Sécurisation du parc national Niokolo Koba : l’armée en première ligne

Depuis le 18 août, l’armée, la gendarmerie et les services des parcs nationaux ont lancé une opération de sécurisation au parc national Niokolo Koba, une des plus importantes réserves naturelles du Sénégal. Cette initiative vise à renforcer la lutte contre le braconnage, la déforestation et l’orpaillage clandestin, qui menacent la biodiversité et l’intégrité de ce patrimoine naturel.

Les patrouilles mixtes mobilisées sur le terrain sont une réponse aux activités illégales qui prolifèrent dans la région, mettant en danger des espèces protégées et dégradant l’environnement. En collaborant étroitement, les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et les agents des parcs nationaux entendent dissuader les contrevenants et assurer une protection efficace de la faune et de la flore du parc.

L’opération, qui s’inscrit dans une stratégie de long terme, témoigne de la détermination des autorités sénégalaises à préserver ce site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le parc national Niokolo Koba, couvrant une superficie de plus de 900 000 hectares, abrite une diversité exceptionnelle d’espèces animales et végétales, dont certaines sont en voie d’extinction.

Les efforts conjoints des forces armées et des gardes forestiers devraient permettre de réduire considérablement les activités illicites dans la région, tout en sensibilisant les populations locales à l’importance de la préservation de cet écosystème unique.

Opération « Djoko » : 453 migrants interpellés dans la lutte contre l’émigration clandestine

L’opération « Djoko », lancée par l’armée et la gendarmerie sénégalaises depuis le 15 août, se poursuit avec succès sur plusieurs sites du territoire national. Cette initiative vise à contrer l’émigration clandestine en menant des patrouilles mixtes sur les côtes du pays, connues pour être des points de départ pour de nombreux migrants.

À ce jour, l’opération a permis d’interpeller 453 individus, parmi lesquels des candidats à l’émigration clandestine et des membres de réseaux de passeurs. Parmi eux, 239 sont des citoyens sénégalais, tandis que les autres proviennent de divers pays de la sous-région, dont 145 Guinéens, 32 Gambiens, 17 Maliens, 7 Bissau-Guinéens, 6 Ivoiriens, 3 Nigériens, 2 Comoriens, 1 Mauritanien, et 1 Congolais.

Cette opération est un signe fort de l’engagement des autorités sénégalaises à lutter contre ce phénomène qui coûte chaque année la vie à de nombreux jeunes Africains tentant de rejoindre l’Europe par des voies illégales. Les forces de sécurité restent mobilisées pour prévenir les départs clandestins et démanteler les réseaux de passeurs qui mettent en danger la vie de ces migrants.

En parallèle, des actions de sensibilisation et d’information sont également menées pour dissuader les jeunes de s’engager dans ces voyages périlleux. Les autorités rappellent l’importance de la coopération régionale pour endiguer ce fléau et soulignent leur détermination à protéger les vies humaines tout en sécurisant les frontières du pays.

CONTRE LE SCANDALE A L’ONAS : La coalition « Na Lér » remercie les Sénégalais pour leur soutien massif à la pétition

Le comité d’initiative de la coalition Na Lér a exprimé sa gratitude envers les Sénégalais pour leur engagement dans la pétition lancée le 21 août 2024. Cette pétition, qui visait initialement 50 000 signatures, a largement dépassé cet objectif en enregistrant 73 780 signatures en seulement trois jours, se clôturant le 24 août.

Cette mobilisation est un signe fort de la maturité et de la détermination du peuple sénégalais à protéger les ressources limitées du pays en exigeant une gestion transparente. Malgré le succès de la pétition, de nombreux compatriotes continuent de manifester leur désir de voir une deuxième liste ouverte, témoignant de l’engagement continu de la population.

La coalition Na Lér appelle à maintenir la vigilance et la mobilisation pour atteindre les objectifs fixés, à savoir :

  1. La mise en place d’une commission d’enquête parlementaire pour faire toute la lumière sur les allégations de mauvaise gestion.
  2. La démission du ministre accusé, M. Cheikh Tidiane Dieye, afin qu’il ne gêne pas le Président de la République et facilite le travail de l’Assemblée nationale.

La coalition reste déterminée à poursuivre ses actions pour garantir la transparence et la bonne gouvernance au Sénégal.

Signer la pétition : https://chng.it/THZZNnkqwH

[EXCLUSIF] Arrestation de l’assassin d’Aziz Dabala lors du Magal de Touba

La cavale de Mamadou Lamine Diao, alias Modou Lo, présumé auteur du double meurtre survenu à Pikine Technopole, a pris fin lors du Magal de Touba. Selon des informations exclusives obtenues par Seneweb, le suspect a été interpellé par la Brigade spéciale de Touba dans le quartier de Dianatou Mahwa dans la nuit du Magal.

Les forces de l’ordre avaient reçu un renseignement indiquant la présence du meurtrier à Touba. Après une descente surprise dans le quartier de Dianatou Mahwa, les gendarmes ont réussi à arrêter Mamadou Lamine Diao, qui a rapidement avoué son crime lors de son interrogatoire.

Selon les détails révélés par le suspect, il fréquentait souvent le défunt danseur Aziz Dabala. Ce jour fatidique, Mamadou Lamine Diao s’était rendu chez Aziz pour lui réclamer de l’argent. Devant le refus de ce dernier, Diao a sorti un couteau pour le menacer, avant de finalement le tuer. Après avoir commis son crime, il a également tué Boubacar Gano, alias Waly, le neveu d’Aziz, qui l’avait aperçu en train de pénétrer dans l’appartement. Le meurtrier a ensuite emporté les téléphones des deux victimes.

Bien que les comptes Wave des victimes aient été vidés peu après le crime, Mamadou Lamine Diao a nié toute implication dans cette opération, affirmant qu’il n’avait pris que les téléphones des victimes.

Après son crime, Diao avait confié son secret à un ami et tous deux s’étaient rendus à Touba pour assister au Magal. Cependant, leur présence n’est pas passée inaperçue, et les gendarmes de la Brigade spéciale de Touba ont finalement mis fin à sa cavale. Mamadou Lamine Diao est actuellement en garde à vue à la gendarmerie de Touba, en attendant une éventuelle décision de transfert à Dakar pour la suite de l’enquête.

Arrestation de l’Auteur du Double Meurtre de Pikine Technopole : Retour sur les Faits

Le calme apparent du quartier Dianatou Mahwa à Touba a été brusquement perturbé par l’arrestation de Mamadou Lamine Diao, alias Modou Lo, dans la nuit du Magal. Ce jeune maçon de 25 ans est accusé d’avoir perpétré un double meurtre à Pikine Technopole, dans la banlieue de Dakar.

L’affaire avait secoué la région lorsque les corps sans vie du danseur Aziz Dabala et de son neveu Boubacar Gano, alias Waly, avaient été découverts dans leur appartement. Selon les informations obtenues par Seneweb, la Brigade spéciale de Touba a réussi à localiser et arrêter le présumé meurtrier après avoir reçu un renseignement crucial.

D’après les aveux recueillis par les gendarmes, Mamadou Lamine Diao avait l’habitude de fréquenter la victime principale, Aziz Dabala. Le soir du drame, il s’était rendu chez ce dernier pour lui demander de l’argent. Face au refus d’Aziz, la situation a dégénéré. Sous la menace d’un couteau, Diao a fini par poignarder le danseur avant de voler son téléphone portable.

Loin de s’arrêter là, Diao s’est ensuite introduit dans la chambre de Boubacar Gano, qui avait été témoin de son entrée dans l’appartement. Craignant que ce dernier ne le dénonce, il l’a également poignardé à mort, emportant son téléphone.

Après avoir commis ces actes, Diao a tenté de brouiller les pistes. Il a partagé son sombre secret avec un ami, et tous deux ont pris la route pour Touba afin d’assister au Grand Magal, espérant ainsi échapper à la justice. Cependant, les gendarmes de la Brigade spéciale de Touba étaient sur leur trace. Grâce à une descente effectuée à Dianatou Mahwa, ils ont pu interpeller Diao, qui a immédiatement avoué les faits.

Actuellement, Mamadou Lamine Diao est détenu à la gendarmerie de Touba, où il attend son transfert à Dakar. L’enquête se poursuit pour déterminer les détails de ce crime atroce et pour vérifier les allégations du suspect, notamment son démenti concernant le vol du compte Wave de la victime.

Cette arrestation met un terme à la cavale de Diao, mais ouvre une nouvelle phase judiciaire qui devra faire la lumière sur les circonstances exactes de ce double homicide.

Magal de Touba 2024 : le transport ferroviaire plébiscité par les pèlerins

À l’occasion du Magal de Touba 2024, le transport ferroviaire s’est imposé comme une option privilégiée pour de nombreux fidèles. Chaque jour, trois rames de train, chacune d’une capacité de 240 places, ont été mises à disposition des voyageurs partant de Diamniadio et Thiès, offrant une alternative sécurisée et confortable aux routes encombrées.

À la gare de Thiès, l’excitation est palpable. Les pèlerins, impatients de rejoindre la ville sainte de Touba, se pressent pour embarquer. Cette année, le train a su attirer un grand nombre de fidèles, séduits par le confort et la convivialité qu’il propose.

Bineta Niang, une fidèle habituée du Magal, explique : « L’année dernière, j’ai voyagé en train pour Touba et cette année, je fais de même. Je préfère le train à la voiture pour sa sécurité et son confort. » Pour Ndéné Hann, l’expérience du voyage en train est avant tout familiale. « Nous sommes des mourides fervents, et nous aimons voyager en famille pour aller à Touba. Le train nous permet de le faire dans de bonnes conditions et dans une ambiance agréable », partage-t-il.

Le chef de gare de Touba, Abdoulaye Sène, a annoncé que 4 728 passagers avaient été transportés en seulement 48 heures, un chiffre qui témoigne de l’affluence record sur la ligne ferroviaire Diamniadio-Thiès-Diourbel. Face à cette forte demande, des trains supplémentaires ont été ajoutés, portant le nombre de trajets à 20 aller-retours en une journée.

Ce renforcement du dispositif vise à désengorger les routes habituellement saturées pendant le Magal, tout en offrant aux pèlerins une alternative fiable et confortable. Le succès de cette initiative montre l’efficacité de la coordination entre les différentes parties prenantes, et l’engagement des autorités à faciliter le déplacement des fidèles vers Touba.

Le train, alliant tradition et modernité, s’impose de nouveau comme le moyen de transport privilégié des pèlerins en route vers la ville sainte, un voyage empreint de spiritualité et de convivialité.

Accident de Khourou Mbacké : Le bilan d’alourdit avec un dixième décès

Le bilan du tragique accident survenu la semaine dernière sur la route de Ndoulo, précisément à Khourou Mbacké, continue de s’alourdir. Alors que la communauté mouride célèbre le Grand Magal de Touba ce vendredi, une des victimes de cet accident a succombé à ses blessures après huit jours de lutte acharnée pour sa survie.

Aïda Thiam, âgée de 82 ans, est décédée dans l’après-midi à l’hôpital régional Heinrich Lubke de Diourbel, où elle était hospitalisée depuis l’accident. Ce décès porte à dix le nombre total de victimes ayant perdu la vie à la suite de ce drame.

Pour rappel, Aïda Thiam avait également perdu sa belle-sœur, Koty Thiam, lors de ce même accident tragique. Ce double deuil enfonce davantage la douleur des familles touchées, en ce jour pourtant censé être marqué par la ferveur religieuse.

Touba accueille une quarantaine de personnalités internationales pour la 130e édition du Grand Magal

La ville sainte de Touba s’apprête à accueillir une quarantaine de personnalités internationales ce samedi, dans le cadre de la cérémonie officielle de la 130e édition du Grand Magal. Cet événement majeur de la communauté mouride verra la participation de représentants de seize pays, reflétant l’importance mondiale croissante de cette célébration religieuse.

Cheikh Abdoul Ahad Mbacké Gaïndé Fatma, président de la commission culture et communication du Grand Magal, a annoncé la présence de ces invités de marque dans un entretien avec l’Agence de Presse Sénégalaise (APS). Parmi eux figurent des imams, des guides de communautés religieuses, des sommités scientifiques, d’anciens ministres, des hommes d’affaires, ainsi que des occidentaux convertis à l’islam par le biais du mouridisme.

La cérémonie officielle, qui se déroulera à partir de 10 heures à la résidence Cheikhoul Khadim, située en face de la grande mosquée de Touba, sera marquée par la présence d’une délégation gouvernementale sénégalaise. Ce rassemblement témoigne de l’importance du Grand Magal, non seulement comme un événement spirituel, mais aussi comme un symbole de l’unité et de la fraternité entre les différentes communautés du monde entier.

Le Grand Magal de Touba, commémorant le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme, attire chaque année des millions de pèlerins, venus célébrer cet héritage spirituel et renouveler leur engagement envers les valeurs prônées par le Cheikh. Cette 130e édition promet d’être un moment fort de recueillement et de partage pour tous les participants, qu’ils soient Sénégalais ou venus d’horizons divers.

En rassemblant des figures influentes de divers secteurs et de différentes nationalités, le Grand Magal continue de s’affirmer comme une plateforme de dialogue interculturel et interreligieux, renforçant ainsi son rayonnement au-delà des frontières sénégalaises.

Kaolack/ Magal de Touba : pour pallier aux accidents, les Cavaliers de la sécurité routière du Sénégal se mobilisent.

Les membres de l’association les Cavaliers de la Sécurité Routière du Sénégal sont mobilisés à l’occasion du grand Magal de Touba. Un évènement qui draine plusieurs millions de pélerins qui viennent d’un peu partout du monde Face à la presse ce jeudi, Ils ont révélé la partition qu’ils veulent jouer pour un évènement sans accident de la route.

 » Nous invitons l’ensemble des conducteurs à observer les règles éditées par le Code de la route » a appelé Cheikh Tidiane Sarr, président de l’Association des Cavaliers de la Sécurité Routière du Sénégal. Pour lui, ces règles s’articulent sur quelques points importants à savoir  » Ie port du casque, l’utilisation de la ceinture de sécurité et l’observation d’un repos en cas de sommeil ou de fatigue et entre autres recommandations. »

 » Le repos est véritablement un levier important dans le cadre de la sécurité et dans le cadre du transport en commun. Notamment de ne pas pratiquer des comportements qui n’honorent pas le métier d’un chauffeur. C’est à dire vouloir faire 3 à 4 voyages par jour  » a jouté M. Sarr.

 » Nous demandons aux chauffeurs de procéder aux visites techniques des véhicules. Parce que le constat que nous avons fait, et que à chaque événement religieu, certains conducteurs utilisent des voitures hors d’usage et désuètes depuis des années  » a dénoncé le Président de l’Association les Cavaliers de la Sécurité Routière du Sénégal

En ce qui concerne les conducteurs de vélos taxi, il les à sensibiliser à éviter la consommation de drogues.  » A chaque Magal un nombre important de décès est enregistré chez ces conducteurs de vélos taxi, et celà est dû parfois à l’utilisation de l’alcool ou d’autres drogues  » a fustigé Cheikh Tidiane Sarr.

Pour conclure, les Cavaliers de la Sécurité Routière ont appelé les forces de l’ordre à sévir sévèrement contre tous les contrevenants.  » Les contrôles doivent être systématiques, aucune surcharge ne doit être tolérée. Nous pensons que si ces règles sont respectées, on aura moins d’accidents pendant le Magal », a plaidé Cheikh Tidiane Sarr président de l’Association des Cavaliers de la Sécurité Routière du Sénégal face à la presse ce jeudi.

Décès tragique du lutteur Brise de Mer : Le monde de la lutte sénégalaise en deuil

Le monde de la lutte sénégalaise est plongé dans une profonde tristesse suite à l’annonce du décès tragique du lutteur Brise de Mer, de son vrai nom El Hadji Diene. Ce jeune espoir de la lutte, membre de l’écurie Door Waar de Grand Médine, a perdu la vie ce matin dans un accident de moto sur la route reliant Touba à Sébikotane.

L’annonce de cette terrible nouvelle a été faite par le chroniqueur de lutte Iba Kane, qui a partagé l’information sur sa page Facebook. Selon lui, Brise de Mer était en route pour Sébikotane lorsqu’il a tragiquement trouvé la mort.

Brise de Mer était bien connu dans le milieu de la lutte sénégalaise pour son talent et sa détermination. Ancien pensionnaire de l’école de lutte Ndakaru, il a évolué aux côtés de lutteurs de renom tels que Yékini, Yékini Jr, et Malick Niang. Au cours de sa carrière, il a affronté et vaincu plusieurs adversaires redoutables, parmi lesquels Fifty Cent et Narou Sogas, faisant de lui un lutteur respecté sur les arènes.

La disparition prématurée de ce jeune lutteur est une perte immense pour le monde de la lutte sénégalaise, qui perd non seulement un athlète talentueux, mais aussi un exemple de courage et de persévérance pour les générations futures.

En ces moments douloureux, Dakaractu présente ses sincères condoléances à la famille du défunt, à ses proches, ainsi qu’à toute la communauté de la lutte sénégalaise. Que son âme repose en paix.

Kaolack/ Magal de Touba : pour pallier aux accidents, les Cavaliers de la sécurité routière du Sénégal se mobilisent.

Les membres de l’association les Cavaliers de la Sécurité Routière du Sénégal sont mobilisés à l’occasion du grand Magal de Touba. Un évènement qui draine plusieurs millions de pélerins qui viennent d’un peu partout du monde Face à la presse ce jeudi, Ils ont révélé la partition qu’ils veulent jouer pour un évènement sans accident de la route.

 » Nous invitons l’ensemble des conducteurs à observer les règles éditées par le Code de la route » a appelé Cheikh Tidiane Sarr, président de l’Association des Cavaliers de la Sécurité Routière du Sénégal. Pour lui, ces règles s’articulent sur quelques points importants à savoir  » Ie port du casque, l’utilisation de la ceinture de sécurité et l’observation d’un repos en cas de sommeil ou de fatigue et entre autres recommandations. »

 » Le repos est véritablement un levier important dans le cadre de la sécurité et dans le cadre du transport en commun. Notamment de ne pas pratiquer des comportements qui n’honorent pas le métier d’un chauffeur. C’est à dire vouloir faire 3 à 4 voyages par jour  » a jouté M. Sarr.

 » Nous demandons aux chauffeurs de procéder aux visites techniques des véhicules. Parce que le constat que nous avons fait, et que à chaque événement religieu, certains conducteurs utilisent des voitures hors d’usage et désuètes depuis des années  » a dénoncé le Président de l’Association les Cavaliers de la Sécurité Routière du Sénégal

En ce qui concerne les conducteurs de vélos taxi, il les à sensibiliser à éviter la consommation de drogues.  » A chaque Magal un nombre important de décès est enregistré chez ces conducteurs de vélos taxi, et celà est dû parfois à l’utilisation de l’alcool ou d’autres drogues  » a fustigé Cheikh Tidiane Sarr.

Pour conclure, les Cavaliers de la Sécurité Routière ont appelé les forces de l’ordre à sévir sévèrement contre tous les contrevenants.  » Les contrôles doivent être systématiques, aucune surcharge ne doit être tolérée. Nous pensons que si ces règles sont respectées, on aura moins d’accidents pendant le Magal », a plaidé Cheikh Tidiane Sarr président de l’Association des Cavaliers de la Sécurité Routière du Sénégal face à la presse ce jeudi.

Inauguration imminente de la centrale électrique WAE : Samuel Sarr salue l’expertise sénégalaise

La mise en service du cycle simple de la centrale électrique de West African Energy (WAE) est prévue pour septembre 2024, marquant une étape cruciale dans le processus de synchronisation avec le réseau de la Senelec et le début des opérations de production d’électricité.

Samuel Sarr et son équipe livrent la centrale qui va réduire le coût de l'électricité

Un projet accompli en un temps record

Réalisée en seulement 42 mois, la centrale électrique de WAE représente une véritable prouesse technique pour le Sénégal. Samuel Ameth Sarr, Directeur général de West African Energy, n’a pas manqué de souligner cette performance lors de la visite du Directeur général de la Senelec, Papa Toby Gaye, sur le site du projet le 22 août 2024. « Une centrale électrique de ce genre prend généralement six ans à être construite en Afrique. Ici, nous l’avons accomplie en trois ans et demi, grâce à l’engagement de notre équipe et des ingénieurs de la Senelec », a déclaré Sarr, ancien ministre de l’Énergie.

Une collaboration fructueuse entre Senelec et WAE

Ce projet est le fruit d’une collaboration étroite entre Senelec et West African Energy, impliquant plusieurs investisseurs sénégalais de renom, tels que Harouna Dia, Moustapha Ndiaye, Abdoulaye Dia, et Khadim Bâ. Ensemble, ils ont mobilisé 283 milliards de francs CFA pour concrétiser cette vision. « Sans l’engagement de ces partenaires et de Senelec, ce projet n’aurait jamais vu le jour », a affirmé Samuel Sarr.

Un modèle pour le développement énergétique africain

Samuel Sarr a également mis en avant l’importance du projet pour le Sénégal, non seulement en termes de réduction des coûts de production pour Senelec, mais aussi pour la diminution du prix de l’électricité pour les consommateurs. Ce projet, le premier du genre entièrement monté par des Sénégalais, est une illustration concrète de la loi sur le contenu local. Il démontre la capacité des promoteurs locaux à réaliser des infrastructures majeures de A à Z, dans une synergie technique et financière.

Vers un avenir énergétique durable

À l’horizon 2025, le Sénégal aspire à garantir un accès universel à une énergie de qualité à un coût abordable, tout en respectant les normes sociales et environnementales. La centrale WAE, qui se veut être la plus grande centrale à gaz du Sénégal et de l’Afrique de l’Ouest, incarne cette ambition. Les travaux de construction ont été lancés le 31 mars 2021 par la ministre du Pétrole et des Énergies, Mme Sophie Gladima, et la centrale est sur le point de devenir un pilier de l’approvisionnement énergétique du pays.

Ce projet exemplaire souligne l’expertise sénégalaise et la capacité du pays à mener à bien des projets d’envergure, tout en contribuant au développement économique et social du Sénégal.

MAGAL TOUBA / COUACS DANS LE TRANSPORT DES PÈLERINS : Une hausse inquiétante des prix du transport à Kaolack

Alors que des millions de pèlerins se préparent à célébrer le Magal de Touba 2024, marquant l’anniversaire du départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba au Gabon, une flambée des prix du transport à Kaolack suscite la colère et l’inquiétude des fidèles. Prévue pour ce vendredi 23 août 2024, cette édition du Magal voit les tarifs de transport entre Kaolack et Touba s’envoler, laissant les voyageurs désemparés.

À quelques heures de la célébration, les transporteurs de Kaolack semblent avoir profité de l’afflux massif de pèlerins pour augmenter considérablement les tarifs. Dans des lieux de départs comme « Pencum Serigne Bassirou », les prix ont subi une hausse spectaculaire. Les billets de bus, qui coûtaient auparavant 3 000 FCFA, sont désormais vendus à 5 000 FCFA. Pour les véhicules de type 7 places, les tarifs sont passés de 4 000 FCFA à 7 000 FCFA, tandis que les cars et mini-cars ont vu leurs prix grimper de 2 000 FCFA à 5 000 FCFA.
Cette situation a provoqué une vague de mécontentement parmi les pèlerins, qui dénoncent ce qu’ils considèrent comme une exploitation injuste. Ousmane Seck, un fidèle en partance pour Touba, exprime sa frustration : « Le constat est le même chaque veille de Magal. Les chauffeurs doivent revoir leur manière de faire et arrêter de profiter de telles occasions, car ce n’est pas normal. »
Fatou Diop, également bloquée à Kaolack, partage le même sentiment. « Je suis ici depuis ce matin, mais je n’arrive pas à rallier Touba à cause de la hausse des prix. Cette mauvaise attitude des chauffeurs envers les passagers m’étonne vraiment. Ils ont augmenté les prix et refusent catégoriquement les négociations », regrette-t-elle, appelant l’État à intervenir.
Les pèlerins, en particulier ceux venant de régions éloignées, sont confrontés à une situation de plus en plus intenable à chaque grand événement religieux. Ils en appellent aux autorités pour mettre fin à ces pratiques qu’ils jugent abusives. « Il faut que l’État agisse, car les voyageurs qui sont dans les régions sont fatigués de vivre de telles situations à chaque grand événement », conclut Fatou Diop.
Face à cette grogne grandissante, les regards se tournent désormais vers les autorités, qui sont pressées de réguler les prix du transport en période de Magal, afin de permettre à tous les fidèles de se rendre à Touba dans des conditions acceptables.


Mariama MASSALY
Correspondante à Kaolack

MAGAL TOUBA / COUACS DANS LE TRANSPORT DES PÈLERINS : Tensions à la gare ferroviaire de Diourbel

À l’approche du grand Magal de Touba, la gare ferroviaire de Diourbel, habituellement paisible, est envahie par une foule de pèlerins déterminés à rejoindre la ville sainte de Touba par le train. Cependant, une situation préoccupante a déclenché une vague de frustration parmi les voyageurs. Malgré l’achat préalable de leurs tickets, de nombreux pèlerins peinent à accéder au train, créant une atmosphère de grogne et de mécontentement.

Il est 15 heures en cette journée ensoleillée de mercredi, et la gare, débordante de monde, voit la colère monter parmi ceux qui attendent désespérément un train pour Touba. Cheikh Thiam, un trentenaire venu du quartier Mame Cheikh Ibrahima Fall, à proximité de la gare, exprime sa frustration : « Je suis ici depuis ce matin, car j’avais acheté mon ticket la veille. On m’avait informé que le train partirait à 14h45, mais jusqu’à présent, rien ne se passe. Pire encore, on m’informe que le train est déjà plein, et il n’y a aucune explication de la part des responsables de la gare. »
Ce sentiment de désarroi est partagé par une autre pèlerine, une femme qui a préféré garder l’anonymat. Exaspérée, elle déclare : « Il se passe des choses anormales ici au Sénégal, surtout à Diourbel. À cause de la recrudescence des accidents de la route, j’ai opté pour le train avec mes deux filles et j’avais acheté nos tickets lundi dernier. Je suis venue deux heures plus tôt, mais on me dit maintenant que le train est plein. Comment est-ce possible ? C’est eux qui avaient fixé notre heure de départ, et pourtant, le train censé partir à 14h45 est toujours là. »
Assis à l’ombre d’un margousier, un autre pèlerin explique que la situation est difficile à résoudre, car il semblerait qu’un seul train assure la liaison entre Diourbel et Touba. Pour une grande ville comme Diourbel, cela est perçu comme une grave insuffisance, surtout à l’occasion du Magal, un événement où le train est particulièrement prisé depuis la relance du transport ferroviaire.
Les responsables de la gare ferroviaire de Diourbel, bien que sous pression, tentent de gérer la situation. Un responsable, s’exprimant sous couvert d’anonymat, affirme que les pèlerins eux-mêmes contribuent au problème, car beaucoup arrivent avec des bagages volumineux. « Il n’y a pas de compartiment pour les grandes valises, et ainsi, ils ne peuvent pas accéder au train faute de place », explique-t-il.
Malgré la situation chaotique, les guichets de la gare continuent de vendre des tickets, exacerbant davantage la frustration des pèlerins.
Pour rappel, le Sénégal avait relancé son transport ferroviaire en juin 2023, avec la reprise des activités dans plusieurs gares, dont celle de Diourbel. À l’époque, le ministre des Infrastructures, des Transports Terrestres et du Désenclavement, Mansour Faye, avait présidé le voyage inaugural de la liaison Dakar-Tambacounda, traversant plusieurs villes de l’intérieur du pays. Cependant, la gare ferroviaire de Diourbel semble encore avoir du mal à se remettre pleinement sur les rails, comme en témoigne cette situation troublante à l’approche du Magal.


Ndeye Yacine MBAYE
Correspondante à Diourbel

Ziguinchor : Plus de 73% de la population accède à une eau améliorée, selon la directrice nationale de l’hydraulique

Un atelier régional de concertation multi-acteurs sur l’hydraulique et l’assainissement s’est tenu ce mercredi 21 août 2024 à Ziguinchor, sous la direction de Sidi Guissé Diongue, adjoint au gouverneur en charge des affaires administratives. Cette rencontre a rassemblé divers acteurs régionaux afin de discuter des défis et solutions liés à l’accès à l’eau et aux services d’assainissement dans la région.

Dès l’ouverture de l’atelier, la Directrice nationale de l’hydraulique, Ndeye Abibatou Lo, a présenté des statistiques significatives pour la région de Ziguinchor. Selon les données de l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) de 2023, 73,4 % de la population de Ziguinchor a accès à une eau améliorée, tandis que 69,90 % bénéficient de services d’assainissement adéquats. Cependant, elle a également souligné que 4,90 % des habitants pratiquent encore la défécation à l’air libre, un chiffre préoccupant dans une région principalement urbaine.
Madame Lo a mis en lumière les inégalités persistantes entre les zones urbaines et rurales de la région. Elle a exprimé son inquiétude quant au fait qu’un nombre important de ménages dans les zones urbaines dépendent encore de sources d’eau non améliorées, une situation qui doit être corrigée pour atteindre l’accès universel à l’eau potable.
Elle a appelé à renforcer les efforts pour améliorer l’accès à l’eau et aux services d’assainissement, en ciblant particulièrement les ménages les plus vulnérables. « Nous devons continuer à travailler ensemble pour améliorer l’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement. C’est une condition essentielle pour assurer le bien-être et la santé de tous les habitants de Ziguinchor, » a-t-elle déclaré.
Sidi Guissé Diongue, qui a présidé l’atelier, a remercié les participants pour leur engagement et a souligné l’importance de ces concertations régionales en préparation de la rencontre nationale sur l’hydraulique et l’assainissement. Il a précisé que cet atelier a permis d’identifier les principaux défis auxquels la région de Ziguinchor est confrontée, notamment l’insuffisance de forages dans de nombreuses localités, le manque de coordination entre les acteurs du secteur, et la nécessité d’augmenter les infrastructures liées à l’eau et à l’assainissement.
Il a également rappelé que les questions d’hydraulique, d’assainissement, de lutte contre les inondations, et de gestion des eaux usées et des déchets constituent des préoccupations majeures pour la région de Ziguinchor. Des solutions concrètes ont été proposées pour améliorer l’application des politiques publiques au niveau régional, avec l’objectif de répondre plus efficacement aux besoins de la population.
Cet atelier marque une étape importante dans la quête d’un accès universel à l’eau et à des services d’assainissement de qualité pour tous les habitants de Ziguinchor, un objectif essentiel pour le développement durable de la région.


AS – Le Dakarois 
Ziguinchor

Conflit ouvert entre Madiambal Diagne et Pierre Goudiaby Atépa autour d’un projet immobilier à Ouakam-Mamelles

Un nouvel épisode de tensions a éclaté entre le journaliste Madiambal Diagne et l’architecte Pierre Goudiaby Atépa, deux figures influentes du paysage sénégalais. Le conflit, centré sur un projet immobilier situé à Ouakam-Mamelles, met en lumière des divergences profondes et des accusations graves.

Tout a commencé par une déclaration cinglante de Madiambal Diagne, Président du Groupe Avenir Communication, qui accuse Atépa de vouloir détruire son immeuble en construction. Selon Diagne, lors d’une rencontre entre l’architecte et Tufan Fayzi Nsamoglu, un entrepreneur turc partenaire du projet, Atépa aurait exprimé son désir de « casser cet immeuble », une remarque qui a suscité la stupeur de Nsamoglu.

Les répercussions de cette déclaration ne se sont pas fait attendre. Le 19 août 2024, une équipe de la Direction de la surveillance et du contrôle des sols (DSCOS) a fait une descente sur le chantier, exigeant une série de documents, notamment le titre de propriété et les autorisations de construction. Diagne affirme avoir immédiatement fourni tous les documents demandés et précise que cette visite n’était pas la première, car depuis 2018, le chantier a fait l’objet de multiples contrôles, tous soldés par la conformité du projet.

De son côté, Pierre Goudiaby Atépa ne s’est pas laissé faire. En réponse à ces accusations, il a publié une vidéo devant le siège de l’UNESCO, où il annonce le lancement d’une initiative baptisée AMOR (Les Amis du Monument de la Renaissance). Selon l’architecte, cette initiative vise à préserver l’environnement, un bien précieux qu’il estime menacé par des projets immobiliers qu’il considère comme douteux. Sans mentionner nommément Madiambal Diagne, Atépa a dénoncé ceux qui, selon lui, pensent pouvoir imposer leur volonté grâce à des moyens financiers dont la provenance serait, selon ses dires, suspecte.

Ce conflit, bien loin d’être résolu, illustre les tensions croissantes autour du développement urbain à Dakar, où les enjeux fonciers et environnementaux suscitent de plus en plus de débats. Les semaines à venir seront sans doute décisives pour l’avenir de ce projet immobilier et les relations entre ces deux personnalités influentes du Sénégal.

Libération de Bah Diakhaté : Un retour marqué par la gratitude et la conviction

C’est avec des mots empreints de reconnaissance que Bah Diakhaté, coordonnateur national des activistes républicains, a exprimé sa gratitude après avoir purgé sa peine de prison. « Alhamdoulilah, Alhamdoulilah, Alhamdoulilah ! », s’exclame-t-il en premier lieu, avant de remercier chaleureusement le président Macky Sall, qu’il décrit comme son mentor et leader. Bah Diakhaté a également tenu à exprimer sa profonde reconnaissance à tous les Sénégalais, en particulier aux Activistes Républicains, pour leur solidarité exceptionnelle tout au long de son incarcération.

Dans ses remerciements, il n’a pas oublié les membres de l’Alliance Pour la République, ainsi que l’ensemble des Républicains du Sénégal et de la diaspora. Son discours s’est également tourné vers ses avocats, qu’il a salués pour leur dévouement inébranlable, ainsi que vers la justice sénégalaise. Dans un geste rare, Bah Diakhaté a remercié le procureur de la République et les juges ayant prononcé sa condamnation, affirmant qu’il est convaincu qu’ils ont agi en toute conscience. « Mais leur conviction conforte ma conviction : Alaysal Lahou bi Ahkamil Hakimina », a-t-il souligné, citant une expression qui témoigne de sa foi en la justice divine.

Le militant a aussi eu une pensée émue pour tous les détenus de la Maison d’Arrêt de Rebeuss, particulièrement ceux des chambres 2, 7, 9, 10 et 14. Il n’a pas oublié les agents de la DIC, de la Sûreté Urbaine, ainsi que l’ensemble de l’administration pénitentiaire, montrant ainsi sa reconnaissance envers tous ceux qui ont croisé sa route durant cette période difficile.

Pour conclure, Bah Diakhaté a adressé un message à ses camarades, en leur promettant de se revoir bientôt, s’en remettant à la volonté divine. Il a invité chacun à méditer sur les paroles de son vénéré guide Cheikhoul Khadim RA dans le Nahdjiu Qadaa’il Haaj : « Le règne de l’erreur est d’un instant, celui de la Vérité perdurera jusqu’à l’Heure (AlQiyama). »

Cet acte de foi et de conviction, exprimé à travers ses mots, témoigne de la force d’esprit de Bah Diakhaté et de sa détermination à poursuivre son engagement aux côtés du président Macky Sall et des Républicains.

Le Premier ministre en visite à Touba : Un engagement ferme pour résoudre les défis de la cité religieuse

Quelques jours après la visite du Chef de l’État, le Premier ministre s’est rendu à Touba pour rencontrer le Khalife Général des Mourides. Accompagné de cinq ministres, il a été chaleureusement accueilli et reçu par le patriarche à Darou Miname. Cette visite marque l’importance accordée par le gouvernement au Magal de Touba, un événement religieux majeur au Sénégal.

Le Premier ministre a souligné que trois conseils des ministres ont été consacrés à cet événement pour en assurer la réussite. La présence de ministres clés, tels que ceux de l’Intérieur, de l’Assainissement et de la Santé, témoigne de l’engagement du gouvernement à éviter les écueils des éditions précédentes.

En rappelant une anecdote personnelle, Ousmane Sonko a évoqué sa propre expérience lors du dernier Magal, qu’il a suivi depuis un lit d’hôpital. Il a exprimé sa reconnaissance envers le Khalife, qui lui avait envoyé un paquet de dattes et exhorté à interrompre sa grève de la faim. « Ce geste reste encore gravé dans ma mémoire », a-t-il confié, soulignant l’évolution des situations et l’impermanence des choses.

Sonko a fait référence à l’exil du Cheikh, affirmant que malgré les épreuves, seul le succès couronne les efforts. Cet esprit de persévérance et de détermination anime le Premier ministre, qui s’engage à relever les défis majeurs auxquels Touba fait face, notamment le manque d’eau et les inondations.

« Nul ne peut ignorer Touba si construire le Sénégal est son objectif », a-t-il déclaré, réaffirmant le contrat moral entre le gouvernement et la ville sainte, un contrat forgé par le soutien des populations de Touba dans le combat politique du gouvernement. Le Premier ministre a promis que les prochains mois seraient révélateurs des ambitions nourries pour la cité religieuse. Il a assuré que des actions concrètes seraient entreprises pour que Touba ne soit plus jamais confrontée aux inondations causées par les eaux pluviales.

Le discours du Premier ministre s’est conclu par une sollicitation de prières pour que les objectifs fixés soient atteints. En réponse, le Khalife Général des Mourides a exprimé sa satisfaction quant à cette visite et a réitéré sa confiance envers le Premier ministre et son équipe.

Cette visite du Premier ministre à Touba réaffirme l’engagement du gouvernement à soutenir la ville sainte et à résoudre les problèmes qui entravent la quiétude de ses habitants. Elle symbolise également la solidité des liens entre les autorités étatiques et la confrérie mouride, un partenariat essentiel pour le développement du Sénégal.

La Presse Sénégalaise Face à une Crise : Un Appel à l’Amnistie Fiscale Ignoré

La patronne de la chaîne 7TV et membre influente du patronat, Maimouna Ndour Faye, a exprimé ce matin lors d’une conférence de presse une profonde frustration vis-à-vis de la situation fiscale du secteur de la presse au Sénégal. Elle rappelle qu’une amnistie fiscale avait été promise pour soulager les médias, mais que cette promesse semble désormais hors de portée, en raison de l’inertie de l’État.

Le patronat de la presse, par la voix de Maimouna Ndour Faye, a tenu à clarifier les malentendus entourant les dettes fiscales du secteur. « Nos comptes sont bloqués, malgré ce que nous pensions être un accord avec l’administration fiscale. Nous n’avons que 13 milliards de francs CFA à payer, et non 40 milliards comme cela est propagé sur les réseaux sociaux », a-t-elle précisé, dénonçant un « mauvais procès » fait à la presse.

Cette situation met en lumière la complexité des relations entre l’État et les entreprises de presse. Le patronat déplore l’attitude de l’État qui, selon eux, se permet de rompre les contrats sans respecter les normes en vigueur. « Quand l’État refuse de rencontrer les acteurs de la presse, il est normal que nous envisagions des actions telles qu’une journée sans presse », a déclaré Faye, soulignant la nécessité de faire entendre leurs revendications.

L’inquiétude monte également du fait que d’autres secteurs de l’économie semblent bénéficier d’un traitement de faveur de la part des autorités fiscales. « Pourquoi s’acharner sur le secteur de la presse alors qu’une entreprise minière doit au moins 200 milliards à l’État ? » s’interroge-t-elle, soulignant une certaine iniquité dans le traitement des dettes fiscales entre les différentes industries.

Le patronat de la presse sénégalaise appelle ainsi l’administration fiscale à un dialogue constructif pour trouver une solution équitable à cette crise. Une rencontre avec les autorités serait un pas crucial pour éviter l’escalade des tensions et permettre au secteur de continuer à jouer son rôle essentiel dans la démocratie sénégalaise.

Accident sur l’axe Thiès-Khombole : Un «Car Ndiaga-Ndiaye» en route pour le Magal se renverse, plusieurs blessés

Ce mercredi matin du 21 août 2024, un grave accident de la route s’est produit sur l’axe Thiès-Khombole, impliquant un véhicule de transport en commun, plus connu sous le nom de «Car Ndiaga-Ndiaye». Le véhicule, en route pour Touba-Mbacké dans le cadre des préparatifs du Grand Magal, s’est renversé, causant plusieurs blessés parmi les passagers.

Selon les premières informations recueillies sur place, l’accident serait dû à une surcharge de passagers. Le «Car Ndiaga-Ndiaye», un moyen de transport prisé durant cette période de grande affluence, aurait montré des signes de défaillances techniques au niveau d’un des pneus. Cette défaillance aurait entraîné une perte de contrôle du véhicule, qui a ensuite dérapé avant de se renverser sur le bas-côté de la route.

Les secours sont rapidement intervenus pour prendre en charge les blessés, dont le nombre exact n’a pas encore été confirmé. Les autorités locales ont été alertées et une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de cet accident.

Cet incident met en lumière les risques liés à la surcharge des véhicules de transport en commun, un problème récurrent en période de grande affluence comme celle du Magal, où des milliers de fidèles se rendent à Touba pour participer aux festivités religieuses. La sécurité routière demeure une préoccupation majeure, et cet accident tragique rappelle la nécessité de renforcer les contrôles et les mesures de prévention pour éviter de tels drames.

Président de l’Assemblée nationale, Amadou Mame Diop, en visite de courtoisie auprès du Khalife général des Mourides

Le Président de l’Assemblée nationale, M. Amadou Mame Diop, a honoré le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, d’une visite de courtoisie à l’approche du Grand Magal de Touba. Accompagné de membres du Bureau de l’Assemblée nationale et de ses collaborateurs, le Président Diop s’est acquitté de ce devoir en soulignant l’importance de cette démarche, qui s’inscrit dans la lignée des «honorables devoirs» qu’il estime primordiaux.

Au cours de cette rencontre, Amadou Mame Diop a réaffirmé l’engagement de l’Assemblée nationale à remplir ses missions conformément aux idéaux de paix et de concorde nationale. Il a également salué le rôle prépondérant du Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, en lui transmettant «les salutations respectueuses et chaleureuses de l’Assemblée nationale ainsi qu’à l’ensemble de la famille de Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul».

Profitant de cette occasion marquée par la célébration prochaine du Magal, le Président de l’Assemblée nationale a exprimé toute sa gratitude pour l’œuvre spirituelle de Cheikh Ahmadou Bamba, figure emblématique de l’islam au Sénégal, et a souligné l’importance de cette journée de commémoration, le 18 Safar, jour de Grâce, de miséricorde et d’élévation.

Amadou Mame Diop a également sollicité les prières du Khalife général pour un Sénégal de paix et de prospérité, renforçant ainsi l’importance de la solidarité et de l’unité au sein de la nation sénégalaise. La délégation a également été reçue par Serigne Bassirou Abdou Khadre, porte-parole du Khalife général des Mourides, pour un échange empreint de spiritualité et de respect.

Cette visite réaffirme les liens étroits entre les institutions de la République et les autorités religieuses, incarnant l’esprit de dialogue et de compréhension mutuelle dans un contexte de préparation pour l’un des événements religieux les plus significatifs du pays.

DÉNONCIATIONS D’ABUS ET DE FRAUDE DE LA PART DE ÇALIK ENERJI : La société d’intérim, ADC, réfute ces allégations

Des travailleurs de la Centrale à gaz du Cap des Biches étaient montés au créneau pour dénoncer des conditions de travail déplorables. Après leur sortie, l’entreprise qui les a recrutés pour le compte de Çalik Enerji, ADC CAPITAL HUMAIN SAS, a émis un communiqué, ce mardi, pour apporter des précisions.
D’après la note, ces agents sont des « journaliers mensualisés en contrat d’intérim avec la société d’interim ADC Capital Humain pour la construction de la Centrale électrique Combined Cycle Fuel-Gaz de 300 MW à Rufisque, Cap des Biches dont le maître d’ouvrage est West African Energy SA ».
À cet effet, le président de ADC CAPITAL HUMAIN SAS, Adama Cissé, a tenu à présenter leur poltique des sources humaines et pratiques courantes en matière de gestion du personnel.
Il explique que contrats proposés ont d’abord fait l’objet de revue par l’inspection du travail avant même d’être présentés aux agents, contrairement aux allégations du personnel qui avait fait face à la presse (lire la parution du Dakarois Quotidien de ce lundi 19 août 2024). « Après signature, un lot important de contrats a fait l’objet de visa par l’inspection du travail dont un exemplaire présenté en annexe de ce communiqué en format anonyme. Ces contrats sont identiques et comportent exactement les mêmes clauses. En raison du grand volume des contrats au moment du pic du projet où nous avons dépassé plus de 700 contractuels, il était matériellement impossible de les faire viser tous dans un délai de 2 à 6 mois que duraient la plupart des contrats. Toutefois, toutes les clauses du contrat sont strictement respectées et conformes à la législation du travail sénégalaise », assure ADC.
S’agissant des fraudes sur l’IPM (Institution de Prévoyance Maladie) fustigés par les travailleurs qui se confiaient au Dakarois Quotidien, le communiqué démonte de telles accusations. « Dès le démarrage des travaux, nous avons mis à disposition sur le site une infirmerie complète, comprenant une ambulance médicalisée en service continu et du personnel soignant (infirmier et médecin) assurant une permanence 24/24. Nous avons également offert une couverture complémentaire santé avec notre assureur (IPM Santé Plus) couvrant l’agent et sa famille à 60%. Conscient des difficultés que cela pose aux patients de préfinancer les 40% de frais médicaux à leurs charges, IPM Santé Plus a bien voulu leur donner des cartes de tiers payant à 100% pour pouvoir se faire soigner sans bourse délier puis rembourser sur leur salaire leur tiers payant. Ceci est une facilité en place depuis 4 ans sur ce chantier et tous les employés en sont informés et en bénéficient avec joie. Le cas échéant, l’agent ou sa famille serait dans l’obligation de payer avant même d’avoir accès aux soins ou aux médicaments », révèlent Adama Cissé et ses services.
Par ailleurs, la même note souligne que compte tenu de l’importance et de la complexité du projet, la phase de construction exige un recours important d’heures supplémentaires qui sont entièrement payées jusqu’à la dernière minute conformément à la législation du travail sénégalaise, comme le témoignent les bulletins de salaires qu’ils ont eux-mêmes brandis dans leur vidéo.
En outre, de façon générale, les employés sont tous déclarés à la CSS et à l’IPRES. Nous tenons dans nos dossiers tous les justificatifs de déclarations et de cotisations. Nos employés ont des profils allant du personnel d’exécution aux ingénieurs. Une quote-part importante du recrutement se fait de concert avec la Municipalité de Rufisque pour privilégier les emplois locaux et durables.
Enfin, tous les employés, soutient ADC CAPITAL HUMAIN SAS, bénéficient d’une prime de panier qui leur assure le déjeûner sur le site pendant la pause.

Communiqué de presse de ADC_0002Télécharger


Le Dakarois

Sidy Diop en détention : Le chanteur confronté à la justice pour défaut de permis et d’assurance

Le célèbre artiste-chanteur sénégalais Sidy Diop se retrouve dans une situation délicate après avoir été placé sous mandat de dépôt suite à son face-à-face avec le Procureur. Il sera jugé lundi prochain devant le Tribunal des flagrants délits de Dakar pour conduite sans permis et absence d’assurance.

L’incident remonte à la nuit du 19 août 2024, aux alentours de 1 h 30 du matin, lorsqu’une patrouille de la gendarmerie a intercepté le véhicule de marque Benz, immatriculé en Gambie, conduit par Sidy Diop. Le contrôle a révélé que l’artiste ne détenait pas de permis de conduire, et que l’assurance du véhicule ainsi que le passavant étaient expirés. Face aux enquêteurs, Sidy Diop a reconnu les faits en expliquant qu’il s’était rendu à une station-service pour s’acheter à manger, et qu’il conduisait le véhicule sans les documents requis.

Cependant, une série de questions restent en suspens. Le chanteur a déclaré qu’il ne possédait pas de permis de conduire national mais qu’il détenait un permis international, qu’il affirme avoir obtenu lors de ses tournées européennes. Cependant, il n’a pas pu présenter ce permis aux autorités, arguant qu’il avait été volé dans son véhicule. Pourtant, aucune déclaration de vol ou plainte n’avait été déposée, ce qui a suscité des doutes parmi les gendarmes.

Interrogé sur la manière dont il aurait obtenu un permis international sans permis national, Sidy Diop a affirmé que celui-ci lui avait été délivré en Gambie. Cependant, les autorités ont rapidement souligné que même en Gambie, il est obligatoire d’avoir un permis national avant de pouvoir obtenir un permis international, comme c’est le cas au Sénégal. Le chanteur est resté ferme sur sa position, sans pour autant pouvoir fournir de preuve ou de référence pour le permis en question.

Sidy Diop a également mentionné qu’il allait contacter « le gars » qui lui aurait vendu le véhicule pour fournir les documents nécessaires, ajoutant qu’il avait toujours utilisé un chauffeur et qu’il n’avait jamais été confronté à un tel incident auparavant.

La comparution de Sidy Diop devant le tribunal ce lundi s’annonce cruciale pour déterminer la suite de cette affaire, qui risque de ternir l’image du chanteur dans le paysage musical sénégalais. Les fans attendent avec impatience le verdict de la justice.

DOUBLE MEURTRE À PIKINE TECHNOPOLE : Aziz Dabala et son colocataire tués

Le danseur Abdoul Aziz Ba alias « Aziz Dabala » et son colocataire que certaines sources présentes comme son « frère » seraient égorgés dans leur appartement sis à Pikine, Technopole.
Celles-ci affirment qu’un ami de l’artiste, resté sans nouvelle, aurait appelé un menuisier qui a défoncé la porte. Même si les corps ont été découverts ce mardi, le crime aurait été commis depuis dimanche dernier, d’après la même piste.
La police et les éléments des sapeurs pompiers sont sur lieux au moment où ces lignes sont écrites.

UCAD : Le Collectif des Amicales exige un report de la fermeture du campus social

Le Collectif des Amicales de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar (UCAD) a récemment publié un communiqué en réponse à une décision controversée émanant du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD) concernant la fermeture imminente du campus social. Cette fermeture, prévue pour le jeudi 22 août 2024 à 18 heures, a suscité une vive réaction de la part des représentants des étudiants, qui dénoncent une mesure qu’ils jugent unilatérale, précipitée et non concertée.

Selon le Collectif des Amicales, la décision de fermer le campus social intervient à un moment particulièrement inapproprié. Actuellement, une grande partie des étudiants de l’UCAD a quitté le campus pour se rendre à Touba dans le cadre de la célébration du Grand Magal. Cet événement religieux mobilise chaque année un nombre considérable d’étudiants, en particulier ceux originaires des régions environnantes. Par ailleurs, certaines facultés, telles que la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion (FASEG) et la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (FSJP), n’ont pas encore achevé leurs cours, ce qui rend la fermeture du campus d’autant plus problématique.

Le Collectif critique sévèrement la manière dont la décision a été prise, la qualifiant d’irréfléchie et d’amateurisme de la part du COUD. Le manque de concertation avec les parties prenantes, notamment les représentants des étudiants, est vivement dénoncé. Pour le Collectif, une telle décision, prise sans tenir compte du contexte actuel et sans consulter les principaux intéressés, ne peut être perçue que comme un acte unilatéral qui ignore les réalités du terrain.

Face à cette situation, le Collectif des Amicales appelle les autorités universitaires à revenir sur leur décision et à reporter la fermeture du campus social. Cette mesure permettrait aux étudiants partis pour le Magal de revenir à Dakar, de récupérer leurs affaires, et aux étudiants encore en pleine période académique de terminer sereinement leur année universitaire. Le Collectif insiste sur la nécessité d’agir dans l’intérêt des étudiants, afin de garantir leur sécurité et leur bien-être.

Malgré la gravité de la situation, le Collectif des Amicales de l’UCAD appelle au calme et à la sérénité parmi les étudiants. Il les rassure que des décisions de cette nature ne peuvent être appliquées sans consultation préalable et sans une prise en compte des conditions particulières des étudiants.

En conclusion, le Collectif réaffirme son engagement à défendre les intérêts matériels et moraux de tous les étudiants de l’UCAD, sans distinction. Il attend désormais une réponse favorable des autorités universitaires, afin que les étudiants puissent aborder la fin de leur année académique dans des conditions optimales.

Affaire ONAS : Thierno Alassane Sall dépose une plainte pour éclaircir le scandale

Le député Thierno Alassane Sall a annoncé ce mardi 20 août sur sa page X qu’il compte déposer une plainte auprès du procureur de la République ce mercredi pour faire la lumière sur l’affaire qui secoue l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS). Cette décision intervient après le limogeage de l’ancien directeur de l’ONAS, Cheikh Dieng, et les accusations croisées entre ce dernier et le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye.

« Je prendrai mes responsabilités, dès demain, en déposant officiellement une plainte contre X auprès du procureur de la République, afin qu’il édifie le peuple sénégalais », a écrit Thierno Alassane Sall. Selon lui, les échanges d’accusations entre Cheikh Dieng et le ministre Dièye ne feront qu’aggraver la situation.

TAS a également exprimé son indignation face à la gestion de cette crise, soulignant que pendant que le pays souffre des conséquences de la mauvaise gestion de l’assainissement, les autorités se lancent des accusations de corruption à travers les médias. Pour lui, il est crucial que la justice intervienne pour révéler la vérité : « Dans cette affaire d’eaux troubles, une chose est certaine : l’un des deux, le Ministre ou le DG, ne dit pas la vérité. Seule la justice peut faire la lumière sur cette affaire », a-t-il conclu.

La plainte déposée par Thierno Alassane Sall marque une étape importante dans la quête de vérité et pourrait potentiellement déclencher une enquête approfondie pour démêler les responsabilités dans cette affaire qui fait grand bruit au Sénégal.

Macky Sall envoie une délégation à Touba pour transmettre un message de paix au khalife général des mourides

À l’approche de la commémoration du grand Magal de Touba, l’ancien président sénégalais Macky Sall a dépêché une importante délégation de l’Alliance pour la République (Apr) à la résidence du khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké. Cette initiative intervient à peine un jour après la visite du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, au patriarche de Darou Minam.

La délégation, arrivée peu après 16 heures, a été conduite par l’ancien ministre des Forces armées, Oumar Youm, et comprenait plusieurs figures politiques notoires, dont Mansour Faye, beau-frère de Macky Sall, l’ancienne ministre de la Jeunesse, Néné Fatoumata Tall, l’ex-ministre de l’Enseignement supérieur, Moussa Baldé, et Seydou Guèye, ancien secrétaire général du gouvernement, parmi d’autres personnalités.

Lors d’une audience brève mais significative, Oumar Youm a transmis au khalife général des mourides le message de Macky Sall, un message axé sur la paix, l’amour et l’amitié. « Le président Macky Sall nous a envoyés délivrer son message à son père, ami et guide, le khalife général des mourides Serigne Mountakha Mbacké, à la veille de la commémoration de l’édition 2024 du grand Magal de Touba », a déclaré Oumar Youm à la presse à la sortie de l’audience.

Il a également souligné la gratitude et la reconnaissance exprimées par Macky Sall envers le khalife pour son soutien durant ses années au pouvoir. De son côté, Serigne Mountakha Mbacké a rappelé les liens forts qui l’unissent à Macky Sall, soulignant l’importance de cette relation pour le bien-être spirituel et social du pays.

Cette visite marque un moment de grande symbolique, alors que la communauté mouride s’apprête à célébrer l’un des événements les plus importants de son calendrier religieux. La présence de cette délégation à Touba témoigne de l’importance que Macky Sall continue d’accorder aux relations entre l’État et les chefs religieux du pays, même après son départ de la présidence.

ONAS : le directeur de l’assainissement répond aux accusations de Cheikh Dieng sur l’attribution des marchés de curage

Suite aux accusations de Cheikh Dieng, ancien directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS), contre le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, le ministère a tenu une conférence de presse ce mardi 20 août pour apporter des éclaircissements. Cheikh Dieng avait dénoncé des « deals » concernant la signature de contrats avec les entreprises Delta et Vigas, insinuant des pratiques douteuses dans l’attribution des marchés de curage.

Omar Sène, directeur de l’assainissement, a rejeté ces accusations, expliquant que le processus d’attribution des marchés de curage complémentaire était transparent. Il a précisé que face aux retards constatés dans l’exécution des travaux par les entreprises initialement retenues (TAWFEKH TAYSIR pour Dakar et DELGAS pour les autres régions), le ministre Dièye avait demandé au directeur sortant de l’ONAS, Cheikh Dieng, de trouver une solution urgente. Cependant, en l’absence d’action concrète de ce dernier, le ministre a pris les mesures nécessaires pour garantir l’achèvement des travaux.

Pour Dakar, il a été décidé d’arrêter la contractualisation avec TAWFEKH, jugée incapable de mener à bien les travaux, et de relancer le marché via une procédure d’entente directe avec des entreprises qualifiées. Pour les régions, une résiliation partielle du marché a été recommandée, permettant à DELGAS de poursuivre les travaux dans les zones où ils avaient déjà commencé, tandis qu’une nouvelle procédure d’attribution était initiée pour les autres zones.

Omar Sène a également souligné que des écarts de prix avaient été constatés par rapport aux coûts moyens en cours, ce qui avait poussé le ministre Dièye à suspendre la procédure avec les deux entreprises concernées. Grâce à la proposition du groupe de travail, l’État du Sénégal pourrait réaliser une économie d’environ 800 millions de francs CFA en 2024.

Le point de presse s’est tenu en l’absence du ministre Dièye, mais en présence du nouveau Directeur général de l’ONAS, Séni Diène, qui a réaffirmé l’engagement du ministère à assurer une gestion transparente et efficace des projets d’assainissement.

Conseil interministériel : le gouvernement accélère la finalisation des ports de Ndayane et Bargny Sendou

Lors d’un conseil interministériel dédié aux infrastructures maritimes et portuaires du Sénégal, le Premier ministre Ousmane Sonko a insisté sur l’urgence de finaliser les projets de construction du port de Ndayane et du port minéralier et vraquier de Bargny Sendou. Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à renforcer les capacités portuaires du pays pour soutenir son développement économique.

Ousmane Sonko a mis en avant l’importance du port de Ndayane, en demandant aux ministères concernés de préparer un plan d’action détaillé pour garantir l’achèvement des travaux dans les délais contractuels. Ce port multifonction, qui constitue un projet stratégique pour le Sénégal, doit voir son terminal à conteneurs finalisé rapidement. Le Premier ministre a également souligné la nécessité de structurer les financements pour les autres composantes du projet, en veillant à ce que le port soit relié par voie ferrée et routière aux corridors et réseaux structurants du pays.

Un des points clés de la réunion a été l’évaluation du contrat de concession pour le port de Ndayane. Le Premier ministre a demandé une révision du contrat pour s’assurer qu’il reflète les ambitions actuelles du Sénégal. Il a également souligné l’importance de mobiliser les ressources nécessaires pour le remboursement des infrastructures maritimes communes et pour la libération complète du site du projet.

Concernant le port minéralier et vraquier de Bargny Sendou, Ousmane Sonko a exigé que les travaux de construction et d’équipement soient finalisés dans les plus brefs délais, avec pour objectif que le port soit opérationnel avant la fin de l’année 2024. Cette rapidité est essentielle pour respecter les engagements du concessionnaire et pour permettre au Sénégal de mieux répondre aux besoins croissants de l’industrie minière et vraquière.

Pour garantir l’efficacité de ces infrastructures, le Premier ministre a insisté sur la nécessité de connecter le port de Bargny Sendou aux corridors ferroviaires et routiers existants. Il a également demandé l’engagement de discussions concernant l’exclusivité des activités portuaires, afin de maximiser l’impact économique de ces projets pour le pays.

Ces décisions marquent une étape cruciale dans la stratégie portuaire du Sénégal, visant à positionner le pays comme un hub logistique régional en Afrique de l’Ouest. Le gouvernement, sous la direction d’Ousmane Sonko, semble déterminé à accélérer le développement de ces infrastructures clés, essentielles pour soutenir la croissance économique et attirer de nouveaux investissements.

Sonko annonce une réforme ambitieuse pour le Port de Dakar et les infrastructures maritimes

Lors du conseil interministériel consacré aux infrastructures maritimes et portuaires, le Premier ministre Ousmane Sonko a dévoilé un plan ambitieux de restructuration et de reconfiguration du Port autonome de Dakar. Ce projet, qui s’inscrit dans une vision globale de modernisation des infrastructures portuaires du Sénégal, vise à renforcer la compétitivité du pays sur le marché international tout en répondant aux besoins croissants du commerce maritime national.

Dans son allocution, Ousmane Sonko a souligné la nécessité d’améliorer les infrastructures existantes du Port de Dakar, en insistant sur l’importance de renforcer les capacités de stockage, d’optimiser les espaces disponibles, et de réhabiliter la voie ferrée pour faciliter la connexion entre les différents terminaux portuaires. Il a également appelé à une meilleure intégration des ports de Bargny Sendou et de Ndayane dans la stratégie nationale, pour assurer une complémentarité optimale entre ces différents pôles.

Le Premier ministre a mis en avant l’importance de transformer le Port de Dakar en un hub maritime de référence en Afrique de l’Ouest. « Le Port de Dakar doit devenir un modèle en termes de logistique et de gestion portuaire, capable de rivaliser avec les plus grands ports du continent », a-t-il affirmé.

En plus du Port de Dakar, le plan de restructuration inclut une revalorisation des ports secondaires du pays. Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité de transformer ces ports en pôles portuaires dynamiques, capables de soutenir l’économie locale et d’alléger la pression sur le port de la capitale. Il a également demandé que des financements adéquats soient trouvés pour ces projets, avec une collaboration étroite entre les chambres de commerce et d’industrie pour faciliter la transition de la gestion portuaire à la Société nationale des ports du Sénégal (SONAPAD).

Le secteur de la pêche artisanale, qui représente un pilier essentiel de l’économie sénégalaise, n’a pas été oublié dans cette réforme. Le Premier ministre a annoncé un projet de développement pour 23 ports de pêche moderne, dont quatre seront associés à des zones industrielles dédiées à la transformation des produits de la mer. Cette initiative vise à moderniser les infrastructures existantes tout en créant de nouvelles opportunités économiques pour les communautés locales.

Ousmane Sonko a également insisté sur l’urgence d’accélérer la réalisation des ports de pêche à Cap-Skiring et Fass-Boye, ainsi que la réhabilitation du quai de pêche de Ouakam. Ces projets, soutenus par des partenaires internationaux tels que la Banque Mondiale, visent à renforcer la chaîne de valeur de la pêche sénégalaise, tout en améliorant les conditions de travail des pêcheurs.

Le Premier ministre a souligné l’importance de l’implication des collectivités locales dans la gestion des quais de pêche, afin de garantir une gouvernance plus transparente et adaptée aux réalités du terrain. « Les collectivités locales doivent jouer un rôle central dans la gestion de ces infrastructures, car elles sont les mieux placées pour comprendre les besoins et les défis des communautés locales », a-t-il déclaré.

Le plan de restructuration du gouvernement inclut également le développement des ports de plaisance, avec un accent particulier sur leur structuration et leur financement. Ces ports seront associés à des zones touristiques, dans le but de dynamiser l’industrie du tourisme maritime au Sénégal.

Pour renforcer les capacités logistiques du pays, Ousmane Sonko a demandé des améliorations des chenaux de navigation du fleuve Casamance et du bras de mer du Saloum, ainsi que des mesures pour stabiliser la brèche de Saint-Louis. Le Premier ministre a insisté sur la nécessité de trouver un financement durable pour l’entretien de ces voies navigables, afin de garantir leur fonctionnalité à long terme.

Enfin, Ousmane Sonko a annoncé la création d’un programme national dédié au développement de l’industrie navale sénégalaise. Ce programme visera à diversifier les services de construction, de réparation, et de démantèlement des navires, avec pour objectif de positionner le Sénégal comme un acteur clé dans ce secteur en pleine croissance.

La question de la gestion foncière des sites dédiés aux infrastructures maritimes a également été abordée. Le Premier ministre a appelé à une sécurisation de ces sites, en les intégrant dans le Plan national d’aménagement du territoire. Il a également souligné l’importance de créer une meilleure harmonie entre les villes et les ports, en développant des programmes spécifiques pour les intégrer dans le tissu urbain.

Le plan de restructuration et de reconfiguration du Port de Dakar et des autres infrastructures maritimes du Sénégal, tel que présenté par Ousmane Sonko, marque une étape cruciale dans la modernisation du secteur maritime du pays. Cette initiative ambitieuse, qui englobe des réformes structurelles, des projets d’infrastructure, et des mesures pour renforcer la compétitivité du secteur, témoigne de la volonté du gouvernement de transformer le Sénégal en un leader régional en matière de commerce maritime.

Madiambal Diagne accuse Pierre Goudiaby Atépa de menacer son projet immobilier aux Mamelles

Madiambal Diagne, président du Groupe Avenir Communication, a publié un communiqué dans lequel il accuse l’architecte et homme d’affaires Pierre Goudiaby Atépa de vouloir détruire son immeuble situé à Ouakam-Mamelles. Diagne a relaté un incident survenu lors d’une rencontre entre Atépa et Tufan Fayzi Nsamoglu, un entrepreneur turc partenaire du projet immobilier de Diagne.

Selon Diagne, Tufan aurait mentionné l’immeuble en cours de construction aux Mamelles comme une de ses réalisations notables, ce qui aurait déclenché une réaction virulente de la part d’Atépa. Ce dernier aurait déclaré en anglais : « I want to crash that building » (« Je veux casser cet immeuble »). Tufan, étonné par cette déclaration, en aurait informé Diagne.

Diagne s’est dit choqué par cette menace, mais a affirmé qu’il avait confiance en l’État de droit du Sénégal. Cependant, le lundi 19 août 2024, une équipe de gendarmes de la Direction de la surveillance et du contrôle des sols (Dscos) a visité le chantier pour convoquer Diagne à leurs bureaux, demandant la présentation de documents tels que le titre de propriété, les autorisations de construction, et les plans visés. Diagne précise que cette demande a été entièrement satisfaite.

Il a également souligné que depuis l’achat de ce titre foncier en 2018, le chantier avait été inspecté à de multiples reprises par la Dscos, et à chaque fois, tous les documents requis avaient été fournis sans problème.

Madiambal Diagne a dénoncé ces actions qu’il considère comme des manœuvres visant à régler de petits comptes personnels. Il a aussi évoqué le cas de la chanteuse Aby Ndour, qui, selon lui, a dû faire face à des tentatives similaires de la part d’Atépa pour détruire son commerce sur la Corniche de Dakar, mais n’a pas bénéficié du soutien des autorités sénégalaises.

Enfin, Diagne a conclu en affirmant qu’il s’efforcera de faire preuve de la même détermination que la chanteuse dans ce qu’il perçoit comme une bataille pour protéger son droit de propriété.

« Autonomisation de l’Énergie : L’AEME lance un nouveau plan stratégique pour 2025-2029 »

L’Agence pour l’économie et la maîtrise de l’énergie (AEME) a entamé ce mardi 20 août à l’hôtel Axil à Dakar l’élaboration de son plan stratégique de développement (PSD) pour les cinq prochaines années. Selon Mame Coumba Ndiaye, directrice générale de l’AEME, ce processus, qui couvrira la période 2024-2029, devrait permettre à l’AEME de s’entourer des meilleures dispositions pour bien exercer sa mission au profit de l’État, des consommateurs et des professionnels du secteur de l’énergie.

« Dans ce cadre, à travers sa mission, l’AEME se doit d’élaborer et de mettre en œuvre des plans d’action, et de contribuer également à la mise en place de stratégies cohérentes à long terme permettant de créer un environnement favorable à des économies d’énergie durables et à grande échelle au Sénégal. En effet, l’AEME, bras opérationnel du Ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines en matière de politique nationale de maîtrise de l’énergie, a pour mission principale de promouvoir l’utilisation rationnelle de l’énergie sous toutes ses formes et pour tous les acteurs. » Elle ajoute que la dynamique imposée par une gestion axée sur les résultats a incité l’État du Sénégal à mettre en place un cadre de performance soutenu par des plans stratégiques de développement sectoriels. Ainsi, l’AEME avait mis en place son premier Plan Stratégique de Développement de la Maîtrise de l’Énergie (PSD) 2019-2023 pour répondre à un besoin interne de planification et de maîtrise de ses activités. Des actions pilotes menées, dont certaines ont été lancées précédemment, ont permis de générer des gains cumulatifs d’énergie de plus de 79 000 MWh, des économies financières de plus de 16,5 milliards de FCFA, et des émissions évitées de plus de 51 000 tonnes de CO2, » a expliqué Mme Ndiaye.

Mme la Directrice Mame Coumba Ndiaye a annoncé que l’AEME a lancé l’élaboration de son nouveau PSD 2025-2029, qui sera articulé à la nouvelle LPDSE. « Ce nouveau PSD sera, pour les cinq prochaines années, le document de référence en matière de maîtrise de l’énergie, en tenant compte des retours d’expérience de l’ancien PSD et des éléments d’enrichissement qui découleront du diagnostic et de l’analyse SWOT au cours de cet atelier. Il permettra de relever les nouveaux défis du secteur énergétique national tout en contribuant à la maîtrise de la demande et des coûts énergétiques et environnementaux associés. En effet, au Sénégal, la demande en énergie ne cesse de croître, que ce soit pour les besoins en électricité, en hydrocarbures ou en biomasse, notamment pour les combustibles de cuisson. En raison de la dépendance à l’importation des produits pétroliers, le secteur reste vulnérable, en attendant un mix énergétique optimal avec le gaz local dans le cadre du programme ‘Gas to Power’. Il faut également signaler la problématique des coûts de l’énergie, considérés comme élevés par les consommateurs, malgré tous les efforts déjà déployés par l’État, sans oublier la subvention pour le gel des tarifs, » a-t-elle déclaré.

Par ailleurs, l’entrée du Sénégal dans la catégorie des pays producteurs de pétrole et de gaz ouvre de nouvelles perspectives quant au développement stratégique du secteur de l’énergie et aux axes de maîtrise de l’énergie. Cela s’explique par les nouvelles filières qui se développeront, mais aussi par les impacts qu’elles auront à terme sur le mix et la dépendance énergétique du pays, ainsi que sur les coûts des produits et services liés à l’électricité. Ainsi, au regard de ces constats et des questions de développement durable, avec les alternatives du côté de l’offre et de la demande énergétique grâce aux solutions offertes par la maîtrise de l’énergie, nous sommes convaincus que le nouveau PSD de l’AEME apportera une contribution majeure et déterminante dans le système énergétique national. N’oublions pas que le potentiel d’économie d’énergie du pays est très important, avec près de 30 % des consommations finales énergétiques mobilisables, contre des réalisations encore en deçà des 5 %.

Mme la DG Mame Coumba Ndiaye a conclu en rappelant que l’énergie figure parmi les principaux facteurs de croissance économique et de développement. « L’amélioration de son accessibilité et de sa disponibilité grâce aux actions de maîtrise de l’énergie constitue un moyen sûr de soulagement financier durable des populations et contribue à renforcer la compétitivité de l’économie nationale. Elle aura également des répercussions directes sur l’ambition de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République du Sénégal, de mettre à la disposition de l’ensemble des consommateurs un accès large et fiable à une énergie bon marché pour un Sénégal souverain, juste et prospère, » a-t-elle conclu.

Sidy Diop placé sous mandat de dépôt : Le chanteur déféré devant le procureur pour défaut de permis et d’assurance

Une onde de choc secoue les fans de Sidy Diop ! Le célèbre chanteur a été placé sous mandat de dépôt ce mardi après avoir été déféré devant le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Dakar. Cette nouvelle inattendue fait suite à une arrestation survenue la veille lors d’un contrôle routier de routine.

Selon les informations disponibles, Sidy Diop, au volant de sa nouvelle voiture, a été intercepté par les forces de l’ordre qui ont rapidement découvert qu’il conduisait sans permis de conduire ni assurance. Ces infractions graves aux règles de la circulation ont conduit à son arrestation immédiate, et ce mardi, à son placement sous mandat de dépôt en attendant son jugement.

Le procès du chanteur est prévu pour lundi prochain devant le tribunal des flagrants délits de Dakar. Cette situation pourrait avoir des répercussions importantes sur la carrière de l’artiste, très apprécié pour sa musique et ses performances scéniques.

La nouvelle a provoqué une vague de réactions parmi ses fans, qui attendent avec anxiété l’issue du procès. Pour l’heure, l’équipe de Sidy Diop n’a pas encore fait de déclaration officielle concernant l’incident.

Reste à savoir quelles seront les décisions judiciaires qui seront prises à l’encontre de l’artiste, et si cette affaire marquera un tournant dans sa carrière. Le public sénégalais, tout comme les fans de Sidy Diop, suivra de près ce dossier.

Magal de touba: Ruée des charrettes vers la ville sainte de touba

À seulement quelques jours du grand Magal de Touba, les charretiers de Diourbel changent de destination. Direction : Touba, la ville sainte, pour augmenter leur chiffre d’affaires. Une vieille pratique de ces conducteurs de charrettes qui veulent tous tirer profit de la commémoration du retour d’exil de Cheikh Ahmadou Bamba.

Dans la commune de Diourbel, la charrette demeure le moyen de transport le plus prisé par la population, mais il est difficile d’en trouver en cette veille de Magal. Un tour au marché Ndoumbé Diop de Diourbel, à midi ce lundi, permet de faire ce constat amer. Le lieu, autrefois rempli de charrettes et de cochers, se vide de son monde. Mbaye Ngom, cocher depuis 6 ans, témoigne : « Comme vous le voyez, il n’y a plus beaucoup de charrettes ici. Beaucoup ont déjà quitté pour rallier Touba. Certains sont même partis depuis le premier Safar. C’est une habitude ici car les affaires marchent mieux à Touba, surtout en cette période de Magal. » À côté de lui, un adolescent de 16 ans, Malick Diouf, de la communauté sérère, fait la navette entre le marché et le quartier Keur Yelly. Selon lui, les affaires marchent bien au marché ces derniers jours car ils ne sont plus nombreux, mais il est hors de question pour lui de rater le Magal. À Touba, il espère se faire encore plus d’argent car là-bas, les gens se déplacent beaucoup, surtout à l’occasion du Magal.

Du côté des clients, c’est le désarroi total. On se rue vers les moto-taxis, communément appelés « Jakarta », ou bien vers les bus Tata, qui peinent à réussir leur chargement, regrette Aminata Sarr, rencontrée au « garage Keur Goumack ». Après avoir effectué ses achats, cette jeune femme bien pourvue par la nature se dirige vers les cochers, le regard inquiet. Elle demande avec stupéfaction où se trouvent les charrettes. Selon elle, il est hors de question de prendre les Jakarta, car elle a une phobie des deux-roues, et prendre les bus Tata serait une catastrophe pour elle, car ces véhicules font le tour de nombreux quartiers avant d’arriver à destination. N’ayant pas le choix, Aminata s’assoit à l’ombre d’un arbre, attendant le retour de l’unique cocher qui fait la navette entre le marché Ndoumbé Diop et son quartier.

Le constat est général dans la commune de Diourbel ces derniers jours. Les charretiers ont commencé leur voyage depuis quelques jours pour la ville de Touba, au grand dam des usagers. Ils assurent le transport dans la ville sainte, occasionnant parfois des accidents de la circulation.

Sécurité Alimentaire au Magal de Touba : Un appel à la vigilance et à la responsabilité collective

À l’approche du grand Magal de Touba, la ville sainte se prépare à accueillir des millions de pèlerins venus de partout pour célébrer cet événement religieux majeur. Cependant, cette affluence massive engendre des défis considérables, en particulier sur le plan de la sécurité alimentaire. Ces préoccupations ont récemment été mises en lumière par M. Bakary Ndiaye, Chef de la Division Consommation et Sécurité des aliments, qui a tiré la sonnette d’alarme sur les risques liés à la consommation de produits alimentaires potentiellement dangereux.

Selon M. Ndiaye, malgré les efforts continus des autorités pour contrôler la qualité des denrées alimentaires, le volume impressionnant de marchandises entrant et sortant de Touba rend la tâche de surveillance difficile. En effet, il est pratiquement impossible de garantir un contrôle total et efficace de tous les produits circulant dans la ville durant cette période. Ce constat est d’autant plus préoccupant qu’il existe des individus malintentionnés qui profitent de l’affluence pour écouler des produits périmés ou non conformes aux normes de sécurité.

Face à cette situation, M. Ndiaye a appelé les pèlerins et les habitants de Touba à faire preuve de vigilance accrue. Il recommande aux consommateurs de bien vérifier la qualité des produits avant de les acheter et d’éviter les sources d’approvisionnement douteuses. Cette vigilance est cruciale pour prévenir les intoxications alimentaires et autres incidents de santé pouvant survenir à cause de la consommation de produits dangereux.

En écho à cet avertissement, Serigne Sidy Mbacké Ibn Serigne Modou Mactar, un descendant direct du fondateur du Mouridisme, Cheikhoul Khadim, a également pris la parole pour rappeler l’importance de la foi et de la responsabilité durant le Magal. Il a exhorté les jeunes, en particulier, à adopter un comportement responsable et à éviter tout acte pouvant nuire à la sécurité ou au bien-être des autres. Cet appel à la conscience collective vise à encourager chaque participant à contribuer à un environnement sain et sécurisé pendant cette période de recueillement et de dévotion.

Le Magal de Touba est un événement spirituel d’une grande importance, mais il doit aussi être un moment où la santé et la sécurité de chacun sont préservées. En renforçant les mesures de précaution et en adoptant des comportements responsables, les pèlerins peuvent s’assurer que cette célébration se déroule dans les meilleures conditions possibles, honorant ainsi l’esprit de solidarité et de respect qui caractérise cet événement.

La collaboration entre les autorités, les leaders religieux et les citoyens est essentielle pour surmonter les défis posés par cette grande affluence. En respectant les recommandations de sécurité alimentaire et en étant vigilant dans leurs achats, les participants au Magal de Touba peuvent contribuer à un pèlerinage sans incidents, où la santé et la sécurité de tous sont protégées.

Le Musée-Mémorial Le Joola de Ziguinchor prêt à ouvrir ses portes en septembre

Le Musée-Mémorial le Joola, situé sur les berges du fleuve Casamance à Ziguinchor, sera officiellement inauguré en septembre prochain, marquant une étape clé dans la commémoration du naufrage tragique du bateau Le Joola. L’annonce a été faite ce lundi 19 août par Mme Khady Diène Gaye, Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, lors de sa visite dans la région de Ziguinchor.

Au cours de cette visite, Mme le ministre a tenu un conclave avec les membres du comité scientifique en charge du projet, afin de s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de collecte des objets et documents historiques liés au drame. Ces échanges ont également permis de discuter du modèle de gouvernance et de gestion du musée. Un ensemble d’objets récupérés du bateau Le Joola a été présenté au ministre et à sa délégation. Ces objets constitueront une partie importante des expositions prévues au musée, situé dans le quartier Escale de Ziguinchor.

« Ce musée offrira aux familles des victimes ainsi qu’à toute la population un lieu de recueillement et de mémoire », a déclaré Mme Khady Diène Gaye. Le lancement officiel des activités du musée coïncidera avec la 22ème commémoration du naufrage, marquant ainsi son entrée en service.

Pour rappel, les travaux de construction du musée ont débuté en décembre 2019 à Ziguinchor, répondant à une demande de longue date des familles des victimes et des rescapés du naufrage du bateau Le Joola. Ce tragique événement, qui a coûté la vie à plus de 1 800 personnes le 26 septembre 2002, reste gravé dans la mémoire collective du Sénégal. L’infrastructure, érigée à quelques mètres du port de Ziguinchor, représente un hommage solennel aux victimes du naufrage. Le coût de la construction du musée s’élève à trois milliards de francs CFA.

Avec l’ouverture prochaine de ce musée, le Sénégal fait un pas important dans la préservation de la mémoire de ce drame national, tout en offrant un espace dédié au recueillement et à l’éducation des générations futures.

Tensions entre le ministre des Transports terrestres et les transporteurs : les syndicats critiquent la fermeté d’El Malick Ndiaye

Le climat est tendu entre le ministre des Transports terrestres, El Malick Ndiaye, et les transporteurs routiers. Alors que le ministre a récemment annoncé une série de mesures strictes pour faire face aux accidents de la route, ces décisions ne font pas l’unanimité parmi les acteurs du secteur, en particulier au sein des syndicats.

Alassane Ndoye, syndicaliste et leader de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), est l’une des voix critiques qui s’est élevée contre les récentes déclarations du ministre. Lors d’une intervention sur RFM, Ndoye a exprimé son mécontentement face à ce qu’il considère comme un discours injuste et unilatéral.

« Le ministre a déclaré qu’en cas d’accident, des experts seront commis pour désigner le responsable, promettant de sanctionner le chauffeur ou le transporteur, s’il est fautif. Mais le ministre a oublié de prendre ses propres responsabilités, parce que l’État peut également être fautif dans certains accidents. Il veut tout mettre sur notre dos et ce n’est pas normal, » a-t-il reproché. Cette déclaration met en lumière une frustration croissante parmi les transporteurs, qui se sentent pointés du doigt sans considération pour les défaillances potentielles du gouvernement dans la gestion des infrastructures routières.

Ndoye a également réagi avec véhémence à une autre déclaration du ministre, où ce dernier affirmait que « personne ne peut l’empêcher de faire ce qu’il souhaite. » Pour le syndicaliste, cette attitude démontre une absence de dialogue et un manque de respect envers les partenaires sociaux. « Il ne sait pas que lui non plus ne peut nous empêcher de faire ce que nous voulons faire, » a-t-il ajouté, en soulignant une différence de style marquée entre El Malick Ndiaye et son prédécesseur, Bassirou Diomaye Faye, qu’il a qualifié de « très poli. »

Le malaise est accentué par l’absence de réponse du ministre aux multiples sollicitations de la CNTS pour des rencontres visant à résoudre des problèmes urgents. Cette situation alimente un ressentiment croissant au sein des transporteurs, qui appellent à une meilleure prise en compte de leurs préoccupations et à un dialogue ouvert avec les autorités.

Ces critiques mettent en lumière les défis auxquels est confronté El Malick Ndiaye dans l’exercice de ses fonctions, notamment la nécessité de concilier fermeté et dialogue pour instaurer une véritable coopération avec les acteurs du secteur des transports.

Arrestation de 12 militants du FRAPP lors d’une manifestation devant l’ambassade d’Ukraine

Douze militants du Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricain (FRAPP) ont été arrêtés hier à Dakar alors qu’ils tentaient de déposer une lettre de protestation à l’ambassade d’Ukraine. Ces membres, qui appartiennent également au Front pour le retrait des bases militaires françaises (Gassi), exprimaient leur mécontentement face au soutien présumé de l’ambassadeur ukrainien, Yurii Pyvovarov, aux récentes attaques terroristes à Tinzawaten contre les Forces armées maliennes.

Les militants arrêtés sont actuellement détenus à la gendarmerie de Ouakam. Dans un communiqué, ils ont dénoncé cette arrestation qu’ils jugent injuste : « Nous sommes 12, tous arrêtés pour un simple dépôt de lettre à l’ambassade d’Ukraine. » Le FRAPP, par l’intermédiaire de son Secrétariat exécutif national (SEN), a immédiatement exigé la libération de ses membres, qualifiant leur interpellation d’acte répressif contre des militants pacifiques.

La manifestation visait à demander l’expulsion de l’ambassadeur ukrainien, accusé par les manifestants d’avoir soutenu des attaques terroristes au Mali. Le FRAPP, dans sa déclaration, a réitéré son engagement contre l’impérialisme sous toutes ses formes, tout en soulignant l’urgence de mettre fin à la présence militaire étrangère au Sénégal, en particulier celle de la France.

Le mouvement anti-impérialiste s’inscrit dans une dynamique plus large de contestation qui dénonce la persistance des symboles de la domination coloniale, tels que l’usage du franc CFA et la présence des bases militaires françaises. Cheikh Ousmane Diallo, coordonnateur du mouvement, a exprimé l’indignation de ses membres face à ce qu’ils perçoivent comme un déni de souveraineté de la part des autorités sénégalaises : « Après 64 ans d’indépendance, il est inconcevable que nous continuions avec des systèmes imposés par l’ancien colonisateur. »

Les militants du Front pour le retrait des bases militaires françaises rejettent toute forme de réduction progressive des troupes françaises et exigent leur retrait total du territoire sénégalais. Ils considèrent que toute autre mesure serait une trahison des aspirations du peuple à une véritable souveraineté.

Les événements récents ont montré une montée en puissance des mouvements anti-impérialistes au Sénégal, alors que le débat sur l’indépendance réelle du pays, après plus de six décennies, prend une nouvelle ampleur. Les arrestations de militants ne semblent pas décourager ces mouvements, qui continuent de mobiliser et de s’organiser pour atteindre leurs objectifs.

Sidy Diop en garde à vue : Le chanteur dans la tourmente judiciaire

Le célèbre chanteur Sidy Diop se retrouve au cœur d’une situation délicate. Arrêté par les forces de l’ordre, il a été placé en garde à vue à la Brigade de Hann Maristes. Selon les informations recueillies, l’artiste sera déféré ce mardi devant le procureur de la République près du Tribunal de grande instance de Dakar.

Sidy Diop est poursuivi pour deux infractions : défaut de permis de conduire et absence d’assurance. Lors d’un contrôle de routine, il n’a pas été en mesure de présenter les documents requis pour la conduite de son véhicule. Il s’agit d’une situation fâcheuse pour l’artiste, d’autant plus qu’il conduisait une nouvelle voiture.

Selon les sources, plusieurs tentatives d’intervention ont été faites auprès de la Brigade de gendarmerie pour obtenir sa libération. Cependant, ces démarches se sont avérées infructueuses. Les autorités semblent déterminées à suivre le cours légal des choses, malgré la notoriété de Sidy Diop.

Cette affaire risque d’avoir des répercussions sur la carrière du chanteur, alors que ses fans attendent de voir comment la situation évoluera. En attendant, Sidy Diop devra répondre de ses actes devant la justice.

Visite de courtoisie du Président de l’Assemblée nationale à Touba : En prélude au Grand Magal

Le Président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Monsieur Amadou Mame Diop, se rendra ce mardi 20 août 2024 à Touba, la ville sainte du Mouridisme, pour une visite de courtoisie auprès du Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des préparatifs du Grand Magal de Touba, qui se tiendra ce vendredi 23 août 2024.

Selon un communiqué parvenu à Dakaractu, Monsieur Amadou Mame Diop sera accompagné par une délégation composée des membres du Bureau de l’Assemblée nationale. Cette visite témoigne de l’importance accordée par les autorités sénégalaises aux relations avec la confrérie mouride, qui joue un rôle central dans la vie spirituelle et sociale du pays.

Le Président de l’Assemblée nationale et sa délégation seront reçus par le Khalife général des Mourides dans l’après-midi. Cette rencontre sera l’occasion pour les deux leaders d’échanger sur divers sujets d’intérêt national, notamment en lien avec les préparatifs du Grand Magal, un événement religieux majeur qui attire chaque année des millions de fidèles à Touba.

Le Grand Magal de Touba, qui commémore le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du Mouridisme, est un moment de grande ferveur religieuse. Il représente également une opportunité pour les autorités de montrer leur soutien aux communautés religieuses et de renforcer les liens entre l’État et les confréries.

La visite du Président Amadou Mame Diop à Touba s’inscrit ainsi dans une tradition de respect et de reconnaissance envers le Khalife général des Mourides, garant de l’héritage spirituel du Cheikh Ahmadou Bamba.

Libération de Pape Abdoulaye Seck sous contrôle judiciaire : Un rebondissement dans l’affaire de trafic de drogue

Pape Abdoulaye Seck, fils de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, a été libéré sous contrôle judiciaire ce lundi, après avoir passé plusieurs mois en détention provisoire. Cette décision marque un tournant significatif dans une affaire de trafic de drogue qui avait secoué le pays en mai 2024.

Le jeune Seck avait été arrêté en mai dernier, en compagnie de plusieurs autres individus, dont Amadou Diam Ndoye, Sylvain Bathiapara Mendy, Pathé Gueye, Ousmane Camara, et Alain Diatta. Ces arrestations avaient fait grand bruit, les suspects étant accusés de crimes graves, notamment « association de malfaiteurs aux fins d’importation de cocaïne pour trafic en groupe criminel organisé, blanchiment de capitaux, et détention d’arme à feu automatique sans autorisation. »

La libération sous contrôle judiciaire de Pape Abdoulaye Seck survient après que la Chambre d’accusation a confirmé la décision du juge du troisième cabinet de lui accorder la liberté provisoire. Cette décision a été un point de discorde, le parquet général ayant initialement fait appel, s’opposant ainsi à la remise en liberté du fils de l’ancien Premier ministre. Toutefois, le parquet n’a pas persisté dans son recours, renonçant à porter l’affaire devant la Cour suprême. Cela a permis la levée du mandat de dépôt visant Abdoulaye Seck, ouvrant ainsi la voie à sa libération.

La libération de Pape Abdoulaye Seck sous contrôle judiciaire pourrait avoir des répercussions au-delà de l’affaire judiciaire elle-même. En tant que fils d’une figure politique de premier plan, cette affaire est suivie de près par l’opinion publique et pourrait influencer les dynamiques politiques actuelles. De nombreuses voix s’interrogent sur les implications de cette libération dans un contexte où la lutte contre le trafic de drogue est devenue une priorité pour les autorités.

Bien que libéré, Pape Abdoulaye Seck reste sous contrôle judiciaire, ce qui signifie qu’il devra répondre de ses actes devant la justice. La suite de l’affaire déterminera non seulement son sort, mais pourrait aussi révéler de nouveaux éléments dans cette enquête tentaculaire sur un réseau de trafic de drogue présumé.

En attendant, l’affaire reste suivie de près, et les regards sont tournés vers les prochaines étapes judiciaires qui détermineront l’issue de ce dossier complexe.

MAGAL 2024 – DIOMAYE CHEZ SERIGNE MOUNTAKHA : Une visite entachée par les inondations et coupures d’eau …

À l’approche du Magal de Touba, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réitéré son engagement envers la modernisation de la ville lors d’une visite de courtoisie ce lundi. Cette déclaration intervient alors que Touba est actuellement inondée et fait face à une pénurie sévère d’eau potable.

Le Grand Magal de Touba, prévu pour le 23 août, approche dans un contexte difficile pour la ville sainte. En dépit des engagements du gouvernement sénégalais pour moderniser Touba, la ville est actuellement confrontée à de graves inondations dues aux récentes pluies. Les quartiers comme Nguiranene, Keur Niang, Ndamatou, et Darou Khoudoss sont particulièrement touchés, avec des habitants vivant dans des conditions précaires. Le ministre de l’Eau et de l’Assainissement a tenté d’apporter un soutien, mais l’inquiétude persiste à l’approche de l’événement religieux majeur. C’est pourquoi, parmi les priorités évoquées par le Président Faye, ce lundi, la résolution des problèmes d’eau potable et d’assainissement à Touba occupe une place centrale.
« Le premier projet auquel je tiens tant pour les cinq ans à venir sera de régler les problèmes liés à l’eau potable et à l’approvisionnement dans la ville sainte de Touba », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de ces enjeux pour son mandat.
Le Président a mentionné que le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dieye, avait déjà abordé ces questions lors de précédentes interventions, mais il a tenu à réitérer publiquement ces engagements pour assurer la transparence et montrer la détermination de son gouvernement à les réaliser. Il a également précisé que des travaux étaient déjà en cours pour concrétiser ce projet crucial.
Le Président Faye a également évoqué un projet ambitieux de transfert d’eau visant à améliorer non seulement l’accès à l’eau à Touba, mais aussi dans d’autres localités telles que Thiès, Mbour et Dakar. Ce projet s’inscrit dans une vision globale de résolution des problèmes d’inondations et de pénurie d’eau qui affectent depuis plusieurs années les populations locales.
Concernant l’organisation du Grand Magal, un événement religieux majeur qui commémore l’exil de Cheikh Ahmadou Bamba au Gabon, Bassirou Diomaye Faye a assuré que le gouvernement avait respecté les engagements pris pour garantir une organisation optimale. « Le Magal, j’en fais une affaire personnelle. C’est pourquoi j’ai instruit tous les ministres à tout mettre en œuvre pour que tout se passe comme il se doit », a-t-il affirmé, montrant ainsi l’importance qu’il accorde à cet événement pour la communauté mouride et pour l’ensemble du pays.
Lors de cette visite, le Président de la République était accompagné de la Première Dame ainsi que de plusieurs personnalités de son gouvernement, dont le ministre de l’Intérieur, Général Jean Baptiste Tine, le gouverneur de la région de Diourbel, Ibrahima Fall, et d’autres ministres et responsables locaux. Cette délégation de haut niveau témoigne de l’importance que le gouvernement accorde à la ville de Touba et à la célébration du Grand Magal.

Le Dakarois

KAOLACK – MÉDINA BAYE : 800 policiers déployés pour le Gamou

L’édition 2024 du Gamou international de Médina Baye, un événement religieux de grande envergure célébrant la naissance du prophète Mohamed (PSL), verra un dispositif de sécurité renforcé avec le déploiement de 800 policiers pour veiller à la sécurité des personnes et des biens. Cette annonce a été faite par le gouverneur de la région de Kaolack, Ousmane Kane, lors d’un Comité régional de développement (CRD) dédié aux préparatifs de cet événement, qui se tiendra les 16 et 17 septembre prochains.

Le Gamou, qui se déroule chaque année dans la commune de Kaolack, constitue un moment fort de la vie religieuse au Sénégal, attirant des milliers de pèlerins venus de tout le pays et de l’étranger. En raison de l’ampleur de l’événement, la sécurité est un aspect crucial pour garantir le bon déroulement des célébrations. « Cette année, 800 agents seront déployés dans la ville, un effort de plus qui sera fait pour la sécurité des personnes et des biens », a déclaré Ousmane Kane, soulignant l’importance de ce renforcement sécuritaire.
Le gouverneur de Kaolack a mis en lumière trois éléments qui rendent le contexte de cette édition du Gamou particulièrement délicat. Premièrement, la saison des pluies (hivernage) bat son plein, et Kaolack est une ville souvent sujette aux inondations. Deuxièmement, le contexte épidémiologique est préoccupant, avec l’apparition récente de nouvelles épidémies qui nécessitent des mesures sanitaires rigoureuses. Enfin, l’inauguration de l’esplanade Mawlidou Nabi, un nouveau site dédié aux célébrations, devrait attirer un grand nombre d’invités, augmentant ainsi la complexité de l’organisation de l’événement.
Lors de la réunion du CRD, qui s’est tenue dans la salle de conférence de la Maison des hôtes (Keur Gane) à Médina Baye, le Comité d’organisations des manifestations et activités de la Fayda (COMAF) a présenté ses préoccupations et sollicitations pour une organisation réussie du Gamou. Les attentes du comité portent sur plusieurs secteurs clés : santé, assainissement, hygiène, sécurité, aménagement, ainsi que l’entretien des routes et de la voirie urbaine.
Cheikh Tidiane Gaye, vice-président du COMAF, a exprimé sa satisfaction quant aux engagements déjà pris par les chefs de services pour répondre aux besoins du Gamou. Il s’est félicité des mesures préventives mises en place pour prévenir d’éventuelles inondations et pour garantir une bonne organisation de l’événement. Toutefois, il a souligné l’importance d’améliorer la fluidité de la circulation, en appelant à la mise en place des mesures particulières annoncées pour la voirie urbaine.
Le comité d’organisation a également demandé une augmentation de l’enveloppe budgétaire allouée par les autorités étatiques pour l’achat de médicaments, portant cette somme à un peu plus de 36 millions de francs CFA. De son côté, Cheikh Ibrahima Mamoune Niass, président du COMAF, a exhorté les professionnels des transports terrestres à faire preuve de discipline et de prudence sur les routes afin de prévenir les accidents.
Aïssatou Barry Diouf, directrice régionale de la santé de Kaolack, a promis des « améliorations qualitatives » dans le secteur de la santé pour l’édition 2024 du Gamou de Médina Baye. La Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP) s’est engagée à renforcer son dispositif en déployant cette année 150 éléments, contre 120 l’année précédente. Ce renforcement inclura la présence de plongeurs en zone maritime pour sécuriser les pèlerins venant des îles du Saloum, ainsi que l’utilisation de trois camions-citernes pour l’approvisionnement en eau potable des pèlerins.
Les responsables régionaux de la Société nationale de l’électricité (SENELEC) ont également pris des engagements pour garantir un approvisionnement électrique stable tout au long de l’événement. Ils ont promis de déployer 216 agents et d’installer six postes électriques et quatre groupes électrogènes, dont un de 1000 KVA. En outre, SENELEC prévoit d’étendre le réseau électrique sur plus de cinquante kilomètres pour couvrir les besoins des pèlerins et des résidents de la région durant le Gamou.
Le Gamou de Médina Baye est non seulement un événement religieux d’envergure, mais aussi un défi logistique majeur pour les autorités de Kaolack. Avec le déploiement de 800 policiers et les engagements pris par les différents services de l’État, l’édition 2024 s’annonce sous de bons auspices, malgré un contexte marqué par des défis climatiques, sanitaires et organisationnels. La sécurité, la santé, et le bien-être des pèlerins seront au cœur des préoccupations, garantissant ainsi que cet événement se déroule dans les meilleures conditions possibles.


Mariama MASSALY
Correspondante à Kaolack

Magal de Touba : Ruée des charrettes vers la ville sainte

À quelques jours du grand Magal de Touba, les charretiers de Diourbel changent de cap, mettant le cap sur la ville sainte pour profiter de l’augmentation des opportunités commerciales. Cette pratique ancienne de la part de ces conducteurs de charrettes leur permet de capitaliser sur l’afflux massif de pèlerins qui commémorent le retour d’exil de Cheikh Ahmadou Bamba.

Dans la commune de Diourbel, la charrette reste le moyen de transport le plus prisé par la population, mais en cette période de veille de Magal, il devient difficile d’en trouver. Une visite au marché Ndoume Diop à midi ce lundi révèle ce constat amer : l’endroit, habituellement rempli de charrettes et de cochers, est désormais quasi désert. Mbaye Ngom, cocher depuis six ans, témoigne : « Comme vous le voyez, il n’y a presque plus de charrettes ici. Beaucoup sont déjà partis pour Touba. Certains sont même partis depuis le premier Safar. C’est une habitude ici car les affaires marchent mieux à Touba, surtout en cette période de Magal. »
À ses côtés, un adolescent de 16 ans, Malick Diouf, s’occupe des navettes entre le marché et le quartier Keur Yelly. Il affirme que les affaires sont bonnes ces derniers jours au marché car ils ne sont plus nombreux, mais il ne veut pas manquer le Magal, où il espère gagner encore plus d’argent grâce aux nombreux déplacements des pèlerins.
Du côté des clients, le désarroi est palpable. Ils se tournent vers les motos-taxis, communément appelés Jakarta, ou les bus Tata, qui peinent à absorber l’afflux de passagers. Aminata Sarr, rencontrée au « garage Keur Goumack » après avoir effectué ses achats, se montre inquiète de l’absence des charrettes. Elle exprime sa phobie des deux-roues et explique que prendre un bus Tata serait une catastrophe pour elle, car ces véhicules desservent plusieurs quartiers avant d’atteindre leur destination. N’ayant pas d’autre choix, elle s’assoit sous un arbre, attendant patiemment le retour de l’unique cocher qui assure la navette entre le marché Ndoume Diop et son quartier.
Ce phénomène est généralisé dans toute la commune de Diourbel ces derniers jours. Les charretiers ont commencé leur voyage vers Touba, laissant les usagers locaux dans la difficulté. À Touba, ces charrettes sont essentielles pour le transport, mais leur présence massive occasionne parfois des accidents de la circulation, soulignant les défis logistiques liés à cet événement majeur.

Ndèye Yacine Mbaye
Correspondante à Diourbel

Endeavour Mining : distribution de dividendes semestriels de 100 Millions de Dollars

Endeavour Mining, l’un des principaux exploitants aurifères en Afrique de l’Ouest, a annoncé une distribution semestrielle de dividendes à ses actionnaires, s’élevant à 100 millions de dollars, soit près de 60 milliards de francs CFA. Cette annonce, révélée par ConfidentialDakar, reflète les solides performances du groupe, qui exploite la plus grande mine d’or du Sénégal, le complexe Sabodala-Massawa, ainsi que d’autres sites au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire.

Parmi les actionnaires bénéficiant de cette distribution, l’homme d’affaires français Jean Claude Mimran se distingue. À travers sa société Tablo Corp, il détient une participation de 6,3 % dans Endeavour Mining. Cette position stratégique souligne l’intérêt des investisseurs pour les ressources aurifères d’Afrique de l’Ouest, un secteur en pleine expansion.

Le complexe Sabodala-Massawa, situé au Sénégal, est le joyau de la couronne d’Endeavour Mining. Le 29 avril dernier, la société a annoncé la coulée du premier lingot d’or provenant de sa nouvelle usine de traitement, marquant ainsi l’aboutissement d’un projet ambitieux lancé en 2022. Ce projet vise à accroître la capacité de production de la mine de 1,2 million de tonnes par an, consolidant ainsi sa position de plus grande mine d’or du pays.

Cette augmentation de la capacité de production est cruciale pour le développement économique du Sénégal, où l’exploitation minière représente une part importante des exportations nationales. La mine de Sabodala-Massawa, avec son potentiel accru, devrait continuer à jouer un rôle clé dans la croissance du secteur minier sénégalais.

La distribution de dividendes annoncée reflète la bonne santé financière du groupe. En plus de ses activités au Sénégal, Endeavour Mining a su diversifier ses opérations au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire, deux autres nations phares de l’industrie minière en Afrique de l’Ouest. Cette diversification géographique permet à l’entreprise de minimiser les risques et de maximiser les rendements pour ses actionnaires.

En conclusion, la distribution de 100 millions de dollars de dividendes par Endeavour Mining illustre non seulement la rentabilité des opérations aurifères du groupe, mais aussi l’importance croissante de l’Afrique de l’Ouest dans le secteur mondial de l’or. Avec des investisseurs de renom tels que Jean Claude Mimran à ses côtés, l’avenir d’Endeavour Mining semble prometteur, renforçant ainsi le rôle crucial de l’exploitation minière dans l’économie sénégalaise et ouest-africaine.

DÉPÔT LETTRE DE PROTESTATION À L’AMBASSADE DE L’UKRAINE : Douze membres du Front pour le retrait des bases militaires françaises / Gassi arrêtés puis libérés

Ce lundi après-midi, une action de protestation organisée par le Front pour le retrait des bases militaires françaises/Gassi a conduit à l’interpellation de douze de ses membres devant l’ambassade de l’Ukraine à Dakar. Les manifestants, brandissant le drapeau malien et scandant des slogans en faveur du Mali, avaient prévu de déposer une lettre de protestation en réaction à une récente attaque terroriste contre des militaires maliens.
Les personnes arrêtées sont Mouhamed Diallo, Cheikh Ousmane Diallo, Khadim Mbacké Sall, Abdou Karim Gueye, Sylvestine Mendy, Assane Dramé, Mamadou Lamine Cissé, Abdou Thiam, Kissama Moutombo, Thomas Faye, Mamadou Ndiaye et Fodé Sané. Elles ont été conduites à la gendarmerie de Ouakam pour interrogatoire.
Finalement, les membres du Front ont été libérés tard dans la nuit de lundi à mardi. Leur action et leur détention marquent un nouveau développement dans les relations diplomatiques entre le Sénégal, l’Ukraine et les groupes panafricains, mettant en lumière les tensions croissantes autour des affaires africaines et internationales.


Le Dakarois

Inauguration du Centre de Dialyse Khalifa Ababacar Sall à Dakar : Un nouveau souffle pour les patients atteints d’insuffisance rénale

Le Centre de Dialyse Khalifa Ababacar Sall, situé à Liberté 6, a officiellement ouvert ses portes, marquant un tournant crucial pour les patients souffrant d’insuffisance rénale à Dakar. Ce centre, résultat d’une coopération fructueuse entre le Ministère de la Santé et de l’Action sociale et la mairie de Dakar, a été inauguré par Barthélémy Dias, le maire de la ville.

Doté de 40 générateurs de dialyse de dernière génération et de divers équipements médicaux, le centre est conçu pour répondre aux besoins croissants en soins de dialyse dans la région. Selon les prévisions, il pourra accueillir jusqu’à 240 patients, ce qui constitue une réponse significative aux défis auxquels sont confrontés les malades rénaux, souvent en quête de traitements accessibles dans un contexte où les infrastructures publiques sont saturées.

Cette ouverture arrive à un moment critique pour de nombreux patients qui peinent à accéder à des soins abordables. Le centre vise non seulement à fournir des soins de qualité mais aussi à garantir que les services de dialyse soient disponibles à tous, indépendamment de leur situation financière. La municipalité a réaffirmé son engagement à assurer un accompagnement technique optimal, soulignant l’importance d’une collaboration multisectorielle pour répondre efficacement aux besoins de santé.

Woré Diaw, adjointe au maire en charge de la Santé, a mis en avant la nécessité de renforcer la solidarité au sein de la communauté. « Ceux qui peuvent payer doivent aider », a-t-elle déclaré, en appelant à une redistribution des coûts pour permettre aux plus démunis de bénéficier de soins sans charge financière. La municipalité envisage également de mettre en place des critères d’éligibilité pour permettre aux populations les plus vulnérables d’accéder gratuitement aux soins de dialyse, avec l’ambition de rendre ce service entièrement gratuit au Sénégal à l’avenir.

Cette initiative s’inscrit dans une vision plus large de la mairie de Dakar, qui cherche à doter la ville d’un plateau technique complet pour la prise en charge de diverses pathologies. Le maire Barthélémy Dias, par cette action, réaffirme son engagement à améliorer les conditions de vie des populations les plus démunies, exprimant son indignation face aux difficultés rencontrées par les Sénégalais pour accéder aux soins de dialyse.

Le Centre de Dialyse Khalifa Ababacar Sall représente ainsi un pas significatif vers une amélioration de l’accès aux soins pour les patients atteints d’insuffisance rénale à Dakar, et constitue un exemple de ce que peut accomplir une approche concertée entre les pouvoirs publics et les collectivités locales.

Ziguinchor : Mise en service du mémorial national « Le Joola » ce 26 septembre

À Ziguinchor, sur les rives du fleuve Casamance, un projet majeur touche à sa fin. Il s’agit du musée-mémorial national « Le Joola », une infrastructure dédiée à la mémoire des victimes du tragique naufrage du bateau « Le Joola ». Ce drame, survenu dans la nuit du 26 au 27 septembre 2002 au large des côtes de la Gambie, a fait 1 863 victimes, avec seulement 63 rescapés. La commémoration annuelle de cet événement revêt une importance capitale pour les familles des victimes et pour toute la nation sénégalaise. Cette année, la 22ème commémoration du naufrage revêtira une signification particulière avec l’inauguration officielle du musée-mémorial, prévue le 26 septembre 2024.

Lancé le 20 décembre 2019, le projet de construction du musée-mémorial national « Le Joola » vise à créer un lieu de recueillement, de mémoire et d’éducation pour les générations futures. Le coût des travaux, estimé à trois milliards de francs CFA, témoigne de l’ampleur et de l’importance accordées à ce projet. L’édifice a été érigé sur un site symbolique, les berges du fleuve Casamance, à proximité du port de Ziguinchor, d’où le bateau avait quitté le Sénégal avant de sombrer dans les eaux gambiennes.
Le musée-mémorial « Le Joola » ne se contentera pas de commémorer les victimes, mais servira également de centre de documentation sur la navigation maritime, la sécurité en mer, et les leçons tirées de ce tragique événement. Il abritera des expositions permanentes et temporaires, incluant des objets récupérés du navire, des témoignages des rescapés et des familles des victimes, ainsi que des documents historiques relatant les circonstances du naufrage et les actions entreprises par le gouvernement sénégalais et les autorités maritimes internationales.
Le 18 et 19 août 2024, Khady Diène Gaye, ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, s’est rendue à Ziguinchor pour une série d’activités, dont une visite du musée-mémorial en construction. Accompagnée de l’adjoint au gouverneur de la région, Sidi Guissé Diongue, et de plusieurs dignitaires, la ministre a pu constater de visu l’avancement des travaux et discuter des derniers détails avant l’inauguration. « Nous comptons, à partir de la 22ème commémoration du naufrage du bateau ‘Le Joola’, procéder à la mise en service du musée mémorial national ‘Le Joola' », a-t-elle déclaré lors de sa visite.
Lors de sa visite, la ministre a également tenu une rencontre avec le comité scientifique du musée, chargé de la collecte des objets et de l’élaboration du discours muséographique. « Il s’agissait de prendre connaissance du travail de collecte d’objets à bord du navire qui a été effectué par le comité scientifique, de s’approprier et de s’enquérir du discours muséographique, et de partager sur le modèle de gouvernance et de gestion de cet ouvrage, » a expliqué Khady Diène Gaye. Le comité a présenté à la ministre un ensemble de matériels récupérés du navire, lesquels seront exposés dans le musée.
La gouvernance du musée-mémorial est un autre aspect crucial abordé lors de cette visite. La ministre a souligné que le modèle de gestion retenu devra être efficace et performant, afin d’assurer la pérennité de cette infrastructure. « Nous allons travailler pour permettre à la communauté nationale et internationale de venir se recueillir au niveau de cet édifice, qui sera un témoin et un symbole de notre histoire nationale, mais aussi de l’histoire de la navigation maritime internationale. Cet ouvrage, nous le conserverons et nous lui accorderons un rang à sa juste valeur par devoir de mémoire, » a-t-elle affirmé.
La ministre de la Culture a également profité de sa visite pour rencontrer l’association des familles des victimes du naufrage du « Joola ». Ces dernières ont exprimé leurs attentes quant à l’ouverture du musée-mémorial, espérant que ce lieu permettra de préserver la mémoire de leurs proches disparus tout en éduquant le public sur les dangers de la mer et les mesures de sécurité à prendre pour éviter de telles tragédies. Khady Diène Gaye a assuré que son ministère ne ménagerait aucun effort pour que cet objectif soit atteint. Elle a également rappelé l’importance du musée en tant que lieu de recueillement, où les familles pourront se retrouver chaque année pour honorer la mémoire de leurs proches.
L’inauguration du musée-mémorial national « Le Joola » le 26 septembre 2024 marquera un moment historique pour le Sénégal. Cet événement sera l’aboutissement de plusieurs années de travail et d’efforts pour conserver et transmettre la mémoire du naufrage, l’un des plus meurtriers de l’histoire maritime mondiale. En plus d’être un lieu de mémoire, le musée se veut un espace de réflexion sur les responsabilités et les leçons à tirer de cette tragédie.
Alors que la 22ème commémoration du naufrage approche, les yeux sont tournés vers Ziguinchor, où l’on s’apprête à inaugurer ce musée-mémorial tant attendu. Pour les familles des victimes, les rescapés, et tous ceux qui ont été touchés par ce drame, l’ouverture de ce musée sera un moment de grande émotion et de recueillement, un hommage permanent à ceux qui ont péri dans les eaux du fleuve Casamance il y a plus de deux décennies.
En conclusion, le musée-mémorial national « Le Joola » représente bien plus qu’un simple édifice. Il est le symbole d’une tragédie qui a marqué à jamais l’histoire du Sénégal, un lieu de mémoire pour les victimes et leurs familles, et un rappel des dangers de la mer et de l’importance de la sécurité maritime. Sa mise en service le 26 septembre 2024 sera une étape clé dans la préservation de cette mémoire collective, et un hommage durable aux victimes du naufrage du « Joola ».


AS – Le Dakarois Ziguinchor

Union nationale des mareyeurs du Sénégal : appel pour la mise en œuvre de la charte pour une pêche durable

L’Union nationale des mareyeurs du Sénégal (UNAMS) a lancé un appel pour améliorer l’accès au poisson à moindre coût et renforcer le soutien du gouvernement dans le secteur de la pêche. Lors d’un conclave à Kaolack, les membres de l’UNAMS ont exhorté le président Bassirou Diomaye Faye à mettre en œuvre la charte pour une pêche durable, élaborée par la Coalition nationale pour une pêche durable (CONAPED).

Pape Ibrahima Diaw, président de l’UNAMS, a exprimé les attentes des mareyeurs : « Nous attendons beaucoup du nouveau régime, mais nous demandons au président de la République de mettre en œuvre les engagements de la charte que la coalition Diomaye Président avait signée à travers l’actuelle ministre des Pêches et des Infrastructures maritimes et portuaires. » Cette déclaration fait suite à une tournée nationale effectuée du 7 au 15 mai 2024 pour sensibiliser les mareyeurs aux mauvaises pratiques qui affectent leur sous-secteur.

M. Diaw a souligné plusieurs défis majeurs : « Nous rencontrons des problèmes avec nos outils de travail, notamment les caisses utilisées pour la commercialisation du poisson, qui ne répondent pas aux normes requises. Les intermédiaires entre les usines de transformation et les mareyeurs posent également problème. » Ces difficultés sont exacerbées par la fraude et les mauvaises pratiques qui étouffent le secteur.

Diégane Diop, mareyeur à Kafountine, a défendu le rôle crucial de leur sous-secteur : « Notre activité est la locomotive de la pêche artisanale, permettant aux populations d’avoir accès aux ressources halieutiques à travers le pays. »

Il a demandé un soutien accru des pouvoirs publics, notamment par des financements. Bien que la Délégation à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes (DER/FJ) intervienne dans le secteur des pêches, M. Diop a déploré que l’UNAMS n’ait jamais bénéficié de son soutien.

Il a également exhorté les nouvelles autorités sénégalaises à « corriger les anciennes pratiques » de gestion des fonds destinés au secteur des pêches et à instaurer des pratiques plus équitables et transparentes. M. Diop a exprimé son inquiétude face à ce qu’il considère comme de la « concurrence déloyale » due à l’importation de produits halieutiques en provenance de pays comme le Maroc.

Selon lui, le Maroc, soutenu par le royaume chérifien, bénéficie d’une politique qui lui permet de conserver son poisson en cas d’abondance, pour ensuite l’exporter vers des marchés comme le Sénégal, qui ne dispose pas d’une telle politique.

Les initiateurs ont rédigé un document de douze engagements, appelant tous les candidats à l’élection présidentielle de mars 2024 à les signer. L’objectif est d’assurer que ces engagements soient intégrés dans leurs programmes pour promouvoir une pêche durable et préserver les ressources maritimes du Sénégal.

Ouverture du séminaire préparatoire des états généraux des transports publics : vers une réforme profonde du secteur

Le ministre des Infrastructures, des Transports aériens et terrestres, Malick Ndiaye, a lancé ce lundi à Diamniadio un séminaire préparatoire des états généraux des transports publics, réunissant des acteurs socioprofessionnels et diverses parties prenantes. Cette rencontre, la deuxième après celle de juillet 2024 dédiée aux services étatiques, marque une étape clé dans l’élaboration d’une stratégie nationale pour résoudre les nombreuses difficultés du secteur.

Pendant quatre jours, les participants échangeront pour harmoniser leurs positions et établir un cadre de travail commun. Ce séminaire vise à définir les termes de référence des états généraux prévus pour le mois prochain, conformément à la mission confiée par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, au ministère. L’objectif est de transformer de manière rapide et complète le secteur des transports publics.

Lors de son allocution, le ministre Ndiaye a salué le choix du stade Me Abdoulaye Wade comme lieu de la rencontre, le qualifiant d’emblème de l’esprit collectif et d’équipe, valeurs essentielles pour la réussite des discussions en cours. « Ce stade représente un espace où se joue l’esprit collectif, un esprit qui cadre bien avec notre démarche », a-t-il déclaré.

Le ministre a dressé un tableau des défis auxquels le secteur des transports est confronté : problèmes d’organisation et de gouvernance, déficit de financement, faible densité du réseau routier, insécurité routière, manque de personnel qualifié et de digitalisation. Ces insuffisances, selon lui, ont des répercussions économiques considérables. « Une étude de 2022 a révélé que l’économie sénégalaise perd annuellement 900 milliards de francs CFA, soit environ 6% du PIB, en raison des dysfonctionnements du secteur », a-t-il précisé.

La question des accidents routiers, qualifiés de « carnage », a également été abordée. « Personne n’est épargné par cette tragédie », a déclaré Malick Ndiaye, lançant un appel solennel à toutes les parties prenantes, y compris AGEROUTE, les forces de défense et de sécurité, les services de délivrance des permis de conduire et des cartes grises, ainsi qu’à tous les automobilistes, pour unir leurs efforts afin de mettre fin à ce fléau. « Chacun, à son niveau, doit faire des efforts maximaux pour que nous mettions fin à ce carnage, un mot qui reste encore faible, qui coûte la vie à tant de nos concitoyens, je dirais même à nos familles, sur les routes », a-t-il insisté.

Enfin, le ministre a appelé à la construction d’un système de transport plus efficace, inclusif et respectueux de l’environnement. « Ensemble, nous avons le potentiel de construire un système de transport meilleur pour tous les citoyens », a-t-il affirmé.

TOUBA : Le khalife général des mourides exprime sa reconnaissance au chef de l’État et appelle à renforcer la cohésion nationale

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a effectué ce lundi une visite de courtoisie à Touba. L’événement a été marqué par un accueil chaleureux et des déclarations significatives de la part de Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké, porte-parole du khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké.

Lors de son discours, Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké a exprimé la reconnaissance du khalife pour les efforts continus du Président Faye en faveur du développement du pays, en particulier pour son engagement envers la ville sainte de Touba.

« Le khalife tient à vous informer qu’il est conscient de tous les efforts que vous déployez pour le pays, notamment de votre engagement à prendre en charge les préoccupations de Touba. Vous agissez en son nom, et le khalife vous encourage à poursuivre votre œuvre pour cette ville sacrée, recevant en retour les bénédictions de Serigne Touba », a-t-il affirmé.

Le porte-parole a également souligné l’importance de la cohésion sociale dans le contexte actuel de découvertes de nouvelles ressources au Sénégal. « Le khalife vous exhorte à travailler pour l’union des cœurs et la concorde entre tous les citoyens, y compris ceux d’autres confessions religieuses. C’est ce dont le Sénégal a besoin », a-t-il ajouté.

L’arrivée du Président Faye à Touba, en prévision de la 130e édition du Grand Magal prévue le 23 août, a été marquée par une forte mobilisation des autorités locales.

Le Président, accompagné de la Première Dame, est arrivé peu avant 18 heures à la résidence du khalife située à Darou Miname. Il a été accueilli par le ministre de l’Intérieur, Jean Baptiste Tine, le gouverneur de la région de Diourbel, Ibrahima Fall, ainsi que par le préfet du département de Mbacké, Khadim Hann, et le sous-préfet de Ndam, Abdoulaye Kharma. Les ministres des Transports, Malick Ndiaye, du Commerce, Serigne Gueye Diop, des Collectivités Territoriales, Moussa Balla Fofana, et de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dieye, étaient également présents pour l’occasion.

Bassirou Diomaye Faye réaffirme les engagements de l’État pour moderniser Touba

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé les engagements de son gouvernement pour la modernisation de la ville sainte de Touba lors d’une visite de courtoisie, ce lundi. Cette rencontre, tenue en prélude à la 130e édition du Grand Magal prévue le 23 août, a permis au chef de l’État de s’entretenir avec le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, pour discuter des projets en cours et de ceux à venir.

Parmi les priorités évoquées par le Président Faye, la résolution des problèmes d’eau potable et d’assainissement à Touba occupe une place centrale. « Le premier projet auquel je tiens tant pour les cinq ans à venir sera de régler les problèmes liés à l’eau potable et à l’approvisionnement dans la ville sainte de Touba », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de ces enjeux pour son mandat.

Le Président a mentionné que le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dieye, avait déjà abordé ces questions lors de précédentes interventions, mais il a tenu à réitérer publiquement ces engagements pour assurer la transparence et montrer la détermination de son gouvernement à les réaliser. Il a également précisé que des travaux étaient déjà en cours pour concrétiser ce projet crucial.

Le Président Faye a également évoqué un projet ambitieux de transfert d’eau visant à améliorer non seulement l’accès à l’eau à Touba, mais aussi dans d’autres localités telles que Thiès, Mbour et Dakar. Ce projet s’inscrit dans une vision globale de résolution des problèmes d’inondations et de pénurie d’eau qui affectent depuis plusieurs années les populations locales.

Concernant l’organisation du Grand Magal, un événement religieux majeur qui commémore l’exil de Cheikh Ahmadou Bamba au Gabon, Bassirou Diomaye Faye a assuré que le gouvernement avait respecté les engagements pris pour garantir une organisation optimale. « Le Magal, j’en fais une affaire personnelle. C’est pourquoi j’ai instruit tous les ministres à tout mettre en œuvre pour que tout se passe comme il se doit », a-t-il affirmé, montrant ainsi l’importance qu’il accorde à cet événement pour la communauté mouride et pour l’ensemble du pays.

Lors de cette visite, le Président de la République était accompagné de la Première Dame ainsi que de plusieurs personnalités de son gouvernement, dont le ministre de l’Intérieur, Général Jean Baptiste Tine, le gouverneur de la région de Diourbel, Ibrahima Fall, et d’autres ministres et responsables locaux. Cette délégation de haut niveau témoigne de l’importance que le gouvernement accorde à la ville de Touba et à la célébration du Grand Magal.

La visite du Président Bassirou Diomaye Faye à Touba, marquée par des engagements clairs et fermes pour la modernisation de la ville sainte, souligne la volonté de l’État de répondre aux besoins essentiels des populations locales. Les projets de résolution des problèmes d’eau et d’assainissement, ainsi que les efforts pour une organisation réussie du Grand Magal, illustrent une détermination à améliorer les conditions de vie à Touba et à renforcer les infrastructures nécessaires à son développement. Le soutien du khalife général des mourides et l’engagement des autorités locales seront cruciaux pour la réussite de ces initiatives.

Démenti officiel : Aucun cas de variole du singe détecté à l’Aéroport Blaise Diagne de Dakar

Depuis l’annonce de l’épidémie de Mpox, communément appelée « variole du singe », par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’inquiétude monte parmi la population. Récemment, une information virale s’est propagée sur les réseaux sociaux, prétendant qu’un cas de variole du singe aurait été détecté à l’Aéroport International Blaise Diagne de Dakar (AIBD). Cette rumeur alléguait qu’un individu suspect, en provenance du Ghana pour assister au Magal de Touba, aurait été arrêté par les forces de l’ordre et mis en quarantaine.

Toutefois, cette information a été formellement démentie par les autorités compétentes. Les services du ministère de la Santé et de l’Action sociale ont confirmé qu’aucun cas de variole du singe n’a été détecté à l’AIBD. Le ministère appelle la population à ne pas se fier aux rumeurs non fondées qui circulent sur les réseaux sociaux, et rappelle que toute information officielle sur la situation sanitaire est communiquée par les canaux appropriés.

La variole du singe est une maladie virale, principalement transmise de l’animal à l’homme, bien que la transmission interhumaine soit possible, notamment par contact physique étroit avec une personne infectée. Les symptômes incluent une éruption cutanée douloureuse, un gonflement des ganglions lymphatiques, ainsi qu’une fièvre. Bien que la plupart des personnes infectées se rétablissent complètement, certaines peuvent développer des formes graves de la maladie.

Le ministère de la Santé rappelle à la population de rester vigilante et de respecter les mesures de prévention. Il est recommandé d’éviter les contacts étroits avec des personnes présentant des symptômes similaires à ceux de la variole du singe et de consulter un professionnel de santé en cas d’apparition de symptômes suspects.

Le gouvernement et les autorités sanitaires continuent de surveiller étroitement la situation pour prévenir tout risque d’épidémie au Sénégal. Il est essentiel de se baser sur des informations fiables et d’éviter de relayer des rumeurs qui peuvent créer la panique.

La diffusion de fausses informations concernant la santé publique peut avoir des conséquences graves. Il est crucial de vérifier l’exactitude des faits avant de les partager. Les autorités sénégalaises assurent que toutes les mesures sont en place pour garantir la sécurité sanitaire de la population, et qu’aucun cas de variole du singe n’a été détecté à ce jour dans le pays.

Scandale à l’ONAS : Le limogeage du Dr Cheikh Dieng et les révélations du Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement

Une lettre du Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dieye, adressée à Dr Cheikh Dieng, Directeur général de l’Office national de l’Assainissement du Sénégal (ONAS), a été rendue publique, déclenchant une onde de choc au sein de l’administration. Ce document met en lumière des accusations graves portées contre Dr Dieng, qui ont conduit à son limogeage immédiat.

Dans cette lettre, le ministre Dieye reproche à Dr Dieng plusieurs manquements graves aux principes de bonne gouvernance. Parmi les faits incriminés, l’acceptation par Dr Dieng d’un véhicule offert par une entreprise partenaire de l’ONAS a particulièrement retenu l’attention. Le ministre souligne que cette pratique va à l’encontre des règles édictées par les autorités, notamment celles établies par le décret du 6 janvier 2021, qui stipule que le Directeur général de l’ONAS doit bénéficier d’une indemnité forfaitaire globale, remplaçant ainsi la fourniture d’un véhicule.

En outre, la lettre révèle que Dr Dieng aurait créé une brigade spéciale et procédé à des recrutements sans suivre les procédures officielles et sans l’approbation nécessaire du conseil d’administration. Ces initiatives, jugées illégales par le ministre, ont été sévèrement condamnées, et ce dernier a ordonné la restitution immédiate du véhicule ainsi que la suspension des activités de la brigade concernée.

Face à ces accusations, Dr Cheikh Dieng a organisé une conférence de presse après son limogeage, pour se défendre et renvoyer les accusations contre le ministre Cheikh Tidiane Dieye. Il a dénoncé ce qu’il considère comme une injustice et un règlement de comptes, tout en affirmant que les décisions prises l’ont été dans le respect de l’intérêt public.

Cette affaire a suscité de vifs débats au sein de l’opinion publique, mettant en exergue les enjeux de transparence et de gouvernance au sein des institutions publiques. Les observateurs s’interrogent sur les implications de ces révélations et les éventuelles conséquences pour les autres responsables de l’ONAS, ainsi que sur la manière dont le ministère gérera la suite de cette affaire.

La publication de cette lettre par le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement marque un tournant dans ce scandale, accentuant la pression sur Dr Dieng et soulevant des questions sur la gestion des ressources et des procédures au sein de l’ONAS. La suite des événements pourrait bien déterminer l’avenir de l’institution et la crédibilité de ses dirigeants.

Fermeture imminente du bureau de poste Dakar Étoile : une page de l’histoire se tourne

Le bureau de La Poste de Dakar Étoile, situé au centre-ville, est sur le point de fermer ses portes, marquant ainsi la fin de plus de 70 ans de service ininterrompu. Selon le journal Source A, cette fermeture interviendra après le 31 août, suite à une décision du propriétaire du bâtiment d’expulser les occupants en raison de loyers impayés sur plusieurs mois.

Ce bureau de poste, ouvert en 1950, a joué un rôle crucial dans l’acheminement des courriers au Sénégal, en particulier pour les plus hautes institutions du pays. En effet, Dakar Étoile s’occupait du traitement des courriers destinés à la présidence de la République, à la Primature, à l’Assemblée nationale, au Conseil économique, social et environnemental (CESE), ainsi qu’au ministère des Finances.

La fermeture de ce bureau pourrait entraîner des perturbations significatives dans la gestion du courrier de ces institutions. Selon Source A, plusieurs ambassades, notamment celles du Royaume-Uni, du Canada et de la Norvège, seront également affectées par cette situation.

Les employés du bureau Dakar Étoile ne cachent pas leur inquiétude face à cette décision. Ils déplorent en particulier le sort des 900 boîtes postales qui pourraient se retrouver sans service, laissant de nombreux usagers dans une situation délicate.

Alors que la fermeture semble inévitable, l’incertitude plane quant aux solutions alternatives pour les services rendus par ce bureau historique. Cette situation souligne une fois de plus les difficultés financières auxquelles La Poste est confrontée, avec des répercussions directes sur la qualité et la continuité de ses services.

Sidy Diop, étoile montante de la musique sénégalaise, en garde à vue pour conduite sans permis

Sidy Diop, l’un des artistes les plus prometteurs de la scène musicale sénégalaise, se retrouve aujourd’hui au centre d’une affaire judiciaire qui pourrait bien ternir son image publique. En effet, le jeune chanteur a été placé en garde à vue ce matin par la brigade territoriale de Hann, selon les informations rapportées par Seneweb.

Le célèbre chanteur, connu pour ses nombreux succès, a été intercepté lors d’un contrôle routier de routine. À la surprise des gendarmes, il s’est avéré que Sidy Diop conduisait sans être en possession d’un permis de conduire, ni d’une assurance valide pour son véhicule. Une situation qui ne laisse aucune place à la tolérance, les forces de l’ordre ayant immédiatement procédé à son interpellation.

Conduit dans les locaux de la brigade territoriale, Sidy Diop a été mis en garde à vue, une mesure nécessaire pour les besoins de l’enquête en cours. Cette affaire soulève des questions sur la responsabilité des personnalités publiques et l’exemplarité qu’elles doivent montrer.

Les fans de Sidy Diop, habitués à l’entendre sur les ondes avec des titres qui font vibrer le pays, pourraient bien être surpris et déçus par cette nouvelle. Cependant, il faudra attendre la suite des investigations pour en savoir plus sur les conséquences que cette infraction pourrait avoir pour le chanteur.

Pour l’heure, ni l’artiste ni ses représentants n’ont fait de déclaration officielle concernant cet incident. La situation reste à suivre de près, alors que les autorités continuent de traiter l’affaire conformément à la loi.

Mamoudou Ibra Kane dénonce une tentative de liquidation du Groupe E-Media : un projet voué à l’échec selon lui

L’ancien directeur général du Groupe E-Media, Mamoudou Ibra Kane, a réagi fermement suite à sa convocation par la sûreté urbaine de Dakar, prévue ce lundi à 11h30. Dans un post publié sur son compte X (anciennement Twitter), il a exprimé son indignation face à ce qu’il considère comme une entreprise de « liquidation » du groupe de presse dans lequel il est actionnaire.

« Dans la sérénité et le respect des institutions, j’irai répondre ce lundi à 11h30 à la convocation de la SU, suite à la plainte de « l’homme des affaires » soutenu par ses maîtres. Ce projet de liquidation de Emedia et d’attentat à notre capital image est voué à l’échec », a-t-il déclaré, pointant du doigt des manœuvres qu’il juge orchestrées contre E-Media.

Mamoudou Ibra Kane, également président du mouvement « Demain C’est Maintenant », s’est montré déterminé à faire face à cette situation qu’il considère comme une atteinte non seulement à son intégrité, mais aussi à l’image et à l’avenir du Groupe E-Media. Sa sortie publique témoigne de la gravité de l’enjeu pour celui qui a dirigé le groupe pendant plusieurs années, avant de céder la place à Alassane Samba Diop, l’actuel directeur.

Cette affaire, qui mêle querelles internes et accusations d’ordre économique, semble cristalliser les tensions au sein du groupe de presse. Cependant, Mamoudou Ibra Kane demeure confiant quant à l’issue de cette confrontation, affirmant que les tentatives de déstabilisation échoueront.

L’évolution de cette situation reste à suivre, alors que le paysage médiatique sénégalais observe avec attention ce qui pourrait devenir une affaire emblématique des défis auxquels font face les entreprises de presse dans le pays.

Rentrée scolaire sous le régime de Bassirou Diomaye Faye : Les recommandations de la COSYDEP

À l’approche de la première rentrée scolaire sous l’administration de Bassirou Diomaye Faye, le Bureau du Conseil d’Administration (BCA) de la COSYDEP (Coalition des Organisations en Synergie pour la Défense de l’Éducation Publique) s’est réuni pour évaluer les enjeux et proposer des orientations stratégiques. Dans un contexte marqué par des défis économiques, sociaux et éducatifs, la COSYDEP a exprimé des préoccupations majeures tout en formulant des recommandations destinées à renforcer le système éducatif sénégalais.

Le BCA a salué les efforts accomplis pour assurer la fin de l’année scolaire malgré les difficultés rencontrées. Toutefois, il a noté une légère baisse des taux de réussite au baccalauréat, passé de 51,54 % en 2023 à 50,50 % cette année, et au BFEM, avec une diminution de 76,30 % en 2023 à 73,94 % en 2024. Ces résultats, bien qu’inquiétants, doivent être analysés dans un contexte global qui inclut les perturbations causées par les grèves, la pandémie, et les difficultés structurelles du système éducatif sénégalais.
En ce sens, la COSYDEP a identifié plusieurs défis persistants, notamment le sous-financement chronique de l’éducation, le manque d’infrastructures adaptées, la précarité des conditions de travail des enseignants, et une gestion des ressources humaines qui reste perfectible.
L’une des principales recommandations de la COSYDEP est l’attribution d’un fonds spécial dédié au capital humain, qui est érigé en priorité nationale. Le BCA estime que l’éducation doit bénéficier d’un financement spécifique pour traiter des défis récurrents identifiés par les acteurs du secteur. Il ne s’agit pas seulement d’augmenter le budget alloué à l’éducation, mais de garantir que ces fonds soient utilisés de manière ciblée pour répondre aux besoins les plus urgents, tels que la formation des enseignants, l’amélioration des infrastructures scolaires, et l’acquisition de matériels pédagogiques modernes.
Le BCA a également mis l’accent sur la nécessité d’une gouvernance concertée, basée sur l’échange et la participation active des partenaires éducatifs avant la mise en œuvre de décisions sensibles. Il s’agit notamment d’inclure les jeunes dans le processus de décision pour assurer que leurs voix soient entendues et que les politiques éducatives répondent véritablement à leurs besoins.
Dans cette optique, la COSYDEP appelle à une réelle concertation avec les syndicats, les associations de parents d’élèves, et les communautés locales pour garantir une gestion participative et transparente du secteur éducatif. Cette approche est essentielle pour éviter les conflits et les malentendus qui ont souvent perturbé le bon déroulement de l’année scolaire par le passé.
L’un des engagements majeurs du nouveau régime est la digitalisation complète du secteur éducatif. La COSYDEP soutient cette réforme, qu’elle considère comme cruciale pour moderniser l’éducation au Sénégal. Cependant, elle insiste sur le fait que la digitalisation doit aller au-delà de la simple utilisation des technologies. Il s’agit de repenser la gestion administrative, de faciliter l’accès aux services pour les enseignants et les élèves, et de garantir la qualité de l’enseignement grâce à des outils numériques adaptés.
Le BCA recommande que cette digitalisation soit accompagnée de la formation adéquate des enseignants, de l’équipement des écoles en matériel informatique, et de l’élaboration de supports didactiques adaptés aux nouveaux outils. Par ailleurs, la gestion de l’état civil, souvent source de nombreux retards et problèmes administratifs, devrait être modernisée pour faciliter l’obtention des documents nécessaires aux élèves et à leurs familles.
La COSYDEP considère que l’éducation doit être au cœur du projet souverainiste du nouveau régime. En effet, pour garantir la sécurité alimentaire, la santé pour tous, et un financement endogène des demandes en éducation, il est impératif que l’éducation soit perçue comme un levier de développement national.
Le BCA préconise donc une éducation qui valorise les savoirs locaux, les langues nationales, et qui intègre les réalités socio-économiques du pays. Cela passe par la promotion de l’agriculture, de la santé, et de l’artisanat au sein des curricula scolaires, afin de former des citoyens capables de contribuer au développement durable du Sénégal.
Adopté comme principe directeur par le régime actuel, le triptyque « Jub, Jubbal, Jubanti » (droiture, redressement, renouvellement) doit, selon la COSYDEP, guider les réformes éducatives. Il s’agit de corriger les injustices liées aux conditions de travail des enseignants, à l’inclusion des élèves issus de milieux défavorisés, et à la sécurité dans les établissements scolaires.
La COSYDEP appelle à un renforcement des services publics, notamment l’éducation publique, la santé publique, et les infrastructures scolaires, afin de garantir à tous les élèves un environnement d’apprentissage sûr, salubre, et propice à leur développement.
Un autre point crucial soulevé par le BCA est la nécessité de clarifier la commande politique pour la transformation du système éducatif. Le nouveau régime opte-t-il pour une refondation du système, une réforme curriculaire, ou une simple révision des programmes ?
La refondation implique une reconstruction du système sur des bases conceptuelles et des valeurs nouvelles, tandis que la réforme cible un aspect spécifique du système, et la révision des programmes concerne la modification de certaines dispositions. La réponse à cette question déterminera les choix stratégiques à mettre en œuvre pour transformer l’éducation au Sénégal.
La COSYDEP prône une approche holistique et prospective pour traiter les problématiques éducatives. Il est essentiel de considérer les interactions et les interrelations entre les différents aspects du système éducatif pour mieux cibler les défis à relever. Cette vision globale permettrait de planifier de manière plus efficace la prise en charge des problèmes, tout en veillant à maintenir un équilibre entre les différentes priorités.
Par exemple, les débats en cours sur des questions telles que l’introduction de l’anglais à l’école élémentaire, l’enseignement dans les langues nationales, ou encore l’utilisation de l’intelligence artificielle dans l’éducation doivent être inscrits dans un cadre de concertation inclusive, impliquant toutes les parties prenantes.
La COSYDEP recommande d’utiliser les vacances scolaires pour lancer le processus de transformation du système éducatif. Cela inclut la finalisation des projets de réforme, la mobilisation communautaire pour améliorer l’environnement des apprentissages, et la préparation des infrastructures scolaires pour accueillir les élèves dans de bonnes conditions dès la rentrée.
Le BCA insiste sur l’urgence de réaliser un état des lieux exhaustif des programmes et réformes en cours, afin de cerner les contraintes, défis, et opportunités pour bâtir un plan de développement du secteur éducatif qui transcende les régimes politiques. Cet exercice devra s’appuyer sur les conclusions des Assises Nationales de l’Éducation et de la Formation (ANEF), les recommandations des partenaires, et les priorités définies par le nouveau régime.
Enfin, la COSYDEP rappelle l’importance de garantir les conditions minimales pour un démarrage effectif des cours dès la rentrée scolaire. Cela inclut la résorption des déficits en personnel enseignant, la planification des besoins en infrastructures et équipements, et l’affectation à temps des élèves en 6ème et en seconde, ainsi que des élèves-maîtres et professeurs sortants des écoles de formation.
La COSYDEP appelle à une mobilisation générale pour assurer que tous les élèves puissent commencer l’année scolaire dans de bonnes conditions, et pour éviter les perturbations qui ont trop souvent marqué les rentrées scolaires passées.
La première rentrée scolaire sous le régime de Bassirou Diomaye Faye représente un moment crucial pour l’avenir de l’éducation au Sénégal. Les recommandations de la COSYDEP mettent en lumière les défis et les opportunités qui se présentent, tout en offrant une feuille de route pour renforcer le système éducatif. La réussite de cette rentrée dépendra de la capacité des autorités à prendre en compte ces recommandations et à travailler en concertation avec tous les acteurs du secteur éducatif. Le futur de l’éducation au Sénégal est en jeu, et il est impératif de saisir cette opportunité pour opérer les transformations nécessaires.


Fatoumata BA

CENTRALE À GAZ DU CAP DES BICHES : Les agents de l’entreprise turque Çalik Enerji dénoncent les conditions dégradantes de travail

Les travailleurs de Çalik Enerji sur le chantier de la centrale à gaz du Cap des Biches signalent des journées de travail interminables, des contrats illégaux, des paiements tardifs et des fraudes sur l’Institution de Prévoyance Maladie (IPM). Ils appellent le Gouvernement à intervenir et protéger leurs droits.

Le chantier de la centrale à gaz du cap des Biches est sujet à beaucoup de polémiques. Après la bataille par presse interposée entre Akilee et West African Energy (WAE), les travailleurs de Çalik Enerji ont également fait parler d’eux. Ces agents de l’entreprise turque, qui intervient dans la construction de ce chef-d’œuvre producteur d’électricité, pointent du doigt les abus qu’ils subissent.

Ces derniers accusent la société étrangère d’être de connivence avec le sous-traitant ADC pour leur imposer des conditions de travail inhumaines. « Nous travaillons onze heures par jour, 7j/7. En effet, nous n’avons droit qu’à un jour de repos (le dimanche) sur quinze jours. Nous méritons des contrats en bonne et due forme. Mais, alors que nous sommes au total au moins mille (1 000) agents, aucun de nous ne jouit d’un contrat qui respecte le Code du travail. Les contrats sont dénués de la signature de l’Inspection du travail ; seule celles du sous-traitant ADC et des employés y figurent. Ce sont de faux contrats. Nos employeurs profitent de l’analphabétisme de la plupart d’entre nous », regrette Mouhamed Thiaw, porte-parole des travailleurs. Il ajoute : « Ils font croire à certains employés qu’ils ont un contrat de six (6) mois. Après cette date, ils les congédient sans arrêter le pointage afin de récupérer les salaires de ces agents. De plus, le pointage se termine le 21 de chaque mois et pourtant, nous ne percevons nos salaires qu’à partir du 08. En outre, la pause d’une heure de temps n’est pas rémunérée. C’est cette mafia que nous avons ici ».

Comble de tout, Çalik Enerji fait miroiter au personnel des heures supplémentaires « inexistantes », selon M. Thiaw, qui décrie également une fraude sur l’Institution de Prévoyance Maladie (IPM). « Un groupuscule profite de la crédulité des employés pour créer à leur insu des factures avec des sommes variant de 97 000 F à 100 000, allant même jusqu’à 200 000 F CFA pour se remplir les poches », révèle-t-il.

Allant plus loin, Mouhamed Thiaw fustige le laxisme de l’Inspection du travail. « Nous n’avons aucunement senti leur présence alors que c’est eux qui doivent veiller au respect de nos droits », peste Mouhamed Thiaw. À ce propos, il interpelle directement le Premier ministre. « Nous avons voté pour eux car Sonko nous a fait croire qu’une fois au pouvoir, il mettra fin à l’injustice et à l’asservissement. Je me demande si lui et son Gouvernement sont au courant de l’existence de cette centrale électrique qui emploie des centaines de jeunes », affirme le sieur Thiaw qui renouvelle, par ailleurs, sa confiance en la justice et sa foi au Premier ministre.

Le Dakarois

TENSIONS AU PORT AUTONOME DE DAKAR : L’intersyndicale ne démord pas !

Les relations entre la direction générale du Port Autonome de Dakar et l’intersyndicale des travailleurs se trouvent dans une situation de tension croissante. L’intersyndicale, regroupant plusieurs syndicats influents du port, a réagi de manière véhémente à une déclaration récente de la direction générale, qu’elle accuse de minimiser les graves irrégularités relevées dans la gestion du port.

Les syndicats du port, qui ont critiqué ouvertement le directeur général Waly Diouf Bodian, estiment que la gestion actuelle du port est entachée de pratiques douteuses, notamment dans le cadre du marché de prestation intellectuelle lié à l’audit du fichier du personnel. Selon eux, ce marché est marqué par un conflit d’intérêts flagrant et par une violation du code des marchés publics ainsi que de la charte de transparence et d’éthique. Ces manquements, jugés graves par l’intersyndicale, sont inacceptables et doivent être corrigés sans délai.
L’intersyndicale dénonce également le refus persistant de la direction de reconnaître ces irrégularités, ce qui, selon elle, démontre une volonté de mépriser les principes fondamentaux de la bonne gouvernance. « Nous ne permettrons à personne de bafouer ces principes fondamentaux, sous aucun prétexte », ont-ils affirmé dans un communiqué.
Le traitement réservé aux travailleurs du port constitue un autre point de discorde majeur entre l’intersyndicale et la direction. Selon les syndicats, la suspension des contrats de travail, maintenue malgré plusieurs mises en garde, constitue une violation flagrante des dispositions du code du travail sénégalais. Cette mesure, jugée discriminatoire, a exacerbé les tensions sociales au sein de l’entreprise, alimentant un climat de mécontentement et d’inquiétude parmi les travailleurs.
L’intersyndicale souligne que les travailleurs concernés par ces suspensions sont des éléments essentiels au bon fonctionnement du port. « Les travailleurs qu’il traite avec tant de mépris sont la colonne vertébrale de cette institution », rappellent-ils, en appelant la direction à faire preuve de responsabilité et à respecter les droits de ceux qui assurent le bon déroulement des activités portuaires.
Face à la persistance des tensions, l’intersyndicale appelle la direction générale à adopter une approche plus inclusive et transparente. Les syndicats se défendent de toute volonté de nuire à la bonne gouvernance du port, affirmant au contraire qu’ils sont les garants du respect des droits des travailleurs et des lois en vigueur. Ils estiment que le directeur général aurait tout à gagner en collaborant avec eux plutôt qu’en adoptant une posture d’arrogance et de mépris.
« La gestion des ressources humaines n’est pas une affaire privée, mais une question d’intérêt général qui mérite transparence, dialogue et respect des règles », ont-ils martelé, en appelant à un changement d’attitude de la part de la direction.
Restant fermement ancrée dans ses positions, l’intersyndicale réitère plusieurs revendications essentielles. Elle exige avant tout l’arrêt immédiat de l’audit des ressources humaines, qu’elle considère comme étant entaché d’irrégularités, et la relance d’un nouvel audit conforme aux lois et règlements en vigueur. Cet audit est, selon eux, une vieille doléance des syndicats, qui réclament depuis longtemps une évaluation transparente et objective des ressources humaines du port.
De plus, l’intersyndicale exige la levée immédiate de la suspension des contrats à durée déterminée et le rétablissement des droits de tous les travailleurs affectés par cette mesure. Les syndicats affirment qu’ils ne se laisseront pas intimider par des accusations infondées et qu’ils continueront de défendre avec fermeté les intérêts des travailleurs du port.
La situation au Port Autonome de Dakar reste tendue, avec des perspectives incertaines quant à la résolution des conflits en cours. Si la direction persiste dans son refus de reconnaître les irrégularités et de répondre aux revendications des travailleurs, les tensions pourraient s’aggraver, avec des conséquences potentiellement lourdes pour le fonctionnement de l’institution.
L’intersyndicale, de son côté, semble déterminée à ne pas céder et à maintenir la pression jusqu’à ce que ses revendications soient satisfaites. Dans ce contexte, la balle est désormais dans le camp de la direction générale, qui devra décider si elle choisit la voie du dialogue et de la coopération ou si elle persiste dans une attitude qui, selon les syndicats, ne peut qu’aggraver la situation.

RÉPONSE DE L’ANCIEN DG DE L’ONAS : Selon Cheikh Dieng, le ministre Cheikh Tidiane Dièye fait dans la diversion

L’ancien Directeur Général de l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS), Dr Cheikh Dieng, a réagi aux récents développements concernant l’acquisition d’un véhicule de 80 millions de FCFA. Dans un communiqué signé par la cellule de communication du mouvement « Fepp TAWFEKH », Dr Dieng accuse le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dieye, de tenter de détourner l’attention des véritables enjeux à travers ce qu’il qualifie de « contre-feu » médiatique.

Selon le camp de Dr Dieng, la publication du communiqué de l’ONAS, signé par sa cellule de communication, a été orchestrée par le ministre Cheikh Tidiane Dieye dans une tentative désespérée de minimiser l’impact des révélations faites par l’ancien DG. « Le ministre, acculé par les révélations sur les marchés de gré à gré, a fait travailler la cellule de communication de l’ONAS même le dimanche pour rédiger un communiqué visant à détourner le débat des véritables questions de gouvernance et de transparence », affirme le communiqué de « Fepp TAWFEKH ».
Dr Dieng et son camp rappellent que les marchés de gré à gré sont souvent perçus comme des terrains fertiles pour la corruption et le favoritisme, des accusations qu’ils estiment être au cœur du débat actuel. Ils insistent sur le fait que ces pratiques doivent être examinées de près pour garantir une gestion transparente des ressources publiques.
En réponse au communiqué de l’ONAS, Cheikh Dieng réitère que la prise en charge complète du fonctionnement de l’Unité de Coordination du Projet (UCP), y compris l’acquisition de véhicules, est bel et bien prévue dans les lignes budgétaires du projet. Pour soutenir ses dires, le camp de l’ex-DG a transmis aux journalistes les pièces justificatives lors de sa conférence de presse, y compris les documents budgétaires et la liste des acquisitions de véhicules.
« La carte grise au nom de l’entreprise qui exécute le projet PPP est la preuve tangible que tout est conforme aux prévisions budgétaires et aux règles en vigueur », souligne le communiqué. Ainsi, Dr Dieng et son équipe rejettent les accusations de l’ONAS, les qualifiant de tentatives de manipulation de l’opinion publique.
Le communiqué de « Fepp TAWFEKH » pose également des questions directes au ministre Cheikh Tidiane Dieye concernant les marchés d’Entente Directe. Dr Dieng demande si le ministre a effectivement négocié deux contrats d’Entente Directe avec les entreprises DELTA et VICAS, et si ces contrats ont été envoyés à l’ONAS pour exécution. Il suggère que son limogeage serait lié à son refus de se conformer à ces injonctions, une question centrale à laquelle il estime que le ministre n’a pas encore répondu.
Dr Cheikh Dieng persiste dans ses accusations et demande des réponses claires sur la gestion des marchés d’Entente Directe par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Il accuse ce dernier d’utiliser des manœuvres de diversion pour éviter de répondre aux véritables enjeux de gouvernance, tout en insistant sur la transparence de ses propres actions durant son mandat à l’ONAS. Cette affaire continue de susciter des réactions et pourrait entraîner des conséquences politiques significatives dans les semaines à venir.

Polémique autour de l’achat d’un véhicule de 80 millions : L’ONAS dément les allégations de l’ex-DG Cheikh Dieng

Quarante-huit heures après les déclarations de l’ex-Directeur général de l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS), Dr. Cheikh Dieng, sur l’acquisition d’un véhicule Toyota Land Cruiser à 80 millions de FCFA, la direction actuelle de l’ONAS a réagi pour apporter sa version des faits et clarifier les allégations.

Dans un communiqué signé par la cellule de communication, l’ONAS a catégoriquement démenti les affirmations de l’ancien DG, selon lesquelles le véhicule aurait été acquis dans le cadre du projet de renouvellement du Collecteur Hann-Fann. Selon Cheikh Dieng, ce véhicule, immatriculé à son nom, aurait été fourni par une entreprise partenaire du projet, une affirmation que l’ONAS réfute avec fermeté.

Le communiqué de l’ONAS détaille les composantes du projet de renouvellement du Collecteur Hann-Fann, qui inclut également le renouvellement de 100 km de réseaux secondaires et tertiaires, ainsi que l’acquisition d’équipements spécifiques pour le diagnostic et le curage. Ce projet, développé dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP), comporte trois volets principaux :

La fourniture d’équipements et de matériels spécifiques pour le service d’exploitation, incluant notamment des véhicules pick-up, des camions hydrocureurs, des camions bennes, et d’autres matériels de diagnostic et de génie civil.

Le renouvellement intégral du collecteur Hann-Fann : un axe majeur du projet visant à moderniser l’infrastructure de gestion des eaux usées.

Le renouvellement de 100 km de réseaux secondaires et tertiaires pour améliorer la capacité d’évacuation et la qualité des services d’assainissement.

L’ONAS souligne que l’ensemble des équipements et matériels acquis dans le cadre de ce projet sont strictement destinés au renforcement des capacités d’exploitation. Chaque acquisition est spécifiquement documentée et liée à un poste de prix précis dans le cadre du devis. Le communiqué précise que le projet ne prévoyait en aucun cas l’acquisition d’un véhicule de fonction pour le directeur général, ni pour les autres membres de l’Unité de gestion du projet (UGP).

Le communiqué poursuit en indiquant que ni le Directeur du Projet, ni le Chef du projet, ni aucun autre membre de l’équipe ne disposent d’un véhicule dans le cadre de ce projet. Toute affirmation contraire, selon l’ONAS, pourrait nuire à l’image de l’institution vis-à-vis de ses partenaires financiers.

Face à ce qu’elle qualifie de fausse déclaration, l’ONAS n’exclut pas la possibilité de recourir à des poursuites judiciaires contre Cheikh Dieng pour diffamation. La nouvelle direction a réitéré son engagement à appliquer rigoureusement les règles et procédures en vigueur, assurant que la gestion des projets se fera de manière transparente et efficace.

Enfin, l’ONAS a annoncé qu’elle mettra à la disposition du public la liste complète des équipements roulants acquis dans le cadre du projet Hann-Fann. De plus, dans les prochains jours, l’ONAS, en collaboration avec d’autres structures du Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, prévoit de revenir en détail sur le processus de passation des marchés liés à ce projet.

Ce développement souligne la volonté de l’ONAS de clarifier la situation et de protéger son intégrité face aux allégations de l’ancien directeur général, tout en rassurant ses partenaires et le public sur la gestion transparente et responsable des fonds publics.

Visite de courtoisie du Président Bassirou Diomaye Faye à Touba : Une rencontre spirituelle et stratégique avant le Grand Magal

Ce lundi, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, effectuera une visite à Touba pour rencontrer le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké. Cette visite, connue sous le nom de « ziar », s’inscrit dans une tradition bien établie précédant le Grand Magal de Touba, un événement religieux d’importance majeure prévu le 23 août prochain. Le Grand Magal commémore le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, le fondateur du Mouridisme, et rassemble des millions de fidèles.

Les préparatifs pour cette rencontre sont déjà en cours à la résidence Khadim Rassoul de Touba, qui a été soigneusement nettoyée et aménagée pour accueillir le Président. Les appartements réservés aux invités prestigieux ont été rafraîchis, et un service d’ordre a été mis en place pour assurer une circulation fluide autour de la résidence.

Au-delà de la dimension spirituelle de cette visite, le Président Faye espère recevoir des prières pour le développement du Sénégal et pour un mandat empreint de paix et de stabilité. Cette rencontre offre également une opportunité pour le Chef de l’État et Serigne Mountakha Mbacké de discuter des défis actuels du pays ainsi que des enjeux mondiaux, dans un contexte où la communauté mouride se prépare à commémorer, ce vendredi, le 130e anniversaire de l’exil de Cheikh Ahmadou Bamba au Gabon.

Ce ziar symbolise ainsi une double dimension, à la fois spirituelle et stratégique, renforçant les liens entre le pouvoir politique et l’influence religieuse au Sénégal. La visite du Président à Touba, en amont du Grand Magal, illustre l’importance de cet événement non seulement pour la communauté mouride mais aussi pour l’ensemble du pays, marquant une étape clé dans la préparation de cette grande célébration.

Vers une transformation du secteur des transports publics : Les États Généraux du Transport Publics prévus à Diamniadio

Sous l’impulsion du Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le secteur des transports publics du Sénégal s’apprête à connaître une transformation en profondeur. Le Ministère des Infrastructures et des Transports Terrestres et Aériens a été mandaté pour organiser les États Généraux des Transports Publics, une rencontre nationale de grande envergure prévue pour les 19, 20, 21 et 22 août 2024 au stade Me Abdoulaye Wade de Diamniadio.

Cet événement, qui réunira des acteurs clés du transport routier, a pour objectif principal de harmoniser les positions des différents intervenants du secteur. Le séminaire s’attachera à identifier les défis actuels et à proposer des solutions concrètes pour moderniser et améliorer l’efficacité des transports publics à travers le pays.

La cérémonie d’ouverture, présidée par Malick Ndiaye, Ministre des Infrastructures et des Transports Terrestres et Aériens, se tiendra le 19 août 2024 à partir de 08 heures 30. Ce sera l’occasion pour le ministre de rappeler les enjeux cruciaux de ces États Généraux et d’encourager une participation active et constructive de tous les acteurs présents.

Les discussions s’articuleront autour de thématiques essentielles telles que l’amélioration des infrastructures de transport, l’intégration des nouvelles technologies, ainsi que la sécurité et la régulation du secteur. Les conclusions de ces États Généraux devraient déboucher sur un plan d’action concret, soutenu par des réformes structurelles visant à rendre le système de transport public plus efficace, sûr et accessible à tous les citoyens.

Les participants, issus de divers horizons du transport routier, auront l’opportunité de partager leurs expériences, de débattre des problématiques spécifiques, et de proposer des initiatives en faveur d’une transformation durable du secteur.

Ce séminaire constitue une étape cruciale dans le processus de modernisation des transports publics sénégalais, un domaine vital pour l’économie nationale et pour l’amélioration des conditions de vie des populations.

Restez informés des développements à venir alors que le Sénégal s’engage sur la voie d’une réforme ambitieuse de son secteur des transports publics.

Le Port autonome de Dakar dément les accusations portées contre son Directeur Général

Le Port Autonome de Dakar (PAD) a publié un communiqué pour répondre fermement aux accusations formulées par les syndicats à l’encontre de son Directeur Général, Wally Diouf Bodian. Ces accusations concernent principalement une prétendue irrégularité dans la passation d’un marché d’audit du personnel et la suspension de 700 contrats temporaires. La direction générale du PAD a réfuté ces allégations en apportant des précisions détaillées.

La direction du PAD a tenu à clarifier que la procédure d’attribution du marché d’audit en question, qui concerne le fichier du personnel du Port Autonome de Dakar, est parfaitement régulière. Les syndicats ont avancé des arguments basés sur une confusion concernant le type de marché et la procédure applicable. Selon le communiqué, le marché en question relève d’une demande de renseignements et de prix à compétition restreinte, contrairement à ce que prétendent les syndicats, qui se basent sur une ancienne version du code des marchés, aujourd’hui caduque.

Le communiqué précise également que les accusations relatives à un éventuel conflit d’intérêt sont infondées. Le cabinet en charge de l’audit n’a aucun lien de parenté significatif avec les membres de la structure qui aurait pu constituer un conflit d’intérêt selon les termes du code des marchés publics.

Concernant la suspension des 700 contrats temporaires évoquée par les syndicats, la direction du PAD a également tenu à clarifier la situation. Il est jugé inapproprié de renouveler des contrats arrivés à échéance en pleine mission d’audit du personnel. Le nombre de contrats concernés par cette suspension a également été contesté par la direction, qui précise que seuls 170 contrats à durée déterminée sont en attente de signature, conformément à un protocole établi entre la direction et les syndicats.

Le communiqué rappelle que, depuis sa prise de fonction, le Directeur Général Wally Diouf Bodian s’est engagé à respecter scrupuleusement les procédures en vigueur, y compris en ce qui concerne le renouvellement des contrats.

En conclusion, la direction générale du PAD réitère sa volonté de repositionner le port comme un hub régional de premier plan, tout en respectant rigoureusement les règles de fonctionnement des sociétés publiques. Cette démarche s’inscrit dans une dynamique de transparence et de respect des procédures, malgré les critiques portées par les syndicats.

Cet article met en lumière la volonté du PAD de défendre la régularité de ses procédures face aux accusations, tout en s’engageant à poursuivre son développement dans le respect des normes établies.

Tragique accident de la route à Koumpentoum : le bilan s’alourdit à 8 morts

Le tragique accident de la route survenu ce samedi 17 août 2024 à Koumpentoum continue de dévoiler des détails bouleversants. Ce qui avait d’abord été signalé comme un accident meurtrier avec 7 victimes a vu son bilan s’alourdir, portant désormais à 8 le nombre de décès confirmés. En plus de ces pertes tragiques, une douzaine de personnes ont été blessées, dont certaines sont dans un état critique.

Selon les premières informations, cinq des victimes ont été formellement identifiées. Le drame s’est produit lorsque le chauffeur du bus impliqué dans la collision aurait tenté un dépassement dangereux, causant ainsi une collision frontale avec un minicar circulant en sens inverse.

Après l’accident, le chauffeur du bus avait pris la fuite, laissant derrière lui un spectacle de désolation et des familles endeuillées. Selon la Radio Futurs Médias (RFM), il a été appréhendé alors qu’il tentait de quitter le pays pour se rendre au Mali. Les enquêteurs, qui ont rapidement pris l’affaire en main, s’efforcent de reconstituer les circonstances exactes de cette tragédie.

Ce drame vient rappeler une fois de plus la nécessité d’une vigilance accrue sur les routes, notamment en ce qui concerne le respect des règles de circulation. L’accident de Koumpentoum, par son ampleur et ses conséquences, met en lumière les risques encourus lorsque les consignes de sécurité routière ne sont pas scrupuleusement respectées.

Les autorités locales et nationales sont désormais sous pression pour renforcer les mesures de sécurité sur les routes et éviter que de tels drames ne se reproduisent. En attendant, les familles des victimes attendent des réponses et, surtout, des actions concrètes pour que justice soit rendue.

Le Ministre de l’Intérieur du Sénégal, Général Jean-Baptiste Tine, soutient sa thèse de doctorat à l’UCAD

Le Général Jean-Baptiste Tine, ministre de l’Intérieur du Sénégal, a franchi une étape importante dans sa carrière académique en soutenant sa thèse de doctorat. La soutenance s’est déroulée à l’Amphi Kocc Barma Faal de la Faculté des Sciences et Technologies de l’Éducation et de la Formation (FASTEF) à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD).

Sous la direction du Professeur Ibou Sane, affilié à l’Université pour la Paix (UPEACE), une institution rattachée à l’école doctorale ETHOS de l’UCAD, le ministre a consacré son travail de recherche à un sujet d’importance capitale. Bien que le thème précis de la thèse n’ait pas été divulgué, les attentes autour de sa soutenance étaient élevées, compte tenu du parcours professionnel et académique du Général Tine.

Le jury de la soutenance, présidé par l’ancien recteur de l’UCAD, le Professeur Saliou Ndiaye, comprenait des universitaires de renom, dont les expertises variées ont permis d’évaluer la pertinence et la rigueur du travail présenté par le ministre. Le Pr Saliou Ndiaye, connu pour son parcours académique exceptionnel, a encadré la session avec son expérience et sa vision.

Cette soutenance marque un moment clé pour le Général Jean-Baptiste Tine, illustrant la fusion entre engagement public et excellence académique. Elle témoigne également de la forte tradition intellectuelle du Sénégal, où les plus hauts responsables politiques et militaires continuent de valoriser la recherche et l’enseignement supérieur.

Le succès de cette soutenance pourrait avoir des répercussions positives non seulement sur la carrière du Général Tine, mais également sur la perception de la recherche académique au sein des institutions publiques sénégalaises.

Expulsion de 17 Étrangers en Gambie : La justice ordonnance l’expulsion de six Sénégalais

La justice gambienne, suite à une saisine du parquet, a ordonné l’expulsion de 17 étrangers, parmi lesquels figurent six ressortissants sénégalais. Cette décision, rendue publique récemment, a suscité de vives réactions dans les deux pays voisins.

Les Sénégalais concernés par cette expulsion sont identifiés dans une liste publiée par le journal Les Échos sous les noms de B. M. Mbengue, A. Dramé, D. Touré, M. Ndiaye, O. Ndiaye, et M. Konaté. Selon les informations rapportées, ces individus sont accusés d’avoir séjourné en Gambie sans avoir régularisé leur situation, une infraction qu’ils auraient tous reconnue lors de leur comparution devant la justice gambienne.

D’après les autorités, ces Sénégalais ont été appréhendés peu après leur arrivée en Gambie au mois d’août. N’ayant ni laissez-passer ni permis de séjour, ils se trouvaient dans un complexe situé dans le village de Sinchu Wurry, dans le district de Kombo Sud. Leur présence, considérée comme suspecte par les résidents locaux, a été signalée à la police, entraînant leur arrestation. Ils ont ensuite été transférés au poste d’immigration de Tanji avant d’être traduits en justice.

Lors de leur procès, la magistrate Fatou Darboe a clairement exprimé que, malgré leur origine africaine, les lois gambiennes doivent être appliquées sans discrimination. « Le tribunal était conscient de leur origine africaine », a-t-elle déclaré, avant de souligner que « la loi doit être appliquée dans toute sa rigueur ».

Cette affaire intervient dans un contexte où la régulation de l’immigration reste une question sensible en Gambie, un pays où de nombreux étrangers, en quête de meilleures conditions de vie, tentent de s’installer souvent sans se conformer aux exigences légales locales. L’expulsion de ces 17 étrangers, dont les six Sénégalais, réaffirme la position stricte de la Gambie sur la question du respect des lois sur l’immigration.

Le Président Faye en visite à Yoff Layene : Un moment de recueillement et de bénédictions

le Président de la République, Monsieur Faye, s’est rendu à Yoff Layene pour une visite empreinte de spiritualité et de recueillement.

Accueilli chaleureusement par la communauté layenne, le chef de l’État a profité de cette occasion pour se recueillir et prier auprès de cette confrérie reconnue pour son engagement spirituel et son influence au Sénégal.

Lors de cette visite, le Président Faye a été reçu par le khalife général de la communauté layenne, Serigne Mouhamadou Makhtar Laye, représenté par son porte-parole. Ce dernier a formulé des prières ferventes, implorant la bénédiction divine pour accompagner le chef de l’État dans l’accomplissement de sa mission à la tête du pays. Les paroles prononcées ont résonné comme un appel à la paix, à la prospérité et à l’unité nationale, des valeurs chères à la confrérie layenne.

En signe de respect et d’estime, la communauté layenne a offert au Président Faye un exemplaire du Saint Coran en reliure spéciale, symbole de la foi et de la guidance divine. Cet ouvrage précieux était accompagné d’un support reproduisant la « Kaaba », lieu saint de l’Islam et symbole de la centralité de la foi dans la vie du musulman.

Cette visite du Président Faye à Yoff Layene s’inscrit dans une démarche de rapprochement et de dialogue avec les forces vives de la nation, dans le respect des valeurs religieuses et culturelles qui constituent le socle de la société sénégalaise. En ces moments marqués par des défis divers, le soutien spirituel et moral des autorités religieuses représente un atout inestimable pour le chef de l’État dans l’accomplissement de ses responsabilités.

La rencontre s’est achevée dans une atmosphère de sérénité et de gratitude, laissant entrevoir une collaboration renforcée entre le pouvoir temporel et les autorités spirituelles pour le bien-être et l’harmonie de la nation.

Inondations à Dakar : le projet BRT pris en défaut après une légère pluie

Une légère pluie s’est abattue sur Dakar, révélant une nouvelle fois les failles structurelles de la capitale sénégalaise face aux inondations. L’évacuation des eaux pluviales, déjà pointée du doigt depuis des années, a mis en lumière les défaillances du projet Bus Rapid Transit (BRT), un projet majeur censé révolutionner le transport urbain mais qui, ce jour-là, a montré ses limites.

Le BRT, conçu pour fluidifier la circulation dans une ville en proie à de nombreux embouteillages, est un projet phare du gouvernement sénégalais. Avec un investissement colossal de près de 400 milliards de francs CFA, ce projet devait offrir aux Dakarois une alternative de transport rapide et moderne. Cependant, après les premières averses du 17 août, une grande partie du tracé du BRT est devenue impraticable, submergée par les eaux.

Les images partagées sur les réseaux sociaux montrent des voies inondées, des bus immobilisés, et des usagers contraints de marcher dans l’eau pour rejoindre leur destination. Cet incident ravive les inquiétudes quant à la résilience des infrastructures urbaines de Dakar, face à un problème récurrent : les inondations.

La situation du BRT n’est qu’une partie visible de l’iceberg. Les inondations à Dakar sont un fléau qui, depuis des décennies, causent d’importants dégâts matériels et humains. Pour y faire face, l’État sénégalais avait lancé le Programme Décennal de Lutte contre les Inondations (PDLI). Ce programme, financé à hauteur de 717 milliards de francs CFA, visait à construire des ouvrages de drainage, à réhabiliter les zones inondables et à reloger les sinistrés.

Cependant, malgré ces investissements massifs, les résultats tardent à se faire sentir. Le conseil interministériel du 16 mai 2024, présidé par le Premier ministre Ousmane Sonko, avait déjà mis en lumière les failles de ce programme. « Les 717 milliards de FCFA investis par l’État dans la construction d’ouvrages de drainage, de stockage et de pompage des eaux pluviales, la réhabilitation des zones inondables et le relogement des sinistrés, sans résultats concluants, sont préoccupants et feront l’objet d’un audit approfondi », avait-il déclaré. Ce conseil s’était conclu par l’adoption de 22 mesures censées renforcer la lutte contre les inondations.

L’incident du 17 août 2024 soulève ainsi des questions cruciales. Comment expliquer que malgré les investissements colossaux, les infrastructures, y compris celles du BRT, restent vulnérables aux inondations ? L’audit annoncé par le Premier ministre sera-t-il en mesure de détecter les failles du système et de proposer des solutions concrètes pour que Dakar puisse enfin être à l’abri des eaux ?

En attendant, cet épisode relance le débat sur la nécessité de repenser entièrement la gestion des eaux pluviales à Dakar, et plus largement dans tout le Sénégal. Les autorités sont plus que jamais appelées à revoir leurs stratégies pour éviter que chaque pluie ne se transforme en catastrophe pour les habitants et les infrastructures de la capitale.

Marchés de gré à gré et corruption : les dessous du conflit entre Cheikh Tidiane Dièye et l’ex-DG de l’ONAS

Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi 16 août, Cheikh Dieng, ancien Directeur Général de l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS), a révélé les véritables raisons du conflit qui l’oppose au ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye. Selon Cheikh Dieng, ce conflit trouve son origine dans l’attribution controversée de marchés publics.

Cheikh Dieng accuse le ministre de lui avoir ordonné de retirer les marchés de travaux de curage attribués à deux entreprises, Tawfekh Taysir et Delgas, pour les réattribuer par procédure d’entente directe à deux autres sociétés, DELTA et VICAS, que le ministre aurait personnellement choisies. Selon l’ancien DG de l’ONAS, une évaluation de la performance de DELTA et VICAS menée par l’ONAS en 2023 avait pourtant conclu que ces deux entreprises avaient failli dans l’exécution des travaux de curage et de gestion de boue de vidange de 2021 à 2023.

Dans une lettre datée du 29 juillet 2024, le ministre aurait exigé de Cheikh Dieng qu’il mette un terme au processus d’attribution des marchés en cours, afin de favoriser les entreprises DELTA et VICAS. Cheikh Dieng affirme avoir refusé de se plier à cet ordre, dénonçant ce qu’il considère comme un acte de corruption qui va à l’encontre des principes de bonne gouvernance prônés par les nouvelles autorités.

Face à ce refus, Cheikh Tidiane Dièye aurait, selon Cheikh Dieng, porté l’affaire devant le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, en invoquant un risque d’inondations à Dakar et à Touba en raison d’un prétendu retard dans l’exécution des travaux de curage. Ce plaidoyer aurait conduit à la décision de limoger Cheikh Dieng.

Malgré son limogeage, Cheikh Dieng a réaffirmé sa fidélité au Président Bassirou Diomaye Faye et à la coalition Diomaye président, tout en déclarant qu’il continuerait à œuvrer pour la réussite du projet de Pastef.

Augmentation des accidents de la circulation : El Malick Ndiaye annonce de nouvelles mesures pour la sécurité routière

Face à la recrudescence des accidents de la circulation, le ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, dirigé par El Malick Ndiaye, a dévoilé une série de nouvelles mesures destinées à renforcer la sécurité routière. Malgré les nombreuses initiatives de prévention et les appels constants à la prudence, les accidents meurtriers continuent de se multiplier sur les routes du pays, causant de nombreuses victimes.

Le ministère a exprimé ses condoléances aux familles des victimes et souhaité un prompt rétablissement aux blessés. Selon un communiqué officiel, les principales causes de ces accidents sont liées à des comportements humains irresponsables, tels que le non-respect du code de la route, la négligence, les excès de vitesse, et les dépassements dangereux. Les cinq derniers accidents majeurs, survenus récemment, sont tous attribuables à des erreurs humaines, notamment des dépassements irréguliers et l’endormissement au volant.

Renforcement des Contrôles Routiers :

  • Le ministère prévoit d’intensifier les contrôles sur les routes, en multipliant les points de contrôle et en renforçant les sanctions. Ces contrôles visent à dissuader les comportements dangereux et à garantir le respect des règles de sécurité.

Repos Obligatoire pour les Chauffeurs :

  • Les chauffeurs seront soumis à des périodes de repos obligatoires pour prévenir la fatigue, l’une des principales causes d’accidents. Cette mesure sera strictement appliquée, avec des sanctions sévères, y compris l’emprisonnement ou le retrait du permis de conduire pour les contrevenants.

Enquêtes Systématiques en Cas d’Accident Mortel :

  • Des enquêtes systématiques seront menées pour établir les responsabilités en cas d’accident mortel. Tous les acteurs impliqués seront tenus de rendre des comptes, ce qui devrait contribuer à renforcer la discipline sur les routes.

Responsabilisation des Opérateurs de Transport :

  • Le ministère exhorte les opérateurs de transport à assumer pleinement leurs responsabilités en matière de respect des normes techniques des véhicules, de formation et de sensibilisation des employés, ainsi que de gestion des heures de travail et de la fatigue.

Modernisation des Infrastructures :

  • Des projets liés au nouveau code de la route, à la vidéo-verbalisation, à la création de centres de formation et d’examen, à l’amélioration des centres de contrôle technique, et à la mise à niveau des routes nationales seront accélérés.

Le ministère rappelle à tous les usagers de la route l’importance de signaler tout comportement inapproprié de la part des chauffeurs. La coopération des citoyens est essentielle pour réduire le nombre d’accidents et préserver des vies.

Ces nouvelles mesures témoignent de la volonté du gouvernement de renforcer la sécurité routière et de réduire le nombre de victimes d’accidents de la route. Le ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens s’engage à poursuivre ses efforts pour assurer des conditions de circulation plus sûres pour tous les usagers.

Litige entre Jahman Xpress et le Ministère de la Communication : Le Tribunal Condamne l’État à Payer 5 Millions de Francs CFA

Le conflit juridique opposant l’artiste sénégalais Jahman Xpress au ministère de la Communication, des Télécommunications et des Postes a trouvé son épilogue le 14 août 2023. Cette affaire, débutée le 6 mai 2023, a mis en lumière les tensions croissantes entre les créateurs artistiques et les institutions publiques quant à l’utilisation de leurs œuvres et noms sans autorisation préalable.

L’artiste Jahman Xpress avait intenté une action en justice contre le ministère de la Communication, dirigé à l’époque par Moussa Bocar Thiam, maire de Ourossogui, sous l’ancien régime. La plainte portait sur l’utilisation non autorisée du nom de l’artiste dans le cadre de la promotion de la tournée « Sénégal Connect », un événement organisé par le ministère pour promouvoir la connectivité numérique dans les régions du Sénégal.

Selon l’artiste, son nom avait été utilisé à des fins promotionnelles sans son consentement, ce qui a engendré un préjudice notable à son image et à sa carrière. Estimant que ses droits avaient été bafoués, Jahman Xpress a saisi la justice pour obtenir réparation.

Après plusieurs mois de délibérations, le Tribunal a tranché en faveur de Jahman Xpress, déclarant le ministère de la Communication « responsable des préjudices subis » par l’artiste. La juridiction a condamné le ministère à verser une indemnité de 5 millions de francs CFA à l’artiste en guise de compensation pour les dommages occasionnés.

Cette décision marque un précédent important dans la reconnaissance des droits des artistes au Sénégal, en particulier dans leur relation avec les entités gouvernementales. Elle souligne également la nécessité pour les institutions publiques de respecter les droits de propriété intellectuelle et de demander l’autorisation préalable avant d’utiliser le nom ou les œuvres d’un artiste à des fins promotionnelles.

Pour Jahman Xpress, cette victoire judiciaire représente non seulement une réparation pour les préjudices subis, mais aussi une reconnaissance de ses droits en tant qu’artiste. Cette affaire pourrait également encourager d’autres artistes à revendiquer leurs droits face aux abus potentiels de certaines institutions.

Le ministère de la Communication, quant à lui, n’a pas encore réagi publiquement à cette condamnation. Il reste à voir si des mesures seront prises pour éviter que de telles situations ne se reproduisent à l’avenir, notamment par la mise en place de protocoles plus stricts en matière d’utilisation des noms et des œuvres des artistes.

En somme, ce verdict souligne l’importance du respect des droits des artistes et pose les bases d’une relation plus équitable entre les créateurs et les entités publiques au Sénégal.

Attaque armée à l’usine de fer de Keur Ndiaye Lo : Une nuit de terreur à Sangalkam

Dans la nuit du 16 au 17 août 2024, l’usine de fer de Keur Ndiaye Lo, située dans la commune de Sangalkam, a été le théâtre d’une attaque violente et spectaculaire. Aux alentours de 4 heures du matin, un groupe de malfaiteurs lourdement armés a pris d’assaut l’établissement, semant chaos et terreur parmi le personnel.

Selon les premières informations rapportées par Dakaractu, les assaillants, dont l’identité reste inconnue, ont pénétré dans les locaux de l’usine avec une brutalité sans précédent. Leur incursion s’est soldée par le vol d’une importante somme d’argent et le saccage des bureaux, laissant derrière eux une scène de destruction totale. Le montant exact des pertes financières n’a pas été communiqué, mais il est estimé à plusieurs millions de francs CFA.

Les dégâts matériels sont considérables, exacerbant la situation déjà tendue dans la région. Les bureaux de l’usine ont été ravagés, témoignant de la violence de l’attaque. L’incident a plongé la communauté locale dans un climat d’insécurité, alors que les autorités peinent à identifier les auteurs de cet acte criminel.

Sur le plan humain, l’agression a également fait une victime. Le gardien de l’usine, présent lors de l’attaque, a été grièvement blessé. Son état de santé demeure préoccupant, bien que les détails exacts sur ses blessures n’aient pas encore été divulgués. La communauté espère qu’il recevra rapidement les soins nécessaires et pourra se rétablir.

Face à cette situation, les autorités locales et les forces de l’ordre sont en état d’alerte maximale. Une enquête a été ouverte pour identifier les responsables de cette attaque et les traduire en justice. L’insécurité croissante dans la région appelle à une réponse rapide et ferme des autorités pour rassurer la population et prévenir de futures attaques.

Cet incident met en lumière les défis de sécurité auxquels sont confrontées les zones industrielles au Sénégal, particulièrement en périphérie des grandes villes. Les entreprises et les autorités doivent redoubler d’efforts pour renforcer la sécurité des sites sensibles et protéger les travailleurs et les biens matériels.

Alors que l’enquête se poursuit, la communauté de Sangalkam reste sous le choc, espérant que justice sera rapidement rendue et que de telles violences ne se reproduiront plus.

Le Tweet du Premier Ministre Ousmane Sonko : Une Victoire Symbolique dans l’Affaire Thiaroye 44

le fondateur du Think-Thank Afrikajom Center, Alioune Tine, a salué l’impact du tweet de protestation du Premier ministre Ousmane Sonko concernant l’affaire Thiaroye 44, affirmant que ce message avait été reçu « 5 sur 5 » par la France. Dans son tweet, Ousmane Sonko demandait justice et vérité pour les tirailleurs sénégalais massacrés en 1944 à Thiaroye, un événement historique qui reste largement méconnu et insuffisamment reconnu.

Alioune Tine, une figure importante de la défense des droits de l’homme en Afrique, a souligné l’importance de ce geste symbolique. Selon lui, l’impact du tweet du Premier ministre est significatif et doit être accueilli avec enthousiasme. « Le Devoir de Vérité, de Justice et de Mémoire sur Thiaroye 44 est attendu des Africains », a-t-il écrit, rappelant que la reconnaissance de cet événement tragique est un impératif moral pour l’Afrique.

L’affaire Thiaroye 44, qui fait référence au massacre de soldats africains par l’armée française en 1944, est un épisode sombre de l’histoire coloniale. Ces soldats, appelés « tirailleurs sénégalais », avaient combattu pour la France lors de la Seconde Guerre mondiale. De retour en Afrique, ils ont été abattus par l’armée française à Thiaroye, près de Dakar, après avoir revendiqué leurs arriérés de solde et une meilleure reconnaissance de leurs efforts.

Depuis, ce massacre a été entouré de silence et de déni, tant en France qu’au Sénégal. Cependant, la question de la justice et de la vérité pour ces soldats héroïques continue de hanter les relations entre les deux pays. Jusqu’à présent, seuls six tirailleurs ont été officiellement reconnus par Paris comme des « soldats tombés pour la France », un nombre dérisoire par rapport au nombre réel de victimes.

En réponse au tweet de Sonko, la France a exprimé son intention de travailler à la reconnaissance de tous les tirailleurs sénégalais tués lors du massacre. Cette déclaration représente un progrès, bien que tardif, vers la reconnaissance de la vérité historique.

Le tweet d’Ousmane Sonko a donc non seulement résonné en France, mais il a aussi ravivé les débats sur la mémoire et la justice pour les tirailleurs sénégalais. Il reste maintenant à voir si cette prise de position symbolique se traduira par des actions concrètes de la part des autorités françaises pour rétablir la vérité et rendre justice aux victimes du massacre de Thiaroye 44.

La publication de la dette fiscale de la presse par Aliou Sall : un acte de transparence ou de banditisme d’État ?

Dans un tweet incendiaire publié ce vendredi, Babacar Fall, journaliste de la RFM, a vivement critiqué la publication par le ministre de la Communication, Aliou Sall, des données fiscales des entreprises de presse sénégalaises. Selon le journaliste, cette divulgation constitue une atteinte grave à la confidentialité des données personnelles et relève, selon lui, du « banditisme d’État ».

Babacar Fall n’a pas mâché ses mots en appelant les entreprises de presse concernées à porter plainte contre le ministre Aliou Sall. « Les entreprises de presse doivent porter plainte contre ce ministre qui publie, sur la place publique, cette dette fiscale parce que ce sont des données personnelles. C’est du banditisme d’État. Nous sommes dirigés par de petits gens », a-t-il écrit.

Cette réaction fait suite à la récente sortie du ministre, qui a révélé des informations sensibles concernant la dette fiscale des entreprises de presse, lors d’une communication publique. Selon les chiffres divulgués, le Groupe Futurs Médias (GFM) se trouve en tête de la liste des entreprises endettées, représentant 40% du montant total dû, suivi par la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS) avec 28%, et Dmedia avec 11%.

La publication de ces données a déclenché un vif débat au sein du secteur médiatique et au-delà. Pour certains, il s’agit d’un acte de transparence visant à mettre en lumière la gestion financière des entreprises de presse, souvent accusées de ne pas s’acquitter de leurs obligations fiscales. Pour d’autres, cette initiative est perçue comme une tentative de discréditer les médias en les exposant publiquement, en violation du droit à la confidentialité.

Aliou Sall a également profité de l’occasion pour aborder la question de la répartition du Fonds d’appui au développement de la presse, un autre sujet sensible qui suscite régulièrement des controverses au sein de la profession. Cette nouvelle sortie du ministre risque de prolonger et d’envenimer le débat sur la relation entre le gouvernement et les médias, dans un contexte où la liberté de la presse est souvent mise à l’épreuve.

Le tweet de Babacar Fall a rapidement fait le tour des réseaux sociaux, recueillant des réactions contrastées. Certains soutiennent l’appel du journaliste à une action en justice, tandis que d’autres estiment que la transparence fiscale est un impératif, même si elle peut nuire à certains acteurs.

Reste à voir si les entreprises de presse concernées suivront les recommandations de Babacar Fall et engageront des poursuites judiciaires contre le ministre, ou si elles choisiront de traiter cette affaire en interne, dans un climat déjà tendu entre les médias et les autorités. Ce bras de fer entre le pouvoir exécutif et les médias pourrait bien être le prélude à une bataille juridique et politique de grande envergure.

Tragique accident de la route à Koumpentoum : 7 morts et 13 blessés

La série noire continue sur les routes du Sénégal, marquée par une recrudescence inquiétante des accidents ces derniers jours. Ce matin, aux environs de 6h35, une nouvelle tragédie est survenue à la sortie de Koumpentoum, en direction de Koungheul. Une collision violente entre un bus et un minicar a fait 20 victimes, parmi lesquelles sept ont perdu la vie.

Selon le lieutenant Samba Athie, commandant de la 61e compagnie d’incendie et de secours de Tambacounda, six personnes sont décédées sur le coup. Parmi les 14 blessés, huit se trouvaient dans un état grave. Malheureusement, l’un d’entre eux a succombé à ses blessures peu après son évacuation, portant le bilan provisoire à sept morts.

Les victimes ont été transportées au district sanitaire de Koumpentoum où elles ont reçu les premiers soins. Les blessés les plus graves continuent de recevoir une attention médicale urgente.

Cet accident s’est produit à hauteur du poste de contrôle de la gendarmerie, un lieu malheureusement fréquenté par les tragédies routières. Les circonstances précises de cette collision restent pour l’heure inconnues, mais elle met en lumière une fois de plus l’urgence de renforcer les mesures de sécurité routière dans le pays.

Ce drame relance le débat sur l’état des routes, le respect du code de la route, et la nécessité d’une vigilance accrue de la part des conducteurs. Les autorités sont appelées à redoubler d’efforts pour prévenir de tels incidents et assurer la sécurité des usagers de la route.

Cheikh Dieng : « Mon limogeage a été orchestré par le ministre Cheikh Tidiane Dièye »

Le limogeage de Cheikh Dieng, qui n’a occupé le poste de Directeur Général de l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) que pendant trois mois, continue de susciter des réactions. Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a récemment pris la décision de le démettre de ses fonctions, un acte qui a fait couler beaucoup d’encre. Ce vendredi 16 août, lors d’une conférence de presse tenue à Djida Thiaroye Kaw, son fief politique, Cheikh Dieng a tenu à éclaircir les circonstances de son départ.

Dans un discours sans détour, Cheikh Dieng a directement pointé du doigt le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, qu’il accuse d’être le principal instigateur de son limogeage. Selon l’ex-DG de l’ONAS, le ministre aurait mené une campagne de diabolisation contre lui auprès du président Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko. Il soutient que cette campagne visait à le discréditer afin de justifier son éviction de la direction de l’ONAS.

Cheikh Dieng affirme également que le ministre Cheikh Tidiane Dièye aurait tenté d’imposer son « poulain », Adama Sarr, à la tête de l’ONAS. Il rapporte que le jour même de son licenciement, le ministre aurait présenté le CV d’Adama Sarr, maire de la commune de Keur Massar, au président de la République, en vue de le faire nommer à la Direction générale de l’ONAS. Cependant, selon Dieng, cette tentative aurait échoué, le président Bassirou Diomaye Faye ayant préféré désigner Seny Diène pour occuper ce poste.

Ce limogeage rapide et les accusations qui en découlent soulignent les tensions et les manœuvres politiques au sein des institutions sénégalaises. Si les allégations de Cheikh Dieng sont avérées, elles révéleraient une tentative d’influence au plus haut niveau de l’État pour des intérêts personnels. Reste à voir si cette affaire connaîtra de nouveaux rebondissements dans les jours à venir.

Le ministre de l’Hydraulique mobilise pour le Magal de Touba : « Refusez d’acheter l’eau des camions citernes ! »

À quelques jours du Magal de Touba, un événement religieux rassemblant des millions de fidèles, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, a effectué une visite cruciale dans la ville sainte. L’objectif était de s’assurer que tout est en place pour garantir un approvisionnement suffisant en eau potable, élément indispensable au bon déroulement de ce rassemblement massif.

En visite sur les installations hydrauliques, Cheikh Tidiane Dièye a inspecté les dispositifs mis en place pour prévenir toute pénurie d’eau durant le Magal. Conscient des enjeux, il a ordonné que tous les forages de la région soient opérationnels à pleine capacité. Le ministre a également annoncé la mobilisation de 135 camions citernes pour pallier d’éventuels manquements, précisant avec insistance que l’eau distribuée par ces véhicules sera gratuite.

« Je demande aux populations de refuser d’acheter l’eau proposée par les véhicules de l’OFOR (Office des Forages Ruraux) », a-t-il déclaré fermement. Cette mise en garde vise à empêcher toute tentative de spéculation ou de profit illicite de la part de chauffeurs véreux. Le ministre a assuré qu’il prendra en compte ces comportements indésirables et veillera à ce que les recommandations soient respectées.

Lors de cette visite, le Porte-parole du Khalife général des Mourides, s’exprimant au nom de Serigne Mountakha Mbacké, a salué les efforts du ministre et de son équipe. Cependant, il a profité de l’occasion pour rappeler la nécessité d’une solution durable à ce problème récurrent. Il a suggéré que l’État du Sénégal se penche sérieusement sur l’un des grands projets envisagés, tels que le canal du Baol, l’exploitation de l’eau du lac de Guiers ou encore celle de Touba Bogo, afin de mettre un terme définitif à ces soucis d’approvisionnement.

Ce plaidoyer pour un projet structurant s’inscrit dans une volonté de garantir une eau abondante et accessible à Touba, non seulement lors des événements religieux, mais tout au long de l’année. Une telle infrastructure permettrait de répondre efficacement aux besoins croissants de la ville, qui continue de s’agrandir et d’attirer de plus en plus de visiteurs.

Alors que le Magal approche, l’attention des fidèles et des résidents de Touba est fixée sur la gestion de l’eau, un enjeu crucial pour la réussite de l’événement. Le ministre Cheikh Tidiane Dièye et son département sont désormais sous les feux des projecteurs, avec la mission de prouver que les mesures prises sont à la hauteur des attentes.

La vigilance des autorités et la coopération des populations seront essentielles pour éviter toute perturbation, dans un contexte où la demande en eau atteint des sommets inédits. L’État, de son côté, est invité à envisager des solutions pérennes, à même de soutenir le développement continu de cette cité religieuse de premier plan.

GAINDESAT-1A : Le Sénégal prend son envol dans l’espace avec son premier satellite

Le Sénégal vient d’écrire une nouvelle page de son histoire en réussissant le lancement de son tout premier satellite, Gaindesat. Conçu et fabriqué par des ingénieurs sénégalais en partenariat avec le Centre Spatial Universitaire de Montpellier (CSUM), ce satellite est le fruit d’un travail acharné et marque l’entrée du Sénégal dans le domaine de l’exploration spatiale. Cette réalisation majeure témoigne des ambitions technologiques du pays et de son engagement à se positionner comme un leader dans le développement scientifique en Afrique.

Le lancement de Gaindesat a eu lieu le vendredi 16 août 2024, à 18h45, dans le cadre d’une mission de la fusée Falcon 9, qui a décollé depuis la base de Vandenberg en Californie, aux États-Unis. Au total, 116 mini-satellites et cubesats ont été mis en orbite lors de cette mission, parmi lesquels le Gaindesat-1A, symbole du savoir-faire sénégalais en matière d’aérospatiale.
Pour le Sénégal, ce lancement est bien plus qu’un simple événement scientifique : c’est un moment de fierté nationale et un signal fort envoyé au reste du monde. Le pays devient ainsi le deuxième État francophone subsaharien, après Djibouti, à posséder un satellite en orbite. Ce succès reflète la volonté du Sénégal de s’affirmer dans le domaine des sciences et technologies de pointe, et d’utiliser ces outils pour répondre aux défis nationaux.
Gaindesat ne se contente pas de représenter un exploit technologique ; il est aussi destiné à jouer un rôle crucial dans le développement du Sénégal. Plusieurs missions lui ont été assignées, couvrant des domaines essentiels pour l’avenir du pays.

Gestion des Ressources en Eau (DGPRE) : Gaindesat sera un outil précieux pour la Direction de la Gestion et de la Planification des Ressources en Eau. Il fournira des données cruciales permettant de mieux comprendre, surveiller et gérer les ressources hydriques du pays. Dans un contexte où l’eau devient de plus en plus une ressource stratégique, ce satellite pourrait contribuer à améliorer la résilience du Sénégal face aux défis climatiques.
Météorologie et Sécurité Aérienne (ANACIM) : L’Agence Nationale de l’Aviation Civile et de la Météorologie bénéficiera également des capacités de Gaindesat. En fournissant des informations météorologiques plus précises et en temps réel, le satellite contribuera à améliorer les prévisions météorologiques et à renforcer la sécurité des vols au Sénégal. Les données recueillies aideront également à anticiper et à gérer les phénomènes météorologiques extrêmes, qui sont de plus en plus fréquents en raison du changement climatique.
Surveillance des Lacs et Cours d’Eau (OLAC) : Gaindesat jouera un rôle clé dans la protection et la gestion des ressources en eau douce du Sénégal, notamment les lacs et les cours d’eau. L’Office des Lacs et des Cours d’Eau pourra utiliser les données fournies par le satellite pour surveiller l’état des écosystèmes aquatiques, prévenir les risques de pollution, et planifier des interventions pour protéger ces ressources vitales.
Le lancement de Gaindesat est également un symbole fort de l’indépendance technologique du Sénégal. En développant et en lançant son propre satellite, le pays montre qu’il est capable de prendre en main son destin technologique, sans dépendre exclusivement des infrastructures étrangères. Cette indépendance est cruciale pour renforcer la souveraineté du pays dans des domaines stratégiques comme la gestion des ressources naturelles, la sécurité nationale, et la recherche scientifique.
De plus, Gaindesat ouvre la voie à de nouvelles opportunités pour la recherche scientifique et l’innovation au Sénégal. Les universités et centres de recherche sénégalais pourront accéder à des données de première main, ce qui stimulera les études en sciences de l’espace, en environnement, et en technologies de l’information. Cela pourrait également inspirer de nouvelles générations de scientifiques, d’ingénieurs et de chercheurs sénégalais à s’engager dans des carrières technologiques.
Le succès du lancement de Gaindesat a été salué par les autorités sénégalaises, qui y voient une étape clé dans le développement du pays. Ce projet incarne la vision du Sénégal de devenir un acteur majeur dans les domaines de la science et de la technologie en Afrique. En se dotant de capacités spatiales, le Sénégal démontre sa volonté de s’engager pleinement dans la révolution technologique en cours, et d’en tirer des bénéfices pour son développement économique et social.
Les ingénieurs sénégalais impliqués dans le projet se sont également félicités de cette réussite, qui couronne des années de travail et de collaboration internationale. Le lancement de Gaindesat ouvre de nouvelles perspectives pour le Sénégal, tant au niveau national qu’international. Il place le pays sur la carte des nations capables de contribuer activement aux efforts mondiaux en matière de science et d’innovation technologique.
Avec Gaindesat en orbite, le Sénégal ne compte pas s’arrêter là. Le pays a déjà exprimé son ambition de poursuivre sur cette lancée en développant d’autres satellites et en renforçant ses capacités en matière de technologies spatiales. Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie plus large de transformation digitale et technologique, qui vise à positionner le Sénégal comme un hub de l’innovation en Afrique de l’Ouest.
En conclusion, le lancement de Gaindesat est un événement qui dépasse les frontières du Sénégal. Il incarne la montée en puissance du pays sur la scène internationale et la volonté de ses dirigeants de faire du Sénégal un leader dans les technologies de demain. Gaindesat, plus qu’un simple satellite, est le symbole d’un pays en marche vers un avenir où la science et la technologie seront au cœur de son développement.

Départ de Dr Cheikh Dieng de l’ONAS : Les enjeux des 740 Milliards et les accusations autour d’un véhicule

Quelques jours après son départ de l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS), Dr Cheikh Dieng a fait des révélations sur les raisons de son limogeage après seulement trois mois à la tête de cette institution. Lors d’une conférence de presse tenue le vendredi 16 août 2024 à Djeddah Thiaroye-Kao, l’ancien directeur général a évoqué les circonstances qui ont conduit à son départ.

Dr Cheikh Dieng a affirmé que son éviction était liée à sa position sur les 740 milliards de francs CFA injectés par le Président Macky Sall pour lutter contre les inondations, un problème qui persiste malgré cet investissement massif. Dieng a laissé entendre que son questionnement sur l’utilisation de ces fonds a contribué à son départ forcé de l’ONAS.

Il a également mentionné une campagne de diffamation menée contre lui, y compris des accusations selon lesquelles il aurait accepté un véhicule d’une valeur de 80 millions de francs CFA pour des fins de corruption. Dieng a nié ces allégations, affirmant qu’il possède déjà plusieurs véhicules et que ces accusations faisaient partie d’une tentative de le discréditer.

Dr Dieng a aussi relaté un échange avec le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dieye, qui lui avait demandé des explications concernant un véhicule enregistré à son nom. Dieng a répondu qu’il avait demandé que son nom soit retiré de la carte grise bien avant que cette question ne soit soulevée.

L’affaire des 238 kg de cocaïne : révélations troublantes d’Ibrahima Thiam, alias « Toubey »

L’affaire des 238 kg de cocaïne saisie au Port de Dakar en juin 2019 avait défrayé la chronique, marquant une époque où les saisies de drogue étaient encore loin d’être banales. Aujourd’hui, Ibrahima Thiam, alias « Toubey », acquitté après plus de quatre ans de détention préventive, sort du silence pour dénoncer ce qu’il qualifie de « mensonges » et « injustices » dans cette affaire.

En juin 2019, les douaniers sénégalais interceptent un navire en provenance du Brésil, à destination de l’Angola, contenant 238 kg de cocaïne cachée dans des véhicules neufs de marque Renault. Mais rapidement, un scandale éclate : 74 kg de cocaïne disparaissent mystérieusement. Selon les informations rapportées à l’époque par Seneweb, cette drogue volée sera retrouvée plus tard au Port de Dakar, dans un véhicule importé de Belgique.

L’enquête, menée par le doyen des juges de l’époque, Samba Sall, se solde par l’arrestation et l’incarcération de plusieurs individus, dont des Allemands, des Italiens et des Sénégalais. Cependant, les Européens sont rapidement libérés et quittent le pays, tandis que les Sénégalais restent en détention.

La procédure judiciaire traîne en longueur, exacerbée par la mort du juge Samba Sall en plein milieu de l’instruction. Son successeur, Maham Diallo, reprend le dossier huit mois plus tard et décide finalement du sort des accusés : certains sont renvoyés devant la chambre criminelle, d’autres bénéficient d’un non-lieu. Ibrahima Thiam, accusé d’être le cerveau de l’opération, est finalement acquitté en janvier 2024 après quatre ans et cinq mois de détention.

Libéré mais non résigné, « Toubey » a récemment confié aux journalistes de Les Échos son intention de faire la lumière sur cette affaire. Il affirme avoir été « sacrifié » pour protéger des personnalités influentes, pointant du doigt des autorités douanières et politiques. Il mentionne même avoir en sa possession des preuves, dont un SMS incriminant le frère d’une haute personnalité de l’ancien régime. Selon lui, cette personne, autrefois considérée comme un ami, aurait en réalité agi pour protéger d’autres figures du scandale.

Dans son entretien, Ibrahima Thiam appelle les nouvelles autorités judiciaires et sécuritaires du Sénégal à revisiter ce dossier, dans l’espoir que justice soit enfin rendue. Malgré son acquittement, il attend toujours la restitution de ses biens, dont une Volvo, confisqués durant l’enquête.

L’affaire des 238 kg de cocaïne, loin d’être complètement élucidée, pourrait bien connaître de nouveaux rebondissements à mesure que les révélations de « Toubey » continuent de faire surface.

Absence du Président Bassirou Diomaye Faye à la commémoration du débarquement de Provence : une absence qui suscite des interrogations

Le 14 août, la France célébrait la commémoration du débarquement de Provence, un événement marquant de la Seconde Guerre mondiale. Cet hommage aux soldats africains, parmi lesquels de nombreux Sénégalais, avait initialement prévu la présence du Président Bassirou Diomaye Faye à Paris. Cependant, à la surprise générale, le successeur de Macky Sall n’a finalement pas fait le déplacement.

L’absence du président Faye a rapidement alimenté les spéculations. Le journaliste Madiambal Diagne, connu pour son regard acéré sur la politique sénégalaise, avance une hypothèse qui semble trouver un écho chez de nombreux observateurs. Selon lui, cette décision serait le résultat direct de la controverse suscitée par les récentes déclarations du Premier ministre Ousmane Sonko. « Le Sénégal sera représenté par le ministre le Général Birame Diop. On se doutait bien que la polémique déclenchée par le PM Sonko ne lui laisserait pas le choix », a affirmé Diagne.

La polémique à laquelle fait référence Madiambal Diagne remonte à quelques jours auparavant, lorsque le Premier ministre Ousmane Sonko avait publiquement critiqué la participation du Sénégal à cet événement, arguant que les sacrifices des soldats sénégalais étaient trop souvent éclipsés par les récits européens. Une prise de position qui a divisé l’opinion publique sénégalaise, certains soutenant le besoin d’un regard critique sur l’histoire, tandis que d’autres estimaient qu’il s’agissait d’une opportunité de renforcer les relations diplomatiques avec la France.

En choisissant de ne pas se rendre à Paris, Bassirou Diomaye Faye semble avoir opté pour une solution prudente, évitant ainsi de s’exposer à une polémique qui aurait pu ternir sa jeune présidence. En confiant la représentation du Sénégal au ministre des Forces armées, le Général Birame Diop, le président a probablement cherché à calmer les tensions tout en assurant une présence sénégalaise à cet événement international.

Il reste à voir comment cette absence sera perçue sur la scène diplomatique et si elle influencera les relations entre le Sénégal et la France. Ce qui est certain, c’est que l’incident souligne une fois de plus la complexité des relations franco-sénégalaises, et la nécessité pour les dirigeants sénégalais de naviguer avec soin dans un paysage politique de plus en plus polarisé.

Accident tragique sur l’axe Diourbel-Mbacké : Le bilan s’alourdit avec 9 décès confirmés

Jeudi dernier, une scène tragique s’est déroulée sur le tronçon Diourbel-Mbacké, à proximité de Khourou Mbacké. Un accident d’une extrême gravité impliquant un camion et un minicar a bouleversé de nombreuses vies. Les premières informations faisaient état d’un bilan déjà lourd, mais les dernières nouvelles confirment une aggravation : parmi les 16 blessés recensés initialement, 3 ont succombé à leurs blessures, portant ainsi le nombre total de décès à 9.

Le minicar, qui transportait des membres d’une même famille résidant à Diourbel, revenait de Touba où ils s’étaient rendus le matin pour assister à une cérémonie de deuil à Darou Marnane. Leur retour a malheureusement pris une tournure tragique lorsque leur véhicule a été percuté de plein fouet par un camion circulant en sens inverse. Les causes de l’accident restent encore floues, mais les témoignages évoquent une perte de contrôle du camion impliqué, entraînant la collision fatale.

À l’hôpital de Diourbel, c’est la consternation. Les proches des victimes se sont précipités à l’établissement, espérant des nouvelles de leurs êtres chers, mais pour beaucoup, l’espoir a cédé la place au chagrin. Face à l’afflux de blessés graves, les autorités sanitaires ont appelé à une mobilisation générale. Une opération de don de sang est envisagée pour répondre aux besoins urgents des nombreux blessés nécessitant des transfusions.

Cet accident vient rappeler, une fois de plus, la nécessité d’une vigilance accrue sur les routes, notamment sur cet axe particulièrement fréquenté et réputé dangereux. Les autorités locales et les services de sécurité routière sont appelés à renforcer les mesures de prévention pour éviter que de tels drames ne se reproduisent.

Une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur les circonstances exactes de cet accident. Les conclusions des premiers éléments de l’enquête sont attendues dans les prochains jours. En attendant, c’est toute une communauté qui pleure la perte de ses membres et qui se mobilise pour soutenir les survivants.

Cet événement tragique rappelle à tous la fragilité de la vie et l’importance d’une conduite prudente sur les routes, surtout sur des tronçons aussi périlleux que celui de Diourbel-Mbacké. Nos pensées vont aux familles endeuillées et aux blessés, en espérant que ceux qui luttent pour leur vie puissent s’en sortir.

Détournement de fonds à la Caisse de sécurité sociale : quatre agents arrêtés pour une fraude massive de 2 milliards de francs CFA

Quatre agents de la Caisse de sécurité sociale (CSS) sont actuellement en détention pour des accusations graves, incluant l’association de malfaiteurs et le détournement de deniers publics. Parmi les mis en cause figurent T. Bob, un comptable, et M. Sow, caissier, tous deux ayant officié à l’agence de Wiltord avant que T. Bob ne soit transféré à l’agence du Plateau en début d’année 2024.

L’affaire a pris une nouvelle tournure après l’interpellation de deux chefs d’agences, K. Fall, responsable de l’agence Wiltord, et M. Mbodj, chef de l’agence du Plateau. Ces arrestations font suite à une plainte déposée par la secrétaire générale de la CSS, O. Tine. Selon les informations rapportées par le journal Libération, O. Tine a révélé aux enquêteurs que T. Bob n’aurait pu orchestrer cette fraude massive sans la complicité directe de ses supérieurs hiérarchiques.

Les investigations ont mis en lumière que des chèques émis par l’entreprise Holding Bob, dont T. Bob est l’administrateur, ont été signés par K. Fall. Certains de ces chèques comportaient des montants largement supérieurs aux plafonds autorisés, renforçant les soupçons de malversation. O. Tine a également exprimé ses doutes quant à l’intégrité de M. Mbodj, qui aurait, selon elle, adopté les mêmes pratiques douteuses que K. Fall après l’arrivée de T. Bob à l’agence du Plateau.

Le préjudice initial était estimé à 1,8 milliard de francs CFA. Cependant, grâce à ce mode opératoire, les agents incriminés ont réussi à détourner un montant total de 2 milliards de francs CFA, une somme colossale qui a été soustraite des comptes bancaires des agences de Wiltord et Plateau. Cette fraude a été découverte lorsque la Section de recherches (SR) a mis au jour plusieurs transactions suspectes, dont un chèque de 15,6 millions de francs CFA émis au nom de la société « Promise », une entité qui n’a pourtant aucun dossier à la CSS.

L’enquête se poursuit et la justice devrait bientôt se prononcer sur le sort des agents arrêtés, dont l’implication dans cette affaire semble de plus en plus évidente. Cette situation met en lumière les failles dans le système de contrôle interne de la CSS, et appelle à une révision urgente des procédures pour éviter de tels détournements à l’avenir.

GRÈVE DES TRAVAILLEURS DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES : Moussa Bala Fofana avertit, le syndicat maintient son mot d’ordre

La tension continue de monter entre le gouvernement et les travailleurs des collectivités territoriales, alors que le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités Territoriales et de l’Aménagement des Territoires, Balla Moussa Fofana, a pris position face à la grève en cours. Lors d’une récente déclaration, le ministre a clairement exposé les limites du gouvernement concernant les revendications financières des grévistes, tout en appelant à une gestion plus rationnelle des ressources au niveau municipal.

La tension continue de monter entre le gouvernement et les travailleurs des collectivités territoriales, alors que le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités Territoriales et de l’Aménagement des Territoires, Balla Moussa Fofana, a pris position face à la grève en cours. Lors d’une récente déclaration, le ministre a clairement exposé les limites du gouvernement concernant les revendications financières des grévistes, tout en appelant à une gestion plus rationnelle des ressources au niveau municipal.
« Nous voulons trouver des solutions, mais en nous conformant à la loi et aux possibilités qui s’offrent à tous les acteurs. Nous ne pouvons pas assurer de donner 61 milliards pour les travailleurs. Ceci n’est pas conforme à la marche des collectivités territoriales », a déclaré le ministre.
En outre, il a exhorté les maires à rationaliser les budgets municipaux, soulignant l’importance d’une gestion financière responsable pour éviter d’exacerber les tensions sociales au sein des collectivités.
Le ministre a également mis en garde certains agents des collectivités qui, selon lui, ne sont pas des fonctionnaires et n’ont donc pas le droit de participer à la grève. Il a demandé à ces travailleurs de retourner à leur poste, rappelant leur devoir de poursuivre leur mission de service public.
Balla Moussa Fofana a réitéré son engagement à soutenir les maires dans la gestion du capital humain et à garantir que les fonctionnaires reçoivent leurs indemnités. Cependant, il a dénoncé la participation de non-fonctionnaires à ce mouvement de grève, y voyant une violation du principe d’équité dans la fonction publique.
En réponse, le syndicat des travailleurs des collectivités territoriales, représenté par son secrétaire général, Ndiaga Diop, a fermement contesté la position du ministre. Le syndicat accuse Balla Moussa Fofana de ne pas maîtriser les dossiers et de ne pas prendre en compte l’importance de leur revendication pour la revalorisation des salaires, un engagement pris par l’ancien président Macky Sall.
« Il fait dans la menace. Nous allons continuer notre grève notamment sur la revalorisation des salaires qui avait été décidée par l’ancien président Macky Sall pour les agents du secteur public », a déclaré Ndiaga Diop.
Il a également rappelé que les agents des collectivités territoriales sont un démembrement de l’État et que la loi leur garantit les mêmes avantages que ceux des agents centraux. Le syndicat compte plus de 5000 agents à régulariser et prévoit de maintenir la pression sur le gouvernement pour obtenir satisfaction.
Malgré les avertissements du ministre, le syndicat a décidé de ne pas lever son mot d’ordre de grève. Ils estiment que le ministre aurait dû calmer le jeu plutôt que de durcir le ton. Un point de presse est prévu pour ce vendredi, où les représentants syndicaux reviendront en détail sur leurs revendications et sur les prochaines étapes de leur mouvement.
La situation reste donc tendue, avec un risque accru de voir les grèves se prolonger si aucun terrain d’entente n’est trouvé entre les deux parties. Le bras de fer entre le ministère et les travailleurs des collectivités territoriales semble loin d’être terminé, avec des implications potentielles sur la gestion quotidienne des municipalités et des services publics locaux.

Magal de Touba : Le ministre du commerce rassure sur l’approvisionnement en denrées et annonce des projets pour l’autosuffisance alimentaire

À l’approche du grand Magal de Touba, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, a effectué une visite de terrain à Touba pour évaluer l’approvisionnement en denrées alimentaires et les prix pratiqués sur le marché. Cette visite, réalisée une semaine avant l’événement, a permis au ministre de rencontrer divers acteurs du marché, des grossistes aux détaillants, afin de s’assurer que les besoins des pèlerins seraient satisfaits.

Au terme de sa tournée, Serigne Guèye Diop a rassuré les populations que le marché de Touba est suffisamment approvisionné en denrées alimentaires, en particulier en produits périssables tels que la pomme de terre, l’oignon, ainsi que d’autres fruits et légumes. Il a souligné que la priorité a été donnée à la production locale, ce qui a permis de maintenir les prix à un niveau bas, notamment le sac d’oignon qui se vend actuellement entre 8 000 et 8 500 F CFA. « On n’a jamais eu ce type de prix depuis longtemps », a-t-il affirmé avec satisfaction.
Concernant les produits non périssables comme l’huile, le sucre et le riz, le ministre a également rassuré que les quantités disponibles sont largement suffisantes pour couvrir la demande pendant le Magal. Il a exprimé sa gratitude envers l’Agence de régulation des marchés (ARM) et tous les services de l’État qui ont contribué à cet effort d’approvisionnement.
Au-delà de la gestion des besoins immédiats du Magal, Serigne Guèye Diop a évoqué une vision à long terme pour la ville sainte de Touba. Il a souligné l’importance pour Touba de devenir autonome en matière de production de denrées alimentaires. « Ce n’est pas normal que la deuxième ville du Sénégal n’ait pas une zone industrielle », a-t-il déclaré, ajoutant que le gouvernement envisage de collaborer avec les autorités religieuses pour créer des zones industrielles et agropoles à Touba. L’objectif est de permettre à la ville de produire localement des produits de base comme la tomate et l’oignon, réduisant ainsi la dépendance aux importations.
Le ministre a également souligné l’importance économique du Magal, un événement qui génère entre 250 et 300 milliards F CFA de consommation chaque année. Cette dynamique économique, selon lui, doit être soutenue par des infrastructures adéquates et une production locale renforcée, pour que Touba puisse pleinement bénéficier des retombées économiques de cet événement religieux majeur.
La visite de Serigne Guèye Diop à Touba avant le Magal démontre l’engagement du gouvernement à assurer que la ville soit bien préparée pour accueillir des millions de pèlerins. En plus de répondre aux besoins immédiats en matière de denrées alimentaires, le ministre a clairement exprimé une vision stratégique pour le développement économique de Touba, visant à renforcer son autosuffisance alimentaire et son rôle en tant que centre économique régional. Les discussions à venir avec les autorités religieuses sur la création de zones industrielles pourraient marquer le début d’une nouvelle ère de développement pour la ville sainte.

BAISSE DES DENRÉES DE PREMIER NÉCESSITÉ : Les fortes recommandations de l’UNACOIS  JAPPO à l’État

Ce mercredi, l’Union Nationale des Commerçants et Industries du Sénégal (UNACOIS JAPPO) a exprimé des recommandations fortes à l’État du Sénégal lors d’une conférence tenue à son siège à Colobane. Cette déclaration intervient dans un contexte de préoccupations croissantes concernant la baisse des denrées de première nécessité et la nécessité d’un soutien accru au secteur privé.

Ousmane Sy Ndiaye, directeur exécutif de l’UNACOIS JAPPO, a souligné l’importance du soutien de l’État au secteur privé pour renforcer l’économie nationale. Il a affirmé que le président Bassirou Diomaye Faye place de grands espoirs dans le développement d’une relation de confiance entre l’État et le secteur privé, en particulier pour la création d’emplois pour les jeunes, un défi majeur du mandat présidentiel.

Selon M. Sy Ndiaye, les trois priorités de l’UNACOIS sont :
Relance du dialogue Public-Privé (DPP)
: Encourager un dialogue constructif entre les secteurs public et privé pour favoriser un environnement économique stable.
Réduction des contraintes fiscales : Aborder la pression fiscale élevée qui freine le développement économique.
Accès aux opportunités de financement et formation : Améliorer l’accès aux financements bancaires et à la formation pour les entrepreneurs et les entreprises.

L’UNACOIS JAPPO appelle également à une révision urgente de la politique fiscale pour encourager le développement d’un tissu économique dynamique et résilient. M. Sy Ndiaye a exprimé des préoccupations concernant la collecte d’impôts, qui, selon lui, ne favorise pas suffisamment l’émergence d’un tissu économique solide.
La modernisation du secteur du commerce traditionnel est également une priorité. Le commerce représente la branche d’activité la plus répandue au Sénégal, avec un taux de 52,1 % selon le rapport de RGE de 2016.
Concernant la baisse des prix des denrées de première nécessité, l’UNACOIS se félicite des récentes mesures de réduction des prix du riz et du sucre. Grâce aux efforts des membres importateurs, le prix de la tonne de riz est passé de 375 000 F CFA à 360 000 F CFA, tandis que le sucre connaît également une baisse similaire. L’UNACOIS JAPPO a exprimé son souhait de voir ces tendances se poursuivre et a annoncé son intention d’examiner d’autres possibilités de réduction des prix pour d’autres produits essentiels.
L’UNACOIS JAPPO reste ferme sur ses exigences pour une meilleure gestion des prix et un soutien accru au secteur privé. L’organisation espère que ses recommandations seront prises en compte pour améliorer la situation économique du pays et garantir un accès abordable aux produits de première nécessité.


Fatoumata BA

THIÈS – APRÈS AVOIR POIGNARDÉ À MORT UN JAKARTAMAN : Un agresseur est lynché puis brûlé à mort

Ce jeudi matin, la cité Ousmane Ngom à Thiès a été le théâtre d’une tragédie qui a coûté la vie à deux personnes. L’incident, survenu près de la station Shell, non loin de la gare routière, a débuté par une agression suivie de représailles sanglantes.


Aux alentours de 6 heures du matin, les sapeurs-pompiers ont alerté les autorités sur le meurtre d’une personne, victime d’une attaque. Lorsque les policiers sont arrivés sur les lieux, ils ont trouvé le corps de la victime, sans signe de vie.


L’agresseur présumé, identifié comme P. S. Dieng, a tenté de se réfugier dans une maison. Cependant, il a été poursuivi par des jeunes du quartier, en furie, qui l’ont sévèrement battu. Alors que la police mobilisait des renforts pour calmer la situation, des membres de la famille de la victime, L. Sylva, sont intervenus. Ils ont extrait P. S. Dieng de la maison et l’ont brûlé vif.


Il a été révélé que P. S. Dieng portait un bracelet électronique, suggérant qu’il était en liberté conditionnelle après une condamnation antérieure. Dans le chaos, un policier a été blessé au bras en tentant d’intervenir.
Le procureur a ordonné une enquête approfondie pour identifier et traduire en justice les responsables de cette violence extrême.

Accident tragique sur la route de Touba : Le bilan s’alourdit à neuf morts

Un grave accident de la route s’est produit cet après-midi, aux alentours de 16 heures, sur la route reliant Diourbel à Touba, précisément entre Khourou Mbacké et Ndoulo. La collision a impliqué un camion en provenance de Farafegni et un minicar qui revenait de Touba. Le bilan est désormais tragiquement alourdi à neuf morts, alors que plusieurs personnes sont dans un état critique.

Un grave accident de la route s’est produit cet après-midi, aux alentours de 16 heures, sur la route reliant Diourbel à Touba, précisément entre Khourou Mbacké et Ndoulo. La collision a impliqué un camion en provenance de Farafegni et un minicar qui revenait de Touba. Le bilan est désormais tragiquement alourdi à neuf morts, alors que plusieurs personnes sont dans un état critique.

Le bilan des victimes est particulièrement lourd :
Modou Diop – Chauffeur du minicar, résident à Médinatoul, Diourbel.
Djiny Sylla – Homme.
Koty Thiam.
Aby Seck Thiam.
Fatou Diouf – Professeur d’EPS.
Fatou Diallo – Maman de Fatou Diouf.
Mariama Fall.
Marietou Sylla.

Six personnes sont décédées sur le coup, tandis que deux autres ont perdu la vie à l’hôpital Heinrich Lubke de Diourbel, où les blessés ont été évacués.
La nouvelle de l’accident a suscité une vive émotion dans la communauté. Un appel urgent au don de sang a été lancé pour faire face à l’afflux de blessés. L’hôpital régional Heinrich Lubke est actuellement envahi par des personnes venant de différentes régions pour répondre à cet appel vital. Les familles des victimes sont également en train de se préparer pour les formalités d’identification et la récupération des corps.
Quatre blessés graves sont pris en charge à l’hôpital régional de Diourbel, tandis que deux autres sont soignés à l’hôpital de Djanatou à Touba. Les deux bébés qui accompagnaient leurs mères sont sains et saufs, tandis que leurs mères reçoivent des soins intensifs.
Les autorités locales se sont rapidement rendues sur les lieux de l’accident pour apporter leur soutien et entamer les premières démarches. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes précises de l’accident et attribuer les responsabilités. Les autorités mettent tout en œuvre pour clarifier les circonstances de l’accident et éviter de telles tragédies à l’avenir.
Cet accident tragique met en lumière les graves problèmes de sécurité routière qui touchent le Sénégal. Les routes, souvent congestionnées et mal entretenues, deviennent des lieux de drame lorsque des mesures de sécurité adéquates ne sont pas en place. Les autorités devront intensifier les efforts pour améliorer les infrastructures routières, renforcer les contrôles de sécurité et sensibiliser les conducteurs aux dangers.
La recrudescence des accidents impliquant des gros porteurs souligne la nécessité d’une réforme urgente des normes de sécurité routière. Le renforcement des contrôles techniques pour les véhicules lourds et la formation continue des conducteurs sont essentiels pour prévenir de tels incidents.
Cet accident reste un douloureux rappel de la nécessité de réformes dans la gestion de la sécurité routière au Sénégal, ainsi qu’un appel à une prise de conscience collective pour garantir la sécurité des routes et la protection des vies humaines.


Ndeye Yacine Ndiaye
Correspondante à Diourbel

L’Intersyndicale du Port Autonome de Dakar en conflit ouvert avec Wally Diouf Bodian

L’Intersyndicale des travailleurs du Port autonome de Dakar (PAD) a lancé une offensive musclée contre le Directeur général Wally Diouf Bodian, dans un communiqué virulent publié ce jeudi. Le ton est ferme, et les accusations sont nombreuses, allant de la violation des procédures de passation des marchés à des décisions qui auraient laissé plus de 700 jeunes sénégalais au chômage.

L’un des principaux points de discorde concerne la « Mission d’audit des ressources humaines du Port autonome de Dakar et des services rattachés ». Selon l’Intersyndicale, cet audit s’est déroulé dans une totale opacité, en violation flagrante des procédures de passation des marchés, des délais impartis, ainsi que de la charte de transparence et d’éthique en matière de marchés publics. Plus encore, ils accusent Wally Diouf Bodian d’avoir utilisé cet audit comme prétexte pour licencier plus de 700 travailleurs, parmi lesquels des pères et mères de famille, les plongeant dans le chômage et l’incertitude.
Face à ce qu’ils considèrent comme des abus de pouvoir de la part du Directeur général, les syndicats ont décidé de hausser le ton. Ils sollicitent l’intervention directe du président de la République et du Premier ministre pour « mettre fin aux pratiques » de Wally Diouf Bodian. Les travailleurs du port se disent prêts à aller jusqu’au bout pour défendre leurs droits et ceux de leurs collègues.
En attendant une réaction des autorités, l’Intersyndicale ne compte pas rester les bras croisés. Elle a annoncé un plan d’action qui comprend une série de manifestations visant à exprimer leur mécontentement et à faire pression sur la direction du port. Ce plan d’action inclut une marche, un sit-in, et une grève générale, autant de mesures qui risquent de paralyser l’activité du Port autonome de Dakar, un nœud économique crucial pour le Sénégal.
Le conflit entre l’Intersyndicale et la direction du port s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes au sein de plusieurs secteurs stratégiques du pays, où les travailleurs se sentent de plus en plus marginalisés et victimes de décisions arbitraires. Ce bras de fer pourrait avoir des répercussions importantes non seulement sur le fonctionnement du port, mais aussi sur l’économie sénégalaise dans son ensemble, compte tenu du rôle central que joue le PAD dans les échanges commerciaux du pays.
L’Intersyndicale du Port autonome de Dakar est déterminée à faire entendre sa voix et à défendre les droits des travailleurs face à ce qu’elle considère comme une gestion autoritaire et injuste de Wally Diouf Bodian. Le plan d’action annoncé pourrait marquer le début d’une crise sociale majeure si un compromis n’est pas rapidement trouvé. Les regards sont désormais tournés vers les autorités pour voir comment elles réagiront à cet appel à l’aide des travailleurs du port.

Rufisque/lancement programme d’éclairage : le maire Dr. Oumar cissé compte illuminé la Veille ville.

Le maire de Rufisque, Oumar Cissé, a lancé mercredi soir une opération d’entretien et de renouvellement du réseau d’éclairage public de la vieille ville dénommée ”Tall lamp yi léral Teunguedj”  (allumer les lampes et éclairer Rufisque).

Après l’éclairage des grandes artères, le conseil municipal de la ville a décidé d’engager la bataille du renouvellement du réseau électrique dans les quartiers, a expliqué M. Cissé.

Il s’exprimait au terme de la tournée de lancement de l’opération, qui l’a mené à Gouye Mouride, Darou Rakhmane, Nimzatt et Hlm. Ces quatre quartiers ont été ciblés pour lancer l’opération d’éclairage public, en raison de leur poids démographique.

‘’Cette année, il est prévu de prendre en charge tous les 136 quartiers de Rufisque avec pour objectif de permettre aux populations d’accéder à un éclairage de proximité’’, a expliqué Oumar Cissé.

Il a annoncé ‘’l’acquisition de 875 lanternes via une passation de marché respectant toutes les procédures et gagnée par l’entreprise Frelec’’.

Les quartiers vont être dotés de suffisamment de lanternes, pour un coût global de 44 millions de francs CFA, sur fonds propres de la Ville de Rufisque, a signalé le maire.

Il a rappelé que ‘’le niveau de l’éclairage public était très peu satisfaisant à Rufisque, et ce, depuis des années’’.

‘’Plusieurs équipes municipales se sont succédées mais n’ont jamais réussi à venir à bout de l’obscurité et de son lot de conséquences sur la ville, les citoyens et leurs biens’’, a rappelé Oumar Cissé, arrivé à la tête de la mairie lors des dernières élections locales.

En 2022, a-t-il rappelé, la direction des services techniques (DST) de la mairie a été doté d’un lot de matériels électriques pour l’éclairage du marché central, de la route de Castors, du boulevard Maurice Gueye, de la gare routière, de la rue Adama Lô et d’une partie du quartier Darou Rahmane.

En 2023, la mairie a lancé ‘’les grands travaux d’entretien du réseau moderne d’éclairage public pour prendre en charge toutes les grandes artères de la ville’’.

Il s’agit des boulevards El Hadji Malick Sy (ex route des HLM) et Cheikh Ahmadou Bamba (ex route de Sangalkam), de la route Mbaye Ndiaye Ndioro (ex route de Sococim) et des routes de Zac Mbao et Socabeg.

Contrairement à l’assainissement, l’éclairage public fait partie des neuf domaines de compétence transférées aux communes et mairies de ville.

Rufisque/lancement programme d'éclairage : le maire Dr. Oumar cissé compte illuminé la Veille ville.

Accident Tragique entre Ndoulo et Khourou Mbacké : six morts et plusieurs blessés dans une collision

Un grave accident s’est produit entre Ndoulo et Khourou Mbacké, sur le tronçon reliant Diourbel à Mbacké. Un minicar en provenance de Touba, transportant des membres d’une même famille résidant à Diourbel qui s’étaient rendus à Darou Marnane le matin pour assister à une cérémonie de deuil, a été percuté par un camion circulant en sens inverse. Selon un membre du regroupement des transporteurs de Touba, l’accident a fait six morts, toutes des femmes, dont une mère et sa fille, ainsi que le chauffeur du minicar. De nombreux blessés ont déjà été évacués. Affaire à suivre…

Analyse des données sur la prévalence du VIH/SIDA chez les jeunes filles au Sénégal : réalité vs rumeurs

Récemment, une information alarmante a circulé sur les réseaux sociaux, affirmant que plus de 22 000 filles âgées de 15 ans et plus sont atteintes du VIH/SIDA au Sénégal. Cette donnée, relayée par Pulse via son compte TikTok, a rapidement enflammé la toile et a été massivement partagée sur Facebook. Face à cette situation, le site d’information Seneweb a décidé de vérifier l’exactitude de ces chiffres en contactant des spécialistes du ministère de la Santé et de l’Action sociale.

Contrairement aux chiffres avancés par Pulse, les données officielles fournies par le Dr Karim Diop, secrétaire général du Centre régional de recherche et de formation à la prise en charge clinique de Fann (Crcf), montrent une réalité bien différente. Le Sénégal est classé parmi les pays à basse prévalence du VIH/SIDA, une distinction qui le démarque non seulement des autres pays de la sous-région, mais aussi de l’ensemble du continent africain.

Selon les dernières estimations de l’ONUSIDA via le logiciel Spectrum, la prévalence du VIH au Sénégal est estimée à 0,3 %. Rapporté à une population de plus de 18 millions de personnes, cela représenterait environ 41 584 personnes vivant avec le VIH/SIDA à travers le pays. Ces chiffres sont bien en deçà des 22 000 cas de jeunes filles atteintes évoqués par les rumeurs.

Le Dr Karim Diop a également souligné un aspect important de l’épidémie au Sénégal : sa tendance à se féminiser. En effet, le VIH/SIDA touche principalement les populations sexuellement actives, c’est-à-dire les personnes âgées de plus de 15 ans. Le nombre de femmes de plus de 15 ans vivant avec le VIH/SIDA est estimé à 19 024, tandis que celui des hommes dans la même tranche d’âge est de 18 931.

Cependant, il est crucial de mettre en perspective ces chiffres. Le Dr Diop rappelle qu’il faut considérer les valeurs relatives plutôt que les valeurs absolues, car ces chiffres représentent un cumul des cas existants, c’est-à-dire le nombre total de personnes vivant avec le VIH/SIDA, et non des nouvelles infections.

Cette affaire met en lumière l’importance de la vérification des sources d’information, surtout lorsqu’il s’agit de sujets aussi sensibles que la santé publique. Bien que le Sénégal soit effectivement confronté à une féminisation de l’épidémie de VIH/SIDA, les données officielles montrent que le nombre de jeunes filles touchées est bien inférieur aux chiffres alarmants relayés sur les réseaux sociaux.

Il est essentiel de continuer à sensibiliser la population et à renforcer les programmes de prévention et de prise en charge pour maintenir la basse prévalence du VIH/SIDA au Sénégal. En attendant, il est impératif de ne pas se laisser emporter par des chiffres non vérifiés et de toujours se référer aux données officielles pour obtenir une image précise de la situation.

Préparatifs du Grand Magal de Touba : Serigne Ousmane Mbacké, coordonnateur, appelle à l’anticipation et à la vigilance

En amont du Grand Magal de Touba, événement religieux majeur au Sénégal, Serigne Ousmane Mbacké, coordonnateur de l’organisation, a tenu un discours empreint de réalisme et de vigilance. Connu pour sa rigueur, le chef religieux a souligné l’importance de commencer les préparatifs bien avant les délais habituels, rappelant que le Magal ne peut se préparer en seulement deux ou trois mois. « Il reste beaucoup à faire », a-t-il martelé, ajoutant que l’engagement du gouvernement est un signe d’espoir, mais ne suffit pas à lui seul pour garantir le succès de l’événement.

Lors d’un face-à-face avec la presse organisé par Serigne Cheikh Abdou Lahad Mbacké Gaïndé Fatma, président de la commission Culture et Communication du Grand Magal, Serigne Ousmane Mbacké n’a pas hésité à pointer du doigt les défis encore à relever. Concernant la vidange des fosses sceptiques, il a exprimé ses doutes sur la capacité du dispositif actuel à répondre à la demande. « Jamais le dispositif en place n’a satisfait la demande », a-t-il affirmé, rappelant que le nombre de camions disponibles cette année est passé de 50 à 27. Malgré l’espoir d’une amélioration, il reste réaliste : « Même 100 véhicules qui fonctionnent matin et soir ne suffiraient pas. »

Sur la question cruciale de l’accès à l’eau potable, Serigne Ousmane Mbacké a cependant noté des progrès notables. Avec dix camions citernes ayant déjà effectué 256 rotations pour distribuer de l’eau gratuitement aux populations nécessiteuses, il reconnaît une avancée inédite. Toutefois, il a exhorté les populations à prendre des précautions en stockant de l’eau, rappelant son importance vitale.

Enfin, il a mis en lumière l’état préoccupant des routes de Touba, dont plusieurs sont devenues impraticables. « Plusieurs routes sont devenues impraticables. Cela fait assez longtemps que Ageroute n’a pas effectué de travaux dans la cité », a-t-il déploré, craignant une aggravation de la situation en cas de pluies. Pour lui, ces incertitudes ajoutent une couche de complexité aux préparatifs.

Le discours de Serigne Ousmane Mbacké, appuyé par la présence de l’ensemble des présidents de commissions, met en exergue les défis persistants dans l’organisation du Grand Magal de Touba, tout en appelant à une mobilisation accrue pour anticiper les imprévus.

Crise à l’ONAS : Retour sur les événements entourant le limogeage de Cheikh Dieng et la mystérieuse absence d’Ahmadou Bamba Fall

L’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) traverse une période tumultueuse depuis le limogeage soudain de son Directeur Général, Cheikh Dieng. Ce départ, qui a laissé l’institution dans une incertitude palpable, a été suivi d’une série d’événements qui continuent d’alimenter la controverse. En effet, l’absence inexpliquée d’Ahmadou Bamba Fall, Directeur Administratif et Financier (DAF) de l’ONAS, a semé davantage le trouble au sein de l’organisme.

Le départ de Cheikh Dieng de ses fonctions a été un choc pour les employés de l’ONAS, d’autant plus que les circonstances entourant son limogeage restent floues. Quelques jours après ce remaniement, l’absence de son cousin et DAF, Ahmadou Bamba Fall, a alimenté de nombreuses rumeurs. Selon des informations obtenues par SeneNews, Fall aurait quitté le territoire sénégalais dans la foulée, traversant la frontière nord par voie terrestre avant de s’envoler pour le Maroc via la Mauritanie.

Ce départ précipité, coïncidant avec l’installation du nouveau Directeur Général, Séni Diène, a soulevé des suspicions. L’absence de Fall lors de la cérémonie d’installation a été particulièrement remarquée et a conduit à des spéculations sur ses motivations réelles.

L’ONAS, en pleine transition, se retrouve dans une situation délicate. La nouvelle direction, en quête de stabilité pour poursuivre les projets en cours, se trouve entravée par l’absence d’informations cruciales détenues par le DAF. Cette situation a suscité des inquiétudes au sein de l’institution, d’autant plus que les autorités envisagent la possibilité de lancer un mandat d’arrêt international si la situation ne se résout pas rapidement.

Face à l’escalade médiatique, les proches d’Ahmadou Bamba Fall ont pris la parole pour défendre sa réputation. Selon eux, le DAF n’a pas fui le pays, mais se trouve actuellement au Maroc pour accomplir un pèlerinage (ziara) au mausolée de Cheikh Ahmed Tidiane à Fès. Ils expliquent qu’il s’agit d’un voyage à l’invitation d’organisations religieuses dédiées à la promotion des enseignements islamiques.

Ces proches dénoncent les rumeurs qui, selon eux, cherchent à ternir l’image d’un fonctionnaire dévoué. Ils rappellent que Fall a joué un rôle déterminant au sein de l’ONAS, notamment à travers ses contributions discrètes au développement des daaras et à la lutte contre les inondations, grâce à des mesures anticipées prises en 2023.

Malgré les spéculations, Ahmadou Bamba Fall a affirmé qu’il est prêt à reprendre ses fonctions dès son retour au Sénégal. En attendant, il a mandaté ses avocats et un huissier pour initier des poursuites judiciaires contre ceux qui l’accusent à tort. La situation reste donc en suspens, avec un organisme public en quête de stabilité et un responsable financier déterminé à défendre son honneur.

L’issue de cette crise sera déterminante pour l’avenir de l’ONAS, une institution essentielle pour le bien-être des Sénégalais, notamment en matière de gestion des eaux usées et de prévention des inondations. En attendant, l’attention reste focalisée sur le retour d’Ahmadou Bamba Fall et les clarifications qu’il apportera.

Macky Sall face aux accusations de scandales fonciers : L’ancien président se défend et se dit serein

Depuis la fin de son mandat, Macky Sall, président sortant du Sénégal, se trouve au centre d’une tempête médiatique autour de sa gestion foncière. Les nouvelles autorités, soucieuses de faire la lumière sur les litiges fonciers, ont ordonné la suspension des demandes de baux et l’arrêt des chantiers dans plusieurs zones sensibles du pays, notamment à Dakar, M’bour, Thiès et Saint-Louis. Ces actions visent à résoudre les scandales qui ont marqué la gouvernance foncière du pays sous Macky Sall, mais l’ancien chef d’État affirme qu’il n’a rien à se reprocher.

Selon des informations de Confidentiel Dakar, Macky Sall aurait exprimé à ses proches sa confiance dans la légitimité de ses actions, déclarant qu’il a toujours agi dans les limites de ses prérogatives en tant que président de la République. Il aurait insisté sur le fait que les procédures d’attribution des terrains, en particulier dans la zone de l’aéroport de Dakar, ont été menées dans les règles de l’art, sous la supervision des services compétents.

« Je n’ai rien à me reprocher », aurait-il confié à certains de ses proches bénéficiaires des terrains. Il a également déclaré qu’il n’avait tiré aucun bénéfice économique personnel de ces attributions foncières et qu’il ne cherche aucune protection, convaincu de l’intégrité de sa gestion.

Malgré ces assurances, les nouvelles autorités semblent déterminées à mener des enquêtes approfondies pour éclaircir les nombreuses zones d’ombre entourant la gestion foncière de l’ancien régime. La suspension des demandes de baux dans les zones littorales sensibles montre la volonté de l’État sénégalais de reprendre en main une situation devenue incontrôlable sous la présidence de Macky Sall.

Cependant, cette position de l’ancien président, qui affirme avoir agi en toute transparence, pourrait compliquer les efforts des nouvelles autorités pour ramener la confiance au sein de la population, qui reste divisée sur la question. Le dossier foncier pourrait bien rester une épine dans le pied du nouveau gouvernement, alors qu’il tente de mettre en œuvre des réformes et de restaurer la confiance dans les institutions sénégalaises.

Ainsi, tandis que Macky Sall se lave à grande eau, le débat sur la gestion foncière sénégalaise reste ouvert, avec des enjeux importants pour l’avenir de la gouvernance du pays. Les semaines et mois à venir seront cruciaux pour déterminer si ces scandales marqueront un tournant dans la gestion des affaires publiques au Sénégal, ou si, comme le soutient l’ancien président, ils ne sont que des tempêtes dans un verre d’eau.

Drame à la cité Ousmane Ngom : Un agresseur présumé tué et brûlé vif après avoir poignardé un conducteur de Jakarta

Un drame d’une rare violence s’est déroulé tôt ce matin, vers 6 heures, à la cité Ousmane Ngom. Un homme répondant au nom d’Alfred, récemment sorti de prison et circulant avec un bracelet électronique, est accusé d’avoir mortellement poignardé Laurent Sylva, un conducteur de Jakarta. La victime, qui revenait d’une soirée dansante, a été agressée pour des raisons encore inconnues.

La situation a rapidement dégénéré lorsqu’Alfred, l’agresseur présumé, a été rattrapé par une foule en colère. Des individus non encore identifiés l’ont alors lynché, avant de le brûler vif à l’aide de pneus. La brutalité de cet acte a suscité l’émoi au sein de la communauté, choquée par la tournure des événements.

Le corps de Laurent Sylva a été transporté à la morgue de l’hôpital de Thiès pour autopsie. Les forces de l’ordre, alertées par les habitants, se sont rapidement déployées sur les lieux du drame pour procéder aux constatations d’usage. Une enquête a été ouverte afin de faire la lumière sur les circonstances exactes de cette double tragédie.

Ce drame souligne la tension palpable au sein de certaines communautés, où la justice populaire, souvent expéditive, peut se substituer aux institutions. Les autorités appellent au calme et à la coopération pour que les responsables soient identifiés et traduits en justice conformément à la loi.

Rapport sur le domaine public maritime à Dakar : 18 chantiers sur 81 autorisés à poursuivre les travaux

La Commission ad hoc chargée de la vérification des titres et occupations des anciennes et nouvelles dépendances du Domaine public maritime dans la Région de Dakar a remis son rapport d’étude au Président de la République ce mardi. Ce document fait état d’une situation préoccupante concernant les constructions sur le littoral de Dakar.

Selon la revue quotidienne Confidential Dakar, sur les 81 chantiers examinés, seuls 18 ont été jugés conformes aux normes en vigueur, ce qui leur permet de continuer les travaux. Les 63 autres chantiers, en revanche, sont dans une situation critique. La plupart de ces édifices, dont certains ont été érigés sans aucune autorisation de construire, risquent d’être démolis. Cette éventualité met en lumière les nombreuses irrégularités qui entourent l’occupation du domaine public maritime à Dakar.

Le rapport souligne également le rôle central du secrétaire général du gouvernement, qui devra continuer à piloter ce dossier sensible. La Direction de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol (DSCOS) sera mobilisée pour rétablir l’ordre sur le littoral, avec un mandat clair : faire respecter la réglementation et, si nécessaire, procéder à la démolition des constructions illégales.

Cependant, la commission a admis ne pas avoir eu suffisamment de temps pour examiner en détail les anciennes constructions sur certains sites emblématiques, tels que ceux de l’Hôtel Terrou Bi, Azalaï et Radisson. Ces édifices, qui restent en place malgré les nouvelles régulations, continuent de susciter des débats sur leur légitimité à occuper le domaine public maritime.

Ce rapport met en exergue les défis auxquels est confrontée la gestion du littoral à Dakar, un enjeu crucial tant sur le plan environnemental que sur celui du développement urbain. Le gouvernement semble déterminé à restaurer l’ordre, mais la mise en œuvre de ces décisions pourrait s’avérer délicate face aux intérêts en jeu.

Prévisions météorologiques : Orages et pluies intenses sur l’intégralité du territoire à partir de…

Le Groupe de travail pluridisciplinaire (GTP) a alerté sur la survenue d’orages et de pluies intenses prévues pour l’ensemble du territoire sénégalais, à partir de ce mercredi 17 août jusqu’au vendredi 19 août 2024. Cette annonce est faite dans le cadre du dernier bulletin décennal agro-météorologique publié par le GTP.

Les prévisions indiquent que des phénomènes pluvio-orageux d’intensité variable affecteront toutes les régions du pays au cours de cette période. L’atmosphère sera globalement humide, marquant une période de conditions météorologiques instables.

Les régions du sud et du centre-sud, en particulier Fatick, Kaolack et Kaffrine, sont attendues pour les épisodes pluvieux les plus intenses. Les habitants de ces zones doivent se préparer à de fortes précipitations et à des conditions météorologiques potentiellement perturbatrices.

Le GTP, une entité composée d’agents de divers secteurs de l’État tels que l’agriculture, l’élevage, le Commissariat à la sécurité alimentaire, le Centre de suivi écologique et l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM), est responsable de la rédaction de ce bulletin. Ce groupe de travail s’appuie sur les contributions scientifiques des différentes institutions pour fournir des prévisions météorologiques fiables.

Les autorités locales et les populations sont donc invitées à prendre les précautions nécessaires pour faire face aux conditions climatiques prévues.

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