COP30 à Belém : Le Sénégal réaffirme son engagement climatique et appelle à une mobilisation financière accrue

En marge du Segment de haut niveau de la COP30, tenu ce 17 novembre 2025 à Belém (Brésil), le ministre sénégalais de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr El Hadji Abdourahmane Diouf, a réitéré la détermination du Sénégal à intensifier son action en faveur de la lutte contre les changements climatiques. S’exprimant au nom du gouvernement sénégalais, il a également salué l’organisation exemplaire assurée par le Brésil, hôte de cette édition qui suscite de grands espoirs pour l’agenda climatique mondial.

Le ministre a rappelé la réalité préoccupante de l’aggravation des impacts climatiques, particulièrement pour les communautés les plus vulnérables, au Sénégal comme ailleurs en Afrique. Face à l’intensification de la désertification, de l’érosion côtière, de l’irrégularité pluviométrique et de la perte de biodiversité, il a insisté sur l’urgence d’un effort collectif, fidèle à l’esprit de solidarité et de responsabilité partagée qui fonde l’Accord de Paris. La préservation des ressources naturelles pour les générations présentes et futures, a-t-il souligné, doit demeurer au cœur des priorités internationales.

Dr Diouf a également mis en avant la nécessité impérieuse de mobiliser des financements internationaux suffisants, transparents et facilement accessibles aux pays en développement. Ces ressources sont essentielles pour inverser la dégradation des terres, renforcer la résilience des écosystèmes, protéger la biodiversité et mettre en œuvre les contributions déterminées au niveau national (CDN) ainsi que les plans d’adaptation climatiques. À ce titre, il a annoncé que le Sénégal travaille déjà à l’élaboration de sa CDN 3.0, en cohérence avec sa Vision 2050 qui ambitionne un développement sobre en carbone, innovant et résilient face aux chocs climatiques.

Le ministre a rappelé que la COP30 doit constituer un tournant décisif. Le Sénégal estime qu’elle doit conduire à un leadership renforcé des pays développés dans la lutte climatique, notamment par une hausse significative des investissements dans les énergies renouvelables. Il appelle également à un triplement du financement international destiné à l’adaptation d’ici 2030, de même qu’à un soutien accru au Fonds pertes et dommages, outil indispensable pour renforcer la justice climatique. Le gouvernement sénégalais insiste par ailleurs sur la nécessité d’opérationnaliser sans délai les 300 milliards de dollars adoptés lors des négociations de Bakou, un engagement structurant pour la mise en œuvre effective des politiques climatiques dans les pays du Sud. Enfin, le Sénégal plaide pour l’adoption d’indicateurs globaux d’adaptation assortis d’un financement dédié, afin d’assurer un suivi transparent et mesurable des progrès réalisés.

En réaffirmant sa volonté d’agir avec détermination, le Sénégal se positionne comme un acteur engagé dans la quête d’une transition juste, d’un développement durable et d’un climat mondial plus sûr pour tous.


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