Série noire sur les routes du Sénégal : un policier mortellement percuté à Cambérène

Le Sénégal est frappé par une vague d’accidents de la route meurtriers, avec plusieurs tragédies enregistrées entre le 2 et le 10 février 2025. Hier, un drame s’est produit à Cambérène, sur le site d’embarquement et de débarquement des Bus Rapid Transit (BRT), où un agent de police a perdu la vie après avoir été violemment percuté par un véhicule de type L200.

Selon le journal Les Échos, la victime, un policier appartenant à la 47ᵉ promotion, circulait à moto lorsqu’il a été mortellement heurté. Alertées, les forces de l’ordre ont rapidement sécurisé la zone et procédé aux constatations d’usage. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes du drame.

Ce nouveau drame s’ajoute à une série noire d’accidents qui endeuillent le pays. Récemment, un grave accident sur l’autoroute Ila Touba, entre Bambey et Réfane, a coûté la vie à 11 personnes, dont 9 femmes. Un minicar transportant des fidèles revenant d’un événement religieux à Touba a percuté un taxi-bagages en panne, causant également 9 blessés graves.

Quelques jours plus tôt, à Richard Toll, un violent choc entre un camion et un véhicule de transport en commun de type « 7 places » a fait 5 morts, aggravant encore le bilan de cette hécatombe routière.

Le directeur général des autoroutes du Sénégal, Dr Ibrahima Sall, tire la sonnette d’alarme : environ 700 personnes perdent la vie chaque année sur les routes sénégalaises. Il précise que 60 % de ces accidents sont dus à des erreurs humaines, notamment l’excès de vitesse et le non-respect des distances de sécurité. Les problèmes mécaniques, tels que l’éclatement des pneus et la vétusté des véhicules, sont responsables de 30 % des accidents.

Face à cette recrudescence d’accidents mortels, les autorités sont appelées à renforcer les mesures de prévention routière. Des contrôles plus stricts, une meilleure formation des conducteurs et la modernisation du parc automobile pourraient contribuer à limiter les drames sur les routes.

L’armée sénégalaise s’engage dans la résorption des abris provisoires

Le ministre des Forces armées, le général Birame Diop, a annoncé lundi un partenariat entre l’armée sénégalaise et le ministère de l’Éducation nationale pour accélérer la résorption des abris provisoires dans les écoles. Cette déclaration a été faite lors de la cérémonie officielle de lancement de la 24ᵉ édition de la Semaine nationale de l’éducation de base, tenue à l’École de formation des instituteurs (EFI) de Rufisque, en présence de son homologue Moustapha Guirassy.

Selon le ministre, les capacités techniques et logistiques de l’armée seront mises à contribution pour améliorer les infrastructures scolaires à travers le pays. « Les Forces armées, pour leurs capacités et attributs spécifiques, peuvent être mises à profit dans les nombreuses initiatives du ministère de l’Éducation nationale pour relever le défi crucial de l’éducation pour tous et partout dans notre pays dans les meilleures conditions », a-t-il déclaré.

Il a également rappelé qu’à une époque, le génie militaire effectuait des tournées durant les vacances scolaires pour réhabiliter des écoles, un modèle qui pourrait être réactivé. Convaincu du rôle que peut jouer l’armée, le général Birame Diop estime que cette collaboration permettra de former des citoyens responsables et engagés dès le plus jeune âge.

Le problème des abris provisoires est un défi majeur du système éducatif sénégalais, notamment dans les zones rurales où de nombreux élèves étudient encore dans des conditions précaires. L’intervention de l’armée, avec son expertise en construction et en logistique, pourrait accélérer le processus de remplacement de ces structures par des bâtiments durables et mieux équipés.

De son côté, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a salué cette initiative, soulignant l’importance d’une approche multisectorielle pour améliorer l’accès et la qualité de l’éducation au Sénégal.

Réforme des chantiers navals de Dakar : vers la fin de l’ère Lisenave

Le secteur stratégique de la réparation navale au Sénégal s’apprête à connaître un tournant décisif. L’État, à travers la Société des infrastructures de réparation navale (Sirn), a lancé un appel public à candidature international pour un partenariat public-privé de 20 ans portant sur le financement, l’exploitation et la maintenance des chantiers navals de Dakar. Cette décision marque la fin annoncée du contrôle exercé depuis 1999 par la société portugaise Lisenave à travers Dakarnave.

Depuis plusieurs décennies, Lisenave bénéficie d’un contrat qualifié de “léonin” par de nombreux observateurs, y compris les corps de contrôle de l’État. En effet, les termes de l’accord ont longtemps suscité des critiques, notamment en raison de la faible part des revenus reversés au Sénégal. À titre d’exemple, pour l’exercice 2024, Dakarnave a généré un chiffre d’affaires de 20 milliards de FCFA, tandis que la Sirn, représentant l’État, n’a perçu que 1 % de ce montant, soit 200 millions de FCFA.

Face à cette situation jugée inacceptable, l’actuel président Bassirou Diomaye Faye a décidé de reprendre le processus de sélection d’un nouvel exploitant. Une première tentative avait été faite, mais le chef de l’État a exigé l’annulation de la procédure afin d’assurer une transparence totale.

L’appel public à candidature, publié dans le quotidien national Le Soleil, ouvre ainsi la voie à une refonte complète du modèle de gestion des chantiers navals de Dakar. Les entreprises intéressées ont jusqu’au 25 mars prochain pour soumettre leurs dossiers de préqualification à la Sirn.

Cette réforme vise plusieurs objectifs :

• Augmenter la part des revenus de l’État en garantissant une meilleure répartition des bénéfices tirés de l’exploitation des infrastructures.

• Améliorer la compétitivité du secteur en attirant un investisseur capable d’apporter des innovations technologiques et des normes de gestion modernes.

• Créer plus d’emplois locaux et favoriser le transfert de compétences aux travailleurs sénégalais.

En attendant la désignation d’un nouvel opérateur, Lisenave, dont le contrat a expiré en juin 2024, pourrait voir son bail temporairement prolongé. Toutefois, cette prolongation, nécessaire pour éviter un arrêt brutal des activités, pose une question cruciale : à quel coût pour l’économie nationale ?

La fin du monopole de Lisenave est perçue comme une opportunité pour le Sénégal de reprendre le contrôle d’un secteur stratégique. La décision du gouvernement d’ouvrir une nouvelle compétition internationale vise à garantir une gestion plus équitable et profitable à l’économie nationale.

Alors que le processus suit son cours, la vigilance reste de mise pour s’assurer que cette réforme aboutisse à un partenariat bénéfique et durable, mettant fin à des décennies de déséquilibre économique dans l’exploitation des chantiers navals de Dakar.

Indice de Perception de la Corruption 2024 : Le Sénégal progresse de deux places

Le Sénégal a gagné deux places dans le classement de l’Indice de Perception de la Corruption (IPC) 2024 publié par Transparency International, se positionnant à la 69ᵉ place avec une note de 45 sur 100. Ce score le place au même rang que le Bénin, Sao Tomé-et-Principe et la Côte d’Ivoire, marquant ainsi une légère amélioration par rapport à 2023.

Bien que le Sénégal progresse légèrement dans le classement, la corruption reste un défi majeur. Un score de 45 sur 100 indique encore une perception élevée de la corruption dans le secteur public. Toutefois, cette amélioration peut être attribuée à plusieurs facteurs, notamment des efforts accrus en matière de gouvernance, de transparence et de lutte contre la corruption.

L’IPC 2024 met en évidence la stagnation de la lutte contre la corruption à l’échelle mondiale. Sur les 180 pays classés, la moyenne mondiale reste bloquée à 43 sur 100, ce qui témoigne d’une difficulté persistante à réduire la corruption. De plus, plus des deux tiers des pays ont un score inférieur à 50, soulignant l’ampleur du problème.

Au Sénégal, plusieurs mesures ont été mises en place ces dernières années pour renforcer la transparence et améliorer la gouvernance, notamment :

• Le renforcement des institutions de lutte contre la corruption, telles que l’Office National de Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC) et la Cour des Comptes.

• Une meilleure surveillance des finances publiques grâce aux audits et aux publications des rapports sur la gestion des fonds publics.

• Des initiatives pour limiter la corruption dans les marchés publics, avec des réformes visant à accroître la transparence dans l’attribution des contrats.

Malgré ces avancées, plusieurs défis demeurent :

• L’impunité de certains hauts responsables accusés de corruption.

• Le manque d’indépendance de la justice, souvent critiqué par la société civile.

• La corruption au niveau administratif, qui affecte directement les citoyens dans leurs interactions avec les services publics.

Le Sénégal progresse dans le classement de Transparency International, mais les efforts doivent se poursuivre pour garantir une gouvernance plus transparente et efficace. L’amélioration de la lutte contre la corruption nécessite une volonté politique forte, une application rigoureuse des lois et une participation active de la société civile. Le chemin reste encore long, mais chaque avancée est un pas vers plus d’intégrité et de confiance dans les institutions.

SAINT-LOUIS / TRAGÉDIE À L’UGB : Un étudiant retrouvé mort dans des circonstances troubles

La communauté universitaire de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis est sous le choc après la découverte, tard dans la soirée du lundi au mardi, du corps sans vie d’un étudiant dans sa chambre. Les circonstances de ce drame restent pour l’heure troubles, bien que certains évoquent la thèse du suicide.
Les autorités universitaires et les forces de l’ordre se sont immédiatement rendues sur les lieux afin de procéder aux premiers constats.
Une enquête a été ouverte pour déterminer avec précision les causes de ce drame.
Cet événement tragique a plongé l’ensemble de la communauté universitaire dans une profonde consternation. À travers les réseaux sociaux, les étudiants, ont exprimé leur tristesse et leur incompréhension face à cette situation, espérant que la lumière soit rapidement faite.

Le Dakarois

L’inaction des autorités, un vide juridique, des inégalités : les travailleurs offshore du pétrole et du gaz dénoncent et annoncent un grand rassemblement vendredi prochain

C’est avec une grande colère que le Syndicat National des Gens de Mer Offshore Pétrole et Gaz a tenu une conférence de presse ce lundi 10 février 2025, à la Maison du CNTS, dénonçant la précarité persistante des travailleurs du secteur. Face à l’inaction des autorités, les revendications s’accumulent, mettant en lumière un vide juridique et des inégalités criantes. Le représentant de la centrale syndicale de la CNTS, Modou Guiro, a tiré la sonnette d’alarme en annonçant un grand rassemblement de l’ensemble des syndicats affiliés, prévu ce vendredi.

La loi sur le contenu local, censée garantir une priorité aux travailleurs sénégalais dans le secteur pétrolier et gazier offshore, reste lettre morte. Malgré l’entrée en production des projets pétroliers et gaziers, de nombreux travailleurs sénégalais se heurtent à un accès limité aux emplois sur les plateformes, une situation qui profite davantage aux travailleurs étrangers.

Un autre point de discorde majeur est l’absence de signature, par le ministère du Travail, d’une convention collective destinée à encadrer les relations entre les travailleurs et leurs employeurs. Ce blocage prive les employés d’un cadre garantissant des conditions salariales justes ainsi qu’une protection sociale et sécuritaire adaptée à la dangerosité de leur métier.

Aujourd’hui encore, de nombreux marins offshore sont recrutés sans contrat dûment signé par l’Agence Nationale des Affaires Maritimes (ANAM), l’organisme chargé de réguler les relations de travail dans la marine marchande. Cette irrégularité fragilise leur statut professionnel et les expose à des abus.

Le Syndicat National des Gens de Mer Offshore Pétrole et Gaz attend depuis deux ans la délivrance de son récépissé par le ministère de l’Intérieur. Cette non-reconnaissance administrative empêche l’organisation de défendre efficacement les droits des travailleurs.

Par ailleurs, la formation des marins sénégalais n’est toujours pas reconnue par les employeurs, réduisant leurs perspectives d’embauche et de progression de carrière. Cette situation freine l’insertion professionnelle des travailleurs locaux et les relègue à des postes subalternes.

Selon l’adjoint au secrétaire général du syndicat, les écarts de rémunération entre les travailleurs sénégalais et leurs homologues étrangers restent préoccupants. Des disparités notables existent également entre les plateformes, notamment entre Sangomar et Saint-Louis. Cette inégalité alimente un sentiment d’injustice et d’abandon parmi les marins.

Face à cette situation, le syndicat exhorte le ministère de la Marine marchande à prendre ses responsabilités afin de garantir aux travailleurs un environnement sécurisé et conforme aux réglementations nationales et internationales. Il réclame :

• L’application effective de la loi sur le contenu local

• La signature de la convention collective

• La reconnaissance des formations des marins sénégalais

Un “projet de remplacement politique” dénoncé

Selon le représentant de la centrale syndicale, les licenciements abusifs de certains travailleurs par les nouvelles autorités ne sont rien d’autre que des décisions à des fins politiciennes. Il affirme que ces travailleurs seront remplacés par des personnes affiliées au pouvoir en place, dénonçant ce qu’il qualifie de “projet de remplacement politique”.

Alors que le Sénégal entre dans l’ère pétrolière et gazière, l’absence d’un cadre juridique clair et l’inertie des autorités risquent de compromettre les bénéfices attendus pour les travailleurs locaux. Ces derniers restent en première ligne d’une industrie prometteuse, mais encore marquée par de profondes inégalités.

“Nous ferons face à ces autorités. C’est pourquoi nous allons tenir un grand rassemblement qui regroupera tous les syndicats affiliés à la centrale du CNTS. Les marins doivent être au premier rang de ce combat…”, a conclu le représentant syndical.

Accident mortel entre Ross Béthio et Richard Toll : quatre morts et deux blessés graves

Un terrible accident de la route s’est produit ce lundi entre Ross Béthio et Richard Toll, au niveau de Colona, impliquant un camion en provenance de Richard Toll et un véhicule de transport de sept places. L’impact, d’une extrême violence, a réduit le véhicule à un amas de ferraille, rendant les opérations de secours particulièrement délicates.

Selon les premières informations, quatre personnes ont perdu la vie sur place, tandis que deux passagers sont grièvement blessés. Les sapeurs-pompiers, aidés par des riverains, ont été mobilisés pour extraire les victimes encore coincées dans l’épave. Les blessés ont été évacués en urgence vers l’hôpital le plus proche pour une prise en charge médicale.

Si les circonstances exactes du drame restent à préciser, les premiers éléments indiquent qu’il s’agirait d’une collision frontale. L’axe Ross Béthio–Richard Toll est connu pour son trafic dense et les risques élevés d’accidents, notamment en raison de la vitesse et des dépassements dangereux.

Cet accident tragique relance le débat sur la sécurité routière au Sénégal, où les collisions impliquant des véhicules de transport en commun sont fréquentes. Les autorités rappellent régulièrement l’importance du respect des limitations de vitesse et des règles de prudence, mais les drames continuent de se multiplier.

LUTTE CONTRE LE TERRORISME DANS LE SAHEL : La coopération inter-États comme issue, selon Mouth Bane

Face à l’ampleur de la menace terroriste au Sahel, le journaliste et essayiste sénégalais, Mamadou Mouth Bane, plaide pour une coopération inter-États renforcée, seule issue viable selon lui afin de restaurer la stabilité dans la région. À l’occasion de la présentation de son quatrième ouvrage, « Insécurité au Sahel : Sortir de la crise ! », il a réuni à Dakar un panel d’experts issus du monde politique, diplomatique et militaire.

Le journaliste et analyste Mamadou Mouth Bane a présenté le vendredi dernier, à Dakar, son quatrième ouvrage, « Insécurité au Sahel : Sortir de la crise ! », publié aux éditions Carré Culturel. Lors de cette cérémonie, où étaient présents plusieurs experts, il a plaidé en faveur d’une coopération inter-États renforcée, qu’il considère comme le rempart le plus efficace contre le terrorisme dans la région sahélienne.
Selon lui, seule une collaboration accrue entre les États permettra de lutter efficacement contre l’insécurité. Ainsi, il insiste sur la nécessité de rendre la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) plus proactive dans la gestion sécuritaire et suggère une alliance stratégique entre l’organisation et l’Alliance des États du Sahel (AES), créée par le Burkina Faso, le Mali et le Niger en septembre 2023, et dont ces pays ont officialisé leur retrait de la CEDEAO le 29 janvier dernier.
« L’avenir du Sahel et de l’Afrique en général dépend de notre capacité à contourner nos divergences pour nous unir. Nous devons conjuguer nos efforts pour instaurer la paix et marcher ensemble vers la prospérité », a plaidé Mouth Bane.
Ismaïla Madior Fall, ancien ministre et préfacier du livre, a mis en garde contre l’insécurité comme principale menace pour le développement des pays africains. « Sans sécurité, il n’y a ni démocratie, ni développement », a-t-il précisé.
De son côté, Amadou Tidiane Wone, ministre conseiller à la Présidence de la République, a rappelé l’importance que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, accorde à la stabilité du Sahel. Le représentant du chef de l’État pour cette occasion a insisté sur l’urgence de la situation, estimant que la crise sahélienne, loin d’être une fatalité, pouvait être résolue grâce à une mutualisation des efforts régionaux.
Babacar Socrate Diallo, président du Centre d’études diplomatiques et stratégiques (CEDS), quant à lui, a salué le parcours de Mamadou Mouth Bane et rappelé que son mémoire de master avait été distingué avec la mention très honorable.
Le colonel Babacar Diouf, qui a présenté le livre, a mis l’accent sur la nécessité de résoudre d’abord les contradictions internes des États avant de penser à une coopération régionale efficace.
Boucounta Diallo, avocat, a de son côté, alerté sur l’instabilité politique qui constitue, selon lui, un terreau fertile pour la crise sécuritaire dans la région, évoquant notamment les débats autour des mandats présidentiels en Côte d’Ivoire et en Gambie.
Robert Bourgi, avocat franco-sénégalais, était aussi présent. Il a dénoncé les erreurs stratégiques commises par les puissances occidentales, notamment l’intervention en Libye en 2011 par le chef de l’État français d’alors, Nicolas Sarkozy. Il a mis en garde contre les dangers croissants pour les États africains et appelé à une refonte des organisations régionales comme la CEDEAO et l’AES.
L’ambassadeur marocain à Dakar, Hassan Naciri, également invité, a mis en avant la stratégie du Maroc dans la lutte contre l’extrémisme, reposant sur une approche intégrant des dimensions économiques, religieuses et sociales.
D’ailleurs, l’ouvrage de Mamadou Mouth Bane souligne les initiatives économiques marocaines, telles que les projets d’irrigation et d’accès à l’eau potable, qui contribuent à lutter contre la radicalisation.
Il estime que le modèle marocain, qui combine réformes politiques, économiques et religieuses, constitue une source d’inspiration pour les pays du Sahel. « La doctrine marocaine dans la lutte contre l’insécurité est exemplaire. Le Roi du Maroc a mis en place des réformes au plan juridique et économique pour neutraliser les groupes criminels. La stratégie marocaine consiste à faire de l’islam une religion d’État modérée, ce qui limite la propagation de l’extrémisme », a-t-il souligné.
En parallèle, l’auteur insiste sur l’importance d’approches alternatives aux seules interventions militaires. D’après lui, la première étape pour éradiquer la menace terroriste est de mettre en place des politiques de développement sectoriel, d’encourager les jeunes à tourner le dos aux groupes criminels et de résoudre la crise de l’emploi qui les touche particulièrement.
Pour terminer, Mamadou Mouth Bane a mis aussi en garde les pays de l’AES contre les risques liés à l’ingérence des puissances étrangères. Il appelle ces États à élaborer leurs propres stratégies sécuritaires, fondées sur leurs réalités locales, plutôt que de se laisser influencer par des agendas externes.

La Dakaroise

Sénégal – Mauritanie : Deuxième édition de l’Opération MUSTAKARA pour sécuriser les eaux transfrontalières

Les 7 et 8 février 2025, les marines sénégalaise et mauritanienne ont mené la deuxième édition de l’opération conjointe MUSTAKARA, visant à renforcer la coopération sécuritaire dans les eaux maritimes partagées. Cette initiative, pilotée par les deux forces navales, s’inscrit dans une dynamique de collaboration accrue face aux défis sécuritaires dans la région.

Selon la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA), cette deuxième édition de l’opération MUSTAKARA a permis de consolider l’interopérabilité entre les marines des deux pays. Les manœuvres ont inclus des patrouilles conjointes, des exercices tactiques en mer et des simulations de lutte contre les menaces maritimes, notamment la pêche illégale, la piraterie et le trafic illicite.

Les exercices ont offert aux équipages sénégalais et mauritaniens une opportunité unique de partager leurs compétences et d’améliorer leur coordination dans des situations opérationnelles variées. L’objectif principal de ces manœuvres était de tester et d’optimiser les capacités d’intervention des deux marines face aux défis sécuritaires croissants dans la région.

En renforçant leur coopération militaire, le Sénégal et la Mauritanie démontrent leur engagement commun à assurer la sécurité et la souveraineté de leurs eaux territoriales. L’opération MUSTAKARA s’inscrit ainsi dans une volonté plus large de collaboration régionale en matière de défense et de sécurité maritime.

Tragique accident sur la route de Dakar : Un motard perd la vie près de Km50

Un grave accident de la route s’est produit ce samedi aux environs de 20 heures, près du point kilométrique 50 (Km50) sur la route menant à Dakar. Un motard, résident de Ngaye-Mécké et habitué aux trajets quotidiens vers la capitale, a violemment percuté un véhicule. Le choc, d’une rare intensité, lui a été fatal, causant son décès sur le coup.

Selon les premiers témoignages recueillis sur place, l’accident s’est produit dans des conditions encore indéterminées. Certains évoquent un possible excès de vitesse, tandis que d’autres suggèrent une visibilité réduite ou un mauvais état de la chaussée. L’impact a été si violent que la moto du défunt a été projetée à plusieurs mètres, laissant peu de chances de survie à son conducteur.

Aussitôt alertés, les sapeurs-pompiers et les forces de l’ordre se sont rendus sur les lieux pour sécuriser la zone et constater les faits. Malheureusement, malgré la rapidité de l’intervention, le motard avait déjà succombé à ses blessures. Son corps a été transporté à la morgue de l’hôpital le plus proche, en attendant l’identification officielle par ses proches.

Ce drame relance une fois de plus la question de la sécurité routière, notamment pour les usagers de deux-roues, particulièrement vulnérables sur les axes à forte circulation. Les autorités rappellent l’importance du respect du code de la route, du port du casque et de la vigilance, surtout la nuit.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l’accident et établir d’éventuelles responsabilités. En attendant, c’est toute une communauté qui est endeuillée par cette tragédie.

Kaolack : La 7e Édition de la Journée “Jérédiéfété Baye” sous le Signe de la Modernisation des Daaras

Médinatoul Baraka, dans la commune de Kaolack, a vibré au rythme de la 7ᵉ édition de la Journée “Jérédiéfété Baye”, un événement religieux majeur initié par Cheikh Baye Cissé. Cette journée, qui vise à célébrer l’héritage spirituel de Cheikh Al Islam Elhadji Ibrahima Niasse Baye, a réuni de nombreux fidèles et disciples.

Un Internat Moderne pour l’Éducation et le Bien-être des Enfants

Au cœur de cette édition, l’inauguration d’un complexe scolaire moderne, fruit d’un investissement personnel de plusieurs millions de francs CFA par Cheikh Baye Cissé. Ce centre d’enseignement religieux assure une prise en charge complète des enfants, incluant l’hébergement, la scolarité et l’éducation, le tout gratuitement.

“La construction de cet internat est un projet qui me tient particulièrement à cœur. Il s’agit d’un engagement personnel visant à aider les familles les plus démunies et à garantir un avenir meilleur aux jeunes générations”, a expliqué Cheikh Baye Cissé.

L’Éducation comme Pilier de l’Islam

Lors de son allocution, Cheikh Baye Cissé a rappelé l’importance de l’éducation des jeunes dans la préservation des valeurs islamiques et l’héritage de Cheikh Al Islam Elhadji Ibrahima Niasse Baye.

“Depuis 2016, nous organisons cette journée pour promouvoir les enseignements de l’Islam et du Prophète Mouhamed (PSL). Nous devons former nos enfants car ils sont l’avenir de demain. Malheureusement, nous constatons que beaucoup de jeunes s’éloignent des valeurs fondamentales de notre religion. Cette journée est donc une occasion de sensibilisation et de retour aux bases”, a-t-il insisté.

Selon lui, la réussite d’une communauté repose sur la discipline et l’application des enseignements islamiques. Il a exhorté les talibés à suivre les traces du Prophète (PSL) et de Cheikh Al Islam Baye, qui a consacré sa vie à la promotion des valeurs de l’Islam à travers ses écrits et ses enseignements.

Un Daara Engagé dans le Secteur Agricole et Pastoral

Outre la formation religieuse, Cheikh Baye Cissé met en place un programme de modernisation des daaras à travers l’agriculture et l’élevage. L’objectif est d’intégrer ces secteurs à l’éducation religieuse pour offrir aux jeunes des compétences pratiques et les préparer à être des acteurs de la souveraineté alimentaire du pays.

“Si tous les daaras intègrent ces pratiques, ils deviendront des piliers du développement durable. Cela permettra également de réduire la mendicité des enfants talibés, tout en leur garantissant une formation complète et adaptée à la réalité économique actuelle”, a souligné le guide religieux.

Cette initiative marque une rupture avec le modèle traditionnel des daaras, en leur donnant une dimension économique et sociale tout en préservant leur vocation spirituelle.

Vers une Nouvelle Vision des Daaras au Sénégal

À travers cette approche, Cheikh Baye Cissé ambitionne de révolutionner le système des daaras, en les inscrivant dans une dynamique d’autosuffisance et de développement communautaire. Cette 7ᵉ édition de la Journée “Jérédiéfété Baye” aura donc été un tournant décisif, mettant en avant un modèle éducatif innovant, combinant savoir religieux et compétences pratiques.

En rendant hommage à Cheikh Al Islam Elhadji Ibrahima Niasse Baye, Cheikh Baye Cissé rappelle que l’Islam est une religion de savoir et de progrès, et que l’éducation des jeunes est le fondement d’une société prospère et équilibrée.

Décès de Cheikh Mohamed Abdoulah Thiam, dit Masseck Thiam : Une grande perte pour la communauté

La communauté sénégalaise est en deuil après l’annonce du décès de Cheikh Mohamed Abdoulah Thiam, plus connu sous le nom de Masseck Thiam, ce dimanche à Dakar. Président de la Fondation Keur Rassoul, il était une figure respectée pour son engagement spirituel, social et humanitaire.

Fils de El Hadji Medoune Thiam, premier pharmacien à s’être installé dans le quartier de Castors, Masseck Thiam a perpétué une tradition de service et de dévouement à sa communauté. À travers la Fondation Keur Rassoul, il a œuvré sans relâche pour la solidarité, l’entraide et la promotion des valeurs islamiques, touchant de nombreuses vies par ses actions caritatives.

Son engagement dépassait les frontières de la spiritualité. Il était également une voix influente dans les initiatives sociales, apportant un soutien précieux aux plus démunis et contribuant à l’éducation, la santé et la cohésion sociale. Son leadership et sa générosité étaient unanimement salués par ses proches et par tous ceux qui ont bénéficié de son aide.

L’annonce de son décès a suscité une vive émotion au sein de la communauté religieuse et sociale du Sénégal. De nombreux témoignages affluent pour saluer la mémoire d’un homme d’exception, dont l’héritage perdurera à travers les nombreuses actions qu’il a entreprises.

Groupe le dakarois adresse ses sincères condoléances à la famille Thiam, ainsi qu’à tous ses proches, amis et disciples. Que son âme repose en paix et que son œuvre continue d’inspirer les générations futures.

Inna lillahi wa inna ilayhi raji’un.

Moda Samb, Président du Mouvement ARD et PDG de DIAM HOLDING, lauréat du Prix du Meilleur Jeune Leader lors de la 13e édition des Prix Ragnée

Lors de la prestigieuse 13e édition des Prix Ragnée, Moda Samb, Président du Mouvement ARD et PDG de DIAM HOLDING, a été honoré en recevant le Prix du Meilleur Jeune Leader. Cette distinction récompense son engagement exceptionnel, son leadership inspirant et son impact significatif dans le domaine de l’entrepreneuriat.

À la tête du Mouvement ARD, Moda Samb s’est illustré par sa vision innovante et sa capacité à mobiliser les jeunes autour de projets structurants pour le développement du Sénégal. Parallèlement, en tant que PDG de DIAM HOLDING, il a su imposer son entreprise comme un acteur incontournable dans le domaine de l’entrepreneuriat, tout en mettant en avant des valeurs d’éthique, de durabilité et d’inclusion.

Moda Samb incarne les qualités et les compétences interpersonnelles d’un leader inspirant. En tant que chef d’entreprise exceptionnel, il favorise une culture novatrice et conduit des transformations majeures, tout en faisant preuve d’humilité, d’empathie et d’une écoute attentive envers les membres de son équipe et la jeunesse. Son travail et son engagement ont conduit à des avancées significatives pour le développement de son pays.

Kaolack : Deux morts dans des accidents survenus à Koutal après le Magal de Porokhane

Deux jeunes, âgés d’environ 23 et 27 ans, ont perdu la vie ce vendredi 7 février 2025 à Koutal, dans la commune de Ndiaffate, région de Kaolack, à la suite d’accidents de la route alors qu’ils revenaient du Magal de Porokhane.

Le directeur de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), Athoumane Sy, et ses équipes ont été témoins de ces tragédies alors qu’ils menaient une opération de sensibilisation, de régulation et de contrôle routier.

« Ce matin, en nous rendant à Nioro pour des opérations de sécurisation, nous avons malheureusement découvert un accident mortel qui a causé deux décès », ont rapporté les autorités en charge de la sécurité routière.

Selon les explications d’Athoumane Sy, « la première victime tentait de rejoindre son autobus lorsqu’elle a chuté. L’autocar lui est passé dessus, entraînant son décès sur le coup. »

Le second accident s’est produit dans des circonstances similaires : « un jeune traversait la route entre des véhicules lorsqu’un minibus l’a violemment percuté, causant sa mort immédiate. »

Attristé par ces pertes en vies humaines, le directeur de l’ANASER a appelé à la vigilance et a mis en garde contre les comportements dangereux sur la route, notamment la surcharge des véhicules. « Je demande aux fidèles d’éviter les surcharges, il faut vraiment arrêter cela », a-t-il plaidé.

Série noire d’accidents au Sénégal : 8 morts et des dizaines de blessés en une journée

Koutal et Diourbel, Sénégal — La route a de nouveau fait des victimes au Sénégal avec une série d’accidents mortels survenus le même jour dans les régions de Kaolack et de Diourbel, plongeant les familles dans la douleur et relançant le débat sur la sécurité routière.

À Koutal, dans la région de Kaolack, deux personnes ont perdu la vie dans des circonstances tragiques. La première victime, selon les informations relayées par Libération, aurait chuté d’un autocar avant d’être mortellement percutée par un minibus. Quelques heures plus tard, une seconde personne a été tuée alors qu’elle traversait la route, frappée par un véhicule en mouvement.

La région de Diourbel n’a pas été épargnée par ce drame routier. Sur l’autoroute Ila Touba, une collision a coûté la vie à cinq personnes. Les circonstances de cet accident restent floues, mais les premières indications suggèrent une perte de contrôle d’un des véhicules impliqués.

Un autre accident impliquant un minibus communément appelé « Ndiaga Ndiaye » s’est produit à proximité de Ndoulo. Le véhicule s’est renversé, causant la mort d’une personne et blessant 35 autres, dont 12 grièvement. Les victimes ont été rapidement évacuées vers les hôpitaux les plus proches, mais le bilan pourrait encore s’alourdir compte tenu de la gravité des blessures.

Ces incidents soulignent la dangerosité croissante des routes sénégalaises, souvent mises à rude épreuve par l’augmentation du trafic, l’état dégradé des infrastructures, et le non-respect des règles de conduite.

Les autorités locales et nationales sont appelées à réagir face à cette recrudescence des accidents de la route. Le renforcement des contrôles routiers, l’amélioration des infrastructures et des campagnes de sensibilisation sont autant de mesures réclamées par les citoyens et les associations de sécurité routière.

En attendant, les familles endeuillées tentent de surmonter leur douleur, tandis que les blessés luttent pour leur survie dans les structures hospitalières déjà débordées.

Crise à l’UCAD : Les étudiants en colère face aux bourses impayées

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a connu une nouvelle nuit de tensions, entre affrontements et colère estudiantine. Entre 23 heures et 2 heures du matin, des heurts ont opposé des étudiants en master aux forces de l’ordre, conséquence directe du retard dans le paiement des bourses. Une situation qui s’enlise et plonge les étudiants dans une précarité alarmante.

Depuis plusieurs jours, l’UCAD est le théâtre de manifestations répétées. À bout de patience, les étudiants dénoncent une précarité croissante due au non-versement de leurs bourses. Pour beaucoup, ces allocations constituent leur unique moyen de subsistance. “C’est une situation vraiment difficile”, confie un étudiant, expliquant que certains n’ont même plus les moyens de s’offrir un simple ticket de restaurant universitaire.

Face à cette détresse, la tension est montée d’un cran cette nuit. Des groupes d’étudiants ont exprimé leur ras-le-bol en bloquant certaines artères du campus et en lançant des projectiles. En réponse, les forces de l’ordre sont intervenues avec des tirs de gaz lacrymogène pour disperser la foule, transformant le campus en une scène de chaos.

Les affrontements ont fait plusieurs blessés, certains nécessitant une évacuation d’urgence par les ambulances. Cette escalade inquiète de plus en plus la communauté universitaire, qui redoute une aggravation de la crise dans les jours à venir.

Un étudiant, manifestement révolté, résume bien le sentiment général : “Soo nekkul étudiant, do meune comprendre louniouy dundé”, soit “Quand tu n’es pas étudiant, tu ne peux pas comprendre ce que nous vivons”. Une phrase lourde de sens, témoignant du malaise profond qui ronge la jeunesse universitaire.

Le retard dans le paiement des bourses est une problématique bien connue à l’UCAD, mais la situation actuelle semble plus critique que jamais. Malgré les nombreux appels des étudiants à une réaction rapide des autorités, aucune solution concrète n’a encore été apportée.

L’université, censée être un lieu d’apprentissage et de sérénité, est désormais un champ de bataille où la détresse sociale se transforme en violence. Jusqu’à quand cette situation durera-t-elle ? Les autorités prendront-elles enfin des mesures pour calmer la grogne estudiantine avant que la colère ne déborde davantage ?

Présentation du livre « Insécurité au Sahel : Sortir de la crise ! » de Mamadou Mouth Bane

Ce vendredi à Dakar, le journaliste et analyste Mamadou Mouth Bane a procédé à la dédicace de son ouvrage « Insécurité au Sahel : Sortir de la crise ! », un essai qui propose une analyse approfondie des défis sécuritaires dans la région sahélienne et explore des solutions endogènes pour y remédier.

Lors de la cérémonie, l’auteur a insisté sur la nécessité d’une approche locale pour faire face au terrorisme. Selon lui, l’usage exclusif des armes ne suffit pas à éradiquer la menace, même pour des puissances militaires comme la France, les États-Unis ou la Belgique.

Mouth Bane plaide pour des politiques de développement sectorielles, notamment en matière d’éducation et d’emploi des jeunes, afin de leur offrir des perspectives économiques et de les détourner des groupes criminels et terroristes.

« Ce livre est ma contribution pour tenter de résoudre ces crises qui secouent le Sahel et l’Afrique en général. J’y propose des solutions concrètes pour lutter efficacement contre l’insécurité, car elle impacte négativement toutes les politiques de développement mises en place. » – Mamadou Mouth Bane

L’auteur met en avant la stratégie marocaine dans la lutte contre l’extrémisme, estimant qu’elle constitue une source d’inspiration pour les pays sahéliens. Il souligne notamment les réformes juridiques et économiques mises en place par le roi du Maroc, qui ont permis de neutraliser les groupes criminels et d’instaurer une doctrine d’État fondée sur un islam modéré.

Mamadou Mouth Bane s’est également adressé aux pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui ont pris leurs distances avec la CEDEAO. Il les met en garde contre les influences étrangères qui pourraient compromettre leur souveraineté et leur stratégie sécuritaire.

Tragique accident sur l’autoroute Ila Touba : cinq morts et un blessé grave

Un terrible accident de la route s’est produit ce vendredi aux alentours de 14 heures sur l’autoroute Ila Touba, à la sortie de Bambey, non loin des deux stations. Une Peugeot 407, immatriculée Allo-Dakar et en provenance de la capitale sénégalaise, a été violemment percutée par un véhicule 4×4 qui circulait en sens inverse à vive allure.

Selon des témoins, le conducteur du 4×4, une Pajero blanche, aurait perdu le contrôle de son véhicule avant de franchir les barrières centrales de l’autoroute. Il a ensuite percuté de plein fouet la Peugeot avant de faire plusieurs tonneaux. L’impact a été d’une extrême violence, réduisant la berline en un amas de ferraille.

L’accident a coûté la vie à cinq personnes, toutes à bord de la Peugeot 407. Elles sont mortes sur le coup. Un autre passager, grièvement blessé, a été évacué en urgence vers une structure hospitalière. Fait troublant, le conducteur du 4×4 est sorti indemne de cette collision, malgré la gravité du choc.

Cet énième drame relance le débat sur la sécurité sur l’autoroute Ila Touba, souvent le théâtre d’accidents graves en raison d’excès de vitesse et de comportements imprudents. Les autorités et les forces de l’ordre sont appelées à renforcer les contrôles et à sensibiliser davantage les usagers à la prudence.

Accident meurtrier sur l’autoroute Ila Touba : cinq morts dans une collision violente

Un grave accident de la route s’est produit ce vendredi sur l’autoroute Ila Touba, entre Bambey et Khombole, faisant cinq morts. La collision impliquait un 4×4 roulant à vive allure et une Peugeot 407 circulant en sens inverse.

Selon les premières informations rapportées par IGFM, le conducteur du 4×4 aurait perdu le contrôle de son véhicule avant de franchir la barrière centrale de l’autoroute. Sa trajectoire incontrôlée l’a conduit directement sur la voie opposée, où il a percuté de plein fouet la berline. L’impact a été d’une rare violence, ne laissant aucune chance aux occupants de la 407.

Les secours, rapidement dépêchés sur les lieux, ont constaté le décès de cinq personnes sur place. Le conducteur du 4×4, miraculeusement indemne, a été placé en garde à vue en attendant les conclusions de l’enquête ouverte pour déterminer les circonstances exactes du drame.

Cet accident tragique vient rallonger la liste déjà longue des collisions meurtrières sur l’autoroute Ila Touba, où la vitesse excessive et le non-respect des règles de sécurité sont régulièrement pointés du doigt. Malgré les campagnes de sensibilisation et les contrôles de vitesse, cette route demeure le théâtre de nombreux drames.

Les autorités appellent une fois de plus les usagers à la prudence et au respect strict du code de la route pour éviter de telles tragédies. Une réflexion est également en cours sur un renforcement des mesures de sécurité, notamment la surveillance accrue des limitations de vitesse et l’amélioration des infrastructures.

Affaire des titres fonciers 5058/NGA, 13833/NGA et 1838/NGA : Est-ce la fin de l’acharnement médiatico-judiciaire contre Tahirou Sarr ?

Monsieur Tahirou SARR n’est pas un acteur politique. Il n’est militant d’aucun parti. Il travaille dignement pour son pays. Le patron de Sofica est toujours disposé à accompagner les régimes en place comme toujours. Alors pourquoi, cherche-t-on à le sacrifier dans ces combats entre acteurs politiques ? Tahirou SARR est un patriote au service du Sénégal. Après le beau geste du premier Ministre Ousmane SONKO à l’égard du champion Babacar NGOM «Sedima », qu’il a reçu en audience, il devrait ouvrir ses portes à Tahirou SARR qui n’a qu’ une seule ambition : aider son pays. 

La Sureté Urbaine a mené une enquête le 22 Janvier 2025. Il s’agit de l’information ouverte dans le cadre d’une enquête relative à l’indemnisation d’expropriation pour cause d’utilité publique des titres fonciers 5058/NGA, 13833/NGA et 1838/NGA, au profit de la société SOFICO SA représentée par le sieur Seydou SARR dit Tahirou SARR. Les héritiers propriétaires desdits TF, estimant irrégulière et frauduleuse ladite procédure, avaient mandaté le sieur Matar DIENE à l’effet de déposer plainte contre la société susnommée. Les auditions des acteurs principaux ont totalement blanchi Tahirou SARR victime d’acharnement depuis plusieurs mois.

Dans la procédure d’enquête, la sureté urbaine a saisi la direction des domaines pour obtenir les procès-verbaux de réunion de conciliation de la commission régionale pour l’indemnisation au profit de la société « SOFICO SA » concernant les titres fonciers 5058/NGA, 13833/NGA et 1838/NGA. Les enquêteurs ont également entendu l’ancien Directeur des domaines Manmour Diallo, sans oublier les fonctionnaires et autres personnes ayant pris part à la réunion de conciliation. En plus, la sureté urbaine a saisi le centre des services fiscaux de Ngor Almadies pour vérifier si ce service a procédé à une indemnisation relativement aux titres fonciers 5058/NGA, 13833/NGA et 1838/NGA. Les enquêtes ont également cherché à obtenir l’acte d’acquiescement portant sur le titre foncier n 13833/NGA. Dans la même procédure, les limiers ont saisi le Payeur général du Trésor afin d’obtenir les copies des preuves de paiement au profit de la société « SOFICO SA » sur la base d’actes d’acquiescement dument signé par le bureau des domaines de Ngor Almadies à la date du 20 septembre 2017. Il faut reconnaitre que la Sureté urbaine a effectué un travail professionnel sans rien laisser au hasard.

Dans les investigations, le Payeur général du Trésor a apporté les éléments suffisants à propos des paiements reçus par Sofico appartenant à Tahirou SARR.  Il a précisé que l’acte d’acquiescement sollicité par les enquêteurs n’est pas un élément crédible pouvant aider dans la recherche de traçabilité de paiement. Aux enquêteurs, le Payeur a remis le relevé du compte N 368 3018 ouvert au nom du receveur des domaines qui permet de retracer les paiements effectués au profit de « SOFICO SA » du 01 Janvier 2017 au 29 Décembre 2017.

Pour l’année 2017, SOFICO SA a reçu des paiements d’un montant total de 6 milliards 554.125.000 FCFA. Ce montant est détaillé comme suit : d’abord, 2 milliards 815.225.000 FCFA au titre de l’indemnité due aux expropriés du TF 17.865/DP. Ensuite, Sofico a reçu 01 milliard 394.400.000 FCFA au titre de l’indemnité due aux expropriés du TF 5.5471GR, puis  744.500.000 FCFA au titre de l’indemnité due aux expropriés du TF EX 7.129/DG7 et enfin 1 milliard 600.000.000 FCFA au titre de l’indemnité due à Ndiaga NDOYE et consorts dans le cadre du programme de la réalisation des parcelles assainies sur le TF 1451/R par la SNHLM.  Dans le constat du relevé du compte, il apparait «qu’aucun paiement n’a été effectué au profit de la société SOFICO SA au titre de l’indemnisation due aux expropriés des titres fonciers, objet de l’enquête » soulignent les enquêteurs.

Il n’est inutile de rappeler que le sieur Matar DIENE, représentant les héritiers propriétaires des TF expropriés avait déposé une plainte contre Tahirou SARR. Ce dernier a été entendu par les enquêteurs. Face aux enquêteurs, Monsieur DIENE a déclaré que le receveur des domaines de Ngor Almadies lui avait souligné que les  03 TF en question étaient devenus la propriété de monsieur Tahirou SARR, directeur général de la SOFICO SA.

Dans un Etat de droit, nul ne peut remettre en cause cette procédure qui a abouti à la cession des TF à Tahirou SARR. Rappelons que le patron de Sofico avait signifié au receveur des Domaines de Ngor Almadies, par voie d’huissier, 02 procès-verbaux de conciliation homologués par le Président du Tribunal Régional Hors Classe de Dakar. Ces deux documents portent un accord signé entre Tahirou SARR et les héritiers propriétaires desdits titres fonciers.  Cet accord atteste que les héritiers ont cédé leurs créances sur l’Etat du Sénégal à Tahirou SARR. Cette cession lui a permis de se substituer aux héritiers pour percevoir, au nom de sa société SOFICO SA, les indemnités d’expropriation dues par l’Etat du Sénégal.

LA JUSTICE CONFORTE TAHIROU SARR

Par ailleurs, l’ensemble des pièces fournies (des procès-verbaux de conciliation) par Monsieur Diene contre Tahirou SARR devant les enquêteurs attestent que le juge a homologué les accords intervenus entre les héritiers propriétaires des TF concernés par la procédure d’expropriation, représentés par l’Etude Maitres SO et SO et la société SOFICO SA du sieur Seydou SARR, représentée par l’Etude de Maitre Papa Aly DIAGNE. Ces documents fournis par un supposé mandataire des familles sont venus conforter Tahirou SARR dans ses droits.

Les procès-verbaux de conciliation ont permis de comprendre que  le premier lot N O872 du 08 mai 2014 concerne les TF N o 5058/NGA et 13833/NGA, propriété des héritiers de feus Rokhaya THIAW, Ousmane SAMBA et Mboye GUEYE. En vérité, les familles n’ont rien perçu de l’Etat du Sénégal malgré leurs multiples démarches en ce sens. Elles ne voulaient plus continuer à attendre davantage. C’est ainsi que les héritiers ont cherché une solution pour être payés dans l’urgence. Voilà pourquoi, ils ont décidé de céder cette créance à la société SOFICO SA, pour un montant estimé à 257.460.000 FCFA.

Par ailleurs, les enquêteurs ont brillamment investigué sur le procès-verbal N 2218 du 18 décembre 2014 par lequel le juge El Hadji Boubou NDIAYE a homologué l’accord intervenu entre les héritiers des feus Birame NDOYE, Aby NDOYE Mamadou NDOYE, Thierno THIAW, Abdoulaye THIAW, Marième THIAW et Rokhaya THIAW représentés par monsieur Ousseynou TALL élisant domicile en l’Etude de Maitres SO et SO et la société SOFICO SA représentée par le sieur Seydou SARR élisant domicile en l’Etude de Maitre Papa Aly DIAGNE. Sur ce même dossier, l’accord officialise la cession, par héritiers à la société SOFICO SA, de la créance que leur doit l’Etat du Sénégal au titre de l’indemnisation pour l’expropriation pour cause d’utilité publique dont ils ont fait l’objet et portant sur le titre foncier N 1838/NGA (ex 6374/DG) d’une superficie de 32.870 m . La cession de cette créance est acceptée par les deux parties pour un montant de 328.000.000 FCFA.

Il a été rappelé que sur les deux procès-verbaux de conciliation,  les signatures du Président du tribunal et de son greffier  y sont bien visibles. On remarque également celles des deux parties. Les deux procès-verbaux ont été enregistrés  au niveau des services des impôts et domaines.

Il est important de souligner que les procès-verbaux et les mandats signés et versés dans le dossier, ont permis de conclure que la procédure de cession au bénéfice de la société SOFICO SA, ne souffre d’aucune irrégularité. Car les héritiers propriétaires des TF en question ont désigné l’avocat Me Abdourahmane SO dit Lenine pour négocier et céder la créance qu’ils avaient sur l’Etat du Sénégal. L’avocat muni d’un mandat spécial délivré par les héritiers, a négocié avec la société SOFICO SA du sieur Seydou SARR. C’est ainsi qu’un accord  a été trouvé pour la cession des créances des héritiers. Devant les enquêteurs, Monsieur Diene a soulevé des irrégularités visant Me SO, qui ne peuvent toutefois, pas être opposées au sieur Seydou SARR et  à sa société Sofica.

En outre, il faut dire que lors de l’enquête préliminaire, les héritiers Alioune Badara MBENGUE, Tamsir Mboye GUEYE et Mamadou NDOYE,  mandataires des autres héritiers, avaient reconnu sur procès-verbal avoir donné mandat à Maitre Abdourahmane SO avec la mission de  négocier et céder leur créance d’indemnisation dans le cadre de la procédure d’expropriation de leurs TF. Mais d’autres héritiers ont estimé que ce mandat remis à l’avocat était provisoire.

Par ailleurs, sur les faits, même si les mandats présentés par le mandataire étaient faux, cette faute ne sera  pas opposable à Tahirou SARR ni à sa société SOFICO SA.  En plus, le sieur n’a pas aucun moyen de vérifier l’authenticité d’un mandat falsifié. Il est important de souligner que dans ce dossier, Sofico n’a jamais agi en tant qu’intermédiaire.

Il faut retenir qu’à propos de ce TF N 1838/NGA, Matar DIENE a initié plusieurs procédures tant au civil qu’au pénal contre Tahirou SARR et sa société SOFICO. Le sieur DIENE a sollicité de la Justice, l’annulation du PV d’homologation. Ce dernier a été débouté à trois reprises par les jugements N°790 du 07 octobre 2019, N 741 du 03 novembre 2020 et N 1005 du 11 décembre 2019 rendus par le tribunal.

Concernant les deux TF N13.833/NGA et N 5058/NGA, Tahirou SARR a soutenu devant les enquêteurs qu’il n’y a pas de contentieux avec les héritiers propriétaires. Selon lui, les TF font l’objet d’une autre procédure de cession de créance homologuée par le président du TGI de Dakar suivant PV N 872 du 08 mai 2014. Par ailleurs, il a produit un exemple du protocole d’accord en date du 30.06.2022 intervenu entre la SOFICO et ces derniers qui ont reçu l’intégralité de la somme due. Tahirou SARR a par ailleurs produit l’ensemble des justificatifs des paiements qu’il a effectués à Alioune Badara MBENGUE mandataire des héritiers propriétaires.

Les auditions à la Sureté urbaine ont révélé que dans l’affaire dite des 94 milliards du TF N 1451/R, la Cour d’Appel de Dakar, dans son jugement N 211 du 21 juillet 2021, a donné raison à la SOFICO contre la DGID qui avait demandé la suppression des actes d’acquiescement au motif qu’il n’y avait pas de créance. Il a été souligné que la Cour d’Appel a reconnu l’effectivité de la créance. Par ailleurs, il a été rappelé que l’acte sous seing privé de cession de créance restait dans l’ordonnancement juridique même s’il n’était pas homologué par le tribunal.

Disons que selon les enquêteurs, concernant la société SOFICO et Seydou SARR, l’enquête n’a pu établir aucune charge pouvant justifier des poursuites à leur encontre. En effet, les éléments d’enquête analysés supra n’ont décelé aucune irrégularité qui leur serait imputable, de nature à entacher la procédure qui a abouti à la subrogation de ladite société dans les droits des héritiers propriétaires des TF en cause.

Rappelons que dans l’affaire dite des 94 milliards du TF N 1451/R, la Cour d’Appel de Dakar, dans son jugement N 211 du 21 juillet 2021, a donné raison à la SOFICO contre la DGID.   Et dans l’affaire des titres fonciers 5058/NGA, 13833/NGA et 1838/NGA, l’enquête à la Sureté urbaine n’a pu établir aucune charge pouvant justifier des poursuites contre Tahirou SARR.

A quand la fin de l’acharnement contre Tahirou SARR lynché dans les média au moment où d’autres pays africains honorent leurs champions ?

L’ONAS rend hommage à ses retraités et se projette vers l’avenir

Dans une ambiance chargée d’émotion et de reconnaissance, l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) a honoré ses agents admis à faire valoir leurs droits à la retraite. La cérémonie, présidée par le Directeur général M. Sény Diène, a été marquée par des témoignages de gratitude envers ces travailleurs qui ont consacré plusieurs décennies au service de l’entreprise et du pays.

« Nous vous célébrons aujourd’hui parce que nous vous devons beaucoup », a déclaré M. Diène, s’adressant aux retraités, à leurs proches et à l’ensemble du personnel de l’ONAS réuni pour l’occasion. Il a salué leur engagement, leur expérience et leur dévouement, rappelant que certains d’entre eux cumulent plus de 30 à 40 ans de service. Leur contribution a été essentielle au développement et au rayonnement de l’ONAS, garantissant un service public de qualité en matière d’assainissement et de gestion des eaux usées.

Au-delà de l’hommage, cette rencontre a également été l’occasion pour le Directeur général de se projeter vers l’avenir et de rappeler les défis qui attendent l’ONAS en 2025. Parmi les priorités évoquées, la gestion des inondations demeure un enjeu crucial. « Le temps presse », a averti M. Diène, insistant sur la nécessité d’anticiper les mesures nécessaires pour éviter les catastrophes lors de la prochaine saison des pluies.

Il a également mis en avant l’engagement des autorités dans la préservation du cadre de vie et la lutte contre les inondations, notamment le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, le Premier ministre Ousmane Sonko et le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye.

Dans cette dynamique, M. Sény Diène a rappelé les grands chantiers en cours, parmi lesquels :

• Le renouvellement du collecteur Hann-Fann, un projet clé pour améliorer la gestion des eaux usées à Dakar.

• La dépollution de la baie de Hann, visant à restaurer un écosystème essentiel et à améliorer la qualité de vie des populations riveraines.

• Le drainage des eaux pluviales à Touba, un projet crucial pour prévenir les inondations et sécuriser les infrastructures urbaines.

Il a exhorté l’ensemble des agents de l’ONAS à redoubler d’efforts pour mériter la confiance des autorités et des citoyens, tout en assurant une gestion optimale des infrastructures d’assainissement.

Clôturant son allocution sur une note d’optimisme, M. Diène a appelé à une mobilisation générale pour surmonter les défis à venir et consolider les acquis de l’ONAS. « Travaillons main dans la main pour repousser toutes les limites », a-t-il lancé, formulant le vœu d’une année 2025 placée sous le signe du succès et de la prospérité.

Grand Prix du Chef de l’État pour l’Enseignant : Bara Mbengue honoré

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a présidé ce jeudi 6 février 2025, au Grand Théâtre Coumba Rose de Dakar, la cérémonie de remise du Grand Prix du Chef de l’État pour l’Enseignant. Pour cette troisième édition, c’est Bara Mbengue, professeur de lettres au CEM Louga Commune, qui a été désigné lauréat par un jury présidé par l’inspecteur à la retraite Iba Ndiathie.

Bara Mbengue, fort de 19 ans de carrière dans l’enseignement, a été distingué pour son dévouement et son impact significatif dans le domaine de l’éducation. En guise de récompense, il a reçu un chèque de 20 millions de FCFA, un trophée et a été élevé au grade de l’Ordre national du Lion. En outre, il représentera les enseignants sénégalais à travers l’Afrique durant une année.

Deux autres enseignants, Momath Kébé et Amadou Lamine Mané, ont également été honorés, respectivement pour la deuxième et la troisième place, recevant chacun un prix d’encouragement.

Lors de son discours, le lauréat a tenu à partager cette distinction avec l’ensemble de la communauté éducative. « Ce prix ne récompense pas seulement un individu, mais célèbre l’ensemble des enseignants qui, jour après jour, œuvrent avec dévouement pour l’éducation et l’avenir de notre nation », a-t-il souligné avec émotion.

Il a également profité de cette tribune pour attirer l’attention des autorités sur les conditions de travail souvent précaires de nombreux enseignants, notamment en milieu rural. « L’éducation est la clé de notre développement, et nous devons tous, collectivement, lui accorder la place qu’elle mérite », a-t-il plaidé.

Cette distinction, qui met en lumière l’importance du métier d’enseignant, illustre la volonté des autorités de valoriser ce pilier fondamental du développement national. Avec cette reconnaissance, Bara Mbengue devient un symbole de l’engagement et du sacrifice de milliers d’éducateurs à travers le pays.

Babacar Mbaye prend officiellement les rênes de la Direction générale des Douanes

La Direction générale des Douanes (DGD) du Sénégal a un nouveau patron. L’Inspecteur principal des Douanes de classe exceptionnelle, Babacar Mbaye, a officiellement pris fonction ce jeudi 6 février 2025. La cérémonie de passation de service avec son prédécesseur, Dr Mbaye Ndiaye, s’est déroulée dans le respect des traditions républicaines au siège de la DGD.

Babacar Mbaye est un haut cadre des Douanes sénégalaises qui connaît parfaitement les rouages de l’institution. Fort de plus de 22 ans de carrière, il a gravi tous les échelons depuis son entrée dans le Corps des Inspecteurs en 2002. Son parcours professionnel, marqué par une rigueur et une expertise reconnues, l’a conduit à occuper plusieurs postes stratégiques au sein de l’Administration douanière.

Avant sa nomination en tant que Directeur général le 15 janvier 2025, il dirigeait la Direction des Opérations douanières. Il a auparavant occupé des fonctions clés, notamment en tant que Chef de Subdivision et Chef de Bureau à Dakar-Port Sud, ainsi que Directeur régional des Douanes du Nord et de Dakar-Port. Ce dernier poste, particulièrement stratégique, lui a permis de superviser plus de 90 % des recettes douanières du pays.

Le nouveau Directeur général des Douanes est un officier décoré, distingué par l’Ordre national du Mérite, la Médaille d’Honneur des Douanes sénégalaises et la Médaille de l’Organisation mondiale des Douanes. Son expérience et sa maîtrise des services centraux et opérationnels font de lui un choix logique pour prendre la tête de l’institution douanière sénégalaise.

La cérémonie d’installation a vu la présence de plusieurs hauts responsables de l’Administration des Douanes, dont le Coordonnateur de la DGD, Malick Mbaye, ainsi que des représentants de l’Inspection générale des Finances.

Avec cette nomination, Babacar Mbaye hérite d’une mission clé : renforcer l’efficacité des services douaniers, optimiser les recettes de l’État et poursuivre la modernisation de l’Administration des Douanes sénégalaises.

Bara Mbengue, lauréat du Grand Prix du Chef de l’État pour l’Enseignant 2024

L’enseignant Bara Mbengue a été couronné meilleur enseignant du Sénégal en remportant le Grand Prix du Chef de l’État pour l’Enseignant, lors de la troisième édition de cette distinction prestigieuse. Avec un score remarquable de 90,28 points sur 100, il a non seulement reçu une récompense financière de 20 millions de FCFA, mais a également été élevé au grade de l’Ordre national du Lion par le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

Avec 19 ans d’expérience dans l’enseignement public, Bara Mbengue s’est imposé comme une référence dans son domaine. Professeur de Lettres, Histoire et Géographie au Collège d’Enseignement Moyen (CEM) de Louga Commune, il est reconnu pour son engagement exemplaire envers ses élèves.

Le jury de cette distinction a salué sa ponctualité, son assiduité et sa disponibilité. Toujours prêt à accompagner ses élèves, il leur dispense un encadrement gratuit et met un point d’honneur à commencer ses cours à 7 heures précises chaque matin. Son dévouement lui vaut un profond respect de la part de ses élèves, qui lui sont reconnaissants pour les efforts constants qu’il déploie pour leur réussite, notamment au Brevet de Fin d’Études Moyennes (BFEM).

Bara Mbengue ne se limite pas à la salle de classe. Il joue un rôle actif au sein de la Cellule d’Animation Pédagogique, estimant que l’enseignant doit toujours continuer à apprendre et à perfectionner ses méthodes. C’est dans cette dynamique qu’il a produit plusieurs fascicules et conçu des fiches pédagogiques destinées à la lecture des œuvres au programme des classes de 4ᵉ et 3ᵉ.

Son engagement dépasse également le cadre scolaire, puisqu’il a animé deux émissions radiophoniques sur Leral FM à Louga. Ces interventions, portant sur le roman Une si longue lettre de Mariama Bâ et sur la rédaction de la dissertation en classe de 3ᵉ, ont permis de soutenir les élèves pendant la crise sanitaire de la COVID-19.

Selon les autorités administratives et scolaires, Bara Mbengue incarne les valeurs essentielles de l’enseignement : la conscience professionnelle, la disponibilité, l’ouverture d’esprit, la loyauté, le sérieux, la persévérance, l’abnégation et la compétence. Son engagement constant en faveur de l’éducation en fait une figure respectée et admirée au sein du système éducatif sénégalais.

Né le 3 juin 1973 à Coki, il poursuit sa mission avec passion et détermination, inspirant ses collègues et les générations futures d’enseignants.

Outre le sacre de Bara Mbengue, deux autres enseignants ont été récompensés pour leur mérite. Momath Kébé, avec un score de 83,69 points sur 100, et Amadou Lamine Mané, avec 81,12 points sur 100, ont reçu chacun une récompense de 5 millions de FCFA.

Suspension des programmes de l’USAID à Ziguinchor : 300 familles de déplacés menacées de se retrouver sans abri, selon le maire de Boutoupa-Camaracounda

Ziguinchor, 5 février 2025 – La suspension des programmes de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) inquiète les autorités locales en Casamance. Selon Ousmane Sanding, maire de Boutoupa-Camaracounda, cette décision met en péril 300 familles de déplacés récemment revenues dans la région, qui comptaient sur le programme Shelter for Life pour la construction de leurs habitations.

“La suspension des programmes d’accompagnement de l’USAID ne fait qu’aggraver la situation des populations déplacées de retour en Casamance. Le programme Shelter for Life, qui soutenait 300 familles dans la reconstruction de leurs maisons, est désormais à l’arrêt. Ces familles vulnérables risquent de se retrouver sans abri alors qu’elles venaient de rentrer dans leur terroir cette année”, a déclaré le maire.

Ousmane Sanding s’exprimait en marge d’un comité régional de pilotage du plan spécial 2024-2025 pour le retour des déplacés en Casamance. Il a alerté sur l’urgence de la situation, alors que la saison des pluies approche.

“Ces 300 familles comptaient sur ce programme pour reconstruire leurs logements. Avec son arrêt brutal et sans solution de rechange, elles risquent de voir leurs habitations inachevées ou s’effondrer sous les pluies. Nous demandons au comité régional d’intégrer ces familles dans le processus de retour afin de trouver une alternative rapide”, a-t-il insisté.

Le maire a rappelé que ces familles sont réparties dans plusieurs communes : Boutoupa-Camaracounda, Niaguis, Nyassia, Oulampane, Kataba (région de Ziguinchor) et Djibanar (région de Sédhiou).

“Sans une solution rapide, cette situation risque de décourager de nombreux déplacés de rentrer chez eux. Si les États-Unis ne renouvellent pas le programme Shelter for Life, nous devons dès maintenant envisager des alternatives pour garantir un retour digne et sécurisé à ces populations”, a-t-il conclu, tout en saluant la mise en œuvre du Plan Diomaye pour la Casamance.

Alexis SAGNA

Paiement des bourses étudiantes : le ministère annonce un début de versement ce jeudi 6 février

Les étudiants des établissements d’enseignement supérieur du Sénégal recevront leurs bourses à partir de ce jeudi 6 février 2025, selon un communiqué du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, relayé par le journal Les Échos. Cette annonce intervient dans un contexte de tension marqué par des manifestations d’étudiants réclamant le paiement de leurs allocations.

Le ministère précise que les paiements débuteront par les allocations du mois de janvier 2025, qui seront réglées en priorité. Quant aux arriérés couvrant la période d’octobre 2023 à septembre 2024, ils feront l’objet d’un règlement progressif en raison des montants élevés à couvrir.

« Les étudiants percevront leurs bourses à partir du 6 février, avec une priorité accordée aux allocations du mois de janvier. Le paiement des arriérés se fera progressivement », indique le communiqué du ministère.

L’annonce de ce paiement survient au lendemain d’un mouvement de protestation des étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Mécontents du retard dans le versement de leurs bourses, plusieurs d’entre eux sont descendus dans la rue ce mercredi 5 février, bloquant l’avenue Cheikh Anta Diop et affrontant les forces de l’ordre.

Les échauffourées entre étudiants et policiers ont conduit à des affrontements tendus, avec des jets de pierres et des tirs de gaz lacrymogène. Ces manifestations témoignent du malaise grandissant au sein de la communauté estudiantine face aux retards récurrents dans le paiement des allocations d’études.

Ce nouvel épisode relance le débat sur la gestion des bourses universitaires au Sénégal. Ces dernières années, les retards de paiement sont devenus fréquents, suscitant colère et frustration chez les étudiants, dont beaucoup dépendent de ces allocations pour subvenir à leurs besoins.

Kolda : L’armée détruit plus de 3 hectares de chanvre indien à Saré Koundian

Dans le cadre de la lutte contre la criminalité et les trafics illicites, les forces de la zone militaire numéro 6 ont mené une vaste opération de destruction de champs de chanvre indien dans la commune rurale de Médina El Hadj, département de Kolda. Dans la nuit du mardi au mercredi, plus de 3 hectares de cette drogue, cultivée à grande échelle par des populations le long de la frontière avec la Guinée-Bissau, ont été entièrement détruits.

Le village de Saré Koundian, où s’est déroulée l’intervention militaire, est connu pour être un foyer de culture du chanvre indien. Cette activité illicite alimente un trafic de drogue qui s’étend bien au-delà de la région, favorisant l’insécurité dans les zones frontalières. Le chanvre indien, souvent appelé « l’herbe qui tue », constitue une menace non seulement pour la santé publique mais aussi pour la stabilité socio-économique de la région.

L’opération, menée avec rigueur, visait à éradiquer cette culture illicite et à dissuader les cultivateurs et trafiquants. Grâce à l’engagement des éléments de la zone militaire numéro 6, les plants ont été détruits et la menace neutralisée, du moins temporairement.

La commune rurale de Médina El Hadj, située à la frontière avec la Guinée-Bissau, a longtemps été le théâtre d’actes de banditisme : trafic de drogue, vol de bétail, attaques à main armée. Ces activités criminelles, souvent facilitées par la porosité des frontières, ont causé d’énormes préjudices aux populations locales.

Cependant, avec l’implication constante de l’armée et des forces de sécurité, la situation évolue positivement. De nombreuses interventions ont été menées ces derniers mois pour traquer les criminels et assainir la zone. Les habitants, qui vivaient autrefois dans la peur, retrouvent progressivement un sentiment de sécurité et de sérénité.

L’action de l’armée s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre les trafics illicites et la criminalité transfrontalière. L’État sénégalais, conscient des enjeux sécuritaires dans cette région sensible, multiplie les efforts pour rétablir l’ordre et renforcer la présence des forces de défense et de sécurité.

Kaolack – Conférence internationale sur la paix et la stabilité : L’enseignement de Baye Niass pour résoudre la crise au sein de la CEDEAO

Le Comité de pilotage de la Conférence internationale sur la paix et la stabilité, qui se tiendra le samedi 8 février à Kaolack, au centre du pays, a fait face à la presse ce mercredi. La résolution des crises, notamment celle qui secoue la CEDEAO après la sortie du Mali, du Niger et du Burkina Faso pour rejoindre l’Alliance des États du Sahel (AES), ainsi que la contribution de l’enseignement islamique à la résolution des problématiques spirituelles et temporelles, seront au cœur des débats.

Pour cette 7ᵉ édition, le thème “Paix et stabilité dans le monde” sera abordé par plusieurs conférenciers, notamment Cheikh Mouhamadoul Mahi Cissé, de l’Institut Islamique Afro-Américain (IIAA) de Kaolack et porte-parole de Médina Baye, ainsi que Cheikh Mouhamadoul Khoureissy Niass, secrétaire de l’Union parlementaire des États membres de la coopération islamique. L’événement se déroulera sous la présidence du Khalife général de la Faydha Tidianya, également président de l’Union islamique africaine, a assuré Cheikh Baye Cissé.

Conscient du rôle central que peut jouer la Faydha Tidianya dans la crise politique qui secoue la sous-région, l’initiateur de la conférence entend mettre tout en œuvre pour aboutir à une issue favorable et à un règlement définitif de ce différend politico-diplomatique.

“Notre guide spirituel Baye Niass a toujours œuvré pour unifier les peuples au-delà de leurs différences sociales, ethniques et même religieuses. Nous voulons utiliser ses enseignements et ses actions pour résoudre des crises comme celle de la CEDEAO. À travers la Faydha Tidianya, il a tissé des liens solides de fraternité et de paix entre des peuples qui, autrefois, se regardaient en chiens de faïence. L’exemple du Nigeria en est une illustration concrète pour toute la Oummah.”, a expliqué Cheikh Baye Cissé.

Des délégations du Tchad, du Cameroun, du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire seront présentes à Kaolack durant 72 heures. “Nous avons initié cette conférence internationale depuis 2016, mais en raison de la pandémie de COVID-19, nous avons dû annuler deux éditions. Cette année, la grande nouveauté est le choix de Kaolack comme ville hôte, alors que les éditions précédentes se tenaient à Dakar”, a-t-il précisé.

En marge de la conférence, un centre d’enseignement islamique multifonctionnel dédié aux orphelins et aux démunis sera inauguré. Ce centre, basé sur un système d’internat bannissant la mendicité, intégrera également des champs agricoles au niveau du village de Keur Baka, dans le département de Kaolack.

Ce rendez-vous spirituel et diplomatique s’annonce donc comme un cadre essentiel de réflexion et d’action en faveur de la paix et de la stabilité en Afrique de l’Ouest.

MAIN LEVÉE DE LA DSCOS SUR LES LOTISSEMENTS DES IMPACTÉS DE LA VDN2, VDN3 ET BRT : Babacar Mbaye Ngaraf obtient gain de cause

Babacar Mbaye Ngaraf a obtenu une avancée importante pour les bénéficiaires des lotissements à Yeumbeul Nord et sur le site de recasement des impactés grâce à une décision favorable du Directeur Général de la DSCOS.

La sortie de Babacar Mbaye Ngaraf dans les colonnes du « Dakarois Quotidien » a eu l’effet escompté : sa lutte pour la cause des impactés des projets d’aménagement des VDN2, VDN3 et du BRT a porté ses fruits. Le Président du collectif des impactés de la VDN a, en effet, obtenu gain de cause concernant les lotissements dits « site de recasement des impactés » et « Yeumbeul Nord Prés Gadaye », une décision saluée par les bénéficiaires.
Le Directeur général de la Direction de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol (DSCOS) a autorisé les bénéficiaires à poursuivre leurs travaux de construction, en conformité avec les règlements d’urbanisme en vigueur. Une avancée importante pour les populations, qui avaient exprimé leur frustration face aux retards dans la délivrance des permis de construire et l’absence d’infrastructures adaptées.
Babacar Mbaye Ngaraf s’est exprimé avec reconnaissance après cette décision. « Nous voudrions d’abord rendre grâce à Dieu, et remercier Monsieur le Premier ministre ainsi que ses services pour leur disponibilité, leur ouverture et leur réactivité face aux préoccupations des populations impactées », a-t-il déclaré. Il a aussi salué « la diligence et la responsabilité » avec lesquelles les autorités ont répondu aux attentes des citoyens, précisant qu’il est important de résoudre les problèmes de manière responsable et collaborative.
Cependant, Babacar Mbaye Ngaraf ne compte pas s’arrêter là. Lors de son intervention, il a également formulé de nouvelles demandes, notamment l’implication du Premier ministre pour une main levée sur le Plan d’Urbanisme Directeur (PUD) de Guédiawaye. Cette action permettrait aux populations locales de disposer et jouir des équipements et terrains à usage d’habitation qui leur ont été affectés, facilitant ainsi leur accès à un cadre de vie décent.
Le collectif des impactés n’a pas manqué de rappeler les souffrances des victimes du lotissement de feu Baidy Seye, principalement composées de veuves, jeunes émigrés et fonctionnaires retraités. Ces populations attendent une compensation équitable pour les préjudices subis. Mbaye Ngaraf a insisté sur l’importance de cette démarche pour garantir justice et dignité à ces familles vulnérables.
Dans cette dynamique, le président du collectif appelle à un engagement collectif, où gouvernants et gouvernés unissent leurs forces pour la résolution de ces problèmes, afin de permettre à chacun de vivre dans un environnement propice à son épanouissement.
Ainsi, si la première étape a été franchie avec succès grâce à l’issue favorable pour les lotissements, Babacar Mbaye Ngaraf et son collectif ne comptent pas relâcher leurs efforts pour obtenir des compensations pour les victimes et la levée des restrictions qui pèsent encore sur certains territoires.
Le Dakarois

Braquage spectaculaire à Touba : 12 malfaiteurs encagoulés s’emparent des coffres-forts d’une épicerie

Un braquage d’une rare violence s’est produit hier soir à Ndindy, un quartier de Touba, où une bande de douze malfaiteurs encagoulés a pris d’assaut une épicerie bien connue sous le nom de « Épicerie Serigne Abdou Fatah ». Les assaillants, lourdement armés, ont réussi à neutraliser les gardiens avant de s’emparer des coffres-forts et de disparaître dans la nature.

D’après les premiers témoignages, les malfaiteurs ont opéré avec une organisation quasi-militaire. Arrivés à bord d’un véhicule 4×4 volé, ils ont d’abord forcé l’entrée de l’établissement avant d’immobiliser les gardiens en les ligotant. L’un d’eux a été violemment frappé à la tête avec une crosse de fusil, ce qui l’a contraint à céder.

Une fois à l’intérieur, les braqueurs ont exigé les clés des coffres-forts et ont vidé les caisses de l’épicerie. Selon le gérant, qui peine encore à se remettre de l’attaque, le butin s’élèverait entre 8 et 10 millions de francs CFA. « Ils savaient exactement où chercher et ont évité soigneusement les caméras de surveillance », a-t-il confié, encore sous le choc.

Avant de prendre la fuite, les malfaiteurs ont effectué un tir en l’air, vraisemblablement pour décourager toute tentative d’intervention des riverains ou des forces de l’ordre. Ils ont ensuite abandonné leur véhicule à quelques kilomètres du lieu du crime, rendant leur identification plus complexe pour les enquêteurs.

Cet incident relance le débat sur l’insécurité grandissante dans la ville sainte de Touba. Les habitants des quartiers environnants, notamment Usine Glace, Ndindy et Keur Serigne Niane Diop, dénoncent un climat d’insécurité de plus en plus pesant.

Les autorités locales et la police judiciaire ont ouvert une enquête pour tenter de retrouver les auteurs de ce braquage audacieux. Les premières pistes indiquent une possible complicité interne, les assaillants ayant démontré une connaissance précise des lieux et des habitudes des employés.

Casamance : plus de deux millions de mètres carrés déminés, mais des défis subsistent

La Casamance, longtemps marquée par un conflit de plus de 40 ans, poursuit son chemin vers la paix et la reconstruction. Entre 2008 et 2024, plus de 2,2 millions de mètres carrés ont été déminés, selon l’ambassadeur Papa Magueye Diop, directeur du Centre national d’action antimine au Sénégal (CNAMS). Cette avancée majeure a permis de sécuriser 54 localités dans 141 zones et de neutraliser 504 engins explosifs.

Ces données ont été révélées lors du comité régional de pilotage du plan spécial 2024-2025 pour le retour des populations déplacées, qui s’est tenu à Ziguinchor. L’objectif principal du plan est d’achever le déminage de 20 localités, dont 14 sont actuellement abandonnées. Pour les autorités, le déminage est un impératif pour permettre aux populations déplacées de retrouver leurs terres et de reconstruire leur vie.

Le gouverneur de Ziguinchor, Mor Talla Tine, a insisté sur l’importance d’accélérer le processus de déminage pour concrétiser le retour des populations déplacées. « Pour que le retour des déplacés puisse être effectif dans les terroirs, il faut impérativement accélérer le processus de déminage », a-t-il déclaré.

Face à cette urgence, l’État sénégalais a annoncé une allocation de 15 milliards de francs CFA pour intensifier le déminage en Casamance. Cette annonce a été bien accueillie par les autorités locales, mais certains élus estiment que ces fonds restent insuffisants au regard de l’ampleur du travail à accomplir.

Maurice Diédhiou, président du Conseil départemental d’Oussouye, a exprimé son inquiétude quant à l’absence d’opérations de déminage dans certaines zones. « Rien n’a été fait dans ma localité, notamment à Santhiaba Manjack, où plusieurs villages restent toujours abandonnés à cause des mines », a-t-il regretté. De son côté, le maire d’Oulampane, Sagar Coly, a exhorté les autorités à accélérer les opérations pour éviter que le retour des déplacés ne soit freiné.

Depuis le début du conflit en Casamance, les mines antipersonnel ont causé d’importants dégâts humains et matériels. Selon les chiffres officiels, 870 victimes de mines ont été recensées, dont 186 souffrent encore de séquelles physiques. Malgré les efforts de déminage entrepris, de nombreuses zones restent encore dangereuses, rendant difficile l’accès aux terres agricoles et aux habitations.

Cependant, une lueur d’espoir se dessine pour la région, qui connaît une accalmie notable depuis les opérations militaires menées par l’armée nationale il y a deux ans. Ces interventions ont permis de démanteler plusieurs bases rebelles et d’assurer un meilleur contrôle du territoire. Cette dynamique positive s’est accélérée en mai 2024, lorsque 250 combattants du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) ont officiellement déposé les armes lors d’une cérémonie à Mongone, dans le département de Bignona.

L’ambition du gouvernement sénégalais est de faire du pays un territoire sans mines d’ici 2026. Un objectif ambitieux, mais qui reste conditionné à la mobilisation des ressources financières et à la coopération entre les différents acteurs impliqués.

La sécurisation des zones affectées est essentielle pour garantir une paix durable et permettre aux populations de retrouver une vie normale. Toutefois, les défis restent nombreux, notamment en ce qui concerne la cartographie précise des zones minées et la formation des démineurs.

Rencontre entre Ousmane Sonko et Babacar Ngom : Seydi Gassama réaffirme son soutien à Ndingler

La récente rencontre entre le Premier ministre Ousmane Sonko et l’homme d’affaires Babacar Ngom continue de susciter des réactions. Parmi les voix qui s’élèvent, celle de Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, qui a tenu à réaffirmer son engagement en faveur des habitants de Ndingler.

Sur le réseau social X, l’activiste des droits de l’homme a réagi à la publication d’une photo où l’on aperçoit le chef du gouvernement aux côtés du fondateur du groupe Sedima. « Les soutiens de Babacar Ngom se réjouissent pour une photo avec Ousmane Sonko. Tant que Ndingler luttera, Amnesty International Sénégal restera à leurs côtés », a-t-il déclaré.

Seydi Gassama a également mis en garde contre toute solution qui ne tiendrait pas compte des revendications des populations locales. Il a averti que si un règlement du litige foncier était décidé sans l’adhésion des habitants de Ndingler, l’affaire pourrait être portée devant les juridictions régionales et internationales. « Toute solution qui ne tiendra pas compte de leurs revendications légitimes fera l’objet de recours devant les juridictions régionales et l’ONU », a-t-il insisté.

Le conflit entre Babacar Ngom et les populations de Ndingler remonte à 2021, lorsque l’homme d’affaires a été accusé d’avoir exproprié 75 hectares de terres situées entre les villages de Ndingler et Djilakh, dans le département de Mbour. Les habitants affirment que ces terres leur appartiennent et dénoncent une tentative de spoliation. De son côté, Babacar Ngom soutient qu’il détient légalement ces parcelles, après une attribution officielle par les autorités compétentes.

Ce litige a engendré de vives tensions entre les populations locales et les employés de la Sedima, chargés d’exploiter ces terres. Des affrontements avaient éclaté, entraînant plusieurs interventions des forces de l’ordre et des tentatives de médiation, notamment sous l’égide des autorités administratives et des organisations de la société civile.

La rencontre entre Ousmane Sonko et Babacar Ngom soulève des interrogations quant à l’orientation que pourrait prendre le dossier sous l’ère du nouveau gouvernement. Le Premier ministre, connu pour ses prises de position fermes sur les questions foncières et sa proximité avec les populations rurales, pourrait-il jouer un rôle de facilitateur dans ce dossier sensible ?

Si certains observateurs y voient une tentative de rapprochement en vue d’une résolution du conflit, d’autres craignent que cette rencontre soit interprétée comme un revirement de position du Premier ministre sur la question des terres rurales et de leur attribution.

Crainte d’une flambée des prix avant le Carême et le Ramadan : les consommateurs en alerte

À quelques semaines du début du Carême et du Ramadan, les associations de consommateurs du Sénégal tirent la sonnette d’alarme face à une éventuelle augmentation des prix des denrées alimentaires de première nécessité. Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 5 février à Dakar, l’Union nationale des consommateurs du Sénégal (UNCS), le Réseau des usagers du service public (RUSP) et la Confédération des syndicats autonomes du Sénégal (CSAS) ont exprimé leurs préoccupations quant à l’impact de cette hausse sur les ménages, en particulier ceux à revenus modestes.

Traditionnellement, les périodes de jeûne, qu’il s’agisse du Carême pour les chrétiens ou du Ramadan pour les musulmans, sont marquées par une forte consommation alimentaire, ce qui entraîne une pression sur l’offre et fait grimper les prix de nombreux produits de base. Le riz, les légumes, les huiles, les viandes et autres denrées essentielles connaissent souvent une flambée tarifaire à l’approche de ces moments religieux cruciaux. Une situation qui, selon les associations de consommateurs, ne devrait pas se répéter cette année, alors que de nombreux ménages peinent déjà à boucler leurs fins de mois en raison du contexte économique difficile.

Dans leur déclaration commune, ces organisations ont interpellé les autorités sénégalaises afin qu’elles prennent des mesures concrètes pour éviter une spéculation excessive et une inflation injustifiée des prix des produits alimentaires. Elles ont insisté sur la nécessité de mettre en place un dispositif rigoureux de surveillance des prix sur les marchés, tout en renforçant les mécanismes de régulation afin d’empêcher d’éventuelles manipulations des prix par certains commerçants ou grossistes peu scrupuleux.

Les associations de consommateurs ont également plaidé pour un contrôle plus strict de la chaîne d’approvisionnement, allant des importateurs aux détaillants, afin de s’assurer que les variations de prix observées soient justifiées par des réalités économiques et non par des pratiques spéculatives. En outre, elles ont demandé aux autorités d’examiner la possibilité d’instaurer des subventions temporaires ou des exonérations fiscales sur certains produits de première nécessité afin d’alléger la pression sur les ménages durant ces périodes.

Au-delà des mesures immédiates, les organisations ont appelé à une réforme plus structurelle du marché des produits alimentaires au Sénégal. Elles estiment qu’il est urgent de favoriser une production nationale plus dynamique et mieux organisée pour réduire la dépendance aux importations et aux fluctuations des marchés internationaux. La relance du secteur agricole local, à travers des investissements ciblés et une meilleure organisation des circuits de distribution, pourrait contribuer à stabiliser les prix à moyen et long terme.

Pour l’heure, les consommateurs restent dans l’attente des mesures que prendra le gouvernement pour répondre à ces préoccupations. Une chose est certaine, toute hausse des prix, même minime, risque d’avoir un impact significatif sur les ménages, notamment les plus vulnérables. Les semaines à venir seront donc déterminantes pour savoir si les autorités prendront les mesures nécessaires pour contenir la spéculation et garantir un accès équitable aux denrées alimentaires de base durant ces périodes de forte consommation.

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Dakar-Thieytou : Les jeunes marcheurs africains réclament un hommage national à Cheikh Anta Diop

La 11ᵉ édition de la grande marche internationale Dakar-Thieytou, initiée par des jeunes Africains et disciples de Cheikh Anta Diop, touche à sa fin. Après avoir parcouru 140 km sur un trajet total de 154 km, les marcheurs ont fait une halte à Gawan pour s’adresser à la presse et exprimer un message fort aux autorités sénégalaises.

“Cheikh Anta Diop mérite mieux”

Face aux journalistes, les marcheurs ont dénoncé l’oubli dont serait victime Cheikh Anta Diop dans les politiques publiques et l’éducation nationale. Selon eux, le “Pharaon sénégalais” n’a pas encore reçu les honneurs qu’il mérite :

“Nous demandons à nos autorités d’instaurer un programme dans les manuels scolaires qui enseigne Cheikh Anta Diop et ses œuvres. C’est dommage qu’il tombe dans l’oubli aujourd’hui. Au-delà de cette marche, il n’y a aucune autre activité qui lui rend hommage.”

Les marcheurs plaident ainsi pour une meilleure transmission du savoir et des travaux de Cheikh Anta Diop aux nouvelles générations, estimant qu’il demeure une source inestimable d’inspiration pour la jeunesse africaine.

Après des jours d’efforts intenses, les marcheurs sont à seulement 10 km de Thieytou, où repose Cheikh Anta Diop. L’arrivée à cette destination symbolique sera marquée par une grande conférence prévue ce jeudi. De nombreuses personnalités sénégalaises et africaines y sont attendues pour célébrer la mémoire de cet intellectuel, historien et homme politique dont l’œuvre continue de marquer l’Afrique et le monde.

Litige foncier à Palmarin : tensions et batailles judiciaires autour de terres disputées

À Palmarin, localité située dans la région de Fatick, une série de conflits fonciers attise les tensions entre plusieurs parties. Ces litiges, qui concernent des terres situées sur le Domaine National, opposent principalement François Ndiaye à Sophie Mbissine Sarr d’un côté, et François Ndiaye à Amo Bey de l’autre. Lors d’une conférence de presse récemment organisée par la mairie de Palmarin, les autorités locales ont exprimé leur volonté de garantir une gestion transparente des terres communales et de lutter contre toute tentative de spoliation foncière.

L’un des dossiers les plus emblématiques de ce conflit foncier est celui qui oppose François Ndiaye à Sophie Mbissine Sarr. En 2021, le Tribunal de Grande Instance de Fatick avait conclu qu’aucune des deux parties ne disposait d’un titre de propriété valide sur la parcelle litigieuse. Cependant, dans une décision rendue le 9 février 2024, la Cour d’Appel de Kaolack a condamné Sophie Mbissine Sarr pour occupation illégale du terrain, considérant que la parcelle avait été administrativement attribuée à François Ndiaye. En plus de cette condamnation, elle a également été reconnue coupable de complicité dans la destruction de biens situés sur la parcelle, bien qu’elle ait été relaxée des accusations de voies de fait qui pesaient sur elle. En conséquence, la cour a confirmé une peine de deux ans de prison avec sursis ainsi que des dommages-intérêts d’un montant de deux millions de francs CFA au profit de François Ndiaye.

Une autre affaire, distincte mais tout aussi complexe, concerne une transaction foncière impliquant François Ndiaye et Madame Patricia Lepage, représentante de la famille Patout. En 2016, un contrat de vente a été signé pour l’acquisition d’une parcelle de 9 006 m² à Palmarin Facao pour un montant de 20 000 euros. Toutefois, selon les autorités municipales, cette transaction n’a pas suivi les procédures administratives requises et présente de nombreuses irrégularités. Initialement, cette parcelle avait été attribuée en 2001 à M. Patout avant d’être frauduleusement reclassée en Domaine Public Maritime. En 2024, elle a été reclassée sous le statut de Domaine National, ce qui a mis en évidence des tentatives de manipulation juridique destinées à faciliter une appropriation illégale.

Face à cette situation, la mairie de Palmarin a pris des mesures pour protéger le patrimoine foncier communal. Lors du Conseil Municipal du 4 octobre 2024, une délibération a été adoptée pour placer cette parcelle sous la gestion directe de la commune. L’objectif de cette décision est de garantir une transparence totale et d’empêcher toute tentative d’appropriation illicite. Cependant, malgré cette disposition, François Ndiaye a récemment adressé une sommation à la mairie pour faire reconnaître ses droits sur la parcelle en question. La municipalité a rejeté cette démarche, arguant qu’elle était incompatible avec la réalité juridique du dossier et que la transaction initiale ne respectait pas les règles en vigueur.

Un autre volet de cette crise foncière oppose François Ndiaye à Amo Bey, dans un contexte marqué par des irrégularités administratives. La parcelle concernée avait été attribuée en 2005 à Emmanuel Faye, avant d’être réaffectée en 2010 à Isabelle Nadia Christelle Jumelle. Plusieurs modifications ont ensuite été opérées sur l’affectation de cette terre, et en 2022, une décision administrative a transféré cette parcelle à Amo Bey et Wafae Reugeueg. La mairie de Palmarin considère que cette réaffectation a été entachée d’irrégularités et qu’elle constitue une tentative de spoliation foncière. Pour cette raison, la commune prévoit de déposer un recours en annulation afin de contester juridiquement cette transaction et de rétablir l’ordre dans la gestion foncière locale.

Dans un communiqué officiel, les autorités municipales ont dénoncé ce qu’elles considèrent comme un réseau d’abus de pouvoir facilitant des transactions foncières douteuses. Le maire de Palmarin, Mam Singui Sarr, a déclaré que la commune ne tolérera aucune tentative de spoliation et qu’elle mettra tout en œuvre pour défendre l’intégrité des terres publiques. Il a insisté sur l’importance de la justice et de la transparence dans la gestion du patrimoine communal, affirmant que la municipalité prendra toutes les mesures nécessaires pour garantir le respect des lois en vigueur.

Ce conflit foncier illustre une problématique récurrente au Sénégal, où la gestion des terres soulève de nombreux défis juridiques et administratifs. Dans un contexte où la pression foncière s’intensifie, les autorités locales sont confrontées à la nécessité de mettre en place des mécanismes plus rigoureux pour prévenir les abus et assurer une répartition équitable des ressources foncières. À Palmarin, l’issue de ces litiges sera déterminante pour l’avenir de la gestion foncière dans la région et pourrait avoir des répercussions sur d’autres localités confrontées à des situations similaires.

Attribution supposée d’un contrat à une entreprise française : le DG de la SN HLM rétablit la vérité

Le directeur général de la Société Nationale des Habitations à Loyer Modéré (SN HLM), Bassirou Kébé, a démenti les accusations selon lesquelles un marché de 25.000 logements aurait été attribué à une entreprise française. Invité sur le plateau de l’émission SalimTóo de la RTS, il a qualifié ces allégations de « manipulations et mensonges », rejetant les critiques du Syndicat des patronats du BTP qui avaient dénoncé une incohérence avec le patriotisme économique prôné par les autorités sénégalaises.

Les accusations portées contre Bassirou Kébé faisaient état d’un document signé lors d’un récent déplacement en France, attribuant un marché de grande envergure à une société étrangère. Or, le DG de la SN HLM a précisé qu’il s’agissait d’un simple protocole d’entente avec des promoteurs français, qui ne contenait ni chiffres ni engagement formel. « Ces promoteurs ont manifesté leur intérêt pour accompagner la SN HLM dans la construction de logements sociaux, mais aucun marché n’a été attribué », a-t-il affirmé.

Il a également insisté sur le fait que toute attribution de marché passe par un cadre juridique strict, notamment la loi 2021-23 du 2 mars 2021 sur les partenariats public-privé (PPP). « Un simple directeur général ne peut pas signer un tel contrat sans l’aval des instances de régulation telles que l’Unité nationale d’appui au PPP, la Direction centrale des marchés publics, l’Autorité de régulation de la commande publique et le Comité interministériel », a-t-il rappelé.

Concernant les 25.000 logements évoqués, Bassirou Kébé a clarifié que ce chiffre correspondait en réalité aux 25.831 logements inscrits dans le Plan stratégique de développement de la SN HLM. Il a souligné qu’un marché d’une telle envergure ne pouvait être confié à une seule entreprise et que la répartition des projets se ferait entre plusieurs acteurs.

Dans cette optique, la SN HLM prévoit de signer un accord-cadre avec des PME et PMI sénégalaises pour la construction de plus de 1.500 logements, afin de garantir l’implication des entreprises locales dans le projet.

Enfin, Bassirou Kébé a critiqué la démarche du Syndicat des patronats du BTP, l’accusant d’avoir diffusé des informations erronées sans vérifier leur véracité. « Avant de publier un communiqué, il est essentiel de faire preuve de rigueur et de professionnalisme », a-t-il martelé.

Le DG de la SN HLM a ainsi voulu rassurer l’opinion publique et les professionnels du BTP sur la transparence et l’engagement du gouvernement sénégalais en faveur des entreprises locales, réaffirmant que les marchés liés aux logements sociaux seront attribués dans le strict respect des procédures établies.

Mauritanie : 9 migrants clandestins retrouvés morts au large de Nouadhibou

Neuf corps de migrants clandestins ont été repêchés au large de Nouadhibou, dans le nord de la Mauritanie, après le naufrage de leur embarcation. L’information a été rapportée par la presse mauritanienne et confirmée par les autorités locales ce mardi.

Selon la municipalité de Nouadhibou, les victimes sont originaires de pays africains, mais leurs nationalités exactes n’ont pas été précisées. Les services de la mairie ont pris en charge leur inhumation en présence de représentants des communautés sénégalaises et maliennes.

Ce drame survient alors que la Mauritanie enregistre une intensification des flux migratoires clandestins vers l’Europe. Nouadhibou, ville portuaire située à environ 470 km au nord de Nouakchott, est devenue un point de départ privilégié pour de nombreux migrants qui tentent de rallier les îles Canaries. Cette route, bien que périlleuse, attire un nombre croissant de candidats à l’exil, dont des Africains subsahariens, mais aussi des ressortissants afghans et pakistanais.

Ces derniers mois, plusieurs embarcations ont été interceptées dans les eaux mauritaniennes avec à leur bord des dizaines de migrants. Certains n’ont pas cette chance et finissent par perdre la vie en mer. Le drame de ce mardi rappelle la nécessité de renforcer les dispositifs de surveillance et de secours pour éviter d’autres tragédies similaires.

Face à cette situation, les organisations humanitaires appellent les autorités mauritaniennes et les pays de départ à renforcer les efforts pour lutter contre l’immigration clandestine et proposer des alternatives aux jeunes en quête d’un avenir meilleur en Europe.

Paiement des bourses : le MESRI fixe la date après la colère des étudiants

Face à la grogne des étudiants due au retard dans le paiement des allocations, le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) a réagi en annonçant la date de versement des bourses. Dans un communiqué transmis à la presse, le ministère informe que le paiement des allocations débutera ce jeudi 6 février 2025.

Selon le MESRI, les paiements se feront de manière progressive, notamment pour les étudiants retardataires, en raison des montants élevés à couvrir. Ces allocations concernent la période allant d’octobre 2023 à septembre 2024.

Ce matin, une vague de contestation a secoué l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), où de nombreux étudiants ont exprimé leur exaspération face aux retards répétés des paiements. Des manifestations ont éclaté sur le campus, traduisant un ras-le-bol général quant à la gestion des bourses.

Avec cette annonce du ministère, les étudiants espèrent désormais voir la situation se décanter rapidement afin d’éviter de nouvelles perturbations dans les universités publiques du pays.

Hausse des prix des œufs à couver : un coup dur pour le secteur avicole et les consommateurs

Alors que le Carême et le Ramadan approchent, une mauvaise nouvelle vient assombrir le quotidien des Sénégalais. Le prix des œufs à couver a connu une flambée aussi bien au niveau national qu’international, compliquant encore plus la situation économique des ménages et des acteurs du secteur avicole.

Dans un communiqué relayé par Les Échos, l’Union nationale des accouveurs du Sénégal (UNAPS) a annoncé la révision des prix des poussins :

• Poussins non vaccinés : 550 F CFA l’unité, soit 27 500 F CFA le carton

• Poussins avec vaccination simple : 565 F CFA l’unité, soit 28 250 F CFA le carton

• Poussins avec vaccination blindée (Innovax) : 580 F CFA l’unité, soit 29 000 F CFA le carton

Cette hausse touche directement les éleveurs de volailles, qui doivent désormais faire face à des coûts de production plus élevés.

Avec cette flambée des prix, le coût final des produits dérivés de la volaille, notamment les œufs et le poulet, risque d’augmenter sur les marchés. Une situation préoccupante, surtout en cette période de préparation des fêtes religieuses où la demande en produits avicoles est traditionnellement forte.

Pour le consommateur moyen, souvent surnommé Goorgoorlu, l’accès aux œufs et au poulet pourrait devenir plus difficile, ce qui risque d’impacter le panier alimentaire des familles sénégalaises.

Selon les acteurs du secteur, cette augmentation est liée à plusieurs facteurs :

• La hausse des prix des matières premières (aliments pour volaille, vaccins, etc.), influencée par les fluctuations du marché international.

• Les difficultés logistiques liées au transport et aux importations.

• Une forte demande en cette période précédant les fêtes religieuses.

Face à cette situation, les acteurs de l’aviculture appellent à des mesures d’accompagnement pour limiter l’impact de la hausse des prix. Certains plaident pour des subventions sur les intrants avicoles, tandis que d’autres demandent une meilleure régulation du marché pour éviter une spéculation excessive.

Procès des « Boulettes pour fesses » : un vaste réseau jugé à Pikine-Guédiawaye

Le tribunal de Pikine-Guédiawaye est, depuis ce matin, le théâtre du procès d’un réseau impliqué dans la vente illégale de produits pharmaceutiques. Cette affaire, surnommée « boulettes pour fesses », met en cause huit prévenus accusés d’avoir commercialisé des substances dangereuses destinées à modifier la morphologie corporelle, au mépris des règles de santé publique.

Les prévenus, Maty Mbaye, Pape Ibrahima Gueye, Seynabou Gassama, Binetou Diouf, Alima Sow, Alima Fall, Moussou Gassama et Habousse Ndiaye, comparaissent pour plusieurs chefs d’accusation :

• Association de malfaiteurs

• Mise en danger de la vie d’autrui

• Vente illégale de produits pharmaceutiques

• Exercice illégal de la profession de pharmacien

• Usurpation de fonctions

• Administration de substances nuisibles à la santé publique

Ces individus sont soupçonnés d’avoir écoulé des produits non homologués, prétendument capables d’augmenter le volume des fessiers, au péril de la santé de nombreuses consommatrices.

Dans cette procédure, l’Ordre national des pharmaciens et l’organisation de défense des consommateurs SOS Consommateurs se sont constitués parties civiles. Leur objectif est de faire reconnaître la gravité des faits et de sensibiliser l’opinion publique sur les dangers de l’usage de produits non contrôlés.

Par ailleurs, deux pharmaciens, Yankhoba Coly et Amina Diop, ayant joué un rôle clé dans la dénonciation du réseau, seront entendus en tant que témoins. Leur témoignage pourrait être décisif pour établir l’ampleur de cette fraude et ses conséquences sur la santé des victimes.

L’affaire des « boulettes pour fesses » met en lumière un phénomène préoccupant : l’essor du marché noir des produits de modification corporelle. De plus en plus de jeunes femmes, séduites par des standards esthétiques dictés par les réseaux sociaux et certaines célébrités, se tournent vers des substances dont les effets secondaires peuvent être désastreux.

Les autorités sanitaires rappellent que l’usage de ces produits peut entraîner de graves complications : infections, embolies pulmonaires, insuffisance rénale, voire des décès. Ce procès devrait permettre d’établir les responsabilités des accusés et de renforcer la lutte contre ces pratiques dangereuses.

Le tribunal devra déterminer si les prévenus ont agi en toute connaissance de cause et s’ils ont mis en danger la vie de leurs clientes pour des gains financiers. Si les faits sont avérés, ils risquent de lourdes peines de prison et de fortes amendes.

Affrontements à l’UCAD : la colère des étudiants éclate à nouveau

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a été le théâtre de violents affrontements ce matin entre étudiants et forces de défense et de sécurité (FDS). Dès 7h30, le campus a basculé dans une ambiance électrique, marquée par des jets de pierres, des tirs de grenades lacrymogènes et une paralysie partielle des activités académiques.

Selon plusieurs témoins, l’origine exacte des tensions reste floue, mais le retard du paiement des bourses estudiantines serait au cœur du mécontentement. Excédés par des conditions de vie précaires, certains étudiants ont tenté d’organiser un rassemblement pour exprimer leur frustration. L’intervention rapide des forces de l’ordre a aussitôt envenimé la situation, transformant le campus en un champ de bataille.

Des affrontements ont éclaté aux abords de plusieurs facultés, notamment celles des Lettres et des Sciences juridiques, où des barricades ont été érigées par les manifestants. En réponse, les forces de l’ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes pour disperser la foule, provoquant des scènes de panique et l’interruption des cours dans certains amphithéâtres.

Ce nouvel épisode de violence illustre une fois de plus le malaise profond qui règne à l’UCAD. Depuis plusieurs mois, l’université est régulièrement secouée par des manifestations dénonçant les conditions de vie et d’études des étudiants : retards de bourses, problèmes de logement, insuffisance des infrastructures académiques et répression des mouvements contestataires.

Face à cette situation, plusieurs voix s’élèvent pour exiger des solutions durables. « Nous ne faisons que réclamer nos droits. Comment pouvons-nous étudier sereinement sans nos bourses ? » s’indigne un étudiant en Master.

Pour l’instant, les autorités n’ont pas encore réagi officiellement à ces affrontements. Cependant, l’absence de solutions concrètes pourrait raviver la colère des étudiants et conduire à de nouvelles mobilisations dans les jours à venir.

Ziguinchor : nouvel incendie au marché Saint-Maur de Boucotte, les commerçants en alerte

Un incendie s’est déclaré dans la nuit du lundi au mardi au marché Saint-Maur de Boucotte, à Ziguinchor, ravageant trois cantines et ravivant les inquiétudes des commerçants et riverains. Ce sinistre, qui survient quelques mois après un premier incendie en décembre 2023, pose à nouveau la question de la sécurité des infrastructures commerciales dans la capitale du Sud.

Selon Serigne Kassé, délégué du marché, aucun signe avant-coureur n’avait été remarqué avant la fermeture du site. “Nous avons quitté le marché hier soir sans rien remarquer d’anormal. Une fois à la maison, nous avons été alertés de l’incendie. Grâce à l’intervention rapide des riverains, le feu a été maîtrisé avant l’arrivée des sapeurs-pompiers. Cependant, trois cantines ont été détruites”, a-t-il expliqué.

Si les pertes matérielles sont limitées par rapport au précédent incendie, cet événement renforce la crainte d’une insécurité persistante au sein du marché.

Le marché Saint-Maur de Boucotte est aujourd’hui le seul marché fonctionnel à Ziguinchor, les marchés de Tilène et Grand Dakar étant en réhabilitation. Cette situation accentue l’urgence d’une sécurisation du site, comme l’a souligné Serigne Kassé : “Nous demandons au maire d’agir rapidement pour assurer la sécurité de ce marché, comme cela se fait dans les autres marchés du Sénégal.”

L’incendie de ce 5 février rappelle celui du 5 décembre dernier, qui avait déjà causé d’importants dégâts. La répétition de ces sinistres interpelle sur l’état des installations électriques, la gestion des déchets inflammables et la présence éventuelle de facteurs criminels.

Face à cette nouvelle catastrophe, les commerçants appellent les autorités municipales, notamment le maire Djibril Sonko, à prendre des mesures urgentes. L’installation de dispositifs de prévention des incendies, l’amélioration des conditions de sécurité et la réhabilitation rapide des cantines endommagées figurent parmi les attentes prioritaires des acteurs du marché.

Ziguinchor : La maison de la mère d’Ousmane Sonko sous haute surveillance policière

Depuis la nuit du 3 au 4 février, un dispositif policier renforcé a été déployé au domicile familial du Premier ministre Ousmane Sonko, situé dans le quartier des HLM Néma, à Ziguinchor. Cette mesure fait suite à une intrusion survenue dans la nuit du dimanche 3 février, lorsqu’un individu, en état d’ébriété, s’est introduit devant la maison de la mère du chef du gouvernement, proférant menaces et insultes.

Les autorités ont jugé nécessaire de sécuriser la résidence après cet incident, le second du genre en l’espace de quelques mois. Désormais, en plus des deux gardes en faction permanente, plusieurs policiers ont été affectés à la protection des lieux. L’objectif est de prévenir tout autre incident qui pourrait troubler la quiétude du domicile familial du Premier ministre.

L’agresseur, identifié comme Ah. Ndiaye, un ingénieur informatique employé par la société Ecotra, reproche à Ousmane Sonko d’être à l’origine de la faillite de son entreprise. Sous l’emprise de l’alcool au moment des faits, il a menacé la famille du chef du gouvernement avant d’être interpellé par les forces de l’ordre.

Ce n’est pas la première fois que la maison de la mère d’Ousmane Sonko fait l’objet d’une intrusion. Lors de la dernière campagne électorale, un autre individu s’était déjà introduit dans la résidence. Face à cette récurrence, la police a décidé de prendre des mesures préventives pour éviter toute nouvelle tentative pouvant compromettre la sécurité de la famille du Premier ministre.

Ah. Ndiaye et son ami A. N, qui l’accompagnait, ont été arrêtés et poursuivis pour conduite en état d’ébriété, mise en danger de la vie d’autrui et outrage à un citoyen investi d’une mission de service public. Trois avocats ont été commis pour assurer leur défense. Après leur garde à vue, ils ont bénéficié d’un retour de parquet en attendant une décision judiciaire.

L’ARTP met en garde contre l’utilisation illégale des brouilleurs et répéteurs de signaux

Dans un communiqué officiel, l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) a exprimé son inquiétude face à la prolifération des brouilleurs et répéteurs de signaux non autorisés. L’organe de régulation rappelle la réglementation en vigueur et menace de sanctions les contrevenants afin de préserver la qualité des communications électroniques au Sénégal.

L’ARTP alerte sur les conséquences néfastes de ces équipements, qui fonctionnent sur les mêmes bandes de fréquences que celles attribuées aux opérateurs de téléphonie mobile. Leur utilisation incontrôlée entraîne des perturbations et une dégradation de la qualité des services de communication.

Les répéteurs de signaux, destinés à amplifier le réseau mobile, et les brouilleurs, qui rendent inopérants les téléphones dans un périmètre donné, sont particulièrement pointés du doigt. En raison de leur impact direct sur la stabilité du réseau, leur usage par le grand public est strictement réglementé.

L’ARTP rappelle que l’utilisation de ces dispositifs est encadrée par le décret 2019-1877 du 11 novembre 2019 :

• Concernant les répéteurs de signaux, l’article 33 du décret stipule que les fréquences mobiles sont exclusivement réservées aux opérateurs de réseaux et services de communications électroniques. Seuls ces derniers peuvent exploiter leurs fréquences et installer les équipements nécessaires pour améliorer la couverture réseau. En cas de problème de signal dans un bâtiment, il appartient aux opérateurs de proposer des solutions techniques adaptées.

• Quant aux brouilleurs de signaux, leur utilisation est strictement interdite par l’article 69 du même décret. L’importation, la publicité, la vente, l’installation et la détention de ces équipements sont illégales. Une dérogation peut toutefois être accordée par l’ARTP pour des raisons d’ordre public, de défense nationale, de sécurité ou de justice.

L’ARTP insiste sur la nécessité de respecter ces règles pour garantir un service de qualité à tous les usagers. Elle prévient qu’elle appliquera les sanctions prévues par la loi contre toute personne ou entité utilisant illégalement ces équipements.

Avec cette mise en garde, l’Autorité de régulation affiche sa détermination à protéger l’intégrité du réseau national et à lutter contre toute pratique pouvant perturber les communications électroniques au Sénégal.

SURPOPULATION CARCÉRALE : Dans l’enfer des geôles sénégalaises

Avec un taux d’occupation moyen de 267 % et une capacité d’accueil de 4 833 places pour 12 910 détenus en 2023, les prisons sénégalaises sont en état de surpeuplement critique. En parallèle, le manque de personnel pénitentiaire aggrave la situation : avec un ratio d’un surveillant pour 11 détenus, le Sénégal est loin des normes des Nations unies, qui recommandent un surveillant pour deux prisonniers.

Les prisons sénégalaises sont confrontées à une crise de surpopulation qui atteint des niveaux alarmants. D’après le dernier Rapport global portant Situation Économique et Sociale publié par l’Ansd (Agence nationale de la statistique et de la démographie), notre pays compte, en 2023, 37 établissements pénitentiaires, répartis en quatre catégories : 32 maisons d’arrêt et de correction, dont une réservée aux femmes (MAC Rufisque), 2 maisons d’arrêt (Rebeuss et Liberté VI), 1 maison de correction (Sébikotane) et 2 camps pénaux (Liberté VI et Koutal). Ces infrastructures accueillent différentes catégories de détenus selon la nature et la durée de leur peine. Mais, elles sont aujourd’hui largement submergées par la réalité carcérale.
En effet, pour une capacité d’accueil réelle de seulement 4 833 places, les prisons sénégalaises comptent, en 2023, un total de 12 910 détenus, soit un taux d’occupation moyen de 267 %. Certaines régions atteignent des niveaux encore plus alarmants, comme Kédougou avec un taux d’occupation de 501 %, suivie de Saint-Louis (366 %), Sédhiou (359 %) et Matam (305 %). Même Dakar, qui regroupe une proportion importante des infrastructures pénitentiaires du pays, dépasse les 300 % d’occupation. À l’échelle nationale, seules les régions de Kaffrine (168 %) et Ziguinchor (112 %) affichent des taux inférieurs à 200 %, mais ces chiffres restent bien au-delà des normes acceptables.

Un grave déficit en personnel, loin des standards internationaux

En plus du problème de surpopulation, les prisons sénégalaises souffrent d’un manque criard de personnel pénitentiaire, compromettant davantage la gestion et la sécurité des établissements. En 2023, l’effectif total du personnel pénitentiaire s’élevait à 2 290 agents, dont 1 923 hommes (84 %) et 367 femmes (16 %). La majorité d’entre eux (87 %) exercent en tant que surveillants, tandis que les autres sont affectés à des tâches administratives (7,9 %) ou au contrôle (2,7 %). Il est également à noter que les femmes sont nettement sous-représentées dans toutes les catégories professionnelles, ce qui limite leur présence dans la surveillance et la gestion des établissements accueillant des détenues.
Le manque de personnel pénitentiaire est particulièrement alarmant lorsqu’on le compare aux normes internationales. Avec un ratio d’un surveillant pour 11 détenus, le Sénégal est très loin des standards établis par les Nations unies, qui recommandent un surveillant pour deux détenus.
De plus, le manque de personnel ne permet pas d’assurer un suivi individualisé des détenus. Ce qui nuit aux efforts de réhabilitation et de réinsertion. Sans un encadrement suffisant, les risques de récidive restent élevés, et le système carcéral peine à remplir son rôle de rééducation. L’insuffisance de personnel, couplée à une surpopulation massive, rend les prisons sénégalaises ingérables et alimente un cercle vicieux où les tensions, la violence et les mauvaises conditions de détention deviennent la norme.
Il est donc urgent que des mesures soient prises pour renforcer les effectifs du personnel pénitentiaire.
De manière globale, ces défis auxquels est confrontée la population carcérale peuvent avoir des conséquences dramatiques sur les conditions de détention. Les prisons, conçues pour accueillir un nombre bien plus restreint de détenus, pourraient facilement être des lieux insalubres et inadaptés. En effet, dans de telles conditions, il serait difficile d’assurer l’hygiène, les soins médicaux et un bon approvisionnement en eau. Dès lors, la promiscuité extrême favorise la propagation des maladies et pourrait engendrer des tensions permanentes entre détenus, rendant ainsi la gestion carcérale de plus en plus compliquée.
Face à cette urgence, il devient impératif de construire de nouveaux établissements pénitentiaires et d’adopter des mesures alternatives à l’incarcération.

Penda THIAM

Prix Zayed 2025 : Macky Sall dénonce les inégalités dans la gouvernance mondiale

L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, a pris part ce lundi 3 février 2025 à un panel organisé à Abu Dhabi en marge de la remise du Prix Zayed sur la fraternité humaine. Lors de son intervention, il a dénoncé les « iniquités et injustices » qui marquent la gouvernance politique, économique et financière mondiale, soulignant leur impact négatif sur les pays en développement.

Dans son discours, Macky Sall a mis en avant les défis auxquels sont confrontées les nations du Sud, notamment en raison d’un système de gouvernance internationale qui, selon lui, perpétue les inégalités et freine leur développement. Il a insisté sur la nécessité d’une réforme plus équitable des instances mondiales afin de garantir une meilleure inclusion des pays africains et émergents dans les décisions qui affectent la planète entière.

Le Prix Zayed, qui récompense les initiatives favorisant la fraternité humaine et le dialogue interculturel, a désigné trois lauréats pour son édition 2025. La Première ministre de la Barbade, Mia Mottley, a été distinguée pour son engagement en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique. Le jeune inventeur américain Heman Bekele a été récompensé pour ses avancées dans la prévention du cancer, tandis que l’ONG World Central Kitchen a été saluée pour son action humanitaire auprès des populations de Gaza.

La cérémonie de remise du prix se tiendra ce mardi 4 février 2025 à Abu Dhabi, à l’occasion de la Journée internationale de la fraternité humaine, une date instaurée par les Nations unies pour célébrer la solidarité et la coexistence pacifique entre les peuples. Inspiré par la déclaration conjointe signée en 2019 par le Pape François et le grand imam Ahmed el-Tayyeb, le Prix Zayed met chaque année à l’honneur des acteurs engagés dans la promotion du dialogue et de la justice sociale à l’échelle mondiale.

L’intervention de Macky Sall s’inscrit dans un contexte où plusieurs voix africaines appellent à une refonte des règles de la gouvernance mondiale, notamment en matière de financement du développement et de représentation dans les institutions internationales. Son plaidoyer rejoint celui de nombreux dirigeants du Sud qui demandent une plus grande prise en compte des réalités des pays en développement dans la gestion des enjeux globaux.

Affaire Ah. Ndiaye : entre accusations et cri de détresse

Un événement troublant a eu lieu ce dimanche devant la maison de la mère d’Ousmane Sonko. Un homme identifié comme Ah. Ndiaye, ingénieur à Ecotra, aurait, selon le journal L’Observateur, menacé la mère de Sonko et exhibé une arme de poing. Cette version des faits est cependant contestée par ses collègues, qui parlent plutôt d’un geste de désespoir lié à la crise que traverse leur entreprise.

Dans une correspondance adressée aux médias, les travailleurs de l’entreprise Ecotra ont tenu à apporter des précisions. Selon eux, Ah. Ndiaye n’a jamais exhibé d’arme, encore moins un couteau. « Il ne détenait même pas de couteau », affirme le collectif. Ils expliquent que son action devant la maison de la mère d’Ousmane Sonko n’avait rien à voir avec une menace, mais traduisait un profond désarroi face à l’effondrement de son entreprise.

« L’acte de M. Ndiaye n’était en aucun cas motivé par la violence, mais bien par le désespoir. Son cri devant la maison familiale de M. Ousmane Sonko était l’expression de son inquiétude face à l’effondrement imminent de son entreprise », lit-on dans leur communiqué.

Les proches de Ah. Ndiaye décrivent un homme qui a surmonté de nombreux traumatismes. Son père, alors préfet, a été assassiné sous ses yeux. Sa mère, accablée par le chagrin, est décédée par la suite. Malgré ces épreuves, Ah. Ndiaye a poursuivi son parcours académique avec brio, devenant major de sa promotion à l’École Polytechnique de Thiès. Il a gravi les échelons au sein d’Ecotra, passant de simple stagiaire à directeur du building, gérant un portefeuille de plus de 20 milliards de francs CFA.

Les collègues de Ah. Ndiaye insistent sur la crise profonde que traverse Ecotra, où 1500 employés n’ont pas perçu leur salaire depuis six mois. Cette situation serait directement liée au non-paiement de la dette publique par l’État du Sénégal.

« Le véritable motif de la présence de M. Ndiaye devant la maison de M. Sonko n’avait rien à voir avec une quelconque menace de mort. Il s’agissait d’un appel au secours, un cri d’alarme face à une situation critique », expliquent-ils.

Actuellement en garde à vue à Ziguinchor, Ah. Ndiaye devrait être présenté au parquet ce mercredi. Si certains le perçoivent comme un homme en détresse, les autorités judiciaires devront trancher sur son sort. Affaire à suivre.

Fass Ngom sous le choc après le meurtre brutal de Cheikh Ahmed Tidiane Wade

La commune de Fass Ngom, située dans la région de Saint-Louis, est plongée dans la stupeur et l’indignation après la découverte macabre de Cheikh Ahmed Tidiane Wade, gérant d’un multiservice, retrouvé mort égorgé dans la brousse.

Cheikh Ahmed Tidiane Wade était porté disparu depuis dimanche, suscitant l’inquiétude parmi ses proches et la communauté locale. C’est un habitant du village, parti à la recherche de ses chèvres, qui a fait la terrible découverte. Son corps sans vie gisait dans la brousse, présentant des signes évidents d’un acte criminel d’une rare violence.

Dès l’alerte donnée, les forces de l’ordre se sont rapidement mobilisées. La brigade territoriale de gendarmerie de Saint-Louis, appuyée par la Section de recherches, a ouvert une enquête pour identifier les auteurs de ce meurtre. Les premières investigations s’orientent vers un possible règlement de comptes ou un acte criminel motivé par d’autres raisons encore inconnues.

Dans la commune de Fass Ngom, l’émotion est immense. Les habitants, encore sous le choc, réclament justice et exigent que toute la lumière soit faite sur ce drame. « Nous voulons que les autorités fassent tout pour arrêter les coupables et les traduire en justice. Ce qui s’est passé est inacceptable », s’indigne un proche de la victime.

Ce meurtre relance le débat sur la sécurité dans certaines localités du pays, où des cas de violence sont régulièrement signalés. Les populations appellent les autorités à renforcer la surveillance et à prendre des mesures pour éviter que de tels drames ne se reproduisent.

Crise à Excellec SA : Les délégués dénoncent les licenciements massifs et appellent à une intervention gouvernementale

La société Excellec SA traverse une période de crise profonde après les licenciements massifs qui ont secoué l’entreprise. Lors d’une rencontre avec les membres du mouvement FRAPP (Front pour la Restauration de l’Unité et la République), les délégués du personnel ont exprimé leur indignation face à ce qu’ils considèrent comme des licenciements abusifs. Moustapha Ba, porte-parole des travailleurs licenciés et président du collectif, a fermement dénoncé cette situation et a appelé à une intervention immédiate des autorités gouvernementales.

Moustapha Ba a qualifié les licenciements opérés par la direction d’Excellec SA de dérives inacceptables, soulignant que ces mesures touchent un grand nombre de travailleurs sans explication valable. Selon lui, cette situation a non seulement des conséquences dramatiques pour les employés licenciés, mais elle menace également la stabilité de l’entreprise et met en péril les acquis sociaux des salariés.

Dans sa déclaration, le porte-parole a exigé la mise en place d’une enquête et d’un audit approfondis sur la gestion de l’entreprise afin de déterminer les raisons de ces licenciements et d’en évaluer la légalité. « Nous demandons une enquête et un audit complets pour faire la lumière sur la gestion de l’entreprise. Il est impératif que les autorités compétentes, en particulier le président de la République, le Premier ministre et le ministre du Travail, interviennent pour clarifier cette situation et s’assurer que les droits des travailleurs soient respectés », a déclaré Moustapha Ba.

L’appel des délégués du personnel a été soutenu par Aliou Gérard Keita, membre de FRAPP, qui a exprimé son désarroi face à la situation. « Il est incompréhensible que l’État du Sénégal continue d’injecter des fonds dans des entreprises comme Excellec SA, alors que celles-ci licencient massivement leurs employés. Cette attitude est en totale contradiction avec les efforts de soutien à l’économie nationale », a-t-il déclaré.

Keita a souligné que les autorités doivent prendre leurs responsabilités et s’assurer que les travailleurs ne soient pas sacrifiés au nom de la rentabilité. Selon lui, le soutien de l’État aux entreprises ne doit pas se traduire par des licenciements injustifiés, mais plutôt par une protection accrue des droits des travailleurs et une gestion plus transparente des ressources.

Les licenciements massifs chez Excellec SA ont eu un impact considérable sur les employés, avec des familles mises en difficulté. Pour de nombreux travailleurs, ces décisions ont été prises sans préavis ni explication claire, laissant un grand nombre de personnes dans l’incertitude. Certains se sont retrouvés sans salaire et sans possibilité immédiate de retrouver un emploi, ce qui a exacerbé la crise sociale dans la région.

Les délégués du personnel insistent sur la nécessité d’un dialogue entre la direction de l’entreprise et les syndicats pour trouver une solution équitable. Ils appellent également à des garanties pour éviter de futurs abus et garantir un environnement de travail juste et stable.

La crise à Excellec SA est loin d’être résolue, et la situation reste tendue. Les délégués du personnel et les membres de FRAPP continuent de réclamer justice pour les travailleurs licenciés et appellent à une intervention rapide des autorités pour mettre fin à ce qu’ils considèrent comme des licenciements injustes. L’appel à une enquête et à un audit indépendant sur la gestion de l’entreprise pourrait être un premier pas pour restaurer la confiance et assurer que les droits des travailleurs soient respectés. L’État devra rapidement se positionner pour éviter que cette crise ne se transforme en un conflit social majeur.

Ziguinchor : Les députés de la région à l’écoute des communautés concernant l’exploitation du zircon d’Abéné

L’exploitation du zircon d’Abéné, dans la région de Ziguinchor, est un sujet qui fait débat depuis plusieurs années. En 2004, l’État du Sénégal a accordé un permis de recherche à la société australo-chinoise Carnégi-Astron pour explorer les ressources minérales le long du littoral casamançais, de Niaffrang au Cap-Skirring, couvrant une superficie de 397 km² sur un tronçon de 75 km de la côte. Cette exploration a abouti à la découverte d’un gisement de zircon, un minerai dont l’exploitation a suscité des inquiétudes parmi la population locale, notamment en raison des possibles impacts environnementaux sur l’écosystème fragile de la région.

Malgré ces préoccupations, l’exploitation du zircon a démarré récemment, mais elle a également provoqué une division au sein des communautés locales. Certains habitants craignent que l’exploitation minière ne nuise à l’environnement, tandis que d’autres espèrent en tirer des bénéfices économiques. Dans ce contexte, une délégation de députés de la région, comprenant ceux de Ziguinchor et un représentant de Goudomp (région de Sédhiou), a entrepris une visite de terrain à Abéné, sur le site d’exploitation, pour évaluer la situation.

Le député Bacary Diedhiou a expliqué que la mission des parlementaires était de s’enquérir des conditions d’exploitation du zircon et de vérifier si les populations locales bénéficient réellement de ce projet. Selon lui, « nous avons la responsabilité en tant que députés, en particulier ceux originaires de la région, de nous assurer que les ressources naturelles de la zone profitent réellement aux communautés locales ».

Le député a précisé que la visite visait également à s’assurer que l’exploitation respectait les engagements pris par les autorités et l’entreprise en termes de transparence et de dialogue avec les populations. « Nous avons été informés qu’il y a eu des audiences publiques et des discussions avec les populations avant le démarrage de l’exploitation, et nous avons pu constater qu’elles étaient d’accord avec ce projet », a-t-il ajouté.

L’une des préoccupations majeures des députés est la gestion de l’environnement après l’exploitation minière. Bacary Diedhiou a insisté sur l’importance de garantir la réhabilitation des sols après l’extraction du zircon. « Nous avons demandé à l’entreprise de mettre en place des programmes pour restaurer la fertilité des sols après exploitation », a-t-il déclaré. Selon lui, l’entreprise doit utiliser des technologies appropriées et travailler avec des spécialistes pour éviter que les sols deviennent instables et puissent soutenir une agriculture durable après l’exploitation des minerais.

La réhabilitation des sols a été confirmée sur place, avec des efforts en cours pour garantir que l’exploitation ne laisse pas de terres infertiles. « Nous avons constaté que l’entreprise met en place des programmes de réhabilitation pour améliorer la qualité du sol après l’exploitation », a-t-il précisé.

Lors de leur visite, les députés ont également pris note des bénéfices apportés par l’exploitation du zircon à la communauté locale. Bacary Diedhiou a souligné plusieurs actions concrètes entreprises par l’entreprise pour améliorer les conditions de vie des populations. Avant même le début de l’exploitation, des infrastructures importantes ont été mises en place, notamment des pistes de production pour faciliter l’évacuation des produits agricoles qui pourrissaient faute d’infrastructures adéquates.

En matière de santé, l’entreprise a réhabilité des postes de santé et des cases de santé, et a fourni une ambulance médicalisée, ce qui facilite l’évacuation des malades vers les hôpitaux. Sur le plan énergétique, l’entreprise a installé 200 lampadaires dans la commune, et des travaux d’aménagement solaire ont été réalisés pour résoudre les problèmes d’approvisionnement en eau, avec un tarif abordable de 2000 FCFA par facture, accessible à toutes les bourses.

Les députés ont salué ces réalisations et ont encouragé l’entreprise à poursuivre ces efforts en faveur des populations locales. Toutefois, Bacary Diedhiou a insisté sur le fait que ces bénéfices doivent se traduire par des changements durables dans la vie des habitants. « Il est crucial que les populations sentent que leur quotidien s’est amélioré grâce à l’exploitation du zircon ici à Abéné », a-t-il déclaré.

Les députés ont également pris l’engagement de suivre de près l’évolution de l’exploitation minière et de continuer à plaider pour que les bénéfices de ce projet soient équitablement partagés entre l’entreprise et les communautés locales. Ils ont souligné que, bien que des progrès aient été réalisés, il reste essentiel de garantir que l’exploitation se fasse dans le respect de l’environnement et des besoins des populations.

La visite des députés à Abéné a permis de dresser un premier bilan de l’exploitation du zircon et de ses impacts sur les communautés locales. Bien que des efforts aient été faits pour répondre aux préoccupations environnementales et pour améliorer les infrastructures locales, les députés insistent sur la nécessité d’un suivi constant et de mesures continues pour garantir que les populations bénéficient réellement de ce projet. Les prochaines étapes devront se concentrer sur la réhabilitation complète des sols et sur la mise en place de programmes à long terme pour que les bénéfices de l’exploitation minière profitent durablement aux habitants de la région.

Crise au sein des Agropoles : Nomination controversée et blocage des salaires

Le Programme national de développement des agropoles traverse une période de turbulences suite à la récente nomination d’Aissatou Diallo à la tête de ce programme. En juillet dernier, le président Bassirou Diomaye Faye a pris la décision de nommer Aissatou Diallo à la place de Djiby Mbaye Lo, un choix qui semble aujourd’hui diviser et frustrer plusieurs acteurs du secteur.

Dans le passé, la nomination du coordinateur des Agropoles se faisait à travers un appel à candidatures, un processus transparent qui permettait à des candidats qualifiés de concourir pour le poste. Cependant, cette fois-ci, le gouvernement a opté pour une décision interne sans lancer de tel appel, ce qui a provoqué des remous parmi les partenaires techniques et financiers (PTF), qui ont exprimé leur désapprobation vis-à-vis de cette nomination. En conséquence, plusieurs activités du programme ont été suspendues, et la situation semble se détériorer chaque jour un peu plus.

Les travailleurs des Agropoles ne sont pas épargnés par cette crise. Selon plusieurs lanceurs d’alerte sur les réseaux sociaux, notamment Momar Assane, les employés du programme n’ont pas perçu leurs salaires depuis quatre mois. Cette situation alarmante met en lumière les tensions croissantes au sein du programme, exacerbées par la récente décision de nomination.

L’ancien coordinateur, Djiby Mbaye Lo, n’a pas tardé à réagir face à cette situation. Dans une déclaration poignante, il a révélé avoir adressé un recours au président de la République, en vain. « Je suis un citoyen sénégalais. Le premier recours, je l’ai porté auprès du président de la République, parce que je crois en la justice sociale dans un pays », a-t-il déclaré, insistant sur le respect des lois et des engagements pris, notamment le contrat qui le liait au programme jusqu’en 2028. « Est-ce qu’il a reçu toutes les informations ? C’est un autre débat », a-t-il ajouté, dénonçant l’absence de dialogue et de transparence dans la gestion du programme.

Les questions soulevées par cette situation sont nombreuses. D’une part, la légitimité de la décision présidentielle, qui a écarté le processus d’appel à candidatures, et d’autre part, la question de la gestion financière du programme, avec des salaires bloqués pour les travailleurs, qui témoignent d’une crise de gouvernance. Ces événements soulignent un malaise croissant au sein des agropoles, un programme pourtant essentiel pour le développement agricole du pays.

Il est désormais impératif de trouver une solution pour apaiser les tensions et redonner confiance aux travailleurs et aux partenaires. La situation actuelle est préoccupante et pourrait compromettre les objectifs ambitieux du Programme national de développement des agropoles. Dans ce contexte, le rôle du gouvernement et des acteurs institutionnels sera crucial pour restaurer la stabilité et la confiance au sein de ce programme vital pour l’économie sénégalaise.

Électrification rurale : L’ASER accélère ses efforts pour un accès généralisé à l’électricité

L’électrification rurale reste un défi majeur au Sénégal, avec seulement 7 273 localités électrifiées sur les 23 000 que compte le pays. Lors d’un séminaire de renforcement des capacités des députés membres de la commission de l’Énergie et des Ressources minérales, Jean-Michel Sène, directeur général de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), a dressé un état des lieux du secteur et présenté les actions en cours pour combler le retard d’électrification dans les zones rurales.

À ce jour, 65,67 % des zones rurales bénéficient d’une électrification avec un niveau d’accès estimé à 86 %. Malgré ces avancées, 8 457 localités restent privées d’électricité, et 5 663 autres sont en cours d’électrification.

Ce déséquilibre met en lumière l’urgence d’accélérer les projets pour assurer un accès équitable à l’énergie sur l’ensemble du territoire. Selon Jean-Michel Sène, des facteurs bloquants exogènes ralentissent certains projets, d’où la nécessité d’une collaboration étroite entre les différents acteurs impliqués dans le processus d’électrification.

Face aux défis financiers, l’ASER mise sur des partenariats stratégiques avec des institutions nationales comme le Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS) et la Banque nationale de développement économique (BNDE) pour mobiliser des fonds et assurer une meilleure couverture énergétique.

Par ailleurs, Jean-Michel Sène a insisté sur la nécessité d’une industrialisation locale des équipements électriques. « Nous devons produire localement tout ce dont nous avons besoin pour l’électrification rurale, notamment les accessoires de ligne et les transformateurs », a-t-il souligné.

L’ASER collabore déjà avec le secteur privé pour encourager la fabrication nationale d’infrastructures essentielles, ce qui devrait permettre de réduire les coûts et d’améliorer la disponibilité des équipements.

L’accès à l’électricité en milieu rural ne se limite pas à un simple besoin domestique ; il représente un levier stratégique pour le développement économique et social. Il favorise l’essor des activités agricoles, artisanales et industrielles, tout en améliorant l’accès aux services de santé et d’éducation.

Accès à l’eau potable : Ousmane Sonko lance la phase 2 d’un projet d’envergure pour les zones rurales

Le Premier ministre Ousmane Sonko a procédé, ce lundi matin à Fass Touré (département de Kébémer), au lancement officiel de la phase 2 du Projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural. Cette initiative majeure, inscrite dans l’Agenda National de Transformation Sénégal 2050, ambitionne d’améliorer l’accès à l’eau potable pour plus de deux millions de Sénégalais vivant dans les zones rurales.

Dans son allocution, Ousmane Sonko a insisté sur l’importance de garantir un accès équitable à l’eau potable entre les zones urbaines et rurales. Il a souligné que cette phase 2 vise à niveler les conditions d’accès à l’eau potable afin qu’elles répondent aux mêmes standards de qualité et de disponibilité sur l’ensemble du territoire.

« Ce grand projet fait partie d’un dispositif global visant à assurer un accès sécurisé et durable à l’eau potable pour nos populations rurales. C’est une question de justice sociale et de développement durable », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre a également mis l’accent sur l’optimisation, l’efficience et la transparence dans la gestion des investissements publics, affirmant que ces principes guideraient désormais les politiques de développement mises en œuvre par l’État.

Dotée d’un budget de 64 milliards de FCFA, la phase 2 du projet prévoit :

  • 85 forages et 89 châteaux d’eau pour renforcer les infrastructures d’adduction d’eau ;
  • 1 450 km de réseaux et plus de 18 000 branchements particuliers pour une meilleure desserte des foyers ;
  • 5 250 compteurs installés pour assurer un suivi précis de la consommation ;
  • Des équipements modernes de potabilisation et de traitement de l’eau afin de garantir une eau de qualité aux bénéficiaires.

Toutes les régions du Sénégal, à l’exception de Dakar, bénéficieront de ces infrastructures, permettant ainsi d’étendre l’accès à l’eau potable aux zones les plus reculées du pays.

Le Premier ministre a rappelé que l’accès à l’eau potable est un droit humain fondamental reconnu par les Nations Unies et constitue une priorité absolue pour le gouvernement. Il a insisté sur l’impact de ce projet non seulement sur la santé publique, mais aussi sur le développement socio-économique des communautés rurales.

« Un accès sécurisé à l’eau permet de prévenir de nombreuses maladies, d’améliorer les conditions de vie des ménages et de renforcer les activités économiques, notamment l’agriculture et l’élevage », a-t-il expliqué.

Avec cette phase 2, le gouvernement sénégalais poursuit son engagement en faveur d’une gestion durable et inclusive des ressources en eau. La mise en service de ces nouvelles infrastructures devrait considérablement améliorer la desserte en eau potable et réduire les disparités entre les zones urbaines et rurales.

Le défi reste cependant énorme, car l’eau demeure un enjeu stratégique dans un contexte de croissance démographique et de changements climatiques. Ousmane Sonko a ainsi appelé à une mobilisation collective pour accompagner la mise en œuvre de ce projet et garantir sa pérennité.

« Nous devons changer notre manière de gérer l’eau. Il est impératif d’adopter des pratiques responsables pour préserver cette ressource précieuse et garantir son accessibilité aux générations futures », a-t-il conclu.

Kaolack : Les étudiants de l’USSEIN dans la rue pour exiger la livraison des chantiers des campus

Les étudiants de l’Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niass (USSEIN) de Kaolack sont descendus dans la rue ce lundi 3 février pour protester contre le retard dans la livraison des chantiers de leur campus. Munis de brassards rouges, ils ont organisé une marche pacifique allant de Sing-Sing au rectorat, situé dans le quartier de Kasnack, afin d’interpeller les autorités sur leurs conditions d’études précaires.

« Nous nous sommes réunis pour exiger la livraison des chantiers de l’USSEIN. Nous avons initié cette marche pacifique pour informer l’opinion nationale et internationale que le ministre de l’Enseignement supérieur n’a pas respecté ses engagements. Il fait preuve de dilatoire », a déclaré Oumarou Baldé, porte-parole des étudiants.

Selon les manifestants, les infrastructures prévues pour l’USSEIN ne sont toujours pas achevées, ce qui impacte gravement les conditions d’apprentissage. Avec plus de 6 000 étudiants, l’université est contrainte de disperser ses cours sur plusieurs sites non adaptés, notamment des Centres régionaux de formation professionnelle (CRFP) et des locaux de conseils départementaux.

Les étudiants dénoncent un manque criant d’infrastructures et de ressources pédagogiques adaptées à leurs besoins. « L’Université du Sine Saloum est éparpillée sur quatre sites : Kaolack, Kaffrine, Fatick et Khelcom. Les moyens de transport sont insuffisants. À chaque fois que nous voulons nous déplacer, c’est un véritable parcours du combattant », a expliqué Oumarou Baldé.

Outre les problèmes d’infrastructures, les étudiants réclament également un renforcement du personnel enseignant et une meilleure dotation en équipements pédagogiques.

La frustration des étudiants est à son comble, d’autant plus que les autorités avaient promis la livraison des chantiers en octobre dernier, puis en janvier 2025. Aujourd’hui, en février, aucune avancée notable n’a été constatée.

« Nous n’allons pas céder tant que le ministre ne tiendra pas ses promesses faites en juillet dernier. La situation est alarmante, et nous ne reculerons pas tant que nos revendications ne seront pas prises en compte », a averti le porte-parole des étudiants.

Kaolack : Les étudiants de l’USSEIN bloquent la route nationale pour exiger de meilleures conditions d’études

Kaolack – La tension est montée d’un cran ce matin à Kaolack, où les étudiants de l’Université du Sine Saloum Elhadji Ibrahima Niass (USSEIN) ont intensifié leur mouvement de contestation. Mécontents du non-respect des engagements pris par le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), ils ont décidé de passer à l’action en bloquant la route nationale à hauteur de la mosquée Ndiouga Kébé, située non loin de la gouvernance.

Cette nouvelle manifestation marque une étape supplémentaire dans la mobilisation des étudiants, qui dénoncent depuis plusieurs semaines des promesses non tenues concernant l’amélioration de leurs conditions d’études. Parmi leurs principales revendications figurent le renforcement des infrastructures universitaires, l’accès à des ressources pédagogiques adéquates et un cadre d’apprentissage plus propice à leur formation.

Face à cette action de blocage, les forces de l’ordre sont rapidement intervenues pour disperser la foule. Des grenades lacrymogènes ont été utilisées pour évacuer les manifestants et rétablir la circulation. Des affrontements sporadiques ont éclaté, illustrant la détermination des étudiants à se faire entendre malgré la répression.

Les étudiants de l’USSEIN appellent une nouvelle fois le gouvernement et le MESRI à respecter leurs engagements et à entamer un dialogue constructif. Jusqu’à présent, les différentes négociations n’ont pas abouti à des mesures concrètes, alimentant un climat de frustration et de colère au sein de la communauté estudiantine.

Alors que la situation reste tendue, les étudiants n’excluent pas d’intensifier leur mobilisation si aucune solution durable n’est trouvée dans les prochains jours. Une réponse des autorités est donc attendue afin d’apaiser les tensions et d’éviter une escalade du conflit.

Affaire à suivre.

Intrusion et menaces au domicile familial du Premier ministre Ousmane Sonko : un ingénieur interpellé

Dimanche dernier, en fin d’après-midi, la famille du Premier ministre Ousmane Sonko a vécu des moments de frayeur dans son domicile situé au quartier Hlm Néma de Ziguinchor. Un homme s’est introduit dans la maison, insultant et menaçant les membres de la famille, avant de prendre la fuite.

Selon les témoignages recueillis par L’Observateur et Libération, l’incident s’est produit aux alentours de 16 h 30. L’assaillant, identifié comme A. Ndiaye, un ingénieur informatique de 31 ans originaire de Diakène Ouloff (département d’Oussouye), est arrivé à bord d’un 4×4 appartenant à l’entreprise Ecotra. Après s’être garé, il a d’abord attendu devant une boutique située en face du domicile familial du Premier ministre, pensant que ce commerce appartenait à la mère d’Ousmane Sonko.

Le boutiquier, qui a été la première cible de l’assaillant, a confié au journal : « Il m’a abreuvé d’injures avant de me menacer en disant qu’il détenait une arme sur lui. » L’individu a ensuite pénétré dans la résidence des Sonko, profitant de l’absence des vigiles habituellement postés à l’entrée.

Une fois à l’intérieur, il a proféré de violentes insultes et menacé les occupants, qu’il accusait d’être responsables de la faillite de son entreprise. L’alerte a rapidement été donnée, et des voisins se sont mobilisés pour protéger la famille avant d’alerter la police.

L’assaillant a réussi à prendre la fuite avant l’arrivée des forces de l’ordre, mais il a été intercepté un peu plus tard sur la route de Bignona. Il était toujours à bord du véhicule de l’entreprise Ecotra et, selon les premières constatations, se trouvait en état d’ébriété au moment de son interpellation.

Mis en cellule de dégrisement au commissariat central de Ziguinchor, A. Ndiaye doit être entendu ce lundi 3 février. Le procureur de Ziguinchor a été informé de l’affaire et des suites judiciaires pourraient être engagées.

Bataille judiciaire autour de West Africa Energy : Samuel Sarr et Harouna Dia saisissent le tribunal de commerce

Le climat est tendu au sein de la société West Africa Energy (WAE). Samuel Sarr, ancien dirigeant et actionnaire de l’entreprise, a saisi le tribunal de commerce de Dakar pour demander le placement de la société sous administration provisoire. Une initiative qui vise, selon lui, à préserver le projet de centrale électrique conduit par WAE.

Samuel Sarr, actuellement incarcéré pour un présumé abus de biens sociaux portant sur 8,7 milliards de francs CFA, conteste la nomination d’un nouveau directeur général à sa place. Ses associés ont procédé à cette désignation après son arrestation et sa mise sous mandat de dépôt en novembre dernier. Estimant que cette décision met en péril la gestion de l’entreprise, il demande l’intervention de la justice.

Harouna Dia, également actionnaire de West Africa Energy, s’est joint à la procédure initiée par Samuel Sarr, selon des informations rapportées par le journal Libération. Ensemble, ils se retrouvent face aux autres actionnaires de la société : Moustapha Ndiaye, Abdoulaye Dia et Khadim Bâ.

Le contentieux sera examiné par le tribunal de commerce de Dakar le 10 février. Cette audience s’annonce décisive pour l’avenir de West Africa Energy et la gouvernance de son projet de centrale électrique.

En parallèle, Samuel Sarr a introduit une demande de liberté provisoire. Cependant, le parquet a émis un avis défavorable, et la décision finale revient au juge du deuxième cabinet, qui instruit le dossier.

La situation reste donc incertaine pour l’ancien ministre et homme d’affaires, tandis que l’issue de la bataille judiciaire autour de West Africa Energy pourrait avoir un impact majeur sur l’avenir de l’entreprise et ses projets énergétiques.

Opération de sécurisation : 366 arrestations pour diverses infractions à l’échelle nationale

Dans la nuit du samedi au dimanche, la police sénégalaise a déployé une vaste opération de sécurisation à l’échelle nationale afin de garantir la tranquillité publique et d’intensifier la lutte contre la délinquance. Cette action, conduite dans plusieurs régions du pays, a abouti à l’arrestation de 366 individus, impliqués dans une large gamme d’infractions.

Les forces de l’ordre ont particulièrement ciblé les infractions liées à la drogue, qui demeurent une préoccupation majeure pour la sécurité publique. Parmi les 366 arrestations, neuf personnes ont été interpellées pour détention et usage de chanvre indien. Deux autres individus ont été arrêtés pour détention et trafic de kush, une drogue particulièrement prisée. Par ailleurs, trois individus ont été arrêtés pour l’usage collectif de kush, tandis que cinq autres ont été interpellés pour consommation collective de chanvre indien.

En plus des infractions liées aux drogues, des arrestations ont également eu lieu pour des comportements nuisibles à l’ordre public. Trois personnes ont été interpellées pour l’usage de produits cellulosiques, des substances dangereuses pouvant causer de graves dommages à la santé des consommateurs.

Des arrestations ont aussi concerné des faits plus graves, mettant en danger la vie d’autrui et la sécurité des citoyens. Un individu a été arrêté pour mise en danger de la vie d’autrui, un autre pour coups et blessures volontaires, et un autre pour tentative de meurtre. Ces arrestations illustrent la vigilance des forces de l’ordre face à la violence et à la menace qu’elle représente pour la communauté.

La police sénégalaise a intensifié son action contre la criminalité violente, en particulier la possession d’armes et les activités criminelles. Un individu a été interpellé pour détention d’arme blanche, un objet dont l’usage est strictement réglementé. De plus, trois personnes ont été arrêtées pour avoir exploité un établissement de prostitution, en violation des lois en vigueur.

Le proxénétisme, la conduite en état d’ébriété, ainsi que l’escroquerie et le recel ont également été des motifs d’arrestation. Ces infractions nuisent non seulement à la sécurité publique mais aussi à l’ordre social. Les forces de l’ordre ont agi avec fermeté pour lutter contre ces pratiques illégales.

Dans le cadre de l’opération, la police a également pris des mesures contre le racolage sur la voie publique, un phénomène souvent associé à la prostitution et aux comportements antisociaux. Quatre personnes ont été interpellées pour cette infraction.

Les vols ont également fait l’objet de nombreuses arrestations. Un individu a été arrêté pour tentative de vol, un autre pour vol avec effraction commis la nuit, et un dernier pour complicité de vol. En tout, 14 personnes ont été interpellées pour des faits de vol, une infraction en constante hausse dans de nombreuses régions. Ces arrestations viennent renforcer les efforts des autorités pour lutter contre la criminalité, notamment en matière de vol et de délinquance.

Cette opération de sécurisation menée par la police sénégalaise démontre l’engagement des autorités à lutter activement contre la criminalité sous toutes ses formes. Elle a permis de neutraliser plusieurs individus impliqués dans des actes répréhensibles, contribuant ainsi à renforcer la sécurité publique et à restaurer l’ordre. La collaboration entre les forces de l’ordre et la population reste essentielle pour garantir la tranquillité dans les rues et lutter contre la délinquance.

Incendie du marché au poisson de Kaolack : Serigne Mboup rassuré par les propositions des sinistrés

L’incendie qui s’est déclaré dans la nuit de samedi à dimanche au marché au poisson de Kaolack (marché Guédj) a causé d’importants dégâts matériels. Le sinistre a débuté au niveau du « Pack Bante », une zone située derrière le marché, face à la mer, avant de se propager rapidement. Les flammes, d’une rare violence, ont détruit des cantines de commerce, des restaurants Maïga, des ateliers de menuiserie, ainsi qu’un camion frigorifique contenant du foie importé. Même des bétails (bœufs et moutons) élevés sur place ont été emportés par le feu, qui a finalement été maîtrisé par les sapeurs-pompiers.

Dimanche, le maire de Kaolack, Serigne Mboup, s’est rendu sur les lieux du sinistre accompagné de son équipe municipale. Accueilli par l’adjoint au délégué du marché et les sinistrés, il a constaté l’ampleur des dégâts et échangé avec les commerçants sur les solutions à adopter.

À l’issue de cette visite, Serigne Mboup s’est dit rassuré par les propositions des sinistrés. Ces derniers souhaitent que le site soit assaini et organisé avant de reconstruire eux-mêmes leurs cantines. Dans ce cadre, le maire a évoqué la nécessité de faire appel à un géomètre et à un urbaniste pour établir un plan cadastral du marché, qui serait ensuite mis à la disposition des occupants. Il espère que les autorités étatiques accepteront cette approche.

Profitant de cette occasion, Serigne Mboup a interpellé le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et le Premier ministre, Ousmane Sonko, sur la situation de sa commune. Selon lui, Kaolack ne se retrouve pas encore dans la politique générale du gouvernement. Il rappelle que les marchés sont des centres économiques majeurs qui génèrent d’importantes recettes pour l’État et les collectivités locales, et qu’ils doivent être accompagnés dans leur modernisation.

Interrogé sur l’incendie qui avait ravagé une autre partie du marché il y a moins de deux mois, le maire a rappelé que la mairie avait élaboré un projet de reconstruction estimé à 300 millions de francs CFA. La municipalité s’était engagée à financer la moitié de ce montant, mais attendait la validation du budget par le ministère du Commerce et le directeur du PROMOGED. Toutefois, lorsque l’équipe municipale a voulu clôturer le site en vue des travaux, les commerçants s’y sont opposés, ce qui a retardé la mise en œuvre du projet.

Serigne Mboup a tenu à préciser que la mairie n’a jamais détruit de marché à Kaolack. Il explique que les autorités locales ont simplement cherché à libérer une voie de contournement qui était occupée par des commerçants, en application d’une sommation du préfet.

L’adjoint au délégué du marché s’est réjoui de la visite du maire et a confirmé que les échanges avec les sinistrés ont été constructifs. Il estime que les solutions trouvées seront finalisées et communiquées au public dans la semaine à venir.

Cependant, il insiste sur l’urgence d’assainir et d’organiser le site avant toute reconstruction, afin que les commerçants puissent rapidement reprendre leurs activités. Il signale également que cette partie du marché est devenue une zone criminogène, fréquentée par des individus mal intentionnés.

Concernant l’origine du sinistre, l’adjoint au délégué évoque une possible négligence humaine. Il rappelle que le marché est un lieu où des activités à risque sont menées la nuit, comme la préparation du thé et la grillade de poisson, souvent à proximité de branchements électriques anarchiques.

Kédougou : un mort et un blessé grave dans un accident de circulation à Niémeniké

Un grave accident de la circulation s’est produit ce samedi à Niémeniké, un village de la commune de Tomboronkoto, dans la région de Kédougou. Un camion gros porteur roulant à vive allure a dérapé, causant la mort d’une personne et blessant grièvement une autre, selon une source sécuritaire.

L’accident s’est produit aux environs de 11 heures sur la Route Nationale 7 (RN7), un axe routier fréquenté par les camions transportant du matériel pour les activités minières de la région. D’après les témoins sur place, le véhicule, qui roulait à une vitesse excessive, a perdu le contrôle avant de terminer sa course hors de la chaussée.

L’une des victimes, dont l’identité n’a pas été révélée, a succombé sur place, tandis que le blessé a été transporté en urgence au poste de santé de Mako. Son état est jugé préoccupant, et une éventuelle évacuation vers un centre hospitalier mieux équipé pourrait être envisagée.

Les sapeurs-pompiers, rapidement dépêchés sur les lieux, ont acheminé le corps sans vie à la morgue de l’hôpital régional Amath Dansokho de Kédougou.

Ce énième accident a suscité la colère des habitants de Niémeniké et des localités environnantes. Dès l’annonce du drame, des manifestants ont exprimé leur exaspération face à l’insécurité routière qui règne sur cet axe stratégique.

Selon les riverains, la vitesse excessive des poids lourds, souvent en direction des sites miniers, représente un danger permanent. Plusieurs accidents ont déjà été signalés dans la zone, et les populations réclament des mesures immédiates pour limiter les risques : installation de ralentisseurs, renforcement des contrôles de vitesse et réglementation plus stricte du trafic des camions.

Suite à cet accident tragique, les forces de l’ordre ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes du drame et établir d’éventuelles responsabilités. Les autorités locales, quant à elles, sont appelées à prendre des mesures concrètes pour améliorer la sécurité routière sur cet axe majeur du sud-est du Sénégal.

Indemnisation des victimes des manifestations : l’ex-juge Hamidou Deme critique la procédure mise en place

L’annonce des modalités d’indemnisation des victimes des manifestations politiques survenues entre 2021 et 2024 continue de susciter des réactions. Parmi les voix discordantes, celle de l’ex-juge Hamidou Deme se fait particulièrement entendre. Dans un post publié récemment, il s’étonne de la procédure adoptée par les autorités et s’interroge sur le bien-fondé de cette indemnisation.

« Comment comprendre, malgré toutes les insuffisances de la justice, que de prétendus auteurs d’infractions deviennent subitement, et en dehors de toute procédure judiciaire, des victimes privilégiées ? », questionne-t-il, mettant en doute l’impartialité et la légitimité du processus.

Pour lui, cette initiative illustre une persistance des pratiques qu’il qualifie de « patrimonialisation de l’État » et de « clientélisme », qu’il considère comme une continuité des dérives dénoncées sous les régimes précédents. Il estime que l’actuelle gouvernance du parti Pastef ne fait que prolonger ces tendances, alors même que ce parti s’était érigé en fervent défenseur de la rupture et du changement.

Selon Hamidou Deme, l’appartenance à un parti politique ou le soutien à une figure politique ne devraient pas être des critères pour bénéficier d’un quelconque privilège. Il rappelle que l’État de droit repose sur l’égalité de tous devant la loi et qu’aucune règle juridique ou logique ne justifie que des personnes poursuivies par la justice puissent être indemnisées sans qu’une décision judiciaire n’ait d’abord statué sur leur statut de victimes.

En conclusion, il s’interroge sur l’évolution du jeu démocratique depuis l’arrivée au pouvoir de Pastef. Selon lui, les règles semblent désormais être appliquées de manière sélective, au bénéfice d’un parti et de ses dirigeants. « La démocratie et l’État de droit sont-ils encore en péril ? », s’interroge-t-il, laissant entendre que les réformes annoncées ne vont pas forcément dans le sens du renforcement des institutions républicaines.

Incendie au marché Zinc de Kaolack : des dégâts matériels considérables

Un incendie d’une rare violence s’est déclaré dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 février 2024 au marché Zinc de Kaolack, plus précisément dans le secteur de “Pack Ba”. Le sinistre, survenu aux environs de 22 heures, a causé d’importants dégâts matériels estimés à plusieurs millions de FCFA.

Selon le commandant Djibril Sall du groupement d’incendie et de secours n°3, les sapeurs-pompiers de Kaolack ont été alertés à 22h37. Arrivés sur les lieux à 22h50, ils ont découvert un incendie touchant des scieries et des cantines à usage mixte, couvrant une superficie d’environ 1000 m². Grâce à une intervention rapide et efficace, les secours ont réussi à maîtriser le feu après environ une heure d’opération, évitant ainsi une propagation à d’autres secteurs du marché.

Pour venir à bout des flammes, un important dispositif a été déployé : 15 engins et plus de 50 sapeurs-pompiers ont été mobilisés. Une seule victime, souffrant de brûlures légères, a été évacuée vers l’hôpital régional de Kaolack.

Les circonstances exactes de cet incendie restent pour l’instant indéterminées. Une enquête a été ouverte par les autorités compétentes afin d’établir les causes du sinistre.

Ce nouvel incident rappelle celui du 22 décembre dernier, lorsque le marché “Guédji” de Kaolack avait été ravagé par les flammes, causant également d’importants dégâts matériels.

Face à la récurrence de ces incendies dans les marchés, des voix s’élèvent pour demander un renforcement des mesures de prévention et de sécurité, notamment en matière d’installations électriques et de dispositifs anti-incendie.

Kaolack : Le projet visant à freiner l’immigration irrégulière risque d’échouer (Talla Diakhoumpa, SG de l’ASECO)

L’État du Sénégal et le Royaume d’Espagne ont réactivé un ancien programme de recrutement d’ouvriers agricoles saisonniers. Le Secrétariat d’État aux Sénégalais de l’extérieur a ainsi lancé un appel à candidatures dans le cadre de cette initiative de migration circulaire, visant à embaucher des travailleurs pour la cueillette et le stockage de fruits ainsi que l’empilement des récoltes. Les candidats retenus signeront un contrat à durée déterminée (CDD) de trois mois renouvelables. Cette stratégie vise à endiguer l’immigration irrégulière, alors que les îles espagnoles font face à un afflux inédit de migrants.

Cependant, Talla Diakhoumpa, un Sénégalais vivant en Italie et secrétaire général de l’Association des Sénégalais de la Province de Dicosense en Italie (ASECO), a exprimé ses réserves quant à l’efficacité de cette approche.

Un programme déjà expérimenté sous Wade et poursuivi par Macky Sall

« Face à l’immigration clandestine, des pays occidentaux comme l’Italie et l’Espagne ont choisi d’instaurer des voies d’immigration régulière à travers des décrets flux ou en attribuant des quotas de travailleurs migrants aux pays africains. Ces migrants peuvent ainsi obtenir des visas pour aller travailler en Europe, notamment dans les plantations en tant que saisonniers », a expliqué M. Diakhoumpa.

Il rappelle que ce programme n’est pas une nouveauté au Sénégal. Déjà sous la présidence de Me Abdoulaye Wade, des initiatives similaires avaient été mises en place pour endiguer l’immigration clandestine. Avec l’arrivée de Macky Sall au pouvoir, ces politiques ont été poursuivies, car « l’État est une continuité », souligne-t-il.

Un manque de communication qui risque de compromettre le projet

Toutefois, selon lui, les autorités actuelles ont mal communiqué sur l’appel à candidatures. « Elles ont annoncé une période de trois jours, mais ces trois jours n’ont même pas été complets », regrette-t-il.

Pour Talla Diakhoumpa, cette mauvaise communication risque de conduire à l’échec du programme, d’autant plus que de nombreux jeunes ont perdu espoir en l’avenir au Sénégal. Il ajoute que la plupart de ceux qui partiront travailler dans les plantations en Espagne ne reviendront probablement pas au pays, faute d’opportunités d’emploi sur place.

« Si l’État ne met pas en place une véritable politique d’insertion professionnelle pour maintenir les jeunes au pays, le Sénégal risque de se vider de sa jeunesse », avertit-il.

Talla Diakhoumpa a fait cette déclaration samedi à Kaolack, où il est actuellement en séjour.

Kaolack / Éducation : Une baobab de l’enseignement honorée par ses anciens élèves de 1981-1986

Ce samedi, s’est tenue la cérémonie d’hommage de la 3ᵉ édition des anciens élèves de la promotion 1981 de l’école Elhadji Hamidou Kane, ex-Gambetta, dans la commune de Kaolack. L’événement était dédié à leur enseignante de CM2, Madame Nafissatou Diop, aujourd’hui à la retraite. Discours de témoignages, rappels de parcours et moments d’émotion ont marqué cette cérémonie.

Mansour Kane, un ancien élève, a expliqué que l’idée est née d’un groupe WhatsApp réunissant les anciens élèves de Madame Nafissatou Diop. Ce groupe a permis de rassembler les élèves de la même promotion, dont beaucoup sont aujourd’hui professeurs, docteurs, hommes d’affaires, commerçants, entre autres. De ces échanges est venue l’idée de rendre hommage à leur enseignante, qui leur a laissé d’excellents souvenirs.

« Le seul témoignage que l’on peut faire de Madame Diop, c’est qu’elle possède toutes les qualités d’un enseignant. Être Naturellement Sélectionné pour Éduquer et Instruire des Générations Nouvelles avec Autorité Naturellement Transmise. C’est grâce à elle que nous sommes devenus ce que nous sommes aujourd’hui, et nous en remercions Dieu », a déclaré Mansour Kane, porte-parole des anciens élèves.

Prenant la parole, Madame Nafissatou Diop a salué l’initiative de ses anciens élèves, qui, après des années de service rendu à la nation, ont eu une pensée pour elle. Elle les a exhortés à perpétuer de telles initiatives, soulignant que la gratitude devient rare de nos jours.

« Si mes anciens élèves ont décidé de m’honorer aujourd’hui, je suis émue, très fière et comblée », a-t-elle confié. Elle a également exprimé sa reconnaissance envers ces anciens élèves, toujours fidèles à leurs maîtres, gardant le même respect et le même comportement qu’à l’école.

Profitant de l’occasion, Madame Diop a lancé un message aux jeunes enseignants : « Le métier d’enseignant n’est pas donné à tout le monde. Il faut posséder de nombreuses qualités : patience, amour, compréhension. Il faut considérer les enfants que nous formons comme nos propres familles. Savoir s’organiser, se préparer, prendre du recul, se former tout au long de la carrière et, surtout, donner aux élèves le goût et le plaisir d’apprendre. »

Cet hommage vibrant témoigne de l’impact qu’un enseignant dévoué peut avoir sur la vie de ses élèves et de l’importance de la reconnaissance envers ceux qui ont consacré leur vie à l’éducation.

Guédiawaye : la 9ᵉ édition de Setal Sunu Rew marque une pause pour une refonte du programme

La 9ᵉ édition de l’opération citoyenne Setal Sunu Rew s’est tenue ce samedi à Guédiawaye, sous la présidence du chef de l’État Bassirou Diomaye Faye. Cette initiative, qui mobilise citoyens, élus et acteurs publics autour d’une vaste campagne de nettoyage, était dédiée cette année au ministère de l’Intérieur, avec pour thème : « Rendre propre notre environnement renforce notre sécurité ».

L’événement a vu la participation de plusieurs autorités de premier plan, notamment le ministre de l’Intérieur Jean-Baptiste Tine et le gouverneur de Dakar Ousmane Kane. Aux côtés des élus locaux et des habitants, ils ont pris part aux activités de nettoyage, réaffirmant ainsi l’importance de l’engagement collectif pour un cadre de vie plus sain.

Lancée il y a neuf mois, l’opération Setal Sunu Rew s’est imposée comme un rendez-vous citoyen incontournable pour la salubrité publique au Sénégal. Cependant, après plusieurs éditions, le gouvernement envisage d’ajuster le programme pour garantir son efficacité à long terme.

Le Président Bassirou Diomaye Faye a annoncé que l’initiative connaîtra une pause afin d’être repensée et mieux structurée. « On va prendre une pause pour revoir le programme Setal Sunu Rew afin de l’inscrire dans la durée. C’est une responsabilité de tous de ne pas salir les rues. Il n’y a pas de pause dans notre action de s’occuper de notre environnement », a-t-il déclaré.

Cette pause vise à renforcer l’impact de l’opération en mettant en place des mécanismes durables pour l’entretien de l’environnement urbain et la sensibilisation des populations. L’objectif est d’encourager un changement de comportement à long terme et d’impliquer davantage les collectivités locales dans la gestion des déchets.

En attendant la refonte du programme, l’État sénégalais ambitionne de développer une politique plus globale de gestion des déchets et de protection de l’environnement. Cela passe par des actions de sensibilisation accrues, un renforcement des infrastructures de collecte et de traitement des déchets, ainsi qu’un cadre législatif plus strict en matière d’hygiène publique.

Vente aux enchères : Bertrand Touly tente de récupérer son dû sur un bien de Luc Nicolaï

L’ancien patron du Lamantin Beach Hôtel, Bertrand Touly, poursuit sa bataille judiciaire contre Luc Nicolaï. Selon le journal Libération, un terrain appartenant à ce dernier sera mis en vente aux enchères le 20 février prochain devant le juge des criées du tribunal de Mbour. Cette initiative fait suite à la condamnation du promoteur de lutte en 2017, dans une affaire l’opposant à Touly.

Le terrain concerné est situé aux « Domaines de Capparis » et a été estimé à 59,875 millions de francs CFA. Cette vente vise à permettre à Bertrand Touly de récupérer les fonds qui lui avaient été alloués par la justice après une longue procédure.

Pour rappel, en 2017, la Cour d’appel de Saint-Louis avait condamné Luc Nicolaï à cinq ans de prison, dont un an avec sursis, et à verser 300 millions de francs CFA à Bertrand Touly. Le promoteur de lutte avait été reconnu coupable d’avoir introduit de la drogue dans les bureaux de l’homme d’affaires français.

Malgré cette condamnation, Bertrand Touly n’aurait toujours pas perçu la totalité des dommages et intérêts qui lui sont dus. Cette vente aux enchères s’inscrit donc dans un processus de recouvrement forcé.

Kaolack / Transport : Face à la recrudescence des accidents, les Cavaliers de la Sécurité Routière demandent à l’État du Sénégal de respecter ses engagements

Suite à l’accident survenu hier entre Keur Madiabel et Keur Mandongo, ayant fait 11 victimes, dont 8 morts et 3 blessés graves, l’Association nationale des Cavaliers de la Sécurité Routière est montée au créneau. Selon nos sources, il s’agirait d’une collision entre un pick-up et un véhicule de type “7 places”.

Face à cette situation, le président national de l’association, Cheikh Tidiane Sarr, s’est exprimé devant la presse ce vendredi. Il a d’abord tenu à s’incliner devant la mémoire des victimes avant de dénoncer ce qu’il considère comme un laxisme dans l’application des sanctions en matière de sécurité routière.

« La question des accidents de la route au Sénégal inquiète bon nombre de citoyens. Elle a d’ailleurs été au cœur des débats lors des États généraux du transport public, lancés en août dernier par le ministère des Infrastructures et des Transports, afin de trouver des solutions aux dysfonctionnements du secteur », a rappelé Cheikh Tidiane Sarr.

Le gouvernement sénégalais, dirigé par le président Bassirou Diomaye Faye, élu en mars dernier, avait promis en août une réponse forte face à la recrudescence des accidents routiers. Pourtant, le transport routier continue de souffrir du non-respect des normes techniques de mise en circulation des véhicules, de l’incivisme des conducteurs et du manque de rigueur dans l’application des sanctions. Malgré les nombreuses campagnes nationales de sensibilisation, aucune amélioration significative n’a été constatée sur les routes du pays.

Déplorant cette situation, Cheikh Tidiane Sarr a interpellé les autorités :

« Il faut vraiment que l’État tape du poing sur la table pour corriger ces erreurs humaines, premier facteur des accidents de la route au Sénégal », a-t-il plaidé.

L’Association des Cavaliers de la Sécurité Routière appelle ainsi le gouvernement à respecter ses engagements et à prendre des mesures concrètes pour réduire l’hécatombe sur les routes sénégalaises.

Khaby Lame nommé Ambassadeur de bonne volonté de l’UNICEF : Rencontre avec le Président Diomaye Faye

Le tiktokeur sénégalo-italien Khaby Lame, figure mondiale de l’influence sur les réseaux sociaux, a été nommé Ambassadeur de bonne volonté de l’UNICEF ce vendredi 31 janvier 2025, à l’issue de sa visite de quatre jours au Sénégal. Cette désignation a été marquée par une rencontre officielle avec le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui l’a accueilli cet après-midi au palais présidentiel.

Accompagné des directeurs des bureaux pays et régional de l’UNICEF, Khaby Lame a exprimé sa volonté ferme de se consacrer à la défense des droits des enfants et de promouvoir activement leur éducation ainsi que leur bien-être à l’échelle mondiale. Le tiktokeur, devenu une véritable icône de la plateforme TikTok avec ses vidéos simples et humoristiques, a vu sa célébrité croître au point d’atteindre 162,8 millions d’abonnés. À seulement 24 ans, Khaby Lame est désormais reconnu non seulement pour ses talents de créateur, mais également pour son engagement à utiliser sa notoriété au service de causes humanitaires.

Le Président Bassirou Diomaye Faye, tout en exprimant ses félicitations et son remerciement à Khaby Lame, a salué son attachement profond à ses racines sénégalaises et son implication dans la défense des droits des enfants. Selon le chef de l’État, soutenir les enfants et leur garantir un avenir meilleur constitue un investissement crucial pour le développement du pays. Le Président Faye a réaffirmé la détermination du gouvernement à renforcer les initiatives en faveur de la protection des enfants et du développement humain à travers tout le Sénégal, pour garantir un avenir prospère aux jeunes générations.

Khaby Lame, en prenant cette fonction d’ambassadeur, devient ainsi un porte-voix influent dans la sensibilisation des jeunes générations aux questions liées à la protection des enfants et à l’accès à l’éducation. En tant qu’icône mondiale, il représente un modèle d’influence positive, capable de mobiliser des milliers de jeunes autour de causes sociales essentielles.

Grève dans l’Enseignement Supérieur : Le SAES annonce un mouvement à partir du 13 février face à l’inaction du gouvernement

Le Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) a officialisé son intention de déclencher une grève générale à partir du 13 février 2025, accusant l’inaction persistante du gouvernement concernant les revendications des enseignants du supérieur. Cette décision fait suite à un préavis de grève déposé en janvier, que le gouvernement n’a apparemment pas pris en considération, d’où la frustration croissante au sein du syndicat.

Les enseignants du supérieur, regroupés au sein du SAES, exigent principalement l’application du protocole d’accord signé avec l’État, qui reste, selon eux, largement ignoré. Ce protocole prévoit, entre autres, des réformes salariales, une amélioration des conditions de travail dans les universités publiques, ainsi que des réajustements concernant la gestion des ressources humaines dans le secteur de l’enseignement supérieur.

Malgré les engagements pris par l’État, les enseignants pointent un retard dans l’exécution des accords, ce qui a engendré une détérioration des conditions de travail. Ils dénoncent également une insuffisance d’infrastructures et un manque de matériels pédagogiques qui affectent non seulement leur travail mais aussi la qualité de l’enseignement dispensé aux étudiants.

Le SAES déplore que, malgré des années de discussions et de négociations, les promesses de réformes n’ont pas été concrétisées. Ils soulignent que la situation actuelle devient de plus en plus insoutenable, non seulement pour les enseignants, mais aussi pour les étudiants qui subissent de plein fouet cette crise éducative. Le manque d’infrastructures adaptées, l’insuffisance de ressources pédagogiques, ainsi que la surcharge des enseignants en raison du manque de personnel sont des problèmes récurrents dans les universités publiques sénégalaises.

Face à l’inaction du gouvernement, le SAES annonce que, si ses revendications ne sont pas satisfaites, il n’hésitera pas à durcir le mouvement et à paralyser les activités académiques dans les universités. Ce mouvement de grève pourrait, selon certains analystes, entraîner des perturbations majeures dans le calendrier académique et impacter gravement la formation des étudiants.

Le syndicat insiste sur la nécessité d’un dialogue franc et constructif pour éviter cette grève. Le SAES a exprimé son désir d’engager des négociations avec les autorités pour résoudre les problèmes de manière durable et garantir des conditions de travail décentes aux enseignants, tout en assurant une éducation de qualité pour les étudiants. Toutefois, les autorités n’ont pas encore répondu aux nouvelles menaces de grève, laissant ainsi un climat de tension palpable dans le secteur éducatif.

Lutte contre la torture : La Rapporteuse spéciale des Nations Unies va inspecter le Sénégal à partir du 3 février

Le Sénégal s’apprête à accueillir la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la torture, Dr. Alice Jill Edwards, qui effectuera une mission officielle du 3 au 14 février 2025. Cette visite s’inscrit dans le cadre de l’engagement continu du Sénégal pour combattre la torture et les traitements cruels, inhumains et dégradants. Dr. Edwards se concentrera particulièrement sur les secteurs de la justice, des prisons, de la police et de la santé, avec une attention particulière portée sur des problématiques spécifiques telles que les mutilations génitales féminines.

L’objectif principal de cette mission est de vérifier les efforts du Sénégal dans la lutte contre la torture et de procéder à une évaluation des mesures adoptées pour protéger les droits humains fondamentaux dans ces secteurs clés. Dr. Edwards interagira avec une large gamme d’acteurs, y compris des responsables gouvernementaux, des victimes de torture, des organisations de la société civile et des experts internationaux dans le domaine des droits de l’homme. Ces échanges viseront à recueillir des informations sur l’impact des lois et politiques en place et à identifier les lacunes éventuelles dans les pratiques et les mécanismes de protection.

Pendant son séjour, la Rapporteuse spéciale rencontrera des officiels gouvernementaux pour discuter des politiques publiques relatives aux droits des détenus et des efforts en matière de justice pénale. Dr. Edwards aura également des rencontres privées avec des victimes de torture, y compris des détenus ayant subi des mauvais traitements, ainsi que des groupes de défense des droits de l’homme pour recueillir des témoignages sur les conditions de détention et les abus.

Un élément central de la visite sera les visites de lieux de détention dans plusieurs régions du Sénégal, y compris les prisons et les centres de rééducation. Ces visites permettront à Dr. Edwards de constater directement les conditions de vie des détenus, d’évaluer la gestion des prisons et d’examiner les rapports sur les abus physiques, psychologiques ou médicaux infligés aux prisonniers. Les conditions de détention sont un enjeu crucial, car elles ont des répercussions directes sur le respect des droits humains dans le pays.

Un autre point majeur de la mission est la lutte contre les mutilations génitales féminines (MGF), qui demeure un problème de santé publique dans certaines régions du Sénégal. Dr. Edwards se penchera sur les mesures législatives et sociales mises en place pour combattre cette pratique, et examinera l’efficacité des programmes de sensibilisation et de prévention.

À la fin de sa mission, le 13 février 2025, Dr. Edwards tiendra une conférence de presse à Dakar pour partager ses premières conclusions avec le public et les médias. Elle présentera une analyse préliminaire des situations observées et des défis à relever dans la lutte contre la torture et les traitements cruels dans le pays. Ces informations seront également utiles pour renforcer la transparence et l’engagement du Sénégal vis-à-vis des normes internationales des droits de l’homme.

Dr. Edwards soumettra un rapport détaillé au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en mars 2026, dans lequel elle proposera des recommandations pratiques pour améliorer les politiques existantes et pour combler les lacunes observées. Ce rapport sera l’occasion de mettre en lumière les réussites du Sénégal en matière de respect des droits fondamentaux, tout en identifiant des actions supplémentaires pour garantir la protection des victimes de torture et de mauvais traitements.

La visite de la Rapporteuse spéciale des Nations Unies constitue une étape importante dans l’engagement du Sénégal à renforcer ses efforts en matière de justice sociale et de protection des droits humains. En permettant cette mission, le pays montre sa volonté de répondre aux préoccupations internationales et de mettre en place des mécanismes de prévention et de répression plus efficaces face à la torture. C’est aussi un signal fort que le gouvernement envoie concernant sa politique de tolérance zéro vis-à-vis des abus dans les institutions publiques et privées.

Recrutement de 2000 enseignants : Plus de 147 000 candidats inscrits, Thiès en tête des inscriptions

Dans le cadre de l’initiative du ministère de l’Éducation nationale pour combler la pénurie d’enseignants pour l’année scolaire 2024-2025, le recrutement de 2000 enseignants a attiré un grand nombre de candidatures. La plateforme Mirador, dédiée aux inscriptions, a enregistré un total de 147 845 inscriptions à la date du 30 janvier 2025. Ce nombre reflète l’engouement suscité par cette campagne de recrutement qui se veut une réponse directe aux besoins accrus en personnel enseignant dans les écoles sénégalaises.

Parmi les 16 circonscriptions académiques du pays, c’est Thiès qui arrive en tête avec 21 096 inscriptions, suivi de Dakar avec 18 255 candidatures. Les régions de Pikine-Guédiawaye (14 449 inscriptions), Saint-Louis (13 515 inscriptions), ainsi que des zones comme Kaolack, Fatick, Diourbel, et Ziguinchor ont également enregistré des chiffres significatifs. Ces données montrent non seulement une forte participation, mais aussi l’ampleur du défi auquel le système éducatif sénégalais fait face en termes de disponibilité de personnel enseignant qualifié.

Le recrutement de ces 2000 enseignants s’inscrit dans une démarche stratégique pour combler les lacunes en personnel dans diverses disciplines et académies. Le ministère de l’Éducation nationale a souligné que la sélection des candidats sera faite en fonction des besoins exprimés par les inspections d’académie, en prenant en compte la situation spécifique de chaque région. Ce processus vise à renforcer les effectifs dans les classes, réduire la surcharge horaire des enseignants en place, et répondre rapidement aux carences de personnel dans certaines zones géographiques du pays.

Saïbou Badiane, le Directeur des Ressources Humaines du ministère, a expliqué dans une interview accordée au quotidien Le Soleil que l’objectif principal de ce recrutement est de garantir une qualité d’enseignement stable et d’assurer une répartition équitable des enseignants à travers le pays. Il a précisé que les candidats retenus seront choisis en priorité sur la base de leur expérience en classe ou de leur certification dans le domaine enseigné, afin de garantir une prise en charge immédiate des élèves.

Par ailleurs, les candidats retenus bénéficieront de formations continues, dont des formations à distance et des sessions de renforcement de capacités afin de les préparer aux défis pédagogiques actuels et d’assurer une meilleure adaptation aux exigences des programmes scolaires en constante évolution. Ces formations visent à offrir un soutien aux enseignants nouvellement recrutés, en particulier ceux n’ayant pas eu d’expérience préalable dans le système scolaire sénégalais.

Le recrutement de ces enseignants est une initiative particulièrement importante, car elle permettra de réduire les inégalités d’accès à une éducation de qualité, notamment dans les zones rurales et périphériques. Le gouvernement sénégalais, en lançant cette mesure, a également mis l’accent sur l’importance de préserver l’intégrité du système éducatif face aux défis multiples qu’il rencontre, notamment la surcharge des classes et le manque de personnel enseignant qualifié.

Soutien aux victimes des crises de 2021 à 2024 : Maïmouna Dièye détaille un plan d’accompagnement

Dans une volonté de réparation et de solidarité, le gouvernement sénégalais, à travers le ministère de la Famille et des Solidarités, a dévoilé une série de mesures en faveur des victimes des crises qui ont secoué le pays entre 2021 et 2024. Cette initiative vise à apporter une aide concrète aux personnes touchées, à restaurer leur dignité et à faciliter leur réintégration sociale.

Les familles ayant perdu un proche durant ces événements bénéficieront d’une aide financière directe de 10 millions de francs CFA par victime décédée. Cette somme vise à alléger leur fardeau économique et à leur permettre de faire face aux besoins essentiels après la perte d’un être cher.

Dans le même cadre, les enfants orphelins seront reconnus comme pupilles de la nation, leur garantissant un suivi éducatif, médical et social à long terme. Cette mesure a pour objectif de leur offrir des perspectives d’avenir malgré le drame vécu.

Les familles lourdement affectées recevront une bourse de sécurité familiale ainsi qu’un accès à la couverture sanitaire universelle pour leur permettre d’accéder aux soins de santé gratuitement. De plus, une carte d’égalité des chances leur sera attribuée, leur donnant droit à divers services sociaux et aides spécifiques en fonction de leur situation.

Le gouvernement a également pris en compte les personnes arrêtées ou emprisonnées à la suite de ces événements. Une prise en charge médicale complète sera mise en place pour ceux qui souffrent encore des séquelles de ces périodes d’incarcération.

Une allocation forfaitaire de 500 000 francs CFA sera attribuée aux victimes de tortures ou de détentions arbitraires, accompagnée d’un suivi médical en cas de besoin. Cette mesure vise à reconnaître les injustices subies et à apporter une réparation aux personnes concernées.

Selon les données recueillies par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), un total de 2 172 victimes a été recensé, incluant les ex-détenus et autres personnes affectées. Le bilan fait également état de 79 décès directement liés aux événements.

Les autorités ont précisé que cette base de données est régulièrement mise à jour afin d’intégrer toutes les victimes et de s’assurer que l’aide leur parvienne de manière efficace. Le Bureau d’Information du Gouvernement (BIG) reste mobilisé pour veiller à la transparence et à l’équité dans l’attribution de ces mesures.

En annonçant ce plan d’action, la ministre de la Famille et des Solidarités, Maïmouna Dièye, a insisté sur l’importance de la réparation des préjudices subis et sur la nécessité de garantir une prise en charge digne et humaine pour toutes les victimes.

« Ces mesures ne remplaceront jamais les vies perdues ni n’effaceront la douleur des familles, mais elles traduisent la volonté du gouvernement de ne pas abandonner ceux qui ont souffert. Il est de notre devoir de leur offrir un accompagnement concret et de bâtir une société plus juste et solidaire », a-t-elle déclaré lors de son allocution.

Tragédie en mer : 19 corps retrouvés dans une pirogue au large des Caraïbes

Une macabre découverte a été faite au large de Saint-Christophe-et-Niévès, dans les Caraïbes. Une pirogue dérivant en pleine mer a été interceptée par les autorités locales, avec à son bord 19 corps en état de décomposition avancée. Selon les premiers éléments de l’enquête, il s’agirait de migrants, probablement originaires d’Afrique de l’Ouest, notamment du Mali.

L’embarcation a été repérée par les garde-côtes de Nieves avant d’être remorquée jusqu’à Saint-Christophe. À son arrivée, les autorités ont confirmé que tous les occupants étaient déjà décédés. Des documents retrouvés à bord laissent penser que plusieurs des victimes étaient maliennes.

Si les circonstances exactes de la tragédie restent à déterminer, les enquêteurs supposent que la pirogue aurait quitté les côtes africaines en direction des îles Canaries, en Espagne, mais aurait dérivé jusqu’aux Caraïbes après une panne ou une erreur de navigation.

Les premières informations faisaient état de 13 corps, mais le bilan a rapidement été revu à la hausse pour atteindre 19 victimes. À ce stade, les autorités n’ont pas encore confirmé si des enfants figuraient parmi les défunts.

Ce nouvel épisode tragique met en lumière les dangers auxquels sont confrontés les migrants dans leur quête d’une vie meilleure. Face aux routes migratoires de plus en plus surveillées et aux politiques de contrôle renforcées, de nombreuses personnes tentent des traversées périlleuses, souvent au péril de leur vie.

L’enquête se poursuit pour identifier formellement les victimes et retracer les événements qui ont conduit à ce drame en haute mer. En attendant, cette tragédie vient rappeler l’urgence de solutions durables face aux défis migratoires et humanitaires.

Tambacounda : Un incendie ravage un village après une imprudence d’un enfant

Un violent incendie a ravagé le village de Sinthiou Sambarou, dans la commune de Koussanar, région de Tambacounda, ce jeudi 30 janvier 2025. Selon les premiers éléments de l’enquête, le sinistre aurait été déclenché accidentellement par un enfant de 10 ans.

L’incendie s’est déclaré en début d’après-midi, après que l’enfant a manipulé une source de feu près d’un abri de paille. Très vite, les flammes se sont propagées aux habitations voisines, réduisant en cendres une cinquantaine de cases, des vivres et des équipements domestiques. En raison de la sécheresse et des vents forts, le feu s’est étendu à grande vitesse, plongeant les habitants dans la panique.

Alertés, les sapeurs-pompiers et les autorités locales, dont le sous-préfet de l’arrondissement de Maka Koulibantang, se sont rendus sur place pour coordonner les secours. Après plusieurs heures d’efforts, les soldats du feu ont réussi à maîtriser l’incendie, évitant ainsi qu’il ne se propage aux villages voisins.

Si aucune perte en vie humaine n’a été signalée, les dégâts matériels sont considérables. De nombreuses familles se retrouvent sans abri, ayant tout perdu dans le sinistre. Certains habitants ont trouvé refuge chez des proches, tandis que d’autres passent la nuit à la belle étoile. L’enfant présumé responsable de l’incendie aurait pris la fuite par peur de représailles.

Un recensement est en cours pour évaluer les besoins urgents des victimes. Les autorités locales, en collaboration avec les services sociaux et les organisations humanitaires, prévoient d’apporter une assistance aux sinistrés sous forme de vivres, d’abris temporaires et de matériel de reconstruction.

Cet incident relance le débat sur la prévention des incendies en milieu rural. La vulnérabilité des habitations en paille et en bois, ainsi que l’imprudence dans la manipulation du feu, constituent des risques majeurs. Les autorités envisagent de renforcer les campagnes de sensibilisation pour éviter de nouveaux drames.

Incendie au Môle 1 du Port de Dakar : Le feu maîtrisé après deux heures d’intervention

Un violent incendie s’est déclaré ce vendredi 31 janvier 2025 aux alentours de 15 heures au poste 14 du Môle 1 du Port de Dakar. L’incident a mobilisé plusieurs unités de secours, qui ont lutté durant deux heures avant de maîtriser complètement les flammes.

Dès les premiers signaux de l’incendie, une alerte générale a été déclenchée par les équipes de surveillance du Port Autonome de Dakar. Le feu, de type A, impliquant des matériaux combustibles comme le bois, le papier ou le plastique, s’est rapidement propagé dans la zone concernée, nécessitant une intervention immédiate.

Les opérations de lutte contre le sinistre ont été coordonnées par le Centre Opérationnel Polyvalent (COP) du port, avec le soutien des sapeurs-pompiers, des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et d’autres équipes spécialisées. Plusieurs camions-citernes, des équipements de lutte contre l’incendie ainsi que des moyens nautiques ont été déployés pour éviter que les flammes ne se propagent aux autres installations portuaires. Grâce à une coordination efficace, les secours sont parvenus à maîtriser l’incendie aux alentours de 17 heures, limitant ainsi les dégâts matériels.

Aucune perte humaine n’a été signalée, mais les dégâts matériels pourraient être conséquents. Selon une source interne au port, l’incendie aurait endommagé des entrepôts et des équipements de stockage, ce qui pourrait avoir un impact sur le transit de certaines marchandises dans les jours à venir. Le Port Autonome de Dakar a assuré que les opérations portuaires continuent normalement, tout en maintenant une surveillance accrue pour éviter tout risque de reprise du feu.

Si le feu est désormais sous contrôle, les circonstances exactes de l’incident restent floues. Une enquête a été ouverte pour déterminer l’origine du sinistre. Plusieurs hypothèses sont avancées, notamment un court-circuit électrique dans un des entrepôts, un incident lié à la manipulation de produits inflammables ou encore un accident dû aux conditions climatiques et aux fortes chaleurs. Les autorités portuaires, en collaboration avec les services de sécurité, vont analyser les enregistrements des caméras de surveillance et recueillir les témoignages des employés présents sur les lieux pour faire la lumière sur cet événement.

Cet incendie relance le débat sur la sécurité incendie dans les installations portuaires. Dans son communiqué officiel, le Port Autonome de Dakar a réitéré son engagement à renforcer les protocoles de sécurité et à sensibiliser les opérateurs portuaires aux risques d’incendie. Les autorités portuaires envisagent notamment une révision des plans d’évacuation et de lutte contre les incendies, l’amélioration du dispositif de prévention des risques, l’installation de nouveaux équipements de détection incendie et des exercices de simulation réguliers pour préparer les équipes d’intervention.

Dans les heures à venir, une équipe d’experts en incendie procédera à une évaluation détaillée des dégâts afin d’identifier les parties touchées et de prévoir d’éventuelles réparations. Une conférence de presse pourrait être tenue par le directeur général du Port Autonome de Dakar pour informer l’opinion publique des avancées de l’enquête. En attendant, les activités du port restent sous surveillance, et les autorités portuaires invitent les travailleurs et les opérateurs du port à redoubler de vigilance pour prévenir tout incident similaire à l’avenir.

Abass Fall aux centrales syndicales : « Il nous faut instaurer la confiance et préserver la stabilité sociale »

Le ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions, Abass Fall, a rencontré ce jeudi les principaux leaders syndicaux du pays pour une discussion approfondie sur les enjeux du monde du travail. La rencontre a réuni plusieurs figures syndicales de premier plan, dont Mody Guiro de la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal (CNTS), Yvette Keïta de l’Union Nationale des Syndicats Autonomes du Sénégal (UNSAS), Cheikh Diop de la CNTS-FC et Élimane Diouf de la Confédération des Syndicats Autonomes (CSA).

Lors de ces échanges, Abass Fall a réaffirmé son engagement à maintenir un dialogue social ouvert et inclusif avec les différentes centrales syndicales. Il a insisté sur la nécessité de consolider et d’approfondir la coopération entre les syndicats et les autorités publiques pour garantir un climat de travail serein.

« Nous devons œuvrer ensemble pour instaurer un climat de confiance et préserver la stabilité sociale. Le dialogue social est un levier essentiel pour garantir un environnement de travail équilibré et respectueux des droits des travailleurs. »

Cette posture vise à renforcer l’efficacité et l’efficience des relations professionnelles, en veillant à ce que les préoccupations des travailleurs soient prises en compte dans les décisions gouvernementales.

Le ministre du Travail a également insisté sur l’importance de garantir les droits des travailleurs et de poursuivre les efforts en faveur d’une amélioration continue des conditions de travail.

Le gouvernement souhaite ainsi :

  • Garantir le respect des acquis sociaux et éviter tout recul des droits obtenus par les travailleurs.
  • Mettre en place des réformes structurelles pour améliorer la protection sociale et les conditions de travail.
  • Encourager un climat de travail stable en minimisant les tensions entre les employeurs et les employés.

Abass Fall a assuré que l’État veillera à l’application stricte des lois du travail et à la mise en œuvre des engagements pris envers les travailleurs sénégalais.

L’une des grandes priorités du ministre reste le renforcement des relations avec les syndicats, afin d’anticiper les défis futurs et d’apporter des solutions aux problèmes du monde du travail. Il a plaidé pour un dialogue permanent, qui permettrait d’identifier rapidement les préoccupations des travailleurs et d’y répondre de manière proactive.

« La compréhension mutuelle est essentielle pour aboutir à des solutions équilibrées, dans le respect des principes de justice sociale et d’équité. »

Avec cette rencontre, le gouvernement sénégalais marque sa volonté d’apaiser le climat social et d’instaurer une concertation plus fluide entre les syndicats et les autorités. Cette dynamique sera décisive pour éviter d’éventuels conflits sociaux et pour garantir un développement économique et social harmonieux.

Khaby Lame, nouveau visage de l’UNICEF : quand la simplicité devient un message universel

L’influenceur sénégalo-italien Khaby Lame, célèbre pour ses vidéos muettes qui tournent en dérision les absurdités du quotidien, vient d’être nommé ambassadeur de bonne volonté de l’UNICEF. Cette nomination, annoncée lors d’une cérémonie officielle en présence de sa famille et des représentants de l’UNICEF, marque une nouvelle étape dans l’engagement du jeune homme en faveur des causes humanitaires.

Avec plus de 240 millions d’abonnés à travers le monde, Khaby Lame est devenu une icône du numérique. Son humour sans paroles, porté par son célèbre geste de la main, lui a permis de toucher un public mondial. Aujourd’hui, il met cette notoriété au service d’une cause noble : la défense des droits des enfants.

« Le vrai changement réside dans l’action ! » a-t-il déclaré lors de son investiture. Un engagement qu’il illustre déjà par sa participation à plusieurs initiatives menées par l’UNICEF.

Avant même d’être officiellement nommé, Khaby Lame a visité un programme de l’UNICEF au Sénégal, son pays d’origine, pour s’immerger dans les réalités du terrain. Au cours de son séjour, il s’est engagé sur plusieurs thématiques cruciales :

• L’éducation : en mettant en lumière les défis que rencontrent les jeunes pour accéder à une instruction de qualité.

• La protection des enfants : en sensibilisant sur les droits fondamentaux des plus vulnérables.

• L’environnement : en apportant son soutien à des projets de lutte contre les changements climatiques.

Son message est clair : il est temps d’agir pour garantir un avenir meilleur aux enfants du monde entier.

En rejoignant les rangs des 26 ambassadeurs de bonne volonté de l’UNICEF, Khaby Lame s’inscrit dans une tradition d’engagement aux côtés de figures emblématiques comme Audrey Hepburn, Lionel Messi ou encore Serena Williams.

Mais son approche, fondée sur la simplicité et l’accessibilité, apporte une nouvelle dynamique. Là où d’autres utilisent des discours éloquents, Khaby prouve que l’on peut faire passer des messages forts sans dire un mot.

Inauguration du nouveau palais de justice de Tivaouane : un pas de plus vers la modernisation du système judiciaire sénégalais

Tivaouane a accueilli, ce vendredi, une cérémonie marquante avec l’inauguration de son nouveau palais de justice. Cet événement, présidé par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Ousmane Diagne, s’inscrit dans le cadre du vaste programme de modernisation du système judiciaire sénégalais.

Lors de son allocution, le ministre de la Justice a souligné l’importance de cette infrastructure pour le bon fonctionnement du service public de la justice. Selon lui, l’inauguration du palais de justice de Tivaouane constitue “un nouveau jalon posé dans le cadre du vaste programme de modernisation de la justice, que Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, président de la République du Sénégal, a inscrit dans l’agenda national de la modernisation de la justice et de la transformation sociale Sénégal 2050”.

Ce programme s’aligne avec les orientations de la lettre de politique sectorielle du ministère de la Justice, qui vise notamment à renforcer l’accessibilité et l’efficacité du système judiciaire.

Le ministre a également reconnu que le système judiciaire sénégalais souffrait d’un déficit infrastructurel notable, une problématique que le gouvernement entend résoudre par une série d’investissements. “Vous remarquerez que le déficit infrastructurel dont souffre notre système judiciaire est unanimement reconnu, et la nécessité d’inverser cette tendance est une préoccupation largement partagée”, a-t-il affirmé.

Le programme de modernisation des infrastructures judiciaires prévoit ainsi la construction et la rénovation de plusieurs établissements à travers le pays. Parmi les projets en cours, figurent notamment :

• Le siège de la direction générale de la protection judiciaire et sociale,

• Le camp pénal de Diamniadio,

• La maison d’arrêt et de correction de Fatick,

• Les nouveaux palais de justice de Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Diourbel, Fatick et Tivaouane.

Jusqu’à présent, le tribunal d’instance de Tivaouane opérait dans des locaux inadaptés aux exigences d’une justice moderne. Grâce à cette nouvelle infrastructure, magistrats, greffiers, avocats et justiciables pourront désormais évoluer dans un cadre plus fonctionnel et sécurisé.

Le palais de justice accueillera également, dans un futur proche, le tribunal de grande instance de Tivaouane, renforçant ainsi les capacités judiciaires de la localité et facilitant l’accès à la justice pour les populations environnantes.

Kidnappé à la frontière maroco-algérienne, la famille d’Amadou Mballo lance un appel à l’aide

La famille d’Amadou Mballo, un jeune homme de 29 ans originaire du village de Sarré Madia, dans le département de Vélingara, vit un véritable cauchemar. Ce dernier a été kidnappé le 21 janvier 2025 à la frontière entre le Maroc et l’Algérie par un réseau de malfaiteurs qui exigent une rançon de 1 600 000 F CFA pour sa libération.

Selon les témoignages de son oncle, Thierno Mballo, recueillis sur la RFM, les ravisseurs appartiendraient à un réseau basé à Kidal, au Mali, composé de Maliens, Camerounais et Ivoiriens opérant dans la région d’Oujda, au nord-est du Maroc. Depuis l’enlèvement, la famille reçoit régulièrement des vidéos et des images insoutenables montrant Amadou Mballo attaché et torturé.

« Ils m’ont montré des jeunes qu’ils égorgent parce qu’ils n’ont pas pu payer la rançon. J’ai peur que mon neveu subisse le même sort, car nous n’avons pu réunir que 500 000 F CFA pour l’instant. Il nous manque encore 1 125 000 F CFA. »

Face à l’urgence et à la menace qui pèse sur la vie d’Amadou Mballo, sa famille, basée à Kolda, lance un appel aux autorités étatiques et aux bonnes volontés pour qu’une solution soit trouvée rapidement.

Ce drame met en lumière les dangers croissants auxquels sont confrontés les migrants sénégalais sur les routes clandestines menant vers l’Europe, ainsi que l’urgence d’une mobilisation diplomatique et sécuritaire pour protéger les ressortissants pris au piège des réseaux criminels transnationaux.

En attendant une issue favorable, la famille d’Amadou Mballo reste dans l’angoisse et espère une intervention rapide des autorités compétentes.

Sénégal : Des caméras portables sur les policiers pour lutter contre la corruption et les bavures

Dans un effort visant à renforcer la transparence et à restaurer la confiance entre les forces de l’ordre et les citoyens, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, le Général Jean Baptiste Tine, a annoncé une mesure inédite au Sénégal : l’équipement des policiers en caméras portables. Cette initiative, qui sera bientôt mise en place, vise à enregistrer en temps réel les interventions policières afin de lutter contre la corruption et certaines bavures.

Selon le ministre, toutes les actions des policiers en service public seront enregistrées et accessibles en temps réel depuis un centre de commandement. « Les agents de police devront porter la caméra en permanence. Toutes leurs actions seront enregistrées. Le centre de commandement pourra suivre leur position en temps réel, écouter leurs échanges et observer leurs comportements. Cette mesure vise à protéger à la fois le policier et le citoyen », a-t-il déclaré sur Walf TV.

Cette mesure, qui concerne l’ensemble des policiers en service public, s’inscrit dans une dynamique de modernisation et de professionnalisation des forces de l’ordre. L’objectif est double : dissuader les comportements répréhensibles de certains agents et protéger ceux qui exercent leur fonction avec intégrité contre de fausses accusations.

Le Sénégal fait face à une problématique persistante de corruption, qui gangrène de nombreux secteurs, y compris les services de sécurité. Le Général Jean Baptiste Tine a souligné l’importance de cette réforme dans la lutte contre ce fléau.

« La corruption est un problème de société qui touche tous les secteurs. Nous devons nous mobiliser collectivement pour l’éradiquer. De notre côté, nous sommes déterminés à agir. Dans les pays où ces caméras sont utilisées, elles ont permis de résoudre efficacement les problèmes de corruption. Elles ont aussi renforcé la confiance entre la police et les citoyens, avec moins de plaintes. »

L’expérience de pays comme les États-Unis, la France ou le Royaume-Uni montre que l’utilisation de caméras portables par les forces de l’ordre contribue à une meilleure régulation des interventions. Plusieurs études ont démontré que leur présence réduit le nombre de plaintes contre les policiers et améliore leur comportement sur le terrain.

L’instauration des caméras portables pourrait marquer un tournant majeur dans la relation entre la population et la police sénégalaise. Alors que certains dénoncent régulièrement des abus, des arrestations arbitraires et des actes de corruption, cette mesure vise à apporter des preuves irréfutables en cas de litige et à garantir une plus grande transparence.

Toutefois, la mise en œuvre de cette réforme nécessitera des investissements conséquents, notamment pour l’acquisition des équipements, la formation des agents et la mise en place d’une infrastructure technologique adaptée pour stocker et analyser les données.

Drame à Sinthiou Sambarou : un violent incendie ravage une cinquantaine de cases

Un violent incendie s’est déclaré dans l’après-midi du jeudi 30 janvier 2025 au village de Sinthiou Sambarou, situé dans la commune de Koussanar, département de Tambacounda. Selon les premières informations relayées par la presse, le feu aurait été déclenché accidentellement par un enfant de 10 ans, avant de se propager rapidement dans tout le village.

Le bilan provisoire fait état d’une cinquantaine de cases entièrement consumées, ainsi que d’importantes pertes en vivres et en matériel. Des familles se retrouvent désormais sans abri, et les dégâts matériels sont considérables. Heureusement, aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée.

Face à l’ampleur du sinistre, les sapeurs-pompiers et les autorités locales, notamment le sous-préfet de l’arrondissement de Maka Koulibantang, se sont rendus sur place pour porter assistance aux habitants et tenter de maîtriser les flammes.

D’après les témoignages recueillis, l’incendie aurait été déclenché involontairement par un enfant de 10 ans, qui aurait ensuite pris la fuite, probablement par peur des représailles. Les recherches sont en cours pour le retrouver et établir les circonstances exactes du drame.

Alors que de nombreuses familles ont tout perdu, un élan de solidarité commence à se manifester. Les autorités locales et les organisations humanitaires sont appelées à intervenir rapidement pour venir en aide aux sinistrés, notamment en fournissant des abris temporaires, des vivres et des vêtements.

Kaolack : Élevage – La région de Kaolack abritera la célébration de la Journée nationale de l’élevage prévue le 22 février 2025

Un Comité Régional de Développement (CRD) préparatoire à la célébration de la Journée nationale de l’élevage, prévue le samedi 22 février 2025 à Kaolack, s’est tenu ce jeudi dans la salle de conférence de la gouvernance de Kaolack. La réunion s’est déroulée en présence des autorités administratives locales et des partenaires du secteur de l’élevage.

Le directeur national de l’élevage, Mamadou Diagne, a annoncé que le thème retenu pour cette édition est “La valorisation des productions pastorales”.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a choisi la région de Kaolack pour accueillir les manifestations de cette édition 2025, a déclaré le gouverneur Mouhamadou Moctar Watt, qui a présidé la réunion préparatoire. “C’est pour cette raison qu’il était nécessaire d’organiser cette rencontre afin d’assurer le bon déroulement de cet événement national”, a-t-il souligné.

En prélude à la célébration, un Salon de l’élevage sera organisé. Les travaux de terrassement du site choisi pour la cérémonie débuteront dès ce vendredi, a annoncé le gouverneur.

Les services chargés de l’eau et de l’électricité, ainsi que les forces de défense et de sécurité, ont pris part à cette réunion préparatoire.

Un comité régional des préparatifs a été mis en place sous la direction de la directrice régionale de l’élevage. Ce comité aura pour mission, entre autres, d’identifier les exposants attendus au Salon de l’élevage et de préparer les sites d’hébergement des invités.

Kaolack : Accident entre Keur Madiabel et Keur Mandongo – 7 morts et 4 blessés graves

Le capitaine Mamadou Yaga Mané, commandant de la 31ᵉ compagnie d’incendie et de secours de Kaolack, a dressé le bilan d’un grave accident survenu entre Keur Madiabel et Keur Mandongo.

Selon lui, l’accident a fait 11 victimes, dont 7 morts et 4 blessés graves. Ces derniers ont été évacués en urgence à l’hôpital régional Elhadji Ibrahima Niass de Kaolack.

L’accident résulte d’une collision entre un pick-up et un véhicule de type “7 places”. Les circonstances exactes du drame ne sont pas encore précisées.

Nioro du Rip : Magal de Porokhane – L’homme d’affaires Mountakha Kane reçu par le Khalife général des Mourides

Dans le cadre de la traditionnelle visite des talibés et autres personnalités en prélude au Grand Magal de Porokhane, prévu le 6 février 2025, l’homme d’affaires Mountakha Kane, fervent disciple de Serigne Touba, n’a pas dérogé à la règle. Il a été reçu en audience par le Khalife général des Mourides ce jeudi à Porokhane.

Pour ce talibé dévoué de Serigne Touba Khadim Rassoul, cet événement revêt une importance particulière. Il a ainsi souligné :

“Chaque année, ce sont des milliers de fidèles qui se déplacent pour rendre hommage à celle qui est affectueusement appelée ‘Borom Porokhane’. Ce Magal est unique dans le calendrier musulman, car il est le seul consacré à une femme. Preuve de l’importance de ce lieu saint, le mausolée et le puits de Mame Diarra Bousso, qui selon la croyance possèdent de nombreuses vertus miraculeuses, figurent sur la liste des sites et monuments historiques classés au Sénégal. Mame Diarra est pour beaucoup un modèle de sainteté féminine.”

Fidèle à son engagement, Mountakha Kane a réaffirmé son soutien aux pèlerins en leur fournissant nourriture et boissons. Il a également mis sa maison à disposition pour l’hébergement des autorités étatiques venues prendre part à l’événement.

De son côté, le Khalife général des Mourides a salué la richesse de leurs échanges et formulé des prières pour un bon Magal, ainsi que pour un Sénégal prospère.

À la suite de cette audience, le préfet de Paoskoto s’est rendu chez Mountakha Kane. Les deux personnalités ont longuement échangé sur l’organisation du Magal de Porokhane, afin d’assurer son bon déroulement.

Scandale à Air Sénégal : Une mafia des billets d’avion mise à nu

Air Sénégal traverse une véritable zone de turbulences. Une vaste affaire de fraude impliquant des billets d’avion destinés au personnel a été révélée par un audit interne, entraînant l’arrestation de plusieurs personnes et l’ouverture d’une enquête judiciaire.

L’affaire éclate suite à une plainte déposée par la nouvelle direction générale d’Air Sénégal après la découverte d’irrégularités dans la gestion des billets attribués aux employés. L’enquête, menée par la Division des investigations criminelles (DIC), met en cause Lucie Sylva, ancienne cheffe du Staff Travel Desk, qui a reconnu avoir détourné au moins 20 millions de FCFA, même si le préjudice total est estimé à près de 200 millions de FCFA.

Son mari, Papa Mamadou Cissé, gérant d’une entreprise de lavage de véhicules au stade Demba Diop, est également impliqué. Des billets frauduleux auraient transité par son adresse email, ce qui a conduit à son arrestation.

Interrogée par les enquêteurs, Lucie Sylva ne tombe pas seule. Elle cite plusieurs hauts responsables d’Air Sénégal, dont l’ancien directeur général Alioune Badara Fall, le directeur marketing Éric Iba Guèye, ainsi que la cheffe d’agence Abibatou Cissé et plusieurs chargés de planning.

Alioune Badara Fall, entendu deux fois par la DIC, nie toute implication et affirme n’avoir jamais donné d’instructions à Lucie Sylva pour émettre des billets frauduleux. Il fournit même des échanges d’emails pour appuyer sa défense. Pourtant, lors de leur confrontation, l’ancienne cheffe du Staff Travel Desk campe sur ses accusations. Abibatou Cissé, elle aussi citée dans le scandale, rejette toute responsabilité, tandis qu’Éric Iba Guèye, alors à l’étranger, n’a pas encore été auditionné.

Face à l’ampleur de l’affaire, le parquet financier a ouvert une information judiciaire contre Lucie Sylva, son mari et X. Une délégation judiciaire a été ordonnée pour approfondir l’enquête et identifier d’éventuels complices.

L’affaire Air Sénégal est encore loin d’être résolue. D’autres noms pourraient être mis en cause, alors que la compagnie tente de sortir de cette crise qui ébranle sa crédibilité. Une chose est sûre : la justice sénégalaise n’a pas dit son dernier mot.

Une dispute familiale à Louga tourne au drame : tensions, mysticisme et violence autour d’un héritage

L’histoire qui a récemment secoué la région de Louga prend des allures de drame familial teinté de mysticisme. Les tensions liées à l’attribution de terrains familiaux ont dégénéré en violence, mettant en lumière les conflits fréquemment observés autour des héritages au Sénégal. L’incident, qui a opposé un père à son propre fils, a pris une tournure inattendue, illustrant les dangers qui peuvent découler de querelles foncières exacerbées par des croyances traditionnelles.

Tout a débuté par une décision prise par C. Niang, un père de famille souhaitant répartir équitablement les terrains qu’il possédait entre ses enfants. Il décide ainsi d’attribuer une parcelle à chaque héritier. Mais Mamadou Niang, l’un de ses fils, va revendiquer davantage. Ce dernier souhaite obtenir trois terrains au lieu d’un seul, une requête à laquelle son père s’oppose fermement. La situation se tend alors, jusqu’à ce que Mamadou décide de prendre les choses en main en clôturant les parcelles qu’il convoitait.

La situation prend une tournure surréaliste lorsqu’un soir, C. Niang découvre son fils en train de répandre du « saafara », un liquide mystique utilisé dans certaines pratiques traditionnelles. Mamadou versait le liquide sur les quatre coins des terrains disputés, une scène troublante pour son père, qui exigea qu’il arrête immédiatement. Mais au lieu de se conformer, Mamadou, dans un accès de rage, frappe violemment son père à l’aide d’un bâton, lui fracturant le bras.

Arrêté et poursuivi pour coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail de 21 jours, Mamadou Niang se présente au tribunal de grande instance de Louga. Son avocat plaide la légitime défense, arguant que le fils n’avait pas l’intention de blesser son père, mais qu’il s’agissait d’un réflexe de protection face à une agression de la part de ce dernier.

Cependant, le tribunal, dirigé par la partie civile, représentée par Me Nfamara Mané, juge cette version des faits peu crédible, soulignant l’absence d’aide de Mamadou après l’agression et l’ampleur de la violence qu’il a exercée sur son père.

Malgré la gravité de l’incident, C. Niang a fait preuve de clémence et de sagesse en décidant de se désister de la procédure judiciaire, choisissant de pardonner à son fils. Ce geste de pardon a eu une influence significative sur le verdict. Mamadou Niang a ainsi été condamné à six mois de prison avec sursis, une peine bien moins sévère que celle attendue en raison de la nature de l’agression.

Cet incident, au-delà de sa dimension personnelle, soulève des questions sur les tensions croissantes autour des héritages et de la gestion des biens familiaux au Sénégal. La pression foncière, les croyances mystiques, et les rivalités fraternelles semblent souvent être des facteurs déclencheurs de violences, parfois imprévues. Alors que l’on assiste à une montée des conflits autour des biens hérités, cette affaire rappelle combien il est crucial de préserver l’harmonie familiale et de trouver des solutions pacifiques avant que les tensions ne deviennent incontrôlables.

Lutte sénégalaise : Jacob Baldé suspendu six mois après un incident lors d’un face-to-face

La Commission des règlements et discipline a rendu son verdict : Jacob Baldé, pensionnaire de l’écurie Falaye Baldé, est suspendu pour six mois ferme. Cette sanction fait suite à un incident survenu lors d’un face-to-face organisé par Albourakh, où il a agressé Émile François Gomis, adversaire de son coéquipier Ama Baldé.

Lors de cette cérémonie de face-to-face, un moment crucial dans la promotion des combats de lutte au Sénégal, Jacob Baldé a perdu son sang-froid. Accompagnant son coéquipier Ama Baldé, il s’en est violemment pris à Émile François Gomis, allant jusqu’à lui asséner un coup. Cette altercation a immédiatement suscité une vive réaction de la part des organisateurs et de la communauté de la lutte.

Convoqué par la Commission des règlements et discipline, Jacob Baldé a reconnu les faits en présence de son manager. Après examen du dossier, la commission a jugé que son acte allait à l’encontre des règlements en vigueur et nuisait à l’image du sport.

La décision de suspendre Jacob Baldé pour six mois ferme a été prise dans le but de préserver la discipline et l’éthique dans l’arène sénégalaise. La commission a tenu à rappeler l’importance du respect et du fair-play dans la lutte, un sport où la tension peut parfois dégénérer, notamment lors des face-to-face.

Cette suspension, effective dès la notification officielle, constitue un coup dur pour Jacob Baldé, qui devra patienter avant de pouvoir remonter sur l’aire de combat. Une période difficile pour le lutteur, qui voit ainsi son avenir immédiat compromis alors que la saison de lutte bat son plein.

Avec cette sanction, la Commission des règlements et discipline envoie un message clair à tous les acteurs de la lutte sénégalaise : les débordements ne seront pas tolérés. Cette décision vise à instaurer un climat serein et à éviter que de tels incidents ne se reproduisent à l’avenir.

Vers un Comptoir Commercial National de l’Or : Une avancée pour la souveraineté et les bijoutiers sénégalais

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a donné des instructions fermes au gouvernement pour la mise en place d’un Comptoir Commercial National de l’Or. Cette initiative vise à assurer une souveraineté accrue sur les ressources aurifères du pays et à répondre aux besoins croissants des bijoutiers sénégalais, qui peinent à s’approvisionner en or sur le marché local.

Le secteur de la bijouterie au Sénégal souffre depuis longtemps d’un accès limité à l’or brut ou raffiné, en raison de la forte exportation du métal précieux vers des marchés internationaux plus lucratifs. De nombreux artisans sont ainsi contraints de se tourner vers des circuits informels ou d’importer à des prix élevés. Avec la mise en place du Comptoir Commercial National de l’Or, le gouvernement ambitionne de structurer la filière et de garantir un accès direct et régulé à l’or produit sur le territoire national. Ce comptoir aura pour mission de collecter et raffiner l’or extrait localement, notamment par les artisans miniers et les sociétés industrielles. Il établira des prix compétitifs et transparents, permettant aux bijoutiers sénégalais de se procurer l’or à des coûts maîtrisés. Il permettra également de réduire la dépendance vis-à-vis des circuits informels et des importations, en créant un cadre légal et structuré pour la distribution du métal précieux. La traçabilité et la transparence seront renforcées afin de lutter contre l’exploitation illégale et les exportations non contrôlées. Cette mesure s’inscrit dans une volonté plus large de maîtriser les ressources naturelles du pays et de garantir que leur exploitation bénéficie en priorité à l’économie nationale.

Au-delà de la mise en place du comptoir, le Président de la République a souligné l’importance de renforcer les relations entre les sociétés minières et les populations locales. Le développement du secteur minier a souvent été accompagné de tensions liées aux impacts environnementaux, aux conditions de travail et aux retombées économiques limitées pour les communautés vivant à proximité des sites d’exploitation. Le Chef de l’État a ainsi chargé le gouvernement d’élaborer un mécanisme de concertation et de régulation, en partenariat avec les collectivités territoriales et les acteurs de la société civile. Ce dispositif devra prendre en compte la protection de l’environnement et du cadre de vie en imposant des normes strictes aux exploitants miniers pour limiter la pollution et restaurer les zones dégradées. Il devra aussi promouvoir l’emploi local en encourageant les sociétés minières à recruter prioritairement des travailleurs issus des communautés riveraines et encadrer la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) afin que les multinationales investissent davantage dans les infrastructures locales comme les écoles, les routes, les centres de santé et l’accès à l’eau potable. Cette initiative marque une volonté forte du gouvernement d’instaurer un modèle plus inclusif d’exploitation minière, où les richesses du sous-sol bénéficient directement aux populations sénégalaises.

Dans une optique de transparence et d’optimisation du secteur minier, le Président de la République a demandé au Premier ministre de réaliser une évaluation conjointe de la Société des Mines de Fer du Sénégal Oriental (MIFERSO) et de la Société des Mines du Sénégal (SOMISEN). Cette évaluation vise à analyser l’efficacité des deux entités dans la gestion et la valorisation des ressources minières du pays. Elle permettra d’éviter les redondances et d’améliorer la coordination entre les acteurs publics et privés du secteur, tout en optimisant les retombées économiques et sociales des exploitations minières pour le développement du Sénégal.

Exploitation minière : le Président de la République ordonne une évaluation nationale approfondie

L’exploitation des ressources minières au Sénégal suscite de nombreuses interrogations quant à son impact sur le développement territorial et les bénéfices qu’elle apporte aux populations locales. Conscient de cette problématique, le Président de la République a pris la décision de mener une évaluation nationale approfondie afin d’identifier les dysfonctionnements du secteur et d’y apporter des solutions adaptées.

Cette évaluation vise à analyser en détail les effets de l’exploitation minière sur les plans économique, social et environnemental. L’objectif est de s’assurer que les retombées financières générées par cette activité profitent réellement aux communautés locales et que les engagements pris par les entreprises minières en matière de responsabilité sociale et environnementale soient respectés.

Pour garantir une mise en œuvre efficace de cette initiative, le Chef de l’État a instruit les ministres en charge des Mines, des Collectivités territoriales, des Finances, de l’Économie et de l’Environnement de travailler en synergie sous la supervision du Premier ministre. Cette équipe gouvernementale devra produire un rapport détaillé permettant d’identifier les failles du système actuel et de formuler des recommandations pour une meilleure gestion des ressources minières.

Dans ce cadre, une attention particulière sera portée au Fonds d’Appui au Développement des Collectivités Territoriales (FADCT), censé soutenir le développement des zones minières. Ce fonds, qui doit être alimenté par une partie des revenus issus de l’exploitation minière, est destiné à financer des infrastructures sociales de base telles que les écoles, les centres de santé et les réseaux d’eau potable. Le Président a insisté sur la nécessité de garantir un financement régulier et une gestion rigoureuse de ce fonds afin qu’il remplisse pleinement son rôle au bénéfice des populations locales.

Par ailleurs, le Chef de l’État a rappelé l’importance d’accélérer les investissements en infrastructures dans les régions minières. Il a exhorté les entreprises exploitantes à respecter les dispositions du Code minier, qui les oblige à contribuer au développement économique et social des localités où elles opèrent. Il a également insisté sur la nécessité de veiller au respect des normes environnementales, afin de minimiser l’impact de l’exploitation minière sur les écosystèmes et les ressources naturelles.

À travers cette évaluation nationale, l’État entend corriger les inégalités observées et garantir une gestion plus transparente des ressources minières. Il s’agit de mettre en place un cadre plus équitable où les populations locales bénéficient pleinement des richesses extraites de leur sous-sol, tout en préservant leur environnement et en améliorant durablement leurs conditions de vie.

Avec cette nouvelle démarche, le gouvernement affiche sa volonté de renforcer la gouvernance minière et de s’assurer que le secteur contribue réellement au développement du pays. Les résultats de cette évaluation seront déterminants pour orienter les futures politiques publiques en matière d’exploitation des ressources naturelles et pour instaurer une relation plus équilibrée entre les acteurs miniers et les communautés locales.

Kaolack : Les étudiants de l’Ussein dénoncent les promesses non tenues du Mesri et durcissent le ton

Les étudiants de l’Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niass (Ussein) de Kaolack ont exprimé, ce mercredi 28 janvier 2025, leur mécontentement face aux promesses non tenues des autorités, en particulier celles du Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), Dr Abdourahmane Diouf. Lors d’une conférence de presse, ils ont dénoncé leurs conditions d’apprentissage qu’ils jugent inacceptables et ont interpellé directement le régime du Président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko.

Ces étudiants dénoncent le retard persistant des travaux de leur université, en construction depuis 2015. « Nous sommes en 2025 et aucun des travaux n’a été achevé, cette situation est inacceptable », a déclaré Mouhamadou Lamine Diagne, l’un des porte-paroles du mouvement étudiant. Selon lui, le Ministre de l’Enseignement Supérieur, Dr Abdourahmane Diouf, avait promis en juin 2024 que les étudiants rejoindraient enfin leurs campus au plus tard en octobre de la même année, une promesse qui, jusqu’à présent, n’a pas été tenue.

La tension monte encore d’un cran avec l’annonce de l’inscription de la Promotion 7 à l’Ussein. Les étudiants, déjà confrontés à des conditions d’étude difficiles dans des locaux provisoires, refusent catégoriquement d’accueillir cette nouvelle vague d’inscrits dans un cadre qu’ils estiment déjà saturé. « Nous sommes déjà en surcharge et nous n’accepterons jamais au grand jamais la présence de cette promotion ici dans les locaux provisoires », a martelé Mouhamadou Lamine Diagne.

Le silence des autorités face à ces revendications alimente la frustration des étudiants, qui menacent de passer à l’action si leurs doléances ne sont pas prises en compte. Ousmane Niang, un autre leader du mouvement, a averti : « Nous faisons appel au Président Bassirou Diomaye Faye, au Premier ministre Ousmane Sonko et au MESRI Dr Abdourahmane Diouf. Nous leur demandons de réagir le plus rapidement possible, sinon ils verront de quoi nous sommes capables. »

Cette contestation à Kaolack s’inscrit dans un mouvement plus large de protestation des étudiants de l’Ussein à travers le pays. La veille, le mardi 27 janvier, ceux du campus de Fatick ont bloqué la route nationale et brûlé des pneus pour exiger l’achèvement des travaux de leur campus. Plusieurs manifestants, dont le président de la commission sociale, ont été interpellés par la police avant d’être relâchés aux alentours de 17 heures.

Fika 2025: l’inclusion et l’équité dans la formation professionnelle au cœur des débats.

La Foire internationale de Kaolack ( FIKA) a abrité ce mercredi 29 janvier, la journée dédiée à la GIZ REFOP, marquée par un atelier qui a réuni le Ministère de la Formation professionnelle et Technique et les autorités académiques. La place de la plateforme  » E-jang », l’inclusion et l’équité dans la filière de la formation technique et professionnelle ont été au cœur des débats.

Selon Amy Dieng, téchnopedagogue à la Direction générale de la Formation professionnelle du Ministère de la formation professionnelle et Technique, le panel dédié à  » E-jang « , une plate-forme du ministère de la Formation professionnelle et Technique a été enrichissant pour tous les acteurs.

 » Dans le cadre de sa politique de digitalisation, la plateforme  » e-jang » a été mise sur pied depuis 2020. Elle se veut un outil d’inclusion digitale qui permet aux formateurs ainsi qu’aux élèves de pouvoir développer leur compétence à distance. Avec les cours en ligne et les contenus de renforcement de la formation professionnelle et technique, elle est très révolutionnaire en matière de digitalisation  » a-t-elle expliqué.

Dans le souci de développer l’inclusion et l’équité dans la formation professionnelle, et dans le cadre de la stratégie de déploiement national du ministère, les offres de formation des établissements publiques et privés de la région de Kaolack ont été vulgarisés auprès des lycéens et collégiens présents à la journée.

 » La formation professionnelle est une alternative surtout si elle est accompagnée de la réinsertion. Même avec la migration, il serait beaucoup plus bénéfique pour les jeunes d’avoir d’abord une qualification professionnelle car celà va faciliter leur adaptation et leur épanouissement  » a conseillé Amy Dieng du Ministère de la Formation professionnelle et Technique.

Le Représentant de l’Inspecteur d’Académie de Kaolack, l’Inspecteur Ndick Gning a révélé que la formation professionnelle est démocratisée au niveau de la région.  » Avec 6 centres de formation professionnelle et Technique ( CFP) et le Lycée Technique et commerciale El Hadj Abdoulaye Niass, on peut dire que Kaolack est bien doté  » a-t-il magnifié.

Rappelons que des expositions sur l’électricité à domicile et celle industrielle, la ecuisine et l’esthétique ont été présentées avec la présence de plus de 200 élèves issus des établissements du Moyen et du Secondaire.

Expulsions massives de migrants aux États-Unis : plus de 40 000 Africains concernés

Les États-Unis ont lancé une vaste opération d’expulsion visant plus d’un million de migrants en situation irrégulière. Parmi eux, plus de 40 000 ressortissants africains sont menacés de renvoi vers leur pays d’origine, selon les données du service de l’immigration américain. Cette politique migratoire, mise en place sous l’administration de Donald Trump, suscite de vives réactions et relance le débat sur la nécessité d’une réforme plus humaine.

L’analyse des chiffres révèle une concentration des expulsions vers certains pays africains. En tête de liste figure la Somalie, avec 4 090 migrants concernés. L’instabilité politique et les conflits armés qui ravagent le pays depuis plusieurs décennies expliquent cette forte présence de Somaliens aux États-Unis, où ils espéraient trouver sécurité et meilleures conditions de vie.

En deuxième position, la Mauritanie compte 3 822 migrants menacés d’expulsion. Ce chiffre important s’explique par les conditions socio-économiques difficiles du pays et les tensions dans certaines régions.

Le Nigeria, première puissance démographique d’Afrique, arrive en troisième place avec 3 690 migrants concernés. La pauvreté, le chômage et l’insécurité sont autant de facteurs qui ont poussé ces ressortissants à tenter leur chance aux États-Unis.

D’autres pays africains figurent sur la liste des expulsions, bien que dans une moindre mesure :

• Côte d’Ivoire : 1 224 migrants

• Kenya : 1 282 migrants

• Burkina Faso : 303 migrants

• Pays insulaires (Sao Tomé-et-Principe, Comores, Madagascar) : un nombre limité de ressortissants concernés

La politique migratoire stricte de Donald Trump, mise en avant dès sa campagne électorale, vise à réduire drastiquement l’immigration irrégulière. Pour ses partisans, ces expulsions sont nécessaires pour préserver les ressources économiques et garantir la sécurité nationale.

Cependant, cette approche suscite de vives critiques, notamment de la part des organisations de défense des droits de l’homme. Ces dernières dénoncent une politique inhumaine qui ne prend pas en compte les causes profondes de l’exil : guerres, pauvreté, instabilité politique et persécutions.

Alors que les expulsions se poursuivent, des voix s’élèvent pour réclamer une réforme migratoire plus équilibrée. Certains plaident pour des politiques d’accueil plus flexibles, notamment pour les demandeurs d’asile fuyant des situations de guerre ou de persécution.

D’autres estiment qu’une coopération renforcée avec les pays d’origine est nécessaire pour lutter contre les causes profondes de l’immigration et offrir de meilleures perspectives aux populations locales.

Le Président de l’Assemblée nationale surprend des élèves en visite parlementaire

Une belle surprise attendait les élèves du Groupe scolaire Mame Afia de Mbao lors de leur visite à l’Assemblée nationale. Alors qu’ils participaient à une simulation de séance plénière, prenant place dans les fauteuils des députés pour s’initier aux rouages du travail parlementaire, le Président de l’Assemblée nationale, Monsieur El Malick Ndiaye, a fait une apparition inattendue.

L’arrivée du Président a provoqué une vive émotion parmi les élèves, ravis de pouvoir échanger avec une figure clé de l’institution. Touché par leur enthousiasme et leur curiosité, Monsieur Ndiaye a pris le temps de les encourager, soulignant l’importance de l’éducation, de l’engagement citoyen et du rôle fondamental du Parlement dans le bon fonctionnement de la démocratie.

Au-delà de cette rencontre, le Président a rappelé aux jeunes visiteurs que l’Assemblée nationale n’est pas seulement un lieu de débats et de décisions, mais aussi un espace d’apprentissage et de promotion des valeurs démocratiques. Il les a invités à poursuivre leurs études avec détermination et à cultiver un esprit critique, essentiel à toute société aspirant à un avenir meilleur.

Cette visite a été une expérience marquante pour ces élèves, qui repartent non seulement avec des souvenirs impérissables, mais aussi avec une motivation renouvelée à s’engager activement dans la vie civique.

Sécurité routière : lancement du projet “Écoles Sûres dans l’Environnement du BRT” pour protéger les écoliers de Dakar et Guédiawaye

La sécurité des écoliers devient enfin une priorité dans le cadre du déploiement du projet Bus Rapid Transit (BRT). Ce mercredi, le Conseil Exécutif des Transports Urbains de Dakar (CETUD) et l’Agence d’Assistance à la Sécurité de Proximité (ASP) ont signé une convention de partenariat pour lancer le projet pilote “Écoles Sûres dans l’Environnement du BRT”. Cette initiative, qui vise à sécuriser les abords des établissements scolaires situés le long du tracé du BRT, pourrait bien marquer un tournant décisif dans la protection des enfants face aux risques de la route.

Avec l’intensification du trafic et la complexité des nouvelles infrastructures liées au BRT, la circulation autour des écoles devient un défi de taille. Traversées dangereuses, passages piétons mal sécurisés, comportements imprudents des conducteurs : les risques d’accidents sont élevés, notamment dans les zones à forte concentration scolaire de Dakar et Guédiawaye. Conscient de cette problématique, l’État du Sénégal a décidé d’agir immédiatement pour garantir un cadre sécurisé aux jeunes élèves.

Le projet “Écoles Sûres dans l’Environnement du BRT” s’attaque directement à ces dangers en déployant 100 agents de proximité, spécialement formés en janvier 2025, pour assurer la sécurité aux abords de 48 établissements scolaires. Leur mission principale sera de réguler la circulation aux heures de pointe, d’assister les élèves dans leurs traversées et d’interpeller les usagers de la route sur la nécessité d’adopter une conduite prudente.

Au-delà du déploiement des agents de sécurité, le projet inclut une vaste campagne de sensibilisation auprès des élèves, des enseignants et des parents. L’objectif est de promouvoir des comportements responsables et d’ancrer une culture de la sécurité routière dès le plus jeune âge.

Cette initiative s’inscrit dans une démarche collaborative, impliquant plusieurs acteurs clés :

• Le CETUD, en charge du développement du BRT et de l’amélioration de la mobilité urbaine,

• L’ASP, qui apporte son expertise en matière de sécurité de proximité,

• Les ministères concernés, pour une intégration efficace du projet dans les politiques publiques,

• La Banque Mondiale, qui soutient financièrement et techniquement les efforts de modernisation du transport public sénégalais.

Un engagement pour la mobilité durable et la protection des enfants

Le lancement de ce projet s’inscrit dans une vision plus large de l’État du Sénégal en matière de mobilité durable et de protection des citoyens. En intégrant la sécurité scolaire au déploiement du BRT, les autorités démontrent leur volonté d’allier modernisation des transports et bien-être des populations.

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