Expulsions massives de migrants aux États-Unis : plus de 40 000 Africains concernés

Les États-Unis ont lancé une vaste opération d’expulsion visant plus d’un million de migrants en situation irrégulière. Parmi eux, plus de 40 000 ressortissants africains sont menacés de renvoi vers leur pays d’origine, selon les données du service de l’immigration américain. Cette politique migratoire, mise en place sous l’administration de Donald Trump, suscite de vives réactions et relance le débat sur la nécessité d’une réforme plus humaine.

L’analyse des chiffres révèle une concentration des expulsions vers certains pays africains. En tête de liste figure la Somalie, avec 4 090 migrants concernés. L’instabilité politique et les conflits armés qui ravagent le pays depuis plusieurs décennies expliquent cette forte présence de Somaliens aux États-Unis, où ils espéraient trouver sécurité et meilleures conditions de vie.

En deuxième position, la Mauritanie compte 3 822 migrants menacés d’expulsion. Ce chiffre important s’explique par les conditions socio-économiques difficiles du pays et les tensions dans certaines régions.

Le Nigeria, première puissance démographique d’Afrique, arrive en troisième place avec 3 690 migrants concernés. La pauvreté, le chômage et l’insécurité sont autant de facteurs qui ont poussé ces ressortissants à tenter leur chance aux États-Unis.

D’autres pays africains figurent sur la liste des expulsions, bien que dans une moindre mesure :

• Côte d’Ivoire : 1 224 migrants

• Kenya : 1 282 migrants

• Burkina Faso : 303 migrants

• Pays insulaires (Sao Tomé-et-Principe, Comores, Madagascar) : un nombre limité de ressortissants concernés

La politique migratoire stricte de Donald Trump, mise en avant dès sa campagne électorale, vise à réduire drastiquement l’immigration irrégulière. Pour ses partisans, ces expulsions sont nécessaires pour préserver les ressources économiques et garantir la sécurité nationale.

Cependant, cette approche suscite de vives critiques, notamment de la part des organisations de défense des droits de l’homme. Ces dernières dénoncent une politique inhumaine qui ne prend pas en compte les causes profondes de l’exil : guerres, pauvreté, instabilité politique et persécutions.

Alors que les expulsions se poursuivent, des voix s’élèvent pour réclamer une réforme migratoire plus équilibrée. Certains plaident pour des politiques d’accueil plus flexibles, notamment pour les demandeurs d’asile fuyant des situations de guerre ou de persécution.

D’autres estiment qu’une coopération renforcée avec les pays d’origine est nécessaire pour lutter contre les causes profondes de l’immigration et offrir de meilleures perspectives aux populations locales.

Le Président de l’Assemblée nationale surprend des élèves en visite parlementaire

Une belle surprise attendait les élèves du Groupe scolaire Mame Afia de Mbao lors de leur visite à l’Assemblée nationale. Alors qu’ils participaient à une simulation de séance plénière, prenant place dans les fauteuils des députés pour s’initier aux rouages du travail parlementaire, le Président de l’Assemblée nationale, Monsieur El Malick Ndiaye, a fait une apparition inattendue.

L’arrivée du Président a provoqué une vive émotion parmi les élèves, ravis de pouvoir échanger avec une figure clé de l’institution. Touché par leur enthousiasme et leur curiosité, Monsieur Ndiaye a pris le temps de les encourager, soulignant l’importance de l’éducation, de l’engagement citoyen et du rôle fondamental du Parlement dans le bon fonctionnement de la démocratie.

Au-delà de cette rencontre, le Président a rappelé aux jeunes visiteurs que l’Assemblée nationale n’est pas seulement un lieu de débats et de décisions, mais aussi un espace d’apprentissage et de promotion des valeurs démocratiques. Il les a invités à poursuivre leurs études avec détermination et à cultiver un esprit critique, essentiel à toute société aspirant à un avenir meilleur.

Cette visite a été une expérience marquante pour ces élèves, qui repartent non seulement avec des souvenirs impérissables, mais aussi avec une motivation renouvelée à s’engager activement dans la vie civique.

Sécurité routière : lancement du projet “Écoles Sûres dans l’Environnement du BRT” pour protéger les écoliers de Dakar et Guédiawaye

La sécurité des écoliers devient enfin une priorité dans le cadre du déploiement du projet Bus Rapid Transit (BRT). Ce mercredi, le Conseil Exécutif des Transports Urbains de Dakar (CETUD) et l’Agence d’Assistance à la Sécurité de Proximité (ASP) ont signé une convention de partenariat pour lancer le projet pilote “Écoles Sûres dans l’Environnement du BRT”. Cette initiative, qui vise à sécuriser les abords des établissements scolaires situés le long du tracé du BRT, pourrait bien marquer un tournant décisif dans la protection des enfants face aux risques de la route.

Avec l’intensification du trafic et la complexité des nouvelles infrastructures liées au BRT, la circulation autour des écoles devient un défi de taille. Traversées dangereuses, passages piétons mal sécurisés, comportements imprudents des conducteurs : les risques d’accidents sont élevés, notamment dans les zones à forte concentration scolaire de Dakar et Guédiawaye. Conscient de cette problématique, l’État du Sénégal a décidé d’agir immédiatement pour garantir un cadre sécurisé aux jeunes élèves.

Le projet “Écoles Sûres dans l’Environnement du BRT” s’attaque directement à ces dangers en déployant 100 agents de proximité, spécialement formés en janvier 2025, pour assurer la sécurité aux abords de 48 établissements scolaires. Leur mission principale sera de réguler la circulation aux heures de pointe, d’assister les élèves dans leurs traversées et d’interpeller les usagers de la route sur la nécessité d’adopter une conduite prudente.

Au-delà du déploiement des agents de sécurité, le projet inclut une vaste campagne de sensibilisation auprès des élèves, des enseignants et des parents. L’objectif est de promouvoir des comportements responsables et d’ancrer une culture de la sécurité routière dès le plus jeune âge.

Cette initiative s’inscrit dans une démarche collaborative, impliquant plusieurs acteurs clés :

• Le CETUD, en charge du développement du BRT et de l’amélioration de la mobilité urbaine,

• L’ASP, qui apporte son expertise en matière de sécurité de proximité,

• Les ministères concernés, pour une intégration efficace du projet dans les politiques publiques,

• La Banque Mondiale, qui soutient financièrement et techniquement les efforts de modernisation du transport public sénégalais.

Un engagement pour la mobilité durable et la protection des enfants

Le lancement de ce projet s’inscrit dans une vision plus large de l’État du Sénégal en matière de mobilité durable et de protection des citoyens. En intégrant la sécurité scolaire au déploiement du BRT, les autorités démontrent leur volonté d’allier modernisation des transports et bien-être des populations.

Encadrement des Missions à l’Étranger : Ousmane Sonko Impose une Nouvelle Discipline Budgétaire

Dans une volonté de rationaliser les finances publiques et d’assurer une gestion rigoureuse des déplacements officiels, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a publié, le 22 janvier 2025, une circulaire visant à encadrer les missions à l’étranger des agents de l’État. Cette mesure, qui s’inscrit dans une politique de réduction des dépenses publiques, impose de nouvelles règles strictes pour garantir une meilleure efficacité des voyages officiels.

La gestion des missions à l’étranger a souvent été critiquée en raison de leur coût élevé et de leur pertinence parfois discutable. Malgré les réglementations existantes, plusieurs manquements avaient été observés dans leur application. La nouvelle circulaire vise à combler ces lacunes en s’appuyant sur des textes déjà en vigueur, notamment le décret n°2017-1371 du 27 juin 2017 et l’instruction primatoriale n°0005PM/SGG/DAGE du 14 novembre 2022.

Le document s’applique à toutes les entités publiques, qu’il s’agisse de l’Administration centrale, des services extérieurs ou du secteur parapublic. Il précise que les missions à l’étranger doivent impérativement s’inscrire dans le cadre des engagements internationaux du Sénégal et des actions programmées par le gouvernement. Sont ainsi éligibles les réunions statutaires, les conférences internationales et les formations à forte valeur ajoutée pour les politiques publiques du pays. Toutefois, ces formations devront, dans la mesure du possible, être organisées sur le territoire national avec des formateurs locaux.

L’un des changements majeurs introduits par cette circulaire est la centralisation de l’autorisation des missions. Désormais, toute mission à l’étranger devra être validée par le Premier ministre ou son délégué, matérialisée par un ordre de mission officiel. Chaque ministère devra soumettre un calendrier trimestriel de ses déplacements internationaux pour approbation par le Secrétariat général du Gouvernement.

Les demandes d’ordres de mission devront être déposées au Bureau des Missions à l’Étranger de la Primature au moins quinze jours avant la date prévue du départ. Seules les urgences justifiées bénéficieront d’une exception, mais aucune régularisation a posteriori ne sera admise pour des missions réalisées sans approbation préalable.

Par ailleurs, la taille des délégations envoyées en mission sera désormais limitée à trois personnes, sauf dérogation expresse du Premier ministre. Ce dispositif vise à mettre fin aux délégations pléthoriques qui alourdissent inutilement les dépenses publiques.

Sur le plan financier, la circulaire impose des restrictions strictes sur les frais de mission. Désormais, les indemnités ne seront plus versées pour les stages, séminaires et activités assimilées, les dépenses devant se limiter aux coûts strictement nécessaires.

Le gouvernement interdit également la prise en charge des frais de mission des ministres et de leurs cabinets par des entités du secteur parapublic, sauf si ces missions sont directement organisées par ces structures. Cette mesure vise à éviter des pratiques abusives et à garantir une gestion plus transparente des finances publiques.

Autre interdiction majeure : les structures et organisations privées ne pourront plus financer des missions officielles d’agents de l’État, sauf dans le cadre d’une convention formellement approuvée. Cette disposition a pour objectif d’éviter les conflits d’intérêts et de préserver l’indépendance de l’administration.

Avec cette circulaire, le gouvernement d’Ousmane Sonko affiche sa volonté d’imposer une gestion rigoureuse et cohérente des déplacements officiels. En limitant les coûts et en renforçant le contrôle administratif, cette réforme marque une étape importante dans la rationalisation des finances publiques.

Scandale des « boulettes pour fesses » : Alima Suppo et son réseau déférés au parquet

La vente de produits censés donner des rondeurs aux femmes prend une tournure judiciaire au Sénégal. Alima Sow, alias « Alima Suppo », considérée comme l’une des figures de ce commerce controversé, ainsi que trois de ses assistantes et trois commerçants, devraient être déférés au parquet ce mercredi 29 janvier, selon L’Observateur.

L’affaire a éclaté après plusieurs témoignages faisant état de graves complications de santé liées à l’usage de ces produits. Selon L’Observateur, des femmes ayant consommé ces fameuses « boulettes pour fesses » ont souffert de crises cardiaques, d’accidents vasculaires cérébraux (AVC), et, dans certains cas, de décès brutaux.

Face à l’ampleur du phénomène, les autorités ont ouvert une enquête ayant conduit à l’arrestation d’Alima Sow et de son entourage. Depuis plusieurs jours, ces derniers étaient en garde à vue au commissariat central de Guédiawaye avant leur transfert au parquet.

Le commerce de ces produits, souvent vendus sans autorisation médicale, prospère sur les réseaux sociaux et dans certains marchés sénégalais. Présentés comme des « solutions miracles » pour obtenir des courbes généreuses en un temps record, ces substances, sous forme de pilules, d’injections ou de boulettes à ingérer, sont très prisées par de nombreuses jeunes femmes.

Cependant, leur composition reste opaque. D’après des spécialistes, ces produits contiendraient des substances dangereuses pour la santé, notamment des corticoïdes et des hormones en quantité excessive.

L’interpellation d’Alima Suppo et de son réseau pourrait marquer un tournant dans la lutte contre ce trafic. Les autorités semblent décidées à sévir face à ces pratiques qui mettent en danger la vie des consommateurs.

Drame de Réfane sur l’autoroute Ila Touba : Un douzième décès enregistré

Le bilan du tragique accident survenu hier à hauteur de Réfane, entre Bambey et Khombole, sur l’autoroute Ila Touba, s’est alourdi avec un douzième décès. Ce drame a endeuillé plusieurs familles, en particulier celles des Parcelles Assainies, d’où provenaient la plupart des victimes.

Le drame s’est produit lorsque le minicar transportant les victimes a violemment percuté un car de transport de bagages, immobilisé sur la chaussée. L’impact a été d’une violence inouïe, causant la mort immédiate de plusieurs passagers et faisant de nombreux blessés. Les secours, rapidement dépêchés sur place, ont évacué les victimes vers les structures hospitalières les plus proches, mais le bilan n’a cessé de s’alourdir au fil des heures.

Les victimes faisaient partie de l’association religieuse « Dahira Soxna Diarra », un groupe mouride soudé par la foi et l’engagement spirituel. Parmi les disparus figure Serigne Mbacké Touré, un chantre mouride reconnu. Son décès a provoqué une vive émotion au sein de la communauté mouride et au-delà, tant il était apprécié pour sa dévotion et son talent.

Ce nouvel accident met une fois de plus en lumière le fléau des véhicules en panne laissés sur la route sans signalisation adéquate, un problème récurrent sur les axes routiers du pays. Des voix s’élèvent pour réclamer un renforcement des contrôles et des mesures strictes afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent.

INONDATIONS DE L’ANNÉE 2024 : Le Sénégal enregistre des pertes estimées à plus de 40 milliards F CFA

Les inondations dévastatrices qui ont frappé le Sénégal en 2024 ont causé des pertes matérielles et économiques considérables. Selon la « Déclaration sur les risques budgétaires 2025 », plusieurs milliards de francs CFA ont été engloutis par les eaux.

Les inondations qui ont frappé le Sénégal en 2024 ont causé des pertes financières estimées à plus de 40 milliards de F CFA, selon un document intitulé « Déclaration sur les risques budgétaires 2025 ».


Des crues, particulièrement graves, ont été relevées dans les régions nord et nord-est, affectant des zones voisines des trois principaux affluents du fleuve Sénégal, à savoir le Falémé, le Bafing et le Bakoye. Ces affluents ont connu une forte augmentation de leur niveau d’eau, entraînant des montées d’eau sans précédent, pendant que le débordement du fleuve Gambie a également déstabilisé les régions riveraines. Ces inondations ont provoqué des déplacements massifs de populations, impactant plus de cinquante-six (56 000) personnes dans la vallée du fleuve Sénégal.
Les conséquences ont été multiples, mettant en péril la sécurité alimentaire, avec des pertes considérables dans la production agricole. En termes de produits agricoles, les estimations provisoires révèlent des manques à gagner de 38,2 milliards F CFA, dont 80% se rapportent à l’année 2024 et 20% à 2025.
La culture industrielle, particulièrement destinée à l’exportation, a été la plus touchée, enregistrant des pertes de 28 milliards F CFA, soit 73,4% des pertes totales. La production de coton, en faisant partie, a subi des pertes de 27,8 milliards de F CFA.
Les fruits, principalement la production de banane, ont également souffert de ce désastre, avec une perte évaluée à 4,3 milliards F CFA, représentant 11,1% des pertes totales.
Les céréales, et plus particulièrement la production de riz, ont été lésées à hauteur de 1,4 milliard F CFA, soit 3,7% des pertes totales.
Les producteurs de légumes, dont l’oignon et la patate, ont perdu 691 millions F CFA de leurs recettes.
Concernant l’élevage, les inondations ont entraîné des pertes dans les zones de Podor et Bakel. Ces pertes, bien que représentant environ 0,8% des abattages contrôlés prévus pour 2024, ne devraient pas avoir d’impact majeur sur l’activité du sous-secteur ou sur l’approvisionnement en bétail pour 2024 et 2025. Toutefois, elles risquent d’entraîner une baisse des revenus des personnes touchées, car l’élevage constitue une activité essentielle dans ces zones. Les pertes dans ce secteur sont estimées à 856 millions de F CFA pour l’année 2024.
Les inondations ont également affecté de nombreuses infrastructures, à savoir des routes, des pistes de production, des écoles, des centres de santé, ainsi que des réceptifs hôteliers. Dans la région de Tamba, le coût des dommages sur les infrastructures a été estimé à 1,2 milliard F CFA.
Ces destructions risquent de nuire à la croissance économique du Sénégal, tant en 2024 qu’en 2025, avec des conséquences sur le déficit budgétaire, le solde de la balance commerciale, de même que sur la demande intérieure en produits agricoles et en élevage. En conséquence, ces perturbations devraient également impacter les prix intérieurs des produits concernés.
Globalement, les pertes sont estimées à 38 milliards FCFA dans le secteur agricole, 856 millions FCFA
dans le secteur de l’élevage et 1,2 milliard FCFA dans les infrastructures, selon la même source.
Penda THIAM

12 morts dans un accident sur l’autoroute Ila Touba : Yankhoba Diémé pointe les causes et promet des actions

Un accident tragique s’est produit sur l’autoroute Ila Touba, ce mardi 28 janvier 2025, causant la mort de 12 personnes et blessant plusieurs autres. L’incident, survenu aux environs de 6 h 50 près du village de Réfane, a choqué le pays et poussé le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, à s’exprimer sur les circonstances du drame et les mesures envisagées.

Selon les détails fournis, l’accident a eu lieu lorsque le conducteur d’un minibus de transport de type Toyota Hiace a violemment percuté une camionnette en panne stationnée sur la bande d’arrêt d’urgence. La camionnette, utilisée pour le transport de marchandises, était correctement signalée selon les premières constatations. Le minibus, transportant des passagers en direction de Dakar, a dévié de sa trajectoire avant de s’écraser sur le véhicule immobilisé.

Les secours sont rapidement intervenus sur place, mais le bilan humain est lourd. Douze personnes ont perdu la vie sur le coup, tandis que les blessés, dont certains dans un état critique, ont été évacués vers les hôpitaux de la région pour y recevoir des soins appropriés.

Lors de son intervention, Yankhoba Diémé a évoqué deux facteurs susceptibles d’expliquer ce drame : l’excès de vitesse du minibus et la probable somnolence du conducteur, qui auraient contribué à la collision. Il a souligné que cet accident met une fois de plus en lumière l’importance de respecter le Code de la route et d’adopter des comportements responsables au volant.

Le ministre a présenté ses condoléances aux familles endeuillées et souhaité un prompt rétablissement aux blessés. Il a rappelé que le facteur humain reste la principale cause des accidents de la route au Sénégal et a insisté sur la nécessité pour tous les usagers de respecter les règles élémentaires de conduite.

En réponse à ce drame, Yankhoba Diémé a annoncé un renforcement des contrôles routiers, particulièrement sur les axes majeurs comme l’autoroute Ila Touba. Il a également promis une intensification des campagnes de sensibilisation axées sur les dangers liés à l’excès de vitesse, la fatigue au volant et le non-respect des signalisations. En parallèle, des inspections plus rigoureuses des infrastructures routières seront effectuées pour garantir leur bon usage et leur sécurité.

Ce nouvel accident, qui s’ajoute à une longue liste de drames survenus sur l’autoroute Ila Touba, relance le débat sur la gestion de la sécurité routière au Sénégal. Malgré les efforts déjà entrepris, Yankhoba Diémé a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective pour réduire le nombre de tragédies sur les routes.

En conclusion, le ministre a appelé à un changement de mentalité de la part des usagers de la route, soulignant que la sécurité routière est une responsabilité partagée et que seuls des comportements responsables permettront de réduire durablement le nombre d’accidents.

Sénégal : Clôture de la 8e conférence du REFRAM sous le signe d’une régulation adaptée à l’ère numérique

Le Sénégal a accueilli, du 27 au 28 janvier à Dakar, la 8e conférence du Réseau Francophone des Régulateurs des Médias (REFRAM), placée sous le thème : « Poursuivre le dialogue entre les régulateurs et les plateformes numériques ». La cérémonie de clôture a été présidée par M. Alioune Sall, ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique (MCTN), qui a dévoilé la feuille de route du pays en matière de régulation des médias numériques.

Lors de son allocution, M. Sall a affirmé l’engagement du Sénégal à moderniser la régulation des médias à travers la mise en œuvre de réformes ambitieuses. « Le gouvernement du Sénégal, à l’ère du New Deal Technologique, adossé à la Stratégie Nationale de Développement (SND 2025) et arrimé à l’Agenda de Transformation Vision 2050, s’est résolument engagé à apporter des innovations dans la régulation des médias », a-t-il déclaré.

Cette rencontre, organisée par le Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA), a rassemblé des présidents d’autorités de régulation de l’espace francophone ainsi que des acteurs clés des médias sénégalais. Elle a permis d’explorer les meilleures pratiques en matière de régulation à l’ère numérique, notamment pour faire face aux dérives en ligne et aux enjeux de désinformation.

M. Mamadou Oumar Ndiaye, président du CNRA et désormais président du REFRAM, a souligné l’importance d’élargir les compétences de l’instance de régulation aux plateformes numériques, à la presse écrite et en ligne. « Le Sénégal entend aujourd’hui accélérer les réformes pour renforcer les moyens et les ressources de la régulation afin de répondre aux défis posés par l’évolution technologique », a-t-il expliqué.

Les contributions des délégations étrangères ont enrichi les échanges. Mme Latifa Akharbach, présidente de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) du Maroc, a présenté un modèle de régulation inclusive respectant la liberté d’expression et de presse. M. Bourgoin René, président de la HACA de Côte d’Ivoire, a plaidé pour une régulation souple mais conforme aux normes et à la diversité culturelle. Quant à M. Roch-Olivier Maistre, président de l’ARCOM en France, il a partagé l’expérience française en matière de surveillance des contenus en ligne grâce à des outils technologiques avancés.

En marge de la conférence, le MCTN a organisé une session de travail réunissant les délégations étrangères et les acteurs locaux, dont le Syndicat des Professionnels de l’Information et de la Communication du Sénégal (SYNPICS). M. Bamba Kassé, président du SYNPICS, a salué cet engagement du gouvernement : « Depuis cinq ans, nous militons pour un respect effectif des lois concernant les médias. Nous sommes heureux de constater que l’État prend aujourd’hui des mesures concrètes pour réguler et assainir le secteur. »

Le Sénégal ambitionne désormais de promouvoir une régulation inclusive et concertée, en collaboration avec des organismes tels que le CESTI, les syndicats et les associations de médias, pour garantir un environnement médiatique pluriel et responsable.

En clôturant la conférence, M. Alioune Sall a réitéré l’importance d’une approche régionale face aux défis numériques : « Nous devons nous doter d’outils sophistiqués pour protéger nos populations des dérives en ligne. Cela nécessite une réflexion sous-régionale afin de relever les défis liés à la régulation des médias et à la lutte contre la désinformation. »

Tensions à l’USSEIN : les étudiants dénoncent des conditions d’étude indignes

L’Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niass (USSEIN) de Kaolack a été le théâtre de violents affrontements ce mardi entre étudiants et forces de l’ordre. Ces échauffourées font suite à une grève de 48 heures entamée par les étudiants, exaspérés par leurs conditions d’étude qu’ils qualifient de « déplorables ».

Dans un communiqué publié par leurs représentants, les étudiants dénoncent un « manque de respect intolérable » envers leur droit à une éducation de qualité. Parmi leurs principales revendications figurent l’achèvement des travaux de leurs nouveaux locaux, initialement promis pour octobre 2024 avant d’être reportés à janvier 2025. « Cela fait près de dix ans que nous subissons des conditions indignes », fustige le texte.

Les infrastructures inachevées ne sont pas le seul point de discorde. Les étudiants pointent également le chevauchement des années académiques, qui engendre un désordre dans le calendrier universitaire et aggrave les retards dans le paiement des bourses. Ces retards, dénoncent-ils, les plongent dans une précarité économique insoutenable. « Comment pouvons-nous étudier sereinement alors que nous devons nous battre pour survivre ? » s’interroge un étudiant rencontré sur place.

Mardi matin, les étudiants ont décidé de porter leurs revendications dans les rues. Cependant, leur mobilisation a rapidement dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre, mobilisées pour encadrer la manifestation. Jets de pierres et gaz lacrymogènes ont rythmé la journée, plongeant le campus et ses environs dans une atmosphère tendue. Plusieurs arrestations ont été enregistrées, alimentant davantage la colère des étudiants.

Face à cette situation explosive, les autorités universitaires et locales n’ont pour l’instant pas communiqué sur les événements. Les étudiants, eux, exigent des réponses immédiates. « Nous ne voulons plus de promesses vides. Nous réclamons des actes concrets pour restaurer notre dignité et garantir notre droit à une éducation décente », martèle un des leaders du mouvement.

Lancement d’un atelier sous-régional civilo-militaire pour la protection des biens culturels en Afrique de l’Ouest

Ce mardi, un atelier sous-régional civilo-militaire sur la protection des biens culturels a été officiellement lancé en présence de plusieurs personnalités de haut rang, parmi lesquelles le ministre des Forces armées sénégalaises, le général Birame Diop, la ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, Khady Diène Gaye, et Dimitri Sanga, directeur régional de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Ouest.

Cet événement, soutenu par le Royaume-Uni et organisé en partenariat avec l’UNESCO, réunit des experts civils et militaires venus d’Afrique de l’Ouest et du Centre pour discuter des enjeux liés à la préservation du patrimoine culturel en période de conflit armé.

Lors de la cérémonie d’ouverture, le général Birame Diop a rappelé l’importance de la protection des biens culturels pour la paix et la sécurité internationales. « Les atteintes portées aux biens culturels, à quelque peuple qu’ils appartiennent, constituent des atteintes au patrimoine culturel de l’humanité entière », a-t-il déclaré, en faisant référence à la résolution 2347 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui place la question au cœur des préoccupations mondiales.

L’Afrique de l’Ouest, particulièrement marquée par des conflits armés récurrents, subit des pertes humaines et matérielles considérables. Ces crises incluent également des destructions irréversibles du patrimoine culturel. L’exemple tragique des manuscrits anciens et des mausolées détruits à Tombouctou en 2012 a été cité par le ministre comme un rappel poignant de l’ampleur des pertes.

Le général Birame Diop a souligné que les biens culturels, témoins vivants de l’histoire et des civilisations africaines, sont souvent ciblés lors des conflits, parfois même délibérément. « Ces actes ne sont pas seulement des crimes contre la culture, mais aussi des attaques contre l’identité des peuples », a-t-il affirmé.

De son côté, Dimitri Sanga a salué cette initiative et souligné l’importance d’une collaboration civilo-militaire dans la préservation du patrimoine en temps de guerre. Il a rappelé que l’UNESCO travaille activement à la sensibilisation et à la formation des parties prenantes pour prévenir et combattre le pillage et la destruction des biens culturels.

Cet atelier vise à renforcer les capacités des acteurs régionaux et à encourager la coopération entre les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre. À travers des discussions et des formations, les participants exploreront des solutions concrètes pour protéger les sites historiques, les objets d’art et les documents d’archives, souvent ciblés ou négligés en période de troubles.

En unissant leurs forces, les autorités civiles et militaires espèrent réduire les risques qui pèsent sur le patrimoine culturel, tout en sensibilisant davantage les communautés locales à leur rôle dans cette mission essentielle.

Migration circulaire : Le ministre de l’Agriculture réagit à l’afflux massif de jeunes dans les BAOS

Lors d’une rencontre tenue ce matin avec l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARCOP) pour analyser le cadre d’application du code des marchés publics dans les acquisitions agricoles, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté Alimentaire et de l’Élevage, le Dr Mabouba Diagne, s’est exprimé sur la récente vague de jeunes ayant pris d’assaut les Bureaux d’Accueil, d’Orientation et de Suivi (BAOS). Ces jeunes s’étaient mobilisés dans le cadre du programme de migration circulaire vers l’Espagne, créant des scènes qui ont marqué l’opinion publique.

Le ministre n’a pas caché sa préoccupation face à cette situation. « Ce sont des images qui nous désolent tous et nous interpellent. Deuk Bi, Ñun Ñokay defar : c’est nous qui devons construire ce pays », a-t-il déclaré avec gravité. Pour le Dr Diagne, ces scènes traduisent un paradoxe dans un contexte où de nombreuses initiatives sont mises en œuvre pour offrir des opportunités aux jeunes.

Ces derniers jours, les images de jeunes envahissant les BAOS pour s’inscrire à des opportunités de migration circulaire vers l’Espagne ont suscité des débats sur les perspectives d’emploi et de développement dans le pays. Ces scènes traduisent un désir profond de mobilité et d’épanouissement, mais elles révèlent aussi des inquiétudes quant à la capacité des politiques publiques à répondre aux attentes de la jeunesse.

Le ministre a souligné que des efforts conséquents sont déployés pour offrir des opportunités dans les secteurs agricoles et pastoraux. Selon lui, ces domaines recèlent un potentiel énorme, capable de retenir les jeunes sur place tout en participant à la construction d’une économie souveraine et durable.

Dans son intervention, le Dr Mabouba Diagne a lancé un appel à la jeunesse et aux acteurs publics et privés pour une mobilisation collective en vue de créer un environnement propice à l’épanouissement. « La migration ne doit pas être vue comme une solution unique. Nous devons tous travailler pour faire du Sénégal un pays d’opportunités, où nos jeunes trouveront les moyens de réaliser leurs rêves », a-t-il insisté.

Le ministre a par ailleurs évoqué l’importance des partenariats pour attirer des investissements dans les zones rurales, avec un accent particulier sur l’accès aux terres agricoles, aux financements et à l’innovation technologique.

Cette situation vient rappeler les nombreux défis liés à la jeunesse, à l’emploi et à la migration. Bien que la migration circulaire puisse être une opportunité pour certains, elle ne saurait remplacer des politiques structurelles en faveur d’une économie inclusive et résiliente.

Sénégal-Union Européenne : Dialogue sur les visas, la migration circulaire et les accords de pêche

Le Sénégal a entamé un dialogue stratégique avec l’Union Européenne, abordant des sujets cruciaux tels que la réciprocité des visas, la migration circulaire et les accords de pêche. En marge de cette rencontre, Yacine Fall, ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, a détaillé la position du gouvernement sénégalais tout en mettant en avant une vision centrée sur la souveraineté nationale.

La question de la réciprocité des visas est au cœur des discussions, suite à l’annonce du Premier ministre Ousmane Sonko dans sa déclaration de politique générale. Yacine Fall a précisé que le gouvernement envisage d’examiner cette question, non seulement avec l’Union Européenne, mais aussi avec d’autres partenaires internationaux.

Elle a souligné les difficultés rencontrées par les Sénégalais dans l’obtention de visas, notamment leur coût élevé et les délais prolongés de traitement. « Souvent, des demandeurs de visas se retrouvent dans des situations où leur passeport est retenu, les empêchant d’entamer d’autres démarches ailleurs. Nous devons améliorer l’accès des Sénégalais aux visas », a-t-elle déclaré. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de revoir les conditions d’accès des citoyens sénégalais à plusieurs pays partenaires.

La ministre a également mis l’accent sur les avantages des programmes de migration circulaire, qui permettent à des travailleurs sénégalais de bénéficier de formations professionnelles à l’étranger avant de revenir contribuer à l’économie nationale. Ces initiatives, qualifiées de « gagnant-gagnant », visent à renforcer les compétences tout en évitant l’épuisement des talents locaux.

Sur la question des accords de pêche entre le Sénégal et l’Union Européenne, Yacine Fall a insisté sur la nécessité d’une meilleure gestion des ressources halieutiques. « Il est temps que les ressources naturelles de ce pays profitent d’abord aux Sénégalais », a-t-elle martelé. La ministre a réaffirmé la volonté du gouvernement d’examiner les partenariats actuels, en vue de garantir une utilisation durable et équitable des ressources.

Jean-Marc Pisani, représentant de l’Union Européenne, a quant à lui salué l’alignement avec la vision « Sénégal 2050 » et souligné l’engagement des Européens à contribuer à une croissance inclusive et durable.

Yacine Fall a conclu en rappelant la « posture claire et déterminée » des nouvelles autorités sénégalaises vis-à-vis de leurs partenaires : « Ce pays a changé. Nous parlons désormais de souveraineté alimentaire, énergétique et politique. Le Sénégal est un pays où ses fils et ses filles savent ce qu’ils veulent et se battent pour l’obtenir. »

L’émigration des jeunes : Moustapha Sarré impute la responsabilité aux régimes passés et appelle à la patience

Face à l’exode massif des jeunes Sénégalais, le porte-parole du gouvernement, Moustapha Sarré, a tenu à clarifier la position de l’actuel pouvoir. Selon lui, la situation actuelle résulte de décennies d’errances politiques et économiques. Lors de son passage sur la Radio Futurs Médias (RFM), il a pointé du doigt les régimes qui se sont succédé à la tête du pays depuis l’indépendance.

Pour Moustapha Sarré, les causes de cette crise migratoire s’inscrivent dans un contexte historique marqué par des politiques défaillantes. « Ce qu’il faut dire, c’est que c’est un échec de 64 ans de mauvaise politique. Pensez-vous que 64 ans d’errements, de pillage du pays, d’absence d’orientation peuvent être réglés en quelques mois ? » a-t-il interrogé.

Il reconnaît cependant l’aspiration légitime des jeunes à saisir toute opportunité qui se présente. Toutefois, il estime que la patience reste essentielle. « La jeunesse a bien compris qu’elle doit être patiente », a-t-il ajouté, tout en affirmant que le gouvernement actuel s’efforce de remettre le pays sur les rails.

Dans son plaidoyer, Moustapha Sarré a défendu les efforts déployés par l’administration en place pour transformer le Sénégal. Selon lui, des initiatives concrètes ont déjà été mises en œuvre et leurs effets ne tarderont pas à se faire sentir.

« Nous sommes en train de remettre le pays sur des rails. Vous avez bien vu toutes les mesures qui ont été prises depuis le début. Et considérez que d’ici quelques mois, les résultats tomberont et les Sénégalais verront que c’est ça la bonne voie », a-t-il affirmé avec assurance.

Le porte-parole a également insisté sur la vision stratégique du gouvernement, qui repose sur un plan quinquennal et un agenda de transformation nationale. Il s’agit, selon lui, de changer progressivement le visage du pays.

« Nous avons une politique bien définie par le président de la République, adossée à cet agenda de transformation national. À l’horizon 2050, le Sénégal fera partie des exemples en Afrique », a-t-il promis.

Pour conclure, Moustapha Sarré a exhorté les jeunes à faire preuve de patience et à croire en la stratégie mise en place par le gouvernement. Il estime que les efforts actuels porteront leurs fruits et que le Sénégal pourra surmonter les défis hérités du passé.

La Sogepa condamnée à une lourde amende dans l’affaire de l’hôtel Ngor Diarama

La Société nationale de gestion et d’exploitation du patrimoine bâti de l’État (Sogepa SA) se retrouve au cœur d’une polémique judiciaire marquante, suite à des erreurs de gestion héritées de ses précédentes directions. La troisième Chambre civile a rendu un verdict lourd à l’encontre de la Sogepa, le 22 janvier dernier, dans une affaire l’opposant à la Société africaine immobilière et hôtelière (Saih), propriétaire de l’hôtel Ngor Diarama.

Selon le quotidien Libération, le tribunal a établi que la Sogepa SA occupait illégalement une partie de l’hôtel, précisément l’aile gauche du complexe communément appelée « ex-Usaid Dakar ». Cette occupation, jugée sans droit ni titre, a conduit la justice à ordonner l’expulsion immédiate de la Sogepa de l’immeuble en question.

Dans sa décision, le tribunal a également acté que la Sogepa devait à la Saih SA une somme colossale de 550 millions de francs CFA, correspondant aux arriérés de loyers accumulés entre octobre 2022 et décembre 2023. Cette reconnaissance de dette souligne l’ampleur des irrégularités ayant caractérisé la gestion de ce dossier sous les anciens dirigeants de la Sogepa.

Outre cette somme, la Sogepa a été condamnée à payer une indemnité d’occupation de 125 millions de francs CFA, couvrant la période de janvier à mai 2024. En guise de compensation supplémentaire, la société devra également verser 50 millions de francs CFA à la Saih SA, au titre de dommages et intérêts.

Cette condamnation met en lumière les manquements graves dans la gestion du patrimoine bâti de l’État par les précédentes directions de la Sogepa. L’affaire de l’hôtel Ngor Diarama n’est pas un cas isolé, mais elle illustre de façon frappante les défis auxquels l’institution fait face pour redresser son image et corriger les erreurs du passé.

Pour la Saih SA, cette décision judiciaire constitue une victoire majeure, après une longue procédure visant à faire valoir ses droits de propriété. Pour la Sogepa, en revanche, ce verdict marque une étape difficile, dans un contexte où la gestion des biens publics est scrutée avec une attention croissante par l’opinion publique.

Grave accident sur la RN3 entre Bambey et Khombole : au moins 6 morts et plusieurs blessés

Un grave accident de la route s’est produit ce matin, aux environs de 7 heures, sur la route nationale RN3, entre Bambey et Khombole, précisément à Mbambey, dans la commune de Réfàne. Selon les premières informations, un minicar roulant à vive allure a violemment percuté un car de transport stationné sur la chaussée.

Le choc a été fatal pour plusieurs passagers. Le bilan provisoire fait état de 6 morts, mais certaines sources locales avancent un nombre de victimes pouvant aller jusqu’à 9. En plus des décès, plusieurs blessés graves ont été recensés. Les secours, notamment les sapeurs-pompiers, sont intervenus rapidement pour évacuer les blessés et limiter les pertes humaines.

Le minicar, en provenance de Touba, transportait des passagers qui avaient participé au Magal de Kazu Rajab. Selon les témoignages recueillis sur place, la vitesse excessive du véhicule semble être à l’origine de la tragédie. Cependant, les circonstances exactes restent à déterminer, et une enquête a été ouverte pour établir les faits.

L’axe Bambey-Khombole est tristement connu pour être le théâtre d’accidents fréquents, souvent liés à des comportements imprudents tels que l’excès de vitesse ou le stationnement inapproprié sur la chaussée. Cet incident relance une fois de plus le débat sur la sécurité routière au Sénégal et la nécessité d’améliorer la réglementation et la surveillance sur les routes nationales.

Les autorités locales ont exprimé leur tristesse face à ce drame et ont adressé leurs condoléances aux familles des victimes. Elles rappellent également l’importance du respect des règles de circulation pour éviter de tels drames.

Des campagnes de sensibilisation sur les dangers de la vitesse et le respect des normes de stationnement sont régulièrement menées, mais les accidents continuent de causer de lourdes pertes humaines, particulièrement lors des périodes de forte affluence, comme les événements religieux.

CONDITIONS INHUMAINES DES TRAVAILLEURS AGRICOLES ÉTRANGERS : La misère noire qui attend les jeunes en Espagne

Les jeunes Sénégalais, poussés par l’espoir d’améliorer leur quotidien, sont de plus en plus nombreux à répondre à l’appel de l’Espagne pour travailler dans les exploitations agricoles. Cependant, une fois sur place, ils risquent d’être confrontés à des conditions de travail inhumaines : exploitation, abus, et privation de droits fondamentaux.

Le programme de migration circulaire récemment lancé par l’Espagne, offrant des opportunités d’emploi aux Sénégalais dans le secteur agricole, a suscité un grand intérêt parmi les jeunes. Cette initiative semble prometteuse, avec des contrats de travail dans la récolte de fruits et légumes pour une période de trois mois renouvelable. Cependant, derrière cette façade attrayante se cache une réalité beaucoup plus sombre et inquiétante, marquée par des conditions de travail et de vie inhumaines que de nombreux travailleurs étrangers, y compris des Sénégalais, ont dû endurer au fil des années dans le sud de l’Espagne.
Depuis 2020, plusieurs médias internationaux, dont Euronews et Infomigrants, TF1 ont publié des reportages accablants sur les conditions déplorables dans lesquelles vivent et travaillent les migrants dans les champs espagnols. Ces reportages ont alerté l’opinion publique sur un phénomène d’exploitation de masse, qui touche principalement les travailleurs migrants venant de pays comme le Sénégal, le Maroc, le Mali, et d’autres nations africaines.
De nombreux jeunes Sénégalais, attirés par les promesses d’un emploi stable et bien rémunéré, se rendent ainsi dans les régions agricoles d’Espagne, notamment à Huelva, pour travailler dans les serres et les champs. Ce qu’ils y trouvent est loin de correspondre à leurs attentes.
Les conditions de travail dans les champs espagnols, et plus particulièrement dans la culture des fruits rouges, sont particulièrement éprouvantes. Les travailleurs sont soumis à des cadences de production effrénées et sont punis s’ils ne respectent pas les objectifs de récolte imposés. Ces sanctions peuvent prendre la forme de journées de travail non rémunérées, parfois de plusieurs jours, où les travailleurs ne reçoivent ni salaire ni nourriture. Cette forme de punition est décrite par les travailleurs comme un système de coercition qui les empêche de subvenir à leurs besoins de manière décente. Ceux qui osent se plaindre ou exprimer leur mécontentement sont souvent victimes de représailles, y compris de licenciements abusifs, et sont contraints d’accepter l’exploitation sous peine de se retrouver sans aucune source de revenu.
Les conditions de sécurité dans ces champs sont également catastrophiques. Des accidents de travail sont fréquents, notamment lors de la récolte des fruits en hauteur, où les travailleurs doivent monter sur des échelles défectueuses. Ces échelles mal entretenues entraînent de nombreuses chutes, souvent graves, et aggravent encore les conditions de travail précaires. En plus de cela, la rémunération est souvent insuffisante pour couvrir les besoins essentiels, et les travailleurs sont régulièrement payés en dessous du salaire minimum. Dans certains cas, ils ne reçoivent tout simplement pas de paiement pour le travail effectué, une situation particulièrement alarmante pour ceux qui sont déjà dans une grande précarité.
Les conditions de vie dans les camps où vivent ces travailleurs sont encore plus déplorables. La majorité des migrants vivent dans des habitations de fortune, faites de palettes, de contreplaqué et de plastique récupérés dans les serres. Ces “abris” ne protègent pas contre les intempéries et ne disposent d’aucune installation de base, comme l’eau potable ou l’électricité. Les travailleurs sont souvent contraints de vivre dans des conditions insalubres, sans sanitaires adéquats et dans des espaces surpeuplés.

ACCIDENTS LÉTAUX

Les incendies dans ces camps sont fréquents, parfois fatals. En avril 2022, par exemple, un jeune migrant marocain est mort dans un incendie qui a ravagé l’abri où il vivait avec d’autres travailleurs. Ce genre d’incidents tragiques soulève de graves questions sur la responsabilité des autorités espagnoles et sur leur volonté réelle de protéger ces travailleurs vulnérables.
La situation des travailleurs étrangers en Espagne est d’autant plus alarmante qu’ils sont souvent sans papiers et vivent dans l’ombre du système. Leur statut précaire les rend encore plus vulnérables à l’exploitation, car ils ont peur de signaler leurs conditions de travail de crainte d’être expulsés ou emprisonnés. En dépit des nombreuses alertes lancées par les organisations internationales et les associations locales, les autorités espagnoles semblent agir avec une lenteur déconcertante, se contentant de promesses et de déclarations publiques sans mettre en œuvre de véritables solutions pour améliorer les conditions de ces travailleurs.
Le Conseil de l’Europe, dans plusieurs rapports, a dénoncé l’exploitation systématique de ces travailleurs migrants, soulignant que, malgré une prise de conscience croissante au sein des autorités espagnoles, la situation ne s’améliore pas. Les inspections du travail, bien que renforcées ces dernières années, restent insuffisantes pour contrer l’exploitation qui se poursuit dans l’ombre. Les autorités espagnoles continuent d’affirmer que la plupart des entreprises respectent la législation en vigueur, mais les témoignages des travailleurs et des ONG indiquent une réalité bien différente. Les abus augmentent chaque année, et les autorités semblent fermer les yeux sur les violations des droits fondamentaux de ces travailleurs étrangers.
Les jeunes Sénégalais qui décident de partir pour l’Espagne en quête d’une vie meilleure doivent être pleinement conscients des risques et des dangers qu’ils encourent. Ces jeunes migrants, souvent dans une situation de grande précarité, se retrouvent pris au piège d’un système où leur dignité humaine est régulièrement bafouée. Les promesses d’un travail rémunéré et d’une vie meilleure en Espagne se transforment bien souvent en un véritable calvaire quotidien, où la souffrance physique et psychologique fait partie intégrante de leur réalité.
Pour ces jeunes, l’Espagne représente un mirage. Le plus souvent, ce qui commence comme une quête pour améliorer leur condition sociale, finit en une lutte pour leur survie.
Il urge de réformer les politiques migratoires et de mettre en place des mécanismes de protection pour ces travailleurs.

Penda THIAM

Migration circulaire : L’ADHA lance un appel urgent sur les risques sociaux et économiques

Dans un communiqué adressé à Ledakarois.sn, l’organisation Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) exprime sa profonde inquiétude face à l’afflux massif de jeunes Sénégalais se dirigeant vers les guichets des Bureaux d’Accueil et d’Orientation (BOAS) pour participer au programme de migration circulaire en Espagne. Bien que cette migration soit un droit légitime, l’ADHA souligne qu’elle révèle des problèmes structurels et systémiques graves liés aux droits économiques et sociaux des populations.

L’ADHA pointe des carences au niveau des politiques publiques, un désespoir socio-économique grandissant, ainsi qu’une fracture sociale de plus en plus marquée. Selon l’organisation, si la migration circulaire est encadrée et légale, elle demeure cependant une solution temporaire et partielle qui pourrait aggraver les inégalités, surtout en l’absence de mesures d’accompagnement appropriées et de perspectives de réinsertion productives pour les migrants de retour.

Adama Mbengue, président de l’ADHA, insiste sur les dangers d’une migration sans soutien. « Sans un accompagnement adéquat et sans garanties pour un retour productif, cette initiative risque de consolider les inégalités et de vider le pays de sa ressource humaine la plus dynamique », déclare-t-il. Il alerte également sur le risque d’un exode massif, ce qui pourrait fragiliser davantage l’économie locale et aggraver le déséquilibre entre les zones urbaines et rurales.

Dans ses recommandations, l’ADHA appelle à des réformes profondes visant à garantir un accès équitable aux droits économiques et sociaux pour tous. L’organisation plaide également pour la création d’opportunités locales durables et attractives, afin de décourager la migration forcée par le désespoir. Il est crucial, selon l’ADHA, de respecter les engagements internationaux et de mettre en place des politiques inclusives qui permettent à chaque citoyen de choisir librement son avenir sans avoir à fuir les conditions socio-économiques du pays.

Pour l’ADHA, la migration devrait être un choix éclairé, un moyen d’épanouissement et non une solution de fuite face à des conditions de vie insoutenables. L’organisation rappelle qu’il est impératif de donner aux jeunes la possibilité de prospérer dans leur pays d’origine en créant un environnement favorable à leur développement personnel et professionnel.

Mine ERAMET GCO : Le rapport accablant sur les conséquences sociales, environnementales et historiques dans la Zone des Niayes

Le 25 janvier 2025, un rapport accablant sur les répercussions sociales, environnementales et historiques de la Mine ERAMET GCO, située dans la zone des Niayes, a été rendu public. Ce document, élaboré par le Comité de Défense des Niayes, la Mairie de Diokoul Diawrigne et Afrigreen Lab, met en lumière des conséquences dramatiques liées à l’exploitation minière dans cette région du Sénégal.

Le rapport commence par souligner un aspect particulièrement inquiétant : les conséquences sanitaires des activités minières sur les villages déplacés. Des soupçons de décès liés à des complications d’eau de mauvaise qualité ont été soulevés. Selon les auteurs du rapport, plusieurs habitants des villages relocalisés pourraient avoir perdu la vie en raison de la dégradation de l’eau, une ressource vitale dont la qualité semble avoir été affectée par les travaux de la mine.

Le rapport pointe également des perturbations dans le respect des traditions locales et du patrimoine culturel. En effet, des cimetières, y compris ceux de dignitaires religieux, ont été déplacés pour faire place à l’exploitation minière. Cette pratique a eu lieu notamment dans les hameaux déplacés à Foth, suscitant de vives inquiétudes concernant la gestion de la mémoire locale et des croyances religieuses, essentielles pour les communautés touchées.

Un autre aspect critiqué par les auteurs du rapport est le manque de transparence et la mise à jour insuffisante des études d’impact. À ce jour, seule une étude datant de 2005 a été rendue publique, mais elle est incomplet et illisible sur plusieurs pages. Cette absence de révision des impacts environnementaux et sociaux actuels soulève des questions sérieuses sur la responsabilité de la mine envers les communautés locales et l’environnement.

Les impacts économiques de l’exploitation minière sont également frappants. De nombreux producteurs maraîchers ont exprimé leur mécontentement face à la destruction de leurs champs agricoles, particulièrement quelques semaines avant la récolte. La perte de terres cultivables, dont dépendent de nombreuses familles, accentue la précarité des populations locales qui vivent principalement de l’agriculture.

Le rapport dénonce la disparition progressive du désert de Lompoul, une zone naturelle emblématique, en raison des activités minières. Une grande partie de ce désert a déjà été détruite, menaçant ainsi la faune et la flore locales ainsi que la biodiversité unique de cette région. Le projet minier a donc des conséquences désastreuses sur l’écosystème fragile du désert, avec des répercussions à long terme pour l’environnement.

Enfin, le rapport met en évidence l’impact dévastateur sur le secteur touristique. Cinq des sept campements touristiques situés dans la région du désert de Lompoul ont été rasés par les activités minières, entraînant une perte directe pour l’économie locale. Actuellement, un seul campement, l’Ecolodge, reste en activité, tandis qu’un autre a été relocalisé à Thieppe. Cette destruction compromet gravement la viabilité du tourisme, une source de revenus essentielle pour les communautés locales.

Le rapport publié par le Comité de Défense des Niayes, la Mairie de Diokoul Diawrigne et Afrigreen Lab dénonce les pratiques de la mine ERAMET GCO, qui ont des répercussions profondes sur la santé des populations, l’environnement et l’économie locale. Il appelle à une plus grande transparence dans les études d’impact et à un respect des droits des communautés ainsi que de l’environnement. Pour que l’exploitation des ressources naturelles dans la zone des Niayes se fasse de manière responsable et durable, il est impératif de revoir les pratiques actuelles et d’assurer une prise en compte réelle des enjeux sociaux et environnementaux.

Migration circulaire en Espagne : Kolda en effervescence, les jeunes en quête de l’Eldorado européen

Ce lundi 27 janvier marque le début des dépôts pour le programme de migration circulaire entre le Sénégal et l’Espagne, et Kolda n’a pas échappé à l’effervescence. Depuis les premières heures de la matinée, des jeunes venus de la ville et des zones environnantes ont envahi le tribunal, le Bureau d’Accueil, d’Orientation et de Suivi (BAOS) de l’Agence Régionale de Développement (ARD), ainsi que les hôpitaux. Tous cherchent à réunir les documents nécessaires pour candidater à cette opportunité de travail saisonnier en Espagne.

L’accès au tribunal de Kolda était presque impossible ce matin. Des centaines de jeunes étaient amassés devant l’entrée, attendant avec impatience d’obtenir leur casier judiciaire, indispensable pour compléter leur dossier. « Je suis arrivé à 6 heures du matin, et je ne sais toujours pas si je serai servi avant la fermeture », confie Mamadou, un jeune diplômé en quête d’une meilleure vie.

Non loin de là, le BAOS a également été pris d’assaut. L’enceinte de l’ARD, qui abrite ce bureau, déborde de candidats venus déposer leurs dossiers ou se renseigner sur les exigences. Les agents sur place, débordés par l’afflux massif, peinent à gérer la situation.

Dans les hôpitaux, la situation est similaire. Les visites médicales et contre-visites obligatoires pour les candidats se multiplient, provoquant de longues files d’attente. Certains n’hésitent pas à parcourir plusieurs kilomètres depuis leur village pour s’assurer qu’ils remplissent toutes les conditions nécessaires.

Le programme de migration circulaire, annoncé par le gouvernement, offre aux jeunes âgés de 25 à 55 ans des contrats de travail saisonniers de trois mois en Espagne, notamment pour des emplois dans l’agriculture. Pour beaucoup, cette initiative est perçue comme une planche de salut face au chômage qui sévit dans la région.

Bocar, un jeune artisan de Dioulacolon, a quitté son atelier pour se rendre à Kolda. « J’ai appris la nouvelle la semaine dernière. Depuis, je prépare mes papiers. Je suis prêt à tout laisser derrière moi si cela me permet de soutenir ma famille », déclare-t-il avec détermination.

Cette situation n’est pas isolée. Le programme attire un large éventail de profils, allant des jeunes diplômés aux ouvriers qualifiés. Certains candidats ont même abandonné leurs activités professionnelles pour tenter leur chance, convaincus que cette opportunité pourrait changer leur destin.

L’engouement pour ce programme révèle une réalité préoccupante : le manque d’opportunités locales pousse les jeunes à envisager l’émigration comme unique solution. À Kolda, où les taux de chômage et de précarité restent élevés, l’annonce de ces contrats saisonniers a créé un véritable espoir.

Pourtant, cette ruée met également en lumière les défis auxquels les autorités doivent faire face. La pression exercée sur les infrastructures administratives, médicales et judiciaires reflète un système débordé, incapable de répondre efficacement à la demande.

La forte mobilisation des jeunes autour de ce programme interpelle sur la nécessité d’une politique d’emploi plus ambitieuse au Sénégal. La dépendance à des initiatives ponctuelles comme la migration circulaire ne peut être une solution durable à la précarité.

Alors que les dépôts de dossiers se poursuivent jusqu’au 29 janvier, les autorités doivent réfléchir à des solutions à long terme pour offrir aux jeunes des opportunités d’emploi locales. « Il est temps d’investir dans des projets structurants capables de retenir nos jeunes talents », souligne un observateur de la scène locale.

USSEIN : Les étudiants en grève de 48 heures pour dénoncer leurs conditions d’apprentissage

La Coordination des amicales de l’Université du Sine Saloum Elhadji Ibrahima Niass (CAE-USSEIN) a décrété une grève de deux jours, ce lundi 27 et mardi 28 janvier 2025, pour protester contre leurs conditions d’étude jugées inacceptables. Ce mouvement vise à interpeller les autorités sur les promesses non tenues concernant les infrastructures et à exiger des actions concrètes face à une situation qu’ils qualifient de critique.

Dans un communiqué publié ce matin, la CAE-USSEIN a exprimé son ras-le-bol face à une décennie de précarité. Les étudiants dénoncent l’absence de livraison des nouveaux locaux répartis entre Kaolack, Kaffrine et Fatick, alors qu’ils devaient être prêts depuis octobre 2024, selon les engagements du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI). Une nouvelle échéance fixée à janvier 2025 n’a pas davantage été respectée, laissant les étudiants dans l’incertitude et la frustration.

Le chevauchement des années académiques constitue un autre point de tension majeur. Les retards accumulés perturbent l’organisation des études et compliquent l’attribution des bourses, plongeant de nombreux étudiants dans une précarité insupportable. Selon la CAE-USSEIN, ces retards traduisent un mépris inacceptable pour leur droit fondamental à une éducation de qualité.

Les étudiants réclament notamment l’annulation des inscriptions pédagogiques pour la Promotion 7, la finalisation et la livraison des chantiers des locaux de l’USSEIN, ainsi que la réhabilitation du campus de Fatick pour une reprise effective des cours dans des conditions dignes.

Face à ce silence des autorités, les étudiants rappellent au ministre de l’Enseignement supérieur, Dr Abdourahamane Diouf, ses engagements et exigent des réponses concrètes et rapides. « Nous refusons d’être abandonnés », affirment-ils dans leur communiqué. « L’avenir des étudiants n’est pas négociable. »

Cette grève, qui intervient dans un contexte d’exaspération généralisée, traduit l’urgence d’agir pour répondre aux besoins des étudiants et garantir une reprise sereine des activités académiques. Les prochaines heures seront déterminantes pour évaluer la capacité des autorités à répondre aux attentes légitimes des étudiants de l’USSEIN.

Affaire Tabaski Ngom : révélations troublantes et enquête tentaculaire

L’affaire impliquant Tabaski Ngom, ex-Agent comptable particulier (ACP) et inspectrice du Trésor, continue de faire couler beaucoup d’encre. Les perquisitions menées par la Division des investigations criminelles (DIC) à son domicile ont révélé des éléments troublants qui approfondissent le mystère autour de ce scandale financier tentaculaire.

Lors de la perquisition à son domicile, les enquêteurs ont saisi des factures provenant de sociétés dont les origines paraissent suspectes. Ces documents, selon des informations de L’Observateur, soulèvent des doutes quant à l’existence légale de ces entreprises. Pour éclaircir la situation, l’Agence nationale pour la promotion des investissements et des grands travaux (APIX) a été sollicitée afin de vérifier leur régularité.

Ces preuves s’ajoutent aux accusations initiales formulées par la Commission de régulation du secteur de l’énergie (CRSE), qui avait déposé une plainte ayant conduit à l’arrestation de Tabaski Ngom. Les témoignages d’autres responsables de la CRSE, notamment I. Niane, A. Ndiaye et N. Sylla, viennent renforcer les soupçons pesant sur l’inspectrice du Trésor.

Au cœur de cette affaire se trouve la disparition présumée de 700 millions de francs CFA des caisses de la CRSE. Les enquêteurs s’efforcent de retracer les mouvements financiers liés à Tabaski Ngom. Des réquisitions ont été envoyées à plusieurs banques, telles que le Crédit Mutuel, la Banque Agricole et la BGFI Bank, afin de détecter d’éventuelles anomalies sur ses comptes.

En parallèle, la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) est mobilisée pour repérer d’éventuelles opérations de blanchiment de capitaux. Les autorités examinent également les éventuels biens immobiliers ou véhicules que Tabaski Ngom aurait pu acquérir avec des fonds détournés, en collaboration avec la conservation foncière et la Direction des transports terrestres.

L’enquête ne s’arrête pas à Tabaski Ngom. D’autres personnalités sont citées dans ce scandale. Djim Momath Ba, ancien directeur général de l’Aprosi, a été inculpé pour complicité de détournement de fonds publics mais libéré sous contrôle judiciaire après avoir payé une caution de 90 millions de francs CFA. Mor Gueye, un autre acteur clé, reste en détention pour des accusations similaires.

L’affaire prend une tournure politique avec l’implication présumée de Moustapha Diop, ancien ministre devenu député. Bien que plusieurs témoignages l’incriminent, son immunité parlementaire empêche pour le moment toute poursuite. Une demande de levée de cette immunité pourrait toutefois être formulée pour permettre aux enquêteurs de progresser.

Avec les nombreuses preuves collectées et les interrogations toujours en suspens, l’affaire Tabaski Ngom demeure complexe. Certaines institutions tardent à répondre aux réquisitions des enquêteurs, retardant l’émergence de la vérité. Cependant, les éléments déjà découverts laissent entrevoir d’autres révélations potentielles dans ce dossier tentaculaire.

Ce scandale financier, qui mêle abus de pouvoir, détournements de fonds publics et blanchiment d’argent, continue de captiver l’opinion publique. Les récentes perquisitions marquent une étape clé dans cette enquête, mais de nombreuses zones d’ombre persistent.

Grève à l’USSEIN : les étudiants suspendent les cours pour dénoncer leurs conditions d’apprentissage

Ce lundi 27 janvier 2025, les étudiants de l’Université Sine Saloum El Hadj Ibrahima Niass (USSEIN) ont entamé une grève de 48 heures pour protester contre leurs mauvaises conditions d’apprentissage. La coordination des amicales de l’université a pris cette décision pour exprimer leur exaspération face à l’inaction des autorités, malgré des revendications formulées depuis près de dix ans.

Dans un communiqué relayé par la Radio Télévision Sénégalaise (RTS), les étudiants dénoncent les retards persistants dans la livraison des nouveaux locaux de l’université situés à Kaolack, Fatick et Kaffrine. Ces infrastructures, promises pour 2024, restent inachevées, obligeant les étudiants à poursuivre leurs études dans des conditions qu’ils qualifient d’indignes.

Les étudiants réclament également la réhabilitation et la réouverture du campus de Fatick, qui serait à l’abandon, privant de nombreux jeunes d’un cadre d’apprentissage adapté. Une autre demande concerne l’annulation des inscriptions pédagogiques en ligne, un système qu’ils jugent inefficace et source de frustration pour de nombreux étudiants.

Depuis sa création, l’USSEIN fait face à des défis majeurs, notamment en matière d’infrastructures et de gestion. Ces problèmes, combinés au manque de réponse adéquate des autorités, alimentent le mécontentement des étudiants. Pour eux, cette grève est une énième tentative d’attirer l’attention sur leurs souffrances quotidiennes.

La coordination des amicales appelle les autorités à prendre des mesures urgentes pour répondre à leurs préoccupations. « Cela fait près de dix ans que nous dénonçons les mêmes problèmes. Nous ne pouvons plus continuer ainsi », indique le communiqué.

En attendant une réaction des responsables de l’université et des autorités compétentes, les cours restent suspendus pour 48 heures, avec la possibilité d’un durcissement du mouvement si aucune solution n’est proposée.

Migration circulaire en Espagne : une ruée vers les BAOS et les tribunaux sénégalais

Ce lundi 27 janvier 2025 marque le coup d’envoi des dépôts de candidature dans le cadre du programme de migration circulaire entre l’Espagne et le Sénégal. Dès les premières heures, les Bureaux d’Accueil, d’Orientation et de Suivi (BAOS) ainsi que les tribunaux ont été envahis par des milliers de candidats espérant décrocher un emploi agricole en Espagne.

À Dakar, comme dans les régions, les scènes de foule sont impressionnantes. Des centaines de jeunes se pressent devant les BAOS et tribunaux pour déposer leur dossier avant la date limite fixée au mercredi 29 janvier 2025 à 18 heures. Ces jeunes, souvent sans emploi, voient dans ce programme une opportunité unique de changer leur destin et de trouver un avenir meilleur.

Les images capturées devant le BAOS de Dakar et le tribunal de Kaolack illustrent l’ampleur de cette attente. À Kaolack, par exemple, le Tribunal de Grande Instance (TGI) est pris d’assaut par des jeunes cherchant à obtenir leur casier judiciaire, une pièce essentielle au dossier de candidature.

Le programme de migration circulaire, initié par le gouvernement espagnol en partenariat avec le Sénégal, vise à recruter des ouvriers agricoles sénégalais âgés de 25 à 55 ans. Ces derniers se verront offrir des contrats à durée déterminée (CDD) de trois mois, renouvelables, pour participer à la cueillette, à l’entassement et au stockage des fruits en Espagne.

Le secrétaire d’État aux Sénégalais de l’extérieur, Amadou Cherif Diouf, avait détaillé les modalités de candidature dans un communiqué publié le jeudi 23 janvier. Les documents requis comprennent une copie du passeport, un casier judiciaire de moins de trois mois, ainsi que d’autres pièces administratives. Cette exigence explique la ruée vers les tribunaux depuis la publication du communiqué.

Pour de nombreux jeunes, ce programme représente une lueur d’espoir dans un contexte marqué par un chômage endémique. « C’est peut-être notre dernière chance de trouver un emploi et d’aider nos familles », confie un candidat dans la file d’attente au tribunal de Kaolack.

Cependant, cette ruée reflète également une réalité sociale préoccupante : le désespoir des jeunes face à un marché de l’emploi local peu prometteur. Certains craignent que les places disponibles ne soient insuffisantes pour répondre à l’immense demande, laissant de nombreux candidats sur le carreau.

Ce programme de migration circulaire est salué comme une initiative pour renforcer les relations bilatérales entre le Sénégal et l’Espagne, tout en offrant une solution temporaire au chômage. Toutefois, il met en lumière les défis structurels du marché de l’emploi sénégalais et la nécessité de trouver des solutions durables pour l’insertion des jeunes.

En attendant, l’Espagne devient pour beaucoup le symbole d’un avenir meilleur, même si l’accès à ce programme reste limité et compétitif. La suite des événements dépendra de la capacité des autorités sénégalaises et espagnoles à gérer ce flux massif de candidatures et à garantir la transparence dans le processus de sélection.

Sénégal : 18 nouveaux instructeurs nationaux et contrôleurs qualité certifiés en sûreté de l’aviation civile

Le siège de TSA (Technical Security Aviation) a été le théâtre d’une cérémonie solennelle ce 24 janvier 2025. Lors de cet événement marquant, 18 jeunes agents de sûreté aéroportuaire ont reçu leurs certifications d’instructeurs nationaux et de contrôleurs qualité en sûreté de l’aviation civile, des mains de M. Diaga Bassa, Directeur Général de l’ANACIM (Agence Nationale de l’Aviation Civile et de la Météorologie), ainsi que des dirigeants de TSA et des autorités du secteur aéronautique.

Ces certifications, fruits d’un rigoureux processus de sélection et de formation, marquent une avancée majeure pour le Sénégal dans le renforcement de ses compétences en matière de sûreté aéroportuaire. Elles s’inscrivent dans une dynamique visant à garantir le plus haut niveau de sécurité dans les infrastructures aéronautiques, tout en se conformant aux standards internationaux les plus exigeants.

Présidé par le Général d’Armée Mamadou SOW, ancien Chef d’État-Major Général des Armées (CEMGA), TSA est un acteur clé du dispositif de sûreté sur la plateforme aéroportuaire de l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD). Avec près de 700 jeunes employés, TSA assure la mise en œuvre des mesures de sûreté au profit des usagers.

L’excellence de la formation de ses agents a récemment été saluée par l’administration américaine lors d’une visite à l’AIBD en août 2024. Cette reconnaissance internationale témoigne de la montée en compétence des équipes sénégalaises et du rôle central de TSA dans l’amélioration continue des standards de sûreté de l’aviation civile.

Encadrée par l’ANACIM et supervisée par la Haute Autorité des Aéroports du Sénégal (HAAS), TSA poursuit sa politique ambitieuse de formation et de perfectionnement. La cérémonie de remise des certifications, tenue en présence des autorités du secteur, illustre cet engagement à bâtir un vivier de talents qualifiés, indispensables à la stabilité et à l’efficacité du secteur aéroportuaire national.

Cette initiative traduit également une vision stratégique pour faire du Sénégal un modèle en matière de sûreté aérienne, tout en offrant des opportunités professionnelles de qualité à sa jeunesse. Avec ces nouvelles certifications, le Sénégal consolide sa position sur l’échiquier international de l’aviation civile, tout en réaffirmant son ambition de devenir un hub régional de premier plan.

Un bus de Dakar Dem Dikk réduit en cendres à Ourossogui : une enquête ouverte

Dans la nuit du lundi 27 janvier 2025, un incendie s’est déclaré à Ourossogui, réduisant en cendres un mini-bus de la société nationale de transport, Dakar Dem Dikk (DDD). L’incident, survenu aux alentours de 2 heures du matin, a détruit le véhicule n°2002, stationné devant l’agence Sénégal Dem Dikk de la ville.

Selon un communiqué publié par la société, les efforts déployés pour maîtriser les flammes se sont révélés vains. Le bus a été entièrement consumé par l’incendie. À ce stade, les causes exactes du sinistre restent inconnues.

Dans cette note, Dakar Dem Dikk a annoncé avoir déposé une plainte contre X auprès de la gendarmerie. Cette démarche vise à faire toute la lumière sur les circonstances de cet incendie et à identifier d’éventuels responsables.

Les autorités locales et la gendarmerie se sont saisies de l’affaire et ont ouvert une enquête pour déterminer l’origine de ce drame.

Cet incident intervient dans un contexte où la sécurité des infrastructures publiques reste un défi majeur dans certaines régions du Sénégal. La société DDD n’a pas manqué d’exprimer son regret face à cette perte matérielle et assure qu’elle reste déterminée à poursuivre son service auprès des populations.

Soutien de la diaspora sénégalaise des États-Unis à Farba Ngom : appel à la préservation de l’État de droit

La diaspora sénégalaise établie aux États-Unis manifeste son soutien indéfectible à Farba Ngom, député-maire des Agnam, au cœur d’une controverse politique suite à la levée de son immunité parlementaire. Ce geste, jugé précipité par ses partisans, suscite des interrogations et inquiétudes quant à la situation politique et judiciaire au Sénégal.

Farba Ngom fait l’objet d’une procédure judiciaire qui a conduit à la levée de son immunité parlementaire, une décision adoptée par l’Assemblée nationale dans un climat de vives tensions. Les Sénégalais résidant aux États-Unis dénoncent une démarche qu’ils qualifient de « commandée politiquement », visant à fragiliser le maire des Agnam et à discréditer son engagement au sein de l’Alliance pour la République (APR). Ils pointent également une « légèreté » dans la procédure, accusant l’Assemblée nationale de ne pas avoir respecté les principes fondamentaux de transparence et d’équité.

Pour cette frange de la diaspora, l’affaire Farba Ngom est révélatrice de « dérives » qui, selon eux, menacent la stabilité des institutions républicaines et mettent en péril l’État de droit au Sénégal. Ces citoyens dénoncent une instrumentalisation des institutions judiciaires et législatives, et s’inquiètent de ce qu’ils perçoivent comme une érosion progressive de la démocratie sénégalaise.

Les déclarations récentes d’Ousmane Sonko, leader de l’opposition, lors de son déplacement à Matam, sont également évoquées par ces Sénégalais. Ils estiment que ses propos à l’égard de Farba Ngom participent à une campagne de déstabilisation visant ce dernier. Ils appellent à une justice indépendante, capable de statuer sur cette affaire sans pressions politiques ni préjugés.

Dans leur déclaration, les Sénégalais des États-Unis réitèrent leur soutien à Farba Ngom et se disent prêts à défendre ses droits face aux « abus » qu’ils dénoncent. Ils appellent les autorités sénégalaises à rétablir un climat de confiance entre les citoyens et les institutions, tout en garantissant le respect des principes démocratiques.

Cette mobilisation s’inscrit dans une dynamique plus large de la diaspora sénégalaise, déjà active en France, où des appels similaires avaient été lancés en faveur du député-maire. Ces Sénégalais de l’extérieur, soucieux de l’avenir du pays, rappellent leur attachement à une justice impartiale et à la consolidation des acquis démocratiques.

L’affaire Farba Ngom met en lumière les tensions croissantes qui agitent la scène politique sénégalaise à l’approche des échéances électorales. Pour les observateurs, cette mobilisation de la diaspora reflète une préoccupation légitime face aux dérives perçues, mais soulève aussi des questions sur le rôle des institutions dans la gestion des affaires publiques.

Vol de bijoux de 30 millions FCFA et de 12 000 euros : Alpha Camara derrière les barreaux après son aveu

La Maison d’arrêt de Rebeuss compte un nouveau pensionnaire depuis jeudi dernier. Alpha Camara, originaire de Guinée Conakry et employé comme concierge dans une résidence à Nord-Foire, a été inculpé et placé sous mandat de dépôt pour vol. Ce dernier a avoué avoir dérobé des biens d’une valeur colossale dans la chambre de sa patronne, Fatou Guèye, une riche femme d’affaires.

Tout commence le 20 janvier, lorsque la Division des investigations criminelles (DIC) reçoit une plainte de Mme Guèye. Cette dernière déclare la disparition de bijoux estimés à 30 millions de FCFA, ainsi que d’une somme en espèces de 12 000 euros (environ 7,8 millions de FCFA), soigneusement rangés dans un coffre-fort dissimulé dans son armoire. Le vol semblait minutieusement prémédité, le coupable ayant profité des absences régulières de la propriétaire, qui quitte son domicile chaque matin à 6 heures pour aller travailler.

Dans sa plainte, Fatou Guèye exprime ses doutes envers son entourage, plus particulièrement ses deux vigiles : Alpha Camara, le concierge, et Diallo, responsable de la sécurité de jour. Les enquêteurs, prenant en compte ces informations, concentrent rapidement leurs investigations sur ces derniers.

Interrogé par la police, Alpha Camara nie dans un premier temps toute implication, affirmant n’entrer dans l’appartement de sa patronne qu’avec son autorisation. Mais l’enquête bascule grâce à un témoignage clé.

Inquiète de l’arrestation soudaine de son compagnon, la compagne d’Alpha Camara contacte son beau-frère et lui confie que le coffre-fort volé est caché chez elle. Cette information est immédiatement transmise à la police, qui intervient pour récupérer les biens dérobés. Placé face à l’évidence, Alpha Camara finit par avouer. Il décrit aux enquêteurs les détails du vol, confirmant avoir agi seul.

Grâce à ces aveux, Fatou Guèye a pu récupérer l’intégralité de ses biens, mettant fin à une affaire qui avait provoqué un grand désarroi dans son entourage. Quant à Alpha Camara, il a été placé sous mandat de dépôt en attendant son procès.

Démantèlement d’un trafic de drogue sur l’axe Maroc-Sénégal : 3,5 kg de haschisch saisis aux Parcelles-Assainies

Le commissariat de l’Unité 15 des Parcelles-Assainies, sous la direction du commissaire Sarré, a réussi un coup de filet important dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. Samedi dernier, une opération policière bien coordonnée a permis de démanteler un réseau de trafic international de drogue, avec la saisie de 3,5 kg de haschisch et l’arrestation de son principal acteur, un dénommé A. Diop.

L’opération a débuté grâce à l’exploitation d’un renseignement indiquant l’existence d’un trafic de drogue à Yoff, non loin du centre aéré de la BCEAO. Selon les informations obtenues, A. Diop, domicilié dans le quartier, se livrait à un commerce illicite de stupéfiants, approvisionnant sa clientèle locale en drogue en provenance du Maroc.

Dans la nuit de samedi, une descente discrète et efficace des policiers a permis de surprendre le suspect à son domicile. Lors de la perquisition, les agents ont mis la main sur 37 plaquettes de haschisch, pesant chacune 100 grammes. Certaines étaient regroupées en blocs de cinq plaquettes, pour un poids total de 3,5 kg.

Interrogé par les enquêteurs, A. Diop, qui se présentait comme commerçant, a reconnu s’approvisionner régulièrement au Maroc avant de revendre la drogue sur le marché sénégalais. Ce mode opératoire révèle l’existence d’un réseau bien structuré reliant les deux pays.

Placé en garde à vue, le suspect devra répondre des charges de trafic international de drogue. L’enquête se poursuit pour identifier ses complices éventuels et démanteler toute la chaîne de ce réseau criminel.

Cette saisie confirme l’engagement des forces de sécurité dans la lutte contre le trafic de drogue, qui reste une menace majeure pour la jeunesse et la société sénégalaise. Le commissariat des Parcelles-Assainies a rappelé que les efforts se poursuivent pour mettre hors d’état de nuire tous ceux qui participent à ce fléau.

Scandale au sein de Senstock : Un réseau organisé de vol de carburant démantelé

L’affaire du vol de carburant à Senstock a pris une ampleur alarmante, mettant en lumière un réseau sophistiqué impliquant chauffeurs, intermédiaires et gardiens. Grâce à des preuves accablantes, notamment des images de vidéosurveillance, 41 individus ont été arrêtés, révélant l’ampleur d’un système bien rodé.

La Direction générale de Star Oil, entreprise victime de ce vaste détournement, a mis à la disposition des enquêteurs des vidéos tournées à l’intérieur même des installations de Senstock. Ces enregistrements montrent des chauffeurs, employés par les sociétés Transinter et Daniel Hadad et Fils (DHF), en plein acte de détournement de carburant depuis leurs camions de livraison.

Suite à ces découvertes, une plainte a été déposée auprès de la Section de recherches. L’enquête, menée avec diligence, a permis l’arrestation en flagrant délit de quatre chauffeurs. Ces derniers ont été inculpés pour « association de malfaiteurs » et « vol au préjudice de leur employeur » avant d’être placés sous mandat de dépôt.

Les investigations ont révélé que ces chauffeurs n’agissaient pas seuls. En tout, 41 personnes ont été appréhendées, parmi lesquelles des intermédiaires surnommés « Lakhalman », des gardiens, et d’autres chauffeurs. Ces intermédiaires jouaient un rôle clé dans l’écoulement du carburant détourné.

Une première vague d’arrestations avait déjà conduit 37 suspects en détention. Ces chiffres illustrent la solidité de ce réseau criminel, qui semble s’être implanté durablement au sein du secteur.

Les sociétés Transinter et DHF, employeurs de plusieurs chauffeurs incriminés, se retrouvent aujourd’hui au cœur des interrogations. La gestion des stocks de carburant, ainsi que les mécanismes de contrôle interne, sont remis en question. Star Oil, en tant que plaignante, espère que cette affaire aboutira à une justice exemplaire et à une amélioration des dispositifs de sécurité dans le secteur.

Ce scandale constitue une alerte majeure pour l’ensemble du secteur. Le vol de carburant, véritable fléau pour les entreprises, pourrait être mieux maîtrisé grâce à des technologies de surveillance avancées et une coopération renforcée avec les autorités. La Direction générale de Star Oil a donné l’exemple en utilisant des systèmes de vidéosurveillance pour identifier les malfaiteurs.

Bien que 41 arrestations aient déjà eu lieu, l’affaire est loin d’être terminée. Les auditions menées par le juge d’instruction devraient permettre d’identifier d’éventuels commanditaires et d’éclaircir les ramifications de ce réseau. Pour les entreprises touchées, cet événement marque un tournant : il s’agit non seulement de réparer les dommages causés, mais aussi de prévenir de futures dérives.

Le scandale de Senstock est un rappel brutal de l’importance des systèmes de contrôle rigoureux et des outils de surveillance modernes dans des secteurs aussi sensibles que celui de l’énergie. Si les entreprises parviennent à tirer les leçons de cette affaire, elle pourrait devenir un catalyseur pour des réformes significatives dans la gestion des ressources.

Soutien massif à Farba Ngom après la levée de son immunité parlementaire

Depuis la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom par l’Assemblée nationale vendredi dernier, les manifestations de soutien envers le député-maire des Agnam se multiplient. À Paris, la diaspora sénégalaise de France s’est mobilisée samedi pour exprimer son opposition à ce qu’elle qualifie d’« acharnement » contre l’élu.

Selon le journal L’As, ce rassemblement à Paris a attiré une foule de sympathisants regroupés en un collectif de soutien. Arborant des brassards rouges, ces derniers ont scandé des slogans dénonçant le Premier ministre Ousmane Sonko, qu’ils accusent de cibler Farba Ngom et les anciens dignitaires du régime de Macky Sall.

« Nous sommes réunis aujourd’hui pour apporter notre soutien à Farba Ngom et dénoncer cette tentative de liquidation. Le régime en place cherche à intimider tout le monde », ont déclaré les membres du collectif. Ils ont également rejeté les accusations de tensions ethniques, affirmant : « Nous n’avons aucun problème avec les Sérères, les Diolas ou d’autres ethnies. Mais notre problème, c’est Ousmane Sonko, qui veut instaurer une dictature dans ce pays. »

Dans la région de Matam, des religieux se sont également mobilisés pour soutenir le député. Une journée de prières a été organisée afin de demander un retour au calme et à la sérénité. Farba Ngom, reconnaissant pour ces marques de solidarité, a exprimé sa gratitude.

« J’ai vu la détermination avec laquelle des gens ont pris ce combat à ma place, alors que je ne les connais même pas. Je suis convaincu que nous sortirons victorieux de cette affaire », a-t-il affirmé. Appelant au calme, il a ajouté : « Je prie pour que personne ne se blesse ou ne meure à cause de moi. »

Cette mobilisation intervient dans un contexte marqué par des accusations graves portées contre Farba Ngom. Un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) aurait révélé un présumé blanchiment de capitaux à hauteur de 125 milliards de FCFA. Ce rapport a conduit le parquet financier à demander la levée de son immunité parlementaire pour permettre l’ouverture d’une enquête.

Face à ces allégations, le maire des Agnam bénéficie d’un soutien sans précédent de ses partisans, qui dénoncent ce qu’ils considèrent comme une tentative de l’écarter de la scène politique. Pour ses soutiens, cette affaire dépasse sa personne et illustre une volonté de museler l’opposition à Ousmane Sonko, désormais au sommet de l’État.

Alors que l’affaire suscite de vives tensions, Farba Ngom appelle à ce que le combat se déroule sans violence. Ce climat tendu met en lumière la polarisation croissante de la scène politique sénégalaise, où les accusations et contre-accusations prennent une place centrale. Reste à savoir comment cette affaire évoluera et quelles seront ses répercussions sur le paysage politique national.

DIOMAYE DONNE LE NOM DE SA FILLE À LA MÈRE DE SONKO : Un geste qui fait taire les rumeurs de frictions au sommet de l’État

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, nommant sa fille Khady, en hommage à la mère du Premier ministre, Ousmane Sonko, ce mardi, envoie un signal fort. Cet acte dément les rumeurs persistantes de tensions entre son chef du Gouvernement et lui.

Le Sénégal était suspendu à ce qui s’annonçait comme un événement national ce mardi : le baptême du nouveau-né du couple présidentiel. Pourtant, à la surprise générale, la cérémonie s’est déroulée ce dimanche dans une discrétion absolue, loin des caméras.
Contre toute attente, le couple présidentiel a choisi de nommer leur fille Khady, en hommage à Khady Ngom, la mère du Premier ministre, Ousmane Sonko. Ce choix envoie un message fort à l’opinion publique. Il met en exergue la solidité des liens entre Bassirou Diomaye Faye et son Ousmane Sonko, présenté comme son « mentor » au sein du Parti des Patriotes du Sénégal pour le Travail, l’Éthique et la Fraternité (PASTEF). En effet, ce geste, empreint de symbolisme, vient balayer les rumeurs persistantes d’un éloignement ou de désaccords entre les deux leaders.
Depuis plusieurs mois, les spéculations sur une prétendue tension entre les deux hommes s’étaient amplifiées. En septembre 2024, Cheikhna Keïta, ancien commissaire de police, avait été emprisonné pour diffusion de fausses nouvelles après avoir affirmé qu’une présumée altercation physique avait eu lieu entre le président de la République et son Premier ministre au Palais de la République.
Quelques mois plus tard, plus précisément ce 24 décembre 2024, Africa Intelligence rapportait des désaccords supposés sur le sort d’Air Sénégal. La compagnie aérienne, en difficulté financière, serait devenue un point de friction entre les deux hommes. Alors qu’Ousmane Sonko plaidait pour une intervention financière forte de l’État afin de sauver ce bijou national, Bassirou Diomaye Faye s’était montré plus réservé, insistant sur les risques d’un tel soutien sans garanties solides de redressement.
Ainsi, le choix porté sur le prénom de la fille du chef de l’État apparaît comme une réponse claire et directe à ces rumeurs de dissension. En honorant la mère d’Ousmane Sonko, le président réaffirme son respect et son admiration pour son Premier ministre vu que cet hommage n’est pas une première. Pendant ses années de militantisme au sein du « Pastef », Bassirou Diomaye Faye avait déjà choisi de nommer son fils, né de son union avec sa première épouse, Marie Khone, après Ousmane Sonko.
Aujourd’hui, le « bébé patriote », devient, dès lors, le symbole d’une alliance renforcée et un message à l’endroit d’une opposition qui attend le clash du tandem Diomaye-Sonko.


La Dakaroise

Kabirou Mbodje, fondateur de Wari : entre succès économique et défis judiciaires

Dans un entretien exclusif accordé au journal Le Quotidien de ce lundi 27 janvier, Kabirou Mbodje, fondateur de la plateforme financière Wari, revient sur son parcours entrepreneurial, ses démêlés judiciaires, et ses perspectives d’avenir. À la fois visionnaire et controversé, l’homme d’affaires sénégalais partage sa vision sur des thématiques allant de l’impact de Wari au Sénégal à ses projets futurs dans un contexte marqué par des enjeux de souveraineté économique.

Créée en 2008, Wari s’est imposée comme l’un des acteurs majeurs de la fintech en Afrique, facilitant les transferts d’argent, le paiement de factures et d’autres services financiers pour des millions d’utilisateurs. Kabirou Mbodje souligne fièrement l’impact socio-économique de cette entreprise, affirmant que Wari a contribué à la création de près de 50 000 emplois directs et indirects au Sénégal.

Cette performance a permis à Wari de se hisser parmi les premières licornes africaines, renforçant ainsi l’image du Sénégal en tant que hub technologique sur le continent. « Nous avons prouvé qu’il est possible de développer une entreprise panafricaine en partant d’une idée innovante au Sénégal », déclare Kabirou Mbodje.

Cependant, le succès de Kabirou Mbodje n’a pas été sans obstacles. L’homme d’affaires est actuellement empêtré dans plusieurs affaires judiciaires au Sénégal et en France. Ces litiges, selon lui, sont parfois liés à des malentendus ou à des différends commerciaux, mais ils ont également entaché son image publique.

Sans entrer dans les détails des procédures en cours, Kabirou Mbodje insiste sur sa détermination à tourner la page : « Les défis judiciaires sont inhérents au monde des affaires. Ce qui compte, c’est de rester concentré sur ses objectifs et de continuer à travailler pour le développement économique de notre continent. »

L’entretien a également permis à Kabirou Mbodje de revenir sur un épisode marquant de sa carrière : le rachat manqué de Tigo Sénégal en 2017. Alors que Wari était pressenti comme le repreneur naturel de l’opérateur télécom, la transaction n’a finalement pas abouti, ouvrant la voie à un autre acteur majeur.

Selon lui, cet échec illustre les défis auxquels les entrepreneurs africains sont confrontés lorsqu’ils tentent de rivaliser avec des multinationales. « Nous avions une vision claire pour Tigo, mais des facteurs externes ont compliqué la transaction », explique-t-il.

Malgré ses déboires, Kabirou Mbodje ne ferme pas la porte à un retour au Sénégal pour de nouveaux investissements. Le contexte actuel, marqué par une volonté des autorités de promouvoir un « souverainisme économique », pourrait selon lui créer des opportunités pour les entrepreneurs locaux.

« Le souverainisme économique est une excellente initiative, mais il faut l’accompagner de mesures concrètes pour permettre aux entreprises sénégalaises de prospérer. Si les conditions sont réunies, je suis prêt à revenir et à contribuer à cet effort », déclare-t-il.

En dépit des controverses qui entourent son parcours, Kabirou Mbodje reste un acteur incontournable de l’économie numérique en Afrique. Avec Wari, il a montré que l’innovation peut être un puissant levier de transformation économique et sociale.

SCANDALE PRÉSUMÉ DE LA SECAM : Part de vérité de Mame Boye Diao

Mame Boye Diao, ancien directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), réfute les accusations de malversations financières liées à l’acquisition de la société Secam par la CDC. Il précise qu’il n’a joué aucun rôle dans la finalisation de l’acquisition.

Mame Boye Diao, ancien directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), a fermement démenti les accusations portées contre lui dans le cadre d’un scandale présumé impliquant la société de construction et d’aménagement (Secam). Selon un article du journal Libération et certains sites en ligne, Diao aurait été cité dans une affaire de malversations financières, aux côtés de l’ex-directeur de la CDC, Cheikh Issa Sall. Cette affaire concerne l’acquisition de Secam par la CDC, pour un montant de 6 milliards de francs CFA, ainsi que des accusations de détournements financiers s’élevant à 1,051 milliard de francs CFA et un préjudice de 1,7 milliard de francs CFA.
Mame Boye Diao a réagi rapidement en publiant un message sur sa page Facebook dans lequel il dément formellement toute implication dans ce scandale. Il a précisé que son nom n’a été mentionné que pour rappeler qu’il était directeur général de la CDC au moment de l’acquisition de la société Secam, mais sans qu’il n’y ait de lien établi avec des faits délictueux. Selon lui, cette acquisition s’inscrivait dans la volonté de la CDC de renforcer sa chaîne de valeur dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, avec l’ajout d’une société de génie civil. Cette acquisition, ajoute-t-il, n’a été rendue possible qu’après l’avis favorable de la commission de surveillance et la certification des états financiers de Secam par un expert agréé.
Il souligne que la cession de Secam n’a été finalisée qu’en décembre 2023, soit trois mois après son départ de la CDC, ce qui rend toute implication de sa part dans cette transaction illogique. Diao dénonce ce qu’il considère comme une manipulation de l’opinion publique, précisant qu’il n’a pas été entendu par la DIC (Division des investigations criminelles) et n’a aucune connaissance d’une plainte déposée contre lui. Il rappelle également que l’Inspection générale d’État a mené une mission à la CDC, dont les résultats seront communiqués aux autorités compétentes.
L’ancien directeur général de la CDC met également en doute certaines informations de l’article, notamment la contestation des éléments d’actifs de la société Secam et l’installation de la filiale CDMP dans un de ses immeubles. Enfin, Mame Boye Diao réfute toute accusation de paiement frauduleux, surtout après une lettre d’opposition émise par le ministre des Finances.
Pour rappel, en septembre 2024, avant les élections législatives, une source révélait au « Dakarois Quotidien » que Mame Boye Diao, Doura Baldé et Farba Ngom étaient dans le viseur du Pool Judiciaire Financier (PJF) – voir UNE du 24 septembre 2024 -.
Lors des législatives de novembre 2024, les deux originaires de Kolda ont affiché leur soutien à la mouvance présidentielle, Pastef, pendant que l’enfant du Fouta a réitéré sa fidélité à l’APR. En effet, Farba Ngom, actuel député et maire des Agnams, dont l’immunité parlementaire a été levée car cité dans une affaire de 125 milliards par la Centif, a renouvelé sa loyauté à l’ancien chef de l’État, Macky Sall.

Le Dakarois

RENFORCEMENT DE LA SÉCURITÉ ET AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL : Tournée de l’Inspecteur Général de Police

L’Inspecteur Général de Police, Mame Seydou Ndour, Directeur Général de la Police Nationale, a effectué une visite de travail dans plusieurs unités de police à travers le pays, notamment à Thiès, Tivaouane, Kébémer, Saint-Louis, Rosso et Richard Toll, dans le cadre de sa démarche de prise de contact et de renforcement de la sécurité. Sa tournée a débuté à Thiès, où il a visité divers commissariats, dont celui du 1er arrondissement et le commissariat central, ainsi que l’état-major du Groupement Mobile d’Intervention (GMI) et le camp Michel Le Grand. Au cours de ses entretiens avec les agents, il a pris note des défis rencontrés par les services opérationnels et a promis de trouver des solutions adaptées pour améliorer leurs conditions de travail et renforcer le maillage sécuritaire. Le gouverneur de la région, présent lors de cette visite, a salué le travail remarquable des policiers locaux. Avant de quitter Thiès, Mame Seydou Ndour a exprimé sa reconnaissance envers les agents pour leur dévouement et les a encouragés à maintenir leurs efforts.

L’Inspecteur Général de Police a ensuite poursuivi sa visite à Tivaouane et Kébémer, où il a échangé avec les fonctionnaires de Police pour recueillir leurs préoccupations et discuter des défis auxquels ils sont confrontés quotidiennement. Il a souligné la noblesse de leur mission et les a incités à redoubler d’efforts pour répondre aux exigences sécuritaires croissantes, tout en mettant en avant leur professionnalisme et leur abnégation.

Le mercredi 22 janvier, l’Inspecteur Général de Police a pris la direction de Saint-Louis, où il a été chaleureusement accueilli par les responsables locaux, notamment le commissaire central et le commandant du Groupe Opérationnel du GMI. Lors de sa visite, il a inspecté plusieurs installations, dont le camp Amadou Moustapha Sarr à Leybar, les commissariats des arrondissements de Pikine et de l’île de Saint-Louis, ainsi que l’antenne de la DNLT de la Direction de la Police de l’Air et des Frontières à Gokhou Mbacc. Lors de ces échanges, le DGPN a rappelé les enjeux sécuritaires actuels et a encouragé les agents à maintenir leur professionnalisme tout en soulignant l’importance de leur rôle dans la protection des populations. Le gouverneur de la région de Saint-Louis a, quant à lui, salué la coopération exemplaire entre la police nationale et les autorités locales.

Le vendredi 23 janvier 2025, l’Inspecteur Général de Police a poursuivi sa tournée en visitant le commissariat spécial à Rosso avant de se rendre à Richard Toll. Sur place, il a été accueilli chaleureusement par les responsables en charge du commissariat, avec lesquels il a échangé pour comprendre les défis opérationnels et identifier des solutions pour améliorer les conditions de travail des agents et renforcer leur efficacité dans la protection des biens et des personnes.

Cette tournée de l’Inspecteur Général de Police reflète sa volonté de maintenir un dialogue de proximité avec les unités opérationnelles, de renforcer la sécurité à l’échelle nationale et d’améliorer les conditions de travail des fonctionnaires de police. À chaque étape, Mame Seydou Ndour a tenu à féliciter les policiers pour leur professionnalisme et leur dévouement, les incitant à redoubler d’efforts pour continuer à assurer la sécurité des citoyens.

Fatou Ndiaye et Bass Thioung unissent leurs destins

La célèbre influenceuse Fatou Ndiaye et le chanteur Bass Thioung ont célébré leur mariage, mettant un point d’honneur à officialiser leur union malgré les controverses entourant leur relation. Cette cérémonie, très attendue, a marqué un moment fort dans l’univers des célébrités sénégalaises.

Fatou Ndiaye a ébloui l’assistance avec une somptueuse robe blanche ornée de détails dorés, rehaussant son teint radieux et son élégance naturelle. Loin de passer inaperçu, son style a capté l’attention de tous, consolidant son image de référence en matière de mode et de raffinement.

Bass Thioung, quant à lui, est apparu dans une tenue traditionnelle sobre et élégante, reflétant sa personnalité charismatique. Leur complicité visible lors de la cérémonie a touché les invités présents.

Le mariage a été largement couvert par les médias, notamment par le site Kawtef, qui a rapporté les détails de cet événement mémorable. Il a suscité un vif intérêt et a fait couler beaucoup d’encre, tant dans les médias que sur les réseaux sociaux, où les félicitations et les réactions des fans affluent.

Malgré les polémiques qui ont entouré leur relation, Fatou Ndiaye et Bass Thioung semblent avoir surmonté les épreuves pour s’unir dans un amour affirmé et sincère. Ce mariage scelle leur engagement mutuel, témoignant d’une volonté commune d’écrire une nouvelle page de leur histoire.

Fatou Ndiaye et Bass Thioung célèbrent leur union
Fatou Ndiaye et Bass Thioung célèbrent leur union
Fatou Ndiaye et Bass Thioung célèbrent leur union
Fatou Ndiaye et Bass Thioung célèbrent leur union
Fatou Ndiaye et Bass Thioung célèbrent leur union
Fatou Ndiaye et Bass Thioung célèbrent leur union
Fatou Ndiaye et Bass Thioung célèbrent leur union
Fatou Ndiaye et Bass Thioung célèbrent leur union
Fatou Ndiaye et Bass Thioung célèbrent leur union

Ministère de la Communication : Abass Fall dénonce un scandale de salaires excessifs

Lors d’une interview accordée à Radio Sénégal International (RSI) ce dimanche 26 janvier 2025, le ministre du Travail, Abass Fall, a fait des révélations troublantes sur des pratiques qu’il qualifie de népotiques et politisées sous l’ancien régime. Ces pratiques concerneraient des recrutements et des avantages indus au sein de plusieurs ministères et directions.

Abass Fall a particulièrement pointé du doigt le ministère des Télécommunications et de la Communication, anciennement dirigé par Moussa Bocar Thiam sous le régime de Macky Sall. Selon lui, des décrets auraient été modifiés pour permettre l’attribution de salaires exorbitants allant de 2 à 3 millions de francs CFA à des assistantes. Ces rémunérations dépasseraient même le salaire de base d’un ministre, qui, selon ses précisions, s’élève à 2,9 millions de francs CFA, hors indemnités de logement d’un million.

Le ministre du Travail n’a pas mâché ses mots, dénonçant une gestion financière marquée par des abus et une mauvaise utilisation des ressources publiques. Cette situation, d’après lui, reflète une gouvernance où les intérêts personnels et partisans prenaient le pas sur l’intérêt général.

Ces révélations mettent en lumière la nécessité d’une réforme approfondie des pratiques administratives et financières au sein des ministères. Abass Fall a réaffirmé l’engagement du gouvernement actuel à promouvoir une gestion rigoureuse, fondée sur la transparence et l’équité dans l’attribution des postes et des avantages financiers.

Ces accusations risquent de raviver le débat sur la gestion des ressources publiques sous l’ancien régime. Pour l’instant, aucune réaction officielle de Moussa Bocar Thiam ou d’autres responsables de l’exécutif passé n’a été enregistrée.

Sénégal : Le MESRI met en garde contre une société privée proposant des services non autorisés pour la signature des diplômes

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) a émis une alerte ce week-end concernant une société dénommée MAS Consilium Solutions (MCS). Cette entreprise, qui se présente comme un prestataire d’accompagnement pour la gestion des procédures de signature des diplômes, n’est pas reconnue par les autorités compétentes.

Dans une circulaire adressée aux établissements privés d’enseignement supérieur (EPES) et aux étudiants, le ministère, dirigé par Abdourahmane Diouf, a tenu à préciser qu’il n’entretient aucun lien avec MCS. Il décline ainsi toute responsabilité en cas de litiges éventuels impliquant cette société, que ce soit avec les EPES, les étudiants ou leurs parents.

Le MESRI dénonce la promotion des services de MCS via les réseaux sociaux et rappelle que la signature des diplômes obéit à des procédures bien définies, telles que décrites dans les communiqués officiels n°001266 du 18 juin 2019 et n°00533 de l’année 2020. Ces directives ont été communiquées aux acteurs de l’enseignement supérieur privé pour garantir leur application correcte.

Le ministère a également réitéré que les demandes de signature de diplômes, y compris ceux de Doctorat, ne peuvent être adressées qu’à la Direction de l’Enseignement supérieur privé, conformément aux procédures officielles.

Cette mise en garde s’inscrit dans une démarche visant à protéger les étudiants sénégalais contre d’éventuelles arnaques ou complications administratives dues à l’intervention de structures non habilitées. Le MESRI invite ainsi tous les acteurs à se conformer strictement aux procédures officielles afin de garantir la transparence et d’éviter tout abus.

Face à ces pratiques, le MESRI exhorte les EPES et les étudiants à la prudence et à vérifier la légitimité des prestataires avant toute collaboration. Ce rappel à l’ordre met en lumière l’importance d’un cadre réglementaire rigoureux pour préserver l’intégrité du système éducatif et assurer la crédibilité des diplômes délivrés au Sénégal.

La Journée internationale de la Douane 2025 célébrée à Ziguinchor

Ce dimanche 26 janvier 2025, la ville de Ziguinchor a accueilli les célébrations de la Journée internationale de la Douane (JID). Cet événement, marquant pour la région de la Casamance, a réuni les autorités administratives et locales, ainsi que de nombreuses personnalités et forces vives de la région.

La cérémonie officielle s’est déroulée sous la présidence de Monsieur Mor Talla Tine, Gouverneur de la Région de Ziguinchor, accompagné du Coordonnateur de la Direction générale des Douanes représentant le Directeur général. Une délégation de haut niveau en provenance de Dakar a également pris part à cette célébration, aux côtés des agents et responsables locaux sous la direction de Malang Diédhiou, Directeur régional des Douanes du Sud.

L’événement a été marqué par une mobilisation exceptionnelle, rassemblant les opérateurs économiques, les forces de défense et de sécurité (FDS), les membres du Comité régional de développement (CRD) et des associations locales.

Les festivités ont été enrichies par une série d’activités, notamment des discours officiels, des projections de films, ainsi qu’une présentation suivie de débats autour du thème de l’année. Ce fut également l’occasion pour les autorités présentes de dresser le bilan de l’année écoulée, tout en mettant en lumière les objectifs et perspectives pour l’exercice 2025.

Daouda Mine : l’annonce de son départ de la TFM crée la surprise

Ce dimanche, sur le plateau de l’émission « Face à la Nation », Daouda Mine, l’un des journalistes les plus respectés et suivis du Sénégal, a surpris son public en confirmant son départ de la Télévision Futurs Médias (TFM). Une révélation inattendue qui met fin à des mois de spéculations autour de son absence sur la chaîne.

« Pour dire la vérité, j’ai quitté la TFM il y a quatre à cinq mois maintenant. Je fais les chroniques tous les lundis », a-t-il confié, en toute transparence. Cette déclaration a suscité l’émoi parmi ses nombreux fans, habitués à ses analyses pointues et à ses prises de position audacieuses sur les sujets d’actualité.

Daouda Mine s’est imposé comme une référence dans le domaine du journalisme judiciaire au Sénégal. Ses analyses éclairées et ses enquêtes approfondies sur des dossiers sensibles, comme les affaires Adji Sarr ou Farba Ngom, ont marqué l’opinion publique et attiré l’attention sur des enjeux politiques et sociaux majeurs.

Sa capacité à décortiquer les affaires complexes tout en restant fidèle à une éthique journalistique rigoureuse lui a valu une reconnaissance bien au-delà des plateaux de télévision. Son départ de la TFM marque ainsi une page importante de sa carrière, laissant ses fidèles téléspectateurs dans l’attente de ses prochaines apparitions médiatiques.

Si Daouda Mine a confirmé continuer à faire des chroniques chaque lundi, il n’a pas précisé s’il envisage de rejoindre une autre chaîne ou de lancer de nouveaux projets. Cette période de transition ouvre la voie à de nombreuses spéculations, mais une chose est certaine : son expertise et son franc-parler continueront de marquer le paysage médiatique sénégalais.

FIKA : L’insertion du digital dans l’économie choisie comme thème de la 9e édition

La cérémonie officielle de la neuvième édition de la Foire internationale de Kaolack (FIKA) s’est tenue ce samedi 25 janvier, en présence de la ministre de la Famille et des Solidarités, Mme Maïmouna Dièye, et du secrétaire d’État chargé du Développement des PME et PMI, Ibrahima Thiam. Marraine du concours d’art culinaire, Mme Dièye considère cet événement comme « une vitrine exceptionnelle ».

Le ministre de la Famille et des Solidarités a souligné que « Kaolack contribue de manière significative à la promotion de l’entrepreneuriat féminin, et, au-delà, à l’autonomisation économique des femmes et des filles. Cependant, j’apprécie particulièrement le thème de cette 9e édition portant sur L’intégration du digital dans les secteurs de l’économie : enjeux et perspectives, qui, selon Mme Maïmouna Dièye, est en phase avec les priorités du gouvernement en général et de son ministère en particulier. »

Elle a ajouté : « En effet, l’un des axes prioritaires de l’Agenda national de transformation de la Vision Sénégal 2050 repose sur la promotion de l’économie numérique comme levier de transformation de l’économie nationale. Mieux encore, la digitalisation apporte une plus-value incommensurable au développement des initiatives entrepreneuriales des femmes, un secteur indispensable à une croissance économique endogène, inclusive et durable. »

Maïmouna Dièye, marraine de cet événement, présidera les activités jusqu’au dimanche 9 février. Le thème retenu pour la FIKA 2025, « L’intégration du digital dans les secteurs de l’économie : enjeux et perspectives », reflète les défis actuels et les opportunités à saisir. Les exposants pakistanais sont les invités d’honneur cette année. Plusieurs personnalités, dont les ambassadeurs de l’Indonésie, de l’Iran et du Pakistan au Sénégal, ont également participé à la cérémonie d’ouverture.

Le secrétaire d’État chargé du Développement des PME et PMI, Ibrahima Thiam, a affirmé que la FIKA s’inscrit parfaitement dans la stratégie nationale de développement, le nouveau référentiel des politiques publiques à l’horizon 2050. Cette stratégie vise à valoriser les pôles économiques fiables afin de maximiser les potentiels de développement sur l’ensemble du territoire national.

Selon lui, « Kaolack est le cœur des territoires du Pôle Centre, avec les potentialités des régions de Kaffrine et Fatick qui en font un centre d’intérêt. Avec une population estimée à 7,6 millions d’habitants en 2050, Kaolack sera l’une des zones phares où nous ambitionnons de renforcer sa vocation de carrefour agro-industriel. »

La neuvième édition de la FIKA 2025 s’annonce comme une plateforme d’échange et de réflexion stratégique sur l’économie numérique, en mettant un accent particulier sur l’autonomisation des femmes et la croissance économique régionale.

Le baptême du « bébé patriote » : sobriété et symbole d’unité au sommet de l’État

Le Sénégal était suspendu à ce qui s’annonçait comme un événement national ce mardi : le baptême du nouveau-né du couple présidentiel. Pourtant, à la surprise générale, la cérémonie s’est déroulée ce dimanche dans une discrétion absolue, loin de l’effervescence publique et des attentes médiatiques.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et son épouse, Absa Faye, ont choisi d’organiser le baptême de leur enfant en cercle restreint, uniquement entourés de leurs proches et membres de la famille. Cette sobriété marque un contraste saisissant avec l’effervescence anticipée autour de l’événement, certains Sénégalais envisageant même de se rendre à la résidence présidentielle de Mermoz ou à Ndiaganiao, village d’origine de la famille, pour y assister.

L’enfant a été prénommé Maman Khady Ngom, en hommage à la mère du Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko. Ce choix revêt une signification profonde, témoignant de la solidité des liens entre le président Bassirou Diomaye Faye et son « mentor » politique, Ousmane Sonko. Ce geste vient ainsi démentir les rumeurs persistantes d’un prétendu désamour ou d’un éloignement entre les deux figures de proue du Parti des Patriotes du Sénégal pour le Travail, l’Éthique et la Fraternité (PASTEF).

En choisissant la sobriété et en honorant une figure emblématique de la famille Sonko, le président Faye semble vouloir envoyer un message clair : au-delà des responsabilités institutionnelles et des défis politiques, l’unité et les valeurs patriotiques restent au cœur de l’engagement des leaders de PASTEF.

Cette décision de rester dans l’intimité, loin des grandes célébrations publiques, souligne également une certaine humilité et une volonté de préserver l’aspect personnel et familial de cet événement, tout en consolidant des alliances politiques importantes.

Si certains ont été déçus par l’absence de festivités publiques, d’autres saluent ce choix comme une démonstration de maturité et de priorités centrées sur les valeurs familiales et la simplicité.

Ce baptême discret mais symboliquement puissant s’inscrit dans un contexte politique où l’unité et la cohésion sont essentielles pour PASTEF. En prénommant leur enfant Maman Khady Ngom, le couple présidentiel réaffirme son attachement aux liens familiaux et à l’amitié politique, tout en envoyant un message de solidarité à ses partisans et à ses détracteurs.

Boubacar Ly plaide pour une meilleure prise en charge des enfants vulnérables

Le président du Mouvement “Les Vrais Patriotes”, Boubacar Ly, s’est exprimé sur l’urgence de mieux prendre en charge les personnes vulnérables au Sénégal, en particulier les orphelins, les enfants de la rue et les talibés. Lors d’une cérémonie organisée à Thiès où il a reçu sa lettre d’invitation pour l’événement “La Nuit des Orphelins du Sénégal”, initié par le Réseau International des Amazones Leaders (RIAL), M. Ly a mis en lumière les enjeux liés à l’exclusion sociale et ses répercussions sur la société.

Selon lui, le traitement réservé à ces enfants vulnérables génère souvent des frustrations qui, à terme, peuvent conduire à des conséquences graves, notamment une recrudescence de la violence. “Les agressions et actes de délinquance que nous constatons dans nos quartiers ne sont que la résultante d’un cumul de frustrations chez des personnes marginalisées, qui finissent par emprunter des raccourcis par le biais de la délinquance”, a-t-il déclaré.

Boubacar Ly a également souligné que les solutions ne résident pas uniquement dans le renforcement sécuritaire. “À Thiès, nous avons plus de brigades et plus de commissariats, mais nous faisons toujours face à des problèmes de sécurité”, a-t-il expliqué. Pour lui, l’éducation et la formation sont les piliers sur lesquels il faut agir afin de prévenir la marginalisation et d’assurer une meilleure intégration sociale des enfants vulnérables.

Le président des “Vrais Patriotes” a également salué les initiatives comme celle du RIAL, qui visent à accompagner les orphelins et à appuyer une vingtaine d’orphelinats au Sénégal. Il a exhorté les autorités publiques et les acteurs de la société civile à soutenir davantage ce type de projet, essentiel pour construire une société plus inclusive et équitable.

“La Nuit des Orphelins du Sénégal”, un événement dédié à la cause des orphelins, s’inscrit dans cette dynamique de solidarité. M. Ly espère que cette mobilisation permettra non seulement de sensibiliser, mais aussi d’engager des actions concrètes en faveur des enfants vulnérables.

Pour conclure, Boubacar Ly a appelé à un engagement collectif pour changer la situation de ces enfants et prévenir les fractures sociales qui, selon lui, fragilisent la société sénégalaise.

Scandale financier : Mame Boye Diao réfute les accusations liées à l’acquisition de la Secam par la CDC

Dans une mise au point publiée en réponse à un article du journal Libération, Mame Boye Diao, ancien directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), a vigoureusement rejeté les accusations de malversations portées à son encontre dans le cadre de l’acquisition de la Société de Construction et d’Aménagement (Secam). Il dénonce une tentative de manipulation de l’opinion et assure que toutes les procédures ont été menées conformément aux règles, bien après son départ de la CDC.

Selon Mame Boye Diao, l’acquisition de la Secam s’inscrivait dans une stratégie de diversification de la CDC pour compléter son écosystème dans le secteur des BTP. Cette démarche visait à intégrer une société de génie civil afin de renforcer les activités déjà existantes, notamment celles de CDC Habitat, CACO (ingénierie) et Béton du Sahel (production de béton). L’ancien directeur général précise que cette opération a été validée par la Commission de surveillance, après examen des documents nécessaires, dont la certification des états financiers par un expert agréé.

Mame Boye Diao insiste sur le fait que l’acte de cession de la Secam n’a été finalisé qu’en décembre 2023, soit trois mois après son départ de la CDC en septembre de la même année. Il réfute catégoriquement toute implication personnelle dans cette acquisition et considère que les accusations portées contre lui reposent sur des interprétations erronées des faits.

Par ailleurs, il souligne qu’il n’a jamais été convoqué par la Division des Investigations Criminelles (DIC) et qu’aucune plainte n’a été déposée à son encontre. Il rappelle également que l’Inspection Générale d’État (IGE) a mené une mission à la CDC et que ses conclusions seront communiquées aux autorités compétentes.

L’ancien directeur général remet également en question certaines incohérences soulevées dans l’article, notamment l’utilisation actuelle d’un immeuble appartenant à la Secam par une filiale de la CDC, la CDMP, alors que les actifs de la Secam sont contestés.

Mame Boye Diao appelle à un traitement rigoureux et objectif des faits et fustige les accusations qu’il qualifie de légères et infondées. Il conclut en invitant les acteurs impliqués à éviter de jeter des personnalités en pâture à l’opinion publique sans preuve tangible.

Affaire Secam : Deux anciens directeurs généraux de la CDC impliqués dans un scandale financier

Un scandale financier d’une ampleur considérable secoue actuellement la Société de construction et d’aménagement (Secam), filiale de la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Mame Diakhoumpa, le nouveau directeur général de la Secam, a déposé une plainte contre Babacar Ndiaye, ancien actionnaire unique de la société, qu’il accuse de malversations financières portant sur 1,051 milliard de francs CFA, ainsi qu’un préjudice évalué à 1,7 milliard de francs CFA. Ce dossier met également en lumière le rôle controversé de deux anciens directeurs généraux de la CDC : Cheikh Issa Sall et Mame Boye Diao.

D’après les informations révélées par Libération, les faits remontent à la période où Babacar Ndiaye a cédé 60 % des parts de la Secam à la CDC pour un montant de 6 milliards de francs CFA. Mame Diakhoumpa, dans sa déposition à la Division des investigations criminelles (DIC), a pointé des irrégularités dans les paiements effectués par la CDC malgré une injonction du ministre des Finances et du Budget, feu Moustapha Bâ, demandant la suspension de la transaction. Selon lui, cette injonction n’a pas été respectée, et les paiements ont continué jusqu’à atteindre 4,7 milliards de francs CFA.

Cheikh Issa Sall, dernier directeur général de la CDC sous Macky Sall, et son prédécesseur Mame Boye Diao ne sont pas directement visés par la plainte, mais leurs noms figurent dans la déposition de Mame Diakhoumpa.

Selon ce dernier, c’est sous la direction de Cheikh Issa Sall que les paiements ont continué malgré les instructions contraires du ministère. Quant à Mame Boye Diao, il aurait initié les négociations pour l’acquisition des parts de la Secam par la CDC. Le premier versement aurait même été effectué durant son mandat à la tête de l’institution.

Ce scandale soulève des questions sur la gouvernance et la transparence au sein de la CDC. Pourquoi les paiements ont-ils continué malgré une directive ministérielle explicite ? Quels mécanismes de contrôle ont failli dans cette opération ?

Mame Diakhoumpa, en portant l’affaire devant la justice, cherche à faire toute la lumière sur les responsabilités dans ce dossier qui mêle malversations présumées et décisions controversées. Une enquête approfondie est attendue pour déterminer les implications exactes des différents acteurs cités et, potentiellement, établir les responsabilités pénales.

Ziguinchor : Drogue, billets noirs et médicaments incinérés par les forces de défense

Les forces de défense et de sécurité (FDS) de la région de Ziguinchor ont procédé, ce 25 janvier 2024, à une opération majeure d’incinération de produits prohibés. Sous la supervision de la subdivision des douanes de Ziguinchor, plus de trois tonnes de marchandises illicites ont été détruites. Parmi elles figurent de la drogue, des médicaments de contrebande et des billets noirs, pour une valeur totale estimée à 445 millions de francs CFA.

Selon le colonel Malang Diédhiou, chef de la subdivision des douanes dans la zone Sud, l’opération illustre l’ampleur du trafic dans cette région. « Nous avons détruit 22 kg de graines de chanvre indien ainsi que d’autres produits prohibés. Ces résultats montrent l’importance de la lutte contre ce fléau, et seule une synergie dans nos actions permettra d’en venir à bout », a-t-il souligné.

La cérémonie d’incinération a été présidée par le gouverneur de la région, Mor Talla Tine, qui a salué l’engagement des FDS. Il a exprimé sa reconnaissance pour les efforts déployés : « Ce qui est incinéré aujourd’hui dépasse l’entendement, mais avec une unité opérationnelle aussi déterminée, nous sommes confiants quant à l’atteinte des objectifs. »

Cette opération intervient dans la continuité des actions menées par les forces de défense dans le nord de la région, notamment à Bignona, où cinq hectares de champs de chanvre indien ont récemment été détruits par les éléments du commandement de la zone militaire 05.

Kaolack : L’ASSAMM célèbre ses anciens pensionnaires

Le Centre Ansoumana Dione pour la prise en charge médicale et la réinsertion sociale des malades mentaux, basé à Kaolack, a organisé une cérémonie en l’honneur de ses anciens pensionnaires ce 25 janvier.

Selon le président de l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance des Malades Mentaux (ASSAMM), Ansoumana Dione, le centre accueille actuellement 105 personnes souffrant de troubles mentaux. Ces patients proviennent principalement de la rue ou de familles en situation de grande précarité.

« Depuis plusieurs années, la prise en charge des malades mentaux errants constituait un véritable casse-tête, au vu de la complexité du phénomène, lié à plusieurs facteurs. Cette rencontre permettra de montrer qu’il est possible de relever le défi de la prise en charge des maladies mentales », a déclaré M. Dione.

Il a également souligné que cet événement est une occasion de mettre en lumière les perspectives de guérison pour les personnes atteintes de troubles mentaux ainsi que les victimes de toxicomanie.

La cérémonie a été parrainée par Mballo Dia Thiam, syndicaliste, et Me Abdoulaye Wade, ancien président du Sénégal, représenté pour l’occasion par Sérigne Mady Ibrahima Niasse, coordonnateur régional du PDS à Kaolack.

L’événement marque une étape importante dans la sensibilisation et la mobilisation pour une meilleure prise en charge des maladies mentales au Sénégal.

Mame Boye Diao répond aux accusations liées à l’acquisition de la SECAM : entre mise au point et dénonciation de manipulation

Dans une note publiée en réaction à un article de Libération, l’ancien directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), Mame Boye Diao, a tenu à clarifier sa position sur les accusations portées à son encontre concernant l’acquisition de la Société de Construction et d’Aménagement (SECAM). L’article en question avait insinué une implication de l’ex-dirigeant dans ce qu’il qualifie de “scandale prétendu”.

Selon Mame Boye Diao, l’opération visait à renforcer la chaîne de valeur de la CDC dans le domaine du bâtiment et des travaux publics (BTP). L’acquisition de la SECAM s’inscrivait dans une stratégie globale de diversification, complétant les filiales déjà existantes : CDC Habitat (promotion foncière), CACO (ingénierie) et Béton du Sahel (production de béton).

Il souligne que cette acquisition a été réalisée dans les règles de l’art, après l’obtention d’un avis favorable de la commission de surveillance, accompagné de documents essentiels, tels que la certification des états financiers par un expert agréé.

Mame Boye Diao insiste sur le fait que l’acte finalisant la cession de la SECAM n’a été signé qu’en décembre 2023, soit trois mois après son départ de la CDC. Il considère donc toute tentative de lier son nom à des irrégularités présumées comme une manipulation de l’opinion publique.

« Je certifie sur l’honneur n’avoir en aucune façon été entendu par la Division des Investigations Criminelles (DIC), ni avoir fait l’objet d’une plainte », déclare-t-il, réfutant ainsi les allégations avancées par Libération et certains sites en ligne.

Mame Boye Diao rappelle également que l’Inspection Générale d’État (IGE) a mené une mission au sein de la CDC et que ses conclusions seront adressées aux autorités compétentes. Il s’interroge cependant sur l’attitude actuelle de la CDC, qui contesterait certains actifs de la SECAM tout en abritant l’une de ses filiales, la CDMP, dans un immeuble appartenant à cette même société.

Dans sa note, Mame Boye Diao déplore la légèreté avec laquelle certaines accusations sont relayées, dénonçant une tentative de jeter à la vindicte populaire des personnalités publiques. Il appelle à un traitement objectif et rigoureux des faits, mettant en garde contre toute manipulation visant à nuire à sa réputation.

Cette mise au point de Mame Boye Diao souligne les tensions entourant l’acquisition de la SECAM et la gestion des actifs de la CDC. Si l’ancien directeur général affirme avoir agi dans le respect des règles et après son départ, les accusations médiatiques rappellent la nécessité de transparence dans la gestion des fonds publics et des entreprises d’État. Les conclusions de l’Inspection Générale d’État seront, sans doute, déterminantes pour lever toute ambiguïté sur cette affaire.

Un automobiliste ivoirien placé en garde à vue après une course-poursuite mouvementée à Colobane

Une scène spectaculaire a récemment secoué le quartier de Colobane, à Dakar, où un automobiliste a été filmé fonçant sur des motards dans une tentative de fuite désespérée. Identifié comme T. M. A. F. Diallo, un directeur général ivoirien, l’homme a été interpellé et placé en garde à vue au commissariat de l’Unité 15 des Parcelles-Assainies. Retour sur une affaire qui a suscité l’émoi et l’indignation.

Selon le récit de l’automobiliste, les événements auraient débuté à Ouakam, où il a été verbalisé pour excès de vitesse par la gendarmerie. Peu après, alors qu’il discutait avec des vendeurs de café à Colobane, une altercation aurait éclaté. Diallo affirme qu’un individu l’a interpellé brutalement en lui reprochant de débattre sur des questions religieuses. La situation s’est envenimée lorsqu’une foule, le prenant à tort pour un voleur, s’en est mêlée, allant jusqu’à vandaliser son véhicule et lui dérober ses téléphones et documents administratifs.

Craignant pour sa vie, T. M. A. F. Diallo aurait alors manœuvré son véhicule pour échapper à la foule, dans une fuite effrénée qui a conduit à des scènes de chaos. Des motards l’auraient poursuivi, et dans sa panique, l’homme dit avoir “tout ravagé sur son passage” pour se mettre en sécurité.

Après sa fuite, Diallo a abandonné le véhicule, une Toyota Rav 4 appartenant à son épouse, à Cambérène 2. Les forces de l’ordre, ayant retrouvé la voiture endommagée, ont pu remonter jusqu’à lui grâce à une fouille minutieuse. À bord du véhicule, les policiers ont découvert une bouteille de boisson alcoolisée, une police d’assurance, et une attestation de la gendarmerie pour mauvaise conduite.

Convoquée, l’épouse du suspect a confirmé son identité, permettant aux enquêteurs d’arrêter l’homme.

Lors de son audition, le directeur général a nié toute consommation d’alcool, expliquant que la bouteille retrouvée dans le véhicule aurait pu y être jetée par des membres de la foule. Cette version semble confortée par les résultats de l’alcootest, qui se sont révélés négatifs.

T. M. A. F. Diallo a toutefois reconnu avoir pris des décisions risquées pour protéger sa vie face à ce qu’il qualifie de lynchage imminent.

Le parquet a ordonné la mise en garde à vue de l’automobiliste pour plusieurs chefs d’accusation, notamment la mise en danger de la vie d’autrui, la destruction de biens appartenant à autrui et le délit de fuite. L’affaire, qui fait grand bruit, pourrait connaître un nouveau développement lundi prochain, date à laquelle le suspect pourrait être déféré devant le procureur.

Sénégal : Recrutement d’urgence de 2 000 enseignants pour pallier une crise éducative majeure

Le système éducatif sénégalais fait face à une crise sans précédent, marquée par un déficit criant de 4 527 enseignants à travers le pays. En réponse à cette situation critique, le gouvernement a annoncé un plan d’urgence visant à recruter 2 000 enseignants. Cette mesure, présentée par Serigne Souhaibou Badiane, directeur des ressources humaines du Ministère de l’Éducation nationale, lors d’une intervention sur la RTS, témoigne de la reconnaissance officielle de l’urgence du problème.

La pénurie d’enseignants a atteint un point critique dans des régions telles que Matam, Kédougou et Tambacounda, où les élèves ont manifesté leur mécontentement face aux perturbations de leur scolarité. Ces protestations ont mis en lumière l’impact direct de ce déficit sur l’apprentissage des élèves, notamment dans les zones reculées.

Le président de la République a récemment évoqué cette crise lors d’un conseil des ministres, soulignant l’urgence d’y remédier. Le gouvernement a ainsi opté pour un recrutement direct, avec pour objectif de déployer rapidement des enseignants opérationnels dans les zones les plus affectées.

Ce recrutement ciblé priorisera les candidats ayant une expérience préalable dans l’enseignement ou détenant un diplôme spécifique dans ce domaine. Les critères d’éligibilité incluent :

• Être citoyen sénégalais ;

• Avoir entre 18 et 35 ans ;

• Accepter d’être affecté dans toutes les régions, y compris les zones éloignées.

En cas de manque de profils expérimentés, le ministère envisage d’élargir les critères aux titulaires de diplômes académiques de niveau moyen, pour combler rapidement les besoins.

Si ce recrutement de 2 000 enseignants constitue une réponse immédiate, il reste insuffisant pour résorber durablement le déficit actuel. Serigne Souhaibou Badiane a souligné la nécessité d’un plan quinquennal de gestion des ressources humaines dans le secteur éducatif. Cette stratégie long terme permettrait d’anticiper les besoins en enseignants et de stabiliser le système éducatif.

« Les recrutements ponctuels ne peuvent être qu’une réponse temporaire. Nous devons construire une stratégie à long terme pour résorber ce déficit de manière définitive », a-t-il déclaré.

La crise actuelle met en lumière les défis structurels auxquels est confronté le système éducatif sénégalais. Une meilleure gestion des ressources humaines, couplée à des investissements conséquents dans l’éducation, apparaît comme une condition sine qua non pour garantir un accès équitable à une éducation de qualité, partout sur le territoire.

Manifestations aux Agnams : tensions après la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom

La levée de l’immunité parlementaire du député-maire des Agnams, Farba Ngom, a déclenché une vive agitation dans sa commune. Ce vendredi soir, de nombreux jeunes ont pris d’assaut les rues pour exprimer leur désaccord, provoquant des troubles dans cette localité du Nord.

Des pneus enflammés et des barricades ont été érigés sur la nationale 2, bloquant la circulation et perturbant le quotidien des habitants. Plusieurs autres zones de la commune ont également été touchées par ces manifestations, témoignant d’un mécontentement palpable dans la population locale.

Dans la matinée, des chefs religieux influents de la région ont organisé des prières collectives. Ces moments de recueillement avaient pour objectif d’implorer la grâce divine en faveur de Farba Ngom, tout en appelant à préserver la paix et la stabilité dans le pays.

Fouta à l'instant...

Retour en détention : Ndella Madior Diouf après les funérailles de son père

La détenue Ndella Madior Diouf a assisté, ce vendredi, aux funérailles de son père, le Pr. Madior Diouf, décédé le 23 janvier 2025. Grâce à une autorisation exceptionnelle accordée par le juge d’instruction du premier cabinet près le tribunal de grande instance de Dakar, elle a pu rendre un dernier hommage à son père. Escortée par des agents de l’Administration pénitentiaire dans la plus grande discrétion, elle a regagné sa cellule à la fin de la cérémonie.

Ndella Madior Diouf est en détention depuis le 28 décembre 2023. Son arrestation est liée à des accusations concernant sa pouponnière, Keur Yeurmandé, située à Sacré-Cœur, qui fonctionnait sans autorisation administrative. Ce manquement a conduit à son placement sous mandat de dépôt.

Malgré les efforts de son avocat, Me Aboubacry Barro, qui avait introduit une demande de mise en liberté provisoire, celle-ci a été rejetée par les autorités judiciaires.

L’autorisation d’assister aux obsèques de son père a offert à Mme Diouf une courte parenthèse hors des murs de la prison, bien que ce retour à la vie familiale ait été marqué par la douleur du deuil.

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Moustapha Diakhaté, après sa sortie de prison : « Plus que jamais déterminé à défendre le Sénégal et les Sénégalais »

De retour après son incarcération à Rebeuss, Moustapha Diakhaté, ancien parlementaire et figure politique sénégalaise, s’est exprimé sur son expérience et ses aspirations renouvelées pour le Sénégal. Lors d’un entretien sur la RFM, il a partagé ses réflexions sur son séjour en prison et affirmé son engagement intact pour les valeurs démocratiques.

« Je suis en très bonne santé. Et, comme avant mon entrée en prison, je reste convaincu que le combat pour le respect du pluralisme et de la liberté d’expression reste mon crédo », a déclaré Moustapha Diakhaté, déterminé et serein.

Qualifiant son passage à Rebeuss de véritable leçon de vie, il a décrit la prison comme une expérience enrichissante. « Rebeuss, c’est le plus grand livre que tout Sénégalais doit lire. C’est une vraie université : quand on y entre, on apprend davantage sur le Sénégalais et ses problèmes. Un séjour à Rebeuss, même s’il faut payer pour y aller, il faut le faire. J’ai beaucoup appris là-bas », a-t-il affirmé.

Moustapha Diakhaté a réitéré son engagement politique, qu’il estime aujourd’hui encore plus fort. « Mon combat reste un combat pour la défense du pluralisme et de la liberté d’expression, autrement dit, pour la démocratie, l’État de droit et la bonne gouvernance. Je suis plus que jamais déterminé à consacrer ma vie à la défense du Sénégal et des Sénégalais », a-t-il insisté.

L’ancien parlementaire a promis de revenir plus en détail sur ces différents aspects lors d’une prise de parole prévue mardi, sans donner davantage de précisions sur le contenu ou le cadre de cette intervention.

Air Sénégal : scandale autour des billets “Staff Travel”, 200 millions de FCFA détournés

La compagnie nationale Air Sénégal se retrouve au cœur d’un scandale de grande envergure. Un audit interne, initié par le nouveau directeur général El Hadji Tidiane Ndiaye, a dévoilé un réseau frauduleux gravitant autour des billets « Staff Travel » – des billets à tarif réduit réservés aux employés. Selon les révélations du quotidien Libération, près de 200 millions de FCFA auraient été détournés, mettant en lumière une mafia bien organisée qui a exploité les failles du système.

L’affaire a pris une tournure judiciaire avec l’entrée en scène de la Division des investigations criminelles (Dic). La cheffe du service « Staff Travel » a été arrêtée discrètement à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) et placée en garde à vue. Lors de son audition, elle aurait reconnu une partie des faits et désigné un ancien haut responsable de la compagnie comme complice. Ces révélations promettent d’élargir l’enquête et d’exposer un réseau encore plus vaste.

Le mode opératoire du réseau était sophistiqué : des billets « Staff Travel » destinés aux employés étaient illégalement revendus à des tiers, tandis que des billets commerciaux suivaient des circuits parallèles pour échapper à la comptabilité officielle. Les fonds générés par ces pratiques n’ont jamais rejoint les caisses de la compagnie, aggravant une situation financière déjà préoccupante.

El Hadji Tidiane Ndiaye, déterminé à assainir la gestion de la compagnie, a déposé une plainte après les résultats de l’audit interne. Ce scandale pourrait servir de tremplin pour revoir les processus internes et réduire les risques de nouvelles malversations. La direction générale s’engage à aller jusqu’au bout pour rétablir la crédibilité d’Air Sénégal, qui aspire à représenter un Sénégal moderne et compétitif.

Alors que la Dic poursuit ses investigations, plusieurs questions demeurent : combien de personnes sont impliquées dans ce réseau ? Quelle est l’étendue réelle du préjudice financier ? L’arrestation de la cheffe du service n’est probablement que le début d’une série d’interpellations visant à démanteler complètement cette organisation criminelle.

Ce scandale met en lumière les défis auxquels Air Sénégal est confrontée. Alors qu’elle ambitionne de s’imposer comme un fleuron du transport aérien en Afrique de l’Ouest, cette crise menace de ternir son image et de saper la confiance des investisseurs et des passagers. La transparence et la rigueur seront essentielles pour regagner la crédibilité nécessaire à son développement.

Braquage à l’hôtel Riu Baobab : un ancien indicateur de la gendarmerie à la tête d’un réseau criminel

Un coup de théâtre a secoué la Petite-Côte ce week-end, avec le braquage spectaculaire de l’hôtel Riu Baobab, joyau touristique de Pointe Sarène. Le butin s’élève à plus de 12 millions de FCFA, mais l’identité du cerveau de l’opération défraie davantage la chronique. Il s’agit d’un ancien indicateur de la gendarmerie de Popenguine, passé de l’ombre à la lumière dans une trahison glaçante.

Les forces de sécurité, notamment les brigades de recherches de Saly Portudal, Joal et Nianing, ont mené une traque éclair qui a permis d’arrêter six des vingt membres de cette bande armée. L’enquête, pilotée par le colonel de la Section de recherches de Thiès, s’est appuyée sur les images de vidéosurveillance pour localiser les suspects. Ces derniers, croyant pouvoir se cacher dans des hameaux reculés du département de Mbour, ont été pris de court.

Jeudi à l’aube, sous la direction du commandant Ousmane Ndiaye, les gendarmes de Saly Portudal ont surpris plusieurs malfaiteurs, endormis, dans des caches improvisées. Parmi les arrestations les plus notables figure celle d’un homme de 45 ans, intercepté lors d’une descente spectaculaire sur la plage de Ngazobil.

Le cerveau présumé, un ancien indicateur de la gendarmerie, avait gagné la confiance des autorités en jouant le rôle d’un repenti. Cependant, il n’avait jamais coupé les ponts avec le monde du crime. Récemment libéré de prison, il a orchestré l’attaque en réunissant une vingtaine d’hommes armés. Cette trahison a profondément marqué les forces de sécurité, mais son arrestation est une victoire majeure contre les réseaux criminels de la région.

Bien que six suspects soient sous les verrous, quatorze membres de la bande sont encore en fuite. Les forces de sécurité, notamment à Joal et Nianing, redoublent d’efforts pour démanteler entièrement ce réseau. Les individus arrêtés devront répondre aux questions des enquêteurs dans les prochains jours.

Pour l’hôtel Riu Baobab et l’industrie touristique de la Petite-Côte, ce braquage est un sérieux avertissement. Bien que les responsables de l’établissement saluent l’efficacité des forces de l’ordre, cet incident souligne la nécessité de renforcer les dispositifs de sécurité.

Cette affaire met en lumière les défis auxquels les forces de sécurité sont confrontées, notamment l’infiltration d’éléments déloyaux dans leurs rangs. Les enquêtes à venir pourraient dévoiler des ramifications encore plus étendues de ce réseau criminel. Ce braquage spectaculaire marque sans doute un tournant dans la lutte contre la criminalité organisée sur la Petite-Côte.

Immatriculation des deux-roues : plus de 18 000 demandes enregistrées, lancement de la plateforme Bindou.Mitta

Le processus d’immatriculation des motos de cylindrée supérieure à 49 cc non enregistrées, lancé il y a deux semaines, connaît un franc succès. Plus de 18 000 demandes ont été enregistrées auprès des services des mines. Le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, s’est félicité de ces résultats lors de la clôture d’un atelier de diagnostic et de formulation de la stratégie de la Lettre de politique sectorielle de développement.

Selon le ministre, ces chiffres représentent une avancée significative, équivalant au total des cartes grises émises en 2024. Il a attribué cette mobilisation à la volonté du gouvernement de réduire les accidents de la route. « Nous avons agi sur instruction du Premier ministre pour anticiper sur les recommandations des états généraux des transports. Dakar reste hors classement, mais des régions comme Ziguinchor et Kaolack, où des manifestations ont eu lieu, se démarquent par des taux d’immatriculation quasi-totaux », a expliqué M. Diémé.

Cependant, un défi persiste : le faible taux de retrait des cartes grises, malgré les nombreuses demandes enregistrées. « Sur 18 000 demandes, seules 11 000 cartes grises ont été émises. J’encourage tout le monde à finaliser les formalités nécessaires au retrait », a insisté le ministre.

Depuis le lancement de cette opération le 6 janvier 2025, Yankhoba Diémé a rencontré les représentants des motocyclistes à deux reprises pour aborder leurs préoccupations. Parmi les cinq griefs soulevés, quatre ont été immédiatement résolus. La question de la prolongation des délais a cependant suscité des débats, le ministre estimant que l’opération devait respecter les 90 jours initialement prévus. « Le recensement national a été réalisé en trois mois, et nous devons garder cette même ambition », a-t-il défendu.

Pour répondre aux besoins croissants, des sites supplémentaires ont été envisagés à Rufisque, Guédiawaye, Pikine et même au CICES, bien que ce dernier soit en attente d’une validation pour éviter de perturber la circulation. Une commission itinérante a également été déployée pour faciliter les enregistrements dans les régions éloignées des chefs-lieux.

Le ministre a également annoncé le lancement de la plateforme numérique Bindou.Mitta, conçue pour simplifier le processus de réservation des rendez-vous. « Cette application gratuite permet aux jeunes propriétaires de motos de réserver une date directement depuis leur téléphone portable. Elle est intuitive, digitale et répond aux attentes de notre jeunesse connectée », a expliqué Yankhoba Diémé. Un tutoriel vidéo accompagne cette initiative pour en garantir l’utilisation efficace.

Le ministre a conclu en rappelant l’importance de cette opération d’immatriculation pour la sécurité publique. « Se faire identifier et immatriculer est un impératif. Cette démarche ne relève pas d’un choix individuel mais d’une responsabilité collective », a-t-il affirmé, soulignant l’engagement du gouvernement à résoudre toutes les difficultés liées au processus.

Migration circulaire : ADHA exige transparence et équité pour les jeunes Sénégalais

L’ONG Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) a appelé les autorités sénégalaises à garantir une gestion transparente et équitable du Programme de Migration Circulaire Espagne-Sénégal. Ce projet, orchestré par la Direction Générale d’Appui aux Sénégalais de l’Extérieur (DGAE), sous la supervision du Secrétariat d’État aux Sénégalais de l’Extérieur et du Ministère de l’Intégration Africaine et des Affaires Étrangères, vise à recruter des ouvriers agricoles pour des contrats saisonniers en Espagne.

Le programme offre à de jeunes Sénégalais une chance de travailler légalement en Espagne, dans un contexte où la migration représente une aspiration pour de nombreux jeunes en quête de meilleures opportunités. ADHA considère ce programme comme une initiative prometteuse, mais insiste sur la nécessité de conditions de sélection transparentes et inclusives.

L’ONG encourage les jeunes remplissant les critères à soumettre leurs candidatures dans les Bureaux d’Accueil, d’Orientation et de Suivi (BAOS) entre le 27 et le 29 janvier 2025. Adama Mbengue, président de l’ADHA, a souligné que ce programme pourrait transformer la vie de nombreux candidats, à condition que le processus soit conduit avec rigueur et impartialité.

Malgré le potentiel du programme, ADHA a exprimé des préoccupations concernant la gestion et la communication autour de ces initiatives. Elle déplore le manque de transparence dans la gestion des projets liés à la migration circulaire. Un exemple frappant est l’aide publique au développement de 128 millions d’euros (environ 85 milliards de FCFA) destinée à financer les projets migratoires entre le Sénégal et l’Espagne pour la période 2019-2023. À ce jour, aucun rapport public n’a été partagé sur l’utilisation de ces fonds, ce qui suscite des interrogations sur leur gestion.

L’ONG appelle également à une meilleure gestion des contrats saisonniers, souvent coordonnés par les BAOS et l’ANPEJ (Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes). Elle plaide pour une accessibilité accrue aux informations nécessaires pour garantir à tous les jeunes une chance égale de participer.

Dans ce contexte, ADHA demande une réforme dans la gestion des programmes migratoires, afin d’assurer une gouvernance plus transparente et respectueuse des droits humains. Selon l’organisation, cette approche permettrait non seulement de garantir des conditions de travail dignes pour les migrants, mais aussi de renforcer la confiance des jeunes envers ces initiatives.

Pour ADHA, une gestion inclusive et équitable des projets migratoires constitue un impératif pour répondre aux aspirations des jeunes Sénégalais tout en respectant leurs droits fondamentaux. Une telle démarche contribuerait à établir une base solide pour des relations bilatérales efficaces et bénéfiques entre le Sénégal et ses partenaires internationaux.

Kaolack/Éducation : Finale régionale de la dictée PGL, Adam Codou Seck première parmi 8 candidats

L’inspection d’académie de Kaolack a organisé, ce mercredi, la finale régionale de la dictée PGL en prélude à la finale nationale prévue en février prochain. La cérémonie a été présidée par l’inspecteur d’académie Samba Diakhaté, en présence du parrain, Cheikh Mbagnick Ndiaye, du président régional de l’association des parents d’élèves et de diverses autres autorités éducatives.

« Nous sommes particulièrement heureux de vous accueillir aujourd’hui pour célébrer l’excellence. La dictée PGL fait partie des concours d’excellence de l’année », a déclaré Samba Diakhaté, ajoutant que cet événement coïncide avec la décision du ministre de l’Éducation nationale d’organiser la finale nationale à Kaolack. « C’est un honneur pour la région et pour l’inspection d’académie », a-t-il ajouté.

Il a également évoqué les préparatifs pour accueillir cet événement majeur : « Nous voulons que cette finale régionale marque le début des grandes actions à mener jusqu’à la finale nationale de février 2025. Cette dernière verra la participation du ministère de l’Éducation nationale, de tous les partenaires du système éducatif et de la Fondation Paul Gérin-Lajoie. Nous invitons chacun à nous accompagner pour garantir son succès. »

M. Diakhaté a aussi salué la forte présence des filles parmi les finalistes : « Sur nos huit lauréats, sept sont des filles. C’est remarquable, et il est important de les encourager à poursuivre leurs études. » Il a exprimé sa gratitude envers la directrice de l’École d’application Ibrahima Fall pour l’accueil, ainsi qu’au président régional de l’association des parents d’élèves pour son soutien constant.

Cheikh Mbagnick Ndiaye, parrain de l’événement, a été loué pour ses multiples actions en faveur de l’éducation, notamment la construction d’infrastructures scolaires à Sikatrou et Ndoffane, ainsi que des dotations annuelles en fournitures scolaires pour ces localités.

Parmi les huit candidats, un garçon, venant de l’école élémentaire de Kannifing en Gambie, a également participé, illustrant la dimension internationale de cet événement. La finale a réuni des élèves de plusieurs écoles : CPEE Notre Dame, École élémentaire de Paoskoto, École élémentaire de Kannifing (Gambie), CP Saint Joseph de Sibassor, GSEE Immaculée Conception, GSEE Pie XII, et École élémentaire Elhadji Ibrahima Niasse de Médina Baye.

Le représentant du parrain, Elhadji Moctar Guèye, a encouragé les élèves à maintenir l’excellence dans la région et a salué l’organisation réussie de cette étape régionale.

Adam Codou Seck, élève talentueuse, s’est distinguée en remportant la première place lors de cette finale régionale. Rendez-vous est pris en février 2025 pour la finale nationale qui, cette fois, mettra Kaolack sous les projecteurs.

38 interpellations, saisie de drogue et d’armes blanches : La police mène une opération coup de poing à Grand-Yoff

Le commissariat central de Dakar, sous la direction du commissaire divisionnaire Mamadou Tendeng, a intensifié ses efforts pour rétablir la sécurité et rassurer les habitants de Grand-Yoff. Ce mercredi 22 janvier, une opération d’envergure a été menée dans plusieurs quartiers sensibles de la localité, connus pour leur criminalité.

Cette descente policière, organisée en collaboration avec la Sûreté urbaine (SU) et le Groupement mobile d’intervention (GMI), a ciblé des zones comme Senzala, Marché Gang, Opinthio et Sans-Loi. Ces lieux sont réputés être des fiefs de délinquance et des plaques tournantes du trafic de drogue.

L’opération, lancée à 16 heures, s’est soldée par l’interpellation de 38 individus. Parmi eux, quatre personnes ont été arrêtées pour offre ou cession de drogue, avec une saisie de 20 cornets de chanvre indien. Onze autres ont été appréhendées pour détention et trafic collectif, impliquant un total de 2,8 kg de drogue. Un suspect a été pris en flagrant délit de trafic de haschich, portant sur 16 boulettes. Quatre individus ont été interpellés pour usage collectif de chanvre indien, avec quatre cornets et cinq joints saisis.

En outre, un individu a été arrêté pour coups et blessures volontaires. Cinq autres ont été trouvés en possession d’armes blanches, notamment cinq couteaux et trois machettes, souvent utilisés dans des agressions. Deux personnes ont été placées en garde à vue pour nécessités d’enquête, tandis que dix autres ont été arrêtées pour vérification d’identité.

Cette vaste opération témoigne de la détermination des forces de l’ordre à démanteler les réseaux criminels et à lutter contre la prolifération des armes blanches et des stupéfiants. Les autorités espèrent ainsi réduire la criminalité et restaurer un climat de sécurité dans les quartiers concernés.

Podor : Les producteurs d’oignon demandent des équipements adaptés pour préserver leurs récoltes

Les producteurs d’oignons du département de Podor, sous l’égide de l’Interprofessionnelle des producteurs d’oignons du Sénégal (IPOS), ont lancé un appel pour des équipements de conservation adaptés à leurs récoltes, dans le but d’améliorer la durabilité et la qualité de leurs produits.

Selon Boubacar Sall, président de l’IPOS, le besoin urgent est d’obtenir des systèmes de conservation dotés d’une ventilation efficace, plutôt que des chambres froides, pour répondre aux particularités de l’oignon. « Nous mettons en valeur des milliers d’hectares chaque campagne maraîchère, mais le manque de moyens de conservation nous pousse à perdre une partie importante de nos récoltes, » a-t-il déclaré.

Outre l’insuffisance des équipements de conservation, les producteurs font face à des obstacles majeurs comme l’accès limité au financement et les coûts élevés du transport. Ces facteurs compromettent leur capacité à maximiser leurs revenus et à assurer une distribution efficace de leurs produits sur le marché national.

Pour la saison froide actuelle, environ 2 000 hectares d’oignons ont été cultivés dans les zones de Thillé Boubacar, Gamadji Saré et Cas-Cas-Saldé, sous la supervision de la Société d’aménagement et d’exploitation des terres du Delta et de la Falémé (SAED). Les récoltes, en cours de commercialisation dans des localités comme Ndiandane, Ngeundar, Loboudou, Doué et Guia, se vendent entre 11 000 et 12 500 francs CFA pour un sac de 45 à 50 kg.

Les producteurs insistent sur la nécessité de mettre en place des infrastructures et des mécanismes pour résoudre ces problèmes structurels. Ils espèrent que les autorités locales et les partenaires au développement viendront en aide pour doter la région des équipements adéquats, tout en facilitant l’accès aux financements et en réduisant les coûts logistiques.

Le Sénégal reçoit 129 millions de dollars pour renforcer l’accès à l’électricité grâce au projet régional BEST

Dans le cadre de l’ambitieux projet régional BEST (Battery Energy Storage Technologies), le Sénégal bénéficie d’une enveloppe de 129 millions de dollars sur un financement global de 460 millions de dollars. Ce projet, qui concerne également le Niger et la Mauritanie, vise à étendre l’accès à l’électricité et à développer des solutions de stockage d’énergie dans la région ouest-africaine.

La cérémonie d’ouverture de la mission régionale d’appui à la mise en œuvre de ce projet s’est tenue récemment en présence du Directeur général de la Senelec, Pape Toby Gaye. Le lancement officiel est prévu ce samedi à Sédhiou.

Au Sénégal, où le défi de l’accès universel à l’électricité reste encore majeur, notamment dans les zones rurales, le projet BEST prévoit l’électrification de près de 1 000 localités, soit la moitié des 2 000 sites ciblés par l’initiative. Selon Kwawu Mensan Gaba, directeur sectoriel Énergie Afrique de l’Ouest de la Banque mondiale, « les contrats ont été signés, et il est impératif de passer à la mise en œuvre accélérée ».

Ce projet s’inscrit également dans l’initiative continentale “M300”, lancée en avril 2024 par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, qui ambitionne de connecter 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030.

Le Directeur général de la Senelec, Pape Toby Gaye, a souligné l’importance stratégique de ce projet pour le Sénégal :

« L’accès universel à l’électricité demeure un défi majeur pour de nombreuses régions. Il est impératif de mettre en place des solutions adaptées pour étendre ce service vital aux populations, notamment dans les zones reculées. »

Cette initiative vient en complément d’un autre programme en cours, le Padaes, qui mobilise 150 millions de dollars supplémentaires pour l’électrification du pays. Ensemble, ces projets témoignent de l’engagement du Sénégal à intégrer l’énergie comme levier clé de son développement économique et social.

La mission régionale en cours a pour objectif d’évaluer les progrès dans la mise en œuvre du projet BEST et d’identifier les axes d’amélioration. L’accent est mis sur l’extension de l’électricité aux zones les plus isolées, tout en introduisant des technologies de stockage d’énergie adaptées aux besoins locaux.

Ce double engagement, porté par des institutions internationales et le gouvernement sénégalais, marque un pas décisif vers l’atteinte de l’objectif d’accès universel à l’électricité, contribuant ainsi à réduire les inégalités énergétiques et à dynamiser les économies rurales.

Attaque à l’Hôtel RIU Baobab : une enquête ouverte après un vol armé à Pointe Sarène

Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2025, l’Hôtel RIU Baobab, un établissement de luxe situé à Pointe Sarène dans le département de Mbour, a été le théâtre d’une attaque audacieuse menée par un groupe de malfaiteurs. Cet incident a semé l’émoi parmi les résidents et les vacanciers de la région, pourtant réputée pour son calme et sa sécurité.

Aux premières heures de la nuit, les assaillants ont neutralisé les agents de sécurité privée en poste avant de s’introduire dans les locaux de la réception. Ils y ont dérobé une somme d’argent encore non communiquée et deux téléphones portables. Alertée immédiatement, la Gendarmerie nationale a déployé un dispositif d’urgence comprenant la Brigade de Proximité de Nianing et l’Escadron de Surveillance et d’Intervention (ESI).

À l’arrivée des forces de l’ordre, les malfaiteurs ont été interceptés, mais des échanges de tirs ont éclaté, les obligeant à prendre la fuite en escaladant les clôtures en grillage de l’hôtel. Profitant de l’obscurité et de la proximité d’une zone boisée dense, ils ont réussi à échapper à leurs poursuivants malgré une fouille minutieuse menée dans les environs.

Face à cet acte criminel, les autorités locales ont renforcé les mesures de sécurité dans la région. Des patrouilles supplémentaires ont été mises en place pour protéger les zones touristiques et rassurer les clients de l’hôtel. De plus, un dispositif de surveillance spéciale a été déployé aux abords des établissements hôteliers pour prévenir de nouvelles incursions.

La Gendarmerie nationale a également lancé une enquête approfondie pour identifier les auteurs de cette attaque. Des appels à témoin ont été diffusés, invitant la population à collaborer en transmettant toute information utile via le numéro vert du Centre de renseignement et des opérations.

Cet incident intervient dans un contexte où la région de la Petite-Côte, un pôle touristique majeur au Sénégal, cherche à renforcer son attractivité. Les autorités ont insisté sur la nécessité de rétablir rapidement la confiance des visiteurs en garantissant leur sécurité.

Malgré cet incident, l’Hôtel RIU Baobab, connu pour son service haut de gamme, poursuit ses activités normalement tout en collaborant étroitement avec les forces de l’ordre pour assurer la protection de ses clients.

La Gendarmerie nationale rappelle à la population et aux établissements locaux de redoubler de vigilance face aux menaces potentielles et de signaler tout comportement suspect. Ce triste événement met en lumière l’importance des efforts continus pour sécuriser les zones touristiques du pays et préserver l’image d’une destination accueillante et paisible.

Kaolack : L’Association Jokoo Sénégal – Deutschland tire un bilan satisfaisant pour l’année 2024

L’Association Jokoo Sénégal – Deutschland a tenu une conférence de presse ce mardi pour dresser un bilan positif de ses activités en 2024. Le président national, Vieux Guédel Mbodji, a mis en lumière les nombreuses réalisations de la structure en collaboration avec ses partenaires financiers.

L’Association Jokoo Sénégal – Deutschland, reconnue officiellement par l’État sous le récépissé n°0177/GR.KL/AD du 5 août 2016, est une organisation à but non lucratif. Ses objectifs principaux incluent :

• Le renforcement des liens de coopération, de solidarité et d’entraide entre le Sénégal et l’Allemagne.

• La promotion d’activités socio-économiques au profit des populations vulnérables.

Elle intervient dans divers domaines, notamment :

• Le soutien aux personnes handicapées,

• L’éducation, la santé, le sport,

• L’environnement et l’économie solidaire.

Réalisations de l’année 2024

Éducation

• Construction de six salles de classe dans les communes de Dadack, Kabatoki et Daga Diakhaté.

• Parrainage de 218 enfants et distribution de kits scolaires dans les villes de Kaolack, Bambey, Thiès, Mbour et Tattaguine.

• Soutien à la journée d’excellence à l’école de Foundiougne, en partenariat avec CAP Élite Foundiougne.

Sport

• Organisation du Tournoi Helmut Buschmeyer pour les écoles de football à Kaolack.

• Don de matériels et équipements sportifs afin de promouvoir la pratique du sport chez les jeunes.

Protection de la petite enfance

Membre actif du Comité départemental de la prise en charge des enfants, l’association mène des actions de veille contre les violences et la maltraitance des enfants, notamment lors des grands événements religieux tels que les gamous annuels de Médina Baye et Porokhane. En 2024, 211 enfants égarés ont été réunis avec leurs parents lors du grand Gamou de Médina Baye.

Presse et partenariats

• Accueil d’une équipe de deux journalistes de la chaîne allemande WDR (radio et télévision) pour un séjour d’une semaine dans la région de Kaolack.

• Rencontres avec le maire de Kaolack, Serigne Mboup, et ses adjointes en charge de l’éducation, en vue de projets de jumelage entre des villes sénégalaises et allemandes.

La direction régionale de Caritas Thiès demeure un partenaire technique et financier essentiel.

Sous la direction du manager général, Alioune Marone, l’association s’investit activement dans des projets communautaires à Kaolack, en particulier dans le quartier de Bongré. Les initiatives incluent le soutien aux écoles, mosquées et populations vulnérables.

Le décès du président Helmut Buschmeyer, surnommé “Joro”, a marqué un tournant pour l’association. Considéré comme un pilier de Jokoo Sénégal – Deutschland, son dévouement envers l’éducation, le sport et la protection de l’enfance a laissé un héritage durable.

Le président national, Vieux Guédel Mbodji, a exprimé sa reconnaissance envers Helmut, soulignant que son héritage continue d’inspirer les actions de l’association.

En 2024, l’Association Jokoo Sénégal – Deutschland a renforcé son impact à travers des réalisations significatives dans l’éducation, le sport et la protection des enfants. Fidèle à ses objectifs, elle poursuit son engagement pour un développement harmonieux et durable des communautés locales.

Palmarin : Jean Maxime Simon Ndiaye et un scandale foncier retentissant

Le Sénégal est secoué par une affaire foncière impliquant Jean Maxime Simon Ndiaye, ancien secrétaire général de la présidence sous Macky Sall. L’affaire concerne des terres dans la région côtière de Palmarin, attribuées illégalement, selon seneweb, les accusations à son père François Ndiaye, un homme âgé de près de 90 ans. Ce scandale révèle de profondes failles dans la gestion des terres et soulève des questions sur l’éthique au sommet de l’État.

L’origine de cette affaire remonte à un décret présidentiel, le 2023-1775, signé en 2023, qui attribue à François Ndiaye plusieurs hectares de terres dans cette zone à fort potentiel touristique. Parmi ces terrains se trouve une parcelle de deux hectares déjà disputée entre François Ndiaye et une citoyenne nommée Mame Sophie Mbissine Sarr. Après une bataille judiciaire, le Tribunal de grande instance de Kaolack, puis la Cour d’appel, ont tous deux tranché en faveur de la commune de Palmarin, affirmant que ce terrain relevait du Domaine national.

Malgré ces décisions, Jean Maxime Simon Ndiaye aurait utilisé son influence pour contourner les procédures légales. En mobilisant le Cadastre et les Impôts et Domaines, il aurait obtenu la signature d’un décret permettant à son père de revendiquer les terres. Les documents officiels mentionnent que ces terres auraient été déclassées des domaines publics maritime et fluvial, mais des enquêtes techniques ont confirmé qu’elles appartiennent au Domaine national.

Cette situation soulève plusieurs interrogations sur la régularité du processus. Aucun document n’indique que le Conseil municipal de Palmarin, organe décisionnel clé dans l’attribution des terres, ait donné son aval. De plus, le lien direct entre Jean Maxime Simon Ndiaye et son père François Ndiaye constitue un conflit d’intérêts manifeste, mettant en doute l’intégrité de l’ensemble de la procédure.

Au-delà des ramifications politiques et juridiques, cette affaire a des conséquences directes sur les populations locales. À Palmarin, plusieurs paysans détenteurs de baux légaux sur ces terres risquent d’être dépossédés de leurs moyens de subsistance. Ces terres, qui devaient servir à des projets de développement touristique et économique, sont maintenant au cœur d’un imbroglio juridique.

Face à ce scandale, la commune de Palmarin a annoncé son intention de saisir la Cour suprême pour annuler le décret. Cette démarche vise à rétablir les droits des populations locales et à contrer ce qu’elle considère comme un excès de pouvoir flagrant. Cette affaire intervient dans un contexte où les nouvelles autorités sénégalaises, à travers la campagne « Jub Jubel Jubanti », ont promis de lutter fermement contre la corruption et les abus fonciers.

Le cas de Jean Maxime Simon Ndiaye représente un défi majeur pour le gouvernement actuel. Cette affaire met en lumière les risques d’abus dans la gestion des terres et la nécessité d’instaurer une transparence accrue. Si les autorités réussissent à rétablir les droits des citoyens lésés, cela enverra un message fort sur leur engagement à combattre la corruption. Dans le cas contraire, cela pourrait renforcer le sentiment d’impunité parmi les élites.

Ce scandale pourrait marquer un tournant dans la gestion foncière au Sénégal. Les résultats de cette affaire auront des répercussions non seulement sur les citoyens de Palmarin, mais aussi sur la confiance du public envers les institutions sénégalaises. L’issue de cette affaire sera déterminante pour définir les priorités des autorités et leur capacité à restaurer la justice dans un domaine aussi sensible que celui de la terre.

Gel des importations d’oignons à partir du 25 janvier 2025 : une mesure pour soutenir la production locale

Dans une lettre circulaire conjointe du Directeur Général de l’Agence de Régulation des Marchés (ARM) et du Ministère de l’Industrie et du Commerce, il a été annoncé un gel des importations d’oignons à compter du 25 janvier 2025. Cette décision s’inscrit dans le cadre des efforts de régulation des marchés agricoles et de promotion de la production locale, un objectif stratégique visant à renforcer l’autosuffisance alimentaire et à protéger les producteurs nationaux.

La mesure fait suite à une réunion du comité de pilotage des accords de gel des importations tenue le lundi 20 janvier 2025 à l’ARM. Lors de cette rencontre, les participants ont examiné la situation de la production nationale et analysé les perspectives pour l’année en cours. Selon les données fournies par les services techniques et les associations de producteurs, les premières récoltes d’oignons locaux devraient arriver sur le marché dès le mois de février 2025.

Cette planification vise à éviter une concurrence déloyale entre les importations et les récoltes locales, un problème souvent signalé par les producteurs nationaux, notamment pendant les périodes de récolte.

Pour rappel, la dernière levée de gel des importations d’oignons, annoncée dans une lettre circulaire du 23 septembre 2024, avait permis l’importation d’oignons jusqu’au 31 décembre 2024. Toutefois, en prévision des fêtes religieuses importantes telles que l’Appel des Layènes, Kazu Rajab et Porokhane, ainsi que de la disponibilité des récoltes locales en février, le gel a été décidé à partir du 25 janvier 2025.

Cette régulation, selon les autorités, vise à garantir un équilibre entre l’offre et la demande tout en limitant les fluctuations excessives des prix sur le marché.

Les producteurs locaux saluent cette initiative, qui leur offre une meilleure visibilité pour écouler leurs récoltes sans être pénalisés par des prix bas liés à la concurrence des importations. Cependant, des préoccupations subsistent du côté des consommateurs, qui redoutent une augmentation temporaire des prix avant l’arrivée des récoltes locales.

Cette décision s’inscrit dans une vision plus large de promotion de l’agriculture nationale. En soutenant les producteurs locaux, le gouvernement vise non seulement à réduire la dépendance aux importations, mais également à encourager des pratiques agricoles durables et à stimuler l’économie rurale.

Kaolack : Une solution à la problématique de l’appareillage orthopédique au Sénégal, un projet de 2,4 milliards de francs CFA

Pour la mise en œuvre d’un projet d’appareillage orthopédique pour la période 2024-2026, l’État du Sénégal a prévu une enveloppe budgétaire de 2,4 milliards de francs CFA, a annoncé Mamadou Lamine Faty, directeur de la promotion et de la protection des personnes handicapées. Selon M. Faty, « au niveau des Comités régionaux multisectoriels de gestion du handicap et d’accessibilité aux technologies d’assistance, la dimension appareillage est fortement prise en compte ».

Cette déclaration a été faite lors d’une réunion du Comité régional de développement (CRD) consacrée à l’orientation du Comité régional multisectoriel de gestion du handicap et d’accessibilité aux technologies d’assistance, en présence de l’adjoint au gouverneur de Kaolack chargé du développement, Mamadou Habib Kamara. Cette rencontre s’inscrit dans une mission conjointe impliquant le Centre national d’appareillage orthopédique (CNAO), la Direction générale de l’action sociale (DGAS) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle vise à suivre l’installation des Comités régionaux multisectoriels sur l’ensemble du territoire. Le Comité régional de Kaolack, en particulier, a été installé depuis le 20 août 2024.

Lors de cette réunion, des informations importantes ont été partagées sur l’état d’avancement des projets de l’État et de ses partenaires techniques et financiers, notamment le programme de la carte d’égalité des chances, considéré comme un mécanisme phare pour l’inclusion des personnes handicapées.

Selon M. Faty, « à ce jour, l’État du Sénégal, sous l’égide du ministère de la Santé et de l’Action sociale, a distribué 98 126 cartes d’égalité des chances et certificats de handicap. Ces dispositifs sont soutenus par des programmes de filets sociaux multisectoriels, tels que les bourses de sécurité familiale et la couverture médicale universelle (CMU) ».

Ces cartes sont également liées à d’autres services comme le transport, l’emploi et l’éducation.

D’après le médecin-colonel Seydina Ousmane Bâ, directeur du Centre national d’appareillage orthopédique (CNAO), l’objectif principal de cette réunion était de « redynamiser » le Comité régional multisectoriel de gestion du handicap et d’accessibilité aux technologies d’assistance de Kaolack. « En 2013, des comités régionaux ont été mis en place sur l’ensemble du territoire national. Cependant, ils sont restés en léthargie faute de moyens, de plans d’action et même de suivi », a-t-il souligné.

Dans le cadre de la stratégie nationale de gestion du handicap pour la période 2012-2023, d’un coût global de 32,8 milliards de francs CFA, le Sénégal a enregistré une augmentation du nombre de personnes vivant avec un handicap, passant de 800 000 à 1 210 736, soit un taux de prévalence de 7,3 %, selon Ndèye Arame Fall, cheffe du service social du CNAO.

L’objectif des pouvoirs publics est d’atteindre 373 931 bénéficiaires de cartes d’égalité des chances d’ici 2026, et 705 000 à l’horizon 2029. Jusqu’à présent, 11 525 personnes ont bénéficié d’appareillages orthopédiques.

Dans la région de Kaolack, Saer Seck, directeur régional de l’action sociale, a indiqué que le taux de prévalence des personnes vivant avec un handicap est de 7,5 %, légèrement au-dessus de la moyenne nationale.

Ce projet ambitieux marque une étape importante dans l’amélioration de la qualité de vie des personnes handicapées au Sénégal.

Affaire “Freedom Day” : entre défense des droits humains et préservation des mœurs au Sénégal

L’affaire “Freedom Day” continue de polariser l’opinion publique au Sénégal. Ce mercredi, les militantes féministes à l’origine de ce sit-in controversé seront entendues par la Brigade des mœurs de la Sûreté urbaine de Dakar. Accusées d’avoir voulu organiser une manifestation au dress code “nu”, elles font l’objet d’une plainte déposée par Mame Matar Guèye, président de l’Ong Jamra.

L’objectif initial de “Freedom Day” était de dénoncer l’escalade des violences faites aux femmes et aux enfants, notamment les viols et les meurtres. Une cause jugée noble, mais la méthode choisie a suscité l’indignation : les organisatrices avaient appelé à un sit-in “taatu néén” (nu), une symbolique perçue par certains comme une atteinte aux valeurs sociales et culturelles sénégalaises.

Mame Matar Guèye, fervent défenseur des valeurs conservatrices, a rapidement réagi en saisissant la justice. Il accuse les militantes d’“atteinte aux bonnes mœurs”, une plainte qui a conduit à une enquête approfondie et à la convocation des organisatrices.

Malgré les critiques, les militantes de “Freedom Day” refusent de céder face aux pressions. Dans un communiqué, elles dénoncent une procédure qu’elles qualifient d’“incongrue et infondée”. Soutenues par un collectif d’avocats et de spécialistes des droits humains, elles défendent leur action comme un cri d’alerte face à une société qui, selon elles, banalise les violences faites aux femmes.

“Nous avons choisi un moyen fort pour attirer l’attention sur un fléau sociétal trop souvent passé sous silence”, expliquent-elles. Selon elles, les critiques sur la méthode ne devraient pas occulter la gravité des violences qu’elles dénoncent.

Pour l’Ong Jamra, ce sit-in dépasse les limites de l’acceptable. “C’est une atteinte grave aux valeurs culturelles et religieuses de notre société”, affirme Mame Matar Guèye. Il estime que les militantes auraient pu choisir des moyens d’action plus conformes aux traditions pour sensibiliser l’opinion publique.

Jamra appelle à des sanctions exemplaires, estimant que l’initiative de “Freedom Day” met en péril l’équilibre moral de la société sénégalaise.

Les auditions prévues ce mercredi pourraient marquer un tournant dans cette affaire. Les militantes devront répondre aux enquêteurs de la Sûreté urbaine et justifier leurs motivations. Pour les autorités judiciaires, il s’agit de trancher entre la liberté d’expression et la préservation des valeurs sociales.

Au-delà de l’aspect judiciaire, l’affaire “Freedom Day” soulève des interrogations profondes sur les limites de la protestation et la défense des droits humains. Le Sénégal, pays réputé pour son équilibre entre tradition et modernité, se trouve face à un débat complexe entre revendications féministes et protection des mœurs.

Lancement de la Nouvelle Formule « SOLO » par Bët Set / L’Aurore : Réflexion sur l’Emploi des Jeunes

l’Association Bët Set / L’Aurore a inauguré sa nouvelle série d’outils de communication intitulée « SOLO » (SOlutions LOcales), dans le cadre d’un webinaire dédié à l’emploi des jeunes au Sénégal. Cet événement, marqué par des échanges constructifs et inclusifs, a permis d’aborder des solutions concrètes pour lutter contre le chômage des jeunes et promouvoir des opportunités durables.

M. Mouhamed DIANKHA, principal intervenant du webinaire, a dressé un diagnostic approfondi de la situation de l’emploi des jeunes au Sénégal. Il a mis en exergue les nombreux défis auxquels cette tranche de la population est confrontée, notamment :

• L’inadéquation des politiques publiques depuis l’indépendance ;

• Les incohérences dans les dispositifs d’emploi ;

• Le déficit d’information sur le marché du travail ;

• L’inadéquation des formations professionnelles avec les besoins socio-économiques des localités.

Les discussions ont également souligné l’impact du chômage sur les femmes et les jeunes, exacerbant les inégalités sociales et économiques.

Au terme de l’exposé de M. DIANKHA, les participants ont échangé sur plusieurs pistes de solutions, notamment :

• Renforcer les dispositifs d’insertion professionnelle ;

• Promouvoir l’agriculture durable et les emplois verts ;

• Initier les jeunes à l’entrepreneuriat dès le cycle primaire ;

• Développer les compétences non techniques (soft-skills) ;

• Adapter les formations professionnelles aux réalités du marché de l’emploi ;

• Soutenir techniquement et financièrement les TPE et PME ;

• Encourager les entreprises privées à accroître les embauches.

Ce premier webinaire a été salué pour sa richesse et son inclusivité, réunissant des experts, professionnels et acteurs de divers horizons, du Sénégal, d’autres pays africains et européens. Face à l’engouement suscité, Bët Set / L’Aurore propose de pérenniser cette dynamique en organisant des rencontres thématiques tous les 45 jours, avec une réunion semestrielle en présentiel.

Afin de traduire les échanges en actions concrètes, chaque webinaire sera suivi par la publication d’un numéro « SOLO » qui synthétisera les conclusions et les solutions partagées. Ces publications seront diffusées largement auprès des participants, autorités compétentes, et dans les médias locaux et scientifiques.

Braquage spectaculaire à l’hôtel Riu Baobab de Pointe Sarène : plus de 12 millions de francs CFA emportés

Ce week-end, l’hôtel Riu Baobab, situé à Pointe Sarène, a été la scène d’un braquage d’une ampleur inhabituelle. Les malfaiteurs, agissant avec une organisation méticuleuse, ont réussi à s’emparer d’un butin estimé à plus de 12 millions de francs CFA, semant la panique au sein de l’établissement hôtelier de renom.

Selon des sources concordantes, l’attaque a été menée avec une précision inquiétante, mettant en lumière une probable préparation en amont. Face à cet événement, la brigade de gendarmerie de Nianing a ouvert une enquête pour élucider les circonstances de ce braquage spectaculaire.

Dans le cadre de cette enquête, plusieurs personnes ont été entendues. Parmi elles, le directeur général de l’hôtel, des vigiles en service au moment des faits, ainsi que des clients, notamment ceux dont le séjour venait de se terminer. Ces auditions visent à collecter des informations essentielles pour identifier les auteurs de cette opération criminelle.

Le quotidien L’Observateur précise que les enquêteurs s’intéressent particulièrement aux conditions de sécurité de l’établissement ainsi qu’aux mouvements suspects observés dans les jours précédant le braquage.

Ce braquage intervient dans un contexte où le secteur hôtelier sénégalais, en pleine relance post-Covid-19, cherche à attirer davantage de touristes. Cet incident risque de ternir l’image de sécurité et de sérénité associée à la région de Pointe Sarène, connue pour ses plages idylliques et ses infrastructures haut de gamme.

Les autorités locales et la direction de l’hôtel n’ont pour le moment pas fait de déclaration officielle, mais des mesures renforcées de sécurité sont attendues pour éviter la répétition de tels événements.

Ziguinchor : Vision Citoyenne dénonce le favoritisme à la Sonacos et les manquements du maire Djibril Sonko

Lors d’une conférence de presse tenue ce lundi 20 janvier 2025, l’organisation de la société civile Vision Citoyenne, représentée par son coordonnateur Madia Diop Sané, a vivement critiqué les pratiques de recrutement à l’usine Sonacos de Ziguinchor ainsi que la gestion municipale du maire Djibril Sonko.

L’usine Sonacos, principal employeur industriel de la région, est accusée de favoriser des recrutements basés sur des critères familiaux et relationnels, au détriment des compétences et de l’équité. Selon Madia Diop Sané, de nombreux citoyens se plaignent de cette situation. Il a affirmé que des habitants ont dénoncé ces pratiques, certains parlant même de favoritisme familial, ce qui porte atteinte à la transparence et à l’équité. Vision Citoyenne a appelé les autorités à mener des investigations et à veiller à ce que l’emploi des jeunes locaux soit priorisé, afin de lutter contre la précarité qui pousse de nombreux jeunes à exercer des métiers peu qualifiés, comme le transport en moto-taxi Jakarta.

L’organisation a également mis en lumière les mauvaises conditions de travail au sein de l’usine. Plusieurs machines sont en panne, et des équipements récemment acquis s’avèrent inutilisables. De plus, les travailleurs opèrent dans des conditions dangereuses, sans masques, chaussures de sécurité ou tenues adaptées. Vision Citoyenne a demandé à la direction de moderniser les équipements et de respecter les normes de sécurité. Elle a également plaidé pour l’installation d’une unité de raffinerie à Ziguinchor, ce qui pourrait stimuler l’économie locale et créer davantage d’emplois.

Concernant la gestion municipale, Madia Diop Sané a critiqué sévèrement le maire Djibril Sonko, affirmant que les Ziguinchorois se sentent abandonnés. Il a déploré que les projets annoncés par son prédécesseur, Ousmane Sonko, soient au point mort ou inexistants, laissant la ville dans un état d’abandon. La commune est souvent plongée dans l’obscurité, et les infrastructures promises ne voient toujours pas le jour.

Madia Diop Sané a également dénoncé un manque de communication de la part du maire et des choix qui vont à l’encontre des attentes de la population, notamment en matière de recrutement. Il a pointé du doigt la décision de privilégier des retraités au lieu de donner une chance aux jeunes chômeurs.

Face à cette situation, Vision Citoyenne envisage de lancer une pétition pour exprimer l’indignation des habitants si aucune mesure concrète n’est prise. L’organisation appelle à des actions immédiates pour moderniser la Sonacos, renforcer l’emploi local et améliorer la gestion municipale afin de répondre aux besoins des Ziguinchorois.

Alexis SAGNA

Keur Massar et Almadies 2 : L’OCRTIS interpelle 5 individus en possession de 82,5 kg de drogue

Des éléments de la Division Opérationnelle de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite de Stupéfiants (OCRTIS) ont démantelé un réseau de trafic de drogue entre les quartiers Almadies 2 et Keur Massar. L’opération policière, qui a eu lieu le dimanche 19 janvier 2025, entre 5 heures et 6 heures du matin, a permis d’appréhender cinq personnes suspectes et de mettre la main sur 82,5 kg de chanvre indien, un véhicule et sept téléphones portables.

« Les éléments de la Division Opérationnelle de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite de Stupéfiants (OCRTIS) ont interpellé cinq (05) individus à Almadies 2 et à Keur Massar, à la date du 19 janvier 2025, entre 05h00 et 06h00. Il s’agit des nommés I. YATASSAYE, M. A. SANE, A. T. DIOP, A. NDIAYE et M. SALL », lit-on dans un communiqué de la Division de la communication de la Police nationale, ajoutant que « ces interpellations font suite à un renseignement opérationnel impliquant M. A. SANE, alias ADA, qui avait participé au débarquement de la drogue saisie dans la nuit du 29 au 30 décembre 2024 à la plage de Mbao ».

Par ailleurs, le document indique que « deux (02) colis de chanvre indien d’un poids total de 82,5 kg, un véhicule de type 4×4 SUZUKI VITARA et sept (07) téléphones portables ont été saisis ».

Le Commissaire Mamadou Diouf, Chef de la Div/Com de la Police, informe que l’ensemble de la drogue et des objets saisis a été consigné provisoirement au siège du service en vue de leur mise sous scellés. Les individus interpellés ont été placés en garde à vue.

Dans sa note, la Police nationale indique qu’elle entend poursuivre davantage les recherches et invite ainsi la population à contacter le 17 ou le 800 00 12 12 pour toute information utile allant dans ce sens.

A. Saleh

Reddition des comptes : Ousmane Sonko annonce l’ère de la tolérance zéro

Lors de la clôture de la première édition de la Conférence des Administrateurs et Managers Publics, le Premier ministre Ousmane Sonko s’est adressé aux responsables du secteur public et parapublic. Dans un discours ferme, il a dénoncé les effets délétères de la corruption, de la mauvaise gestion et des pratiques occultes sur l’économie sénégalaise, tout en réaffirmant l’engagement du gouvernement à instaurer une reddition des comptes rigoureuse.

Selon Ousmane Sonko, ces pratiques ont lourdement fragilisé l’économie du Sénégal, mais le changement est en marche. « Depuis le 24 mars 2024, avec l’élection du président Bassirou Diomaye Faye, nous sommes entrés dans l’ère de la tolérance zéro, aussi bien pour la détection que pour la sanction des pratiques occultes, conformément à notre engagement en matière de reddition des comptes devant le peuple », a-t-il déclaré.

Cette approche s’inscrit dans une volonté de rompre avec les dysfonctionnements du passé et de promouvoir une gestion publique transparente et responsable. Le Premier ministre a insisté sur la nécessité d’assainir la gestion des deniers publics pour restaurer la confiance des citoyens et des partenaires internationaux dans les institutions sénégalaises.

La première édition de cette conférence, qui s’est tenue au Centre International de Conférences Abdou Diouf (CICAD) à Diamniadio, a rassemblé les principaux acteurs des structures publiques et parapubliques pour réfléchir à des solutions innovantes visant à moderniser la gouvernance. Elle marque le début d’une série d’initiatives destinées à transformer en profondeur les pratiques administratives et managériales au Sénégal.

En conclusion, Ousmane Sonko a appelé à une mobilisation générale pour faire de la reddition des comptes une norme et non une exception. Il a rappelé que ce combat exigeait l’implication de tous, des dirigeants aux citoyens, afin de garantir un développement durable et équitable pour le pays.

Air Sénégal face à une crise majeure : Carlyle Aviation Partners pointé du doigt

La situation devient critique pour Air Sénégal. La compagnie nationale fait face à une alerte de faillite imminente, selon des informations relayées par L’Observateur. En cause : un différend avec le loueur d’avions Carlyle Aviation Partners, qui refuse de transmettre des documents cruciaux relatifs à l’immatriculation de quatre appareils.

Les immatriculations des avions concernés – deux A319 et deux A321 – ont expiré le samedi 18 janvier 2025. Ces documents, indispensables pour le fonctionnement légal des appareils, doivent être mis à jour selon les demandes de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim). Cependant, Carlyle retient les « délégations de pouvoirs » nécessaires, invoquant des problèmes administratifs.

Dans un courrier adressé à Carlyle le 13 janvier, Tidiane Ndiaye, actuel directeur général d’Air Sénégal, a exprimé sa frustration :

« Votre refus persistant […] risque d’affecter l’immatriculation des avions concernés et empêche Air Sénégal de se conformer à ses obligations contractuelles. »

Le litige s’aggrave avec des mentions dans les documents détenus par Carlyle, où l’ancien directeur général, Alioune Badara Fall, est encore désigné, rendant ainsi impossible la régularisation des immatriculations.

Alors qu’Air Sénégal demande la résolution urgente du problème, Carlyle Aviation Partners a formulé des exigences financières jugées irréalistes par la direction. Le loueur réclame une lettre d’intention d’achat pour les quatre appareils concernés, d’une valeur totale de 32 millions de dollars (20,3 milliards FCFA). Carlyle demande un acompte immédiat de 18 millions de dollars (11,4 milliards FCFA), et un règlement du solde d’ici le 31 mai 2025.

Cette demande est perçue comme un acte de « chantage » par la direction d’Air Sénégal. Des sources internes confirment que la compagnie n’a pas les ressources financières pour répondre à ces exigences :

« Ces fonds ne sont pas disponibles dans les caisses de la compagnie aérienne », affirme une source citée par L’Observateur.

L’inaction de Carlyle menace de plonger la compagnie dans une crise sans précédent. Sans immatriculations valides, les avions ne peuvent être exploités, ce qui compromettrait gravement les activités d’Air Sénégal.

Face à l’urgence, les avocats de la compagnie envisagent une procédure judiciaire contre Carlyle Aviation Partners. Pendant ce temps, Tidiane Ndiaye appelle à une intervention de l’État pour éviter une catastrophe :

« Si l’État n’intervient pas, il n’y aura pas de miracle, on risque la faillite. »

Air Sénégal, fleuron de l’aviation sénégalaise, se retrouve aujourd’hui dans une situation critique. La résolution de cette crise repose désormais sur des négociations rapides entre les parties, mais surtout sur une possible intervention des autorités sénégalaises pour stabiliser la situation.

Marième Faye Sall de retour à Dakar pour un bref séjour

L’ancienne Première dame du Sénégal, Marième Faye Sall, a récemment été aperçue à Dakar pour un court séjour, selon le quotidien Les Échos. Résidant actuellement au Maroc avec sa famille depuis la fin du mandat de son époux, Macky Sall, en 2024, elle a marqué sa présence en milieu de semaine dernière en rendant hommage à deux familles en deuil.

Marième Faye Sall a d’abord présenté ses condoléances à la famille de Silèye Sy, figure influente et homme d’affaires fortuné, décédé il y a quelques jours, à Castors. Ensuite, elle s’est rendue au domicile de la députée Takku-Wallu, Fabineta Mbacké, pour soutenir cette dernière après la perte d’un parent proche.

D’après les informations rapportées par Les Échos, ce déplacement, empreint de discrétion, s’est achevé dès vendredi, après que l’ancienne Première dame a accompli ces actes de solidarité et de compassion.

Marième Faye Sall, qui a occupé une place centrale auprès de son mari durant ses deux mandats présidentiels (2012-2024), reste une figure respectée dans la sphère publique sénégalaise. Ce retour ponctuel dans la capitale sénégalaise témoigne de son attachement aux valeurs de solidarité et à ses proches, malgré son éloignement géographique.

Affaire des 700 millions de francs CFA : le chauffeur de Moustapha Diop convoqué par la DIC

La procédure judiciaire concernant le détournement présumé de 700 millions de francs CFA s’intensifie. Ce lundi 20 janvier, la Division des Investigations Criminelles (DIC) a convoqué le chauffeur de Moustapha Diop, député-maire de Louga, suite aux déclarations de Tabaski Ngom, inspectrice du Trésor, arrêtée dans le cadre de cette affaire.

Selon l’avocat de Mme Ngom, celle-ci a affirmé avoir remis des fonds à Moustapha Diop par l’intermédiaire de son chauffeur. Cette accusation place ce dernier au centre des investigations et soulève de nouvelles interrogations sur la chaîne de responsabilité dans cette affaire de détournement.

Avant cette convocation, Tabaski Ngom avait été confrontée, samedi dernier, à deux personnalités-clés : l’Agent Comptable Particulier (ACP) de la Commission de Régulation du Secteur de l’Énergie (CRSE) et son Président. Ces confrontations, organisées dans les locaux de la DIC, visent à reconstituer le circuit des fonds et à identifier les éventuels complices ou bénéficiaires.

Cette affaire, qui éclabousse à la fois des figures politiques et administratives, suscite un vif intérêt au Sénégal. Les accusations portées contre un ancien ministre comme Moustapha Diop illustrent une volonté d’examiner sans complaisance les pratiques de gestion publique.

Pour l’heure, ni Moustapha Diop ni son chauffeur n’ont fait de déclaration publique concernant ces accusations. La suite de l’enquête, qui pourrait inclure d’autres confrontations ou interpellations, s’annonce décisive pour établir la vérité.

Dans un contexte de lutte renforcée contre la corruption, cette affaire est perçue comme un test pour la justice sénégalaise. Les citoyens attendent que toute la lumière soit faite sur ces détournements présumés et que les responsabilités soient clairement établies, quelles que soient les implications politiques ou administratives.

Kaolack : L’ANVESAH lance un projet de construction d’un centre d’orphelinat

Au-delà de son soutien aux familles vulnérables, aux veuves lors des événements religieux, ainsi que par la dotation de fauteuils roulants aux personnes handicapées, l’Association Nouvelle Vision de l’Éducation, de la Santé et de l’Action Humanitaire (ANVESAH), dirigée par Thierno Amadou Diallo, souhaite apporter des solutions concrètes à la situation des enfants orphelins et des talibés à travers le pays.

Le projet phare de l’association consiste en la construction d’un centre d’orphelinat à Kaolack.

“Le but de ce centre est d’offrir aux orphelins et aux enfants talibés dans le besoin l’opportunité de vivre dans de bonnes conditions et de recevoir une éducation jusqu’à ce qu’ils soient adoptés ou placés. Ce centre pourra accueillir environ 150 enfants”, a expliqué Thierno Amadou Diallo.

Lors de la visite du chantier ce dimanche, il a souligné l’importance de ce projet d’un point de vue religieux et social. “En tant que musulmans, il est de notre devoir de protéger les autres de toute forme de mal et d’aider ceux qui sont dans le besoin. L’Islam accorde une grande importance à l’aide aux nécessiteux. Prendre soin des orphelins fait partie de ces devoirs. Leur maltraitance est un péché grave, tandis que les soigner et les parrainer constitue une bonne action d’une immense valeur”, a-t-il déclaré.

Thierno Amadou Diallo a également rappelé que les orphelins – c’est-à-dire les enfants abandonnés ou défavorisés ayant perdu au moins un parent – sont souvent privés de l’affection et de la stabilité nécessaires à leur développement. “La mort des parents désoriente ces enfants et les plonge dans une profonde détresse. L’Islam, qui prône la paix et la tranquillité, insiste sur l’importance de prendre soin d’eux. Le sujet des orphelins est mentionné plus de vingt fois dans le Coran, ainsi que dans les Hadiths et la Sunnah du Prophète (PSL)”, a-t-il ajouté.

Ce projet de centre d’orphelinat à Kaolack marque une étape importante dans les actions de l’ANVESAH, avec l’ambition d’offrir une vie meilleure aux enfants en situation de grande vulnérabilité.

Guédiawaye : Mobilisation massive pour la libération de Lat Diop

Le week-end dernier, Guédiawaye a été le théâtre d’une mobilisation impressionnante en soutien à Lat Diop, ancien ministre et ex-directeur général de la Lonase, incarcéré depuis plus de quatre mois. Des centaines de sympathisants et habitants de la localité se sont rassemblés pour exiger sa libération immédiate et sans condition, dénonçant ce qu’ils considèrent comme une injustice flagrante.

Armés de pancartes et de vuvuzelas, les manifestants ont scandé le nom de Lat Diop tout en parcourant les rues de Guédiawaye. Selon eux, leur leader est victime d’un acharnement politique lié à sa popularité et à sa générosité, qui ont fait de lui une figure incontournable dans la ville. Les manifestants ont dénoncé une longue détention injustifiée et ont exprimé leur ras-le-bol face au silence des autorités compétentes.
Par ailleurs, les manifestants n’ont pas manqué de pointer du doigt certains responsables politiques locaux affiliés à l’Alliance pour la République (APR). Ils ont notamment critiqué le silence de figures telles qu’Aliou Sall, Racine Talla, Néné Fatoumata Tall et Beydy Ba. Ces derniers, accusés de rester passifs face à la situation, sont vus comme complices d’une injustice infligée à un homme qui, selon ses sympathisants, a toujours œuvré pour le bien-être de la communauté.
L’ancien Premier ministre Amadou Ba n’a pas non plus été épargné par les critiques. Les manifestants estiment qu’il évite de s’impliquer dans ce dossier, par peur de s’assumer face à une affaire politiquement sensible.
Lat Diop reste une personnalité influente à Guédiawaye, où il jouit d’un fort capital de sympathie. Sa détention, perçue comme un acte politique visant à freiner son ascension, a exacerbé les tensions dans la localité. Les manifestants promettent de maintenir la pression jusqu’à obtenir sa libération.
Cette mobilisation populaire marque une nouvelle étape dans la contestation des populations de Guédiawaye. Elle met en lumière des tensions persistantes entre les nouvelles autorités et les partisans de Lat Diop. Pour l’heure, aucune réponse officielle n’a été apportée par les autorités judiciaires ou les responsables politiques visés par les critiques. L’avenir de Lat Diop reste incertain, mais une chose est sûre : le soutien des populations de Guédiawaye ne faiblit pas.

Lancement des travaux de renforcement de l’accès à l’eau potable à Kolda : 5.000 branchements sociaux pour le Fouladou

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, a procédé ce samedi au lancement d’un vaste projet destiné à améliorer l’accès à l’eau potable dans la commune de Kolda. Ce projet s’inscrit dans le cadre du Programme national de 39.000 branchements sociaux, avec une dotation spécifique de 5.000 branchements réservés à la région du Fouladou. Cette initiative vise à réduire les disparités qui existent dans l’accès à l’eau, notamment dans cette région qui fait face à des défis importants.

Le concept de branchement social est au cœur de cette démarche. Il consiste à faciliter le raccordement des ménages défavorisés en proposant des mesures adaptées, telles que des subventions ou des crédits pour alléger les coûts. En outre, les démarches administratives sont simplifiées pour rendre le processus plus accessible. La cérémonie officielle de lancement des travaux s’est tenue dans le quartier Bouna Kane, une zone particulièrement touchée par des difficultés de raccordement au réseau d’eau.

Lors de sa visite, le ministre a également inspecté plusieurs infrastructures stratégiques. Il s’est rendu sur le site du pont d’Illèle, qui traverse le fleuve Casamance, où les habitants ont exprimé leur souhait de voir le fleuve revitalisé ou dragué pour mieux répondre à leurs besoins. La visite s’est poursuivie à la station de traitement des eaux de Kolda, où des travaux de grande envergure sont en cours. Ces travaux incluent la réalisation de deux nouveaux forages exploitant une nappe d’eau douce, la construction de deux châteaux d’eau, et la pose de 68 kilomètres de canalisations pour étendre le réseau de distribution dans la commune et ses environs.

L’un des principaux objectifs de ces travaux est d’améliorer la qualité de l’eau produite. À cet effet, la station de traitement sera réhabilitée et sa capacité augmentée pour réduire les niveaux de fer et de chlorure dans l’eau, conformément aux recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Ces améliorations devraient non seulement répondre aux besoins actuels, mais aussi anticiper la demande croissante due à l’expansion démographique et au développement urbain.

Le maire de Kolda, Mamadou Diao, a profité de cette occasion pour remercier l’État sénégalais et son engagement constant en faveur de l’accès universel à l’eau potable d’ici 2050. Il a salué les efforts entrepris comme un pas décisif vers une amélioration durable des conditions de vie des populations locales.

Ce projet illustre la volonté des autorités sénégalaises de renforcer les infrastructures de base, tout en mettant un accent particulier sur l’équité et la durabilité. Il marque également une étape importante dans la réalisation de l’objectif national de couverture universelle en eau potable, contribuant ainsi à un développement équilibré et inclusif dans toutes les régions du pays.

USSEIN : Les enseignants décrètent une grève de 48 heures pour dénoncer des crises multiples

Le Syndicat Autonome des Enseignants du Supérieur (SAES) de l’Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niass (USSEIN) a décidé de cesser ses activités pendant deux jours, les 20 et 21 janvier 2025. Cette grève, qualifiée d’avertissement, survient après plusieurs tentatives infructueuses pour alerter les autorités compétentes sur la situation alarmante dans laquelle se trouve cette jeune université publique.

Depuis son inauguration en 2019, l’USSEIN fait face à des difficultés croissantes, qui compromettent son fonctionnement et sa mission éducative. L’un des problèmes majeurs demeure le retard prolongé dans la livraison des infrastructures promises. La plupart des chantiers restent inachevés ou à l’arrêt, obligeant l’université à organiser ses cours dans des locaux d’emprunt inadaptés. Ces installations, devenues vétustes, ne peuvent plus répondre à l’afflux annuel d’étudiants.

La situation est particulièrement critique sur le campus de Fatick, où seules trois salles de classe sont disponibles pour accueillir 1 490 étudiants inscrits dans quatre départements et douze licences. Ce nombre insuffisant résulte de la fermeture de la majorité des salles de cours en octobre 2024, après qu’elles ont été jugées dangereuses par la commission de la protection civile. Les campus de Kaolack et de Kaffrine rencontrent également des difficultés similaires, fragilisant davantage l’ensemble de l’université.

À ces problèmes structurels s’ajoute une crise financière persistante. Depuis trois ans, la subvention allouée par l’État reste figée à un montant qui ne permet pas de couvrir les besoins essentiels, tels que les salaires, les dépenses pédagogiques et les projets de recherche. Cette inadéquation financière a conduit à un rejet unanime du budget 2025 par le Conseil d’administration de l’USSEIN, une première dans l’histoire de l’établissement. Les enseignants dénoncent également l’impossibilité d’intégrer des vacataires, pourtant indispensables pour combler le manque criant de personnel. Actuellement, l’université ne dispose que de 48 enseignants permanents pour environ 7 000 étudiants, un ratio qui compromet la qualité de l’enseignement.

Face à ces défis, le SAES-USSEIN exige une réponse immédiate des autorités. Les enseignants réclament la livraison rapide des infrastructures en cours de construction, conformément aux engagements pris par le ministère lors de sa visite en octobre 2024. Ils demandent également une augmentation de la subvention annuelle pour faire face à l’accroissement continu du nombre d’étudiants et assurer un fonctionnement adéquat.

Dans un communiqué, les membres du syndicat ont mis en garde contre les conséquences pédagogiques et sociales imprévisibles de cette situation, tout en se dégageant de toute responsabilité face à une aggravation des perturbations. Ils appellent à une mobilisation renforcée pour sauver cette université, qu’ils considèrent comme un modèle prometteur pour l’enseignement supérieur dans les régions.

L’avenir de l’USSEIN, née pour répondre aux besoins éducatifs et professionnels d’un Sénégal en pleine mutation, semble aujourd’hui compromis par un manque de moyens et de vision. Ce mouvement de grève pourrait marquer un tournant décisif, appelant à une prise de conscience collective sur la nécessité d’un investissement conséquent pour préserver cette institution.

Mbour : Braquage à main armée à l’hôtel Riu Baobab, un coup dur pour la sécurité touristique

Dans la nuit du samedi 18 janvier 2025, l’hôtel Riu Baobab, situé à Pointe Sarène, Mbour, a été la cible d’une attaque à main armée, rapportent des sources locales. Ce réceptif hôtelier de renom, l’un des plus prisés de la petite côte, accueille régulièrement des touristes étrangers, notamment via des vols charters européens.

Cet acte criminel, qui a vu une importante somme d’argent emportée par des hommes armés, suscite des inquiétudes quant à la sécurité des établissements touristiques au Sénégal. Jusqu’ici épargné par de tels incidents, le Riu Baobab jouissait d’une réputation de calme et de fiabilité, attirant un grand nombre de visiteurs étrangers.

L’absence de blessés lors de cet événement est à souligner, mais l’impact psychologique de cette attaque pourrait affecter la perception des touristes sur la sécurité au Sénégal, notamment dans une région réputée pour son attractivité touristique.

La gendarmerie est intervenue rapidement, confirmant son engagement à sécuriser la zone et à retrouver les auteurs de ce braquage. Cependant, cet incident met en lumière la nécessité de renforcer les dispositifs de sécurité dans les zones touristiques stratégiques.

Le tourisme est un secteur clé pour l’économie sénégalaise, et les hôtels comme le Riu Baobab jouent un rôle central dans l’attractivité internationale du pays. Ce braquage risque de porter un coup à la confiance des touristes et des voyagistes, qui pourraient s’interroger sur la capacité des autorités à assurer leur sécurité.

Face à cet incident, il devient impératif pour les gestionnaires d’hôtels et les autorités locales d’envisager des mesures proactives, telles que :

  • L’augmentation de la surveillance dans les réceptifs touristiques.
  • L’installation de systèmes de sécurité avancés, incluant des caméras et des alarmes.
  • Une collaboration renforcée avec les forces de l’ordre pour anticiper et dissuader de tels actes.

La réaction rapide et efficace des autorités sera déterminante pour rétablir la confiance des visiteurs et préserver l’image de la petite côte comme une destination touristique sûre et accueillante.

Attaque armée au Riu Baobab : un coup porté à la sécurité hôtelière de la Petite Côte

Dans la nuit du samedi 18 janvier 2025, le prestigieux hôtel Riu Baobab, situé à Pointe Sarène, dans le département de Mbour, a été la cible d’une attaque à main armée, selon des informations recueillies par Dakaractu Mbour. Cet établissement, reconnu comme l’un des plus grands hôtels de la Petite Côte et une destination prisée des touristes européens, a vu une importante somme d’argent emportée par des assaillants armés.

Le Riu Baobab est un acteur clé du secteur touristique sénégalais, notamment pour sa capacité à accueillir les vols charters provenant de divers pays européens. Il se distingue par sa réputation de tranquillité et d’excellence dans l’accueil des visiteurs étrangers. Cette attaque constitue donc un coup dur pour l’image de sécurité qui avait jusque-là prévalu autour de cet hôtel, considéré comme l’un des plus convoités de la région.

Cette intrusion armée soulève de sérieuses inquiétudes concernant la sécurité des infrastructures hôtelières au Sénégal. À l’heure où le tourisme constitue un pilier économique essentiel, un tel incident risque de refroidir les ardeurs des visiteurs internationaux, particulièrement sensibles à la question de la sécurité.

La gendarmerie, rapidement intervenue sur les lieux, a permis d’éviter tout blessé parmi les clients et le personnel de l’établissement. Toutefois, les assaillants ont réussi à s’enfuir avec une somme d’argent significative, dont le montant exact n’a pas encore été dévoilé.

Face à cet événement, les responsables de l’hôtel et les autorités locales devront renforcer les dispositifs sécuritaires pour éviter une répétition de ce type d’incident. Des mesures urgentes s’imposent pour restaurer la confiance des touristes et préserver la réputation du Sénégal comme destination sûre.

Cet incident au Riu Baobab doit être pris comme un avertissement par l’ensemble des acteurs du secteur touristique. La mise en place de systèmes de sécurité renforcés, incluant des patrouilles régulières, des caméras de surveillance, et des partenariats renforcés avec les forces de l’ordre, semble désormais incontournable pour garantir la pérennité du tourisme dans le pays.

Kaolack : Le CDS de Sam plaide pour le recrutement des acteurs communautaires

Les Comités de Développement Sanitaire (CDS), mis en place par un décret en janvier 2018, incarnent une nouvelle approche dans l’administration du système de santé. Ces structures visent à renforcer la gouvernance en impliquant davantage les acteurs de santé locaux au bénéfice des populations. C’est dans cet esprit que s’inscrit l’équipe du poste de santé de Sam, qui organise chaque année une activité intitulée “Rendre hommage à la santé”, tenue ce samedi.

“Nous en sommes à la 6e édition de cette activité qui vise à honorer le personnel du poste de santé de Sam. Ce personnel, toujours engagé au service de la santé communautaire, mérite d’être salué par toutes les populations de Sam et des environs. Cette initiative a pour objectif principal de remercier tous les acteurs qui ont contribué à la bonne marche de cette structure sanitaire, notamment à l’atteinte des résultats escomptés au cours des années passées”, a déclaré Cheikh Tidiane Sarr, secrétaire exécutif du Comité de Développement Sanitaire (CDS) de Sam.

Au-delà de l’hommage rendu aux agents de santé, cette journée a également permis de célébrer le premier bébé de l’année. Selon M. Sarr, “cette célébration est l’occasion de magnifier les efforts des femmes enceintes qui respectent leurs rendez-vous médicaux tout au long de leur grossesse”.

Le CDS a également saisi cette opportunité pour rendre hommage aux figures emblématiques de Sam ayant contribué au développement du quartier. Une séance de lecture du Saint Coran dédiée aux défunts a été organisée, suivie d’un rappel de leur parcours, afin de transmettre des repères à la jeune génération.

Lutte contre l’hépatite B : un thème prioritaire

Pour cette édition, le thème retenu est “L’hépatite B chez la femme enceinte”. Selon M. Sarr, “cette maladie suscite de nombreuses inquiétudes au sein des populations. Nous avons donc invité une technicienne de santé pour sensibiliser sur les modes de contamination, la gravité de la maladie chez la femme enceinte, et les mesures à prendre en cas de diagnostic”.

Cependant, un problème majeur persiste : les conditions de travail des acteurs communautaires. “Ces personnes travaillent 24 heures sur 24 sans aucune rémunération. C’est une situation alarmante”, a déploré M. Sarr. Il a ainsi lancé un appel au chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, et à son Premier ministre, Ousmane Sonko, pour l’instauration d’un programme sanitaire permettant le recrutement et la prise en charge de ces acteurs.

Cette initiative annuelle du CDS de Sam illustre l’importance de la mobilisation communautaire dans le renforcement du système de santé local et la sensibilisation aux enjeux de santé publique.

Kaolack : Les ferrailleurs du Sénégal en désaccord avec le ministre Sérigne Guèye Diop

Les ferrailleurs du Sénégal manifestent un vif mécontentement envers leur ministre de tutelle, Sérigne Guèye Diop, suite à sa décision de bloquer l’exportation de l’aluminium et des canettes. Cette mesure, qui a plongé leur secteur dans une crise économique profonde, a conduit Serigne Momar Sokhna, président des exportateurs de métal du Sénégal, à mobiliser ses collègues pour un rassemblement à la place de l’Obélisque.

Selon lui, cette interdiction a provoqué une chute drastique des prix d’achat des matériaux. « Depuis cette fermeture, le prix du kilogramme d’aluminium est passé de 950 FCFA à 750 FCFA, tandis que celui des canettes est tombé de 550 FCFA à 450 FCFA. Nos fournisseurs enregistrent une perte de 150 000 FCFA par tonne », a-t-il dénoncé.

Outre ces pertes financières, Serigne Momar Sokhna a souligné les difficultés croissantes rencontrées avec les banques et les partenaires étrangers. « Nous avons contracté des prêts bancaires pour financer nos activités, mais les remboursements deviennent impossibles dans ce contexte. Nos partenaires internationaux sont également impactés », a-t-il ajouté.

Il a également attiré l’attention sur la capacité limitée d’absorption des industries locales. « Les industries sénégalaises ne peuvent absorber que 1 000 tonnes par mois, alors que la collecte nationale atteint 5 000 tonnes. Cela crée des retards de paiement, allant jusqu’à 10 ou 15 jours. Pourtant, ces mêmes industries transforment le produit et l’exportent. Pourquoi nous empêcher de faire de même ? », s’interroge-t-il.

La situation est encore plus critique pour les travailleurs impliqués dans le tri et la collecte des canettes, notamment à Mbeubeuss, où plus de 1 000 personnes sont concernées. « Ces travailleurs se retrouvent dans l’incapacité de vendre leurs produits, car les industries ne veulent plus de ce type de canettes », a-t-il expliqué.

Face à cette situation qu’il qualifie d’injustice, Serigne Momar Sokhna a lancé un appel à l’unité et à la mobilisation. « Si le ministre ne fait aucun effort pour résoudre cette crise, nous organiserons un grand rassemblement à la place de l’Obélisque. J’invite tous mes camarades à se préparer », a-t-il conclu.

Bilan financier de Touba Ca Kanam : Plus de 12 milliards collectés en 8 ans

Après huit années d’existence, l’association Touba Ca Kanam a dévoilé son bilan financier lors de son assemblée générale annuelle. Selon les chiffres présentés par Serigne Abdou Lahad Mbacké Ibn Serigne Djily, président de la commission des finances, l’association a collecté plus de 12,6 milliards de francs CFA depuis sa création.

Pour l’année 2024, l’association a enregistré des contributions totalisant 1,967 milliard de francs CFA, atteignant 85 % des objectifs fixés pour les projets prévus cette année. Touba, la ville fondatrice du mouvement, a joué un rôle central en contribuant à hauteur de 886 millions de francs CFA, soit la plus importante participation.

Les fonds proviennent également des autres régions du Sénégal et des Sénégalais vivant à l’étranger. L’implication de collecteurs et collectrices dynamiques a été saluée pour leur efficacité dans la mobilisation des ressources.

Des réalisations notables

Grâce aux sommes collectées, plusieurs projets ont été menés à bien, notamment :

  • L’installation de 20 000 lampadaires dans la ville de Touba, avec une commande supplémentaire de 5 000 unités en cours.
  • La réalisation de divers travaux structurants pour améliorer les conditions de vie des habitants.

Les dépenses liées à ces initiatives sont détaillées dans un rapport financier publié par l’association.

Une gestion rigoureuse

Touba Ca Kanam a dépensé 12,160 milliards de francs CFA sur un total de 12,643 milliards collectés depuis 2016, laissant un solde de 482 millions dans les caisses. Cette rigueur dans la gestion des fonds a été soulignée par les responsables, qui assurent que les dépenses sont strictement ordonnées en fonction des priorités identifiées pour le développement de Touba.

Ce bilan confirme l’engagement des habitants de Touba et des Sénégalais dans leur ensemble à soutenir des projets communautaires ambitieux. L’association a également souligné l’importance de maintenir cette dynamique pour poursuivre les réalisations dans les années à venir.

Effondrement à Benténier – Diass : deux maçons perdent la vie dans un accident tragique

Un drame s’est produit ce samedi matin à Benténier, un village de la commune de Diass, dans le département de Mbour. L’effondrement d’un mur d’un bâtiment en chantier a coûté la vie à deux maçons et a fait deux blessés graves, selon une source sécuritaire relayée par l’Agence de Presse Sénégalaise (APS).

L’effondrement, survenu aux environs de 11 heures, a été attribué à la force des vents qui ont frappé la région. L’un des maçons décédés était âgé de 27 ans. Les corps des victimes ont été transportés à la morgue, tandis que les blessés graves ont été pris en charge à l’hôpital départemental Thierno Mansour Barro de Mbour, grâce à l’intervention des sapeurs-pompiers de Saly.

La gendarmerie de Diass a effectué les constats sur place, et le chef de chantier a été interpellé dans le cadre de l’enquête ouverte pour déterminer les causes exactes de cet effondrement. La présence d’enquêteurs sur les lieux témoigne de l’importance accordée à ce dossier, alors que des interrogations subsistent quant au respect des normes de sécurité sur le chantier.

Cet incident tragique met en lumière les défis liés à la sécurité des ouvriers sur les chantiers de construction, notamment dans les zones exposées à des conditions météorologiques défavorables. Il relance également le débat sur la réglementation et la supervision des travaux de construction dans le pays.

Accident tragique entre Kidira et Goudiry : deux agents du ministère de l’Énergie perdent la vie, Birame Souleye Diop attristé

Le Sénégal est en deuil après un accident tragique survenu sur l’axe Kidira-Goudiry, impliquant des agents en mission du Ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines. Cet incident, qui s’est produit lors d’une collision entre leur véhicule et un camion, a coûté la vie à deux d’entre eux : Mlle Anna Badiane Badji, ingénieure topographe, et Moustapha Sow, chauffeur à la Direction du Contrôle et de la Surveillance des Opérations Minières (DCSOM). Les dépouilles des victimes sont actuellement acheminées à Dakar pour être remises à leurs familles.

Deux autres agents blessés, M. Modou Diop, ingénieur géologue, et M. Abdoulaye Diouf, environnementaliste, ont été pris en charge à l’hôpital régional de Tambacounda. Selon les autorités médicales, leur état a été stabilisé grâce à des interventions rapides et efficaces. Le ministère a exprimé sa reconnaissance envers les équipes administratives et sanitaires locales pour leur diligence dans la gestion de cette tragédie.

Les victimes étaient engagées dans une mission de contrôle des activités minières dans la région de Falémé, reflétant leur professionnalisme et leur dévouement envers la République. Cet accident met en lumière les risques auxquels sont exposés les agents sur le terrain dans l’exercice de leurs fonctions.

Le ministre de l’Énergie, Birame Souleye Diop, profondément attristé par cet événement, a présenté ses condoléances au nom du Président de la République et du Premier ministre. Il a salué le sens du devoir et la responsabilité des agents décédés, tout en assurant le soutien du ministère aux familles endeuillées et aux agents blessés.

Kaolack : La mairie doit soutenir l’initiative des CDS pour répondre aux attentes des populations

À l’occasion de la 6ᵉ édition de la journée organisée ce samedi au poste de santé de Sam, dans la commune de Kaolack, un vibrant hommage a été rendu au personnel soignant pour le remarquable travail qu’il accomplit au quotidien. L’événement, parrainé par Mamadou Lamine Ndiaye, commissaire aux enquêtes économiques, a souligné le rôle crucial de ces acteurs de la santé dans la préservation du bien-être des populations.

« Le personnel de santé, qui se consacre chaque jour à préserver notre santé, mérite toute notre reconnaissance et notre soutien. Nous sommes ici pour honorer leur travail et renforcer leur capacité à mieux répondre aux attentes des populations », a déclaré le parrain.

Lors de cette cérémonie, Mamadou Lamine Ndiaye a salué les efforts du Dr Pape Mactar Thiaw, infirmier chef de poste, pour son travail exceptionnel en faveur des habitants de Sam et des environs. « Comparé à d’autres postes de santé de la commune, celui de Sam se distingue par son engagement envers les femmes enceintes et d’autres patients. Cela montre à quel point ce poste joue un rôle vital dans le système de santé local », a-t-il affirmé.

Cependant, le commissaire a également mis en lumière les défis auxquels fait face cette structure sanitaire. « Le poste de santé de Sam, comme beaucoup d’autres, souffre d’un manque criant de moyens, malgré l’autonomie financière accordée. Ces manques freinent la qualité des services offerts », a-t-il souligné.

M. Ndiaye a ainsi lancé un plaidoyer à l’intention de la mairie de Kaolack, rappelant que la santé est une compétence transférée aux collectivités territoriales. « La mairie doit jouer un rôle majeur pour doter les postes de santé des moyens nécessaires. Ce plaidoyer sera également porté au niveau du ministère de la Santé », a-t-il assuré.

Le parrain a également invité les populations locales à s’impliquer davantage dans le soutien du Comité de Développement Sanitaire (CDS). « Le poste de santé appartient à la communauté. Depuis 2018, le CDS a entrepris des innovations importantes pour améliorer cette structure. Il est de notre devoir de l’accompagner afin de faire du poste de santé de Sam l’un des meilleurs de la commune », a conclu Mamadou Lamine Ndiaye.

Quatre décès en détention : la Ligue Sénégalaise des Droits Humains interpelle l’État

La Ligue Sénégalaise des Droits Humains (LSDH) a exprimé sa profonde consternation face aux décès de quatre personnes en détention dans les localités de Thiès, Saint-Louis, Mbacké et Tambacounda, survenus en l’espace de deux mois, entre décembre 2024 et janvier 2025. Ces tragédies soulèvent des interrogations sur les conditions de détention au Sénégal et appellent à une réponse urgente de l’État.

Dans un communiqué officiel, la LSDH a rappelé l’importance de respecter les normes internationales relatives aux droits des détenus, notamment les Règles Nelson Mandela, adoptées à l’unanimité par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2015. Ces règles, qui constituent un cadre universel pour le traitement des prisonniers, visent à garantir la dignité, la santé et la sécurité des personnes privées de liberté.

Ces quatre décès mettent en lumière un problème récurrent dans les lieux de privation de liberté au Sénégal : les conditions d’incarcération, souvent critiquées pour leur surpopulation, leur manque d’hygiène et l’insuffisance des soins médicaux. La LSDH déplore le manque d’efforts suffisants de la part des autorités pour remédier à ces lacunes et protéger le droit fondamental à la vie.

Face à ces drames, la LSDH exhorte l’État à :

1. Ouvrir des enquêtes indépendantes sur les circonstances des décès et infliger des sanctions proportionnées aux responsables.

2. Renforcer les mécanismes de prévention en investissant dans l’amélioration des infrastructures pénitentiaires et en formant les agents de détention sur le respect des droits humains.

3. Organiser un conseil interministériel pour adopter des mesures correctives, conformément aux recommandations internationales.

Pour la LSDH, la préservation du droit à la vie, y compris pour les détenus, est un impératif moral et légal. L’organisation espère que les autorités sénégalaises agiront rapidement pour éviter que de telles tragédies ne se répètent.

Levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom : La procédure suit son cours

Ce vendredi, les députés de la 15e législature ont adopté, à l’unanimité et sans débat, le projet de résolution pour la constitution d’une commission ad hoc chargée de statuer sur la demande de levée de l’immunité parlementaire de Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba Ngom. La procédure, initiée à la demande du ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a ainsi franchi une étape décisive.

La commission ad hoc, composée de 11 membres installés le même jour, aura pour mission de produire un rapport détaillé sur cette affaire, rapport qui sera ensuite examiné lors d’une prochaine plénière.

Farba Ngom, député-maire des Agnam, est cité dans une affaire de blanchiment de capitaux portant sur un montant provisoire de plus de 125 milliards de francs CFA. Ces accusations sont basées sur un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif). L’affaire fait grand bruit et place l’élu sous le feu des projecteurs, avec des répercussions potentielles sur sa carrière politique.

L’Observateur rapporte que Farba Ngom est convoqué mardi prochain, le 21 janvier, pour s’expliquer sur les faits qui lui sont reprochés. Deux options s’offrent à lui : se présenter en personne pour se défendre ou désigner un collègue parlementaire pour le représenter.

La commission ad hoc, dans son travail, devra garantir un processus impartial et rigoureux. Son rapport sera déterminant dans la décision finale du Parlement, qui devra se prononcer sur la levée ou non de l’immunité parlementaire de l’élu.

GROSSESSES PRÉCOCES EN MILIEU SCOLAIRE : Les élèves et étudiants sont les pères dans plus de 70% des cas

Les grossesses précoces en milieu scolaire, touchant principalement les jeunes filles de 12 à 19 ans, représentent un défi majeur au Sénégal. Une étude de l’ONG Wathi indique que près de 71% des cas sont attribués aux élèves et étudiants.

La grossesse précoce en milieu scolaire est un problème majeur au Sénégal. L’adolescence, période de transition entre l’enfance et l’âge adulte, se situe généralement entre 12 et 17 ans. C’est pendant cette période que les grossesses précoces surviennent, à un moment où le corps de la jeune fille n’est pas encore assez mature pour supporter une grossesse. Une grossesse précoce présente des risques importants pour la santé de la jeune mère et de son enfant, et constitue souvent une rupture avec la période de scolarité et l’avenir scolaire des adolescentes.
Une étude menée en 2019 par l’ONG Wathi révèle que 70,95 % des grossesses précoces en milieu scolaire sont imputables aux élèves, et étudiants. Les élèves représentent la majeure partie des auteurs de grossesses, avec 49,67 %, suivis des étudiants avec 12,6 %. Les jeunes des villages, quant à eux, sont responsables de 8,68 % des cas. D’autres catégories d’auteurs de grossesses précoces incluent les conducteurs de moto Jakarta et les chauffeurs de taxi, tandis que les enseignants représentent une proportion plus faible de 2,09 %.
L’étude a recensé un total de mille neuf cent soixante-onze (1 971) grossesses, touchant des jeunes filles âgées de 12 à 19 ans. La région de Sédhiou enregistre le taux le plus élevé de grossesses précoces avec 30 %, suivie de Ziguinchor (19 %), Kolda (9 %), Matam (6 %), Thiès (6 %), Kédougou (5 %), Saint-Louis (5 %) et Fatick (5 %). D’autres régions, comme Kaffrine, Dakar, Diourbel, Louga et Kaolack, ont des taux plus faibles, variant entre 4 % et 2 %.
Cependant, à l’intérieur de ces régions, des disparités existent selon les départements. Par exemple, dans la région de Ziguinchor, c’est le département de Bignona qui enregistre le plus grand nombre de grossesses précoces, suivi par Oussouye.
Il est important de noter que ces données sont globales et ne concernent. Ce qui rend difficile l’évaluation précise.
Toutefois, elles illustrent la fécondité des adolescentes dans ces régions, en particulier dans la région de Matam, où des taux de fécondité particulièrement élevés ont été relevés.
La grossesse précoce en milieu scolaire demeure donc un véritable problème au Sénégal. D’où la nécessité de renforcer les politiques éducatives et de santé publique pour lutter contre ce phénomène. La sensibilisation à la santé sexuelle et reproductive, l’accès à des méthodes de contraception et des programmes d’éducation à la sexualité sont essentiels pour réduire le nombre de cas et offrir un avenir plus sûr aux jeunes filles.


La Dakaroise

Kolda : La SONACOS vise 35 000 tonnes d’arachides pour la campagne de commercialisation

En visite à Kolda, le Directeur Général de la SONACOS, Elhadji Ndane Diagne, a exprimé sa satisfaction quant à l’évolution de la campagne de commercialisation de l’arachide. Lors de sa déclaration, il a précisé que le centre de réception intermédiaire de la région a un objectif ambitieux de collecte fixé à 35 000 tonnes, un défi qui semble à portée, compte tenu de la cadence actuelle qu’il juge « assez bonne ».

« Nous sommes à Kolda pour nous enquérir de la situation de l’évolution de la collecte des graines que nous trouvons assez satisfaisante. D’ailleurs, la cadence est bonne et nous allons travailler pour l’améliorer afin d’augmenter le niveau de réception de l’arachide », a-t-il affirmé. Selon lui, les efforts conjugués de la SONACOS et des opérateurs sur le terrain permettront d’atteindre cet objectif d’ici la fin de la campagne.

Face à certaines plaintes évoquant une supposée absence d’acheteurs sur le terrain, Elhadji Ndane Diagne a tenu à rappeler les mécanismes mis en place pour assurer une commercialisation fluide. Il a souligné que, dès le début de la campagne, 3 milliards de FCFA ont été débloqués par la SONACOS pour financer les opérateurs et leur permettre de collecter efficacement les graines.

« La filière est assez bien organisée avec des points de collecte distribués par le SEGNA (Société d’Encadrement de la Gestion des Négoces d’Arachide). Les opérateurs collectent les graines, qui sont ensuite pesées et immédiatement payées par la SONACOS », a-t-il expliqué.

Pour aller plus loin et répondre aux défis des zones reculées, le DG de la SONACOS a proposé une solution innovante : la mise en place de camions itinérants pour collecter les graines dans les zones difficilement accessibles. Cette mesure viserait à renforcer l’efficacité du système actuel tout en augmentant le volume total de collecte.

Avec un objectif clairement défini et des moyens déployés, la SONACOS affiche sa détermination à réussir cette campagne de commercialisation de l’arachide. La région de Kolda, reconnue pour son potentiel agricole, pourrait ainsi contribuer significativement à l’atteinte des objectifs nationaux en matière de production et de commercialisation.

Scandale financier au Sénégal : Mor Guèye et Tabaski Ngom au cœur d’une affaire explosive

Le Sénégal est secoué par une affaire de détournement de fonds publics digne des plus grands thrillers judiciaires. Mor Guèye, patron des entreprises Sen Setal et Webcom Sen, et Tabaski Ngom, inspectrice du Trésor, se livrent une guerre judiciaire sur fond d’accusations croisées. Le quotidien L’Observateur a révélé les détails de ce scandale le 16 janvier 2025, mettant en lumière des sommes colossales, des faux documents bancaires, et des soupçons d’implications politiques.

Tout commence par une relation professionnelle initiée en 2021 entre Tabaski Ngom et Mor Guèye. Ce dernier, fournisseur privilégié pour des marchés publics, est accusé par l’inspectrice du Trésor d’avoir détourné 288 millions de FCFA destinés à des projets publics. Mais Mor Guèye retourne l’accusation : selon lui, Tabaski Ngom aurait orchestré le détournement pour des objectifs personnels et politiques.

Arrêté le 14 janvier 2025 à Saly Portudal, Mor Guèye est au centre des investigations. Il affirme que Tabaski Ngom lui aurait confié des chèques d’une valeur totale de 681 millions de FCFA pour les déposer sur les comptes de ses entreprises. Sur cette somme, 243 millions de FCFA auraient servi à financer la campagne électorale de Moustapha Diop, député-maire lors des législatives de 2024. Cependant, Tabaski Ngom réclame le remboursement de 438 millions de FCFA, qu’elle dit avoir confiés à Mor Guèye, mais accuse ce dernier de lui avoir fourni de faux documents bancaires émanant de Coris Bank.

Face aux enquêteurs, Mor Guèye dévoile une version qui complique encore l’affaire. Il reconnaît avoir remboursé 150 millions de FCFA sur le compte de la Commission de Régulation du Secteur de l’Énergie (CRSE). Quant aux 288 millions restants, il affirme les avoir remis en main propre à Tabaski Ngom, sans témoin ni preuve écrite. Une déclaration qui sème davantage le doute.

Mor Guèye se défend également en affirmant que Tabaski Ngom était l’initiatrice des manœuvres financières frauduleuses, notamment pendant la période électorale de 2024. Selon lui, elle aurait agi pour des gains personnels, tout en cherchant à couvrir ses traces après sa mutation à un nouveau poste.

La dimension politique de cette affaire est préoccupante. Les révélations de Mor Guèye impliquent indirectement Moustapha Diop, qui aurait bénéficié de fonds publics détournés pour sa campagne électorale. Bien que le député-maire ne soit pas encore officiellement incriminé, son nom apparaît dans un contexte embarrassant.

Pour Tabaski Ngom, qui se présente comme une victime, les accusations de son ancien collaborateur ternissent son image. Si ses déclarations visaient initialement à faire éclater la vérité, elles révèlent aussi des zones d’ombre sur son rôle dans cette affaire.

Ce scandale illustre les failles d’un système où les fonds publics peuvent être utilisés à des fins électorales ou personnelles. En pleine enquête, les deux protagonistes, désormais en garde à vue, seront confrontés dans les jours à venir. Le parquet financier et la Division des Investigations Criminelles cherchent à démêler ce réseau complexe de corruption et de trahisons.

Le public, abasourdi par les sommes en jeu et les révélations successives, exige des réponses. Entre faux documents, complicités politiques, et détournements de fonds, l’affaire met à nu des pratiques répréhensibles.

Kaolack : Pèlerinage national des catéchistes – Plus de 10 000 pèlerins attendus du 25 au 26 janvier 2025

La 3ᵉ édition du pèlerinage national des catéchistes se tiendra les 25 et 26 janvier 2025 au sanctuaire marial de Ndiaffate, dans le département de Kaolack. À cet effet, un Comité régional de développement (CRD) s’est réuni ce jeudi 16 janvier, sous la présidence du gouverneur de région, Mouhamadou Moctar Watt.

Afin d’assurer le succès de cet événement religieux, le comité d’organisation a saisi cette occasion pour faire part de ses attentes.

« Les besoins, surtout en matière de logistique, sont nombreux. Cet événement accueillera plus de 10 000 pèlerins, ce qui nécessite une organisation rigoureuse en amont. Pour que ce pèlerinage soit une réussite, il est essentiel de disposer des ressources nécessaires », a souligné l’Abbé Adrien Papa Sarr, prêtre du clergé du diocèse de Kaolack.

Le thème retenu cette année, “L’espérance ne déçoit point”, revêt une signification particulière. « Nous voulons célébrer cette espérance, car dans notre foi chrétienne, elle occupe une place centrale. Cette espérance, nous souhaitons la partager avec tous », a ajouté l’Abbé Adrien Papa Sarr.

Lors de la rencontre, les représentants des différents services présents ont exprimé leur engagement à satisfaire les besoins exprimés par le comité d’organisation, afin d’assurer la réussite de ce pèlerinage.

Le sanctuaire marial de Ndiaffate s’apprête donc à accueillir une affluence massive de fidèles, dans un esprit de foi et de communion, autour de ce thème porteur d’espérance.

Crise dans le secteur de la boulangerie : la FNBS et le RBS alertent et interpellent les autorités

La Fédération Nationale des Boulangers du Sénégal (FNBS) et le Regroupement des Boulangers du Sénégal (RBS) ont lancé un cri d’alarme ce jeudi à Dakar face aux graves défis qui minent leur secteur. Ils pointent du doigt la décision des autorités de baisser le prix du pain le 21 juin 2024, qu’ils qualifient de facteur aggravant ayant entraîné la fermeture de plusieurs boulangeries dans tout le pays.

Selon Amadou Gaye, président de la FNBS, « depuis cette décision, plusieurs boulangeries ont dû mettre la clé sous la porte ». Il cite notamment les fermetures à Touba (28 boulangeries), Dakar (37), Fatick (7) et Louga (4). Pour lui, « l’industrie de la boulangerie sénégalaise, qui emploie directement plus de 30 000 personnes, génère 40 000 emplois indirects et représente 3 % du PIB, est en crise profonde ».

Les boulangers dénoncent la non-application des réglementations en vigueur, notamment sur le prix et le poids du pain, et le manque de coordination entre le Ministère du Commerce et les autres ministères concernés. Amadou Gaye regrette également que des dérogations d’ouverture soient accordées sans motivation, aggravant la concurrence déloyale.

Les coûts de production, en hausse constante, exacerbent la situation. Le prix du gasoil, par exemple, reste un problème crucial : alors que les boulangeries équipées de certificats d’éligibilité devraient bénéficier de diesel à 425 FCFA par litre, elles achètent à la pompe au tarif de 755 FCFA. De plus, le coût des intrants comme la levure a explosé, passant de 20 000 FCFA par carton en 2019 à 26 000 voire 31 000 FCFA aujourd’hui.

Lors d’une rencontre le 14 janvier 2025 avec le Ministre du Commerce et de l’Industrie, la FNBS et le RBS ont exposé leurs préoccupations et proposé des solutions. Le ministre aurait exprimé sa volonté de les soutenir, mais les boulangers jugent insuffisant l’engagement actuel des autorités.

Ils appellent désormais à une action urgente du Premier ministre, qu’ils considèrent comme le mieux placé pour coordonner une réponse gouvernementale globale. « Les solutions doivent provenir du plus haut niveau », insiste Amadou Gaye.

Sans une application stricte des réglementations et une intervention décisive des autorités, les boulangers préviennent que le secteur risque une faillite généralisée. Ils exhortent les ministères concernés à collaborer pour assurer la survie d’un pan essentiel de l’économie sénégalaise.

Pour la FNBS et le RBS, il ne s’agit pas seulement de préserver les emplois et l’économie, mais également de garantir aux populations un accès à un produit de première nécessité dans des conditions conformes aux normes d’hygiène et de sécurité.

Saly : Saisie record de 100 kg de haschisch estimés à 120 millions de F CFA

La brigade de recherches de Saly, dirigée par l’adjudant Ousmane Ndiaye, a frappé un grand coup dans la lutte contre le trafic de drogue. Mercredi, aux environs de 19 heures, les gendarmes ont saisi 100 kg de haschisch d’une contrevaleur de 120 millions de francs CFA, dans le quartier de Saly Niakh Niakhal.

L’opération a débuté suite à une information confidentielle concernant un véhicule suspect immatriculé à l’étranger et impliqué dans un trafic présumé de drogue dure. Alertée, la brigade de recherches a immédiatement organisé une patrouille dans la zone indiquée.

Sur place, les gendarmes ont retrouvé la voiture suspecte, abandonnée par ses occupants. Une fouille minutieuse du véhicule a permis de découvrir une cargaison de 100 paquets de haschisch soigneusement dissimulés, totalisant un poids de 100 kg.

Cette saisie, estimée à 120 millions de F CFA, représente un coup dur pour les trafiquants de drogue opérant dans cette région touristique du Sénégal. Elle témoigne également de l’efficacité des forces de sécurité dans leur lutte incessante contre les réseaux criminels.

Les autorités locales n’ont pas encore révélé si des suspects ont été identifiés ou appréhendés dans le cadre de cette affaire. Une enquête a été ouverte pour remonter la filière et identifier les responsables de ce trafic.

La région de Saly, connue pour son attrait touristique, fait face à des défis croissants en matière de sécurité, notamment liés au trafic de drogue. Ce dernier coup de filet souligne l’importance d’une vigilance accrue et d’une coopération renforcée entre les forces de l’ordre et les populations locales.

Ledakarois.sn continuera de suivre cette affaire et d’informer sur les développements liés à ce dossier.

Bassirou Diomaye Faye : « Le droit de grève ne doit pas compromettre la liberté de travail »

Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a présidé ce jeudi la cérémonie de rentrée des Cours et Tribunaux à la Cour suprême. Axé sur le thème « Droit de grève et préservation de l’ordre public », son discours a mis en lumière l’importance de concilier la liberté syndicale et la préservation des intérêts collectifs.

Dès l’ouverture de son allocution, le président a rappelé que le droit de grève est une composante essentielle des droits fondamentaux. Garanties par l’article 25 de la Constitution sénégalaise et soutenues par des conventions internationales, comme les Conventions n°87 et n°98 de l’Organisation internationale du travail (OIT), ces libertés sont au cœur des principes démocratiques.

Cependant, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur l’importance de respecter les limites fixées par la loi. « Le droit de grève, tout en étant un moyen légitime de revendications des travailleurs, ne doit pas porter atteinte à la liberté de travail ni mettre en péril les services publics essentiels ou l’ordre public », a-t-il souligné.

Le président a mis en avant l’équilibre délicat entre le droit de grève et la préservation de l’ordre public. « Le droit de grève doit s’accommoder du respect des droits collectifs et de la continuité des services essentiels, notamment dans les secteurs clés tels que la santé, l’éducation et la sécurité publique », a-t-il expliqué.

Pour garantir cet équilibre, le cadre législatif sénégalais prévoit des conditions strictes. Le préavis, les services minimums, et les réquisitions, encadrés par le Code du travail et le Statut général de la Fonction publique, sont autant de dispositifs destinés à prévenir les abus et à maintenir la continuité des services vitaux.

Le chef de l’État a insisté sur le principe de proportionnalité dans l’application des réquisitions administratives. Celles-ci, bien qu’indispensables dans certaines situations, doivent respecter la liberté syndicale sans vider le droit de grève de sa substance.

« Ces mesures, lorsqu’elles sont appliquées avec discernement, permettent de préserver les intérêts généraux tout en maintenant les droits fondamentaux des travailleurs », a-t-il affirmé.

Dans son discours, Bassirou Diomaye Faye a également exhorté les inspecteurs du travail, les magistrats et les autres acteurs à privilégier la conciliation comme outil de dialogue social. « Le préavis de grève a pour objectif noble d’instaurer un cadre de concertation afin d’éviter l’arrêt brutal des activités », a-t-il déclaré, en appelant à des efforts collectifs pour protéger l’ordre public.

Concluant son allocution, le président Faye a insisté sur la notion d’ordre public comme un bien commun reposant sur des valeurs fondamentales telles que la sécurité, la salubrité, la tranquillité, et le respect des libertés.

Il a réaffirmé l’engagement de l’État sénégalais à promouvoir un cadre équilibré, où les droits syndicaux coexistent harmonieusement avec la sauvegarde de l’intérêt général. « C’est en conciliant ces impératifs que le Sénégal pourra renforcer sa démocratie et préserver sa stabilité », a-t-il conclu.

Restitution des résultats de la campagne nationale pour l’autonomisation des femmes et des jeunes : Un impact significatif sur l’auto-emploi

La campagne nationale pour l’autonomisation des femmes et des jeunes, menée par la Délégation Générale à l’Entrepreneuriat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ), a présenté ce matin les résultats de son initiative phare, en présence du délégué général et de ses partenaires. Sous le thème central de « l’autonomisation des femmes et des jeunes », la campagne a mis l’accent sur le soutien aux porteurs de projets, notamment dans le secteur informel, à travers le renforcement des capacités et l’accès élargi aux financements.

Un levier pour l’auto-emploi et l’inclusion économique

L’objectif principal de cette initiative est de promouvoir l’auto-emploi en tant qu’alternative au salariat, en finançant les activités socioéconomiques des femmes et des jeunes. Le micro-crédit s’est imposé comme un outil clé dans cette dynamique, permettant de démocratiser le financement des projets et de stimuler les secteurs porteurs de croissance.

Au terme de la campagne, les résultats sont impressionnants :

• 59 766 projets soumis, représentant une demande totale de 60,9 milliards FCFA.

• 8 667 projets financés, pour un montant global de 5,6 milliards FCFA, dépassant les prévisions initiales de 5 milliards FCFA.

Ces chiffres traduisent la volonté de la DER/FJ de répondre efficacement à une demande massive tout en favorisant un impact tangible sur le terrain.

Une démarche inclusive et territorialisée

Le succès de cette campagne repose en grande partie sur l’implication des autorités locales, notamment les préfets, et sur une approche territorialisée. Selon le directeur des opérations informatiques de la DER/FJ, les dossiers présélectionnés ont été soumis aux préfets pour vérification et contrôle. L’objectif : s’assurer de l’éligibilité des projets et éviter toute incompatibilité.

Les porteurs de projets validés ont bénéficié d’un accompagnement sur mesure, incluant une explication détaillée des dispositifs de financement et de leurs modalités. Toutefois, tous les projets soumis n’ont pas pu être retenus, en raison de critères non satisfaits ou d’informations inexactes.

Des chiffres qui parlent

• 57% des demandes ont été déposées par des femmes, confirmant leur forte implication dans l’entrepreneuriat.

• 80% des porteurs de projets sont des jeunes, témoignant de leur volonté de prendre en main leur avenir économique.

• Les secteurs les plus sollicités incluent l’agriculture, l’élevage, l’artisanat et les services.

• 70% des demandes sont inférieures à 1 million FCFA, soulignant l’accessibilité du dispositif pour les petits entrepreneurs.

Sur les 544 communes inscrites à la plateforme, 534 ont bénéficié de financements, confirmant l’envergure nationale et inclusive de l’initiative.

Un élan pour l’avenir

Avec ces résultats, la DER/FJ réaffirme son engagement en faveur de l’autonomisation économique et sociale des femmes et des jeunes. Ce soutien financier et technique durable constitue un levier essentiel pour stimuler l’entrepreneuriat, réduire le chômage et favoriser un développement inclusif à l’échelle nationale.

Affaire des véhicules de luxe : Un scandale financier éclabousse l’administration sénégalaise

Le Pool judiciaire financier (PJF) du Sénégal a récemment révélé une affaire de détournement de fonds publics impliquant des contrats de location de véhicules de luxe pour l’État. Entre 2020 et 2023, plus de 14 milliards de FCFA auraient été versés à Mahmadane Sarr, propriétaire de Lansar Auto, pour la mise à disposition de voitures haut de gamme telles que des Toyota, Mercedes, BMW et Nissan Patrol. Ces véhicules, utilisés notamment lors de la dernière campagne présidentielle, font désormais l’objet d’une enquête approfondie pour blanchiment de capitaux et détournement de fonds publics.

Mahmadane Sarr, un acteur clé du secteur de la location de véhicules de luxe au Sénégal, est au centre de cette affaire. Depuis la création de Lansar Auto en 2017, il s’était imposé comme un fournisseur privilégié des institutions publiques et des personnalités influentes. En 2020, il a décroché un contrat majeur avec la Présidence de la République dans le cadre d’une réforme destinée à rationaliser le parc automobile de l’État. Cependant, les montants facturés – environ 2 milliards de FCFA par an – ont suscité des interrogations, menant finalement à son arrestation.

Mahmadane Sarr, fils de Mbaye Sarr, PDG de Senecartours, aurait également bénéficié de contrats opaques liés à la mise à disposition de véhicules lors de la campagne présidentielle. Ces révélations mettent en lumière des pratiques douteuses au sommet de l’État, notamment sur la gestion des ressources publiques dans un contexte économique difficile.

Le nom d’Amadou Sall, fils de l’ancien président Macky Sall, est également évoqué dans cette affaire. En 2018, Amadou Sall avait été accusé de vendre des véhicules de luxe non dédouanés à des prix exorbitants, ce qui avait déjà alimenté la controverse. Bien que son implication directe dans le dossier actuel ne soit pas encore établie, les liens familiaux et les précédents scandales soulèvent des questions sur une éventuelle connexion avec les transactions douteuses révélées par le PJF.

Point Actu, un média local, s’interroge notamment sur l’influence qu’il aurait pu exercer dans l’attribution des contrats à Lansar Auto. Cette hypothèse alimente un débat national sur la transparence dans la gestion publique et sur le rôle des proches de dirigeants dans les affaires d’État.

L’affaire des véhicules de luxe remet également en cause l’efficacité de la réforme initiée en 2020 pour rationaliser le parc automobile de l’État. Si l’objectif affiché était de réduire les dépenses publiques, il semble qu’elle ait au contraire ouvert la voie à des pratiques de surfacturation et d’enrichissement personnel.

L’arrestation de Mahmadane Sarr marque une étape importante dans la lutte contre la corruption, mais elle soulève également des interrogations sur les mécanismes de contrôle internes qui ont permis à de telles transactions de passer inaperçues pendant plusieurs années.

Cette affaire éclabousse non seulement l’administration sénégalaise, mais aussi plusieurs personnalités du monde politique et des affaires. Alors que le Sénégal s’apprête à entrer dans une période électorale cruciale, ces révélations pourraient avoir un impact significatif sur la perception publique de la classe dirigeante.

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