Bilan 2024 des douanes sénégalaises : des performances remarquables et des perspectives prometteuses

Le bilan de l’exercice 2024 illustre les efforts soutenus des douanes sénégalaises pour moderniser leurs opérations et renforcer leur rôle stratégique dans le développement économique national. Entre augmentation des recettes fiscales, lutte contre la fraude et la criminalité transnationale, et digitalisation accrue, l’année a marqué une étape décisive dans l’évolution de l’administration douanière.

En 2024, les liquidations douanières ont atteint 1 613 milliards de FCFA, contre 1 426,6 milliards en 2023, enregistrant une hausse de 186,4 milliards en valeur absolue, soit 13 % en valeur relative. Cette progression est le fruit de plusieurs initiatives, notamment :

• L’opérationnalisation renforcée du Bureau du Guichet Unique de Dédouanement des Véhicules (BGUDV) : Les recettes issues de ce bureau ont augmenté de 24,2 %, passant de 109,9 milliards en 2023 à 136,6 milliards en 2024.

• La digitalisation des unités douanières : L’extension de la plateforme GAINDE a permis des hausses significatives des recettes, particulièrement dans les régions. Par exemple, le Bureau des Douanes de Rosso a enregistré une progression de 33,3 %.

• L’amélioration de la gouvernance de la valeur douanière, grâce à des dispositifs comme l’Inspection à Destination (IAD), garantissant une meilleure taxation des produits sensibles à la fraude.

Les efforts des douanes dans le contrôle des opérations commerciales ont permis une augmentation spectaculaire des réalisations contentieuses. Les saisies en valeur ont bondi de 28,3 milliards en 2023 à 67,8 milliards en 2024, soit une hausse de 139,5 %.

Ces progrès sont attribués à un contrôle renforcé sur :

• Les régimes suspensifs.

• Les déclarations en douane.

• Les produits générateurs de recettes.

Lutte contre la criminalité transnationale organisée

En matière de lutte contre la criminalité transnationale organisée, les douanes ont atteint des résultats impressionnants. Les saisies ont représenté une contre-valeur de 226,4 milliards de FCFA en 2024, contre 4,4 milliards en 2023. Parmi les faits marquants :

• La saisie de 2 681 kg de cocaïne, d’une valeur estimée à 212,7 milliards de FCFA.

• La confiscation de faux billets pour une contre-valeur de 11 milliards de FCFA.

• La saisie de 20 421 kg de chanvre indien, d’une valeur de 1,3 milliard de FCFA.

Ces performances ont été rendues possibles grâce au Programme de Modernisation de l’Administration des Douanes (PROMAD), qui a permis l’acquisition d’équipements modernes (drones, scanners, véhicules tactiques) et le renforcement du réseau de renseignement douanier.

Plusieurs facteurs expliquent ces performances :

• Des capacités opérationnelles accrues, grâce à des infrastructures modernes et des équipements sophistiqués.

• Un management inclusif, valorisant les ressources humaines et favorisant l’engagement des agents.

• Une collaboration renforcée avec les forces de défense et de sécurité, les acteurs portuaires et le secteur privé.

Avec une reprise économique attendue en 2025 et le renforcement des moyens d’action douaniers, plusieurs opportunités s’ouvrent :

• Une meilleure exploitation du potentiel fiscal des importations.

• Une lutte accrue contre la fraude commerciale et la criminalité transnationale.

• Une contribution renforcée à la facilitation des échanges économiques, grâce à des réformes innovantes comme le Programme Opérateur Économique Agréé.

Les douanes sénégalaises entendent capitaliser sur leurs acquis pour continuer à jouer un rôle clé dans la mobilisation des ressources et le développement économique du pays. Leur engagement envers l’innovation et la modernisation laisse entrevoir des résultats encore plus prometteurs dans les années à venir.

Mbour : Une importante saisie de chanvre indien dans la nuit du Nouvel An

L’année 2025 démarre sous le signe de la vigilance et de l’action pour les forces de l’ordre. Dans un communiqué de la police nationale, il a été révélé que l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) de Mbour a réalisé une saisie majeure de chanvre indien dans la nuit du 1er janvier.

Aux environs de 2 heures du matin, les agents de l’OCRTIS ont intercepté une cargaison de 385 kg de chanvre indien, soigneusement emballée en 11 colis. La drogue était transportée sur deux charrettes à travers la brousse de Fadial, une zone réputée pour ses passages discrets. Face à l’intervention des forces de l’ordre, les convoyeurs ont pris la fuite, abandonnant leur marchandise sur place.

Cette saisie est le fruit d’une vaste opération de patrouille menée dans les localités de Joal, Fadial, Nguéniène et Thiadiaye. L’opération, débutée le 31 décembre 2024, avait pour objectif de renforcer la sécurité et de lutter contre les réseaux de trafic de drogue, particulièrement actifs dans cette région.

Selon les autorités, l’interception de cette cargaison illustre l’efficacité des dispositifs mis en place pour contrer les trafics illicites, surtout en cette période de festivités où les criminels cherchent souvent à écouler de grandes quantités de drogue.

Alors que la cargaison est désormais sous scellé, une enquête a été ouverte pour identifier et arrêter les individus impliqués dans ce trafic. Les forces de l’ordre restent déterminées à démanteler les réseaux opérant dans la région.

Dans son communiqué, la police nationale a réaffirmé son engagement à protéger les populations des effets dévastateurs de la drogue. Elle a également appelé les citoyens à collaborer avec les autorités en signalant tout comportement suspect.

Malika : Une fillette de 12 ans tuée dans des circonstances tragiques

La commune de Malika, située dans la banlieue de Dakar, est en émoi après un drame effroyable qui s’est déroulé ce matin. Une fillette âgée de 12 ans a été retrouvée sans vie dans des conditions particulièrement atroces, son corps gisant dans une salle de bain.

Les habitants, sous le choc, ont alerté les autorités locales dès la découverte du corps. Rapidement mobilisés, les éléments du commissariat de police de Malika ont lancé une enquête pour élucider les circonstances de ce meurtre.

Le principal suspect, dont l’identité n’a pas encore été divulguée, a été interpellé après des recherches intensives. Selon les premières informations, il aurait été arrêté dans les environs de la commune et est actuellement en garde à vue au commissariat de police de Malika. Il fait l’objet d’un interrogatoire approfondi pour déterminer son implication dans ce crime odieux.

L’enquête en cours vise à comprendre les motivations du présumé meurtrier et les circonstances exactes de cet acte abominable. Les enquêteurs travaillent d’arrache-pied pour recueillir des éléments de preuve et auditionner d’éventuels témoins.

Ce drame a plongé la communauté de Malika dans une profonde tristesse et une vive inquiétude. Les voisins, amis et proches de la famille de la victime sont dévastés par cette perte tragique.

Les autorités locales appellent au calme et à la patience, en promettant de tout mettre en œuvre pour rendre justice à la jeune victime et à sa famille.

Douane sénégalaise : hausse record des droits et taxes collectés en 2024

En 2024, la Direction générale des douanes (DGD) sénégalaise a enregistré une hausse notable des droits et taxes collectés, atteignant 1.613 milliards de FCFA contre 1.426,6 milliards en 2023, soit une augmentation de 13 %. Cette progression, représentant 186,4 milliards de FCFA en valeur absolue, reflète les efforts déployés pour optimiser la collecte des recettes fiscales.

Les liquidations douanières ont bénéficié d’un meilleur contrôle de l’assiette fiscale, notamment sur les véhicules et les importations issues du secteur informel. Le Bureau du Guichet Unique de Dédouanement des Véhicules (BGUDV), en particulier, a vu ses recettes passer de 109,9 milliards de FCFA en 2023 à 136,6 milliards en 2024, enregistrant une croissance de 24,2 %. L’intégration accrue du secteur informel dans le dispositif fiscal a également permis d’élargir la base imposable.

La digitalisation a joué un rôle clé dans cette performance, avec l’automatisation des processus douaniers et l’ouverture de nouveaux bureaux dans plusieurs régions. Par exemple, les recettes du bureau de Rosso sont passées de 9,3 milliards de FCFA en 2023 à 12,4 milliards en 2024, soit une hausse de 33,3 %. Ces avancées ont renforcé la traçabilité des transactions et réduit les pertes potentielles de recettes.

La lutte contre la fraude et la criminalité transnationale a été intensifiée, avec des résultats significatifs. Les réalisations contentieuses ont atteint 67,8 milliards de FCFA à fin novembre 2024, contre 28,3 milliards pour l’ensemble de l’année 2023, soit une augmentation impressionnante de 139,5 %. Les saisies ont également atteint un niveau record, passant de 4,4 milliards de FCFA en 2023 à 226,4 milliards en 2024. Parmi les opérations majeures, on note la saisie de 2,681 kg de cocaïne et de billets noirs d’une valeur de 11 milliards de FCFA.

Ces résultats ont été rendus possibles grâce à une collaboration étroite entre la DGD, les forces de défense et de sécurité, les acteurs portuaires, les commissionnaires en douane et le secteur privé. Cette synergie a permis de contrer efficacement les tentatives de fraude et de renforcer la sécurité des échanges commerciaux.

Pour 2025, la DGD prévoit d’intensifier ses efforts en renforçant les capacités opérationnelles, en poursuivant la digitalisation et en exploitant davantage le potentiel fiscal des importations. Avec une reprise économique attendue, elle anticipe une augmentation des recettes tout en poursuivant la lutte contre la fraude et la criminalité transnationale. Ces perspectives promettent de consolider davantage le rôle stratégique des douanes dans le développement économique du Sénégal.

Saisie record à Mbour : 385 kg de chanvre indien interceptés par l’OCRTIS dans la brousse de Fadial

L’année 2025 commence avec une importante opération menée par les forces de l’ordre sénégalaises. Dans la nuit du 1er janvier, les agents de l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) de Mbour ont intercepté une cargaison de 385 kg de chanvre indien, marquant un coup dur pour les trafiquants.

Aux alentours de 2 heures du matin, dans la brousse de Fadial, les forces de l’ordre ont découvert 11 colis de chanvre indien, soigneusement dissimulés et transportés sur deux charrettes. À l’approche des forces de l’ordre, les convoyeurs ont abandonné la marchandise et pris la fuite, laissant derrière eux ce qui constitue l’une des plus grandes saisies enregistrées dans la région.

Cette interception fait suite à une patrouille intensive menée dans les zones de Joal, Fadial, Nguéniène et Thiadiaye. L’opération, initiée dès le 31 décembre 2024, visait à assurer la sécurité des populations tout en ciblant les réseaux de trafic de stupéfiants, particulièrement actifs dans ces localités.

Selon le communiqué de la police nationale, cette saisie record illustre l’engagement des forces de l’ordre dans la lutte contre le trafic de drogue. L’OCRTIS poursuit son enquête afin d’identifier et de capturer les responsables de cette cargaison.

Le Sénégal, confronté à des défis croissants liés au trafic de stupéfiants, a renforcé ses dispositifs de sécurité et multiplié les opérations de répression pour contrer ce phénomène. Cette saisie massive représente un pas significatif dans cette bataille, bien que les autorités reconnaissent que le combat reste complexe.

Le trafic de chanvre indien, particulièrement présent dans certaines zones rurales, a des impacts sociaux et économiques considérables. Les autorités sénégalaises réitèrent leur détermination à protéger les populations contre les conséquences néfastes de ce fléau, notamment en renforçant la surveillance dans les zones à risque et en sensibilisant les communautés locales.

Démantèlement de deux sites d’orpaillage clandestins : la zone militaire N4 frappe fort dans la Falémé

La lutte contre l’orpaillage clandestin au Sénégal prend une nouvelle ampleur avec une action déterminante menée par la zone militaire N4. Ce mercredi, deux sites d’orpaillage illégaux situés à Dioubeba et Djidian, dans la région de la Falémé, ont été démantelés par les forces armées sénégalaises, selon un communiqué de la DIRPA relayé par Ledakarois.sn.

Cette opération a permis de saisir plus de 50 groupes électrogènes, ainsi qu’un important lot de matériel destiné à l’exploitation illégale de l’or. Les autorités sénégalaises mettent en lumière l’importance de cette intervention dans la lutte contre l’exploitation non réglementée des ressources naturelles, un phénomène qui engendre des dommages environnementaux considérables et nuit à la législation en vigueur.

Les autorités militaires soulignent que cette intervention vise à décourager les pratiques illégales qui, au-delà de leur impact écologique, entraînent également des tensions sociales. Ces sites clandestins, souvent installés sans contrôle, polluent les sols et les rivières, ce qui a des conséquences graves sur l’environnement local.

Les forces armées réaffirment leur engagement à protéger les ressources naturelles du Sénégal, considérées comme des biens stratégiques essentiels pour le développement du pays. L’opération de ce jour représente un pas important dans la lutte contre l’orpaillage clandestin, mais les efforts se poursuivront avec des mesures de sécurisation renforcées dans la région.

La lutte contre l’orpaillage clandestin s’inscrit dans un contexte plus large de préservation des ressources naturelles et de renforcement de la sécurité dans les zones sensibles du pays. Si l’orpaillage légal, régulé par l’État, peut être une source de revenus pour de nombreuses personnes, l’orpaillage clandestin, lui, génère des impacts environnementaux désastreux et fragilise l’ordre public.

Fass Ngom : Mobilisation pour la journée régionale de nettoiement avec l’appui des forces armées

La cité religieuse de Fass Ngom, située dans la région de Saint-Louis, se prépare à accueillir la journée régionale de nettoyage « Setal Sunu Reew », prévue ce samedi. Cet événement, placé sous le signe de l’engagement citoyen, bénéficie du soutien actif des forces armées et de l’implication des autorités locales.

Le gouverneur de la région, Al Hassan Sall, a exhorté les habitants à se mobiliser massivement pour garantir le succès de cette initiative. Lors d’une conférence de presse tenue mardi, il a insisté sur l’importance de cette journée, qui va au-delà du simple assainissement :

« Cette journée ne se limite pas à un acte de nettoyage, mais traduit aussi un engagement citoyen et communautaire », a-t-il déclaré.

La mobilisation vise à préparer Fass Ngom pour la Ziarra du Khalife de Mpal tout en offrant un cadre de vie plus sain à ses habitants. Les participants sont invités à se munir de balais, pelles, et brouettes pour contribuer à cette action collective.

Le colonel Thiendella Fall, commandant de la zone militaire n° 2 couvrant les régions de Saint-Louis, Louga et Matam, a également appelé à une forte participation des populations. Il a salué cette collaboration entre civils et militaires, qu’il considère comme un symbole d’unité nationale.

En plus de contribuer au nettoyage, les forces armées prévoient plusieurs actions sociales pour marquer l’événement. Des consultations médicales gratuites seront organisées dans les centres de santé militaires de Saint-Louis, à l’Île et à Bango, tandis qu’une campagne de don de sang, en partenariat avec les casernes et gendarmeries locales, viendra compléter ces activités.

La journée « Setal Sunu Reew » est perçue comme un événement phare pour la région de Saint-Louis, illustrant l’importance de l’engagement collectif pour un développement harmonieux. En renforçant les liens entre les forces armées et les populations civiles, cette initiative aspire à laisser un impact durable sur la communauté, tant sur le plan sanitaire que social.

Fillette tuée à Malika : Arrestation du présumé meurtrier après une cavale

Le meurtre tragique de D. Sow, une fillette de 12 ans, retrouvée morte dans une salle de bain à Malika, a connu un tournant décisif avec l’arrestation du principal suspect. El Hadj Modou Fall, en cavale depuis le crime, a été appréhendé à Tivaouane-Peulh par les hommes du lieutenant Amadou Niane, chef de service intérimaire du commissariat de Malika.

Après la découverte du corps sans vie de la jeune fille, les forces de l’ordre ont immédiatement lancé une enquête approfondie. Les investigations, menées avec une détermination sans faille, ont permis de localiser et d’arrêter le suspect dans la localité de Tivaouane-Peulh. Une fois ramené au commissariat de Malika, El Hadj Modou Fall aurait reconnu les faits lors d’un interrogatoire sommaire.

Les constatations préliminaires des enquêteurs privilégient la thèse d’une tentative de viol qui aurait dégénéré en meurtre. Le corps de la victime présentait des signes de violence, notamment une tuméfaction près de l’œil. Ces éléments laissent à penser que l’enfant a été agressée avant sa mort.

Pour approfondir l’enquête et établir les circonstances exactes du drame, la police technique et scientifique a été sollicitée. Des prélèvements ont été effectués sur la scène du crime, en vue d’éventuelles analyses ADN et de l’identification de preuves matérielles incriminantes.

Le meurtre de la jeune D. Sow a plongé Malika dans une onde de choc et de tristesse. Les habitants, bouleversés par l’atrocité des faits, appellent à la justice et à des mesures renforcées pour protéger les enfants de la localité.

Le présumé meurtrier, quant à lui, sera bientôt présenté devant le procureur pour répondre de ses actes. Ce drame rappelle la nécessité de renforcer la sensibilisation et la vigilance face aux violences faites aux enfants, qui continuent de constituer un fléau dans de nombreuses communautés.

Îles Canaries : une première pirogue en 2025 accoste à Tenerife avec 60 migrants, dont deux morts

Le mercredi 1er janvier 2025, une embarcation transportant 60 migrants a accosté sur les côtes de Tenerife, dans les Îles Canaries. Ce tragique voyage a coûté la vie à deux des passagers, selon les informations rapportées par les services d’urgence locaux.

Cette arrivée marque un début d’année douloureux, faisant écho aux événements des derniers jours de 2024, où les Canaries ont enregistré un nombre record de migrants. Durant la dernière semaine de décembre, 1 933 migrants, à bord de 34 embarcations, ont atteint les îles, avec un décès signalé. Le nombre élevé de traversées montre que la crise migratoire vers cet archipel, porte d’entrée vers l’Europe, reste alarmante.

L’embarcation arrivée à Las Galletas, dans le sud de Tenerife, a accosté par ses propres moyens. Les autorités ont été alertées peu après 10 h, selon les informations du 112 Canarias. Ce débarquement est le premier signalé depuis lundi 30 décembre 2024, date à laquelle deux pirogues transportant environ 150 migrants avaient accosté à Gran Canaria, dont l’une avait été secourue à 20 km des côtes.

Ces voyages périlleux, souvent effectués dans des conditions précaires, témoignent du désespoir des candidats à l’exil. Les embarcations surchargées et mal équipées ne garantissent pas la sécurité des passagers, exposés aux intempéries et à la faim durant de longues journées en mer.

L’année 2024 s’est terminée avec des chiffres record pour les Îles Canaries. Plus de 30 000 migrants ont été enregistrés sur l’archipel au cours de l’année, une augmentation significative par rapport à 2023. Ces chiffres illustrent l’ampleur de la crise migratoire qui affecte la région et mettent en lumière les défis humanitaires et logistiques auxquels sont confrontées les autorités locales.

Les opérations de secours, bien que cruciales, peinent à répondre aux besoins croissants. De nombreux migrants arrivent dans un état de santé précaire, nécessitant des soins médicaux d’urgence et une prise en charge immédiate. Les ressources des autorités locales, des ONG et des organisations internationales sont constamment mises à rude épreuve face à l’ampleur de cette crise.

L’arrivée de cette première embarcation en 2025 rappelle que les causes profondes de cette migration – pauvreté, conflits, instabilité politique et changements climatiques – restent non résolues. Les trajets maritimes périlleux à destination des Canaries continueront tant que ces facteurs pousseront des milliers de personnes à quitter leur pays dans l’espoir d’une vie meilleure.

Alors que l’Europe est appelée à intensifier ses efforts pour une gestion globale et humanitaire de cette crise, les Îles Canaries se préparent à une année 2025 qui s’annonce tout aussi éprouvante que l’année écoulée.

Saly : Des pétards provoquent un incendie à l’hôtel Espadon

Les célébrations du Nouvel An ont failli tourner au drame à Saly, l’une des principales stations balnéaires du Sénégal. Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, l’hôtel Espadon, désormais fermé, a été partiellement ravagé par un incendie causé par des pétards utilisés pour marquer le passage à la nouvelle année.

À minuit, comme le veut la tradition, des feux d’artifice et des pétards ont été tirés dans plusieurs endroits de la station balnéaire pour illuminer le ciel et célébrer la nouvelle année. Malheureusement, l’un de ces pétards aurait atterri dans l’enceinte de l’hôtel Espadon, provoquant un feu qui s’est rapidement propagé.

Selon les informations, l’incendie a détruit quatre cases situées dans l’établissement. Alertés rapidement, les sapeurs-pompiers des brigades de Saly et de Mbour sont intervenus efficacement pour maîtriser les flammes et limiter les dégâts.

Heureusement, aucun blessé n’a été déploré, car l’hôtel Espadon ne fonctionnait plus à ce moment-là. Cependant, cet incident rappelle les dangers liés à l’utilisation imprudente de pétards et de feux d’artifice, notamment dans des zones où les structures sont faites de matériaux inflammables.

Cet événement pourrait relancer le débat sur la réglementation et l’encadrement strict de l’utilisation des feux d’artifice, particulièrement dans des lieux à risque.

Pour l’instant, les autorités locales n’ont pas encore communiqué sur d’éventuelles mesures à prendre pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent à l’avenir.

Adresse à la nation de SEM. Bassirou Diomaye Faye, Président de la République du Sénégal

Sénégalaises Sénégalais Hôtes étrangers qui vivez parmi nous, en cette terre africaine du Sénégal 
 
Ce dernier soir de l’année est, comme à l’accoutumée, un moment propice pour une introspection individuelle et collective. Un moment pour se souvenir mais aussi, et surtout, pour se projeter vers un futur serein à construire par un effort collectif inédit.  
Je formule pour vous mes vœux les plus ardents de paix, de santé et de prospérité. Puissent les mois à venir être un temps d’accomplissements pour chacun, pour vos familles, et pour le Sénégal tout entier.
Mes pensées vont d’abord à celles et ceux qui nous ont quittés cette année. Je prie pour leur repos éternel et présente mes condoléances émues à leurs familles. J’adresse également un message de courage à tous ceux qui affrontent la maladie, les rigueurs carcérales ou l’adversité du quotidien : le Sénégal ne détournera jamais son regard de vos peines.
Je rends un vibrant hommage à toutes les femmes du Sénégal, infatigables travailleuses et gardiennes du temple familial et de l’équilibre social de notre pays.
Je salue nos compatriotes de la diaspora, dont l’engagement et la détermination font rayonner l’image de notre pays partout dans le monde. Je tiens à vous exprimer la reconnaissance de la nation. 
Je rends aussi un hommage appuyé à nos Forces de défense et de sécurité : votre discipline, votre professionnalisme et votre courage garantissent notre souveraineté et contribuent significativement à la paix et à la sécurité dans le monde.  
 
Mes cher(e)s compatriotes,  
Il ne saurait y avoir de véritable progrès sans une paix durable. C’est pourquoi l’une de mes priorités reste la paix définitive en Casamance. C’est un impératif pour permettre à tous les projets de développement, portés par la Vision Sénégal 2050 dans le Pôle Économique Sud de voir le jour. Dans cette perspective, j’ai initié le Plan Diomaye pour la Casamance (PDC), afin d’accompagner le retour des populations déplacées et de soutenir le processus de paix en Casamance.
Je sais par ailleurs que chaque foyer sénégalais aspire à de meilleures conditions de vie, à une justice sociale accrue et à la certitude que l’État sert véritablement l’intérêt général. C’est pour répondre à cette légitime aspiration que le Premier Ministre, Monsieur Ousmane Sonko, à qui je réitère ma confiance absolue, a présenté devant l’Assemblée nationale sa Déclaration de Politique Générale. Il y a détaillé les grandes orientations de notre programme de gouvernement, adossé à l’Agenda National de Transformation – Sénégal 2050, pour redresser le pays et replacer le citoyen au cœur de l’action publique.
C’est dans ce même esprit que nous avons choisi la concertation et la consultation comme fil conducteur de notre gouvernance afin de faire de chaque citoyen un acteur décisif de la rupture et de de la construction nationale. Les Assises de la Justice et les Etats généraux du Transport ou de l’Industrie, déjà tenus, en témoignent éloquemment. Cette démarche se poursuivra à travers les Assises nationales des Daaras et les concertations sur l’Enseignement supérieur ainsi que dans d’autres secteurs, pour renforcer l’adhésion et la participation de tous. 
Par ailleurs, au courant du premier trimestre de 2025, le Gouvernement lancera la plateforme Ligeeyal sa reew, qui permettra à chaque Sénégalais, d’ici comme de la diaspora, de déposer sa candidature aux postes publics en compétition ou de proposer des projets et opportunités d’investissement. 
J’ai déjà instruit le Bureau Organisation et Méthode, de travailler à l’identification des postes clefs devant être mis en compétition, de proposer des modèles types de fiches de postes et des règles d’organisation et de fonctionnement du comité de sélection des candidats qui me seront soumis, au bout du processus, pour nomination.
 
 
Mes chers compatriotes, 
Malgré les défis et les incertitudes rencontrés en 2024, cette année charnière aura surtout été marquée par l’expression d’aspirations majeures défendues au prix de grands sacrifices, par la vigueur de la raison démocratique et par l’émergence de perspectives porteuses d’espoir.
En effet, le 24 mars 2024, vous m’avez largement accordé votre confiance, m’offrant ainsi le suprême honneur de présider aux destinées du peuple Sénégalais. Dans une logique démocratique et une belle cohérence électorale, vous avez confirmé et parachevé votre choix, dans les urnes, le 17 novembre dernier, en nous confortant d’une majorité parlementaire incontestable. Le mandat populaire est ainsi clair et sans équivoque. Il nous appartient de le dérouler avec rigueur, fidélité et dévotion. 
Je m’y engage !
A cet instant solennel, je voudrais rendre grâce à Dieu et remercier le vaillant peuple sénégalais pour sa grande maturité démocratique saluée et reconnue dans le monde entier.
Pour ma part, j’ai minutieusement décrypté ce puissant message venu du fond des urnes : dans leur grande majorité, les sénégalais nous ont « prêté » les clés pour ouvrir les portes du changement systémique ainsi que les fenêtre de la transformation nationale, dans la droiture, la probité et l’exemplarité jub,
jubal, jubbanti !
C’est dans cette logique que j’ai pris un nouveau décret organisant le Comité d’Orientation stratégique du Pétrole et du Gaz (COS-PETROGAZ) pour y donner plus de place à l’opposition, à la société civile, aux syndicats et à l’ordre national des experts. J’entends ainsi garantir une exploitation optimale et transparente des ressources pétrolières et gazières au profit de l’économie nationale, et des générations actuelles et futures.
Toutefois, force est de reconnaître, qu’aucun changement, aucune rupture n’est possible dans un environnement de corruption endémique. Si nous voulons le changement, nous devrons résolument être prêts à nous réformer nous-mêmes, dans nos comportements face au bien public, et dans notre manière de servir la collectivité. 
Voilà pourquoi, au-delà de la modification de la loi portant statut général de la fonction publique, quatre (04) lois sur la transparence et la bonne gouvernance seront soumises à la représentation nationale. Elles portent sur la protection des lanceurs d’alerte, la réforme de l’organe de lutte contre la corruption, l’accès à l’information et la déclaration de patrimoine.
Concernant la déclaration de patrimoine, elle sera généralisée à tous les agents de la fonction publique, sans exception, ainsi qu’à tous les postes électifs ou nominatifs impliquant une gestion budgétaire, quelle qu’en soit l’importance. Les modalités de publicité et de mise à jour des déclarations souscrites seront définies par la loi.  
 
Mes chers compatriotes ; 
Je suis pleinement conscient des difficultés que les Sénégalais ont traversé ces dernières années. C’est pourquoi, face à la vie chère et malgré une conjoncture économique plus que difficile, dès les premières semaines de mon mandat, le gouvernement a pris des mesures concrètes pour soutenir les producteurs locaux et réduire le prix des denrées de premières nécessités. 
D’un autre côté, les réformes institutionnelles en cours avec la suppression du Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) et du Haut Conseil des Collectivités territoriales (HCCT) se poursuivront au courant de l’année 2025. Le comité restreint que j’ai déjà mis en place pour l’identification des lois et décrets à prendre ou à abroger est à pied d’œuvre pour matérialiser les consensus forts issus des assises de la Justice. 
Par ailleurs l’inflation notée des partis politiques, favorisée par une application trop laxiste des textes en vigueur, a conduit à une fragmentation excessive et une inflation préoccupante, préjudiciable à une respiration démocratique de qualité. 
Dans un avenir proche, des concertations sur notre système politique se tiendront dans le but d’y apporter plus de lisibilité, plus de transparence et plus de rationalisation. 
Toutes ces réformes, comme d’autres, visent uniquement à rapprocher l’État des citoyens, à mieux prendre en charge leurs aspirations et à asseoir les bases d’un Sénégal fier de ses valeurs et intransigeant sur sa souveraineté.
La diplomatie sénégalaise, fidèle à sa doctrine, continuera à promouvoir les idéaux de paix et de justice tout en apportant sa solidarité agissante et son soutien actif aux peuples opprimés du monde. Tous les amis du Sénégal seront traités comme des partenaires stratégiques, dans le cadre d’une coopération ouverte, diversifiée et décomplexée.
D’ores et déjà, j’ai instruit le Ministre des forces armées de proposer une nouvelle doctrine de coopération en matière de défense et de sécurité, impliquant, entres autres conséquences, la fin de toutes les présences militaires de pays étrangers au Sénégal, dès 2025.
 
Mes cher(e)s compatriotes,  
Prenons le temps de nous regarder dans le miroir de notre histoire et de nos valeurs, pour nous rappeler qui nous sommes, d’où nous venons et où nous aspirons à aller.
Au-delà des réformes et des politiques, arrêtons-nous un moment pour évoquer, en profondeur, ce qui nous unit. Cette exigence d’unité et de fraternité quasi existentielle pour bâtir l’avenir que nous voulons, nous rappelle l’importance de cette communion nationale autour de la même flamme de l’espoir, de la solidarité et du vivre-ensemble.
C’est dans un esprit d’humilité et de détermination que nous construisons, pierre après pierre, le Sénégal que nous voulons. Cette œuvre exige la mobilisation de toutes les énergies et s’appuie sur un esprit de solidarité, de tolérance, de don de soi et de dépassement. 
Des épreuves les plus dures de l’esclavage, aux luttes contemporaines pour l’indépendance et la démocratie en passant par la colonisation, nous avons démontré, avec constance, une résilience inébranlable. 
C’est dans cet esprit et par devoir de mémoire, de vérité et de justice, que nous avons commémoré, pour la première fois l’anniversaire du massacre de Thiaroye. Nous avons voulu, d’une part, rendre hommage aux victimes et graver leur mémoire dans notre conscience collective. Et, d’autre part, jeter les bases de la restauration de la vérité historique sur cet épisode tragique de notre histoire.
La même dette morale nous engage, aussi envers les victimes des évènements survenus entre mars 2021 et février 2024 et leurs familles. Nous ne pouvons rechercher la vérité sur des faits survenus il y a 80 ans et accepter l’omerta sur les évènements tragiques vécus ces quatre dernières années. 
Ce faisant, il ne s’agira pas d’une revanche à prendre, mais d’une justice à rendre aux victimes et à leurs famillesde les apaiser, et de réaffirmer la sacralité de la vie humaine.
 
Mes cher(e)s compatriotes,  
Ma conviction profonde est que nous sommes un peuple singulier. Un peuple aux racines profondément ancrées dans la diversité de nos langues, de nos coutumes et de nos valeurs. Mais, qui a su faire de cette diversité une grande force.
Forts de cet héritage, il nous appartient aujourd’hui d’écrire un nouveau chapitre de notre histoire, où notre souveraineté est pleinement assumée, notre justice réellement vécue, et notre prospérité partagée par tous : lu ñëpp bokk ñëpp jotci ! 
Pour cela, nous devons plus que jamais nous rappeler qui nous sommes. Et nous revêtir du majestueux manteau hérité de nos devanciers, fait des valeurs précieuses que nous avons pris l’engagement de remettre au cœur de notre projet de société et de promouvoir. 
En ma qualité de gardien des institutions et garant de l’unité nationale, tout en encourageant l’expression libre, constructive et plurielle des idées, je resterai vigilant et intransigeant face à toutes les menaces sur la paix, la stabilité et notre bien commun. Au demeurant, je garde à l’esprit que nous devons conjuguer fermeté sur les principes et ouverture d’esprit pour préserver l’équilibre de notre démocratie et la cohésion de notre pays.
 
Mes cher(e)s compatriotes,  
Grande est ma préoccupation quant à la montée du communautarisme et des discours de haine qui se propagent parfois dans les médias traditionnels et très souvent dans les réseaux sociaux. Ces dérives nourrissent la division et fragilisent ce socle commun que nous avons patiemment édifié : la cohésion sociale et la stabilité qui sont l’âme même de notre Nation.
Nous devons tous prendre conscience que le Sénégal souverain, juste et prospère que nous travaillons à matérialiser pour le bien de tous, ne verra le jour que dans l’unité. Conscients de ce que nous sommes un peuple en compétition avec les autres, entretenons le culte du travail bien fait et de l’excellence, afin de prouver au monde, par des réalisations concrètes, que le Sénégal a les ressources humaines de qualité pour accomplir de grandes choses.
A notre jeunesse, ardente et créative, je vous encourage à développer vos talents, à innover, à vous ouvrir au monde en restant ancrés dans nos valeurs. Votre énergie et votre détermination sont les véritables moteurs de notre pays. Le gouvernement sera à votre écoute et à vos côtés pour vous soutenir et vous aider à vous réaliser, à être utiles à vous-mêmes, à vos familles et à votre pays.
Ensemble, prouvons que le Sénégal est une terre de promesses et de possibles et édifions un Sénégal uni, souverain, juste et prospère pour les générations actuelles et futures.
Bonne et heureuse année 2025 !
Que Dieu bénisse le Sénégal et l’Afrique ! 
Dewenëti !

Kaolack : Atelier d’évaluation du projet “Coup d’envoi” mis en place par l’ONG Plan International et piloté par l’Inspection d’Académie

“Nous avons commencé à dérouler les activités dès la première quinzaine du mois de novembre. Dans ce projet, nous avons travaillé avec Ladies’ Tum, une organisation qui s’occupe du football féminin sur le terrain. Quant à nous, à l’Inspection d’Académie de Kaolack, nous nous sommes concentrés sur le volet sensibilisation, en abordant des thématiques telles que les violences basées sur le genre à l’école, le leadership féminin et les mariages précoces. Ces actions nous ont permis d’obtenir des résultats satisfaisants”, a expliqué Bassirou Sabaly, point focal du projet Coup d’envoi de l’ONG Plan International piloté par l’Inspection d’Académie de Kaolack.

Le projet a impliqué cinq établissements scolaires : le CEM de Koutango, le CEM de Ndramé Escale, le CEM de Keur Mandongo, le CEM de Keur Madiabel Commune, et le Lycée de Keur Maba Diakhou Ba. Dans chaque établissement, une équipe composée de 20 filles et 5 garçons a été constituée. Au total, ce sont 125 élèves qui ont été ciblés.

“Nous avons organisé des sessions d’orientation sur les thématiques évoquées, ainsi que sur les rudiments du football féminin. Ces formations comprenaient les connaissances de base nécessaires pour pratiquer correctement ce sport”, a rappelé Bassirou Sabaly. “L’objectif principal est de faire des filles des leaders. Vous savez, un pays ne peut se développer sans valoriser le potentiel féminin.”

Lors de cet atelier d’évaluation, enseignants, maires et parents d’élèves ont unanimement plaidé pour la pérennisation du projet et même pour son extension aux écoles élémentaires. Cela témoigne des bons résultats enregistrés par le projet Coup d’envoi.

Ibrahima Sall, premier adjoint au maire de la commune de Wack Ngouna et représentant des maires bénéficiaires du projet, s’est également exprimé à ce sujet : “Les principales cibles de ce projet sont issues de l’arrondissement de Wack Ngouna, avec cinq collectivités territoriales impliquées. L’objectif est de promouvoir le leadership chez les filles et de leur donner confiance en elles-mêmes. Nous sommes confrontés à des défis majeurs tels que les grossesses précoces, les maltraitances et les mariages forcés. C’est un combat que nous devons tous mener.”

Il a également souligné l’importance de l’implication des parents, notamment pour autoriser la participation des filles aux activités et aux déplacements, comme ce fut le cas à Thiès. “Nous plaidons pour que ce projet soit étendu aux écoles élémentaires des zones d’intervention afin de renforcer son impact,” a-t-il conclu.

ANTA BABACAR NGOM : Une icône de résilience, de leadership et d’engagement citoyen

Le journal « Le Dakarois Quotidien »a choisi Anta Babacar Ngom comme « Femme de l’année 2024 », en reconnaissance de son rôle de cheffe d’entreprise chevronnée et d’éminente politique.

Dans un Sénégal en pleine mutation, où les aspirations à une gouvernance moderne et inclusive se heurtent souvent aux pesanteurs des pratiques traditionnelles, une femme s’est imposée comme un symbole d’audace, de détermination et de résilience : Anta Babacar Ngom. À ce titre, « Le Dakarois Quotidien » a élu Anta Babacar Ngom « Femme de l’année 2024 ». Un hommage à son impressionnant parcours dans les affaires et la politique, mais surtout à son courage face aux attaques sexistes qui jalonnent son parcours.
Née en 1984 dans la banlieue dakaroise de Pikine, Anta Babacar Ngom a très tôt développé une vision ambitieuse de son avenir. Issue d’une famille d’entrepreneurs, elle a grandi au cœur de l’entreprise Sedima, fondée par son père en 1976. Après des études à l’Université de York à Toronto, où elle obtient un Master 1 en économie, et un Master 2 en Management International de Projets et NTIC à Paris, suivi d’un Executive MBA en communication à Sciences Po Paris, elle rejoint Sedima en 2009. Elle y gravit les échelons avec rigueur et détermination, jusqu’à devenir directrice générale en 2016.
Sous sa direction, Sedima s’est transformée en un groupe multisectoriel prospère, opérant non seulement dans l’agro-industrie, mais aussi dans le BTP et l’immobilier. Anta Babacar Ngom a modernisé l’entreprise, attirant des investissements locaux et internationaux, tout en mettant l’accent sur l’innovation et la création de valeur. En 2018, elle a orchestré un partenariat stratégique avec la chaîne internationale KFC, permettant l’implantation de cette franchise au Sénégal. Ce succès démontre sa capacité à concilier vision globale et enracinement local, tout en plaçant le Sénégal sur la carte des grandes opportunités économiques.

ENGAGEMENT POLITIQUE

Cependant, l’engagement d’Anta Babacar Ngom ne se limite pas aux affaires. En juin 2023, elle crée le mouvement politique Alternative pour la Relève Citoyenne (ARC) avec un objectif clair : offrir une alternative crédible et citoyenne aux Sénégalais. Seule femme parmi les dix-huit (18) candidats à l’élection présidentielle de mars 2024, elle s’est démarquée par son discours novateur et inclusif, axé sur la justice sociale, l’égalité des chances et le développement économique. Son programme, intitulé « And Liggey Sunu Senegaal » (Ensemble, travaillons pour notre Sénégal), propose des solutions concrètes pour restaurer l’État de droit, améliorer la gouvernance et accélérer la croissance économique, tout en répondant aux besoins urgents des zones rurales souvent oubliées par les politiques publiques.
Si son incursion dans la politique a été saluée par certains comme une bouffée d’air frais, elle a également été la cible de nombreuses attaques sexistes. Des commentaires méprisants, tels que « retourne à tes poulets » ou « va t’occuper de ton foyer », ont inondé les réseaux sociaux, reflétant les défis que rencontrent encore les femmes dans la sphère publique. Loin de se laisser décourager, Anta Babacar Ngom a choisi de transformer ces critiques en carburant pour poursuivre son combat. Refusant de se définir comme une « héritière », elle insiste sur l’importance de la méritocratie et du travail acharné, affirmant que son parcours est avant tout le fruit de son engagement personnel.
Son élection comme députée lors des législatives de novembre 2024 marque une étape décisive dans son parcours politique. À l’Assemblée nationale, elle s’est imposée comme une voix forte, exigeant des réformes urgentes pour alléger les souffrances des Sénégalais. Elle a particulièrement attiré l’attention lors de ses interventions interpellant le Premier ministre, Ousmane Sonko, sur l’absence de mesures concrètes en faveur des femmes dans les politiques publiques. Bien que la réponse du chef du Gouvernement ait suscité des critiques pour son ton jugé condescendant par des féministes, cela n’a fait que renforcer la détermination de la députée non-inscrite à poursuivre son combat.

UN ESPOIR POUR LA JEUNESSE

Au-delà de son rôle politique et entrepreneurial, Anta Babacar Ngom incarne une nouvelle génération de leaders africains, capables de naviguer entre les défis locaux et les opportunités globales. En la nommant « Femme de l’année 2024 », « Le Dakarois Quotidien » reconnaît une femme qui, contre vents et marées, redéfinit le leadership féminin au Sénégal. Son parcours est une source d’inspiration pour des millions de jeunes, en particulier des jeunes femmes, qui voient en elle la preuve qu’il est possible de briser les plafonds de verre et d’occuper des positions de pouvoir.
Anta Babacar Ngom ne se contente pas de rêver d’un Sénégal meilleur ; elle agit pour en faire une réalité. Avec sa vision inclusive, sa détermination et son engagement sans faille, elle représente une figure incontournable du changement. Peut-être qu’un jour, le Sénégal rejoindra la liste des nations africaines ayant élu une femme à la magistrature suprême. En attendant, Anta Babacar Ngom continue de tracer un chemin audacieux, porteur d’espoir et de transformation pour son pays et pour l’Afrique.


Penda THIAM

Alimentation en eau douce de Touba : Le ministre Cheikh Tidiane Dièye confie le projet à la SONES

Le projet visant à résoudre les problèmes d’alimentation en eau douce de la cité religieuse de Touba a officiellement été confié à la Société nationale des eaux du Sénégal (SONES). La signature du mandat conférant cette mission à la SONES a été effectuée par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, ce lundi 30 décembre 2024. La cérémonie s’est déroulée à la Sphère ministérielle Habib Thiam, située à Diamniadio, en présence de plusieurs autorités et personnalités, notamment des représentants du Khalife général des Mourides, du maire de Touba, ainsi que des directeurs généraux de la SONES et de l’OFOR.

Le projet consiste en la construction d’une usine de traitement d’eau potable capable de produire une eau de qualité et en quantité suffisante pour répondre aux besoins croissants de la population de Touba. Il inclut également l’installation d’un réseau moderne de distribution pour garantir une gestion optimale des ressources en eau. La SONES est désormais responsable de la conduite des études de faisabilité, de la structuration technique et financière du projet, ainsi que du suivi des travaux. L’entreprise en charge de la réalisation des infrastructures sera sélectionnée après un processus rigoureux de recrutement supervisé par la SONES.

Ce projet répond à une demande exprimée par le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, visant à résoudre de manière durable les problèmes d’approvisionnement en eau potable à Touba. Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a rapidement approuvé cette initiative, tandis que le Premier ministre, Ousmane Sonko, a insisté sur l’importance d’accélérer le processus. La signature de ce mandat constitue une avancée majeure dans la concrétisation de cet engagement.

Dr Cheikh Tidiane Dièye a déclaré que cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’agenda national de transformation intitulé « Vision Sénégal 2050 ». Cette vision privilégie des solutions structurelles et durables pour faire face aux défis auxquels le pays est confronté. Le ministre a souligné que l’objectif est de garantir un accès à l’eau potable à Touba, non seulement pour répondre aux besoins actuels, mais également pour anticiper les besoins des 25 prochaines années.

Jusqu’à présent, la ville de Touba était alimentée par une quarantaine de forages reliés à un réseau vieillissant, qui engendre de nombreux problèmes de production et de distribution d’eau. Le projet récemment mandaté vise à moderniser l’ensemble de ce système, tout en assurant une gouvernance efficace du service de l’eau. Les prochaines étapes incluent la finalisation des études, la structuration de l’offre financière, et le démarrage des travaux dans les meilleurs délais.

Le ministre a insisté sur l’importance de respecter les standards modernes en matière de gestion de l’eau, afin que Touba bénéficie d’infrastructures équivalentes à celles des grandes villes du pays. Il a également affirmé que toutes les procédures nécessaires seraient mises en œuvre pour garantir une exécution rapide et de qualité, en tenant compte des besoins prioritaires de la population.

Secteur extractif au Sénégal : Une contribution record de 380,03 milliards FCFA en 2023, dont 346,19 milliards versés au budget de l’État (Rapport ITIE)

Le secteur extractif sénégalais a enregistré une performance exceptionnelle en 2023, marquant une étape décisive dans son rôle de moteur économique. Selon le 11ᵉ rapport de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), présenté à Dakar par sa présidente Oulimata Sarr, le secteur a contribué à hauteur de 380,03 milliards FCFA, dont 346,19 milliards ont été directement injectés dans le budget de l’État.

Cette performance représente une hausse globale de 39 % par rapport à 2022, soit 102,67 milliards FCFA supplémentaires. Cette augmentation est attribuée à plusieurs facteurs. Les redressements fiscaux effectués auprès de Sabodala Gold Operations, qui a reversé 14,16 milliards FCFA, et des Ciments du Sahel, avec 2,5 milliards FCFA, ont joué un rôle important. De plus, une augmentation notable de l’impôt sur les sociétés a été constatée, particulièrement pour Sabodala Gold Operations, Petowal Mining Company SA et la Société Minière de la Vallée du Fleuve Sénégal, qui ont collectivement contribué à hauteur de 50,28 milliards FCFA.

Le secteur minier a généré 332,43 milliards FCFA en 2023, soit une augmentation de 96,72 milliards FCFA par rapport à l’année précédente. Cette croissance reflète l’exploitation accrue des ressources minières et le renforcement de la fiscalité appliquée au secteur. Par ailleurs, le secteur des hydrocarbures a également affiché une amélioration notable avec une contribution de 30,65 milliards FCFA, en hausse de 5,95 milliards FCFA grâce aux paiements effectués dans le cadre du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA) par Woodside Energy Sénégal et BP Sénégal.

Une part importante des revenus générés par le secteur, représentant 91,10 %, a été affectée au budget de l’État. Cette allocation a permis une augmentation significative des financements publics, les montants versés au budget national passant de 242,30 milliards FCFA en 2022 à 346,19 milliards FCFA en 2023. Les recettes restantes ont été utilisées pour divers fonds et projets, notamment les fonds propres des organismes collecteurs, les contributions aux organisations régionales telles que l’UEMOA et la CEDEAO, ainsi que les dépenses sociales et environnementales.

Ces résultats traduisent le rôle stratégique du secteur extractif dans l’économie sénégalaise, tout en mettant en lumière les progrès réalisés en matière de transparence et de gouvernance. Selon Oulimata Sarr, présidente de l’ITIE, ces performances témoignent des efforts entrepris pour renforcer la gestion des ressources naturelles au profit de toute la population sénégalaise. Elle a salué les avancées significatives réalisées dans le cadre de l’ITIE, qui promeut une meilleure transparence dans la gestion des industries extractives.

Ousmane Mbaye, président de la Chambre des Mines du Sénégal, a souligné que ces performances réaffirment le potentiel du secteur extractif à soutenir durablement le développement socio-économique du pays. Il a ajouté que la gestion rigoureuse et équitable des ressources reste essentielle pour maximiser les retombées économiques et sociales, afin de garantir qu’elles bénéficient pleinement à l’ensemble des citoyens sénégalais.

Le rapport ITIE 2023 illustre clairement le rôle prépondérant du secteur extractif dans le financement des politiques publiques et son potentiel à devenir un levier clé pour le développement durable. Toutefois, il appelle à une vigilance continue dans la gestion de ces ressources stratégiques afin de maintenir ces résultats et de consolider la position du Sénégal en tant que leader des industries extractives en Afrique de l’Ouest.

Kaolack : L’état de délabrement de l’école de Médina Baye, cri de cœur des anciens élèves de 1970-1977

La situation déplorable de l’école élémentaire El Hadji Ibrahima Niasse de Médina Baye, construite en 1961, inquiète profondément certaines populations. Parmi elles, les anciens élèves des années 1970 à 1977, alarmés par l’état de délabrement avancé de cet établissement, ont décidé de passer à l’action en rénovant une salle de classe dans un premier temps.

« Nous sommes les anciens élèves de l’école élémentaire de Médina Baye, promotion 1970-1977. Pour ma part, j’ai fréquenté ce temple du savoir de 1975 à 1977, et nous avons été particulièrement marqués par notre instituteur, M. Niang, qui fut également directeur de l’école. Quarante ans après, nous avons décidé de lui rendre hommage en nous regroupant sous l’association des “Anciens élèves de M. Niang”. À l’occasion d’un pèlerinage dans cet établissement qui nous a tant donné, nous avons découvert que la salle de classe que nous occupions est aujourd’hui dans un état de délabrement total », explique Daouda Thialaw Diop, coordonnateur de l’association.

Face à cette situation, l’association a décidé de se mobiliser et de cotiser pour rénover cette salle de classe. « Nous avons collecté une somme de 1 050 000 FCFA, ce qui nous a permis de lancer les travaux de rénovation, bien que le budget nécessaire soit de 1 200 000 FCFA. Cette somme a servi à carreler la salle, réparer les portes et fenêtres, refaire le tableau noir, et partiellement réhabiliter la toiture. Malheureusement, le montant collecté n’a pas suffi à achever les travaux, notamment pour la toiture », ajoute M. Diop.

Cependant, la réhabilitation d’une seule salle de classe laisse en suspens le sort des neuf autres salles, elles aussi en piteux état. Les anciens élèves appellent donc à la mobilisation des bonnes volontés, des anciens élèves et des autorités éducatives et étatiques pour sauver cet établissement.

« Deux salles de classe et le bureau du directeur ont été rénovés et ventilés grâce au fils d’une de nos camarades de classe, qui a financé ces travaux en hommage à sa mère. Quant à nous, les anciens élèves, nous avons décidé de nommer la salle que nous venons de rénover “Salle M. Niang”, en mémoire de cet ancien directeur, que la terre lui soit légère », souligne le coordonnateur.

Conscients du poids des années sur cet établissement, les anciens élèves s’engagent à poursuivre cette action de rénovation, mais avec l’appui de toutes les bonnes volontés. « Cela s’inscrit dans les principes des nouvelles autorités du pays, qui encouragent la participation citoyenne au développement de la cité et au financement des services publics, car l’État ne peut pas tout faire », conclut M. Diop.

Lors de cette cérémonie de rénovation, organisée ce lundi, les enseignants, parents d’élèves et populations locales ont exprimé leurs craintes face à l’état très avancé de délabrement des neuf autres classes de l’école. En effet, malgré les nombreuses doléances adressées depuis plusieurs années aux autorités étatiques et éducatives de la région de Kaolack, ces appels sont restés sans réponse.

UN AN APRES LE RAPPEL A DIEU DU DIRPUB DE WA GRAND’PLACE, l’Ajpe promet de maintenir vivante la plume et les valeurs de Moussa GUEYE

Par son courage et son in-
tégrité, Moussa Gueye a in-
carné l’essence du
journalisme. Sa plume
éclairait les faits, donnant
une voix à ceux qui en
avaient le plus besoin. Il
laisse un héritage indélébile
dans la quête de la vérité.
29 décembre 2023 – 29 décembre 2024 ! Un an après avoir été ar-
rachée à notre affection, l’âme du défunt Directeur de publication
(Dirpub) de Wa Grand’Place a « ressuscité », hier. L’Association
des journalistes en presse écrite de Rufisque (Ajpe), qui en est l’ar-
tisan, a rendu un vibrant hommage à celui qui fut un des piliers de
ladite structure. Ces professionnels des médias ont initié une mat-
inée de prières pour se souvenir de Moussa Gueye comme d’un «
journaliste spécial qui a su se hisser au-dessus de la mêlée en re-
fusant toute forme de compromission tout au long de ses 27 années
d’expérience ». Les consœurs et confrères se sont engagés à « main-
tenir vivante la plume et les valeurs socio-professionnelles » d’un
homme « aussi généreux que loyal » connu, surtout, pour sa dignité
et sa grandeur d’esprit.
«Par ce symbolique du récital de Coran, nous avons voulu té-
moigner notre reconnaissance envers Moussa Gueye, qui a été plus
qu’un confrère. Dans la profession de journalisme, il fut un doyen
modèle et surtout affable toujours disponible et disposé à nous in-
culquer les valeurs cardinales d’un journaliste respectueux et re-
spectable. Sur le plan humain, grand Moussa, comme on aimait à
le nommer, était un exemple à suivre de par sa sagesse et sa tenue
toujours soignée au mieux, et qui force carrément le respect à son
égard. Il n’est plus parmi nous mais il est présent et nous guide
dans notre pratique professionnelle de tous les jours grâce à ses
précieux conseils et recommandations », témoigne Maguette
Ndong à la fin de la cérémonie de récital du Coran tenue, hier, à
Rufisque. Poursuivant le président de l’Ajpe rassure: « Nous nous
souviendrons toujours de Moussa Gueye, de sa rigueur dans le tra-
vail, de son sens aigu du dialogue, de sa générosité légendaire, de
sa loyauté exemplaire, de sa modestie remarquable. Nous ne
cesserons jamais de prier pour qu’il repose en paix au cote de notre
Bien Aimé Prophète Mouhammad (PSL)».
Denisia Sambou de Sud Fm Rufisque de se réjouir, pour sa part,
d’avoir partagé le cadre de l’Ajpe avec le Dirpub de Wa Grand’-
Place. « Tonton Moussa était un homme serviable très respecté
parce qu’il était très correct ». Salla Samb de la 2Stv d’exprimer
son « immense fierté » d’avoir connu le journaliste Moussa Gueye.
A noter que le Directeur de publication de Wa Grand’Place, ancien
patron du journal Exclusif et ancien correspondant du quotidien
Enquête, est décédé le vendredi 29 décembre 2023 des suites d’une
courte maladie à Rufisque où il a été inhumé au cimetière du
quartier Thiawlene.
Oumy NDIONE
MOUSSA EN CINQ PHRASES
Par ses mots, il a éclairé les zones d’ombre de notre société, donnant
une voix à ceux qui n’en avaient pas.
Sa passion pour la vérité et sa rigueur journalistique étaient une
source d’inspiration pour tous ceux qui le connaissaient.
Face aux défis, il n’a jamais reculé, portant haut les valeurs de
l’intégrité et de la justice.
Ses reportages et analyses resteront comme autant de témoi-
gnages de son engagement indéfectible.
Sa disparition laisse un vide que seuls ses écrits et le souvenir de
son sourire sauront combler.

Cybersécurité : Deux individus arrêtés pour intrusion dans le réseau de la Sonatel

La Division spéciale de la cybersécurité (DSC) a récemment démantelé un réseau de cybercriminels impliqués dans une fraude massive à la suite d’une plainte déposée par la Sonatel. Selon le journal Libération, deux suspects, dont un ressortissant djiboutien, ont été interpellés, marquant une avancée significative dans la lutte contre les crimes liés aux technologies de l’information au Sénégal.

Les arrestations ont eu lieu à la Médina, où les enquêteurs ont effectué une perquisition. Sur place, 59 cartes SIM Orange, trois modems de connexion, et un modem à puces ont été saisis. Ces équipements étaient utilisés pour détourner des messages SMS de notification, une manœuvre qui a causé des pertes financières importantes à la Sonatel.

Les malfaiteurs utilisaient des Simbox pour détourner des messages de notification envoyés aux utilisateurs, notamment lors des opérations de réinitialisation de mot de passe ou via des applications populaires telles que TikTok, WhatsApp, et LinkedIn. Ces messages, facturés à 10 francs CFA au lieu du tarif légal de 65,565 francs CFA, étaient acheminés par des opérateurs locaux, ce qui a permis aux fraudeurs de réduire drastiquement les coûts tout en engrangeant des bénéfices illicites.

Entre mai 2023 et mai 2024, la Sonatel a enregistré un préjudice évalué à 96 954 646 francs CFA, selon les estimations communiquées par Libération.

Cette affaire met en lumière les défis croissants auxquels les entreprises de télécommunications font face dans un contexte de digitalisation accrue. L’utilisation de technologies telles que les Simbox pour contourner les normes légales représente une menace importante non seulement pour les opérateurs économiques, mais aussi pour les utilisateurs finaux, exposés à des risques de violation de leurs données personnelles.

La Sonatel, principale victime de cette fraude, a réaffirmé son engagement à renforcer ses mécanismes de sécurité pour prévenir ce type d’infractions à l’avenir. En collaboration avec les autorités compétentes, l’opérateur travaille activement à l’identification des failles exploitées par les cybercriminels.

L’arrestation de ces deux individus constitue un message clair pour les auteurs d’activités illicites dans le domaine des télécommunications. Les autorités sénégalaises, en étroite collaboration avec les entreprises du secteur, entendent maintenir une vigilance accrue pour lutter contre ces pratiques qui nuisent à l’économie nationale.

BADARA GADIAGA, MEILLEUR CHRONIQUEUR DE L’ANNÉE 2024 : Célébration d’une figure plurielle au service du Sénégal

Le journal « Le Dakarois Quotidien » sacre Badara Gadiaga « Meilleur Chroniqueur de l’année 2024 ». Ce titre, largement mérité, récompense non seulement son talent d’analyste politique mais aussi son immense contribution au rayonnement culturel et sportif du Sénégal.

« Le Dakarois Quotidien » a désigné Badara Gadiaga « Meilleur Chroniqueur de l’Année 2024 », consacrant ainsi une carrière remarquable et multiforme. Fils de feu Bathie Gadiaga, ancien secrétaire national chargé des Affaires sociales et religieuses du parti « Rewmi » et maire de Ngaye, Badara a grandi dans un environnement marqué par la politique. C’est donc naturellement qu’il a suivi les traces de son père en intégrant le parti « Rewmi où il a occupé pendant 16 ans des fonctions stratégiques au sein du Secrétariat national et de la Cellule de communication.
Cette immersion prolongée dans le monde politique a affûté son esprit d’analyse, lui permettant de devenir l’un des chroniqueurs politiques les plus respectés au Sénégal. C’est à travers l’émission « Jakaarlo Bi » sur TFM que le grand public a découvert son talent. Ses interventions, toujours basées sur des faits précis et irréfutables, sont un mélange de rigueur intellectuelle et de franchise. Toutefois, son franc-parler, loin de faire l’unanimité, a parfois suscité des réactions vives. L’incident du 15 novembre dernier, lors d’une confrontation avec les éléments de la sécurité de Boubacar Camara, ancien directeur des Douanes, illustre bien les risques de son engagement. Malgré les menaces, Badara Gadiaga reste fidèle à ses principes, refusant de céder à l’intimidation.
Parallèlement, Badara Gadiaga, c’est aussi un ambassadeur des valeurs sportives et culturelles du Sénégal. Passionné de football, il a marqué les esprits lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations (CAN) par ses analyses visionnaires, souvent confirmées par les performances des « Lions » du Sénégal.
Il a, d’autre part, œuvré pour la promotion de la lutte sénégalaise, en contribuant à la reconnaissance internationale de champions tels que Modou Lô. Grâce à son initiative, l’actuel « Roi des Arènes » a été décoré « Citoyen d’honneur » en 2013 par la ville de Compiègne, en France.
Sur le plan culturel, Badara Gadiaga joue également un rôle clé dans l’organisation de spectacles pour des icônes de la musique sénégalaise comme Youssou Ndour et Pape Diouf. Ses compétences en coordination événementielle ont permis la tenue réussie de grands concerts dans des lieux prestigieux tels que le Zénith et Bercy à Paris.
Ces réalisations montrent à suffisance son engagement à promouvoir le savoir-faire sénégalais sur la scène internationale.
Ce parcours exceptionnel fait de Badara Gadiaga une figure d’influence au Sénégal. Son investissement dans la politique, le sport, et la culture contribue à renforcer l’image du Sénégal dans le monde.
À cet effet, la distinction de « Meilleur Chroniqueur de l’Année 2024 » par « Le Dakarois Quotidien » célèbre non seulement son talent, mais aussi son dévouement à des causes qui transcendent les clivages. Badara Gadiaga incarne l’excellence sénégalaise dans toute sa diversité. Aujourd’hui, sa reconnaissance est le reflet d’une carrière marquée par le service de la Nation sénégalaise.


La Dakaroise

Dinguiraye : Le collectif “Flèx Eau Dégage” réclame le départ de la société Flèche Eau dans la zone

Le collectif Flèx Eau Dégage, après plusieurs interventions médiatiques dénonçant la mauvaise gestion de la société Flèx Eau, continue de réclamer son départ. La société est accusée de ne pas respecter les clauses du contrat d’affermage signé avec l’Office des Forages Ruraux (OFOR), portant sur la production et la distribution d’eau en milieu rural. Ce dimanche, les membres du collectif ont tenu une conférence de presse pour informer les autorités étatiques et territoriales de leur volonté de poursuivre leur combat.

Une gestion décriée et jugée inadmissible

Lors de son intervention, Mamadou Ndiaye, porte-parole du collectif, a expliqué l’origine de leur dénomination Flèx Eau Dégage :

« Nous avons choisi ce nom parce que cette société porte atteinte à la santé des populations, à leur cadre de vie et surtout à leurs droits. Les populations ont un droit légitime à l’accès à une eau de qualité. Pourtant, Flèx Eau nous impose des frais exorbitants, notamment une somme de 65 000 francs CFA pour un branchement dit “social”. Ce montant est tout simplement inadmissible. »

Il a également dénoncé l’exploitation abusive des ressources naturelles de la localité :

« Ils utilisent nos ressources, notamment l’énergie solaire, à travers des panneaux installés dans notre localité pour pomper l’eau. Pourtant, les coûts étaient bien plus abordables avant. À l’époque où les populations géraient elles-mêmes leur destin, le mètre cube d’eau était vendu à 225 francs CFA. Aujourd’hui, ce tarif est passé à 250 francs CFA. »

Omar Thiam, un autre responsable du collectif, a ajouté :

« Nous sommes également confrontés à des risques sanitaires graves, car le château d’eau est dans un état de délabrement avancé. Il peut s’effondrer à tout moment. Lorsque Flèx Eau affirme que tout fonctionne correctement, c’est un mensonge flagrant. Nous consommons une eau de mauvaise qualité et subissons des factures qui hantent les populations. »

Des mesures concrètes envisagées

Face à ces constats, le collectif exige que la gestion des forages soit confiée à l’ASUFOR (Association des Usagers des Forages). Une pétition sera lancée pour exiger le départ de Flèx Eau.

« Cette pétition sera déposée auprès du préfet, du sous-préfet et des services de l’hydraulique. Ce sera notre plan A. Si aucune solution n’est trouvée, nous organiserons une marche pacifique », a déclaré Omar Thiam.

Il a également souligné les problèmes liés à la qualité des branchements dans certaines localités, aggravant davantage les difficultés des habitants :

« Nous ne voulons plus de cette société qui a montré son incompétence et son mépris pour les populations locales. »

Déterminé à obtenir gain de cause, le collectif Flèx Eau Dégage affirme qu’il ne reculera devant rien tant que ses revendications ne seront pas satisfaites.

Caisse de Sécurité Sociale : Les allocataires dénoncent un accueil défaillant et réclament la digitalisation des services

À la Caisse de Sécurité Sociale (CSS), les allocataires sont confrontés à des conditions d’accueil déplorables et à des délais d’attente interminables. Beaucoup expriment leur frustration face à un système jugé archaïque et plaident pour la digitalisation des procédures.

À l’agence Wiltord, située à Colobane, la scène est répétitive : dès 9 heures, une longue file d’attente s’étire jusque dans la rue. Hommes, femmes enceintes, et mères portant leurs bébés au dos patientent sous le chaud soleil. Pour la plupart, l’attente dure plusieurs heures avant d’espérer accéder aux locaux.

L’insatisfaction est palpable. Les allocataires dénoncent l’attitude du personnel et le manque de chaises pour s’asseoir. « Depuis hier, je fais le trajet Mbour-Dakar avec mon bébé. J’ai dépensé 6 000 F CFA pour le transport et je dois encore attendre toute la journée », se plaint Anta Sall, une mère visiblement épuisée.

À midi passé, les agents suspendent leurs activités pour la pause déjeuner. Une décision qui suscite l’indignation des allocataires, nombreux à estimer qu’un service public de cette envergure devrait assurer une continuité. « C’est inadmissible que tout le personnel prenne une pause en même temps alors que nous sommes ici depuis le matin », s’indigne un usager.

Au-delà de l’accueil, les usagers pointent du doigt les retards dans le traitement des dossiers et le paiement des allocations. M. Dia, venu pour renouveler des documents, témoigne : « Ma femme devait recevoir son allocation de maternité depuis mai. On nous avait promis un appel, mais rien. Elle a dû se déplacer pour finalement être payée. »

Face à ces dysfonctionnements, de nombreuses voix s’élèvent pour réclamer la modernisation de la CSS. M. Lo, un professeur, propose la digitalisation des prestations : « Avec les avancées technologiques, il est incompréhensible qu’une institution comme la CSS fonctionne encore de manière aussi rudimentaire. Les renouvellements de dossiers et les paiements devraient pouvoir se faire en ligne. »

M. Dia partage cet avis : « Le paiement des allocations via transfert d’argent éviterait aux allocataires de faire de longs déplacements inutiles. Il est temps que la CSS revoie son fonctionnement. »

Malgré les critiques, aucune réponse officielle n’a été obtenue de la part des dirigeants de la CSS. Les allocataires espèrent que leurs préoccupations seront prises en compte pour améliorer l’expérience des usagers et moderniser ce service public essentiel.

En attendant, la situation reste critique, et les allocataires continuent de subir les lenteurs et dysfonctionnements d’un système qui semble dépassé.

1500 maitres coraniques renvoyés à l’école par Touba Ca Kanam

Pour mettre terme aux parodies d’enseignements religieux et renforcer la sécurité des enfants dans les daara, l’association Touba Ca Kanam a formé en psychopédagogie 1500 maîtres coraniques.

Le Commlexe Cheikh Ahmadoul Khadim de Touba a abrité ce week-end une cérémonie de remises de diplômes à 278 maîtres coraniques. Ces derniers , qui portent le total à 1500, ont pris part à une session de formation en psychologie, pédagogie, technique de récital du Coran et administration de soins médicaux primaires . La rencontre a été organisée par l’Association Touba Ca Kanam en partenariat avec l’Inspection de l’Enseignement et de la Formation ( IEF) de Mbacké.

L’occasion a été saisie par les organisateurs pour insister sur la nécessité d’aider les maîtres coraniques à mieux connaître leurs élèves , à mieux appréhender leur environnement scolaire et à savoir prodiguer à ces derniers , en. cas de maladies soudaines , les premiers soins le temps de les amener vers les structures médicales les plus proches. Serigne Saliou Diakhaté, président de la commission scientifique et culturelle de Touba Ca Kanam de confier , dans la foulée, l’ambition générale de l’Association dans le domaine de l’éducation. « Nous avons formé en psychopédagogie un total de 1500 maîtres coraniques et leur avons décerné des diplômes qui attestent qu’ils peuvent , sans difficultés majeures , dispenser des cours de Coran et de sciences religieuses aux enfants. Nous leur avons donné les outils principaux. Nous avons aussi refectionné 266 écoles coraniques et construit de nouveaux appelés d’aras tanef. Ces écoles , nous les avons installées dans des quartiers et des enfants y seront accueillis et encadrés gratuitement. Nous avons, par ailleurs, à travers le système Ndabal – Daara , convaincu des familles à offrir chaque jour un repas aux écoles d’à -côté . Cela a permis de définitivement mettre terme à la mendicité ». La cérémonie a été présidée par Serigne Habibou Mbacké, fils de Serigne Fallou Khadim Rassoul et personne morale de Touba Ca Kanam.

Enlèvement du Khalife Général de la Famille Omarienne au Mali : Thierno Amadou Hady Tall kidnappé par des hommes armés

Dans un incident alarmant survenu ce jeudi, Thierno Amadou Hady Tall, Khalife Général de la Famille Omarienne au Mali, a été enlevé par des hommes armés à Diabidiala, près de Nioro du Sahel. Ce rapt suscite une vive inquiétude parmi les fidèles et les communautés locales.

Selon des témoins oculaires, l’incident s’est produit alors que le Khalife revenait d’une ziara dans un village voisin. Son convoi a été intercepté par des individus lourdement armés qui ont ouvert le feu sur son véhicule. Thierno Amadou Hady Tall aurait été blessé légèrement au pied par un projectile.

Les assaillants ont relâché les autres passagers présents dans le convoi, mais ont emmené le Khalife vers une destination encore inconnue.

La correspondante de la RFM, qui a rapporté l’information sur une plateforme dédiée aux journalistes de la région de Kaolack, indique que la situation est suivie de près par les autorités locales et les forces de sécurité maliennes. Ces dernières n’ont pour l’instant publié aucun communiqué officiel concernant cet enlèvement.

Thierno Amadou Hady Tall, figure spirituelle de grande importance, est un descendant de l’érudit et guide religieux El Hadj Omar Tall, fondateur de la Tijaniyya Omarienne. Son enlèvement pourrait avoir des répercussions sur les relations sociales et religieuses dans la région.

Pour l’heure, les motivations des assaillants restent inconnues, bien que les enlèvements dans cette région du Sahel soient souvent attribués à des groupes armés opérant dans un contexte de conflit prolongé.

Les fidèles de la confrérie et les autorités religieuses appellent à la libération immédiate du Khalife et prient pour sa sécurité. Une mobilisation générale est attendue dans les jours à venir afin de réclamer sa libération et de réaffirmer leur solidarité face à cet acte grave.

PRODUCTION ESTIMÉE ENTRE CENT MILLE À CENT CINQUANTE MILLE TONNES : Le Sénégal perd 40% de sa récolte chaque année

L’exportation de la mangue, pilier prometteur de l’économie sénégalaise, est confrontée à des contraintes qui freinent son développement. Un atelier de sensibilisation et de formation, récemment organisé, a permis de réunir producteurs, exportateurs et transformateurs pour harmoniser les pratiques et répondre aux exigences des marchés internationaux.

L’objectif de cet atelier était de renforcer les capacités des acteurs sur les bonnes pratiques agricoles, notamment l’utilisation de pesticides homologués, l’hygiène et la traçabilité. Selon Aboubacry Barro, représentant du projet PAIMRAI, l’inadéquation des pratiques agricoles et le non-respect des normes sanitaires et phytosanitaires ont souvent conduit au rejet de produits sur les marchés internationaux, avec des répercussions économiques négatives pour une filière aussi stratégique que la mangue.

Le Sénégal, avec une production annuelle oscillant entre 100.000 et 150.000 tonnes, perd environ 40 % de sa récolte en raison des insectes ravageurs et du manque d’infrastructures adéquates. Les exportations, quant à elles, plafonnent à 20.000 tonnes par an, loin du potentiel estimé. Pour Cheikh Mbacké Mboup, président de l’Interprofession Mangue du Sénégal (IMS), la qualité de la mangue produite est un enjeu crucial, car elle détermine l’efficacité de toute la chaîne de valeur, du transport à la transformation.

L’un des principaux défis reste la lutte contre la mouche de la mangue, responsable de pertes considérables. Bien que des progrès aient été réalisés grâce aux efforts de la Direction de la protection des végétaux, des moyens supplémentaires sont nécessaires pour maîtriser cette menace de manière durable.

Parallèlement, l’amélioration des rendements constitue une priorité. Actuellement faibles, entre 5 et 9 tonnes par hectare, les rendements pourraient être multipliés grâce à l’adoption de pratiques modernes, atteignant jusqu’à 60 tonnes dans des vergers optimisés. Cela passe par l’utilisation de pesticides adaptés, des techniques d’entretien et un renouvellement des vergers.

La transformation des mangues est également perçue comme une solution clé pour réduire les pertes post-récoltes et augmenter la valeur ajoutée. Le marché de la mangue séchée, notamment, offre d’énormes opportunités avec des prix compétitifs à l’exportation.

Pour consolider cette filière, les acteurs appellent à une approche intégrée combinant innovation, financement et renouvellement des infrastructures.


Le Dakarois

REPRÉSENTATIVITÉ DES FEMMES DANS LA GESTION LES FINANCES PUBLIQUES : L’USAID, le CERIF et le COSEF organisent un atelier de formation

Le projet « USAID Appui à la gestion des Finances publiques », en collaboration avec le CERIF et le COSEF, a organisé un atelier de renforcement de capacités destiné à promouvoir la représentativité des femmes dans la gestion des Finances publiques au Sénégal.

Après la mise en place du premier « Réseau des Femmes dans la gestion des Finances
publiques » au Sénégal à travers le projet « Appui à la gestion des finances publiques », le consortium CERIF/COSEF, en partenariat avec l’USAID, a procédé, ces jeudi 26 et vendredi 27 décembre 2024, a des sessions de renforcement de capacités en Leadership et Développement personnel au profit des membres dudit Réseau.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité des efforts déployés pour améliorer l’accès des femmes aux rôles stratégiques au sein des ministères et institutions de gestion des Finances publiques.
En effet, la mise en place de l’analyse genre en 2022, les résultats ont révélé que les femmes restent largement sous-représentées dans les fonctions décisionnelles clés, malgré quelques avancées, notamment la création de cellules de genre au sein des ministères.
L’étude a également précisé que bien que des femmes occupent certains postes au sein des DAGE (Direction de l’Administration et de la Gestion des Entreprises), elles peinent à influencer efficacement les décisions budgétaires.
En 2020, seulement 16 % des DAGE étaient dirigées par des femmes, et la situation demeure encore largement dominée par des hommes.

OBJECTIFS

Afin de combler ces lacunes, les trois partenaires (USAID, CERIF ET COSEF) ont organisé cette formation intensive. L’attente étant de renforcer les capacités des participantes dans des domaines cruciaux tels que la prise de parole en public, l’intelligence émotionnelle, le leadership dans les instances de décision, entre autres.


Les travaux ont réuni une diversité de participants provenant de ministères, d’institutions étatiques, de la société civile, des mairies, du milieu académique ainsi que des acteurs des médias.
Il a offert une plateforme pour renforcer les compétences des femmes en matière de plaidoyer et de leadership, dans le but d’accroître leur représentation au sein des structures décisionnelles liées à la gestion des finances publiques.
Parallèlement, l’ensemble des travaux organisés depuis le début de ce projet, ont permis aux participants de mieux comprendre leur rôle dans le processus budgétaire national, d’affirmer leur présence et d’augmenter leur impact sur les décisions relatives aux finances publiques.
À terme, ce programme aura impacté des acteurs clés de la société civile, membres des clubs d’analyse budgétaire ainsi que des chercheurs, universitaires et représentants des corps de contrôle. Il aura permis de créer une dynamique inclusive et égalitaire dans la gestion des finances publiques, veillant à ce que les femmes soient mieux préparées et soutenues pour assumer des responsabilités décisionnelles dans ce domaine important pour le développement de notre pays.

La Dakaroise

Difficultés à la Poste avec ses 4000 employés : Mamadou Lamine Dianté compte jouer les bons offices

La situation à La Poste reste préoccupante alors que l’institution fait face à des défis majeurs touchant à la gestion de ses 4000 employés. Entre tensions sociales, retards de salaires et restructuration nécessaire, la crise met en lumière des dysfonctionnements au sein de cette entreprise historique.

Mamadou Lamine Dianté, secrétaire général du Syndicat des Travailleurs de La Poste (SNT-PT), s’est engagé à jouer les bons offices pour résoudre ces difficultés. Connu pour son approche consensuelle et son attachement au dialogue social, il a multiplié les appels à une concertation entre les autorités, la direction de l’entreprise et les syndicats afin de trouver des solutions durables.

Les difficultés de trésorerie de La Poste ont entraîné des retards répétés dans le paiement des salaires, suscitant une grogne croissante parmi les employés. Selon des sources internes, le déficit cumulé de l’entreprise dépasse plusieurs milliards de FCFA, rendant urgent un plan de redressement pour éviter la paralysie totale.

Face à cette crise, Mamadou Lamine Dianté a proposé d’instaurer une table ronde regroupant toutes les parties prenantes. Il estime que seule une collaboration sincère et transparente permettra de définir une feuille de route claire pour la relance de La Poste.

« Les travailleurs de La Poste ne demandent pas l’impossible, ils veulent simplement être traités avec dignité et respect. Nous devons travailler ensemble pour garantir la pérennité de cette institution », a-t-il déclaré lors d’une récente rencontre avec la presse.

Parmi les propositions mises en avant, Mamadou Lamine Dianté suggère :

  • Une injection immédiate de fonds par l’État pour alléger les tensions de trésorerie.
  • La modernisation des services de La Poste pour mieux répondre aux défis de l’économie numérique.
  • La mise en place d’un plan social, si nécessaire, mais avec des garanties pour les employés concernés.

L’avenir de La Poste, en tant qu’institution emblématique du Sénégal, repose sur la capacité des acteurs à trouver un consensus. La médiation de Mamadou Lamine Dianté pourrait être cruciale pour éviter une dégradation supplémentaire de la situation.

Keur Madiabel : L’Association Ahloul Qur’an veut un enseignement-apprentissage participatif et inclusif dans les Daaras

Il s’est tenu une assemblée générale de renouvellement du bureau de l’Association Ahloul Qur’an de Keur Madiabel, dans le département de Nioro du Rip. Ce fut une occasion pour la structure de tirer un bilan satisfaisant de ses activités et de définir de nouvelles perspectives pour atteindre les objectifs qu’elle s’est assignés.

« Nous envisageons d’abord d’organiser périodiquement des rencontres axées sur l’enseignement coranique et de la Sunnah. Nous allons également travailler à ce que tous les Daaras situés à Keur Madiabel et dans ses environs adoptent une vision globale afin que cet enseignement soit participatif et inclusif », a déclaré l’Imam Moustapha Guèye Kébé, vice-président de l’Association Ahloul Qur’an.

Face aux difficultés constatées dans les Daaras de la localité, l’association ambitionne de relever plusieurs défis, notamment dans la réorganisation de leur gestion, la communication, la formation des éducateurs, et surtout dans l’implication de la communauté. « Il est important que la communauté comprenne que les Daaras sont à son service », a souligné l’Imam Kébé.

L’association espère également des résultats concrets pour les 43 Daaras que compte la localité. « Notre objectif est d’enseigner aux enfants non seulement la langue arabe et le Coran, mais également de lier apprentissage et éducation. Cela, tout en tenant compte des nouvelles orientations mondiales », a ajouté l’Imam Kébé.

En outre, l’association prévoit de prendre en charge les aspects médicaux des enfants des Daaras ainsi que de leurs enseignants en les enrôlant dans des mutuelles de santé. « Nous invitons également les autorités étatiques à intégrer les Daaras dans le programme de Couverture Sanitaire Universelle (CSU) récemment mis en place. Ce programme de soins gratuits aurait un impact positif considérable dans les Daaras. »

L’Imam Moustapha Guèye Kébé a conclu en soulignant l’importance du partenariat avec la CSU pour accompagner l’écosystème des Daaras en zone rurale, comme à Keur Madiabel, et pour leur permettre de disposer d’une assurance maladie à moindre coût.

Kaolack/Transport : 22 véhicules appelés “Cheikhoul Chérif” saisis par les forces de l’ordre

Dans le cadre de leurs opérations de contrôle routier, la brigade territoriale de Kaolack a saisi au total 22 véhicules communément appelés “Cheikhoul Chérif” pour non-conformité aux réglementations en vigueur. Cette situation, qui aurait un impact négatif sur l’économie du secteur du transport dans la région, a poussé plusieurs responsables du secteur à intervenir pour comprendre les raisons de ces saisies.

Ainsi, le président régional des transporteurs de Kaolack, Pape Babacar Ndour, accompagné de Yoro Diouf, président régional des exploitants de carrières, de Sérigne Kouta, secrétaire général du Syndicat national des chauffeurs autonomes du Sénégal (SYNACS), et d’autres responsables du transport, s’est rendu sur les lieux pour s’enquérir de la situation.

“Hier, nous avons accompagné notre président régional des transporteurs du Sénégal, Pape Babacar Ndour, au service régional des Mines pour discuter d’un problème affectant notre secteur. Il s’agit de la saisie de 22 véhicules appelés Cheikhoul Chérif. Ces véhicules sont actuellement stationnés à la brigade territoriale de Kaolack”, a expliqué Yoro Diouf, également 2e vice-président du regroupement national des gros porteurs, lors d’une déclaration à la presse ce vendredi.

Selon M. Diouf, les forces de l’ordre reprochent à ces véhicules de transporter un nombre de passagers supérieur à celui inscrit sur leur carte grise. Cependant, les chauffeurs des véhicules concernés contestent ces accusations. “Si la carte grise indique une capacité de 19 places et que nous transportons 19 passagers, il n’y a pas de surcharge”, ont-ils affirmé.

Pour clarifier la situation, les responsables du transport se sont tournés vers le service régional des Mines, qui a précisé que les véhicules concernés sont initialement conçus pour transporter un maximum de 14 passagers, chauffeur inclus. “Les véhicules, lors de leur importation de Chine, avaient une capacité initiale de 8 à 12 places. Ce sont les chauffeurs qui ont modifié cette capacité pour atteindre 19 places”, a révélé Yoro Diouf.

Le président régional des transporteurs, Pape Babacar Ndour, a plaidé auprès des forces de l’ordre pour un délai d’un mois afin de permettre aux chauffeurs de se conformer aux normes. “Nous demandons la bienveillance des autorités afin de donner aux chauffeurs le temps de remettre leurs véhicules en conformité avec leur capacité d’origine”, a-t-il déclaré.

Enfin, M. Diouf a appelé le service régional des Mines à renforcer son contrôle sur les modifications apportées aux véhicules importés. “Le service régional des Mines doit veiller à ce que les normes soient respectées afin d’éviter de tels conflits entre les forces de l’ordre et les chauffeurs”, a-t-il conclu.

Cette affaire met en lumière les défis liés à la conformité des véhicules et à la sécurité des passagers dans le secteur du transport à Kaolack, avec des implications importantes pour l’économie locale.

Affaire Samuel Ahmet Sarr : La Cellule Panafricaine de Communication du LSS dénonce l’injustice et exige sa libération

Suite à l’arrestation de Samuel Ahmet Sarr, la Cellule Panafricaine de Communication du Libéralisme Social Sénégalais (LSS) a tenu une conférence de presse ce jeudi pour s’exprimer sur cette affaire.

Dans un communiqué rendu public, la Cellule Panafricaine de Communication (CPC) a exprimé son indignation face à ce qu’elle qualifie d’arrestation arbitraire de Samuel Sarr, un entrepreneur visionnaire, ancien ministre de l’Énergie du Sénégal (2007-2012), et acteur clé dans la transformation énergétique de l’Afrique de l’Ouest. Selon la CPC, “cette arrestation constitue un grave recul démocratique et une menace pour le développement économique et énergétique du Sénégal.”

Samuel Sarr : un visionnaire au service de l’Afrique

Figure emblématique du secteur énergétique africain, Samuel Sarr a marqué durablement l’économie sénégalaise à travers des projets structurants. Après son passage au gouvernement, il a fondé West African Energy (WAE), une entreprise qui incarne une nouvelle ère énergétique au Sénégal et dans la sous-région.

La CPC rappelle que WAE est à l’origine de la construction de la centrale électrique de Cap des Biches, un projet de 366 MW utilisant du gaz naturel liquéfié (GNL) pour produire une énergie propre et abordable. Estimé à 283 milliards de francs CFA (432 millions d’euros), ce projet représente 25 % de la puissance installée au Sénégal. Il est déjà réalisé à 80 % pour le cycle combiné et 98 % pour le cycle simple.

Un projet au service de la nation

La CPC a également souligné les retombées positives du projet West African Energy :

1. Amélioration de l’accès à l’énergie : La centrale de Cap des Biches fournit une énergie fiable à des milliers de foyers et d’entreprises, réduisant considérablement les coupures d’électricité.

2. Réduction des coûts énergétiques : L’utilisation du gaz naturel diminue les coûts de production, permettant d’offrir des tarifs compétitifs aux consommateurs.

3. Création d’emplois : Environ 1 200 emplois directs ont été générés, notamment dans les domaines de la construction et de la maintenance.

4. Impact environnemental positif : La transition vers une énergie plus propre contribue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, alignant ainsi le Sénégal avec ses engagements climatiques.

Une arrestation controversée

Malgré ces réalisations impressionnantes, Samuel Sarr fait face à des accusations d’abus de biens sociaux portées par des actionnaires sénégalais minoritaires. La CPC, appuyée par les membres du LSS, considère ces accusations comme infondées et estime qu’elles risquent de compromettre l’achèvement d’un projet stratégique pour le Sénégal.

Le communiqué rappelle que Samuel Sarr a mobilisé près de 300 milliards de francs CFA auprès d’institutions financières africaines pour la réalisation de la centrale de Cap des Biches. Selon la CPC, “ces accusations portent atteinte à l’image d’un entrepreneur africain et constituent une injustice grave.”

Un appel à la libération immédiate

Les membres du LSS dénoncent fermement cette situation et exigent la libération immédiate et inconditionnelle de Samuel Ahmet Sarr. Pour eux, son emprisonnement constitue une entrave au progrès économique et énergétique du Sénégal, ainsi qu’un affront aux principes de justice et de démocratie.

Diary Sow : un parcours d’exception malgré les défis de l’exil

Devenue célèbre après sa mystérieuse disparition en France en 2021, Diary Sow, l’étudiante sénégalaise à l’itinéraire singulier, revient sur le devant de la scène, non plus comme une figure de polémique, mais comme un exemple de résilience et de réussite. Actuellement au Sénégal, elle s’apprête à écrire un nouveau chapitre de sa vie, marqué par des projets ambitieux et un regard lucide sur les réalités de la vie à l’étranger.

Après avoir marqué les esprits en tant que meilleure élève du Sénégal, Diary Sow a poursuivi des études d’élite en classe préparatoire au prestigieux Lycée Louis-le-Grand à Paris. Ce parcours, exigeant sur le plan académique et personnel, l’a menée à intégrer une école d’ingénierie, où elle se spécialise actuellement en data et intelligence artificielle, un domaine au cœur des innovations de demain.

Mais son expérience à l’étranger n’a pas été sans embûches. Lors d’un entretien avec la RFM, Diary Sow a évoqué les difficultés rencontrées : « Il y a eu des moments très difficiles, remplis de doutes et d’interrogations. On se retrouve souvent plongé dans une société qui n’est pas la nôtre, sans véritable accompagnement. Le décalage culturel, parfois exacerbé par des problèmes de racisme, peut être un véritable choc. »

Malgré ces défis, la jeune femme de 23 ans n’a pas perdu de vue son désir d’aider les autres. Consciente des obstacles auxquels sont confrontés de nombreux étudiants africains à l’étranger, Diary Sow envisage de créer une fondation. Cette initiative, encore en gestation, vise à accompagner les étudiants boursiers dans leurs démarches pour intégrer les universités européennes, en leur offrant un soutien financier, moral et pratique.

À travers ce projet, Diary Sow souhaite apporter des solutions concrètes à des problématiques qu’elle connaît intimement. « Beaucoup d’entre nous arrivent en Europe pleins de rêves, mais se heurtent à des réalités difficiles. Si je peux, à ma manière, alléger ce parcours pour d’autres, je le ferai avec joie », a-t-elle affirmé.

En parallèle de ses études et de son projet de fondation, Diary Sow continue de s’impliquer dans l’écriture, un domaine qu’elle chérit depuis longtemps. Son premier roman, Je pars, publié peu après son retour en 2021, avait déjà donné un aperçu de son talent littéraire. Elle ne cache pas son désir de poursuivre dans cette voie, en explorant de nouvelles thématiques liées à l’identité, l’exil et la quête de soi.

Scandale à l’Ambassade du Sénégal à Ottawa : entre primes injustifiées et contrats douteux

Un rapport explosif de l’Inspection générale d’État (IGE), relayé par le quotidien Libération, met en lumière des pratiques de gestion douteuses au sein de l’Ambassade du Sénégal à Ottawa, couvrant la période de 2019 à 2023. Les révélations, allant de primes astronomiques versées de manière illégale à des contrats suspects, ont déclenché une enquête judiciaire, semant le trouble au sein de cette représentation diplomatique sénégalaise.

L’un des cas les plus frappants concerne I. Top, un jardinier employé par l’ambassade depuis 2011. Ce dernier aurait perçu, de manière illégale, une prime de 25,468 millions de FCFA. Cette somme astronomique, pour un poste aussi modeste, a rapidement attiré l’attention des inspecteurs de l’IGE.

« Aucune trace comptable de ce paiement n’a été retrouvée par l’IGE, ce qui en dit long sur l’opacité de cette gestion », indique le rapport cité par Libération.

Ce cas, qualifié de symptomatique, met en évidence des pratiques profondément opaques et un laxisme alarmant dans la gestion des fonds publics. Le jardinier est désormais perçu comme le symbole d’un système défaillant qui doit être réformé de fond en comble.

Outre l’affaire du jardinier, l’enquête de l’IGE révèle des opérations financières suspectes avec une entreprise dénommée Ace Building. Bien que les détails des contrats entre cette société et l’ambassade n’aient pas encore été rendus publics, les inspecteurs pointent un non-respect des procédures et un usage des fonds publics difficilement justifiable.

Ces irrégularités témoignent d’une gestion laxiste, voire intentionnellement opaque, au sein de l’administration diplomatique.

Ces révélations ont porté un coup dur à l’image de l’Ambassade du Sénégal à Ottawa, censée incarner l’intégrité et la rigueur de l’État sénégalais à l’étranger. Ce scandale risque d’entacher durablement la réputation de la diplomatie sénégalaise.

Selon plusieurs analystes, l’affaire pourrait révéler l’existence d’un système de détournement bien organisé, impliquant possiblement plusieurs acteurs au sein de l’administration. Des fonds publics, destinés à promouvoir les intérêts du Sénégal au Canada, auraient été utilisés à des fins personnelles, compromettant les missions de la représentation.

Face à cette crise, la réaction de l’État sénégalais sera scrutée de près. La plainte déposée par l’agent judiciaire de l’État et l’implication de l’IGE témoignent de la gravité de la situation.

Pour de nombreux observateurs, ce scandale pourrait être une opportunité de repenser les mécanismes de contrôle au sein des ambassades sénégalaises. Une réforme en profondeur des pratiques diplomatiques et de la gestion des fonds publics semble désormais inévitable.

L’affaire est désormais entre les mains de la justice. Alors que les investigations se poursuivent, la population sénégalaise attend des réponses claires et des mesures concrètes pour rétablir la transparence dans les institutions publiques.

Air Sénégal : Le vol périlleux vers le redressement

Dans son dossier exclusif intitulé « Redressement sous tension », le journal L’Observateur met en lumière les graves difficultés auxquelles fait face Air Sénégal, la compagnie aérienne nationale. Avec une dette abyssale de 100 milliards de francs CFA et un capital social limité à 40 milliards de francs CFA, la situation financière de l’entreprise est alarmante. Alors que Tidiane Ndiaye vient d’être nommé à la tête de la compagnie, les espoirs de relance s’accompagnent de nombreux défis structurels.

Air Sénégal croule sous un passif économique accablant. Selon L’Observateur, la dette se divise en deux catégories principales :

• 75 milliards de francs CFA dus à des structures publiques telles que l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) et la Redevance pour le Développement des Infrastructures Aéroportuaires (RDIA).

• 25 milliards de francs CFA de créances privées jugées critiques.

Si certains experts soulignent que l’essentiel des dettes est interne, d’autres alertent sur l’insuffisance du capital social de la compagnie, qui rend impossible un développement durable.

Un ancien directeur général de la compagnie appelle à des mesures radicales :

« L’État doit impérativement augmenter le capital de la compagnie ou ouvrir la porte à des investisseurs privés. Sans recapitalisation, Air Sénégal ne pourra jamais rivaliser avec ses concurrents. »

Au-delà de ses problèmes financiers, Air Sénégal est également victime de dysfonctionnements dans sa gestion. Avec 600 employés pour une flotte de seulement cinq avions, le ratio d’un avion pour 150 employés dépasse largement les standards internationaux. Cette surcharge de personnel alourdit les charges fixes de l’entreprise et limite sa compétitivité.

Le nouveau directeur général, Tidiane Ndiaye, est face à un défi majeur : réduire les effectifs tout en optimisant les ressources. Toutefois, ces réformes nécessaires risquent de rencontrer une forte opposition sociale, menaçant davantage la stabilité de la compagnie.

Le rôle de l’État sera déterminant pour sortir Air Sénégal de cette impasse. À l’image de l’intervention du gouvernement français pour sauver Air France, le Sénégal devra envisager une recapitalisation massive ou une restructuration profonde.

Cependant, les changements fréquents à la direction – un nouveau directeur général tous les quatre ans – n’ont jusqu’ici produit aucun résultat tangible. Cette instabilité décisionnelle, combinée à l’absence de stratégie cohérente, a contribué à la dégradation continue de la situation.

Alors que Tidiane Ndiaye dévoile les premières pistes de son plan de redressement, l’avenir d’Air Sénégal reste suspendu à plusieurs conditions. Une recapitalisation par l’État, une gestion plus rigoureuse des ressources et une restructuration audacieuse du personnel sont autant de mesures nécessaires pour sauver la compagnie nationale.

Toutefois, ces solutions impliquent des sacrifices sociaux et financiers qui pourraient s’avérer politiquement délicats.

« Le redressement d’Air Sénégal ne se fera pas par des incantations, mais par des actions concrètes. Le nouveau directeur général devra faire preuve de courage et d’innovation pour sortir la compagnie de ce gouffre », rappelle un expert du secteur.

Air Sénégal est aujourd’hui à la croisée des chemins. Si des mesures urgentes ne sont pas prises, la compagnie pourrait voir ses ambitions de devenir un acteur clé dans le ciel africain s’effondrer définitivement.

VIOLENCES PRÉSUMÉES SUR MINEUR : Décès troublant d’un garçon de 12ans dans un « daara » à Fadia

Le décès tragique de M.D., 12 ans, dans un “daara” de Fadia, soulève des interrogations sur les violences infligées aux élèves dans certains établissement religieux. Tandis que l’autopsie établit un traumatisme cervical comme cause de la mort, des témoignages de parents décrivent un environnement marqué par de violents sévices corporels. Parmi eux, I.L. rapporte que son fils, récemment opéré, a subi des coups entraînant des blessures sur plusieurs parties du corps.

Le décès de M.D., fils de N.D. et de B.D., survenu le mercredi 18 décembre 2024, continue de susciter une vive émotion et de nombreuses interrogations. L’enfant, âgé de 12 ans, a été déclaré mort à son arrivée dans une structure sanitaire située aux Parcelles Assainies. Selon les premières informations recueillies, c’est son maître coranique qui l’a transporté à l’hôpital, où le médecin a constaté le décès avant de délivrer un certificat médical mentionnant une « mort suspecte ».

Les autorités sanitaires ont immédiatement signalé l’affaire au commissariat des Parcelles Assainies. En réponse, le commissaire a ordonné une autopsie, réalisée à l’hôpital Général Idrissa Pouye, afin de déterminer les causes exactes de la mort. Le rapport médical est accablant : le légiste a relevé une luxation du rachis cervical en C1-C2, accompagnée d’un hématome, des poumons congestifs et œdémateux, ainsi qu’une congestion cérébrale avec engagement des amygdales cérébelleuses. Ces éléments ont permis de conclure à un décès causé par un traumatisme du rachis cervical.

À la lumière de ces conclusions, N.D., père du garçon décédé, a déposé une plainte au commissariat. Dans un entretien exclusif avec Le Dakarois Quotidien, il a partagé des détails bouleversants sur les circonstances ayant conduit à cet événement tragique.

D’après N.D., son fils M.D. était inscrit dans ce “daara” depuis 2021, après avoir quitté un autre établissement situé à Tivaouane. Il s’y trouvait en compagnie de deux de ses cousines, âgées de 7 ans, et avait déjà récité le Coran en entier à deux reprises. Le père a expliqué qu’il avait confié son fils à ce maître coranique, M.T., afin qu’il approfondisse ses connaissances. Cependant, il a révélé que depuis plusieurs mois, des signes de violences inquiétants avaient commencé à apparaître.

Le père se souvient notamment d’un incident survenu deux mois avant la mort de son fils. Une des cousines de M.D. lui avait rapporté que le garçon avait été sévèrement battu par un autre enseignant du “daara”, un certain I.Th., assistant du maître principal. Lorsque N.D. avait confronté M.T. par téléphone, ce dernier s’était excusé, mais la situation semblait loin d’être réglée. Selon N.D., I.Th., apprenant que la cousine de M.D. avait dénoncé les sévices, s’était acharné sur la fillette pour la punir. (NB: la rédaction dispose des images des sévices qui ne peuvent être publiées du fait de leur sensibilité).

UN « DAARA » APPAREMMENT HABITUEL DES FAITS

Un autre témoignage recueilli par « Le Dakarois Quotidien » vient confirmer les abus récurrents au sein de cet établissement. I.L., un autre parent d’élève, a récemment retiré son fils de 11 ans du même “daara” après que celui-ci a subi des violences graves. Le garçon avait récemment été opéré des amygdales, et le médecin lui avait interdit de parler fort pendant un mois. Malgré les assurances de M.T. que les consignes médicales seraient respectées, l’enfant est revenu chez lui avec des blessures inquiétantes à la bouche, au cou et à la tête.

Selon I.L., son fils, d’abord effrayé, avait menti en disant qu’il s’était blessé en tombant d’un escalier. Ce n’est qu’après plusieurs jours qu’il a avoué avoir été frappé par I.Th., qui ne tolère aucune insubordination. Ce témoignage a également révélé un climat de terreur au sein du “daara”, où les élèves sont menacés de sévices graves s’ils osent révéler les violences à leurs parents.

I.L. dénonce également le comportement du maître principal, M.T., qu’il accuse de transformer l’enseignement du Coran en une activité lucrative. « Ce n’est pas quelqu’un qui enseigne pour la Face de Dieu. Il a 63 élèves et chaque parent lui verse 40 000 francs CFA par mois ; c’est un businessman », a-t-il déclaré. Selon lui, son fils, après quatre ans dans cet établissement, n’a toujours pas maîtrisé l’intégralité du Coran, ce qui témoigne, à l’en croire, d’une approche purement intéressée.

Malgré ces accusations graves, M.T. a refusé de répondre en détail aux questions de la rédaction. Il s’est contenté de dire qu’il avait présenté ses condoléances à la famille de M.D., sans vouloir commenter les allégations de violences ou les accusations d’exploitation financière. La famille de l’enfant décédé a toutefois refusé de recevoir l’enveloppe de condoléances apportée par le maître coranique.

La Dakaroise

Kaolack : L’état de la route Lamarame-Ndiédieng totalement dégradée, les populations dénoncent l’oubli de leur commune

L’axe Ndiédieng-Lamarame reste une doléance récurrente depuis l’indépendance. En effet, ce tronçon de 9 km n’a jamais bénéficié de travaux de réhabilitation ou de goudronnage malgré les multiples appels des populations. “Depuis cette période, aucun des gouvernements qui se sont succédé n’a apporté de solutions adéquates aux attentes des habitants. Beaucoup de démarches ont été entreprises, notamment des marches pacifiques et des rencontres avec des responsables en qui nous avions placé nos espoirs. Mais, malheureusement, jusqu’à présent, le problème demeure sans solution”, a déclaré Malick Fall, 2e adjoint au maire de la commune de Ndiédieng.

Il rappelle également que, sous le régime de l’ancien président Macky Sall, le programme social de désenclavement avait inclus Ndiédieng. Cependant, aucun kilomètre de l’axe Ndiédieng-Lamarame n’a été goudronné en 2024.

La dégradation avancée des routes reliant Lamarame, Ndiédieng et Passy empêche les habitants de se déplacer librement, affectant gravement leur quotidien. “Cet état des routes impacte négativement le développement de notre localité ainsi que les activités économiques de la population”, souligne M. Fall.

La situation est particulièrement préoccupante pour les cultivateurs locaux. “L’état des routes ne permet pas l’écoulement des produits agricoles vers les autres villes. Pourtant, la commune de Ndiédieng constitue un carrefour stratégique reliant plusieurs localités, comme Saloum Diané et Keur Socé. Aujourd’hui, elle est pratiquement coupée de ces zones à cause de l’état désastreux des voies de communication”, déplore l’adjoint au maire.

La majorité des routes de cette zone sont devenues impraticables, ce qui accentue l’enclavement de la commune. Les habitants appellent donc les nouvelles autorités à entreprendre des travaux urgents afin de désenclaver la région et de leur permettre d’acheminer leurs produits agricoles.

Tirailleurs sénégalais : une polémique autour de leurs sacrifices et héritages

Une vive polémique secoue l’opinion publique depuis les récents propos tenus par Cheikh Oumar Diagne, ministre chargé de l’Administration et de l’Équipement à la présidence. Ce dernier a qualifié les tirailleurs sénégalais de “traîtres” en affirmant qu’ils “se sont battus contre leurs frères”. Ces déclarations, perçues comme un affront à la mémoire des soldats africains enrôlés par la France dans ses guerres coloniales, ont suscité une indignation générale.

Les descendants des tirailleurs sénégalais n’ont pas tardé à réagir. Ils ont dénoncé des propos jugés insultants envers la mémoire de leurs aïeux, dont les sacrifices ont marqué l’histoire. Les petits-fils des tirailleurs ont annoncé leur intention de porter plainte contre le ministre pour “propos diffamatoires”. À travers cette démarche, ils souhaitent défendre l’honneur de ces soldats qui, selon eux, ont été des victimes des systèmes coloniaux plutôt que des complices.

Face à la controverse, Cheikh Oumar Diagne n’a pas fait marche arrière. Dans une déclaration, il a réitéré ses propos, reprochant aux tirailleurs sénégalais d’avoir accepté d’être instrumentalisés pour réprimer les populations opprimées dans des zones comme l’Algérie durant la guerre d’indépendance. “Il est important de reconnaître que ces hommes ont aussi servi un système colonial qui opprimait leurs propres frères africains”, a-t-il insisté.

Le journaliste et directeur général de la RTS, Pape Alé Niang, a exprimé une position opposée à celle du ministre. Sur le réseau social X (anciennement Twitter), il a partagé le livre d’Anthony Guyon intitulé “Les tirailleurs sénégalais : de l’indigène au soldat, de 1857 à nos jours”. En légende, il a écrit un message simple mais lourd de sens : “RESPECT ! Un point c’est tout !”. Cette réaction exprime clairement son désaccord avec les propos du ministre et rend hommage à ces hommes souvent contraints de combattre dans des contextes qu’ils ne maîtrisaient pas.

La polémique autour des tirailleurs sénégalais met en lumière des tensions entre deux lectures historiques : celle qui considère ces soldats comme des héros ayant payé le prix fort dans des guerres qui ne les concernaient pas directement, et celle qui pointe leur rôle dans la répression des luttes d’émancipation sur le continent africain.

Pour de nombreux historiens, il est essentiel de replacer ces hommes dans leur contexte : recrutés de force ou attirés par des promesses de meilleures conditions de vie, les tirailleurs étaient souvent des victimes d’un système colonial oppressif. À ce titre, certains estiment que les critiques à leur encontre devraient s’adresser davantage aux responsables de ce système qu’aux soldats eux-mêmes.

Les déclarations de Cheikh Oumar Diagne et les réactions qui ont suivi montrent que le sujet des tirailleurs sénégalais reste sensible au Sénégal et en Afrique. Cette controverse rappelle l’importance de traiter avec précaution les mémoires collectives et de reconnaître la complexité des trajectoires historiques.

Guinguinéo : Les acteurs de la CSU dénoncent les manquements dans la Couverture Sanitaire Universelle

Depuis l’arrivée du régime du tandem “Diomaye-Sonko” à la tête du pays, la dénomination de l’Agence Nationale de la Couverture Maladie Universelle (CMU) a été changée en Agence Sénégalaise de la Couverture Sanitaire Universelle (Sen-CSU), par le décret n° 2024-832 du 27 mars 2024. Ce décret fixe également les règles d’organisation et de fonctionnement de cette nouvelle entité. Cependant, depuis sa mise en place, des critiques sur sa gestion émergent, notamment dans le département de Guinguinéo, région de Kaolack.

“De la couverture maladie universelle à la couverture sanitaire universelle, le brouillard n’a fait que trop durer. Sur les bases de la CMU devait renaître la CSU, avec des attentes accrues pour les populations des secteurs informel et rural”, a expliqué Mamadou Ba, vice-président du conseil d’administration de la mutuelle de santé départementale de Guinguinéo, lors d’une conférence de presse.

Mamadou Ba a rappelé que la CMU, en ce qui concerne l’assurance maladie, était bien soutenue par les mutuelles de santé communautaires réparties sur tout le territoire national. Toutefois, malgré les performances enregistrées entre 2018 et 2022, notamment en termes de subventions promises par l’État (qui s’élèvent à 24 milliards de francs CFA), de nombreux défis persistent.

En 2013, l’État avait entrepris une réforme portant sur la départementalisation de l’assurance maladie, mais aucune mesure d’accompagnement n’avait été mise en place pour soutenir les mutuelles de santé. “Aujourd’hui, plusieurs interrogations subsistent : quel sera le nouveau format des cotisations pour les bénéficiaires ? La subvention va-t-elle cesser ? Quelle sera la place des mutuelles de santé dans le nouveau dispositif de la CSU ?” s’est interrogé Mamadou Ba.

De plus, les subventions attendues pour l’année 2023 tardent encore à être versées, ce qui impacte considérablement le fonctionnement des mutuelles de santé. Dans le département de Guinguinéo, bien que les populations et les collectivités locales aient largement adopté et soutenu le programme, certaines prestations commencent à être suspendues en raison du manque de ressources.

Malgré ces défis, les prestataires de soins, notamment les postes de santé, centres de santé et pharmacies, continuent de collaborer étroitement avec les mutuelles. Cependant, Mamadou Ba exprime son inquiétude : “Nous, mutualistes de santé communautaires, sommes déboussolés. L’État, à travers la délégation de gestion, entend prendre directement en charge une partie importante de nos bénéficiaires, notamment ceux des bourses familiales et des cartes d’égalité des chances.”

En outre, Mamadou Ba déplore le manque de dialogue entre les acteurs impliqués dans la mise en œuvre de la CSU, une situation qui freine l’amélioration de ce programme crucial pour les populations vulnérables.

Les acteurs des mutuelles de santé appellent les nouvelles autorités à faire preuve de diligence et à clarifier les modalités de gestion de la CSU. “Nous espérons que la subvention de 2023 sera versée rapidement et que des mesures concrètes seront prises pour garantir la pérennité de ce programme de protection sociale essentiel”, conclut Mamadou Ba.

Ainsi, alors que la transition de la CMU vers la CSU était censée renforcer le système de couverture sociale, elle semble pour l’instant engendrer davantage de questionnements et d’incertitudes parmi les bénéficiaires et les acteurs locaux.

Enseignement supérieur : Dénonciation de la procédure budgétaire à l’Université Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niass (USSEIN) pour le budget 2025

Depuis quelque temps, l’Université Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niass (USSEIN) multiplie les alertes pour attirer l’attention des nouvelles autorités sur les difficultés qu’elle traverse. Cependant, ces appels semblent rester lettre morte. En effet, sur un budget de 2,5 milliards de francs CFA, l’USSEIN n’a obtenu qu’une rallonge budgétaire de 130 millions en fin d’année 2024, un montant jugé largement insuffisant.

Selon le communiqué publié par la coordination du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) de l’USSEIN :

« Depuis son démarrage en 2019, l’USSEIN fait face à un déficit budgétaire chronique, ce qui est regrettable pour une université à vocation professionnalisante et agricole, ayant pour mission de relever le défi de l’autosuffisance alimentaire. L’année budgétaire 2024 a été particulièrement critique : le budget alloué n’a même pas permis de couvrir les dépenses prioritaires incompressibles. L’administration a été contrainte de budgétiser les salaires sur une durée de neuf mois, réduisant drastiquement le montant consacré à la pédagogie. »

En fin d’année 2024, une rallonge de 200 millions de francs CFA a été attribuée à l’USSEIN, mais cette somme a été amputée de 70 millions par la suite, aggravant davantage la situation. Ce manque de moyens a eu pour conséquence le report du recrutement de 12 enseignants-chercheurs initialement prévu pour le second semestre de 2024. Leur intégration ne sera finalement effective qu’en janvier 2025.

Pour l’année 2025, les autorités étatiques, notamment le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) et le Ministère des Finances, ont décidé de maintenir le maigre budget de 2,5 milliards, complété par les 130 millions de rallonge obtenus en fin d’année 2024.

La coordination SAES-USSEIN critique fortement les pratiques de l’administration rectorale, qu’elle accuse de « contourner les instances universitaires ». D’après le syndicat, « l’administration a proposé un budget pour validation au Conseil d’Administration (CA) de façon unilatérale, sans consultation préalable des instances pédagogiques et sans prévoir de financements pour les quatre UFR (Unités de Formation et de Recherche). »

« Ce budget insignifiant de 2,5 milliards, consolidé par une rallonge dérisoire, est insuffisant pour couvrir les salaires sur douze mois ou financer correctement les charges pédagogiques et autres dépenses incompressibles. Ces pratiques ne respectent pas l’autonomie des instances universitaires et négligent la pédagogie, qui est pourtant la raison d’être d’une université. »

La coordination du SAES-USSEIN appelle les représentants du syndicat à dénoncer cette situation lors du Conseil d’Administration prévu le 30 décembre 2024. Elle invite également les membres du CA à refuser de voter un budget qui :

• Ne tient pas compte des besoins pédagogiques ;

• Ne garantit pas le paiement des salaires sur une année entière.

Pour les enseignants de l’USSEIN, ces difficultés financières récurrentes risquent de compromettre la mission fondamentale de l’université, qui est de former des cadres capables de répondre aux défis du développement agricole et de l’autosuffisance alimentaire au Sénégal. Ils demandent une correction immédiate de ces pratiques, tout en réaffirmant leur engagement pour la défense de l’autonomie universitaire et des droits pédagogiques.

Question de l’exclusion sociale : Une formation pour capacité les membres du CDPE de Keur massar…

Au cours d’une rencontre de formation initiale a l’approche méthodologique en travaille social de rue réunissant les membres du CDPE de Keur massar, la question de l’exclusion sociale est bien prise en charge…Dans l’extrait qui suit.

Question de l'exclusion sociale : Une formation pour capacité les membres du CDPE de Keur massar...

Affaire AAE POWER : L’État porte plainte et ordonne un audit

L’affaire AAE POWER, qui suscite de vives préoccupations, est désormais sous le radar de l’État sénégalais. Cheikh Diba, ministre des Finances et du Budget, a confirmé que le gouvernement suit activement ce dossier. Cette déclaration a été faite devant les députés en commission et en plénière lors de l’examen de la Loi de Finances Rectificative (LFR) 2024.

Le rapport accompagnant la LFR 2024 précise que le ministère des Finances et du Budget a pris des mesures concrètes. Le dossier a été transmis à l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARCOP) pour examen approfondi. En parallèle, une plainte a été déposée par l’intermédiaire de l’Agent Judiciaire de l’État (AJE).

De son côté, la Direction Générale des Impôts et des Domaines (DGID) s’est saisie de l’affaire et a commandité un audit pour faire la lumière sur les éventuelles irrégularités.

L’implication de plusieurs organes de l’État témoigne de la gravité de l’affaire AAE POWER, bien que les détails précis sur les irrégularités reprochées à cette entreprise n’aient pas encore été rendus publics. Les parlementaires, soucieux de la transparence, ont interpellé le ministre pour obtenir des clarifications, mais celui-ci s’est contenté d’affirmer que des investigations sont en cours.

Cet audit, commandité par la DGID, et les investigations menées par l’ARCOP pourraient révéler des informations cruciales sur l’affaire. En attendant les conclusions, le gouvernement semble déterminé à maintenir la rigueur et à assurer la transparence dans la gestion des fonds publics.

Kaolack : Les postiers en sit-in ce mardi, réclament deux mois de salaires impayés

Les travailleurs de la Poste de Kaolack ont organisé un sit-in ce mardi pour protester contre le non-paiement de leurs salaires des mois de novembre et décembre. Cette situation, dénoncée depuis des mois, plonge les employés dans des conditions de vie extrêmement difficiles.

Selon Moustapha Thiam, secrétaire général adjoint du syndicat des travailleurs de la Poste et des Télécommunications, cette crise résulte des problèmes financiers chroniques de la Poste, imputables, selon lui, à une mauvaise gouvernance. “Nous sommes dans une situation où la dignité des postiers est piétinée, et leur fierté d’appartenir à la Poste s’effrite. Aujourd’hui, ce sont nos enfants, vulnérables, qui en subissent les conséquences. Cette situation est la conséquence de difficultés financières dues à une mal gouvernance dénoncée depuis longtemps par les postiers”, a-t-il déclaré.

Il a également interpellé les autorités étatiques, rappelant qu’elles étaient présentes aux côtés des postiers lorsqu’ils alertaient sur ces problèmes. “Nous les invitons à apporter des solutions urgentes à cette affaire. Sinon, elles vont nous entendre sur d’autres plans”, a-t-il averti.

Moustapha Thiam a aussi souligné le manque de concrétisation des promesses de l’État concernant la restructuration de la Poste. “Dans le cadre de cette restructuration, l’État avait promis des initiatives innovantes pour régler définitivement les problèmes des agents des postes à travers le pays. Mais jusqu’ici, rien n’a été fait”, a-t-il ajouté.

Il a rappelé les répercussions dramatiques de cette situation sur les familles des postiers : “Un père ou une mère de famille qui a travaillé pendant des mois sans être payé ne peut pas répondre à ses besoins essentiels comme le loyer, la scolarisation des enfants ou les dépenses quotidiennes.”

Les travailleurs de la Poste demandent donc une réaction rapide et des solutions concrètes pour mettre fin à cette crise qui compromet leur survie et celle de leurs familles.

Ngor-Almadies : Un gérant d’appartements meublés arrêté pour espionnage de clients

Un scandale d’espionnage secoue le quartier résidentiel de Ngor-Almadies à Dakar. S. Diallo, gérant de cinq appartements meublés dans cette zone huppée, a été arrêté par la Division spéciale de la cybersécurité (DSC) pour atteinte grave à la vie privée de ses clients. Une enquête approfondie a révélé un système élaboré de surveillance clandestine mis en place par le suspect, qui aurait secrètement filmé des couples dans leur intimité.

Selon le journal L’Observateur, l’exploitation du téléphone portable de l’accusé a permis de découvrir plus d’une centaine de vidéos compromettantes montrant des scènes intimes impliquant divers couples. Diallo avait dissimulé des caméras dans chaque pièce de ses appartements, soigneusement positionnées pour capturer des vues dégagées des lits. Ces dispositifs de surveillance étaient connectés à son téléphone, lui permettant de visionner à distance les ébats de ses clients en temps réel.

Les autorités ont identifié plus de cinquante couples filmés à leur insu, dont une dizaine de clients réguliers apparaissant à plusieurs reprises avec différentes partenaires. Ce système de voyeurisme, installé à l’insu des occupants, constitue une violation flagrante de leur vie privée et soulève des inquiétudes sur les mesures de sécurité dans les établissements d’hébergement temporaire à Dakar.

Malgré ses dénégations, S. Diallo a été déféré vendredi dernier devant le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Dakar. Il devra répondre des accusations portées contre lui, notamment l’installation de dispositifs de surveillance sans consentement et l’atteinte à la vie privée.

Ce scandale a suscité une vive indignation dans l’opinion publique et relance le débat sur la protection des droits des locataires, en particulier dans des quartiers prisés comme Ngor-Almadies. Les autorités judiciaires devraient, dans les jours à venir, décider de la suite à donner à cette affaire qui met en lumière les dérives possibles dans le secteur de la location d’appartements meublés.

Cheikh Oumar Diagne et la polémique sur les tirailleurs sénégalais : un appel à une relecture critique de l’histoire

Dans une récente déclaration qui a suscité un large débat public, Cheikh Oumar Diagne a choisi de revenir sur ses propos concernant les tirailleurs sénégalais. L’intellectuel sénégalais, accusé de dénigrer la mémoire de ces soldats africains ayant servi la France durant la période coloniale, a tenu à clarifier ses intentions et à inviter à une relecture critique de l’histoire, dénuée d’émotions et de polémiques stériles.

Cheikh Oumar Diagne rappelle que le corps des tirailleurs sénégalais, créé en 1857 par décret de Napoléon III à la demande de Louis Faidherbe, servait initialement à consolider les ambitions coloniales françaises en Afrique. Ces soldats, souvent recrutés de manière forcée ou sous des promesses de rémunération et de reconnaissance, ont été impliqués dans des expéditions militaires visant à maintenir l’ordre colonial et à réprimer les résistances locales. Diagne met en avant ce rôle ambigu, soulignant que les tirailleurs étaient le « bras armé » de l’administration coloniale française.

« Comment peut-on détester Louis Faidherbe pour ce qu’il a fait, mais aimer ceux qui exécutaient ses ordres ? » interroge-t-il. Il pousse ainsi à une réflexion plus nuancée sur le rôle historique de ces soldats, entre héroïsme militaire et collaboration involontaire avec une puissance oppressive.

Dans sa déclaration, Cheikh Oumar Diagne précise qu’il n’a jamais remis en question la dignité des tirailleurs ni nié leurs sacrifices. Toutefois, il distingue entre la commémoration des tirailleurs eux-mêmes et celle des massacres coloniaux qu’ils ont parfois subis. Le 1er décembre, jour de commémoration du massacre de Thiaroye (1944), il affirme avoir voulu souligner l’acte « lâche et ingrat » de la France envers ces soldats africains. Pour lui, cette commémoration devrait être une victoire contre le déni occidental et non une simple glorification des tirailleurs sans critique de leur rôle historique.

Diagne appelle à une relecture « décomplexée » de l’histoire coloniale sénégalaise. Selon lui, il faut classer les différents acteurs de la colonisation : les résistants, qu’il qualifie de « héros », les collaborateurs qu’il considère comme des « traîtres », et les neutres. « Où placer les tirailleurs dans cette typologie ? » demande-t-il à ses interlocuteurs, les invitant à dépasser les émotions pour engager un débat basé sur des faits historiques.

Il rappelle également que les premiers soldats africains au service de la France étaient souvent des anciens esclaves reconvertis, utilisés pour sécuriser les intérêts commerciaux français. Pour lui, l’histoire des tirailleurs ne peut être dissociée du contexte de domination coloniale, et toute tentative d’idéalisation risque d’occulter des vérités fondamentales.

Cheikh Oumar Diagne dénonce par ailleurs ce qu’il appelle la « fabrique de la polémique » dans le débat public sénégalais. Selon lui, ses propos ont été sortis de leur contexte pour alimenter des controverses inutiles, empêchant ainsi un véritable échange d’idées. Il invite ses détracteurs à visionner l’intégralité de son interview diffusée sur Fafa TV avant de formuler des jugements hâtifs.

La question des tirailleurs sénégalais reste un sujet sensible au Sénégal et dans les anciens territoires colonisés. Pour Cheikh Oumar Diagne, la mémoire collective ne peut se construire que sur une base historique solide et sans tabous. Tout en rendant hommage aux sacrifices des tirailleurs, il appelle à reconnaître les ambiguïtés de leur rôle dans l’histoire coloniale afin de mieux comprendre le passé et de tirer les leçons nécessaires pour l’avenir.

Sénégal : Plainte déposée contre un sit-in féministe prévu le 31 décembre 2024

Un collectif composé d’organisations sénégalaises et de figures religieuses a officiellement déposé, ce lundi 23 décembre 2024, une plainte auprès du Procureur de la République pour s’opposer à un sit-in annoncé par un groupe de féministes. Ce rassemblement, prévu le 31 décembre, vise à dénoncer la “culture du viol” et à réclamer l’application effective du Protocole de Maputo, un texte juridique adopté par l’Union africaine pour la protection des droits des femmes.

Mené par Mame Mactar Guèye, vice-président de l’ONG Jamra, et soutenu par d’autres personnalités telles qu’Adama Mboup (Coalition pour la Défense des Valeurs Morales – CDVM), Imam El Hadji Aliou Dia (DKWH) et Imam El Hadji Lamine Diagne (DMKS), le collectif affirme que la forme choisie pour ce sit-in est en contradiction avec les lois et les valeurs socio-culturelles du Sénégal.

En effet, les organisatrices du mouvement féministe prévoient une manifestation inspirée du modèle des Femen, où des femmes protesteraient en public, entièrement nues. Les plaignants considèrent cette action comme une atteinte grave aux “bonnes mœurs” et une violation des articles 318 et 324 du Code pénal sénégalais, qui répriment l’outrage public à la pudeur et l’incitation à des comportements contraires à la moralité publique.

Selon eux, un tel événement pourrait non seulement heurter la sensibilité des citoyens, mais également troubler l’ordre public, surtout en cette période festive de fin d’année marquée par des préoccupations de stabilité sociale et de tranquillité.

Dans leur plainte, le collectif insiste sur l’importance de préserver les valeurs socio-culturelles du pays et d’éviter ce qu’ils qualifient de “destruction de la cellule familiale” et de “dégrégation de l’image de la femme sénégalaise”. Ils dénoncent une initiative visant, selon eux, à “imposer des pratiques étrangères” en contradiction avec l’identité nationale et les traditions locales.

“Nous respectons le droit à la liberté d’expression, mais cette liberté ne peut se faire au détriment des bonnes mœurs et de l’ordre public”, a déclaré Mame Mactar Guèye, porte-parole du collectif.

Les militantes féministes à l’origine du sit-in souhaitent attirer l’attention sur des problématiques urgentes telles que la “culture du viol”, une expression dénonçant l’impunité et la banalisation des violences sexuelles, ainsi que le non-respect du Protocole de Maputo. Ce texte, adopté en 2003, encourage les États membres de l’Union africaine à garantir les droits fondamentaux des femmes, notamment en matière de santé reproductive et de lutte contre les violences basées sur le genre.

Cependant, le mode de protestation choisi semble diviser l’opinion publique. Si certains saluent le courage des organisatrices pour mettre en lumière des sujets souvent occultés, d’autres, comme le collectif plaignant, y voient une provocation inacceptable.

Les plaignants exhortent le Procureur de la République à agir en amont pour interdire la tenue de ce sit-in, arguant qu’il constitue une menace pour la paix sociale. Pour l’heure, aucune décision officielle n’a été communiquée, mais cette affaire suscite déjà un vif débat au sein de l’opinion publique, entre défense de la liberté d’expression et préservation des valeurs culturelles et religieuses du pays.

Kaolack : Incendie au marché Guedji – Badou Ndour plaide pour un recensement inclusif et transparent des dégâts

Suite au violent incendie survenu dans la nuit du samedi dernier au marché Guedji de Kaolack, Badou Ndour, président du Mouvement pour le Développement Inclusif du Sénégal, accompagné d’une forte délégation, s’est rendu ce lundi auprès des commerçants sinistrés pour leur exprimer sa solidarité et sa compassion.

« Cet incident est naturellement très malheureux, car non seulement les dégâts matériels sont énormes, mais il intervient également dans un contexte de crise économique qui affecte déjà fortement l’activité de ces commerçants », a-t-il déclaré.

En tant qu’acteur de développement, Badou Ndour a proposé des mesures préventives pour éviter que ces incendies, devenus récurrents au marché central de Kaolack, ne se reproduisent. Il a également exprimé son désaccord avec l’idée d’une reconstruction directe du marché par l’État :

« Il est grand temps de se pencher sérieusement sur l’état de nos marchés et sur leur entretien. La reconstruction du marché Guedji par l’État ne me semble pas être la meilleure option. Cela pourrait créer des tensions ou des conflits internes entre les commerçants au moment où ils recevront leurs clés. La solution, selon nous, serait de les accompagner financièrement afin qu’ils puissent eux-mêmes reconstruire leurs cantines », a-t-il suggéré.

Le président du Mouvement pour le Développement Inclusif du Sénégal a également appelé à une mobilisation des ressources régionales et nationales pour soutenir ces commerçants dans la reprise de leurs activités. Il s’est dit réconforté par la visite des autorités locales et des bonnes volontés, tout en saluant le travail des sapeurs-pompiers.

« Ces derniers ont apporté leur expertise pour éteindre l’incendie et continuent de surveiller les lieux », a-t-il affirmé.

Enfin, Badou Ndour a insisté sur la nécessité d’un recensement des dégâts causés par l’incendie, réalisé dans un esprit d’inclusion et de transparence, afin de garantir une gestion équitable et efficace des aides.

Vers une réforme du transport public : le Sénégal adopte des mesures conservatoires pour la sécurité routière

Dans le cadre de la transformation rapide et intégrale du transport public au Sénégal, le gouvernement a décidé d’organiser des États généraux des Transports publics. Cette initiative vise à établir un consensus indispensable pour réformer ce secteur stratégique. Cependant, en attendant la mise en œuvre de ces nouvelles mesures, le Premier ministre a validé un ensemble de dispositions conservatoires destinées à renforcer immédiatement la prévention et la sécurité routières. Ces mesures, issues d’une réunion interministérielle tenue le 8 août 2024, seront appliquées sans délai.

Les premières mesures conservatoires visent à intensifier le contrôle routier et à durcir les sanctions pour les infractions au Code de la route. Parmi les actions prioritaires figurent :

• Réactivation des commissions régionales pour le retrait et la restitution des permis de conduire, avec l’obligation pour les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) de transmettre systématiquement les permis des contrevenants à ces commissions.

• Rapports mensuels : chaque commission devra produire un rapport mensuel destiné au ministère des Transports terrestres pour un suivi rigoureux.

• Application stricte des sanctions prévues par le Code de la route, notamment sur les excès de vitesse, les dépassements dangereux, les surcharges de bagages, le transport mixte, les surnombres de passagers, ainsi que les défaillances techniques (pneumatiques, pare-brise, rétroviseurs, etc.).

Concernant les deux-roues, qui représentent une part importante des accidents de la route, des mesures spécifiques ont été adoptées :

• Immatriculation obligatoire pour toutes les motos de cylindrée supérieure à 49 cc. Une période de gratuité de trois mois pour l’immatriculation des motos déjà dédouanées et en règle a été instaurée, à l’exclusion des frais de plaque.

• Sanctions systématiques contre les comportements dangereux : circulation sur les trottoirs, non-respect des stops, feux tricolores, ou sens giratoires, rodéos urbains, circulation en sens interdit, et non-port du casque.

• Interdiction stricte de transporter plus de deux personnes sur une moto.

Libération des emprises et préservation des infrastructures routières

Pour améliorer la circulation et protéger les infrastructures, le gouvernement a ordonné :

• La libération des routes à grande circulation (nationales, régionales et départementales) et de leurs dépendances (voies, trottoirs, etc.) des occupations anarchiques, y compris les panneaux publicitaires non autorisés.

• La désoccupation des ponts, passerelles, et exutoires naturels des eaux pluviales pour préserver leur fonctionnalité et éviter des inondations ou déséquilibres structurels.

Ces mesures conservatoires, bien qu’urgentes et immédiates, s’inscrivent dans une stratégie globale visant à réformer le transport public sénégalais. Les États généraux des Transports publics, qui seront organisés prochainement, devront approfondir cette dynamique en impliquant toutes les parties prenantes.

En renforçant à court terme la sécurité et la prévention, tout en engageant des réformes de fond, le gouvernement entend poser les bases d’un système de transport public moderne, sûr et adapté aux besoins croissants de la population.

2ème Anniversaire du REFLET : Le leadership féminin dans l’éducation au coeur des réflexions

Devant un parterre d’invités composés d’universitaires, de diplomates, de sommités religieuses entre autres, le Réseau des femmes leaders autour de Thierno Amadou Ba (REFLET), a célèbré son deuxième anniversaire ce samedi 21 décembre. En effet, « Leadership féminin dans l’éducation : le rôle éducatif de la femme dans une société en mutation » est le thème choisi pour la célébration de cette année. La salle de conférence de l’UCAD2, archi comble, a vibré au rythme de discours de conscientisation et rassembleurs au profit de la femme sénégalaise. Selon la présidente du REFLET, pour atteindre son objectif, ce Réseau qui a des représentations dans plusieurs régions à travers le monde, se fonde sur un principe clair: « favoriser l’épanouissement social de la femme, encourager l’entreprenariat féminin, faciliter l’accès au financement pour les femmes, promouvoir l’autonomisation des femmes ». « Il y’a deux ans aujourd’hui, jour pour jour, le Réseau des femmes leaders autour de Thierno Amadou Ba a été fondé. Depuis sa création, le REFLET est devenu une organisation bien structurée, rassemblant des femmes engagées et actives dans le développement de leur communauté, de leur entreprise et de leur groupement. Ces femmes se distinguent par leur participation active à l’édification du développement en général et par leur engagement pour l’amélioration des conditions socio-économiques des femmes en particulier. Le REFLET est ainsi un cadre de réflexion et d’échange sur l’avenir économique et social des femmes dans un monde de plus en plus sélectif. Il promeut la culture de l’excellence afin de permettre à la femme d’atteindre les plus hauts niveaux de responsabilité et de s’y maintenir. Les membres du réseau sont présentes dans plusieurs regions du monde, brisant ainsi les frontières géographiques et confrériques. Mais ses succès n’auraient pas été possible sans l’engagement indéfectible de notre visionnaire. Un homme dont les multiples talents et son dévouement au développement de la femme en font une référence, le Khalife de Bambilor. Thierno, vos efforts sont incommensurables et nous vous remercions très sincèrement pour le soutien constant que vous apportez au REFLET », a expliqué Adja Binta Ndiaye, Présidente du REFLET. Pour sa part, Thierno Amadou Ba a confondu en remerciements les invités, le parrain et la marraine pour les valeurs qu’ils incarnent ainsi que les conférenciers, les autorités universitaires mais aussi la délégation centrafricaine venue solliciter auprès de lui une assistance et des prières pour le retour des bonnes valeurs et de la paix dans leur pays. « Je me réjouis de la présence de tout le monde ici dans cette grande salle de conférences de l’UCAD2. Cher parrain et chère marraine, chers conférenciers, vous êtes des monuments et source d’inspiration. De par vos enseignements et la façon dont vous avez abordé le thème ici aujourd’hui, c’est une première dans ce temple du savoir. Vous avez pris tout votre temps pour le consacrer à vos messages à la fois pertinents, poignants et éducateurs dont toutes les femmes devraient s’inspirer pour être des modèles dans cette société aujourd’hui en pleine mutation. C’est pourquoi, au nom des femmes du Réseau, je voudrais demander solennellement à mon amie et ma soeur, madame le ministre Ngoné Ndoye, d’être la présidente d’honneur du REFLET, tel est le vœu de ces femmes. Vous avez réussi cette journée mâcha Allah. Nous avons entendu le cris de cœur de nos invitées centrafricaines, maman Rosalie et le reste de la délégation, sachez que nous avons mis en place la diplomatie religieuse en Centrafrique, nous avons contacté les imams, les évêques, nous allons y travailler de sorte que même si nous n’avons pas le prototype sénégalais en entier, on aura quelque chose qui vous permettra de vivre dans la paix, la solidarité et la cohésion sociale », a dit le Khalife général de Bambilor, Thierno Amadou Ba.
A noter que ce Réseau ouvert à toutes les femmes qui adhérent aux valeurs d’éthique, de morale, de vertu et qui partagent la vision d’une amélioration de la condition féminine dans toutes ses dimensions tant familiales que professionnelles, a eu comme parrain pour cette édition, Amadou François Gaye, directeur général des sénégalais de l’extérieur et comme marraine, Awa Diop Ndiaye. Dans une approche pédagogique, les conférenciers, Pr Ben Omar Ndiaye, enseignant chercheur à l’Ucad, l’ancienne ministre des sénégalais de l’extérieur, Ngoné Ndoye et Oustaz Idrissa Gaye de Thiés, islamalogue, ont su, dans leurs exposés, tenir en haleine l’assistance par leurs enseignements et discours de haute facture à travers des communications basées sur le respect, la tolérance, la solidarité dans la société. Les femmes ont été également sensibilisées sur le gaspillage et les dépenses excessives lors des cérémonies familiales.

A. Saleh

Incendie à Yoff : l’hypermarché Exclusive ravagé par les flammes

Un violent incendie a complètement détruit l’hypermarché Exclusive situé à Yoff ce matin, semant la panique dans le quartier et laissant les résidents de la Cité Biagui et de la Cité ASECNA dans l’obscurité. Le feu s’est déclaré aux environs de 5 heures du matin, au niveau du Chicken Masters, avant de se propager à une vitesse alarmante à travers l’établissement.

Les flammes, attisées par des matériaux hautement inflammables tels que des textiles, des ustensiles et des décorations en plastique stockés aux premier et deuxième étages, ont ravagé la devanture de l’hypermarché avant d’engloutir l’intérieur. Les explosions répétées de certains matériaux ont amplifié l’intensité du feu, mettant à rude épreuve les efforts des sapeurs-pompiers.

Face à l’ampleur de l’incendie, une dizaine de camions-citernes des sapeurs-pompiers ont été dépêchés sur les lieux pour contenir les flammes et empêcher leur propagation aux commerces et bâtiments voisins. Les opérations de lutte contre le sinistre ont duré plusieurs heures, la fumée épaisse étant visible à plusieurs kilomètres à la ronde.

En plus des dégâts matériels majeurs, l’incendie a causé des perturbations dans les quartiers environnants. L’alimentation électrique a été coupée à titre préventif, plongeant la Cité Biagui et la Cité ASECNA dans le noir dès les premières heures du jour. Les résidents, inquiets de l’ampleur du feu, ont été contraints de quitter temporairement leurs maisons, certains redoutant une éventuelle propagation.

Pour l’instant, l’origine exacte de l’incendie reste inconnue. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes du sinistre. Aucun bilan humain n’a été communiqué à cette heure, mais les pertes matérielles sont estimées à plusieurs millions de francs CFA. Les propriétaires des commerces touchés par l’incendie tentent déjà d’évaluer l’étendue des dégâts.

Kaolack : Incendie au marché Guedji, le président du Mouvement “Kaolack Droit au Devant” sur les lieux

Dans la nuit du samedi au dimanche, un incendie dévastateur s’est déclaré au marché Guedji de Kaolack, ravageant plus d’une centaine de cantines. Suite à ce drame, le président du Mouvement “Kaolack Droit au Devant”, Ass Khalifa Niasse, s’est rendu sur les lieux ce dimanche pour apporter son soutien aux sinistrés.

“Nous avons été informés de l’incendie qui s’est produit entre 22h et 23h au marché Guedji. Ce que nous avons constaté sur place est alarmant : de nombreux biens, des marchandises et d’autres équipements sont partis en fumée. En tant que fils de la commune, il était de notre devoir de venir soutenir les sinistrés et partager leur douleur. Ici, plusieurs millions ont été réduits en cendres”, a déclaré Ass Khalifa Niasse.

Lors de cette visite, le leader du mouvement a échangé avec les commerçants touchés par cette tragédie. Après avoir écouté leurs préoccupations, il a tenu à les rassurer quant à l’arrivée prochaine de soutiens pour les aider à surmonter cette épreuve. En guise de solidarité, Ass Khalifa Niasse a offert une somme importante aux commerçants ayant perdu leurs biens dans l’incendie.

Le petit-fils de Mame Baye Niasse a également profité de l’occasion pour interpeller les nouvelles autorités du pays. “Le marché de Kaolack est l’un des plus grands marchés de la sous-région. Cependant, il mérite un programme spécial de modernisation pour prévenir ces drames récurrents qui entravent l’activité commerciale de nombreux citoyens. Je lance un appel non seulement aux autorités étatiques mais aussi aux autorités territoriales et aux bonnes volontés pour venir en aide à ces pères et mères de famille qui traversent une période difficile”, a plaidé Ass Khalifa Niasse.

Ce geste de solidarité, combiné à son appel à une meilleure prise en charge des infrastructures commerciales de Kaolack, reflète l’engagement du président du Mouvement “Kaolack Droit au Devant” à défendre les intérêts des habitants de la ville.

Secteur informel : L’Union des Commerçants en Équipement et Technologies de Bureautique du Sénégal (UCOTEBS) se fixe des défis pour le développement et la structuration du secteur

La Chambre de Commerce de Dakar a abrité, ce samedi 21 décembre 2024, le lancement officiel des activités de l’Union des Commerçants en Équipement et Technologies de Bureautique du Sénégal (UCOTEBS). Cet événement a été l’occasion pour les membres de l’association de renforcer leur synergie avec la Chambre de Commerce de Dakar.

Selon Modou Niang, vice-président de l’association, ce lancement marque une étape importante pour l’UCOTEBS, ouvrant la porte à une collaboration avec cette structure étatique essentielle pour tous les commerçants. Il a affirmé que l’association a de nombreux défis à relever et qu’une tournée nationale sera bientôt organisée pour fédérer les acteurs du secteur. L’objectif est de transformer l’UCOTEBS en une structure nationale, et non plus régionale.

Des opportunités pour les commerçants

« Le commerce est un atout important pour la Chambre de Commerce, tout comme pour le ministère du Commerce, qui est notre tutelle. C’est pourquoi nous avons choisi de lancer nos activités dans cette maison qui nous est dédiée. Aujourd’hui, nous procédons à notre lancement officiel avec des débats, des échanges et des partenariats. Le président de la Chambre de Commerce nous a orientés vers une voie prometteuse, nous assurant que les portes de cette institution nous resteront ouvertes. Nous pourrons ainsi bénéficier de formations et d’informations qui nous aideront à redynamiser notre secteur.

L’UCOTEBS a pour mission de fédérer l’ensemble de ses membres, c’est-à-dire les acteurs du commerce dans les différents domaines affiliés à l’association. Nous avons décidé de nous regrouper pour relever ensemble les défis qui jalonnent notre parcours. Nous allons former nos membres dans des domaines tels que l’informatique, l’électroménager, la bureautique, etc. », a déclaré Modou Niang.

Des défis multiples et une volonté de modernisation

De son côté, le secrétaire général national de l’UCOTEBS, Serigne Saliou Ndao, a souligné l’ampleur des défis à relever, notamment en matière de modernisation et de formation des membres de l’association. « Parmi les commerçants, certains n’ont pas eu la chance de faire des études, et d’autres n’ont reçu aucune formation. Cependant, les nouvelles autorités nous encouragent à aller vers la formalisation. Aujourd’hui, cela devient notre credo : nous former et acquérir les compétences nécessaires pour nous conformer aux exigences de l’État.

Les défis sont multiples. Nous allons les identifier, les analyser et proposer des solutions adaptées. La formation est un axe prioritaire, car elle permet de mieux répondre aux besoins du marché et de s’intégrer dans une économie en pleine évolution », a-t-il ajouté.

Une ambition nationale

Modou Niang a conclu en affirmant que l’UCOTEBS ambitionne de représenter tous les commerçants du Sénégal. « Dans les jours à venir, nous allons créer des comités régionaux. Nous travaillerons avec sérieux et sincérité pour fédérer un maximum de membres et d’associations autour de l’UCOTEBS. Nous voulons faire en sorte que l’association ne soit pas uniquement dédiée aux commerçants de Dakar, mais qu’elle devienne une structure nationale, au service de tous les commerçants du Sénégal. »

Ce lancement marque ainsi le début d’un processus de structuration et de professionnalisation du secteur informel, avec l’ambition d’améliorer les conditions de travail des commerçants et de contribuer à leur intégration dans l’économie formelle.

Le Syndicat Démocratique des Travailleurs de l’Administration (SDTA) réclame des réformes et interpelle les autorités

C’est avec une colère noire que le Syndicat Démocratique des Travailleurs de l’Administration (SDTA) a tenu une conférence de presse ce samedi matin, au siège de la centrale syndicale CSA. Les membres du syndicat ont exigé la généralisation de l’indemnité de logement afin de promouvoir une équité socioprofessionnelle. Ils ont également dénoncé les mauvaises conditions de travail, le retard dans la délivrance des titres de propriété des terrains acquis par les agents de l’administration sur le site de Mbour IV à Thiès, ainsi que la non-mutualisation des moyens de transport.

Au cours de cette rencontre, M. Birima Ndiaye, secrétaire général du SDTA, a exposé les principales doléances du syndicat :

1. Généralisation de l’indemnité de logement : Le SDTA demande que tous les travailleurs de l’administration bénéficient de cette indemnité pour garantir une justice sociale et professionnelle.

2. Délivrance des titres de propriété : Les agents de l’administration ayant acquis des terrains à Mbour IV, à Thiès, attendent toujours leurs titres de propriété. Le syndicat exhorte les autorités à accélérer ce processus.

3. Conditions de travail à Diamniadio : M. Ndiaye a déploré les conditions difficiles dans lesquelles travaillent les agents. Concernant le transport, le syndicat réclame une mutualisation des moyens de déplacement pour les différents ministères, avec la création de lignes adaptées aux destinations des agents.

4. Restauration sur le lieu de travail : Le SDTA demande une augmentation de la dotation en tickets subventionnés, passant de 20 à 100 tickets par mois, en raison de la hausse des prix des repas, qui atteignent en moyenne 3 000 FCFA l’unité. Par ailleurs, le syndicat souhaite être impliqué dans le contrôle de la qualité des aliments et l’organisation des échanges entre tickets, argent et denrées alimentaires dans les restaurants et supérettes.

5. Recrutement des contractuels : Le syndicat appelle à l’intégration dans la fonction publique des contractuels ayant au moins deux ans d’ancienneté. Il demande également une prise en compte de l’expérience et de la formation professionnelle dans les recrutements, tout en dénonçant les contrats fictifs ou irréguliers.

6. Harmonisation des cotisations sociales : Le SDTA propose la création de bureaux consolidés entre l’IPRES et la Caisse de Sécurité Sociale pour un meilleur contrôle des versements des cotisations des travailleurs.

M. Ndiaye a affirmé l’engagement du SDTA à établir un partenariat sincère, dynamique et durable avec l’État sur toutes les questions relatives aux droits des travailleurs de l’administration.

« Nous voulons un dialogue constructif pour le bien-être des travailleurs et le bon fonctionnement de l’administration », a-t-il souligné.

M. Ndiaye a conclu en saluant la posture favorable des autorités, notamment du Premier ministre Ousmane Sonko et du président Mamadou Diomaye Faye, qui, selon lui, comprennent les préoccupations syndicales, étant eux-mêmes issus du milieu syndical.

« Nous avons bon espoir que les revendications des travailleurs seront entendues et prises en charge dans les meilleurs délais », a-t-il affirmé.

Le SDTA reste mobilisé pour défendre les intérêts des travailleurs de l’administration sénégalaise et attend des actions concrètes de la part des autorités.

Arriérés de factures agricoles et impayés bancaires : le Député Mbaye Dione interpelle le Ministre de l’Agriculture

Lors de l’examen du projet de budget du Ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, le Député Maire Mbaye Dione a exprimé de vives préoccupations concernant les arriérés de factures de la campagne agricole 2023-2024. Ces arriérés, qui dépassent les 56 milliards de FCFA, ont un impact considérable sur la situation financière du secteur bancaire, engendrant des impayés et des difficultés pour les opérateurs agricoles. Mbaye Dione a interpellé le Ministre de l’Agriculture, Docteur Mabouba Diagne, afin de comprendre les mesures prises par le gouvernement pour résoudre cette situation.

En réponse, le Ministre des Finances et du Budget a détaillé l’effort exceptionnel de l’État pour financer la campagne agricole 2024. Un montant de 100 milliards de FCFA avait été prévu pour cette campagne, et à la date du 21 décembre 2024, un montant de 89,34 milliards de FCFA a été mobilisé, soit environ 96% du budget alloué. Le ministre a rappelé que lors de la passation de service, les arriérés des campagnes agricoles précédentes (2021-2022 et 2022-2023) étaient de 137,6 milliards de FCFA.

Pour les campagnes 2021-2022 et 2022-2023, ces arriérés ont été partiellement apurés, et au 15 décembre 2024, un total de 28,5 milliards de FCFA a été payé, réparti entre les opérateurs d’engrais (3,5 milliards de FCFA), les opérateurs horticoles (10,2 milliards de FCFA) et les opérateurs via les ressources du PCAE (15 milliards de FCFA). Cette mesure a permis de réduire le montant global des arriérés, mais une partie des dettes reste en souffrance.

En ce qui concerne la campagne 2023-2024, les factures provisoires réclamées par les opérateurs agricoles s’élèvent à 91 milliards de FCFA. Une mission d’audit dirigée par l’Inspection Générale des Finances (IGF) a certifié un montant de 85 milliards de FCFA pour ces factures. Cependant, un reliquat de 56,5 milliards de FCFA reste à payer, et ce montant sera réglé dès l’approbation du budget 2025, qui prévoit des crédits de 120 milliards de FCFA pour le règlement de ces dettes.

Les arriérés de paiement de la campagne agricole ont créé une pression considérable sur les opérateurs économiques et le secteur bancaire, avec des conséquences sur la fluidité des transactions financières dans le pays. Les préoccupations exprimées par le Député Mbaye Dione soulignent la nécessité d’une gestion plus rapide et plus transparente des fonds alloués à l’agriculture, ainsi qu’un suivi rigoureux de la situation pour éviter de nouvelles tensions dans le secteur financier et agricole.

Cette situation met en lumière les défis structurels du financement de l’agriculture au Sénégal, notamment la lenteur des paiements, la gestion des arriérés et l’impact sur la solvabilité des opérateurs. Il est crucial que des solutions pérennes soient trouvées pour alléger les charges financières des acteurs du secteur agricole et garantir une meilleure gestion des fonds publics dans le cadre de la souveraineté alimentaire.

Kabatoki en colère : Le CDIK dénonce la gestion foncière du maire Serigne Mboup

Le Collectif pour la Défense des Intérêts de Kabatoki (CDIK) a exprimé son indignation face à ce qu’il qualifie de « dérives » dans la gestion foncière de la commune de Kaolack sous l’administration du maire Serigne Mboup. Une délibération adoptée le 26 septembre 2024 par le conseil municipal, attribuant un terrain de 3 hectares à la Chambre de Commerce dirigée par le maire, est au cœur des critiques. Pour le CDIK, cet acte constitue un « conflit d’intérêts flagrant » et trahit les principes de transparence et d’équité.

Le terrain en question, situé derrière le Collège d’Enseignement Moyen (CEM) de Kabatoki, a longtemps été réservé par la communauté éducative pour l’extension de l’établissement et la construction d’un lycée mixte. Selon le CDIK, les démarches menées par l’Association des Parents d’Élèves et les multiples correspondances adressées aux autorités municipales sont restées sans réponse. Contre toute attente, le conseil municipal a opté pour l’attribution de cette parcelle à la Chambre de Commerce pour un projet de zone d’activités économiques ou d’aire de stationnement pour camions.

Cette décision suscite la colère des habitants de Kabatoki, qui la jugent incompatible avec un environnement scolaire. Le CDIK alerte sur les risques majeurs d’insécurité et les nuisances que ce projet pourrait engendrer pour les élèves et les résidents.

Dans une déclaration officielle, le CDIK a exigé l’annulation immédiate de la délibération du 26 septembre 2024. Le collectif demande également la relocalisation du projet proposé dans une zone plus appropriée, loin des établissements scolaires et des habitations. Pour les membres du CDIK, cette situation est un « mépris des droits des populations de Kabatoki » et une violation des principes de démocratie participative.

Le collectif appelle à une transparence totale dans le processus de lotissement en cours. Il réclame notamment la publication du plan de lotissement, l’implication active du conseil de quartier, et des garanties d’équité dans l’attribution des parcelles.

Le CDIK insiste sur la nécessité de préserver le terrain pour l’extension du CEM et la construction d’un lycée mixte, projets jugés prioritaires pour l’avenir de la jeunesse locale. Selon eux, une délibération datant de 1998 garantissait déjà ces droits, et son rétablissement pourrait mettre fin à la crise.

Le collectif a interpellé les autorités étatiques, notamment le Ministère des Collectivités Territoriales, le Premier ministre et le Président de la République, afin qu’ils interviennent d’urgence pour protéger les intérêts des populations de Kabatoki. Il dénonce également l’exclusion du délégué de quartier et du conseil de quartier dans la prise de décisions impactant la communauté.

Le CDIK n’a pas manqué de relever une incohérence lors du vote de la délibération : le maire Serigne Mboup aurait avoué ne pas connaître l’emplacement exact du terrain dans le titre foncier 913. Une situation qui, selon le collectif, illustre la gravité et l’ampleur des dysfonctionnements.

Dans son communiqué, le CDIK affirme rester mobilisé jusqu’à ce que ses revendications soient satisfaites. « Ce combat n’est pas seulement celui d’une communauté, mais celui de la justice, de la transparence et de la dignité », a conclu le collectif.

Kaolack : Le Collectif pour la Défense des Intérêts de Kabatoki (CDIK) dénonce la gestion foncière de la commune

Le Collectif pour la Défense des Intérêts de Kabatoki (CDIK) exprime fermement son opposition à la gestion foncière actuelle de la commune de Kaolack, notamment sous l’administration du maire Serigne Mboup. Le CDIK dénonce en particulier la délibération adoptée le 26 septembre 2024 par le conseil municipal, attribuant un terrain de 3 hectares à la Chambre de Commerce, dirigée par le maire lui-même. Selon le collectif, cet acte constitue un conflit d’intérêts flagrant, ainsi qu’un mépris des principes de transparence et d’équité, au détriment des droits des populations de Kabatoki.

Ce terrain, situé derrière le Collège d’Enseignement Moyen (CEM), avait été réservé de longue date par la communauté éducative pour l’extension de l’établissement et la construction d’un lycée mixte. En dépit des démarches récurrentes entreprises par l’Association des Parents d’Élèves et des correspondances adressées aux autorités municipales, les aspirations de la population ont été ignorées. À la place, le maire propose un projet d’implantation d’une zone d’activités économiques ou d’une aire de stationnement pour camions, une décision jugée incompatible avec l’environnement scolaire et dangereuse pour la sécurité des élèves et des résidents.

Le CDIK exige donc l’annulation immédiate de cette délibération et appelle à la relocalisation du projet dans une zone plus appropriée, éloignée des écoles et des habitations. Le collectif réclame également une transparence totale dans le processus de lotissement en cours, notamment la publication du plan de lotissement et l’implication active du conseil de quartier, pour garantir l’équité dans l’attribution des parcelles.

Par ailleurs, le CDIK interpelle directement les autorités étatiques, notamment le Ministère des Collectivités Territoriales, le Premier ministre et le Président de la République, pour une intervention urgente afin de préserver les intérêts des populations de Kabatoki. Le collectif déplore les violations des principes de décentralisation et de démocratie participative, marquées par l’exclusion du délégué de quartier et du conseil de quartier dans les décisions qui affectent directement la communauté.

La situation est d’autant plus préoccupante que le maire, Serigne Mboup, a lui-même avoué ne pas connaître l’emplacement exact du terrain dans le titre foncier 913 lors du vote de la délibération. Cette grave irrégularité renforce les inquiétudes du collectif quant à la gestion foncière dans la commune.

Le CDIK appelle donc à la sécurisation de l’environnement scolaire, en garantissant des espaces pour l’extension du CEM et la construction d’un lycée mixte. Le collectif exige également la révision de la délibération en faveur de ces projets prioritaires, ou à défaut, le rétablissement de l’ancienne délibération de 1998, qui garantissait ces droits. Pour le CDIK, ce combat n’est pas seulement celui d’une communauté, mais celui de la justice, de la transparence et de la dignité. Le collectif restera mobilisé jusqu’à ce que ses revendications soient satisfaites et que les intérêts de Kabatoki soient protégés.

Kaolack : Un incendie ravage plus d’une centaine de cantines au marché Guedj

Le marché Guedj de Kaolack a été frappé par un violent incendie dans la nuit du samedi 21 décembre 2024, détruisant plus d’une centaine de cantines et causant des dégâts matériels considérables. L’origine du sinistre demeure inconnue, mais une enquête a été ouverte pour déterminer les causes exactes, selon le capitaine Mamadou Yaga Mané du groupement d’incendie et de secours n°3 de Kaolack.

L’alerte a été donnée à 23 h 20, et les équipes de secours sont intervenues rapidement, arrivant sur les lieux en seulement neuf minutes. Malgré la violence des flammes, la rapidité et l’efficacité de la mobilisation des moyens d’intervention ont permis de limiter l’étendue du sinistre. Le feu a toutefois ravagé une superficie d’environ 5 000 m², laissant derrière lui un paysage de désolation.

Selon le capitaine Mané, les efforts déployés ont été cruciaux pour circonscrire l’incendie et stopper sa propagation vers d’autres zones du marché. Cependant, les pertes matérielles sont considérables, et les commerçants touchés se retrouvent désemparés, ayant vu leurs moyens de subsistance partir en fumée.

Le marché Guedj, un point névralgique du commerce à Kaolack, est souvent sujet à des risques d’incendie en raison de son infrastructure vétuste et des installations électriques souvent précaires. Ce drame relance les débats sur la nécessité de moderniser les marchés du Sénégal pour prévenir de tels incidents à l’avenir.

Les autorités locales et les sapeurs-pompiers continuent de travailler pour établir un bilan définitif des pertes et évaluer les mesures à prendre pour aider les victimes. En attendant les conclusions de l’enquête, les commerçants appellent à un soutien urgent pour se relever de cette tragédie.

Ziguinchor : Le SAEMS prépare un préavis de grève pour le respect des accords avec l’État

Lors de sa tournée nationale, le Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (SAEMS) a marqué une étape importante à Ziguinchor, où son secrétaire général national, El Hadji Malick Youm, a annoncé la décision de déposer un préavis de grève. Ce dépôt, prévu à leur retour à Dakar, vise à faire pression sur le gouvernement pour le respect des accords signés avec les enseignants.

Cette déclaration a été faite en marge de la finale du tournoi de football de la fraternité « SAEMSIENNE », organisée par la sous-section du SAEMS de Ziguinchor. La compétition a vu la victoire du lycée Djignabo Bassène sur le CEM Tété Diédhiou par un score d’un but à zéro.

Selon El Hadji Malick Youm, cette tournée nationale a pour objectif de mobiliser les enseignants et de les informer sur la situation actuelle. Il a déploré le manque d’avancées significatives dans les discussions avec le gouvernement, malgré plusieurs rencontres. « Nous constatons un statu quo sur des points essentiels tels que les lenteurs administratives, la revalorisation salariale, la surimposition et la formation des enseignants », a-t-il déclaré.

Le syndicaliste a également rappelé l’implication des enseignants dans l’avènement de la troisième alternance politique au Sénégal. Toutefois, il a souligné que cette contribution n’a pas été suivie par des réponses concrètes de la part des autorités. « La préoccupation des travailleurs, et notamment des enseignants, devrait être une priorité pour tout nouveau régime. Malheureusement, ce n’est pas encore le cas », a-t-il regretté.

Dans ses explications, El Hadji Malick Youm a précisé que le dépôt du préavis de grève n’est pas une décision prise à la légère, mais une réponse à l’inaction de l’État. « Ce préavis vise à exiger le respect des points de l’accord déjà signé, mais qui n’ont pas encore été mis en œuvre », a-t-il affirmé.

La tournée a également permis de mobiliser les enseignants à la base et de recueillir leurs préoccupations. Pour le SG du SAEMS, cette démarche est essentielle pour maintenir l’unité et la détermination du corps enseignant face aux défis auxquels il est confronté.

En conclusion, El Hadji Malick Youm a réitéré la volonté du SAEMS de poursuivre le combat pour l’amélioration des conditions de travail des enseignants et le respect de leurs droits. Ce préavis de grève, selon lui, est une étape clé pour obtenir des avancées concrètes.

Alexis SAGNA
Ziguinchor

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Kaolack : Le MEEFAS liste ses attentes à l’État du Sénégal

Depuis l’indépendance du Sénégal, la place des arabophones dans les instances décisionnelles et administratives a été marginalisée. Bien que la langue arabe soit un pilier de notre patrimoine culturel et religieux, les diplômés issus de cette filière ont souvent été laissés à l’écart des postes de responsabilité, dénoncent les arabophones membres du Mouvement National des Élèves et Étudiants Franco-Arabe du Sénégal (MEEFAS), lors d’une conférence de presse ce dimanche.

 » Aujourd’hui, sous le nouveau régime dirigé par Son Excellence le Président Bassirou Diomaye Faye, il est essentiel d’œuvrer pour une véritable inclusion des arabophones dans la gestion des affaires publiques. Le système éducatif sénégalais a historiquement favorisé la langue française, reléguant les diplômés en arabe à des rôles périphériques », a expliqué Mactar Fall, président national du Mouvement National des Élèves et Étudiants Franco-Arabe du Sénégal.

Cette marginalisation a nourri des préjugés qui considèrent les diplômés en arabe comme moins aptes à diriger ou à occuper des postes de leadership. Pourtant, ces diplômés possèdent des compétences uniques, notamment en termes de culture, de langue et de compréhension des enjeux religieux et sociaux. Il est donc crucial de changer cette perception et de reconnaître la valeur ajoutée des arabophones dans la gestion publique, a rappelé M. Fall.

« L’un des défis majeurs reste l’intégration des diplômés de la langue arabe dans les sphères décisionnelles. Leur participation dans les ministères, les collectivités territoriales et autres instances publiques permettrait de diversifier les points de vue et de mieux répondre aux attentes des citoyens. Une telle inclusion renforcerait la gouvernance et garantirait une meilleure représentativité, surtout en tenant compte des réalités culturelles et religieuses du pays. En réhabilitant ces diplômés, le Sénégal pourrait bénéficier de nouvelles approches pour ses défis contemporains », a précisé le président du MEEFAS.

De plus, l’enseignement arabo-islamique, qui joue un rôle central dans la formation des jeunes générations, mérite une attention particulière. Pour garantir la qualité de cet enseignement, il est essentiel de choisir des responsables compétents, proches des réalités du terrain. « Très souvent, les choix des responsables dans ce domaine ont été influencés par des considérations politiques, ce qui a conduit à des dérives. Il est donc impératif de privilégier des interlocuteurs qui comprennent véritablement les besoins du terrain et qui sont à même d’assurer un enseignement de qualité », a-t-il souligné.

La récente création d’une direction chargée des affaires religieuses et de l’insertion des diplômés de la langue arabe est une initiative encourageante. Cependant, pour qu’elle soit réellement efficace, cette direction doit être dotée de moyens financiers et humains suffisants. « Il ne suffit pas de créer une structure administrative ; il faut lui donner les outils nécessaires pour réaliser sa mission. Des actions concrètes doivent être entreprises pour faciliter l’insertion professionnelle des diplômés et garantir leur intégration dans les différents secteurs de la société sénégalaise », a souhaité M. Fall.

« Pour que le Sénégal avance vers un avenir plus juste et plus équitable, il est impératif de valoriser les talents des diplômés de la langue arabe. Sous le leadership de Son Excellence le Président Bassirou Diomaye Faye, le pays a une occasion unique de réformer en profondeur son approche de l’inclusion. Une telle réforme garantirait une gouvernance plus représentative, en mettant l’accent sur la diversité linguistique et culturelle du pays. Cela permettrait au Sénégal de renforcer son unité et d’ouvrir la voie à un avenir prospère et harmonieux pour tous », a conclu le président national du MEEFAS.

Gestion des fonds Covid-19 : Abdoulaye Diouf Sarr se défend et met fin aux polémiques

L’ancien ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, est sorti de son silence pour clarifier sa position sur les allégations entourant le rapport de la Cour des comptes relatif à la gestion des fonds Covid-19. Dans un entretien accordé à L’Observateur, il a fermement déclaré ne pas être impliqué dans une quelconque malversation financière.

Interrogé sur son éventuelle responsabilité dans les irrégularités relevées par la Cour des comptes, Abdoulaye Diouf Sarr a tenu à être catégorique : « Vous n’avez peut-être pas lu le rapport. Mon nom n’a jamais été cité dans le rapport de la Cour des comptes pour une malversation financière ou autre », a-t-il affirmé.

Il précise également que le ministère de la Santé, qu’il dirigeait durant la pandémie, n’a fait l’objet d’aucune demande d’ouverture d’information judiciaire par la Cour des comptes. « Excepté un cas isolé reproché à un comptable de l’hôpital de Kaffrine, il n’y a rien qui puisse me concerner dans ce rapport », a-t-il ajouté.

Le rapport de la Cour des comptes sur la gestion des fonds Covid-19 a suscité de nombreuses réactions depuis sa publication. Il met en lumière des manquements graves dans l’utilisation des ressources publiques allouées à la lutte contre la pandémie. Plusieurs responsables et entités sont cités pour des irrégularités ou des pratiques contraires aux règles de gestion publique.

Cependant, Abdoulaye Diouf Sarr insiste sur le fait que son ministère a respecté les procédures établies. « Les fonds alloués ont été utilisés conformément aux règles. Nous avons travaillé dans un contexte difficile, mais avec la rigueur que requérait la situation », a-t-il assuré.

Ces précisions interviennent dans un contexte où plusieurs personnalités publiques ont été accusées, à tort ou à raison, de mauvaise gestion des fonds Covid-19. Abdoulaye Diouf Sarr, en tant qu’ancien ministre de la Santé, a vu son nom associé à ces controverses malgré son absence dans les sections incriminées du rapport.

Avec cette sortie médiatique, l’ex-ministre tente de dissiper les doutes et de protéger son intégrité face aux critiques. « Je considère ce débat clos. Mon implication n’est fondée sur aucune preuve ou accusation documentée », a-t-il conclu.

Si Abdoulaye Diouf Sarr affirme être hors de cause, l’affaire des fonds Covid-19 reste un sujet brûlant au Sénégal. Les citoyens attendent des réponses claires et des sanctions pour les responsables impliqués dans des malversations. L’intervention de l’ancien ministre pourrait contribuer à recentrer le débat sur les véritables responsables, tels que mentionnés dans le rapport de la Cour des comptes.

APRÈS L’ARRESTATION DE LAT DIOP, « BOUCLIERS35 » EN FRANCEFuite ou simple voyage ?

Un activiste républicain, parmi les plus bruyant des réseaux sociaux, a disparu des radars sénégalais. Au lendemain de l’arrestation de son mentor, l’ex-DG de la Loterie nationale sénégalaise (LONASE), Lat Diop, « Boucliers35 » refait surface en France !
Des vidéos postées sur son compte TikTok le montrent en balade dans l’Hexagone, loin du tumulte politique de Dakar.
L’homme, connu pour ses sorties virulentes contre Pastef, semble avoir choisi de mettre l’Atlantique entre lui et l’actualité brûlante.
Une simple coïncidence ? D’aucuns n’y croient. Ceci paraît plutôt être une fuite calculée pour éviter une éventuelle vague d’interpellations visant les proches de l’ancien régime.
En effet, en 2022, lors de la campagne pour les élections législatives à Guédiawaye, Ousmane Sonko avait prédit la chute des figures emblématiques du pouvoir d’alors. « Quand Macky perdra le pouvoir, ils se retrouveront en prison », avait-il déclaré, en visant notamment Aliou Sall et Lat Diop, qu’il avait traité de « voleurs ».
Aujourd’hui, alors que Lat Diop est derrière les barreaux, son plus ardent défenseur semble avoir pris la poudre d’escampette. Fuite stratégique ou simple déplacement temporaire ? Les prochains jours permettront sans doute d’en savoir davantage sur les véritables raisons de ce départ.

Kaolack : Le plaidoyer de l’Association Enfants Soleil Monde aux autorités de la région

« Enfants Soleil Monde » est une association dédiée à l’assistance des enfants en situation de handicap, œuvrant pour l’amélioration de leurs conditions de vie. Parmi les bénéficiaires, on compte notamment les enfants atteints d’autisme, de trisomie 21 et d’infirmité motrice cérébrale (IMC) », a expliqué Madame Maguette Mbodji Diallo, présidente de la section de Kaolack.

L’objectif de l’association « Enfants Soleil Monde » est de promouvoir l’inclusion de cette catégorie vulnérable en leur facilitant l’accès aux soins médicaux, paramédicaux, scolaires et professionnels. Cette initiative est portée par des parents d’enfants handicapés, engagés pour la cause de leurs enfants.

« Enfants Soleil Monde » est une organisation internationale dirigée au niveau national par Sokhna Adama Ndao, qui a joué un rôle majeur dans l’installation d’antennes régionales. La structure prévoit d’ouvrir un centre spécialisé à Kaolack pour l’année scolaire 2025-2026. Ce centre inclura une école spécialisée pour l’éducation des enfants handicapés ainsi qu’une infirmerie.

« Vu l’importance de cette initiative, nous appelons à la mobilisation des bonnes volontés, des autorités administratives, locales et éducatives pour soutenir sa construction. L’association a déjà obtenu un terrain grâce au concours d’une bonne volonté », a plaidé Madame Diallo.

La cérémonie de célébration de l’arbre de Noël, dédiée aux enfants en situation de handicap, s’inscrit dans le cadre des actions traditionnelles de l’association pour le bien-être social et l’intégration de cette couche vulnérable.

« Cette cérémonie vise à attirer l’attention de la société en général, et en particulier des autorités locales et gouvernementales, pour qu’elles portent un regard nouveau sur ces enfants en situation de handicap : un regard d’amour », a déclaré Ibrahima Vieux Diagne, personne ressource de l’association.

Il a également souligné l’importance de cette initiative à Kaolack, qui ne date que de quelques mois : « Il faut que tout le monde se mobilise pour soutenir cette association. J’en appelle aux autorités administratives, religieuses et politiques pour rejoindre ‘Enfants Soleil Monde’ afin d’aider ces enfants à s’épanouir, à bénéficier d’une éducation spéciale et d’une prise en charge sanitaire adaptée. Ces enfants nécessitent une approche bio-psycho-sociale et un accompagnement constant », a-t-il ajouté.

Ce plaidoyer, lancé en marge de la cérémonie de l’arbre de Noël, reflète l’engagement de « Enfants Soleil Monde » à changer le regard de la société sur les enfants en situation de handicap et à leur offrir les moyens nécessaires pour s’épanouir pleinement.

Ministère de l’Intérieur : un budget 2025 en hausse pour renforcer la sécurité et la lutte contre la corruption

Le budget 2025 du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a été adopté ce vendredi par la commission des finances de l’Assemblée nationale. Fixé à 204,4 milliards de FCFA, il enregistre une augmentation de plus de 7,4 milliards de FCFA par rapport à l’exercice précédent, où le budget s’élevait à 197 milliards de FCFA.

Le Général Jean Baptiste Tine, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, a souligné sur sa page X que ces ressources supplémentaires sont destinées à soutenir les actions stratégiques inscrites dans le plan opérationnel 2025. Cette augmentation vise principalement à renforcer la sécurité publique, à améliorer la relation entre les forces de l’ordre et les citoyens, et à intensifier les efforts contre la corruption.

La nouvelle doctrine de police de proximité, adoptée en début de semaine, promet une meilleure collaboration entre les forces de sécurité – Police et Gendarmerie – et les populations. Selon le ministre, cette approche devrait marquer un changement significatif dans les relations entre citoyens et forces de l’ordre.

Parmi les priorités annoncées, la lutte contre l’insécurité demeure au centre des préoccupations. Des initiatives supplémentaires seront mises en œuvre pour renforcer les capacités des forces de sécurité face aux défis actuels.

Le ministre a également réaffirmé l’engagement du gouvernement à faire de la lutte contre la corruption un combat national. Ce fléau, qui affecte la bonne gouvernance et la confiance des citoyens, nécessite une réponse concertée et rigoureuse, selon le Général Tine.

Lors de la présentation du budget, le ministre a tenu à remercier les députés pour leurs suggestions. Il a assuré que les préoccupations soulevées seraient prises en compte dans les stratégies du ministère.

Le Collectif « Non à l’Amnistie » : Appel à la transparence et à l’abrogation totale de la loi d’amnistie

Le 20 décembre 2024, le Collectif « Non à l’Amnistie » a publié un communiqué adressé aux nouvelles autorités étatiques du Sénégal, dans lequel il exprime ses félicitations pour les efforts déployés en faveur de l’indemnisation des victimes des violences politiques et sociales. Toutefois, dans son message, le Collectif a soulevé plusieurs préoccupations concernant la mise en œuvre de cette initiative et a réitéré sa demande d’abrogation totale de la loi d’amnistie, considérée comme un obstacle majeur à la justice et à la réconciliation.

Dans un premier temps, le Collectif a salué l’initiative d’indemnisation lancée par le gouvernement, qu’il considère comme une avancée significative vers la reconnaissance des préjudices subis par les victimes des violences politiques passées. Cette démarche est vue comme un premier pas vers la réparation des torts infligés aux citoyens et un signe de volonté politique en faveur de la justice sociale. Le Collectif a toutefois exprimé des inquiétudes quant à la manière dont cette initiative est mise en œuvre, soulignant que de nombreux citoyens concernés par les indemnités ne sont pas suffisamment informés des démarches à suivre, des délais, et des conditions pour bénéficier de cette réparation.

Le Collectif a insisté sur la nécessité d’une communication claire, accessible et régulière. Il a précisé que les victimes doivent être informées de manière transparente sur les étapes du processus, les critères d’éligibilité, ainsi que les délais de traitement des dossiers. Selon le Collectif, une communication efficace est essentielle pour garantir une inclusion totale des victimes dans le processus et éviter des frustrations inutiles qui pourraient nuire à la confiance des citoyens dans les autorités.

Au-delà de la question de la communication, le Collectif a exhorté les autorités à faire preuve de transparence et de célérité dans le traitement des dossiers d’indemnisation. Selon le groupe, la lenteur administrative et l’opacité du processus pourraient nuire à l’efficacité de l’initiative et à la crédibilité des institutions publiques. Pour le Collectif, il est crucial que l’État respecte les principes d’équité et de justice dans le traitement des dossiers, afin de restaurer la confiance des citoyens envers les institutions et de renforcer la paix sociale. Le Collectif a également souligné que la transparence dans la gestion des fonds alloués à l’indemnisation est indispensable pour éviter toute suspicion de mauvaise gestion ou de détournement de fonds publics.

L’un des points les plus importants du communiqué reste la demande d’abrogation totale de la loi d’amnistie, une loi qui, selon le Collectif, continue de constituer un obstacle majeur à la justice. Le Collectif rappelle que cette loi a été promulguée dans un contexte politique particulier, avec l’objectif de mettre fin aux violences et aux conflits politiques, mais elle a eu pour effet de soustraire certains responsables d’actes criminels à toute poursuite judiciaire. En conséquence, de nombreuses victimes restent sans recours et les responsables de violations des droits humains échappent à la justice.

Le Collectif a exprimé sa conviction qu’une abrogation partielle de la loi d’amnistie ne suffira pas à réparer cette injustice. Une telle mesure, selon lui, ne ferait que maintenir une inégalité entre citoyens devant la justice, en permettant à certains responsables de bénéficier d’une impunité partielle. Pour le Collectif, l’abrogation totale de la loi d’amnistie est une condition sine qua non pour rétablir l’égalité devant la justice et garantir une réparation complète des préjudices subis par les victimes.

Enfin, le Collectif a conclu son communiqué en réaffirmant son appel à la réconciliation nationale, mais en insistant sur le fait que cette réconciliation ne pourra être effective que si elle repose sur des bases solides de justice. « Réconciliation oui, mais justice d’abord », tel est le message central du Collectif. Pour lui, la réconciliation ne peut se faire sans que les victimes ne soient pleinement réparées et que les responsables des violations des droits humains ne soient tenus pour responsables de leurs actes.

Ce communiqué s’inscrit dans un contexte politique tendu au Sénégal, où la question de l’amnistie continue de diviser l’opinion publique. Alors que certains estiment que l’amnistie est nécessaire pour favoriser la paix et la stabilité, d’autres, comme le Collectif « Non à l’Amnistie », considèrent qu’elle constitue un obstacle à la justice et à la réconciliation véritable. Le Collectif espère que ses appels seront entendus par les nouvelles autorités, et que des mesures concrètes seront prises pour garantir une justice équitable et une réparation complète des préjudices subis par les victimes.

286 kg de chanvre indien saisis : la gendarmerie frappe un grand coup dans la lutte contre le trafic de drogue

Dans un communiqué relayé par la rédaction de Ledakarois.sn, le Haut-commandement de la Gendarmerie nationale a annoncé un coup de filet majeur dans la lutte contre le trafic et l’usage de drogue au Sénégal. Les brigades territoriales de la Zone Franche Industrielle et de Yenne ont mené des opérations ciblées dans les nuits du 17 et 18 décembre 2024, aboutissant à des saisies significatives de chanvre indien.

Les dispositifs de surveillance, renforcés le long des plages de Petit Mbao et de Yenne, ont permis de déjouer des tentatives de transport de drogues. Selon le communiqué, 286 kilogrammes de chanvre indien soigneusement conditionnés dans des sacs en plastique ont été interceptés. La brigade de Yenne a saisi 216 kg, tandis que celle de la Zone Franche Industrielle a récupéré 70 kg.

En plus de cette importante saisie, deux véhicules utilisés pour les opérations de transport ont été immobilisés. Il s’agit d’un Rav4 immatriculé à Dakar et d’une Peugeot 307 immatriculée à Thiès.

Les enquêtes sont toujours en cours pour identifier et démanteler le réseau criminel derrière cette opération. Le communiqué souligne que l’implication des brigades de Yenne et de la Zone Franche Industrielle reflète l’efficacité des stratégies de surveillance mises en place par la gendarmerie, notamment dans les zones côtières, souvent utilisées pour le trafic de drogue.

Le Haut-commandement de la Gendarmerie nationale a réaffirmé son engagement dans la lutte contre les trafics de stupéfiants, qui constitue une priorité nationale. Cette saisie s’inscrit dans une série d’opérations visant à sécuriser les zones sensibles et à perturber les activités des réseaux criminels. La collaboration et la vigilance des forces de l’ordre démontrent que le Sénégal reste ferme dans sa volonté de combattre ce fléau.

Ledakarois.sn continuera de suivre cette affaire et les développements des investigations en cours. Ce succès représente un avertissement clair aux trafiquants et témoigne de la détermination des autorités à éradiquer le trafic de drogue sur le territoire national.

Lutte contre l’insécurité : 374 interpellations et plus d’un million de francs CFA récoltés en amendes

Dans le cadre de ses efforts pour assurer la sécurité des citoyens et de leurs biens, la police nationale a intensifié ses opérations sur l’ensemble du territoire. Dans la nuit du jeudi 19 au vendredi 20 décembre 2024, la Direction de la Sécurité Publique (DSP) a mené une vaste opération de sécurisation ciblant les zones criminogènes du Sénégal.

Cette intervention a permis d’interpeller 374 personnes pour diverses infractions. Parmi elles, 67 ont été arrêtées pour ivresse publique et manifeste, tandis que 30 autres ont été placées en garde à vue pour nécessité d’enquête. Un individu a été appréhendé pour détention de chanvre indien, et cinq autres pour détention et usage de cette substance. Un cas d’usage illicite de cigarette électronique a également été enregistré, ainsi que onze interpellations pour usage de produit cellulosique. Par ailleurs, deux individus ont été arrêtés pour rixe sur la voie publique et deux autres pour coups et blessures volontaires. D’autres infractions, telles que l’abus de confiance, l’association de malfaiteurs, le vol, la tentative de vol, ainsi que des violences et voies de fait, figurent parmi les motifs des interpellations.

En ce qui concerne les infractions routières, les agents de la DSP ont procédé à la mise en fourrière de 40 véhicules et à l’immobilisation de 67 motos. Ces contrôles routiers ont permis de collecter un total de 1 079 000 francs CFA en amendes forfaitaires, selon le bilan communiqué par les autorités.

Ces actions s’inscrivent dans une stratégie globale visant à renforcer la sécurité publique et à réduire la criminalité dans les zones sensibles. Sous la direction du commissaire Ndiarra Sène, les forces de l’ordre ont démontré leur détermination à lutter contre toutes les formes d’insécurité. Cette opération envoie un signal fort, rappelant que la sécurité des citoyens reste une priorité pour les autorités.

Cependant, ces efforts soulèvent également des questions sur les mécanismes de prévention et d’accompagnement des personnes interpellées, notamment en matière de réinsertion sociale. Les autorités assurent que ces interventions se poursuivront dans les semaines à venir, avec un accent particulier sur les zones les plus exposées aux actes criminels.

Kaolack : Célébration de la fête patronale du Génie – Sainte Barbe

La célébration de la Sainte Barbe, fête patronale du Génie, s’est tenue ce vendredi sous la présidence du colonel Diouma Sow, commandant de la zone militaire numéro 3 (Kaolack, Fatick et Kaffrine). Le thème de cette édition portait sur : « Évolution du concept armée-nation et adaptation aux politiques publiques de développement : enjeux, défis, perspectives pour le génie militaire. »

Un hommage aux traditions et aux anciens
« Ce matin, nous avons célébré la journée de cohésion des sapeurs. Une célébration qui s’inscrit dans le cadre de la commémoration de la Sainte Barbe, organisée chaque premier mercredi du mois de décembre. Cette année, elle a été célébrée le 4 décembre 2024 à Bargny », a expliqué le lieutenant-colonel Sérigne Aliou Faye, chef de corps du 1er bataillon de Génie.

Toutefois, en raison des contraintes de déplacement pour certains anciens sapeurs, le commandement du Génie a décidé que cette fête puisse être célébrée localement tout au long du mois de décembre. À Kaolack, cette journée s’est traduite par un repas de cohésion accompagné de prestations culturelles.

Perpétuer les traditions et honorer les anciens
La cérémonie a également été l’occasion de rendre un vibrant hommage aux anciens et aux retraités de 2023-2024, à qui des cadeaux ont été remis en signe de reconnaissance. « Cette fête nous permet de perpétuer les traditions du Génie. Parmi ces traditions, il y a la troupe théâtrale « Djadji », née sur les chantiers après les indépendances. Face aux conditions souvent difficiles, les sapeurs ont commencé à jouer des sketches et à présenter des prestations culturelles selon leurs groupes ethniques », a ajouté le lieutenant-colonel Faye.

La célébration a ainsi été marquée par des prestations de trois ballets : un ballet Lébou, un ballet Sérère et un ballet Diola, ainsi qu’une pièce théâtrale humoristique intitulée « Sapeurs au chantier ». Celle-ci illustre les réalités des chantiers et l’adaptation des jeunes officiers formés à l’étranger aux spécificités locales.

Le Génie : entre arme et service
Le lieutenant-colonel Faye a rappelé que les sapeurs du Génie se distinguent par leur polyvalence. « Le Génie allie à la fois une fonction d’arme et de service. Nous combattons en première ligne avec les unités de mêlée tout en construisant et entretenant des infrastructures. Nous intervenons également dans les situations d’urgence, comme lors des inondations ou de la crue du fleuve Sénégal, avec la construction d’une digue au quartier de Darou », a-t-il souligné.

Le rôle clé du 1er bataillon du Génie dans la zone militaire n°3
Présidant la cérémonie, le colonel Diouma Sow a salué le travail du 1er bataillon du Génie, malgré un contexte marqué par des contraintes de calendrier et la perte récente d’un camarade, le sapeur mineur Awa Fall.

Le colonel Sow a détaillé les contributions du bataillon à travers trois axes :

  1. Une coopération renforcée avec les autorités administratives, locales et les populations des localités de la zone.
  2. Un rôle fédérateur dans la réalisation de grands travaux au profit des unités de la zone.
  3. Une belle image des forces armées illustrée, par exemple, par la construction de l’école primaire de Taïba Némanding.

En conclusion, il a souligné l’importance pour les sapeurs de maintenir leur double compétence en tant que militaires et techniciens, pour honorer l’héritage du Génie et le transmettre aux générations futures.

Sénégal : La Somisen lance un audit financier sur les actifs miniers de l’État

Dans un effort de transparence et de gestion optimale des ressources, la Société des Mines du Sénégal (Somisen), dirigée par Ngagne Demba Touré, a initié un audit financier approfondi sur les participations de l’État dans les entreprises minières opérant sur le territoire national. Cette démarche, rapportée par le journal Libération, vise à faire la lumière sur la gestion des actifs publics dans le secteur stratégique des mines.

Selon les informations relayées, une correspondance a été envoyée à toutes les entreprises concernées afin de collecter les documents nécessaires à cette analyse. Depuis juin dernier, la Somisen a entrepris une évaluation minutieuse de l’état des actions détenues par l’État dans ces entreprises minières.

Les premières conclusions de l’audit révèlent que l’État sénégalais détient des parts dans 14 sociétés minières. Cependant, ces participations, déjà jugées faibles, ne bénéficient pas d’une valorisation adéquate.

Le rapport provisoire pointe du doigt des pratiques financières et conventionnelles qui limitent les retombées économiques pour l’État. Dans la majorité des cas, le Sénégal n’a perçu aucun dividende, ou alors des montants jugés dérisoires, malgré les richesses considérables générées par les exploitations minières.

« Cette part de l’État dans les opérations minières, déjà faible, n’est pas valorisée », souligne le document. Cette situation interroge sur l’efficacité des accords signés et la capacité du pays à maximiser les retombées de ses ressources naturelles.

L’objectif de cet audit est de fournir un rapport détaillé aux autorités compétentes pour permettre une prise de décisions éclairées sur les mesures à adopter. La Somisen entend jouer un rôle de premier plan dans la gestion stratégique des ressources minières pour le développement économique du pays.

Cet audit s’inscrit dans une dynamique plus large de réforme du secteur minier, afin de renforcer la transparence et de garantir une juste rétribution des richesses nationales pour le bénéfice des citoyens sénégalais. Les conclusions finales de ce travail pourraient marquer un tournant dans la gestion des ressources naturelles du Sénégal.

Kaolack / Incendie dévastateur à Ngane : la famille Senghor perd tous ses biens

Un grave incendie s’est déclaré ce vendredi 20 décembre 2024, aux environs de 1h du matin, au domicile de la famille Senghor à Ngane, dans la commune de Dya.

Les flammes ont ravagé les vivres alimentaires, les vêtements, les ustensiles, de l’argent, du foin, ainsi que des poules .

Cet incident a réveillé toute la population, la plongeant dans un profond désarroi.

Ziguinchor : L’ONG Direct Aid au chevet des populations de Gonoum avec un projet de développement communautaire de 35 millions de francs CFA

Gonoum, un village situé dans la commune d’Adéane, arrondissement de Niaguis, département de Ziguinchor, a longtemps souffert des effets de la crise casamançaise. Après avoir été déserté par ses habitants dans les années 1990, le village a progressivement retrouvé sa population à partir de 1995. Aujourd’hui, grâce à l’ONG Direct Aid Society, un projet de développement communautaire ambitieux d’une valeur de 35 millions de francs CFA a été lancé pour améliorer les conditions de vie des populations locales, notamment les femmes et les jeunes.

Le programme structurant de l’ONG vise à rendre les femmes autonomes et à fixer les jeunes dans leur terroir, afin de lutter contre l’émigration irrégulière et encourager le développement local. Ce projet a été conçu autour de trois composantes majeures : le maraîchage, l’élevage et le transport. Il comprend la mise à disposition de 5 tricycles, 75 bovins, 15 caprins, et l’aménagement d’un périmètre maraîcher avec toutes les infrastructures nécessaires.

Almamy Badji, responsable de projet à Direct Aid, a expliqué que le programme a pour objectif d’aider les populations démunies, en particulier les femmes. « Ce programme revêt un caractère purement social », a-t-il précisé. Le périmètre maraîcher de Gonoum s’étend sur un hectare et dispose désormais d’un forage, d’un château d’eau et de bassins pour permettre aux femmes d’arroser les cultures. En plus du maraîchage, les tricycles permettront aux femmes de transporter et de vendre leurs produits dans les marchés locaux.

La composante élevage, avec les 75 caprins et 15 bovins, est un autre pilier essentiel du projet. Les caprins sont composés de 7 géniteurs et de femelles, tandis que les bovins incluent 2 géniteurs et des femelles. Ce programme vise à renforcer la reproduction du cheptel et à offrir aux femmes une source de revenus supplémentaires.

Le conseiller municipal de la commune d’Adéane, Sadio Seydi, a salué cette initiative, soulignant qu’elle constitue une grande aide pour le développement de la commune. « Un sentiment de satisfaction et de soulagement se dégage de la population et de la commune. Nous sommes très reconnaissants envers Direct Aid pour ce projet », a-t-il déclaré. Il a également noté que ce type de partenariat est essentiel pour le développement de la commune et a exprimé le souhait de renforcer les liens avec l’ONG.

Seydou Sadio, conseiller municipal, a quant à lui rappelé que ce projet s’inscrit parfaitement dans le cadre du programme national « Togg Fi Tekki Fi », visant à encourager l’agriculture et à fixer les jeunes dans leurs villages. Il a également encouragé les aînés de Gonoum à mettre à disposition des terres pour permettre aux jeunes de s’investir dans l’agriculture et ainsi participer au développement du village et du pays.

Pour Mamadou Lamine Diamé, président de la jeunesse de Gonoum, ce projet est une véritable opportunité pour la stabilité des jeunes. « Ce projet permettra aux jeunes de rester dans leur village et de subvenir aux besoins de leurs familles sans avoir à migrer », a-t-il déclaré, saluant l’impact positif de cette initiative pour les femmes, qui seront les premières bénéficiaires.

En conclusion, l’ONG Direct Aid Society, à travers ce programme de développement communautaire, apporte une réponse concrète aux défis de Gonoum, en contribuant à l’autonomisation des femmes et à la stabilisation des jeunes dans leur village. Avec un soutien comme celui-ci, les perspectives de développement pour Gonoum semblent désormais plus prometteuses.

Alexis SAGNA

Le CIIEE International Plaide pour la Protection des droits des migrants à l’occasion de la Journée Internationale des Migrants

A l’occasion de la Journée Internationale des Migrants, le Conseil International pour l’Immigration, l’Entrepreneuriat et l’Emploi (CIIEE International) a lancé un appel fort pour la reconnaissance et la protection des droits des migrants. Dans une déclaration officielle, le président de l’organisation, Bright Fiaga, a souligné le rôle essentiel des migrants dans le développement économique, la diversité culturelle et la cohésion sociale des pays d’accueil. Il a insisté sur la nécessité d’adopter des politiques inclusives garantissant l’accès des migrants à des services de santé, à l’éducation, à l’emploi et à un logement décent, en respectant leurs droits fondamentaux, sans distinction de statut.

Bright Fiaga a également exprimé son inquiétude face à la stigmatisation croissante des migrants, souvent accusés à tort d’être liés à des actes de terrorisme. Le président du CIIEE a rappelé que la grande majorité des migrants sont des individus pacifiques, fuyant des situations difficiles pour améliorer leur condition de vie. Il a exhorté les gouvernements et la société civile à adopter des politiques qui reconnaissent la dignité humaine et évitent de restreindre les droits des migrants en raison de stéréotypes injustifiés. « La sécurité ne doit pas devenir un prétexte pour l’exclusion », a-t-il affirmé.

Enfin, le CIIEE a rendu hommage aux volontaires et aux partenaires qui œuvrent sans relâche pour la protection des migrants, notamment dans les zones de conflits. Bright Fiaga a réaffirmé l’engagement de l’organisation à soutenir les enfants orphelins et les victimes des crises migratoires. En conclusion, il a lancé un appel à la mobilisation collective pour construire un avenir respectueux et inclusif, où chaque migrant est reconnu pour sa contribution vitale au développement des sociétés.

Journée Internationale des Migrants : Un Appel à l’Action pour l’Intégration et la Lutte Contre l’Immigration Clandestine

Le 18 décembre, à l’occasion de la Journée Internationale des Migrants, une rencontre importante s’est tenue au Sénégal sous l’impulsion du Conseil International pour l’Immigration, l’Entrepreneuriat et l’Emploi (CIIEE). L’événement a réuni des acteurs de la société civile et des responsables locaux autour d’un enjeu majeur : la valorisation de la migration légale et la lutte contre l’immigration clandestine. Dans un contexte où la migration reste un sujet sensible et souvent mal compris, Mandiaye Ndiaye, Conseiller Pays, et Maguette Sambe, Secrétaire Général Pays, ont partagé leurs perspectives et les actions à venir pour répondre à ces défis.

Dans son intervention, Mandiaye Ndiaye a rappelé que la migration est une réalité complexe, née de diverses dynamiques socio-économiques. Si la communauté internationale se mobilise chaque année pour cette journée, c’est pour souligner l’importance de soutenir les migrants, qu’ils soient en transit ou dans leur pays d’accueil. « Les jeunes doivent pouvoir se déplacer, s’installer ailleurs pour travailler et contribuer à leurs pays d’origine et de destination », a-t-il souligné. Selon lui, l’essentiel est de trouver des solutions pour permettre aux jeunes de migrer de manière légale et sécurisée, en leur offrant des alternatives à la migration clandestine.

Le Secrétaire Général, Maguette Sambe, a abondé dans le même sens en insistant sur le drame que représente l’immigration clandestine dans de nombreux pays africains. « Nous souffrons énormément de cette migration illégale, qui met en danger la vie de nos jeunes et crée des fractures sociales profondes », a-t-il déclaré. Pour lui, il est impératif de mettre en place des stratégies concrètes pour freiner ce phénomène. Le CIIEE a été créé dans ce but : sensibiliser, éduquer et offrir des solutions durables pour ceux qui souhaitent migrer. Il est donc primordial de lutter contre les réseaux de passeurs et d’accompagner les jeunes dans leur démarche de migration.

Depuis sa création il y a un an, le CIIEE s’est donné pour mission de sensibiliser et de partager des informations sur les questions migratoires. Le Conseil œuvre également à la mise en place d’un réseau de partenariats solides avec des institutions internationales et des ministères concernés. Une de ses premières actions marquantes a été le lancement d’un communiqué qui a été largement diffusé dans la presse. Ce communiqué appelle à une mobilisation générale pour soutenir la migration légale et lutter contre l’immigration clandestine, en particulier en ciblant les jeunes au Sénégal.

Dans le cadre de ses initiatives, le CIIEE prévoit d’organiser, en janvier prochain, un atelier de partage des meilleures pratiques et de réflexion sur les actions à mener pour favoriser une migration sécurisée et régulée. Cet atelier impliquera des partenaires institutionnels, des ONG, des ministères et des représentations diplomatiques. L’objectif est de dresser un plan d’action pour informer et éduquer la jeunesse sénégalaise tout en renforçant la coopération internationale sur cette question.

Pour Mandiaye Ndiaye, l’atelier sera aussi l’occasion de structurer un programme d’activités qui permettra de mettre en œuvre des actions concrètes. « Nous devons davantage informer et accompagner nos jeunes pour qu’ils puissent prendre des décisions éclairées, qu’ils aient les moyens de migrer légalement, et surtout qu’ils soient protégés contre les dangers de la migration clandestine », a-t-il affirmé.

À l’heure où les migrations deviennent un sujet de préoccupation mondiale, il est plus que jamais crucial de penser des solutions qui permettent à chacun de migrer en toute sécurité. Le Conseil International pour l’Immigration, l’Entrepreneuriat et l’Emploi se positionne comme un acteur clé dans ce processus, visant à créer un environnement où les jeunes peuvent migrer pour travailler, apprendre, et contribuer à la prospérité de leurs pays d’origine et d’accueil.

L’appel lancé aujourd’hui par Mandiaye Ndiaye et Maguette Sambe est clair : il est temps de transformer la migration en une opportunité et de combattre l’immigration clandestine avec des actions concrètes, éclairées et solidaires. Les enjeux sont immenses, mais l’espoir est là, porté par une génération prête à œuvrer pour un avenir meilleur pour tous.

Le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye exhorte à accélérer la promotion des logements sociaux

Lors du Conseil des ministres tenu ce mercredi, le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a insisté sur la nécessité de redoubler d’efforts dans le déploiement des programmes nationaux de promotion de logements sociaux.

Dans un communiqué publié à l’issue de la rencontre, le chef de l’État a exprimé son souci de répondre efficacement aux besoins croissants des populations en matière d’accès à un habitat décent. Il a ainsi instruit le Premier ministre de relancer les initiatives de construction de logements sociaux.

Ces programmes devront cibler des zones adaptées, tout en étant soutenus par des lotissements et des plans d’aménagement validés par les autorités compétentes. Le président a également souligné l’importance d’assurer une régularisation foncière préalable. « Les titres d’occupation devront être officiellement validés après les audits fonciers et immobiliers en cours », précise le communiqué.

Cette démarche s’inscrit dans une stratégie globale visant à renforcer l’accès à un logement abordable, tout en assurant une gestion transparente et efficace des ressources foncières et immobilières.

JOURNÉE INTERNATIONALE DES MIGRANTS : L’ADHA sonne l’alerte sur les conditions des 83 Sénégalais bloqués au Niger

Les migrants sénégalais bloqués au Niger doit être un électrochoc pour les autorités, les partenaires internationaux et la société civile, selon l’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA), qui a lancé un appel à l’endroit de l’État pour alerter sur la détresse des pays.

En cette Journée internationale des migrants célébrée chaque 18 décembre, l’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) appelle à une mobilisation urgente face à la situation critique des migrants sénégalais bloqués dans le désert du Niger. À travers un communiqué parcouru par « Le Dakarois Quotidien », l’Organisation non gouvernementale (ONG) a renseigné que ces hommes et femmes, expulsés d’Algérie et de Tunisie, se retrouvent dans des camps de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM).
Ces Sénégalais, au nombre de 42 à Assamaka depuis plus d’un mois et de 41 à Agadez depuis près de cinq mois, vivent une tragédie silencieuse. Privés d’accès à l’eau potable, à une alimentation adéquate et à des soins médicaux de base, ils affrontent quotidiennement la faim, la maladie et des températures écrasantes. Le désert, impitoyable, devient pour eux une prison à ciel ouvert, où la survie est un combat de chaque instant. Nombre d’entre eux sont en état de détresse psychologique, rongés par le désespoir face à l’absence de perspectives de rapatriement.
Des témoignages de leurs familles, restées au Sénégal, viennent renforcer l’alerte sonnée par l’ADHA. Ces proches vivent dans l’angoisse permanente, impuissants devant la souffrance de leurs enfants, frères et sœurs. Ils implorent les autorités sénégalaises de prendre des mesures immédiates pour sauver ces vies en danger.

LES CARENCES D’UN SYSTÈME

Depuis des années, le Sénégal bénéficie de financements conséquents dans le cadre de la coopération internationale, notamment via le Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique, destiné à freiner la migration irrégulière et à renforcer le développement local. Cependant, ces ressources n’ont pas permis d’apporter des solutions durables. De nombreux projets, mal conçus ou mal exécutés, ont échoué à répondre aux véritables besoins des populations locales. Pire encore, des cas de détournements et de gestion opaque de ces fonds ont été signalés, alimentant la méfiance des communautés et marginalisant les migrants de retour ainsi que les associations locales censées en être les principaux bénéficiaires, renseigne l’ADHA.
Les programmes migratoires se concentrent souvent sur des objectifs sécuritaires dictés par les bailleurs de fonds, en particulier l’Union européenne (UE), plutôt que sur les enjeux structurels du Sénégal. Ce déséquilibre stratégique contribue à la précarisation des migrants et au maintien des causes profondes de l’exode. La pauvreté, le chômage, l’accès limité à une éducation de qualité et les inégalités économiques poussent chaque année des milliers de Sénégalais à prendre des routes dangereuses vers un avenir incertain.
La situation actuelle des migrants bloqués au Niger illustre ces échecs à grande échelle. Face à cette crise humanitaire, l’inaction des autorités sénégalaises est incompréhensible. Le gouvernement a une responsabilité envers ses citoyens, qu’ils soient à l’intérieur de ses frontières ou à l’étranger. Le silence ou l’indifférence face à ces souffrances équivaut à une négation des droits les plus fondamentaux de ces hommes et femmes.

LES PROPOSITIONS DE L’ADHA

Pour l’ADHA, il est impératif que le Sénégal prenne des mesures immédiates et décisives pour répondre à cette crise. Un rapatriement urgent des Sénégalais bloqués au Niger doit être organisé dans des conditions respectant leur dignité et leurs droits fondamentaux. Ce rapatriement doit s’accompagner d’une assistance humanitaire d’urgence pour répondre à leurs besoins essentiels en matière d’eau potable, d’alimentation et de soins de santé.
Parallèlement, un audit rigoureux des financements liés à la migration et au développement doit être réalisé, avec une transparence totale. Cet audit permettra de faire la lumière sur les détournements et les dysfonctionnements, d’identifier les responsables et de rétablir la confiance des citoyens et des partenaires internationaux.
Il est également nécessaire de repenser les politiques nationales en matière de migration et de développement. Le système éducatif, souvent inadéquat, doit être réformé pour offrir aux jeunes Sénégalais une formation adaptée aux réalités économiques du pays. De même, le droit du travail doit être renforcé pour garantir des emplois décents et limiter l’exode économique.
Enfin, selon l’ADHA, la coopération internationale doit être réorientée pour mieux répondre aux besoins structurels et conjoncturels du Sénégal. Les financements alloués ne doivent pas seulement viser à sécuriser les frontières européennes, mais aussi à créer des opportunités locales pour dissuader la migration irrégulière. Une approche participative impliquant les migrants eux-mêmes, les associations locales et la société civile est essentielle pour garantir l’efficacité des programmes.
En conclusion dans sa note, l’ADHA rappelle que la migration ne doit pas être une condamnation à la souffrance ou à l’exclusion. Elle doit au contraire être perçue comme une opportunité, un droit et une contribution au développement humain et économique. Le Sénégal, en tant qu’État souverain, a l’obligation morale et juridique de protéger ses citoyens, où qu’ils se trouvent.

Le Dakarois

L’extradition de Papa Doro Gaye compromise pour raisons humanitaires

L’homme d’affaires sénégalais Papa Doro Gaye, actuellement sous contrôle judiciaire à Paris, pourrait échapper à son extradition vers Dakar pour des motifs humanitaires. Selon L’Observateur, les mêmes raisons médicales qui avaient motivé sa mise en liberté provisoire au Sénégal pourraient être invoquées pour lui permettre de poursuivre ses soins en France.

Papa Doro Gaye souffre d’une maladie chronique nécessitant un suivi médical régulier, assuré par le gastro-entérologue italien Dr G. Bersani. Ce dernier avait déjà fourni un rapport médical déterminant pour obtenir sa libération provisoire en juin dernier à Dakar. Cette pathologie, jugée incompatible avec une détention, pourrait à nouveau peser dans la balance alors que les autorités sénégalaises demandent son extradition.

Arrêté le lundi 16 décembre sur les Champs-Élysées par la Direction de la police judiciaire de Nanterre, il a été placé sous contrôle judiciaire dès le lendemain. Toutefois, ses avocats, dont Me Seydou Diagne, comptent s’appuyer sur des éléments solides pour bloquer la procédure d’extradition, en invoquant la convention judiciaire entre la France et le Sénégal.

Papa Doro Gaye est accusé d’escroquerie foncière au Sénégal pour un montant de 1,2 milliard de FCFA. Selon la partie civile, représentée par Sakiyoulahi Sow, l’homme d’affaires aurait usé de manœuvres frauduleuses dans une transaction immobilière. Placé sous mandat de dépôt le 3 juin 2024, il avait obtenu une liberté provisoire à la fin du mois après avoir signé un protocole d’accord prévoyant le versement d’un acompte de 250 millions de FCFA et des garanties sous forme de titres de propriété sur plusieurs biens immobiliers.

Cependant, Papa Doro Gaye n’avait pas respecté les termes de cet accord, notamment les paiements mensuels convenus. Redoutant un retour en prison, il avait fui le Sénégal via la Guinée-Bissau avant de s’installer en France. Cette fuite avait conduit les autorités sénégalaises à émettre un mandat d’arrêt international à son encontre.

Malgré la gravité des accusations portées contre lui, la stratégie de défense de Papa Doro Gaye repose sur sa situation médicale et le respect de ses droits fondamentaux. La justice française devra trancher entre ces arguments humanitaires et l’exigence de coopération judiciaire internationale.

En attendant une décision définitive, l’homme d’affaires reste sous contrôle judiciaire à Paris, tout en poursuivant ses soins en Italie. L’affaire, déjà marquée par de nombreux rebondissements, pourrait connaître un nouveau tournant dans les semaines à venir.

Kaolack/Société : Le Mouvement Citoyen interpelle les autorités sur le développement local

Le président du Mouvement Citoyen pour le Développement Inclusif du Sénégal, Badou Ndour, a exprimé les attentes des populations de la ville de Mbossé Coumba Djiguen à l’égard du nouveau régime ce mercredi, lors d’une rencontre avec la presse.

« En citant quelques maux auxquels les populations font face, on peut mentionner l’état de délabrement des routes secondaires, l’absence d’usines pour réduire le chômage des jeunes, le manque de canalisations dans certains quartiers, entre autres. Nous proposons au maire de la commune de Kahone et de Kaolack d’initier une intercommunalisation entre ces deux communes en créant une route reliant Médina Baye à Kahone, en passant par Kanda Fodé Bayo. Une fois réalisée, cela contribuera à réduire les accidents et les embouteillages sur la route nationale », a déclaré M. Ndour.

Selon lui, la région de Kaolack, avec son potentiel agricole, devrait figurer parmi les priorités du nouveau régime. Il a souligné que cette ville, qui constitue un carrefour commercial stratégique ouvrant sur la sous-région, mérite une attention particulière. M. Ndour a également mis en avant le développement du port comme une opportunité pour générer de nouvelles perspectives économiques.

« Nous appelons les nouvelles autorités à intégrer la région dans leur vision à l’horizon 2050 », a-t-il plaidé, tout en insistant sur la nécessité d’une stratégie claire pour réduire le coût de la vie et favoriser la création d’emplois. « Nous saluons leur esprit d’ouverture et leur volonté de dialogue avec les acteurs pour apaiser le climat social, mais nous les exhortons à ce que cela ne se limite pas à de simples slogans », a martelé Badou Ndour.

Il a également abordé le projet de construction d’une nouvelle gouvernance, un chantier lancé il y a plusieurs années mais resté à l’arrêt depuis, sans explication claire. « L’entrepreneur reste introuvable, laissant aux Kaolackois un chantier envahi par les herbes et inachevé. Les autorités doivent mener une enquête pour identifier les véritables causes de ce blocage. »

Le président du Mouvement Citoyen pour le Développement Inclusif du Sénégal a conclu en interpellant le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ainsi que son Premier Ministre, Ousmane Sonko, pour qu’ils prennent des mesures concrètes en faveur du développement de la région.

Kaffrine : 53 cas de grossesses précoces en milieu scolaire entre 2022 et 2023, une urgence éducative

Le phénomène des grossesses précoces en milieu scolaire continue de secouer la région de Kaffrine. Entre 2022 et 2023, 53 cas ont été recensés dans les établissements scolaires, représentant un taux de 4,4 %, selon un rapport du Groupe pour l’Étude et l’Enseignement de la Population (GEEP). Cette situation met en lumière une crise sociale et éducative qui nécessite des solutions urgentes pour protéger les jeunes filles et garantir leur avenir.

Ces chiffres, révélés récemment par le GEEP, traduisent une réalité alarmante dans le Ndoucoumane. « Notre objectif, c’est zéro grossesse à l’école. Même un seul cas est un signal que le travail reste à faire », a déclaré Ibrahima Guèye, coordonnateur de l’organisation, lors d’un entretien avec Ousmane Mbengue, correspondant de Radio Sénégal.

Les conséquences de ces grossesses sont dévastatrices. Une jeune fille enceinte en classe de 4e, de Première ou de Terminale voit sa scolarité brusquement interrompue. Cela entraîne souvent un abandon scolaire définitif, des difficultés économiques et sociales accrues, ainsi que des risques pour sa santé, notamment lors de l’accouchement. « Ces grossesses brisent des carrières et hypothèquent l’avenir de nombreuses filles », a ajouté Ibrahima Guèye.

Dans le cadre de son engagement à enrayer ce fléau, le GEEP a mené une enquête approfondie en partenariat avec l’Observatoire régional. Cette étude, basée sur un échantillon représentatif d’élèves, a permis de mieux cerner les causes et les dynamiques du phénomène. Les résultats ont été remis à l’inspecteur d’académie pour servir de base à des actions concrètes et adaptées aux réalités locales.

Pour prévenir ces situations, le GEEP a intensifié ses campagnes de sensibilisation dans les établissements scolaires et auprès des familles. Ces initiatives mettent l’accent sur l’éducation sexuelle, la communication parent-enfant et la responsabilisation des enseignants pour détecter et prévenir les comportements à risque.

Cependant, malgré ces efforts, le problème persiste et appelle une mobilisation collective. Les autorités éducatives, les organisations de la société civile, les chefs religieux et les communautés locales doivent travailler de concert pour offrir des solutions durables. Cela inclut la création d’espaces sécurisés pour les jeunes filles, des politiques éducatives inclusives et la mise en place de mesures dissuasives contre les comportements préjudiciables.

La région de Kaffrine, à travers ce rapport, lance un appel clair : il est urgent d’agir pour que chaque fille puisse poursuivre son éducation sans obstacle. Ce défi dépasse les seuls établissements scolaires et nécessite une approche sociétale globale pour garantir un avenir prometteur à toutes les jeunes filles.

Tragédie de Mbour : Un naufrage meurtrier souligne l’urgence d’une réponse collective face à l’immigration clandestine

Le naufrage survenu le 8 septembre 2024, au large de Mbour, au Sénégal, est une nouvelle tragédie qui met en lumière les dangers de l’immigration clandestine. Une pirogue transportant plus de 200 personnes, espérant rejoindre l’Europe, a chaviré à seulement 4 kilomètres des côtes. Ce drame a causé la mort d’au moins 30 personnes, tandis que plus de 100 autres sont portées disparues. Ce naufrage s’inscrit dans une série de catastrophes qui illustrent les risques extrêmes auxquels s’exposent des milliers de migrants désespérés.

Les autorités locales, en collaboration avec la marine sénégalaise, ont réussi à secourir une soixantaine de survivants, dont certains grièvement blessés. Les corps de plusieurs victimes ont été repêchés, mais les opérations de recherche se poursuivent pour retrouver les disparus. Les familles des victimes, dévastées, se rassemblent sur les plages de Mbour, espérant des nouvelles de leurs proches. Ce naufrage, comme beaucoup d’autres, témoigne de l’ampleur de la crise migratoire. Selon des statistiques des organisations humanitaires, plus de 2 500 migrants ont péri en mer en 2024, un chiffre en hausse par rapport à l’année précédente.

Ce drame met également en lumière les raisons qui poussent de nombreuses personnes à entreprendre ce voyage périlleux. La pauvreté, le chômage, l’instabilité politique et l’absence de perspectives économiques au Sénégal et dans d’autres pays africains figurent parmi les principaux moteurs de ces départs. À cela s’ajoutent les récits parfois embellis d’une « vie meilleure » en Europe, souvent relayés par les réseaux sociaux et les passeurs.

Le Conseil International pour l’Immigration, l’Entrepreneuriat et l’Emploi (CIIEE) a exprimé sa colère et sa tristesse, tout en exhortant les gouvernements sénégalais et européens, ainsi que la communauté internationale, à agir avec urgence. Il appelle à renforcer les campagnes de sensibilisation dans les communautés locales pour informer des dangers de l’immigration clandestine, tout en investissant dans des projets économiques locaux pour offrir des opportunités aux jeunes et réduire leur motivation à partir. Le CIIEE insiste également sur la nécessité de créer des voies légales et sécurisées pour la migration, afin de limiter l’activité des réseaux de passeurs, et d’améliorer la surveillance maritime et la coopération internationale pour sauver des vies en mer.

Cette tragédie a ravivé les appels à une coopération plus étroite entre le Sénégal et ses partenaires internationaux. Le président Bassirou Diomaye Faye a exprimé ses condoléances aux familles et promis un plan d’urgence pour lutter contre l’immigration clandestine. Cependant, les organisations de la société civile estiment que les mesures doivent aller au-delà des promesses. L’instauration de partenariats public-privé pour stimuler l’emploi, ainsi que des investissements massifs dans des secteurs comme l’agriculture et l’énergie, sont jugés essentiels pour prévenir ces drames.

La tragédie de Mbour n’est pas un simple accident ; elle est le reflet d’une crise mondiale nécessitant une réponse globale. Les efforts isolés ne suffiront pas à briser ce cycle. Ce moment de deuil collectif doit être un tournant, un appel à l’unité pour transformer cette réalité tragique en une opportunité de changement.

Inauguration du Courtyard by Marriott à Diamniadio : un nouveau fleuron de l’hôtellerie haut de gamme au Sénégal

Ce mardi, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé à l’inauguration officielle de l’hôtel Courtyard by Marriott à Diamniadio, un projet ambitieux qui marque un tournant pour l’attractivité économique et touristique de cette localité stratégique. Avec un investissement colossal de plus de 13 milliards de francs CFA, ce complexe hôtelier illustre la volonté d’accroître l’offre de services haut de gamme au Sénégal.

Le Courtyard by Marriott, situé au cœur de Diamniadio, est une initiative du groupe américain Marriott International, leader mondial de l’hôtellerie de luxe. Fondée en 1983, la marque Courtyard by Marriott s’adresse principalement aux voyageurs d’affaires tout en proposant des services adaptés aux familles. Avec plus de 8 000 établissements dans le monde, le groupe Marriott poursuit son expansion sur le continent africain, et l’ouverture de cet hôtel à Diamniadio marque une étape stratégique dans sa conquête de l’Afrique de l’Ouest.

Le choix de Diamniadio n’est pas anodin. Cette ville émergente, située à quelques kilomètres de Dakar, est devenue un pôle économique et administratif en plein essor. Selon les informations recueillies, la décision d’implanter le Courtyard by Marriott à Diamniadio a été finalisée en 2022, après des études approfondies sur le potentiel économique et les perspectives de croissance de la région.

Avec ses 134 chambres modernes répondant aux normes internationales, l’hôtel se positionne comme un acteur clé de l’hôtellerie haut de gamme au Sénégal. Ce projet a également permis la création de 150 emplois directs, une opportunité précieuse pour la jeunesse sénégalaise.

L’inauguration de cet établissement envoie un signal positif aux investisseurs nationaux et internationaux. Elle témoigne de la confiance accordée à la stabilité économique et à la dynamique de croissance du Sénégal. Le Président Bassirou Diomaye Faye a salué cette initiative, affirmant que « le développement du secteur privé est un pilier essentiel de notre stratégie de croissance inclusive ».

Depuis la disparition de son dirigeant historique Arne Sorenson en 2021, Marriott International est dirigé par Anthony Capuano, qui poursuit l’objectif d’étendre l’empreinte mondiale du groupe. Avec cette inauguration, Marriott renforce sa présence en Afrique, un continent qui offre d’importantes opportunités dans les secteurs de l’hôtellerie et du tourisme.

L’ouverture du Courtyard by Marriott conforte Diamniadio comme une destination incontournable pour les investisseurs et les touristes. Avec des infrastructures modernes et une proximité avec l’aéroport international Blaise Diagne, la ville est appelée à devenir un véritable hub économique et touristique dans la sous-région.

Blocages visant Barthélemy Dias : La Police nationale dément les accusations de

La Police nationale a apporté un démenti catégorique aux accusations relayées dans certains médias concernant un prétendu blocage des activités de Barthélemy Dias, ancien maire de Dakar, et des conseillers municipaux. Dans un communiqué publié ce mardi 17 décembre 2024, la Division Communication et Relations Publiques de la Police nationale a tenu à rétablir les faits.

Selon le document officiel, il a été rapporté que la visite de Barthélemy Dias à la cité Keur Goor Gui ainsi que l’accès des conseillers municipaux à la mairie de Dakar auraient été entravés. La Police nationale rejette ces allégations, précisant qu’aucun dispositif n’a été mis en place dans l’intention de bloquer les activités de M. Dias ou des élus municipaux.

Le communiqué souligne que le déploiement des forces de l’ordre dans certains secteurs de la ville s’inscrit dans le cadre normal de leur mission de sécurisation et de maintien de l’ordre. « Contrairement à ce qui a été relayé, la Police nationale n’a bloqué ni Monsieur DIAS, ni les conseillers municipaux. Le déploiement du dispositif (…) rentre dans le cadre normal de l’exécution de sa mission de sécurisation », précise la note.

La Division Communication et Relations Publiques rappelle que la Police nationale reste fidèle à sa mission de protection des populations et d’application de la réglementation en vigueur. Elle assure qu’elle continuera à opérer en toutes circonstances dans le respect strict de ses prérogatives.

Pour rappel, cette clarification intervient dans un contexte où la situation politique à Dakar reste marquée par des tensions suite à la révocation de Barthélemy Dias de son poste de maire.

Ce communiqué vise ainsi à rassurer l’opinion publique et à couper court aux spéculations sur d’éventuelles manœuvres d’obstruction de la part des forces de l’ordre.

Fait à Dakar, le 17 décembre 2024.

Sénégal : Vers de nouvelles assises nationales pour transformer l’enseignement supérieur et la recherche

Dix ans après les Assises nationales sur l’avenir de l’enseignement supérieur, le Sénégal se prépare à organiser une nouvelle concertation. Cette fois-ci, l’objectif est clair : transformer en profondeur le secteur, avec un accent particulier sur la recherche et l’innovation.

L’annonce a été faite ce mardi par le Pr Hamidou Dathe, Directeur général de la recherche et de l’innovation, lors de la cérémonie d’ouverture des doctoriales en mathématiques et informatique à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD). Selon lui, ces nouvelles assises nationales visent à répondre aux défis structurels qui freinent l’épanouissement du secteur de la recherche au Sénégal.

Le Pr Dathe a pointé du doigt un déséquilibre dans l’allocation des ressources du secteur de l’enseignement supérieur. Actuellement, la pédagogie et les œuvres sociales absorbent la majorité des moyens financiers, reléguant la recherche et l’innovation au second plan. « Ce qu’on observe, c’est que la partie pédagogie et œuvres sociales prennent l’essentiel des ressources. La recherche, pourtant cruciale, peine à trouver les moyens suffisants pour se développer », a-t-il déclaré.

Selon les recommandations internationales, au moins 1 % du Produit intérieur brut (PIB) d’un pays devrait être consacré à la recherche pour garantir son efficacité. Or, le Sénégal est encore loin de cet objectif, compromettant ainsi le développement de solutions locales innovantes et la compétitivité scientifique du pays.

Pour remédier à cette situation, il ne s’agit pas de réduire les budgets actuels, mais plutôt de les rationaliser afin de dégager des marges pour financer davantage la recherche. « Nous devons créer un équilibre en redistribuant les ressources de manière plus efficace », a expliqué le Pr Dathe.

Ces assises nationales s’inscrivent dans une démarche inclusive, conformément à la vision du ministre Abdourahmane Diouf et du président Bassirou Diomaye Faye. Tous les acteurs du secteur, notamment les écoles doctorales et les enseignants-chercheurs, seront impliqués dans cette réflexion collective.

Ces travaux apparaissent comme une opportunité majeure pour repenser l’écosystème de l’enseignement supérieur au Sénégal. L’objectif est de permettre à la recherche et à l’innovation d’occuper une place centrale dans les politiques publiques. En s’attaquant à ce déséquilibre budgétaire et en favorisant un dialogue inclusif, le Sénégal pourrait amorcer une transformation significative de son système éducatif, moteur essentiel du développement économique et social.

Mbacké : Décès d’un quinquagénaire, l’autopsie conclut à une mort naturelle

Une affaire de décès survenu à Mbacké, samedi 14 décembre, a finalement été élucidée par une autopsie. Les résultats de l’examen médical ordonné par le délégué du procureur près le Tribunal local de Grande Instance attestent que la mort est d’origine naturelle, selon les informations de Seneweb.

Le rapport médical, transmis au commissaire Alioune Fall, chef de service du commissariat urbain de Mbacké, a révélé que le décès de A. Lô, 59 ans, est survenu dans un contexte de « cardiomyopathie hypertrophique et ischémique décompensée ». L’autopsie, réalisée par le médecin légiste Dr. A.M.G de l’hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff, conclut également à l’absence de signes de traumatisme ou de traces de violence.

A. Lô, domicilié à Touba, s’était plaint de douleurs épigastriques trois jours avant son décès, selon un agent de l’administration pénitentiaire. Le quinquagénaire est décédé lors de son évacuation vers un centre de santé de Mbacké, ce samedi matin.

Informé du drame aux environs de 11h, le commissaire Alioune Fall a immédiatement adressé une réquisition à l’hôpital Matlaboul Fawzaini de Touba. Après un premier examen, le médecin B.B a indiqué que la cause du décès restait indéterminée et a recommandé une autopsie pour clarifier les circonstances.

Sur instruction du délégué du procureur près le Tribunal local, le corps a été transféré à Dakar pour expertise, malgré l’opposition manifeste de la famille du défunt. Le procureur a toutefois maintenu sa décision, estimant qu’une autopsie était nécessaire pour établir les faits.

Les résultats de l’autopsie mettent fin aux spéculations et confirment une mort naturelle, causée par une pathologie cardiaque. Aucun élément ne laisse entrevoir une intervention extérieure ou des violences ayant pu précipiter le décès de A. Lô.

Fass Thiékène dévasté : un incendie réduit un village prospère à l’état de cendres

Fass Thiékène, un village autrefois paisible et prospère situé dans l’arrondissement de Kouthiaba-Ouolof, est aujourd’hui plongé dans le chaos après un incendie dévastateur. Le drame s’est produit lundi à 15 heures, emportant tout sur son passage : habitations, récoltes et bétail. Les vents violents ont transformé cet incident en une catastrophe d’une ampleur inimaginable.

Alors que la plupart des habitants étaient aux champs, un feu s’est déclaré, gagnant rapidement en intensité sous l’effet de vents déchaînés. Face à l’absence de moyens modernes de lutte contre les incendies, les villageois ont tenté de maîtriser les flammes avec des seaux d’eau et des branchages. Malgré leurs efforts acharnés, ils ont été contraints de reculer devant la violence du sinistre.

Au bout de plusieurs heures, le village n’était plus qu’un amas de cendres. Les habitations, greniers et enclos ont été entièrement détruits, laissant la communauté dans une situation de grande détresse.

Les pertes sont colossales. Selon les premières estimations :

  • 500 tonnes d’arachides, fruits de mois de labeur, ont été entièrement consumées.
  • Les biens domestiques, tels que meubles, ustensiles, lits et matelas, ont été réduits en poussière.
  • Le bétail, pilier de l’économie locale, a également payé un lourd tribut : 30 moutons, 25 chèvres et une grande quantité de volaille ont péri dans les flammes.

Si aucune perte humaine n’est à déplorer, le village est désormais sans abri ni moyens de subsistance. La gendarmerie estime les dégâts à plusieurs millions de francs CFA, un chiffre écrasant pour cette petite communauté agricole.

Alertés en urgence, les sapeurs-pompiers basés à Koumpentoum, à près de 100 kilomètres, sont arrivés trop tard pour contenir l’incendie. Cette tragédie met en évidence les limites des dispositifs de secours en zones rurales isolées.

Pendant ce temps, les familles ont passé la nuit en plein air, au milieu des débris et des cendres encore fumantes.

Les habitants de Fass Thiékène, démunis, lancent un appel désespéré aux autorités sénégalaises et aux bonnes volontés. Le village a besoin d’une aide d’urgence pour subvenir aux besoins essentiels de ses habitants et amorcer une reconstruction.

Dans un contexte où l’agriculture et l’élevage sont les principales sources de revenus, ces pertes représentent un coup dur, menaçant la survie économique de cette communauté.

Cette catastrophe souligne l’urgence d’améliorer les infrastructures de secours dans les zones rurales :

  • Création de casernes de pompiers plus proches.
  • Formation des habitants aux techniques de prévention et de lutte contre les incendies.

Le défi est immense, mais la solidarité nationale et internationale pourrait redonner espoir à Fass Thiékène. Pour ce village, naguère symbole de prospérité agricole, l’avenir repose désormais entre les mains des pouvoirs publics et des citoyens solidaires.

Sénégal : Une manifestation nue des féministes prévue le 31 décembre fait polémique

Au Sénégal, une initiative d’un groupe féministe annonçant une manifestation nue prévue pour le 31 décembre suscite de vives réactions. Parmi les voix les plus critiques figure celle de l’Imam Ahmadou Mactar Kanté, qui a exprimé son indignation dans une interview accordée au journal L’Observateur. Selon lui, ce mode de protestation est en totale contradiction avec les principes de l’islam.

« La nudité est totalement interdite en islam, quelle que soit la lutte », a déclaré l’imam Ahmadou Mactar Kanté, visiblement choqué par cette annonce. Il estime que ce genre de pratiques est une importation étrangère, inspirée notamment des actions du mouvement « Femen », bien connu pour ses manifestations topless en Europe.

L’imam déplore ce qu’il considère comme une instrumentalisation du corps féminin dans des combats qu’il juge nobles par ailleurs : « Ici, nous avons l’impression que les féministes se disent que tous les moyens sont bons pour arriver à leur fin. Or, la religion s’oppose à cette façon de voir les choses. Ce, même si la fin est noble. »

Dans son discours, Ahmadou Mactar Kanté rappelle que l’islam prône la décence et la pudeur, en particulier pour les femmes. « Ces modes de lutte déshonorent les femmes en islam, car la religion demande à la femme de porter des habits décents et complets », a-t-il martelé. Pour lui, se dénuder en public, même au nom d’une cause, est une atteinte aux principes fondamentaux de la religion.

L’imam n’a pas manqué de s’interroger sur les motivations de ces militantes : « Une femme musulmane qui se dévêtit en public, soit elle ignore sa religion, soit elle s’en fiche complètement. »

Cette annonce intervient dans un contexte où les revendications féministes prennent de plus en plus d’ampleur au Sénégal, notamment sur des questions liées aux violences faites aux femmes et à l’égalité des sexes. Toutefois, le choix des moyens de protestation reste un sujet sensible dans ce pays majoritairement musulman, où les traditions et les valeurs religieuses jouent un rôle central.

Si le collectif féministe à l’origine de cette initiative n’a pas encore répondu aux critiques, il est certain que cette manifestation suscitera un large débat sur la frontière entre militantisme et respect des normes culturelles et religieuses. Reste à voir si l’action prévue le 31 décembre se déroulera comme annoncé ou si la pression des leaders religieux influencera les organisatrices.

Sénégal : un sit-in inédit prévu le 31 décembre 2024 par des féministes, avec un dress code qui interpelle

Le 31 décembre 2024 s’annonce comme une date marquante dans l’histoire des luttes féministes au Sénégal. Un collectif de féministes, en collaboration avec un groupe plus large d’activistes, prévoit d’organiser un événement inédit baptisé « Freedom Day ». Cependant, ce qui suscite l’attention, voire la controverse, c’est l’exigence du dress code : les participantes et participants sont invités à venir… sans vêtements.

Contactée par Seneweb, Amy Libain Mbengue, militante féministe de premier plan, a confirmé l’information. « Ce n’est pas le collectif qui est à l’origine de l’initiative, mais un groupe plus large », précise-t-elle. Ce sit-in s’inscrit dans une série de revendications visant à interpeller les autorités sénégalaises sur des problématiques cruciales concernant les droits des femmes et des filles.

« Nous voulons des mesures fortes et immédiates pour protéger les femmes et les filles. Il est temps que le Code de la famille soit réformé, que le Protocole de Maputo soit pleinement appliqué, et que des actions concrètes soient mises en œuvre pour lutter contre le viol et la pédocriminalité », a-t-elle déclaré avec détermination.

Quant au choix du dress code, Amy Libain Mbengue ne mâche pas ses mots : « Oui, je confirme que nous demandons aux participants de venir sans vêtements. Ce n’est pas une provocation, mais un message puissant. Il s’agit de symboliser la vulnérabilité des femmes dans notre société et de dire que, nues ou habillées, nous sommes exposées aux violences et à l’injustice. Cette action s’inspire des femmes de la Casamance, qui ont utilisé une stratégie similaire en 2023 pour faire entendre leurs revendications. »

Le lieu de la manifestation n’a pas encore été révélé, une décision qui pourrait être stratégique pour éviter des obstacles logistiques ou juridiques.

L’annonce de cet événement a provoqué un véritable tollé sur les réseaux sociaux. Si certains saluent le courage des organisatrices et la force du message, d’autres dénoncent une action qu’ils jugent « indécente » ou « contraire aux valeurs culturelles et religieuses du Sénégal ».

Quoi qu’il en soit, ce sit-in s’annonce comme un moment charnière dans le débat sur les droits des femmes au Sénégal. Reste à voir si cette initiative parviendra à mobiliser les foules et, surtout, à provoquer les changements demandés.

Affaire à suivre.

Kaolack : L’association « Enfants Soleil Monde » section Kaolack prépare activement l’arbre de Noël

Enfants Soleil Monde est une association à but non lucratif créée en 2020, œuvrant pour l’amélioration des conditions de vie des enfants à besoins spécifiques : autisme, trisomie 21 et infirmité motrice cérébrale (IMC). Selon Mme Maguette Diallo Mbodji, présidente de la section Kaolack, l’association agit sur quatre volets principaux : l’inclusion sociale, la santé, l’éducation et l’insertion professionnelle.

« Notre objectif est de promouvoir l’inclusion de cette catégorie vulnérable en leur facilitant l’accès aux soins médicaux, paramédicaux, scolaires et professionnels, tout en offrant un cadre de soutien aux familles concernées à travers des conseils et une écoute attentive », a expliqué Mme Diallo.

Une initiative portée par des parents engagés
L’association a vu le jour au Sénégal en 2020 grâce à l’initiative des parents d’enfants handicapés, notamment des mamans. Toutefois, Enfants Soleil Monde est une structure internationale présente dans des pays comme la Belgique, les États-Unis, le Canada, la France et dans plusieurs pays africains. Au Sénégal, des antennes ont été établies dans différentes régions afin de créer des centres d’accueil dédiés à ces enfants.

« Ces centres visent à favoriser l’inclusion sociale, l’éducation et la santé de nos enfants tout en les soutenant pour qu’ils deviennent autonomes et puissent vivre dans la société comme les autres enfants non handicapés », a ajouté Mme Diallo.

Quatre centres déjà ouverts au Sénégal
Pour l’année 2024, quatre centres sont opérationnels à Malika, Thiès, Mbour et Vélingara. L’association prévoit d’en ouvrir d’autres en 2025, notamment à Kaolack et Saint-Louis dès la prochaine rentrée. Ces centres incluront des écoles spécialisées pour l’éducation des enfants, ainsi que des infirmeries où des spécialistes de la santé – tels que des orthophonistes et des psychomotriciens – viendront apporter leur expertise.

« Ces spécialistes viendront dès que les centres seront opérationnels afin de fournir des soins adaptés à ces enfants. Nous avons une feuille de route bien définie et organisons chaque année des journées dédiées, notamment celles consacrées à la trisomie 21, à l’autisme, à l’IMC, ainsi que l’arbre de Noël qui marque la fin de l’année », a précisé Mme Diallo.

L’arbre de Noël prévu le 21 décembre 2024 à Kaolack
Dans ce cadre, l’association est actuellement en plein préparatifs de l’arbre de Noël, qui sera célébré le 21 décembre 2024 à Kaolack. Cet événement festif permettra de réunir les enfants bénéficiaires, leurs familles, ainsi que les partenaires de l’association pour une journée de célébration et de partage dédiée à cette couche vulnérable de la société.

« Nous voulons à travers cet événement apporter joie et réconfort à ces enfants, tout en sensibilisant la communauté sur l’importance de leur inclusion sociale », a conclu Mme Maguette Diallo Mbodji lors d’un point de presse.

Avec des initiatives comme celles-ci, Enfants Soleil Monde poursuit sa mission de transformer les conditions de vie des enfants en situation de handicap, tout en renforçant l’entraide et la solidarité au sein des communautés.

Clarification sur l’importation des vêtements de seconde main au Sénégal : le Ministère du Commerce rassure

Dans un communiqué publié récemment, le Ministère de l’Industrie, du Commerce et des PME PMI a tenu à démentir les rumeurs circulant sur une interdiction immédiate de l’importation des vêtements de seconde main, communément appelés fëgg jaay. Cette réaction fait suite à une mauvaise interprétation des annonces faites lors d’un atelier sur le développement de la filière coton organisé à Dakar le 9 décembre 2024.

Contrairement aux informations relayées, le ministère a précisé qu’il ne s’agit ni d’une interdiction brutale ni d’une mesure effective à court terme. La stratégie annoncée s’inscrit dans une vision à moyen et long terme, visant à revitaliser l’industrie textile sénégalaise, tout en tenant compte des réalités sociales et économiques du pays.

Selon le communiqué, cette démarche consiste à soutenir la filière coton locale en favorisant la production nationale et la transformation sur place. Cette mesure s’inscrit dans un plan global qui inclut la réouverture d’usines textiles, la mise en place de sites de production modernes, et la promotion du consommer local.

Le Ministère a également assuré qu’il reste conscient de l’importance des vêtements de seconde main pour une large partie de la population sénégalaise, tant sur le plan économique que social. En effet, ces vêtements constituent une source de revenus pour de nombreux commerçants et offrent une solution accessible pour des familles à faible pouvoir d’achat.

Pour répondre aux inquiétudes des acteurs concernés, le ministère promet d’instaurer des mécanismes de concertation et d’accompagnement. « La mesure sera mise en œuvre progressivement, dans le respect des réalités économiques et sociales du pays », souligne le communiqué.

Cette initiative ambitionne de faire émerger une industrie textile locale forte et compétitive, capable de générer des emplois durables et de réduire la dépendance aux importations. Elle s’inscrit dans une politique économique plus large, visant à encourager la consommation locale et à mieux valoriser les ressources nationales, notamment le coton.

Le Ministère de l’Industrie, du Commerce et des PME PMI réaffirme son engagement à soutenir les populations vulnérables tout en favorisant une transition harmonieuse vers une économie plus autonome et diversifiée.

Si l’idée d’interdire les vêtements de seconde main suscite des inquiétudes, le gouvernement insiste sur le fait qu’il s’agit d’un processus graduel et concerté. En alliant soutien aux acteurs économiques et protection du pouvoir d’achat, cette mesure vise à poser les bases d’une industrie textile durable, tout en répondant aux besoins immédiats de la population.

Les discussions avec les parties prenantes se poursuivront pour assurer une mise en œuvre bénéfique pour tous, et le Ministère promet de rester à l’écoute des préoccupations des citoyens.

Menace d’expulsion : les étudiants de Ziguinchor à Dakar dans une situation critique

Les étudiants ressortissants de Ziguinchor résidant à Dakar sont confrontés à une menace imminente d’expulsion de leur immeuble situé à Grand Mbao. Un passif de 20 millions de francs CFA en arriérés de loyer pèse sur eux, mettant en péril leur logement et leur avenir académique.

Simon Sambou, président de l’Amicale des étudiants ressortissants de Ziguinchor, a exprimé sur les ondes de la RFM l’urgence de leur situation. « Nous avons alerté l’opinion nationale et internationale de cette crise. Ces étudiants n’ont pas de familles à Dakar et, en cas d’expulsion, ils seront contraints de rentrer chez eux, abandonnant ainsi leurs études, » a-t-il déclaré avec inquiétude.

Malgré l’alerte, les étudiants n’ont reçu aucune aide concrète de la municipalité de Ziguinchor, dirigée par le maire Djibril Sonko. « Le silence de la mairie est déplorable. On nous demande simplement de trouver un autre logement, ce qui est impossible dans les conditions actuelles. Pendant deux ans, ce bailleur nous a permis de vivre sans pression, et nous n’avons pas les moyens de lui tourner le dos aujourd’hui, » a souligné Simon Sambou.

Les étudiants, désespérés, ont déjà préparé leurs bagages dans l’attente d’une issue qui semble incertaine. Ils appellent les autorités locales et nationales à agir rapidement pour éviter une expulsion qui mettrait en péril leur avenir.

Cette situation met en lumière les difficultés financières que rencontrent de nombreux étudiants sénégalais, en particulier ceux originaires de régions éloignées, lorsqu’ils cherchent à poursuivre leurs études dans la capitale.

13,5 millions F CFA en faux billets saisis : un réseau démantelé, un candidat au Bac parmi les suspects

Le commissariat de l’Unité 15 des Parcelles-Assainies a récemment démantelé un réseau de faux-monnayeurs opérant entre la cité Soprim et Diamaguène. À la tête de cette opération, le commissaire Khouma et ses équipes ont procédé à l’arrestation de quatre suspects et saisi une somme de 13,5 millions de francs CFA en faux billets. Ces individus ont été déférés au parquet le vendredi dernier.
C’est un renseignement relatif à un trafic de mercure qui a permis à la brigade de recherches du commissariat de remonter jusqu’à ce réseau criminel. Un agent infiltré a simulé une commande de 10 millions de francs CFA en mercure pour établir un premier contact. Lors du rendez-vous convenu, l’intermédiaire, un certain M. Dème, a été interpellé sur place.
Une perquisition effectuée au domicile de ce dernier, situé à Diamaguène, a permis de découvrir 13,5 millions de francs CFA en faux billets, une imprimante spécialisée, des rames de papier ainsi que des ciseaux, des outils utilisés pour fabriquer les faux billets. Cette découverte a confirmé l’existence d’un réseau structuré et actif.
L’enquête a conduit à l’arrestation de trois autres complices : M. M. Diouf, chauffeur et logisticien présumé ; C. Thiam, bijoutier suspecté d’aider à écouler les faux billets dans les circuits commerciaux ; et M. Diop, un élève en classe de terminale. Ce dernier, à quelques mois du baccalauréat, a particulièrement choqué par son implication dans une telle activité criminelle.
Les quatre individus sont poursuivis pour association de malfaiteurs, fabrication et mise en circulation de faux billets ayant cours légal au Sénégal, contrefaçon, faux-monnayage et complicité. Ces accusations pourraient entraîner de lourdes peines, compte tenu des conséquences économiques et sociales de leurs actes.
L’enquête reste ouverte, car le principal fournisseur de mercure utilisé par le réseau est toujours en fuite. Les autorités continuent de mobiliser leurs ressources pour localiser ce suspect clé et démanteler l’ensemble de la chaîne criminelle.
Ce coup de filet met en lumière l’efficacité et la vigilance de la Police nationale face aux menaces économiques et criminelles. Cependant, l’implication d’un élève en terminale dans cette affaire soulève des questions sur les défis sociaux auxquels font face certains jeunes Sénégalais, qui peuvent être tentés par des raccourcis dangereux pour pallier un contexte de précarité.

Grave Accident sur la Route de l’Héliport à Touba : 14 Blessés

Un véhicule de transport en commun renversé près de la nouvelle gare routière

Touba, le 15 décembre 2024 – Un accident majeur s’est produit ce samedi vers 18h30 sur la route de l’héliport, à proximité de la nouvelle gare routière de Touba. Un « Ndiaga-Ndiaye », véhicule de transport en commun réputé, a perdu le contrôle après avoir violemment heurté le rebord du trottoir, se renversant en plusieurs endroits.

Le bilan est lourd, avec 14 personnes blessées, dont deux grièvement touchées. Les secours sont rapidement intervenus sur les lieux et, selon le capitaine Modou Tine, les victimes ont été immédiatement évacuées vers les structures médicales de la cité religieuse pour recevoir les soins nécessaires. « Nous avons agi avec célérité pour assurer la prise en charge des blessés et éviter que leur état ne se détériore davantage, » a déclaré le capitaine Tine.

Les causes exactes de l’accident restent à déterminer. Les premières constatations suggèrent une possible perte de contrôle du véhicule, mais une enquête approfondie est en cours pour élucider les circonstances exactes. Cet incident souligne une fois de plus l’importance de la prudence et du respect des règles de circulation sur les routes, notamment dans les zones à forte affluence comme celle de la nouvelle gare routière.

Les autorités locales appellent les conducteurs à redoubler de vigilance, surtout aux heures de pointe, et promettent de renforcer les mesures de sécurité routière pour prévenir de tels drames à l’avenir. Les familles des victimes ont été informées, et des dispositions sont prises pour les accompagner dans cette période difficile.

L’accident a suscité une vive émotion dans la communauté de Touba, rappelant la fragilité de la vie et la nécessité d’une conduite responsable pour assurer la sécurité de tous sur les routes.

Mbadakhoun : Le Collectif des villages impactés par l’Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niasse de Kaolack rappelle les autorités à l’ordre

« Le problème, c’est que depuis l’installation de l’Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niasse de Kaolack en 2008, il nous avait été demandé, au départ, entre 50 et 100 hectares. En 2013, avec l’arrivée du président sortant Macky Sall, qui avait voulu concrétiser cette décision, nous avons mis à la disposition de l’État 100 hectares. Mais à notre grande surprise, en 2013, un plan cadastral a été publié, attribuant 300 hectares divisés en deux sites : le site A, d’une superficie de 100 hectares à Bourndou, et le site B, de 200 hectares à Mbadakhoun. Cette injustice a engendré de nombreux problèmes, notamment dans le domaine de l’agriculture. Les paysans impactés n’ont plus d’espace pour travailler », explique El Hadji Touré, président du collectif des villages impactés par l’Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niasse, lors d’une interview accordée ce dimanche à notre correspondant.

Les revendications du collectif s’articulent autour de quatre axes majeurs : la réduction et la restitution des terres, l’indemnisation, la responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE) et la question de l’emploi.

« Depuis que le président Macky Sall nous a reçus, nous avons obtenu une réduction des terres affectées à 150 hectares. Cependant, concernant l’emploi, la RSE et l’indemnisation, rien de concret n’a été réalisé jusqu’à présent », a déploré M. Touré.

Il a rappelé une promesse faite par l’ancien directeur du CROUS-SS, Ousseynou Diop, d’allouer 10 postes de recrutement en CDD aux villages impactés, soit 2 postes par village. « Malheureusement, ces contrats ont été annulés par le nouveau directeur, Jean Birane Gning. Ce dernier nous a reçus en audience et nous a promis des actions dans la limite de ses compétences, notamment en matière de recrutement. Mais, à ce jour, il n’y a que des promesses non tenues », regrette-t-il.

« Quand vous prenez les terres de vaillants cultivateurs, le minimum serait de les assister moralement, voire de leur offrir des opportunités d’emploi si vous ne pouvez pas les indemniser. C’est cette injustice que nous dénonçons rigoureusement. Nous avons clairement signifié aux autorités que nous ne reculerons pas sur nos quatre revendications. Si rien n’est fait dans les jours à venir, nous ferons entendre notre voix sur le terrain. Ce combat n’a rien de politique. C’est une lutte pour réparer une injustice que nous subissons », a averti M. Touré.

5 milliards de FCFA pour indemniser les familles des victimes des violences électorales : une mesure forte de Bassirou Diomaye Faye

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a annoncé une initiative majeure pour répondre aux drames causés par les violences électorales : l’attribution d’une enveloppe de 5 milliards de FCFA destinée à indemniser les familles des victimes. Cette mesure, inscrite dans la loi rectificative en cours d’adoption, traduit la volonté du chef de l’État de soulager les familles endeuillées et de soutenir celles ayant subi des préjudices lors des affrontements liés aux élections.

Dès son accession à la magistrature suprême, Bassirou Diomaye Faye avait placé cette initiative parmi ses priorités, affirmant l’urgence d’intervenir en faveur des proches des victimes. Cette démarche a été saluée par plusieurs associations de victimes, dont l’Association des victimes de violences électorales. Djibril Diaw, membre actif de l’association, a exprimé sa satisfaction face à cette annonce tout en soulignant la portée limitée de l’indemnisation :

Si cette initiative est largement perçue comme un geste fort, elle n’épuise pas les revendications des victimes. Djibril Diaw a insisté sur la nécessité de garantir une distribution équitable et transparente des fonds alloués :

Outre l’indemnisation, les familles réclament également des actions judiciaires. La demande principale reste l’abrogation de la loi d’amnistie et la tenue de procès contre les responsables des violences électorales. Pour les victimes, l’indemnisation ne peut être une solution isolée. Djibril Diaw a tenu à rappeler que sans justice, ces initiatives risquent de rester insuffisantes :

Cette enveloppe budgétaire constitue un premier pas vers la reconnaissance et la réparation des souffrances causées par les violences électorales. Cependant, pour les associations et les familles concernées, il s’agit d’une étape parmi d’autres. La quête de justice et la lutte contre l’impunité restent des priorités pour que les événements tragiques ne soient pas relégués à l’oubli.

L’initiative du Président Bassirou Diomaye Faye pourrait poser les bases d’une réconciliation nationale, à condition qu’elle s’accompagne de mesures concrètes pour éviter que de telles violences ne se reproduisent. La nation entière attend désormais des avancées significatives sur le terrain de la justice, pour que le sacrifice des victimes ne soit pas vain.

Kaolack : Journée internationale de lutte contre la corruption – L’OFNAC et l’AFAO sensibilisent la communauté sur les impacts de la corruption

La lutte contre la corruption est essentielle pour l’avenir de près d’un quart de la population mondiale. C’est dans ce cadre que l’Association des Femmes de l’Afrique de l’Ouest (AFAO), en collaboration avec l’Office National de Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC), a organisé un forum de sensibilisation à Kaolack à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre la corruption (édition 2024-2025).

Mobilisation de l’AFAO pour l’autonomisation économique et la lutte contre les inégalités
Créée en 2005, l’AFAO est une organisation féminine de la société civile qui regroupe des femmes de 16 pays d’Afrique de l’Ouest. Selon Madame Sanokho Khady Mbaye Guèye, présidente régionale de l’AFAO à Kaolack, l’organisation vise à :

  • Mobiliser les femmes pour leur participation aux processus régionaux de prise de décision en matière d’intégration économique.
  • Contribuer à l’autonomisation économique des femmes, notamment à travers la transformation de produits locaux. À Kaolack, l’AFAO a mis en place une unité de transformation bien équipée.
  • Réduire les inégalités entre les sexes dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques aux niveaux sous-régional et régional.

Sensibiliser femmes et jeunes contre les impacts de la corruption
« Nous sommes réunis ce samedi pour sensibiliser la communauté, en particulier les jeunes et les femmes, sur les impacts négatifs de la corruption, » a déclaré Madame Sanokho. « La corruption freine considérablement le développement économique, décourage les investissements étrangers et met les petites entreprises en difficulté face aux coûts initiaux liés à ce fléau. »

Cette 15e édition de la Journée mondiale de lutte contre la corruption a réuni près de 200 participants à Kaolack. Les organisateurs espèrent que les jeunes et les femmes présents relayeront les messages dans leurs communautés respectives afin de contribuer à l’éradication de ce phénomène. « Cela nécessite un changement de comportement et une meilleure compréhension des textes sur la corruption, » a ajouté Madame Sanokho.

Le rôle clé des femmes et des jeunes dans la lutte contre la corruption
Madame Adji B. Fall, chargée des plaidoyers au niveau de l’AFAO nationale, a insisté sur l’importance du rôle des femmes et des jeunes :
« Les jeunes peuvent rester dans leurs localités et s’investir dans des activités économiques transparentes. Quant aux femmes, qui sont des piliers des foyers, elles peuvent intégrer des messages de sensibilisation lors de leurs rencontres périodiques. »

Elle a salué l’initiative conjointe de l’OFNAC et de l’AFAO, soulignant que « cette collaboration est d’un intérêt capital pour engager les communautés dans une lutte durable contre la corruption. »

La journée a été marquée par des échanges constructifs et des recommandations pour une sensibilisation élargie et un plaidoyer efficace, dans le but de renforcer la résilience des communautés face à ce fléau mondial.

Kaolack : La semaine nationale de la petite enfance clôturée par une randonnée pédestre

La coordination régionale de la petite enfance à Kaolack a clôturé la semaine nationale de la petite enfance par une randonnée pédestre. Cet événement s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Sétal Sunu Rewmi » prônée par le président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye.

Une initiative éducative et citoyenne
Mamadou Bocoum, inspecteur de l’éducation et coordonnateur régional de la petite enfance et de la Case des Tout-Petits de Kaolack, a expliqué :

Les participants étaient équipés de masques, de gants et de sachets pour collecter les ordures tout en respectant les mesures de protection sanitaire. Ils ont sensibilisé les enfants et la communauté sur l’importance de maintenir un environnement propre.

Des activités éducatives variées
Selon M. Bocoum, le bilan de cette semaine est très positif :

L’équipe de coordination régionale a également visité Guinguinéo, où la journée était consacrée à la nutrition.

Un message pour l’avenir
En sensibilisant les enfants, qui sont les citoyens de demain, à l’éducation environnementale et aux valeurs citoyennes, cette initiative contribue à bâtir un Sénégal plus propre et responsable.

Tragique accident à Dakar : une femme mortellement fauchée par un bus de Dakar Dem Dikk

Un drame s’est produit à l’unité 24 des Parcelles Assainies, à Dakar, où une femme a tragiquement perdu la vie après avoir été percutée par un bus de la société de transport public Dakar Dem Dikk. L’incident, survenu dans des circonstances encore à éclaircir, a profondément choqué les témoins présents sur place.

Selon les informations rapportées par L’As, la victime, dont l’identité n’a pas encore été divulguée, est décédée sur le coup, à la suite d’un violent impact avec le véhicule.

Les autorités ont rapidement été alertées et les sapeurs-pompiers sont intervenus pour prendre en charge le corps de la défunte. Celui-ci a été transporté dans une structure sanitaire après une réquisition officielle de la Police des Parcelles Assainies, en charge de l’enquête.

Le chauffeur du bus, quant à lui, a été immédiatement interpellé par les forces de l’ordre pour homicide involontaire. Une enquête est en cours afin de déterminer les circonstances exactes de l’accident, notamment s’il s’agit d’une défaillance technique ou d’une négligence humaine.

Cet accident remet une fois de plus sur le devant de la scène la question de la sécurité routière dans les zones urbaines de Dakar. Plusieurs observateurs appellent à un renforcement des contrôles routiers et à une meilleure formation des conducteurs pour éviter de tels drames à l’avenir.

Les habitants de l’unité 24, encore sous le choc, expriment leur vive émotion face à cette tragédie. La société Dakar Dem Dikk n’a pas encore publié de déclaration officielle sur cet événement.

Diagne Madiambal : Libéré après son audition sur une plainte du Premier ministre Ousmane Sonko

Le journaliste Diagne Madiambal a été entendu par la police dans le cadre d’une plainte déposée par le Premier ministre Ousmane Sonko, mais a été libéré après son interrogatoire. L’affaire a attiré une attention particulière en raison des tensions politiques croissantes entre les figures de l’opposition et du gouvernement sénégalais.

Dans une publication sur son compte Twitter, Diagne Madiambal a annoncé sa sortie de la police et a exprimé sa reconnaissance envers les nombreuses personnes qui lui ont témoigné leur solidarité. « Je viens de sortir libre de la Police, après être entendu sur une plainte du Premier ministre Ousmane Sonko. Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont témoigné de leur solidarité », a-t-il écrit.

Cet incident s’inscrit dans un contexte politique particulièrement tendu, où les relations entre les personnalités politiques du Sénégal sont devenues de plus en plus polarisées. Ousmane Sonko, leader de l’opposition et Premier ministre du Sénégal, a déposé cette plainte dans un climat déjà marqué par des accusations et des rivalités politiques.

L’affaire Diagne Madiambal pourrait avoir des répercussions sur l’équilibre politique du pays, notamment dans le cadre de la lutte pour le pouvoir entre les différents partis et figures de l’opposition. L’implication de journalistes dans des affaires judiciaires sensibles soulève également des interrogations sur la liberté de la presse et l’indépendance des médias au Sénégal.

Sénégal : Vers l’interdiction de la friperie pour promouvoir le consommé local

Le marché sénégalais, envahi par des vêtements vintages, des articles de marque de seconde main et divers accessoires usagés, pourrait bientôt connaître une profonde transformation. Lundi dernier, lors de l’atelier Champions for Jobs à Dakar, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Dr Serigne Guèye Diop, a annoncé une mesure qui risque de bouleverser l’économie informelle : l’interdiction prochaine de la friperie.

Cette décision, justifiée par la volonté de promouvoir le consommé local et de protéger les industries nationales, touche un secteur en pleine expansion au Sénégal. Le commerce des vêtements de seconde main, communément appelé « Fëgg diaye », emploie des milliers de jeunes Sénégalais et constitue une source de revenus essentielle pour de nombreuses familles.

Selon des données rapportées par Le Monde, les États-Unis, premier exportateur mondial de vêtements usagés vers l’Afrique, envoient chaque année plus de 756 000 tonnes de fripes sur le continent. La France, quant à elle, se classe neuvième avec 69 000 tonnes exportées. Ces chiffres montrent l’ampleur d’un marché en constante expansion, particulièrement prisé dans les pays en développement où les vêtements de seconde main sont plus abordables.

Au Sénégal, les vêtements de friperie sont omniprésents, des marchés locaux aux grandes artères de Dakar, et répondent à une demande importante pour des produits de qualité à moindre coût. Cependant, pour le ministre Serigne Guèye Diop, cette dynamique freine le développement des industries textiles locales, un secteur stratégique pour l’économie nationale.

En plus de l’interdiction de la friperie, le ministre a annoncé des mesures visant à limiter l’exportation de matières premières textiles. Cette directive, portée par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’inscrit dans une stratégie de valorisation du « Made in Sénégal ». L’objectif est de favoriser la transformation locale des matières premières et d’encourager la création d’emplois dans le secteur textile.

« Nous devons protéger nos industries locales et créer des opportunités pour nos jeunes. L’importation massive de vêtements usagés compromet non seulement la survie des entreprises nationales mais freine également notre ambition de souveraineté économique », a déclaré le ministre.

L’interdiction de la friperie risque toutefois d’avoir des répercussions importantes sur l’économie informelle sénégalaise. Des milliers de jeunes, qui trouvent leur subsistance dans ce commerce, pourraient se retrouver sans emploi si des alternatives viables ne sont pas mises en place.

Pour éviter des effets négatifs sur les populations les plus vulnérables, le gouvernement devra accompagner cette transition par des politiques de soutien, telles que la formation professionnelle, l’accès aux financements pour les entrepreneurs locaux, et la création de chaînes de production textile compétitives.

Si cette annonce s’inscrit dans une logique de développement industriel et de promotion du consommé local, elle suscite également des interrogations. Les consommateurs, majoritairement issus de classes populaires, auront-ils les moyens de se tourner vers des vêtements neufs produits localement ? Les industriels sénégalais auront-ils la capacité de répondre à la demande en termes de qualité et de prix compétitifs ?

Dans l’attente des décrets d’application, la suppression de la friperie s’annonce comme un défi majeur, à la fois pour le gouvernement, les acteurs économiques et les citoyens.

Le Sénégal semble ainsi à un tournant de son histoire économique, entre le désir d’autonomisation industrielle et la nécessité de préserver des équilibres sociaux délicats.

Mairie de Dakar : La lettre de Bayna Guèye et la destitution de Barthélémy Dias

Le vendredi 13 décembre 2024 restera une date marquante dans la vie politique sénégalaise, marquée par la destitution du maire de Dakar, Barthélémy Dias, suite à une décision administrative qui s’est rapidement imposée après une demande formelle de Bayna Guèye. Cet événement a provoqué un véritable bouleversement, notamment en raison de la rapidité avec laquelle les choses se sont enchaînées.

L’origine de cette chute soudaine remonte à une lettre adressée par Bayna Guèye, un électeur inscrit sur les listes électorales de la commune de Mermoz-Sacré-Cœur. Dans sa missive datée du 10 décembre 2024, M. Guèye a informé le préfet de Dakar que Barthélémy Dias se trouvait dans une situation d’inéligibilité. Il a rappelé que Dias avait été définitivement condamné par la Cour suprême le 22 décembre 2023, après le rejet de son pourvoi, et que cette condamnation faisait suite à une décision du Tribunal de Grande Instance de Dakar datant de 2017, dans l’affaire du décès de Ndiaga Diouf.

Selon les articles L29 et L30 du code électoral, toute personne condamnée définitivement pour certaines infractions est déclarée inéligible. Bayna Guèye, en sa qualité d’électeur, a donc demandé officiellement au préfet de procéder à la destitution de Barthélémy Dias de son poste de maire de Dakar. C’est cette requête qui a enclenché le processus menant à la décision du préfet.

Le préfet de Dakar, après avoir reçu la lettre de Bayna Guèye, a pris la décision de la mettre en application, invoquant les articles L29, L30 et L277 du code électoral. Dans sa notification à Barthélémy Dias, le préfet a précisé que la situation juridique du maire de Dakar, en raison de sa condamnation définitive, le plaçait dans une situation d’inéligibilité. Cette condamnation avait été confirmée par la Cour d’appel en 2022, et le pourvoi de Dias avait été rejeté par la Cour suprême en décembre 2023.

Le préfet a donc procédé à la déclaration de démission de Barthélémy Dias de son poste de maire et de son mandat de conseiller municipal de la ville de Dakar. Ce fut une décision irrévocable, fondée sur les dispositions du Code électoral qui régissent les conditions d’inéligibilité.

La décision de destituer Barthélémy Dias a provoqué une onde de choc, non seulement au sein de son entourage politique mais aussi parmi ses partisans. En effet, l’ancien maire a toujours été perçu comme un adversaire politique de taille, notamment vis-à-vis de l’actuel pouvoir. Pour ses soutiens, cette décision ressemble à une manœuvre politique visant à éliminer un concurrent de taille de la scène politique dakaroise. L’opposition, en particulier le mouvement Taxawu Senegaal, a dénoncé ce qu’ils considèrent comme un acharnement judiciaire et une atteinte à la volonté populaire, en faisant valoir que la décision du préfet allait à l’encontre des principes démocratiques.

De leur côté, les défenseurs de la décision estiment que celle-ci s’inscrit dans le cadre des règles démocratiques, appliquées de manière légale. Ils soulignent qu’aucune personne condamnée définitivement pour une infraction pénale ne peut exercer des mandats électifs, comme le stipule le Code électoral.

La démission de Barthélémy Dias de son poste de maire de Dakar soulève également la question de l’avenir politique de cet homme qui a longtemps incarné un rôle important dans la politique sénégalaise. Sa condamnation a mis fin à ses fonctions au sein de la mairie, mais elle ne l’empêche pas nécessairement de continuer son parcours politique, à condition que sa situation juridique le permette à l’avenir. Cependant, cette destitution marque une étape importante dans l’ascension de ses adversaires, et il est probable que cette situation aura des répercussions sur ses ambitions futures.

La destitution de Barthélémy Dias met également en lumière la fragilité de certains hommes politiques face à la loi et aux procédures judiciaires. Elle soulève également une question plus large sur l’usage de la loi à des fins politiques et sur les dangers de la politisation des institutions judiciaires et administratives. Alors que certains dénoncent une « chasse aux sorcières », d’autres saluent la rigueur de la loi et la nécessité de respecter les principes démocratiques et républicains.

Le ministre du Commerce annonce l’interdiction de la friperie au Sénégal

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Dr Serigne Guèye Diop, a récemment fait une déclaration qui pourrait marquer un tournant pour l’industrie de la mode et de l’économie sénégalaise. Lors de l’atelier Champions for Jobs, tenu lundi à Dakar, il a annoncé l’interdiction prochaine de la vente de vêtements de seconde main, communément appelés “Fëgg diaye”, sur le marché sénégalais.

Les vêtements de friperie, majoritairement importés des États-Unis et de l’Europe, constituent une part importante du commerce informel au Sénégal. Ce secteur attire des milliers de jeunes et représente une source de revenus essentielle pour bon nombre de Sénégalais. Selon des données rapportées par Le Monde, les États-Unis, principaux exportateurs, expédient plus de 756 000 tonnes de vêtements usagés vers l’Afrique chaque année. La France, quant à elle, occupe la neuvième place avec 69 000 tonnes exportées.

Cependant, le ministre a souligné que cette activité, bien qu’économiquement bénéfique à court terme, pose un problème à long terme pour l’industrie locale et l’économie nationale.

Cette interdiction s’inscrit dans une stratégie globale visant à promouvoir la consommation de produits locaux et à protéger l’industrie textile sénégalaise. Dr Serigne Guèye Diop a également annoncé une mesure complémentaire : l’interdiction de l’exportation de matières premières textiles, conformément aux directives du président Bassirou Diomaye Faye.

Ces décisions visent à stimuler la production locale et à encourager les Sénégalais à privilégier les produits fabriqués dans le pays.

« Il est essentiel de mettre fin à cette dépendance aux importations de vêtements usagés pour renforcer notre économie et préserver notre identité culturelle », a déclaré le ministre.

Bien que cette initiative ambitionne de soutenir l’économie nationale, elle risque de susciter des débats. La friperie est un secteur vital pour de nombreuses familles et l’un des rares moyens d’accéder à des vêtements de marque ou de qualité à bas prix. Cette interdiction pourrait donc avoir des répercussions socio-économiques importantes, notamment sur l’emploi et le pouvoir d’achat.

Cette mesure est un signal fort du gouvernement en faveur de l’industrialisation et de la souveraineté économique. Toutefois, elle nécessitera des solutions de remplacement pour soutenir les acteurs impactés par cette transition. Le débat autour du “Fëgg diaye” ne fait que commencer, et la mise en œuvre de cette interdiction pourrait s’avérer complexe.

Kaolack : Le camp militaire Sémou Djimith Diouf célèbre les 50 ans du 3e bataillon d’infanterie

Le camp militaire Sémou Djimith Diouf de Kaolack a abrité, vendredi, les festivités marquant les 50 ans du 3e bataillon d’infanterie, à travers une célébration dénommée « Mbossé 2024 ».

La cérémonie a réuni plusieurs autorités civiles et militaires, parmi lesquelles le préfet de Kaolack, Latyr Ndiaye, le commandant de la zone militaire numéro 3, le colonel Diouma Sow, et d’autres personnalités. Cet événement a été l’occasion de rendre hommage aux soldats et anciens combattants ayant servi au sein de ce corps.

Une fête pour la cohésion et la solidarité
S’exprimant à cette occasion, le lieutenant-colonel Malick Sadji, chef de corps du 3e bataillon d’infanterie, a rappelé que les fêtes patronales ont pour objectif de renforcer la cohésion et la solidarité au sein des troupes. « Celle du 3e bataillon d’infanterie, appelée ‘La fête du Mbossé’, est célébrée chaque année en décembre, du 13 au 15, selon des axes définis », a-t-il expliqué.

Le thème retenu pour cette année, « La légion : un demi-siècle de résilience et de performance », met en lumière l’histoire et les accomplissements de cette unité militaire, surnommée « la légion ». « Ce nom, acquis de haute lutte, reflète les performances remarquables de notre bataillon sur le champ de bataille », a souligné le lieutenant-colonel Sadji.

Un hommage aux sacrifices et à la résilience
« Depuis sa création en 1974, le 3e bataillon d’infanterie a enregistré de nombreuses performances, témoignant de son esprit de sacrifice et de sa capacité de résilience. Cette résilience, c’est la capacité d’absorber les chocs, de transformer les épreuves en opportunités, et de se relever face aux coups durs », a-t-il rappelé.

Baptême en l’honneur du lieutenant Babacar Diouf
Le camp Sémou Djimith Diouf, qui tire son nom de l’ancien Buur Saloum (roi du Saloum), abrite deux formations militaires : le 3e bataillon d’infanterie et le 1er bataillon de combat du génie militaire.

À l’occasion de cette célébration, une partie du cantonnement occupée par le 3e bataillon a été baptisée « quartier lieutenant Babacar Diouf », en hommage à un officier ayant servi dans cette unité et tombé au champ d’honneur. « Le lieutenant Babacar Diouf est mort les armes à la main, au service du bataillon et de la Nation sénégalaise. Nous avons invité sa famille, sa veuve et ses proches à cette cérémonie solennelle », a indiqué le lieutenant-colonel Sadji.

Un demi-siècle d’histoire militaire
En conclusion, le chef de corps a souligné que cette célébration marque un tournant dans l’histoire du 3e bataillon d’infanterie. « Elle témoigne de la résilience et des sacrifices consentis depuis cinq décennies, pour défendre l’intégrité et les valeurs de la Nation », a-t-il déclaré.

Les festivités se poursuivront jusqu’au 15 décembre, avec diverses activités mettant à l’honneur les hommes et les femmes qui font vivre cette unité emblématique.

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