Conférence de presse du Pastef : Dame Mbodj réclame la dissolution de l’APR et accuse Macky Sall d’avoir dissimulé une dette de 4 850 milliards FCFA

Le parti Pastef a organisé ce vendredi une conférence de presse au cours de laquelle ses responsables ont réagi aux déclarations des avocats de l’ancien président Macky Sall, tenues la veille au sujet de la dette cachée. Devant la presse, Dame Mbodj, directeur général de la Société de Gestion des Infrastructures Publiques dans les Pôles Urbains de Diamniadio et du Lac Rose (SOGIP SA) et membre du Pastef, a vivement dénoncé les agissements du camp de l’ancien chef de l’État.

D’emblée, Dame Mbodj a réclamé la dissolution pure et simple de l’Alliance pour la République (APR), qu’il accuse d’être à l’origine des violences politiques survenues en mars 2021. « On doit dissoudre le parti APR parce que les nervis lors des événements de mars provenaient de leur siège à Mermoz. Ils ont manipulé la police et l’opinion internationale », a-t-il déclaré. Selon lui, « un parti qui fait toutes ces horreurs ne doit pas participer au suffrage des Sénégalais. Dissoudre l’APR, c’est respecter le peuple. »

Poursuivant dans le même ton, le responsable du Pastef a estimé qu’il est injuste que son parti ait été dissous « alors qu’il ne faisait que se battre pour le peuple », tandis que l’APR continue d’exister malgré « ses lourdes responsabilités dans les dérives du passé ». Il a ainsi affirmé qu’« un militant de l’APR ne doit pas se présenter à une élection ni disposer d’un siège au Sénégal ».

Sur la question sensible de la dette cachée, Dame Mbodj a accusé directement Macky Sall d’avoir dissimulé une dette colossale évaluée à 4 850 milliards de francs CFA. « Macky Sall a dissimulé une dette de 4 850 milliards de francs CFA que les Sénégalais devront payer », a-t-il soutenu, rejetant toute tentative d’imputer cette responsabilité au nouveau régime. Il a insisté sur le fait que « chaque mois, le gouvernement actuel paie le service de la dette laissée par Macky Sall ». Très virulent, il a ajouté : « Macky Sall doit être arrêté avec tout ce qu’il a fait au Sénégal. Il n’a qu’à venir se défendre ici, au lieu d’être au Maroc en train de manger nos milliards. »

Dame Mbodj a également dénoncé ce qu’il considère comme un traitement inégal des avocats étrangers intervenant dans les affaires politiques sénégalaises. « Quand Juan Branco était venu défendre Ousmane Sonko, on l’avait arrêté. Mais l’avocat français Pierre Olivier Sur, venu défendre Macky Sall, a tenu une conférence de presse sans être inquiété », a-t-il fustigé.

S’adressant directement à Me Pierre Olivier Sur, il a tenu à rappeler que « le Sénégal n’est pas une république bananière ». Selon lui, « nous ne sommes pas une république de complexés, et si aujourd’hui certains pensent être des sorciers blancs venus nous rappeler que nous étions des colonisés, qu’ils sachent que cette époque est révolue ». Il a insisté sur le fait qu’« à la tête du pays, il n’y a pas des laquais, mais des hommes qui comprennent les enjeux du monde et qui veulent bâtir un État souverain et respecté ».

Pour conclure, Dame Mbodj a estimé que « les arguments des avocats de Macky Sall sur les rapports cachés sont tirés par les cheveux » et que « le camp de l’ancien président est dans la peur et la manipulation ». Selon lui, « ils savent qu’ils risquent de finir leur vie en prison ».


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