Crise au sommet de l’État : Bougar Diouf de l’UPS demande le limogeage d’Ousmane Sonko et prône un gouvernement de technocrates

En ce moment décisif de l’histoire nationale, le président de l’Union des Panafricanistes Sénégalais (UPS), Bougar Diouf, a élevé la voix de la conscience et du devoir. Le responsable moral du parti a appelé au limogeage du Premier ministre Ousmane Sonko et plaidé pour la mise en place d’un gouvernement de technocrates.

M. Diouf s’est exprimé ce vendredi 7 novembre 2025, à la veille du Téra Meeting du parti Pastef et du Njakhtou national, qu’il juge « inutile ».

« Notre pays se trouve à la croisée des chemins. Économie asphyxiée, société fragilisée, institutions ébranlées, sécurité menacée, confiance publique fissurée… les fondations mêmes de notre République tremblent. Nous faisons face à une crise multidimensionnelle — économique, sociale, morale et politique — qui appelle non pas la peur, mais un sursaut collectif. Face à cette situation critique, le silence serait une faute, et l’indifférence, une trahison de la Nation.

C’est pourquoi nous parlons aujourd’hui non pour accuser, mais pour alerter ; non pour diviser, mais pour rassembler. Le Sénégal a besoin d’un souffle nouveau, d’un esprit de responsabilité partagée et d’un engagement sincère pour le salut commun », a déclaré M. Bougar Diouf.

Une économie au bord du gouffre

Le président de l’UPS a dressé un tableau sombre de la situation économique du pays. Selon lui, la dette publique atteint 132 % du PIB, hypothéquant l’avenir des générations futures.

Il déplore également la lenteur du plan de redressement économique et l’absence de résultats concrets dans les négociations avec les institutions financières internationales.

Le chômage des jeunes, moteur essentiel du développement national, « atteint des niveaux critiques ».

Pour relancer l’économie et stimuler la productivité, l’UPS formule plusieurs propositions urgentes :

Le paiement immédiat des acteurs du BTP et le règlement de toutes les dettes intérieures pour relancer l’activité et l’emploi ; La réduction des taxes douanières excessives au port de Dakar qui étranglent les importateurs nationaux ; La suspension des enquêtes douanières abusives contre les opérateurs économiques sénégalais ; L’imposition stricte des opérateurs étrangers, notamment asiatiques, échappant au fisc national ; Le soutien prioritaire aux maraîchers et producteurs locaux afin d’atteindre l’autosuffisance alimentaire ; Le lancement d’un audit indépendant du secteur immobilier à Dakar pour réguler les loyers et lutter contre la spéculation foncière ; La création d’une assurance publique nationale pour les véhicules de plus de dix ans, afin de protéger les automobilistes modestes ; La mise en place d’un mécanisme de paiement des loyers via la Caisse des Dépôts et Consignations, afin de renforcer la trésorerie de l’État tout en sécurisant propriétaires et locataires.

Une dénonciation de la vie chère et des déguerpissements

Bougar Diouf a également dénoncé la flambée du coût de la vie, notamment les prix des denrées de première nécessité, du Woyofal, de l’électricité et de l’eau, « devenus insupportables ».

Il a fustigé les déguerpissements massifs ordonnés par le ministère de l’Intérieur, menés « sans assistance financière, sans plan de relogement ni accompagnement social ».

Selon lui, ces opérations ont privé des milliers de marchands ambulants et petits commerçants de leur unique source de revenus :

« Ces femmes et ces hommes, soutiens de famille, se retrouvent aujourd’hui livrés à eux-mêmes, sans indemnisation, sans abri et sans alternative économique. L’UPS condamne fermement ces méthodes brutales et inhumaines et appelle l’État à instaurer une politique de reconversion et de relocalisation équitable, fondée sur la dignité et la justice sociale », a-t-il ajouté.

Des prisons surpeuplées et une justice à réformer

Le président de l’UPS a également évoqué la situation critique des établissements pénitentiaires du pays, notamment à Rebeuss, où « plus de 4 000 détenus survivent dans des conditions inhumaines dans des cellules prévues pour 800 personnes ».

L’UPS appelle à un désengorgement immédiat, à une réforme profonde du système carcéral et à la libération des prisonniers politiques et d’opinion, parmi lesquels : Farba Ngom, Lat Diop, Badara Gadiaga, Abdou Nguer, Mahmadane Sarr, Tahirou Sarr, Samuel Sarr, Mbagnick Diop Souche, Abdou Aziz Diop et Chérif Assane Sagna.

Appel à la responsabilité nationale

Pour M. Diouf, « la responsabilité politique n’est plus une option, c’est une exigence de survie nationale ».

Il dénonce « la dérive d’une partie de la classe politique qui, au lieu de favoriser le dialogue, alimente les divisions et instrumentalise la rue ».

Dans ce contexte fragile, il juge que les appels à des manifestations massives telles que le Téra Meeting ou le Njakhtou national constituent une faute politique grave, susceptibles d’engendrer violences, pertes humaines et chaos national.

Appel au président de la République

L’UPS appelle le président Bassirou Dioumane Diakhar Faye à :

Préserver la paix nationale en interdisant tout rassemblement menaçant la sécurité publique ; Mettre fin à la confusion des rôles institutionnels, en rappelant que le ministre de l’Intérieur « ne peut ni ne doit jouer le rôle du procureur » ; Renforcer la coordination de la sécurité intérieure autour du Parquet, garant de l’action judiciaire ; Restaurer l’autorité de l’État, non par la répression, mais par la clarté du droit et la force de la justice ; Engager une réforme profonde de la gouvernance pour rapprocher les institutions du citoyen et renforcer leur responsabilité.

Conclusion : l’appel au sursaut républicain

En conclusion, Bougar Diouf a invité le président de la République et l’ensemble des acteurs politiques à « prendre leurs responsabilités pour éviter le chaos ».

« Le retour au culte de l’État et du service public est désormais indispensable pour restaurer la discipline républicaine et la confiance nationale.

Chers compatriotes, le Sénégal n’appartient pas aux politiciens : il appartient au peuple.

L’Union des Panafricanistes Sénégalais réaffirme son engagement indéfectible pour un Sénégal souverain, juste et prospère.

Que la paix, la justice et la prospérité triomphent de la division et de la violence !

Vive le Sénégal ! Vive l’Afrique unie ! Vive le panafricanisme économique ! » a conclu M. Bougar Diouf.


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