Prolongation de la suspension des opérations foncières au Sénégal : le gouvernement accorde 45 jours supplémentaires

Dans un communiqué publié récemment, le gouvernement sénégalais a annoncé la prolongation de la suspension des lotissements sur certains sites stratégiques du pays pour une durée de 45 jours. Cette mesure, entamée il y a quelques mois, vise à vérifier la légalité et la conformité de plusieurs projets fonciers, dans le cadre d’une démarche de transparence et d’équité. La décision a été officialisée par la lettre N° 0205/PM/MSGG/DGSCOS/SP datée du 31 juillet 2024, et cette prolongation prendra effet à partir du 31 octobre 2024.

Des sites stratégiques concernés par la suspension

La mesure concerne des zones géographiques clés de la capitale sénégalaise et de ses environs, ainsi que d’autres sites d’importance à travers le pays. Parmi les zones ciblées figurent notamment :

  • Lotissement BOA
  • Lotissement Hangar Pèlerins
  • Lotissement Recasement 2 – Aéroport de Dakar
  • Lotissement EGBOS sur la VDN, Dakar
  • Lotissements EOGEN 1 et EOGEN 2
  • Site de Batterie à Yoff
  • Terme Sud, Ouakam
  • Pôle Urbain de Diacksao – Bambilor (TF 11 651/R)
  • Pôle urbain de Déni (TF 14 337/R)
  • Site de Pointe Sarène pour la zone hors SAPCO
  • Lotissement de Ndiobène Gandiol (TF 136), Saint-Louis

Un examen rigoureux des dossiers en cours

La prorogation de cette mesure s’inscrit dans une démarche de régularisation des opérations foncières. Le Secrétariat général du gouvernement précise que les travaux de vérification de la légalité et de la conformité des dossiers sont en cours de finalisation, et les rapports y afférents ont été soumis aux autorités compétentes, accompagnés de recommandations pour chaque cas.

Cette suspension s’applique à toutes les nouvelles constructions sur les sites concernés, à l’exception des projets directement initiés par l’État. Cette décision permet d’éviter toute irrégularité et d’assurer une gestion transparente du foncier au Sénégal.

Un retour aux opérations en toute transparence

La mesure suspensive doit permettre aux autorités de finaliser les études en cours pour chaque projet, selon la législation et la réglementation en vigueur. Le gouvernement souhaite ainsi prévenir les contentieux fonciers qui prolifèrent dans le pays et assurer une attribution équitable des terres. À l’issue des 45 jours de prorogation, il est attendu que les conclusions des enquêtes et des vérifications permettent de statuer sur la légalité des opérations foncières sur les sites concernés.

Cette action s’inscrit dans la volonté des autorités sénégalaises d’assurer un développement urbain maîtrisé et conforme aux lois, avec une prise en compte accrue des intérêts de la collectivité et des règles de l’urbanisme.

Biennale de Dakar : Le président Diomaye Faye s’engage à renforcer le soutien à la culture

Ce jeudi 7 novembre 2024, le Président Bassirou Diomaye Faye a inauguré la 15e édition de la Biennale de Dakar, un événement majeur de la scène artistique africaine, au Grand Théâtre National Daniel Sorano. S’adressant au public, il a exprimé son admiration pour cette manifestation culturelle qui contribue à renforcer l’identité et la souveraineté du Sénégal.

« C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai pris part à l’ouverture de cette 15e Biennale de Dakar, un rendez-vous qui rappelle l’importance cruciale de l’art et de la culture dans la construction nationale, » a-t-il déclaré. Le thème choisi cette année, « The wake, l’éveil, le sillage, Xàll wi, » incarne selon lui un message porteur d’un Sénégal plus souverain, juste, et prospère.

Le président Faye a aussi souligné que le Sénégal, grâce à cette Biennale, s’impose comme un centre créatif de premier plan en Afrique. « À travers cet événement, notre pays se positionne comme un hub de créativité en Afrique, un espace où les talents s’expriment librement, » a-t-il ajouté.

Le Président de la République a réaffirmé son engagement envers le secteur culturel, promettant de renforcer le soutien aux initiatives qui valorisent l’art et contribuent à la construction des identités culturelles du Sénégal. « La culture est un pilier de notre société, et je m’engage à ce que notre pays continue d’investir dans ce domaine qui façonne notre identité, » a-t-il conclu.

La Biennale de Dakar, depuis sa création, est devenue un rendez-vous international incontournable qui attire des artistes, critiques et amateurs d’art de tous horizons, et cette 15e édition promet de consolider davantage cette réputation.

Dakar-Rufisque : Arrestation de quatre dealers avec une saisie record de 301 kg de chanvre indien

La police nationale a mené une série d’opérations de lutte contre le trafic de drogue dans la région de Dakar, conduisant à l’arrestation de quatre personnes en possession de 301 kg de chanvre indien, communément appelé « yamba ». Ces actions s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre l’insécurité menée par la Direction de la sécurité publique, dirigée par le commissaire Mouhamed Guèye.

Dans la nuit du 6 au 7 novembre 2024, une opération conjointe des brigades de recherches des commissariats de la Médina, de Rufisque, et du Point E a permis d’intercepter deux individus, Ch. S. Barry et A. Diarra, en possession de 170 kg de chanvre indien. Cette importante saisie a eu lieu lors d’un ratissage dans la zone de Soumbédioune, visant à renforcer la sécurité des biens et des personnes.

À Rufisque, les équipes du commissaire central Demba Ngagne Tine ont également frappé fort en arrêtant deux trafiquants, A. Lo et M. Guèye, surpris avec trois sacs contenant un total de 100 kg de chanvre indien sur la plage de Diokoul.

Lors de la même opération, un sac de 31 kg de chanvre indien a été retrouvé abandonné sur la corniche-Ouest, abandonné par un véhicule déjà identifié par la police. Ce chargement a été consigné en attendant la fin des enquêtes qui visent à démanteler les réseaux de distribution impliqués.

Les quatre personnes interpellées lors de ces différentes interventions ont été placées en garde à vue et seront déférées devant la justice. La police continue son enquête pour identifier d’éventuelles connexions avec des réseaux de trafic de drogue dans la région de Dakar et ses environs.

Ces opérations témoignent de la détermination des forces de sécurité sénégalaises à lutter contre le fléau du trafic de drogue dans le pays, afin de préserver la sécurité publique et d’assurer la tranquillité des citoyens.

Arrivée de la dépouille de l’ancien ministre des Finances Mamadou Moustapha Ba prévue à Dakar ce jeudi

Dakar se prépare à accueillir la dépouille de Mamadou Moustapha Ba, ancien ministre des Finances et du Budget du Sénégal, décédé lundi en France des suites d’une courte maladie. La levée du corps aura lieu en France ce jeudi 7 octobre, avec la présence notable de l’ancien président de la République Macky Sall, venu honorer la mémoire de celui qui fut une figure marquante du paysage économique et politique sénégalais.

La nouvelle de la disparition de Mamadou Moustapha Ba a provoqué une vive émotion au sein de la classe politique et au-delà, rappelant l’importance de son rôle dans la gestion des finances publiques et dans le développement économique du pays. Connu pour son intégrité et son dévouement au service de l’État, il a marqué par ses réformes visant à renforcer la transparence et l’efficacité des finances publiques du Sénégal.

Le rapatriement de la dépouille marque un moment de recueillement pour les autorités et les citoyens, qui pourront rendre hommage à un homme dont la contribution au Sénégal a laissé une empreinte indélébile.

Un consensus recherché pour l’inhumation de Moustapha Bâ : entre Nioro et Dakar

La dépouille de l’ancien ministre des Finances, Moustapha Bâ, décédé le lundi 4 novembre en France, est attendue à Dakar ce jeudi 7 novembre. Cependant, la question de son lieu d’inhumation reste un sujet de discorde au sein de sa famille. Le choix de l’ultime demeure du défunt oppose sa « grande famille » et sa veuve, chacune privilégiant un lieu symbolique différent.

D’après les informations rapportées par Le Témoin, la « grande famille » de Moustapha Bâ souhaite que l’ancien ministre soit inhumé à Nioro, ville où reposent ses parents décédés, dans un geste de respect envers les traditions familiales. Nioro est en effet un lieu empreint d’histoire et de signification pour le défunt, une terre où il a puisé ses racines et qui a marqué son parcours personnel et professionnel.

Toutefois, la veuve de Moustapha Bâ désire que l’inhumation se fasse à Dakar, la capitale où le couple résidait et où il a construit sa vie. Dakar représente pour elle non seulement le foyer de leur vie commune mais aussi un lieu plus accessible pour la famille proche, les amis et les collègues de Moustapha Bâ qui souhaiteraient lui rendre hommage.

Face à cette divergence, une initiative a été prise pour trouver un terrain d’entente. Une délégation, menée par l’ancien préfet et administrateur civil Saër Maty Bâ, un patriarche de la famille, doit rencontrer la mère de l’épouse de Moustapha Bâ ce mercredi. Cette rencontre vise à ouvrir un dialogue apaisé et à aboutir à un consensus qui respecterait la mémoire du défunt tout en honorant les souhaits des proches.

Cette situation met en lumière l’importance des valeurs familiales et des traditions au Sénégal, pays où la solidarité familiale et le respect des coutumes jouent un rôle prépondérant, même dans les moments de deuil. La décision qui sera prise, quelle qu’elle soit, sera sans doute marquée par le souci de concilier tradition et réalités modernes, à l’image de la vie de Moustapha Bâ lui-même, qui a su incarner la transition entre l’héritage de ses aînés et les défis de son temps.

Déferrement d’un jeune militant de Pastef suite à une infraction routière

Ce mardi, un jeune militant du parti politique Pastef, âgé de 21 ans, a été déféré au Parquet après une interpellation sur la voie publique, selon les informations rapportées par Source A. L’incident a eu lieu aux abords du Bus Rapid Transit (BRT), où le militant a été appréhendé par un agent de la police motorisée alors qu’il tentait de sortir d’un embouteillage sans respecter le code de la route.

Ce jeune homme, décrit comme le fils d’un sapeur-pompier retraité, circulait à bord d’une voiture de campagne de couleur rouge, décorée d’affiches représentant les leaders de son parti. Lors du contrôle de routine effectué par le motard, les autorités ont découvert que le conducteur ne possédait pas de permis de conduire. Cette infraction a conduit à son arrestation et à sa mise en détention au commissariat de Dieuppeul, en dépit des tentatives de ses camarades de parti pour adoucir la situation en plaidant en sa faveur.

Malgré les pressions exercées par ses compagnons militants cherchant à obtenir des circonstances atténuantes, l’individu a été déféré devant la justice. Cette affaire met en lumière la vigilance accrue des forces de l’ordre face aux infractions routières, mais soulève également des discussions sur le contexte des interpellations touchant des membres de l’opposition politique, surtout en période de tensions politiques au Sénégal.

Les prochaines étapes du traitement de ce dossier par le Parquet seront surveillées de près, notamment par les partisans de Pastef qui dénoncent souvent ce qu’ils perçoivent comme un traitement sévère réservé à leurs membres. L’incident s’inscrit dans un contexte plus large de débats sur l’équité de l’application des lois et la neutralité des forces de l’ordre vis-à-vis des acteurs politiques.

Suspension de l’Exportation des Graines d’Arachide : Mesures du Gouvernement pour Protéger la Campagne de Commercialisation 2024-2025

Dans un effort de préserver la campagne de commercialisation 2024-2025, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté Alimentaire et de l’Élevage a annoncé la suspension de l’exportation des graines d’arachide à compter du 15 novembre 2024. Cette décision, officialisée dans une lettre circulaire, stipule que toute licence ou autorisation d’exportation non exécutée avant cette date sera considérée comme caduque et sans effet.

Cette mesure intervient après l’ouverture temporaire des exportations de graines d’arachide entre le 12 septembre et le 15 novembre 2024. Cette période avait été spécifiquement définie pour éviter un chevauchement avec la campagne de commercialisation intérieure, assurant ainsi un approvisionnement suffisant pour les besoins locaux et protégeant les intérêts des producteurs nationaux.

Une décision motivée par la souveraineté alimentaire

Le ministre a souligné que la suspension de l’exportation s’inscrit dans un plan plus large visant à renforcer la souveraineté alimentaire du pays et à stabiliser le marché interne. L’arachide, produit agricole de première importance pour l’économie sénégalaise, joue un rôle crucial tant pour les agriculteurs que pour les industries locales de transformation.

Impact sur les exportateurs et les acteurs de la filière

Les exportateurs ayant des licences non encore exécutées doivent ainsi se conformer à la nouvelle réglementation. Cette décision, bien que stricte, vise à équilibrer les besoins du marché local et à assurer une commercialisation ordonnée et équitable des récoltes.

Les acteurs de la filière, tels que les coopératives agricoles et les industriels, devront s’adapter à cette situation en priorisant les débouchés nationaux. Cette stratégie pourrait également encourager des investissements dans la transformation locale, augmentant ainsi la valeur ajoutée du secteur.

Des perspectives pour l’avenir

Avec cette suspension, le gouvernement espère créer un environnement favorable pour une meilleure régulation des prix et une disponibilité accrue des matières premières sur le marché national. À moyen et long terme, l’objectif est de sécuriser les revenus des producteurs tout en garantissant un accès stable aux ressources pour les industries de transformation, essentielles pour l’économie sénégalaise.

En conclusion, la décision de suspendre l’exportation des graines d’arachide vise avant tout à protéger les intérêts nationaux en évitant des pénuries et des hausses de prix durant la campagne de commercialisation. Les prochains mois permettront de mesurer l’impact de cette mesure sur la filière et l’économie locale.

Drame en campagne électorale à Mbacké : Un accident tragique endeuille la caravane de Pastef

La campagne électorale dans le département de Mbacké a pris une tournure tragique hier, lorsque l’un des véhicules de la caravane de Pastef, parti en direction de la commune de Darou Nahim, a été impliqué dans un accident. Un pick-up transportant une dizaine de militants a fait des tonneaux, causant la mort d’un jeune responsable politique, Modou Tall, et blessant au moins 14 autres personnes.

L’accident est survenu en début d’après-midi, alors que la caravane de Pastef – Mbacké, dirigée par les leaders Cheikh Thioro Mbacké et Cherif Diop, se dirigeait vers Darou Nahim. Selon des témoins, le chauffeur du véhicule impliqué a tenté de devancer le cortège, mais le pick-up, chargé de 16 passagers à l’arrière, a perdu le contrôle avant de se renverser à plusieurs reprises. Les autorités locales, dont les gendarmes de la Brigade de Mbacké, ont rapidement été dépêchées sur les lieux pour procéder aux constats nécessaires.

Les blessés ont été transportés d’urgence à l’hôpital Cheikh Ahmadoul Khadim de Touba, où certains sont dans un état critique nécessitant des transfusions sanguines. Un appel au don de sang a été lancé sur les plateformes de Pastef, mobilisant de nombreux volontaires venus soutenir les blessés.

L’accident a plongé les militants et les sympathisants de Pastef dans l’émoi. Les leaders locaux, Cheikh Thioro Mbacké et Cherif Diop, ont activé tous les réseaux et levé toutes les ressources disponibles pour assurer que les blessés reçoivent les soins nécessaires. « Nous mettons tout en œuvre pour sauver des vies et assister les familles dans cette épreuve », ont-ils affirmé, visiblement affectés par ce drame.

Le décès de Modou Tall, jeune leader politique local, et les blessures de plusieurs autres militants ont suscité une grande vague de compassion à travers le pays. Sur les réseaux sociaux, des messages de soutien et de solidarité ont afflué, même des coalitions concurrentes, telles que « Pôle 3ème Voie, Kiiray Ak Natange » de Birima Mangara, « Njam Ak Njariñ » d’Amadou Bâ, et « Sénégal Kese » de Thierno Alassane Sall, qui ont exprimé leurs condoléances aux familles et leur soutien aux blessés.

Cet accident tragique, bien qu’ayant endeuillé la caravane de Pastef, souligne également l’esprit de solidarité qui règne dans le paysage politique sénégalais. Des figures de différents partis et de diverses coalitions ont mis de côté leurs différends pour exprimer leur sympathie, démontrant ainsi que, dans les moments difficiles, l’humanité transcende la compétition politique.

Ce drame rappelle la nécessité d’assurer la sécurité des militants et des sympathisants lors des déplacements en caravane pendant les campagnes électorales, afin d’éviter que de tels accidents ne se reproduisent.

Le Fonsis s’associe à Sinohydro pour le projet GTE : un choix controversé en raison d’antécédents de fraude

Le Fonds souverain d’investissements stratégiques du Sénégal (Fonsis) fait face à une controverse suite à son récent partenariat avec l’entreprise chinoise Sinohydro pour la réalisation des études du projet de Grand transfert d’eau (GTE). Cette décision a suscité des inquiétudes, notamment en raison des antécédents de Sinohydro, accusée à plusieurs reprises de pratiques frauduleuses par des institutions financières internationales, comme l’a rapporté Libération.

Pour justifier cette collaboration, le Fonsis met en avant « l’expertise » de Sinohydro. Cependant, plusieurs voix, dont celle de Birahime Seck, membre influent de la société civile, s’interrogent sur la pertinence de ce choix. Sinohydro traîne en effet un passé marqué par des fraudes reconnues dans divers projets internationaux, soulevant des doutes quant à la fiabilité de l’entreprise.

En septembre 2023, la Banque européenne d’investissement (BEI) a conclu un « accord de règlement » avec Sinohydro après avoir découvert des irrégularités dans cinq projets menés par l’entreprise en Afrique et en Europe. Cet accord contraint Sinohydro à investir 1 million d’euros dans des initiatives en matière d’intégrité et de durabilité et l’exclut des projets financés par la BEI pendant une année.

Ce n’est pas la première fois que Sinohydro est épinglée. En 2018, la Banque africaine de développement (BAD) avait également relevé des irrégularités dans un projet routier en Ouganda. Des enquêtes avaient révélé que l’entreprise avait fourni des informations erronées concernant des références de projets inachevés. Pour ces infractions, la BAD avait imposé une période de probation de trente-six mois, exigeant que Sinohydro respecte des standards stricts en matière de conformité.

La décision du Fonsis de confier le projet de GTE à une entreprise au passé controversé suscite ainsi des questionnements sur la transparence et la gestion des projets stratégiques au Sénégal. Certains estiment que ce choix pourrait nuire à la réputation du Fonsis et compromettre la confiance des citoyens et des partenaires internationaux.

Pour répondre aux préoccupations croissantes, les parties prenantes attendent des explications claires sur les motivations du Fonsis dans cette collaboration, ainsi qu’une garantie que les critères de transparence et d’intégrité seront scrupuleusement respectés. Ce projet d’envergure est crucial pour le développement du pays, et les Sénégalais espèrent voir s’établir des partenariats basés sur des standards irréprochables.

Alerte : Document Frauduleux Circulant au Nom du Ministère des Finances et du Budget

Le ministère des Finances et du Budget a récemment averti la population sénégalaise concernant la diffusion d’un document frauduleux intitulé « lancement des sessions d’investissement numérique à rendement rapide ». Selon Cheikh Diba et son équipe, ce document, largement partagé sur les réseaux sociaux, est un faux communiqué attribué à tort au ministère.

Dans un souci de transparence et de sécurité, la cellule de communication du ministère a fermement démenti l’authenticité de ce document. Elle a insisté sur le fait que ce dernier n’a jamais été émis ni approuvé par leurs services officiels.

Face à cette situation préoccupante, le ministère rappelle l’importance de la vigilance et invite tous les citoyens à vérifier l’origine des informations avant de les diffuser. « La propagation de fausses nouvelles peut causer de la confusion et compromettre la confiance publique », souligne le ministère.

Afin de garantir la fiabilité des informations, la cellule de communication rappelle que les seules sources officielles sont le site web du ministère ainsi que ses comptes sur les réseaux sociaux reconnus. Cette mesure vise à lutter contre la désinformation et à protéger le public contre les arnaques et les activités frauduleuses.

Le ministère des Finances et du Budget continue de travailler activement pour assurer la sécurité et la transparence dans la diffusion de ses communications et encourage les citoyens à rester vigilants face aux fausses publications.

Le maire de Mabo blessé lors de la finale de navétane : la tension monte entre supporters

Ce dimanche, la commune de Mabo, située dans le département de Birkelane, a été le théâtre d’une scène regrettable. Aliou Cissé, maire de la localité et parrain de la finale de navétane, a été blessé par un projectile lancé au moment où il prononçait son discours de clôture.

Selon les informations rapportées par Seneweb, l’incident s’est produit à la suite de la défaite d’une équipe de football locale, dont les supporters, mécontents, ont commencé à lancer des pierres et d’autres projectiles. L’attaque a causé des blessures au visage de l’édile. Face à cette montée de violence, la gendarmerie de la Brigade territoriale de Birkelane a rapidement dispersé la foule pour rétablir l’ordre et sécuriser la zone.

Après l’incident, le maire Aliou Cissé s’est rendu au poste de santé de Mabo, où il a reçu les soins nécessaires avant de rentrer chez lui. L’incident, bien que préoccupant, n’a pas nécessité une hospitalisation prolongée.

Aliou Cissé, en plus de ses fonctions de maire, est la tête de liste départementale de la coalition Farlu, dirigée par Moustapha Diop. Cet acte de violence vient souligner les tensions qui peuvent émerger lors des compétitions sportives communautaires, notamment les navétanes, moments clés de la vie sociale et sportive au Sénégal.

Cet événement soulève des questions quant à la sécurité lors de tels rassemblements et à la nécessité de mesures renforcées pour prévenir les débordements qui pourraient mettre en danger la vie des officiels et des spectateurs.

Naufrage de bateaux pneumatiques vers les Îles Canaries : Une cinquantaine de morts en 48 heures

Les tentatives d’émigration vers les Îles Canaries se sont de nouveau soldées par une tragédie ce week-end. Selon des sources espagnoles, environ 50 migrants ont perdu la vie au cours des dernières 48 heures, victimes de naufrages successifs de bateaux pneumatiques en route vers l’archipel. Ce dimanche, cinq migrants sont morts à 90 kilomètres à l’est de Lanzarote lorsque leur embarcation a sombré, tandis que 17 autres ont été sauvés grâce à un radeau de secours largué depuis un avion de sauvetage maritime.

Dans la même opération, un autre groupe de 80 personnes en détresse a été secouru d’un second canot pneumatique situé à proximité du premier, a précisé un porte-parole de l’agence de sauvetage espagnole, Rescue.

Les équipages des navires de secours basés à Lanzarote et El Hierro ont dû intervenir sans répit. C’est un vol de reconnaissance de l’avion Sasemar 103 qui a repéré les embarcations en détresse, à environ 93 kilomètres au nord-est de Lanzarote. Le premier bateau, dont l’un des flotteurs était dégonflé, avait déjà plusieurs passagers à la mer. Pour tenter de les sauver, l’avion a largué un second radeau de secours.

L’hélicoptère Helimer 204, le navire de sauvetage Salvamar Al Nair, ainsi que plusieurs navires marchands qui traversaient cette zone de l’Atlantique ont été mobilisés pour secourir les migrants. En arrivant, l’hélicoptère a secouru un survivant dans l’eau et a repéré cinq corps flottants, mais a dû se détourner vers une autre embarcation en danger.

Les cinq décès de ce dimanche s’ajoutent aux tragédies survenues plus tôt dans le week-end. Samedi soir, les autorités de sauvetage espagnoles ont porté secours à une embarcation de fortune avec seulement 10 survivants sur les 58 personnes ayant entrepris la traversée depuis l’Afrique, dans une traversée qui a duré trois semaines. En outre, une femme a été retrouvée morte dans l’épave d’un autre bateau, et au moins cinq autres personnes ont perdu la vie dans un autre naufrage.

Par ailleurs, parmi les 180 occupants d’une pirogue en provenance du Sénégal arrivée samedi à El Hierro, un homme est décédé à l’hôpital de l’île le dimanche, accentuant encore le bilan déjà alarmant de cette route migratoire.

Ces tragédies soulignent une fois de plus les dangers extrêmes auxquels sont confrontés les candidats à l’émigration, embarquant dans des conditions précaires dans l’espoir d’atteindre l’Europe. La route des Canaries reste l’une des plus périlleuses, souvent marquée par des naufrages en raison des conditions maritimes difficiles et de la surcharge des embarcations.

Les autorités espagnoles, tout en intensifiant leurs opérations de sauvetage, insistent sur la nécessité d’une solution plus globale impliquant les pays d’origine et les partenaires européens pour freiner ces départs risqués et offrir des alternatives aux populations locales en quête de meilleures perspectives.

Émigration irrégulière : Une pirogue de 180 Sénégalais atteint l’île d’El Hierro aux Canaries

Les flux migratoires irréguliers en provenance du Sénégal vers les îles Canaries continuent de prendre de l’ampleur. Ce samedi 2 novembre 2024, une embarcation transportant 180 personnes, dont 42 femmes et 20 mineurs, a débarqué sur l’île espagnole d’El Hierro, selon une source des autorités locales.

Les autorités espagnoles notent une recrudescence des arrivées de migrants par voie maritime sur les îles Canaries, El Hierro en particulier, une destination de plus en plus fréquentée. Ces traversées dangereuses, souvent organisées par des réseaux de passeurs, exposent les migrants à de multiples risques en mer, notamment des conditions climatiques défavorables, des pannes de moteurs, et un manque de vivres.

Le fait que cette pirogue compte un nombre important de femmes et de mineurs souligne la gravité de la situation. Beaucoup d’entre eux entreprennent ce voyage périlleux en quête d’un avenir meilleur, fuyant souvent la pauvreté, le chômage, et le manque de perspectives économiques au Sénégal.

Les autorités sénégalaises, de concert avec l’Union européenne et les ONG, multiplient les campagnes de sensibilisation et les initiatives pour proposer des alternatives économiques. Cependant, malgré ces efforts, l’émigration clandestine vers l’Europe continue d’attirer des candidats de plus en plus nombreux. Les départs de pirogues se font fréquemment depuis les côtes sénégalaises, rendant complexe la lutte contre ce phénomène.

Cette nouvelle vague d’émigration illustre les défis sociaux et économiques auxquels le Sénégal doit faire face. La situation nécessite une réponse politique plus accrue pour endiguer ce flux migratoire et offrir de meilleures opportunités aux jeunes sur place, afin de réduire les risques d’une migration aussi risquée.

Les autorités espagnoles ont pour leur part réaffirmé leur engagement à accueillir les migrants en situation de détresse tout en renforçant les patrouilles et la coopération avec les pays d’origine pour limiter ces départs.

Tragédie à Mbacké : Un jeune maçon retrouvé mort calciné dans un véhicule incendié

La ville de Mbacké a été secouée ce dimanche 3 novembre par un drame tragique survenu aux premières heures de la matinée. Un homme de 27 ans, connu sous le nom de M. Lô, a été retrouvé mort, calciné dans un véhicule incendié non loin du magasin Auchan.

Le drame s’est produit aux alentours de 4 heures du matin, lorsque les habitants du quartier ont alerté les autorités locales après avoir remarqué un véhicule en flammes. Le commissariat urbain de Mbacké a immédiatement réagi, dépêchant le commissaire Alioune Fall et son équipe sur les lieux. À leur arrivée, ils ont constaté qu’une Mercedes 190 était en proie aux flammes. Face à l’ampleur de l’incendie, le commissaire Fall a sollicité l’intervention rapide des sapeurs-pompiers de Touba pour maîtriser le feu.

Malgré les efforts des pompiers, qui ont combattu l’incendie pendant une demi-heure, le véhicule a été totalement ravagé par les flammes, réduisant son occupant en cendres. Après l’extinction du feu, une enquête de voisinage a permis aux autorités d’identifier la victime. Il s’agit de M. Lô, un maçon de la région, connu des services de police pour une récente interpellation lors d’une opération de sécurisation.

D’après les premiers éléments de l’enquête, M. Lô avait pour habitude de passer la nuit dans des véhicules et d’y allumer des produits anti-moustiques. Cette pratique serait à l’origine de l’incendie mortel. Des témoins ont rapporté que l’utilisation de ces produits en espace clos pourrait avoir déclenché l’accident tragique.

La mort de M. Lô a plongé la communauté de Mbacké dans la consternation, soulevant des questions sur les risques associés à l’usage des produits inflammables dans les véhicules fermés. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de cet incident.

Reprise des activités à l’usine de la SONACOS de Louga après deux ans d’arrêt

Le Directeur général de la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (SONACOS), El Hadj Ndane Diagne, a annoncé la reprise des activités à l’usine de Louga après une interruption de deux ans. Depuis deux semaines, les opérations de décorticage des graines d’arachide ont repris, marquant une étape importante pour l’industrie locale.

Lors de la quatrième édition de la journée « Sétal sunu usine », organisée dans le cadre de la Journée nationale « Sétal sunu reew », M. Diagne a précisé que l’usine de Louga dispose principalement d’infrastructures dédiées au décorticage, facilitant ainsi la production d’arachides de bouche et de graines de haute pureté (HPS). Cette reprise représente un levier de création d’emplois pour les habitants de la région, un point essentiel pour SONACOS qui souhaite redynamiser l’économie locale.

Dans cette optique, de nouveaux recrutements ont été effectués pour répondre aux besoins de la reprise. Malgré un stock initial modeste, les équipes de Louga sont déterminées à atteindre un volume de production significatif, un objectif que M. Diagne considère comme un argument fort pour justifier des investissements dans des infrastructures additionnelles. L’ambition à long terme inclut une évolution vers des processus de trituration et de raffinage, afin de renforcer encore l’impact économique de l’usine.

L’usine de la SONACOS à Louga représente non seulement un pilier économique pour la région, mais aussi une opportunité d’améliorer les conditions de vie des habitants en créant des emplois et en développant des produits à forte valeur ajoutée. Le directeur général espère qu’avec une production accrue, l’usine attirera de nouveaux investissements pour diversifier ses activités.

Cependant, des préoccupations ont été soulevées concernant la pollution industrielle. El Hadj Ndane Diagne a tenu à rassurer la population en affirmant que SONACOS accorde une importance cruciale à la gestion de l’impact environnemental de ses opérations. Des discussions sont en cours avec les autorités locales et nationales pour évaluer les mesures à adopter afin de réduire la pollution et préserver l’environnement.

« Notre politique en matière de sécurité, d’hygiène et de respect de l’environnement est au cœur de nos opérations, et cela se reflète dans toutes les localités où SONACOS est implantée », a-t-il déclaré. Ce retour en activité de l’usine de Louga s’inscrit dans une vision globale de SONACOS : allier développement industriel et respect de l’environnement, afin de garantir un avenir durable pour les communautés locales et pour le secteur de l’oléagineux au Sénégal.

L’ancien commissaire Cheikhouna Keïta raconte sa détention : entre résilience et solidarité

Libéré ce vendredi après une période de détention difficile, l’ancien commissaire de police Cheikhouna Keïta a pris la parole pour partager son expérience. Au cœur de son témoignage, des moments marqués par la souffrance, la perte de contrôle de soi et la résilience face aux défis quotidiens de la vie carcérale.

« La victimisation ne fait pas partie de mes habitudes », a-t-il déclaré d’entrée, refusant de s’apitoyer sur son sort malgré la dure réalité de l’emprisonnement. Pour Keïta, le poids de la privation de liberté se mesure autant par l’impact sur sa personne que par les effets sur ses proches. « J’ai pensé à ma famille, à mes collègues politiciens. Ma famille a été profondément affectée par cette épreuve. »

Durant sa détention, Cheikhouna Keïta a croisé le chemin de nombreux détenus partageant des histoires tout aussi éprouvantes. Parmi eux, un cadre de haut niveau, emprisonné depuis des années et profondément marqué par cette épreuve. Cependant, ces rencontres ont apporté un certain réconfort à l’ancien commissaire. « Ils ont été très sensibles à mon égard et m’ont accompagné durant toute cette épreuve. Cela a rendu mon séjour un peu plus supportable », raconte-t-il, illustrant la solidarité qui peut exister même dans un environnement aussi difficile.

L’ancien commissaire n’a pas hésité à décrire la perte de dignité subie en prison. « C’est un lieu où tu te vois privé même de ta capacité à gérer ton comportement. […] Même le délinquant a une dignité. Malheureusement, la prison est un lieu où ta dignité est bafouée, piétinée », a-t-il souligné avec gravité. Ces propos mettent en lumière l’aspect déshumanisant des conditions de détention, même pour des personnes accusées d’infractions graves.

Au-delà des interactions humaines, c’est le quotidien carcéral lui-même que Cheikhouna Keïta a décrit comme particulièrement éprouvant. Les contraintes, la rudesse des lieux, et l’absence de confort se font ressentir à chaque instant. « Le reste, c’est l’environnement carcéral avec ses conditions très incommodes. Il y a eu trop de contraintes, mais je ne me plains pas », a-t-il ajouté avec une résilience caractéristique.

Ce témoignage poignant de Cheikhouna Keïta résonne comme un appel à la réflexion sur la condition des détenus et sur les limites imposées à la dignité humaine. C’est aussi un rappel que, malgré les épreuves, la solidarité et l’engagement envers soi et les autres peuvent offrir un peu de lumière dans l’obscurité des cellules.

AFFAIRE ONAS : Dr Cheikh Dieng relance ses accusations contre Cheikh Tidiane Dièye

Depuis son limogeage, Dr Cheikh Dieng, ancien DG de l’ONAS (Office National de l’Assainissement du Sénégal), ne démord pas à l’encontre de son ancien ministre de tutelle, Cheikh Tidiane Dièye. Sur Facebook, il accuse ce dernier de vouloir profiter des législatives pour échapper à ses responsabilités dans le dossier ONAS, qualifiant cette attitude d’« irresponsable ».
Dans une lettre rédigée à l’époque de son départ, Dr Dieng évoquait déjà les soupçons de surfacturation concernant des opérations de curage, arguant que les coûts avancés par le ministère sous-évaluaient largement les dépenses réelles, qu’il estime à 315 millions de francs CFA. Il reproche aussi à Cheikh Tidiane Dièye d’avoir suspendu les procédures de passation de marchés au profit d’ententes directes avec certaines entreprises, perpétuant un système qu’il qualifie d’« opaque » et contraire aux principes de transparence prônés par le gouvernement.

Visite en Turquie : Bassirou Diomaye Faye renforce les relations économiques et rencontre la diaspora sénégalaise

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a poursuivi ce vendredi sa visite officielle en Turquie, avec une journée marquée par des rencontres stratégiques et des échanges fructueux. Dès l’après-midi et jusque tard dans la soirée, il a multiplié les entretiens avec des investisseurs et des chefs d’entreprises turcs, soulignant son objectif de dynamiser les relations économiques entre le Sénégal et la Turquie.

L’une des priorités du Président Faye lors de cette visite est de renforcer les partenariats économiques entre le Sénégal et la Turquie. Les discussions ont principalement porté sur des opportunités d’investissement dans des secteurs clés comme les infrastructures, l’énergie, l’agro-industrie et les nouvelles technologies. Le Chef de l’État a mis en avant les nombreux atouts du Sénégal, notamment son positionnement stratégique en Afrique de l’Ouest et les politiques incitatives mises en place pour attirer les investisseurs étrangers.

Les entreprises turques, déjà actives au Sénégal à travers divers projets, se sont montrées très réceptives aux propositions du Président Faye. Cette démarche s’inscrit dans une vision plus large de développement économique axée sur les investissements étrangers, contribuant ainsi à la création d’emplois et à la croissance durable au Sénégal.

En marge des rencontres économiques, Bassirou Diomaye Faye a également pris le temps de rencontrer la communauté sénégalaise d’Istanbul. Devant une audience composée de Sénégalais résidant en Turquie, le président a réaffirmé son engagement envers la diaspora et a souligné leur importance dans le processus de développement national. Il a rappelé les efforts entrepris pour renforcer les liens avec les Sénégalais de l’étranger et les initiatives destinées à leur apporter un soutien, notamment en matière de protection sociale et de facilitation des démarches administratives.

Cette rencontre a permis aux membres de la diaspora d’échanger directement avec le Chef de l’État, exprimant leurs préoccupations et leurs attentes. En retour, le président les a encouragés à s’impliquer davantage dans les projets de développement au Sénégal, en rappelant que leur contribution est essentielle à l’essor du pays.

Cette journée bien remplie de la visite en Turquie constitue une étape cruciale dans la consolidation des relations entre Dakar et Ankara. Les échanges avec les investisseurs turcs et les retrouvailles avec la diaspora sénégalaise témoignent de la volonté du président Bassirou Diomaye Faye de renforcer le partenariat stratégique avec la Turquie, tout en valorisant le rôle de la diaspora dans le développement national.

En multipliant les initiatives et les rencontres, Bassirou Diomaye Faye poursuit son engagement pour un Sénégal tourné vers l’avenir et ouvert sur le monde. Sa visite en Turquie, axée sur la coopération économique et l’inclusion de la diaspora, réaffirme la vision d’un Sénégal ambitieux et déterminé à occuper une place de choix sur la scène internationale.

Ziguinchor : Aissatou Ndiaye, coordonnatrice nationale des agropoles, satisfaite de l’état d’avancement des travaux d’infrastructures

En tournée à Ziguinchor pour évaluer l’état d’avancement de l’Agropole-Sud dans le cadre du suivi de la mise en œuvre des Agropoles du Sénégal, Aissatou Ndiaye, la nouvelle coordonnatrice nationale du Programme National de Développement des Agropoles du Sénégal (PNDAS), a exprimé sa satisfaction quant aux progrès réalisés dans les travaux d’infrastructures. Cette évaluation s’est déroulée lors de sa visite dans la zone sud, couvrant les régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda.

« À Adéane, nous avons atteint un taux d’exécution de 65 %. Toutes les infrastructures sont en phase de finalisation, y compris le château d’eau, le hangar de stockage, le centre de santé, le centre d’excellence, les parkings et les chambres froides. La voirie intérieure est bien avancée, avec une bonne prise en charge de l’assainissement. À Kolda, où les travaux ont débuté en avril, le rythme est satisfaisant. Nous sommes à 40 % de taux d’exécution physique. Le hangar de stockage, l’atelier mécanique, le bâtiment administratif et l’infirmerie de la plateforme agro-industrielle sont en cours de finalisation », a-t-elle déclaré.

Ces propos ont été tenus au terme d’une tournée dans les régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda pour évaluer l’état d’avancement des chantiers et des programmes du projet Agropole-Sud, en compagnie du coordonnateur de l’Agropole-Sud, Ousseynou Konaté.

Aissatou Ndiaye a expliqué que le PNDAS a œuvré pour remobiliser les entreprises après la pause liée aux pluies, dans le but de finaliser rapidement toutes les infrastructures. Elle a précisé que « les agropoles constituent une priorité pour l’État du Sénégal, comme en témoigne la place qu’elles occupent dans les pôles de développement économique ».

Elle a également souligné que le projet Agropole-Sud contribue considérablement à l’amélioration des rendements des producteurs grâce à la distribution d’environ 87 tonnes de semences certifiées, 1 340 tonnes d’engrais et plus de 504 000 plants fruitiers.

Lors de sa visite à Ziguinchor, la coordonnatrice a visité des entreprises spécialisées dans la transformation des produits agricoles et des parcelles de production de mangues et d’anacardes, ainsi que des parcelles de production situées à Goudomp, dans la région de Sédhiou. À Kolda, elle s’est rendue dans les villages de Kankiling et de Manoto Sakho pour inspecter des parcelles de manguiers et de maïs.

« Cette visite a été l’occasion de rencontrer et d’échanger avec les parties prenantes du projet et, surtout, de recueillir leurs préoccupations et attentes », a-t-elle ajouté.

Elimane Dramé, directeur général d’une unité de transformation de noix de cajou, a exprimé sa gratitude envers les responsables de l’Agropole-Sud pour le soutien apporté aux producteurs de noix de cajou. Il a indiqué que son unité dispose d’une capacité de production de 2 400 tonnes de noix de cajou, mais que depuis quatre à cinq ans, elle n’a jamais dépassé 800 tonnes, soulignant ainsi les difficultés rencontrées pour approvisionner l’usine en matière première.

Octobre Rose : Plus de 800 anomalies détectées au Sein et au Col de l’Utérus, selon la LISCA

La Ligue Sénégalaise contre le Cancer (LISCA) a dressé le bilan de sa campagne de dépistage menée durant le mois d’Octobre Rose. Selon sa présidente, plus de 800 anomalies ont été détectées au niveau du sein et du col de l’utérus dans le cadre de cette initiative de sensibilisation et de prévention contre les cancers féminins. Ce chiffre a été révélé lors d’une journée de sensibilisation organisée par l’Amicale de la Caisse de dépôt et de consignation (CDC) sur le cancer du sein.

Au total, environ 10 000 femmes ont été consultées dans les centres de dépistage répartis dans 47 sites à Dakar et dans les régions. La présidente de la LISCA a précisé qu’au niveau du sein, environ 300 cas de suspicion de cancer ont été recensés, tandis que pour le col de l’utérus, plus de 150 cas ont été identifiés. Ces chiffres montrent l’ampleur des risques liés aux cancers féminins, pour lesquels une détection précoce est cruciale.

La LISCA rappelle que l’initiative Octobre Rose ne se limite pas seulement à la lutte contre le cancer du sein, mais inclut également le dépistage du cancer du col de l’utérus, qui touche de nombreuses femmes au Sénégal. La présidente de la Ligue a également lancé un appel aux bonnes volontés pour soutenir les femmes atteintes de ces cancers, soulignant l’importance de l’accompagnement psychologique, financier, et médical pour ces patientes.

Ces efforts de sensibilisation et de dépistage visent à renforcer la prévention, une étape essentielle dans la lutte contre les cancers féminins au Sénégal.

Drame au large de la Mauritanie : 28 migrants périssent lors d’une traversée tragique depuis le Sénégal

Une nouvelle tragédie migratoire secoue la côte ouest-africaine. Une embarcation partie des côtes sénégalaises, précisément de Niodor dans le sud du pays, a été portée disparue pendant dix jours avant de réapparaître au large de Nouakchott, en Mauritanie. L’incident, survenu après le départ du bateau le 21 octobre dernier, met en lumière les risques mortels auxquels sont confrontés des milliers de migrants en quête d’un avenir meilleur.

L’arrivée de l’embarcation, rapportée par les autorités mauritaniennes, révèle un bilan accablant : au moins 28 passagers ont perdu la vie lors de la traversée. Les témoignages recueillis font état de conditions de survie extrêmement difficiles, marquées par le manque d’assistance et de ressources. Selon “Infomigrants”, deux corps ont été retrouvés dans la pirogue, tandis que 26 autres victimes ont été jetées par-dessus bord par les passagers, faute de pouvoir les maintenir à bord en raison de leur état critique.

Alarm Phone, une plateforme d’aide aux migrants en détresse en mer, rapporte que 122 survivants ont été débarqués, dont 37 dans un état critique nécessitant une hospitalisation immédiate. Cette tragédie a mis en évidence l’inaction des États riverains, soulignée avec indignation par Helena Maleno, journaliste et militante des droits des migrants. Sur ses réseaux sociaux, elle a déclaré : “La pirogue appelait à l’aide depuis samedi, mais ni l’Espagne, ni le Maroc, ni la Mauritanie ne sont intervenus pour secourir ces personnes. Ils les ont abandonnés et laissés mourir”.

Ce drame humanitaire reflète non seulement la détresse des migrants mais aussi l’insuffisance des mécanismes de sauvetage en mer. Malgré les appels à l’aide lancés, le manque de coordination entre les différents pays de la région a contribué à aggraver la situation. Des ONG et des organisations internationales dénoncent régulièrement ce type de négligence qui pourrait être évitée par une coopération renforcée et des moyens de sauvetage plus efficaces.

Les risques encourus par les migrants africains sont souvent exacerbés par des embarcations de fortune, surchargées et peu adaptées aux longs trajets en mer. Cette tragédie fait écho aux nombreuses autres traversées périlleuses ayant déjà coûté la vie à des milliers de personnes dans l’Atlantique et la Méditerranée.

Cette situation met en lumière la nécessité d’une réponse humanitaire plus proactive de la part des États côtiers et des institutions internationales pour prévenir d’autres pertes tragiques. La communauté internationale, y compris les pays d’Europe impliqués dans les routes migratoires, doit intensifier ses efforts pour garantir des secours rapides et coordonnés, afin de protéger les vies de ceux qui entreprennent ces voyages désespérés.

Face à l’urgence de cette crise, l’inaction n’est plus une option. Chaque minute qui s’écoule sans assistance représente un risque accru pour des centaines de vies humaines. Le drame récent sur les côtes mauritaniennes doit servir de rappel et de catalyseur pour une action plus déterminée et concertée en matière de sauvetage en mer.

Attaque du Convoi de Sonko : Les commissaires de Koungheul et de Kaffrine relevés de leurs fonctions

Dans un contexte tendu marqué par des violences électorales, le commissaire central de Kaffrine et le commissaire urbain de Koungheul ont été démis de leurs fonctions pour “faute lourde”. Cette décision fait suite à l’attaque du convoi de la tête de liste nationale de Pastef, Ousmane Sonko, lors de son passage à Koungheul, événement qui a suscité une vive polémique et soulevé des inquiétudes quant à la sécurité des candidats durant la période électorale.

Selon des informations recueillies par Seneweb, le limogeage des deux commissaires, dont le commissaire Seydi de Koungheul et le commissaire Fall de Kaffrine, serait directement lié aux manquements dans la gestion de la sécurité lors de l’incident. Il leur est reproché de n’avoir pas pris les mesures de prévention nécessaires pour éviter les heurts qui ont marqué le passage du convoi d’Ousmane Sonko dans la ville de Koungheul. Cette incapacité à maintenir l’ordre et à garantir la sécurité du cortège a été interprétée comme une “faute lourde” par les autorités policières.

La décision prise par les responsables de la police a conduit à la réaffectation des deux commissaires. Le commissaire urbain de Koungheul, Seydi, a ainsi été transféré au commissariat central de Thiès où il occupera désormais le poste d’adjoint au chef de service. Quant au commissaire Fall, chef du commissariat central de Kaffrine, il a été muté à la Direction générale de la Police nationale, qui dépend du ministère de l’Intérieur.

Le commissariat urbain de Koungheul étant sous la tutelle du commissariat central de Kaffrine, cette double sanction reflète une volonté des autorités de renforcer la discipline et de rappeler aux forces de l’ordre leurs obligations en matière de sécurité, en particulier dans les zones où des tensions électorales peuvent survenir. En ces temps de campagne, la sécurité des leaders politiques, mais aussi celle de leurs partisans et de la population, reste une priorité pour le ministère de l’Intérieur, qui cherche à éviter toute escalade de violence pouvant troubler l’ordre public.

Cet incident intervient dans un contexte où les tensions politiques sont particulièrement vives, notamment autour des candidats de l’opposition. Ousmane Sonko, figure de proue du parti Pastef, est souvent au cœur de l’actualité et a suscité des réactions contrastées au sein de la population. L’attaque de son convoi illustre les risques encourus par les figures politiques durant cette période sensible et la nécessité pour les autorités de mettre en place des dispositifs de sécurité adéquats.

Face aux risques de dérapages lors des rassemblements politiques, les autorités sont appelées à renforcer les mesures de prévention et de sécurité dans les régions jugées sensibles. Le limogeage des commissaires de Koungheul et Kaffrine pourrait constituer un signal fort envoyé à l’ensemble des forces de l’ordre. Ce rappel à l’ordre a pour objectif de rappeler à chacun ses responsabilités et de démontrer l’engagement de l’État dans le maintien de la sécurité pendant la période électorale.

Arrestation de 65 pêcheurs sénégalais par les garde-côtes bissau-guinéens : appel à l’aide des autorités sénégalaises

Dans une situation préoccupante, 65 pêcheurs sénégalais, dont 13 membres d’équipage, ont été arrêtés par les garde-côtes de la Guinée-Bissau. L’incident s’est produit à environ 150 kilomètres des côtes bissau-guinéennes, près de l’île de Boubaque, dimanche dernier. Les autorités bissau-guinéennes ont arraisonné six pirogues lors de cette opération, laissant ces pêcheurs dans des conditions extrêmement difficiles.

Selon les témoignages recueillis, notamment celui de Lamine Fall, l’un des pêcheurs arrêtés, la situation sur place est critique. « Nous dormons sur les rochers et n’avons plus rien à manger », déclare-t-il. Les pêcheurs, privés de moyens de subsistance, sont en détresse totale et appellent désespérément à l’aide. La précarité de leur situation rend chaque jour qui passe plus difficile.

Du côté des autorités bissau-guinéennes, aucune information n’a encore été donnée sur les raisons précises de leur arrestation ni sur les mesures qui pourraient être prises à leur encontre. Face à ce silence, l’inquiétude grandit parmi les familles des pêcheurs et dans la communauté sénégalaise.

Dans ce contexte, les pêcheurs implorent les autorités sénégalaises d’intervenir rapidement pour trouver une solution à leur situation avant qu’elle ne se détériore davantage. Leur appel relayé par la Radio Futurs Médias (RFM) a pour but de mobiliser l’opinion publique et de presser les autorités sénégalaises à agir. Une action diplomatique et humanitaire est attendue pour rapatrier ces pêcheurs et garantir leur sécurité.

Remaniement au sein de la Police nationale : Nouveaux visages et réorganisation stratégique

Le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a procédé à une réorganisation des cadres supérieurs de la Police nationale par arrêté n° 011164 signé le 31 octobre 2024. Sous l’impulsion du Général Jean-Baptiste Tine, plusieurs commissaires reprennent des fonctions clés, un nouveau porte-parole est nommé, et la brigade des mœurs de la Sûreté urbaine voit son commandement changer.

« Commissaire de Police Divisionnaire de Classe Exceptionnelle, Mody NDIAYE, CCAP 517.205/D, en fin de détachement, est nommé Conseiller technique au Cabinet du Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique ;

Commissaire de Police Divisionnaire de Classe Exceptionnelle, Ndiaga DIOP, CCAP 517.205/D, précédemment Directeur du Groupement Mobile d’Intervention, est nommé Conseiller technique au Cabinet du Directeur général de la Police nationale;

Le DSP Ibrahima Diop affecté dans le cabinet du Directeur Général

Commissaire de Police Divisionnaire de Classe Exceptionnelle, Ibrahima DIOP, CCAP 608.425/G, précédemment Directeur de la Sécurité publique, est nommé Conseiller technique au Cabinet du Directeur général de la Police nationale;

Commissaire de Police Aboubakrine Sadikh NDIAYE, CCAP 681.910/1, précédemment Chef de la Division des Services à la Direction de la Formation, est nommé Commandant de l’Ecole des Sous-Officiers de Police de Kaolack;

Commissaire de Police Makhtar MBENGUE, CCAP 600.895/B, précédemment Adjoint au Chef de la Division Formation de la Direction de la Formation, est nommé Adjoint au Commissaire spécial de l’Aéroport International Blaise DIAGNE;

Commissaire de Police Abdoulaye KA, CCAP 608.433/J, précédemment Chef de l’Unité en charge du BRT, est nommé Commandant du Groupe Opérationnel de Diourbel (DGMI);

Commissaire de Police Moustapha NDAO, CCAP 614.660/I, précédemment Commandant du Sous-Groupe Opérationnel Inter Gamette, est nommé Commandant du Groupe Opérationnel de Saint Louis;

Précédemment Commissaire de Zac-Mbao, Binetou GUISSE cède son poste au Commissaire Alpha Oumar BA et atterrit à la DIC
Commissaire Alpha Oumar BA, 692.384/Z, précédemment Commissaire d’Arrondissement de Guinaw Rail, est nommé Commissaire d’Arrondissement de Zac Mbao;

Commissaire de Police (F) Binetou GUISSE, CCAP 706.549/C, précédemment Commissaire d’Arrondissement de Zac Mbao, est nommé Chef de la Division des Affaires judiciaires (DAJ) à la Direction de la Police Judiciaire (DPJ);

Jusqu’à porte-parole de la police nationale, le commissaire Mouhamed Guèye cède son fauteuil à son Adjoint et rejoint le cabinet du DGPN
Commissaire de Police Mouhamed GUEYE, CCAP 706.548/D, précédemment chef de la Division Communication et Relations publiques, est nommé Conseiller technique au Cabinet du Directeur général de la Police nationale;

Commissaire de Police El Hadji KA, CCAP 706.551/L, de retour de mission d’étude, est nommé Chef de la Division des Services à la Direction de la Formation;

Commissaire de Police (F) Florence MENDY, CCAP 706.555/H, précédemment Chef de la Brigade des Mœurs au Commissariat Central de Dakar, est nommé Adjoint au Commissaire Central de Guédiawaye/Chef de la Sûreté urbaine;

Le commissaire Aly Kandé rejoint le cabinet du DGPN

Commissaire de Police Aly KANDE, CCAP 706.564/3, précédemment Chef de la Division spéciale de la Cybersécurité à la Direction de la Police Judiciaire (DPJ), est nommé Conseiller technique au Cabinet du Directeur général de la Police nationale;

Commissaire de Police Papa Yoro DIALLO, CCAP 515.650/H, précédemment Commandant de l’Ecole des Sous-Officiers de Police de Kaolack, est mis à la disposition de la Direction de la Police de l’Air et des Frontières (DPAF);

Commissaire de Police Bourama SONKO, CCAP 602.966/A, précédemment Commandant du Groupe Opérationnel de Diourbel, est nommé Commandant du Sous- Groupe Opérationnel Inter-Gamette;

Commissaire de Police Mouhamadou Lamine SAM?, ???? 664.797/A, précédemment en service au Cabinet du Directeur général de la Police nationale, est mis à la disposition de la Direction de l’Automatisation des Fichiers (DAF);

La Brigade des mœurs de la SU a un nouveau patron

Commissaire de Police Mohamadou Lamine DIOP, CCAP 739.243/L, précédemment Adjoint au Commissaire central de Guédiawaye, est nommé Chef de la Brigade des mœurs au Commissariat central de Dakar;

La police nationale a un nouveau porte-parole

Commissaire de Police Mamadou DIOUF, CCAP 739.244/ K, précédemment Adjoint au Chef de la Division Communication et Relations publiques, est nommé Chef de la Division communication et Relations publiques » lit-on dans le document signé hier par le Général Jean-Baptiste Tine. 

Controverse autour du projet de Grand Transfert d’Eau : le FONSIS répond aux critiques, mais le Forum Civil maintient la pression

Le débat s’intensifie autour du projet ambitieux de Grand Transfert d’Eau (GTE) au Sénégal. Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement a récemment publié un communiqué précisant que le Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS) a supervisé le processus de sélection de l’entreprise Synohydro, en affirmant que celle-ci a été choisie après une consultation rigoureuse respectant toutes les procédures. Cette déclaration vise à répondre aux préoccupations soulevées par Birahime Seck, le coordonnateur du Forum Civil, qui avait exprimé des doutes sur la transparence des processus de passation de marché.

Le FONSIS, dans son communiqué, a souligné la rigueur de la procédure en affirmant avoir pris en compte plusieurs candidatures internationales avant de sélectionner l’entreprise chinoise Synohydro. Cependant, ces explications n’ont pas satisfait Birahime Seck. Celui-ci a publiquement interpellé le fonds souverain sur les détails de cette consultation. « FONSIS, nous avons aussi lu votre communiqué de secours où vous parlez de consultation rigoureuse parmi plusieurs candidats internationaux. Ne jouez pas sur les termes et avec les Sénégalais. S’il y’a eu un avis d’appel d’offres, publiez-le et on avance. C’est simple non ? », a-t-il déclaré avec insistance.

Cette exigence de transparence s’inscrit dans un contexte où de nombreux observateurs et acteurs de la société civile sénégalaise s’inquiètent des mécanismes de passation de marchés publics, en particulier pour des projets d’une envergure aussi importante que le GTE. Le Forum Civil, qui milite pour une meilleure gouvernance et une gestion plus transparente des ressources publiques, voit dans cette affaire une occasion de rappeler l’importance d’une stricte conformité aux standards internationaux de transparence.

Du côté du ministère et du FONSIS, la justification reste focalisée sur le respect des procédures internes et l’efficacité de la démarche. Pourtant, le refus ou l’incapacité à publier un avis d’appel d’offres public et détaillé laisse place aux spéculations et au scepticisme. Pour de nombreux analystes, cette situation pourrait avoir des répercussions sur la confiance du public et des investisseurs vis-à-vis de l’administration des projets stratégiques au Sénégal.

Alors que les citoyens et les acteurs de la société civile attendent toujours des preuves tangibles de la transparence du processus, la pression monte pour que le gouvernement et ses institutions clarifient leur position. L’affaire du projet GTE semble bien loin de trouver un dénouement, et la réponse à cette demande de transparence pourrait influencer la perception de la gestion des grands projets publics à l’avenir.

Saint-Louis : Une digue à Darou pour protéger la ville des débordements du fleuve Sénégal

Face aux crues récurrentes du fleuve Sénégal qui menacent la ville de Saint-Louis, une digue de protection est actuellement en construction dans le quartier de Darou. Ce projet, supervisé par la Direction de l’information et des relations publiques des armées sénégalaises (DIRPA), vise à prévenir les inondations qui touchent régulièrement cette zone sensible du nord du Sénégal, offrant ainsi une protection accrue aux résidents.

La DIRPA a partagé les détails de cette initiative sur le réseau social X (anciennement Twitter), affirmant que cette digue servira de rempart contre les débordements du fleuve. Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, s’est rendu récemment sur le site pour inspecter les travaux. Selon lui, Darou représente un « point vulnérable et névralgique », nécessitant des mesures de protection renforcées. « Toutes les dispositions nécessaires seront prises pour garantir la sécurité de la ville », a assuré le ministre, soulignant l’importance de cet ouvrage pour la préservation de Saint-Louis et de ses habitants.

Outre la construction de cette digue, d’autres initiatives sont menées pour apporter un soutien aux populations touchées par les intempéries. Le mardi 29 octobre, des consultations médicales gratuites ont été organisées dans le village de Khorkadiéré, dans le département de Podor, pour répondre aux besoins sanitaires des sinistrés des récentes inondations. Cette opération, également coordonnée par la DIRPA, vise à offrir un appui médical et moral aux communautés les plus vulnérables, en particulier dans les zones éloignées.

Ce projet de digue s’inscrit dans un ensemble de mesures proactives prises par le gouvernement sénégalais pour renforcer les capacités de résilience de Saint-Louis face aux aléas climatiques. En plus de la protection contre les crues, ces infrastructures visent à stabiliser la région économiquement en réduisant les risques d’inondations dévastatrices, permettant ainsi aux résidents et aux commerçants de la ville de se concentrer sur leurs activités sans craindre des pertes matérielles importantes.

La construction de cette digue à Darou témoigne de l’engagement du Sénégal envers la protection de ses citoyens contre les catastrophes naturelles, tout en consolidant la sécurité et la stabilité dans cette région stratégique.

Lutte contre l’insécurité : Ndiassane inaugure sa brigade de gendarmerie

Dans le cadre du renforcement de la sécurité et du maillage territorial, le ministre des Forces armées, le Général (2S) Birame Diop, a procédé ce jeudi 31 octobre 2024, à l’inauguration de la brigade de gendarmerie de proximité de Ndiassane. Cette cérémonie s’est déroulée en présence du Général de division Martin Faye, Haut-commandant de la Gendarmerie nationale et Directeur de la Justice militaire, ainsi que de nombreuses autorités locales.

Cet événement a rassemblé un large éventail de participants, dont des représentants des autorités administratives, militaires, religieuses et coutumières de Ndiassane et des villages environnants. Cette inauguration marque une étape importante dans le processus de sécurisation des zones rurales, visant à garantir une présence de proximité de la gendarmerie pour répondre aux besoins de sécurité des populations locales.

L’opérationnalisation de cette brigade témoigne de l’engagement des autorités sénégalaises à protéger les citoyens « en tout temps, en tout lieu et contre toutes formes d’agression », selon le chef de la Direction des relations publiques et de la communication (DCRP) de la gendarmerie nationale, le Lieutenant-colonel Ibrahima Ndiaye.

Avec cette nouvelle implantation, la gendarmerie de Ndiassane pourra assurer une meilleure couverture sécuritaire dans une zone souvent en proie à des défis sécuritaires, renforçant ainsi la confiance entre les populations et les forces de défense.

Projet GTE : Birahime Seck interpelle Cheikh Tidiane Dièye sur la transparence du marché

Ce 31 octobre a marqué le lancement officiel du projet Grand transfert d’eau (GTE) reliant le lac de Guiers à Touba. Cette cérémonie est l’occasion pour le ministre de l’Hydraulique, Cheikh Tidiane Dièye, d’apporter des précisions sur le choix du type de marché dans ce projet d’envergure.

Sur le réseau social X, Birahime Seck, coordonnateur du Forum civil, s’est interrogé sur la transparence de cette démarche. « Nous espérons que le ministère de l’Hydraulique nous dira s’il a opté pour une procédure de gré à gré pour sélectionner Synohydro dans le cadre du projet GTE. Cela ressemble davantage à un camouflage de procédure, ce qui irait à l’encontre des principes de transparence », a-t-il déclaré.

M. Seck précise également avoir consulté le communiqué de la cellule de communication du ministère, qui n’a toutefois pas répondu à sa question centrale : le projet a-t-il été attribué par gré à gré ou par appel d’offres ?

Libération provisoire de l’ancien commissaire de police Cheikhouna Keïta : vers un retour en campagne

L’ancien commissaire de police Cheikhouna Keïta a été libéré provisoirement aujourd’hui, après plus de six semaines de détention. Cette libération, confirmée par l’une de ses filles présente lors de sa sortie, marque un tournant dans cette affaire très médiatisée au Sénégal. Keïta pourra désormais reprendre ses activités et rejoindre la scène politique aux côtés de sa coalition Force DOLEL ASKAN WI, un mouvement citoyen dont il est l’un des membres influents.

Retour sur l’arrestation
Le 12 septembre dernier, Cheikhouna Keïta a été placé sous mandat de dépôt par le juge du 10e cabinet d’instruction de Dakar. L’arrestation, ordonnée par le procureur, a été exécutée par la Division des investigations criminelles (DIC) et a suivi une déclaration controversée de Keïta. Celui-ci avait évoqué une prétendue bagarre au sein de la présidence de la République, impliquant le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, et le chef du gouvernement, Ousmane Sonko. Ces propos, jugés fallacieux, ont mené à sa mise en examen pour « diffusion de fausses informations ».

Implications politiques
La libération provisoire de Cheikhouna Keïta arrive à un moment clé pour sa coalition Force DOLEL ASKAN WI, qui avait perdu l’une de ses figures en pleine campagne. Keïta pourra ainsi rallier ses soutiens et intensifier les efforts de mobilisation en faveur de son mouvement citoyen, connu pour son engagement envers les droits civiques et la justice sociale au Sénégal. Ce retour pourrait influencer les débats et renforcer le soutien de sa coalition.

La remise en liberté provisoire de Cheikhouna Keïta suscite des réactions diverses dans le pays. Certains estiment que cette décision pourrait encourager davantage d’ouverture dans la sphère politique, tandis que d’autres y voient une simple étape dans une affaire judiciaire qui n’a pas encore livré tous ses secrets. Les partisans de Keïta, quant à eux, espèrent que cette liberté lui permettra de mieux défendre ses idées et de renforcer l’influence de Force DOLEL ASKAN WI.

La suite des événements déterminera l’impact de ce revirement sur la scène politique sénégalaise, en particulier dans un contexte où les mouvements citoyens et les figures politiques indépendantes prennent de plus en plus d’importance.

Le Secteur de la Construction au Sénégal en Crise : Entre Baisse de la Consommation de Ciment et Arrêt des Grands Projets

Le secteur de la construction au Sénégal traverse une période difficile, marquée par une chute dramatique de la consommation de ciment, un indicateur clé de la santé du BTP (Bâtiment et Travaux Publics). Selon les chiffres rapportés par L’Observateur, la consommation de ciment a chuté de près de 25 % en un an, passant de 672 700 tonnes en août 2023 à 505 900 tonnes en août 2024. Ce déclin plonge l’industrie dans une crise profonde, affectant non seulement les cimenteries, mais aussi l’ensemble des acteurs du BTP, qui peinent à maintenir leurs activités et l’emploi.

Cette situation préoccupante serait en grande partie due aux récentes décisions du gouvernement dirigé par Ousmane Sonko. En effet, dans le cadre de la régularisation foncière, les autorités ont suspendu plusieurs projets de construction sur des zones sensibles, notamment le domaine public maritime et certaines portions de la corniche de Dakar. Cette décision vise à redresser l’attribution foncière et à réguler les projets immobiliers, mais l’arrêt brutal des chantiers affecte lourdement les entreprises de construction, déjà fragilisées par des retards de paiement et une réduction des commandes.

Outre la consommation intérieure, les exportations de ciment ont également connu une chute notable, avec une baisse de 17,5 % par rapport à l’année précédente. La production nationale de ciment a quant à elle diminué de 21,4 %, passant de 823 200 tonnes en août 2023 à 647 000 tonnes en août 2024, selon les données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). Dans la région de Dakar, principale zone de consommation, les ventes de ciment ont enregistré une baisse de 2,3 %.

Les répercussions de cette crise vont au-delà des chiffres. Pour Diaraf Alassane Ndao, secrétaire général du syndicat des travailleurs du BTP, l’impact social est alarmant. “Si les entreprises ne travaillent pas, comment vont-elles passer des commandes ?” s’interroge-t-il. L’arrêt des grands chantiers perturbe toute la chaîne de valeur, avec des conséquences sociales importantes. Diaraf Ndao rapporte que sur des projets tels que la boucle du Boudié, environ 800 jeunes se retrouvent sans emploi. Au total, plus de 10 000 personnes auraient perdu leur emploi dans les grandes entreprises du secteur.

Des entreprises emblématiques comme Eiffage, CDE et Soseter ont été contraintes de réduire leurs effectifs de manière significative, avec des centaines de postes supprimés. Pour le syndicaliste, cette situation est inédite et révèle les difficultés économiques qui pèsent sur le secteur. La fragilité du secteur de la construction pourrait également impacter d’autres secteurs économiques du Sénégal, aggravant une crise économique et sociale qui affecte directement les familles et les communautés.

Face à ce tableau sombre, le gouvernement tente de redresser les erreurs de gestion foncière des régimes précédents. Cependant, les cimentiers, constructeurs et leurs employés attendent un signal fort des autorités pour permettre une reprise d’activité. La crise actuelle appelle à une concertation entre les différents acteurs pour trouver des solutions durables, notamment sur la question de la régularisation foncière et la relance des grands projets suspendus.

La reprise du secteur dépendra donc de la capacité du gouvernement à mettre en place des politiques de soutien et à assurer une régularisation rapide. Il est urgent d’instaurer un climat propice à la reprise, pour permettre aux entreprises de BTP de retrouver leur élan et sauver les emplois de milliers de travailleurs sénégalais, afin d’éviter des répercussions encore plus lourdes pour l’économie nationale.

Alioune Tine appelle au retour de Macky Sall pour affronter la situation au Sénégal

Dans un contexte de tensions croissantes au Sénégal, Alioune Tine, défenseur des droits de l’homme et fondateur du Think-Thank Afrikajom Center, a lancé un appel marquant pour le retour de l’ancien président Macky Sall. Selon Tine, celui-ci devrait revenir afin d’assumer ses responsabilités face à la crise politique et sociale actuelle que traverse le pays.

Tine s’est exprimé en des termes clairs, affirmant que les diverses menaces de certains opposants n’ont aucun fondement juridique, insistant sur le fait que seule la justice a le pouvoir d’empêcher un éventuel retour de l’ancien président. « Toutes les personnes qui menacent n’ont pas la compétence de l’arrêter », a-t-il précisé, rappelant que ces menaces ne peuvent en aucun cas remplacer un processus judiciaire.

Ce discours reflète une attente de responsabilité de la part de l’ancien chef de l’État, Macky Sall, dont le mandat a pris fin en 2024. Pour Tine, Sall est non seulement au courant des troubles qui secouent le Sénégal, mais il est également dans l’obligation morale de revenir pour en discuter. « Il doit avoir le courage de revenir pour qu’on discute de la situation vécue dans le pays de 2021 à 2024 », a-t-il martelé, soulignant que l’ancien président ne peut ignorer les défis qui découlent de ses années au pouvoir.

La position de Tine s’inscrit dans une dynamique de responsabilisation des dirigeants et dans une demande de justice et de dialogue autour de la situation au Sénégal. Selon lui, Macky Sall a une part de responsabilité dans les événements récents qui ont secoué le pays, et son retour serait une occasion de confronter et de comprendre ces tensions pour aller vers des solutions apaisées.

Les propos d’Alioune Tine font écho à une attente plus large de la société sénégalaise, qui souhaite voir les anciens dirigeants répondre de leur mandat pour contribuer à une gouvernance plus transparente et plus juste.

Kaolack : Le nouvel Inspecteur d’Académie, Samba Diakhaté, présente son plan d’action après son installation

« Nous sommes très heureux d’être accueillis à Kaolack, une Académie centrale qui occupe une place importante sur la carte éducative du pays. C’est l’occasion de remercier d’abord les autorités, en commençant par le Président de la République, Monsieur Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre Ousmane Sonko, le ministre de l’Éducation nationale, ainsi que l’ensemble du gouvernement pour la confiance renouvelée. Nous avons constaté qu’il y a déjà beaucoup de bonnes initiatives en place. Avant de définir nos priorités, nous procéderons à un diagnostic complet et engagerons le dialogue avec les différents acteurs », a expliqué Samba Diakhaté, nouvel inspecteur d’académie de Kaolack. Il s’est exprimé ce mercredi lors de la cérémonie de passation de service.

Il a également indiqué qu’il comptait s’appuyer sur le cadre offert par la nouvelle vision du ministre de l’Éducation nationale pour concrétiser cette vision avec tous les acteurs concernés, afin de définir les priorités qui guideront ses actions au sein de l’Académie de Kaolack. « Nous allons consolider toutes les actions entreprises en partenariat avec les acteurs dans une démarche inclusive, pour renforcer cette Académie et mieux assurer la réussite des enfants de Kaolack », a conclu l’inspecteur d’académie entrant, Samba Diakhaté.

CÉRÉMONIE DE GRADUATION DES ÉTUDIANTS DU MBA INTERNATIONAL : BEM Dakar célèbre ses diplômés à la Sorbonne

Dans le prestigieux amphithéâtre de La Sorbonne, Madické Diop, Président Directeur Général de BEM (Business and Economics Management), a pris part à la cérémonie de graduation des étudiants du MBA International de son institution. Cette occasion solennelle, marquée par la présence des présidents des universités de Paris-Dauphine et de Paris-Sorbonne, a clôturé l’achèvement d’un parcours exigeant pour les diplômés, appelés à devenir des leaders dans le monde des affaires.


Dans son allocution, M. Diop a salué la résilience et la détermination des étudiants, précisant le rôle clé de BEM dans la formation de cadres compétents et socialement responsables. Il a également mis en avant l’importance de la coopération entre BEM et ces institutions prestigieuses, qui contribue à renforcer la qualité des programmes et à enrichir l’expérience internationale des étudiants.


La présence de figures éminentes de l’enseignement supérieur français à cette cérémonie témoigne de la reconnaissance de BEM sur la scène académique internationale. Ce moment symbolique marque un pas supplémentaire vers l’intégration de BEM dans un réseau mondial d’institutions de premier plan, avec un objectif clair : préparer ses étudiants aux défis de demain et leur donner les outils pour impacter positivement leurs communautés et le monde des affaires.


Le Dakarois

Kaolack / Éducation : Cérémonie de passation de service. L’inspecteur d’académie, Siaka Goudiaby, passe le témoin à Samba Diakhaté et évoque ses réalisations

L’Inspection d’Académie de Kaolack a organisé, ce mercredi, la cérémonie de passation de service entre l’inspecteur d’académie sortant, Siaka Goudiaby, nouvellement affecté à Louga, et le nouvel inspecteur d’académie (IA), Samba Diakhaté.

« Dieu merci, grâce au décret signé par le président de la République et contresigné par le Premier ministre, j’ai pu bénéficier de la confiance renouvelée de Son Excellence le président de la République, qui m’a affecté, par décret daté du 9 octobre 2024, à l’Académie de Louga. Ce matin, j’ai passé le témoin à mon frère Samba Diakhaté, ancien inspecteur d’académie de Kolda, qui est désormais le nouvel IA de Kaolack. Je lui souhaite plein succès dans ses fonctions, » a déclaré l’inspecteur d’académie sortant, Siaka Goudiaby.

En ce qui concerne nos réalisations, il s’agit d’abord de la consolidation de nos acquis. Kaolack a toujours été une académie pionnière en matière de consolidation et de réalisation des objectifs phares. Nous avons également initié le projet des pépinières de talents, en collaboration avec les maires de la région, les partenaires et les chefs d’établissements, pour promouvoir l’enseignement des mathématiques et des sciences. Ce projet vise à accroître le nombre d’élèves inscrits dans les filières scientifique et mathématique. Nous avons aussi renforcé le dispositif du sport scolaire avec la création de la Ligue Académique du Sport Scolaire, et nous organisons chaque année des événements dans le cadre de cette initiative, » a rappelé M. Goudiaby.

« À Kaolack, nous avons toujours été au rendez-vous pour l’organisation du sport scolaire. La santé scolaire a également été considérablement renforcée et améliorée. Nous avons implanté des antennes déconcentrées de l’inspection médicale des écoles pour rapprocher les services de santé des élèves. En plus, nous avons introduit l’arboriculture dans presque toutes les écoles et établissements de Kaolack. Enfin, les résultats scolaires se sont améliorés, que ce soit au CFEE, au Baccalauréat ou au BFEM, grâce à un pilotage rénové et performant, » a conclu l’inspecteur d’académie sortant, Siaka Goudiaby.

Descente policière à Yoff et aux Maristes : sept trafiquants arrêtés avec 454 millions de F CFA en faux billets et 50 kg de chanvre indien

La Division des investigations criminelles (DIC), via son Groupe de recherches et d’interpellation (GRI), a frappé un grand coup en procédant à l’arrestation de sept individus impliqués dans un vaste réseau de trafic de faux billets et de drogue à Yoff et aux Maristes. L’opération, menée sous la supervision du commissaire Mouhamed Guèye, chef de la DCRP, a permis de saisir 454 millions de F CFA en faux billets ainsi que 50 kg de chanvre indien.

Tout a commencé par un renseignement signalant la présence d’un réseau de trafic de chanvre indien opérant à Yoff. Une surveillance discrète a alors été mise en place, conduisant à une descente nocturne les 22 et 23 octobre 2024. Les agents de la DIC ont ainsi intercepté quatre individus, E. Fall, F. Sané, I. Ndiaye et A. Diop, en possession de 50 kg de chanvre indien. Les trafiquants ont avoué, lors de leur interrogatoire, avoir réceptionné la drogue par voie maritime le 19 octobre.

Dans la même nuit, une seconde opération a été menée dans le quartier des Maristes. Cette fois, les agents ont arrêté trois autres individus : L. Wade, S. Diop et M. Traoré. L. Wade a été pris avec 750 000 dollars en faux billets, équivalant à 454 millions de F CFA. Wade a expliqué que cette somme appartenait à S. Diop, qui a confirmé les faits. M. Traoré, quant à lui, détenait un flacon de chanvre indien.

Les sept individus ont été placés en garde à vue et sont poursuivis pour trafic de drogue et falsification de signes monétaires. Cette opération marque un coup de filet important dans la lutte contre le trafic de drogue et la criminalité financière, renforçant ainsi les efforts des autorités pour sécuriser les quartiers de Dakar.

Découverte macabre sur la plage de Malika : un corps retrouvé sans vie

Un corps sans vie a été retrouvé sur la plage de Malika, ce mercredi 30 octobre 2024. D’après les premières informations rapportées par People 221, le corps aurait été rejeté par les vagues sur cette plage connue pour ses risques de noyade, malgré l’interdiction officielle de baignade.

Les forces de police et les sapeurs-pompiers ont été dépêchés sur place pour procéder aux premières constatations et à l’évacuation de la dépouille. Si les circonstances de ce décès restent à déterminer, les autorités enquêtent activement pour identifier la victime et comprendre les causes exactes de ce drame.

Les incidents de noyade sont malheureusement fréquents à Malika, malgré les mesures d’interdiction, et les autorités appellent régulièrement à la prudence. Plus de détails sur cette affaire seront communiqués dans les prochaines heures.

Kaolack/ Éducation : Passation de service à l’inspection d’académie

L’inspecteur d’académie sortant de Kaolack, Siaka Goudiaby, affecté à Louga, a passé le témoin à son collègue Samba Diakhaté, désormais inspecteur d’académie de Kaolack. La cérémonie de passation de service s’est déroulée le mercredi 30 octobre 2024 dans la salle de conférence de l’Inspection d’Académie (IA). Lors de cette cérémonie, l’inspecteur sortant a remis des diplômes de satisfaction à ses collaborateurs qui l’ont accompagné durant son séjour à Kaolack.

En signe de reconnaissance, Siaka Goudiaby a également reçu des cadeaux offerts par ses anciens collaborateurs. L’inspecteur Diakhaté, prenant officiellement ses fonctions, a affirmé qu’il s’appuiera sur ses collaborateurs pour poursuivre le travail de son prédécesseur, qui a accompli un travail remarquable avec des résultats positifs sur tous les plans.

Le Président Bassirou Diomaye Faye en Arabie Saoudite : Entre Investissements et Spiritualité

Ce dimanche 27 octobre, le Président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a entamé une visite officielle en Arabie Saoudite à l’invitation du roi Mohammed Ben Salmane. Cette visite revêt un double objectif : renforcer les partenariats économiques à l’occasion du « Future Investment Initiative Forum » et effectuer un pèlerinage personnel à Djeddah.

Le « Future Investment Initiative Forum », organisé chaque année à Riyad, est une plateforme de renom qui réunit les plus grands décideurs, investisseurs et innovateurs du monde. Cette année, l’événement met l’accent sur les investissements d’avenir, en particulier dans les domaines de la technologie, des énergies renouvelables et des infrastructures. La participation du Président Faye témoigne de la volonté du Sénégal de renforcer sa présence sur la scène économique mondiale et d’attirer davantage d’investissements étrangers pour stimuler le développement du pays. En collaborant avec des partenaires internationaux, le Sénégal pourrait consolider son rôle de hub économique en Afrique de l’Ouest, tout en développant des initiatives favorisant l’innovation et l’industrialisation.

En marge du forum, le Président Faye a profité de son séjour en Arabie Saoudite pour accomplir la Omra, un pèlerinage islamique non obligatoire à la Mecque et à Djeddah, qui revêt une forte signification spirituelle. Son Excellence est arrivée ce soir à Djeddah où il a été accueilli chaleureusement à l’aéroport international King Abdulaziz par le Prince Saud bin Mishal bin Abdulaziz, vice-gouverneur de la région de La Mecque, ainsi que par le maire de Djeddah, Saleh bin Ali Al-Turki, et plusieurs autorités saoudiennes.

La visite du Président Faye en Arabie Saoudite reflète les relations de coopération croissantes entre le Sénégal et le Royaume saoudien. En s’impliquant dans des événements internationaux tels que le Future Investment Initiative Forum et en se rapprochant des leaders économiques du Golfe, le Sénégal continue de renforcer ses liens avec les pays du Moyen-Orient. Par cette visite, Bassirou Diomaye Faye réaffirme l’ambition du Sénégal de s’ouvrir à de nouvelles opportunités et de se positionner parmi les pays en pleine transformation économique et technologique.

La Omra accomplie par le président sénégalais envoie également un message de solidarité et de rapprochement avec la diaspora sénégalaise présente en Arabie Saoudite et dans le monde. Ce moment de recueillement est une manière pour le Président de rappeler les valeurs spirituelles du Sénégal et de partager ce moment de dévotion avec ses concitoyens.

Cette visite marquante à la fois économique et spirituelle souligne la vision du Président Faye pour un Sénégal ouvert, ambitieux et connecté aux enjeux mondiaux.

Chirurgie de la cataracte : Plus de 1500 personnes âgées opérées à Sangalkam

Le Centre de santé de Sangalkam accueille depuis le 24 octobre, un camp gratuit de chirurgie de la cataracte à l’initiative de l’Ong koweitienne humanitaire Direct Aid Society en partenariat avec le ministère de la santé et de l’action sociale à travers le programme national de la promotion de la santé oculaire au Sénégal. A en croire Mouhamadou Makhtar Dieng, chargé de partenariat et communication de l’Ong Direct Aid Society/ Bureau Sénégal, l’objectif de ce camp a été atteint puisqu’en 5 jours plus de 1500 patients ont été opérés.
« Nous remercions les autorités sénégalaises de nous avoir permis d’accomplir notre mission dans les hôpitaux du Sénégal. Direct Aid Society est une ONG koweïtienne qui est en partenariat avec le ministère de la santé et dans les structures où on fait les opérations de chirurgie de la cataracte, c’est le coordonateur qui nous indique les hôpitaux où on doit intervenir. A Sangalkam il y a la demande et nous avons interpellé le médecin chef du district, c’est ce qui nous a permis de venir ici pour exécuter le camp de chirurgie de la cataracte qui se passe du 24 au 29 octobre 2024 ».
« L’objectif était d’opérer 1500 personnes. On a eu à faire plus de 1500 jusqu’à aujourd’hui. Nous sommes à plus de 7500 consultations par jour et parmi ce nombre, nous avons pu opérer 1500 personnes. Donc on peut dire que l’objectif est atteint et cela ne veut pas dire que l’objectif est atteint qu’on va arrêter les opérations. Tant que nous aurons des patients, nous allons poursuivre les opérations », a explique M. Makhtar Dieng. Selon le Dr Abdoul Aziz Diallo chef du service ophtalmologie de l’hôpital de Ourosogui, représentant du ministère de la santé, depuis le 24 octobre, les patients viennent en masse pour se faire se soigner: « depuis le démarrage de cette mission, nous avons eu à consulter 7500 cas et sur les 7500, plus de 1500 personnes ont été déjà opérés en 5 jours de caractère. Et les patients les plus affectés par la cataracte sont les personnes âgées comme vous avez pu le constater mais, nous avons rarement des jeunes atteints de cataracte. Mais comprenez que 95% des cas sont des personnes âgées de plus de 50 à 60 ans que nous recevons pour ces pathologies là. Et ici au cour du camp, nous utilisons deux sortes de techniques, pour les cas de cataracte totale mûre, c’est la technique que l’on appelle la phaco-alternative plus implantation en chambre postérieure et pour les cataractes partielles, on utilise la phaco-émulsification, c’est la méthode nouvelle pour nous, qui est très efficace et qui nous permet d’avoir de bons résultats ».
Pour sa part, Dr El Hadj Malick Diouf médecin chef du district sanitaire de Sangalkam a exprimé toute sa satisfaction d’avoir abrité le camp: »je voudrais magnifier ce partenariat entre l’Ong Direct Aid et le ministère de la santé qui ont porté leur choix sur Sangalkam pour accueillir ce camp. C’est pourquoi je remercie les gouvernement s koweitien et sénégalais à travers ce partenariat qui nous a permis de bénéficier de ce camp. Mais remercier aussi l’Ong l’oeil du monde composé d’ophtalmologistes égyptiens qui effectuent les opérations avec des sénégalais. En tout cas, on est très satisfait vu l’importance de la santé oculaire et les difficultés d’accès aux soins pour les populations. Parce que vous n’êtes pas sans savoir qu’il n y a pas assez d’ophtalmologistes et les coûts peuvent être chers pour les communautés. C’est pourquoi ce camp gratuit a connu un grand succès. Puisque nous avons des parients en provenance de Richard Toll, de Diourbel, de Ziguinchor, de Tamba entre autres. Et cela prouve que le besoin de santé oculaire est réel et les communautés n’ont pas les moyens de se faire soigner ».
Ce camp gratuit de chirurgie oculaire accueilli par le centre de santé de Sangalkam a permis à plus de 1500 patients de recouvrer la vue. Et ces derniers s’en réjouissent grandement. « Je suis venu ici soigner mes yeux et j’ai trou é des personnes ouvertes et accueillantes qui m’ont donné le courage d’accepter de me faire opérer et je n’ai éprouvé aucune difficulté vraiment et je n’ai non plus rien ressenti. C’est pourquoi d’ailleurs je peux me permettre de m’adresser à vous pour apporter mon témoignage par rapport à la tenue de ce camp. C’est pourquoi aussi je voudrais remercier ici les initiateurs de ce camp et surtout prier pour eux. Ils nous ont opéré gracieusement et c’est très salutaire », a témoigné Serigne Mbaye Guéye, Imam ratib de la grande mosquée keur Serigne Touba de Rufisque qui a ambouché la même trompette que que Mme Touré, Doussou Cissikho: « c’est hier que j’ai appris par ma sœur qu’il y avait un camp de cataracte à Sangalkam et comme je sentais que mes yeux étaient flous. Alors je suis venue et je suis très heureuse de recouvrer la vue grâce à ces bienfaiteurs que je remercie du fond du cœur. Ils m’ont opéré par laser et je n’ai rien ressenti ».
A.S

Université du Sine Saloum : les enseignants dénoncent des conditions d’apprentissage précaires et un avenir incertain

La reprise des cours en octobre 2024 à l’Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niass (Ussein) est gravement menacée par une situation d’infrastructures vétustes et inadéquates. À travers un communiqué incisif, la coordination du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) de l’Ussein alerte sur les conditions désastreuses dans lesquelles se déroulent les activités pédagogiques sur les campus de Kaolack, Fatick et Kaffrine. Ces trois campus souffrent de problèmes persistants : bâtiments délabrés à Fatick, locaux inondés et envahis de mauvaises herbes à Kaolack, et installations publiques réquisitionnées par l’administration à Kaffrine.

Depuis février 2019, l’Ussein fonctionne dans des locaux prêtés, composés d’anciens bâtiments administratifs ou scolaires. Mais avec le nombre d’étudiants passant de 1 500 à 7 000 en six ans, ces espaces sont devenus inadaptés. La coordination du Saes-Ussein décrit un cadre qui compromet non seulement l’apprentissage mais également la sécurité des étudiants et du personnel. « La résilience des enseignants pour maintenir les cours dans ces conditions précaires semble endormir les autorités », peut-on lire dans le communiqué, où il est rappelé que le ministre de l’Enseignement supérieur, Dr Abdourahmane Diouf, avait promis en mai 2024 que les nouvelles infrastructures seraient prêtes pour octobre. Or, six mois après, les travaux semblent toujours au point mort.

Cette inaction des autorités laisse entrevoir un avenir académique incertain. « Au démarrage de chaque année académique, le personnel se bat dans des conditions difficiles pour dérouler les enseignements dans des locaux éparpillés dans les villes, certains menaçant même de s’effondrer », déplore le syndicat, qui exhorte le gouvernement à intervenir d’urgence pour répondre à leurs doléances. Selon le Saes-Ussein, des visites de diagnostic effectuées par des services assermentés de l’État ont confirmé l’état critique des infrastructures d’emprunt de l’Ussein.

Alors que la rentrée approche, le personnel enseignant craint un retard ou même une suspension des cours si rien n’est fait pour améliorer les conditions actuelles. La coordination Saes-Ussein rappelle que l’éducation de milliers de jeunes Sénégalais est en jeu et appelle les autorités à prendre des mesures concrètes pour assurer la pérennité de l’université.

Quand les faux policiers traquent les faux permis : un réseau de faussaires démantelé à Tivaouane-Peulh

La police de Yeumbeul-Sud a récemment mis un terme à une opération de contrefaçon inédite qui s’étendait dans la région de Tivaouane-Peulh. L’affaire a débuté comme une enquête ordinaire sur des accusations de harcèlement, mais elle a révélé l’existence d’un réseau bien organisé de faussaires, incluant un infographiste spécialisé dans la création de faux documents. Ces derniers incluaient des permis de conduire, des attestations, et même des cartes de presse, comme le rapporte L’Observateur.

Le cerveau de ce réseau est un certain Ousmane Mb, un infographiste de longue date au service d’une entreprise à Tivaouane-Peulh. Ce dernier aurait usé de ses talents pour concevoir des documents falsifiés à la demande de clients variés. Parmi eux, Bara S., qui recherchait un permis de conduire contrefait pour la somme de 240 000 FCFA. Cependant, le document en question était si mal réalisé qu’il a aussitôt éveillé les soupçons de Bara, qui a fait appel à deux complices, Mamadou C. et Amadou D., pour le “venger”. Ces derniers ont décidé de se faire passer pour des policiers et ont alors tenté de mettre la pression sur Moro S., l’intermédiaire qui avait facilité le contact avec l’infographiste.

Pris de panique, Moro S. a déposé une plainte au commissariat de Yeumbeul-Sud, non sans conséquences. En creusant davantage, la police a révélé l’existence du réseau de contrefaçon et a identifié les complices ainsi que l’infographiste en question. Le commanditaire de la manœuvre, Bara S., a fini par avouer son rôle dans cette opération de contrefaçon, soulignant son mécontentement quant à la mauvaise qualité du faux permis.

La police a rapidement orienté son enquête vers Tivaouane-Peulh, où les agents ont surpris Ousmane Mb en possession d’un véritable arsenal de faux documents : des cartes professionnelles, des permis de conduire, des faux documents de voyage, et des cartes de presse vierges prêtes à être personnalisées. Face à ces preuves accablantes, Ousmane a avoué son implication et a révélé qu’il agissait sous commande depuis plusieurs années, fabriquant divers documents pour des clients cherchant à contourner les règles.

Ce coup de filet des policiers de Yeumbeul-Sud met en lumière une réalité préoccupante : un réseau de faussaires opérant impunément et allant jusqu’à créer des faux policiers pour traquer de faux documents. Cette opération souligne aussi le travail acharné des forces de l’ordre, qui ont su démanteler une organisation complexe et ramener un peu de lumière sur une région affectée par la contrefaçon.

La coalition « Senegaal Kesé » réagit aux propos d’Abass Fall : « Les mêmes mots pour les mêmes maux ! »

Dans une déclaration ferme, la coalition « Senegaal Kesé » a dénoncé les récents propos d’Abass Fall, tête de liste du Pastef à Dakar, qui avait appelé à « amener toutes les armes » lors de la campagne législative. Thierno Alassane Sall, président de La République des Valeurs/Réewum Ngor, a qualifié ces paroles d’« inacceptables et inexcusables », estimant qu’elles rappellent de manière inquiétante les propos tenus par le leader de Pastef peu avant son arrestation.

Pour Sall et ses camarades, cet appel constitue une manipulation dangereuse de la jeunesse sénégalaise et détourne le débat politique de sa véritable finalité. « La seule arme légitime à brandir est celle des urnes. Chaque vie compte, et c’est à travers un dialogue respectueux, même dans la divergence, que nous pouvons bâtir un Sénégal plus fort », ont-ils martelé.

La coalition a souligné la nécessité de transmettre des valeurs de dignité et de respect envers la constitution et le peuple sénégalais, en insistant sur l’importance d’éduquer la jeunesse pour l’avenir du pays. La tête de liste nationale de « Senegaal Kesé » a ajouté que la force et la résilience du peuple sénégalais devaient être orientées vers la construction d’un futur commun empreint de respect et de paix.

Cette prise de position intervient alors que la campagne électorale connaît des moments de tension, rappelant l’enjeu de maintenir un débat constructif pour garantir un processus électoral serein.

Macky Sall : Pas de Retour Imminent au Sénégal

Alors que son retour au Sénégal était attendu pour jeudi prochain, Macky Sall, ancien président de la République, a annoncé lors d’une interview sur RFI Fulbe qu’il ne prévoit pas de revenir dans l’immédiat. Il a déclaré : « Mon retour au Sénégal n’est pas encore à l’ordre du jour. Une fois décidé, je ferai moi-même une annonce officielle. »

Macky Sall a expliqué qu’il avait quitté le Sénégal par respect pour la tradition, précisant qu’un président méprisé doit se retirer pour laisser ses successeurs travailler. Ses propos interviennent alors que ses sympathisants appellent à son retour pour soutenir la coalition Takku Wallu, dont il est toujours la tête de liste.

Concernant son éventuel come-back sur la scène politique, il a mentionné que ses alliés lui avaient demandé de revenir pour diriger la liste afin d’aider le peuple sénégalais à surmonter une période difficile. « Ça fait sept mois que le nouveau régime est là, mais rien n’a été fait, et nous avons peur que si la situation perdure, cela va être difficile pour les Sénégalais », a-t-il ajouté.

Sur la question de la transhumance politique, où des membres de son parti, l’APR, rejoignent le mouvement Pastef, il a exprimé son indifférence : « Je ne suis pas surpris. Cela pourrait créer un découragement, mais je ne pense pas que cela ait un impact significatif sur nos activités politiques. » Il a également souligné que la décision finale appartient aux électeurs sénégalais.

Alors que certains de ses adversaires, comme Ousmane Sonko, mènent une campagne active à travers le pays, Macky Sall a choisi une approche différente, utilisant principalement les réseaux sociaux et des appels téléphoniques depuis le Maroc, où il réside actuellement. Sa stratégie semble indiquer une volonté de rester en retrait tout en gardant un lien avec ses partisans.

Cette annonce soulève des questions sur l’avenir politique de Macky Sall et la direction que prendra la coalition qu’il représente, alors que le climat politique au Sénégal continue d’évoluer.

Clarification : aucune convocation reçue, la campagne continue dans la sérénité

Face à des rumeurs persistantes dans la presse et sur les réseaux sociaux affirmant qu’il aurait reçu une convocation, le candidat tient à apporter une mise au point. Il affirme qu’à ce jour, aucune convocation ne lui a été adressée et assure poursuivre sa campagne dans le calme et la sérénité, en parfaite communion avec les Dakarois et Dakaroises.

Dans un communiqué, le candidat a invité ses militants et sympathisants à ignorer les rumeurs et à continuer leur mobilisation dans le respect et le patriotisme, valeurs qui sont, selon lui, au cœur de leur ADN politique. “Je poursuis ma campagne avec sérénité, en parfaite communion avec les Dakarois et Dakaroises. J’invite les militants et sympathisants à maintenir la belle mobilisation déjà entamée, dans le calme, la sérénité et, surtout, dans le patriotisme”, a-t-il déclaré.

Cet appel à l’apaisement vise à tempérer les tensions et à recentrer l’attention sur les objectifs de la campagne. En insistant sur la sérénité et le patriotisme, le candidat semble vouloir consolider l’unité de ses partisans et éviter toute escalade de tensions alors que l’échéance électorale se rapproche.

Ainsi, malgré les informations contradictoires, le candidat et son équipe se disent déterminés à poursuivre la mobilisation et à rester concentrés sur leurs priorités de campagne.

Crise au Port de Dakar : Waly Diouf Bodian sous pression après le licenciement de trois employés, les syndicats se mobilisent

La tension monte au Port autonome de Dakar, où le Directeur général, Waly Diouf Bodian, se retrouve dans la tourmente après le licenciement de trois employés. Ces derniers, également syndicalistes, ont été renvoyés pour avoir diffusé un statut WhatsApp critiquant la gestion du DG. Cette décision, qui s’ajoute à la suspension de centaines de contrats, a enflammé l’intersyndicale, déjà en conflit avec la direction pour sa gouvernance.

Le motif de leur licenciement réside dans un statut WhatsApp partagé par les syndicalistes, qui montrait une capture d’écran de la photo de Waly Diouf Bodian, accompagnée d’une allégation selon laquelle il aurait accordé un contrat de 24 millions de francs CFA à l’un de ses proches. Ces accusations, bien que non prouvées, ont conduit la direction à convoquer les trois employés pour une audition disciplinaire, conclue par leur licenciement. La mesure a provoqué un choc au sein des équipes, perçu comme une atteinte à la liberté d’expression.

L’intersyndicale a réagi avec force, dénonçant dans un communiqué une « gestion autoritaire et abusive » du port par son Directeur général. Elle reproche à ce dernier des pratiques contraires aux droits des travailleurs et souligne que la gestion actuelle entraîne une chute du trafic de 14 %, mettant en péril l’économie nationale. Les syndicats réclament désormais le départ de Waly Diouf Bodian et ont saisi l’Inspection du travail pour tenter de mettre fin à cette crise.

La situation au Port autonome de Dakar met ainsi en lumière une confrontation directe entre direction et salariés, menaçant le fonctionnement et la compétitivité de l’un des poumons économiques du Sénégal.

Crise au Port Autonome de Dakar : tensions croissantes entre la direction et les syndicats

Une situation tendue persiste au Port autonome de Dakar (PAD), alors que le directeur général, Waly Diouf Bodian, fait face à une forte opposition de l’intersyndicale des travailleurs. La crise a été exacerbée par le licenciement de trois employés, accusés d’avoir partagé sur WhatsApp une capture d’écran le montrant à la télévision, avec des allégations d’octroi de marchés à des proches.

Selon le journal Les Echos, ces trois employés auraient diffusé un message indiquant que le directeur général avait attribué un contrat de 24 millions de francs CFA à son frère. Cette publication a entraîné une « demande d’explication » immédiate de la part de la direction, mais les employés concernés n’ont pas été en mesure de fournir les preuves demandées. Le conseil de discipline, saisi de l’affaire, a proposé des sanctions, et les trois membres du personnel ont finalement été licenciés.

L’intersyndicale a vivement réagi à ces licenciements, qualifiés d’« abusifs ». Elle dénonce une « gestion autoritaire et abusive » de Waly Diouf Bodian, l’accusant d’avoir instauré « un climat de terreur » depuis son arrivée. Les syndicalistes affirment que cette gouvernance bafoue les droits fondamentaux des travailleurs, en violation de la Constitution, du Code du travail et des règlements internes de l’entreprise.

Les libertés syndicales seraient également en danger, d’après l’intersyndicale, qui note qu’un nombre important de contrats de travail ont été gelés sous prétexte d’un audit du personnel. En réponse à ces situations, les syndicats ont saisi l’Inspection du travail et de la sécurité sociale pour tenter de résoudre ces différends.

L’intersyndicale accuse également Waly Diouf Bodian d’avoir outrepassé les recommandations du conseil de discipline. Après avoir reçu une demande d’explication, trois représentants syndicaux ont été convoqués devant le conseil, mais le délai de saisine étant expiré, le conseil a recommandé une simple mise à pied. Néanmoins, le directeur général aurait décidé de licencier les syndicalistes concernés, parmi lesquels se trouvent deux secrétaires générales et un secrétaire administratif, en dépit de cette recommandation.

Dans son communiqué, l’intersyndicale ne cache pas son mécontentement face à la direction actuelle. Elle attribue à cette « mauvaise gouvernance » de graves répercussions sur le fonctionnement du Port autonome de Dakar, menaçant directement la stabilité des activités portuaires. En conclusion, les syndicats appellent au « départ immédiat » de Waly Diouf Bodian, mettant en avant la nécessité d’une gestion plus respectueuse des droits des travailleurs et des règles de gouvernance.

Alors que cette crise se poursuit, l’avenir du Port autonome de Dakar semble plus incertain que jamais. Entre tensions internes et impacts économiques potentiels, le besoin de trouver une solution rapide et équilibrée se fait sentir. Les prochaines étapes, notamment l’issue des recours déposés auprès de l’Inspection du travail, détermineront en grande partie le cours des événements et le climat social au sein de cette infrastructure stratégique pour le Sénégal.

Abass Fall convoqué par la gendarmerie après des propos controversés : une affaire qui divise l’opinion

Abass Fall, tête de liste de Pastef à Dakar pour les législatives, a été convoqué par la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane. Cette convocation intervient après ses propos tenus lors du lancement de la campagne électorale, où il avait incité les militants de son parti à se munir de couteaux et de machettes pour réagir aux violences présumées ayant ciblé leur caravane.

Selon le quotidien L’Observateur, bien que convoqué, Abass Fall n’a pas répondu présent à cette injonction des forces de sécurité. Ces propos, qui ont suscité une large indignation au sein de l’opinion publique et des acteurs de la société civile, ont été perçus comme une incitation à la violence, dans un contexte politique sénégalais déjà tendu à l’approche des élections.

Face à la vague de critiques, Abass Fall a fait son mea culpa, présentant ses excuses et expliquant la réaction comme le reflet d’une colère spontanée. « Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas un homme violent. C’est le cœur qui a parlé », a-t-il déclaré, tentant de désamorcer la polémique.

L’incident met en lumière les tensions autour des élections législatives, où les actes et paroles des candidats sont minutieusement scrutés. La réaction des autorités, notamment de la gendarmerie de Colobane, sera déterminante pour l’issue de cette affaire, dans un contexte où les appels à la retenue et à la paix sont multipliés pour éviter les débordements.

Le projet Sangomar : une production de plus de 8 millions de barils de pétrole en quatre mois

Le Sénégal connaît un tournant historique dans son secteur énergétique avec la montée en puissance de la production pétrolière sur le champ de Sangomar. Depuis le début des opérations en juin 2024, le pays a produit 8,17 millions de barils en seulement quatre mois, de juin à septembre, selon un rapport récent du ministère de l’Énergie.

Grâce à la mise en activité de 11 des 12 puits producteurs, le champ de Sangomar a atteint, dès août, un rythme de production d’environ 3 millions de barils par mois. Ce lancement a permis le chargement de huit cargaisons de brut, totalisant 7,69 millions de barils vendus sur le marché international depuis le navire FPSO Léopold Sédar Senghor.

Les projections pour la fin de l’année restent prometteuses, avec un objectif de stabilisation de la production à 100 000 barils par jour au quatrième trimestre. Cette performance renforce l’ambition du Sénégal de faire de Sangomar un pilier de son économie et un moteur de croissance, en garantissant des pratiques transparentes, soutenues par des partenaires comme l’ITIE Sénégal, Petrosen et Woodside Energy.

Licenciement de 44 employés au ministère de l’Énergie : le collectif s’engage dans un combat international

Après l’interdiction de leur sit-in jeudi dernier par le préfet de Dakar, les 44 travailleurs licenciés du ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines intensifient leur mobilisation pour réclamer justice. Ces ex-employés, réunis en collectif, ont soumis un mémorandum au Président de la République, incluant le Premier ministre, le Médiateur de la République, le président du Haut Conseil du Dialogue Social, les syndicats, et diverses organisations de droits humains, dans l’espoir de rétablir leurs droits.

Le coordonnateur du collectif, Monsieur Dramé, a annoncé un tournant dans leur lutte, avec l’internationalisation du conflit. Le collectif prévoit, dès demain, de saisir le Bureau International du Travail (BIT) et le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies pour sensibiliser la communauté internationale à leur cause. Cette démarche vise à amplifier la pression sur les autorités nationales pour obtenir une réintégration.

En parallèle, le collectif continue d’appeler au dialogue. « Nous réitérons notre demande au ministre de l’Énergie, Biram Souleye Diop, de nous recevoir pour trouver une solution à ce problème », a déclaré M. Dramé. Le collectif espère qu’une issue rapide et pacifique pourra être trouvée grâce à des négociations directes, avant que cette affaire ne prenne davantage d’ampleur sur la scène internationale.

Ameth Anna Ndoye, Chroniqueur à la Sen TV, déféré au parquet pour défaut de permis et usage de faux

Les éléments de la Brigade de la Gendarmerie de Sébikotane ont procédé ce lundi 28 octobre au déferrement du chroniqueur et animateur de télévision Ameth Anna Ndoye au parquet. Ce dernier est attendu devant le procureur de la République près du tribunal de Dakar, où son cas sera examiné.

Ameth Ndoye, personnalité bien connue des téléspectateurs de la chaîne Sen TV, est poursuivi pour défaut de permis de conduire ainsi que pour faux et usage de faux. Ces infractions, si elles sont avérées, pourraient entraîner des sanctions importantes. Le procureur statuera aujourd’hui sur les suites judiciaires de cette affaire.

Cet événement suscite un vif intérêt parmi le public, notamment en raison de la notoriété d’Ameth Ndoye et de sa popularité en tant qu’animateur. Le déroulement de cette procédure judiciaire et les éventuelles sanctions qui pourraient en découler seront scrutés de près par ses fans et le grand public.

L’affaire met également en lumière des problématiques liées aux comportements de certaines personnalités publiques vis-à-vis des règles légales, un sujet qui fait souvent débat dans la société sénégalaise.

Cheikhouna Keïta, ancien commissaire de l’Ocrtis, obtient la liberté provisoire après un mois de détention

Après plus d’un mois de détention provisoire, l’ancien commissaire Cheikhouna Keïta, précédemment chef de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis), a obtenu sa liberté provisoire. C’est ce qu’a confirmé un de ses avocats contacté par DakarActu.

Arrêté par la Division des investigations criminelles (DIC) sur ordre du procureur, Cheikhouna Keïta avait été placé sous mandat de dépôt le 12 septembre dernier par le juge du 10e Cabinet d’instruction de Dakar. Son arrestation faisait suite à des déclarations largement diffusées sur les réseaux sociaux, évoquant une prétendue altercation physique au palais présidentiel entre le président Bassirou Diomaye Faye et le chef du gouvernement Ousmane Sonko.

Cette affaire avait suscité une vive polémique, alimentant les débats sur les réseaux sociaux et dans les médias locaux. Keïta faisait ainsi face à une accusation de « diffusion de fausses nouvelles », selon le réquisitoire du procureur de la République, une charge passible de sanctions lourdes au Sénégal, surtout lorsque l’information concerne des institutions de l’État.

L’affaire de l’ancien commissaire Keïta a soulevé des questions cruciales sur la liberté d’expression et la régulation des informations dans un contexte où les fausses nouvelles peuvent avoir des répercussions sur la stabilité nationale. La diffusion d’informations sans fondement, notamment autour de personnalités publiques de premier plan, peut affecter la perception de la gouvernance et susciter des tensions au sein de la population.

Pour ses défenseurs, cette arrestation soulève également la question de la protection des droits individuels face à des accusations portant sur des informations non vérifiées. L’obtention de la liberté provisoire pour Cheikhouna Keïta marque ainsi un tournant dans cette affaire, mais le dossier demeure ouvert et des suites judiciaires sont toujours possibles.

Cette affaire résonne comme un appel pour des politiques de contrôle plus strictes autour de la diffusion d’informations sensibles, en particulier à travers les réseaux sociaux. Les autorités sénégalaises, tout en affirmant l’importance de la liberté d’expression, réitèrent la nécessité de responsabiliser les citoyens quant aux informations qu’ils partagent publiquement.

Arrivée dramatique d’une pirogue de migrants à El Hierro : un mort et plusieurs personnes en détresse

Ce samedi 26 octobre 2024, une nouvelle tragédie migratoire s’est produite aux Îles Canaries. Une pirogue en provenance d’Afrique de l’Ouest a accosté au port de La Restinga, sur l’île d’El Hierro, avec à son bord 175 personnes, dont 39 femmes, 10 mineurs, et 9 bébés de moins d’un an. Tragiquement, les autorités ont également découvert un corps sans vie parmi les passagers, décédé après neuf jours en mer.

Vers 15h05, l’embarcation a été repérée à proximité des côtes d’El Hierro. L’équipe de secours du Salvamar Adhara est intervenue pour escorter la pirogue jusqu’au port. Une fois sur place, les services sanitaires ont constaté l’état de santé précaire de nombreux passagers. Trois personnes, dont un mineur souffrant de déshydratation, ont dû être transférées d’urgence à l’hôpital. Un adulte souffrait d’hypothermie sévère et un autre de déshydratation.

Cette pirogue marque également un changement notable dans les routes migratoires utilisées par les candidats au départ depuis le Sénégal. Face à des mesures de sécurité renforcées dans des villes côtières comme Mbour, de nouveaux points de départ émergent dans la région du Sine Saloum, notamment à Niodior et Bassar. Cette embarcation provenait de Bassar, un village de cette région, illustrant le déplacement progressif des itinéraires de migration en réponse aux mesures de surveillance.

Les passagers, originaires de plusieurs pays d’Afrique, comprenaient des ressortissants des Comores, de la Sierra Leone, du Nigeria, du Sénégal, de la Guinée-Bissau, de la Gambie et du Bénin.

Les Îles Canaries continuent d’être l’une des principales portes d’entrée en Europe pour les migrants en quête de sécurité ou d’une vie meilleure. Cependant, le trajet reste périlleux et de nombreux migrants y perdent la vie. Les conditions de navigation, l’insuffisance d’eau potable et de nourriture rendent ces voyages extrêmement risqués.

Cette arrivée dramatique rappelle l’urgence d’une réponse coordonnée pour protéger les vies humaines. Pour les migrants, la traversée vers les îles Canaries est souvent l’ultime espoir d’une existence meilleure, mais elle exige un lourd tribut.

Mobilisation autour de Bougane Guéye Dany : Ses soutiens en visite à Touba pour solliciter des prières

À quelques jours du procès de Bougane Guéye Dany, président du mouvement Gueum Sa Bopp et patron du Groupe D-média, une délégation de ses soutiens s’est rendue à Touba pour mobiliser des prières. Ce geste témoigne d’une détermination inébranlable de ses partisans qui, dans un élan de solidarité, espèrent une issue favorable au procès imminent de leur leader.

La délégation, composée de membres de la coalition « Samm Sa Kaddu », a été accueillie par des personnalités religieuses de premier plan. Abdoulaye Mbaye Pékh, l’un des porte-parole de cette coalition, a pris la parole devant le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké. Il a brièvement relaté les circonstances de l’arrestation de Bougane Guéye Dany et a imploré des prières pour sa libération. Selon lui, cette intervention divine serait un soutien précieux pour celui qui s’est fait un nom dans les médias et la scène politique sénégalaise.

En plus de cette rencontre, la délégation a été reçue par le khalife de Darou Khoudoss, Serigne Ahmadou Mokhtar Mbacké. Une nouvelle fois, Mbaye Pékh a sollicité des prières pour Bougane Guéye, insistant sur l’importance de cette bénédiction dans la quête de justice. Ce pèlerinage religieux à Touba, lieu sacré et influent du mouridisme, symbolise la dimension spirituelle de la mobilisation.

La visite à Touba s’inscrit dans une stratégie de mobilisation morale et spirituelle autour du leader de Gueum Sa Bopp. Ses soutiens espèrent que la ferveur religieuse, couplée aux prières des dignitaires mourides, contribuera à renforcer la défense de Bougane Guéye Dany.

Le procès de Bougane Guéye Dany suscite un vif intérêt au Sénégal, où il demeure une figure controversée mais influente dans les débats politiques et médiatiques.

Les bus de Dakar Dem Dikk arborent un nouveau look : vers un transport inclusif et durable

Dakar Dem Dikk, société emblématique du transport public au Sénégal, s’offre un nouveau visage. Lors de l’ouverture des Assises du transport le 21 octobre, une série d’initiatives a été lancée pour « bâtir un système de transport inclusif, moderne et durable », et parmi elles, la présentation des nouveaux bus de la société a fait sensation. Ce changement marque un tournant dans l’approche du transport public au Sénégal.

Les bus de Dakar Dem Dikk, jusqu’alors reconnaissables à leurs couleurs marron et beige, arboreront désormais un design aux couleurs nationales. Le vert, le jaune et le rouge, posés sur un fond blanc, incarnent l’identité sénégalaise et témoignent d’un engagement en faveur de l’inclusivité. Cette refonte visuelle a été pilotée par El Malick Ndiaye, le ministre des Transports, dans un souci de transparence et de neutralité des services publics. « Ce changement vise à briser l’image de monopolisation des biens publics par les partis au pouvoir et à ancrer Dakar Dem Dikk dans une démarche républicaine et inclusive », explique le ministre.

L’initiative s’inscrit dans le cadre des Assises du transport, qui ambitionnent de redéfinir le système de mobilité urbaine au Sénégal en le rendant plus accessible et écologique. Les nouveaux bus sont équipés de technologies visant à réduire leur empreinte carbone et à garantir une meilleure accessibilité pour les personnes à mobilité réduite. Cette modernisation est une réponse aux besoins croissants d’une population urbaine en pleine expansion, qui dépend de plus en plus des transports publics.

La présentation des nouveaux bus aux couleurs du Sénégal par le président de la république, Bassirou Diomaye Faye, marque un engagement fort du gouvernement pour un service public plus équitable et performant. Ce projet est aussi un appel aux citoyens pour qu’ils se réapproprient leur patrimoine public, avec l’espoir que ces nouvelles initiatives contribuent à renforcer la cohésion sociale.

Ce changement de design, au-delà de l’esthétique, symbolise une ambition : celle d’un transport public où chacun trouve sa place, où l’on respecte l’environnement, et qui reflète une nation en marche vers un avenir moderne et durable.

Keur Yoro Soumbou : Coupée du reste du monde, les populations alertent l’État du Sénégal

Keur Yoro Soumbou, une localité de la commune de Ndiaffate, dans le département de Kaolack, risque de disparaître de la carte du Sénégal en raison de la négligence des autorités territoriales et étatiques. C’est le constat amer de ses habitants.

« Nous sommes à quelques encablures de Ndiaffate, le chef-lieu de la commune, mais cette zone est confrontée à tous les problèmes, simplement en raison de la négligence des autorités étatiques. Depuis longtemps, notre localité est abandonnée, ce qui fait que nous manquons de piste praticable pour relier Ndiaffate ou les autres parties du département de Kaolack. Actuellement, les habitants ne peuvent plus sortir de la zone à cause de l’état de cette piste. Depuis plus de quatre ans, pendant la période des récoltes, nous avons toutes les difficultés du monde pour acheminer nos produits vers les grands marchés de la région. Nous n’avons jamais bénéficié d’un programme de réhabilitation des pistes de production dans le cadre du PUDC », a dénoncé Saidou Diallo, imam ratib de Keur Yoro Soumbou, face à la presse ce samedi.

« Nous ignorons les raisons de cette négligence de la part des autorités étatiques et communales. Ce qui est encore plus grave, c’est l’évacuation de nos malades vers les structures sanitaires. Aucun véhicule ne peut accéder à notre village, et encore moins les taxis-motos « Jakarta », » a-t-il ajouté.

« Bientôt la période des récoltes arrive, et déjà, nous craignons de ne pas pouvoir transporter nos produits vers les centres de vente. Si cette situation persiste, nous ne saurons quoi faire. Les autorités ne considèrent pas Keur Yoro Soumbou comme faisant partie de la commune de Ndiaffate et ne se préoccupent même pas de notre survie. Si le Président Bassirou Diomaye Faye ne vient pas à notre secours, Keur Yoro Soumbou risque de subir des maux que nous ne souhaitons pas, car les pauvres paysans n’ont pas les moyens de réhabiliter cette piste », a alerté Saidou Diallo.

Grève de 72 heures au Centre Hospitalier Régional de Ziguinchor : le Syntras persiste face au silence des autorités

Le Syndicat national des travailleurs de la santé (Syntras) du Centre hospitalier régional de Ziguinchor a annoncé un mouvement de grève de 72 heures à compter du lundi 28 octobre 2024. Cette action vise à interpeller les autorités sénégalaises sur les conditions de travail des agents de santé, souvent marquées par des infrastructures insuffisantes, des salaires non alignés avec les exigences du métier et un manque de matériel médical.

Dans un communiqué, Siméon Faye, secrétaire général du Syntras, a exprimé son regret face à ce qu’il qualifie d’indifférence des autorités malgré les précédentes mobilisations. « Devant l’indifférence des autorités après la reprise de nos plans d’action, le Syntras se voit dans l’obligation de poursuivre le mot d’ordre de grève pour le lundi 28 octobre 2024, le mardi 29 octobre 2024 et le mercredi 30 octobre 2024 », a-t-il déclaré dans une interview accordée à Les Échos.

Le mot d’ordre de grève se déroulera de 08 heures le matin jusqu’à la même heure le lendemain, chaque jour de cette période. Un service minimum sera assuré par les agents de santé, reconnaissables à leur brassard rouge, pour garantir une continuité des soins de base. Cette disposition, souligne le Syntras, vise à minimiser l’impact de la grève sur les patients tout en permettant aux agents de faire entendre leurs revendications.

La grève, qui s’inscrit dans une série de mobilisations initiées par le Syntras, met en lumière des demandes récurrentes : l’amélioration des infrastructures hospitalières, une revalorisation salariale et un approvisionnement suffisant en matériel médical de qualité. Selon le syndicat, ces conditions sont cruciales pour le bon fonctionnement du secteur de la santé, particulièrement dans une région aussi stratégique que Ziguinchor, où les besoins en soins sont élevés.

Les agents de santé déplorent les promesses non tenues et l’inaction des autorités malgré les précédentes actions syndicales. « Nos conditions de travail sont précaires. Comment offrir des soins de qualité aux patients si nous-mêmes n’avons pas les outils nécessaires ? » interroge un infirmier mobilisé pour l’occasion.

Les Échos rappelle que ce n’est pas la première fois que le Syntras mène une mobilisation de cette envergure. Ces derniers mois, plusieurs appels à la grève ont déjà eu lieu sans qu’aucune mesure concrète ne soit adoptée par les autorités pour répondre aux doléances des agents de santé.

Le Syntras espère que cette nouvelle grève de 72 heures permettra enfin de débloquer la situation. « Nous ne demandons rien d’exceptionnel, seulement des conditions décentes pour accomplir notre mission », conclut Siméon Faye.

Le Forum Civil s’engage pour de meilleures conditions de détention : Visite à Bougane Guèye Dany à la prison de Tambacounda

Le Forum Civil, organisation sénégalaise de veille citoyenne, a récemment rendu visite à Bougane Guèye Dany, leader du mouvement politique « Geum Sa Bop », actuellement incarcéré à la Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Tambacounda. Cette initiative visait à s’enquérir des conditions de détention du responsable politique, tout en prenant la mesure des conditions de vie des détenus dans cette prison.

Dans un communiqué, le Forum Civil a exprimé sa gratitude envers Bougane Guèye Dany pour avoir accepté de rencontrer ses membres. Cette visite a permis de rassurer l’organisation sur l’état d’esprit du leader, malgré les difficultés inhérentes à sa détention. Néanmoins, la délégation a exprimé une vive inquiétude face à l’état préoccupant des infrastructures de la prison de Tambacounda, marquées par la vétusté, le délabrement et une forte promiscuité. Ces conditions, selon l’organisation, exposent les détenus et le personnel à des risques sanitaires et sécuritaires graves.

Le Forum Civil a également tenu à remercier le régisseur de la prison pour ses efforts, en l’encourageant à persévérer dans la gestion des lieux malgré le manque de moyens. Saluant son professionnalisme, l’organisation citoyenne a reconnu les défis auxquels il fait face pour subvenir aux besoins de tous les détenus dans un environnement aussi dégradé.

Suite à cette visite, le Forum Civil a affirmé son engagement à œuvrer pour la modernisation des infrastructures carcérales au Sénégal. En collaboration avec les entités compétentes, l’organisation prévoit de mener un plaidoyer en faveur d’une réforme des lieux de détention sur l’ensemble du territoire national. Une telle modernisation serait essentielle pour garantir des conditions de vie dignes et respectueuses des droits humains pour les détenus, ainsi qu’un environnement de travail sécurisé pour le personnel pénitentiaire.

Ce plaidoyer rejoint les préoccupations exprimées ces dernières années par de nombreux acteurs de la société civile et des organisations internationales de défense des droits de l’homme, concernant l’amélioration des conditions de détention dans les prisons sénégalaises.

Bougane Gueye Dany en grève de la faim : Une crise politique en plein cœur de la campagne électorale sénégalaise

La scène politique sénégalaise est secouée par la situation alarmante de Bougane Gueye Dany, président du mouvement Gueum Sa Bopp et candidat aux prochaines élections législatives. Depuis le 19 octobre, ce leader politique est détenu suite à une arrestation controversée, alors qu’il se rendait à Bakel pour venir en aide aux victimes des inondations dans la région orientale du Sénégal. En signe de protestation, Bougane Gueye Dany a entamé une grève de la faim depuis le début de la semaine, une décision qui illustre la tension croissante entre son mouvement et les autorités.

Dans un post publié sur sa page Facebook, Alioune Coumba Diop, chef de protocole du mouvement Gueum Sa Bopp, a lancé un cri d’alarme en révélant que Bougane Gueye Dany refuse de s’alimenter depuis lundi. Selon lui, cette grève de la faim témoigne d’une profonde méfiance envers les autorités sénégalaises, perçues comme les instigatrices de son incarcération pour des raisons politiques. Alioune Coumba Diop a également adressé un message cinglant aux personnes qui pourraient se réjouir de cette situation : « Pour ceux qui jubilent, calmez-vous. Dites à vos supérieurs que le président Bougane Gueye Dany refuse de s’alimenter par méfiance ».

La situation de Bougane Gueye Dany prend un tour particulièrement grave dans le contexte actuel des élections législatives, prévues pour le 17 novembre. Candidat très en vue et critique acerbe du pouvoir en place, son arrestation a suscité des réactions vives de la part de son avocat, Me El Hadj Diouf, qui dénonce une « volonté manifeste » d’entraver la campagne électorale de son client. Selon Me Diouf, l’incarcération de Bougane Gueye Dany s’inscrit dans une stratégie visant à fragiliser un opposant de poids à la veille d’échéances électorales cruciales.

La prochaine audience de Bougane Gueye Dany, fixée au 30 octobre, sera suivie de près par l’opinion publique et les acteurs politiques. D’ici là, l’incertitude plane autour de l’évolution de sa grève de la faim, et les implications de cette crise s’étendent au-delà de sa propre personne pour toucher les fondements même du débat démocratique au Sénégal.

Alors que les partisans de Gueum Sa Bopp dénoncent un acharnement politique, les sympathisants du président Bougane Gueye Dany appellent à la solidarité et à la vigilance face à une situation de plus en plus tendue. Alioune Coumba Diop a tenu à rappeler aux « jubilants » que cette grève de la faim est avant tout un acte de défiance. Cette crise soulève d’importantes questions sur l’équilibre des forces politiques et les pratiques de gestion de la contestation au Sénégal, à un moment où le climat politique est déjà fragile et marqué par des enjeux cruciaux pour l’avenir du pays.

L’affaire Bougane Gueye Dany rappelle ainsi les défis liés à la consolidation démocratique dans un contexte où les libertés politiques sont parfois perçues comme menacées. Le déroulement de sa prochaine audience et l’issue de cette grève de la faim seront des indicateurs forts du climat politique sénégalais en amont des élections législatives.

Affaire Jérôme Bandiaky : Détention provisoire et mesures d’expulsion pour l’ex-garde de l’Apr

L’ex-garde rapproché de l’Alliance pour la République (Apr), Jérôme Bandiaky, connu sous le surnom de « Sniper », se trouve désormais sous les verrous. Inculpé pour des faits d’escroquerie, de détention illégale d’arme à feu et d’usurpation de fonction, il a été placé sous mandat de dépôt le 25 septembre dernier. Dans cette affaire qui secoue les cercles politiques sénégalais, des accusations lourdes pèsent sur celui qui était autrefois un membre influent du dispositif sécuritaire de l’ancien président Macky Sall.

Figure emblématique des «Marrons du feu», les gros bras qui assuraient la sécurité du parti Apr, Bandiaky aurait abusé de sa position pour occuper illégalement une maison de fonction en plein centre-ville de Dakar, selon le journal Les Echos. Cet ancien homme de main, également accusé d’usurpation de fonction, est soupçonné d’avoir utilisé son statut de manière frauduleuse pour maintenir sa résidence dans cette villa réservée aux fonctionnaires de l’État. La justice sénégalaise a dès lors pris la décision de récupérer cette propriété.

Cette affaire ne concerne pas uniquement Jérôme Bandiaky : les autorités sénégalaises ont en effet pris des mesures visant également sa famille. Les Echos rapporte que l’épouse de Bandiaky a reçu, ce jeudi, une notification d’expulsion. Elle et ses proches devront donc quitter les lieux occupés de manière illicite dans les jours qui viennent. Ce développement souligne l’intention des autorités judiciaires de mettre fin à toutes les formes de privilèges illégitimes et d’usurpations de biens publics.

Le cas Jérôme Bandiaky reflète les défis posés par les pratiques parfois controversées dans le domaine de la sécurité et du maintien de l’ordre en politique. Au sein du Sénégal, l’implication d’un ancien membre influent de l’Apr dans de telles activités jette une lumière crue sur les pratiques de gestion des privilèges dans les hautes sphères politiques.

Cette affaire soulève également des questions sur l’intégrité de certains membres des réseaux de sécurité et sur la nécessité de garantir la transparence et la rigueur dans la gestion des biens publics et des postes de fonction.

Interpellation d’Ahmed Ndoye, chroniqueur à Sen TV : Mystère autour des raisons de son arrestation

Ahmed Ndoye, chroniqueur à la chaîne Sen TV, a été interpellé par des agents de la Brigade de recherches (BR) de Faidherbe. L’arrestation est survenue peu après un point de presse animé par Cheikh Yerim Seck auquel Ndoye prenait part nous dis DakarActu .

À l’heure actuelle, aucun détail officiel n’a été communiqué concernant les motifs de cette interpellation. Ndoye a été conduit dans les locaux de la BR à Faidherbe, et l’incertitude plane sur les circonstances exactes de cet événement. Plusieurs hypothèses circulent déjà, mais rien n’a été confirmé par les autorités.

L’affaire a rapidement suscité des réactions, tant dans les médias que sur les réseaux sociaux, où les soutiens au chroniqueur affluent. La chaîne Sen TV, pour l’instant, n’a pas fait de déclaration publique.

Ce type d’arrestation en plein événement public attire l’attention, surtout lorsqu’elle concerne des personnalités médiatiques. Affaire à suivre de près, alors que l’on attend plus de clarté de la part des autorités compétentes.

Kawéthiane : Le parti « En Avant » de Pape Biram Ciss améliore les conditions de vie des populations rurales grâce au projet des 250 papayers par commune

« Dans le cadre du projet du parti En Avant, intitulé Chaque commune 250 plants de papayers, ce projet a été lancé par le président Pape Biram Ciss. Après les régions de Thiès et de Fatick, nous sommes aujourd’hui dans celle de Kaolack pour voir comment accompagner les populations à travers ce projet ambitieux. La bénéficiaire de ces 250 plants de papayers se nomme Madame Karlou Diallo, originaire du village de Kawéthiane, commune de Keur Socé, département de Kaolack », a expliqué Alassane Diallo, coordonnateur régional du parti En Avant.

Cette initiative vise à garantir la sécurité alimentaire des personnes vivant en milieu rural dans la région de Kaolack. De plus, ces 250 plants de papayers permettront non seulement la vente de produits frais sur les marchés locaux, mais aussi l’approvisionnement des unités locales de transformation. Il s’agit donc d’un écosystème complet que nous souhaitons construire, afin de valoriser les terres locales, a-t-il ajouté.

« Toutefois, au nom des populations, nous plaidons pour la construction d’infrastructures sociales de base, d’une chambre froide, et de pompes scolaires. Un autre point de plaidoyer est de demander aux autorités locales de permettre aux femmes d’accéder à la terre, compte tenu de l’importance du projet dans la région. Ce projet nourrira non seulement les villageois, mais améliorera également leurs capacités techniques et financières, tout en luttant contre l’immigration irrégulière. La vision du parti En Avant est de permettre à la population de vivre dans les meilleures conditions possibles », a conclu Alassane Diallo, coordonnateur régional du parti En Avant dans la région de Kaolack.

Société nationale de Recouvrement : Ndèye Fatou Fall, alias Falla Fleur, nommée PCA

Ndèye Fatou Fall, plus connue sous le nom de Falla Fleur, a été nommée Présidente du Conseil d’Administration (PCA) de la Société nationale de Recouvrement (SNR) ce mercredi 23 octobre 2024. Elle succède à Pape Diouf, qui occupait cette fonction jusqu’à présent.

Titulaire d’un diplôme d’études approfondies en droit économique et des affaires, Ndèye Fatou Fall s’est forgée une solide réputation dans le secteur des affaires au Sénégal. En mai dernier, elle avait refusé une proposition pour un poste de Directrice générale, préférant attendre une opportunité plus en phase avec ses aspirations professionnelles.

Sa nomination à la tête de la SNR marque une nouvelle étape dans sa carrière. À ce poste stratégique, Falla Fleur aura pour mission de superviser la gestion et le recouvrement des créances au sein de cette institution publique, un rôle crucial pour l’économie sénégalaise.

Aide humanitaire à Bakel : Les forces armées soutiennent les victimes des inondations

Les Forces armées sénégalaises intensifient leur engagement en faveur des populations sinistrées du département de Bakel, gravement touchées par des inondations dévastatrices. Ces dernières semaines, de fortes pluies ont causé des dégâts considérables aux habitations et aux infrastructures locales. En réponse à cette situation d’urgence, une opération humanitaire a été lancée pour fournir une aide directe aux victimes.


Dans le cadre de cette opération, des vivres ont été distribués dans le village de Diawara et sur le site de recasement des sinistrés. En collaboration avec le préfet de Bakel, les militaires ont mobilisé 4 tonnes de riz, 1 000 litres d’huile, une tonne de sucre et 500 kg de lait en poudre. Cette aide alimentaire a été essentielle pour soulager les familles dont les conditions de vie se sont détériorées à la suite des inondations. Les bénéficiaires ont exprimé leur gratitude envers les Forces armées pour ce soutien.
En plus de la distribution de vivres, des hôpitaux mobiles ont été installés dans la région pour répondre aux besoins urgents en matière de soins de santé. Ces structures temporaires, équipées de médecins et de matériel médical, sont cruciales pour traiter les malades et prévenir les épidémies dans un contexte de crise sanitaire. Les responsables médicaux soulignent l’importance de cette initiative pour garantir l’accès aux soins.


Cette action humanitaire s’inscrit dans une réponse globale des autorités sénégalaises face aux intempéries. Le gouvernement a mis en place d’autres mesures d’urgence pour aider les sinistrés dans plusieurs régions. Le préfet de Bakel a salué l’engagement des Forces armées, affirmant que cette solidarité nationale fait une réelle différence dans la vie des victimes.
L’engagement des Forces armées à Bakel illustre l’importance de la solidarité face aux crises. La mobilisation collective des militaires et des autorités locales apporte une lueur d’espoir aux familles touchées, leur permettant de commencer à reconstruire leurs vies après cette catastrophe.


Nomination : Sadikh Top nommé PCA de l’APS

Le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a désigné Monsieur Sadikh Top comme Président du Conseil d’Administration de l’Agence de Presse sénégalaise (SN-APS). Cette décision a été prise lors du Conseil des Ministres du 23 octobre 2024, où il a été annoncé que Sadikh Top remplace Monsieur Moustapha Samb.

Cette nomination marque une étape importante pour l’APS, qui joue un rôle crucial dans la diffusion d’informations au Sénégal. Monsieur Top, reconnu pour son expertise et son engagement dans le secteur des médias, est attendu pour apporter une vision nouvelle et renforcer le rôle de l’agence dans le paysage médiatique national.

Le président Faye a exprimé sa confiance en la capacité de Sadikh Top à diriger l’APS vers de nouveaux horizons, en mettant l’accent sur l’importance d’une information de qualité et d’un service public efficace.

Kaolack : Octobre Rose – Les animateurs relais volontaires du service civique s’engagent dans la lutte

Comme chaque année, le mois d’octobre est une occasion pour le monde d’organiser des campagnes de sensibilisation, de prévention et de dépistage des cancers, sous le nom d’« Octobre rose ». Les animateurs relais volontaires du service civique s’engagent activement dans ce grand rendez-vous mondial de lutte contre les cancers du sein et du col de l’utérus.

« C’est notre première participation à cette activité qu’est « Octobre rose ». Une activité de grande importance, initiée par les animateurs relais volontaires du service civique, qui sont des collaborateurs du CDPS de Kaolack. Ils ont compris que le cancer fait des ravages à travers le monde. Au niveau de la région de Kaolack, ils ont jugé nécessaire d’organiser cette activité de sensibilisation et d’orientation, afin de toucher un maximum de jeunes, leur cible principale », a expliqué Aliou Badara Sarr, chef du service départemental de la jeunesse et directeur du CDPS de Kaolack.

Selon Aliou Badara Sarr, ces animateurs relais volontaires du service civique vont continuer à multiplier les causeries dans les établissements scolaires, afin de sensibiliser les jeunes sur les dangers du cancer du sein et du col de l’utérus, a-t-il ajouté ce mercredi lors de la journée dédiée à la célébration d’Octobre rose.

« Une autre mission de ces animateurs relais volontaires du service civique est de former une jeunesse unie, soudée, ambitieuse, responsable, engagée et solidaire, fière de défendre et de construire son pays. J’apprécie les initiatives de ces jeunes qui se réveillent, qui veulent prendre leur destin en main, et qui tentent d’apporter un changement positif. Nous savons tous que les jeunes peuvent également avoir leur mot à dire sur cette maladie qu’est le cancer du sein et du col de l’utérus, et, ensemble avec leurs partenaires, trouver des solutions urgentes », a conclu M. Sarr.

Affaire Dieynaba Ndiaye : Le Procureur de Matam Passe à l’Action, le Docteur Alioune B. Mbacké Arrêté

Dans une affaire qui a récemment secoué les réseaux sociaux, le nouveau procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Matam a pris des mesures rapides suite à la plainte déposée par Dieynaba Ndiaye contre son mari, le docteur Alioune B. Mbacké. Selon des sources recueillies par Seneweb, le chef du parquet local a donné l’ordre d’arrêter le médecin-chef du district de Matam, accusé de coups et blessures volontaires.

Les policiers du commissariat central de Matam, sous la direction du commissaire Abdou Faye, ont procédé à l’arrestation du docteur Mbacké. Ce dernier est poursuivi pour avoir causé des blessures ayant entraîné une incapacité temporaire de dix jours à la plaignante.

L’affaire, initialement confiée à la police de Matam, a pris une nouvelle tournure avec l’implication directe du procureur, qui a rapidement réagi face à l’indignation générale suscitée sur les réseaux sociaux. Après avoir auditionné les parties, le dossier avait été transmis au parquet sous forme de renseignement judiciaire. Toutefois, le procureur a décidé d’agir en ordonnant l’arrestation du docteur Mbacké, qui sera déféré devant le Tribunal de Grande Instance demain, jeudi.

Sauf changement de dernière minute, Alioune Badara Mbacké pourrait être directement incarcéré dans les jours à venir. Cette affaire, qui a attiré l’attention du public, continue de susciter des réactions dans la région et au-delà.

Les prochaines étapes judiciaires seront suivies de près, alors que la justice est appelée à faire la lumière sur les faits reprochés.

Criminalité à Kédougou : Cinq braqueurs arrêtés, armes et stupéfiants saisis

Dans la nuit du 21 au 22 octobre 2024, les forces de la gendarmerie nationale ont frappé un grand coup dans la lutte contre la criminalité à Kédougou. Sous la direction du commandant Galaye Sow, les éléments de la brigade territoriale de Khossanto, appuyés par le GARSI 2, ont réussi à démanteler un réseau de braqueurs, procédant à l’arrestation de cinq individus.

L’opération, menée vers 2 h du matin, a permis de saisir deux pistolets, deux chargeurs remplis de neuf cartouches de calibre 9 mm, ainsi qu’un étui de 9 mm. En plus des armes, les forces de l’ordre ont découvert 24 cornets de chanvre indien et une somme de 2 000 F CFA.

Ces arrestations ont été saluées par la population de la région de Kédougou, où un sentiment de soulagement a prévalu après cette intervention décisive. La gendarmerie nationale poursuit ses efforts pour garantir la sécurité des citoyens à travers tout le territoire, avec une intensification des opérations de lutte contre la criminalité.

La sécurisation des biens et des personnes demeure une priorité pour les forces de l’ordre, qui redoublent d’efforts pour protéger les populations locales.

Matam : Une nouvelle victime des inondations à Dondou

Les inondations continuent de faire des ravages à Matam, avec un nouveau décès tragique signalé dans la localité de Dondou. Un jeune homme de 23 ans a perdu la vie après que sa petite embarcation a chaviré alors qu’il tentait de traverser le fleuve. La forte pression des eaux de crue a déséquilibré la pirogue, entraînant la noyade du jeune homme. Son corps a été retrouvé par les villageois avant d’être remis aux sapeurs-pompiers.

Ce drame marque la deuxième victime des inondations à Matam, après qu’une fillette de 9 ans a également été retrouvée noyée. Pendant ce temps, les sinistrés continuent de subir les conséquences de cette catastrophe naturelle, aggravant la situation dans cette région du Nord du Sénégal.

Université de Bambey : Les étudiants décrètent une grève de 72 heures pour dénoncer la mauvaise qualité des repas

Les tensions montent dans les universités du Sénégal. Après la récente protestation des étudiants de l’UCAD concernant le paiement de leurs bourses, c’est au tour des étudiants de l’Université Alioune Diop de Bambey d’entrer en grève.

Selon la Rfm, les étudiants ont décrété une grève de 72 heures à partir de ce mercredi. Leur principale revendication porte sur la mauvaise qualité des repas servis au restaurant universitaire. Les grévistes exigent ainsi la rupture du contrat avec le prestataire actuel, qu’ils jugent incapable de répondre à leurs attentes alimentaires.

Cette nouvelle grève met en lumière les difficultés persistantes dans les universités sénégalaises, où la qualité de vie des étudiants devient un enjeu récurrent.

Kaolack / Sport Handball : Le président du Centre de formation Sine Saloum Académie Club souhaite réformer le handball

Le Centre de Formation Sine Saloum Académie Handball Club, qui se concentre sur les petites catégories, est une étape clé dans la carrière de nos futurs professionnels et représente une véritable pépinière de talents pour la région de Kaolack.

« Nous avons souhaité construire notre projet sportif autour de la formation, mais aussi permettre à la région de retrouver son lustre d’antan en ayant une équipe régionale de handball », a expliqué Mamadou Ba, président du club.

Selon lui, à travers la formation de jeunes joueurs professionnels, l’objectif est de permettre à ces jeunes talents d’accéder au plus haut niveau et ainsi de renouveler l’équipe professionnelle régionale de Kaolack, qui aujourd’hui ne compte plus de bonnes équipes de handball évoluant en première et deuxième division. Il l’a rappelé lors d’une conférence de presse ce mercredi.

« Notre philosophie est d’offrir aux jeunes talents et aux joueurs locaux l’accès à une structure de formation vers le haut niveau, et de participer au renouvellement des élites du handball national. Nous visons à intégrer un maximum de joueurs issus du centre de formation au sein des grands clubs de handball du pays », a conclu Mamadou Ba.

Nouvelle tragédie à Matam : Un jeune homme emporté par les eaux de crue à Dondou

La région de Matam, au nord du Sénégal, est une fois de plus endeuillée par les inondations. Un jeune homme de 23 ans a tragiquement perdu la vie après que sa pirogue a chaviré en tentant de traverser le fleuve à Dondou. Selon les informations rapportées par la Rfm, la victime, à bord d’une petite embarcation, n’a pas pu résister à la puissance des eaux de crue, qui continuent de monter sous l’effet des pluies torrentielles. Déséquilibrée par la forte pression des flots, la pirogue a basculé, précipitant le jeune homme dans les eaux.

Les habitants du village se sont mobilisés rapidement pour retrouver son corps. Après plusieurs heures de recherches, ils ont réussi à repêcher le corps sans vie, qui a ensuite été remis aux sapeurs-pompiers.

Cet incident marque la deuxième victime des inondations dans cette localité en moins de quelques jours. En effet, une fillette de 9 ans avait déjà été retrouvée noyée à Matam, plongeant les populations dans une douleur profonde.

La situation dans la région reste critique, alors que les eaux continuent de monter, menaçant de nombreuses habitations et exacerbant la souffrance des sinistrés. Ces inondations répétitives mettent en lumière les défis auxquels fait face cette partie du Sénégal, où les infrastructures peinent à contenir les effets dévastateurs des pluies saisonnières.

Les autorités locales et les organisations humanitaires sont appelées à renforcer les efforts pour apporter secours et assistance aux populations touchées, tout en trouvant des solutions durables pour prévenir ces drames à répétition.

Décès tragique de Ibrahima Ndiaye : Un incident bouleversant pour le MIAAE

Le Ministère de l’Intégration Africaine et des Affaires Étrangères (MIAAE) a annoncé, avec une vive émotion, le décès tragique d’Ibrahima Ndiaye, survenu ce mardi 22 octobre. L’ancien agent contractuel du ministère est décédé après une chute depuis le 17ème étage de l’immeuble FAHD à Dakar, un bâtiment abritant la Direction générale de l’assistance aux Sénégalais de l’Extérieur.

Dans un communiqué empreint de tristesse, le ministère a tenu à rendre hommage à M. Ndiaye, qui, bien que n’étant plus administrativement lié à l’institution depuis cinq ans, continuait à entretenir des liens amicaux avec plusieurs de ses anciens collègues. Selon les informations partagées, son contrat n’avait pas été renouvelé, mais cela ne l’empêchait pas de fréquenter régulièrement l’immeuble FAHD, lieu de travail de nombreux employés du ministère.

Le MIAAE a exprimé ses condoléances les plus sincères à la famille de M. Ndiaye, ainsi qu’à tous ceux qui l’ont côtoyé. L’institution, profondément bouleversée par cette perte, a également assuré que les autorités compétentes avaient déjà ouvert une enquête pour éclaircir les circonstances exactes de cette tragédie.

« Nous avons pleine confiance en les conclusions de cette enquête », a déclaré le ministère dans son communiqué. En attendant, il a adressé ses pensées et prières aux proches d’Ibrahima Ndiaye, en espérant le repos éternel de son âme.

L’incident a soulevé une vague d’émotion parmi ses anciens collègues, qui se souviennent de lui comme d’un homme apprécié et respecté.

MATAM / DIAMEL DANS LA DÉTRESSE À CAUSE DES CRUES DU FLEUVE SÉNÉGAL : Les élèves bravent les eaux à pied pour aller en cours

La situation est plus qu’alarmante à Matam, dans le nord du Sénégal, où la cote d’alerte a bondi de 4,09 m en 2023, à la même période,  à 8,90 m, ce 22 octobre 2024. Ce niveau d’eau exceptionnel a des conséquences catastrophiques pour le village de Diamel, situé dans la commune de Matam, au cœur du Dandé Mayo. Les habitants de cette localité se battent désespérément contre les inondations provoquées par les crues du fleuve Sénégal. Mais, ces efforts restent vains.

Le 21 octobre 2024, les habitants de Diamel ont été témoins d’une nuit tragique où une nouvelle crue, plus rapide et plus violente que la précédente, a submergé leur village. Les tentatives d’ériger des barricades de sacs en terre n’ont pas suffi face à la force implacable des eaux. Au matin, le constat des dégâts était alarmant : habitations, routes, poste de santé, écoles, marché et divers commerces étaient envahis par les eaux. Cette calamité a particulièrement touché les pêcheurs de la région, dont les enfants ne peuvent plus se rendre à l’école, rendant l’accès aux soins médicaux extrêmement difficile.

Face à ce sinistre, les élèves de Diamel doivent maintenant traverser à pied des eaux profondes pour atteindre le lycée de Matam. Un parcours risqué qui expose leur santé à de graves dangers. Les images de ces jeunes, les pieds dans l’eau, portant leurs cartables et pataugeant dans des eaux leur arrivant à la taille, sont poignantes.

D’autres habitants, plus chanceux, utilisent des pirogues, devenues le seul moyen de transport viable. À l’heure actuelle, seules deux pirogues effectuent la liaison entre Matam et Diamel.

Par ailleurs, le pont qui reliait autrefois Diamel au reste de la région est désormais inutilisable, ayant cédé sous la pression des eaux montantes. La route menant au village est totalement engloutie, isolant ainsi les habitants qui doivent faire face à cette situation d’urgence humanitaire. Les répercussions de la montée des eaux du fleuve Sénégal sur la vie quotidienne des habitants de Diamel sont dévastatrices. D’où l’urgence de mettre en œuvre des mesures pour faire face à ces difficultés  qui meublent le quotidien de ces Matamois.

Livre sur la Casamance : L’APR dénonce des velléités irrédentistes et interpelle Diomaye et Sonko

Dans un communiqué publié ce 22 octobre 2024, l’Alliance Pour la République (APR) a fermement dénoncé la présentation et la dédicace prévues pour le 26 octobre d’un ouvrage intitulé L’idée de la Casamance autonome, Possibles et dettes morales de la situation coloniale au Sénégal. Le livre, selon l’APR, ravive des débats déjà tranchés sur l’unité nationale et présente des thèses qualifiées d’irréalistes et potentiellement dangereuses pour la cohésion sociale.

L’APR considère ce livre comme un « pamphlet irrédentiste » dont le but serait d’exacerber les tensions en Casamance, région déjà marquée par des décennies de conflits. Le parti au pouvoir critique sévèrement le silence du Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et de son Premier ministre, Ousmane Sonko, face à cette initiative. Pour l’APR, ce silence est non seulement troublant, mais pourrait être interprété comme une forme de caution tacite, voire une complicité passive, face à des thèses menaçant l’intégrité territoriale du Sénégal.

Le communiqué souligne que l’unité nationale ne doit en aucun cas être fragilisée par des révisionnistes ou des intellectuels cherchant à instrumentaliser des aspirations régionales légitimes pour nourrir des projets séparatistes. L’APR appelle les nouvelles autorités à prendre clairement position contre ce qu’ils qualifient de velléités irrédentistes, rappelant que la défense de l’intégrité du territoire est une responsabilité constitutionnelle.

Enfin, l’APR exhorte les Sénégalais à rester vigilants et à dénoncer toute tentative de division du pays, insistant sur l’importance de l’unité nationale pour le développement et la stabilité du Sénégal. Le parti met en garde contre tout projet susceptible de relancer des revendications autonomistes en Casamance, soulignant le prix déjà payé pour la paix dans cette région.

Baptême du Patrouilleur « Le Cayor » : Une Étape Historique pour la Marine Sénégalaise

le Président de la République a présidé la cérémonie de baptême du nouveau patrouilleur de la marine nationale sénégalaise, « Le Cayor ». Cet événement marque un tournant décisif dans le renforcement des capacités de défense maritime du Sénégal, à un moment où les enjeux sécuritaires en mer n’ont jamais été aussi cruciaux.

Le patrouilleur « Le Cayor » se distingue par son équipement de pointe. Construit avec les technologies les plus récentes, ce navire incarne une montée en puissance de la marine nationale sénégalaise. Sa conception vise à faire face à une large gamme de menaces et à relever les défis contemporains, tels que la protection des ressources halieutiques, la lutte contre la pêche illicite et la migration clandestine. Le navire jouera également un rôle clé dans la sécurisation des installations pétrolières et gazières, secteurs stratégiques pour le développement économique du pays.

Lors de la cérémonie, le Président de la République a exprimé toute sa reconnaissance aux marins et aux forces armées sénégalaises pour leur dévouement exemplaire. Leur engagement dans la protection du territoire maritime sénégalais est un gage de souveraineté et de sécurité nationale. Le Président a salué le professionnalisme de ces hommes et femmes qui, chaque jour, veillent à la sécurité des côtes sénégalaises face aux menaces de plus en plus complexes.

Le patrouilleur « Le Cayor » s’impose désormais comme un symbole fort de la souveraineté maritime du Sénégal. En plus de sa mission de surveillance des eaux territoriales, il sera un outil déterminant dans la coopération régionale et internationale pour la sécurité maritime, un enjeu majeur pour la paix et la stabilité en Afrique de l’Ouest.

Le Sénégal peut être fier de sa marine nationale, véritable sentinelle de nos frontières maritimes et garante de notre sécurité. Avec cette nouvelle acquisition, le pays renforce son rôle de leader en matière de défense dans la région, tout en assurant la protection durable de ses ressources maritimes.

Nabou Lèye dépose une demande de liberté provisoire dans l’affaire du double meurtre

L’affaire entourant la danseuse et comédienne Nabou Lèye prend une tournure décisive avec le dépôt, hier, d’une demande de liberté provisoire par ses avocats. Après plus de deux mois de détention, l’artiste, accusée de complicité dans le double meurtre d’Aziz Ba, alias Aziz Dabala, et de Boubacar Gano, dit Wally, espère obtenir une libération en attendant son procès.

Nabou Lèye, connue pour ses talents d’artiste, maintient fermement son innocence. Selon elle, aucun élément du dossier ne justifie son implication dans les meurtres tragiques survenus à Pikine Technopôle en août dernier. « Je n’ai jamais été impliquée, de près ou de loin, dans ces crimes », affirme-t-elle dans sa requête. En outre, elle souligne qu’aucun des autres inculpés n’a mentionné son nom comme étant impliqué.

Pour appuyer sa demande, la défense de l’artiste a soulevé des doutes sur la validité des preuves fournies par les enquêteurs, notamment les incohérences présumées dans les données de localisation de son téléphone. Nabou Lèye affirme que le bornage des heures, utilisé pour la placer près de la scène du crime, contient des erreurs significatives. « Mon téléphone se trouvait à proximité du lieu à 12 heures, pas à minuit », soutient-elle, remettant ainsi en cause une des principales preuves contre elle.

Le double meurtre d’Aziz Dabala et de Wally avait choqué la communauté de Pikine et suscité de vives réactions. Les corps des deux hommes avaient été retrouvés sans vie dans leur appartement, entraînant l’arrestation de plusieurs de leurs proches, dont Nabou Lèye. Inculpée pour association de malfaiteurs, assassinat et acte de barbarie, l’artiste doit encore être entendue sur le fond de l’affaire.

Si certains estiment que la demande de liberté provisoire intervient prématurément, avant même l’examen des charges, la défense de Nabou Lèye mise sur l’absence de preuves directes contre elle pour convaincre le magistrat instructeur.

La décision finale de libérer ou non Nabou Lèye est désormais entre les mains du juge. Ce dernier devra évaluer les arguments de la défense et déterminer si la danseuse peut être remise en liberté en attendant son procès. Le dépôt de cette demande marque ainsi un tournant important dans une affaire qui continue de captiver l’attention du public.

La suite de la procédure judiciaire, et la réponse du juge, seront cruciales pour la suite de la carrière de cette artiste talentueuse, qui espère tourner la page de cet épisode tragique.

Manifestations à l’UCAD : Les étudiants en Master 1 persistent malgré les tensions

La situation reste tendue à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), où les étudiants en Master 1 maintiennent leur mouvement de protestation. Après une journée agitée la veille, marquée par des affrontements violents, le collectif des étudiants prévoit de nouveaux rassemblements et un arrêt des cours dans toutes les facultés. Ce mouvement est motivé par le non-paiement des allocations d’études et la situation critique des inscriptions en Master.

Hier matin, la manifestation, initialement pacifique, a rapidement dégénéré en échauffourées avec les forces de l’ordre. Après avoir délogé leurs camarades des amphithéâtres, les étudiants ont convergé vers le portail principal de l’université, où des projectiles ont été lancés contre les policiers déployés sur l’avenue Cheikh Anta Diop. Ces derniers ont répondu par des tirs de gaz lacrymogène, déclenchant des affrontements qui ont duré près de deux heures. Bien que quelques manifestants aient subi des blessures légères, aucun n’a été interpellé, selon Pape Daouda Sarr, membre du collectif des étudiants en Master 1.

Face à la fatigue et à la répression, les étudiants ont changé de stratégie en se rendant au restaurant Central pour exiger des repas gratuits. Après une brève résistance, les responsables du restaurant ont finalement cédé à leurs revendications, permettant ainsi aux étudiants de manger sans payer.

Le collectif reste déterminé à poursuivre la lutte. Selon Pape Daouda Sarr, les étudiants demandent une autorisation d’inscription pour leurs camarades qui n’ont pas pu intégrer le Master, ainsi qu’un paiement exceptionnel des allocations au plus tard le 30 novembre. Le syndicat a annoncé qu’il maintiendra ses actions de protestation toute la semaine en attendant une réponse des autorités.

Le directeur général du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD) a exprimé son souhait de rencontrer les étudiants pour entamer un dialogue, mais ces derniers préfèrent mener une discussion interne avant de définir leur prochaine stratégie. Pour l’instant, les étudiants en Master 1 sont fermement décidés à continuer leur combat pour obtenir gain de cause, malgré la pression croissante.

Sénégal : Le secteur ferroviaire en quête de revitalisation malgré les inquiétudes syndicales

Alors que le Sénégal s’apprête à entamer une phase ambitieuse de redynamisation de son secteur ferroviaire entre 2025 et 2029, le Syndicat Autonome des Travailleurs du Rail (Satrail) tire la sonnette d’alarme. Mbène Sène, secrétaire générale du Satrail, a exprimé de vives préoccupations face à la gestion du patrimoine ferroviaire et à l’absence de mesures concrètes pour soutenir l’industrie locale, malgré les réformes attendues.

Dans une récente déclaration, relayée par le quotidien Libération, Mbène Sène a dénoncé la vente inattendue du siège de la Direction des chemins de fer. Ce bien, jugé stratégique pour le développement futur du secteur, a été cédé, alors que l’administration ferroviaire continue de payer des sommes conséquentes en location pour d’autres locaux. « On se lève un jour et on nous informe que le bâtiment a été vendu. Nous demandons des mesures conservatoires pour récupérer ce patrimoine essentiel au développement des infrastructures ferroviaires à venir », a-t-elle déploré.

Par ailleurs, la question de la réouverture de l’usine de traverses à Thiès figure également parmi les priorités défendues par le Satrail. L’usine, fermée malgré une demande croissante en traverses pour les projets ferroviaires nationaux, symbolise un manque de soutien à l’industrie locale. Mbène Sène a rappelé qu’avec le lancement du Train Express Régional (TER), le Sénégal a importé près de 398 000 traverses, alors que la production locale aurait pu répondre à ce besoin. « Il nous en faudra 4 millions pour les projets à venir. Il est donc urgent de relancer cette usine, à la fois pour préserver des emplois et garantir notre souveraineté industrielle », a-t-elle plaidé.

Ces revendications interviennent dans un climat de concertations nationales autour du secteur des transports. Lors des états généraux du transport, 55 propositions ont été soumises, mais des désaccords persistent sur 12 d’entre elles. Cependant, le ministre des Infrastructures et des Transports s’est montré optimiste quant à l’issue de ces discussions, estimant que des solutions concrètes devraient bientôt émerger.

Le rail est perçu comme un levier stratégique pour le développement économique du Sénégal, mais son avenir dépendra des décisions à venir, tant sur la gestion du patrimoine que sur les investissements à réaliser. La relance de l’usine de Thiès, la récupération des infrastructures stratégiques et la mise en œuvre des réformes annoncées seront cruciales pour faire du rail un moteur de croissance et de mobilité.

En attendant, les acteurs du secteur restent mobilisés pour faire entendre leur voix et assurer une gestion plus proactive des ressources et du patrimoine ferroviaire, face aux défis de modernisation du réseau.

Kafountine: Des acteurs de la pêche artisanale en croisade contre la migration irrégulière

Les acteurs de la pêche artisanale de Kafountine ont initié, ce week-end, une journée de sensibilisation contre la migration irrégulière suivie d’un match de football. Ce membre de l’Union nationale des mareyeurs du Sénégal (UNAMS) et, par ailleurs, responsable du parti Pastef à Kafountine a regroupé tous les acteurs de la pêche artisanale le temps d’échanger afin d’apporter des pistes de solutions pérennes.

« Nous sommes des acteurs de la pêche artisanale, moi-même je suis pêcheur et mareyeur. Donc, si nous sommes dans un secteur où la migration irrégulière est en train d’atteindre son paroxysme où nos jeunes, par tous les moyens, veulent aller en Europe pour s’accomplir. Il est donc de notre devoir d’être sur pied pour faire face.

Aussi, il est pour nous, grand temps de prendre nos responsabilités, c’est la raison pour laquelle nous avons convié tous les acteurs de la pêche artisanale le temps d’échanger avec eux afin d’apporter des pistes de solutions pérennes », a indiqué Diégane Diop, membre actif de l’Union nationale des mareyeurs du Sénégal (UNAMS) qui n’a pas manqué de parler de la situation de la migration irrégulière: « vous savez le phénomène de l’immigration est très complexe et nous avons la responsabilité de le combattre. Et à mon sens, il n’y a que les acteurs de la pêche qui se trouvent être les convoyeurs qui peuvent changer les choses.

Nous sommes les propriétaires des embarcations qui prennent la mer et si nous prenons le risque de traverser l’Atlantique avec des passagers en provenance de Tamba, de Kolda ou même de Fongolémi, qui ne connaissent pas la mer, en cas de pépin, cela ne peut être que désastreux. Nous devons nous dire la vérité et être conscients que les clients que nous embarquons sont des innocents et ce sont nos fils, nos neveux, nos frères qui le font.

Aujourd’hui, ce qui s’est passé à Mbour et qui a provoqué la venue du Président de la République est à prendre trés au sérieux. Il fallait voir le visage qu’affichait Bassirou Diomaye Faye pour comprendre que cette affaire n’est pas à négliger. Personne n’a envie de voir ses enfants mourir dans des conditions pareilles.

C’est pourquoi nous présentons une fois de plus nos plus sincères conditions aux familles des disparus. En tout cas, moi Diégane je m’investirais pour que ce qui s’est passé à Mbour n’arrive plus au Sénégal à plus forte raison à Kafountine », a-t-il déploré avant d’ajouter : « mais on doit proposer des choses concrètes aux jeunes pour leur permettre de s’accomplir et réaliser leur rêve dans leur propre pays.

Et parmi les solutions, on doit d’abord régler les cohabitation en mer entre les bateaux et les pirogues. On ne peut pas interdire la pêche aux bateaux mais, on peut les éloigner au moins à 70 ou 80 kilomètres parce que la ressource devient rare. Les pirogues en mer sont nombreuses et il n y a que cela qui pourrait permettre le développement de la pêche artisanale et l’Etat doit aider les pêcheurs artisanaux et les mareyeurs dans ce sens.

Parce que si nous mangeons du poisson c’est à cause de la pêche artisanale. Et les gens doivent également savoir que ces bateaux qui nous amènent des problèmes vendent les produits halieutiques à l’étranger alors que nous, nous assurons la consommation journalière de poisson aux sénégalais. Ici, nous n’avons même pas de quai et avec ces débarquements de poissons, les destinations sont entre autres Ziguinchor, Tamba, Kolda, Kédougou, Bakel, Touba, Dakar…

Donc nous devons tout faire pour soutenir la pêche artisanale. Donc je dois parler au nom de tous les acteurs de la pêche artisanale du Sénégal et nous avons espoir qu’avec le régime du président Faye qui est venu jusqu’ici à Kafountine pour voir s y passe, nos différents problèmes seront pris en charge. Il nous faut juste être un peu patient et tout ira pour le mieux. Des projets pour les jeunes sont entrain d’être concoctés pour lutter contre le chômage des jeunes et surtout la migration irrégulière ».

A signaler qu’en marge de la journée de sensibilisation contre l’immigration irrégulière, un match de football a aussi été organisé dans le but de conscientiser les jeunes à plus penser à s’aventurer dans des projets de voyages irréguliers.        

Aly Saleh

États Généraux des Transports : le Président Bassirou Diomaye Faye prône une refonte complète du secteur

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a officiellement lancé ce lundi au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) les États généraux des Transports publics, un événement clé pour redéfinir l’avenir du transport au Sénégal. Ces assises, d’une importance cruciale, visent à relever les défis persistants du secteur, notamment l’insécurité routière, les embouteillages et le manque d’infrastructures adéquates.

Dans son discours d’ouverture, le chef de l’État a mis en lumière l’urgence de revoir en profondeur les pratiques actuelles, affirmant que l’insécurité routière est le résultat de « manquements humains » plutôt qu’une fatalité. Il a donc appelé à une prise de conscience collective pour remédier à ces lacunes.

Le Président Faye a insisté sur l’importance d’un dialogue inclusif pour bâtir un système de transport moderne et plus sécurisé. L’intégration des nouvelles technologies figure parmi les priorités pour renforcer l’efficacité du secteur et assurer la résilience face aux défis croissants. Cette rencontre, qui s’étalera sur cinq jours, vise à dresser un diagnostic sans complaisance des différents sous-secteurs : routier, ferroviaire, et aérien.

« Ces assises offrent une opportunité unique de faire un état des lieux rigoureux et de réfléchir à des solutions durables pour remédier aux problèmes endémiques du secteur », a souligné le Président.

Bassirou Diomaye Faye a également exhorté les participants à repenser le système de transport pour l’adapter aux nouvelles formes de mobilité, avec un accent particulier sur l’électrique et le numérique. Le président a appelé à diversifier les solutions, en particulier à travers une réhabilitation stratégique du chemin de fer, afin de désengorger les routes et contribuer à leur préservation.

« Le renforcement du réseau ferroviaire doit réduire la pression sur nos routes et améliorer la compétitivité économique du Sénégal », a-t-il déclaré, mettant l’accent sur l’importance des corridors ouest-africains dans cette stratégie.

Organisée par le ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, cette rencontre rassemble experts, syndicats de travailleurs et représentants de la société civile. L’objectif est d’élaborer une feuille de route durable pour réformer le secteur, renforcer la sécurité des infrastructures et améliorer l’efficacité des transports publics au Sénégal.

Les consultations qui suivront devront proposer des solutions innovantes afin de répondre aux attentes des usagers tout en contribuant à une transformation durable du secteur des transports dans le pays.

Paiement des bourses des étudiants : un processus progressif selon le ministre Abdourahmane Diouf

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Abdourahmane Diouf, a annoncé ce lundi que l’intégralité des bourses des étudiants sera progressivement payée dans les deux à trois semaines à venir. Cette déclaration a été faite lors de l’ouverture d’un atelier dédié à l’évaluation du système LMD (licence, master, doctorat).

Selon le ministre, une première vague de paiements a déjà été effectuée la semaine dernière, et la deuxième suivra cette semaine. « Nous avons commencé à payer la première vague la semaine dernière et la deuxième vague sera payée cette semaine. (…) L’intégralité du paiement se fera progressivement d’ici deux ou trois semaines », a-t-il affirmé, ajoutant que son ministère collabore étroitement avec la banque chargée d’assurer les paiements afin de garantir qu’il n’y ait pas de rupture dans ce processus.

Abdourahmane Diouf a également évoqué les difficultés rencontrées, notamment l’augmentation significative des sommes à verser aux étudiants. « En fin septembre, début octobre, là où nous payions en moyenne pour les bourses 6 à 8 milliards, nous payons maintenant 15 milliards en un mois », a-t-il expliqué, justifiant ainsi les retards dans le versement des bourses.

Le ministre a précisé que l’insuffisance des fonds disponibles a contraint son département à prendre une décision stratégique. « La somme de 15 milliards n’étant pas disponible pour payer d’un coup toutes les bourses, nous avions deux options : soit attendre la totalité de l’argent, soit démarrer avec le montant disponible et payer progressivement les bourses », a détaillé le ministre, soulignant que la deuxième option avait été retenue.

Orientation des nouveaux bacheliers : un processus en cours

Abdourahmane Diouf a également fait le point sur l’orientation des nouveaux bacheliers, précisant qu’à la date du 19 septembre, 86% d’entre eux avaient déjà été orientés vers des établissements universitaires. Pour ceux qui n’ont pas encore été orientés, il a fixé le délai du 15 octobre pour finaliser cette tâche, en précisant que son équipe travaillait à résoudre les problèmes rencontrés, notamment ceux liés aux frais d’inscription non payés à temps.

Ainsi, les étudiants peuvent s’attendre à recevoir leurs bourses progressivement au cours des prochaines semaines, tandis que les efforts se poursuivent pour assurer une orientation complète et rapide des nouveaux bacheliers dans les délais annoncés.

Saint-Louis sous la menace d’une crue imminente : un défi majeur pour les autorités locales

La ville historique de Saint-Louis, au nord du Sénégal, fait face à une menace grandissante avec la crue imminente du fleuve Sénégal. Les autorités locales sont en état d’alerte, alors que le niveau du fleuve continue de grimper dangereusement, suscitant des inquiétudes pour les quartiers situés en zones inondables. Les services de l’hydraulique, sous la supervision de Souleymane Ndoye, directeur régional de l’Hydraulique de Saint-Louis, suivent de près l’évolution de la situation.

Selon les relevés actuels, le niveau de l’eau a déjà atteint 1,51 mètre, s’approchant de la cote d’alerte fixée à 1,75 mètre. Un seuil critique qui place la ville en état de pré-crise. La région traverse son deuxième pic de crue de l’année, mais cette fois-ci, les autorités redoutent un troisième pic, inattendu et exceptionnel, qui pourrait amplifier les risques d’inondations.

Souleymane Ndoye explique : « Habituellement, Saint-Louis connaît deux pics de crue, mais cette année est marquée par une situation exceptionnelle. Nous sommes confrontés aux eaux du pic de septembre, mais un autre est prévu en octobre, ce qui pourrait compliquer davantage la situation si ces deux pics se rencontrent. »

Conscientes du danger, les autorités locales, sous l’égide du gouverneur, ont pris plusieurs mesures préventives pour tenter de minimiser les dégâts. Une cellule de suivi des inondations a été mise en place afin de surveiller en temps réel l’évolution du niveau des eaux et coordonner les actions à entreprendre. Cette cellule se concentre également sur la sensibilisation des populations, particulièrement celles vivant dans les zones à risque.

Pour renforcer les défenses face aux eaux menaçantes, des sacs de sable ont été placés aux endroits les plus vulnérables, notamment dans les quartiers de Khar Yalla et Médina Cherif, déjà partiellement inondés. Les pompiers sont également mobilisés, prêts à intervenir en cas de besoin, notamment pour procéder au pompage dans les zones submergées. Les opérations de prévention se multiplient dans toute la ville afin de préparer au mieux une éventuelle montée des eaux.

L’un des points cruciaux pour éviter une catastrophe majeure réside dans la collaboration entre les autorités locales et les populations. Souleymane Ndoye insiste sur l’importance de suivre les recommandations des services techniques, surtout dans les quartiers les plus menacés. « Il est primordial que les populations coopèrent et respectent les directives des autorités, notamment en ce qui concerne les éventuelles évacuations », déclare-t-il.

Les évacuations préventives sont une mesure difficile mais nécessaire pour protéger les vies humaines. Les autorités craignent que certaines populations hésitent à quitter leurs maisons, d’où l’importance de la sensibilisation et de la communication. « En cas de besoin, nous devons pouvoir évacuer les habitants sans rencontrer de résistance, car chaque minute peut faire la différence », avertit Ndoye.

Malgré toutes les précautions prises, l’évolution de la crue reste imprévisible. Les experts de l’hydraulique suivent de près les données hydrologiques pour anticiper le comportement du fleuve dans les jours à venir. Si la situation venait à s’aggraver, des mesures supplémentaires seraient déployées pour protéger les populations et limiter l’impact des inondations.

Un plan d’action similaire à celui déjà mis en œuvre dans les départements voisins de Podor et Dagana pourrait être appliqué à Saint-Louis. Lors de sa visite dans ces localités les 15 et 16 octobre derniers, le gouverneur a coordonné une série de mesures qui pourraient également être déployées à Saint-Louis si le fleuve continue de monter.

Outre le danger direct pour les populations, cette crue représente également une menace pour les infrastructures et l’économie de la ville. Saint-Louis, connue pour son architecture coloniale et son statut de patrimoine mondial de l’UNESCO, est particulièrement vulnérable. Les quartiers historiques situés à proximité du fleuve pourraient subir des dégâts considérables en cas d’inondations majeures.

L’économie locale, déjà fragilisée par les effets du changement climatique et des précédentes inondations, risque de subir de nouveaux revers si la situation se dégrade. Les secteurs de la pêche et du tourisme, piliers économiques de la région, sont particulièrement menacés par la montée des eaux.

Face à cette situation exceptionnelle, les autorités locales appellent à une vigilance constante et à une préparation rigoureuse. Le spectre des inondations de 2012, qui avaient ravagé plusieurs quartiers de la ville, hante encore les esprits. Le défi est immense, mais les autorités, avec l’appui des populations, espèrent éviter le pire.

En attendant de voir comment évolue la situation dans les prochains jours, Saint-Louis reste sous la menace directe de la crue, et tout le monde retient son souffle.

Kaolack / Éducation : Un CDD sur le partage du modèle du projet PAAME comme prétexte aux préparatifs des foras communaux

Les autorités administratives et éducatives, les élus territoriaux ainsi que les parents d’élèves de la commune et du département de Kaolack ont organisé ce lundi un Comité Départemental de Développement (CDD) dans le cadre des préparatifs des foras communaux, prévus du 27 au 30 novembre 2024 dans les communes de Kaolack, Kahone, et celles du département. Ces foras communaux auront pour thème : « Quelles actions entreprendre pour appuyer la consolidation et le maintien des performances des élèves en mathématiques, en collaboration avec la communauté ? ». L’État du Sénégal, en partenariat avec la JICA (Agence japonaise de coopération internationale) à travers le programme PAAME 2, soutient cette initiative.

Le PAAME 2 est un projet qui vise à améliorer l’enseignement des mathématiques à l’école élémentaire depuis maintenant deux ans. « Il faut comprendre que l’enseignement des mathématiques à l’élémentaire englobe l’activité numérique, la géométrie et la résolution de problèmes », a expliqué l’inspecteur Thiendella Fall, point focal du projet PAAME 2 à l’Inspection de l’Éducation et de la Formation de la commune de Kaolack, en marge du CDD.

Ce comité départemental de développement s’inscrit dans les préparatifs des foras communaux en impliquant la communauté. « On ne cesse de le dire : l’école appartient à la communauté », a rappelé M. Fall. Selon lui, l’implication de la communauté contribuerait grandement à l’amélioration des performances en mathématiques au niveau élémentaire.

« Le Sénégal s’est engagé dans un processus d’émergence économique et sociale qui repose essentiellement sur un capital humain performant, fortement tributaire d’une éducation et d’une formation de qualité », a poursuivi l’inspecteur. Cet engagement national se manifeste dans diverses orientations politiques, notamment la décision présidentielle N°1 issue des Assises de l’Éducation et de la Formation de 2015, qui exige de « réorienter le système éducatif vers les sciences, les mathématiques, le numérique, entre autres ».

En conclusion, l’inspecteur Thiendella Fall a appelé la population à s’impliquer davantage dans l’enseignement des mathématiques, soulignant que cet effort collectif est essentiel pour assurer la réussite des élèves.

UCAD : Les étudiants en Master 1 en grève pour réclamer leurs bourses

Les étudiants en Master 1 de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar ont entamé, ce lundi, un mouvement de contestation pour exiger le paiement intégral de leurs bourses d’études pour l’année universitaire 2023-2024. Insatisfaits des actions du collectif des Amicales, ces étudiants refusent catégoriquement le paiement partiel proposé par les autorités et dénoncent une « négligence intolérable » qui dure depuis plus d’un an.

Dans un communiqué, ils expriment leur exaspération face à la mauvaise gestion de leurs bourses et demandent le versement intégral de leurs allocations pour une période de 12 mois. « Nous exigeons que le ministre de l’Enseignement supérieur intervienne immédiatement pour résoudre cette crise », précisent-ils. En cas d’inaction, ils menacent d’intensifier leur mouvement avec des actions plus radicales, incluant des manifestations dans les rues de Dakar.

Daouda Sarr, membre du collectif des étudiants de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines, a souligné leur détermination à bloquer les cours si aucune réponse satisfaisante n’est apportée. « Nous ne pouvons pas accepter que le ministre veuille nous faire croire qu’il n’y a pas d’argent. Nous voulons un paiement intégral », a-t-il martelé, pointant du doigt le manque de transparence des autorités.

En plus du volet financier, les étudiants dénoncent les exclusions dues à des erreurs administratives ayant affecté plusieurs d’entre eux, les empêchant de s’inscrire à temps pour le Master. Ils fustigent également le manque de communication de l’université, qu’ils jugent responsable de cette situation chaotique.

Le collectif des Amicales, qui avait obtenu la promesse du Directeur des bourses d’un début de paiement progressif dès ce lundi, est sévèrement critiqué par les étudiants en Master 1. Ces derniers estiment que le collectif n’a pas pris en compte leurs revendications spécifiques et ont donc décidé de mener leur propre mouvement, en dehors des structures syndicales habituelles.

Les prochains jours seront décisifs pour l’évolution de la crise, alors que les tensions montent sur le campus de l’UCAD. Les étudiants sont déterminés à se faire entendre, et une intervention des autorités semble inévitable pour éviter une paralysie totale des activités académiques.

Perturbations prévues dans la fourniture d’électricité : Senelec annonce des interruptions dans plusieurs localités

La Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) a informé sa clientèle de possibles perturbations dans la fourniture d’électricité dans plusieurs localités, à partir du mardi 22 octobre jusqu’au samedi 26 octobre 2024. Ces interruptions seront dues à des travaux d’amélioration de la qualité du réseau de distribution électrique.

Les coupures d’électricité devraient intervenir quotidiennement entre 8h et 16h30 et concerneront plusieurs localités, dont Mbour, Somone, Khombole, Sindia, Keur Moussa, Tivaouane, Louly, Mboulème, et Thiès, entre autres.

Senelec précise que ces travaux visent à améliorer la qualité et la fiabilité du service électrique, mais reconnaît les désagréments que cela pourrait occasionner pour les populations concernées. Dans un communiqué officiel, l’entreprise présente ses excuses pour les inconvénients qui découleront de ces coupures programmées, tout en assurant que les interventions seront effectuées dans les délais prévus.

Les clients sont invités à prendre leurs dispositions pour minimiser l’impact de ces coupures sur leurs activités quotidiennes. Senelec recommande de surveiller les canaux de communication officiels pour toute information complémentaire ou mise à jour sur les travaux.

Ces efforts d’amélioration s’inscrivent dans une stratégie plus large de modernisation des infrastructures électriques du Sénégal, avec pour objectif de répondre aux besoins croissants en énergie dans le pays.

En attendant la fin des travaux, les habitants des localités concernées devront se préparer à ces interruptions temporaires de service.

CRISE AU CESE : Les conseillers s’insurgent contre le blocage et les violations de droits

Le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) s’est réuni ce dimanche 20 octobre 2024 pour discuter des perturbations qui touchent l’institution depuis le rejet du projet de loi de dissolution proposé par le président de la République.

Les membres du CESE ont unanimement constaté un blocage systématique, qu’ils imputent au président Diomaye et à son Premier ministre, Ousmane Sonko, en complicité avec l’administration du CESE. Cette situation, selon les conseillers, est accentuée par le refus du président Diomaye Faye de signer le décret convoquant la première session ordinaire, prévue depuis septembre. Ce manquement est perçu comme une violation de la Constitution, qui désigne le président de la République comme garant du bon fonctionnement des institutions.

Les conseillers ont également dénoncé le non-paiement de leurs indemnités mensuelles, une pratique régulière depuis les mandats de précédents présidents du CESE. Ils soulignent que cette situation constitue une atteinte à leurs droits, d’autant plus qu’ils constatent une inégalité de traitement avec les membres du Haut Conseil des Collectivités Territoriales, qui, eux, continuent de percevoir leurs indemnités.

Dans un appel à la responsabilité, les conseillers rappellent qu’ils ont toujours exercé leurs fonctions avec sérieux et professionnalisme, et estiment que les accusations à leur encontre relèvent de considérations politiques. Ils exigent donc le rétablissement de leurs droits, soulignant que chaque Sénégalais mérite une reconnaissance pour son travail au service de l’État et de la Nation.

Inondations à Bandial : Les habitants lancent un appel à l’aide face à une catastrophe naturelle

Le village de Bandial, situé dans la région de Ziguinchor, au cœur de la Casamance, vit des moments difficiles après avoir été frappé par de terribles inondations. Les pluies torrentielles qui se sont abattues ces derniers jours ont provoqué une montée rapide des eaux du fleuve, submergeant les habitations, les champs et les infrastructures essentielles de ce village de la communauté rurale d’Enampore.

Cette catastrophe naturelle a plongé les habitants dans une situation de crise, les forçant à lancer un appel à l’aide aux autorités sénégalaises. « Nous sommes complètement dépassés par cette situation. L’eau a tout envahi et nous n’avons pas les moyens nécessaires pour y faire face seuls. Nous demandons à l’État de nous venir en aide », a déclaré un habitant, la voix empreinte de désespoir.

Les inondations ont causé des dégâts importants, détruisant plusieurs maisons et emportant les cultures, principale source de subsistance pour les villageois. Certaines familles ont été contraintes de quitter leurs domiciles pour chercher refuge dans des zones moins exposées. Cependant, le manque d’abris temporaires et de soutien rend leur situation extrêmement précaire.

« Nos maisons sont inondées, nos champs détruits, et nous n’avons nulle part où aller. Nous avons besoin d’aide pour reconstruire et pour faire face à cette situation. Nous ne savons pas combien de temps nous pourrons tenir », confie un autre habitant qui, comme beaucoup, a vu sa vie bouleversée par la catastrophe.

Face à l’urgence de la situation, les habitants de Bandial appellent le président Bassirou Diomaye Faye et les autorités locales à une intervention rapide. Ils réclament des solutions d’urgence pour faire face à cette crise, notamment la mise à disposition d’abris temporaires, de vivres, d’eau potable et de services médicaux pour prévenir les maladies qui peuvent survenir à la suite d’inondations, telles que le paludisme ou les infections liées à l’eau stagnante.

Les habitants soulignent que l’intervention de l’État est cruciale pour éviter une catastrophe humanitaire. Ils espèrent qu’une réponse rapide et coordonnée viendra leur apporter le soutien nécessaire pour surmonter cette épreuve.

Au-delà de la gestion immédiate de la crise, les habitants de Bandial appellent également à une réflexion sur des solutions à long terme. Les inondations deviennent de plus en plus fréquentes dans certaines régions de la Casamance, et les villageois demandent des mesures durables pour protéger les zones vulnérables. Des projets d’aménagement hydrologique et des infrastructures adaptées pourraient réduire l’impact de ces catastrophes naturelles à l’avenir.

La situation à Bandial est un rappel des défis environnementaux croissants auxquels les populations rurales du Sénégal sont confrontées. L’urgence est désormais de répondre aux besoins immédiats de la communauté, tout en prenant en compte des solutions préventives pour le futur.

Les prochains jours seront décisifs pour l’avenir de Bandial, alors que les habitants espèrent un soutien fort des autorités et de la communauté nationale pour faire face à cette épreuve.

Coupures d’électricité prévues dans plusieurs localités du pays : Senelec annonce des travaux d’amélioration du réseau

La Société Nationale d’Électricité du Sénégal (Senelec) a annoncé des coupures d’électricité dans plusieurs localités du pays à partir de ce mardi 22 octobre 2024. Les zones concernées comprennent notamment Mbour, Somone, Khombole, Sindia, Keur Moussa, Tivaouane, Louly, Mboulème et Thiès, ainsi que d’autres localités environnantes.

Ces perturbations, qui pourraient durer jusqu’au samedi 26 octobre, sont liées à des travaux d’amélioration de la qualité du réseau de distribution électrique, selon un communiqué de la société. Les coupures auront lieu chaque jour entre 8h et 16h30, sur la période allant du mardi au samedi.

La Senelec explique que ces interruptions sont nécessaires pour garantir une meilleure fiabilité du service électrique à long terme. Ces travaux visent à renforcer les infrastructures et à résoudre certains problèmes qui affectent la qualité de l’alimentation en électricité dans ces zones.

Face à cette situation, la Senelec a tenu à présenter ses excuses à sa clientèle pour les désagréments que ces coupures pourraient engendrer, tout en assurant que tout sera mis en œuvre pour minimiser la durée et l’impact de ces perturbations.

Pour de nombreuses entreprises, ménages et autres acteurs économiques, ces coupures pourraient s’avérer problématiques, d’autant que l’électricité joue un rôle essentiel dans le bon fonctionnement de plusieurs secteurs d’activités. Les habitants des zones concernées sont donc invités à prendre les dispositions nécessaires pour se préparer à ces interruptions temporaires.

La Senelec a par ailleurs promis de maintenir une communication constante avec les usagers pour les informer de l’évolution des travaux et de tout changement dans les prévisions de coupures.

Ce type de travaux d’amélioration reste crucial pour assurer une distribution stable de l’électricité dans le pays, surtout à un moment où la demande énergétique ne cesse de croître. Bien que les coupures puissent entraîner des désagréments à court terme, elles visent à offrir une meilleure qualité de service aux utilisateurs sur le long terme.

Exploitation illégale le long de la Falémé : Trois individus arrêtés et matériel saisi par la gendarmerie

L’exploitation clandestine continue de sévir dans la région de la Falémé malgré l’interdiction formelle décrétée par le gouvernement. Ce dimanche 20 octobre 2024, les forces de la brigade territoriale de la gendarmerie de Saraya ont mené une opération coup de poing visant à démanteler des activités minières illégales qui persistent dans cette zone, autrefois un haut lieu de l’orpaillage semi-mécanisé. Trois individus ont été interpellés sur place, et du matériel sophistiqué utilisé pour l’extraction minière a été saisi.

La région de la Falémé, située dans le sud-est du Sénégal, fait l’objet d’un décret présidentiel interdisant toute activité minière depuis plusieurs mois. Cette mesure, prise pour trois ans, vise à protéger les ressources naturelles et à stopper la dégradation environnementale sévère causée par l’exploitation minière anarchique dans cette zone sensible. Toutefois, cette interdiction semble ne pas dissuader les orpailleurs clandestins, qui, malgré la menace de sanctions sévères, poursuivent leurs activités illégales.

La dernière opération menée par la gendarmerie a révélé l’ampleur des violations. Des individus, dont des ressortissants étrangers, se sont approprié des sites abandonnés par des entreprises semi-mécanisées pour poursuivre l’extraction illégale de ressources. À Dokhiba, l’un des épicentres de l’orpaillage clandestin, les forces de l’ordre ont découvert que des groupes, parmi lesquels des ressortissants chinois, continuaient leurs activités en toute illégalité. L’arrivée des gendarmes a poussé plusieurs occupants à fuir, abandonnant sur place un équipement conséquent.

Lors de cette intervention, trois individus ont été appréhendés par les forces de l’ordre. En plus de ces arrestations, les gendarmes ont confisqué plusieurs machines utilisées pour l’extraction de l’or, notamment quatre engins lourds et une motopompe, un matériel coûteux qui montre l’organisation et les moyens importants mis en place par ces groupes illégaux.

Les personnes arrêtées ont été placées en garde à vue à la brigade de Saraya et sont actuellement en attente de leur transfert au parquet de Tamba pour répondre des accusations d’exploitation minière clandestine. L’enquête, ouverte par les autorités locales, cherche à déterminer l’étendue de cette exploitation illégale ainsi que les responsabilités impliquées. Les forces de l’ordre tentent également d’identifier d’éventuels complices qui auraient pu échapper à l’arrestation lors de l’intervention.

Au-delà des enjeux légaux, l’exploitation minière illégale dans cette région pose de sérieux problèmes environnementaux. La Falémé est une zone déjà vulnérable, et les activités d’extraction, menées sans contrôle, aggravent la dégradation des sols et des ressources en eau. Le recours à des méthodes d’extraction non réglementées, souvent destructrices, entraîne une perte importante de biodiversité et contribue à la pollution des rivières, mettant en danger la vie des populations locales qui dépendent de ces cours d’eau pour leurs activités agricoles.

Sur le plan économique, l’orpaillage clandestin prive également l’État sénégalais de revenus importants issus de l’exploitation légale des ressources minières. Les autorités font face à un double défi : restaurer l’ordre et la légalité dans ce secteur tout en assurant la protection des populations locales qui, souvent, trouvent dans l’orpaillage une source de subsistance.

La récurrence de ces violations malgré l’interdiction en vigueur illustre la difficulté pour le gouvernement de faire respecter ses décisions dans des régions reculées et difficiles d’accès comme celle de la Falémé. Les forces de sécurité, bien que mobilisées, se heurtent à la persistance de réseaux bien organisés qui profitent des failles dans la surveillance et le contrôle des sites miniers.

Cette situation met également en lumière le besoin d’une meilleure collaboration entre les forces de l’ordre, les autorités locales et les populations. Plusieurs initiatives visant à offrir des alternatives économiques aux habitants des zones minières ont été envisagées, mais leur mise en œuvre reste souvent limitée par des contraintes budgétaires et logistiques.

L’arrestation de ces trois individus envoie néanmoins un signal fort aux contrevenants et aux opérateurs illégaux. Les autorités sénégalaises ont montré leur détermination à faire appliquer la loi et à protéger les ressources naturelles du pays. L’interdiction de toute activité minière dans la région de la Falémé reste en vigueur pour trois ans, et des opérations de surveillance intensifiée sont annoncées pour décourager ceux qui tenteraient de défier cette mesure.

Les Sénégalais attendent désormais que la justice fasse son travail et que les coupables soient sanctionnés conformément à la loi. L’issue de cette affaire sera sans doute scrutée de près, tant par les opérateurs économiques légitimes que par les acteurs clandestins qui continuent de défier les autorités.

Réunion interministérielle exceptionnelle sur les crues du fleuve Sénégal : Le Premier ministre appelle à une intervention ciblée et efficace

Ce dimanche 20 octobre 2024, une réunion interministérielle exceptionnelle s’est tenue sous la présidence du Premier ministre Ousmane Sonko, pour faire face à la situation préoccupante des crues du fleuve Sénégal. Les ministres en charge des opérations d’assistance et de secours ont présenté un état des lieux détaillé sur l’impact des inondations.

Le Premier ministre a rappelé l’importance de l’enveloppe provisoire de huit milliards de F CFA mise en place par l’État pour soutenir les populations sinistrées. Il a insisté sur la nécessité de « cibler les actions les plus urgentes » afin de garantir une intervention rapide et efficace. Parmi les priorités, figurent la réhabilitation des infrastructures essentielles, la distribution de vivres, ainsi que des aides médicales et matérielles aux familles touchées.

Ousmane Sonko a exhorté son gouvernement à se coordonner avec les autorités locales et les organisations humanitaires pour mieux cerner les besoins et maximiser l’impact des mesures prises. Des efforts particuliers seront également déployés pour sécuriser les zones les plus exposées et protéger les terres agricoles ravagées par les eaux.

Cette réunion témoigne de l’engagement du gouvernement à agir rapidement pour atténuer les conséquences de cette catastrophe naturelle, qui a déjà touché des milliers de personnes dans les régions affectées par la montée des eaux.

Seydi Gassama demande la libération de Bougane Gueye Dani et appelle à la sérénité en période préélectorale

Le directeur exécutif d’Amnesty International, section Sénégal, Seydi Gassama, a réagi à l’arrestation de Bougane Gueye Dani, leader politique et homme d’affaires, interpellé samedi alors qu’il se rendait à Bakel. Selon les autorités, M. Dani a été arrêté pour « refus d’obtempérer » après un incident routier avec la gendarmerie nationale.

Dans une publication sur le réseau social X (anciennement Twitter), Seydi Gassama a plaidé pour la libération immédiate de Bougane Gueye Dani, qualifiant l’incident de mineur et précisant qu’il n’avait pas mis en danger la vie des personnes impliquées. Selon lui, cet événement doit être analysé dans le contexte sensible de la période préélectorale que traverse actuellement le Sénégal.

« Nous demandons la remise en liberté de M. Bougane Gueye Dani », a-t-il affirmé. Pour Gassama, il est crucial que l’apaisement et la sérénité dominent à l’approche des élections législatives, appelant les acteurs politiques à la responsabilité. « Cet incident mineur ne doit pas perturber les efforts pour maintenir un climat électoral libre et pacifique », a-t-il ajouté.

En outre, le défenseur des droits de l’Homme a mis en avant l’importance de la solidarité nationale, notamment envers les populations sinistrées du nord-est du pays, touchées par des inondations. Selon lui, cette solidarité doit transcender les divisions politiques et sociales, et renforcer l’unité nationale en ces moments critiques.

Cette sortie de Seydi Gassama s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes à l’approche des élections législatives, avec des appels répétés à la modération et au respect des droits fondamentaux pour éviter des débordements pouvant affecter le processus électoral.

Crue du fleuve Sénégal : 55.000 personnes touchées, le Président Faye en visite de solidarité

Le Président Bassirou Diomaye Faye a effectué une visite samedi dans les régions de l’est et du nord du Sénégal, gravement affectées par des inondations causées par la crue exceptionnelle du fleuve Sénégal. Environ 55.000 personnes, réparties dans 51 villages et 44 autres sites, principalement agricoles, ont été touchées par ces débordements suite à des pluies torrentielles, a annoncé le gouvernement.

Ces inondations ont dévasté plus de mille hectares de terres agricoles cultivées en piment, riz et maïs, dans des zones déjà vulnérables telles que les départements de Tambacounda, Bakel (à l’est), Matam et Saint-Louis (au nord), où les populations dépendent fortement de l’agriculture pour leur subsistance.

Le Président Faye, élu en mars dernier avec une promesse de rupture, s’est rendu dans plusieurs localités touchées, notamment à Bakel. Selon Amadou Moustapha Ndieck Sarré, ministre porte-parole du gouvernement, cette visite visait à exprimer la solidarité de la nation envers les familles sinistrées. Le président a déclaré sur les réseaux sociaux : « Je témoigne ma solidarité, celle du gouvernement et de la nation tout entière envers les familles sinistrées », tout en apparaissant en tenue militaire avant son départ de Dakar à bord d’un avion de l’armée.

Des aides humanitaires, incluant des vivres, des tentes, des matelas et des moustiquaires, ont été distribuées aux personnes affectées par la catastrophe. Les images diffusées sur les réseaux sociaux et à la télévision montrent des maisons, des écoles, des champs et des édifices publics submergés, forçant les habitants à quitter leurs domiciles pour trouver refuge dans des zones plus sûres.

Cette crue d’une ampleur exceptionnelle frappe les populations vivant le long du fleuve Sénégal, qui prend sa source en Guinée et traverse le Sénégal, la Mauritanie et le Mali. Ces trois pays partagent un barrage hydroélectrique situé à Manantali, au Mali.

Cependant, une coalition de l’opposition a critiqué la gestion de la catastrophe par le président Faye. Elle accuse le gouvernement de ne pas avoir réagi à temps, malgré les alertes de l’agence nationale de météorologie depuis plusieurs mois. La coalition dénonce également des « dérives autoritaires », affirmant que la gendarmerie a empêché certains de ses membres de rendre visite aux sinistrés et qu’ils auraient été malmenés.

Dans un autre incident, Bougane Guèye, un responsable de l’opposition et candidat aux élections législatives, a été arrêté pour « refus d’obtempérer ». Il aurait tenté de désobéir à un ordre de laisser passer le convoi du président Faye, alors qu’il se rendait pour apporter son aide aux sinistrés.

Face à cette situation critique, la solidarité nationale s’organise et l’État s’efforce de mobiliser davantage de moyens pour venir en aide aux milliers de personnes affectées.

Inondations : Thierno Madani Tall appelle à une mobilisation nationale pour les sinistrés

Le serviteur de la Hadara omarienne, Thierno Madani Tall, a lancé un vibrant appel à la solidarité nationale en faveur des populations durement touchées par les inondations dans plusieurs régions du Sénégal, notamment Kédougou, Tambacounda, Matam, et Saint-Louis.

S’exprimant ce samedi à Dakar en langue pulaar, le guide religieux a exhorté les Sénégalais, tant de l’intérieur que de la diaspora, à se montrer compatissants et solidaires envers leurs compatriotes victimes des débordements du fleuve Sénégal. « Il est primordial que les Sénégalais se mobilisent pour venir en aide à ces populations qui traversent des moments difficiles et qui ont un besoin urgent de soutien, » a-t-il déclaré.

Thierno Madani Tall a détaillé les besoins urgents des sinistrés, appelant à la fourniture de vivres, de médicaments, de matelas et de vêtements. Il a également incité les Sénégalais à déposer leurs contributions dans les mosquées de Dakar, en particulier à la mosquée omarienne et celle de Massalikoul Djinane, ainsi que dans d’autres lieux de culte à travers le pays.

Le guide religieux a également sollicité l’implication des hommes d’affaires pour renforcer cette action de solidarité nationale. « J’invite l’État à redoubler d’efforts en mobilisant davantage de personnel et de ressources pour soutenir ces populations, » a-t-il ajouté.

Cet appel à la mobilisation intervient alors que des milliers de personnes sont impactées par les récentes inondations, aggravant une situation déjà fragile dans certaines régions du pays

Rapatriement des Sénégalais du Liban : Un accueil chaleureux du Président Faye à Dakar

Les Sénégalais bloqués au Liban, en raison de la détérioration de la situation sécuritaire, ont enfin retrouvé leur terre natale. Ils ont été accueillis à l’Aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar par le Président Bassirou Diomaye Faye, qui a personnellement supervisé leur retour.

Ce rapatriement, orchestré par le gouvernement sénégalais, s’inscrit dans un effort concerté pour assurer la sécurité de ses citoyens à l’étranger. Le chef de l’État avait donné des instructions fermes pour faciliter leur retour dans les meilleures conditions possibles.

La Présidence a exprimé sa satisfaction quant à la réussite de cette opération de rapatriement. Grâce à une mobilisation rapide, les Sénégalais ont pu rentrer avec dignité et en toute sécurité. Des mesures d’accompagnement ont été mises en place pour leur réintégration dans la société, avec un soutien particulier pour leur bien-être.

Le Président Faye, visiblement ému, a tenu à rassurer les rapatriés ainsi que leurs familles sur l’engagement infaillible de l’État à protéger tous les Sénégalais, où qu’ils se trouvent dans le monde.

« Aujourd’hui, c’est avec une grande émotion que j’ai accueilli nos compatriotes rapatriés du Liban. Leur retour sain et sauf est une grande source de soulagement », a déclaré le président. Il a également réaffirmé que la sécurité des Sénégalais reste une priorité absolue pour son gouvernement, ajoutant : « Face aux épreuves, nous restons unis dans la solidarité. »

Le retour de ces compatriotes marque une étape importante dans les efforts du gouvernement sénégalais pour protéger ses citoyens en situation de crise à l’étranger.

Bakel : Le message de solidarité du président Diomaye aux sinistrés des inondations

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est rendu à Bakel pour rencontrer les victimes des récentes inondations. Lors de sa visite, il a exprimé sa compassion et celle du gouvernement envers les familles touchées.

« Je suis ici pour témoigner de ma solidarité, de celle du gouvernement et de la nation entière envers les familles sinistrées. Les services de l’État sont pleinement mobilisés sur le terrain pour aider, accompagner et protéger », a déclaré le président Faye.

Il a également souligné sa compréhension des difficultés rencontrées par les sinistrés, affirmant que l’État est à leurs côtés, peu importe leur situation sur le territoire national.

Le président Faye effectue actuellement une tournée dans la Zone Est du pays et doit regagner Dakar ce soir. Cette visite témoigne de l’engagement du gouvernement à répondre aux besoins des populations affectées par cette catastrophe naturelle.

Interpellation de Bougane Gueye Dany à Bakel : Les détails révélés par la gendarmerie

Le samedi 19 octobre 2024, Bougane Gueye Dany, président du mouvement Gueum Sa Bopp, a été interpellé par la Gendarmerie nationale à Bakel. Cette opération a été conduite par la Brigade de Gendarmerie territoriale de la région, qui a précisé les circonstances entourant cette interpellation.

Selon le communiqué du Lieutenant-colonel Ibrahima Ndiaye, chef de la DCRP, l’incident s’est produit aux alentours de 13 heures 40 minutes, lorsque le cortège de 13 véhicules de Bougane Gueye, en provenance de Semme, a été arrêté au niveau du poste de gendarmerie de Bondji. Les gendarmes ont demandé au convoi de marquer un arrêt temporaire afin de laisser passer un convoi présidentiel, indiquant que cette mesure était nécessaire pour des raisons de sécurité.

Malgré cette demande, Bougane Gueye a refusé de se conformer aux instructions des gendarmes et a décidé de forcer le passage, entraînant son cortège avec lui. Face à cette situation, le commandant de la compagnie de gendarmerie de Bakel a été contraint de faire intervenir un peloton de l’Escadron de Surveillance et d’Intervention (ESI) pour intercepter le convoi, ce qui a été réalisé au niveau du pont de Tourime, situé à 12 km de Bondji.

Bougane Gueye Dany a été arrêté pour refus d’obtempérer et conduit à la brigade de gendarmerie de Bakel, où il a été remis à l’officier de police judiciaire compétent. Le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Tambacounda a été informé de la situation.

Cette interpellation suscite déjà des réactions au sein de l’opinion publique et pourrait avoir des répercussions sur la scène politique sénégalaise, alors que le pays se prépare à des échéances électorales importantes.

Bougane Guéye Dany et son cortège stoppés par la gendarmerie à l’entrée de Bakel : une tension palpable

Hier, lors d’une conférence de presse, Bougane Guéye Dany, président du mouvement Gueum Sa Bop, avait annoncé son intention de se rendre à Bakel en compagnie de Thierno Bocoum et de la cheffe d’entreprise Anta Babacar Ngom. Leur objectif était de constater de visu les dégâts causés par le débordement du fleuve Sénégal, qui a englouti plusieurs hectares de terres, y compris des zones habitées par la population locale.

Cependant, à environ 10 kilomètres de leur destination, le cortège a été stoppé net par la gendarmerie nationale. Une vive altercation s’en est suivie entre le leader politique et les forces de l’ordre, qui ont refusé l’accès à la ville. Les gendarmes, agissant selon des « ordres venus d’en haut », ont fermement interdit l’entrée du convoi dans Bakel, sans donner plus de détails sur la nature de ces ordres.

Cet incident survient alors que la ville est en proie à une crise liée aux inondations, lesquelles ont affecté des centaines de personnes. Bougane Guéye Dany et ses accompagnateurs espéraient offrir un soutien moral et attirer l’attention sur les besoins pressants des sinistrés.

Par ailleurs, il est à noter que le président Bassirou Diomaye Faye est également attendu à Bakel dans le cadre d’une visite officielle pour évaluer l’ampleur des dégâts. Cette intervention gouvernementale pourrait expliquer la volonté des autorités de réguler l’accès à la zone sinistrée, bien que la situation reste confuse et tendue.

Le refus d’accès de Bougane Guéye Dany et son cortège soulève des questions sur la gestion de la crise à Bakel, alors que les habitants continuent de faire face aux conséquences dévastatrices des inondations.

Kaolack/Éducation : L’association « TA3G1 » au chevet de l’administration du lycée Valdiodio Ndiaye

Comme de nombreuses associations impliquées dans des projets éducatifs locaux, l’association « TA3G1 », composée d’anciens élèves du lycée Valdiodio Ndiaye, promotion 1996, s’engage concrètement pour lutter contre les problèmes ayant freiné le développement du pays, notamment l’accès à l’éducation.

« Il s’agit d’une association d’anciens élèves du lycée Valdiodio Ndiaye de Kaolack, dénommée TA3G1. Ce sont des membres de la génération de 1996, aujourd’hui devenus cadres et désireux de servir leur pays. Cette association intervient dans plusieurs domaines de développement. Aujourd’hui, ils ont pris l’initiative de rendre hommage à leur lycée et de redonner à ce temple du savoir ce qu’il leur a offert », a expliqué Assane Diallo, professeur de Lettres modernes, qui s’est exprimé au nom de Malick Thiam, Censeur au lycée Valdiodio Ndiaye de Kaolack.

Le matériel offert comprend, entre autres, des rames de papier pour permettre à l’administration du lycée de fonctionner correctement, notamment dans le traitement des dossiers des élèves, ainsi que des produits détergents, dont tous les établissements scolaires du pays ont un besoin constant. L’administration du lycée a salué ce « geste de haute portée » et s’est engagée, devant les donateurs, à accompagner l’association TA3G1 dans toutes ses initiatives, en particulier celles visant à améliorer les conditions de travail de l’administration du lycée Valdiodio Ndiaye, a informé Assane Diallo.

Survol des zones inondées : Le Président de la République en route vers Bakel

Ce matin, le Président de la République a survolé les zones inondées de Kédougou en hélicoptère avant de se rendre à Bakel. Cette visite a pour objectif de rencontrer les populations touchées par les récentes inondations et de leur exprimer sa solidarité et sa compassion.

Accompagné de plusieurs membres de son gouvernement, le Chef de l’État a prévu de s’enquérir de la situation sur le terrain, notamment de la mise en œuvre de l’aide d’urgence et des mesures prises pour assister les sinistrés. Cette initiative souligne l’engagement du gouvernement à soutenir les communautés affectées et à mettre en place des solutions durables face aux catastrophes naturelles.

Les habitants de Bakel attendent avec impatience cette visite, espérant des annonces concrètes concernant le renforcement de l’aide et des infrastructures nécessaires pour faire face à de futurs événements climatiques.

Cette action s’inscrit dans une démarche de proximité avec les populations et vise à renforcer la résilience des territoires face aux aléas climatiques. Les retours des sinistrés seront également précieux pour adapter les stratégies d’intervention et garantir une aide efficace et rapide.

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