Nouveau Coup de Filet Anti-Drogue à Dakar : Arrestation de Deux Cerveaux du Narcotrafic

Dans une opération audacieuse menée par l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis), deux figures clés d’un réseau de narcotrafiquants opérant entre Ngor, Almadies, Yoff et Plateau ont été arrêtées. Parmi les suspects figuraient un ressortissant américain, identifié comme C. Von Hoover, un agent de joueur, et son acolyte sénégalais B. Ndiaye, connu sous le nom de Kader, administrateur de société.

L’arrestation, survenue le 16 octobre dernier près du Monument de la Renaissance à Dakar, a été le point culminant de semaines de surveillance intense et de filatures. Les autorités, agissant sur une information fiable, ont intercepté Kader et Von Hoover alors qu’ils s’apprêtaient à distribuer une importante quantité de drogues dures.

Selon les rapports, le duo était impliqué dans le trafic de cocaïne, d’héroïne et de e-cannabinoïdes, alimentant une clientèle privilégiée dans les quartiers huppés de la capitale sénégalaise. L’opération a été marquée par des accrochages et des tentatives de fuite infructueuses de la part des suspects.

Les suspects ont été placés en garde à vue et seront présentés à la justice pour répondre de leurs actes présumés. Cette arrestation représente un coup majeur dans la lutte contre le trafic de drogue à Dakar, démontrant l’efficacité des forces de l’ordre dans la démantèlement des réseaux criminels opérant dans la région.

VISITE DU PRÉSIDENT DIOMAYE AUX POPULATIONS DE L’EST TOUCHÉES PAR LES CRUES : Le Nord laissé en rade par un régime concentré sur les législatives

Le Sénégal est en proie à de graves inondations dues aux crues des fleuves Sénégal et Gambie, touchant les régions de Matam, Saint-Louis, Tambacounda et Kédougou. Les sinistrés, de manière générale, sont dans le désarroi total après une aide inefficiente de l’État pendant que le Premier ministre n’est obnubilé que par sa campagne électorale. Quant aux populations du Nord, elles déplorent leur mise en rade par le président de la République qui s’est limité à visiter l’Est du pays.

Le Sénégal fait face à une crise hydrologique d’une ampleur exceptionnelle. Les crues des fleuves Sénégal et Gambie, les plus importantes depuis 1961, ont provoqué des inondations dévastatrices dans les régions traversées par ces cours d’eau. Du Nord à l’Est, les conséquences sont désastreuses : des villages entiers ont été submergés, des champs agricoles inondés, du bétail et des habitations complètement engloutis. Les zones les plus durement frappées par cette catastrophe sont les régions de Tambacounda, Matam, Saint-Louis et Kédougou. Dans cette dernière, la Falémé, affluent du fleuve Sénégal, est sortie de son lit, isolant des villages entiers du reste du pays.

Dans un contexte aussi dramatique, la lenteur et la passivité des autorités publiques suscitent colère et incompréhension. Les sinistrés, nombreux à avoir tout perdu, attendent désespérément un soutien de l’État. Mais, ce dernier a tardé à réagir, ont dénoncé ces populations dans le désarroi à travers les réseaux sociaux. Les déclarations officielles, y compris celles émanant du Conseil des ministres, ont été jugées insuffisantes par une population exaspérée qui peine à voir un réel engagement du gouvernement pour organiser une réponse à la hauteur de la crise.

C’est dans ce climat de mécontentement que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a décidé de se rendre sur le terrain pour évaluer la situation et apporter son soutien à certaines des localités touchées. Sa visite, concentrée principalement sur les zones de l’Est du pays affectées par les lâchers d’eau des fleuves Sénégal et Gambie, a suscité un certain regain d’espoir parmi les populations sinistrées. Cependant, cet espoir a rapidement laissé place à une profonde déception pour les habitants du Nord, qui se sont rendu compte qu’ils avaient été écartés de l’itinéraire présidentiel. Ce, malgré des niveaux d’eau parfois plus élevés et dégâts plus importants que les régions du Nord.

En effet, les populations de Matam et de Saint-Louis, régions durement frappées par les crues, n’ont pas manqué de dénoncer ce qu’elles considèrent comme une injustice et une négligence de la part du chef de l’État. Sur les réseaux sociaux, les critiques fusent, accusant Diomaye Faye de se focaliser sur les zones minières, en particulier les régions aurifères, plutôt que sur celles où des milliers de personnes sont en détresse. La situation est d’autant plus alarmante que, selon des sources officielles, trois personnes ont déjà perdu la vie dans cette catastrophe.

PLUS DE 700 HECTARES DE RIZ DÉCIMÉS

Dans la région de Matam, au Nord du pays, les conséquences des crues sont dévastatrices, en particulier pour les producteurs agricoles. La Société d’aménagement et d’exploitation des terres du delta du fleuve Sénégal (SAED) a recensé plus de 700 hectares de rizières inondées, impactant directement près de 1000 producteurs rizicoles. Moussa Mbodj, chef de la Division appui à la production et à l’entrepreneuriat rural de la SAED, a expliqué l’ampleur des dégâts. Selon lui, lors de la première vague de crues, plus de 400 hectares de riz avaient été submergés. Avec les récents lâchers d’eau, ce chiffre a grimpé à plus de 700 hectares.

M. Mbodj a également prévenu que la situation risque de s’aggraver, car les inondations ne montrent aucun signe de répit. Il a ajouté que la SAED continue d’évaluer les pertes avec l’aide d’agents sur le terrain. Outre les cultures décimées, des centaines de millions de francs CFA ont été perdus, menaçant gravement l’économie locale. Les infrastructures agricoles, en particulier les aménagements, sont également en danger et risquent d’être sérieusement dégradées. Il faudra entreprendre de vastes travaux de réhabilitation pour remettre en état plus de 2000 hectares de terres et permettre aux agriculteurs de reprendre leurs activités.

Parmi les 1000 producteurs touchés, beaucoup avaient contracté des crédits auprès de la Banque Agricole (LBA), tandis que d’autres avaient investi leurs propres fonds dans cette campagne agricole. Pour eux, la situation est catastrophique et compromet leur avenir, sans une intervention rapide de l’État.

DAGANA ET SAINT-LOUIS EN ALERTE MAXIMALE

Après les régions de Bakel et Matam, c’est au tour de Saint-Louis de subir les conséquences des crues du fleuve Sénégal. Dans les départements de Dagana et Saint-Louis, les populations vivent dans une alerte permanente face à la menace croissante des eaux. Si certaines zones sont encore épargnées, d’autres, comme Podor et ses environs, sont déjà inondées. Des localités comme Mao, Fanaye et Thillé Boubacar pataugent littéralement dans les eaux, avec près de 500 hectares de cultures déjà détruits. Selon les informations de la RFM, le quartier Khar Yalla de Saint-Louis est également envahi par les eaux, renforçant l’inquiétude des populations locales.

En raison de la géographie de la ville de Saint-Louis, presque totalement entourée d’eau, les risques d’une inondation majeure sont bien réels. Plusieurs quartiers sont en état d’alerte et les autorités locales redoutent une catastrophe si les crues continuent de progresser. Face à cette situation, l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) a décrété un niveau de vigilance orange tout le long du fleuve, appelant les États membres à renforcer les mesures de prévention.

LA DERNIÈRE DES PRÉOCCUPATIONS D’UN PM DÉJÀ EN CAMPAGNE

Malgré l’urgence de la situation, le Premier ministre, Ousmane Sonko, également leader du parti Pastef, semble concentré sur d’autres priorités. Il a organise aujourd’hui un meeting à Dakar Arena. Un évènement axé sur une levée de fonds pour financer la campagne électorale de sa formation politique en vue des élections législatives du 17 novembre. Cette initiative, perçue comme malvenue en pleine crise, a soulevé l’indignation de nombreux citoyens -politiques et chroniqueurs compris- qui estiment que le Premier ministre devrait se concentrer sur la gestion de la catastrophe humanitaire qui frappe le pays.

Bien que le gouvernement ait annoncé le déblocage de huit (8) milliards de francs CFA pour venir en aide aux populations sinistrées, aucun signe d’amélioration tangible n’a été constaté sur le terrain. Pire encore, le plan d’urgence ORSEC n’a toujours pas été activé, malgré les appels répétés de la coalition “Sopi Sénégal” et de figures politiques comme Me Moussa Bocar Thiam.

Ces inondations ont causé à ce jour la mort de trois (3) personnes et en ont blessé treize (13) autres, avec des effondrements de bâtiments en banco.

Face à ce drame, l’indifférence apparente des autorités sénégalaises ne fait qu’exacerber la colère des populations touchées, qui se sentent abandonnées et laissées à leur sort.

À noter que les inondations peuvent causer de graves problèmes sanitaires, tels que la propagation de maladies (paludisme, choléra), la contamination de l’eau potable, des problèmes respiratoires, un stress psychologique accru, une perturbation des soins de santé, un risque d’électrocution et la malnutrition.

La Dakaroise

Saisie d’un milliard en faux billets à Keur Massar : Un marabout au cœur de la mafia

La gendarmerie de Keur Massar a réalisé un important coup de filet en démantelant un réseau de faux-monnayeurs impliquant un marabout et ses complices. M. Sarr, également connu sous le nom de Sarr Ndiarogne, a été arrêté avec deux autres individus, A. Dia et I. Sarr, en possession de plus d’un milliard de francs CFA en faux billets.

Les hommes de la Brigade de recherches (BR) de Keur Massar, sous la direction du major El Hadj Abdou Aziz Kandji, ont mis la main sur ces trois suspects ce vendredi. Le marabout, considéré comme la tête pensante du réseau, avait fourni à ses complices des billets noirs non authentiques. Leur plan consistait à contacter un technicien spécialisé dans le lavage de ces billets, qui représentent une contre-valeur d’un milliard de francs CFA.

Informé de ces manœuvres, le commandant de l’unité de gendarmerie a élaboré un plan pour infiltrer ce réseau. Grâce à cette stratégie, les gendarmes ont pu saisir cinq sachets de faux billets en coupures de 100 dollars, ainsi qu’un véhicule Peugeot utilisé par les malfaiteurs. Les trois suspects ont été immédiatement placés en garde à vue pour association de malfaiteurs, trafic et contrefaçon de billets de banque.

L’arrestation de ce trio met en lumière les activités illicites d’un réseau bien organisé, avec un marabout au centre de l’opération. Cette saisie démontre également la vigilance et l’efficacité des forces de sécurité dans la lutte contre le trafic de faux billets au Sénégal.

Émigration irrégulière : 32 Guinéens interpellés à Rosso lors d’une opération des gendarmes

Dans le cadre de la lutte contre l’émigration clandestine, les forces de sécurité sénégalaises ont réalisé un coup de filet important à Rosso-Sénégal. Mercredi dernier, la brigade de proximité de cette localité a interpellé 32 migrants de nationalité guinéenne qui tentaient de rejoindre l’Espagne via la Mauritanie, selon des informations de Seneweb.

Alertés sur l’existence d’un réseau clandestin, les gendarmes de la compagnie de Saint-Louis ont mené une enquête qui les a conduits à une maison située dans le quartier Diamaguène de Rosso. Lors de la descente inopinée dans la concession, ils ont découvert les 32 migrants, principalement des femmes et des mineurs, entassés dans deux chambres.

Le propriétaire de la maison, A. Diop, a été interrogé et a affirmé que les candidats à l’émigration lui avaient été confiés par un démarcheur. Les autorités ont immédiatement placé en garde à vue le tuteur des migrants ainsi que le convoyeur, et poursuivent leur enquête pour démanteler tout le réseau impliqué dans cette tentative de migration clandestine.

Cette opération s’inscrit dans un contexte où la région de Rosso est devenue un point de passage prisé par les migrants clandestins, cherchant à atteindre l’Europe au péril de leur vie. Les autorités sénégalaises, en collaboration avec des partenaires internationaux, intensifient leurs efforts pour contrer ces réseaux et sauver des vies en dissuadant les départs irréguliers.

Matam : Plus de 700 hectares de riz inondés et 1000 producteurs impactés par la crue du fleuve Sénégal, selon la SAED

La région de Matam, dans le nord du Sénégal, est fortement touchée par la crue du fleuve Sénégal, qui a inondé plus de 700 hectares de rizières, affectant ainsi plus de 1000 producteurs rizicoles. Cette situation a été révélée vendredi par Moussa Mbodj, chef de la Division appui à la production et à l’entrepreneuriat rural de la Société d’aménagement et d’exploitation des terres du delta du fleuve Sénégal (SAED).

Selon M. Mbodj, cette catastrophe a commencé lors de la première vague de crue, où environ 400 hectares de riz avaient déjà été inondés. Cependant, avec les récents lâchers d’eau, ce chiffre est monté à plus de 700 hectares. Il a ajouté que la situation ne semble pas s’améliorer, prévoyant davantage de terres inondées dans les jours à venir.

Les dégâts causés par ces inondations sont énormes, avec des pertes de récolte conséquentes pour les producteurs locaux. « En dehors des cultures perdues, ce sont des centaines de millions de francs CFA qui sont partis », a précisé Moussa Mbodj. En outre, les infrastructures d’aménagement des périmètres rizicoles risquent d’être gravement dégradées, nécessitant des réhabilitations pour permettre une reprise des activités agricoles.

La SAED a dépêché des agents sur le terrain pour effectuer un recensement précis des pertes, non seulement en termes de cultures, mais aussi pour évaluer les dommages aux infrastructures. « Il va falloir réhabiliter et réaffecter plus de 2000 hectares », a ajouté le chef de division, soulignant l’urgence de remettre en état les périmètres touchés afin de permettre aux producteurs de relancer leurs activités agricoles.

Parmi les producteurs touchés, certains avaient contracté des crédits auprès de La Banque agricole (LBA), tandis que d’autres avaient investi leurs propres fonds pour mener à bien leurs cultures. Ces pertes mettent ainsi en péril non seulement les moyens de subsistance des riziculteurs, mais également leur capacité à rembourser leurs dettes et à maintenir leur activité.

Face à cette situation, des mesures d’urgence sont nécessaires pour soutenir les agriculteurs de la région et réhabiliter les terres agricoles inondées, afin d’éviter une crise alimentaire et économique dans cette zone du pays.

Crue des fleuves Sénégal et Gambie : Le président Bassirou Diomaye Faye au chevet des sinistrés de Kédougou

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a entamé une visite de deux jours à Kédougou pour évaluer les conséquences des inondations causées par la crue des fleuves Sénégal et Gambie. Arrivé à bord d’un avion de l’armée de l’air, vêtu d’un treillis militaire, le chef de l’État a marqué sa solidarité envers les populations sinistrées de cette région lourdement affectée.

Accueilli par Moustapha Guirassy, ministre de l’Éducation nationale, et les autorités locales, le président a débuté son séjour par une rencontre avec les forces armées du 34e bataillon d’infanterie au camp Fodé-Ba. Cette première étape visait à saluer l’engagement des militaires dans les efforts de secours et d’assistance aux populations en détresse.

La tournée présidentielle comprend également la visite des zones sinistrées, notamment les rives de la Falémé où de nombreuses familles ont été contraintes de quitter leurs foyers à cause des inondations. À Kédougou et dans d’autres régions touchées, les dégâts matériels sont considérables, ajoutant à la précarité des habitants.

En marge des visites sur les sites inondés, Bassirou Diomaye Faye se rendra également à Saraya, une zone clé pour l’orpaillage artisanal dans la région. Cette activité économique vitale pour de nombreuses familles est actuellement compromise par la montée des eaux.

Lors de sa visite, le président a réaffirmé l’engagement du gouvernement à fournir une aide immédiate et durable aux populations sinistrées. Des mesures urgentes, telles que le relogement, la distribution de vivres et l’accès aux soins médicaux, sont déjà en place. Le président Faye a également souligné la nécessité de renforcer les infrastructures pour prévenir de futures catastrophes naturelles.

Cette visite présidentielle témoigne de la volonté de l’État de répondre rapidement aux besoins des sinistrés et de mettre en œuvre des solutions à long terme pour gérer les risques liés aux inondations. Les autorités locales, les forces armées et les services de secours continuent de coordonner leurs efforts pour apporter l’aide nécessaire et atténuer les effets de cette crise.

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« Inondations à Saint-Louis : Le quartier Khar Yalla submergé par les crues du fleuve Sénégal »

Le nord du Sénégal continue de faire face à une situation alarmante. Après les récentes inondations à Matam, Bakel et Podor, c’est maintenant Saint-Louis qui subit les conséquences de la crue du fleuve Sénégal. Le quartier de Khar Yalla, selon les informations de la Radio Futurs Médias (RFM), est actuellement envahi par les eaux, forçant de nombreuses familles à évacuer leurs habitations pour chercher refuge dans d’autres zones de la ville.

Saint-Louis, souvent décrite comme une presqu’île, est particulièrement vulnérable face aux montées des eaux, ce qui accentue la gravité de la situation. En effet, la ville, bordée par le fleuve Sénégal et l’océan Atlantique, se retrouve fréquemment sous la menace de catastrophes naturelles, notamment pendant la saison des pluies. La crue du fleuve, déjà responsable de nombreuses destructions dans les villes voisines, pourrait encore s’aggraver si des mesures d’urgence ne sont pas prises.

Les habitants des autres quartiers, eux aussi sous la menace imminente des inondations, lancent un cri d’alarme pour éviter que la situation ne dégénère davantage. La population, impuissante face à l’avancée inexorable des eaux, interpelle les autorités pour un soutien immédiat et des solutions pérennes. Les familles sinistrées, qui ont dû abandonner leurs maisons inondées, se trouvent dans une grande détresse, appelant à une intervention rapide pour éviter une catastrophe humanitaire dans cette région historique.

La situation à Saint-Louis met une fois de plus en lumière la nécessité d’une meilleure gestion des eaux et d’un renforcement des infrastructures pour prévenir ces drames récurrents. Avec des prévisions météorologiques toujours incertaines, la mobilisation des autorités locales et nationales est urgente pour garantir la sécurité des populations et éviter une catastrophe dans cette ville qui fut autrefois la première capitale du Sénégal.

Alors que le SOS des populations continue de retentir, la solidarité nationale et internationale pourrait jouer un rôle clé dans la réponse à cette crise.

Inondations à Bakel : une tragédie humaine et matérielle aggravée par la montée des eaux

La situation à Bakel, dans l’est du Sénégal, s’est profondément dégradée avec la montée dramatique des eaux du fleuve Sénégal, qui a quitté son lit pour envahir les habitations, champs et infrastructures vitales de la région. Depuis plusieurs jours, les populations locales subissent les conséquences dévastatrices de ces inondations, marquées par des pertes humaines et matérielles considérables.

Le drame a atteint son apogée avec la tragique disparition d’un enfant de 7 ans à Kidira. Parti se baigner avec des camarades sous un pont, l’enfant a été emporté par les eaux impétueuses. Les recherches menées par les habitants et les autorités n’ont malheureusement pas pu sauver la vie du garçon, dont le corps a été retrouvé après une journée d’angoisse. Cette perte humaine vient s’ajouter à une longue liste de tragédies dans la région, exacerbant l’angoisse et le désespoir des familles touchées.

Bien que les services hydrologiques aient annoncé une légère baisse du niveau des eaux, avec une diminution de 31 centimètres, passant de 10,17 mètres à 9,86 mètres à Kidira, cette réduction est loin de suffire à apaiser les souffrances des populations. Les dégâts matériels sont colossaux : des habitations détruites, des champs dévastés et des routes principales, comme la route nationale, bloquées pendant plus d’une semaine. Les habitants, déjà éprouvés, lancent des appels désespérés à l’aide, déclarant : « Nous avons tout perdu dans les eaux. »

Face à cette catastrophe, l’inaction des autorités est dénoncée par plusieurs voix locales. Cependant, la solidarité entre les villages s’est renforcée. Des chaînes d’entraide s’organisent pour soutenir ceux qui ont tout perdu, mais l’ampleur de la crise dépasse les capacités locales. La région de Bakel est confrontée à une urgence humanitaire, et l’aide de l’État, ainsi que des organisations internationales, est indispensable pour soulager les populations en détresse.

Ces inondations rappellent une fois de plus la vulnérabilité des régions fluviales du Sénégal face aux aléas climatiques, exacerbés par le changement climatique. Elles appellent à une action urgente et coordonnée pour éviter que ces tragédies ne se reproduisent, avec des solutions durables en termes de gestion des eaux et de protection des communautés rurales.

En attendant, les habitants de Bakel continuent de vivre sous la menace des eaux, dans une attente incertaine, espérant un soutien qui tarde à venir.

Le Président Bassirou Diomaye Faye en visite à Kédougou pour soutenir les zones touchées par les inondations

Le président de la République Bassirou Diomaye Faye a quitté Dakar pour une visite de deux jours dans la région de Kédougou, lourdement affectée par les inondations causées par les crues des fleuves Sénégal et Gambie. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre de son engagement à apporter une réponse rapide et efficace aux catastrophes naturelles qui frappent le pays.

À son arrivée dans la matinée, le chef de l’État a visité le camp militaire de Kédougou, marquant ainsi son soutien aux forces de sécurité locales, essentielles dans la gestion de crise et la protection des populations.

L’agenda présidentiel prévoit ensuite une visite à 13h30 des sites d’orpaillage de Kharakhéna, où se déroulent des activités d’exploitation artisanale de l’or, ainsi que de Sansamba, un site d’exploitation semi-mécanisée. Ces sites sont d’une importance capitale pour l’économie locale, et le président entend s’assurer de leur bonne gestion, tout en évaluant les défis environnementaux et sociaux liés à ces activités.

Le samedi, Bassirou Diomaye Faye se rendra à Sabodola pour visiter l’usine Soredmines, acteur majeur de l’exploitation minière dans la région. La production aurifère y contribue de façon significative aux recettes nationales. Ensuite, il décollera à 11h30 pour Bakel, où il effectuera un survol des zones les plus touchées par les récentes inondations. Un bref entretien avec les autorités locales et administratives est prévu afin de discuter des mesures urgentes à mettre en place pour venir en aide aux populations sinistrées.

La visite du président se conclura avec son départ prévu de la région à 13h30, après avoir apporté son soutien aux populations et souligné l’engagement de l’État à répondre aux défis économiques et humanitaires de la zone.

Le Président Bassirou Diomaye Faye en visite à Kédougou : Soutien aux populations touchées par les crues du fleuve Sénégal

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce matin pour Kédougou, marquant le début d’une mission de deux jours auprès des populations lourdement impactées par les crues du fleuve Sénégal. Ces inondations, survenues récemment, ont causé des dégâts considérables, affectant les moyens de subsistance des habitants de la région.

Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une série d’actions humanitaires et de soutien que le gouvernement entend déployer pour répondre à la crise. Le Président Faye, accompagné d’une délégation composée de plusieurs ministres et responsables régionaux, prévoit d’évaluer personnellement la situation, d’écouter les préoccupations des populations locales et de coordonner la mise en place d’aides d’urgence. La distribution de vivres, de médicaments et de matériel d’assistance aux familles sinistrées figure parmi les priorités.

En marge de cette tournée humanitaire, le Président Diomaye Faye visitera également les zones d’exploitation minière de la région orientale du Sénégal. Kédougou, riche en ressources naturelles, est en effet une région clé pour l’économie du pays. Il est prévu que le chef de l’État échange avec les acteurs du secteur sur les enjeux de la responsabilité sociale des entreprises et l’impact environnemental de ces activités sur les communautés locales.

Le gouvernement, conscient des défis que représentent à la fois la gestion des catastrophes naturelles et la régulation de l’exploitation minière, a réaffirmé son engagement à renforcer les infrastructures pour prévenir les inondations futures et à garantir un développement économique respectueux des populations.

Cette visite est d’autant plus cruciale qu’elle intervient à un moment où l’État cherche à consolider la cohésion sociale dans cette région stratégique.

Crise des bourses étudiantes au Sénégal : L’État face à une dette inédite

Au Sénégal, une crise inédite secoue actuellement le secteur de l’enseignement supérieur. Alors que la question de la dette intérieure semblait jusqu’ici se cantonner aux relations entre l’État et certaines entreprises nationales, une nouvelle dynamique s’installe. Cette fois, ce sont les étudiants qui se retrouvent au cœur du problème.

En effet, le ministère de l’Enseignement Supérieur a annoncé une restriction des bourses accordées aux étudiants. Sur une enveloppe budgétaire globale de 15 milliards de FCFA destinée à ces aides, seuls 7 milliards sont disponibles, laissant une dette de 8 milliards que l’État devra aux étudiants. Cette situation, rapportée par le ministre Dr Abdourahmane Diouf, plonge les universités dans une atmosphère de tension croissante.

C’est une situation sans précédent au Sénégal, où les étudiants, souvent désignés comme les « matières grises » du pays, n’ont jamais été confrontés à une telle incertitude quant à leurs bourses. Pour bon nombre d’entre eux, ces allocations représentent un soutien financier vital leur permettant de poursuivre leurs études dans des conditions décentes.

Selon certaines sources, cette crise financière pourrait avoir des répercussions importantes sur l’ambiance académique. Des manifestations étudiantes ne sont pas à exclure, à moins que des mesures d’urgence ne soient prises par le gouvernement pour régler cette dette et apaiser les inquiétudes croissantes.

Il est clair que l’État sénégalais, déjà confronté à de nombreuses difficultés économiques, devra trouver une solution rapidement pour éviter une détérioration supplémentaire de la situation. La communauté universitaire et les parents d’étudiants attendent des réponses claires et des actions concrètes pour garantir que l’avenir des étudiants, et par extension celui du pays, ne soit pas compromis par cette crise.

Les Coupures d’Électricité au Sénégal: Senelec S’Explique

Depuis plusieurs semaines, les Sénégalais sont confrontés à des coupures de courant récurrentes, tant à Dakar qu’à l’intérieur du pays. Alors que ces interruptions d’électricité soulèvent des inquiétudes, notamment en cette période de forte chaleur, la Senelec, société nationale d’électricité, dément toute accusation de délestage, expliquant que ces coupures sont liées à des facteurs extérieurs.

Selon Oumar Diallo, Directeur de la distribution à la Senelec, il ne s’agit pas de délestages : « Nous n’avons aucun problème de production. Nous sommes même en excédent, ce qui nous permet de fournir de l’électricité à certains pays voisins. Les coupures que nous observons sont dues à des incidents survenus à cause des intempéries ou des agressions sur nos infrastructures. » En effet, à chaque épisode de pluie abondante ou de vent fort, des coupures se produisent, mais les équipes de la Senelec interviennent pour rétablir rapidement le courant.

Les travaux en cours à Dakar, notamment pour l’installation de conduites d’eau, ont également contribué à la situation. « De nombreux câbles sont sectionnés par inadvertance lors de ces travaux de génie civil, causant des perturbations dans l’approvisionnement électrique de la capitale », ajoute M. Diallo. La même situation s’observe dans les régions, où les fortes pluies et vents causent des coupures temporaires.

Abdou Kader Kane, Directeur principal des réseaux, confirme que la Senelec n’a pas de problème sur le réseau de transport ou de distribution, et que la majorité des incidents sont liés à des causes externes, comme les intempéries ou des travaux d’infrastructure. Il rassure que les coupures, souvent de courte durée, sont rapidement résolues, sauf dans des zones d’accès difficile, notamment en période d’hivernage. À l’intérieur du pays, des localités comme Saint-Louis, Kaolack, ou Matam ont également été affectées par les inondations et des vents violents, mais la Senelec est restée mobilisée pour intervenir dans les meilleurs délais.

Malgré ces assurances, les coupures d’électricité sont mal vécues par la population, d’autant plus que la chaleur accablante exacerbe la frustration. Cependant, les responsables de la Senelec insistent sur le fait que la production électrique est stable et que les coupures ne résultent pas d’un déficit énergétique. Ils appellent à la patience, rappelant que les interventions se déroulent dans des conditions parfois difficiles, notamment lors des crues du fleuve Sénégal.

En attendant que la situation se stabilise, la Senelec affirme avoir pris des mesures pour renforcer ses équipes et assurer la maintenance régulière de ses infrastructures afin de répondre aux besoins des populations. Les incidents étant principalement liés aux agressions extérieures ou aux conditions météorologiques, l’entreprise reste confiante quant à sa capacité à minimiser ces perturbations à l’avenir.

Nouvelle vague migratoire : Arrivée de 174 migrants à El Hierro en provenance de Niodior

Ce jeudi 17 octobre 2024, une pirogue transportant 174 migrants a accosté sur l’île d’El Hierro, dans l’archipel des Canaries. Ces migrants, principalement originaires du Sénégal, de Gambie et de Guinée-Bissau, ont effectué une traversée de sept jours depuis Niodior, une île sénégalaise. Parmi eux, se trouvaient quatre femmes et neuf mineurs, tandis que le reste de l’embarcation était composé d’hommes adultes.

Le bateau a été secouru par le Salvamento Marítimo dans les eaux proches de l’île et dirigé vers le quai de La Restinga. Selon les équipes médicales et d’urgence sur place, aucun des passagers n’a nécessité de transport à l’hôpital de l’île Virgen de los Reyes, leur état de santé étant jugé globalement satisfaisant malgré l’épuisante traversée.

Cet incident s’inscrit dans une journée particulièrement chargée pour les autorités espagnoles, avec cinq pirogues débarquées sur différentes îles des Canaries. En plus de l’embarcation arrivée à El Hierro, deux autres pirogues ont accosté à Lanzarote, une à Tenerife et une autre à Gran Canaria, portant à 294 le nombre total de migrants ayant atteint l’archipel en une seule journée.

Les arrivées massives de migrants aux Canaries, souvent dans des conditions périlleuses, ne cessent de préoccuper les autorités locales. Le ministre de la Politique territoriale et de la Mémoire démocratique, Ángel Víctor Torres, qui était présent à El Hierro pour superviser les opérations, a exprimé son inquiétude face à l’intensification du phénomène migratoire. Il a salué les efforts des services de secours et des forces de l’ordre pour leur réponse rapide, tout en rappelant que cette situation est symptomatique d’une crise migratoire plus large qui affecte non seulement l’Espagne, mais aussi l’ensemble de l’Union européenne.

Les équipes d’intervention de la Croix-Rouge, le service d’urgence des Canaries, la Guardia Civil et la police nationale étaient mobilisées pour prendre en charge les nouveaux arrivants. Malgré les conditions difficiles de la traversée, les migrants ont fait preuve de résilience. Selon leurs témoignages, ils ont affronté des courants maritimes dangereux et des conditions météorologiques éprouvantes au cours de ce voyage désespéré vers une vie meilleure.

Les autorités espagnoles continuent de chercher des solutions pour faire face à ces arrivées massives et à la crise humanitaire qu’elles génèrent. Des discussions avec les gouvernements des pays d’origine des migrants, dont le Sénégal, sont en cours afin de renforcer la coopération et de prévenir ces départs souvent mortels. En parallèle, des initiatives visant à mieux encadrer l’accueil et la répartition des migrants au sein de l’Union européenne sont en train d’être mises en place.

La situation actuelle met en lumière les défis croissants auxquels les autorités espagnoles doivent faire face, et la nécessité d’une réponse coordonnée entre les pays européens pour gérer les flux migratoires tout en garantissant la sécurité et la dignité des personnes en quête d’une vie meilleure.

Mbour : Arrestation du présumé meurtrier de Nd. Codou S., tuée à Ngor

La cavale du présumé meurtrier de Nd. Codou S., retrouvée morte à Ngor, a pris fin. L’homme, identifié comme étant un Baye Fall, a été arrêté par la brigade de recherches de la gendarmerie de Faidherbe dans la région de la Petite-Côte.

Le drame s’était déroulé tôt hier matin, aux alentours de 5 h 30. Le corps sans vie de Nd. Codou S. avait été découvert par ses voisins dans un appartement voisin de l’école primaire « Alieu Samb ». Les premiers éléments de l’enquête laissent entendre que son décès remonterait à environ 3 h du matin. Si aucune trace de violence physique n’a été relevée sur le corps de la victime, les enquêteurs n’excluent pas la possibilité d’un homicide.

Le présumé meurtrier est actuellement en garde à vue, et l’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes du décès de Nd. Codou S.

Accident au port de Dakar : le cargo « Princesse Jéssica » sombre avec trois personnes à bord, mais aucun blessé

Un incident maritime est survenu ce week-end au port autonome de Dakar, impliquant le navire « Princesse Jéssica ». À bord se trouvaient trois membres d’équipage, dont deux mécaniciens et un cuisinier. Heureusement, tous ont pu être secourus et s’en sont sortis sains et saufs, malgré la gravité de l’accident.

D’après les informations recueillies, le navire a été heurté par un autre cargo transportant du sucre, qui effectuait une manœuvre pour accoster au môle 3. Ce choc a causé d’importants dégâts matériels au « Princesse Jéssica », le faisant couler. Cependant, aucune perte en vie humaine ni blessé n’a été déploré.

Le « Princesse Jéssica », un navire sous pavillon togolais, mesurant 77 mètres de longueur pour 11 mètres de largeur, était en panne au port de Dakar depuis un certain temps. Les autorités portuaires n’ont pour l’instant pas communiqué davantage de détails sur les causes précises de cet accident, mais des enquêtes devraient être menées pour en établir la responsabilité.

Les Forces Armées Sénégalaises au secours des populations de Podor et Bakel face au débordement du fleuve Sénégal

Les Forces Armées Sénégalaises se mobilisent une fois de plus pour venir en aide aux populations touchées par les crues du fleuve Sénégal. En effet, suite au débordement des eaux du fleuve, plusieurs villages du département de Podor, dans le nord du Sénégal, se retrouvent en situation d’urgence. Les habitants de Gourel Samba Ndama et Mboyo, situés à une vingtaine de kilomètres de la ville de Podor, ont été particulièrement affectés par la montée des eaux.

Dans cette situation de crise, les militaires de la station navale de Podor, en collaboration étroite avec les éléments de la brigade des sapeurs-pompiers, sont rapidement intervenus pour évacuer les populations menacées par les inondations. Ces opérations de sauvetage ont permis de protéger les habitants de ces villages en danger, tout en assurant leur transfert vers des zones plus sûres.

La solidarité militaire à Bakel

La solidarité des forces armées s’étend également à la région de Bakel, où les crues du fleuve ont aussi causé des perturbations. Pour renforcer l’assistance aux populations, un hôpital militaire de niveau 1 a été installé à Dakar, prêt à fournir un soutien médical aux victimes des inondations. Cette installation démontre l’engagement continu des forces armées à protéger les populations civiles dans les moments de crise, tant par des opérations de sauvetage que par des soins médicaux.

Ce déploiement massif des forces armées sénégalaises illustre une fois de plus leur rôle crucial dans la gestion des catastrophes naturelles. Alors que le fleuve Sénégal continue de monter sous l’effet des pluies, ces actions de secours restent essentielles pour minimiser les pertes humaines et matérielles dans les zones les plus touchées.

Les autorités locales et les services de sécurité restent en alerte pour anticiper d’éventuelles aggravations de la situation et assurer la sécurité des populations riveraines du fleuve. Ces opérations témoignent de l’importance d’une coopération étroite entre les différents corps de secours et les forces armées pour faire face aux aléas climatiques qui impactent chaque année plusieurs régions du Sénégal.

Les efforts se poursuivent pour contenir les effets dévastateurs des crues et soutenir les communautés affectées, tout en appelant à la vigilance et à la solidarité nationale.

DÉPENSES ÉLEVÉES DU GOUVERNEMENT : L’État est-il véritablement « en ruine » ?

Lors de la Journée mondiale de l’Arbre, le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a profité de son discours pour faire le point sur la situation économique du pays, héritée du régime précédent. Connu pour son franc-parler, Sonko n’a pas hésité à faire des révélations troublantes sur l’état des finances publiques. « Nous avons hérité d’un État en ruine, et les Sénégalais en prendront conscience dans les jours à venir », a-t-il déclaré, insistant sur la gravité de la situation.

Malgré ce constat alarmant, l’État du Sénégal a continué de remplir ses obligations en payant les salaires des fonctionnaires. En outre, lors de sa dernière déclaration publique ce mercredi soir, le Premier ministre a annoncé la mise en place d’un fundraising, une collecte de fonds exceptionnelle. Il a exigé que chaque directeur général nommé par le gouvernement contribue à hauteur d’au moins un (1) million de francs CFA. Ousmane Sonko a également demandé aux maires et aux militants du Pastef de participer massivement à cet effort de solidarité.

Dans un autre volet de son discours, Sonko a révélé que le gouvernement a débloqué une enveloppe de huit (8) milliards de francs CFA pour venir en aide aux populations sinistrées par les récentes inondations causées par la crue du fleuve Sénégal. Les habitants de Bakel, Matam et des zones environnantes, qui ont été durement touchés par le débordement du fleuve, sont les principaux bénéficiaires de cette aide. « L’État du Sénégal dégage cette enveloppe pour soutenir les populations victimes des inondations causées par le débordement du fleuve Sénégal », a-t-il souligné, rappelant que ce type de phénomène naturel frappe même les nations les plus puissantes.

En outre, le chef du Gouvernement a annoncé que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, se rendra dans les zones sinistrées ce week-end pour évaluer la situation sur le terrain et assurer que l’aide gouvernementale soit bien déployée.

Cependant, ces initiatives, couplées au maintien des paiements de salaires et aux allocations d’aide d’urgence, soulèvent des interrogations. Si l’État est effectivement « en ruine », comment parvient-il à gérer ces dépenses ? Ce contraste suggère qu’il serait utile d’apporter des éclaircissements supplémentaires sur la véritable situation économique du pays.

Le Dakarois

Inondations à Matam : le maire de Ourossogui, Moussa Bocar Thiam, interpelle les autorités

Face aux récentes inondations dévastatrices qui frappent la région de Matam, le maire de Ourossogui, Moussa Bocar Thiam, exprime sa profonde inquiétude et son exaspération. Dépassé par l’ampleur des dégâts, il dénonce l’indifférence des autorités et exige une action immédiate pour venir en aide aux sinistrés.

Dans une déclaration poignante diffusée sur les ondes de la RFM, l’ancien ministre de la Communication a souligné l’urgence de la situation et regretté l’absence de mesures concrètes. « Je tiens à apporter mon soutien à tous ces sinistrés de la région de Matam. La question que tout le monde se pose ici, c’est pourquoi des moyens colossaux ne sont pas déployés immédiatement ? », a-t-il interrogé.

Pour Moussa Bocar Thiam, l’inaction des autorités face à cette catastrophe naturelle est incompréhensible, d’autant plus que des villages entiers, comme Belly Diallo, sont totalement dévastés et sans aucune assistance. Il a notamment pointé du doigt l’absence de coordination dans les interventions, déplorant que certaines zones touchées par les inondations soient ignorées lors des visites ministérielles.

L’ancien ministre appelle à la mise en œuvre immédiate du plan ORSEC (Organisation des Secours) pour apporter une réponse rapide et efficace à cette crise humanitaire. « On ne peut pas comprendre les visites de certains ministres ignorant les autres sinistrés qui sont dans les villages en détresse », a-t-il ajouté, exigeant une solidarité nationale pour sauver les milliers de personnes touchées par cette catastrophe.

Alors que les inondations continuent de ravager la région, les habitants de Matam restent dans l’attente d’une réponse des autorités compétentes, tandis que le maire de Ourossogui espère que son appel sera entendu au plus vite.

Conflit social en santé : l’appel du Premier ministre Sonko contesté par And Gueusseum

Le récent appel du Premier ministre Ousmane Sonko à un remaniement des revendications syndicales, motivé par l’état des finances publiques, a provoqué une vive réaction au sein de l’Alliance des Syndicats autonomes de la Santé (ASAS) And Gueusseum. Loin de se laisser convaincre par le discours de Sonko, l’organisation dirigée par Mballo Dia Thiam a fermement réaffirmé sa position : le gouvernement doit respecter les engagements déjà pris et trouver les moyens financiers nécessaires pour les honorer.

Lors de la présentation d’un nouveau cadre économique, Ousmane Sonko a exhorté les syndicats à faire preuve de patriotisme, suggérant un « armistice » dans les revendications sociales, à l’heure où les caisses de l’État sont sous tension. Cependant, du côté d’And Gueusseum, cette demande a été perçue comme un appel à des sacrifices unilatéraux, pendant que les privilèges des dirigeants restent intacts. « Nous nous interrogeons sur ces déclarations. Les travailleurs devront consentir des sacrifices pendant que les gouvernants continuent de jouir pleinement de leurs privilèges », a martelé Mballo Dia Thiam, dénonçant l’absence de mesures concrètes de la part du gouvernement.

Le leader syndical rappelle que des accords ont été signés en mai 2022, notamment des augmentations salariales substantielles pour les agents de la santé. Selon And Gueusseum, ces engagements doivent être respectés, et toute modification des revendications doit tenir compte des besoins pressants du secteur. « Nous ne revendiquons ni plus ni moins que l’application des accords déjà pris, en tenant compte de nouvelles préoccupations », a précisé Thiam, tout en appelant à un dialogue sincère.

Au-delà des questions salariales, le syndicat a exprimé de profondes inquiétudes sur la question des infrastructures sanitaires. Le projet gouvernemental de construction de 10 hôpitaux de niveau 3 et d’un Établissement public de santé (EPS) de niveau 4 sur une période de 25 ans est jugé insuffisant pour répondre aux besoins croissants de la population. And Gueusseum préconise la construction d’hôpitaux départementaux de proximité, plus adaptés aux réalités locales. « Le passif social dont hérite le Premier ministre doit être traité avec autant d’importance que les autres engagements de l’État », a-t-il souligné.

Un autre point d’achoppement soulevé par And Gueusseum est le manque de ressources dans le domaine de l’action sociale, un secteur considéré comme négligé. Le syndicat appelle à une réévaluation des priorités et à un renforcement des centres de promotion et de réinsertion sociale, nécessaires pour un développement inclusif.

Malgré la montée des tensions, le syndicat maintient son appel au dialogue. Depuis avril 2024, And Gueusseum attend une réponse à sa correspondance adressée au Premier ministre, sollicitant une rencontre pour discuter des solutions possibles. « Dans le monde syndical, l’armistice ne se décrète pas, il se sécrète. Nous demandons simplement à discuter pour trouver des solutions », conclut Mballo Dia Thiam. Le bras de fer entre le gouvernement et les syndicats de la santé est donc loin d’être résolu, avec des perspectives de tensions sociales croissantes.

Les semaines à venir seront déterminantes pour l’évolution de ce conflit qui affecte un secteur clé du développement du pays. Le dialogue semble désormais être la seule issue pour éviter une nouvelle paralysie du système de santé.

Serigne Mountakha Mbacké : Un geste de générosité pour l’achèvement de la Grande Mosquée Omarienne

Serigne Mountakha Mbacké, Khalife général des Mourides, continue de se distinguer par ses actes de générosité et son engagement envers la communauté islamique. Dernier en date, une contribution significative de quarante millions de francs CFA (40 000 000 F CFA) pour l’achèvement des travaux de la Grande Mosquée Omarienne, un monument religieux d’importance, situé sur la Corniche de Dakar.

La somme a été transmise à Thierno Madani Tall, guide spirituel de la confrérie omarienne, par une délégation de haut rang, conduite par Serigne Moustahine Mbacké, petit-fils du Khalife. Ce geste fort témoigne des liens profonds de respect et de solidarité qui unissent les deux confréries sénégalaises.

Lors de la remise de cette aide, Serigne Mountakha a tenu à exprimer sa reconnaissance à Thierno Madani Tall pour son dévouement dans la construction de la grande mosquée omarienne. Ce projet, en cours depuis plusieurs années, est perçu comme un symbole important pour la communauté musulmane du Sénégal, illustrant l’unité et la collaboration entre différentes branches de l’islam au pays.

La contribution de Serigne Mountakha Mbacké vient renforcer cette dynamique de solidarité interconfrérique, un élément essentiel de la cohésion sociale et religieuse au Sénégal. À travers ce geste, le Khalife montre une fois de plus l’importance qu’il accorde à l’entraide et à la pérennisation des valeurs religieuses et spirituelles partagées par tous.

La Grande Mosquée Omarienne, dont la construction a débuté il y a plusieurs années, incarne les efforts continus de la confrérie omarienne pour offrir à ses fidèles un espace de culte moderne et spacieux. Située dans un lieu stratégique de Dakar, la mosquée ambitionne de devenir un lieu de rassemblement central pour les fidèles et un monument architectural de premier plan dans la capitale sénégalaise.

Grâce à des initiatives comme celle de Serigne Mountakha Mbacké, le projet de la Grande Mosquée Omarienne se rapproche de son achèvement, renforçant ainsi les infrastructures religieuses de Dakar et répondant aux besoins spirituels de milliers de croyants.

Ce geste de générosité est un rappel puissant de l’engagement continu des leaders religieux sénégalais à œuvrer pour le bien commun et à promouvoir des initiatives qui renforcent la communauté musulmane dans son ensemble.

Inondations à Kidira : un enfant de 7 ans meurt noyé, appel à l’aide des populations

Un drame a secoué la localité de Kidira, dans le département de Bakel, où un enfant de 7 ans a perdu la vie dans les inondations qui touchent durement la région. Selon la Radio Futurs Médias (RFM), la situation reste critique, de nombreux villages se retrouvant engloutis sous les eaux.

La montée des eaux, provoquée par de fortes pluies, menace la vie des populations locales, en particulier celle des enfants. Les habitants, désemparés face à cette catastrophe naturelle, lancent un cri de détresse aux autorités pour une intervention rapide. Leur principal souci est de protéger leurs enfants, particulièrement vulnérables dans ce contexte de crue persistante.

Le bilan des dégâts ne cesse de s’alourdir, et l’urgence se fait de plus en plus ressentir pour venir en aide aux populations touchées, qui se trouvent dans des conditions précaires. Les sinistrés réclament des actions concrètes, que ce soit en termes de secours, de relogement ou de mise en place de mesures de prévention pour éviter de nouvelles tragédies.

Cette situation rappelle l’urgence d’investir dans des infrastructures résilientes et des dispositifs d’alerte pour prévenir de telles catastrophes. Dans l’attente d’une réponse efficace des autorités, les habitants de Kidira continuent de se battre pour sauver ce qui peut encore l’être.

L’Union européenne accorde 30 millions d’euros au Sénégal pour lutter contre l’émigration clandestine

L’Union européenne a annoncé mercredi à Dakar une aide de 30 millions d’euros pour lutter contre l’émigration clandestine en provenance du Sénégal. Chaque année, de nombreux Sénégalais risquent leur vie en tentant d’atteindre l’Europe par des embarcations de fortune, affrontant des conditions de traversée périlleuses qui ont causé la mort ou la disparition de milliers de personnes.

Jutta Urpilainen, commissaire européenne aux partenariats internationaux, a révélé cette nouvelle enveloppe lors d’une conférence de presse, précisant que cette aide répond à une demande du gouvernement sénégalais. L’objectif de ces fonds est de prévenir les départs irréguliers, de secourir les migrants en détresse et de lutter contre le trafic de migrants ainsi que la traite des êtres humains.

En plus du volet sécuritaire, une partie des fonds sera destinée à sensibiliser la population sur les dangers de la migration clandestine. « Nous ne voulons plus voir de tragédies en mer », a déclaré Jutta Urpilainen, rappelant les conséquences dramatiques de ces tentatives migratoires. En septembre dernier, au moins 39 personnes ont perdu la vie dans le naufrage d’une embarcation au large des côtes sénégalaises.

Cette nouvelle aide s’ajoute aux 5,75 millions d’euros déjà alloués par l’Union européenne pour renforcer les capacités des forces de sécurité sénégalaises dans la lutte contre l’immigration clandestine, la traite des êtres humains et le trafic de migrants. Les côtes du Sénégal, en particulier celles de la Petite Côte et de Saint-Louis, sont parmi les points de départ principaux pour les migrants en direction des îles Canaries.

Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, avait déjà promis une lutte acharnée contre les trafiquants de migrants après la tragédie de septembre, réaffirmant sa détermination à combattre les réseaux clandestins.

Par ailleurs, la commissaire européenne a annoncé une subvention de 25 millions d’euros en soutien au développement du secteur pharmaceutique sénégalais. Jutta Urpilainen a souligné l’importance de créer davantage d’opportunités pour la jeunesse sénégalaise, afin de favoriser un avenir durable et inclusif.

Avec cette nouvelle aide, l’Union européenne espère non seulement freiner l’émigration clandestine, mais aussi renforcer les opportunités locales pour dissuader les jeunes de prendre des risques inconsidérés.

Crue du fleuve Sénégal : Ousmane Sonko annonce une aide de 8 milliards FCFA pour les sinistrés

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a révélé mercredi soir, via sa page Facebook, que le gouvernement a décidé d’allouer une enveloppe de 8 milliards de francs CFA pour venir en aide aux populations touchées par la crue du fleuve Sénégal. Cette aide vise principalement les habitants de Bakel, Matam et des zones environnantes, sévèrement affectés par les inondations provoquées par le débordement du fleuve.

« L’État du Sénégal dégage une enveloppe de 8 milliards de francs CFA pour soutenir les populations victimes des inondations causées par le débordement du fleuve Sénégal », a déclaré Ousmane Sonko, soulignant que ce type de phénomène naturel n’épargne aucun pays, y compris les plus puissants.

Le Premier ministre a profité de cette occasion pour saluer les efforts des services du ministère de l’Intérieur et de l’armée nationale qui ont réagi avec célérité pour gérer cette crise humanitaire. Les interventions des forces de sécurité, ainsi que des équipes de secours, ont permis de limiter l’ampleur des dégâts et de soutenir les populations sinistrées.

Dans la foulée, Ousmane Sonko a annoncé que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, se rendra dans les zones affectées ce week-end pour évaluer la situation sur le terrain. « Le Président se rendra ce vendredi et samedi dans la région de Kédougou, notamment le long de la Falémé, pour apporter la solidarité de la Nation aux populations concernées », a-t-il précisé.

Cette visite présidentielle marque la volonté des autorités sénégalaises de manifester leur soutien aux victimes et de s’assurer que les secours sont déployés de manière adéquate. Le geste financier, quant à lui, est destiné à renforcer les efforts de reconstruction et à accompagner les populations dans la reprise de leurs activités, en particulier agricoles, lourdement affectées par ces inondations.

L’annonce de cette aide intervient alors que plusieurs régions du Sénégal sont en proie à des crues exceptionnelles, provoquant des destructions de biens, des pertes de cultures et des déplacements massifs de populations. Le gouvernement sénégalais a réaffirmé son engagement à mettre en place des plans d’urgence pour venir en aide aux sinistrés et prévenir de futures catastrophes naturelles.

Dialogue social : vers un accord entre le gouvernement et les agents des collectivités territoriales

Le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire, Moussa Bala Fofana, a récemment annoncé des avancées significatives dans le dialogue avec l’intersyndicale des agents des collectivités territoriales, qui avait engagé un mouvement social prolongé. Dans un communiqué, le ministre a exprimé sa satisfaction suite à la rencontre tenue avec les représentants syndicaux, à laquelle ont assisté plusieurs hauts responsables de son ministère, y compris son Directeur de cabinet et la Secrétaire Générale.

Cette réunion a permis de rétablir le dialogue et de poser les fondations d’une solution durable visant à améliorer la fonction publique locale. « Nous avons convenu de l’impérieuse nécessité de mettre un terme à une situation qui pénalise considérablement les populations sénégalaises », a déclaré Moussa Bala Fofana, soulignant que l’interministérialité sera essentielle pour relever les défis identifiés.

Les discussions ont abordé plusieurs points cruciaux, tels que la carrière des agents, prenant en compte les diplômes, les grades et l’ancienneté. La nécessité de renforcer les compétences des agents a également été mise en avant. Un dispositif d’accompagnement social devrait également être instauré pour répondre aux besoins spécifiques des agents.

Les représentants syndicaux ont salué la nature constructive des échanges et ont soumis des propositions concrètes pour améliorer les conditions de travail. Le ministre Fofana s’est engagé à examiner ces suggestions tout en tenant compte des contraintes budgétaires du pays. « Nous avons promis d’y apporter des solutions soutenables en collaboration avec les autres ministères concernés et ceci dans les meilleurs délais », a-t-il assuré.

Cette rencontre s’est tenue dans un contexte où le Premier ministre Ousmane Sonko avait récemment appelé à la création d’un pacte social visant à instaurer une stabilité durable. Les représentants de l’intersyndicale se sont engagés à informer leur base des progrès réalisés, exprimant leur espoir d’un « dénouement heureux au profit du contribuable sénégalais et pour l’intérêt supérieur de la nation ».

Après plusieurs heures de discussions, les deux parties semblent donc sur la voie d’un apaisement, avec l’ambition commune de trouver des solutions pour améliorer le cadre de travail des agents et répondre aux attentes des collectivités locales. Le dialogue reste ouvert, et des solutions durables devraient être apportées dans les semaines à venir, offrant ainsi une lueur d’espoir pour les agents des collectivités territoriales et la population sénégalaise dans son ensemble.

Crue du fleuve Sénégal : Le gouvernement intensifie les mesures d’urgence pour soutenir les sinistrés

Lors du Conseil des ministres de ce mercredi, le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé la ferme volonté du gouvernement de répondre aux conséquences désastreuses des crues des fleuves Sénégal et Gambie, ainsi que de leurs affluents. En effet, face à la gravité de la situation, le Chef de l’État a demandé une intensification immédiate de la mise en œuvre du Plan d’urgence de riposte et de secours, visant à protéger les cultures, le bétail et les activités économiques des zones affectées.

Le Président Faye a exprimé sa compassion envers les populations sinistrées, soulignant l’importance d’une assistance rapide et efficace. « La Nation tout entière doit se mobiliser pour venir en aide à ceux qui souffrent », a-t-il déclaré. Il a reconnu les dégâts considérables causés par les inondations et les risques accrus de récurrence liés aux changements climatiques, appelant ainsi à une actualisation des plans de prévention et de résilience pour mieux gérer ces catastrophes naturelles.

Dans le cadre de ces efforts, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur l’intégration des principes de prévention des risques dans la gestion des crues. Il a recommandé un suivi systématique de la situation hydrologique nationale, en collaboration avec l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Gambie (OMVG). Ce partenariat vise à élaborer des plans d’aménagement adaptés aux localités situées le long des fleuves et à mettre en œuvre des stratégies de résilience pour protéger les habitations et les activités économiques des populations vulnérables.

Pour témoigner de son engagement, le Président a annoncé qu’il se rendra les 18 et 19 octobre 2024 dans la région de Kédougou. Cette visite aura pour but d’évaluer les zones sinistrées le long de la Falémé, ainsi que d’exprimer la solidarité de la Nation envers les populations touchées. Ce déplacement sera l’occasion pour le Chef de l’État d’évaluer sur le terrain les effets des inondations et d’échanger avec les communautés affectées, tout en renforçant l’idée d’une mobilisation collective pour surmonter cette crise.

Le Président Bassirou Diomaye Faye appelle à une réponse concertée et efficace pour atténuer les effets des crues sur les populations et les ressources agricoles du Sénégal. En intensifiant les efforts et en mettant en œuvre des mesures appropriées, le gouvernement entend assurer la sécurité et le bien-être des Sénégalais face aux défis environnementaux croissants. La situation actuelle nécessite un engagement collectif pour protéger les vies et les moyens de subsistance des citoyens, tout en construisant une résilience face aux catastrophes futures.

Thiès – Les travailleurs des postes et télécommunications manifestent contre le retard des salaires et la crise de La Poste

L’Union régionale du Syndicat national des travailleurs des postes et télécommunications de Thiès a organisé ce matin un sit-in devant la direction régionale des postes, située sur l’Avenue Caën. Cette manifestation vise à dénoncer les conditions de travail précaires que les employés endurent depuis plusieurs années.

Selon El Hadj Babacar Diallo, secrétaire général de l’Union régionale, la situation financière des employés est devenue insoutenable. « Depuis des années, les salaires ne sont versés qu’autour du 15 du mois. Ce mois d’octobre est encore pire : nos enfants ne sont toujours pas inscrits à l’école en raison non seulement des retards de salaires, mais aussi de l’absence des avances de scolarité », a-t-il déclaré.

Les postiers de Thiès estiment que cette situation est le résultat de plusieurs facteurs, dont la concurrence déloyale qui, selon Diallo, a gravement affecté les activités postales. Il a également pointé du doigt la responsabilité de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) dans cette crise, en déplorant l’absence de régulation efficace pour soutenir La Poste dans ses missions.

Parmi les revendications des manifestants, on retrouve le rétablissement des services essentiels de La Poste, tels que le paiement des pensions de l’IPRES, les inscriptions et bourses des étudiants, ainsi que la domiciliation des salaires des fonctionnaires et le paiement des factures d’eau et d’électricité via les guichets de poste. « Il est crucial que la filiale Postefinances assure pleinement son rôle d’inclusion financière. Pour ce faire, la création d’une banque postale, à l’image de ce qui a été fait au Burkina Faso, est une priorité », a ajouté le secrétaire général.

Diallo a également évoqué la nécessité de développer la filiale EMS pour garantir la distribution du courrier accéléré et hybride, ainsi que la vente de billets d’avion aux missions diplomatiques.

Le secrétaire général a enfin rappelé que le syndicat national des travailleurs des postes a saisi le ministre de tutelle le 25 septembre dernier, demandant une audience pour discuter de mesures inclusives en vue de relancer La Poste et de stabiliser la situation des employés.

Marche pacifique des étudiants de l’UVS et de l’UCAD pour réclamer leurs bourses

Ce matin, les étudiants de l’Université Virtuelle du Sénégal (UVS) et de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) ont organisé une marche pacifique pour exprimer leur mécontentement face aux retards dans le versement de leurs bourses. Rassemblés à la Place de l’Indépendance, ils ont ensuite pris la direction des bureaux de la direction des bourses, réclamant des réponses concrètes et des actions immédiates.

La direction des bourses a tenté de calmer la situation en assurant que les paiements avaient débuté le 15 octobre et se feraient progressivement. « Soyez patients, il n’y a pas de problème », a déclaré une responsable en charge de l’accueil des manifestants. Mais cette déclaration n’a pas suffi à apaiser la frustration des étudiants, qui dénoncent un manque de transparence et craignent que leurs arriérés ne soient pas réglés à temps.

« Nous voulons que nos bourses soient versées rapidement, car nous avons des charges à assumer, et cela perturbe notre apprentissage », a affirmé le coordonnateur des étudiants, rappelant que leur situation financière a un impact direct sur leurs études. Ils insistent également sur le fait que, malgré les difficultés économiques que traverse le pays, le gouvernement doit donner la priorité à leur bien-être.

La mobilisation s’est poursuivie dans les rues de Dakar, les étudiants restant déterminés à faire entendre leur voix. Ils demandent des garanties fermes quant au versement régulier de leurs bourses, une revendication qu’ils jugent essentielle pour leur avenir académique. Le mouvement de protestation continue, en attendant une réponse plus satisfaisante des autorités.

Ces manifestations reflètent un malaise profond parmi les étudiants, pour qui les retards dans les bourses représentent un frein majeur à leur scolarité. Avec des charges financières qui s’accumulent, les étudiants redoutent que l’instabilité des versements ne compromette leur performance académique et leur bien-être.

La gestion des bourses étudiantes au Sénégal, sujet récurrent de tension, nécessite une solution durable afin de garantir aux étudiants les moyens de poursuivre leurs études dans des conditions adéquates.

Apaisement à Fatick : Les élèves voilées réintégrées au collège catholique du Sine après des excuses

La tension est retombée dans la ville de Fatick après une crise liée à l’exclusion d’élèves voilées du collège catholique du Sine. L’affaire, qui a suscité une vive polémique, a pris un tournant décisif suite aux excuses du principal de l’établissement, Patrice Mbengue.

L’incident avait éclaté lorsque plusieurs élèves voilées se sont vu refuser l’accès à leur collège en raison du port de ce signe religieux. Face à cette interdiction, plusieurs parents avaient commencé à retirer les dossiers de leurs filles, dans l’intention de les transférer vers d’autres établissements. L’affaire, relayée par Bès Bi et d’autres médias, a rapidement pris une ampleur nationale.

Cependant, après l’intervention de l’inspecteur d’académie de Fatick, la situation s’est apaisée. Patrice Mbengue, le principal du collège, a reconnu que l’établissement avait effectivement interdit l’accès aux élèves en raison du voile, mais il a présenté ses excuses publiques aux parents et aux élèves concernées.

« Nous reconnaissons que nous avons interdit l’accès à l’école à des élèves pour le port du voile. Nous présentons nos excuses aux parents d’élèves et aux élèves », a déclaré Mbengue, cité par le journal Bès Bi.

Le principal a également précisé que cette interdiction était mentionnée dans le règlement intérieur de l’établissement. Toutefois, face à la pression et en conformité avec l’arrêté ministériel qui interdit toute discrimination basée sur le port de signes religieux, le collège a décidé de lever cette interdiction.

Cette décision a permis de calmer les esprits, et les élèves voilées ont pu être réintégrées dans leur établissement sans crainte de nouvelles exclusions. Le respect des libertés religieuses, garanti par la loi sénégalaise, a une fois de plus été réaffirmé à travers ce règlement pacifique du différend.

L’inspecteur d’académie de Fatick, dont l’intervention a été décisive, a salué la résolution de la crise, tout en rappelant l’importance de respecter le cadre légal en matière d’éducation et de laïcité au Sénégal.

Crise des bourses à la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (FSJP) : les étudiants en colère contre le ministre de l’Enseignement supérieur

Le Collectif des listes syndicales de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (FSJP) s’insurge contre la récente décision du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, qui a, selon eux, réduit le montant des bourses étudiantes sans aucune concertation préalable. Les étudiants dénoncent une démarche arbitraire et expriment leur désolation face à cette mesure qu’ils jugent injuste et insupportable.

Les étudiants de la FSJP, particulièrement ceux de la faculté de droit, révèlent que certains de leurs camarades n’ont pas perçu de bourse depuis une année entière, une situation qu’ils qualifient d’inégalité flagrante. « Au moment où des étudiants sont privés de leurs bourses, les salaires des fonctionnaires et des responsables sont, eux, versés régulièrement », déplorent-ils, contestant ainsi l’argument du ministre, qui aurait justifié ces réductions par des difficultés financières du pays.

« Les retards de paiement étaient déjà inacceptables, mais la diminution des montants versés est la goutte d’eau qui fait déborder le vase », s’indignent les étudiants. Ils appellent le ministre à revoir sa décision dans les plus brefs délais et rappellent l’importance de respecter la communauté estudiantine, laquelle fait face à des difficultés socio-économiques exacerbées par ces décisions.

Déterminés à se faire entendre, les étudiants annoncent qu’ils utiliseront tous les moyens de lutte légaux à leur disposition pour obtenir la satisfaction de leurs revendications. Le collectif des listes syndicales appelle ainsi à une mobilisation générale, tout en espérant que les autorités prendront la mesure de la gravité de la situation et reviendront sur leur décision. La crise des bourses, si elle n’est pas rapidement résolue, pourrait déboucher sur un mouvement de contestation d’envergure au sein des universités du pays.

Climat social tendu au Sénégal : le collectif des agents de l’administration refuse de céder face au gouvernement

Le Sénégal est actuellement en proie à un climat social tendu entre le gouvernement et le collectif interministériel des agents de l’administration. Le Premier ministre a récemment exhorté les syndicats à faire preuve de « sursaut patriotique » en appelant à une temporisation des revendications syndicales, évoquant la situation économique difficile que traverse le pays. Pourtant, cette demande n’a pas rencontré l’écho espéré auprès des agents de l’administration, dont les revendications restent fermes et incontournables.

« Surseoir à notre plateforme revendicative à cause de la situation du pays, c’est hors de question », a déclaré Oumar Dramé, coordonnateur du collectif, lors d’une intervention relayée par le journal Libération. Pour Dramé, les revendications des agents sont « légitimes et justifiées », et l’État se doit de respecter ses engagements, notamment en ce qui concerne les conditions de travail et le statut des agents publics.

Parmi les doléances formulées par le collectif figurent la généralisation des logements pour les fonctionnaires, la régularisation des situations des chauffeurs et des agents contractuels, ainsi que la suspension récente de contrats au sein du ministère des Mines. Pour les agents de l’administration, ces points sont jugés essentiels, et il n’est pas question d’y renoncer, malgré l’appel à la solidarité nationale lancé par le gouvernement.

Oumar Dramé a également critiqué la méthode de communication adoptée par le gouvernement, en soulignant que les revendications syndicales ne peuvent être traitées par voie de presse. Il a appelé à un dialogue direct et transparent entre les autorités et les organisations syndicales : « Le Premier ministre devrait d’abord recevoir les organisations syndicales pour discuter de nos revendications », a-t-il insisté. Selon lui, seules des discussions approfondies autour d’une table de négociation permettront de trouver des solutions durables à la crise actuelle.

Malgré cette tension apparente, le collectif des agents de l’administration affirme ne pas refuser le dialogue. Cependant, il réitère que ce dialogue doit se faire sans concession sur l’essence même de leurs revendications. « Nous comprenons que certaines réformes puissent nécessiter du temps, mais il est impensable de nous demander de suspendre nos revendications sous prétexte de la situation économique du pays », a conclu Oumar Dramé, dans une prise de position résolument ferme.

Le bras de fer entre le gouvernement sénégalais et le collectif des agents de l’administration semble donc se prolonger, dans un contexte socio-économique déjà délicat. Reste à savoir si des compromis pourront être trouvés dans les semaines à venir pour apaiser cette tension croissante.

Mamadou Oumar Ndiaye prend les rênes du CNRA : Prévention et sensibilisation au cœur de son mandat

Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) du Sénégal a accueilli son nouveau président, Mamadou Oumar Ndiaye, lors d’une cérémonie de passation de service qui s’est tenue ce mardi. Ndiaye succède à Babacar Diagne, qui a présidé l’institution pendant plusieurs années. Le nouveau président a déjà affiché ses priorités : la prévention et la sensibilisation pour améliorer la régulation du paysage audiovisuel sénégalais.

Dans son discours d’investiture, Mamadou Oumar Ndiaye a souligné l’importance de renforcer les actions préventives du CNRA face aux dérives médiatiques, surtout à l’approche des élections législatives du 17 novembre. « La régulation ne doit pas se limiter à la sanction. La sensibilisation des acteurs des médias est cruciale pour une couverture responsable et respectueuse de l’éthique », a-t-il déclaré.

Babacar Diagne, lors de son discours d’adieu, a exprimé sa satisfaction pour le travail accompli avec le collège du CNRA. Sous son leadership, l’institution a su maintenir un équilibre dans la régulation de l’audiovisuel, notamment lors de moments critiques tels que les élections. Diagne a rappelé que le CNRA s’apprête à vivre sa sixième expérience électorale, avec des défis toujours plus grands dans un environnement médiatique en constante mutation.

Avec Mamadou Oumar Ndiaye à sa tête, le CNRA entre dans une nouvelle phase de son développement, où la communication avec les parties prenantes et l’anticipation des dérives médiatiques seront au centre des actions. La régulation en période électorale sera une des premières grandes missions de ce nouveau mandat, dans un contexte où les médias jouent un rôle déterminant dans la perception publique des processus démocratiques.

Les mois à venir seront décisifs pour évaluer l’efficacité de cette nouvelle stratégie orientée vers la prévention et la collaboration avec les médias sénégalais.

Crise dans les universités publiques : Le SAES tire la sonnette d’alarme et exige des actions immédiates

Le Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) alerte sur la situation critique des universités publiques sénégalaises. Lors de deux réunions importantes tenues les 11 et 12 octobre 2024, le syndicat a dénoncé les conditions précaires qui menacent l’avenir académique des étudiants et l’efficacité de l’enseignement supérieur.
Le SAES souligne que malgré les efforts des enseignants pour rétablir une année académique normale après les interruptions liées aux crises socio-politiques de 2021, 2023, et 2024, les universités restent dans un état alarmant. Parmi les principaux problèmes soulevés figurent des chantiers inachevés, des effectifs surchargés, et des moyens financiers insuffisants. Le syndicat a également critiqué l’ouverture tardive des campus sociaux, retardant la reprise des cours dans des conditions adéquates.
Le syndicat s’en prend particulièrement au Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), accusé de ne pas respecter ses engagements. Le budget des universités est jugé insuffisant, ne permettant de couvrir que neuf mois de salaires, une situation qualifiée de « fiction budgétaire ». Le SAES dénonce aussi l’ingérence du MESRI dans le recrutement des enseignants, une prérogative qui, selon le syndicat, devrait revenir aux instances académiques.
Le protocole d’accord signé entre le SAES et le gouvernement en janvier 2023, reste selon eux largement non appliqué. Le syndicat demande notamment la publication d’un décret sur la retraite des enseignants-chercheurs, qui, malgré les promesses, n’a toujours pas vu le jour. Cette situation crée un climat d’incertitude qui, selon le SAES, compromet sérieusement l’avenir du système universitaire.
Le SAES a appelé à une mobilisation de ses membres et met en garde contre tout retard dans le paiement des salaires. Alors que les bacheliers de 2024 se préparent à entrer à l’université, le syndicat avertit que l’inaction du gouvernement pourrait avoir des conséquences graves sur l’avenir de milliers d’étudiants.

UCAD : Les étudiants de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques dénoncent la réduction des bourses

Dakar, 15 octobre 2024 – Le collectif des listes syndicales de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (FSJP) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) exprime son profond mécontentement face à la récente décision du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation de réduire, sans consultation préalable, le montant des bourses de plusieurs étudiants.


Dans un communiqué conjoint, les syndicats dénoncent une mesure qui frappe durement les étudiants, certains ayant même passé une année entière sans percevoir leur bourse. Ils qualifient cette décision d’« inédite dans l’histoire du pays », rappelant qu’à une période où les salaires des fonctionnaires, y compris ceux du ministère, sont versés, priver les étudiants de cette ressource essentielle relève d’une inégalité flagrante.
Cette situation intervient alors que les étudiants comptent sur leurs bourses pour subvenir à leurs besoins vitaux, notamment en matière d’hébergement, de restauration et de recherches académiques. Les retards récurrents dans les paiements, combinés à la diminution du montant, rendent la situation insoutenable.
Le collectif exhorte le ministre à revenir sur cette décision dans les plus brefs délais et prévient que tous les moyens de lutte seront envisagés pour défendre cette revendication. Ils rappellent également l’importance de respecter les droits des étudiants, pour qui la bourse représente un soutien indispensable.
Avec cette sortie vigoureuse, la communauté estudiantine réitère son engagement pour la justice sociale et le respect de leurs droits dans un contexte où la précarité étudiante devient de plus en plus alarmante.

Inondations au nord du Sénégal : L’Alliance pour la République exprime sa solidarité et interpelle le gouvernement

Le Secrétariat Exécutif National de l’Alliance pour la République (APR) a exprimé, ce mardi, une vive préoccupation face aux récentes inondations causées par la crue du fleuve Sénégal. Les régions de Bakel, Matam et Saint-Louis, lourdement impactées, sont en proie à une situation de grande détresse, tant sur le plan matériel que psychologique.

Dans son communiqué, l’APR a manifesté sa solidarité avec les populations touchées, réaffirmant son soutien en ces moments difficiles. Le parti a notamment pointé du doigt la gestion de la crise par le gouvernement dirigé par Ousmane Sonko. Il a appelé à une réponse rapide et adaptée face à l’urgence de la situation, critiquant ce qu’il qualifie de « discours inutiles » souvent tenus par les autorités en période de crise. L’APR réclame des actions concrètes, exhortant le gouvernement à agir avec célérité pour soulager les souffrances des victimes.

Le parti a, par ailleurs, invité ses militants et responsables à renforcer leur soutien auprès des populations affectées. Il a également encouragé la mise en place rapide de mesures sociales, humanitaires et techniques pour répondre aux besoins urgents des victimes de cette catastrophe naturelle.

Avec ce message, l’APR entend réaffirmer son engagement aux côtés des habitants du nord du Sénégal et rappeler au gouvernement la nécessité d’agir pour faire face aux défis posés par ces inondations.

Montée des eaux du fleuve Sénégal : le village de Dembancané en détresse, un pont cède

Le village de Dembancané, situé dans le département de Kanel, région de Matam, fait face à une situation critique. Le pont reliant la commune de Dembancané a cédé sous la pression de la montée des eaux du fleuve Sénégal, accentuant les difficultés d’accès et plongeant les populations locales dans une précarité encore plus grande. Les images partagées par Alioune Tine, fondateur de l’AfricaJom Center, sur sa page X (ex-Twitter), témoignent de la gravité de la situation. Les populations riveraines lancent un appel pressant aux autorités pour une intervention rapide et efficace.

Alioune Tine, dans son message, a souligné l’urgence de la situation et la nécessité d’une solidarité nationale et internationale face à ces catastrophes naturelles qui affectent des milliers de personnes. « Les inondations et les catastrophes naturelles sont des problèmes qui appellent la solidarité nationale, régionale et internationale. On n’aime pas en parler, pourtant les habitants ont des problèmes existentiels basiques », a-t-il écrit.

Dans les commentaires qui ont suivi la publication, un internaute a rappelé que les habitants de Dembancané n’ont pas attendu l’État pour bâtir leur village. Depuis 1947, les populations locales ont contribué à la construction de plusieurs infrastructures vitales : une grande mosquée, des écoles, un poste de santé, un marché moderne, un château d’eau, et bien plus encore. Mais aujourd’hui, tout cela est menacé par les inondations.

« Après ce sera encore nous, émigrés, qui construirons à nouveau tout. À quand la présence de l’État? Quand est-ce que nous serions considérés comme citoyens? », s’interroge un autre internaute. Ce cri de cœur résonne avec force, non seulement pour Dembancané, mais aussi pour d’autres localités de la région comme Waoundé, Diawara, Bakel et bien d’autres, qui se sentent oubliées par l’État, sauf lors des campagnes électorales.

Face à cette catastrophe, la question de la gestion des infrastructures dans les zones rurales du Sénégal revient sur le devant de la scène. Les habitants de Dembancané, comme de nombreuses autres communautés riveraines du fleuve Sénégal, se sentent délaissés. Ils en appellent aujourd’hui à une véritable prise en charge de la situation par l’État et les autorités compétentes.

Ces inondations, qui surviennent à répétition dans la région, rappellent une nouvelle fois l’urgence d’une politique de gestion durable des eaux et des infrastructures dans cette partie du pays. Pour l’heure, les habitants de Dembancané attendent toujours une réponse à leur appel désespéré.

Un problème récurrent dans le bassin du fleuve Sénégal

Les inondations dans le bassin du fleuve Sénégal sont un problème récurrent, affectant chaque année des milliers de personnes et provoquant des dégâts matériels importants. La gestion de ces crises nécessite une coordination entre les autorités locales, nationales, et internationales pour prévenir de nouvelles catastrophes et fournir l’aide nécessaire aux populations touchées.

La détresse de Dembancané est un rappel poignant des défis auxquels sont confrontées ces communautés rurales. L’urgence de la situation appelle à une réponse rapide et concrète, afin que ces citoyens, à part entière, soient enfin pris en considération.

Conflit à Fatick : des élèves interdits d’accès au collège catholique pour port de signes religieux

Le collège catholique du Sine, à Fatick, est au cœur d’une polémique après l’interdiction d’accès de plusieurs élèves à cause du port de signes religieux. Ce lundi, des élèves se sont vu refuser l’entrée de l’établissement, malgré un arrêté ministériel qui autorise ces pratiques vestimentaires. Cet incident suscite une vive réaction des parents d’élèves, qui pointent du doigt le principal de l’établissement, accusé de ne pas respecter la loi en vigueur.

Le ministère de l’Éducation nationale a récemment publié un arrêté en réponse à une demande du Premier ministre Ousmane Sonko. Cet arrêté impose à tous les établissements scolaires, qu’ils soient publics ou privés, d’accepter le port de signes religieux tels que le voile, la croix ou les perles sacrées, tant qu’ils ne compromettent pas l’identification de l’élève. Cette mesure vise à garantir la liberté religieuse tout en respectant les exigences académiques.

Cependant, le collège catholique du Sine semble défier cette directive. Plusieurs élèves ont été empêchés de rejoindre leurs classes en raison de leur port de symboles religieux, notamment le voile, ce qui a déclenché une vague d’indignation chez les parents.

Les parents, soutenus par plusieurs associations, ont rapidement réagi en dénonçant ce qu’ils considèrent comme une violation flagrante des droits de leurs enfants. « Le principal du collège agit comme s’il était au-dessus des lois. Il ne respecte pas l’arrêté qui a été clairement établi par le ministère. Nous ne tolérerons pas cette injustice », a déclaré un parent, repris par le média Bès Bi.

D’autres voix s’élèvent également au sein de la communauté pour demander des éclaircissements de la part de la direction du collège, arguant que l’école doit s’adapter aux nouvelles directives de l’État, quel que soit son statut religieux.

Cette situation met en lumière un débat plus large concernant la cohabitation entre laïcité et liberté religieuse dans les écoles confessionnelles au Sénégal. Bien que ces institutions privées soient libres de fixer certaines règles internes, elles sont également soumises aux lois nationales, surtout dans le cadre de l’éducation.

Le collège catholique du Sine pourrait se retrouver face à des sanctions si le ministère de l’Éducation décide de réagir fermement. En attendant, cette affaire continue d’alimenter les discussions dans tout le pays, notamment sur l’équilibre entre respect des croyances religieuses et le cadre strict des établissements privés.

Ce bras de fer entre les parents, les élèves, et l’administration du collège du Sine pourrait créer un précédent important pour les futures interactions entre les établissements scolaires privés et l’État sénégalais. Le débat sur les signes religieux dans les écoles, relancé par cette affaire, ne fait que commencer et promet d’être suivi de près dans les semaines à venir.

Diéguy Diop : Libérée sous caution, elle revient sur ses conditions de détention

Après avoir été poursuivie pour détournement de deniers publics, Diéguy Diop, ex-directrice de la promotion de l’économie sociale et solidaire, est désormais libre. Pour bénéficier de cette liberté provisoire, la responsable politique de l’Alliance pour la République (APR) a consigné la somme de 28 millions de francs CFA. Dans un entretien exclusif accordé au journal L’Observateur, Diéguy Diop a évoqué son expérience marquante de détention au Tribunal de grande instance de Dakar.

« Je ne souhaite à personne un passage à la cave »

Décrivant sa détention comme une épreuve à la fois éprouvante et humiliant, Diéguy Diop confie ne pas vouloir revivre une telle expérience, pas même pour ses adversaires. « Je ne souhaite à personne, pas même à mon pire ennemi, un passage à la cave du Tribunal de grande instance de Dakar », affirme-t-elle avec émotion. Pour Diéguy Diop, cette forme de restriction de liberté, en particulier pour une femme ou une mère, est « dégradante ».

Elle souligne l’impact psychologique que cette détention a eu sur elle, faisant référence à la situation d’autres détenus qui l’ont particulièrement marquée. Parmi eux, un vieil homme de 80 ans, fournisseur de métier, qui peinait à supporter les conditions de détention à cause de son âge avancé, et un jeune adolescent de 15 ans. « J’ai immédiatement pensé à ma fille qui a le même âge, et cela m’a fait craquer », raconte-t-elle.

Une détention teintée de fierté et de colère

Malgré l’épreuve qu’elle a traversée, Diéguy Diop dit avoir ressenti des émotions contradictoires durant son incarcération. « Paradoxalement, j’ai ressenti à la fois de la fierté et de la colère. De la fierté parce que je me suis dit que c’était à cause de mes opinions politiques que je me retrouvais là », explique-t-elle. Cependant, elle a également exprimé sa profonde indignation devant ce qu’elle considère comme une instrumentalisation de l’appareil judiciaire à des fins politiques. « Il n’est jamais normal que des Sénégalais ayant accédé à un certain niveau de magistrature utilisent l’État contre un adversaire politique », déplore-t-elle, ajoutant que son ministre de tutelle aurait juré de la faire emprisonner.

Pour l’ancienne directrice, cette affaire met en lumière les dérives du système judiciaire et l’impact que cela peut avoir sur les individus. Elle conclut en affirmant que cette expérience a renforcé sa détermination politique, tout en soulignant le besoin d’une réforme pour garantir une justice plus équitable au Sénégal.

Ainsi, en attendant que le jugement final soit rendu, Diéguy Diop reste libre sous caution, mais cette expérience derrière les grilles de la cave laisse en elle des cicatrices indélébiles.

COSYDEP Salue une Rentrée Scolaire Réussie et Appelle au Dialogue sur la Question du Port du Voile

La Coalition des Organisations en Synergie pour la Défense de l’Éducation Publique (COSYDEP) a exprimé sa satisfaction face à la mobilisation exceptionnelle des acteurs et partenaires pour la réussite de la rentrée scolaire 2024-2025. Dans un communiqué transmis à Dakaractu, la COSYDEP a souligné l’importance de cette collaboration pour assurer un environnement éducatif serein et propice à l’apprentissage.

En marge de ce bilan positif, la coalition a également réagi à la récente polémique autour de l’arrêté ministériel concernant le port du voile dans les établissements scolaires. Le débat, qui a suscité de nombreuses discussions au sein de la société sénégalaise, a été abordé par la COSYDEP sous l’angle de la conciliation et du dialogue.

La COSYDEP recommande ainsi d’opter pour le dialogue direct entre l’administration scolaire et les parties prenantes sur les questions sensibles, notamment celles liées aux croyances religieuses et à la loi. L’organisation souligne la nécessité de soutenir les comités de gestion des écoles pour l’élaboration inclusive des règlements intérieurs, tout en respectant les principes directeurs encadrés par l’autorité académique.

Outre cet appel au dialogue, la COSYDEP met en avant plusieurs priorités pour cette année scolaire. Elle insiste sur la mobilisation des ressources pour assurer la normalisation des établissements scolaires, l’intégration des enfants encore hors du système éducatif, ainsi que le renforcement de l’encadrement et de la régulation de toutes les offres d’éducation. La coalition appelle également à une concertation autour des réformes annoncées, en prenant en compte les enjeux d’actualité.

Enfin, la COSYDEP rappelle que l’école doit jouer un rôle central dans la consolidation de la cohésion sociale au Sénégal. Loin d’être un lieu de divisions, l’école est attendue pour renforcer les valeurs d’humanisme, de solidarité et de respect de l’autre. Dans ce contexte, la question de la tenue vestimentaire doit être traitée avec sensibilité, en veillant à ne pas compromettre le rôle fondamental de l’école dans la construction d’une société unie.

L’organisation conclut son communiqué en soulignant que le système éducatif sénégalais doit répondre aux attentes des parents tout en garantissant un environnement d’apprentissage de qualité, basé sur la rigueur, la discipline et des performances élevées.

Diéguy Diop exprime sa gratitude et clame son innocence après sa libération

Diéguy Diop, ancienne directrice de la Promotion de l’économie sociale et solidaire, récemment libérée après son inculpation, a adressé un message de remerciements à ses soutiens. Dans une déclaration publique, elle a également demandé pardon à l’ensemble des Sénégalais qui se sont mobilisés lors de son arrestation.

Accompagnée de son avocat, Me El Hadji Diouf, Diéguy Diop a réaffirmé son innocence, insistant sur le fait qu’elle n’a détourné aucun fonds publics. « La loi me permet de déposer une caution pour recouvrer la liberté. Mais je n’ai remboursé aucun centime parce que je n’ai pas détourné de l’argent », a-t-elle souligné.

Pour éviter d’être placée sous mandat de dépôt, Diéguy Diop a déposé une somme de 28 millions de francs CFA à la Caisse des dépôts et de consignation. Cette somme, selon un juriste contacté par Seneweb, lui sera restituée si elle est acquittée par la justice. En revanche, si elle est reconnue coupable, les fonds seront versés dans les caisses du Trésor Public.

Diéguy Diop demeure sous contrôle judiciaire en attendant l’issue de l’affaire.

Accident de la route : Lamine Ndiaye impliqué mais indemne, soutien du président Bassirou Diomaye Faye

L’artiste comédien Lamine Ndiaye a été victime d’un accident de la route sur l’autoroute à péage alors qu’il revenait du lancement du projet Sénégal 2050 au Centre International de Conférences Abdou Diouf (CICAD) à Diamniadio. L’événement, présidé par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, et le Premier ministre Ousmane Sonko, avait rassemblé des acteurs clés du développement pour discuter de la vision future du pays.

Selon les premières informations, bien que choqué, Lamine Ndiaye est sorti indemne de cet accident. Cependant, d’autres passagers impliqués dans la collision ont été blessés et transportés à l’hôpital pour des soins.

Suite à l’incident, le président Bassirou Diomaye Faye a rapidement rendu visite à Lamine Ndiaye ainsi qu’aux autres victimes de l’accident. Ce geste de solidarité a été vivement salué par l’artiste, connu pour ses nombreuses contributions à la scène artistique sénégalaise. « Je remercie le président pour cette marque de soutien qui m’a beaucoup touché », a déclaré Ndiaye, encore sous le choc des événements.

Cet accident rappelle l’importance de la prudence sur les routes, en particulier sur les autoroutes à péage, où les risques d’accident sont élevés malgré les mesures de sécurité. Heureusement, l’artiste a pu échapper au pire, et ses fans ainsi que ses collègues du monde artistique continuent de lui témoigner leur soutien dans cette épreuve.

Sénégal 2050 : Victor Gorom Ndiaye, artisan de la transformation stratégique

Victor Gorom Ndiaye, PDG de Performances Group, est aujourd’hui l’une des figures les plus influentes du conseil en management stratégique en Afrique francophone. Depuis la création de son cabinet en 1995, il a été au cœur de la transformation de l’économie de plusieurs pays africains, notamment grâce à ses travaux pour l’élaboration du Plan stratégique « Sénégal 2050 » initié par le chef de l’État Bassirou Diomaye Diakhar Faye, sous la supervision du Premier ministre Ousmane Sonko.

Quand Victor Ndiaye a fondé Performances Group, le marché du conseil en Afrique subsaharienne était presque inexistant, limité principalement à des études financées par des bailleurs de fonds étrangers. En trois décennies, il a su établir son cabinet comme un leader incontesté dans le domaine, totalisant plus de 500 missions, dont deux tiers ont été financées par des clients africains eux-mêmes. Avec plus de 100 clients actifs et une équipe de consultants spécialisés répartis sur tout le continent, Performances Group s’impose comme un acteur clé du développement économique régional.

Sous la direction de Victor Ndiaye, le cabinet a conçu des plans stratégiques pour plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, contribuant ainsi à leur émergence. L’une des contributions majeures de Performances Group a été d’encourager le retour de talents africains sur le continent et de former une nouvelle génération de cadres capables de piloter des projets de développement. Grâce à cette stratégie, de nombreux jeunes diplômés africains ont été impliqués dans des initiatives transformant leurs pays.

Victor Ndiaye incarne lui-même cet engagement. Après avoir acquis une décennie d’expérience dans le conseil en Europe, il a fait le choix audacieux de retourner en Afrique pour y contribuer à sa transformation. « Il y a 20 ans, j’avais 32 ans et j’ai décidé de quitter la douillette vie de consultant en Europe pour venir contribuer à la transformation de l’Afrique », a-t-il déclaré. Ce parcours a été salué par le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne, qui a reconnu l’impact significatif de Performances Group sur le développement industriel et stratégique de la région.

Diplômé d’un MBA de l’université de Californie à Berkeley et formé à HEC Paris, Victor Ndiaye a piloté des missions stratégiques majeures pour une quinzaine de pays africains. Ses collaborations s’étendent également aux organisations régionales telles que la CEDEAO, l’UEMOA et l’Union africaine, avec lesquelles il a travaillé sur des stratégies de développement régional et d’intégration économique.

Aujourd’hui, à la tête du Plan « Sénégal 2050 », Victor Gorom Ndiaye joue un rôle central dans l’élaboration de l’avenir économique et social du Sénégal. Son expertise et son dévouement continuent de façonner non seulement l’avenir du Sénégal, mais aussi celui de l’Afrique dans son ensemble.

Singhère : Remise de dons à 5 élèves dans le cadre du programme « VAP »

Cinq élèves de la commune de Kaour, dans le département de Goudomp, ayant participé à la surveillance des champs des Vacances Agricoles Patriotiques (VAP), ont reçu leurs récompenses ce jeudi.

« À l’instar des 15 autres communes du département de Goudomp, la commune de Kaour a également mis en place un champ communal dans le cadre des Vacances Agricoles Patriotiques (VAP). Actuellement, le maïs et le niébé que nous avons cultivés sont à maturité. Après les travaux champêtres, nous avons recruté cinq jeunes pour surveiller ces champs contre les oiseaux et autres animaux sauvages qui auraient pu détruire les récoltes. Nous avons donc jugé nécessaire d’organiser une petite cérémonie ce dimanche pour récompenser ces cinq jeunes, qui sont tous des élèves, en leur offrant des fournitures scolaires et des enveloppes financières afin qu’ils puissent préparer leur rentrée scolaire 2024-2025 », a expliqué Ismaïla Biaye, responsable politique du parti PASTEF dans la commune de Kaour.

« Au Sénégal, les jeunes représentent plus de 50 % de la population. Contrairement aux pays développés, nous pensons que cette jeunesse doit massivement participer au développement du pays. Nous croyons que l’agriculture est la solution. C’est pourquoi nous invitons les jeunes de la commune de Kaour à revenir vers l’agriculture. Nous remercions tous ceux qui ont contribué à la réussite de ce programme de VAP, notamment M. Doudou Bosso Sadio, directeur de cabinet du ministre de la Fonction publique, et Olivier Boucal, grâce à qui chaque élève a reçu une somme d’argent qui lui permettra de payer ses frais d’inscription », a conclu Ismaïla Biaye.

Sénégal 2050 : Bassirou Diomaye Faye annonce une lutte acharnée contre la corruption

Le lundi 14 octobre 2024, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a dévoilé l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 » lors d’une cérémonie solennelle au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio. Cet événement majeur a réuni divers acteurs du secteur privé national et international, des représentants de la société civile, des organisations non gouvernementales, des syndicats et des partenaires au développement.

Le chef de l’État a profité de cette occasion pour rappeler l’importance de cette feuille de route pour l’avenir du pays. « L’Agenda national de transformation Sénégal 2050 est désormais notre boussole pour un Sénégal souverain, juste et prospère. J’appelle chaque Sénégalais à s’approprier cette vision et à contribuer à bâtir ce futur ambitieux », a-t-il déclaré.

Dans son discours, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité de rompre avec les pratiques du passé. Il a affirmé que cette nouvelle stratégie repose sur quatre axes principaux. Le premier axe vise à construire une économie diversifiée et créatrice d’emplois, en mettant l’accent sur l’industrialisation et la valorisation des ressources naturelles du pays. « Nous voulons une économie résiliente et inclusive, qui profite à tous les Sénégalais », a-t-il précisé.

Le deuxième axe porte sur la durabilité et l’aménagement du territoire, avec pour objectif de protéger l’environnement tout en encourageant l’économie circulaire. Le président a également souligné l’importance du capital humain dans cette transformation : « L’éducation, la formation et l’innovation seront au cœur de notre développement », a-t-il ajouté, mentionnant le troisième axe qui vise à renforcer l’équité sociale à travers l’investissement dans l’éducation et la formation.

Le quatrième et dernier axe concerne la bonne gouvernance, un pilier central de l’Agenda Sénégal 2050. Bassirou Diomaye Faye a été particulièrement ferme sur la question de la corruption : « Nous combattrons durement la corruption et nous réformerons l’administration pour la rendre plus efficace et transparente », a-t-il assuré. Il a également évoqué la nécessité de refondre les institutions du pays pour mieux répondre aux aspirations du peuple.

Le président a rappelé que ce programme ambitieux s’adresse aussi bien aux générations actuelles qu’à celles à venir, soulignant l’importance de la souveraineté économique, monétaire et énergétique pour l’avenir du Sénégal. « Ensemble, nous bâtirons un Sénégal plus fort, plus juste et plus prospère », a-t-il conclu.

Il a enfin salué le travail accompli par son gouvernement sous la direction du Premier ministre Ousmane Sonko, qu’il a félicité pour son rôle clé dans l’élaboration de cette vision stratégique, en collaboration avec les experts et les partenaires du pays.

L’Agenda national de transformation Sénégal 2050 marque ainsi un tournant dans la trajectoire du pays, visant à faire du Sénégal un acteur majeur du développement en Afrique, tout en plaçant la bonne gouvernance et la transparence au cœur de ses priorités.

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Violente agression au CEM Hersent 2 : une surveillante d’élèves entre la vie et la mort après une attaque au couteau

Cet après-midi, vers 14 heures, une violente agression a secoué la ville de Thiès. Une surveillante d’élèves du CEM Hersent 2 a été victime d’une attaque brutale à l’arme blanche, confirmée par son oncle. Selon les premières informations, l’agresseur lui aurait asséné plusieurs coups de couteau avant de prendre la fuite.

L’oncle de la victime a révélé que sa nièce avait identifié son agresseur avant de perdre connaissance. Il s’agirait du fils de son ex-mari, un individu qui aurait déjà tenté de l’attaquer par le passé. Selon les témoignages, l’homme aurait mis le feu à son véhicule lors d’une altercation précédente et proféré des menaces de mort à son encontre.

Gravement blessée et luttant pour sa survie, la surveillante a été évacuée d’urgence vers l’hôpital régional de Thiès. Sa famille, bouleversée, a d’ores et déjà annoncé son intention de porter plainte contre le suspect.

L’incident, d’une rare violence, plonge la communauté scolaire dans la stupeur et relance le débat sur la sécurité des agents éducatifs face à des menaces récurrentes. Les autorités locales sont appelées à réagir rapidement pour éviter que de tels actes ne se reproduisent.

Lancement du Référentiel 2050 : Cheikh Modou Thiam présente les défis et opportunités de l’économie sénégalaise

Le lundi 14 octobre 2024, au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD), Cheikh Modou Thiam, Directeur de la Planification au Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération, a dévoilé la première partie du Référentiel Vision « Sénégal 2050 ». Cette initiative, qui s’inscrit dans une réflexion à long terme sur le développement du pays, met en lumière les forces, les faiblesses et les opportunités de l’économie sénégalaise depuis l’indépendance en 1960.

Les faiblesses structurelles de l’économie sénégalaise

L’exposé de Cheikh Modou Thiam a d’abord dressé un tableau sans concession des défis auxquels fait face l’économie sénégalaise. Depuis l’indépendance, la répartition sectorielle de l’économie reste déséquilibrée. Le secteur primaire, composé principalement de l’agriculture et de la pêche, ne représente que 16% de l’économie. Bien que l’agriculture ait longtemps été le pilier de l’économie sénégalaise, elle reste vulnérable face aux aléas climatiques et à une productivité faible en raison de l’accès limité aux infrastructures modernes.

Le secteur secondaire, quant à lui, constitue environ 24% du produit intérieur brut (PIB). Ce chiffre révèle une industrialisation encore embryonnaire, marquée par une dépendance à l’importation de biens transformés et une capacité limitée à valoriser les ressources locales. L’industrie manufacturière, en particulier, peine à se développer à la hauteur des ambitions nationales.

Le secteur tertiaire domine largement l’économie, avec une part de 60%. Il englobe des services divers, mais aussi un secteur informel très présent. Ce dernier, bien qu’il soit une source majeure d’emploi, échappe souvent à la fiscalité et représente un défi pour la stabilité et la formalisation de l’économie sénégalaise. La prédominance de l’informel complique également la mise en œuvre de réformes structurelles.

Opportunités et leviers de croissance

Malgré ces faiblesses, le Sénégal dispose de nombreuses opportunités à saisir. La Vision « Sénégal 2050 » entend capitaliser sur ces atouts pour faire du pays un modèle de développement en Afrique de l’Ouest. La position géographique stratégique du Sénégal, à la croisée des routes commerciales internationales, constitue un avantage majeur pour attirer les investissements étrangers et renforcer son rôle en tant que hub logistique et commercial dans la région.

Cheikh Modou Thiam a également évoqué les ressources naturelles non négligeables du pays, notamment le pétrole et le gaz, dont l’exploitation pourrait transformer l’économie si elle est bien gérée. La diversification des sources de croissance est cruciale pour réduire la dépendance vis-à-vis des secteurs traditionnels et tirer profit des technologies émergentes, de l’innovation et de l’entrepreneuriat.

Menaces et défis à venir

Toutefois, le Directeur de la Planification a également mis en garde contre les menaces qui pèsent sur l’économie sénégalaise. L’une des principales inquiétudes concerne le taux de croissance démographique élevé, qui pourrait devenir un obstacle à la création d’emplois si l’économie ne s’adapte pas en conséquence. La nécessité d’améliorer la formation et les compétences de la jeunesse, qui représente une grande partie de la population, a été soulignée comme un impératif pour transformer cette croissance en opportunité.

Par ailleurs, les effets du changement climatique et les défis environnementaux, tels que la dégradation des sols et la montée des eaux, constituent des menaces sérieuses pour la sécurité alimentaire et la stabilité économique à long terme.

Le Référentiel Vision « Sénégal 2050 » offre une feuille de route ambitieuse pour les décennies à venir, en visant une transformation en profondeur de l’économie sénégalaise. Le discours de Cheikh Modou Thiam a mis en évidence les défis historiques du pays, tout en ouvrant des perspectives encourageantes pour l’avenir. L’atteinte de ces objectifs dépendra d’une gestion rigoureuse des ressources, d’un cadre institutionnel solide et d’une mobilisation collective des acteurs économiques, politiques et sociaux.

Le Sénégal se trouve à un carrefour crucial, où les choix d’aujourd’hui détermineront la capacité du pays à s’inscrire durablement sur la voie du développement inclusif et durable.

Crue du fleuve Sénégal : L’OMVS active la vigilance orange pour prévenir les risques d’inondation

L’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) a déclenché la vigilance orange face à l’augmentation rapide des débits du fleuve, provoquée par les fortes précipitations des derniers jours. Ces niveaux sont comparables à la crue exceptionnelle de 1999.

Selon le communiqué n° 8 de l’OMVS, le barrage de Manantali, principal régulateur des crues, est à son niveau maximal d’exploitation, avec une cote atteignant 208,28 mètres le 13 octobre 2024. Des lâchers fluctuants autour de 2000 m³/s sont prévus, renforcés par les affluents du Bakoye et de la Falémé. Cette situation pourrait entraîner des inondations dans les zones vulnérables de la vallée et du delta du fleuve Sénégal.

L’OMVS a mis en place un plan d’alerte basé sur les données hydrologiques et les impacts du changement climatique, incluant des cartes des zones inondables. Les autorités et les médias locaux sont mobilisés pour diffuser l’information et assurer la sécurité des populations riveraines, invitées à suivre les consignes pour éviter tout danger lié à la crue.

Synergies Afrique : Défense Vigoureuse contre les Accusations de Mody Niang

Le groupe Synergies Afrique, sous la direction de son Président Directeur Général, Khalifa Babacar Camara, a récemment fait l’objet d’allégations concernant la gestion de projets d’électrification scolaire au Sénégal. Ces accusations, formulées par Monsieur Mody Niang sur les réseaux sociaux, ont été vivement contestées par l’entreprise, qui a tenu à clarifier la situation.

En mai 2017, Synergies Afrique a été invitée par la Direction des Constructions Scolaires (DCS) du Ministère de l’Éducation nationale à soumissionner pour quatre lots de construction dans le cadre du programme de remplacement des abris provisoires dans les écoles. L’entreprise a répondu à l’appel d’offres, proposant la construction de 1850 salles de classe, 1372 blocs administratifs, 730 blocs d’hygiène, et 70500 mètres linéaires de murs de clôture.

En juillet 2017, l’entreprise a été notifiée de l’attribution provisoire du marché pour le lot 1. Après avoir négocié des accords de prêt avec la BOAD pour le financement des travaux, le marché a été signé et notifié à Synergies Afrique en novembre 2017.

Les travaux ont débuté en janvier 2018, avec une cérémonie de lancement présidée par le Ministre de l’Éducation nationale. Au total, 1850 salles de classe ont été construites, ainsi que des blocs administratifs et d’hygiène dans 14 régions du Sénégal. L’entreprise affirme que tous les paiements ont été certifiés par la DCS avant d’être traités par la BOAD.

Synergies Afrique a également souligné son impact positif sur l’emploi, ayant créé plus de 33 000 emplois directs durant l’exécution du lot 1. Ce chiffre ne prend pas en compte les emplois indirects générés autour des chantiers.

Face aux allégations de Monsieur Mody Niang, Synergies Afrique dénonce une campagne de désinformation. L’entreprise insiste sur le fait que les 25 milliards évoqués par Niang concernent un prêt signé pour le financement du lot 2 du programme, attribué à une autre entreprise.

De plus, la société a précisé que les accusations de condamnation par le tribunal du commerce sont liées à une affaire distincte avec l’entreprise CCE, qui a reconnu sa dette envers Synergies Afrique.

Synergies Afrique réaffirme sa volonté de poursuivre ses activités en toute transparence et se réserve le droit d’agir en justice pour défendre sa réputation face à ces accusations infondées. Le groupe appelle à une vérification rigoureuse des faits avant de diffuser des informations qui pourraient nuire à son image et à celle de ses dirigeants.

Neutralisation d’un gang de cambrioleurs à Keur Massar : trois individus déférés au parquet

La brigade de recherches de Keur Massar a récemment neutralisé un gang impliqué dans plusieurs cambriolages, notamment celui d’un magasin appartenant à un ressortissant chinois, L. Junbing. Le groupe criminel a été appréhendé et déféré vendredi dernier devant le procureur de la République, pour association de malfaiteurs et vols multiples avec effraction commis la nuit.

Le cambriolage en question a eu lieu dans la quincaillerie de L. Junbing, située près de « Tollou Abdoulaye Wade ». Les malfaiteurs ont dérobé des biens d’une valeur estimée à 1 154 000 F CFA ainsi qu’une somme d’argent de 50 000 F CFA. Suite à la plainte déposée par la victime, la brigade de recherches, sous la direction du commandant El Hadji Abdou Aziz Kandji, s’est immédiatement saisie de l’affaire.

Grâce aux images des caméras de surveillance, l’un des membres du gang, F. Nguer, a été rapidement identifié et arrêté. Placé en garde à vue, Nguer a révélé les noms de ses complices, L. Diouf, et du receleur, C. A. K. D. Dème. Ces derniers ont été appréhendés peu après. Les autorités ont découvert que le matériel volé avait été revendu à Dème pour seulement 35 000 F CFA.

Les trois individus ont avoué leur implication lors de l’enquête. Le dossier a été transmis au procureur, qui devra décider des suites judiciaires à donner à cette affaire. Cette arrestation marque un coup d’arrêt aux agissements de ce gang, renforçant ainsi la sécurité dans la région de Keur Massar.

Lancement de la campagne nationale de solidarité « Delloo Njukkal » en soutien aux militaires blessés

L’armée sénégalaise, sous la direction du Chef d’État-major Général des Armées, le Général Mbaye Cissé, a officiellement lancé la campagne nationale de solidarité « Delloo Njukkal ». Cet événement, organisé au Cercle Messe des Officiers de Dakar, marque le début d’une série d’initiatives visant à apporter un soutien concret aux militaires blessés en opérations et aux soldats invalides de guerre. La campagne, qui s’étendra jusqu’au 19 décembre 2024, se veut un hommage vibrant à ces hommes et femmes qui ont sacrifié leur intégrité physique pour la défense de la nation.

Placée sous la présidence du Premier ministre, Ousmane Sonko, la cérémonie a été un moment de grande solennité, au cours duquel ce dernier a exprimé toute l’importance de cette initiative pour le pays. Selon ses mots, « l’armée nationale est certainement l’un des ciments les plus forts de notre consensus national ». Dans son allocution, il a salué le travail du Général Mbaye Cissé et a remercié le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, pour son soutien indéfectible à cette cause.

Ousmane Sonko a souligné que « Delloo Njukkal » incarne les valeurs de patriotisme et de solidarité, des principes fondamentaux qui renforcent le lien entre l’armée et la nation. Ces valeurs, a-t-il précisé, « guident au quotidien nos actions et notre engagement citoyen ». Le Premier ministre a tenu à rendre hommage aux soldats blessés, qualifiant leur sacrifice de « véritable engagement patriote », et a également exprimé toute sa compassion aux familles des militaires tombés au champ d’honneur.

En plus d’honorer les soldats blessés, cette campagne ambitionne de moderniser les dispositifs d’accompagnement à leur égard. Parmi les mesures phares, le gouvernement sénégalais prévoit une revalorisation des pensions d’invalidité ainsi que la facilitation de l’accès à des soins médicaux de qualité. « Je salue l’effort quotidien des armées dont les actions viennent s’adjoindre aux mesures déjà prises pour la revalorisation des pensions d’invalidité et la modernisation du mécanisme de prise en charge médicale », a déclaré le Premier ministre.

L’initiative s’accompagne également de la mise en place de projets structurants identifiés par les militaires eux-mêmes, en collaboration avec l’Agence pour la réinsertion sociale des militaires. Le Premier ministre a d’ailleurs lancé un appel à l’ensemble des citoyens et membres du gouvernement pour qu’ils s’impliquent dans cette campagne.

« Delloo Njukkal » se veut donc un acte de reconnaissance nationale envers ceux qui ont payé un lourd tribut pour défendre les frontières du Sénégal et préserver la paix. En renforçant les dispositifs d’accompagnement et en impliquant la société civile dans cette campagne de solidarité, le gouvernement sénégalais entend non seulement honorer ces militaires blessés, mais aussi renforcer la résilience nationale face aux défis actuels.

Licenciement de 44 agents au ministère des Mines : le collectif appelle l’État à négocier

Le ministère des Mines est au cœur d’une crise sociale après le licenciement de 44 agents. Lors d’une conférence de presse organisée par le collectif interministériel des agents de l’administration, les représentants des travailleurs ont dénoncé les conditions de cessation d’activités des agents concernés et ont exprimé leur indignation face à cette décision.

Le Secrétaire général du collectif, Monsieur Dramé, a exposé plusieurs doléances, dont certaines sont restées sans réponse depuis l’ancien régime. Parmi les revendications figurent le manque d’équité dans le traitement salarial, l’absence de primes de prudence pour les chauffeurs, les conditions de travail à Diamniadio, ainsi que des problèmes liés aux habilitations. Ces points sont inscrits dans un mémorandum soumis aux autorités, mais demeurent sans solution.

Les travailleurs estiment que la communication du ministre des Mines, Birame Souleye Diop, a été insuffisante ou erronée. Selon eux, le ministre aurait mal présenté la situation des agents licenciés, qui sont pourtant liés au ministère par des contrats à durée indéterminée (CDI). « Les droits de ces travailleurs ont été bafoués. Ils ont des CDI, et les mettre à la porte sans respecter les préalables prévus par l’article L53 du Code du travail est une grave erreur », a déclaré Dramé.

Le collectif a également pointé du doigt l’absence de préavis dans les licenciements, ainsi que l’injustice autour du fonds employant plus de 284 travailleurs. « Comment expliquer que 44 agents soient licenciés, tandis que les autres sont maintenus ? », s’est interrogé le porte-parole des licenciés, Ndiawar Sarr.

Le collectif a appelé à une reprise des négociations et a demandé au chef de l’État, Ousmane Sonko, et au ministre de tutelle de revoir la situation. « Les familles des travailleurs licenciés sont dans une situation difficile, particulièrement avec la rentrée des classes. Ces pères de famille sont acculés par les banques et les bailleurs », a plaidé Ndiawar Sarr.

Dans un contexte marqué par la précarité, les travailleurs espèrent que l’État acceptera de s’asseoir à la table des négociations pour trouver une solution équitable.

Tivaouane-Peulh : Le frère du rappeur Dof Ndèye arrêté avec 1,5 kg de chanvre indien

Les forces de la Brigade de Proximité de Tivaouane-Peulh ont réalisé une opération fructueuse en arrêtant, hier vendredi, I. Diallo, un frère du rappeur Dof Ndèye. Ce dernier a été interpellé pour trafic de drogue et détention illégale d’armes. Lors de l’arrestation, les gendarmes ont saisi 1,5 kg de chanvre indien, un couteau, une pompe neutralisante, une moto, ainsi qu’une somme d’environ 300 000 francs CFA.

L’opération a débuté grâce à des informations reçues par les gendarmes concernant la présence d’un grand trafiquant de drogue dans leur secteur. I. Diallo, surnommé « Ibou le Fou », avait quitté son fief à Grand-Yoff pour poursuivre son commerce illicite dans la région de Tivaouane-Peulh.

L’intervention rapide des forces de l’ordre a permis de capturer le suspect, déjà bien connu pour son implication dans le trafic de drogue. Les objets saisis lors de l’arrestation, notamment des armes de cinquième catégorie sans autorisation administrative, ajoutent une dimension supplémentaire à l’affaire.

I. Diallo a été déféré au parquet pour trafic de drogue et détention illégale d’armes, tandis que son frère, le rappeur Dof Ndèye, se trouve déjà en détention pour tentative de meurtre à Kaolack. Cette arrestation vient renforcer la lutte contre le trafic de drogue dans la région et met en lumière les efforts des forces de sécurité pour démanteler les réseaux de dealers opérant à travers le pays.

Alerte sur la montée des eaux du fleuve Sénégal : risque de débordement et mesures d’urgence

La situation hydrologique du fleuve Sénégal est devenue extrêmement préoccupante après les récentes précipitations. Ce samedi, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a publié un communiqué urgent, alertant sur la montée des eaux dans plusieurs stations le long du fleuve, avec un niveau critique atteint à 10,70 mètres.

Le fleuve, déjà sous surveillance depuis plusieurs semaines, continue de gonfler en raison des fortes pluies, provoquant une crainte accrue de débordements dans les zones habitées riveraines. Le ministère de l’Hydraulique prévoit d’augmenter les évacuations d’eau à un débit de 1,993 m³/s, une mesure qui pourrait passer à 3,000 m³/s dans les jours à venir si la situation ne s’améliore pas.

Une situation alarmante

Ce niveau des eaux, particulièrement élevé, pourrait avoir des conséquences graves si aucune action préventive n’est prise. Les autorités locales ont déjà recensé des risques d’inondations massives, menaçant les habitations, les infrastructures et les terres agricoles. Des mesures de vigilance accrue ont été recommandées à la population, en particulier pour les zones les plus vulnérables.

Mesures d’urgence

En réponse à cette situation, le ministère a mis en place plusieurs initiatives pour limiter l’impact des crues potentielles :

  • Evacuations contrôlées : Des évacuations d’eau d’un débit initial de 1,993 m³/s ont commencé. Selon les prévisions, ce débit pourrait être porté à 3,000 m³/s pour réduire la pression sur les barrages et les digues.
  • Systèmes d’alerte renforcés : Les autorités ont activé un système d’alerte renforcé pour prévenir les populations en temps réel en cas de débordement imminent.
  • Plans d’évacuation : Les communautés riveraines sont priées de suivre les consignes des autorités et de se préparer à d’éventuelles évacuations en cas d’aggravation de la situation.

Appel à la vigilance

Le ministère de l’Hydraulique a exhorté la population à redoubler de vigilance et à se conformer aux directives. Les populations vivant à proximité des zones les plus à risque sont particulièrement invitées à surveiller la situation de près, en restant informées des mises à jour officielles et en prenant les mesures de précaution nécessaires.

Le communiqué souligne également la nécessité pour chacun de coopérer avec les autorités locales, afin de limiter les dégâts et protéger les vies humaines.

Dans les jours à venir, des mises à jour régulières seront publiées par le ministère pour informer la population sur l’évolution de la situation hydrologique du fleuve Sénégal.

Le Collectif des Amicales de l’UCAD réclame le paiement immédiat des bourses d’octobre

Le Collectif des Amicales de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a exprimé son mécontentement face au retard observé dans le paiement des bourses d’études du mois d’octobre. Dans un communiqué adressé à la rédaction de Seneweb, le Collectif souligne que, bien que la reprise des cours soit imminente, les allocations d’études ne sont toujours pas disponibles au 12 octobre.

Selon les étudiants, la direction des bourses avait pourtant promis un règlement avant la fin de cette semaine, promesse qui n’a pas été tenue. « Nous constatons que cela n’a pas été fait. Cette situation est d’autant plus inacceptable qu’elle se répète depuis quelques mois », ont dénoncé les rédacteurs du communiqué.

Le Collectif rappelle que les retards récurrents dans le versement des bourses mettent les étudiants dans des situations financières précaires, en particulier à l’approche de la rentrée. Ils appellent les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes pour garantir que ces retards ne se reproduisent plus, insistant sur la nécessité d’une gestion plus rigoureuse de la distribution des allocations.

Réitérant leur engagement à défendre les droits des étudiants, les Amicales de l’UCAD exhortent la direction à trouver une solution rapide à ce problème, tout en assurant leur détermination à veiller au respect des intérêts de la communauté estudiantine.

Crise sociale à Dakar Dem Dikk : les travailleurs en révolte contre la direction

Le climat social au sein de Dakar Dem Dikk, l’entreprise publique de transport urbain, est en pleine ébullition. Les employés, représentés par leur syndicat, dénoncent une gestion qu’ils jugent chaotique et injuste, menée par le directeur général, Assane Mbengue. Selon Masseck Ndiaye, secrétaire général du Syndicat Nouveau des Travailleurs de Dakar Dem Dikk, la direction tente de “divertir” les travailleurs au lieu de répondre à leurs revendications légitimes. Cette accusation fait écho à une frustration croissante parmi les employés, amplifiée par l’inaction de la direction face à des doléances anciennes.

Des revendications ignorées

La principale source de discorde entre les employés et la direction repose sur la plateforme de paiement mobile Wave, imposée aux receveurs de la société. Ces derniers refusent de se plier à cette directive qu’ils considèrent comme une contrainte injustifiée. Cette résistance a entraîné la suspension du versement des recettes pendant dix jours, une première dans l’histoire de l’entreprise. Masseck Ndiaye a souligné que cette situation révèle un mépris de la direction envers les droits des travailleurs, en particulier en ce qui concerne les primes non payées, malgré une hausse significative des recettes de l’entreprise.

Le syndicat a déposé une plateforme revendicative contenant 24 points depuis juillet 2023, mais aucune des revendications n’a encore trouvé de réponse, selon les travailleurs. La situation devient d’autant plus intenable que, depuis plus de 140 jours, les promesses de la direction sont restées lettre morte.

Des conditions de travail alarmantes

Les conditions de travail au sein de Dakar Dem Dikk sont qualifiées de “désastreuses” par le syndicat. Malgré l’arrivée de nouveaux bus et une amélioration des recettes journalières – passant, selon le directeur, de 20 à 50 millions de francs CFA par jour –, les travailleurs continuent de faire face à des difficultés non résolues. Masseck Ndiaye déplore un manque d’engagement de la direction dans la résolution des problèmes qui touchent directement les employés.

En réponse aux accusations de mauvaise gestion des recettes, où le DG prétend que seulement 20 receveurs sur 100 n’effectuent pas leurs versements, Ndiaye rétorque avec véhémence : “C’est faux ! Aucun receveur n’ose garder les versements pour la nuit.” Cette déclaration souligne une perte de confiance totale entre les travailleurs et la direction, exacerbée par une politisation croissante de la gestion de l’entreprise.

Mobilisation et perspectives de grève

Face à cette impasse, les travailleurs se tournent vers une mobilisation générale. Une assemblée générale des employés a été convoquée pour discuter des actions à venir, dont une possible grève générale qui pourrait paralyser l’activité de Dakar Dem Dikk. Cette assemblée se veut un ultimatum lancé à la direction, appelant Assane Mbengue à enfin répondre aux préoccupations légitimes du personnel.

Ndiaye accuse également la direction de vouloir manipuler l’opinion publique en organisant des conférences de presse destinées à nuire à l’organisation de cette mobilisation. “Il ne fait que parler. Si ses prédécesseurs sont coupables de mauvaise gestion, qu’on laisse la justice s’en occuper”, a-t-il ajouté, suggérant que les enjeux dépassent de loin les simples désaccords financiers.

Un avenir incertain pour Dakar Dem Dikk

La situation actuelle met en lumière un profond malaise social au sein de l’entreprise de transport, reflétant des tensions accumulées depuis plusieurs mois. Dans un contexte où le dialogue entre le syndicat et la direction est rompu, les travailleurs semblent déterminés à aller jusqu’au bout pour défendre leurs droits et obtenir des réponses concrètes à leurs revendications. Si aucune solution n’est trouvée rapidement, une grève générale pourrait bien venir perturber le quotidien des usagers de Dakar, et accentuer encore plus la crise qui secoue Dakar Dem Dikk.

L’entreprise publique de transport se retrouve ainsi à la croisée des chemins, avec un besoin urgent de rétablir le dialogue et de restaurer la confiance entre la direction et ses employés pour éviter un blocage total du service.

Opération d’envergure de l’armée dans le Nord Sindian : 50 hectares de chanvre indien détruits pour restituer les terres aux populations

Dans le cadre de sa lutte contre l’économie criminelle dans le Nord-Sindian, précisément dans le département de Bignona, l’armée sénégalaise a lancé une vaste opération de destruction de champs de chanvre indien dans la zone de Djibidione. Depuis le 7 octobre 2024, cette opération a permis de détruire environ 50 hectares de cette culture illicite, estimée à une valeur marchande de 2 milliards de FCFA.

Le conflit armé qui a longtemps marqué cette région du Sénégal avait transformé certaines zones en véritables « zones rouges », rendant difficile toute activité légale et la libre circulation des personnes et des biens. Ces dernières années, la culture de chanvre indien s’est installée au cœur de ces territoires, exacerbant la situation en privant les populations locales de leurs terres cultivables.

L’opération militaire, menée par le bataillon de commandos avec l’appui du 25e bataillon de reconnaissance et d’appui, s’inscrit dans une stratégie de restauration de l’ordre et de l’économie locale. Les villages de Dieye, Djiondji, Massaran, Balla Basséne et Niale, considérés comme des épicentres de la culture de chanvre, ont été libérés de l’emprise de l’économie criminelle. Cette libération est vue comme une étape cruciale dans le processus de retour des populations déplacées par le conflit.

Le commandant de la zone de Sindian, lors d’une visite ce vendredi 11 octobre, a réaffirmé l’engagement de l’armée à accompagner le retour des populations et à lutter contre les activités illicites qui minent le développement économique et social de la région. L’objectif principal de cette opération est non seulement de restituer les terres aux populations spoliées mais aussi de relancer les activités licites, permettant ainsi une reprise des échanges et une stabilisation durable dans cette zone.

Les populations locales ont accueilli favorablement ces actions de l’armée, voyant en elles un espoir de paix et de prospérité après des années de conflit et de précarité. L’armée, quant à elle, a réaffirmé sa détermination à poursuivre ses efforts pour éradiquer l’économie criminelle et protéger les ressources naturelles et économiques de la région, tout en soutenant un retour définitif à la normale.

L’ex-DG de l’ONAS, Dr Cheikh Dieng, convoqué à la Section de Recherches pour l’affaire ONAS

L’ex-directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS), Dr Cheikh Dieng, a été convoqué ce lundi à 16 heures à la Section de Recherches (SR). Cette convocation s’inscrit dans le cadre de l’affaire qui l’a récemment conduit à être démis de ses fonctions à la tête de l’institution. La confirmation de cette information a été faite par Dr Dieng lui-même lors d’un échange avec DakarActu.

Cette convocation intervient alors que le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a récemment évoqué cette affaire dans le cadre de la révision constitutionnelle en cours, qui vise la suppression d’institutions telles que le Conseil économique, social et environnemental (CESE) et le Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT). Le ministre avait, à cette occasion, indiqué qu’une enquête exhaustive sur les faits entourant cette affaire a été ordonnée, et que « tous ceux qui y seront mêlés seront sanctionnés à la hauteur de leurs actes ».

Bien que les détails précis des accusations restent encore flous pour le grand public, il est clair que cette affaire occupe une place importante dans le cadre de la lutte contre la corruption et la gestion des institutions publiques au Sénégal. L’enquête pourrait révéler des faits impliquant plusieurs autres responsables au sein de l’ONAS ou d’autres organismes étatiques.

Dr Cheikh Dieng, qui avait dirigé l’ONAS pendant une période marquée par plusieurs défis dans le secteur de l’assainissement, se retrouve ainsi au cœur d’une affaire dont les retombées pourraient s’étendre bien au-delà de sa seule personne. L’audience à la Section de Recherches, prévue cet après-midi, pourrait apporter de nouveaux éléments sur cette enquête en cours. Le pays suit de près cette évolution, alors que les réformes constitutionnelles continuent d’alimenter le débat public.

Les prochaines étapes de cette affaire seront cruciales, tant pour la carrière de Dr Dieng que pour les implications potentielles pour l’ONAS et ses partenaires.

Dakar Dem Dikk face à une crise financière : Une dette de 4,9 milliards de francs CFA et une masse salariale insoutenable

La société nationale de transport, Dakar Dem Dikk (DDD), traverse une période difficile sur le plan financier, avec un endettement qui atteint 4,9 milliards de francs CFA. Lors d’une conférence de presse tenue vendredi à Dakar, son directeur général, Assane Mbengue, a exposé les défis auxquels l’entreprise fait face, notamment une masse salariale jugée « insoutenable » et des irrégularités dans la gestion des recettes.

M. Mbengue a indiqué que la situation actuelle résulte d’une augmentation significative du personnel. « En 2019, le nombre de salariés est passé du simple au double, entraînant une hausse de la masse salariale de près de 60 % », a-t-il déclaré. À ce jour, DDD emploie 3.122 personnes, avec une masse salariale mensuelle s’élevant à 1 milliard 151 millions 131 mille 440 francs CFA. Cette charge représente un déséquilibre financier qui pèse lourdement sur les opérations de la société.

En plus des problèmes de personnel, DDD fait face à une dette fiscale élevée, malgré les compensations financières reçues de l’État. M. Mbengue a également signalé des pertes conséquentes dues à des pratiques de gestion interne. « Vingt-cinq pour cent des receveurs à bord des bus ne reversent pas les montants collectés auprès des usagers », a-t-il déploré, soulignant la nécessité de réformes dans la gestion des revenus.

Le climat de travail au sein de DDD est décrit comme étant « fortement syndiqué et politisé », ce qui complique la mise en œuvre de changements nécessaires. Cependant, le directeur général a assuré qu’il prendrait toutes les mesures nécessaires pour que l’entreprise récupère les montants dus et redresse sa situation financière.

Dakar Dem Dikk est également en train d’apurer sa dette envers ses fournisseurs, avec des paiements s’élevant à 548.090.000 francs CFA déjà effectués dans ce sens. Malgré ces efforts, le défi reste immense, et des solutions à long terme s’imposent pour assurer la viabilité de l’entreprise.

Les pertes d’exploitation, bien que diminuées, témoignent des difficultés persistantes. Celles-ci ont chuté de 3 milliards 108 millions 161 mille 167 francs CFA entre janvier et avril 2024, à 1 milliard 734 millions 114 mille 431 francs CFA entre mai et août derniers. Pour Assane Mbengue, il est impératif de « repenser » l’exploitation de Dakar Dem Dikk et d’envisager un assainissement global de ses finances.

L’avenir de la société de transport public est en jeu, et des réformes en profondeur sont nécessaires pour rétablir un équilibre financier et garantir la continuité des services qu’elle offre aux usagers. La situation actuelle soulève des questions sur la gestion des ressources dans le secteur public, et les acteurs concernés devront agir rapidement pour éviter une crise qui pourrait impacter de manière significative le transport urbain à Dakar.

Saint-Louis : Les communautés locales s’engagent autour des projets gaziers et pétroliers

Un important forum communautaire s’est tenu ce vendredi à Saint-Louis, centré sur la mobilisation des parties prenantes autour des projets pétroliers et gaziers du Sénégal. Présidée par Birame Souleye Diop, ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, cette rencontre, organisée en partenariat avec le programme USAID/TRACES, visait à aborder les préoccupations locales concernant l’impact des activités d’exploitation des ressources naturelles, en particulier celles liées au projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA).

Ce forum avait pour principal objectif d’engager les communautés locales, notamment celles de la pêche, dans une réflexion commune sur les défis et opportunités engendrés par les projets gaziers et pétroliers. La région de Saint-Louis, directement concernée par l’exploitation offshore, est un acteur clé dans cette nouvelle ère d’exploitation énergétique, et les communautés locales espèrent bénéficier des retombées économiques tout en protégeant leurs activités traditionnelles.

Le ministre Birame Souleye Diop a souligné l’importance de garantir une coexistence harmonieuse entre les activités d’exploitation des hydrocarbures et celles de la pêche, essentielles à l’économie locale. « Ce forum n’est pas un lieu de promesses, mais un espace de dialogue pour trouver des solutions concrètes et viables, » a-t-il déclaré, insistant sur l’importance de l’engagement de toutes les parties prenantes pour un développement inclusif.

Les entreprises partenaires, telles que BP, Petrosen et Kosmos, ont également un rôle crucial à jouer dans le développement de ces projets. Leur implication, aux côtés des autorités locales et des communautés, est indispensable pour assurer un impact positif à long terme. La réussite de ces projets doit se traduire par des bénéfices partagés, notamment par le biais de la création d’emplois et d’opportunités économiques.

Des représentants des autorités locales, comme le préfet de Saint-Louis, Abou Sow, ainsi que des leaders communautaires tels que Moussa Dièye et Fatou Bineta Sarr, ont participé activement aux discussions. Les préoccupations des communautés de pêcheurs, notamment celles de Guet Ndar, ont été au cœur des échanges, avec une volonté commune d’assurer que les bénéfices économiques ne se fassent pas au détriment des activités traditionnelles.

Avec des projets comme Sangomar déjà en production et le lancement imminent du projet GTA, le Sénégal entre dans une nouvelle phase de développement économique. Ce forum marque une étape importante dans l’effort de mobilisation des communautés locales pour garantir que les retombées des ressources naturelles profitent à tous, tout en maintenant l’équilibre entre développement économique et préservation des moyens de subsistance traditionnels.

Enquête sur des opérations irrégulières : plusieurs transitaires sous surveillance de la Douane sénégalaise

La Douane sénégalaise intensifie ses actions contre les pratiques illégales dans le secteur du transit. Selon des informations obtenues par DakarActu, plusieurs transitaires sont actuellement sous le radar des autorités douanières pour leur implication présumée dans des opérations irrégulières. Ces investigations visent à faire la lumière sur des pratiques douteuses et à sanctionner toute infraction constatée dans le cadre des activités douanières.

Ces dernières semaines, plusieurs arrestations ont eu lieu dans le cadre de ces enquêtes. Parmi les personnes interpellées figure le célèbre transitaire Badou Ndiaye, impliqué dans l’affaire des faux chèques du Trésor. D’autres transitaires ont également été placés en garde à vue, soupçonnés de participer à des opérations frauduleuses touchant au domaine douanier.

Les autorités douanières sont déterminées à aller jusqu’au bout de cette affaire et à éradiquer les pratiques illégales qui pourraient nuire à l’économie nationale. Selon les mêmes sources, d’autres arrestations pourraient avoir lieu dans les jours à venir, car l’enquête est toujours en cours.

Cette affaire rappelle l’importance de la transparence et du respect des procédures dans le secteur du transit, qui joue un rôle crucial dans les échanges commerciaux et le bon fonctionnement de l’économie sénégalaise. Les résultats de ces investigations sont très attendus, et les prochains jours pourraient apporter de nouvelles révélations sur l’ampleur des pratiques dénoncées. Une affaire à suivre de près.

« Stop à la manipulation » : Yoro Dia dément les rumeurs de « Jeune Afrique » sur Macky Sall

Yoro Dia, ancien porte-parole de Macky Sall, a formellement démenti les informations rapportées par Jeune Afrique, selon lesquelles l’ex-président du Sénégal resterait au Maroc par crainte d’une arrestation à son retour au pays. Le journal avait avancé que Macky Sall souhaitait éviter d’éventuelles poursuites judiciaires pendant la campagne pour les législatives, une affirmation que Yoro Dia qualifie de « manipulation ».

Actuellement à Paris, où il a rencontré l’ancien chef d’État, Yoro Dia a réagi avec fermeté. « Ce n’est pas Macky Sall qui a peur, mais plutôt Diomaye Faye et Ousmane Sonko, qui sont en panique depuis que Macky Sall a été désigné tête de liste, » a-t-il déclaré. Il a également réfuté toute accusation contre l’ancien président, affirmant que ce dernier est « libre de revenir au Sénégal quand il le souhaite. »

Selon Yoro Dia, Macky Sall respecte une tradition instaurée par Léopold Sédar Senghor, qui consiste pour les anciens présidents à s’installer à l’étranger afin de ne pas gêner leurs successeurs. « Macky Sall n’a rien à se reprocher, il se comporte en chevalier républicain face à un pouvoir qui, lui, ne respecte pas les codes d’honneur républicains », a-t-il souligné.

La déclaration vise à apaiser les tensions politiques croissantes autour des législatives et à rappeler que Macky Sall, bien qu’installé à l’étranger, n’est pas en fuite mais continue à observer la scène politique sénégalaise avec sérénité.

Un Docteur controversé au cœur du pouvoir : la soutenance de thèse de Cheikh Oumar Diagne face aux règlements universitaires

Cheikh Oumar Diagne, ministre conseiller et Directeur des moyens généraux à la présidence de la République du Sénégal, a soutenu sa thèse portant sur un sujet crucial et d’actualité : « Perspectives des monnaies souveraines face aux dynamiques géopolitiques d’intégration et aux systèmes monétaires privés : le cas de la zone franc d’Afrique de l’ouest ». Ce travail a été présenté sous la supervision d’un jury présidé par le Pr Babacar Guèye, agrégé en droit à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Cependant, l’événement, organisé par le Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques (Ceds), suscite une vive polémique, non pas à cause du contenu académique, mais du cadre dans lequel il a été organisé.

En effet, depuis un rappel très explicite du ministère de l’Enseignement supérieur en septembre dernier, il est formellement interdit aux établissements privés d’enseignement supérieur (EPES) d’organiser des soutenances doctorales. Un communiqué publié par l’ancien Directeur général de l’enseignement supérieur, Amadou Abdoul Sow, précisait que les études doctorales doivent se faire « exclusivement au sein des écoles doctorales agréées », ce que le Ceds, comme les autres EPES au Sénégal, n’est pas habilité à faire. Ainsi, en ignorant cette directive ministérielle, la soutenance de Cheikh Oumar Diagne pose un véritable problème de légalité académique.

Cette situation n’est pas nouvelle. Le cas d’Aïda Mbodji, députée et ancienne ministre d’État, qui avait soutenu sa thèse en août 2020 dans ce même établissement, avait déjà déclenché une mise au point similaire de la part des autorités. La récurrence de ces soutenances doctorales au Ceds, notamment pour des personnalités politiques ou diplomatiques, interroge sur l’utilisation des titres académiques et leur appropriation par des figures publiques, souvent pour des gains symboliques ou des avantages stratégiques.

Outre Aïda Mbodji, Haruna Musa, conseiller à l’ambassade du Nigéria à Dakar, avait également obtenu un doctorat au Ceds dans des conditions similaires. Le point commun de ces trois personnalités est non seulement leur statut public, mais aussi le fait que l’établissement semble valoriser leurs fonctions éphémères ou passées. Sur la couverture de la thèse de Cheikh Oumar Diagne, par exemple, au lieu du nom seul comme c’est l’usage, on peut lire : « Directeur des moyens généraux à la présidence de la République ». Un détail qui en dit long sur la stratégie de « marketing » académique que semble adopter le Ceds.

La présence de Mounirou Ndiaye, économiste et Chef du Bureau de Suivi et d’Évaluation des Politiques et Programmes à la présidence, dans le jury de cette thèse, a également été relevée comme un symbole de la proximité entre les sphères académiques et politiques. Ce dernier a salué l’accueil que lui a réservé Cheikh Oumar Diagne à son arrivée à la présidence, soulevant ainsi des interrogations sur l’objectivité de l’évaluation académique.

Cette controverse met en lumière un défi majeur pour l’enseignement supérieur au Sénégal : comment garantir l’intégrité des parcours académiques, notamment au sein des établissements privés, dans un contexte où l’acquisition des titres semble parfois motivée par des enjeux de prestige personnel ou de légitimité politique ? Le cas de Cheikh Oumar Diagne, au-delà du personnage, illustre bien la nécessité d’une régulation plus stricte et d’une transparence accrue dans l’octroi des titres universitaires.

Au final, si les thèses sont censées être le fruit d’années de recherche rigoureuse, elles ne doivent en aucun cas devenir des instruments de valorisation politique. C’est tout l’enjeu de cette affaire qui ne manquera pas de susciter des réactions, tant dans les milieux universitaires que dans l’opinion publique.

Sénégal : Enquête sur un contrat de 120 millions d’euros sous la présidence de Macky Sall

Le nouveau gouvernement sénégalais, dirigé par Ousmane Sonko, a lancé une enquête approfondie sur un contrat de 120 millions d’euros, soit plus de 78 milliards de francs CFA, signé durant la présidence de Macky Sall. Ce contrat, qui portait sur la modernisation et l’équipement de la gendarmerie nationale, est au cœur d’une controverse grandissante, soulevant des interrogations sur son opacité.

L’affaire a été révélée par le site d’investigation Africa Intelligence et relayée par plusieurs médias locaux, dont Senego. Selon ces sources, les détails du contrat demeurent largement confidentiels, ce qui a alimenté les soupçons au sein de la nouvelle administration. Les autorités actuelles ont exprimé leur préoccupation quant à l’attribution du marché et à l’usage des fonds publics impliqués. Des irrégularités financières potentielles sont désormais scrutées, dans un contexte où la transparence dans la gestion des ressources de l’État est devenue un sujet prioritaire.

Ce scandale n’est pas sans rappeler une autre affaire controversée datant de début 2022, où l’État sénégalais avait signé un contrat d’armement de 77 millions de dollars avec une entreprise dirigée par l’homme d’affaires nigérien Petit Boubé. Ce marché avait été justifié sous couvert du secret Défense, mais il avait rapidement soulevé des doutes sur la régularité de son attribution. Selon un rapport du Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), ce contrat visait à fournir des armes et des munitions au ministère de l’Environnement, une situation jugée anormale par plusieurs experts.

La nouvelle administration, portée par Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye, semble résolue à examiner de près les contrats signés sous le régime de Macky Sall, en particulier ceux impliquant des montants d’argent public considérables. Cette enquête s’inscrit dans une volonté plus large de réévaluer les décisions passées et d’instaurer des normes plus strictes en matière de gestion des finances publiques.

À travers cette démarche, le gouvernement affiche sa détermination à renforcer la transparence et à restaurer la confiance des citoyens dans l’administration publique. Ce chantier pourrait marquer un tournant dans la lutte contre la corruption au Sénégal, où les soupçons entourant les contrats de l’État ont souvent nourri le débat politique.

En attendant les résultats de cette enquête, l’attention publique reste focalisée sur les conclusions qui pourraient remettre en cause plusieurs initiatives de l’ère Macky Sall.

Blocage à l’AIBD : Idrissa Diabira, ancien DG de l’Adepme, empêché de quitter le Sénégal

L’ancien directeur général de l’Agence pour le développement et l’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme), Idrissa Diabira, a récemment été empêché de quitter le Sénégal. Alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour un vol à destination de Nairobi, il a été bloqué par les autorités à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD). L’information, rapportée par le journal L’Observateur, est restée floue quant à la date exacte de l’incident, mais confirme que l’homme de 51 ans n’a pas pu embarquer.

Joint par le journal pour recueillir ses impressions, Diabira n’a pas souhaité s’étendre sur l’affaire, se contentant de déclarer : « Je n’ai pas de commentaire à faire à ce stade ».

Diabira a été à la tête de l’Adepme pendant sept ans, de 2017 à 2024. Ingénieur d’études et figure respectée du paysage économique sénégalais, il a marqué son passage par la gestion des petites et moyennes entreprises. Il avait également joué un rôle clé dans la rédaction du programme Yoonu Yokkuté, projet politique porté par Macky Sall lors de son accession au pouvoir en 2012. Après avoir occupé le poste de conseiller spécial auprès de l’ex-Première ministre Aminata Touré, Diabira a transité par le Fongip avant de rejoindre l’Adepme.

Son interdiction de voyage n’est pas un cas isolé. Avant lui, plusieurs hauts responsables de l’ancien régime, notamment les anciens ministres Lat Diop (Sports), Abdoulaye Sow (Urbanisme) et l’ex-directeur des Domaines, Mamadou Guèye, ont été confrontés à la même mesure. Les autorités actuelles semblent déterminées à garder ces anciens cadres sous leur contrôle pour garantir leur disponibilité lors des éventuelles enquêtes liées à la reddition des comptes, une priorité affichée du gouvernement en place.

Cette situation alimente un climat politique tendu, dans lequel la question de la reddition des comptes devient un levier de pression sur les membres de l’ancien régime. L’opinion publique suit de près ces événements, dans l’attente de voir si la justice convoquera bientôt Diabira et les autres anciens responsables pour s’expliquer sur leur gestion passée.

Renforcement des capacités : 40 agents de l’administration pénitentiaire formés aux cadres juridiques de protection des droits des détenus

Dans le cadre du renforcement des capacités des agents pénitentiaires sénégalais, un atelier de formation de deux jours, organisé par Amnesty International Sénégal, a réuni 40 agents de l’administration pénitentiaire. L’événement, qui s’est tenu le jeudi 10 octobre 2024 à l’hôtel Ndiambou, a pour thème « Les droits humains en milieu carcéral ». La formation vise à promouvoir le respect des droits des détenus, conformément aux normes nationales et internationales, et à améliorer les conditions de détention dans les prisons sénégalaises.

Lors de la cérémonie d’ouverture, le Directeur général de l’administration pénitentiaire, l’inspecteur Aliou Cissé, a souligné l’importance du respect des droits humains dans le cadre de la gestion des détenus. Il a rappelé que les personnes incarcérées n’ont perdu que la liberté de mouvement, et que l’administration pénitentiaire sénégalaise veille à protéger les droits des détenus. « La mission pénitentiaire doit s’exercer dans le respect strict des droits de l’homme », a-t-il déclaré.

La problématique des droits humains en milieu carcéral reste d’actualité au Sénégal et à l’international. Aliou Cissé a ajouté que la question des droits des détenus est devenue une préoccupation majeure au sein des établissements pénitentiaires. Il a souligné que les droits de l’homme et les exigences sécuritaires peuvent être conciliés pour améliorer les conditions de vie en prison. Le Directeur général a également mis en avant les efforts continus de l’administration pour sensibiliser le personnel pénitentiaire aux droits humains.

Seydi Gassama, Directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, a pris la parole pour plaider en faveur d’une amélioration des conditions de vie des détenus. Il a dénoncé les pratiques de fouilles corporelles systématiques et prôné l’installation de portiques électroniques pour remplacer ces fouilles. Gassama a également plaidé pour que les droits civils et politiques des détenus en détention provisoire soient reconnus, notamment leur droit de vote.

« Ces détenus, qui jouissent de tous leurs droits civils et politiques, devraient pouvoir participer au vote lors des élections », a affirmé Gassama, insistant sur l’importance de mettre les lois régissant la privation de liberté en conformité avec les normes internationales.

En réponse, Aliou Cissé a souligné les efforts réalisés pour améliorer les infrastructures pénitentiaires malgré la surpopulation carcérale. Il a mentionné la construction de nouveaux bâtiments, la réhabilitation de locaux existants, ainsi que l’équipement des dortoirs avec des lits superposés. Le Directeur général a également évoqué le lancement d’un projet de construction de neuf établissements pénitentiaires avec des chambres ne dépassant pas dix personnes.

Cet atelier de formation marque une étape importante dans la promotion des droits humains en milieu carcéral au Sénégal, en renforçant les compétences des agents de l’administration pénitentiaire. Il témoigne de l’engagement de l’État et des partenaires à améliorer le système carcéral, tout en garantissant la dignité et les droits des détenus.

Exploitation pétrolière au Sénégal : Bassirou Diomaye Faye reçoit une délégation de Woodside

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a reçu hier une délégation de la société australienne Woodside, dirigée par son président du Conseil d’administration, Richard Goyder. Cette rencontre a permis de faire le point sur l’avancement des opérations d’exploitation pétrolière au Sénégal, notamment sur les objectifs déjà atteints par la société.

Lors de l’entretien, Richard Goyder a annoncé que l’objectif de production de 100 000 barils par jour avait été atteint, marquant une étape importante dans l’exploitation pétrolière sénégalaise. Il a également souligné l’importance des investissements réalisés par Woodside, estimés à cinq milliards de dollars. Ces investissements ont permis la création de plus de 4 400 emplois directs et indirects, ce qui représente une contribution significative à l’économie locale.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi des projets énergétiques stratégiques au Sénégal, alors que le pays cherche à maximiser les retombées économiques et sociales de l’exploitation de ses ressources naturelles, notamment le pétrole et le gaz.

Le président Faye s’est félicité des avancées réalisées et a réaffirmé l’engagement de son gouvernement à accompagner les entreprises partenaires dans le respect des normes internationales de durabilité et de responsabilité sociale.

Crise budgétaire à l’UCAD : L’intersyndicale du COUD tire la sonnette d’alarme avant la rentrée universitaire 2024-2025

À l’approche de la rentrée universitaire, prévue pour le 19 octobre 2024, l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) se retrouve au cœur d’une crise financière préoccupante. L’intersyndicale du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD), qui regroupe 14 syndicats, a exprimé publiquement son inquiétude le 10 octobre 2024, face à l’état alarmant des préparatifs pour l’ouverture du campus.

La principale préoccupation des syndicats réside dans une réduction drastique de la subvention allouée par l’État au COUD. En 2023, cette subvention s’élevait à 30 573 milliards de francs CFA, mais pour l’année 2024, elle a été réduite de 10 milliards, ne représentant plus que 20 573 milliards de francs CFA. Une diminution qui suscite de vives inquiétudes, d’autant plus que le nombre d’étudiants ne cesse de croître. En 2024, l’UCAD attend 90 000 étudiants, contre 82 000 l’année précédente, sans compter les 24 000 nouveaux bacheliers qui rejoindront les bancs de l’université.

Face à cette situation, l’intersyndicale met en avant les multiples défis que ce déficit financier va engendrer, notamment une surpopulation qui met à mal les infrastructures et les services essentiels offerts aux étudiants. Les agents du COUD, responsables de la gestion des résidences universitaires, des restaurants et des services de santé, sont déjà confrontés à une dette importante vis-à-vis des prestataires. « Les repreneurs menacent d’arrêter leurs prestations en raison des arriérés de paiement, et certains hôpitaux refusent de traiter les agents du COUD à cause des créances impayées », ont alerté les syndicats.

L’intersyndicale a appelé à des actions immédiates de la part du Directeur du COUD, Dr Ndéné Mbodji, ainsi que du Ministre de l’Enseignement Supérieur, Dr Abdourahmane Diouf. Ils exigent également une intervention urgente des plus hautes autorités de l’État, notamment du Premier Ministre Ousmane Sonko et du Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, pour éviter une dégradation des conditions d’accueil et d’études.

« Sans une réponse rapide et adéquate, l’UCAD risque de connaître de graves interruptions dans la fourniture de services essentiels, mettant ainsi en péril la sécurité et le bien-être des étudiants », ont averti les représentants syndicaux. Alors que la rentrée approche à grands pas, l’incertitude plane sur le bon déroulement de l’année universitaire 2024-2025, avec des risques de mouvements sociaux et de perturbations dans la gestion du campus.

La balle est désormais dans le camp des autorités, qui devront trouver une solution pour désamorcer cette crise budgétaire et éviter que l’UCAD ne sombre dans une situation encore plus critique.

Madiambal Diagne : « Mes libertés individuelles ne sont pas négociables »

Madiambal Diagne, journaliste et figure publique, a exprimé sa gratitude à toutes les personnes, au Sénégal comme à l’étranger, qui lui ont manifesté leur soutien après l’incident lié à son interdiction de voyager. Empêché de quitter le territoire en raison d’une réclamation d’un passeport diplomatique qu’il n’a jamais possédé, Diagne considère cette affaire comme un « combat de gagné » pour la défense de ses libertés individuelles.

Dans une déclaration récente, il a confirmé qu’il attendait l’embarquement de son vol pour le Canada et a salué la courtoisie des agents de police au cours de cet épisode. En conclusion, il a donné rendez-vous pour la prochaine campagne électorale, signalant ainsi son retour sur la scène publique.

Ce message reflète sa détermination à défendre ses droits et souligne l’importance de la solidarité dans les moments de confusion ou d’injustice.

Inauguration de la sous-station électrique de 30 kV de Saint-Louis : Un pas vers un accès universel à l’énergie

Aujourd’hui, Birame Souleye Diop, ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, a inauguré la sous-station électrique de 30 kV à Pikine, Saint-Louis, un projet cofinancé par le Sénégal et l’Allemagne. Avec un coût total de 26 milliards de francs CFA, dont 5,8 milliards apportés par la commune, cette infrastructure constitue un jalon essentiel pour moderniser le réseau électrique de la région.

Dans son discours, le ministre a souligné l’importance de ce projet pour Saint-Louis, qualifié de « capitale » de la ville historique. L’infrastructure vise à améliorer l’accès à l’énergie, en particulier pour les petites entreprises et les secteurs locaux, tout en s’inscrivant dans l’objectif d’un accès universel à l’énergie. Actuellement, le taux de couverture urbaine atteint 98 %, mais il reste encore des défis à relever en milieu rural, où le taux est de 65 à 68 %.

Birame Souleye Diop a mis l’accent sur la nécessité d’une approche réaliste face aux défis économiques, affirmant : « On ne vendra pas de rêve, on dira simplement la vérité ». Il a reconnu que l’objectif d’atteindre un accès universel à l’énergie d’ici 2025 semble ambitieux, mais il a promis un engagement soutenu pour y parvenir dans un délai de quatre à cinq ans.

La sous-station inaugurée permettra non seulement de remplacer les anciens câbles aériens par 40 km de nouveaux câbles, mais aussi d’augmenter la tension de 6,6 kV à 30 kV, garantissant ainsi une modernisation et une sécurisation du réseau. Ce progrès, associé à une numérisation complète, facilitera la détection rapide des anomalies et améliorera la fiabilité du service.

Les bénéfices pour la population locale, notamment les pêcheurs, sont considérables. La stabilité du réseau électrique est cruciale pour la production de glace, essentielle à la conservation du poisson, un pilier de l’économie locale.

Le ministre a également remercié les partenaires du projet, notamment la coopération allemande, l’entreprise RMT, et le bureau de contrôle Ginger, tout en rappelant que cette initiative s’inscrit dans une stratégie nationale d’accès universel à l’énergie.

Avec cette inauguration, le gouvernement sénégalais réaffirme son engagement en faveur d’un avenir énergétique durable, tout en restant conscient des réalités économiques et sociales du pays.

Le King Fahd Palace dément : « Le séjour du Président de la République a été entièrement soldé »

Dans un communiqué rendu public, la direction de l’hôtel King Fahd Palace de Dakar a formellement démenti les rumeurs circulant sur une supposée dette de l’État envers l’établissement hôtelier. Ces allégations, qui faisaient état d’une facture impayée d’environ 420 millions FCFA pour le séjour du Président de la République, ont été jugées infondées.

L’hôtel a tenu à préciser, dans un message adressé à la presse, que le séjour en question a été réglé dans sa totalité. « À ce jour, Monsieur Bassirou Diomaye Faye ne doit rien à l’hôtel », indique le communiqué, apportant ainsi une clarification sur cette affaire qui a alimenté de vifs débats dans l’opinion publique.

Ce démenti du King Fahd Palace intervient après que des informations ont circulé, accusant le président d’avoir laissé une ardoise conséquente, mettant en cause la gestion des finances publiques. La structure hôtelière a donc jugé nécessaire de rétablir la vérité et d’affirmer qu’aucune créance n’est à leur charge.

Cette clarification semble avoir pour objectif de calmer les spéculations et d’éclairer l’opinion sur la réalité des faits. Le King Fahd Palace, connu pour héberger des personnalités importantes, tient à préserver son image et sa relation avec ses hôtes, notamment les hauts responsables politiques.

Il reste à voir si cette déclaration mettra fin aux rumeurs ou si d’autres voix viendront relancer le débat. Dans tous les cas, la structure hôtelière semble fermement décidée à défendre sa réputation face à cette polémique.

Le sit-in des travailleurs des collectivités territoriales interdit par le préfet de Dakar

Le sit-in prévu ce jeudi devant le ministère des Collectivités Territoriales et de l’Aménagement des Territoires a été interdit par les autorités. Cheikh Bamba Diop, secrétaire général chargé des revendications de l’Intersyndicale des Travailleurs des Collectivités Territoriales, a exprimé son regret face à cette décision.

Selon ses déclarations, le commissaire de Dieuppeul a informé l’intersyndicale que le rassemblement ne pourrait pas se tenir comme prévu devant le ministère. « Le sit-in a été interdit, et il nous a été suggéré de nous rendre jusqu’au rond-point du Jet d’eau. Mais un sit-in à cet endroit n’a aucun sens », a précisé M. Diop.

Face à cette interdiction, l’intersyndicale a demandé la possibilité pour une délégation de responsables syndicaux de rencontrer le ministre de tutelle ainsi que son secrétaire général. Cheikh Bamba Diop a rappelé que des sit-ins similaires avaient déjà été organisés devant le ministère sous la direction des anciens ministres Aliou Sow, Oumar Youm et Oumar Sarr, sans entrave.

L’intersyndicale appelle les agents des collectivités territoriales à rester attentifs aux prochains mots d’ordre, et une nouvelle demande pour organiser une marche est en cours de préparation.

Le climat social tendu dans le secteur des collectivités territoriales est marqué par une série de revendications portées par les syndicats, en attente de réponses concrètes des autorités compétentes.

Détérioration des relations police-population : vers une approche collaborative de la sécurité

La confiance entre les forces de police et les populations est en crise. Face à cette situation, les forces de défense et de sécurité nationale ont abordé le thème de « la gouvernance sécuritaire et l’approche collaborative de la gestion de la sécurité », le mercredi 9 octobre 2024, lors de la première session des « Mercredis de la police ». Cet évènement, tenu à la Direction de la formation de la police, visait à explorer de nouvelles pistes pour renforcer les liens entre les communautés et les forces de l’ordre.

Mame Seydou Ndour, directeur général de la police nationale, a exprimé l’importance de ce débat pour améliorer la collaboration avec les populations. « La gouvernance sécuritaire et l’approche collaborative de la sécurité est un sujet qui nous permet de réfléchir à nos relations avec la communauté, à son rôle dans la gestion du renseignement et à notre responsabilité partagée en matière de sécurité », a-t-il souligné.

Le panel a mis en avant deux éléments cruciaux : l’accessibilité des forces de sécurité et l’accueil au sein des commissariats. Djiby Diakhaté, sociologue invité, a insisté sur la nécessité de transformer le rapport de crainte envers la police en un sentiment de respect. « Il est primordial de mettre l’accent sur l’accueil car il est au cœur du rétablissement de la confiance. Cela permettra de rompre avec la logique de la crainte pour instaurer celle du respect », a-t-il expliqué.

Madjibou Leye, commissaire principal et panéliste, a quant à lui évoqué l’absence d’une stratégie nationale de sécurité collaborative. Il a plaidé pour « humaniser les rapports entre la police et les communautés », pointant ainsi la nécessité de réformer la manière dont les policiers interagissent avec les citoyens.

Ce rendez-vous académique, qui se poursuivra sur plusieurs mois, a pour ambition de guider les pratiques de la police nationale afin d’offrir une sécurité plus inclusive, tout en favorisant la participation active des populations dans la gestion de leur propre sécurité. « Les Mercredis de la police » sont ainsi voués à devenir un espace de réflexion essentiel pour repenser le rôle des forces de l’ordre dans la société et restaurer la confiance perdue.

« ASER-GATE » : Abass Fall aurait reçu 5 milliards F CFA des Espagnols, d’après Adama Gaye

Alors que le scandale de l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) n’est pas encore élucidé ni digéré par les Sénégalais, l’« ASER-GATE » s’invite sur la place publique. Cette affaire qui, jusqu’ici, mettait en jeu les acteurs que sont l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser), AEE POWER SENEGAL S.A , AEE POWER EPC et l’Autorité de régulation de la commande publique (Arcop), semble accueillir un nouveau protagoniste : Abass Fall.

D’après Adama Gaye, le cadre de Pastef se serait vu attribuer une somme astronomique par les Espagnols pour exclure la société sénégalaise AEE POWER SENEGAL S.A qui a pourtant négocié le contrat à l’origine de cette nébuleuse. « Abass fall a encaissé 5 milliards F CFA aux Espagnols pour exiger à Jean-Michel Sène [jeune DG de l’Aser) d’écarter AEE Power Sénégal », balance le journaliste sur ses réseaux sociaux. Par ailleurs, il a affirmé que le député de la XIVe législature se serait récemment payé une villa de luxe à coût de centaines de millions de francs CFA.

Par ailleurs, le doyen Adama Gaye est revenu sur les trente-six (36) milliards F CFA que l’entreprise espagnole a reçus comme avance de démarrage de la part de la  banque Santander, principal bailleur du projet d’électrification de mille sept cent quarante (1740) villages. Il a précisé qu’AEE POWER EPC a dépensé la quasi-totalité de cette somme (30 milliards FCFA) sans avoir débuté les travaux. Une situation déjà fustigée et dénoncée par la société sénégalaise AEE POWER SENEGAL S.A (voir la parution du Dakarois Quotidien de ce mercredi 09 octobre 2024). À cet effet, le journaliste se demande sarcastiquement en wolof : « où est passé cette oseille ? » Par conséquent, il appelle Abass Fall à se prononcer sur ce dossier et éclairer la lanterne des Sénégalais. « Seydi Abass, akassa ! Abass niatta nga wanë ? Il faut expliquer car la nouvelle, fondée ou non, doit être élucidée ! », exige le journaliste sur un ton ironique comme à son habitude. Il a aussi invité le directeur général de l’Aser, Jean-Michel Sène à ce qu’il fasse un « débriefing du scandale » car le « pays est tout ouïe ». 

D’après Adama Gaye, cette affaire est « le scandale du siècle », un véritable « tremblement de terre » pour le nouveau régime qui ne cesse de chanter son slogan d’appel à la transparence, en l’occurrence le « jub, jubal, jubanti ».

Avec deux scandales officiellement au compteur (ONAS et ASER), c’est à se demander si les nouveaux tenants du pouvoir ont réellement mis fin au « système » tant décrié par Ousmane Sonko lorsqu’il était dans l’opposition.

La Dakaroise

Affaire des chèques falsifiés : trois arrestations et des révélations troublantes

L’enquête sur l’affaire des chèques falsifiés du Trésor semble sur le point de livrer tous ses secrets. La Division des Investigations Criminelles (DIC) a procédé à l’arrestation de trois personnes, dont Mansour K., un agent du Trésor public, décrit comme le cerveau de cette vaste opération frauduleuse. Une femme d’affaires et un transitaire, Mallé S., figurent également parmi les suspects interpellés.

L’affaire a été révélée à la suite d’une plainte déposée par le payeur général, Mame Diama Diouf. Celle-ci avait découvert qu’un chèque d’un montant de 400 millions de francs CFA, remis par la femme d’affaires, était un faux. Interrogée, cette dernière a indiqué avoir reçu le chèque de la part de Mansour K., qui a par la suite été arrêté. Durant son interrogatoire, il a admis être à l’origine des falsifications et a décrit en détail son mode opératoire.

Selon les informations du journal Libération, Mansour K. attendait que les bureaux du Trésor soient vides pour voler des chèques en blanc. Il imitait ensuite la signature de Mame Diama Diouf et apposait un cachet falsifié sur les chèques avant d’y inscrire un montant. Lors d’une perquisition dans son bureau, plusieurs autres chèques falsifiés ont été retrouvés, confirmant l’ampleur de la fraude.

Quant à Mallé S., d’abord désigné comme complice par Mansour K., il a été mis hors de cause après que l’agent du Trésor s’est rétracté. Le transitaire, qui se déclare innocent, a même porté plainte pour dénoncer son implication dans cette affaire.

Les trois suspects ont été déférés devant le procureur. Après un retour de parquet ce mercredi, leur sort devrait être fixé ce jeudi. D’après Libération, le Parquet national financier pourrait demander l’ouverture d’une information judiciaire, confiant ainsi l’instruction au collège des juges.

Cette affaire, aux ramifications multiples, met en lumière les failles potentielles dans le contrôle des fonds publics et rappelle la nécessité d’une vigilance accrue au sein des administrations financières.

Renforcement de la gestion des Sénégalais de l’extérieur : une priorité pour le président Bassirou Diomaye Faye

Lors du dernier Conseil des ministres, le président Bassirou Diomaye Faye a accordé une attention particulière à la situation des Sénégalais de l’extérieur, réaffirmant leur importance stratégique pour le pays. Le chef de l’État a souligné que l’amélioration des conditions de vie de cette communauté doit rester une priorité du gouvernement. La diaspora sénégalaise, qui contribue significativement à l’économie nationale, mérite un accompagnement renforcé dans divers aspects de sa vie à l’étranger.

Pour garantir un appui efficace aux Sénégalais résidant à l’étranger, le président a appelé à une « mobilisation accrue de nos représentations diplomatiques et consulaires ». Selon lui, ces structures doivent jouer un rôle clé dans la facilitation de l’accès aux services administratifs essentiels. Cela inclut notamment l’obtention rapide de documents tels que les passeports et les cartes d’identité nationales, une démarche jugée urgente par le gouvernement pour répondre aux besoins immédiats de la diaspora.

Concernant les jeunes Sénégalais poursuivant leurs études à l’étranger, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité d’un suivi rigoureux de leur situation. Il a exhorté son gouvernement à être attentif aux défis qu’ils rencontrent, notamment sur le plan administratif et académique. Par ailleurs, un recensement exhaustif des compétences nationales opérant hors du Sénégal a été annoncé. Cette initiative vise à mieux valoriser les talents sénégalais à l’international et à favoriser les opportunités de collaboration avec leur pays d’origine.

Un autre aspect abordé par le président concerne le retour des Sénégalais de l’extérieur. Il a plaidé pour la mise en place d’un nouveau mécanisme visant à accompagner ceux qui souhaitent rentrer et se réinstaller au Sénégal. L’objectif est de faciliter leur réintégration à travers des dispositifs d’aide adaptés, qu’il s’agisse de projets professionnels ou de soutien social.

Avec cette série de mesures, Bassirou Diomaye Faye affiche une volonté claire de renforcer les liens avec la diaspora sénégalaise et de répondre plus efficacement à ses attentes.

Renforcement de la transformation digitale du port de Dakar : signature d’un partenariat stratégique avec Huawei Technologies Sénégal

Le Port autonome de Dakar (PAD) franchit une étape majeure dans sa transformation numérique avec la signature d’un Memorandum d’Entente (MoU) avec Huawei Technologies Sénégal. Ce partenariat, officialisé le 8 octobre en Chine, vise à accélérer l’automatisation et la digitalisation du port, en s’appuyant sur les solutions innovantes proposées par Huawei en matière de ports intelligents (smart ports).

Lors de sa visite de travail en Chine, le Directeur Général du Port autonome de Dakar, M. Waly Diouf Bodiang, accompagné de ses collaborateurs, a exploré les technologies avancées de Huawei à Shenzhen. Cette coopération s’inscrit dans le cadre d’une stratégie de modernisation des infrastructures portuaires, évoquée par le président de la République, S.E. Bassirou Diomaye Faye, lors du Forum sur la Coopération sino-africaine (FOCAC) en septembre 2024.

Le partenariat avec Huawei permettra au Port de Dakar de se positionner en tant que hub logistique sous-régional, grâce à l’amélioration de sa connectivité et à la gestion automatisée des flux de camions et de conteneurs. Les innovations technologiques intégrées dans ce projet visent à optimiser les opérations portuaires, réduire les temps d’attente et améliorer l’efficacité des services offerts aux usagers.

M. Diouf Bodiang a également souligné que ce projet contribuera à renforcer l’attractivité du port sur le marché international, tout en favorisant le développement économique du Sénégal. En poursuivant sa mission, le Directeur Général du PAD visitera également les ports de Tianjin et de Qingdao pour renforcer la coopération entre le Sénégal et la Chine, et découvrir d’autres technologies portuaires de pointe.

Ce partenariat avec Huawei représente une opportunité significative pour le Sénégal de moderniser ses infrastructures et d’intégrer des technologies de pointe dans ses opérations portuaires, favorisant ainsi un environnement commercial plus dynamique et compétitif.

Règlement intérieur des écoles : le voile et la croix désormais autorisés selon un arrêté ministériel

Un nouvel arrêté du ministère de l’Éducation nationale, dont Ledakarois.sn a obtenu une copie, stipule que les règlements intérieurs des établissements publics et privés au Sénégal doivent désormais respecter les croyances religieuses des élèves, en incluant l’acceptation du port de signes religieux tels que le voile, la croix et les perles sacrées.

Cet arrêté fixe les principes directeurs auxquels doivent se conformer les règlements intérieurs des établissements d’éducation et de formation, qu’ils soient publics ou privés. L’objectif est de garantir le respect des droits fondamentaux inscrits dans la Constitution sénégalaise, notamment en matière de liberté religieuse. L’arrêté souligne également que le contrôle et l’approbation de ces règlements intérieurs relèvent des autorités académiques compétentes. Ainsi, tout règlement intérieur doit être soumis à l’approbation de l’inspection d’Académie, qui dispose d’un délai de 60 jours pour valider ou non les propositions soumises. En l’absence de cette approbation, les règlements intérieurs ne seront pas applicables.

Le texte précise que le port des signes religieux ne doit pas entraver l’identification nette des élèves au sein des établissements, notamment dans les salles de classe et lors des activités pédagogiques. Ce respect de la diversité religieuse ne dispense pas les élèves de leur participation aux activités pédagogiques et sportives obligatoires, sauf en cas de justifications objectivement fondées.

Cette décision marque un tournant dans les débats concernant le port de signes religieux dans les écoles, en particulier le voile, qui a souvent suscité des controverses dans certains établissements, notamment confessionnels. Cet arrêté vise à instaurer une coexistence pacifique des croyances religieuses et à garantir la liberté de chaque élève de porter des symboles religieux, tout en maintenant un cadre éducatif harmonieux.

Le respect de la diversité religieuse, tel qu’énoncé dans ce texte, reflète l’engagement du ministère de l’Éducation nationale à promouvoir une école inclusive, ouverte à tous les élèves quelles que soient leurs convictions, dans le respect des lois et règlements en vigueur au Sénégal.

Règlement intérieur dans les établissements publics et privés : Le voile et la croix acceptés (arrêté ministériel)
Règlement intérieur dans les établissements publics et privés : Le voile et la croix acceptés (arrêté ministériel)
Règlement intérieur dans les établissements publics et privés : Le voile et la croix acceptés (arrêté ministériel)

Port du voile à Sainte Bernadette : La directrice de l’école s’exprime sur l’incident

Un récent incident impliquant une élève musulmane voilée à l’école Sainte Bernadette a suscité de vifs débats. Selon plusieurs informations relayées sur les réseaux sociaux, la jeune fille aurait été renvoyée de la classe pour avoir porté un voile, ce qui a alimenté la polémique sur le respect des pratiques religieuses dans les écoles confessionnelles.

Face à ces allégations, la directrice de l’établissement, Sœur Thérèse Marie Philipe Diouf, a tenu à réagir publiquement pour donner sa version des faits. Dans un communiqué, elle a clarifié la situation et tenté de dissiper tout malentendu.

« À la suite du message qui a circulé dans les réseaux sociaux mardi dernier, concernant une élève en classe de 4ème de notre établissement, il est important de rétablir les faits », a-t-elle affirmé. Selon elle, il ne s’agissait pas d’une exclusion de l’élève pour des motifs religieux, mais plutôt d’une infraction au règlement intérieur de l’école, notamment en ce qui concerne la tenue vestimentaire.

La directrice a précisé que cette élève avait été interpellée pour ne pas avoir respecté l’article du règlement qui stipule un code vestimentaire spécifique pour les élèves. « Elle était la seule à ne pas se conformer à la tenue réglementaire », a expliqué Sœur Thérèse Marie. Cependant, elle a souligné que l’élève n’a pas été renvoyée de la classe comme cela a été prétendu, mais simplement interpellée et reçue par un responsable de l’école, avant de se conformer aux règles en vigueur. « Elle a finalement fini son cours comme ses camarades, sans aucune exclusion », a-t-elle ajouté.

Selon la directrice, l’élève est inscrite dans l’établissement depuis la classe de sixième et a toujours respecté le règlement intérieur jusque-là. « Cela nous laisse penser qu’il y a ici une volonté délibérée de provocation », a avancé Sœur Thérèse Marie, tout en se demandant à quelles fins cette situation a été orchestrée.

Ce n’est pas la première fois que la question du port du voile suscite des débats dans les écoles confessionnelles du Sénégal. Plusieurs incidents similaires avaient déjà provoqué des discussions sur l’équilibre entre le respect des croyances religieuses des élèves et l’application des règlements internes des établissements.

Dans son intervention, la directrice a également rappelé l’importance du respect des règles pour maintenir l’harmonie dans l’établissement. Elle a invité à éviter toute forme de provocation ou d’escalade inutile qui pourrait compromettre la cohésion sociale au sein de l’école. « Nous voulons maintenir un environnement où règne la paix et le respect mutuel, au-delà des différences religieuses ou culturelles », a-t-elle conclu.

Cette clarification de la part de la direction de l’école vise à calmer les tensions et à rappeler que la question du port du voile dans l’établissement relève avant tout du respect du règlement intérieur et non d’une discrimination religieuse. Cependant, l’incident pourrait relancer les discussions autour de la place des signes religieux dans les écoles confessionnelles, où la question de l’équilibre entre la laïcité et les croyances des élèves reste un sujet sensible.

Retard dans le paiement des bourses de sécurité familiale : la ministre Maïmouna Dièye s’explique et rassure les bénéficiaires

Après plusieurs mois de manifestations et de frustration de la part des 300 000 bénéficiaires du programme des bourses de sécurité familiale, la ministre de la Famille et de la Solidarité, Maïmouna Dièye, est sortie du silence pour éclaircir la situation. En effet, ces bourses, qui visent à soutenir les personnes vulnérables, connaissent un retard de versement depuis six mois, suscitant l’inquiétude des bénéficiaires.

Lors de son intervention ce mercredi sur les ondes de la RFM, Maïmouna Dièye a attribué ce retard à des tensions de trésorerie qui ont affecté la gestion des finances publiques en 2023. « Pour les bourses de sécurité familiale, c’est des allocations sociales destinées aux personnes vulnérables. Pour l’année 2023, effectivement, il y avait un décalage du calendrier dû à des tensions de trésorerie que nul n’ignore, pour des raisons que nous connaissons concernant l’état dans lequel on a trouvé le pays », a-t-elle expliqué.

Malgré cette situation, la ministre a apporté une lueur d’espoir en assurant que le processus de paiement est en cours de régularisation. « Heureusement, on est en train de rattraper la situation. L’année 2023 est presque totalement réglée », a-t-elle affirmé.

Maïmouna Dièye a également précisé que les fonds pour le dernier trimestre de 2023 sont déjà disponibles et que leur distribution ne devrait plus tarder. Concernant les trois premiers trimestres, elle a informé que le troisième trimestre est actuellement en cours de paiement et sera bientôt clôturé, suivi du quatrième.

En conclusion, la ministre a tenté de rassurer les bénéficiaires en promettant des mesures pour éviter de futurs retards et a annoncé que des dispositions seront prises pour l’année 2024, afin que le programme continue d’apporter son soutien aux ménages vulnérables.

Les bénéficiaires attendent désormais que ces promesses se concrétisent, espérant retrouver rapidement leur aide sociale, indispensable à leur survie dans un contexte économique difficile.

Plan National de Relance pour la Casamance : Une Lueur d’Espoir pour la Zone Sud

La région Sud du Sénégal, comprenant les régions de Ziguinchor, Sédhiou, et Kolda, s’apprête à bénéficier d’un ambitieux Plan national de relance. Ce projet a été au centre de la réunion interministérielle pour la Casamance, présidée hier par le Premier ministre, Ousmane Sonko. Ce plan vise à restaurer l’économie de cette zone marquée par des décennies de conflit.

Le plan met un accent particulier sur la situation des déplacés, qui, depuis longtemps, souffrent des conséquences de l’instabilité dans la région. L’objectif est de rétablir les bases d’une économie locale dynamique en mettant en œuvre des projets structurants. Le Premier ministre a instruit les ministères concernés à s’investir dans la construction d’infrastructures sociales de base et à préparer le retour des services déconcentrés de l’État, évacués en raison de l’insécurité.

Le plan, chiffré à 53,6 milliards de francs CFA, sera piloté par l’Agence nationale de relance des activités économiques et sociales en Casamance (ANRAC). Ce dispositif vise à optimiser l’utilisation des ressources allouées et à coordonner les différentes actions des départements ministériels. Le budget est réparti sur deux ans avec 22,6 milliards FCFA en 2024, et 30,9 milliards FCFA en 2025.

Pour l’année 2024, Ziguinchor recevra 9 milliards FCFA, Sédhiou 3,8 milliards FCFA, et Kolda 9,8 milliards FCFA. En 2025, ces montants passeront à 20,1 milliards FCFA pour Ziguinchor, 6,9 milliards FCFA pour Sédhiou et 3,9 milliards FCFA pour Kolda.

Ce plan marque un tournant important pour la Casamance, longtemps laissée à la marge en raison des conflits, et pourrait insuffler une nouvelle dynamique économique et sociale à cette région clé du Sénégal.

Le Port Multifonctionnel de Ndayane : Un Catalyseur du Développement Économique et Social au Sénégal

Le projet du port multifonctionnel de Ndayane, situé à environ 50 km au sud de Dakar, représente une étape décisive dans la transformation de l’infrastructure maritime du Sénégal. Avec un investissement colossal de 1,2 milliard de dollars, ce projet, porté par DP World, constitue le plus grand investissement privé dans l’histoire du pays depuis son indépendance. Il marque également l’initiative la plus ambitieuse de la multinationale à l’échelle mondiale.

Le port de Ndayane offrira des capacités bien supérieures à celles de l’actuel port de Dakar, qui s’étend sur 29 hectares. Avec ses 300 hectares, Ndayane pourra accueillir des navires d’une taille encore inédite pour le pays. Le tirant d’eau passera de 13 mètres à 18 mètres, permettant ainsi l’accostage de navires transportant jusqu’à 22 000 EVP (Équivalent Vingt Pieds), contre seulement 6 000 EVP à Dakar. Cette capacité permettra de recevoir simultanément deux navires de 14 000 EVP, augmentant considérablement l’efficacité des opérations portuaires et réduisant les coûts du fret. Ces gains d’échelle devraient avoir un impact direct sur le prix des marchandises dans le pays, contribuant ainsi à l’amélioration du pouvoir d’achat des Sénégalais.

Le projet de Ndayane est également un moteur d’emploi. Selon Mactar Diallo, secrétaire général du port autonome de Dakar, environ 1 600 emplois directs seront créés pendant la phase de construction, avec des perspectives à long terme atteignant jusqu’à 22 000 emplois. Cette initiative inclut également des infrastructures sanitaires et un centre de formation dédié aux métiers portuaires. En s’attaquant à des enjeux sociaux tels que la migration irrégulière, ce projet offrira aux jeunes et aux femmes des communes environnantes — notamment Diass, Yène et Poponguine — des opportunités d’emploi, soulignant l’engagement à maximiser les retombées locales.

Alassane Diop, directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest de DP World, a réitéré l’importance de donner la priorité aux jeunes et aux femmes dans le recrutement, une démarche essentielle pour favoriser l’inclusion sociale et assurer que les communautés locales bénéficient pleinement de cette transformation économique.

Outre ses aspects économiques et sociaux, le port de Ndayane se distingue par son engagement en faveur de la durabilité environnementale. Des technologies de pointe seront utilisées pour minimiser l’empreinte écologique du port, notamment à travers la réduction des émissions de CO2 et l’adaptation aux défis du changement climatique. Cet engagement s’aligne avec les priorités mondiales en matière de développement durable, tout en répondant aux besoins spécifiques du Sénégal en matière de protection environnementale.

Le port de Ndayane est bien plus qu’un projet portuaire. Il incarne une vision stratégique pour l’avenir du Sénégal, visant à améliorer la compétitivité maritime du pays, créer des emplois et développer des infrastructures modernes et durables. En intégrant les dernières innovations technologiques et en répondant aux défis économiques, sociaux et environnementaux contemporains, Ndayane se positionne comme un vecteur crucial pour le développement à long terme du Sénégal.

Le soutien des communautés locales sera un facteur clé dans la réussite de ce projet ambitieux. Si la participation active de la population est assurée, le port multifonctionnel de Ndayane pourrait bien devenir un modèle de développement pour toute la région ouest-africaine, renforçant ainsi la position du Sénégal sur la scène économique mondiale.

En somme, le port de Ndayane est non seulement une réponse aux besoins logistiques croissants du Sénégal, mais aussi un levier pour une transformation durable et inclusive du pays.

Lancement de la circulation simultanée des trains miniers et du TER à Diamniadio : Un nouveau souffle pour le trafic ferroviaire sénégalais

Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens, El Malick Ndiaye, a inauguré une étape cruciale pour le transport ferroviaire au Sénégal avec la mise en circulation simultanée des trains des opérateurs miniers (ICS et GCO) et du Train Express Régional (TER) à la gare ferroviaire de Diamniadio. Cette avancée, saluée par le ministre, marque une étape significative dans la redynamisation du trafic ferroviaire, essentielle à la croissance économique du pays.

Lors de cet événement, El Malick Ndiaye a félicité les équipes ayant permis cette réalisation, soulignant que ce progrès va stimuler le secteur des transports et renforcer l’économie nationale. « La concomitance des trains miniers et du TER va optimiser l’utilisation des infrastructures ferroviaires et augmenter la capacité de transport des marchandises et des passagers », a déclaré le ministre. Il a rappelé que l’absence de cette simultanéité avait durement impacté l’économie, causant une perte estimée à 7 milliards de francs CFA par an pour les sociétés minières depuis la mise en service du TER en janvier 2022.

Le ministre est également revenu sur les perturbations récentes du TER, notamment dues à la défaillance du poste de signalisation de Rufisque. Cet équipement clé, qui régule le trafic ferroviaire entre Yeumbeul et Diamniadio, a subi des dommages suite aux fortes pluies. « Le poste de signalisation, d’une importance capitale pour la sécurité des trajets, souffre d’une erreur de conception, étant situé dans une zone basse sujette aux inondations », a précisé El Malick Ndiaye.

Pour remédier à cette situation, des travaux de rénovation sont en cours et une solution structurelle durable est en préparation. « En plus des mesures d’urgence, nous concevons un nouveau poste de signalisation sur un étage, à l’abri des inondations, garantissant ainsi une meilleure résilience face aux intempéries futures », a-t-il ajouté.

La reprise simultanée des activités ferroviaires pour les trains miniers et le TER représente un soulagement pour les opérateurs économiques. En effet, le ralentissement du trafic ferroviaire avait considérablement affecté le secteur minier et la circulation des passagers, engendrant des pertes pour l’État du Sénégal.

Ce projet marque ainsi un tournant dans l’optimisation des infrastructures de transport et réaffirme l’engagement des autorités à moderniser le réseau ferroviaire du pays, en garantissant sécurité, fiabilité et durabilité des équipements. Grâce à cette relance, le Sénégal espère voir son trafic ferroviaire reprendre de l’élan et jouer un rôle central dans l’économie nationale et régionale.

Avec ces mesures en cours, le gouvernement du Sénégal montre sa volonté de renforcer le transport ferroviaire, contribuant ainsi à la relance économique et à l’amélioration du quotidien des usagers du TER et des opérateurs miniers.

Nouvel arrêté du ministère de l’Éducation nationale : Encadrement des règlements intérieurs dans les établissements scolaires du Sénégal

Le ministère de l’Éducation nationale du Sénégal a récemment pris un arrêté, dont Dakaractu a obtenu une copie, précisant les principes directeurs auxquels doivent se conformer les règlements intérieurs des établissements publics et privés d’éducation et de formation. Cet arrêté vise à harmoniser les règlements intérieurs avec les dispositions fondamentales de la Constitution de la République du Sénégal.

L’arrêté souligne l’importance d’un contrôle d’approbation des règlements intérieurs par les autorités compétentes. Désormais, tous les établissements scolaires relevant de l’Éducation nationale doivent soumettre leurs règlements intérieurs à l’inspection d’Académie. Celle-ci disposera d’un délai de 60 jours pour valider ou refuser le document. En l’absence d’une approbation officielle, le règlement intérieur est considéré comme non applicable, précisent les directives du ministre.

Parmi les points clés de cet arrêté, le respect des croyances religieuses des élèves est mis en avant. Ce principe inclut l’acceptation du port de signes religieux tels que le voile, la croix ou les perles sacrées, à condition que ces éléments ne compromettent pas l’identification claire des élèves à l’intérieur de l’établissement, en classe ou lors des activités pédagogiques. L’arrêté rappelle également que cette tolérance religieuse n’exonère pas les élèves de participer aux activités obligatoires, qu’elles soient pédagogiques ou sportives, sauf dispense justifiée.

Cette nouvelle mesure vise à promouvoir un environnement scolaire inclusif tout en maintenant des standards académiques rigoureux dans tous les établissements du Sénégal.

Les Députés Soulagés Par Le Virement De Leurs Salaires, Mais Perdant Certains Avantages

Les députés peuvent enfin souffler : leurs salaires, qui tardaient à être versés, ont finalement été crédités sur leurs comptes ce lundi 7 octobre, après une période d’inquiétude liée au retard. En effet, habitués à être payés avant le 2 du mois, les parlementaires se demandaient ce qui expliquait ce retard inhabituel.

Selon le journal Les Échos, qui rapporte l’information dans son édition du mercredi, les virements ont bien été effectués, ce qui est une bonne nouvelle pour les députés. Cependant, tout n’est pas rose pour autant. En effet, certains avantages annexes, dont bénéficiaient les parlementaires, ont été supprimés.

Parmi les avantages supprimés, le journal cite notamment le carburant et le crédit de téléphone, des éléments qui faisaient partie de leur package salarial. Même les fonds politiques du président de l’Assemblée, une allocation de 150 millions de francs CFA par trimestre, n’ont pas échappé à ces restrictions budgétaires, subissant également des coupes.

Cette mesure risque de créer un mécontentement chez les parlementaires habitués à ces avantages. Elle reflète peut-être une volonté des autorités de réduire certaines dépenses ou de revoir à la baisse les privilèges accordés aux élus. Quoi qu’il en soit, cette nouvelle situation pourrait susciter des débats sur l’équité et la gestion des fonds publics dans le cadre des fonctions parlementaires.

Ainsi, bien que le retour des salaires soit accueilli avec soulagement, l’ambiance au sein de l’Assemblée nationale pourrait être assombrie par ces réductions inattendues. Reste à voir comment ces décisions affecteront les prochaines discussions au sein de l’hémicycle.

Lancement du « Plan Diomaye pour la Casamance » : une initiative pour restaurer l’équilibre et relancer la région

Le Premier ministre Ousmane Sonko a présidé, mardi, une réunion interministérielle consacrée au retour des déplacés en Casamance. À l’issue de cette rencontre, 22 mesures ont été adoptées pour répondre aux besoins des populations déjà de retour et de celles en attente de rapatriement. Ces mesures seront mises en œuvre dans le cadre du « Plan Diomaye pour la Casamance » (PDC), qui vise à soutenir durablement ces communautés dans leur processus de réintégration.

Dans ses déclarations, le Premier ministre a souligné que le « Plan Diomaye pour la Casamance » n’est pas une faveur accordée à la région, mais une initiative pour rétablir un équilibre longtemps perturbé par la situation sécuritaire. Ces dernières années, plusieurs programmes, notamment l’électrification rurale, ont été suspendus au détriment de la Casamance, exacerbant ainsi les inégalités. Avec ce plan, l’État entend réparer ces injustices et soutenir les déplacés dans leur retour à une vie normale.

Le retour des déplacés, facilité par l’amélioration de la sécurité dans la région, est déjà en cours. À Ziguinchor, 117 villages ont été réoccupés, représentant 4 047 ménages, tandis que 20 villages et 743 ménages sont encore en attente de retour. À Kolda, 39 villages et 754 ménages sont déjà de retour, tandis que Sédhiou compte 41 villages et 854 ménages réinstallés.

Pour garantir le succès du plan, un budget global de 53,6 milliards de Francs CFA sera mobilisé pour soutenir les efforts en Casamance. Sur ce montant, 22,6 milliards seront débloqués pour la fin de l’année 2024, dont 9 milliards pour Ziguinchor, 3,8 milliards pour Sédhiou et 9,8 milliards pour Kolda. Pour l’année 2025, un besoin additionnel de 30,9 milliards sera nécessaire pour poursuivre les efforts de réintégration des déplacés.

Avec ce plan ambitieux, le gouvernement sénégalais affiche clairement sa volonté d’assurer une réintégration durable des déplacés en Casamance, tout en stimulant le développement socio-économique de cette région longtemps en proie aux conflits. Cette initiative marque un tournant dans les efforts de reconstruction et de réconciliation, en offrant de nouvelles perspectives d’avenir aux populations affectées par les troubles passés.

Kafountine : 24 candidats à l’immigration irrégulière arrêtés, le convoyeur en fuite

La gendarmerie de Kafountine, dans le département de Bignona, a procédé à l’arrestation de 24 candidats à l’immigration irrégulière ce mardi matin. Parmi eux, cinq personnes sont d’origine malienne, dix sont des ressortissants gambiens, et le reste des Sénégalais. Une fillette gambienne de deux ans fait également partie des individus interceptés.

Selon des sources locales, les personnes arrêtées sont actuellement interrogées par les enquêteurs du détachement de la Gendarmerie de Kafountine. Le convoyeur, quant à lui, est en fuite et fait l’objet d’une intense recherche par les forces de l’ordre. La gendarmerie semble déterminée à lutter contre le phénomène d’immigration clandestine qui continue de faire de cette partie sud du Sénégal un point de départ vers l’Europe.

La région de Kafountine, jadis connue pour être une zone majeure de départ de migrants, reste sous haute surveillance des autorités. Ces dernières multiplient les actions pour freiner l’immigration irrégulière, souvent risquée et coûteuse en vies humaines.

Suspicion de marchés irréguliers à l’ASER : la Banque SANTANDER et l’ARCOP soulèvent des doutes sur AEE Power EPC

L’affaire des marchés d’électrification rurale impliquant la société AEE Power EPC et l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale (ASER) a pris une nouvelle tournure. Selon un courrier du 30 septembre 2024, adressé à l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARCOP), la Banque SANTANDER a soulevé de sérieuses interrogations concernant la gestion financière du contrat signé entre AEE Power EPC et ASER.

La Banque SANTANDER, partenaire financier du projet, a exprimé ses préoccupations après avoir sollicité des éclairages de la part de la société espagnole AEE Power EPC sur l’utilisation des fonds débloqués pour ce marché. Cependant, la banque affirme n’avoir reçu aucune réponse de la part de l’entreprise. Cela a renforcé les doutes sur la transparence financière du projet et la manière dont les fonds sont gérés.

En plus de ces interrogations, la banque espagnole a également demandé des clarifications concernant l’éligibilité de l’entreprise AEE Power EPC à la garantie souveraine de l’État sénégalais en cas de résiliation du contrat. SANTANDER souhaite savoir si cette garantie est valable, en particulier en ce qui concerne les primes qui devaient être payées au moment de la souscription, conformément au code CIMA, une législation en vigueur dans les États membres de la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurance.

Dans cette affaire, l’ARCOP a pris la décision de suspendre l’exécution du marché jusqu’à ce que le Comité de Règlement des Différends (CRD) rende sa décision. Plusieurs éléments justifient cette suspension : ASER n’a toujours pas transmis les documents exigés par le CRD, et la société AEE Power Sénégal a dénoncé la signature d’un protocole d’accord entre ASER et AEE Power EPC, craignant le début des travaux sans garantie sur la régularité des procédures.

De plus, la Banque SANTANDER et la compagnie d’assurance CESCE ont exprimé leurs inquiétudes concernant des transferts d’argent constatés sur le compte destiné au dépôt de l’avance de démarrage, bien que les travaux n’aient pas encore débuté. Ces mouvements financiers non justifiés et l’absence de communication de la part d’AEE Power EPC ont accentué les suspicions de gestion douteuse autour de ce projet.

En attendant la décision finale du Comité de Règlement des Différends, cette affaire continue de soulever de nombreuses questions quant à la transparence des marchés publics au Sénégal et à la gestion des fonds engagés dans ce projet d’électrification rurale.

Attaque contre Macky Sall : La ministre des Affaires étrangères sous le feu des critiques pour avoir défendu une militante du Pastef

Les propos de Yacine Fall, ministre des Affaires étrangères du Sénégal, ont suscité une vague d’indignation au sein de la population sénégalaise. La ministre est critiquée pour avoir pris position en faveur d’une militante de son parti, le Pastef, qui avait publiquement accusé l’ancien président Macky Sall d’être un « assassin de nos enfants ». Cet épisode a choqué de nombreux Sénégalais, qui dénoncent un comportement inapproprié de la part de la cheffe de la diplomatie.

Dans un communiqué, Abdou Mbow, porte-parole adjoint de l’Alliance pour la République (APR) et ancien président du groupe parlementaire BBY, a fermement condamné la position de Yacine Fall. Selon lui, la ministre semble cautionner les insultes envers Macky Sall, ce qui serait inacceptable, d’autant plus qu’il s’agit d’un ancien chef de l’État ayant servi le pays.

Mbow s’est dit profondément choqué par le fait que la ministre ait publiquement soutenu une militante qui, selon lui, cherche à instaurer « l’insulte comme mode d’expression ». Il souligne que cette défense de la militante est perçue par beaucoup comme une tentative d’institutionnaliser le recours à des propos injurieux, particulièrement en période de tensions politiques.

« Les Sénégalais ont été outrés par les mots de la cheffe de la diplomatie sénégalaise, qui tendent, de fait, à encourager les militants de son parti Pastef à insulter et à traiter un ancien président de la République de ‘tueur d’enfants’, » a-t-il ajouté. Abdou Mbow regrette que cette posture devienne un outil de campagne pour le parti au pouvoir, Pastef, soulignant que les nouvelles autorités encourageraient ainsi la banalisation des insultes.

Cette affaire intervient dans un contexte où plusieurs citoyens sénégalais ont été emprisonnés pour avoir critiqué publiquement des personnalités ou dénoncé des faits perçus comme des mensonges. Mbow déplore la « dérive » des nouvelles autorités, qui, selon lui, semblent plus préoccupées par la diffusion de messages violents que par la recherche de solutions aux nombreux défis auxquels le pays est confronté.

La réaction de Yacine Fall a également ravivé le débat sur la responsabilité des responsables politiques dans le maintien d’un discours respectueux, surtout à l’approche des élections. Beaucoup craignent que la campagne électorale soit marquée par une absence de propositions concrètes, remplacée par des attaques personnelles et des insultes, ce qui pourrait aggraver les divisions au sein de la société sénégalaise.

Port de Dakar : La Douane réclame plus de 800 milliards F CFA à McDermott et ses partenaires pour infractions douanières

Dans une affaire révélée par Libération, la Douane sénégalaise a exigé une somme colossale de 822 milliards 917 millions 816 mille 365 francs CFA à trois entreprises : McDermott Marine Construction, Oma Sénégal, et Oma Logistics. Ce montant découle d’un contrôle douanier mené sur plusieurs navires opérant sous le régime d’admission temporaire exceptionnelle dans les eaux sénégalaises.

McDermott, une société américaine spécialisée dans l’ingénierie sous-marine, et ses partenaires sénégalais, Oma Sénégal et Oma Logistics, sont accusés de ne pas avoir respecté leurs engagements douaniers. Les navires sous admission temporaire étaient censés opérer dans les eaux sénégalaises sans être soumis aux droits et taxes d’entrée. Cependant, après des investigations approfondies, notamment auprès de la Marine nationale, la Douane a découvert que ces navires avaient quitté le territoire sans s’acquitter de leurs obligations fiscales ni obtenir l’autorisation formelle de sortie.

Selon le rapport de la Douane, les entreprises en question sont accusées d’avoir fait sortir les navires du territoire sénégalais en violation des engagements liés au régime d’admission temporaire. McDermott, représentée par Oma Sénégal et Oma Logistics, est notamment épinglée pour cette infraction, ce qui a entraîné une demande de sanctions financières massives.

La Douane sénégalaise exige, en premier lieu, la confiscation à l’équivalent des navires concernés, dont la valeur totale est estimée à 387 milliards 148 millions 811 mille 668 francs CFA. En plus de cette confiscation, une amende supplémentaire de 424 milliards 702 millions 246 mille 399 francs CFA est demandée, représentant la valeur des navires sur le marché intérieur.

En outre, des droits et taxes non acquittés, s’élevant à 11 milliards 66 millions 758 mille 298 francs CFA, viennent s’ajouter à la somme totale réclamée par la Douane, portant ainsi la demande globale à plus de 800 milliards de francs CFA.

Ce n’est pas tout. La Douane demande également des peines de prison pour les dirigeants d’Oma Sénégal et d’Oma Logistics, respectivement Madame Dapina et Cooshna Sandeep. Ils risquent des peines allant de six mois à cinq ans pour exportations sans déclarations et blanchiment de capitaux.

Face à ces accusations, le parquet a requis l’ouverture d’une information judiciaire, afin d’examiner plus en profondeur les infractions supposées et de faire la lumière sur les pratiques des entreprises concernées. Cette affaire pourrait avoir des répercussions majeures sur le secteur maritime et les relations commerciales au Sénégal.

Incident sur le port du voile : une élève exclue des Cours Sainte Bernadette

Le port du voile dans les écoles catholiques du Sénégal continue d’alimenter les débats. Ce mardi 8 octobre 2024, une nouvelle polémique a éclaté aux Cours Sainte Bernadette, à Dakar, où une élève a été interdite de suivre ses cours en raison de son voile. L’affaire a rapidement pris de l’ampleur, ravivant les discussions sur la compatibilité entre les convictions religieuses des élèves et les règlements des établissements confessionnels.

La mère de l’élève, qui s’est exprimée sur PressAfrik, a déclaré que sa fille a été empêchée d’entrer en classe parce qu’elle portait un voile. « On vient de m’informer que ma fille a été empêchée de suivre ses cours à l’école Cours Sainte Bernadette. La surveillante lui a demandé de retirer son voile, et comme elle a refusé, elle n’a pas pu assister aux cours », a expliqué la mère de l’élève.

Interrogées sur l’incident, les autorités de l’école ont justifié leur décision en se basant sur les règlements internes de l’établissement. Elles ont précisé que le port du voile est strictement interdit dans leur école. Selon le proviseur, si l’école avait été informée que l’élève comptait porter le voile, elle n’aurait pas été acceptée lors de son inscription.

La mère de l’élève a expliqué que sa fille avait pris la décision de se voiler durant les vacances scolaires. Cette nouvelle situation semble avoir pris de court l’administration de l’école.

Cet incident intervient alors que le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, avait récemment lancé un appel au respect des sensibilités religieuses, notamment dans les écoles confessionnelles, afin de préserver la cohésion sociale. Il avait souligné l’importance pour chaque établissement de trouver un équilibre entre ses principes éducatifs et le respect des croyances des élèves.

Le cas de cette élève relance ainsi le débat sur le port du voile dans les écoles catholiques au Sénégal, une question sensible qui continue de susciter des tensions entre les établissements et les familles concernées. Pour l’heure, aucune solution définitive n’a été trouvée, mais l’affaire attire l’attention sur la nécessité de trouver des solutions inclusives qui respectent à la fois les règles internes des écoles et les choix religieux des élèves.

Marché de 91 milliards suspendu : Bougane Gueye Dany dénonce une nébuleuse autour de l’électrification rurale

Un nouveau rebondissement secoue le secteur de l’électrification rurale au Sénégal, suite à la décision de l’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP) de suspendre l’exécution du marché de 91 milliards de francs CFA attribué à AEE Power Espagne et AEE Power Sénégal pour l’électrification de 1600 villages. Ce projet, initialement financé par la banque espagnole Santander avec une avance de démarrage de 37 milliards de francs CFA, est désormais bloqué. La banque elle-même a suspendu son financement, laissant planer des doutes sur la continuité du projet.

Le 30 septembre 2024, les autorités sénégalaises ont été informées de la décision de suspension par la banque partenaire, Santander. Ce marché, encadré par une garantie souveraine de l’État du Sénégal, a suscité de nombreuses interrogations sur la transparence et les pratiques entourant l’attribution du contrat.

Dès l’origine, des voix critiques, dont celle de Bougane Gueye Dany, leader du mouvement Gueum Sa Bopp, ont dénoncé la gestion opaque du dossier et les multiples irrégularités qui l’entourent. Selon Gueye Dany, les manquements flagrants observés dans ce projet concernent notamment des violations des procédures, particulièrement en matière d’assurance et de respect des normes contractuelles.

L’une des questions soulevées dans cette affaire est le limogeage soudain de Saer Niang, directeur de l’ARCOP, au lendemain de la suspension du marché par le Comité de Règlement des Différends (CRD). Ce départ brusque laisse planer des doutes sur d’éventuels intérêts menacés, d’autant plus que l’ARCOP joue un rôle clé dans la régulation et la transparence des marchés publics.

Certaines voix critiques estiment que ce limogeage pourrait être lié à des pressions ou des intérêts économiques en jeu, mettant en lumière la sensibilité de ce marché, d’autant plus que des irrégularités avaient déjà été pointées dans d’autres projets, comme l’affaire ONAS (Office National de l’Assainissement du Sénégal).

La suspension du projet d’électrification des 1600 villages pose désormais des questions cruciales sur l’avenir de l’électrification rurale dans les régions concernées, et sur l’impact financier pour l’État sénégalais, qui avait accordé une garantie souveraine pour ce projet. De plus, la décision de la banque Santander de suspendre son financement est un signal d’alerte quant aux doutes qui entourent la gestion du marché.

Bougane Gueye Dany, dans son communiqué, promet de revenir sur les détails de cette affaire, mettant en garde contre d’éventuelles autres révélations qui pourraient émerger dans les jours à venir. Ce scandale, selon lui, pourrait encore réserver bien des surprises et renforcer le climat de suspicion autour de la gestion des grands projets publics au Sénégal.

L’affaire du marché de 91 milliards entre l’ASER et AEE Power s’ajoute à une liste croissante de scandales liés aux marchés publics au Sénégal. Alors que la lumière est encore à faire sur les raisons profondes de la suspension et sur les responsabilités des différents acteurs, le limogeage de Saer Niang, directeur de l’ARCOP, et la décision de la banque Santander de geler ses financements laissent entrevoir une affaire complexe et potentiellement lourde de conséquences pour l’État sénégalais.

Suspension du marché d’électrification rurale : l’ARCOP intervient suite à des soupçons d’irrégularités entre ASER et AEE Power EPC

L’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP) a pris une décision importante, le 2 octobre 2024, en suspendant à titre conservatoire l’exécution du marché public attribué à AEE Power EPC. Ce contrat porte sur l’électrification rurale des régions de Kaffrine, Saint-Louis, Kédougou, Louga et Tambacounda. Cette mesure découle de soupçons d’irrégularités soulevés autour du processus d’attribution et de l’exécution du marché, mettant en cause l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale (ASER) et AEE Power EPC.

La décision de suspension de l’ARCOP, officialisée par la publication de la décision n° 107/2024/ARCOP/CRD/DEF le 7 octobre 2024, répond à une requête déposée par la société AEE Power Sénégal, représentée par un cabinet d’avocats. Ce dernier conteste la gestion du contrat par ASER et AEE Power EPC. Selon les informations relayées par Dakaractu, AEE Power Sénégal s’oppose à la résiliation de son contrat initial et pointe l’irrégularité du nouvel accord signé entre ASER et AEE Power EPC, soulevant ainsi de nombreux doutes sur la transparence de l’opération.

Parmi les principales préoccupations mentionnées dans la plainte figurent des interrogations concernant le rôle de la Banque SANTANDER dans le financement de ce projet et des doutes exprimés par la société CESCE, un organisme espagnol spécialisé dans la garantie des exportations. Ces deux entités ont exprimé des réserves quant aux conditions de gestion financière du contrat et aux risques potentiels liés à son exécution.

AEE Power Sénégal, qui se trouve évincée du projet, dénonce la signature d’un protocole d’accord entre l’ASER et AEE Power EPC sans que les dispositions légales et réglementaires relatives à la transparence du processus d’attribution aient été respectées. La société redoute que le démarrage des travaux dans ces conditions compromet le bon déroulement du projet, notamment en termes de conformité et de respect des engagements initiaux.

AEE Power Sénégal a ainsi saisi le Comité de Règlement des Différends (CRD), demandant un examen approfondi des faits. En réponse à cette saisine, le CRD a sollicité de l’ASER les documents relatifs au marché. Toutefois, l’ASER n’a pas encore fourni les éléments requis, ce qui a conduit l’ARCOP à suspendre l’exécution du contrat en attendant que le CRD se prononce sur la validité de l’accord.

La suspension de ce marché soulève plusieurs questions, non seulement sur le plan juridique, mais aussi sur le plan financier. Le projet d’électrification des régions concernées repose sur des partenariats financiers internationaux, notamment avec la Banque SANTANDER, qui a émis des inquiétudes concernant l’avancement du projet dans des conditions floues.

Cette situation risque de retarder les travaux d’électrification rurale dans des régions qui, pour beaucoup, dépendent encore de sources d’énergie insuffisantes. Cela pourrait également entraîner une instabilité politique, le projet étant une initiative clé du gouvernement pour améliorer l’accès à l’électricité dans les zones les plus reculées du pays. De plus, la gestion controversée de ce marché public pourrait nuire à la réputation des institutions impliquées, en particulier l’ASER, dont la mission est de promouvoir l’électrification rurale.

L’ARCOP a souligné que cette suspension est provisoire et sera maintenue jusqu’à ce que le CRD rende sa décision finale sur les plaintes déposées par AEE Power Sénégal. Le Comité dispose de 72 heures après réception de tous les documents demandés pour trancher sur l’affaire. Il est donc possible que cette situation évolue rapidement, à mesure que les différentes parties impliquées fournissent des éclaircissements.

En attendant, l’exécution du marché d’électrification dans ces cinq régions reste suspendue, en attente de la résolution des différends. Les retards dans la mise en œuvre de ce projet essentiel pourraient avoir des conséquences importantes sur le terrain, notamment sur les habitants des zones concernées qui comptaient sur une amélioration rapide de leur accès à l’électricité.

La suspension du marché d’électrification rurale entre l’ASER et AEE Power EPC met en lumière des questions plus larges sur la transparence et la gestion des marchés publics au Sénégal. Alors que le Comité de Règlement des Différends est appelé à clarifier cette affaire, l’avenir du projet reste en suspens, avec des enjeux financiers et politiques majeurs en jeu.

Libération d’Aicha Camara après une altercation avec l’ancien président Macky Sall à l’aéroport du Maroc

Aicha Camara, une ressortissante sénégalaise, a recouvré la liberté après avoir été brièvement arrêtée à la suite d’une altercation survenue à l’aéroport du Maroc. Cet incident l’a opposée à l’ancien président sénégalais Macky Sall, perturbant ainsi le déroulement de son vol. Selon des sources diplomatiques, Mme Camara a bénéficié de l’assistance juridique du gouvernement sénégalais, sous la direction de la Ministre de l’Intégration Africaine et des Affaires Étrangères.

L’altercation s’est produite à bord d’un vol que partageaient Macky Sall et Aicha Camara. Cette dernière aurait interpellé l’ancien président sur son bilan politique, l’accusant d’être responsable de la mort de plusieurs Sénégalais durant son mandat. Les échanges, apparemment tendus, ont rapidement dégénéré, entraînant l’intervention des autorités marocaines, qui ont procédé à l’arrestation de Mme Camara.

Dès que l’incident a été signalé, la Ministre de l’Intégration Africaine et des Affaires Étrangères du Sénégal a immédiatement réagi en instruisant l’Ambassade du Sénégal à Rabat ainsi que le Consulat général à Casablanca de fournir une assistance juridique à la ressortissante sénégalaise. Selon un communiqué de l’ambassade, cette intervention a permis la libération rapide de Mme Camara, confirmant l’engagement du Sénégal à protéger ses citoyens, quel que soit le lieu où ils se trouvent.

Cet événement pourrait potentiellement prendre une dimension politique, alors que Macky Sall, qui a quitté ses fonctions en 2023, reste une figure influente au Sénégal. Les accusations formulées par Mme Camara à l’encontre de l’ancien président reflètent des tensions encore vives autour de son mandat, marqué par des contestations et des débats sur son héritage.

L’assistance juridique fournie à Aicha Camara témoigne de l’efficacité des services consulaires sénégalais à l’étranger. Ce soutien s’inscrit dans une démarche plus large de protection des droits des ressortissants sénégalais, particulièrement dans des situations délicates comme celle-ci.

Aucune poursuite n’a finalement été retenue contre Mme Camara, et elle a pu quitter les locaux de la police marocaine après quelques heures de détention.

Cheikh Issa Sall Bloqué à la Frontière Sénégalaise : Un Acte aux Relents Politiques

Le 3 octobre 2024, Cheikh Issa Sall, maire de Mbour et président de l’Union nationale pour l’intégration, le travail et l’équité (Unité), a été empêché de quitter le territoire sénégalais alors qu’il se rendait en Mauritanie pour se recueillir auprès de son guide religieux, Cheikhna Cheikh Sadbou Aidara, à Nimzatt. Cette interdiction soulève des questions sur les dérives autoritaires et l’atteinte aux libertés fondamentales sous le nouveau régime en place.

Selon Cheikh Issa Sall, arrivé à la frontière nord du Sénégal, il a été informé par les services de contrôle qu’une directive avait été donnée de remonter les informations sur les personnalités politiques liées à l’ancien régime et d’attendre des instructions. Ce retard inhabituel a rapidement éveillé des soupçons chez l’édile. « Le temps qu’a pris le contrôle des papiers et de mes pièces d’identité ne laissait aucun doute sur une intention délibérée de retarder mon voyage », explique-t-il.

Face à cette situation, Cheikh Issa Sall a finalement rebroussé chemin, après avoir récupéré ses documents, préférant rentrer à Mbour en passant par NGoumba Gueoul, où reposent deux fils de son guide religieux.

L’interdiction de quitter le territoire, sans justification claire et sans décision judiciaire, suscite l’indignation du maire de Mbour. « Le fait de priver d’honnêtes citoyens de la liberté de circulation est une atteinte grave aux droits les plus élémentaires », déclare Cheikh Issa Sall, soulignant que cette restriction devient d’autant plus préoccupante lorsqu’elle touche à l’exercice des convictions religieuses.

L’édile s’interroge également sur la gestion de l’information au sein des instances de gouvernance. Il déplore le fait qu’un journaliste ait été informé de son blocage avant même qu’il n’en soit lui-même averti. « Cela pose des questions sur la sécurité du circuit de l’information dans nos institutions », critique-t-il.

Dans sa déclaration, Cheikh Issa Sall n’a pas hésité à dénoncer ce qu’il considère comme des « dérives autoritaires » orchestrées par le nouveau régime. Selon lui, des actes tels que celui dont il a été victime traduisent une méconnaissance flagrante des principes de l’État de droit. « L’émission d’interdiction de quitter le territoire national est un acte de nature judiciaire encadré par la législation sénégalaise », rappelle-t-il, accusant le pouvoir en place d’utiliser des pratiques contraires aux normes légales.

En dépit de ce qu’il considère comme une tentative d’intimidation, Cheikh Issa Sall reste ferme. Il réaffirme son engagement à défendre les droits des citoyens et à lutter contre les dérives du pouvoir. « Je ne céderai ni à l’intimidation ni à la pression psychologique », prévient-il. Il invite par ailleurs les nouvelles autorités à se concentrer sur les vrais problèmes qui préoccupent les Sénégalais, notamment la cherté de la vie et les difficultés économiques croissantes.

Le maire de Mbour appelle ainsi à une prise de conscience collective face à ce qu’il qualifie d’abus de pouvoir. Ce blocage à la frontière marque un nouvel épisode dans les tensions entre l’opposition et le pouvoir en place, dans un contexte de crise politique et sociale au Sénégal.

Kaolack / Éducation : Une rentrée scolaire timide dans certaines écoles publiques du département de Kaolack – L’UDEN dénonce le non-respect des engagements par certains maires

La rentrée scolaire n’a pas été effective dans certaines écoles publiques comme prévu lors du CDD (Comité Départemental de Développement). Cette situation est due au non-respect des engagements pris par certaines collectivités territoriales, d’après Abdoulaye Dia, Secrétaire général de l’Union Démocratique des Enseignantes et Enseignants du Sénégal (UDEN).

« Suite à une tournée que nous avons l’habitude de faire à chaque rentrée des classes dans le département de Kaolack, il en ressort que plusieurs écoles sont impraticables, non désherbées, et même inondées. Ce qui compromet le concept « Ubi Tey Jang Tey ». Nous dénonçons le fait que certaines collectivités territoriales avaient pris des engagements lors du CDD pour accompagner les écoles, mais malheureusement, ces engagements ne sont restés que des discours », a déploré Abdoulaye Dia en marge de cette tournée.

Selon le Secrétaire général de l’UDEN du département de Kaolack, l’appel du chef de l’État pour le nettoyage des écoles n’a pas été respecté par certaines collectivités territoriales. « Au-delà du non-respect des consignes du chef de l’État, nous avons également constaté l’absence de certains enseignants administratifs et élèves. Dans un établissement comptant 1000 élèves, la moitié ne s’est même pas présentée. Cela montre un faible taux de participation des élèves », a ajouté M. Dia.

Il a également salué l’exemple du maire de la commune de Sibassor, qui a, selon lui, dégagé des moyens pour accompagner les élèves et le personnel, permettant ainsi de concrétiser le concept « Ubi Tey Jang Tey ». « Nous invitons les autres maires à respecter leurs engagements. Nous lançons aussi un appel solennel aux parents d’élèves pour qu’ils envoient leurs enfants à l’école », a plaidé Abdoulaye Dia.

Moustapha Mamba Guirassy : « Très satisfait » de la rentrée des classes 2024-2025

Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, s’est déclaré « très satisfait » de la rentrée scolaire 2024-2025 après avoir visité plusieurs établissements de l’académie de Dakar ce lundi. Il a salué la mobilisation des enseignants, élèves, et communautés, qui ont contribué au bon démarrage des cours.

Selon le ministre, les écoles étaient prêtes à accueillir les élèves, et la plupart des enseignants ont répondu présent, permettant la mise en œuvre du concept « oubi tay, jang tay » (rentrée immédiate des classes et début des cours). Il a souligné que l’innovation de cette année réside dans le déploiement massif du personnel administratif et des inspecteurs d’académie à travers le pays pour s’assurer de la réussite de cette rentrée.

Cependant, Guirassy a reconnu certains défis, notamment les départs massifs d’enseignants dans certaines régions, avec des pertes allant de 200 à 300 enseignants. Mais il a rassuré que le ministère a anticipé ces mouvements en mettant en place une approche efficace pour assurer le remplacement des enseignants affectés à d’autres localités.

Le ministre a également salué l’engagement des communautés locales, des associations sportives et culturelles, ainsi que des « bajenu gox » (marraines de quartier), qui ont répondu à l’appel du président de la République en participant à la journée de nettoiement dédiée aux écoles. Cette initiative a permis de rendre les établissements plus propres et prêts à accueillir les élèves.

Toutefois, il a noté que certaines écoles dans certaines régions sont encore touchées par des inondations, mais il a assuré que le ministère travaille activement sur cette question pour y apporter des solutions rapides.

Lors de sa visite au Collège Cathédrale, Moustapha Mamba Guirassy a réaffirmé l’engagement de l’État à accompagner le système éducatif dans son ensemble, en soulignant l’importance de préserver la diversité culturelle du pays. « Il s’agit d’une seule école, l’école sénégalaise, et tout sera fait pour que cette cohésion soit renforcée », a-t-il affirmé.

Le ministre a insisté sur la nécessité de ne laisser aucun enfant de côté, quel que soit son lieu d’origine ou sa culture. « Chaque enfant, peu importe la région d’où il vient, peu importe sa religion ou sa culture, l’école doit l’accompagner pour développer ses talents et compétences afin de participer au développement de notre nation », a-t-il conclu.

Grâce à cette mobilisation générale et aux mesures prises, la rentrée scolaire 2024-2025 s’annonce prometteuse, avec une volonté claire de l’État de faire de l’éducation un levier du développement national.

Kaolack / Éducation : Les collectivités territoriales invitées à mobiliser davantage de ressources pour l’école à temps

Le gouverneur de la région de Kaolack, Mohamadou Moctar Watt, a exhorté, ce lundi, les collectivités territoriales à mobiliser et mettre à la disposition de l’école les ressources nécessaires, dans le but de contribuer à la victoire dans la bataille pour le développement.

« Il incombe également aux collectivités territoriales de fournir des ressources à l’école, de manière générale. Si nous voulons remporter la bataille du développement, il est impératif que d’importantes ressources soient mobilisées et mises à disposition du secteur de l’éducation. C’est un facteur décisif », a-t-il déclaré.

S’exprimant lors de la traditionnelle tournée de rentrée des classes, l’autorité administrative a renouvelé son appel aux maires et présidents des conseils départementaux, leur demandant de tout mettre en œuvre pour assurer une rentrée scolaire effective à travers toute la région.

« Depuis plus d’une semaine, les sapeurs-pompiers sont à pied d’œuvre. Cependant, nous avons constaté une reprise des pluies, un aléa que nous ne maîtrisons pas. Dans ce contexte, il est crucial que les collectivités territoriales restent vigilantes et fassent preuve de proactivité pour répondre aux attentes des populations », a-t-il ajouté.

À la tête d’une délégation composée d’autorités administratives, académiques et scolaires, ainsi que de représentants des associations de parents d’élèves, des organisations syndicales et d’autres acteurs du système éducatif, le chef de l’exécutif régional a visité plusieurs écoles pour vérifier l’effectivité de la rentrée des classes.

« En dressant un bilan provisoire, nous ressentons une satisfaction au vu de ce que nous avons constaté sur le terrain », a souligné le gouverneur. Il s’est rendu au lycée Ibrahima Diouf de Bongré, à l’école Mboutou Sow de Léona et au complexe scolaire Moussa Sow de Kassaville, où il a pu observer la tenue des cours avec une présence « satisfaisante » des élèves.

Il a toutefois noté que les travaux d’assainissement se poursuivent encore dans les cours des établissements scolaires.

Diomaye Faye et Serigne Mbaye parmi les 100 personnalités les plus influentes du monde selon Time Magazine

Dans son édition récemment publiée, Time Magazine a désigné deux Sénégalais parmi les 100 personnalités les plus influentes du monde. En effet, le Président Diomaye Faye et le Chef cuisinier Serigne Mbaye figurent dans ce prestigieux classement, respectivement dans les catégories «Leader» et «Innovateur», selon un rapport relayé par Les Échos.

Diomaye Faye, âgé de 44 ans, est désormais le plus jeune président de l’histoire du Sénégal. Son accession au pouvoir a suscité l’enthousiasme aussi bien au niveau national qu’international. Le Time Magazine souligne que sa victoire électorale est perçue comme une victoire pour la démocratie en Afrique de l’Ouest, une région récemment marquée par plusieurs coups d’État militaires. Plus encore, elle symbolise l’émergence d’une nouvelle génération de leaders politiques dans un pays où la population est majoritairement jeune, avec une médiane d’âge de 19 ans. Ce changement générationnel ouvre la voie à de nouvelles perspectives pour l’avenir du Sénégal.

En plus de son impact politique, Diomaye Faye incarne un modèle de gouvernance jeune et dynamique, ce qui fait de lui une figure de proue non seulement pour son pays mais aussi pour la sous-région ouest-africaine. Sa présence dans ce classement rehausse l’image du Sénégal comme une démocratie stable et en pleine mutation.

Outre le chef de l’État, Serigne Mbaye, un talentueux Chef cuisinier sénégalais, s’est distingué dans la catégorie des «Innovateurs». Installé aux États-Unis, Mbaye a su conquérir les palais les plus exigeants en revisitant la cuisine sénégalaise avec une touche d’innovation. Son inclusion dans ce classement met en lumière l’influence croissante des talents sénégalais sur la scène internationale, notamment dans le domaine culinaire.

Ces distinctions marquent une reconnaissance importante pour le Sénégal, dont les fils et filles continuent de briller sur la scène mondiale dans des domaines variés.

Diourbel : Le mouvement « Yonou Deugu » voit le jour pour un changement politique

À quelques jours des élections législatives, le mouvement « Yonou Deugu » a fait son apparition sur la scène politique de Diourbel, promettant de donner un nouveau souffle à la commune. Lors d’une rencontre grandiose au quartier Serigne Mbaye Sarr, le mouvement a été lancé dans une ambiance festive, attirant l’attention des médias et des habitants.

Le président du mouvement, Pape Diagne, a expliqué que « Yonou Deugu » est composé essentiellement de jeunes, mais aussi de femmes, de travailleurs du secteur informel et de sages. Titulaire d’un master en droit maritime et président sortant de l’amicale de la faculté de droit, Pape Diagne a souligné la nécessité de redonner à Diourbel un nouveau visage, face à un constat alarmant : « Diourbel est laissé en rade. Rien ne marche ici et rien n’a changé. Le maire, Malick Fall, je ne le dénigre pas, mais il a montré ses limites. Diourbel mérite mieux, et nous sommes là pour relever les défis. »

Pape Diagne a précisé que, bien qu’ils ne soient pas candidats aux prochaines élections législatives, leur objectif est d’orienter les Diourbellois vers les meilleurs choix. « Nous veillerons au grain et nous appelons les jeunes à prendre conscience. Les Diourbellois sont fatigués, surtout les femmes », a-t-il affirmé.

Le mouvement « Yonou Deugu » se veut être un véritable acteur de changement, visant à inciter les citoyens à s’impliquer dans le processus politique et à revendiquer leurs droits. « Nous tenons à remercier tous les membres qui ont porté leur choix sur ma personne et appelons les Diourbellois à venir adhérer au mouvement pour redonner à Diourbel le respect et la considération mérités », a ajouté Pape Diagne.

Le lancement du mouvement « Yonou Deugu » s’inscrit dans un contexte où les citoyens de Diourbel expriment un besoin croissant de changement et d’initiatives qui répondent aux défis socio-économiques auxquels ils font face. En mobilisant les différentes couches de la population, le mouvement aspire à créer une dynamique participative pour améliorer les conditions de vie dans la commune.

Ainsi, avec des valeurs de solidarité et de responsabilité, « Yonou Deugu » se positionne comme un nouvel espoir pour les habitants de Diourbel, appelant à une mobilisation collective pour bâtir un avenir meilleur.

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