Kaolack : Le camp militaire Sémou Djimith Diouf célèbre les 50 ans du 3e bataillon d’infanterie

Le camp militaire Sémou Djimith Diouf de Kaolack a abrité, vendredi, les festivités marquant les 50 ans du 3e bataillon d’infanterie, à travers une célébration dénommée « Mbossé 2024 ».

La cérémonie a réuni plusieurs autorités civiles et militaires, parmi lesquelles le préfet de Kaolack, Latyr Ndiaye, le commandant de la zone militaire numéro 3, le colonel Diouma Sow, et d’autres personnalités. Cet événement a été l’occasion de rendre hommage aux soldats et anciens combattants ayant servi au sein de ce corps.

Une fête pour la cohésion et la solidarité
S’exprimant à cette occasion, le lieutenant-colonel Malick Sadji, chef de corps du 3e bataillon d’infanterie, a rappelé que les fêtes patronales ont pour objectif de renforcer la cohésion et la solidarité au sein des troupes. « Celle du 3e bataillon d’infanterie, appelée ‘La fête du Mbossé’, est célébrée chaque année en décembre, du 13 au 15, selon des axes définis », a-t-il expliqué.

Le thème retenu pour cette année, « La légion : un demi-siècle de résilience et de performance », met en lumière l’histoire et les accomplissements de cette unité militaire, surnommée « la légion ». « Ce nom, acquis de haute lutte, reflète les performances remarquables de notre bataillon sur le champ de bataille », a souligné le lieutenant-colonel Sadji.

Un hommage aux sacrifices et à la résilience
« Depuis sa création en 1974, le 3e bataillon d’infanterie a enregistré de nombreuses performances, témoignant de son esprit de sacrifice et de sa capacité de résilience. Cette résilience, c’est la capacité d’absorber les chocs, de transformer les épreuves en opportunités, et de se relever face aux coups durs », a-t-il rappelé.

Baptême en l’honneur du lieutenant Babacar Diouf
Le camp Sémou Djimith Diouf, qui tire son nom de l’ancien Buur Saloum (roi du Saloum), abrite deux formations militaires : le 3e bataillon d’infanterie et le 1er bataillon de combat du génie militaire.

À l’occasion de cette célébration, une partie du cantonnement occupée par le 3e bataillon a été baptisée « quartier lieutenant Babacar Diouf », en hommage à un officier ayant servi dans cette unité et tombé au champ d’honneur. « Le lieutenant Babacar Diouf est mort les armes à la main, au service du bataillon et de la Nation sénégalaise. Nous avons invité sa famille, sa veuve et ses proches à cette cérémonie solennelle », a indiqué le lieutenant-colonel Sadji.

Un demi-siècle d’histoire militaire
En conclusion, le chef de corps a souligné que cette célébration marque un tournant dans l’histoire du 3e bataillon d’infanterie. « Elle témoigne de la résilience et des sacrifices consentis depuis cinq décennies, pour défendre l’intégrité et les valeurs de la Nation », a-t-il déclaré.

Les festivités se poursuivront jusqu’au 15 décembre, avec diverses activités mettant à l’honneur les hommes et les femmes qui font vivre cette unité emblématique.

Kaolack / Fête patronale « Mbossé 2024 » : Le directeur du CROUSS, Jean Birane Gningue, salue la collaboration entre l’Armée et le CROUSS

Le troisième bataillon d’infanterie, basé au camp militaire Sémou Djimit Diouf, a célébré ce vendredi la fête patronale dénommée Mbossé 2024. Cette manifestation a réuni diverses personnalités, parmi lesquelles le directeur du CROUSS de Kaolack, Jean Birane Gningue, le commandant de la zone militaire n°3, le colonel Diouma Sow, des autorités administratives, territoriales et d’anciens combattants.

À cette occasion, Jean Birane Gningue a mis en lumière la collaboration étroite qui lie le CROUSS et l’Armée sénégalaise.

S’exprimant sur le thème de cette célébration, « La légion : un demi-siècle de résilience et de performance », le directeur du CROUSS a déclaré :
« Cette invitation à la fête patronale Mbossé, ce vendredi 13 décembre 2024, nous a permis de mieux comprendre le fonctionnement de cette légion et son histoire. Cela a été très enrichissant pour nous, notamment en termes de civisme et de valeurs. Le CROUSS, fidèle à sa tradition, ne pouvait pas manquer une telle opportunité. »

Jean Birane Gningue a également souligné les relations de coopération existantes entre l’Armée sénégalaise et le CROUSS :
« À Kaolack, la collaboration avec le commandant de la zone militaire n°3 est franche et sincère. Nous partageons plusieurs idées et démarches sur lesquelles il apporte régulièrement ses contributions. Nous espérons que le concept ‘Armée-Nation’ devienne une réalité tangible. C’est d’ailleurs dans cet esprit que nous avons participé à cette fête annuelle appelée Mbossé. »

Dans son discours, le directeur du CROUSS a également rappelé la mission fondamentale des forces armées sénégalaises :
« Les forces armées du Sénégal ont pour mission d’assurer la défense nationale. Elles garantissent, en tout temps et en toutes circonstances, la sécurité et l’intégrité du territoire ainsi que la protection de la population contre toute forme d’agression. »

Cette célébration a été l’occasion de renforcer les liens entre les différentes institutions présentes à Kaolack, tout en valorisant les valeurs de résilience, de performance et de civisme qui caractérisent la légion et ses partenaires.

Lat Diop : Ses avocats démentent toute dette envers l’État du Sénégal

Dans un communiqué transmis à Dakaractu, le collectif des avocats de Lat Diop a tenu à réfuter catégoriquement les rumeurs circulant sur un prétendu remboursement de 3 milliards de francs CFA à l’État du Sénégal. Ces informations, qui laissent entendre qu’il resterait encore 2 milliards de francs CFA à payer, ont été qualifiées de « fausses et dénuées de tout fondement ».

« Avant de rembourser, il faut devoir », martèlent les avocats de Lat Diop. Selon eux, leur client « ne doit absolument rien à l’État du Sénégal, qu’il a servi loyalement et honnêtement par le passé ». Ils dénoncent une « manipulation grossière et une intoxication », affirmant que ces rumeurs n’engagent que leurs auteurs.

Lat Diop, selon ses défenseurs, attend avec sérénité les décisions de la chambre d’accusation financière. Ils précisent également que toute tentative de leur prêter des propos fallacieux expose les responsables à des poursuites judiciaires. « Les avocats soussignés, dont le site prétend qu’ils seraient la source, se réservent le droit de traduire les auteurs de cette infox devant les juridictions pénales si un démenti n’est pas publié dans les mêmes formes », ont-ils averti.

Le collectif des avocats de Lat Diop est composé, entre autres, de Me El Hadj Moustapha Diouf, Me Abdou Dialy Kane, Me Cheikh Ahmadou Ndiaye, Me Pape Sène, Me Alioune Badara Fall et Me Souleymane Soumaré. Ces derniers réitèrent leur engagement à défendre leur client contre ce qu’ils qualifient de campagne de désinformation.

Cette affaire, qui a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux et dans les médias, pose une fois de plus la question de la fiabilité des informations diffusées dans l’espace public. Les prochains développements dépendront des décisions de la chambre d’accusation financière et des éventuelles suites judiciaires contre les auteurs de ces allégations.

Fraude au concours de la gendarmerie : deux ex-militaires condamnés à un mois avec sursis

Le tribunal des flagrants délits de Dakar a rendu son verdict ce jeudi dans une affaire de fraude au concours d’entrée à l’École des sous-officiers de la gendarmerie nationale (Eogen), session 2024. Deux anciens militaires, O. Sow et Ng. Diouf, ont été condamnés à un mois de prison avec sursis pour avoir tenté de contourner les règles du concours.

Les faits remontent au 10 décembre dernier. Blessé au pied, Ng. Diouf, candidat au concours, avait demandé à son camarade O. Sow de passer les épreuves physiques à sa place. Ce dernier, camarade de promotion au camp militaire de Dakar-Bango, avait accepté, tentant ainsi de tromper les autorités compétentes. Une manœuvre découverte, qui a conduit à leur placement sous mandat de dépôt.

À la barre, O. Sow a reconnu les faits sans chercher à se dérober. Manifestant des regrets sincères, il a expliqué avoir agi par solidarité envers son camarade blessé. Les deux prévenus ont plaidé coupable et demandé la clémence du tribunal.

Le procureur de la République, dans son réquisitoire, a demandé l’application stricte de la loi pénale pour sanctionner cet acte délictuel. L’avocat de la défense, Me Cheikh Sy, a pour sa part sollicité l’indulgence, en mettant en avant les regrets exprimés par ses clients et leur passé militaire honorable.

Le tribunal, prenant en compte ces éléments, a finalement condamné O. Sow et Ng. Diouf à une peine d’un mois de prison assortie du sursis. Une sanction clémente qui marque un avertissement, tout en leur permettant de tourner la page de cet épisode.

Cette affaire met en lumière les pressions et les défis auxquels font face certains candidats dans leur quête d’intégration au sein des forces de sécurité. Si l’esprit de camaraderie invoqué par les prévenus peut susciter une certaine compréhension, le tribunal a rappelé que la fraude, sous toutes ses formes, reste un acte condamnable.

SEN’EAU : Perturbations annoncées dans la distribution d’eau à Dakar et ses environs

La SEN’EAU a informé ses abonnés d’importantes perturbations prévues dans l’approvisionnement en eau potable à Dakar, sa banlieue, Rufisque, Thiès, Mbour et Saly. Ces perturbations, allant d’une baisse de pression à une interruption totale, interviendront à partir du samedi 14 décembre 2024, en raison de travaux de maintenance sur la ligne électrique 90 KV Tobène-Mékhé opérés par la SENELEC.

Les travaux sur cette ligne sont essentiels pour garantir un approvisionnement électrique fiable aux surpresseurs de Mékhé, qui jouent un rôle clé dans le transport de l’eau potable vers les centres de consommation. SEN’EAU précise que ces infrastructures seront hors service pendant toute la durée des travaux.

Pour réduire l’impact sur les populations, un dispositif de camions-citernes sera déployé dans les zones les plus affectées. La compagnie s’engage à restaurer progressivement la distribution d’eau une fois les travaux achevés, ce qui est prévu pour la soirée du 14 décembre.

Les habitants des zones concernées sont invités à constituer des réserves d’eau en amont pour pallier cette interruption temporaire. SEN’EAU rappelle son engagement à informer en temps réel sur l’évolution des travaux et les éventuels ajustements dans le calendrier.

Inauguration du monument dédié à Lat Joor Ngone Latyr Joop : Un hommage aux héros de la résistance anticoloniale

Ce matin, le Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, a présidé une cérémonie historique en inaugurant un monument érigé à la mémoire de Lat Joor Ngone Latyr Joop. Ce monument, situé au cœur de la capitale, rend hommage à l’un des plus grands héros nationaux, symbole de souveraineté, de dignité et de résistance face à la colonisation.

Dans son discours, le Président a souligné l’importance de préserver la mémoire collective et de s’inspirer des valeurs incarnées par des figures comme Lat Joor. Ce dernier, reconnu pour son courage et sa détermination à défendre l’autonomie de son peuple, demeure une source d’inspiration pour les générations actuelles et futures.

La cérémonie n’a pas seulement été consacrée à Lat Joor. Le Président Bassirou Diomaye Faye a également salué d’autres figures marquantes de la résistance anticoloniale, telles que Kaañ Faye, dont les actes de bravoure ont défié l’ordre colonial établi. En évoquant ces héros, il a rappelé que l’histoire africaine regorge d’exemples de résilience et de solidarité, nécessaires pour construire un futur basé sur la dignité et la cohésion.

« Ces monuments ne sont pas simplement des pierres sculptées. Ils sont les témoins de notre histoire, de nos luttes et de nos aspirations. En honorant Lat Joor et ses semblables, nous renouvelons notre engagement à bâtir une Afrique fière de son passé et résolument tournée vers l’avenir », a déclaré le Chef de l’État.

Au-delà de l’hommage, le Président a profité de l’occasion pour lancer un appel à l’unité nationale et à la solidarité africaine. Selon lui, la célébration des héros du passé ne doit pas seulement être un exercice de mémoire, mais également un catalyseur pour construire une société plus juste et équitable.

La cérémonie s’est terminée par des prières et des chants traditionnels, rappelant les valeurs culturelles et spirituelles qui unissent la nation. Le monument dédié à Lat Joor Ngone Latyr Joop devient ainsi un lieu de mémoire, mais aussi un symbole de résilience et d’espoir pour les générations à venir.

En célébrant ces figures emblématiques, le Président Bassirou Diomaye Faye invite toute la nation à se réapproprier son histoire et à s’unir autour des idéaux portés par ces héros, véritables piliers de l’identité nationale et continentale.

« Plus de 35 % des PME n’ont pas accès aux services financiers », selon Bamba Ka

Le directeur général du Secteur financier et de la Compétitivité au ministère des Finances et du Budget, Bamba Ka, a mis en lumière un problème crucial concernant les Petites et moyennes entreprises (PME) au Sénégal. En marge d’un panel tenu lors de la 32ᵉ Foire internationale de Dakar (FIDAK), il a révélé que plus de 35 % des PME du pays n’ont pas accès aux services financiers formels.

Selon Bamba Ka, 98 % du tissu économique sénégalais est constitué de PME. Ces entreprises, bien qu’essentielles à l’économie nationale, rencontrent des difficultés majeures pour accéder aux services financiers et obtenir des crédits adaptés à leurs besoins.

Il a précisé que, bien qu’il existe des institutions de microfinance avec plus de 400 milliards de francs CFA alloués au financement, une part importante des PME reste exclue du système financier.

Pour pallier ce problème, un programme de stratégie nationale d’inclusion financière a été mis en place. Il comprend :

  • L’adoption d’un cadre réglementaire visant à faciliter l’accès au crédit pour les PME ;
  • Un programme d’éducation financière pour encourager les entrepreneurs à formaliser leurs activités et mieux gérer leurs finances ;
  • Une stratégie pour mobiliser et canaliser l’épargne informelle vers les structures financières formelles.

Bamba Ka a également signalé un déficit d’épargne au Sénégal, qui aggrave les difficultés de financement. Actuellement, les besoins de financement des PME représentent environ 10 % de l’économie, ce qui démontre une inadéquation entre l’offre et la demande de services financiers.

L’objectif est donc de renforcer les dispositifs financiers et d’accroître l’inclusion économique des PME pour soutenir leur croissance et, par ricochet, celle de l’économie nationale.

Sénégal : l’APIX met en lumière les opportunités d’investissement pour des investisseurs américains

Le directeur général de l’Agence pour la Promotion des Investissements et des Grands Travaux (APIX), Bakary Séga Bathily, a reçu une délégation de 15 investisseurs américains à Dakar. Ces entrepreneurs, venus de l’État du Colorado, ont été introduits par Papa Maritew Dia, un Sénégalais établi aux États-Unis depuis plus de 20 ans. L’objectif de cette rencontre était de leur présenter les nombreuses opportunités d’investissement au Sénégal et de renforcer les liens économiques entre les deux pays.

Lors de son intervention, Bakary Séga Bathily a mis en avant le potentiel économique du Sénégal, décrivant le pays comme une terre d’opportunités stratégiquement située et en pleine transformation. Il a souligné l’importance de la Vision Sénégal 2050, le référentiel des politiques publiques, et expliqué les efforts déployés pour attirer davantage d’investissements étrangers dans divers secteurs clés.

Parmi les domaines abordés figurent l’agriculture, avec plus de 9,5 millions d’hectares de terres arables, dont une partie reste sous-exploitée. Il a également mentionné les vastes ressources énergétiques du Sénégal, comprenant 2,7 milliards de barils de pétrole et 910 milliards de mètres cubes de gaz, ainsi que des réserves importantes de fer. Les infrastructures, le transport maritime et aérien, la logistique et les systèmes de transport modernes ont également été présentés comme des secteurs attractifs pour les investisseurs.

Le secteur touristique, qui contribue actuellement à hauteur de 7 % au PIB national, a également été mis en avant. Avec un objectif de 3 millions de visiteurs en 2024, le Sénégal espère capitaliser sur son patrimoine culturel riche, ses paysages diversifiés et ses infrastructures en développement.

Papa Maritew Dia, représentant les investisseurs, a salué l’initiative et confirmé l’intérêt des entrepreneurs américains pour des projets spécifiques, notamment dans les domaines de la santé oculaire, de la cybersécurité, du transport aérien et de l’agriculture. Il a annoncé la construction d’un laboratoire de lunettes à Thiès et d’un jardin botanique à l’École nationale supérieure d’agriculture de la même région.

Ces projets, entièrement financés par des fonds privés, témoignent de la confiance des investisseurs dans l’environnement des affaires au Sénégal. Selon M. Dia, un projet de cybersécurité est également en préparation pour renforcer la sécurité nationale et générer des emplois.

Le directeur général de l’APIX a encouragé la délégation à exploiter pleinement les opportunités offertes par le Sénégal et a insisté su

UASZ : Le Conseil académique fixe la reprise des cours au 6 janvier 2025 et lance un ultimatum

L’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ) est à un tournant décisif pour l’année académique 2023-2024. Ce jeudi 12 décembre 2024, le Conseil académique s’est réuni pour discuter de l’état alarmant des activités pédagogiques, fortement perturbées depuis plusieurs mois.

Dans un communiqué officiel, le Conseil a annoncé que les cours reprendront le lundi 6 janvier 2025. Cette décision concerne particulièrement les UFR LASHU (Lettres, Arts et Sciences Humaines), SES (Sciences Économiques et Sociales) et ST (Sciences et Technologies). Une session unique sera organisée pour permettre aux étudiants de rattraper les retards significatifs accumulés au cours de l’année.

Conscient de l’urgence, le Conseil académique a également fixé un ultimatum.

« Le second semestre de l’année 2023-2024 sera invalidé si les étudiants ne retournent pas en cours au plus tard le lundi 13 janvier 2025 », indique le communiqué.

Ce délai a été instauré pour inciter les étudiants à reprendre les activités pédagogiques et éviter une année blanche.

L’UASZ fait face à des perturbations fréquentes, causées par des grèves estudiantines, des revendications sociales, et des conflits internes. Ces interruptions ont gravement affecté le calendrier académique, suscitant des inquiétudes tant chez les étudiants que chez le personnel enseignant.

Le Conseil académique exhorte les étudiants et tous les acteurs de l’université à faire preuve de responsabilité et à collaborer pour sauver l’année. Cette reprise s’annonce cruciale pour restaurer la stabilité académique de l’institution.

La reprise des cours et le respect de l’ultimatum constitueront un test majeur pour la communauté universitaire. L’efficacité des mesures prises par le Conseil dépendra de la volonté des différentes parties à prioriser l’intérêt collectif.

L’évolution de la situation sera déterminante pour l’avenir de l’UASZ et sa capacité à relever les défis persistants.

Kaolack – Transport : L’interdiction de voyager à partir de minuit n’est pas la solution pour freiner les accidents

« L’interdiction de voyager la nuit représente une perte de temps et de revenus en raison du bouleversement des horaires de voyage. Nous ne croyons pas que cette mesure réduira les accidents de la route au Sénégal. Les décisions prises par l’État doivent être réexaminées. Cette interdiction ne convient ni aux chauffeurs ni aux voyageurs, notamment ceux qui parcourent de longues distances », a déploré Tamsir Ndiaye, président des chauffeurs routiers du Sénégal, lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi.

La mesure interdisant la circulation des véhicules à partir de minuit, prise par les autorités, soulève de nombreuses interrogations, notamment en cas d’urgence pour l’évacuation de malades ou de corps d’une région à une autre, lorsque les structures ne disposent pas d’ambulances. « Quelle solution les autorités ont-elles prévue dans de tels cas ? » s’est interrogé M. Ndiaye.

Par ailleurs, il a évoqué d’autres défis majeurs du secteur, notamment la limitation d’âge des véhicules, une mesure qui, selon lui, n’est appliquée dans aucun autre pays de la sous-région.

Concernant le développement économique de la région de Kaolack, Tamsir Ndiaye a plaidé pour le dragage du port de Kaolack et la création d’un port sec. « Cela reste une demande sociale. Si ces projets voient le jour, le secteur du transport pourra profiter de nouvelles opportunités, surtout dans une région comme Kaolack, qui est un carrefour stratégique. Nous interpellons le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre, Ousmane Sonko, pour qu’ils agissent en urgence sur ces dossiers », a-t-il déclaré.

Le président des transporteurs routiers a également souligné que le secteur du transport terrestre reste confronté à des défis structurels majeurs, notamment la vétusté du parc automobile et le manque d’organisation. Il a plaidé pour une modernisation des gros porteurs, à l’image de ce qui se fait dans d’autres pays de la sous-région, ainsi qu’une meilleure prise en charge sociale des acteurs du secteur.

Tamsir Ndiaye a notamment insisté sur l’importance d’intégrer les chauffeurs au système de protection sociale en veillant à leur embauche officielle, à leur couverture médicale, et à leur affiliation à la Caisse de Sécurité Sociale et à l’IPRESS.

Nomination de Pierre Maad Faye comme nouvel ambassadeur à l’UNESCO

Plus de quatre mois après le rappel de Souleymane Jules Diop à Dakar, le gouvernement sénégalais a annoncé la nomination de Monsieur Pierre Maad Faye en tant que nouvel ambassadeur, délégué permanent auprès de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). Cette décision, prise dans le cadre d’une vaste réforme au ministère des Affaires étrangères, a été confirmée par le communiqué du Conseil des ministres.

Monsieur Faye, qui était précédemment conseiller principal des Affaires étrangères et directeur des Organisations internationales et de la mondialisation, remplace M. Diop, qui a été appelé à d’autres fonctions. Cette nomination fait partie d’un mouvement plus large, impliquant une quarantaine de diplomates, dont 19 ambassadeurs, 11 consuls généraux, et plusieurs conseillers d’ambassades, qui ont tous reçu en juillet dernier leur lettre d’appel à rejoindre le Sénégal.

Le rappel de ces diplomates s’inscrit dans le cadre d’une réforme ambitieuse visant à améliorer l’administration publique par le nouveau pouvoir en place, dirigé par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

Le président Faye semble mettre en œuvre une approche diplomatique renouvelée, plaçant ses hommes clés dans des postes stratégiques. Cela a conduit à de nombreuses nominations effectuées ce mercredi dans des ambassades à l’étranger, notamment en Turquie, en Arabie Saoudite, au Qatar, et auprès de l’Organisation des Nations Unies à New York.

À Doha, par exemple, Cheikh Tidiane Sall, ancien ambassadeur en République fédérale d’Allemagne, a été nommé auprès de l’Émir Cheikh Tamim Bin Ahmad Al Thani, tandis qu’en Arabie Saoudite, Birame Mbagnick Diagne a été désigné pour représenter le Sénégal auprès de Sa Majesté Salman Bin Abdelaziz Al-Saoud.

Ces changements témoignent d’une volonté claire du gouvernement sénégalais de renforcer sa diplomatie et d’adapter sa représentation internationale aux défis actuels. Avec de nouveaux visages à des postes clés, le Sénégal semble prêt à naviguer dans un paysage diplomatique en constante évolution, tout en renforçant ses liens avec des partenaires stratégiques dans le monde entier.

Inauguration du Centre Médico-Social de Ziguinchor

Le Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme du Service Public a inauguré le nouveau Centre Médico-Social de Ziguinchor, un espace dédié à la santé et au bien-être des agents de l’État et de leurs familles. Cette initiative s’inscrit dans une démarche de décentralisation des services de santé, auparavant concentrés à Dakar, vers les régions, afin de faciliter l’accès aux soins pour tous.

En plus de l’inauguration du centre, cet événement a marqué le lancement officiel du portail numérique E-carrière. Cette plateforme innovante permet aux agents de l’État de suivre en temps réel l’évolution de leurs dossiers administratifs, renforçant ainsi la transparence et l’efficacité des services publics.

Le ministre, M. Olivier Boucal, a souligné l’importance de cette décentralisation : « Il faut dire que le centre médico-social de la fonction publique n’était situé qu’à Dakar et dans les sphères ministérielles. Depuis quelques années, nous avons entrepris de le décentraliser vers les régions pour leur faciliter l’accès. » Après Kaolack, Ziguinchor devient ainsi un nouveau pôle d’accès aux services de santé pour les fonctionnaires.

M. Boucal a également précisé que cette initiative s’inscrit dans une dynamique de proximité, efficacité, et transparence : « Cette visite d’inauguration participe de la matérialisation de la volonté et de la vision de l’État, en droite ligne avec les orientations du Projet et fondée sur la modernisation de notre administration afin qu’elle soit plus proche des usagers. »

L’inauguration du Centre Médico-Social de Ziguinchor et le lancement du portail E-carrière représentent des avancées significatives pour le service public au Sénégal, visant à améliorer les conditions de vie des agents de l’État et à moderniser l’administration publique. Ces efforts témoignent d’un engagement fort vers une administration plus accessible et plus réactive aux besoins des citoyens.

Incident de la Passerelle de Yoff : Un Camion Cause des Dégâts Considérables

Le mercredi 11 décembre 2024, un incident majeur a eu lieu à Yoff, où un camion a endommagé une passerelle piétonne. Selon le directeur général de l’Agence des travaux et de gestion des routes (Ageroute), Mamadou Ndao, le chauffeur du camion est désormais entre les mains de la gendarmerie.

Dans un entretien accordé à L’Observateur, Mamadou Ndao a annoncé que ses services vont porter plainte pour la destruction de l’infrastructure. Il a indiqué que les équipes juridiques de l’Ageroute collaboreront avec le ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens pour faire avancer le dossier.

Heureusement, l’incident n’a pas causé de pertes humaines ni de blessures graves, bien qu’un blessé léger ait été signalé. Mamadou Ndao a exprimé son regret face aux dégâts matériels considérables. Il a averti que le coût de la remise en état de la passerelle serait assez important, bien qu’il n’ait pas pu fournir de chiffre précis.

Concernant la remise en service de l’infrastructure, Ndao a précisé qu’aucun délai ne peut être donné pour le moment. Il a expliqué que les équipes sont actuellement en train de déposer la passerelle afin d’éviter d’autres accidents. Une fois cette opération terminée, un diagnostic sera effectué pour évaluer les coûts des travaux nécessaires, ce qui implique une évaluation précise.

La priorité de l’Ageroute, selon Mamadou Ndao, reste de déposer la passerelle pour éviter toute situation dangereuse sur la route. Il a souligné que la sécurité des usagers doit être la préoccupation principale dans cette situation délicate.

En conclusion, cet incident a mis en lumière la vulnérabilité des infrastructures routières et l’importance d’une gestion proactive pour assurer la sécurité des piétons et des automobilistes. Les prochaines étapes incluront des évaluations détaillées et une planification pour la remise en état de la passerelle.

Journée internationale des droits de l’homme : Les défis de la présidente de la CNDHS, Asmatou Sow Sidibé

La Communauté internationale célèbre le 10 décembre de chaque année la Journée internationale des droits de l’homme, en raison de l’adoption en 1948, à cette date, par l’Assemblée générale de l’ONU, de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH). La Commission nationale des droits de l’homme du Sénégal (CNDHS), ainsi que ses partenaires techniques et financiers et la société civile, se joignent à la communauté internationale pour commémorer cet événement important. Cette année, la célébration a eu lieu le mardi 10 décembre 2024, à l’hôtel Pullman de Dakar, sous le thème « La place des droits humains dans la vision 2050 : agenda national de transformation… ».

Lors de cet événement, la présidente Asmatou Sow Sidibé a rappelé que la défense des droits de l’homme est une responsabilité collective qui nécessite un engagement constant de chacun pour veiller au respect et à la mise en œuvre des droits garantis par différents instruments. Alioune Tine, un acteur majeur de la société civile, a souligné que le défi des droits humains, du respect de la démocratie et de l’État de droit face à l’exercice du pouvoir est une réalité préoccupante.

« La commission sénégalaise des droits de l’homme est une institution indépendante mise en place pour accompagner les autorités à respecter les droits des personnes, qui sont le fondement de notre humanité collective. Cela transcende toutes les différences et nous unit dans notre quête d’égalité, d’équité et de respect de la dignité humaine« , a déclaré Mme Sidibé. Elle a également insisté sur l’importance d’accorder une attention particulière aux catégories vulnérables, notamment les femmes, les jeunes, les demandeurs d’asile, les réfugiés, les migrants, les personnes déplacées internes, les populations autochtones, les personnes âgées et les personnes handicapées.

Alioune Tine a fait part de ses réflexions concernant l’exercice du pouvoir et le respect des droits de l’homme au Sénégal. « En tant que société civile, nous observons aujourd’hui un défi majeur : le respect des droits humains, de la démocratie et de l’État de droit face à l’exercice du pouvoir », a-t-il déclaré. Il a souligné que depuis 2021, le pays a vécu des tensions liées à la lutte pour le pouvoir, ce qui a mis à mal les normes démocratiques et les droits de l’homme.

M. Robert, représentant de M. Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies, a affirmé que les droits humains concernent chacun d’entre nous. Il a énuméré les droits essentiels, tels que vivre en sécurité, avoir accès à la nourriture et à l’eau potable, bénéficier de soins de santé, d’une éducation, d’un travail décent et d’un salaire minimum viable, ainsi que vivre en paix et être libre d’exprimer ses opinions.

Monsieur Jean-Marc Pisani, l’ambassadeur de l’Union européenne au Sénégal, a salué l’initiative de la CNDHS. Selon lui, la démarche de réflexion sur la place des droits de l’homme dans le cadre de Vision Sénégal 2050 est essentielle. Ce nouveau référentiel des politiques publiques propose une feuille de route ambitieuse pour un modèle de développement durable, inclusif et respectueux des droits humains. Il met l’accent sur des piliers tels que l’éducation, la santé, la réduction des inégalités et la protection de l’environnement.

Pour conclure, Asmatou Sow Sidibé a lancé un appel à l’action : « Engageons-nous tous à agir, que ce soit en plaidant pour le changement, en soutenant les communautés vulnérables ou en amplifiant la voix de ceux qui sont réduits au silence. Ensemble, nous pouvons faire des droits de l’homme plus que des idéaux, elles peuvent devenir des réalités quotidiennes. Pour un meilleur avenir ! »

Système éducatif : Vers un recrutement massif d’enseignants et la fin des abris provisoires

Le déficit d’enseignants dans les écoles, collèges et lycées, aggravé par une démographie scolaire croissante, constitue un problème majeur pour le système éducatif sénégalais, comme l’a souligné le dernier Conseil des ministres.

Pour y remédier, le gouvernement a décidé de lancer un programme spécial de recrutement d’enseignants entre 2025 et 2027. Ce plan ciblera particulièrement les matières prioritaires et les spécialités les plus déficitaires, avec une attention particulière accordée aux zones rurales et périurbaines, souvent les plus touchées par le manque d’enseignants.
Le Président a ainsi donné des instructions claires pour que ce recrutement massif soit mis en œuvre rapidement afin de combler les besoins criants dans le système éducatif.
Dans le cadre des résolutions adoptées au Conseil des ministres, le Président a également décidé de mobiliser les Forces armées, notamment le génie militaire, pour accélérer la résorption des abris provisoires utilisés comme salles de classe. Ces équipes joueront un rôle clé dans la construction rapide d’infrastructures scolaires durables, en collaboration étroite avec les collectivités locales et les ministères concernés.
Cet apport du génie militaire permettra de remplacer ces abris de fortune par des bâtiments scolaires modernes et adaptés, offrant de meilleures conditions d’apprentissage aux élèves.
Au-delà de ces mesures d’urgence, le Conseil des ministres a mis l’accent sur la nécessité d’une réforme structurelle de la gestion des flux d’élèves et des emplois dans le secteur éducatif.
Cette réforme inclura une planification à long terme pour anticiper les besoins futurs, ainsi qu’un accent mis sur la formation continue et la mobilité au sein de la fonction publique pour combler les gaps de compétences.
L’objectif est d’assurer une gestion prévisionnelle et efficace des ressources humaines dans l’éducation, afin de garantir un système éducatif performant et adapté aux défis démographiques et pédagogiques du Sénégal.
Ces mesures ambitieuses, décidées en Conseil des ministres, traduisent une volonté politique forte de moderniser le système éducatif sénégalais et d’assurer un avenir scolaire digne pour tous les élèves du pays.
Le recrutement massif d’enseignants, la construction d’infrastructures durables et la réforme structurelle de la gestion des ressources humaines sont autant d’initiatives qui devraient permettre de relever les défis auxquels est confronté le système éducatif sénégalais.

Suspension des lotissements à Dakar et Thiès : Nouvelles procédures pour les titulaires

Le secrétariat général du Gouvernement a récemment annoncé des mesures concernant la suspension de certains lotissements dans les régions de Dakar et Thiès. Dans un communiqué en date du 7 novembre 2024, le gouvernement a précisé la prorogation de la suspension pour une durée de 45 jours concernant des lotissements et zones spécifiques. Ces mesures visent à réguler l’urbanisation dans des secteurs clés et à garantir un développement urbain conforme aux normes établies.

La suspension concerne plusieurs lotissements dans des zones stratégiques, notamment les lotissements BOA, Hangars des pèlerins, Recasement 2, Eogen, et Eogen Extension. Elle touche également des plans d’urbanisme de détail (PUD) dans des zones comme Mbour 4, la nouvelle ville de Thiès, Guédiawaye, Yeumbeul, Malika, Tivaouane Peul, ainsi que les pôles urbains de Diacksao-Bambilor, Deni Birame Ndao, Yene et Dagua-Kholpa.

Cette décision s’inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement pour maîtriser et réguler l’occupation du sol dans ces zones, afin de préserver l’ordre public et d’assurer un développement urbain équilibré et durable.

Afin de faciliter la levée partielle ou totale de la suspension, le secrétariat général a demandé aux titulaires des droits sur ces lotissements de remplir un formulaire d’identification. Ce formulaire, une fois renseigné, doit être déposé au siège de la Direction Générale de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol (DGSCOS), situé sur la VDN à Dakar, ou à la brigade zonale de la DGSCOS à Mbour. Le gouvernement a également précisé qu’un quitus, pouvant tenir lieu de mainlevée, sera délivré après exploitation des informations fournies par les titulaires. Cette procédure permettra d’évaluer les parcelles concernées et de prendre des décisions sur la levée de la suspension au cas par cas. Il est important de noter que les zones et parcelles ne présentant pas de problèmes particuliers bénéficieront d’une levée de la suspension au plus tard à la fin du délai de prorogation.

La prorogation de la suspension des lotissements, bien qu’elle puisse générer des contraintes pour certains promoteurs immobiliers et titulaires de droits, a pour objectif de réguler et d’orienter le développement urbain dans les régions de Dakar et Thiès. L’objectif est d’éviter l’extension anarchique des zones urbaines et de garantir que les projets d’urbanisme respectent les normes environnementales, architecturales et sociétales établies par les autorités locales.

Les autorités rassurent que cette suspension et les démarches administratives mises en place s’inscrivent dans une volonté de garantir un développement durable, tout en préservant les intérêts des habitants et des acteurs immobiliers. Les titulaires de droits ont désormais un mois et demi pour soumettre leurs formulaires et obtenir une réponse favorable, en fonction des résultats de l’analyse des informations transmises.

Le gouvernement, dans son communiqué, a également souligné qu’une fois les mesures prises, les titulaires des zones et parcelles concernées seront informés des décisions concernant la levée de la suspension.

La mesure de suspension des lotissements dans certaines zones des régions de Dakar et Thiès est une initiative visant à réguler l’urbanisation dans ces régions en plein développement. Les titulaires de droits sur ces lotissements devront désormais se conformer aux nouvelles procédures administratives pour permettre une évaluation et une gestion transparente des projets d’urbanisme. Cela marque une nouvelle étape dans l’organisation et la régulation du paysage urbain sénégalais, dans le respect des normes en vigueur et des besoins de développement durable.

Licenciements et affectations au Fongip : La directrice générale défend ses choix et s’explique

Le Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (Fongip) traverse une période de turbulences marquée par des licenciements et des affectations contestées. Des employés, estimant avoir été victimes de décisions arbitraires, dénoncent une gestion « cavalière » des ressources humaines sous la direction de Ndeye Fatou Mbodj, directrice générale récemment nommée.

Amadou Sy, ancien chef du département partenariat et préparation des projets au Fongip, est l’un des employés licenciés. Il s’insurge contre une décision qu’il juge abusive. Selon lui, il avait été recruté en février avec un contrat à durée indéterminée (CDI). Suite à la nomination de Ndeye Fatou Mbodj en octobre, il a reçu un mail le 13 novembre, l’informant de son affectation à Kaolack et du changement de son poste, une modification qui, selon lui, ne figurait pas dans son contrat initial. Comme lui, d’autres agents dénoncent des pratiques similaires, critiquant une absence de concertation et des conditions de licenciement jugées brutales.

Face à ces accusations, Ndeye Fatou Mbodj reste inflexible. Elle justifie ses décisions par un impératif de décentralisation et une volonté de redresser les pratiques internes du Fongip. Selon ses explications, le Fongip n’est pas destiné uniquement à Dakar, mais doit bénéficier à tous les Sénégalais, y compris dans les régions. Les affectations, affirme-t-elle, sont prévues dans les contrats signés par les agents. Quant aux licenciements, elle explique que certains employés ont accumulé plus de 80 jours d’absence injustifiée. Elle a également relevé des irrégularités telles que des employés recrutés à des postes de responsabilité sans qualifications adéquates, comme le baccalauréat, et des chauffeurs sans permis de conduire. Pour elle, ces anomalies sont inacceptables et justifient ses décisions.

Critiquée pour favoriser des militants de son parti, le Pastef, Ndeye Fatou Mbodj réfute ces accusations. Elle reconnaît son appartenance au Pastef, qu’elle assume pleinement, mais assure qu’elle n’a pas politisé le Fongip. Une fois au travail, elle dit laisser sa casquette politique à l’extérieur et se concentrer sur son rôle d’administratrice générale. Elle affirme avoir nommé des personnes de l’APR à des postes de responsabilité en se basant uniquement sur leurs compétences et leur apport potentiel au Fongip.

Ces décisions, bien que controversées, s’inscrivent selon la directrice dans une démarche de restructuration et de professionnalisation du Fongip. Reste à voir si cette fermeté permettra d’améliorer l’efficacité de l’institution ou si elle creusera davantage le fossé entre la direction et les employés.

Journée mondiale des toilettes : plaidoyer pour un assainissement inclusif à Colobane

La célébration de la Journée mondiale des toilettes au Sénégal se tiendra dans la région de Fatick, à Colobane, dans le département de Gossas, le 14 décembre 2024. Bien que légèrement décalée par rapport à la date internationale, cette édition, placée sous le thème « Les toilettes, espace de paix », mettra en lumière l’importance des toilettes en tant que lieux centraux et sécurisés dans la vie quotidienne. La cérémonie officielle sera présidée par le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye.

Le Sénégal a accompli des progrès significatifs en matière d’assainissement grâce aux efforts conjoints du gouvernement et des partenaires techniques et financiers. Le taux d’accès à l’assainissement est passé de 61,7 % à 71,7 % en milieu urbain et de 52,6 % en milieu rural, selon le rapport WASH de l’ANSD. Cependant, le défi demeure pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) d’ici 2030.

Un des enjeux cruciaux reste l’élimination de la défécation à l’air libre, qui touche encore 8,3 % de la population au niveau national, et 11,8 % dans la région de Fatick, selon le dernier recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-5, 2023). Ces chiffres témoignent de la nécessité d’investir davantage dans les infrastructures d’assainissement, particulièrement en milieu rural.

Cette célébration sera marquée par des activités de sensibilisation et un plaidoyer pour une meilleure mobilisation des ressources financières. L’objectif est d’attirer l’attention des décideurs sur l’importance des toilettes en tant que symboles de dignité et de paix, mais aussi sur les besoins urgents en matière d’hygiène et d’assainissement.

Selon la Direction de l’Assainissement, cette journée représente une opportunité unique pour débattre des stratégies de financement et renforcer l’engagement des acteurs publics et privés. « Les toilettes sont bien plus que des installations sanitaires. Elles incarnent la dignité, la santé et la sécurité de chaque individu », souligne le rapport de la Direction.

Alors que le Sénégal se rapproche de l’échéance des ODD, les célébrations à Colobane rappelleront que l’accès à des toilettes adéquates est un droit fondamental. Ce plaidoyer vise à renforcer les politiques nationales et locales, tout en impliquant davantage la communauté internationale dans le financement des projets d’assainissement.

Usurpation de fonction et dérives : Les ASP sous le feu des critiques

La Direction générale de l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (ASP) a récemment pris des mesures pour rappeler à l’ordre certains de ses agents en raison de comportements jugés inappropriés. Ces agissements, constatés dans divers services, incluent notamment l’usurpation de fonctions, le port illégal de tenues et d’attributs réservés aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS), ainsi que des écarts de langage et des attitudes contraires à la déontologie.

Selon une note de service officielle, ces pratiques concernent des ASP en service dans des commissariats de police et des brigades de gendarmerie. Les accusations portent également sur des interventions abusives lors de l’assistance à la circulation routière, où certains agents auraient exigé des documents aux usagers, allant au-delà de leurs attributions. Ces dérives, qualifiées de graves, sont en contradiction avec le cadre réglementaire établi par le décret n°2013-1063 du 5 août 2013 et l’arrêté n°2014-17877 du 24 novembre 2014, qui régissent les fonctions des ASP.

La Direction générale souligne l’importance du respect des règles d’éthique, de discipline et de déontologie. Elle rappelle que les ASP doivent porter uniquement l’uniforme réglementaire fourni par l’Agence et limiter leurs interventions aux missions strictement définies par leur administration utilisatrice. Tout manquement à ces directives est susceptible d’entraîner des sanctions disciplinaires prévues par la réglementation en vigueur.

Pour faire face à ces écarts, les responsables des pôles et des unités départementales sont appelés à prendre des mesures immédiates afin de prévenir de nouvelles infractions et de restaurer l’image de l’Agence. Ce rappel à l’ordre vise également à garantir une assistance sécuritaire respectueuse des citoyens, en alignant les actions des ASP avec les attentes de la société.

La Direction générale, tout en insistant sur la nécessité d’un comportement exemplaire de la part des ASP, exprime son espoir de voir ces agents renforcer la confiance du public et contribuer efficacement à l’ordre public dans un cadre professionnel et éthique.

Projet gazier GTA : BP et Kosmos accusés d’irrégularités graves

Les compagnies britannique BP et américaine Kosmos Energy font face à des accusations de malversations financières dans l’exploitation du gaz du champ Grand Tortue/Ahmeyim (GTA), situé entre le Sénégal et la Mauritanie. Ces accusations, révélées dans un rapport d’audit du cabinet Mazars, détaillent plusieurs irrégularités financières majeures sur la période 2012-2021, remettant en question la gestion transparente de ce projet stratégique.

Selon le rapport, BP détenait 60 % des parts du projet, Kosmos Energy 30 % et l’État du Sénégal, via la société nationale Petrosen, 10 %. Cependant, les auditeurs ont identifié des anomalies touchant la comptabilisation des coûts pétroliers, les procédures fiscales, et la conformité aux dispositions contractuelles.

Le document met en avant que BP a déclaré des coûts récupérables pour un total de 4,1 millions de dollars, dont 1,8 million de dollars hérités de Timis Corporation, l’opérateur initial du projet. Ces coûts, non justifiés par des pièces comptables probantes, ont été jugés inadmissibles pour récupération. De son côté, Kosmos Energy aurait déclaré près de 172 000 dollars de dépenses pour la période 2014-2016, mais les justificatifs fournis se limitaient à des factures sans documentation contractuelle ou preuve de services rendus, rendant ces coûts également non valables.

Le rapport souligne également des pratiques fiscales litigieuses. Par exemple, le sous-traitant Eiffage Marine aurait refacturé des charges fiscales d’un montant de 12 millions de dollars comme coûts récupérables, alors même que ces charges devraient être exonérées selon les termes du Contrat de recherche et de partage de production d’hydrocarbures (Crpp). De telles irrégularités pourraient avoir un impact significatif sur les revenus à percevoir par l’État sénégalais.

D’autres anomalies relevées incluent une gestion non conforme des devises étrangères. BP aurait généré un surplus de coûts estimé à 194 346 dollars en raison de la réestimation des gains et pertes de change. En outre, une surévaluation massive de 301 millions de dollars dans les frais de siège imputés au projet a été identifiée. Cette surévaluation pourrait représenter une tentative de gonfler artificiellement les coûts pétroliers à la charge des États partenaires.

Enfin, Mazars a mis en lumière un manque flagrant de documentation pour plusieurs dépenses. Des écarts totalisant près de 31 000 dollars ont été constatés sur les pièces justificatives, et certains montants, atteignant 69 731 dollars, étaient appuyés par des justificatifs insuffisants.

Ces accusations pourraient affecter gravement les intérêts du Sénégal, qui dépend des revenus issus de ce projet gazier pour financer son développement économique. Avec 34 milliards de francs CFA de coûts pétroliers jugés non récupérables, le pays risque de voir ses bénéfices futurs compromis. Les allégations d’irrégularités pourraient également entacher la réputation de BP et Kosmos Energy, tout en mettant en lumière la nécessité d’une gouvernance rigoureuse des ressources naturelles.

Face à ces révélations, il est attendu que les autorités sénégalaises et mauritaniennes procèdent à une enquête approfondie. Le rapport d’audit pourrait servir de base pour une renégociation des termes contractuels ou une prise de mesures légales contre les contractants concernés. De leur côté, BP et Kosmos Energy devront fournir des explications détaillées pour dissiper les doutes sur leur gestion du projet GTA, un projet clé pour l’avenir énergétique de la région.

Décès de Bassirou Diop à Saint-Louis : Seydi Gassama appelle à la libération des 82 détenus

Le décès tragique de Bassirou Diop, garde du corps de la coalition « Sam Sa Kaddu », soulève de nombreuses interrogations sur les conditions de détention au Sénégal. Emprisonné à Saint-Louis dans le cadre de la campagne électorale pour les législatives du 17 novembre 2024, Bassirou Diop est décédé après avoir été transféré à l’hôpital régional de la ville. Son décès a suscité des réactions de la part des acteurs de la société civile, dont Seydi Gassama, coordonnateur national d’Amnesty International.

Lors de son intervention, Seydi Gassama a présenté ses condoléances à la famille de Bassirou Diop et a tenté d’apporter des éclaircissements sur les circonstances de sa mort. Selon les premières conclusions médicales, Bassirou Diop souffrait de cardiopathie, une maladie qui, selon le défenseur des droits humains, peut être aggravée par des facteurs externes. « Les conditions de détention et le stress psychologique lié à l’incarcération, ou encore à l’attente d’un jugement, peuvent jouer un rôle important dans l’aggravation de certaines maladies chroniques ou latentes », a-t-il expliqué.

Il a également insisté sur le fait que, même si la mort est classée comme naturelle, elle n’exonère pas les autorités de leur responsabilité dans la gestion des détenus. « Être en prison ne devrait jamais signifier être exposé à des conditions qui mettent en danger la vie d’une personne », a-t-il ajouté.

Le cas de Bassirou Diop a remis en lumière la situation des 82 jeunes encore emprisonnés à Saint-Louis à la suite des troubles survenus pendant la campagne législative. Seydi Gassama a appelé à leur libération immédiate, estimant que ces détentions prolongées n’aident pas à apaiser le climat social. « Ces jeunes n’ont pas leur place en prison. Ils sont arrêtés pour des incidents qui, certes, relèvent parfois de l’indiscipline, mais qui ne justifient pas une détention prolongée. Le Sénégal doit évoluer vers une gestion plus pacifique des manifestations et des campagnes électorales », a-t-il déclaré.

Il a également rappelé l’importance de protéger les droits des citoyens, même en période de tensions politiques. « Le Sénégal ne peut se permettre de continuer sur cette voie où la répression devient la réponse par défaut. Nous avons besoin d’unité et de paix pour relever les défis majeurs auxquels le pays est confronté », a-t-il affirmé.

Au-delà du cas de Bassirou Diop, Seydi Gassama a dénoncé les conditions de détention dans les prisons sénégalaises. Surpopulation, insuffisance des infrastructures sanitaires et alimentaires, et stress psychologique sont des réalités bien connues. « Ces conditions peuvent transformer une peine privative de liberté en une peine de mort lente et silencieuse », a-t-il alerté.

En réponse à ces préoccupations, Amnesty International recommande une réforme profonde du système carcéral, incluant des investissements dans les infrastructures, une meilleure formation des agents pénitentiaires et une prise en charge sanitaire accrue des détenus.

Seydi Gassama a adressé un appel direct au procureur de Saint-Louis et aux juges en charge des dossiers des 82 jeunes encore emprisonnés. Il les a exhortés à faire preuve de clémence et à relâcher ces prévenus. « Nous devons envoyer un message clair : le Sénégal est un État de droit où la justice peut aussi être un vecteur de paix et de réconciliation », a-t-il conclu.

AUTOPSIE DE BASSIROU DIOP : Une cardiomyopathie hypertrophique décompensée identifiée comme cause du décès

La rédaction du Dakarois Quotidien a pu consulter le certificat de décès de Bassirou Diop, le garde du corps de Barthélémy Dias, qui est décédé le 7 décembre 2024. Le document, issu de l’autopsie pratiquée ce 09 décembre à l’Hôpital Idrissa Pouye (HOGIP), a permis d’établir les causes de sa mort.
Selon les résultats, la victime présentait plusieurs anomalies corporelles. Tout d’abord, une contusion de la pommette droite a été notée, un traumatisme physique mineur qui ne semble pas être la cause principale du décès. Cependant, des complications cardiaques graves ont été révélées par l’examen médical.
Il a été observé une cardiomégalie, c’est-à-dire une hypertrophie du cœur, pesant 500g, accompagnée d’une hypertrophie du myocarde ventriculaire de 1,8 cm. Ces deux éléments sont des signes de dysfonctionnement cardiaque sévère.
L’autopsie a également révélé une congestion et un œdème pulmonaire, avec un poids anormalement élevé des poumons : le poumon droit pesait 1250g, et le poumon gauche pesait 1100g, ce qui indique un dysfonctionnement cardiaque affectant la circulation sanguine vers les poumons.
De plus, une hépatomégalie « muscade » de 2800g a été constatée, une condition dans laquelle le foie est dilaté en raison d’une congestion liée à l’insuffisance cardiaque. Le contenu gastrique était liquide, mais sans particularités notables.
L’examen a aussi révélé une congestion cérébrale, suggérant des problèmes de circulation sanguine au niveau du cerveau, souvent associés à des défaillances cardiaques graves. Un examen microscopique d’un fragment de poumon par technique de cryotonie rapide a montré des signes typiques de poumon cardiaque, une manifestation fréquente d’insuffisance cardiaque.
Ainsi, la cause principale du décès de Bassirou Diop a été identifiée comme étant une cardiomyopathie hypertrophique décompensée, une pathologie cardiaque grave ayant entraîné des complications multiviscérales fatales.

Kaolack : Vers une meilleure inclusion des personnes handicapées

Le directeur régional de l’Action Sociale de Kaolack, Saër Seck, appelle les autorités territoriales à renforcer l’autonomisation des personnes en situation de handicap à travers des initiatives porteuses de plus-value.

En marge d’une cérémonie dédiée aux personnes handicapées de Kaolack, Saër Seck a rappelé l’importance de la Semaine nationale du handicap, instituée au Sénégal dans le cadre de la Loi d’orientation sociale de 2010. Cet événement constitue un moment clé pour évaluer les politiques publiques en matière de protection sociale, identifier les besoins des personnes handicapées et relever les défis persistants.

Le directeur régional a souligné plusieurs avancées, notamment le déploiement de la Carte d’Égalité des Chances. À Kaolack, 5 870 personnes en sont détentrices, et 4 999 bénéficient également du programme de bourses de sécurité familiale. Par ailleurs, 872 d’entre elles sont enrôlées dans le dispositif de couverture maladie universelle. Cependant, Saër Seck reconnaît que ces chiffres restent insuffisants au regard des besoins réels.

Les efforts en matière d’éducation inclusive sont également notables avec l’existence d’écoles adaptées, mais ces infrastructures doivent être renforcées pour garantir à tous les enfants en situation de handicap un accès équitable à l’éducation.

Pour le directeur régional, l’assistance sociale seule ne suffit plus : l’autonomisation doit être au cœur des stratégies. Il préconise des actions concrètes pour encourager la formation, l’accès à l’emploi et le développement de projets économiques pour les personnes handicapées.

Il a également insisté sur l’importance du rôle des collectivités territoriales dans ce processus, en tirant parti du transfert de compétences en matière de santé et de protection sociale. « Les collectivités disposent souvent de lignes budgétaires telles que secours aux indigents, mais celles-ci restent axées sur l’assistance. Il faut évoluer vers un modèle qui mise sur l’autonomisation », a-t-il déclaré.

Un autre défi évoqué par Saër Seck concerne les difficultés liées au retrait des cartes d’Égalité des Chances. Des dizaines de cartes sont encore non récupérées à cause de problèmes de contact avec les bénéficiaires. Le directeur appelle à la mobilisation des associations et des maires pour identifier et informer les personnes concernées.

En conclusion, Saër Seck invite toutes les parties prenantes – autorités territoriales, agences étatiques, associations – à conjuguer leurs efforts pour répondre aux besoins des personnes handicapées. Le passage à un modèle axé sur l’autonomisation, en lieu et place de l’assistance, est essentiel pour permettre une inclusion véritable et durable.

Mort de Bassirou Diop en détention : des accusations de torture émergent

L’autopsie du corps de Bassirou Diop, membre de l’équipe de sécurité de Barthélémy Toyes Dias, est prévue ce lundi 9 décembre. Ce décès survenu en détention suscite de vives réactions et alimente une controverse autour des conditions de détention au Sénégal.

Bassirou Diop est décédé samedi dernier alors qu’il se trouvait en prison, après avoir été arrêté lors des affrontements de Saint-Louis survenus pendant la campagne électorale des élections législatives du 17 novembre 2024. Ces heurts avaient opposé des partisans de différentes coalitions politiques, provoquant une série d’arrestations, dont celle de 80 personnes liées aux troubles.

Son avocat, Me El Hadj Diouf, accuse ouvertement les autorités pénitentiaires de torture. « Bassirou Diop a subi des sévices inhumains en prison, ce qui a conduit à sa mort », a-t-il déclaré. Cette déclaration relance le débat sur les allégations de brutalité et d’abus dans les centres de détention du pays.

Les autorités judiciaires, pour leur part, affirment avoir ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de cette mort. L’autopsie prévue ce lundi pourrait fournir des éléments déterminants pour faire la lumière sur les faits.

Ce drame s’inscrit dans un contexte politique tendu au Sénégal, marqué par des affrontements violents et des arrestations massives lors des dernières élections. La mort de Bassirou Diop risque d’aggraver les tensions entre le pouvoir et l’opposition, notamment autour de Barthélémy Toyes Dias, une figure politique controversée et régulièrement ciblée par les autorités.

Les organisations de défense des droits de l’homme suivent de près cette affaire et appellent à une enquête indépendante. « Il est impératif que la lumière soit faite sur cette mort en détention. Si les accusations de torture sont avérées, les responsables doivent être traduits en justice », a déclaré un porte-parole d’Amnesty International Sénégal.

L’opinion publique, déjà marquée par les récents troubles, reste divisée entre indignation et scepticisme face à ces accusations. Pendant ce temps, les proches de Bassirou Diop réclament justice, affirmant qu’il a été arrêté de manière arbitraire et qu’il était innocent des faits qui lui étaient reprochés.

Cette affaire pourrait bien devenir un test majeur pour le système judiciaire sénégalais, appelé à démontrer son impartialité et sa capacité à rendre justice dans un climat politique sous haute tension.

Les Douanes sénégalaises frappent fort contre le trafic illicite en haute mer

Les unités de la subdivision des douanes du littoral Sud, relevant de la Direction régionale des unités maritimes, ont intensifié leur lutte contre le trafic illicite sur les eaux sénégalaises. Entre fin novembre et début décembre 2024, des saisies spectaculaires ont été réalisées, permettant d’intercepter d’importantes quantités de produits prohibés pour une contrevaleur totale dépassant 103 millions de francs CFA.

Saisies record dans les eaux du littoral Sud

Entre Niodior, Guéréo et Sendou, la brigade fluviomaritime de Fimela a d’abord intercepté 293 kg de chanvre indien emballés en dix colis. Deux jours plus tard, la même unité mettait la main sur 114 kg supplémentaires. Ces opérations ont également conduit à la saisie de 82 cartons de faux médicaments, composés principalement d’aphrodisiaques et d’antalgiques, pour une valeur totale de 67 millions de francs CFA.

Dans le delta du Saloum, les agents de la brigade maritime de Toubacouta ont déjoué une tentative d’introduction de 570 kg de chanvre indien, estimés à 34 millions de francs CFA. Au cours de cette intervention, menée près de l’île aux Oiseaux, deux pirogues et deux moteurs ont également été saisis. Par ailleurs, des flacons de paracétamol injectable ont été confisqués lors d’une précédente opération, portant la valeur des faux médicaments à plus de 6 millions de francs CFA.

Un combat acharné contre les trafics

Selon le communiqué de la Division de la communication et des relations publiques des douanes, ces récentes saisies s’inscrivent dans une stratégie globale de lutte contre la criminalité transnationale organisée. Depuis le début de l’année 2024, les unités maritimes de Mbour, Joal, Fimela, Foundiougne, Toubacouta et Cap Skirring ont intercepté des marchandises prohibées d’une valeur totale de 1,335 milliard de francs CFA, incluant :

  • 3,4 tonnes de chanvre indien,
  • 4 tonnes de faux médicaments,
  • 26 tonnes de cuisses de poulet prohibées.

Des moyens renforcés pour des opérations ciblées

Face à la recrudescence des trafics illicites en mer, la Douane sénégalaise s’est dotée de moyens navals performants et a renforcé la formation de ses agents pour mieux surveiller les frontières maritimes. « Ces efforts visent à barrer la route à la criminalité transnationale organisée par voie maritime », souligne le communiqué.

Appel à la collaboration citoyenne

En conclusion, la Direction générale des Douanes invite les populations locales à soutenir ses efforts en signalant toute activité suspecte. Cette collaboration est essentielle pour protéger le territoire national contre les effets dévastateurs des trafics illicites.

Avec ces interventions ciblées, la douane sénégalaise réaffirme son rôle de premier rempart contre les réseaux criminels opérant par voie maritime, contribuant ainsi à la sécurité économique et sanitaire du pays.

Kaolack : Lancement des activités du Mouvement pour le Développement de Thioffack (MDT)

Le Mouvement pour le Développement de Thioffack (MDT) a officiellement lancé ses activités avec pour ambition de promouvoir le civisme, la citoyenneté, et l’émergence dans les cinq zones du quartier Thioffack, situé dans la commune de Kaolack.

« Notre mission est de renforcer le civisme, le patriotisme et la citoyenneté, tout en luttant contre les différents défis qui entravent le développement de Thioffack. Nous aspirons également à promouvoir une gouvernance locale exemplaire pour améliorer les conditions de vie de nos concitoyens », a déclaré Tamsir Ndiaye, président du mouvement, lors de l’assemblée générale de lancement.

Au cours de cette rencontre, Tamsir Ndiaye a présenté une feuille de route ambitieuse visant à transformer les cinq zones du quartier. Parmi les priorités figurent la création d’un marché et d’un lycée, ainsi que la résolution des problèmes d’approvisionnement en eau dans certaines parties de Thioffack. Ces initiatives seront menées en collaboration avec les autorités étatiques et territoriales de Kaolack.

M. Ndiaye a également insisté sur l’importance de l’implication des populations locales :
« Il est crucial que chacun s’engage activement dans la vie de notre quartier. Le changement commence par une prise de conscience collective. Ensemble, nous pouvons transformer Thioffack. »

Outre ses objectifs principaux, le MDT se donne pour mission d’informer, d’assister et de défendre les populations locales. Cet engagement de proximité a été salué par de nombreux habitants, qui reconnaissent les efforts constants de Tamsir Ndiaye en faveur du développement de Thioffack.

Avec une mobilisation importante lors de cette assemblée, le Mouvement pour le Développement de Thioffack semble bien positionné pour entamer son travail de transformation durable au service de la communauté.

La jeunesse toujours en péril : des salles de classe aux terrains de jeu

Par Hamidou Thiaw

Au Sénégal, la jeunesse continue d’être reléguée au second plan. Fatiguée de cette marginalisation, une partie d’entre elle avait décidé de prendre son destin en main, allant jusqu’à porter sa génération au pouvoir. Mais quelle désillusion !

Les mêmes négligences reprochées à l’ancien régime persistent : bourses payées avec des mois de retard, salles de classe dans un état de vétusté alarmant, et rares aires de jeu cédées à des investisseurs étrangers.

Aujourd’hui encore, ce retard chronique dans le paiement des bourses a exacerbé la colère des étudiants. Cela s’est traduit, entre autres, par la destruction de véhicules sur le campus de l’université Assane Seck de Ziguinchor, un acte désespéré qui a conduit à la fermeture du campus social.

En tant que président du parti MPR, je tiens également à dénoncer un autre fait grave : la disparition progressive des espaces de loisirs pour la jeunesse. Au Sénégal, les terrains de jeu sont déjà rares, mais voir des multinationales comme Auchan s’approprier le terrain de basket de Ouakam est inacceptable. Où est la rupture promise par ce régime ?

Personnellement, je n’ai jamais cru en cette rupture. Entre les nominations basées sur le clientélisme et la continuité des pratiques dénoncées par le passé, il est clair que le changement reste illusoire. Comment espérer une véritable transformation avec un système ancré dans les mêmes fonctionnements depuis des décennies ?

Il est urgent que la jeunesse cesse d’être sacrifiée sur l’autel des intérêts personnels et qu’un véritable programme soit mis en place pour répondre à ses besoins et aspirations.

Fatick/Sécurité : Cérémonie de clôture de la manœuvre nationale « Saloum 2024 » dans les zones de Kaolack et Fatick

Le ministre des Forces armées, le général Biram Diop, a présidé ce samedi à Toubacouta (région de Fatick) la cérémonie de clôture de la manœuvre nationale appelée Saloum 2024. Cet exercice s’est déroulé dans les zones de Fatick et Kaolack.

« Après Saloum 2018Falémé 2020Ferlo 2022, l’État-Major Général des Armées, en collaboration avec les autres forces de défense et de sécurité, a tenu à organiser Saloum 2024. L’objectif de cette manœuvre, comme pour les précédentes, est de tester les capacités de nos forces de défense et de sécurité, notamment en termes d’équipements, afin de les évaluer par la suite. Il s’agit également de mettre en œuvre et d’évaluer les concepts d’emploi, les doctrines d’emploi ainsi que les règles d’engagement. Ces exercices permettent surtout de se familiariser avec le terrain, un aspect essentiel de l’entraînement, car cela prépare nos forces à réagir efficacement en cas de crise, en maîtrisant le terrain », a expliqué le général Biram Diop, ministre des Forces armées.

Il a ajouté que cette manœuvre offre également une opportunité aux forces de défense et de sécurité de mener des activités au profit des populations, dans le cadre des actions civilo-militaires.

« Cette année, nous avons installé à Sokone un hôpital militaire de campagne, qui fonctionne depuis plusieurs jours. Cet hôpital a permis de consulter et de soigner gratuitement plus de 1 307 personnes. En plus de cette action humanitaire, nous avons également réhabilité une école dans la zone », a précisé le général Biram Diop lors de la cérémonie de clôture.

Kaolack célèbre la Journée internationale des personnes handicapées sous le thème : « Ensemble pour une inclusion sociale et durable »

Ce samedi 7 décembre 2024, Kaolack a célébré la Semaine internationale des personnes handicapées. L’événement s’est tenu en présence du directeur régional de l’Action sociale de Kaolack, M. Saër Seck, et du maire de la commune, M. Sérigne Mboup, parrain de l’activité.

Sidy Fall, président de l’association Mbolloo Moy Doolé, a expliqué les objectifs de cette rencontre :

Il a souligné le retard considérable dont souffrent les personnes handicapées par rapport aux autres citoyens, tout en exprimant son optimisme envers le régime actuel, qui a inclus cette cause dans sa feuille de route.

L’engagement du maire Sérigne Mboup

M. Fall a également salué le soutien constant du maire de Kaolack, Sérigne Mboup, envers cette cause :

Il a toutefois rappelé l’importance de transformer les promesses en actions concrètes :

Un appel aux autorités et aux députés

En conclusion, Sidy Fall a lancé un appel pressant aux nouvelles autorités pour qu’elles répondent aux besoins urgents des personnes handicapées :

Cette journée a été l’occasion de rappeler l’importance de l’inclusion sociale et de la solidarité pour bâtir une société plus équitable et durable.

Mort de Bassirou Diop : Barthélémy Dias dénonce une répression politique au Sénégal

Dans un communiqué transmis ce matin, le maire de Dakar, Barthélémy Dias, a annoncé avec émotion et indignation le décès de Bassirou Diop, un membre de son équipe de sécurité, survenu à la prison de Saint-Louis. Ce drame intervient dans un contexte politique tendu marqué par des tensions entre l’opposition et le pouvoir en place.

Un décès dans des conditions controversées
Bassirou Diop, arrêté avec 83 autres membres de la sécurité du maire lors d’une opération menée par la Brigade d’Intervention Polyvalente (BIP), est la seconde victime liée à ce dossier, selon Barthélémy Dias. « C’est avec une immense tristesse et une profonde indignation que nous annonçons la mort de Bassirou Diop dans les geôles du pouvoir actuel », a déclaré le maire, dénonçant une « arrestation barbare » et un « acharnement politique ».

Il a également rappelé le décès du père d’un autre membre de sa sécurité, survenu en chemin pour assister au procès de son fils, qu’il qualifie de « pseudo procès politique ».

Un appel à la mobilisation
Barthélémy Dias a utilisé des mots forts pour dénoncer une « répression systématique » et une « instrumentalisation des institutions à des fins politiques ». Il appelle à la libération immédiate et sans condition de toutes les personnes détenues, y compris les membres de son équipe de sécurité.

Le maire de Dakar a également exprimé sa solidarité envers les familles endeuillées, tout en invitant les citoyens à l’unité face à ce qu’il considère comme une dérive autoritaire. « Ensemble, marchons et restons concentrés sur l’essentiel », a-t-il conclu dans son appel à la mobilisation.

Un contexte politique explosif
Cette annonce intervient alors que le climat politique au Sénégal reste particulièrement tendu, marqué par des arrestations de figures de l’opposition et des manifestations réprimées. Ces événements soulèvent des interrogations sur l’état des libertés démocratiques et le respect des droits humains dans le pays.

L’affaire Bassirou Diop symbolise, selon ses soutiens, le coût humain d’une crise politique qui semble s’intensifier. Les appels à la mobilisation populaire pour « défendre la démocratie et la justice sociale » se multiplient, rendant incertain l’apaisement de cette situation conflictuelle.

Quelles suites ?
Alors que les autorités n’ont pas encore réagi à cette déclaration, les regards se tournent vers les réactions de la société civile et des partenaires internationaux. La mort de Bassirou Diop pourrait devenir un catalyseur pour de nouvelles mobilisations et relancer les débats sur la gouvernance et les libertés au Sénégal.

Dr Abdourahman Diouf plaide pour une gouvernance responsable et une université inclusive au Sénégal

Dans un contexte marqué par des tensions au sein des universités sénégalaises, le Dr Abdourahman Diouf, Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, a pris la parole pour clarifier la position du gouvernement et appeler à la responsabilité collective. Lors de son intervention, il a abordé plusieurs points clés, notamment le droit de grève, la gouvernance universitaire et la nécessité de bâtir un système inclusif pour tous.

Le ministre a commencé par reconnaître le droit de grève des étudiants, un acquis démocratique inscrit dans la Constitution. Évoquant son propre passé d’étudiant gréviste, il a exprimé sa compréhension des revendications tout en déplorant les récentes manifestations violentes.

Il a également rappelé la volonté du gouvernement d’améliorer les conditions d’étude à travers des programmes d’urgence, affirmant :

Dr Diouf a insisté sur l’autonomie des universités, expliquant que leur gestion relève des conseils académiques, composés de représentants des étudiants, des syndicats, des enseignants-chercheurs et autres acteurs. Ces instances prennent les décisions collégiales nécessaires à la gestion et à la sécurité des campus.

Prenant l’exemple de l’Université Assane Seck de Ziguinchor, fermée temporairement pour des raisons de sécurité, il a souligné la priorité accordée à la préservation de la vie humaine :

Dans un discours empreint de pédagogie, le ministre a exhorté les étudiants à respecter les droits de leurs pairs, notamment le droit à l’inscription, malgré les défis liés à la saturation des infrastructures.

Il a réaffirmé l’objectif commun de construire une université moderne, inclusive et tournée vers l’avenir, tout en s’engageant à poursuivre les réformes nécessaires pour assurer le bien-être des étudiants et la stabilité du système universitaire.

Le Dr Abdourahman Diouf a conclu en appelant à la responsabilité partagée entre le gouvernement, les universités et les étudiants pour maintenir un climat de stabilité et de progrès. Face aux critiques et tensions, il a exprimé son engagement indéfectible à œuvrer pour une éducation supérieure de qualité au Sénégal.

Cet appel à l’unité et à la gouvernance responsable marque une étape importante dans la gestion des crises universitaires et trace les contours d’une université tournée vers l’excellence et l’inclusion.

Le Président Bassirou Diomaye Faye en tournée aux Émirats arabes unis et au Qatar : une diplomatie fructueuse au service du Sénégal

Du 4 au 6 décembre, le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a effectué une visite officielle aux Émirats arabes unis, marquée par des rencontres diplomatiques, des échanges avec la diaspora sénégalaise, et des initiatives stratégiques pour l’avenir du pays. À l’issue de cette étape, il s’est rendu au Qatar pour participer à la 22e édition du Forum de Doha, un rendez-vous incontournable sur les enjeux mondiaux.

Lors de son séjour aux Émirats arabes unis, le Président Faye a rencontré la communauté sénégalaise basée dans ce pays. Au cours de cette rencontre chaleureuse, il a pris le temps d’écouter les préoccupations et attentes des Sénégalais vivant à l’étranger, tout en saluant leur dynamisme et leur rôle en tant qu’ambassadeurs du Sénégal à l’international.
Dans un esprit de renforcement des liens entre le pays et sa diaspora, le Chef de l’État a annoncé la mise en place prochaine d’une Journée de la Diaspora, une initiative destinée à célébrer les contributions des Sénégalais expatriés au développement national.

Le Président sénégalais a également multiplié les rencontres avec les autorités émiraties et les investisseurs, renforçant les liens entre les deux nations. Parmi les étapes marquantes de cette visite figurent :

  • La visite de sites emblématiques, tels que la Grande Mosquée Sheikh Zayed et le Musée du Louvre d’Abou Dhabi, symboles de la culture et de l’excellence émiratie.
  • L’hommage solennel à Wahat Al Karama, où le Président Faye, en présence du Président des Émirats, Sheikh Theyab Bin Mohamed Bin Zayed Al Nahyan, a honoré les sacrifices des Émiratis tombés dans l’exercice de leurs fonctions.

Dans le domaine de l’éducation, le Chef de l’État a visité Alef Education, une entreprise pionnière en technologies éducatives basées sur l’intelligence artificielle. Cette collaboration prometteuse pourrait transformer le système éducatif sénégalais, notamment en intégrant les daaras au sein d’un cadre formel et moderne, tout en favorisant un apprentissage personnalisé. Cette initiative s’inscrit dans la lignée des engagements pris lors de la Journée nationale des daaras, tenue à Dakar en novembre dernier.

Après les Émirats arabes unis, Bassirou Diomaye Faye a rejoint le Qatar pour participer au prestigieux Forum de Doha, sur invitation de l’Émir Sheikh Tamim bin Hamad Al Thani. Du 6 au 8 décembre, cet événement réunit des leaders mondiaux autour de grands défis contemporains tels que la gouvernance, la sécurité internationale, et le développement durable.

La participation du Sénégal à ce sommet constitue une opportunité de porter haut les aspirations et la vision du pays sur des questions globales, tout en renforçant sa coopération avec des partenaires stratégiques.

Ce séjour du Président Bassirou Diomaye Faye aux Émirats arabes unis et au Qatar illustre une diplomatie proactive, mêlant proximité avec la diaspora, consolidation des partenariats économiques, et engagement sur la scène internationale. Ces initiatives s’inscrivent dans la dynamique de modernisation et d’ouverture que le Sénégal entend poursuivre pour relever les défis du développement et asseoir son rayonnement mondial.

Thierno Bocoum dénonce la radiation de Barthélémy Dias : « Une décision politique et injuste »

L’ancien parlementaire Thierno Bocoum a vivement réagi à la radiation de Barthélémy Dias de l’Assemblée nationale, qualifiant cette décision de « pure méchanceté ». Dans une vidéo publiée récemment, le leader de la coalition Samm Sa Kaddu a exprimé son indignation, estimant que cette mesure n’a qu’un objectif : « éliminer un adversaire politique ».

Le bureau de l’Assemblée nationale a annoncé la radiation de Barthélémy Dias, suscitant une vive polémique dans l’opinion publique. Pour Thierno Bocoum, cette décision s’inscrit dans une logique de fragilisation des institutions démocratiques du Sénégal. « Logique pour logique, si Barthélémy Dias est radié, il aurait fallu appliquer la même rigueur à d’autres responsables politiques dans des situations similaires », a-t-il déclaré.

Pour étayer ses propos, Bocoum a évoqué le cas du leader de Pastef, Ousmane Sonko, dont la condamnation définitive l’a rendu inéligible pendant cinq ans. Cependant, le ministre de l’Intérieur n’a pas transmis cette décision au Conseil constitutionnel, permettant ainsi à Sonko de rester un acteur politique central malgré son statut juridique controversé.

« Si le gouvernement avait suivi cette même logique, Ousmane Sonko aurait été écarté. Mais ici, nous voyons que Barthélémy Dias est visé de manière délibérée. Cela montre que nous ne sommes pas dans un État de droit équitable », a-t-il ajouté.

Thierno Bocoum conclut en dénonçant ce qu’il considère comme une instrumentalisation des institutions pour écarter des opposants politiques. « Cette décision est un coup porté à notre démocratie. Elle démontre une volonté d’affaiblir les voix dissidentes au lieu de renforcer le débat politique dans le respect des règles de l’État de droit », a-t-il martelé.

Cette prise de position s’inscrit dans un contexte de tension politique accrue au Sénégal, où de nombreux observateurs dénoncent une polarisation croissante et une utilisation stratégique des institutions pour des fins politiques. Le débat autour de la radiation de Barthélémy Dias risque de continuer à alimenter les discussions sur la transparence et l’équité dans la gestion des affaires publiques.

M. Ndiaye, DG de Kingroch Mining, déféré pour une affaire de fraude foncière et financière

Le directeur général de Kingroch Mining, M. Ndiaye, se retrouve au centre d’une affaire judiciaire retentissante. Selon le journal Libération, il a été déféré au parquet après son arrestation à l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD). L’homme d’affaires a été intercepté par la Division des investigations criminelles (DIC) alors qu’il tentait de quitter le territoire sénégalais.

Les accusations qui pèsent sur lui concernent des manœuvres frauduleuses ayant permis de s’approprier un terrain de plusieurs hectares situé sur la Petite Côte, appartenant à un particulier. Toujours d’après Libération, M. Ndiaye aurait ensuite utilisé ce terrain comme garantie pour obtenir un prêt de 600 millions de francs CFA auprès de la Banque des institutions mutualistes d’Afrique de l’Ouest (Bimao).

Dans le cadre de l’enquête, le directeur général de la Bimao, Mbaye Dione, a également été entendu en qualité de témoin. La plainte a été déposée par le propriétaire légitime du terrain, mettant en lumière des pratiques douteuses à la croisée des secteurs foncier et bancaire.

Cette affaire suscite une vive réaction dans les milieux économiques et juridiques, tant elle illustre les enjeux liés à la gestion du foncier au Sénégal. Pour l’heure, l’enquête se poursuit, et la justice devra établir les responsabilités dans cette affaire aux multiples ramifications.

Kaolack : Le service régional du commerce interpelle neuf opérateurs pour non-respect du prix de l’arachide fixé par l’État

Dans le cadre de la commercialisation des produits agricoles, notamment de l’arachide, dans la région de Kaolack, le service régional du commerce est chargé de veiller à l’application des mesures étatiques, en particulier celle relative au prix plancher de l’arachide fixé à 305 francs CFA le kilogramme.

S’exprimant face à la presse ce vendredi, Adama Mbaye, commissaire aux enquêtes économiques et chef du service régional du commerce de Kaolack, a tenu à éclaircir la situation :
« Il y a beaucoup de rumeurs indiquant que ce prix n’est pas respecté. De nombreux points de collecte ont été cités, mais la plupart ne concernent pas la région de Kaolack. Cependant, nous avons envoyé trois brigades sur le terrain pour évaluer la situation. Cela nous a permis de prendre en flagrant délit neuf opérateurs à Porokhane, dans le département de Nioro du Rip, qui achetaient les arachides à des prix inférieurs au plancher. Les prix pratiqués allaient de 295 à 300 francs CFA le kilogramme. »

Saisies et convocation des opérateurs

M. Mbaye a précisé que le matériel des contrevenants, composé notamment de plateaux et de bascules, a été saisi, et des convocations leur ont été délivrées.
« Lorsqu’ils répondront à ces convocations, nous appliquerons la réglementation en vigueur, ce qui inclut la fixation de montants qu’ils devront payer. Par ailleurs, nous avons également la possibilité d’enclencher des procédures judiciaires, mais pour le moment, nous n’en sommes pas encore là. »

Appel à la collaboration de la population

Adama Mbaye a appelé les populations à collaborer avec les services étatiques pour inciter les opérateurs économiques à respecter le prix plancher fixé par l’État, qui est, selon lui, équitable pour toutes les parties : les paysans, les opérateurs et les huiliers.

« Le prix de 305 francs CFA le kilogramme a été fixé pour arranger tout le monde. L’État a beaucoup fait pour assurer le bon déroulement de la campagne agricole, notamment en subventionnant les engrais, les semences et le matériel agricole. Dans ce sens, nous devons tous respecter ce prix. »

Enfin, il a exhorté les citoyens à dénoncer les pratiques illicites observées, afin de garantir le respect des mesures en place.

Challenge « Setal Sunu Gox » : le ministre Bala Moussa Fofana offre son salaire de décembre au quartier gagnant

Le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Bala Moussa Fofana, a pris une décision symbolique pour promouvoir le civisme et la propreté. Lors d’une interview accordée à l’APS, il a annoncé renoncer à son salaire du mois de décembre pour le remettre au quartier qui remportera le challenge « Setal Sunu Gox ».

Ce concours, organisé dans le cadre de la journée nationale Setal Sunu Rew, prévue ce samedi 7 décembre, a pour objectif de motiver les quartiers à s’investir dans le nettoiement et l’embellissement de leurs espaces publics. En offrant son salaire comme prix, le ministre espère inciter les citoyens à adopter une démarche collective et durable pour améliorer leur cadre de vie.

Ce geste du ministre Bala Moussa Fofana illustre l’importance qu’il accorde à l’implication des communautés locales dans l’effort de préservation de l’environnement urbain. Il a également souligné que cette initiative vise à instaurer une culture de responsabilité citoyenne, tout en favorisant la collaboration entre les résidents pour transformer leurs quartiers en espaces accueillants et propres.

La journée Setal Sunu Rew s’inscrit dans une stratégie plus large de promotion de l’hygiène publique et de l’esthétique urbaine. À travers des actions concrètes, comme ce concours, le gouvernement souhaite impliquer davantage les populations dans la gestion de leur environnement immédiat.

Le challenge « Setal Sunu Gox » a déjà suscité une grande mobilisation dans plusieurs localités, et les résultats de cette compétition sont très attendus. Avec le soutien de personnalités influentes comme Bala Moussa Fofana, cette journée pourrait marquer un tournant dans les pratiques communautaires en matière de propreté et de civisme.

Escroquerie présumée : le maire de Semmé arrêté pour une affaire de 300 millions de francs CFA

Habibou Timbo, maire de la commune de Semmé, dans la région de Matam, se retrouve au cœur d’une affaire judiciaire retentissante. Selon des informations obtenues par Ledakarois, l’édile a été arrêté par la police de Pikine, en compagnie d’une femme nommée Aissatou Ngaido, pour une présumée escroquerie portant sur plus de 300 millions de francs CFA.

Cette affaire, liée à la gestion de biens immobiliers, oppose les deux mis en cause aux héritiers de feu Demba Boubou. Durant son vivant, ce dernier avait confié à Habibou Timbo la gestion de ses biens, dont une villa située à Hann-Maristes, un quartier huppé de Dakar. Après le décès de Demba Boubou, ses héritiers accusent le maire de ne pas leur avoir restitué l’intégralité de l’héritage familial.

Les plaignants, estimant leur préjudice à plus de 300 millions de francs CFA, ont porté plainte auprès de la police de Pikine. Aissatou Ngaido, qui était responsable des comptes bancaires de feu Demba Boubou, est également impliquée dans cette affaire.

Déférés devant le procureur près le tribunal de grande instance hors classe de Pikine-Guédiawaye, les deux suspects n’ont pas encore été fixés sur leur sort. Ils ont bénéficié d’un retour de parquet et seront à nouveau présentés au procureur le lundi 9 décembre. L’affaire devrait faire l’objet d’une instruction approfondie pour déterminer les responsabilités des différentes parties.

Ce scandale, qui mêle administration publique et gestion privée, suscite une vive réaction dans la commune de Semmé et au-delà. Les habitants, surpris par ces révélations, appellent à la transparence et à une résolution rapide de l’affaire pour établir la vérité.

Énergie au Sénégal : Vers la fin de la location du bateau électrique turc « Aysegul Sultan » ?

Le contrat de location du bateau électrique turc Aysegul Sultan, signé en 2021 pour une durée de cinq ans au coût de 16,3 milliards FCFA, arrive à terme. Propriété de la société turque Karpower, ce navire fournit actuellement 240 MW, soit 15 % de la production électrique de la Senelec. Cependant, des tensions internes et des enjeux stratégiques autour de la production énergétique pourraient remettre en question son avenir dans le mix énergétique sénégalais.

Au cœur de ces discussions, la centrale de West African Energy (WAE) pourrait jouer un rôle déterminant. Capable d’injecter 25 % de l’électricité produite par la Senelec, cette centrale représente une alternative crédible au bateau turc. L’ex-Directeur général de la WAE, Samuel Sarr, avait déjà exprimé son intention de rompre le contrat de location, estimant que la montée en puissance de la WAE rendait cette solution coûteuse et obsolète.

Cependant, la situation est compliquée par des conflits internes entre les actionnaires de la WAE, notamment Moustapha Ndiaye, Abdoulaye Dia et Khadim Bâ. Ces tensions ont conduit à l’arrestation de Samuel Sarr, accusé de détournement de fonds à hauteur de 8,17 milliards FCFA, et à une série de négociations pour résoudre les différends.

Les autorités sénégalaises doivent également composer avec la société turque Calix, qui cherche à renforcer son implication dans la gestion de la WAE. Profitant des tensions entre actionnaires, les Turcs ambitionnent de consolider leur influence, notamment à travers un protocole de gestion proposé par l’African Financial Corporation (AFC), principal bailleur de fonds de la centrale. Ce document, intitulé Service Agreement, a été vivement critiqué par Samuel Sarr, qui y voyait une tentative de céder trop de contrôle à des intérêts étrangers.

Les autorités sénégalaises, sous la houlette du Premier ministre Ousmane Sonko, multiplient les rencontres avec les parties prenantes, y compris l’homme d’affaires Harouna Dia, pour trouver une solution à ce conflit.

Le maintien ou non du Aysegul Sultan dans le réseau électrique sénégalais dépendra de plusieurs facteurs : la résolution des différends au sein de la WAE, la capacité de la centrale à assurer une production stable et suffisante, et la volonté politique de réduire la dépendance à des solutions importées.

Sous la direction de Papa Toby Gaye, actuel Directeur général de la Senelec, le contrat initialement signé par son prédécesseur Papa Mademba Bitèye n’a pas été remis en cause, malgré les critiques sur son coût. Cependant, avec l’échéance imminente et la pression pour une gestion plus nationale de l’énergie, des décisions stratégiques s’imposent.

La fin de la location du Aysegul Sultan pourrait marquer un tournant dans la politique énergétique du Sénégal, en renforçant l’indépendance énergétique du pays tout en réduisant les coûts liés à des solutions provisoires. Les prochains mois seront décisifs pour savoir si le Sénégal est prêt à franchir cette étape.

Rebondissement dans l’affaire Samuel Sarr : les tensions autour du projet West Africa Energy s’intensifient

Un nouvel épisode vient s’ajouter à l’affaire Samuel Sarr, avec l’implication directe du Premier ministre Ousmane Sonko. Ce jeudi, le chef du gouvernement a rencontré le patron de la société turque Çalik Enerji, au cœur du litige financier qui ébranle le projet de centrale électrique de 300 MW au Cap des Biches, à Rufisque.

Le projet, porté par la société West Africa Energy (WAE), fondée par des hommes d’affaires sénégalais, est réalisé en partenariat avec Çalik Enerji et General Electric (GE). Il s’agit d’un projet stratégique visant à répondre à la demande croissante en énergie au Sénégal. Cependant, les dissensions entre actionnaires ont gravement affecté sa mise en œuvre.

Les tensions sont montées d’un cran lorsque Çalik Enerji a réclamé une indemnisation de plus de 60 millions d’euros (environ 39 milliards de francs CFA) auprès des actionnaires de WAE, dont Harouna Dia et d’autres associés. La société turque accuse ses partenaires sénégalais de manquements contractuels ayant compromis l’avancement du projet.

Samuel Sarr, ancien ministre de l’Énergie et acteur clé de WAE, se retrouve au cœur de cette tourmente. Accusé d’abus de biens sociaux portant sur 8 milliards de francs CFA, il a été arrêté à la suite d’une plainte déposée par Moustapha Ndiaye, actionnaire et autoproclamé président du Conseil d’administration de WAE. Ce titre, contesté par Samuel Sarr, est l’un des nombreux points de discorde dans ce dossier explosif.

Transféré au pavillon spécial de l’hôpital Aristide Le Dantec en raison de problèmes de santé, Samuel Sarr affirme être la cible d’un règlement de comptes orchestré par des acteurs puissants, dont le patron de Çalik Enerji. Selon le journal L’AS, ce dernier jouerait un rôle central dans les démarches ayant conduit à l’arrestation de l’ex-ministre.

Face à cette situation complexe, le Premier ministre Ousmane Sonko s’est impliqué directement. Lors de son audience avec le patron de Çalik Enerji, l’objectif était clair : mieux comprendre les contours du litige afin de trouver une issue favorable pour le Sénégal. Cette médiation est d’autant plus cruciale que le projet de centrale électrique est essentiel pour l’autonomie énergétique du pays.

Alors que les tensions internes continuent de miner la crédibilité de WAE, le projet énergétique phare reste en suspens. L’issue de ce conflit dépendra largement de la capacité des différentes parties à trouver un terrain d’entente.

En attendant, le sort de Samuel Sarr, la viabilité du partenariat avec Çalik Enerji, et l’avenir de la centrale électrique restent des questions en suspens, avec des enjeux colossaux pour le secteur énergétique sénégalais.

Saisie de 8 tonnes de produits impropres à Vélingara : un coup de filet pour la santé publique

Le service départemental d’hygiène de Vélingara a frappé un grand coup en saisissant huit tonnes de produits impropres à la consommation dans les commerces de la commune et des localités environnantes. Sous la direction de l’adjudant Pathé Baldé, chef de la brigade départementale d’hygiène, cette opération vise à préserver la santé des populations en éliminant des produits périmés ou non conformes du circuit de consommation.

Un engagement pour la santé publique
Contacté par téléphone, l’adjudant Pathé Baldé a expliqué que cette saisie s’inscrit dans une démarche proactive de prévention. « Notre souci demeure la prévention de la santé des populations avec des opérations de contrôle dans les boutiques », a-t-il déclaré. Selon lui, certains commerçants s’accrochent à des pratiques anciennes et illégales qu’il a fermement décidé d’éradiquer.

Sanctions et sensibilisation
Lorsque des infractions sont constatées, les commerçants fautifs sont convoqués et sanctionnés. « Si un commerçant est fautif, il paie en fonction de l’infraction. Nous délivrons un reçu pour payer directement au trésor », a précisé l’adjudant. Ces sanctions financières s’accompagnent d’une sensibilisation sur les dangers que représentent les produits impropres pour la santé des consommateurs.

Une vigilance accrue dans une zone transfrontalière
Situé à la croisée des chemins entre la Gambie, la Guinée-Bissau et la Guinée-Conakry, Vélingara est une zone stratégique où circulent de nombreux produits. Pour l’adjudant Pathé Baldé, cette position géographique exige une vigilance renforcée afin de contrer l’introduction et la distribution de marchandises dangereuses pour la santé publique.

Cette action coup de poing illustre la détermination des autorités locales à protéger les populations des risques sanitaires. Elle rappelle également l’importance d’un commerce responsable et conforme aux normes en vigueur. Les consommateurs, quant à eux, sont invités à redoubler de vigilance en vérifiant systématiquement les dates de péremption et la qualité des produits qu’ils achètent.

Le ministère des Finances dément une prétendue levée de fonds infructueuse

Le ministère des Finances et du Budget a vigoureusement réfuté les informations circulant sur une prétendue levée de fonds infructueuse sur le marché financier régional. Dans un communiqué publié récemment, il a démenti toute opération de ce type réalisée le 29 novembre dernier, affirmant que ces rumeurs sont sans fondement.

Le ministère a également prévenu qu’il envisageait de possibles poursuites judiciaires contre les auteurs de ces allégations, qu’il juge « susceptibles de nuire à la réputation du Sénégal et à la confiance de ses partenaires financiers ».

Le communiqué souligne que les interventions du Sénégal sur le marché régional des titres publics sont organisées selon un calendrier prévisionnel établi au début de l’année. Ce calendrier, élaboré en collaboration avec l’Agence Umoa-Titres en février 2024, est ensuite transmis aux investisseurs. Cependant, il est précisé que ce document est purement indicatif et peut être ajusté en fonction des besoins et des opportunités sur le marché.

Le ministère a tenu à rappeler l’engagement du Sénégal en faveur de la transparence et de la rigueur dans ses opérations financières, tout en soulignant la confiance renouvelée de ses partenaires dans sa gestion économique.

Cette mise au point intervient dans un contexte où des informations erronées peuvent avoir des conséquences significatives sur la perception des marchés et des investisseurs. Le ministère a donc insisté sur l’importance de vérifier les faits avant de diffuser des informations susceptibles de porter atteinte à la stabilité économique et à l’image du Sénégal.

Cette réaction ferme vise à rétablir la vérité et à garantir un climat de confiance pour les prochaines opérations financières du pays sur le marché régional.

Kaolack/Éducation : Inauguration des nouveaux locaux du Daara Interne-Externe de l’I.I.A.A

Comme son nom l’indique, le Daara Al Quran Interne-Externe de l’Institut Islamique Africaine-Américaine est une école coranique de dernière génération, initialement construite en 1984 par feu Cheikh Imam Hassan Cissé (RTA).

Cet établissement prestigieux, doté de toutes les commodités modernes, accueille des pensionnaires venant de divers pays d’Afrique et d’Amérique, notamment le Sénégal, le Mali, le Togo, le Burkina Faso, le Soudan, le Nigéria, le Cameroun, le Tchad et les États-Unis.

Grâce au soutien financier des talibés américains de feu Cheikh Imam Hassan Cissé, regroupés au sein de l’association « NASRUL ELMI », le Daara a récemment été entièrement réhabilité et équipé. Ce projet s’inscrit dans une volonté de préserver l’héritage de ce grand homme.

L’inauguration officielle a eu lieu ce mercredi 4 décembre 2024, sous la présidence de Cheikh Mahy Aliou Cissé, directeur général de l’Institut Islamique Africaine-Américaine, en présence du préfet du département de Kaolack, Latyr Ndiaye, ainsi que des membres de la famille de feu Cheikh Imam Hassan Cissé, des parents d’élèves, des élèves de l’institut et des apprenants du Daara.

L’établissement rénové comprend désormais cinq nouvelles salles de mémorisation du Saint Coran, un bloc sanitaire moderne, une salle informatique, des bureaux, une cuisine équipée, ainsi que des espaces spécialement aménagés pour les ablutions.

Les parents d’élèves n’ont pas manqué de saluer cette infrastructure, qu’ils qualifient de véritable bijou. Selon les responsables du Daara, l’objectif est d’assurer aux apprenants une mémorisation complète du Coran, tout en leur offrant une éducation islamique de haute qualité.

Prenant la parole au nom de l’État, le préfet de Kaolack, Latyr Ndiaye, a souligné l’importance de cette réalisation :

Il a également ajouté que le Daara contribuera à former des citoyens non seulement instruits mais également porteurs de valeurs positives, favorisant ainsi un fort sentiment de citoyenneté à l’échelle locale, nationale et internationale.

Abdoul Mbaye plaide pour une presse libre et met en garde contre les excès

Le leader de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT), Abdoul Mbaye, a pris position ce mercredi en faveur de la liberté de la presse, un pilier fondamental de la démocratie. Dans une publication sur ses réseaux sociaux, il a exhorté les nouvelles autorités sénégalaises à garantir l’indépendance des médias, conformément à la Constitution et aux acquis démocratiques du pays.

« Au risque de me répéter : évitons les excès face aux souffrances économiques en cours et à venir… ou le Sénégal le paiera cher. Laissez la presse libre conformément à notre Constitution et à nos acquis démocratiques. Combattez la fausse information avant tout par la vérité dite », a écrit Abdoul Mbaye.

Cette déclaration intervient dans un contexte tendu où le ministère de la Communication a récemment publié une liste officielle des médias reconnus par le gouvernement. Selon le ministère, cette initiative vise à lutter contre la désinformation et les discours de haine.

Cependant, cette démarche n’a pas manqué de susciter des réactions. L’Association des Patrons de Presse (APPEL) a vivement dénoncé cette décision, qu’elle perçoit comme une atteinte à la liberté de la presse et une tentative de contrôle des médias.

Si la lutte contre les fake news est une préoccupation mondiale, la méthode adoptée par le gouvernement sénégalais soulève des interrogations. Pour les défenseurs de la liberté de la presse, il s’agit d’un glissement dangereux qui pourrait restreindre le droit à l’information et affaiblir le rôle critique des médias dans une démocratie.

Abdoul Mbaye, dans sa prise de position, semble partager ces inquiétudes en appelant à privilégier la vérité comme arme contre les fausses informations, plutôt que des restrictions pouvant s’apparenter à une censure.

La situation met en lumière le défi de trouver un équilibre entre la régulation nécessaire pour préserver l’intégrité de l’information et la protection des libertés fondamentales. Les prochaines réactions des autorités et des acteurs médiatiques seront déterminantes pour l’avenir de la liberté de la presse au Sénégal.

Reste à savoir si le dialogue pourra s’ouvrir entre les différentes parties prenantes pour apaiser les tensions et garantir un environnement médiatique à la fois libre et responsable.

Tragédie à Mbour : Un incendie ravageur emporte six membres d’une famille

Dans la nuit du 4 au 5 décembre, un incendie d’une rare violence a coûté la vie à six membres d’une même famille dans la ville de Mbour, plongeant la communauté dans une profonde consternation. Ce drame, dont les causes restent pour l’heure inconnues, fait l’objet d’une enquête minutieuse ouverte par la police afin de déterminer les circonstances exactes de la tragédie.

Les victimes, issues de la même famille, comptent parmi elles Moussa Sow, un homme de 31 ans dont le profil suscite l’attention des enquêteurs. La communauté, ébranlée par cette perte, a rapidement exprimé son soutien aux proches des défunts tout en appelant à des éclaircissements pour comprendre l’origine de ce drame.

Selon des informations rapportées par Source A, Moussa Sow souffrait de troubles mentaux et aurait été impliqué dans un précédent incident il y a deux ans. À l’époque, un feu s’était déclaré dans sa chambre alors qu’il fumait, causant des dégâts matériels sans faire de victimes. Cette révélation relance les interrogations sur un possible lien entre ses comportements à risque et l’incendie meurtrier.

Les autorités privilégient pour l’instant plusieurs hypothèses, dont celle d’un accident domestique. Les comportements imprudents, notamment liés à l’usage de produits inflammables ou à la manipulation de cigarettes, sont examinés avec attention. Les enquêteurs s’efforcent également de déterminer si d’autres facteurs externes ont pu contribuer au sinistre.

Les proches des victimes, en deuil, demandent des réponses claires et rapides sur cette tragédie qui a marqué les esprits à Mbour. « Nous espérons que l’enquête permettra de faire la lumière sur ce qui s’est réellement passé », confie un membre de la famille.

En attendant les conclusions officielles, cet incendie rappelle l’importance de renforcer les mesures de prévention contre les risques domestiques. À Mbour, le souvenir des victimes restera gravé, tandis que la communauté espère tourner la page de cette douloureuse épreuve avec des réponses à ses questions.

Découverte macabre au Technopole : un homme retrouvé mort dans un canal

Le corps sans vie de Serigne Nd., un homme âgé d’une quarantaine d’années, a été découvert mercredi 4 décembre dans un canal à ciel ouvert situé près du Technopole. La victime, portée disparue depuis plusieurs jours, aurait vraisemblablement fait une chute accidentelle selon les premières constatations.

Samedi dernier, Serigne Nd. quitte son domicile pour l’une de ses promenades habituelles près de l’Arène nationale. Mais contrairement à ses habitudes, il ne rentre pas chez lui. Inquiets, les membres de sa famille signalent sa disparition au commissariat de Pikine-Nord après avoir vainement tenté de le retrouver dans les environs.

Quatre jours plus tard, la découverte d’un corps flottant dans un canal à ciel ouvert mobilise les sapeurs-pompiers et la police locale. Alertée, la famille de Serigne Nd. se rend sur les lieux et identifie formellement la dépouille. Le corps, extrait par les secours, ne présentait aucune trace apparente de blessure, renforçant l’hypothèse d’une chute accidentelle. Cependant, une enquête a été ouverte pour éclaircir les circonstances du drame.

La dépouille a été acheminée à l’Hôpital général de Grand-Yoff pour autopsie. Les résultats devraient permettre de déterminer avec plus de précision les causes de la mort.

La disparition et la mort tragique de Serigne Nd. ont suscité une vive émotion dans son entourage. Décrit comme un homme tranquille, il souffrait d’une maladie dont la nature n’a pas été révélée, selon les informations rapportées par Les Échos.

Cette tragédie relance le débat sur la sécurisation des zones inondées et les dangers que représentent les canaux à ciel ouvert dans les périphéries urbaines.

L’enquête en cours devrait permettre d’éclairer davantage cette affaire qui continue d’interpeller.

Affrontements à l’UCAD : Les étudiants de Master réclament leurs bourses, le paiement reporté à février 2025

Dans une déclaration faite sur RFM Soir, Jean Diatta a expliqué que les étudiants en question font partie d’un collectif de retardataires. « Ces personnes se sont inscrites après le mois de septembre ou au cours de ce mois. Elles font partie des 20 000 retardataires au niveau national, dont 4 000 se trouvent à l’UCAD », a-t-il précisé. Les inscriptions étant encore ouvertes dans plusieurs universités, un traitement global des dossiers est privilégié.

Le directeur a fixé le 20 décembre comme date limite pour la transmission des notes par les universités. Après cette étape, un bilan exhaustif sera établi pour déterminer les modalités de paiement.

M. Diatta a indiqué que les retardataires sont généralement pris en charge dans le cadre du budget de l’année suivante. « Dans ce cas précis, le paiement se fera au mois de février 2025 », a-t-il déclaré, tout en déplorant les mouvements de contestation. « Nous ne comprenons pas pourquoi certains adoptent ce type de comportements alors que les procédures sont claires », a-t-il ajouté.

Ce nouvel épisode de tension à l’UCAD reflète une situation devenue récurrente dans les universités sénégalaises, où les retards de bourses engendrent souvent des mouvements de protestation. Les étudiants, en proie à des difficultés financières, dénoncent une gestion qu’ils jugent peu rigoureuse, tandis que les autorités invoquent des contraintes administratives et budgétaires.

En attendant la résolution de cette crise, les étudiants de Master concernés devront patienter encore plusieurs mois, ce qui risque d’alimenter davantage les frustrations.

Anta Babacar Ngom Diack interpelle le gouvernement sur la régulation des organes de presse

La députée Anta Babacar Ngom Diack, soucieuse de transparence et de justice dans le secteur des médias, a adressé des questions écrites au ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, par le biais du Président de l’Assemblée nationale, Monsieur El Hadj Malick Ndiaye. Cette démarche vise à clarifier les critères et les mécanismes ayant conduit à la publication de la liste des organes de presse « conformes » à la réglementation en vigueur, une décision qui alimente les débats dans les milieux médiatiques et l’opinion publique.

Dans une lettre adressée à l’Assemblée nationale, la parlementaire a exprimé son souci d’obtenir des réponses documentées et précises pour éclairer les nombreuses interrogations soulevées par les acteurs du secteur. « Ces questions s’inscrivent dans un contexte où la publication de la liste des organes de presse dits conformes à la réglementation en vigueur suscite de nombreuses interrogations, tant parmi les acteurs du secteur que dans l’opinion publique », a-t-elle déclaré, rappelant qu’elle agit en tant que représentante du peuple et en réponse aux doléances des professionnels des médias.

Sept questions pour des réponses claires

Dans ses questions, Anta Babacar Ngom Diack s’intéresse à plusieurs aspects fondamentaux :

  1. Critères de conformité : La députée demande des précisions sur les critères définis par la législation sénégalaise pour établir la conformité des organes de presse, ainsi que sur leur validation par les instances compétentes.
  2. Transparence des mécanismes de sélection : Elle interroge le ministre sur les mécanismes garantissant l’impartialité et la transparence dans la sélection des organes de presse, notamment pour ceux éligibles à des partenariats publics ou des subventions étatiques.
  3. Concertation avec les acteurs du secteur : La députée veut savoir si les acteurs de la presse, notamment le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS), ont été impliqués dans l’élaboration de la plateforme d’enregistrement des organes de presse.
  4. Traitement des cas non conformes : Elle demande des éclaircissements sur les mesures mises en place pour accompagner les organes non conformes, ainsi que sur les mécanismes d’appel ou de recours pour ces derniers.
  5. Respect des droits constitutionnels : Anta Babacar Ngom Diack questionne le respect des libertés fondamentales telles que la liberté d’opinion et le pluralisme des médias dans les critères de conformité appliqués.
  6. Impact sur l’écosystème médiatique : La députée s’inquiète des conséquences potentielles de cette réforme sur les médias émergents et les radios communautaires souvent confrontés à des défis financiers.
  7. Suivi et évaluation : Enfin, elle demande des précisions sur les mécanismes prévus pour assurer la mise en œuvre équitable des mesures et sur la planification d’évaluations périodiques.

Un secteur médiatique en attente de clarté

Cette initiative met en lumière les préoccupations croissantes autour de la régulation des médias au Sénégal, où le pluralisme et l’indépendance des organes de presse sont souvent perçus comme essentiels à la vitalité démocratique.

Pour Anta Babacar Ngom Diack, cette démarche vise à garantir que les réformes dans le secteur des médias respectent les droits constitutionnels et assurent un traitement équitable des différents acteurs. La balle est désormais dans le camp du gouvernement, qui devra répondre à ces interrogations et rassurer les professionnels des médias ainsi que le grand public.

Sangomar : Un tournant majeur pour l’industrie pétrolière sénégalaise

Le développement du site pétrolier de Sangomar marque une étape décisive dans l’histoire énergétique du Sénégal. En atteignant des performances exceptionnelles en novembre 2024, ce projet illustre les ambitions grandissantes du pays sur la scène pétrolière internationale.

Tous les puits de production de Sangomar sont désormais opérationnels, permettant d’atteindre des niveaux de production optimaux. Ce développement témoigne d’une maîtrise technologique et d’une gestion rigoureuse, ouvrant la voie à une exploitation durable. L’objectif fixé de 100 000 barils de pétrole brut par jour est en bonne voie, consolidant ainsi la place du Sénégal dans le secteur énergétique mondial.

Le mois de novembre 2024 a été particulièrement prolifique avec une production totale de 2,94 millions de barils de pétrole brut. Parmi cette production, 2,89 millions de barils ont été exportés vers les marchés internationaux, répartis en trois cargaisons. Ces résultats reflètent non seulement l’efficacité des infrastructures de Sangomar, mais aussi la demande croissante pour le pétrole sénégalais sur le marché mondial.

Avec ces performances, Sangomar joue un rôle clé dans la diversification de l’économie sénégalaise. Le secteur pétrolier, jusqu’ici peu exploité, devient un levier stratégique pour le développement national. Les revenus générés par la production et l’exportation de pétrole brut offrent des opportunités pour financer des projets d’infrastructure, d’éducation, et de santé, tout en renforçant la souveraineté énergétique du pays.

Le succès de Sangomar en novembre 2024 n’est qu’un début. Avec un objectif de production toujours plus ambitieux et une stratégie alignée sur les standards internationaux, le Sénégal pourrait bientôt devenir un acteur incontournable sur le marché pétrolier. Ce projet incarne une transition vers une économie plus diversifiée, soutenue par des ressources naturelles valorisées de manière stratégique.

En consolidant sa place parmi les producteurs de pétrole africains, le Sénégal ouvre un nouveau chapitre prometteur de son développement économique, tout en s’affirmant comme un partenaire clé dans la fourniture d’énergie à l’échelle mondiale. Le site de Sangomar, véritable vitrine du potentiel sénégalais, est en passe de transformer durablement le paysage énergétique et économique du pays.

Kaolack : Une randonnée pédestre pour lancer les activités du sport scolaire

Une randonnée pédestre marquant le lancement des activités du sport scolaire a été organisée par l’Inspection d’académie (IA) de Kaolack ce mercredi 4 décembre 2024. Placée sous le thème : « Sport : une éducation aux valeurs citoyennes », cette activité a réuni tous les acteurs de l’éducation, notamment les Inspections de l’éducation et de la formation (IEF) du département et de la commune de Kaolack, l’Inspection d’académie de Kaolack, les forces de défense et de sécurité, ainsi que les élèves des différentes écoles de la commune.

« Nous sommes à notre 2ᵉ édition depuis l’installation de la fédération, et aujourd’hui, nous sommes passés en ligue académique. Comme vous le savez, cette randonnée pédestre, qui marque le démarrage de nos activités sportives, a pour thème le sport : une éducation aux valeurs citoyennes. Cela vise à montrer aux enfants qu’ils doivent être des modèles, des exemples en matière de citoyenneté. Ils doivent également comprendre que le sport est un moment de communion, de solidarité et d’entente, mais cela ne doit pas servir de prétexte pour négliger leurs études. L’objectif est d’allier sport et études », a expliqué Moustapha Ndiaye, inspecteur de l’éducation chargé du cycle fondamental à l’Inspection d’académie de Kaolack, représentant l’inspecteur d’académie Samba Diakhaté, empêché.

Les disciplines à pratiquer incluent les sports collectifs comme le football, le basketball, le volleyball, et le handball. Des disciplines individuelles telles que la lutte et l’athlétisme seront également au programme, entre autres. L’École sénégalaise de la Gambie participera à ces activités, tout comme les autres établissements scolaires relevant de l’Inspection d’académie de Kaolack, a rappelé M. Ndiaye.

« Durant la compétition, nous aurons des phases préliminaires, départementales, et régionales, qui aboutiront à une finale régionale. Ce que nous attendons avant tout, c’est de la discipline et de la réussite. L’appel que nous lançons aux encadreurs est d’être bienveillants envers les enfants, de les accompagner pour qu’ils développent de bonnes compétences en sport et de se rendre disponibles pour eux », a conclu Moustapha Ndiaye.

Saisie record de cocaïne à Koungheul : Les douanes sénégalaises démantèlent un réseau international

Les douanes sénégalaises ont réalisé un coup de filet majeur ce dimanche sur l’axe Koungheul-Kaffrine. Les agents de la brigade mobile de Koungheul, subdivision de Kaffrine, ont intercepté un véhicule transportant une cargaison de 210 plaquettes de cocaïne, d’une valeur estimée à 18,8 milliards de francs CFA. Cette saisie marque un tournant dans la lutte contre les réseaux de trafic international de drogue.

L’interception a eu lieu lors d’un contrôle routinier. Le véhicule suspect, un pick-up L200 mono cabine, en provenance du Mali, transportait deux moutons, un détail qui a éveillé les soupçons des douaniers en poste. En examinant le véhicule de plus près, les agents ont remarqué une anomalie au niveau de la carrosserie, notamment une déformation sur la masse de charge. Après un contrôle approfondi, une cachette aménagée entre le châssis et la benne a révélé les 210 plaquettes de drogue soigneusement dissimulées.

Le conducteur, identifié comme S. Sangaré, un Malien né en 1989, a été immédiatement interpellé. Lors de son interrogatoire, il a déclaré ignorer la nature de la cargaison, affirmant qu’il avait simplement été rémunéré à hauteur de 75 000 francs CFA pour transporter le véhicule jusqu’au garage malien du Port de Dakar. Cependant, cette défense n’a pas convaincu les enquêteurs, qui soupçonnent son implication dans un réseau organisé.

L’enquête, menée par le Pool judiciaire financier, a mis en lumière un réseau criminel transfrontalier, avec des ramifications au Mali, point de départ de la cargaison, et au Sénégal, utilisé comme zone de transit. Cette saisie, l’une des plus importantes enregistrées récemment, témoigne de l’intensification des efforts des autorités sénégalaises pour lutter contre le trafic de drogue, un fléau qui menace la stabilité de la région.

Cette opération illustre le rôle crucial des douanes dans la protection des frontières sénégalaises et la lutte contre les trafics illicites. Elle démontre également l’importance de la coopération entre les forces de sécurité des pays de la sous-région pour démanteler les réseaux criminels internationaux.

En attendant les conclusions de l’enquête, cette saisie record envoie un message clair : le Sénégal reste déterminé à protéger son territoire contre toutes les formes de criminalité organisée.

Kaolack / Agriculture : La DRDR salue l’initiative de PROVALE-CV pour regrouper les maraîchers en union

« Les acteurs de base doivent se mobiliser pour s’organiser. Je pense que s’ils décident de se regrouper en union, ce serait une bonne chose afin de mieux accompagner l’État dans sa feuille de route, qui accorde actuellement une importance particulière aux organisations, » a expliqué Moussa Ndiaye, responsable des coopératives au niveau de la DRDR (Direction régionale du développement rural) de Kaolack.

Il a ajouté : « Il est normal qu’ils se solidarisent davantage dans leurs actions quotidiennes pour faire face aux difficultés. La situation dans le sous-secteur agricole, notamment le maraîchage, est préoccupante dans la région. Les maraîchers rencontrent de nombreux obstacles, notamment pour accéder aux intrants et mener à bien leurs activités quotidiennes. »

La salinisation constitue l’un des principaux freins au développement agricole dans la région. Elle affecte directement les plantes en provoquant une carence en nutriments, ce qui perturbe leur germination, leur croissance végétative et leur développement reproductif. « Aujourd’hui, dans le Saloum, cette salinisation s’intensifie, entraînant une baisse des rendements agricoles et menaçant ainsi le sous-secteur du maraîchage, » a alerté M. Ndiaye.

Il a également rappelé que les Directions régionales du développement rural ont pour mission de suivre l’évolution du secteur agricole, de proposer des politiques adaptées aux besoins locaux, et de créer des conditions favorables à l’atteinte des objectifs de développement.

« Si aujourd’hui ces organisations ont jugé nécessaire de se regrouper en union avec l’appui de PROVALE-CV, nous ne pouvons que saluer cette initiative, » a-t-il déclaré.

Ces propos ont été tenus en marge de l’atelier d’échange sur les enjeux et contraintes du sous-secteur de l’agriculture, organisé ce mardi à Kaolack.

Kaolack / Agriculture : Le PROVALE-CV et la DRDR en atelier d’échange sur les enjeux et contraintes du maraîchage

Le Projet de Valorisation des Eaux pour le Développement des Chaînes de Valeur (PROVALE-CV), premier projet dérivé du Programme National de Développement de la Petite Irrigation Locale (PNDIL) identifié par le gouvernement sénégalais en 2014 et actualisé en juillet 2017, vise à répondre concrètement aux priorités de développement agricole. Ce projet met un accent particulier sur la valorisation des ressources en eau pour construire une agriculture diversifiée, compétitive et durable, tout en promouvant les chaînes de valeur et en créant des opportunités d’entrepreneuriat rural, notamment dans les filières porteuses comme le riz et le maraîchage.

Une initiative fédératrice pour les maraîchers
Idrissa Ly, assistant chef d’antenne du PROVALE-CV à Kaolack, a expliqué que ce projet a permis d’appuyer plus de 120 hectares de périmètres maraîchers dans la région. Il a souligné que l’heure est venue de fédérer les bénéficiaires autour d’une seule coopérative. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du partenariat entre le PROVALE-CV et la Direction Régionale du Développement Rural (DRDR). C’est dans ce cadre qu’a été tenue la rencontre d’échange sur les enjeux et contraintes du maraîchage à Kaolack, afin de poser les bases de la création de l’Union des maraîchers de la région.

Objectifs de l’atelier
L’atelier, organisé ce mardi, avait pour but d’échanger avec les organisations paysannes (OP) et les producteurs sur :

  • La problématique de l’accès aux marchés.
  • L’approvisionnement en intrants agricoles.
  • L’élaboration d’un plan d’action pour 2024-2025.

Vers un bassin agricole diversifié
M. Ly a rappelé l’évolution de la région de Kaolack, autrefois considérée comme un simple bassin arachidier. Aujourd’hui, elle tend à devenir un véritable bassin agricole diversifié, avec une forte montée du maraîchage, rivalisant même avec la zone des Niayes. Toutefois, il a souligné que de nombreux défis restent à relever, notamment :

  • Le manque d’organisation : Beaucoup de producteurs travaillent de façon dispersée, contrairement à d’autres régions mieux structurées.
  • Les contraintes structurelles : Certaines zones, comme celle de Guinguinéo, sont affectées par une forte salinité des sols.

Des solutions pour une agriculture durable
La création de l’Union des maraîchers et l’organisation de ce type d’ateliers visent à résoudre ces problèmes. Une meilleure organisation pourrait notamment faciliter l’accès aux intrants et améliorer la productivité des exploitations maraîchères.

Ce type de rencontre s’inscrit dans une dynamique de transformation agricole régionale, renforçant le potentiel économique de Kaolack et favorisant l’autonomisation des agriculteurs.

Fraude à la BNDE : Un scandale financier secoue le secteur bancaire sénégalais

Le système bancaire sénégalais est à nouveau ébranlé par une affaire de fraude d’envergure impliquant la Banque Nationale de Développement Économique (BNDE). Le chef de l’agence située à Lamine Guèye a été arrêté par la Division des Services de la Criminalité (DSC) et déféré au parquet. Accusé de détournement de fonds, de faux et usage de faux, ainsi que d’accès frauduleux à un système électronique, cet employé, en position de responsabilité, aurait organisé un détournement audacieux d’un montant estimé à 30 millions de FCFA.

Selon les informations du quotidien Libération, le suspect principal aurait utilisé ses accès privilégiés au système électronique de la banque pour effectuer des virements frauduleux depuis le compte de l’agence. Ces manipulations auraient permis à ses complices présumés de retirer les fonds détournés de manière discrète et méthodique.

L’affaire a éclaté après la détection d’anomalies répétées dans les opérations bancaires. Suite à une enquête approfondie, la DSC a procédé à l’interpellation du chef d’agence, suivie de l’arrestation de deux de ses complices. L’enquête en cours laisse supposer que le préjudice pourrait dépasser les 30 millions de FCFA déjà identifiés.

Cette affaire met en lumière des failles dans la gestion et la sécurité des systèmes bancaires au Sénégal. Elle soulève également des interrogations sur les contrôles internes et la responsabilité des employés occupant des postes stratégiques. L’image de la BNDE, institution majeure dédiée au développement économique, est entachée par ce scandale, suscitant inquiétude et méfiance chez les clients.

Au-delà de cette agence, ce scandale pourrait avoir des répercussions sur d’autres institutions financières du pays, incitant à renforcer les audits et les mécanismes de surveillance. Plusieurs observateurs appellent déjà à une refonte des protocoles de sécurité et à une responsabilisation accrue des gestionnaires.

Actuellement en garde à vue, les trois suspects devraient comparaître prochainement devant le tribunal. La justice sénégalaise devra clarifier les circonstances et les responsabilités dans cette affaire. Pour beaucoup, ce procès sera un test de la capacité du Sénégal à lutter contre la fraude et à restaurer la confiance dans le secteur bancaire.

La BNDE, quant à elle, n’a pas encore publié de communiqué officiel concernant cette affaire, mais il est certain que la transparence et la fermeté seront attendues de la part de ses dirigeants pour dissiper les doutes et rassurer les clients.

Kaolack / Sécurité : Préparatifs de la manœuvre nationale « Saloum 2024 » prévue du 2 au 8 décembre dans les zones de Kaolack et Fatick

« Comme vous le savez, depuis un certain temps, les armées ont entrepris un vaste chantier consistant à renforcer leur autonomie en matière de conception, de planification et d’exécution d’opérations de grande envergure. C’est dans ce contexte que nous avons, pour la première fois en 2018, organisé la manœuvre nationale interarmées et interarmes dénommée Saloum 2018. Cette initiative a été suivie par la manœuvre Falémé 2020, qui s’est déroulée en zone militaire n°4, à la frontière commune avec le Mali », a expliqué le général de brigade Maguette Ndiaye, chef d’état-major de l’armée de terre et commandant de la force d’intervention dans le cadre de ladite manœuvre. Il s’est exprimé lors d’un point de presse.

« Nous revenons cette année en zone militaire n°3 pour organiser la manœuvre Saloum 2024. L’objectif de cette opération est de faire face aux menaces potentielles dans le contexte de la sous-région ouest-africaine. Vous n’ignorez pas que nous faisons face à de nombreux conflits, à la fois dans un contexte mondial instable, mais aussi à l’émergence de nouvelles formes de conflits. Nous devons donc nous préparer à affronter à la fois les menaces conventionnelles et les menaces asymétriques. C’est dans ce cadre que cette manœuvre, prévue du 2 au 8 décembre 2024, sera menée », a-t-il ajouté.

Le général de brigade a également précisé les moyens déployés pour cette opération : « Des moyens humains et matériels importants sont mobilisés. Nous avons 4 500 éléments provenant de toutes les forces de défense et de sécurité, ainsi que des moyens logistiques considérables. Au total, ce sont 500 véhicules, 7 aéronefs, 16 navires et embarcations qui seront engagés. Vous conviendrez avec moi que tout cela nécessite un soutien logistique important. Je peux vous assurer que tous ces moyens sont mis à notre disposition pour tester le concept dans les zones de Kaolack et Fatick », a-t-il conclu.

Cette opération témoigne de l’engagement des forces armées à s’adapter aux défis sécuritaires contemporains et à renforcer leur capacité opérationnelle sur le terrain.

Thiès : Un projet de réhabilitation du marché central après un nouvel incendie dévastateur

Le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Souleye Diop, a annoncé ce vendredi un ambitieux projet de construction de 1 310 cantines R+3 au marché central de Thiès, communément appelé marché Sahm. Cette initiative vise à moderniser ce lieu d’échange vital pour la cité du rail, partiellement détruit par un incendie ayant ravagé plus de 200 commerces.

Lors de sa visite aux commerçants sinistrés, le ministre a exprimé sa compassion et son soutien à l’égard des victimes. « Nos premiers propos sont des propos de compassion, de soutien et de réconfort pour toutes les victimes de l’incendie du marché central », a déclaré Birame Souleye Diop. Il a également salué la réactivité des Sapeurs-pompiers, de la Senelec et des autorités locales, dont l’intervention rapide a permis de limiter les dégâts.

Ce projet de réhabilitation et de modernisation, initié lors du mandat de Birame Souleye Diop en tant que maire de Thiès Nord, vise à désengorger ce marché emblématique. « La réorganisation du marché Sahm a toujours été une priorité », a-t-il rappelé. Toutefois, des retards ont été accusés dans la mise en œuvre, retardant l’achèvement de cette infrastructure nécessaire.

Depuis son entrée au gouvernement, le ministre a dû quitter ses fonctions à la mairie, mais il continue de suivre ce projet avec attention. La construction de ces cantines modernes sur trois niveaux est perçue comme une solution durable aux problèmes d’encombrement et de sécurité qui affectent le marché Sahm.

Ce récent incendie est le quatrième à frapper le marché central, causant d’importants dégâts matériels et des pertes économiques pour les commerçants. « Ce sinistre est un coup dur pour l’activité commerciale locale, fruit d’un travail de longue date », a reconnu le ministre, tout en appelant à des mesures urgentes pour éviter de futurs drames.

Ce projet de construction en hauteur, qui intègre des mesures de sécurité et des espaces modernisés, ambitionne de transformer le marché central de Thiès en un pôle commercial plus fonctionnel et résilient. Les commerçants espèrent que cette initiative, qui s’inscrit dans une dynamique de développement local, apportera des solutions durables pour relancer leurs activités.

La mise en œuvre rapide de ce projet est désormais attendue pour redonner vie à ce haut lieu d’échanges et prévenir de nouvelles catastrophes.

Dakar : Une opération sécuritaire d’envergure pour renforcer la sécurité urbaine

Dans le cadre de la lutte contre l’insécurité sous toutes ses formes, le Service régional de sécurité publique (SRSP) a mené une opération sécuritaire de grande envergure dans la nuit du mercredi 27 au jeudi 28 novembre 2024. Cette initiative, qui s’inscrit dans une stratégie globale de sécurisation des espaces urbains de Dakar, a permis l’interpellation de 29 individus pour divers délits.

Une mobilisation sans précédent

De 21 heures à 6 heures du matin, plusieurs quartiers stratégiques de Dakar, notamment le Point E, la Médina, Rebeuss, le Plateau et la Corniche, ont été passés au crible. L’opération a mobilisé 81 agents, dont 50 issus du Groupement mobile d’intervention (GMI), ainsi que 11 véhicules pour assurer une couverture optimale du terrain.

L’objectif principal de cette intervention ciblée était de démanteler les réseaux criminels et de renforcer le sentiment de sécurité au sein de la population. Selon les autorités, ces efforts visent à prévenir les actes répréhensibles qui perturbent la quiétude des habitants.

Un bilan révélateur

Les résultats de cette action sont significatifs :

  • 29 interpellations pour divers délits :
    • 9 pour vérification d’identité ;
    • 7 pour racolage ;
    • 6 pour vagabondage ;
    • 5 pour ivresse publique manifeste ;
    • 2 pour trafic de drogue, avec la saisie de 26 kepas de drogue communément appelée « pouche ».

En outre, 95 pièces administratives ont été saisies pour des infractions diverses, et cinq véhicules ont été mis en fourrière pour défaut de visite technique.

Un signal fort contre l’insécurité

Cette opération s’inscrit dans une dynamique proactive des autorités pour répondre aux défis de l’insécurité urbaine. La Corniche, point névralgique de Dakar souvent associé à des activités illicites, figure parmi les zones les plus surveillées. Cette intervention est un message clair pour les fauteurs de troubles : l’impunité n’est plus une option.

Vers des solutions durables

Malgré les résultats encourageants, les défis restent importants. Les phénomènes tels que le trafic de drogue, le racolage et l’ivresse publique nécessitent une réponse durable. Les autorités appellent à une collaboration active des citoyens pour signaler les comportements suspects.

D’autres opérations similaires sont prévues dans les semaines à venir, confirmant l’engagement de l’État à instaurer une sécurité durable dans les quartiers stratégiques de Dakar.

Cette intervention marque une étape importante dans la lutte contre l’insécurité urbaine. En combinant répression et prévention, les autorités espèrent restaurer la quiétude tant attendue dans la capitale sénégalaise.

AIBD : Un audit rigoureux pour une gestion assainie

Dans le cadre des réformes engagées pour optimiser la gestion de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Diass, l’Inspection générale de l’État (IGE) a mené une mission d’audit de grande envergure. Initiée sur instruction du ministre des Finances, Bassirou Diomaye Faye, cette démarche vise à instaurer une gouvernance transparente et responsable.

Le directeur général de l’AIBD, Cheikh Bamba Dièye, a précisé les contours de cette initiative, qu’il considère comme un levier essentiel pour redresser la plateforme aéroportuaire. « Dès notre arrivée, il y a six mois, nous avons voulu établir un climat de confiance sur la base d’un audit froid et sans complaisance à la réalité économique », a-t-il expliqué.

L’ancien maire de Saint-Louis n’a pas hésité à pointer du doigt certaines pratiques héritées de la précédente administration. « Les recrutements, les voyages, les largesses et le laxisme étaient de mise », a-t-il déclaré, ajoutant que ces dérives avaient pesé lourdement sur la santé financière de l’aéroport.

Face à ce constat, l’équipe dirigeante actuelle a engagé une série de mesures correctives. Parmi celles-ci, la rationalisation des dépenses a permis de « conforter le budget en le réajustant et l’adaptant aux ressources disponibles sur la plateforme ».

Dans le cadre de cette révision, Cheikh Bamba Dièye a annoncé avoir annulé des investissements non prioritaires d’un montant de 63 milliards de francs CFA. « Nous n’avons pas attendu que les études soient finalisées pour mettre en œuvre les correctifs évidents », a-t-il précisé, soulignant que les efforts de redressement sont en cours.

Outre la réduction des investissements superflus, des ajustements budgétaires ont été effectués pour mieux aligner les ressources et les besoins de l’AIBD.

Cette gestion proactive s’inscrit dans une volonté plus large de renforcer la compétitivité et la viabilité de l’AIBD. Alors que les réformes se poursuivent, Cheikh Bamba Dièye réaffirme son engagement à faire de l’aéroport un modèle de gestion transparente et efficace, à la hauteur des ambitions économiques du Sénégal.

En prenant des mesures fortes et en posant les bases d’une gouvernance saine, la direction de l’AIBD envoie un signal fort, illustrant la volonté des autorités d’assainir les finances publiques et de restaurer la confiance des partenaires nationaux et internationaux.

Débat sur les bases militaires françaises au Sénégal : un enjeu de souveraineté nationale

Le débat sur la présence des bases militaires françaises en Afrique, et plus particulièrement au Sénégal, continue de susciter des réactions. Samedi, Alioune Tine, fondateur du think tank Afrikajom Center, a pris position en affirmant que cette politique de puissance de la France était « totalement dépassée ».

Dans une publication relayée sur ses réseaux sociaux, il a souligné que les événements récents dans plusieurs pays du Sahel, notamment la montée des revendications pour une souveraineté affirmée, envoient un signal clair. « La politique de puissance de la France consistant à entretenir des bases militaires en Afrique est totalement dépassée aujourd’hui. Les signaux avant-coureurs ont été clairs dans certains pays du Sahel : montée des politiques décomplexées de souveraineté », a écrit Alioune Tine.

Cette déclaration intervient dans un contexte où de nombreux États africains redéfinissent leur relation avec la France. Des pays comme le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont déjà pris des mesures pour mettre fin à la présence militaire française sur leur sol.

Le débat a été ravivé par une déclaration récente du président du Parti Pastef, Bassirou Diomaye Faye, qui, lors d’un entretien avec l’AFP jeudi 29 novembre, a appelé à la fermeture des bases militaires françaises au Sénégal. Selon lui, leur présence est incompatible avec la souveraineté nationale.

« Le Sénégal est un pays indépendant et souverain. La souveraineté ne s’accommode pas de la présence de bases militaires dans le pays », a-t-il martelé. Cette position, bien que partagée par une partie de l’opinion publique sénégalaise, reste controversée, car elle soulève des questions sur la sécurité régionale et les partenariats stratégiques.

Les bases militaires françaises en Afrique sont souvent perçues comme un héritage du passé colonial. Cependant, pour leurs défenseurs, elles jouent un rôle crucial dans la lutte contre le terrorisme et le maintien de la stabilité régionale, notamment dans une zone sahélienne en proie à des groupes armés djihadistes.

Au Sénégal, où la présence française est moins critiquée que dans d’autres pays, le débat prend de l’ampleur. L’opinion publique semble divisée entre ceux qui considèrent que ces bases portent atteinte à la souveraineté nationale et ceux qui estiment qu’elles contribuent à la sécurité du pays.

La position de Bassirou Diomaye Faye et les réflexions d’Alioune Tine s’inscrivent dans un mouvement plus large de redéfinition des relations entre l’Afrique et la France. Avec la montée en puissance de discours prônant une souveraineté renforcée, la France devra s’adapter aux nouvelles aspirations des pays africains.

Pour l’heure, le gouvernement sénégalais n’a pas encore pris de décision officielle sur l’avenir des bases militaires françaises. Cependant, ce débat illustre un tournant majeur dans les relations entre la France et ses anciennes colonies.

La question reste donc ouverte : faut-il maintenir ces bases pour des raisons de sécurité, ou les fermer pour affirmer pleinement la souveraineté du Sénégal ?

Tentative d’escroquerie : Mouhamed Diallo dépose plainte contre Birima Mangara

L’ancien ministre conseiller Mouhamed Diallo, également créateur et propriétaire de la coalition Kiraay Ak Natange, a déposé une plainte contre Birima Mangara, ancien ministre du Budget et actuel député. Cette affaire, qui fait grand bruit, repose sur des accusations de tentative d’escroquerie impliquant un terrain hypothéqué.

Selon Mouhamed Diallo, la collaboration entre les deux hommes s’est nouée dans le cadre des dernières élections législatives. Il affirme avoir financé la précampagne et la campagne électorale de Birima Mangara au sein de la coalition Kiraay Ak Natange, qu’il a lui-même fondée. Ce financement incluait des dépenses pour le carburant, les véhicules, les hôtels, la nourriture, et les supports de campagne.

En guise de garantie, Birima Mangara aurait remis un terrain de deux hectares à Dakar. Cependant, Mouhamed Diallo a découvert par la suite que ce terrain était déjà hypothéqué à la Banque de Dakar (BDK) depuis 2022 pour un montant de 510 millions de FCFA.

Se sentant dupé, Mouhamed Diallo a saisi le procureur via ses avocats, dénonçant une tentative d’escroquerie. « Ce qui me gêne, c’est dans quoi je me serai fourré si j’avais pris ce terrain déjà hypothéqué. C’est sur la base de ce terrain que j’ai accepté de financer », a-t-il expliqué, visiblement frustré.

Pour lui, il ne s’agit pas seulement d’une question financière, mais d’une atteinte à son honneur et sa dignité. « Qu’il soit député ou Président de la République, il doit répondre de ses actes », a-t-il martelé.

Des rumeurs circulaient selon lesquelles la plainte serait motivée par la décision de Birima Mangara de ne pas céder son siège de député à Mouhamed Diallo, malgré une promesse faite en public. Une accusation que ce dernier a formellement démentie. « C’est vrai qu’il a dit cela en public, mais ce n’est aucunement à cause de cette reculade que j’ai initié la plainte. J’ai été ministre comme lui. »

Pour l’instant, Mouhamed Diallo refuse de divulguer le montant exact de la somme qu’il réclame, mais insiste sur la gravité de la situation. L’affaire pourrait avoir des répercussions politiques et juridiques importantes, mettant en lumière des pratiques opaques dans la gestion des alliances politiques et des campagnes électorales.

Cette affaire pose des questions sur la transparence des transactions dans le milieu politique sénégalais. Les autorités judiciaires sont désormais chargées de faire la lumière sur ces allégations. Quant à Mouhamed Diallo, il se dit prêt à aller jusqu’au bout pour défendre son honneur.

L’issue de ce conflit sera scrutée de près, tant pour son impact politique que pour ses implications légales.

Le Président Bassirou Diomaye Faye honore 11 citoyens pour leur contribution à l’initiative « SETAL SUNU RÉEW »

Dans une ambiance solennelle empreinte de patriotisme, Son Excellence le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a distingué 11 citoyens sénégalais pour leur engagement exemplaire dans le cadre de l’initiative citoyenne « SETAL SUNU RÉEW ». Ces hommes et femmes, issus de diverses générations et catégories sociales, ont été salués pour leur dévouement à la préservation de l’environnement et à l’amélioration du cadre de vie au Sénégal.

Un hommage vibrant au civisme et à l’écologie
La cérémonie, qui s’est tenue au palais présidentiel, était un témoignage éloquent de l’importance de l’engagement citoyen dans la vision d’un Sénégal propre et durable. Le Président a exprimé sa gratitude envers ces citoyens modèles, symboles d’une nation solidaire. Il a rappelé que l’initiative « SETAL SUNU RÉEW », organisée chaque premier samedi du mois, transcende les simples gestes de nettoyage : elle incarne une philosophie de vie, une responsabilité partagée et un socle pour bâtir un avenir meilleur.

« Un Sénégal propre, solidaire et respectueux de la nature »
Dans son allocution, le Chef de l’État a souligné que la mobilisation de tous les Sénégalais pour assainir leurs espaces de vie est une démarche collective essentielle à la construction d’un Sénégal écologique. « Ce que vous accomplissez n’est pas qu’un geste ordinaire, mais un acte de citoyenneté. Vous inspirez la nation entière à prendre soin de notre patrimoine commun : notre environnement », a-t-il déclaré.

Un modèle d’avenir durable
En honorant ces 11 figures emblématiques, le Président Bassirou Diomaye Faye a également lancé un appel à une participation encore plus massive. Il a insisté sur le rôle de la jeunesse et des générations futures dans la continuité de cette dynamique. « Ensemble, poursuivons nos efforts pour léguer aux générations futures un Sénégal digne de leur espérance. Chaque action compte et chaque citoyen est une pièce maîtresse de cette grande œuvre collective. »

Une initiative qui rassemble
Lancée il y a plusieurs années, « SETAL SUNU RÉEW » est désormais une tradition bien ancrée dans la vie des Sénégalais. Elle mobilise des citoyens, des associations et des collectivités locales autour d’une même cause : un Sénégal plus propre et plus sain. Ce programme traduit également l’engagement du gouvernement à répondre aux défis environnementaux en intégrant les citoyens au cœur des solutions.

Vers un avenir prometteur
En récompensant ces efforts, le Chef de l’État a rappelé l’importance des initiatives citoyennes comme levier pour un développement durable. Les distinctions remises lors de cette cérémonie ne sont pas seulement des symboles d’encouragement, mais aussi un appel à l’action pour un avenir harmonieux où l’environnement sera au centre des préoccupations nationales.

Le Sénégal, sous l’impulsion de ses citoyens engagés, continue de démontrer que le changement est possible grâce à la volonté collective. SETAL SUNU RÉEW, plus qu’une initiative, est un véritable mouvement national pour un Sénégal propre et exemplaire.

Latmingué : Les exportateurs de métaux interpellent le Chef de l’État et dénoncent les maux du secteur de la ferraille

Lors d’un point de presse tenu ce vendredi, Sérigne Momar Sokhna, président des Exportateurs de Métaux du Sénégal, accompagné de ses collègues, a appelé le Chef de l’État à détacher le ministère du Commerce de celui de l’Industrie. Ils ont également exposé les nombreuses difficultés qui entravent le bon fonctionnement du secteur de la ferraille.

« Nous demandons au ministre du Commerce et de l’Industrie de convoquer en urgence une rencontre regroupant les acteurs du secteur de la ferraille et de l’exportation afin de discuter des problèmes qui freinent le développement de cette filière », a plaidé Sérigne Momar Sokhna.

Cela fait maintenant près de deux mois que les exportateurs de métaux du Sénégal ont sollicité une audience auprès du ministre du Commerce et de l’Industrie, Sérigne Mbaye Thiam. Cette rencontre aurait permis d’aborder les multiples difficultés, notamment celles liées à la gestion du secteur de la ferraille et à l’exportation des produits dérivés. Depuis le renouvellement de leurs licences, l’activité des exportateurs est à l’arrêt, bien qu’ils contribuent de manière significative à l’économie nationale, à la création d’emplois pour les jeunes, et à la lutte contre l’immigration irrégulière, a souligné M. Sokhna.

« Notre objectif n’est pas d’exporter des matières premières brutes, mais plutôt des produits secondaires inutilisables par les industriels locaux. Or, nous faisons face à des obstacles qui freinent ce secteur crucial, capable de lutter efficacement contre le chômage et la pauvreté, en particulier en milieu rural », a-t-il expliqué.

Sérigne Momar Sokhna a également exprimé son mécontentement face à certaines décisions prises sans consultation préalable des experts du domaine : « Avant d’adopter des mesures importantes, il aurait été pertinent que le ministre consulte les acteurs du secteur, ou encore Matar Lah, secrétaire au ministère, qui connaît parfaitement ce domaine. »

Il a également dénoncé la confusion autour des exigences d’infrastructures : « Contrairement à ce qui a été avancé, nous n’avons jamais demandé une superficie de 500 mètres carrés pour en faire des dépôts agréés. De plus, de nombreux exportateurs, bien qu’ayant fourni tous les documents requis, n’ont toujours pas reçu de réponses concernant l’approbation de leurs dépôts. Cette situation crée un climat d’incertitude et d’injustice. »

Selon le président des Exportateurs de Métaux, le commerce de la ferraille est un secteur essentiel qui fait vivre des milliers de familles et joue un rôle économique majeur. Cependant, les récentes décisions prises par le ministère semblent favoriser certains industriels de la zone de Sandiara, au détriment des exportateurs et fournisseurs de ferraille, ce qui risque de déséquilibrer le marché et de freiner l’essor de l’industrie locale.

« Nous demandons également une réévaluation de l’arrêté pris par l’ancien ministre concernant l’interdiction d’exportation de matières comme les canettes et l’aluminium. Ces restrictions doivent être revues en concertation avec les acteurs du secteur. »

Enfin, Sérigne Momar Sokhna a conclu en renouvelant son appel au Chef de l’État pour qu’il sépare le ministère du Commerce de celui de l’Industrie : « Cette réforme permettra au secteur de la ferraille de développer tout son potentiel et d’avoir un impact encore plus positif sur l’économie du pays. »

80e anniversaire du massacre de Thiaroye : une quête de vérité historique face à la reconnaissance française

À l’approche du 80e anniversaire du massacre de Thiaroye, où des tirailleurs africains furent abattus par les troupes coloniales françaises le 1er décembre 1944, les historiens sénégalais intensifient leurs efforts pour établir la vérité sur cet événement tragique. Si le président français Emmanuel Macron a récemment qualifié ces faits de « massacre », marquant une évolution dans le discours officiel, les chercheurs sénégalais jugent cette reconnaissance tardive et insuffisante pour éclairer toutes les zones d’ombre.

Ce 1er décembre 1944, les forces coloniales ont ouvert le feu sur des soldats africains rapatriés après avoir combattu aux côtés de l’armée française pendant la Seconde Guerre mondiale. Ces tirailleurs réclamaient le paiement de leurs arriérés de solde, un dû que les autorités coloniales tardaient à honorer. Selon les archives françaises, le bilan officiel fait état de 35 morts, mais de nombreux historiens avancent que le nombre réel de victimes pourrait atteindre plusieurs centaines.

« La reconnaissance du massacre par Emmanuel Macron est importante d’un point de vue sémantique, mais dès 1944, il était évident qu’il s’agissait d’un massacre », a déclaré Mamadou Fall, membre du comité sénégalais chargé de l’établissement des faits et de l’organisation des commémorations.

Longtemps, les autorités françaises ont évité d’aborder directement cette répression sanglante. Si l’ancien président François Hollande avait évoqué une « répression sanglante » lors de visites au Sénégal en 2012 et 2014, il aura fallu attendre 2024 pour que le mot « massacre » soit utilisé officiellement par un président français. Cette reconnaissance s’inscrit cependant dans un contexte de pressions croissantes, tant de la part de l’État sénégalais que des historiens et activistes africains.

Pour Mamadou Diouf, président du comité sénégalais de commémoration, l’attitude de la France reste motivée par ses propres intérêts : « Quand il a fallu parler de massacre, ils ont dit non. Maintenant, sous la pression, ils n’ont pas le choix. »

Une mission d’historiens sénégalais, menée entre le 19 et le 28 novembre en France, a permis d’accéder à certaines archives inédites, notamment des actes de décès provenant des registres communaux. Cependant, de nombreux documents restent inaccessibles, classés sous « secret défense ».

« Nous avons ressenti une ouverture manifeste de la part des autorités françaises, mais certaines pièces cruciales nous ont été refusées », a indiqué Mamadou Fall. Cette situation alimente les accusations de manipulation ou de dissimulation des archives par la France.

Pour Rokhaya Fall, également membre du comité, la reconnaissance française, bien que tardive, était « inévitable ». Cependant, elle souligne que la quête sénégalaise ne dépend pas de la bonne volonté française : « Notre intérêt, c’est la vérité. La France fait partie de la conversation, mais ce n’est pas elle qui la détermine. »

Le 80e anniversaire du massacre de Thiaroye marque une étape clé dans la réappropriation de cette mémoire par le Sénégal. Avec l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement marqué par des idéaux souverainistes et panafricanistes, l’événement prend un relief particulier. Les autorités sénégalaises souhaitent faire de cette commémoration une opportunité pour poser des bases solides à une réflexion sur la justice historique et la mémoire collective.

Cette mobilisation illustre une volonté renouvelée de ne plus laisser l’histoire de Thiaroye dans l’ombre, mais aussi de faire émerger une vérité libérée des pressions et récits imposés par l’ancien colonisateur. « L’histoire ne doit pas être une affaire de pouvoir, mais une quête de justice et de mémoire », conclut Rokhaya Fall.

Les commémorations prévues à Dakar ce dimanche s’annoncent donc comme un moment fort pour honorer les victimes et rappeler l’importance de cette page sombre, mais essentielle, de l’histoire sénégalaise et franco-africaine.

Crise à l’Université Assane Seck : Les étudiants sommés de quitter le campus et exigent des réponses

L’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ) est au cœur d’une vive crise sociale et académique. Face à la fermeture décidée par le Conseil académique, la Coordination des étudiants de l’UASZ (CE-UASZ) a demandé à ses membres de quitter le campus sans heurt, tout en appelant à une mobilisation accrue pour faire entendre leurs revendications.

Dans un communiqué signé par son coordonnateur, Khadim Diène, la CE-UASZ exhorte les étudiants à se retirer temporairement des lieux en attendant des solutions concrètes. « Nous demandons à tous les étudiants de rentrer tranquillement chez eux et de ne plus revenir à l’université jusqu’à ce que nos revendications soient pleinement et effectivement satisfaites », précise le document.

La coordination a exprimé son mécontentement envers le Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Dr Abdourahman Diouf, qu’elle accuse d’être à l’origine de cette crise. Qualifiant ses décisions de brutales et inhumaines, les étudiants estiment que ces mesures compromettent l’avenir de milliers d’entre eux. « Nous pointons directement du doigt le Ministre comme le principal instigateur de cette situation inhumaine », déclare le communiqué.

La CE-UASZ exige également le départ immédiat du Ministre et du recteur, qu’elle considère comme complice de cette situation.

Dans un ton plus solennel, la Coordination a interpellé le Président de la République, M. Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et le Premier ministre, M. Ousmane Sonko. Elle les exhorte à intervenir sans délai pour rétablir l’ordre et les droits des étudiants.

Conformément à la décision du Conseil académique, les étudiants doivent libérer le campus social ce vendredi, une mesure qui a donné lieu à des départs organisés sous forme de caravanes. Par ailleurs, la CE-UASZ appelle les représentants étudiants à résister à toute forme de pression ou d’intimidation.

Se proclamant seule entité légitime à défendre les droits des étudiants, la CE-UASZ réaffirme son engagement à poursuivre la lutte jusqu’à la satisfaction complète de leurs revendications.

La situation à l’UASZ met en lumière une fois de plus les tensions récurrentes entre les étudiants et les autorités académiques et gouvernementales, dans un contexte où l’éducation demeure un enjeu crucial pour l’avenir du Sénégal.

« Valorisation de l’arachide : Priorité à la transformation industrielle pour une économie durable – Pape Makhtar Touré »

Le Premier ministre Ousmane Sonko a présidé, cette semaine, un conseil interministériel consacré à la campagne de commercialisation agricole 2024/2025. À l’issue de cette rencontre, le prix plancher de l’arachide a été fixé à 305 FCFA le kilogramme.

Pour Pape Makhtar Touré, président de la Fédération des énergies positives pour un renouveau (Fep/Dekkil Kaolack), cette augmentation est à saluer, même si, selon lui, la véritable rupture passerait par la valorisation industrielle des produits agricoles au lieu de se limiter à leur commercialisation.

« Le pôle Centre, qui regroupe les régions de Kaolack, Fatick, Diourbel et Kaffrine, est connu pour ses productions record d’oléagineux, en particulier l’arachide. Dans un passé récent, le Sine-Saloum était surnommé le bassin arachidier, ce qui témoigne de l’importance de cette culture dans la zone », a-t-il rappelé.

Selon M. Touré, l’augmentation de 25 FCFA par kilogramme est significative, car elle équivaut à 25 000 FCFA supplémentaires par tonne. Il estime que plus de 120 milliards de francs CFA seront mobilisés par l’État pour cette campagne de commercialisation, ce qui représente une avancée notable. « Comme mentionné dans l’Agenda de Transformation Nationale Sénégal 2050, l’agriculture doit être le levier de notre économie. Nous disposons des ressources en terres et en eau pour faire décoller ce secteur », a-t-il souligné.

M. Touré a également salué la priorité accordée par l’État à la collecte locale et l’interdiction d’exporter des graines à valeur semencière. « Le Sénégal doit avant tout reconstituer son capital semencier arachidier. Cette logique doit être étendue à tous les produits subventionnés grâce aux fonds publics. Nous ne pouvons pas investir des milliards dans les semences, les engrais et le matériel agricole, pour ensuite brader ces produits aux exportateurs », a-t-il déploré.

Il a conclu en insistant sur la nécessité de privilégier la transformation locale des produits agricoles : « Le pays doit sortir de la commercialisation à tout va et se tourner résolument vers la transformation. Avec la Société nationale de commercialisation des oléagineux (SONACOS), présente dans presque tout le pays, nous disposons déjà d’une base solide. Mais au-delà de cette entreprise, l’État doit encourager la création de coopératives locales pour la production, la transformation et la commercialisation à travers des mini-unités industrielles paysannes. Cette approche permettrait non seulement d’ajouter de la valeur au produit intérieur brut (PIB), mais aussi de renforcer notre souveraineté alimentaire. »

Un homme d’affaires victime d’une escroquerie mystique de 587 millions de francs CFA

Un entrepreneur sénégalais, Ch. Mb. Lèye, a été dépouillé de 587 millions de francs CFA dans une affaire mêlant charlatanisme, escroquerie et manipulation psychologique. L’homme d’affaires a déposé une plainte auprès de la Division des investigations criminelles (DIC) le 13 novembre dernier, exposant en détail sa mésaventure avec un prétendu faiseur de miracles, M. Baldé.

Tout commence par une discussion entre Lèye et son ami B. Barry, à qui il confie ses difficultés personnelles et professionnelles. Barry lui recommande alors M. Baldé, présenté comme un « faiseur de miracles » capable de l’aider à fructifier ses avoirs et à surmonter ses défis.

Lors de leur première rencontre, Baldé demande à l’homme d’affaires une somme modique de 5 000 F CFA et lui remet de l’eau bénite destinée à des bains mystiques. Mais, selon le plaignant, ces bains ont marqué le début d’une emprise psychologique. Lèye affirme s’être senti « marabouté » et incapable de résister aux demandes répétées du charlatan.

De fil en aiguille, les versements se sont multipliés, atteignant des montants faramineux : 10 millions, 27 millions, 130 millions, puis 240 millions. Pour répondre aux exigences financières de Baldé, l’entrepreneur aurait non seulement puisé dans ses propres fonds, mais également sollicité des partenaires d’affaires pour effectuer des transferts directs sur les comptes du charlatan et de ses complices.

Il est même allé jusqu’à vendre ses biens de valeur, y compris deux maisons et une voiture, pour un montant total estimé à 587 millions de francs CFA.

L’enquête révèle que M. Baldé n’a pas agi seul. Ses complices, B. Barry et C. Diao, ont également bénéficié de cette escroquerie organisée. Les autorités ont retrouvé des reçus de transferts bancaires corroborant les accusations portées par Lèye.

Le principal suspect, M. Baldé, est un récidiviste notoire, ayant déjà été condamné pour des faits similaires. Il utilisait plusieurs identités, dont Th. Diallo et A. Diallo, pour dissimuler ses activités. Cette fois-ci, il aurait utilisé son véritable nom.

Les trois mis en cause ont été déférés devant le procureur de la République pour association de malfaiteurs, escroquerie en bande organisée, charlatanisme, blanchiment de capitaux, et détention illégale d’armes à feu.

Cette affaire illustre les dangers du charlatanisme et de l’exploitation de la vulnérabilité des individus en quête de solutions rapides à leurs problèmes. Les autorités rappellent la nécessité de signaler ces pratiques afin de protéger d’autres victimes potentielles et de démanteler les réseaux d’escrocs opérant sous couvert de pratiques mystiques.

L’enquête suit son cours pour déterminer l’étendue des complicités et identifier d’autres victimes éventuelles.

La CDC passe à l’offensive pour récupérer 5 milliards de FCFA : une saisie conservatoire sur les comptes de la SRT

La Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) du Sénégal, sous la direction de Fadilou Keita, a franchi une étape décisive dans le dossier opposant l’institution publique à la Société de Réalisation et de Travaux (SRT). Après plusieurs tentatives infructueuses pour obtenir le remboursement d’une créance de 5 milliards de FCFA, la CDC a saisi les comptes bancaires de son débiteur, marquant un tournant dans cette affaire.

Cette créance trouve son origine dans un prêt de 4 milliards de FCFA accordé en décembre 2021 par la CDC à la SRT, dans le cadre du projet immobilier « Cdc-Bambilor ». Ce programme avait pour objectif de proposer des logements accessibles, s’inscrivant ainsi dans une démarche de développement social et économique. En contrepartie, une hypothèque sur un terrain de 20 hectares situé à Rufisque, estimé à 2,4 milliards de FCFA, avait été mise en place comme garantie.

Malgré cette sécurisation et des mises en demeure répétées, la SRT n’a pas honoré ses obligations de remboursement, ce qui a poussé la CDC à adopter une approche plus coercitive.

Depuis son arrivée à la tête de la CDC, Fadilou Keita s’est distingué par une gestion stricte des actifs de l’institution, combinant sécurisation des placements et régulation des partenariats. La décision de saisir les comptes bancaires de la SRT reflète cette volonté de préserver les intérêts de l’institution face aux défaillances de ses partenaires économiques.

Selon des sources proches du dossier, relayées par Libération, cette saisie conservatoire n’a pas manqué de provoquer une réaction de la SRT, qui a introduit une opposition devant le tribunal du Commerce. Cependant, le dossier a été renvoyé au 15 novembre, laissant planer une incertitude sur l’issue de cette confrontation judiciaire.

Pour la CDC, l’enjeu dépasse le simple recouvrement des fonds : il s’agit de réaffirmer son rôle de gestionnaire rigoureux des ressources publiques. En cas de non-remboursement, d’autres actions pourraient être envisagées, avec des implications potentielles pour le projet « Cdc-Bambilor ».

Quant à la SRT, cette affaire met en péril sa crédibilité et ses relations avec ses partenaires. Si elle échoue à résoudre ce différend, les répercussions pourraient affecter son avenir dans un secteur immobilier déjà marqué par des défis financiers et structurels.

Au-delà de ce conflit spécifique, cette affaire reflète une problématique plus large : celle de la confiance entre les acteurs publics et privés dans le financement des projets structurants. La capacité des institutions publiques, comme la CDC, à faire respecter les engagements contractuels est essentielle pour garantir la viabilité des initiatives économiques et sociales.

La décision finale du tribunal sera scrutée avec attention, car elle pourrait constituer un précédent en matière de gestion des litiges financiers dans le secteur immobilier sénégalais. En attendant, la CDC maintient sa position ferme, envoyant un signal clair : les engagements financiers doivent être honorés, quels que soient les défis.

Une redevance controversée mais encadrée : le MEPM défend sa politique énergétique

Le débat sur une éventuelle hausse des prix du carburant, en lien avec l’arrêté portant sur la redevance de la Commission de Régulation du Secteur de l’Énergie (CRSE), anime l’actualité. Face aux inquiétudes, le Ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines (MEPM), dirigé par Birame Soulèye Diop, a clarifié la situation à travers un communiqué publié ce jeudi 28 novembre.

Le ministère rappelle que la redevance, au cœur de la polémique, n’est pas une nouveauté. Instituée par l’article 26 de la loi n° 2021-32 du 9 juillet 2021 et renforcée par le décret d’application n° 2022-1593 du 12 septembre 2022, cette redevance est perçue comme un mécanisme essentiel pour assurer l’autonomie financière et l’indépendance de la CRSE.

« Cette redevance n’est pas un fardeau nouveau », affirme le communiqué. Depuis 1998, les opérateurs du secteur de l’électricité s’y sont conformés. Avec l’élargissement des compétences de la CRSE aux hydrocarbures et au gaz, il est jugé légitime d’étendre son champ d’application aux acteurs de ces secteurs nouvellement régulés, à l’image des régulations observées dans d’autres industries, notamment les télécommunications.

Le ministère met en avant une approche équitable et proportionnelle. « La redevance est conçue pour être proportionnelle aux activités des acteurs concernés », explique le communiqué, précisant que les opérateurs des secteurs de l’électricité, des hydrocarbures et du gaz, détenteurs de licences d’importation, de stockage, de transport ou de distribution, contribueront désormais au financement des activités de régulation.

Dans une démarche de transparence, la CRSE a pris soin de consulter les opérateurs pour leur expliquer les objectifs et les implications de ce dispositif. La redevance, selon le ministère, permettra une meilleure prise en charge des missions de régulation dans un cadre juridique clair et adapté.

Alors que les consommateurs redoutent une hausse des prix du carburant, les services du MEPM se veulent rassurants. « Le Gouvernement travaille activement pour une baisse des prix des produits pétroliers et de l’électricité », affirme le communiqué. Cette démarche s’inscrit dans une politique plus large visant un meilleur ciblage des subventions énergétiques et une maîtrise des coûts pour les consommateurs.

Au-delà des débats sur la redevance, la cellule de communication du ministère insiste sur les avancées structurelles. Elle souligne que les mesures adoptées participent à renforcer le cadre institutionnel et opérationnel de la régulation. L’objectif affiché est de rendre le secteur énergétique plus dynamique et performant, tout en garantissant transparence et efficacité.

En somme, si la mise en œuvre de la redevance suscite des débats, le Gouvernement affirme sa volonté de concilier régulation efficace, équité pour les opérateurs, et protection des consommateurs. Les résultats des travaux en cours sur les prix devraient être annoncés prochainement, pour répondre aux attentes des citoyens.

Présidence de la BAD : le Sénégal soutient officiellement Amadou Hott

Amadou Hott, ancien ministre sénégalais de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, a désormais le soutien officiel de son pays pour briguer la présidence de la Banque africaine de développement (BAD). Cette candidature marque un tournant dans sa carrière et illustre l’ambition du Sénégal de jouer un rôle de premier plan au sein des institutions financières africaines.

« Je suis honoré d’être le candidat du Sénégal à la présidence de la BAD », a écrit Amadou Hott ce jeudi sur X (anciennement Twitter), officialisant ainsi l’appui de son pays. Sa candidature, annoncée il y a deux mois, repose sur un programme ambitieux visant à transformer les économies africaines en s’appuyant sur des partenariats stratégiques, l’autonomisation des jeunes et des femmes, ainsi que le développement durable.

Amadou Hott souhaite orienter l’action de la BAD vers « l’accélération des résultats pour une prospérité durable en Afrique », mettant en avant des stratégies axées sur les partenariats public-privé et l’innovation pour relever les défis économiques et sociaux du continent.

Pour se consacrer pleinement à cette candidature, Amadou Hott a quitté ses fonctions d’envoyé spécial de la BAD pour l’Alliance pour l’infrastructure verte en Afrique (AGIA), un rôle qu’il occupait depuis décembre 2022. Cette décision témoigne de sa détermination à succéder au président actuel de la BAD, le Nigérian Akinwumi Adesina, dont le mandat arrive à son terme.

Depuis qu’il a quitté le gouvernement sénégalais en 2022 à la fin du mandat de Macky Sall, Amadou Hott s’est consacré à des initiatives continentales, notamment dans le domaine des infrastructures vertes. Son expérience, tant au niveau ministériel qu’international, renforce son profil comme candidat capable de diriger une institution aussi influente que la BAD.

La course à la présidence de la BAD, prévue pour 2025, s’annonce compétitive, avec plusieurs candidats potentiels issus de divers pays africains. Si élu, Amadou Hott devra relever des défis majeurs, tels que le financement des infrastructures, la transition énergétique, la lutte contre le changement climatique et le renforcement de la résilience économique du continent face aux crises mondiales.

Le soutien officiel du Sénégal représente une étape clé pour Amadou Hott, qui bénéficie également d’une solide réputation en matière de gestion économique et de développement durable. Reste à voir si son programme et son réseau international lui permettront de convaincre les autres États membres de la BAD de lui confier les rênes de cette institution stratégique pour l’avenir de l’Afrique.

Rufisque Cité Diaraf 1/2 : Les travaux de l’entreprise Elecnor étouffent les populations…

Rufisque Cité Diaraf 1/2 : Les travaux de l'entreprise Elecnor étouffent les populations...

Les habitants de Diarfa 1/2 se sentent étouffer face aux travaux de l’entreprise Elecnor.
En effet Elecnor qui est une prestataire de service de Millenium challenge pour des conduites d’électricité a entamé des travaux il ya de cela deux semaines.
les habitants de cette localité sont mis devant le fait accompli avec des travaux souterrains qui dégrade le calme qui raignait dans le quartier.
Des désagréments sur la population dont les indemnités promis n’ont toujours pas été donnés qui poussent ces derniers a crier leur ras le bol…

Campagne de commercialisation de l’arachide à Kaolack : Sidy Ba critique le prix de 305 FCFA/kg

Le prix plancher de 305 FCFA fixé pour le kilogramme d’arachide lors de la campagne actuelle ne satisfait pas les attentes des producteurs. Sidy Ba, secrétaire général du Cadre de concertation des producteurs agricoles (CCPA), a exprimé leur déception face à cette décision.

« Nous attendions une augmentation significative. Cette hausse est imperceptible. L’an dernier, le prix plancher était fixé à 280 FCFA. Ajouter 25 FCFA et affirmer que c’est un record, c’est insuffisant et bien en deçà de nos attentes », a-t-il déclaré.

Selon Sidy Ba, à la fin de la campagne précédente, le prix du kilogramme d’arachide oscillait entre 350 et 375 FCFA. « Avant la fin de l’année dernière, il atteignait même 375 FCFA. Nous espérions qu’avec ce nouveau régime, les paysans sortiraient de la précarité. Compte tenu des défis de l’hivernage et de la faible production cette année, nous attendions un prix de 500 FCFA/kg. Fixer ce prix à 305 FCFA revient à proposer moins que les tarifs de la fin de la dernière campagne », a-t-il déploré.

Le secrétaire général du CCPA a également pointé du doigt l’augmentation des coûts annexes : carburant, sacs, main-d’œuvre. « Charger un camion revient désormais à 3 000 FCFA par tonne, alors qu’autrefois, c’était 700 FCFA, sans compter le coût de transport entre l’usine et les points de chargement », a-t-il ajouté.

Sidy Ba exhorte l’État à protéger les producteurs contre les huiliers, affirmant que les laisser fixer librement les prix risquerait de précariser davantage les agriculteurs. « Si le pouvoir les laisse faire, ils vont étrangler les producteurs. Déjà, certaines organisations de producteurs ont fait faillite à cause des abattements et des contraintes imposées par le circuit de commercialisation », a-t-il averti.

Mécontentement au sein de l’ONAS : Les syndicats dénoncent le retard dans le paiement de la prime de rendement

Le mécontentement gronde parmi les agents de l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS). Lors d’une assemblée générale tenue ce jeudi, les syndicats ont exprimé leur frustration face au retard prolongé dans le paiement de la prime de rendement, pourtant validée depuis juin 2024 par le conseil d’administration de l’institution.

Une prime méritée mais toujours non versée
Cette prime, destinée à récompenser les efforts des travailleurs pour leurs performances, n’a toujours pas été versée malgré des résultats exceptionnels enregistrés en 2023. Les syndicats ont rappelé que les agents ont largement rempli leur mission, contribuant à faire de cette année une période marquante pour l’ONAS en termes de performances.

Silence des autorités
Les représentants syndicaux ont dénoncé l’inaction des autorités compétentes, tant internes qu’externes, malgré leurs multiples tentatives pour obtenir des réponses. Ce silence prolongé a provoqué une démotivation croissante parmi les travailleurs, qui se sentent abandonnés et non reconnus.

Un appel à des mesures urgentes
Les syndicats exigent une prise en charge immédiate de ce problème par les responsables. Ils rappellent que le paiement de cette prime ne représente pas seulement une obligation légale mais aussi une promesse de justice sociale, un des piliers du discours du régime actuel.

Dans un contexte économique difficile, où les travailleurs peinent déjà à faire face aux défis du quotidien, ce retard risque d’aggraver les tensions au sein de l’ONAS. Les syndicats espèrent qu’une solution rapide sera trouvée afin d’apaiser les frustrations et de redonner confiance aux agents, garants du bon fonctionnement du système d’assainissement national.

En attendant, la colère des travailleurs pourrait se traduire par des actions plus visibles si aucune réponse concrète n’est apportée dans les prochains jours.

Grève de la faim à la Maison d’arrêt et de correction de Mbour : Les détenus dénoncent des conditions de vie inhumaines

La tension est vive à la Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Mbour, où les détenus de la « Cité Malaw » ont entamé une grève de la faim depuis mardi dernier. Ce mouvement, déclenché après deux incidents tragiques, vise à dénoncer leurs conditions de vie jugées déplorables ainsi que la gestion des conflits et des situations médicales au sein de l’établissement.

Deux drames en moins d’une semaine
La colère des détenus fait suite à deux événements marquants. Le premier est la mort d’Élimane Sarr, un vieil homme incarcéré à la chambre 13, décédé lundi dernier. Selon les informations de L’Observateur, Sarr souffrait de douleurs intenses aux pieds et a été évacué à l’hôpital Thierno Mouhamadou Mansour Barro de Mbour, où il a succombé. Avant son transfert dans la chambre 13, il occupait la chambre 16, une unité dédiée aux détenus malades, initialement prévue pour 50 personnes mais surpeuplée avec 84 occupants.

Le deuxième drame est survenu trois jours après, avec le meurtre de Mbaye Niang, un détenu tué par son codétenu Babacar Hann dans des circonstances troublantes. Une bagarre avait éclaté entre les deux hommes dans la chambre 17. Les gardiens, intervenus pour désamorcer la situation, ont décidé de les placer ensemble en isolement, une décision qui s’est révélée fatale. Durant la nuit de samedi à dimanche, Babacar Hann aurait attaqué Mbaye Niang, lui infligeant un coup violent à la bouche avant de l’étrangler. Malgré une intervention rapide, Mbaye Niang a succombé mardi aux blessures subies, après avoir été plongé dans un coma profond.

Des conditions de détention alarmantes
Ces deux décès s’ajoutent à une situation déjà critique. Selon les détenus, la gestion des malades est catastrophique, et les infrastructures de l’établissement sont inadaptées à la surpopulation. La chambre 16, où se concentrent les malades, aurait déjà vu le décès de deux détenus français, âgés de 46 et 70 ans, au cours du mois de novembre.

Face à ces tragédies, les pensionnaires de la Mac de Mbour ont décidé de se faire entendre en entamant une grève de la faim. Ils exigent une amélioration de leurs conditions de détention, une meilleure prise en charge médicale et une gestion plus rigoureuse des conflits internes.

Un cri d’alarme pour des réformes urgentes
La situation à la Mac de Mbour met en lumière les défaillances du système carcéral sénégalais, souvent dénoncé pour ses conditions de vie précaires et la surpopulation chronique. La grève de la faim des détenus rappelle l’urgence de réformes profondes pour garantir le respect des droits fondamentaux des personnes incarcérées, quelles que soient leurs condamnations.

Les autorités judiciaires et pénitentiaires restent pour l’instant silencieuses face à ces revendications, mais la mobilisation des détenus pourrait contraindre les responsables à agir pour éviter d’autres drames dans cet établissement déjà en crise.

Un meurtre et des décès tragiques secouent la Mac de Mbour : les détenus en grève de la faim

La Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Mbour est en proie à une crise sans précédent. Depuis mardi dernier, les détenus de la prison, notamment ceux de la « Cité Malaw », observent une grève de la faim pour dénoncer leurs conditions de détention et la gestion des conflits internes, suite à une série d’événements tragiques.

Le quotidien L’Observateur révèle dans son édition du 28 novembre deux drames survenus en l’espace de quelques jours. Le premier concerne la mort d’un détenu âgé, Élimane Sarr, incarcéré à la chambre 13. Souffrant de douleurs intenses aux pieds, il a été évacué à l’hôpital Thierno Mouhamadou Mansour Barro, mais n’a pas survécu.

Le second drame, plus choquant, est le meurtre de Mbaye Niang, tué par son codétenu Babacar Hann. Selon les témoignages recueillis, une bagarre avait éclaté entre les deux détenus dans la chambre 17. Les gardes, au lieu de les séparer, ont pris la décision controversée de les placer ensemble dans une cellule d’isolement. Dans la nuit du samedi au dimanche, Babacar Hann aurait attaqué Mbaye Niang, le frappant violemment avant de l’étrangler. Malgré une intervention rapide des gardes et une évacuation à l’hôpital, Mbaye Niang a succombé à ses blessures quelques jours plus tard.

Ces drames ont mis en lumière les conditions précaires de la Mac de Mbour. La chambre 16, réservée aux détenus malades, prévue pour 50 pensionnaires, en accueille 84 selon les sources du journal. Ce mois-ci, deux détenus français y ont également trouvé la mort.

Les détenus reprochent à l’administration carcérale sa gestion inadéquate des situations de conflit et des urgences médicales. La mort d’Élimane Sarr et le meurtre de Mbaye Niang ont exacerbé leur colère, les poussant à une grève de la faim pour exiger des mesures immédiates.

Ces événements tragiques relancent le débat sur les conditions de détention dans les prisons sénégalaises. Surpopulation, gestion approximative des conflits, manque de soins médicaux adaptés : les défis sont nombreux. Les détenus de la Mac de Mbour espèrent que leur mouvement attirera l’attention des autorités pour un changement urgent et durable.

La Police nationale dément les rumeurs de restrictions d’entrée au Sénégal

Dans un communiqué officiel, la Police nationale sénégalaise, par l’intermédiaire du commissaire Mouhamed Guèye, chef de la Division de la Communication et des Relations Publiques (DCRP), a catégoriquement démenti les informations relayées par une certaine presse concernant d’éventuelles mesures de restriction d’entrée sur le territoire sénégalais visant des ressortissants d’un pays de la sous-région.

Selon le communiqué, aucune directive ou mesure de fermeture des frontières n’a été prise par les autorités compétentes à ce jour. La Police nationale a qualifié ces informations de « dénuées de tout fondement » et a tenu à rétablir les faits pour éviter toute confusion.

Le Sénégal, dans le cadre de la gestion des flux migratoires, reste attaché aux dispositions communautaires de la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest). Ces dispositions incluent notamment l’utilisation de la carte d’identité biométrique CEDEAO, document requis pour la libre circulation des personnes au sein de l’espace communautaire.

Toutefois, le communiqué souligne que le Sénégal continue de privilégier la flexibilité et l’hospitalité dans ses politiques d’accueil, particulièrement envers les ressortissants des pays limitrophes.

La Police nationale a rappelé que, malgré ses missions rigoureuses de contrôle migratoire, le Sénégal demeure fidèle à son rôle de promoteur de l’intégration régionale. Ce positionnement s’inscrit dans une tradition d’ouverture et d’hospitalité qui caractérise le pays.

Ce démenti intervient dans un contexte où les rumeurs peuvent alimenter des tensions inutiles entre les pays de la sous-région. La Police nationale invite ainsi les médias et les citoyens à faire preuve de vigilance face aux fausses informations et à se référer uniquement aux communiqués officiels pour tout sujet relatif aux politiques migratoires.

Ce communiqué réaffirme l’attachement du Sénégal à des relations harmonieuses avec ses voisins, dans le respect des principes d’unité et de solidarité prônés par la CEDEAO.

Crise à l’UASZ : Promesses non tenues et tensions exacerbées

La fermeture du campus social et pédagogique, la dissolution de la coordination des étudiants, et la suspension de toutes les activités des amicales : autant de mesures adoptées par le conseil académique de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ) qui, au lieu d’apaiser les esprits, risquent d’aggraver une situation déjà explosive.

Dès le départ, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Dr Abdourahmane Diouf, a commis une erreur stratégique en promettant la livraison des chantiers dans un délai de deux mois. Ces travaux, amorcés depuis 2015 sous l’ère de Mary Teuw Niane, restent inachevés, et leur état d’avancement ne saurait être imputable au ministre actuel, qui en a hérité. Cependant, la promesse faite lors de sa visite à l’UASZ, le 7 juin 2024, dans le cadre de sa tournée nationale, a soulevé des attentes qu’il n’a pu satisfaire.

Lors de cette visite, le ministre avait affirmé que « dans un délai de deux mois, les chantiers du Programme PGF-Sup et l’aménagement de mille lits universitaires seraient livrés ». À ce jour, cette promesse demeure lettre morte, nourrissant frustration et colère chez les étudiants, dont les revendications principales portent justement sur ces infrastructures.

Une promesse non tenue, un climat tendu !

Face à cet état de fait, ne serait-il pas plus judicieux pour le ministre de revoir sa position et d’appeler les étudiants à faire preuve de patience, avec une communication transparente sur l’état réel d’avancement de ces travaux ? Une telle démarche pourrait éviter un bras de fer dont personne ne sortirait gagnant, surtout dans un contexte où les cours, bien que difficiles, se déroulaient normalement malgré tout.

La stratégie actuelle, qui consiste à imposer des mesures draconiennes, telles que la fermeture du campus et la dissolution de structures étudiantes, semble davantage punitive que inclusive. Cela risque d’exacerber une tension incommensurable et de compromettre l’année académique. Et en cas d’année invalide, qui en paiera le prix ? Les étudiants, déjà fragilisés par les conditions précaires, seraient les premières victimes d’une telle impasse. Dans le contexte actuel, une approche inclusive est plus que nécessaire.

Les revendications des étudiants de l’UASZ sont légitimes, bien qu’on puisse questionner certaines méthodes employées pour les exprimer. Il appartient aux autorités universitaires et ministérielles, de proposer une alternative durable et inclusive plutôt que des mesures qui risquent de créer plus de problèmes qu’elles n’en résolvent.

Le maintien du dialogue, l’implication des étudiants dans les instances de prise de décision et une feuille de route claire pour la finalisation des chantiers sont autant de pistes à privilégier. Il est également crucial de réfléchir sur le sort des étudiants résidant dans le campus et de préserver l’intégrité du calendrier universitaire, un objectif souvent mis en avant mais rarement atteint.

Cette crise à l’UASZ nous rappelle que la gestion des universités nécessite une approche fondée sur la concertation et la transparence. L’avenir académique de milliers d’étudiants ne saurait être hypothéqué par des promesses non tenues ou par des décisions hâtives. Plutôt que d’attiser le feu, les parties prenantes doivent chercher une issue qui garantit à la fois la stabilité et le respect des droits des étudiants.

Ansoumana Dasylva, journaliste au Groupe Médias du Sud.

La CESL s’oppose fermement à la fermeture de l’université de Ziguinchor

La Coordination des Étudiants de Saint-Louis (CESL) a vivement critiqué la décision de fermer l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ). Dans un communiqué officiel publié ce mercredi, la CESL qualifie cette décision d’« irréfléchie » et d’« irresponsable », dénonçant une réponse inadéquate aux revendications des étudiants.

La CESL estime que cette fermeture, survenue dans un contexte où les années universitaires sont déjà désarticulées, risque d’aggraver la situation du système éducatif. « Loin de résoudre les problèmes, cette mesure compromet les efforts visant à faire de l’enseignement supérieur un pilier de l’espoir et du développement national », peut-on lire dans le communiqué.

La CESL s’inquiète par ailleurs de ce qu’elle perçoit comme une tendance croissante des autorités à réprimer les revendications étudiantes dans les établissements supérieurs. Elle considère cette fermeture comme une « atteinte grave au droit inaliénable des étudiants à une éducation de qualité ». La coordination juge cette situation incompatible avec les principes d’un Sénégal démocratique et inclusif.

Face à cette crise, la CESL exhorte les autorités à revenir sur leur décision et à privilégier un dialogue ouvert et constructif. « Il est urgent d’éviter des mesures drastiques qui risquent de déstabiliser davantage le système éducatif », conclut le communiqué, appelant à une gestion responsable des tensions dans les milieux universitaires.

Augmentation du prix du kilo d’arachide : L’Union citoyenne BUNT-BI salue la mesure et prône une loi de finances pour encadrer la fixation des prix

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction ce mercredi 27 novembre 2024, l’Union citoyenne BUNT-BI a exprimé sa satisfaction quant à la fixation du prix du kilo d’arachide à 305 FCFA. Le parti appelle cependant le gouvernement à adopter une nouvelle politique agricole et agroalimentaire dans le cadre de la loi de finances initiale pour l’exercice 2025.

Le communiqué souligne que, pour rendre la filière arachidière plus compétitive sur les marchés locaux, sous-régionaux et internationaux, il est impératif d’intégrer tous les acteurs clés dans sa gouvernance. Il s’agit notamment des organisations rurales de producteurs, des industriels huiliers, des pôles régionaux, du secteur privé et de l’État.

« Il est nécessaire de mieux valoriser les produits oléagineux et leurs dérivés, tout en impliquant tous les principaux acteurs de la filière arachidière dans le capital social de la SONACOS ou dans celui de nouvelles industries agroalimentaires », peut-on lire dans le document.

Dr El Hadji Ibrahima MBOW, président de l’Union citoyenne BUNT-BI et membre de la majorité présidentielle, a également évoqué l’importance d’utiliser le vote du budget de l’État pour 2025 comme une opportunité d’évaluer, consolider, diversifier et valoriser le portefeuille de l’État.

Il a suggéré la création d’un Ministère en charge du portefeuille de l’État, dont la mission serait d’optimiser les participations publiques, qu’elles soient majoritaires ou minoritaires, dans les entreprises nationales, multinationales, publiques ou privées. Ce ministère aurait pour objectif de faire jouer à l’État son rôle de locomotive économique, en favorisant la création de richesses et d’emplois qualifiés et durables.

Selon lui, « l’économie et la gouvernance économique restent des défis majeurs récurrents, qu’il est grand temps de prendre en charge de manière rigoureuse à travers les politiques publiques ».

Saint-Louis : le rappeur Bmj arrêté avec 125 comprimés d’ecstasy

La lutte contre le trafic de drogue se poursuit avec fermeté à Saint-Louis. Les forces de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) ont interpellé Déthie Ndiaye, alias Bmj, un rappeur bien connu dans la région. Il a été arrêté en possession de 125 comprimés d’ecstasy, une drogue synthétique prisée pour ses effets psychotropes.

L’arrestation est le résultat d’une enquête minutieuse menée par les agents de l’OCRTIS, qui avaient été informés des activités illicites du musicien. Selon les premiers éléments de l’enquête, Bmj recevait régulièrement des cargaisons depuis Dakar, point de départ présumé d’un réseau de trafic organisé.

Les agents ont surpris le rappeur en flagrant délit, mettant ainsi un terme à ses activités illégales. Cette opération s’inscrit dans une série d’initiatives prises par l’OCRTIS pour combattre le trafic de drogue dans la région nord du Sénégal, où l’usage et la circulation des stupéfiants sont en recrudescence.

L’affaire de Bmj met en lumière l’implication de certaines figures publiques dans le trafic de drogue, un phénomène préoccupant qui suscite de nombreuses réactions. L’OCRTIS a réaffirmé son engagement à démanteler les réseaux qui alimentent le commerce de substances illicites et à poursuivre les responsables avec la rigueur de la loi.

Le rappeur, désormais sous les verrous, devrait être déféré devant les autorités judiciaires dans les prochains jours pour répondre des charges qui pèsent contre lui.

Koutal/Armée : Cérémonie de présentation de drapeau aux élèves sous-officiers d’active

La cérémonie de présentation du drapeau à la 44ᵉ promotion de l’École nationale des sous-officiers d’active (ENSOA) s’est déroulée en présence du colonel Elhadji Omar Faye, commandant de l’école.

Selon le colonel Faye, cette cérémonie marque une étape importante dans le parcours des élèves, qui ont récemment achevé 45 jours de formation initiale du combattant. « Cette formation vise à renforcer la cohésion et à accompagner la transition des stagiaires de leur statut civil à celui de militaire, en adoptant une nouvelle manière de penser conforme aux exigences des métiers des armes », a-t-il expliqué.

La 44ᵉ promotion compte 182 stagiaires, dont 23 femmes. L’école a également l’honneur d’accueillir 21 stagiaires provenant de 10 pays amis, témoignant de la confiance accordée à l’ENSOA pour former leurs hommes.

« Les valeurs inculquées à ces élèves incluent le sens du sacrifice, la loyauté envers la nation et l’esprit de camaraderie, autant de vertus fondamentales pour tout militaire aspirant à un poste de cadre dans l’armée », a ajouté le colonel.

Rappelons que les élèves sous-officiers d’active ont pour vocation de devenir les futurs cadres de l’armée, avec pour mission d’incarner et de transmettre ces valeurs essentielles au service de leur pays.

Diourbel : Une escroquerie immobilière de grande ampleur déjouée grâce à la vigilance du gouverneur

Diourbel – Une vaste escroquerie immobilière, impliquant plus de 130 victimes potentielles, a été mise en échec grâce à l’intervention rapide du gouverneur Ibrahima Fall. Trois femmes à l’origine d’un faux projet de logements sociaux ont été interpellées.

Dimanche dernier, une foule nombreuse s’était rassemblée devant l’école Algor Dioum, anciennement connue comme une institution scolaire locale. Les participants venaient adhérer à un supposé projet immobilier initié par un groupe se présentant comme une ONG dénommée Omart, prétendument en partenariat avec une organisation américaine. Les frais d’adhésion avaient été fixés à 6 000 francs CFA, attirant des centaines de personnes.

Cependant, le projet était fictif. Aucun avis préalable n’avait été soumis aux autorités administratives, y compris au préfet ou au gouverneur. Alerté par des signaux suspects, le gouverneur de Diourbel, Ibrahima Fall, s’est déplacé sur les lieux en compagnie des forces de l’ordre. Après enquête, il a été confirmé que l’ONG Omart ne possédait aucune convention avec l’État du Sénégal, condition essentielle pour la mise en œuvre de projets sociaux.

Sur instruction du gouverneur, les responsables de l’arnaque ont immédiatement remboursé les sommes collectées auprès des victimes présentes sur place. Les trois organisatrices – deux originaires de Dakar et une de Diourbel – ont été arrêtées et conduites au commissariat central de Diourbel.

Des poursuites judiciaires en cours

Placées en garde à vue sur ordre du procureur près le tribunal de grande instance de Diourbel, les accusées ont passé deux nuits en détention avant d’être relâchées sous contrôle judiciaire. Elles sont poursuivies pour escroquerie et pourraient comparaître prochainement devant le tribunal des flagrants délits pour répondre de leurs actes.

L’affaire a provoqué une vive indignation à Diourbel, où de nombreuses personnes peinent à accéder à des logements sociaux abordables. L’intervention rapide du gouverneur a été saluée par la population, évitant ainsi à des dizaines de familles de tomber dans le piège de cette arnaque bien orchestrée.

En attendant la suite des procédures judiciaires, cette affaire met en lumière la nécessité d’une vigilance accrue face aux initiatives immobilières non vérifiées, ainsi que l’importance de respecter les protocoles administratifs dans le lancement de projets à caractère social.

Un drame en piscine au Riu Baobab : le responsable poursuivi pour homicide involontaire en attente du verdict

Le tribunal de grande instance de Mbour a examiné, ce mardi 26 novembre, l’affaire Ng. Faye, responsable des piscines de l’hôtel Riu Baobab de Pointe Sarène, poursuivi pour homicide involontaire. Le prévenu est impliqué dans la mort tragique d’un enfant de deux ans et demi, A. A. Pouye, survenue dans l’une des piscines du réceptif le 9 novembre dernier.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, ce jour-là, T. Mbodji et son épouse, clients de l’hôtel, avaient décidé d’offrir une baignade à leurs trois neveux. La piscine pour enfants étant fermée en raison de l’absence du surveillant assigné, le couple s’est dirigé vers la piscine réservée aux adultes. Pendant que le mari téléphonait et que l’épouse était partie chercher des boissons, le plus jeune des enfants s’est éloigné et a fini par se noyer. Il a été retrouvé au fond de la piscine par des adultes, trop tard pour être sauvé.

Arrêté après le drame, Ng. Faye a clamé son innocence à la barre. Il a expliqué qu’il avait quitté l’hôtel bien avant le drame, à 15 h 30, après avoir rappelé les consignes de sécurité à son équipe. Il a également souligné qu’il avait informé l’administration de l’absence d’un de ses employés, entraînant la fermeture de la piscine pour enfants.

Cependant, pour l’avocat du prévenu, la responsabilité du drame incombe principalement au couple Mbodji, qui aurait manqué de vigilance en laissant les enfants sans surveillance effective.

Malgré les réquisitions du procureur en faveur de l’application de la loi, le tribunal a décidé d’accorder une liberté provisoire à Ng. Faye. La décision finale sera rendue le 3 décembre prochain.

Ce drame remet en lumière la question de la sécurité dans les lieux publics, en particulier dans les établissements touristiques accueillant des familles. Les prochaines semaines seront décisives pour déterminer la responsabilité juridique du responsable des piscines dans cette affaire.

Pendant ce temps, les proches de la victime pleurent la perte de leur enfant, tandis que l’affaire suscite une vague d’émotion et de débats sur les mesures de sécurité à adopter dans les hôtels pour éviter de telles tragédies. Le verdict à venir pourrait constituer un précédent important en matière de gestion des responsabilités dans ce type d’incident.

Le Sénégal progresse dans la lutte contre le VIH : les Journées Scientifiques du Sida mettent en lumière le rôle des médias

La quatrième édition des Journées Scientifiques du Sida s’est tenue récemment à Diamniadio, réunissant experts de la santé publique et journalistes spécialisés pour un échange sur les avancées et les défis liés à la lutte contre le VIH au Sénégal. Cet événement, organisé dans le cadre du programme national de lutte contre le VIH, a permis de faire le point sur les progrès accomplis tout en soulignant l’importance des médias dans la sensibilisation et la mobilisation des populations.

Des progrès significatifs vers les objectifs 3 x 95 de l’ONUSIDA

Le Dr Fatoumata Ly, figure centrale du programme national VIH, a présenté un bilan encourageant des efforts du Sénégal pour atteindre les objectifs mondiaux 3 x 95 fixés par l’ONUSIDA :

  • 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique (objectif : 95 %).
  • 93 % des personnes dépistées sont sous traitement antirétroviral.
  • 91 % des patients traités ont atteint une suppression virale durable.

Malgré ces résultats impressionnants, un fossé persiste, en particulier pour dépister les 10 % restants de personnes vivant avec le VIH, souvent parmi des populations marginalisées ou difficiles à atteindre.

Une collaboration stratégique entre experts et médias

Le Dr Ly a souligné le rôle déterminant des médias dans la lutte contre le VIH. « Nous sommes ici pour voir comment les journalistes peuvent vraiment aider à atteindre les objectifs fixés. Leur soutien est essentiel pour mobiliser les communautés et promouvoir des messages clairs et accessibles sur la lutte contre le VIH », a-t-elle déclaré.

En effet, les journalistes ont le pouvoir d’amplifier les messages de sensibilisation, de lutter contre la stigmatisation et de mettre en avant les services de dépistage et de traitement. Cette collaboration étroite entre professionnels de santé et médias peut renforcer la confiance du public et encourager davantage de personnes à se faire dépister et traiter.

Défis et perspectives pour 2030

Alors que le Sénégal aspire à éliminer le Sida en tant que menace de santé publique d’ici 2030, plusieurs défis restent à relever :

  • Accès aux populations marginalisées : Les 10 % de personnes non dépistées constituent un enjeu majeur.
  • Lutte contre la stigmatisation : Les préjugés et discriminations liés au VIH freinent encore l’accès aux soins et aux services de dépistage.

Les Journées Scientifiques ont également été l’occasion de réitérer l’engagement du Sénégal envers une stratégie intégrée, alliant avancées scientifiques, campagnes de sensibilisation et couverture médiatique soutenue.

Une mobilisation des médias pour une sensibilisation accrue

Les journalistes présents ont exprimé leur volonté de s’investir pleinement dans cette lutte. Ils se sont engagés à produire des reportages de qualité, à garantir une couverture continue de la question du VIH et à porter des voix inspirantes pour briser le silence et la stigmatisation autour de cette maladie.

Grâce à une synergie renforcée entre les experts de la santé et les acteurs médiatiques, le Sénégal se positionne comme un modèle en Afrique de l’Ouest dans la lutte contre le VIH, avec l’espoir d’éliminer cette menace d’ici 2030. Le combat continue, et chaque voix compte.

Tragédie à Niary Tally : Un appel à l’action pour les malades mentaux errants au Sénégal

Le samedi 23 novembre, le décès tragique d’un malade mental errant à Niary Tally a choqué l’opinion publique sénégalaise. Cet incident, survenu après une intervention tardive des sapeurs-pompiers, a révélé une réalité alarmante : le délaissement des malades mentaux errants dans le pays. Le décès, survenu après un appel à l’aide qui est resté sans réponse en raison de l’absence de papiers d’identification du malade, met en lumière les graves lacunes dans la prise en charge des personnes souffrant de troubles mentaux au Sénégal.

Une situation de délaissement dramatique

Ansoumana Dione, président de l’Association sénégalaise pour le suivi et l’assistance aux malades mentaux (ASSAMM), a réagi vivement en soulignant l’absurdité de cette situation. « Où est le ministre de la Santé et de l’Action sociale ? Au Sénégal, paradoxalement, c’est comme si le malade mental n’a pas le droit d’être assisté s’il est en danger. C’est très grave et incompréhensible », a-t-il dénoncé.

Dione a également déploré l’absence de mesures concrètes et l’inefficacité du système sanitaire face à cette problématique. « Aucune mesure n’a été encore prise par les autorités sanitaires pour corriger ces irrégularités qui causent d’énormes pertes en vies humaines », a-t-il ajouté, appelant ainsi à une prise de conscience collective.

L’ASSAMM : un acteur clé face à l’inaction des autorités

L’ASSAMM, à travers le centre Ansoumana Dione de Kaolack, a fait un travail louable en aidant les malades mentaux errants. Depuis janvier 2024, plus d’une centaine de malades ont retrouvé leur famille grâce à l’initiative de l’association, qui offre une assistance gratuite. Toutefois, cette action reste insuffisante face à l’ampleur du problème. Le président de l’ASSAMM a souligné que les nouvelles autorités sanitaires n’ont pas encore apporté leur soutien à cette noble cause, ce qui est, selon lui, regrettable.

« Les malades mentaux errants sont laissés à leur sort. L’État doit prendre des mesures claires et décisives pour leur prise en charge », a-t-il insisté, appelant l’ensemble des Sénégalais à réfléchir sur le sort de ces personnes vulnérables.

Un appel à une réforme systémique

Pour Ansoumana Dione, la tragédie de Niary Tally ne concerne pas uniquement les sapeurs-pompiers mais remet en question l’ensemble du système de santé et d’assistance sociale. Il insiste sur l’urgence de la situation et appelle les autorités publiques à réagir rapidement pour éviter que de tels drames ne se reproduisent.

Dans cette épreuve, Dione a également salué le rôle crucial joué par certains médias, qui ont traité l’incident avec sérieux et responsabilité.

Un appel à l’action de la part de l’État

Cet incident tragique soulève une question essentielle : jusqu’à quand les malades mentaux errants continueront-ils à être ignorés par les autorités sénégalaises ? Le décès de ce malade mental à Niary Tally est un signal d’alarme qui doit inciter l’État à reconsidérer la situation de ces personnes vulnérables et à mettre en place des solutions durables pour leur prise en charge. Il est impératif que des actions concrètes soient entreprises pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent à l’avenir.

Sénégal – Campagne de commercialisation de l’arachide : un prix fixé à 305 FCFA, mais la déception persiste dans le bassin arachidier

Lors du conseil interministériel consacré à la campagne de commercialisation de l’arachide (2024-2025), le gouvernement sénégalais, par la voix du Premier ministre Ousmane Sonko, a fixé le prix du kilogramme d’arachide à 305 francs CFA. Cette décision marque une hausse de 25 FCFA par rapport à l’année dernière, où le prix était fixé à 280 FCFA.

Cependant, cette augmentation reste insuffisante pour les acteurs du secteur. Le président du syndicat du bassin arachidier, Cheikh Tidiane Cissé, a exprimé sa profonde déception face à cette annonce.

Les producteurs d’arachide, qui constituent une partie importante de l’économie agricole sénégalaise, font face à des défis multiples, notamment la hausse des coûts de production et les aléas climatiques. Malgré cette légère augmentation du prix d’achat, de nombreux acteurs estiment que l’État doit mettre en place des mesures plus ambitieuses pour soutenir la filière et améliorer les conditions de vie des paysans.

Dakar paralysée par la grève des ramasseurs de déchets : une ville étouffée par les ordures

Depuis plusieurs jours, la capitale sénégalaise fait face à une crise majeure de gestion des déchets, suite à une grève des ramasseurs de déchets. Ces derniers revendiquent de meilleures conditions de travail, des salaires décents et une couverture sociale adéquate. Conséquence immédiate : les rues de Dakar sont submergées par des montagnes d’ordures, suscitant l’indignation et l’inquiétude des habitants.

Les travailleurs du secteur dénoncent des conditions de travail indignes, un manque de matériel adapté et des rémunérations insuffisantes pour subvenir à leurs besoins. Selon un porte-parole du mouvement, « les ramasseurs de déchets travaillent sans équipements de protection, et nos salaires ne nous permettent même pas de vivre dignement ».

Cependant, la grève n’est pas sans conséquences sur la vie quotidienne des Dakarois. Fatima Sow, mère de famille habitant dans le quartier de Médina, exprime son désarroi :
« La situation est devenue insupportable. Les ordures s’accumulent dans les rues, et c’est un vrai problème pour la santé de nos enfants. Nous comprenons les revendications des ramasseurs, mais nous avons besoin d’une solution rapide. Chaque jour, nous devons faire face à des odeurs nauséabondes et à des rats qui envahissent notre quartier. »

Avec l’accumulation des déchets dans les rues, les risques sanitaires augmentent. La prolifération des rats et des insectes, combinée aux odeurs insupportables, pourrait entraîner des épidémies. Des médecins alertent déjà sur les dangers de maladies telles que le choléra ou la typhoïde, particulièrement en cette période où les températures restent élevées.

Face à cette crise, les autorités semblent peiner à trouver une solution rapide. Si des discussions sont en cours avec les syndicats des travailleurs, aucun accord n’a encore été trouvé. En attendant, certaines initiatives privées, comme des associations locales ou des particuliers, tentent de pallier le problème en nettoyant les quartiers, mais ces efforts restent limités face à l’ampleur de la situation.

Cette crise révèle une fois de plus les failles du système de gestion des déchets à Dakar. Ce n’est pas la première fois que la capitale fait face à ce type de situation. Pour de nombreux observateurs, il est impératif de revoir entièrement le modèle de gestion des déchets et d’améliorer les conditions de travail des agents qui, chaque jour, assurent une tâche essentielle pour la salubrité publique.

En attendant une issue favorable, les Dakarois continuent de subir les effets de cette crise, oscillant entre solidarité avec les grévistes et exaspération face à une situation devenue intenable.

Un militant déterminé : Mamadou Camara, un marcheur pour ses convictions

Originaire de Ndiambour, un petit village niché dans la commune de Méréto, département de Koumpentoum, Mamadou Camara, militant de la première heure du parti Pastef/Les Patriotes, s’est lancé dans une aventure audacieuse et profondément symbolique. Ce jeune homme, armé de courage et de conviction, a choisi de relier son village natal à Dakar à pied, une démarche qui attire à la fois admiration et curiosité.

Le mardi 19 novembre 2024, Mamadou Camara a quitté Ndiambour, seul mais animé d’une détermination inébranlable. Son objectif est clair : rencontrer son leader, Ousmane Sonko, et le président du Pastef, Bassirou Diomaye Faye. Depuis son départ, il parcourt les routes du Sénégal, traversant villages et villes, suscitant des témoignages de soutien et des signes d’encouragement de la part des populations qu’il croise.

Aujourd’hui, Mamadou a atteint Kaolack, marquant une étape clé dans son périple. Cette ville, située à près de 300 kilomètres de Dakar, représente non seulement une avancée physique mais aussi une preuve de son endurance et de sa fidélité à ses idéaux.

Cette marche dépasse largement une simple quête personnelle. Mamadou Camara incarne un militantisme vivant, où les gestes parlent parfois plus fort que les mots. À travers son voyage, il souhaite rappeler l’importance des valeurs prônées par le Pastef et exprimer sa loyauté indéfectible envers le parti et ses leaders.

Dans un contexte sociopolitique marqué par des tensions, cette démarche pacifique se veut un symbole d’engagement et de dialogue. « Je marche pour porter ma voix jusqu’à Dakar, pour montrer que nous, les militants de la base, sommes prêts à tout pour nos convictions », a-t-il confié à des sympathisants rencontrés sur son chemin.

Partout où il passe, Mamadou reçoit un accueil chaleureux. Des habitants lui offrent nourriture, hébergement ou simplement des mots d’encouragement. Sa détermination inspire de nombreuses personnes qui voient en lui un modèle de dévouement et de persévérance.

Alors qu’il continue son périple vers Dakar, le voyage de Mamadou Camara met en lumière le pouvoir du militantisme citoyen et la capacité d’un individu à porter un message collectif. Ce jeune homme de Ndiambour nous rappelle que chaque pas, aussi modeste soit-il, peut contribuer à façonner l’avenir.

Affrontements à l’Université Assane Seck de Ziguinchor : plusieurs étudiants arrêtés, des conséquences collatérales signalées

Ce mardi matin, des affrontements violents ont éclaté entre les étudiants de l’Université Assane Seck de Ziguinchor et les forces de l’ordre. Ces incidents ont provoqué des interpellations et des troubles dans les environs, mais le calme semble être revenu sur le campus après ces échauffourées.

Selon des sources locales, les forces de l’ordre sont intervenues directement sur le campus universitaire, allant jusqu’à pénétrer dans les chambres des résidences étudiantes pour procéder à des arrestations. Cette méthode d’intervention a suscité une vive indignation parmi les étudiants, qui dénoncent ce qu’ils considèrent comme une violation de leur espace de vie. D’après nos informations, au moins trois étudiants auraient été arrêtés au cours de ces opérations.

Les affrontements ne se sont pas limités à l’université, car des conséquences collatérales ont également été signalées dans les environs. À proximité, dans le quartier de Kénia, des élèves du lycée local ont été affectées par l’usage de gaz lacrymogènes. Certaines jeunes filles, incapables de supporter les émanations, ont perdu connaissance. Les sapeurs-pompiers sont intervenus rapidement pour leur porter secours, mais cet incident a soulevé des inquiétudes quant à l’impact des violences sur des populations non impliquées.

La situation sur le campus demeure tendue, bien que le calme ait été partiellement rétabli. Les étudiants, en colère, réclament des explications et une meilleure gestion de ces interventions sécuritaires, qu’ils jugent disproportionnées.

Ces affrontements interviennent dans un climat déjà tendu marqué par des revendications étudiantes sur des problèmes d’hébergement, de restauration et de conditions d’apprentissage. Les étudiants de l’Université Assane Seck de Ziguinchor, en grève illimitée depuis plusieurs jours, reprochent à l’administration et aux autorités de ne pas répondre à leurs préoccupations, ce qui a exacerbé la situation.

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Dakar : Inauguration de l’autopont « Front de Terre » pour une mobilité urbaine améliorée

La circulation est désormais ouverte sur l’autopont « Front de Terre », inauguré ce matin à Dakar par le ministre des Infrastructures, des Transports Terrestres et Aériens, El Malick Ndiaye. Ce nouvel ouvrage, réalisé sous la supervision de l’Ageroute, s’inscrit dans le cadre du programme d’amélioration de la mobilité urbaine, visant à réduire les impacts négatifs des embouteillages sur l’économie et la qualité de vie des populations.

Dans son discours inaugural, le ministre a salué la finalisation de cet important projet infrastructurel. Il a souligné l’impact positif attendu sur la fluidité du trafic, tout en rappelant l’importance de continuer à évaluer les résultats des autoponts sur les déplacements urbains. « Ce projet marque une étape clé dans notre engagement à améliorer les conditions de mobilité à Dakar, tout en limitant les externalités défavorables », a déclaré El Malick Ndiaye.

Le ministre a par ailleurs instruit ses équipes pour réaliser une étude approfondie des coûts et impacts liés à ce type d’infrastructures. Cette démarche vise à optimiser la planification et la mise en œuvre des prochains projets de mobilité urbaine.

El Malick Ndiaye a également exhorté les citoyens à s’approprier cet ouvrage et à veiller à sa préservation. Il a insisté sur la nécessité de prévenir toute forme de dégradation, qu’elle soit liée à l’incivisme ou à une occupation illégale des infrastructures. « Ces ouvrages appartiennent à tous. Leur entretien est une responsabilité partagée entre l’État et les citoyens », a-t-il martelé.

Pour garantir la pérennité et la sécurité des autoponts, le ministre a demandé la mise en place d’une convention avec la police et la gendarmerie. Cette initiative vise à prévenir les actes de vandalisme et à sécuriser les lieux contre toute occupation illicite.

L’inauguration de l’autopont « Front de Terre » témoigne des efforts continus pour transformer le paysage urbain de Dakar et offrir une mobilité plus fluide et durable. Ce projet s’inscrit dans une stratégie globale visant à répondre aux défis croissants liés à l’urbanisation rapide et à l’augmentation du parc automobile dans la capitale sénégalaise.

Avec cette infrastructure, Dakar franchit une nouvelle étape vers une meilleure gestion de son réseau routier, au bénéfice de tous ses habitants.

Kaolack / Les vacances agricoles du Sénégal : Cheikh Baye Mbaye Niasse en action

Les vacances agricoles, une initiative du Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, visent à encourager les Sénégalais à retourner à la terre. Ce projet patriotique entend renforcer la souveraineté alimentaire du pays en mobilisant les populations autour d’une agriculture durable.

Répondant à cet appel, Cheikh Baye Mbaye Niasse, responsable politique du parti PASTEF à Médina Baye, coordonnateur départemental du Mouvement National des Domous Daaras Patriotes (MODDAP) et expert en systèmes agricoles intégrés, a alloué des parcelles agricoles aux populations locales pour promouvoir l’agriculture familiale. Ces initiatives ont porté leurs fruits, au grand bénéfice des habitants de Kaolack.

Rapport des activités : Seconde journée des récoltes

Localisation : Région de Kaolack, commune de Mbadakhoun, village de Gnolanème.
Responsable : Cheikh Baye Mbaye Niasse.

1. Récolte des arachides

La première journée a été consacrée à la récolte des arachides. Malgré les défis liés à la saison des pluies 2024-2025, notamment un faible rendement dans plusieurs localités, les résultats obtenus à Gnolanème ont été jugés satisfaisants. Ces performances s’expliquent par :

  • L’utilisation de matières organiques pour enrichir les sols.
  • L’adoption de techniques modernes favorisant une meilleure croissance des cultures.

Ces pratiques ont prouvé leur efficacité, même dans des conditions climatiques défavorables, soulignant l’importance d’une agriculture durable.

Recommandation :
L’État devrait renforcer son soutien en dotant les acteurs agricoles d’équipements modernes (tracteurs, semoirs, etc.) pour améliorer les pratiques locales et augmenter la productivité.

2. Promotion de l’agriculture familiale

L’agriculture familiale, pilier de la souveraineté alimentaire nationale, nécessite un appui accru des autorités.

Recommandation :
Mettre en place des programmes spécifiques pour soutenir les exploitations familiales et réduire la dépendance au secteur agro-industriel.

3. Organisation des Assises sur l’agriculture

Cheikh Baye Mbaye Niasse plaide pour des assises nationales réunissant experts, techniciens et coopératives agricoles afin de débattre des enjeux et des perspectives du secteur agricole au Sénégal.

Prix de l’arachide : Une mesure saluée

Le gouvernement a fixé le prix de l’arachide à 305 francs CFA par kilogramme pour la campagne de commercialisation 2024-2025, soit une hausse de 25 francs CFA par rapport à la précédente campagne (280 francs CFA). Cette augmentation est saluée par Cheikh Baye Mbaye Niasse, qui encourage le gouvernement à consacrer 10 % du budget national au secteur agricole, conformément aux engagements du Président Bassirou Diomaye Faye.

Selon lui, un tel investissement permettrait de dynamiser ce secteur clé pour l’économie et de renforcer la sécurité alimentaire du pays.

Par Cheikh Baye Mbaye Niasse, expert en systèmes agricoles intégrés, responsable politique chargé de la communication de PASTEF Médina Baye.

Lancement de la campagne de commercialisation de l’arachide : un prix revalorisé pour les producteurs

La campagne de commercialisation de l’arachide au Sénégal débutera officiellement le 5 décembre 2024 sur l’ensemble du territoire national. Cette annonce a été faite ce mardi, lors d’un Conseil interministériel présidé par le Premier ministre Ousmane Sonko.

Pour cette nouvelle saison, le prix plancher du kilogramme d’arachide a été fixé à 305 francs CFA, soit une augmentation de 25 francs par rapport à la campagne précédente, où il était établi à 280 francs CFA. Cette hausse vise à soutenir davantage les producteurs et à renforcer la compétitivité de la filière arachidière, un secteur clé de l’économie nationale.

Cette revalorisation du prix marque une avancée significative pour les acteurs de la filière arachidière, notamment les petits producteurs qui dépendent largement de cette culture pour leurs revenus. En fixant ce prix plancher, le gouvernement entend garantir une juste rémunération face aux fluctuations des marchés internationaux et aux contraintes climatiques qui ont pesé sur les rendements ces dernières années.

Le Premier ministre Ousmane Sonko, dans son discours, a réaffirmé l’engagement de l’État à accompagner les agriculteurs par des mesures concrètes :

  • La disponibilité des semences de qualité à des prix subventionnés.
  • Le renforcement des infrastructures de collecte et de stockage.
  • L’accès facilité au financement pour les coopératives agricoles.

L’arachide occupe une place centrale dans l’agriculture sénégalaise, employant directement et indirectement des millions de personnes. Elle contribue également de manière significative aux exportations du pays. Les autorités espèrent que la campagne 2024-2025 enregistrera une production record, grâce aux efforts conjoints des acteurs publics et privés.

Malgré les mesures annoncées, plusieurs défis demeurent : la concurrence internationale, la mécanisation encore insuffisante et la vulnérabilité aux aléas climatiques. Les producteurs attendent également des précisions sur le rôle des industriels dans la collecte et la transformation des récoltes, ainsi que sur les modalités de paiement pour éviter les retards souvent décriés.

La campagne de commercialisation de l’arachide est donc lancée sous des auspices favorables, mais sa réussite dépendra de la coordination entre tous les acteurs de la chaîne de valeur. Les prochaines semaines permettront d’évaluer l’impact de ces mesures sur le terrain.

Scandale sur la cagnotte LCIS : DJ Malick accusé de manquements graves

La gestion d’une cagnotte destinée à financer l’évacuation médicale de Djibril Dièye, animateur emblématique de l’émission Auto Mag sur TFM, a plongé Malick Ngaydé, alias DJ Malick, dans une tourmente médiatique et sociale. Ce dernier, administrateur de la plateforme Lutte Contre l’Indiscipline au Sénégal (LCIS), avait lancé en juillet 2024 une collecte pour venir en aide à Djibril Dièye, gravement malade et alité depuis deux ans.

La cagnotte, clôturée après avoir permis de collecter 810 700 FCFA, devait permettre de financer l’évacuation de Djibril vers l’étranger pour des soins vitaux. Cependant, plusieurs mois après la fin de la collecte, les fonds n’avaient toujours pas été transférés à la famille du malade. Sous la pression des proches, DJ Malick a remis, ce mardi 26 novembre 2024, un chèque de 750 000 FCFA à la mère de Djibril Dièye.

À la surprise générale, ce chèque s’est révélé sans provision lors de son dépôt à la banque, plongeant la famille de Djibril dans une profonde détresse. Déjà éprouvé par la maladie, le malade espérait ces fonds pour enfin accéder aux soins dont il a cruellement besoin.

Contacté par la rédaction de Ledakarois.sn pour s’expliquer sur cette situation, DJ Malick a refusé de répondre à nos questions, ajoutant ainsi au flou autour de sa gestion de cette collecte.

Cette affaire suscite une vive indignation, particulièrement sur les réseaux sociaux, où de nombreuses voix appellent à une totale transparence sur la gestion des cagnottes solidaires. Certains proches de Djibril envisagent des démarches juridiques pour clarifier la situation et exiger la restitution des fonds.

Pour un homme gravement malade et une famille qui lutte déjà contre l’adversité, cette situation représente un coup dur. L’incident remet en question la confiance dans les initiatives de solidarité non encadrées, où des vies peuvent dépendre d’une gestion rigoureuse et responsable. La communauté attend désormais des explications claires de DJ Malick pour lever toute ambiguïté sur cette affaire qui ternit un élan initial de générosité.

Sidathe Thioune critique Babacar Fall : tensions au sein du groupe Futur Média

Sidathe Thioune, animateur suspendu de la RFM, a de nouveau pris la parole pour critiquer un journaliste de son propre groupe, Babacar Fall. Ce dernier avait récemment évoqué les difficultés financières auxquelles fait face le Groupe Futur Média (GFM) lors de l’émission RFM Matin. Une intervention qui n’a visiblement pas plu à Sidathe Thioune, connu pour ses sorties médiatiques tranchées.

Babacar Fall, dans son émission, avait invité Mamadou Ibra Kane, président du Conseil des diffuseurs et éditeurs de la presse du Sénégal (CDEPS), pour discuter des multiples problèmes financiers rencontrés par les entreprises de presse. Ces difficultés, aggravées par la dette fiscale des médias, le gel des comptes bancaires et l’annulation des contrats publicitaires, ont mené à la fermeture récente de deux médias : Stade et Sunu Lamb.

Le journaliste avait également dénoncé les retards de paiement des salaires à GFM et critiqué le rôle du régime actuel dans cette crise. Cependant, ses propos, incluant une pique adressée au Pastef, parti dirigé par Ousmane Sonko, ont suscité des réactions mitigées.

Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, Sidathe Thioune s’est fermement opposé aux déclarations de Babacar Fall. Il lui reproche son insistance à attaquer le Parti Pastef au lieu de se concentrer sur les véritables causes des difficultés financières de GFM. Selon Thioune, ces sorties publiques risquent d’aggraver les tensions internes et de nuire davantage à l’image du groupe.

L’animateur a également interpellé directement Youssou Ndour, propriétaire de GFM, pour lui demander de « remettre de l’ordre » dans sa structure. Ce message, bien que subtil, semble révéler un malaise grandissant au sein du groupe.

La situation de GFM reflète une crise plus large au sein des médias sénégalais, qui peinent à survivre face aux pressions fiscales et économiques. Cependant, les tensions internes et les dissensions publiques, comme celles entre Sidathe Thioune et Babacar Fall, risquent de détourner l’attention des véritables problèmes.

Pour le moment, Youssou Ndour n’a pas encore réagi à cette controverse, laissant la question en suspens : quelles mesures seront prises pour apaiser les tensions et redresser la situation au sein du groupe ?

Cette affaire met en lumière les défis auxquels sont confrontés les médias sénégalais, à la fois sur le plan économique et institutionnel. Dans un contexte où la presse joue un rôle clé pour la démocratie, il est crucial que les acteurs du secteur trouvent des solutions pour éviter de nouvelles fermetures ou conflits internes.

Démantèlement d’un site d’orpaillage clandestin dans le Parc national du Niokolo Koba : 32 personnes arrêtées

Un important site d’orpaillage clandestin a été démantelé dimanche dans le sud-est du Parc national du Niokolo Koba, au Sénégal. Cette opération, menée par les agents des Parcs nationaux, a conduit à l’arrestation de 32 individus, dont 24 originaires de la sous-région ouest-africaine.

Selon un agent des Parcs nationaux ayant requis l’anonymat, ces orpailleurs occupaient illicitement le parc depuis plusieurs années. Leur activité illégale causait des dégâts considérables à l’environnement, menaçant gravement l’écosystème unique de cette aire protégée, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Lors de cette intervention, un arsenal d’équipements a été saisi, notamment sept groupes électrogènes, 14 motos, des marteaux-piqueurs et divers outils utilisés pour l’extraction de l’or. « Ces individus sont particulièrement expérimentés. La hauteur et l’accessibilité difficile du site où ils ont été appréhendés témoignent d’une certaine ingéniosité, compte tenu de la quantité de matériel qu’ils ont réussi à transporter », a souligné l’agent.

L’orpaillage clandestin est un fléau récurrent dans cette région, où l’exploitation illégale des ressources naturelles met en péril la biodiversité. Le Parc national du Niokolo Koba, d’une superficie de plus de 9 000 km², abrite une faune et une flore exceptionnelles, dont plusieurs espèces en danger critique d’extinction, comme le lion d’Afrique de l’Ouest et le chimpanzé.

Les autorités environnementales appellent à une vigilance accrue et à un renforcement des mesures de protection pour prévenir ces activités illégales. L’arrestation de ces orpailleurs constitue une avancée significative dans la lutte contre la dégradation environnementale, mais elle met aussi en lumière les défis complexes liés à la protection des parcs nationaux face aux pressions économiques et sociales.

Face à l’ampleur du phénomène, les experts plaident pour une approche intégrée, combinant répression, sensibilisation des populations locales et promotion d’activités économiques alternatives. Le développement d’un écotourisme durable dans le Parc de Niokolo Koba pourrait représenter une solution à long terme pour conjuguer préservation de l’environnement et amélioration des conditions de vie des communautés environnantes.

Ce démantèlement est un rappel des enjeux cruciaux autour de la gestion des ressources naturelles en Afrique de l’Ouest, où les aires protégées jouent un rôle vital dans la lutte contre le changement climatique et la préservation des écosystèmes.

Kaolack/Éducation : Forum communal sur l’appui à la consolidation des performances en mathématiques des élèves

Un forum communal s’est tenu à Kaolack, organisé et financé par le projet PAME 2 (Projet d’Amélioration des Enseignements et des Apprentissages en Mathématiques à l’Élémentaire), en collaboration avec l’Inspection de l’Éducation et de la Formation (IEF) de la commune, les autorités administratives et la municipalité de Kaolack.

L’objectif global de cette initiative, comme l’a expliqué l’inspecteur de l’éducation et point focal du projet PAME à l’IEF de Kaolack, est de rassembler les différents acteurs gravitant autour du système éducatif afin d’améliorer la qualité de l’enseignement et des apprentissages en mathématiques, et ainsi booster les performances des élèves.

Cette rencontre, axée sur la sensibilisation de la communauté, vise à inciter cette dernière à prendre en considération toutes les problématiques liées au système éducatif, en particulier l’enseignement des mathématiques dans toutes ses séquences, du CI au CM2.

Le projet PAME 2 couvre divers volets de l’enseignement des mathématiques, notamment les activités numériques, géométriques, de mesure et de résolution de problèmes. Concernant les objectifs, le projet ambitionne d’améliorer les performances des élèves de 10 à 15 points. Les évaluations réalisées montrent que, dans plusieurs districts de la commune, les résultats dépassent déjà ces attentes, atteignant des hausses de 15 à 30 points.

Thiendella Fall, point focal du projet PAME au sein de l’IEF de Kaolack, a souligné que ces résultats prometteurs reflètent l’engagement collectif. Il a également lancé un appel à la communauté pour qu’elle place l’école au cœur de ses priorités. Selon lui, « l’école est un édifice public implanté dans les quartiers et villages pour le bénéfice de la population. »

Ce forum, organisé ce mardi, marque une étape importante dans le renforcement de l’implication communautaire dans le système éducatif à Kaolack, particulièrement dans l’enseignement des mathématiques.

Décès de Massamba Sarré : le Chef de l’État rend hommage à un pionnier de la diplomatie sénégalaise

Le Sénégal est en deuil après la disparition de l’ambassadeur Massamba Sarré, figure emblématique et pionnier de la diplomatie sénégalaise. Dans un message publié sur X (anciennement Twitter), le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a exprimé ses condoléances les plus émues à la famille du défunt, ainsi qu’à l’ensemble du corps diplomatique sénégalais.

« J’ai appris la triste nouvelle du décès de l’ambassadeur Massamba Sarré, un des pionniers de la diplomatie sénégalaise. À sa famille, aux membres de l’amicale des anciens ambassadeurs de la carrière diplomatique et à tous les fonctionnaires du cadre des affaires étrangères, j’adresse mes condoléances émues », a déclaré le Chef de l’État. Il a également prié pour que le défunt repose en paix : « Puisse Allah accorder au défunt sa miséricorde et l’accueillir dans son paradis éternel. »

Massamba Sarré est considéré comme l’un des bâtisseurs de la diplomatie sénégalaise moderne. Au cours de sa carrière, il a représenté le Sénégal dans plusieurs missions stratégiques, marquant de son empreinte l’histoire des relations internationales du pays. Ses collègues et les membres de l’Amicale des anciens ambassadeurs se souviennent de lui comme d’un homme d’honneur, d’un mentor et d’un fervent défenseur des valeurs sénégalaises sur la scène mondiale.

Le décès de l’ambassadeur Sarré suscite une vive émotion dans les milieux diplomatiques et au-delà. De nombreuses personnalités ont déjà adressé leurs hommages à celui qui a consacré sa vie au service de la nation. Ce départ marque la fin d’une époque pour la diplomatie sénégalaise, qui perd un homme de grande expérience et de sagesse.

Le peuple sénégalais, uni dans le recueillement, salue la mémoire d’un patriote dont le parcours restera une source d’inspiration pour les générations futures.

Tensions et violences à l’Université Assane Seck de Ziguinchor : une crise persistante

Depuis plusieurs jours, l’Université Assane Seck de Ziguinchor est le théâtre de violents affrontements entre les étudiants et les forces de l’ordre, dans un climat de tensions croissantes. À l’origine de ces heurts, une grève illimitée initiée vendredi dernier par les étudiants pour dénoncer leurs conditions de vie et d’étude jugées inacceptables, ainsi que les manquements sociaux persistants.

Les protestations des étudiants, qui réclament de meilleures infrastructures, une régularité dans le versement des bourses et un accès optimal aux services sociaux, ont rapidement pris une tournure violente. Les affrontements ont éclaté lorsque les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser les manifestants, provoquant un échange de jets de pierres et de tirs de grenades lacrymogènes.

Ces violences ont contraint les autorités à fermer les écoles avoisinantes pour éviter tout risque de débordement. Les cours à l’université ont également été suspendus, plongeant l’établissement dans une paralysie totale. Parallèlement, les riverains, pris en otage par les troubles, dénoncent l’insécurité ambiante et appellent à une résolution rapide du conflit.

Pour l’heure, aucune avancée significative n’a été enregistrée dans les négociations entre les étudiants et les autorités universitaires. Ces dernières assurent pourtant être prêtes à dialoguer, mais les étudiants restent fermes sur leurs revendications, estimant que leurs doléances sont ignorées depuis trop longtemps.

La situation reste donc explosive, alors que les forces de l’ordre poursuivent leur mission de maintien de l’ordre sur le campus. Les étudiants, de leur côté, semblent déterminés à poursuivre leur mouvement jusqu’à l’obtention de résultats concrets.

Face à l’escalade des tensions, des voix s’élèvent pour prôner une solution pacifique. Associations, responsables locaux et figures de la société civile appellent à l’ouverture d’un dialogue constructif pour mettre fin à cette crise qui affecte non seulement les étudiants, mais aussi l’ensemble de la communauté universitaire et les habitants de Ziguinchor.

La question reste donc posée : combien de temps cette impasse durera-t-elle, et à quel prix ? Les prochains jours seront décisifs pour déterminer si un terrain d’entente peut être trouvé ou si le conflit est voué à perdurer.

Madiambal Diagne retire sa plainte pour diffamation contre Dame Mbodji

Dans un revirement inattendu, le journaliste et président du Conseil d’administration du quotidien Le Quotidien, Madiambal Diagne, a annoncé sur X (anciennement Twitter) qu’il renonçait à poursuivre en justice Dame Mbodji pour diffamation. Ce dernier, actuellement Directeur général de la Société de Gestion des Infrastructures Publiques dans les Pôles Urbains de Diamniadio et du Lac Rose (SOGIP SA), avait publiquement accusé Madiambal Diagne d’être impliqué dans des scandales fonciers et de bénéficier d’une protection présidentielle.

« Mon avocat, Me Baboucar Cissé, va déposer un acte de désistement de la procédure pénale que j’avais initiée contre Dame Mbodji pour diffamation. Le procès, prévu pour ce 28 novembre 2024 à Dakar, ne se tiendra pas. Ce désistement d’instance devra mettre fin à l’action publique », a-t-il déclaré dans son message.

L’affaire avait déclenché un vif débat dans l’opinion publique sénégalaise, en particulier en raison de la gravité des accusations portées par Dame Mbodji. Ce dernier avait qualifié Madiambal Diagne de « bandit » et de « délinquant foncier », des propos qui avaient été largement relayés sur les réseaux sociaux et dans les médias. Les tensions étaient d’autant plus exacerbées que ces déclarations s’inscrivaient dans un contexte de critiques récurrentes sur la gestion des ressources foncières au Sénégal.

Le retrait de la plainte par Madiambal Diagne met fin à la procédure judiciaire, mais ne dissipe pas pour autant les interrogations soulevées par cette affaire. Si certains saluent ce geste comme un acte d’apaisement, d’autres y voient une tentative d’éviter un procès médiatique qui aurait pu révéler davantage de détails embarrassants pour les deux parties.

Sur les réseaux sociaux, l’annonce de Madiambal Diagne a suscité des réactions partagées. Tandis que certains applaudissent une démarche qui pourrait contribuer à calmer les esprits, d’autres estiment que la justice aurait dû trancher sur le fond des accusations.

Du côté de Dame Mbodji, aucune déclaration officielle n’a encore été faite à ce sujet. Toutefois, des proches de ce dernier indiquent qu’il considère cette issue comme une victoire morale.

Cette affaire met une nouvelle fois en lumière les tensions autour de la gestion foncière au Sénégal, un sujet sensible qui continue de diviser les acteurs politiques, économiques et la société civile. Alors que les enjeux de transparence et de redevabilité restent cruciaux, ce dossier illustre la nécessité d’un débat public apaisé et constructif.

Avec le retrait de cette plainte, l’on espère que les deux protagonistes prendront désormais des voies plus conciliantes pour résoudre leurs différends, laissant ainsi la place à des discussions plus profondes sur les véritables enjeux du pays.

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