Appel du Khalife : Touba Ca Kanam réagit avec une contribution de 114 millions de francs

En réponse à l’appel lancé par le Khalife général des Mourides, Touba Ca Kanam a réagi en annonçant une contribution de 114 millions de francs pour les travaux de réfection et d’embellissement de la grande mosquée de Touba. L’appel avait été fait par le chef religieux lors de la clôture des activités de Junatun Limàn Nazamaho, où il avait annoncé le démarrage imminent de ces travaux.

Cette contribution, remise ce lundi par la structure dirigée par Serigne Habibou Mbacké Falilou, marque un soutien significatif aux efforts entrepris pour l’embellissement de la grande mosquée, un symbole de la foi et de la culture mouride. Le Khalife, accompagné de Serigne Mame Mor Mbacké, président de Touba Ca Kanam, et de Serigne Abdou Lahad Mbacké Habibou, a salué cet élan de solidarité en faveur d’une initiative de grande envergure pour la communauté mouride.

Cette donation témoigne de l’engagement des membres de la communauté à soutenir les projets de développement religieux et à répondre aux besoins spirituels des fidèles, tout en préservant le rayonnement de Touba, ville sainte et centre spirituel de la confrérie mouride.

Rougeole : 449 cas enregistrés en 2024, une campagne nationale de vaccination en préparation

Le Sénégal fait face à une résurgence de la rougeole avec 449 cas confirmés recensés dans 33 districts sanitaires, soit 41 % des 79 districts que compte le pays. Ces informations ont été communiquées lundi par le docteur Abdoulaye Mangane, médecin à la Direction de la prévention du ministère de la Santé et de l’Action sociale, lors d’une journée d’information en prélude à une campagne nationale de vaccination contre la rougeole et la rubéole.

Pour faire face à cette situation, une vaste campagne de vaccination a été planifiée. L’objectif est de protéger environ 7 326 586 enfants, en utilisant 8 millions de doses de vaccins. Le lancement de cette initiative se fera dans le district de Yeumbeul, en banlieue dakaroise. Malgré la hausse des cas de rougeole, aucune perte de vie n’a été signalée depuis 2022, où deux décès avaient été enregistrés.

Cependant, des défis importants subsistent pour assurer le succès de cette campagne. Parmi eux, la nécessité d’intensifier la sensibilisation des populations afin de surmonter les réticences et les doutes entourant la vaccination. Le docteur Mangane a souligné l’importance d’une communication claire et précise pour contrer les rumeurs et encourager l’adhésion des familles à la campagne.

Le médecin a insisté sur l’importance de mobiliser tous les acteurs, y compris les familles, les leaders communautaires et les professionnels de santé, pour garantir une forte participation. Il a rappelé que cette campagne vise non seulement à freiner l’épidémie actuelle, mais également à prévenir de futures flambées de rougeole et de rubéole, tout en renforçant l’immunité collective au sein de la population.

Dans un contexte où la rougeole reste une menace mondiale pour la santé publique, cette initiative est perçue comme une mesure essentielle pour protéger les enfants et assurer la sécurité sanitaire au Sénégal.

Accident de la route à Matam : Trois morts et quinze blessés dans une collision entre minibus

Un tragique accident de la route s’est produit ce lundi matin, entre les localités de Trawo Dendoudy et Danthialy, dans la région de Matam. Selon les informations fournies par le lieutenant-capitaine Ignace François Ndiaye de la compagnie locale d’incendie et de secours, l’accident a causé la mort de trois personnes et fait quinze blessés.

La collision, survenue vers 5 heures du matin, a impliqué deux minibus. Parmi les blessés, cinq sont dans un état critique et ont été pris en charge en urgence par les services de secours.

Les autorités ont ouvert une enquête pour établir les circonstances exactes de cet incident, qui vient rappeler une fois de plus la nécessité de renforcer les mesures de sécurité routière dans la région.

Saisie record de cocaïne à Koungheul : 235 kg interceptés par les Douanes sénégalaises

Les Douanes sénégalaises ont réalisé une importante saisie de drogue ce dimanche 24 novembre 2024, dans la localité de Koungheul, dans la région de Kaffrine. Une cargaison de 235 kilogrammes de cocaïne pure, répartie en 210 plaquettes, a été interceptée par les agents de la Brigade mobile de Koungheul, appartenant à la Région douanière du Centre.

Cette opération, menée à 10 heures du matin, s’est déroulée dans le cadre d’un ciblage d’un véhicule de type pick-up, en provenance d’un pays limitrophe. Lors d’un contrôle minutieux, les agents ont découvert une cachette aménagée entre le châssis et la benne du véhicule, où la drogue était dissimulée. Le conducteur, de nationalité étrangère, a été arrêté et remis aux autorités compétentes.

Les tests effectués sur la drogue, à l’aide de kits de détection spécialisés, ont été confirmés par le Laboratoire national de la Police technique et scientifique. La valeur estimée de cette cargaison sur le marché illicite s’élève à 18,8 milliards de francs CFA.

Cette saisie s’inscrit dans une série d’opérations similaires effectuées par les Douanes sénégalaises cette année. Entre mars et novembre 2024, un total impressionnant de 2114 kilogrammes de cocaïne a été intercepté sur le corridor Dakar-Kidira, représentant une valeur marchande de plus de 169 milliards de francs CFA.

L’Administration des Douanes a réaffirmé sa volonté de lutter contre la criminalité transnationale organisée, en particulier le trafic international de drogues, qui constitue une menace majeure pour la sécurité nationale et régionale. Ces succès témoignent de la vigilance et de l’engagement des forces douanières sénégalaises dans cette lutte.

Crise dans l’Enseignement Supérieur au Sénégal : Le SAES dénonce le non-respect des engagements du MESRI

Le Syndicat autonome de l’Enseignement supérieur (SAES) monte au créneau face à ce qu’il qualifie de non-respect des engagements pris par le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI). Dans un communiqué publié le 23 novembre, suite à une réunion de son bureau national tenue la veille, le syndicat critique la gestion du ministre Abdourahmane Diouf et alerte sur les conséquences néfastes pour le secteur universitaire.

Le SAES déplore des engagements non tenus par le MESRI, notamment concernant les tournées effectuées dans les universités publiques. Ces manquements, selon le syndicat, ont déjà entraîné des perturbations dans certaines institutions. Les problèmes se manifestent également dans l’orientation des nouveaux bacheliers : le ministère est accusé d’avoir imposé des quotas d’inscription largement supérieurs à la capacité d’accueil des universités, sans prévoir les infrastructures ni les ressources nécessaires pour y faire face.

Le syndicat pointe du doigt des lacunes structurelles importantes. Parmi elles, la non-livraison des infrastructures pédagogiques et sociales, un déficit d’enseignants, ainsi qu’une insuffisance du budget alloué annuellement. Ces carences mettent en péril la stabilité et le fonctionnement normal des universités, malgré les efforts des enseignants et chercheurs pour maintenir un semblant d’équilibre.

Parmi les revendications du SAES, la question de la pension de réversion pour les ayants droit des enseignants décédés demeure centrale. Pour le syndicat, il s’agit d’une question de justice et d’équité qui ne saurait faire l’objet de négociations. Le ministre Abdourahmane Diouf a, de son côté, justifié le retard en évoquant la disparition du décret relatif à cette mesure dans les méandres administratifs. Une explication jugée insuffisante par le SAES, qui s’étonne de l’absence de signature d’une nouvelle version pourtant maintes fois annoncée.

Malgré ces différends, le SAES affirme rester ouvert au dialogue avec les autorités, à l’exception du point relatif à la pension de réversion, qu’il considère non négociable. Le syndicat appelle ses membres à la mobilisation pour exiger la résolution définitive des problèmes soulevés et préserver les acquis obtenus au fil des années.

La crise qui secoue l’enseignement supérieur au Sénégal met en lumière des enjeux majeurs pour l’avenir du secteur, tant pour les étudiants que pour les enseignants. Alors que les tensions persistent, la capacité du MESRI à répondre aux revendications sera déterminante pour garantir la stabilité du système universitaire.

Infanticide à Yeumbeul Nord : Un drame glaçant qui interroge la société

À Darou Rahmane 2, un quartier calme de Yeumbeul Nord, la découverte macabre d’un nouveau-né jeté dans une fosse septique a bouleversé les habitants. Cet acte tragique, survenu le 20 novembre, met en lumière des problématiques sociales profondes et soulève des questions sur les pressions exercées sur les jeunes filles confrontées à une grossesse non désirée.

Tout commence aux alentours de 22 heures, lorsque O. Diallo, l’oncle de la jeune Penda K., découvre un corps flottant dans les eaux nauséabondes de la fosse septique familiale. Rapidement alertée, la police intervient sur les lieux. Les pompiers repêchent le corps du nouveau-né, déjà en état de putréfaction avancée. Face à l’horreur de la situation, les autorités ordonnent l’inhumation immédiate du corps après l’établissement d’un certificat de genre de mort, sans procéder à une autopsie.

Quelques heures après l’ouverture de l’enquête, Penda K., une jeune fille de 19 ans, est identifiée et arrêtée. Lors de son interrogatoire, elle avoue avoir accouché seule, dans le plus grand secret, par peur des représailles de sa mère. « Mon petit ami avait accepté de prendre ses responsabilités, mais ma mère est très sévère. J’ai paniqué », a-t-elle confié aux enquêteurs.

Sous l’emprise de la peur, Penda K. enveloppe son nouveau-né avant de le jeter dans la fosse septique, un geste qu’elle qualifie elle-même d’irréfléchi et dicté par la panique. Ce témoignage révèle un isolement profond et l’absence totale de soutien, familial ou social, face à une situation aussi éprouvante.

Penda K. a été déférée devant le parquet du Tribunal de grande instance de Pikine, où elle fait face à une accusation d’infanticide. Ce drame met en lumière les lacunes dans l’accompagnement des jeunes femmes enceintes, souvent livrées à elles-mêmes, et soulève des interrogations sur les pressions sociales et familiales qui mènent à de tels actes.

Comme le souligne le quotidien Les Échos, cette tragédie pointe du doigt une société où la peur du jugement prime sur le soutien et l’écoute. Les jeunes filles issues de milieux stricts ou conservateurs sont particulièrement vulnérables, souvent contraintes de cacher leur grossesse au risque de mettre leur vie et celle de leur enfant en danger.

Ce fait divers ne se limite pas à l’horreur de l’acte lui-même. Il soulève des questions fondamentales sur l’éducation sexuelle, l’accès aux services de santé reproductive, et l’accompagnement psychologique des jeunes filles dans des situations similaires. Il met également en lumière le rôle de la famille, qui devrait être un refuge mais peut parfois devenir une source de peur paralysante.

Alors que l’enquête se poursuit, ce drame restera gravé dans les mémoires de Yeumbeul Nord, laissant les habitants face à une question cruciale : comment prévenir de tels actes dans une société où la peur et le jugement étouffent l’écoute et la compassion ?

Kaour : Démarrage du nettoyage des cimetières musulmans ce dimanche

Comme chaque année à la fin de l’hivernage, le cimetière musulman de Kaour, situé dans le quartier Doumassou, département de Goudomp, est envahi par les herbes. À l’initiative du chef de village, Vieux Saliou Djighaly, de l’imam de la grande mosquée, Elhadji Badiaby Gassama, ainsi que du maire de la commune, Séckou Ndiaye, un appel a été lancé à la population pour procéder au nettoyage du cimetière.

« Suite à l’appel du chef du village et de l’imam de la grande mosquée de Kaour demandant aux jeunes de sortir massivement ce dimanche pour nettoyer le cimetière, nous avons répondu présents. Nous nous sommes mobilisés pour enlever les herbes et nettoyer la partie visible des tombes, ainsi que les végétaux qui y poussent, tout en respectant les proportions permettant de préserver la sacralité des défunts. Cela vise à éviter que les tombes soient méprisées et à maintenir les marques et les signes qui permettent de reconnaître clairement qu’il s’agit d’une tombe. Ainsi, elles peuvent être visitées et ne risquent pas de disparaître », a expliqué Nfamara Mané, porte-parole du chef de village.

Concertations sur l’eau à Kaolack : Cheikh Baye Mbaye Niass salue l’initiative et souligne son importance

Le guide religieux et acteur politique kaolackois, Cheikh Baye Mbaye Niass, membre de PASTEF, a salué l’organisation des concertations sur l’eau et l’assainissement dans la région de Kaolack.

« Ces concertations revêtent une importance capitale. Parler d’eau et d’assainissement, c’est aborder un aspect essentiel de la vie quotidienne. Le choix de Kaolack est à saluer, et nous remercions les autorités pour cette initiative. Cela démontre une réelle volonté de faire de la politique décentralisée », a-t-il expliqué, en sa qualité de coordonnateur du Mouvement National Domi Darra Patriotes.

Il a ajouté : « De notre côté, nous avons mené une campagne de sensibilisation pour expliquer aux populations les enjeux de ces concertations. Nous l’avons fait non seulement en tant que responsables politiques, mais aussi comme soutiens du projet, conscients de l’ambition de la vision Sénégal 2050. »

Selon Cheikh Baye Mbaye Niass, le choix de Kaolack n’est pas anodin. « Tout le monde sait que la région de Kaolack fait face depuis longtemps à un problème d’accès à l’eau potable en raison d’un taux élevé de salinité, ainsi qu’à des défis liés à l’assainissement. Ces problèmes ont un impact direct sur la santé des populations. Ce taux de salinité affecte également l’agriculture, poussant de nombreux agriculteurs à abandonner leurs terres pour chercher d’autres moyens de subsistance. Certains ont même choisi de migrer clandestinement, prenant des pirogues au péril de leur vie », a-t-il déploré.

Pour ce guide religieux et homme politique, ces concertations sont cruciales. « Nous restons optimistes quant à l’application des recommandations qui découleront des travaux. »

Feux de brousse à Bakel : Une crise environnementale avec 37 incidents et plus de 4 861 ha détruits

Le département de Bakel, situé dans la région de la vallée du fleuve, fait face à une crise environnementale majeure en raison des feux de brousse. Entre octobre et novembre 2024, pas moins de 37 incendies ont été signalés, impactant une superficie de 4 861 hectares de terre. Ces chiffres ont été rendus publics lors d’une réunion du comité départemental de développement, qui a discuté de la prévention et de la gestion des feux de brousse dans la région. Le lieutenant Malang Kamara, chef du service des eaux et forêts de Bakel, a été chargé de faire un point sur la situation.

Parmi les différentes localités touchées par ces incendies, la commune de Gabou ressort comme étant la plus gravement affectée. Elle a enregistré 14 cas de feux de brousse, représentant une perte de 4 255 hectares, soit près de 88% de la superficie totale détruite dans le département. Gabou est une zone où l’agriculture et l’élevage sont particulièrement importants, ce qui accentue les conséquences économiques et écologiques de ces incendies. Le lieutenant Kamara a expliqué que ces feux surviennent principalement à la fin des récoltes, quand les champs sont souvent laissés sans surveillance, et à l’arrivée des transhumants, qui déplacent leurs troupeaux vers de nouvelles pâturages.

La majorité des feux de brousse dans cette région sont causés par des activités humaines, notamment l’agriculture, la coupe du bois, et parfois la négligence. Certaines pratiques agricoles, comme le brûlage des champs pour les préparer à de nouvelles cultures, sont des facteurs aggravants. De plus, l’arrivée de nouveaux groupes de transhumants avec leurs troupeaux dans des zones non préparées à recevoir ces animaux contribue également à l’extension des feux.

Le lieutenant Kamara a souligné que ces incendies surviennent à un moment particulièrement délicat de l’année, où la fin des travaux champêtres et l’arrivée des transhumants s’accompagnent de tensions sur les ressources naturelles. Les feux de brousse, souvent incontrôlables, peuvent rapidement se propager, détruisant la végétation, menaçant les habitations et les espaces de vie des populations locales, et mettant en péril la biodiversité de la région.

La lutte contre les feux de brousse à Bakel rencontre plusieurs obstacles majeurs. Selon le lieutenant Kamara, l’une des difficultés principales réside dans la faible participation des collectivités territoriales dans la gestion de ces incendies. Il a également évoqué l’insuffisance des ressources matérielles et des moyens humains pour faire face à l’ampleur du phénomène. En particulier, il manque des équipements adaptés pour intervenir rapidement. Le service des eaux et forêts manque d’unités légères de lutte contre les feux, ainsi que de moyens de transport et de matériels de lutte modernes tels que des tricycles équipés de mini-citernes, qui pourraient faciliter l’extinction des incendies en zone difficile d’accès.

Le manque de carburant est également un problème récurrent qui ralentit l’efficacité des interventions. La mise en place d’une banque de carburant pourrait permettre de répondre plus rapidement aux urgences et d’améliorer les interventions sur le terrain.

Pour faire face à cette crise, le lieutenant Kamara a formulé plusieurs propositions. Il a appelé à une meilleure dotation du service des eaux et forêts en équipements adaptés, comme des unités mobiles de lutte contre les feux, et la mise en place de tricycles équipés de mini-citernes dans chaque commune touchée par les feux. Cette mesure, selon lui, permettrait une intervention plus rapide et plus efficace, même dans les zones difficiles d’accès.

Il a également souligné la nécessité de renforcer les capacités des collectivités territoriales, afin qu’elles puissent jouer un rôle plus actif dans la prévention des incendies. Des programmes de sensibilisation à l’importance de la prévention des feux de brousse doivent être mis en place, en impliquant à la fois les autorités locales, les acteurs communautaires et les transhumants.

La situation à Bakel est un véritable défi pour la préservation de l’environnement et de la sécurité des populations locales. La multiplication des feux de brousse dans cette région, qui a de graves répercussions économiques et écologiques, exige une réponse coordonnée. Les autorités et les communautés doivent s’unir pour renforcer la prévention, améliorer les interventions d’urgence et veiller à la mise en place de solutions durables pour limiter les impacts de ces incendies.

Kaolack : Un mort et plusieurs blessés dans l’effondrement de la dalle d’un bâtiment

Un tragique accident s’est produit à Médina Baye, une localité de Kaolack, ce vendredi 23 novembre 2024, suite à l’effondrement de la dalle d’un bâtiment, qui a causé la mort d’une personne et fait plusieurs blessés. L’incident s’est produit vers 16 heures, dans un groupe d’intérêt économique (GIE) de femmes qui se spécialise dans la transformation de produits locaux. Ce bâtiment, qui servait de siège social pour les membres du GIE, est devenu le théâtre de ce drame.

La victime, une jeune fille en stage au sein du GIE, a été retrouvée morte sous les décombres. Selon les premières informations fournies par l’Agence de Presse Sénégalaise (APS), elle était en train de travailler dans le bâtiment au moment de l’effondrement. Le bâtiment, qui abritait des activités liées à la transformation de produits alimentaires locaux, a été lourdement endommagé par l’effondrement de sa dalle, faisant tomber des gravats et des débris sur les personnes présentes.

Les secours, composés de la 23e compagnie d’incendie et de secours du groupement des Sapeurs-pompiers de Kaolack, ont rapidement été déployés sur les lieux de l’accident. Ces derniers ont travaillé avec diligence pour extraire les blessés. Plusieurs personnes ont été retrouvées vivantes mais blessées. Elles ont été immédiatement évacuées vers les établissements de santé locaux, dont le centre de santé de Médina Baye et le Centre hospitalier régional El Hadji Ibrahima Niass de Kaolack, pour y recevoir les soins nécessaires.

Les autorités administratives locales, y compris les services de la police, se sont rendues sur le lieu de l’accident pour constater la situation. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les causes exactes de l’effondrement du bâtiment et d’en savoir plus sur les conditions qui ont mené à ce drame. Les enquêteurs se pencheront également sur la conformité des constructions dans cette zone pour vérifier si des violations des normes de sécurité ou de construction pourraient être en cause.

Des témoins sur place ont exprimé leur inquiétude face à l’état des bâtiments dans cette zone, appelant les autorités à une vigilance accrue et à des inspections rigoureuses des constructions existantes. Selon eux, ce genre de drame aurait pu être évité si des mesures de sécurité appropriées étaient mises en œuvre dans la régulation des chantiers et des infrastructures. Les habitants ont également insisté sur l’importance d’assurer la stabilité des bâtiments, en particulier ceux qui abritent des activités communautaires, afin de protéger les vies humaines.

Cet incident tragique a ravivé les préoccupations sur la qualité des constructions dans certaines régions du pays et a incité à des appels à l’action pour garantir que la réglementation en matière de construction et de sécurité soit strictement appliquée. Les autorités locales ont promis de faire toute la lumière sur cette affaire et d’appliquer les mesures nécessaires pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise à l’avenir.

Enseignement supérieur : le SAES dénonce la situation universitaire

Le Bureau national (BN) du Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) a publié un communiqué en date du 23 novembre 2024, à la suite d’une réunion tenue le 22 novembre à Dakar, où plusieurs points préoccupants concernant la situation universitaire ont été abordés. Le syndicat a exprimé son mécontentement face à une série de problèmes persistants dans le secteur, qui affectent tant les enseignants que les étudiants.

Le SAES commence par dénoncer le non-respect des engagements pris par le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) lors de ses précédentes tournées dans les universités publiques. En effet, malgré les promesses faites, de nombreuses universités continuent de rencontrer des perturbations dans leurs activités pédagogiques, ce qui nuit au bon déroulement des enseignements et des programmes académiques. Le syndicat met ainsi en évidence les conséquences immédiates de ce manquement sur le terrain, notamment dans la gestion des cours et de l’administration universitaire.

Le SAES a également déploré le renvoi à une date indéterminée des mesures annoncées lors du séminaire sur la stabilisation du calendrier académique, qui visait à mettre fin aux perturbations récurrentes dans les universités. Cette situation renforce l’incertitude et complique davantage l’organisation des activités universitaires, déjà fragilisée par des grèves passées et des retards dans les calendriers. Le syndicat estime qu’il est désormais impossible d’avoir une année académique stable si les engagements du gouvernement restent sans suite.

L’une des critiques majeures du SAES porte également sur la violation des textes législatifs. Le syndicat pointe du doigt la violation flagrante de l’article 3 de la loi n° 2015-26 relative aux universités publiques, ainsi que de l’article 2 du décret n° 2016-1805, qui régit l’orientation des bacheliers. En effet, des quotas de bacheliers largement supérieurs à ceux définis par les instances académiques des universités ont été envoyés dans ces établissements, sans mesures d’accompagnement adéquates, ce qui a entraîné une surcharge dans les infrastructures universitaires et perturbé l’organisation pédagogique. Ce problème d’orientation massive des bacheliers, sans préparation préalable des établissements, aggrave la situation des universités, déjà confrontées à un manque de ressources matérielles et humaines.

Par ailleurs, le SAES fait état de retards récurrents dans le paiement des salaires des enseignants-chercheurs et chercheurs dans les universités publiques. Selon le syndicat, le non-versement des cotisations prélevées sur les salaires des enseignants au Fonds National de Retraite (FNR) constitue un autre problème majeur. Ces retards dans le paiement des salaires et l’absence de financement des cotisations de retraite affectent non seulement les conditions de travail des enseignants, mais aussi leur bien-être et leur sécurité financière.

Le SAES revient également sur le non-respect du protocole d’accord signé avec le gouvernement le 6 janvier 2023, notamment en ce qui concerne la question de la pension de réversion pour les enseignants-chercheurs et chercheurs décédés. Bien qu’un décret adopté en février 2024 ait été censé résoudre cette problématique, il semble avoir disparu dans les « méandres de l’administration », sans explication claire. La nouvelle version du décret, qui avait été promise par le MESRI, n’a toujours pas été signée, et le syndicat n’a pas été informé des raisons qui empêchent sa mise en œuvre.

Le SAES constate que ces problèmes non résolus, combinés à l’absence de solutions durables aux difficultés rencontrées par le secteur, mettent en péril la stabilité de l’enseignement supérieur. L’absence de nouvelles infrastructures pédagogiques et sociales, le déficit d’enseignants et les budgets insuffisants restent des obstacles majeurs pour le bon déroulement de l’année académique. Ces lacunes compromettent sérieusement l’avenir de l’enseignement supérieur, malgré les efforts des chercheurs et enseignants-chercheurs, qui se battent pour offrir un enseignement de qualité dans des conditions difficiles.

Lors de sa rencontre avec la délégation du Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS) le 21 novembre 2024, le SAES a réaffirmé sa volonté d’apporter une contribution constructive à la pacification de l’espace universitaire. Le syndicat a exprimé son ouverture à des discussions, mais a précisé que certaines questions, comme celle de la réversion des pensions aux ayants droit des enseignants-chercheurs et chercheurs décédés, ne sont pas négociables. Le SAES considère cette question comme une question de justice et d’équité, essentielle à l’intégrité du système universitaire et à la dignité des travailleurs du secteur.

En conclusion, le SAES appelle le gouvernement à prendre des mesures concrètes et urgentes pour résoudre la crise dans l’enseignement supérieur et à garantir une stabilité pour l’année académique en cours. Le syndicat exige que des solutions soient trouvées pour améliorer les conditions de travail des enseignants, réguler l’orientation des bacheliers et résoudre les questions financières et administratives qui entravent le bon fonctionnement des universités publiques.

Guédiawaye : Quatre individus arrêtés pour abattage clandestin au marché Ndiareme

La police de Wakhinane Nimzatt a interpellé, ce lundi, quatre individus impliqués dans une affaire d’abattage clandestin au marché Ndiareme de Guédiawaye. Les personnes arrêtées comprennent deux jeunes bouchers et deux charretiers, accusés d’association de malfaiteurs, vol, recel, et abattage clandestin.

Les bouchers, M. Woury Ba (23 ans) et A. Ba (20 ans), résident respectivement à la cité Comico de Yeumbeul. Ils étaient accompagnés des charretiers M. Dieng (22 ans), habitant à Hamo 6, et A. Diaw, un mineur de 15 ans vivant à Wakhinane.

Lors de leur arrestation, les suspects ont été trouvés en possession de deux moutons déjà abattus et dépecés, dans des conditions ne respectant aucune norme de sécurité ou d’hygiène. Ces pratiques posent de sérieux risques pour la santé publique, notamment en matière de consommation de viande impropre à la consommation.

Les prévenus ont été placés en garde à vue, et une enquête a été ouverte pour élucider les circonstances de cette affaire.

Les autorités rappellent l’importance de respecter les réglementations en matière d’abattage et de distribution de viande afin de garantir la sécurité sanitaire des populations. Des mesures de surveillance renforcées sont attendues dans les prochains jours pour lutter contre de telles pratiques dans les marchés de la région.

Dakar : Une vaste opération de sécurisation aboutit à 312 interpellations et des saisies de drogue

Dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 novembre 2024, la police a mené une importante opération de sécurisation à Dakar. Déployée dans le périmètre relevant du Service régional de la sécurité publique (SRSP), cette initiative a mobilisé 262 agents et 42 véhicules de 21 h à 6 h. L’objectif principal était de renforcer la sécurité et de lutter contre les actes délictueux dans la capitale.

Au terme de cette opération, 312 personnes ont été interpellées pour diverses infractions. Parmi elles, 153 ont été arrêtées pour vérification d’identité, 67 pour ivresse publique manifeste, et 19 pour des nécessités d’enquête. Plusieurs individus ont également été appréhendés pour des délits liés à la détention de stupéfiants, dont 16 pour usage et possession de 28 cornets de chanvre indien et 8 pour trafic de drogue. Des saisies notables incluent 1 kg et 146 cornets de chanvre indien, neuf comprimés d’ecstasy, ainsi que cinq bouteilles de produits cellulosiques.

Les forces de l’ordre ont également mis en fourrière sept véhicules et saisi 142 pièces afférentes à la conduite automobile. Par ailleurs, 18 bars ont été inspectés au cours de l’opération.

Des infractions variées ont été relevées, notamment des rixes sur la voie publique, des cas d’abus de confiance, des coups et blessures volontaires, ainsi que la détention d’armes blanches. Les policiers ont également interpellé des individus pour association de malfaiteurs et vol avec usage de moyens de locomotion.

Cette initiative s’inscrit dans une démarche proactive des autorités pour endiguer l’insécurité à Dakar et ses environs. Les opérations de ce type visent à réduire les actes criminels tout en rassurant les populations sur la présence et l’efficacité des forces de l’ordre. Selon les autorités, ce type d’intervention sera renforcé dans d’autres zones jugées sensibles pour maintenir l’ordre public et protéger les citoyens.

Université Assane Seck : la Ligue sénégalaise des droits humains demande une enquête sur les violences

La crise à l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ) continue de faire des vagues. En grève illimitée pour dénoncer les conditions précaires d’hébergement et de restauration, les étudiants ont mis le feu à plusieurs véhicules lors des affrontements avec les forces de l’ordre. Un acte fermement condamné par Alassane Seck, président de la Ligue sénégalaise des droits humains (LSDH), qui demande l’ouverture d’une enquête.

Invité dans l’émission « Jury du dimanche » sur iRadio, Alassane Seck a déploré les violences qui ont marqué cette première journée de grève. Selon les rapports, trois véhicules, dont celui du directeur de l’UASZ, ont été incendiés, et des biens publics ont été saccagés.

« Il est compréhensible que les étudiants revendiquent leurs droits, surtout dans un contexte où l’État tarde à respecter ses engagements. Mais brûler des voitures ou saccager des biens publics est totalement inacceptable », a-t-il déclaré.

Pour lui, bien que les mouvements étudiants soient récurrents depuis les années 68, certains comportements dépassent les limites acceptables. « Une foule est par définition incontrôlable, et il arrive que certains profitent de ces moments pour se défouler. Mais cela n’excuse pas ces actes de vandalisme », a-t-il ajouté.

Alassane Seck a insisté sur la nécessité de mener une enquête pour identifier les responsables des débordements. « L’État doit enquêter sur ces violences et sanctionner les coupables à la hauteur de leurs actes. Ces comportements ne doivent pas être tolérés », a-t-il martelé.

Dans le même temps, il a appelé les autorités à assumer leurs responsabilités en répondant aux revendications des étudiants.

Les étudiants de l’UASZ réclament notamment la réception de nouveaux pavillons pouvant accueillir 1 000 lits. Actuellement, seuls 10 % des étudiants sont logés sur le campus, les 90 % restants devant trouver des solutions hors du campus, souvent dans des conditions précaires.

« Le manque de salles de cours est également un problème majeur. Chaque année, le nombre d’étudiants augmente sans que les infrastructures ne suivent », a dénoncé un porte-parole des grévistes.

Alors que la situation reste tendue à l’UASZ, les appels au calme se multiplient. La LSDH insiste sur l’urgence de dialoguer avec les étudiants pour éviter que la situation ne dégénère davantage.

Cette crise met en lumière les défis structurels auxquels l’enseignement supérieur au Sénégal est confronté : insuffisance d’infrastructures, surpopulation estudiantine et tensions sociales exacerbées. L’issue de cette crise pourrait poser un précédent pour la gestion des universités publiques dans le pays.

Préparatifs de la Journée nationale des daara : le ministre de l’Éducation en tournée auprès des familles religieuses

À l’approche de la Journée nationale des daara, prévue le 28 novembre 2024 au Dakar Arena, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a entrepris une tournée stratégique pour mobiliser les grandes familles religieuses du Sénégal. Cette initiative vise à renforcer la collaboration entre l’État et les daara, institutions clés dans la transmission des valeurs spirituelles et éducatives.

La tournée a conduit le ministre à Tivaouane, Kaolack et Touba, où il a rencontré respectivement Serigne Babacar Sy Dabakh Ndiol Fouta, Serigne Mahi Niass et le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké Bachir.

Ces rencontres, empreintes de spiritualité et de fraternité, ont été l’occasion pour Moustapha Guirassy de réitérer l’engagement du gouvernement à valoriser les daara. Il a notamment rappelé leur rôle crucial dans l’éducation des jeunes Sénégalais et la consolidation des valeurs sociales et religieuses.

Les autorités religieuses ont unanimement salué cette initiative, qualifiée de « noble et significative » pour la préservation du patrimoine éducatif islamique. Elles ont également formulé des prières pour le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre Ousmane Sonko, et l’ensemble des acteurs impliqués dans l’organisation de cet événement.

Le ministre Guirassy a souligné que la Journée nationale des daara sera une plateforme pour mettre en lumière les efforts conjoints de l’État et des communautés religieuses. Ces efforts visent à bâtir un système éducatif inclusif, respectueux des traditions spirituelles et culturelles sénégalaises.

En rappelant l’importance des daara comme piliers de l’éducation et de la stabilité sociale, il a insisté sur leur rôle dans la transmission des valeurs de tolérance et de paix, essentielles pour la cohésion nationale.

Cette tournée a permis de renforcer les liens entre l’État et les foyers religieux, garants de l’harmonie sociale et spirituelle du Sénégal. À quelques jours de la Journée nationale des daara, l’initiative du ministre Moustapha Guirassy illustre une volonté forte de collaborer avec les acteurs religieux pour promouvoir une éducation qui reflète l’identité et les aspirations du pays.

Keur Ndiaye Lo 2 : Les habitants crient leur ras le bol et indexent le maire Pape SOW.

Les habitants de Keur Ndiaye Lo 2 se sont levés pour décrier le calvaire qu’ils vivent au quotidien.
En indexant le maire Pape SOW ils ont lister leurs doléances:
1- Accaparement des Espaces publics par certains agents de la Mairie en complicité avec
certains promoteurs.
Nous citons en Example : le Centre de santé, les cimetières, l’espace occupé par
l’actuel terrain de football, la mosquée, l’espace prévue pour la banque, le marché etc.
2- Obturation des certaines artères par vente illicite et non conforme par rapport au plan
de certains promoteurs
3- Dépôt d’ordures à côté des habitations dégageant une odeur nauséabonde empêchant
les populations de respirer convenablement au risque de les rendre malade.
4- Absence d’eau potable. Les populations se rabattent sur des puits.
5- Pas de courant pour certaines concessions. L’extension faite pour l’instant est à
l’œuvre de la population qui a cotisé pour le faire.
6- Pas de moyens de transport pour rallier la route principale qui se trouve à plus de 3 km
pour certaines concessions.
7- Pas d’école pour les enfants
Bref : Rien n’est fait par les autorités pour la population.

Keur Ndiaye Lo 2 : Les habitants crient leur ras le bol et indexent le maire Pape SOW.

Le khalife général de Médina Baye au chevet des sinistrés de Bakel

Des actions de solidarité en faveur des populations sinistrées de la commune de Ballou (Bakel, à l’est du Sénégal), touchée par de graves inondations, se multiplient ces derniers jours. Parmi les initiatives, celles du khalife général de Médina Baye, Cheikh Mahy Ibrahima Niasse, se démarquent par leur générosité et leur impact.

« Les inondations sont telles qu’il est impossible de rester inactif. Les populations sont épuisées, assoiffées et sous la menace de maladies. C’est pourquoi le khalife général de Médina Baye a jugé nécessaire d’apporter une aide significative aux personnes touchées », a expliqué Cheikh Ibrahima Niasse, qui a conduit la délégation de Médina Baye.

L’aide remise au ministre de l’Intérieur, Jean Baptiste Tine, est composée de 200 sacs de riz, 200 bidons d’huile de 20 litres et 100 sacs de sucre.

M. Niasse a également souligné l’importance de la solidarité dans l’islam : « L’islam met en avant l’obligation morale de soutenir les plus démunis. Donner la zakat et la sadaqah aux pauvres et aux nécessiteux est un devoir pour tout musulman. Cela constitue un élément essentiel de l’adoration et de l’apaisement d’Allah, le Tout-Puissant. »

Ces gestes de solidarité témoignent de l’engagement des foyers religieux et des bonnes volontés envers les populations vulnérables. Ils rappellent que l’entraide et le partage sont des valeurs fondamentales pour surmonter les épreuves collectives.

Ousmane Sonko assiste à l’ordination épiscopale de Monseigneur Jean-Baptiste Valter Manga à Ziguinchor

Le samedi, la ville de Ziguinchor, située dans le sud du Sénégal, a été le théâtre d’un événement religieux majeur : l’ordination épiscopale de Monseigneur Jean-Baptiste Valter Manga, nouvel évêque du diocèse. Cette cérémonie solennelle a attiré une assemblée prestigieuse, mêlant figures religieuses, autorités politiques et représentants des coutumes locales.

Parmi les personnalités présentes, le Premier ministre Ousmane Sonko a marqué l’événement de sa présence, témoignant de l’importance accordée par le gouvernement à cet acte religieux et symbolique. Il a été accompagné de plusieurs membres de l’exécutif, notamment le ministre de l’Intérieur, Jean Baptiste Tine, et ses collègues Olivier Boucal, ministre de la Fonction publique, ainsi que Yankhoba Diémé, en charge du Travail.

Un rassemblement national et international
L’ordination épiscopale de Monseigneur Manga a également rassemblé une délégation significative de dignitaires religieux issus de diverses régions du pays et de l’étranger. L’église catholique sénégalaise a ainsi confirmé son rôle fédérateur et son ancrage dans la vie spirituelle du pays.

Les autorités administratives et coutumières, également en grand nombre, ont salué l’événement comme un moment historique pour Ziguinchor et la Casamance. Dans une région marquée par un riche patrimoine culturel et religieux, l’installation de Monseigneur Manga vient renforcer les liens entre communautés et promouvoir les valeurs de dialogue et de paix.

Un message d’unité et d’espérance
Au cours de son homélie, Monseigneur Manga a appelé à l’unité et à la solidarité, tout en promettant de placer son épiscopat sous le signe de l’écoute et du service. Ce message a trouvé un écho particulier dans un contexte national où les valeurs de cohésion sociale sont constamment renforcées.

La présence du Premier ministre Ousmane Sonko et des membres du gouvernement témoigne de l’attention portée par l’État à toutes les composantes de la société sénégalaise, en mettant en avant l’importance de la collaboration entre sphères politiques et religieuses pour le bien commun.

Cet événement restera gravé dans l’histoire de Ziguinchor et marque le début d’un nouveau chapitre pour l’Église catholique dans la région.

SCANDALE PRÉSUMÉ DE L’« ASER-GATE » / RÉVÉLATIONS DES AVOCATS D’AEE POWER SÉNÉGAL : 30 milliards F CFA « volatisés » du compte d’avance du projet d’électrification de 1 740 villages

Le dossier « ASER-GATE » n’a pas fini de livrer tous ses secrets. Au cours de l’audience de la Cour suprême portant plainte de l’Aser contre l’Arcop, ce jeudi, les avocats d’AEE POWER SÉNÉGAL ont lâché une bombe. Selon des informations exclusives du Dakarois Quotidien, des milliards de francs CFA du compte destiné à l’exécution du projet d’électrification de 1740 villages seraient introuvables.
En effet, sur un compte d’avance de 56 millions d’euros (presque 37 milliards F CFA destiné au projet), plus de 30 milliards (46 millions d’euros) ont disparu, comme par magie, à en croire les conseils de Saidou Kane, administrateur d’AEE POWER SÉNÉGAL. En réalité, seulement environ 6 milliards F CFA (10 millions d’euros) ont été utilisés dans le cadre du projet. Le reste de l’argent se serait envolé !
Le Procureur, conscient des répercussions sociales de cette situation, a encouragé les parties à entamer des négociations pour lever les blocages et permettre la poursuite du projet. Il s’agit, d’après le Parquet, de garantir que les populations des zones rurales concernées ne soient pas davantage lésées.
D’ailleurs, d’après une source du Dakarois Quotidien, des discussions seraient en cours pour trouver un terrain d’entente entre l’ASER, AEE Power Sénégal et AEE POWER EPC. Cette démarche pourrait permettre de relancer un projet dont la suspension prolonge la souffrance des populations rurales en attente d’électrification.


Affrontements entre forces de l’ordre et étudiants à l’Université Assane Seck de Ziguinchor

Ziguinchor, la capitale méridionale du Sénégal, a été le théâtre de tensions ce mercredi alors que les forces de l’ordre ont affronté des étudiants en grève illimitée de l’Université Assane Seck (UASZ). Ces derniers protestaient contre leurs conditions de vie et d’études jugées insuffisantes, réclamant également le respect des engagements pris par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Depuis plusieurs jours, les étudiants de l’UASZ dénoncent des conditions de vie précaires sur le campus, notamment des problèmes liés à l’insuffisance des logements, des équipements pédagogiques inadaptés et un accès limité aux bourses. Les grévistes réclament également une meilleure prise en charge sociale, citant l’absence de soutien psychologique, sanitaire et financier pour de nombreux étudiants en difficulté.

À cela s’ajoute une demande pressante pour que les engagements annoncés par le ministère soient respectés, notamment en ce qui concerne les infrastructures promises et les réformes du système de bourses.

La journée de protestation a dégénéré lorsque les forces de l’ordre ont été appelées pour disperser les manifestants. Des affrontements ont éclaté, entraînant des échanges de jets de pierres et de gaz lacrymogènes aux abords du campus universitaire. Selon plusieurs témoins, certains étudiants auraient été blessés lors des échauffourées.

« Nous sommes fatigués de promettre des négociations sans jamais rien obtenir. Nous exigeons des actes concrets, pas seulement des discours », a déclaré un représentant du collectif des étudiants grévistes.

La situation à l’UASZ reflète une crise plus large qui touche l’enseignement supérieur au Sénégal. De nombreuses universités du pays font face à des défis similaires, notamment des infrastructures insuffisantes pour accueillir le nombre croissant d’étudiants, des retards dans le paiement des bourses et des conditions d’études souvent inadaptées.

Les autorités n’ont pour l’instant pas répondu publiquement aux revendications des étudiants de Ziguinchor. Cependant, cette montée des tensions met en lumière une fois de plus les défis structurels auxquels le système éducatif sénégalais est confronté.

Alors que les étudiants poursuivent leur mouvement de grève, la situation reste tendue à Ziguinchor. Une intervention des autorités semble urgente pour désamorcer la crise et éviter que la violence ne s’intensifie. Dans un contexte où l’éducation est un moteur clé du développement, ces revendications pourraient bien redéfinir les priorités du gouvernement dans le secteur de l’enseignement supérieur.

Nous continuerons à suivre cette affaire.

Trafic de drogue à Dakar : les caïds adoptent les «livraisons thiak-thiak»

À Dakar, le trafic de drogue prend une tournure de plus en plus sophistiquée. Un réseau opérant à Ngor, Ouakam et Yoff utilisait un stratagème innovant : des livraisons de drogue par moto, imitant les livreurs de proximité communément appelés “thiak-thiak”. Cette méthode leur permettait d’échapper aux radars des forces de l’ordre.

L’enquête, menée par l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis), a commencé grâce à un renseignement signalant un vaste trafic de crack dans le quartier de Ngor. Après avoir infiltré le réseau, les agents ont mis la main sur deux figures principales :

• M. Diallo, livreur attitré, arrêté le 2 novembre en possession de la drogue et d’une moto utilisée pour les livraisons.

• M. Dia alias Wizy, le cerveau, interpellé deux jours plus tard dans un appartement luxueux à Ouakam, qui servait de laboratoire pour produire du crack.

Lors de la perquisition, un équipement complet pour fabriquer la drogue a été saisi. Wizy a également révélé le rôle d’une certaine Rokhaya, toujours recherchée, et d’un complice nigérian nommé Roland, actuellement en cavale.

Des opérations similaires dans d’autres quartiers

Les investigations ont permis de démanteler un autre réseau dirigé par O. Diallo alias Paonal, actif à Yoff et Cambérène. Ce dernier a dépêché trois lieutenants pour une livraison, mais tous ont été arrêtés avec la drogue et une moto KTM saisie.

De même, un autre capo opérant jusqu’à Banjul, en Gambie, a été arrêté le 17 novembre par les éléments de la Division des investigations criminelles (Dic).

Les trafiquants utilisent des motos comme les livreurs classiques, un modus operandi qui leur confère plusieurs avantages :

• Échapper aux embouteillages, garantissant des livraisons rapides.

• Se fondre dans la circulation, rendant difficile leur identification par la police.

• Éviter les interpellations en se mêlant à la foule des livreurs professionnels présents sur les routes.

Lancement des travaux de rénovation de la Grande Mosquée de Touba : un appel à l’unité et à la solidarité des Mourides

Serigne Mountakha Mbacké, Khalife général des Mourides, a officiellement annoncé le lancement prochain des travaux de rénovation et d’embellissement de la Grande Mosquée de Touba. Lors d’une déclaration solennelle, le guide spirituel de la confrérie a invité les disciples mourides à se mobiliser pleinement pour soutenir ce projet historique, un hommage vibrant à l’héritage spirituel de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, fondateur du mouridisme.

La Grande Mosquée de Touba, véritable emblème du mouridisme, est au cœur de la vie spirituelle et sociale de la communauté. Construit sous l’impulsion des premiers disciples de Cheikh Ahmadou Bamba, cet édifice incarne à la fois la foi, l’histoire et les valeurs de persévérance de la confrérie. Conscient de l’importance de cet héritage, Serigne Mountakha Mbacké a souligné que les travaux visent non seulement à entretenir le lieu, mais également à le magnifier pour les générations futures.

« La Grande Mosquée est le symbole de notre unité et de notre engagement spirituel. Elle doit refléter l’excellence que prônait Cheikh Ahmadou Bamba », a déclaré le Khalife.

Le guide spirituel de Darou Miname a exhorté les Mourides à s’unir pour contribuer financièrement et matériellement à cette entreprise ambitieuse. « Chaque contribution, aussi modeste soit-elle, sera une pierre ajoutée à l’édifice. Ce projet est le nôtre, et il reflète notre amour pour le fondateur de notre confrérie », a-t-il insisté.

Des comités locaux et internationaux seront mobilisés pour coordonner les efforts et recueillir les fonds nécessaires. Cet appel s’adresse également à la diaspora mouride, qui joue un rôle clé dans le financement des projets d’envergure pour la confrérie.

Au-delà de la rénovation, l’ambition du Khalife est d’inscrire la Grande Mosquée dans une vision moderne tout en respectant son essence spirituelle. Les travaux incluront l’amélioration des infrastructures, des systèmes d’éclairage et de sonorisation, ainsi que l’embellissement des espaces intérieurs et extérieurs.

Ce projet s’inscrit dans une tradition de grandes réalisations initiées par les précédents Khalifes, renforçant le rôle central de Touba dans la vie religieuse et culturelle du Sénégal.

Le Khalife a conclu son discours en rappelant que ce projet est avant tout une opportunité pour les Mourides de témoigner de leur foi et de leur solidarité. « En nous unissant autour de cet objectif commun, nous prouvons que l’héritage de Cheikh Ahmadou Bamba demeure vivant et vibrant à travers nos actes. »

La communauté mouride répondra-t-elle à cet appel avec la ferveur et l’engagement qui la caractérisent ? Les jours à venir promettent de témoigner d’une mobilisation exemplaire autour de cette initiative majeure.

Émigration clandestine : 75 candidats secourus à l’île aux Serpents

Ce jeudi, une opération conjointe menée par la marine nationale sénégalaise et le parc national des îles de la Madeleine a permis de secourir 75 candidats à l’émigration clandestine, regroupés sur l’île aux Serpents, la principale île de l’archipel des îles de la Madeleine, située au large de Dakar.

Les voyageurs, dont les intentions étaient de partir illégalement vers des destinations étrangères, ont été secourus à bord de la vedette sénégalaise « Taouay », qui a été mobilisée pour cette mission de sauvetage.

L’opération a permis de mettre fin à ce projet d’émigration périlleux et de protéger ces individus des dangers liés à la traversée clandestine. Ces candidats, souvent désespérés et en quête d’un avenir meilleur, risquent leur vie en prenant des routes maritimes non sécurisées dans l’espoir d’atteindre l’Europe ou d’autres continents.

Les autorités sénégalaises, notamment la marine nationale et les services du parc national des îles de la Madeleine, redoublent d’efforts pour lutter contre l’émigration clandestine et protéger les vies humaines. Cette opération rappelle la nécessité de renforcer les actions préventives et informatives sur les risques de l’émigration illégale.

La situation de ces candidats à l’émigration demeure un défi pour les autorités sénégalaises, qui continuent de mener des opérations pour intercepter les tentatives d’émigration clandestine.

Pêche : vers une gestion concertée des stocks de sardinelle en Afrique de l’Ouest

La raréfaction de la sardinelle, espèce clé pour les populations ouest-africaines, a été au cœur des discussions lors de la Journée mondiale de la pêche célébrée ce 21 novembre. Organisée par l’Institut universitaire de pêche et d’aquaculture (IUPA) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, cette rencontre a réuni des experts, professionnels, et acteurs du secteur pour réfléchir à des solutions face aux défis actuels.

La sardinelle, autrefois abondante et accessible, est aujourd’hui une ressource menacée. Selon Sidiya Diouf, chef de la division pêche artisanale à la direction des pêches maritimes, cette espèce migratrice est partagée entre plusieurs pays de la sous-région, notamment la Mauritanie, le Maroc, la Gambie, et la Guinée-Bissau. Chaque État, en fonction de ses priorités, exploite cette ressource de manière autonome, ce qui complique toute tentative de gestion durable.

« On ne peut pas parler de stocks nationaux, car la sardinelle est une ressource régionale. Cette gestion fragmentée a conduit à sa raréfaction, avec pour conséquences une flambée des prix et une accessibilité réduite pour les populations vulnérables », a-t-il expliqué.

Outre la surpêche, d’autres facteurs comme le changement climatique aggravent la situation. « La sardinelle est très sensible aux variations de température et à l’acidification des océans, ce qui la pousse à migrer vers d’autres zones », a indiqué M. Diouf.

La raréfaction de cette espèce a des répercussions directes sur l’économie locale, notamment pour les pêcheurs artisanaux, les mareyeurs, et les femmes transformatrices, qui dépendent de cette ressource pour leur subsistance.

Alassane Sarr, directeur de l’IUPA, a souligné que la surexploitation des ressources halieutiques est l’un des principaux facteurs de cette crise. « La pêche joue un rôle vital pour le Sénégal, mais les stocks s’amenuisent. Pour inverser la tendance, il est impératif d’adopter une gestion concertée et de réhabiliter les écosystèmes dégradés », a-t-il plaidé.

Les experts s’accordent sur la nécessité de mesures concertées au niveau régional. Une approche collective permettrait de surmonter les intérêts divergents entre les pays riverains.

« Un seul pays ne peut résoudre le problème. Il faut des discussions et des organes de gestion impliquant tous les partenaires », a ajouté M. Sarr.

Au Sénégal, la sardinelle a longtemps été l’une des espèces les plus consommées en raison de son faible coût et de sa disponibilité. Elle représentait une source essentielle de protéines pour les populations, y compris dans les zones les plus reculées. Aujourd’hui, son accès limité accentue les défis alimentaires dans un contexte économique déjà difficile.

La Journée mondiale de la pêche a offert une occasion précieuse de sensibiliser les acteurs du secteur aux enjeux cruciaux de la gestion durable des ressources halieutiques. Toutefois, la concrétisation des solutions proposées nécessitera une volonté politique forte et une coopération accrue entre les États concernés.

Alors que les écosystèmes marins continuent de subir les impacts du changement climatique et de la pression humaine, l’avenir de la sardinelle dépendra de la capacité des pays à travailler ensemble pour préserver cette ressource vitale.

Guy Marius Sagna interpelle l’ANSD et la DGPSN sur des arriérés de salaires

L’activiste Guy Marius Sagna a dénoncé, ce jeudi, une situation préoccupante au sein de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) et de la Délégation générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale (DGPSN). Selon lui, ces deux institutions doivent près de deux mois d’arriérés de salaires à certains agents mobilisés pour une enquête essentielle.

Depuis le 1er octobre 2024, ces agents travaillent à l’extension et à la mise à jour du Registre national unique (RNU), un outil stratégique pour l’identification des bénéficiaires des programmes sociaux de l’État. Pourtant, malgré l’importance de leur mission, ces travailleurs n’ont pas reçu de salaire depuis le début de leur engagement, selon les propos de l’activiste.

Guy Marius Sagna a alerté sur les conséquences de cette situation :

« Ces agents font face à des difficultés majeures. Il est impensable que des personnes, qui accomplissent une tâche aussi cruciale, soient laissées dans une telle précarité. »

Le leader du mouvement Frapp appelle l’ANSD et la DGPSN à prendre des mesures immédiates pour régulariser ces arriérés de salaires. Il exige que les autorités concernées honorent leurs engagements envers les agents impliqués.

« Ces travailleurs méritent une rémunération juste et à temps. Ce n’est pas seulement une question de droit, mais aussi de respect pour leur contribution au développement social », a-t-il martelé.

La déclaration de Guy Marius Sagna pourrait relancer le débat sur les conditions de travail des agents du secteur public, notamment ceux affectés à des missions sur le terrain. Il appelle également les syndicats et la société civile à se mobiliser pour défendre ces agents et veiller à ce que de telles situations ne se reproduisent pas.

Le Registre national unique est un levier clé dans la mise en œuvre des politiques sociales, permettant de cibler efficacement les bénéficiaires des aides publiques. Toutefois, l’efficacité de cette démarche dépend en grande partie de la motivation et des conditions de travail des agents chargés de son actualisation.

Les opérateurs téléphoniques sommés de se conformer à la tarification réglementaire par l’ARTP

L’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) a adressé une mise en demeure formelle aux opérateurs téléphoniques opérant au Sénégal, notamment Sonatel, Expresso, Sirius Telecom et Sahl. Selon le journal Libération, ces entreprises sont accusées de ne pas respecter les règles de tarification fixées par le régulateur, en violation des articles 29 et 30 du Code des communications électroniques.

En septembre dernier, l’ARTP, dirigée par Dahirou Thiam, a lancé une vaste campagne de contrôle visant à vérifier la conformité des tarifs appliqués aux services voix, SMS, Data, ainsi qu’aux forfaits Internet et offres groupées. À l’issue de cette initiative, plusieurs irrégularités ont été relevées. Dans une lettre de mise en demeure envoyée aux opérateurs concernés, le directeur général de l’ARTP a souligné :
« À l’issue de cette campagne, nous avons constaté plusieurs cas de non-conformité. (…) Ces faits constituent un manquement à l’obligation d’assurer une tarification juste des services utilisés. »

L’ARTP exige des opérateurs incriminés qu’ils se conforment dans un délai de 30 jours aux dispositions réglementaires. Le régulateur rappelle également l’obligation qui leur incombe d’assurer une transparence totale vis-à-vis des consommateurs. Cette démarche vise à garantir que les utilisateurs bénéficient de services facturés à des tarifs équitables et conformes aux normes en vigueur.

Les opérateurs de téléphonie n’ont pas encore réagi officiellement à cette mise en demeure. Cependant, cette décision intervient dans un contexte où de nombreuses voix s’élèvent contre les coûts jugés élevés des services de télécommunication au Sénégal. Cette intervention de l’ARTP pourrait donc être perçue comme un signal fort en faveur des droits des consommateurs.

Reste à voir si cette mise en demeure suffira à rétablir une conformité totale dans les pratiques tarifaires des opérateurs concernés. Dans le cas contraire, des sanctions pourraient être envisagées, conformément au cadre juridique en vigueur.

Aminata Touré exhorte les jeunes Sénégalais à entreprendre lors de la Semaine internationale de l’entrepreneuriat

À l’occasion de la Semaine internationale de l’entrepreneuriat, célébrée au Sénégal et dans plus de 200 pays à travers le monde, Aminata Touré, haute représentante du président de la République, a adressé un message d’encouragement aux jeunes Sénégalais, et plus particulièrement aux jeunes filles, les incitant à se tourner vers l’entrepreneuriat.

Dans une déclaration marquante, elle a souligné l’importance d’exploiter les talents et la résilience des jeunes pour stimuler la croissance économique du pays. « J’encourage les jeunes, en particulier les filles, à entreprendre en exploitant leurs talents et leur résilience pour contribuer à la croissance économique de notre pays », a-t-elle affirmé, mettant en avant l’impact crucial de l’entrepreneuriat dans le développement économique et social.

Aminata Touré a également rappelé le rôle central des petites et micro-entreprises dans l’essor des nations aujourd’hui développées. « Les petites et micro-entreprises ont impulsé significativement la croissance économique et le bien-être social de nombreux pays aujourd’hui développés », a-t-elle ajouté, insistant sur le potentiel transformateur de ces initiatives dans la lutte contre le chômage et la réduction des inégalités.

La Semaine internationale de l’entrepreneuriat est un événement annuel qui mobilise plus de 200 nations pour promouvoir l’entrepreneuriat comme moteur de développement économique et social. Au Sénégal, cet événement constitue une plateforme d’échange et de sensibilisation destinée à encourager les jeunes à prendre leur destin en main, en se tournant vers l’innovation et l’autonomisation économique.

L’entrepreneuriat féminin : une priorité nationale

Le message d’Aminata Touré résonne particulièrement dans un contexte où le Sénégal multiplie les initiatives pour promouvoir l’entrepreneuriat féminin. Des programmes tels que le Fonds d’Appui à l’Investissement des Sénégalais de l’Extérieur (FAISE) ou encore les plateformes de micro-finance visent à soutenir les femmes entrepreneures dans la création et le développement de leurs projets.

En adressant un appel spécifique aux filles, Aminata Touré met en lumière l’urgence d’impliquer davantage les femmes dans le tissu économique national. Ces dernières représentent une force vive souvent sous-exploitée mais indispensable pour une croissance inclusive et durable.

Un appel à l’action

Le message de la haute représentante du président invite à une prise de conscience collective : les jeunes, et particulièrement les jeunes filles, disposent des atouts nécessaires pour relever les défis économiques et sociaux du pays. Dans un monde où l’innovation et l’audace sont des facteurs clés de réussite, l’entrepreneuriat apparaît comme une solution porteuse d’espoir et de transformation.

Avec ce discours, Aminata Touré confirme son engagement pour une jeunesse sénégalaise dynamique et entreprenante, prête à construire un avenir meilleur pour elle-même et pour le Sénégal tout entier.

Kaolack/ Concertations nationale sur l’assainissement et de l’eau pour une politique inclusive et durable ( Cheikh Baye Mbaye Niasse Alkaolackhi)

Le rendez-vous est pris ! Les 21, 22 et 23 novembre 2024, Kaolack accueillera les Concertations Nationales sur l’Eau et l’Assainissement (#CNEA). Cette initiative, portée par le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement (#MHA), reflète la vision d’un Sénégal durable et prospère, plaçant l’eau et l’assainissement au cœur des priorités nationales.

En tant que petit-fils de Cheikh Ibrahim Niass, éminent panafricaniste et père fondateur de Médina Baye, je tiens à rappeler son héritage inestimable, qui inspire les générations présentes à œuvrer pour le développement humain et spirituel de notre nation, en particulier dans la région de Kaolack.

De plus, je suis Coordinateur du Mouvement National des Domou Daara Patriotes (MODDAP) pour le département de Kaolack, ainsi que chargé de communication de PASTEF Médina Baye. À travers ces responsabilités, je m’engage activement dans les campagnes de sensibilisation et de mobilisation autour des enjeux prioritaires de notre nation, en soutenant pleinement la vision de Son Excellence, le Président de la République.

Cet événement est aussi une occasion de réfléchir aux solutions pour résoudre les problèmes d’accès à l’eau qui affectent gravement notre région. Par exemple, lors du Mouloud international de Médina Baye, nous avons constaté avec regret un manque d’eau criant, impactant les nombreux pèlerins et habitants présents. Cela montre l’urgence d’investir dans des infrastructures durables pour prévenir de telles situations.

Par ailleurs, il est essentiel de mieux gérer les eaux pluviales, souvent gaspillées, en les récupérant pour créer des bassins de rétention. Ces bassins permettraient de développer des cultures maraîchères et céréalières hors saison, contribuant à la souveraineté alimentaire et à la relance de la production agricole dans le bassin arachidier. Ces efforts sont particulièrement importants face aux défis posés par la salinisation des nappes phréatiques et les faibles rendements agricoles actuels.

Nous félicitons Son Excellence le Président de la République du Sénégal pour cette initiative visionnaire et pour avoir choisi Kaolack comme lieu de lancement de ce programme ambitieux dans le cadre de la division 2050. Ce choix stratégique confirme le rôle central de Kaolack dans le développement durable de notre nation et son potentiel à devenir un modèle de résilience et d’innovation agricole.

Kaolack, région stratégique et berceau de spiritualité, est honorée de recevoir le Président pour cette étape clé du développement durable, en harmonie avec l’héritage africain et les ambitions modernes de notre nation.

Signé : Cheikh Baye Mbaye Niass al Kaolackhi
Coordinateur du MODDAP – Département de Kaolack
Chargé de communication de PASTEF Médina Baye

Culture / Gestion de la SODAV : Le SYNAPROCS exige une AG extraordinaire pour la révision des textes de la SODAV

Très en colère ce mercredi soir dans les locaux de la Confédération des Syndicats Autonomes (CSA), le Syndicat National des Artistes et Professionnels de la Culture du Sénégal (SYNAPROCS) a vivement dénoncé la gestion non transparente de la SODAV (Société de Gestion Collective du Droit d’Auteur et des Droits Voisins). Selon le secrétaire général du SYNAPROCS, TiTi, une révision des textes de cette structure est devenue inévitable. Le syndicat réclame la convocation d’une assemblée générale extraordinaire pour réviser les statuts jugés antidémocratiques de la SODAV, qui, selon eux, portent atteinte aux intérêts des artistes et acteurs culturels.

TiTi, secrétaire général du SYNAPROCS, a déclaré :

Il a rappelé que la propriété intellectuelle ne se limite pas à un concept juridique, mais représente le fruit du travail acharné des artistes. Pourtant, ces derniers se retrouvent souvent dépossédés des fruits de leur labeur.

Selon TiTi, il est impératif de reconnaître la culture comme un pilier essentiel de la société sénégalaise.

Il a également appelé à la mise en place de mécanismes transparents et équitables pour la collecte et la distribution des redevances issues de la copie privée.

Le porte-parole du SYNAPROCS, Bigue Diakhou, a salué la signature du décret portant rémunération pour copie privée par le Chef de l’État, tout en dénonçant l’inefficacité de la Commission Copie Privée de la SODAV. Le SYNAPROCS exige la mise en place d’une nouvelle commission, juste et rigoureuse, pour mieux servir les intérêts des artistes et ayants droit.

Le syndicat réclame la dissolution de la SODAV, considérant qu’elle ne remplit pas son mandat de gestion efficace et transparente des droits d’auteur.

Ibrahima Guèye, secrétaire général adjoint de la CSA, a apporté son soutien aux revendications du SYNAPROCS.

Le SYNAPROCS, avec le soutien de la CSA, appelle tous les travailleurs affiliés et les professionnels de la culture à se mobiliser pour garantir une gestion équitable des droits d’auteur au Sénégal.

Agriculture : Le Président appelle à la régulation du prix de l’arachide

Lors du Conseil des ministres de ce mercredi, le Président de la République a insisté sur l’importance de protéger les intérêts des producteurs agricoles, en particulier ceux des producteurs d’arachide, dans le cadre des politiques agricoles du pays. Il a exprimé la nécessité d’assurer une juste rémunération pour leurs productions, tout en renforçant l’industrie nationale et en consolidant la souveraineté économique du Sénégal.

Le Chef de l’État a demandé au gouvernement de prendre des mesures appropriées pour fixer de manière équitable le prix du kilogramme d’arachide au producteur, garantissant ainsi que les cultivateurs reçoivent une rémunération juste pour leurs efforts. Cette décision s’inscrit dans la volonté de soutenir l’agriculture, secteur clé de l’économie sénégalaise, tout en veillant à ce que les producteurs ne soient pas lésés par des prix trop bas.

Dans cette optique, le Président a également demandé au Premier ministre, ainsi qu’aux ministres en charge de l’Agriculture et de l’Industrie, de travailler en concertation avec les opérateurs et industriels du secteur arachidier. L’objectif est de définir une méthode commune d’intervention sur les marchés de l’arachide, permettant de sécuriser les revenus des producteurs tout en modernisant l’outil industriel local de transformation de cette production stratégique pour le pays.

Cette approche vise à stimuler le développement de l’industrie locale de transformation de l’arachide, afin de créer davantage de valeur ajoutée sur le marché intérieur et à l’international, tout en préservant l’intérêt des producteurs qui sont au cœur de cette filière.

Le communiqué du gouvernement précise que cette démarche de régulation du marché de l’arachide vise à éviter les fluctuations excessives des prix et à offrir une stabilité aux producteurs. Pour assurer la mise en œuvre effective de ces objectifs, le Président de la République a demandé la convocation, dans les meilleurs délais, d’un Conseil interministériel dédié à la campagne de commercialisation agricole, afin de discuter des mesures à prendre pour améliorer la gestion de cette campagne et de la filière arachidière dans son ensemble.

667 kg de « yamba » saisis : Un homme et une femme arrêtés par la gendarmerie à Keur Massar

Dans le cadre de sa lutte continue contre le trafic de stupéfiants, la compagnie de gendarmerie de Keur Massar a réalisé une importante saisie de chanvre indien (yamba), avec la découverte de 667 kg de drogue. L’opération, menée par la brigade de la Zone franche industrielle, a abouti à l’arrestation de deux suspects, dont une femme, et s’inscrit dans les efforts accrus des forces de sécurité pour éradiquer ce fléau au Sénégal.

Selon le communiqué du lieutenant-colonel Ibrahima Ndiaye, chef de la Direction de la Communication et des Relations Publiques (DCRP) de la gendarmerie, cette saisie a été réalisée dans la nuit du 18 au 19 novembre 2024. Après avoir exploité un renseignement, la brigade de la Zone franche industrielle a intercepté un véhicule suspect transportant huit sacs contenant chacun 100 kg de chanvre indien. Le conducteur du véhicule a pris la fuite à l’approche des forces de l’ordre, abandonnant ainsi la marchandise illicite sur place.

Les investigations se sont poursuivies le lendemain, le 19 novembre, dans la zone de Diamniadio, réputée pour être un lieu de cachette pour les trafiquants. Les enquêteurs ont découvert un domicile où des produits stupéfiants étaient stockés. Cela a permis de saisir quatre autres sacs de 100 kg et 12 paquets de 2 kg de chanvre indien, portant le total à 667 kg.

Suite à cette découverte, deux personnes, un homme et une femme, ont été interpellées. Elles ont été placées en garde à vue pour être interrogées par les autorités. Cette opération marque un nouveau succès dans la lutte contre le trafic de stupéfiants, qui demeure une priorité pour la gendarmerie nationale.

La gendarmerie a lancé un appel à la population pour qu’elle continue de coopérer en fournissant des informations sur les activités illégales, notamment en matière de trafic de drogue. Les citoyens peuvent signaler tout renseignement utile en contactant gratuitement les numéros dédiés : 800 00 20 20 ou 123.

Rufisque : Le préfet annonce des opérations de déguerpissement à partir du 5 décembre

Le préfet de Rufisque, Magatte Diouck, a annoncé le lancement d’une vaste opération de déguerpissement à partir du 5 décembre 2024, dans le but d’améliorer le cadre de vie et d’assurer la sécurité et la salubrité dans la ville. Cette initiative vise à libérer les espaces publics occupés de manière anarchique par des constructions illégales, des garages clandestins, des parkings non autorisés, ainsi que par des vendeurs informels.

Le préfet a précisé que les interventions concerneront principalement le boulevard Maurice Gueye et les abords du marché central, des zones où l’occupation illégale des espaces publics est particulièrement problématique. Les occupants de ces lieux ont été invités à libérer les espaces avant le début des opérations, qui se dérouleront en coordination avec les autorités locales et les forces de l’ordre.

Cette opération s’inscrit dans un effort plus large pour améliorer l’aménagement urbain et garantir des conditions de vie et de sécurité optimales pour les habitants de Rufisque.

Affaire Boffa-Bayotte : René Capin Bassène interné à l’hôpital de Ziguinchor

René Capin Bassène, condamné à perpétuité pour son rôle présumé dans le massacre de Boffa-Bayotte, a été admis mardi aux urgences de l’hôpital de la Paix de Ziguinchor. Selon des sources médicales et familiales, l’état de santé du journaliste est préoccupant, en partie à cause des séquelles de son enquête préliminaire.

Libération rapporte que Bassène souffre d’une tympanographie à l’oreille droite, où un tympan artificiel avait été installé pour remplacer un tympan gravement endommagé. Une intervention chirurgicale pourrait être nécessaire, selon sa famille.

Depuis sa condamnation en appel à la réclusion criminelle à perpétuité pour le massacre survenu en janvier 2018 à Boffa-Bayotte, René Capin Bassène continue de plaider son innocence. Il aurait souvent refusé de s’alimenter ou de recevoir des soins, aggravant sa condition physique.

En août 2024, l’organisation « Vision Citoyenne » et d’autres acteurs de la société civile de Ziguinchor avaient tiré la sonnette d’alarme sur la détérioration de sa santé. À cette période, Bassène menait une grève de la faim sévère, qualifiée de « diète noire », pour protester contre sa condamnation.

Le massacre de Boffa-Bayotte, où 14 personnes avaient été tuées dans une attaque brutale, reste l’un des drames les plus marquants de la Casamance. Bien que la justice sénégalaise ait condamné Bassène et d’autres individus, de nombreuses voix, notamment au sein de la société civile et des organisations de défense des droits de l’homme, continuent de s’interroger sur la solidité des preuves et les conditions dans lesquelles les enquêtes ont été menées.

Le cas de René Capin Bassène met en lumière les défis liés aux droits des détenus et aux conditions de détention au Sénégal. L’évolution de son état de santé et des éventuelles interventions médicales à venir pourrait relancer les débats sur son procès et les circonstances entourant sa condamnation.

Kolda : un taux de prévalence du VIH de 1,7 %, supérieur à la moyenne nationale

La région de Kolda, dans le sud du Sénégal, enregistre une prévalence du VIH nettement au-dessus de la moyenne nationale. Selon le docteur Yaya Baldé, directeur régional de la Santé, le taux de prévalence est estimé à 1,7 %, contre une moyenne nationale de 0,3 %. Cette information a été dévoilée lors d’une caravane de presse organisée par l’Association des journalistes en santé, population et développement (AJSPD), en partenariat avec le Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS).

Dr. Baldé a expliqué que ce taux élevé est en grande partie lié à la position frontalière de Kolda, qui partage des limites avec la Guinée, la Guinée-Bissau et la Gambie.

« La mobilité des populations, les échanges commerciaux transfrontaliers et les interactions sociales favorisent une exposition accrue au VIH dans cette région », a-t-il déclaré.

Cette proximité géographique expose Kolda à des défis uniques en matière de lutte contre le VIH/Sida, notamment en termes de sensibilisation, de prévention et de prise en charge.

Pour réduire la transmission du virus, Dr. Baldé a souligné l’importance d’intensifier les efforts, notamment en matière de prévention de la transmission mère-enfant (PTME).

« La PTME doit être solidement intégrée dans notre système de santé pour réduire efficacement le VIH », a-t-il ajouté.

En parallèle, les efforts de dépistage, de sensibilisation et d’accès aux traitements doivent être renforcés pour contenir la propagation du virus.

La caravane de presse a mis en lumière les initiatives menées dans les régions de Kolda et Kaolack pour sensibiliser les populations et améliorer l’accès aux services de santé. Les campagnes de prévention et les stratégies de lutte transfrontalière sont essentielles pour faire face aux défis spécifiques de la région.


La situation à Kolda appelle à une mobilisation accrue des autorités sanitaires et des partenaires, avec un accent particulier sur les actions ciblées, adaptées au contexte transfrontalier de la région. La réduction de ce taux passe par une synergie entre prévention, sensibilisation et prise en charge efficace.

Matam : élèves et professeurs outillés contre les violences basées sur le genre et les grossesses précoces

Un atelier de formation réunissant 30 participants, élèves et enseignants issus des collèges et lycées des communes de Matam, Ogo et Ourossogui, s’est ouvert mercredi. Cette initiative vise à sensibiliser sur les violences basées sur le genre (VBG), la prévention des grossesses précoces et la promotion de l’estime de soi.

Abdoulaye Bâ, coordonnateur du Groupe d’études sur la population (GEP), a expliqué que cet atelier ambitionne de renforcer les compétences des participants en matière de plaidoyer et de prévention des VBG. Il cherche également à améliorer le pouvoir de négociation des jeunes filles pour leur maintien à l’école, tout en promouvant leur estime de soi.

Parmi les participants figurent des élèves animateurs désignés comme leaders (LEA) et des professeurs relais techniques (PRT), sélectionnés en raison de leur engagement dans les clubs d’éducation à la vie familiale (EVF) de leurs établissements.

Selon Mame Makhourédia Ndiaye, représentant de l’Inspection d’académie (IA) de Matam, cette formation permettra aux élèves de sensibiliser leurs camarades, favorisant ainsi une prise de conscience collective. « Ces bénéficiaires joueront un rôle clé en partageant leurs connaissances pour encourager la scolarisation et prévenir les abandons liés aux grossesses précoces », a-t-elle déclaré.

L’atelier, soutenu par l’Inspection d’académie et des acteurs locaux, rassemble des établissements comme le lycée de Ourossogui et les collèges d’enseignement moyen de Matam, Ourossogui 2, Danthiady et Thiambé.

OFNAC : le nombre de dossiers ouverts presque doublé entre 2023 et 2024

L’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) a enregistré une augmentation marquante du nombre de dossiers ouverts, passant de 42 affaires en 2023 à 88 en 2024, a révélé le commandant Omar Sène, chef du Bureau des investigations, lors d’un panel organisé à Dakar. Cette tendance pourrait se confirmer avec une projection atteignant les 100 dossiers avant la fin de l’année.

Selon le commandant Sène, cette progression reflète le dynamisme de l’OFNAC dans son rôle de lutte contre la corruption. En 2024, le nombre de convocations a également bondi, passant de 102 en 2023 à 252 cette année. Quant aux demandes de concours, elles sont passées de 127 à 181 sur la même période.

Ces chiffres traduisent une intensification des activités de l’office, malgré les contraintes imposées par la pandémie de COVID-19 qui avait ralenti les procédures en 2020 et 2021.

Malgré ces progrès, certains défis demeurent. Le commandant Sène a souligné que l’impact de la pandémie avait affecté la capacité de l’assemblée des membres à se réunir, entraînant parfois des classements sans suite. Toutefois, l’OFNAC a maintenu une dynamique de croissance, avec des projets en cours ayant progressé de 76 en 2020 à 98 en 2023.

En 2023, l’office a finalisé 12 accords, chiffre stable par rapport aux années précédentes, mais une augmentation est attendue d’ici fin 2024.

L’OFNAC, en collaboration avec la société civile et des partenaires comme Amnesty International Sénégal, continue de renforcer ses actions. Ces partenariats permettent d’organiser des formations et des campagnes de sensibilisation, tout en renforçant les capacités d’investigation de l’institution.

Le commandant Sène s’est montré optimiste sur l’évolution des résultats pour 2024, affirmant que les efforts en cours visent à consolider la transparence et l’intégrité au sein des institutions publiques et privées au Sénégal.

Thiès : Incendie dévastateur au marché central, une trentaine de cantines ravagées

Un incendie d’une violence inouïe a éclaté ce matin aux environs de 5 heures au marché central de Thiès, plus précisément dans le secteur connu sous le nom de Petersen Roukkou Disquette. Le sinistre a réduit en cendres une trentaine de cantines, causant des pertes matérielles estimées à plus d’une centaine de millions de francs CFA selon les premières estimations des commerçants touchés.

Les propriétaires des cantines détruites ont été pris de court par cet incendie, qui s’est rapidement propagé en raison de la promiscuité des installations et des branchements électriques anarchiques. « Nous avons tout perdu, nos marchandises, nos investissements, et nous sommes maintenant livrés à nous-mêmes », a confié l’un des commerçants désemparés.

Certains d’entre eux s’interrogent sur leur avenir, tandis que d’autres appellent les autorités locales à intervenir rapidement pour apporter un soutien financier et logistique.

Les sapeurs-pompiers de Thiès sont arrivés sur les lieux dès les premières alertes. Malgré leur diligence, l’opération de maîtrise des flammes a été compliquée par l’enchevêtrement des cantines et les obstacles créés par les installations électriques non conformes. Ces conditions ont retardé les opérations, permettant aux flammes de causer des dégâts considérables avant d’être totalement éteintes.

Selon les premières constatations, un court-circuit électrique serait à l’origine de cet incendie. Une enquête a été ouverte pour confirmer cette hypothèse et déterminer les éventuelles responsabilités.

Ce nouvel incident relance le débat sur la sécurité des marchés au Sénégal, où les incendies, souvent causés par des branchements électriques défectueux ou anarchiques, sont devenus un fléau récurrent. Les commerçants réclament des mesures concrètes pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent.

« Nous demandons une réorganisation complète du marché, avec des installations électriques conformes et des voies d’accès dégagées pour permettre aux secours d’intervenir rapidement en cas de sinistre », a plaidé un leader des commerçants du marché central.

Alors que les victimes comptent leurs pertes et tentent de se relever, cet incendie rappelle l’urgence d’un renforcement des normes de sécurité dans les marchés sénégalais. Les autorités locales et nationales sont désormais attendues pour apporter des solutions durables et un soutien aux sinistrés de ce drame.

Matam : Les sinistrés des crues attendent toujours les 8 milliards promis par le gouvernement

À Matam, les sinistrés des récentes crues vivent encore dans une grande précarité, attendant désespérément les 8 milliards de francs CFA promis par le gouvernement pour leur venir en aide. Alors que les eaux du fleuve Sénégal ont retrouvé leur niveau habituel, des milliers de familles continuent de subir les conséquences dévastatrices de cette catastrophe naturelle, sans moyens suffisants pour reconstruire leur vie.

Yaya Ndiaye, président de l’association Dande Mayo Émergent, a exprimé son indignation face à cette situation lors d’une intervention sur la RFM. « En dehors de quelques sacs de riz et bouteilles d’huile distribués en urgence, les 8 milliards annoncés par les autorités pour soutenir les sinistrés restent introuvables. C’est une promesse qui n’a été que du vent », a-t-il dénoncé.

Les crues ont détruit des périmètres rizicoles, endommagé des habitations et coupé des routes, laissant de nombreuses familles sans abri. « Ces populations dorment toujours à la belle étoile, sans aide concrète pour reconstruire leurs vies. C’est désolant de voir que rien n’a été fait pour soulager leur souffrance », a ajouté Yaya Ndiaye.

En plus des pertes agricoles massives, les infrastructures locales ont été gravement touchées, compliquant davantage la reprise des activités. Les sinistrés espéraient que les fonds promis permettraient de financer des mesures comme la reconstruction des habitations, la réhabilitation des périmètres agricoles et la réparation des infrastructures endommagées.

Cependant, des mois après l’annonce des 8 milliards, aucune trace de ce financement n’a été constatée sur le terrain. La population se sent abandonnée et demande des actions concrètes pour répondre à leurs besoins urgents.

Les sinistrés et les organisations locales appellent le gouvernement à honorer ses engagements et à accélérer la mise en œuvre des mesures promises. « Nous avons besoin d’actes, pas de discours », martèle un habitant de la zone sinistrée.

La communauté libanaise du Sénégal mobilisée pour les sinistrés des crues du fleuve Sénégal

Ce 19 novembre, la communauté libanaise résidant au Sénégal a démontré une solidarité exemplaire envers les populations touchées par les récentes crues du fleuve Sénégal. Sous l’impulsion de l’ambassadeur du Liban au Sénégal, Sami Haddad, cette mobilisation humanitaire a permis de collecter des ressources d’une valeur de plus de 200 millions de francs CFA.

Treize camions remplis de denrées alimentaires et de matériel de secours ont été envoyés dans les zones sinistrées. Ces donations visent à répondre aux besoins urgents des familles affectées, confrontées à des pertes matérielles importantes et à une précarité accrue due aux inondations.

L’ambassadeur Sami Haddad a salué l’élan de générosité des Libanais établis au Sénégal, rappelant les liens historiques et amicaux qui unissent les deux communautés. « Nous sommes au Sénégal depuis des générations, et ce pays est notre maison. Nous ne pouvions rester indifférents face à cette tragédie qui touche nos frères sénégalais », a déclaré l’ambassadeur.

Les dons se composent de produits de première nécessité, tels que du riz, de l’huile, du sucre, ainsi que des équipements essentiels pour aider les familles à surmonter cette période difficile. Les zones ciblées incluent les localités riveraines du fleuve Sénégal, où les inondations ont causé des dégâts considérables.

Cette initiative témoigne de la collaboration fructueuse entre la communauté libanaise, les autorités sénégalaises et les organisations locales pour organiser une réponse coordonnée face à cette catastrophe. Les autorités locales, qui ont supervisé la distribution, ont exprimé leur gratitude envers les donateurs.

Cette action humanitaire s’inscrit dans une tradition de solidarité entre la communauté libanaise et le Sénégal, renforçant davantage les liens entre les deux peuples.

Incendie dévastateur au marché central de Thiès : des pertes estimées à plus de 100 millions de FCFA

Un incendie d’une rare intensité s’est déclaré ce matin, vers 5 heures, au marché central de Thiès, précisément dans le secteur Petersen Roukkou Disquette. Les flammes, alimentées par des conditions défavorables, ont ravagé une trentaine de cantines, causant d’énormes dégâts matériels.

Selon les premières estimations recueillies auprès des victimes, les pertes s’élèveraient à plus d’une centaine de millions de FCFA. Ces chiffres traduisent l’ampleur du désastre, laissant de nombreux commerçants dans une situation critique. « Tout est parti en fumée, nous avons perdu nos moyens de subsistance », déplore un des marchands touchés.

Les sapeurs-pompiers, rapidement mobilisés, ont rencontré des difficultés pour maîtriser les flammes en raison de la promiscuité des lieux et des branchements électriques anarchiques. Ces installations précaires, fréquentes dans les marchés urbains, ont non seulement aggravé l’incendie, mais également ralenti les opérations de secours.

Les premières informations laissent entendre qu’un court-circuit serait à l’origine de cet incendie. Cet incident relance le débat sur les mesures de sécurité et la gestion des infrastructures électriques dans les espaces marchands.

Face à l’ampleur de la catastrophe, des voix s’élèvent pour appeler à une mobilisation des autorités locales et nationales. Des commerçants demandent une assistance urgente pour reconstruire leurs cantines et reprendre leurs activités. En parallèle, cet événement tragique met en lumière la nécessité de réformes pour sécuriser les marchés et prévenir de tels drames à l’avenir.

Le marché central de Thiès, qui est un poumon économique pour la ville, tente désormais de panser ses blessures, alors que les commerçants espèrent des mesures rapides pour leur venir en aide.

Djiffer : une pirogue avec 119 candidats à l’émigration interceptée par la Marine nationale

Ce lundi 18 novembre 2024, la Marine nationale a annoncé l’interception, au large de Djiffer, d’une pirogue transportant 119 candidats à l’émigration irrégulière. Cette opération a été menée par le patrouilleur de haute mer NIANI, dans le cadre des efforts renforcés pour lutter contre l’émigration clandestine vers les îles Canaries.

Malgré les nombreux risques et les interceptions fréquentes, de jeunes Sénégalais continuent d’entreprendre ces traversées périlleuses, cherchant à atteindre l’Europe par voie maritime.

Saraya : onze arrestations après un blocus sur la RN7 suite à un accident mortel

Une vive tension a secoué ce mardi la localité de Badioula, située sur la route nationale 7 entre Bembou et Saraya. Tout est parti d’un accident de la circulation impliquant deux motos, qui a fait un blessé grave. Ce dernier a succombé à ses blessures à l’hôpital régional Amath Dansokho de Kédougou, déclenchant une vive réaction des habitants.

En colère, des jeunes du village ont bloqué la RN7, un corridor stratégique reliant Dakar à Bamako. Ils ont érigé des barricades, perturbant fortement la circulation sur cet axe essentiel pour les échanges commerciaux.

Alertée, la brigade de gendarmerie de Saraya, appuyée par l’unité spéciale GARSI 2, est intervenue pour rétablir l’ordre. Des affrontements ont éclaté lorsque les forces de l’ordre ont utilisé des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants et dégager la route. Malgré une résistance acharnée, les forces de l’ordre ont réussi à lever le blocus.

Au cours de l’intervention, onze personnes ont été interpellées. Elles sont accusées d’attroupement non autorisé, de rébellion, et d’outrage à agents dans l’exercice de leurs fonctions. Les suspects ont été placés en garde à vue et devraient être présentés au procureur ce mercredi pour répondre de leurs actes.

Porokhane : L’Association Bët-Set/L’Aurore forme 20 jeunes en entrepreneuriat en deux jours

Dans le cadre de son programme « Tok-Tek-Tekki » (Rester, Entreprendre et Réussir), l’Association Bët-Set/L’Aurore a organisé un atelier de deux jours à Porokhane pour former 20 jeunes à l’entrepreneuriat. Ce programme s’inscrit dans l’axe 1 du Plan Stratégique Triennal de Développement de l’association et s’aligne également sur l’axe 2 de la Stratégie Nationale de Développement (SND), intitulé « Capital humain de qualité et équité sociale », qui vise à bâtir un système d’éducation et de formation professionnelle et technique de qualité dans le cadre de la Vision 2050.

« Malgré les efforts de l’État du Sénégal et des partenaires au développement pour favoriser l’emploi des jeunes, le taux de chômage ne cesse de croître, atteignant 21,6 % en 2024 contre 18,6 % à la même période en 2023, soit une augmentation de 3 points de pourcentage », a déclaré Bouna Mané, président de l’Association Bët-Set/L’Aurore.

M. Mané a souligné que la formation professionnelle et technique (FPT) peine à capter une part importante des élèves sortant de l’enseignement général. En 2023, seulement 10,09 % des jeunes y accédaient, bien loin de l’objectif de 30 % fixé pour 2025. Cette situation s’explique par :

  • Le manque de promotion des centres de formation professionnelle.
  • Un problème d’accès à l’information, dû à un déficit de sensibilisation et d’orientation : 60 % des jeunes ne sont pas informés des projets et programmes qui leur sont dédiés.

De plus, les entreprises dirigées par des jeunes de moins de 35 ans cessent majoritairement leurs activités en moins de cinq ans après leur démarrage.

La région de Kaolack, bien qu’étant un bassin économique stratégique grâce à son potentiel arachidier et au développement des chaînes de valeur agricoles, n’est pas épargnée par ces défis. Les dispositifs d’accompagnement à l’insertion des jeunes ne produisent pas toujours les résultats attendus. Actuellement, seulement 3 % des jeunes de Kaolack bénéficient de formations professionnelles et techniques, un chiffre bien en deçà des objectifs de 30 % à l’horizon 2030.

C’est pour répondre à ces enjeux que l’Association Bët-Set/L’Aurore, en collaboration avec ses partenaires (le ministère de l’Emploi, de la Formation Professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Insertion – M.E.F.P.A.I, l’Initiative FiT ! Sénégal, et le CFP de Porokhane), a organisé cet atelier.

« Dans le cadre de la Semaine nationale de l’entrepreneuriat, nous avons voulu promouvoir la formation professionnelle, technique et l’emploi des jeunes à travers l’entrepreneuriat. Ces deux jours d’activités visent à sensibiliser et à former ces jeunes pour leur permettre de saisir les opportunités qui leur sont offertes et de devenir des acteurs du développement économique », a conclu Bouna Mané lors de la cérémonie d’ouverture.

Scandale à l’Ambassade du Sénégal au Canada : des milliards évaporés dans les méandres de la corruption

L’affaire éclate comme une bombe dans le paysage diplomatique sénégalais. Une enquête approfondie menée par l’Inspection générale d’État (IGE) met en lumière un scandale financier d’une ampleur inédite au sein de l’ambassade du Sénégal à Ottawa. Entre détournements de fonds, destruction de documents comptables et gestion hasardeuse, les révélations laissent planer l’ombre d’une corruption systémique.

Tout commence en 2019, lorsque l’ambassade confie à une société nommée Ace Building un marché de 3,5 milliards de francs CFA pour la rénovation de son ancien siège. Mais très vite, les zones d’ombre se multiplient. Selon l’IGE, la société a été choisie sans respecter les procédures légales de passation de marché, un manquement grave aux règles de transparence.

En plus de cette réfection coûteuse, Ace Building aurait facturé 36,9 millions de francs CFA pour des travaux d’architecture. Et comme si cela ne suffisait pas, l’entreprise aurait également loué à l’ambassade un hangar inexistant pour le stockage de matériel. Les loyers, intégralement payés, s’élèvent à des montants faramineux pour une infrastructure qui n’a jamais vu le jour.

Mais le scandale ne s’arrête pas là. Lors de l’audit, l’IGE découvre que tous les documents comptables de 2019 ont été détruits, sous prétexte qu’ils auraient été contaminés par l’amiante lors des travaux. Quant aux archives des années suivantes (2020 à 2023), elles semblent s’être évaporées sans laisser de trace.

La nouvelle équipe diplomatique, en quête de transparence, n’a trouvé qu’un vide sidérant. Cette absence de preuves alimente les soupçons et rend l’enquête encore plus complexe.

L’agent judiciaire de l’État a déposé une plainte pour détournement de fonds publics et escroquerie. Une enquête judiciaire est en cours pour tenter de démêler cette affaire qui pourrait n’être que la partie visible d’un iceberg.

Les implications de ce scandale sont lourdes pour l’image du Sénégal. Comment une telle malversation a-t-elle pu se dérouler sans contrôle au sein d’une institution diplomatique majeure ? Ce scandale met en lumière les failles du système de gestion et de contrôle des ambassades sénégalaises à l’étranger.

Alors que le Sénégal cherche à renforcer sa diplomatie et à attirer les investissements étrangers, cette affaire ternit la réputation de l’État. L’IGE exhorte les autorités à renforcer les mécanismes de contrôle et à traduire en justice les responsables de ces actes répréhensibles.

Mais au-delà des sanctions, cette crise pose une question fondamentale : le Sénégal parviendra-t-il à éradiquer la corruption au sein de ses institutions ? Alors que l’enquête avance, le pays est suspendu à une résolution rapide et exemplaire de ce scandale, qui sape la crédibilité de l’État à l’international.

Le verdict de cette affaire pourrait bien marquer un tournant décisif dans la lutte contre la corruption au Sénégal, ou au contraire, révéler l’ampleur des défis à surmonter.

À HLM 86, les graphistes déclarent la guerre au franc CFA

Au Sénégal, le combat pour la sortie du franc CFA est devenu une réalité tangible. En témoignent les murs des HLM 86, ornés d’un énorme graffiti qui ne passe pas inaperçu. Juste au-dessus de l’œuvre, on peut lire clairement : « Sortie du FCFA ». Un message qui souligne que, sans sa propre monnaie, l’Afrique ne pourra jamais atteindre une véritable souveraineté financière. Les passants peuvent ainsi contempler ce slogan tout au long de la journée.

Cette œuvre dénonce non seulement le franc CFA, perçu comme une monnaie coloniale et impérialiste, mais ouvre également la voie à une réflexion sur la création d’une monnaie commune, symbole de souveraineté et d’indépendance pour la Confédération des États du Sahel (AES). L’AES entend démontrer que l’Afrique est prête à imposer sa propre politique économique et monétaire face aux anciens impérialistes.

Bassirou Diomaye Faye : Après son vote, une visite pleine d’émotion chez son père

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a marqué ce jour d’élections législatives par un geste symbolique et familial. Après avoir voté dans son village natal de Ndiaganiao, où il avait passé la nuit précédente, le chef de l’État s’est rendu chez son père, Samba Faye, pour une visite empreinte d’émotion.

Souriant et détendu, Bassirou Diomaye Faye a témoigné une fois de plus de son amour profond et de son respect indéfectible envers son père. Ce dernier, visiblement fier de son fils devenu le cinquième président du Sénégal, a accueilli ce moment avec une grande chaleur.

Ce geste du président traduit non seulement son attachement à ses racines, mais aussi son engagement à préserver les valeurs familiales et la proximité avec le peuple sénégalais.

En choisissant de voter à Ndiaganiao et de rendre visite à son père dans un cadre aussi symbolique, Bassirou Diomaye Faye montre qu’il demeure proche de ses origines. Cette attitude renforce l’image d’un président accessible et respectueux des traditions, même dans les moments de haute responsabilité.

Alors que les élections législatives se déroulent dans tout le pays, ce moment familial du chef de l’État offre une note humaine et chaleureuse dans un climat électoral où l’apaisement et la sérénité sont au cœur des attentes des Sénégalais.

Bassirou Diomaye Faye : Une arrivée symbolique à Ndiaganiao pour accomplir son devoir civique

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, est arrivé ce samedi soir à Ndiaganiao, dans la région de Thiès, pour participer aux élections de ce dimanche 17 novembre 2024. Le chef de l’État, toujours soucieux de ses engagements civiques, a tenu à accomplir son devoir de citoyen dans sa ville natale, soulignant ainsi l’importance qu’il accorde aux valeurs démocratiques et à l’implication personnelle dans les processus électoraux.

À son arrivée à Ndiaganiao, Bassirou Diomaye Faye a posé un acte fort et symbolique. Avant d’entrer dans sa résidence, il s’est retourné pour saluer chaleureusement les habitants venus l’accueillir. Ce geste, simple mais plein de significations, montre une fois de plus l’attachement du Président à sa communauté d’origine. Les témoins sur place ont salué ce moment de proximité et de considération, qui rappelle les qualités humaines de l’homme d’État, fidèle à ses racines.

Le retour à Ndiaganiao pour voter n’est pas seulement un acte de routine pour le Président Faye ; c’est une démonstration de sa volonté de servir d’exemple en matière de civisme. À la veille d’une journée électorale, ce geste se veut inspirant pour les citoyens, les incitant à exercer leur droit de vote et à participer activement à la vie démocratique du pays.

Le Président Bassirou Diomaye Faye incarne ainsi une vision de la politique ancrée dans le respect des traditions et des valeurs citoyennes, tout en restant ouvert sur le monde et engagé dans le développement régional. Sa présence à Ndiaganiao et son retour de Guinée-Bissau sont des symboles forts qui marquent l’actualité nationale et témoignent de sa proximité avec le peuple, même dans les moments les plus officiels.

Tension sur le plateau de Jakaarlo Bi : altercation entre Boubacar Camara et Badara Gadiaga

L’émission Jakaarlo Bi, diffusée sur la TFM, a connu une soirée tendue ce vendredi avec un échange houleux entre Boubacar Camara, leader du mouvement Jengu Tabax et soutien de Pastef, et le chroniqueur de la chaîne, Badara Gadiaga. L’incident s’est produit lors d’un débat où les esprits se sont rapidement échauffés, nécessitant l’intervention du modérateur de l’émission, Abdoulaye Der, pour apaiser les tensions.

Tout a commencé lorsque Badara Gadiaga a interpellé Boubacar Camara sur sa position politique, en lui reprochant de ne pas assumer son rôle d’opposant. « Vous venez sur ce plateau sous les habits d’opposant sans l’assumer… » a lancé Boubacar Camara, visiblement agacé par les propos du chroniqueur. La réplique de ce dernier n’a pas tardé : « Ce que vous devez éviter, c’est d’être l’envoyé spécial de ces politiciens que vous avez critiqués il y a quelques mois… ».

Après cet échange verbal tendu, l’atmosphère sur le plateau s’est alourdie. À la fin de l’émission, des membres de la sécurité accompagnant Boubacar Camara ont tenté de s’introduire sur le plateau. Selon plusieurs témoins, ces hommes ont proféré des menaces à l’encontre de Badara Gadiaga, visiblement en réponse aux propos tenus pendant l’émission. Il a fallu l’intervention de la sécurité de la TFM pour éconduire cette dizaine de personnes, qui semblaient animées par un esprit d’intimidation.

Face à cette situation inquiétante, il a été proposé à Badara Gadiaga de changer d’itinéraire pour quitter les locaux de la TFM, afin d’éviter tout risque de confrontation. Le chroniqueur a refusé cette proposition, déclarant qu’il passerait par la porte principale comme à son habitude, malgré la menace qui pesait sur lui. Cette position a été perçue comme un acte de défiance face aux intimidations.

Cet incident sur le plateau de Jakaarlo Bi révèle une escalade de la violence verbale et des tensions politiques dans les débats télévisés au Sénégal. La montée de l’intolérance et des menaces physiques à l’encontre des journalistes et chroniqueurs pose des questions sur la liberté d’expression et la sécurité des acteurs médiatiques. L’affaire suscite déjà de vives réactions sur les réseaux sociaux, où de nombreuses voix s’élèvent pour condamner ces méthodes d’intimidation.

L’épisode met également en lumière la polarisation du débat politique sénégalais, notamment avec la montée de tensions entre les soutiens des différents camps, à l’approche des échéances électorales. La question de l’impartialité et de l’engagement des chroniqueurs est également soulevée, pointant du doigt le difficile équilibre entre analyse politique et militantisme déguisé.

Pour l’heure, ni Boubacar Camara ni la TFM n’ont officiellement réagi à l’incident. Les téléspectateurs et observateurs s’interrogent sur les répercussions de cet événement, alors que la liberté d’expression et la sérénité des débats publics semblent de plus en plus menacées.

Polémique autour du décès de l’ancien ministre des Finances Mamadou Moustapha Bâ : Abdou Mbow appelle à une meilleure gestion

Le décès récent de l’ancien ministre des Finances et du Budget, Mamadou Moustapha Bâ, continue de susciter des réactions au sein de la classe politique sénégalaise. Abdou Mbow, ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar, s’est exprimé sur la polémique entourant cette disparition, mettant en avant des dysfonctionnements et des fuites d’informations regrettables.

Dans une interview accordée au journal Source A, Abdou Mbow a tenu à rendre hommage à Mamadou Moustapha Bâ, rappelant les qualités d’un homme qu’il décrit comme « serviable » et « grand pédagogue ». Il a souligné l’impact positif de l’ancien ministre, aussi bien sur la scène nationale qu’internationale, en tant que figure respectée.

Cependant, l’hommage rendu par Abdou Mbow ne s’est pas fait sans une critique ouverte de la manière dont l’affaire a été gérée par les autorités. « Je crois que cette affaire aurait dû être mieux gérée », a-t-il déploré, pointant du doigt les difficultés rencontrées par la famille du défunt pour récupérer le corps, une situation qui aurait, selon lui, pu être évitée avec une meilleure coordination des services de l’État.

Abdou Mbow, investi aux législatives sur la liste de la coalition Takku Wallu Sénégal dirigée par l’ancien président Macky Sall, a également exprimé ses préoccupations concernant les informations divulguées dans la presse. « Concernant le décès de Mamadou Moustapha Bâ, je pense que la Justice doit faire son travail. Mais si nous avons des dirigeants responsables, ils doivent tout mettre en œuvre pour que certaines informations ne fuitent pas, car elles peuvent choquer », a-t-il affirmé.

Pour le responsable politique, la priorité aurait dû être de préserver la dignité du défunt et d’épargner la famille de situations éprouvantes. Il a appelé les dirigeants à faire preuve de plus de retenue et de responsabilité dans de tels moments de deuil national. « C’était un homme très respecté ici et au niveau international. Donc, il fallait épargner les populations et surtout sa famille », a conclu Abdou Mbow.

Cette déclaration s’inscrit dans un contexte tendu, marqué par une certaine cacophonie au sommet de l’État, alimentant les spéculations et les débats sur la gestion de ce dossier sensible. La sortie d’Abdou Mbow pourrait relancer le débat sur la responsabilité des autorités et sur la nécessité d’une gestion plus rigoureuse des affaires touchant à la vie privée et à l’intimité des familles des hauts responsables décédés.

En attendant, la classe politique continue de rendre hommage à Mamadou Moustapha Bâ, saluant son parcours exemplaire et son engagement au service de la nation.

Kahone : Absence des commissions domaniale et des marchés, la population s’inquiète

Les habitants de la commune de Kahone, dans le département de Kaolack, ont exprimé leur mécontentement ce vendredi 15 novembre, face à la gestion du maire Fatou Sène. Cette dernière n’a toujours pas mis en place les commissions domaniale et des marchés, contrairement aux pratiques habituelles de la politique locale. Selon les habitants, la mairie dispose traditionnellement de ces commissions, chargées de la gestion des biens fonciers et des marchés, pour assurer une gestion plus transparente et collective. Toutefois, cette fois-ci, le maire a choisi de conserver la gestion de ces secteurs sensibles, sans déléguer de responsabilités spécifiques, ce qui suscite de vives critiques et des inquiétudes concernant la transparence de l’administration municipale.

Les habitants soulignent qu’il s’agit d’une première dans l’histoire politique de Kahone et dénoncent un manque de transparence flagrant de la part du maire Fatou Sène. Cette situation, perçue comme un refus d’impliquer d’autres élus ou de partager la gestion des affaires publiques, est vécue comme une rupture avec la tradition démocratique locale et un recul en matière de gouvernance participative.

Face à cette situation, la population de Kahone interpelle directement le président de la République, demandant son intervention pour que des mesures soient prises et que des commissions soient créées afin de garantir une gestion équitable et transparente. Les habitants estiment que le maire devrait s’appuyer sur ses adjoints et autres conseillers municipaux pour assurer une administration ouverte et en adéquation avec les attentes de la population.

Ils demandent également que le chef de l’État encourage le maire de Kahone à instaurer ces commissions, afin de préserver la confiance des citoyens et de garantir une gestion claire et équitable des affaires publiques dans la commune. De plus, ils réclament un audit exhaustif du foncier, un secteur qui attire l’appétit vorace des spéculateurs, au détriment des populations autochtones et des riverains du bras de mer, en particulier le Saloum.

Pour conclure, les protestataires s’interrogent sur l’état de vétusté du parc automobile de la mairie. Ils se demandent comment une institution aussi prestigieuse peut être privée de véhicule de fonction depuis des mois, obligeant les employés à emprunter des motos Jakarta, avec tous les risques que cela comporte.

À MOINS DE 48 HEURES DES LÉGISLATIVES : Badara Gadiaga attaqué par des nervis à la TFM après son discours courageux face à Boubacar Camara

Le climat politique sénégalais, déjà tendu à l’approche des élections législatives anticipées de ce dimanche 17 novembre 2024, est de nouveau marqué par un incident inquiétant. Badara Gadiaga, chroniqueur de l’émission « Jakaarlo » diffusée sur la TFM, a été pris pour cible par des nervis à la fin de l’émission de ce vendredi.
Joint par « Le Groupe Le Dakarois », Badara Gadiaga a raconté son agression. Selon lui, deux pick-up remplis de nervis ont fait irruption dans les locaux de la chaîne dès la fin de l’émission. “Ils sont venus directement sur le plateau pour me menacer. Ils m’ont demandé pourquoi j’ai manqué de respect à Boubacar Camara. Des personnes présentes dans les locaux m’ont permis de quitter les lieux avant qu’ils ne puissent faire quoi que ce soit”, explique le chroniqueur.
Ces menaces interviennent après les propos que Badara Gadiaga a tenus contre Boubacar Camara, anciennement critique du Premier ministre mais désormais soutien affiché et défenseur virulent de « Pastef ». Dans l’émission, le chroniqueur a dénoncé l’attitude qu’il juge contradictoire et opportuniste de Camara. “Celui qui choisit le larbinisme, cela l’engage. J’ai choisi d’être libre”, a déclaré Gadiaga, ajoutant qu’il refuse de cautionner les actes qu’il considère comme hypocrites et indignes de la part de certains responsables politiques.
En effet, Badara Gadiaga a critiqué Boubacar Camara pour son changement de position subit, rappelant qu’il avait précédemment accusé l’actuel Premier ministre d’« aventurier. « Comment peut-on aujourd’hui faire l’éloge de ceux que l’on traitait de tous les noms hier ? », a-t-il lancé, avant de fustiger ce qu’il appelle « des nominations acquises dans l’indignité” ».
Ces propos semblent avoir profondément heurté les sympathisants de Boubacar Camara. À peine l’émission terminée, des hommes de main ont pris d’assaut les lieux, sommant Gadiaga de ne plus parler ainsi de leur leader.
Badara Gadiaga, connu pour son courage, dénonce fermement cette tentative d’intimidation. « Personne ne pourra m’empêcher de donner mon avis sur des questions qui concernent le pays », a-t-il réaffirmé.
À moins de 48 heures du scrutin, ces actes de violence risquent d’assombrir davantage une campagne déjà marquée par des polémiques, discours violents et des affrontements.


Le Dakarois

Dakar-Port : Les douanes sénégalaises lancent la surveillance électronique des marchandises en transit

Dans un effort de modernisation de ses systèmes de contrôle et de surveillance, l’administration des douanes sénégalaises a mis en place le TOP-TIE (Tracking des Opérations du Transit Interne des Expéditions), un dispositif de suivi électronique des marchandises en transit. Cette initiative a été officiellement présentée lors d’une cérémonie organisée au môle 8 du port de Dakar, en présence du colonel Ibrahima Faye, directeur régional des douanes de Dakar-Port.

Le système TOP-TIE repose sur l’utilisation de balises GPS permettant un suivi en temps réel des marchandises, qu’elles soient en transit ou destinées à la réexportation. Ce nouvel outil représente une avancée significative dans le renforcement des capacités technologiques de l’administration douanière sénégalaise, et vise à rendre les processus douaniers plus transparents, sécurisés et efficaces.

Le TOP-TIE offre plusieurs avantages majeurs, tant pour l’administration que pour les opérateurs économiques. Tout d’abord, il renforce la lutte contre la fraude en permettant une surveillance continue et précise des marchandises. Cela réduit les risques de déversements illégaux de produits sur le marché local et protège ainsi l’économie sénégalaise.

Ensuite, il contribue à la sécurisation des recettes douanières en réduisant les pertes dues aux pratiques frauduleuses. En garantissant une meilleure traçabilité des marchandises, le système assure une mobilisation plus fiable des ressources pour l’État.

Le suivi électronique permet également de protéger les biens des opérateurs économiques en renforçant la sécurité des marchandises en transit. Cela crée un environnement plus sécurisé, renforçant ainsi la confiance des entreprises dans les services douaniers.

De plus, TOP-TIE optimise le recours aux escortes physiques traditionnelles, réduisant ainsi les coûts et les délais d’acheminement des marchandises, tout en améliorant l’efficacité des opérations douanières.

L’un des objectifs majeurs de ce système est d’améliorer la compétitivité du port de Dakar, un des principaux hubs commerciaux de la sous-région. En accélérant les processus de transit, le Sénégal espère attirer davantage d’investisseurs et de partenaires économiques, en offrant un environnement des affaires plus fiable et efficient.

Le lancement du TOP-TIE s’inscrit dans la stratégie des douanes sénégalaises de promouvoir la digitalisation tout en assurant la sécurité des transactions. Ce système pourrait servir de modèle pour d’autres administrations douanières à travers l’Afrique, qui cherchent à moderniser leurs opérations et à améliorer la transparence et la compétitivité dans leurs pays respectifs.

Amadou Bâ dément les propos d’Adama Faye et annonce une action judiciaire

Amadou Bâ, tête de liste de la coalition Jam Ak Njariñ, a réagi fermement aux récentes déclarations d’Adama Faye, frère de l’ex-première dame Marieme Faye Sall. Lors d’une interview accordée à Dakaractu et d’autres médias, l’ancien Premier ministre a catégoriquement rejeté les affirmations selon lesquelles un différend financier l’opposerait à Macky Sall, ancien président du Sénégal.

Adama Faye avait insinué que des questions d’argent seraient à l’origine de tensions entre Amadou Bâ et Macky Sall. Ces propos, tenus en pleine période de campagne électorale, ont rapidement suscité des réactions. Amadou Bâ, visiblement outré, a nié en bloc ces allégations.

« Je rejette ses propos qui sont totalement faux ! », a-t-il déclaré avant d’annoncer une action judiciaire. « J’ai instruit mes avocats pour intenter une action dans ce sens. »

Cette sortie intervient alors que la campagne électorale pour les législatives du 17 novembre touche à sa fin, dans un climat déjà marqué par des tensions et des affrontements verbaux entre différentes figures politiques.

Amadou Bâ, en tant que leader de la coalition Jam Ak Njariñ, a également profité de cette déclaration pour rappeler son engagement envers une campagne basée sur des débats de fond et non sur des polémiques personnelles.

Cette affaire, désormais portée sur le terrain judiciaire, illustre les défis auxquels sont confrontés les acteurs politiques dans un contexte où les accusations publiques peuvent rapidement polariser l’opinion. Reste à voir si cette action en justice permettra de clore ce chapitre ou si elle alimentera davantage le débat public à l’approche des élections.

TENTATIVES D’EXTORSION DE FONDS : Ces maîtres-chanteurs au collet des opérateurs économiques tels Tahirou Sarr

Ces derniers temps, une nouvelle forme de chantage se développe dans le milieu des affaires, où des individus se réclamant proches des autorités utilisent la presse pour extorquer de l’argent à des opérateurs économiques. À la tête de ce cartel de racketteurs se trouve un ancien émigré sénégalais qui se présente comme un médiateur auprès des chefs d’entreprises, dans le but d’obtenir des fonds sous prétexte de régler des différends.
Ces malfaiteurs, exploitant les tensions liées à la reddition des comptes, proposent leurs services pour « éviter la prison » ou régler des affaires juridiques, tout en jouant sur la réputation de leurs victimes. Ils n’hésitent pas à se faire passer pour des personnes influentes auprès des autorités en place, et utilisent leur fausse légitimité pour faire pression sur leurs cibles. C’est ainsi que plusieurs articles de presse ont été publiés contre des opérateurs économiques, les accusant de faits souvent non avérés et sans aucune enquête judiciaire en cours.
L’affaire de Tahirou Sarr, par exemple, illustre bien ce phénomène. Bien qu’il ait été mentionné dans un article du L’Observateur, il n’existe aucune procédure judiciaire le concernant, et son dossier des 94 milliards a déjà fait l’objet d’une décision de justice définitive. Pourtant, certains individus continuent de tenter de profiter de la situation en manipulant les médias pour obtenir de l’argent en échange d’un soi-disant « règlement à l’amiable ».
Depuis la création du Parquet financier, ces racketteurs semblent avoir trouvé un terrain de jeu propice pour s’impliquer dans le paysage médiatique. En envoyant des messages privés à des personnalités influentes, ils leur proposent de négocier pour éviter toute poursuite judiciaire. Cependant, ces manœuvres relèvent purement du chantage et de l’escroquerie, sans aucune base légale.
Il est urgent que les opérateurs économiques visés par ces pratiques portent plainte pour escroquerie et fassent preuve de vigilance face à ces individus malintentionnés. Le seul moyen de stopper ce fléau est d’agir de manière collective et de refuser d’être manipulé par ceux qui cherchent à tirer profit des failles du système.


La Dakaroise

Dr. Mbacké condamné à 45 jours de prison : le frère de Dieynaba Ndiaye dénonce une justice à deux vitesses

La condamnation du Dr Alioune Badara Mbacké, médecin-chef du district sanitaire de Matam, à 45 jours de prison ferme pour coups et blessures volontaires sur son ex-épouse, Dieynaba Sangharé Ndiaye, suscite un tollé. Cette décision rendue par le tribunal de Matam alimente un débat brûlant sur l’équité de la justice sénégalaise, notamment dans les affaires impliquant des violences faites aux femmes.

Alors que le médecin-chef écope d’une peine relativement légère, ses co-prévenus Djibril Mbodj, Oumar Ly Ba, Ibrahima Sow et Mayacine Guèye ont été condamnés à deux mois avec sursis. De son côté, Dieynaba Sangharé Ndiaye, la victime présumée, a été condamnée à trois mois de prison ferme pour avoir filmé son agresseur dans une situation privée, avec une amende de 4 millions de francs CFA à payer en dommages et intérêts.

Cette situation a provoqué l’indignation d’Amadou Issa Dit Noirot Ndiaye, frère de la victime. Il s’est insurgé contre ce qu’il considère comme une justice inéquitable.

« Veut-on vraiment nous faire croire que c’est Dieynaba la délinquante dans cette affaire ? » a-t-il déclaré avec amertume, dénonçant une décision qui, selon lui, ignore les violences subies par sa sœur.

Le cri d’alarme pour les femmes sénégalaises

Dans une déclaration empreinte de colère et de désarroi, Amadou Ndiaye a évoqué l’injustice systémique qui frappe les femmes victimes de violences au Sénégal.

« Des centaines de femmes sont battues quelque part au Sénégal et aucune n’ose parler, parce que cela ne sert à rien. La justice n’est pas là pour les protéger. »

Il a appelé les femmes à faire preuve de courage et à poursuivre le combat contre les violences. Pour lui, le jugement prononcé envoie un message inquiétant aux victimes : leur douleur et leur combat pour obtenir justice sont minimisés.

Amadou Ndiaye a également dénoncé la stratégie employée par le Dr Mbacké lors du procès. Selon lui, le médecin a manipulé ses employés pour qu’ils participent à l’enlèvement de Dieynaba sous prétexte qu’elle souffrait de troubles mentaux. Une tactique qu’il qualifie de « cruelle » et d’indigne.

« Dieynaba est plus saine d’esprit que celui qui a orchestré ces violences. »

Selon Amadou Ndiaye, cette décision de justice laisse sa sœur dans un état de profonde amertume et de désillusion.

« Elle pourrait se sentir humiliée et abandonnée par un système censé protéger les victimes. »

Il a souligné que ce jugement pourrait dissuader d’autres femmes de dénoncer leurs bourreaux, renforçant ainsi un cycle de violences et d’impunité.

Un appel à la mobilisation

Amadou Ndiaye a conclu en appelant les leaders politiques, religieux, et les défenseurs des droits humains à s’unir pour condamner ce type de décisions.

« Le Sénégal est un pays de justice et de dignité. Nous devons nous lever pour défendre les droits des femmes et exiger que les bourreaux soient tenus responsables de leurs actes. »

Cette affaire, emblématique des défis auxquels font face les femmes victimes de violences au Sénégal, relance le débat sur la nécessité de réformer le système judiciaire pour garantir une véritable équité entre hommes et femmes.

Scandale à la Société Générale Sénégal : L’affaire de détournement prend de l’ampleur

L’affaire de détournement de fonds à la Société Générale Sénégal (SGS) continue de secouer le secteur bancaire sénégalais, avec des révélations et des rebondissements qui jettent une lumière crue sur les failles dans le système de contrôle interne de l’institution. Alors que l’enquête suit son cours, six nouvelles inculpations ont été annoncées cette semaine, élargissant ainsi le cercle des accusés autour de l’expert bancaire Amadou Dicko, le principal suspect.

Arrêté et placé sous mandat de dépôt en septembre 2024, Amadou Dicko est accusé de faux, escroquerie et blanchiment de capitaux. Les premiers éléments de l’enquête laissaient entrevoir un préjudice de 1,911 milliard de FCFA. Cependant, une réévaluation récente a porté ce montant à 3,4 milliards de FCFA, accentuant l’ampleur du scandale. Ce détournement de fonds, qui s’étale sur plusieurs années, met en lumière des défaillances notables dans les mécanismes de supervision de l’une des principales banques du pays.

Selon des sources proches du dossier, une délégation judiciaire a permis à la Division des Investigations Criminelles (DIC) d’interpeller six nouvelles personnes liées à Dicko. Parmi elles, on trouve des proches du suspect, dont son frère, des voisins, ainsi que des partenaires commerciaux. Ces individus auraient servi de relais pour les virements frauduleuxorchestrés par Dicko, prétendument dans l’incapacité de recevoir directement les fonds sur ses comptes personnels.

Les accusés ont tenté de se défendre en affirmant que Dicko, de par sa position à la banque, leur aurait assuré que les fonds provenaient de transactions légitimes, nécessitant un passage par leurs comptes pour des raisons administratives. Cependant, cette ligne de défense n’a pas suffi à les dédouaner, bien que la justice ait opté pour des mesures moins coercitives : certains ont été placés sous bracelet électronique, tandis que d’autres sont soumis à un contrôle judiciaire, en attente des suites de l’enquête.

Ce scandale met en exergue des vulnérabilités inquiétantes dans le secteur bancaire sénégalais, notamment en matière de contrôle interne et de supervision des transactions. La Société Générale Sénégal, qui figure parmi les principaux établissements financiers du pays, est aujourd’hui au cœur d’une tempête médiatique. Le préjudice colossal et la multiplication des complices supposés soulignent une défaillance systémique, remettant en question la fiabilité des dispositifs anti-fraude et la diligence des audits internes.

Les observateurs s’accordent à dire que ce scandale pourrait avoir des conséquences graves pour la réputation de la SGSet, par extension, pour l’ensemble du secteur bancaire. La confiance des clients, déjà fragilisée par les précédents cas de fraude, risque de subir un coup dur. Les investisseurs et partenaires financiers pourraient également revoir leur positionnement face à une institution désormais entachée par ce scandale.

Alors que l’instruction judiciaire se poursuit, la société sénégalaise attend avec impatience la suite des événements. Les révélations récentes indiquent que le réseau de complicité pourrait s’étendre encore, et des figures de plus haut rang pourraient être impliquées. La question centrale reste désormais : jusqu’où ira cette enquête et quelles autres révélations viendront encore ébranler le secteur bancaire ?

En attendant, l’affaire Dicko continue de faire couler beaucoup d’encre, et les Sénégalais, tout comme les acteurs du secteur financier, suivent attentivement chaque nouvelle étape de cette enquête retentissante.

Hommage à Mamadou Moustapha Ba : Doudou Ka appelle à rebaptiser une avenue en son honneur

Le décès de Mamadou Moustapha Ba, ancien ministre des Finances et du Budget du Sénégal, survenu en France le 4 novembre dernier, a suscité une vague d’émotion et de témoignages à travers le pays. Parmi les nombreuses voix rendant hommage à cet homme d’État remarquable, celle de Doudou Ka, ancien ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération sous la présidence de Macky Sall, s’est distinguée par la force de son propos.

Dans un vibrant message publié sur les réseaux sociaux, Doudou Ka a exprimé sa profonde tristesse et son respect pour la mémoire de Mamadou Moustapha Ba, saluant son dévouement et son engagement exemplaire envers le développement du Sénégal. « L’héritage de Mamadou Moustapha Ba restera une source d’inspiration incandescente pour guider nos ambitions individuelles et collectives pour la construction du Sénégal du futur », a-t-il déclaré.

Pour honorer durablement la mémoire de celui qu’il décrit comme un « immense serviteur de l’État », Doudou Ka a lancé un appel aux autorités locales. Il a proposé aux maires de Dakar et de Dakar-Plateau, Barthélémy Toye Dias et Alioune Ndoye, de renommer l’avenue Carde en hommage à Mamadou Moustapha Ba. Située au cœur de la capitale sénégalaise, l’avenue Carde est un lieu emblématique de l’administration économique et financière du pays, que l’ancien ministre affectionnait particulièrement.

« C’est le plus éloquent hommage que la Nation pourrait lui rendre », a insisté Doudou Ka. Ce geste symbolique permettrait de perpétuer le souvenir de Mamadou Moustapha Ba, tout en rappelant aux générations futures son apport inestimable à la gestion des finances publiques et à la modernisation de l’économie sénégalaise.

Le message de Doudou Ka témoigne de l’affection et du respect profonds que suscitait Mamadou Moustapha Ba parmi ses pairs et au sein de la classe politique sénégalaise. « Je salue la mémoire de cet immense serviteur du Sénégal et m’incline devant cet exceptionnel homme d’État. Adieu, « Grand Moustapha ». Que la terre de notre Saloum commun te soit légère », a conclu Doudou Ka, dans un message chargé d’émotion.

La proposition de rebaptiser l’avenue Carde a d’ores et déjà trouvé écho auprès de nombreux Sénégalais, qui voient en cette initiative un hommage mérité à une figure clé de l’administration publique. Si cette demande venait à être acceptée, elle marquerait une reconnaissance officielle du parcours exemplaire de Mamadou Moustapha Ba et de son dévouement inébranlable à la cause nationale.

La nation sénégalaise, en deuil, se souvient aujourd’hui d’un homme qui a consacré sa vie au service public et qui laisse derrière lui un héritage inspirant pour les générations futures.

Sécurité publique : la police nationale lance une opération coup de poing et interpelle 337 individus à travers le pays

Dans la nuit de jeudi à vendredi, la police nationale a mené une vaste opération de sécurité sur l’ensemble du territoire sénégalais, sous la supervision de la Direction de la Sécurité publique (DSP). Ce dispositif, visant à assurer la protection des personnes et des biens, s’est appuyé sur un maillage physique dense, la prévention et des actions de dissuasion.

337 interpellations, plusieurs infractions relevées

Au terme de cette opération d’envergure, 337 individus ont été interpellés par les forces de l’ordre. Les chefs d’accusation varient selon les cas, incluant :

  • Ivresse publique et manifeste : 28 personnes ont été appréhendées pour état d’ébriété sur la voie publique.
  • Enquêtes en cours : 18 personnes ont été retenues pour nécessités d’enquête.
  • Détention de drogue : 5 individus pour détention de chanvre indien et un pour possession de drogue dure.
  • Offre et cession de chanvre indien : 4 individus arrêtés.
  • Usage de produit cellulosique : 3 interpellations.
  • Rixes et violences : 8 individus ont été arrêtés pour des bagarres sur la voie publique, et un autre pour coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail (ITT) de 30 jours.
  • Vols et délits divers : Plusieurs arrestations ont été effectuées pour vol, tentative de vol et vol avec effraction.

Saisies et infractions routières

En plus des interpellations, la police a saisi un kilogramme et 18 cornets de chanvre indien ainsi que deux boules de haschisch. Ces produits stupéfiants étaient destinés à la vente illégale, représentant un succès notable pour les forces de l’ordre dans leur lutte contre le trafic de drogue.

Concernant la sécurité routière, des contrôles ont conduit à la mise en fourrière de 35 véhicules et l’immobilisation de 21 motos pour diverses infractions.

Une opération saluée par la population

Cette opération de grande envergure témoigne de l’engagement des forces de sécurité à renforcer la quiétude sur l’ensemble du territoire national. Sous l’égide de la Direction de la Sécurité publique, les éléments de la police nationale ont démontré leur efficacité et leur réactivité face aux divers défis sécuritaires.

Les autorités ont d’ores et déjà annoncé que d’autres opérations similaires seront menées dans les semaines à venir, afin de maintenir la pression sur les délinquants et garantir une meilleure sécurité pour tous les citoyens.

Réforme sociale, économique, lutte contre la migration irrégulière : Mme Dia Awa Cheikh Mbengue de Bunt-Bi et ses alliés tirent des conclusions et prônent la fin de la migration irrégulière.

Dans le cadre de la campagne électorale en vue des élections législatives du 17 novembre 2024, les candidats de la liste UNION CITOYENNE BUNT-BI ont parcouru toutes les régions du Sénégal pour recueillir les préoccupations, attentes et exigences des populations concernant la 15ᵉ législature et les politiques publiques. En tant que députés élus du peuple, leur mission principale est de représenter les citoyens à l’Assemblée nationale. Mme Awa Cheikh Mbengue et ses collègues ont présenté ci-dessous les axes fondamentaux de leur programme législatif, tirés des conclusions de l’écoute active des populations. Selon elle, les jeunes et les femmes sont une priorité pour la liste Bunt-Bi, notamment pour freiner la migration irrégulière qui tue notre jeunesse.

En entamant son discours, Mme Dia Awa Cheikh Mbengue a exprimé son engagement, ainsi que celui de la coalition, en faveur d’élections pacifiques et sereines. Elle a appelé à un climat politique apaisé, essentiel pour garantir la transparence et la crédibilité du processus électoral. « Je suis allée dans d’autres pays que le Sénégal, mais ce que je vois ici, dans un pays de démocratie et de dialogue comme le Sénégal, c’est désolant de vivre certaines situations à l’approche des élections. Je le dénonce avec la dernière énergie. Je me demande s’il n’y a pas d’autre privilège que d’être un(e) représentant(e) de la population sénégalaise à l’Assemblée nationale… », a-t-elle déclaré.

Propositions :

  1. Réforme de la décentralisation :
    • L’abrogation de l’Acte III de la décentralisation et son remplacement par un Acte Unique de la décentralisation et de la déconcentration. Mme Mbengue propose une réforme profonde avec la création de cinq méga-régions autonomes (Grand Ouest, Grand Est, Grand Centre, Grand Nord, Grand Sud). Ces régions seraient dotées de ressources financières propres et d’institutions administratives autonomes pour mieux répondre aux besoins locaux. L’objectif est d’éviter que les citoyens des régions éloignées, comme Tambacounda, soient obligés de se rendre à Dakar pour des soins de santé ou d’autres services essentiels.
  2. Représentation authentique du peuple :
    • Une représentativité réelle garantissant que l’Assemblée nationale reflète la diversité des opinions et des besoins de la population, avec des députés à l’écoute des citoyens.
  3. Indépendance vis-à-vis de l’Exécutif :
    • Une législature forte, composée de députés non affiliés aux partis politiques dominants, pour éviter que les décisions soient dictées par l’exécutif, assurant ainsi un meilleur contrôle démocratique.
  4. Propositions de lois innovantes :
    • La liste Citoyenne Bunt-Bi propose des lois pour lutter contre l’émigration irrégulière, en s’appuyant sur une compréhension approfondie des enjeux. Ces mesures incluent des solutions concrètes pour répondre aux préoccupations des jeunes et des communautés vulnérables.
    • Réformer le code de la famille, jugé obsolète, pour mieux répondre aux réalités actuelles, y compris un rééquilibrage des prestations familiales.
  5. Économie et industrialisation :
    • Légiférer sur le portefeuille de l’État pour permettre à ce dernier de jouer un rôle moteur dans l’économie nationale. L’industrialisation est vue comme un levier crucial pour stimuler l’économie, notamment en attirant de grandes entreprises industrielles dans les régions, créant ainsi des emplois et des opportunités économiques.
  6. Promotion de la migration circulaire :
    • Mme Awa Cheikh Mbengue prône la mise en place d’un système de migration circulaire, permettant aux jeunes d’obtenir un contrat de travail sécurisé à l’étranger avant de quitter le Sénégal. Cette mesure vise à garantir des conditions de travail décentes et à éviter les drames liés aux migrations clandestines.
  7. Renforcement du dialogue social :
    • Une assemblée représentative favorise le dialogue avec toutes les parties prenantes, y compris les organisations de la société civile, permettant de co-construire des solutions aux défis migratoires.

En conclusion, Mme Dia Awa Cheikh Mbengue a exprimé sa profonde tristesse suite au décès de l’ancien ministre des Finances, Mouhamadou Moustapha Ba : « C’était un homme d’État exceptionnel, généreux, affable, et d’une dimension unique. Que Dieu l’accueille dans son paradis éternel ! » a-t-elle conclu.

Interdiction de la circulation interrégionale au Sénégal à la veille des législatives

À quelques jours des élections législatives prévues ce dimanche, le ministre de l’Intérieur, Jean-Baptiste Tine, a pris une mesure significative en annonçant l’interdiction de la circulation interrégionale sur toute l’étendue du territoire. L’arrêté, publié ce mercredi et relayé par plusieurs médias, précise que cette mesure sera en vigueur du samedi 16 novembre à minuit jusqu’au dimanche 17 novembre à minuit.

Cette décision intervient dans un contexte électoral marqué par une tension croissante et des préoccupations liées à la sécurité publique. En interdisant la circulation interrégionale, les autorités visent à limiter les déplacements de masse susceptibles de perturber le bon déroulement du scrutin. Selon des sources proches du ministère de l’Intérieur, cette mesure a pour but de prévenir d’éventuels troubles et d’assurer une meilleure coordination des forces de l’ordre dans tout le pays.

L’arrêté ministériel précise toutefois que certaines catégories de véhicules seront exemptées de cette interdiction. Les véhicules des forces de défense et de sécurité, ceux de secours ainsi que les ambulances pourront circuler librement pendant la période concernée. En outre, des dérogations spéciales pourront être accordées aux particuliers pour des raisons jugées urgentes ou indispensables. Les demandes devront être soumises au ministère de l’Intérieur, qui se chargera d’évaluer chaque cas.

Cette décision pourrait avoir des conséquences importantes sur la participation des électeurs aux législatives, notamment pour ceux qui doivent se déplacer entre les régions pour voter. Toutefois, le ministère de l’Intérieur assure que cette mesure vise avant tout à garantir la sécurité et la transparence du processus électoral.

Les partis politiques et les observateurs nationaux et internationaux surveilleront de près la mise en œuvre de cette interdiction, tout en appelant les citoyens à respecter les consignes des autorités.

Ces législatives interviennent dans un climat politique tendu, marqué par des manifestations sporadiques et des tensions entre partisans des différents camps. Les autorités ont multiplié les appels au calme et à la responsabilité citoyenne, exhortant les Sénégalais à faire preuve de civisme durant cette période cruciale pour l’avenir du pays.

Il reste à voir comment cette interdiction sera perçue par la population et si elle permettra d’assurer un déroulement pacifique des élections ce dimanche.

Affaire Keur Yeurmandé : trois accusés portés disparus, Ndella Madior Diouf en difficulté

Dans un rebondissement inattendu de l’affaire Keur Yeurmandé, trois collaborateurs de Ndella Madior Diouf ont disparu après avoir été placés sous liberté provisoire. Cette affaire, qui secoue le Sénégal depuis plusieurs mois, s’alourdit d’un nouvel élément troublant, mettant en péril la situation juridique de la femme d’affaires.

Cheikh Tidiane Ndiaye, Djiby Sow et El Hadji Sène, respectivement assistant personnel, gardien de la pouponnière et animateur à la radio Saphir FM, sont désormais introuvables. Accusés d’avoir enterré discrètement deux nourrissons décédés à Keur Yeurmandé, les trois hommes avaient été arrêtés en même temps que Ndella Madior Diouf. Ils avaient ensuite bénéficié d’une liberté provisoire. Mais leur fuite apparente vient changer la donne dans cette enquête complexe.

Selon des informations publiées par Les Échos dans son édition de ce jeudi, le magistrat chargé de l’affaire a constaté l’absence des trois prévenus. Un procès-verbal de carence sera rédigé par le greffier et contresigné par le juge d’instruction, marquant officiellement leur statut de fugitifs. Ce développement ajoute une couche d’incertitude et d’inquiétude à une affaire déjà sensible.

Pour Ndella Madior Diouf, toujours en détention, cette nouvelle est un coup dur. Ses demandes répétées de liberté provisoire, la dernière remontant au 30 octobre, ont toutes été rejetées par le juge. La disparition de ses trois collaborateurs pourrait compliquer davantage sa situation. Le magistrat pourrait en effet se montrer plus réticent à accorder une libération provisoire, craignant que l’ancienne présentatrice de télévision ne prenne la fuite à son tour.

La disparition de Cheikh Tidiane Ndiaye, Djiby Sow et El Hadji Sène soulève de nombreuses questions. Comment ces derniers ont-ils pu échapper à la vigilance des autorités ? Sont-ils partis de leur propre chef, ou ont-ils reçu des pressions extérieures ? Pour l’instant, les enquêteurs restent discrets sur les circonstances exactes de cette fuite.

En attendant, la détention de Ndella Madior Diouf se prolonge et la pression monte. Le public suit avec attention cette affaire qui mêle scandale, accusations graves et disparitions inexpliquées, dans un contexte où la confiance dans le système judiciaire est mise à l’épreuve.

L’affaire Keur Yeurmandé n’a pas fini de faire parler d’elle. La disparition des trois collaborateurs de Ndella Madior Diouf pourrait bien marquer un tournant dans l’enquête, et mettre en péril la défense de la femme d’affaires. Pour l’heure, le sort de ces disparus reste un mystère, et les spéculations vont bon train.

Scandale foncier à Dakar : Tahirou Sarr et des responsables publics impliqués dans une fraude de grande envergure

L’affaire fait grand bruit dans la capitale sénégalaise. Tahirou Sarr, un homme d’affaires influent, se retrouve au cœur d’une vaste affaire de fraude foncière et de détournement de fonds, révélée par la Sûreté urbaine de Dakar. Selon le journal L’Observateur, Sarr aurait orchestré un complot impliquant des membres de l’administration sénégalaise pour détourner des fonds publics via des transactions foncières frauduleuses, ciblant particulièrement des terres situées à Ngor.

Les faits remontent à 2014, lorsqu’un groupe de familles héritières de terres à Ngor a été approché pour vendre trois titres fonciers. Ces familles, prudentes, avaient sollicité les services d’un avocat de renom pour sécuriser la transaction. Cependant, cet avocat, qui aurait dû représenter leurs intérêts, aurait trahi leur confiance. D’après les informations obtenues, il se serait allié secrètement à Tahirou Sarr ainsi qu’à des figures influentes, dont Mamour Diallo, l’ancien Directeur des Domaines, et plusieurs hauts responsables administratifs.

Ensemble, ils auraient mis en place une fausse procédure d’expropriation pour utilité publique, dissimulant ainsi un vaste détournement de fonds. Un procès-verbal de conciliation falsifié a été présenté aux familles, leur promettant une compensation de 700 millions de francs CFA. Cependant, les fonds n’ont jamais été versés, et les documents remis aux familles étaient des faux.

Après avoir découvert l’escroquerie, les familles spoliées ont déposé plainte, révélant l’ampleur de la fraude. L’enquête, confiée à l’inspecteur Bara Sangharé, a mis en lumière un réseau complexe de pratiques illégales impliquant des responsables publics de haut rang. Le procureur, confronté aux nombreuses incohérences du dossier, a décidé de transférer l’affaire au juge d’instruction pour des investigations plus approfondies.

Les investigations en cours ont permis de révéler des anomalies majeures dans le processus de vente et d’expropriation des terres. Le juge d’instruction, face à l’ampleur des irrégularités, pourrait procéder à de nouvelles arrestations. Cette affaire met à nu un véritable système de corruption au sein de l’administration sénégalaise, avec des responsables publics utilisant leur position pour enrichissement personnel au détriment des citoyens.

Le scandale qui entoure Tahirou Sarr et ses complices présumés suscite une vive indignation au sein de l’opinion publique. Plusieurs organisations de la société civile ont appelé à une enquête impartiale et à des sanctions sévères contre tous les acteurs impliqués dans cette fraude. Le procès à venir sera suivi de près, tant par les médias que par les citoyens, impatients de voir justice rendue.

Pour l’heure, l’enquête se poursuit, et les sénégalais attendent des réponses claires sur ce dossier qui expose des failles profondes dans la gestion des terres et l’intégrité de l’administration publique.

Ndoffane Laguèn : Cérémonie de démarrage de la récolte d’un champ dédié à l’éducation nationale

La plupart des enfants vivant en milieu rural, issus de familles démunies, souffrent souvent de la faim, et le manque de nourriture ou l’absence de cantine scolaire reste un problème crucial. C’est pour cette raison que l’inspecteur d’académie sortant, Siaka Goudiaby, a initié la création d’un champ dédié à l’éducation nationale dans l’inspection d’académie de Kaolack.

Ce n’est plus un secret : certains élèves doivent parcourir plusieurs kilomètres à pied chaque jour pour se rendre à l’école. Les conséquences négatives sont doubles. D’un côté, la malnutrition entraîne un retard dans le développement des enfants, et de l’autre, elle réduit considérablement leur capacité de concentration pendant les cours, a souligné l’inspecteur de l’éducation, Moustapha Ndiaye, au nom de l’inspecteur d’académie de Kaolack, Samba Diakhaté.

En prenant la parole, le président régional de l’association des parents d’élèves de Kaolack, Alphonse Diégane Thiaré, a salué cette initiative des autorités éducatives, notamment de l’inspecteur d’académie sortant, Siaka Goudiaby, qui a compris que les élèves ne doivent pas rester affamés à l’école. Toutefois, M. Thiaré a invité les parents d’élèves à investir dans l’éducation de leurs enfants, comme l’ont fait Siaka Goudiaby et son successeur, Samba Diakhaté.

« Pour concrétiser la volonté du président Bassirou Diomaye Faye, de son Premier ministre Ousmane Sonko, et du ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, l’inspecteur d’académie sortant, Siaka Goudiaby, a jugé nécessaire de mettre en place un champ d’arachide et de maïs dans la zone de Ndoffane Laguèn », a expliqué Moustapha Ndiaye.

Selon l’inspecteur de l’éducation, ce champ représente la contribution de la communauté éducative de Kaolack à l’effort national pour atteindre les objectifs de souveraineté alimentaire. Après la mutation de Siaka Goudiaby à l’inspection d’académie de Louga, son successeur, Samba Diakhaté, a pris le relais et fait de ce champ une priorité pour l’académie de Kaolack.

C’est lors de la cérémonie de démarrage de la récolte, ce mercredi, que Moustapha Ndiaye a souligné l’importance de ce projet pour soutenir les élèves et renforcer la sécurité alimentaire dans la région.

Affaire Ameth Ndoye et Abdoulaye Sow : le verdict rendu par le tribunal des flagrants délits de Dakar

Le tribunal des flagrants délits de Dakar a rendu son verdict concernant l’affaire opposant Ameth Ndoye, chroniqueur, et Abdoulaye Sow, policier. Les deux prévenus ont été reconnus coupables des faits qui leur étaient reprochés, mais ont bénéficié de décisions différentes du magistrat.

En effet, le juge a dispensé Abdoulaye Sow de peine, une décision qui signifie que, bien qu’il soit déclaré coupable, il ne sera pas sanctionné par une peine. Par ailleurs, cette condamnation ne sera pas mentionnée sur son casier judiciaire, préservant ainsi son dossier administratif. Cette décision laisse entendre que le tribunal a tenu compte de circonstances atténuantes ou d’une volonté d’éviter des répercussions professionnelles pour le policier.

Du côté d’Ameth Ndoye, le chroniqueur a écopé d’une peine de prison ferme de 15 jours. Cependant, ayant déjà passé cette période en détention provisoire, il a été immédiatement remis en liberté. Ce verdict, quoique modéré, marque la fin d’un séjour carcéral qui avait déjà suscité l’attention du public et des médias.

Cette affaire, qui a fait couler beaucoup d’encre, met en lumière la complexité des rapports entre citoyens et forces de l’ordre, ainsi que la nécessité d’une justice impartiale. Le jugement rendu semble avoir voulu équilibrer la reconnaissance des faits tout en tenant compte de la situation particulière de chacun des prévenus.

Ce dénouement soulève toutefois des interrogations parmi l’opinion publique sur l’application des peines et l’égalité de traitement, notamment en ce qui concerne les représentants de l’État.

Contentieux fiscal entre l’État du Sénégal et Woodside : un bras de fer autour de 40 milliards de FCFA

Le conflit fiscal entre l’État sénégalais et Woodside Energy, opérateur du champ pétrolier de Sangomar, prend une nouvelle tournure. Le dossier a été à nouveau renvoyé, cette fois au 5 décembre, après une audience tenue le 7 novembre dernier. Au cœur de cette bataille judiciaire se trouvent des enjeux colossaux : une créance fiscale de 40,061 milliards de FCFA que le Fisc réclame à Woodside, sur fond de tensions croissantes entre les deux parties.

L’affaire remonte à juin 2024, lorsque la Direction générale des impôts et des domaines (DGID) a adressé une notification officielle à Woodside, exigeant le paiement de cette somme importante. Face à cette demande, l’opérateur pétrolier australien a obtenu, par une ordonnance judiciaire datée du 6 septembre, un sursis de recouvrement. Cependant, cette suspension temporaire n’a pas été accordée sans contrepartie.

Selon les informations du quotidien Libération, Woodside a dû fournir des garanties financières conséquentes, équivalentes à la totalité de la créance contestée. Ces garanties, d’un montant exact de 40,061 milliards de FCFA, ont été assurées par Citibank Sénégal via un acte de garantie autonome daté du 31 juillet 2024. Ce dépôt colossal a été confirmé par une quittance de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), émise le 1er août, assurant à l’État sénégalais une couverture totale en cas de dénouement défavorable pour Woodside.

Avant l’obtention du sursis, le Trésor sénégalais avait pris des mesures coercitives pour récupérer les fonds. Dès le 21 juin 2024, un Avis à tiers détenteur (ATD) avait été émis par la DGID, déclenchant des saisies sur plusieurs comptes bancaires de Woodside. Ces opérations avaient permis de prélever des montants partiels, à savoir 962 millions de FCFAet 443 millions de FCFA, sur les comptes de la société chez Citibank Sénégal.

Ces prélèvements forcés témoignent de l’intensité du bras de fer entre le Fisc sénégalais et l’opérateur pétrolier. D’un côté, l’État cherche à défendre ses intérêts financiers et à imposer une fiscalité rigoureuse sur les ressources pétrolières, tandis que de l’autre, Woodside conteste la légitimité de cette créance et revendique le respect de ses droits contractuels et légaux.

Le report de l’audience au 5 décembre offre à Woodside une fenêtre supplémentaire pour affiner ses arguments juridiques. Ce délai est également scruté par les observateurs économiques, les acteurs du secteur énergétique, et les partenaires financiers, qui suivent de près cette affaire aux répercussions potentiellement importantes sur le climat des affaires au Sénégal.

Au-delà du litige fiscal, cette affaire soulève des questions plus larges sur la fiscalité appliquée aux opérateurs pétroliers internationaux dans le pays. Les recettes issues de l’exploitation du champ de Sangomar sont essentielles pour le Sénégal, qui espère diversifier ses sources de revenus et booster son économie grâce à l’exploitation des hydrocarbures.

L’issue de ce litige pourrait ainsi marquer un tournant, non seulement pour les relations entre l’État et les compagnies pétrolières, mais aussi pour la stratégie fiscale du Sénégal face aux multinationales. Quoi qu’il en soit, le dossier promet d’être âprement disputé devant le Tribunal, chaque partie restant fermement campée sur ses positions.

Commande publique : Le nouveau DG de l’Arcop s’attaque aux marchés secret-défense

Moustapha Djitté, le nouveau directeur général de l’Autorité de régulation de la commande publique (Arcop), a placé sous les projecteurs les marchés publics classés secret-défense, qui échappaient jusque-là à un contrôle rigoureux. Lors de la passation de service avec son prédécesseur, Saër Niang, Djitté a dévoilé une feuille de route visant à renforcer la transparence des dépenses publiques, y compris dans le domaine sensible de la défense.

Djitté a souligné la nécessité de trouver un équilibre entre la confidentialité exigée pour des questions de sécurité nationale et l’obligation de veiller à l’utilisation efficace des ressources publiques. En effet, les marchés secret-défense, bien que cruciaux pour la défense et la protection des intérêts de l’État, sont régulièrement critiqués pour leur opacité, les détracteurs y voyant un terreau favorable à la corruption et à l’enrichissement illicite. Ces marchés, souvent exclus du contrôle de l’Arcop en raison de leur caractère sensible, portent pourtant sur des montants significatifs.

Le Premier ministre, Ousmane Sonko, a récemment révélé que plus de 2 500 milliards de francs CFA auraient été alloués à ces marchés secrets au cours des quatre dernières années. Ce chiffre, impressionnant, illustre l’importance de garantir une gestion rigoureuse de ces fonds publics.

Face à ce défi, Moustapha Djitté semble déterminé à établir des contrôles renforcés sans compromettre les impératifs de défense nationale. Il ambitionne ainsi d’instaurer une régulation qui assure une utilisation rationnelle des ressources, tout en protégeant les informations sensibles. Ce nouveau cap reflète une volonté d’améliorer la gouvernance dans un secteur souvent opaque, dans un souci de renforcer la confiance du public et d’assurer une gestion plus transparente des finances de l’État.

Accord de pêche : L’UE suspend le renouvellement avec le Sénégal, exige des avancées dans la lutte contre la pêche illicite

L’accord de pêche de cinq ans entre le Sénégal et l’Union européenne (UE), qui autorisait des navires européens à opérer dans les eaux sénégalaises, s’achève le 17 novembre 2024 sans perspective de renouvellement immédiat. L’UE conditionne désormais tout futur partenariat à des mesures concrètes contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), domaine où elle estime que le Sénégal doit redoubler d’efforts.

Cette décision de l’UE repose sur son engagement de tolérance zéro vis-à-vis de la pêche INN. En mai 2024, elle a émis un avertissement en désignant le Sénégal comme un pays non coopérant dans ce domaine, signalant que plusieurs années de discussions avec les autorités sénégalaises n’ont pas permis d’atteindre les objectifs fixés. Dans son communiqué, l’UE rappelle que cet avertissement n’est pas symbolique : il en va de la préservation des ressources marines et du respect des normes internationales.

Le récent dialogue des 5 et 6 novembre à Bruxelles entre les deux parties marque un effort pour réviser les pratiques de gestion des ressources halieutiques du Sénégal. L’UE a réaffirmé sa volonté de collaborer avec le Sénégal pour l’aider à atteindre les standards internationaux en matière de lutte contre la pêche illicite.

Depuis 2019, l’accord de pêche a rapporté annuellement 8,5 millions d’euros (plus de 5,5 milliards de FCFA) au Sénégal, dont 900 000 euros (environ 590 millions de FCFA) dédiés à des projets de développement du secteur de la pêche. Bien que cet apport ait soutenu divers projets, il semble insuffisant face aux défis de durabilité et de contrôle des pratiques de pêche. Les captures européennes, quant à elles, se limitaient essentiellement au thon et au merlu noir, représentant moins de 1 % des prises totales dans les eaux sénégalaises, selon le rapport de l’UE.

Le précédent accord de pêche entre le Sénégal et l’UE, suspendu de 2006 à 2014, témoigne de la volonté des deux parties d’ajuster leur coopération aux réalités de la gestion des ressources. L’UE reste prête à apporter un soutien technique et financier au Sénégal pour renforcer les dispositifs de contrôle, à condition que des efforts tangibles soient entrepris.

Dans l’attente de réformes, l’avenir de la pêche sénégalaise reste incertain. Le non-renouvellement de cet accord met en lumière les défis persistants du Sénégal dans la préservation de ses ressources marines et la lutte contre la pêche INN, enjeux cruciaux pour l’économie locale et pour la pérennité de ses écosystèmes.

Suspension de la pêche européenne au Sénégal : un tournant pour le secteur halieutique local

L’Union européenne a annoncé que ses bateaux cesseront leurs activités de pêche dans les eaux sénégalaises dès dimanche 17 novembre à minuit, en raison de l’absence de renouvellement de l’accord de partenariat en matière de pêche avec le Sénégal, arrivé à échéance. Cette décision intervient après que Bruxelles a notifié des « défaillances » au Sénégal concernant la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).

En vigueur depuis 2019, cet accord permettait à 18 navires européens, principalement espagnols et français, de pêcher des espèces comme le thon tropical et le merlu dans la zone économique exclusive (ZEE) du Sénégal. Cependant, l’Union européenne, engagée dans une politique de « tolérance zéro » contre la pêche INN, a décidé de suspendre toute activité jusqu’à ce que des mesures correctives soient apportées.

Jean-Marc Pisani, ambassadeur de l’UE à Dakar, a expliqué que cette décision s’inscrit dans une volonté de préserver les ressources halieutiques et d’harmoniser les politiques de lutte contre la pêche illégale : « Il ne serait pas cohérent de renouveler un accord avec un pays qui fait face à des difficultés avérées dans ce domaine », a-t-il déclaré.

La pêche constitue un pilier essentiel de l’économie sénégalaise, fournissant des emplois directs ou indirects à environ 600 000 personnes. Le secteur, dominé par des pêcheurs artisans utilisant des pirogues traditionnelles, représente une source de subsistance pour de nombreuses communautés côtières. Pourtant, les pêcheurs locaux dénoncent régulièrement la concurrence déloyale des navires industriels, souvent accusés de surexploitation des ressources et de contribuer à la raréfaction du poisson.

L’arrêt temporaire des activités de pêche des navires européens pourrait constituer une opportunité pour les pêcheurs artisanaux de récupérer une partie des stocks halieutiques, en particulier pour des espèces fortement exploitées comme le thon et le merlu. Néanmoins, cette suspension ne met pas fin à la pression exercée sur les ressources marines, d’autant que les bateaux européens pourront continuer de pêcher dans les eaux des pays voisins, tels que la Mauritanie, la Gambie ou la Guinée-Bissau.

La suspension de cet accord soulève des questions cruciales sur la gestion des ressources maritimes au Sénégal. Les experts rappellent que les pratiques de pêche non durable menacent non seulement la biodiversité marine, mais aussi la sécurité alimentaire des populations locales. La lutte contre la pêche illégale reste donc un enjeu central pour le gouvernement sénégalais, qui doit renforcer la surveillance de ses eaux territoriales et améliorer la transparence dans l’attribution des licences de pêche.

Face à cette situation, les autorités sénégalaises sont appelées à repenser leur stratégie de gestion des ressources halieutiques pour trouver un équilibre entre l’exploitation économique et la préservation des écosystèmes. Les acteurs locaux demandent également une plus grande implication dans les décisions concernant l’accès aux ressources maritimes, afin de mieux protéger les intérêts des pêcheurs artisanaux.

Le non-renouvellement de l’accord marque un tournant dans les relations entre le Sénégal et l’Union européenne, partenaire commercial majeur. Cette suspension pourrait être l’occasion de redéfinir les termes de la coopération dans le secteur de la pêche, en intégrant des exigences plus strictes en matière de durabilité et de transparence.

Pour l’heure, l’impact économique à court terme reste incertain, mais la décision européenne pourrait être un signal fort en faveur d’une meilleure gestion des ressources halieutiques, au bénéfice des populations locales. Le gouvernement sénégalais devra rapidement s’adapter à ce nouveau contexte et intensifier ses efforts pour lutter contre la pêche illégale et renforcer la résilience du secteur artisanal.

En attendant, les pêcheurs sénégalais, sur leurs pirogues traditionnelles, espèrent que cette suspension permettra une amélioration des stocks et une meilleure prise en compte de leurs besoins dans les futures négociations avec l’Union européenne.

Affaire Moussa Dièye : Quand le trafic de drogue éclabousse les zones côtières du Sénégal

Le Tribunal correctionnel de Dakar a été le théâtre d’une audience particulièrement suivie. Moussa Dièye, pêcheur de profession, se retrouve au cœur d’une affaire de trafic de drogue, accusé d’avoir été interpellé en possession de 5 kilogrammes de chanvre indien, communément appelé yamba. Une saisie impressionnante qui met en lumière les réalités sombres du trafic de stupéfiants dans les zones côtières, en particulier sur la plage de Yarakh, où les transactions illicites semblent proliférer.

Les événements remontent à 2021, année où Moussa Dièye est arrêté par les agents de la Division des investigations criminelles (DIC). Alertés par des renseignements indiquant une possible transaction de drogue sur la plage de Yarakh, les forces de l’ordre organisent une planque pour observer les mouvements suspects. Selon les détails fournis par l’accusation, l’opération s’est soldée par l’interpellation de Moussa Dièye, porteur d’un sac contenant une importante quantité de yamba.

Face aux enquêteurs, Moussa Dièye n’a pas cherché à nier les faits. Il a admis avoir acheté les 5 kilogrammes pour la somme de 75.000 francs CFA, précisant que 25.000 francs restaient encore à payer à son fournisseur. Une déclaration qui semblait accréditer la thèse d’un achat destiné à la revente, au grand dam de l’accusé, qui maintient depuis son arrestation qu’il n’est pas impliqué dans le trafic de drogue.

À la barre du tribunal, Moussa Dièye change de discours. Il conteste les aveux initiaux et minimise les faits, affirmant : « Je n’avais sur moi que 5 cornets de yamba destinés à ma consommation personnelle. Je ne suis pas un dealer. Je consomme du chanvre, mais jamais je n’ai possédé 5 kilogrammes. » Une tentative de défense qui vise à écarter l’accusation de trafic au profit de celle, moins lourde, de simple possession.

Cependant, le procureur reste inflexible. Selon lui, les preuves sont claires : la quantité de chanvre indien retrouvée sur le prévenu dépasse largement ce qui pourrait être considéré comme un usage personnel. « Les 5 kilogrammes étaient destinés à la revente, c’est évident », a martelé l’accusation, soulignant que Moussa Dièye avait déjà engagé des transactions financières pour cette cargaison.

L’avocat de la défense, Me Ndiogou Ndiaye, a tenté de tempérer la sévérité des charges retenues contre son client. Il a évoqué le contexte personnel difficile de Moussa Dièye, un pêcheur confronté à des conditions de vie précaires et qui, selon lui, aurait été entraîné dans cette affaire sans intention réelle de trafic. « Nous demandons une application clémente de la loi, compte tenu des circonstances », a plaidé l’avocat.

Cette affaire illustre les défis croissants auxquels sont confrontées les autorités sénégalaises dans la lutte contre le trafic de drogue. Les zones côtières, particulièrement les plages fréquentées par les pêcheurs, semblent être devenues des points stratégiques pour les échanges de stupéfiants. Le cas de Moussa Dièye révèle une réalité inquiétante : le chanvre indien circule de plus en plus librement, mettant en péril non seulement les consommateurs, mais aussi la sécurité publique.

Le verdict de cette affaire, attendu pour le 5 décembre prochain, est suivi de près par l’opinion publique. Il pourrait bien constituer un précédent pour des cas similaires à venir, à l’heure où le Sénégal s’efforce de renforcer ses mesures de répression contre le trafic de drogue, tout en sensibilisant la population aux dangers de la consommation de substances illicites.

En attendant le délibéré, une question reste en suspens : Moussa Dièye est-il un simple consommateur pris dans la tourmente, ou bien un acteur volontaire de ce trafic lucratif ? Réponse le 5 décembre, lors du rendu du verdict.

Mort suspecte de l’ancien ministre Mamadou Moustapha Bâ : Enquête sur les circonstances troublantes entourant son décès

L’enquête sur le décès de Mamadou Moustapha Bâ, ancien ministre des Finances et du Budget du Sénégal sous le mandat de Macky Sall, prend une tournure inattendue. La Division des Investigations Criminelles (DIC) s’est saisie de l’affaire suite aux résultats de l’autopsie, qui ont révélé des éléments laissant présager que la mort du ministre ne serait pas naturelle.

Selon les informations recueillies par le journal L’Observateur, les enquêteurs ont longuement entendu Yassine Sall Bâ, la veuve du ministre. Celle-ci a affirmé avoir découvert son époux inconscient en France, après que ce dernier aurait été victime d’un malaise alors qu’il se rendait à la pharmacie. Transporté d’urgence à l’hôpital, Mamadou Moustapha Bâ aurait sombré dans le coma avant de décéder le 4 novembre dernier. Cette version a été corroborée par Yassine Sall Bâ, qui a déclaré aux policiers que son époux, bien qu’ayant des problèmes rénaux nécessitant un traitement régulier, était en bonne forme avant son départ de Dakar.

Pourtant, cette explication ne convainc pas totalement les autorités. Une source judiciaire, citée par L’Obs, a souligné que les propos de la veuve, bien qu’apparaissant logiques, ne sont «pas tangibles» et laissent encore des zones d’ombre à éclaircir.

Les enquêteurs ont également interrogé Babou Diédhiou, un ami proche de la famille, qui accompagnait Yassine Sall Bâ dans ses recherches à Paris. Selon nos sources, l’audition de ce dernier a permis de recouper certains détails, mais n’a pas encore dissipé tous les doutes. Les deux témoins, entendus séparément, ont par la suite été autorisés à regagner leur domicile.

Interrogée sur les raisons qui l’ont poussée à se rendre précipitamment à Paris, la veuve a expliqué que l’inquiétude liée au silence prolongé de son époux et à ses appels restés sans réponse l’a incitée à prendre l’avion. Cette justification, bien que plausible, n’a pas suffi à lever les soupçons des enquêteurs, d’autant plus que l’ancien ministre semblait être en meilleure forme au moment de son départ.

Dans ce contexte trouble, les enquêteurs continuent de rassembler les indices et d’interroger les proches de l’ancien ministre. Une source policière, gardant l’anonymat, n’a pas exclu que l’enquête puisse «à tout moment apporter des réponses surprenantes et aboutir à des conclusions inattendues».

Ce décès, qui intervient à un moment charnière du paysage politique sénégalais, suscite déjà des interrogations au sein de l’opinion publique. Si le malaise invoqué par la veuve est plausible, les circonstances entourant la mort de Mamadou Moustapha Bâ, ainsi que les résultats de l’autopsie, continuent de soulever des questions. Les autorités s’attendent à une poursuite des investigations dans les jours à venir, dans l’espoir de faire la lumière sur cette affaire troublante.

L’évolution de l’enquête sera scrutée par les observateurs, qui y voient déjà un potentiel scandale. La mort mystérieuse de Mamadou Moustapha Bâ, figure éminente du gouvernement sous Macky Sall, pourrait bien dévoiler des éléments inattendus, au-delà des simples apparences. Les conclusions des investigations, attendues avec impatience, risquent de faire éclater une vérité insoupçonnée sur cette disparition aussi soudaine que mystérieuse.

Attaques contre Sàmm Sa Kàddu : La coalition accuse Sonko d’incitation à la violence

La coalition Sàmm Sa Kàddu a vivement réagi aux multiples attaques dont son convoi a été victime lors de ses déplacements à travers le pays. Dans un communiqué publié le 11 novembre 2024, la coalition a pointé du doigt Ousmane Sonko, tête de liste du PASTEF, l’accusant d’avoir appelé ses militants à empêcher sa campagne, qualifiant ces déclarations d’un « appel au meurtre » destiné à perturber la campagne électorale en cours.

Selon Sàmm Sa Kàddu, les récentes violences sont en grande partie alimentées par les propos de Sonko, qui aurait incité à des actes violents pour stopper la coalition. Le communiqué dénonce une tentative de « museler la démocratie » et d’instaurer un climat de terreur, accusant Sonko, par sa peur de la défaite, d’encourager des actions qui compromettent la paix et la sécurité de la campagne.

La coalition a exprimé sa profonde inquiétude et a tenu Ousmane Sonko responsable de tout incident pouvant survenir à l’encontre de ses membres, militants, sympathisants ou électeurs. Sàmm Sa Kàddu a également lancé un appel au Président de la République, l’exhortant à prendre des mesures pour protéger le bon déroulement de la campagne et à faire en sorte que la violence ne devienne pas un outil politique.

Dans le communiqué, la coalition a également appelé la communauté internationale à se pencher sur cette grave déclaration de Sonko, soulignant que la stabilité du processus électoral sénégalais est en jeu. Le message se termine par un engagement ferme à poursuivre la campagne de manière pacifique et conformément à la loi.

Ce développement intervient dans un contexte électoral tendu où les rivalités politiques s’intensifient, et où la violence semble de plus en plus présente, menaçant d’affecter la confiance des citoyens dans le processus démocratique du pays.

Sécurisation de la campagne électorale : Le Ministère de l’Intérieur met en garde contre les actes de violence et de sabotage

Le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, dans un communiqué diffusé le 11 novembre 2024, a exprimé son inquiétude face à des informations faisant état de projets violents visant à perturber la campagne électorale en cours. Malgré les mesures de sécurité déjà mises en place pour garantir un climat apaisé durant cette période électorale, des menaces de sabotage contre les caravanes et les activités de certaines listes concurrentes circulent. Le Ministère a donc réagi en prenant des mesures strictes pour assurer la sécurité des opérations et prévenir toute forme de violence.

Le communiqué rappelle l’arrêté n°026507 du 22 octobre 2024, qui interdit formellement le port d’armes de toutes catégories ainsi que de matières explosives entre le 17 octobre et le 17 décembre 2024. Cette interdiction vise à limiter tout risque de violence et à maintenir un environnement pacifique pendant les élections. Le Ministre a souligné que des instructions strictes ont été données aux forces de sécurité pour effectuer des contrôles rigoureux des cortèges et des individus considérés comme suspects. Toute personne en possession d’armes ou d’autres matériaux dangereux verra des sanctions sévères appliquées conformément à la loi.

Dans le but de mieux organiser la sécurité des cortèges électoraux et des déplacements des partis politiques et des candidats, le Ministère de l’Intérieur a exigé que tous les partis, coalitions politiques et entités de candidats indépendants transmettent aux autorités administratives les itinéraires et horaires de leurs déplacements, au plus tard la veille de chaque déplacement. Cette mesure vise à anticiper les risques et à permettre aux forces de sécurité d’assurer un suivi et une protection adéquats.

Le Ministère en appelle au sens des responsabilités de tous les acteurs politiques, les incitant à poursuivre la campagne électorale dans un cadre de paix et de sérénité. Il est essentiel que chaque acteur prenne la mesure de l’importance de la stabilité du processus électoral, qui doit se dérouler dans un climat de confiance et de respect mutuel.

Décès de Moustapha Ba : Vers une possible troisième expertise médicale

L’enquête sur le décès de l’ancien ministre des Finances Mamadou Moustapha Ba pourrait connaître une nouvelle étape avec une potentielle troisième expertise. Le Dr Mamadou Sow, médecin légiste en charge de l’autopsie, a indiqué sur les ondes de la Rfm que la décision de poursuivre les investigations dépend du procureur, qui peut estimer qu’il est nécessaire de recueillir davantage d’informations avant d’autoriser l’inhumation.

Le Dr Sow a expliqué que, bien que les prélèvements nécessaires aient été effectués, une nouvelle expertise pourrait être envisagée en raison des zones d’ombre persistantes dans cette affaire. « Tant qu’il n’y a pas de certitude sur les circonstances du décès, il est compréhensible de conserver le corps en attendant des éléments plus précis », a-t-il déclaré.

Ce maintien du corps pourrait prolonger la période d’attente pour la famille et les proches de Moustapha Ba, qui espèrent que la lumière sera faite au plus vite. La démarche, bien que difficile pour l’entourage du défunt, vise à garantir que toutes les pistes soient minutieusement explorées. Une troisième expertise pourrait ainsi apporter des réponses définitives aux nombreux questionnements.

En attendant, les autorités judiciaires restent prudentes et pourraient décider de cette troisième expertise si elles jugent nécessaire de disposer de davantage de preuves pour élucider cette affaire.

Modou Lô : Un geste de solidarité envers les daaras à quelques jours de son combat royal

Le roi des arènes, Modou Lô, montre une fois de plus qu’il n’est pas seulement un champion sur le ring, mais aussi un homme de cœur engagé envers sa communauté. En pleine préparation pour son prochain combat contre Siteu, prévu dans quelques jours, le lutteur des Parcelles Assainies a pris une pause dans son entraînement pour accomplir un acte de générosité remarquable.

Ce lundi, Modou Lô a fait don de produits alimentaires aux daaras de sa localité, touchant directement plusieurs écoles coraniques où l’on sait que les conditions de vie sont souvent précaires. Les bénéficiaires de cette action, les jeunes talibés, ont reçu des produits de première nécessité, tels que du riz, du sucre, de l’huile et d’autres denrées essentielles.

Les maîtres coraniques et les habitants des Parcelles Assainies ont exprimé leur gratitude face à cette initiative, saluant le geste de Modou Lô. Ces écoles coraniques, qui jouent un rôle crucial dans l’éducation religieuse et morale des jeunes, peinent souvent à subvenir aux besoins des talibés, qui proviennent généralement de familles défavorisées. Le don du champion apparaît ainsi comme une véritable bouffée d’oxygène pour ces jeunes étudiants, qui dépendent souvent de la solidarité de la communauté pour leur subsistance.

Modou Lô, malgré l’intensité de sa préparation pour le combat qui l’attend, a tenu à mettre en avant l’importance du partage et de la solidarité. Ce geste, bien qu’effectué en dehors des projecteurs de l’arène, témoigne d’une valeur profondément enracinée chez le lutteur : l’entraide et le soutien envers les plus démunis.

Ce n’est pas la première fois que Modou Lô s’illustre par sa générosité. Au fil des années, il a su prouver qu’il reste connecté à sa communauté, et ses actions philanthropiques en sont la preuve. À quelques jours de son affrontement tant attendu avec Siteu, ce geste de solidarité pourrait bien apporter un élan de soutien supplémentaire de la part de ses nombreux fans, qui voient en lui un modèle non seulement de force, mais aussi d’humanité.

En attendant le jour J, ce geste restera dans les mémoires, rappelant que le véritable combat ne se déroule pas toujours sur le ring, mais bien dans la vie quotidienne, auprès des personnes qui en ont le plus besoin.

Libération provisoire de Nabou Lèye : Les zones d’ombre de l’enquête sur le double meurtre d’Aziz Ba et Boubacar Gano

Après trois mois de détention, la danseuse Nabou Lèye a été remise en liberté provisoire jeudi dernier. Accusée dans le cadre de l’enquête sur le double meurtre d’Aziz Ba, alias « Aziz Dabala », et Boubacar Gano, alias « Waly », sa libération soulève plusieurs questions, notamment en raison d’incohérences relevées dans les réquisitions téléphoniques du dossier.

Selon des sources proches de l’affaire, relayées par le journal Enquête, des contradictions importantes sont apparues lors des auditions de Nabou Lèye. La principale incohérence concerne la localisation de son téléphone. En effet, les réquisitions téléphoniques incluses dans le dossier suggéraient initialement que la danseuse se trouvait sur les lieux du crime jusqu’à 4 heures du matin. Cependant, il a été prouvé que son téléphone avait été localisé pour la dernière fois dans cette zone à midi, bien avant le moment supposé du crime.

Cette contradiction a mené à des spéculations sur une possible erreur dans les éléments de preuve, une hypothèse qui a été confirmée par des sources judiciaires. Il semblerait en effet que la réquisition incluse dans le dossier corresponde à celle de 4 heures du matin et non de midi, comme indiqué initialement.

Lorsque ces incohérences ont été portées à l’attention du juge en charge du dossier, l’enquête était déjà bien avancée. Le magistrat, face à ces nouvelles informations, a dû reconsidérer certains éléments de preuve, retardant ainsi le processus de décision concernant la libération provisoire de Nabou Lèye.

La remise en liberté provisoire de la danseuse soulève plusieurs questions sur le déroulement de l’enquête et sur la fiabilité des preuves présentées. Pour ses avocats, ces erreurs démontrent une précipitation dans l’établissement du dossier, qui pourrait avoir influencé le déroulement de la procédure.

Bien que Nabou Lèye ait été libérée provisoirement, l’enquête sur le double meurtre d’Aziz Ba et Boubacar Gano se poursuit. Les enquêteurs continuent d’examiner les différents témoignages et éléments de preuve afin d’éclaircir les circonstances de ces crimes sordides.

La danseuse, qui reste sous surveillance judiciaire, devra se présenter régulièrement aux convocations des autorités jusqu’à la clôture de l’affaire. Cette libération pourrait marquer un tournant dans l’enquête, obligeant les autorités à revoir certains aspects du dossier et à redoubler de prudence pour éviter d’autres erreurs similaires.

En attendant, la décision du juge de libérer provisoirement Nabou Lèye laisse entrevoir une possible révision des charges retenues contre elle, si les incohérences relevées venaient à être confirmées.

Décès mystérieux de Moustapha Bâ : l’enquête s’intensifie, la veuve convoquée à la Dic

La mort de Moustapha Bâ, ancien ministre des Finances et du Budget du Sénégal, continue de susciter de vives interrogations. L’homme politique, décédé lundi dernier à Paris après avoir été plongé dans le coma pendant plusieurs jours, était en séjour dans la capitale française lorsqu’il a été victime d’un malaise soudain. Alors que le choc de sa disparition s’est répandu au Sénégal et au-delà, les autorités sénégalaises prennent la mesure de l’affaire.

Selon les informations révélées par le quotidien L’Observateur, la Division des investigations criminelles (Dic) mène activement des recherches pour faire la lumière sur cette mort qui, selon des éléments préliminaires, pourrait ne pas être naturelle. C’est dans ce cadre que la veuve de l’ex-ministre a été convoquée. « La convocation est sur la table du patron de la Dic », indique une source proche de l’enquête.

L’épouse de Moustapha Bâ figure parmi les premières personnes à avoir vu le corps de son mari en France. Les enquêteurs espèrent obtenir des éclaircissements sur plusieurs points cruciaux, notamment sur les fréquentations du défunt en France, le contenu de leurs dernières conversations, ainsi que sur son état de santé avant le malaise fatal. Le quotidien sénégalais rapporte également que les policiers cherchent à identifier la ou les personnes ayant récupéré les effets personnels du ministre à l’hôtel où il séjournait, un détail jugé important dans l’enquête.

La dépouille de Moustapha Bâ est arrivée à Dakar samedi dernier, et l’enterrement, initialement prévu pour dimanche à Nioro, a été reporté sur ordre du procureur de la République. Ce dernier a ordonné une autopsie, dont les résultats semblent avoir révélé des éléments inattendus. Dans un communiqué, le procureur a mentionné « plusieurs éléments de nature à attester que la mort de Moustapha Bâ n’est pas naturelle ». Cette déclaration a provoqué une onde de choc, renforçant les soupçons autour des circonstances de son décès.

Les autorités sénégalaises envisagent d’ouvrir une information judiciaire qui pourrait mener à une commission rogatoire en France, où le décès a eu lieu. La complexité de l’affaire et l’implication potentielle de plusieurs acteurs, aussi bien au Sénégal qu’en France, suggèrent que l’enquête prendra une dimension internationale. Un certificat de genre de mort avait initialement été délivré en France, attestant d’une mort naturelle, mais les nouvelles informations semblent contredire cette conclusion.

En parallèle, d’autres proches de l’ancien ministre devraient être auditionnés par la Dic dans les jours à venir. Ces interrogatoires permettront peut-être d’apporter des éléments supplémentaires pour éclaircir les circonstances entourant ce décès inattendu et tragique.

La disparition de Moustapha Bâ laisse un grand vide dans le paysage politique et économique sénégalais, et ses proches, tout comme l’opinion publique, attendent désormais des réponses claires sur ce qui s’est réellement passé.

Cité Tobago : Les impactés espèrent un rétablissement après des années de souffrance

Les habitants de la Cité Tobago, déplacés suite à la destruction de leurs maisons, continuent de lutter pour obtenir des compensations et restaurer leurs droits. Ces citoyens, réattribués à de nouveaux lotissements tels que Hangar Pèlerin, Recasement 2 et BOA, attendent depuis près de dix ans pour voir leurs conditions d’habitat rétablies. Cependant, la suspension des travaux depuis le 31 juillet, en raison de problèmes administratifs liés à des attributions de parcelles supposées illégales, a exacerbé leur souffrance.

Le Collectif des Impactés de Tobago, qui regroupe ces familles, a exprimé un soulagement après un communiqué du Secrétariat du Gouvernement qui a apporté des clarifications sur la situation. Bien que cette annonce soit perçue comme une lueur d’espoir, le Collectif demeure préoccupé par les nombreux retards dans le processus et l’absence des compensations financières promises depuis des années.

Les familles affectées se raccrochent à la prorogation de 45 jours, accordée par les autorités, qu’elles espèrent comme étant le point tournant de leur combat. Cette nouvelle période pourrait enfin permettre le redémarrage de la reconstruction de leurs maisons, prévue pour la mi-décembre. Toutefois, la mise en place d’infrastructures essentielles reste au cœur de leurs revendications. En effet, les habitants demandent d’urgence l’installation de l’eau, de l’électricité, de routes, ainsi que d’équipements publics vitaux tels qu’une école et un centre de santé, pour garantir des conditions de vie décentes.

En outre, le Collectif appelle à une prise en charge des victimes qui n’ont toujours pas reçu leur terrain. Ils en appellent également à l’indulgence du président de la République, espérant que son intervention facilitera la finalisation des compensations et permettra aux sinistrés de retrouver une vie normale dans leurs nouveaux logements.

Les familles de la Cité Tobago, après des années de souffrance, placent désormais leurs espoirs dans une résolution rapide de leurs problèmes afin de tourner la page sur une époque de difficultés et de reconstruire leur avenir.

Démantèlement d’un site d’orpaillage clandestin à Sekhoto : saisie de 37 pompes, groupes électrogènes et motos

Les forces de la Zone militaire n°4 ont mené une opération de grande envergure dans la localité de Sekhoto, située au bord de la rivière Falémé, pour démanteler un site d’orpaillage clandestin. Dans le cadre de cette opération, les militaires ont procédé à la saisie d’un matériel massif, incluant 37 pompes à eau, plusieurs groupes électrogènes, des motos, et divers autres équipements essentiels utilisés pour l’exploitation illégale de l’or. La Direction de l’information et des relations publiques des Armées (DIRPA) a confirmé cette action sur son compte X (ex-Twitter), soulignant l’importance de cette intervention dans la lutte contre l’orpaillage illicite.

Ces patrouilles régulières de l’armée sénégalaise visent à sécuriser la zone frontalière et à faire respecter le décret national interdisant toute activité minière dans cette région particulièrement vulnérable. Les autorités sont de plus en plus préoccupées par les impacts environnementaux des activités d’orpaillage clandestin, dont la pollution de la rivière Falémé, une ressource vitale pour les communautés locales. Le recours massif à des équipements tels que les pompes et les groupes électrogènes entraîne des dommages écologiques considérables, menaçant à long terme la biodiversité et la qualité des ressources en eau.

La présence de sites d’orpaillage clandestins à Sekhoto met également en lumière des problèmes de sécurité pour les populations environnantes. En effet, l’attrait de l’or encourage des activités économiques non régulées et attire de nombreux individus en quête de profits rapides. Ce phénomène, devenu un véritable défi pour l’État, compromet la stabilité de certaines zones frontalières. En réaction, les autorités ont décidé de renforcer les contrôles et d’augmenter les patrouilles pour démanteler systématiquement les installations illégales et décourager cette exploitation sauvage.

Les forces de sécurité sénégalaises réitèrent leur engagement à combattre ces activités illégales en menant des opérations soutenues sur le terrain, tout en sensibilisant les populations locales aux dangers que représente cette exploitation anarchique des ressources naturelles. Les autorités encouragent aussi les riverains à coopérer en signalant les activités suspectes et en participant aux actions de préservation de l’environnement. En collaborant avec les communautés, les responsables espèrent limiter l’expansion de l’orpaillage illégal et protéger les écosystèmes régionaux.

Les prochaines étapes incluront une surveillance accrue et de nouvelles opérations pour garantir la préservation des ressources naturelles du Sénégal. L’engagement des forces de l’ordre est soutenu par une volonté de promouvoir un développement durable et de préserver le patrimoine naturel du pays, particulièrement dans des zones aussi sensibles que la Falémé.

Tragique fin de soirée : Une jeune fille décède d’une apparente overdose à Thiès

Une soirée festive tourne au drame

Ce qui devait être une soirée de fête s’est transformé en drame vendredi dernier, lorsqu’une jeune fille, O. D., a tragiquement perdu la vie des suites d’une probable overdose. La victime aurait consommé une quantité importante de substances illicites, notamment des « volets » — une drogue populaire et dangereuse — avant de perdre connaissance en pleine soirée.

D’après des témoins, la jeune fille aurait montré des signes de malaise soudain, entraînant une crise inquiétante. Ses amis, pensant qu’il s’agissait d’une crise passagère, ont décidé de la transporter dans un appartement voisin pour l’aider à se reposer. Ce choix s’est malheureusement révélé fatal, car O. D. ne s’est pas réveillée. Face à l’aggravation de son état, ses proches ont finalement décidé de l’évacuer vers l’hôpital, mais il était déjà trop tard. La jeune fille a succombé à ce qui semble être une overdose.

Suite à cette tragédie, plusieurs personnes présentes à la soirée ont été interpellées par la police pour nécessité d’enquête. Les autorités cherchent à déterminer les circonstances exactes ayant conduit au décès de la victime, ainsi que la provenance des substances consommées. Les résultats de l’autopsie, attendus ce lundi, permettront d’éclairer davantage les circonstances de ce drame.

Ce triste incident met une nouvelle fois en lumière le fléau de la consommation de drogues chez les jeunes au Sénégal. L’usage des substances telles que les « volets » connaît une inquiétante recrudescence, avec des conséquences souvent dramatiques. Les autorités sanitaires et les associations de prévention alertent régulièrement sur les dangers liés à ces drogues de synthèse, qui circulent de plus en plus lors des événements festifs.

Face à ce drame, les appels à une sensibilisation renforcée sur les risques des drogues n’ont jamais été aussi pressants. Les parents, les éducateurs et les autorités sont invités à redoubler d’efforts pour informer les jeunes sur les dangers des substances illicites, afin d’éviter que de telles tragédies ne se reproduisent.

En attendant, la communauté de Thiès est sous le choc, alors que la famille et les proches de la victime pleurent la perte d’une jeune fille qui, selon les témoignages, avait encore toute la vie devant elle.

Décès de l’ancien ministre Mamadou Moustapha Ba – Une autopsie conclut à une mort suspecte

La mort soudaine de Mamadou Moustapha Ba, ancien ministre des Finances et du Budget du Sénégal, continue de soulever des interrogations. En effet, selon un communiqué officiel du procureur de la République, les résultats de l’autopsie ont révélé que le décès de l’ancien ministre n’est pas de cause naturelle, ouvrant ainsi la voie à une enquête approfondie.

L’annonce du procureur de la République, parvenue ce dimanche, confirme que « plusieurs éléments relevés lors de l’autopsie tendent à attester que la mort n’est pas naturelle ». Cette déclaration, bien que brève, laisse entendre qu’il pourrait s’agir d’un acte criminel, sans toutefois préciser les détails des anomalies relevées lors de l’examen du corps.

Face à cette découverte, les autorités judiciaires ont pris la décision de prolonger l’enquête afin de déterminer les circonstances exactes du décès. Le procureur a indiqué que « des actes d’enquête complémentaires » sont nécessaires avant de pouvoir autoriser la levée du corps et l’inhumation de l’ancien ministre.

La mort de Mamadou Moustapha Ba, figure éminente du gouvernement sénégalais, a été un choc pour beaucoup. Ministre des Finances et du Budget, il a été un acteur clé dans les politiques économiques du pays, contribuant à plusieurs réformes importantes. Sa disparition soudaine avait été initialement perçue comme naturelle, mais les conclusions de l’autopsie viennent chambouler cette hypothèse.

L’annonce de ces résultats va certainement accroître la pression sur les autorités pour faire toute la lumière sur cette affaire. L’ouverture d’une enquête approfondie laisse penser que des zones d’ombre entourent le décès de l’ancien ministre, ce qui pourrait relancer les spéculations et les rumeurs autour des causes réelles de sa mort.

En attendant les résultats des investigations complémentaires, les procédures de levée du corps et d’inhumation ont été reportées. Une décision qui témoigne de la volonté des autorités judiciaires de garantir que toutes les pistes soient explorées avant de clore le dossier.

Ce report pourrait être mal perçu par la famille et les proches du défunt, désireux de lui rendre un dernier hommage. Cependant, cette démarche vise à préserver l’intégrité de l’enquête en cours et à permettre de réunir tous les éléments nécessaires pour éclaircir les circonstances de cette mort inattendue.

Les Sénégalais, choqués par cette nouvelle, attendent désormais des réponses claires et précises de la part des autorités. De nombreuses voix s’élèvent déjà pour demander une enquête transparente et impartiale, afin de dissiper tout doute et d’éviter toute politisation de l’affaire.

Alors que le pays s’apprête à entrer dans une nouvelle période électorale, cette affaire pourrait prendre une dimension politique, notamment si des indices venaient à montrer une implication quelconque de personnalités influentes.

Les prochains jours seront décisifs pour l’enquête. Le procureur de la République a promis de tenir le public informé des avancées de l’enquête et des nouveaux éléments qui pourraient survenir. En attendant, la famille de Mamadou Moustapha Ba et l’ensemble de la nation sénégalaise restent dans l’expectative, espérant que la vérité sera rapidement établie et que justice sera rendue.

Décès de l’ancien ministre Moustapha Bâ : Un certificat médical confirme une mort naturelle

Le Sénégal est en deuil suite au décès de l’ancien ministre Moustapha Bâ. L’homme politique a rendu l’âme en France après plusieurs jours de coma. Selon les informations recueillies par Dakaractu, le certificat de genre de mort, établi par un médecin français, confirme que Moustapha Bâ est décédé de causes naturelles.

L’ancien ministre était hospitalisé en France, où il a passé plusieurs jours dans le coma avant de succomber. Le certificat médical délivré sur place a permis de lever toute ambiguïté sur les circonstances de son décès. La famille du défunt, munie de ce document officiel, a pu organiser le rapatriement du corps vers Dakar, où il sera inhumé.

Ce décès survient alors que Moustapha Bâ avait, ces dernières années, adopté un profil plus discret après une carrière marquée par un engagement fort au sein du gouvernement sénégalais. Bien que les détails sur l’origine de son coma n’aient pas été communiqués, la confirmation d’une mort naturelle écarte toute spéculation autour des causes de sa disparition.

Moustapha Bâ a occupé plusieurs postes de responsabilité au sein du gouvernement sénégalais. Reconnu pour son expertise et son engagement, il a contribué à des réformes importantes dans les secteurs qu’il a dirigés. Son décès laisse un vide au sein de la classe politique sénégalaise, où il était respecté tant pour ses compétences que pour son intégrité.

À l’annonce de son décès, de nombreuses personnalités politiques et civiles ont exprimé leur tristesse et leurs condoléances à sa famille. Des hommages ont afflué sur les réseaux sociaux, rappelant son dévouement au service du pays et son impact sur la vie publique sénégalaise.

Un proche collaborateur de Moustapha Bâ, sous couvert d’anonymat, a déclaré : « C’était un homme d’une grande rigueur, doté d’une vision claire pour le développement de notre nation. Son départ est une perte immense pour le Sénégal. »

La dépouille de Moustapha Bâ est attendue à Dakar dans les prochains jours, où des funérailles nationales pourraient être organisées pour honorer sa mémoire. De nombreuses personnalités politiques et membres du gouvernement devraient être présents pour rendre un dernier hommage à cet homme qui a marqué son époque.

Pour l’heure, la famille du défunt demande le respect de son intimité durant cette période difficile. Les détails sur les funérailles seront communiqués ultérieurement.

Le décès de Moustapha Bâ rappelle à quel point sa contribution à la scène politique sénégalaise a été significative. Son engagement en faveur du développement et de la modernisation du pays restera gravé dans les mémoires.

Alors que le Sénégal se prépare à lui rendre un dernier hommage, nombreux sont ceux qui se souviendront de Moustapha Bâ comme d’un homme d’État dévoué, ayant œuvré pour le bien-être de ses concitoyens.

Interdiction des rencontres citoyennes à l’UCAD : Le CUD dénonce une atteinte à la liberté d’expression

Le Collectif des Universitaires pour la Démocratie (CUD) a exprimé sa profonde indignation suite à la décision du Directeur du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD) d’interdire la tenue des rencontres citoyennes prévues du 11 au 15 novembre sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Ces rencontres, organisées par l’Observatoire État de droit du CUD en collaboration avec la Direction générale des élections (DGE), avaient pour objectif d’informer et de sensibiliser les étudiants aux enjeux de la citoyenneté électorale à l’approche des élections législatives.

Selon la direction du COUD, cette interdiction se fonde sur des préoccupations de sécurité. Toutefois, le CUD considère cette explication comme « fallacieuse » et l’associe à une « rhétorique de censure » visant à restreindre la liberté d’expression dans le milieu universitaire. Le collectif déplore que cet argument soit utilisé pour limiter l’accès à l’information citoyenne, qualifiant cette interdiction de véritable obstacle à la démocratie sur le campus.

Les rencontres prévues visaient à promouvoir la participation des étudiants au processus électoral et à encourager une réflexion citoyenne sur des sujets cruciaux, comme les différents modes de scrutin, la faible représentativité des étudiants dans le fichier électoral et les droits électoraux des jeunes. Le programme incluait la distribution de documents informatifs, y compris des exemplaires du code électoral, et des débats sur des thématiques clés pour renforcer l’engagement des étudiants.

Pour le CUD, cette interdiction constitue une atteinte grave à la liberté d’expression et au droit d’accès à l’information, droits fondamentaux garantis dans un espace universitaire qui devrait être un lieu d’ouverture et de débat. Le collectif dénonce cette décision comme un obstacle au développement d’une conscience citoyenne chez les étudiants, particulièrement importante en période électorale. Il souligne que la participation active des jeunes au processus démocratique est cruciale pour un avenir politique plus inclusif et engagé.

Le CUD exhorte les autorités universitaires et les responsables nationaux à promouvoir un climat de tolérance et de transparence dans les établissements publics. Le collectif appelle les dirigeants à éviter toute mesure susceptible d’« aggraver le traumatisme » de la population étudiante, rappelant que le respect des droits et libertés est au cœur d’une démocratie saine et stable. Il réaffirme que les campus universitaires doivent demeurer des espaces de dialogue où les jeunes peuvent exercer pleinement leurs droits démocratiques.

En conclusion, cette interdiction des rencontres citoyennes à l’UCAD soulève des questions sur la place de la liberté d’expression et du débat démocratique au sein des établissements d’enseignement supérieur. Le CUD plaide pour un retour au dialogue et à la transparence, afin de permettre aux étudiants de s’informer et de participer activement à la vie citoyenne, contribuant ainsi à un Sénégal démocratique et respectueux des droits fondamentaux.

Arrivée de la dépouille de Mamadou Moustapha Bâ à l’AIBD pour autopsie, enquête ouverte

La dépouille de l’ancien ministre des Finances et du Budget, Mamadou Moustapha Bâ, est arrivée à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD). Les autorités s’apprêtent à la transférer en vue de l’autopsie. Pour rappel, le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance Hors classe de Dakar a ordonné l’ouverture d’une enquête afin de déterminer les circonstances exactes du décès de l’ex-ministre.

Décès de Mamadou Moustapha Ba : Ouverture d’une enquête pour éclaircir les circonstances

Le décès de Mamadou Moustapha Ba, ancien ministre des Finances et du Budget du Sénégal, survenu récemment en France, a suscité des interrogations et conduit les autorités sénégalaises à ouvrir une enquête. En effet, le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar a annoncé l’ouverture d’une procédure pour déterminer les causes exactes de ce décès, jugé suspect ou inexpliqué.

Suite aux informations communiquées par les autorités françaises, des éléments troublants ont été relevés, nécessitant une investigation approfondie. Conformément à l’article 66 du Code de procédure pénale sénégalais, une autopsie a été ordonnée par le procureur. Cette décision vise à lever les zones d’ombre entourant le décès de Mamadou Moustapha Ba, en permettant aux experts médicaux de procéder à un examen approfondi afin de déterminer les causes potentielles, qu’elles soient médicales ou accidentelles.

L’autopsie constitue une étape essentielle dans ce type d’enquête, car elle fournira des indications précises sur les circonstances de la mort. Les résultats permettront ainsi aux autorités judiciaires de prendre les mesures adéquates pour éclaircir cette disparition subite.

Mamadou Moustapha Ba était une figure respectée et influente de l’administration publique sénégalaise. En tant que ministre des Finances et du Budget, il a joué un rôle crucial dans la gestion économique du pays, notamment à travers la mise en œuvre de réformes financières majeures. Sa rigueur, son intégrité et son engagement envers le développement du Sénégal ont marqué de nombreuses générations de fonctionnaires et de décideurs.

Sa disparition soudaine a plongé le Sénégal dans le deuil, suscitant une vague d’émotion au sein de la population et des autorités. De nombreux témoignages de sympathie et de respect affluent, saluant la mémoire d’un homme qui a consacré sa vie au service public.

Le décès de Mamadou Moustapha Ba intervient dans un contexte où le Sénégal traverse des moments sensibles sur le plan politique et économique. Les autorités sénégalaises, tout en exprimant leur tristesse, ont insisté sur la nécessité de mener une enquête transparente et impartiale. Le ministère de la Justice a réaffirmé son engagement à suivre de près l’évolution de cette affaire.

En attendant les résultats de l’autopsie, la famille de Mamadou Moustapha Ba appelle au respect de la mémoire de l’ancien ministre et invite le public à la patience. Une cérémonie en hommage pourrait être organisée dès le rapatriement du corps au Sénégal, permettant ainsi aux citoyens de lui rendre un dernier hommage.

La disparition de Mamadou Moustapha Ba représente une perte considérable pour le Sénégal. Sa carrière exemplaire et ses contributions significatives à l’administration resteront gravées dans la mémoire collective.

Affaire du double meurtre de Pikine : quand justice, droits de l’homme et pression sociale s’entrechoquent

Dans un entretien exclusif avec L’Observateur, Me Babacar Niang, agrégé des facultés de droit, livre une analyse approfondie sur l’évolution du système judiciaire sénégalais, particulièrement dans le cadre de l’affaire du double meurtre de Pikine. Cet évènement tragique, qui secoue l’opinion publique, met en lumière un dilemme fondamental : comment garantir la justice dans un contexte marqué par des pressions sociales intenses tout en protégeant les droits des personnes accusées ?

Pour Me Niang, le respect des droits des accusés doit primer. Il explique que, selon le droit sénégalais, avant qu’une personne ne soit placée sous contrôle judiciaire, une enquête approfondie sur le fond des accusations est indispensable. « Il ne suffit pas de détenir une personne sur la base de simples soupçons. La décision de mise sous contrôle judiciaire doit s’appuyer sur des éléments solides et des preuves tangibles », souligne-t-il.

L’avocat s’inquiète d’une tendance à des procédures expéditives, alimentées par une pression sociale et médiatique croissante. Dans le cas de Nabou Laye, dont la libération a suscité des réactions controversées, Me Niang insiste sur l’importance de la présomption d’innocence. « Ce principe n’est pas une simple notion théorique, mais un droit fondamental qui doit être protégé pour garantir une justice équitable », rappelle-t-il.

La remise en liberté de Nabou Laye, suspectée dans cette affaire, a choqué une partie de la population, qui la perçoit comme une atteinte à la quête de justice pour les victimes. Cependant, Me Niang apporte des éclaircissements : cette décision repose sur un manque d’éléments de preuve suffisants pour justifier une détention prolongée. « Le juge a agi dans le respect des règles de droit, en tenant compte de l’insuffisance des preuves disponibles », explique-t-il.

Selon l’avocat, il est impératif que le système judiciaire ne cède pas à la pression populaire, même si cela peut être difficile dans des affaires sensibles. « L’équité doit prévaloir, et les droits de chaque citoyen doivent être protégés, peu importe le climat de tension », ajoute Me Niang.

Pour Me Niang, cette affaire est symptomatique des défis auxquels fait face la justice sénégalaise. Il appelle à une rigueur judiciaire accrue et à une transparence dans le processus, afin de renforcer la confiance du public dans les institutions. « Il est de la plus haute importance que la justice ne perde pas de vue l’impact de ses décisions sur la société. Cependant, elle doit aussi rester ferme sur ses principes et ne pas céder aux pressions externes », conclut-il.

L’affaire du double meurtre de Pikine illustre le besoin d’un débat plus large sur l’évolution du système judiciaire au Sénégal. Le respect des droits humains, la présomption d’innocence et la nécessité d’une enquête minutieuse avant toute décision sont des piliers fondamentaux qui ne doivent pas être compromis, même face à des crimes aussi choquants que ceux de Pikine. Tandis que l’opinion publique reste divisée, une chose est certaine : le chemin vers une justice équitable et transparente est semé d’embûches, mais indispensable pour le maintien de la cohésion sociale.

En attendant le dénouement de cette affaire, la société sénégalaise continue de scruter les décisions judiciaires, espérant voir triompher la vérité et l’équité.

Signature d’un protocole entre le Sénégal et ISEVEM : 35 milliards de FCFA pour établir une industrie de défense à Mbacké

Le gouvernement sénégalais et la société Industrie Sénégal de Véhicules Militaires (ISEVEM) ont signé, ce jeudi, un protocole pour lancer une industrie de défense dans le département de Mbacké, situé dans la région de Diourbel. Cette initiative, qui nécessitera un investissement de 35 milliards de FCFA, s’inscrit dans le cadre d’un renforcement de l’autonomie et de la souveraineté technologique du Sénégal.

La cérémonie de signature, présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, a réuni le ministre des Forces Armées, le général Birame Diop, l’ambassadeur de la Corée du Sud au Sénégal, et le président d’ISEVEM. Cette société, spécialisée dans la production de véhicules militaires, jouera un rôle central dans le développement de ce projet.

Selon le ministre de l’Industrie et du Commerce, cette usine d’assemblage de véhicules militaires s’aligne avec les ambitions nationales, en mettant l’accent sur l’industrialisation et la sécurité nationale. Le ministre a également souligné que ce projet contribuera à la création de zones industrielles dans tout le pays. « Ce partenariat est un pas vers une économie autonome et capable de répondre aux défis futurs. Nous visons à créer, à terme, 8 pôles industriels dans les 46 départements du Sénégal », a déclaré Serigne Gueye Diop.

Ce projet permettra d’intégrer les entreprises locales en tant que sous-traitantes, dynamisant ainsi les PME et PMI sénégalaises, qui pourront croître et se spécialiser dans des secteurs liés à l’industrie automobile.

Le général Birame Diop a déclaré que ce protocole marque une première étape vers la création d’une industrie de défense capable de répondre aux besoins de sécurité du Sénégal, tout en favorisant l’indépendance stratégique du pays. Selon lui, ce projet est plus qu’un investissement industriel : il constitue un levier essentiel pour renforcer la souveraineté et l’attractivité du pays.

L’ambassadeur de Corée du Sud, également présent lors de la signature, a confirmé l’arrivée prochaine de véhicules militaires au Sénégal, annonçant que le projet offrirait des emplois aux jeunes dans un environnement propice au développement socio-économique.

Cette future usine, d’une superficie de 200 m², sera progressivement mise en place pour atteindre une capacité de production de mille véhicules militaires par an. Outre l’assemblage de véhicules, cette industrie de défense aura un impact social important en créant de nouveaux emplois et en favorisant l’émergence de nouveaux métiers autour de l’automobile et des chaînes de valeur associées.

Le projet, qui s’inscrit dans la vision du Sénégal 2050, vise à faire de l’industrie de défense un outil stratégique de souveraineté et de développement économique.

Libération de Nabou Lèye : Me Khoureyssi Ba dénonce une « offense à la justice » et interpelle le Procureur Général

La libération provisoire de Nabou Lèye, mise en cause dans le double meurtre de Pikine, continue de susciter une vive réaction. Me Cheikh Khoureyssi Ba, avocat des familles des victimes, Aziz Bâ Dabala et Boubacar Gano, s’est exprimé en des termes forts, qualifiant cette décision de « véritable offense à la justice ». Il a ainsi interpellé le Procureur Général, lui demandant d’agir dans le cadre de ses fonctions pour rectifier ce qu’il considère comme une atteinte à l’intégrité du processus judiciaire.

Dans une déclaration relayée sur les réseaux sociaux, Me Ba a écrit : « Les familles de Aziz Bâ Dabala et Boubacar Gano supplient le Procureur Général, en tant que responsable de l’application de la loi dans le ressort de la Cour d’Appel de Dakar, d’user de ses pouvoirs. La libération prématurée de Nabou Lèye est une offense à la justice. » Ces propos traduisent la frustration des familles, qui estiment que cette décision remet en question la transparence et l’équité dans le traitement de l’affaire.

Selon son propre avocat, Nabou Lèye a quitté la prison hier, une libération qui semble prématurée pour les proches des victimes, d’autant plus que l’enquête n’est pas encore complète. Pour les familles et leur défenseur, cette libération provisoire risque de compromettre la recherche de la vérité, et elles espèrent que le Procureur Général interviendra pour rétablir la justice.

Ce développement dans l’affaire du double meurtre de Pikine soulève des interrogations sur l’application des procédures judiciaires, et les familles des victimes réclament une transparence totale dans le processus.

Double meurtre de Pikine : Les familles de Aziz et Waly protestent contre la libération de Nabou Lèye

La récente libération provisoire de Marème Lèye, connue sous le nom de Nabou Lèye, dans le cadre de l’affaire du double meurtre de Pikine, suscite une vive indignation de la part des familles des victimes, Aziz Bâ Dabala et Boubacar Gano, alias Waly. Par l’intermédiaire de leur avocat, Me Cheikh Khoureyssi Ba, elles réclament des explications et demandent que la lumière soit faite sur cette décision judiciaire qui, selon elles, manque de fondements transparents.

Me Ba a exprimé sa désapprobation quant à la libération provisoire accordée à Nabou Lèye par le juge d’instruction. Sur sa page Facebook, il a écrit : « Les familles de Aziz Bâ Dabala et Boubacar Gano exigent toute la lumière. Comment Marème alias Nabou Lèye a-t-elle pu jouir de la liberté provisoire dans un dossier sans juge, remis à un intérimaire, non encore ouvert, sans un seul acte de procédure pour le moment ? »

Pour les familles, cette libération provisoire est incompréhensible et injustifiable, d’autant plus que l’affaire n’a pas encore été instruite de manière exhaustive. Elles estiment qu’un tel acte pourrait entraver la justice et soulignent leur volonté de voir l’enquête aboutir, avec des réponses concrètes sur les circonstances du double meurtre.

Cette affaire continue de susciter des débats au sein de la communauté, particulièrement à Pikine, où les habitants suivent de près le déroulement des événements.

Émigration irrégulière : Bapalel en deuil après la mort de 17 jeunes candidats à l’exil

Le fléau de l’émigration clandestine continue d’endeuiller de nombreuses localités au Sénégal. Après les tragédies vécues à Saint-Louis, Mbour et Joal, c’est désormais le village de Bapalel, situé dans la région de Kanel, qui est frappé de plein fouet. Dix-sept jeunes, tous originaires de ce village, ont été déclarés morts en mer, alors qu’ils tentaient de rejoindre l’Europe.

Depuis plus d’une semaine, les familles de ces jeunes gens vivaient dans l’angoisse, espérant un signe de vie de leurs proches partis de Nouadhibou, en Mauritanie, pour rallier l’Espagne. Mais ce jeudi, l’espoir s’est effondré. Aux alentours de 17 heures, des pleurs ont retenti dans le village, déclenchés par une information venant de Gouriky, un village voisin, annonçant la perte de tous les jeunes partis pour ce périlleux voyage.

Selon le chef de village, Mamoudou Ba, la confirmation de cette tragédie est arrivée par un survivant, Amadou Demba, qui a réussi à joindre sa famille pour leur partager la douloureuse nouvelle. Ce rescapé a expliqué que tous ses compagnons ont péri en mer.

Les familles Ndiaye, Gaye, Sow, Sarr, Niang, Diop, Diacko, Sall, Keita et Wane, toutes endeuillées, vivent un choc indescriptible. Ces habitants, qui luttent déjà contre les crues du fleuve Sénégal et les difficultés agricoles, sont aujourd’hui confrontés à une douleur encore plus profonde.

Pour apporter son soutien aux familles endeuillées, le préfet de Kanel, Cheikh Ndoye, accompagné du sous-préfet de l’arrondissement de Wouro Sidi et du commandant de la brigade de gendarmerie, s’est rendu sur place ce matin. Les autorités locales, au nom de l’État du Sénégal, sont venues exprimer leurs condoléances et leur compassion dans ce moment de deuil et de désespoir.

Cette tragédie souligne une fois de plus la dure réalité de l’émigration clandestine, qui pousse de nombreux jeunes à entreprendre des voyages périlleux au péril de leur vie, dans l’espoir d’un avenir meilleur.

Ngor-Almadies : arrestation de A. Bill par l’OCRTIS avec cocaïne et autres stupéfiants

L’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), sous la direction du commissaire divisionnaire de classe exceptionnelle Alassane Niane, a mené une opération réussie hier soir à Ngor-Almadies. Les agents ont appréhendé A. Ndiaye, alias A. Bill, un dealer bien connu, en possession de diverses substances illégales.

Au cours de cette intervention, effectuée vers 19h, l’OCRTIS a saisi une plaquette de 100 grammes de haschich, 2,5 grammes de cocaïne et 10 grammes de skunk. Cette arrestation marque un nouveau succès pour la division opérationnelle de l’OCRTIS, qui poursuit sa lutte contre le trafic de stupéfiants au Sénégal.

Célébration de la Journée des Forces armées sénégalaises : un cap vers la souveraineté technologique et industrielle

Ce vendredi 8 novembre 2024, la nation sénégalaise a célébré avec fierté la Journée dédiée aux Forces armées. Cette année, la cérémonie, placée sous le thème « Vers la souveraineté technologique et industrielle des Forces armées », a mis en lumière les ambitions du Sénégal en matière d’autonomie stratégique. Le thème retenu s’inscrit en parfaite adéquation avec le quatrième axe du référentiel de développement « Sénégal 2050 », qui vise à renforcer la résilience et la souveraineté nationale, en particulier dans un contexte géopolitique de plus en plus complexe.

La cérémonie officielle s’est déroulée au quartier Dial Diop, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, Président de la République et Chef suprême des Armées. L’événement a été marqué par une prise d’armes symbolique, le dépôt d’une gerbe de fleurs au Mémorial du Souvenir en hommage aux militaires tombés pour la patrie, ainsi que le baptême des promotions de l’École militaire de santé (EMS) et de l’École nationale des officiers d’active (ENOA).

Le public a également eu l’opportunité de découvrir une exposition d’équipements militaires modernes, témoignant des progrès réalisés par le Sénégal dans le domaine de la défense.

Dans son discours, le Président Bassirou Diomaye Faye a rendu un vibrant hommage aux « diambars » (soldats sénégalais), louant leur engagement et leur posture républicaine exemplaire. « Les Forces armées sénégalaises ont toujours honoré la nation, incarnant la diversité du Sénégal et jouant un rôle central dans la construction de notre cohésion nationale », a-t-il déclaré. Le Chef suprême des Armées a salué la contribution de ces hommes et femmes au renforcement de notre souveraineté, affirmant que celle-ci dépasse le simple slogan pour devenir le « souffle vital » d’une nation aspirant à asseoir son autonomie et sa liberté.

L’une des annonces phares de cette journée a été la création du Prix spécial du Président de la République, qui sera décerné dès 2025. Ce prix récompensera la meilleure innovation technologique et industrielle à vocation militaire et paramilitaire. Cette initiative vise à encourager la recherche et le développement de solutions locales, alignées avec les ambitions de souveraineté technologique du pays.

Le Président Faye a également profité de cette tribune pour évoquer les grandes réformes à venir dans le domaine de la défense. Après l’installation de la prochaine Assemblée nationale, un projet de loi sur la défense et la sécurité nationale sera soumis pour examen. Cette nouvelle loi de programmation couvrira la période 2025-2029 et définira les grandes orientations stratégiques du Sénégal, permettant de dépasser le cadre budgétaire annuel pour mieux répondre aux défis nationaux et internationaux.

« Cette loi marquera une étape décisive dans la modernisation de notre architecture de défense, en dotant notre pays des moyens nécessaires pour s’adapter aux nouvelles menaces », a souligné le Chef de l’État. L’objectif est clair : faire du Sénégal un acteur résilient et autonome face aux enjeux sécuritaires actuels.

La Journée des Forces armées de cette année aura été l’occasion de réaffirmer la volonté du Sénégal de prendre un tournant décisif vers la souveraineté technologique et industrielle. Face aux défis sécuritaires globaux, marqués par une montée en puissance des conflits asymétriques et des cybermenaces, le Sénégal entend renforcer ses capacités d’autodéfense en misant sur l’innovation et le développement de compétences locales.

En plaçant la souveraineté au cœur de ses priorités, le Sénégal s’inscrit dans une dynamique ambitieuse qui devrait, à terme, consolider son rôle de leader régional en matière de sécurité et de stabilité. La cérémonie de ce 8 novembre 2024 restera ainsi gravée comme un symbole de la détermination du pays à affirmer sa souveraineté et à protéger ses intérêts stratégiques.

Avec cette nouvelle impulsion, les Forces armées sénégalaises se positionnent résolument vers l’avenir, prêtes à relever les défis de demain avec résilience et ingéniosité.

Kaolack : Célébration de la Journée des Forces Armées – Le Colonel Diouma Sow évoque trois objectifs majeurs

La Journée des Forces Armées est célébrée ce vendredi 8 novembre 2024, sous le thème : « Vers la souveraineté technologique et industrielle des Forces Armées ». Le gouverneur de la région de Kaolack, M. Mouhamed Moctar Watt, a présidé la rencontre, en présence du Colonel Diouma Sow, commandant de la zone militaire n° 3, ainsi que d’autres autorités des forces de défense et de sécurité.

« Vous me permettrez d’abord, au nom de Monsieur le Général de Corps d’Armée, Chef d’État-Major des Forces Armées, de remercier tout le monde. Je commencerai par les autorités administratives, notamment M. le gouverneur de région, qui, malgré un calendrier naturellement très chargé, nous a accompagnés dans les préparations et aujourd’hui dans la célébration de cet événement. Je remercie également tous les chefs de défense et de sécurité, l’ensemble des chefs de services régionaux, ainsi que toute la population de Kaolack », a déclaré le Colonel Diouma Sow.

Le thème retenu pour cette édition 2024, « Vers la souveraineté technologique et industrielle des Forces Armées », illustre notre ambition : « Le mot vers indique que nous ne sommes pas encore arrivés à cet objectif, mais nous tendons vers lui », a expliqué le Colonel Sow. « Lors de la visite des stands ce matin, nous avons pu observer des équipements de défense provenant d’une quinzaine de pays. Cela montre la nécessité de produire ces équipements localement si nous voulons atteindre une réelle souveraineté. »

Le Colonel Diouma Sow a mis en avant trois défis majeurs :

  1. L’approvisionnement : « Le premier problème concerne l’approvisionnement. L’exemple de la guerre en Ukraine est révélateur : face à une demande mondiale accrue, les producteurs privilégient leurs propres intérêts, ce qui peut entraîner des pénuries et des ruptures d’approvisionnement. »
  2. La doctrine d’emploi : « Chaque type d’arme est associé à une doctrine d’emploi spécifique. Prenons l’exemple de 15 grandes puissances : il est difficile d’être efficace sur le plan opérationnel avec autant de doctrines différentes. »
  3. La maintenance : « Le dernier défi est lié à la maintenance. Nos équipements sont très variés, ce qui complique leur entretien et réduit finalement leur durée de vie.

« Voilà pourquoi le Chef Suprême des Armées, Monsieur le Président de la République, a lancé un appel à travers plusieurs documents et interventions. C’est le cas lors de son passage à l’Institut de Défense du Sénégal, à l’occasion de la remise des diplômes à la troisième promotion de l’École Supérieure de Guerre. Il avait déclaré, et je cite : « Sans souveraineté de défense, nous ne pouvons garantir notre liberté de choix et d’action. » Cette déclaration est une amorce pour déclencher une série de réactions impliquant le ministère des Forces Armées, mais aussi les départements de la recherche scientifique et de l’industrie », a rappelé le Colonel Sow.

« Il ne s’agit pas seulement des militaires, mais de l’ensemble des talents créateurs du Sénégal. Tous les esprits brillants du pays doivent être mobilisés pour atteindre nos objectifs de défense et de sécurité », a conclu le Colonel Diouma Sow, commandant de la zone militaire n° 3.

Affaire Sonko-Madiambal Diagne : une nouvelle plainte et un contexte électoral tendu

Ce jeudi 8 novembre 2024, l’actualité sénégalaise est marquée par une opération inattendue dans les locaux de la rédaction du journal Le Quotidien, propriété du groupe Avenir Communication. La présence des forces de l’ordre, qui ont tenté de localiser le journaliste et entrepreneur Madiambal Diagne, laisse planer des interrogations quant à une possible arrestation imminente de ce dernier.

Selon nos informations, les agents de police se seraient d’abord rendus au siège du journal Le Quotidien, pensant y trouver le patron du groupe Avenir Communication. Cependant, ils ont été informés que Madiambal Diagne n’y travaillait plus de manière régulière. Ne trouvant pas leur cible, ils se seraient ensuite rendus à son domicile. Pour l’heure, il est difficile de confirmer si les forces de l’ordre ont réussi à localiser le journaliste.

L’affaire prend une tournure complexe, car Madiambal Diagne a déjà affirmé qu’il ne répondrait à aucune convocation qui ne serait pas officiellement notifiée par écrit. « Je ne répondrai à aucune convocation verbale », aurait-il déclaré, ajoutant qu’il attend une note formelle qui justifierait cette convocation. Cette prise de position montre une volonté claire de se défendre face à ce qu’il pourrait percevoir comme des tentatives d’intimidation.

Cette descente policière intervient à un moment crucial pour Madiambal Diagne, qui mène une campagne électorale active. En effet, il figure à la 15e position sur la liste Jam Ak Jariñ menée par Amadou Bâ, candidat à la présidentielle de février 2025. Sa participation à cette campagne pourrait expliquer sa détermination à ne pas se laisser distraire par des convocations non justifiées en pleine période d’activités politiques.

Cette affaire, qui mêle potentiellement des questions judiciaires et des enjeux politiques, risque de connaître de nouveaux rebondissements. La situation reste floue, et les raisons exactes de cette descente policière ne sont pas encore claires. Il convient de rappeler que Madiambal Diagne est connu pour ses prises de position tranchées dans sa chronique hebdomadaire « Les Lundis de Madiambal », ce qui en fait une personnalité publique souvent controversée.

Les observateurs attendent désormais une clarification de la part des autorités sur cette tentative d’interpellation et, surtout, sur les raisons qui la motivent. Est-ce une simple convocation dans le cadre d’une enquête, ou y a-t-il des éléments plus sérieux en jeu ? Ce qui est certain, c’est que l’opinion publique suivra de près l’évolution de cette affaire.

Affaire à suivre.

Projet de Transfert d’Eau : SINOHYDRO poursuivie par OTD Investissement pour impayés de commission

La société chinoise SINOHYDRO, filiale de POWERCHINA, partenaire du Ministère de l’Hydraulique dans le cadre du Projet de Grand Transfert de l’Eau (GTE), est impliquée dans une bataille juridique avec la société sénégalaise OTD Investissement, représentée par Ousmane Thioye Diène. Ce dernier accuse SINOHYDRO de n’avoir versé qu’une infime partie des commissions qui lui étaient dues pour son rôle d’intermédiaire dans plusieurs contrats, notamment pour des projets stratégiques tels que FELOU, GOUINA, et KOUKOUTAMBA.

Ousmane Thioye Diène, intermédiaire depuis 2012 entre SINOHYDRO (sous POWERCHINA) et divers projets au Sénégal et en Afrique de l’Ouest, affirme n’avoir reçu que 11,8 millions de FCFA en commissions, sur un montant initialement convenu de 10 milliards de FCFA. Selon Diène, un accord avait été signé avec Ju Hunde, alors Directeur Général des Affaires d’Outremer de Power China, pour garantir ses droits à commission en échange d’informations stratégiques fournies sur les projets en cours.
Face au non-paiement de la majeure partie de ses commissions, M. Diène a porté l’affaire devant la justice sénégalaise, et le jugement est prévu pour le 6 décembre 2024. Il a exprimé son espoir d’un règlement amiable, laissant à la société chinoise jusqu’à la date de délibération pour trouver une solution.
L’affaire, déjà complexe, s’accompagne d’un rapport de l’Inspection Générale d’État (IGE) n° 12/2014, rédigé par l’inspecteur d’État Mamadou Diop. Ce document fait suite à des dénonciations d’Ousmane Thioye Diène auprès de la Banque Mondiale et de la Banque Européenne d’Investissement. Selon le plaignant, l’ambassadeur de Chine au Sénégal avait également été entendu dans le cadre de cette enquête en 2014.
Pour Diène, le comportement de SINOHYDRO porte atteinte à l’image de la République Populaire de Chine. Il envisage ainsi de saisir le pool judiciaire financier et a adressé une copie de la plainte aux plus hautes autorités sénégalaises, incluant le Président de la République, le Premier Ministre, et plusieurs ministres concernés. Le FONSIS, partenaire stratégique du projet GTE, a également été informé.
Dans sa lettre d’assignation, Diène n’exclut pas d’informer les autorités chinoises sur la conduite de SINOHYDRO, qu’il considère contraire aux valeurs promues par la Chine en Afrique. À l’heure où les relations sino-sénégalaises sont au cœur de projets d’envergure dans divers secteurs, cette affaire risque de soulever des questions sur la transparence et la responsabilité des entreprises chinoises dans leurs opérations internationales.

CEREMONIE DE CLÔTURE DES VACANCES TECHNOLOGIQUES : L’ARTP honore les jeunes talents de Matam

Le Directeur général de l’ARTP, Monsieur Dahirou THIAM a présidé, dans une ambiance bon enfant, la cérémonie de clôture des Vacances Technologiques 2024 à Matam, une formation dédiée aux élèves des écoles élémentaires et des Daaras de la région. Ce programme visait à initier les jeunes aux concepts de base de la programmation (algorithmes, boucles, conditions) et comprenait également la modélisation et l’exploration de la robotique, avec la fabrication de voitures autonomes, de poubelles intelligentes et d’autres objets technologiques.


Pour rappel, la formation s’est déroulée sur dix jours, avec trois modules. Elle a bénéficié à une centaine d’enfants. Les élèves ont reçu des attestations en récompense de leur assiduité. Selon Dahirou Thiam, « cette formation s’inscrit dans le cadre de la responsabilité sociétale de l’entreprise. Par cette action, l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes marque pleinement son engagement dans la promotion de l’éducation numérique et le développement des compétences de demain. »
Cette initiative est un exemple concret de la volonté de l’ARTP de soutenir l’éducation des jeunes sénégalais dans un monde en constante évolution, notamment par le biais de la robotique et du codage. Ce programme fait suite à une première édition lancée à Dakar, où 200 enfants de la région avaient été formés dans les domaines de l’informatique, de la programmation et de la robotique, sur les sites de Mbao et Ouakam, en partenariat avec Xalé Codage.


Le DG de l’ARTP reste convaincu que ce type de formation qui s’inscrit dans la vision éclairée des autorités du pays au premier rang Son Excellence, Monsieur le Président de la République, « transforme des vies, ouvre de nouveaux horizons et contribue à rétablir des inégalités en donnant accès à un droit fondamental : l’éducation et l’information ».
A cette occasion, Monsieur THIAM a félicité les jeunes participants pour leur engagement, leur enthousiasme et leur assiduité tout au long de la formation.
 

ARTP

PROLONGATION DE L’INTERDICTION DES OPÉRATIONS FONCIÈRES : Diaraf Alassane Ndao signale plus de 8 000 salariés en arrêt de travail

La récente prolongation pour 45 jours supplémentaires de l’interdiction des opérations foncières sur le littoral sénégalais plonge le secteur du BTP dans une crise profonde. Cette mesure prise par les nouvelles autorités n’est pas sans conséquences : elle met en péril l’emploi de milliers de travailleurs et freine l’activité économique dans un secteur crucial pour le développement du pays. Diaraf Alassane Ndao, secrétaire général du syndicat des travailleurs du BTP, a récemment tiré la sonnette d’alarme, qualifiant cette décision de « véritable désastre » pour le secteur.

La suspension des projets de construction a eu un effet immédiat et massif sur les travailleurs. En seulement quelques jours, plus de 8 000 employés du secteur formel se sont retrouvés en arrêt, et de nombreux autres dans le secteur informel subissent également les effets de cette interruption des activités. Diaraf Alassane Ndao explique la situation en des termes sans équivoque : « Le secteur du BTP traverse des moments très difficiles. Nous interpellons les autorités pour qu’elles examinent de près ce qui se passe sur les chantiers. Aujourd’hui, plusieurs grandes entreprises n’ont eu d’autre choix que de réduire leur effectif. »
Le secteur informel, qui joue un rôle considérable en absorbant une main-d’œuvre nombreuse, est lui aussi durement touché. Ce blocage des projets de construction met en péril l’économie de milliers de familles dépendantes des activités liées au BTP, allant des ouvriers de chantier aux fournisseurs de matériaux.
Au-delà de la suspension des projets fonciers, Diaraf Alassane Ndao a également abordé le problème persistant de la dette intérieure. Pour lui, cette dette affecte gravement la viabilité économique du secteur. « L’apurement de la dette intérieure reste un problème constant », déclare-t-il. « Ce n’est pas là où on attendait le gouvernement. On l’attendait pour la création d’emplois, pas pour mettre le secteur du BTP sens dessus dessous. »
Les entreprises du secteur peinent depuis des années à obtenir des paiements pour les services rendus et les projets achevés, créant ainsi une situation de tension financière pour les employeurs. Cette impasse compromet la solvabilité des entreprises et limite leur capacité à maintenir ou créer de nouveaux emplois. En réponse, le syndicat des travailleurs appelle les autorités à trouver des solutions pour assainir le secteur, en commençant par honorer les engagements financiers de l’État.
La crise actuelle dans le secteur du BTP est d’autant plus inquiétante qu’elle se répercute sur l’ensemble de l’économie nationale. En tant que moteur de croissance, le BTP contribue de manière significative au produit intérieur brut (PIB) du Sénégal. De plus, il joue un rôle stratégique dans la mise en œuvre de grands projets d’infrastructure, d’habitat, de transport, et d’équipements publics, tous essentiels pour le développement du pays.
Diaraf Alassane Ndao déplore cette situation en soulignant l’ampleur des dégâts économiques. « C’est dramatique et inquiétant pour l’avenir du pays. Rien n’avance car tout est bloqué, uniquement en raison des récentes décisions des nouvelles autorités », s’alarme-t-il. Selon lui, cette crise pourrait ralentir l’essor économique du Sénégal, avec des effets en cascade sur d’autres secteurs tels que le commerce, l’immobilier et l’artisanat.
Dans un contexte économique où les attentes étaient élevées pour la création d’emplois et la relance des investissements, la suspension prolongée des projets fonciers sur le littoral représente un coup dur pour les travailleurs et les entreprises du secteur. Les entreprises de BTP, déjà sous pression en raison de l’incertitude économique, espéraient un soutien des nouvelles autorités pour stimuler leur activité et stabiliser l’emploi.
Face à cette situation, les travailleurs du BTP lancent un appel urgent aux nouvelles autorités pour trouver des solutions pérennes. Ils demandent la reprise des opérations foncières afin de garantir la pérennité des emplois et des activités économiques dans le secteur. Diaraf Alassane Ndao appelle également à la mise en œuvre de politiques de soutien, notamment un allègement fiscal pour les entreprises du BTP et un accompagnement financier pour surmonter les impacts de la crise.
Depuis plusieurs années, le Sénégal s’est engagé dans une politique ambitieuse de développement des infrastructures, avec des projets comme le Train Express Régional (TER), l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD), et le Plan Sénégal Émergent (PSE), qui mettent le secteur du BTP en avant comme un pilier de la croissance économique. Ce secteur est également porteur de potentialités importantes pour l’emploi des jeunes et des femmes, contribuant ainsi à la lutte contre le chômage.
Toutefois, cette crise révèle les fragilités structurelles du secteur, qui dépend fortement des décisions étatiques et du soutien public. Diaraf Alassane Ndao insiste sur la nécessité d’une réforme en profondeur pour rendre le secteur moins vulnérable aux interruptions des financements et aux décisions politiques. Pour lui, la solution passe par un partenariat renforcé entre le secteur privé et l’État, afin de garantir la stabilité et la croissance du secteur à long terme.
La prolongation de l’interdiction des opérations foncières et le retard dans le règlement de la dette intérieure mettent en lumière les défis auxquels le secteur du BTP est confronté. Alors que le pays se prépare pour de nouvelles élections, les travailleurs du secteur espèrent que la situation changera, avec une priorité accordée à la relance de l’économie et à la création d’emplois.
Les autorités doivent maintenant écouter le cri d’alarme lancé par les travailleurs et les syndicats, pour éviter un effondrement du secteur du BTP. Le Sénégal, en pleine mutation, a besoin d’infrastructures pour soutenir sa croissance et assurer le bien-être de ses citoyens. Le secteur du BTP, en tant qu’acteur clé de cette transformation, ne peut être négligé sans conséquences pour l’avenir économique du pays.
Le secteur du BTP est aujourd’hui à un tournant décisif. La reprise des opérations foncières et l’apurement de la dette intérieure sont essentiels pour garantir la viabilité et la stabilité du secteur. Si les autorités répondent favorablement aux attentes des travailleurs et des entreprises, le BTP pourrait retrouver son dynamisme et continuer de jouer un rôle majeur dans le développement du Sénégal.

AFFRONTEMENTS VIOLENTS À L’UCAD ENTRE FDS ET ÉTUDIANTS : Des blessés dans le désarroi

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) est en proie à une montée de tension extrême ce matin, avec des affrontements violents entre étudiants et forces de l’ordre. La situation a dégénéré lorsque des grenades lacrymogènes ont été lancées, plongeant le campus dans un climat de chaos et laissant plusieurs étudiants blessés sans accès immédiat à des soins adéquats.

Face à une situation de plus en plus alarmante, le Collectif des amicales de l’UCAD a formulé des demandes pressantes. Leur première exigence porte sur l’ouverture de tous les restaurants universitaires, un service crucial pour garantir des repas aux milliers d’étudiants résidents. En effet, la fermeture de certains points de restauration rend difficile l’accès à une alimentation suffisante pour les jeunes, en particulier ceux issus de milieux défavorisés.
La question de la santé des étudiants est également au cœur des revendications. Le manque de médicaments d’urgence dans le service médical universitaire est dénoncé comme une carence grave, surtout dans le contexte actuel d’affrontements où les risques de blessures augmentent. Le collectif exige des mesures immédiates pour doter les services de santé d’équipements et de médicaments essentiels.
Les infrastructures sportives de l’université sont un autre point de crispation. Les étudiants réclament la réhabilitation du terrain de football, un espace central pour leurs activités sportives et de détente. À leurs yeux, la dégradation de ce terrain est symptomatique d’un désintérêt des autorités pour leur bien-être.
Par ailleurs, les étudiants de l’Université Amadou Mahtar Mbow (UAM), située à une certaine distance, réclament la mise à disposition de bus pour faciliter leurs déplacements quotidiens. Ce problème de transport, qui persiste depuis des mois, aggrave la précarité des conditions de vie des étudiants résidant loin de l’UCAD.
Ces revendications non satisfaites ont créé un profond malaise au sein de l’UCAD. Les étudiants, se sentant ignorés, voient dans ces affrontements l’expression d’une frustration accumulée, alimentée par des années de blocage et de promesses non tenues. La situation menace de s’aggraver si les autorités ne répondent pas rapidement et concrètement aux besoins exprimés.

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