prévient qu’elle restera mobilisée pour défendre les droits des étudiants et éviter que de telles violences ne se reproduisent à l’avenir.

Tensions à l’université Iba Der Thiam : Les étudiants réclament la finalisation des chantiers en cours

Les étudiants de l’université Iba Der Thiam de Thiès ont exprimé leur frustration ce mardi 11 février 2025, après une série de violents affrontements avec les forces de l’ordre. En colère contre les conditions précaires d’études et de vie sur le campus, les étudiants ont exigé la finalisation des chantiers en cours qui, selon eux, n’ont que trop tardé.

Depuis la création des pavillons universitaires il y a plus de six ans, seuls deux pavillons sont opérationnels : le pavillon A, destiné aux garçons, et le pavillon B, réservé aux filles. Ces infrastructures ne sont pas suffisantes pour répondre aux besoins des milliers d’étudiants qui fréquentent l’université chaque année. « Les conditions de vie sont devenues invivables. Une chambre abrite plus de 12 étudiants, certains doivent même partager un lit. Les restaurants et les sanitaires sont débordés », a dénoncé le porte-parole de l’Amicale des étudiants.

Les étudiants ont souligné que le ministre de l’Enseignement supérieur, Abdourahmane Diouf, leur avait promis du temps pour achever les chantiers, mais aucun progrès n’a été constaté. « Il y a plusieurs mois, nous avons organisé des points de presse pour alerter les autorités, mais nous n’avons eu aucune réponse », ont-ils ajouté, frustrés par le manque de réactivité des responsables.

Face à cette situation de blocage, les étudiants ont décidé de manifester pour faire entendre leur voix. Ils insistent sur le fait qu’ils ne réclament que le minimum pour pouvoir poursuivre leurs études dans des conditions décentes. « Nous avons négocié, tenté toutes les voies possibles, mais rien n’a changé. Nous réclamons juste un cadre de vie et d’étude acceptable », ont-ils martelé.

Les tensions sont montées d’un cran lorsque les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser les manifestants. Les étudiants ont dénoncé la violence de cette intervention, affirmant qu’ils protestaient pacifiquement pour une cause légitime. « L’université est un lieu de savoir, pas un champ de bataille. L’intervention des forces de l’ordre sur le campus est inacceptable », ont fustigé les manifestants. Plusieurs étudiants ont été blessés lors des affrontements et ont dû être évacués vers l’infirmerie de l’université.

Malgré la répression, les étudiants restent déterminés dans leur lutte. Ils ont affirmé qu’ils continueront à exiger la reprise des travaux pour garantir des conditions d’étude dignes de ce nom. « Nous allons porter cette question devant les autorités compétentes, mais notre lutte ne fait que commencer », ont-ils averti.

Vague de licenciements à l’AIBD : le syndicat des travailleurs des aéroports monte au créneau

Le Syndicat des travailleurs des aéroports du Sénégal (SPAS) a exprimé sa vive inquiétude face à la menace de licenciement de plusieurs employés de l’Aéroport International Blaise-Diagne (AIBD), une situation qu’il juge injustifiée et mal gérée. Selon le secrétaire général du SPAS, Djibril Sakho, les travailleurs ont appris par la presse que 500 postes pourraient être supprimés, une annonce qui a fait naître un sentiment d’indignation parmi les employés.

Le syndicat dénonce notamment le fait que l’AIBD souffre déjà d’un déficit de personnel dans plusieurs secteurs clés. Selon M. Sakho, il n’y a pas assez de travailleurs pour justifier des licenciements. Il explique qu’il existe de nombreux secteurs sous-dotés en personnel, citant des domaines essentiels comme l’électricité, la climatisation, la mécanique, les pompiers d’aérodrome et les agents de facturation. Le syndicat estime que cette situation ne justifie en aucun cas une vague de licenciements.

Au lieu de procéder à des suppressions de postes, le SPAS appelle à un plan de formation et à une réorganisation des ressources humaines au sein de l’AIBD. Le syndicat insiste sur le fait que de nombreux travailleurs possèdent des qualifications supérieures à celles requises pour les tâches qu’ils accomplissent actuellement. Par exemple, certains agents de sécurité détiennent des diplômes bien plus élevés que leurs fonctions actuelles. Le SPAS propose donc de réaffecter ces compétences en interne pour améliorer l’efficacité de l’Aéroport, plutôt que de les licencier.

La situation devient d’autant plus préoccupante dans un contexte où plusieurs secteurs au Sénégal, comme le port autonome, les mines et la santé, ont déjà été confrontés à des restrictions budgétaires et des réorganisations. Le SPAS craint que cette vague de licenciements ne crée un précédent dangereux et appelle à une gestion plus responsable des ressources humaines.

Face à la montée des tensions et de l’inquiétude parmi les travailleurs, le syndicat prévoit de porter cette question devant les plus hautes autorités du pays, notamment le Directeur général de l’AIBD, le Premier ministre et le Président de la République, afin de trouver une solution satisfaisante pour éviter une crise sociale dans le secteur. Le SPAS a réaffirmé son engagement à défendre les droits des travailleurs, et son objectif est d’obtenir une solution équitable qui préservera l’emploi et l’équilibre au sein de l’aéroport.

Indice de Perception de la Corruption 2024 : le Sénégal progresse mais reste sous vigilance

Transparency International a publié son classement annuel de l’Indice de Perception de la Corruption (IPC), et le Sénégal enregistre une légère amélioration. Avec une note de 45 sur 100, le pays gagne deux points par rapport à 2023, ce qui lui permet de se hisser à la 69e place mondiale. Un classement qu’il partage avec Sao Tomé-et-Principe, la Côte d’Ivoire et le Bénin, qui affichent le même score.

L’amélioration du score du Sénégal reflète les efforts déployés en matière de transparence et de lutte contre la corruption. Cependant, ce score reste en dessous de la moyenne mondiale, qui est de 43. Plus des deux tiers des 180 pays évalués obtiennent un score inférieur à 50, ce qui démontre que la corruption demeure un problème structurel à l’échelle mondiale.

Au Sénégal, cette légère progression pourrait s’expliquer par des initiatives renforcées en matière de bonne gouvernance, d’audits publics et de lutte contre les détournements de fonds. Toutefois, les attentes de la population restent élevées, notamment en ce qui concerne la reddition des comptes et l’indépendance des institutions de contrôle.

À l’échelle continentale, peu de pays africains dépassent la barre des 50 points. Le classement révèle que les États les mieux notés sont généralement ceux qui disposent de mécanismes solides de transparence et d’une justice indépendante.

En revanche, plusieurs pays africains restent parmi les plus mal classés, avec des institutions fragiles et un manque de volonté politique pour endiguer la corruption.

Si la progression du Sénégal dans cet indice est un signal positif, la lutte contre la corruption reste un défi majeur. La mise en place de réformes institutionnelles, le renforcement des organes de contrôle et une justice indépendante seront déterminants pour améliorer davantage la position du pays dans les prochaines années.

Kaolack – Éducation : L’UDEN départemental dénonce le non-paiement des indemnités de surveillance du baccalauréat

Le Secrétaire Général départemental de l’UDEN, Abdoulaye Dia, était en tournée dans les écoles du département de Kaolack ce mardi. Après avoir dressé un état des lieux dans les établissements visités, lui et sa délégation ont dénoncé avec la plus grande fermeté le non-paiement des indemnités de surveillance du baccalauréat 2024.

“Il est inacceptable que des surveillants, ayant assuré un rôle essentiel lors des examens, n’aient toujours pas été rémunérés pour leur travail. Cette situation porte un préjudice direct à des professionnels qui méritent d’être traités avec respect. Nous exigeons que ces indemnités soient versées dans les plus brefs délais et que des mesures soient prises pour éviter que de tels retards ne se reproduisent à l’avenir. Nous continuerons à porter ce combat au niveau national”, a exigé M. Dia.

La situation des allocations familiales est tout aussi alarmante. “Nous sommes particulièrement préoccupés par les retards récurrents de paiement de la part de la Caisse de Sécurité Sociale. Ces retards affectent directement la vie des allocataires. Il est intolérable que ces allocations ne soient pas versées de manière régulière et en temps voulu. L’UDEN demande une régularisation immédiate de cette situation et appelle à une réforme en profondeur”, a-t-il ajouté.

Les omissions dans le paiement des indemnités des classes spéciales constituent également un problème majeur. “Ces enseignants, qui prennent en charge deux classes, sont souvent oubliés lors du versement de leurs indemnités, malgré l’importance de leur travail. Il est impératif de rectifier cette injustice et de garantir que ces professionnels reçoivent leurs paiements intégralement et dans les délais prévus”, a rappelé Abdoulaye Dia.

“En tant que Secrétaire Général de l’UDEN, je me fais le porte-parole de toutes celles et ceux qui sont confrontés à ces injustices. Nous demandons que ces paiements soient régularisés sans délai et que des mécanismes soient mis en place pour éviter de nouvelles erreurs. Il est essentiel que le gouvernement et les administrations respectent leurs engagements envers les travailleurs. L’UDEN exige une réforme du système de paiement garantissant une transparence totale et le respect strict des délais. Nous continuerons à défendre fermement ces droits et à lutter pour un système éducatif plus juste”, a-t-il conclu.

Saint-Louis : Un étudiant retrouvé mort à l’UGB, une enquête ouverte

L’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis est en deuil après la découverte, dans la nuit du 10 février 2025, du corps sans vie de Matar Diagne, étudiant en Master de Droit Public. Le jeune homme a été retrouvé dans sa chambre au campus 1, plongeant la communauté universitaire dans la stupeur et l’émotion.

Dès l’alerte donnée, les autorités judiciaires et la Brigade de Recherches de la Gendarmerie nationale se sont rendues sur place pour effectuer les premières constatations. Un communiqué du Parquet de Saint-Louis a confirmé l’ouverture d’une enquête afin d’éclaircir les circonstances exactes du décès. Une autopsie a été ordonnée pour déterminer les causes de la mort de l’étudiant.

La nouvelle du décès de Matar Diagne a profondément bouleversé ses camarades et l’ensemble du personnel de l’UGB. En réaction, la coordination des étudiants de l’université a décrété une “journée noire”, accompagnée d’une suspension de toutes les activités pédagogiques pendant 24 heures, en hommage au défunt.

Face à l’émotion suscitée par ce drame, les autorités universitaires et les représentants des étudiants ont appelé au calme et au respect de la mémoire de Matar Diagne, en attendant les résultats de l’enquête.

L’Université Gaston Berger, régulièrement secouée par des tensions liées aux conditions de vie et d’étude, fait aujourd’hui face à une nouvelle épreuve. Les étudiants espèrent des réponses rapides pour comprendre les circonstances du décès de leur camarade.

Saint-Louis : Un étudiant retrouvé mort à l’UGB, une enquête ouverte

L’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis est en deuil après la découverte, dans la nuit du 10 février 2025, du corps sans vie de Matar Diagne, étudiant en Master de Droit Public. Le jeune homme a été retrouvé dans sa chambre au campus 1, plongeant la communauté universitaire dans la stupeur et l’émotion.

Une enquête en cours

Dès l’alerte donnée, les autorités judiciaires et la Brigade de Recherches de la Gendarmerie nationale se sont rendues sur place pour effectuer les premières constatations. Un communiqué du Parquet de Saint-Louis a confirmé l’ouverture d’une enquête afin d’éclaircir les circonstances exactes du décès. Une autopsie a été ordonnée pour déterminer les causes de la mort de l’étudiant.

Une communauté sous le choc

La nouvelle du décès de Matar Diagne a profondément bouleversé ses camarades et l’ensemble du personnel de l’UGB. En réaction, la coordination des étudiants de l’université a décrété une “journée noire”, accompagnée d’une suspension de toutes les activités pédagogiques pendant 24 heures, en hommage au défunt.

Un appel à la sérénité en attendant les conclusions

Face à l’émotion suscitée par ce drame, les autorités universitaires et les représentants des étudiants ont appelé au calme et au respect de la mémoire de Matar Diagne, en attendant les résultats de l’enquête.

L’Université Gaston Berger, régulièrement secouée par des tensions liées aux conditions de vie et d’étude, fait aujourd’hui face à une nouvelle épreuve. Les étudiants espèrent des réponses rapides pour comprendre les circonstances du décès de leur camarade.

La lettre d’adieu poignante de Matar Diagne, étudiant en droit à l’UGB

Matar Diagne, étudiant en maîtrise de droit à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, a tragiquement mis fin à ses jours, refusant de vivre dans le déshonneur. Dans une lettre émouvante adressée à la postérité, il expose les raisons profondes qui l’ont conduit à cet acte désespéré. Groupe Le Dakarois vous révèle l’intégralité de cette lettre posthume.

voici sa lettre avant de passer à l’acte

Je ne serai plus vivant quand vous lirez ce texte. J’ai décidé de mourir dans la dignité plutôt que de vivre dans le déshonneur.
En 2020, j’ai obtenu mon baccalauréat en étant premier du centre, mais quelques mois plus tôt, une grave maladie m’a atteint et elle persiste jusqu’à maintenant. J’ai toujours été une personne réservée dont l’intégration était quelque peu pénible. Pendant cette période, j’avais commencé à m’intégrer socialement, mais à cause de la maladie, j’ai recommencé à m’isoler. Malgré tout, j’ai décidé d’aller à l’université et de poursuivre mes études, et là, je vis entre l’UFR et ma chambre. Mais certaines personnes ne voient pas cela d’un bon œil. « Ki dafa bonn, dou dem thi nitt yi. Beugoul nitt yi. » disent-ils. Cela m’a davantage isolé. Pourtant, il aurait été facile pour eux de comprendre que c’est ma situation qui me pousse à m’isoler. Certaines personnes sont très intelligentes, mais elles peuvent se révéler être des cons quand il s’agit de comprendre la situation de leurs semblables.
L’isolement, additionné à la souffrance de la maladie, a eu des conséquences néfastes sur moi. Je ressens une tristesse intense. Il y a une tempête dans mon cœur. La fois oú j’ai eu à me confesser, mes confessions ont été exposées en public. La conséquence en est que je me méfie, je n’ose même pas en parler avec des amis. Face à cette situation, je me muets dans mon silence, comme je sais si bien le faire depuis que je fus enfant. Et ce qui est triste, c’est qu’il y a des personnes qui s’adonnent aux moqueries avec joie, sans mesurer les conséquences de leurs actes.
Peut-être que ma mort ouvrira les yeux à certains étudiants et certaines familles. N’isolez personne, n’ignorez personne, ne vous moquez de personne et ne fuyez personne. Rapprochez-vous des gens qui s’isolent, parlez leur et essayez de les comprendre, sans les juger. Boulene bayi ken mouy wét ak ay problemame. Boulène khébale kéne problémame. Cet acte, je l’ai fait en quelque sorte en guise de sacrifice pour que géne bayi xell les autres qui ont des soucis. Ne jugez jamais avant de connaître toute l’histoire.
Par ailleurs, ce qui m’a le plus déchiré, ce sont les conjectures sur ma maladie, les calomnies et les accusations non fondées. Je ne vais pas les énoncer ici, car je pense que je suis plus grand que cela. C’est une situation qui m’a profondément détruit. Je ne vais citer personne, car je ne veux que personne soit pris pour cible.
Finalement, je me sens oppressé. Cette pression s’est entrelacée à celle de ma maladie, et elles me sont insupportables et m’affligent le cœur. La maladie seule aurait été très douce pour moi, mais les mauvaises choses qui circulent sur moi, et que je nie jusqu’à la dernière énergie, me sont létifère. Ces bobards ont fait de moi une autre personne. Quand des gens qui ne vous connaissent pas vous haïssent, alors sachez que ce sont certainement vos détracteurs qui sont passés par là pour vous salir. J’espère que ceux qui ont fait cela auront la conscience tranquille. Le plus triste, c’est que ce seront ces mêmes personnes qui seront les premières à faire de bons témoignages sur moi.
La douleur physique, ce n’est rien. Mais celle du cœur est infernale. Goor momoul yénn yi. Je suis une personne très digne, et j’ai un très grand sens de l’honneur. Il m’est préférable de mourir dans l’honneur que de vivre dans le déshonneur.
Je demande pardon à mon père et à ma mère. Je vous aime tous les deux. Je vous aime de tout mon cœur, de toute mon âme. Ne m’oubliez jamais dans vos prières.
Papa khamnani dinala bétt ndakh je t’ai toujours montré mon côté guerrier, je ne t’ai jamais montré mes faiblesses. Je t’aime beaucoup, et ne m’en veux pas pour ça. Balma ak.
Si j’ai tenu jusqu’ici, c’est pour ma mère. Sama yaye rek la khamoul nouma kay def. Depuis 2011, elle est paralysée par un AVC. Mais à quoi lui servirais-je étant ainsi malade, délabré et rompu ? Je refuse d’être une charge supplémentaire. Yaye khamnani dina tass sa yakar, wayé dénke nala Yallah. Dénke nala Yallah.
Je demande pardon à ma grand-mère. Elle a toujours cru en moi, et je suis désolé d’avoir brisé sa confiance et ses espérances. Elle a toujours voulu que je devienne « Président de la République ». Toutes ses prières pour moi allaient dans ce sens, et c’est elle qui a financé mes études jusqu’à la terminale. J’ai toujours étudié avec hargne pour réaliser son souhait, car c’était aussi ce que je voulais devenir. Mame balma.
Je demande pardon à mes amis dont je vais abréger les noms : PMN, ABF, NMD et MDD. Neubeu nalène samay problèmes ba dém. Balelène ma ak. Vous avez toujours été là pour moi. Votre gentillesse m’a profondément marqué. Vous êtes de bonnes personnes et de bons amis. Ne pleurez pas ma mort. Nianal lénema.
Je demande pardon à mes frères et sœurs. Je sais que vous m’aimez beaucoup, mais sachez que je vous aime autant. Grandissez en âge et en sagesse, et profitez de la vie, et respectez les parents. Ma sœur, mon amie, BB Khady, je te confie ma mère.
Je demande pardon à toute la communauté estudiantine, aux sénégalais et aux gens de ma religion.
J’ai terminé mon roman intitulé « LA FUITE DES INDÉSIRABLES », il parle de l’émigration clandestine. Je l’ai envoyé à la maison d’édition Harmattan-Sénégal avec mon adresse mail papmatar8@gmail.com. Aidez-moi à le publier, c’est sans doute la seule trace que je laisserai sur terre. Je souhaite que les retombées de ce livre, même si c’est un seul exemplaire vendu, soient dédiées à la prise en charge de l’AVC de ma mère.
J’ai écrit ce texte pour anticiper les propos de ceux qui tenteront de salir ma mémoire. Je ne suis pas une personne parfaite, et je commets des erreurs comme tout le monde. Mais toute ma vie durant, j’ai fait de telle sorte à ne pas nuire mes semblables, et s’il arrive que je le fasse, certainement, je le jure, ce n’est pas intentionnel. Je me suis toujours gardé de dire du mal des autres. J’ai fait de telle sorte à respecter les préceptes de ma religion, et à réserver une bonne partie de ma vie à l’adoration d’Allah. Toutefois, les personnes comme moi, je le pense bien, qui sont incapables de faire du mal aux autres, qui aiment le juste et qui sont véridiques, n’ont pas leur place dans ce monde, car ce sont toujours ces mêmes personnes qui, aux yeux des autres, sont les monstres.
Je veux mourir en paix, sans haine. Donc, je pardonne à tout le monde, ceux qui m’ont blessé, consciemment ou inconsciemment. Et je demande pardon à toutes les personnes que j’ai eu à causer du tort.
La meilleure manière de m’aider maintenant, c’est de prier pour moi. Ne faites pas de deuil, juste priez pour moi. J’aimerais être enterré à Médinatoul Dieylani, s’il y a des cimetières là-bas. Si ce n’est pas le cas, alors je laisse mon père choisir le lieu de mon enterrement. Creusez, pour moi, une tombe profonde. Qu’Allah me pardonne !
Ne jugez pas mon acte. Laissez Allah en disposer, car Allah est miséricordieux !

Thiès – Affrontements à l’UIDT : Plusieurs étudiants évacués à l’infirmerie

La tension était vive ce mardi à l’Université Iba Der Thiam de Thiès (UIDT), où de violents affrontements ont opposé des étudiants aux forces de l’ordre. Plusieurs étudiants, dont des filles, ont été évacués vers l’infirmerie du campus après avoir été blessés ou incommodés par les gaz lacrymogènes.

À l’origine de la colère des étudiants, un problème récurrent dans les universités publiques sénégalaises : le manque d’infrastructures. Les étudiants réclament la mise à disposition immédiate du nouveau pavillon de 1 000 lits, dont la livraison était annoncée depuis plusieurs mois mais qui reste inoccupé.

Face à cette situation, ils avaient déposé une demande d’autorisation pour organiser une marche pacifique afin de faire entendre leur voix. Mais les autorités administratives ont rejeté cette demande, ce qui a renforcé la frustration et mené à une mobilisation spontanée sur le campus.

La manifestation a rapidement pris une tournure violente, les étudiants érigeant des barricades et lançant des projectiles, tandis que les forces de l’ordre répondaient par des tirs de grenades lacrymogènes. Pendant plusieurs heures, le campus a été le théâtre d’affrontements intenses, perturbant les activités académiques et administratives.

« Nous avons été gazés alors que nous demandions juste un droit légitime : un logement digne pour étudier dans de bonnes conditions », déclare un étudiant en licence, encore sous le choc.

Selon les premiers bilans, plusieurs étudiants ont dû être évacués vers l’infirmerie du campus après avoir inhalé du gaz lacrymogène ou subi des blessures légères. Des dégâts matériels ont également été constatés : vitres brisées, mobilier endommagé et salles de classe saccagées.

Pour l’heure, aucune déclaration officielle n’a été faite par les autorités universitaires ou administratives. Toutefois, des sources internes indiquent que des discussions sont en cours pour tenter de trouver une issue à cette crise.

Les étudiants, de leur côté, restent déterminés à poursuivre leur lutte jusqu’à l’ouverture effective du pavillon. « Nous ne lâcherons pas tant que nos conditions de vie ne s’amélioreront pas », martèle un leader estudiantin.

Cette nouvelle crise à l’UIDT relance le débat sur les conditions de vie dans les universités publiques du Sénégal, où le manque d’infrastructures et les retards dans les projets restent des problèmes majeurs.

Grave accident à Gandiaye : deux morts et cinq blessés dans une collision entre un véhicule « 7 places » et un camion

Un grave accident de la route s’est produit dans la nuit du lundi 10 février 2025 aux alentours de 22 heures à Gandiaye, une localité située dans le département de Kaolack. Un véhicule de transport en commun, communément appelé « 7 places », est violemment entré en collision avec un camion stationné près du lycée de Gandiaye.

L’accident a causé la mort de deux personnes sur le coup, tandis que cinq autres ont été grièvement blessées. Alertés, les sapeurs-pompiers sont rapidement intervenus sur les lieux pour porter secours aux victimes. Les blessés ont été évacués d’urgence vers l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niass de Kaolack afin de recevoir les soins nécessaires.

Selon les premiers témoignages recueillis sur place, le véhicule « 7 places » roulait à vive allure au moment de l’impact. La présence du camion, stationné sans signalisation apparente selon certains témoins, aurait surpris le conducteur, qui n’aurait pas pu éviter la collision. L’avant du véhicule a été complètement broyé sous la violence du choc.

Ce nouvel accident relance le débat sur la sécurité routière au Sénégal, notamment sur la nécessité d’une meilleure signalisation des véhicules stationnés en bord de route et du respect des limitations de vitesse. Les autorités locales appellent les usagers de la route à la prudence, en particulier sur les axes à forte circulation comme celui de Gandiaye.

Affaire Mor Mané Diop et Ndoumbé Diop : un mariage tourne à l’affrontement judiciaire

L’ambiance festive d’un mariage s’est transformée en scène de tension à la cité Rochette de Thiaroye, entraînant l’arrestation de Mor Mané Diop, époux de la chanteuse Daba Sèye, et de Ndoumbé Diop, mère de la mariée. L’affaire sera jugée ce jeudi 13 février devant le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye.

Tout commence dans la nuit du samedi au dimanche dernier, lors du mariage de D. Sart, 24 ans. Pour rendre l’événement mémorable, la mère de la mariée, Ndoumbé Diop, avait engagé la célèbre chanteuse Daba Sèye pour une prestation nocturne de quatre heures. Dès 22 heures, l’artiste, accompagnée de son mari et de son orchestre, entame son show devant un public conquis.

Mais aux alentours de 2 heures du matin, la chanteuse met fin au spectacle, demandant à son équipe de ranger les instruments. Une décision qui ne passe pas auprès de Ndoumbé Diop, qui insiste pour que l’artiste continue sa prestation, avançant que sa fille doit encore porter deux autres tenues traditionnelles.

Face au refus de Daba Sèye, la situation dégénère. Selon l’accusation, Ndoumbé Diop aurait saisi une chaise et fracassé le pare-brise du véhicule du couple. La tension monte d’un cran lorsque la foule, ameutée, commence à lancer des projectiles en direction de la voiture.

C’est alors que Mor Mané Diop, se sentant menacé, sort un pistolet d’alarme de calibre 9 mm et le brandit pour disperser les assaillants et quitter les lieux en sécurité. Alertés, les éléments de la police de Diamaguène-Sicap Mbao interviennent rapidement et procèdent à l’arrestation des deux protagonistes.

Après leur garde à vue, Mor Mané Diop et Ndoumbé Diop ont été libérés mais devront répondre de leurs actes devant la justice. Mor Mané Diop est poursuivi pour détention illégale d’arme à feu, tandis que Ndoumbé Diop est accusée d’actes de vandalisme et de troubles à l’ordre public.

Série noire sur les routes du Sénégal : un policier mortellement percuté à Cambérène

Le Sénégal est frappé par une vague d’accidents de la route meurtriers, avec plusieurs tragédies enregistrées entre le 2 et le 10 février 2025. Hier, un drame s’est produit à Cambérène, sur le site d’embarquement et de débarquement des Bus Rapid Transit (BRT), où un agent de police a perdu la vie après avoir été violemment percuté par un véhicule de type L200.

Selon le journal Les Échos, la victime, un policier appartenant à la 47ᵉ promotion, circulait à moto lorsqu’il a été mortellement heurté. Alertées, les forces de l’ordre ont rapidement sécurisé la zone et procédé aux constatations d’usage. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes du drame.

Ce nouveau drame s’ajoute à une série noire d’accidents qui endeuillent le pays. Récemment, un grave accident sur l’autoroute Ila Touba, entre Bambey et Réfane, a coûté la vie à 11 personnes, dont 9 femmes. Un minicar transportant des fidèles revenant d’un événement religieux à Touba a percuté un taxi-bagages en panne, causant également 9 blessés graves.

Quelques jours plus tôt, à Richard Toll, un violent choc entre un camion et un véhicule de transport en commun de type « 7 places » a fait 5 morts, aggravant encore le bilan de cette hécatombe routière.

Le directeur général des autoroutes du Sénégal, Dr Ibrahima Sall, tire la sonnette d’alarme : environ 700 personnes perdent la vie chaque année sur les routes sénégalaises. Il précise que 60 % de ces accidents sont dus à des erreurs humaines, notamment l’excès de vitesse et le non-respect des distances de sécurité. Les problèmes mécaniques, tels que l’éclatement des pneus et la vétusté des véhicules, sont responsables de 30 % des accidents.

Face à cette recrudescence d’accidents mortels, les autorités sont appelées à renforcer les mesures de prévention routière. Des contrôles plus stricts, une meilleure formation des conducteurs et la modernisation du parc automobile pourraient contribuer à limiter les drames sur les routes.

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